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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 9 juillet 1979
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1979-07-09, Collections de BAnQ.

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( Vol.LXX — No 1 57 Le week-end sportif Bjorg vise l'Omnium des E.-U.Rr» r « 3 y i x C’est plus difficilement que prévu que le Suédois Bjorn Borg a remporté samedi la finale du simple masculin du prestigieux tournoi de Wimbledon.Néanmoins.Borg demeure sans aucun doute le meilleur joueur de tennis au monde actuellement et il pourrait devenir en décembre le troisième homme seulement à réaliser le grand chelem de ce sport.Pour accomplir cet exploit, Bjorg devra auparavant enlever l’omnium des États-Unis, ce qu’il compte bien réaliser.— page 8 Ouverture de la saison de football C’est demain à Toronto et à Winnipeg que s’ouvre une autre saison régulière de la Ligue canadienne de football.Deux entraîneurs-chef en seront à leur début à ce poste dans le circuit, { soit Forest Gregg à Toronto et Ron Lancaster en Saskatchewan.D’après l’analyse effectuée par Le Devoir, il est bien possible que la saison se termine par un troisième match de la Coupe Grey consécutif entre Montréal et Edmonton.—- page 8 ¦ Le gouvernement Clark s'apprête à rouvrir le dossier de la révision constitutionnelle — page 2 ¦ Les techniciens de Bell Canada rejettent les offres — page 3 ¦ Une seule conférence suffira: un éditorial de Michel Roy — page 4 7 Des livres qu’on glisse dans sa poche mais qu'on garde dans sa bibliothèque Ensoleillé.Maximum 30.Montréal, lundi 9 juillet 1979 Férié 25 CENTS Au Lac des Dauphins de La Ronde Une embarcation chavire: trois morts et 10 blessés par Rodolphe Morissette À 16 heures 23, hier après-midi, un bateau de randonnée, partie des attractions de La Ronde, a chaviré dans un lac artificiel de Terre des Hommes.Trois personnes se sont noyées et 13 autres ont dû être transportées a l’hôpital.L’embarcation, « Le Mississipi », qui appartient à l’un des nombreux conces- sionnaires privés de La Ronde, Les Amusements Mirabel Inc., revenait à l’embarcadère au terme d’un petit tour de lac dans le bassin artificiel dit « des Dauphins » qui a quelque 15 pieds de pro-fondeur Pour des raisons qu'on ignorait encore hier soir, l’embarcation s’est mise à pencher du côté droit.Réaction spontanée des passagers, qui étaient plus'de 50 (le bateau a une capacité de 60 personnes, disent les autorités de La Ronde), tous se lancent à gauche afin de faire contrepoids.Le bateau chavire complètement, puis en moins de cinq minutes, jl s’enfonce dans les eaux du lac.Deux dames, dont l’identité n'a pas en-core été révélée (on sait que l’une est Montréalaise), et un enfant de six ans y Voir page 6: Embarcation Somoza cherche à gagner du temps Les sandinistes rejettent les propositions américaines Dans sa retraite de Camp David Carter prépare un plan énergétique WASHINGTON (d’après AP, AFP et Reuter) — Dans sa retraite de Camp David, le président Carter a poursuivi ce week-end d’intenses consultations avec des personnalités politiques et économiques et, si l’on en croit le vice-président Mondale, il devrait révéler sous peu un ambitieux programme énergétique destiné à réduire la dépendance des États-Unis vis-à-vis des pays producteurs de pétrole.Toute une flotille d’hélicoptères a fait l’aller et retour, ce week-end entre Washington et Camp David pour transporter le gratin des personnalités américaines à la résidence de campagne du président Carter où ce dernier, selon le mot d’un participant, effectue « une réévaluation de toute notre situation intérieure ».L’ampleur des consultations aux-uelles on a procédé depuis six jours à amp David semble de fait dépasser le V_______________________________________ problème de l’énergie.C’est l’ensemble de la situation économioue des États-Unis ainsi que divers proolèmes de « politique politicienne » qui ont été étudiés alors que se profile la prochaine campagne présidentielle.Le chef de la majorité démocrate au Sénat.M Robert Byrd, qui a été invité par le président Carter à se joindre aux consultations, s’est félicité de l’ampleur de ces dernières et a affirmé ue la situation économique difficile ans laquelle les États-Unis se trouvent actuellement n’a pas rendu irréversible la baisse de popularité du chef de l’exécutif.Dans une interview à la chaîne de télévision CBS, le sénateur a déclaré: « Il est trop tôt pour dire que le président part battu ».Il faisait ainsi allusion à un mémoire rendu public samedi par le Washing- Voir page 6: Carter _________ ___________y MANAGUA (d’après Reuter et AFP) — Les guérilleros sandinistes ont refusé la proposition des États-Unis en vue de mettre un terme à la guerre civile du Nicaragua et se sont engagés à poursuivre leur lutte jusqu’au renversement du président Anastasio Somoza.Les milieux diplomatiques de Managua ont fait état hier des propos tenus par des responsables militaires sandinistes selon lesquels les rebelles n’accepteront jamais de partager le pouvoir militaire avec la garde nationale du président Somoza, ni l’inclusion de deux modérés au moins au sein du gouvernement provisoire qui devrait être proclamé en cas de démission du chef de l’État nicaraguayen.Ces deux suggestions avaient été avancées par les États-Unis, soutenus par plusieurs pays sud-américains.Selon les sandinistes, le nouveau gouvernement devrait être formé d’éléments de « l’armée victorieuse sandiniste, » ajoute-t-on.Pour les guérilleros, la proposition américaine vient trop .tard.Après avoir eu des milliers de morts, la « victoire est en vue », estiment-il Les sandinistes ont proclamé un gouvernement provisoire composé de sept personnes dans la partie sud du pays qui a été reconnu seulement par un petit nombre de nations.Le président Somoza avait déclaré samedi a des membres de son parti qu’il démissionnerait à condition que « notre gouvernement démocratique et républicain soit maintenu et que personne n’ouvre la porte à un régime marxiste ».L’obstination de Somoza et le rejet par les sandinistes de la proposition américaine ne peuvent que déboucher sur une extension de la guerre civile qui a déjà coûté la vie à plus de dix mille personnes.- Aussi, divers groupes d’opposition politiques au régime Somoza se sont réunis en secret et ont dénoncé « devant le monde entier » le bombardement de la population civile de Rivas et Masaya.Il s’agit, Voir page 6: Somosa Le premier ministre rhodésien Abel Muzorewa salue ses partisans venus l'accompagner à l'aéroport de Salisbury, d'où il sest envolé ensuite pour Washington et Londres: Dans ces deux capitales, il jouera cette semaine son avenir politique: obtiendra-t-il la levée des sanctions contre la Rhodésie et la reconnaissance de son gouvernement?Voir informations en page 7.(Photolaser AP) / iHi 1 M P , 1||| ipy fjà VI : -.fi I ^ ; IS1W O > Voicii le laboratoire spatial Skylab qui fera son entrée dans l’atmosphère mercredi: Cette photographie fut prise en 1974 par une mission américaine Skylab et montre le laboratoire spatial alors en orbite autour de la Terre.(Photolaser AP) 36 heures de «suspense» WASHINGTON (AFP) — Pendant les trois à quatre jours qui viennent, tous les Terriens vivant entre les 50è degrés de latitude nord et sud vont être en état d’alerte en prévision de la chute des débris résultant de la désintégration de Skylab.Celle-ci, qui équivaut à la chute de météorites, devrait intervenir entre 00 h 30 GMT mercredi et 16 h 30 GMT jeudi selon les dernières indications de la NASA, le gros de l’alerte étant désormais limité à cette période de 36 heures par les spécialistes de l’Agence spatiale américaine.Nul ne sait ni ne pourra savoir avant les deux dernières heures de la « vie » en, orbite de Skylab où la chute se produira.À partir du montent où le gros laboratoire spatial (80 tonnes) entrera dans les premières couches de l’atmosphère, il faudra au maximum 40 minutes pour qu'à la fois sa désintégration soit complète et que tous ses débris touchent la surface du globe, sur Terre ou dans les océans.Selon l’Agence spatiale américaine, il y a une chance sur 600 millions qu’un individu soit victime d’un morceau de Skylab.Au maximum trois morceaux de ce dernier tomberont dans les mêmes 25,0(X) hectares.Il y en aura 500 environ, pesant d'une livre a 2,5 tonnes, qui survivront à leur traversée incandescente et fulgurante.Tout le reste de la station brûlera totalement.Le plus gros, 2.500 kg, sera une sorte de boîte de plomb où les trois équipages successifs de trois astronautes ayant occupé Skylab respectivement pendant 28, 59 et 84 jours, protégeaient leurs films des rayons cosmiques en attendant de les rap- porter à Terre.Tous ces morceaux seront littéralement « semés » le long d’une ligne de 6.000 km de long et de 160 km de large.Ils pourront être gardés en souvenir si quelqu’un les trouve.La NASA ne demande pas qu’on les lui renvoie à moins qu’ils ne fassent des victimes ou des dégâts et qu’il soit nécessaire de les identifier formellement.Les Etats-Unis sont en effet prêts à payer pour tout dégât à condition qu’il soit prouvé que Skylab en est bien la cause.Ils y sont contraints par la convention internationale sur la chute des objets spatiaux.Cette identification sera facile si le morceau est gros: chaque pièce de Skylab porte un numéro.Dans le cas contraire, la très faible radioactivité due à leur exposition aux rayons cosmiques permettra de démontrer, s’ils sont très petits, qu’il s’agit bien d'un débris du laboratoire spatial.À noter que si ces morceaux seront portés à des températures de près de 2.500 degrés lors de leur passage dans les premieres couches de l'atmosphère, ils seront froids ou à peine chauds en touchant le sol, selon les spécialistes.Skylab va commencer à perdre les quatre grandes ailes de ses panneaux solaires qui le faisaient resssembler à un moulin à vent, puis le grand panneau latéral de piles photovoltafques qui a survécu à l’incident survenu le 15 mai 1973 lors de soh lancement du Cap Kennedy.Par la suite le montage du teléscope spatial qui l’équipait sera arraché, puis l’atelier laboratoire scientifique.Au fur et à mesure, tous ces morceaux seront encore fragmentés en débris plus ou moins gros qui brûle- ront les uns après les autres en fonction de leur composition.C’est en définitive cette dernière et la grosseur des morceaux qui commandera leur arrivée au sol ou leur destruction.Se trouver dans une voiture, une maison, un appartement, constituera la meilleure protection contre ces débris.S’il devait tomber sur un immeuble, le plus gros ne parviendrait pas à percer plus que le toit et un plafond en béton, affirment les spécialistes.Malgré les risques statistiquement faibles que fera courir la chute de ce satellite de 76 tonnes, plusieurs pays ont âdoplé un « plan d’urgence », prévoyant à ,1a fois l’alerte quelques heures avant l’écrasement de la station spatiale par radio, télévision, tocsin ou sirènes, et l’intervention immediate d’equipes de secours.Ce plan prévoit aussi d’interdire aux avions de voler durant les heures estimées dangereuses.Un tel plan est applicable notamment dans les cinq pays européens concernés par la chute du satellite: l’Espagne, où 150 techniciens qui suivent la trajectoire de Skylab estiment « peu probable » que ses restes tombent sur le pays, ITtalie, où un « comité de coordination » est en coh-tact permanent avec les Etats-Unis, et dont la presse estime que si Skylab tombait sur Rome il n’y aurait pas beaucoup de victimes.« tout le monde étant aux bains de mer », la Grèce en contact avec les services américains compétents et dont la population est indifférente au problème, la Suisse, et enfin, la France Voir page 6: Skylab inrsu 1 er NUMERO COMPLET TIRAGE 903 6 juillet 1979 billets vendus gagnants en prix 5|0|4| : BILLETS SE TERMINANT PAR BILLETS SE TERMINANT PAR | GAGNE 8250.000 I GAGNENT $1,000 ! 0001 FIFIFll_______________ 2e NUMERO COMPLET .s* NUMERO COMPLET 0 ana flClFl Tous les billets gagnants de $1,000.et $50.de l’Inter sont encaissables à toute succursale de la BCN BILLETS SE TERMINANT PAR 0 z BILLETS SE TERMINANT PAR 1 5 7 3* GAGNE $50.000 2 1 4 0 232 *« 85,0001 BILLETS SE TERMINANT PAR i 3 GAGNENT $1,000 BILLETS SE | TERMINANT PAR 4 0 2 GAGNENT Æ O O O BILLETS SE t I TERMINANT PAR GAGNENT $50 1 BILLETS SE M TERMINANT PAR 2 GAGNENT 850 % 7 9 6 GAGNE 825,000 7 5 7 ô 7 GAGNE 85,000 BILLETS SE TERMINANT PAR 9 6 GAGNENT 81,000 BILLETS SE TERMINANT PAR 1 0 A GAGNENT $1,000 BILLETS SE TERMINANT PAR GAGNENT $50 1 BILLETS SE ¦ TERMINANT PAR I GAGNENT 850 T 6 8 3 GAGNE $25,000 % T êT 0 6 GAGNE 85,000 BILLETS SE TERMINANT PAR 8 3 GAGNENT $1,000 BILLETS SE g TERMINANT PAR 6 0 6 GAGNENT *1.000 BILLETS SE TERMINANT PAR GAGNENT $50 ¦ BILLETS SE TERMINANT PAR S GAGNENT *50 2 ¦ Le Devoir, lundi 9 juillet 19T9 Le débat sur l’achat de I’Asbestos ne revêt pas le caractère passionné de celui de 1962 à Thetford Mines par Rodolphe Morissette THETFORD-MINES - Si l’ensemble des citoyens de la région de Tht-tfora-Mines et de Black-Lake parait plutôt en accord avec l’initiative du gouvernement du Québec de se porter acquéreur de la Société Asbestos, on n’ose le dire ici qu’en termes fort mesurés.Interrogé sur la question, chacun ne s'avance que sur la pointe des pieds, comme pour n’irriter ni l’une ni l’autre des parties aux négociations difficiles et complexes qui ont cours maintenant.Pour une très large part, la crainte est à l'origine des réticences nu’expriment divers groupes de la population, l’impression globale de l’oîservateur est qu’on souhaite généralement que le gouvernement prenne possession de la Société Asbestos, mais sans déranger qui-conaue.Un idéal qu'on sait cependant appartenir au monde du rêve.Cette crainte présente des registres divers, suivant les groupes: les mineurs eux-mêmes, les marchands, les gouvernements locaux, les travailleurs de l’industrie tertiaire .Quoi qu’il en soit, il serait naïf de penser qu’en l’occurrence, c’est d’abord un sentiment de fierté nationale (« Prenons enfin possession de notre sous-sol! ») qui domine dans le camp de ceux qui souscrivent au projet d’acquisition de la Société Asbestos.De même, ceux qui s’y opposent ne le font point au nom de a grands principes.» politi- ques, tels le rôle de l’Etat dans l’économie, la liberté d'entreprendre, etc.Ce sont plutôt les intérêts immédiats de chacun qui façonnent les opinions.Le pragmatisme domine et le débat ne revêt guère, dans la population.le caractère passionné de celui de 1962 sur la nationalisation de l’électricité.Du moins pas encore.Ainsi, les marchands de la région»veulent bien que la Société Asbestos passe au gouvernement, « dans la mesure où » cela représentera un accroissement des investissements dans la région.Notamment dans le secteur industriel secondaire, de la transformation de produits d’amiante, ainsi que l'a promis le gouvernement Lévesque.Le maire de Thetford-Mines.M.Maurice Côté, un cadre supérieur chez un em-bouteilleur local qui avoue ne connaître que peu de chose aux questions de l’amiante, reflète assez la position des marchands: « On n’est pas gâtés ici en fait d’industries de transformation.Les mines n’emploient que 45% de la main-d'oeuvre locale.Le chômage, qui s’élève à près de 10% en temps normal, atteint jusqu'à 22% à l’automne ».Le projet gouvernemental devrait ^amener de nouveaux « fonctionnaires » dans la région.« On ne peut peut pas être en faveur de la chose ».Discours prudent.« On est mal placés pour être contre », ajoute le maire.D'un autre côté, les m $ Les mines de la Société Asbestos dans les Cantons de l'Est s'étalent sur le territoire des municipalités de Thetford-Mines de Black-Lake et de Coleraine, au coeur des Appalaches.La vue aérienne découvre l’une des exploitations de Thetford-Mines.marchands et plusieurs groupes de mineurs souhaitent que la transaction entre le gouvernement et l’Asbestos se fasse vite.Si la bataille juridique dans laquelle celle-ci s’est engagée — « pour défendre, comme c'est normal, ses intérêts », avoue chacun, dure trop longtemps, cela pourrait détourner de la région les investisseurs potentiels.Point de vue partagé par la direction même du Syndicat des travail- leurs de la Société Asbestos (CSN).« Tous les milieux d'affaires, note son président, M.Oliva Lemay, surveillent de près la manière dont le gouvernement péquiste va procéder avec l’Asbestos.C’est très délicat ».Tandis que les deux géants se livrent une lutte dont les coups sont mesurés, les municipalités se retrouvent « entre l’ecorce et l’arbre », entre le gouvernement provincial dont elles sont juridiquement les créatures et les multinationales qui contrôlent en vérité la vie quotidienne de ces cités de l'amiante dont l’aspect a quelque chose d’un paysage lunaire.Quand le gouvernement aura acquis l’Asbestos, explique le maire de Black Lake, M.Georges-Henri Cloutier, cela modifiera les rapports de force, déplacera le pouvoir politique et redonnera aux muni- La révision constitutionnelle Le gouvernement Clark cherchera à identifier des terrains d’entente par Claude Papineau OTTAWA (PC) - Le gouvernement Clark s’apprête à rouvrir discrètement avec les provinces le délicat dossier de la révision constitutionnelle.Le ministre d’État chargé des relations fédérales-provinciales, M William Jarvis, doit à cet égard visiter, avant la fin du mois, les ministres provinciaux responsables de la question afin de préparer la conférence constitutionnelle que le premier ministre Joe Clark a dit vouloir convoquer pour l'automne.Depuis la prise du pouvoir, à la fin de mai, on évite chez les conservateurs de définir une position ferme sur le problème constitutionnel: on se limite à parler d’une nouvelle approche, et comme l’a expliqué le principal porte-parole du Québec au sein du gouvernement, le ministre des Approvisionnements et Services, M.Roch LaSalle, il faudra s’attaquer spécialement à la redistribution des pouvoirs et mettre en veilleuse, contrairement au précédent gouvernement, les questions de rapatriement de la constitution et de formule d’amendement.Plutôt que de s’engager dans un vaste projet tfe refonte de la constitution, la démarche du nouveau gouvernement visera plutôt à identifier des terrains d’entente avec les provinces, indique-t-on dans l’entourage du premier ministre.Au cours de la campagne électorale, M.Clark a souvent dit qu’il est disposé à faire preuve de souplesse pour préserver le fédéralisme canadien qui doit s’accorder davantage selon lui aux particularités des diverses régions du pays.M.Clark pense que les provinces devraient avoir juridiction sur les ressources sous- marines au large de leurs côtes, ainsi que sur les pêches.Le leader conservateur n’a toutefois jamais exposé en détail ses vues sur la révision constitutionnelle au cours de la campagne électorale, et il faut se reporter à novembre 1977 pour connaître les grandes lignes sur lesquelles reposera, selon toute vraisemblance, la position du nouveau gouvernement fédéral.À cette occasion, M.Clark, qui était chef de l’Opposition, avait formulé, de concert avec quatre premiers ministres conservateurs provinciaux, une position commune en matière constitutionnelle, qu’on a appelée la « Déclaration de Kingston ».On y a affirmait notamment le principe selon lequel le gouvernement fédéral doit etre suffisamment fort au pays pour influencer l’économie, promouvoir l’égalité des chan- ces et stimuler les secteurs sous-développés de l'économie.La déclaration de Kingston proposait en outre de limiter le pouvoir de dépenser du gouvernement fédéral pour qu’il ne puisse s’immiscer dans des domaines de responsabilités provinciales, ainsi que d’inscrire dans la Constitution l’inviolabilité du principe de la péréquation.Le nouveau gouvernement conservateur doit aussi tenir compte du processus de révision qu’a déjà amorcé le précédent gouvernement avec les provinces.Face à l’échéance d'un référendum au Québec, le premier ministre Trudeau avait pris l’initiative de tenter d’en arriver à un consensus avec les provinces pour être en mesure de proposer aux québécois une option fédéraliste renouvelée.Les discussions ont duré quelques mois, soit de novembre 1978 à février 1979, et n'ont donné que peu de résultats, les parties en cause ne parvenant à faire l'unanimité que sur le maintien de la monarchie au Canada et sur le transfert aux provinces de la juridiction touchant le divorce et le droit familial.Le gouvernement Trudeau avait suggéré un mode de révision de la constitution devant se mener concurremment sur les questions de la réforme des institutions fédérales et du réaménagement des pouvoirs.En plus d’une réforme du Sénat, le projet de révision constitutionnelle du précédent gouvernement proposait entre autres d’inscrire dans la constitution une charte des droits fondamentaux visant plus spécialement à garantir aux minorités de langues officielles le libre choix de la langue d’enseignement là où le nombre le justifie.cipâlités de la région un peu plus du pouvoir qui leur revient normalement.Il faut comprendre en effet la géographie des multinationales qui exploitent le sous-sol de la région de Thetford.Quatre grandes compagnies minières se partagent la région: la Société Asbestos, propriété à 54% de la General Dynamics de St.Louis (environ 2,000 employés); Les mines d’amiante Bell Ltée, contrôlée par les intérêts britanniques de la société Turner & Newall (environ 500 employés); Lac d’amiante du Quebec Ltée.qui contrôle depuis 1973 la National Asbestos et qui est elle-même propriété du groupe new-yorkais American Smelting & Refining (ASARCO) — environ 800 employés; enfin, Carey-Canadian Mines Ltd., une filiale de Jim Walter Corporation, de Tampa, Floride (environ 400 employés).Or la Société Asbestos contrôle pratiquement toute la région: elle y possède beaucoup plus de terrain que toutes les autres compagnies; elle les encercle, de sorte que chacune doit négocier avec elle chaque fois qu’elle veut s’étendre géographiquement.Les mineurs (près de 4,000 dans la région), répartis entre les syndicats CSN et FTQ, se mouillent davantage que les marchands.Dans l’ensemble, ils sont favorables à l’acquisition de l’Asbestos par le gouvernement — « Une bonne chose pour la région », mais ce n’est pas sans réticences.Le Syndicat des travailleurs de la Société Asbestos avait entériné avec enthousiasme, en 1975, une résolution demandant au gouvernement de nationaliser purement et simplement toutes les compagnies d’amiante.Le ton est plus modéré aujourd’hui.D’abord, les travailleurs n’esti- ment guère que le changement de propriétaire modifiera leurs conditions de travail ni les règles du jeu en l’occurrence.Plusieurs craignent que le Québec ne paie trop cher pour des installations qui, à 1’Asbestos, sont pour une part plus vétustes que celles des autres mines; en termes de salubrité, les mines Bell et celles du Lac d’amiante dépassent de beaucoup les conditions qui prévalent actuellement à l’Asbestos.Maints travailleurs estiment que le gouvernement devrait investir directement dans des usines de transformation, créatrices d’emplois, plutôt que de s’emparer d’une industrie primaire.Mais ce point de vue n’est guère partagé par tout le monde.On precise en effet, d’autre part, que le gouvernement serait extrêmement imprudent d’aller investir dans la transformation des produits d’amiante sans s’assurer d’abord d'une source d’approvisionnement en amiante.« Voilà ce que font les multinationales qui exploitent les mines d’ici.Si le gouvernement veut entrer dans le club de l'amiante, il doit jouer selon les mêmes règles que l’industrie privée », fait-on remarquer.« Les multinationales pourraient laisser le gouvernement investir dans la (seule) transformation des produits d'amiante », ajoutent les partisans du projet gouvernemental, « puis lui couper les vivres quelque temps après ».Un certain nombre de travailleurs se demandent pourquoi le gouvernement veut acquérir l Asbestos, qui n’a pas d’usines affiliées de transformation, plutôt que les mines, plus modernes et plus rentables, du Lac d’amiante ou de la Bell.En réalité, c’est que ces deux dernières représentent des marchés captifs, contrairement à la situation de l’Asbestos, plus ouverte aux marchés internationaux.Au départ, lorsque le gouvernement Lévesque fit connaître ses intentions au sujet de l’acquisition de la Société et ses projets industriels à cet égard, on restait assez sceptique, dans les milieux syndicaux de la région, touchant la rentabilité éventuelle d’usines de transformation.Aujourd’hui, les travailleurs jugent les perspectives beaucoup plus encourageantes à cet égard.Plusieurs projets nouveaux voient le jour depuis quelque temps! Ainsi, une bri-querie d’East-Angus s’intéresse à la fabrication d’un nouveau produit à base d’amiante; les projets en cours touchant l’utilisation des résidus d’amiante (contenant du magnésium) dans la fabrication du phosphate de magnésium fondu (PMF) comme engrais chimique; la reprise de l’activité manufacturière à la Wayagamack de Cap-de-la-Madeleine, le projet de laine minérale à base d’amiante, à la Carey-Canadian, etc.D’autre part, la résistance de la Société Asbestos aux avances du gouvernement paraît avoir fait passer dernièrement un certain nombre des travailleurs de l’amiante du camp des opposants à celui des partisans du projet gouvernemental pour fa région de Thetford et Black-Lake.Une partie importante de la population locale estime que le gouvernement se devait de « faire quelque chose » afin d’accélérer le développement économique de la région.« Peut-être pas nécessairement nationaliser une compagnie minière, mais quelque chose ».Sans quoi, estime-t-oh, la région restera exploitée par des multinationales qui ne sont, en vérité, point des compagnies minières, mais des sociétés engagées dans la fabrication de produits ouvrés ou semi-ouvrés (dans la construction surtout ou les matériaux de construction) à base d’amiante.En exploitant les mines des Cantons de l’Est, dont le sous-sol est le seul du Québec à échapper à la propriété du gouvernement provincial, ces firmes multinationales s’assurent des sources d'approvisionnement et arrondissent leurs profits en exploitant les mines d'ici.Enfin, la direction du Syndicat des travailleurs de l’Asbes-tos s’inquiète pour l’heure de l’accroissement, extraordinaire depuis le printemps, dit-on, des expéditions de fibres d’amiante par la compagnie: ii Le marché est-il soudainement de beaucoup meilleur qu’il était, ce qui est possible », se demande Je président, M.Oliva Lemay, « ou si la Société a décidé de stocker ailleurs le plus de minerai possible avant l’expropriation?,» Le maire de Black Lake résume l’état d’esprit qui règne ici: « Au fond, les gens sont fiers que le gouvernement persiste dans son projet, mais ils se retiendront de le dire.Les libéraux n'auraient pas eu les guts d’y procéder ».M.Cloutier n’est pas un militant péquiste.C’est un vieux libéral, même s’il s’est porté candidat conservateur à l’élection fédérale du 22 mai: ii Pour tenter d’apporter un peu de bacon à la région », précise-t-il.Son adversaire libéral, le député Léopold Corriveau,, refuse catégoriquement de parler au sujet de l’acquisition de [’Asbestos par le gouvernement du Québec.«Mon opinion est très précise à ce propos, mais je n’interviendrai pas », confie-t-il.AUX DÉPARTEMENT^ D’INFORMATIQUE • Diskettes ( Floppy Disks) • Cartes magnétiques • Cassettes digitales • Relieurs (Binders) Qualité assurée à des prix défiant toute compétition! CANADA DACTYLOGRAPHE INC 7035 av.du Port, Mil 270-1141 Sumer» Nnwrmhrv Vf Vn«r< Ricard l m *x }acassé s’est trouvée au niveau de la ligne à ’attaque, et des efforts pour l’améliorer ont été apportés au cours des derniers mois.L’offensive des Lions est surtout axés sur le jeu aérien avec les receveurs Al Charuk, Terry Bailey et Leon Bright La force de l’équipe se situe cependant à la défensive, où Doug Seymour, Frank Landy et Glen Jackson sont les piliers Les Lions, pour une deuxième année de suite, batailleront avec les Bombers pour mériter une place dans les séries d’après saison.Les Roughriders de la Saskatchewan A sa première saison comme entraîneur-chef de l’équipe, Ron Lancaster, qui a brillé pendant 16 ans au poste de quart-arrière de cette équipe ne sera vraisemblablement pas au bout de ses peines lorsque se terminera le calendrier régulier au début du mois de novembre.Ayant accordé un peu plus de 28 points ar partie en moyenne 1 année dernière, es Roughriders peuvent difficilement faire pire à ce chapitre cette saison, mais la situation au poste de demi de coin .demeure inquiétante avec la retraite de Paul Williams et le départ pour Ottawa de Steve Dennis.F1 le F: Le meilleur joueur de cette équipe sera sûrement le porteur de ballon Mike Strickland, qui a gagné 1,306 verges et compté sept touches au sol la saison passée.Strickland recevra cependant la compétition de l’ancien quart-arrière du Ottawa, Tom Clements, qui pourrait n’être que de passage à Regina, puisqu’il a l’intention de tenter sa chance dans la Ligue nationale en 1980.Quoiqu’il en soit, Clements et les Roughriders s’opposeront probablement très peu à ce que les Eskimos d’Edmonton représentent la section Ouest contre les Alouettes de Montréal lors du prochain match de la Coupe Grey, qui serait alors déterminant, l’équipe albertaine ayant gagné en 1978 après avoir perdu en 1977.A moins bien sûr que Jack Gotta et ses Stampeders de Calgary nous réservent une surprise et empechent une troisième partie consécutive de la Coupe Grey entre Edmonton et Montréal.Après un 4e gain d’affilée à Wimbledon Borg vise maintenant l’Omnium des É.-U.LONDRES (AFP) - « Mon objectif, dans ma vie de sportif, est d’être au bout du compté considéré comme le plus grand joueur de tous les temps » Ces propos pourraient paraître présomptueux.Mais quand ils sont tenus par Bjorn Borg, au terme d'un quatrième succès consécutif Classique, « Peter Jad y'' Ê:*.VS!?- me.-'./, ¦ • SiVfe',:' .y du 23 au 2gpuillet au Club ia§ golf de la Vallée dif Richelieu Onze ans de barrière, plusieurs victoire!, une saison de $100,000 en gains et, qui sait, peut-être Une première victoire à la Classique Peter Jackson pour la Canadienne Sandra Post! Les billets sont en vente aux magasins Eaton de la région métropolitaine et au Club de golf de la Vallée du Richelieu.Sandra mm « historique » dans le prestigieux tournoi de Wimbledon, ils prennent un sens véritable.Le phénomène suédois qui, à 23 ans seulement, a écrit déjà quelques unes des plus belles pages de l’histoire de ce sport, a, en tout cas, inscrit à son palmarès un nouvel exploit unique et absolument fabuleux.Gagner quatre fois d’affilée le tournoi anglais sur gazon, personne avant lui ne l’avait réalise dans ce qu’il est convenu d’appeler le tennis moderne.Vainqueur en 1976 contre Ilie Nastase, en 1977 et 1978 contre Jimmy Connors, Borg a enregistré samedi une quatrième victoire aux dépens cette fois de l’Américain Ros-coe Tanner, un puissant gaucher au service fulgurant, après cinq sets extrêmement passionnants de bout en bout (6/7, 6/1, 3/6, 6/3, 6/4).« De mes quatre finales, celle de cette année a été la plus difficile, dira plus tard Borg.Tanner a très bien servi et, personnellement, je n’ai jamais pu trouver un vrai rythme à cause d’un vent assez fort qui m’a empêché de bien sentir la balle.» Il est vrai que le Suédois, qui était le super-favori de cette finale 1979 après avoir écrasé deux jours plus tôt Jimmy Connors, a connu bien des émotions avant de faire la décision face à un rival tout à fait digne de l’événement.Car Tanner, nullement impressionné par la réputation de son adversaire, a opposé une résistance difficilement imaginable, bien qu’étant le favori numéro cinq du tournoi au début de la compétition.Appuyant son jeu sur une première balle d’engage- ment d’une incroyable vitesse, cet Américain de 27 ans, qui participait pour la première fois à la finale de Wimbledon, a constamment inquiété Borg.Il a ainsi, non seulement rem-orté la manche initiale, au tie reak (7 points à 4), ce qui aurait pu être considéré comme un exploit sans lendemain, mais il a tenu bon par la suite, démontrant de réels progrès dans les échanges.« Dennis Ralston est à l’origine de mes progrès, dit-il.Il me conseille judicieusement.Pour la finale, il m’avait écrit une stratégie précise en cas de difficultés.Je Tai relue pendant le match, au cours du repos, et j’ai gagné les trois jeux suivants.» Pourtant, lorsque Borg a remporté la deuxieme manche en réussissant deux breaks, Tanner a donné l’impression de céder, après avoir jeté toutes ses forces dans la bataille.Or, à la surprise générale, c’est lui qui s’est adjugé le troisième set en se détachant d’entrée (3/0).Ensuite, Borg est par enu à rétablir l’équilibre dans la quatrième manche pour déboucher sur un cinquième set décisif, où tout pouvait véritablement arriver.D’un côté, le service, la volée de Tanner, de l’autre le jeu lifté, les passing shots de Borg, son engagement aussi.En fait, il n’y a eu guère de suspense, quand on sait que le suédois a ravi le service de l’Américain dès le premier jeu grâce à plusieurs erreurs de celuici.Cet avantage, Borg le conservera jusqu’à la fin.Mais dans le détail, le scénario de cette manche a été cependant palpitant dans la mesure où chaque point constituait un Billie Jean King inscrit un record LONDRES (AFP) - L’Américaine de 35 ans, Billie Jean King, a battu le record de victoires à Wimbledon en inscrivant pour la 2Cème fois son nom au palmarès de Tune des épreuves du tournoi anglais.Victorieuse à partir de 1961 de six titres en simple, de neuf en double dames et de quatre en mixte, elle a en effet triomphé une vingtième fois en s adjugeant samedi le double dames en compagnie de la détentrice du simple, Tex-Tcl®coslovaque Martina Navratilova.T,es deux joueuses ont battu en finale samedi la Hollandaise Betty Stove et .l’Australienne Wendy Turn-bull 5/7, 6/3, 6/2.Billie Jean King a ainsi établi un record qu elle partageait avec sa compatriote Elizabeth Ryan vainqueur 19 fois en double entre 1914 et 1934.Circonstance dramatique, cette dernière est décedée vendredi après-midi à Câge de 88 ans, victime d’un malaise cardiaque dans les tribunes de Wimbledon, soit la veille du succès de Billie Jean King.« Je ne suis pas complètement heureuse d'avoir établi un nouveau record à Wimbledon en raison bien sûr de la mort, la nuit dernière, d’Elizabeth Ryan, a déclaré Billie Jean King.On dirait qu’elle n’a pas voulu assister à la chute de son record.Je ne peux pas encore croire à cette circonstance.» D’autre part, les Sud Africains Bob Hewitt et Greer Stevens ont battu leur com- Ratriote Frew McMillan et la léerlandaise Betty Stove 7-5 et 7-6 en finale des doubles mixtes, samedi.Hewitt et Stevens avaient déjà gagné ce titre en 1977 et, pour Hewitt, il s’agit d’un septième titre en doubles depuis 1962.combat impitoyable.Que serait-il arrive si, dans le Sème jeu, Tanner avait su exploiter Tune des deux balles d'égalisation à 4/4?Que se serait-il passé encore si Tanner après avoir sauvé trois balles de match était revenu à 5/5?Borg a une réponse: « si Tanner avait gagné ce lOème jeu, je n’aurais jamais pu remporter cette finale.J’étais incroyablement nerveux, je pouvais à peine tenir ma raquette tant j’étais fébrile.» Borg tremlant de peur sous la pression adverse.on n’avait jamais vu cela.Mais voilà, Tanner n’a pas gagné ce lOème jeu et Borg a conquis un quatrième titre, dont on conservera l’image d’un champion épuisé, s’agenouillant sur le gazon après sa victoire et séchant un peu plus tard une larme de joie (lui, l’homme imperturbable, insensible.) « Je ne peux pas encore bien réaliser que j’ai gagné Wimbledon pour la quatrième fois, a-t-il déclaré.C’est assurément la plus grande joie de ma carrière.Quand j’ai triomphé en 1976, pour la première fois jamais jp n’aurais pu imaginer que j’allais l’emporter quatre fois de suite.» Désormais, Borg a en tête un objectif bien précis: remporter TOpen des États-Unis, a Flushing Meadow, en sep-’ tembre, le seul tournoi majeur manquant à son palmarès.Il a déjà triomphé quatre fois à Wimbledon, mais il n'a jamais gagné aux États-Unis, après avoir été deux fois finaliste de cette épreuve.Or, après ses succès à Roland-Garros et à Wimbledon cette année, il lui faut triompher à New York pour espérer toujours réaliser le grand chelem en 1979, qui s’achèvera en décembre par TOpen d’Australie.Remporter les grands tournois de Tannée lui permettrait de rejoindre Donald Budge et Rod Laver, les deux seuls auteurs de cette performance.Logiquement, il devrait at-.teindre ce but.Borg est au sommet de sa puissance, et personne ne semble plus pouvoir l’arrêter dans sa chevauchée victorieuse à la con-qûte de nouveaux lauriers.« Je peux encore améliorer un peu mon service et plus sensiblement ma volée, estime-t-il.Mais je ne pense pas pouvoir progresser beaucoup d’une façon générale.Je suis au maximum, et je veux demeurer dans ma forme encore cinq ans environ.Cinq années pendant lesquelles Borg va allonger encore la liste de ses succès pour se forger un palmarès d’une exceptionnelle richesse.On se demande bien qui pourrait Ten empêcher: Jonn McEnroe ou Jimmy Connors, s’il revient à son meilleur niveau?Peut-être.Première réponse en septembre, à New York, prochain épisode du passionnant feuilleton « Borg et les autres ».Le Suédois Bjorn Borg soulève au-dessus de sa tête un trophée qui pourrait lui servir de couronne, après avoir été confirmé dans son titre de roi du tennis en gagnant samedi le tournoi de Wimbledon pour une 4e fois de suite.(Photolaser AP) rn -M i - Hinault gagne l’étape du millénaire de Bruxelles BRUXELLES (AFP) -C’est dans une ambiance de kermesse, que le Français Bernard Hinault a remporté hier la llème étape du Tour de France disputée contre la montre sur un circuit tracé dans les rues de Bruxelles.Bruxelles, ou « Brussels » selon que Ton est Wallon ou Flamand, s’était en effet, métamorphosée, à l’occasion de la célébration de son millénaire qüi coïncidait avec la venue en Belgique des 119 rescapés de la « grande boucle », en une gigantesque fête foraine dont le caractère « bon enfant » contrastait étrangement avec le duel sans merci que se livraient sur le circuit les deux premiers du classement général, le Néerlandais Joop Zoete-melk et son dauphin le Français Bernard Hinault.La bière coulait à flots entre la Place Royale et la Place de Brouckère, les cornets de frites succédaient aux plats de moules sur les tables dressées à chaque carrefour, la fête battait son plein au milieu des rires et des paroles d'encouragement que de nombreux sujets du roi Baudoin regrettaient encore de ne plus pouvoir adresser à leur héros, Eddy Merckx.Celui-ci n'avait même pas cru bon d'ailleurs de se joindre aux spectateurs.Craignant sans doute de succomber à une crise de nostalgie, Eddy Merckx avait préféré fuir le théâtre de ses exploits d’antan pour le continent nord-américain qu’il a choisi pour passer ses vacances.Sûr que le chantre du « plat pays » n’aurait pas été insensible aux efforts déployés, dans les rues de Bruxelles, par Bernard Hinault pour grignoter quelques-unes des 128 secondes qui le séparaient de Joop Zoetemelk au départ de ce contre la montre.Le Hollandais le savait capable de lui reprendre entre 20 et 30 secondes.Ne Tavait-il pas laissé entendre, la veille, alors qu’on ne parlait plus déjà que de cette etape du millénaire.Mais se doutait-il, Zo^ temelk, que son adversaire no 1, animé du désir de prouver ue sa défaillance dans l'enfer u nord n’était dûe qu’à un « malheureux concours de circonstances », allait réussir à le reléguer à 36 secondes en dépit d’une crevaison sans laquelle l'écart entre les deux hommes, à l'arrivée, aurait certainement pu atteindre la minute.I / WKÊÊÊÊÊÊGSi Le Devoir, lundi 9 juillet 1979 ¦ 9 T Avec Lasorda comme instructeur au 3e contre les Expos Los Angeles frappe enfin et l’emporte 8-6 Mike Schmidt, des Phillies de Philadelphie, est devenu au cours du week-end le seul joueur des majeures à connaître deux séquences de quatre circuits d'affilée en deux parties.A sa dernière présence au marbre vendredi soir, Schmidt a frappé un premier coup de quatre buts, puis il en a ajouté trois consécutifs samedi.Seulement 13 joueurs ont réussi l’exploit de frapper quatre circuits d’affilée en deux parties.Hier, dans la victoire des Phillies, 5-3.contre les Giants.Schmidt a frappé son 28e coup de quatre buts de la saison.• (Photolaser AP) Steve Garvey ' devance Rose NEW YORK (AP) — C’est par une marge de 10,889 voix, une des plus faibles jamais enregistrée, que Steve Garvey, des Dodgers de Los Angeles, a devancé Pete Rose, des Phillies de Philadelphie, comme joueur de premier but des étoiles de la Ligue nationale, lors du scrutin organisé auprès du public pour déterminer les joueurs partants du match des as du baseball majeur, mardi prochain.Le résultat final du scrutin, dévoilé hier en ce gui concerne la Ligue nationale, révèle que le troisième-but Mike Schmidt, des Phillies, a obtenu le plus de votes, soit 3,165,546.Les autres joueurs choisis sont: Ted Simmons, des Cardinals de St-Louis, au poste de receveur, Davey Lopes, des Dodgers, deuxième-but; Larry Bowa, des Phillies, arrêt-court; Dave Winfield, des Padres de San Diego, Dave Parker, des Pirates de Pittsburgh, et Goerge Foster, des Reds de Cincinnati, comme voltigeurs.À noter que Simmons ne pourra cependant pas jouer dans la partie des as, étant actuellement blessé.Le porte-couleurs des Expos qui a obtenu le plus de votes est Gary Carter, sixième chez les receveurs avec 730,899 voix.D’autre part, deux immortels du baseball, Lefty Gomez et Carl Hubbell, deux des lanceurs au match inaugural des étoiles en 1933, seront capitaines honoraires des équipes qui prendront part à la 50e édition de cette classique, le 17 juillet a Seattle.Ligue Nationale Vendredi Montréal 6, Los Angeles 4 Philadelphie 6, San Francisco 1 San Diego 6, New York 5 Cincinnati 2, Pittsburgh 1 Houston 4, Chicago 2 St-Louls 9-5, Atlanta 5-4 Samedi Montréal 2, Los Angeles 1 San Francisco 8, Philadelphie 6 San Diego 11, New York 3 Cincinnati 6, Pittsburgh 2 Chicago 6-8, Houston 0-3 Atlanta 10, St-Louis 2 Hier Los Angeles 8, Montréal 6 Philadelphie 5, San Francisco 3 Cincînnati 4-1, Pittsburgh 2-2 Chicago 10, Houston 0 San Diego 5-1, New York 3-4 Atlanta 6, St-Louis 5 Aujourd’hui Los Angeles, Sutton (7-9) à Montréal, Lee (8-5), 20 h 05 San Francisco, Blue (7-6) à Philadelphie, Noies (0-1), 19 h 35 Chicago, Caudill (0-2) à Atlanta, Matula (6-5), 19 h 35 St-Louls, Vuckovich (7-5) à Cincinnati, Bonham (3-2), 20 h 00 LIGUE NATIONALE Section Est MONTREAL 9 47 P 30 moy.610 diff.CHICAGO 42 36 .538 5V4 PHILADELPHIE .44 48 .524 6 v?PITTSBURGH 41 38 .519 7 ST.LOUIS 41 39 .513 7Vi NEW YORK 32 47 .485 16 HOUSTON Section Ouest 53 35 .602 CINCINNATI 45 41 .523 7 SAN FRANCISCO .44 .482 10V4 SAN DIEGO 40 49 .449 13Vi ATLANTA 37 48 .435 14’/* LOS ANGELES 35 51 .407 17 LIGUE AMÉRICAINE Section Est 9 P BALTIMORE 55 29 moy.655 diff.BOSTON 51 30 .630 2Vi MILWAUKEE 49 37 .570 7 NEW YORK 48 38 .558 8 DETROIT 40 42 488 14 CLEVELAND 45 .464 16 TORONTO 27 60 .310 29 Vi TEXAS Section Ouest 35 .583 CALIFORNIE 50 37 .575 Vk MINNESOTA 44 39 .530 4Vi KANSAS CITY 43 41 .512 6 CHICAGO 37 46 446 11Vk SEATTLE 50 425 13V4 OAKLAND 64 .273 27 par Richard Milo Aux grands maux les grands moyens: Torn Lasorda, qui ne sait plus que faire pour gagner, a décidé d’agir comme instructeur au troisième but, hier après-midi, et les Dodgers de Los Angeles ont répondu à l’appel en frappant 12 coups sûrs, dont deux circuits, pour finalement battre les Expos 8-6 devant 46,601 personnes, au Stade olympique.Lasorda a remplacé le vétéran Preston Gomez dans l’espoir qu’un changement de cet ordre, aussi mineur qu'il puisse paraître, soit salutaire à ses Dodgers, qui ont maintenant gagné neuf de leurs 35 dernières rencontres.C’est un double de trois points du lanceur débutant et gagnant Rick Sutcliffe contre Ross Grimsley, en quatrième, qui a lancé les Dodgers sur le chemin de la victoire.Les Dodgers menaient 3-2 lorsque Sutcliffe — il a déjà 11 points produits — s'est présenté au marbre, les buts remplis, pour cogner un tir haut de Grimsley par-dessus la tête du voltigeur de centre Andre Dawson, contribuant ainsi à sa façon à augmenter la moyenne de points mérités du gaucher des Expos à 4.87.« Ne parlez pas de moi, mais plutôt de mes joueurs qui ont enfin retrouvé leur oeil au bâton, a lancé Lasorda, souriant comme rarement ces dernières semaines, à des confrères de Los Angeles avec lesquels il a noyé sa peine, samedi soir, en buvant quelques bières.« Il y a longtemps qu’on n’a pas marqué autant de points, a-t-il ajouté en y allant de bonnes blagues sous le regard amusé de quelques joueurs, dont Steve Garvey, qui connaît bien l’homme.Si Sutcliffe a brillé au bâton, on peut en dire autant de Steve Garvey, un simple, un double, un triple et un out sur balles en cinq présences, ainsi que Dave Lopes, un circuit en solo qui créait l'égalité 2-2, en troisième, et Bill Russell, un circuit en solo et un double.Des chiffres à laisser croire que les Dodgers de Torn Lasorda ont enfin retrouvé leur synchronisme si l’on oubliait de parler, comme Lasorda, d’une remontée de trois points des Expos, en huitième, épicé d’un long circuit de deux points de Ellis Valentine et d’un triple d'un point par Jim Mason, ainsi que d’un double d’un point par Tony Perez, en neuvième, contre Terry Forster.Les Dodgers menaient 7-2, en septième et semblaient filer allègrement vers la victoire lorsque les releveurs appelés au secours de Sutcliffe — cinq coups sûrs et trois points en sept manches et un tiers — ont lamentalement failli à la tâche.Il a fallu que Lasorda fasse appel à Lerrin Legrow en remplacement de Forster pour retirer Gary Carter, avec Perez au deuxième but, pour mettre fin au match.De quoi ouvrir l’appétit de Lasorda, qui mangeait un gros sandwich, à son bureau, et inviter tous et chacun à ne pas lui poser des questions à ce sujet, de façon à ne pas altérer sa digestion déjà beaucoup trop malmenée, depuis 35 matchs, par le piètre travail de son offensive, ses releveurs et sa défensive.Parlons-en.en effet, de la défensive des Dodgers,’ jadis reconnu comme l’une des meilleures au baseball majeur, et qui a fort mal paru, hier, notamment à la suite de l'erreur d’un point de Dave Lopes, qui donnait une avance t Ex un debut de match très difficile, tirant constamment de l'arrière sur les frappeurs des Expos et commettant même, à deux reprises, des feintes il-* légales avec un coureur au premier but.Mais peu importe Sutcliffe, la défensive des Dodgers et leurs releveurs, l’équipe ne pouvait perdre avec Lasorda au troisième but.Hier De l'erreur de Dave Lopes et aussi de celle par Steve Yea- 2-1 aux Expos en deuxième.Lopes ; Yeager, dans la même manche, et a la suite de laquelle Ken Macha.au premier en vertu d un simple, s’est rendu au troisième but lorsque Yeager a mal visé à Steve Garvey.Grimsley a ensuite suivi avec un double chanceux, mal joué par l’inter Bill Russell et le voltigeur de gauche Dusty Baker.Heureusement pour Lasorda et ses Dodgers que Ross Grimsley n’était pas particulièrement en forme au monticule, et que les Expos n’ont pas profité des faiblesses de Rick Sutcliffe, dans les trois premières manches, pour marquer plus de deux points.Sutcliffe, s’il n’a concédé que cinq coups sûrs, a connu Ooger» 8 •Map* Expos 6 Lopes 2b .5111 Cromart cg Russell ac 5 2 2 1 RScott 2b Garvey 1b 4 0 3 1 Dawson cc Cey 3b 4 110 Perez 1b Baker cg 4 110 Carter r Fergusn cd 4 100 Valentin cd DThoms cc 4121 Macha 3b Yeager r 3 111 Mason ac Sutcliffe 1 3013 Grimsly 1 Pattersn 1 .0 0 00 Bahnsen1 Forster 1 0 0 00 White fs .LaGrow 1 0 0 00 Palmer 1 Solaitafs .Cash fs Sosa 1 Total 36 8128 Total Los Angeles 011 004 Montréal 020 000 L’équipe d’aviron du Canada récolte 5 médailles à San Juan SAN JUAN (PC) - Les Cubains et les Canadiens ont dominé hier les épreuves d’aviron lors de la septième journée des Jeux panaméricains à San Juan, mais les Américains se sont distingués en athlétisme et en natation, ce qui leur a permis d’augmenter leur avance en tête du classement des médailles d’or.Cuba s’est avéré le meilleur pays des régates panaméricaines avec trois victoires et quatre troisièmes places en huit courses, mais le Canada a enlevé l’épreuve du double scull et du double sans bar- reur, en plus de terminer deuxième dans la compétition du quatre avec barreurs, du huit avec barreur et du simple scull.L’équipe d’aviron du Canada s’est donc considérablement améliorée par rapport aux Jeux de 1975, a Mexico, où elle avait remporté une médaille d’or, une d’argent et une de bronze.Pat Walter et Bruce Ford, de Victoria, ont enlevé l’épreuve du double scull par la marge infime d’un cinquantième de seconde devant les Américains, alors que Brian Dick et Tim Storm, de Ste.Catharines, l’ont remporté par quatre secondes devant les représentants des USA dans le double sans barreur.En athlétisme, les Américains ont eu à souffrir la défaite de Harvey Glance aux dépens du Cubain Silvio Leonard, auteur d’un temps de 10.13 secondes, sur 100 mètres, mais ils ont remporté quatre médailles d’or dans cette discipline, soit au 400 mètres haies chez les hommes, au saut en longueur féminin, au 3,000 mètres steeple et au Aux Championnats mondiaux de canoë-kayak La France remporte la palme Ligue Américaine Vendredi Toronto 5, Texas 1 Cleveland 6, Minnesota 5 Chicago 4, Kansas City 1 Californie 7, Baltimore 3 Seattle 5, Boston 3 Detroit 7-5, Milwaukee 4-4 New York 4-3, Oakland 3-0 Samedi Texas 2, Toronto 0 Cleveland 9, Minnesota 3 Kansas City 4, Chicago 3 Californie 10, Baltimore 1 Boston 10, Seattle 8 Detroit 6, Milwaukee 3 New York 8, Oakland 3 Hier Texas 4, Toronto 3 Cleveland 5-2, Minnesota 4-7 Chicago 4, Kansas City 2 Baltimore 3, Californie 2 Boston à Seattle Milwaukee 5-3, Detroit 4-1 New York 2, Oakland 0 Aujourd'hui Milwaukee, Sorensen (10-8) à Toronto, Stieb (0-1), 19 h 30 Kansas City, Leonard (5-4) à Cleveland, Wilkins (2-4), 19 h 35 Minnesota, Koosman (10-6) à Detroit, Young (2-1), 20 h Boston, Torrez (9-4) à Californie, Ryan(10-6), 20h Texas, Jenkins (9-4) à Chicago, Baumgarten (7-5), 20 h 30 Baltimore, Flanagan (10-6) à Oakland, Keough (0-10), 22 h 30 JONQUIERE (CP) - Les Etats-Unis ont remporté deux médailles d’or en slalom hier, lors de la dernière journée de compétitions des Championnats du monde de canoë-Kayak 1979.Environ 20,000 spectateurs, dont le premier ministre René Lévesque, ont vu l’équipe américaine enlever répreuve féminine de kayak et celle de canoë monoplace chez les hommes.Dans les deux autres compétitions de la journée, disputées sur la Rivière-aux-Sables, les médailles d’or sont allées à la Pologne au canoë biplace pour hommes et à l’Angleterre en kayak pour hommes.Au classement général, c’est la France qui a mérité le plus de médailles, en récoltant onze, ce qui est deux de plus que les Etats-Unis et que l’Al- lemagne de l’Ouest.La Grande-Bretagne et la Suisse en ont obtenu six chacune, tandis que l’Autriche en a amassé trois, la Pologne deux et la Belgique ainsi que la Tchécoslovaquie une chacune.La France a gagné cinq médailles d’or, toutes cinq dans les épreuves en eaux-vives, et les Etats-Unis en ont obtenu cinq également, dont quatre dans les épreuves de slalom.Les prochains championnats du monde de canoë-kayak devraient avoir lieu au Pays-de-Galles en 1981.Même si elle n’a remporté aucune médaille cette année, l'équipe canadienne a fourni son meilleur rendement depuis sa représentation à ces championnats.D’ailleurs, Claudia Keackhoff de Toronto et Dieter Poenn de Newmarket en Ontario, entreront dans le groupe trois dans les classements internatio- naux, ce qui est une première dans les annales du canoë-kayak au Canada.Victoire de Nelson OAK BROOKE, Illinois (AP) — Plaçant un coup de fer neuf à deux pieds de la coupe au premier trou d’un match de barrage avec Ben Crenshaw, Larry Nelson a ensuite réussi un birdie, ce qui lui a valu d’empocher le premier prix de $54,000 à l’omnium de golf Western, disputé à Oak Brooke.Crenshaw a pour sa part.placé son deuxième coup a 60 pieds de la coupe, et il a raté son coup roulé par quelques pouces.Nelson, qui avait perdu devant Gil Morgan en match de barrage à Memphis la semaine derniere, et Crenshaw avaient .^ - .'•¦•'•¦•'MKaisss Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rendues sur les bords de la baieSaint-François en fin de semaine, alors que se sont déroulées les Régates de Valleyfield.La 41e reprise de ce populaire événement a notamment été marquée par la victoire de Larry Lauterbach, hier, lors de la course Invitation-Molson, qui a couronné deux jours de compétitions.(Photo Jacques Grenier) ECHOS.Télévisé aux Etats-Unis, le match de ce soir commence exceptionnellement à 20 h 05.Ross Grimsley a subi deux revers hier, puisqu’il a été le lanceur perdant lors du match annuel pères-fils, accordant 23 coups sûrs et 28 points en un tiers de manche.L’immortel Maurice Richard participera vendredi soir à une partie impliquant des célébrités sportives entre les deux matches du double contre San Diego.•Map* .5 0 0 0 3 10 0 5 0 2 0 .3111 4 000 4 122 4 2 2 0 4 011 .2111 0000 1000 0000 0 0 0 0 1000 0 000 36 6 9 6 E—Mason, Yeager.Lopes DR—Montréal 1.LSB—Los Angeles 6, Montieal 8 2B—Grismley, DThomas, Sutcliffe, Russell.Garvey, Perez 3B—Garvey.Mason C—Lopes (19), Russel (5), Valentine (10).BV—RScott.Dawson.S—Sutcliffe, Baker Los Angeles Sutcliffe G, 8-7 7 1-3 5 3 2 4 4 Patterson 2-3 3 2 2 0 1 Forster 2-3 1 1 112 LaGrow VS, 2 1-3 C 0 0 0 0 Montréal Grismley P, 8-5 6 10 7 7 2 0 Bahnsen 10 0 01 1 Palmer 1 0 0 0 0 1 Sosa 12 110 1 FI—Sutcliffe 2 T-2:48 A-46.601 Expos 2, Dodgers 1, samedi Rogers donne 4 cs javelot.D’autre part, la Californienne Cynthia Woodhead a remporté hier sa cinquière médaille d’or en natation, au 100 mètres libre cette fois, dé- Çassant ainsi sa compatriote racy Caulkins, qui en a gagné quatre.Après sept jours des huitièmes Jeux panaméricains, les États-Unis ont remporté 163 médailles (69-66-28).et ils sont suivis du Canada avec 91 (17-32-42) et de Cuba avec 86 (44-20-22).Samedi d’autre part, les faits saillants avaient été le troisième record mondial des Jeux, établi par la nageuse américaine Mary Meagher au 200 mètres papillon, deuxième médaillé d’or remportée par le cycliste Gord Singleton, de Niagara Falls, et les deux médailles d'or qu’ont toutes deux remportées les formations américaine et canadienne de gymnastique féminine.(Par Richard Milo) — Il y a trois samedis, le 23 juin, Steve Rogers (9-5) avait perdu son match sans point ni coup sûr, après deux retraits en huitième, lorsqu’une balle frappée en roulant par Dave Rader des Phillies, a vu l’ouverture entre deux Expos Samedi, le 7 juillet, il Ta perdu, après un retrait en huitième, lorsqu’une glissante a glissé sur le bâton de Dave Lopes (.262) pour rouler jusou’au champ centre, hors de la portée de Jim Mason, à Tinter.« C’était un bon tir, que Lopes a tout simplement bien cogné, a dit Rogers, pas du tout amer.Il arrive, vous savez, qu’un frappeur réussisse un simple à la suite d’un bon tir.» Ebranlé, Rogers a ensuite concédé un second simple à Bill Russell, une solide flèche au champ gauche avant de forcer le redoutable Reggie Smith à lui frapper une balle à double-jeu.Au total, Rogers a concède quatre coups surs et un point aux Dodgers, un long circuit de Ron Cey, en neuvième, pour infliger aux Dodgers une défaite de 2-1 et un 20e revers par la marge d’un point depuis le début de la saison.Et ce, même si les joueurs des Dodgers s’étaient réunis pendant environ une demi-heure.avant le match, afin de discuter de la situation ca-tastrophioue de l'équipe, bons derniers dans la section Ouest, avec la pire fiche du baseball majeur après Oakland et Toronto.Et ce, aussi, même si le débutant des Dodgers, Burt Hoo-ton (7-6) a lancé Tun de ses meilleurs matchs de Tannée, retirant les 11 premiers Expos à lui faire face avant que André Dawson ne réussisse un coup sûr dans la gauche, en quatrième.Dawson, a ensuite continué son travail en cognant un long double de deux points contre Hooton, en sixième, poussant au marbre Warren Cromartie et Rodney Scott, sur les buts après deux retraits en vertu de simples.Hooton avait légèrement faibli, quelques minutes ¦plus tôt, en retirant Jim Mason et Steve Rogers après leur avoir concédé trois balles chacun Ce n’était cependant pas la journée des Dodgers et de Hooton qui ont eu le malheur, samedi, d’affronter un Steve Rogers en grande forme, auteur de deux jeux blancs à ses quatre dernières présences au monticule.Il dominait, après le match, la Ligue nationale au chapitre des points mérités, avec 2.39.Samedi Dodgers 1, Expos 2 •Ma** •Ma** Cromart cq 4 110 Lopes 2b 4 0 10 R.Scott 2b 3110 Russell ac .4010 Dawson ce 3 0 2 2 RSmith cd 3 0 0 0 Peter 1 b 3 0 0 0 Garvey 1b 4 0 0 0 Carter r 30 10 Cey 3b .3111 Valentin cd 3 0 0 0 Baker cg 3 0 0 0 Macha 3b 3 0 0 0 Joshua cc 40 10 Mason ac 3 0 0 0 Fergusn r 2 0 0 0 Roger 1 .3 0 0 0 TMrtnzcu 0 0 0 0 Hooton I ,.2 0 0 0 Thorns fu 1000 Pattersn I 0 0 0 0 Thmsnfu 1000 Total 28 2 5 2 Total 114 1 Lot Angeles .000 000 001-1 Montréal .000 002 OOx-2 E-Mason DJ-Montréal i I.Los Angeles 1 LS8- Los Angeles 8.Montréal 2 2B-Dawson CIR-Cey (17) Hooton p.7-6 7 5 2 2 0 4 Paterson 1 0 0 0 0 1 Rogers g.9-5 9 4 T-2 10 A 46 502 115 5 tous deux terminé les 72 trous réglementaires avec des comptes de 286, deux sous la normale.Quant à Tom Watson, qui n’était qu’à un coup de la tete avant la dernière ronde, il a inscrit sa pire fiche de la saison.hier, soit 78, et il a terminé à trois coups des meneurs.Sur le circuit professionnel de golf féminin d'autre part, Hollis Stacy, grâce à un coup roulé d’un pied au deuxième trou d’un match de barrage, a enlevé les honneurs du tournoi Mayflower, disputé à Nobles-ville, Indiana.0 CldSSK Peter Jacl I.®:/ * !>»¦%* ' du 23 au 2$Juillet au GubiÉgolf de la Vallée dif Richelieu |l Rangez-vou&'derrière les partisans de ld Québécoise Jocelyne Bourassa alors qu'elle bataillera ferme contre des adversaires coriaces et bien décidées à gagner le trophée Peter Jackson.Jocelyne Z.Les billets sont en vente aux magasins baton de la région métropolitaine et au Club de golf de la Vallée du Richelieu. 10 ¦ Le Devoir, lundi 9 juillet 1979 Les nouveaux rapports femmes-enfants LE Conseil du statut de la femme (CSF) s'intéresse de près à l’Année de l’enfant, affirme en éditorial la présidente de cet organisme, Mme Claire Bonenfant, dans le dernier bulletin du CSF (été 1979), mais peut-être faudrait-il dissiper toute ambiguïté vis-à-vis de cet intérêt, ecrit-elle.« Certes les femmes ont un lien biologique incontestable avec les enfants qu’on ne saurait renier, mais ce lien, à notre avis, ne peut constituer un alibi pour cjue la société se décharge entièrement du soin des enfants entre les mains des femmes.C’est en ce sens que le CSF entend s’intéresser à l’Année de l’enfant.» A la question que plusieurs se posent, « quelle place a l’enfant dans la lutte des femmes?», Mme Bonenfant répond que « dans la mesure où les femmes se libèrent, elles font aussi des enfants libres » enchaînant que « le plus beau cadeau que les femmes pourraient faire aux enfants pour cette année qui leur est consacrée, c’est une libération du carcan des rôles sexuels et culturels; une libération des traditions qui ont fait des femmes un groupe social historiquement dominé; une libération des préjugés comme, par exemple, que seule la mere peut assurer l’éducation d’un enfant, que la place de la femme est à plein temps au foyer, etc.» Pour cette femme qui a elle-même élevé six enfants, « la libération de la femme, c’est entre autres choses, prendre ses distances de l’enfant, pas pour l’abandonner, mais le rendre plus autonome et pourquoi pas, laisser plus de place aux pères.Dans une telle pers- pective, poursuit-elle, l’enfant n’est pas entre deux chaises, mais bien à sa place sur une chaise qui est la sienne ce qui n’exclut pas les genoux de son père ou de sa mère à l’occasion.l'autonomie n’excluant Eas l’affection et la tendresse.es militantes féministes retrouvent souvent la vraie dimension de la maternité.La redécouverte du corps, du plaisir, de l’équilibre va presque toujours de pair avec la maternité désirée, consentie et assumée ».Mme Bonenfant est d’avis que « ce sont les femmes qui en se libérant de leur dépendance vis-à-vis de la famille feront en sorte qu’on respectera davantage l’enfant en lui ouvrant plus de portes sur le monde en le rendant plus autonome, en respectant son individualité.(.) L’éducation traditionnelle était en grande partie basée sur une violence physique et morale qu’on maquillait en « autorité ».Je pense que les nouvelles femmes ont envie d’autre chose dans leur rapport avec leurs enfants ».¦ Le Réseau d'action et d’information pour les femmes (RAIF) s’élève contre le fait que le gouvernement du Québec envisage de faire passer une loi visant à accorder à 200 anciens religieux qui ont quitté leur communauté avant 1965 les avantages du régime gouvernemental du fond de pension.Il est étrange, affirme le RAIF, que le gouvernement songe à accorder aux religieux et religieuses « qui n’ont jamais enseigné tout comme à ceux qui n’ont jamais pu souscrire à un quelconque fond de pension » les avantage de la retraite alors que ce meme gouvernement refuse d'accorder aux femmes divorcées cette rétroactivité qu’il promet aux ex-religieux.En effet, la loi qui institue le partage des gains admissibles pour les rentes du Québec entre époux divorcés ne s'applique qu’à partir du 1er janvier 1977.« L’injustice qui est créée envers les femmes divorcées par cette décision arbitraire de ne commencer le partage qu’à partir de 1977 au lieu de 1965, n’est pas plus acceptable parce qu’elle s’adresse à des femmes entrées et sorties de l’état du mariage plutôt qu’à des délibataires entrés et sortis de l’état religieux, affirme le RAIF.Il reviendrait bien plus aux communautés religieuses elles-mêmes d’assurer a leurs anciens membres leur pension de retraite puisqu’elles ont profité de leurs services et qu’elles ont eu, à cause d’eux, de nombreux et importants avantages fiscaux.» Le ministre — Prenant la parole récemment devant le Conseil consultatif canadien de la situation de la femme, le nouveau ministre chargé de la condition féminine, M.David Macdonald, a affirmé que même si le gouvernement progressiste - conservateur s’est engagé à diminuer l’effectif total de la Fonction publique fédérale, il le fera en tenant compte de la situation particulière chez les femmes: « les programmes d’avancement professionnel et de cheminement hiérarchique seront conçus de façon à favoriser l’accession des femmes aux On consulte le Témiscamingue pour contrer les inondations postes supérieurs, l’accent étant mis de façon générale sur la promotion interne durant cette période.» Cette diminution des effectifs se fera par les départs naturels.a réaffirmé le ministre, « sans toutefois fermer la porte aux quelque 1,000 femmes qui doivent s'absenter de la Fonction publique pour des raisons familiales et qui sont susceptibles d’y revenir ».M.Macdonald a, d’autre part, souhaité pouvoir donner plus de relief à la condition féminine en créant un véritable ministère plutôt qu’une agence désignée comme ministère, en lui consacrant un crédit distinct dans les prévisions budgétaires et en mettant sur pied un mini-cabinet ministériel qui soulignera l’importance accordée a cet organisme.« Ces gestes, peut-être plus symboliques que réels, sont à mon sens importants, » a-t-il affirmé.Le ministre a par ailleurs reconnu que le CCCSF a une tâche enorme à accomplir alors qu’il ne dispose que « d’un budget nettement insuffisant ».‘ Déplorant que les recommandations du CCCSF soient si souvent restées lettre morte, M.Macdonald s’est dit d’avis que si le Conseil devait faire rapport directement au Parlement, ses recommandations provoqueraient plus de discussions.Dans cette hypothèse, a-t-il poursuivi, ce serait alors le Parlement qui nommerait la présidente « é-cartant ainsi toute ingérence ministérielle et entraînant l’établissement de liens plus étroits entre le Conseil et le président de la commission parlementaire responsable.Il pourrait ainsi exister un mécanisme automatique qui référerait les recommandations du Conseil au comité, comme c’est actuellement le cas pour le rapport du vérificateur général ».Le ministre a invité le Conseil à réagir face à cette idée qu'il venait de lancer.Une consultation publique aura lieu au Témiscamingue, d’ici la fin de l’été, suite au dépôt d’un rapport d’étape sur l’augmentation de l’emmagasinage du bassin supérieur de l’Outaouais.dans le but de contrer les inondations dans la région de Montréal.En annonçant la tenue de ces audiences, le ministre de l'Environnement, M.Marcel Léger, a dit qu’il voulait ainsi recueillir les opinions et suggestions des citoyens directement impliqués dans ce dossier.avant de prendre une décision sur les diverses hypothèses proposées.Créé il y a quelques années pour étudier la situation des inondations dans l’archipel de Montréal, le Comité mixte des ouvrages de contrôle, corn- Québec-Nicaragua: une solidarité sans duperie Le comité québécois de coordination et de solidarité avec le peuple du Nicaragua a réaffirmé son soutien au Gouvernement provisoire pour la reconstruction nationale.Reconnaissant le
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