Le devoir, 29 décembre 1979, samedi 29 décembre 1979
Acapulco disponible à partir de $479.Agences de voyages 1182 rue Crescent suite 02 1 866-4681 ( Vol.LXX — No 303 Passages nuageux.Maximum -2.Montréal, samedi 29 décembre 1979 Férié 25 CENTS culture & société /•* »i » » £* L'année de l'enfant L'année internationale de l’enfant touche à sa fin officiellement mais au Québec elle aura sans doute un prolongement: dans un «livre bleu» que les enfants de toutes les régions du Québec ont présenté récemment au gouvernement.Marie Laurier a lu ce nouveau «best-seller» qui sera édité bientôt à 100,000 exemplaires en livre de poche.— page 11 Mrfli Jordi Bonet Le sculpteur Jordi Bonet est mort le 25 décembre.Son oeuvre cherche la lumière et veut combattre la mort: dessins, peintures, céramiques, sculptures, murales où s'inscrivent des signes que l’artiste semble avoir tirés de la terrei Jean Royer rend un dernier hommage à l’artiste pour qui son oeuvre voulait nommer le mystère de l’homme.— page 11 Le coup d’État en Afghanistan L’URSS menace la paix (Carter) WASHINGTON (d’après Reuter, AFP et AP) — Le président américain Jimmy Carter a déclaré hier que l’intervention soviétique en Afghanistan était une menace pour la paix du monde.Il a annoncé qu’il enverrait en Europe ce week-end un représentant de haut niveau du département d’Etat pour discuter de la manière dont la communauté mondiale pourrait répondre à l’action de l’URSS.«Une telle ingérence manifeste dans les affaires intérieures de l’Afghanistan constitue une violation flagrante des règles de conduites internationales», a déclaré le président américain.«J'ai personnellement discuté aujourd’hui (vendredi) cette affaire avec plusieurs autres chefs d’État, qui ont tous convenu que l’action de l’URSS représente une grave menace pour la paix», a poursuivi le président Carter.Le président Carter a déclaré qu’avec l'Afghanistan, l’Union soviétique est in- tervenue militairement pour la troisième fois pour établir son emprise sur un pays voisin.M.Carter faisait apparemment allusion à la Hongrie, en 1956, et à la Tchécoslovaquie en 1968.Il a également souligné que c'était la première fois que l’Union soviétique tentait une pénétration dans un pays musulman depuis les incursions soviétiques en Iran dans les années quarante.Le sous-secrétaire d’Etat Warren Christopher se rendra en Europe ce week-end pour des consultations avec les alliés occidentaux, précise-t-on.Le président a estimé que l’action militaire soviétique soulevait des questions de fond à propos de la stabilité internationale, et a estimé que des consultations entre les États-Unis et ses alliés s’imposaient.Le porte-parole du département d’État Torn Heston avait auparavant déclaré que Voir page 6: L’URSS En réponse à la dernière proposition Débrayages «spontanés» des téléphonistes de Bell par Gilles Provost Rien ne va plus à Bell Canada où l’on s’orientait hier soir vers une sorte de grève générale sauvage puisque des centaines de téléphonistes ont débrayé spontanément à Montréal, Québec, Trois-Rivières, Chicoutimi, Thetford-Mines, Sherbrooke et Hull, après avoir appris par la radio le contenu de la dernière proposition patronale.Jugeant cette offre globale beaucoup moins alléchante que ne l’était le rapport déposé la semaine dernière par un commissaire-conciliateur, les négociateurs du syndicat ont quitté la salle de négociation dès que les représentants de Bell Canada eurent terminé d’exposer leur position.«Nous allons soumettre cette offre à nos assemblées peu après le Jour de l’An et nous recommanderons son rejet par nos membres», a affirmé hier au DEVOIR un des négociateurs du syndicat des travailleurs en communication du Canada, Mme Marie Pinson-neault.Sans aller jusqu’à déplorer vraiment l’arrêt de travail spontané qui se répandait hier soir comme une traînée de poudre à travers le Québec et l’Ontario.Mme Pinsonneault n’a pas caché son inquiétude devant cette situation, rappelant que le syMicat n’a aucun mandat pour déclen er une grève générale illimitée.Les négociateurs recommandent à toutes les téléphonistes et employées de salles à manger de demeurer au travail au moins jusqu’au Jour de l’An, alors qu'une deuxième «session d’étude» de 48 heures est déjà prévue.Aux dires de Mme Pinsonneault, la compagnie Bell Canada ferait tout en son pouvoir pour exaspérer ses employés dans l’espoir qu'une grève générale non votée démocratiquement créera des divisions au sein du syndicat.C’est d’ailleurs pourquoi la direction des Travailleurs en communication du Canada recommande plutôt à ses membres de s’en tenir aux moyens de pression déjà suggérés, c’est-à-dire cette grève du zele assez spéciale qu’on préfère qualifier de «super-service».Il s’agit de mettre beaucoup plus d’efforts qu’à l’ordinaire pour fournir aux clients toute l'information qu’ils désirent, y compris l’heure juste et les dernières prévisions de la mé-Voir page 6: Bell Khomeiny sonde l’URSS TÉHÉRAN (d’après Reuter et AFP) -L’ayatollah Ruhollah Khomeiny a reçu hier à Qom M.Vladimir Vinogradov, ambassadeur d’U.R.S.S à Téhéran, indique-t-on de source informée.Rien n’a transpiré du contenu de l’entretien auquel a participé M.Sadegh Ghotbzadeh, ministre iranien des Affaires étrangères, venu spécialement de Téhéran après avoir annulé une conférence de presse.Mais dans la capitale iranienne les diplomates occidentaux retiennent deux hypothèses.Certains considèrent que M.Vinogradov a été chargé de présenter à l’ayatollah Khomeiny la position soviétique au lendemain du coup d’État d’Afghanistan, d'autres pensent que l’ambassadeur d’U.R.S.S et le chef religieux iranien se sont entretenus de la nouvelle réunion du Conseil de sécurité des Nations unies annoncée pour le week-end et durant laquelle les États-Unis pourraient tenter d’obtenir un blocus économique de 1T-ran.Les tenants de cette deuxième hypothèse soulignent que lundi dernier l'agence Tass a publié un éditorial affirmant que les États-Unis tentaient de mêler d’autres pays à leur conflit avec l’Iran en pressant le Conseil de sécurité de prendre des sanctions économiques.La dépêche de Tass avait été interprétée comme la première indication de volonté soviétique de s’opposer à un boycottage.Jeudi soir à Téhéran, M.Ghotbzadeh avait déclaré à des journalistes de télévision américains que l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies de sanctions économiques signifierait irrévocablement l’ouverture du procès des otages.Pour leur part, les «étudiants islamiques» ont publié une déclaration qui Voir page 6: Khomeiny [fe I ^ ’m*,-»!:.* Ai; Wmm a-* ^ %- M P i 1 WIMMBBjfjjjl i,.• ¦ ¦ UpV*1?Mm mm L'herbe est encore trop verte de l’autre côté de la clôture, se plaint à juste titre M.Pierre Dulude, co-propriétaire d’une pente de ski à Saint-Bruno.M.Dulude déplore comme la plupart de ses confrères le temps trop clément des dernières semaines et les pistes dénudées qui privent les skieurs de leurs jeux favoris.La situation est tout aussi déplorable dans les Laurentides et dans les Cantons de l’Est.Seuls les skieurs de la région de Québec ont pu s’en donner à coeur joie.Personne n'ose encore chiffrer en dollars les pertes que représentent ces journées sans neige pour les hôteliers.(Photo Jacques Grenier) 1979 ?profondes mutations politiques ?conflits syndicaux et détérioration du climat social ?psychose du référendum et incertitude de revenir politique ?prolifération de documents dforientations politiques par Pierre O’Neill L’année 1979 aura été marquée de profondes mutations politiques et de revirements spectaculaires dans l’évolution des parties politiques et de leurs leaders.L’année 1979 fut également marquée d’une relative détérioration du climat social, au Québec notamment, où les grèves dans les secteurs prive et public ont force les partis politiques à réviser leur comportement, ont eu une profonde influence sur l’action gouvernementale et ont inspiré l’opinion publique.Une année marquée de campagnes électorales à travers le pays et dans plusieurs provinces, qui ont permis de vérifier l’humeur des Canadiens, de prendre le pouls de l’électorat.À cet égard, les résultats des élections générales du 22 mai ont mis en relief le ressentiment du Canada anglais, à l'endroit du Québec et du french power de Pierre Trudeau.Au Québec, par ailleurs, les élections partielles ont fait ressortir rinquié-tude qui hante les Québécois qui s'interrogent sur leur gouvernement et semblent vouloir se tourner vers les libéraux de Claude Ryan.Une année marquée encore de la psychose du référendum, engendrée par les indépendantistes et entretenue par l’angoisse d’un peuple qui vit dans l’incertitude de son avenir politique, économique et social.Une psychose aggravée par l’intolérance qui conseille et la passion qui anime, d'un coté et de l’autre de la barricade, les irréductibles du OUI et du NON.Une année féconde en exercices de réflexion, en examens de conscience et en effort de ressourcement; une année fertile en fextes réformistes; une année qui a produit entre autres ouvrages dignes de mention, le rapport de la Commission Pepin-Robarts sur l’unité canadienne, le document D'égal à égal du Parti québécois le livre blanc du gouvernement Lévesque sur la souveraineté-association et la Troisième voie de l’ex-ministre péquiste Rodrigue Tremblay.Une année qui promet pour plus tara Le Canada qu’on veut des libéraux de Claude Ryan.Une année cruelle pour certains hommes politiques et annonciatrice d’éclatants succès pour les autres; cette caractéristique de 1979 s'illustre bien dans les tourments et déboires ou’a connus le chef libéral, Pierre Trudeau, dont les plus ardents partisans comme les plus farouches adversaires sont passés, tour à tour, a travers les transes de la morosité et de l’enthousiasme; quelques semaines après la défaite du 22 mai, M.Trudeau restait à son poste parce qu’il se trouvait encore «le meilleur»; le 21 novembre, l’annonce de sa démission a eu l’effet d’un coup de tonnerre dans le monde politique canadien; et seulement un mois plus tard, le 18 décembre, il faisait une nouvelle volte-face et criait sa détermination de conduire les libéraux aux élections générales du 18 février.Au Québec, ce sont les partielles du 30 avril, puis du 14 novembre, qui ont pris la vedette et donné le ton au climat politique.Les impressionnantes victoires libérales dans Argenteuil, Jean-Talon, Prévost, Maisonneuve et Beauce-Sud ont confirmé la montée du chef du PLQ, Claude Ryan et fait triper les militants libéraux aux vapeurs enivrantes du pouvoir à la portée de la main.Pendant ce temps les militants péquistes en plein désarroi s’interrogeaient sur le style de leadership de leur gouvernement et de leurs leaders.Enfin, une année remplie d’imprévus, de déceptions et de perspectives nouvelles pour quelques autres; la croisade de l’ex-ministre péquiste Rodrigue Tremblay, pour la troisième voie, le passage de l’unioniste, Claude Dubois, du coté des libéraux de Claude Ryan, la démission de M.Maurice Bellemare de l’UN et de la vie politique active, la nouvelle carrière de Fabien Roy à la tete du Crédit social, celle de l’unioniste Fernand Grenier sur la scène fédérale avec les conservateurs de Joe Clark.Bref, une année politique tantôt traumatisante, tantôt reviviante et peut-être de mauvaises augures pour 1980.Voir pages 7, 8 et 9 Les événements politiques M.Joe Clark M.Pierre Trudeau ¦ le rapport de la Commission Pepin-Robarts sur l’unité canadienne; ¦ le document intitulé D’égal d égal publié par l’exécutif national du Parti québécois; ¦ le discours inaugural de la quatrième session de la 31e Législature du Québec; ¦ la victoire des libéraux Claude Ryan et Jean-Claude Rivest aux élections partielles du 30 avril; ¦ la défaite des libéraux de Pierre Trudeau et l’arrivée au pouvoir des conservateurs de Joe Clark aux élections générales du 22 mai; ¦ le septième congrès du PQ qui consacre la victoire ae l’étapisme; ¦ le rapport de la Commission Chouinard qui donne le feu vert à l’usage du français dans le ciel québécois; ¦ le remaniement du cabinet Lévesque et la démission du parti du ministre de l’Industrie et du Commerce, M.Rodrigue Tremblay; ¦ le livre blanc du gouvernement Lévesque sur la souveraineté-association, proposant une «nouvelle entente Québec-Canada» fondée sur la reconnaissance de deux pays distincts, reliés économiquement par un traite de nature internationale; ¦ le projet du chef de l’UN, M.Rodrigue Biron, visant le saborde-ment de son parti et le regroupement des forces de droite; ¦ le triomphe des libéraux de M.Claude Ryan aux élections partielles du 14 novembre dans les comtés de Prévost, Maisonneuve et Beauce-Sud; ¦ le jugement de la Cour suprême sur l’inconstitutionnalité de la toi 101 du gouvernement Lévesque; ¦ le dévoilement devant l’Assemblée nationale du libellé de la question à laquelle les Québécois seront invités a répondre au référendum; ¦ le renversement du gouvernement conservateur de M.Joe Clark.M.Claude Ryan M.René Lévesque ' Entrée en vigueur de la trêve en Rhodésie SALISBURY (Reuter) — L’entrée en vigueur, hier soir à minuit, du cessez-le-feu marque la première étape décisive du processus devant mener à 1 indépendance légale de la Rhodésie.Les élections, qui scelleront l’avenir politique du futur Zimbabwe, auront lieu dans la seconde quinzaine de février: le 14 pour la minorité blanche (20 sièges réservés) et les 27, 28 et 29 pour désigner les 80 députés noirs.Si les dispositions prévues dans l’accord de paix signé le 21 décembre à Londres sont respectées, les 1,300 hommes de la force du Commonwealth auront été à pied d’oeuvre au coucher du soleil aux 24 points de rendez-vous et aux 16 centres de regroupement éparpillés dans la brousse.Là, les casques bleus du Commonwealth, accompagnés d’officiers de liaison de la ZANLA et de la ZAPRA, attendront les unités de maquisards.Depuis minuit, la tâche de maintien de l’ordre repose entièrement sur le gouverneur, assisté de la police rhodésienne placée exclusivement sous ses ordres.Il est toutefois prévu que Lord Soames puisse faire appel, le cas échéant, aux forces armées des deux camps.Les autorités britanniques suivent avec beaucoup d’appréhension la période allant du 28 décembre au 4 janvier, date à laquelle les armes devront effectivement se taire en Rhodésie.La disparition brutale — dans un accident de voiture, selon les autorités mo-zambicaines — du général Josiah Tongo-gara, chef militaire de la ZANU.partisan, semble-t-il, d’une alliance électorale entre les deux ailes du Front patriotique, a accru les incertitudes.En outre, le climat s’est subitement détérioré à Salisbury à quelques heures de l'entrée en vigueur de la trêve avec l'annonce par la ZANU de l’existence de commandos à pied d'oeuvre pour assassiner MM.Robert Mugabe et Joshua Nkomo à leur retour d’exil.M.Enos Nkala, représentant la ZANU, a mis en cause à cet égard la responsabilité de l’Afrique du Sud, de l’évêque Abel Muzorewa et de la minorité blanche.Le dirigeant nationaliste a également accuse Pretoria de poursuivre ses infiltrations militaires en Rhodésie en dépit de la promesse britannique de ne pas tolérer de présence militaire étrangère sur le sol rhodésien durant la période transitoire.De son côté, lord Soames a reçu des représentants de la Croix-Rouge internationale pour évoquer le retour des réfu- §iés, dont le nombre est estimé à 200,000 ans les cinq États de la «ligne de front».Cette question fera l’objet d’une conférence, qui s’ouvrira le 4 janvier à Londres.Moscou aurait demandé à Hanoï de différer son offensive au Cambodge Malgré le traité de paix, Israël a un avenir incertain PARIS (AFP) — Au moment précis où Israël a conclu la paix avec l’Égypte, le pays arabe le plus peuplé, son avenir apparaît toujours aussi incertain au seuil de cette nouvelle décennie.Le refus de la majorité arabe de suivre la voie tracée par le président El-Sadate et la permanence du problème palestinien sont autant de raisons d’inquiétude pour l’État hébreu dont les adversaires ont été, en 1979, renforcés par la révolution iranienne, la flambée de l’Islam et la vulnérabilité de l’Occident en matière pétrolière.L’année qui s’achève a démontré qu’il ne saurait y avoir de règlement du conflit du Proche-Orient sans trouver une formule pour les Palestiniens, qui clament par le biais de leurs représentants de l’OLP leur droit à l’autodétermination et à un Etat.Or, ces mêmes Palestiniens refusent catégoriquement de participer aux négociations égypto-israéliennes visant à instaurer, en Cisjordanie et à Gaza, une forme d’autonomie qui, selon Sadate, devrait déboucher sur l'indépendance, mais où les principaux intéres sés ne voient qu'un subterfuge masquant la «légalisation» l’occupation israélienne.Les Israéliens, de leur côté, ne veulent pas accorder le statut d'interlocuteur valable ni à l’OLP, ni à son chef Yasser Arafat.Ce «Jean-sans-terre» oriental est pourtant accusé par le colonel Kadhafi de Libye de vouloir s’engouffrer dans la «voie capitularde» tracée par le président Sadate.Arafat, qui a remporté d’importants succès diplomatiques dans le tiers-monde et, pendant l’année écoulée, en Europe, reste coupable, pour les durs du monde arabe, d’être disposé à acceuillir avec satisfaction la naissance d’un État palestinien qui serait établi sur toute portion de territoire libéré par Israël.La géographie tourmentée de cette future patrie étonne beaucoup d’observateurs.Au surplus, cette entité politique est déjà qualifiée avec mépris «d’État-croupion» par les Arabes purs et durs.Dans le même temps, Israël qui écarte toute idée d’État palestinien composé de la Cisjor- danie et de Gaza, estime que sa sécurité lui interdit d’autoriser l’installation d’une «base d’opérations terroristes» de laquelle le coeur même d’Israël pourrait être atteint.En fait, la crise demeure insoluble si deux conditions ne sont pas remplies.D’une part l'ouverture de véritables négociations entre l’État hébreu et les pays du champ de bataille (Syrie et Jordanie), d’autre part l'acceptation solennelle par le monde arabe tout entier qu'Israël est un phénomène irréversible.Cette analyse israélienne de la situation est complétée par l’impression qui règne à Jerusalem qu’un geste symbolique comparable a celui du president Sadate, une main tendue en direction d’Israël par Hafez-el-Assad de Syrie et Hussein de Jordanie, créerait un tel choc psychologique en Israël que l’affaire palestinienne, comme par enchantement, deviendrait aisément négociable.Les réalités militaires et politiques actuelles, à savoir l’obsession de la sécurité pour Israël, disparaîtraient.On est loin de ces perspectives idylliques.Certes Israël ige est soulagée depuis sa paix de avec l'Égypte, ou elle aura un ambassadeur en février prochain.Mais la puissante sy-rie est armée jusqu’aux dents et la question se pose de savoir si la résistance du président Sadate à l'hostilité générale du monde arabe sera toujours victorieuse.Autres incertitudes: l’effervescence qui s’est emparée de la Cisjordanie et de Gaza où les élus locaux et la population obéissent aux consignes de l’OLP, et l’éventualité d'une reprise généralisée du terrorisme devant l’impasse politique actuelle.Le temps, de toutes façons, ne joue pas en faveur d'Israël.«Hitler, connais pas», cette formule montre que de générations en générations les sou- venirs et les remords se dissipent.Les Israéliens paraissent craindre que la pression du pétrole aidant, le soutien traditionnel dont ils bénéficiaient de la part du monde occidental depuis «l’holocauste», ne s’estompe.BANGKOK (AFP) - Après avoir estimé la semaine dernière, comme les États-Unis, qu'une offensive vietnamienne était imminente dans l’ouest du Cambodge, la Thaïlande paraît considérer qu’il est désormais plus probable que les troupes de Hanoï vont continuer les opérations de «nettoyage» contre les Khmers rouges, sans lancer une vaste opération militaire qui ne manquerait pas de déborder en Thaïlande.L’évolution du point de vue thaïlandais est sans doute due en partie au fait que l’offensive annoncée pour le weekend dernier n’a pas encore eu lieu Cependant, l’atmosphère s’est également détendue parce que le Vietnam a indiqué quil n’avait pas l’intention de lancer une opération de grande envergure et parce que, estime-t-on dans les milieux diplomatiques, l’Union soviétique a demandé à Hanoï de ne rien faire en ce moment qui risque d’étendre le conflit cambodgien aux pays de l’Association des nations du Sud-Est asiatique (ANSÉA: Indonésie, Maiaisie, Philippines, Singapour et Thaïlande).L annonce de l'offensive vietnamienne, faite la semaine dernière par le commandement thaïlandais et des sources officielles américaines, a été qualifiée, la veille de Noël, «d’information fabriquée et sans fondement» par un porte-parole de l'ambassade du Vietnam à Djakarta.Ces mises au point ont sans doute contribué à diminuer la tension le long de la frontière où l’armée thaïlandaise, comme les organisations internationales de secours, demeurent cependant en état d’alerte.Dans les milieux diplomatiques de Bangkok, on estime que la prudence manifestée présent par le Viet- jusqu'à nam le long de la frontière khméro — thaïlandaise résulte non seulement de considérations militaires de la part de l’état-major vietnamien, mais aussi de démarches de l’Union soviétique désireuse de ne pas être coupée des pays de l’ANSEA.Selon des sources informées à Kuala Lumpur, l’URSS serait favorable à l’ouverture d'un dialogue entre le Vietnam et l’ANSEA pour trouver une solution au problème cambodgien, ce que Hanoï a jusqu’à présent refusé.Hanoï affirme que la situation au Cambodge est «irréversible» et les pays de l’ANSEA sont unanimes à demander un retrait des troupes vietnamiennes du Cambodge.Le Vietnam a refusé de re-cevoir Tengku Ahmad Rithauddeen, ministre malai-sien des Affaires étrangères, en sa qualité de représentant de l’ANSE A lorsque ce dernier se rendra à Hanoï dans quelques jours.Mais, comme le remarquait un diplomate à Bangkok, rien n’empêchera le ministre d’exposer le point de vue des pays de l’ANSEA au cours de ses conversations en tête-à-tête dans la capitale vietnamienne.D'autre part, le premier ministre chinois Hua Guofeng a renouvelé hier le «ferme soutien» de Pékin aux Khmers, rouges, dont la lutte «sert les intérêts communs des peuples de tous les pays dans 1 opposition à l’hégémonisme».Dans un message de félicitations au nouveau chef du gouvernement du Kampuchéa dé-mocratique, M.Khieu Samphan, cité par l’agence Chine nouvelle, M.Hua Guofeng a souligné que la résistance khmère rouge avait «porté des coups durs 4aux troupes vietnamiennes d’agression et fait échec à l’expansion des petits et grands hégémonistes en Asie du Sud-Est.».M.Hua Guofeng, sans nom- mer l’URSS, a dénoncé «l’ambition» de Hanoï d’«établir une grande fédération indochinoise et de réaliser une hégémonie régionale afin de servir la strategie de cette superpuissance visant à dominer la région Asie-Pacifique».Il s'est déclaré «fermement convaincu» que le gouvernement du Kampuchéa démocratique parviendra à «unir les gens de toutes origines et toutes les forces patriotiques qui peuvent être unies pour former le front uni national le plus large possible afin de persister dans la guerre populaire prolongée» anti-vietnamienne au Cambodge.Pour Washington et pour Moscou, 1980 sera une année déterminante nps, des PARIS (AFP) — Le sort du monde, en 1980, va reposer entre les mains de deux nommes talonnés par le temp deux hommes qui, pour raisons différentes, pourraient n’ètre plus à la fin de l’année à la tête des deux plus puissants pays du globe.Au Kremlin, Leonid Brejnev, qui souffre d’un «léger refroidissement», vient de fêter son 73ème anniversaire.Il f'répare une succession dont ’échéance exacte reste inconnue mais qui pourrait, pour la première fois dans les annales de l'Union soviétique, se dérouler sans heurt violent ni révolution de palais, même si elle n’exclut pas une lutte pour le pouvoir.À la Maison-Blanche, Jimmy Carter entame une «année électorale» au cours de la quelle il devra livrer ba- Concertation occidentale pour développer l’Afrique PARIS (AFP) — L’accord pour le lancement d’une «action concertée pour le développement en Afrique» (ACDA) entre la France, le Royaume-Uni, la RFA, les États-Unis, la Belgique et le Canada est intervenu au terme de dix-huit mois de négociations, indique-t-on de source autorisée a Paris après la publication hier du communiqué conjoint de lancement.Le president de la République française, M.Valéiy Giscard d’Estaing, en avait pris l’initiative au cours de la conférence franco-africaine de Paris du 11 mai 1976.Il avait présenté uh projet de «fonds exceptionnel de promotion de l’Afrique», qui devait grouper cinq pays donateurs, Tes mêmes moins le Canada, et qui proposait un effort financier exceptionnel en faveur du développement de l’Afïique pour une période de cinq ans.Les caractéristiques de l’ACDA, dont la zone d’application comprend tous les pays africains situés au sud et à l’est du Sahara, sont les suivantes: 1— coordination de certaines aides bilatérales des six pays donateurs, assurée par la réunion deux fois l'an de hauts fonctionnaires et, de manière permanente, par un groupe de fonctionnaires installés a Paris; 2— ouverture possible du club des six à d’autres partenaires de l’OCDE, l'adhésion de nouveaux membres devant être décidée par consensus; 3— orientation des projets pour le désenclavement, le développement agricole, la lutte contre les calamités naturelles; 4— absence d’engagements financiers à court terme, certains des partenaires de la France ayant objecté qu’ils n’étaient pas en mesure d’en consentir de nouveaux, tant en raison de l’accroissement déjà planifié de leur aide à l’Afrique, que pour des motifs de procédure parlementaire.Le* six de l’ACDA ont effectué des démarches d’information auprès d’organisations interafricaines et de tous les gouvernements africains.taille non seulement contre le traditionnel adversaire républicain mais aussi — et peut-être surtout — contre «l’adversaire intérieur» bien décidé à ne pas lui faire de cadeau: Edward Kennedy, le dernier du «clan».Des deux côtés, cette instabilité en puissance du pouvoir suprême crée une double incertitude de nature à inquiéter le monde entier: la première porte sur l'influence que peut avoir, dans l’année qui vient, cette «échéance» successorale ou électorale sur la politique des deux super-puissances rivales, la seconde à plus long terme, sur la ligne qui sera celle du ou des successeurs éventuels.En ce qui concerne l’Union-soviétique, le premier point d’interrogation touche évidemment la personnalité du successeur de M.Brejnev, énigme sur laquelle les opinions différent à l'Ouest.Ainsi «l’hypothèse Victor Grichine», qui paraît avoir la faveur des Anglo-Saxons, parait moins évidente aux observateurs français, la personnalité du premier secrétaire du PC de Moscou paraissant encore bien effacée.De leur côté, les Américains, très frappés par ce qu’ils considèrent comme la «piètre performance», lors de la rencontre Carter-Brejnev à Vienne, de M.Constantin Tchernienko, pourtant catapulté sur le devant de la scène politique par le secrétaire général du PCUS, ne semblent pas tabler sur cette hypothèse-là.Quant à M.Andrei Kirilenko, qui a pour lui — ou Deux cents jeunes tués au Zaïre Désarroi en Syrie DAMAS (Reuter) — La défection de M.Hammoud el Choufi, représentant syrien aux Nations unies et membre du parti Baas depuis le début Enseignement aux adultes INITIATION: • ART DRAMATIQUE • ART ORATOIRE — JOUR ou SOIR — CONSERVATOIRE LASSALLE Aucun examen d’entrée Inscription dès maintenant 3505 rue Durocher 288-4034 Permis 749569 des années 50, a frappé de stupeur le parti gouvernemental réuni en congrès à Damas depuis une semaine.Réagissant vivement aux accusations de corruption, de répression et d’opportunisme formulées à son encontre par le diplomate, le gouvernement de Damas a accusé M.Choufi de collaborer avec les services de renseignements égyptiens.M.Choufi avait été rappelé le 7 décembre dernier pour avoir défendu aux Nations unies une position contraire aux thèses officielles syriennes, a ajouté le gouvernement.Le congrès, le septième depuis l’arrivée du Baas au pouvoir en 1963, a débattu hier des problèmes économiques qui affectent le pays, dont 1 inflation, la mauvaise gestion dans les entreprises nationalisées et la corruption, indique-t-on de source proche des délégations.Les 771 délégués, qui poursuivront leurs travaux pendant le week-end, devaient également se pencher sur la situation intérieure où les assassinats politiques ont fait 120 victimes ces six derniers mois.Le gouvernement du général Assad a fait porter la responsabilité de ces problèmes sur les «Frères musulmans» qui recevraient, selon la presse syrienne, une aide d'Amman et de Ryad.Les relations de la Syrie avec la Jordanie et l'Arabie séoudite se sont d’ailleurs détériorées ces derniers mois, alors que le projet d’union avec l’Irak tombait une nouvelle fois dans l'oubli.PARIS (Reuter) — Le quotidien français Libération a publié hier une lettre attribuée aux élus du Kasai oriental indiquant que de 150 à 230 jeunes gens travaillant à l’extraction de diamants auraient été tués par les forces de sécurité zaïroises en juillet dernier.Cette lettre, en date du 23 juillet et adressée au président du Conseil législatif (Parlement), M.Ileo Songo Amba, fait état de» .tueries perpétrées le 20 juillet sur la population de Mbujimaji par la gendarmerie nationale.» et ajoute: «Selon des informations en notre possession, des tueries auraient été perpétrées au-delà de la localité de Thsikama sur des jeunes gens qui procédaient au creusement de diamants sous l’encadrement de militaires (.) Un second groupe de militaires arrivé sur les lieux aurait immédiatement commencé à tirer sur ces creuseurs sans sommation.(.) Selon les informations en notre possession' il y aurait ainsi plus de 150 tués selon les uns, voire même 230 selon les autres,» ajoutent ses auteurs.Selon Liberation, «le document est signé au nom du groupe parlementaire du Kasai oriental par son président, M.Shambuyi Makanda Mpinga, son vice-président, M.Thibuya Mwandja, ainsi que de trois élus, MM.Mi-lambu Kathambze, Tshisekedi Mulumba et Ngalula Npanda-jila.Début novembre, la Fédération internationale des droits de l’homme, sur la foi d’informations parvenues à son bureau parisien, avait fait état du «massacre» par l’armée de 200 jeunes gens d’une colonie de vacances et de 15 pêcheurs.Le gouvernement zaïrois a pour sa part, catégoriquement démenti ces accusations.Il a offert d’accueillir une commission internationale d’en- 3uête comprenant notamment es représentants de la F.I.D.H.et les diplomates des pays accrédités à Kinshasa.contre lui — de faire figure de «dauphin» depuis plusieurs années, nombreux sont ceux qui lui accordent encore de sérieuses chances, ne serait-ce que parce qu’il représenterait «la voie de la sagesse» et de la continuité.Quoiqu’il en soit, l’on ne s'attend pas, parmi les observateurs français, à de grands bouleversements de la politique étrangère du Kremlin dans l’annee qui vient.M.Brejnev, qui a attaché son nom à la detente, s’efforce visiblement de préparer le «brejnévisme sans Brejnev».D’autre part, les difficultés majeures auxquelles l’URSS se trouve actuellement confrontée — nécessité d’une profonde réforme économique, solution des éternels problèmes de l’agriculture, maintien de la cohésion du bloc socialiste — ne militent guère en faveur de l’idée d’une aventure militaire.Certes, personne n’exclut la possibilité d'un durcissement du Kremlin après la décision de l’Otan de moderniser ses armes nucléaires de théâtre.Les observateurs notent cependant à ce propos que les militaires à Moscou, sont précisément ceux qui ont le plus de raisons d’être satisfaits de la situation actuelle, leur domaine étant de toute évidence celui où l’URSS a le mieux réussi.Mêrrie'si l’accord Salt-2 n’était pas ratifié par le Sénat américain (ce qui serait un échec personnel pour M.Carter aussi bien qu’une déception pour M.Brejnev), et même après le «sursaut» de l’Otan, le rapport des forces Est-Ouest ne paraît pas, estiment les observateurs, devoir présenter un danger immédiat pour Moscou.Reste la tentation de «l’aventure chinoise», la stagnation des négociations laborieu- sement menées entre les deux pays ne laissant guère prévoir d’amélioration de leurs relations.Mais là encore la prudence paraît devoir pour lrins-tant l’emporter.Côté américain, bien des choses ont changé en deux mois à la suite de la crise iranienne.Le président Carter, après avoir subi un évident revers lors de la «mini-crise» de Cuba, terminée sans que les Soviétiques aient cède d’un pouce, a vu brusquement sa côte remonter et «l’Union sacrée» se faire autour de lui dans la bataille pour la libération des otages de l’ambassade américaine à Téhéran.Si l’affaire se termine bien, son crédit en sortira naturellement, considérablement renforcé.Mais, outre que tous les autres problèmes des États-Unis (inflation, crise du pétrole, etc.) restent toujoucs a résoudre, le président devra désormais compter avec uh double phénomène surgi à l’occasion de cette crise; d’une part, la très nette poussée de l’opinion’publique en faveur d’une politique du «big stick» (gros bâton) — qui pourrait se traduire par un refus du Sénat de ratifier l’accord Salt-2 considéré comme trop favorable à l’URSS — et d’autre part, le sérieux coup porté au prestige de l’Amérique par la «rébellion» de l’Iran contre la domination américaine dans cette région.Coup d’autant plus dangereux que les signes de «déstabilisation» dans d’autres pays du Golfe s’amoncellent a l’horizon.M.Carter sera peut-être ainsi contraint de se montrer plus agressif vis-à-vis dé l’URSS, tant pour satisfaire une opinion publique survol-tée que pour tenter de limiter l’effondrement de la domination américaine.TOT imcnL.?* j ÿ-r \ pair ceux qui PoCiumnl laiKinl quo CUISINE EUROPÉENNE 71 .rue d’Auteuil.Vieux - Québec Ouvert le midi de 11H45 à 14h 1,7 Le soir de 17h00à minuit Rcsonations: (4IN)694 (>242 COURS D’INITIATION A LA DÉCORATION INTERIEURE:: ' SOUS LA DIRECTION DES ARTISANS /a\ DU MEUBLE QUÉBÉCOIS INC 88 EST- RUE ST-PAUL VIEUX-MONTREAL V RENSEIfiNFMFNTS 866-1836 Début des cours 18 février APPROUVÉ PAR LÉ MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION Permisno 749514 Enseignement de culture pereonnelle (jouret soir) Au seuil de cette année nouvelle MIRON présente à tous ses clients et amis ses meilleurs voeux de bonheur, santé et prospérité £35 Montréal, samedi 29 décembre 1979 BJE DEVOIR Poursuite pour bébé mort-né à Harrisburg HARRISBURG, Penn.(AP) - Un couple habitant à 5 km de la centrale nucléaire de Three Mile Island, M.et Mme Edward Kiick, a porté plainte à la suite de la mise au monde de son bébé mort-né, le 29 août.La jeune femme était enceinte de quatre mois lorsque s’est produite la fissure dans l’un des réacteurs de la centrale, le 28 mars dernier.Le couple réclamerait plus de $20,000 de dédommagement et comme amende punitive de la compagnie Metropolitan Edison, constructeur de la centrale, des Services publics américains, propriétaires, et des architectes Babcock and Wilcox.Un nouveau recours pour les pensions QUÉBEC (PC) — Un recours nouveau sera bientôt mis en place afin d’aider à la perception des pensions alimentaires.C’est en effet ce que prévoit le projet de loi numéro 83 qui a été déposé récemment à l’Assemblée nationale.Ce projet de loi, proposé par le ministre de la justice, Me Marc-André Bédard, rendra le protonotaire de la Cour supérieure de chaque district judiciaire responsable de la procédure de perception.Le recours est cependant facultatif.Il ne vise donc pas à remplacer la démarche habituelle par laquelle le débiteur doit verser la pension directement au bénéficiaire.Cette mesure peut toutefois s’avérer utile dans les cas où la personne devant payer une pension alimentaire oublie ou refuse de le faire.La personne qui a droit à la pension pourra alors en déposant une déclaration assermentée auprès du protonotaire, mettre en marche une procédure de saisie.Le ministère des Affaires sociales pourra de plus verser des prestations d’aide aux personnes qui sont privées de leurs pensions et, par la suite, les récupérer au nom du créancier.Congé pour le cardinal Léger Le cardinal Paul-Émile Léger, qui avait été hospitalisé il y a dix jours à son retour d’un voyage au Cambodge, pourrait obtenir son congé de l'hôpital pour le Nouvel An.C’est ce qu’a laissé entendre un de ses proches en précisant que le cardinal, avait abusé de ses forces lors de sa tournée de 12 jours au Cambodge.Les scènes dont il a été témoin lors de cette tournée l’ont bouleversé, a ajouté ce porte-parole.Les vols à main armée à l’étude QUÉBEC (PC) — Le ministre de la Justice, M.Marc-André Bédard, vient d’annoncer la formation d’un groupe de travail chargé d’étudier les mesures à prendre pour contrer le phénomène des vols à main armée au Québec.Ce groupe sera présidé par M.Laure Laplante, ex-journaliste et membre de la Régie des services publics et M.André Normandeau, criminologue, agira en tant que secrétaire.Les autres membres du groupe seront: M.Gérard Toubin, directeur général de la sécurité aux Caisses populaires Desjardins, François Brisebois, conseiller en administration, Raymond Belle-mare, inspecteur de la Sûreté du Québec.Le rapport du groupe devra être remis avant le 30 juin et il devra porter sur les causes et les facteurs pouvant influencer l’évolution des vols à main armée, notamment: les mesures de sécurité existantes, l’architecture des institutions, les caractéristiques des criminels engagés dans ce type d’acti-yités, l’action policière, l’attitude des citoyens face aux crimes en question.|l0% plus de trafic aérien Le volume mondial du trafic régulier des entreprises de transport aérien a augmenté d’environ 10% en 1979 par rapport à 1978, indiquent les premières évaluations chiffrées, publiées hier, à Montréal, par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).Le trafic total des services réguliers en 1979 (passagers et bagages, fret et poste) est évalué à 125 milliards de tonnes-kilomètres.Les compagnies aériennes ont transporté 745 millions de passagers (10% de plus qu’en 1978) et réalisé 1,040 milliards de passagers-kilomètres (11% de plus).Selon les estimations de l’OACI, le trafic de fret a augmenté de 7%, atteignant plus de 28 milliards de tonnes-kilomètres en 1979, ce qui représente un taux de croissance moindre que les 10-11% enregistrés les trois années précédentes.Le taux de croissance de la poste aérienne est estimé à 3%, taux identique à celui de 1978.Appel de la Croix-Rouge La Croix-Rouge fait encore appel à la générosité des donneurs de sang puisque les réserves de la banque de sang sont presque nulles.Lundi, 31 décembre, le centre de la rue Sherbrooke et celui du boulevard Dorchester, seront ouverts de 8 h 30 à 18 h 30.r'.* \ * - .«ÜÈ" * I IIIÈP Des secouristes évacuent certaines des 100 personnes âgées qui habitaient déjà une résidence de $5 millions en voie de construction à Kansas City, et qu’un incendie a complètement ravagée jeudi soir.Il s’agit du premier incendie majeur à se déclarer dans la ville depuis que les pompiers ont entrepris une grève du zèle, il y a 10 jours.(Photolaser AP) Les affaires sociales en 1979 Priorité a été accordée aux plus démunis de la société par Marie Laurier Si l’année 1979 a été tristement marquée par des conflits de travail dans les etablissements de santé, une situation qui a atteint son paroxysme par la paralysie quasi totale de certains centres hospitaliers de Montréal au mois de novembre, il n’est que juste de regarder en rétrospective le bilan des mesures «positives» prises par le gouvernement du Québec ces douze derniers mois dans le secteur de la santé et de la sécurité sociale.Poursuivant son cheminement et selon une logique qu’il exprimait dès son accession au pouvoir en 1976, les principales réalisations du gouvernement ont favorisé surtout les handicapés, les enfants, les personnes âgées et les déficients mentaux.Ces catégories de citoyens ont toujours été prioritaires dans l’esprit du ministre des Affaires sociales, M.Denis La-zure, et il ne manque jamais de les rappeler dans ses interventions publiques, sans toutefois oublier l’ensemble de la population.Les «affaires sociales» touchent en effet tous les âges et il n’est pas exagéré de dire que la prise en charge du bien-être d’un citoyen commence des sa naissance pour l’accompagner jusqu’au crépuscule de sa vie.Le bilan de 1979, sans être spectaculaire ni redondant, apparaît donc positif, compte tenu de la politique tracée par M.Lazure dès sa nomination au poste de ministre des Affaires sociales, le 26 novembre 1976, et qui avouait vouloir favoriser l’assistance aux plus démunis de la société.¦ L’année 1979, proclamée officiellement celle de l’enfance, a retenu l’attention du MAS et en toute fin de session il faisait adopter la loi 77 sur les services de garde à l’enfance, ce qui faisait dire à M.Lazure: «Le développement des services de garde de qualité à travers le Québec sera l’un des gains majeurs des enfants en cette année qui leur est consacrée et surtout un gain qui leur demeurera bien au-delà de 1979».Ce projet de loi reconnaît plusieurs types de services de garde afin que chaque milieu y trouve une formule qui corresponde a sa réalité: la garde en garderie publique et privée, la garde en milieu scolaire, la garde en milieu familial, la garde Pour M.Denis Lazure.ministre des Affaires sociales, l’année 1979 a été «positive».en milieu de travail — une première garderie a été inaugurée dans les bureaux du MAS à Québec — la halte-garderie et le jardin d’enfants.«La politique de financement des services de garde reflète bien d’ailleurs l’importance qu’accorde le gouvernement du Québec à ce programme, a commenté M.Lazure.En 1976, lorsque nous avons pris le pouvoir, le gouvernement d’alors n’avait consacré que $3.8 millions aux services de garde à l’enfance.Nous consacrerons l’année prochaine $39.5 millions, soit $10 millions de plus que cette année.«De plus, a poursuivi le titulaire du MAS, pour assurer l’instauration et le maintien de services de garde qui soient stables et permanents, nous avons décidé de souscrire directement au financement des garderies afin de leur assurer un fonds de roulement stable».Cette mesure sera en vigueur 'ors du prochain exercice financier ¦ L’annee 1979 fut egalement la première année d'application de la loi de la protection de la jeunesse, selon des dispositions favorisant une approche plus humaine et plus sociale des problèmes de l’enfance en détresse.Il s’agit de protéger le jeune qui est victime de mauvais traite- ments et d’empécher dans la mesure du possible le recours abusif à des moyens judiciaires contre les mineurs.La mise en vigueur de cette législation importante, en janvier 1979, a coincidé avec le lancement officiel de l’Année internationale de l’enfant et, aux yeux du gouvernement, elle constituait sa principale contribution à cet événement.¦ Toujours dans le domaine de l’enfance, le ministère des Affaires sociales annonçait ces jours derniers sa décision d’accorder aux parents d'enfants handicapés une allocation supplémentaire de $60 par mois afin de les aider à maintenir ces jeunes dans leur milieu naturel de vie.¦ Notons également l'annonce toute récente de l’augmentation des prestations d’aide sociale et des allocations familiales, qui sera en vigueur en janvier 1980, aux fins d'indexation à la hausse du coût de la vie.Parmi les autres réalisations du ministère des Affaires sociales durant 1979.mentionnons l’ouverture officielle de l’Office des personnes handicapées, situé à Drummondville.Cet organisme a pour mission de coordonner l’action de tous les ministères en ce qui a trait aux services offerts aux handicapés: le transport, l’accessibilité des édifices publics, la mise sur pied des centres de travail adapté et de centres de réadaptation pour adultes.¦ Dans le domaine de la santé et de la prévention, le gouvernement du Québec a porté à 13 ans l'accessibilité aux soins dentaires gratuits de même qu’il a étendu aux personnes âgées de 18 à 35 ans la gratuite des prothèses visuelles et aussi des prothèses auditives aux moins de 35 ans.¦ Le ministère des Affaires sociales a accordé $640,00 à onze maisons d’accueil pour femmes en détresse et il a participé activement aux colloques régionaux sur la violence qui se tiennent un peu partout au Québec.¦ Le titulaire des Affaires sociales s’est aussi occupé personnellement de la mise sur pied d’un comité de santé mentale.Poursuivant son programme d’aide aux personnes âgées, le MAS a accordé la gratuité du transport ambulancier aux 65 ans et plus et il aura permis la construction de 62 centres d’accueil et d’hébergement pour les doyens de la société.Dix centres sont déjà en construction alors que 34 sont présentement en chantier.Contre Shell et Pétrofina Salaire minimum: pas de hausse en janvier QUÉBEC (d’après PC) — Aucune hausse du salaire minimum n’est actuellement prévue pour janvier 1980, a fait savoir hier un porte-parole de la Commission du salaire minimum du Québec.Radio-Canada affirmait, jeudi soir dans un bulletin de nouvelles, qu’une augmentation de $0.18 était prévue pour janvier 1980, mais que le conseil des ministres n’avait pas eu le temps d’entériner cette décision à sa dernière réunion, accaparé qu’il était par la question référendaire.La hausse aurait porté le salaire minimum au Québec à $3.65 l’heure à compter du 1er janvier, de $3.47 qu’il est actuellement, deuxième plus haut au Canada après celui de la Saskatchewan.Le porte-parole de la Commission a indiqué que toute mesure visant à hausser le salaire était une décision du conseil des ministres.Quant au ministre responsable, M.Pierre-Marc Johnson, du Travail et de la Main-d’oeuvre, il n’était pas disponible pour commenter la nouvelle, étant en vacances jusqu’au début de janvier.Quoique démentie, la nouvelle n’a pas moins provoqué une vive réaction de la part du Conseil du patronal du Québec (CPQ), pour qui la decision de hausser le salaire minimum à $3.65 est défendable sur le plan social et politique mais sans aucun fondement économique.Selon le CPQ, une étude récente a établi que la politique du gouvernement du Quebec en matière de salaire minimum ne contribue nullement à une redistribution des revenus, augmente le chômage de plus ou moins 1%, pénalise lourdement les jeunes travailleurs et entraîne ainsi des effets sociaux néfastes.Les libéraux ont voté contre le mieux-être des vil les (Tardif) QUÉBEC (PC) — Les députés libéraux, en votant systématiquement contre le projet de loi 57 sur la réforme de la fiscalité municipale, se sont prononcés contre le mieux-être des municipalités du Québec.C’est ce que soutient le ministre des Affaires municipales, M.Guy Tardif, dans un communiqué émis récemment.Selon lui, les députés d’opposition devront expliquer leur obstruction à ce projet de loi puisque ce transfert de ressources financières va alléger le fardeau fiscal des contribuables et des municipalités.A titre d’exemple, les simulations du ministère démontrent que la ville de Québec recevra $13,162,000, la ville de Laval $9,391,000, la ville de Verdun $5,172,000, la ville de LaSalle $4,039,000, la ville de St-Laurent $8,649,000, la ville de West-mount $3,382,000, la ville d’Aylmer $1,730,000, la ville de St-Jérôme $1,460,000, la ville d’Outremont $2,424,000, et la ville de Granby $1,089,000.Le communiqué mentionne une série d'autres municipalités qui retireront des bénéfices importants de cette réforme et qui sont situées dans des comtés représentés par un député libéral.Ainsi, dans le comté d'Argentuil, celui de M.Claude Ryan, on estime que Montebello recevra $130,000, Papineauville $90,000, et Thurso $168,000.Le projet de loi 57 a fait l’objet d’un long débat avant l'ajournement de la session.Les partis d'opposition se sont portés à la défense des commissions scolaires qui n’ont gardé qu'une faible marge (6%) de l'impôt foncier au profit des municipalités.Cette législation, qui entre en vigueur dès le premier janvier, abolit les subventions du gouvernement à la taxe de vente des municipalités.Le gouvernement procurera par cette réforme environ $365 millions en revenus supplémentaires aux municipalités.Morin juge humiliant le geste posé par Ryan QUÉBEC (PC) — Aucun chef de parti du Québec, avant M.Claude Ryan, n’a exposé ses positions à l’Ontario avant de les proposer aux Québécois.C'est ce qu’a affirmé hier le ministre des Affaires intergouvemementales, M.Claude Morin, au cours d’une interview.«Je trouve assez humiliant pour les Québécois que le chef de l’opposition aille en quelque sorte exposer certains de ses principes, de ses positions constitutionnelles au premier ministre de l’Onta- rio, comme s’il voulait les faire approuver,» a dit M.Morin.«Est-ce que cela veut dire que M.Ryan se considère comme le porte-parole du Canada anglophone au Québec?Je ne le sais pas.Mais moi je me pose des questions.Je n’ai jamais vu ça,» a dit le ministre.M.Morin faisait allusion au fait que M.Ryan a rencontré le premier ministre ontarien, M.William Davis, à Montréal, le 18 décembre dernier.Les produits laitiers augmenteront OTTAWA (PC) — Les prix de détail de tous les produits laitiers comme le beurre, le fromage, le yogourt et la crème glacée augmenteront au début du mois de janvier car les cultivateurs pourront exiger des transformateurs $0.71 de plus pour 100 livres de lait industriel.Le ministre fédéral de l’Agriculture, M.John Wise, a annoncé hier que les revenus cibles pour le lait industriel seront alors portés de $31.01 l'hectolitre ($13.67 les 100 livres) à $32.62 l’hectolitre ($14.38).Cela pourrait entraîner des hausses de $0.06 la livre de beurre et la livre de poudre de lait écrémé, $0.05 la livre de fromage et au moins $0.01 la livre de yogourt.Les prix du lait et de la crème de consommation courante sont fixés par les provinces.Les revenus cibles du lait industriel sont déterminés grâce à une formule adoptée en 1975 et tenant compte des coûts de production comptants des fermiers et de l’indice des prix à la consommation.—a Les grévistes des raffineries portent plainte Les Travailleurs unis du pétrole ont logé une plainte auprès du ministère du Travail, accusant les compagnies Shell et Pétrofina d’enfreindre le code du travail en refusant de rencontrer les comités de négociation syndicaux dont la composition ne leur plaît pas.Les divers syndicats des raffineries de l’est de Montréal ont en effet formé un front commun autour de quatorze revendications conjointes et ils ont décidé de coordonner leurs stratégies en intégrant à chacune de leurs équipes de négociation un même noyeau «d’experts».Jusqu’à maintenant, Shell et Pétrofina ont refusé de rencontrer ces équipes de négociation syndicales où siègent des personnes qui ne font pas partie de leur personnel.Par contre, la compagnie Texaco a retenu une ligne de conduite différente: après avoir rencontré les représentants du personnel de ses raffineries la semaine dernière, elle a négocié hier avec son syndicat de chauffeurs de camions qui fait aussi partie du front commun mis sur pied par les travailleurs du pétrole.Aux dires de M.Bill Butcher, président des Travailleurs unis du pétrole, l’attitude de Shell et Fina n’est qu’une «tactique dilatoire pour démoraliser les employés».Parmi les revendications communes des employés des diverses raffineries en grève ou en lock-out, on note la demande d’une augmentation de salaire de $1.25 de l’heure avec le travail supplémentaire payé à temps double et un système d’indexation au coût de la vie.Ils demandent aussi des avantages accrus pour ceux qui travaillent de soir ou de nuit, un congé férié supplémentaire, ainsi que des vacances plus longues et mieux payées.Ces travailleurs veulent en outre que la Robert Andras se retire formule Rand, légale au Québec, soit intégrée à leur convention collective.Il en va de même pour plusieurs clauses de sécurité de la loi 17 adoptée la semaine dernière.Enfin, ils demandent que les compagnies cessent de recourir à des sous- traitants, ce qui permet de diminuer leur personnel régulier.En pratique, disent les travailleurs, cette pratique a permis au compagnie d’éliminer presque complètement certaines unités syndicales et les employés qui restent doivent faire tous les travaux sales ou dangereux que les sous-traitants refusent.Arrière-grand-père à 55 ans CAHORS (AP) — Depuis le jour de Noël, M.Robert Cayreac, un Cadurcien de 55 ans détient peut-être un record.Le 25 décembre, M.Cayreac est devenu arrière-grand-père après la naissance de la petite Marion, fille de son petit-fils Claude, qui a 17 ans.Le père de Claude est né en 1942.TOUT POUR LE TISSAGE THUNDER BAY, Ontario (PC) - Député de Thunder Bay-Nipigon aux Communes pendant 14 ans et ministre pendant 11 ans dans le gouvernement Trudeau, M.Robert Andras, a annoncé hier qu’il ne se présenterait pas aux élections générales du 18 février.Citant des raisons personnelles, M.Andras, âgé de 58 ans, a ajouté qu’il pensait à sa retraite depuis deux ou trois ans.«Pour moi, les nouvelles années d’un parlement complet remettraient indéfiniment, si ce n'est pour les éliminer tout-à-fait, les autres possibilités».Il a toutefois accepté, à la demande de M.Trudeau, d’aider les libéraux dans la présente campagne électorale.Il fut nommé ministre sans portefeuille en 1968.Il détint ensuite ceux du logement, des Affaires urbaines, de la Consommation et des Corporations et de la Main-d’Oeuvre et de nmmigration.En 1976, M.Trudeau le nomma président du Conseil du Trésor.COURS DE TISSAGE LSCLKRC COURS DE TAPISSERIE OOBSLIN DÉBUTANT LE 7 JANVIER 384-9500 dés maintenant.Permis de Culture Porv'r.r»eUe du Mm de l’Êducetion 749535 F! M.Robert Cayreac, a été papa pour la remière fois, comme son petit-fils, à âge de 17 ans et grand-père à 38 ans.Il est maintenant arrière-grand-père à 55 ans.Cahors est le chef-lieu du département du Lot, à 570 km au sud de Paris.Hsurss d'ouverture: du lun; au earn; de ShlO A minuit.Fermé le dimanche U.«àlo.gastronomie italienne 2040, St-Denis, Montréal réservations: 844-5083 iiSSI SESSION DE FORMATION MÉDECINE TROPICALE Introduction à la pratique médicale en milieux tropicaux avec la participation de médecins expérimentés.Problèmes de santé dans le Tiers-Monde.étude brève de quelques pathologies, en tenant compte des aspects pratiques de l’organisation d'activités sanitaires.12 rencontres hebdomadaires.Toutes personnes ayant déjà une formation médicale ou para-médicale et désireuses d’effectuer un séjour de travail en milieu tropical.À Montréal, chaque mercredi de 19h30 à 22h, du 16 janvier au 2 avril À Québec, chaque lundi de 19h30 à 22h, du 14 janvier au 31 mars $45.Destinataires: Lieux et dates: Prix: Information et Inscription: C.E.C.I.-Montréal 4824 Côte-des-Neiges Tél.: 735-3618 iiuii ci rrrai 3 C.E.C.I.-Québec 835 Avenue Brown Tél.: 681-2030 4 ¦ Montréal, samedi 29 décembre 1979 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa Rédacteur en chef Rédacteurs en chef adjoints: Directeur de l'intormaCion: le 10 janvier 1910 , Michel Roy Jean Francoeur Pierre Loignon Lise Bissonnette Trésorier: Bernard Larocque Combat et victoire d’élite CE qui vient de se passer à Mont-Royal autour de l’école Pierre-Laporte est décevant sous tous rapports.Certes une mauvaise décision, celle de la «bilinguisation» de cette école secondaire française, vient de faire l’objet d’un sursis qui ressemble fort heureusement à un abandon du projet.Mais les conditions dans lesquelles s’est déroulée cette bataille, le genre de ralliement d’élites privilégiées auquel elle a donné lieu, l’arrière-goût politique qu’on y a exploité avec délices donnent à penser qu’il est des formes du nationalisme québécois auquel les progrès des dernières années n’ont pas encore réussi à enlever un caractère inutilement méfiant et renfermé.Dans un milieu comme celui où s’est déroulée cette crise, qui a l’oreille du pouvoir comme cet incident vient encore une fois de le démontrer, ce genre d’hypertension a de quoi inquiéter.La commission scolaire Sainte-Croix, qui joue aujourd’hui aux victimes, affirme qu’elle a reporté sa décision par crainte de «violences» à l’école Pierre-Laporte, si on avait donné suite au projet d’y déménager en janvier les 260 élèves anglophones actuellement à l’étroit au Mount Royal Catholic High School.On en était effectivement là, semble-t-il, dans ces beaux quartiers.Mais la commission scolaire en est la toute première responsable.C’est son Conseil des commissaires qui, en juillet dernier, sans se donner la peine ae consulter les parents concernés, avait résolu de déménagement qui portait en soi des germes de controverse.Mont-Royal, comme l’ont souligné à maintes reprises les opposants, est une ville majoritairement anglophone où n’existent que deux institutions scolaires de langue française.Faire entrer dans l’une d’elles un important contingent d’élèves anglophones touchait au caractère fondamental de l’insti-tuion, dans un environnement dont l’équilibre linguistique était déjà fragile.On peut supposer que la discrétion des commissaires, au moment de leur décision, était elle-même une preuve qu’ils étaient conscients de son caractère douteux.La commission scolaire a donc tenté un coup de force qui a fait boomerang puisque les parents insatisfaits ont tout de suite conclu que seul un autre coup de force renverserait la vapeur.Ces parents francophones avaient de leur côté un arsenal impressionnant d’arguments pédagogiques, dont le moindre n’est as l’expérience des minorités francophones ors Quebec.Les écoles «mixtes», et non seulement celles où l’on diffuse un enseignement dans les deux langues mais aussi celles où l’on pratique la simple cohabitation de sections française et anglaise, ont été partout des instruments d’assimilation.Certes, on ne pouvait prédire avec certitude que l’école Pierre-Laporte, dans un Québec majoritairement francophone, allait inévitablement être un décalque de ces expériences malheureuses.Les familles dont les enfants fréquentent cette institution ne sont pas précisément les plus dépourvues au plan culturel, au contraire.Mais il était tout ae même ridicule que dans la ré- Îjion métropolitaine, où les équipements sco-aires ne manquent pas mais sont tout simplement mal exploités faute de rationalité administrative, on en soit rendu à prendre ce genre de risques pour régler un problème d’espace.Mais voilà qu’on a cru bon mener la guerre sainte et sortir les fleurdelysés.Voilà que les problèmes des francophones de Mont-Royal étaient devenus symboles du destin du Québec tout entier.Voilà qu’on poussait des adolescents à s’apitoyer sur leur sort en leur projetant le film l’Acadie, l’Acadie, comme si les francophones de Mont-Royal, sauf la langue, ressemblaient de quelque façon à la minorité socio-économiquement exploitée du Nouveau-Brunswick.C’est faire injure au combat des Acadiens, tout autant que faire injure à l’intelligence des jeunes qui portaient leurs premières pancartes ou faisaient leur premier piquetage dans un étrange contexte.Et voilà également qu’on réussissait à faire sortir de son silence le ministre de l’Éducation, qui intervenait personnellement auprès de la commission scolaire et déclarait trouver préférable que les écoles soient unilingues, lui qui, depuis trois ans qu’il occupe ses fonctions, ne s’est jamais inquiété publiquement une seule fois de la multiplication des expériences de ce genre à Montréal, sans supervision ou encadrement.La sympathie de M.Morin pour les parents de Mont-Royal rappelle étrangement celle qu’un de ses prédécesseurs libéraux avait éprouvés lui aussi pour les parents d'Outremont en 1975 quand ils refusaient, eux, d’envoyer leurs enfants à Pierre-Laporte.Il est de ces endroits, au Québec, où le poids politique des électeurs n’a guère de rapports avec leur volume réel.Et voilà au surplus qu’on suggère à la commission scolaire Sainte-Croix de chercher à remplir l’école Pierre-Laporte chroniquement à moitié vide en la transformant en «école d’art», c’est-à-dire en accentuant une vocation qu’elle s’est déjà donnée en 1975 après que les familles d’Outremont ont refusé de la fréquenter.Rappelons qu’il avait fallu consentir à des subventions hors normes pour maintenir une autre école secondaire ouverte à Outremont, et que les options spéciales, le ballet et la musique maintenant à Mont-Royal, entraînent également des coûts supplémentaires.Combien coûtera cette «école d’art»?Doit-elle être située à Mont-Royal, dans un milieu déjà plus que privilégié, tout simplement parce que c est la que se trouvent des locaux inutilisés?L’intégration des arts à l’enseignement régulier est une initiative plus qu’heureuse, nul ne le nie.Mais les fonas publics seraient peut-être mieux utilisés s’ils permettaient plutôt d’élargir les expériences que tente avec succès la CECM — comme le mi-temps musique mi-temps pédagogique — dans des quartiers plus populaires de Montréal.Qu’ils le veuillent ou non, et malgré bien des précautions oratoires, la bataille de Pierre-Laporte donne de ceux qui l’ont menée l’image d une élite qui joue habilement de ses relations et de ses ressources pour satisfaire ses besoins.Si cette élite était vouée à défendre autre chose que ses intérêts dans les limites étroites de Mont-Royal, elle ne se contenterait pas de demander à M.Morin l’appui ponctuel qu’il lui a donnée avec empressement.Elle lui demanderait des comptes — et elle a les moyens de le faire — sur les autres expériences de «bilinguisation» des écoles qui ont cours dans des coins de la région montréalaise beaucoup moins solides culturellement.Selon des données officielles du ministère de l’Éducation, 25 écoles y donnent l’enseignement en anglais et en français, dont 18 écoles primaires.Ët ces statistiques datent de 1978; elles ne tiennent probablement pas compte des classes d’accueil françaises qui cham-pignonnent dans les écoles anglaises.Belle cause pour des nationalistes qui seraient épris d’équité en même temps que de «sécurité culturelle».Lise BISSONNETTE IttMlllHlllifll Qu’est-il donc arrivé au PQ?par Vincent Lemieux Au cours des années 70, le PQ est apparu comme une force irrésistible dont la montée ne viendrait à terme qu’avec la réalisation du premier point de son programme, l’indépendance du Québec ou, si l’on préfère, la souveraineté-association.Les trois élections générales des dix dernières années ont manifesté cette progression: le PQ obtenait 23% des votes en 1970, 30% des votes en 1973, et 41% des votes en 1976.Un peu après le 15 novembre 1976 il montait plus haut encore dans l’opinion des électeurs du Québec.Les nouveaux électeurs depuis 1970 le préféraient massivement au Parti libéral et continuaient de l’appuyer de façon très majoritaire d’une élection à l’autre.On dit que c’est une des raisons pour laquelle le moment du référendum a été repoussé si loin après 1976.Des stratèges du PQ espéraient ainsi pouvoir compter sur une masse encore plus décisive de jeunes électeurs et de moins jeunes, demeurés fidèles au PQ apres avoir voté pour lui une première fois.¦ A partir de la fin de 1977 les sondages ont montré que les appuis au PQ avaient tendance à plafonner.Quand Claude Ryan devenait chef du Parti libéral, en avril 1978, la popularité de son parti dépassait celle du PQ, pour décliner ensuite à la fin de 1978.Puis vint l’année 1979, marquée de mauvais présages pour le PQ.À la fin d’avril il était déclassé dans Jean Talon, lors d’élections partielles, ce qui ne manquait pas d'etonner.Pire encore il perdait Prévost et surtout Maisonneuve, lors d’autres élections partielles à la mi-novembre.Ces défaites, précédées de divisions internes dans l’organisation du PQ, montraient que, sans l’arme toute-puissante du patronage (rappelez- vous les élections partielles sous Duplessis.), le parti gouvernemental est plutôt démuni lors d’élections partielles.Mais elles montraient aussi une désaffection certaine envers le PQ dans un contexte social, il est vrai, dramatique.Bien des gens avaient eu le sentiment, sous le régime Bourassa, que la présence du PQ au gouvernement allait les prémunir contre ces grèves absurdes dans les hôpitaux, les écoles, les transports publics.Or, au moment des élections partielles de novembre dernier, le gouvernement du Québec ne pouvait empêcher les grèves dans les services publics, ni la désobéissance à une loi spéciale.Le ministre des Finances, M.Parizeau, davantage préoccupé de finasseries étatiques que du malheur des gens, avouait meme qu'en débrayant illégalement les syndiqués des hôpitaux avaient obtenu davantage que s’ils avaient respecté la loi.Il donnait raison à Norbert Rodrigue, mais aussi aux électeurs du PQ qui ont voté pour le Parti libéral, le 14 novembre.¦ Toutes ces défaites, bien sûr, ébranlaient le PQ et en particulier le premier ministre, plus attentif que son ministre des Finances au peuple des électeurs.Mais au moins on avait toujours de bonnes raisons d’espérer une victoire lors du référendum.A peu près tous les sondages montraient que, si le gouvernement demandait un mandant pour négocier ou pour réaliser par voie de négociation la souveraineté-association, il obtiendrait une majorité de réponses positives, même si cette option constitutionnelle était moins populaire que celle du fédéralisme renouvelé.On n’a peut-être pas suffisamment noté que cette question-mandat venait en alternative à une question-option, ce qui pouvait porter les personnes interro- gées vers une position de repli du genre: «Je suis contre la souveraineté-association, mais s’il ne s’agit que d’un mandat pour la négocier, je veux bien.».Plus généralement, l’effet de contexte, dans des questionnaires tournant autour du référendum, a pu grossir artificiellement la proportion des partisans du oui.Des réponses à des questions voisines laissaient entrevoir que même avec une question-mandat, le PQ pourrait avoir des problèmes une fois la question référendaire formulée et l’alternative ainsi effacée.Dans le sondage de Radio-Canada publié récemment, seulement 24% des personnes interrogées disaient-souhaiter que le gouvernement du Québec gagne son référendum, contre 43% qui disaient souhaiter u’il le perde, 33% des personnes ne onnant pas de réponse à cette question.Le sondage encore plus recent du Soleil et de la Gazette, exécuté après que la question référendaire fut connue, indique qu’il y aurait plus de partisans du non (47.2%) que du oui (36.5%).Bien sûr ce n’est là qu’un sondage, à six mois du référendum.Il n’est pas impossible que le PQ réussisse à retourner la situation à son avantage, surtout si Claude Ryan s’enferme dans une attitude trop négative, au lieu de présenter le non comme un oui à sa propre option.Mais les signes d’un plafonnement et même d’un certain déclin du PQ sont suffisamment nombreux pour qu’on s'interroge sur ce qui a bien pu lui arriver.¦ On peut d’abord trouver des raisons conjoncturelles à ce plafonnement.La déception de ceux qui croyaient que le PQ allait s’entendre, lui, avec les syndicats pèse sans doute lourd.De même que celle des sympathisants qui reprochent au P Q.de n’avoir pas réalisé tel ou tel point de l’immense projet de société que les congrès successifs du parti ont mis en place.Mais peut-être qu’une inquietude plus générale et plus diffuse s’est emparee des élec-tèurs quand ils regaraent agir le PQ.A l'heure où les conflits dans les relations de travail menacent tant d’usagers, à l’heure où l’on se convainc de plus en plus que la crise de l’énergie restera parmi nous, comme le signe avant-coureur d’une crise de civilisation, ce gouvernement ne consacre-t-il pas trop de calculs et trop d’efforts à son référendum?Est-ce que tout cela ne vient pas trop tard, au début d’une décennie accablée par des problèmes bien différents de ceux qui nous excitaient au début des années 70?Je puis me tromper, mais il me semble qu’on entend de moins en moins ces chants qui célébraient notre État du Québec, les positions avantageuses qu’il offrait, le rêve d’une société nouvelle entièrement refaite par la politique.On entend plutôt le scepticisme envers l’accroissement de l’État, les échos de problèmes qui nous viennent d’ailleurs dans le monde, et surtout le désir de construire et de vivre des relations et des expériences humaines où la politique soit mise à sa place, qui n’est pas la première.A l’État gérant des problèmes qu’il crée lui-même, en bonne partie, ne faudrait-il pas substituer progressivement l’Etat garant de solutions trouvées ailleurs qu’en lui-même?Il arrive peut-être au PQ de donner l’impression qu’il néglige trop ces inquiétudes et ces interrogations du début des années 80, tout fasciné u’il est par son désir des années 70 'avoir un État bien à lui, deux fois plus gros que celui qui nous embarrasse déjà tout autant qu’il nous sert.Clarté par Pierre Vadeboncoeur La question référendaire est claire ou elle ne l’est pas.Elle est compréhensible, concrete, simple, explicite sur l'essentiel, ou bien elle est confuse, abstraite, compliquée et tait l'essentiel.Elle explique les choses en peu de mots ou bien elle ne les explique pas.Il s’agissait d’être clair.Donc il s’agissait d’être simple.Donc concret.Donc explicite.Il s’agissait d’exprimer l’essentiel, quoique brièvement.Voyons donc ce qu’il en est.Le projet du gouvernement est de négocier une entente entre le Québec et le Canada comportant la souveraineté québécoise et une association économique.Cette politique est celle du parti au pouvoir depuis sa fondation il y a plus de dix ans.Le parti et le gouvernement l'ont exposée mille fois.Leurs adversaires l’ont publiquement décriée mille fois.Au départ donc, ce n’est pas du chinois.Le mot entente apparaît trois fois dans la question; le mot souveraineté, une fois, et celui-ci est concrètement expliqué par la mention de ses trois éléments indispensables; les mots association économique, une fois, accompagnés d’une précision; enfin le mot négocier ou négociations, implicite d’ailleurs dans le mot entente, apparaît lui-même deux fois, dont une dans l’interrogation finale, accompagné cette fois des mots «l’entente proposée» — celle qui évidemment vient d’être décrite.Tout cela est concret: entente, souveraineté (définie expressément comme le pouvoir exclusif de faire ses lois, de percevoir ses impôts et d’établir ses relations extérieures), association économique (dont la monnaie unique), négocier.Tout cela est intelligible.Toute la question, y compris l’exposé du projet, tient dans environ 115 mots.Ce n’est pas une thèse.C’est une question référendaire désignant son objet.Il n’était pas nécessaire d’employer les termes les plus rébarbatifs possibles.Il était exigé d’user de mots juridiquement irréprochables en même temps que compréhensibles et conformes à leur objet.C’est fait.(Le texte mentionne aussi le principe de l égalité des peuples et l'engagement de soumettre a la population par voie de référendum even-fuel «tout changement de statut politique résultant de ces négociations».Le principe de l’égalité des peuples vaut certes d’être rappelé et, quant au référendum ultérieur, le fondement du droit démocratique exige qu'un statut politique nouveau soit accepté ou rejeté par le peuple lui-même.Je reconnais que le fait d'inclure ce principe et cet engagement manifeste une intelligence politique avisée, si l’on veut, mais l'un et l'autre sont inattaquables.On a le droit de savoir en vertu de quel principe on agit et de déclarer que le peuple peut s’attendre à ce qu’on le consulte sur le statut politique nouveau pouvant résulter des négociations.) Quel est le sens de la question?Il saute aux yeux.Le gouvernement du Québec, en se fondant sur le principe de l égalité des peuples, propose aux citoyens québécois de lui donner le mandat ae négocier une entente entre le Canada et le Québec prévoyant la souveraineté du Québec, définie explicitement par ses trois éléments essentiels, ainsi que le maintien d’une association économique et d’une monnaie unique.La question référendaire précise en outre que tout changement de statut politique sera soumis au vote populaire.Qu’est-ce donc qui n'est pas clair9 Il faut ajouter ce qui suit.Ces notions, d'ailleurs assez simples globa- lement, sont objets de discussions intenses au Québec depuis des années.Elles sont devenues, à proprement parler, familières.Ce n'est pas tout.Pendant cinq ou six mois, à l’Assemblée nationale, dans les régions, entre individus, dans les groupes, dans des réunions innombrables, dans les journaux, à la radio, à la télévision, dans les familles, dans toutes sortes de publications, dans tous les partis politiques au Québec et ailleurs, elles seront analysées, exposées, expliquées en détail, critiquées, retournées en tous sens, commentées, développées, désapprouvées, approuvées, rejetées, accueillies, insultées, célébrées, en elles-mêmes et dans leurs conséquences historiques, par des légions a’orateurs, de journalistes, (fécrivains, de politicologues, de partisans de tous bords et, littéralement, par des millions de citoyens eux-memes chez eux.La questions n'est pas claire?On ne saura pas sur quoi l’on vote?On ne saura pas de quoi l’on parle?Diable! À ce compte-là, nous serions vraiment le peuple le plus bouché du monde! M.Ryan s'est en quelque sorte prononcé là-dessus.Il a dit que la question n’était pas claire.Il a dit u’il y avait là une vraie fraude.Il a it que la confusion demeurait à peu près totale.' i'TTi ¦ i,.> "~n 11 «i'ipi^ w ¦ s.o.s.Nous avons appris, il y a uelques jours, l’arrestation e Victor Nekipelov, un des derniers membres du Comité de Moscou de la surveillance des accords de Helsinki à être en liberté, depuis l’arrestation, il y a un mois, de Tatiana Velikanova.Qui sont ces deux personnes ue nous connaissons depuis es années, soit par amitié personnelle, soit à travers de connaissances mutuelles ou par correspondance?Tatiana Velikanova, mère de trois enfants, scientiste en informatique de premier ordre et programmeuse, a travaillé dernièrement comme femme de ménage dans une garderie, ayant perdu son travail professionnel à cause de ses activités dans le domaine des Droits de l’Homme.Victor Nekipelov, 51 ans, père de trois enfants, phamar-cien et poète éminent, avait déjà fait trois années en prison pour ses poèmes lyriques, soi-disant anti-soviétiques.Il y a quelques années, il a envoyé une lettre aux autorités renonçant à sa citoyenneté soviétique et demandant un visa de sortie pour lui-même et sa famille.Ce qui lui a été refusé.Les deux se sont joints à Moscou au Comité de surveillance des accords de Helsinki dans un effort désespéré pour ouvrir les yeux aux politiciens ¦ Charité bien ordonnée.! Au téléjournal de Radio-Canada, le 10 décembre, une nouvelle faisait état, avec images à l’appui, d’un concours de streap-teaseuses dont les profits doivent aller aux enfants handicapés.Beau travail de nature philanthropique que voilà et qui a l’avantage de prouver que la fin justifie les moyens.Il ne me semble pas vain en effet, de se demander dans quelle mesure les promoteurs et les protagonistes de ce spectacle n’essaient pas de réhabiliter un commerce lucratif fait sur le dos des femmes en l’associant à une oeuvre à caractère charitable.Ce ne serait d’ailleurs pas la première fois que de grands laies achètent le silence des pouvoirs en place par le moyen de dons faits aux troncs sacrés.Agathe LAFORTUNE-MARTEL Montréal, 12 décembre de l’Ouest et pour montrer au monde entier quelles sont les vraies intentions des autorités communistes russes à propos de la soi-disant «détente».Maintenant, ils vont pourrir en prison.Les autorités soviétiques ont donné un coup de massue à ces derniers des Mohicans des droits de l’Homme juste avant la conférence de Madrid sur la situation européenne et à la veille des Jeux olympiques à Moscou.Elle$ montrent ainsi un mépris absolu pour l’opinion publique du monde entier.Pendant que les États-Unis tremblent de peur devant ce Khomeiny en folie sanglante et n’osent même pas protester assez fortement, sans parler d’agir, le Kremlin a décidé que maintenant tout était permis.Ët nous avons peur qu’ils aient raison.Nous voudrions crier «Au secours! Ne restez pas indifférents devant cet acte outrageux des autorités soviétiques.» Katherine BERDNIKOFF, Igor MEL'CUK, professeur titulaire au département de linguistique de l’Université de Montréal Montréal, 13 décembre ¦ Un débat rabaissé (Lettre en réponse d Mme Simone Drouin de la Pérade).Le débat soulevé par le geste de Sr Kane devant Sa Sainteté Jean-Paul II comporte des coups bas, je dirais même en bas de la ceinture si j’en juge par vos propos tenus dans CET)EVOm du 8 novembre.Je pense que ce problème du sacerdoce pour les femmes amorcé publiquement (pour ne pas dire désamorcé) relève plus du spirituel que du matériel et je serais porté à croire ue c’est avec les seuls yeux e la foi qu’il doit être envisagé et non pas en termes de simple promotion humaine ou humaniste ou humanitaire de la femme.Si par son Église, Dieu n’a pas manifesté encore ce désir de voir les femmes accéder au Sacerdoce, il ne leur a pas moins témoigné d’amour et de mansuétude.Ses desseins sont insondables, je m’en remets à son bon vouloir.Mais quand je lis vos propos, je m’insurge contre de telles odieuses et dégradantes affirmations à l’endroit de la femme.Croyez-vous, madame, vous qui êtes femme, fille d’une femme et probablement mère d’une femme aussi, si ce n’est pas un nom d’emprunt que vous avez utilisé pour déguiser ¦ Des leçons involontaires Dans votre édition du 13 décembre dernier, M.Eric Volant prend une bonne demie-page pour nous parler des «théologiens dans la tourmente» et pour finalement nous faire comprendre quelques petites vérités toutes simples: 1) Tout royaume divisé contre lui-même court à sa ruine.2) L’Église, comme toute communauté et compagnie, a ses chercheurs mais pour le bien de tous, ce sont ses chefs ui sont habilités à prendre es décisions.3) L’Église est une communauté de foi et la communion entre ses membres est le signe que le Seigneur est avec elle.Merci à M.Volant pour les précieuses leçons qu’il nous donne, peut-etre sans le savoir.Gaspard MARTIN Bathurst, N.B., 16 décembre ¦ La tradition des épiscopaliens (Lettre adressée A M.Serge A.Thériault, prêtre curé, paroisse épiscopale Saint-Bernard-de-Clairvaux.) Je tiens à vous remercier de la mise au point que vous avez jugé bon de faire au sujet de la tradition dont se réclame votre communauté et que LE DEVOIR a publiée le 7 décembre.C'est une précision dont nous prenons note avec soin.Vous reconnaissez qu’il se trouve «des épiscopaliens qui disent appartenir à la tradition protestante».C’est sans doute ceux-là que nous avons rencontrés lors du ralliement des protestants francophones qui s’est tenu le 4 novembre dernier.Nous avons profité de cet événement pour donner un aperçu du protestantisme d expession française au Québec.Une telle entreprise n’é- tait pas sans risque.Il est bien évident qu’il n’était pas possible, en si peu de temps, de rendre compte, avec les nuances souhaitables, de toutes les communautés issues de la Réforme.D’où l'imprécision que vous avez relevée.Nous ne croyons pas toutefois que, dans son esprit, notre texte allait jusqu’à affirmer que l’épicopalisme franco-québécois est d’allégeance protestante.Il disait seulement: «Au dernier recensement, 80,000 québécois francophones se sont déclarés protestants.Ils sont de l’Église unie, baptistes, épiscopaliens, presbytériens ou pentecôtistes.Héritiers de la Réforme, le cantique de Luther est leur chant de ralliement».Jean SAINT-JACQUES, réalisateur de Second Regard Montréal, 13 décembre votre caractère de femme, que les considérations «de douleurs périodiques, de troubles de ménopause» et de grossesse et d'allaitement peuvent entrer en ligne de compte dans la fonction du sacerdoce?Dans ce cas, si oui, arrêtez toute la marche de l’humanité, car plus aucune tâche ne pourra être accomplie par la femme.Je trouve que les qualités de la femme sont aussi valables que celles des hommes, (y compris la discrétion et le jugement) et ramener un pareil débat à des considérations de cet ordre m’inquiète grandement.Il y a des fonctions publiques et privées exercées par les deux se-xes.qui n’appellent aucune différence dans les qualités: député, ministre, premier ministre, enseignant, travailleur social, médecin, religieux et combien d’autres! Je ne crois pas que le moment soit venu, si jamais il vient (on ne sait jamais), de trancher cette question.Jean-Paul II, je l’avoue, était dans une situation délicate, mais il s’en est acquitté avec grand jugement et discernement.Probablement fut-il inspiré et par Dieu et peut-être aussi par une femme: le soutenir de sa mère.C’est un homme blessé qui vous répond, car étant moi-même ardent défenseur de la promotion de la femme, je n’accepte pas qu’on les insulte.Gilles TITTLEY Laval, 26 novembre -.LE DEVOIR est publié par l'Impri-‘ mene Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du 1 Saint-Sacrement.Montréal H2Y 1X1 II est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130.rue Boivm.Ville LaSalle L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et è diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT Edition quotidienne: $65.par année; six mois: $36.trois mois: $24.A l'étranger: $70.par année; six mois: $38; trois mois: $27.Editions du samedi $19 par année Edition quotidienne, livrée à domicile par porteur $1 50 par semaine Tarif de l a-bonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: S44-3361 (lignes groupées) N______________________-J rinf> inaMàmasiaraittiia Le Devoir, samedi 29 décembre 1979 M 5 LE débat qui marquera l'année référendaire est en lui même un événement neureux.Aucun système d’éducation ne pourrait atteindre la même efficacité dans la transmission des connaissances politiques.Les Athéniens ont inventé la démocratie, par des débats publics analogues.À ce moment, leurs adversaires, les Mèdes, ancêtres des Iraniens, formaient des masses compactes, idolâtrant le roi des rois ou asservis à lui.«Chez nous, disait Périclès, les mêmes hommes peuvent s’adonner à leurs affaires particulières et à celles de l'État; les simples artisans peuvent entendre suffisamment les questions de politique.Seuls nous considérons l’homme qui n’y participe pas comme un inutile et non comme un oisif.C’est par nous-mêmes que nous décidons des affaires, que noijs en faisons un compte exact: pour nous la parole n’est pas nuisible à l'action*ce qui l’est c’est de ne pas se renseigner par la parole avant de se lancer dans l’action.» Où en sont les rapports entre la parole et l’action au Québec?Nous disposons du mot étapisme pour caractériser la straté- J acques DUFRESNE Au-delà de l’étapisme et du symétrisme gie péquiste.On l’a déjà dit, cette stratégie est d’une transparence qui invalide les accusations de machiavélisme.Ce qu’on pourrait reprocher aux péquistes c’est de vouloir enfermer le Québec dans leur propre élan.Mais M.Hyan, de son côté, nous avertit qu’il ne se sentirait pas lie Çar un résultat positif au référendum.elles sont les conséquences de l’esprit partisan.Quant à la stratégie libérale, étant donné ce qu’on sait déjà sur la politique linguistique de M.Ryan et sur ses va-et-vient entre les premiers ministres provinciaux, c’est le mot symétrisme qui la caractériserait le mieux.Deux provinces sont symétriques par rapport à un principe central lorsque le dit prie appliqué de la même manière, porte cependant que ce soit au même moment.Dans cette sorte de géométrie, plus statique que dynamique, on ne tient pas compte de la dimension temps.Les libéraux pourraient donc enfermer le Québec dans l’immobilisme de sa minorité anglophone.Si M.Ryan ne s’aligne pas sur les vues radicales de M.Lougheed, auquel cas il s'aliénerait les autres provinces de l’Est, comment pourra-t-il aller plus loin que ses prédécesseurs Bourassa et Johnson?Comme André Pâtir nous le rappelait récemment dans LE DEVOIR, il faut l’accord de toutes les provinces pour changer la constitution canadienne.Plusieurs mouvements internationaux ont déjà été créés pour résoudre ce problème.Les initiateurs de ces mouvements considèrent presque tous l’émergence des minorités et des régions comme un élément de solution au conflit entre le Nord et le Sud de la planète.Maurice Girodias, du mouvement Eco- Quoiqu’il en soit, il faut espérer que le régions, est de ce nombre: «La princi-¦ ^ K t pale dynamique de la société moderne, principe y est mère.Peu im- .' q' débat ira au-delà de ces commentaires déjà banals sur l'étapisme et le sy-metrisme.Il y a au moins deux grands sujets qui devraient être abordés sérieusement: la dimension internationale du problème québécois et la dimension cosmique.Depuis quelques années, il apparaît clairement que le grand problème des prochaines décennies sera celui des minorités et des régions.La carte des malaises dans le monde le prouve déjà.Il y a les républiques musulmanes en URSS, les Kurdes en Iran, les Croates en Yougoslavie, les Basques en Espagne, l’ouest américain et canadien.La liste serait interminable.pense-t-il, c’est la revendication- des minorités humiliées et opprimées.Or elle-même ne pourra rien accomplir tant que chaque minorité poursuivra sa lutte aveuglément, sans se rendre compte de tout ce qu’elle a de commun avec les autres.On en arrivera ainsi aux délires sanglants du terrorisme, à la Palestine, au Kurdistan, au Cambodge, au Liban, à la Rhodésie.» Pour éloigner ce cauchemar, Maurice Girodias rêve ainsi: «Au lieu des 175 États-nations d’aujourd’hui, et de quelques capitales politiques ou tout se décide, nous rêverons trois mille communautés autonomes, chacune devenant le centre d'une civilisation originale et bril- lante.L'union mondiale apparaîtra alors avec évidence.» Il est triste que de telles idées soient confinées au monde du rêve.Les tragédies qu’elle nous permettrait d’éviter ne sont pas, elles, de l’ordre du rêve.Au Québec, la comparaison avec les minorités ne plaît guère.Nous avons choisi, semble-t-il, d’être la dernière nation plutôt que la première région.Il ne pouvait en etre autrement, étant donné la jeunesse de la notion de région et l’usage qu’on peut en faire pour donner l’illusion au changement.Mais le Québec pourra-t-il devenir autre chose qu'une communauté autonome?Et s’il devenait État-nation au plein sens du terme, ne pourrait-il pas s’engager dans la voie du régionalisme en cedant des pouvoirs à l’intérieur de ses frontières et à l’extérieur ensuite, c'est-à-dire à l’échelle du Canada, et plus encore à celle du continent américain et du monde.On aurait tort de ne pas aborder dès maintenant cet aspect de la question québécoise.Notre aventure collective deviendrait plus enthousiasmante si, en plus d’être perçue et vécue comme un reares-sement des torts passés, elle nous donnait le sentiment de contribuer à l’avènement d’un nouvel équilibre mondial.Quant au Parti libéral, on se demande comment il pourra renouveler le fédéralisme s’il ne tient pas compte des raisons, écologiques et sociales, pour lesquelles cette formule suscite actuellement de l’enthousiasme dans le monde.Rappelons que cet enthousiasme est causé par des vues radicales sur l’autonomie locale et par la remise en question de la façon dont, la planète est gérée par quelques États-nations, dont le Canada.Est-ce à l’Ontario ou au Pakistan qu'il conviendrait de vendre le pétrole alber-tain au rabais?Est-ce à Ottawa ou dans une capitale internationale qu'il faudrait de toute urgence créer des institutions capables d'assurer le partage des ressources?Un tel partage ne se ferait-il pas plus facilement dans l'hypothèse où des régions autonomes accepteraient de se joindre librement aux institutions les plus aptes à assurer la paix et l’égalité dans le monde?Nous touchons à la dimension cosmique.Les futurologues disent qu’au rythme actuel de la consommation, il existe encore pour «x» centaines d’années de pétrole, et «y» centaines d’années de charbon.C’est une très mauvaise façon de poser le problème.Il faudrait plutôt se demander s'il reste assez de ressources pour permettre aux régions les plus pauvres de rejoindre les régions les plus riches.Aucun optimisme n’est fondé dans ce cas.Allons plus loin au coeur du cosmos, avec Rene Dubos, qui commente ainsi les premières photographies en couleur de la terre: «Les récits des astronautes nous ont aidé à comprendre, à une échelle cosmique, à quel point la terre était colorée, chaude, accueillante et diversifiée, auprès de la tristesse et de la froideur des espaces sidéraux.Or elle doit ces qualités uniques exclusivement aux activités des organismes vivants».Les ressources énergétiques sont des sous-produits de la vie et elles disparaissent.Les peuples sont à l’autre pôle de la vie, et ils ont déjà perdu la couleur de leur vêtement, au profit du grey flannel suit anglais et du jean américain.Des relations très particulières Pierre Fournier, Le Patronat québécois au pouvoir: 1970-1976, Thèse de doctorat en économie politique à l’Université de Toronto, traduite en français par Suzette Thiboutôt-Belleau et Massue Belleau, Montréal, Hurtubise HMH, 1979, 308 pages.A première vue le titre paraît un peu gros: comment le patronat pourrait-il être au pouvoir?Car nous nous représentons l’Etat comme un intermédiaire qui favorise un équilibre entre les divers agents socio-économiques, et qui redistribue aux plus démunis ce qu’il prélève sur les revenus des autres.Mais comment ça se passe, en fait, les relations entre les hommes d’affaires et le gouvernement?C’est ce que Pierre Fournier a cherché à savoir.La question se pose parce que, bien que nous apprenions périodiquement que la prétendue redistribution sociale est à peu près inexistante, il semble qu’à chaque fois nous l’oublions très vite.Dans LE DEVOIR du 10 mai 1979, Michel Vastel faisait état d’é- par Claude Lagadec tudes très probantes sur la minceur de cette redistribution.Jean Poulain disait la même chose de la péréquation canadienne, dans La Presse du 23 décembre 1978.De son côté, Pierre Fournier rappelle que d’après Statistique Canada aucune redistribution importante de revenus ne s’est produite entre 1951 et 1965.Il rappelle aussi que selon le rapport Castonguay-Nepveu de 1972, la proportion de la richesse québécoise redistribuée grâce aux diverses mesures de sécurité sociale n’a pratiquement pas augmenté entre 1954 et 1969.Fournier conclut: «Sur le plan social, à tout le moins, la révolution tranquille a effectivement été très tranquille».En janvier 1973, l’auteur a envoyé une liste de 42 questions à 200 hommes d’affaires des 100 plus grandes entreprises québécoises, et à 50 hommes d’affaires d’entreprises moyennes, il a effectué 21 entrevues avec des grands patrons, et dépouillé un grand nombre de journaux et périodiques.Son objectif était de comprendre comment les hommes d’affaires perçoivent les gouvernements, les diverses mesures de sécurité sociale et d’assistance, la nationalisation de l’électricité, la Société de développement industriel (SDI), la Société générale de financement (SGF), le séparatisme, etc.L’impression générale qui se dégage des réponses obtenues au moyen du questionnaire en est une de grande aisance, dans les relations de l’entreprise avec le gouvernement, particulièrement au niveau de la très grande entreprise.85.1% des hommes d’affaires interrogés affirment avoir «un accès raisonnablement rapide» aux ministres du gouvernement Bourassa, et 94.1% à ses hauts fonctionnaires.Quand Fournier leur demande: «Depuis les deux dernières années, avez-vous fait des représentations au gouvernement concernant des mesures legislatives?» 62.7% répondent oui.De ces 62.7%, 72.3% affirment avoir obtenu satisfaction par la suite.51.4% des mêmes personnes déclarent que le gouvernement a sollicité leur opinion sur des questions politiques pendant la même période.D’une façon générale^ les communications semblent se faire à tous les niveaux de la grande entreprise, avec équivalence hiérarchique entre gouvernement et entreprise.«La haute direction traitait ordinairement avec les ministres ou le premier ministre, les cadres intermédiai- res avec les sous-ministres ou leurs adjoints, et les cadres inférieurs ainsi que les directeurs de services avec les fonctionnaires subalternes.«Fournier cite aussi une étude du Financial Post d’après laquêlle «de nombreuses entreprises.(canadiennes) affectaient de 250,000 à 500,000 dollars par an à leurs relations avec le gouvernement, et leurs hauts dirigeants consacraient jusqu’à 25% de leur temps à traiter avec Ottawa».Le monde québécois est petit, et le monde québécois des affaires est très petit.Une étude de La Presse du 8 décembre 1979 montre que 8 francophones contrôlent 85% de 35 milliards de dollars d’épargne des Québécois, sur un total de 55 milliards d’épargne.L’analyse de Fournier montre que les entreprises qu’ils dirigent sont fortement intégrées entre elles, pour de multiples raisons.D’abord parce que ce sont souvent les mêmes hommes qui siègent sur les divers conseils d’administration.Le cas dé Power Corporation, particulièrement étudié, est très éloquent à cet égard.En second lieu, par les relations financières et commerciales des filiales qui s’échangent biens et services en amont et en aval de la production, mais aussi «horizontalement».En troisième lieu, qui n’est pas de La viabilité de la Confédération E ar rancine Sénécal Byers, R.B., Redford, R.W., Le Défi canadien: la viabilité de la Confédération, Toronto, Institut canadien des affaires internationales, 1979, 382 p.LE dépôt, par le gouvernement péquiste, du Livre blanc sur la souveraineté-association a donné un nouveau coup d’envoi aux discussions sur l'avenir constitutionnel de la province.En cette période pré-référendaire nous assistons a un véritable raz de marée d’ouvrages portant sur le référendum, la souveraineté politique, l’association économique, le fédéralisme, etc.Bref les milieux intellectuels sont en pleine effervescence.C’est dans ce contexte que s’inscrit l’ouvrage Le Défi canadien: la viabilité de la Confédération.Présenté par l’Institut canadien des Affaires Internationales sous la direction de R.B.Byers et R.W.Redford ce livre, un collectif d'universitaires, tente de dégager les conditions minimales nécessaires à la viabilité du Canada.Les chercheurs qui y ont participé se sont penchés sur la question du partage des pouvoirs entre le gouvernement fédéral et les provinces et sur les possibilités d’établir une nouvelle entente.Autour de trois thèmes principaux — le contexte politique, le contexte socioculturel et le contexte économique — on étudie les relations intergouvemementales.Chaque auteur tente d’évaluer l’impact qu aurait la décentralisation des pouvoirs du fédéral vers les provinces ou, a l’inverse, l’impact d’une centralisation accrue et ce, par le biais de l’analyse de secteurs spécifiques d’intervention.Les articles qui se réfèrent au thème socio-culturel décrivent respectivement l’évolution des relations fédéral-provinciales autour des affaires culturelles, les communications, les questions de sécurité du revenu et des services sociaux.Les auteurs auraient tendance à proposer une redistribution des pouvoirs entre les paliers de gouvernement mais en tenant compte des disparités régionales.D’où la nécessité de considérer les besoins locaux qui touchent plus directement les citoyens.Le thème suivant touche au contexte politique.Il regroupe des articles portant sur la nature du fédéralisme canadien.S'appuyant sur l’Acte de l’Amérique du Nord britannique les auteurs démontrent qu’il existe une dynamique des politiques qui évoluent en fonction des époques et des conjonctures et qui a poussé le Canada à adopter différentes formes de fédéralisme, plus ou moins centralisées.La période actuelle nécessitant de nouveau des transformations du cadre juridique et constitutionnel amène les auteurs à réfléchir sur les modifications à apporter au système confédératif.Enfin le troisième chapitre pose la Question de la viabilité économique du fé-éralisme actuel et d’un autre côté de la souveraineté du Québec.Déjà depuis les dix dernières années le pays a traversé plusieurs crises (inflation, chute du dollar) qui ont suscité le mécontentement des provinces.Certaines, plus nombreuses qu’avant, trouvent de moins en moins d’avantages au système confédératif.Face à ces revendications les auteurs identifient des voies susceptibles d’équilibrer les intérêts économiques nationaux, provinciaux et régionaux afin qu’ils se renforcent mutuellement au sein de la Confédération.C’est dans ce sens que s’inscrit un article sur la politique du transport et un autre sur le problème énergétique.Si les analyses prennent en considération l’importance à accorder aux besoins spécifiques des régions, les conclusions indiquent quand meme la nécessité d’une centralisation accrue des pouvoirs du gouvernement central et ce, dans le but de servir les intérêts de l’ensemble du pays.Il leur semble donc que la Confédération soit viable, bien qu’elle doive changer de visage.Le gouvernement fédéral aurait à répondre aux exigences autonomistes des provinces (le Québec en tête) tout en maintenant un minimum de cohésion et d’homogénéité nationale.En fait la réforme constitutionnelle nécessaire à la survie du Canada touche l’ensemble du pays et implique que les provinces anglophones cessent de jeter la pierre au Québec et réfléchissent au rôle qu’elles ont à jouer dans la restructuration des pouvoirs au sein de l’État canadien.La présentation rédigée par les directeurs du collectif comporte entre autre des éléments d’analyse sur la venue au pouvoir du Parti Québécois et sur ses conséquences qui sont résolument exagérées.On sent chez eux une grande peur de ce qu’ils appellent le «projet révolutionnaire du PQ» qui pourtant au Québec est loin d’être perçu ainsi par la gauche.D’ailleurs, aucun chercheur universitaire québécois n’a collaboré à cet ouvrage; c’est dommage.Sans préconiser la participation de personnalités résolument engagées dans la campagne pour le «oui», il aurait été intéressant d’inclure différents points de vue sur la viabilité de l’indépendance.Il s’agit donc du point de vue «Canadian» concernant la Confédération et la menace que représentent les désirs souverainistes au Québec.Ce livre ne s’adresse vraiment pas à un public très large.Il pourra servir aux étudiants ou aux professeurs, ou encore à ceux qui désirent connaître les arguments fédéralistes pour mieux les contester! moindre importance, parce que le monde des affaires connaît une très grande unité idéologique, à toutes fins pratiques sans faille majeure.Concurrents et adversaires sur le marché, les hommes d’affaires sont le plus souvent unis face au gouvernement et à la société.Les réponses au questionnaire de Fournier montrent clairement que les hommes d’affaires québécois ont abandonné les principes du libéralisme economique, et sont très conscients de la nécessité des mesures de bien-être et d’assistance sociale.«51% des hommes d’affaires interrogés estimaient que c’est le gouvernement qui devait prendre l’initiative des choix économiques importants pour la société», et 81% «l’initiative de la solution des problèmes sociaux».Cela se conçoit très bien si l’effet redistributif des interventions gouvernementales est nul ou à peu près.D’une façon générale on constate que les relations de la grande entreprise québécoise et du gouvernement Bourassa ont été au beau fixe.Non pas que l’un ait été le simple exécutant de la volonté de l’autre, les choses sont plus complexes; mais la facilité d’accès des uns aux autres, la fréquence de leurs rapports, leur respect mutuel, la capacité de l’entreprise de modifier les projets de loi avant leur présentation publique, constituent un taoieau d’une étonnante homogénéité, allant parfois jusqu'à la limite de la décence et de la légalité.C’est ainsi par exemple que n’a jamais été éclairci de façon satisfaisante le conflit d’intérêt permanent dans lequel se trouvait l’ex-premier ministre Jean Lesage, surtout lorsqu'il négociait au nom du gouvernement Bourassa avec l’ITT-Rayonnier, celle-là même qui vient de fermer son usine de $300 millions sur la Côte-Nord.«Le représentant de l’ITT, M.Marcel Fiché, qui était ‘l’adversaire’ de M.Lesage dans ces négociations, siégeait avec lui au conseil d’administration de la Reynolds Aluminium.Me Lesage était aussi conseiller du gouvernement: il prenait connaissance de! tous les projets de loi avant qu’ils soient présentés à l’Assemblée nationale.Bien que son honnêteté n’ait pas été mise en cause, il existait clairement un conflit d’intérêt.Peut-on permettre à une personne d’analyser un projet de loi confidentiel sur l’industrie minière, par exemple, si cette même personne siege au conseil de la Campbell Chibougamau Mines?Cette société minière pourrait facilement profiter de la situation, notamment en exerçant des pressions sur le gouvernement avant que le projet de loi soit rendu public.» Rappelons qu’en quittant la politique, M.Lesage accéda à huit conseils d'administration de sociétée.De même, des membres du Conseil gé- néral de l’industrie (CGI) ont affirmé à Pierre Fournier en entrevue privée que le Conseil, dont les rencontres avec le gouvernement sont tenues secrètes à partir de 1971 à la demande expresse et répétée de ce gouvernement, a pris connaissance du rapport de la Commission Gendron sur la langue plus d’un an avant qu’il ne soit rendu public, et qu’il a réussi a orienter la rédaction finale en fonction de ses intérêt «Les témoignages dont nous venons de faire état montrent donc sans équivoque que le CGI occupait une position particulièrement privilégiée par rap- port au gouvernement québécois.Composé des hauts dirigeants des entreprises financières et industrielles les plus importantes au Québec, il avait accès sans réserve auprès des ministres et pouvait même débattre les mesures et politiques gouvernementales et les infléchir avant que l’Assemblée nationale ou le public en soient saisis.» Pierre Fournier montre qu’en 1973, le coût moyen de l’électricité pour une entreprise industrielle à Montréal était de $1.92 par million de BTU, et de $4,34 pour les particuliers.Entre 1961 et 1972, «le prix de l’électricité au Québec n’a augmenté que de 3.5% alors que l’indice général des prix à la consommation grimpait de 100 à 146.3».Il constate que «la stabilisation des prix et les tarifs préférentiels accordés aux industriels ont surtout avantagé le secteur privé».L’Hydro-Québec serait ainsi une source permanente de subventions voilées au secteur privé.On comprend alors que la nationalisation de l’electricité trouve peu de détracteurs chez les hommes d’affaires.Fournier fait une démonstration analogue du rôle effectif des autres sociétés d’État du Québec, comme la Société générale de financement (SGF), les sociétés d’exploration minière et pétrolière (SOQUEM, SOQUIP).Cependant, ses conclusions dans tout l’ouvrage demeurent très modérées.Sur les sociétés d’État il dit: «Il serait peut-être simpliste de n’y voir que des instruments au service de l’entreprise privée, mais il serait utopique de prétendre qu’elles ont contribue à rendre les Québécois maîtres chez eux.» Marcher, c’est bon marché.PàrmaP3mon^c Marchez.Dès aujourd’hui BANOUE NATIONALE DU CANADA AVIS DE DIVIDENDE Avis est donné, par les présentes, qu’un dividende de 30 cents par action sur le capital social versé de la Banque a été déclaré pour le trimestre se terminant le 31 janvier 1980 Ce dividende sera payable au siège social et à toute succursale de la Banque, à compter du 30 janvier 1980, aux actionnaires inscrits dans les registres de la Banque le 31 décembre 1979, à la fermeture des bureaux.Par ordre du conseil d’administration Le vice-président et secrétaire YVON MARCOUX Montréal, le 20 décembre 1979 RESTAURANT - Café, Restaurant, Bar.30 Rue Principale sud Sutton, Québec REPAS GASTRONOMIQUE de la Veille du JOUR DE L’AN Avocat en délice ou Croustade de fruits de mer Bisque de crustacés La Fontaine ou Consommé à la Portugaise Tournedos Henri IV ou Crevettes Méridionales Salade de laitue aux amandes - Plateau de fromage -Charlotte du chef, spécial Nouvel An - Cafés au choix.$25 (taxe incluse) Réservations: (514) 538-3045 Licence complète Toutes cartes de crédit acceptées Venez célébrer les 12 coups de Minuit au Bar La Gamiche qui accueilla le Nouvel An avec ambiance, musique et surprises BANQUE NATIONALE DU CANADA AVIS DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE Aimez-vous les fleurs?Les Atriums ANNUELLE DES ACTIONNAIRES Avis est donné, par les présentes, que I Assemblée générale annuelle des actionnaires de la Banque Nationale du Canada se tiendra à I hôtel Reine- Elizabeth.900 ouest, boulevard Dorchester, Montréal, Canada, le 17 janvier 1980, à 9h30.pour: (a) recevoir le rapport des administrateurs et les états financiers pour I exercice terminé le 31 octobre 1979, tant de La Banque Provinciale du Canada que de la Banque Canadienne Nationale, lesquelles banques ont maintenant fusionné en une seule banque sous le nom de Banque Nationale du Canada: (b) élire les administrateurs: (c) nommer les vérificateurs et fixer leur rémunération: * (d) nommer les fondés de pouvoir qui exerceront les droits de vote détenus par la Banque auprès de ses filiales: (e) étudier et approuver, s il y a lieu, la modification de l article 8 des règlements des actionnaires.(f) examiner toute autre question du ressort de lAssemblée.Par ordre du conseil d administration Le vice-président et secrétaire YVON MARCOUX Montréal, le 3 décembre 1979 swnuiv S01 Immeuble à bureaux Thérèse de Rouen 842-3838 6 M Le Devoir, samedi 29 décembre 1979 pf*vi»ion» En»ironn«m«n( Canada -E neige Àb' si: lamionS Cèb{t J,an ^PLUiE / Ul \ l Oiurchil % \ x ',Edmonlon\ q I ‘ ^Vai^buvBr T 'Sajl'aloonjjj^ J^î^^eVa ^Thund v., 0\ w»»i Bay -A' ~ ^Winnipeg.g •^y»•• i« p«ca O* Jf AN POlRET uonlmde MOUNARO 14 ANS 10e MOIS tOOUARO MOltNANO MARCELLO DANON •• JEAN POIRE T CLAIRE MAüRKR RCMV LAURENT BENNr LURE CARMEN SCARRITTA LUtSA MANERl #• MICHEL GALABRU m cnnio morricone Le PARISIEN 2 «IISTT CATHtRINt 0 1(6 1IS6 1.10.2.SS, «.«O.0.25, 0.10, 0.50, SAM.DERNIER PROGRAMME 11.40.L’ÉVÉNEMENT DU FESTIVAL DE NEW-YORK! POUR TOUS écrit «t mit an acèna par ARIANE MNOUCHKINE ' produit par CLAUDE LELOUCH VtRIION IRTtOAAlt H « Ht U Alt (c / Le PARISIEN S «16 SU CATHININI 0 166 3166 TOUS LES JOURS A 1.15 A 7.15 P M.4 r millions; $1.7 million vont à l’enseignement et $1.4 million vont aux compagnies indépendantes (Joseph Russillo Ballet-Théâtre 5 7 700 1S 74 53 2475 êl 15 745100 03 *7% 129 953 *4% $79 747 *3% $29 254 17% *79 m u ii9 41 13% 129 3 MH 179 560 M 175% 10171 175% 74 If H Mi • 14% 114% H 1 18 B Le Devoir, samedi 29 décembre 1979 Les postes sont offerts également aux hommes et aux femmes Seller Saiil-Jasn-sur-Hisrtelfôij COLLEGE D'ENSEIGNEMENT GENERAL ËT PROFESSIONNEL 5 périodes/semaine 2 périodes/semaine 8 périodes/semaine Pleine charge recherche les services de PROFESSEUR dans les disciplines suivantes pour la session Hiver 1980: Chimie * Pleine charge 202-101 M 202-201 Chimie 202-202 Patinage sur glace 109-360 Sc.du comportement 401-935 Mécanique 241-281 Élaboration des bruts et traitements thermiques 241-291 Machines outils II 241-292 Machines outils II 241-461 Organisation scientifique du travail Mécanique Pleine charge/Remplaçant Automatisme et dessin (Fabrication mécanique) 241-271 Automatismes II 241- 251 Dessin et technologie de construction méc.Il 242- 101 Sc.graphiques I Mécanique 242- 101 Sc.graphiques I Électrotechnique 243- 210 Analyse de circuits 243-230 Semi conducteurs Techniques infirmières 180-501 soins infirmiers psychiatriques Qualifications requises: Diplôme universitaire pertinent Début des cours: 21 janvier 1980 Faire parvenir votre curriculum vitae au plus tard le 4 janvier 1980 à l'adresse suivante: Le Service du personnel Collège Saint-Jean-sur-Richelieu C.P.1018 Saint-Jean-sur-Richelieu, Qué.J3B 7B1 4 périodes/semaine Pleine charge.Pleine charge ffff L’Université du Québec à Rimouski est à la recherche d'un Professeur substitut La fonction: Le candidat retenu sera appelé à superviser et encadrer des stages de formation pratique en Enfance inadaptée.Le profil: Le candidat recherché doit posséder: Un doctorat en pédagogie ou en adaptation scolaire ou * Avoir terminé sa scolarité de doctorat.Les détenteurs d'une maîtrise en pédagogie ou en adaptation scolaire seront également considérés.Un expérience d'enseignement en adaptation scolaire est souhaitée.Durée du contrat: Un (1) an.Date d'entrée en fonction: Janvier 1980.Traitement: Selon la convention collective du corps professoral.Les candidats intéressés doivent faire parvenir leur curriculum vitae avant 17h.vendredi le 4 janvier 1980 à l’adresse suivante: Monsieur Pierre Michaud Directeur Département des Sciences de l’Education Université du Québec à Rimouski 300 avenue des Ursulines, Rimouski.G5L 3A1 Université du Québec à Rimouski SÉCOR INC.offre UNE CARRIÈRE EN CONSULTATION L'entreprise: Sécor est une firme spécialisée en Conseils et Analyses stratégiques, dans quatre lecteurs: Marketing, Économie et finance, organisations et problèmes socio-politiques.Sécor s’adresse en priorité à l’entreprise canadienne.Fondée en 1975 par des consultants professionnels et des universitaires.Sécor entend maintenir un haut niveau d’analyse scientifique et technique.L’entreprise compte une vingtaine d’employés.Les candidats: Détenteurs d’une maîtrise ou d’un doctorat en administration d’une université américaine ou canadienne les candidats doivent se distinguer par l’excellence de leur dossier universitaire.Ils manifestent le désir et ont les aptitudes d’entreprendre une carrière en consultation.Polyvalents, ils excelleront néanmoins dans un des quatre secteurs de spécialisation de Sécor.Le poste: Dans le cadre de l’expansion de ses activités.Sécor recherche des chargés de projets, qui travailleront sous la supervision générale d’un des six associés de l’entreprise.Écrire ou téléphoner à: Marcel Côté SÉCOR 388 rue St-Jacques, Montréal H2Y 1S1 „ Tél.: 844-3301 la commission scolaire de jacques-cartier recherche Secrétaire général La Commission Scolaire de Jacques-Cartier est située sur le territoire de la Ville de Longueuil.Sa population scolaire est de plus de 10,000 élèves de niveau primaire.FONCTIONS Sous l’autorité du directeur général, le secrétaire général s'assure du bon fonctionnement des mécanismes de consultation et de communication entre les différents échelons de la commission scolaire, particulièrement il: — Agit comme secrétaire du Conseil des Commissaires, du Comité Exécutif et de tous les principaux comités et sous-comités de régie interne de la commission.— Assure le suivi de tous les dossiers qui lui sont confiés.— Est responsable de certains dossiers particuliers et ainsi que tous les dossiers que lui confie le directeur général.— Est responsable des relations publiques et des services d'information.— Est responsable de la bonne marche des activités du comité de parents et des comités d'écoles.— Assure les communications avec les professionnels pour des avis légaux et la défense de nos droits devant les tribunaux — Conduit à terme toutes les procédures d'achat, de vente et d expropriation de terrains.— Agit comme président des élections scolaires — Est responsable du recensement annuel de la population.QUALIFICATIONS MINIMALES REQUISES: Diplôme universitaire de préférence 2e cycle soit en droit ou en administration Membre du Barreau est un avantage.Huit (8) années d'expérience pertinente.TRAITEMENT Selon la classification et l’expérience Peut»varier entre $25.000.00 et $36.000 00 (en révision) AVANTAGES SOCIAUX: Selon l’arrêté en conseil 2902-77 et la politique de gestion du personnel de cadre et de gérance Tout candidat intéressé doit postuler avant le 18 janvier 1980 (16:00 heures) en faisant parvenir son curriculum vitae é: M.DORES ARCHAMBAULT Directeur général Commission Scolaire de Jacques-Cartier 1500 est, boulevard Curé-Poirier Longueuil, Qué.J4J 4T0 LE CENTRE DE SERVICES SOCIAUX DE L’ESTRIE EST À LA RECHERCHE D’UN CHEF DU SERVICE DU PERSONNEL POUR OEUVRER DANS LA DIRECTION DES SERVICES ADMINISTRATIFS Sommaire de la fonction: — Sous la responsabilité du Directeur des Services Administratifs, le chef de service du personnel planifie, organise, dirige et contrôle les activités de son service.— Le chef de service du personnel assumera la responsabilité de la réalisation des programmes d'activités prévus pour son service dans le cadre des objectifs du C.S.S.— Il coordonne les activités de recrutement, sélection, embauche du personnel du C.S.S.E.— Il est responsable du comité de négociation.— Il assume un rôle de conseiller auprès des cadres impliqués dans la gestion du personnel et dans l'application de la convention collective et des ententes locales et provinciales.Exigences: — Diplôme de 1er cycle terminal en relations de travail, ou en psychologie industrielle, ou en administration.— Expérience de deux (2) ans plus particulièrement en relations de travail et gestion du personnel.— Une connaissance du secteur des Affaires Sociales serait souhaitable.Rémunération: — Selon les normes du M A.S.— classe 14, minimum $23,-321.00 et maximum $32,873.00.Faire parvenir votre curriculum vitae au plus tard le 18 janvier 198ffà DIRECTION DES SERVICES ADMINISTRATIFS C.S.S.de l'ESTRIE 594, bout.Queen nord Sherbrooke (Québec) v J1H3R7 Le Campus Manicouagan du Cégep régional de la Côte-Nord requiert les services d'un CONSEILLER PÉDAGOGIQUE (Poste de remplaçant pour 18 mois) FONCTION Comme responsable du secteur des sciences et techniques humaines et administratives, le conseiller pédagogique exerce des fonctions de conseiller auprès du personnel de cadre responsable des services d’enseignement et d'animation pédagogique auprès des enseignants et des autres professionnels relativement à l'implantation, au développement, à l’évaluation des programmes d'enseignement, à l’organisation scolaire qui convient de même qu’au choix et à l'utilisation des méthodes, des techniques, de l'équipement, du matériel didactique.QUALIFICATION Diplôme universitaire terminal de premier cycle dans un champs de spécialisation approprié au secteur concerné.LIEU DE TRAVAIL Campus Manicouagan, 537 boulevard Blanche.Haute-rive.SALAIRE Selon la convention collective.t DURÉE DE L'EMPLOI De janvier 1980â juin 1981.Les personnes intéressées sont priées de laire parvenir leur curriculum vitae complet avant le 8 /envier 1980 au: Directeur du Campu* Campus Manicouagan 537 boulevard Blanche Hauterive, Qué.G5C 2B2 L’ÉCOLE POLYTECHNIQUE DE MONTRÉAL requiert les services d’un DIRECTEUR DU CENTRE DE DÉVELOPPEMENT TECHNOLOGIQUE Sommaire de la fonction: — Direction générale des activités de recherche commanditée effectuées sous la responsabilité des professeurs d ' l’École pour le compte de plus de 250 entreprises industrielles et de quelque 60 autres clients (divers ministères, etc.), d’une valeur d’environ $2 millions par année.— Liaisons avec l’industrie et promotions des résultats de la recherche universitaire auprès des entreprises.surtout les PME québécoises.Exigences du poste: — Bonne connaissance du milieu industriel québécois.— Expérience du milieu universitaire québécois et .du marketing de la recherche-développement dans l’industrie.— Talents d’administrateurs et leadership.— Membre de l’Ordre des Ingénieurs du Québec.Candidatures: Les experts intéressés sont priés de présenter leur candidature accompagnée d’un curriculum vitae sous pli confidentiel à: École Polytechnique de Montréal a/s Directeur du personnel Campus de l’Université de Montréal C.P.6079, Succursale “A” Montréal.Qué.H3C 3A7 Date limite: le 20 janvier 1980.Cégep Régional de la Côte Nord LE CENTRE DE SERVICES SOCIAUX DE L’ESTRIE EST A LA RECHERCHE D’UNE SECRÉTAIRE DE DIRECTION A LA DIRECTION DES SERVICES ADMINISTRATIFS Fonctions principales: — Assumer la responsabilité globale du secrétariat de la direction et la supervision du personnel impliqué.— Convoquer les réunions du secteur, assister à ces réunions et en rédiger les procès-verbaux et comptes-rendus.— Garder sous le sceau de la confidentialité tous les documents rattachés au secteur concerné.— Participer à la sélection, à I embauche et au congédiement du personnel de secrétariat sous sa responsabilité Exigences: » — Habileté acquise et pratique courante de la sténographie.— Habileté acquise dans la rédaction de procès-verbaux.— Excellente maîtrise du français écrit et parlé — Expérience pertinente d’au moins cinq (5) ans — Capacité de synthèse, sens de l’initiative et autonomie devraient être des qualités personnelles acquises en plus du sens de l'organisation et d’une facilité au niveau des relations interpersonnelles — Intérêt et habileté é travailler dans une direction des Services Administratifs comportant un service du personnel, de finance et comptabilité, et de perception.Faire oarvenir votre curriculum vitae au plus tard le 11 |a- vier 1980: A LA DIRECTION DES SERVICES ADMINISTRATIFS C.S.S.de l'ESTRIE 594, bout.Queen nord Sherbrooke (Québec) , J1H3R7 Voir autres Carrières et Professions, en page 19 LE CONSEIL SCOLAIRE DE VANCOUVER est à la recherche D’ENSEIGNANTS EN IMMERSION PRÉCOCE — Un poste dans le programme-cadre de français (maternelle à la 3ième, toutes les matières sont enseignées en français).— Un poste en 4ième (immersion précoce) — Un conseiller pédagogique (la moitié du temps comme conseiller et l'autre comme enseignant en immersion).Qualifications exigées pour tous les postes: Tout candidat doit avoir ou pouvoir obtenir son brevet d’enseignement en Colombie Britannique; être bilingue; avoir une formation pour l’élémentaire et pour l'immersion et avoir une connaissance de la méthode dynamique et du sablier; de l'expérience en immersion serait très avantageux.Fonctions de Conseiller Pédagogique: En plus des qualifications indiquées, le Conseiller Pédagogique travaillera comme conseiller avec tous les enseignants de l'immersion dans les écoles du Conseil, y compris le développement du programme et les stages de perfectionnement et de recyclage pour ces enseignants.Tout candidat doit avoir de l'expérience en immersion et en développement des programmes.Quoique nous cherchions à remplir ces trois postes vacants tout de suite, nous invitons aussi les candidatures des candidats pour d'autres postes possibles en septembre 1980.Veuillez faire parvenir votre candidature au: Bureau du Personnel Conseil Scolaire de Vancouver 1595 ouest, lOième avenue Vancouver, B.C.V6J 1Z8 .Tél.: (604) 731-1131 ^ Centre Local de Services Communautaires de la Petite Nation INTERVENANTE ou INTERVENANT Titres du poste: Organisateur communautaire/ Travailleur communautaire/ Travailleur de quartier Raison d'être: L'amélioration des conditions de vie et de la qualité de vie de la population, et plus particulièrement des jeunes (12-20 ans); Tâches: — connaissance de la jeunesse, ses besoins et ses attentes; — regroupement des jeunes autour d'actions de développement communautaire; — identification et mise en évidence des facteurs (leadership, rapports de force, agents de développement.) exerçant une influence dans la région; — collaboration des diverses ressources travaillant auprès des jeunes; — avis, conseils et soutien aux groupes du milieu; — toutes autres tâches reliées au poste.Qualités requises: — capacité de s'intégrer au milieu et de se faire accepter par le milieu; — autonomie et leadership; — esprit de créativité et ouverture à l'innovation; — capacité de travailler en équipe et avec des groupes.Exigences: — diplôme universitaire ou diplôme d'études collégiales dans une discipline appropriée ou expérience pertinente; Lieu de travail: Région de la Petite Nation Salaire: Selon la convention collective Les personnes intéressées doivent laire parvenir leur demande accompagnée de leur curriculum vitae avant le 11 janvier 1980 à 17h00 à: GILLES MICHAUD, directeur général CLSC de la Petite Nation C.P.120 ^ Saint-André Avellin, Québec CONCEPTEUR-RÉALISATEUR Service de L’Éducation Division Communication Concours no.: 79-UR-E-11 LA DESCRIPTION: Sous I autorité du Chel de la Division Communication, agit comme ressource-conseil en matière de production graphique.audlo-viauelle et photographique ainsi qu'à titre de responsable des opérations de conception et de réalisation dans cer domaines Notamment analyse les demandes de production fixe les priorités, prévoit les séquences et échéanciers de réalisation ainsi que les ressources humaines (type de compétence) financières et matérielles requises Organise, coordonne et contrôle le travail des ressources (Graphiste.Maquettiste) qui lui sont altectées Assiste et conseille la Direction et le personnel de ( Union régionale dans la determination des types de production è réaliser ainsi que dans le choix des concepts et techniques è utiliser.Conseille les unités administratives dans ridentltlcation de leurs besoins en matière de production et participe è la planification annuelle des activités dans son champ de compétence LES EXIGENCES: — Diplôme universitaire de 1er cycle soit en arts visuels, en technologie des médias ou autres disciplines appropriées — trois années d'expérience dans les tondions où le (la) candldat(e) seal lamlllarisé(e) avec les dittérenls médias el techniques de conception, de réalisation et de production et de plus où il (elle) a eu è coordonner des protêts dans ces domaines.LES CONDITIONS: Plan complet d'avantages sociaux Toula personne inltresste doit taire parvenir son curriculum vilee.avenue B/anvier 1980, au Service du Personnel, l’Union régionale de Québec des Caisses populsires Des ierdlns, 59.avenue Bégin.Lévis.Québec.G0V6P6 l’union résionale de québec des caisses populaires desjardins I I I ^3861415 1 6 Le Devoir, samedi 29 décembre 19 7ü ¦ 19 La performance erratique du dollar canadien se poursuivra T an prochain par Mary Deptuck de la Presse Canadienne L’année qui se termine a vu le dollar canadien monter et descendre tour à tour — mais surtout descendre — alors que cette devise subissait les contre-coups des fluctuations économiques et politiques.Bien que le dollar soit présentement à 35 cents US, sa descente à moins de 84 cents en janvier dernier a marqué le commencement d’une performance erratique qui a.duré toute l’année.«Ce fut une année de confusion, a déclaré un banquier, mais en termes de ressources naturelles, nous sommes encore en avance en tant que pays.nous n’avons .qu’à payer pour nos erreurs passées».Le point le plus bas a été atteint en février 1979, alors que le dollar est descendu à 83.35.Cette chute a été suivie d’une rapide remontée à 87.77 en avril.' Avec la remontée du mois d’avril, les optimistes prédisaient que le dollar continuerait son ascension pour atteindre 90 cents à la fin de l’année.«L’époque des 90 cents est révolue, a déclaré un courtier.C’est triste, mais le monde connaît une récession, et nous sommes durement frappés parce que nous sommes une nation commerçante.Nous devons vendre, quels que soient les prix que nous obtenons».Les incertitudes politiques — y compris les élections fédérales.L’intention du gouvernement québécois de se séparer du reste du Canada, la menace par le gouvernement du Québec d’exproprier Asbestos Corp., la réaction du Fonds monétaire arabe au projet de transférer l’ambassade d'Israël à Jérusalem, et les statistiques financières décevantes — tout cela a contribué à un recul persistant.«La dévaluation du dollar suit de près la piètre performance du dollar américain sur les marchés mondiaux, a déclaré un négociant qui a fait remarquer que les États-Unis représentent environ 78 pour cent du commerce canadien.Avec les élections américaines qui viennent, qui sait ce qui arrivera à leur dollar et au nôtre» L’or à plus de $515 à New York LONDRES (Reuter et AFP) — L’or a atteint hier matin à Londres un nouveau record historique, à $515.00 l’once contre $508.75 la veille dans l’après-midi.La hausse du métal précieux ne s’est cependant pas maintenue et l’once de metal fin a atteint $500 à la clôture sur les marchés européens.À New York, l’or a atteint ensuite près de $516 (livraison janvier) après que le département d’État eut condamné l’intervention soviétique en Afghanistan.Il a clôturé à $517.80 La flambée de l’or après la trêve de Noël s’explique par l’évolution de la situation en Iran et plus récemment en Afghanistan et aussi par le renchérissement des produits pétroliers pour 1980.La baisse enregistrée hier après-midi provient vraisemblablement des prises de bénéfices, estiment les courtiers Le marché des changes est resté calme hier, la plupart des operateurs ayant déjà fait leurs comptes pour la fin de l’année.Le dollar est resté ferme par rapport aux autres devises.La monnaie américaine était cotée 1,7255 marks à la clôture hier (contre 1.7150 la veille au soir) 1,5905 francs suisses (1.5760) 4.0200 francs français (4.0125) et 240.15 yen (239.55).Cette fermeté du dollar s'explique en partie par l’amélioration de la balance commerciale des États-Unis dont le déficit a été ramené à $1,6 milliard en novembre; contre $2 milliards en octobre.Cette amélioration est due à une forte diminution des importations de pétrole et produits pétroliers, qui sont tombées à leur plus bas niveau depuis deux ans, totalisant 229.6 millions de barils, en baisse de 20% par rapport à octobre Au total, les informations se sont élevées à $18.4 milliards et les exportations à $17 milliards.Un analyste du département du Commerce a souligné que la baisse des importations pétrolières marque la fin de la période de reconstitution des stocks des compagnies, pratiquée pendant deux mois consécutifs, en septembre et octobre, afin notamment d’avoir suffisamment de mazout pour l’hiver.Les États-Unis espèrent ramener le déficit commercial cette année à $23.4 milliards, contre $28.5 milliards l’an dernier.les architectes LONGPRÉ MARCHAND Montréal - 842-1401 DAVID, BOULVA CLEVE ARCHITECTES 1 25 3 ave McGill College Suite 800 MONTRÉAL - 866-862 1 ARCHITECTES MADELEINE ARBOUR BERNARD MORISSET DECORA TEURS-ENSEMBLlERS DESIGNERS O IN TERIEURS 878-3846 266 St-Paul.Vieux Montréal DÉCORATEURS ENSEMRLIERS Le brut vénézuélien à $26 CARACAS (Reuter et AP) — Le prix du baril de brut vénézuélien va passer de $24 à $26 au 1er janvier 1980, a annoncé hier M.Humberto Calderon Berti, ministre des Mines et de l’énergie.Le 13 décembre dernier, le gouvernement avait augmenté Te prix moyen du baril de 18 à 24 dollars, en même temps ue d’autres pays du Moyen-rient, dont l’Arabie Saoudite.Après l’échec de la conférence de l’OPEP à Caracas, R1 Ô! NETTOYEUR P Service d'une heure au comptoir Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 pays pr pétrole ont fixé des prix allant de $24 le baril, pour l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes et Qatar, à 30 dollars pour la Libye, l’Algérie et le Nigeria.À New-York, on annonçait dans les milieux industriels que l’Irak, second producteur de LOPEP, avait décidé de porter le prix de son pétrole à $26, augmentation rétroactive au 1er décembre.En Indonésie, la compagnie Pertamina a annoncé une augmentation du prix moyen du baril qui passe de $24,45 à $30,75.Cette hausse prendra effet au 1er janvier.La Libye, l’un des pays les plus militants de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, a annoncé qu’elle augmenterait le prix de son fiétrole de près de cinq dollars e baril.Le brut libyen vaudra $35 à partir du 1er janvier, déclarait-on dans les milieux industriels américains.Le Mexique qui ne fait pas partie de l’OPÉP portera le prix de son pétrole a $32 le baril à partir du 1er janvier, contre $30 actuellement.Enfin, le prix du pétrole de la Mer du Nord augmentera de $2 à $4 par baril à partir de mardi prochain, affirme à Londres le Financial Times.Selon le quotidien britannique des milieux d’affaires, les producteurs des secteurs britanniques et norvégien de la Mer du Nord ont déjà prévenu leurs clients contractuels que •leurs prix seraient augmentés à partir du 1er janvier.Cette augmentation n’a pas été fixée avec précision, ajoute le journal, mais elle devrait se situer entre $2 et $4 par baril, ce qui rapprocherait le prix du pétrole de la Mer du Nord du tarif de $30 par baril appliqué par le Nigeria, l’Algérie et la Libye.Le» postes sont offerts également aux hommes et aux femmes C LE CONSEIL SCOLAIRE DE NORTH YORK^ requiert les services de 1 - professeur de géographie (9e-10e-11e-12e) pour la période du 28 janvier au 2 mai 1980 Les candidatures écrites doivent être adressées à: M.E.De Meulemeester Directeur École Secondaire Étienne Brûlé 300 chemin Banbury Willowdale, Ontario M2L 2V3 .Tél: (416) 449-5006 AVRKAK organisation privée de développement recherche pour programme en Afrique de l’ouest — 1 Technicien supérieur etn génie sanitaire diplômé en génie sanitaire ou l'équivalent.— 1 Formateur et Technicien en équipement médical électricien de haut niveau ayant des connaissances théoriques et pratiques en électroradiologie et en électricité automobile Aptitudes à superviser et à enseigner exigées.Durée du contrat deux ans.Salaires Intéressants négociables.Veuillez s 'adresser au Directeur du Personnel, AFRICARE.1601 Connecticut Avenue, N W Washington.D.C.20009.U.S.A.Voir autres Carrières et Professions, en page 18 Professeurs de français » langue seconde Postes à Montréal Temps partiel et complet Exigences: — B.A.(minimum) — Connaissance de L.F.I.Dialogue-Canada.L’Atelier, etc — Expérience obligatoire en milieu des affaires Entrée en fonction: 10 janvier 1980 Écrire à: DOSSIER 3238 Le Devoir C.P.6033 Montréal H3C 3C9 cherche DES PROFESSEURS Informatique (temps partiel ou à la leçon) — Introduction aux ordinateurs (III) 3 x 3 h — Cobol I (311) 1 x 4 h — Introduction au langage Fortran 5 x 3 h (911) — Introduction au langage Basic (918) 4 x 3 h QUALIFICATIONS — Diplôme universitaire de premier cycle dans la discipline appropriée — Formation en pédagogie — Expérience pertinente Les personnes Intéressées doivent leire parvenir leur curriculum vitae event le 4 lanvier 1980.au Service du personnel COLLÈGE DE BOIS-DE-BOULOQNE 10555.evenue de Boia-de-Boulogne Montréal (Québec) H4N 1L3 Collège de la région de l’amiante PROFESSEUR EN TECHNOLOGIE MINÉRALE temps partiel, à la leçon Session hiver 1980 Projet de minéralurgie (traitement de minerais) 3h/ semaine Hydraulique appliquée 4h/ semaine Gîtes minéraux 4h/ semaine Géologie structurale 6h/ semaine Aussi possibilité pour été et automne 1980 QUALIFICATIONS REQUISES: — Bacc.ès sciences appliquées (géologie, mines, métallurgie) — Bacc.ès sciences (géologie) Les personnes Intéressées sont priées de taire parvenir leur curriculum vitae et les documents pertinents attestant leur scolarité et leur experience au plus tard le 7 ian-vier 1980, i: Collège de la Région de r Amiante .Direction dea services au personnel 671 eud, Soûl.Smith Thetford Minet, Qué.Q6Q INI Afrique du Sud Band 1.4210 Afrique Française Franc CFA 005842 Allemagne Ouest Mark .6815 Antilles Anglaises Dollar 4362 Australie 1 dollar 1 3027 Autriche S» hilling 09463 Bahamn* ITollar 1 1624 Belgique Franc 0419» Danemark Couronne .2193 Espagne Peseta 01775 Êtais-I'nlr Dollar |.iYI6 Finlande Mark 3170 Fiance Franc 292i Cîréee Drachme 03114 Hollande Florin 6176 Hong Kong Dollar 2367 Inde Roupie .48».Israël Livre 03362 Italie Lire 001460 Jamaïque Dollar 6610 Japon Yen 004901 Liban Livre 3614 Mexique Peso 05145 Norvège Couronne 2362 Nouvelle-Zélande Dollar 1 1595 Portugal Kstudo 02364 Royaume Fni i Sterling 2 6177 Suède Couronne 2626 Sulste Franc 7371 Venezuela Bolivar 2736 ANNONCÉS CIASSSS ENCADRÉES 286-1201 • M a*y a |NN de RrMe peur lee ¦ ANNONCES CLASSEES DU DEVOIR Lee offre* tfemp»o*s sont ouvertee egalement sua Isommet et euxlemmee Avis : Le* annonceurs sont priée dé verifier la première parution de leur* annoncée.Le Devoir ee rend reeponeeble d’un# eeuie fteertion erronné* Tout* erreur doit être eouügné* immédiatement «VP téléphoner è 266-1201 ANNONCES CLASSEES AE6UUÈRES 286-1201 La Banque du Canada, qui a l’autorité sanctionnée par le gouvernement de hausser les taux d’intérêt pour stimuler le dollar et combattre l’inflation, a augmenté les taux à un sommet sans précédent cette année, à la suite d’agissements similaires de la part de la Federal Reserve Board aux États-Unis.En haussant ses taux, la Banque centrale pousse les banques et autres institutions financières à demander davantage aux emprunteurs, à décourager les achats à crédit et à diminuer le volume d ar gent en circulation Les taux d'intérêt privilégiés ont atteint le mois dernier un som met sans précédent de 16 pour cent Bien que les négociants prédisent que 1980 ressemblera comme un frère à 1979 en ce qui concerne le dollar canadien.la plupart admettent qu’au moins une décision politique.le budget conservateur du 11 décembre, était un pas dans la bonne direction.Les réductions sévères proposées par le budget dans les dépenses gouvernementales, dans le but de réduire de $10.2 milliards à $4.4 milliards, d’ici 1983, le déficit du Canada, auraient été bénéfiques pour le dollar canadien.Elles ont cependant provoqué de vives représailles de la part des membres de l’Opposition, et une motion de censure contre le gouvernement conservateur.L’incertitude qui s’en est suivie, combinée aux paiements de fin d’année, a fait descendre le dollar à moins de 85 cents cette semaine.Les analystes disent que la performance de l’an prochain dépendra en grande partie du potentiel énergétique du Canada.L’augmentation des ventes de gaz aux États-Unis, les découvertes de pétrole dans la Ter de Beaufort et au large de la côte de Terre-Neuve, les hausses mondiales du prix du pétrole, tout cela a fait du Canada un investissement très intéressant cette année, a déclaré un analyste.Si seulement ces pipelines peuvent être aménages sans interférence de la part des politiciens, nous devrions avoir une excellente année 1980.Cela signifie que le dollar canadien pourrait se maintenir entre 84 et 88 cents en 1980.Légère baisse des taux US NEW YORK (AFP) - Les prêts commerciaux des grandes banques new-yorkaises ont augmenté de 100 millions de dollars au cours de la semaine terminée le 26 décembre, a indiqué jeudi la réserve fédérale.Cette progression est considérée comme modérée, en ligne avec les objectifs de la reserve fédérale.Elle fait suite à une hausse exceptionnelle de $1,46 milliard au cours de la semaine terminée le 19 décembre, et provoquée surtout par les besoins en liquidités des entreprises qui devaient payer leurs impôts La réserve fédérale a aussi indiqué que les taux d’intérêt des bons du trésor avaient quelque peu diminué.Ceux à trois mois ont été vendus à un taux d’intérêt de 12.01% contre 12.21% au cours de la semaine précédente Voici les taux des devises tel que fournis par la Banque Canadienne Nationale Les cotes sont en monnaie canadienne HEURES DE TOMBÉE: 10:30 heures.Le jour qui précède la publication du lendemain Pour l’édition du lundi: il faut nous aviser avant 3:30 heures le vendredi précédent.Pour les annulations et les corrections, les mêmes heures s'appliquent JNO AMEUBLEMENTS A VENDRE MEUBLES NON PEINTS vendons et fabriquons Vaste choix (commodes bureaux doubles et triples, etc ) Avons aussi matelas toutes grandeurs à prix d'aubame.207 est Beaubien.Tél 276-9067 ou 3611 ouest Notre-Dame 935-6716 et 10,192St-Mlchel 387 2841 JNO ANTIQUITÉS DENTELLES ANCIENNES Très beaux rideaux en tulle et Milan Filet brodé macramé, etc .Couvre-lits, nappes, coussins.Faut voir! 738-7378 29-12-79 Très belle table période victorienne, bois foncé, pattes et bas-reliefs très 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