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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 17 mars 1969
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1969-03-17, Collections de BAnQ.

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dans ce numéro ¦ La SSJB de Montréal s'oppose à une division des structures scolaires fondée sur la langue.Son nouveau président, M.François-Albert Angers, déclare que la SSJB doit prendre la relève des états généraux.(Page 3) ¦ En éditorial, M.Vincent Prince écrit que l'Union nationale vient de prendre une sage décision.(Page 4) ¦ Le mouvement pour l’intégration scolaire s'appelle maintenant la Ligue pour l'intégration scolaire; Raymond Lemieux conserve la présidence.¦ Un article de Normand Lépine sur "Le secret professionnel: ses limites légales".(Page 8) ¦ Une lettre ouverte d'un groupe de professeurs de Ste-Marie pour le retrait du bill 85.(Page 5) Le successeur permanent de Daniel Johnson sera choisi à la fin de juin la météo Ensoleillé avec périodes nua geuses Frais Vents légers Min la nuit dernière et max aujour d'hui 15 et 25.Fête du jour: saint Patrice LE DEVOIR Fais ce que dois VOL.LX-NO 63 Montréal, lundi, 1 7 mars 1 969 10 CENTS Bertrand aux souverainistes: quittezI'UN! par Gilles Lesage QUEBEC - "S'il y en a.dans notre parti, qui croient que l'option de M René Lévesque est la meilleure, ils de- vraient.en toute honnêteté in- ce de presse, samedi, quelques teilectuelle.se ranger avec minutes après qu'il eut fait lui '' part de son intention de postu- Ces mots ont été lancés par 1er le leadership permanent le premier ministre.M Ber- du parti qu'il dirige par inte-trand.au cours d'une conféren- rim depuis la mort de M QUEBEC «n 4tit do l.•>*•, >«d.F«dw»(wi ol C.ihf i.c Ch*Min • Swvic «> d* bim tti.|utf* de Momie») # Scn/icei unie de le Pludie Rouqe e Société caredienne de le Cime Rouge 400 ouest, boul de Maisonneuve.Montréal life 288-1261 mange davantage.Il a pris un peu de poids Samedi, en soirée, il était en excellente forme I, accueil que lui ont fait les délégués du Conseil, le désir qu'ils ont exprimé de le voir conserver son poste ont paru le rassurer.Dans ses contacts avec la presse, il avait acquis une grande assurance.BERTRAND qu’il aurait personnellement préféré une date plus tardive au cours de Tété.M.Bertrand a dit que les délégués veulent en finir au plus tôt de Tin-certitude et de l’insécurité que connaît le Québec depuis juillet dernier Tentera-t-il de faire ajourner l'Assemblée nationale quelques semaines avant le congrès'1 M.Bertrand préfère attendre de voir comment l'opposition se comportera."Si elle cherche à nous diviser.ce sera à nous à ne oas tomber dans le panneau ' Au sujet du bill 85, M.Bertrand a dit que la plupart s’entendaient avec les principes énoncés par M Johnson, repris par lui-même et par d’autres, mais que ce sont les modalités qui sont difficiles à mettre en pratique Evoquant les mémoires présentés devant la commission parlementaire de l’éducation.il a dit: nous sommes en face de deux extrémismes, celui de ('unilinguisme absolu, et celui de bilinguisme intégral.Encore là, il faut trouver "une voie médiane”."Et pour le moment, il faut trouver la solution à un cas comme celui de Saint-Léonard.et le gouvernement que je dirige s'y appliquera.” Le congrès sera-t-il suivi d'un appel au peuple, ‘‘croyez-vous que ce serait faire preuve de clairvoyance et de bonne guerre que d’agir comme M Trudeau?" Il n'en prévoit pas.à moins de circonstances exceptionnelles qui n'existent pas présentement Au début de la réunion des militants, après avoir fait observer une minute de silence à la mémoire de M Johnson.M.Bertrand a dit que l'Union nationale était ’un parti enraciné dans la glèbe et les couches populaires.et irrévocablement dévoué aux intérêts du Québec” Il a répété qu il tenait à obtenir un mandat aussi large qui soit de la base, des racines du parti, et non pas seulement du sommet, "si beau, si magnifique soit-il” "Nous avons des structures démocratiques, ce n'est pas pour les remiser sur la tablette ”, a indiqué M.Bertrand, qui souhaite que le conseil national.dont c'était la deuxième réunion depuis les grandes assises de 1965, joue pleinement son rôle d'outil de démocratie et de participation.A Tissue de la réunion.M Bertrand a annoncé sa décision dans les termes suivants: "Conscient des responsabilités qui sont les miennes, conscient aussi d'une carrière déjà longue mais qui impose à ceux-là qui Tentreprennent des devoirs envers la collectivité, conscient du lourd fardeau que comporte la direction du parti et l’administration de la province.je proposerai humblement ma candidature au congrès de TUnion nationale M Bertrand s'est dit convaincu que le problème du leadership sera résolu "dans un climat de democratic et de liberté.de manière aussi définitive que possible, pour quelques années.' UN NOUVEL La note d« protestation déclare que T URSS a ignoré les avertissements adressés par la Chine à la suite de l’incident du 2 mars, et tient le gouvernement soviétique comme responsable des conséquences sérieuses” que peut entraîner ce nouvel incident sanglant.Les spécialistes militaires occidentaux à Moscou estiment qu'une forme de guerre a éclaté entre Tl'RSS et la Chine sur Hôpital du Sacré-Coeur L'Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal a établi Thoraire des visites comme suit du lundi au vendredi inclusivement.les visites seront permises de 19h00 à 20h30 Les samedi, dimanche et jours de fête chômées les visites seront permises de 14h00 à 15h-30 et de 19h00 à 20h30 Au département de pédiatrie, les visites seront permises de 14h00 a 20h00, tous les jours.“I"" DÉCÈS .' - .i No«»I «.«.p.qu» (•» «vit d» nouvelles Et pour nous qui vivons au Canada quels sont les événements importants’’ Ce sont ceux qui se passent chez nous, dans notre province, dans notre pays Pour Pierre Nadeau, il n en est pas ainsi Par exemple, le 12 mars, il a commencé les nouvelles de 13 heures en parlant d un certain discours de Tito de Yougoslovie Si encore ce discours avait été explosif.Mais non, il s'agissait d un ramassis de banalités, de clichés cent fois entendus Et pendant ce temps il passait sous silence le très important discours que Monsieur Paul Doeois avait prononcé la veille à l'Assemblée nationale du Québec! J'invite donc M Nadeau à commencer par les nouvelles québécoises, les nouvelles canadiennes Peu nous importe de connaître tel fait insignifiant sur venu dans tel coin éloigné du monde RAYMOND PARADIS, V alley field, 12-3-6» On veut tromper le Québec M Jean-Guy Cardinal.Ministre de l'Education du Québec.En décembre 1968 le gouvernement du N-B a publié un livre blanc où on relève le passage suivant A la conférence constitutionnelle tenue en février 1968 les premiers ministres en sont arrivés à l accord unanime .(que) les Canadiens francophones n'habitant pas le Québec doivent jouir des memes droits que les Canadiens anglophones dq Quebec Quelques mois après cette conférence.j'ai publié dans les journaux du N -B un article intitulé "Au fond des choses donnant huit raisons pourquoi il était impossible pour les Français du N -B d obtenir les mêmes droits dont jouissent les anglophones du Québec Je vous ai fait parvenir cet article en 1968.je crois Nous •pouvons ajouter aujourd'hui un neu vième argument les enseignants francophones du N -B ne peuvent pas se débarrasser de l'obligation d'appartenir à l'association professionnelle des anglophone N B T A conduite naturellement par la majorité anglaise Je vous envoie deux lettres qui protestent contre cet état de choses Je sais que les enseignants du Québec (de langue anglaise) jouissent d'une association séparée J aimerais que vous me fournissiez quelques renseignements sur le sujet Cela servirait aux enseignants français ici dans leur lutte pour sortir de la N B T Association qui a toujours travaillé pour les Anglais J ai suivi attentivement la dernière conférence fédérale-provin-ciale à Ottawa Les politiciens cherchent encore à tromper le Québec en faisant espérer l'égalité des deux langues partout au Canada afin que le Québec reste dans une fédération dominée par une majorité anglaise Quant à moi.cette fumistene de la Commission Laurendeau-Dunton et cette promesse d'accorder aux minorités françaises les privilèges dont jouissent les anglophones du Québec, tout cela me dégoûte Je suis révolté de voir la manoeuvre machiavélique d'Ottawa qui cher che à enrôler les Acadiens pour contrecarrer le Québec dans ses aspirations et ses efforts pour secouer la domination de la majorité anglaise d'Ottawa dans le domai ne de I éducation et autres domaines Plutôt que de faire le jeu des politiciens c-entralisateurs d'Ottawa, et d'aller sauver la langue française en Afrique, j'estime que les chefs acadiens devraient chercher à la sauver dans les écoles publiques et les collèges du N.-B comme je travaille à le faire depuis quelques années EMILE SOUCY Saint-Basile.N -B .1-3-69 Lacunes de deux émissions Je suis infiniment reconnaissant à M André Major d'avoir su reconnaître avec tant d honnêteté les lacunes des programmes concernant I alimentation dans les deux émissions de Radio-Canada "Le Pain Quotidien à la radio du midi le 3 mars et à la télévision "Les Temps Changent " le même jour Il y avait, tout dàbord dans cette dernière, trop de monde et trop d élaboration pour un si piètre résultat nen de valable en somme afin de nous inciter à une meilleure façon de se nourrir On a eu bien garde d inviter à cette émission un naturopathe (je cite M Major) et je laisse à chacun sa manière de penser en la matière Les mar chands de denrées publicitaires n’y auraient probablement pas eu leur compte Comment concevoir une saine alimentation sans mettre sur notre table des produits naturels tels que les pains de fanne non blutée, le sucre brut, les céréales non décortiquées le yogourt, ce parfait régulateur de tout l'appareil digestif, le lait de beurre et le lait naturel (alcalins) quand tous les laits pasteurisés sont acides.Au sujet du lait faudrait-il encore nous apporter des preuves valables pour n'en point consommer de la naissance à la mort, même en regard des maladies coronariennes Tant d'autres aliments contiennent beaucoup plus de matières grasses que ce breuvage nourrissant qui est a lui seul un puissant facteur de désintoxication La cure de lait est infaillible dans plusieurs cas: j'en ai fait moi-même l'expérience.Il y aurait eu aussi avantage a établir la nomenclature des ali-ments alcalins qu'il no.i> faut consommer deux tiers pour un tiers d aliments acides dans notre ali mentation quotidienne Vraiment les programmes de ces deux émissions ont passé tout à fair a côté du sujet, ce qui en vient à dire que nous ne savons encore rien de ce que peut représenter un régime bien balancé Il y avait un côté comique, pour ne pas dire tragique, dans la plupart des assiettes que I on nous présentait et en face aussi des dié- téticiennes çui se croyaient obligées de tout accepter, même les frites Au nom de qui.au nom de quoi’’ Pourquoi aussi nous avoir laissés dans lignorance du simple verre d'eau qui a la premiere place dans la fringale entre les repas L'eau est nécessaire autant a I intérieur du corps qu’à l’extérieur et plus encore afin d éhminer l'accumulation des toxines et permettre à l'estomac de se reposer Merci à M.Major pour la franchise de son témoignage ("est heureux pour le peuple qu'on vienne a notre rescousse dans le si important message que devrait nous livrer Dame Santé Béatrice F OUELLET Québec , 6-3-69 A rémission "2 plus 1" du 9 mars.M Jacques-Yvan Morin président des états généraux du Canada français, était interviewé par les journalistes Louis Martin et Jean-V Dufresne Nous étions plusieurs personnes à écouter l'émission Nous voulions en savoir le plus possible sur ce qui avait été décidé aux états generaux concernant le Québec et les minorités françaises Nous fûmes tous déçus En aucune circonstance.Me Monn n'a pu apporter une réponse complète aux questions qui lui étaient Un invité plutôt posées.M Martin s'empressait de 1 interrompre par d autres questions M.Dufresne n'a pu poser qu'une question au début et une autre à la fin M.Martin s'est montre d une arroganre insupportable Nous nous demandons même comment M Morin a pu tenir le coup pendant une demi-heure sans manifester plus d impatience II était pourtant facile de voir qu'il aurait voulu s'expliquer plus nettement et plus complètement C'est d'ailleurs lui et non M Martin que le public voulait entendre malmené M Morin, qui a beaucoup peiné pour mener à bien tes états généraux et qui avait acquis à leur contact des connaissances fort précieuses, aurait dû avoir plus de liberté de s'exprimer II aurait mérité qu'on ne l'interrompe pas a tout instant, y compris au milieu d’une phrase.Que reste-t-il de cette émission" Pas grand-chose sans doute.parce qu elle fut trop décousue On aurait dit et c’est l'opinion de toutes les personnes qui étaient avec moi qu'une certaine antipathie existait chez M Martin à l'endroit de son invité Le président des étals généraux a toute notre reconnaissance, tou te notre admiration pour son dévouement a la cause du petit peuple canadien-français qu'il veut relever sortir de son état de colonisé M Morin veut que soit effacée 1 humiliante défaite des Plaines d'Abraham.que notre destin soit façonné par nous et non par d'autres Existe-t-il un peuple qui refuserait proposition aussi exaltante" H LAQUERRE Montréal, 10-3-69 Contre le bilinguisme J'approuve la réponse que M Pierre Bonenfant (Le Devoir.21 février) a servie au Dr Joseph Moreau d'Alberta II y a longtemps que je voulais écrire une lettre dans le même sens Si je ne l'ai pas fait jusqu'ici c'est que ni mon français ni mon anglais ne sont parfaits.Je suis bilingue (ma mère était Anglaise), j’ai fait mes études en Angleterre et j’ai travaillé près de 40 ans pour une importante société anglaise à Montréal Parce que j'ai souffert de ce bi Imguisme et dans mon français et dans mes connaissances en général, que ce soit dans mon travail ou dans mon milieu je suis résolument contre ce principe dans le Québec Je n ai pas besoin de vous dire combien de fois j'ai été bafoué et combien de fois Ton m'a refusé des promotions à l'importante compagnie montréalaise où je travaillais parce que j'étais Canadien français (né à Montréal.H E.C 1929) et diplômé des sciences sociales, économiques et politiques de l’Université de Montréal 1931).Qui est séparatiste" Qui est responsable des ghettos eana-diens-français" Quand j'ai deman dé un transfert dans un ou l'autre bureau de cette compagnie au Canada.la réponse mielleuse que j'ai reçue fut Pierre, we would be doing you an injustice, you are more useful! to us in Québec La réponse a été aussi révélatrice quand j'ai postulé un service plus rémunérateur et plus en vue soit celui des placements: Pierre, m a-t-on dit.you would be competing with students freshly out of McGill and Western Universities”.Oui le pari est perdu d'avance pour nos enfants comme il a été perdu pendant 40 ans pour moi dans la métropole canadienne Aujourd'hui retiré dans la Floride.je pense, moi aussi, à mes enfants et à mon pays comme le Dr Joseph Moreau Mais mon message est différent, parce que moi j'ai vécu, jài travaillé et j'ai sué pour le compte des Canadiens anglais et je sais de façon définitive que leur bonne volonté et leurs promesses ne sont que mensonge Je dirais "sachez l'anglais comme langue seconde, mais ne soyez pas bilingues Déridez dès maintenant si vous vouiez vivre, c'est-à-dire avoir une vie vraiment pleine, réussie et heureuse (dans la mesure du possible) en français ou en anglais Si c'est le français, travaillez pour une firme cana dienne-française à Montréal, ou.alors.n importe où ailleurs dans la province de Québec Si c'est en anglais, émigrez aux Etats-Unis car autant couper les ponts complètement, ne pas subir les humiliations constantes et ne pas gaspiller ses énergies dans des situations impossibles" Le Dr Moreau dit penser à ses enfants et semble fort désinteres sé pour lui-même C'est si facile dans son cas II me fait penser a BRUNET DE COTE-DES-NEIGES EST LE NOM QUI DOMINE DANS LA CRÉATION DES MONUMENTS AUCUN AGENT économise; IA COMMISSION AVANT D'ACHETE» CONSUITEZ IA PlUS VIEIttE MAISON DU QUEBEC Imeripiiont Héporoliont t) nttloyogn I.BRUNET liée 4t 24 Ctomm C6t« N» Temps du Ghetto" de Chapsal-Rossif, au cinéma.Le théâtre s’accommode d'ailleurs mal du pur réalisme.Sans doute Liliane Allan réussit-elle à nous impliquer en nous prenant par le ventre, je crois néanmoins que la seule façon de raconter désormais ee drame historique que fut le génocide est la Poésie.Documents pour documents, je préfère les bandes d’actualité; là où Allan faillit, e’esl donc qu'elle n’amène rien de nouveau, ni une vision, ni un langage, ni même une autre sensibilité.Elle joue sur le connu, quand bien même le connu reste toujours affreux dans ee domaine.Que le public pleure, cela ne change rien.On a pleuré au "Journal d'Vnne Frank", on a pleuré à tous ces films, montage ou scénario.qui ont abordé le même problème, te n'est plus suffisant.Infiniment plus intéressant est le problème de l’enfance face à la mort.Mais ce n’est ! BIENTOT d'aprè* U» ramtR d ALBERTINI SARRAZIN IS ANS &Jk-â!E-SâG fr.) 6 00-9 30 A L« Couteau dans I U.-t.fr ) à S 00 seul nrsTih 1 5380.ST LAURENT — 777-4145 J ETUDIANTS CE SOIR 7 30 P AA ou Théâtre du Ce.1200 rue Bleury LA NOUVELLE COMPAGNIE THEATRALE présente de Marcel Dubé avec Cilles Pelletier Ovila Légaré Juliette Huot Pierre Boucher Louise Rémy Robert Rivard Monique Mercure Yves Létourneau Nicole Filion Cilles Renaud Michéle Derny Claude St-Denis RENSEIGNEMENTS 866-1964 pas le premier sujet de la piè ee, malheureusement.Pour ne pas avoir voulu gommer l’atroce.Liliane Allan, après avoir posé habilement ses (lions, n’exploite plus la situation dans ee sens Pour vivre TOUTE leur vie, donc pour accepter la mort, les quaire enfants tonl appel à l’imagination, aidés par .Monsieur Fugue.sorte d’idiot du village.Les meilleures scènes, celles où l’atroee est vrai parce que poétique, sont donc celles où Liliane Allan oublie les bottes et les coups de fouets des Allemands (anecdotes s’il en est) pour nous montrer comment l’imaginaire rejoint ta vie, la vraie vie.Un exemple?Deux des enfants sont fiancés cl dé rident de se marier; le fils d’un rabbin dira dune les prié res; or ces prières ne sont plus les mots traditionnels mais bien la litanie des espoirs et des désespoirs des enfants: la faim, la terreur, l'humour noir, la révolte contre Dieu.Là I.iliane Allan crée la poésie; sa pièce monte et nous émeut comme elle ne saurait le faire dans une scène purement réaliste, déjà mille lois v ue.Pour Jean Herbiet.le metteur en scène, cette pièce esl un autre prétexte à exploiter le théâtre qu’il aime.Ce théâtre est celui de la provocation.Il ne lait aucun doute que.pour Jean Herbiet, la guerre est une chose présente.Hélas, aucune guerre ne se ressemble et, à force de parler des anciennes, on finira par oublier la prochaine.D’ailleurs a-t-on jamais vu l'exemple servir à quelque chose.C'est pourquoi je ne puis accepter les théories sur le théâtre de Jean Herbiet.D’ailleurs ee qu’il appelle ’’L’Kmprise du mal", qui pourra jamais me jurer que c’est la guerre et seulement la guerre?Je crains que la moderne "emprise du mal" ne passe plus par la guerre.Dès lors ee que l’on dit des guerres passées ne sont qu'un autre désengagement, sorte de cérémonie d'exoreices.aussi inutile que tous les autres exorcismes.Ce que j'écris n'entaehe en rien le travail de Jean Herbiet.La production qu'il a lait de la pièce de Liliane \tlan esl en beaucoup de points intéressante.Ce n'esl pas facile de présenter une oeuvre pareille avec, pour comédiens.des amateurs.Il a choisi le réalisme pour sa régie; il a bien fait.Peut-être n'a-t-il pas su dégager de “Monsieur Fugue” ee qui me paraît être essentiellement important: la vision métaphysique.Du moins sait-il être efficace.Il nous émeut à plusieurs reprise.Son travail me rappelle beaucoup celui que taisait autrefois Jean-Guy Sabourin aux Ap prentis-Soreiers.C'est dire qu’il v croit, avec toute sa sincérité, et qu’il sait imposer sa vision à la troupe qu’il di rige.par conséquent an publie.Il est bien aidé par un décor de Michel Catudal, venu de Montréal pour l’occasion.Le décorateur a créé là un décor dur et violent qui représente le camion marchant dans un égout.Est-ee l’égout de la vie?On ne voit guère le travail de Michel Catudal à Montréal.Dommage car il fait partie de la nouvelle génération de décorateurs dont le talent n'en cède rien à l'ancienne.Quant à l’interprétation, elle vaut ee que valent les distributions non professionnelles.N’allons donc pas y chercher des performances techniques individuelles.Il s’agit d’un travail d’équipe, en l'occurrence assez impressionnant dans les moments où les jeunes comédiens s'engagent à fond dans l’expression.Je crois finalement que le travail de Jean Herbiet à Ottawa date un peu.par rapport à ee que nous connaissons ici.Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir eu Jean-Guy Sahourin.Si l’on excepte cette réserve, inutile d'ailleurs si on s’en tient à Ottawa, ee qu’il apporte est de qualité.Le Quatuor Orford à Claude-Champagne Le vendredi 21 mars à 20h30, la radio de Radio-Canada présentera à la salle Claude-Champagne un concert donné par le Quatuor Orford Le quatuor est composé d’Andrew Dawes.1er violon; de Kenneth Perkins.2e violon: de Terence Helmer.alto, et de Marcel Saint-Cyr, violoncelle.Le Quatuor Orford interprétera le Quatuor no 11 en fa mineur opus 95 de Beethoven, le Quatuor no 1 d André Prévost et !e Quatuor en fa de Maurice Ravel le public est cordialement invité à ces concerts de Radio-Canada Les laissez-passer sont disponibles au bureau de la réception à 1425 ouest, boulevard Dorchester A L’AFFICHE AUJOURD HUI UNI SEMAINE SEULEMENT 18 ANS .Fs.Vil r.iHK ut', (alri'ClL exotique Ierotkjue! LlUt AMOU« (OUT TINMI IT MOTONS.JÉIINES AfflRODlIïS HUB BONHIUM COURT MAIS INTINSK I lm ira “RH SFICIât POUROMIMIS tW XI* Il Ml) 30pm DANOIS SOUS TlTBFS ANGLAIS CINtMA DI BtWBTOItt M#fro St 0«nu ONnsonti) SAINT-DENIS !S«4 St DfNlS P49 4211 3e Semaine Un grand film canadien tourne dans les Laurentides le grand rock AS V/ t.E_ VS r Guy Thauvette Francine Racette un homme pris au piège de l'amour et du crime MIREILLE DARC HARDY KRUGER LA GRANDE, h sauterelle EN COULEURS ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL Franz-Paul Decker, directeur artistique CONCERT CALA Chef invite ZUBIN MEHTA Soliste PHILIPPE ENTREMONT, pianiste PROGRAMME AlBENIZ "Fête-Dieu - Navarra Triana" RAVEL Concerto en sol SAINT SAENS: Symphonie no 3 en do mineur, op 78 MARDI 18 MARS S 30 P M $2 50 - 3 50 - 4 50 - 5 50 - 6 50 - 7 00 - 7.50 SPECIAL: 100 billets de derniere heure à S1.50 à compter de 7.00 p.m.le soir du concert.Billets en vente aussi au serviee de vente des billets Centaur Instant Theatre.Place Ville Ma ne 878 II è4 cfo SALLE WILFRID-PELLETIER PLACE DES ARTS, Montréal 129 (Québec) Tel: 842-2112 MONAUrt 8 h LUN ou SAM — 7 h 30 DIM 2 h MED .SAM DIM I / O.N'f 1K.N .mi rvi'ord jtiniais .’ ï a CINÉ-ART FILMS PRESENTE V « îm* sur man super-géant CljlEMM U TANT! ET U NEVEU ESCLAVES DE JEUX INTERDITS GRAZIE Zlft Son stéréophonique «t technicolor FAUTfUILS RESERVES IN VENTE par pou* ou ou t6*ôtr« Jut*» M- A I Jocob Muuqu«.Morgan (mogoun» Boulevard et Dorvoli Ro.des Bas Pr.» Roland c*.r t t>—.\j\— [ «TWIST» T (Oit PUCf DIS MHS I St 4e et dernière semaine L'HOMME À LA LIMITE OL SES DÉSIRS ¦Çff Vicious GRcLB U MtMtM MkOUVttTI O INOMAR DMKMAAN OONNEl UNOMOM FAR ARN» AAATTMON Semaine 7 30 • 9 30 Dimanche 1 30 - 3 30 -5 30 - 7 30 - 9 30 UCTIVAI 1206 1 STtC4TMl*INf /T\ ¦ B 1 W STATION DfAUfMtr S3 S «600 \Z/ UN FILM PROFONDEMENT HUMAIN.pleurera ut et l'on rira beaucoup" "On pleurera un peu et l'on rira EN LANGUE FRANÇAISE ARLKQIIN L Incident la piluie BUOI Suzann Diderot ' 1.05 BON AV FiNTl KF 10fi 3 12 CANADIEN CopLin uuv 4 15 8 00 Le irurarl 2 40 6 20 10 00 Simonin U relipei 340 620 La Bande .» B.5 16 7 20 1 de 155 Le vieil homme et l'enfant .Michel Simon Jf AN TALON A TFST Of PIMX^TJWOOO T019 F SHIBlRQOMf S2S2W4 u peau 12 30 de l'amour ’ Alexandre le bienheure Dim 1 30 3 30 53 Devine qui viei renard de (finer et Tanger CINEMA V 7 30 9 30 7,10 9.10 CHAMPLAIN •Duft> \e CHATF.A l t Voir Francau C1NF.M A DF.PARIS Le Ondarme v ne 1» - 3 30 S 30 7 30-9 CRKMAZIF'.(Voir Champlain DAUPHIN Salle Renoir Le pnx-es 7 30 9 30 Salle McLaren Jusqu coeur 7 30 9.30 faire et left .vedutr» BLEt TRA Bien et Iji Main Noire ELYSEE Salle Alain Resnan Girl 7 30 9 30 Sam H dim 3 30 5 30 7 30 9 30 (10 00 Salle Eisenste.n Le Socrate mèn nure FIA'.l R DK LYS Voir Cinema de FHAM Als Opération Marrafcrrh et L'Homme t'orfueuü et ta ven^van GRANADA -Voir Français Le Vieil Horn me Dim 4' 6 37 1 OU 4 25 JEAN TALON tant 8 06 F'ou du labo t OR et R 34 MAISONNKIAK (V MF.RI IKH (Voir Kiectra MIDI MINUIT La 1‘rerniere lui:- **t L* a Pan» ( ce dernier en Ir r i -t français • Le renard et Ombre Le Dim 2 44 Jean 1 a sur • 1200 Suédoise» suédois PAPINEAt le Liban PARISIEN Maverlmi; 9 50 4 30 * 7 15 • 9 45 PU.Al l F (Voir Midi Minuit! PLACE VILLE-MARI»' Cirande "TbéreiK* el Isabelle 1 00 1 00 7 00 9 110 __ "Le Lauréat 2 25 i rwcn» dans le ner 12 W "l* Grand R/ick - 10 06 et U Cirande wuterel le” 1.37 4 50 8 2] VENDOME l«a PnMtnnterc 12 45 2 5C 5 00 7 15 0 30 RIAOLI "Ul ___ ST •DF.NI N 342 salle 500 55 9 25 4 15 7 50 12 00 SALLE EISENSTEIN USTMAMCOlOi 842 606 SALIE RESNAIS à* R l APOUJADf POUR TOUS tn matmee •« fc-n soirée MPERIAL ItCRCUfS OU CINÎMA vues OCRRItfif 1A CAMÉRA MIOIIturv MH AV (-7102 ou 5603 RII >1.11 (RANCIS l[R0 Uman ht PLACE DES ARTS 'Ml.F Mil puutvseiCiAi ou jury Vf NISI IHt Juli*1 BE R TO Chri»tt»n« GUE HO PREMIERE FOIS A MONTREAL RID PKU.KMF.K kSOSB estam Ln>LiL"y IMF.A THF MAIMINNKI >F.Relâche 4 DERNIERS JOURS LG PROCES Biiou Dt.4 S» AuT.fc,., 37 1 2e Sem.u».527-91 31 E* Gnuule EtcWiaitë TH F.A I KF.PORT HOIAI det Robert Charlebois m»
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