Le devoir, 11 août 1969, lundi 11 août 1969
f la météo Généralement ensoleillé Tempé ratures pré» de la normale Mini mum la nuit dernière et maximum aujourd'hui: 56 et 75 Fêta du juin sainte Suzanne 'mgmm 0 LE DEVOIR ïfi m Fais ce que dois VOL.LX ~ NO 185 JC, Montréal, lundi 1 1 août 1969 ' ___ il 10 CENTS mi » "'e ** le ceW>-V .n°' , Tus*'*",,P' I C **' * '- :.(.v V jfti'1 ¦ /VJ ; / '{ éditorial Le Devoir, lundi 1 1 août 1 969 Le rapport Parizeau et l'avenir des institutions financières au Québec Le comité d etude qui avait été chargé, sous la présidence de 1 économiste Jacques Parizeau, detudier le fonctionnement des institutions financières relevant de l'auton-te du gouvernement québécois, vient de soumettre un rapport dont la qualité compense amplement le temps un peu trop long qu'on a mis a le produire Le gouvernement Lesage avait déposé pêle-mêle sur la table du comité d'etude, en décembre 1965.le cas des caisses d e-pargne et de crédit, des sociétés de fiducie, des compagnies de prêt et de finance, des fonds mutuels et des clubs de placement De cette veritable salade institutionnelle, le comité Parizeau a tiré une vision synthétique qui bnlle par la qualité de l'analyse et par la sobriété des perspectives qu'elie ouvre sur l avenir • Chaque type d organisme financier, laisse à lui-même, a tout ce qu’il faut pour se considérer foncièrement distinct des autres Line société de fiducie est radicalement distincte d une société de fonds mutuels Une caisse populaire n a.en principe, rien de commun avec un club de placement ou une société de finance Et pourtant, lorsqu'on y regarde de près, tone est de constater que des différences qui paraissaient hier radicales ont tendu à s amenuiser avec1 les années Les caisses populaires étaient, au début, des sociétés locales d'entraide fraternelle De ce noyau initial, est né un réseau d'institutions dont la puissance étonne les observateurs et auxquelles aucun type d'activité financière n'est désormais étranger.Il en est de même pour les sociétés de fiducie t es organismes administraient surtout, naguère.des successions, des immeubles et des testaments Us sont maintenant engagés dans les formes les plus variées d'activité financière.Si l’on ajoute à cela que l'on rencontre de plus en plus, d une institution à l autre.des mécanismes plus ou moins subtils de liaison et de coopération qui permettent à chacune d’élargir encore son aire d'action, on doit reconnaître qu’il n'existe plus guère, à l’état pur.de sociétés confinées à tel ou tel type de services La loi d'hier, c'était la spécialisation poussée jusqu au confinement.La loi d aujourd'hui et de demain, ce semble devoir être l'intégration s'exprimant de plus en plus par l essor de grands ensembles à vocation multiple Or.a cette évolution des faits, n'a point correspondu une evolution comparable des lois Les responsables des institutions financières pensent et agissent de plus en plus comme agents d'organismes appelés à élargir sans cesse leur champ d'action Les lois continuent de parler d eux comme si chacun pouvait demeurer confine a son domaine limite.Les résultats de ce décalage entre les faits et les lois sont nombreux, évidents et coûteux Certains organismes qui furent à 1 origine I objet d une sollicitude spéciale des gouvernants, continuent de se mouvoir a 1 intérieur de cadres juridiques qui sont devenus, pour eux.obstacles au progrès et, pour leurs clients et sociétaires, source de graves injustices D'autres, qui ont atteint depuis longtemps l àge adulte, continuent de jouir de privilèges particuliers et d'être soumis à des contraintes devenues excessives Dautres, enfin, qui virent le jour à labn de la surveillance des législateurs jouissent pour se développer, d une liberté à peu près totale • Cette situation nouvelle a beaucoup frappe le comité Parizeau Elle l a même tellement impressionné qu'il en a tiré la principale recommandation de son rapport.Les traits communs outre les divers types d'institutions financières seraient, en effet, au jugement du comité Parizeau, devenus tellement importants, qu’il y aurait lieu de soumettre désormais chaque institution a un régime commun, à une sorte de loi-cadre qui s'appliquerait à toutes et a 1 intérieur de laquelle les dispositions relatives a tel ou tel type de spécialisation ne seraient plus que des chapitres complémentaires Nous avons actuellement des sociétés de tonds mutuels des sociétés de fiducie, des sociétés de prêt et de finance, des sociétés de placement.Il n'y aurait plus, aux yeux de la loi.que des sociétés de prêt et de placement.dont certaines pourraient par surcroît.moyennant permis spécial, s'adonner egalement à l aetivité fiduciaire et ou a l'assurance Pour chacune des activités spécialisées.il y aurait des règles propres, inspirées largement de celles qui existent déjà Mais ces règles seraient complémentaires par rapport aux règles générales qui vaudraient pour tous les organismes Les avantages de cette proposition sont évidents.L'épargnant qui préfère confier ses économies à tel type de société plutôt qu à tel autre pourrait recevoir de celle-ci un service complet La société qui vit le jour dans tel domaine précis cesserait d'y être confinée comme si elle devait éternellement se contenter d'un petit pain Des complémentarités qui se déploient présentement sous le manteau se tisseraient désormais au grand jour.11 y a cependant lieu de se demander, avant de faire le saut, si le régime proposé par le comité Parizeau serait vraiment compatible avec la nature et les fins propres de chaque institution, et si l'on ne risquerait pas de mettre sur pied une sorte de super-structure juridique qui ne serait qu'un reflet artificiel du réel Le comité Parizeau a fait un survol synthétique des services rendus par chaque type d'organisme II n'a pas suffisamment fait ressortir le caractère propre et spécifique des services rendus par chacun et des lois qui distinguent chaque organisme des autres Ce travail a sans doute été accompli au sein du comité d'étude et on aura probablement voulu dispenser le lecteur d un fatras d explications jugé superflu La force de la démonstration s'en trouve affaiblie.Avant de mesurer la portée de cette re- commandation centrale du rapport Parizeau, il faudra connaître la reaction des porte-parole compétents de chaque grand secteur d'activité On saura mieux, apres avoir entendu ces points de vue.dans quelle mesure et à quelles conditions la consolidation juridique préconisée par le comité d'étude est souhaitable • Greffés au souci d ordre et de clarté qui a inspire sa recommandation principale, on trouve, dans le rapport Parizeau, deux traits qu'il convient de souligner Le comité estime visiblement qu'il y aurait avantage à canaliser vers le secteur public une plus grande proportion des épargnes des citoyens Mais il comprend aussi Iue l activite financière québécoise se situe ans l'orbite d'un univers plus large que caractérise la grande liberté laissée aux divers agents de l’économie.Aussi évite-t-il soigneusement de proposer des contraintes étouffantes qui risqueraient de paralyser plutôt que de stimuler le progrès economique et se bome-t-il à préconiser deux ordres de mesures tout à fait admissibles, soit une meilleure utilisation par les pouvoirs publics de mécanismes qu’ils ont eux-mêmes créés (en particulier, la Caisse de dépôt et placement), et en deuxième lieu, une protection plus efficace de l'épargnant et de 1 emprunteur Les recommandations relatives à la Caisse de dépôt et à la gestion concertée des épargnes du circuit public et para-public sont dans la ligne de ce que des hommes comme Jacques Parizeau et Michel Bélan-gc ont donné de meilleur au Québec au cours des dernières années: on y souscrit sans restriction On eût aimé, par ailleurs, q'\ le comité d’étude procédât à une critique plus précise du travail accompli par un organisme comme la Commission des valeurs mobilières, et l'on éprouve des doutes quant au caractère pratique du partage de fonctions qu'il suggère entre la Commission des valeurs mobilières et le ministère des institutions financières.La solidité et la valeur de la CVM est.en matière d activité financière, la premiere ligne de défense des intérêts des citoyens De nombreux cas de fraude et de manipulation ont hélas établi ces dernières années que la protection accordée à ce chapitre est nettement insuffisante • Nous reviendrons ces jours prochains sur d autres aspects du rapport Parizeau, en particulier sur le sort qui serait fait, dans le nouveau régime, aux caisses populaires Qu il nous suffise de noter, pour l'instant, que ce document écrit de main compétente, porte la marque de 1ère nouvelle dans laquelle paraît entre le Québec, c'est-a-dire qu il est dépourvu de toute grandiloquence inutile, de tout faux messianisme, et qu'il paraît, sauf la question que nous avons posée plus haut et quelques autres que nous soulèverons demain, éminemment et immédiatement applicable Claude RYAN Les caisses populaires devant,le fisc La rançon logique d' essor remarquable par le comité d'étude sur les institutions financières • Le comité d’étude Parizeau sur les institutions financières a consacré une importante partie de son rapport à la question épineuse de l'exonération fiscale des caisses populaires d'épargne et de crédit.Reliant toutefois cette recommandation à celles qu'il formule ailleurs concernant (‘élargissement souhaitable des pouvoirs des caisses, le comité conclut sans ambages que les caisses devraient dans l’avenir être assujetties à l'impôt des corporations.Voici le texte intégral de la partie du rapport qui traite de ce sujet.Les caisses populaires ou caisses d'épargne et de crédit sont spécifiquement exonérées du fardeau fiscal, sans aucune restriction en vertu du cinquième paragraphe de l'article 40 de la Loi de l'impôt sur les corporations du Québec.La loi fédérale les exempte également de l'impôt à condition qu elles exercent leurs activités dans une seule province et que leurs revenus soient tirés principalement: (a) de prêts effectués à des membres résidant dans cette province ou de l'encaissement de chèques pour ces membres.(b) d'obligations émises ou garanties par le gouvernement du Canada ou d une province, ou (c) de prêts consentis à une société coopérative de crédits dont elle est membre Pour comprendre le sens de ce traitement privilégié de la part du fisc, il faut situer les coopératives de crédit dans leur contexte historique Ces sociétés sont nées à un moment où l'impôt sur les profits des corporations n'existait pas, et se sont définies dès le départ comme institutions d’entraide locale Leur but était d enseigner à leurs membres la pratique de l epargne et les fonds épargnés constituaient pour les membres une source de crédit relativement peu coûteuse La loi et la pratique limitaient leurs activités à des secteurs restreints, principalement à la construction et à la consommation.Ces sociétés étaient, en outre, formées par des groupes géographiquement ou professionnellement bien déterminés L'importance relative de leurs ressources était faible, et les fonctions d administration et de direction étaient exécutées la plupart du temps par des employés bénévoles, et dans des locaux souvent fournis gratuitement par une institution locale Au sens où on les a définies précédemment, les sociétés coopératives de crédit ont donc été historiquement de véritables canaux servant à distribuer lepargne d'un groupe entre ses membres En vertu de l'effet présumé bénéfique de ces institutions sur la propension à épargner des individus et de leur rôle comme sources de crédit personnel.le législateur a de tout temps jugé que ces coa pératives méritaient d'être aidées Elles furent donc exonérées de tout assujettissement à l'impôt.La rançon d'un essor remarquable Ce n est que récemment que les caisses ont- acquis sur les marchés financiers importance relative qu on leur connaît maintenant.Jusqu a la guerre, les caisses populaires ne représentaient pas 0.2 pour cent de l’actif total des principales institutions financières du Canada Depuis lors, même si les objectifs officiellement énoncés sont demeurés les memes, un certain nombre des caractéristiques originales se sont modifiées.C’est ainsi, par exemple, que les caisses d'épargne ont maintenant près de 5 pour cent de laetii des institutions financières canadiennes, ce qui signüie qu a l'intérieur du Québec, elles doivent en avoir plus de 10 pour cent En plus des transformations profondes qu’ont entraînées la croissance et l'évolution technologique, tels la bureaucratisation, l’interdépendance des communautés, l'affaiblissement de la participation active des membres, etc., deux aspects de l’évolution des caisses d épargné et de crédit ont contribue a remettre en cause le bien-tonde de la discrimination fiscale dont elles jouissent, li y a d abord la nature du portefeuille.C' est ainsi, pour ne citer qu’un exemple, quen 1066 dans la Fédération de Québec des caisses populaires, la valeur des prêts aux membres sur reconnaissance de dette atteignait moins de $250 millions sur un actif total de près de $14 milliard Quant aux prêts hypothécaires consentis aux membres leur valeur dépassait $500 millions.Près de 50 pour cent de l'actif était constitue d encaisses et d'obligations diverses.On peut donc a premiere vue mettre en doute la théorie du simple canal de I épargné entre les membres En outre, l accumulation a atteint un niveau qui n est plus négligeable Ainsi, en 1967, les caisses d epargne et de crédit déclaraient un avoir-propre (1) d'un peu plus de $100 millions, soit environ 6.0 pour cent de leur aeüt total Cette proportion est au moins égale, sinon supérieure au taux d'accumulation de la plupart des autres institutions financières.Sans doute, une partie de cette accumulation doit-elle être considérée comme reserve nécessaire pour absorber les pertes Au-dela ue cette limite, bien inferieure au niveau effectivement atteint cependant, les surplus qui se traduisent par une accumulation d'actifs peuvent sembler violer daas une’certaine mesure le principe coopératif; ils intensifient, en tout cas, la tendance à dissocier la société de ses membres Il ne faut cependant pas exagérer le degré de commercialisation du mouvement coopératif.Une proportion considérable des sommes qui ne sont pas pretees directement aux membres (principalement les obligations) constituent des creances coasen-ties sous une torme ou sous une autre a la communauté locale ou régionale à laquelle les membres appartiennent (organismes religieux, municipalités, commissions scolaires.etc.).Nombre de petits centres ruraux et semi-urbains nauraient pas aussi un facilement accès aux marchés financiers en I absence des caisses populates, qui rendent ainsi en bonne partie son épargne à la communauté locale.L'analyse des données consolidées de toute une Fédération ne doit pas faire perdre de vue l'existence très réelle de l'autonomie locale des milliers de caisses-membres Néanmoins, tout en ayant conservé et retenu certains de leurs objectifs et de leurs aspects originels, les caisses d'épargne et de crédit ont en même temps développé certaines caractéristiques qui ne sont pas celles d'institutions locales d entraide, et qui les apparentent de plus en plus à d'autres institutions financières Les fondements de l'exemption fiscale dont elles jouissent ne sont donc pas aussi nets qu'ils l’étaient à l'origine Le« rôles multiples de la caisse populaire Dans ces conditions, le régime fiscal applicable aux caisses va dépendre de la réponse apportée à la question suivante: quelles autres institutions financières doivent servir de point de comparaison dans l'évaluation du traitement fiscal des caisses populaires?On a pu soutenir que les caisses d'épargne ne se distinguent en rien des prêteurs d'argent à capital-actions et qu'ainsi elles devraient porter le même fardeau fiscal.Les tenants de cette thèse assimilent tout simplement les caisses d’épargne et de crédit aux banques, aux sociétés de crédit à tempérament, ou aux sociétés de fiducie et de pr êts Suit» à la 6 •Point de vue d'un observateur français sur l'affaire Defregger L'évêque et les otages par Alfred Grosser (Le Monde) Le cas de l’évêque auxiliaire de Munich soulève des remous de plus en plus amples en Allemagne et en Italie Le capitaine Mathias Defregger avait pour le moins confirmé l’ordre du fusiller, en guise de représailles pour l’exécution de soldats allemands par des résistants italiens, une vingtaine d'habitants du village de Filetto.Maintenant que le fait a été porté à la connaissance du public, comment faut-il juger ceux qui.l'ayant connu plus tôt, l’ont considéré comme secondaire, depuis le procureur, qui n'a pas ouvert de poursuites, jusqu'au cardinal, qui a appelé à ses côtés l'ancien officier devenu prêtre après la guerre” Et comment faut-il juger l'évêque lui-même en fonction du massacre de 1944.La réponse n'est pas aussi facile qu'il y paraît au premier abord, surtout pour l'observateur français.En effet, la cohérence des critères de jugement est rendue presque impossible par les différences fondamentales qui existent, quant à la référence au passé, entre la société politique française.l'Eglise catholique et la société politique allemande De France, nous jugeons une affaire survenue dans un pays qui a choisi, pour des raisons morales et pour des motifs d'honorabilité internationale, de ne pas oublier les crimes passés.Or.en France, l'oubli est de règle L'oubli est même la règle, la règle de droit.Le 8 mai on commémore la victoire sur l'Allemagne hitlérienne.on commémore la fin de la guerre et la fin de crimes abominables.Le même 8 mai.en 1945, des représailles massives conduites au nom de la France ont fait à Sétif des milliers de victimes musulmanes Qui donc en par-le’> Quand les troupes françaises sont entrées à Reutlin-gen, dans le sud de l'Allemagne.il y a eu attentat puis exécution d'otages.L’officier responsable a pu poursuivre sa carrière universitaire.Qui songerait à lui en faire grief' Encore est-il permis de parler de Sétif ou encore des grands massacres à Madagascar en 1947.Mais pour tout ce ui concerne les guerres d ln-ochine et d’Algérie, l'amnistie interdit d'apporter la preuve des faits et rend leur utilisation contre tel ou tel officier passible de poursuites pénales Et pourtant que de représailles qui ont abouti à des exécutions sommaires et à des destructions de villages” De- puis le décret amnistiant pris le 22 mars 1962, au moment des accords d'Evian concernant tes “infractions commises dans le cadre des opérations de maintien de l'ordre dirigées contre l’insurrection algérienne", jusqu’à la loi d’amnistie de juillet 1968.destinée en particulier "à effacer définitivement et complètement non seulement les condamnations prononcées, mais aussi les infractions commises en relation avec les événements d'Algérie", tout a été fait pour que l’oubli soit imposé et favorise, comme jadis l'édit de Nantes, la réconciliation entre Français.En même temps, et sans qu’il soit besoin d'une loi, aucun livre d’histoire à l’usage de l’enseignement ne parlera de Sétif ni de Madagascar il faut que les petits Français puissent être fiers du passé de la France Ce sont là des préoccupations légitimes et honorables Seulement on ne devrait pas à la fois les admettre pour la France et se scandaliser quand elles se font jour en Allemagne malgré la doctrine officielle qui veut que le passé soit à surmonter mais non à oublier L'Eglise catholique, elle, a toujours été mal à l'aise dans l'évocation des crimes passés parce que, comme si souvent, mais avec une intensité particulière, le conflit entre la justice et la charité y paraît insoluble.Certes, elle a fait sienne, en Allemagne, la formule de Meunier: "Chacun peut oublier les injures qu'il a subies: les épreuves dont il n’a pas reçu les coups ne sont pas à sa disposition '’ Mais pourquoi ne pas admettre que.un quart de siècle plus tard, ce n’est pas le même homme qu'on juge” Après tout, il s'est fait pretre La triple erreur du cardinal C’est là qu’intervient la triple erreur du cardinal Doepfner, sans même parler des erreurs ou fautes de Mgr Defregger En premier beu.il n'a pas osé aller jusqu'au bout de l'idée de conversion, puisqu’il affirme que l’acte de 1944 a été accompli par le même homme, pesant ses responsabilités de la même fa çon qu’il le ferait aujourd hui Ensuite, il n'a nullement considéré que le crime, la faute ou l’erreur de 1944 méritaient comme expiation minimale le maintien à un échelon inférieur de la hiérarchie ecclé- siastique.Enfin et surtout, le cardinal semble avoir oublié que, lorsqu'il a décidé de consacrer l'abbé Defregger évêque auxiliaire malgré le massacre de Filetto, il se plaçait en dehors de la morale dont se réclamait son pays, il agissait comme s’il se trouvait dans un pays qui se faisait une règle de l'oubli.Or, vaille que vaille, avec du courage chez les uns, de l’hypocrisie chez les autres, la République fédérale maintient fermement l’idée que l’amnistie est impossible et que la prescription elle-même doit être limitée Hypocrisie des juges ou des procureurs trop subtils, comme celui qui a décidé qu’à Filetto il n'y avait pas eu assassinat, mais simple meurtre comme il n’avait connu les faits qu’après 1960, date à laquelle la prescription des meurtres est intervenue, le non-lieu s'imposait pour l'abbé Defregger Courage des ministres et des parlementaires qui, en pleine année électorale, ont de nouveau allongé le délai de prescription des assassinats: outre les milliers d’affaires ai cours d'instruction, on pourra jusqu’en 1979 ouvrir de nouvelles poursuites contre des assassins de la période hitlé rienne encore inconnus aujourd'hui Ceux qui avaient trente ans en 1944 auront soixante-cinq ans alors Tout cela ne dit encore rien sur le fond moral de l'affai re: quelle est l'étendue de la faute qui consiste à ne pas re fuser de transmettre un ordre inhumain?Deux conclusions peuvent simplement être avancées.D'une part, le cas Defregger, semblable au cas de tant d'autres Allemands, est devenu très grave quand le cardinal a défendu son évêque auxiliaire avec les arguments mêmes dont se servent habi tuellement toutes les forces qui, en Allemagne, veulent imposer l'oubli du passé l’arrêt de toute poursuite et de tout procès D'autre part, il serait bon qu en France on prenne cons cience à cette occasion de la double échelle de valeurs qu'on utilise constamment, comme on en avait pris conscience une première fois lorsqu’on découvrit en 1952 la présence, dans l’unité qui extermina la population d'Ora-dour, de recrues alsaciennes.fl est bon d'être exigeant à l'égard de l'Allemagne Il n’est pas moins bon de se rendre compte qu'on est beaucoup moins exigeant à l'égard du passé français Un maître des études de langue française Charles BRUNEAU Par GÉRALD ANTOINE Discrètement, comme il avait vécu, vient de s'éteindre celui qui lut.l'espace d'un demi-siècle environ, un maître des études de lan gue française.Charles Bruneau, ne auv confins des Ardennes belges et fran çaises, s'imposa d’abord comme dialectologue, attentif aux faits de phonétique, de morphologie, mais aussi de syntaxe - ce qui était neuf à l’époque, où il commença de publier ses travaux 11911), et même à l'occasion - ce qui l'était encore plus ~ aux particularités stylistiques des part ers locaux et régionaux Ses deux theses, éditées en 1913: l'Ftude phonétique des patois d’Ar-denne et ta Limite des dtatectes wallon, champenois et lorrain en Ardenne, complétées dès l’année suivante par les deux tomes imposants de son Enquête sur les patois d'Ardenne.demeurent aujourd'hui.à bien des égards, des modèles pour l'école française de dialectologie, toujours à l'ouvrage.lorsqu'on sait de quel pas va le progrès des disciplines scientifiques en général, de la recherche linguistique en particulier, on mesure ce que uppose de rigueur et de perspitücilé dans l'analyse cette résistance au temps des premiers livres de Charles Bruneau fa guerre de I914-I9IK brise, hélas! cet élan spectaculaire.Au retour, il se retrouve professeur à l'université de Nancy, toujours épris de dialectologie, mais étendant naturellement son champ d'investigation à la Lorrai ne et commençant, sous l'effet, a-t-il dit.des contraintes de l'enseignement, à s'attacher de façon plus particulière à l'histoire de la langue, considérée de préférence sous ses aspects littéraires.Ce changement, ou du moins cette première inflexion dans la ligne de ses recherches, commandée par le souci de mieux répondre aux besoins de ses étudiants, vaut qu’on s’y arrête: à l'heure où certains voudraient voir dissocier plus franchement le corps des profes- seurs et celui des chercheurs, il est bon de méditer sur l’expérien re de re maître, qui ne manqua jamais de se préoccuper de ceux qu'il enseignait, de leurs goûts, mais aussi de leurs dégoûts, de leurs inquiétudes, et qui, à travers cette tâche humblement pédagogique.sut se découvrir à lui-mème une vocation renouvelée de chercheur.Pour Charles Bruneau.re fut l'epoque ou naquirent d'un coté l'édition de la Chronique de Philippe de Vingeulle en quatre tomes, et de l'autre le très célèbre Précis de grammaire historique de la langue française, si je ne m'abuse.toujours en usage, signé de Ferdinand Bruno! et Charles Bruneau.mais rédigé en fait à peu près intégralement par le second.Sans doute n'est-ce pas le lieu, mais c’est peut-être le temps de louer la richesse, la clarté et plus encore le tour simple, parfois souriant de re manuel, où des géné-rations d’étudiants ont appris les bases de la grammaire et de l'histoire de la langue française Pour quoi faut-il que tant de nos lin guistes d’à présent égarent leurs disciples dans les arcanes d'une manière d'écrire prétentieuse, abstraite et absconse, alors qu’eux-mêmes furent instruits dans la lumière d'exposés aussi savants, certes.mais limpides, illustrés d'exemples et ne se refusant pas de temps à autre à la malice du trait'.’ En 1934 sonne pour l'illustre Ferdinand Hrunol.laudateur de la chaire d'histoire de la langue Iran-çaise a la Sorbonne, l’heure de la retraite.Nul autre mieux que son élève prétéré.Charles Bruneau ne pouvait lui succéder.Et voici que, vingt ans durant, va se dérouler pour lui une troisième période d'activité pedagogique et scientifique, à son tour marquer d'un caractère nouveau Charles Bruneau acceptait, en etfet.en quittant 'sa” lairraine pour Paris, un double heritage d’une part relui d'un enseignement en Sorbonne, suivi par des étudiants de plus en nlus nombreux lil ai- mait rappeler que Ferdinand Bru not avait dans ses débuts, bon an mal an.une douzaine d'auditeur-dont il jugeait les vertus sans qu il y eut jamais besoin d'examen en tonne, mais par le simple jeu d'un "contrôle continu des connaissan ces”, tandis que lui-même vit ses effectifs passer d'une petite reniai ne à trois ou quatre cents entre 1934 et 1945: combien sont-ils donc aujourd'hui”); d'autre part celui de la monumentale Histoire de la lan gue trançaise.dont F Hrunol avail publie dix tomes en dix-huit volu mes et qu'il laissait à son succès seur le soin de poursuivre A cette double charge.Charles Bruneau en ajouta une troisième celle d une sorte d’ambassadeur de la culture philologique française a l'étranger son inépuisable honte, le charme de ses exposes, tirent que le monde entier le sollicitait et qu'il sut rarement refuser Cela ne l’empêcha point d'être pour ses ele ves français le meilleur des pa Irons”, ni de donner à la Sorbonne même des leçons que l'on se réga lait d'entendre, ni d'enrichir l'His toire de la langue de deux volumes couvrant la période de IKi:> a ix-xii au moins dans le domaine de la lan gue littéraire, qui lut en définitive son bien pronre Je sais les réserves dont ces derniers travaux purent (aire l'nb jet et les airs de compassion que prennent certains adeptes fougueux du structuralisme face à "la stylistique de Bruneau".Savent il- du moins qu’il ne se dissimulait ni les variations de la mode ni l’abso luç nécessité du constant change ment des méthodes de recherche.Je l'entends encore au terme de ma propre leçon inaugurale à la quelle chose rare il avait as sisté: "f’nurquni avez-vous lait du Bruneau”", protesta-t-il de sa voix gouailleuse au si savoureux accent."Si I on vous a mis là.c'est pour que vous apportiez votre pierre et démolissiez la mienne tfuelle leçon dont j'ai souvent honte de m'être mal souvenu! Car en ce-jours, où il vient de nous quitter je me désole d'avoir été si peu dt gne de lui LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 LE DEVOIR est publié por l'Imprimerie Populaire limitée, tociété à responsabilité limitée, dont lé siéga social ési au no 434 «st, rue Notre Dome.Montréal, Il evt composé et imprimé por l'Imprimerie Dumont Inc., 6 9130 rué Boivm, Ville la balle Seule la Presse canadienne est autorisée d employer et 6 diffuser les informations publiées dans te Devoir Directeur Claude Ryan Directeur de l'informalton jeun Francoeur Trésorier Arthur Lefebvre TLUPHONE 844 3361 ABONNEMENTS: edition quotidienne, Montréal, Québec, lévis et bon lieues ainsi que les endroits où nous livions par camelots: 12 mois $28 OO; 6 mois: $15.00,- 3 mois; $8.00.Ailleurs ou Canada, por lo poste ; 12 mois: $25.00: 6 mois: $13.00; 3 mois: $8,00.A l'étranger : 12 mois : $40 00,- 6 mois : $25.00 Édition du samedi.- 12 mois : $9.00 Courrier de lo deuxième classe Enregistrement no 0858 i l (« ! 7 Le Devoir, lundi 1 1 août 1969 • 5 événements L'affaire Michelin et la stratégie de développement industriel au Québec 1 ) Réactions inquiétantes des milieux officiels devant une décision explicable Par Claude LEMELIN Adoncques la Société Michelin s’installe en Nouvelle-Ecosse plutôt qu’au Québec: "la belle province" ne pourra se targuer d’avoir, elle aussi, son; Clermont-Ferrand.C’est de Bridgewater et Pictou, plutôt que de Bécancour ou Sherbrooke, que la francophonie pneumatique rayonnera en Amérique du Nord, Et si les Québécois devaient écouter les objurgations de leur Société nationale populaire, c’est Goodyear ou Dunlop qui chausseraient désormais les Renault assemblées à Saint-Bruno! "C’est une décision inexplicable et injustifiable”, a déclaré le ministre québécois de l’industrie et du commerce.“C’est un coup dur", renché-nt-on dans les officines gouvernementales.en s’interrogeant sur ce qui a pu permettre à Michelin de faire fi des impératifs de la coopération économique franco-québécoise S’agirait-il de représailles subtiles à l’endroit d’un Québec qui a préféré, il y a quel- 3ues mois, ouvrir son marché u pétrole à la Golden Eagle britannique plutôt qu’à l’ERAP française?Pis encore, serait-ce le signe avant-coureur d’un désengagement de Pans à l’endroit du Québec?Et les plus pessimistes de rappeler que, si les négociations entre Halifax et Michelin se poursuivent depuis plus d’un an, il a fallu que Georges Pompidou succède à Charles de Gaulle pour que la société française ose annoncer une décision vraisemblablement prise plusieurs mois auparavant.Pendant que M Beaudry étalait son dépit sur la place publique et tentait sans succès d’accabler de sa déconfiture ce bouc émissaire commode qu’est Ottawa, le porte-paro- le de l’opposition libérale, M.Robert Bourassa, reprochait opportunément au ministre d’avoir laissé filer 1,300 emplois dont se seraient fort bien accommodé les chômeurs que l’Opération Alarme fait jeûner dans son comté.11 est vrai que M Bourassa s’est bien gardé de dire par quel tour de passe-passe financier il serait parvenu, s’il était au pouvoir, à attirer au Québec une entreprise qui ne voulait pas s’y installer Peut-être le moment est-il venu de ravaler pleurs et grincements de dents, accusations et plaidoyers pro domo, pour jeter un regard froid sur ce qu’il est convenu d’appeler “l’affaire Michelin" Un projet nord-américain La Société Michelin songe depuis plusieurs années à s'implanter en Amérique du Nord La qualité de ses pro-duits comme le prestige de sa marque de commerce lui permettent de croire qu elle pourrait éventuellement desservir une fraction importante du marché nord-américain du pneumatique Déjà, elle a mis en place depuis New York un réseau de ventes assez étendu.Mais son expansion a été handicapée par la lenteur et l'irrégularité des approvisionnements, tous importés de France Pour bien desservir l'Amérique, il lui fau- drait disposer de cinq ou six usines, disséminées sur le continent.Comme la plupart des sociétés européennes cependant.Michelin redoute la concurren ce des grandes entreprises américaines; elle a donc hésité à affronter d’emblée, sur leur propre terrain, les Goodyear, Goodrich, Dunlop et Uni-royal En outre la structure financière et les méthodes de gestion de Michelin - il s’agit toujours d’une entreprise familiale, dont la haute direction prétend encore contrôler le fonctionnement jusque dans le détail - ne lui permettait peut-être pas de "mettre le paquet" d’un seul coup sur l’Amérique.Dans ces circonstances, quoi de plus naturel que de vouloir “débarquer’’ en terrain neutre - dans l’est du Canada par exemple, quitte à essaimer plus tard vers le sud?Tel devait se présenter, fin 1967, le projet nord-américain de Michelin, dans la mesure où l’on peut présumer des intentions d’une société qui s’entoure du secret le plus impénétrable L’est du Canada, cela aurait pû être, bien sûr le Québec Mais le sous-ministre québécois de l'industrie et du commerce opine que la société française a rapidement écarté une implantation dans cette province, a cause des attentats à la bombe qui se succédaient à l’époque et des rumeurs de fuite de capitaux qu’ils ont fait circuler.Comment Michelin a-t-elle été amenée à envisager un établissement en Nouvelle-Ecosse?Nous ne le saurons probablement jamais.Peut-etre la société a-t-elle dépêché un éclaireur à Halifax Peut-être M.Robert Manuge, le directeur général d’industrial Estates Limited, eut-il vent du projet lors d'un de ses nombreux voyages d’affaires à Boston, New York, Londres ou Paris Quoi qu'il en soit, la direction de cette société d’Etat, chargée de promouvoir le développement industriel en Nouvelle-Ecosse, flaira la piste bonne, et ne la quitta plus du museau A cinq, à dix reprises peut-être, M.Manuge traversa l’Atlantique pour "cuisiner” l’affaire Dès 1 abord, une cer- taine sympathie a pu rapprocher la direction de Michelin de celle d’industrial Estates: même discrétion, même goût du mystère, même philosophie sociale, même souplesse, la 'olonté chez l’un d’avoir ses coudées franches, chez l’autre de ne pas mettre de bâtons dans les roues.L’affaire était dans le sac De sorte qu’au début de 1968, lorsque le Québec, le Nouveau- lettres au DEVOIR La souveraineté-association et l'histoire Ceux qui ne sont pas du l' y se réterent volontiers a 1 histoire pour tenter de prouver que la pierre an- CALCULATEUR ÉLECTRONIQUE- CANON 120 Calcule avec précision en quelques secondes .poids minime et prix le plus bas.pour une démonstration gratuite 861-9401 LA COMPAGNIE CANADIENNE D'ÉQUIPEMENT DE BUREAU LTÉE., Office Equipment Company of Canada ltd .600 W., LAGAUCHETIÉRE 0., MONTRÉAL gulaire de ce parti repose sur une notion contraire a revolution de l'histoire Meme qu ils qualilienl la Souveraineté-Association de ' na tionalisme à rebours ou encore de nationalisme du XIXe siede Voyons un peu.En 1957 étaient signes, a Rome, des traités qui engageaient 1 avenir de su pays européens Cette Association.là CEE ou Marche Commun fit sourire de nombreux observateurs.et en particulier ceux de la fière Albion qui se croyaient en meilleure position avec leur Commonwealth Comment peut on croire possible une union entre des pays aussi différents que l'Allemagne et la France qui ont connu trois conflits catastrophiques en moins de 100 ans'’’’, disaient ils Et pourtant, un jeune president, chef de la nation la plus riche du monde déclarait, quelques années plus tard, en observant les premiers pas de la CEE: "La laissante Europe Kennedy avait rai son Aujourd hui, l entente des pays du Marche Commun fait envie Et pourtant, ces pays si dilterenls n ont pas, par ces traités, aban donné leur patrimoine culturel spécifique.l ltalien demeure exhube-rant.[ Allemand calculateur et le Français .politicien En fait, l’entente s'est realisee au niveau de l'infrastructure économique; la superstructure demeurant l exclu-sivité jalouse des pays concernes D’autres exemples d ententes du même genre foisonnent a travers le monde ou sont en voie de realisation: inutile d'insister One première conclusion s impose: l'évolution des nations tend vers l asso-ciation.vers la realisation d ententes commerciales internationales (afin de créer un puissant marche intérieur i qui seront susceptibles de se poser en concurrents serieux face aux grandes puissances economiques de 1 heure Mais il importe de répéter au moins deux choses: les ententes s’opèrent sur le plan économique surtout et elles ne se réalisent pas nécessairement entre LE CEGEP D AHUNTSIC offre en COURS DU SOIR Le programme complet menant au diplôme d'Étude Collégiale GÉNÉRAL PROFESSIONNEL Pour toute faculté Chimie biologie universitaire: Chimie Industrielle arts, lettres.Électrodynamique sciences humaines, Électronique commerce.Instrumentation et contrôles sciences pures, génie Techniques administratives: Pour le Programme de Passage 1) Marketing au Brevet A de la Formation 2) Finance des Maîtres.3) Personnel Programme spécial de Passage 4) Production à la Faculté de Nursing pour Informatique les infirmières diplômées.Pour culture personnelle.Les demandes d'admissions devront être complétées avant samedi le 30 août 1969.Pour toutes informations, adressez-vous au Service de l'Éducation Permanente, 9155, rue St-Hubert, Montréal 353, ou à 389-5921 local 210, entre 13:30 et 17:00 et à 389-5933 entre 18:30 et 20:30.pays de même culture ou de culture homogène Par ailleurs, l édueation.principal agent de croissance d une na bon i rapport Denmsoni entraîne inévitablement raccession des nations vers leur souveraineté.Un rapide coup d oeil sur les statistiques de l'ONU témoigné du nombre impressionnant de pays qui ont obtenu leur indépendance au cours de la dernière decenme (Aucun de ces pays n était aussi bien prepare que le Québec).1.alphabétisation des peuples engendre entre autres, un effet secondaire facilement contrôlable: l’objectif de réaliser pleine ment 1 épanouissement de I mdividu à l inteneur d un cadre national authentique Or.cette realisation est-elle possible pour une nation brimée, colonisée ou à demi dépendante qui gaspille ses energies et ses hommes dans une bataille pour sa survivance?Voilà la position du Quebec-province.Le sens de I tustoire, en 1970, c'est de tendre à réaliser pleinement l'individu, lui rendre sa fierté nationale, l’épanouir, le rendre maître de sa nation surtout en ce qui regarde ses institutions politiques.(instruments economiques) culturelles et juridiques tout en lui procurant le maximum du confort et de bien-être, aspect qui ne se peut réaliser que par l association economique librement consentie Et nous Québécois, nous ergot-tons .Pourtant tout le monde est d accord: nos gouvernements se paralysent aux differents niveaux, exercent du chantage 'Fonllon, Ste-Scholastiquel bref, notre constitution doit être revisée au plus tôt.En attendant, on tente une experience que les linguistes les plus chevronnés qualifient d’utopie le bilinguisme juxtapose qui est invivable (Selon M Gaston Dulong, linguiste à l universite Laval, seul le bilinguisme parallèle comme en Suisse, peut survivre).Mais tant que le budget de l'éducation se situera autour du milliard, revolution du Québec se fera irréductiblement vers le sens de I histoire.YVON LECLERC TROÏK& UN RESTAURANT CHARMANT BRUNET Di CÙTE-DES-NEiGES EST LE NOM QUI DOMINE DANS LA CRÉATION DES MONUMENTS AUCUN AGENT tCONOMISfZ IA COMMISSION AVANT D’ACHETER CONSUITEZ IA PtUS VIEILLE MAISON DU QUÉBEC fnicripliom Reparation! «I n*Hcyoga J.BRUNET Ltée Ai 24 CSnmln Cm* 4** N*>9#, Tel.: 738 8686 Fondée en 1877 Brunswick (et une autre province canadienne, dit-on) s’offrirent à leur tour, l’affaire était dans le sac et Michelin le laissa clairement entendre.Pendant que M Beaudry attendait à Québec "un certain M Lejeune".M.Manuge.lui, était reçu par François Michelin et déjeunait chez le baron de Rothchild - possiblement pour négocier le prêt dont Halifax aura besoin pour verser à Michelin les $50 millions promis.Car pour l’entreprise française.un emplacement en Nouvelle-Ecosse présente de nombreux avantages.Côté transport, la région est des plus accessibles par mer.Michelin pourra facilement y amener par bateau les matières premières et les composants entrant dans la fabrication de ses pneus; elle pourra également acheminer sa production par voie de mer - le moyen de transport le moins coûteux - vers Boston.New York, le Golfe du Mexique.l’Amérique du Sud.et même Montréal et Toronto Côté main-d’œuvre, la législation du travail en Nouvelle-Ecosse est une des moins contraignantes qui soient en Amérique.Hors d’Halifax soit là où va s'installer Michelin - le salaire minimum horaire n’est que de $1.05 pour les hommes, de 80 cents pour les femmes: s’il s’agit de travailleurs de moins de 18 ans.le taux minimum n’est que de 80 cents pour les hommes, de 55 cents pour les femmes.Ajoutons que la Nouvelle-F>os-se n’est pas exactement un bastion du syndicalisme: les petites communautés rurales de la province constituent de véritables marchés captifs de main-d’œuvre qui.de l’aveu même d’un haut fonctionnaire néo-écossais, "peuvent présenter quelqu'attrait pour certaines entreprises" Michalin et le progrès Ces considérations n’ont pas dû laisser la Société Michelin indifférente Celle-ci n’a pas la réputation d'être à l’avant-garde du progrès social en France: les syndicats français la considèrent comme un de leurs interlocuteurs les plus récalcitrants.A bien des égards, Clermont-Ferrand demeuré aujourd'hui une "company town"; et lorsque l’entreprise a décidé d’installer des usines hors de France, c’est en Espagne et en Irlande, pays où les salaires sont bas et la main-d’oeuvre docile, qu elle est allée jusqu’ici.Côté finance enfin, la Nouvelle-Ecosse est aujourd'hui la région du Canada où les stimulants financiers aux investissements privés sont les plus généreux, Non parce que le gouvernement fédéral s’y dévoue plus qu’ailleurs encore que le fonctionnement de la Société de développement du Cap Breton puisse, en d’autres circonstances, donner quelque substance aux récriminations de M Beaudry: mais bien parce qu’Halifax consacre une fraction plus élevée de ses ressources que tout autre gouvernement provincial à la promotion industrielle.Le président d'industrial Estates, M Frank Sobey, a beau dire que ce n'est pas à cause des conditions financières qui lui sont faites que Michelin s'installe en Nouvelle-Ecosse.$50 millions, ce n'est tout de même pas négligeable: c’est la moitié, peut-être les deux tiers, de ce que coûteront les nouvelles installations.A ces avantages très concrets s'ajoute le "bain anglophone" que M Michelin estimerait devoir faire prendre à son entreprise en prévision d’une implantation aux Etats-Unis.c’est-à-dire la volonté de se doter d'installations où la langue de travail serait l’anglais et les méthodes de gestion américaines Quoi qu’en dise le ministre québécois de l'industrie et du commerce, il eût été difficile pour Michelin de trouver pareil "bain anglophone" au Québec, même dans les Cantons de l’Est.Imagine-t-on le scandale, la controverse qu’aurait provoqués la société française en installant dans “la belle province” une usine où ia langue de travail aurait été l’anglais?Jusqu'à preuve du contraire donc, l’implantation de Michelin en Nouvelle-Ecosse parait justifiée sur le plan économique, si par “économie” on entend la rationalité inhérente au capitalisme multinational.Cette décision s’insère dans .une stratégie générale d'expansion à l'echelle internationale; et elle semble s’appuyer sur une analyse comparative des coûts de production et de financement dans les trois ou quatre emplacements qui ont été proposes à la sociétés Des réactions inquiétantes Telle semble se présenter objectivement T’affaire Michelin", du moins jusqu’à ce que de nouveaux éléments soient versés au dossier A première vue, il s'agit tout au plus pour le Québec d'un accident de parcours, d’une occasion manquée.Mais de toute évidence, l’implantation de Michelin en Nouvelle-Ecosse a été ressentie à Québec comme un échec cuisant.Le dépit, l’amertume même manifestés par le ministre québécois de l’industrie et du commerce ne laissent pas d’inquiéter Inquiétants aussi sont les propos tenus jeudi par Me Paul-A Ouimet, le president du Conseil général de l’industrie: "Si Michelin revenait au Québec avec une proposition logique et intelligente, nous la recevrions avec empressement, s’il advenait toutefois que des difficultés imprévues compromettent son établissement en Nouvelle-Ecosse ”, a-t-il déclaré selon La Presse, même après l'appel d’offres et l'octroi des premiers contrats par Michelin pour les travaux d’arpentage et de terrassement! On comprendrait mieux l’acharnement de Québec si Michelin avait décidé de s’instaj-ler dans la banlieue de Toronto Mais qu elle aille en Nouvelle-Ecosse, province où le revenu personnel par habitant est sensiblement inférieur à celui du Québec et le problème du chômage au moins aussi aigu, cela n’est quand même pas un drame sur le plan social' On souhaiterait que le gouvernement québécois s'acharne plutôt sur le très grand nombre de nouveaux investissements qui s'effectuent dans l’axe Cornwall Toronto-Windsor et qui pourraient tout aussi bien se faire dans le triangle Montréal-Québec-Sherbrooke Erreur de calcul à Québec?Pourquoi les services québécois de promotion industrielle ont-ils investi tant d'énergie et tant d’espoirs dans un projet aussi peu prometteur au départ0 N y a-t-il pas eu erreur de calcul de la part du ministère et des fonctionnaires responsables0 N’a-t-on pas trop misé sur les investissements français0 Y aurait-il un dossier politique parallèle au dossier économique0 Telles sont quelques-unes des questions qu’on est amené à se poser en marge de ‘T’Affaire Michelin’ ’, Mais les réactions québécoises devant la décision de l’entreprise française remettent en question toute la stratégie de développement industriel qui semble motiver le ministère québécois de l'industrie et du commerce.D’abord quelle est-elle au juste, cette stratégie’’ A-t-elle des chances de réussir?Le cadre canadien.tel que défini et géré par Ottawa, le permet-il?Peut-on vraisemblablement attendre d’une ouverture à l'entreprise et aux capitaux étrangers le complément d mvestis-sements dont le Québec a besoin pour réaliser le plein emploi accélérer sa croissance économique et assurer la reconversion ou le remplacement de ses industries en déclin0 Doit-on continuer de miser sur la coincidence des intérêts des sociétés multinationales avec ceux de la population québécoise0 C'est ce que nous tenterons de voir demain v*Y AF 'Wm mfMév CP az&[P0®[g ]1 W/f/im O O F vous donnent du "fil à retordre quand ils bloquent [ASSISTANCE-ANNUAIRE i (nouveau nom pour les Renseignements ) Rien de plus désagréable que d'attendre.Certaines personnes qui ne consultent pas l'annuaire téléphonique et préfèrent passer par les téléphonistes de l’Assistance-annuaire, bloquent inutilement ces lignes.Ces gens-là font attendre ceux qui sont à la recherche du numéro d’une personne qui vient de changer d'adresse ou dont le nouveau numéro n’est pas dans l’annuaire.Avant d’appeler l’Assistance annuaire, vérifiez bien d'abord dans l’annuaire; vous éviterez ainsi de priver les autres usagers d’un service essentiel.Bell Canada tditiee et dirigée par des Canadiens et apoartenant à des Canadiens 26046185 6 • Le Devoir, lundi 1 1 août 1969 La rançon d'un essor Suit* d» la page 4 D'autres associent davantage les caisses à des sociétés d'investissement qu'à des banques ou à des compagnies de finance Selon eux.les déposants qui font affaires avec une caisse populaire ne considèrent pas leur dépôt comme un placement.mais olutôt comme un mandat pour placer leur épargne.La société n'est alors que l'argent de placement des dé posants, auxquels elle rend le produit de ses investissements.Sans doute reconnait-on que le placement indirect dans des titres détenus par un fonds mutuel, par exemple diffère du placement indirect dans des titres de caisses d'épargne, mais c'est l'intention qui anime l'épargnant qui doit servir de critère et dans les deux cas l'in tention est la même Cette interprétation parait un peu généreuse Si elle est valable pour les caisses d e-pargne et de crédit, elle l est sûrement aussi pour les banques.surtout les banques d'e-pargne.pour les sociétés de fiducie, etc En fait l'intention du déposant ou de l'épargnant ne constitue pas la norme d'appréciation ou de comparaison 11 s'agit surtout de déterminer si la société n est qu'un simple administrateur ou gérant de l'épargne des déposants, ou si elle prend une part active et autonome à la gestion du portefeuille.Or, on a énuméré plus haut divers facteurs (taille, bureaucratisation, type de placements, accumulation) qui entraînent, et de plus en plus, une certaine dissociation entre le déposant et la société On doit alors conclure que la caisse d'épargne et de credit tient à la fois de la société de placements et de la banque, de la société de fiducie et de la société de crédit à tempérament Il reste un autre argument que les caisses et d'ailleurs, toutes les sociétés mutuelles invoquent pour justifier leur traitement préférentiel: il s'a- git de la nécessité où elles se trouvent en tant que sociétés sans capital-actions et possédant un passif fixe et hautement liquide, de devoir se constituer des réserves élevées pour la protection des déposants Les caisses doivent accumuler des reserves sous peine de devoir faire porter les risques par leurs membres-déposants N’émettant pas de capital-actions, comme les autres institutions, leur seul recours résiderait dans 1 accumulation de réserves Ajoutons que le sociétaire d'une caisse, contrairement à factionnaire d'une corporation ordinaire, ne peut pas toucher ou encaisser à l’occasion de la vente de ses parts sociales, quelque part que ce soit du compte de surplus Au contraire, factionnaire dune corporation ordinaire peut normalement vendre ses actions à un cours qui reflétera au moins en partie la valeur du surplus accumulé Ainsi prétend-on que les caisses d'épargne, tout en ayant perdu une bonne partie de leurs caractéristiques de sociétés locales d'entraide, se distinguent cependant des autres institutions oarce ou'elles doivent ou devraient accumuler des réserves peut-être plus élevées Pour juger de la valeur de l'argument en regard du régime fiscal, il faut distinguer 1 accumulation de réserves pour créances douteuses de 1 accumulation pour fins de protection générale contre les fluctuations économiques c'est-à-dire en pratique contre la fluctuation des cours Que la première soit nécessaire et qu elle ne soit pas incorporée au revenu imposable, cela est evident D'ailleurs ce privilège n est pas limité aux seules coopératives, mais s'étend à toutes les corporations Que le deuxième type de réserve soit aussi une nécessité, personne n en doute Par contre, il ne s'ensuit pas que l'on doive accorder à un type défini d institutions le privilège d'accumuler des fonds de sécurité géné- rale aux dépens du fisc Le rnème problème se pose dans le cas de la plupart des institutions financières Toutes les entreprises, aussi bien industrielles et commerciales que financières, doivent se protéger et protéger leurs créanciers contre les adversités de la conjoncture économique Toutes le font à des degrés divers.mais elles le font sans se soustraire aux exigences de l'impôt En somme, l'obligation d'accumuler des surplus pour la protection générale des déposants (par opposition à la protection contre les mauvaises créances, ne constitue par une justification suffisante de l'exonération fiscale En outre, on a vu que les caisses pratiquent 1 accumulation sur une échelle sensiblement identique à celle des autres institutions financières Enfin, par 1 envergure et la centralisation de plus en plus poussée de leurs activités par la nature de leurs placements et par la bureaucratie nécessaire de leur administration, elles tendent à se dissocier de plus en plus de leurs membres, sauf en ce qu’elles limitent partiellement encore aujourd'hui leurs activités à la communauté locale.On serait peut-être justifié de concevoir leurs privilèges fiscaux actuels comme une compensation des contraintes sévères que leur impose la réglementation qui régit leurs placements.On a cependant critique dans un chapitre précédent la portée de ces contraintes et on verra plus loin que le Comité suggère de supprimer la plupart d'entre elles Conclusion logique; les caisses devraient payer l’impôt Dans ces conditions, il serait logique que les caisses d epar-gne et de crédit paient l'impôt des corporations sur cette portion de leurs revenus non dis-tnbués aux membres, qui est supérieure aux réserves pour mauvaises créances Le mode de calcul de ces réserves devrait d’ailleurs être uniforme pour toutes les institutions financières et une formule en est proposée plus loin Une telle recommandation va représenter pour les caisses d épargne et de crédit une charge financière assez lourde.En effet, c'est à près de 10 millions de dollars que l'on peut évaluer pour la seule année 1967.l'augmentation des réserves brutes accumulées Même si l'on définit d'une façon libérale les créances douteuses.il ne tait pas de doute que les paiements d'impôt par les caisses d'épargne ne seraient pas d un montant purement symbolique L'extension de leurs pouvoirs.tel qu'on peut le déduire de ce qui précède et comme on le verra d'une façon plus claire dans un chapitre ulténeur.va cependant les rapprocher à ce point d'autres institutions financières qu'on ne peut continuer à leur accorder un statut fiscal aussi généreux que celui qui a été le leur jusqu'à présent (li Bénéfices non répartis et patrimoine Source Caisses dépargne et de crédit du Quebec Statistiques financières 1967.Bureau de la statistique du Québec, juillet 1968 Ostracisme prolongé pour Theodorakis ATHENES (AFP) - On apprend de bonne source à Athènes que le musicien et compositeur Miki Theodorakis vient de se voir signifier une prolongation d une année de sa mise en résidence surveillée dans un village du Péloponnèse INUTILE D’ATTENDRE ACHETEZ MAINTENANT! RENAULT* 10 FABRIQUÉE AU CANADA Poursuivant sa politique habituelle de ¦ L'actualité judiciaire Une clause restrictive de commerce coûte $20,000 à un commerçant par Normand Lipine Kurt W.Hecke C.La Compagnit de gestion maskoutalne Ltée et al, Jugement de la Cour d’appel du Québec rendu le 5 août 1969 par MM.les juges Tremblay, Casey et Selvas, maintenant la jugement de la Cour supérieure, C.A.no.9950 La Cour decide que la clause d'un contrat de vente d actions d'un commerce interdisant au vendeur d exercer directement ou indirectement le commerce et l'industrie de manufacture de portes et châssis.menuiserie generale, pour une période de 10 ans sous peine d une pénalité de $20.000 est légale et n'est pas contre Tordre public et les bonnes moeurs (article 13 du Code civil).Les laits sont les suivants: Hecke vendu son commerce.La Compagnie St-Germain & Fils Ltee pour $100,000 à la compagnie de gestion Maskou taine et la compagnie de gestion Cayouette Le contrat de vente stipulait que Hecke ne devait pas.pendant une période de 10 ans.exercer un commerce ou une industrie identique à St-Germain & Fils Ltée.sous peine d une pénalité de $20.000 Un peu plus tard, une compagnie tut constituée sous le nom de Multiplex Inc.; Hecke en devint un directeur et | president Ceux à qui il avait vendu son ancien commerce.St-Germain & Fils Ltée .intentèrent des procédures devant la Cour supérieure visant a le faire condamner à payer la pénalité stipulée au contrat de vente, alléguant que la nouvelle entrepnse de Hecke ex erçait une industrie identique à celle qu'il leur avait vendue La Cour supérieure leur donna raison et condamna Hecke à payer la pénalité prévue au contrat Hecke représenta en defense et devant la Cour d appel que la clause en question était déraisonnable, trop vague, d une portée trop étendue et contraire à la loi et à Tordre public.La Cour dàppei rejette ces arguments, expliquant que la Cour supérieure avait trouvé, comme question de fait, que Hecke exerçait un commerce identique à celui qu'il avait vendu anténeurement et qu'il dirigeait cette nouvelle compagnie Le juge Casey explique, pour sa part, qu'il est vrai que des clauses restrictives semblables ont déjà été déclarées illegales par les tnbunaux parce qu elles violaient les termes de Tarticle 13 du Code civil qui stipule qu on ne peut par contrat taire des conventions qui violeraient Tordre ubhc et les bonnes moeurs.e fardeau de faire la preuve 3u une telle clause viole Torre public, ajoute le juge, repose cependant sur celui qui en conteste la validité; or.dit-il.Hecke ne s'est pas déchargé du fardeau que la loi lui impose Le juge en chef Tremblay, de son côté, donne sa position sur ce problème controversé des clauses restrictives de commerce d'accord avec la majorité dans Tarrèt Beneficial Finance Co of Canada C.Ouellette H967 BR 7211.je suis d avis que le droit de tout individu d'exercer son activité dans le domaine de son choix est une matière d'ordre public et que toute convention restreignant ce droit est.à premiere vue, illégale 11 peut arriver cependant que les circonstances justifient une telle clause pourvu que l'interdic- tion soit confinée dans des limites raisonnables."En cherchant ces limites, les tribunaux sont plus larges quand il s'agit d'une vente que lorsqu'il s agit d'un louage de services En effet, permettre à un vendeur d'un fonds de commerce d'exercer un commerce semblable après la vente peut équivaloir à le dispenser de livrer l'achalandage du commerce vendu Dans le cas présent, il ne s'agit pas à proprement parler de la vente d'un fonds de commerce, mais, en vendant la totalité des actions ordinaires de la compagnie St-Germain & Fils Ltée Hecke transportait aux intimés le droit d'orienter et d'exploiter l’acitivité de cette société à leur gré et à leur profit.Le résultat est le même.Eu égard à toutes les circonstances, je suis d'accord avec le premier juge et avec M.le juge Casey pour prononcer que la clause est raisonnable et, par conséquent valide ".• I! semble cependant qu'il y ait.dans ce jugement de la Cour d'appel, une divergence de vue exprimée dans les propos du juge Tremblay au sujet du fardeau de la preuve.Le juge Casey dit dans ses notes que si une partie à un contrat veut répudier ce contrat parce qu'il viole Tarticle 13 du Code civil, c est à elle à démontrer qu'il y a eu violation ; puis le juge conclut que.dans 1 espèce Hecke ne s'est pas déchargé de son fardeau Le juge Tremblay, de son côte, dit qu'une telle clause est a première vue’ illégale; veut-il dire qu'une clause restrictive soulève une présomption d'illégalité?Cela ne vou-drait-il pas dire alors aue le fardeau de faire la preuve de la légalité repose sur ceux qui invoquent la clause1’ Cela ne voudrait-il pas dire que tout ce que Hecke avait à faire était de produire devant la Cour la clause et qu'il appartenait à Tautre partie d'en prouver la légalité?L'argument du juge Casey est le suivant; le principe général est celui de la liberté de contracter; Tarticle 13 du Code civil est une exception au principe Celui qui invoque Tarticle 13 doit oar conséquent en prouver les éléments es sentiels Le juge Tremblay semble, pour sa part, partir d'un autre principe général, car il dit ".le droit de tout individu d'exercer son activité dans le domaine de son choix est une matière d'ordre public et toute convention restrei gnant ce droit est, a première vue.illegale' M.le juge Salvas se dit, de son côte, d'accord avec MM.les juges Casey et Tremblay pour rejeter Tappel ASSURANCE-VIE Compagnie d'assurance canadienne française offre un poste de; GÉRANT DES VENTES d'assurance collective à Montréal.Paire parvenir curriculum vitae avec indication du traitement exigé.Toute demande sera traitée avec la plus entière discrétion.Case 1145 Le Devoir PROFESSEURS DEMANDÉS La Commission Scolaire Régionale de l'Amiante a besoin pour compléter ses cadres de: -15 professeurs de français -18 professeurs de mathématiques - 14 professeurs de sciences -12 professeurs d'anglais - 7 professeurs d'histoire - 8 professeurs de géographie - 5 professeurs de catéchèse CONSEILLER EN ORIENTATION DEMANDÉ La Commission Scolaire Régionale de l'Amiante a également besoin d'un conseiller en orientation.Tous les intéressés doivent faire parvenir leur curriculum vitae à: M.Jean-Marc Boutin, Directeur du personnel, Commission Scolaire Régionale de l’Amiante, CP.29, Thetford Mines, P.Q.CONSEILLER PÉDAGOGIQUE L'Institut Coopératif Desjardins, centre résidentiel d'éducation des adultes du Mouvement coopératif Desjardins, est à la recherche d'un conseiller pédagogique qui se joindra d son équipe actuelle pour préparer, réaliser et évaluer des programmes de formation podr adultes.Ce conseiller pédagogique s'occupera particulièrement de programmes socio-économiques et agira comme conseiller auprès des groupes qui utilisent les services pédagogiques de L'ICD.La preference sera accordée aux candidats possédant une formation supérieure et une expérience pertinente en pédagogie des adultes.Adresser voire demande, à litre confidentiel, à: L’INSTITUT COOPÉRATIF DESJARDINS CARRIÈRES ET PROFESSIONS DIÉTÉTISTES Diététiste professionnelles demandées.S'adresser au Bureau du Personnel HÔPITAL STE-JEANNE D'ARC 3570, rue St-Urbain, Mtl.Le Collège Edouard-Montpetit recherche les services d'un PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE Qualifications requises: licence ou maîtrise en philosophie.Envoyer réponses avant le 15 août au: Collège Edouard-Montpetit, Services pédagogiques, 945, chemin Chambly, Jacques-Cartier ou téléphoner au 679-2630 poste 145.LA COMMISSION SCOLAIRE RÉGIONALE DUVERNAY requiert les services de professeurs Toutes les disciplines au programme Secondaire I - Il - III - IV - V.ADRESSER CURRICULUM VITAE A: AA.AAarcel Bertrand, Directeur du personnel, 3983, bout.Lévesque, Ville de Laval.CAISSIER demandé Avec expérience dans le commerce des valeurs mobilières.• Salaire intéressant • Assurance-groupe • Fonds de pension • Assurance Invalidité Tous renseignements contenus dans les réponses seront traités de façon confidentielle.progrès et d’améliorations constantes, plutôt que des changements radicaux de modèles chaque année, Renault annonce que sa gamme de modèles actuelle demeurera inchangée en 1970 — à moins qu’il se produise une augmentation de prix à la présentation des modèles 1970.Cette politique protège votre investissement et c’est pourquoi en ACHETANT MAINTENANT vous êtes assurés D’ECONOMISER.Venez nous voir dès aujourd’hui.RENAULT ?CANADA SUCCURSALES DÉTAIL 6875 Côte de Liesse 735-1331 1 824 Ste-Catherine O.937-9551 4950 Jean-Talon O.738-1143 CANADA CONSEIL DE LA RADIO TÉLÉVISION CANADIENNE Le Conseil de la Radio-Télévision canadienne annonce la décision suivante au sujet des demandes entendues lors de sa sixième audience publique, a London, Ontario, les 4.5 et 6 mars 196V D'autres decisions seront annoncées plus tard DEMANDES DE TÉLÉVISION A ANTENNE COMMUNAUTAIRE (CATV) Conformement à sa politique, le Conseil approuve des demandes d'exploitation d'entreprises de télévision o antenne communautaire (CATV) pour une période de deux ans Les conditions de licence seront en fonction de la politique du Conseil énoncée dans son avis du 13 mai 1969.Déckieit CRTC 49-142 MONT-TREMULANT, QUI.Demande de permis par Dtnli Fllion pour exploiter une entreprise de télévision à antenne communautaire (CATV) pour desservir Mont Tremblant, comté Terrebonne.Québec Décision; APPROUVÉE MolHs.Le Conseil est d'ovis que t'entreprise de télévision a antenne communautaire assurera un service satisfaisant aux téléspectateurs de la région Le Conseil accorde une licence pour une période de deux ans su|«tte aux conditions qui seront stipulées dons lo licence Cest une condition de chaque hcence que la société titulaire de la licence doive se conformer le ol ovont le 1er septembre 1970, aux instructions de Son Excellence, le gouverneur général en conseil, en ce qui o trait a la propriété et le contrôle (SOR/69-140) Le Secrétoire, F K.Foster Avenue des Commandeurs Lévis, Québec, Canada CANADAIR LIMITÉE possède des postes intéressants pour des ANALYSTES -PROGRAMMEURS l es cundidah devront posséder une a quatre années d'espénentc dans la programmation, de préférence dans le langage COBOL ! DOS-OS).Noire département d'ordinateur est équipé d’une machine IBM 360-65.Ces posies olïrcnl un salaire proportionné aux qualifications et à l'expérience aussi bien que les bénéfices marginaux, incluant assurance-groupe, assurance-maladie - hospitalisation, plan d' et caisse de retraite épargné I es candidats qualifiés sont inviiés a formuler par écrit, en donnant détails complets de leurs qualifications ou à téléphoner pour rendez vous au Bureau du Personnel.Section B.744-1511 poste 5046 CAN AO Al R LIMITÉE Case postale 6087, Montréal 101, Qué.Adressez vos réponses o: • médit’ de Jack Crisp LXi mardi au vendre di 20h30.samedi IShSOet 21h30 relâche THEATRE DES MARGUERITES: (Trott-Rivières ) Gog « Magog d A rout Tous les soin 21 h sauf les lundis et vendredis •pHEATRE DE MARJOLAINE Eastman Hold Up de Carrier-Lèvetllee le di manche a 20h , tous les soirs à 21h relà che le lundi THEATRE DES PRAIRIES U Folie nuit tous les soirs i 21h sauf le lundi et ven dredi THEATRE DE SUN VALLEY (Ste-Adfcfe Monsieur de Falindor de Manoir el Verr nyle en semaine i 21h le samedi a 20h et 22h Î0 relâche lundi et vendredi et di manche PLACE DES ARTS THEATRE WILFRID PELLETIER relâche THEATRE MAISONNEUVE: relâche THEATRE PORT ROY AL relâche Horaire des cinémas EN LANGUE FRANÇAISE AKLKOl fN Isabel et Adieu I am» BUOl Le Treizième Caprice - I 10 -3 15 5 20 - 7 25 9 30 C AN ADIEN Le Mi.acle de ! amour No 2 et Princesse J un iour CHAMPLAIN Les lien' les miens le notre et Sel poivre et dy namite tH A TE VI La Grande Lessive et Vio- lence a Oklahoma CINEMA UE P ARIS Meme horaire que le Fleur de Lys CREMAZIF Funny Girl '(rancau) 8 90 tSam 2.00 8 00* dimanche (2 00 5 00 8 00) DAUPHIN Salle Renoir "L'Etreinte 7 30 9 30 samedi et dimanche 1 30 3 30 5.30 - 7 30 - 9.30 - Salle McLaren "L Astragale 7 30-930 ELECTRA [leshabiliez-vous poupées et Poupees de St-Pauli FLEUR DE LYS Sous le> caresses du vent nu 13Ô 3 30 5 30 7 30 9 30 FRANÇ AIS Voir Château GRANAD4 - Voir Château JEAN-TALON Oscar et Fantomas no MAISONNEUVE voir Jean Talon MERUIER fVoir Eleotra MIDI MINUIT Traquenard' et Lev Etrangers 12 29 3 20 6 20 8 00 MONTROSE Le Plus Vieux metier du monck et Le Démoniaque Ot IRE MONT Les Encercles et Les Désarrois de 1 eteve Torless PAPINEAU CHE et La s-ailee des pou pees 1 20 5 20 7 05 parisien Valérie 1000 1200 215 4 30-845-990 PIGALLE Voir Midi Mimiit PlAZA Voir Canadien RIVOLI 2001 Odvssee de Lespace 1 00 - 3 30 « 05 - 8 35 SNOWDON Benjamin 1 90 3 «J0 5 00 7 10 » 10 8TDENIS Alaskan Safari et Le Tre^ «>r de la forêt noire EN LANGUE ANGLAISE ALOUETTE FmunRainbow 2 Ou 5 00 8 00 AVENUE lf R $ Tuesday This Mum be Belgium 1 00 - 3 15 - 5 15 7 15 9 30 AH I A Star is Bom 1 15 4 00 - 7 00 -930 ATM ATER Madumna s Gold 1 00 3 50 6 25 9 tes) une sorte d’excommunication permanente”.La note de la congrégation pour la doctrine de la foi relate qu'à la requête de l’abbé de Nantes on a étudié ces écrits et l’a entendu deux fois La congrégation lui a demandé de se rétracter mais il a refusé.Après une troisième tentative, l’abbé de Nantes, le 16 juillet 69 a adressé un refus catégorique à la congrégation.“La congrégation sacrée pour la doctrine de la foi écrit-on, ne peut que prendre acte de ce refus opposé à sa légitime autorité, constatant avec une extrême tristesse qu'en se révoltant de la sorte contre le magistère de la hiérarchie catholique, l'abbé de Nantes disqualifie l’ensemble de ses écrits et de ses activités par lesquels il prétend servir l'Eglise, tout en donnant l'exemple de la révolte contre l'épiscopat de son pays et contre le pontife romain lui-même”.Grève à la Pan Am Les employés de la société aérienne Pan Amencan World Airway ont quitté le travail, hier matin, à la demande de leurs syndicats qui sont à négocier un nouveau contrat de travail.Un porte-parole syndical a déclaré que seuls les avions transportant du fret militaire pour le Vietnam seront maintenus en service.Les employés, au nombre de 40,430, demandent une augmentation de salaire de 16 p.c.répartie sur trois ans.Pan Am transporte chaque jour 30.000 passagers.dessert 119 villes dans 81 pays et utilise 158 avions à réaction Grève à TdH?Le syndicat canadien de la fonction publique n'écarte pas la possibilité d'une grève des employés de Terre des hommes pour protester contre les retards apportés dans la rémunération Chaque semaine, affirme le syndicat affilié à la FTQ, la paie accuse un retard de deux ou trois heures, de telle sorte que l'employé attend jusqu'à 19 ou 20 heures pour recevoir son chèque, sans être payé évidemment pour la durée de cette période d'attente.De la même façon, l'employé attendrait sept semaines avant de toucher sa première paye alors que normalement il devrait la recevoir après trois semaines.ASCA.à ne plus se présenter comme évêque en public et à suspendre du moins temporairement les consécrations" D'autre part, aujourd hui.à la suite de l’enquête ouverte par le gouvernement italien pour définir les responsabilités du capitaine Defregger, dans le massacre de la population civile de Filetto.le procureur de la république.d'Aquila.M Armando Troise.s'entretiendra avec le cardinal Confalo-nien.atuellement président de la congrégation des évêques et qui était à l'epoque archevêque d'Aquila.dont dépend le village de Filetto.En outre, le procureur de la république a demandé que soit entendu un séminariste, Don Marcocci.qui séjourne au Venezuela Celui-ci se trouvait à Aquila au moment des événements de Filetto et était intervenu à plusieurs reprises auprès des troupes d’occupation allemandes en faveur de la population civile Ayant eu plusieurs fois à s’entretenir avec le commandement allemand, il pourra dire avec exactitude si le capitaine Defregger se trouvait bien sur les lieux le jour du massacre des otages italiens et sera peut-être en me-sure*de donner des précisions sur l’attitude du capitaine Defregger Prenez un “REPOS-CONGE” àToronto.pourdeux, pourdeux I (pour deux personnes pour deux jours consécutifs n'importe quand du 1er juillet au 31 août) L'hôtel Royal York fait une sensationnelle offre spéciale d’été nommée "REPOS-CONGÉ ", Pour seulement $39 00 (plus la taxe de vente de l'Ont.).vous pouvez échapper à vos soucis et passer deux jours é vous offrir du bon temps.Voici ce dont vous pourrez profiter: • une magnifique chambre double climatisée • petit déjeuner continental pour deux personnes servi dans votre chambre chaque jour • stationnement gratuit au garaga Royal York (vous pouvez même vous y faire inscrire si _ vous le désirez) L'Hôtel Royal York a 30 magasins et services.' 5 restaurants élégants et des artistes connus au Black Knight Supper Club.Explorez une "ville à l'intérieur d'tme ville".Si vous allez à Toronto ou si vous y passez, pensez à un "REPOS-CONGÉ” au Royal York.Les distractions ne manqueront pas à Toronto cet été.La variété y est a l'ordre du jour, 13 juillet—Salon des vieilles voitures au Fort York.1 -10 coût — Caribana 69—Ensembles de tambours d'acier, cuisine antillaise à l’île Olympique.14 août—L'Exposition nationale canadienne.Vous y trouverez de tout, depuis les défilés jusqu'aux festivals du musique et aux “concours de spaghetti".Téléphonez à nos frais au (4 1 6) 368-2511 et irvation "REPOS-CONGÉ”.ices, m y lé- II ROYAL YORK Hofete ir Z 4^ Æf • .I «ii sr# m.ff'f'AC l iKStmri vfrr*UM» Or m Monté sur la plate-forme d’un camion, le premier ministre consent à parler à un groupe de manifestants qui dénoncent la "complicité canadienne” dans la guerre du Vietnam, mais le chahut et les insultes des protestataires couvrent sa voix.At- tendant que le calme se rétablisse, il patiente un moment (notre photo), puis, exaspéré, il se retire enfin au milieu des jurons et du tumulte.(Téléphoto AP) Trudeau est entraîné, malgré lui.dans une échaufourrée à Vancouver VANCOUVER (CP) La visite de deux jours que M.Trudeau a faite en fin de semaine en Colombie-Britannique a été marquée par une manifestation politique au cours de laquelle le premier ministre, s'efforçant en vain de parler aux porteurs de pancartes qui dénonçaient la "complicité canadienne" dans la guerre du Vietnam, a été malgré lui entraîné dans une échauffourée Quelques manifestants lui ont adressé des injures: l’un d eux a même tente de lui donner un coup de poing; un autre lui a lancé une pelure de banane qu’il a reçue dans le dos Monté sur la plate-forme d'un camion.M.Trudeau était tout à fait disposé à parler aux quelque 300 manifestants; mais les cris des protestataires l'en ont empêché: c’est en vain que la jeune fille qui dirigeait la manifestation a voulu rétablir le calme pour permettre au premier ministre de parler Exaspéré, il a quitté les lieux pour pénétrer dans la salle où l’attendaient à dîner plusieurs centaines de libéraux qui avaient chacun payé $50 le couvert Selon les journalistes, un manifestant, après avoir inju- rié le premier ministre, s’est élancé vers lui M.Trudeau aurait abaissé le bras sur le chapeau du manifestant, le lui enfonçant jusqu'aux yeux Par la suite, M.Trudeau ne pouvait se rappeler exactement ce qui s’était passé.D'après un de ses adjoints, "il avait étendu les bras pour se frayer un chemin et il a pu frapper accidentellement quelqu'un .Ce sont les agents de la sécurité qui ont reconduit le premier ministre au dîner Dehors.les manifestants ont mis le feu à des affiches, ont brisé une vitrine et s'en sont pris à la police.Deux hommes ont été arrêtés.Festival Ces accidents ont eu lieu quelques heures après l'inauguration du festival aerien d Abbotsford, présidée par M Trudeau C’est à cette occasion qu'un jeune pilote américain a péri dans l'écrasement de son appareil Scott Nelskog.de Edmonds.Washington, pilotait un petit Mini-Mustang qui.brusquement, a piqué vers la piste de- vant une foule de 40,000 personnes M Trudeau qui se trouvait sur l’estrade en compagnie de six ministres et des autorités de l'aviation, ne s’est pas rendu compte de la catastrophe jusqu'à ce que M Jean Marchand.ministre du développement régional, la lui signalât Le voyage du premier ministre a été très rapide M Trudeau s est rendu ensuite à Garibaldi.centre de ski situé au nord de Vancouver Le premier ministre a survolé en hélicoptère les pistes et les pentes que le Canada a offertes pour les Jeux d’hiver de 1976 Manifestation En arrivant à Vancouver pour assister au diner libéral.M Trudeau a été accueilli par les manifestants portant des pancartes pour protester contre "la complicité canadienne au Vietnam" M Trudeau a voulu parler, mais a été interrompu par des huées et des cris.Les jeunes manifestants ont profère des obscénités et des slogans pacifistes Lors du dîner, aux applaudissements des assistants, le premier ministre a défendu le droit à la dissidence et à la liberté de parole, mais a souligné que la manifestation était un terrain fertile a l'éclosion du totalitarisme Le premier ministre a insisté sur l’importance du livre blanc fédéral traitant des Indiens Il est “inconvenable qu’une partie de la société doive avoir un traité avec une autre partie de la société”, a-t-il affirmé.Les Indiens doivent devenir des Canadiens comme tous les autres Canadiens.C'est pourquoi Ottawa n'est pas disposé à garantir aux 237.000 Indiens du Canada leurs droits d’aborigènes.D'autre part, le premier ministre a déclaré qu’Ottawa désirait faire de la pollution une offense criminelle et, avec l aide des provinces, recourir aux pouvoirs juridiques même contre les industries et les municipalités Le premier ministre était accompagné de six ministres fédéraux MM.Jack Davis, pèche.Art Laing, travaux publics.Ron Basford.consommation: Marchand, développement régional et Robert Andras.ministre d’Etat Os |MkrsoiiiMks lisent 2088 mots à la minute PAUL-O.TRÉPANIER 2450 rooU-minut» Maire de la ville de Granby Diplômé en architecture.Ecole des Beaux-Arts, Université de Montréal La Lecture Dynamique permet de découvrir l impodance de modifier ( attitude de l espnt envers la lecture C est un cours qui profite toute la vie RENÉ S.LAROUCHE B A .B Péd 1920 mots-minute Enseignant, Rég du Lac-St-Jean Diplômé de l'Ecole Normale Jacques-Cartier 'Le cours m'a ouvert l esprit sur le monde procure des joies immenses dans la découverte par une lecture plus constante, plus considérable et plus intelligente ALAIN FUGÉRE 2545 mots-minute Etudiant en philo., Col Ste-Marie "La Lecture Dynamique constitue non seulement une épargne de temps, c'est une méthode qui permet d augmenter sa compréhension des textes et.d après moi c'est là le développement d'un potentiel qui se trouve en toute personne.ANDREE TRÉPANIER 1436 mots-minuta Technicienne en laboratoire, service d hématologie Hôpital Ste-Justine "C est un cours des plus utiles lorsque I on est intéresse a lire plus vite Et plus on pratique, ptus on peut lire rapidement ' Est-ce qu’en lisant à une vitesse moyenne de 2088 mots-minute , ces personnes peuvent obtenir une bonne compréhension?Oui.A l'encontre d'un mythe populaire, l’expérience de milliers d'étudiants prouve que la compréhen sion augmente avec la vitesse.Ce qu'eit le cours de Lecture Dynamique .C’est un cours de 8 semaines une séance de trois heures par semaine, le jour de votre choix.Vous avez aussi une heure d’exercice de lecture à (aire par jour à la maison.Ce que la Lecture Dynamique peut taire pour vous .Imaginez que vous pouvez lire une page d’un quotidien en moins de deux minutes .un roman de 400 pages en moins d’une heure .une revue en 25 minutes .des textes techniques de plus de 100 pages en moins d’une heure .avec une compréhension égale ou supérieure.• GARANTIE DE REMBOURSEMENT .L'Institut de Lecture Dynamique Evelyn Wood remboursera les frais de scolarité à toute personne qui ne parviendrait • • pas à tripler, au moins, son habileté de lecture d’aorès les tests du début et de la fin du cours Pour cela, étudiant doit * ; assister à toutes les classes, suivre les indications de son instructeur et accomplir les heures de pratique requises par le cours."ASSISTEZ À UNE MINI-LEÇON GRATUITE AVEC FILM" CE SOIR.LUNDI le 1 1 AOUT; MARDI SOIR, le 12 AOUT.MERCREDI SOIR, le 1 3 AOUT; JEUDI SOIR, le 14 AOUT et VENDREDI SOIR le 1 S AOUT à 8 h.OO P.M.SAMEDI MATIN le 16 AOUT à 11 h.30 A M.à ('INSTITUT - 20S ouest, rue Sherbrooke - Montréal.-Moyenne de vitesse des quatre personnes.Au début du Des cours en français se donnent aux endroits suivants: cours, ces personnes lisaient en moyenne 271 mots-minute.Trois-Rivières.Québec, Sherbrooke, Granby, Ottawa.Rouyn- Noranda, Saguenay et Montréal.institut de lecture dynamique evelyn wood inc.Plus de 127 Instituts aux Etats-Unis et au Canada, i MONTRÉAL: 844-1941 j 205 ouest, rue Sherbrooke, Montréal, Quô.| veuilitz me faire parvenir, sent obligation, plus de rvnstigne ments tu sujet de votre cours Nom .«.Adresse Ville .Ul ! Rie désire connaître les dites de présentitions à __j'iimerats organiser un cours pour un groupe LD 11 8 69 I i i i i i i i i 1 1 10 • Le Devoir, lundi 1 1 août 1 969 potins fin.a.nciez-s Bâche & to vient d'ouvrir une succursale à Vancouver et demandera son admission comme membre de cette Bourse.Cette firme fait des affaires à Toronto depuis 30 ans.el à Montréal et ü Hamilton.depuis 10 ans.C’est la ïième plus importante maison d'agents de changes de N-Y, pour l’importance de ses transactions annuelles • Eagle Gold Mines Ltd a fait savoir à la Bourse Canadienne que.sous réserve d'approbation par les corps réguliers de l'Ontario et du Québec E.H.Pooler and Co.Ltd.agissant au nom de Temple Growth Fund Ltd ten ce qui concerne 24(1.00(1 actions) et Jakmin Investments Ltd ten ce qui concerne 120,000 actions) s'est engagée à faire souscrire ferme 360.000 actions de la compagnie au prix de $5.00 chacune et Draper Dobie and Co Ltd, agissant au nom de lakmin investments Ltd, s’est engagée à souscrire ferme 240,000 actions de la compagnie, au prix de $5.00 chacune.Le produit servira à poursuivre d'autres travaux de développement dans le canton Joutel.sur le groupe de propriété II Le jeudi 14 août 1960.la Banque du Canada recevra des soumissions pour des bons d'un montant global de $170,000.000.dont $135.-000.000 à 91 jours et $35,000.000 5 182 jours, jouissance et livraison le 15 août 1969 dans les deux ras.Le montant des bons qui viendront à échéance le 15 août 1969 est de $165,000,000 A la fin du mots dernier, la valeur des 1,759 titres inscrits sur la Bourse de N-Y était de $611,-147,000.000 00.soit une centaine de milliards de moûts par suite de la réaction persistante des stocks sur ce marché.• VI oison & Company Limited propose une liste de 7 feuilles non interlignées, reproduisant les cours approximatifs, les dividendes.les rendements, les gains par action, la position financière et les recettes de plus d’une centaine de valeurs mobilières.On n’aura donc que l'embarras du choix.commentaires sur X-i’-A-OTXJ-AXjITIS C'e»t aujourd’hui, que débute à Montréal la distribution de l'annuaire de Bell Canada Bell Canada publie, cette annee, a Montreal le plus gros annuaire de son histoire II contient 1696 pages et constitue le plus important travail d impression au pays (10 millions au Canada) Par contre, son plus petit annuaire celui des Territoires du Nord-Est.n'en contient que 84 et est rédige en trois langues le français, I anglais et l esqui-mau Quoiqu'il contienne des Tremblay et des Smith, on y retrouve surtout des Agnatuk.Tukkiapik.Ishalook et Makiuk SI tous les annuaires publiés au Canada étaient rangés sur une tablette, celle-ci couvrirait la distance de Montréal à Baie-Saint-Paul La distribution du nouvel annuaire à Montréal débutera aujourd hui Maints dividendes seront payés cette semaine par maintes entreprises canadiennes Pitfield, MacKay Ross & Company Limited rend public ce matin la liste des entreprises qui paieront des dividendes cette semaine, soit du U au 17 août 1969 Stocks LEGENDE Acklands Ltd 1 Acklands Ltd Pr 1 Bombardier Ltd Bmck Mills A 1 Bruck Mills B 1 Burrard Dry Dock A 1 Con Utilities 1 Cdn West N Gas 1 Cdr.West N Gas Pr 1 Cdn West N Gas 5 1 2 Pr 1 CHUM Ltd A 1 Dow Anglo Inv Pr 1 Dom Scottish Pr 1 Econ Inv Trust Pr i Eric Divers A 1 Impi Life 1 Kelsey-Hayes 1 Laurentide 1 25 Pr 1 MacLaren A 1 MacLaren B 1 MacMillan Bl 1 Magna 1 Massey Ferg 1 Morse Robert A 1 Morse Robert B 1 Morse Robert A Pr 1 Morse Robert B Pr 1 National Drug 1 National Drug Pr 1 Noranda Mines 1 NorCentr Gas 1 Nor Cen Gas 65 Pr 1 Pombins Ppl Pr 1 Reichhold 1 Robinson Little A 2 Scott LaSalle 1 Simpsons 1 Simpsons Sears 1 S 4 D Nig 1-9 Standard Brands 10 Steetley Ind Ltd 1 Union Carbide 1 White Pass A Pr 2 MINES ET PETROLES Aunor Gold Mines 1 Halinor Mines Ltd 1 Hudson Bay Mng 1 Teck Corp 1 Cari Motors 10 ME PC Cdn Prop Fr.1 Petrofina Canada 3-9 Steinberg A 1 3 Taux augmenté 9 Dividende supplémentaire 10 Payables en fonds américains LEGENDE: 1 Sous réserve de la taxe de 10', résidants 2 Sous réserve de la taxe de 15' résidants TAUX PAYABLES 06 Août 31 37 1 2 Août 30 12 1 2 Sept 15 30 Sept 15 15 Sept.15 12 Sept 15 42 1 2 Août 28 23 3 4 Août 29 20 Sept 1 28 Sept.1 11 Sept.1 1 25 Sept.2 62 1/2 Août 29 621/2 Août 29 13 Sept 9 1.20 Oct.1 121 2 Sept 1 31 1 4 Aug 29 30 Sept.26 30 Sept 26 25 Sept 15 02 1/2 Sept 1 25 Sept 15 25 Sept 1 22 1 2 Sept.1 68 3 4 Sept.1 68 3 4 Sept 1 05 Sept 1 15 Sept.1 .271 2 Sept 15 .15 Sept.1 65 Sept 1 62 1 2 Sept 1 06 Août 25 25 Sept 2 05 Sept.1 10 Sept 15 12 Sept.15 05 + .05 Sept.1 .371 '2 Sept 15 30 Sept 15 .15 Sept.2 421875 Sept.1 05 Sept.2 04 Sept 2 85 Sept 8 071/2 Sept 2 85 Sept 10 37 12 Août 29 35 4 0.5 Sept 15 09 Sept.2 retenue à la source pour les non-retenue à la source pur les non- Les droits de souscription de Trizec Corporation, négociables sur ta Bourse de Montréal, à partir de demain Les droits de souscription (warrants), concernant l'acquisition de 2,200.000 actions ordinaires de Trizec Corporation Ltd, seront négociables sur la Bourse de Montreal à son ouverture mardi le 12 août 1969 Leur symbole au télescnpteur sera "T Z C Wts’.Ces droits, sous une forme au porteur, furent émis lors d une offre de $15.000.000 d obligations, g», hypothèque générale, série A' de Place Ville Marie Corporation, datées du 15 février 1969, et échéant le 15 fevner 1991 Les obligations de la série "A' furent emises le 7 août 1969, sous forme définitive et elles sont accompagnées de droits de souscription (warrants), comportant le privilège pour leurs détenteurs d'acheter 150 actions ordinaires pour chaque $1.000 dbbligations de la séné A détenue, au prix de $3 00 1 action, en tout temps jusqu'à et y compris le 15 février 1979 M.Tancrede Sicard nommé au poste de directeur général do Loi Placements Collectifs Inc.Il nous a fail plaisir d'apprendre qu'un de nos bons amis.M Tancrede Sicard.vient de se voir confier le poste de Directeur Général de Les Placements Collectifs Inc " Nos félicitations a M T Sicard et nos meilleurs voeux de succès dans cette nouvelle fonction qui ne sera guère une sinécure.M Sicard est bien connu du milieu des affaires ou il s'est créé une réputation d'organisateur et d'administrateur Grâce a ses talents et à son entregent nous ne doutons pas qu'il saura mener à bien cette institution Nous croyons que par son leadership et sa compétence, il saura orienter Les Placements Collectifs Inc.” vers de grandes réalisations Nos lecteurs se souviendront sans doute que Le Mouvement Coopératif Desjardins s'est, récemment, porté acquéreur de toutes les actions des Placements Collectifs Inc .c'est-a-dire la Compagnie qui gere les quatre londs mutuels Collectifs "A”."B ", “C” el Fonds "spec .dont l'actif global était de $62 millions au 31 décembre dernier Connaissant l essor que le Mouvement Cooperatif Desjardins donne actuellement à toutes ses Institutions, il n'y a pas de doute que cette nouvelle acquisition s'oriente vers de grands succès et ceci pour le plus grand bien de l 'économie coopérative et québécoise Comme on sait.M, A Hervé Hébert, de A H.Hébert et Associés-actuaires.a été nommé récemment, président des Placements Collectifs Inc II vient aussi d'être nommé président de la Banque d'E-conomie de Québec, qui deviendrait, le 9 septembre, une banque à charte, sous la raison sociale de Banque Populaire”.Cette dernière compterait dans son consol d'administration, en plus de M A Hervé Hebert MM.J G Jamelin.directeur général de l’Union Régionale de Montréal des Caisses Populaires ainsi que MM Rodolphe B.Casgrain et Jacques Lavigueur.Personne n'ignore que le Mouvement Desjardins s’eut porté acquéreur, il y a quelques mois de l’institution bancaire précitée, en fort bonne position financière Marcel CLEMENT "L'inflation aurait pu être évitée", selon la Chase Manhattan Bank de New York Des investissements sans précédent Ctttt annit dans la domaina manutacturiar du nord-ouaat du ùutkac 101PQ) - Le ministre de l'industrie et du commerce, M Jean-Paul Beaudry a déclaré que la région du nord-ouest québécois connaîtra.en 1969.une année record d’investissements dans le domaine manufacturier M Beaudry qui représentait le « >1 noter.C’est demain à 4 p.m.que se termine l’offre de Teck Corporation.faite aux détenteurs d’actions de Silverfields Mirang Corporation.Il y aurait déjà plus d un de-mi-million d’aetions de déposées à ce jour.• Il y aura avant-première des nous eaux modèles de la Société Chrysler Canada les 3-4 et 5 septembre, à Windsor, Ontario.A cette occasion, maints journalistes s’y rendront, invités de la compagnie.• Depuis le 10 juillet, les mineurs de l’International Nickel Co.ot Canada Ltd ne travaillent pas et, même, les pourparlers de conciliation ont été rompus; ce qui expliquerait la lourdeur des actions de cette importante entreprise.• On semble appréhender une nouvelle crise des monnaies en Europe: ce qui ne serait pas sans influer délavorablement sur tes marchés du change étranger, mais, encore, sur les valeurs boursières.• Les résultats de la réunion des Etals membres de la communauté de la zone du franc, qui a eu lieu hier au Ministère des Finances à Paris, porteraient à croire que d'autres monnaies pourraient bien être affectées.Faut-il en conclure que les francs belge, suisse, etc seraient dévalués tout comme le franc français l’a été vendredi dernier.Wall Street et nos marchés pourraient bien refléter défavorablement au début de cette semaine cette dévaluation du franc français.“Compter sur la bonne volonté des gens pour freiner l'inflation".cela nous semble une utopie, car quiconque connaît la nature humaine, sait bien que la majorité des gens font des sacri-fites (achats moindres, etc) que s'ils y sont forcés par la loi ou par des exigences plus élevées des achats à tempérament.• La dévaluation du franc français en fin de semaine constitue un facteur favorable pour les mines d’or.• L'émission de 200.(8X1 actions ordinaires de Prodec Inc à $5.00 chacune, par l'intermédiaire de J.T.Gendron Inc.ayant son siège social à Québec et une impor tante succursale à Montréal, a été un franc succès, car elle fut souscrite et les cours des actions figurent au comptoir entre une offre de 6 1-4 et une demande de 6 3-4.• Investors Overseas a enregistré un profit net de $2,828,387 durant le 2ième trimestre vs $1,245.399 durant les mêmes 3 mois l'an dernier premier ministre, M Jean-Jacques Bertrand à l'inauguration de l’ex- position régionale de l'ouest du Quebec, a précisé que jusqu'à maintenant, le ministère de l'industrie et du commerce avait reçu 28 demandes de primes à l’investissement de la part d’entreprises situées dans cette région du Québec Ces demandes de primes, faites en vertu de la loi d’aide au développement industriel régional, repré-sentent des investissements de plus de $18.000.000 Bien que 18 des 28 projets émanent d'industries spécialisées dans le secteur du bois.M Beaudry a souligne que cette loi est applies ble à tous les genres d’entreprises manufacturières Ainsi, le minis tre de l’industrie et du commer ce a invité les industriels à développer un secteur qui offre beau coup de possibilités et qui a déjà été exploité avec succès par un nombre restreint de compagnies il s’agit de la fabrication du matériel et de la fourniture pour les mines Enfin.M Beaudry a signalé que l'action conjuguée du ministère des terres et forêts et du ministère de l'industrie et du commerce permet en ce moment aux industriels de la région de mettre sur pied des scieries géantes à Lasarre.Matagami et Senneterre A ces scieries viendra s'ajouter une usine de panneaux de particules dont la construction a été annoncée dernièrement.Bowater Paper Corp.Bowater Paper Corp rapporte pour le premier semestre de son exercice 1969 des profits nets de $10.522.000 soit une légère diminution sur le chiffre de l'an dernier qui était de $10,769.000.Les profits avant impôts étaient supérieurs à Lan dernier ($24.437,000 contre $23.441.000 en 1968) mais une grève qui a paralysé l usine de la compagnie à Corner Brook (Terre-Neuve) et que l'on estime avoir coûté à la compagnie entre $650 -000 et $780,000 a nui à la réalisation de meilleurs résultats.A Londres, ou la compagnie a son siège social, on s'attend à des profits et des ventes plus élevés au cours des mois à venir La compagnie a déclaré un dividende Intérimaire d'un shilling (soit 13 cents) par action payable le 7 novembre 1969 aux actionnaires inscrits le 29 septembre International Flavor and Flagrances Au cours des six premiers mois de 1969 les ventes nettes de la société International Flavors and Flagrances, se sont élevées à $46,324,000 à rapprocher de $41,096,000 pour le premier semestre de 1968.Le revenu net de cette société, au cours de cette période a marqué $6.424 -000 ou $0 58 Faction comparativement à $5.465,000 ou $0 49 l ac-bon pour le premier semestre de 1968 Ses conséquences NEW YORK (AFP) - Ce qui est peut-être le f us regrettable dans l’inflation qui sévit actuellement aux E-U c’est le fait qu’elle aurait pu être évitée, affirme la “Chase Manhattan Bank" dans sa revue “Business in Brief." S’efforçant de tirer les leçons des difficultés économiques traversées par les E-U au cours des derniers mots, la troisième banque des E-U rappelle que “l'inflation a commencé à sévir sérieusement en 1965, l’économie atteignant un stade de plein emploi et le gouvernement se lançant dans de nouveaux programmes sans accroître les impôts pour les financer ” Elle tire les conclusions suivantes: - "En période de plein emploi, la responsabilité fiscale impose que les décisions pour de nouveaux programmes de dépenses soient équilibrées par des décisions simultanées pour les financer, y compris de nouveaux impôts si nécessaire”.“La seconde leçon est que les instruments actuels de la politique monétaire ne sont pas encore entièrement appropriés pour la tâche d'ajustement ordonné et équitable du rythme de croissance économique".La banque insiste notamment sur les conséquences du resserrement du crédit sur la construction de logements - Enfin, 'Texpénence récente de l’inflation et de ses remèdes aux E-U ont remis l'accent sur le rôle-clc joué par ce pays dans l'économie mondiale”.La "Chase Manhattan” souligne que la crise monétaire internationale du début 1968 et la hausse mondiale des taux d'intérêt sont largement des conséquences de l’inflation aux Etats-Unis Investissements des É-U à l'étranger 5 pour cant da plus cat ta annta pu'an 1988 NEW YORK (AFP) Les entre prises américaines prévoient une augmentation de 5 pour cent de leurs investissements à l’étranger cette année Ils n avaient augmenté que de 2 pour cent de 1967 à 1968.indique la société McGrawHill dans une enquête publiée vendredi Canadian Canners Co.La compagnie Canadian Canners Ltd rapporte pour la période de quinze mois terminée le 31 mai 1969 des ventes de $68.027.684 et un revenu net de $1.055.167 (soit 75 cents par action ordinaire de classe A " et “B”).Ces chiffres établis sur une période de quinze mois sont dûs au déplacement de la date de début des exercices financiers qui était aupara vant le dernier jour de février et qui sera désormais le dernier jour de mai Pour l’ancienne période de temps de douze mcis.les ventes étaient en 1968 de $53.676.626 et les revenus nets de $1,175,337 (soit 84 cents par action).Bancroft Industries et ses activités Bancroft Industries Inc le plus important distributeur de pièces et accessoires d’avions au Canada, a été choisi comme distributeur canadien du materiel de Lamson and Sessions Company of Cleveland.Ohio.M J.R Lazare, président de Bancroft, a qualifié l’entente de satisfaisante pour les deux sociétés.Bancroft est une entreprise dont le siège social est situé rue Mill, a Montréal Son chiffre d'affaires s'établit entre $2 millions et $5 millions par année Cette entreprise fournit du matériel à trois fabricants de charpentes d'avions De Havilland Douglas et Canadair.ainsi qu'à d'autres clients aux Etats-Unis et au Canada Selon McGraw Hill, les investissements atteindront 10.7 milliards de dollars cette année et leur expansion se poursuivra à une allure soutenue au cours des deux an nées suivantes Ils devraient en effet se chiffrer à 12.3 milliards de dollars en 1970 et à 12.7 milliards en 1971 En raison à la fois du pro-gremme de redressement de la balance des paiements américains et de la situation -très tendre du marché des capitaux aux Etats-Unis les entreprises prévoient que 91 pour cent des fonds nécessaires à leur expansion à l'étranger proviendront de sources extérieures aux Etats-Unis.Au Canada La Communauté économique européenne continuera à occuper la première place dans les investissements américains a l'étranger 23 pour cent cette annee 24 pour cent l'an prochain et 23 pour cent en 1971 Vingt-deux pour cent des investissements iront au Canada cette année, mais le pourcentage diminuera au cours des années sui vantes Un emprunt de 80,000,000 de DM (AFP) - Un consortium bancaire International va lancer, sans doute le 31 juillet prochain, sur le marché ouest-allemand des capitaux, un emprunt de 80 millions de dm.portant intérêt de 7.14 émis par la province canadienne de Terre-Neuve L'emprunt cautionné notamment par la Dresdner Bank, sera émis à un cours situé entre 97 G et 98 12 et aura une durée de 15 ans.Le remboursement s'effectuera, après cinq années franches, en dix annuités soit d’un fonds d'amortissement soit par tirage au sort à la valeur nominale ¦ Bourse canadienne - Variations de la semaine dernière —mt— Hou** V*nt*i Haut Sa» F •cm Chong Industrielles Di.Vente» Haut Chong i 50 2 00 — Am.Metro 1.935 2 30 2 10 2.10 nv% 15 (m Belgium Stand 1.325 26 22% 22’% 3 *5 2 70 16 Blue Bonnets 5.775 3 30 3 20 3 25 46 .40 —.Br Con Oilfields 1.900 45 42 42 20’» 13% .i.Cantoi 5.975 UP- 14% 154- 5’- 3 40 .Cdn Security 1.700 4 35 4 00 4 00 8’A 4 65 —— Caoital Div 200 5% 5% 5% 4 25 3 50 30 Casavant Freres 300 3 90 3 60 3 60 7 5 20 Cassidy's Ltd 225 5% 5% 5% 7^ a 2 90 .Commi.Hold 4.600 4 70 3 80 4 00 16v/4 8% Commodore Bus.4.000 12% 12 12 11V» 5 00 — do.wts 850 8 50 1.00 1.00 10" 4 4 50 15 Crawford 1.400 5% 4am 4% 9 6% 05 Dalten's Ltd.500 9 8 8 3 65 2 60 10 Delta Elect 500 2 70 2 70 2 70 10V% 3 75 —¦ i .De'tec Pan.too 4 00 4 OO 4 00 12 7% —— Domco 2,600 8% 7% 7% TV» 6 60 Drummond A 100 6 6 6 10% 2 10 Furlong 4.050 8% 7 8 5Vi 3 75 (b) 48 do ptd.1.100 4 25 4 00 4 25 11 5% 02% Grlssol Foods 1.350 6% 5% 6 9 3 50 » ¦.Inland Chemical 2.750 3 95 3 50 3 95 1 90 1 10 .Inspiration Ltd.300 1 10 1 10 1 10 61% 3 85 (•) Jockey Club 100 5% 5% S'/* 2 50 90 —— Kodiak Pete.11.500 99 90 98 30% 21% 1 20 Lambert A 700 23 23 23 2 15 1 40 —¦.Lemte* 8.300 1 70 1 45 1 70 4 75 2 00 i Mognetics Int.M R Rice 200 2 70 2 60 2 60 16 8 40 100 11 11 11 3 55 1 50 Na Aut Vend.5.000 1 65 1 50 1 60 10% 6% —1— Paco Corp 1,300 6% 6% 6% 6% 4 60 Peace River 700 4 70 4 65 4 65 19% 16 44 Pwr CP 2nd p.300 16 16 16 3 BS 90 — .St ILaw Div 6.100 2 50 2 10 2 50 11 9 ¦.Sangamo 200 9 9 9 14% 4 00 12 Select Fin.26 900 10% 73)* 10% 5% 5 (a) Sintra Ltd 1.700 5 $ 5 3 70 90 Soca Ltee % 2 75 2 50 2 75 13% 9 (b) 60 Sogena 500 11 11 11 2 25 1 00 —— Spartan Air 98.750 2 25 1 70 2 20 8% 2.75 SM.A WC 2.375 3 25 2 75 3 00 22% 15 Superyack 700 16 15 16 4 00 2 85 ¦i Tr*Can Freezers 200 2 85 2 85 2 15 7% 4 50 (a) Val Mar A 04% 2 30 1 37 — Fori Reliance 700 1 40 1 40 1 40 B 06 Fox Lake 6.000 08 U 08 74 36 —.Futurity 3,500 45, 47 06 47 09 04 ¦—ni Ghlslau 500 04 06 3 05 1 00 10 Glen Lake 13,200 1 15 1 01 1 10 48 20 Gt West Min.1.500 20 70 28 20 92 28 - Guardian 5,700 31 35 Ot1/» 04 ¦¦¦ Int Dredging 5.000 05 OS 05 1 20 58 ' ¦ Il 1 James Bay ft 1 •('10 98 77 97 13 1 80 08 1 09 Keltic Min.Klena 6.000 11.000 .a” 08’% ’£ * S! OS .¦ ¦¦¦ Konflkl 06 05 2 72 51 -'¦IM Luduboro Oil nS 1 70 1 20 8 65 09 05V» ¦ 1 ¦¦¦¦ Ling side 06 06 06 1$ —— Lithium Corp 530 13 13 13 “W H l ouanna Gold 9.500 19% 16 16% — 25 — 2 Va — 05 — 03 unch.— 15 unch.unch -1 40 " — 8 4 01'* unch 1 30 50 ¦¦¦¦.Utd Cbaiski 4.500 54 51 54 4 04 40 16 ¦—¦ Waite Dufaull 1.100 17% 17% 17% 4 00% 14% 08 - - Western Tin 7 000 09 09 09 — 03 89 37% — West Hill 15.300 64 61 6?- 07 5?31 —— Wisconsin 78,500 40 37 40 4 01 Nous avons le vif regret d annoncer le décès de M.André Leman, C.A.président de Geoffrion, Robert & Gélinas Co.Nouveau président de T.Eaton Company H t'agit da M.Hobart Buttai TORONTO (PC) - M John David Eaton, qui a pris sa retraite, tes jours-ci.après avoir dirigé pendant 27 ans la plus importantt entreprise privée du Canada, avait déclaré un jour que l'administration de son empire ressemblait à la gérance d'une petite épicerie de campagne M Robert Butler, qui est deve nu le 6 août le nouveau président de T Eaton Co., n'a pas de semblables illusions II sait ce que représente comme complications la direction de 57 magasins à rayons et de 350 bureaux de vente de catalogues répartis dans le pays "Nous n'essayons pas d'avoir de tout pour tout le monde dans tous les domaines, a-t-il expliqué Nous conservons évidemment nos magasins à rayons dans les grandes regions urbaines Mais l'initiative de favenir sera un magasin plus petit qui fournira certaines marchandi ses à un marché concentré et spécialisé".M Butler a toujours travaillé pour Eaton II avait été embauché comme employé à temps partiel à l'âge de 15 ans.puis est retourné chez Eaton de façon permanente en 1947.après avoir fait la seconde guerre mondiale dans l'aviation canadienne Après avoir occupé plusieurs postes, dont celui de directeur de la mise en marché à London.Ont .il a été nommé en 1968 vice-président à la planification et au développement Expansion Avec ses 50,000 employés, Eaton est en importance le quatrième employeur au Canada, après le gouvernement fédéral et les deux grandes sociétés de chemins de Eaton conserve ses attributs d'entreprise familiale En tant que société privée, elle ne publie pas d’états financiers, bien que ses ventes s'élèvent, selon la rumeur à $900.000.000 par an.Fondée par Timothy Eaton, qui avait quitté l'Irlande pour établir son commerce avec $6,500.l'entreprise n’a eu que quatre présidents jusqu'à présent: Timothy, Les Manufacturiers canadiens et la lutte anti-inflationniste TORONTO "Il ne (ait aucun doute que les travailleurs, les employeurs.nos gouvernements de même que chaque citoyen canadien doivent volontairement se poser des Limites si nous voulons sortir vainqueurs de la lutte contre l'inflation.laquelle est maintenant devenue grave ” “Certains signes nous portent à croire que les politiques monétaires et fiscales existantes destinées à lui faire échec commencent à operer.mais elles ne peuvent à eUes seules, résoudre le problème" "Nous nous trouvons actuellement dans une situation qui exige que chacun se discipline lui-même quand il s’agit de dépenses, de demandes d'augmentations de salaires et de hausses de prix et ce.tant dans le secteur public que privé Si nous tardons a le faire, nous pouvons nous attendre à une perspective encore plus sombre et à des mesures encore plus sévères il est absolument indispensable que tous les Canadiens, quel que soit leur champ d'action, comprennent cette nécessité “C'est pourquoi l’Association des manufacturiers canadiens expose de nouveau son point de vue à l'effet qu’il est urgent de lancer un programme public d’information qui démontrera, avec chiffres à l'appui, ce qu’est véritablement l'inflation, quelles en sont les néfastes conséquences, ce qui a été fait jusqu'à présent pour la juguler et ce qu'il reste à faire pour la vaincre II semble bien que la Commission des prix et des revenus soit l'organisme tout indiqué à cette fin ’’ L'Association des manufacturiers canadiens est prête à appuyer un tel programme par tous les moyens possibles, tout comme elle est prête à insister pour que l'on adopte un plan d'action commune dans tout le pays en vue de restreindre les dépenses, les demandes d'augmentations de salaires et la hausse des prix " son fils Sir John, un cousin R Y Eaton, et John David Eaton les deux fils de John David.John Craig et Frederick, dirigent la so-ciéte-mère qui contrôle les compagnies d'exploitation John David n'est guère connu du public C'est pourtant lui qui a rendu Eaton vraiment national grâce à l'achat de la chaîne Spencer, de Colombie-Britannique, qui détenait huit magasins Forages complétés rie Chiboug Copper Corp.Chiboug Copper Corporation annonce qu elle a complété le forage de deux nouveaux trous à sa propriété du district Opemiska de la région de Chibougamau Le trou de forage no 12.dans une couche de 7 4 pieds située à une profondeur allant de 342 à 349.4 pieds, indique les concentrations suivantes en métaux: 1.81 pour cent de cuivre, 0 32 once d’argent et 0 005 once d'or par tonne Ces concentrations se poursuivraient dans un rayon de six cents pieds autour de ce point de forage Le trou no.301.foré dans une zone parallèle au précédent mais à 1.200 pieds au sud.a traversé une couche d'environ cent pieds renter mant des traces de cuivre et de zinc Une couche de 3 3 pieds de 357 7 à 361 pieds de profondeur indique de plus les concentrations suivantes: 0 90 pour cent de cuivre.0.14 once'd'or et 0.70 once d argent par tonne Une autre couche situee à une profondeur de 472 à 482 pieds indiquait 1.15 pour cent de zinc.Aciéries de Port-Talbot en G-B, toujours fermées LONDRES (AF’Pi Les aciéries de Port Talbot, (paÿ?de Galles) le plus grand complexe sidérurgique de la "British Steel Corporation” resteront fermées Les 1.300 employés des hauts fourneaux.en grève depuis maintenant 14 semaines ont, au cours d’un nouveau vote à main levée, aujour-d hui, refusé de reprendre le travail 10,000 autres employés des usines sont depuis lundi en chômage forcé La procédure d'arbitrage volontaire de la confédération des syndicats britanniques (TUC) n'ayant pu régler ce oonfhl, le ministère de l'emploi et de la productivité a annoncé aujourd'hui la constitution dune commission d'enquête mdependànte qui aura à arbitrer le différend opposant les employés des hauts fourneaux à la direction des aciéries B.C.Forest Products gagna davantage Les benefices nets de la société British Columbia Forest Products Ltd se sont chiffrés à $5,747.000 ou $1 46 Faction au premier semestre.soit une augmentation de Fordre de 44 pour cent comparati vement aux six premiers mois de l'exercice précédent Les ventes nettes de cette société, au cours de cette période, ont marqué $67 569,000 à rapprocher de $59, 955,000 pour le premier semestre de 1968 CANADIAN BREWERIES LIMITED Déclaration de dividendes Avis est par les présentes donné que le Conseu d administration a déclaré tes dt videndes suivants qui seront payés le 1er octobre 1969 au* actionnaires inscrits à la clôture des affaires le ?9 août 1969 1 Un dividende trimestriel de 55 cents pa?action sur les actions pnvilé giées de séné A en circulation, à ch-vidence cumulatif de 52 20, d une va leur nominale de 550 I action, comprises dans le capital de la compagnie 2 Un dividence trimestriel de 66 * cents par action sur les actions privilégiées de séné B en circulation, s dividence cumulatif de $2 65 d'une valeur nominale de 550 « action com prises dans Je capital de la compagnie 3 Un dividende trimestriel de 10 cents par action sur les actions ordinaires en circulation sans valeur nominale comprises dans le capital de la compagnie Par ordre du Conseil d administration Le Secrétaire W E DREWRY Le 6 août 1969 PETROFINA CANADA LTÉE Avis de dividendes AVIS EST PAR LES PRESENTES DONNE que le Conseil d Administration de la Compagnie a déclaré un dividende de trente-cinq cents ($0 35) et un dividende supplémentaire de cinq cents ($0 05) par action en fonds canadiens, sur les actions existantes de la Compagnie, payables le 15 septembre 1969 aux détenteurs inscrits à la fermeture des bureaux le 15 août 1969 (ci-après dénommée "moment d'inscription") et aux détenteurs respectifs actuels des titres au porteur existants au moment d’inscription.Les chèques de dividendes aux montants appropriés seront envoyés aux détenteurs inscrits y ayant droit le ou vers le 15 septembre 1969 AVIS EST DE PLUS DONNE que le coupon No.15 attaché aux titres au porteur a été déclaré dû et payable en rapport avec ces dividendes Afin d'en toucher le paiement, les détenteurs actuels des titres au porteur existants au moment d'inscription devront présenter ledit coupon No.15 à compter de la date du paiement, soit le 15 septembre 1969 à l’un ou l'autre des bureaux suivants: La Banque Royale du Canada.Edifice de la Banque Royale du Canada.1.Place Ville Marie.Montréal 113.Canada.Société Générale de Banque.3.Montagne du Parc.Bruxelles 1, Belgique.Banque Lambert, 24.avenue Marnix, Bruxelles 5, Belgique Banque de l'Union Parisienne - C.F.C.B , 6et 8.boulevard Haussmann.Pans (9) France.Banque Générale du Luxembourg, Boulevard Royal et rue Aldringer, Grand Duché du Luxembourg Banque Lambert - Luxembourg, 59.boulevard Royal.Grand Duché du Luxembourg.Tout montant de taxe devant être retenu suivant la loi sera déduit du paiement de dividendes.Par ordre du Conseil.RAYMOND VIEN, Daté à Montréal, P Q., Canada, Secrétaire Adjoint lé 11 août 1969 t t X ( I Le Devoir, lundi 1 1 août 1 969 «11 ¦ Bourse de Montréal - Variations de la semaine dernière Vantot Hout Bot farm Chong Alcan do.WoP Algoma Steel Alum.4V^% p.Aquitaine Ans.C P iP Tel d Ang Scand p Argus C Ptd Asbestos Atlantic Sugar 13'*(b) Bank Montreal l^(b Bank N Banque C.N 10' Mb Banque C BD Barq Provint BVa(b) Bell Canaoa Bombardier Bowater Paper »4'/}{b)1,00 Brascar B.C Forest B C.Teleonona do.pfd Brlnco Bruck Mills B CAE ind Calgary Power Can Cement C 4D.Sugar If 19Va(b)l 00 imtb) 9J/4(b) C Malting C Packers Cdn.Breweries do.pfd Cd Chem wts.C Hydrocarbons Cd im.-Cm.Bk.Cdn.Int.Power do.pfd Cdn In'urban.Cdn.Marconi CP Inv.p do.wts CPR do pfd Cdn Tire A Canron Cent.Del Rio Charter Ind Chemcel! do pfd.Col.Cellulose do.pfd.Comjnco Con.Bathurst do.pfd.do, wts do.1968 wts.Contum.Glass 16./90 24/192 640 5,510 2C5 9.135 100 150 70 200 400 1,581 900 20,620 7.140 5,842 3,960 2,355 ’18,3 Mobtréai 35 79 307 36 Cl evelano 48 68 414 DIVISION OUEST DIVISION OUEST Cincinnati 61 45 575 - M tnnesota 68 46 596 Atlanta 64 53 547 2't Q, akland 65 46 586 Los Angeles 6i 51 545 3 S< 414 20’ i San Francs co 61 52 540 3 7 K.ansas City 45 67 402 22 Houston 60 53 53J 4¦i c altfornie 43 66 394 San D*ego 35 7g 310 29 ?ci hicago 43 70 381 24 LANCEURS PROBABLES Ligue Nationale Ligue Américaine New York McAndrew 3-4 à Houston Cau’ot n Grtfftn7-5 10-4 St Louis Carlton 13-6 à Los Angeles Seattle Osteen 15-9 s worth 6-6 -Les Meneurs- Ligue Nationale Ligue Américaine JOUEURS PJ , AB PP CS i Moy JOUEURS PJ AB PP CS ! Moy C Jones.N Y 105 367 75 129 351 Carew, Mmn 95 357 127 356 Clemente.Pitts 95 350 63 123 35i R Smith Boston 99 388 67 130 335 M Alou 1 3itts 112 390 77 167 341 105 432 64 142 329 SanguiWen Pttts 86 300 39 102 340 F Robinson.Bas 109 394 89 129 327 A Johnso n.Cin.89 350 66 119 340 Pet r ocelli Boston 107 367 65 114 311 Rose Cm, cmnati 100 405 85 137 338 Bia:r Baltimore 111 467 88 143 306 Pert?/ Or icinnati 106 427 84 143 335 Powell.Bal 111 397 62 120 302 McCovey S F 102 S3I 69 110 332 F.Howard Wash 116 426 82 128 300 Stargetl.f sittv 99 354 117 331 D.Johnson.Bal lui 351 34 104 296 Bench Ci ncinnàti 92 330 57 108 327 Clarke N Y Îü9 444 128 288 CIRCUITS Ligue Nationale Ligue Américaine McCovey San Francisco 36 L May R Jackson Oakland 41 F Howard Cincinnati 3?H Aaron.Atlanta ?9 Pe Washington.37: üoweH Baltimore 31 rez Cincinnati.28.Wynn.Houston.26 Kri'eorew Minnesota 31: Yastrzemski Points produits LIGUE NATIONALE ligue Américaine 91, Perez.Cincinnati 88 qnati 87 Banks.Chicago.84.•mski LANCEURS Ligue Nationale Ligue Américaine Cincinnati.12-5.706.Seaver New York mer Baltimore 10-2 833 Loi 16 7 6% Regar, Ch^ago ’.l 5 68?Met Détro Merritt.Cincinnati 11-5 688 739 Odom Oakland 14 5 737 -RESULTATS D’HIER- Ligue Nationale Cincinnati 10 — Philadelphie 0 Philadelphie 000 000 000 0 3 Cincinnati 000 321 40x 10 12 Fryman Palmer 6 Farrell 7 et R} Watkins 6 Nolan et Bench G No 3 3 P Fryman 8-9 Circuits.Cmcir ti.Bench 16 Naw-York 3 - Atlanta 0 New York 000 100 002 - 3 6 2 Atlanta 000 000 000 - 0 5 0 Pyan Cardweii 3 McGraw 7 et Grote Britton.Uoshaw 8 Doyie 9 Neibâuer 9 avant Didier 2 Cardwell 4-9 Bntton 6-3 New York Aeee 19 Ligue Américaine Naw York 5 - Oakland 1 Oakland 001 000 000 1 6 0 New York 100 013 00* 5 8 0 Krausse.Lmdbiad 6 Roland 7 et Dun can Peterson et Munson G Peterson 12-12 P - Krausse 6-5 Circuits Oak land Krausse 3 New York White 7 Mur cer 16.Munson 1.Michael ?9 ky 7 Hedtand 8 e! Rodrigue*.McDcwe 0 1 Circuits Cleveland Sims 13 t Washifton 7 - Seattle 5 ïattle 000 040 010-5 10 2 ashmgton 031 000 03x 7 10 0 Brabender Û’Donoghue 5 Gelnar 8 arber 8 et McNertny Cox Mites 5, riowles 8 Coleman 9 et French, Casano-17.G - Knowles 5-2 P.- Getnar 2 9 ji.torn.r 410 110 020 9 16 0 ostnn 000 010 000 1 5 0 4 l.ifvts 7 Kl.nr 9 -t G'bson 6 G - Mur SlMMWff 4 Détroit 8 Chicago 2 Détro.! 000 220 301-8 14 0 Ctik.ifd» 000 000 200-2 4 3 loto h et Freehati Wynne Hamilton 7 Üvnvki 7 Wood 9 et Pavletich G Lo lich 15 b P Wynne 4 3 CIR - Dé tr„t r ,sh 16 uhicap.o Pavietich 4 Kansas City 1 - Cleveland 8 Oty 000 001 000 1 nd 403 001 r K // n CLEVELAND - Nancy Rich«y demeure l'espoir des Etats-Unis pour reconquérir la Coupe Wightman L'Angleterre détient actuellement ce trophée è la suite de sa victoire de 4-3 t'an dernier.Les Etats-Unis mènent maintenant par 3-1 et n'ont plus besoin que d'une victoire pour s'adjuger le trophée emblématique de la supériorité du tennis féminin entre ces deux pays.(Télèphoto PA) Sno Where gagne le “Ville-Marie" Pas moins de lJ, j9S amateurs ont assisté au programme d’ouverture de la saison du turf à Blue Bonnets hier après-midi et ont été témoins du triomphe de Sno Where aux dépens de Dobbinton et des doubles victoires du jockey montréalais Miehel I.apensée et de l’entraîneur local Jacques Dumais.Dans le prix Ville-Marie.Sno Where a profité de ta disqualification de Dobbinton pour inscrire une victoire en l:;3.Dobbinton avait pris les devants des le départ et la lutte s’était engagée tete a tete entre les deux rivaux.Toutefois, Wayne Coombs, qui semblait assuré de la victoire avec sa monture Dobbinton.a commis de l'obstruction envers Sno Where et il a vu les juges le déplacer de la premiere position a la deuxieme position.Le jockey Dave Dennie, qui montait le vainqueur, en était à sa premiere victoire dans les stakes à Montreal il en était de meme pour les propriétaires, la ferme Green Hills.Le gagnant a retourne des prix de $3.90, $3.40 et $3.20.Dobbinton a payé $6.00 et $5.10, tandis que la troisième.Burgoo Hot.a versé un billet ”shovv” de $6.10.Le temps de 6 furlongs était à 2 minutes et un cinquième du record de piste, établi par kilmoray (1:10.4) le 14 septembre dernier.L'année dernière, le prix Ville-Marie avait été disputé en deux divisions, lesquelles avaient été remportées par Lakeland Miss 11:12.2) et Starlit Girl 11:12.4).VJ A cette premiere journée de la réunion de plat a Blue Bonnets.Michel I.apensée est peut-être le jockey qui a le plus impressionne avec deux victoires et une deuxieme place en quatre sorties.Vlichel a remporté des victoires avec Evelevv à la premiere course et avec Sail Along a la quatrième.II a fait deuxième avec le néglige Sorrowful Jonele négligé Sorrowful Woody à Jacques Dumas était un entraîneur heureux après ce premier programme.Dumas, qui n'en est pas à ses premières armes, a sellé deux gagnants, soit Evelevv a la première course et Poil de Carotte, gagnant de la septième course.Nouveau record TORONTO (PC) Le To-rontois Bob Raftis.23 ans, a établi hier un record canadien avec un saut à la perche de 16’ 8 ' 1-2 lors des championnats d'athlétisme de l'Est du Canada Larry Solfe.18 ans.d Owen Ligue Nationale Pittsburgh 8 - San Diego 6 Pittsburgh 000 9 2 San Diego 000 002 3016 Il 2 Biass Hartenstem 7.Gibbon 9 e t San gutilen, Kirby Rooei rts 6 Baidschu n 8 et Stsk 9 eh Canmzzar ro G - Biass , 12-7 P - Kirby 3-15 Circuits: Pitîs Clemente 16 Pagan 13 St.Louis 7 — San Francisco 4 St Louis 010 010 014 7 12 4 San Francisco 000 201 100-4 Gtbson Grant 9 Bryant 9 et Barton 9 G - Gran t 6-9 P Mcf) 3-6 Circuits San F rai nctsco.Shannoi Pittsburgh 7 - San Diego 5 Pittsburgh 012 San Diego 010 200 00?5 6 1 9 et Sai Hr-mak ( ttsburgh R*gan4 Ligue Américaine Minnesot*0 - B«ltimore2 15-9 P Perry 135 Circuits F Chicago 2 - Los Angeles 4 Chicago 000 000 011-2 b Los Angeles 000 200 02*-4 10 Holtzman Regan 8 et Hundley Sut Brewer 9.M.k kelson 9 et Torborg G Sutton 14-11 P Hoftzman 13-6.Sound.Ont.s’est classé deuxième avec un saut de 16 pieds, tandis que le Torontois Bruce Simpson, 18 ans.a pris le troisième rang avec 16 pieds.Gerry Moro, de Trail.C.-B .a établi le record reconnu de 16’ 1-2, en mai 1965.Dans * autre épreuve importante disputée dimanche, Grant McLaren, de Guelph, Ont., a remporté le 5.000 mètres en 14:29 8 minutes.McLaren avait comme adversaires Bob Finlau.détenteur du record canadien de 13:42.0, Dave Bailey, seul canadien à courir le mille en moins de quatre minutes et Arjan Gelling, de Port Arthur.Ont Samedi, le Torontois Mike Mason avait sauté 25 3 ” 1-4.devenant ainsi le deuxième athlète canadien du saut en longueur à franchir les 25 pieds L'autre est le Montréalais Michel Charland.détenteur du record canadien de 25'7” 1-4.Nouveau parc MAITLAND BRIDGE, N.-E.Kejimkujik.étendue sauvage parsemée de lacs et de ruisseaux.est devenue officiellement, hier, le 19e parc national canadien.Bisbille au marathon du lac Simon Environ mille personnes ont nageant les quinze milles du assisté hier à ce qui semblait circuit formé en un temps re-ètre la dernière édition du ma- cord de 5 heures et 39 minutes, rathon international de natation pour mériter la bourse de mil-du Lac Simon le dollars Sur les quarante nageurs qui ''0^n Koovey d Australie a s’étaient inscrits pour la corn- termine deuxième, a deux mi-pétition.vingt-huit seulement nutes du meneur pour empo-sc sont présentés et dix ont sulvl de Abou Heif pris le depart, qui fut donne ^ I -gypte qui a mérité 500 dol-par le député fédéral de Gati- jars en terminant a huit minu-neau M Gaston Oermond tes de Salenn.Le canadien Regent Lacour-Movvram Salchm.de Syrie, sière a dû se contenter de la qui avait rafle les honneurs du quatrième position devant Jalal marathon t’apri-Naples au de- Zeidah de Svne et Yvon Mont-but de l’oté a volé la vedette en petit de Montreal.CMTES PROFESSIONNEllES ET D’AFFAIRES MEUBLES DE BUREAUX VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBtEWENT SUR 1ES LIEUX STATIONNEMENT Canodo Dactylographe Inc.7035 AVE DU PARC 270-1 141 SAM GOLDWATl-R avocat 31 OUEST RUE ST-JACQUES - SUITE 400 Bureau >45-323 I Soir: 739-2167 Brevet» d’invention MARQUES de COMMERCE Manon.Robic & Roi»c et devant Marion & Marion 2100 me DRUMMOND Montréal.25 288-2152 Encouragez nos annonceurs V « 1 ï 14 • Le Devoir, lundi 1 1 août 1969 Peut-être Tauteur du crime a-t-il trop vu de films de Polanski Sharon Tate (épouse de Roman Polanski) et quatre autres personnes assassinées LOS ANGELES (AFPl Cinq personnes - trois hommes et deux femmes dont l'une, l actnce Sharon Tate, épouse du directeur de films Roman Polanski - ont été assassinées dans une luxueuse villa du quartier résidentiel de Bel Air, près de Los Angeles M Polanski était alors à Londres Homan Polanski le producteur polonais des films à suspense et au caractère souvent macabre - on se souvient du dernier Rosemary’s Baby -n’avait certainement pas imaginé que sa jeune femme, l’actrice Sharon Tate, âgée de 26 ans.qui était enceinte, et quatre de ses amis seraient assassinés froidement par ce qui pourrait être un maniaque, dans la demeure du célèbre couple dans le quartier résidentiel de Bel Air à Los Angeles Peut-être l auteur du crime a-t-il trop vu de films de Polanski Le fait est que.selon les premières constatations de la police, le quintuple meurtre a été commis de façon méthodique et.disent les policiers, de manière apparemment rituelle Un jeune homme de dix-neuf ans.William Garretson.découvert dans la propriété de Polanski alors qu'il se réveillait, a été arrêté et accusé de meurtre.a prion.11 était la seule personne vivante découverte dans le jardin 11 n’a opposé aucune résistance au moment de son arrestation Les victimes appartiennent toutes a la haute société de Los Angeles, faite de nchis-simes héritiers ou héritières et d’acteurs d'Hollywood.Les cinq victimes sont • Sharon Tate, 26 ans, épousé de Roman Polanski, une très belle blonde qui tint plusieurs rôles dans des films tels que La Vallée des Poupées (Valley of the Dolls) dans Le Bai des Vampires (Vampire Killersi tourné par son mari, ou dans des feuilletons de télévision.• Jay Sebring.26 ans.ancien boyfriend de Sharon Tate, proprietaire de salons de haute coiffure à Hollywood.San Francisco, New York et Londres • Mlle Abigail Folger 26 ans, héritière de la famille Folger propnétaire de la Folger Coffee Co et originaire de San Francisco.• M Voyteck Frykowski, ami de Sharon Tate et Roman Polanski • La cinquième victime, un homme, n'a pas été jusqu’à présent identifiée C'est une servante qui a découvert le crime, samedi matin, lorsqu'elle arrivait pour prendre son travail II y avait douze heures environ, selon les constatations de médecins légistes, que le quintuple crime avait été commis.Ce sont les voisins qui ont prévenu la police à la demande de la sen ante."Il y avait du sang partout.11 semble qu'il y ait eu une bagarre.a déclaré l'un des policiers .le sergent Stanley Klorman Mais, pour le mo- le metteur en scène Roman Polanski, à gauche, escorté d'un membre du personnel de la Pan American, a pris, hier après-midi, l'avion à destination de Los Angeles où son épouse, l'actrice Sharon Tate, a trouvé une mort horrible en même temps que quatre de ses amis.M.Polanski se trouvait à Londres en voyage d'affaires au moment où il a appris la nouvelle du meurtre.(Téléphoto AP) Avis légaux - Avis publics Avis est par (es présentes donné que le contrat de vente en date du 31 ;uiWet 1969 à IA BANQUE TORONTO-DOMiNiON de toutes dettes présentes ou futures paya blés à CAN MARK MECHANICAL WORKS LIMITED a été enregistré au bureau d en reg-strement de la division d'enregistrement de Montréal ,;e A.eme jour d août 1969 sous ie numéro 2155667 Ce 5tème jour daoût 1969 LA BANQUE TORONTO DOMINION Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 1 août 1969 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes présentes ou futures paya blés à S H GtTELMAN FUR INC a été enregistré au bureau d enregistrement de ta divts*te C.A Emrlien Gauthier.C.A.Bertrand LurocKe.C.A Pierre P Ko rond, CA Roland lévetque, C A Andre letage, C.A.Gérard Mongeou, C A Reieon Myre, C A Clement lutirer.C A Raymond Roberge, C A Pierre MignovH, C.A.Robert St Onge.C A Reui-f lonnief.C.A Grège»# Bellavonc# C.A.Léon Côte, C A.M#n*ley Bour{'
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