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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 27 mai 1970
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1970-05-27, Collections de BAnQ.

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dans ce numéro H Un âditorial de Paul Sauriol: l'accord sur l'aide fédérale à I enseignement des langues officielles.¦ L'Agence de vente des oeufs du Québec est là pour rester, déclare son directeur général.(page 3) ¦ Une nouvelle crise éclate au sein du mouvement scout: le commissaire des pionniers est démis.(page 3) ¦ la météo Génèrdcmant nutgaui •vec quilqutt «versât Plut froid.50 tt 60 S.Augustin de Cantorbéry LE DEVOIR Fais ce que dois VOL.XLI * NO 122 Montréal, mercredi 27 mai 1970 10 CENTS Les négociations ne tiennent qu a un tu Les postiers font la grève tournante par Germain Dion, de la PC OTTAWA Lo Conseil des Unions des postes a décidé, hier, d’appliquer la pression d une première grève tournante a Winnipeg, alors que les négociations avec le gouvernement pour la signature d'une nouvelle convention collective semblaient parvenues à une quasi-rupture.Le porte-parole du Conseil du Trésor a pour sa part refusé d’employer le terme "rupture".Il a affirmé que les parties se reneontreraient à nouveau aujourd’hui à 10 heures Mais le QJP a émis un communiqué, en fin d'après-midi, dans lequel il rejette sur le gouvernement la responsabilité des mesures qu'il se croira obligé de prendre pendant les prochains jours "Nous regrettons les inconvénients pour le public de Winnipeg et des autres régions qui peuvent être affectées”, a dit le communiqué."Mais il faut en rejeter la responsabilité sur le Conseil du Trésor et non sur les employés postaux.D’autres ac- tions seront autorisées dans la poursuite de ce qui, croyons-nous, devra être une entente acceptable”.Les négociations se sont poursuivies, hier, jusqu'à 15h45, bien que.de source gouvernementale, on était averti, dès 15 Heures, que “quelque chose allait se passer”.C’est peu après que la nouvelle de l’arrêt de travail des quelque 1,000 postiers de Winnipeg a été communiquée à Ottawa.Les dirigeants du CUP, MM William Houle et Roger Décarie, ont pour leur part refusé de commenter les positions syndicales à la presse, autrement que par un communiqué.Le syndicat réaffirme son désir de ne pas recourir à une grève générale qui.depuis le 11 mai.semaine suivant la présentation d’un rapport de conciliation, serait tout à fait légale dans ce conflit.Pour sa part, le Conseil du Trésor a décidé de soumettre le dénouement des étapes ultérieures du différend à un médiateur Qui sera ce médiateur'’ C’est à M Jacob Finkelman, président de la commission des relations du travail dans la fonction publique, qu’il appartiendra de le décider, après une demande que le Conseil du Trésor devait, d'après M.Harper, lui soumettre dans les prochaines heures Le syndicat refusera cependant de s'associer à une telle demande, a-t-on appris de même source D'autre part, M.Harper a confirmé qu'à l'issue d une semaine de négociations accélérées, soit depuis jeudi, syndicat et gouvernement n'avaient enregistré aucun rapprochement sur les questions “vitales des salaires et de la sécurité d’emploi ', qui constituent le noeud du litige.lout au plus i employeur a-t-n con- Voir p a go 2 : La* posta* * V C'est un entretien fructueux, comme en témoignent les sourires des deux hommes, qu'ont eu hier à Tokyo MM Trudeau et son homologue.M Sato Durant ce téte à-téte.qui a duré plus d'une heure et demie, les deux premiers ministres ont examiné des problèmes relatifs aux échanges commerciaux et è la situation politique en Asie (Téléphoto AP) M.Trudeau, vedette de la journée du Canada à Osaka 70 OSAKA (CP) - M Pierre Trudeau était cette nuit (jeudi matin, heure d'Asie i la vedette de la journée du Canada à l'Exposition internationale d’Osaka Par sa présence, le premier ministre, qui termine au Japon une tournée des Etats du Pacifique, a fait de la journée du Canada la plus grandiose et la plus mémorable des manifestations nationales inscrites au programme d'Expo 70.esti-me-t-on ici, Depuis quelques jours, la presse japonaise en parlait déjà à pleines colonnes.évoquant la carrière politique de M Trudeau, le voyage qu’il vient d accom- Toronto tient Ottawa responsable de la récession TORONTO (PO Le gouvernement fédéral doit être blâmé, pour une bonne part, de la récession qui frappe le marché canadien des valeurs, a affirmé, hier M.Charles MacNaughton, ministre des finances du gouvernement ontarien Ottawa doit maintenant tenter de réparer les dégâts, a-t-il ajouté, au cours d’une interview, en levant les restrictions monétaires et en réévaluant certains obj' ctifs de sa réforme fiscale U a même prédit que la récession n'en est pas présentement à son point le plus bas, soulignant que ce niveau pourrait être* atteint dans quelques mois.Selon le ministre ontarien, la récession prend la tournure de la fameuse dépression de 1929.alors que le marché des valeurs s'est effondré."J'aimerais bien être plus encourageant, a-t-il confié, mais comment voulez-vous affirmer que nous ne sommes pas en période de récession au gars qui est actuellement sans emploi?" M MacNaughton a également mentionné que le fouillis économique américain est un autre facteur de la situation de récession que nous connaissons, le Canada maintenant dos liens économiques très étroits avec les U SA.“Il est temps pour le gouvernement Trudeau, a-t-11 lancé, de se rendre compte que ses mesures anti-inflationnistes ne (ont pas échec à l'inflation Tout ce qu elles font, c'est de creer une situation de dépression économique." Selon M MacNaughton, la décision du gouvernement fédéral de resserrer Voir P*0* 2: Toronto plir en Asie et jusqu'à la visite privée qu il fit en Chine en 1950 La direction du pavillon canadien avait prévu un budget de $500.000 pour monter le spectacle présenté à cette occasion, spectacle transmis en direct hier soir par la télévision canadienne.Dans la brève allocution qu'il a prononcée à cette occasion.M Trudeau a évoqué la participation variée du Canada à l'Expo 70 où notre pays est représenté par les pavillons du Canada, du Québec, de l'Ontario et de la Colombie-Britannique Voilà, a-t-il dit, l’éloquent témoignage de l'intérêt que porte le peuple canadien aux relations internationales et l'expression de l'amitié chaleureuse qui nous unit au Japon M Trudeau rappelle ensuite les leçons de fraternité internationale que le Canada a su tirer de l'Exposition de 1967 Aujourd'hui, le Canada s'enrichit encore en participant à cette grande aventure tournée vers la découverte de l'humanité Le premier ministre a invité les Japonais à faire le même itinéraire en sens inverse, à se lancer à leur tour à la découverte du Canada où coexistent deux grands peuples, plusieurs langues et cultures.En découvrant le Canada, a-t-il dit, les Japonais seront peut-être frappés par les caractéristiques du peuple canadien et qui sont l’enthousiasme, l'énergie, l'imagination et la confiance dans l'avenir.M Trudeau devait ensuite établir un parallèle entre les deux pays, soulignant que le Japon, contrairement au Canada encore jeune, es( le fruit d'une civilisation séculaire, affinée et polie par l'histoire.Mais, au-delà de ces distinctions, les deux pays se rejoignent au gré du temps La fiction dépasse la réalité En oubliant que pour siéger à Québee, il leur faudrait prêter serment d'allégeance a la souveraine, les élus péquistes se sont en fermés dans un parfait dilemme.Quelque aventurée que soit leur position, ils peuvent toujours se dire qu'en jurant fidélité à une couronne.Ils font une promesse en Invoquant une coiffure qui perd d'année en année sa qualité de couvre-chef.Six des nouveaux députés ont accepté la démarche symbolique, la qualifiant de technicité, le septième s'abstiendra afin de demeurer un vivant signe de contradiction et refusera le oui prononcé par les autres du bout des lèvres.Il est des unions oà l'engagement de fidélité a ainsi été murmuré.Certaines ont réussi, certaines furent brisées.Ce qui a fait écrire à un moraliste celte remarque: le mensonge tue l'amour.Eh bien, et la franehise, donc! Louis-Martin TARD par la vigueur qui les anime, l’énergie qui les porte à l'action.Enfin, dans ce discours dont le texte avait été communiqué à la presse à l’avance, le premier ministre a tenu à féliciter le Japon pour l'impressionnante et ambitieuse réalisation qu'est l'Exposition internationale d’Osaka Avant de quitter Tokyo, où il a passé 19 heures, le premier ministre Trudeau a donné une conférence de presse où il a affirmé que son homologue japonais, M.Sato, lui a donné l’assurance d'une ré- Voir pape 2: M.Trudaau Malgré Wall Street Washington entrevoit des signes de relance NEW YORK (d’après AFP) - La bourse de New York a connu une autre mauvaise journée hier mais les milieux gouvernementaux américains ont trouvé à se consoler dans la publication d’un indice combiné des douze principaux indicateurs de l'activité économique aux Etats-Unis où il apparaît que la situation est restée stable pendant le mois d’avril.Ces milieux soulignent que l'indice combiné reflète beaucoup plus fidèlement que la bourse ne peut le faire l'état de santé réel de l'économie.Or.de mars à avril, l'indice en question n'a baissé gue de 0.1%.alors qu'un mois plus tôt.il avait chuté de 1.7%, Parmi les indicateurs regroupés dans l'indice, notons ceux de la production, des prix, de l'emploi, du crédit, des ventes et des investissements.La stabilité enregistrée ce mois-ci est interprétée à Washington comme le signe que le ralentissement provoqué par la politique anti-inflationniste du gouvernement a atteint son plafond et qu'une reprise plus ordonnée va maintenant pouvoir s'amorcer.L'optimisme officiel ne peut cependant couvrir le fait décevant que d’autre part l'indice des prix de gros, facteur appréciable dans l'évolution du coût de la vie, a connu une hausse de 2.4%, sur une base annuelle, pendant le mois de mai.En avril, pour la première fois depuis 18 mois, cet indice était resté stationnaire et avait ainsi donné naissance à l'espoir que la lutte à l'inflation allait réussir Du côté de Wall Street, les chutes des cours survenues hier ont été quand même inférieures de moitié à celles de la veille, selon l’indice Dow Jones des valeurs industrielles à 631 16 La baisse est néanmoins de 10 points et elle situe l'indice à son plus bas niveau depuis le 19 novembre 1962.Depuis le 15 mai.la chute du Dow Jones atteint 70 points, ce qui représente 10% de la cote.Au cours des 17 derniers Voir page 2 : Washington v.-,- " Pierre Vallières.avec sa fiancée Raymonde Laurin, goûte è ses tout premiers moments de liberté en sortant du quartier général de la Sûreté du Québec d’où il a été libéré hier à 18h après qu'un cautionnement de $5.500 eut été déposé par des amis au greffe de la Cour d'appel Nos informations, page 3 (Photo Keystone) Contre le dumping Ottawa veut protéger l'industriel canadien OTTAWA (PCi - Le gouvernement fédéral a annoncé, hier, une série de mesures destinées à protéger les manufacturiers canadiens contre leurs concurrents étrangers qui exportent au Canada leurs produits à des prix très bas grâce à l'appui financier qu'ils obtiennent de leur gouvernement."Ces mesures, a expliqué en Chambre le ministre de l'industrie et du commerce, M.Jean-Luc Pépin, "devraient permettre aux manufacturiers canadiens d'atténuer les difficultés immédiates qu'ils rencontrent et servir de base à une éventuelle solution à long terme au niveau international" Le gouvernement est convaincu que.dans plusieurs cas.le crédit à l’exportation mis à la disposition des manufacturiers étrangers à des taux d intérêt réduits a considérablement nui aux entreprises canadiennes qui auraient pu soutenir autrement la concurrence aussi bien en matière de prix, et de qualité que de délais de livraison On se souvient que le mois dernier le président Nixon annonça que de nouveaux crédits à 1 exportation étaient mis à la disposition des manufacturiers américains Les mesures annoncées, et sitôt décriées par les partis de l'opposition, sont les suivantes : 1) Le Canada aura recours à tous les moyens compatibles avec ses engagements internationaux afin de neutraliser l’action des gouvernements étrangers qui financent les exportations vers le Canada lorsque ceci est préjudiciable a lindustne canadienne.h,n certains cas, le gouvernement aura même recours à la loi antidumping.2t Le gouvernement canadien négociera des ententes au sujet du financement par les gouvernements des exportations entre pays industrialisés.M.Pépin a précisé que des démarches en ce sens étaient actuellement entreprises auprès de l'organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE).3) Le ministère de l’expansion régionale tiendra compte des conséquences défavorables que peuvent avoir sur les industries canadiennes les mesures de Voir page 2 : Le dumping En vue d'une réduction des forces en Europe Sharp propose que l'Italie sonde les Soviétiques ROME (AFP-CP) - La réunion des ministres des affaires étrangères de l’Alliance allantigue, qui s’est ouverte hier matin au Palais des congrès, dans la banlieue de Rome, a principalement porté au cours de cette première journée sur les relations Est-Ouest, le conflit au Proche-Orient et la situation en Grèce.Dans le discours qu’il a prononcé, le ministre des affaires extérieures du Canada.M, Mitchell Sharp, a insisté, comme ses collègues des autres pavs.sur la nécessité de poursuivre avec les pays du bloc de 1 Est les négociations tendant à la réduction mutuelle et équilibrée des forces traditionnelles en Europe Le ministre canadien a proposé que l’Italie se voie confier la responsabilité de sonder les Soviétiques quant aux meilleurs moyens d’amorcer des négociations sur cette question M Sharp a rejeté une Œsition britannique en faveur d’une ¦ence générale des pays européens, avec le concours des neutres.Le délégué français s'est rangé à l’avis de M Sharp pour repousser la suggestion de Londres En inaugurant les travaux, le président du Conseil italien.M Mariano Rumor, a notamment déclaré: "Notre but doit être aujourd'hui une approche prudente et concrète pour rendre possible le processus de détente C'est donc le voeu très vif du gouvernement italien que l'actuelle session du Conseil atlantique puisse marquer une étape supplémentaire vers cette rencontre entre l'Est et l’Ouest." Pour sa part, le président Nixon, dans un message adressé au secrétaire général de l'Alliance.M.Brosio.et lu par le secrétaire d'Etat William Rogeis, déclare que "si les négociations (sur le Vietnam) continuent d'être bloquées, nous poursuivrons la politique de vietna-misation et de retrait (des forces américaines) conformément au programme annoncé le 20 avril" Le président Nixon ajoute: "Nous préférons toujours finir cette guerre par des négociations.Cependant, je suis convaincu que nous n'aurons pas de discussions sérieuses tant que l’ennemi croira qu'il peut faire fi de nos avertissements et rejeter nos propositions souples en vue d'un règlement .” Dans le reste de son message.M.Nixon justifie à nouveau l’intervention armée de son pays au Cambodge La journée a d'autre part été marquée par une manifestation d'étudiants (tendance madistei qui se sont rassemblés au début de l'après-midi sur l'esplanade, près de la basilique de Saint-Paul, à quelques kilomètres du Palais des congrès.Après avoir écouté durant une heure un discours d’un leader du mouvement.ils se sont dispersés.Les étudiants ont voulu ainsi protester contre la réunion du Conseil de l'OTAN.La manifestation a plutôt pris l'aspect d une kermesse Tous les ministres ont parlé au cours de cette première journée du conseil de l'O T A N.De ces quinze discours se dégagent les impressions d'ensemble que voici: • MEDITERRANEE - Tous les membres de l'Alliance ont exprimé leur inquiétude devant les développements du conflit au Proche-Orient La part plus grande prise par l'U.R.S.S dans l aide aux Arabes leur apparaît comme une escalade dangereuse.Mais aucune idee nouvelle n'est apparue sur la façon de conjurer ce danger pour la paix • RELATIONS EST OUEST Tout le monde est d'accord pour conserver 1 initiative dans la voie de la detente.A peu près tout le monde pense que le moment est venu de relancer la recherche d'une réduction mutuelle et équilibrée des forces traditionnelles Tout le monde pense que ceci ne doit Voir p*g« 2 : Sharp propo*a Un comité juge "malencontreux" l'avis de désaffiliation du SCM par Jean-Luc Duguay Un comité d enquête de la CSN considère comme malencontreux ' l avis de désaffiliation servi au Syndicat de la construction de Montreal (SCM-OSN) par la Fédération du bâtiment et du bots "puisque cet avis a précédé le rapport du comité et a placé les membres dudit comité dans une situation de subjectivité" Le bureau confédéral de la CSN, réuni à huis clos.hier, à Montréal a adopté le rapport du comité d'enquête sauf, précisément, l'item qui concerne l'avis de désaffiliation pane gue "ce fait est ultérieur à la formation du comité".M Michel Chartrand.conseiller technique au SCM et membre du bureau, et M Bernard Chaput, 1 un des trois enquê- teurs, ont enregistré leur dissidence sur cette décision du bureau confédéral Le rapport, rendu public par le secrétaire général de la CSN.M.Raymond Parent, note en outre que la Fédération a donné au SCM son avis de désaffiliation sans avoir au préalable averti le syndicat montréalais qu elle considérait comme graves les agissements du SCM dans les présentes négociations dans l industrie de la construction Les enquêteurs.MM Paul-Emile Dalpé, vice-président général de la CSN.Antoine Potvin, président de la Fédération de la métallurgie, et Bernard Chaput.de la Federation nationale des enseignants, s'entendent pour "déceler une déficience de services à Montreal" et suggèrent donc aux parties en cause (le syndicat et la Fédération) de se rencontrer pour discuter d'une revision possible du système des services Le comité a laissé en suspens le problème de la viabilité du SCM, aux prises depuis quelques années avec de graves problèmes financiers 11 invoque le manque de moyens et de temps Les enquêteurs, cependant, affirment que le SCM ne subit aucune discrimination dans ics services reçus de la Fédération mais ajoutent qu'il vit une situation bien differente de celle des autres syndicats affiliés à la Fédération et a besoin de plus de services que ce* autres syndicats".Voir pofio 2: OtMffiHntton 2 • Le Devoir, mercredi 27 mai 1 970 suites delà première page LES POSTES venu, lundi, d'une plus grande consultation avec les employés dans la mise en oeuvre des changements technologiques.en vue d'en minimiser les effets néfastes pour eux.M Harper a affirmé qu’il n'y a pas eu de nouvelles offres gouvernementales du côté des salaires et que de plus, on ne devrait pas en attendre sur les recommandations se rapportant aux bénéfices sociaux et aux facteurs surnuméraires.dont faisait état M William Walsh, représentant syndical à la conciliation, dans un rapport dissident.Les syndiqués réclament des hausses de 60 cents en deux ans.quand le Conseil du Trésor leur en propose 41 en 30 mois et que le juge Rene Lippé.président du comité de conciliation, recommandait 50 cents dans le même délai.Les employés postaux, postiers ou facteurs, demandent en plus des primes pour le travail de fin de semaine, le calcul du temps supplémentaire sur une base quotidienne, des redressements pour les congés et un boni additionnel quand un employé est obligé de prendre ses vacances en dehors des mois d'été.Quant à la nouvelle rencontre, prévue pour 10 heures, aujourd'hui, il semble que c'en sera une d'exploration "pour voir où nous sommes pour aller maintenant ", pour reprendre les paroles de M.Harper Il est même possible que l'on ravive la formule des sous-comités techniques, qui.pendant un temps, avaient seuls entretenus la négociation, alors que le Cl’P consultait ses membres avant un vote en faveur de la grève Le comité de négociations du Cl.’P a tenu, dans l'après-midi, un caucus d'une heure avant de rejeter la demande de médiation.Un journaliste a demandé ce qu'un médiateur pouvait faire sur la sécurité d'emploi.quand le comité de conciliation avait refuse de se prononcer sur ce sujet, alléguant un interdit de la loi sur les relations du travail dans la fonction publique M Harper a répondu: “Le médiateur devra décider lui-même de la façon d'aborder ce problème.” DÉSAFFILIATION Le comité d'enquête a été formé au bureau confédéral des 26 et 27 janvier 1970 Son mandat était d'étudier le problème des relations entre le SCM et sa Fédération Cest d'ailleurs le SCM qui avait demandé la tenue d une enquête après avoir adopté une résolution de non-confiance à l'endroit des dirigeants de la Fédération.Le conflit entre le SCM et la Fédération s'est envenimé il y a quelques semaines quand la Fédération a donné au syndicat de Montréal un avis de désaf-filiation dans les trente jours La Fédération est d'avis que le SCM n'a pas respecté les politiques qu elle avait établies dans les présentes négociations de la construction.Peu après, c'était au tour de l'exécutif de la CSN de s'engager dans le conflit en demandant la destituüon de M ichel Char-trand, conseiller technique au SCM et président du Conseil central de Montréal, de ses postes de directeur au bureau et au conseil confédéral.La CSN demandait en outre la radiation de Florent Audette, directeur du SCM.du conseil confédéral La raison invoquée: préjudice grave causé au mouvement à l'occasion, notamment, du conflit de la construction Dans son rapport, le comité recommande à la Fédération, qui regroupe diverses sortes de syndicats (syndicats de métier, syndicats industriels'» de reviser son système de représentativité “La Fédération, est-il écrit, aurait intérêt à étudier une formule qui rendrait justice et équité à tout syndicat, industriel ou non”.LE DUMPING financement à l'exportation lorsqu'il décidera d'octroyer des stimulants financiers à des régions défavorisées 4» La société pour l'expansion des exportations canadiennes continuera d'offrir aux firmes canadiennes des conditions de financement comparables à celles des autres pays afin qu elles demeurent concurrentielles à l'étranger, lorsqu'elles le sont déjà en matière de prix, de qualité et de délais de livraison, en attendant l'établissement de règles internationales en ce domaine Le ministre a expliqué que cette situation à laquelle ont à faire face les ex portateurs canadiens vient de la montée en flèche des taux d intérêt, depuis quelques années, daas tous les pays Cependant.a-t-il précise, dans certains pays, le financement à l’exportation reste disponible à peu près aux mêmes taux d'intérêt qu auparavant C'est en fin de compte, cette disponibilité.alliée à la grave pénurie de fonds sur les marchés domestiques, qui provoque la situation décrite plus haut et si prejudiciable aux exportateurs de certains pays et naturellement à ceux du Canada M Pépin a révélé qu au cours des derniers mots les fabricants canadiens de machinerie, par exemple, se sont plaints auprès du gouvernement, soulignant qu ils étaient incapables de vendre la machinerie requise pour la réalisation de projets canadiens parce qu ’ils ne pouvaient obtenir des conditions de financement aussi intéressantes que celles de leurs concurrents étrangers M Douglas Harkness iPC Calgary-Centre», a déclaré que son parti se réjouissait de Faction du gouvernement, mais regrettait qu elle soit prise si tard Le gouvernement a négligé son devoir", a-t-il dit.soutenant que l’Etat devrait exercer un contrôle plus sévère sur les importations Quant à M.Max Saltsman »NPD Waterloo».il a dit qu'il était déçu de la déclaration du ministre et des mesures qu elle contenait Sa déclaration n'est guère convaincante Elle manque d énergie ’.M Saltsman a soutenu que les Cana- diens devaient cesser d'être des "gens aimables” dans le domaine du commerce extérieur et montrer qu'ils ne se laisseraient plus "marcher sur les pieds" Pour sa part.M.André Fortin (RC Lotbinière) a commenté que le gouvernement devait s'occuper de l'expansion des industries canadiennes en leur offrant les facilités d écouler leurs produits sur les marchés étrangers et aussi encourager ta consommation de ces produits à l'intérieur du pays.11 a soutenu que la politique actuelle d'exportation et d'importation conduit souvent à la fermeture des manufactures canadiennes SHARP PROSE pas porter prejudice aux conversations bilatérales déjà en cours icelles que mène le gouvernement de Bonn, principalement».Toutefois, l'idée soutenue par plusieurs membres de l’Alliance, dont M.Michael Stewart a pris la tête, d'une approche des pays de l'Est par la voie de conversations exploratoires menees par les quinze, suscite des réserves de la part de la France M Maurice Schumann a formulé de sérieuses réserves contre une telle entreprise.dans la mesure où celle-ci risquerait de cristalliser la séparation de l'Europe et du monde en deux blocs Toutefois, l'opposition française serait moins catégorique si - et les propos de MM Stewatt, Harmel et Moro, n'excluent pas cette interprétation la notion de conversations multilatérales pouvait se substituer sans équivoque à la notion de conversations de bloc à bloc Cest là-dessus que va porter ce qu'on nomme en langage du conseil de l'O -T A N.Ta bataille du communiqué final”.• LA GRECE - On a parlé, malgré les efforts déployés pour éviter que le problème soit soulevé, en raison de Fimportance de la position géographique de la Grèce dans FAUiance Les ministres danois, norvégien et néerlandais ont exprimé dans leurs discours la gène qu'ils éprouvent à constater les violations des règles démocratiques chez un des membres de FAUiance M.Panayo-tls Pipinelis a répliqué et l’incident a tourné court Le cas grec ne figurera pas dans le communiqué Ce communiqué, les experts y travailleront dans la nuit de mardi à mercredi.Il ne faut pas compter le voir publier avant demain soir, tard WASHINGTON mots.elle a été de 340 points.Les observateurs n'osent plus avancer de prédictions.Certains d'entre eux prétendent que le déclin actuel de la bourse traduit la perte de confiance dans l'économie américaine et dans l’aptitude du président Nixon à résoudre le conflit en Indochine.Dans le but évident de ranimer cette confiance, le président américain rencontrait hier dans la soirée de 60 à 100 personnalités du monde des affaires.A l'ordre du jour, l'économie et l'intervention des Etats-Unis au Cambodge Ce soir une autre rencontre à 1 agenda de M.Nixon l 'amènera à discuter de ses politiques avec le milieu financier II .'agit cette fols d'un groupe de courtiers de New York.II n’est pas certain que toutes ces démarches du président permettront de rasséréner les esprits.Jusqu'à mainte' nant.les déclarations de la Maison Blam che ont plutôt fait l'objet à Wall Street, de plaisanteries amères que de commentaires satisfaits.M.TRUDEAU duction substantielle du nombre de produits canadiens assujettis au contingentement, soulignant que son pays s’oriente rapidement vers une plus grande libération.particulièrement en ce qui concerne l'entrée au Japon de capitaux étrangers.On sait que cette question du protectionnisme commercial japonais pesait très lourd dans les projets d’entretiens de M Trudeau Dans les milieux commerciaux canadiens, on espérait depuis un bon moment une ouverture plus grande aux capitaux canadiens, en raison de l'accroissement des activités commerciales mppones dans notre pays M.Trudeau semblait très satisfait des entretiens de 90 minutes - une demi-heure de plus que prévu - qu'il a eus avec M.Sato.Cette conférence de presse a aussi permis au chef du gouvernement canadien d'atténuer les réactions qu'a pu susciter sa déclaration de Singapour concernant l’occupation asiatique nippo-ne de la Deuxième grande guerre et la résurgence éventuelle du militarisme japonais.On se souviendra, en effet, que le premier ministre canadien avait déclaré, samedi, à Singapour, qu'il a noté de l’inquiétude, chez les pays asiatiques qui ont connu l ’occupation nippone et en ont gardé un souvenir "pas très réjouissant", face à un réarmement éventuel du Japon qui en ferait la puissance militaire du Pacifique, particulièrement devant la perspective où ils sont de voir les USA se désengager de cette partie du monde.Ces propos, quelque peu déformés par la presse, avaient fait les manchettes, causant un malaise officieux à la veille de l'arrivée du chef du gouvernement canadien à Tokyo.On attendait beaucoup de cette conférence de presse Aussi avait-on fait distribuer à tous les journalistes qui y participaient une copie de la conférence donnée par M Trudeau à Singapour.Je maintiens tout ce que j'ai avancé.” a simplement affirme M Trudeau aux journalistes qu’il a reçus dans l’élégante résidence officielle où il a séjourné.à Tokyo On a également interrogé le premier ministre canadien sur une autre déclaration controversée qu’il a faite à Singapour.qualifiant "d'impérialisme" la présence américaine en Asie Soulignant que I impérialisme consiste en un jeu d'influence, qu’il s'agisse d influence militaire, politique ou culturelle.M Trudeau a répondu qu’en ce seas, il ne fait aucun doute que les USA étendent leur influence en Asie même s il ne s agit pour eux que de résister à une idéologie qu ils n'acceptent pas Un peu avant de rencontrer le premier ministre Sato, M Trudeau a visité le Palais impérial où il a été reçu en audien ce par l'empereur Hiro-Hito.Les en- tretiens ont duré une trentaine de minutes Quant à son tête-à-tête avec son homologue japonais, il a été l'occasion d'un tour d'horizon, en plus d échangés sur les commentaires suscités par ses déclarations à Singapour, a révélé M.Trudeau, précisant qu 'il a demandé à M.Sato de lui faire connaître ses vues sur le maintien de Fequilibre du pouvoir et le rôle éventuel du Canada pour le maintien de la paix dans cette partie du monde Pour sa part, le premier ministre canadien a déclaré qu'il croit que les mesures d'assistance que le Canada met sur pied par son Agence internationale de développement constituent la meilleure façon de contribuer à l’avance de l'Asie.Les deux hommes d’Etat se sont également entretenus de l’éventuelle reconnaissance diplomatique de la Chine communiste par le Canada.A ce sujet, a souligné M Trudeau, le Canada réitère son intention de ne pas reconnaître les revendications territoriales de la Chine sur Formose, même dans l’éventualité de l’établissement de liens diplomatiques si no-canadiens.M Trudeau a fait part de son optimisme à son homologue japonais quant à l’issue des pourparlers qui se déroulent présentement à Stockholm, à ce sujet, tout en s'attendant à ce que ces négociations soient longues.Les entretiens ont aussi porté sur la récente conférence de Djakarta touchant la question cambodgienne A ce propos.M Trudeau a réaffirmé les opinions qu'il a émises au cours de sa tournée du Pacifique, à savoir qu'une commission internationale de contrôle ne pourra y avoir d'action efficace qu’à la condition que les belligérants indiquent clairement leur intention de se conformer à un tel contrôle.Immédiatement après sa conférence de presse de Tokyo, le premier ministre canadien a pris le train pour Osaka, un voyage de trois heures et demie.TORONTO le îlot monétaire permet de croire qu'il n'y a que peu de liquidités pour réaliser d'autres projets.D'autre part, a-t-il dit, l'incertitude qui plane sur l'adoption éventuelle de l'imposition des gains de capital a provoqué des hésitations chez les investisseurs Le ministre ontarien a également laissé entendre que les Nord-Américains ont généralement surévalué les valeurs boursières, il y a un an ou deux, le marché reflétant des espoirs de gains qui étaient probablement trop élevés.D'autre part.M MacNaughton a déclaré que le gouvernement fédéral devrait commencer à libéraliser la circulation des capitaux, particulièrement dans le secteur privé, mais aussi dans le secteur public.Z AGENCE Su«te de !• page 3 1er d'abord ces surplus avant d'accepter de nouveaux arrivages de l'extérieur La situation, selon M Groulx devrait se rétablir dès la semaine prochaine Le directeur général de la Fédération demande enfin aux Ontariens pourquoi ils ont laissé venir la Nouvelle-Ecosse à Toronto 735 caisses d'oeufs de 30 douzaines chacune la semaine dernière?Serait-ce.demande-t-il.pour pouvoir se plaindre de surplus en accusant le Québec d’en être responsable, ou serait-ce.simplement, à cause de leur propre désorganisation interne'’ La Fédération mentionne qu'à l'heure où le Québec cherche à créer cent mille emplois et à reprendre en main son économie, il n'est pas temps de laisser les producteurs d’oeufs se résigner à fermer leur porte.Nous sommes en train de développer une entreprise collective rentable dans ce domaine, explique M Groulx Notre formule d'entraide n’est peut-être pas celle des grands holdings ontariens mais elle mérite certainement d’être soutenue Nous n’accepterons plus que les forces extérieures viennent faire la pluie et le beau temps dans ce secteur economique.Deux nominations à Radio-Canada Raymond David, vice-président et directeur général de la radiodiffusion française de Radio-Canada, annonce la nomination de M.Jean Saint-Georges au poste de délégué aux relations avec les stations affiliées du réseau français de télévision et de M Benoit Lafleur au poste de délégué aux relations avec les stations affiliées du réseau français de radio de la Société Tous deux assumeront aussi la liaison entre les stations de base de la Société et les directions de la télévision et de la radio françaises.Maître ès arts et docteur en philosophie.Jean Saint-Georges est à Radio-Canada depuis 1937 II a été tour à tour chef du service des Nouvelles, chef du service de Publicité, directeur de la Radio et délégué après des stations affiliées Depuis 1963, il a occupé le poste de délégué de Radio-Canada à Paris Benoit Lafleur a fait partie de Fé-quipe des correspondants de guerre de Radio-Canada.Il a ensuite été directeur du service des Causeries, directeur de la Radio et délégué de Radio-Canada à Paris A son retour à Montréal, il assuma les fonctions de délégué auprès des stations affiliées ¦ Ottawa M Otto Lang, ministre responsable du conseil canadien du blé, a déclaré que le gouvernement a rejeté une requête du gouvernement de la Saskatchewan relativement à I échange de 3,000.000 de boisseaux de blé contre une turbine génératrice japonaise • Le ministre du Commerce, M Jean-Luc Pépin, a nié en Chambre des propos voulant que le Canada soit inondé dans un avenir rapproché de 2,500,000 livres de lait en poudre, mais a admis qu’il pourrait y avoir eu erreur dans le calcul des importations de cette denrée» • M Robert Kaplan, député libéral de Toronto-Don Valley, a présenté mardi aux Communes un projet de loi qui exigerait de rendre publics les bilans de toutes les sociétés en exploitation au t’anada ¦ radio / télévision Pour la science, un gros zéro par Gilles Constantineau Deux minutes de conversation avec l'animateur du "Sel de la semaine ", Fernand Seguin, me confirment que s'il est maintenu à l'affiche cet été, le “Sel” disparaîtra à jamais, c'est entendu, dès l'automne 11 y a peu à dire sur cette émission.à un moment semblable, si ce n'est qu elle a connu des heures de grandeur qui la rendront inoubliable: mais une formule d'un genre aussi particulier n'est pas intarissable Et peut-être, par ailleurs, n'a-t-on pas fait tous les efforts voulus pour la renouveler chose certaine, on n'avait rien amélioré en supprimant l'auditoire en studio 11 est pourtant regrettable qu'on la laisse ainsi tomber, comme un simple caillou dans Feau Ce qu'il faut noter avec attention, d'autre part, c'est que F'emand Seguin.n'a pour l'automne, que des projets si incertains qu'il ne veut pas s en ouvrir encore Or ce remarquable animateur d'information scientifique, qui s'était, plus que par l’animation du "Sel” peut-être, signalé voici bien des années à l'attention des téléspectateurs avides d apprendre et de comprendre.par des séries telles que "Le roman de la science avait conçu et proposé à la direction des programmes de Radio-Canada, il y a un an et demi ou deux ans.une autre formule d’émission traitant de choses scientifiques et technologiques sur le plan d'une assez étroite actualité.Mais le "Sel” à l'époque se portait à merveille et ne s'était pas encore affadi, de sorte que le projet avait été.comme il est coutume de dire, "mis sur les tablettes " Fernand Seguin Fa de nouveau proposé cette année La réponse officielle de la direction des programmes, dit-il (il m'a été impossible de vérifier: il est toujours très difficile d'entrer rapidement en communication avec les gens de Radio-Canada», est que la présence à l’horaire d'automne des émissions "Atome et Galaxies” et "Techno-Flash” rend injustifiable l'inscription d une autre série "scientifique” Si c'est vraiment là la pensée des dirigeants du réseau français, le temps est venu de dire, holà, et de faire quelques mises au point.Voyons un peu chacune de ces deux émissions "Techno-Flash”, qui a de toute façon quitté Fho-raire voici quelque temps déjà (sans qu'on ait cessé de la fabri- quer on la met en "stock”, en inventaire.m'a-t-on expliqué), est remarquable en ce qu elle ouvre à un jeune auditoire le monde, assez simple au demeurant, des techniques industrielles Mais elle n informe personne sur les recherches ou les découvertes scientifiques; et d'un autre côté, par son ton et par sa facture, elle s'adresse particulièrement à des écoliers Aux fins qui nous intéressent, donc, elle n apporte rien Pour ce qui est de l'émission "Atome et Galaxies", le jugement dans cette perspective, pourrait être, avec quelques nuances, aussi sévère, et même davantage.Cette émission qui dure depuis 1964 a pris en vieillissant des vii ages qui l'on considérablement éloignée de la rigueur et de la sévérité.non pas dans le ton ou le traitement, mais dans l’évaluation des sujets, qui avaient marqué son travail à l'origine J'en donnerai pour preuve deux séries interminables sur lesquelles il faut s'arrêter un instant, l'une concernant les soucoupes volantes et les êtres extra-terrestres, Fau-tre la parapsychologie et les phénomènes "métapsychiques”
de

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