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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 4 novembre 1970
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1970-11-04, Collections de BAnQ.

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dans ce numéro ¦ Les assistés sociaux de Pointe Saint-Charles mettent sur pied un service de dépannage.(page 3) ¦ L'État ne devrait plus subventionner les établissements hospitaliers ou de bien-être é but lucratif.(page 3) ¦ Le SGCT réclame une enquête publique sur la censure au service de nouvelles de Radio-Canada.(page 3) ¦ la météo Généralement ensoleillé avec un maximum d'environ 50.S Charles Borromée UE DEVOIR Fais ce que dois VOL.LXI - NO 256 Montréal, mercredi 4 novembre 1970 10 CENTS Chicoutimi.Saguenay, Bas-du Fleuva, Rive-Nord, Québec-région, Ontario (Ottawa exclu): 16 CENTS Six criminalistes examinent les dossiers Des accusations seront portées sous peu QUEBEC (Par G.L.) - Des accusations seront portées d’ici la fin de la semaine contre un certain nombre de personnes détenues en vertu de la loi sur les mesures de guerre.Le ministre de la justice a précisé, hier, après que le FLQ ait été proclamé illegal au cours d’une conférence de presse, qu’aucun genre d’accusation n’est exclu, et que si les faits révèlent qu’il y a lieu de porter des accusations de trahison ou de sédition, celles-ci le seront.M, Jérôme Choquette a ajouté que dans la majorité des cas.les accusations devraient être portées et que les comparutions auront lieu d’ici la fin de la semaine.Le gouvernement n’a.par contre, pas étudié la possibilité d’accepter des mesures en vue de dédommager les personnes qui ont été détenues et relâchées sans qu’aucune accusation ne soit portée contre elles.Les accusations qui seront portées pourront l’être en vertu de la loi sur les mesures de guerre, selon la nouvelle loi à l’étude, ou encore en vertu du code criminel.Dans cet ordre d’idées, notons que le ministère de la justice du Québec a choisi six criminalistes réputés de Montréal dont la tâche est de préparer les actes d’accusation.Ce sont: Mes Jacques Ducros.Jean-Guy Boilard.Gabriel Lapointe.Fred Kaufman.Bruno Rateras et Yves Fortier.Me Stephen Cuddiny, ancien procureur de la Couronne pour le district de St-Jérôme, est chargé de coordonner les procédures civiles et criminelles dans le district de Montréal.Par ailleurs, le ministre s’est dit convaincu que l’action du gouvernement a été saine et a eu des “effets très bénéfiques’’.“Je suis persuadé, dit-il.que nous avons arrêté, parmi les personnes qui sont détenues à l’heure actuelle, des personnes qui ont une responsabilité très considérable sur le plan des désordres oue nous avons connus au Québec.” Estimant que la situation revient “peu à peu à la normale”, le ministre n’a toutefois pas de nouvelles concernant le sort de M.Cross, et il ne peut donc savoir s’il est vivant ou mort.M.Choquette a dit que tous les avocats qui ont voulu voir des personnes encore en détention ont pu le faire.Il croit que ce n’est pas exact de prétendre que les arrestations effectuées aussitôt après la proclamation de la loi sur les mesures de guerre, dans la nuit du 16 au 17 octobre, aient été illégales.Il a dit avoir de “fortes indications” que les deux Rose.Carbonneau et les deux autres personnes dont les photos ont été publiées, sont les ravisseurs de M.Laporte, et qu’au moins deux cellules distinctes ont perpétré les deux enlèvements.Le total des récompenses offertes pour des informations menant à l’arrestation de ces cinq personnes est de $150.000.Quant à l’offre de sauf-conduit pour Cuba, elle vaut encore pour les ravis- Voir page 2: De» accusation» Combien en reste-t-H, 70 ou 81?Selon le Comité d’aide aux détenus de la ligue des droits de l’homme, il n’y avait plus, hier soir, dans tout le Québec, que 70 détenus en vertu de la loi sur les mesures de guerre.Mais, selon la police, il y avait à 14 heures hier, 81 détenus dans les prisons.Celle-ci a précisé que 424 arrestations ont été effectuées depuis la mise en vigueur des mesures d’urgence.De ce nombre, 343 personnes ont été libérées sans avoir été inculpées.Il en reste donc 81.Mais il se peut que d’autres détenus aient été relâchées dans l’après-midi et la soirée.Au début de la soirée, en effet.M.Jac- §ues Hébert, président de la ligue des roits de l’homme, ne dénombrait que 70 détenus et déclarait que les conditions de détention et de communication paraissaient normales au Comité d’aide aux détenus qui parcourt la province depuis une semaine avec l’autorisation du ministère de la justice.Outre M.Hébert, le comité comprend le R.P.Jacques Tellier et M.Rolland Voir page 2: Combien Jacques Hébert et le père Jacques Tellier, o.p.•£>ÿ - Trudeau à "Format 60" Céder devant le FLQ aurait été la fin de l'autorité de l'État “A partir du moment où les gouvernements cèdent devant ces gars-là (le FLQ) sur des choses fondamentales, les gouvernements n’existent plus! Ça aurait été la fin de l’autorité de l’Etat.” C’est ainsi que le premier ministre, M.Trudeau, a résumé hier soir, au cours d’un entretien télévisé (Format 60), la position qui a toujours été la sienne au cours de la crise d’octobre.“Cest au départ que l’Etat doit dire: il y a un gouvernement élu, il y a des gouvernements élus: c’est eux qui gouvernent le pays!” Le chef du gouvernement, répondant vivement aux objections que le journaliste Louis Martin lui faisait valoir, objections qui furent celles de plusieurs personnalités québécoises au cours de la crise, a déclaré que ce sont les autorités de Montréal et de Québec qui ont pris l’initiative de réclamer la mise en vigueur des mesures de “uerre.“Je trouve, a dit M.Trudeau, que c’est une erreur de dire que ce n’est pas le Québec qui avait l’initiative, qu’Ottawa a essayé d’une manière ou d’une autre de bousculer le Québec.Ça.c’est tout à fait faux.” M.Martin devait ensuite poser la question suivante au premier ministre: “Mais nous avons eu l’impression d’un revirement dans la position de Québec entre le dimanche (11 octobre) et le jeudi (15 octobre) au sujet d’une ouverture quant à des négociations possibles avec les ravisseurs.” M.Trudeau a répondu: “Ayez l’im- pression que vous voulez, mais ça n’a rien à voir avec la position d’Ottawa”.Et le premier ministre a ajouté: “Dès le dimanche, le gouvernement de Québec nous disait qu’il allait nous demander la loi des mesures de guerre, et on a retardé pendant plusieurs jours, d’accord avec eux d’ailleurs, dans l’espoir que la police finirait pas trouver les ravisseurs de M.Laporte et de M.Cross.Mais, à un moment donné, ils ont dit: il n’y a plus moyen d’attendre, surtout quand la violence menaçait de descendre dans la rue; ils ont dit: vraiment, c’est maintenant ou jamais! Et on leur a dit: on pense que vous avez raison! Et nous avons proclamé la loi à leur demande.” M.Martin a d’autre part demandé à Voir page 2: Trudeau Devant un comité des Communes Mackasey défend son Livre blanc remaniant l'assurance-chômage OTTAWA (PC) - Le gouvernement fédéral veut prolonger le droit à l’assurance-chômage de ceux qui entreprennent un cours de formation professionnelle et ne pourraient ensuite obtenir un emploi.Parlant devant les membres du comité permanent du Travail, de la main-d’œuvre et de l’Immigration, le ministre responsable M.Mackasey, a abordé principalement la recommandation du Livre blanc sur l’assurance-chômage dont l’un des points caractéristiques concerne l’universalité du régime.Rendu public au mois de juin dernier, le livre blanc propose, en effet, d’étendre à près de 90 pour cent des travailleurs le droit aux prestations de l’assurance-chômage.Le ministre du travail a donné des instructions pour que l’on cherche des formules plus rationnelles établissant la rémunération minimum qui servira à calculer le montant des cotisations.Les travailleurs versent actuellement $1,40 par $100 de revenu.Le nouveau plan proposé dans le livre blanc rendrait un peu plus d’un million de travailleurs éligibles à l’assurance-chômage et réduirait la cotisation .16.ans son exposé d’hier.M.Mackasey a également fait savoir qu’il a chargé ses fonctionnaires d’étudier le moyen dé séparer le travail de l’agent de contrôle des prestations de celui du conseiller afin qu’il ne soit pas à la fois conseiller et policier.Le ministre juge très opportun de remanier en profondeur le régime de l’assurance-chômage.affirmant que le grand public est d’accord sur ce point, si l’on en croit les témoignages reçus.Les deux principaux objectifs du futur régime sont de fournir un revenu de soutien provisoire par des prestations nouvelles et améliorées afin de parer aux conséquences financières à court terme du chômage.Il s’agit également de créer et de réorganiser les services nécessaires pour mder les bénéficiaires à trouver de nouveau du travail le plus tôt possible et de rendre son application universelle.Si l’on s’oppose, en quelques milieux, à l’assujettissement de certaines catégories de travailleurs, a poursuivi M.Mackasey, ce n’est pas parce que le principe est mauvais, mais parce qu’il s’agit de travailleurs qui ne sont pas normalement sujets au chômage et ne requièrent donc pas de protection Il y a près de deux mois, le député néo-démocrate de Winnipeg Nord-Centre.M.Stanley Knowles, avait réclamé la même prôtéttion pour les travailleurs ¦ au gré du temps Chevalier de l'impossible Le chef de l’Etat espagnol, organisant sa succession, dresse un trône pour le prince Juan Carlos, descendant de Louis XIV.Etonnante Espagne! A l’heure où les derniers souverains se demandent si demain ils ne vont pas être remplacés par un président de la République, on prépare, sans la consulter, la population espagnole, à une restauration monarchique.Islamique dans une Europe chrétienne, puis devenant très catholique alors que ses voisins s’ouvraient à l’humanisme ptüen de la Renaissance, se faisant le premier Etat colonisateur et demeurant l’un des derniers.l’Espagne, en tous temps, a su se singulariser.En Francisco Franco on retrouve l’extravagant chevalier Don Quichotte qui va jusqu’au bout de ses chimères et porte hau-tainement le sentiment tragique du destin espagnol.Louis-Martin TARI) indépendants.Mais M.Mackasey a répondu qu’une telle initiative susciterait des problèmes difficiles à résoudre sur le plan administratif.Il a toutefois laissé un espoir puisque son ministère étudiera la possibilité d’introduire dans le régime, à la première occasion, une certaine forme d’assurance-revenu à l’intention des travailleurs indépendants, qui existe dans certains pays dans les cas de maladie et de retraité.Rares, cependant, sont les pays qui possèdent un régime de protection contre le chômage proprement dit des travailleurs indépendants.En ce qui concerne les prestations de maladie ou de maternité, le ministre a demandé à la société d’actuaires William Mercer .de mener une étude afin de connâitre davantage les conséquences d’un régime complet d’assurance-maladie.D’autre part, a expliqué M.Mackasey.le gouvernement se penche sur les lacunes des régimes d’assurances des entreprises privées.D’après le ministre, la plupart de ces entreprises refusent d’assurer des groupes de moins de dut employés.Or.il y a environ 300,000 établissements de ce genre au Canada.M.Mackasey a proposé, par ailleurs, aux membres du comité ae souscrire à la tarification basée sur l’expérience qui découle de la nécessité de faire payer le coût de l’assurance par les employeurs qui provoquent le chômage.Si l’aDOlication universelle doit être le principal aspect du régime proposé, il s’ensuit qu’il faudra établir le taux des cotisations des employeurs des nouveaux assujettis en fonction des risques qu’ils présentent.Le ministre du Travail a tenu à rassurer ceux qui craignent que l’introduction d’une nouvelle assurance-chômage ne retarde celle d’un régime de re- Voir page 2: Mackasey Choquette aurait démissionné si Québec avait cédé au FLQ QUEBEC (Par G.L.) - Le ministre de la justice n’aurait pas eu d’autre choix que de démissionner si les convictions profondes qui étaient les siennes dans l’affaire Cross-Laporte n’avaient pas prévalu au conseil des ministres du Québec, et si ce dernier avait cédé au ‘‘ chantage’ ’.Cest ce que M.Jérôme Choquette a lui-même admis hier en réponse à de nombreuses questions au cours de sa conférence de presse.“Je crois que je n’aurais pas eu le choix, a-t-il expliqué.Parce que.comment auriez-vous voulu que, deux jours après qu’on aurait cédé au chantage, que moi je demande à nos policiers, à nos procureurs, de faire des causes contre ceux qui avaient pratiqué les enlèvements?“Comment auriez-vous voulu que je fasse respecter les lois et que.continuellement.on puisse être les victimes en somme du chantage exercé de cette nature-là?Que ce soit de ce groupe-là (FLQ) ou par un autre groupe.Cela aurait été une situation intenable.il fallait faire respecter, je crois, la loi et les tribunaux.1' M.Choquette a dit qu’il fallait tenir compte du fait que le ministre de la justice est celui “qui doit maintenir les lois et les décisions des tribunaux et qui.en somme, a une responsabilité primordiale en rapport avec le respect qui est dû aux institutions démocratiques, à la procédure et à la façon d'arriver à jugement devant les tribunaux”.Le ministre se refuse à qualifier son attitude de “ligne dure”, préférant l’expression “ligne raisonnable”.Il a ajouté qu'il est normal qu’il y ait différentes façons de voir les choses, et que le conseil des ministres n'y a pas fait exception durant ces jours difficiles.Mais toutes les décidions qui ont été prises l’ont été à l’unanimité et elles étaient en accord avec ses convictions profondes.a-t-il noté.M.Choquette a ajouté qu’il ne fut pas nécessaire pour lui de lancer d'ultimatum, mais qu'il lui aurait fallu démissionner si les décisions avaient été autres.“Il me semblait que la situation était tellement sérieuse que.comme ministre de la justice, je ne voyais pas d’autre façon que celle de faire accepter par la discussion le point de vue que je m'étais formé, étant donné les responsabilités que j’avais eues dans l’affaire Cross.” Gouvernement provisoire Le ministre a nié que le premier ministre ait approché son prédécesseur.Me Rémi Paul, pour le remplacer au cas où il aurait démissionné.“Je n’ai jamais entendu parler de cela, cela me surprendrait beaucoup de la part du premier ministre.Il me semble que ce n’est pas beaucoup sa façon d’agir.” M.Choquette a de plus insisté sur le fait qu’aucun gouvernement n’a tenté d'intimider l’autre dans ses façons de voir et que les décisions prises l’ont été “dans le respect complet des obligations des deux gouvernements".Interrogé sur le présumé projet de gouvernement provisoire.M.Choquette a fait le commentaire suivant: “Je pense qu’il y a des gens, à un moment donné, qui sê sont peut-être sentis une mission.au cas où les choses iraient mal.au cas où la situation empirerait et qu'à un moment donné, on se retrouve devant une mission ou un climat social très confus et incontrôlable, je pense que c’est à ce niveau-là que cela s’est produit.Mais je ne veux pas dire qu’ils ont pensé en termes d’une action immédiate pour devenir le gouvernement provisoire.ce ne sont pas les renseignements que j’ai à l'heure actuelle.” Le ministre de la justice a ajouté qu'il ne fallait nullement rattacher la nomination de M.Cournoyer comme ministre du travail à l’idée d’un gouvernement de coalition avec le précédent gouvernement de l’UN.Voir page 2 : Choquette par Pierre-L.O'Neill QUEBEC - Le ministre de la justice.Me Jérôme Choquette, a exprimé l’avis hier à Québec, que le gouvernement fédéral devrait adopter une législation permanente visant à remplacer éventuellement la loi temporaire déposée lundi à la Chambre des communes, par le ministre fédéral John Turner.Commentant le projet fédéral intitulé: “Loi prévoyant des pouvoirs d’urgence provisoires pour le maintien de l’ordre public au Canada”, Me Choquette a précisé, au cours d’une conférence de presse, que le gouvernement d'Ottawa pourrait amender le code criminel et accorder à la province qui en ferait la demande, des pouvoirs d’ur- Jérôme Choquette gence restreignant les droits des citoyens dans certains domaines.(Le premier ministre.M.Trudeau, a déjà indiqué aux Communes que son gouvernement se propose de présenter un projet de loi qui aurait un caractère permanent: mais il ne pourra le faire, a-t-il précisé, qu’une fois conjurée la crise actuelle, une fois dissipées les émotions et les passions qui agitent le pays).Tout en se disant optimiste et n’anticipant pas sur la répétition des événements tragiques que le Québec vient de vivre, le ministre québécois de la justice a expliqué que dans une Voir page 2: Québec approuve Tetley: le non du Québec est un précédent mondial “Nous avons été un des premiers gouvernements du monde à dire NON aux terroristes et nous l’avons fait alors que la vie de l’un des nôtres que nous connaissions si bien était en danger", déclare M.William Tetley, ministre des institutions financières du Québec dans un article destiné au DEVOIR et au Montréal Star, article que l’on trouvera ce matin à la page quatre M.Tetley ajoute: "Dès maintenant.lorsque les gouvernements seront soumis au chantage, ils auront un précédent pour se guider".C’est la première fois, depuis le début de la crise, qu’un ministre du gouvernement de M.Bouras-sa indique aussi clairement les raisons qui ont motivé la politique des autorités.C’est en réalité la deuxième fois qu'un ministre en exercice est enlevé.Le 27 février 1970.les forces armées rebelles du Guatemala ont enlevé le ministre des affaires étrangères.M.Alberto Fuentes Mohn.Mais celui-ci a été libéré en échange d’un guérillero guatémaltèque.Dans tous les autres cas d’enlèvement, jamais un ministre en exercice n’avait été directement en cause.Pouvoirs d'urgence Québec approuve l'idée d'une loi permanente La majorité démocrate reste maître du Congrès américain NEW YORK (d’après AP) - Malgré son intervention personnelle dans la campagne électorale, le président Nixon devra une fois de plus affronter une majorité démocrate au Congrès américain.A minuit hier soir, les résultats encore partiels du scrutin donnaient aux démocrates quinze sièges de sénateurs contre quatre aux républicains, tandis que neuf démocrates et cinq républicains étaient en avance; un indépendant a été élu.A la Chambre des représentants, sur 435 sièges, 170 ont été remportés par les démocrates dont 53 candidats étaient par ailleurs en avance; les républicains, de leur côté, comptaient 87 élus et 72 candidats en avance.Il faut 218 sièges pour s’assurer la majorité.Plusieurs surprises de taille marquent les réusltats même partiels des élections.Les républicains enlèvent aux démocrates les postes de sénateur et de gouverneur dans le Tennessee et dans le Connecticut et surtout le siège de sénateur du Maryland occupé par Joseph Tydings, démocrate de tendance kennedyste.C’est la première fois depuis cinquante ans que le Tennessee élit un gouverneur républicain, Winfield Dunn.William Brock, 39 ans, appuyé à fond par le président Nixon, a battu le sénateur démocrate Albert Core, bien connu pour ses opinions libérales, qui siégeait au Congrès depuis 32 ans.Le succès républicain dans le Connecticut est sans bavures: ils enlèvent le poste de gouverneur le siège de séna- teur et un siège à la Chambre des représentants.Le seul gain démocrate au Sénat à 11 heures 30 hier soir était dans l’Illinois où Adlai Stevenson a battu le républicain sortant Ralph Smith Par contre, les démocrates avaient enlevé 6 postes de gouverneur à leurs adversaires et n’en avaient perdu que deux, ce qui leur donnait alors un gain net de quatre postes.Autre surprise, la défaite du gouverneur républicain Winthrop Rockefeller, dans l’Arkansas, frère de Nelson Rockefeller.Pratiquement sans argent le candidat démocrate Dale Bumpers a battu le milliardaire Rockefeller.Alors que le dépouillement des voix se poursuivait, le candidat conserva- Volr page 2: Élection» V I 2 • Le Devoir, mercredi 4 novembre 1 970 Un colloque du CDE Le syndicalisme de cadres ne serait pas une solution par André Charbonneau Les cadres devront trouver eux-mêmes la formule qui leur permettra de corriger la situation déplorable qui est la leur au sein de l’entreprise québécoise tant privée que publique.Ce faisant, ils devront faire preuve de créativité et éviter de céder aux pressions émanant de l’extérieur.Concrètement, selon M.Jean Brunelle qui résumait hier les débats du colloque organisé par le Centre des dirigeants d’entreprise, cela revient à dire que la solution éventuelle devra se situer quelque part entre une formule syndicale strictement revendicatrice et une formule de participation aux décisions uniouement élaborée nar les patrons.Le colloque du CDE, qui a réuni à l’hôtel Champlain quelque 230 participants, avait pour but de discuter du problème suivant: l’entreprise québécoise tant privée que publique pourra-t-elle effectuer à temps les réformes qui s’imposent pour corriger la situation où elle place ses employés de cadre, avant que la syndicalisation de ces derniers vienne fermer toutes les issues menant à d’autres types de solutions.Cette question n’a pas reçu hier de réponses définitives.Elle a cependant permis aux participants d'approfondir la notion de cadre, de cerner d’un peu plus près les problèmes qui se posent à ce niveau et d’examiner un certain nombre de solutions éventuelles y compris celle du syndicalisme.Un rapport d’étape émanant du comité des relations de travail du CDE servait de document de base.Il fut commenté successivement au cours de l’après-midi par le professeur Jean-Réal Cardin de l’université de Montréal.M.Claude Dessureault.directeur général pour le Québec de la CIL, M.Ghislain Dufour, directeur général du Conseil du patronat et M.Jules Pénin.vice-oresident de Jean Demers Inc.Il fut ensuite livré à la discussion générale.En matinée.M.Simon Paré, secrétaire de la Fédération des ingénieurs et cadres du Québec, était venu défendre la solution syndicale tandis que M.Réal Arseneau présentait l’opinion du cadre en s'appuyant sur les observations recueillies à partir d’une table ronde.M.Roger Chartier.professeur et ancien directeur du personnel de l’Hy-dro-Québec, est venu pour sa part souligner que pour être accepté des cadres d’entreprise, le syndicalisme devra adopter une idéologie “terriblement différente” de celle qu’il s’est donnée jusqu’ici.Provoquée par l’adoption, en juillet dernier, du bill 36 qui prévoit que dès janvier 1972 le syndicalisme de cadres se généralisera dans les entreprises québécoises, l’étude du CDE admet au départ que la civilisation actuelle telle qu'élaborée en grande partie par l’entreprise capitaliste est très sérieusement remise en question.Selon le rapport, "on accuse le régime: - de n’obéir qu’à des motifs strictement matériels, de soumettre l’homme à la dénersonnalisation et à un énervement psychologique croissant; - de laisser persister des aires substantielles de pauvreté; - de ne proposer, comme but, que la seule perspective de la société des loisirs, autre forme de consommation et de sujétion, et de n’apporter nulle réponse aux aspirations plus élevées des individus et des groupes.” Cette situation serait à la base des griefs des cadres que le CDE résume ainsi: - écart décroissant entre les revenus des cadres et ceux des autres travailleurs; - déséquilibre entre les salaires des cadres un.versi-taires et ceux des cadres de formation moins poussée ; - faiblesse des communications, dans certaines entreprises; - insécurité d’emploi; - absence de participation aux décisions et au choix des valeurs et objectifs de l’entreprise: - rigidité des carrières ; - defaut de motivation ; - négation des responsabilités publiques de l’entreprise; - difficulté d’adaptation, de la part des cadres canadiens-français, aux structures et aux mentalités de certaines sociétés anglophones.Or.le CDE ne croit pas que le syndicalisme puisse corriger et la civilisation et la situation particulière faite aux cadres parce qu’il est: note-t-on, lui-même prisonnier de son attitude revendicatrice et ne parvient pas à concrétiser ses aspirations sans tomber dans la contestation globale et stérile à laquelle conduit, selon le CDE, son action politique et sociale.Cest donc une solution de rechange que cherchent les dirigeants d’entreprises et c’est à la définir qu’ils se sont employés hier lors d’un colloque qui se poursuivra désormais au niveau des huit régionales du CDE.suites de la première page CHOQUETTE "J'ai des informations qui m’indiquent que ce gouvernement provisoire, a ajouté M.Choquette, n’a jamais vu le jour, excepté peut-être dans la pensée et dans les discussions de quelques personnalités qui.se sont dit quelles auraient peut-être un rôle utile à jouer.” Il se refuse toutefois à identifier ces “certaines personnes”.COMBIEN Parenteau.Ils ont déclaré que le seul détenu à Hull, interné depuis le 16 octobre.a été libéré hier A Saint-Hyacinthe, le seul détenu a également été relâché.Toujours d'après les chiffres du Comité de la ligue, il reste 26 détenus au Centre de prévention de la rue Parthe-nais; 17 détenus (12 hommes et cinq femmes) dans les cellules de la Sûreté, au quatrième étage du Q.G.de la Sûreté, rue Parthenais; une seule détenue à la prison des femmes de la rue Tanguay; un détenu à Saint-Jérôme; quatre détenus à Sherbrooke (deux hommes et deux femmes); un détenu à Samt-Joseph-de-Beau-ce; 13 détenus à Québec et sept détenus àRimouski.DES ACCUSATIONS seurs de M.Cross, mais non pour ceux de Pierre Laporte.Qu'arriverait-il si les ravisseurs de M.Laporte se présentaient avec ceux de M.Cross à Terre des hommes pour bénéficier du sauf-conduit?M.Choquette a dit ne pas vouloir répondre à cette hypothèse pour l’instant.“Mais en autant que les faits sont connus sur le dénommé Carbonneau.il v a de fortes indications sur le fait qu’il est associé avec l’enlèvement et le meurtre de M.Laporte.Par conséquent, je ne vois pas qu’il puisse bénéficier du sauf-conduit." M.Choquette a admis que les offres de récompenses sont un aveu de “l’in- iuccès actuel” des forces policières.C est évident que si on savait exac-ement qui sont tous les responsables, i on les avait arrêtés et qu’on sache où ils sont, il n’y aurait pas de problème.” Le ministre ajoute toutefois qu’il ne faut pas s’attendre à des “miracles” et que, “en général, la police a fait le maximum dans les circonstances”.Quant à l’armée, elle devra rester aussi longtemps que ce sera nécessaire, a indiqué M.Choquette qui ne veut présumer d’aucune date de départ des militaires.Il conteste vigoureusement, par contre, le fait que, selon certaines indications en provenance d’Ottawa, le Québec soit obligé de défrayer le coût de l’armée.En octobre 1969.le Québec avait dû assumer les frais de séjour de l’armée à Montréal.Mais cette fois, le contexte est différent: il s’agit d’une “action révolutionnaire”.Et selon M.Choquette, il ne serait pas conforme à h situation, ni conforme aux devoirs de l'Etat fédéral, dans un système fédéral, d’imposer le coût de l’armée au seul gouvernement du Québec.D’accord avec les mesures de guerre - le gouvernement du Québec a pris ses responsabilités, dit-il - M.Choquette n’en estime pas moins que la menace continue de planer et qu’“il faut s’habituer à vivre avec cela”.“Je crois qu’on a touché une petite partie des sympathisants, des personnes directement impliquées” avec le FLQ.Il y a d’autres personnes “directement impliquées” avec le FLQ.Il y a d’autres personnes qui pêchent en eaux troubles dit-il, et sont prêtes à profiter du dé sordre.“Je ne dirai pas que nous avons gagné cette guerre (contre le FLQ), poursuit M.Choquette, je dirai que nous avons arrêté le mouvement révolutionnaire qui avait été amorcé par le FLQ.Je dirai que nous avons pris des mesures qui ont eu des conséquences très heureuses sur la sécurité des citoyens et je dirai en plus, que l’arrestation et la détention d'un certain nombre de personnes nous ont permis d’obtenir beaucoup de renseignements utiles quant à des poursuites éventuelles à être formulées devant les tribunaux.” Autopsie Tout en admettant que le rapport de T autopsie de M.Laporte qui a été publié il y a quinze jours était sommaire, M.Choquette a dit que le rapport complet ou détaillé n'infirme en rien celui qui a été rendu public.Ce rapport complet sera publié “en temps et lieu”, il en a donné l’assurance.“Je ne pense pas.dit-il, que sur le plan de l'extérieur de la personne de M.Laporte (des sévices qui auraient pu lui être infligés) on ait d’autres éclaircissements que ceux qui ont été révélés" dans le rapport sommaire.Il n’y aura pas de contradiction.Ce seront les mêmes faits.Enquête?Quant à la demande d’enquête publique formulée par le Parti québécois, M.Choquette n’en voit aucunement l’utilité.“Dans le cas de la commission Warren sur l'assassinat du président Kennedy, dit-il, cette enquête a fait naître plus de conjectures et de doutes sur ses conclusions qu’elle n’a eu d'effets avantageux sur le plan de l’opinion publique.Alors, moi.je ne vois pas d’avantages du tout à cette forme d’enquête à l’heure actuelle.” MACKASEY venu garanti annuel.“Rien dans les propositions que nous avons présentées n’est contraire à l’introduction éventuelle de ce régime, a expliqué M.Mackasey.qui voit, au contraire.un moyen par lequel les travailleurs.c’est-à-dire ceux qui ne sont pas entièrement démunis, pourraient bénéficier d’un revenu annuel garanti.Le ministre a ajouté que cela pourrait se faire si les assurances privées complétaient et étendaient le régime au public.QUÉBEC APPROUVE société moderne, il faut s’attendre à toutes sortes de ruptures de l’ordre.Rappelant que dans certaines situations d’urgence, l’autorité publique est obligée d’intervenir rapidement et efficacement pour faire respecter l’ordre et la liberté des citoyens, c’est, selon lui, le principal avantage qu’offrirait une loi permanente à la disposition des provinces.Quant à la mécanique de la mise en vigueur de pouvoirs d’urgence Me Choquette invite le gouvernement fédéral à y réfléchir sérieusement et croit que la demande doit émaner du gouvernement de la province qui conclut à la nécessité d’instaurer des pouvoirs d’urgences.Le code criminel étant de responsabilité fédérale et l'administration de la justice de juridiction provinciale.Me Choquette reconnaît toutefois, que même dans le cadre d’une loi permanente.il faudra agencer le concours des deux niveaux de gouvernements.Dans l’ensemble, a dit le ministre, le gouvernement du Québec est satisfait du projet de loi présenté lundi à la Chambre des communes par M.Turner.Me Choquette a exprimé l’avis que les amendements apportés constituent une nette amélioration par rapport au texte précédent et s’est réjoui du fait que l’administration de la loi des pouvoirs d’urgence incombera au procureur général du Québec.Me Choquette a néanmoins convenu que des citoyens continueront, dans l’application du nouveau projet de loi, à souffrir de la restriction de droits reconnus dans la charte des droits de l’homme.“Mais c’est normal dans les circonstances, a-t-il ajouté, si l’on veut que la loi soit réellement efficace.” Au cours de sa conférence de presse, le ministre de la justice a été appelé à expliquer longuement une disposition du projet de loi Turner, qui revêt, selon son propre aveu, un caractère de rétroactivité.En effet, la lecture des règlements et de l’article du projet de loi fait surgir une présomption contre celui qui a appartenu et agi pour le FLQ antérieurement à l’adoption de la loi.A même les moyens de preuves qu’il a à sa disposition - témoins, témoignages - l’accusé doit éliminer cette présomption.Cest le fardeau de la preuve.Le texte intégral de l’article 8 dit: “Dans toute poursuite pour une infraction prévue par la présente loi.la preuve qu’une personne a, avant ou après l'entrée en vigueur de la présente loi: 1) pris part ou été présent à un certain nombre de réunions de l'association illégale ou d’une cellule, d’un comité ou de membres de cette association.2) a parlé publiquement en faveur de l’association illégale: 3) a communiqué des déclarations pour l’association illégale ou à titre de représentant réel ou déclaré de l’association illégale, constitue, à défaut de preuve contraire, la preuve qu’elle est membre de l’association illégale.TRUDEAU M.Trudeau si les pouvoirs que détiennent les gouvernements en vertu de la loi présentement en vigueur et de la loi actuellement à l'étude ne sont pas tels qu'ils pourraient conduire à discréditer des opinions politiques légitimes dans un contexte comme le nôtre.“J’espère que non.a répondu M.Trudeau.Si les séparatistes eux-mêmes cherchent à s'identifier avec les techniques du FLQ, bien sûr, c’est ça qui va arriver (l’hypothèse évoquée par M.Martin).Mais, sauf erreur, il y a beaucoup de séparatistes démocratiques qui ont essayé d’empêcher cette identification.Et c’est tant mieux.Cest à ceux qui croient au séparatisme de ne pas donner raison au FLQ.Malheureusement, il y a eu des chefs séparatistes, et bien d’autres.qui ont appuyé les objectifs du FLQ.Ils l’ont fait publiquement.” “Comme qui?” demande l’intervieweur.M.Trudeau “Vous les connaissez, les chefs syndicaux.M.Ryan, M.Laberge.etc.Ils ont appuyé au moins ce but du FLQ, que l’Etat devait céder devant la (demande de) libération des prisonniers .” M.Martin: “Et cela en fait des complices .non?” M.Trudeau: “Pas du tout.Mais ils ont quand même dit: ces gars-là ont fait quelque chose, nous allons être obliges de céder devant eux! Peut-être qu’eux-mêmes se sont identifiés dans l’esprit de la population à, non pas l’usage de la violence, mais ils se sont identifiés aux demandes de ceux qui usaient de violence .M.Martin: “Mais est-ce qu’on n’a pas le droit, M.Trudeau, dans la crise actuelle, d’opter pour une autre position que celle du gouvernement?” M.Trudeau: “Parfaitement.Mais vous me demandez s’il n’y a pas un danger que les séparatistes s’identifient avec les terroristes.Je dis que s’il y a un danger, ça ne relève pas de moi; ça relève de leur conduite à eux, et je vous dis qu’il y a d’autres gens que les séparatistes, des gens même qui sont fédéralistes, je crois, qui ont dit: il faut que l’Etat cède devant le terrorisme.Et il y avait deux hommes enlevés, dont l’un allait être assassiné.Le FLQ demandait que TE- Dans Chambly L'UN pourrait ne pas s'opposer à l'élection de Jean Cournoyer QUEBEC (PC) - L’Union nationale n’a pas encore décidé de présenter un candidat à la prochaine élection complémentaire de Chambly, a déclaré hier le chef de TUN, M.Jean-Jacques Bertrand.&u jiutfjeron filiale de râtelier des Artisans du meuble 9945 COBOURG MONTREAL NORD TOUS LES AMEUBLEMENTS DE STYLE HAUTE ÉPOQUE RENAISSANCE f ^ LOUIS XIII.XIV, XV.X VI RUSTIQUE CANADIEN.g O CM CO CM CO "Le meuble artisanal de style ancien avec le confort moderne" M.Bertrand a fait cette déclaration lors de l’ouverture du caucus de quatre jours des militants UN, au Club Renaissance à Québec.Le chef du parti n’a pas écarté la possibilité que l’UN ne présente aucun candidat à l’élection, le candidat étant un ancien ministre unioniste, M.Jean Cournoyer.Dès le début du caucus, des observateurs ont pu déceler un certain malaise chez quelques députés et militants de l’UN qui appréhendent la candidature de M Claude Wagner à la direction du parti.Certains favorisent nettement cette candidature de l’ex-ministre de la justice dans le cabinet Lesage, candidat défait lors du congrès libéral de janvier 1969."Je suis prêt à accepter les candidatures de gars comme Jean Drapeau, maire de Montréal, Gilles Lamontagne, maire de Québec.Gabriel Loubier, exministre du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche, n’importe qui.à l’exception de Claude Wagner", a affirmé pour sa part le député de Labelle.M.Fernand Lafontaine, ex-ministre de la voirie dans le cabinet Bertrand.tat cède devant leurs demandes, leur chantage: un demi-million en briques d’or (parce qu’ils voulaient de l’argent, ces gars-là); ils voulaient également qu’on libère les 23 prisonniers, dont plusieurs étaient en prison pour meurtre, pour vol.C’est ce que j’appelais tout à l’heure des “mous”, des gens qui, devant cette crise, ont dit: il faut quand même céder devant ces gars-là.parce qu’il y a des raisons sociales .Je trouve qu’ils se sont trompés.” N’aurait-il pas été possible de céder cette fois, quitte à prendre pour la suite toutes les précautions nécessaires?Si le gouvernement avait cédé à ces demandes, a dit M.Trudeau, les terroristes auraient pu ensuite enlever n’importe qui.“Quand on lâche une fois devant le terrorisme; quand, une fois, on leur dit: bon.nous allons accéder à vos demandes, il n’y a plus de raison de s’arrêter ensuite”.Au sujet des rumeurs de “complot” en vue de constituer un gouvernement parallèle.M.Trudeau a répété ce qu’il a déjà dit aux Communes et à l’extérieur de la Chambre.“Ce n’est pas le fédéral.a-t-il dit, qui a parlé de complot! Ce sont les journalistes”.Ne fallait-il pas, en raison de la crise.retarder les élections municipales de Montréal?“Personne n’a démontré que les gens, dans les boîtes de scrutin, à Montréal, le dimanche en question, n’ont pas voté librement.Bien sûr qu’ils avaient en tête tout le contexte des événements des quinze jours avant.Mais ce sont les terroristes et le FLQ assassin qui avaient créé cette atmosphère-là.” Par ailleurs.M.Trudeau s’est élevé contre l’emploi du mot “répression” pour qualifier la mise en vigueur des mesures de guerre.ÉLECTIONS teur James Buckley au poste de sénateur de l’Etat de New York menait devant ses adversaires démocrate et républicain.¦' George Wallace, candidat d’un tiers parti aux élections présidentielles de 1968.a été élu gouverneur démocrate de TAlabama.triomphant facilement de cinq opposants peu connus.M Wallace a été gouverneur du même Etat de 1963 à 1966.L’ancien vice-président Hubert Humphrey, candidat démocrate aux élections présidentielles de 1968.a été élu sénateur du Minnesota, avec 55 pour cent des voix.Humphrey était déjà sénateur du Minnesota avant d’être choisi comme vice-président par Lyndon Johnson en 1964.Il occupera le siège laissé vacant par le sénateur Eugene McCarthy qu’il avait battu au congrès du parti démocrate et.qui ne se représentait pas hier.Le sénateur Edward Kennedy était considéré élu dans le Massachusetts avec 67 pour cent des voix sur la base de résultats partiels par les ordinateurs de la chaîne de télévision NBC.Il avait emporté 74,3 pour cent des voix lors de sa première élection en 1964.Le sénateur Edmund Muskie était aussi condidéré élu dans le Maine avec 65 pour cent des vçix contre 66 pour cent à la précédente élection.Kennedy et Muskie sont des candidats démocrates possibles pour les élections présidentielles de 1972.Le gouverneur républicain Ronald Reagan a été facilement réélu en Californie.Sur la base des premiers résultats parvenus de cet Etat les ordinateurs donnent à l’ancien acteur de cinéma devenu une des plus fortes personnalités du conservatisme républicain une majorité de 55 pour cent sur son adversaire démocrate J ess U nruh.Le républicain Nelson A.Rockefeller a créé un précédent en se faisant réélire pour un quatrième mandat comme gouverneur de l’Etat de New York.A la fin de la soirée, son avance était telle qu’on prévoyait une majorité d’environ 500,000 voix sur son adversaire démocrate Arthur Goldberg, ancien ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU.$1.5 million pour 120 logements à coût modique OTTAWA (PC) - Le gouvernement fédéral financera, au moyen d’un prêt de $1.5 million, la construction de 120 logements à coût modique à Ville Vanier.en banlieue de Québec, a-t-on appris hier à Ottawa.Le prêt consenti à la Corporation Ar-co-Dorval et Fortin, servira à la construction de maisons en bande, de duplex, jumelés et de maisons jumelées que les familles à faible revenu pourront détenir en copropriété.Le gouvernement estime, selon un communiqué, que les familles gagnant de $5.695 à $6.110 par an se rendront propriétaires de ces logements, moyennant un versement initial de $675 à $725.Le Nouvelliste fête ses 50 ans TROIS-RIVIERES (PC) - Le Nouvelliste de Trois-Rivières a fêté en fin de semaine le 50ème anniversaire de sa fondation.C’est en effet le 30 octobre 1920 que le quotidien trifluvien paraissait pour la première fois.A l’époque, il présentait ses nouvelles sur sept colonnes, sans photos.Dans un cahier spécial de 68 pages publié à l’occasion de cet anniversaire.Le Nouvelliste a retracé les principales étapes de son évolution.Au cours des derniers mois, a-t-on signalé, le journal a modifié sa présentation en mettant davantage l’accent sur les nouvelles régionales, afin de s’identifier réellement comme le “quotidien du coeur du Québec”.Si vous êtes du genre pantouflard POUR TOUS RENSEIGNEMENTS SUR LES HORAIRES ET LES TARIFS, AINSI QUE POUR TOUTES RÉSERVATIONS, CONSULTEZ VOTRE AGENT DE VOYAGE OU UN BUREAU DES VENTES VOYAGEURS DU CN.c’est un rêve! • • • ••• - • '*02$A • ^ Montréal-Toronto Montréal-Vancouver Montréal-Maritimes Rendez-vous dans votre lit, à bord Une véritable “cure de repos" par Même les adultes dormiront comme du Cavalier, tous les soirs, le Super Continental.des bébés, à bord de l’Océan à 23h 55.et du Scotianl LE DEVOIR Page Montréal, mercredi 4 novembre 1 970 Bicyclettes - T.V.Couleur ^ C ^ ^ $1.00, $20.00.$100.00 O pour 90 sous le liège QUALITE.BAS PRIX §KMf Cela Possibilité de poursuite par la Ville?Des assistés sociauxorganisent:m service d'urgence par Pierre Richard Un service de dépannage pour venir en aide à quelque 2,500 familles d’assistés sociaux privés de nourriture et d’argent pour quelques jours, a été organisé, en fin de semaine dernière, par deux mouvements regroupant des assistés sociaux de Pointe-Saint-Charles.Ce besoin d’un dépannage massif et urgent revient régulièrement 3 ou 4 fois par année; il vient du fait que les chèques d’assistance sociale sont distribués au début de chaque mois tandis que la plupart des familles font leur provision en nourriture sur une base hebdomadaire en prenant surtout comme "jour de marché’’, le vendredi.Chaque fois qu’il y a 5 fins de semaine dans un mois, ces familles se retrouvent souvent dans l’obligation de jeûner en attendant le chèque d’assistance qui n’arrive que la semaine suivante.C’est ce qui s’est produit en fin de semaine dernière.D’autre part.M.Jean Séguin, directeur du Service du bien-être de la Ville de Montréal, a déclaré hier au Devoir que son service étudiait la possibilité d’intenter une action judiciaire contre les deux organismes, l’Organisation des Droits sociaux de Pointe-Saint-Charles et le Point’s Equal Rights Movement, pour avoir organisé une quête publique sans avoir de permis.Ceci contrevient au règlement municipal 1447 et les permis pour organiser une quête publique sont octroyés par le Service du bien-être.Mme Plamondon.présidente de l’ODS, nous a expliqué que son groupe ne connaissait pas l’existence de ce règlement et qu'il avait dû agir rapidement pour répondre à une situation d’urgence.A l’initiative de l’Organisation des droits sociaux de Pointe-Saint-Charles et du Point’s Equal Rights Movement, des assistés sociaux de Pointe-Saint-Charles se sont présentés vendredi soir au Centre communautaire de Pointe-Saint-Charles et au Service du bien-être de la Ville de Montréal pour obtenir une aide immédiate.Leur demande a été refusée; dans le cas du Centre commu- nautaire.parce qu’il n’est pas équipé pour y répondre, et dans le cas du Service de la Ville, parce qu’il n’est habilité selon la loi à accorder un dépannage pour nourriture (ce dernier item doit être couvert par le chèque mensuel).Devant ce double refus, les deux mouvements populaires ont organisé un service d’urgence qui a fait appel, par l’entremise des postes radiophoniques, à la générosité de divers groupes et individus et qui a répondu à des centaines de demandes d’aide venant du sud-ouest de Montréal, de Verdun, de quartiers de l’est et du centre de Montréal et de citoyens de la Rive-Sud.Dans un communiqué conjoint, les deux organismes dé- noncent le système actuel qui est humiliant pour des personnes obligées ainsi à recourir à la mendicité; "parce qu'on les prive de leurs droits, des gens doivent quêter leur subsistance".Le directeur du Service du bien-être social de la Ville de Montréal a expliqué que ce problème se pose régulièrement mais que son service ne peut accorder de secours immédiat que pour les cas non couverts par l’aide régulière comme le feu, un surcroît de médicaments, etc.Il a par ailleurs ajouté que son service étudie la possibilité de vgrser les chèques d’assistance sociale en deux tranches par mois, ce qui.selon lui.aiderait les assistés à mieux planifier leur bud- get.Pour leur part, les deux mouvements qui ont organisé ce service de dépannage soutiennent que le système actuel est inadéquat à cause des taux d’assistance qui sont insuffisants, à cause des chèques souvent versés en retard, à cause d’un service de dépannage incapable de faire face aux urgences.Selon eux.le système actuel risque même d’acculer certains à la fraude, au mensonge et à la dénonciation pour se procurer le strict minimum.Ils soulignent que “la situation actuelle qui oblige des gens à mendier pour survivre, est une honte pour la société québécoise.” Suite à la page 6 Construction : le régime de sécurité pourrait être retardé QUEBEC (par Gilles Lesage) - La commission parlementaire du travail terminera vendredi l’audtion des mémoires relatifs au litige dans l'industrie de la construction, après quoi le gouvernement aura un délai d’un mois pour promulguer le décret qui régira cette industrie jusqu’en 1973.La FTQ sera la dernière à se faire entendre.C’est également vendredi que Ion saura si le régime de sécurité d’emploi qui devait entrer en vigueur mardi prochain sera effectif à la date prévue.A la reprise de travaux de la commission.hier, le président de la CSN, M.Marcel Pepin, a fait part de son inquiétude à cet égard.Au lendemain de sa nomination au poste de ministre du travail, vendredi dernier, M.Jean Cournoyer avait laissé entrevoir la possibilité que le régime de sécurité d’emploi - lequel fait suite à la sentence du juge Bold-ne puisse entrer en vigueur le 10 nt-vembre.Le ministre a dit hier, en réponse à M.Pepin, que des “raisons techniques” pourraient seules retarder cette mesure.Il semble y en avoir, a-t-il ajouté, et il fera connaître sa réponse définitive à ce sujet vendredi.Bien que le nouveau ministre ne soit Suite à la page 6 La perplexité se lit sur les visages.Le premier ministre Bourassa et M.Jean Cournoyer, nouveau ministre du travail et de la main-d’oeuvre, participaient hier aux débats de la commission parlementaire du travail.Le régime de sécurité d emploi sera-t-il mis en vigueur le 10 novembre?M.Cournoyer répondra à la question vendredi.(Téléphoto CP) Le S G CT réclame une enquete sur le service de nouvelles de Radio-Canada par Jean-Luc Duguay Le syndicat des journalistes de Radio-Canada réclame une enquête publique sur le service des nouvelles afin de faire la lumière sur les politiques d’information de la société d'Etat.Le syndicat général du cinéma et de la télévision (SGCT-CSN) appuie sa demande en particulier sur les cas de “censure" qu’il a relevés au cours de la crise des enlèvements et dont une des conséquences, selon lui.a été la suspension du journaliste Michel Bourdon.secrétaire du syndicat.Cependant, le président du SGCT.M.Denis Vincent, a précisé hier, au cours d'une conférence de presse, que “l’anarchie” existe depuis longtemps en matière d’information à Radio-Canada et que la crise n’a servi qu’à faire crever “l’abcès." De façon générale, le syndicat se plaint de l’incohérence des politiques d’information de Radio-Canada, incohérence qui est encore apparue plus nettement depuis le début de l’affaire Cross-Laporte, ont souligné MM.Bourdon et Vincent.Ceux-ci ont rendu publique la lettre adressée au secrétaire du SGCT par le directeur du service des nouvelles.Protéger sa maison est une économie LES GOUTTIÈRES HO-DO sons joint installée exclusivement par PRIMEAU MÉTAL sont la meilleure protection.Cmaillé, galvanisé, cuivre.Estimation gratuite Montréal et Banlieue 322-4160 Québec el Banlieue 872-9244 Hull et Banlieue 776-2549 Ottawa et Banlieue 822-2549 Cornwall et Banlieue 933-2549 M.Pierre Charbonneau.et dans laquelle ce dernier donne les raisons de la suspension qui a pris effet hier de M.Bourdon.M.Charbonneau reproche à M.Bourdon, qui est aussi l’un des vice-président du Conseil central des syndicats nationaux de Montréal, d’avoir créé “un climat d’insubordination et de désordre dans les salles de nouvelles" en tenant devant ses superviseurs et ses collègues des propos “malicieux et gratuits” sur ¦ aujourd'hui A 07h30.à l'hôtel Windsor, séminaire de l’Ad & Sales Executive Club sur la commercialisation.• A 10h30, au Sème étage de la Maison du commerce, salle 28.quatre jeunes Canadiens français, de retour d’un voyage de deux ans autour du monde, tiendront une conférence de presse sous les auspices de la Chambre de commerce du district de Montréal.• A 12h00, au Cercle Universitaire.Cité du Havre, assemblée annuelle de la T.E.-S.Q.dont le thème sera: "Où va le Québec?” • A 12hl5.au Sambo, déjeuner du Club Ki-wanis Maisonneuve.Me André Laurenee prononcera une causerie sur le sujet suivant: “L'avenir de la profession d’avocat, s’il y en a un”.• A 12h29.au Club Saint-Denis, déjeuner du Club Kiwanis-Outremont.M.Roger Stanton, responsable des rentes sociales du Québec, sera le conférencier.• A 12h30, au salon or du Ritz-Carlton.déjeuner du Gub Saint-Laurent Kiwanis.M.Jean de Brabant, président du conseil d'administration des Automobiles Manie Liée, prononcera une causerie intitulée: “Un rêve qui s’est réalisé”.• De 14h30 à 17h00 et de 18h30 à 21h30, au poste de police de Côte Saint-Luc.clini- la direction du service des nouvelles et sur la direction des réseaux français.M.Bourdon, écrit encore le directeur des nouvelles, a profité de son statut d’employé de Radio-Canada pour utiliser de façon “abusive et trompeuse” des informations “confidentielles et privilégiées”.En outre.M.Charbonneau accuse M.Bourdon d’avoir condamné “abusivement et fallacieusement” les principes Suite à la page 6 que de donneurs de sang commanditée par la Fraternité des policiers de Côte Saint-Luc.Objectif: .300chopines.• A 16h30.au Ritz-Carlton, assemblée générale de l'Alliance française de Montréal, suivie de l’élection de l’exécutif et du conseil pour l'exercice 70-71.• A 14h00.à l'université McGill, colloque sur “La physique des étoiles neutroniques”.- A 16h30.à la salle G-715 de l'Université de Montréal, séminaire sur les “New visitas in mass spectrometry: ion kinetic energy spectra” par le professeur Gilbert J.Mains, du département de chimie de l'Université de Détroit.De lOhOO à 17h00, à l'auditorium de la Banque Royale.Place Ville-Marie, le comité central du Victorian Order of Nurses tient sa 17ème vente annuelle de tableaux.• A 17h00, le maire et les conseillers de Westmount inaugureront une exposition de chrysanthèmes dans les serres du Westmount Park.• A 20h30.dans les serres d’exposition du Jardin botanique, 1101 est.rue Sherbrooke, ouverture de la 31ème exposition d'automne “Jardin de la Thàilande".• Le cours d'initiation à l'astronomie dispensé au planétarium Dow portera ce soir sur le “Le système scolaire" et sera donné par M.Auray Blain.Hospitalisation et bien-être Québec ne doit plus subventionner les établissements à but lucratif QUEBEC (Le Devoir) - Le régime des subventions directes ou indirectes de l’Etat aux établissements hospitaliers et de bien-être à but lucratif doit prendre fin dans les meilleurs délais.C’est ce que recommande la commission d’enquête sur la santé et le bien-être social dans une autre tranche de son rapport (cinquième partie, volume VII, tome 2) rendue publique hier par le ministre de la santé.M.Claude Cas-tonguay.et qui porte sur les établissements à but lucratif.L'entreprise commerciale n'a pas sa place pour faire fonctionner des établissements hospitaliers ou de bien-être grâce à des subventions de l’Etat, dit le rapport.Si, par contre, des personnes veulent acheter d’entrepreneurs privés des services de toutes sortes et en payer le coût.l’Etat ne devrait pas s’y opposer.Toutefois, ces entrepreneurs devraient, avant de réaliser leurs projets, obtenir un permis du ministre concerné.En pratique, estime la commission, de tels projets seraient réalisables uniquement dans le domaine de l’hébergement des personnes âgées.Les deux autres recommandations du rapport se lisent comme suit .• que soit promulguée une loi sur les établissements de bien-être: • que soit édicté un règlement général sur l'organisation et la gestion des diverses catégories d’établissements de bien-être.“Tout en reconnaissant les services qu'il a rendus et qu’il rend encore, dit la commission, force nous est de constater que le secteur à but lucratif procède d’une motivation et poursuit des objectifs qui ne sont pas compatibles avec les principes fondamentaux sur lesquels doit s’édifier le régime que nous avons proposé pour la santé et les services sociaux.” La commission estime que l’élimination graduelle du secteur à but lucratif ne présente pas de difficulté insurmontable.Le transfert des responsabilités au secteur public n'exercerait sur celui-ci qu'une pression à peine perceptible, d'autant plus que certains établissements à but lucratif, satisfaisant aux normes établies, pourraient se transformer en établissements publics.La commission recommande au gouvernement de réengager dans le secteur public le personnel d’exécution actuellement à l'emploi du secteur privé.D'autre part, elle évalue à quelque $20 millions les dépenses d'immobilisations qui découleront de la mise en application de sa proposition dans le secteur hospitalier.Dans le domaine du bien-être.elle croit que le coût du logement par pensionnaire deviendra, dans bien des cas.sensiblement inférieur à celui qui est payé aux établissements à but lucratif.Le régime proposé par la commission dans un précédent rapport se fonde sur une conception globale de la distribution des soins et de la fourniture des services.et sur l’intégration des fonctions de prévention, d'éducation, de traitement et de réadaptation: l’entreprise à but lucratif.par contre, note le rapport, a pour grand ressort le profit et cela peut donner lieu à toutes sortes d’abus, surtout si la clientèle est formée de personnes malades, affaiblies, sans défense ou de moyens très modestes.Des normes De plus, travailler à prévenir l'hospitalisation ou l’hébergement ou à en limiter la durée, ou encore à favoriser des mesures de substitution mieux adaptées aux besoins de la clientèle, consisterait pour l’entreprise commerciale à lutter contre ses propres intérêLs, estime le rapport.En outre, la commission dit avoir constaté l’impossibilité dans laquelle se trouve l’Etat d’assujettir le secteur à but lucratif à des nonnes rigoureuses et son impuissance, quand celles-ci existent.à en contrôler l’application.Le Collège des médecins et chirurgiens a souligné à la commission que c’est au niveau des examens diagnostiques, des épreuves de laboratoire, des installations et du personnel que l’on est tenté, dans ce secteur, de pratiquer des économies.Quand, par surcroît, des membres du personnel médical ont des intérêt finan-ciers dans l’entreprise, le risque est grand qu’ils se retrouvent dans un conflit d’intérêts, ajoute-t-on.La "bonne aventure" M.Jon Morvey alias John Manolesco astrologue établi au Canada depuis 1962.a été cité à procès hier par le juge Roger Pigeon de la cour municipale.en vertu de l'article 308 (paragraphe b) du code pénal.La date du procès a été fixée au 15 décembre, et l'accusé a obtenu un cautionnement de $300 de sorte qu'il pourra continuer de dispenser ses conseils quotidiens sur les ondes de CKAC et de CFCF.Aux termes du paragraphe (b) de l’article 308, “est coupable d’une infraction punissable sur déclaration sommaire de culpabilité quiconque, frauduleusement entreprend, moyennant contrepar tie, de dire la bonne aventure ' C’est à la suite d'une visite au bureau de John Manolesco Ltd que les policiers de l'escouade des fraudes commerciales ont porté les accusations que l’on sait.La commission, dans son rapport, relève également le cas des établissements pour enfants ou pour personnes âgées où les dépenses reliées à l’hébergement sont difficilement compressibles.Par contre, les économies réalisées à d’autres postes, tels que les loisirs, la surveillance, la pharmacie, l’éducation, de même que certaines pratiques abusives destinées à alléger le fardeau de la surveillance, peuvent réduire les pensionnaires à une vie strictement végétative, sinon à l’abrutissement le plus Suite à la page 6 Le procureur de la Couronne, Me Raymond Faucher, a insisté auprès du juge pour que le cautionnement soit élevé, alléguant que l’accusé “voyageait” beaucoup.Me Faucher a appris à la cour que Manolesco était passé par la Belgique et l’Inde après avoir quitté sa Roumanie natale, qu’il avait été condamné “in absentia” en Belgique pour banqueroute et qu’il était en instance de divorce.On se rappelle d'autre part que le “docteur" Manolesco a fait l'objet d une bouillante polémique ces temps derniers par certaines personnes qui contestent la valeur de ses conseils, notamment le P.Louis-Marcel Desmarais.A la station CKAC, un porte-parole de la direction a déclaré au Devoir que jamais la cote d’écoute de l’émission du “devin” n'avait été établie depuis les débuts de cette émission, il y a six mois.h 0 U 3 a VENTE 70 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concernant le point de vue de l’architecte, de l'urbaniste, du musicien, du physicien,- de l’aviateur, de l'informaticien, de l'hygiéniste urbain et industriel, etc., sur le sujet passionnant et à l'ordre du jour autant pour le Québec que pour (es autres pays.Cet ouvrage sonde l'océan du bruit qiii nous assaille constamment, qui menace notre santé physique et psychique, l’existence même de nos métropoles, et qui, sous certaines formes, est essentiel à notre bien-être.Sujet primordial pour l’avenir.En vente partout à $3.50 - Distribué par le Service des Messageries des Éditions du Jour, 1651, Saint-Denis, Montréal 129 - Tel.: 849 -8328.(si la ligne est occupée: 849-2228) EDITIONS DU JOTT3E*, .Président et directeur générai Jacques Hébert 4 • Le Devoir, mercredi 4 novembre 1970 L'avenir de l'Union nationale La réunion que tiennent à Québec cette semaine les parlementaires et anciens candidats de l’Union nationale a pour objet de discuter de l’avenir du parti.Le vote du 29 avril a démontré que ce parti a perdu, dans la répartition des voix, plus de la moitié des appuis qu’il avait obtenus en 1962 et en 1966 Il ne s’agit pas uniquement ni surtout de la perte du pouvoir ou de la répartition des sièges à l’Assemblée nationale.Aux élections de juin 1966.l’Union nationale avait pris le pouvoir en obtenant 41 pour cent des votes tandis que les libéraux avaient reçu 47 pour cent des suffrages, soit environ 150,000 votes de plus.Cest principalement la carte électorale et la représentation excessive accordée aux comtés ruraux qui expliquaient ce résultat.Or, cette année, avec la même carte électorale et la répartition des votes entre quatre partis, les libéraux ont conservé à peu près la même part du scrutin, soit 45 pour cent, tandis que l’Union nationale se classait en troisième place avec 20 pour cent des votes, après le Parti québécois qui en obtenait 23 pour cent.• Le problème majeur de l’Union nationale.c’est de découvrir l’explication et les causes de cette défaite, et de retrouver, si c’est possible, les appuis dont ce parti disposait; en 1962.alors que le gouvernement Lesage avait remporté une victoire facile basée sur son programme de nationalisation de l’électricité.l’Union nationale avait conservé 42 pour cent des votes, soit plus du double de sa part du scrutin du 29 avril dernier.Lorsque l’Union nationale a été fondée en 1935.le nouveau parti qui s’attaquait au régime Taschereau et qui devait le vaincre l’année suivante, réunissait le parti conservateur provincial et l’Action libérale nationale, groupe réformiste qui s’était séparé du parti libéral provincial.Même si cette union fut assez éphémère, parce que Maurice Duplessis élimina les chefs de l’ALN, l’Union nationale a conservé pendant trois décennies des appuis qui ont permis le long régime Duplessis, et qui expliquent dans une bonne mesure le vote de 1966 qui porta Daniel Johnson au pouvoir.Durant toute cette période, l’Union na-t 'nale a conservé des racines dans la population.surtout dans les milieux ruraux, et a aussi incarné un sentiment nationaliste en défendant les droits provinciaux contre l’offensive centralisatrice fédérale des années d’après-guerre.La défaite de l’Union nationale en 1960 s’expliquait non seulement par les abus du régime Duplessis mais aussi par le fait que les libéraux provinciaux avaient cessé de se moquer de l’autonomie provinciale et acceptaient de s’en faire les défenseurs.• Les gains du parti libéral dans les villes ont été neutralisés en partie par la carte électorale, et cela a permis la victoire de Daniel Johnson.Mais l’équilibre qui existait encore en 1966 a été bouleversé depuis par l’évolution des partis et notamment de l’Union nationale.Le parti libéral qui s’était fait le défenseur des droits provinciaux s’est montré plus mou envers Ottawa depuis l’avènement de M.Trudeau.D'autre part.l’Union nationale, sous M.Bertrand, a manqué de cohésion et de discipline devant le problème majeur que représente pour le Québec la réforme du fédéralisme canadien.Durant la campagne électorale du printemps dernier, le programme officiel de l’Union nationale reprenait les objectifs de 1966 dans le domaine constitutionnel, mais les attitudes et les discours de certains ministres reflétaient des divisions profondes à ce sujet.Au moment du vote.l’Union nationale avait une position dangereusement flottante entre le fédéralisme des libéraux et des créditistes et l’indépendance-association du Parti québécois.Cette indécision et d’autres faiblesses de l’Union nationale lui ont fait perdre subitement à peu près la moitié de sa clientèle traditionnelle.Les créditistes ont pu bénéficier de cette situation dans les régions où ils avaient déjà établi des bases solides lors de leurs campagnes fédérales.Le Parti québécois, avec 23 pour cent du vote, a remporté environ 80,000 voix de plus que l’Union nationale.• Avec dix-sept députés à l’Assemblée nationale, l’Union nationale est encore l’oppo- sition officielle.Mais si ce parti ne prend pas des moyens énergiques pour reconquérir ses partisans, il risque de disparaître ou de se retrouver au dernier rang lors du prochain scrutin.Comme M.Bertrand a annoncé son intention de quitter la direction du parti, la démarche la plus urgente aux yeux de plusieurs éléments du groupe c’est de trouver un nouveau chef.Cependant, le choix d’un chef suppose ou implique un accord sur le programme et les objectifs du parti, notamment quant aux relations du Québec avec Ottawa.Faut-il d’abord adopter un programme ou désigner un chef?Seul le conseil national du parti pourrait prendre une décision formelle dans un sens ou dans l’autre, mais la réunion de cette semaine peut préparer la convocation du conseil national et donner des indications sur les préférences des députés et anciens candidats.• Si le prochain chef devait être choisi dans les rangs du parti, parmi ses vedettes actuelles.la campagne préliminaire au choix supposerait un alignement au moins sommaire quant à certains objectifs, car les orientations des divers candidats possibles sont connues.Mais le parti risquerait de se retrouver faible et divisé si le chef désigné n’est pas lié par un programme.Si l’Union nationale veut regagner la situation qu’elle a perdue, il lui faudra se donner un programme clair et rétablir la discipline dans ses rangs.Il y a probablement une place au Québec à l’heure présente, pour un parti qui se situerait entre le fédéralisme du parti libéral provincial qui parait dominé par le gouvernement Trudeau, et l’indépendantisme du Parti québécois.Une attitude feime devant Ottawa permettrait peut-être à l’Union nationale de regagner le terrain perdu aux mains des créditistes dont le fédéralisme est fort sommaire.Le gouvernement Bourassa vient d’être élu et dispose d’une forte majorité parlementaire même s’il n’a eu que 45 pour cent des votes.Le moment est propice pour l’Union nationale de reformer ses rangs et de reviser ses objectifs, car les élections sont encore loin.Paul SAURIOL bloc-notes La tentation dangereuse du crime rétroactif Le projet de loi concernant l’ordre public, déposé lundi aux commune par le ministre John Turner.recèle une disposition très dangereuse.Le gouvernement d’Ottawa voudrait tenir pour membre du Front de libération du Québec et condamner à ce titre, quiconque dans le passé a pu prendre part à une réunion du FLQ.parler publiquement en sa faveur, ou communiquer des déclarations pour lui.Le gouvernement Trudeau veut que deviennent rétroactivement criminels des gens qui ont posé des gestes pas nécessairement illégaux à l’époque, mais que le Parlement déclarerait illégitimes jusqu’au 30 avril prochain Depuis le bill Picard de honteuse mémoire, le Québec n’avait rien connu d’aussi extraordinaire.Cette disposition ne met pas d’abord en péril le FLQ ou toute autre organisation apparentée: elle sape un des principes fondamentaux de notre régime politique Un ex-membre du FLQ, un membre déjà condamné, un sympathisant plus ou moins actif qui a pris ses distances depuis les deux enlevements ou la mort de Pierre Laporte, un orateur favorable sinon aux méthodes du FLQ du moins à la "libération du Québec”, bref plusieurs personnes risquent de devenir coupables, par la seule volonté du Parlement, d’actes que le même Parlement ne tenait pas nécessairement pour criminels avant l’adoption de cette loi spéciale.Même si une personne fait partie d’une cellule du FLQ, elle devrait avoir un délai raisonnable pour reviser son allégeance, maintenant que cette association est illégale.A fortiori, une personne qui a déjà parlé publiquement en faveur du FLQ.sans faire d’actes criminels, devrait-elle pouvoir jouir de la même équité.Les autorités gouvernementales font un crime au FLQ de vouloir régenter l’avenir du Québec à coups de bombes et de chantages.Elles sombrent elles-mêmes dans l’arbitraire et la déraison en prétendant régenter le passé, transformer en crimes des actes qui n'en étaient pas, et faire des coupables avec des personnes qui se préva- ¦ propos d'actualité "Les résultavs d’une enquête statistique sur l’attitude de 2,000 entreprises américaines à l’égard des investissements à l’étranger, publiés par M.E.Kieinin de la Michigan State University dans Freedom of Trade and Capital Movement, Some Empirical Evidence.Economic Journal, décembre 1965.pages 748-58, montrent que les facteurs suivants influent sur les décisions des entreprises américaines d’investir à l’étranger: les frais de transports, le niveau plus bas des salaires dans la plupart des pays, les tarifs douaniers, la nécessité d’adapter la production aux caractéristiques propres aux marchés locaux.Rapport analytique de l’OCDE.laient alors de libertés reconnues à tous.On comprend que le gouvernement soit insatisfait du règlement qu’il a édicté en vertu de la loi des mesures de guerre.D’après certains juristes, le gouvernement s’est bloqué lui-même en faisant arrêter des gens pour des actes qu’ils pouvaient difficilement avoir eu le temps de commettre.Si c’est de cette impasse juridique que le gouvernement Trudeau veut sortir en recourant à une telle disposition rétroactive, il a choisi le pire moyen qui soit.On comprend également que les autorités veuillent coffrer non seulement ceux qui participent directement à des actes criminels, mais aussi les sympathisants actifs sans lesquels l’action des premiers serait plus difficile, risquée et limitée.Qu’on veuille faire un crime de cette complicité diffuse et indirecte.les députés le comprendront aisément.Mais c’est pour les mois qui viennent et pour les prochaines années éventuellement, non pour les années passées, que le Parlement doit légiférer.Le ministre de la justice devrait donc proposer un amendement en ce sens.Si le gouvernement refuse de retirer cette disposition arbitraire.l’opposition devra voter contre le projet de loi, s’il lui reste assez de respect pour les institutions politiques qu’elle aspire à diriger.La situation au Québec n’exige pas le recours à l’arbitraire.Plus que jamais elle demande plutôt des mesures justes, raisonnables et surtout efficaces.En votant un crime rétroactif, les députés allumeraient une bombe juridique et politique plus dangereuse que les engins du FLQ.J.-C.Leclerc "No plot, perhaps, but an idea!" Voilà le crime.Il fallait un scribe torontois à l’intelligence brutale et épaisse pour le dire sans sourciller.C’est maintenant fait.Ce que M.Trudeau et ses acolytes n’ont pas osé avouer, un de leurs admirateurs dans la présente crise, le ” columnist” réactionnaire Dennis Braithwaite, l’a enfin formulé en noir sur blanc.Claude Ryan n’a donc participé à aucun complot.Il n’y a même pas eu de complot du tout.Mais il a fait plus grave que tout cela.Il a osé avoir une idée, “l’idée, oui.que le gouvernement Bourassa aurait besoin d’être renforcé nar l’addition de quelques personnalités choisies en dehors du parlement".Le pauvre Braithwaite n’a évidemment rien compris (ce n’est pas la première fois).Son information sur le Québec continue de dater dangereusement.S’il avait suivi les nouvelles des derniers jours, il aurait appris que "l’idée” a fait son chemin jusque dans l’esprit de Robert Bourassa.qui vient précisément d’ajouter un non-élu à son cabinet dans la personne de Jean Cournoyer.Ceci, cher Braithwaite, n’est d’ailleurs qu’une première étape.Dès que les mesures de guerre auront été révoquées, il pourrait arriver à Ryan et à ses pareils d’avoir d’autres idées.Il n y a qu’une façon pour vous de vous protéger du mal.Dépêchez-vous de détruire à tout jamais la crédibilité du monstre, à la faveur du climat d’hystérie créé par le drame Cross-Laporte.Fit sachez que vous pourrez compter, pour ce faire, sur des "top-level sources” qui vous laisseront cependant tomber si vous êtes mal pris.Pendant que ces folies continuent (elles ne sont pas toutes là où vous pensiez, M.Trudeau), au Québec, nous nous instruisons.Nous réapprenons les vertus du “fair-play” britannique à la Braithwaite et à la Charles Lynch.Et nous nous disons qu’en fait de respect d’autrui et de sens de la charité, notre tradition vaut cent fois un certain “McCarthyisme" qui a de nouveau percé sous la plume de plus d’un logographe de la “democracy” à la Trudeau.Claude RYAN L’achat chez nous - pour les étrangers La plus ancienne des maisons d’édition du Canada anglais, Ryerson Press, vient d’être cédée par la U nited Church of Canada à la société américaine McGraw-Hill.Cette transaction pourrait bien susciter en Ontario une controverse comparable à celle qu’a déclenchée au Québec, il y a trois ans, l’acquisition du Centre de psychologie et de pédagogie par Encyclopaedia Britannica.Les nationalistes canadiens - en particulier le groupe “Waffle” du NPD ne manqueront pas de dénoncer cette transaction.Il serait étonnant que le nouveau chef provincial des néo-démocrates.M.Stephen Lewis, à la suite de l’opposition libérale, ne tente pas de faire trébucher le gouvernement Robarts sur cette affaire.Car la transaction inquiétera nombre d’Ontariens tranquilles, qui ne prisent pas particulièrement le radicalisme d’un Melville Watkins.Même les adversaires du nationalisme économique, qui s’opposent à l’intervention des gouvernements dans le domaine de la propriété industrielle, reconnaissent la nécessité de protéger et de subventionner les secteurs culturels, moyens d’expression privilégiés de la spécificité canadienne, si spécificité il y a.Et survenant après l’acquisition par des intérêts américains de W.J.Gage Limited, un des éditeurs de manuels scolaires les plus importants du pays, l’américanisation de Ryerson Press consacre la pénétration étrangère dans l’industrie de l’édition: une fraction infime du commerce du livre anglais au Canada demeure sous contrôle canadien.Cest pourquoi Stanley Randall, le ministre ontarien du commerce et du développement ne s’est pas vanté de la vente de Ryerson - lui qui, hier encore, pourfendait pourtant avec la dernière violence les nationalistes économiques.Le gouvernement de l’Ontario, a précisé M.Randall, a offert son aioe à la United Church; mais celle-ci n’en a pas voulu.Cest un peu trop facile.Si vraiment Queen’s Park avait voulu éviter que l’entreprise ne tombe entre les mains de McGraw-Hill, il lui aurait été facile d’en faire l’acquisition, ou de lui imposer une “solution ontarienne" à ses difficultés financières.Mais la logique du laisser-investir est implacable.Lorsqu'on se félicite à tout moment de l’emprise du capital américain dans les secteurs-clés de l’économie.il est difficile, semble-t-il.de trouver la volonté d’intervenir dans les quelques petits secteurs que Ton voudrait voir demeurer sous contrôle canadien.Et d’ailleurs, si rien n’empêche une bonne grosse firme américaine d’exploiter au meilleur de nos intérêts nos richesses naturelles, pourquoi en serait-il autrement lorsqu’il s’agit de mettre en valeur nos poètes, nos écrivains, nos historiens et nos scientifiques?Qu' aurait fait Bourassa?Mais il ne faut pas trop jeter la pierre au gouvernement Robarts.Rien n’indique que le gouvernement Bourassa interviendrait plus énergiquement si jamais des intérêts new-yorkais faisaient l’acquisition d’une maison d’édition québécoise.Tous les gouvernements sont pareillement - et peut-être volontairement - démunis devant pareilles transactions.Rien n’obligeait Ryerson Press d’avertir Queen’s Park de ses négociations avec McGrawHill: rien n’obligerait un éditeur québécois d’alerter Québec en pareille occurrence.Aucun gouvernement n’a d’ailleurs les moyens d’intervenir rapidement.La charte de la Société générale de financement lui interdit d’acquérir des entreprises de services - soit la plus grande partie des entreprises culturelles.Le gouvernement du Québec voudrait-il intervenir qu’il s’en trouverait certainement pour craindre que cela ne mine le “climat de confiance” dont on attend toujours les 100,000 emplois.Et d’ailleurs, à quoi bon dilapider des fonds publics en acquérant des entreprises existantes?Le premier ministre Bourassa n’a-t-il pas déploré que les Caisses populaires aient arraché la maison Vachon aux intérêts américains qui s’apprêtaient à l’absorber?Mieux vaut faire des cadeaux aux étrangers qui nous font la faveur d’investir chez nous.Ottawa ne s’en fait pas.Entre-temps, à Ottawa, d’où l’on voudrait que l’on attende en tout notre salut, on s’est borné de constater que l’acquisition de Ryerson Press par McGraw-Hill n’allait pas à l’encontre d’une législation sur les monopoles qui.au dire des experts, est une véritable passoire.Et il ne faudrait pas s’étonner si le premier ministre Trudeau soutient demain que la culture, le commerce du livre, sont de compétence provinciale! Le fédéralisme est fort commode aux gouvernements en mal d’inertie: ils renvoient la balle.tout simplement.Le gouvernement fédéral modifie-ra-t-il jamais sa politique d’achat chez nous - pour les étrangers?On le saura dans deux ans - ou plus tard.On vient à peine de commencer à rédiger, parait-il, un livre blanc sur la propriété étrangère qu’on nous avait promis pour juin dernier.De voir le gouvernement Trudeau procéder avec tant de méthode et tant de mesure (“Hâtez-vous lentement.”) en rassure plusieurs: en se pressant un peu.ils pourront vendre aux étrangers les derniers lambeaux de notre éconor mie avant qu'Ottawa ne leur impose ses belles lois toutes neuves.Claude LEMELIN OeOrviJo Brothers-in-law.and order LIBRE OPINION Le gouvernement du Québec face au terrorisme par WILLIAM TETLEY, ministre québécois des institutions financières Au cours de la terrible vague de terrorisme que nous venons de traverser, un nombre incalculable de rumeurs ont circulé.L’une d’elles était qu’il y avait division au sein du conseil des ministres.Permettez-moi.dans les limites de la discrétion que nous nous sommes imposée, de répondre à celle-ci et d’expliquer, d’une façon définitive, quelques-uns des événements.Durant toute cette période depuis l’enlèvement de monsieur Cross, le cabinet s’est réuni au complet.Nous n’avons pas laissé cette affaire à un quelconque comité mais nous avons toujours agi solidairement.Le fait de travailler et de vivre ensemble continuellement durant cette terrible période, soit au bureau du premier ministre, à l’édifice de 1’Hydro, soit au Reine-Elizabeth, à Montréal, ou soit encore à Québec même, nous a donné l'avantage d’être pleinement informés et d’avoir entre nos mains, en peu de temps, tous les documents et communiqués émis.Ayant les rapports de police et toutes les informations nécessaires, il nous était facile d’agir calmement et sans délai.Tous, nous en arrivèrent aux mêmes inévitables conclusions.Comme vous le savez, tout en essayant de protéger la vie de deux hommes, nous n’avons pas cédé aux demandes des terroristes.Les membres du cabinet ont agi avec discrétion et ce fut le rôle du premier ministre de justifier nos décisions.Il a agi, comme il Ta demandé à la population et à la presse, avec calme et discrétion.Fédéralisme coopératif Il faut préciser que le gouvernement du Québec a décidé lui-même de ce qu’il avait à faire, du temps et du lieu et qu’il n’a pas renoncé à ses responsabilités et à ses pouvoirs, tout comme le Fédéral n’a pas renoncé aux siens.Cest-là un exemple d’un bon fédéralisme coopératif.A cet égard, il est à remarquer que c’est le chef de la Sûreté du Québec qui a le contrôle des forces policières fédérales, provinciales et municipales.Il est aussi à remarquer que seul le gouvernement provincial avait le pouvoir de relâcher certains des 23 prisonniers.A part les 5 personnes éligibles d’etre libérées sur parole, il s’en trouvait au moins 6 autres qui n’avaient pas encore été jugées coupables par la Cour relativement à divers crimes.Ils auraient pu être libérés par le ministre de la justice de la province, lequel aurait signé un sùnple “nolle prosequi”, c’est-à-dire qu’il n’y aurait eu aucune poursuite.En effet, une partie des prisonniers relevait de la juridiction fédé raie et l’autre de la juridiction provinciale.Les deux gouvernements ont alors agi de concert et se sont mis d’accord sur les réponses à donner aux terroristes.Les raisons de nos décisions et les faits qui les entourent seront fournis en temps opportun et je ne doute aucunement que le public sera fier de notre gouvernement et surtout de son premier ministre Robert Bourassa, et de son ministre de la justice Jérôme Choquette.Nous avons été un des premiers gouvernements du monde à dire “NON” aux terroriste.et nous l’avons fait alors que la vie de T un des nôtres que nous connaissions si bien était en danger.Dès maintenant, lorsque les gouvernements seront soumis au chantage, ils auront un précédent pour se guider.R en sera de même pour les institutions privées et publiques comme.f>ar exemple, les universités orsque leurs édifices seront occupés.A l’avenir, le gouvernement Bourassa a l’intention de continuer à gouverner, à aider la population entière et à essayer de corriger les injustices qui sont cause de tant de malaises sociaux.Nous réalisons qu’il n’est pas suffisant de se tenfr ferme devant le terrorisme, il y a beaucoup plus à faire.¦ lettres au DEVOIR Les différentes réactions à la crise Les récents “événements” au Québec, soit l’action révolutionnaire à un pôle et l'action contre-révolutionnaire à l’autre, suscitent inévitablement des réactions chez l’ensemble des Québécois, réactions des plus variées tant en fond qu’en forme.Deux styles d'opinions se font jour, celles prononcées spontanément, émotionnellement, sans plus longue réflexion et qui sont souvent radicales parce qu’insécures et d’autre part, plusieurs, moins draconiennes qui sont la plupart du temps des interrogations sur les causes du malaise et sur les solutions à envisager.Ce déclenchement d’émotions et d’idées est un élément positif de la crise actuelle.Les reactions extrémistes des deux parties en cause ne peuvent que toucher directement le Québécois, tant celui habituellement étouffé dans la quotidienneté de la “majorité silencieuse” que celui plus directement et consciemment engagé dans la situation sociale, par exemple, le politicien, le syndicaliste, l'intellectuel, le journaliste.Chez le premier ("majorité silencieuse"), la réaction naît d’un sentiment de crainte face à une perte possible de liberté, ou plus concrètement, face à une attaque du genre guerre civile, synonyme d’un dérèglement de sa quotidienneté.C’est l’instinct normal de conservation,c’est la réaction de peur et d’insécurité envers certains actes violents inexplicables ("les méchants communistes ) et envers cer-liines hésitations des gouvernants qui ont heureusement pris le dessus et savent maintenant comment protéger le citoyen.C’est cependant un déclic qui peut être un premier pas vers une certaine prise de conscience de la réalité sociale.Le citoyen insécure peut sentir le besoin de se faire eclairer sur ia situation actuelle et peut-être cherchera-t-il Lavis d'experts, par exemple, le journaliste ou autres personnes habituellement au fait de la question sortie.Chez ces derniers.Ton sent un certain effort pour cerner les divers éléments du problème et surtout pour s’y impliquer concrètement.L’acuité de la situation semble obliger les “conscients”, les spécialistes de la rationalité sociale à aller plus loin et à aborder de front le concret.Et il faut sou-ligner la prise de position de Claude Ryan qui va jusqu’à se révéler "tout autant homme d’action que journaliste”.Aussi, le sociologue Fernand Dumont n'a-t-il pas avoué à “Format 60” qu’il est peut-être temps de dépoussiérer les “mots” et de leur donner une résonance concrète Et M Dumont s’est rendu à Sept-lles parler aux travailleurs.De même.Gérald Fortin s'est quelque peu engagé en ironisant sur le malheureux lapsus linguae” de M Marchand Tout ceci pour en arriver à souhaiter que cette tendance à l’action réfléchie chez les penseurs québécois devienne la réponse aux questions plus ou moins formulées des nombreux citoyens de toutes classes qui ne savent plus et qui n’ont que l’alternative de s’en remettre aux gouvernants.Que ceux qui ont le privilège de savoir s’expliquent et communiquent, dans la mesure du possible, leur connaissance des mécanismes sociaux.Cependant, un écueil à éviter: parler au nom de la Au Directeur des Relations Extérieures Poste C.K.A.C.Je désire vous exprimer le profond dégoût que j’eprouve à l’endroit de la publicité charogmarde que vous nous faites entendre sur les films érotiques à Montréal.Vous poussez le cynisme et Técoeu-ranterie (c’est le mot) jusqu'à publier ces messages orduriers à masse sans véritablement chercher à connaître d'abord son avis La seule révolution légitime, c’est celle qui est faite par la masse consciente des changements souhaitables et désireuse de les voir appliqués.Une révolution "naturelle’ , c’est-à-dire non imposée par l’action d’une minorité ou engendrée par la répression, mais découlant d’une prise de conscience assez généralisée pour que le changement se fasse “démocratiquement”.Ce qui pouvait sembler une utopie il y a un quart de siècle ne Test peut-être plus si Ton se rend compte que Ton vit aujourd’hui à T âge des communications instantanées II s'agit que par cette école, les nouveaux éducateurs désirent et puissent véritablement communiquer leurs connaissances.Il s'agit aussi que Ton admette qu’un tel changement (d'ailleurs déjà commencé) se fait dans le temps, au fil des jours et des événements, ce qui le rend plus ou moins apparent.On souligne trop peu l'existence de certains mécanismes de participation déjà en action (i.e.comités de citoyens, associations de consommateurs, etc.).Il reste beaucoup à faire, et l’union de ceux qui “savent" avec ceux qui veulent et doivent “savoir" est un premier pas indispensable Francine HALLE, sociologue, Québec, 27-10-70 l’heure où nos enfants prennent leur repas du midi, en écoutant la radio.Je vois encore ici une manifestation de l’irresponsabilité dont nos média d'information font preuve et de l’indécence crasse avec laquelle ils veulent ignorer leur rôle d'éducateurs du public.Pierre LECLAIR Montréal, 22-10-70 Publicité des films à la radio LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef: Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l'information: Jean Francoeur Trésorier: Arthur Lefebvre LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est au no 434 est, rue Notre-Dame, Montréal.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont Inc., 6 9130 rue Boivin, Ville LaSalle.Seule lo Presse canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans "Le Devoir".ABONNEMENTS: édition quotidienne, Canada: 12 mois: $28.00; 6 mois: $15.00; 3 mois: $8.00.À l'étranger: 12 mois: $40.00; 6 mois: $22.00; 3 mois: $12.00.Édition du samedi: 12 mois: $10.00.Courrier de la deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal - Bibliothèque nationale du Québec.TÉLÉPHONE: 844-3361 s -t / / I des idées des événements des hommes Le Devoir, mercredi 4 novembre 1970 • 5 De l'agression au développement Les sources de notre désarroi actuel par JACQUES G RAN D'M A ISDN Les élections récentes ont démontré, du moins à court terme, que la majorité dos citoyens ressentent un besoin pressant de retrouver une stabilité, une cohérence et un leadership plus fermes.Aux yeux de certains observateurs, il il y a dans cette réaction, soit un réflexe de peur, soit une manifestation d’un conservatisme toujours prévalent chez nous, soit un retour à l’autorité absolue, soit un refus d’assumer les responsabilités qui correspondent aux libertés modernes.D’autres y voient davantage la victoire du bon sens et de la modération, et surtout la volonté de discipliner une liberté débridée et sauvage à laquelle on aurait laissé libre cours dans les différents domaines de l’existence individuelle et collective.Par ailleurs, d’aucuns s’inquiètent sur le contenu réel de notre conscience sociale et politique.Dans quelle mesure les extrémistes comme beaucoup de modérés ne partagent pas le refus de prendre au sérieux une démarche politique articulée et continue.N’en reste-t-on pas à des considérations superficielles de style publicitaire ou à des sentiments aveugles dans les choix électoraux.Ici, les citoyens-consommateurs ne le cèdent en rien aux doctrinaires et aux fanatiques.Les organisateurs d’élection l’ont bien compris, puisqu’ils utilisent à fond les techniques sociales de conditionnement, et, au moment des crises, des épouvantails qui ac- croissent la névrose collective.Il est de plus en plus difficile de se prêter à une analyse sereine des comportements po-litiques sans se faire taxer soit de flatter le peuple ou de le mépriser.Je crois, par expérience, qu’on obtient des résultats bien positifs quand on s'adresse à ce qu’il y a de meilleur chez les autres et en soi-même.Cest ce qui m’amène à une première remarque sur les sources de notre désarroi actuel.M anipulation des instincts Notre univers urbain moderne a multiplié des stimuli artificiels qui bombardent sans arrêt l’affectivité des citoyens.Pensons à l’utilisation massive de l’érotisme dans la vente sous pression, dans les loisirs commercialisés et même dans la vie politique.Cest devenu rentable que de se donner un petit air de play boy.On est bien loin des contraintes aveugles du puritanisme d’hier.Le corps, jadis asservi à la production et à une morale “castrante”, passe à une nouvelle domination, celle d’une consommation obsessionnelle et impulsive.Voilà une première source de violence.Plus profondément peut-être, on a voulu former, en Amérique du Nord, un type d’homme agressif, apte à prendre tous les moyens, à marcher sur les autres s’il le faut, pour gravir les échelons de sa promotion professionnelle, socia- le ou économique.Quand il y va de tels intérêts, des gens de droite ou de gauche laissent de côté leurs principes ou leurs idéaux sociaux, soit pour défendre sauvagement leurs privilèges, soit pour exiger une part irraisonnable du gâteau.Parfois même, on pousse l’imposture jusqu’à mettre sous le signe de l’intérêt public ou de la politisation des luttes qui camouflent des aspirations exacerbées de consommateurs jamais satisfaits.Peu importe si ces escalades se font sur le dos des plus démunis ou des sous-représentés dans les centres de decision ou dans les organismes de pression.Les événements récents sont, dans une certaine mesure, l’aboutissement de ces phénomènes que nous subissons ou que nous entretenons de façon peu responsable.La violence de gauche ou de droite, chez nous, ne vient pas des minorités défavorisées, mais des milieux nantis.Dégoût et ennui de certains jeunes privilégiés, poursuite effrénée d’avantages économiques et politiques chez beaucoup d’adultes.Cet état psychique se diffuse dans l’ensemble de la population.Combien de Québécois modestes ou non auraient pris les mêmes positions que celles des médecins spécialistes, s’ils avaient été dans la même situation?Combien parmi nous, dans la vie quotidienne concrète, respectent une échelle de valeurs qui distingue et met à leur juste place: le superflu, l’utile et le nécessaire.Mémoire au comité sénatorial (2) Pourquoi frapper les pauvres?par le Conseil de bien-être du Québec La lutte contre la pauvreté risque de ralentir au cours des années à venir car la nouvelle décennie, selon de nombreux prophètes, sera marquée principalement par la guerre à l’inflation.Chose étrange, d’aucuns veulents que ce soient les pauvres et les “gagne-petit”, c’est-à-dire ceux qui dépensent le moins, qui fassent les frais de cette nouvelle guerre.Déjà, certains chefs politiques ont parlé de restreindre les dépenses au chapitre de la sécurité sociale, voire même de tolérer une augmentation du chômage.L'augmentation du chômage A l’instar du Conseil économique du Canada, nous n’acceptons pas que la diminuation de la production (qui habituellement engendre une augmentation des prix) et l’augmentation du chômage (qui peut conduire à une récession) soient les grands moyens utilisés pour lutter contre l'inflation.Comme l’a démontré l’éminent économiste américain Friedman dans un récent numéro spécial de “Times”, il s’agit bien plus de contrôler une expansion économique modérée et constante que d’arrêter radicalement l’expansion qui ne peut que conduire à un chômage considérable et au désastre.Comme l’a déjà écrit Galbraith, les Américains ont accepté l’inflation pour mener deux guerres (guerre mondiale, guerre au Vietnam) pourquoi n’accepteraient-ils pas une certaine inflation, si nécessaire, pour mener la “guerre à la pauvreté” - guerre aussi vitale à la survie des sociétés oc- cidentales que les luttes arriérées.Nous constatons, encore une fois, que l’élimination de la pauvreté est intimement liée à un choix moral.Quels que soient les arguments mis de l’avant, le CB-EQ ne peut accepter que la “guerre à l’inflation” se fasse sur le dos des pauvres et que des mesures de relèvement social soient retardées pour cette raison.D’ailleurs, il se pourrait que des mesures sociales plus généreuses soient un moyen de restreindre les dépenses des classes privilégiées, qui sont bien plus responsables de l’inflation que les classes pauvres qui doivent forcément se limiter aux dépenses essentielles.Il existe d’ailleurs beaucoup de contradictions entre la théorie économique invoquée pour justifier les mesures préconisées pour combattre l’inflation d’une part, et les attitudes du public et du commerce face à ces mesures, d’autre part.Alors que l’on préconise des restrictions dans les investissements et au chapitre des dépenses de consommation, et que l’on décrète une compression du crédit et l’augmentation des taux d’intérêt, les industriels et les commerçants cherchent à augmenter leurs chiffres d’affaires et leurs profits: les travailleurs, leurs salaires.Parallèlement.une publicité toujours plus incitative presse le public de dépenser sans égard, fût-ce même à crédit.Le plein emploi Nous estimons que toute mesure dite d’austérité ayant pour but de combattre l’inflation par une diminution des activités économiques est discutable.Il faut au contraire préconiser des mesures susceptibles d’assurer le plein emploi de nos ressources économiques et humaines, afin d’obtenir la plus grande somme possible de biens de consommation, de services et de capital social.Si l’aide sociale doit provenir principalement des paiements de transferts effectués par les gouvernements à même les fonds publics - provenant des impôts et des taxes, - il faut que les revenus im-osables se tiennent au plus aut niveau possible et il est en conséquence nécessaire qu’ils augmentent et surtout qu’ils soient mieux répartis sur les différentes couches de la société.Ce n’est pas en ralentissant et en paralysant les activités économiques, en “réduisant les dépenses” que l’on pourra atteindre ces objectifs.Quoi qu’il en soit, au point de vue moral et philosophique, nous ne pouvons accepter qu’un système dit évolué doive engendrer la pauvreté pour mater l’inflation - à moins que le système soit irrémédiablement déficient et mauvais.Ebauche de solution Nous estimons que notre société a les connaissances et les moyens de faire disparaître la pauvreté.Il n’y a pas qu’une seule solution ou formule magique pour éliminer la pauvreté.Les solutions privilégiées mises de l’avant aux Etats-Unis et au Canada sont les suivantes: “Mes cheveux.J'ai déjà tout essayé.” Une chevelure saine et soignée améliore toujours votre apparence, il n’y a aucun cloute là-dessus.De beaux cheveux ne sont appréciés à leur juste valeur que lorsqu’on commence à les oerdre, et tant qu’on les perd, on essaie de se consoler avec les vieilles superstitions dont le refrain nous revient bien trop souvent, tel que: — Mon père était chauve donc.— Je vieillis, donc je perds mes cheveux.— On m’a dit qu’il n’y a rien à faire.— Je n’y crois pas.Si vous en êtes malheureusement encore à ce stade de croyances, laissez faire et acceptez la calvitie.Votre décision là-dessus sera plus forte que les conseils et avis d’un spécialiste avisé et compétent dans ce domaine.Il y a toujours des personnes qui sont contre tout progrès quel qu’il soit, bien souvent par entêtement aveugle."Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre." Mais en attendant, nous sommes en 1970 et non plus en 1770.Des progrès constants se font dans la recherche de formules aussi diverses que variées dans des laboratoires compétents et légaux.Une calvitie n’est pas un état normal et l’hérédité intervient pour moins de 1% (Prof.Verdaux Falculté de Paris).Les maladies de cheveux n’existent pas.Les causes qui amènent les calvities sont d’ordre de maladies du cuir chevelu ou d’infections de ce dernier.Ces causes et effets sont multiples.Il faut donc soigner la cause qui crée l’effet et non la conséquence toute seule.Un examen au centre est le pas décisif et logique que vous devez faire en premier lieu et non en dernier.Suite à cet examen avec votre trichologue R.A.Pierre, pourra être déterminé le type d’infection dont vous êtes atteint.La cause, ses raisons, les traitements à suivre, la durée de ceux-ci, les progrès à venir qui varieront selon chaque cas, vous seront expliqués.L’on vous fera surtout comprendre ce qui peut ou ne peut être fait.Il n’y a pas de traitements standards qui sont appliqués à tout le Monde, chaque formule est appropriée selon les besoins de chacun.Les prescriptions d’ordre individuel sont l’objet d’un contrôle permanent.P;S.N'appartenez donc plus au type de personnes répondant au signalement suivant: "On m'a dit", soyez vous-même et décidez par vous-même et non-plus par autrui.TRICHOLOGUE CINTRE CAPILLAIRE PIERRE ÉDIFICE PLACE CANADIENNE 450 est, SHERBROOKE, ongle Berri - Suite 390 — Tél.: Z88-3823 - 288-7378 Sortie de Métro Sherbrooke-Berri Heures: 11 h a.m.à 8 h p.m.— Le samedi, 10 h a.m.à 4 h p.m.a) Assurer le revenu annuel garanti par la formule de l’impôt négatif, mesure susceptible de changer du tout au tout le système actuel.Par le truchement de l’impôt.donc du ministère du revenu, l’Etat ferait disparaître l’ensemble des mesures actuelles de sécurité sociale et verserait à tous les citoyens dont le revenu se situe sous le revenu minimum reconnu, les argents nécessaires pour combler le déficit.Le système serait relativement simple: il impliquerait une simple déclaration écrite de la part des requérants.Comme dans le domaine de l’impôt, les personnes réclamant des fonds de l’Etat seront soumises aux vérifications ordinaires des officiers du ministère du revenu.Il faudrait toutefois établir certaines modalités afin de procurer ces fonds rapidement aux requérants dont le besoin financier est pressant.b) Assurer le revenu annuel garanti par le truchement des mesures universelles et les autres mesures de sécurité sociale.Aux Etats-Unis, on privilégie les allocations familiales comme une des mesures universelles les plus susceptibles de faire disparaître la pauvreté dans une multitude de familles.Au Québec, on favorise aussi cette mesure comme moyen d’éliminer la pauvreté chez nombre de cas.D’après Jacques Henripin.les charges familiales seraient la principale cause de la pauvreté.En mettant sur pieds un régime très généreux d’allocations, on éliminerait donc la principale cause de la pauvreté au Québec.H faudrait “tripler” les allocations familiales actuelles pour réaliser cet objectif, i.e.que l’Etat fédéral verrait son budget d'allocations familiales actuelles pour réaliser cet objectif, i.e.que l’Etat fédéral verrait son budget d’allocations familiales passer de $612.000.-000 à $1.836.000,000.Le gouvernement fédéral pourrait, par exemple, trouver une partie des fonds additionnels en abolissant les exemptions d’impôt de $300.pour les enfants à charge, ce qui lui procurerait, d'après le Bureau fédéral de la statistique, un revenu supplémentaire de $452.-000,000.applicable aux nouvelles allocations familiales.(De toute façon les exemptions actuelles profitent bien plus aux bien-nantis qu'aux gagne-petit.Le salarié de $10,000.a $12.000.est exempté de $105.d’impôt pour un enfant alors que le salarié de $4.000.reçoit une exemptiôn de $35.00 seulement).De plus, l’Etat pourrait récupérer une partie substantielle des nouvelles allocations familiales par le truchement de l’impôt des familles à revenu élevé.Le relèvement du salaire minimum et des prestations d'accidents de travail préviendrait aussi la pauvreté chez nombre de familles.Des bénéfices accrus et prolongés.couvrant encore plus de travailleurs, au chapitre de l’assurance-chômage pourraient aussi prévenir la pauvreté dans nombre de cas.L’établissement d'un système d'assurance-salaire en cas de maladie empêcherait nom- Suite à la page 7 ^“’"j'a.désy c* montméai.521-1104 M aturité politique et sort des minorités Le philosophe Kant nous rappelle qu’une société doit tout mettre en oeuvre pour assurer chez les citoyens un véritable jugement politique réfléchi.Ce n’est pas en passant d’un extrémisme à l’autre qu’on assurera une maturation de la conscience sociale et de la conscience tout court.Le poison biologique de la rage devient vite incontrôlable quand on ne le maîtrise pas dans ses premières et profondes manifestations.Chez les humains, la rage commence souvent par la parole.Ceux qui s’adressent régulièrement aux citoyens soit par le biais de la politique ou par celui du commentaire éditorialiste peuvent exercer une violence autrement plus harcelante que bien des effervescences collectives sporadiques.Ceux qui en sont victimes n’ont pratiquement pas de secours.tellement les protections légales des premiers sont assurées.“C’est le lot de tous ceux qui risquent un engagement public” dira-t-on.Allons donc! Au-delà des necessaires affrontements des optioas, il y a des façons de tuer les hommes aussi férocement que par la mitraillette.Je comprends que certains hommes politiques ont pu vivre dans une terrible angoisse devant les menaces de bombes ou de mort.Je comprends aussi qu’ils se soient défendus violemment dans un premier temps.Maintenir un climat de vengeance, faire passer pour des criminels tous ceux qui ne pensent pas comme soi.c’est retourner à la jungle.Le faire au nom de la démocratie ou d’un mandat politique écrasant et être assuré en même temps d'impunité, c’est devenir un exemple vivant de ce qu’on condamne.Un des premiers tests de vérité de la démocratie réside dans le sort que les chefs ou les majorités silencieuses ou non réservent aux minorités, surtout celles qui n’ont pas de voix dans les institutions officielles.Du contenant au contenu du développement Dans la décennie 60.nous avons opéré des réformes de structures et de mécanismes.Mais nous ne nous sommes peut-être pas assez préoccupés du contenu humain de nos nouvelles tuyauteries.Un manque de pédagogie du changement a provoqué soit un repli conservateur aveugle, soit une contestation sauvage.Nous avons construit de magnifiques choses sans assez nous préoccuper du terrreau humain qui devait porter à long terme ces lourds et grands édifices luxueux.En dépit de nos prétentions, nous avons misé davantage sur les cadres que sur les personnes et leur vécu réel.Pensons aux divers traumatismes qu’on reconnaît aujourd'hui timidement quand on observe sereinement l’évolution de notre système d’éducation.Je sais bien qu’il y a ici des phénomènes autrement plus complexes que le diagnostic précité! Mais celui-ci nus renvoie à des questions d'une extrême importance.Parler du contenu humain, c’est se renforcer aux fins de notre vie culturelle économique et politique.A titre d'exemple.je signale la grève des chercheurs du M.I.T.qui protestaient non pas sur les conditions de salaire ou de travail, mais sur les objectifs de recherche.Après une très longue formation ces gens se révoltent devant l'utilisation de leur talent à des fins de gadgets et d'équipement militaire.Ne pourrait-on pas en dire autant d’une foule de nos projets et de nos activités?Personne ne nie l’importance de l'industrialisation et de la technologisation.Mais cela n’infirme en rien la nécessité de s'interroger sur ce qu’on produit ou consomme, sur les formes de pouvoir et les intérêts engagés dans un éventuel processus de développement.Est-il acceptable d’injecter d’énormes fonds publics dans l’entreprise privée sans exiger le moidre droit de regard dans les structures et le fonctionnement des firmes concernées?Mises à part les déclarations d’intention, les premiers bénéficiaires n’ont pas tellement fait montre d'intérêt pour les politiques gouvernementales en éducation, ten main-d’œuvre, en promotion industrielle, etc.Les exceptions confinnent la règle.Je pense aux soucis sérieux du Centre des dirigeants d’entreprise.En passant, nous attendons encore le jour où les chambres de commerce s'attaqueront à des problèmes comme la spéculation, l’exploitation en matière de crédit, de patronnage, de soumissions ’’fermées ”.de caisses électorales, etc.Ne pas sacrifier le long terme Avons-nous de véritables alternatives de développement?100.000 emplois.OLYMPIQUES?Même les projets de rénovation urbaine ou de développement régional ne semblent pas s’inscrire dans des choix collectifs et des enjeux politiques qui impliquent profondément la population.L’élection provinciale de 1970 fournissait une occasion de ce type.On sait à quel niveau ont été ramenées les discussions sur l’avenir du Québec.Loin de nous la tentation de négliger les problèmes urgents qui exigent une action rapide et efficace.Mais si le Québec et l’Amérique du Nord connaissent un seuil de guerre civile, c’est peut-être à cause de raisons profondes qui ont trait à notre idéologie dominante, à notre type d’organisation sociale et à notre philosophie de la vie.Aurons-nous le courage de nous demander pourquoi un certain nombre de citoyens ne croient plus aux institutions actuelles de notre démocratie libérale?A côté de politisations bien ambiguës de quelques groupes minoritaires, n’y a-t-il pas la dépolitisation d’une masse de citoyens qui peuvent se contenter du vote épisodique et même choisir en fonction du ski-doo qu’ils auront ou n’auront pas dans tel ou tel régime?En théorie plusieurs acceptent la nécessité de mesures plus justes de progrès social.Mais combien sont prêts à payer le prix d’une politique dynamique ARRÊTEZ D'AVOIR PEUR.! Voilà une idée que nous avons besoin de méditer! Voilà le titre d'un volume bien connu ! Voilà ce que nous voulons essayer de vivre et de vous faire vivre dans le cours de Culture Humaine de l'Institut de Personnalité de Jean-Guy Leboeuf.Quels que soient votre âge, votre occupation et votre degré d'instruction, venez assister à une conférence explicative gratuite, ce soir, le 4 ou-'jeudi le 5 ou vendredi le 6 novembre à 8 heures P.M.au Palais du Commerce, suite 219, (Entrez par 1600 rue Berri et montez par l'ascenceur ou venez en Métro, descendez à la station Berri-de-Montigny et prenez la sortie Ontario), Pour plus de détails, signalez: 842-8186 de promotion collective et de développement?Nos comportements quotidiens démentent souvent nos idéaux sociaux.Cette attitude schizophrénique est trop répandue pour ne pas la dénonça.Elle est sous-jacente au pluralisme idéologique superficiel - où l’on se livre des luttes assez loin de la réalité de tous les jours.Au-delà de ses justes critiques des pouvoirs en place, la gauche (je devrais dire les “gauches”) a-t-elle proposé des alternatives sérieuses de développement?Les démocrates de gauche se sont laissé doubler par un extrémisme totalitaire qui risque de les neutraliser pour longtemps et de faire le jeu de certains tenants d’un pouvoir absolu bien en selle.Il reste l’espoir que les événements récents permettent, au contraire, une meilleure consistance des familles idéologiques et un affrontement démocratique plus sérieux sur les diverses possibilités de développement.De terribles échéances Sur un plan mondial, les échéances de la faim, de l’explosion démographique, d’un sous-développement croissant dans les peuples pauvres, démasque 1’irresponsabilité et le luxe des politiques à courte vue et des violences à vide qui dominent la scene publique dans les pays riches.Dans une certaine mesure, nous vivons un drame semblable au Québec.Quelques observateurs parlent déjà d’un écart grandissant entre nous et nos voisins du sud et de l’ouest.No; chômeurs instruits seront beaucoup moins passifs et anonymes que les autres.Ils exprimeront tout haut ce que nous avons plus ou moins caché derrière des statistiques impersonnelles et dans de nouvelles tuyauteries.Rien ne sert de céder au pessimisme stérile ou au prophétisme de malheur.Par-delà certaines luttes stériles, il nous faut une dynamique de projets et de réalisations comme lieu principal de nos confrontations démocratiques.En ce domaine, il n’y a pas de panacée ou de bouc émissaire.Une assurance-santé, même bien planifiée, sera inopérante si les uns et les autres considèrent effectivement l’Etat comme une vaehe-à-lait qu’on peut traire sans limite.Il en est de même de tous les projets de développement qui ne peuvent qu’exiger de lourds sacrifices de chacun de nous.Points d’appui Le président Wilson disait: “ce n’est pas une armée qui peut gagner une guerre, mais un peuple tout entier”.L’exemple est hàissable, mais il rien comporte pas moins une part de vérité.Il vaut tout autant pour des fins constructives.Des politicologues ont déjà noté que nos démocraties jusqu’à maintenant n’ont été que des oligarchies plus ou moins camouflées.tant à l’Ouest qu’à l’Est.Cela condamne peut-être la plupart des régimes libéraux et socialistes actuels, sinon tous, mais pas la démocratie dans ses véritables visées.Celles-ci ont été exprimées dans les révolutions anglaise, américaine, française et russe.Il nous faut envisager une meilleure articulation des fins et des moyens de transformations profondes avec une conscience vive des dispositifs inédits d’autodestruction, qui sont apparus récemment.Le mécanisme de la guerre a servi à mobiliser des populations.à déclencher de grands dévouements, à stimuler la recherche et l’économie, à rétablir l’équilibre démographique.Sortirons-nous enfin de cette aberration historique et de cette jungle infernale pour imaginer d’autres praxis au service de stratégies de développement?Quels objectifs concrets offrons-nous à une jeunesse dégoûtée de nos pseudoraisons de vivre et de nos styles d’existence?Le service militaire?Des salaires alléchants?LaMustang de l’année?Peut-on encore accepter d’utiliser le chômage comme un des mécanismes régulateurs de l’inflation?Voilà une cruauté plus raffinée que celle de la guerre.Mais à long terme, elle fait germer un phénomène peut-être plus grave: la guerre civile.Les leçons du drame allemand et de la deuxième guerre mondiale devraient suffire.Nous sommes tous renvoyés à la qualité de nos efforts quotidiens, de nos débats démocratiques, de notre participation courageuse et lucide à la promotion collective.Dès aujourd’hui, nous sommes acculés à d’importants investissements matériels et spirituels dans les secteurs vitaux de notre collectivité.Y consentons-nous vraiment?Qu’est-ce que je fais dans mon syndicat, mon parti, ma caisse populaire, mon Eglise, ma commission scolaire?Suis-je une composante du problème ou un élément de solution?Toute décision importante d’un leadership ou l’autre, toute politique dynamique reposent en définitive sur la qualité de ma responsabilité de citoyen.Ski-Doo: 7sêries différentes !.D’abord, la toute nouvelle création de Ski-Doo: Elan", la motoneige compacte, vive, légère .et si bon marché ($595) que bien des gens s’en offrent 2.Nordic*, la motoneige de luxe; Olympique, entièrement renouvelée et plus fringante que jamais; la nouvelle Valmont* à deux chenilles et marche arrière; T’NT*, la plus endiablée des motoneiges; Alpine*, le "cheval de trait" de Ski-Doo et Blizzard*, championne mondiale de la course en motoneige.En tout, 27 modèles différents.Venez donc voir celui qui a été fait spécialement pour vous 7.6.5.4.3.2.1.Partez gagnant avec Ski-Doo 71.chez nous, - m m skidoa ‘Marques de commerce Bombardier Ltée, Valcourl, Qué., Canada jfaitlkier i/alonde skr rtrw /**/****• 441 1, rue Papineau Montréal 526-4411 R.P.Dubois Inc, 3635, Montée des Sources Dollard Des Ormeaux, 684-2348 Pierrefonds Auto-Neige Enr., 14350, boul.Couin ouest Pierrefonds, 626-2122 - 626-5145 Vincent Forgues Automobiles Inc.1 5949, Sherbrooke est, Pointe-aux-T rembles, 642-7411 AUTO-CENTRE DUPUIS 1 580, Amherst Montréal 842-5151 -poste337 ou339 Normand Beaudoin Auto 5653 Boul.Sauvé, Laval-Ouest, 627-0362 ! 6 • Le Devoir, mercredi 4 novembre 1 970 DES ASSISTÉS Suit* de la page 3 Dans un communiqué conjoint remis à la presse.l’Organisation des droits sociaux de Pointe-Saint-Charles et le Point’s Equal Rights Movement se disent conscients qu’ une action comme celle de la fin de semaine dernière ne touche pas aux causes profondes du mal: il fallait parer au plus pressé: “donner à manger à ceux qui ont faim”.Ils ajoutent qu'ils sont conscients que la charité ne peut pas remplacer la stricte justice sociale.En terminant, les deux organismes font la précision suivante: “Ceux qui ont agi, ce ne sont pas des travailleurs sociaux, des organisations de charité, des agences sociales, mais des citoyens en colère, des citoyens désespérés, des citoyens qui réclament justice.” CONSTRUCTION Suite de la page 3 pas député - il sera candidat dans Cham-bly à une élection partielle dont la date n’a pas encore été annoncée - ses excollègues de l’Union nationale et les représentants des deux autres partis d’opposition ont consenti avec bienveillance à ce qu’il puisse prendre part aux débats de la commission.Le leader parlementaire de l’UN, M.Rémi Paul, a fait un parallèle entre cette attitude et celle que les libéraux avaient adopté il y a plus de deux ans.en posant de nombreuses embûches au ministre de l’éducation d’alors, M.Cardinal, avant qu’il ne soit député.Trois des sept parties au litige, la CSN, la corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie et l’Association des constructeurs de routes et grands travaux, on fait valoir devant les députés leurs arguments respectifs, lesquels ont déjà été exposée largement au début du mois d’octobre devant M.Pierre La porte.Si la CSN tient plus que jamais à la parité salariale avec Montréal, les représentants patronaux font valoir, eux, qu’acquiescer à cette demande entraînerait des hausses de coûts considérables.allant jusqu’à doubler souvent le coût de la main-d’oeuvre.A l'issue de la réunion d'hier, les deux leaders syndicaux, MM.Pepin et Laberge, présidents de la CSN et de la FTQ ont affiché un optimisme fort modéré et prudent quant à savoir si le conflit qui dure depuis deux ans prendra fin d’ici deux mois.Du moins ils l'espèrent.Quant à l’UN, elle avait fait part en octobre de son intention de présenter un document explicitant ses vues sur le conflit.Or.ce document avait été préparé pour elle par Me Jean Cour-noyer.qui a été nommé ministre la semaine dernière par M.Bourassa.Ce document sera-t-il déposé vendredi?Il serait fort intéressant de connaître les vues du "légiste " Coumoyer.d’autant plus qu’il est maintenant en position de mettre en oeuvre ce qu’il préconisait il y a peu de temps.QUÉBEC Suite de la page 3 complet.Quant aux normes, la commission explique que si, après l’incendie du “Repos du Vieillard” (décembre 1969), Ton avait voulu assujettir les établissements à but lucratif aux normes imposées au secteur sans but lucratif seulement en ce qui concerne les bâtiments, les dispositifs et les appareils de sécurité, c’est un fort pourcentage des établissements qu’il aurait fallu fermer.Si au lendemain du désastre.Ton avait décidé d’imposer les mêmes normes de soins et de services, c’est encore un plus fort pourcentage des établissements qui aurait été contraint de changer de direction.La promulgation, d’une part, d’une loi unique pour remplacer la loi sur Tas-sistance publique et la loi sur les hôpitaux privés et, d’autre part, d’un règlement précis sur l’organisation et la gestion des diverses catégories d’établissements contribuerait grandement, selon la commission, à mettre fin à l’anarchie qui caractérise à l’heure actuelle le développement des établissements de bien-être et aiderait les responsables à réaliser, tant pour les enfants inadaptés ou désavantagés que pour les personnes âgées et autres adultes, une véritable planification des services dont les uns et les autres ont besoin.LE SGCT Suite de la page 3 directeurs et les normes d’exploitation du service des nouvelles et de la direction de l’information depuis le début de l'affaire Cross-Laporte.La lettre précise que cette “condamnation” est survenue au teach-in contre les mesures de guerre à l’université de Montréal, le 28 octobre.“De telles déclarations, ajoute M.Charbon-neau.ont porté atteinte à la réputation d’intégrité de Radio-Canada en matière d’information.” Finalement.M.Charbonneau fait valoir qu’en participant à ce teach-in, M.Bourdon s’est placé dans une “position d’incompatibilité et de conflit” vis-à-vis de ses fonctions de journaliste, ce qui a nui “à la crédibilité et à l'impartialité” qui doit marquer son travail et l’a conduit à profiter indûment de ses liens avec la société”.M.Bourdon a répliqué hier qu’il avait fait ses déclarations en tant que secrétaire du SGCT et vice-président du Conseil central et que c’est à ce titre qu'il avait été invité à participer au teach-in.On se rappelle qu’à cette occasion.M.Bourdon avait signalé les cas de censure qui s'étaient produits à Radio-Canada depuis le début de l’affaire Cross-Laporte.Le secrétaire du SGCT est revenu hier sur ces cas.en y ajoutant.M.Bourdon a reconnu qu’il avait déclaré à un superviseur de Radio- Canada que “les dirigeants avaient perdu la tête”, et qu’ils s’étaient montrés "lâches” en faisant la censure “à la place du pouvoir”.Mais, a-t-il ajouté, il est absolument faux de dire que ces propos ont semé le désordre dans les salles des nouvelles.Voici quelques-uns de ces “cas de censure”: • Le 16 octobre, le président de la FTQ.M.Louis Laberge.accorde une entrevue à un journaliste de Québec qui fait parvenir deux extraits d’égale longueur.L’un sera effacé parce que M.Laberge y déclare; entre autres, que "M.Trudeau regrettera un jour d’avoir placé le Québec sous un régime militaire".• Le lendemain, une partie de la déclaration de M.Lucien Saulnier est biffée à deux reprises par le directeur du service parce que le bras droit de M.Drapeau affirmait que le peuple québécois crie vengeance pour le sang de Pierre Laporte.• Le mardi précédant l’élection municipale, un reporter demande au président du FRAP d’expliquer la différence entre ce mouvement et le FLQ.On supprime le passage où M.Paul Cliche explique que les objectifs sont les mêmes mais que le FRAP cherche à les atteindre par des voies démocratiques.• La direction du service des nouvelles a refusé de faire “couvrir" la conférence de presse à laquelle le FRAP annonçait qu’il poursuivait M.Drapeau en libelle.Drapeau reprend le FR/ “ • Par la suite, M.les accusations portées contre le FRAP.La direction décide que le reporter ne choisirait pas lui-même l’extrait de la déclaration du maire.Le superviseur choisit un extrait de quelques secondes où M.Drapeau répétait l’annonce publicitaire faite aux canaux 10 et 12 sur la nécessité de voter.Le cas qui avait été surtout retenu par les journalistes lors du teach-in du 28 octobre concerne encore M.Drapeau qui aurait visionné lui-même l’entrevue qu’il venait d’accorder à un journaliste de la société.A ce sujet, le SGCT a apporté les précisions suivantes: “Il est vrai que M.Drapeau a assisté au visionnement de l’entrevue.Il est faux de prétendre toutefois qu’il soit intervenu dans le choix de l'extrait qui devait être utilisé dans le bulletin de nouvelles."Toute insinuation laissant également entendre queM.Drapeau ait pu intervenir pour empêcher que tel extrait de telle déclaration d’un adversaire politique soit supprimé est également fausse.“Ce qui est arrivé toutefois, c’est qu’un avocat de la société a visionné l’extrait d’entrevue choisi par les journalistes et, après discussion avec M.Drapeau, a décidé de supprimer le mot terroriste qui était accolé à Michel Chartrand (président du Conseil central de Montréal).“Soulignons à ce propos que la même journée, lors d'une entrevue accordée à M.Raymond Charette de l’émission Présent.M.Drapeau accolait à deux reprises le qualificatif de terroriste au nom deMichel Chartrand.” Un soldat du 3ème bataillon du Royal Canadian Regiment posté en sentinelle sur le Mont-Royal Contrairement à ce que certains ont cru avoir décelé, l’Armée assume toujours en force sa mission de protection.Ainsi, certains militaires ont été retirés de leur poste de surveillance mais ont été placés en faction dans d’autres secteurs de Montréal.Un porte-parole a déclaré au cours d’une entrevue que ces mouvements et ces transferts locaux ne signifient pas que les troupes ont quitté la métropole.Un chercheur met en doute l'existence de l'eau polymérisée Si “Teau anormale” ou “eau polymérisée" existe, les quantités recueillies jusqu'à maintenant sont insuffisantes pour qu'une étude scientifique sérieuse en soit possible.C’est ce qu’a affirmé lundi à Ottawa M.Michael Falk.du Conseil national de la recherche.L’existence de cette “eau anormale” a été signalée pour la première fois par un physicien russe, M.B.V.Derya-gin, il y a deux ans.Cet homme de science prétendait que le simple passage de Teau pure à travers de fins capillaires de quartz sous faible pression la transformait au point de lui donner des caractéristiques différentes, consistance gélatineuse, point d’ébulbtion très élevé, etc.Depuis, les milieux scientifiques américains sont profondément divisés au sujet de cette “découverte”: plusieurs chercheurs ont abouti aux mêmes résul- tats que leur collègue soviétique alors que d’autres disent avoir échoué.Les théories les plus diverses ont été mises au point pour expliquer le phénomène.Mathématiciens, physiciens, atomistes et chimistes tentent d’imaginer les structures moléculaires qui pourraient provoquer une polymérisation des molécules d’eau.Les revues scientifiques publient de doctes controverses sur les diverses explications proposées.Les chercheurs rivalisent d’ingéniosité pour étudier ce produit nouveau qui n’existe qu’en quantités infimes.D’autres essaient d'expliquer pourquoi le passage dans des tubes de quartz microscopiques pourrait ainsi amener une restructuration des molécules d’eau.Plusieurs, enfin, cherchent d'autres moyens pour produire de plus grandes quantités “d’eau polymérisée”.jusqu'ici sans succès.Les Antipropos de Jean Lévesque PAS DE COQS DE VILLAGE On veut croire que les Unionistes se rencontrent uniquement pour déterminer la date du congrès à la direction du parti.Mais comme plusieurs députés de ce groupe sont fort bavards, on entend parler déjà de course précipitée à la chefferie, de nombreux candidats qui se mettent de Tavant à tous prix, d’aventureux esprits qui voudraient faire subir au parti des métamorphoses tant spectaculaires que rapides.Les noms ne manquent pas, les options possibles non plus.Mais pourquoi cette précipitation, soit de néophytes, soit de portefeuilles qui voudraient déjà se regarnir?Les éléments valables de l'Union nationale doivent sans doute ces heures-ci tenter d'abord de contenir ces zélés intempestifs qui ne pourraient qu'être fatals et au groupement et au bien général de la vie politique québécoise.Nous sommes entrés collectivement dans une ere de mouvance et la rigidité de certaines attitudes gouvernementales n'a pas fini de nous réserver tangages et roulis.À ce compte, l'Union nationale serait-elle sage de se trouver un nouveau chef rapidement?Poser la question, c'est y répondre.Avant le nouveau chef, la logique devrait d'abord imposera l'Union nationale de salutaires études, des consultations nombreuses, des réflexions collectives.Cette attitude aurait deux avantages.Le premier, celui de laisser se décanter la situation présente, et laisser venir aussi d'autres marées, quelles qu'elles soient.Le deuxième, celui d'observer l'attitude des gouvernements en place, face aux défis qui arrivent de tous côtés.En laissant ainsi se calmer les eaux de la tempête; en prenant le temps de voir comment les morceaux de notre société vont se replacer les uns envers les autres, l'Union nationale disposerait parallèlement de la quiétude voulue de l'esprit pour former une dynamique opposition à l'Assemblée nationale: le nombre de ses députés est restreint, mais les hommes de qualité ne manquent pas.C'est suffisant pour assumer ce rôle d'opposition dynamique, si tant est que la députation en son ensemble ait assez de maturité pour accepter cette attitude pour des mois à venir.Lorsque le temps sera venu de se réunir, d'ici plusieurs mois, le parti pourrait alors oublier les stratégies à courte vue, de droite ou de gauche, et méditer sur la phrase du directeur de l'information du Nouvel Observateur: “Ce qui nourrit la révolte, au Québec, comme partout dans le monde, ce n'est pas là pauvreté mais l'humiliation".Les mois suivants vont nous dire si cette affirmation est fondée.Le temps sera alors venu, mais pas avant, pour l'Union nationale de songer à une réorientation, PUIS à un nouveau chef.Malgré que Monsieur Loubier ait déclaré que son parti n'avait pas de chef, nous croyons au contraire qu'il en a un, et fait sur mesure pour les mois à venir du dit parti: un homme intègre, ferme, discret et persévérant.N'est-ce pas l'homme tout désigné pour un parti d'opposition, alors que notre collectivité s'engage sur des voies nouvelles et dangereuses?L'Union nationale n'a pas besoin de petits coqs de village arrivistes ou de colonels, à ce moment-ci, elle a besoin de labeur et de réflexion.On p«ut discuter avec l'auteur en téléphonant a rémission le Point du Jour que M.Lévesque anime du lundi ou vendredi à 1 3 heures sur les ondes de CKAC.Le Conseil de l'environnement compte des adversaires a van t même d'avoir des membres Récemment, la revue Science rapportait qu’un chercheur a pu obtenir des propriétés semblables grâce à des impuretés contenues en quantité minime dans Teau.A ses yeux, Teau “anormale” ne serait due qu’à des tubes capillaires qui ne seraient pas aussi “vierges” qu’on le croyait.L’eau anormale ne serait pas de Teau polymérisée.Les déclarations de l’homme de science canadien à Ottawa le placent donc parmi les sceptiques qui refusent d’accorder foi à cette “découverte” tant qu’elle n’aura pas été vraiment prouvée.” En l’absence d’une véritable preuve scientifique de la possibilité d’une polymérisation stable des molécules d’eau sous une forme liquide, a dit M.Falk, la science doit refuser de conclure”.Par contre, M.Falk a rappelé qu’on connaît au moins une dizaine de structures possibles pour la glace.Celle-ci peut vraiment avoir différentes densités selon les circonstances.L’étude détaillée des divers types de glace serait même technologiquement importante sur le plan de la construction sur le permafrost, territoire continuellement gelé du nord canadien.Avant même de compter des membres, le Conseil québécois de l’environnement a des adversaires parmi les groupes qu’il souhaiterait noyauter pour mener une campagne plus efficace contre la pollution.Quatre jours avant le congrès de formation du Conseil québécois de l’environnement.quatre sociétés de conservation, la Fédération québécoise de la faune, la Society to Overcome Pollution (STOP), la Société pour vaincre la pollution (SVP) et le Mouvement de résistance à la pollution (La Résistance) viennent de faire connaître leur opposition à la création du CQE.Un organisme naissant, font valoir ces quatre sociétés.ne peut se proclamer leader de groupements auxquels il tente de s’identifier sans une consultation oréa-lable.La coopération entre les différents groupements, disent encore ces sociétés, est d’une importance capitale.mais elle doit se manifester à partir de grou- pes existants et la coopération la plus entière existe déjà entre les groupements établis.Le Conseil québécois de l’environnement.qui doit tenir son congrès de formation samedi au Jardin botanique de Montréal, a comme objectif non pas de fédérer mais de représenter tous les organismes luttant contre la pollution sous toutes ses formes pour, ainsi, mieux se faire entendre des législateurs.Pour M.Paul E.Pageau, secrétaire-gérant de la Fédération québécoise de la faune, la création d’un autre organisme de lutte contre la pollution n’est qu’un gaspillage d’énergie.D’ailleurs, dit-il.le problème primordial en est un d’éducation populaire, et le CQE ne partage pas cet avis.M.Pageau note de plus que le symposium sur la conservation qui s’est tenu Tan dernier à Montréal et d’où vient cette idée de création du Conseil québécois de l’environnement ne s’est pas dé- roulé de façon démocratique.“Nous avons décidé de ne pas participer au congrès de formation du CQE et, de plus, dès aujourd’hui, nous enverrons aux 200 associations membres de la Fédération québécoise de la faune une lettre leur suggérant de s’en tenir à leur affiliation à la Fédération.” Reconnaissant la valeur de certains des personnages s’occupant du Conseil québécois de l’environnement.M.Pageau a craint toutefois que le Conseil, une fois formé, ne cherche à obtenir des octrois du gouvernement pour en consacrer la majeure partie aux salaires de ses administrateurs.Abitibi ramène à $8 la hausse du prix du papier-journal TORONTO (PC) - La compagnie Abitibi Paper, de Toronto, a indiqué, lundi, qu’elle augmenterait le prix de son papier-journal de $8 la tonne, et non de $10 comme annoncé antérieurement.Le vice-président de la compagnie, M.C.H.Rosier, croit qu’il s’agit de la première compagnie de TEst du pays à opter pour une hausse de $8 la tonne.Cette augmentation portera le prix du papier-journal à $160 la tonne, en devises américaines, à compter du 1er janvier prochain.Plusieurs compagnies de TEst du pays, y compris Abitibi Paper, avaient annoncé des majorations de $10 la tonne, en septembre, mais les producteurs de l’Ouest avaient indiqué qu’ils s’en tiendraient à des augmentations de $8 la tonne.Relations Vienne-Pékin VIENNE (AFP) - L’Autriche votera selon toute vraisemblance pour l’admission de la Chine aux Nations unies et entrera prochainement en pourparlers avec Pékin en vue de l’établissement de relations diplomatiques entre les deux pays, a déclaré en substance hier M.Rudolf Kirchschlaeger, ministre autrichien des Affaires étrangères.Machine à voter aux EU NEW YORK (AFP) - La “machine à voter” remplace le traditionnel bulletin de vote dans un nombre croissant de localités américaines.Au lieu d’avoir à marquer d’une croix les candidats de son choix pour tous les postes à pourvoir et de déposer son bulletin dans l’urne, l’électeur, une fois parvenu dans T isoloir, se trouve devant une tabulatrice où figurent par colonnes les candidats de chaque parti aux postes disputés.Pour voter, l’électeur n’a qu’à tourner la petite manette placée près de chaque nom.La machine lui permet toutefois de changer d’idée car son vote n’est enregistré que lorsqu’il referme la porte de T isoloir.S’il tourne deux manettes pour un même siège c’est le second vote qui est enregistré lorsqu’il quitte T isoloir.) Une nouveauté révolutionnaire pour ceux qui portent des dentiers Les dentiers n’ont jamais été si faciles à porter.UH BON CONSEIL NE RENOUVELEZ PAS VOTRE ASSURANCE AUTOMOBILE SANS CONSULTER.LA COMPAGNIE D'ASSURANCE nrr « m tSi l \i t\ INSURANCE COMPANY 9 A.M.À 9 P.M.• LUNDI AU VENDREDI - TÉL.845 728 1.3600 HÔTEL DE VILLE — MONTRÉAL Pour la première fois, la science offre une crème adhésive plastique pour aider à tenir en place les dentiers—adaptés à la gencive supérieure ou inférieure-mieux que jamais*.Elle forme une membrane élastique qui aide à tenir les dentiers plus fermement pendant des heures] Cette découverte unique, c’est la crème adhésive pour dentiers Fixodent™.La crème Fixodent non seulement fait tenir les den- tiers plus fermement mais elle vous assure aussi un plus grand confort.Elle est si souple oue vous pouvez mordre avec plus ae force, mieux mâcher les alimenta et manger d’une façon plus naturelle.La crème Fixodent est facile à utiliser et résiste à l’humidité.Une seule application aide à tenir les dentiers en place pendant des heures.Procurez-vous la crème plastique Fixodent aujourd’hui même —une innovation révolutionnaire! E Célébration fiançaines 9 Si vous devez organiser une partie, un meeting, un déjeuner, venez au Reine Elizabeth.Nous nous occupons de tout pour vous jusque dans les moindres details: salle, repas et rafraîchissements.Adieu soucis! 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Pierrefonds, 626-2122 - 626-5145 Vincent Forgues Automobiles Inc.1 5949, Sherbrooke est, Pointe-aux-Trembles, 642-7411 AUTO-CENTRE DUPUIS 1 580, Amherst Montréal 842-5151 - peste 337 ou 339 Normand Beaudoin Auto 5653 Boul.Sauvé, Laval-Ouest, 627-0362 Le Devoir, mercredi 4 novembre 1970 Les héritiers d'un pionnier de l'automobile DETROIT (PA) - Un juge de la haute cour de justice touchant les testaments et successions a désigné sept petits-enfants de Horace E.Dodge comme héritiers légaux de la fortune de $48 millions que le Eionnier de l’industrie automo-ile a laissée à sa mort, survenue en 1920.Le juge Ernest C.Boehm a signé le document qui sera exécutoire le 7 décembre prochain, si aucune objection n’est soulevée dans les délais légaux.La succession Dodge était en fiducie depuis la mort du millionnaire.La veuve de ce der-mer.Anna Thompson Dodge, avait alors hérité de $1.8 million présentés sous forme d’obligations municipales, portant des intérêts annuels et exemptes d’impôts.Mme Dodçe est décédée en juin dernier a l’âge de 103 ans.Ses enfants, Horace Dodge jr., et Delphine Dodge Cromwell, étaient morts avant elle.Les cinq enfants de Horace Dodge jr.recevront chacun environ $4.8 millions, les deux enfants de Mme Cromwell $11.9 millions chacun.Un Canadien reçoit l'un des prix Cabot de journalisme La remise des prix Cabot de journalisme aura lieu le jeudi 29 octobre, à l’universite Columbia de New York.Un Canadien, un Brésilien et un Américain sont cette année les bénéficiaires de ces prix accordés pour “contribution journalistique de qualité à l’avancement de la compréhension interaméricaine”.L’invité de la 32ième présentation de ces prix Cabot sera le secrétaire-général de l’Organisation des Etats américains, M.Galo Plaza, qui remettra les titres à MM.John D.Harbron, rédacteur en chef adjoint du Toronto Telegram; Alberto Dines, rédacteur en chef de l’important Jomal do Brasil (Rio de Janeiro), et John M.Goshko, du Washington Post.POURQUOI Suite de la page 5 bre de familles de devenir des assistés sociaux.En effet, une très forte proportion des assistés sociaux, comme nous l’avons déjà démontré, sont des victimes de la maladie.Des taux plus élevés d’assistance aux femmes, chefs de famille, i.e.les veuves, les femmes abandonnées, régleraient de beaucoup le problème de la pauvreté chez cette catégorie importante des assistés sociaux (une vérification annuelle des revenus suffirait dans tous ces cas).La même politique pourrait être adoptée a l’endroit des familles ou le père souffre d’invalidité ou de maladie chronique.Si tous ces changements étaient effectués, il resterait une minorité de pauvres qui ont besoin de beaucoup plus que de l’argent pour sortir de leur état et alors les travailleurs sociaux et les agents de bien-être déjà plus nombreux pourraient consacrer leur énergie au relèvement social de ces pauvres par des mesures telles que la recherche d’un emploi approprié, le recyclage et la réhabilitation sociale sous toutes ces formes.Les services de bien-être, libérés d’une foule de cas qui seraient aidés adéquatement par les grandes mesures de sécurité sociale, pourraient consacrer leur temps à des projets de développement social, de mobilité de la main-d’œuvre, voire même de rénovation urbaine et de développement économique En attendant le retour à la vie normale de cette dernière catégorie de pauvres, un système d’aide sociale comprenant des formules d’incitation au travail.devrait être mis en force.PRIMEAU Anastasie à Montréal, le 2 novembre 1970 à l’âge de 85 ans, est décédée.Mme veuve Alphonse Liguori Primeau, née Anastasie Lessard, demeurant au 4598 Christophe-Colomb Les funérailles auront lieu jeudi le 5 novembre.Le convoi funèbre partira du Salon Urgel Bourgie Limitée, pour se rendre à l’église Ste-Hélène où le service sera célébré à 8:30 heures.Et de là au cimetière de l’Est, lieu de sépulture Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Une nouvelle élite: les testeurs rapides.* Que vient faire la tourbe gaussienne dans ma tlasse ?Pour en savoir plus sur ces deux sujets et pour lire des informations pédagogiques qui valent leur pesant d'or, abonnez-vous au journal LES ENSEIGNANTS Coût: $3.00 par année ( 10 numéros) Envoyez votre chèque à: Journal Les ENSEIGNANTS 8350, Dulaus Montréal 457 MONTRQSE ESCOMPTES EN VIGUEUR 12 MOIS PAR ANNEE DISQUES cf SERAPHIM^} -v.- Prix suggéré ~ qQ du Manufacturier O 1 2 MICROSILLON STEREO PRIX MONTROSE 2 19 Pucani: la Boheme (Vicloria De Los Angeles et autres) Donizetti: l'Elisir d'Amore (Various) Mozart: The Marnage Of Figaro (W Berry, E Mathis Etc ) Smetana: My Fatherland • Dvorak: Symphonic Variations, Op 78 Royal Phil • Sir Malcolm Sargent, cond.IC 6004 Verdi: Don Carlo.Tito Gobbi.Elena Nicolai.Boris Christoff, autres SIC O00S Beethoven: The Complete String Quartets Vol 1.The Early Quartets.Hungarian Quartet.Szekely.Kuttner (Violins) Koromzay, Magyar (Cello SIC 6006 Beethoven: The Complete String Quartets Vol 2, The Middle Quartets, Hungarian Quartet.Szekely.Kuttner (Violins) Koromzay, Magyar (Cello) SID 6007 Beethoven: The Complete String Quartets Vol.2.The late Quartets, Hungarian Quartet, Szekely.Kuttner (Violins) Koromzay, Magyar (Cello) IB 6008 Mascagni: Cavolleria Rusticano.Italian Songs - Gigli, Simionata Bechi, autres et membres de l'Orch.et Choral Teatro alla, Scala-Moscagni, cond.IB 6009 Leoncavallo: I Pagliocci, (talion Songs Pacetti, Gigli, autres et membres de l'Orch et Choral Teatro alla Scala-Ghione.cond SIB 6010 Weber Der Freischutz/Kari Kohn.Fritz Happe.Rudolf Schock, Lisa Otto, Elisabeth Grummer.Ernest Wiemonn et autres SIC 6011 Tchaikovsky: Swan lake.Sleeping Beauty.Nutcracker Suites - Phil Kurtz, cond .Menuhin.Violin.IB 6013 John Millington Synge.The Playboy of The Western World (Spoken Word) Siobhan McKenna, Seamus Kavanagh, Cyril Cusack, autres IB 6014 Sean O'Casey: Juno And The Paycock (Spoken Word) • Siobhan McKenna.Seamus Kavanagh, Cyril Cusack, autres 1C 601 5 Arturo Toscanini / The B B C Symphony Orchestra Beethoven Symphonies, Mozart Overtures.1C 6016 Verdi: A.da (Complete) M Canigl.a, G Gigli, G Bechi.autres Roma Opera Chorus & Orch - Serafin.cond SIB 6017 Sir Thomas Beecham - Liszt: A faust Symphony, Royal Phil Beecham Choral Society, A.Young (tenor) 1C 6018 Giordano: Andrea Chenier/Gino Conti.Gina Bechi, Maria Comglio, Giulietto Simionata, Maria Huder etlAdt reg IB 6019 Giordano: Andrea Chenier/Gino Conti, Gino Bechi, Maria Caniglio.Giulietto Simionoto.Maria Huder et autres SIC 6020 Lortzing: Zar Und Zimmermann Hermann Prey, Peter Schreler, Erika Koth, Gottlob Frick.Wilhelm Apel, Fred Teschler et autres SB 6021 The An Of Tito Gobb.1C 6022 Beethoven: Fidelio/Rudolf Schock, Gottlob Frick, Martha Modi, autres/Chorol du Vienna State Opera, Vienna Philharmonic Sir Malcolm Sargent - Members of the Old Vic Company Gay: The Beggar s Opera (Various Arists ¦ Pro Arte Orch & Chorus cond Sir Malcolm Sargent) IB 6024 A Wogner Concert (Vienna Philharmonic Orch cond by Wihelm Furiwangler) SIB 6025 Mozart: The Abduction From The Seraglio (N.Gedda, G Frick, G Unger, l Rudolf et autres avec Vienna Philharmonic Orchestra conduite par Josef Krips) IB 6026 Verdi: Un Balia In Maschera (G Bechi, T Rasera, U No>«lli, E.Ribetti et autres avec la Choral et Torch.Opera House, Rome, cond par Tutlio Serafin) IB 6027 Pucdni: Tosco (E.Dominici.D Romei, B Gigli, M Canigia, A Marcongeli.et autres avec l'Orchestre de TOpera House, Rome, cond par Oliviero de FabrHiis) SIC 6028 Mozart: The Complete String Quintets (The Heutling Quartet Werner Heutling et Oswald Gattermann • Erich Bohlscheid et Konrad Hoesier avec Heinz-Otto Graf) SIB 6029 Mahler: Symphony No 9 in D (Moscow Philh Orch cond.par Kiril Ibndrashm: IE 6030 Wagner: Die Meistersmger Von Nürnberg Hans Kopf, Elisabeth Schwarzkopf.Ira Malaniuk, Gerhard Unger, Erich Kunz, Otto Edelmonn, Friedrich Dalberg et outres avec Choral et Orchestre de Bayreuth Festival 1951 conduite par Herbert von Karajan Ponchielli: la Gioconda Maria Collas, Piero Cappuccilli, Irene Companeez.Aldo Biffi, et autres avec l'orchestre et la Choral de la Scale Opera House, Milan conduite par Antonina Votto.IB 6032 Donizetti: lucia Di lommermoor SIB 6033 Elgar: Falstoff et Symphony No 2 In E Flot Minor.Op 63 Sir John Barbirolli conduit The Hallé Orchestre SIC 6034 Borodin Quartet - Rostislav Dubinsky et Yaroslav Alexandrov (violins).Dmitri Shebalin (viola), et Valentin Berlinsky (cello) SIC 6035 Borodin Quartet - Rostislav Dubinsky et Yaroslav Alexandrov (violins), Dmitri Shebalin (viola) et Valentin Berlinsky (cello) 1C 6037 Bellini: Norma Orch.& Chorus de la Scale Opera House, Milan, cond par Tullio Serafin - Chorus Master.Vittore Veneziani • Nicola Rossi-lemeni • Mario Filip-peschi Paolo Caroli - Mario Collas Rina Cavallari IB 6038 Puccini: la Boheme Afro Pali, Beniamino Gigli, Duilio Boronti, Aristide Baracchi, Carlo Scottolo, lucia Albanese et membres de la Scala Orch.Milan cond par Umberto Berettoni SIB 6039 Handel: Solomon (Royal Phil Sir Thomas Beecham, lois Marshall, John Cameron) SIC 6040 Bach: The Christmas Oratorio (A Giebel, M.Hoffgen, J.Traxel, D.Fischer-Dieskau, autres) IC 6041 Richard Strauss: Der rosenkavalier (abridged) (l.Lehman, E.Schumann, autres Vienna Phil.Orch.et Chorus) IC 6043 Mendelssohn: Ravel: Beethoven: Brahms: Mozart: Bach:Concertos (Marguerite long, piano, Rudolf Serkin, violin.Edwin Fischer, piano,- autres) IC 6044 Mozart, Debussy: Brahms; Beethoven; Mendelssohn: Chamber Music Masterpieces (Rudolph Serkin, piano; J Thibaud, violin; P Casals, cello,- autres) 1C 6045 Schumann: Chopin: Handel; Beethoven: Mozart: Sonatas (Solomon.Cortot, Gieseking, Schnabel, pianos, autres) SIC 6046 Complete Music for Piano Solo (Samson François) ID 6047 Walter Gieseking - Mozart: Complete Music for Piano Solo, Vol 1 ID 6048 Walter Gieseking - Mozart - Complete Music for Piano Solo.Vol.2 1C 6049 Walter Gieseking - Mozart - Complete Music for Piano Solo, Vol.3 1C 6051 Hons Hotter, Gerald Moore SIC 6056 Handel: Messiah: E.Morison, J.Thomas - Huddersfield Choral Sac , Phil.Orch.- Sir Malcolm Sargent) ID 6057 Massenet: Manon (de las Angeles, Dens.Paris Opero-Comique, Monteux) S 60000 L'inimitable Sir Thomas .60001 J- S.Bach: Magnificat in D Major, BWV .243, (Orch - G Jones: 60002 Mendelssohn: Schubert: Symphonies (Phil Orch - G Contelln 60003 Wagner: Gofterdammerung (Kirsten Flagstad) 60006 Richard Strauss: Elne Alpensinfome Op 64 60007 Chopin: Concerto No.1 in E Minor Op.11 (D lipotti 60009 Schumann: Concerto (Dame Myra Hess - Piano) 60010 Franck: Symphony in D Minor Orchestre National de la Radiodiffusion Française, Conduite par Sir Thomas Beecham 60013 J.S.Bach: Mozart (E.Schwarzkopf, G Jones et autres) S 60014 Verdi: Arias (D Fischer-Dieskau, Berlin Phil Orch S 6001 6 Beethoven: Concertos (Solomon Piano) 60017 The Unashamed Accompanist (Gerald Moore) S 600 1 8 Viennese Waltzes (Philharmonia Orch.H Kips; S 6001 9 Beethoven: Concerto No.3 (Solomon - Piano) S 60020 Tchaikovsky: Concerto No.1 in B Flat Minor, Op.23 • Weber: IbnzertstOck in F Minor, Op 79 - Claudio Arrau (Piano) S 60021 Falla: Three-Cornered Hat (Royal Phil.Orch Rodzmskii S 60022 Stravinsky: Bizet: Ravel: (Phil Orch • C M.Giulini) S 60023 Tchaikovdcy: 1812 Overture (Sir Malcolm Sargent) 60024 Shostakovich: Preludes et Fuges (D Shostakovich) S 60025 Great German Songs (Hans Hotter & Gerald Moore) S 60026 Mahler.Songs Of Wayfarer (Christa Ludwig) S 60027 Beethoven: Thirty-Three Variations On A Waltz By S60028 S 60031 abelli Hons Richter-Hoaser (Piano) Han S 60032 S 60033 S60035 60036 S 60037 S 60038 S60039 60040 S 60041 60042 S60043 60044 60044 .6 in B Minor, Op.74 ("Pathétique") - Phil.- Gullini, Norwigian Dances - Gina Bachauer (Piano), Royal 60051 S 60052 5 60053 60054 S60055 S 60056 S60057 5 60058 S60059 60060 S 60061 S 60062 60063 S60064 60065 S 60070 S 60071 60073 S 60074 S 6007 5 S 60090 Bruckner Symphony No 3 In D Minor (1889 Version) — Vienna Philharmonic Orch., cond.by Carl Schuricht - Rhapsody On cond.by Moshe S 60091 Rachmaninoff — Concerto No.2 In C Minor, Op.18 A Them 01 Paganini, Op.43 — New Philharmonia Orch., Atzmon, Augustin Anievas (piano) S 60092 Anneltese Rathenberger - Opera Arias S 60093 Chopin: Preludes, Op.28 — (Rafael Orozco, piano) S 60094 Richard Strauss: Symphonic Poems — (Vienna Phil Orch.cond.W.Furtwongler) S 60095 The Horn Club Of Los Angeles • Music For Horns — Mendelssohn: Tarantella — Russell Garcia: Variations on a Five Note Theme for Ten French Horns — Palestrina: Stabat Mater — Lassus.Echo Song — George Hyde: Color Contrasts — Roland la Presti: Suite For Eight Horns — David Raksin: Morning Revisited S 60096 Faure: Requiem Op.48, Pavane; Op 50 — (John Carol Case.Choir of King's College, New Phil.cond.D.WilIcoÀs, organ: John Wells) S 60097 Strauss: Salome's Dance, Suite from Die Frau Ohne Schatten (Phil.Orch.cond.Eric leinsdorf) S 60098 Smeta: The Bartered Bride Ovorak: Scherzo Capriccioso, Weinberger: Polka and Fugue (Royal Phil.Orch.— Rudolfe Kempe) S 60099 John Browning (piano) — Schubert -mliszt - Debussy - Bach - Chopin S 60100 Mozart: Requiem in D Minor (Teresa Zylis-Gara, Oealia Domguez.Peter Schreier, Franz Crass, South Ger, and Madrigal Choir cond W Gonnengein) S 60101 Brahms: Symp.No 3, Tragic Overture (Carlo Maria Giulini, cond.Phil.Orch.S 60102 Leopold Stokowski — Orchestre National De la Radiodiffusion Française — Debussy: Iberia / Ibert: Escales — Ravel: Alborada del gracioso S 60103 Franck: Prelude, Chorale and Fugue; Debussy; Six Preludes (Malcuzynski) S 60105 Mahler: Sympho.No.4 in G (Emmy loose, Phil Orch.cond.P Kletzki) S 60106 Borodin: Polovtsian Dances from Prince Igor (Chorus of the Friends of Music in Vienna, Vienna Phil.Orch.cond.Rafael Kubelik) S 60107 Liszt Concerto No.1 in E Flat, No.2 in A (Samson François, piano, Phil.Orch.cond.C.Silvestri) S 60108 Chabrier: Gwendoline Overture, Joyeuse Marche, others (Orch.de la Société des Concerts du Conservatoire cond.Pierre Dervaux) S 60109 Chopin: Samson François (Piano) S 60110 Ana Moffo (soprano): Mozart Arias — Alceo Galliero cond.the Philharmonic Orchestra 601 1 2 Songs of Carl Nielsen (Aksel Schiotz) 60113 Great Yokes of The Century Elisabeth Schumann, John McCormack, Lotte Lehmann.Nellie Melba, Frida Lieder, lauritz Melchior, Enrico Caruso, others) 60115 Artus Schnabel — Mozart Sonatas 601 16 Haydn: Concerto In D, Op.21 (Wanda Landowska) 601 1 7 Sonatas Andantino — Emanuel Feuermonn, Myra Hess, Gerald Moore S 60118 Vivaldi: Concertos for Two Orchestras (I Solisti Milano, les Solistes de Bruxelles; Ephrikian) 601 24 The Art of Alexander Kipnis, Album 2 (Gerald Moore, piano) 60125 60125 Nadia Boulanger — Voca! and Instrumental Ensemble 601 27 Chopin: Waltzes (Alfred Cortot, piano) S 60129 Toulouse Chamber Orchestra — V by Vivaldi S 60130 Bruno Leonardo Gelbe*’ - Beethoven Concerto No.3 S 60131 Bruno Leonardo CTS 15071 Mozart CLARINET FLUTE 4 HARP CONCERTOS; Munchmger zTS.15075 MUSIC FOR FOUR HARPSICHORDS CPE Boch J S Boch etc STS.15081 2 Britten PRINCE OF THE PAGODAS Britten 2 IP Set) STS.15085 Haydn SYMPHONIES 94 SURPRISE 4 99 Kr.ps VPO STS.15086 Rachmaninov PIANO CONCERTO NO 2 Balakirev ISLAMEY, Katche STS 15089 Beethoven SYMPHONY No 9 CHORAL Suther land Ansermet OFFRE EXCEPTIONNELLE J.S.BACH das (Dvftdiucvh OEUVRES POUR ORGUE INTERPRÉTÉES PAR| HELMUT WALCHA SUR DISQUES % 'ARCHIVE" IMPORTÉS D'ALLEMAGNE ALBUM DE 8 DISQUES 1 2" MICROSILLON STEREO Prix Spècial Montrose 34 CONTENANT disque No 1 - Toccoto und fuge d-moll, Bwv 565 • Toccata und luge F-dur.BWV 540 Donsche toccata und fuçje, BWV 538 - toccata, adagio und fuge c-dur, BWV 564 CONTENANT disque No 2 - fantasia und fuge g-moll, Vwv 542 ¦ fantasia g-dur, BWV 572 • fantasia c-moll, BWV 562 - Posso-caglia c-moll, BWV 582 • fantasia und fuge c-moll.BWV 537 CONTENANT disque No.3 - praludtum und fuge e-moll BWV 548 - praludium und fuge c-dur BWV 547 praludium und fuge h-moll, BWV 544 - praludium und fuge f-moll, BWV 534 CONTENANT disque No.4 - praludium und fuge es-dur, BWV 552 - ous’ drifter theil der clovier-Ubung’ praludium und fuge g-dur, BWV 541 • praludium und fuge c-moll, BWV 546 • praludiumund fuge a-moll, BWV 543 CONTENANT disque No.S - triosonate Nr I Es-dur.BWV 525 trios©note Nr 6 g-dur BWV 530 praludium und fuge c-cu, BWV 545 • praludium und guge c-dur, BWV 536 • praludium undfuge g-moll.BWV 535 CONTENANT disque No.6 - triosonate No 2 c-moll.BWV 526 triosonate No 3 d-moll.BWV 527 - triosonate No 4 e-moll.BWV 528 - triosonate No 5 c-dur, BWV 529 CONTENANT disque No.7 - praludium und fuge c-dur.BWV 531 praludium und guge e-moll, BWV 533 fuge h-moll uber em thema von Corelli - BWV 579 - praludium und fuge a-moll, BWV 551 , CONTENANT disque No.8 - conzona d-moll.BWV 588 allabreve d dur.BWV 589 pastoral f dur, BWV 590 praludium und fuge d-moll, BWV 539 - fuge g-moll.BWV 578 contrapunctus XVIII (Schlusfuge’ out Die kunst de.fuge BWV 1080 LE POPULAIRE BEETHOVEN SUR DISQUES HELIODOR - UN ALBUM DE 10 DISQUES POUR LE PRIX INCROYABLE DE NO.-2730 001 95 L'ALBUM 14 EEGMONT OVERTURE LEONORE OVERTURE NO 3 PIANO CONCERTO NO 3 PIANO CONCERTO NO 5 EMPEROR THE VIOLIN CONCERTO \ PIANO SONATA NO.8 PATHETIQUE PIANO SONATA NO 14 MOONLIGHT PIANO SONATA NO 23 APPASSIONATA PIANO SONATA NO 25 SONATA FOR VIOLIN A PIANO No 5 SPRING SONATA FOR VIOLIN A PIANO No 9 KREUTZER SYMPHONY NO 3 EROlCA SYMPHONY NO 5 ' SYMPHONY NO 6 PASTORAL SYMPHONY NO 9 CHORAL' CONCERT RONDO FOR PIANO & ORCHESTRA TWELVE COUNTRY DANCES The Berfin Philharmonie Orchestra conducted by Ferenc Fricsay The Berlin Philh or monte Orchestra conducted by Ferenc Fricsay Svioloslav Richter (Piono) with the Vienna Orchestra conducted by Kurt Sanderling Andor F old es (Piono) with the Berlin Philharmonic Orchestra conducted by Ferdinand Led net Wolfgang Schneiderhan (Violin) with the Berlin Philharmonic Orchestra ’conducted by Eugen Jochum Wilhelm Kempff (Piano) Wilhelm Kempff (Piono) Wilhelm Kempff (Piono) Andor Foldes (Piano) WoHgong Schneiderhan (Violin) with Carl Seemann (Piano) WoHgàng Schneiderhan (Violin) with Carl Seemann (Piano) The Berlin Philharmonic Orchestra conducted by Ferenc Frksoy The Berlin Phdh armonic Orchestra conducted by Ferenc Fricsay The Berlin PhiRsormonic Orchestra conducted by Lorin Moazel Irmgord Seefried (Soprano) Maureen Forrester (Contralto) Ernst Hoefhger (Tenor) Dietrkh Fischer-Dieskau (Roritone) with The St.Hedwig's Cathedral Choir & The Berlin Philhormonk Orchestra conducted by Ferent'Frksoy Sviatoslav Rkhter (Piano) _________ with the Vienna Symphony Orchestra conducted by Kurt Sanderling The Berlin Philharmonic Orchestra conducted by Lorin Moaiel £ 8 • Le Devoir, mercredi 4- novembre 1 970 l'information sportive LES SPORTS À LA PIGE LES EXPOS de Montréal ont annoncé hier qu’ils avaient acheté le contrat du joueur d’arrêt-court Jesus “Pepe” Frias, de leur filiale de classe AA (maintenant les Indiens de Québec), et qu’ils avaient cédé celui du lanceur gaucher Rich Nye aux Whips de Winnipeg, leur premier club affilié.L’alignement actuel des Expos compte donc toujours 37 noms, soit trois sous la limite permise.Frias est ce joueur originaire de la République Dominicaine que l'équipe a découvert à Thet-ford Mines, de la Ligue Provinciale, l’an dernier.Réputé comme excellent à la défensive mais faible au bâton, il en a surpris plus d’un cette saison à Jacksonville, où il a conservé une moyenne de .254.Nye, pour sa part, a très peu lancé la saison dernière à cause d’un mal à l’épaule.TOM FEARS, un des plus illustres ailiers offensifs de l’histoire de la Ligue Nationale de football, a été congédié hier comme instructeur des Saints de la Nouvelle-Orléans, détenteurs du dernier rang de la division Ouest de la conférence Nationale.Les Saints, l'équipe expansionniste la plus fructueuse du football américain, ont connu un très mauvais début à leur 4ème saison en subissant dimanche, contre les Rams de Los Angeles, leur Sème échec de l'année contre un seul triomphe, et un match nul.Depuis leur entrée dans la ligue, les Saints, sous la conduite de Fears, ont remporté 13 victoires, subi 34 revers et fait match nul en deux occasions.“Je suis très conscient de l’excellent travail accompli par Torn afin de permettre aux Saints de démarrer’’, a déclaré John Mecom, actionnaire majoritaire de l’équipe.“Je sais également que l’équipe s’est améliorée d'année en année, établissant même un record pour une équipe de l’expansion en remportant 12 parties à ses trois premières saisons.Je ne puis cependant accepter le fait que le club connaisse un début de campagne aussi lamentable.Je crois sincèrement que sous la direction d’un nouvel instructeur, l'équipe retrouvera le chemin de la victoire”.Fears, âgé de 47 ans.a été élu au Temple de la renommée du football cet été.après avoir évolué pendant huit saisons avec les Rams de Los Angeles, soit de 1949 à 1956.J.D.AL PHANEUF, l’excellent demi défensif montréalais des Alouettes qui a réussi neuf interceptions cette saison, était choisi hier comme le candidat par excellence dans la section Est de la Ligue Canadienne de football au titre du meilleur joueur canadien cette saison.Son rival et représentant de la section Ouest est l’excellent ailier offensif Jim Young, des Lions de la Colombie-Britannique.Le titulaire du trophée Schen-ley sera connu le 26 novembre à Toronto, deux jours avant le match de la coupe Grey entre les champions de l’Est et ceux de l'Ouest.Quatre autres finalistes sont également connus depuis hier.Il s'agit de l'ailier offensif Tommy Joe Coffey et du bloqueur défensif Angelo Mosca, tous deux des Chats-Tigres de Hamilton, candidats respectivement au titre du joueur par excellence et du meilleur joueur de ligne.Leurs adversaires seront le quart-arrière Ron Lancaster, des Roughriders de la Saskatchewan, et le secondeur de ligne Wayne Harris, des Stampeders de Calgary.ROBERTS, instructeur de l’équipe Richmond, de la ligue de l’Est, agira comme instructeur intérimaire.LES CANADIENS de MONTREAL ont rappelé, des Voyageurs de Montréal, le défenseur Greg Boddy et le centre Fran Huck, pour la partie de ce soir contre les North Stars du Minnesota.Boddy agira comme cinquième défenseur.remplaçant Jacques Laperrière blessé au cou, alors que Huck prendra la relève d’Henri Richard, blessé à Taine.Yvan Cour-noyer manquera également à T appel, souffrant d’une légère fracture d’un os du pied gauche.Cependant, Marc Tardif, handicapé par une infection à un bras, sera de retour dans l’alignement du Tricolore.LES ALOUETTES de MONTREAL ont attiré 169,127 spectateurs à leurs sept matches locaux au cours de' la saison régulière 1970 dans la ligue Canadienne de football, soit une moyenne de 24.161 amateurs.En 1969.les Alouettes n’avaient accueilli que 84,156 partisans pour une moyenne de 12.022 par partie.ANDRE GAGNIER, professionnel au club de golf Islemère, de Laval, a été réélu hier, président de l’Association des golfeurs professionnels du Québec Jack Bisseger.premier vice-président, Stan Kolar.Alan Ogilvie et Luc Brien, directeurs, ont également été réélus à la direction de l’Association.Enfin Jean-Guy Périard a été nommé capitaine pour Tannée 1970 et Adrien Bigras a été choisi comme vice-capitaine.JIM GREGORY, directeur général des Maple Leafs de Toronto, de la Ligue Nationale de hockey, a indiqué qu’il n’avait pris encore aucune décision au sujet de l’acquisition du joueur de défense Bobby Baun, offert au repêchage par les Red Wings de Détroit.Il a déclaré qu’il étudiait la possibilité de réengager le vétéran défenseur, qui a déjà porté les couleurs des Leafs de 1956 à 1967 avant de passer à Oakland lors du premier repêchage de l’expansion.Par ailleurs, les Sabres de Buffalo ont annoncé hier qu’ils avaient fait l’acquisition de l’ailier droit Paul Andrea, des Golden Seals de la Californie.Les Sabres, qui tentent désespérément d’améliorer leur fiche, avaient acquis, lundi.T ailier droit Steve Atkinson.des Blues de St-Louis.S LA VOMIR KARDAS, ancien membre de l’équipe nationale de la Pologne, a été engagé comme instructeur de saut en ski de l’équipe du Canada.Durant sa carrière, il a pris part à plusieurs compétitions européennes et il était considéré parmi les 20 meilleurs sauteurs en ski.BILLY CASPER domine toujours le classement des boursiers de l’association des golfeurs professionnels.Babe Hiskey, qui a triomphé dimanche à Las Vegas, a porté ses gains de la saison à $26.625 mais demeure néanmoins loin derrière Casper, qui a récolté la rondelette somme de $146,372.Jack Nicklaus se retrouve au deuxième rang avec $140.-286.Suivent Lee Trevino, $139,381; Bruce Crampton.$138,542; Dick Lotz, $123,944; Frank Beard, $121.939; Larry Hinson, $117,-899; Arnold Palmer.$113.399.Dave Hill.$112.179.et Bruce Devlin.$109,773.SANDRA HAYNEE a été choisie, hier à Cincinnati, la golfeuse de Tannée 1970 par l’Association féminine de golf professionnel.Professionnelle depuis 10 ans.Mlle Haynie a gagné deux tournois au cours de Tannée et ses gains ont été de $26.605.L’ASSOCIATION de HOCKEY AMATEUR de T Ouest a obtenu l’autorisation de changer le mode de qualification de son représentant pour les matches de la coupe Allan.L’Association, qui avait prétendu que l’ancienne formule, qui opposait les différents champions de l’Ouest dans de longues séries prenait trop de temps et coûtait trop cher, a décidé de mettre sur pied, dans une seule ville, un tournoi opposant les quatre équipes championnes de l’Ouest.Ce tournoi sera présenté vers la mi-avril et le gagnant rencontrera le champion de T Est dans la finale de la coupe Allan.MOROSLAV CERAR, de Yougoslavie, deux fois médaille d’or et champion du monde au cheval d’Arçon.a accepté l’invitation des organisateurs d’un tournoi international de gymnastique qui se tiendra les 10, 11 et 12 novembre à Winnipeg.Des gymnastes russes, japonais, américains, français et canadiens seront également présents et ils feront de cette compétition Tune des plus prestigieuses de la saison en Amérique du Nord.iSr*' .aprèsu le Vieil Homme et Uenfant” T voici.CLAUDE LE NOUVEAU FILM DE BERRI I LE PISTONNE HORAIRE.1.30-3.30-5.30 7 30-9.30 COULEUR UN NOUVEAU dans un film de MASTROIANNI BOORMAN] C B F T O 9J9 Aujourd'hui àCBFT 9 15 Les Or allé as c 9.39 Festival Charlie Chaplin “La cure” 19.99 Le roman de la science " Le comte de Rumford” 1939 En mouvement 19.45 Contes du Mercredi .c 11.99 La Souris verte 11.15 Criéma “La belle Otero'' (Biographie- Franco-Italien 1954) .c 1 99 Cinéma "Responsabilité limitée (drame Italo-français 1957) 239 Oui ou non .c 399 Femme d'aujourd'hui 4.99 Franfrekiche .c 5.99 Walt Disney présente “Quatre bassets pour un danois’ c 699 Fifi Brwidaeier .c 639 Téléjoumal .c 6.49 24 Heures .c 9.55 NouveUes du sport .c 7.99 Format 30 730 Minos Cinq .c 8J9 Hors jeu “Le Cardinal (drame- Américain 19631 c 19.59 Politique provinciale "L union Nationale 11.99 Téléjoumal .c 1139 Nouvelles du Sport .« 1139 Le Prisonnier “Le dénouement (dernier épi- sodé) .c 12.49 Téléjournal CFTM Œ) 719 Mire-Musique 7.25 Horaire Bienvenue 739 Les P’tits Bonshommes 7.45 Mini-Annonces .c 8.99 Bonjour .c 845 36-24-38 c 9.99 Madame est servie .c 19.99 Pour vous mesdames “Le consommateur” .c 11 30 La Flèche brisée 1 Le procès' ' 12.99 Le 10 vous in forme .c 12.15 CkiéMereredi 33t 4M 4.34 5JI 6J« 7 OU 7.25 9JU 10M 1030 1 l.M 11.C5 1125 12.49 A vous de jouer .c Le cirque du capitaine.e Les Banana Splits.c Café-Terrasse .c Studio “HT.c Le 10 vous informe.c Les commentaires de Me Alban Flamand.c Les grandes productions : Roger la honte” (mélodrame- Franco-Italien).c Sous mon toit: “Tes Lecor”.c Enquêtes spéciales.c Le 10 vous informe.c La couleur du temps.c En pantoufles “Geneviève de Brabant" (légende historique-Italien).Dernière Edition Fin des émissions LEO the last I PRESENTATION EXCI verdi Dés Vendredi: Monterey Pop.C B M T O "S.O.S.Noronha" (aventure-Fr- Italo-Allemand) Ciné-Mercredi "Echec au HokRîp (policier-américain) 8.95 Standby six.c 8.35 Mr.Dress up 9.M Quebec School Telecast: “Parlons français".c 1939 Friendly Giant .c 19.45 Chez Hélène 11.99 Sesame Street.c 12.M Elwood Glower's luncheon date (Parts 1.2) 139 55 North Maple .c 2.99 Double Exposure .c 2.39 Hazel 3.99 Take Thirty 339 The Edge of Night c 4 M The Galloping Gourmet.c 4.30 Drop-In.c 5.M A Place of your own .c 539 The Beverly Hillbillies c 199 Showcase .c 6 01 Hourglass 739 Singalong Jubilee .c 8.M Somerset M aughan Theatre “The Creative impulse".c » M The M agniflcent gift .c 19.99 This land "The Great American land grab” c ll.M The National .c 11.22 Viewport.c 11.39 Night Report c 11.45 Ciné-Six "David and Bathsheba”.c 1.15 Final Report and Weather CE SOIR A 7h.45 LE DIMANCHE A 2h.OO (Pas de courses le jeudi) '~Blue Bonnets Avec la collaboration de CKAC.Guy Latraverse présente en première partie LINFONIE Jean-Pierre FERLAND accompagné d'un orchestre de 12 musiciens sous la direction de FRANK DERVIEUX.et des Petits Chanteurs du Mont-Royal 26-27-28 Nov.3-4-S-6 Déc.samedis 2 spectacles 7.00 et 10.00 p.m.Billets en semaine $2.00 à $5.00 — samedis $2.50 à $5.50 et Sauvé Frères 6554 St-Hubert et Galeries d'Anjou JL SALLE WILFRID-PELLETIER PLACE DES ARTS, Monlréal 129 (Québec) Tél: 842-2112 de Montréal était placé sous la direction de Mario Bemar-di, le chef permanent de l’Orchestre du Centre national des arts d’Ottawa.Même s’il aurait pu arriver à donner un peu plus de relief à la participation, le moins qu’on puisse dire c’est qu’il n’a pas fait de faux-pas.Et c’est déjà un résultat fort appréciable, notamment lorsqu’il est question d’opéra.Il n'a pas nui non plus au travail des solistes, s’efforçant au contraire à leur présenter l’appui orchestral le plus solide qu’on puisse souhaiter.fonctionnel qui se doublait d’une fonction esthétique.Une fête pour les yeux, une sorte d’enchantement qui avait l’avantage d’être en parfait accord avec le réalisme de la mise en scène et qui en soulignait également le mouvement.A ma connaissance, cette production de “La bohème” est la plus importante qui ait été présentée à ce jour à Montréal.Pour la première fois, on sentait qu’on n’avait pas seulement voulu jeter de la poudre aux yeux des auditeurs.On se rendait compte Reste à faire état des décors et des costumes qui étaient signés Robert Prévost.Ici, je n’hésite pas un seul instant à dire que sa conception visuelle de “La bohème” dépassait de loin celle de Nicola Benois pour la Scala de Milan, à l’Exposition universelle de 1967 à Montréal.Chacun des détails, chacun des accessoires et chacune des perspectives s’inscrivaient dans un ensemble extrêmement aussi qu’il existait une certaine connivence entre le metteur en scène, le décorateur, les chanteurs, les musiciens et le chef d’orchestre.Cela est assez rare de nos jours.Et, si vous souhaitez en savoir plus long sur cette “Bohême”.je vous invite à aller le constater sur place.Car, il se peut bien qu’on ait dit vrai, en affirmant qu’on était en train de' relancer l’opéra à Montréal.option théâtre centre dramatique populaire 450 girouard, st-hyacinlhe tél.774-8555 présente .MOLIÈRE Les Précieuses Ridicules Le Médecin malgré lui Mise en scène de Jacques Létourneau 20 h 30 Les 29.30.31 ort.1 -5-6-7-8 nov.il] LE VAISSEAU D’OR et son orchestre de concert présentent pendant le dîner les 6, 7 et 8 novembre MARCELLE COUTURE, soprano et les 1 3, 14 et 1 5 novembre P.CLAUDE CORBEIU, basse Concerts à 19h.30 et 22h.(saut le lundi).Cuisine française — Réservations: 861-1868.Dîner de sept services — un seul prix: $10.A 23h.“souper du couche-tard”: $6.1100, rue Cyprès, Hôtel Windsor, Montréal.FLEUR DE LYS 288 3303 CINEMA DE PARIS 861 2996 : '< fl R y deques RIBERQLLE5 JJchaUc MARLEAU Adultes EXCLUSIVE! 5380 St-Laurent 277-4 145 Comment vivront-ils •vcc m partidpttton de GUIL0A EN COULEURS Ma MIMM ¦dénis HÉR0UX Film de “ILRUDE CHRBR0L ESI III PLIIIIE F0RI11E !» Paul Almond Rtpré$«nt«tion complète à 10:00; 11:30; 3:30; 5:30 7:40 et 9:50 p.m.DERNIERE SEMAINE KTTOICASSCV «t >• SUNOANCCKK) 3e SEM.Mené de main de Maître le DûUPHIft PARISIEN MICHEL OUCHAUSSOY CAROLINE CELLIER JEAN YANNE BEAUBIEN PRÉS OTBERVIllE 721 $060 DUE La BETE un film de CLAUDE CHABROL 7e SEM LE CINEMA DE LA PLACE VICTORIA SOCIÉTÉ DE MUSIQUE CONTEMPORAINE DU QUÉBEC Deux grande artletee français YVONNE LORIOO pianiste OLIVIER MESSIAEN compositeur Jeudi, 5 novembre 20h.30 1ère partie Extraits de Vingt regards sur l'enlant Jésus" Yvonne Lorlod pianiste 2e partie Visions de l'Amen" pour deux pianos Yvonne Loriod et Olivier Messiaen Billets $2.50 Réservations: 272-4261 SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE 220 Bellingham Ce soir 9.30 • AVANT-PREMIÈRE • sur invitation Le réalisateur CLAUDE SAUTET sera présent POUR Un Irès beau film et qui semble faire chez les spectaleurs une unanimité sans précéUm^ LOutg CHAUVET - LI FMâM SALLE RESNAIS EASTMANCOLOR ROMY SCHNEIDER/MICHEL PICCOLI .CLAUDE SAUTEE V.O.«ou» Hlrei anglais SALLE EISENSTEIN 35 MILTON / 842-6053 Ce soir à 7.30 LE GRAND CÉRÉMONIAL Le Devoir, mercredi 4 novembre 1 970 • 11 famille et société Malgré ses aspects commerciaux, le Salon Exposition de meubles de l'agriculture réussit à éduquer choisis par la Société des par Renée Rowan Le Salon de l’agriculture et de l'alimentation qui se poursuit actuellement à la Ilace Bonaventure n’échappe pas à la règle: on y trouve du bon et du moins bon.Il fallait s’y attendre.On pourrait, bien sûr, s’attarder à dénoncer tous les camelots qui voient dans cet événement une bonne occasion de vanter leurs produits dans le but d’augmenter leur chiffre d’affaires; ces habitués que l'on retrouve dans tous les salons, les vendeurs de gadgets de toutes sortes: fleurs en papier, hache-légumes miracle, bibelots affreux, etc.Ce serait de la redite.Nous préférons, cette fois, nous attarder à l’aspect éducatif du salon.Une initiation à la vie rurale Hier matin, plus de 3,000 écoliers de la CECM, garçons et filles de 11 à 13 ans, ont envahi le vaste plancher d’exposition, accompagnés de leurs professeurs.Ils y sont venus non seulement en visiteurs, mais pour apprendre.Dans ce but, le titulaire de classe avait remis à chaque enfant, avant son arrivée au salon, un plan de la salle et un questionnaire à remplir, soit en posant des questions aux exposants, soit en écoutant les explications générales données par un animateur.11 fallait voir avec quel enthousiasme ces enfants de la ville ont participé à ce vaste jeu qui.pour certains, a pris la forme d un travail de recherche, pour d’autres celle d’un concours où il fallait trouver le plus grand nombre de bonnes réponses.Dans certains cas, le travail pourra même être noté comme tout autre travail décorateurs-ensembliers scolaire.“La vache Holstein, de quelle couleur est-elle?”, “Après combien de jours le poussin sort-il de son oeuf”?"Nomme un fromage produit au Québec”, “De quel animal vient le steak’’”, etc.A ce sujet, deux petits bonshommes près de moi s’interrogent.Dans l’arène, on vient de présenter aux écoliers quatre races de vaches: la Jersey, la Holstein, la Canadienne et la Ayrshire.“Dis donc, c’est impossible une vache avec des comes, c’est sûrement un taureau.” “Tu as raison, lui répond son voisin, mais un taureau avec des pis, tu as dé,à vu ça toi?” Signalons la traite mécanique des vaches qui a lieu chaque après-midi à 16h30, l'exposition de plus de 1,000 pigeons d’espèces différentes, de lapins, d’oiseaux domestiques, etc.Plusieurs cultivateurs et agronomes sont sur les lieux pour répondre aux questions des visiteurs.Au cours de la semaine, plus de 30,000 écoliers auront visité le salon, sans compter tous les enfants qui y seront venus accompagnés de leurs parents, le soir et les fins de semaine.Une grande assistance aux colloques Hier après-midi, à 13h30, la salle de bingo du salon était presque déserte.Les visiteuses (beaucoup plus avisées qu’on ne le croit) avaient préféré assister au colloque organisé par l’Association des femmes pour l’éducation et l’action sociale (AFEAS) sur “la femme dans la société de consommation’’’ Elles étaient plus de six cents assises, pas un siège libre.Beaucoup debout étaient massées dans les escaliers, dans l’espoir de voir et d’entendre quelque chose (l’acoustique dans cette salle est particulièrement mauvaise).On a mis les visiteuses en garde contre la société de consommation: environ 45 p.c.de notre revenu est maintenant alloué à des besoins secondaires, besoins qui deviennent graduellement essentiels.Il est urgent, a-t-on dit, de nous éduquer à cette société de façon à acquérir des réflexes rationnels de gestion dans la conduite de nos affaires individuelles et collectives.La publicité et le crédit forment un couple dangereux, qui n’hésite pas a manipuler le public, à diriger nos habitudes, à orienter nos décisions en matière d’achats.La publicité si bien maquillée, si bien apprêtée, ne peut manquer d’attirer l’oeil réaliste du crédit.“La publicité, qui serait une fille vertueuse si elle se contentait d’informer, peut s’abaisser à faire la rue quand elle sollicite la faveur de nos paiements à n’importe quel prix.Le crédit, qui peut nous sortir d’une situation imprévue ou nous aider pour un projet à long terme, peut se changer en "pickpocket” s’il nous oblige à verser une bonne partie de nos revenus gagnés difficilement, en paiements réguliers qui s’éternisent sur toute une vie”, a dit une des participantes au colloque.Une autre a signalé le rôle très important que peuvent jouer les corps intermédiaires en éducation socio-économique, se référant en particulier à l’AFEAS qui compte plus de 35,000 membres et les recrute parmi toutes les classes de la société.Un groupe comme celui-ci, a-t-on fait remarquer, représente l’opinion d’une grande partie de la population.Le gouvernement ne peut les ignorer et eux ne peuvent ignorer qu’ils ont un rôle de pression très important à assumer.• Si des colloques comme celui organisé par l’AFEAS répondent à un des objectifs du salon de l’agriculture et de l'alimentation qui est d’éduquer, de renseigner, tous les participants au salon n’ont pas réussi de la même façon.Plusieurs auront raté une bonne occasion.Ainsi, par exemple, au kiosque du ministère de la famille et du bien-être, on ne trouve qu’une collection de cadres des familles terriennes des dix ou quinze dernières années et.deux berceuses pour accueillir les personnes fatiguées! Pourquoi n’a-t-on pas songé à distribuer des dépliants expliquant la nouvelle loi d’aide sociale?Des milliers de personnes, chaque jour, auraient profité de cette campagne d'information.Promouvoir le bon goût en ameublement en incitant les manufacturiers à fabriquer des meubles québécois aux lignes originales, à un prix moyen convenant à une grande partie de la population, voilà le premier but que poursuit la Société des décorateurs-ensembliers en décernant, cette année, les trophées du design.Le public est invité à voir les quelques articles d’ameublement qui ont remporté ces prix et qui sont exposés à la Maison des Arts La Sauvegarde 160 est, rue Notre-Dame à Montréal, jusqu’au 16 novembre.Notez que la maison est ouverte tous les jours de midi à 18hrs.Le concepteur de cette idée de trophées du design, M.André Laurent de la SDE, souhaite que cette initiative contribue à changer la mentalité des manufacturiers canadiens qui ont trop tendance à copier les productions américaines et à négliger nos artistes locaux au profit des designers étrangers.Mais la SDE poursuit un second but, celui d’intensifier l’exportation de meubles cana- diens.Il est temps que les manufacturiers canadiens songent à une large distribution de leurs articles à des prix concurrentiels, non seulement au Québec et au Canada, mais aussi à l’étranger.Une industrie importante Il y a au Québec de 700 à 800 petites industries d’ameublement qui emploient en moyenne une vingtaine d’employés.Il est bien évident qu’un regroupement s'impose pour arriver à des normes de production pouvant concurrencer les produits d’importation, dans ce domaine.Considérant que l’industrie du meuble se classe au deuxième rang des industries secondaires au Québec, il est important que les décorateurs-ensembliers consentent un effort particulier pour en promouvoir les produits.D’autre part, on comprend fort bien que ces derniers hésitent à décerner des prix et trophées à des meubles qui ne le méritent pas.Aussi le choix de la SDE est-il très sélectif et l’expo- "Femmes du Chili, libérez-vous rr SANTIAGO (PA) - "Femmes du Chili, réalisez l’indépendance économique.Réalisez la pleine libération.Recherchez une profession ou un occupation qui vous donnera la chance de vous rendre utiles”.Cest au cours de la campagne électorale qui s’est terminée par la victoire de son mari.M.Salvador Allende.à la présidence du pays, que Tencha Allende a demandé aux femmes du Chili de cesser de compter sur les hommes pour la solution de tous leurs problèmes.Les Chiliennes sont considérées comme les plus belles femmes d’Amérique du Sud.mais les hommes ont la réputation d'une autorité incontestée dans la maison.Egalité de droits et de devoirs, voilà le programme proposé par l’épouse du président Allende aux femmes chiliennes.La pénurie d’infirmières incite le gouvernement à pratiquer une politique d'éducation permanente par Solange Chalvin Le nombre d’étudiantes en techniques infirmières s’est accru de six pour cent au cours de la dernière année au Québec, et malgré cela, il y a actuellement pénurie d’infirmières dans les hôpitaux.Le ministère de l’éducation vient de mettre au point un projet de cours de remise à jour qui s'adressera aux infirmières qui ont quitté la profession mais désirent y revenir.Ce cours devrait être offert dès septembre 1971 dans plusieurs Cegep du Québec.Signalons qu’un peu plus de S) pour cent des infirmières actives ont plus de 30 ans.et le taux des infirmières mariées occupant un emploi est de 45.5 pour cent.Ce taux de- CARRIÈRES ET PROFESSIONS MAISON D'ÉDITION de manuels scolaires recherche ÉDITEUR Excellente connaissance de la langue française.Qualification en sciences physiques requise.Écrire à: Case 1 400, Le Devoir.COMMISSION SCOLAIRE DE SAINTE-FOY DIRECTION GÉNÉRALE DES ÉTUDES DIRECTEUR OU DIRECTRICE DES SERVICES PERSONNELS AUX ÉLÈVES FONCTION: Sous l'autorité du directeur général des études, planifier, coordonner et participer au travail professionnel du Service.EXIGENCE DE LA FONCTION: 1- Compétence professionnelle reconnue, soit comme conseiller d'orientation, psychopédagogue, orthopédagogue, ou travailleur social 1 professionnel.2- Expérience minimale de trois ans en milieu scolaire, de préférence au niveau élémentaire.3 La connaissance de la langue anglaise sera appréciée.SALAIRE: Selon l'échelle en vigueur.Faire parvenir votre curriculum vitae avant le 17 novembre 1970, au soin de: Roger Grimard, Directeur Général des études.Commission Scolaire de Sainte-Foy, v 1088 Route de l'Église,Sainte-Foy, P.Q.La Commission Scolaire de Sillery recherche UN PRINCIPAL pour son école secondaire.Les critères d'accession à ce poste sont: - posséder un diplôme d'enseignement reconnu par le Ministère de l'Éducation; - posséder 15 années de scolarité; - avoir au moins 5 ans d'expérience dans l'enseignement; - avoir suivi ou s'engager à suivre des cours en administration ou en supervision scolaire; - avoir le sens du travail en équipe et une attitude positive face à l'évolution de l'enseignement.Les personnes intéressées doivent fournir leur curriculum vitae ainsi que copie des diplômes d'enseignement reconnus par le Ministère de l'Éducation d'ici le 11 novembre 1970 à l'adresse suivante: M.Jean Vallée, secrétaire-trésorier, Commission Scolaire de Sillery, 1257, Chanoine Morêl, Sillery, Québec 6.meure toutefois inférieur à la moyenne du pays qui est de 57.2 pour cent.Ces statistiques nous ont été révélées, au cours de la 50ème assemblée annuelle de l’Association des infirmières du Québec dont les assises se terminent aujourd’hui à l’hôtel Reine Elizabeth de Montréal.La profession d’infirmière est en pleine évolution et l’avènement de l’assurance-maladie devrait inciter les professionnelles du nursing à s’inscrire aux multiples programmes d’éducation permanente.“Pour demeurer à la page dans leur métier, les infirmières devront se recycler constamment” nous dit Mlle Ginette Renaud, spécialiste en sciences infirmières à la Direction générale de l’enseignement collégial du ministère de l’éducation.“Depuis que les techniques infirmières s’apprennent dans les Cegep et que les programmes sont uniformes à travers tout le Québec, les infirmières n’ont plus d’excuses - sauf la paresse - pour ne pas être à la fine pointe des sciences de la santé.” L’Association des infirmières du Québec groupe 30,000 membres et s’efforce de promouvoir pour ceux-ci des conditions de travail plus justes, nous dit Mlle Margaret Wheeler, secrétaire-adjointe.On sait que pour pratiquer la profession d’infirmière ou d’infirmier au Québec, il ne suffit pas de réussir avec succès aux examens au terme de deux années d’études collégiales.Il faut en outre passer l’examen de l’Association des infirmières qui est le seul organisme autorisé à donner le droit de pratique.L’Association exerce en outre des pressions sur les différents syndicats qui regroupent les infirmières ainsi que les cadres infirmiers, afin que le salaire de base pour une débutante ne soit pas inférieur à $550 par mois.Malgré ces pressions, notons que la majorité des conventions collectives ne re-connaût pas plus de $445 par mois aux infirmières débutantes.Pour célébrer son cinquantenaire.l’AIPQ a lancé au cours de son assemblée annuelle, un ouvrage fort intéressant intitulé “L’histoire de la profession infirmière dans la province de Québec.” L’ouvrage traite des efforts faits en vue du perfectionnement des normes d’enseignement.de la discipline et de la préparation d’une loi pour l’établissement et le fonctionnement de la première corporation fermée pour les infirmières sur le continent.Quatre membres de l’AIPQ ont obtenu des bourses d’études au cours de Tannée 1969.! L’attribution de ces bourses est faite dans le but de con- ¦ tribuer au rehaussement de la | qualité des soins infirmiers au Québec.Les bénéficiaires sont toutes inscrites aux facultés de nursing des universités de Montréal et de McGill.A temps partiel La profession d’infirmière est probablement celle qui, avec l’enseignement, se pratique le mieux pour les mères de famille.Cest ainsi que le nombre d’infirmières exer- çant à temps partiel au Québec représente 25 pour cent du total.Alors que le nombre d’infirmières exerçant à temps plein n’a augmenté que de 606, au cours de la période 1967-69.celui des infirmières à temps partiel s’est accru de 2.661 membres.Madame Hortensia Bussi de Allende (Tencha), épouse du nouveau président du Chili.les MOTS CROISÉS du Devoir 12 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 LA COUTURE CHEZ-SOI N Laissez-vous griser par ce quatuor allemand: Liebfraumilch vin du Rhin No 537C $3.00 Bernkasteler vin de la Moselle No 537A $3.00 Moselle mousseux "SEKT No 588D $4 95 Nierstemer vin du Rhin No 538G $2.75 dopult 1794 AGENTS IMPORTATIONS DURAND LIMITÉE Un bien joli modèle que vous porterez avec plaisir - Aucune couture à la taille et c'est signé "Royal Park".Patron no: M 1 1 2 Le patron imprimé no M 1 1 2 est offert pour les tailles 8 - 16.(Nouvelle classification des tailles).Ce patron est en vente au prix de $1.00 au service des patrons.Le Devoir, 434 est, rue Notre-Dame, Montréal.Les commandes doivent être faites par écrit, très lisiblement avec tailles et numéros exacts, en ayant soin d'inclure un bon de poste.Le patron commandé vous parviendra dans une quinzaine de jours environ.Horizontalement I - Rémission des péchés.2- Entorse.- Ustensile de ménage.3- Qui se fait à la dérobée.- De peu de volume.4- Roue à gorge d’une poulie.— Renvoyer la couleur.la lumière sur un corps voisin.5- La plus vile populace.— Marque l’alternative.- Saison.6- Nègre.— Mode d’entrelacement des fils d’un tissu.7- Genre d’ombellifères.— Suça le lait de la mamelle.8- Demoiselles.- Du verbe pouvoir.- Or.9- Remède magique contre la tristesse.10- Eructation.- Lisière d’un bois.- Dit qu’une chose n’est pas vraie.II —Grand-mère.- Ancêtre des animaux.12-Manière dont une pierre est sertie.Verticalement 1- Rendras la liberté à un esclave.2- Vase qui se dépose au fond des eaux - Affirmation.- Personne sotte.3- Pratiquer la suralimentation.4- Rivière de Roumanie.-Fait apparaître l’irisation.— Note de la gamme.5- Briller de sa propre lumière.— Courtois.6- Ecrivain français, né à Marseille (1567-1625).- Papas.7- Tellure.— Richesses 8- Organe produit par l’épiderme des oiseaux.— Entêté.9- Lisière d’un bois.— Un des Etats unis d’Amérique.— Métal précieux.10- Tressera.- Arbre greffé.11- Dévotion.— Partie du monde.12- Arbre des forêts tempérées.— Avalé.— Troublé.Solution d’hier 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 SPECIAL CHEMISES 19c AVEC CHAQUE $1 00 DE NETTOYAGE A SEC 932-5121 NETTOYAGE DE CHEMISE?GARANTI DE PREMIERE QUALITE MADAME BLANCHE sition qui comprend moins de dix modèles de meubles résidentiels et commerciaux, n’est pas très attrayante pour le public.Elle est sans doute plus intéressante pour les manufacturiers dont le prestige est désormais mis entre les mains des décorateurs-ensembliers.Soulignons toutefois qu’en plus de ces meubles, la SDE expose au second étage de la Maison des arts, quelques fauteuils futuristes et surtout une exposition de jouets de bois aux couleurs vives, absolument ravissants de la Vastringue de St-Jean-Port-Joli.Les trophées seront décernés aux maisons Simmons.Su-nar Limitée.Baronet Limitée, World Mosaic Inc et Galaxi Lighting Ltd.au dîner annuel de la Société des décorateurs-ensembliers.qui aura lieu à l’hôtel Hilton de Dorval, le 7 novembre.Les personnes intéressées au design apprendront avec plaisir que l’exposition nationale du design aura lieu à Toronto, les 12.13 et 14 novembre.! N* i ?Ce mobilier de salle à manger des designers Marcel Girard et André Jarry de Montréal, a valu è la maison Simmons Limited, le trophée de la SDE dans la catégorie dite résidentielle, du meuble manufacturé.Il s'agit d'un ensemble de table, chaises et buffet de salle à manger en érable ou merisier, recouvert d'une peinture traitée à l’acrylique, c’est-à-dire à l'épreuve des taches et de la chaleur.Le tout dans des teintes vertes et bleues très agréables.- Meubles modulaires, très simples, de la Corporation Baronet Limitée de Sainte-Marie de Beauce.Ces meubles ont reçu une mention de la SDE parce qu'ils répondent aux besoins de confort, de solidité et d’espace de rangement des chambres d’enfants et d'étudiants.On peut les superposer ou les juxtaposer, car les modules sont autonomes ainsi que les bases C'est du meuble simple, sans prétention, peu coûteux, de grande série, à la portée de tous.PETITES ANNONCES DU "DEVOIR" 844-3361 Le prix de nos petites annonces est de $1.50 par jour avec un maximum de 25 mots, (.05 du mot additionnel).L'heure de tombée est midi pour l'édition du lendemain.AVIS: L*4 annon
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