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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 12 juin 1962
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1962-06-12, Collections de BAnQ.

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Le BGR rejette la demande du groupe Laroche-Lemelin et diffère sa décision pour R.-Canada VOL.LIN NO 137 FAIS CE QUE DOIS MONTREAL, MARDI, 12 JUIN 1962 3,500 personnes acclament le premier ministre Diefenbaker: le seul principe libéral, c’est de s’emparer du Par Jacques Trcparier Scion le premier minis-fre John Diefenbaker, I; seul principe politique sur lequel les principaux lieutenants du chef du parti liberal, M.Pearson, semblent s'entendre, c'est de ‘ s emparer du pouvoir ", Le chef du parti conservateur s'adressait hier soir à 3.500 personnes au Manège militaire de la rue Craig.Nous avons un gouvernement fort, un gouvernement composé de ministres qui ne le cèdent en rien a feu* autre groupe au pays, a dit le premier ministre.Ils se comparent aux Chevrier, aux Martin, aux Lamontagne, aux Pickers-giil, aux Haien Argue, a ci?le premier ministre.M.Diefenbaker reproche à M Pearson d'avoir annonce que la première chose qu'il fera s'il prend le pouvoir, ce sera d'instituer un “brain trust” qui agira comme conseiller auprès du gouvernement.“Qu'est-ce donc que M.Toarson pense de M Chevrier, de M.Martin, de l'ickerskill et des autres'”' demande le premier ministre Il a qualifie Maurice Lamontagne.candidat dans Que-hro-Kst.d'etre le cerveau derrière M Pearson, cl il accuse M.Lamontagne délre l'homme de la centralisation.Entheuliasm* M.Pearson n'est pas la sorte de dirigeant que le fana da veut avoir à la tète du pays, dit le premier ministre qui se dit certain que le parti conservateur remportera une autre victoire éclatante le soir du 18 juin.‘‘J'ai visité tout le Canada au cours des dernières semaines.Partout, i'ai vu le meme enthousiasme.Je suis convaincu de la victoire et je suis sûr d'avoir l'appui des Canadiens français.Dévaluation T.e premier ministre a dé fendu la politique de son gouvernement qui a dévalué le dollar canadien a 92 12 cents comparativement au dollar américain.“Les liberaux manquent de logique lorsqu'ils nous reprochent d'avoir dévalue le dollar.Ils ont été les premiers à nous le demander.Et rap-peler-vous, en 1949, lorsque les libéraux ont dévalué le dollar à 90 cents Pearson, Chevrier et Pickgcrskill Voir page 2 : Diefenbaker Drapeau pose 3 questions ; Diefenbaker i on verra r MÉTÉOROLOGIE Ensoleillé Min.: 50 - Max.: 70 Gracieuseté de SHEARER LUMBER CO.ITD.MONTREAL A ¦Æ -v* ï % 'i H A» Jl a «j t-, m I • v*i * Des milliers d'enfants acclament un premier ministre au stade De Lonmier.( I’hnlo I.* l»pvoir ) | Par Jean Marc Laliberte 5 f Le premier ministre.M John Diefenbaker, n a répondu, hier soir, à aucune des trois questions posées par le maire Jean Drapes-u.au cours de sa visite à l'hôtel de ville, avant son apparition au ralliement conservateur au manège du Régiment de Maisonneuve, rue Craig Au cours de son allocution de bienvenue, le maire Drapeau a souligné à M Diefenbaker que Montréal a trois grands problèmes qui sont intimement liés aux décisions que doit prendre le gouvernement fédéral : l'emplacement ou seront érigés les immeubles de Radin-Canada.l'exposition universelle de lîtfi?e! la construction de routes d'évacuation en cas de conflit nucléaire Voir page 2 : Drapeau Le projet de la SGF en Chambre QUEBEC.— Le projet de loi du gouvernement consti tuant la Société generale de financement pourra être de pose devant l'Assemblée legislative a compter d'aujourd'hui.Inscrit au nom du premier ministre, M.Jean Lesage, qui est aussi ministre des finances, le projet de loi figurait en appendice au feuilleton de la Chambre hier.Cette insertion implique un délai minimum de 24 heures.Il y a longtemps que l'opposition réclame la publica lion de cette loi, afin d'avoir la loisir de l'étudier sérieusement.Le premier ministre a déjà expliqué que les conseillers juridiques du gou vernement occupés é la rédaction du projet de loi des hôpitaux, présenté récemment a la Chambre, avaient dû laisser de côté le projet de loi de la Société générale de financement.Si le projet de loi S0 est présenté aujourd'hui en pre mière lecture, les prises de position ne manqueront pas en Chambre.Les législateurs doivent aussi étudier en deu xième lecture la loi des hôpitaux.Voir page 2 : Le projet de Chronique d'une campagne >** André LAURENDEAU M.Pearscn prend deux engagements précis M.Lester R.Pearson vient de faire a Québec deux promesses précises.Après avoir répété ce que dit le programme libéral, mais qui reste vague — “nous verrons à ce que tous les Canadiens, grâce à Radio-Canada, viennent en contact avec la culture française et la culture anglaise” —, M.Pearson s'est engagé sur deux points de façon formelle.Consignons ici son texte: D ahnrd, if devrait y avoir un poste de télévision de Radio-Canada à Quebec.De plus, je sais qu'il est question, depuis quelques années.de la construction à Montréal d’une cité des ondes dans l'est de la métropole.C'est un nouveau gouvernement libéral qui construira cette cité des ondes, en cooperation avec les autorités de la ville de Montréal.Paul Sauriol conimrnlera plus lard la seconde promesse — qui réjouira tous les Montréalais.Restaurer une entreprise Quant au premier pmnl.on dira que c'est plutôt un *ou-hait qu’un engagement Mais il commence a porter des fruiLs, puisque le BGR vient de reculer.On aimerait savoir en outre ce qu'un gouvernement liberal ferait de cet.organisme, en train de devenir le ''promoteur” de l’entreprise privée au Canada.M.Pearson entend restaurer le prestige de Radio-Canada.Dans ce but, il prend tout de suite position sur deux questions importantes.Ne lui ménageons pas les applaudissements.C'est de la bonne politique.Il faut avoir perdu le sens pour oser, comme l’ont fait indirectement les conservateurs, affronter l'opinion publique en pleine bourrasque électorale.Le passé sans gloire Mais devant l'apologie Pearson du rôle joué par le parti liberal en faveur des Canadiens français, on nous permettra de hausser respectueusement les épaules Voir page 2 i Chroniqu* d'un* Le rapport de la Commission Parent serait fait en deux ou 3 tranches Un porte-parole de la Commission royale d'enquête sur l'enseignement a déclaré a un journaliste de la "Presse Canadienne" que le rapport de la Commission Parent pourrait bien être remis au* autorités gouvernementales en deux ou trois tranches, plutôt qu'en une seule, "de sorte que le gouvernement et le public auront quelques re commendations a etudier d'ici la fin de l'annee".On sait qu'en vertu de la loi qui l'a creee, la Commission Parent doit remettre son rapport final avant le 31 de* cembre 1962.Selon la Presse Canadienne le même porte-parole aurait avoue qu'il y a peu d'espoir que la Commission y parvienne ; il aurait ajouté que les autorités gouvernementales ont déjé reçu une demande visant é prolonger le delai fixe h l'origine.La Commission Parent tient des audiences a Quebec cette semaine.On en trouvera l'horaire é la page 3.Kennedy: de voir NEW HAVEN — Le président Kennedy a recommandé hier aux critiques de .sa politique économique de se moderniser, tout en affirmant que le gouvernement doit s’associer a tous le.s secteurs de la société si les Etats-Unis veulent vraiment prospérer.Kennedy a déclaré devant environ 12.000 personnes, durant la collation oes grades à l u-niversité Yale, que ses critiques utilisent de bien vieux clichés et refusent de se soumettre aux faits de leur ère.“Ce dialogue a du bon.a dit M.Kennedy, mais il ne faudrait pas qu'il nous mène à une discussion inopportune au mauvais moment entre gens mal choisis dans un pays qui n'est pas le bon, alors que nos problèmes ne cessent de se multiplier sous nos yeux”.Le président faisait une allusion indireele aux accusations de ceux qm soutenaient que la e monde des affaires refuse es problèmes tels qu'ils sont OTTAWA Le Bureau des gouverneurs de la radiodiffusion a reieté hier la demande faite par un groupe prive en vue de I établissement d un poste de télévision de langue française à Québec, mais il a différé sa décision quant a la demande de la Société Radio-Canada qui désire obtenir la permission de creer un tel poste dans la Vieille Capitale.Les décisions a I égard de ces deux demander, pendantes depuis février dernier, ont entraîné vendredi la démission de deux membres du BCR.MM Eugène Forsey et Guy Hudon en raison du fait que le BCR n a pas fait droit à la demande de Radio-Canada Le BCR a réservé sa décision ouant a la demande de Radio-Canada afin de pouvoir discuter de nouveau avec la société d Etat sur la politique future de R -C relativement a l'extension de son service national '.I-e BGR a recommande le rejet de la demande d'un groupe dirigé par M.Jacque.r Laroche, ancien secretaire de feu I ancien premier ministre Paul Sauvé et par l'écrivain Roger Lemelin.Le BGR est d avis que le projet de M.Laroche ne permettrait pas de.refléter l image de la capitale québécoise au reste du pays et ajoute que la programmation et le rayon de télédiffusion du poste prive ne tiendraient pas compte de plusieurs centres populeux de la région de Québec Le BGR a aussi recommandé aux portes de télévision de Radio-Canada et rie (TV de s'entendre afin de téléviser a travers tout le Canada les joutes de la coupe Grey.On sait que CTV a acquis les droits de téléviser la joute rie la coupe Grey RariioCanada refu.-c présentement rie permettre a CTV d'utiliser son réseau pour permettre la television de cette jnute a travers le Canada.Voir page 2 : Le BGR rej-tte La FÏÛ: Radio-Canada doit obtenir la régie des ondes de radio et de télévision Les regrets du BGR.OTTAWA — L« BGR a •* primé se» regret» par »uite de la demission de deux de ses membres en ajoutant que te depart de MM Forsey et Hudon avait jete de la confusion sur ta politique que suit le BGR.Le BGR attribue son délai a rendre sa décision aux discussions qui se poursuivent avec Radio-Canada sur les échangés de programmes entre ta société d'Etat et les postes prives.Le BGR favorise de têts échanges de programmes, comme par exemple la télévision de certains programmes des postes prives sur le reseau de Radio-Canada, tandis que Radio-Canada refuse d adopter une tella politique sous le pretexte que les réseaux doivent conserver leur identité propre.TÉLÉGRAMMES DE QUÉBEC 1 „ i Le president de 1 Federation des travail eu.du Quebec.M Rogc.1 Provost, a déclaré qu'a la suite rie la He- ùssion des gouverneurs Eugene Forsey et Guy Hudon.le Bu ¦-au ries gouverneurs de la radiodiffusion se trouve condamné et qu'il e;-t temps de venir a l'ancien régime, qui confiait a Radio-Canjda la regie des ondes de radio et de télévision.“Il est inconcevable, de dire M.Provost, qu’une institution publique comme Radio-Canada.qui est la propriété de tous les citoyens canari, ns.se voie forcée de concurrencer des intérêts privés pour l'obtention d'un permis dexploitatidn d'un poste de télévision à Québec.Il est de nlu' en plus evident que ie BGR.qui est bourre de créatures politiques et d'àme« damnées rie l’entreprise •privée, n'a pas plus a coeur l'intérêt de la population que celui de nn« artiste» créateurs et de nos interprètes '.M.Provost, qui est également vice président régional du Congres du travail du Canada, s’est particulièrement tejoui de la demission du Dr Eugène Forsey, qui e.st directeur des recherches de cette centrale syndicale.Selon ie président de la FTQ, le BGR se trouve main tenant condamné parce qu'à la suite de la demision de MM.Forsey et Hudon, aucun gouvernement ne pourra plus trouver de représentants authentiques du peuple pour v siéger.II est bien evident, dit-il.qu'aucun syndicaliste sincère n'acceptera, dans les circonstances actuelles, de combler la vacanc^ crece par le de rt du Dr Forsey Rappelant que la FTQ s'est déjà prononcée en laveur de l’octroi a Radio-Canada du permis de télévision de Québec, et qu elle a déjà accusé le BGR de trahir sa mission en réduisant presque à néant ses exigences a 1 endroit de la television privée.M Provost a soutenu que l’organisme a désormais fait la preuve qu'il est incapable de veiller au bien commun intellectuel de la population.En demandant que Radin-Canada assume de nouveau la ré sic des ondes de rad o et de télévision , le président de la Voir pag* 2 : La FTQ: Le Comité des bills privé» étudiera aujourd'hui les pro* jets de loi des cites de Duver* nay, Arvida et ville Saint-Mi* chel Demain, ce sera le toûr de Verdun et d'Outremon’ a comparaître devant le comité.L'Vssenrblce législative a re.mis à une autre seance l'etud* de ''amendement apporte par le Conseil légtslat:' au projet de lo1.* concernant LAtlantie Iron Ore L'amendement en question reporte a 1966 et non a 1970.1 annee ou la compagn.a devra commencer a produire.M.Jean Lesage a dit qu'il n'avait pas encore eu le tempa d'examiner l'amendement.Au cours de l'étude du budget des travaux publics, le chef de l’opposition a signale que le gouvernement avait, a Acton Yale, déménagé un local loue à un partisan de l'Union nationale chet un partisan notoire des liberaux.'Pourrait-on en savoir la raison”'', a demande M Daniel Johnson.Le ministre.M René St-Pterre.a tout simplement répondu R y avait de* rat» dans la cave .L'Italie approuve la politique de M.Aminlore Fanfam ROME — Les premiers résultats des élections municipales qui se sont déroulées en Italie indiquent que dans son ensemble la population italienne approuve le glissement vers la gauche effectué par le gouvernement, il y a quelques mois Le parti chrétien - démocrate du premier ministre Amintore Fanfani a remporté la majorité dans 22 des 27 communes dont le scrutin était terminé hier soir.Lors des élections de 1960.ce parti ne dominait que dans 1 8 de ces communes.AFFIRMANT QUE D AUTRES POURPARLERS SONT EN (OURS : L’OAS cette semaine est décisive.” ALGER.— Dan» une émission - pirate attendue avec impatience en France, en Algérie et a Tunis, I OAS a affirme hier soir que ses représentants poursuivaient leurs efforts afin de négocier l'avenir de la communauté européenne algérienne, ajoutant : “La semaine qui commence sera decisive”.L’OAS a alors souligné que ses commandos poursuivront l'application de la politique de la "terre brùlee” tant et aussi longtemps que les Européens n'auront pas obtenu toutes les garanties souhaitables dans une Algérie indépendante."Pour l'instant ce n'a été qu'une plaisanterie, mais si nos demandes ne sont pas prises en considération rien d'autres ne restera de l'Algérie que ruines et chaos”.L'armée secrète a ensuite reconnu qu'une première sérié de pourparlers avec le FLN avait abouti a une impasse mais que, depuis, de nouvelles ouvertures avaient ete faites qui ont ete plus loin.Le porte-parole de l'OAS » ensuite revendiqué pour son organisation la responsabilité du sabotage effectue dans un puits de gai naturel au Sahara.11 a enfin menace la force locale musulmane de représailles à la suite d'un incident survenu hier sur les dock.» d'Alger La force locale a ouvert le feu sur des Européen» qui passaient en voiture, tuant quatre personnes Les auxiliaires arabes ont d;t par la suit* que les Européens avaient tire les premiers, mais cette affirmation n'a pas été confirmée par les autorités Dans son emission LOAS demande aux forces de l'ordre de .«e tenir loin de cette force lo- Voir page 2 : L OAS cette DEVANT AjOOO PERSON N ES AU M ARCHE ATWATER HIER SOIR Douglas : le NPD fera du français une langue de travail à Ottawa Par Fernand Bourret Parlant devant une foule de quelque 3.000 personnes hier soir, au Marché Atwater.M.T C.Douglas, le chef fédéral du Nouveau parti démocratique, a réaffirmé que le programme de son parti repose sur la reconnaissance de la nation canadienne-française au sein de la Confédération M Douglas qui est arrivé au Marché Atwater précédé d une caravane d automobiles que certains ont évalué à plus de 1,000 voitures, a précisé que ce programme peut se rsumer en quatre points.récente baisse à la bourse était le résultat d'un manque de confiance dans son administration.Kennedy a expliqué que son administration n’est pas en opposition avec le monde des affaires, mais que le débat public a fait tourner en ces derniers temps trop de vieux disques, héritage des années trente, dont les airs sont désuets.Le président a dit qu'il es-pérait cependant que cela marquait le debut d'un dialogue vraiment serieux comparable à celui qui a conduit l'Europe à une collaboration aussi fructueuse et à une décennie de progrès économique incomparable.Le président a tenu à donner l'assurance que sa récente confrontation avec l’industrie de l'acier ne voulait aucunement dire que son gouverne- ment était hostile au monde financier.“Mais il est du devoir du gouvernement de surveiller elroitement la santé économique du pays tandis que les chefs d'entreprise et les leaders ouvriers doivent de leur coté assumer leurs obligations", a déclare le président.Les problèmes économique» centrés sur une économie libre ne peuvent être résolus sans que l'on ait préalablement séparé la mythologie de la réalité.C'est avoir recours à un argument mythologique que de prétendre que le gouvernement est trop puissant ou encore de soutenir que les budgets déficitaires du gouvernement fédéral provoquent invariablement l’inflation, a ajouté M.Kennedy Répondant à ses détracteurs républicains, y inclus l'cx-prc-ifcienl Eisenhower, et a cer- tains financiers qui reprochenl au gouvernement dcmocrale d'être directement re.sponsable des récentes fluctuations de la bourse, le président a déclaré: “Ce gouvernement ne fera pas sienne l'hostilité generale a l'égard des financiers uniquement parce qu'il y a eu un désaccord, d'ailleurs temporaire, avec une industrie.TETE DU IOI R 11 : SAINT GUY R 1 g let librairie» F.PILON INC.Pâpeteri» - Dactvlngrxphrl Actessoire» de bureau Tout d'abord la langue française deviendra une langue de iravail et de communication dans la (onction publique et sera sur un pied d'égalité avee l’anglais.Un gouvernement NPD créera de plus un ministère des relations fédérale» prm inciales et assurera aux provinces leur juste part de* taxes Enfin, les programme» conjoints pourront être librement négociés I,c leader qui était accompagne des candidats de la region métropolitaine et de la plupart des autres candidal s de la province a egalement exposé le programme de son parti en vue de permeltre au Canada de se libérer politiquement et économiquement Il a réaffirmé le refus rie son parti d'accepter des armes nucléaires au Canada, ainsi que son désir de jouer un rôle de pacification dans le monde.Voir p*g* 2 : Douglm 01 41 P-C.LcUX LE DEVOIR HEAL.MADi JUIN 1962 Les libraires : la CECM nous accule au suicide Par Jules LeBlanc répond ip aux location de?Par ta dec.:- i -jfîaolir in t fixé par la Commission des prix du Departement de l'instruction publique en tenant compte de la rem.se que l'edi-tcur accorde au libraire et de la remise que celui-ci accorde aux commissions scolaires.Les libraires ne peuvent donc pas se livrer à la concurrence puisque le pnx est fixé au deoart pir un organisme qui échappé à leur contrôle.Pour ce qu; est du deuxième argument des libraire- i! s appuie sur leur conviction que le régime, une fois adopte a Montreal ne tardera pas a se généraliser a travers toute la province Dés lors, il entraînera inévitablement, et â bre ve échéance, la disparition d un nombre considerable de : librairies en les acculant au Comment cela’’ C’est que le libraire qui n aura pas obtenu le contrat ne pourra pas attendre a l’année suivante: et 85 des 142 librairies qu, existent dans la province vivent ; grâce aux achats des commissions scolaires.Pour au moins une cinquantaine d entre eLc«.c est une question de vie ou de mort.Le régime, en fait, servira les plu; puissants libraires et on risque alors de se trouver ! en presence d un monopole réparti entre quelques mains.Car.les libraires reconnaissent -qu il ya entente entre eux.Mais cette entente, contrairement aux “cartels" habituels, n'e.si pas établie en vue d'accroître les profits des librai- > res, mais en vue de protéger les plus faibles et d'empêcher les plus forts d'écraser ces libraires moins puissants Le nombre des librairies est déjà très insuffisant: il y en a 142 au Quebec alors qu’en France il y en a 8.000 pour une po pulatiô» sculi .nent dix fois supérieure.Ainsi, plusieurs villes assez populeuses de la province.— et de« villes aussi importantes que Hull, par exemple, ne comptent pas un seul libraire C'est donc tout le reseau de distribution du livre qui eM menace de destruction.Sur le plan culturel, ce serait un désastre Les commissions scolaires se desintéressent peut-être de cet aspect de la question pour ne considérer que le point de vue financier.Mais elles-mêmes ne tarderont pas a souffrir de la politique qu'elles auront adoptée les libraires ne pourront plus, avec ce régime, donner un service aussi efficace et aussi complet qu'actuellement, du fait, par crainte de ne pas avoir le contrat, elles ne pourroni avoir des provisions aussi fortes du fait qu elles ne pourront tn*' «fs Tirrf de r andea des commissions «ci tentent et durement touchée .ai-e« et particulièrement de« est pourquoi, les libraires » u-commissions eioigneei des haitent ardemment qu une en- grands centres quête v.enne éclaircir a situa- Bien sur.il ne s ag ’ pas pour tion et trouver une solution a ce les commissions scolaires de problème.\ cette fin il- sont nous suhven:.onne: -ouiignent prêt» a ouv rir tous leurs livres-les libraire4 Mais, sans nous l é comptables.Deux nouveaux projets de rénovation urbaine Lèdministr*tton municipal* vient d inscrire ê son programme deux nouveaux projets de renovation urba ne.Le comité executif a decide de demsnder au conseil municipal de ( autoriser a prier les autorités provinciales de lui permettre de négocier, avec les autorités federates, deux projets d ententes pour la renovation des secteurs compris entre la rue Bridge, le* limites des terrains du ca- nal LacHine, la rue Riverside et larnere des lots ayant front sur la rue Britannia et entre les rues Fullum, Samte-Catherme, d'Iberville et Notre-Dame A l'issue de la séance du comité executif, M Lucien Saulnier, chef de I administration municipale a dit que ces deux protêts affecteraient environ 1,200 familles dont 500 dant le proiet de l'est et 700 dans celui de l'ouest.La cité de LaSalle célébrera dignement son cinquantenaire U v C QUEL EUT CE ’PLAN D'ÉPARGNE ÉCHELONNÉE' OUI VOUS ASSURE DE BELLES VAGIMES?Que vou» projetiez un voyage o Howan ou autour du monde, ou que vous oyez l'intention d aller à l'université, le meilleur moyen de réaliser tout projet o longue échéance, c'est d’avoir recours au Programme de Sécurité Personnelle de la Bonq je de Nouvelle Ecosse.Le PSP est un programme d épargné par versements qui fonctionne comme suit: vous vous fixez un objectif (entre J100 et 52,500! que vous atteignez en 50 versements égaux.Dès le premier versement, le montant total de votre abject f est couvert po’’ un# ossurance-vie.lorsque vous atteignez votre objectif, vous en touchez le plein montent plut un bom qui vous est payé comptant, le PSP es' le moyen d épargner le pi*s sûr qui soit,en vue de la realisation des projets qui vous tiennent 6 coeur.Pour de plus amples déta il, p-iére de consulter le directeur de votre succursale BNE.LA BANQUE DE NOUVELLE-ÉCOSSE PLUS D£ 600 BUREAUX AU CANADA AINSI QU À L'ÉTRANùlR La cilé de LaSalle, .«nuée en banlieue sud ouest de Montreal.entend célébrer dignement son cinquantenaire.Le maire de cette cite e Dr Maurice Lâchante, a declare hier que le cinquantenaire de LaSaLe n'est pas un cinquantenaire ordinaire, mais la célébration de cinquante années de progrès Détachée de i.aehme en 1912.la cité de LaSalle, oui comptait alors 402 habitants, en compte maintenant près de 34000.Les progrès de cette ville, située en bordure du fleuve St-Laurent, ont ete remarquables.Comme le soulignait le maire, de S5.000.le budget de cette municipalité a atteint cette année les $3 • 500.000 et le nombre des industries a augmenté considéra-b'ement s: l'on considéré qu en 1920 LaSaeil ne comptait que deux industries importantes et qu'aujourd'hui elle en compte des centaines De plus, dans cette ville qui ne cesse de grandir, on compte aujourd'hui environ 300 eta- j biiscements commerciaux.Les fêtes du cinquantenai rc se dérouleront du 17 au 24 juin.L'événement principal de < tte semaine est l'inaugura- ' tion d'un nouveau centre civi que.Ce centre comportera une piscine, des terrains de jeux et un stade de 1.800 sièges Ce bâtiment sera inaugu-é di manche le 17.par MM les maires Robert Bompard de La Salle (Franco.B.D Bruno, de La Salle.(Illinois! et le, Dr Lacha ite.Cette rencontre de trois maires de villes por-1 tant le même nom et situées, à des milliers de milles de distance.sera certes un evéne ment inusité dans les annales : municipales de la province.D'autres événements impor tanta marqueront chacune des journées de la semaine du cinquantenaire Le lundi, journée consacrée aux pionniers, il y , aura soirée du bonvicux temps et reconstitution théâtrale de la première seance du con- j seil municipal en 1912.au cen fre civique Il y aura grand gala de mo des le lendemain, mardi, journée consacrée à la femme.!.a • e sera présidée par la mairesse de LaSalle Mme Mau- Le BGR rejelte.(Suite de la première page) D'autre part, le BGR a re-: commandé que des permis soient accordes pour la création d'un nouveau poste de television de langue française à Chicoutimi, et pour un poste de radio à Dartmouth, en Nouvelle-Ecosse.Il a rejeté une proposition en vue de ['établissement d'un nouveau poste de télévision en langue française a Sainte-Anne des Monts et a favorisé la création d'un poste de relai à Mont Climont.pour la retransmission dans cette région des programmes provenant d'un autre poste Fréquences modulées Le BGR a également approu- : ve un projet de Radio-Canada en vue de rétablissement du premier réseau de radio du Canada en fréquences modulées destine a relier le.s postes FM de Radio-Canada à Montreal, a Toronto et à Ot-ta» a Cet organisme a egalement confirmé «a decis m de porter, jusqu au 13 octobre, a 45 pc la proportion de contenu canadien des émissions de la radio et de la télévision, alors quelle était rie 35 po la FTQ:.(Suite de la prentié-e page) FTQ a tenu a réfuter l'argument des diffuseurs prives selon lequel cette institution serait a la fois juge et partie."Radio-Canada, dit-il .c’est la propriété du peuple, et i! est normal, en democratic, que le peuple souverain soit juge et partie quand le bien commun est en cause Si le peuple ne peut pas imposer ses volontés a l i ntrep.'.'C priver alors pourquoi ne pas abolir nos parlements et les remplacer par des bureaux des gouverneurs de tvpe corporatiste''’ M.Provost a annoncé que les travailleurs du Québec s'emploieront, par l’intermediaire du Nouveau parti démocratique, à faire disparaitre le BGR et a restaurer la Société RadioA anada dans toute la di gnite et l'autorite qui convien m «i a une institution publique et qui ont fait les beaux jours de notre radio et de no tre television.i nce Lachanté.et son invite d'honneur sera Mme Marie-Claire Kirkiand-Casgrain.depute de Jacques-Cartier a l'Assemblée législative.Le mercredi, qui est a l'en «eigne du conseil municipal, donnera lieu a un banquet civique en l'honneur des villes de la périphérie.La Chambre de commerce de LaSalle prendra la vedette le lendemain, journée du commerce et de l'industrie.Il y aura danses populaires le vendredi et le samedi et un programme d’activités spécialement dédit» aux enfant» La journée de clôture rendra hommage aux divers groupes ethniques de LaSalle Le president de comité du cm quantenaire, l'échevin Yvan Serre, qui a commente ce programme d'activités, .«est dit sûr du succès de l'évenement Le maire Lachanté, a egalement prévu que les citoyens participeraient nombreux aux manifestations.M.Lesage.(Suite de !a page 3) l'ait par la suite regretté.' ?“Je suis sûr que non.a-t-il précisé, comme je suis sûr que la satisfaction d'avoir vécu une telle vie a toujours triomphé — même en certains jours de fatigue — de Tenvie que peut inspirer le succès matériel.Le projet de.(Sîltte fl prs-micr* pcçe) La Sociét* général* d# fi nancement est un proiet ca resse depuis longtemps par le gouvernement.Il en était d'ailleurs fait mention dans le discours du trône.En gros, l'organisme doit rece voir les mises de fonds de maisons comme des particuliers.Le gouvernement a fait connaître son intention d'y joueur un rôle minoritai Douglas.(5.*e de r pre^'f^e pr"*) I! a dit que la paix e-t trop importante pour la ia.«>er entre lc« main; des generaux e* que les petites gens qui sont appc'ées a mourir sur les champs de bataille doivent avoir le droit de dire qu'ils ne ve lient plus de guerre I! a tenu a peu près le même langage au sujet de 1 assurance-santé en affirmant que les Canadiens, que le peup e a le droit de dire comment les médecins doivent être rétribués, soit par Etat, soit par ! entre-pr.se privé* soit par les paiements personnels M Douglas qui a ete frene-t.quement applaudi par la foule qui dépassait en nombre tout ce qui a été vue au cours de la campagne e ectorale dans Quebec a promis de mettre fin au chômage dans les six mois de son accession au pouvoir Il a accuse les vieux partis d avoir contribue a diriger le Canada vers le chaos économique de tolère- la hau- “ '• t coût je :a vie pour > profit des g.ano- - -oc.i.< de récolter des profits de plus en plus eleves.tanois que it revenu des agriculteurs et des ouvriers n'augmentent pas proportionnellement Il a promis de doter le Ca nada d une charte des droits des consommateurs afin de protéger les Canadiens contre les monopoles qui contrôlent la vie économique du pavs I! a affirme que ceux qui travaillent.que ceux qui oeuvrent, ont droit a une part plus grande des biens produits alors qu'aujourd’hui ce sont les quelques proprietaires les grande: sociétés qui ne cessent de profiter flnfir.M Douglas, qui a p-ononcé la totalité de son allocution en anglais, s'est défendu de vouloir parler en français simplement en vue de se gagner des votes.Il a cependant longuement traité des droits des Canadiens français et de légalité qu’il entend faire regner pour faire respecter ! esprit de la Confe deration Voici quelques extraits de son allocution a ce sujet.’ Depuis de nombresises années, a dit M Douglas la Confederation es: dans un état de crise permanente Il e=f evident, en depi*.des reformes timides mises de l'avant par les vieux partis, que ces derniers nous ont conduits a une impasse Pour un Canada nouveau — pour un renouveau démocratique auquel aspirent des milliers de citoyens d'un océan à l autre — des solutions nouvelles doivent être mises en vigueur solutions qui permettront a la fo parfaitement chez moi chez les liberaux !" Le premier ministre a insiste sur le besoin de respecter la constitution canadienne Le constitution "Le parti conservateur restera fidéie a "esprit de reux qui 1 on! fondé, sir John Mac-Donald e! sir Georges-Etienne Cartier “ Il a ajoute qu'il est nece-aire de "parfaire la constitution" afin de faire dis paraître le» préjugés de race, de couleur, de langue et de re ligion ’ Nous avons fait plus", a répété le premier ministre en français et en anglais, pour i unite nationale dans les cinq dermeres années, que les libéraux en vingt ans Drapeau.(Suite de la premiere page) Dans le ca de Fîadto-Cana» da.le premiei ministre a dit en Minime qu'il s en remettait aux decision.-, de .son ministre du revenu, M George Nowlan, qui est respon-ahle de la Sn-ciéto Badin i anuria auprès du parlement fédéral.Quant a I exposition universelle, M.Diefenbaker s'est dit 1res heureux de la propo-itinn du premier ministre de la province de Québec.M Jean Les», p- de former un comité tri* partite 11 a dit que le gouvernement e-t ire- intére-ve a a question, mais qu'il -e demande s'il y a moyen de preparer une exposition universelle on si peu rie temps, surtout si l'on songe qu'une expo ition inter-nationale aura lieu a New-York en !!Mi.'!-64 Toutefoi- le gouvernement fédéral sera très heureux de recevoir les suggestion» du gouvernement provincial et des autorités municipale- par le truchement du comité tripartite qui doit être formé pour etudier le problème.Le- route: d'évacuation en cas de conflit nucléaire.M.Diefenbaker a totalement outille d'en parler .Le premier ministre a rend-i une visite officielle au maire Drapeau peu avant d adresser la parole au ralliemem du manege de la rue Craig.Il a et» accueilli à l'hôtel de ville par le maire et Mme Drapra I» president du cnmiie executif, \! Lucien Saulnier.et plusieurs conseillers municipaux, dont le pore du maire.M.J N.Drapeau.Après avoir salué les personnes présentés M.Diefenbaker s'est tourné vers les photographe- et journalistes avec qu: 1 a échange quelques propo- a n'est qu'à la suite de a oc lion «i i maire qu i v adie • s.' a l'ensemble des personnes présentes a l'hôtel de ville i VVrV de MARINE de la province de Quebec 25.rue Si-Louis, Rimauskl ptrerfeur : Cnpt Gérard Fv'« COURS REGULIERS DU JOUR Mécanique de marine • navigation • radio - télécommunication INSCRIPTION : avant le Ter juillet L Enseignement spécialisé du Québec maintient un «'«• tème de prets-bourses a l'intention des jeunes qui ne peuvent s inscrire aux cours faute d'argent.S'adresser aux autorités de 1 ecole pour de plus amples renseignements ‘ QUI S INSTRUIT.S ENRICHIT’ Enseignement technique agricole : — Les < undidats q des,rent s'inscrire aux nouveaux instituts techniques agn entes de St-Hyaetnthe et de Ste-Anne-de-la-Pocatière devront subir le même examen d'admission nue les candidat» a l'enseignement specialise et ce a l'ccnle de metiers ou a l'institut de technologie le plus proche rie leur dominie MINISTERE de la JEUNESSE Hon Paul Gérin-Lajoie Ministre Joseph-L Page SousMinnire Gustave Poisson Sans Ministre associe INSCRIVEZ LES NUMÉROS DE et aidez-nous à accélérer votre courrier! Chaque fois que vous adressez une enveloppe vous n'avez qu'à observer ces quatre points pour accélérer le service de la poste: I Insenvez correctement et au complet le nom de la personne à laquelle vous écrivez.•> Inscrivez correctement et au complet l'adresse et le numéro de la zone postale dans les six villes du Canada divisées en zones.3 Ecrivez votre adresse de retour et le numéro de la zone postale dans le coin supérieur gauche de l'enveloppe.4 Ecrivez lisiblement./ 70 d OUXANO Serrureries, outils divers, peintures, eto.QUINCAILLERIE (D marna CENTRE DE IA QUINCAILLERIE DÉCORATIVE NOUVll IMMlUHf Df 42 000 HIDS CARRlS LE DEVOIR MONTREAL, MARDI, 12 JUIN 1962 LIMlIli 104 OUEST, RUE ST-JACQUES , MONTREAL, TEL.UN.A-3S4!« Appui de la SSJ6 de Québec à un poste de TV de Radio-Canada Ql I KKC — I.a SiK-ieip SI-Jean-KuptislP dp l'archidiocese dp Québec \ ient dp demander aux candidats de tous les partis politiques d'accorder leur appui a rétablissement d'un poste de télévision par la Société Radio-Canada Dans une déclaration faite à la presse, la SS.IB est d'avis que la décision du bureau des gouverneurs de la radiodiffusion a ete trop longtemps retardée I.a SS.IB déplore l’indécision Interminable du B (J R et la démission de rieu\ rie ses membres les plus respectables, MM.Le Dr J.-O.Dussault, éprouvé par la mort de sa femme Ql'KBF.C.— L'un des médecins les plus éminents et les mieux connus de Québec, le Dr .lean t), Dussault, vient d'etre douloureusement éprouvé par la mort de sa femme, noc Marguerite Ficher Elle laisse pour pleurer sa perte, outre .son mari, son fils, M.Jean-Louis Dussault, necrétaire particulier du ministre de la santé de la pro-vince, une bru, Mme Dussault, nee Marjorie Murphy, trois petits enfants, Louise, Anne et Johnny, et un frere.Al Paul Ficher.Les funérailles auront lieu jeudi, le 14 juin, à 9 heures, en ; église de Saint-Jean Baptiste, et l'inhumation au cime-tiore Belmont Nos plus vives rondoléan ers au Dr Dussault et a sa fa-tniLe.Eugene Eorsey et Guy Hudon Tous les deux ont annonce leur démission vendredi en guise de protestation contre le relus du BGR d’accorder un permis d'exploitation a Québec d'un poste de television d Etat.On sait qu'un groupe d'hommes d’affaires de Québec a présenté une demande d'exploitation d'un poste prive.Québec dispose actuellement de deux postes de televisions qui appartiennent a des inté-ré: s privés.lin groupe représentant lus associations ou groupement s de toutes les tendances appuie la requête de Radio-Canada et trouve injustifiable le retard du BGR de rendre sa décision.Ils sont d'aw.s qu'une décision défavorable à l'etablissement d'un poste d'Etat signifierait que le BGR se constitue les juges des besoins culturels du Canada français.L'AJl ne veut pas de baccalaureat anglais à l'U.de M.T’n mouvement séparatiste étudiant formé à U niversité de Montréal, a critiqué la récente décision des autorités de l’institution d'inaugurer un cours conduisant au baccalauréat es arts en anglais.La section universitaire de l’Association des jeunes lau-rentien.s a declare que le nouveau cours, qui sera entre pris en septembre .ouvre la porte à une anglicisation totale de notre plus grande université française, elle qui devrait défendre la culture française en Amérique.Elle ajoute que cette décision équivaut à un acte de trahison envers le peuple ca-nadien-français et envers tou» le.» étudiants qui ont préféré poursuivre leur» étude.» dans cette institution plutôt qu'a une université de langue anglaise.________ La grève entre dans sa deuxième semaine au "Sherbrooke Daily” SHERBROOKE.— Le quotidien "The Sherbrooke Daily Record” n'a pas paru depuis une semaine par suite d’une grove de ses 24 employes des ateliers rie la composition qui sont membres du Syndicat de l'imprimerie, affilié à la Federation de l'imprimerie et de l'information du Canada (CSN).Les employés réclament une hausse immediate de 12 cents l’heure nour un contrat d une année et des hausses subséquentes les autres années d'un contrat de trois ans.Ils réclament egalement la semaine de tra\ ail (le 42 heures.L'échelle des salaires est celle que préioit le décret de l'imprimerie eoitfmerc talc, mais est inférieure à celle que payent les quotidiens de la province.Le président du syndicat des employés du "Sherbrooke Daily Record".Gustave Steen-land est candidat du Nouveau parti démocratique dans Sher tirooké tandis que son employeur.John Bassett est candidat conservateur dans To-rnnto-Dave nport.M.Charles Langlois est réélu president des urbanistes ARVTDA.— M Charles Langlois, qui a clé réélu hier president de la section québécoise de l'Association des ur hamstes canadiens a fail ob server que seules les sections du Saguenay et de la Maurieie avaient réalisé les objectifs fixes par 1 association l'an dernier.Réunis à Arvida en fin de semaine.1rs urbanistes ont résolu d'adresser des félicitations au ministre de la voirie pour avoir fait disparaître les panneaux reclame en bordure des routes rie la province.Ils ont aussi décidé de profiler de l'occasion pour recommander a M Bernard Pi nard de faire adopter ries lois précises et sévères relative ment aux emplacements ou il est permis d'installer des panneaux.La Commission Parent est de retour à Québec QUEBEC — Au court des trois prochains jours, la Commission royale d'enquête sur l'enseignement tiendra six audiences publiques et recevra 15 mémoires alors qu'elle siégera au Palais de justice Quebec.Ce sera la premiere fois depuis le 1er février dernier que les membres de la Commission Parent ont des audiences publiques dans la Vieille Capitale.Aujourd'hui, les commissaires auront trois reunions a huis clos.Voici l'horaire des six audiences publiques de cette semaine : MERCREDI MATIN : 1) a 9h 30, les instituteurs et institutrices catholiques de Que bec ; 2) a 10h.30f ( Association des groupements de foyers de l'archidiocese de Québec ; 3) a llh.15, la Federation des cinematheques et des Conseils du film de la province de Quebec.4) a 2h.de l'apres-midi : les Cercles de Fermieres ; 5) a 2h.30, le Comité de survivance indienne ; 6) a 3h.lS, un groupe de parents de la ville de Quebec ; 7) a 4h., l'Association des parents de l'Institut Maria.JEUDI MATIN : 1) a 9h.30, le ministère des affaires culturelles ; 2) a 10h.30, un groupe de parents de Sainte-Foy ; 3) à 11h.30, Saint Vincent's Council Catholic Women's League of Canada.4) A 2h.de l'apres-midi, l'Institut d'etudes sur l'alcoolisme ; 5) a 3h., l'Association professionnelle des professeurs laïques de l'enseignement classique ; 6) a 3h.30, la Confederation des syndicats nationaux.VENDREDI MATIN, de 9h.30 a 12h., le ministère d* la famille et du bien-être social.A 2h , vendredi après-midi, le ministère de l'industrie et du commerce.Pour le nouveau Palais de justice $4 millions prévus au budget pour fins d'expropriations Les ingénieurs en congrès fêlent les 75 ans de l'ElC QUEBEC DN'C — L« minis-1 gouvernement de louer des bu-; reaux de partisans libéraux.Le depute U.N.de Maskinon-gé.Me Germain Caron, a signalé que le ministère des travaux publics avait loué a Rouyn un édifice qui serait la propriété du | député libéral, M.Edgar Turpin.; Le ministre des travaux pu- ( blics a expliqué que cet édifice avail été loue de MM Dionis La-frenière et Marius Raymond.Le ministre de l'agriculture.M Alcide C'ourcy a précisé j qu’un certificat d’enregistrement \ en date du 22 novembre lihil attestait que l’édifice en question \ était la propriété de MM.l.alre-niere et Raymond.M.Caron a dit au ministre : "Je vous donne simplement ce conseil : on serait mieux de faire enregistrer sa vente, si on ne veut pas avoir du trouble .” Le chef de l’opposition a dit ! qu'il ne mettait pas en doute1 i'honnéteté du ministre des travaux publics, mais que le gouvernement ferait bien de nommer une commission de cinq membres, dont deux de l'opposition, pour surveiller ses dépenses."De cette façon, a-t-il ajouté, l’opposition pourrait critiquer j le gouvernement dans le domaine des idées et non dans le do-j maine des peccadilles .” j Au sujet des expropriations i nécessitées par la construction I du nouveau Palais de justice de j J Montréal, le ministre des tra- j j vaux publics a déclaré que le j gouvernement avait retenu les , sen ices de trois évaluateurs : I j MM.Hector Caron, J -Julien I Perrault et J -D.McDonald M.Johnson : "M.Perrault est l'organisateur liberal fédéral.On voit que les libéraux d'Ottawa et de Québec coopèrent i bien.L'axe Pearson-Lesage sem-i hle établi définitivement.On s en aperçoit dans les comtés, : ou les patroneux sont a 1 oeu-1 vre.line voix libérale : "C’est comme Taxe Johnson-Johnson- i Thompson.M.Juhnson : "M Caron n'est- : il pas un ancien président du club de réforme l’ M.Lesage: '"Oui, M.McDonald aussi.La Chambre a finalement adopté les crédits du ministère tre des travaux publics a révélé.hier, qu’une somme de $4 millions était prévue a son budget pour de- expropriations en .' a le! d n no .• ¦ e ' ¦ , Mont- réal.M Rimé St-Pierre a fourni ces précisions quelques minutes avant que l’Assemblée legislative n'approuve les crédits de quelques $49 millions que réclame -on ministère pour 1%2-fi.'!.L'étude de ces crédits a duré toute la séance d'hier après-midi et n'a donné lieu a aucun débat intéressant.Le chef de l’opposition a reproché particulièrement au ministère de ne pas avoir réduit les sommes consacrées à la location de bureaux gouvernementaux à travers la province."On nous accusait de maintenir un système qui enrichissait des amis, a dit M.Daniel Johnson.et celte année, le gouvernement demande 20 p o.de plus, soit $0,529,300, ce qui veut dire une augmentation de $1,009,000 depuis 1900-01".L'opposition a reproché au L» plus grand choix de qulncalllarla aux plus baa prix QUINCAILLERIE 104 OUfST, »UI ST-JACOUfS MONTMAl, Tli.UN 6-3541 • TfMA/N Dl SlATlOHNlMlNl CfATUir CtNTRE Ul LA QUINCAILLERIE DECORAUVt M I T l £ D ANSI A CAPITALE La reine-mère accueillie par 11,000 enfants OTTAWA — ("est avec une joie év idente que la reine-mère a rencontré hier dans la capitale.11,000 enfants venus l'acclamer au parc Landsdowne "Je suis extrêmement heureuse, leur a-t-elle dit.de ce que mon premier contact dans la capitale soit avec des enfants".Les enfants ont spontané-nu'nt réagi aux paroles de la reine-mére et n’ont pas craint d'afficher leur enthousiasme.La reine était descendue auparavant à l'aéroport d'Ottawa d'un avion de l’ARC, en provenance de Montréal, l'ne brève Prix de la Liberté 1962, attribué au “Comité provisoire pour l’étude de la censure cinématographique” T e congrès annuel de "Engineering Institute of Canada qui compte 23.‘000 membres, s'ouvre aujourd'hui en l’hôtel Reine Elisabeth, en firésence de plus de 600 de-égués venus de tout le pays, sans compter les inscriptions d'ingénieurs montréalais Le 75e anniversaire de fondation de l’Engineering Institute sera particulièrement souligné au cours de ce congres, bien qu'il se déroulera comme à l accoutumee.par la présentation et la discussion de quelque 70 travaux scientifiques sur un grand nombre d'aspects du genie, d'aujourd'hui a vendredi.Le Conseil national de recherche.en cooperative avec Engineering Institute, tiendra au cours du congrès une étude rie groupe sur la thermodynamique.M F.L.Lawton, de Montréal.nouveau président de Engineering Institute, assumera son poste au cours du congrès.M Lawton est vice-président de Aluminium Laboratories Ltd.filiale de Aluminium Company of Canada Ltd 11 succédé à M B G.Ballard, dès.se, vice-président, see tion scientifique, du Conseil national de recherche, à Ottawa.Au cours d'une conférence de presse, hier, M Ballard a souligné qu'il a tenté de son mieux pendant son terme d'un an à la présidence de l'Engineering Institute, de favoriser les progrès de l’esthétique industrielle au Canada, afin que les produits canadiens aient un caractère ri'oriçina-lité qui les fasse apprécier des acheteurs étrangers.11 a souligné que des mémoires magnétiques de calculatrices électroniques qui offrent des caractéristiques particulières, trouvent un excellent marché à l'étranger, de même qu'un système canadien d enregistre ment de haute fidélité.M Lawton a remarqué que de plusieurs façons l'Engineering Institue comme société savante se distingue de corps analogues.Toutes les disciplines du génie y sont représentées et c'est tout à l'honneur de Engineering Institute que d'avoir progressé aussi sûrement au cours de ses 75 ans d'existence.L’invité au banquet de clôture du congrès, vendredi prochain, est M.John Tuzo Wilson.o b.p.professeur a l’université de Toronto.Plusieurs des sujets techniques dont nous aurons l'occasion de prendre connaissance ont trait aux travaux de la Place Ville Marie.M.Lesage donne une recette de vie aux jeunes QUEBEC (DNC) — ".Aimer le vrai le beau, désirer le bien et faire de son mieux," est la recette du bonheur qu a donnée M.Jean Lesage, premier ministre de la province, alors qu'il prenait brièvement la parole, hier soir, à l'occasion de la cérémonie du lancement du "voilier du cento, naire" de l’Académie de Québec.S'arire-ssant d’une façon particulière aux jeunes, “les fiduciaires de notre avenir", Lesage a posé la question vante: "Y a-t-il un homme qui ait eu la determination d'être sincère, magnifique et héroïque s'il le faut, et qui (Suite à la page 2) ceremonie l'attendait à l'aérogare.ou 1.200 personnes l'ont des travaux publics et on entre-applaudie avec vigueur.1 prendra à la seance du soir, l’é- La re.ne a dit aux enfants furie du budget du ministère des que "une des caractéristiques i terres et forêts.du Commonwealth est que nous i________________________ faisons tous partie d'une gran- | de famille et, comme dan» i toute famille, nous partageons nas joies comme nos anxiétés".Prenant ensuite la parole en français, la reine-mere s'est dit impressionnée de voir l’harmonie qui règne chez le» enfants de^i deux cultures et j les a incités à être fiers de contribuer à cette harmonie, j qui fait partie de la grandeur j du Canada.Continuant son discours en t anglais, la reine-mère a dit : ! "Nous vivons dans une perio- j de de changements rapides et j où des chances extraordinaires se présentent.Je souhaite que chacun de vous pé- ! «être dans le monde avec la j determination de manifester j un civisme qui soit digne de ; ce grand Dominion".La reine mere a quitté Mont-1 réal hier matin, après que le! maire et Mme Jean Drapeau | l’eurent accompagnée à l'aéroport international de Montréal.à Dorval.En route pour ! Dorval.la visiteuse rovale s’est arretée brièvement à Lhô-pita! Reine Elisabeth qui a été nommé ainsi en son bon-; neur.C'est le ministre des j postes, M.William Hamilton j qui Ty a accueillie, en pré.sen- | ce de 3.000 personnes.Le prix de la Liberté 1962 a etc décerné hier soir par les équipes des rev ne» "Cité Libre' et “Liberté" aux auteurs du mémoire présenté, sur la demande du gouvernement, par le "comité provisoire pour l'étude de la censure cinématographique" Ce mémoire a été prepare depuis juillet 1961 jusqu'à l’hiver 1962 par MM.Fernand (adieux, .sociologue, Claude Sylvestre de Radio-Canada, André Lussier, professeur agrégé à l’université de Montreal.Georges Dufresne psychologue actuellement a Radio-Canada.Maurice Leroux, président du bureau rie censure et par le père L.-M.Régis, 0 P , ., ( "est André Belleau.de ‘‘Liberté ", qui a fait l'annonce du prix en l’absence du directeur de cette revue appelé d'urgence a Paris.“Ce rapport, a-t-il dit.exorcise le cinéma".Lui succédant, Gerard Pelletier, directeur de "Cité Libre" n tenu a préciser l'esprit du prix de la I.iberté.“Ce prix, a-t-il dit, veut souligner cha- que année, un geste, une prise de position posés dans des conditions faciles ou difficiles, qui tentent de défendre, si elle est attaquée, du moins de promouvoir la liberté des citoyens.Le comité provisoire qui obtient le prix cette année répond à ces exigence.» De surcroit, je voudrais signaler la sérénité dont il est empreint".Le docteur Dufresne a remercie au nom du comité provisoire."La bataille pour o* mémoire, a-’ I dit.n est pat encore commencée.Je demande.nous demandons, a tou» ceux.,ci presents, qui seront dans la possibilité de le faire, de défendre notre mémoire qui ne manquera pas d'être attaqué.J B.LE BILL DE L ATLANTIC IRON OJR E REVIENT Que fera l'Assemblée legislative?QVKBEC On se demandait hier à Quebec si le hill 25.concernant l’Atlantic Iron Ores, allait susciter un autre débat a l’Assemblée législative ou si le gouvernement voudra éviter une épreuve de force avec le Conseil législatif et laisser mourir son projet de loi entre les deux Chambres.Hier, le president rie la Chambre.M Richard Hvrie.a officiellement informé la Chambre que le Conseil législatif avait amendé le projet voté par 1 Assemblée législative.On se rappelle que le projet de loi gouvernemental avait été combattu par 1 opposition qui avait présente six amendements successifs mais sans succès La majorité de IT’nion nationale au (or, se il législatif a cependant imposé un amendement que la Chambre doit ratifier ou rejeter.CommmHes canadienne* accordée* à Israel OTTAWA.— On apprend de Tel Aviv qu'une mission cana dienne a placé des commandes pour plus d'un million de dollars en Israël, notamment pour | M- des produits textiles.D'autre | part, on s'attend qu'une mission israélienne se rende au Canada dans un avenir rapproché pour tenter d'accroître les exportations d'oranges vers le Canada.y ou.s POUVONS VOUS PROUVER f///e le cours de l'Institut de Personnalité ju’ut augmenter l'efficacité de cos VENDEURS et do vos CONTREMAITRES JEAN GUY IEB0EUF, B.A.I.S.C.Président fondateur ECOLE DES METIERS COMMERCIAUX 1265, rue St Déni*, Montreal ’vz^jj^r-er Directeur; Paul-Emile Lévesque COURS REGULIERS DU JOUR Cuisine tl'holel - Boulangerie-pâtisserie - Coiffure pour daines - Coiffures pour hommes Modes (chapeaux féminins) Haute-couture • Coupe et Confection pour hommes Horlogerie INSCRIPTION : 'en coiffure «eulement jusqu au 1er août EXAMENS D ADMISSION : (en coiffure seulement) 1er et 2 août (Tes date» d'inscription et d'examens d'admission nour les autres cours seront annoncées plus tard), L'F.nsngneinent spécialise du Quebec maintirnl un système de prêts bourses à l'intention des jeunes qui ne peu vent s'inscrire aux mur» faille d'argent.S'adresser aux autorité» de l'école pour de plus amples renseignements.•QUI S INSTRUIT.S’ENRICHIT” Enseignement technique agricole : — Le» candidats qui désirent s'inscrire aux nouveaux instituts techniques agricoles de St Hyacinthe et de Ste-Anne-de-la Pocatière devront subir le même examen d'admission que les candidats à renseignement spécialisé el ee à l'école rie metiers ou â l'institut de technologie le plus proche de leur domicile.MINISTERE de la JEUNESSE Hun.Paul Gérin Lajoie Alimvti* Joseph T.Pafié Gustave Poisson Sou» Mur c’-r _________________M,- ¦ r .Les 55J3 d'Oiîtsiiîi fêteront la Saint-Jean eu Long sault OTTAWA H).N CT _ T a fêle du patron national des Canadiens français sera celé-hlee celte année d'une façon particulière par le conseil de la Fédération des Sociétés Saint Jean Baptiste d'Ontario.Kn effet, une cérémonie spéciale se déroulera sur la ferine Ross-Lavigne, à quatre nulle à l est de Hawke.sbury, près de l'ancienne route 17, à l'endroit où des fouilles effectuées l'automne dernier en particulier par l'archéologue Thomas Lee, ont permis de penser qu'il s'agissait peut-être du site de la bataille du Long sault.Cette cérémonie qui avait d'abord été annoncée pour le 20 mai dernier a été remise pour des raisons d'ordre pratique.mais aussi parce que la Fédération a cru que la tête nationale' des Canadiens fran çais ne pouvait être mieux choisie pour rendre hommage à Dollard et à ses braves compagnons.Le programme comprendra une procession nautique, un discours de circonstances prononcé par M.F.rigar Tissot, anciennement d'Ottawa et bien connu clans tous les milieux d’action nationale et pa triotique.du chant et de la j musique appropriés à la cir î constance.Le but principal ! de la cérémonie sera l’érec- i tion d'un cimetière à la nié moire de Dollard et de ses : compagnons.La Fédération annonce que ; plusieurs personnalités du monde historique et archéolo gique.ainsi que de nombreux groupes paroissiaux .et asset-j ciations, dont les Chevalier» de Champlain.Intendance d'Ottawa, se joindront à elle pour cette cérémonie qui dé mitera à 2 h.3(1 de l'après-midi pour se terminer ver* 4 heures.Toute» les paroisse.» de» eomtès de Prescott et rie Russell et du nord de TOu- i taouais, ainsi que de la région d'Ottawa et d'Eastview sont ; invitées à envoyer de leurs j membres sur les lieux de cet ! te fête, l'après-midi du 24 juin prochain.Les préparatifs immédiats de cette manifestation ont été ; confiés a des comités spéciaux ! formes de personnes de Haw , keshury et de» environs.' BERNARD PAUZE Directeur pour I* région et# Montreal Vous engagez des vendeurs pour vendre et des centre-maîtres pour produire Nous pouvons vous prouver qui notre entrainement peut augmenter leur rendement.Notre cours n est pas une sérié de trucs ou de recettes qui s expliquent en quelques mots.C esl une méthode sérieuse, pratique el reaiiste qui a aidé plus de 4000 gradués depuis 1954.Nous pouvons vous montrer comment le cours opéré et vous donner des preuves de son efficacité, lélephonez tout de suite et demandez a rencontrer l'un de nos représentants, a voire guise.Consacrez seulement une demi-heure à cette rencontre et voyez comment vous pouvez augmenter sensiblement les profits que vous rapportent vos vendeurs et vos contremaîtres.le coût esl minime et notre méthode amene chaque participant a pratiquer et a vivre tous les jours ce que nous enseignons : plus de confiance en soi, plus d'enthousiasme, plus d esprit de décision, plus d'entregent, plus de facilite a s'exprimer.Prenez votre téléphone, tout de suite et composez VI.2-8186 ou écrivez a Suite 222, 1600 rue Bern, Montreal, P.Qué.fltlüUU j i mu a?MONTREAL — QUÉBEC — ARVIDA — OTTAWA SEUL L’INSTITUT DE PERSONNALITE VOUS DONNE AUTANT, SI RAPIDEMENT, POUR SI LONGTEMPS 1 L OCCIDENT À L HEURE DE LA VËRITÉ — Il — LE DEVOIR.MONTREAL.MARDI.12 JUIN 1962 EDITORIAL Nationalisation de l'électricité M.Lesage doit se hâter d'agir Même i«i la campasrne électorale concentre l’attention sur les questions fédérales durant cette dernière semaine avant le vote, il convient de relever quelques déclarations récentes à propos d’une autre campagne, dans le domaine provincial, celle que poursuit M.René Ijévesque pour la nationalisation de l’électricité.A mesure que l’idée gagne du terrain et recueille des adhésions nouvelles, il est normal que des intérêts légitimes que peut gêner ou léser la nationalisation.fassent entendre des protestations ou des avertissements.C’est le cas pour les impôts que l’entreprise privée paie aux corporations municipales et scolaires et qui risqueraient de disparaître ad-venant "acquisition de ces immeubles par l’Etat provincial.La semaine dernière, le maire de La Tuque disait que cette ville et la commission scolaire catholique perçoivent de la Shawinigan Water L Power Co.une somme annuelle de $330.000 sur le barrage installé dar« la ville.Comme les immeubles du gouvernement sont exempta des taxes locales, cette _ somme pourrait être perdue par la nationalisation de l’entreprise.I>e maire demandait si.dans ce cas, le gouvernement comblerait la perte.• Question très pertinente, mais qui ne saurait faire obstacle à une réforme nécessaire pour l’essor économique et industriel du Québec.C’est d’ailleurs un argument que l’entreprise privée fait valoir pour rallier les municipalités à a défense de «on monopole.est vrai qu’elle paie des taxes; elle en naie aussi par millions sur son revenu à Ottawa, ce qui est un des arguments pour la nationalisation.Normalement .une régie provinciale devrait, au moyen de subventions payées en lieu tie taxes, assumer en faveur des municipalités et des commissions scolaires les mêmes obligations que l’entreprise privée.Malheureusement il n’en est pas souvent ainsi et le maire de La Tuque n’a pas tort de poser la question.Quelques jours n'us tôt, le président du Comité exécutif de Montréal ava^t soulevé le même problème à propos de la métropole.Dans ce cas il ne s’agit pas d’une perte possible advenant une nationalisation, mais d’une perte réelle et lourde subie depuis dix-huit ans à cause d.la nationalisation de l’ancienne Montreal L.H.& P.Parce que les immeubles de l’Hvdro-Québec sont exempts de taxes municipales.Montréal a perdu des sommes imposantes.Un accord a été conclu en 1944 pour le paiement de subventions en lieu de taxes municipales, mais à un montant trop bas.M.Saulnier estime que Montréal aurait dû percevoir ?12 millions de plus durant ces dix-huit ans.L’Hvdro-Québec vient d’accepter de porter à $700.000 ses paiements à la ville, mais l’administration municipale négocie une révision générale de l’entente peu satisfaisante de 1914.0 Non seulement rien n’empêche l’Hy-dro-Québec de faire aussi pleinement sa part des dépenses locales que l’entrenri-se privée, mais en fait, elle la fait déjà royalement sur le plan provincial par sa contribution au fonds d’éducation.Depuis seize ans, l’Hydro-Québec a payé un montant fixe annuel de $2.800,000 à ce fonds provincial de l’éducation.Les entreprises privées contribuent aussi à ce fonds, par une taxe fixée à 15 cents par 1.000 kilowatts-heure de production, moins le montant des taxes scolaires qu’elles payaient en 1946.Or, si l’Hydro-Québec avait été soumise à la même taxe, elle y aurait gagné.En fait, elle a payé, semble-t-il, au delà de $25 millions de plus que la taxe de 15 cents appliquée à sa production d’électricité.M.Saulnier a raison de soutenir que cette régie provinciale, qui tire «e« revenus de !a clientèle montréalaise, a ainsi privé la ville de revenus qui devaient lui revenir, au profit de l’Etat provincial.Mais cela prouve qu’une régie d’Etat peut fort bien compenser, avec largesse, l’équivalent des impôts locaux sur ses biens.Il reste que le régime actuel apporte beaucoup de confusion dans ces questions fiscales, car les compagnies pri- > » beaucoup moins que l’Hydro-Québec au fonds provincial d’éducation, se vantent habilement de leur générosité à l’égard des municipalités.La juste compensation demandée par M.Saulnier au profit de Montréal es: tout à fait compatible avec la nationalisation.elle en serait même facilitée, car rétablissement d’un régime général de subventions en lieu de taxes municipales et scolaires permettrait de traiter de façon égale et équitable tou* les intéressés : les contributions à Montréal devraient augmenter notablement, et l’Hydro-Qué-bec devrait aussi assumer, à Tegard des villes aujourd'hui desservies par les entreprises à nationaliser, des responsabiü- • O Des experts ont déjà, parait-il, établi des calculs en fonction de cet aspect fiscal de la nationalisation.Si l'Hydro-Québec assumait toutes les taxes locales actuelles, on estime que les économies réalisées sur trois plans; impôt fédéral sur le revenu, profits des entreprise*, économies provenant de la consolidation des réseaux de production et de distribution.permettraient quand même de récupérer les sommes nécessaires à l’égalisation régionale des tarifs et à d’autres réformes urgentes, et qu’il resterait encore un solde net au profit de l'Etat provincial.Pendant que les études se poursuivent, oue les débats se précisent et se clarifient, les approbations s’accumulent aussi en faveur de la nationalisation: l’autre semaine c’était la Fédération des Sociétés Saint-Jean-Raptiste.après tant d’autre* organisation* sociales et profes-sionnelies.Voici que le R.l.N.à son tour vient d’approuver ce projet.Nous approchons de plu* en plus de l’unanimité.Dans une telle entreprise, si l’on veut préparer le terrain et prévoir avec soin les modalités de "acquisition afin de prévenir et de minimiser les difficultés au moment critique, il est normal que le chef du gouvernement soit le dernier à se prononcer.î,e« réticences de M.TjO-sage sont donc fort explicables, et elles ne signifient pas du tout qu’il soit hostile à une campagne qu’il a laissé M.Lévesque mener tambour battant avec un succès évident.Mais l’heure H doit quand même venir et il ne faut pas trop tergiverser.M.Lesage a répondu à M.Johnson nue seuls les journalistes parlent de nationalisation et que M.I^évesque ne parle que d’intégration; cela ne convainc personne car le ministre des richesses naturelles a parlé clairement devant de nombreux auditoires et à la télévision.Et comment voir une opposition entre nationalisation et intégration?au point où doit être portée l’intégration pour corriger les inconvénients de la situation présente, cela exige une unification réelle de la production, de la distribution et de la vente au public, et donc une unification de la structure financière de cette industrie.Or.une telle intégration ne saurait se faire par la dénationalisation de l’Hydro-Québec au profit d’un grand monopole unifié de l’entreprise privée en matière d’électricité; c'est impensable au plan politique tant l’indignation populaire serait grande.II faut donc que ce soit par la nationalisation.Le mouvement est devenu irréversible, le gouvernement ne peut plus reculer.M.Lesage doit se hâter d’agir.Paul SÀURIOL Le courage des deux démissionnaires Me Guy Hudon er le profeMcur Eugène Forsey ont pose, en démissionnent du BCR.un geste dont il faut mesurer le courage.Ca n'a pas du être une décision facile.Quitter un organisme gouvernemental à dix jours du scrutin, cela risquait de passer pour un geste "politique".Sans doute, y demeurer dans les circonstances présentes, ce vantage.On a en effet l'impression que le BGR joue un mauvais Jeu de coulisse Nous en exprimions la crainte il y s déjà quelques semaines: ton silence, son refus de prendre une décision avant l'élection, laissaient sous-entendre une volonté de favoriser le poste privé contre Radio-Canada, mais en ménre temps une peur de manifester cette attitude avant l’élection.Ce n’était ni glorieux ni courageux.Voilà la jpanoeuvre que ruine la décision Hudon-Forsey.Nous permettra t-on de souligner qu’un anglo-canadien démissionne, en même temps qu’un Canadien français, pour protester contre une attitude qui lèse dos intérêts cana-diens-français’’ M.Rugène For-sey manifeste, à nous défendre, plus de lèle que certains de nos compatriotes.Comme l’est à notre avis bien dale doyen de la faculté de droit de l^val, Me Guy Hudon, il refuse qu’on prive la capitale du Canada français des services du réseau d’Etat.Il n’accepte pas qu’on mette de côté l’opinion exprimée d’une centaine de groupements québécois.Tous deux, Ils soulignent la partialité du BGR dans cette affaire.On dit qu’à moins d’un redressement rapide, elle aura des répercussions politiques lundi prochain, surtout dans la region de Québec.Nous le souhaitons.Comme le rappelait hier Claude Ryan, les conservateurs ont fait de leur mieux pour anaoindrir le prestige de Radio-Canada.Qu’ils récoltent maintenant les fruits de leur mesquinerie.P.-S.— Le BGR ¦ plié.Il amorça un* solution da compromis, dont on %» demande vraiment quel sens elle peut avoir, sinon un sens politique, Da toutes façons, c'est un progrès.MM.Hudon et Forsey se diront sans douta antre eux qu'il est faux que las absents aient toujours tort.• Un baccalaureat anglais.à l’université de Montreal! L’université de Montréal, université de langue française dans une viile où il y en a deux de langue anglaise, annonce la création d'un baccalauréat anglais dès la prochaine rentrée.On n'arrive pas à comprendre comment cette décision peut se justifier.L'université de Montréal pense-t-elle que deux université anglophones, ça ne suffit pas à Montréal pour serv ir la La direction des opérations Par ANDP.É FONTAINE Le president Kennedy ne s'est pas seulement efforce, depuis son arrivée au pouvoir, de reunir les moyens de contenir les diverses formes de la pression soviétique.Il veut en disposer à sa guise et poursuivre le dialogue engage avec sans se laisser lier les mains M.Khrouchtchev.Ses mains, certes, ne seront jamais tout a fait libres.Chef d un Etat démocratique, investi à une très faible majorité.ü lui faut songer aux elections legislatives qui se dérouleront a l'automne, et au-delà a sa propre réélection.13 doit tenir constamment compte d'un Congrès traditionnellement méfiant a l'egard de l’étranger.allie comme ennemi, ménager a l’extrême des deniers publics, prompt à reagir brutalement chaque fois que l'amour-propre national lui parait défié.Le parti républicain conserve des positions très fortes, surtout dans la presse, et est bien décidé à exploiter tout ce qui pourrait ressembler à un "abandon".Mais i! s’agit la de politique intérieure, et c'est un domaine ou le nouvel hôte de la Maison Blanche a déjà montré son habileté manoeuvrière.Sa popularité auprès de l’opinion.masnifiquement serve par la télévision et par le sourire de “Jackie" — la femme la plus photographiée d'Amérique — lui donne une arme considérable et dont il joue à fond.Avec les alliés aussi il faut manoeuvrer Ménager Pierre et Paul.Dtre a Macmillan qu’on veut négocier et à Adenauer qu’il n’est pas question de sacrifier l'Allemagne.Envoyer des troupes en Thaïlande pour accroître au même moment sa pression sur le gouvernement royal laotien, qui n’arrive cas à se faire à l’idée d’une entente avec les communistes Consentir à appeler ‘sondages’’ les négociations sur Berlin pour que de Gaulle cesse de s'y opposer.Il n'en est pas moins évident que pour l'essentiel M.Kennedy a largemen* rétabli, quitte à l’occasion à faire grincer des dents tel ou tel.ce qu'il faut bien appeler, faute d'autre mot, le “leadership” américain et que l'équipe Eisenhower, surtout apres la mori.de M.J.F.Dulles, avait de moins en moins assumé.Un seul doigt sur la gâchette Il a d'abord entrepris de s'assurer une autorité exclusive dans le domaine capital de l'usage des armes stratégiques.Jusqu’à un passé très récent les responsabilités en ce domaine pouvaient paraître diffuses.Des hommes comme le général Norstad, le Dr Adenauer.M.fipaak ou M.Stikker croyaient possible, il y a quelques mois encore, de créer une force atomique atlantique dont l’emploi dépendrait d un vote majoritaire, les Etats-Unis pouvant se trouver, le cas échéant, du côté de la minorité.Des militaires, conscients de l’hypothèque que ferait peser sur l’efficacité de la bombe la nécessité de consulter à l’heure H plusieurs gouvernements.avaient imaginé une autre formule: on définirait à l'avance les situations dans lesquelles le recours à l’arme de destruction massive serait nécessaire et délégation serait donnée aux généraux X.Y.Z, si ces éventualités se présentaient, du droit de “presser sur la gâchette”.Le gouvernement Eisenhower avait encouragé ces études.Il fut vite évident que son successeur avait en la matière des idées plus réservées.Certes, il y a un an.à Ottawa, M Kennedy a approuvé le principe d'une force atlanti- culture anglophone?S'estime-t-elle mieux équipée, pour remplir cette fonction, que McGill et Sir George Williams?Ou croit-elle qu’un baccalauréat anglais dans une université française, ça garde quand même un petit fumet culturel français?Sa décision nous parait contredire l’attitude de ses professeurs de carrière, qui dénoncent le type de baccalauréat dont nous avons peu à peu collectionné les éléments disparates et contradictoires.I.es professeurs de carrière se font une idée haute et exigeante de l’université; ils ne prisent pas, non plus, les décisions dont l'effet est de multiplier, sur le rompus, le nombre des étudiants qui ne sont pas encore bacheliers.Dans les deux cas.on se demande comment les attitudes de l'université et celle de ses professeurs peuvent être conciliées.Une nouvelle voie de pénétration Pourquoi l'université de Montréal décide-t-elle d'ouvrir une voie de plus à la langue anglaise, quand ses professeurs de carrière soulignent en outre le danger des manuels anglais qui envahissent plusieurs facultés — et même, on doit le dire, quelques collèges classiques?Ici, c'est plus qu'un manuel, c'est un ensemble de cours.Qu'est-ce que cela signifie?Si nous nous abusons, qu'on nous le prouve.Jusque là, nous regarderons la création d’un baccalauréat anglais à l'université de Montréal comme une absurdité et comme un scandale.ANDRE L.que en invitant les Européens à lui faut?des propositions a ce sujet La ligne officielle des Etats-Unis n'a pas chargé, mais les discussions qui ont précédé la récente conference atlantique d'Athènes ont clairement montre que si le président était d.spose à consulter et à informer davantage scs allies en matière atomique, il entendait carder pour lui seul, a l'exclusion de quiconque, américain ou etranger, militaire ou civil, le pouvoir de déclencher la foudre.1! veut egalement éviter que les Etats-Unis ne puissent être entraînes dans une guerre contre leur gré.C'est la une raison de plus de son hostilité à la force de frappe française.Elle l'amène, comme on sait, a refuser à la France l'assistance technique dont ses progrès la mettraient en mesure de bénéficier, aux termes de la loi Mac Mahon.Ce ne serait qu un moindre mal, puisque aussi bien le grand problème de la force de frappe est désormais beaucoup moins celui de la bombe que celui du moyen de transport, du "vecteur”.Mais dans ce domaine-là éga-lement le président Kennedy, malgré l'avis de plusieurs de ses ministres, de son conseiller militaire personnel et de son ambassadeur à Paris, ne veuf rien savoir.On est tenté d'opposer cette attitude au concours que les Etats-Unis ne cessent c apporter à la force de frappe anglaise.C'est qu'avec elle ils n’ont aucune inquiétude à avoir le Bomber Command de ta R A F est désormais partie intégrante de l’instrument de dissuasion américain.Il nepend etroitement de lui pour son système d'alerte, pour ses engins à moyenne distance Th or et les fusées Sky-bolt dont vont être équipés les bombardiers Mis à part le es?bien improbable ou la Grande-'.Bretagne elle-même serait attaquée, i! n'est pas exagéré de dire que la force de dissuasion britannique a.pour l'essentiel, perdu son caractère national.T n’en est pas de même de l’instrument qu'entend forger le généra! de Gaulle, et dont il est difficile de prédire, une fois qu'il ne sera plus là.dans quelles mains i! tombera.Suppression des intermédiaires Non moins caractéristique de la volonté du president de.conserver la direction des opérations est la disparition de tout intermédiaire entre les Etats-Unis et IT K.S S Longtemps la Grande-Bretagne avait aspiré à jouer ce rôle: on n'a pas oublie le voyage de M.Macmillan à Moscou au début de 1959, en pleine crise de Berlin.En janvier dernier, au moment de la rencontre aux Bermudes du premier ministre et de M.Kennedy, un ballon d'essai avait été lancé à Londres pour un nouveau pèlerinage au Kremlin.Il n’a eu aucune suite.On n’a pas assez remarque sur le moment qu'en se séparant à Vienne, en juin 1961, les deux "K” avaient décidé de demeurer “en contact”.Celui-ci a été effectivement maintenu.M.Adjoubei.gendre et homme de confiance de M.Khrouchtchev, est allé deux fois déjeuner chez le président.M.Salinger, porte-parole de la Maison Blanche, a rencontré à Paris son homologue soviétique.M.Kharlamov.H est allé passer tout récemment un week-end dans la datcha du maître de toutes les Rus-sies.Les entrevues privées, où l'on ne s’est pas dit que des choses agréables, n’ont constitué à aucun moment un ersatz de négociation.Elles n'en traduisent pas moins le désir des deux parties d’établir des relations de personne à personne.dans une ambiance amicale et détendue.Elles eussent été, du temps de J.F.Dulles, proprement inconcevables.Les négociations aussi prennent de plus en plus un caractère bilatéral C’est au terme de longues discussions entre MM.MacCloy et Zorine qu'il a été décidé de reprendre les pourparlers sur le désarmement.Ce sont le même M.Zorine et l'Américain Dean qui, au titre de “coprésidents” de la conférence de Genève, en commandent pratiquement le déroulement.C'est en tète à tête qu’iLs arrivent, de temps à autre, à surmonter certains obstacles.Même jeu pour Berlin.A l'automne, les quatre Occidentaux s'étaient entendus pour confier à M Rusk et à lord Home, à l’occasion de la venue de M.Gromyko a New-York.pour l'Assemblée des Nations Unies, une mission d'exploration.En décembre, Washington et Londres se prononcèrent oour une conférence en bonne et due forme.Le president Kennedy téléphona en personne au général de Gaulle pour le presser d'accepter cette négociation et de laisser M.Couve de Manille y participer.Finalement, on arracha au chef de l’Etat son accord pour que les Américains poursuivent les contacts.La négociation engagée Ceux-ci, tant qu'ils ont mis aux prises a Moscou M.Gromyko et l’ambassadeur américain Thompson, ont garde le caractère d’un aimable dialogue de sourds.Chacun répétait ses thèses, quitte, pour si mm WsPmÈ • v.m " 1 -i i “Oui ou non .Seul son coiffeur le saïf i» r 9 lettres au DEVOIR Vu Monsieur le directeur, J'ecoutaU tout a l'heure à la télévision la causerie prononcée par M Jean-Baptiste l.emoyne.candidat liberal dans le comte de St-Hyacinthe et je nre faisais la réflexion que si ie tiers de la future députation à Ottawa allait être compose d hommes de cette valeur.ce serait, pour toute la population du pays, un encouragement a alier voter.Je connais M Lemoyne depuis longtemps par ses discours, ses attitudes et son comportement dans '.es problèmes de l’agriculture.Je crois utile d’ajouter que M.Lemoyne, lui.ne me connaît pas).J'ai causé avec i, 5 cinq minutes déjà et ce serait présomptueux de prétendre qu'ü aurait le souvenir de mon nom).Et ce ne sont pas tellement ses arguments qui ont retenu r?oi;\ au cours d'ude émission de télévision, que le coût du programme des Etat170000.OOO avait dé|a été dépensée dans le cadre de ce programme A 7MVf»S tf MONPF.un «ouchon «raor» tagfri icum Ui 9 SfCONDft./ia f/i/tao/ie/ :/ maison FONDEE EN 1838 [PltnlAr, FFSMCf ^ r fs ¦••de
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