VOL.LV — NO 240 FAIS CE QUE DOIS MONTRÉAL, LUNDI 12 OCTOBRE 1964 Pendant que la reine Elizabeth préconise une nouvelle constitution pour le Canada Québec reste indifférent mais sa police est d’une grande brutalité r de nefre enveyé spécial, Jean UINÎURIER QUEBEC — Deux fait* importants ont marqué le passage de la reine Elisabeth à Québec samedi et diman che.L'un est d'ordre policier: par un excès incompréhensible de rudesse et de sèle, le service d'ordre a découragé les Québécois déjà prévenus contre cette visite à se rendre nombreux le long du trajet emprunté par le cortège: au total 2 à 3000 personnes se sont déplacées pour voir la reine.L'autres est d'ordre politique : la souveraine.dans un remarquable discours, lucide et positif, a en quelque sorte encouragé les réformes d'une consti- *4 Matraque à la main, les policiers pourchassent les manifestants devant le Palais de Justice.SHARP: la bonne volonté vaut mieux que les changements constitutionnels TORONTO.— I.e ministre du commerce, M.Mitchell Sharp, a déclaré samedi que le renforcement de l'unité canadienne procède davantage de l'esprit et de la bonne volonté des Canadiens en général que de modifications legales et constitutionnelles.Parlant devant la Fédération nationale de la jeunesse ukrainienne du Canada, il a affirmé que "tout citoyen canadien, de longue ou de fraiche date se doit d’aborder le problème de l'unité nationale”.•'En effet, ce n'est pas tant une question de droits constitutionnels et légaux que la nécessité de déterminer les sentiments qui animent notre nation.Nous devons faire des efforts sincères en vue de promouvoir la bonne entente et la confiance entre les divers groupes ethniques.Nous devons notamment nous libérer de tout sentiment de méfian- ce.Nous devons aller de l’avant.forts de la conviction — qui est justifiée sans aucun doute — que la très grande majorité des Canadiens veu lent être considérés comme des Canadiens”.“Le Canada, a poursuivi M.Sharp, traverse présentement une de ces périodes critiques ou les valeurs et les concepts du passe sont mis en question et doivent être réaffirmés.Les Canadiens d'expres.uon française sont en train de réaffirmer leur droit à disposer de leurs propres affaires au sein de la nation.Ils peuvent et entendent.bien, maintenir leur identité culturelle et, à mon avis le Canada ne peut qu'y trouver un enrichissement.'’ Désaccord M.Sharp est en désaccord avec ceux qui prétendent que le Canada a besoin de non veaux objectifs nationaux."Il est plutôt nécessaire de donner une nouvelle dimension a l'objectif que le pays a toujours poursuivi en tant que nation.1' Depuis la Confédération, le Canada a été un terrain ideal pour mettre à l'épreuve la capacité de l’homme à régir scs affaires en'se basant sur la raison et le sens commun plutôt que sur les préjugées et l'intolérance."Cn tel état de choses se ?réduisait rarement il y a 00 ans.Il est encore rare de nos jours dans un monde qui assiste à la naissance de nouvelles nations et où les vieilles nations languissent en raison du sentiment de haine qui divise les hommes.” Il a noté que la reputation de tolérance dont jouit le Canada lui a valu sur la scène internationale "un accroissement de prestige beaucoup plus grand que celui qui lui vient de sa puissance militaire et économique".Le Canada a la réputation d'élre "un honnête courtier".Le départ de la reine se fait dans un climat plus sympathique Hier après-midi, au moment de son départ pour l’Ancienne - Lorette, une foule sympathique et évaluée à 4,000 personnes environ, a fait à la reine des adieux chaleureux.L'atmosphère était plus détendue que la veille.On remarquait plusieurs parents et leurs enfants.La voiture royale qui dans la journée avait toujours roulé à plus de 10 milles à l'heure a ralenti à 6 milles, ’ permettant ainsi au couple royal de repondre plus longuement de la main et du sourire aux acclamations des Québécois.Cette ambiance contrastait avec celle, pénible, dont la reine avait été témoin durant toute la journée de sa medi.Le soleil clair mais de fin de journée illuminait cette scène et réchauifait l'accueil jusque-là tiede et ré servé de la population de la capitale.tution “tracée il y a cent an*".“Mon ardent désir, devait-elle dire plut tôt après avoir expliqué son rôle dans une monarchie constitutionnelle, "est que personne parmi mes peuples ne subisse la contrainte", ajoutant encore qu'un Etat dynamique ne doit pat craindre de “repenser sa philosophie politique”.“Nous devons, a souligné la souveraine, nous expliquer et présenter sans passion notre point de vue tout en respectant l'opinion des autres.Le vrai patriotisme n'exclut pas la compréhension du patriotisme des autres." e retire, avant acrnmpli 1a mission qu il a'élait fixée pour rartère rultiirel ou professionnel ou scientifique ou technique ou syndical ne sont pas concur reels.Les collaborations autorisées à l'extérieur, sauf permission, ne pourront être faites sur le temps du travail.3) I,ca parties conviennent que le travail des journalistes doit être soumis aux règles suivante* : a) l'information doit être conforme aux faits et de nature à ne pas tromper le public; toute erreur .commise de bonne toi n'enlraine aucune sanction; h) Les commentaire*, analyses, chroniques ou autres pent* à l'exclusion de* éditoriaux et des texte* d'information, ne doivent pa* être hostile* à l'employeur ou à son orientation idéologique, ni contraires aux bonne* moeurs et à la morale; c) les éditoriaux doivent être conformes à l'orientation idéologique du journal.Tout éditorialiste régi par la convention peut demander un transfert; d) tout journaliste qui enfreint les règles susmentionnées pourra être l'objet de sanctions soit rétrogradations, suspension ou congédiement.0) Les sanctions prévues concernant l'hostilité à l'orientation idéologique ne seront pas appliquées avant que l'orientation idéologique de l'employeur ait été communiquée par écrit à 1a rédaction et aux syndicats.7) Dans le ca* dei aanctiona prévues pour les journaliste* qui violent les régies de l'information et de 1a conformité à l’orientation, il- devra être tenu compte de* facteurs suivants : l'importance ou la gravité de l'objet ou la mauvaise foi de l'intéressé, le préjudice matériel ou moral causé, la répétition ou la svatématisUtion de l'acte obiecté.3) L'Emploveur ne modifie les texte* signés qu'avec le consentement du signataire Si des changement* s'imposent et que le signataire n'y consent pas, l'employeur omettra la signature.A l'occasion de ce congrès, les Jeunes chambres du Canada français ont l'intention rie demander leur reconnaissance internationale, distincte des chambres anglophone* du Ca-nada.Dans une lettre au prèmier ministre, le président des Jeunes chambres, M Rodrigue Pageau, explique "Vous réalise* facilement qu'à la suite des dé clarations de certains administrateurs de la Canada Jaycees niant l'existence de deux nations au Canada, la dérision du gouvernement de se désis ter en ne déléguant pas de représentant à Oklahoma City a delà été malheureusement interprétée comme un désaveu des objectifs poursuivis par les Jeunes chambres du Canada français.Vous réalisez, M.le premier ministre, qu'en conséquence, notre organisme su- MÉTÉOROLOGIE Ensoleillé — Plu* doux.Min.: 32 — Mox.: SS Moxlmum hier: 45 Gracieuseté de SHEARER LUMBER (0.LTD.MONTREAL Le conseil exécutif ne croit pas que la demande d’une déclaration de principe soit exagérée "Car vous-même, M.le premier ministre, et certains de vos ministres avez déjà fait étal de l'existence au Canada de deux nations égales.Et comme la demande d'affiliation à la Jeune chambre internationale repose justement sur le principe de la dualité culturelle du Canada, nous nous eroyons pleinement autorisés a vous faire la présente demande".Le premier ministre devra faire une telle déclaration avant le 17 octobre, jour de départ des cent cinquante dé-le g ù* s des Jeunes chambres du Canada français au congrès d'Oklahoma City.FETE DU JOUR SAINT OBRMAIN Lo* librdrio* F.PILON INC.Papettrlei - Dai-teloiraphei Arreasolrri Se hiireen DEUX LE DEVOIR, MONTRÉAL, LUNDI 12 OCTOBRE 1964 Les Rcdemptoristes en deuil L« 5 octobre mourait a Sain-tc Anne de Beaupré le révérend père Marcellin Néron, j Pour «es confrère* le Père Mar-cellin était «urtout le Procureur Provincial.Mais a l'extérieur.il était le missionnaire j e.,timé qui dans ses 40 an.-, de vie active prêcha 709 retraites en 290 paroisses II jouissait de l'estime des curés et des | fidèles.Sa parole à la fois one- ' tueuse et forte touchait les âmes Son commerce agréable i lui gagnait l'affection de tous, j Sa direction inspirait la con- | fiance.Il était de ceux qui vont j au Père avec une grande piété .filiale Cet esprit de piété fi- | liale imprégnait sa prédication et son ministère au confessionnal.Pour mener une vie apostolique si pleine, alors qu'il exerçait des charges importantes a l'intérieur de son couvent, il fallait au Père Marcellin Néron ce sens rare de l'ordre qui multiplie le temps et ce dévouement que rien ne lasse et n a bat.Né à Saint Joseph d’Alma le 27 avril 188B.Marcellin Néron entrait au Séminaire Saint-AI phonse pour y faire ses humanités, en (année !904 Admis a la profession religieuse en 1911, il montait à l'autel du Seigneur le 29 .septembre 1918.De 1917 à 1921, il consacra les prémices de ron ministère à la formation des jeunes de sa Congrégation.Kn 1921 il poursuivit la même tîrhe au scolaaticat des Rédemp tonstes à Ottawa En 1928, il fut nomme curé fondateur de la paroisse des Rédemptoriatea à Dc-ihiens au Bac St Jean.Kn 1933, le* supérieurs le rame naient à Sainte Anne de Beaupré qu'il ne devait plus quitter jusqu'à sa mort.Econome de la maison de 1933 à 1937, il eu mula dé* 1934, avec col emploi, la rharge de Procureur Provin rial.Sa compétence lui valut de demeurer en fonction jusqu'à sa mort Si l’on considère le* nombreuses et vaste* entreprises que les Rédemptoristes eurent à mener de front de 1933 à 1984 — fondations nouvelles au Ca nsda.établissement de deux mission* au Vietnam et au .la pon, construction de la hasili que — on peut juger la somme de travail qu'il dût fournir en ces années, surtout lorsque l’on sail qu'il prêchait des missions pendant 4 longs mois chaquc année.line pareille d-.pense d'énergie au service du Seigneur, vient à bout des plus fortes constitutions 11 \ a cinq ans le l’ere Marcellin Néron perçut un premier signal d'alarme.Une ooération et de bons soins le tirèrent en quelque sorte du torn beau.Remis sur pied, il reprit vite son train de vie habituel, jusqu'à la fin de juin de colle année, dale de as dernier'1 mission I.e mal qui l'avait me nacé.il y a cinq ans revint à la charge et eetle fols le terrassa I.e Père Marcellin Néron accepta avec une admirable ré Mgnation 1a Volonté divine qui l'appelait à déposer lea armes pour aller recevoir la couronne dont parle Saint Paul.l.e cinq octobre, à l'heure matinale où la cloche du couvent appelait ses confrères à une nouvelle journée de la heur, le Père Marcellin Néron partait pour le ciel Il repose présentement en Chapelle ardente au monastère de Sainte-Anne de Beaupré.Ses funérailles auront Beu à la Ba silique, le jeudi 8 octobre à 10 heure» 30.et 11 sera inhumé au cimetière paroissial de Sic Anne auprès des confrères qui l'ont précédé dans la gloire La reine.(Suite de la page S) QUEBEC — Une manifestation à caractère séparatiste sur les murs de la Citadelle, «'est interposée dans une cérémonie visant à un haut éclat à laquelle ont pris part, outre la reine et son mari, les autorités oipérieurcs de la province et du pays.Pendant que dans la Citadelle, qu'animait de ses marches.ses saluts et sa fanfare le Royal 22e régiment, environ 100 personnes sont montées jusqu'aux murs et ont crié des solgans indépendantistes.On a entendu."la1 Québec aux Québécois” et "Ottawa non, Québec oui'*.Les manifestant* n'ont été dispersés qu'après que la reine eut allumé le flambeau éternel qui rappellera le souvenir de 1,450 soldats du Royal 22e régiment morta sur les champs de bataille.lai cérémonie s'est déroulée par un temps froid et sous un ciel de nuages.Le Royal 22e régiment a accordé à plusieurs reprises a la souveraine le salut royal.Avaient pris place sur une estrade proche du couple royal le gouverneur-général et Mme Georges Vamer.le lieutenant gouverneur et Mme Paul Comtois, les premiers ministres Lester Pearson et Jean lisage, de même que leurs épouses, plusieurs ministres et autres dignitaires.U-s gradins du .arré de parade de la Citadelle étaient remplis aux trois quarts de personnes qui avaient toutes reçues des invitations particulières.Durant la cérémonie, les coin-mandements que tonnaient les sous-officiers rivalir,nient d'em-pleur avec les cris du groupe des manifestants qu'on entendait distinctement de l'intérieur de la Citadelle.A un moment d'un grand silence solennel, quelques secondes avant que la reine n'allume la flamme éternelle une pièce pyrotechnique a éclaté.I,es manifestants ont été sur les murs près d'une demi-heure avant que des agents de l'escouade spéciale anti-émeute ne les dispt-rseni.Cette dispersion s'est faite dans un calme apparent A l'issue de la cérémonie le couple royal et 1"» dignitaires ont été reçus nar 'e gouverneur gep^rel dans sa résidence de la Citadelle.Québec reste.Oné^écois.(Suite de la première page) pelé (1er scènes semblables dont ifs (iraient été témoins dans d'autre.,- pays.Chez les pnhriers.on prend pre'erte de la nervosité.De puis un certain temps, on ne cesse pas de leur dire que leur ne peut être en danger.Mais il y a sûrement une dose de sadisme, puisqu'un té moin rapporte aroir pu deux agents se féliciter mutuelle ment du carnage qu'ils ce noient d'arromptir.(feront le Palus de justice.I n des témoins résume II situation “St au heu de leur couvrir la tête on leur avait dit de s'en servir, tout cela ne se serait pas passé".Québec se souviendra de la risilit rogale.La plupart souhaitent que ce soit la dernière dans les conditions actuelles.NETTOYAGE ENTREPOSAGE sen ice de il heure» MIS Boit Franc RI.1-4111 Succursale 4140 St-Danit VI.4-1151 ARCHITECTES .tieiilalisez-row* BEAULIEU.LAMBERT, TREMBLAY JlR( HITECTM 3410 C.d.It C4».d.t N.ig.t Montra.I - 437 9324 DAVID.BAROTT, BOULVA tRCMirecT** 3 Plaça Villa Maria MONTREAL • 144**54 DUPUIS ù MATHIEU sncMintcTiii MONTREAL 34 — LA.4^3073 LAROSE.LAROSE.LALIBERTl & PETRUCCI SRI HtTKC'TK* 1255.boulevard Laird Villa Mont-Royal Suite 2(0 - RE 1*411 |EAN MICHAUD tbCHirtcTc S* ouest, rua St-Jacauas MONTREAL 1 — *44-1775 DU SOLEIL EN •CU.EILLE Kpne téM—t mw b C.Ai SARRA •BOURNET «t AUDIT tRCblTCCTt* 15*.rua Principale HULL.P.Q.— 777-4**4 PAUL O.TRtPANIER tRCUITKCT* GRANBY MONTREAL 372 SM* — 274-4013 fSuite de la premiere paye) sources que, très vite, la chef Lemire a décidé d'.gir d# ta propre injti.tiva, oubliant m»m« d'ivortir la quartier général dot forces de técurité.Le tollicitaur général Claude Wagner, -;aiti det incident* impliquant lai tix journalistes blessés ou matraqués, a promit de faire enquêta comme il fera enquête aussi pour connaître les raisons qui ont poussé i tant de brutalité ce corps de polica visiblement peu préparé é cette tâche difficile et délicate de calmer l'ardtur pat bien méchante de quelques centaines de manifestants.Partout, d'ailleurs, où I* police provinciale ou I* gendarmerie royale étaient chargées du maintien de l'ordre, l'ordre a été maintenu tant violence inutile.Les policiers provinciaux •t fédéraux onf, dans l'ensemble, agi avec tact et psychologie et il aurait été souhaitable qu'ils remplacent plus tét dans la journée les agents municipaux.Un des responsables de l'ordre devait d'ailleurs dire, en marge de cet pénibles incidents : "Nous nous attendions à des désordres du côté du RIN, c'est de l'autre côté (policier) que nous en avons au .LES AUTRES RAISONS Mais cette attitude policière, qui a surpris plus d'un envoyé spécial, n'ast certes pas la seul# cause de l'échec de cette visita, échec que la souverain# ne pouvait pas ne pet racon-naitre, même à l'abri dans sa Cadillac noire blindée.et peut-etre insonorisée.La temps, tout d'abord, ne prêtait pas à une attente trop longue.Le télévision, ensuite, donnait une assez bonne couverture des principales cérémonies officielles.Il y avait, enfin, la crainte d'un attentat toujours possible.Mais il n'est pas interdit de penser aussi que la population de Québec se sentait un peu confusément, sans douta faussement responsable, de tout ce déploiement de force.En prenant, en affet, cet multiples précautions et en étalant trop manifestement é la vue de tous un important service d'ordre, les autorités ont en quelque sorte donné l'impression qu'elles considéraient é l'avance toute une population comme des coupables possibles.Les mesures de sécurité n'auraient rien perdu en efficacité si elles avaient été plus discrètes.Si, par exemple, des cars de police s'étaient tenus en alerte dans les rues latérales prêts è se rendre sur le lieu d'une manifestation d'importance.Au lieu de cela, le service d'ordre était si compact, si dent* que, partout, il était plus nombreux que les manifestants et les curieux réunis.Devant le Parlement, par exemple, il y avait certainement trois a quatre fois plus de membres du service d'ordre que de civils, y compris les journalistes.Dans cette foute très clairsemée on pouvait, d'ailleurs, reconnaitre de nombreux inspecteurs civils qui, dès I* matin, ont arrêté les quelques meneurs possibles, dont Reggie Char-trand, boxeur de Montréal, un des premiers arrêtés de la journée Au total, samedi soir, on comptait 32 arrestations, ainsi qu'une dizaine de blessés légers.La plupart des personnes arrêtées ont été conduites dan* les cellules de la police municipale et devaient être libérées après le départ de la reine, qui s'est envolée hier soir, vers les 4 H.15, pour Ottawa, è bord d'un "Yuhon * de l'ARC.Après I*'» premiers incidents, devant la Parlement, les manifestants se sont dirigés vers l’hôtel de ville ou es* situe le poste de polica No 1, pour protester contra les huit premières arrestations.("est u cp moment là que de nouveau, sans raison apparente, la police municipale a charge une centaine (le jeunes inanheaiania qui se sont vite dispersés, rue St-Jean.Plusieurs passant* ont c.e a cet endroit trappes durement et bouscules par la police.Pendant ce temps.Me Pierre Verdi, avocat de Ueggie Chartrand, était expulse manu militari du poste de police en question, sans avoir pu rencontrer son cuent.La police a reiuaé de commenter cette expulsion.C est au cours de telles charges que cinq journalistes ont été frappés.L’un d’eux, Serge Gagnon de l'Action a dù être soigne pour une coupure a la lèvre.Un autre.Andre Sirois, du Soleil, s'est protégé la tête avec son avant-bras d'un coup a.v-éné avec une telle violence que le baton s'est brisé en deux.Un autre journaliste, américain celui-là, Mares Schleifler, qui dit travailler pour l'hebdomadaire américain libéral “Nation" a été copieusement rossé de plus de 10 coups de matraquex avant d'être mis en état d’arrestation et .soigné.Selon certain- policiers ce journaliste n'aurait été qu'un simple provocateur "socialiste" qu'un agitateur professionnel.U est vrai que Schleifler a toujours été vu au milieu des manifestants, calepin à la main, criant et protestant avec les groupes dans lesquels il se trouvait.Aucune des manifestations de la journée de samedi n'était véritablement organisée Seule l’inspiration du moment guidait les protestataires d'un lieu à l aurtre, livrés à eux-mêmes, chantant et criant les slogans mille fois entendus de "Québec aux Québécois" ou encore : "Le Québec libre".Car la grande surprise de cette fin de semaine est le manque total d'organisation dans les rangs du RIN de la ville de Québec.Il semble que les récentes démissions des présidents rie.- sections locales, MM.Deschènes et Caron ont eu pour effet de déàorganiaer totalement le Rassemblement pour l'indépendance nationale La direction générale et en particulier, Pierre Uourgault ont semblé surpris du peu de préparatifs, à leur arrivée dans Québec et ce serait là une des raisons de l’absence de toute manifestation, après que celle de vendredi soir ait échoué devant la détermination des autorités de ne tolérer aucun désordre de quelque nature que ce soit, même un défilé paisible et silencieux dans les rues de la ville, dans la nuit de vendredi à samedi.Un peu désemparée et laissée à elle-même la direction du mouvement séparatiste avait donc jugé inutile toute manifestation.11 est à remarquer eenendant que le RIN avait opte pour la non violence et Pierre Bourgault avait maintes fois mis en garde -es partisans contre toute violence de leur part.Dès lors la police n'avait plus rien à craindre sauf, bien sûr.le tireur isole qu'aucun service d'ordre n'aurait pu empêcher d'agir.("est vers la fin de l'a près midi et dans la soirée que les échauffourées entre le service d'ordre et les manifestants se sont faites plus noiv.hreuscv en partieuher aux pieds des Plaines d' Vbraham que les policiers municipaux habillés d'un imperméable rouge-orange phosphorescent et casqués ont gravi au pas de course pour y déloger une centaine de manifestants oui, assis près des fortifications, ne savaient pas trop quoi faire.Plus tard, dans la soirée devant le palais de justice plusieurs charges se sont de nouveau produites tandis que la reine dinait au Château Frontenac.Les manifestants avaient regardé la reine passer sans grand tapage et attendaient patiemment sa sortie lorsque la police municipale est de nouveau intervenue, sans raison, ni logique.Car au lieu de chercher à disperser les jeunes gens présents elle les a tasses contre le parapet du palais de justice, les matraquant avec une rudesse inutile Plusieurs femmes ont été matraquées «ou» mes yeux et un jeune manifestant, tentant vainement de se protéger a basculé dans le vide, de l'autre roté du parapet, faisant une chute d'une dizaine de pieds et se blessant assez grièvement Lorsque la reine est ressortie.elle est MM4« dCVMt ii1-quelques manifestants qui restaient encore sur les lieux (un manifestant environ pour 10 membres des services d'ordre) Aucun désordre ne s'est produit.Néanmoins, la police, voyant un peu plus taro.non loin du ministère de la voie rie.un groupe de jeunes gens Les étudiants des HEC ont donné plus de $100 pour les journalistes de 'la Presse" La campagne du "dollar de la liberté" en faveur des journalistes de “La Presse " a eu Beu vendredi matin à l'Ecole des hautes études commerciales, rapportant la somme d'un peu plus de $100.Un membre de l'exécutif de l'association des étudiants des HEC avait créé une certaine commotion en déclarant au représentant du DEVOIR que l'exécutif s'apprêtait à refuser cette souscription, organisée par l'Association générale des etudiants de l’universitc de Montréal.Ce membre de l'exécutif avait déclaré, devant des témoins qui n’ont pas cherché à le contredire, que l'exécutif avait tenu une réunion au cours de laquelle on avait exprimé l'avis que les étudiants des HEC ne pouvaient pas, en tant que futurs "patrons" appuyer des “grévistes".Tout indique que les esprits étaient partagés effectivement à ce moment-là sur l'opportu- nité de la souscription.Mais la campagne proposée par l'AGEUM en faveur des journalistes de “La Presse" a quand même eu lieu avec l'appui du conseil des étudiants des HEC.Les étudiants ont souscrit une somme variant entre S10(J et $125 pour appuyer le "dollar de la liberté", a fait savoir hier le trésorier de l'association étudiante des HEC, M.Jean-Pierre Raymond.De son côté, M.Michel Pelletier, un des étudiants des HEC qui ont collaboré à la publication de la feuille "Le Quartier-Latin Libre", a fait une mise au point quant au même article du DEVOIR.Les étudiants des HEC.a-t-il dit, ne sont pas les seuls à avoir financé le "Q-L Libre".Un représentant des HEC avait déclaré au représentant du DEVOIR que ce sont les étudiants des HEC qui avaient défrayé l'impression de cette publication.R.P.L'ASSOCIATION DES JEUNES SCIENTIFIQUES REUNIE EN UN SECOND CONGRES A L'U.DE MONTREAL, FAIT LE POINT DE SES PROGRES Le second congrès des jeunes scientifiques, à l'université de Montréal, hier et’aujour-d'hui, permet de faire le point des progrès de ce groupement d’origine encore récente qui compte quelque 400 membres dans presque toutes les institutions d'enseignement secondaire du Québec.Plus de 300 jeunes scientifiques ont assisté.hier et aujourd'hui, aux délibérations du congrès.Des communications ont été prononcées dans les sections de mathématiques, de biologie, de physique et chimie.Plusieurs causeries ont été prononcées au cours du congrès qui s'accompagnait d'une exposition d'appareils scientifiques et de matériaux divers que diverses sociétés avaient mis à la disposition des organisateurs du congrès.Si le mouvement s’appuie surtout sur l’initiative de formation de clubs scientifiques dans les institutions d'enseignement secondaire, il n'en souhaite pas moins posséder dos moyens de diffuser son idéal.M.Lucien Piché, vice-recteur de l'université de Montréal, était le président d'honneur du congrès que dirigeait M.Pierre Legendre, à titre de president de l'Association des jeunes scientifiques.Des travaux très sérieux ont été présentés au cours des réunions d'étude.Une grande variété de problèmes scientifiques ont été abordés depuis la physique nucléaire, en passant par les mathématiques pures, sans oublier les sciences naturelles et biologiques, l'astronomie et la géologie.L'assemblée générale annuel- assis et chantant, elle a de nouveau matraqué Quant aux policiers en civil, parfois laissés à eux mêmes, ils n'intervenaient pas toujours avec impartialité Ainsi, devant le parlement, trois jeunes étudiants anglais, ont pu scander devant moi pendant plus de trente secondes : “Le Québec au Canada".Derrière eux se trouvaient trois policiers en civil et un Québécois d'une cinquantaine d'années, petit, maigre et chétif qui décida soudain de se hausser sur la pointe des pieds pour crier d’une voix fluette et timide: "Le Québec aux Québécois".Il fut aussitôt saisi au collet par les trois policiers et “bâillonné".Il est à remarquer aussi qu'à aucun moment 1a reine na été insultée lorsqu'elle passait dans sa limousine escortée de douze motards de la Gendarmerie royale.Les seuls slogans qu'elle a pu entendre étaient ceux déjà men-tionni's plus haut et il est amusant de souligner que la Réactions.(Suite de la première page) pent vraiment du problème et se disent que “si les francophones veulent partir, laissons-los faire".Telle est l'attitude la plus répandue, note le journal.Loin de lutter pour maintenir l'union par la force, l'opinion canadienne-anglaise est de plus en plus résignée.Le "Sunday Telegraph" poursuit: “Il faut espérer que le geste de la reine consentant à risquer sa vie pour la cause de l'unité fera ressortir la folie de cette attitude.La secession laisserait sans le moindre doute le Canada français dangereusement appauvri économique-aent mais elle priverait également les Canadiens anglais de la seule différence qui les sépare des Etats-Unis.En refusant de secouer leur inertie pour accorder à leurs compatriotes français une nouvelle chance, ils détruisent en fait leur propre avenir de nation fière et indépendante”.“Si la visite royale est marquée par un succès triomphal — ce que nous espérons tous —, il sera important d on tirer les conclusions politiques qui s’imposent, remarque l‘"Observer".La pire bévue serait de conclure que les aspirations des Canadiens français ne valent pas la peine qu'on les prenne au sérieux.M.Courcy: rien QUEBEC — M.Alcide Cour-ev.ministre de l'agriculture a déclaré que la manifestation du RIN "n’était absolument rien." Quelque 200 membres reine et le duc répondaient d'un geste aimable de la nrain et d'un gracieux sourire à ces slogans.Ce qui amenait les observateurs à se demander si le couple royal entendait parfois ce qui se criait .En quittant Québec, la reine réponaant à une question lors de la réception qu elle donnait à la presse sur le Britannia, s'est c intentée de dire que Quebec était un endroit "charming”.En conclusion, la visite de la reine, que beaucoup trouvaient inopportune, et qui se présentait sous des auspices pou favorables a été rendue plus pénible encore par une attitude provocante de la police locale.I du RIN ont tenté de manifester silencieusement dans les rues de Québec, mais la police les en a empêchés.“Cette manifestation n'était absolument rien”, a dit le ministre.“et demain, les journaux lui donneront une publicité mondiale." Le ministre, qui a été interrogé par un journaliste, a dit qu'il avait assisté à une partie de la démonstration seulement et ce à titre de simple spectateur.A bord du Britannia QUEBEC — La reine Elizabeth et son mari, le prince Philip, ont prodigué le sourire hier durant plus d'une heure à 250 journalistes et photographes qu'ils recevaient a bord du yacht royal “Britannia.'' conversant librement avec eux Cette réception a précédé d'une heure le départ du couple royal pour l'aéroport de l'Ancienne-Lo-rette pour Ottawa.La reine a donné la main à chacun de ses invités.Les présentations faites, plusieurs se sont de nouveau approchés de la souveraine qui accordait des entretiens amicaux.A chacun qui se présentait, la reine adressait d'abord un grand sourire.La souveraine ne répondait pas à des questions Elle acceptait toutefois qu'on lui relate une exoérien-ce ou o.u'on lui signale des faits susceptibles de l’inte-resser.Durant plus d'une demi-heure.la reine en conversation avec les journalistes et photographes, n'a manifesté que du charme.Elle a surtout écouté ce qui lui était dit Au sujet notamment d'une pièce de théâtre dont un interlocuteur faisait état, la reine a dit : "J'ai eu plusieurs rapports sur 1a grande qualité de cette pièce." Au sujet d'un voyage dans les Caraïbes.elle a dit : "Il est agréable.en effet, le climat de cette partie du monde." Elizabeth Il a dit aussi quelle trouve la ville de Québec "charmante." sans rien ajou ter là-dessus.Les présentations officielles des journalistes au couple royal ont notamment provoqué le prince Philip à parler en français A ceux qui lui disaient en lui tendant la main “Altesse" il répondait : "How do you do.” Un journaliste lui a dit simplement 'Bonjour" et il a répondu : "Bonjour.” UJ [HA TORONTO peur réservations gratuites veuillez appeler MONTRÉ Al 860-9981 simples 6.50 à 10.50 doubles 10.50 à 14.50 Uiàveruty à Xm| iptfe tu me roi • TtMykom JU1S44 Tele» O.’ JZS* , TWX UO 491 14» LORD SIMC0E Seulement 9 appartements de libres ! 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ceux-ci établiront chacun un plan scolaire régional.L’objectif ultime de l’opération est de doter chacune des régions de la province d'un équipement scolaire régional complet d’ici l» 1er avril 1967.Le coût de l'opération sera de l'ordre do $"00,000.000 ; Ottawa, en vertu de l'entente fédérale-provin-ciale sur l'enseignement tech-nioue et professionnel, versera S200.000.000: Québec débour-se-a $50.000.000 et les commissions scolaires régionales $50 000,000.M.Durand a précisé que le grand principe qui guide présentement la direction générale de l’équipement scolaire nu ministère de l'éducation dans i'annrobation des plans d'une école secondaire, c’est qu'une commission scolaire régionale peut obtenir tous les locaux qu'elle désire, pour quelques fins que ce soient, pourvu qu'elle fasse la preuve de leur rentabilité sur lea plans pédagogique et économique.Même ces' heures de travail, le soir, ne suffiraient pas.Même ces longues heures de travail, le soir, ne suffiraient pas pour accumuler les sommes nécessaires è la sécurité de ma famille.Mais le programme d'épargne que m'a tracé le représentant de l'Alliance m'a permis d'y arriver.J'ai établi une succession qui garantit en tout temps à ma femme et é mes enfants le revenu dont ils auraient encore besoin si je n'étais plus auprès d'aux.J'ai pris soin de ('ESSENTIEL D'ABORD, et je m'en félicite.//.tance mutuelle-vt* 56 Jean-Paul Lefebvre: notre société n’admet pas encore complètement le droit de tous les citoyens à la culture SrhlHhRKSK — Si notre adhésion de principe aux notions de dignité et de respect de la personne humaine a produit certains résultats, l'idéologie dominante chez nous n'a pas encore assimilé les droits de tous les citoyens en matière de culture, a affirmé, samedi après-midi, M.Jean Paul Lefebvre, directeur du Service de l'éducation des adultes à la Commission des ecoles catholiques de Montréal.M.Lefebvre, qui parlait à Ste-Thérèse, au congrès de la rederation des Associations parents-maîtres, a déploré que 1 ideologic dominante dans notre société semble admettre en toute bonne conscience que 10 ou 15 pour cent de ses membres vivent en marge de la prospérité générale et croupissent dans une existence retranchée et misérable.Il a déploré également qu une société qui se dit humaniste qui se réclame de l'un des plus hauls standards de vie au monde ne considère pas comme un devoir de se tourner vers les déshérités qui habitent sa propre maison.La réponse à ces maux sociaux et économiques se trouve en partie dans l’éducation des adultes.f est pourquoi les citoyens les plus conscients des exigences du progrès aussi bien personnel que social doivent réagir avec fermeté pour empêcher que ne soit atrophiée, dès sa naissance, la notion d'éducation permanente.M.Lefebvre a affirme a ce sujet : 1—qu'aucune politique rationnelle d'utilisation de la main-d'oeuvre n'est concevable sans un programme intensif et réaliste d’éducation permanente; et que 2—si l’on veut \ raiment amorcer chez nous un effort de planification de l'ensemble de notre économie, il faudra accroitre considérablement l'initiation économique de l'ensemble des citoyens.RESPONSABILITE PARTAGEE Après avoir affirmé qu'un très grand nombre de personnes ressentent le besoin de l'éducation permanente en tant que réalité complexe, M.Lefebvre a signalé que l'éducation des adultes doit se taillei une plus grande place dans les préoccupations des éducateurs professionnels et les budgets de notre système d'enseignement L'éducation permanente, a-t-il dit, réclame son droit de cité dans l'école, sans renoncer pour autant à la place qu’elle occupe dans d'autres types d'institutions, “Il ne faut pas condamner en bloc tout ce qui s'est fait jusqu'à maintenant.Kaut-il par ailleurs souhaiter que l’Etat ou scs émanations directes que sont les commissions scolaires assument entièrement une tâche .jusqu'ici partagée entre l’entreprise publique et l'entreprise privée?Je ne le crois pas non plus.Deux voies s’offrent sans doute dont il faudra éventuellement analyser les mérites respectifs : la concurrence et l’ému-lalion entre les initirtives privées et les initiatives des corps publics ou la spécialisation.Dans un cas comme dans l'autre, il appartiendra à ceux qui sont mandatés pour protéger et promouvoir le bien commun de fixer les normes selon lesquelles l'éducation permanente devra se réaliser et se développer.” LA GRATUITE, UN IDEAL A ATTEINDRE Ayant établi que le lieu tout indiqué où la population adulte de nos villes devrait normalement trouver une bonne partie de la réponse à leurs besoins est l'école, M.Lefebvre a abordé par la suite le problème que pose le coût de l'éducation permanente : “Je suggère que la gratuité totale de tous les cours et de toutes les initialives devant s'inscrire dans un programme coordonné d'éducation des adultes doit être postulée comme un idéal à atteindre .Il m'apparait utopique (cependant) de vouloir atteindre immédiatement cet idéal.“Dans notre contexte économique et social actuel, comple tenu de l'accroissement déjà considérable des dépenses en matière d'éducation, compte tenu surtout de la résistance inevitable des contribuables de notre province à modifier rapidement le partage de leurs revenus entre les biens de consommation et les biens qui constituent des équipements sociaux, il m'apparait utile de suggérer qu’au départ, l’éducation des adultes soit financée à la fois par le gouvernement provincial, par les entreprises, par les commissions scolaires et par les usagers eux-mêmes.En ce qui concerne les secteur de la récupération scolaire et de la réadaptation professionnelle, il semble logique de croire que les entreprises et le gouvernement provincial en défraient la plus grande partie, laissant aux usagers le sein d'acquitter une contribution nominale et aux commissions scolaires le devoir de fournir le personnel nécessaire à l’organisation des programmes.En d'autres termes, le Ministère de l'Education, les employeurs et les usagers se partageraient les frais directs tandis que les commissions scolaire assumeraient les frais d'administration.'' M Lefebvre a bien signalé que cette proposition était faite comme base de discussion et n'engageait pas la C.E.C.M.En terminant, M.I.æfebvre a insisté sur le fait que l'éducation permanente doit être conçue et appliquée comme un idéal d'épanouissement de l'homme et de la société et ne pas être ramenée à un problème "d’efficiency".RÉGALEZ - VOUS.I I I i 1 I Eh allant déguster un repas complet au bifteck chez 7ît6id,eU STEAK HOUSE STATIONNEMENT GRATUIT SUR NOTRE TERRAIN Le* meilleur* bifteck* cult* *u charcoal à Montréal 3961, boul.St-Laurent — Permit complet — VI.5-3S09 Dejeuner» pour homme» d'affaire» tou» le» Jour», à compter de midi 'Thomme l’outre bord du pont vend moins cher” ‘ S CHRYSLER - DODGE - VALIANT - SIMCA ?VASTE TERRAIN D'AUTOS USAGEES OR.4-1571 268 $t-Charlet •ue»t, longueuil LA.1-2161 POPULARITE.Tout comme le curling l'habitude d'envoyer le le linge chez les buandiers Jolicoeur devient de plus en plus populaire Au jeu, au travail, pour être propre appelez aujourd'hui; Kandt en 1907 Si la famille est défavorisée, il n'apparfienf pas à l'école ni de la remplacer ni de la revaloriser FoUjU cüve/c4 LE DEVOIR MONTRÉAL.LUNDI 12 OCTOBRE 1964 Si la famille est dévalorisée, il n'appartient pas à l'école de la remplacer artificiellement ou de se faire r* X , V4 vv mu » IU- Callitri |JI lac le champion de sa revalorisation, a affirmé hier un haut printing and publishing coin fonctionnaire de l'éducation au premier congrès pro- Ps.ny' .!!?o5.,._et0 «PPrehendcs vincial de la Fédération des associations parents-maitres du Québec, qui s'est déroulé au Séminaire de Ste-The rèse.Typos devant la Cour TORONTO — Cinq typogra phes en grève ont été accusés vendredi d'avoir entravé le travail de la police, le 5 octobre.devant The Enterprise print!-" ¦-J : puny, un VMM en- «pprenuriucN a la suite d'une manifestation a Ml .114HV 11 ulie Iilcl II lientdllltll de piquetage organisée par les typographes de trois quotidiens en grève deppuls le !) juillet RENE RONDOU DEVANT LES MEMBRES DU S ITT : Les travailleurs du Québec tiennent à la formule du syndicalisme.QUEBEC — Le directeur canadien du Syndicat international des travailleurs du tabac ’,„'c,0 .«I»*^' ^ v»\a».L«* ••• ^ u, éét®*» \pp°r9^r* al h "“"V-.rteoi'»* ••\b«at* EL»*»*' Cm D’UNE RANGEE FONT GAGNER DE U ARGENT l Obteoei cinq numéro* d'une rongée eu l'outre (Vt*TI-CALEMINT ou HORIZONTALE MENT) «] gagne*.$100.Obtenei cinq numéroi dont une rongée en diagonale ^ (0'UN COIN À L'AUTRE) et gagnes.e.500.BONI DE choque fait que le mot 'SONT apparaît *ur vo* rubans ée caisse enregistreuse, vaut gagnes $2.00 en argent.GRAND PRIX Après l'expiration do In Hot* é* validité *m- $1000.primée sur ehaaue carte,écrive! en lettres motPées votre nom et votre adresse sur les cartes dons l'espnre prévu.Déposes les cnrtes dons la balte au DOMINION pour le grand prix du contours.MINION CETTE CARTE CINQ 0 UNI RANGEE FONT GAGNER DE L'ARGENT! VERIFIEZ NUMÉROS SUR Carte Ne 5 VALIDE lusqu il tam.24 oct.CARTf GRATUIT! DU JÏU Joue; les numéros au verso des rubans GRATUITS de caisse Dominion Facsimile de cette caite acceptable Toutes les cartes sont eiposècs au Dominion NOM.I ADRESSE.VILLE OU CITÉ.TEL.>}C II n'est pas nécessaire d'acheter un journal ou de faire des achats au Dominion pour participer au jeu CINQ O.Un focsimilé des cartes du |eu CINQ-O telles que publiées dons ce journal sera affiché è Centrée de votre marché Dominion.Vous pouvei obtenir det rubans dt caisse enregistreute gratuits "sons vente" et portant des numéroe du jeu CINQ-O chaque fois que vaut rende* visite eu Dominion.Toutes les personnes gagnantes doivent répondrq torr acte ment è un# question d'habileté pour te qualifier en vu# dt» priq.293014 154 •f SIX théâtre U DEVOIR.MONTREAL.LUNDI 12 OCTOBRE 1964 musique 9 cinéma variétés Le de la bruit ville [l CONGES SAMUSf l est ce m»tin, a Montreal, ^uc s'ouvriront le» travaux du ConiirM international de» cri-tioues muflcaux.dont le* re pi l'ienlanU assisteront ce soir a la premiere de “Carmen ".EQUITATION l>ans la “Carman " de Biret dinner par Zubin Mehta, ce • oir a la Place des Arts, on avait prévu la participation de huit chevaux iring&nta appartenant à la police de Montréal Il n y en aura qu'un, qui tirera 1a calèche II parait qu'un cheval, dan* les coulis -es.ça tient déjà une place assez considerable .OPTRA HUMOUR-AMOUR ' Prochain spectacle aes Apprentis-Sorcier».âpre» “La Vi site de la vieille dame : “Trait d'humour et page* d'amour", montage de textes poétique* et humoriitiques de Paul Eluard.C'aml et quelques autre».TCHIN-TCHIN l.e 29 octobre au Theatre de l'Egrégore, premiere de "Tchin-Tchin".grand succès1 parisien, interprété par Kim1 Varoshevskaya et Marcel ha bourin.DIAMANTS M.C.V.H.Young, acheteur j de pierres précieuses chez I Henry llirks ét Sons, » adresse-, ra aux Jeunes Associés du.Musée des Beaux-Arts de Montréal, jeudi, à Hh 30 M Young, qui a intitulé sa con 1 férenee U'liv Diamonds'.'", parlera de la taille, la prépa ration et la sertissure des pier-i res transformée* en bijoux et objets d’orfèvrerie.Il illustrera *8 causerie de diapositives et de Uc-similés de* plus ce- ; libres diamants du monde., AUX APPRENTIS-SORCiERS rr La visite de la Vieille dame" de Durenmatt 3nn£E Lun.2 - S.SO - Mar.8H.30 144' anuro STANteV KRAMfc* préiMite en Technicolor »t NuU« part ailleurs a Montréal en CINtRAJ SEMAINF 341,000 SPECTATEURS par can BASILE ITS A MAD, MAD, MAD WORIS" IMPERIAL • • h.30 torn 1er.soir» 3 h m r et «am • Enfanti, 10 ant, admii lundi 2 heure! • votn rirez à vous tordre les cotes 1 # Sioge roAervé* en vente au théâtre par courrier, téléphone ou chot Faucher Electrique, chez Mornan fjTTTYTV^ (magasins Reckland, Oor val, Boulevard).Ii’iin l.om- Barrault, qui ira vailla a Edimbourg en 19411 avec Rudolf Hmg, actuel directeur du Metropolitan do New York, dirigera ia mise en s, «ne de ''Faust'', premier opéra qui ouvrira la saison ]9tH-fi5 du même Metropolitan.Georges Prêtre dirigera l'orchestre.50 PEINTRES Ce soir, à 8h.à l'hôtel Windsor, lancement de la revue d'art et vernissage des oeuvres de ''50 peintre* du Québec" : Bonnière, Borduas, (latmriau, Mousseau, f’ellan, Hiopelle, Ruulcau, etc .horaires des spectacles THEATRE Tl U è DI R AIT* — "laj mrn — R.«(» (OMEIlll.t\N\l»HNM - Mimai MilUrd a* S*i h4 ~ * 10 1 Ml I fUt Üb b % PI ICI, - 'l.o Ou.idHIIr - 1ou<* la* ktrlrs à 9 h.mm hr lundi) — hninedl, I h.el té.10 T lit i l Ri DI l \ PUrnitlKRI1 — Ml,a •nain pa^nr” 1.40 Htlk- rbr, dim.Pt lundi 1 .11 \ I It* DI KIDI.U VLH I •l»f% r»if*»iK d.iite'ur" SJ« I.I S S \I I I MM *M|l I N "Haute* surv» UUiM f” — *1* u.««*i» *«ni.b ;« — Dim ï M 1 (il \ I Kl \ \ I ION \l 1 r P tlt Honhour" — 9 h IMm.3JI - 9 oo Ili la» hr lundi lés APPKKNTI8 ROltt ll-RS — "l.â Tloll# dr Ia YlelUe d*mr,‘.Vrn ««.ni dim A So CINÉMA !• 4% \ioi »TH - "OhUhnmo MA 1U • «30 ISO AVéM i; — Mf»1rl mlth «FOrn Eté» 1.30 • t .30 - S SO - 7-30 - 9.30.niJul' — ’l nr gu«uD comtiiP U n.trnnf - II 10 • 1,31 - 0 1* lot»* _ ¦ % dora It îo •lulU” ~ 140 * 04 - » »*.I \v \dii s — “Ommo o’Il ?» plou %*\f 1.50 - 4 ÎA - 7.Î0 - DUO turbar* 15 00 * î 10 * S.3S *» 00 f u*i i«*i Vlvf tâ# 1FK4-* î »» V> 15.44 - 3 00 - J.15 * 7 ?J •t.«e f II V >11*1.AIN fl I llb.M \/ l| '!.* I a ssHniif Botlpo** — 42 • 4.51 • !*M»o “l«o SiBitdoh - IMS - 1 '.*4 - 9.OJ.(H Alt 11 — “I TmffTâblf ffm" — (•«« ¦ «.î* • n.io —."brk halfllrni (li 11 \ t»lqA" — 1.10 - 1.35 - *.oo t >1 \|\ Il H ï I \ 41.I * frminf de dunrb" iMir «emoltto) 7.30 -¦ 30 (dlMAïuhf lotit.) l.n9 - 3.30 -1.50 7 7.30 - 9.30 IIM-MMK INI* — “1.0 Bfllf fl If fl<»* h*rd" "Pltun fhln" "101 DaJ-u ittfn\".Mom.dim.lundi * l.to ri 1.00 — "Uoméu rt Jullollf" t’fîfs t fsJir Mat hrlli S»lll .d Ht llillill 1 0<1 I IM M \M\ llll I1IU IMPbKIAI il - i nie Ia H>mi«h«>nlf i> 0»n«i.de LIaaI o V '>h 30.If % Irui ClDmpIqtro ^ l«>k\u • sur tou le* lf* ktrnf! du mobdf O 8 hé.ire* l.o PelUxe.rte Oeorÿts Vv.unlof.d'optéo MamUau.de t»vH-.l.Atrt pifrre Bouthfr.Henri rt.Kim YwochoTOkAyB.W.-MaUIoI.Albert MlllAlre et N tï PlbUM \ 9h .30, l« lire*.la RrkUf de< Alt! ft Dim 1.30 - 3.SO 4.30 MO - 9.3*» H*en*t#in .leon “I VUliiUe ft ' /rru d** runduUf" luit, ou 'fud.— î.30 - 9.30 — hom.4.30 - 1,30 - 10.00 —¦ IMm.- 1.30 • ' l ié - 4 30 • 9.SO.» MPIRI — • Pestl-.al Krriman ’ — j IRINCAIK - "4 fille» en furie" — ! 4.30 - «.14 - 9.35 — “A chacun non pAradU” — 1.15 • 4.40 - 1.00.| Dll \N \i» \ ~ "l 'Increvable lerr» " — ! 'Î.35 - é.?0 - 9 4« — "I,* % tMlrlIrra } dr la VoUa*' — MO - 4 15 - 7.45.i K K NT "I on.lnfal Hrd’* — 1.05 • t.oti .3.00 - 7.0*i - ‘'.hh.1.01 W"'* - "OiMtd Nrl*hb«»r ’ — 9 iu * r; Oj - : !U • 4.3.» - «.J5 * | 9.15.I.\\ \l — “Mthrr fi lf roi*' — 11.40 t 4.10 - 7 4u - lalblfB feninof" — 5.30 .« •» - 0.J0.IV M VI V — "Tuftir* dr t hlcafo” ; 3.13 • 153."Troflc d’opium" — j 15 44 • 9J1 - 10.01 ^ "Illlf! tans l«.lr" - 5.07 - 0 13.Oi l K» MONT H MONKI AND — • lillle» of thf rteld" — 15.43 -4.10 - 7.40 - “Dr No" — 3.50 • 3.50 - O.’O.PVPIVS Vt — “1 increvable .lerr« — < l.;0 - 4.35 - 1.34 — “l.e» batellrro a de It VolfA" - 2 40 - «00 * 9.23 e I VfVtK _ “Robin and the devfii | # Hooda" — 10 01 - 12.15 5 30 - 4 44 , O î «Ml 9 50 : *0 PVM!4r-llMP9 — “Rearh Port* — -0 4.55 9 30.“Vu péril de *a fto — O1 5.50 - 7.45 — “Taur.roi de la for- I * rt brutale'* — 15 3V • 0.06.PI Vt » Vll-lf.MAR1K (Petite J vatiri — Vfttfrdi), fodav, to- T morrow" - 15.13 - 5.38 - 4 30 7 «•« 9.30 — (Grande «aile) “Se- .dticed and Vhandoned" —- 15.10 - Z 5 13 I.3# - 7 10 ?9.53.X PI V/.V “Conunf s’il en pleuvalf ^ 1 *•» - 4 53 - T 50 10 30 — • llar- * baia ' - lî.OÇ - * 10 - 3.35 - 9.00 * ni VI i«» — “llfrcnlf» in ihe llaun o i«d World” — MO * 4 Ou - 0.15 0 9 45."I Abtlf of Blood' .5 .10 • 1.25 0 «.13 ?RIVM.l “3 fillf< on furie" — 2.30 0 « !.?0 14 — "V chacun son pa- 0 radis” M5 .4 40 - 8.00 M-DIND* 'Vdorahle Julia 1 MH - 3D-*» 3K 10 «»'* - T ne liicule comme D mienne” — 1.14 lOK - 8.3 î.F V V 4)Y — “T he Pri/e — i oo .3.00 *• »3 — “Biindav In Nrn York 3 13 - 7.15.F» Ml I I 'Becket - 1.11 - mer.et sam — 2 13 - 8 UV —IMm.- 5.15 - 7 43.SMtVVDON — "fl otonn <»f Ft raw” — I • 30 5.50 - 4.30 - «.¦»4 - 9 00 SI It \ND — “Ilerculeé lu the Haunts,! World" — 1143 - SO* .0.25 140 — "t asile of Blood” — 10.13 1 10 • 4 30 - 8 10.WIMMOINT -, "Y Shot In the Dirk” - 103 -105 V 10 .7.13 » 13 |[L[i(§ïïD®K] C J M S , M • U» .• 00 à ' >' p m Xsii»'.1 0** lv,V.,*a Tt hatkot ,».* • "Ia Hal:» »u B-'l* Dormsnt' Sar»» Prako-,,aT : "HomSo at JullMts" • Da i cn à 3 oo p m 0|.*r*tta.at K,trait* 4'»p»ra.: "La M»-ootta" lAa aviai-»» d'oparatt*» da Hu-ty Htrlfoyau; - Rttaalta da I.Trarlat»'' *»a OUwapp» Va-Ul' «va Vli t.trla da : Anaalaa.Carlo dal Moat», Mnrlo Haranl.a Va: «00 p-u la* (lund.I U.toiia* _ r S.Ha, h : ("on- : <-
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