Le devoir, 15 janvier 1945, lundi 15 janvier 1945
'T* Otntâ» est un* nation MUToraln* et ne peut avec docilité accepter de la Orande-Breta-ene.ou des State-UnU.ou de qui que ce soit d'autre, l'attitude qu’il lui faut prendre sneers le monde.Le premier devoir de loyalisme d'un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi.et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Common wealth" "She Is a sovereign nation and cannot take her attitude to tha world docilely from Britain or from the United States or from anybody else.A Canadian’s first loyalty Is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada's king and those who deny this are doing, to mv mind, a great disservice to the Common wealth.’* (l-X-37) * Lord Tweedsmuir LE DEVOIR Rédacteur en chef t Orner HEROUX Directeur : Georges PELLETIER Montréol, lundi 15 jonvier 1945 tEOACTION ET ADMINISTRATION 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE t BElalr S361* SOIRS DIMANCHES BT FETES Administratiou | BEIeit 3361 Rédaction , BEIair 2984 Gérant i BEIair t 3361 Succès de l’offensive russe en Pologne M.Earl Lawson est repris de sa rage impérialiste Elle se manifeste par un fort sentiment anticanadien-français et antiquébécois — Les Plaines d'Abraham et le traité de Paris-Droits et privilèges qui découlent de notre association à l'Empire — Les professions de foi et la dévotion impérialistes de MM.Ilsley et Claxton M.Earl Lawson, député tory de la circonscription to-rontoise de York-Sud à la Chambre des Communes, a prononcé l'autre soir, devant le Young Men’s Boatd of Trade de la capitale ontarienne, un discours dont les journaux de la province de Québec n’ont reçu qu’un faible écho.La brève dépêche de la Canadian Press qui le leur a apporté indique cependant assez le ton et l'inspiration de la pièce, sans doute destinée à produire son petit effet de pyrotech- nous a encore valu de participer, en moins d’un demi-siècle, à trois guerres lointaines, dont l’une au moins, celle contre les Boers, ne se faisait pas, au dire de gens, mettons sans bienveillance, pour la liberté des petits.* * * La circonstance de l’élection complémentaire de Grey-Nord, conjuguée avec le souci qu’il a de servir les intérêts du parti tory, a sans doute porté et poussé M.Lawson à Les Allemands reculent dans les Ardennes nie dans la campagne électorale qui se poursuit présente- poser comme il le fait, en se livrant à une attaque sau .' J ^— vage contre le Canada français, la question impériale et impérialiste.Qu’est-ce que cela pourra valoir au parti en définitive?Pas grand-chose.Si le sentiment anticanadien-français et antiquébécois peut représenter une force électorale dans ce coin-là du littoral de la baie Géorgienne, les gens ne sont pas sans y savoir que le parti dont le général McNaughton est le candidat a.d'ores et déjà, dès novembre dernier, reniant ses engagements les plus solennels, tourné résolument le dos à la province de Québec.Ces mêmes gens savent — s ils ment sur les bords de la baie Géorgienne, comté de Grey Nord, où le général McNaughton, ministre de la conscription après avoir été celui de l’anticonscription, cherche à se faire élire tout en obtenant un semblant de ratification populaire à la politique de M.Mackenzie King.Cette politique équivoque et vacillante ne saurait certes convenir à M.Lawson et aux autres, de même farine, qui constituent avec lui l’appendice fanatiquement tory du parti conservateur.Dans l’espoir évident de rallier des voix contre le ministre d’une conscription qui ne lui parait pas encore suffisante.M.Lawson, personnage de marque dans le monde maçonnique et ancien Grand Maître des Loges ne le savent pas, on le leur fera savoir et comprendre d'Ontario — lui-même indique tout cela dans sâ notice biographique qui paraît au Parliamentary Guide de Nor-mandin — a entrepris une fois de plus de tirer à boulet rouge, si l’on peut dire, contre le Canada français que le parti libéral est devenu aussi impérialiste que le parti tory, que sa politique prévoit une participation à la guerre aussi poussée que possible, que son chef, M.Mackenzie King, si habile qu’il soit à pirouetter, est maintenait Prenant exemple sur son ancien chef.M.R.B.Bennett.| prisonnier de ministres, notamment celui qui préside aux dont il fut le ministre éphémère en 1935.avec toutefois moins de savoir-faire, avec surtout moins de brio et moins d'élégance, M.Lawson sait recourir au fanatisme de race et de la même manière: revendiquant les droits de la majorité comme s’ils étaient en danger, dénonçant ce qu’il Finances, M.Ilsley, dont la dévotion à l’Empire est complète et sans retour.La grande profession de foi impérialiste de M.Ilsley.ministre des Finances, ne date en effet pas d’hier.Elle est d’avant même le plébiscite sur la conscription, de février dit être les empiétements de la minorité, il clame que ; 1942.alors qu’il déclarait en plein Parlement canadien: le Canada est pays britannique, gagné à la bataille des] Je représente dei gens dont les ancêtres, pour la plupart, Plaines d’Abraham et cédé par le traité de Paris; qu’aucun J ont quitté les Iles britanniques il y a des siècles, des gens traité n’a jamais donné de garanties quant à la langue française.Sauf erreur, ce petit refrain, M.Lawson lui-même, en duo avec M.Bennett du reste, l’avait déjà chanté, à la Chambre des Communes, il y a une dizaine d’années, à l’occasion des débats sur la question du libellé bilingue des billets de la Banque du Canada.Pour démontrer et bien faire valoir l'horreur et l’abomination qui résulteraient de quelques mots français sur les billets en question, on avait cru nécessaire de sortir les Plaines d’Abraham et le traité de Paris.La majorité a ses droits et les fera respecter, tonnait M.Bennett.Que la minorité prenne garde, ajoutaient M.Lawson et quelques autres avec lui.* Ÿ Ÿ Voici que la chanson reprend.M.Lawson a dit à son jeune auditoire torontois qu'il ne faut pas être longtemps à Ottawa pour se rendre compte de l'agression constante, incessante des Canadiens français.Et à cela, il n’a pas manqué d'ajouter, en manièrç d’obligato.un couplet impérialiste que rapporte la Canadian Press: Ils fies Canadiens de langue française] tiennent le Parlement britannique comme une garantie sûre et certaine du droit à leur tangue et à leurs écoles confessionnelles.Ils veulent tous les droits et tous les privilèges qui résultent du fait d’appartenir à l’Empire britannique et pourtant ils ne Veulent partager dont la foi en l’Empire et en ses institutions est profondément enracinée et qui tiennent cela pour chose toute naturelle.Ces gens-là disent l’Empire britannique et non pas le Commonwealth des nations britanniques.La défense du pays ne leur dit pas plus qu’il ne faut.Depuis des siècles, leurs fils ont combattu en des endroits éloi- gnés du monde, sachant que la défense des Iles britanniques est leur propre dé- fense.La distinction entre servir au Canada et servir outre-mer en est une qui, pour eux, n'a aucune signification.Ces gens considèrent qu'il est de leur devoir de défendre ce qu’ils appellent l’Empire britannique et ce que j’appelle l’Empire britannique dans n’importe quelle partie du monde où l’existence de l’Empire pourrait être en danger.Tels sont les gens que j’ai l'honneur, et je dis bien l’honneur, de représenter dans cette Chambre depuis 1926 et dont j’exprime les sentiments au sein du cabinet”.(Débats de la Chambre des Communes, 4 février 1942).M.Ilsley n'est pas le seul ministre du présent cabinet de M.King à entretenir les sentiments de ce genre.M.Brooke Claxton, maintenant ministre de la Reconstruction.ne disait-il pas, aux Communes en juillet 1943, alors qu’il était déjà secrétaire parlementaire du premier ministre: Et l’on jugera naturellement que parmi ces intérêts [les intérêts canadiens] l’un des premiers est la stnvivance de _____t___ ________„ ,.r „ l’Angleterre.aucune des responsabilités quand l’existence de l’Empire j Ni M.Ilsley, ni M.Claxton n’ont cru nécessaire, en * -?-exprimant leur sentiment de dévotion à l’Empire, de dé- est menacee.C’est le grand jeu.avec toute la subtilité qu’un avocat de la force de M.Lawson peut y mettre.Il reste à savoir quels droits, quels privilèges, vraiment, l’association du Canada à l’Empire britannique a jamais pu valoir au Canada français en particulier.L’une des dernières fois que celui-ci, en autant que l’Etat provincial de Québec peut le représenter, a été dans l’occasion de soumettre une affaire au comité juridique du Conseil privé, il en est résulté pour lui et pour tout le pays la perte du Labrador.Leurs Seigneuries londoniennes, dans leur prudente sagesse, ont cru opportun de rattacher ce vaste territoire du littoral atlantique à une colonie qu'administre directement la métropole.L’avantage pour le Ca nada parait assez aléatoire.En fait de droits et privilèges, l’association impériale noncer les Canadiens français.Ils n’en sont pas moins du groupe des ministres que M.Ralston, sortant du cabinet, ainsi qu'il l’a dit lui-même de façon bien nette, commettait à la garde et à la surveillance de M.Mackenzie King, pour voir à l’accomplissement intégral de ses engagements militaires.Les impérialistes les plus fervents de la circonscription de Grey-Nord peuvent se contenter de ce que leur offrent MM.Ilsley, Claxton.King îf Cie.La révolution de bile anticanadiennc-française de M.Lawson leur paraîtra probablement de surérogation.En définitive, du strict point de vue du résultat électoral, le récent discours de ce dernier aura été le fait d’un tory plus zélé qu’intelligent.Emile BENOIST La politique L'élection de Grey-nord Le message de M.King — Le résultat de l'élection partielle déciderait de la prochaine session — Le général McNaughton et les conservateurs — Grey-Nord# circonscription représentative de l'Ontario (par Pierre Vigeant) La campagne électorale es! enga-p pour de bon dans la circons-iplion ontarienne de Grey-Nord.le nouveau ministre de la Dé-ise nationale, le général A.-G.-L.¦Naughton.essaie de s'assurer un ¦ge à la Chambre des Communes ur la prochaine session.Cette ¦ction partielle ne doit se tenir e le 5 février, mais la rampaane I déjà son plein et les assemblées litiques se multiplient.Le géné-I McNaughton a devant lui deux versaires: M.Garfield Case, mai-d’Owen-Sound, candidat nrogres-ite-conservateur.et le vice-ami-I de l’Air Earl Godfrey, officier iviation à la retraite, qui a ac-pté la candidature de la CCF.T.e premier minisire Mackenzie Kina vient d’adresser aux électeurs de Grey-Nord un message qui porte à la fois sur l'élection partielle en cours et sur la prochaine élection générale.Comme tous les textes de M.King, cette nouvelle déclaration se prête à toutes les internré-tations possibles.Les seules affirmations qui paraissent claires dans le message du premier ministre, c’est que la session déjà ajournée à deux reprises, sera prorogée le 31 janvier et que la prochaine session — s’il y en a une — ne pourra se prolonger au delà de l’expiration du mandat du parlement le 17 avril.Le premier ministre affirme en- (suite à la dernière page) L’actualité Souvenirs qu'évoque le grand départ (par Edouard BironI L'autre soir, comme mon regard se fixait, sans pouvoir s’en détacher, sur les trails A jamais immobilisés de notre regretté camarade Lafortune, une vision du passé m’est venue, nette, précise, comme si les faits se fussent produits la veille, bien qu’ils datassent de trente-cinq ans.Le Devoir venait de faire, dans l'arène de combat, l’entrée sensationnelle dont se souviennent les gens d’âge mûr.Com-•me à tout quotidien, il lui fallait j un correcteur.Il parait que c’est ! indispensable.Il n’eut pas de peine j à en, dénicher un, qui se trouvait j être en même temps un fervent de | la cause; votre humble serviteur.j L’accueil fait au nouveau venu, I ouvrier de la deuxième partie de la I première heure, fut tout ce qu’il j pouvait souhaiter de plus cordial.C’était le samedi soir.12 février ! 1910.J'arrivais à point pour le ! "montage” du Nationaliste.Les présentations faites.Von m’installa à l’extrémité de l’historique "labié longue" que l’on vient de sortir de Uuite à U dernièra nage) Bloc - notes (Par Louia Rofcillard) “Ferme” et “terre” Anciennement, le mot terre désignait chez nous une exploitation agricole; cette acception semblait bien particulière à notre province.On a pris, par la suite, rhabitude d’employer l’appellation ferme à la place du vieux vocable terre.Dans l’esprit de plusieurs, ferme gardait la signification de domaine rural donné à rente ou à loyer, mode courant en France, mais peu fréquent dans Québec, où les cultivateurs sont généralement propriétaires et non locataires.Toutefois, le nouveau Formulaire du Notariat, publié en fascicules par les soins de la Revue du Notariat, consacre le ternie ferme dans le vocabulaire rural québécois.Ces modèles d’actes notariés observent un grand souci de la correction française et de la précision.Au chapitre Ferme, l’auteur écrit: "Le mot ferme s’emploie maintenant dans le sens général d’exploitation agricole.C’est le terme qui s’applique avec le plus de justesse à notre genre de propriété rurale: terre aux cultures variées, bâtiments d’habitation et d’exploitation.troupeaux, basse-cour, etc."Métairie” a sensiblement la même signification, bien que le mot ne soit pas employé au pays et qu’il ait gardé plus que l’autre un sens particulier, celui d’une terre dont le propriétaire et le locataire partagent les revenus par la moitié.C’est ce que nous appelons ici une terre donnée à moitié ou de moitié."Domaine” ^implique une étendue de terre assez considérable, rl peut-être, une diversification de biens: terres en culture, bois, bâtiments, etc.” La locution ferme obtient donc droit de cité et son.incorporation dans les actes notariés lui vaudra un usage encore plus courant.Nouvelle Caisse populaire La paroisse Notre-Dame-de-Gràce de Montréal possède maintenant sa caisse populaire Desjardins.Les préliminaires nécessaires sont accomplis; l’ouverture officielle se fera demain soir.On invite les paroissiens à y assister et à en devenir sociétaires.Ce comptoir coopératif au*» ses bureaux au Manoir, l’ancien pres-b>lère, devenu centre récréatif et social, à l’ombre de l’église.Cette Caisse manquait aux organismes de cette grande paroisse montréalaise; elle leur apporte un magnifique cdmplénient."Tin connaît suffisamment le principe et les avantages des Caisses populaires du type Desjardins.Elles sont en existence dans notre province depuis 1900.Elles constituent plus de 800 unités groupant au delà de 200,000 participants.On a défini ces organismes: associations coopératives d’épargne et de crédit.Les déposants doivent être membres de la Caisse; ils retirent un intérêt raisonnable et peuvent obtenir des prêts à des con- (suite à la dernière nage) L'armée rouge porte ses assauts vers la Silésie allemande — Le problème de la résistance clandestine en Pologne et en Grèce aÇe catnet du ÿt in ch eux Une vénérable pionnière des Cantons de l’Est, au village de Melbourne, vient de célébrer le 105e anniversaire de sa naissance.Elle attribue sa longévité à une cause, une seule : le bonheur de sa vie.Il y a gros à parier que cette femme heureuse n’a jamais eu le bonheur compliqué.* ?* On se rappelle l’homme heureux que recherchait le fabuliste pour lui emprunter sa chemise.Le seul homme heureux qu’il put trouver, un bûcheron du fond des bois, n’avait pas dp chemise.* ?Il parait décidé qu’en définitive.M.Camillien Houde, redevenu maire, sera comme autrefois nanti d'un garde du corps.Concordia vient d'engager un homme pour cette fonction de haute confiance et de grande responsabilité, au salaire annuel de $2,775, plus une indemnité quotidienne de $1.50 pour frais d’automobile.Les conseillers i $600 par an vont sûrement le jalouser.¥ * * Le service étant devenu ce qu’il est, le conducteur de tram ne pourra plus, en toute justice et équité, refuser une correspondance de la veille.A ?Lu dans un journal anglais de Montréal, pour désigner un citoyen de l’Etat Libre d’Irlande: Irish Free Stater.Vocable qui fait bon pendant à United Stater, et qui vaut bien Etatsunien.Le Grincheux 15-1-43 - ^ I — Choses d’hier et d’aujourd’hu' "Il y a de certains défauts qui, bien mis en oeuvre, brillent plus que la vertu.** LA ROCHIFOUCAUD Il est possible que d'ici quelques jours, la nouvelle offensive déclenchée par les Russes en Pologne prenne le premier plan dans les nouvelles de la guerre d'Europe, surtout si, comme le croient des correspondants de Moscou, cette offensive s'étend bientôt à tout le front de l'est, de la Baltique à la Yougoslavie.Cette manoeuvre lancée il y a trois jours sur un front de 37 milles a déjà entamé la ligne de défense Varsovie-Crocovie et des unités russes ont pc;>e la rivière Nida.Cet assaut dirige par le maréchal Konev semble toutefois n'être qu'une partie d'une offensive générale de l'armée rouge en vue de chasser les Allemands de toute la Pologne et de porter le combat vers la région industrielle du sud-est de l'Allemagne.Berlin a annoncé hier soir que d'autres troupes soviétiques considérables se sont portées à l'attaque à l'ouest de la Vistule, à Magnuszew et à Pulawy, à 33 et 65 milles au sud-est de Varsovie, et le long de la rivière Narew au nord de la capitale polonaise.Les Allemands ont signalé aussi des attaques russes en Prusse-Orientaie.Selon le communiqué de Moscou, des troupes du maréchal Konev, qui combattent par un froid au-dessous de zéro, ont avancé de quinze milles hier et pris plus de 200 localités, ce qui leur donne depuis trois jours un total de 555 villes et villages.Toutefois dans la partie nord du saillant russe, qui est au delà de la Vistule, les troupes soviétiques rencontrent une résistance plus énergique de l'ennemi, juste au sud de Kielce.D'autres unités de l'armée rouge qui tentent de se frayer un chemin le long de la Vistule vers Varsovie ont à faire face aussi à une opposition vigoureuse.Le haut commandement allemand a lancé de fortes réserves sur son front de l est, de sorte qu'après les succès initiaux de l'offensive ce front va peut-être devenir plus ferme à mesure que la bataille va prendre plus d’ampleur.Mois plusieurs autres armées russes sont prêtes à entrer dans cette campagne.La 1ère armée russe-blanche du maréchal Rokossovsky est devant Varsovie sur la rive est de la Vistule; plus au nord, la 3e armée russe-blanche est en Prusse-Orientale et elle a été renforcée par des divisions qui ont pris part à la campagne livrée sur le territoire des anciens Etats baltes.Pour le moment, les Allemands pourront sans doute bloquer l'assaut de l'armée rouge, car il porte au sud-ouest de la Pologne, aux portes de la Silésie allemande; comme cette région renferme l'une des grandes agglomérations industrielles de l'Allemagne, avec la Ruhr et le bassin de la Sarre, l'état-major a dû prêndre des dispositions pour en protéger les approches, comme il l'a fait pour les deux autres contre les assauts alliés eu front de l'ouest.Mais une offensive générale sur tout le front de l'est trouverait peut-être des points plus faibles.Mais à mesure que le combat va se rapprocher de la frontière allemande, l'ennemi va trouver dans cette situation les mêmes avantages qu'à l'ouest, surtout des lignes de communications plus courtes, plus denses et ordonnées depuis longtemps à la défense du territoire.Tandis que les Russes verront s'allonger leurs lignes et se compliquer leurs problèmes de ravitaillement.Ce qui a été un élément de l'échec allemand en Russie va devenir un problème de l'offensive russe.EN POLOGNE Un autre aspect de la situation, c'est que, de part et d'autre, les armées en présence sont en territoire étranger; on peut même dire que toutes deux sont en pays hostile, car si certains éléments polonais coopèrent avec les Russes, on a pu voir lors de la campagne des partisans de Varsovie, que l'armée rouge ne collaborait pas avec le général 6or.Ce fut même un des points les plus aigus du conflit entre le gouvernement polonais de Londres et la Russie.L'on comprend que dans ces conditions les Polonais qui appuient leur gouvernement exilé à Londres soient assez mal disposés envers l’armée "libératrice" qui leur impose en même temps un gouvernement communisant.Des journalistes .anglais ont fait à ce propos un parallèle assez curieux entre la situation de la Pologne et celle de la Grèce.Maintenant que les Allemands sont reconduits chez eux un peu partout, l'histoire de la guerre clandestine commence à s'écrire.La "Review of World Affairs" écrit qu'à partir du mois d'août 1940 l'idée se répandit en Angleterre que les Alliés devaient aider tous les adversaires de l'Allemagne, sans tenir compte de leurs principes politiques ni de leurs antécédents, et quels que fussent les risques pour l'avenir.Plusieurs hommes d'expérience estimaient que cela c'était pas nécessaire, mais au contraire extrêmement dangereux; ils craignaient que cette politique indisposât contre les Alliés et notamment contre l'Angleterre les éléments conservateurs; cela pouvait, disaient-Hs, créer dans les divers pays du continent une situation qui deviendrait incontrôlable et conduirait à l'exclusion de l'influence anglaise et étatsunienne de l'Europe, c'est-à-dire qu'on arriverait ainsi par un autre chemin au résultat même que la guerre avait pour but d'éviter.Mais les jours étaient sombres, la doctrine de la guerre totale devenait populaire et a finalement prévalu.Des groupes de gauche et des éléments turbulents ont ainsi été armés qui n'ont pas voulu désarmer ensuite.L’insurrection de Grèce vient de là; une insurrection analogue a failli éclater en Belgique mais a été domptée parce que les armées alliées y étaient puissantes; en France, la situation demeure tendue et les Forces françaises de l'intérieur ne sont pas encore désarmées; en Yougoslavie, un mouvement analogue à celui de l'insurrection grecque a pris le pouvoir sans opposition.Or la Russie doit faire face en Pologne au même problème que les Anglais en Grèce.Les forces clandestines comportaient un peu partout des éléments de gauche et de droite.Les Anglais et les Etatsuniens n'ont pas de difficulté avec les éléments de droite, mai; le problème pour eux ce fut de désarmer les groupe; plus hostiles de gauche.En Pologne, la Russie a eu de son côté les troupes clandestines pro-communistes et elle en a formé le comité, devenu gouvernement provisoire de Lublin.Mais elle a dû désarmer les forces clandestines adverses.La radio de Moscou transmettait il y a quelque temps des données révélatrices à ce sujet; en voici un extrait: "En Pologne libérée il y a tendance à l'abandon complet du groupe émigré à Londres et de toutes ses relations en Pologne et au dehors.Ce qu'on veut en Pologne, c'est la reconnaissance d'un gouvernement provisoire, comme en France, et la liquidation de l'armée clandestine dirigée de LSndres.Un journal travailliste, qualifiant ces gens de "bandits" les accuse d'avoir semé une mine sur la route et d'avoir ainsi tué douze miliciens polonais de Lublin.Le journal dit que les funérailles publiques de ces victimes sont devenues une puissante campagne contre le gouvernement émigré et contre les instigateurs de diversions et de meurtres dans le territoire libéré de la Pologne.Ces bandes clandestines doivent cesser d'exister".C'est assez éloquent quant aux relations entre l'armée rouge et les forces clandestines polonaises non communistes.Actuellement les inconvénients des lignes de communications en Pologne peuvent se neutraliser dans une certaine mesure pour les deux adversaires.Mais n’y a-t-il pas lieu de penser que lorsque les Allemands auront été chassés de Pologne et seront chez eux, et que les Russes devront combattre à l'ouest de la Pologne et que leurs lignes passeront à travers tout ce pays, le problème polonais pourra devenir difficile et gênant pour l'armée rouge?Car le bobo actuel fait toujours plus mal que celui dont on est débarrassé.FRONT DE L'OUEST Comme les conditions atmosphériques sont plus favorables en Belgique, l'aviation alliée a pu hier et aujourd'hui participer aux opérations contre le saillant allemand des Ardennes; des centaines d'avions ont assailli les routes de retraite de l'ennemi, et des convois considérables qui se dirigent vers la ligne Siegfried.Si le beau temps continue, l'aviation alliée pourra probablement détruire un bon nombre de chars et de véhicules de transport avant qu'ils n'atteignent la frontière allemande.Les Allemands sont attaqués par trois armées ju nord, au sud et à l'ouest et retraitent vers l'est, entre les deux flancs sur lesquels ils livrent encore de violents combats.A sept milles au nord de Saint-Vith, des unités de la 1ère armée étatsunienne rencontrent une vive résistance; les Allemands lancent des troupes pont protéger Soint-Vith, centre de communication par où des convois ennemis se dirigent vers la frontière aile mande à quatre milles à l'est.A i'ouest du saillant les armées alliées convergent de trois côtés vers Houffalize; elles en sont éloignées de trois à cinq milles et ont coupé la route entre Houffalize et Saint-Vith.Des deux côtés de cette pointe centrale du saillant, dans le secteur Houffalize-Bas-fogne, comme au nord-est vers Vielsalm, les Allemands reculent.Les trois armées alliées qui attaquent de ces positions ont fait des gains allant jusqu'à quatre milles et demi à certains endroits et ont pris plus de vingt villes et villages.Les Allemands ont lancé de nouvelles attaques en Alsace contre les lignes de la 7e armée étatsunienne au nord de Strasbourg.Mais même en utilisant des chars d'assaut et des lance-flammes ,ils ont fait peu de progrès.Au nord du front de l'ouest l'ennemi a repoussé une ottoque de la 1ère armée canadienne contre la seule tête de pont que les Allemands tiennent à l'ouest de la Meuse, en Hollande, à Kapelsche-Veer, à sept milles ou nord-est de Breda.Des unités de la 2e armée britannique ont pris un village sur la Meuse et des troupes de la 9e armée étatsunienne ont repoussé une contre-attaque à Wurm, sur la Roer, au nord d'Aix-la-Chapelle.AU CAIRE Au procès des deux jeunes Juifs accusés du meurtre de lord Moyne, l'avocat de la défense a dit que les accusés ont été poussés à cet attentat par un désir de frapper ce qu'ils estimaient une mauvaise administration de la Palestine par l'Angleterre.L'avocat, qui est Twefik Doss’pacha, ancien ministre dans le gouverne ment égyptien, a dit que les deux accusés doivent être considérés comme des patriotes qui ont tué le diplo mate afin de promouvoir le nationalisme juif.Le juge a manifesté quelque impatience quand l'avocat de la défense a dit que les sentiments patriotiques des accusés ont été exaltés par les souffrances des Juifs à travers l'histoire.Le juge a dit: "Je crois que nous pouvons nous en tenir à des motifs plus immédiats".Il a cependant permis à l'avocat de lire des extraits de deux ouvrages sur la question juive.Le président du tribunal a dit qu'il avait reçu un télégramme signé par "un groupe d'Arabes en vue , où on lui reprochait de permettre que la cour devienne une tribune pour la diffusion de propagande juive.Le juge a dit qu'il ne tiendrait pas plus comote de cîtte ici*»* vention que de toute outre.— Paul SAURIOL 15-1-4» LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 15 JANVIER 194»; VOLUME XXXVI — No 10 Nos familles ne sont pas à la baisse Âu dîner annuel de la Société Saint-Jean-Baptiste de Sherbrooke, S.E.Mgr Desranleau assure qu'il n'y a rien à craindre pour la famille canadienne-française Sherbrooke, 15 — “Malgré les I Nous honorons ce soir les famil- courants subversifs, nos familles ne sont pas à la baisse.Nos jeunes filles se marient à un âge plus avancé qu’autrefois, mais, cette réserve faite, on constate que nos familles sont aussi nombreuses, comme moyenne, et il n’y a rien là craindre pour la famille canadienne-française.Bien plus, aujourd’hui, la famille nombreuse est plus populaire qu’il y a vingt ans et c’est la seule dont on parlera les nombreuses, les pères et mères du diocèse qui ont donné le plus grand nombre d’enfants à Dieu, au pays et à l’Eglise.L’on conviendra que les parents qui ont ainsi donné 12, 18 et 21 enfants à la société sont très puissants.La famille nombreuse est une grande fortune, une grande richesse, une grande puissance.C’est une somme incalculable de bénédictions de Dieu.Le père de famille qui bénit 15 en- plus tard avec un visage joyeux, i fants au matin du Jour de l’An, L’action de la famille canadienne-1 avec les mêmes mots que celui qui française, douce, agréable et paci-1 en bénit qu’un seul, reçoit quinze fi que, fera son chemin comme la ! fois plus de grâces et de bénedic-lumière, sans s’arrêter, s’infiltrant fions.Et quand il travaille, c’est la partout.’’ I même chose, et quand il prie, c’est I aussi la même chose.C’est parce qu’il a reçu cette grâce spéciale, cette puissance de multiplier autant de fois qu’il a d’enfants, tout ce qu’il fait dans sa vie.Quand un homme et une femme voient grandir quinze enfants qui sont venus d’eux, il me semble étaient* 24* "coup ks" duTiocès^pèVës ^ .n,e Pe“,v'n‘ •'“ ’.Vfmièrf fi d'fcn«,r.P»” Vrier our avaient nris nlace aux côtés de ¦ Prendre nia Place- Pour faire mieux Son Excellence! M.le juge J.-H.Le- 'a[ eu un beau rè«ne et Ces réflexions sont extraites d'une allocution que prononçait récemment, au Club Social.S.E.Mgr Philippe Desranleau, évêque de Sherbrooke, au diner mensuel de la Société Saint-Jeau-Baptiste locale, à l’occasion de la Semaine de la famille.Les hôtes d’honneur Les "Inde'pendants” prêts à la lutte A l'inauguration des bureaux québécois du nouveau groupement, M, Wilfrid Lacroix dit qu'aux prochaines élections fédérales, la population n'aura pas d'autre parti à juger que celui des libéraux Semaine de la Famille Conclusions du R.P.Archambault Québec, 15 (D.N.C.).— “Nous sommes appelés à punir un homme qui a trahi ses engagements.Lors de la prochaine élection générale fédérale, nous n’en aurons pas d’autres à juger que le parti libéral.Ce dernier, aux élections générales fédérales de 1940, s’est fait élire sous de fausses représentations”.C’est ce que déclarait, samedi après-midi, M.Wilfrid Lacroix, ancien député libéral pour le comté de Québec-Montmorency, représen-tiint maintenant cette circonscription, à la Chambre des communes, comme député du “groupement des indépendants” à l’occasion de l’inauguration officielle des bureaux du “groupement des indépendants”, à Québec, lesquels se trouvent à 286 may, président diocésain, qui présidait le banquet et qui présenta ®Mgr Desranleau; Mgr Ira Bourassa.P.D., curé à Saint-Michel, aumônier diocésain, qui remercia S.E.Mgr les’éque; le maire J.-W.Genest et Mme Genest, M.le chanoine J.-A.Lemay, curé à Saint-Philippe de Windsor; M.l’abbé François De-voyau, curé à Sainte-Thérèse d’Âvila; le R.P.J.Desrochers.O.S.B.; Mme J.-H.Lemay, M.et Mme ?L Lanctôt, M.C.-A.Vincent, pré 'sident régional, et Mme Vincent; le meurs en paix .Le président de votre société a fait le calcul du nombre d’enfants dont vous êtes les parents.11 est arrivé à 325 et il vous a dit que c’était presque une petite paroisse.Mais si, avec le concours de Dieu, vos enfants font ce que vous avez fait, cela ne prendra qu’une génération pour faire une paroisse de 4,000 personnes.Ce sont bien ces hommes et ces femmes qui nous ont faits, nous les Canadiens français.Il y a des familles qui n’ont malheureusement pas d’enfants rue Saint-Joseph.I] y avait à cette Alors la famille sera honorée, pro Dans une brève causerie à l’Heure catholique dimaiche dernier, le R.P.Archambault, S.J., a tiré les conclusions de la Semaine de la famille.Après avoir remercié, au nom du comité provincial d’action catholique, tous ceux qui ont contribué au j succès de cette louable entreprise, il rqmènc à trois les fruits qu’elle doit donner pour (jü’elle atteigne vraiment son but: lo Une conviction: 2o Un plan familial; 3n Une action commune immédiate.I — Une conviction: celle de l’importance primordiale de la famille, des foyers sains, stables, chrétiens.U’est l’institution par excellence qui ne doit être sacrifiée à aucune autre et pour laquelle on doit être prêt à faire tous les sacrifices nécessaires.Cette conviction doit pénétrer dans toutes les classes de la société et inspirer, dans leur conduite.aussi bien l’homme d’Etat ou le riche industriel que la modeste institutrice ou l’humble ouvrier.R P.Gilles Rov.O.P.curé à Notre- maineureusemeni Pas u eniams.Dame du Rosaire; M.l’abbé L.-M.P^u l a voulu ainsi.Mais il y en a beaucoup d autres qui ont la joie de voir grandir la famille et la voir Lemay, curé à Saint-Edmond de Coaticook.Les 24 pères et 24 mères, groupés aux autres tables d’honneur, représentaient une descendance de 325 enfants.Ÿ * * se développer.La famille nombreuse est la seule dont on parlera avec un visage joyeux.Nous avons été bâtis, nous, sur Voici un résumé de l’allocution la sainte Famille.La dévotion à la de Son Excellence: Avis de décès priés d’y assister sans autre invitation.sainte Famille s’est implantée au Canada pour la première fois il y a 300 ans, sous Mgr de Laval, et le Pape Léon XIU a reconnu cette dévotion dans un document.Si le LANGUE.— A Westmount, le 14 ’premier évêque de notre pays a janvier 1945, est décédée Gabrielle voulu placer nos familles sous la Maillet, épouse de feu le Dr J.-E.protection de la sainte Famille, ce Lanoie.Les funérailles auront lieu f n’est pas pour rien.Nous aurions mercredi, le 17 courant.Le convoi tort de craindre les menaces, le funèbre partira de son domiciîe, flot, les inondations.Nous sommes 4462.ouest rue Sherbrooke, à 8 h.trop gros pour etre manges et nous 45, pour se rendre à l’église Saint- sommes trop vivants pour nous Léon de Westmount, où le service arrêter., ,, sera célébré à 9 h., et de là au ci-| Nous couvrirons le pa>s d un metière de la Côte des Neiges, lieu océan à 1 autre et notre action de sépulture.Parents et amis sont ; sefra ag,^a^e foLnu oannl nxiAn A’\r njie-tcio,- cane Qnipp invita- S G- est 1 action de la famille cane- | dienne-française qui fait son che-( min comme la lumière, sans s’ar-, LAPOINTE.— A Montréal, le 14 I rèter, s’infiltrant partout.Depui» janvier 1945.à l’âge de 66 ans.est plus de 200 ans, nous nous sommes décédé Arthur Lapointe, époux en imposés par la famille nombreuse, premières noces de feu Flore Re- ¦ A cause de cette vigueur, nous naud, en secondes noces, de feu Do-1 continuerons à grandir, a nous de-nalda Echenberg, et en troisième ' velopper et à faire sourire le f ere noces, d’Eliza Collette, demeurant Eternel qui desire que nous gran.à 3710, chem.de la Reine-Marie, ' dissions sans limites, qui reclame appt.10.Les funérailles auront ' des âmes.Et pour faire des âmes lieu mercredi, le 17 courant.Le , il faut 1 union des corps.Soy convoi funèbre partira des Salons convaincus, parents, p e J.-S.Vallée Liée., no 3710 avenue du de; belles familles de chez nous, Parc, à 8 h.30, pour se rendre à qu il n y a ri,enr^naus.Vflt1b,e-fU’ r‘eun.l’église Notre-Dame des Neiges, où d aussi grand, nombreuse le service sera célébré à 9 heures, ; rant qu une famille nombreuse et de là au cimetière de la Côte des | Neiges, lieu de sépulture.Parents j et amis sont priés d’y assister sans | autre invitation.Ralliement angle Chemin Sainte-Catherine et Côte des Neiges à 8 h.45.reunion upe assistance nombreuse et composée de toutes les classes de la société et de tous les partis ou mouvements politiques ou ouvriers.Le premier orateur à porter la parole fut M.Frédéric Dorion.député fédéral de Charlevoix-Saguenay et organisateur en chef du “groupement des indépendants” pour la province.M.Frédéric Dorion “Je vous souhaite à vous tous, dit M.Dorion, la plus cordiale bienvenue.Nous avons voulu, aujourd’hui, vous faire connaître l’endroit de notre organisation pour la ville et le district de Québec.Notre mouvement prend beaucoup d’ampleur ici comme d’ailleurs à Montréal, et dans le district de Montréal.“A Montréal, nos bureaux d’organisation se trouvent à 10 est, rue Saint-Jacques.Aux bureaux de Québec, nous avons à votre disposi-tion, AL Orner Langlois, journaliste, M, Bertrand^ ' , ~ , Tet après-midi, nous trouvons chez vous Fatmosphère qui doit régner.Nous voyons dans vos rangs des libéraux, des conservateurs, des nationaux, des partisans du Bloc et des ouvriers.Te] est la véritable atmosphère du “groupement des indépendants”.Nous comptons sur la coopération de tous.Nous n’avons pas voulu former de notre groupement un parti politique, parce que nous voulons que les portes soient toutes grandes ouvertes pour tous.Las candidats de notre mouvement seront choisis en dehors de toutes les organisations politiques.Nous voulons que ce choix s’opère sur un terrain absolument neu-tre.M.nilfrid Lacroix est venu rejoindre notre mouvement sur le parquet de la Chambre des communes.Et lorsque M.Lacroix est venu nous trouver, il n’a pas été question de servir sous tel ou tel chef.Dans notre mouvement il s agit de réunir des gens qui veulent le bien de leur province.M.Lacroix.M.J.-Sasseville Roy, M.Liguori Lacombe et moi-même, nous avons toujours voté de la même manière à la Chambre des communes.“Et _ aujourd’hui nous recevons 1 appui de partout.Nous pourrons, à ja Chambre des communes, représenter réellement le sentiment de notre province, ce qui n’a pas été fait depuis longtemps à Ottawa.tégée, favorisée.II — Un plan familial: les meilleurs efforts, s’ils ne sont pas ordonnés à un but précis, sont presque toujours vains.Ils se perdent en mesures inutiles ou inopportunes.Qu’avons-notis actuellement pour nous guider dans l’oeuvre de restauration familiale?Des ébauches de plan ou des plans partiels, restreints à une classe particulière.La restauration de la famille exige un plan complet, couvrant tous les domaines, religieux, moral, écono- j miqtie, social, politique, ordonné au bien de toutes les classes, tenant compte de nos conditions actuelles de vue, de nos ressources, de nos | traditions.Remettre sur le métier les plans ébauchés, les fondre en un seul pour en faire la charte de la famille canadienne-française: telle est la tâche urgente et que favorisera de son mieux le comité provincial d’action catholique.III — Une action commune immédiale.Seule l’union de toutes nos forces saines peut obtenir la réalisation graduelle du plan familiale.Cette union s’impose impérieusement.Que tous les groupements créés pour servir la famille donnent d’abord l’exemple en établissant un organisme central qui les coordonne et les oriente, puis qui entreprenne aussitôt une action vigoureuse.Voilà ce qu’exige la Semaine de la famille, voilà ce qui prolongera et assurera son oeuvre.ON S S ÏHIMISIIS i vomi 8ISPIISIIHI1 fy A&wim Icy najucUt SERVICE JOUR et NUIT PUfiRW I110IITREQL M 9UêS «AAnot »wA*nACic M tau.au mono* _ Charles Uuquette.propriétaire HA.7251 OUVERT jour nui T avoir donné une vue d’ensemble du.b.p.m.K.Vrl’c P«wra„iî.^f.”!:1?rgies respira-J Les professeurs, les médecins et Congrès des hôteliers au Windsor Nécrologie CLOUTIER — A Montréal, le 12.A 58 ans, Marie-Louise Valllancourt.épouse mfa;* sans changement dans la situation j son Jacques, le pressaient de le L qui retient 2,700 membres de 1 en dépit de tout.Un régiment de l'Ontario a.Jeudi dernier, anéanti une compagnie allemande dans un violent engagement sur la bande de terrain qui sépare le lac Commacchio de TA-.driatique.A l’ouest de ce* point, sur le front de la 8e armée, un détachement de l’Alberta a repoussé samedi une tentative des Allemands qui avaient réussi à établir une tête de pont sur la rive est du Senio.dans le secteur de Fusigna- ment et signé, M.Léo Martel fut à son tour appelé à témoigner.M.Martel raconte qu’il se rendit à l’étude de Me Morin, vers 10 h.dans la soirée du 2 décembre, à la suite d'un appel téléphonique.En Trois-Rivières et sa théologie aux Trois-Rivières et à Rome, d’où il revint licencié en théologie.Il fut ordonné prêtre à Rome, en la basilique Saint-Jean de Latran, par le cardinal Cassetta, le 4 juin 1898 Au séminaire des Trois-Rivières, il fut d’abord professeur de philosophie de 1898 à 1900, direrteur du Grand séminaire et professeur de théologie dogmatique et morale de 1900 à 1907.Au collège canadien, à Rome, de Le général Scobie promet protection au peuple grec Athènes, 15 (A.P.) — Les hostilités entreprises entre la milice de l’aile gauche de l’E.L.A.S.et les troupes britanniques ont été suspendues aujourd’hui.Les pourparlers de paix avec TE.A.M.ont été entrepris par le lt-général Ronald Scobie, commandant britannique, qui, hier, a déclaré que ses forces protégeraient le peuple grec et ses libertés contre tout mouvement de révolution.Les modérés, anciens membres fle TE.A.M., organisation politic * : de TE.L.A.S., ont déclaré, aujourd’hui, lors d’une conférence de ptesse, qu’ils étaient complètement en dehors de ce mouvement.Les modérés ont ajouté d’une façon significative qu’ils étaient en faveut de la participation des délégués communistes dans le cabinet de tout parti à la condition que les communistes ne maintiennent pas d’armées privées.Premier convoi de civils vers Paris La Russie jugera les criminels de guerre nn à It millps mi nord-est de Faen- Au college canadien, a nome, oe Londres, 15 (C.P.) — i.e pre- ¦ za! Une patrouille allemande s’é- 1907 à 1908.De retour au Séminal- mier vaisseau-convoi de civils à , ^ *n.oiiecAp .inps nos lianes oar un re, il reprit son poste de directeur! effectuer le trajet Londres-Paris de- plus tard, de inoo a ijuu, cnet au tunnel creusé dans la digue qui se du Grand Séminaire et fut en même I puis quatre ans et neuf mois, a ' secrétariat pour 1 Irlande, presi- trouve à cet endroit, lès hommes temps professeur de théologie de' quitté la capitale anglaise, aujour- dent du bureau de commerce de de TAlberta l’annihilèrent en fai- , 1908 à 1913.Professeur de théologie d’hui, en route pour la Ville-Lumiè- j 'sur Undmi- Le pre- Londres, 15 (A.P.) — Ilya Ehren-burg, journaüx?,' russe très connu, a écrit aujourd'hui dans Pravda, que la Russie entend juger les criminels de guerre allemands comme bon lui semblera.“Nous jugerons nous-mêmes nos bourreaux et nous ne chargerom personne de s’occuper de celte affaire”, a dit Ehrenburg dans un article qui a été- transmis à la radio de Moscou.La Russie n’est pas membre de la commission alliée des crimes de guerre à Londres.“Nous nous levons avec la pensée de Berlin, et nous nous couchons avec la même idée”, a dit Ehrenburg.“Lorsque nous sommes silencieux, nous pensons à Berlin, et dans notre sommeil, nous ne l’oublions pas”.Le comte de Balfour décédé à 91 ans Whittingehame, Ecosse, 15 (C.P.) — Gerald-William Balfour, deuxième comte de Balfour, est décédé ici hier à sa résidence, à Tâge de 91 ans.Le défunt était cn- sant sauter la digue avec elle.Taction'actïielU^ iè Îcui’m.duVreïiï' | L-) en dehors de leur travail dans Llay est défendeur.‘r015 v,1Ics dcPuls mardl matin M.Masson dit aussi que l’action dernier, est basée sur des faits différents ue La grève a commencé lorsque la première et qu’il le démontreru ] TUnion s’est vu refuser des aug-en temps et lieu au juge qui enten , mentation de salaires et Tamélio-dra la cause au mérité.* ration des conditions de travail de Me Geoffrion a répondu que les ses membres, faits nouveaux pouvaient être aile ; Le ministère fédéral du Travail gués par voie d’amendement a lu j publie aujourd’hui des annonces déclaration et qu il n etait nulle j tjans les journaux de la côte du Pa Tt 'nion "dêV employés“de‘chemins JSrd’accuWtioSr^n "maw Installation du curé de N.-D.-des-Victoires meat nécessaire d'intenter une nouvelle action.M.le juge Cousineau a pris le tout en délibéré.Le premier convoi à franchir la Birmanie Myitkyina, Birmanie, 15 (C.P.).— Le premier convoi à transporter sur terre des approvisionnements de guerre des Indes en Chine, depuis deux ans et demi, est arrivé à Myitkyina.aujourd’hui.cifique, demandant aux employés du tram de retourner à leur travail.C’est là le premier pas vers un règlement.Le ministre a dit que les employés de la British Columbia Electric Company “se sont emparés de la loi lorsqu’ils ont quitté leur travail, le 9 janvier dernier”.morale depuis 1913.11 fut supérieur re.de janvier 1916 à juin 1931, vice-su-j jje service, effectué sons les aus-péricur après 1931.Il continua sans j pjces (ju ministère du Transport, cesse ses cours de théologie au cn femps de guerre, et des autorités Grand Séminaire par la suite jusqu à ; franoaises, acceptera seulement ces tout derniers temps.trois classes de vovageurs de corn- 'r «* certifiés par le gouvernement, les commission d’enquête sur l'administration des phares en 1908.T d Jaci_ pendant ajouta }« H H «C p m fn«ès cm-s Hs^se'èaient1 aV-i *c ia'population de la paroisse de pUVs“févrrèr“f935l ! avcc soin l>ar I” autorités françai- rétéè1 avant mfnuit Me Moriè fut i Nolre-Dame-des-Victoires à Tooca Docteur en théologie honoris eau- ™* et britanniques, devront nren alors des articles du Code criminel, : «ion de Tinstalhition du cure c» sa (le pUniVcrsité Laval en 1920 et dre leurs precautions, eu:- a,ors - • -cue paroisse, 1 abbé Jo-1 paeReRer ès sciences de la meme > pour leur pension à Pans.eux-memes, relativement à la fausse représen-j «tte nouyi talion et M.Martel lui répondit senh Boutin.institution (1892)., , "Z"'T.• - 1 La cérémonie était présidée par, La dépouille mortelle de Mgr Londres 6t Berlin Notre commerce avec l'Amérique du Sud Ottawa, 15 (C.P.) — Le ministre nil’ll n’nvait rien à se reprocher ! La ceremonie eiau presiuee pm quant aux opérations commercia-! Mgi\ Eugène-C.Laflamme, vicaire rjlarlier est expos^e dans le grand les de la compagnie Jacques, que 1 forain, qui a tenu a en expliquer i sa|on du Séminaire, ce'le-ci avait d’ailleurs comme se-! tout le symbolisme liturgique., Le service funèbre aura heu.mer-crétaire-trésorier un notaire, qui, La paroisse de N .-U.(tes Victoi-, credi avant-midi, à neuf heures et était en quelque sorte son aviseur , res a été détachée de N.-D.de Que-; demie, à la cathédrale, lécal.M.Morin répondit que ce j bec.le 1er janvier.Son premier eu-; n'otait nas le temns d’argumenter, ' re.M: Tabbé Boutin, exerçait sou, ., qu’il avait instruction d’exiger la ministère à la chapelle historique, HopkinS attendu libération des endosseurs, sans ; qui servait d’église depuis 76 ans ___: __ rl «-% 4 rl * r* r« *• r» c-?o t 1/¦» IS C O r* O 11 quoi un mandat d’arrestation serait émis.Il aurait ajouté qu’il était de leur intérêt de signer, afin d’éviter les conséquences d’une arrestation, ajoutant que l’affaire aurait sûrement du retentissement dans la presse et à la radio.M.Sylvestre était à re moment tellement boule Mme J.-P.Vincent décédée en Grande-Bretagne ont été bombardés Londres, 15 (C.P.) — La radio allemande a rapporté aujourd’hui que les attaques des bombes ont été dirigées sur la ville de Londres “presque sans interruption durant les dernières 48 heures”.La R.A.F.a bouillonné d’une intense activité durant 24 heures en bombardant la ville de Berlin ainsi que des usines de pétrole d’autres Londres, 15 (C.P.-Reuter) — M.; Harry Hopkins, conseiller personnel du président Roosevelt, est if a i _ t tendu bientôt en Grande-Bretagnee,d alentours de la capitale Mme Vve J.-Pierre Vincent, n^ejet Ton croit que ce voyage a quel-(«.„'es alentours de la capnaie Lefebvre (Clara), autrefois de St-1 que Ren avec les préparatifs préli-j “ ,emana_- Hubert et de Brosseau Station (La^j rninaires à la conférence des trois' -on rapporté au- Svlvestre, fut ensuite dicte de M des coopé- Sir Thomas Barlow décédé à 99 ans d’étendre ce commerce, Le ministre a dit que le manque de matériel limite actuellement le taux d’exportation des marchandises.mais que le ministère estime qu’il sera très important d’être préparé quand il y aura lieu d’accor-ter tout le snnport possible à Tin- Londres.15 (C.P.) —Sir Thomas Rarlow, âgé de 99 ans.médecin de tmis rois anglais, est dé« ( dé roi jourd’hui.Il avait tu sous ses soins ' dustrie canadienne, en vue de dé-la reine Victoria, le roi Edouard t velopper ses marchés d’exporta-VII et le roi Georges V.Le défunt tion.était aussi un spécialiste réputé des M.Harrison partira prochaine- maladies d’enfants.I ment pour l’Amérique du Sud.Plus de limite de temps pour les pensions Ottawa.15 (P.C.) — Le ministre , .- , fédéral des Pensions.M.lan Mac- O YanCOUVer kenzie, a déclaré aujourd’hui que Vvc Moïse Vincent.M.et Mme Er-I „ .I d’anrès un nouvel arrêté ministé- nest Vincent, Mme Vve Emile Vin-j \»ncouver, 15 (C.P.) — Les riel.les veterans de la guerre ac- cent et M.Roméo Granger, ainsi membres de la Commission royale tuelle pourront réclamer une pen auc.plusieurs petits-enfants.' d’enquête sur le problème de la sjon à n’imnortc quelle date après auront lieu mer taxation des coopératives sont arri-, leur licenciement de Tarmée.Jus- *.» .______ ______, .«r.Le convoi fu-iyéi ici, hier soir et tiendront au- qu’alors il était nécessaire que la d'ant hollandais en médecine est nèbre partira de la demeure de la!jourd’hui leur première séance demande de oension fùl présentée ‘ defunte, 3716, Parc-Lafontaine, a publique, au cours de laquelle se- en dcca de 90 jours suivant le li-7h.45 a.m., pour se rendre à Te-.ront présentés 17 brefs de coopé- cpnrjrmpnt.Ce règlement avait été güse St-Louis-de-France.où le ser- ratives qui demandent de conti-! établi en 1936.pour mettre fin aux vipc sera chanté à 8h.| nuer à être exemptées de taxes fé-1 demandes de pensions des vétérans .Le Devoir offre ses condoléances ; dérales.La commission se réunira dc ja première grande guerre, à la famille.i également demain et mercredi, i —- à la sténographe de Me Morin et signé par les trois plaignants.que» plusieurs pe.- 1,800 avions par mois pour les nazis Les funérailles auroi Londres.15 (C.P.) — Un élu-j credi.le 17 janvier.L arrivé ici dernièrement, venant de la Hollande occupée et a*déclaré que les Allemands produisent présentement 1.80(1 avions par mois, dans de vastes usines construites scus terre.Destitutions à la police de la route Québec, 15 (D.N.C.) — Le directeur de la police de la route à Québec, M.Renaud Miville-Deschênes et ses deux assistants, MM.Aurèle Lacombe, à Montréal, et Ernest Vé-zina, à Québec, ont reçu leurs avis de destitution du gouvernement provincial.L’avis vient du procureur général de la province ft prendra effet le 1er mars prochain.La rumeur publique désigne M.Paul Lockwel! de Québec comme successeur de M.Renaud Miville-Deschênes au poste de directeur de la police de la roule.On ne mentionne pas cependant les noms de ceuq qui remplaceront MM.Lacombe et Vézina.Expressions courantes anglaises par Joseph Proulx, professeur Environ 4,000 idiotismes et expressions en usage dons la conversation quotidienne, préset-tés dans l'ordre alphoocti-que.Au comptoir 0.75s.Par la poste 0.80s.SERVICE DE ' LIBRAIRIE DU "DEVOIR* ir DEVOIR MONTREAL.LUNDI 15 JANVIER J*4S AU CAPITOL CETTE SEMAINE Lundi, 15 janvier 1945 Sommaire des postes locaux CBF-OO kilocycle* 0.00 A Radio-Canada soir.0.15 Radio-Journal.0.30 Revue de l'actualité.0.45 Meiodlca du aolr.7.00 Un nomme et aon péché.7.15 Métropole.7.30 Soirées canadiennes.7.45 La Fiancée du Corn mando.8 00 Club musical.8.30 La choix des Idées.9 00 Lubka Kolessa.9 30 Chanteurs géorgiens.10.00 Radio-Journal.10.15 Le mauvais amour.10.30 François Roeet.11.00 Musique de dans*.11.15 Intermède.11.30 Saludoe amlgos.12.00 Minuit: Nouvelles.CBM-940 kilocycles 6 00 Chronique.6 10 Bourse C10 Nouvelles.6 25 Chronique sportive.0 30 L’art culinaire.0.45 NouveUee." 00 Mus:que varié*.7.30 Carolyn Gilbert, 7 45 Commentaires.8 00 Club musical.8.30 Forum agricole.9 00 Lubka Kolessa.9 30 Chanteurs géorgiens.10 00 Radio-Journal.10.15 Chronique.10.30 A communiquer, 11 00 Nouvelles .*BC.11.15 Relais BBC.11.30 Musique de danse 12.00 Nouvelles 12.03 Fin des émissions CKAC-TM ème ¦•^•nalne PRLHCE 1^ Ulî servis (¦]](>/ nos alliés autre chose nue des demeurait neutrc.Partageaient eette ! protestations platoniques.L’on opinion la majorile des Canadiens | commençait à se dire que pour res- français, quelques Anglo canadiens et plusieurs groupes de néo-Cana-dieus.Comment s’expliquait ce désir de neutralité?On polirait en donner t.uirer la Pologne et ces petits Etat nous aurions, après la victoire sur l’Allemagne, une autre guerre sur le dos, cette fois avec la Russie.,.Puis, c’esi la chute de la France plusieurs raisons complexes, dont I et les attaques massives sur l’An-voiei les dominantes: D’abord, ces Canadiens étaient persuadés que les intérêts directs de leur pays n’étaient pas en jeu dans le conflit au point de légitimer une intervention militaire.Tel était, du reste, le sentiment de tous les autres pays des deux Amériques, puisqu’en ce mois de septembre 1939, non seulement ils ne rompirent pas leur propre neutralité, mais ils avisèrent aux moyens de la mieux défendre.Puisque des pays aussi considérables que les Etats-1 nis, bien plus engagés que nous dans les affaires mondiales, «’éprouvaient point la nécessité d gleterre.Notre gouvernement accroît son effort de guerre.Il nous affirme que le Canada est en dan ger et qu’il doit se défendre; il conscrit notre jeunesse pour ser vice au Canada.Etions-nous vraiment menacés?Nous ne l’avons pas cru et les événements nous ont donné raison.Certes, une nation (lue^ ^eal?belligérante risque toujours de recevoir des coups chez elle, mais de ! conquête du Canada par l’AUema gne, à l’autre extrémité de 1’Allan tiuie, à côté des Etats-Unis qu s’armaient, on voit qu’il ne pouvai.être question, quand on sait qu la Manche a été pour l’Angleterr grand dérangement de nos frères acadiens apparaît comme une opération minuscule.Et celui qui parlait ainsi, ce n’était pas M.Hitler, mais l’un des co-auteurs de la Charte de l’Atlantique.Mais la Charte elle-même, qu’est-elle devenue?Si.Roosevelt, dans le même temps, annotait a monde stupéfié que la Charte de l’Atlantique n’existe pas comme document formel, qu’elle fut tout juste ébauchée sur quelques feuilles de papier, à bord du Prince of Wales.De sorte que la Charte de l’Atlantique a toutes les chances d’avoir sombré avec le Prince of Wales, dans les eaux du Pacifique.Quand on se remémore ces faits tragiques ou burlesques, on songe avec amertume aux centaines de mille jeunes Canadiens qui sacrifient leur vie de l’autre côté des mers — pour quel but et au nom participer au conflit, cela confie-j”nd,aKveTssinmtm SIE CATHERINE MONTREAL Protégée* ,n tous oay» Demandez le manuel traitant dea Brevets, marques de commerce etc MARION & MARION Fondée en 1392 Tél.Nte-Catherlne eue*».Montréal Hurtubise & Hurtubisc LÎ-on-A Hurtubleo.C.P A Gérard Hurtublee, CPA Georges-R Martin C A, C P.A Comptables publics licenciés • 60 St-Jjcque, o.Montréal Téléphone: HArbour 1553 MA.1339 COMPTABLES Dom.CL.5723 C.A P.A.COMPTABLE PUBLIC LICENCIE spécialité : Impôt sur It revenu • 59 Craig ouest „ Montréal Lucien VIAU, c J B.Bélanger, L.C.M.I.C.G.A.ComptabU.Licencié en Prix de Revient Comptable Public TAIon 3U7 Monttéal LUC1EN-D, VIAU, C.A.COMPTABLE ACM EF 4643 avtaut Venlua.VERDUN TOrh 0642 MEDECIN CARON & CARON Oombtable» Agréée — Cb.rtered Accountants Edmond Caron B.A L.BC.CA Heurt Cat/m b A LU L S c CA Barthéltunl Ma*»-.L.B.C.CA Sé.rus bt-Jateoee nArhonr J«Î5 MONTH' Al «».rue I.STiirtette TXOIS RIVIERE* Chartrc, Samson.Beauvais, Gauthier & Cie Cumptablei ecrééa - Chartered Accountant» Maurice Chsrtre C.A A-E Beauvais c.A E Harr» Kulght C.A Gérard Manteau C.A Lucien-P Bélnir C.A Jacmibs Anger».C.A Dolla-d Huai., C A Hiyir.ond Portier O.A Ouv Bernard C.A H Bnurgouin C.A Montréal Maurt ertamnonC.A J-P Gauthier C.A Léon CAté C.A Paul-E Trudel O.A IJonel Houssin C A O-r 'affe-t?CA •'Dort narneau C.A jean Lso-oix c.\ P*rr» Auuer C.A J-Paul Talbot OA Rocer Bot C A Ouébe* Raum Retenez le ‘Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Télcphonet *u service du tirage R'Elair 3361* : il vous donnera l’adresse d un débositaire de votre voisinzee.EierlrlcUé médical* Raven* T Dr Maxime Brisebois LU MC r.R.C.S 0.ne la Faculté d* Médecin* d* Parta Maladif» génitale» eudoc.mienne», ur.nalre» digestives clrrulatolree '«eolratolre» PReniensc st5î aie Sherbrooke eet OPTOMETRISTES OPTICIENJ K A SM4 J A.MESSIER, OD OP1 OMET KISTE Hpéclalllé : Examen de la vue — Alustemrnt de verres de rontirt.PHANIUF A MESSIER (7«7 Saint-Denis — Montréal Eta men de» reus Réparation de lunetterie Service postal Uo Paul TROTT1ER.o.d.OP', OMET'RISTR et OPTICIEN MANUFACTURIER ¦ (St est av Mont-Roval FR.iasa ASSURANCES ipagnie 4 Assurance sur la Vie Saubeprbe MONTREAL NARCISSE D U CH A R NI E, Prbsi»rn* Cartes d A ffaires Me Alfred Cinq-Mars décédé à 69 ans Me Alfred Cinq-Mars, avocat et conseil du roi, est décédé hier matin à 10 h.45, en l’église St-Viateur j d’Outremonl, à l’âge de 69 ans et 11 | mois.Le défunt laisse dans le deuil six enfants: MM.Gérard Cinq-Mars, marchand de chaussures de la rue St-Hubcrt; Yves-Antoine et Hodri-gue Cinq-Mars; Mme Gerald Pate-naude (Marguerite), Mlles Cécile et Marie-Claire Cinq-Mars; trois brus: Mme Gérard Cinq-Mars (Jeanne Mc-Caughan), Mme Yves-Antoine Cinq-Mars (Clara Perreault), Mme Rodrigue Cinq-Mars (Pauline Valiquette) ; un gendre: M.Gérald Patenaudc, et vingt-cinq petits-enfants; un frère, Me Benoît Cinq-Mars, avocat; deux soeurs: Mile Irène Cinq-Mars, Mme Henri Lamothe (Marie-Thérè-1 se).La femme du défunt, née Yaic (Enora), est décédée le 19 octobre 1937.Ancien élève du Collège de Montréal, Me Alfred Cinq-Mars obtint son baccalauréat es arts en 1894 et fut admis au Barreau en 1899, après ses études en droit à l'Université Laval de Montréal.Il a toujours exercé sa profession avec Me Alexandre Cinq-Âfars, décédé l’an dernier, H était tertiaire de Saint-François, président du conseil supérieur du Tiers-Ordre, ministre de la Fraternité Saint-Joseph, un des fondateurs de la Maison du Christ-Roi, ancien président général de la Ligue des anciens retraitants de cette maison et ancien président de la Société St-Yincenl de Paul et de la Société St-Jcan-Baptistc de la paroisse Notre-Dame.La dépouille mortelle est exposée à 385, avenue Querbes, Outremont.Les funérailles auront lieu mercredi matin à 9 h., en l’église St-Viateur d’Outremont.Le Devoir présente à la famille en deuil l’expression de ses condoléances.DACTYLOGRAPHES MEUBLES 44 DU NOUVEAU 44 \*JOfH*ncnl eomotef Underwood Remington Roval Portatif et Stau.»rd Machine* A Addition ner Calculateur» Protec-•oiir» de Chenue» PilDltr-» te Mr Conodo Dactylographe Enr.Nouvelle *Hrei*e : 44 St-|j Dans les ligues professionnelles et amateurs SAMEDI Ligue Nationale: Canadien 8, Détroit 3.Toronto 2, Boston 1.Ligue Américaine: Hershey 4, Buffalo 0.Providence 8, Pittsbugrh 3.Ligue Senior: Québec 6, Royal 4.Hui] 3, Ottawa 2.Ligue Interprovinciale: Shawinigan 8, Cornwall 1.HIER Ligue Nationale: Canadien 6, Rangers 2.Chicago 4, Boston 1.Détroit 3, Toronto 0.Ligue Américaine: Buffalo 6, Pittsburgh 4.Providence 3, Indianapolis Indianapolis 3, Providence Ligue Senior: Royal 4, Québec 2.Ligue Junior: Concordia 6, erdun 4.Ligue Interprovinciale: Lachine 10, Valleyfield 5.Cornwall 4, Shawinigan 0.CE SOIR Ligue de la Défense nationale Marine vs Armée.C.A.R.C.vs McGill.CLASSEMENT Ligue Nationale: J.G.Canadien 28 21 Détroit Toronto Boston Rangers Chicago P.N.P.5 2 126 C.66 29 18 9 4 136 98 28 14 12 2 120 93 27 9 17 1 27 6 14 7 25 4 17 Ligue Américaine Section Est J.G.P.N.P.99 123 82 121 4 67 111 C.2 Shawinigan: Bisson-Tou- J.G.P.N .P.C.P.pin-Arcand 9.51 Valleyf.21 12 6 3 110 85 27 3 Shawinigan: Toupin-Lajoie Cornwall 24 12 11 1 100 95 25 | Bisson 11.33 Lachine .20 9 10 1 106 117 19 4 Shawinigan: O.et H.Car- Shawin.21 7 13 1 60 73 15 negie .14.13 Punitions: Arcand, Despelteau et Carragher.Deuxième période 5 Shawinigan: Toupin-O.et H.Carnegie .17.14 6 Shawinigan: Isabelle-Lu- pien .18.27 Punitions: Despelteau, Proulx.Troisième période 7 Shawinigan: Toupin-La- joie-Bisson .6.26 8 Cornwall: F.Lauzon-Carra- gher-Gravel .8.42 9 Shawinigan: Lajoie-Toupin 11.33 Punitions: Hébert, Arcand et F.Lauzon.Buffalo .37 19 13 5 119 105 Hershey .35 17 13 5 118 112 Providen.34 13 18 3 134 442 Section Ouest Indiana.37 17 10 10 113 89 Cleveland 31 16 9 6 117 97 Pittsburgh 38 15 18 5 147 151 St-Louis .32 6 22 5 73 119 Ligue Senior: J.G.P.N.P.C.Royal Québec .12 6 Hull .Ottawa 13 11 1 1 90 46 5 1 92 54 9 1 63 13 10 71 7 1 45 73 P.43 39 29 44 38 35 10 P.23 13 7 5 ! Une victoire facile pour le Canadien (Par X.-ÉTnÂRBONNE) Les partisans du hockey professionnel et admirateurs du Canadien de Tommy Gorman étaient au comble de leur joie samedi soir lorsqu’ils furent témoins d’une autre telle victoire pour leurs favoris alors que le Bleu Blanc Rouge l’emportait sur les Ailes Rouges de Detroit par le résultat de 8 à 3, pour augmenter son avance en tête de la Ligue Nationale.Les Habitants se sont révélés supérieurs aux hommes de Jack Adams car ces derniers ne purent rien faire avant le dernier engagement et il convient probablement d’ajouter que le Tricolore était alors assuré de son triomphe et qu’il a pris les choses à son aise, ce qui explique le fait que les visiteurs enregistrèrent trois points au cours des quinze premières minutes du jeu.Les fervents du hockey étaient quelque peu nerveux au début de cette partie car ils craignaient une deiaite pour les Montréalais, défaite qui aurait grandement affecté le classement dans la course au championnat du circuit Dutton, mais au milieu du premier engagement toute crainte était dissipée car le Bleu Blanc Rouge avait réussi à mettre trois points à son crédit et, avant la fin de la manche, le Canadien avait ajouté 2 autres buts pour mener par 5 à 0.La deuxième période fut encore à l’avantage des locaux.Les Habitants bloquaient tous les élans des visiteurs pendant que Buddy O’Connor et Chamberlain parvenaient à déjouer Lumley pour porter le résultat à 7 à 0.Comme nous le disons plus haut les joueurs du Canadien ont joué avec moins d’ardeur dans le troisième engagement et les Ailes Rouges purent alors loger la rondelle dans le filet défendu par Bill Durnan, mois Glen Harmon revenait à la charge et réussissait le dernier but de la soirée en faveur du Tricolore et tous les efforts des joueurs du Michigan pour éviter la défaite furent vains.Le Bleu Blanc Rouge en-rigistrait une autre éclatante victoire après avoir donné une belle leçon de hockey à ses adversaires.Blake et Lach ont pu enregistrer leur nom sur la liste des compteurs samedi soir et en fut de même de Maurice Richard, notre vaillant ailier, malgré la surveillance étroite des rivaux, qui avaient probablement reçu instruction de paralyser les efforts du joueur qui a le plus grand nombre de points à son crédit depuis l’ouverture des présentes séries.Lindsay s’accrochait constamment à Richard et quelquefois ses tactiques étaient peu recommandables et c’est pourquoi Maurice a protesté contre ces agissements.Richard ne s’est pas adressé à Tarbitre mais il a réglé lui-même ses comptes avec la jeune recrue des Wings, dans la 2e période alors qu’il porta quelques bons crochets et de solides directs à la figure et il se préparait à le mettre knockout lorsque l’arbitre King Clancy est intervenu.Comme boxeur, Richard a fait sa marque samedi soir, et encore dans ce domaine, entre étoile a eu le dessus.Léo Lamoureux est un autre joueur du Canadien qui a démontré qu’il pouvait avoir soin de ses agresseurs.Bukovich lui porta un coup de son bâton à la 3e manche et notre joueur de défense riposta par des coups de poing à la figure, mais notre joueur dut purger une punition majeure tout comme la chose s’était produite pour Richard.Elmer Lach fut la grande étoile samedi soir et nous devons également dire que Dutch Hiller a brillé conîrc les Red Wings.Ce joueur semble s’améliorer et nul doute qu’il rendra de précieux services au Canadien d’ici la fin des présentes séries.Nous devons ajouter que tous les équipiers du Tricolore ont contribué à la victoire de notre club samedi soir, et tous ont droit à nos félicitations.Alignement des équipes: DETROIT.— buts, Lumley; défenses: Siebert et Hollett; centre.Howe; ailes M.Bruneteau et Grosso; subs.; Armstrong, Liscombe, Carveth, McAtee, Wochy, Qtiacken-bush, E.runeteau, H.Jackson et Burovich.CANADIEN: Durnan; Bouchard et Lamoureux; Lach; Richard et Blake; Harmon, Eddolls, Mosdell, Getliffe, Chamberlain, O’Connor, HiJlei», Gauthier.Arbitre: Clancy; juges des ligues: Murray et Mullins.Première période 1.Canadien, Blake.10.43 2.Canadien, ouchard (Lach) 11.40 3.Canadien, Richard (Lach) 17.16 4.Canadien, Lach.18.27 (Lamoureux) 5.Canadien.Hiller (Gauthier 19.48 Punitions: Blake, E.Bruneteau.Gauthier.Deuxième période Lachine et Beauharnois annulent A Beauharnois hier après-midi, le club junior local a annulé avec les Volants de Lachine par le score de 3 à 3.Racicot et Desrosiers se sont livré un superbe duel dans leur cage respective.Devassal, Gagnon et Bourdon comptèrent pour Beauharnois, tandis que Trottier, Francoeur et Lemay furent les compteurs des Volants.Au cours d’une assemblée, il fut décidé de changer le nom de la Ligue Junior indépendante pour celui de Provinciale Junior.Lach rejoint Blake en tête des cooipteurs Grâce à cinq points obtenus dans les parties de la fin de semaine, El-mer Lach, le brillant joueur de cen-tre des Canadiens, est monté en tête des compteurs de la ligue de hockey Nationale, sur un pied d’égalité avec le capitaine Toe Blake, son coéquipier, tandis que Richard est non loin en arrière des leaders.Blake a 20 buts et 26 assistances à son crédit, tandis que Lach a 13 buts et 33 assistances.Maurice Richard est déjà assuré du boni pour les 30 buts puisqu’il a 29 buts et 15 assistâmes, lui donnant un total de 44 points, deux de moins que les leaders.En tout et partout la ligne du punch a compté 136 points en 28 parties, soit une moyenne de 4.9 par joute.Voici les meneurs: , J.B.A.Pts Pun.Blake, Canadiens 28 20 26 46 2 Lach, Canadiens.28 13 33 46 16 Richard.Canad.28 29 15 41 29xxz Howe.Détroit .29 14 26 40 4 Cowley, Boston .27 14 26 40 12z M.Bruneteau, Dét.24 18 17 35 4 DeMarco, Bang.*27 14 18 32 6 x—Majeur.z—Mauvaise conduite.5.13 8.25 G Canadien, O’Connor.(Gauthier) 7.Canadien, Chamberlain.(Getliffe) Pun.: Lindsay, Richard (maj.) Troisième période 8.Détroit, Lindsay.1.46 (Hollett, Carveth) 9.Détroit.Carveth (Seibert) 10.50 10.Détroit, M.Bruneteau.12.49 (Howe) 11.Canadien, Harmon.14.10 Punitions: Bukovich 2, Richard 2, Lamoureux (majeure).Le Concordia Junior a gagné hier Au Forlm hier, le club Concordia a triomphé du Verdun par le résul-tat de 6-4.Maurice Robfdas s’est signalé pour les vainqueurs en jouant 45 minutes sur la défense.Laplante compta deux buts tandis que Jac-ques Richard, Maurice, Doiron.Hubert Bourgie et J.Locas furent les autres compteurs des vainqueurs.Cabana brilla pour Verdun avec (leux buts tandis que Casavant et j Ste-Maric furent les autres comp-I leurs.* * v- Ce soir au Parc LaFontaine à 8 h.30, le club Avionncrie fera face au club Concordia C.Les Torontois sont blanchis par Lumley Détroit, 15 — Après avoir subi un rude échec samedi soir contre le Canadien, à Montréal, les Red Wings de Détroit se sont lancés à l'assaut contre les Leafs de Toronto, hier soir.Les hommes de Jack Adams ont fait oublier la défaite de la veille en l’emportant sur les équipiers de la Ville-Reine par le compte de 3 à 0.C’était le premier blanchissage obtenu cette saison par le cerbère Lumley, qui a brillé dans les filets du club Détroit.La partie d’hier soir fut dénuée de brutalité et la tâche de l’arbitre Clancy fut rendue facile.Trois punitions seulement furent infligées au cours de ce beau duel sportif.Par cette victoire, les Red Wings sont demeurés quatre points en arrière des Canadiens, leaders, huit points en avant de Toronto.Après une première période chaudement contestée, sans but ni punition, Ted Lindsay compta le premier but des Red Wings dans la 5e minute de la 2e période.Assisté de Sid Howe, qui avait participé au premier but, Mud Bruneteau augmenta l’avance à 2 à 0 vers le milieu de la 3e période, puis McAtee comptait le 3e but moins d’une minute plus tard.Alignement des équipes: TORONTO.— buts, McCool; défenses, Morris, Pratt; centre, Bod nar; ailes, Carr, Metz; subs.: Ha milton, Davidson, Kennedy, Schriner, Backor, Stanowski, A.Jackson, O’Neill.DETROIT.— buts, Lumley; défenses, Quackenbush, H.Jackson; centre, Armstrong; ailes, E.Bruneteau, Bukovitch; subs.: Howe.M.Bruneteau, Wochy, Hollett, McAtee, Carveth, Lindsay, Seibert.Arbitres: King Clancy; juge des lignes, Orville Roulston et Doug Young.Première période Aucun point; aucune punition.Deuxième période 1 Détroit: Lindsay.4.53 Pun.: O’Neill.2 Détroit: Bruneteau .12.51 3 Détroit: McAtee .13.14 Pun.; Pratt, E.Bruneteau.Le club Lachine est vainqueur Les Rapides de Lachine rece-voJant hier la visite des Braves de VSnfeyfield dans une joute réguliè-ijt dSs séries de la Ligue Interpro-vdkçiale de Hockey et les gars de la Cité des Sports ont eu facilement raison de leurs rivaux car ils triomphèrent de leurs adversaires par le résultat de 10 à 5.lie Lachine prit une avance de 3-0 à la première période et.il augmenta cette avance à 5-0 avant que Breman eut compté le 1er but de son clan quelques secondes avant la fi» de la période.A la 3e reprise les Rapides comptèrent 5 autres fois tandis que le Valleyfield obtenait 4 buts.Gauthier fut le gros canon des vainqueurs avec 3 buts tandis que Deschamps et Broderick comptèrent chacun deux fois.Les autres compteurs furent Thériault, Mor-ros et Boucher.Breman compta 2 buts pour le Valleyfield.Les sutres pointeurs furent Joannette, Campeau et Pla-raondon.Alignement des équipes: VALLEYFIELD.Buts: Lascelles; défenses: Anderson et Poissant; centre: Campeau; ailes: Connolly et Plamondon.Subs.: Joanette, McIntosh.Haggarty, Gibbons, Boyer, Archambault, Berman.LACHINE: Lemaire; Broderick, Bathgate; Armand; Paulsen et Morrow; Deschamps, Thériault, Val-lières, Bean, Boyer, Thomas, Gauthier, Boucher et Renaud.Arbitres: Murray, Marisso.Première période 1.Lachine, Deschamps.2.Lachine, Gauthier (Bean) 11.25 3.Lachine, Broderick.14.17 Pun.: Bathgate, Joannette, Thériault.Deuxième période 4.Lachine, Deschamps.5.00 5.Lachine, Gauthier.11.05 6.Valleyfield.Breman.19.40 Pun.: Gauthier, Boyer, Vinet.Troisième période 7.Lachine, Thériault.0.40 8.Valleyfield, Breman.1.21 9.Lachine, Gauthier.4.25 10.Lachine, Broderick.6.35 11.Lachine, Morrow.9.00 12.Valleyfield, Joannette.11.05 13.Valleyfield, Campeau.12.00 14.Lachine, Boucher.13.43 15.Valleyfield, Plamondon.17.30 Pun.: Joannette, Bean, Morrow, Breman.Le skirousel à Val-Morin Dimanche 21 janvier, à 2 h.30 p.m., aura lieu le skirousel du mont Sauvage à Val Morin.Celte course combinée de descente directe et de “slalom” convient parfaitement à tous les skieurs disposant d’un bon contrôle de direction, voici en quoi elle consiste: Les concurrents réunis par groupes de cinq par tirage au sort, sont placés en ligne en haut de la côte Sauvage.Partant ensemble les cinq premiers cherchent à rejoindre au plus vite le bas du monte-pente qui les ramènent au point de départ d’où ils doivent commencer de suite une nouvelle descente mais cette fois sur une première piste jalonnée en rouge.Le premier arrivé au pied du monte-pente est de nouveau ramené à la ligne de départ et entreprend immédiatement de suivre la piste jalonnée en jaune, il remonte de nouveau toujours au point de départ pour effectuer la dernière course en slalom sur piste jalonnée en bleu.L’on comprend qu une telle course est du plus haut intérêt pour tout skieur habile et qu’elle fournit aux amateurs, pratiquant ce beau sport, de précieuses indications sur la technique du contrôle partait de direction.Toutes les associations ou clubs de ski de la province, peuvent envoyer leurs spécialistes du slalom prendre part à cette course, elle Les deux clubs se partagent les honneurs Le Royal de Frank Carlin et les As de Don Penniston ont divisé en fin de semaine dans les séries de la Ligue Senior de Québec car samedi soir, dans la Vieille Capitale, les Québécois l’emportèrent sur les Montréalais par le compte de 6 à 4 dans une joute marquée d’un combat de boxe entre Frank Dartnell et Henry Hayes et cette rencontre nécessita une période supplémentaire.Les deux clubs prirent tour à tour l’avantage mais dans l’engagement additionnel Robinson et Dartnell réussirent à déjouer Gerry McNeill pendant que les Royaux étaient tenus en respect par Bou-vrette.Hier après-midi, au Forum, les Montréalais prirent leur revanche en triomphant par 4 à 2 des mêmes adversaires et cela grâce à deux points enregistrés en 16 secondes dans l’engagement final après que les visiteurs eurent égalisé les chances au milieu de la troisième période.Dix-huit punitions furent données au cours de cette partie fertile en émotions.Les deux clubs n’y allèrent pas de main morte et l’émoi atteignit son comble lorsque Butch Stahan des Royaux et Tommy Anderson des Às se livrèrent un combat de boxe au milieu de la deuxième période.11 s’ensuivit une bagarre générale alors que les joueurs des deux clubs se jetèrent dans la mêlée.Lorsque le calme fut rétabli, Stahan et Anderson reçurent chacun une punition majeure tandis que Marcel Renaud et Jean-Paul Gignac s’en tirèrent avec des mineures.Composition des équipes: DIMANCHE — QUEBEC.— Buts, Bouvrette; défenses, Renaud, Baldwin; centré! Reay; avants, Dartnell, Robinson.Subs: Tremblay, Larsen, Tonde-reau, Thorpe, Théberge, Anderson.ROYAL.— Buts, McNeil; défenses: Stahan, McMahon; centre, Me-ronek; avants, Smart, Heffernan.Subs: Carthy, Gignac, Hayes, Por-teous, Laforce, O’Connor, Buchanan.Arbitres: Mallison et Mullins.Première période 1 Royal: Smart-Meronek .19.14 Punitions: McMahon, Stahan, Larsan, Baldwin, Laforce.Deuxième période 2 Québec: Reay.16.00 3 Royal: Laforce-Meronek .19.50 Punitions: Gignac, Renaud, Baldwin, Hayes, Stahan, Anderson.Troisième période 4 Québec: Dartnell-Tremblay 8.47 5 Royal: Hayes-McMahon .16.34 6 Royal: Smart-Heffernan- Meronek .16.50 Punitions: Carthy, Laforce, Baldwin.¥ ¥ » SAMEDI.— Première période 1 Québec: Dartnell-Reay ., 5.51 2 lioyal: Smart-Meronak .10.08 3 Royal: Stahan .13.52 Punitions: McMahon, Baldwin.Deuxième période 4 Québec: Robinson-Reay- B aid win .2.03 5 Québec: Robinson-Reay .7.20 6 Québec Tremblay-Larson- Renaud .10.05 Punitions: Dartnell, Hayes, Baldwin, Tremblay, Laforce, McMahon et Stahan.Troisième période 7 Royal: Carthy .11.12 8 Royal: Carthy .19.08 Punitions: McMahon.Période supplémentaire 9 Québec: Robinson-Reay- Baldwin .5.50 10 Québec Dartnell-Reay-Re- naud .9.57 Punitions: Anderson, Stahan.Le Concordia victorieux Le Concordia a remporté une belle victoire sur le Verdun par 6 à 4, dans une joute régulière de la ligue Junior du président Thérien.Jacques Laplante a été l’étoile de la joute, en comptant le but égalisateur et décisif, il a de plus obtenu une assistance.Hubert Bougie « pour sa part compté un point et réussi 2 assistances.Jacques Richard, frère de Maurice, a compté un but et a pris part à un autre.Roger Cabana a été le meilleur du Verdun en comptant 2 buts, tandis que Casavant et Sainte-Ma-rie ont réussi les autres.Alignement îles équipés: CONCORDIA: David; Robidaset Saint-Michel; Lucas; Rairon, Bourgie; Paradis, Auger, Poirier, Mari-ncau, Pelletier, Laplante, Gladu et Richard.VERDUN: Beaudry; Lacroix et Reid; Casavant; Lefebvre et Bélanger; Vian, Cabana, Koch, Guimont, Sainte-Marie et Brault.Première période 1.Concordia, Lucas (Bourgie .20 2.Verdun, Ste-Marie (Roch) 12.45 Pun.: Lacroix, Bélanger.• Deuxième période 3.Verdun, Cabana.M2 4.Verdun, Cahana.-.5.12 Pun.: Sa1’ it-Michel, Cabana, Casavant.Troisième période 5 Verdun, Casavant.22 6.Concordia, Richard.3.2* 7.Concordia, Doiron.6.20 8.Concordia, Laplante.8.04 9.Concordia, Laplante.12.43 10.Concordia, Bourgie.14,41 sera disputée en préaence de centaines de spectateurs.Les gagnants de chaque groupe de cinq sont de nouveau mis en ligne groupés également par tirage au sort pour la course finale qui, comme les éliminatoires ne dure que quelques minutes.Me Maximilien Caron à la Chambre cadette Me Maximilien Caron, vice-doyen de la Faculté de droit de l’Université de Montréal et professeur da droit civil à cette faculté, sera la conférencier invité au Comité des affaires juridiques de la Chambre de commerce des jeunes de Montréal, demain soir, à 8 h., aux bureaux de la Chambre, 25 est, rue Saint-Jacques.M.Caron, qui est professeur et juriste bien connu, parlera “de la part de Québec et d’Ottawa dans nos lois”.AVIS AUX LOCATEURS ET LOCATAIRES D’IMMEUBLES COMMERCIAUX Les renseignements suivants se rapportent aux Baux pour une période déterminée expirant le 1er mai 1945 : 1.Si le locateur d’un immeuble commercial présentement occupé par un locataire désire en avoir la possession pour l’occuper lui-même à partir du 1er mai 1945, il devra s'adresser immédiatement au Bureau des loyers, à la Commission des prix et du commerce, pour obtenir un permis l’autorisant à donner avis de congé au locataire.Pareil avis pour être valable doit être donné avant l« 1er février 1945.Est nul et sans valeur tout avis que le locateur a pu donner avant le 2 janvier 1945 dans le but de refuser le renouvellement du bail.Semblable avis donné subséquemment à cette date sans permis de l’Estimateur des loyers est aussi nul et sans valeur.2.Les propriétaires d'immeubles commerciaux actuellement loués qui, avant le 2 janvier 1945, se sont engagés par contrat à en donner possession à un tiers le 1er mai 1945, devront s'adresser au Bureau des loyers de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre pour faire régulariser leur situation.3.A partir du 2 janvier 1945, nul locataire qui observe les conditions de son bail ne peut être requis de quitter un immeuble commercial sans un permis d’un Estimateur des loyers de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre, ou sans une ordonnance de l'Administrateur des loyers, lesquels permis ou ordonnance seront accordés dans les circonstances suivantes: (•) U locataur désir, l'immeuble pour ton occupation ptrsonn.llo pour uno période d'au moins une année» (b) I.locateur désire l'immeuble pour fins de démolition ou do modifications importantes; (c) le locateur désire l’immeuble pour la transforme» en logement; (d) le locateur a, avant le 7 janvier 1945, contracte de bonne foi l’engagement de donner possession do l'immeuble à une tierce personne.BUREAU DES LOYERS U COMMISSION DES PRIX ET III COMMERCE ER TEMPS OE GUERRE Montréal lundi LE DEVOIR i j janvier 194) Faits divers Un tuyau crevé cause une Inondation à SainMIenri La circulation des tramways et des automobiles est interrompue — Jeune fille brûlée vive dans un incendie à Sainte-Agathe — Vols — L'enquête sur la mort des aviateurs, près de Malton, Ontario Un iiiiHtlrilalèrc fie quelque 1,000 pieds carrés a subi une inon-dation, tôt hier soir, à la suite de ia crevaison d’une conduite d’eau dans le quartier Saint-Henri.Les rues affectées sont S.vnt-Antojnc, Laporte.Saint-Jacques et Richelieu.De nombreuses caves ont été inondées et la circulation des trnniNvays, ainsi que des automobiles a été interrompue car l’eau atteignait jusqu’à trois pieds en certains endroits.Le service «les tramways a été interrompu durant deux .leures et demi.L’alerte a été donnée aux quartiers généraux de la police et des incendies.L’on ignore toutefois la cause de la rupture, qui s est produite vers 5 heures 15.hier soir.Les occupants des maisons avoisinantes ont été emprisonnés, de même que quelques centaines de Chevaliers de Colomb qui assistaient à une initiation dans les salies du Conseil Saint-Henri.Les pompiers et les employés de j ‘i voirie municipale se sont occu- ! P es du pompage de l’eau et, vers 8 : heures hier soir, la situation était j redevenue normale.Um j*une fille brûlée dons un incendie Siiat-Agathe.15.— Un incendie qui a détruit un hôtel de Sainte-Xiitise.a cause une mort et sept t Vssss.aa cours de la nuit de sa-aB*4Ü à dimanche.La victime est Ruih Bîtrbrier, âgée de 20 ans, ; rue Durocher.dont on a re-cadavre des débris de i hôtel Lijrg; hier après-midi.Mae Harrv Hersbenkoph, 4209.j Tï.* 5*:a*-Crh*ia.souffre de frac-Tre ée la eoloaue vertébrale et s t > esî preseffllement hospitalisée à Soa état est critique.Les aŒtres hCesses so®t hospitalî- : ves et Rrvaî Edârsrd Hospital et à ; rsafejefiai 4e la PreTidence.à Ste- ; M>aîs.Ce sont: Mme .¦Çr-rT-i-t Berîs*.S' Ottavi a ; Mme Ti-J.J jLrmer ét Si’.st-Jerme; MM.S.-Sbrcnar' « Merton Gückman.de M'it—Mver Bart.de Pbnadel-wàütz FiteL* Asretfc.de Montréal, j la At bc-essures plus ou Tr’.gts ijrsvrt.sruî 4e fractures, la-reraéstœs s® rxir chevt&a.brûlures.yuCGS fTHM.!i x«r:q‘r:rta:re eva- 3es e*v Sen s ma* arme* fSr-F» vîâs à assia armée ont été j, a real, es fia de _sç-ïabrü Va® s Nocre-Dame de Gri-ie.faEtrc a R«*esao*t-Vers # b.1*.samedi soir, un ia-jfrae miarasfaïae d’années •îJ ntrr -iaas îe mtaasîn de chaos-situé à 3151 rue CmsoaL pré* de la fe averue.et twir tiré na coup de revoler.îe voîear s es! fait remettre la qui était dans la -::*** .U a ensaite pris la fuite et f çéraat de rétablissement, M.rrj.rçj!iis DaousL a alerté la police.Le second vol a été perpétré vers ! b., hier matin.M.Aimé Blais, ¦haaffeor de taxi domicilié à 4002 ue du Parc LaFontaine.avait pris le.fX voyageurs dans sa voiture à ’angle dés avenues Mayfair et Mon-Jand- Les deux individus en ques-iou ont pointé un revolver dans le los du chauffeur et l’ont soulagé de a semme de 825 qu'il avait dans ,
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