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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 11 août 1945
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1945-08-11, Collections de BAnQ.

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"L* Ouÿd* flrt WM n»Mcm aouTcrtln* «t «• MUt «tac docilité acceptai de la Orande-Breta-tne.ou de* Etata-Unl».ou de qui que ce «oit l’autn.l'attitude qu’il lui faut prendre envera (a monde La crorrter devoir de loyalUme d'un Canadien n’eat oaa enver» le Commonwealth britannique dee nations, mais envers le Canada et son roi.et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth." Sne la a sovereutn nation and cannot take her attitude to the world docilely from Britain » from the United States or from anybody else.A Canadian’s first lovelty la not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada’s kins and those who deny this are doln«.to my mind, a ftrsat disservice to the Commonwealth." fl-X-171 LORD TWH5DSMUIB LE DEVOIR Direct*» t CdoriM PILLETIIR FAIS CE QUE DOIS RMactew ** cbtf t Orner HIROUX Montreal, samedi 11 août 1945 VOLUME XXXVI — NrÏ83~ REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME.MONTREAL TELEPHONE! BEIsIr 1361 • SOIRS.DIMANCHES ET PETES AEmlnittreHeB I BEIsir 3361 Rédaction % & BEIsir 2984 Gérant : ^r BEItir 3361 poyt E^En-Bos es Trois-Pistoles et son activité présente ,v Des scieries qui contribuent à l'exploitation destructive de la forêt dans l'arrière-pays- L'industrie locale d'autrefois et celle d'aujourd'hui — Deux entreprises d'intérêt permanent !!j} La fin de la guerre attendee incessamment (VOIR EN PAGE TROIS) Conte du samedi "Le quêteux' in venant de Rimouski, vers le sud-ouest, après avoir jssé les sables dorés de la plage en deipi-lune du Sacré-, ur et l’incomparable paysage des caps et des îlots du la route s’écarte de la mer et s’engage entre des pitons leux qui bordent le littoral et le masquent et des pentes, iières terrasses adoucies et chevelues des monts Notre-ae, qui viennent de l’intérieur.Des paroisses essentiel-ent agricoles, Saint-Fabien et Saint-Simon, occupent le » de ce défilé d’une vingtaine de milles des terres gras-que sillonnent de vifs cours d’eau, notamment les ruis-x qui déchargent des lacs très poissonneux de l’arrière-s, lac Saint-Matthieu et lac Pitchepin, au coeur de Tanne et très vaste seigneurie Nicolas-Rioux, devenue, ns le territoire d’une paroisse qui date de 1858, Saint-‘thieu, le domaine forestier de la Brown Corporation.ié Saint-Simon, la mer reparaît: au fond, la côte Nord s’estompe en gris; en deçà, Tile aux Basques et son 't acolyte, les Rasades, et, en contrebas, jusquà la fa-: rocheuse qui s’avance, là-bas, comme un doigt, le tge des Trois-Pistoles.-e nom, étrange, des Trois-Pistoles?On en a tenté ( des^fxplications.Charles Gauvreau, dans une mono->bie déjà ancienne, parle de trois pistoles qu’un soldat Çais, de passage en ce lieu, y aurait perdues.Simple position.Ne pourrait-il aussi bien s’agir de pistoles it appartenu aux Basques de la préhistoire canadienne méricaine, qui ont manifestement donné leur nom à d’en face, où ils ont laissé des ruines de grand intérêt ue la Société Provencber, institution privée de la ville Juébec, conserve précieusement, en même temps qu’elle barge de la surveillance du sanctuaire d’oiseaux établi les Rasades?j.es Trois-Pistoles sont en tout cas, de nos jours, au : d’aujourd’hui, un village qui se donne des allures de te ville, avec sa belle église à dôme de cathédrale, •opulation qui augmente sans cesse, ses rues très correc-ents indiquées à la française: Maurice-Martel, Saint-1, Le Gobelet.Curé-Bourget, les Rasades, les Basques, î-Nouvelle.Cette toponymie urbaine et française surit ici d’autant plus à propos que les Trois-Pistoles sont, i uis pas mal d’années déjà, le siège d'une French Sum-School, sous les auspices de la Rockefeller Foundation le YUniversité McGill, qui attire des gens de langue anse des huit autres provinces et même des Etats-Unis, : parler d’un bon nombre de gens de langue française, ituteurs et institutrices pour la plupart, qui viennent perfectionner en anglais tout en apprenant le français autres.-e problème du transport et des voies de communica-i en a toujours été un, à toutes les époques, d’impor-;e première dans le Bas-du-Fleuve.Nous avons vu iment, en 1874, ce problème affectait le ministère reli-sx et comment il valut alors, de la part du vicaire gé-il Henry-François Gravé, une admonestation sévère gens des Trois-Pistoies.Ceux-ci cherchaient déjà, à e époque lointaine, en monopolisant le missionnaire, ttirer chez eux les gens de l’extérieur.Us continuent, 1945, de faire de même.Mais il ne manque plus, com-autrefois, de bons chemins pour conduire chez eux.st de plusieurs paroisses voisines, Saint-Fabien, Saint-n, aussi Sainte-Françoise, que leur viennent, par la te carossable et par la voie ferrée, des gens qui s’em-chent à des industries diverses, celle du bois, celle de la re,«du bois surtout, avec cinq scieries importantes et sixième qui est moindre.Les six ensemble parviennent tefois à passer dans leurs machines à raboter et à planer, allées en bordure des voies du Canadien-National, en année, quelque chose comme 75,000,000 de pieds de [ nches.Ce qui dépasse de beaucoup, au dire des connais-rs, une récolte forestière qui équivaudrait à la croissance luelle possible et au mieux de tout ce qui subsiste de j ?t dans le pays entier de Rimouski.Jne route venue de Tintétieur, avec de nombreux af-mts, aboutit aux Trois-Pistoles et apporte à ce village progression, mais progression qui, selon toute vtaisem-nce, ne durera qu’un temps pour être suivie par une 4 ression proportionnée, le bois d’une foule de colonies olies dans Tarrière-pays, Rimouski et Témiscouata, et achèvent, depuis la guerre et pour la guerre, de se dé-liller de leurs forêts: Saint-Médard, Saint-Guy, Sainte-e, le Lac-des-Aigles, l’Esprit-Saint, la Trinité-des-mts, sans parley de paroisses anciennes, comme Saint-ttbieu, où des cultivateurs n’hésitent pas, vu les hauts x offerts pour le bois, à dépouiller leurs terres de leurs niers arbres.Outre cela, il vient encore vers les Trois-toles du bois de la seigneurie Nicolas-Rioux où la iwn Corporation, dit-on, concède des droits de coupes e petits entrepreneurs.Les Trois-Pistoles ont toujours été un centre de Tin-strie du bois, un centre indépendant si Ton peut ainsi !|e, qui existait en marge des grandes compagnies, no-I hment la compagnie Price dont les établissements se ; uvent plus en aval sur le fleuve.Depuis trois ans, la iduction du bois a quintuplé à cet endroit.L’exporta-n, par voie de Halifax, Montréal ou Québec, se fait ts la forme quasi brute: madriers tout juste sciés, plan’s grossièrement rabotées ou n’ayant subi qu’un premier mage: parfois sous la forme brute: billes de bois franc, iplement équarries, qui s’en vont en Angleterre pour vir, après tranchage ou déroulage là-bas, à des plaqua-î dont Tavionnetie a besoin.Dans les temps anciens, quand le roi de France conceit des seigneuries, que et fût dans les pays d’En-Bas ou leurs, il se réservait les bois de chêne, pour les quilles la mâture de ses navires.Aujourd’hui, les dernières êpi-ttes et les plus beaux bois francs de ces mêmes territoi-* i:, sans réserve aucune, vont à la guette.Le pays lauren-¦ n, et de façon particulière le pays de Rimouski.achève se dépouiller pour la guette.On dira sans doute dans quelque temps, quand le mal j pour deux Mois de drave) et de 150 paires de mitaines, a complet et irréparable, que cette exploitation abusive j Les Trois-Pistoles ont certes plus raison de se félicita destructive de la forêt a été le fait de colons impré- de leur carrière de pierre à ballast, de leurs industries Rioux yants, pilleurs de lots.Ça ne sera pas nouveau.Targu- | et, pareillement, de leur French Summer School, que des tnt a déjà lervi en d’autres circonstances identiques: le i scieries bourdonnantes mais très passagères qui contribuent.Ion a le dos large, d’autant plus qu’il n’a guère le moyen j de toute l’ingéniosité de leurs savantes mécaniques, à la présenter une défense.Ça ne sera pourtant qu'une partie .destruction forestière.la vérité, l’on évitera de faire la part de responsabilité u.vm-As fcmll* BENOIST de ceux'qui ne sont pas colons et qui, présentement, encouragent les colons dans cette voie, les y poussent par Tappât d’un gain pécuniaire immédiat.Autrefois, l’industrie du bois aux Trois-Pistoles était locale.Elle se situait plus précisément à l’endroit qui porte le nom de Rivière-Trois-Pistoles et qui a sa propre église paroissiale (Saint-Jean-Baptiste), à deux milles de distance de la paroisse-mère, qui est sous le vocable de Notre-Dame-des-Neiges.La gare du chemin de fer à la Riviète-Trois-Pistoles porte le nom de Tobin, en l’honneur de feu E.W.Tobin, qui fut député de Richmond aux Communes, ensuite sénateur, et qui eut à cet endroit un établissement qu’approvisionnait en bois un domaine forestier dans le pays en arrière.Ce domaine est, sauf etreut, devenu la propriété de la Brown Corporation.Du temps de l’entreprise Tobin et des autres de même envergure, l’industrie des Trois-Pistoles n’étendait pas sa récolte de matière pre?mière, le bois en grume, au delà des bassins de la rivière Trois-Pistoles et du sinueux autant que pittoresque affluent de celle-ci, la Boisbouscache, Bassins d’ailleurs de belles dimensions: 392 milles et 140 milles respectivement, qui ne suffisent plus toutefois à l'industrie d’aujourd’hui.Les principales scieries des Trois-Pistoles, dont Tune doit appartenir à des gens de l’Ontario puisque son enseigne, sur la grande route nationale, porte, à côté de son nom: Head Office, Toronto, Canada, sont d’établissement tout récent et aménagées pour produire en masse et rapidement.C’est ainsi que des bois mous et des bois francs, d’essences feuillues et conifères: pin, sapin, épinette, cèdre, merisier, bouleau, érable, hêtre, leur viennent en volume considérable et à flot continu, par camions, des paroisses et des colonies déjà mentionnées et de beaucoup d’autres encore.Partout, la coupe systématique et définitive, qui ne laisse tien subsister de la forêt.Les scieries ont des agents, acheteurs et sous-entrepreneurs, dans un très vaste rayon du pays avoisinant.On dit même qu’il leur arrive d’acheter, par intermédiaires, des droits de coupe sut des lots de colons et des terres de cultivateurs et ce sont alors des bûcherons à gages qui, souvent avec des moyens mécanisés et motorisés, accomplissent le travail.Le colon et le cultivateur, après avoir reçu le prix convenu, n’ont alors qu’à regarder faire; et c’est vite fait.Chose sûre et certaine, le nombre des ateliers improvisés en forêt, pour le premier sciage du bois, est impressionnant dans toute la région.Régime qui ne peut durer longtemps et qui n’est pas de nature à assurer l’avenir du pays, dont l’économie doit se fonder principalement sur la forêt autant que sur l’agriculture.La forêt disparue, ce qui ne saurait tarder au train où vont les choses, les scieries s’en iront et elles laisseront après elles une population de chômeurs sans aucun espoir d’embauchage local.Il y a dix ans et même davantage, Ton prédisait que la forêt rimouskoise, à Tallure où se pratiquait l’exploitation, ne pourrait durer plus d’une trentaine d’année, peut-être même pas vingt-cinq ans.L’exploitation n’a pas diminué depuis lors, bien au contraire, elle s’est accrue et, avec la nouvelle guerre mondiale, elle a pris des proportions calamiteuses.C’est tout particulièrement le cas dans la vaste région qui, par la voie mouvante de quelques rivières et surtout pat les voies de Tautocamion, a maintenant sa sottie d’exportation pat les Trois-Pistoles.Pour Theure, ce village à Failure de petite ville est débordant d’activité.Sa population s’est accrue de soixante familles dans la seule année 1944.Le bâtiment y bat son plein, des quartiers nouveaux s’ouvrent et le logement y est aussi rare qu’à Montréal.Si bien que des employés des scieries ont conservé leurs domiciles dans les paroisses d’où ils sont venus, où ils retournent en fin de semaine, parfois plus souvent.Population itinérante, qui a grande chance d’être demain migrante, comme il s’en trouve déjà trop dans les pays d’En-Bas.Deux autres industries des Trois-Pistoles offrent heureusement un caractère plus permanent, Tune vieille de plus d’un detrfi-siècle, la tannerie et la fabrique de chaussures Hector Rioux & File, entreprise familiale, Tautre récente, une carrière de pierre à ballast, ouverte dans un | flanc de montagne, à proximité du village, qu’exploitent conjointement la Foundation Co.et la Peel Construction Co.celle-ci, dit-on, filiale du Canadien-National.La carrière fournit en tout cas à ce dernier et à d’autres chemins de fer une pierre à ballast de toute première qualité, sans poussière.Elle aurait des contrats pour la fourniture de cinq millions de tonnes de pierre d’ici cinq ans, avec la perspective d'autres contrats de conséquence.A ce qu’il semble, la montagne pourra tenir le coup très longtemps.Quoi qu’il en puisse être, d’autres montagnes du voisinage, dans le même système des Notre-Dame, doivent receler de la pierre de même qualité.Aux intéressés d’y avoir l’oeil.Le nom Rioux est assez fréquent au pays des Trois-Pistoles pour qu’il soit surérogatoire de dire que la maison Hector Rioux & Fils est du crû.La maison existe depuis 1890, fondée pat Louis de Gonzague Rioux.Son fils, M.Hector Rioux, et les enfants de celui-ci: Marc, Cécile, Roger et Léo, en sont aujourd’hui proptiétaites.On y fait le tannage, au tan ou au chrome, de toutes les peaux qui se peuvent acheter dan^ le voisinage: de vache et de boeuf, pour le cuir à empeigne: de cheval, pour le cuir à mitaine: de mouton et de loup-marin, pour le cuir de maroquinerie: de mouton avec la laine, pout la fabrication de robes de carriole; de marsouin, pour le cuir à lacet.La production courante de la tannerie est de 150 à 200 côtés par semaine, c’est-à-dire de 75 à 100 peaux de vache ou de boeuf.Une cordonnerie et une fabrique de mitaines s’ajoutent à la tannerie et donnent, en temps normal, c’est-à-dire quand la main-d’oeuvre ne fait pas défaut, que le personnel est au complet avec une trentaine d’ouvriers et d’ouvrières, une production quotidienne de 125 paiaes de chaussures de travail (garanties chacune Son nom, personne ne le connaissait et tous, les femmes, les vieillards et les enfants, l’appelaient Main Creuse.Ce surnom provenait du métier qu’il exerçait depuis de très, très longues années, au beau pays de France.Au dire des anciens, on ne l’avait connu que tendant la main, avec honte, pour recueillir les quelques sous qui lui permettaient d’acheter son morceau de pain sec.C’est ainsi qu'on Favait connu et c’est ainsi qu’on le voyait encore, tous les mois, faire la tournée du village.Il devait avoir dans les soixante ans, mais on lui en aurait facilement donné quatre-vingt, à cause de la négligence de sa mise.C'était un de ces vieux comme on n’en voit plus de nos jours.Un de ces pauvres hères nés quêteux et qui en meurent.Clopin-clopant, il arpentait les sentiers du village, frappant de son lourd bâton à une porte, en franchissant une autre pour demander l’aumône à la troisième.C’est qu’il connaissait ses "clients”, le vieux, et il ne s’exposait pas inutilement à un refus Madame Durand lui donnait deux sous tous les mois, tandis que sa voisine, la vieille demoiselle Latruche, lui fermait invariablement la porte au nez.Aussi, il en était venu à n’y plus aller.Main Creuse avait sa ronde établie et il mettait une semaine à parcourir les villages où on lui permettait de tendre la main: Ville-franche, Saint-Claude et Frohan.Qui ne l'avait rencontré sur la route, tralnajit ses sabots usés dans la poussière brunâtre de la terre, se cachant lorsqu’il voyait venir les gendarmes dont il avait une peur affreuse quoique ceux-ci ne lui voulussent aucun mal.Que voulez-vous, c’est probablement qu’il avait été élevé ainsi, dans la peur de la justice! Son défaut dominant — car il en avait nombre d’autres — était la paresse.Souventes fois des paysans, à court de bras, lui avaient offert de scier leur bois ou bien de porter l’eau aux animaux.— "Je suis quêteux, moi, et un quêteux, ça n’travaille pas, répondait alors Main Creuse.— Si tu ne veux pas gagner ta croûte, crève de faim, lui disaient alors les paysans.— Certain que j’erèverai d’faim avant d’travailler.Ben l’bonjour, m’sien.Pis que l’bon Dieu vous puniése" Invariablement le vieux demandait au Ciel de punir ceux qui lui refusaient des sous.Et quand on avait aperçu ces scènes des maisons voisines, tous se donnaient la main pour faire la même proposition pu quêteux dont les enfants se mo quaient.M.King clôt par un discours la .conférence d’Ottawa Le premier ministre souligne l'utilisation des bombes atomiques, l'entrée en guerre de la Russie contre le Japon et la fin imminente des hostilités en Orient — Un secrétariat permanent servira d'intermédiaire entre les divers gouvernements — Déclaration du premier ministre Duplessis, avant de quitter Ottawa Ottawa.11.— La sixième conférence fédérale-provinciale, entre le Dominion et les neuf provinces, a pris fin hier après-midi, à 3 h.15.La séance de clôture, moins imposante que la réunion inaugurale, a duré un quart d’heure.Elle a eu lieu dans la Chambre des Communes.Les dix premiers ministres avaient pris place, une dernière fois, autour de la table carrée qui se trouve au milieu de la vaste pièce, près du fauteuil de l’Orateur.M.Mackenzie King présidait.La majorité des 250 délégués s’y trouvaient et occupaient les sièges des députés.Un seul discours a marqué cette dernière assemblée plénière, celui de M, King.Les dix reviendront le 26 novembre.Le 26 novembre, le comité d’orientation se réunira de nouveau à Ottawa.Ce bureau est formé de dix premiers ministres, plus trois ministres fédéraux: MM.St-Laurcnt, Ilsley et Howe, respectivement titulaires de la Justice, du Revenu et do la Reconstruction.Dans l’intervalle, chacun des gouvernements provinciaux étudiera les propositions formulées par le Dominion.Ces plans fédéraux forment la matière de onze volumes.Les provinces se communiqueront aussi leurs contre-propositions.Un secrétariat établi dans la capitale fédérale et dont le chef est M.Alex.Skelton servira d’intermédiaire entre les divers gouvernements.Cette permanence agira comme bureau d’échange de points de vue.Elle sera d’une grande utilité.A quand la reprise de la conférence?Les premiers ministres sont convoqués pour le 26 novembree.jCette fois, ils ne se feront pas accompagner de leurs collègues et d’un nom- breux personnel de techniciens.De fait, les nombreuses équipes de spécialistes et de sous-ministres amenés par la plupart des chefs de gouvernements provinciaux depuis lundi sont restées inactives.La plupart en ont été quittes pour faire un plaisant voyage.A leur rendez-vous du 26 novembre, les chefs de gouvernement fixeront une date pour la reprise de la conférence ajournée hier.La réunion générale commencée lundi accomplirait alors son étape finale.Les pourparlers clos hier se sont poursuivis durant cinq jours; les séances des deux premières journées se sont déroulées devant le public; celles des trois dernières se sont renfermées dans un huis clos hermétique.M.King Dans son allocution aux délégations provinciales, le premier minis- ,(suite à la page trois) Bloc-notes Robert’ F.Phalen là Presque toujours, il entrait dans le village à l heure de la fin des classes.Aussi les "petits morveux’ en profitaient pour le suivre.C’était â qui le mimerait avec le plus de perfection.Lui, trop paresseux même pour retourner la tête — ce qui aurait fait fuir ces enfants — il continuait sa route du pas traînard qui était le sien, Et il allait de maison en maison quémander de quoi subsister.* * * L’hiver venait d'arriver avec ses bourrasques de neige et ses grands vents du nord.Main Creuse, d qui l'on n’avait pas beaucoup donné durant la belle saison, devait marcher tous les jours.Je dis qu’il devait marcher tous les fours, car durant les grands froids des hivers précédents, lorsque le vent vous mordait ta figure et faisait éclater les barils déposés sous les gouttières.Main Creuse, qui avait réussi à se mettre quelques sous de côté, ne vagabondait pas.Il s’en allait alors dans une grange, muni d’une ample provision de pain noir et, buvant l’eau des animaux, il pouvait ainsi passer des jours entiers accroupi dans un coin, sans bouger d’une semelle.L’été précédent, donc, ne lui avait pas été favorable et il devait poursuivre sa marche, coûte que coûte, pour ne pas mourir de faim.U était hanté, ces jours-là, par une désagréable perspective: il y avait bien deux jours qu’il n'avait pu se mettre une croûte sous la dent.Il persévérait quand même à arpenter les sentiers du village, frappant à toutes les portes sans distinction.C'était pitié de le voir, mais foules les ménagères lui fermaient leur porte au nez.— Va-t-en, lui criaient-elles, lu vas nous apporter malheur.Et il retournait comme il était venu, lentement, avançant àvec peine.Il en était maintenant à sa troisième journée à ne manger autre chose que de la neige.Affaibli, exténué, il s’assoit sur le bord de la roule pour prendre une grave décision et, sur un bout de papier qu’il enfouit dans ses poches, U écrit péniblement son nom.Le lendemain, au petit jour, quelques paysans apprirent le nom de celui qu’ils avaient laissé mourir de faim.On l’a trouvé, gelé à mort, tout recroquevillé.Jacques GUAY ii-vnt-45 Quelques notes brèves dans les feuilles des Provinces Maritimes, d’émouvants adieux dans les journaux auxquels il collaborait nous ont appris la mort de Robert F.Phalen.Phalen avait plus de soixante-dix ans.Il vivait d’un modeste emploi et de sa collaboration à des journaux comme le Casket, d’Antigonish, et le London Record.C’était un catholique instruit, un bon soldat de la vérité.A ce titre seul, nous lui devions un respectueux salut et un pieux hommage.Mais, comme Canadiens français, nous avons envers Phalen des devoirs particuliers de reconnaissance.Les hommes d’un certain âge ont gardé un vif souvenir des luttes scolaires franco-ontaricnnes.Au début surtout, les témoignages d’amitié et de sympathie des milieux anglophones furent plutôt rares.Robert F.Phalen fut Tun de ceux qui prirent nettement, publiquement parti pour la minorité franco-ontarienne.Nous n’avons pas le droit de l’oublier.Phalen, Tune des très rares fois où nous l’avons rencontré, nous disait quelles circonstances 1 avaient amené à prendre cette attitude: c’était ce qu’il appelait la grande de-couverte de ses années d’étude personnelle.Cette découverte, c’était le fait qu’il était un Irlandais, donc un être distinct du milieu anglo-saxon, Tenfant d’une race qui avait lutté pendant des siècles contre 1 assimilation.Ces études personnelles l’avaient amené à réagir contre 1 atmosphère créée par l’école, par les journaux, etc., qui tendait « faire de lui, comme de ses congénères, un simple élément du bloc anglophone.Ayant pleinement pris conscience de son héritage, non seulement physique (il n’avait jamais ignoré ni dissimulé qu’il fût de descendance irlandaise), mais intellectuel et moral, Phalen jeta sur les choses du pays un regard nouveau, et cl une rare pénétration.— Si nos pères ont eu raison de défendre leur identité propre, si nos cousins de 1 autre côte des mers ont raison de continuer cette lutte, pourquoi, se dit-il.tes Canadiens français n auraient-ils pas le droit de poursuivre ici une ppreille lutte?____J’étais déjà convaincu de la Justesse de vos revendications, nous disait-ii un jour, que j’hésitais encore devant certains de vos propos Cette idée que la langue fût en quelque sorte gardienne de la roi me semblait une pieuse exagération.Mais je ne tardai pas à découvrir qu’elle était aussi la thèse des gae licisants d’Irlande.Et je compris alors toute votre attitude.Donnons à Robert Phalen le meilleur de nos souvenirs.Il est de ceux qui, modestement, sur un theatre presque ignoré, ont noblement servi de grandes causes.Visages de la Nouvelle-Franc» Pierre Le Moyne d’Iberville (par M.Guy Frégault, de l'Académie canadienne-française, professeur d'histoire du Canada à l'Université de Montréal) Dans le grand mouvement d’expansion qui domine l’histoire de la Nouvele-France au XVIIe et au XVille siècles, tl était normal que les explorateurs et les traitants canadiens vinssent en collision avec les aventuriers et les agents des autres puissances européennes qui travaillaient à l’établissement de colonies en Amérique.Le duel franco-anglais devait être l’épisode le plus violent de ce conflit.Au cours de cette lutte gigantesque, dont les origines se confondent presque avec les débuts des premiers postes français en Acadie et dont le traité de Paris, en 1763, allait être le dénouement, de belles figures se sont mises en lumière, et-ta plus émouvante est sans contredit celle du petit peuple canadien, viril, énergique, toujours sur la brèche, prompt à l’attaque et tenace dans sa résistance séculaire; peuple de soldats, peuple de Spartiates, tl pratiquait comme une hygiène Part de vivre dangereusement et savait se montrer exigeant envers lui-mfme, loyal à l’égard de ses alliés et implacable pour ses ennemis.La personnalité en qui s’incarnent avec le plus de relief les vertus militaires et les aspirations vitales de la jeune nation canadienne me semble être celle de Pierre Le Moyne d’Iberville, le créateur de TAmérT que française.Pierre LeMoyne était montréalais, Il fut baptisé le 20 juillet 1661.Ses années d’enfance durent être semblables à celles de ses camarades, marquées d’un peu d’instruction, de beaucoup de liberté et d’une préparation pratique à la carrière dans laquelle l’homme devait entrer, “Dès Tâge de quatorze ans, lit-on dans un document contemporain, il se forma à la navigation par plusieurs voyages qu’il fit dans le golfe Saint-Laurent, tant à Tlsle Percée qu’autres lieux, dans un bâtiment qui appartenait au sieur Le Moyne, son père, et ensuite il fit plusieurs voyages en France sous d’habiles navigateurs”.Ce fut, on doit le croire, la seule école navale que le jeune homme eût connue.A Page de vingt-deux ans, Iberville avait déjà de l’expérience, et le gouverneur de La Barre, qui estimait le marin canadien digne de recevoir un brevet d’énseigne de vaisseau, affirmait que celui-ci avait “ramené déjà plusieurs navires en France”.On peut se le représenter sous les traits d’un solide gaillard, avec beaucoup d’allure et un air martial, en s’appuyant sur le mbt (Suite i la paie » tout près de celui d’un cercle de Jeunes.C’est vraiment une souscription nationale, et l’esprit se prend à rêver devant la diversité d habitat et de condition des souscripteurs.Mais, entre tant d’autres qm mériteraient d’être particulièrement soulignées, on nous permettra de noter aujourd’hui la souscription de MM.les Policiers, Sherbrooke.N’est-ce point magnifique ce fait des braves policiers de cette ville des Cantons de TEst qui se cotisent pour aider dans la lutte pour la conservation de leur langue maternelle les petits Canadiens français de TAlberta?Et quel puissant exemple ce pourrait être! O.H.n-VIII-45 “MM.les Policiers” La Survivance, notre confrère d’Edmonton, en Alberta, publie de ce temps-ci la liste des souscripteurs de la province et de l’extérieur aux Concours de français de 1 Alber-tü* Cette liste est d’une lecture fort intéressante.On y trouve des institutions et des personnalités de tous les coins du pays.Le nom du président de la Cour suprême du Canada, M.Thibaudeau Rinfret, et celui du vénérable sénateur et conseiller législatif, M.Thomas Chapais.voisinent avec celui de braves gens, très estimés sans doute dans leur petit pays, mais qui ne prétendent point a une célébrité nationale; le nom d’une grande congrégation religieuse, illustre dans notre histoire, est EN PAGE 2 : Le rôle des Canadiens français dans l'aviation, par Lucien Desbiens.•{e carnet du grincheux No* ancêtre* auraient considéré comme un Insemé qui leur aurait dit qu'un Jour la plu» grande pui»»ance d'Asie serait détruite par la division d» quelque» atome», Invisible» même au microscope ordinaire.* * * Iule» Verne, dan* un roman, avait raconté la rivalité du fabricant de canons avec un fabricant de blindages.Plus le premier donnait de force aux boulets, U plu* le second renforçait les blindages, en sorte que l'équilibre demeurait tou-(ours constant.Oui inventera le blindage contre la bombe atomique?* * • Un ‘ournal de l'Ouest suggère qu’on interne les inventeur» sur une île déserte.£1 l'on considère la somme du bien et du mal qu’ils ont faits à l'humanité depuis quelques années, l'idée mérite sérieuse considération.* * « Une compagnie américaine vient de lancer une nouvelle mode sur 'e marché-des oeufs frit» dans leur coquille.Son In-venteur prétend que d* tels oeuit sont Inaltérables, oleins de vitamines.U ou- blie de nous dire s'ils sont mangeables.* * * H est vrai que parmi les choses lamentables qu’on nous oblige à avaler de dos fours, cela n’a plus la moindre Importance.* * * Un savant nous apprend que la meilleure méthode de ne pas avoir chaud en ces périodes torrides, c'est d'être bien habillé.Voilà qui consolera les hommes obligés de porter des collet* et de triple» vêtements, par le temps actuel.Du moins ça leur rafraîchira le moral, à défauf d'uufres résulta!».* 4 * On vient d’inhumer à Londres un citoyen du nom de Wilkins, qui depuis trente-neuf annéec, ne s’était coupé ni la barbe ni les cheveux.Ce nazaréen avait furé en 1906, lorsque les conservateurs furent battus par les libéraux, de ne plus se laisser tondre tant que les conservateurs ne seraient pas revenus au pouvoir.Ceux-ci revinrent en 1922, mais ce fut dame Wilkins qui s'opposa à tout changement.Elle craignait que le digne homme attrapât le rhume.Ce Wilkins doit certainement avoir des parents dans la province de Québec.le Grincheux ll-vni-45 > ^ M Choâei d’hier et d’aujourd’hui ’’Le savant»a, tet-bas, une fonction tout à fait sublime: comme le prêtre, comme le poète, comme l'artiste, Il parle au nom de Tlnftnt 11 rappelle â ses compagnons de pèlerinage leur destinée étemelle il leur montre le but à atteindre, qui est la Vérité tl exalt chez eux le sentiment de leur gran deur et leur fierté d'être des hommes: sa façon de vivre et d’enseigner effraye parfois, et cela fait qu’il est souvent seul: il est un peu semblable i ce voyageur téméraire dont nous paris Léon Bloy, à ce voyageur qui est parti pour le pays de l'Absolu et autour da qui graduellement, se fait le vide: alors, dit Bloy, alors "Il va dans l'immensité noire, portant devant lui son coeur comme un flambeau’’/ PIERRE TERMIEB (Le Voc»t$fe de Seven*) Le rôle des Canadiens français dans l’aviation civile Le sort incertain de nos aviateurs, après la guerre —• Le gouvernement de Québec pourrait obvier à l'attitude prévue d'Ottawa en créant un réseau aérien pour la lutte et la prévention contre les feux de forêt — L'exemple de la province voisipe — 81.9 milliards de pieds cubes de bois à protéger par Lucien DESBIENS LE DEVOIR, MONTRPÀI SAMEDI 11 AOUT ma VOLUME XXXVI — n.i h .Comme nous l’écrivions, l’autre jour, d’après le témoignage d’un officier d’aviation de retour d’outre-mer, il semble que nos milliers d’aviateurs canadiens-français n’ont guère à attendre du gouvernement d’Ottawa, pour ce qui est des postes d’après-guerre.Cet aviateur qui nous a prié de taire son nom, pour le moment, parce qu’il devait participer à la guerre du Pacifique, nous a fait une suggestion qui ne manque pas d’intérêt.Il nous disait, en effet, qu’il serait possible de trouver une solution partielle au grave problème qui se posera demain, pour nos pilotes, navigateurs, sans-filistes et mécaniciens de l’air: ce serait que le gouvernement de Québec prit l’initiative de mettre sur pied un service aérien pour la prevention et la lutte contre l’incendie des forêts.Selon cet officier, le nouvel organisme devrait être “indépendant du patronage du gouvernement, mais alimenté par des fonds de la province, en vue de desservir^ nos villes québécoises de plus de 5,000 âmes.’' Comme nous demandions a ce lecteur du journal si le système qu’il suggère serait praticable, il nous répond: “Pourquoi pas?La province d’Ontario a créé, il y a déjà de nombreuses années, un service de ce genre, connu sous le nom d’Ontario Provincial Air Service.Avant de préparer une législation à ce sujet, le gouvernement de Québec n’aurait qu’à demander officiellement à celui de l’Ontario les informations requises au sujet de son système de protection des forêts, par exemple: la valeur des richesses forestières de l’Ontario; le montant des pertes causées par les feux de forêt, en cette province, depuis dix ans^ à combien ces pertes auraient pu s’élever, approximativement, sans le système provincial de protection aérienne; le coût annuel détaillé du service provincial de protection aérienne (nombre d’avions et d’employés, salaires payés, .etc.) “Avec ces données en mains que la province d’Ontario refuserait, sans doute, de communiquer à un simple citoyen mais qu’elle fournirait très probablement au gouverne-.ment de Québec, celui-ci serait en mesure d’étudier le projet dont il est question ici”.Et notre officier ajoute: “Si la province d’Ontario a continué ,1e maintenir un tel réseau aérien c’est qu’elle y a trouvé des avantages.Pourquoi ne serait-ce pas aussi avantageux pour la province de Québec?En créant un tel service, notre gouvernement provincial en tirerait d’abord du profit pour le Trésor, et surtout, il fouritirait — ce qui est de haute importance — un emploi lucratif à des centaines de jeunes aviateurs canadiens-fran-rnis.Et un tel système serait susceptible de développements intéressants, du point de vue du transport des voyageurs et marchandises entre un grand centre minier tel que Noranda, par exemple, et les centres financiers de Montréal.En plus de service entre le centre minier québécoi' et les villes do Montréal et de Toi onto, l’on pour ràit établir un service pour la Côte Nord, etc”.Y aurait-il empiétement ?Comme nous demandons à notre interlocuteur si le fait d’établir le système qu’il préconise n’empiéterait pas sur l’entreprise privée, il nous répond que, dans un tel cas, la mainmise de l’Etat serait certainement justifiable, puisqu’il s’agit de protéger la plus importante de nos industries, celle de nos forêts, qui est le principal gagne-pain des nôtres puisqu’elle emploie, chaque année, plus de 58,000 hommes — soit une somme de salaires d’environ $30 millions”.Ce que représentent nos réserves forestières Afin de vérifier ce que l’officier d’aviation avançait, nous avons consulté un article de la Financial Post, en date du 17 février 1945.Cet article qui n’était en somme qu’un commentaire des plus récentes statistiques de l’Annuaire du Canada, nous informait que la province de Québec arrivait en tête de tout le pays, pour ce qui est des richesses forestières.Elle possédait, en effet, à ce moment, 81.9 milliards de pieds cubes de bois contre l’Onta- ! rio, 71 milliards; les provinces des ; Prairies, 24.6 milliards; la Colom- j bie canadienne, 18.3 milliards; les j Maritimes, 15.8 milliards.Il ressort de ces statistiques que le Québec a encore plus que les autres prov-inces l’intérêt et le devoir de prendre toutes les mesures requises pour protéger son territoire boisé.Les gouvernements qui se sont succédé à Québec ont-ils toujours accompli, complètement, _ ce devoir?Il semble que non, si l’on en juge par le témoignage de M.Little président de Y Anglo Pulp Company.Le témoignage de ce spécialiste es: bref mais eloquent:’“fl paraît, dit il, que l’on perd, chaque année dans Te Québec, un tiers de ce qui est produit par l’industrie forestière”.Aurons-nous suffisamment d'avions?Comme notre aimable informateur allait nous quitter, nous lui posons une dernière objection: “Mê me si le gouvernement de Québec acceptait votre suggestion, pourrait-il la mettre en pratique?Etant donné les restrictions, pourrait-il trouver un nombre suffisant d’avions pour alimenter son réseau de lutte et de protection contre les feux de forêts?” — Sans nul doute.Vous n’ignorez pas qu’en septembre 1944, — soit en pleine invasion de l’Europe — le gouvernement des Etats-Unis offrait en vente 8,500 avions de tous modèles.Il y a quelque temps, notre propre gouvernement d’Ottawa a vendu dix gros avions amphibies Stranear à une société organisée par des Anglo-Canadiens, MM.A.Lilly et W.Syflte.Cette société s’occupe du transport aérien en Floride.Ceci pour vous rassurer: le gouvernement de Québec peut se procurer, dès maintenant, s’il le désire, autant d’avions que nécessaire, et à bon compte.# * * Qu’ajouter à tout ceci, sinon que le “tuyau” que nous a donné l’officier dont il est question, n’est certes pas négligeable et qu’il appartient aux autorités provinciales d’en peser le pour et le contre, en autant, cela va de soi, que cela puisse les intéresser.Lucien DESBIENS Avis de décès KüBERT.— A Montréal, le 8 août 1945, à l’âge de 52 ans, est décédé Orphée Robert, époux de feu Albina Cyr.demeurant à 6599 rue Mol-son.Les funérailles auront lieu lundi le 13 courant des salons mortuaires J.-S.Vallée, Ltée, 2546 est, rue Beaubien, à 8 h.15, pour se rendre à l’église Saint-Marc, où le service sera célébré à 8 heures 30, et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Tél.CRescant 5700 MAGNUS POIRIER Entrapranaur Pompai Funèbret Expert Embiumeui 6603 rue ST-LAURENT ***** ********** ********** r- les beaux romans du R.P.A.Hublet.S.|.oour les moins de 15 an» Eessences de lumière poursuite pré-! suspendu, sera repris- L'occupation du Japon e , i -j j - .p Des personnes dans l’entourage senteront leurs plaidoyers demain, idu secrétaire d-Etat M.Byrnes, ont et les avocats de la defense plaide-1 déc]aré les pr0grès qui paient été ront lundi et mardi.Apres ces i fajts dans ]es pourparlers entre les plaidoiries le jury commencera ses | repr^sentants de Washington, Lon- délibérations.Les avocats des deux i dres> Tchoungking et Moscou, après ___________________ été commuée en emprisonnement côtés disent qu’ils s’attendent à un | que les Japonais eurent demandé J soldats alliés pour l’occupation vie pàr suite d’une intervention verdict pour mardi soir.la paix.On a dit qu’aucune déci- médiate du Japon et de ses anci pays, M.Leland Harrison.M.Harrison a alors transmis le texte du document à Washington où M.Byrnes l’a reçu è 6 h.45.Londres, 11 (C.P.) — Un communiqué publié à 10 Downing Street, hier soir, a réaffirmé que le gouvernement britannique était en communication avec les Etats-Unis, la Russie et la Chine au sujet de l’offre de paix du Japon, ajoutant qu’aucune déclaration officielle ne pouvait être faite pour le présent.Le reste du communiqué portait sur les dispositions prises en vue de la célébration de la victoire lorsque la fin de la guerre sera officiellement annoncée.On a notamment décidé que pour les services du gouvernement et les usines qui fonctionnent sous la direction du gouvernement, les deux jours ouvrables qui suivront immédiatement l’annonce de la fin de la guerre seront considérés comme des congés publics.le long l’E»t.Le haut commandement soviétique affirme aussi que quatre armées russes se portent avec une force croissante à travers la fron-russo-mandchoue de 2,000 autorités alliées prendront la place: des chefs civils et militaires du ! u"e _ ., .pays et soumettront leurs ordres à ; 1usou*à la régio"8 frontière l’empereur pour son automatique I'ie1UI'® ^ empereur pour son automatique signature.Ainsi l’empereur conserverait sa souveraineté, mais les Alliés gouverneraient le Japon tout comme ils gouvernent l’Allemagne.L'attitude de la France Paris, 11 (A.P.) — Le ministre des affaires étrangères Georges Bidault a transmis hier aux ambassadeurs britannique, américain et russe les réserves de la France sur ,____________ un certain nombre de points déci- | aux deux extrémités du chemin de fer chinois qui couvre une distance de 750 milles à travers la Mandchourie et alimente la ville-arsenal de Harbin.C’est au nord-ouest que qui se trouve à 75 milles du grand port russe de Vladivostok.Les dépêches de Moscou disent que les armées russes d’Extrême-Orient repoussent les Japonais par le même genre d’assauts qui a fait reculer les Allemands, et qu’elles ont enlevé les fortifications japonaises à l’aide de l’artillerie et des chars.Les Russes ont franchi le fleuve Amour à trois endroits et avancent dés par les “trois” à Potsdam.M.Bidault a déterminé le point de vue français au moment où les représentants des quatre puissan-( .ces avaient leur première réunion i j'a" pénéVration russe a été le plus nm.r Hp l’avenir rip Tancer considérable.Des chars et des uni- Vf.King clôt par un discours ••• (suile de la première rince) s -e du Canada souligne l’utilisation es bombes atomiques, l’entrée en uerre de la Ruade contre le Japon 1 la fin imminente de:; hostilités en (rient.Cette issue heureuse hâte le ioment du rétablissement qui fai-ait l’objet de la conférence.M.King remercie les provinces I :e l’attitude qu’elles ont adoptée au .mrs des cinq jours de pourpar-urs.Il sait gré aux premiers minis-res et aux délégués de l’esprit de ollaboration qu’ils ont manifesté, lïous nous contentons de vous de-Jbander, ajoute M.King, d’examiner 'es propositions du Dominion à leur nérite.Ces propositions peuvent •tre améliorées.Il estime que les re-ations entre le gouvernement cental et les administrations provin-•iales peuvent devenir meilleures, pace à l’étude et à la coopération.Si la conférence subit un échec, iéclare M.King, toutes les provinces, les plus fortunées comme les :ilus pauvres, seront les perdants.Il jemande que tous les délégués se mettent au travail jusqu’à l’accomplissement de la tâche qui leur a .Jté assignée.M.King tient à marquer que la 'conférence a voulu éviter les jugements trop hâtifs et que le gouvernement fédéral n’a nullement 1 intention d’imposer ses propres solutions aux provinces.Il accordera en retour une étude approfondie aux suggestions venues des provin- CCS “Avec l’harmonie et la collaboration parmi les gouvernements, aucun pays du monde ne pourra fournir une plus grande somme de ! bien-être et de bonheur à son peuple que le Canada, et aucun pays ne pourra apporter une plus grande contribution au bien de 1 humanité”, conclut M.King.Cette allocution marquait la cloture des délibérations.Les premiers ministres se serrent la main, on cause quelques minutes sur le parquet des députés et 1 on se disperse.collègues du cabinet avant de prendre une décision sur le mécanisme qui doit être constitué”.L'opinion de M.Drew M.George Drew, premier ministre d’Ontario, a déclaré à l’issue de la conférence que la discussion des propositions fédérales par le comité directeur a été extrêmement utile.M.Drew ajoute que ces propositions sont “beaucoup plus vastes que le peuple peut le réaliser et qu’elles nécessitent une étude par des experts capables d’en juger les conséquences.Il tient aussi à marquer que des discussions moins générales, ne peuvent pas parvenir à une solution, parce que le problème des relations fédérales-provinciales doit être envisagé dans son ensemble., L'Ouest confère sion ne serait prise par le gouvernement américain seul, mais par les quatre puissances alliées.• Ces pourparlers se sont faits dans I le secre.t Des représentants offi-ciels bien informés disent ceci: lo que la demande de Potsdam du 26 juillet dernier d’accepter la capitulation sans conditions et que l’attitude généralement acceptée aux Etats-Unis si l’on doit laisser Hirohito sur le trône ou non, ne seront pas publiées avant que les troupes alliées n’occupent le Japon.De la radio de Moscou est venue la réaction russe: “La capitulation sans conditions ne signifie que cela: capitulation sans conditions”.Certains personnages chinois ont été plus sévères à l’égard de l’empereur au cours de la guerre et ils ont même demandé pour lui un procès à titre de criminel de guerre.On croit que la politique anglaise favoriserait le maintien du trône impérial à titre d’institution japonaise, mais non comme l’abandon de la politique de la capitulation sans conditions.Ÿ Ÿ ¥ Washington, 11 (A.P.) — Le secrétariat d’Etat a confirmé hier à la fin de l’après-midi la nouvelle que les Etats-Unis avaient reçu les propositions de paix du.Japon.L’offre de reddition a été remise par le gouvernement suisse à Berne, au ministre des Etats-Unis dans ce Washington, 11 (A.P.) — Il faudra peut-être plus d’un million de im- Japon et de ses anciens territoires une fois que la reddition de l’ennemi sera un fait accompli.Des fonctionnaires supérieurs du gouvernement ont dit hier que les troupes américaines devront nécessairement entrer d’abord dans le pays pour désarmer les troupes en' pour décider de l’avenir de Tanger comme un point litigieux dans la Méditerranée.Au sujet des décisions de Pots- tés de cavaleri, ainsi que des trains blindés portant des fantassins ont avancé de 93 1-2 milles à partir de la frontière au nord du lac Huluc.(Dalai), et ont pris la ville ferroviaire de Hulun (Halair); ce succès coupe l’unique route de l’ouest qui servait au ravitaillement de milliers de soldats japonais qui sont à l’extrémité nord de la Mandchourie.De Hulun les Russes ont avancé encore cepie ia purumpauuii iiKiivniay .vpr„ i>Pct i„cniic dans le conseil des ministres des af- : ^ 12 1-2 milles sers est ju qu dam, le gouvernement français, a-t-il dit, regrette que les décisions concernant l’Allemagne aient été prises sans la participation de la France; trouve que la reconstitution des partis politiques en Allemagne et la constitution de l’autorité centrale sont prématurées; accepte la participation française fiiires'étr^ngêres; refuse d’être liée ?a->es collines de 2,600 pieds d’al- aux solutions concernant la Roumanie, la Bulgarie, la Hongrie et la Finlande prises sans la participation de la France; n’a aucune objection aux transferts des popula- nemies et assumer la police des îles ' {ions allemandes; accepte la parti-métropolitaines du Japon.Des cipation française dans la commis- Les premiers ministres de l’Ouest (Manitoba, Colombie, Alberta et Saskatchewan) prolongent leur séjour à Ottawa.Ils se concertent sur le même problème des taux de transport, obstacle sérieux, disent-ils, à leur développement économique.Ces quatre provinces se plaignent depuis longtemps des tarifs que les compagnies de chemins de fer imposent pour le voiturage de ieurs produits vers l’Est, ou des produits de l’Est vers l’Ouest.Elles réclament une révision de ces tarifs dans un sens plus favorable à leur économie.M.L.-P.Archambault décédé subitement j Ottawa, Il (D.N.C.) — Dans tous _ ,, /r.„ .,, -__.lies endroits publics où l’on mange, P lu H p p eC Ar !:h a mbe au! t, comptable* ! les journées maigres commenceront en chef de la maison P.-G.Bussio-j à l’avenir à 4 h.du matin tous les res, de Québec, est décédé subite- i mardis et vendredis et se poursui-ment hier S"ir, quelques minutes j vr(mt une journée de 24 heu- seulement api es avoir joué une par-, , \ lie de badminton.Originaire Je] res> plutôt que de commencer à mi-Montréal, M.Archambeault ne de-j nuit, annonce aujourd’hui la Com-nieurail à (/uébec que depuis _ trois i mission des prix et du commerce, ou quatre ans et il s’était créé de nombreuses relations en notre ville.Ottawa et les Ajournées maigres” Déclaration de M.Duplessis La délégation québécoise est partie pour Québec immédiatement après la réunion finale plemere.Nous avons pu causer quelques secondes avec M.Duplessis avant son départ."La délégation de la province de Québec, nous a-t-il dit, retourne ; dans la capitale provinciale pour se mettre immédiatement à l’étude des propositions soumises à la conference.Si chacun des gouvernements intéressés fournit sa collaboration, nous pourrons certainement améliorer la situation, en respectant les droits de toutes les, provin-“ ces” Le premier ministre de Québec entend soumettre tout le problème, à ses collègues avant de constituer un mécanisme provincial d'etudes en ce qui concerne les relations entre les provinces el le Dominion, dont les comités sont désormais établis “et qui fonctionneront d ici la prochaine rencontre du comité directeur, en novembre.Notre délégation ne comprenait que cinq ministres, ajoute M.Duplessis, et il sera nécessaire d obtenir l’opinion de tous nos collègues.Nous allons étudier les propôsitions du fédéral, poursuit M.Duplessis; le gouvernement de Québec a déjà plusieurs propositions qu’il sou-I mettra en temps et lieu à la confe-.rence et nous en aurons d’autres.Interrogé pour savoir s’il se proposait de former des comités interdépartementaux pour entreprendre l’étude des diverses propositions présentées à la conférence, de ta-^ çon à utiliser les techniciens les plus compétents de l’administration provinciale en vue de la preparation des «ontre-propositions de Québec, M.Duplessis a répondu; “Nous devons consulter tous nos Il était âgé de 47 ans.Le défaut était l’époux de Dame Lorette Gadoury, qui lui survit ainsi que trois fils: Cari, Ronald et Mi chel.Lui survivent aussi sa belle-mère, Mme Isaïe Gadoury, de Québec; un frère, M.Conrad Archam-beault; trois soeurs, Mme Jos Desrochers (Noëlla), Paul Gouiet (EU-ane), et Louis Lamothe (Germaine), tous de Montréal, de même tfu’unc belle-soeur, Mme Conrad Archam-heault; trois beaux-frères, MM.Jos.Desrot bers.Paul Goulet* et le Dr Louis Lamothe.Les funérailles auront lieu à Montréal, et l’heure et la date seront annoncées plus tard.La dépouille quiltera Québec ce soir, pour la métropole et elle sera exposée au» Salons Mortuaires Monty, Gagnorj ' et Monty, 192o.rue Plessis.Bureau provincial ontarien à Ottawa C’est à la demande des restaurateurs qu’on a révisé l’ordonnance.Cette nouvelle manière de procéder est conforme aux heures d’opération des restaurants, des hôtels et des autres endroits publics où l’on mange.Ainsi les restaurateurs pourront préparer leurs menus pour une période de 24 heures, soit de 4 troupes russes occuperont probablement la Mandchourie, la Corée çt l’île de Sakhalin.Les troupes britanniques seront probablement utilisées dans le sud-est de l’Asie.L’ultimatum de Potsdam en date du 26 juillet, dit que les points stratégiques du Japon seront occupés jusqu’à ce que la puissance militaire du pays soit détruite et que les conditions fixées par l’accord du Caire de 1943, au sujet du démem-vrement de l’Empire japonais aient été exécutées.Selon les projets actuels les troupes américaines occuperaient sept des principales villes du Japon, en se bornant à un contrôle nominal des régions rurales.Les accords en vue du contrôle permanent du Japon demeurent le secret des quatre, mais il semble que les trois îles principales du pays seront assignées plus tard pour occupation aux Etats-Unis, à l’Angleterre, à la Chine et à la Russie.Si on permet à l’empereur Hirohito de demeurer en autorité, les La session fédérale remise au 6 septembre La fin de la guerre sera annoncée aux Canadiens par M.King — Le remaniement ministériel attendu Ottawa, 11 (De notre envoyé spécial) — L’ouverture de la session fédérale est retardée de quinze jours.Elle commencera le 6 septembre au lieu du 23 août.Le premier ministre a annoncé cette nouvelle à la presse dans la soirée d’hier.Ce changement de date est motivé par la fin imminente des hostilités avec le Japon.Les départements avaient préparé un programme de guerre qu’il faudra nécessairement reviser et ils n’auraient pas le temps de le faire d’ici lo* 23.titude qui s’étendent au pied de la haute chaine de montagne de Khingan.Cette manoeuvre a coupé la route aux Japonais vers le bassin central de la Mandchourie.Les forces soviétiques sont ainsi arrivées à 80 milles du principal col par où le chemin de fer chinois de l’est franchit les monts Khingan, Co sion des réparations; n’a aucune objection à céder à la Pologne du ter-____ ritoire allemand à l’est des fleuves i à une altitude de 4,195 pieds Oder et Neisse, mais est d’avis que ces problèmes devraient être discutés et décidés plus tard par toutes les puissances en Allemagne; s’associe aux déclarations concernant les procès des criminels de guerre.Aucun communiqué n’a été transmis au sujet de la conférence de chemin de fer était la propriété des Russes jusqu’à 1935, alors qu’ils ont dû le vendre à la Mandchourie dominée par les Japonais.A environ 130 milles au sud, des chars et des cavaliers soviétiques ont franchi un désert à l’est du lac „ __ __ .Bor, et, avançant loin à l’est de la Tanger et, au ministère des Affai-1 frontière de la Mongolie extérieure, res étrangères, on a dit qu’on n’au- j 0nt atteint eux aussi la chaîne des rait pas de nouvelles avant “la fin j monts Khingan.Il semble que dans des séances”.cette opération ils ont pris un aé- rodrome japonais situé à 23 milles Pour éviter le chaos ou Japon à l’est de la frontière de la Mongolie extérieure, et à 30 milles au sud-est de l’aérodrome déjà captu- Londres, 11 (Reuter) — Sir Ro- ouu_toi ______________ bert Craigie, ambassadeur anglais ré de jjnjin_Sume, à Tokio, a déclare hier que iej * * * ÏÏÏXi '-* "«• 4.Moscou .annoncé Ihlïs'ln’inio0?’1*"' P'é,™r “! Wi™“Spcnd*.n\rd.M’oni hSir Robert a‘bien indiqué d/;1 extérieure qui autrefois faisait pins, qu’il n’exprimait qu’un point | Partie de la Chine mais se trouve de vue personnel, dont il assumait seul la responsabilité.maintenant sous la protection de la Russie, a déclaré la guerre au Japon et a déjà ou est sur le point de lancer au moins dix divisions de chars, d’infanterie et de cavalerie dans l’ouest de la Mandchourie.Ces troupes de Mongolie ont été entraînées par des officiers de l’armée rouge.Les Russes ont franchi le fleuve Amour, large d’un mille, à un point situé à 24 milles au sud de la base russe de Blagoveshchensk, ont pris l’importante base militaire japonaise d’Aijrun.L’armée japonaise d’élite désignée sous le nom d’armée du Kouantoung, livre une résistance vigoureuse dans cette région, comme le long de la frontière orientale de la Mandchourie; mais les Russes ont avancé de neuf milles au sud d’Aigun et ont atteint un point situé à 280 milles au nord de Harbin.Ces troupes russes auront cependant à franchir une partie de la “petite chaîne” des monts Khingan avant de pouvoir se lancer dans les plaines qui conduisent à la ville centrale de la Mandchourie.Dans le nord-est et l’est de la Mandchourie l’armée rouge a effectué une autre traversé de l’Amour, à 180 milles au sud-ouest de la ville russe de Khaborovsk.Au delà de cette ligne fluviale les troupes russes ont pris Lopei, terminus d’un chemin de fer qui va à Harbin._ L’infanterie russe a pris la ville de Tunkkiang au confluent de l’Amour et de la rivière Sungari, à 95 milles au sud-ouest de ruyan, ville située dans l’extrémité nord-est de la Mandchourie et qui a été prise par les Russes dès le début * des opérations.Moscou dit que ses fantassins ont avancé encore de 12 milles % après avoir pris les deux villes.Sur une étendue de 180 milles au sud de Fuyan, les Russes avancent à la frontière orientale de Mandchourie, précédés de gros chars d’assaut du type Staline, et de cavaliers cosaques.Après avoir passé la rivière Ussuri les Russes ont pris les villes-frontières de Joaho, Hutou et Hulin, sur un front de cent milles.Les troupes qui avancent à une douzaine de milles à l’ouest de ces centres entrent dans la chaîne des montagnes Wan Ta, et dans la vallée marécageuse de la rivière Sungari.Au nord-ouest de Vladivostok, les Russes avancent vers le centre ferroviaire de Siachcngtze, et menacent d’encercler les troupes japonaises qui sont au nord du lac Khanka.La gare-frontière de Sui-fenho, à 94 milles au nord-ouest de Vladivostok, a été prise, et les Russes ont avancé de dix-neuf milles vers le nord-ouest le long du chemin de fer chinois de l’est, capturant la ville de Hsüinho.heures du matin le mardi, à 4 heures du matin le mercredi.Conséquemment les restaurateurs qui servaient des repas aux travailleurs industriels de nuit n’auront plus à changer leurs menus et leurs repas à minuit, comme ils étaient obligés de le faire par le passé, dès que la période de 24 heures prenait fin à minuit le mercredi et le samedi.Les journées maigres, mises en vigueur en juillet, sont donc maintenant conformes aux habitudes des consommateurs.Cette révision supprimera tout doute concernant l’heure à laquelle les plats de viande sont, disponibles les journées maigres chez les restaurateurs Ottawa, 1t.(D.N.C.) — L’Ontario ouvrira sans délai un bureau provincial a Ottawa.A sa sortie de la -ctimA mu* ipç tournées mai- eonférence fédérale-provinciale.le °ndîi vendredi en- 1,reneonc;i m:lrrOnm io°ravL?déjà !< trainerôn^ une économie d’un mil-;,n^f lesq n0flocSn8 vLlues ! li°n de livres de viande par semai-a(in de se trouver au moins un local i ne.et aideront matériellement à In temporaire flans la capitale cana-]™ise en vigueur du rationnem (tienne.Le bureau provincial à‘Ot-|de la viande fixé pour septembre, tuwa sera sous la direction immé-i Les restrictions qui défendent de diate d’un ministre du cabinet on- j servir des mets à la viande com-larier qui aura pour mission de j prennent tous les mets sauf la soupe s'occuper des relations fédérales- ; faite avec de la viande, les feves an lard en conserve et les feves au lard préparées à la cuisine, pourvu qu’on n’y trouve pas de morceaux de porc, sauf du gras comestible.La situation agricole au cours de la guerre Travaux publics Le T.R.P.Laberge, O.F.M., annoncés à Québec La fin de la guerre M.Mackenzie King avise aussi le public qu’il fera part à la population de la fin de la guerre avec le Japon.Il leur communiquera la nouvelle officielle aussitôt par les journaux et la.,j*«TtiQ.Le gouvernement compte que des célébrations locales marqueront l’événement dans la soirée du même jour.Une proclamation fixera un dimanche d'actions de grâces.Le remaniement ministériel Les journalistes étaient à l’affût de nouvelles au sujet d|un remaniement ministériel.M.King doit, paraît-il, replâtrer son cabinet.Ces remplacements se feraient normalement plusieurs jours avant la réunion parlementaire afin que les nouveaux ministres se familiarisent avec les rouages de leur administration.Si ces changements sont décidés.le premier ministre n’a pas jugé à propos d’en faire part au public hier soir.Québec, 11 (D.N.C.).— Le mi-\ nistre des Travaux publics vient i d’autoriser certaines réparations i aux principales façades de l’hôtel Ottawa.11 (D.N.C.) — Depuis i du gouvernement, du Musée provin- le début de la guerre en 1939 jus-| ci al et de la prison des femmes à qu’à la fin de l’année dernière,.Québec.315,000 hommes ont quitté les 732,- : Il s’agit là d ouvrages de correc-000 fermes du Canada pour s’en-i lion de» points de maçonnerie de rôler dans l’armée ou pour tra-i pierre devenus défectueux, afin de vailler dans les usines de guerre.| protéger les parements et les murs On estime qu’au moins 100,000 jeu-1 contre les infiltrations d eau qui, en nés filles ont également quitté les j ces dernières années, ont affecte le» campagnes pour chercher du Ira- enduits intérieurs, vail dans la production de guerre.| L’on profitera de l’occasion pour Le secrétaire d’Etat du Canada, M.: retoucher les inscriptions des noms Paul Martin, exposait hier cette si- , historiques gravées sur les plaquet-tuation difficile des fermiers cana- ; tes décoratives qui ornent, comme diens à l'assemblée annuelle des ; on ]C sait, la façade principale don-cultivateurs de l’ouest de l’Onta- ; nant sllr l’avenue Dufferin.Ces ins-rio.Malgré cette perte de 23 pour j priptions, en effet, sont devenues cent dans la main-d’oeuvre, la rare-1 presque illisibles depuis bon nom-té de la machinerie et les autres j |jre d’années.SS*.*» srislz SI dUMantMartinnqa Tclare ' q,?e "etie i production devrait se maintenir et ; que 1 on peut voir surtout même augmenter à cause des be- : tollr r,r n],pa^ qui s-imposent.COm-soins alimentaires toujours accr“?' ; neutTeconstater.seront pou i'- ll a fait une revue des mesures pn- Une O" '^X la diligence Assises par le gouvernemnet pour aider | ^pvdeafac0n'u’ils puissent être les cultivaturs et stab.fiser leursjhle, ^ ^oiwnMls^i^ ^ ^ revenus.Le secrétaire d’Etat s’est attaché j particulièrement à cxolicjuer le ; fonctionnement des crédits aux • étrangers qui maintiendront les ; marchés extérieurs pour les pro- * duits canadiens.En outre.M.Mar: I tin a exposé les avantages de la loi __• ti tvi i n i rn uni nniir 1 PÇ achevés de bonne tomne.Construction de ponts réélu provincial Le T.R.P.Damase Laberge, O.F.M., a été réélu provincial des Franciscain, pour un deuxième terme.Son conseil se compose du T.R.P.Geo.-Albert Laplante, custode, des RR.PP.M.-AIcantara Dion, Nérée-M.Beaudet, Léonard-M.Puech et Hervé Blais, défini-teurs, et du R.P.Vivalde Massé, secrétaire provincial, (Nous donnerons lundi la liste complète des obédiences).__________ Grande demande de pommes de terre canadiennes Presque tous les pays d’Europe s'adressent au Canada pour avoir des graines de récolte de grande culture et potagère, et depuis le jour de la victoire, le Bureau de la protection des végétaux du ministère fédéral de l’Agriculture, a reçu les demandes de plusieurs parties du monde pour des pommes de terre de semence certifiées canadiennes.Les investigateurs ont amélioré par un travail acharné la qualité de la plupart des semences importées et aujourd hui le Canada, qui n’occupait autrefois qu’un rang insignifiant dans la production de graines de légumes, est devenu un producteur important de semences viriles.Québec, 11 (D.N.C.) _ M.Ro- qui fixe un prix minimum pour les ! méo Lorrain, ministre des Travaux produits agricoles, signalant qu’un i publics, vient d accorder des con-crédit de $200,060,000 a été votée ' trats pour la construction de trois pour l’application de cette mesure.| ponts importants.^ .i-miiic uc .-j route de Retraite du colonel s'occuper provinciales."Le Songe d'une nuit d'été" La représentation du “Songe d’une nuit d’été”, de Shakespeare, aue devait présenter, hier soir, à .'Ermitage, le groupe de l’Equipe, a été reportée à lundi soir, à cause de rinaVyry* 4» («ma* > Avez vous besoin de bons livres ?Adressez-vous ou Service de Librairie du "Devoir", 43t) est, rue No-tre-Dame, tfoniiioL, M.A.Lachance décédé M.Alphonse Lachance, l’un des pionneirs du commerce de la fourrure à Montreal, est décédé hie’-soir, à l'Hôtel-Dicu, à l’âge de 7i ans.Le défunt était né à Lavaltrie.En 1901.il établissait à Montréal, le commerce cïe la fourrure qui porte aujourd’hui son nom.La dépouille mortelle est exposée aux Salons de la Coopérative des (rais funéraires, rue Ste-Cathe-rlne est.Avis des funérailles plus tard.ponts importants j Dans le village de I comté de Wolfe, sur la route ( Victoriaville-Mégantic (no 34), on „ | construira un pont en béton arme John-A.Sullivan .de 30 pieds de longueur et 24 pieds i dc largeur.L’entrepreneur est M.- j Cyrille Michaud, de Sherbrooke.Oltawa, Il (C.P.t - U «.•»•?¦ j^"jJïîlÆÉ^SSS: i?X Ad,a p'S r»»Vm°ES ISST4 r,rr ,rK 33 adjoint des Postes, depuis juin der-: pont en ,H',n!|' '’oTiliedV (Ip larleuf.nier, prendra sa retraite.Il projette ; longueur et de 24 pieds de ‘.ars11” de continuer sa carrière légale à i Ce pont sera sur le site meme Montréal I pont Welsh.L’entrepreneur est M.Montreal I j.-H.Gaillardetz, de Shawinigan.M.Walfer J.Turnbull, ancien se- j Dans ie canton Launay, comté crétaire principal du premier rni- j d>Abitibi-ouest, on construira un nistre, M.Mackenzie King, a été : ( cn h^ton arn,é de 45 pieds de nommé sous-ministre des postes en a |r , dp 30 pieds de largeur juin dernier.A ce moment, le colo- ™n ,rihllfaire d'e la rivièrP Ville-nel Sulivan a ete affecté au poste de sous-ministre adjoint, afin de pouvoir compléter la période de 10 ans nécessaire afin de toucher une sur un tributaire de la rivière monte!.Ce pont se trouve sur la route allant d’Amos a Macamic.L’entrepreneur est M.Adélard Pc]-1 letier, de LaSarre, comté d’Abitibi.Propos cTun éducateur par le Père Alphonse de Grandpré C.S.V.Cet ouvrage posthume d'une personnalité bien connue dans nos milieux d'enseignement nous fait bénéficier de ses connaissances historiques et littéraires et éclaire sur lo formation des jeunes dans la Province de Québec.Volume de 167 pages Au comptoir 1.00, par la poste 1.10.SERVICE DE LIBRAIRIE DU DEVOIR Samedi, 11 août 1945 Sommaire des postes locaux CBF-(90 MJorvfîle» Midi Airs a opérettes.12.JU Nouvelle# de le BBC U KÊvell rural 12 bit (tiiriia>-horiura 1.00 Musique 1.1b teadio-iournal.131 Orchestre, les rntermeOB 2 00 Miulcana 2.15 !.& Garoe républicaine 2.30 Musique 5.00 Nouvelles.5 02 Orchestre 6.00 Survivance française e là Radio-murnai 6 25 Croix-Rouge 6 30 Protection de ren-fauce.6 45 Sport 6 55 Intermede 7.00 Programme de ta leu n esse f.30 Sport.7 45 Visages de is Nouvelle.France.800 Ici ron chante 8 3" Sur le oul-vlve 9 00 Concert du samedi 9.30 Musique des nralrles 10.00 Radlo-jouruai 10 10 Vieux airs 10.30 Relais de Vancouver .1 00 Musldue de danse .1 15 Orchestre de lazz 11.30 Orch.de danse 12 00 Nouvelles 12.03 Pin des émissions CBM-91C gllorfclee Midi Nouvelle» d» «RO 12 13 Sports et leunesse.12 30 Progranime pour is Jeunesse SI i/-horaire 1 00 Radlo-lmirnai 1.15 La Croix-Rouge.1.30 On veut savoir 1 45 Intermède 2 00 Mustcana 2.30 Buffalo vs Montreal 6 3u Programme musical, 6.00 Sport.6.30 Curtain ecnoes.t) 15 Radio-journal B.4S N.nivelles ne iBO.7.00 Concert 1.15 Deux pianos.7.30 Snorts 7.45 Causerie 8.00 ici l'on cnante.8.30 snare tne weaitn 9.00 Concert du samedi.9.30 Musique des Prunes 10.00 Radio-lournai 10 30 Vieilles chansons 11 00 Nouvelles de la BBC 11.15 Relais de la BBC.12 Ut) Nouvelles.CKAC-i- snonctsa Midi Nouvelles 12.10 Musique d üigue Ecole supeneuiv de musique.12.45 Paraue des vedettes, t.uv Bu.ieun des lernuers 1.13 .e violon nongrou.1.30 Orchestre.1.50 Report oj the nation 2 OU Capsules mélodiques.2.10 Barnyard Follies.2.15 Ce jardinage pour la victoire.225 Nouvelles de l’heure 2 30 Relais de CBS.3 30 Concerto 3.45 Tin from Tokyo 4.00 Evénements ejolaux 4.15 Nouvelles.4 30 Pour vous mesdames 4 45 Comédie musicale 5.00 We deliver the goods 5.30 A annoncer.8 00 société Salnt-Jean-Baptlste.6.15 A la console.0.30 Forum de.«po-ts.6.40 Pièce du Jour.6.45 Nouvelles de chez nous 7.00 Oi a de St-Loula.7.45 Union des électeurs.8 00 Le.» diable» rougse 8.30 Vive l'Amérique 8 55 '’hoses d i temps.9.00 Docteur Morhanges 9 30 Parade des orchestres 10 00 langes serenades.10 30 Voici l’srhièe 1045 Nouvelles 10.55 Orgue 11 00 Bonsoir les sportifs 11.15 Orch 11.30 Orch 12UO Nouvelles.»!B 12 05 Orchestre.I !J( * I 12.30 Orch 1 00 Nouveliee.!'”*'! f crcr-iso kuoeyciM Midi Melodies 12.15 Musique.12.30 Studio.12.45 Dlnsr 1.05 Studio 1.15 Trans-Atlantic qulza.1.45 Ensemble instrumentai.2 30 Opéra.3.30 Heure du thé.5.45 Studio.6.00 serenade.8 15 Nouvelles 6 25 Ce aolr.6.30 Melodies chanceuses.7.00 Oood old daya 7.30 Musique.6.30 Orch.de Boston.9 30 Sweet and swing.9.45 Causerie.10 00 Cale cosmor-Uie.10.30 NouveLee 11.00 Le raconteur.11.15 Musique de danse.11.30 Danse.11.55 Nouvelles.' CHLP-1430 Kilocycles Midi Heure feminine.1.00 Radio-Journal.1.10 Heure féminins.2.00 Orchestre.2.15 Manne canadienne.2.30 Concert master.2 45 Fanfare 3.C0 Fanfare.4 00 Musique classique.4.30 Parade des vedettes 5.00 The dansant.5 20 CHLP ce soir.5.25 Nouvelles.5.30 Radlo-speclal.6.00 Nouvelles.6.15 Méli-mélo.6.29 Température 8.30 Musique.6.45 Chansons françaises.7.00 Un peu de tout.7 30 Vieilles gens, vieille* choses.7.55 Nouvelles.8 00 Mélodies.8 30 Swing.9.00 Musique.9.30 Tin Pan Alley.10 00 Orch.Oliver.10.15 Nouvelles 10 30 Orch.de danse.U 00 Heure.Dimanche, 12 août 1945 Sommaire des pastes locaux CBF-890 Kllnrvrles 9 00 Radio-lournai 905 Programme musical 9 30 Uuatuoi S cordes 10.00 Concerto 1100 Récital de otano 11 30 Jardin de la mélodie Midi Conçoit du dmiaucue 12 30 Musique 12.45 On veut savoir u ns oignai uoraire 1.00 Impulsion.1 15 Radio-Kuirnai 1 25 Intermède 1 30 Groupe instrumentai 2 00 Chefs-d'œuvre de la musique.300 Music-hall 3 30 Chansonnettes 4.00 Musique de chambre 4 30 Opera 5 00 Adagio 5 30 Planiste» ouettlstes 6.00 Recital 6 15 ladi - ouriiai 6 20 Intermede.6 30 Rents du capitaine J M Marcotte.6.45 CUausonucttes.7 00 aérénadp pian cordes 7 30 Jouons en duo.8.00 Chsnts de la Volga.8.30 Chansons, 9 00 Histoires de chez nous.9 30 L album de musique familière 0 ou Radin- tournai 10 15 Compositeurs cana- diens 10 30 Musique contemporai- ne.11 00 Airs d opéras Il 15 Jazz 11 30 Orchestre de danse 12 00 Mlnulti Radio-Journal 12 03 Fin des émissions JB51-94» Kilocycles 9 00 Radio-journal 9 15 Recital de piano 9 30 Muatuoi a cordes h.u onirveiies 10 05 Les hebdos anglais 10 30 Le Jardinier ontarien 10 45 Vieilles chansons 1 ¦ (Kl .ervirp religieux Midi Nouvelles d» BBC i2 15 Causerie 12.30 Concert.NBC.12 59 Signal-horaire 1 00 Musique 1.15 Musique.1.30 Quatuor s cordes ï ”0 Nouvelles t eu Commentaire» os Washington 2.15 A communiquer.2 30 Service religieux 3 00 Eyes Iront.3.30 Musique 4.30 Chun n oi tne air 5 00 Radlo-lournal 5.30 Histoire que.5 03 Concert, routo.5.10 Concert.6.00 Les Dlus ed la musl-reiais de To- beaux dis- ques 1 Reportage.6 30 6.45 No'uvelléa coo Sérénades 7 30 L tot Lanky 8 00 McCarthy et Bergen 8.30 Revue des événements de la semaine.8 45 Causerie.9 ou ce (neutre anglais 9 30 Album de musique 10 00 Radio-Journal.10 15 Récital de chant.10.30 Compositeurs contemporains.U OU Nouvelles de BBC.11 15 causerie.11.30 Musique du Pacifique.12 00 Nouvelles , 12,03 Fin des émissions CK AC-134 Kilocycles 8 00 Nouvelles 8 05 Orgue.8 30 The Jubilaires.8.40 Ensemble Winston, 9 00 Oratoire.9 15 Biggs, organist 9.45 Cbansotis.101» Gospei servie» 10.30 Choeur de TusKegee 10 35 Musique.1100 Musique.11.05 Au clavier.1130 Vient de paraître Midi Melodies.12 15 Mode et .luslque 12.30 We deliver the goods 12 45 Quatuor Granby.1.00 Me.odies 1.15 Mélodies a l'orgue 1 30 Nouvelle» 1.40 Radio familiale.2.00 Les mélomanes.2 30 Conservatoire de mu- sique.3.00 Orch Philharmonique de N -ï 4 30 Nouvelles 4.40 Orch.de concert 5.UO 1 ne fsmny noue.5 45 Musique 6.00 Art vocal.6.30 Enchante.6 45 Nouvelles de chez nous I 00 Causerie 7.30 That's my pop 7 45 Mémoires.8 00 Chronique parlemen- taire.8 30 Voici l'année 8 55 Nouvelles 9.00 Rendez-vous romanes- heuree que Musique 9 25 9 30 Theatre Ieraco 10 00 Musique 10.15 Musique.10.30 Chanson des 10.45 Nouvelles.10.55 Nouvelles de l'année 11 00 Bport.11.15 Orch.de concert Columbia.11.30 Orchestre.12 00 Nnuveuee.12.05 Relais de CBS.11 30 Orchestre.1200 Nouvelles.100 Nouvelle» > CFCF-550 Kilocycles 8 00 Nouvelles.8.30 The Woodxbedders 9 00 Nouvelles.9 15 Coast to ooast 10 00 Message.10 30 Bouthernalre».11.00 Nouvelles.11.05 Travail de guerre.11.30 Causerie sur Tannée 12 30 Théâtre 12 45 Soeurs Mnylan.1.00 Nouvelles.I.05 Donald Novis, chant.1.30 Sammy Kay.2 00 Chaplain Jim.2 30 Vêpres.3.00 Fredericks, chant.3 15 Studio 2.30 Hot copy.4.00 Fun va.ley.4 30 Musique.5.00 Bonnes nouvelles 5.30 Rev tprlngetv 5.45 Nouvelles.6 00 Radio Hall.7.00 Studio.7.15 Dorothy Thompson.7.30 Bandwagon.E.OO Intermède.8.15 Soliste.8 30 Weird Circle.9 00 Musique.9 30 Nouvelles oe la mari- ne.9 45 Cancans.10 00 La femme.10.30 Nouvelles 10 45 Musique de dans» 11.15 Les Américains en Orient.II.30 Causerie.12 00 Danse.12.55 Nouvelles.CHLP-H90 kilocycles 4.55 O Canada.5 00 Heure.5 00 Orchestre 5.30 Chansonnettes.5 45 Intermede musical 6 00 Variétés.6 15 Chansons.8 30 Parade musicale 7.00 Ooftret musical.1 30 C'est arrivé 7.45 Apprenons l'espagnoi R oo Heurt.12 00 Journal nekjlomadaire Lundi, 13 août 1945 Sommaire des postes locaux CBF-690 Kilocycles 7.29 Ouverture du poste 7.30 Bulletin nouvelles 8 OO Radio-Journal 8 15 Elévations mstutlnsles 8 30 Melodies 9 00 Bulletin des nouvelles 9.05 Pot-pourri musical.9.30 Les chanson» que vous aimez.9 45 Service bénévole 10 00 Sur n >s ondes.10 15 Courrier-confidences 10.30 Vie de famille 10.45 Pierre Guérin, «ketch 11 00 Grande Soeur.11.15 Métairie Raneourt.11.30 Opéra Midi Jeunesse doree 12.15 Quelles nouvelles 12 30 Nouvelles BBC 12 35 Le réveil rural.12.59 Signal-horaire.1.00 Rue principale 1.15 Radio-Journal 1 30 Orchestre 1.45 Les virtuoses.2 00 Récital 2.15 Intermède.2.30 Chansonnettes 3.00 Music-Hall.3 30 Nouvelles 3.33 Chefs-d’oeuvre de la musique.4 30 Histoire de la musi- que 4.45 Récitai 5.00 Musique de chambre.5.30 Musical.5.45 Côtes de la bourse, o uo A Radio-Canada -e soir 6.15 Radio-journal 6 25 Bport.130 Revus de Tectuallte 6.45 Musique légère.7 00 Peintres de la chanson M5 Métropole 7.30 Trio vocal.'.45 Fiancée du commando I.UU Variété estivale 8.30 Celeste et Valentin 9.00 Récital de cordes 9 30 Récital ’.on Radlo-lournal 1.15 Arts graphiques, 0 18 Causerie» industriel.les." "o • chretre 1.00 Musique de dans* 1.15 Intermède 11 28 Nouvelles .130 A communiquer.12 00 éfinult: Nouvelles CBM-910 kilocycles 1 29 Ouverture du poste 7."O Nouvelles 8 00 Radio-Journal.8.15 Prières, en anglais.8 30 Marches en musique.9 00 Radio-Journal 9.05 Jazz.9.3n classiques de musique, 9 45 Musique en travaillant •"oo »»"»imie militaire.10 30 Ethelwyn Hobbs." •• P ano 10 45 Concert.uo orchestre.11.30 Soldier s Wife.11.45 Lucy Linton's stories.12.00 Midi.Nouvelles 12.15 Sketch.12 30 Produits de la terme.12 59 Signal-horaire.1.00 Radlo-lournal.l.j orchestre.1.45 A communiquer.2 00 Big Sister.'z.ia intermède.2 30 Valses 3 00 A woman of America.3.15 Ma Perkins 3 30 Pepper Young's.3.45 Right to happiness » ru M.ncstrels.4.15 Radio-Journal.4 18 Causerie.4 30 Bulletin.4 45 Récital 5.00 Musique.5.15 Récital de chant, t ii ."mille Robinson.5.45 Intermède, b.uo Lu radio os sotr.6 10 Bourse 6.15 Radio-journal.6 25 Ch’onlque «portlv» 6.30 Curtain echoes 6.45 Nouvelles 7 oo Musique varié» 7.30 Trio vocal.7.45 Le ministre du Travail.8 OO Concert 8 30 pour tes igriculteurs si uj Acuiian Strains.9 30 Récital conjoint 10 00 Radio-Journal 10 15 Evénements de ta se- maine.10.30 Orch Turner 11.00 Causerie 11.15 Relais BBC 11.30 Thé&tre 12.00 Nouvelles 12 03 Fin des emissions CKAC-730 Kilocycles 7 00 Marches militaires.7.15 Pot-pourri matinal 7.40 Musique 7 45 L'Oratoire.8 00 Nouvelles.8 10 '.’hahsons d» Louise 8.15 Matinée musicale R i ' 'ffee Club.9 (10 Nouvelles.9.10 En valsant.9.15 General broadcasting.4* Ca Uk musicale Mascagni — Reznicek Les journaux ont rapporté la semaine dernière la mort de Pietro Mastiagni à l’âge de quatre-vingt-un ans.L’histoire de la musique offre peu d’exemples d’une réputation si grande établie sur des bases1 si faibles.Car la renommée de Mascagni repose presque entièrement sur son opéra en deux actes.Cavalleria Rus-tiruna, qui ne cesse d’être jous et applaudi.L’oeuvre a plus d’un demi-siècle de popularité ininterrompue, et ceia malgré une inspiration banale et un métier peu sûr.C’est qu’il a l’instinct du théâtre, qu’il devine ce qui plait au public et ne se fait aucun scrupule de flatter le goût populaire.La formule, nouvelle pour l’époque, eut un succès immédiat, que Mascagni chercha vainement par la suite à répéter.L’Amico Fritz, 1891, les Rantzau, 1892, William RadcUffe et Zanello, 1895, et Silvano, 1896, furent sifflés à tour de rôle.Le compositeur semblait en une fois avoir épuisé toute son inspiration, et ses maniérismes, son emphase, son goût du bruit inutile, joints à des livrets de qualité inférieure, rebutèrent même ses partisans les plus sincères.Iris, en 1897, fut accueilli avec plus de faveur et resta au répertoire pendant quelques années.Les opéras qui suivirent n’ajoutèrent rien à sa réputation, et sa dernière oeuvre Nerone, son chant du cygne, comme il se plaisait à dire, créée en 1935, n’eut qu’un succès éphémère.Comme soi émule Leoncavallo, Mascagni semble avoir été trop pressé de composer.Né d’une famille pauvre, il n’était entré au Conservatoire que grâce à Ja protection d’un oncle dilettante, mais n’avait pas tardé à envoyer promener harmonie et contrepoint, et à quitter le Conservatoire où ’1 avait tant à apprendre pour se joindre à une troupe d’opérette en qualité de chef d’orchestre.L’expérience qu’il y acquit ne put malheureusement pas suppléer à des études solides.* * * Ln autre musicien mort récemment à un âge avancé est Emil Ni-cholas.von Reznicek.Né à Vienne en 1860, ii étudia d’abord le droit mais abandonna vite ses tomes légaux pour le papier rayé du compositeur.A vingt-deux ans, il entrait au Conservatoire de Leipzig, comme élève des classes d’harmonie et de contrepoint de Reinecke et de Ja-dassohn.Tels étaient ses dons innés (Je musicien et son ardeur nu travail qu’il en sortait au bout d’un an, ayant appris tout ce qui lui était nécessaire pour réussir dans la carrière qu’il avait choisie.Sa première oeuvre importante fut une suite symphonique qui fut traitée favorablement par la critique.Suivirent coup sur coup trois opéras, la Pucelle d'Orléans, Sala-nella et Emmerich Fortunat, qui n’eurent qu’un succès relatif, mais en 1894 il s’imposait à l’attention du public par un opéra-comique, Donna Diana, dont la scène se passe à Barcelone, au temps des luttes pour l’indépendance de la Catalogne.On fut charmé par la verve et l’inspiration mélodique de cette musique plus viennoise qu’espagnole.Donna Diana a été à peu près abandonnée depuis, mais l’ouverture a gardé une place au répertoire des grands orchestres symphoniques.Après le succès de Donna Diana, le compositeur fit jouer un opéra sur un sujet populaire, Till Eulens-piegel, un Requiem et beaucoup de musique d’orchestre.Il a peu produit dans les dernières années, absorbé qu’il était par ses diverses fonctions de chef d’orchestre de la Philharmonique de Varsovie, puis de l’Opéra-Comique de Berlin.Reznicek ne s’est rallié que graduellement aux idées nouvelles et ne les a jamais complètement épousées.Il appartient à la génération d’avant 1914, celle d’Eugen d’Albert, de Schreker et de Schillings.Romain-Octave PELLETIER CFCF-550 Kilocycles 8.00 Nouvelles.8.15 Heure Tu café.S.30 A choisir.8.45 Musique.9.00 Déjeuner.9.30 Revue 10 00 Sur nos ondes.10.15 Musique.10.30 Enfance.10 45 Courrier de beauté.11.00 Horoscope.11.15 A choisir.11.30 Pour les dames seulement 11 45 Musique.11.50 Nouvelle».Midi Mélodlee.12.15 Musique.12 30 Soldier s wife.12.45 Diner.1.00 Nouvelles.1.15 Famille Humbard.1.30 Club Canadien.3.00 A choisir.2.15 Le chef mystért ux.2.30 On me dit.2.45 A communiquai.3.00 Hit parade.3.15 Harcourt, chanteur.3.43 Betty et Bob.4 00 Ses you.4.30 Nouvelles.4.45 Sérénade.5.00 Terry et lee pirate» 3 30 Pour les eufants.8.45 Heure du thé.6.00 Aventure.6.13 Nouvelle*.S 26 Oe soir.6.30 Mélodie*.6.43 Aventure* d* Jimmy Dal*.7.00 Dana*.7.13 Lum et Abnar.7.30 Oncle Troy.7.43 Rex Battle, pianist*.8 00 Devinettes.8.30 Au son du rythme.9.30 Information, pleas*.10 00 Rendez-vous avec i* Tl».10.30 NouveU**.10.43 Orch de dans*.1100 Le raconteur.11.15 Musique de dans*.11.30 Saludo omlgoa.12 00 Nouvelle*.CHLP-1490 kilocycle* ¦ 13 Banjour voisina.8.25 Bulletins.8.30 Réveille-matin.8.53 Monde féminin.9.00 Heure.9.00 Gaîtés du matin.9.30 Radio-Journal.9.45 Orchestre.10.00 Heure.10.00 Variétés.* 10.15 Fantaisies musicale*.10.30 Mascarade musicale.11.00 Variétés.11.15 Bloc ppoulalre.11.30 Refrains.n 43 Mm* Nita d’Arey.Midi Heur*.Midi Heure féminin*.1.00 Radio-Journal.1.05 Heure féminin*.1.30 Heure précis*.2.00 Petit* musical*.2.15 Variété*.2.30 Tin Pan Alley.3.00 Musique classique.4.00 Valses préféré**.4.30 Chansons française*.4 53 CHLP O* soir.9.00 Heure.3.00 Thé dansant.5.25 Bulletins.3.30 Radlo-epéelaL 8.00 Hadlo-jrmnuU.8.13 Méli-mélo.6.23 Radio-sport* 6.29 Le température.6.30 Vague* œusMalee.6.43 1a lutta.6.30 Chanson* 7.00 Heur*.7.00 Heur* famUtale.7.30 Causerie.7.45 Oncle Troy.6.00 Heur*.8 00 Métairie Raneourt.8.30 TTythmle Ag*.8 33 Thle Rhvt! 8.43 Le (tien* 9.00 Horizon 43.10 00 Heur-a.10.15 Nouvelle*.10.30 Heure de U dans».11.00 Heur*.françaises vtmle (ta* « et noue.mé- 9 30 Sans tambour ni tiompette.J.45 Fernana Perron.10 00 Succès du Jour.10.15 L Heure récréative.10 30 Musique sud-amerl- calne 10.45 Le coeur dtapoee.11.00 Rêverie musicale.11.15 Moment musical.11.30 General broadcasting 11 45 Heure ensoleillée.12.00 Nouvelles 12.15 Réveil rural.12.30 Grande Soeur.12 45 Histoires d'amour.1.00 Bulletin de la ferme 1.10 Musique tzigane 1.15 Betty Bee-Hlve.1.30 Carnet de la ménagère.1.35 Le carnet de la nagêre.1.45 La métairie Raneourt.2.00 Capsules mélodiques, 2.15 A CKAC ce soir.2.20 Orch.de concert.2 30 Un peu de tout.2.45 La femme et Tactua-llté.2.50 Nouvelles.3.00 Conservatoire.3.30 Actualltêe de Holr-wood.3 45 Mélodlee.4.00 Evénement» «oclauz.4 15 CKAC o» eolr.4.25 Nouvelles.4.30 General broadcasting.4.45 Le vieux loup de mer.5 00 Service Time 5 15 Valeee choisies.5.30 La Rue principale.5.4 i i/ami Zephlrln 6.00 Vie de lamine.6 15 Quelles nouvelleeT 6 30 Variétés musicales 6 35 Spécialité royale.6 40 La pièce du Jour 6 45 Nouvelle».L'i; ' neatre miniature 7.05 Musique.7 i ¦¦ v uslque 7.30 Mol J’ai dit c* 7.43 Hollywood au micro 8.00 Les amours de Tl-Jœ ' > cmicert estival.8.55 Choses du tempe.9.00 Radio-theatre lux " '"1 Se» Story 10.00 Guild player».10.30 Vers le progrès 10.45 Nouvelle*.10.33 Commentaires d» M Claude Bourgeois.11.00 Bonsoir le» eportif*.U 15 Chanson*.11.30 Orchestre 11.45 Orchestre.12 00 Nouvelles 12.03 Musique de l'Ouest 12.30 Orchestre.1.00 Nouvelles.Wagon remis à la Légion canadienne Au cours d’une cérémonie fort simple qui a eu lieu hier après-midi à la gare à wagons de la Pointe Saint-Charles, le major Alistair Fraser C.R., vicej-président du Canadien National,\» remis aux services de guerre de l(i Légion canadienne, un wagon de chemin de fer équipé tout spécialement pour la commodité et le confort de nos soldats revenant d’outre-mer.Il a été officiellement accepté au nom de la Légion oar le lieutenant-colonel C.-F.Ritchie, D.S.O., M.C., directeur pour Montréal des services de guerre de la Légion canadienne, et ouvert officiellement par le major général C.-B.Price, C.B., D.S.O., D.C.M.V.D., commandant de la troisième division canadienne outre-mer et ancien premier vice-président du conseil fédéral de la Légion.Les meubles ont été gracieusement fournis par l’auxiliaire de services de guerre de la maison T.Eaton Co.dont la présidente, Mlle Alice Forster, assistait à la cérémonie.M.fonctionnaires de votre compagnie, toute mon appréciation pour l’aide généreuse et efficace que vous avez apportée à l’organisation que je représente.Il y a tout juste un peu plus de deux ans, vous mettiez généreusement à notre disposition de vastes locaux situés dans la gare Centrale et depuis, 199,353 militaires des trois armes s’y sont enregistrés et ont profité des nombreux avantages offerts par ce centre d’accueil.Un peu plus tard, l’Association des Services de guerre des employés du Canadian National remettait à la Légion, une cantine mobile pour service outre-mer.Puis, lorsque nous nous sommes chargés d’aller à la rencontre des militaires de retour, vous nous avez généreusement fourni deux wagons.Et voilà que vous mettez à notre disposition ce wagon spécial qui, vous l’admettrez, nous rendra d’immenses services.Ce wagon procurera à nos soldats une atmosphère de confort et de repos qu’ils n’ont pas connue depuis nombre d’années.Nous nous efforcerons d’y donner un service digne de la grande com-nagnie dont vous êtes le représen-l tant’’.Parmi les personnes présentes on M.Alban JANIN, président de France-Film, qui nous communique les détails de la cinquième saison annuelle d’opéra que cette compagnie offrira en septembre, au théâtre Saint-Denis, avec des artistes du Metropolitan Opera, de New-York.Saison d'opéra par France-Film Du 11 au 16 septembre des artistes du Metropolitan Opera de New-York viendront présenter diverses oeuvres du répertoire au théâtre Saint-Denis M.Alban ,Tanin, président de France-Film, au cours d’un récent entretien, iiv-us a communiqué _ Je plan général de la cinquième saison annuelle d’opéra que France-Film offrira aux mélomanes de Montréal, dans son vaste théâtre de la rue Saint-Denis.Dans la Vieille Capitale, France-Film, de concert avec la Société (’es Arts présentera “Carmen”,, mettant en vedette MM.Raoul Jobin, Martial Singher et Mme Bruna Castagne.Cett» unique représentation sera donnée le 8 septembre, en soi rée, au Colisée.La troupe débutera à Montréal le 11 septembre, en soirée, avec “Manon”, chantée par Bidu Sayo, Raoul Jobin, Martial Singher, Mos-cona, etc.Puis suivront: “Carmen”, avec Bruna Castagna, Frances Greer, Raoul Jobin, Martial Singher; “La Bohême”, avec Bidu Sayo, Nino Martini, Francesco Valentins, Arthur Kent, etc.; “Lakmé”, avec Lily Pons, Jacques Gérard, Martha Lip-ton, Jeanne Desjardins, Alice Tate, etc.; “Faust”, avec Dorothy Kirs-ton, Nino Martini, Norman Gordon, Singher et Créer; “Il Trovatore”.avec Zinka Milanov, Bruna Casta-gna, Frederic Jagel, Valentino, Mos-coha, William Hargrave, Oliviero, etc.La saison, à Montréal se terminera avec “La Traviata”.Ce dernier spectacle réunira Bidu Sayo, Nino Martini, Francesco Valentino, Thelma Altman, Kent, Hargrave et autres.Tous les spectacles seront donnés en soirée, à l’exception de “Il Trovatore” qui sera chanté dans' la matinée du dimanche, 16 septembre.La troupe ira donner “Laknàé” à Ottawa, avec Lily Pons et Jacques Gérard, puis présentera six spectacles à Toronto.“La direction artistique, conjinu i„„-„ onr_ terre, le front d’un coteau couron- ' cules u!,e c ¦ JJ .^ , 1 - né d’une chevelure de forêt les ri- paraissent toutes ve i 1 s .0 .°,,1' les , • noint du ciel.Lancés a une vitesse des des ravins, les veines bleues des Ces corps s’enflamment ruisseaux; il voit se succéder, d’une | contact de notre atmosphère, tes vides, y vont chercher leurs car gaisons de pêches et de prunes.Quelques portes s’ouvrent; quelques rares silhouettes apparaissent sur les trottoirs.Un à un, une à une, les fidèles de la première messe montent les marches de l’église; douce toujours, cofnme elle est particulièrement douce, l’église, à cette heure où les premiers rayons (ie soleil teintent en rose les verrières! Dehors, on n’entend point de bruit de voix, point de roulements d’autos, et les pépiements des moineaux, qui font leur prière dans les ormes dg la place, brodent un léger accompagnement aux tintements de l’Angélus.Aux champs, vous avez beau vous lever matin, d’autres, et non seulement la pie et le geai, mais les moissonneurs, mais tous les travailleurs des champs, sont déjà levés et vallée ou d’un coteau à l’autre, les j ““ c^nsumVs^n V^nde" pVrtiTpar diverses colorations, les blancheurs , ja’Jaipur dégagée au moment de des argiles, les ocres des sables, les , celle effroyable collision, ne laij-charbons des vieilles landes défri- sent de leur passage que des tra-ehées.ces à peine visibles.La terre est vivante: rien de sa |,es chutes les plus célébrés d évié n’échappe au marcheur à pied, toiles filantes au cours de l’année ni les moissons jaunissantes, ni les sont celles du mois d’août “• H,, prés fauchés, mais où demeurent encore des meules, ni les guérets qui altendent les semailles prochaines, ni les pâtures où les boeufs mettent des taches rouges.Il salue ces amis que sont pour lui le chêne et le peuplier, le frêne et le bouleau, le noisetier qui lui tend sa noisette.le troène nui lui tend sa fleur et du mois de novembre.A certaines époques, ces essaims opt donne lieu à de véritables pluies de météores, ceux-ci tombant parfois Comme des flocons de neige.L’histoire a fait quelquefois mention de ces chutes véritablement extraordinaires de météores qui frappaient, on le conçoit, 1 imagina- eL la grande pâquerette qui sur le | t'on (*es P0Pu'ah(,ns ignorantes rebord de la route, continue, en ! |ncjcmnité à la besogne, et même, dans sa for-j plein mois d’août, à se croire tou-ge, le forgeron à qui, devant son | jours au printemps.iiiiiuiinn BISCUITS GATEAUX TARTES mr-y.ÇEJrz 235 ouest, avenue Laurier - CR.2167 - Montréal feu de charbon qui flambe,__un peu plus ou un peu moins de soleil n’importe guère, mais qui a toujours “en chantier”, des socs, des roues, toutes sortes de choses qui pressent.On n’est pas seul, assurément, à jouir du matin aux champs, mais c’est un peu comme si l’on était seul: il y a là tant de place pour tous! Et puis, le matin, c’est tou- S’il lève les yeux, le marcheur à pied aperçoit ce que l’homme de l’auto n'a pas le temps de regarder: le troupeau des nuages que le vent pousse dans les prairies du ciel; s’il regarde à ses pieds, il aperçoit dans la poussière de la route, toute une histoire imprimée: A la suite de l’entrée des alliés dans Paris, en 1814.le gouvernement provisoire avait fait saisir a Orléans tous les fonds et tous les bijoux personnels de l’imperatrice Marie-Louise et de l’empereur Napoléon., .Les caisses du trésor public étaient complètement vides.Les celte ligne sinueuse raconte le pas-1 .^'vaient"pu'les remplir! jours le matin, et c’est aux champs j tes.de toutes tailles et de toutes 1 ^ne par*'c l!c mieux encore qu’aillcurs qu’on le voit, qu’on le respire.D’où vient-il, de quel pays de sage d’une couleuvre, ces emprein-1 "l'r'pâ'roent était allée» les.de toutes tailles et de toutes ; ftj.*clPean,ènt dans les mains du gou-formes, disent les sautillements d un ("rrneint.nt provisoire sans passer oiseau, la course d’un chien, la a .trésorerie.Quelques-uns des rentrée d’un troupeau, les voyages | fourB‘0ns qui le renfermaient se rêve, cet air léger et frais du lever1 des carrioles et des charrettes.trouvaient cependant encore aux j.—1-!(9 r>-•- -Mais cette roule même s’anime, cl Tuileries, le jour où le comte d’Ar- les haies et les arbres qui la bor- ! lois enlrà dans Paris.Us furent, du soleil?De quels effluves marins, de que! arôme de foins coupés, de quelles senteurs de pins et de bruyères, s'est-il parfumé durant la nuit?Et les arbres?Les connaissiez-vous ou les reconnaissez-vous?Ils dent.Tantôt un ménage de pies assure-t-on, le sujet d'un débat as-passe d’un rhêne à un autre, tan- jcz étrange entre quelques émigrés tôt un écureuil'dégringole du haut de la petile cour du prince et le d’une branche et court sur la ber- ministre provisoire du trésor, 1 auge, et s’arrête, curieux.Dans le bé Louis.» POUR UNE COMMANDE IMMEDIATE: SEAL FRANÇAIS (lapin) .$145 à $275 LAPIN BRUN.$155 à $195 CHAT SAUVAGE.$75 à $395 MOUTON DE PERSE.$255 à $795 RAT MUSQUE.$275à $395 SEAL D'HUDSON (rat musqué teint) .$375 ^ $550 CH.3181* — — 1473 rue AMHERST LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 11 AOUT 1945 .-PLUME XXXVI — No 183 mmmB Lu J l\ Scènes dfAllemogne La catastrophe de Berlin est parfaitement en ordre Tickets et marché noir — Russes, Allemands et Américains — De la méthode et du désordre — Il n'y a plus rien dans les magasins- L'attitude de la population \ous extrayons du Figaro (la première citation est du 13 juillet, la deuxième du 15-10) ces deux lettres d’un correspondant spécial, M.Jean Eparvier, qui accompagnait en Allemagne les armées alliées: Le morché noir s'installe parmi les ruines alignées au cordeau Berlin, là juillet.La catastrophe de Berlin est parfaitement en ordre.La ville est détruite à quatre-vingt pour cent, niais les ruines sont bien rangées.C'est-à-dire que la chaussée est soigneusement nettoyée; les torpilles, ailettes enfoncées dans le bitume, y brillent comme les clous de nos passages cloutés; les briques sont alignées au cordeau, et pour un peu les pans de murs seraient rendus symétriques.Les Berlinois ont trouvé des morceaux de bois pour boucher les devantures et des lambeaux de gaze pour remplacer les vitres.On fait la queue à Berlin pour le pain, pour l’eau et pour les briques.Faire la queue pour les briques c’est s’en passer une nonchalamment de main en main.Cet étrange travail est ia conséquence d’une punition d'une heure, de deux heures ou d’une journée, pour une infraction vénielle aux règlements en vigueur.Beaucoup de Berlinois sont au loin, mais beaucoup de réfugiés ont été bloqués sur place, de telle sorte que la population s’élève actuellement, autant qu’il est possible de l’évaluer, à trois millions ou trois millions et demi d'habitants.Beaucoup voudraient s’en aller, beaucoup voudraient revenir mais il n’y a plus un train qui marche.Tout ce monde grouille dans les quartiers “commerçants” où il n’y a plus de commerce.J’ai cherché des magasins, je n’ai pour ainsi dire pas pu en trouver.Les caves sont peu à peu abandonnées.On essaye de revivre dans les appartements.Le règlement municipal impose deux personnes par pièce habitable.En réalité, il y a souvent huit personnes dans la même chambre.Tickets et marché noir Comme en France, il y a les tickets et le marché noir.Les rations sont théoriquement supérieures aux nôtres.Elles sont classées en cinq catégories basées sur le travail fourni; elles vont du travailleur de force au non-travailleur.Voici les deux extrêmes: la ration la plus forte et la ration la plus faible.Par jour: pain, de 500 grammes à 300 grammes; viande, de 65 grammes à 20 grammes; graisse, de 10 grammes à 7 grammes; _ „ pommes de terre: une ration unique ! blés, mais il y avait du thé vende 400 grammes par jour; sucre, de table.Le tout coûtait 40 marks par sont rares, même les pommes de terre.Mais il y a un quartier du marché noir.Il se tient principalement à la Steinslrasse et à la Gornranstrasse.Cela ressembie étrangement à la rue des Chapeliers, à Marseille.On y trouve de tout et surtout des schu-pos qui semblent avoir peur d’intervenir.Une cigarette y vaut de 15 à 20 marks (de 75 à 100 francs); on y change le mark du Troisième Reich contre le mark d’occupation; on y vend des boites de conserves volées dans les stocks.La pègre qui évolue dans ce quartier a un air de grande dignité.C’est seulement quand on s’approche de n'importe (iuel passant qu’il vous glisse dans I oreille: "Etes-vous acheteur ou vendeur?.” Si vous êtes amateur d’objets d’arl, on vous conduit immédiatement dans des chambres où sont entassés lès produits des pillages.Des objets de grande valeur y sont mêlés aux débris les plus informes.A vous de choisir, d'acheter.Mais reste le plus difficile: emporter.Les Allemands sont généralement pauvrement habillés.Chose surprenante, peu de gens sont en deuil, pénurie de vêtements peut-être.Par contre, les mutilés sont innombrables.Les Berlinois sont d’une servilité que rien ne rebute.Les Allemands vont peu dans le centre.Le quartier des musées, des monuments publics, des ambassades et des ministères, qui faisait l’orgueil de i’ex-capitale allemande, a été laissé aux touristes russes qui, avec ou sans uniformes, avec ou sans leurs femmes, à pied ou en voiture, visitent la cité conquise.Les SS ont détruit le célèbre hôtel Adlon pour que les vainqueurs ne puissent l’occuper.De la charmante ambassade de France il ne reste que la façade, les grilles en fer forgé, où les lettres R.F.sont intactes, et les colonnades du péristyle.De ci, de là.des effigies géantes de Staline et des maréchaux russes entourées de drapeaux rouges.Sur le Tiergarten, de grands tableaux naïfs représentent des scènes ayant pour héros des soldats soviétiques.Des cinémas sont ouverts, ainsi que des salles de concert ou de théâtre où l’on voit des spectacles de musie-nall.Il y a des dancings presque élégants.Quand nous sommes entrés dans l’un d’eux, l’orchestre s’est arrêté de jouer, on nous a donné avec empressement une table retenue, et vingt personnes se sont précipitées vers nous pour nous demander, en anglais, des cigarettes ou du chewing-gura, s’offrir comme guide ou s'enquérir si nous connaissions quelque Mr Smith ou quelque Mr Brown qui fut jadis un ami.Les gâteaux étaient immangea- zis soit très active: tout au moins eu ce qui concerne le nazi moyen.Il est vrai qu’il aurait fallu arrêter les trois quarts de la population allemande.Les dénonciations, en effet, sont innombrables.Des Allemands n'hésitent pas à faire cent kilomètres à bicyclette pour aller dénoncer un voisin.Les services américains sont débordés par cette avalanche de délations et les Allemands antinazis, ou prétendus tels, s’étonnent qu’il n’y ait pas davantage d’arrestations.Dans la zone américaine une grosse publicité est faite aux atrocités.Pas un Allemand ne peut ignorer ce dont l’Allemagne s’est rendue coupable à titre collectif.Je n’ai rien vu de semblable dans la zone russe où Staline, au contraire, sépare le peuple du régime disparu qu’il charge de toutes les fautes.J’ai vu à Leipzig des prisonniers et déportés russes réunis dans une usine sur laquelle flottait le drapeau rouge et qui attendaient l’arrivée de leurs compatriotes.Ils commencèrent à être libres à partir du 29 juin.J’ai vu à Berlin des S.T.O.français qui attendaient chaque jour un départ promis pour le lendemain et qui vivaient dans des conditions sévères.De la méthode et du désordre De part et d’autre de leur ligne de démarcation, les Allemands présentent un extraordinaire mélange de méthode et de désarroi.A dix semaines de la reddition, leur exode n’est pas terminé.Soit qu’ils fuient les Russes, soit qu’ils rejoignent leurs foyers, soit qu’ils s^en aillent vers des destinations qu ils semblent eux-mêmes ignorer, ils sont en migration constante.Us envahissent les rares trains mis à leur disposition.La gare de Weimar, où tous les correspondants de guerre ont fait des séjours prolongés en attendant que l’autorisation leur fût donnée de partir pour Berlin, présentait un spectacle étonnant II y avait un train où des familles vivaient depuis des semaines et qui ne partait jamais: des trains de démobilisés dépenaillés, des trains de prisonniers rudement menés par les M P.Ils étaient affamés et se précipitaient voracement sur les rares morceaux de pain que pouvaient leur jeter les infirmières de la Croix-Rouge allemande.A ia sortie de la gare il y avait une soupe populaire où l’on faisait la queue pendant des heures pour avoir des rations de soupe peu engageantes.Sur les routes, le spectacle était à peu près semblable.C’étaient de longues théories de migrateurs surchargés d» colis qu’ils tiraient sur des chariots invraisemblables, dont les roues étaient faites parfois de roulettes de fauteuil Dans les villes aux trois quarts anéanties, les familles sont resserrées § huit ou dix par pièce.Dans les campagnes où les fermes sont à peu près intactes, les paysans ne semblent pas très accueillants à leurs compatriotes, dont les bandes voraces quémandent sans cesse.Les ressources alimentaires sont variables; bonnes dans les campagnes où la moindre parcelle de terre est cultivée, médiocres dans les petites villes, mauvaises dans les grandes.L’Allemagne souffre au coefficient dix des mêmes maux que nous.Mais c’est à ce momen^ qu’une constatation s’impose: il n’y a rien dans les magasins.Je les ai visités.On y trouve des boutons, des cartes postales, des jouets en carton, des ersatz de basse qualité.Quel que fût son effort de guerre, il semble pour; tant impossible que l'Allemagne, qui avait drainé toutes les richesses de l’Europe, aussi bien en produits manufacturés qu’en matières premières, se trouve ainsi, après deux mois, dépourvue de tout.Instruite par l’expérience qu elle a fait subir aux pays qu’elle avait momentanément asservis, aidée par ses dons de dissimulation collective, l'Allemagne cache soigneusement les richesses qui lui restent._Et pas seulement ses richesses, mais aussi tes armes.Naturellement, la plus grande oîs-crétion est observée en ce qui concerne les découvertes de dépôts d armes, de munitions ou d’outillages de guerre.Mais il en existe qui sont découverts de temps à autre, et que l’on recherche avec une efficacité que nous espérons croissante.Tl serait enfantin de croire que tous les Nazis ont brusquement desarme.Ils ne peuvent être neutralises rapidement, ils sont encore trop nombreux.^ .Naturellement, interrogez tons les Allemands que vous voudrez, vous n’en trouverez pas un; seul qui admette être hitlérien.Et c est Probablement vrai.Tant qu Hitler a tenu ses promesses, c’était un grand hom-me.Les Allemands renient Hitler, défait, mort ou disparu.Les enfants eux-memes ont reçu le mot d’ordj-e: “Nicht nazi m a dit un gamin de huit ans avec indi ^"pourt'ant, son frère aîné, dans son uniforme bleu de feldgendarme, me rappelle furieusement certains bà.•Jean EPARV1ËR vu Nouveau-Brunswick Une Fédération des Caisses Populaires acadiennes 30 à 15 grammes.Rations mensuel les: café véritable, de 60 grammes • \ L-OuJfc fîeprc^uc«on du dessin de couverture du récent volume du Dr Adrien Plouffe , "Hygie contr.Venu.", gue !.Edition, Lu i viennent de lancer sur le marché.in the United States, 1765-1931 (In Buletin of the New York Public Library, N.Y., 1932).— T.W.Martin, French Military adventurers in Alabama, 1818-1828, 1937.— Jacques Antoine Moerenhout, Inside Story of the Gold Rush; California Historical Society, 1935.— Elsie Murray, French Exiles of 1793 in Northern Pennsylvania; American Society of the French Legion of Honor, 1935.— E.Azilum Murray, French Rtfugee Colony of 1793; Pennsylvania, 1940.— E.Azilum Murray, History of a French Royalist Colony of 1793, 1937.— Abraham Phineas Nasatir, French in the California Gold Rush; American Society of the French Legion of Honor, 1934.— Theodore.Calvin Pease, French Foundations, 1680-1693.1935.— Fannie Ratchford, French Exiles, at Champ d’Asile (Texas); Distionary of American History., 1942; Bibliographie citée: Jesse R.Reeves.The Napoleonic Exiles in America, 1815-1819.— Anne Boreman Lyon, The Bonapar-tists in Alabama, in The Gulf Slates Historical Magazine, March 1903.— J.H.Schlarman, From Quebec to New Orleans, 1930.— Sforu of Champ d'Asile, Book Club of Texas, 1937.Rappelons que la Bibliothèque, sous la juridiction du Secrétaire de la province, est ouverte tous les jours de 10 h.à 10 h.et les dimanches et fêtes, de 2 h.à 6 h.Avez-vous besoin de bons livres f Adressez-vous au Service de Librairie du "Devoir".430 est, rue Notre-Dame.Montréal.Canada comme à l’étranger et surtout en France où elle fut l’objet de nombreux témoignages d’appréciation de professeurs et d’astronomes réputés, cela à cause de son originalité et de son accessibilité.L’auteur a su rapprocher ou plutôt relier l’art à la science par des citations diverses des grands écrivains anglais et français.Il a emprunté à des maîtres de la poésie tels que Victor Hugo.Lamartine, Musset, Shelley et autres, ainsi qu’à des prosateurs et à des romanciers tels que Chateaubriand, Henry Bordeaux, Claude Farrère, Alphonse Daudet, Shakespeare, etc., des passages se rapportant à l’Astronomie; mais ce qui distingue cet ouvrage des autres du même genre, lui donne du piquant, c’est la façon dont il analyse ces extraits, ce qui donne suite à d’amusantes révélations en faisant ressortir les inexactitudes astronomiques qui s’y rencontrent.Le Fr.Robert a jugé bon de publier une nouvelle édition, mise à jour et augmentée, de son Astronomie élémentaire, parce que la science du ciel a fait de grands pas depuis quinze ans.surtout dans le domaine des étoiles et par conséquent cet ouvrage s’imposait.Les chapitres XXVII et XXVIII renferment les données les plus récentes sur la genèse, l’évolution, la constitution et.la distribution des galaxies ainsi que sur l’âge de l’Univers, et entrent pour une bonne part dans les soixante-neuf pages additionnelles du volume.Les distances revisées des planètes au Soleil, résultant des mesures effectuées sur la petite planète ERGS lors de son apparition favorable en 1931, s’obtiennent à la page 165 par l’entremise de celle trouvée pour la Terre, Les hypothèses cos- mogoniques modernes complèt ' le manuel.- i L’Observaloire David Dunlap .fj gé au nord de Toronto en 1935 1 ligure pas malheureusement d 1 la description des grands obser | toires du pays, et pourtant il abi le télescope le plus puissant du ?nada; de plus ses mesures de f tesse radiale d’étoiles- et ses i vaux sur les .BINAIRES spectres! piques ont contribué dans une b 1 ne mesure au progrès réalisé en f' derniers temps dans le domaiî stellaire.I, L’ouvrage a été remanié.Les c'j tes célestes de chaque mois, é‘j étaient éparpillées à travers le veil me, ont été reléguées à la fin siSi une forme plus attrayante, en irjl tant les étoiles en blanc sur fcfl bleu, de blanc sur fond noir qu'e J étaient.Chaque fois que Toccas se présente il offre, dans des 1 cadrements, de courles biograph, 1 des savants dont les travaux ou j j découvertes ont élevé TAslronor'i au niveau actuel.Déjà abonda* ment illustré l’ouvrage a été enf j chi de gravures nouvelles; dess?| agréables, dans chaque section, e • cutés par le Fr.Bernard et vignl tes des constellations à la fin 1 chaque chapitre.Une image de:’ Terre dans l’espace étonnera grand nombre.* Des exercices pratiques vous trouverez à profusion.Par exemif > vous vous promenez le soir à ni campagne; vous n’avez ,pas ' F montre et vous voulez savoir Th«lj re.Rien de plus facile si le c|i n’est pas couvert: la Grande Ouiigf la Polaire et la formule 43-2 (M 4) et vous l’avez.Affaire de de minutes! Nous vous référons à, page 29 pour son application.L’Astronomie Elémentaire, av sa belle reliure verte, ses 657 fib res, ses cartes célestes et ses 4 pages de texte, en plus d’une ta! des matières détaillée, d’une | bliographie et d’un index alphabi] que, devrait se répandre dans tc|| les foyers, dans toutes les maisoji.i d’enseignement.Le chercheur, T; f prit avide de s’instruire y trouveri f îa réponse à bien des questions;;, collégien et l’étudiant, la solulion , des problèmes passionnants; Tira tituteur et le savant, des sourcj abondantes propres à alimenter j à accroître le champ de leurs col naissances.De Lisle GARNEAU Les manuels de Riboulet sur l'éducation Psychologie appliquée à l'éducation.Volume relié de 290 pages.Au comptoir $2.00, franco $2.10.Directions méthodologiques.Volume relié de 375 pages.Au comptoir $2.25, franco $2.35.La discipline préventive et ses éléments essentiels.Brochure de 190 pages.Au comptoir $1.25, franco $1.35.Conseils kur le travail intellectuel.Volume de 275 pages.Au comptoir $1.50, franco $1.60.DU "DEVOIR" SERVICE DE LIBRAIRIE La campagne contre l'herbe à poux Patronée par le maire de Montréal On nous écrit: La campagne contre Therbe à poux lancée par la Commission des Cercles des Jeunes Naturalistes, en vue de combattre la fiève des foins, a eu déjà des répercussions considérables.Non seulement les Jeunes Naturalistes se «ont mis à l’oeuvre avec enthousiasme, mais M.Philippe Morel, moniteur en chef des Terrains de jeux de la ville de Montréal, a annoncé officiellement que la semaine du 12 au 18 août serait la grande semaine contre l’herbe à poux.Tous les enfants qui fréquentent les terrains de jeux, sous la direction de leurs moniteurs et monitrices, se joindront aux Jeunes Naturalistes afin de livrer un combat sans précédent à cette herbe dangereuse dont ils veulent débarrasser Tile de Montréal.Cette nouvelle arrive bien à point, puisque le maire de Montréal, M.'Camillien Houde, vient d’adresser au secrétariat de la Société canadienne d’histoire rtaturellc, une lettre dans laquelle il exprime toute sa satisfaction de cette initiative salutaire des Cercles des Jeunes Naturalistes.La lettre du maire Montréal, le 4 août 1945 Mlle Marcelle Gauvreau, chef du secrétariat, Société canadienne d’Histoire naturelle, Jardin botanique, Montréal.Chère mademoiselle, Votre visite de ces jours derniers en compagnie de M.Emile Jacques m’a causé un vif plaisir et je vous sais gré d’avoir attiré mon attention sur le travail des Jeunes Naturalistes qui ont juré d’extirper de notre sol montréalais cette plante malfaisante dont le nom commun, c’est le cas de le dire, est Thcrbc à poux, et qui occasionne chez nous bon an mal an de nombreux cas de.fièvre des foins.L’initiative de ces jeunes rend doublement service à la population montréalaise, d’abord en protégeant la santé publique et, ensuite, en .veillant au bon renom de Montréal au point de vue touristique.Si l’occasion se produit, je vous prierais de bien vouloir féliciter publiquement ces jeunes gens de leur travail si instructif pour eux-mêmes et si utile à tous.Daignez accepter pour vous-même et pour M.Jacques mes sincères félicitations pour votre beau travail à diriger les activités des Jeunes Naturalistes qui appartien- nent à l’association si progress: La Société canadienne d’Histo’ naturelle, présidée par M.Jules L barre dont le dévouement mérg tous les éloges.Espérant que le succès atteint' vos efforts, je me souscris, Votre bien dévoué, C.HOUDE, maire de Montré Cours de garde des bébi La clinique BCG inaugurera 1er septembre 1945, une nouve série de cours pour la formation gardes-bébés.Plusieurs jeunes ! les sont déjà inscrites afin d’ prendre, sous la direction de g: des-malades diplômées, les prim pes d’hygiène et de puériculture q leur permettront de s’occuper façon compétente des nouveau-m Elles feront un stage de six me à la clinique BCG, où le Dr Norbe^ Vézina, directeur de l’Ecole de pu' riculture, donnera une série, ! vingt-cinq cours sur les premie, soins et tout ce qui se rapporte Thygiène physique et mentale C nourrisson.A la fin du semestre, un diplôn de puériculture est décerné à cell des étudiantes qui auront pas avec succès leurs examens.Il y a encore place pour qui || ques étudiantes.Toutes demand de renseignements devront êt adressées à la Clinique BCG, 2421 rue Létourneux, CL 4029 Admission à la Faculté • des sciences Pour être admis comme élève r.gulier à la Faculté des sciences c ; l’Université de Montréal au déhi, ¦ de la prochaine année académiqu il faut, à moins d’ètr*e pourvu d baccalauréat ès arts des universiti Laval ou de Montréal, subir un exr men d’entrée.Cet examen aura lieu en aoû ! aux dates suivantes: malhématT * ques, le 27, 9 h.a.m.; physique, | 27, 3 h.p.m.; français, le 28, 8 a.ni, dessin, le 28, 2 h.p.m.; biolog animale et zoologie, botanique, gé< : logie, le 29, 9 h.a.m.; chimie, le 3i 9 h.a.m.; anglais, le 30, 3 h.p.m.Ces examens se passent à Ting meuble de l’Université, 2900 boi : jevard Mont-Royal.Les Candida!-! doivent s’inscrire entre le 15 et * 20 août inclusivement.Les fra sont de $5 pour un examen cou plet et de $2 par matière dans 1 cas d’examen de reprise.Ces frai doivent accompagner Tinsciiptioi On peut obtenir dés renseigni ments supplémentaires au secrétt riat de la Faculté des sciences.Al 9451, local 28, 2900 bout.Mon Royal, Montréal, 26.< VOLUME XXXVI — No 183 LC UCVUIK, MÜINIKEAL, bAMtPI II AOUT 1945 Les Missions des Pères Blancs en Afrique Journal de voyage du R.P.Coileret (suite) janvier Vjï5.Dans l’avant-midi nous quittons le Congo pom pénétrer dans un de ses nftluents, le Kasai.Ses eaux sent pas plus propres; elles ont une couleur jaunâtre.Un voyageur nous fait remarquer que le Créateur n’a pas encore terminé de créer le Kasai: car son lit n’est pas encore stabilisé.Le balisage continuel de la rivière est nécesaire à cause des bancs de sable mouvant.'Çrès soa décharger de la cale dans une remise tout près, les nagages et colis des voyageurs.Comme une barge couverte de plaques d’acier s’interpose entre le quai et le “Luxembourg”, il lait pitié de soir ces pauvres trépigner et sauter, parca que ces plaques surchauffées brûlent lèurs pieds, dans leur va-et-vient du bateau à la rive.Jusqu’ici nous n’avons pas eu trop de difficulté A faire suivre nos vent le bateau ralentit pour perme* bagages, mais peu s’en fallu qu’ils Ire aux indigènes de sonder.Deux noirs sont assis sur le bastingage tout près de la coque; ils plongent leurs perches longues de 15 pieds.Quand la profondeur est de plus de 9 pieds, ils crient; “Messatu”! moi de la langue kicongolaise qui veut dire trois mètres.20 janvier .Nous nous sommes arrêtés aujourd’hui à deux villages où les Africains noua sorn apparus dans leur plus simple expression.Costumes! Habitations! Nourriture! Tous les indigènes, matelots comme voyageurs renouvellent leurs provisions.Ce qui se fait d’ailleurs à presque tous les arrêts.Le paquebot se charge de transporter les noirs mais non de les nourrir.Je voudrais bitn que vous assistiez à toutes leurs palabres! Que de fois c’est la sirène du bateau qui décide du dernier prix pour une tresse de bananes, Hier après-midi, je ne sais si par oubli mi distraction le capitaine ne siffle qu’un coup et sans autre préambule le bateau décolle.Quelle surprise! quelle précipitation! quelle confusion! Tous les retardataires se ietten* à l’eau tout habillés, nageant ou portant leur nourriture au bout de leurs bras.Un noir voyageur, habillé à l’européenne.s’accroche dans son énervement et s’étend de tout soi} loua à sa plus grande confusion.Quelle mine piteuse A la vue de tous les blancs qui rient à gorge déployée Cet incident est vraiment drôle.2i, dimanche.A la demande du capitaine, les Pères Durctle, Proulx et Dupuis célèbrent les trois premières messes à partir de (i h.30, et je célèbre ma messe à 9 h.30, afin de permettre aux voyageurs catholiques pratiquants, tant noirs que blancs, de satisfaire au piécepte dominical.Assistance convenable.Quelques heures après le dîner des cris nous attirent sur un das ponts.Quoi; quelqu'un serait-il tombé à l'eau?non.Ce ne sont qua trois crocodiles.Effrayés par 'e bruit (les moteurs ils sortent de l’eau et coûtent se réfugier dans les hautes herbes d’une île avoisinante.Tous les noirs ont, parait-il, une peur farouche des crocos.22 janvier.Dernière tiope.A 1 h.30 nous accostons à Port-Franqui.Comme Matadi, cette petite ville est comme dans une cuve, encaissée entre les montagnes.Il fait 105 Farenheit: jamais je n’ai eu cjiaud comme an-jourd’hui depuis mon séjour sur la terre d’Afrique.Un groupe de pri- partissent de Port-Franqui, une semaine, qui sait, un mois peut-être, après nous, comme ceux du R?P.Métayer.Le chef de gare déjà au courant de notre volumineuse cargaison, dit au Père Durette, conducteur de la caravane: ”11 n’y a qu’un wagon de fret, nous ferons notre possible pour tout charger”.Trois quarts d’heures passés, il vient au Père Durette Vidée de se rassurer sur l’état des bagages.Quelle amère surprise! Le wagon-fret est fermé, U est près de cinq heures, nos bagages sont toujours dans la remise et nous partons ce soir à 9 h.pour Elizabeth ville! Mais le Père Durette n’est pas nomme à se laisser facile-ineijt rouler.Vite il demande à un noir, tout près, d’ouvrir le wagon; comme de fait, il est à moitié vide.Le Père Durelte ne perd pas une minute, va trouver le chef de gare, lui raconte les faits, souligne te fait que nos bagages sont recommandés pour Eiizaheihville.Le chef de gare, très ennuyé,, ne peut nier l'évidente négligence du préposé aux colis.Sans hésiter, i! signe un billet de recommandation au Père.Le préposé qui avait manifestement manigance l’affaire pour éviter de travailler après 5 h.est très insolent avec le Père Durette.Son arrogance n’est égalée que par ta suffisance.Mais le Père en a déjà rencontré d’autres dans son pays.Jamais je n’ai entendu mon confré re parler si bien le français.Pour un Franco-Américain il se surpasse, U argue si bien qu'à 5 h.30 toutes nos malles sont bien cordées dans ie wagon-fret! “Monsieur, dit le Père Durette, en quittant le méposé, je vous suis 1res reconnaissant, accepteriez-vous quelque chose?” L’individu refusa froidement.Mais les sept noirs ouvriers acceptèrent volontiers les 40 francs de oourboire.Le Père Durette revient au bateau le visage tout triomphant! Le.souper se prend à l’hôtel des Palmes: et à 9 h.nous sommes tous les quatre dans le compartiment de noire wag jn-lit.23 janvier.spirituelle, un examen particulier, etc.Vers 2 a.30, un arrêt démesurément prolongé attire l’attention des voyageurs.Qu’y a-t-il?Une foule dt noirs se pressent près de la locomotive, c'cst là que réside le “trouble”.Je m’y rends avec le Père Proulx.Une des roues est craquée.Heureusement que le machiniste noir a icmarqué le bruit sec anormal au ralenti; car cette roue brisée aurait pu être la cause d'une catastrophe.“Non accedet ad te malum et flagellum non appropin-quubit tarheruaculo tuo".Le chef de gare téléphone à Dilolo.Ainsi, après quatre heures de retard nous filons de nouveau vers Elizabetti-ville; retard, d'ailleurs que nous rattraperons en cours de route.2b janvier.A chaque arrêt, nombre de petits noirs se bousculent pour vendre des fruits: bananes, ananas, mangues, avocats.ou différents objets de vannerie: paniers de toutes formes à brix très modiques.Oh! si nos valises à mains n’étaient pas déjà si remplies, que de jolis souvenirs pour les amis du Canada, nous achèterions.25 janvier.Nous arrivons à Elizabethville à 5 h.15.Vilie tïois fois considérable comme Leopoldville; centre des mines de cuivre du Congo.(En passant je note que l’effort de guer.e du Congo eit assez considérable.En échange de ses produits miniers, les Etats-Unis comblent les marches congolais de tous leurs produits.Ainsi dans le marché indigène à Léo on trouve des cigarettes Chesterfield, Camel, etc., à 12 et 13 cents le paquet).Le Père Durette trouva les photographes trois fois mieux garnis en fait de papier à photographie, iilms, que chez son père aux Etats.11 y en avait au moins 24 boîtes, (dès films .22 par exemple) sur les étalages d’un M.Diamantino et des 620 aloes.entier et particulièrement des Canadiens français.30 janvier.Fort-Jameson est à la porte; 400 milles d’ici! 11 n’y a plus qu’un moyen de transport, le camion.Nos bagages arriveront demain, nous les confions à la cie “Thaï-cher and Qbson”, compagnie de transport dans le genre de “Diamond Truck’’ au Canada.Le gérant très gentii nous fait ses conditions: 51 livres anglaises comme prix de transport pour chaque missionnaire; 50 livret du poids de nos mai-ïes sont transportées gratuitement; et deux penc3 par livres de surplus.La compagnie fournit le lit, non les couvertui es, les ustensiles, non la nourriture.Nous acceptons ces conditions.Nous partirons, soit jeudi, soit lundi le 5 février.31 janvier.Les PP.Dupuis et Proulx vont acheter la nourriture nécessaire pour le voyage.31 janvier.J’en profite pour mettre mon journal à jour, puis dans l’après-midi je me rends à Lusaka, où je fais l’achat d’une bicyclette de seconde main, en parfait ordre.Ici à Lusaka, aucune bicyclette neuve a vendre; les commandes déjà faites depuis six mois, ne sont pas encore arrivées! qui Le wagon qui nous transport de Port-Franqui à EUïBbethyille est tout à fait confortable; la locomotive et l’ensemble du train sont comme ceux de chez nous, avec quelques différences:, il y a trois classes: première et deuxième pour les blancs, troisième pour les noirs.Puis, à la façon européenne, les trrins sont formés de comparu-, ments pour loger six personnes.Nous serons seuls dans ie nôtre, durant tout le voyage.C’est un avantage pour nous religiéux qui ai- .mons de temps à autre à glisser la sonniers noiis s’amène en file pour lecture du bréviaire, une .ectuve MAISON de la J.I.C.' VALEUR DE $10,000 Voua pouvai davanir propriétaire de ce toll cottage situé Sème avenue Nouveau Hoeemont, MU.?Souscrivez $1.00 pour le soutien des Oeuvree et Services Sociaux de la JEUNESSE INDEPENDANTE CATHOLIQUE (Mouvement officiel d'Action Catholique) ?BULLETIN DE SOUSCRIPTION ?Secrétariat Général de la J.I.C.- 325 Chemin Ste-Caiherine.Outremont.P.Q.Veuilles m'envoyer.eouscrlptlon de S1.00 chacune (reml.e Incluse).— J •V.h 2.1 Sî-Wt?:î^ NOM ADRESSE 26 janvier.A Elizabethville' nous logeons au Collège des Pères Salésiens; 500 élèves beiges peupient leurs classes.Quel collège! Il y a jusqu’à une piscine.Le Père Provincial sourit à l'expression de nos figures.Sans tarder, il nous fournit chacun une camisole de bain et nous jouissons d’un des plus efficaces rafraîchissements.27 janvier.A 9 h.30 du matin, le train de :a Rhodésie nous emporte vers Bro-kenbili, puis Lusaka, nos dernières étapes avant Fort-Jameson.Vers i h.nous sommes à Sakania, ville du Congo située à 10 kilomètres de la frontière.Ici nous en profitons nour changer en argent anglais le reste de nos francs.Le soir, A 7 h, 30 nous stoppons à Ndola.4 Des Soeurs Franciscaine,; allemandes, averties par téléphone par le chef de gare de Sakania, nous invitent à prendre le petit sou per dans leur couvent.“Benediclus qui venit in Nomine Domini".Oui celui-là est réellement protégé et gâté par la Providence qui vient au Nom du Seigneur! Pour la première fois nos bagages ne voyagent plus avec nous.Ü serait trop coûteux de les faire suivre comme effets personnels.Nous préférons les voir suivre comme marchandises 2& janvier.Vers 2 h.30, dans la nuit, le Père Durette, qui a si habilement guidé notre petite caravane jusqu’ici, descend à Brokenhill.Notre coeur est un peu gros, je voua assure, quand nous saluons notre aimable et dévoué confrère.; nous nous reverrons sans aucun doute à la retraite annuelle.Fructueux apostolat poifc notre confrère! Et à 6 h.43 nous quittons le train définitivement.Nous sommes à Lusaka.C’est un ministre méthodiste, homme charmant et cultivé, qui nous conduit avec sa voiture à la mision des Pères Jésuites polonais.Ils sont en charge de la Préfectuie de Brokenhill, sous l’égide de Mgr Bruno Wolnik.Le Père Proulx célèbre la messe à l’église indigène à 4 milles d’ici.Le P.Dupuis et moi nous demeurons à la maison des Pères, où une chapelle a été aménagée pour les blancs.D’Elizabethville jusqu’ici nous avons noté un changement sensible dans la tempéiature; c'est beaucoin plus frais ici.nous ne nous en plaignons pas! 29 janvier.En compagnie de Mgr Wolnik.qui demeure avec nous au presbytère de Lusaka, nous allons visiter le Père Szchmania, aumônier des 900 rétugiés polonais.Il y a en ef-lel par ici, cinq de ces camps avci un total d’environ 45,000 civils, faible portion des 2.000,000 de pauvres Polonais que la Rusie a déportés en Sibérie, où des centaines de mille sont morts de froid et da faim! oui, vraiment la Pologne martyre mérite la sympathie du monde 2 février.Purification de Marie.Grande fête au camp des Polonais.Le Père Dupuis, invite par l’aumônier, chante la grand messe dans la chapelle, puis le Père Proulx et moi le rejoignons pour prendre le diner dans la petite maisonnette du P.Szcha-ma.Hospitalité toute française.Je dois dire que le Père Szchania a fait ses études à Strasbourg et parle un français parfait.Avec quel intérêt écoutons nous le récit de son emprisonnement, puis de sa libération à Berlin, par l’évêque, enfin, de son voyage au Congo français.Le Père Sichania est d’une gentillesse consommée.„ J, samedi.Le gérant de la cie "Thatcher and Hobson” met un lorry à notre disposition, sans frais supplémentaires.Nous remercions chaleureusement les Pères-Jésuites, qui nous ont bénévolement accueillis.Les PP.Dupuis et Proulx en font autan., chez les Soeurs de Ste-Croix, qui les ont hébeigés chaque soir, pour la nuit.C’est donc vers 10 h.du matin que nous commençons la partie la plus pénible de tout notre voyage depuis New-York.Certes nous ne nous plaignons pas, puisque nous nous dirigeons vers ce fameux village de Fort-Jameson dont la population blanche compte à peine 100 personnes.feur noir! Cet accident nous retarde d’une heure et demie: finalement quand trois autres camions militaires surviennent, on réussit a replacer le camion sur la rouie, et on nous hisse enfin continuer notre voyage.C’est donc tard vers 9 h., que nous rentrons dans Fort-Jameson.Les entrepôts de “Tat-cher” sont ici-même.Le chauffeur nous demande si nous voulons cou-ehcr à l’hôtel.Comme nous sommes de pauvres bleus nous trouvons que r est la meilleure solution puisque nous sommes à sept milles des Pères Blancs, St Marv’s Mission.Demain nous saurons que 2 shillings lu chauffeur l’auraient décklé de nous conduire à la mission.6 février.Dès huit heures le camion revient nous reprendre pour nous mener à la mission.Quelle joie! Tout le problème du transport des bagages de Fort-Jameson à la mission est résolu.Enfin, enfin, nous voilà à la mission de nos chers confrères, les Pères Blancs; St Mary’s, les “headquarters” de Mgr Martin, comme dit le Père Landry, Partis le 5 décembre au soir, de Montréal, nous avons touché notre but après deux mois, jour pour jour: c’est-à-dire le 5 février.La réception est des plus cordla les.Mgr Martin nous salue tous pae nos noms.Au petit déjeuner, il nous dit, en badinant: “Vous êtes tous chez vous, mais vous surtout”, en me désignant.Les PP.Proulx et Dupuis passent U journée du 6 à h mission et visitent les constructions: l'église, l’école, le petit séminajre, préparatoire au grand séminaire.C’est avec les élèves da cette école cme j’apprendrai la langue des indigènes d’ici; le cinyanga, langue assez facile à apprendre, parait-il, sa much the better! Nouvelles des Trois-Rivières Les dirigeantes jocistes du diocèse chex les Ursulines — Accidents divers Obédiences chez les Frères Maristes gnn, Riviè Voyage pénible en ce sens que deux'des Pètes devront se loger siales caisses à l'arrière du lorry, être lamentablement secoués et sursecoués durant tout le parcours de cette horrible route en terre.De sorte que souvent je me demanderai anxieusement si j’arriverai au port tn une seule pièce.On nous a assuré qu’autrefois, lorsqu’à peine 100 camions par semaine, la parcouraient, elle était convenable: mais maintenant elle est devenue impraticable depuis que plus de 300 camions militaires la défoncent chaque semaine.A midi, diner sur le bord de la route.Le soir: anêt au premier “Rest House’', groupe de cases comprenant cuisine, salle à manger, toilette, le tout entretenu par le gouvernement de la Rhodésie.C’est propre.Un boy noir nous sert de cuisinier; il cqnnalt son métier.En lui montrant une boîte de soupe Campbell, il dit: “Soup”, 1 know, master! De fait, il nous servira un excellent souper.Durant la première nuit, le Père Dupuis est mangé par les moustiques, le Père Proulx est trouble par une chauve-souris qui chatouille sov moustiquaire dans son vol en zigzag.Quant à moi, je dors du sommeil des justes.' é février.Lever à 4 h.30.Messes.Départ à fi h.Nous traversons des montagnes.nous tournons des précipices, tout se passe normalement.5 février.Départ vers 8 h.Le camion embourbé ne décolle qu’après avoir été muni de ses chaînes.Vers 11 h.30, au détour brusque de la montagne, rencontre avec le premier camion d’un convoi militaire.Nos freins sont excellents heureusement.Douze camions se succèdent.Au bout de d^x minutes autre rencontre subite avec le reste du convoi.Notre chauffeur applique les freins et rase à un cheveu près, les arc tes de la montagne.L’autre chauffeur, au lieu de s’opper, essaie de passer, ses roues défoncent la bordure du chemin, s’embarquent dans la pente du ’avia et la voiture capote à demi.Quelle affaire! Evidemment d’après le soldat qui conduit.c’est la faute de notre chauf- 7 février.Les trois voyageurs doivent se quitter définitivement.Le Père Proulx ne sera qu’à douze milles d’ici, à Cachébéré.Le Père Dupuis sera à soixantt-dix milles au moins, à Likuni.Je suis donc le seul de mon groupe, ordonné en 1943, dans la Préfecture de Fort-Jameson.La vie est faite de séparations! Avant de défaire mes caisses, ie vais voir Monseigneur, pour mon obédience: “Oui.oui, défaites vos caisses”, me dit-il.“D'abord la langue, le cinyanjs avec des tournées dans la brousse Et après, peut-être l’école enfin on verra!” Ainsi rassuré sur mon sort, je défais quelques-unes de mes caisses; je m’installe dans une chambre située dans une nouvelle construction.La chambre est propre, spacieuse, parquet de ciment.Mais inutile de vous dire qu’il n’y a pas d’eau courante, ni d’électricité; ma lampe a pétrole me sut fit.Et depuis Ion j'apprends la langue comme un boni , .En définitive, nous avons fait un voyage rapide, intéressant, sans accident Nous arrivons tous au ternie en parfaite santé: c’est beaucoup.Vraiment les ferventes prières que tous les parents et amis ont faites pour un heureux voyage ont ete pleinement exaucées.L’est avec la plus profonde gratitude que nous remercions le Maître des Apôtres, la Reine du Ciel, Etoile de la nier, l’Archange Raphaël, qui ont bien voulu nous conduire en sûreté dans nos missions, si ardemment dési- Soyez remerciés du fond du coeur, chers parents, amis, copa-loisicns, de toutes vos largesses pour nous! Désormais, nous serons aptes, plus que jamais, à faire de-.-cendra sur vous tous les benédic-lions promises à ceux qui secourent •“ "•“¦*«“* t^COLLEBEÎ1!'' des Pères Blancs.Evêque-Roi des Brigands Les Trois-Rivières, 11 (D.N.G.).— Les Dames Ursulines de notre ville ont reçu à l’Ecole normale du Christ-Roi les dirigeantes jocistes du diocèse des Trois-Rivières pour leurs séances d’étude annuelle.Près de 80 jeunes ouvrières représentaient les villes suivantes: La Tuque, St-Tite, Grand-Mère, Shawùni-Cap-de-la-Iviadeleine et Trois-lères.Les chefs jocistes ont soumis un rapport de leurs activités pour l’année 1944 et ont étudié un programme d’action et d’étude pour cette année.Ce programme portera sur un besoin pressant de la jeunesse travailleuse, sa situation vis-à-vis des loisirs, tant du point de vue physique que moral et intellectuel.Au cours de l’année, trois nouvelles sections se sont jointes à la Fédération jociste trifluvienne: Alma-ville, St-Bernard et Baie Shawini-gan.Cette réunion a eu lieu sous la direction du comité diocésain ainsi constitué: Mlle Louise Lord, présidente; Mlle Elsie Robindaine, secrétaire; Mlle Jacqueline Lavoie, tréso-rière; Mlle Yvette Henry, propagandiste, et M.l’abbé H.Bourassa, aumônier.Vêture et profession D’imposantes cérémonies de vêtu-re et de profession perpétuelle^ont eu lieu à la maison-mère des Filles de Jésus, Kcrinaria.Des parents des religieuses prononçant des voeux étaient venus de tous les coins du diocèse, des Provinces Maritimes et même de l’Alberta.Trente-trois jeunes filles revêtirent le saint habit; treize professes dirent un adieu définitif au monde en prononçant leurs voeux perpétuels.S.Exc.Mgr A.-O.Comtois a présidé la cérémonie.M.l’abbé La-rue, curé de St-Matthieu, donna le sermon de circonstance.A une autre cérémonie, vingt-deux novices ont fait leur profession religieuse annuelle.Permis de construction Deux permis de construire, dont un très important, ont été émis par le bureau des évaluateurs pour la reconstruction de garages sur la rue Royale et sur la rue Plouffe.Un permis, au montant de $19,000 a été accordé à Georges-G.Clair et Fils, 1420 rue Chomedey, Montréal, qui représentera aux Trois-Rivières la Chrysler, Plymouth and Fargo-Corporation.Un Trifluvien bien connu, M Camille Martin, sera gérant de ce vaste et nouveau garage qu’on construira au coin des rues Royale et Benjamin-Suite, dans St-Pliüip; pe.Le second permis a été accordé à M.Léon Gauvin, 1281 rue La Vé-rendrye, qui construira un garage rue Plouffe, au prix de $2,500.Ce dernier garage aura 60 pieds par 40, tandis que celui de Chrysler mesurera 135 par 60.11 sera construit à l’épreuve du feu et du type le plus moderne.Enfant blessé Un enfant de trois ans, ayant ouvert la porte de l’auto en marche dans laquelle il se trouvait, a roulé durement contre le pavé et s’est infligé des blessures assez graves.Il a été transporté à l’hôpital St-Jo-seph de notre ville.Il s’agit de Jacques Pilon, fils de M.Jean-Paul Pilon, hôtelier de Cazaville, comté de Huntingdon.On déclare à l’hôpital que la condition du jeune patient est satisfaisante.A l’issue de la retraite annuelle chez les RR.FF.Maristes, ie R.F.Louis-Gustave, Provincial, distribuait les obédiences pour la prochaine année scolaire.En voici quelques-unes: Le H.F.Antoine-Alberi, directeur de l’Académie dTbervillc, a été nommé maître des novices à Saint-Hyacinthe.11 est remplacé par le R.F.Ambroise-Désiré.Le R.F.Jules-Clément demeure maître du juvénat Saint-Joseph et le R.F.Herbert-François devient maître de celui de Notre-Dame.Le R.F.Marie-Noël, directeur de l’école de Mont-Rolland, remplace le C.F.François-Victor au collège des RR.PP.Jésuites à Saint-Boniface.Il est remplacé par le R.F.Victor-Lucien.Les RB.FF.Joseph-Azarias, Charles-Louis.Louis-Aurèle et Jo-seph-Ludger ont été réélus pour un second terme, respectivement au collège Laval, à l’école Lambert-Closse (Montréal), à l’Académie Desrosiers (Ville-Saint-Pierre) et à Sainte-Martine.Deux religieux s’embarqueront bientôt pour la Mission de Kutama (Afrique du Sud).Ce sont les RR.FF.Victor-Raph et Paul-Zacharie.Deux autres iront s’y préparer dans la Province mariste de l’Afrique du Sud.Ce sont les RR.FF.Désiré-Stanislas et Pierre-Armand.TARIF d#s annonças sUitsifitos do ‘ “DEVOIR" Téléphone i BDab SSII 1 cent le mot.25o minimum eomp-tant Annoncée fecturéee Hie M mod 40c minimum _ NAISSANCES SERVICES SERVICES ANNIVERSAIRES.ORAND-ME8BES.REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES So d»t mot.minimum de 50c FIANÇAILLES.PROCHAINS MARIAGES SI .00 dix tneertion Agent demandé Vendeur, pouvant »e faire S500 de commission Par Romaine dans la vente d'un dispositif Breveté pour euto.A l’usase des propriétaire» de groupes d'autoctmlons.de» garagistes, des distributeurs, des vendeurs en territoire protégé.A tempe perdu.Garanti tnoffenslf.article de néoes-si té éprouvé en laboratoire.Victory Mfg.Company, Cornwall.Ont.ACHAT DE CREANCES Apportée-nous vos créances, b II lata en eouffrance Payent plue haut prl* P.-André Arèa bî ouest, rue SWaoqueo PL*-teau 0107 IM.CONVERSATION ANGLAISE Conversation anglaise Carole d'étude et cours particuliers.Méthode pratique et rapide.Institutrice poeaédant diplAme pédagogique bilingue d'Ontario MA IMé.Une épopée missionnaire qui se dévore comme un roman.80 pages de photos; tout un album de choses africaines.Lisez et faites lire.En vente chez les Pères Blancs, çl.za et, par la poste, $1.38.1640 rue St-Hubert,, Montréal 24.Société d'une messe M.l’abbé Paul-Aimé Lafortune, ancien aumônier de l’Hôpital militaire de Ste-Anne de Bellevue, décédé le 5 août 1945, était membre de la Société d’une messe.— G.Robert Mitchell, chanoine, chancelier.Emission de la Fédération des Oeuvres de charité La Fédération des Oeuvres de charité canadiennes - françaises inaugurera lundi, le 13 août, une série d’émissions radiophoniques à Radio-Canada.Le premier conférencier sera M.Eugène Thérien, du Trust Général du Canada, et président de la prochaine campagne de la Fédération.Ces émissions seront entendues régulièrement chaque lundi matin, à 9 heures 45, au poste CBF.Comparution Dominique Singcastcr, 24 ans, de notre ville, arrêté par la police municipale, a comparu devant le greffier de la paix, M.le notaire C.E.Vigneau, pour répondre à une accusation (le vol avec effraction.La plainte l’accuse d’avoir, le 15 Juillet dernier, volé à la pharmacie Moderne, me Laviolette, des marchandises pour une valeur de $250, Singcastcr est en liberté conditionnelle moyennant un cautionnement de $500 en argent.Chambre à louer Chambre pour monsieur, 4293 St-Hubert, CH.8743.J A A MAISON à VENDRE REPENTIGNY Village, sept plie es.solarium.système chauffage, prélart, réfrigérateur, poêle cuisine, atorea vénitiens.Possession Immédiate.S'adresser; 481.Notre-Dame.Repentlgnv Village.Qué.13-8-45 MAISON à VENDRE Nouveauté Une action ~ Une victoire par Dom J.A.Mathys Entretient sur la messe.Brochure de 102 pages.Au comptoir ou par la poste $0 50 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" Maison en briqua solide fc 3 étages et 8 appartements da 3 à 7 pièces, chauffage central.Revenu annuel 13.884.00.Fri* «23.700.00.S'adresser par écrit à Henry-L.Auger, 418 rue 8t-Sulploe.Montréal.Villa Notre-Dame de la Carde, 371 Bellevue, St-Vincent de Paul, Qué.Maison de pension pour prêtres âgés, en repos ou convalescents.Chambres salubres, galeries au bord de la Rivière des Prairies, endroit idéal.Dirigée par un groupe de dames recommandées.Ancienne maison de feu l'abbé Magloire Au-clair.S'adresser par lettre ou sur les lieux.Livres demandés Attention ! achetons livret français de tous genres, romans, littérature, histoire, biographies, dictionnaires, encyclopédies, etc.Allons à domicile.TRANQUILLE & BOUCHER, libra irei 4663 St-Denis, HA.1770.feuilleton du 3)evoit CES DAMES AUX CHAPEAUX VERTS (D Par GERMAINE ACREMANT 15.(Suite) — Vous avez le diable au eoros, cric Telcid* .• Vous êtes une petüc impudente.Mais je vous corrigerai.Vous plierez ou bien je vous briserai.— C’est ce qu’il faudra voir! — Je suis la maîtresse ici.- Et vous, comme les autres, vous m’obéirez.- iurolente.pècorc.Venez, mes soeurs, venez.Suivie de Rosalie, de Jeanne el (1) Publié avec la gracieuse autorisation de Granger Frères.Limitée, qui ont re-Ir^uUmé l'ouvrage au Canada de Marie, Telcide sort dignemen* C’est l’heure du salut.Elle compte beaucoup sur la prière pour cal-mei son âme irritée.Or, en rentrant une heure .plus tard à la maison, ces demoiselles Davernis foui une douloureuse constatation : Arlette a disparu.CHAPITRE VII Où peut-elle être?Telcide ne doute pas un seul instant qu’ArlCite ne se soit enfuie Avec sa nature capricieuse, elle n’aura pas supporté que quelqu'un osât lui imposer sa volonté.Marie croit plutôt qu’il y a un malentendu.Si Arlette est sortie, elle ne peut pas être loin.Elle va revenir.Rosalie et Jeanne n’ont aucune opinion et ne soupçonnent même pas qu’elles puissent en avoir une.Toutes quatre, elles se dirigent vers la cuisine.Ernestine, grimpée au sommet d une échelle, esl occupée à “vasin-guer” ses carreaux.Telcide se cam pe devant elle comme si elle voulait jouer la fable du Corbeau et du Renard: — Ernestine, vous avez bien dit tout ce que vous savez?.— Tdut.absolument tout.— Mais vous avez dit que vous ne saviez rien.— C’est la vérité, mademoiselle Telcide, la pure vérité.— Vous n?l’avez pas entendue sortir?— Non.Je croyais qu’elle était allée avec vous au salut.Mais e.'lc a pu oi.iv! ir la porte sans que je l'fntende.J’étais dans ma buanderie.»— C’est tmieux! curieux! Nous avons fouillé toute la maison.Elle aurait été très capable de bouder clans un coin.Nous ne l’avons trouvée nulle part .Où peut-elle être?.Marie dont les idées sont quelquefois pratiques, propose d’aller à la gare?Peut-être attend-elle u 1 train pour Paris! Mais Telcide constate qu'il est 6 heures.Le train Je Paris passe à 5 h.52.Si Arletle l'a pris, elle est déjà loin : — Venez, nies soeurs, ^ nous allons aviser.Dans la salle à manger, un véritable conseil de famille se réunit alors.Rosalie, Jeanne et Marie sont assises côte A côte.Telcide se tient devant clics, comme présidente: — Vous étonnerai-je, mes soeurs, en vous dHin' que je redoutais cette catastrophe?Je regrette que le temps n'ait pas eu le loisir .(’accomplir son oeuvre! Cette enfant se serait sans doutï amendée.Mais en ce qui nous concerne, nous avons fait tout notre devoir.Nous n’avons rien à nous leprochcr.Trois mouvements de tète, de gauche à droite, indiquent à l’orateur que les trois juges partagent son avis.____ Qu’allons-nous faire maintenant?continue Telcide.Nous avons à lemplir quelques formalités.__Si nous prévenions M.le Grand Doyen, risqua timidement Marie.__Gardons-nous-en bien! répond énergiquement la présidente.M.le Grand Doyen, avec sa trop profonde indulgence, a été la cause que notro cousine a osé me heurter de front.Je n'ai pas besoin de vous rappeler la scène.M.le Grand Doyen ne peut nous être d’aucun conseil .— Si nous informions M.le commissaire de police?— Non.pas de scandale! Je vais écrire une lettre circonstantciéc ù Me Clapeau, me déchargeant cuti e ses mains du fardeau qu’il m’avait confié.Trois nouveaux mouvement* de tête, cette fois de haut en bas, témoignent à Telcide que sa dicision est unanimement approuvée.__ Inutile que je vous dise, n’est- ce pas.mes soeurs, que notre maison sera doienavan: fermée à ccTc qui vous a loulcs insultées dans ma personne?Nous n’accepterons au- cune excuse.Nous sommes sans re proche, nous avons le droit de nous montrer sans peur! Telcide 7 parlé sur un ton défin'-üf.Il semble que rien ne pourra fléchir son Intransigeance.Pourtant Rosalie et Jeanne sont bien hésitantes.Il leu: en coûte de prendre une décision aussi Impitoyable.Inconsciemment elles re tournent vers Marie.Elle seule peut oser se lever et faire admettre une autre résolution.Marie, en baissant les yeux, coin menco à vois très basse: — Ma bonne soeur Telcide, le m’excuse d’inlervenlr dans ce dü-bat.La résolution que vous avez piisc est certainement basée sur la justice.Notre cousine Arlclte a eu tort de vous provoquer tout à l’ho re.Elle a été tout à fait déraison noble en s’enfuyant Mais ce sont des coups de folie cm'elle a commis.Peut-être les regrettc-t-clle déjà?Plusieurs fois, en promenade.Arlette m'a confié quelques-unes de scs pensées.Elle m'a dit ses goûts.Je vous assure qu’elle est très capable de bons sentiments.— J’en doute, proteste Telcide.— Que deviendra-t-elle si nous l'abandonnons?Je frémis lorsque je songe aux dangers qui la menacent ! Si elle se perd, n’en serons-nous pas, dans une certaine mesure, responsables?Oui.oui, mes soeurs, je vous en supplie.A tout péché, miséricorde.Si Arlette, repentante, revient frapper à notro porte, n’cst-ce pas que nous lui ont-vrirons?.Nous l’accueillerott'» avec toute l'indulgence, dont nous sommes capables.Nous la consolerons, nous le ferons à notre image.pieusement.Telcide ne peut s'empêcher d« remarquer l'accent émouvant de Marie.Devant elle, Rosalie et Jeanne versent des larmes silencieuses, il esl évident que la solution dl pardon leur plaît infiniment: — Mes soeurs, on ne fera jamais appel en vain à ma pitié.Puisque vous m'en nriez, dit-elle, je consens A oublier les injures, dont j’ai été l'objet.J’é.-riroi A Me Clapeau qua cette petite pourra revenir.Je ne lui demanderai aucune explica- tion., ll-VHI-45 (A suivre) Ce journal sa» imprime au no 430 ma Notre-Dame est.a Montréal, par |^œpr>“ mena populaire i- responsabilité limitée».Sdltrloe-propriétaire.— Georges FeUetier, aireoSéur-geract.- - • —•—» "¦ -• r- Commerce d’après-guerre Nouvelles variétés avec les Bermudes uo principale ndustrie bermudienne est l'agriculture, mais avant la guerre c'était le tourisme — Les plus fortes exportations de ce pays sont les fleurs, les bulbes de lys et les légumes — Les exportations canadiennes comprennent surtout les denrées alimentaires “Lorsqu’on étudie le commerce des Bermudes- il ne faut pas perdre de vue le fait que cette colonie est un petit grotipe d’îles n’ayant absolument rien de commun au point de vue de la géographie, du climat, de la politique, du commerce ou des conditions sociales avec les Antilles, et que les habitudes et coutumes de cette population ne sont pas celles des habitants des îles du sud, écrit M.\V.D.Wallace, du commissariat du commerce du Canada, à New-York.Les Bermudes sont un petit groupe d’iles de corail — îles de cette formation situées le plus au nord dans tout l’univers.Le climat est assez chaud pour favoriser la croissance de la végétation tropicale, mais il n’y a jamais de chaleur extrême et d’humidité oppressive, ou encore de neige et de gelée.D’après le recensement de 1939.la population totale des Bermudes était de 31,661, consistant en 12,172 blancs et 19,489 de couleur”.Après plus de cinq années de fuerre les Bermudes ont commencé 944 dans une situation financière favorable, ajoute M.Wallace.Avant le début de la guerre la principale industrie de la colonie était le tôu-risine, qui Jui fournissait près de 80 pour cent de son revenu.La guerre ruina temporairement cette industrie, mais l’économie du pays fut sauvée grâce à l’expansion des bases britanniques et à la construction de celles des Etats-Unis.L'agriculture principale industrie La principale industrie bermudienne est l’agriculture, mais elle se limite presque exclusivement à la production de légumes durant la saison d’hiver.Il y a une grosse production de lys et d’autres bulbes, et il se cultive des bananes sur une faible échelle.Cependant, les récoltes ne sont pas suffisantes pour fournir les denrées alimentaires nécessaires à la colonie.L’industrie manufacturière n’a que peu d’importance, quelques firmes seulement se livrant à la production de marchandises comme les parfums et les bateaux de plaisance.11 n’y a aux Bermudes aucune forme d’impôt direct, presque tous les revenus venant des droits de douane.Aux .années d’avant-guerre les importations bermudiennes venaient presque toutes des Etats-Unis, du Boyatune-Uni et du Canada.Depuis ie début de la guerre il y a eu une légère augmentation de la valeur totale des importations, quoique celles de provenance canadienne aient peu changé.La colonie a toujours obtenu une grosse partie de ses produits agricoles et de ses denrées alimentaires au Canada.Le Dominion est régulièrement le principal fournisseur des marchandises suivantes: boites et articles pour boites, son, nourritures pour animaux, foin, lattes, papier-journal, fromage, poisson saumuré et fumé, farine, conserves de lait, pommes de terre, sel, et conserves de légumes.Aux années de guerre les importations de quelques-uns de ces articles ont augmenté ou diminué, selon la capacité du Canada d’offrir des approvisionnements aux Bermudes.Commerce d'exportation Le commerce d’exportation ber-mudien se pratique principalement ivcc le Canada, les États-Unis et le toyaume-Uni.Les exportations de produits domestiques ont rarement formé 50 pour cent de la valeur totale des exportations bermudiennes, la plus grosse proportion de ce commerce étant constituée par des réexportations de marchandises étrangères, surtout aux Etats-Unis.de framboises Produites par les fermes expérimentales Les investigateurs de la Division de l’horticulture des fermes expérimentales fédérales s’efforcent toujours pour venir en aide à i’indus-trie fruitière de produire des variétés de fruits mieux adaptées aux différentes conditions de climat du Canada, et parmi les contributions qu’ils ont faites sous ce rapport, cinq nouvelles variétés de framboises introduites il y a deux ans et qui ont donné la preuve de Jeur valeur, méritent d’être signalées.Ce sont les framboises Gatineau, Mada-waska, Ottawa, Rideau et Trent.Les Gatineau et Trent doivent leur mé- rr,ati
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