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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 29 septembre 1945
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1945-09-29, Collections de BAnQ.

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T* ûuttU ast un* aouvenln* H a* peut avec docilité accepter de la Grande-Breta-Kne.ou de* Etau-Unla.ou '*• qui que ce soit d'autre, l'attitude qu'U lui *aut prendre envers le monde l>e orerrler devoir de loralUme d'un Canadien n'est ose envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et •on roi.et ceux qui contestent oecl rendent, é mon avis, un mauvais service au Commonwealth “ "She Is a sovereign nation and cannot take fc»r attitude to the world docllelv from Britain or from the United States or from anybodv else.A Canadian’s first lovaltv la not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada's king and those who deny this are doing, to my mind, s great disservice to the Commonwealth.- U-X-371 LORD TWEEDSMOTB LE DEVOIR y on tréo I.samedi 29 septembre 1945 VOLUME XXXVI — No 224 ~~ MDACTION rr ADMINISTRATION , 430 1ST.NOTRE-DAME, MONTREAL TELEPHONE i ¦IUI> 3361* ( SOIRS, DIMANCHES IT PETES Directesr t Ceerget PELLETIER FAIS CE QUE DOIS RMectaui chef I Omet HEROUX Administration J Rédaction « Cdrtnl t BEIaéi 3361 ¦flair 2984 BEIaii 3361 Près de 5 milliards de crédits pour l’année fiscale Les poys d'En-Bos Duelques établissements dans le bassin de la rivière Mitis XXII Saint-François-Xovier-des-Hauteurs et Saint-Charles-Garnier, dans le voisinage de la colonie vraiment agricole de la Rédemption Où le travail forestier nuit encore beaucoup au progrès de l'agriculture - Ecole agricole et industrielle qu'il faudrait pour faire suite à l'école primaire La colonie de Saint-Charles-Garnler, au pays de Ri-raouski, est de la même époque, 193(i, que sa voisine à l’est, la Rédemption, dont il a été question à l’article précédent.Du point de vue agricole toutefois, elle est J beaucoup moins avancée.Une lionne partie de ses gens, sinon la majorité d’entre eux, comptent encore pour leur subsistance sur le travail dans les chantiers forestiers, notamment ceux de la compagnie Price, propriétaire dans le voisinage immédiat du vaste domaine qu’est l’ancienne seigneurie du lac Mitis.Le territoire de Saint-Charles, comme celui de la Rédemption, se situe d’ailleurs dans le bassin de la rivière Mitis ou de ses affluents supérieurs.A un mille environ de l’église de Saint-Charles, côté nord, passe la rivière Mistigougèche — autre nom maléchite ou micmac — qui coule à travers le canton Ouimet et le canton Massé et qui va joindre à la rivière Mitis, quelque part dans la paroisse de Sainle-Jeanne d’Arc.Pour bien situer ces divers établissements, notons qu’ils se trouvent dans le comté même de Rimouski, juste en deçà de la vallée de la Matapédia.Au fait, la colonie de la Rédemption, sans être de la vallée, appartient au comté de Matapédia, aux fins provinciales du moins: le canton Massé, où elle prend son territoire, est exactement à cheval sur les comtés de Rimouski et de Matapédia.A l’arrière de l’ancienne seigneurie littorale qui a nom Lepage-Thivierge, deux lignes de paroisses, à quelque dix milles de distance, pénètrent en flèche vers l’intérieur et le sud.La première, au sud de Sainte-Luce, paroisse du bord de la mer, comprend la paroisse de Saint-Donat, dans le territoire de la seigneurie, puis la paroisse de Saint-Gabriel.au canton Fleuriault, la paroisse de Saint-François-Xavier-des-Hautcurs, dans les cantons Ouimet et Massé, enfin la colonie de Saint-Charles-Gar-nier, dans ces deux mêmes cantons; la deuxième ligne en flèche, plus à l’est, comprend, au sud de Sainte-Flavie: Mont-Joli, Saint-Joseph-de-Lepage et Sainlc-Angèle-de-Mérici, toutes dans l’ancienne seigneurie; puis Sainle-Jeanne d’Arc, aux cantons Fleuriault et Massé, enfin la Rédemtpion, qui est entièrement située dans Massé.Saint-Donat et Saint-Gabriel, qui datent de plus de trois quarts de siècle, Saint-François-Xavier, fondée depuis vingt-huit ans, sont des paroisses moins avancées, du point de vue de l’agriculture, quej la Rédemption, guère plus avancées que Saint-Charles, l’une et l’autre colonies toutes récentes.L’altitude et la valeur du fond de terre sont pourtant à peu près les mêmes à tous ces endroits.C’est que les populations des paroisses plus anciennes sont restées forestières, les uns travaillant à salaire, les autres, à l’entreprise pour les Price ou pour d’autres sociétés.A Saint-François-Xavier, par exemple, où la population est de 1.300 âmes, la grande majorité des hommes passent une bonne partie de l’année, la plus grande partie depuis que l’exploitation forestière s’est intensifiée, dans les chantiers.Beaucoup d’entre eux sont des entrepreneurs à contrats pour la coupe des arbres, faisant eux-mêmes chantiers pour le compte de Price Pros ou ries Fraser Companies, dans le bassin de l’une ou l’autre des rivières Kezouick, la cana-j dienne, coulant vers le Saint-Laurent, par la Métis, et l’anglaise, coulant vers la baie de Chaleur, par la Res-tigouche.Saint-François-Xavier-des-Hautcurs, paroisse qui porte bien son nom, exposée qu’elle se trouve, au faite d’une chaîne de hautes montagnes, à l’érosion | par le vent, est tout de même parvenue à s’organiser; non fabrique coopérative de fromage, qui reçoit de 1 1,000 â 12,000 livres de lait par Jour et dont la production, en 1944.a été de 132,000 livres de fromage.Mais c’est tout récent et le village compte encore trois scieries qui s’ajoutent aux chantiers pour tenir les hommes loin du travail de la terre.Le territoire de Saint-Charles-Garnier a été détaché de celui de Üaint-François-Xavier, en 193R, à même d’anciennes limites Price, où le feu venait dé passer, ce qui veut dire que la coupe du bois sur les lots n’a pratiquement rien donné.Les gens ont vécu des salaires des chantiers et des primes de défrichement, car dans leur cas, il ne s’agissait pas, comme à la Rédemption, de lots antérieurement occupés par des pilleurs de lots faisant figure de défricheurs.La popu- lation de la nouvelle paroisse, présentement 120 familles et 750 âmes, est venue d’un peu partout dans la partie nord-est du diocèse, d’aussi loin que Saint-Simon, où les gens sont généralement des agriculteurs; ce qui peut expliquer la tendance agricole.Le progrès de Saint-Charles en ce sens a cependant été plus lent, beaucoup plus lent que celui de la Rédemption.C’est peut-être dû au fait que le sol est moins favorable, plus difficile à travailler, parce que plus rocailleux.Quoi qu’il en soit, un bon nombre de colons gagnent encore leur vie comme bûcherons.La Caisse populaire vient à peine de se fonder, dix ans après la fondation de la colonie.Une fabrique de fromage est en voie d’organisation et l’on attend le jour où la colonie passera de l’état de colonie à celui de paroisse agricole.Le présent curé, M.l’abbé René Roy, qui n’est là que depuis avril 1945, prévoit que ça pourra être bientôt.Saint-Charles reste en attendant l’un des points les plus isolés de la région, aucun service d’autobus ou de camions ne se rend jusque là, à cause du mauvais état des chemins.Les services existants, de la ville de Rimouski ou de Mont-Joli, s’arrêtent à Saint-François-Xavier d’un côté et à la Rédemption de l’autre.Le curé de la Rédemption, M.l’abbé Zénon Soucy, dont les vues sont d’ailleurs partagées par les autres curés du voisinage, considère que ce qui manque à la région, ce qu’il faudrait lui donner d’urgence, c’est une école à la fois agricole et industrielle, une école d’orientation ou d’initiation, pour faire suite à l’école primaire, une institution plus modeste si l’on veut, mais dans le genre de la Maison Notrc-Dame-des-Champs, que les Clercs de Saint-Viateur dirigent dans la paroisse de Sully, au Témiscouata.C’est d’une telle école, nous dit M.l’abbé Soucy, que pourraient sortir des jeunes ayant reçu la formation qui leur permettrait de lancer et de conduire à bien des industries locales, pour l’utilisation, par exemple, du bois que la grande industrie laisse perdre.Même en pays agricole et en pays de colonisation, tous les jeunes ne peuvent demeurer au travail de la terre;,certains d’entre eux n’ont pas les aptitudes qu’il faut.A l’heure qu’il est, tous ceux-là qui ne se sentent pas de goût ou d’aptitude pour l’agriculture n’ont de choix qu’entre le travail dans les chantiers et l’émigration vers les villes.L’économie des paroisses rurales y gagnerait gros, si l’on trouvait moyen de les garder par des besognes qui leur assureraient une existence normale, dans les villages et dans les bourgs.Les métiers de la menuiserie, de la forge, de la tannerie sont en train de disparaître des campagnes, parce qu’il ne se trouve pas de sujets pour les exercer.L’apprentissage n’existe plus sous la forme d’autrefois; il conviendrait d’y suppléer par l’école, par une école dans le village, distincte de l’école primaire, et où l’enseignement, pratique et théorique, serait donné comme de raison non par une femme mais par un homme.11 faudrait que, sans sortir du cadre de la paroisse, du moins sans être dans l’obligation de s’en éloigner beaucoup, à cause des frais que cela occasionne, des jeuns gens de quinze à dix-huit ans pussent acquérir des connaissances agricoles ou encore se familiariser avec divers métiers qui conviennent éminemment au milieu rural.Comme c’est là, à la sortie de l’école primaire, où la maîtresse fait certe de son mieux et à qui on ne saurait demander davantage, les jeunes garçons ne savent pas, n’ont pas la moindre idée de ce qu’ils pourraient faire pour gagner leur vie.Le grand nombre de ceux qui ne se dirigent pas vers l’agriculture, ou encore ceux qui s’y risquent à tout hasard et qui se découragent presque aussitôt, n’ont devant eux, faute de préparation, aucune perspeclive de vie normale.Us ne sont alors aptes qu’au seul travail de journaliers ou de manoeuvres.Il est difficile de ne pas être de l’avis de M.le cure Soucy et de ne gas reconnaître qu’il y a là un état de choses malheureux et auquel il convient de remédier.Il y a bien longtemps que l’on parle de la ruralisation de l’école rurale.Cette ruralisation se peut faire de bien des manières, par l’enseignement de divers métiers en même temps que par renseignaient de la chose agricole proprement dite.28.ix.45 Emile BENOIST /actualité Quand l'Ours se baigne.Peu de semaines s'écoulent sans in'on entende parler d’ambitions nouvelles Je la Russie.On lui prête maintenant le désir de contrAler les y rands fleuves de la zone au’elle.r occupe, de déborder l'Asie et l'Europe en se taillant des postes d'observation sur les bords de la Méditerranée et de la mer Rouqe, en Afrique, et jusque dans les archipels du Pacifique.Après tes réalisations territoriales.les convoitises maritimes.Dans un testament politique secret.— dont les historiens contestent l’an thenticité,-~le tsar Pierre te-tira’' en mourant, en 1725.aurait ' sur le papier ses demi'" tes comme suit: "Prendre part en toute occasion I r " affaires et démêles de l’Europe, • •’•lionne le testament.Diviser lu Pologne en i/ entretenant le trouble ef des jalousies continuelles.S’étendre sans relâche vers le nord, le long de la Baltique, ainsi que vers le sud.le long de la mer Noire.Approcher le plus possible de Constantinople et des Indes; celui qui g régnera sera le vrai souverain du monde.En conséquence, susciter des guerres aux Tard et à la Perse; s’emparer de la mer Noire; pènè-trêr jusqu'au golfe Persique., La Perse vaincue, la Pologne subjuguée, la Turquie conquise, la mer Noire et la Baltique gardées par | nos vaisseaux, il faut alors propo- \ ser séparément et tris secrètement i p d'abord à lu France, puis d l’Autrt-' ehe.de partager avec elles l’empire du monde.Si Tune .des deux ac-¦•ote.se servir de Tune pour écra-f’rmbv vais écraser à son tour rite oui lestera en engageant coure elle une tulle qui ne saurait être douteuse.Si chacune d'elles re- 1 fuse l'offre de la Russie, fl faudra i les précipiter dans des conflift ar- fonds du prêt-bail consenti par le gouvernement américain, la Commission soviétique des achats à Washington a acquis la station balnéaire de Bag-Ridge, au Maryland, sur la baie de Chesapeake.Tout comme si on l’eût roulée et garnie d’un ruban, au grand mécontentement des résidents de la capitale, qui n’ont guère goûté ce commerce, on céda sans plus de cérémonie aux Soviets la longue et large grève où Ton aimait s'asseoir sous un parasol que Ton plantait sans effort dans le sable fin et moelleux, qui sèche aussitôt que la vague s’en relire.Maintenant, tout cela, écrit Mlle June McConnell, dans le Boston-Herald, appartient aux Russes.Le bon peuple qui aimait circuler sur la plage s’est retiré.Il ne peut plus y nager parce que des Russes en gardent les accès et en écartent les violateurs; c’est devenu leur rendez-vous de vacances exclusif.Ce qui veut dire que les Russes qui naguère étaient privés d'un tel lieu de détente peuvent désormais s’ébattre sur leur plage privée parmi leurs propres concitoyens, sans avoir à se faire bousculer dans Texode qui s’élance vers la mer pendant la canicule.Washington compte plusieurs centaines de Russes au service de T ambassade' soviétique et de la Commission d’achats soviétique.Pour ce qui est de l’essence, sauf les diplomares, les attachés d’ambassades à Washington recevaient cet été le même traitement que les citoyens des Etats-Unis.Les diplomates avaient droit à une ration accrue, scion les exigences de leurs déplacements.Les coupons supplémentaires étaient émis par le secrétariat d’Etat.Un diplomate de l’ambassade britannique déclara qu’il était délicat d’abuser de coupons supplémentaires, parce que l’ambassadeur avait fait tenir une mise en garde aux membres de son personnel.Néanmoins, un dimanche, il y avait des douzaines de voitures sur Iq terrain de stationnement de Bay-Rid-ge 'et des centaines de Russes s’allongeaient sur la plage ensoleillée.Une maman, qui avait épargné des coupons d’essence dans le but d’y conduire sa fillette, se vit refuser Taccès à la nier.On lui déclara que cette grève, appartenant aux Russes, est uniquement d la disposition des Russes.A la Commission soviétique, on observe, cependant, un silence prudent qu'on ne rompt que pour admettre que les Soviets s’y sont établis d demeure.Ainsi, pendant que l’Ours prend ses ébats et se débarbouille dans les eaux tièdes du Gulf-Stream, TOncle Sam, suant, bat les pavés brûlants des belles avenues qui convergent vers le Capitole.OURSIN 29-IX-45 Une diminution de $1,085,000,000 sur les crédits de Tannée précédente Le ministre des Finances agira comme premier ministre intérimaire en l'absence de M.King — M.St-Laurent secrétaire d'Etat aux Affaires extérieures (par Pierre Vigeant) Ottawa, 29 — La Chambre des communes s’est mise à la besogne pour tout de bon hier en abordant les crédits de guerre.Le premier ministre qui*se prépare à partir pour l’Europe n’était pas à son siège et le doyen des membres du cabinet, M.lan Mackenzie, a annoncé que pendant l’absence de M.King, le ministre des Finances, M.Ilsley, agirait comme premier ministre in.terimaire, que le ministre de la Justice, M.Louis Saint-Laurent, agirait comme secrétaire d’Etat aux affaires extérieures et que lui-même agirait comme leader parlementaire du gouvernement.M.Ilsley a annoncé à la Chambre la nomination de M.George Mcllraith comme secrétaire parlementaire du ministre de la reconstruction, M.Howe.Le ministre des Finances, M.Ilsley, a fourni à la Chambre des explications générales sur les crédits de guerre.11 faut bien se rendre compte, dit-il, que les dépenses de guerre ne peuvent cesser immédiatement après la fin des hostilités.La démobilisation ne peut s’effectuer que progressivement et il faut d’ailleurs défrayer les dépenses de notre armée d’occupation.Il a fallu dédommager les entrepre.neurs qui avaient déjà encouru des dépenses au moment de l’annulation des contrats de guerre.II reste nombre de comptes à régler avec la Grande-Bretagne, tes Etats-Unis et les autres pays alliés.Les crédits de guerre que le gouvernement demande à la Chambre de voter s'élèvent à 81,365,000,000 auxquels il faut ajouter les crédits intérimaires de $2,000,000,000 votés nu mois d’avril, ce qui donne une somme de $3,3(55,000,000 pour l’année fiscale.Cela représente une diminution de $1,085,000,000 sur les crédits de guerre de l’année précédente si l’on tient compte de ’’aide mutuelle dans les deux cas.Les crédits de l’armée sont de $1,-0(58,000,000 au lieu de $1,535,000,-000 l’année précédente, ceux de la marine de $300,000,000 au lieu de $410,000,000, ceux de l’aviation de $600,000,000 au lieu de $1,090,000,-000.L’aide mutuelle qui a pris fin le 2 septembre a entraîné une dépense de $654,317,000 au cours de l’année fiscale.On a dépensé en, outre une somme de rV),907,000 comme contribution du Canada à l’UNRRA, et les crédits à l'étude comportent une autre somme de $25,000,000 pour la deuxième contribution que le Canada doit faire à cet organisme de secours des Nations-Unies à la condition que les Etats-Unis et les autres pays versent eux aussi une seconde contribution qui s’élèverait au total à un pour cent du revenu du pays ou $77,000,000.Les crédits du dépar.tement des affaires des anciens combattants sont naturellement fort augmentés et comportent notamment une somme de $240,000,000 au titre des gratifications de service et crédits de rétablissement.M.Ilsley a terminé son exposé en parlant du prochain emprunt de la victoire qui sera lancé en novembre prochain.Il a fait observer que le gouvernement a fait souscrire dans le passé deux emprunts par aanée, mais que la diminution des dépenses de guerre lui permettra cette année de se contenter d’un seul emprunt.I! espère que ce nouvel emprunt dépassera son objecti: d'un milliard et demi et qu’il suffira pour répondre à tous les besoins actuels du gouvernement.MM.Howard Green, député (cuite à la page trois) més.où elles s'épuiseront mutuellement.Alors, profitant d’un moment favorable, la Russie jetterait ses troupes sur T Allemagne, tandis que ses deux flottes de guerre, partant Tune de la mer d’Azov, T autre d’Arkhangelsk, amèneraient, par la Méditerranée et l'Océan, tes hordes asiatiques.Celles-ci inonderaient la France; et T Allemagne serait également envahie.Ces deux pays une [ois vaincus, le reste de l’Europe passerait facilement et sans coup férir sons le joug.Voilà comment peut et doit être asservie l'Europe”.Quelle que soit la valeur du document attribué û Pierre-le-Grand, on a vu depuis la guerre de Finlande que Staline et ses disciples n'ont rien négligé pour marcher sur les traces du tsar dont le premier souci fut de crier une armée et une flotte dignes de ses aspirations.Aussi, tes Soviets ne viennent-ils pas de prendre pied sur la côte orientale de l'Amérique! Près de nous, au début de l’été, à même les Bloc-notes Une chaire de droit pratique à Saint-Jean Signalons tout de suite rapidement, en nous réservant d’y revenir, l’initiative prise par les sociétés Saint.Jean-Baptiste d’Iberville et de Saint-Jean.Elles ont organisé des “cours de perfectionnement en af.faires”.La série comportera vingt leçons qui se donnent chaque mercredi soir de 8 h.à 9 h.: quinze seront donnés à Saint-Jean et cinq à Iberville.Trois spécialistes occuperont cette chaire de vulgarisation légale: Mes Jacques Perrault, avocat, Marcel Faribault et Roch Brunet, notaires, qui n’ont pas besoin d’être présentés au public montréalais.Tous trois sont docteurs en droit et les deux premiers professent la science légale à l’Université de Montréal, Me Brunet est l’inspecteur (tes greffes notariaux pour la province de Québec.Il a déjà donné une suite de causeries radiopho-nées sur la loi.Me Brunet a inauguré cette tribune mercredi soir à l’école du Sa-oré-Coeur de Saint-Jean.Près de cent cinquante personnes ont suivi avec grand intérêt cette première leçon ijui portait sur "la loi dans les affaires”.Une élite s'y était donné rendez-vous.Les autres cours couvriront une belle variété de sujets pratiques: ventes, prêts d’argent, contrats de mariage, testaments, impôts sur le revenu et droits successoraux, effets de commerce, assurances, compagnies, coopératives, etc.Fait à souligner, chaque élève paie pour son admission; ces leçons ne sont l’objet d’aucune sub-vention gouvernementale.• Cette petite faculté de droit régionale constitue, dit-on, une innovation dans la province; ce serait la première du genre.Puisse-t-elle faire souche, car tout le monde doit obéissance à Sa Majesté la Loi et tous ses sujets sont censés la connaître mais, par suite de son aspect rébarbatif et de ses modifications constantes, bien peu ont le privilège de pénétrer dans son intimité.Louis ROBILLARD La campagne de la “Federation of Catholic j Charities'* Du 1er au 10 octobre des auxiliaires bénévoles frapperont à nos portes en faveur des 24 oeuvres soutenues par la Federation of Catholic Charities.Comme le souligne Son Excellence Mgr l'Archevêque de Montréal, dans son appel spécial à ses diocésains, à l’occasion de la campagne de charité qui commence, "durant la période de transition de la guerre à la paix, plusieurs nouveaux problèmes se posent, notamment au sujet des foyers brisés, des enfants négligés et abandonnés.La charité demande que vous fassiez toute votre part pour secourir ces concitoyens nécessiteux et infortunés.” Le retour de la paix ne nous dispense pas, en effet, de notre devoir primordial d'entr’aide envers les malades, les enfants sous-alimentés, les infirmes, les délaissés.Toutes les oeuvres groupées sous l’égide des Catholic Charities sont nécessaires dans une agglomération telle que la nôtre, et ellos ont des titres a notre générosité.Nos coreligionnaires de langue anglaise, qui contribuent volontiers au maintien de nos propres oeuvres, à l’occasion, sont en droit d’attendre, en retour, notre appui pour les aider à faire un succès complet de leur campagne.Ne leur ménageons pas cet appui.C’est là une question de solidarité élémentaire.L D.Radio-Ouest Française C’est demain dimanche que s’ouvre officiellement, dans la région de Montréal, la campagne pour Radio-Ouest-Française.Dans une trentaine d’églises, il y ! aura sermon sur le sujet par des prédicateurs distingués, dont plusieurs évêques.Nous avons souvent parlé de cotte 1 compagnie, nous aurons sûrement l'occasion d’y revenir.Nous voulons simplement souligner aujourd’hui son ouverture officielle.L’heure de l’action a définitivement sonné.O.H.28-IX-45 carnet du grincheux Quand 1s procédé les sert, les proconsuls d'Ottawa se retranchent derrière des subtilités.On l'a bien vu au cours du chômage des boucheries.Le vizir Lori-mer Ilsley pose les causes, mais se dérobe devant les conséquences.* * * La police fédérale est devenue subitement non-interventionniste pour réprimer le désordre, elle ne nous avait pas habitués à tant de délicatesse.* * * En nos Parlements, chaque député possède une place capitonnée qui lui est réservée.A celui de Londres, il y a 437 places pour 640 députés: donc un manque de 203.* ¥ * On compte sur les absences, on se vole les places, l'on se tasse comme des amoureux, ou l'on fait le pied de grue.* * * Cet encombrement et celte incommodité sont voulus, paraît-il; ils ont pour dessein do raccourcir les débats.¥ V • Ici, de même pourquoi ne pas rendre 1» séjour parlementaire assez Inconfortable pour décourager les discoureurs?* * * La Norvège se dit assuré# d'avoir suffisamment d# nourriture.Voilé au moins un pays d'Europe qui peut se passer de notre viande.Le Grincheux 29-IX-45 __________ — e w——— 1 — Choie A d’h tel et d au lourd !uii "La plus grande imposture est de prétendre gouverner les hommes lorsqubn n'en a pas la capacité ".XENOPHON Goélettes et capitaines d’Acadie (par le Fr.Antoine Bernard, C.S.V.) Dans quelle mesure les accidents de la guerre et de la mer ont-ils contribué à peupler les rivages de l’Acadie et de la Gaspésie?Combien de noms français furent semés sur ces côtes solitaires, au cours de trois siècles, par les tempêtes océa-nes et par les courses de prisonniers au large?Impossible de rien préciser.Je crois tout de même qu'il y eut, surtout entre 1755 et 1815, depuis les débuts de la guerre de Sept Ans jusqu’à la chute de Napoléon, de nombreux cas de naufrage, de capture, de fuite devant l’ennemi, qui servirent à accroître le nombre des habitants français de l’Est canadien.Je veux ici exposer un de ces cas.Au printemps de 1755, l’amiral Boseawen, chef des escadres anglaises opérant dans l’Amérique du Nord, reçut Tordre de "tomber sur tout vaisseau de guerre frar • qui tenterait de débarquer des .pes en Nouvelle-Ecosse ou au fttuvt Saint-Laurent”.La facile capture en pleine paix, le 8 juin 1755, des deux frégates françaises VAIcide et le Lys, dans le golfe Saint-Laurent, fut le premier fruit de cette guerre non déclarée que préconisait Londres, au mépris de toute convention du temps.“Il n'est nullement nécessaire de déclarer la guerre”, affirmait un philosophe de la Tamise.“La déclaration ne servirait qu à donner du temps à l’ennemi et souvent à priver une nation de la meilleure occasion qu’elle peut avoir de se faire justice”.— D’où l'on peut conclure, en 1945, qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil! Les équipages du Lys et de TA(-ctde, ainsi que huit compagnie, d’infanterie destinées à renforcer la défense du Canada, suivirent à Halifax l’escadre de Boseawen, en attendant l’internement à Boston ou dans les Antilles anglaises.Combien, parmi ces Français jeunes et vigoureux, revinrent plus tard habiter les côtes atlantiques du Canada, c’est-à-dire l’Acadie et la Gaspésie?Je crois que lion nombre le firent, ce qui explique l’existence de noms acadiens déjà anciens, bien qu’inconnus avant le Grand Dérangement de 1755.Loubert est un de ces noms de la baie des Chaleurs.L’ancêtre, Pierre Loubère (il signait ainsi), naquit en Normandie vers 1727.Il faisait partie d’une compagnie portée par le Lys lorsque ce vaisseau, importuné par le brouillard de Terre-Neuve et séparé du convoi, devint avec VAIcide la proie du peu scrupuleux Boseawen.Le jeune Normand fut transporté à Antigua, ile des Petites Antilles, et y demeura un an.refusant d’abord de "collaborer” avec les Anglais, maîtres de l’Amérique du Nord.Mais le désir de la liberté, sans doute aussi ccr-L.ins avantages matériels qu’on frisait miroiter aux yeux des captifs, eurent finalement raison des répugnances de plusieurs (J'entre eux.Pierre Loubert céda.Il prêta serment de fidélité à la Couronne britannique, ce qui lui valut de quitter les Antilles surchauffées, de venir se rafraîchir au climat de Boston où il vécut quelques années.Ici, dans le Boston fanatique de 1756 où arrivent, décharnés et pitoyables.des groupes d’Acadiens victimes de la cruauté de Boseawen et de Lawrence, Pierre Loubert se voit en face d’une grave décision a prendre: une décision qui pèsera sur toute sa vie, sur toute sa descendance.Il n’y a pas d'église catholique, il n’y a pas de prêtre à ' Boston, capitale du protestantisme en Amérique du Nord.Notre Nor-1 mand va-t-il pousser la fidélité à ' son serment jusqu’à l’oubli pratique de la foi catholique?U faut choisir; sera-t-ii un apostat à Taise, menant au milieu des Anglais une vie matérielle facile, ou un catholique pauvre, prêt à courir le risque d’une existence dangereuse peut-être?Pierre Loubert avait hérité d'une solide foi religieuse, et son patriotisme français avait plié aux circonstances, sans se rompre.Place en face d'un choix redoutable: Dieu ou l’argent, il n’hésita pas.Il s'attacha à Dieu et à sa foi catholique.Tournant le dos aux avantages matériels de Boston, il se mêla aux Acadiens exilés, misérables, 11 partagea leur existence précaire et résolut de les suivre lorsque commença, en 1765, un mouvement de retour aux rivages de l’ancienne Acadie, J’ignore la date exacte et les circonstances du voyage en goélette que fit le capitaine Pierre Loubert pour atteindre, vers 1765, les rivages de la baie des Chaleurs où les fuyards acadiens de Beaubassin avaient trouvé, dès 1756, un gite solitaire.Chose certaine, c’est qu’il épousa, à cette époque, Euphrosine Landry, soeur de Claude Landry qui avait été, en 1756, l’un des pionniers acadiens de Carleton.Leur premier fils, Pierre-Bernard Lou-bert, naquit à Carleton en 1767.La culture du sol, aidée de la pêche, pouvait nourrir ces courageux semeurs de vie française qui précédaient d’une génération, en Gas-pésie, les loyalistes de Gaspé, l)ou-glastown, New-Carlisle et Njw-Richmond (la Commission des Sites historiques du Canada devrait finir par l'apprendre!) Mais comme les débuts restaient difficiles! L’argent était chose à peu près inconnue de ces nouveaux Spartiates promis à l'exploitation de Charles Robin, maître-pêcheur de Tllc Jersey.Voici pourtant qu'en 1775 une grosse nouvelle se répercute jusqu’en Gaspésie.Elle est fondée, cette nouvelle.L’insurrection américaine éclate, et l’Angleterre demande des soldats qu'elle paiera royalement.Pierre Loubert risque l’aventure.Curieux peut-être de revoir le sol américain, il s’enrôle, il va faire le coup de feu contre les Bostonnais, Il s’en tire sans accident et reçoit sa récompense.juste celle qu’il ambitionnait.On le constitue petit seigneur de huit cents acres de terre neuve, à prendre dans la partie est de Carleton, au centre de la future paroisse de Maria.Pierre Loubert s’y installe avec sa famille vers 1780.Il y fait venir son beau-frère Claude Giiité.époux de Modeste Landry, et rétablit à ses côtés.Lui aussi rescapé des hasards de la guerre de 1755-60, Claude Guité vivait alors à Québec.Nous ne suivrons pas plus loin la carrière désormais paisible de P'er-re Loubert dont la maison s'élevait près du “quai” actuel de Maria.Comme les patriarches anciens, il eut “des fils et des filles”.L'un de ses fils, Frédéric, eut de deux mariages une maisonnée de vingt-six enfants.Je voudrais esquisser maintenant, comme seconde figure d'un diptyque, le profil original d'un petit-fils de Frédéric Loubert: le capitaine André Loubert, décédé à Maria en 1922, que j'ai bien connu.C'était un homme courtaud, mais nerveux et solide.Teint clair, oeil bleu et vif aux reflets marins, verbe intarissable.Il avait beaucoup vu, beaucoup retenu.Les soirées d’hiver fuyaient vite à l'écouter, Pendant que la neige houspillait les vitres, il nous emmenait allègrement vers les pays tropicaux, du côté des Uiilla i la page deux) tg DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 29 SEPTEMBRE 1945 VOLUME XXXVI - No 224 La vie liturgique 19e dimanche après la Pentecôte Introït “Je suis le salut du peuple.” — Le salut du corps et le salut de l’âme.Les causes secondes seraient impuissantes sans l’action de la cause principale qui est prédéterminante.Le salut de l’âme doit être voulu absolument, car il est le bien ultime de l’homme.Le salut du corps et ce qui s’y rapporte, conditionnellement (dans la mesure où il y a référence au salut éternel.Le moyen est pour la fin; le corps pour l’âme.On comprend bien qu’il doive en être ainsi, mais en pratique, nous faisons comme si nous ne comprenions pas.Malades, nous voulons guérir.Après, on verra.— “Je suis le salut du peuple”.Par opposition à tout succédané.‘‘Ceux-ci mettent leur confiance dans leurs chars.Ceux-là dans leurs chevaux; f Nous, nous invoquons le nom de Jéhovah, notre Dieu.Eux, ils plient et ils tombent; Nous, nous tenons ferme et restons debout” (Ps.19, 8-9).“Mieux vaut chercher un refuge en Jéhovah Que de se confier aux hommes; Mieux vaut chercher un refuge en Jéhovah Que de se confier aux princes” v (Ps.117, 8-9).Collecte “.afin que dispos également de corps et d’âme nous vous ser-vions dans la liberté de nos coeurs.” — Une nature humaine, c’est un corps et une âme.D'autre part, c’est un axiome certain que la grâce perfectionne la nature.Perfectionner, ce n’est ni détruire, ni rmplacer, c’est ajouter.Ce ruban qui fait si bien dans les cheveux de Jacqueline, ne fait si bien que parce que Jacqueline a une tète charmante et des cheveux ravissants.Le ruban ajoute à un charme déjà opérant.Un foie qui fonctionne bien, un estomac qui digère sans difficulté aident singulièrement l'exercice de la patience.La vertu est une facilité.Tout ce qui rendra la vertu facile ne sera pas indifférent.Nous sommes ici en présence des vertus naturelles et des vertus surnaturelles et du rapport que ces vertus ont entre elles.Il y a là un problème, mais ce problème, l’Eglise l’a dès longtemps résolu.Léon XIII faisant l’éloge de saint Thomas d’Aquin écrivait: “.en même temps qu'il distingue parfaitement, ainsi qu’il convient, la raison d’avec la foi, il les unit toutes deux par les liens d’une mutuelle amitié: il conserve ainsi à chacune ses droits, il sauvegarde sa dignité, de telle sorte que la raison, portée sur les ailes de saint Thomas jusqu’au faite de l’intelligence humaine, ne peut guère monter plus haut, et que la foi peut à peine espérer de la raison des secours plus nombreux ou plus puissants que ceux^ que saint Thomas lui a fournis” (Encyclique Asterni Patris).L’étonnant serait que l’homme ne doive pas mettre au service de Dieu tout ce qu’il est.Nature et grâce, raison et foi ont rapport d’imparfait à parfait.L'un mène donc à l’autre.L’abêtissez-vous de Pascal est l’une de ces sottises dont ce génie mal équilibré est coutumier.C’est Jacques Rivière qui a parfaitement raison quand il écrit: “Loin d’être avant tout un extravagant, le chrétien est d'abord un homme qui se sert de son esprit aussi complètement que possible" (.4 la trace de Dieu, p.40).Rappeler les gens à la raison n’est-ce pas un leitmotiv familier à tous ceux qui ont à guider d’autres hommes?Epitre “.nous sommes membres les uns des autres”.— Il faut souligner souvent la grande doctrine du Corps mystique, doctrine récemment rappelée et exposée par Sa Sainteté le Pape Pie XII.Le Corps mystique, «•'est la société que forment le Christ cl l’Eglise, l’un étant la Tète, l'autre le Corps; l’un étant l’Epoux, l’autre l’Epouse.Saint Paul revient sans resse à cette doctrine, bille nous étonne aujourd'hui en nos temps Imprimés de deuil MEMENTOS - REMERCIEMENTS Imprimés ou gravés d’individualisme.Nous concevons bien l’Eglise comme l’ensemble des fidèles, mais plus ou moins unis entre eux, alors que les fidèles sont les membres d’un même corps dont le Christ est la Tète.Ce qui caractérise le corps organique, c’est bien son unité substantielle.Dans les Epitres de saint Paul, les textes abondent où les fidèles sont dits crucifiés avec le Christ, plongés avec lui dans la mort, morts avec lui, ensevelis avec lui par le baptême, ressuscités avec lui, revêtant le Christ.Défendre l’unité, c’est défendre l’être.Briser l’unité, c’est détruire l’être: “Tout royaume divisé contre lui-mème se détruit, les maisons tombent Tune sur l’autre” (Le.II, 17).Graduel “Que ma prière soit devant ta face [comme l’encens.Et l’élévation de mes mains comme [l'offrande du soir.'" L'encens, c’est cette chose agréable dont l’offrande odorante est tout entière un hommage.Telle devrait être la prière, cette élévation amoureuse de Pâme vers Dieu.Trop souvent, prier, ce n’est que demander, ne penser qu’à soi.Tâchons d’oublier cette petite chose qui est nous, pour penser à Dieu et à ses intérêts.Un pareil désintéressement plaît à Dieu.Notre-Seigneur disait à sainte Catherine de Sienne: “Occupe-toi de moi et je m’occuperai de toi”.Qui veut n’ètre pas oublié doit s'oublier.D’abord, nos besoins, Dieu les connaît.Ensuite, le désintéressement est une vertu que les hommes prisent par-dessus tout.Et Dieu aussi.Le meilleur devra-t-il donc être exclu de nos relations avec Dieu?Visons donc au désintéressement comme à la fleur exquise d’un coeur noble et grand.Entre hommes, la mesquinerie est à chasser comme punaises d’un lit.Et entre Dieu et l’homme donc?Il n’y a pas assez d’encens dans nos vies humaines.C’est l’intérêt qui prime.Sans doute, il faut vivre, mais Thom-ine ne vit pas que de pain.De pain, on peut encore s’en passer mais, de fleurs on ne le peut guère.C’est pour cette raison que Dieu en a saupoudré la nature.Et la nature veut nous instruire, car il y a plus d’une fleur.Celles qui jaillissent du sol ne sont pas toujours les plus précieuses au coeur de l’homme, ni les plus recherchées.Goélettes et capitaines d* Acadie Prli ai spécimen* cui demande LTmprlmerie Populaire Limitée 490.Notre-Dame est.Montréal TèL BEI air 336) Tél.CRescsnl 5700 MAGNUS POIRIER Entrepreneur Pompes Funèbre?Expert Embsumeui 6603 rue ST-LAURENT Evangile “.ils s’en allèrent, Tun à son champ, l’autre à son négoce”.Invités aux noces, nous partons au champ ou à nos affaires.Le Royaume des Cieux, la vie surnaturelle, c’est des noces, c’est-à-dire plaisir et joie.C’est Marie aux pieds de Notre-Seigneur.Cependant, prenons-y garde.Des noces, c’est important.Du reste, on en a bien l’intuition.On ne se met pas en frais pour rien: “voilà que j’ai préparé mon festin; on a tue mes boeufs et mes animaux engraissés; tout est prêt”.Appelés à de grandes choses, des niaiseries nous retiennent.Je vous le demande un peu, aller au champ ou aux affai-les, quand on est invité aux noces! Ne pourrait on pas aller au champ un autre jour et remettre à demain les affaires?Ce n’est pas sans raison que noces et joie vont ensemble, sont inséparables.Le Royaume des Cieux, c’est le bonheur.Le bonheur en la vie présente et en l’autre.Oui, en la vie présente.Bonheur imparfait, me direz-vous?Tant que vous voudrez, mais bonheur quand même.Voyons.Rappelons nos souvenirs.Les heures les plus heureuses de notre vie ne furent-elles pas les heures les plus vertueuses?Vertu et bonheur vont ensemble comme deux petites filles bien sages se tiennent par la main.Communion “Vous avez ordonné que vos commandements fussent gardés scrupu-, leusement: puissent mes voies se di-; liger à la garde de vos justices!”’ — Ces commandements sont deux et n’en font qu’un: tu aimeras.Pas de contrefaçons.L’amour, on sait ce que c'est.Eh! bien c’est cela que Dieu veut et pas autre chose.“Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de ’ tout ton coeur, de toute ton âme, de toutes tes forces et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même.fais cela et tu vivras” (Le.10, ‘27-28).— “Je vous donne un commandement nouveau: que vous vous aimiez les uns les autres; que, comme je vous ai aimés, vous vous aimiez aussi les uns les autres.C’est à cela que tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de Tamour les uns pour les autres” (Jn.13, 34-35).Mais tout ce qui s’appelle charité n’en est pas nécessairement.Pour être la plus grande de toutes les vertus, la charité ne détruit pas les autres et pour n’aller pas avec les autres vertus, elle n’est plus charité, mais une corruption detestable d’icelle.C’est ainsi qu'il y a des charités apparentes qui ne sont que de grandes et funestes injustices.L’issue est non le salut, mais la perte.Ah! que la religion ne nous dispense pas d’intelligence.Dom Raoul HAMEL, O.S.B.(suite de la première page) Antilles où Tancêtre Pierre Loubert i avait séjourné.On poussait même ' jusqu’au Brésil, jusqu’en Argentine.Traversant à voiles l’Atlantique insondable, par les nuits chaudes qu’éclaire une mer phosphorescente.on allait visiter l’Europe de 1870.Souvenirs d'enfance, reflets d'un passé à jamais disparu! Né à Maria en 1843, André Loubert possédait l’instruction moyenne des Gaspésiens de l’époque.Avant sa première communion faite à treize ans, il avait fréquenté la petite école, tenue par un instituteur de passage trois ou quatre mois de Tannée.Il savait lire, écrire, compter, et sa vive intelligence fit le reste, jusqu’à lui gagner un brevet régulier de capitaine “au long cours”.Mais avant d’être capitaine, il faut être matelot.André Loubert connut toutes les étapes du métier: mousse, matelot, second, enfin capitaine et sociétaire.Il navigua quarante ans, de 1863 à 1904.Esprit à la fois curieux et réfléchi, il confia au papier beaucoup de notes de ses voyages.Un malheureux accident les a détruites; seul a survécu un cahier où je puise quelques détails.André Loubert fit dix-huit fois le voyage à Tile Barbade, pqur le compte de commerçants de la Gas-pésie, de Québec ou des Provinces maritimes.Il y transportait du Lois ou du charbon, il en* rapportait de la mélasse et «les épices.En 1879, note-t-il, “je suis venu de Barbade à Québec en vingt-six jours, à bord de la goélette Col, Ellsworth.Ce fut là sans doute son voyage-record, grâce au bon vent du sud ou de l’est.En 1871-72, victime d’une avarie à sa goélette, il avait dû hiverner sur Tile Barbade; il en avait rapporté des plantes, des coquillages et de multiples souvenirs.Voici, au texte, une note de 1868 où André Loubert, alors matelot, résume un grand voyage de treize mois qui le conduisit jusqu’en Belgique, en passant par l’Amérique du Sud: “1868.Mon voyage à bord la goélette Normandy, à 814 par mois.Embarqué à Pictou, Nouvelle-Ecosse, le 28 novembre 1867, avec chargement de charbon pour Boston.Nous sommes partis de Pictou le 2 décembre et arrivés à Boston le 23 décembre: un passage de misère.Jean Guité (fils) était mon compagnon de voyage, il laissa à Boston.De Boston nous sommes venus à Portland, Maine, et pris un chargement de planches pour Bue-nos-Ayres.On laissait Portland le 28 février 1868.et arrivé à Buenos Ayres le 2 mai.Repartis le 4 septembre pour Anvers, en Belgique.Arrivé à Anvers le 12 novembre, et je fus près de trois semaines dans la ville.J’ai visité les principaux endroits.Je montais dans le clocher de la cathédrale Notre-Dame qui a une hauteur de 400 pieds et qui renfermait 85 cloches.Je fus aussi au museum et au jardin zoologique, là on voyait tous les animaux.De Belgique je m’en suis revenu à mes dépens, en passant par l’Angleterre, partant de Liverpool.Je m’embarquai à bord d’un bateau à vapeur et à voile, le City of New York, comme passager.Arrivé à Halifax, puis à Maria la veille de Noël 1868”.De tels voyages, accomplis une main à la voile et l’autre au gouvernail, laissent à l’imagination et à la mémoire des sujets inépuisables.Retiré chez les siens à Maria, face à l’immensité liquide, le vieux capitaine Loubert, toujours coiffé de la haute casquette brodée qui avait parcouru les océans, ne se faisait pas prier pour exhumer ses souvenirs.Hommage soit ici rendu à sa belle âme française, à la générosité de son esprit et de son coeur! * * * J’avoue, au terme de cette petite étude, que je ne Tai pas entreprise sans une certaine hésitation.La figure du soldat normand Pierre Loubert, évoquée au début, est celle de mon trisaïeul, le grand-père de ma grand-mère Henriette Loubert.femme d’Edouard Bernard.Née en 1808 et morte en 1902, Henriette Loubert avait beaucoup gardé du type normand d’autrefois, y compris une belle langue française et le goût des choses anciennes, des images du passé.Quel plaisir ce fut pour moi.pendant les années d’enfance, de prêter Toreille à ses récits! Nonagénaire, elle aimait remuer ses souvenirs des débuts de la Gaspésie, se doutant bien que le vingtième siècle, dont elle franchissait le seuil, abolirait tout un lointain passé.De là.haut, aujourd’hui, elle sourit peut-être de voir son nom imprimé dans un journal, elle qui a lu son livre de prière beaucoup plus que la gazette.Antoine BERNARD, C.S.V, ARTHUR LANDRY ENTREPRENEUR DE POMPES FUNEBRES SALONS MORTUAIRES MODERNES SERVICE D’AMBULANCE O.GODIN prop.con**Ul«r municipal.$*lon* i 518.RACHEL EST FAIkirk 3571 Bumm x 528, RACHEL 1ST Messager demandé Msssagor demandé, moins de 16 ans, pour le département de Vlm-primerie.S'adresser au "Devoir”, 430 est, rue Notre-Dame.Derniers devoirs .• — Lalisez-nous vous assister dans vos derniers devoirs, envers ceux oui oartent.Nos conseils sont basés sur l'expérience.SALONS MORTUAIRES SERVICE D'AMBULANCE GEO.VANDELAC PONTOEÏ EN UWC l.IMITES G.Vandclac |r.— Aléa Cous 120 EST, RUE RACHEL, MONTREAL — BEIair 1717 CALENDRIER te mois SEPTEMBRE 30 tours Demain : DIMANCHE 30 SEPTEMBRE 1943 XIX PENT S JEROME, etmf.et (tort.Lever du soleil, s h.56.Coucher du soleil.S h.44.Lever de la lune, matin.Coucher de la lune, 3 h.30.Premier Quartier, le 14.a n h 3Sm du soir Pleine Lune, le 21.A 1 h.46m du snlr Dcrnii Quartier le 2t.l 6 h 24m du mat SEPTEMBRE 1945 Jutm Lun Mai Jeu Ven Sam i « d © G I V.l .() 014 •*.11 >038 1 2 3 4 5 6 7 8 | — — 9 10 II 12 13 14 15 — — _ .16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 — - Pour un meilleur service d'ambulance La Commission Des Marais a siégé plusieurs fois et fait un rapport préliminaire Après avoir questionné et écouté ' M.J.-H.Roy, président du conseil représentant les 32 hôpitaux de.Montréal, les membres de la Corn-! mission DesMarais, chargée d’amé-1 liorer le service d’ambulance à : Montréal, ont posé, hier, les jalons i du nrogramme qu’ils soumettront d’ici peu au Comité exécutif.Présidée par le leader du conseil, M.Pierre DesMarais, la commission a siégé, par exception, au bureau même de l’hôpital St-Luc, et groupait MM.Dave Rochon.J.-H.Gagné, G.-M.Pitts.E.-W.O’Fla-herty et Georges Godin.Le maire Camlilien Houde, à titre de membre ex officio, rehaussait la réunion de sa présence.Assistaient également MM.Albert Castonguay et Roland Barrette.M.Roy ayant donné, statistiques en mains, le point de vue des dirigeants d’hôpitaux en matière de service d’ambulance, la commission a manifesté le désir de voir se réunir les chefs des 32 hôpitaux de la ville, pour que M.Roy leur transmette l’essentiel du travail fait jusqu’ici par cette commission d’enquête, et leur demande à quelles conditions ces divers hôpitaux, ou les plus importants d’entre eux, assumeraient de faire bénéficier la population de Montréal d’un service d’ambulance convenable.La Ville, apparemment, est disposée à transiger d’abord avec les hôpitaux, qui ensuite s’entendront avec des entrepreneurs particuliers pour les détails de ce service.Comme Ta déclaré le maire: “Quand il est question delà vit des citoyens, il n’y a pas à lésiner.La ville paiera ce qu’il faut pour obtenir un service d’ambulance parfait.Pour les hôpitaux, il ne s’agit pas de faire de l’argent, ni d’en perdre”.Les commissaires ont insisté sur le fait que ce qui importe, c’est la rapidité du service.Les minutes comptent quand il y va de la vie des gens.Il faut réduire au strict minimum le laps de temps s’écoulant entre le moment (r e ’ Y1, .}a, UC.F., et So- pré, du collège de l’Assomption à J’11 , .w’ c u'^ l*u social, ont Saint-François d’Assise; le IL P ! t,lscuté ,en margc det .Ç.es.cn:‘dit,s ,Il‘ Boisvert, Ü.F.M., à Notre-Dame duigiUC1ïe’ ^es resPunsabiIites du Cana-Rosaire; le R P Anselme canurin ' !ia (laiis le monde international, à S a i n t-J ea n- Ba p ti ”t 6° de1' La* S a*! I e ' ! 'V^T1 à.dirc que l’ère M.l’abbé P-F Vanicr au Gcsir '0 î,lsola1tlofinfsme,était revolue.Que le R P ^’«té SOM ï’mhSS I Quesan3u"lTvaVitInserpbrép^reXr ^ar' iï&ssz} I Wrc.ta Pliilômdne; M.î’ajfbé if-j:’ Rodrï L™"'de^SiCr ^ Co-gue, du séminaire de Sainte-Thé-; M.Green a iniisté pour connaî- faveur de Radio-Ouest-Française.Cette campagne durera jusqu’au 11 octobre prochain.Le comité d'organisation nous communique les noms des prédicateurs, ainsi que ceux des parois- ____________ ses où ils prêcheront à toutes les] IL P.Langlois, S.J., à Saint-Henri messes, demain Mgr Georges Qibnna, archevêque-coadjuteur de Saint-Boniface, à Saint-Pierre Gaver; Mgr M.I.ajeu-nesse, vicaire apostolique du Kec-watin, aux Saints-Anges, de Lachi-ne; Mgr Maurice Baudoux, curé de Prud’homme, Saskatchewan, à St-Jcan-Berehmans; M.l’abbé J.-A.Beaulac, curé de Marceliin, Saskatchewan, représentant de Mgr Du-prat, O.P., évêque de Prince-Albert, à Saint-Jacques; le chanoine Antoine Dcschambault, chancelier du diocèse de Saint-Boniface, i Côte Saint-Paul; le R.P.R.Bernier, S.J., fils du juge Jos.Bernier, ancien ministre dans le cabinet provincial du Manitoba, à Saint-Louis de France; le R.P.A.-M.Guillemette, Ü.P., à Saint-Vincenl» de Paul de Montréal; le R.P.Ger-vais, S.J., à Notre-Dame de la Paix; le R.P.Pelchat, S.J., à Saint-Etienne; le R.P.Juneau, à No- tre-Dame de Lourdes; le R.P.Lalande, C.S.C., à Saint-Germain P MnrCentSFerî'\ertle ’ «rela politique inilitair'edu gouverl (l’Yniivilin’ ^nI-parSS^IPr^,\?einement- M- Coldwell a déclaré que • LyPihoL C.s.v., ! la situation mondiale était déses- de l’U.C.C., à Viauvillc; M La betteraverie de §aint*Hilaire mand Majouin, chancelier du dio-jfaiiait prendre les moyens d’ae-; c.ese.(1.e '”1(‘rl!rooke.et aumônier : croître notre force numériaue._ , croître notre force numérique.Saint-Cîement de; m.John Diefenbaker, député .A I-mile Lam-; conservateur de Lake-Centre, a ap- iaC,i!ï c^11 ^inJ*Re^CI?1Pteurî 1° R* P*; prouvé les opinions émises par ueBlois, C.S.y., a Saint-Jean de la ; ceux qui avaient parlé avant lui, .K- .î ’ Gcrmam Lesage, | mais il a surtout insisté sur l’op-a Noire-Dame du Perpétuel-j portunité d’en revenir au gouver-Secours; M.1 abhe L.Pressault, du nement démocratique au lieu du séminaire ne Sainte-l herese, à St- : gouvernement par les commissions Anselme, al.1 «ibbe Maurice Théo-; de contrôle et les arrêtés ministc-ret, du séminaire de Sainte-Thérè-j ricls.11 a insisté pour savoir si le se, a Saint-Aiiibroisc; le R.P.Be-> gouvernement entendait continuer langer, a Saint-Irénée., à gouverner le pays sous le régime ——- I de la Loi des mesures de guerre et ; il a fini par obtenir de MM.llsley (lue les wagons soient aussi parfai-; et Saint-Laurent, l’admission que jcinent nettoyés que possible avant | le Canada est encore juridiquement leur chargement.; en guerre.M.Diefenbaker a récla- Dans 1 après-midi, on étudia la j mé le retour au gouvernement nor-qucstion de la transplantation des | mal en se fondant sur les recom-.betteraves à sucre.L’assemblée se ! mandations de l’Association du * * v * c* » va n auiii.uadciiiuiçt; M! , mfliiuaiions ne J Association m On commegcera sous peu o recevoir t ansporta chez deux cultivateurs de ] Barreau canadien, qui veut que Toi la récolté — Le raffinage viendra ,a region qui ont avec succès | mette fin au régime de la Loi de ensuite Québec, 29 (D.N.C.) — La Corporation de la raffinerie de sucre de betteraves de Saint-Hiîaire-sur-Richelieu recevait dernièrement les agronomes régionaux et divi.sionnaires des districts .intéressés dans —j-»!- -i- ' .- on s liansporte des betteraves au cours i mesures de guerre, de la présente saison: M.Emilien j M.Hansell a ajourné ce débat gé-de Samt-JeanBaptiste de | néral sur les dépenses de guerre Houville, et M.Alfred .Ducharme, ' qUj précède l’étude en détail des t e'i • • a- i crédits militaires qui doit se faire Les iisultats de ces essais indi- comité plénier quent que, dans certaines régions de la province, ce procédé de transplantation contribuera à aug-i Pierre VIGEANT : la production de la betterave I menter notre production de bette-1 ière, les agronomes-instruc-, raves sucrières en 1946.L’on trou-1 suenere leurs spécialisés dans cette cultu re, et quelques autres représentants du ministère provincial de l’Agriculture.La discussion porta sur diverses questions, dont celle de l’organisation du transport de la prochaine récolte de betteraves.Il fut décidé que l’arrachage des betteraves à sucre commencerait au début de la deuxième semaine du mois prochain, soit le 8 octobre.La direction de la raffinerie de Saint-Hilaire se préparera à prendre livraison des betteraves dès le 10 octobre.A partir de cette date, le personnel préposé au pesage des vera prochainement dans la presse] PrOSlime fTlGlirtre agricole des explications plus détaillées touchant cette intéressante question.Successeur du docteur Oscar Mercier à Saint-Philibert Québec, 29 (D.N.C.) — La Sûreté provinciale enquête prése Uc-ment sur ce que Ton croit être un ! meurtre.Hier avant-midi, vers 11 i h.15, un voisin a fait la découverte du cadavre de M.Joseph Thiiio- _______ j deau, dans le rang des Carreaux de .'mi j .i St-Philibert de Beauce.La victime a Les autorités de 1 Hôtel-Dieu nous'.apparemment été assommée par des prient d annoncer que le service ! bandits qui en voulaient à son aril urologie du regrette professeur.Kent puisque toutes scs poches (scar Mercier est «intégralement; avaient été vidées de leur contenu, maintenu et quit continuera dei Ge cadavre gisait dans une dé- M.Marshall Allen, gérant de la raffinerie, a exprimé le souhait que la livraison entière des betteraves .soit effectuée dans le plus court laps de temps possible après celte date du 10 octobre: les opérations de l’extraction et On ••nffina.gc du sucre ne er •>"' guère avant que la rée .nette raves n’ait été reçue à 90 pour cent près.A propos du transport des betteraves par chemins de fer.la direction de l’usine a demandé fesscur Mercier, ont été magnifique-'?e’J?'_(;„ a, c mc, a*’ ment formés et assureront la survi- : îaf4^ a n Por,c>.*-a morJ lcmon-vunce de l’oeuvre de leur maître, jtal* a une Journée peut-ctre.La fin tragique du docteur Mer- ^e.s g^ns ' f ^'Georges affir-cier a provoqué des témoignages ! H)cr!,May Varsovie, 29 (A.P.).— La Polo-! gne ravagée par la guerre est le ; théâtre des plus grandes mi-| grations de son histoire.Deux ponts qui franchissent la Vistule ici servent de routes vers l’est et vers l’ouest.Un pont de bois temporaire Le rationnement volontaire de la viande Il ne serait pas efficace déclare à Vancouver, M.Donald Gordon, président de la Commission des prix Vancouver, 29 (C.P.) — M.Donald Gordon, président de la Commission des prix et du commerce en temps de guefre, a déclaré hier, à la radio, que l’économie canadienne doit subir des épreuves aussi difficiles en temps de paix qu’en temps de guerre et il a dit également que si l’on choisit mal le temps pour abolir les contrôles, on livrera le Canada à une inflation désastreuse”.Prenant la parole au cours d’un déjeuner conjoint du Board of Trade cl du Canadian Club de Vancouver, M.Gordon a affirmé que l’aup.mentation du coût de la vie causée par la guerre a été réduite au Canada avec plus d’efficacité que dans n’importe quoi pays au monde.11 a cependant fait remarquer que rien ne pourrait être plus désastreux (pie de croire que la fir.des hostilités signifie que tous 1rs contrôles doivent être abolis immédiatement.Le président de la Commission des prix et du commerce en tempt de guerre a dit que la fin de la guerre a créé de nouveaux problè.mes à l’étranger et au pays et il signale principalement : 1 — Les Canadiens doivent s’attendre au maintien des contrôles sur'les textiles au moins jusqu’à la fin de l’année.2 — Le rationnement rigoureux du sucre sera nécessaire pendant au moins 18 mois et peut-être [dus ; longtemps.3 — La pénurie de vivres dam le monde “peut nécessiter l’établissement ou la conlinuation du rationnement et le contrôle de la distribution pendant toute la périodi de transition”.4’— Aussi longtemps que le contrôle des prix sera en vigueur, la Commission a l’intention de maintenir les niveaux de 1941 sur lesquels repose le plafonnement.Le rationnement volontaire de la viande “ne serait pas efficace” au Canada et s’il était appliqué, il briserait les contrôles sur les prix de la viande, a ajouté M.Gordon.Conseil des métiers et du travai pour Vancouver et le district de Westminster; Norman-II.Dowd, secrétaire administrateur du Congrès canadien du travail à Ottawa, et Alfred Charpentier, orésident de la Confédération des travailleurs catholiques du Canada à Montréal.que le monde ait vus.: De l’aube jusqu’à minuit tous les jours, c’est un flot continu d’hom-: mes, de feninies et d'enfants, portant tous leurs biens attachés à leur dos ou dans des sacs ou valises.Tous les ] visages portent des signes de fatigue] et d’inquiétude.Qu’ils aillent vers] l’est ou vers l’ouest, la plupart de! ccs voyageurs ne savent pas où ils) finiront par s’installer.j Vers l’est vont les prisonniers de: guerre polonais et les civils que les] (la transmettra à M.Louis Allemands détenaient dans le Helen ministre de la Justice.Rapport de la grève à M.L.St-Laurent La Gendarmerie rovale — L’a-qui a du Pale cou- rt que les Russes envoient vers leur ancienne petite patrie.D’autres Polonais par milliers aussi vont vers! l’ouest, pour s'établit1 en Silésie et dans les autres territoires que la Po-! logne vient d’annexer à même l'Allemagne.Tous craignent que les pluies et l’hiver les surprennent en chemin.Les autorités polonaises à Varso-j vie disent que le pays se trouve1 dans une période de liquidité^ part' afja tous ceux qui retournent dans leurs villes ou leurs villages, il y a au moins 2,000,01)0 de Polonais encore en dehors du pays, soit à l’est, soit à l’ouest.du Cana-St-Lau-1 un rap-1 des bou-l ma- reconnaissance.I poursuivent leurs recherches.Premier Prix Nobel en cinq années Qslo, Norvège, 29 (Reuter) — Le ; premier prix Nobel à être décerné depuis cinq années, sera accordé cette année par un comité dirigé par Cari Hatnhro, président du Parlement norvégien.M.King à Washington dimanche Washington, 29 (C.P.) — On s’at tend que le premier ministre Mackenzie King se rende à la Maison-Blanche pour y rencontrer pour la première fois le président Truman.On a appris que le premier ministre a l’intention d’arriver dimanche matin et qu’il quitterait la capitale américaine au cours de l’après-midi.On croit que M.King fera cette visite avant de se rendre à Londres où il fera un séjour assez prolongé, aussi bien en Grande-Bretagne que dans l’ouest de l’Europe.: port complet sur la grève des I chers, qui s’est terminée hier lin à Montréal.L’assistant-commissairc de la Gen-' darmcric royale à Ottawa, M.M.Mead, a eu, hier après-midi, une longue entrevue avec le directeur , de la police municipale, M.Fernand Dufresne, ainsi qu’avec M.J.-O.Hé-roux, gérant général de l’Association des distributeurs de vivres, Inc., d’obtenir tous les renseignements requis pour la préparation de son rapport au ministre de la Justice.M.le maire Camillien Houde s’est dit des plus satisfaits de la cessation de la grève des bouchers, tandis que le président du comité exécutif, M.J.-O.Asselin, a tenu à féliciter la police municipale pour sa ferme attitude devant les manifestants.Le professeur Le Roy à l'Académie Paris, 29 (Reuter) — Le professeur Edouard Le Roy, âgé de 75 ans, philosophe français, professeur au collège de France, a été élu membre de l’Académie française hier, pour succéder à Henri Bergson, célèbre philosophe, mort durant l’occupation allemande de Paris.Retour à l'heure solaire demain Pour la première fois depuis six ans, les Montréalais reviendront à l’heure normale dimanche prochain, soit demain matin.Il faudra donc reculer d’une heure, cadrans, montres, horloges, à minuit, ce soir.Les compagnies ferroviaires annoncent de leur côté que lotis les trains arrêteront pendant une heure complète, à 2 h.dimanche matin, d’un bout à l’autre du pays.Il en sera de même aux Etats-Unis, où le retour à l’heure normale se fera également la nuit prochaifie.Trois personnes blessées par un tramway Trois personnes ont été blessées dont deux grièvement, dans un accident survenu à l’inlersectioji del rues Saint-Denis et De Castelnau, vers minuit, hier soir, en traversant la chaussée.Elles ont toute! trois été transportées à l'hôpital Saint-Luc, où deux sont hospitalisées.Il s’agit de Mme Adjutor Dufort 38 ans.7291, rue Lajcunesse, de Mlle Antoinette, 48 ans, et Paulini Gariépy, 13 ans, demeurant à h même adresse.Les victimes auraient été heurtées par un tram du circuit No 08.De bonne heure, ce matin, on rapportait à l'hôpital que les deux premières victimes étaient dans un état assez grave.Avis de décès GOYER.— A Montréal, le 28 septembre, est décédée Mlle Blanche (loyer, à l’âge de 62 ans et 5 mois.Mlle (loyer était autrefois à l’emploi du Bureau des successions.Elle était la soeur de la R.Soeur Sainte-Anne de Jésus, du Carmel de Ci-sieux, France.Le corps est exposé en chapelle ardente chez son frère, à 256 avenue des Pins, d’où le convoi partira à 7 h.30 pour se rendre à l’église Notre-Dame où le service funèbre sera chanté à 8 heures lundi, le ter octobre.L'inhumation aura lieu nu cimetière de la Cûtc-dcs-Neiges.Parents et amis sont priés d’y asisster sans autre invitation., LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 29 SEPTEMBRE 1945 VOLUME XXXVI — Ne 224 La "Messe au Christ-Roi" M.Duplessis au congrès des propriétaires Le premier ministre sera l'invité d'honneur au diner de clôture, mardi le 9 octobre, à Québec T.e congrès annuel de l’Union des Ligues des propriétaires de la province de Québec aura lieu cette année à Québec, les 8 et t* octobre prochains., Le congrès s’ouvrira officiellement lundi après-midi par l’allocution de bienvenue du maire de Québec, M.Lucien Borne.Au ban-ipiet de clôture, mardi soir, l’invité d’honneur sera le premier ministre de la province, M.Maurice Duplessis.MM.Adélard Godbout, rhef de l’opposition, et André Laurendeau, député de Laurier à la „„ .- ¦ .Législature et chef provincial du | ble choeur russe de berge .larotr.Cette oeuvre d’un Canadien français, Edouard Biron, ancien maître de chapelle à Saint-Vincent de Paul de Montréal, a reçu l’approbation et la recommandation de liturgistes éminents.Elle est aujourd’hui répandue dans toute l’étendue du pays (au taux de près de 2,(M)0 exemplaires), de la Colombie canadienne aux provinces maritimes.On l’a chantée dans de grandes cir.constances: fêtes patriotiques, solennités pontificales, etc.Il en reste aujourd’hui à peine quelques partitions, Ceux qui aimeraient se les procurer feraient bien de se hâter.S’adresser à l’auteur, Edouard Biron, au Devoir, 4 80 rue Notre-Dame est, Montréal.(Comm.) Trois concerts des Cosaques du Don Eu concerts hors série, Canadian Concerts & Artists fera entendre es Cosaques du Don, l’incompara- U Uk musical* Quelques notes sur l'orgue la âcène, au conceit et a lectan Bloc populaire canadien, ont aussi promis d’être présents a ce dîner.I Voici le programme du congrès: Lundi, H octobre.l'J'tô: 1 h.p.m.: Enregistrement des délégués au Château Frontenac.2 h, p.m.: Bienvenue aux congressistes par le maire de Québec, M.Lucien Borne, et par M.Chas.-J.Bédard, président de l'As, sociation des propriétaires du Québec.Ouverture officielle du congrès par le président de 1 Union des Ligues de propriétaires de la province de Quebec, Incorporée, M.De la Bruère Fortier, N.P.Lecture du procès verbal de la dernière assemblée générale annuelle (congrès des Trois-Rivières, 1944).Rapport du président.Appel des délégués.Formation des comités.Lecture des communications.Approbation des règlements.5 h.: Réception par 1 Association des propriétaires de Québec au Manoir St-Castin, Lac-Beauport.8 h.: Réunion des comités: contrôle de la location, impôts municipaux, crédits à la propriété urbaine.Mardi, 9 octobre 19bn: 10 h.a.m.: Au Château Frontenac.Assemblée générale plénière.Rapport du présiden tdu comité du contrôle de la location.Discussion de ce rapport (ce rapport peut, selon les circonstances, être remplacé par le rapport d’un autre comité et remis a l'après-midi).Midi: Ajournement de l'assemblée.2 h.p.m.: Au Château Frontenac.Reprise de l’assemblée générale plénière.Rapport du président du comité des impôts municipnux.Discussion de ce rapport.Rapport du président du comité des problèmes scolaires.Discussion de ce rapport.Rapport du président du co.mité des crédits a la propriété urbaine.Discussion de ce rapport, â h.: Levée de rassemblée.h.()5: Réunion du nouveau conseil d’administration.7 h.: Banquçt.Invité d’honneur: M.Maurice Duplessis.Pour les dames, mardi le !) octobre, à 2 heures de l’après.midi, visite du Jardin zoologique de E.harlesbourg, suivie, de ô à b neuves.d’une reception par Mme De la Rruère Fortier.les 9, 10 et 11 llis Majesty's.octohre, au théâtre Bibliothèque pour les fonctionnaires Montréal compte une autre bibliothèque circulante.Jeudi .soir, eu effet, l’Association des fonctionnaires municipaux a inauguré officiellement une bibliothèque qui sera à la disposition des lonetionnai-res municipaux.MM.René Constant, président de l'association; Honore Parent, directeur des services municipaux; et L.Croteau, conseiller mumeipal, représentant le maire Houde, étaient présents.M.Constant a rappelé aux autorités présentes que les fonctionnaires municipaux doivent actuelle-ment se contenter d’un local très exigu à la place Jacques-Cartier.11 a demandé s’il ne serait pas possible de construire un- immeuble pour tes fonctionnaires.On a chaudement félicité Mlle Aurore Berry, de la bibliothèque municipale, qui a été la principale instigatrice de la nouvelle bibliothèque.Cette bibliothèque compte près de 900 volumes qui sont prêts à être utilisés, alors que 000 autres sont chez le relieur.Leux qui voudraient envoyer des volumes à cette bibliothèque pourront adresser leurs envois à 428 Place Jacques-Cartier.Voyage à l'occasion de l'Action de grâces La police fait feu à Bombay Bombay, 29 (C.P.) — La police a aujourd’hui ouvert le feu en deux endroits de Bombay afin de disperser les foules alors que la révolté prend une tournure inquiétante.Les batailles continuent entre Hindous et musulmans.Au moins 19 personnes ont été tuées tandis que 77 autres ont été blessées au cours des deux derniers jours.La mosquée de Girgaum a été mise à feu et les flammes 1 ont grandement endommagée.Des maisons d’Hindous et de mahométans ont été lapidées et les troupes indiennes ont été appelées pour venir en aide aux autorités civiles.A l’occasion du congé de la Fête d’action de grâces, un groupe de membres de l’Association des voyages historiques, fera un voyage a Québec, Ste-Anne de Beaupré et Pile d’Orléans, par autobus spécial.Les voyageurs feront un arrêt à Berthier, Louiseville, Trois-Rivières.Cap de la Madeleine, etc.Le depart aura lieu samedi matin le b octobre et le voyage durera .1 joui s.Le public est invité à se joindre au groupe.Pour plus amples informations et réservations on est prie d’appeler au comité, CA.0795.À l'orphelinat St-Arsène - ! Le 30 septembre prochain l’A-micale des Anciens élèves de 1 Orphelinat Saint-Arsène tiendra sa seizième assemblée annuelle gêner raie à TO.S.A.A cette occasion il y aura Visile de la maison, assemblée générale, lecture des rapports, élections, récréations et rafraîchissements, tel qu’annoncé dans le programme.Un appel spécial est fait aux Anciens qui sont maintenant démobilisés, et qui ne sont pas venus depuis 4 ou 5 ans.Petite Symphonie de Monfrcal Bernard Naylor, directeur Saison 1943-46 à partir du 13 novembre Huit concerts A l'Ermitage I.es sièges des membres ds l’an dernier seront retenus iusqu'an NEUF OCTOBRE • On les allouera, après cette date, au* nouveaux membres, dans l’ordre de demande.On reçoit les demandes A •511 rue Peel, HA.3633 Triduum à sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus Dans la chapelle «le “Les Buis-sonnets", 171 ouest, Sainte-Catherine, à 8h.p.m., dimanche, 30 septembre.lundi et mardi, 1er et 2 octobre.triduum prêché préparatoire à la fête de Sainte-Thérèse de TEn-f an t-Jésus.Mercredi, le 3 octobre, à 8h.p.m., sermon, bénédiction et distribution des roses.La prédication sera donnée par M.l’abbé Lucien Lefebvre, aumônier de Villa-Maria.SERGE JAROFF V I.a saison musicale démarre lente ment, mais nous ne perdons rien à attendre s’il faut en juger par la liste déjà nombreuse de concerts et qui s’allonge (le jour en jour.Nous avons eu d’abord une semaine d’opéra, comme depuis quelques années et espérons-le, pour d’autres années à venir.Pour le moment l’intérêt réside surtout dans le premier concert d’orgue de la Société Casavant et les débuts scéniques de Mlle Pierrette Alarie —- depuis qu’elle a été couronnée par le Metropolitan.De Mlle Alarie tous les journaux ont fait hier force éloges et auront probablement l’occasion d’en parler de nouveau.C’est de l’orgue (Rie je veux écri- ! re aujord’hui.Ce n’est pas qu’il spit j bien récent puisqu’à part la flûte | dont il dérive, c’est l’instrument musical le plus ancien qui nous soit parvenu dans sa forme primitive; il s’est perfectionné mais les additions qu’on lui a apportées ne l’ont pas essentiellement transformé.L’homme primitif n’avait pas tardé à constater qu’en soufflant dans un roseau il pouvait émettre un son différent de la voix humaine.Puis les Crées (?) s’étaient aperçus que des roseaux de longueurs diverses donnaient des sons différents et avaient créé la flûte de Pan en les accolant l’un à l’autre.Mais l’homme étant essentiellement un être paresseux, il se dit qu’il serait moins fatigant de faire souffler dans ces tuyaux par un mécanisme quelconque, d’autant plus qu’il pourrait ainsi user de tuyaux beaucoup plus gros.On attribue l’invention de cette “flûte de Pan que l’on joue avec les mains” à un Egyptien du 3e siècle avant Jésus-Christ nommé Ktësi-bios.D’hydraulique qu’il était d’abord l’orgue fut bientôt actionné par une soufflerie et c’est ce dernier système que les Romains adoptèrent.En France, le premier orgue dont il soit fait mention fut envoyé à Pépin le Bref par l’empereur de Byzance.C’est aussi un Byzantin qui construisit pour Charlemagne les grandes orgues d’Aix-la-Chapelle.L’orgue n’était au début qu’un instrument de soutien et n’avait, pas plus que les autres instruments, de caractère propre, les philosophes considérant comme inférieur tout ce qui n’était pas la voix humaine.Mais bientôt, son ampleur et sa souplesse suggérèrent divers ornements et notes de passage pour laisser aux chanteurs le temps de se reposer; et plus on lui découvrit de ressources, plus on exigea de perfectionnements.En 1318, un Brabançon inventa le pédalier ou “clavier à jouer du pied”, on y introduisit des imitations de flûtes, hautbois, trompette, voix humaine, qui doublèrent presque le nombre des touches et conduisirent à la superposition des claviers.On en fait à ce moment un usage énorme, tant à l’église, qu’au château et en plein air.(Les tableaux des peintres du moyen âffe et du début de la Renaissance nous montrent plusieurs exemples d’un orgue portatif qui s’accroche au cou et se joue en suivant la procession.) C’est l’époque des grands échanges artistiques et militaires.Comme les condottieri, les musiciens vendent leurs services au plus haut enchérisseur.Josquin des Prés passe du service du roi de France à celui du Pape et de diverses cours.Jean Mouton est ^lc compositeur préféré de Léon X, et Laurent le Magnifique fait venir de Flandre Guillaume Dufay pour inaugurer les orgues du palais des Médicis.Partout l’orgue est célébré.Un jour de Pâques, un moine interrompit son sermon pour faire “corner les orgues” démon li ant ainsi que les anges “chantent en paradis la noble résurrection”.Dans le fameux festin où des musiciens profanes cachés dans un gigantesque pâté alternaient avec les chantres réfugiés dans la chapelle voisine, l’orgue joue quatre fois en soliste ’’moult doucement”, attestant ainsi dans la l’importance qu’il a prise faveur des auditeurs.Jean le Bon en captivité avait fait venir son orgue de Paris, et Charles V le matin de sa mort, fit rouler son Positif près de lui.Charles VI, son successeur, “grand dépensier à ornements de sa chapelle privée”, s’entendit reprocher “sa honteuse oisiveté oû il trouvait grand plaisir à sons d’orgues et de tambours”.Il est fait mention de l’orgue au sacre de Charles VIH et Louis XII.Charles-Quint offrit à François 1er une tapisserie où celui-ci est représenté jouant de Tor-gue à pédales.Lors de l’entrevue du Camp du Drap d’Or quand les Anglais chantaient, c’était l’organiste de F’rance nui accompagnait et réciproquement.Enfin Henri VIII fit délivrer de ses voeux un moine organiste de talent pour se l’attacher.(Celui-ci s’enfuit en apprenant que son prédécesseur s’était pendu pour avoir déplu au roi.) Comme on peut en juger, l’orgue a ses quartiers de noblesse.Mais de nos jours, il semble qu’on le néglige, en tant qu’instrument de musique.On est tellement habitué à sa fonction liturgique qu’on oublie de l’écouter — bien qu’on fût fort surpris si on ne l’entendait plus pendant l’office religieux.C’est un neu la raison qui a motivé la fondation de la Société Casavant; elle a voulu répandre le goût de là musique d’orgue et faire connaître les virtuoses de l’instrument.Elle ne pouvait mieux inaugurer sa saison qu’avec le concert de mardi dernier en présentant E.Power Biggs et l’orchestre que dirige avec tant de précision Fernand Graton.Nous avons pu entendre ainsi quelques-unes des pages les moins connues du répertoire de l’orgue, dont certaines méritent d’être jouées souvent.telles les délicieuses sonates de Mozart et ce concerto de Pou-lanc qui, par la fraîcheur, la vivacité et la variété des rythmes, rompte parmi les oeuvres modernes les plus divertissantes que nous ayons entendues depuis longtemps., Romain-Octave PELLETIER l’horaire des spectacles ST-DENIS “I.e Mensonge de Nln*” "Aloha rhant des Ile»" t.OEW’8 “The Corn 1s Oreen’’ 10 h.55.1 h.35, 4 h.15, « h.55, 9 h, 35.PALACE : “The Affairs of Susan” 11 h.1 h.40.4 h.15.« h.50, 9 h.30.CAPITOL.: "Where Do We Go From HereT" 11 h.35.2 h 15, 4 h.55.^ h.30.10 h.10.PRINCESS : "The Fighting Guardsman” 10 h.10, 1 h.55, 4 h, 40.7 h.20.10 h.ORPHEUM : "La Valse dans l’Ombre” 11 h.1 U 40.4 h 20.6 h 55.9 h.35 Premier tour du monde régulier en avion La gazette artistique Ctnfm* SAINT-DENIS: Le.Mensonge de Nina, avec Fernand Gravey, Isa Miranda et Aimé Clarifond.Aloha, chant des Iles, avec Jean Murat.(Du 29 septembre au 5 octobre inclusivement).ORPHEUM: La Valse dans l’Ombre avec Vivian Leigh et Robert Taylor.(Du 28 au 4 oct.inclusivement).PALACE: The Affairs of Susan avec Joan Fontaine et George Br^nt.(Du 28 au 4 oct.inclusivement).CAPITOL: Where Do We Go From Here?avec Fred MacMurray, Joan Leslie et June Haver.(Du 28 sept, au 4 oct.incl.) LOEWS : The Corn is Green avec Bette Davis.(Du 28 sept, au 4 oct.inclusivement).PRINCESS : The Fighting Gnards-man avec Willard Parker et Anita Louise.(Du 28 sept.au 4 oct.incl.) Musique MONUMENT NATIONAL: Les Variétés Lyriques présentent La Fille du Régiment, avec Pierrette Alarie et Léopold Simoneau.(Du 28 au 30 septembre et les 2, 4, 6, 7, 9 et 11 octobre).FORUM: Jean Deslauriers, Arthur Le Blanc et Rose Bampton.(4 octobre).LE PLATEAU: Les Concerts Symphoniques de Montréal sous la direction de Vladimir Golschmann.Soliste: Alexandre Branlowsky, pianiste.(2 et 3 octobre).HIS MAJESTY’S: Les Cosaques du Don, présentés par Canadian Concerts & Artists.(9, 10, 11 octobre).Variétés Lyriques "La Fille du Régiment" La seule raison qui puisse faire accepter cet opéra-comique •— et sûrement celle pour laquelle les Variétés Lyrique l’ont mis à l’affiche — est qu’il donne l’occasion d’entendre Mlle Pierre Alarie dans quelques airs propres à mettre sa voix et son art en valeur.Car autrement, on ne doit pas déterrer les morts, et l’oeuvre est morte, et bien morte, depuis un siècle.La musique est d’une indigence lamentable, l’histoire conventionnelle et l’humour (!) ne mérite qu’un qualificatif, que les Américains ont inventé, corny.Mais en dépit de tout, nous avons passé une agréable soirée, grâce à la valeur de la distribution: Sfmes Alarie et Maubourg, MM.Lional Daunais et Léopold Shno-neau.On avait pu se convaincre déjà que Pierrette Alarie avait une jolie voix dont elle savait tirer un excellent parti, mais on ignorait, ou presque, qu’elle possède des qualités d’interprète que pourraient lui envier bien des actrices d'expé.rience.Ajoutez à cela beaucoup de charme, et vous comprendrez facilement l’enthousiasme de l’auditoire qui Ta applaudie à tout rompre.Elle a pour partenaire Léopold Simoneau, ténor à la voix jeune et vibrante et qui s’assouplit de jour en jour; ne je vois pas à l’heure actuelle de ténor canadien qui promette plus.Jeanne Maubourg est toujours l’excellente comédienne qui sait faire un chef-d’oeuvre de pittoresque de quelque rôle qu’elle entreprenne.Tandis qu’on pourrait I dire la même chose de Lionel * Daunais: sa présence sur le pla- j teau assure d’avance le succès de | la scène.Il faut aussi mentionner les compositions de Georges Tou-pin, Gisèle Otis et Marcel Pater, son.I^es choeurs et l’orchestre sont bons comme d’habitude, les décors et les costumes propres sinon plaisants.et le ballet a l'air ridicule habillé à la militaire.Alouette”, présentement en route pour le Brésil où il chantera en tournée officielle, est actuellement aux Barbades où leur navire a fait escale quelques heures.Le vapeur José Menandez, après cette escale à Trinidad, se rendra directement à Rio de Janeiro qu’il doit rallier vers le 6 octobre.Au départ, à New-York, le “Quatuor Alouette” a reçu la visite de l’imprésario M.Eddy Dowling qui a invité MM.Filiatrault, Jacob, Trottier et Lamarre à chanter dans une comédie musicale qu’il présentera sur le Broadway de décembre à mai prochain.Aucune décison n’a encore été prise à ce sujet, M.Filiatrault annonce aussi que le Quatuor a mis au point deux chansons portugaises qui seront inscrites au répertoire de la tournée sud-américaine.M.Jacques Auger à la radio demain La chronique politique hebdomadaire de l’Union Nationale sera présentée, dimanche soir à 9h., au poste CKAC, par M.Jacques Augeiy fils de M.Henry-L.Auger, qui trav tera de sujets de grande actualité VIVKN (OltlT LEIGH TAYLOR S iMt, uciif wmoH • ïiitiNu ntt» 1 mOBCZ 'M ?Fl F" Hi E U Ml Romain-Octave PELLETIER Le "Quatuor Alouette" aux Barbades Une lettre de M.Roger Filiatrault nous apprend que le "Quatuor ST-DENIS A L’AFFICHE Washington, 29 (A.P.) — Un transport aérien géant, portant à son bord sej>t hommes et une femme, s’est envolé hier au-dessus de l’Atlantique pour le premier tour du monde régulier.Parti de Washington à 5 heures de l'après-midi, l'appareil, un Douglas de l’armée des Etats-Unis, doit se diriger vers les Bermudes.Après une heure d’arrêt aux Bermudes il s’envolera vers les Açores, puis vers l’Afrique, l’Egypte, l’Inde, la Chine pour revenir — en 151 heures — par les Philippines, Honolulu et d’autres bases du Pacifique.Plusieurs appareils ont déjà fait le tour du monde, niais ce sera la première fois qu’un appareil fait le tour du monde d’une façon continue.Tout le long de la route l’on tentera plusieurs expériences.Les équipages seront remplacés à intervalles réguliers.A bord de l’appareil il y a trois reporters.La plus grande partie de l’envolée se fera à une altitude de huit à dix mille pieds.Ces envolées régulières seront limitées pour un certain temps Le prix du voyage sera de $2,431 plus 15 pour cent de taxe par personne.Les voyageurs pourront changer d’appareil à Karachi, Manille, San-Francisco.La plus longue étape au-dessus de Teau sera celle de Honolulu à la Californie, soil 2,400 milles environ.Théôtre ARCADE: Flanche Pierre Frondaie.Spectacles Câline de FORUM: Le Rodéo, mettant en vedette Roy Rogers.(Jusqu’au 30 septembre inclusivement).Concerts-causeries pour les "Amis de l'Art" EM*® gaimi'mA1 ^MENSONGE DE Ni NA Pctrovna .AUJOURD’HUI -mu MT/ V oanitue PR ROM (sr w n r P JOHN DALI • JOAN LORRINGj NIGEL BRUCE • RHYS WILLIAMS A l’affiche The Affairs of Susan” DENNIS O'KEEFE SEMAINE W— .1 n La Société des Amis de l’Art annonce à ses membres qu’elle a organisé pour cette année plusieurs conccrtsTcauserie.M.Jean Danse-reau, pianiste, qui a déjà donné de ces concerts-causeries à deux repri ses, en donne huit autres cette année.M.Roland Leduc, violoncelliste, en donnera deux et Mlle Marcelle Martin, organiste, donnera six cours d’initiation à la musique d orgue.Les concerts-causeries de M.Jean Dansercqu auront lieu: le 28 octobre, le 18 novembre, le 16 décembre, le 10 février, le 10 mars et le 14 avril.Ceux de M.Roland Leduc le 20 octobre et le 3 novembre.Les cours de Mlle Marcelle Martin auront lieu les 10 et 24 octobre, les 13 et 20 février et les 13 et 27 mars.Pour tous ces concerts-causeries et ees cours, les membres des Amis de l’Art pourront se procurer un abonnement au local de la Société, 3815 avenue Calixa-Lavallée.ARCADE A L’AFFICHE MARCKL JOURNET ANTOINETTE GIROUX HU6UITTE OLIGMY MMCFOMIZ ARMAND MARION JIM SAINT DINIS • JUANA UVIOUTTI J RENÉ VKRNI Sarqs Jaroif.le dynamique chef dee Co-taquot du Don.qui dlrlqora ton •o* semble vocal, le» 9 10 et 11 octobre prochain» au theatre Hi* Majesty .» ISA MIRANDA AU ST-DENIS vn IN É h L'acteur Fernend Gravey el Petrovna", aujourd'hui Isa Miranda, dans Saiat Denis.]« film "Le Mensonqe de Nina .Choix de Messes Modernes* d’une belle écriture à deux, trois voix éqale»; aussi quelques-unes à Voix mixtes, toutes suivant le MOTO PROPRIO ill BOTTIGLIERO DUBOIS !,ETOURNEAU MAURO MARSH MARSH MARSH McGRATH McGRATH McGRATH MARZO MEUUEMEESTF.R MONTANI PF.ROSI PEROSI RAVANELLO RFFICF.ROSSINI SINGF.NBERGF.R STHEI.E STHF.l.E Y ON Y ON YON YON YON Ste Rose de Uim» Messe en Sol Messe en Do Messe en Fa Regina Cocll Messe Chorale Messe des SU Anges Messe Chorale Messe Lyrique Messe Am or Del Cantlca Puerorum Perpétuel Secours Regina Pacts Messe à trois voix d’hommes Te Dcum Laudamus Messe de S.Pierre Messe Chorale Orbis Factor Ste Famille Salve Rrglna Atnor Del Oilectus Meus Regina Pacts Mlssa Solcmnis Ste-Marguerite (Melodtca) Messe Pastoral* M.Alexandre D'ARAGON.B.L.organiste.licencié en musique de l’Université de Montréal, et directeur du rayon de la musique religieuse cher J.-K.Turcot.MESSES DE REQUIEM Bottigliern, Larlvière.Perosl.Yon SPECIAL: OFFERTOIRE pour Noël à quatre voix mixtes pouvant se chanter à trole voix mixtes.'TRANSEMUS USQUE BETHLEHEM" d'un elle» très sûr.Le plue grand succès depuis JESU BAMBINO #1 HODIE de Rousseau.$.£JwuodJ: 568 EST, RUE STE-CATHERINF MONTREAL LAncaster 111 Alexandre Brailowsky premier soliste Alexandre Brailowsky, le célèbre pianiste russe, sera le premier soliste de la nouvelle saison des Concerts Symphoniques de Montréal, aux concerts des 2 et 3 octobre prochains.Brailowsky fit sa première impression sensationnelle auprès des rritiques et du public d’Amérique, alors qu’il dirigea une série de récitais consécutifs ii y a 7 ans, à New-York.Ses représentants furent étonnés d’entendre dire qu'il entendait donner tout un cycle des oeuvres de Chopin.Au scepticisme de ses administrateurs, Brailowsky répondit que j le public aimerait l'idée d’un cycle ' de Chopin.La série fut entièrement vendue et reçut un accueil des plus enthousiastes de la critique musicale.Olin Downes, du New York Times, célébra sa maîtrise.Depuis ce jour.Brailowsky a été reconnu non seulement comme un grand interprète de Chopin, mais comme un maîtra de toutes les écoles depuis Bach Scarlatti à Liszt et tes modernes.A son concert de Montréal.Rrai-lowsky jouera le 2èmc concerto en do mineur, de Rachmaninoff, à la demande du public.Cette oeuvre constitue l’un des-concertos les plus aimés du public et promet d'inaugurer la saison de façon très bril-lantc.^ ^ _ Au St-Denis cette semaine Le film Le mênsôiige de Nina Pa.j trovna prend l'affiche aujourd hui au Saint-Denis.Celte production est défendue par Fernand Gravey, Isa Miranda et Aimé Clariond, de la Comédie française.Paulette Dubost, Annie Vernay sont aussi de la distribution.Le second film a 1 affiche est Aloha chant des lies, avec Jean Murat.Danièle Parola et une exeel-iente distribution.Ce Soit MONUMENT NATIONAL la FILLE du RÉGIMENT avec Pierrette ALARIE RIDEAU: 8.25 Tèl.PLattau 9161 Aujiil le 30 septembre 2-4-G-7-9- 11 octobre ( / céhatu/reïhmaâ' ê/^gfainçjr LGuûràm IMPERIAL 1 AUJOURD’HUI et DEMAIN BETTY ORABLE DICK HAYMES "Diamond Horseshoe” Autre spectacle : "The Body Snatcher” A COMMENCER LUNDI "Without Lov*’’ Autre spectacle : "The Brighton Strangler” “o«nim25c aft 3CH m JO 40 Canadian Concerts & Artists présente £1 Sht^é uci SERGE JAROFF n choeur qu’on ne peut enten-¦ana vouloir le réentendre 3 CONCERTS Mor.Mar.Jeu.fioirs) 9, 10, 11 oct.THEATRE H IS MAJESTY'S Programmes dilférents BILLETS : S1.00, 81.J5, $1.50, $2.00 plus taxes Billets actuellement es vent* ches Ed.Archambault.MA.C.W.Lindsay.MA.H01 et Harmony Lane.EL. VOLUME XXXVI — No 224 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 29 SEPTEMBRE 1945 - - Ct*t par ta («mma, af*arw« morata at ralifieuae du ganre humain qua ia Famille tara toutoun régénéré* et ravitaillé* an Idéal sala1 C‘e*t par l’Influanw.fruit de m personnalité marata «t inteHytuall*.beaucoup pTus encor# que par l’exarcice dr pouvoirs définis.qua la femme mènera I* mande Rédactrice : Germaine BERNIER ¦J s Fil à fil naissent les tissus Embellissons les abords de Un groupe de journalistes visite la filature de Cowansville “Oui aurait pu croire qu’il fallait tant de travail pour faire un simple tissu!” C’est la réflexion que se faisaient les journalistes invitées à visiter l’importante filature de Bruck Silk Mills, Limited, à Cowansville, avant-hier.En effet, les membres féminins des journaux montréalais étaient les hôtes, jeudi, du sérant général, M.Allan Watt, de MM.Gerald et Robert Bruck, de M.Louis Mees, directeur de la filature, de quelques directeurs et chefs de service au club récréatif de Bruck Silk.Après le déjeuner, qui fut aussi joyeux qu’il était soigné et réussi en tous points et qui fut servi dans les salons du club, la visite de la filature commença, se poursuivit pendant deux bonnes heures qui n’ont pas permis de tout voir en détails, mais qui ont réussi à intéresser au plus haut point les visiteuses qui ont fait leur possible pour comprendre le rôle infiniment complexe d’une machinerie moderne dans la transformation de la filasse en rayonne, en crêpe, en soie, en imprimé, en broché, en tissus de toutes _ pesanteurs, couleurs et valeurs tout j prêts à mettre sur le marché.Quel chemin à parcourir cependant de l’ouvrier filassier à l’emballeur! Lt que de rencontres: ce sont les bobineurs, les tailleurs, les pei-gneurs, les dévideurs, les teinturiers, les monteurs de laines, les cardeurs, les fileurs, les monteurs de chaînes, les gaufreurs, les dessinateurs, les imprimeurs, les dégraisseurs, les blanchisseurs, et bien d’autres.Et des rangées étourdissantes et sans fin de bobines et de fils enchevêtrés et pourtant en ordre qui rejoignent d’immenss métiers, d’immepses cylindres, d’immenses cuves et des tables qui font penser aux autostrades.Evidemment, quand il s’agit d’enrouler, de tremper dans la teinture ou 1 eau bouillante et de faire sécher à la vapeur de vingt-cinq a trente mille verges de tissus, il faut une autre installation que la cuve domestique et la traditionnelle corde à linge.Dans presque toutes les branches de l’industrie textile ,1a main-d’oeu-vre féminine est pour le mpins aus-si considérable que la main-d oeu-vie masculine, même à l’atelier de peinture, chez le graveur ou 1 imprimeur au pochoir.Des familles entières, mères comprises, travaillent dans une branche ou l’autre de 1 usine et le personnel, qui compte environ 1,050 employés, est, nous a-t-on iit.canadien-français, dans une proportion de 92 pour cent.Bruck Silk Hills, dont le bureau chef est à Montréal, a été fondé en 1921 et possède deux succursales en Australie et en Nouvelle-Zélande.EXAMEN de la VUE LUNETTES CORRECTIVES SoéclaUstc Lorenzo Favreau, 0.0.D.ef tes assistants OPTOMEIKISTKS-OPTIC1ENS.Ba.O.Bureaux de consultation : ÎAITfAVREAU Bureau du centre 265 est, rue Ste-Catherine Tél LA *703 Bureau du nord 6890, rue'St-Hubert T«1 CA 9344 C’est la première maison qui a traité la soie naturelle au Canada, il y a environ vingt-quatre ans.Depuis la guerre naturellement, il n’est plus question de soie naturelle, c’est le vinyon, soie spéciale, qui l’a remplacée, de même qu’il a remplacé le nylon.On conçoit facilement le rôle de la chimie dans une entreprise textile et seuls des chimistes experts peuvent garantir le degré des tons dans les couleurs qui servent à la teinture après que les tissus sont passés par toutes les transformations et épreuves indispensables.Cette grande entreprise de tissage de Cowansville est une maison des plus modernes, non seulement au point de vue de l’outillage mais également à celui des exigences actuelles de propreté, d’hygiène, de bien-être social et individuel, etc.Cette filature est dotée d’un service médico-social qui s’avère aujourd’hui si précieux dans toutes les industries.Deux gardes-malades y sont attachées et la visite du médecin a lieu trois fois par semaine.Tous les employés sont invités à passer à l’examen médical annuel et les nouveaux venus doivent voir le médecin dès leur entrée comme travailleurs de l’usine.Une chambre de repos est mise à la disposition des ouvriers indisposés ou subitement fatigués.Tout récemment a été inauguré à Cowansville un terrain de jeux qui a été donné par les citoyens de la ville mais aménagé par la maison Bruck Silk Mills Limited, qui y a fait installer également une plaque commémorative pour rappeler la mémoire des soldats de la cité qui sont tombés à la guerre.On nous avait signalé que le meilleur esprit de famille régnait à la filature et que les causes de mécontentement possible y étaient réduites au minimum.L’entrain apporté à leur travail par les emplyoés que nous avons croisés et les sourires qui nous ont salués au passage dénotent bien en effet que tout doit aller pour le mieux dans cette grande famille ouvrière et les journalistes en visite l’ont d’autant mieux senti que l’hospitalité qui leur a été offerte a été aussi généreuse qu’agréable.G.B.PETIT CARNET Mariage Racine-Vaillancourt M.Albert Racine, de Québec, annonce le mariage de sa fille, Aline, avec Me Gérard Vaillancourt, avocat au Barreau de Québec, fils de M et Mme Emile Vaillancourt, de Québec.La bénédiction nuptiale leur sera donnée par Son Exc.Mgr Georges-Léon Pelletier, évêque d’E-phestus, auxiliaire à Québec, le samedi 20 octobre à 10 heures, en l’église Saint-Jean-Baptiste de Québec.Pas de faire-part.Produit* d* la (armai BEURRE, OEUFS.FROMAGE H.DUBOIS & CIE PROVISIONS EN GROS HA.4274-5 Bureau i HA.4280 273-277 EST, BUE SAINTPAUI.«i BISCUITS e (RÂTEAUX • TARTES —y JtlULCllfeit Montré*! CR.2167 235 ouest, avenue Laurier nos maisons ii (Suite cl fin) Et passons tout naturellement au deuxième grand défaut de notre culture ornementale.Nous rétablissons celle-ci pour le public, non pour nous.Rien de surprenant si nos jardins décoratifs manquent d’intérêt.Ils sont faits sur la rue, pour tout le monde.Nous n’y jouissons d’aucun cachet d’intimité et de réclusion.A tout moment, les autos nous aveuglent de poussière, nous empestent de gazoline.Les animaux vagabonds de toute dimension, de toute description, y accèdent trop facilement.Même, à la longue, nous perdons le goût d’entretenir nos jardins de fleurs, de varier leur arrangement, tant ils ne nous disent rien, tant ils paraissent être une espèce de vestibule à ciel ouvert, banal, conventionnel, obligatoire, que les enfants traversent en courant, plus attirés par le mouvement de la grande route.Cette habitude de vivre sur la rue et pour les autres, nous la tenons des premiers faiseurs de terre.Alors, pour chasser les idées de misère et d’efforts que l’abattage de la forêt fournissait durant de longues et dures journées, l’unique consolation consistait à se tailler une clairière autour de la maison pour apercevoir un coin du ciel, jouir du vent attiédi du soir arrêter les passants pour leur arracher un mot d’espoir et d’encouragement.Le soir venu, tous étaient très las, il va sans dire que l’on ouvrait cette clairière, on semait quelques fleurs très près de la maison bâtie elle-même sur le chemin.L’arbre alors, c’était l’ennemi.Il fallait d’ailleurs l’éloigner de la maison en cas de feu.Les descendants de nos hardis défricheurs ont encore dans le sang ce goût de bûcher les arbres.Quüls entendent ce mot d’ordre: “Plantons des arbres.Conservons la forêt.Ecoutons sa voix plaintive après tant de feux de forêts dont 85% sont dus à l’imprudence: “Faites-moi revivre, ne me brûlez pas si vous tenez à l’avenir de vos enfants”.Voilà pourquoi tant de nos demeures sont bâties sur le trottoir au milieu d’un terrain dégarni d’arbres bien qu’il y ait en arrière de nos bâtisses un vaste espace libre.Notre goût atavique de tout orner sur la devanture ne nous suggère aucunement l’idée de rendre intéressants, jolis, par la pelouse, les fleurs, les arbres, les bosquets d’arbustes, les terrains à l’entour et en arrière.Cependant, je le disais plus haut, il existe de louables exceptions.Pour propager ce goût, nous ne saurions passer sous silence l’éducation qui se fait par les cercles de jeunes naturalistes, de jeunes agri-, culteurs, par les clubs 4-H, les cercles de fermières, le club des Habitants de Québec, les concours d’embellissement, et d’amélioration des terrains d’écoles, les concours des jardins patronises par des syndicats d’initiative, des Chambres de Commerce, des organisations commerciales se servant de journaux et revues agricoles, de la radio — le poste CHRC de Québec entre autre.Mentionnons aussi les concours de parterres1 des chefs de gare du C.P.R., de chaulage et entretien des beurreries et fromageries, les fêtes des arbres avec démonstration de plantation auprès des écoles et édifices publics.Enfin, à tout cela, ajoutons, avec un souvenir ému, le merveilleux essor qu’a donné à la botanique, à l’amour de la nature, à la fois aux jeunes et aux adultes, aux écoliers comme aux professeurs et éducateurs, aux ruraux et aux citadins, ce grand Canadien disparu trop tôt, le Frère Marie-Victorin.Imitons la nature dans ses caprices merveilleux de végétation.Non, le goût n’est pas disparu chez nous.Mais il faut le cultiver, l’extérioriser pour le montrer aux jeunes.C’est par l'éducation, et par clic seule, en fin de compte, qu'une race peut s’orienter sûrement et définitivement vers tout avance-ment, tout progrès.Plantons un bel arbre dans un coin de la propriété.Gardons ici et là sur la ferme des taillis d’arbustes pour masquer des points de vue détestables, nous permctlre, ainsi qu’aux animaux, de jouir d’un peu d’ombre en été.A peu de frais, on peut établir des bosquets, des brise-vents si utiles contre les bri.es rageuses.11 s’agirait de transplanter ces arbres de la terre à bois; ils seraient ainsi plus faciles à acclimater, à faire reprendre.Pourquoi aussi ne pas séparer nos champs, nos fermes par des haies, les enjoliver en coupant l’horizon de cette multitude de clôtures disparates qui chagrinent nos paysages?La haie, de plus, fournit le cadre naturel à une pelouse bien rasée, et donne à tout le domaine rural cette allure vraiment seigneuriale de la campagne anglaise et écossaise.Elle attire et abrite, de plus, des myriades d’oiseaux voraces, d’insectes nuisibles à nos cultures et plantations.Par lui-même, le gazon est très décoratif.Etablissons plus de tapis de verdure.Ils encadrent bien et détachent la maison, font ressortir fleurs et arbustes.Pour mettre nos fleurs en valeur, ne semons pas dans une seule plate-bande trop de fleurs aux couleurs disparates.La vérité plaît, non la profusion.Séparons les annuelles des yivaces.Celles-ci servent d’ornement définitif.Des massifs par ordre de grandeur en commençant par les plus hautes fleurs, telles que passe-roses et dauphinelles, près de la maison, ou quelques arbustes sur cette pelouse obtiennent un bel effet.Je voudrais que l’on puisse voir ce qu’une modeste fermière de l’Abitibi a réussi avec quelques vignes grimpantes et quelques fleurs toutes simples, peu coûteuses, pour égayer son camp de bois rond, et ses approches.Ses fils aussi sont restés sur la terre.Vraiment, écrivait Louis Veuillot, “les fleurs sont le sourire du bon Dieu”.Que les abords de la demeure reflètent l’ordre et la sérénité du foyer rural! Qu’ils soient vraiment le prolongement, le cadre naturel de cette reposante beauté de nos coquettes maisons rurales bien entretenues! Rendre la ferme jolie, attrayante, intéressante, voilà un des moyens de garder nos fils et nos filles à la campagne.Adrien DESAUTELS, Agronome spécial, Service de l’Inf.et des Recherches Activités Féminines, Conférences, Réunions, etc.Congrès d'anciennes à Outremont Pour clore les fêtes magnifiques qui ont marqué le centenaire de la communauté des Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, toutes les anciennes élèves de quelque Institution que ce soit, sont Invitées à un grand congres qui sera tenu À la m&l-son-mére, boulevard Mont-Royal, Outremont, les 9 e tlO octobre prochains.A’jcu-ne Invitation nominale ne sera adressée et celles qui désirent assister à l’une ou à l’autre séance du congrès, peuvent obtenir les renseignements voulus et s’inscrire par téléphone.Afin d’aider l’organisation.on demande de s’inscrire aussitôt que possible aux numéros suivants: Mme Henri Baril, FR.1630, Mme Henri Oroulx, CA.3337, Mme J.R.Bérubé.FA.2298, Mlle R.A.Faquin, CL.2136, Mlle Qabrlelle £>uro-cher, FR.8531.A la Congrégation de Notre-Dame La retraite annuelle semi-fermée de» membres de la Société des Enfanta de Mario de la malson-mcre est fixée au lundi, 8 octobre.Elle commencera à 3 h.30.Le R.P.Bélanger, C.SS.R., en sera le prédicateur.Mercredi, 10 octobre, messe pour les associées défuntes, .spécialement pour les décédées de l’année: Mmes Lèandre Brault.Gury LaMothe, F.-X.Roy, J.-Z.Gauthier, Mlle Anna Masson.Au bénéfice de l'Ouvoir Notre-Dame des Enfants Mercredi, 10 octobre, à 2 h.30, h.l’arsenal médical, 4824 chemin de la Côte-des-Nelges, l’Ouvrolr Notre-Dame des Enfants au service des crèches et orphelinats, donnera une partie de cartes pour le bénéfice de l’oeuvre que présidera Mme J.P.La-londe.sous le distingué patronage de Mmes Camllllen Houde, Alblny Paquette et Raymond Eudes.Cours de la Société des Ouvrières catholiques Les cours du soir donnés par la 8.O.C.A la Fédération nationale St-Jean-Baptls-te, 853 est, Sherbrooke, auront Heu comme suit: lundi, chant et solfège; mercredi, coupe, tricots et.fantaisies; Jeudi, couture et chapeaux; vendredi, français, arithmétique, anglais.On peut encore s’inscrire en se présentant le »olr des cours.Pour renseignements.AT.7663.EATON ouvert de 9 h.30 à 5 h.30 du lundi au vendredi et de 9 h.30 à 1 h.le samedi L’allure automne 1945 77.est différente ! Emmancnures profondes, manches amples, poignets larges, taille fine, profusion de fourrure, chapeaux de formes inattendues l’ont totalement transformée.En hommage à cette silhouette nouvelle EATON offre le bouquet de ses propres couleurs de tapisserie.^T.EATON C?,»,™ O» MON XBBAL Villa Notre-Dame du Rosaire Voici la liste des prochaines retraites fermées prêchécs par le R.P.Mêthot, O.P.: 3-6 octobre, problème de la vie Intérieure pour laïques, dames et demoiselles (Inscriptions closesl; 15-18, L.I.F.C., membres de l’Action catholique; 22-25, dames; 26-28, employées de bureau; novembre, 1-4, fiancées; 8-11, Jeunes filles; 15-18, dames et demoiselles (mystique de l’action catholique); 22-25, vocations; 30-2 décembre, employées de bureau; 6-9, Jeunes filles (ser-i vice social).On est prié de s’inscrire en s'adressant A Sr M du Laus, 12435 rue Ste-Crolx, Car-tlervllle, tél.BV.2393.Au pensionnat de Varennes La réunion annuelle de l’amicale Notre-Dame du Sacré-Cœur aura lieu au pensionnat de Varennes, samedi, 13 octobre, a 2 h.Bienvenue è toutes les anciennes.Aux amicalistes de Joliette Invitation cordiale de venir k la réunion annuelle qui se tiendra à l’Ecole Normale, dimanche, 14 octobre, à 2 h.Bienvenue a toutes.Partie de cartes Lundi prochain, 1er octobre, sous la présidence de Mme Prime Pronovoat, une partie de cartes aura Ueu, a 4312 rue Papineau, au profit de l'œuvre de la Réparation a la T.S.-Face.Pour Informations, FR.9411 ou CH.7513 Les femmes libérées des forces armées Ottawa, 29.— Selon les chiffres publiés par M.lan A.Mackenzie, ministre des Affaires des anciens combattants, la très grande majorité des femmes libérées des forces nr-mécs canadiennes emploient leurs crédits de réadaptation pour acheter des meubles et des articles de ménage.Jusqu’à la fin d’août, 950 femmes avaient touché $95,807 en crédits de réadaptation.De ce nombre, 807, ou 85 p.c., ont employé leurs crédits pour meubler des maisons, soit une somme totale de $79,670.Aucune n’a encore acheté un commerce en se servant de son crédit de réadaptation, mais 47 ont employé leur crédit pour augmenter le capital d’exploitation de commerces qu’elles possédaient déjà.Pendant le mois d’août, 149 femmes libérées ont demandé et obtenu $14,755 en vue d’acheter des meubles et des articles de ménage.Les chroniques féminines , sont aujourd'hui en pages des Modes.Nous serions reconnaissants à nos lecteurs d'encourager les annonceurs de ces pages.LA DIRECTION Charles et Eva romon de Joseph MARMETTE Brochure de 190 pages.Au comptoir $0.75, por la poste $0.85.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" r 56.(Suite) (M.Hyacinthe resalue).— Personnellement je connais vos qualités de coeur et d’esprit.Vous êtes de cette élite que nous idmirons.Je vous donne, de grand coeur, mon consentement.— Oh! merci! merci! — Mais n’anticipons pas.Ce n’est pas à moi qu’il appartient de répondre de façon définitive.C’est à Marie, qui est maîtresse de ses déci- (1) Publié *v«o U rraclauM autorisation d« Oranger Frère», Limitée, qui ont réimprimé l’ourraga au CtoartN.sions.Désirez-vous que je l’appelle ou préférez-vous que je l’interroge hors de votre présence?Je vous porterais à domicile, sa décision.D’un air héroïque, presque farouche, comme s’il se trouvait devant un dentiste, qui propose de lui arracher une molaire, M.Hyacinthe s’écrie: — Finissons-en tout de suite.Cependant que Telcide sort, il recommence à rouler son chapeau haut de forme.Il se regarde dans la glace, il est content de lui.Les deux soeur* entrent en se ¦ donnant la main.C’est un groupe délicieux qu’on imagine ' parfai'e-j ment au coin d’une cheminée: — Bonjour, chère demoiselle Marie.— Bonjour, cher monsieur Ulysse.— Comme je le disais, il n’y a qu’une minute, à Mlle Davernis aînée, je suis venu pour vous demander votre main.— Ah! Avec un grand geste et un petit cri, Marie tombe à la renverse dans un fauteuil.Elle est évanouie.Comme le professeur pousse de sourds gémissements, Telcide lui dit vivement: — Vous tremblez.C’est parce qu’elle se trouve mal?— Non, c’est parce qu’elle s'est assise sur mon chapeau.11 doit être écrasé.— Aidez-moi à la soigner.— Oui, oui.Tenez!.Voici un flacon.— Vous êtes un homme de prudence?Vous aviez pris des sels.— Oui, pour vous! — Comment?pour moi.v* - M.Hyacinthe est totalement affolé.11 marche de long en large, prononçant des mois sans suite.Brusquement, Telcide le croit fou, il crie à tue-tête: — Au secours! Au secours! Il n’en faut pas plus pour que Marie revienne à elle et pour que Rosalie et Jeanne qui écoutaient à la porte, fassent irruption dans le salon en demandant: — Qu’y a-t-il?qu’y a-t-il?— Il y a, déclare doucement Marie en prenant la main de M.Ulysse, il y a que je vous présente mon fiancé.La scène de famille ia plus touchante se produit alors: on se félicite, on pleure, on s’embrasse.C’est charmant! Jeanne est la première à s’apercevoir qu’Arlette ne participe pas à la fête.Comme elle annonce son intrnlion de l’appeler, M.Hyacinthe se penche vers ccs demoiselles et leur dit avec un air mystérieux : — J'ai cru remarquer que votre petite cousine est très gentille.J’ai déjà pour elle beaucoup d’affection.Pour le lui prouver, j’ai pensé que je ne pourrai jamais mieux faire que de lui chercher un mari.— Et alors?s’inquiète Telcide.— J’ai cherché et j’ai trouvé.Il s’agit de mon neveu, qui est un garçon fort intelligent.Je lui ai écrit.En principe, il accepte.C’est parce que j’attendais sa réponse que je vous ai prié de retarder de hui» jours cette entrevue.Je tenais à vous prévenir de cette bonne nouvelle.— Je vous remercie, répond Telcide.Présenté par vous, ce jeune homme ne peut être que de moeurs austères et de principes solides.Je le verrai, je l’examinerai, mais de prime abord, votre projet m’agrée.N'en parlez pas à la jeune fille.Elle est si étrange pour ces sortes de choses.Mais ayez confiance en moi.J’en fais mon affaire.Comment s'appelle votre neveu?— Eugène Duthoit.Il fait partie du corps enseignant.— Bien, merci.Arlclle arrive en même temps qu’Ernestine, qui apporte une bou-i teille de malaga et des verres: — Ma chère enfant, dit Telcide, vous allez être très étonnée.Je vais vous annoncer une nouvelle à laquelle vous ne vous atlendez certainement pas.M.Ulysse a demandé la main de notre soeur Marie, qui la lui a accordée.— J’en suis enchantée, répond la I jeune fille.Je souhaite que M.Hyacinthe et ma cousine aient tout le bonheur qu’ils méritent.En regardant Arlette, le professeur songe à ia surprise, qui lui sera faite bientôt et il pense: “Elle verra que je ne suis pas un ingrat!” Le malaga servi, Rosalie et Jeanne répartissent les verres.Telcide explique: — Ce vin est très bon.Il a plus de trenle ans de cave.Nous le tenons de notre père, qui l'avait payé quatre francs la bouteille.M.Hyacinthe, se rendant corn, te qu’il doit aux circonstances de pro-nmeer tin discours, fout en levant sa dextre, qui brandit un biscuit, laisse tomber d’une voix caverneuse cette phrase toute faite, peut-être entendue, jadis: “Mesdemoiselles, ce sera moins pour me désaltérer que pour le plaisir de boire à voire santé.” TROISIEME PARTIE CHAPITRE PREMIER •— Je suis admis à faire mi cour!.M.Hyacinthe, qui ne peut croire à son bonheur, se répète celte phrase.Il est à son pupitre, en classe.Avec un petit pistolet, un élève crible de plombs le tableau noir.Il ne le punit pas.Malgré le crépitement des balles, il pense: — Je suis admis à faire ma cour!.Chez lui, il s’habille, Avec des efforts surhumains, il essaie de mettre le bouton, qui maintient un faux col derrière son cou.La boutonnière est usée.Le faux col saute.Jadis il en aurait été crispé.A présent il sourit en murmurant: — Je suis admis à faire ma cour!.(A suivre) 29-1X-45 O» journal Mt imprime «u no 430 rue Notre-Dame «et, • Montréal par l’impn-merle populaire C.E., MONTREAL w ^ f ïF aras Service do msolation” à la laina minérale Une de nos machines pneumatiques A LA RARETE DU CHARBON «.’“ISOLATION” AU THERMOROC DONNE CONFORT ET ÉCONOMIE m Brochure sur demande ci ^ âl I E 159 OUEST BUILDERS SUPPLY rü# JEAN-TAlON LIMITED CAi 5721 MONTREAL Programmes spéciaux RADIO-CANADA: 2.30 p.m.LA VALKYRIE.— Radlo-Cs-nada transmettra samedi le 1er et .s 2e acte» de la Valkyrie de Wagner.H s'agit Ici d'une mission de la discothèque de la Société â Montréal.Lee Interprètes sont: uOt-te Lehman, Laurltz Melchior, Emanuel List, Martha Fauche.Au pupitre de chef d'orchestre, Bruno Walter.9.00 p.m.HISTOIRES.— Le conte que lira Albert Duquesne dimanche sou» la rubrique Histoires de chez nous, eet de M.Rex Deom arc hats, ü a pour titre: Le dîner chez Anthlme.C'est la mise en e-llef, sous la plume de ce remarquable écrivain, de la vie à la campagne, de «cènes pittoresques observées Ici et là chez nos gens.M.Jacques Auger à la radio dimanche La chronique politique de d’U-nion Nationale sera présentée, dimanche soir prochain, par M.Jacques Auger.Il parlera de 9 hres à 9.15, au poste C.K.A.C.Hôtel-Dieu Un service sera chanté mercredi, 3 octobre, à 8 hres a.m., dans la cha- Pelle de l’Hôtei-Dieu, avenue des ins, ouest, pour le repos de l’ànie du Docteur Oscar Mercier, chef du département d’urologie de l’hôpital.la production de l’année courante soit de 20% de plus que celle de l'an dernier.La commission dit que bien que les marchands ne puissent répondre à toutes les demandes, ils pourront au moins assurer la vente de l’équipement essentiel.L’on s’attend à ce que les marchands donnent la préférence aux demandes des anciens combattants et la Commission demande aux agriculteurs de ne demander que l’équipement strictement nécessaire.The Davison Chemical Corporation Les ventes de The Davison Che.mical Corporation pour l’exercice financier se terminant le 30 juin de cette année, se .sont chiffrées à $33,-398,631.65 et le fond.» de roulement s’établit à $7,485,789,81, à comparer à $25,448,492.34 et à $7,053,.228.20 précédemment.L'encaisse s’élève à $2,695,829.65 ce qui représente une diminution de $682,404.-.87.Les recettes nettes se sont totalisées à $1,471,380.89 après déductions faites pour impôts, au regard de $1,380,724.69 pour l’an dernier.SI vous avez différé de vous abonner au "Devoir ', ne tardez plus.— Le rationnement du papier amène la limitation des tirages.• Pour la même raison, si vous êtes abonné, soldez votre renouvellement avant l'échéance.Restrictions levées sur les machines agricoles Ottawa, 29 (C.P.) — La Commis, sion des prix a de bonnes nouvelles pour les fermiers canadiens.Elle a annoncé la levée de toutes les restrictions sur la machinerie et sur l’équipement, y compris les tracteurs, mais elle dit qu’elle croit que les marchands voudront bien honorer leur certificat de rationnement avant de prendre de nouvelles commandes.La commission s’attend qu’avec la nouvelle levée des restrictions, TARIF PAR LA POSTE Strictement payable d'avance par chèque AU PAIR, sinon ajouter 15 sous pour frais d'encaissement : CANADA 1 mois $0.65 — B mois $1.65 6 mois $3.15 — 12 mois $6.00 MONTREAL ET BANLIEUES* 3 mois $2.25 — 6 mois $4.50 12 mois $9.00 Par poste, livraison le lendemain A Montréal, le "Devoir" ne livre pas aux particuliers — En le retenant d'avance, on se le procure chez les dépositaires dont la plupart livrent à domicile.LE DEVOIR B.P.500 (PI.d'Armes) Montréal NUL ABONNEMENT ACCEPTE PAR TELEPHONE Attention! EPICIERS - BOUCHERS HOTELS - RESTAURANTS INSTITUTIONS Nous recevons chaque jour FRUITS ET LEGUMES FRAIS PATATES du Québec, NouTeauBruniwick el de ITle-du-PrlnceEdouard pour vos provisions d'hiver Les Jardiniers Modèles Cultivateurs.Importateurs.Dislributeurs LAncaster Paul Boudrias, 161 Est, 4211 prop.rue Si Paul Elégance insurpassable ! III @ 6602a ST-HUBERT tnuc,0BruLl»Ar,Ystp'z?b4U.DO.2332 8 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 29 SEPTEMBRE 1945 VOLUME XXXVI — No 224 Lettre de Stockholm jUn évêque chinois nous parle de l’esprit de la Chine nouvelle Les sentiments dans lesquels la Norvège entreprend sa restauration De la Tribune de Genève, dernière quinzaine d’août: Stockholm, août.Ce n'était pas les causes de souris qui manquaient, au moment où les forces allemandes occupant la Norvège capitulèrent, en même temps que les restes de la Wehr-macht qui combattaient encore en Allemagne, en Autriche et en Tchécoslovaquie.Tout lait-il advenir des allemands et travailleurs de l’organisation Todt, dont les Norvégiens espéraient voir les talons le plus rapidement possible?Ce problème commença ù trouver sa solution le 8 mai, dès l’arrivée d’un avion militaire allié à l’aérodrome de For-rcbu, près d’Oslo.Les officiers qui en débarquèrent se rendirent immédiatement au quartier général allemand, à l’Hôtel Bristol, où se produisit ce fait certainement unique dans l’histoire que 800,000 hommes se rendirent à un groupe sera possible d’envisager le pardon.Mais si les châtiments sont dictés par la haine, ou s’ils sont insuffisants, l’atmosphère restera chargée de passions et d’amers ressentiments, ce qu’il faut éviter à tout prix.En même temps, on se préoccupe du sort des moins criminels parmi les 40,000 membres du Nasjonal d’abord, qu’ai-j Sanding.Il est impossible de rem-300,000 soldats plir les prisons de tous ces misérables égarés, et la punition envisagée pour le plus grand nombre est la dégradation civique.Cette peine enlève à celui qu’elle frappe l’accès à toutes les fonctions publiques, le droit de faire du commerce et de posséder des biens immobiliers.Il ne serait toutefois pas raisonnable de créer ainsi une classe de parias qui, tôt ou tard, tomberaient à la charge de l’assistance publique.Le problème n’est pas encore résolu, mais le fait qu’elles s’en préoccu-, pent honore les autorités norvégien- Xrtfers Téléphone : H Arbour 6718 J.-E.PIETTE & FRERES IMPORTATEURS Thés, Cafés, Epices 4355, rue Drolef — MONTREAL Achetez evec sécurité d'importateurs de confiance.Temps présent, de Paris, numéro du 10 août (l’auteur est un Dominicain qui a tout récemment visité le Canada): Le vicaire apostolique de Nan- pas une crise morale dont on voit les signes dans la corruption observée un peu car tout?— On ne peut nier cette crise, __ - -,— - mais on ne doit l’exagérer, car le king est un des rares évêques dont; peuple chinois possède beaucoup de la residence habituelle est l’avion; i vertus naturelles.Le gouvernement, on le rencontre, et pas du tout pat ! aidé surtout par Mme Chiang-Kai-hasard, dans les différents conti- ; Shek, réalise un programme d’édu-nents du monde.Je l’avais vu.pour ; cation civique et morale par le moula dernière fois, en 1943, à la VVtï- vement très connu de 1’“Association son Libraru de New-York: il avait! de la vie nouvelle”.D’autre part, j’ai accepté de parler à un des Forums \ trouvé beaucoup d’appuis dans le du Centre d’information Pro Deo développement de 1’“Association (C.I.P.) et avait émerveillé le pu-1 pour le réconfort des troupes”.Com-blic, composé en majeure partie de | me il n’y a pas d’aumôniers dans les non-catholiques, par ses vues révo-1 régiments, on envoie des agents lutionnaires sur les nécessités du ! pour soutenir la morale, en utilisant nouvel ordre économique chinois ! non seulement la technique des con- Par ailleurs: “La Société de culture catholique chinoise” publie des livres, brochures, organise des conférences, journées, etc.Nous partons du principe qu’une culture n'existe pas dans l’abstrait, qu’il n’y a pas de culture catholique, etc.et que, par conséquent, nous devons créer une culture catholique chinoise.L’âme chinoise est Irès réceptive à la culture chrétienne et nous avons de grands espoirs que la nouvelle démocratie chinoise, qui, de fait, est basée sur le christianisme, pourra former non seulement la société nouvelle, mais aussi l’homme nouveau.Et pour cela, il faut que des chré tiens viennent chez nous aider à qui doit être anticapitaliste pour férences morales mais aussi des sys-j construire la cité nouvelle, beaucoup le bien commun du peuple (les spécialistes étaiei-'» émerveillés de ce jeune évêque pius spécialiste qu’eux de 14 officiers.Ces formalites une|nes Un message dont on se souvient fois remplies, d’autres difficultés subsistaient.On le vit bien dès la nuit suivante, lorsque, accompagnés de quislings armés, des soldats allemands qui avaient noyé leur désespoir dans l’alcool, commencèrent à tirer dans les rues d’Oslo.Le général Hilton, chef de la mission militaire anglaise, fit réveiller le commandant de la garnison allemande de la capitale et lui ordonna de rétablir au plus vite l’ordre parmi ses troupes.Alors un nou- est celui que l’aumônier d’une prison fut chargé de transmettre à leurs amis par un groupe de condamnés à mort au matin de leur exécution: “Dites-leur qu’ils ne doivent pas chercher la vengeance.La Norvège ne doit pas être bâtie sur la haine.Dites-leur de bâtir la Norvège dans l’amour et la justice”.* * Ÿ Le plus remarquable est que ces ] sentiments élevés un iiuii-i .se développent veau fait unique encore se produi- lm t)ays.0ù fègne la plus désas-sit: un quart’d’heure plus tard, des .Vuse Penurie de denrées ahmen-patrouilles allemandes, collaborant • ,r,e^' Les voyageurs qm se rendent avec les forces de la Résistance nor-1 a , °.son* .surpris de 1 accueil végienne, se mettaient à la recher-i9uon leur reserve.Les passants che des fauteurs de troubles.Dès! aPer?us dans la rue ne paraissent lors, on ne signala plus de sembla- Pas non plus souffrir de la faim; ils blés incidents, mais l’impossibilité ,,e fappellcnt pas ces sinistres ap-d’évacuer rapidement cette foule ' Pari*ions cadavériques entrevues qui fut naguère une armée d’occu-: sur lcs iniages de Grèce ou de Hol-pation, causa de la déception aux | lande.Mais la réalité n’est tout de même pas réjouissante.La première impression passée, on se rend compte bientôt de la détresse qui règne.L’ordinaire des Norvégiens est formé aujourd’hui d’un peu de poisson et de pommes de terre, t’et-te nourriture peu substantielle maintient le corps dans un faux embonpoint, ou du moins dans une absence de maigreur qui fait illusion, Mais la tuberculose fait des ravages; il arrive que les ouvriers tombent en défaillance au cours de j leur travail.Pourtant cette situation alimentaire n’a provoqué encore au-jeune démonstration de mécontentc-I ment populaire, et les soucis qu’elle ( cause semblent céder le pas à des préoccupations d’ordre plus élevé.I II est vrai que la Suède réalise en Norvège une action de secours très ' importante et que, se privant pour sa voisine, elle parvint à conjurer les plus dangereuses menaces de famine.Ÿ * * (Loyan), et j’ai fait dernièrement un long tour en Birmanie.Partout le contact avec les hommes était cordial et spontané.Norvégiens.Il se passera probablement encore des semaines avant | que le dernier Allemand ait quitte, le territoire du royaume.* * * 1 La liquidation du régime Quisling! ne provoqua pas l’effusion de sang que l’on pouvait redouter.Quisling! se rendit de lui-même aux autorités j légales rentrées de Londres, alors que quelques-uns de ses “ministres” se barricadaient dans une villa fortifiée où ils soutinrent un ! siège en règle, auquel mirent tin lej suicide de deux des assiégés et la reddition du troisième.Mais le Nas-, junal Sumliny, qui comptait 40,000 \ membres inscrits, seul parti autorisé pendant l’occupation, la milice quisling dénommée “Hird”.les tribunaux d’exception, tout cela disparut en fumée.Les traîtres n'offrirent pas de résistance.Tous les membres du parti collaborationnis-le ne furent pas emprisonnés, mais tous seront jugés.Il convient üe souligner l'extraordinaire dignité qui entoure le châtiment des traîtres norvégiens.Ce qu'on veut éviter avant tout, c’est la justice sommaire, le lynch.Le jugement de Quisling et de ses complices doit être dénué de toute passion basse.Les sentiments de vengeance doivent être bannis des (tensions des tribunaux.Evidemment, es voix n(- manquent pas Tamer une accélération damnations, des exécutions.D’un autre côté, certains milieux religieux prêchent un pardon total.Dans ce débat, l’Eglise norvégienne ait entendre sa doctrine, laquelle larait devoir prévaloir.L’Eglise, ions déclarai: un porte-parole Tes mtorités eeclésiastiqu.-s norvegien-ies.exige des punitions excmplui-es et indiscutables, après quo', il !• marque èt l’homme CE SOIR AU COUCHER Une à deux tablettes R0B0L Résultat demain matin 25c la boîte Clr Chimniur MtANCO Smtrlcalnr Liée IS86 rur Simi-ltenU.Montréal A côté de la crise gouvernementa-ie.à’ftilleurs assez peu grave, d’autres préoccupations retiennent en core l’attention des milieux politiques d'Oslo.Rétablissant l’ordre et la loi au dedars, la Norvège songe également à sa situation extérieure.Après la mauvaise humeur que les Norvégiens éprouvèrent envers le pour ré- j Suède, les premières années de la des eon- I guerre, à cause des concess;ons qu’ello accorda au Reich, notamment le transit des permissionnaires allemands par son territoire, la voisine neutre s'est montrée plus tard suffisamment secourable pour que les dirigeants d’Oslo considèrent de nouveau le nordisme comme un des éléments essentiels ac leur politique étrangère.D’un autre côté, on commence à trouver que l’armée rouge s'attarde bien longtemps dans l’Extrême-Nord ou sa présence i ’est plus d’aucune utilité.On ignore de même ce que les Russes méditent au sujet de Rince-ncs, et les milieux les plus conservateurs y distinguent une source dTnquiétude.Mais l’opinion norvégienne, dans son ensemble, est très bien disposée envers les Soviets, dont on ne redoute pas le voisinage.Haakon VII a réalisé ce miracle de rendre les communistes royalistes.Le leader des communistes norvégiens a déclaré, en effet, que la monarchie ne constituait aucun problème pour la Norvège et mi’d ne songeait nullement à modifier l’état actuel des choses.Le retour du roi dans sa capitale fut un triomphe extraordinaire.Lorsque, en 1905, la couronne de Norvège fut offerte au prince Charles de Danemark qui 1’.cceptn en prenant le nom de Haakon VII, il ne manquait pas dans le pays de républicains fortement opposés à faire un royaume de l’Etat qui véna l d’acquérir son indépendance totale.Ces républicains ne désarmèrent jamais, jusqu’au moment où.la déchéance du roi fut proclamée par Quisling.Un de ces vieux adversaires de la rovauté, le paysan Kos-haug, âgé de 77 ans.et dernier survivant du Storting de 1905, quitta son village du district de Troms, au nord de Narvik, et fit l’interminable voyage d’Oslo pour acclamer à son retour le roi dont il ne voulait pas il y a quarante ans.Pareils faits illustrent la saine atmosphère d’entente qui règne en Norvège depuis la capitulation allemande.Ils donnent la certitude qu’après avoir pansé U\s plaies laissées par la guerre et l’occupation, cette petite nation courageuse ira vers un avenir brillant et heureux.• Roger du PASQUIER , été sur tous les fronts, tant de l’Est en certaines questions politiques et | (Kroeilin-Tchangska) que du Nord économiques), Mgr Yupin qui, occupant le siège de Nankin, capitale de la Chine, avait suivi le gouvernement à Choungking, est un des membres les plus influents du “Conseil politique du peuple” qui est le parlement provisoire de la Chine.11 est grand ami de Tchiang-Kai-Shek, cet homme d’Etat protestant, dont il admire l’esprit religieux.C’est parce que sa religion lui permet de bien comprendre certains impondérables politiques que l’évêque-lfcmme d’Etat occupe une place tout à fait à part dans le monde des relations internationales, voyageant à peu près chaque année en Amérique et maintenant aussi ’ en Europe, pour chercher des professeurs, des ingénieurs, des organisateurs, pour réaliser le programme d’après-guerre de son pays.“Il ne m’en faut que 100,000, dit-il, nous les paierons pour leur travail, et après cinq ans ils pourront retourner chez eux après avoir formé des spécialistes chinois.Mais ils feront mieux le travail de la Chine s’ils sont chrétiens, car l’Evangile est pratique pour le relèvement d’un pays.” 11 va de soi que Mgr Yupin n’a pas le complexe des officiels qui ont la peur de la presse.Nous l’avons manqué à Rome en 1944 mais à Paris le 2 août 1945.nous avons pu lui poser les questions qui permettront de jeter une lumière nouvelle sur la Chine qui fait sa révolution en profondeur.—Quels sont les nouveaux horizons pour l’influence chrétienne dans la vie politique chinoise?—Les principaux chefs du Gouvernement, à cpmniencer par Tchi-ang-Kai-Shek et le premier ministre Soong, et bien des chefs militaires, sont des chrétiens convain- tèmes de primes morales, de décora:} de chrétiens: il en faut 100,000 pour lions spéciales, etc.Moi-même j’ai nos cinq cents millions de Chinois.cinq Ici, Mgr Yupin, de nouveau, passe de l’information à l’action et nous le quittons sur ce dernier appel à l’action fraternelle des chrétiens d’Oc-cident.F.-A.MORLION La situation politique française Vue par un observateur suisse Nous extrayons de la Liberté de Fribourg, Suisse, numéro du 21 août, cette Lettre de Paris: Paris, 12 août.Cinq années se sont écoulées depuis notre dernier séjour en France.Le pays se trouvait alors à la veille d’une catastrophe que tous pressentaient, mais dont nul n’aurait dèvi-né l’ampleur ni les suites.Aujour-d’hui, nous trouvons une France nouvelle qui reprend courageusement, alertement, le chemin d’une renaissance complète.De nombreux contacts avec les dirigeants et avec l’homme de la rue nous ont laissé la profonde impression que l’optimis-nie est permis quant au renouveau intellectuel et économique, mais que la France devra passer par une période d’incertitude, peut-être même de confusion.Les bonnes volontés abondent, mais elles ne sont pas encore coordonnées de façon suffisante.Les ressources ne manquent ni à la production, ni au commerce, mais les déficiences de l’organisation empêchent l’engrenage économique de donner son plein.Une tendance à l’union, à la compréhension mutuelle existe un peu partout, mais les passions partisanes sont demeurées vives.Enfin, tout en sachant gré à ses alliés qui l’ont aidée à chasser l’envahisseur, la France ne supporte eus, pour la plupart protestants, j qu’avec impatience la présence Au sein du Conseil politique du; d’une grande armée étrangère, fût-1 peuple, je représente, non pas un elle amie.Et les obstacles’qui han-parti ou un territoire, mais toutes ! dicapent l’importation de matières les religions.Il n’y a pas de taoïs- premières, de denrées et d’autres tes au pouvoir, et un seul Lama marchandises indispensables pèsent siège au Conseil politique.Cepen- sur la convalescence du corps na-dant, il ne représente pas su reli- tional.gion mais le territoire du Thibet.Pourtant, les progrès réalisés an Le fait que j’ai été réélu pour la cours d’une année sont très sensi-çinquième fois montre combien un blés.Le climat de la France actuelle catholique est considéré comme ca- est celui d’un pays où l’ordre parait pable de représenter l’intérêt reli-i solidement rétabli.On ne sent pas gieux en général.\ gronder la révolution, ni rôder le —Mais est-ce qu’on peut parler j crime, comme c’est, hélas! le cas d’une représentation démocratique i dans tant d’autres pays éprouvés par du peuple?h» conflagration européenne.Le gou- —Il est vrai qu’à cause de l’ef- vernement provisoire tient les rênes fort de guerre on n’a pu faire les ' du pouvoir, l’administration fonc-éleclions générales et qu’une partiel lionne admirablement, bien qu’avec ' des membres du Conseil politique ! quelque lenteur.Les gens sont de sont appointés par le Gouverne- bonne humeur et, chose surprenan-ment.Sur le plan communal cepen-; te, ils ont pour la plupart bonne mi-dant la démocratie fonctionne, et, | ne; du moins les adultes, car les enfants nous effrayent souvent par leur air pâle et miséreux.A Paris et dans les centres industriels, le lait se fait rare; peu de beurre au marché blanc, peu de graisse, presque pas de viande.Par contre, des pois- de plus, les groupes professionnels1 __ très développés — élisent leurs propres candidats au Conseil politique du peuple.Comme vous le savez le Gouvernement a décidé de ne tins attendre la fin de la guerre pour fixer la troisième étape, qui est celle du gouvernement militaire, la deuxième celle de l’éducation * politique, Tl ne peut y avoir de sons en quantité, des légumes à souhait, des fruits er une belle ration de bon pain de France; 350 gram- lution pacifique, respectant les traditions françaises et la liberté de la foi; _ mais elle pousse des éléments jadis modérés et contraires aux changements brusques à des élans révolutionnaires qui ne sont pas sans danger.En préconisant l’abolition de l’ordre bourgeois, les communistes jouent leur jeu.Nous craignons que leurs alliés bourgeois n’imitent Gribouille, qui se jetait à l’eau pour n’ètre pas mouillé.La logique de ces bourgeois ultra-progressistes leur fait espérer la sécurité, s’ils poussent au renversement du système politique et économique.En apparence, ils n’ont pas tort.L’exemple de la Résistance démontre que les milieux de droite — et la bourgeoisie en général —, se sont préservés d’une catastrophe immédiate, pareille à-celle de la noblesse française pendant la Révolution, grâce au fait qu’ils avaient été les camarades de lutte des communistes.Mais ce même exemple con.seille la prudence.Nous assistons actuellement à une évolution qui tend à écarter du pouvoir les modérés, résistants de la première heure, non pas en les bousculant avec brutalité, mais en leur imposant moralement une attitude passive.Ainsi, ta Fédération républicaine, le parti de Louis Marin, qui groupait les catholiques de droite et les autres républicains plutôt conservateurs, n’appartient plus que pour la forme aux puissantes organisations de la Résistance.Elle boude, elle se retire dans une résignation involontaire et prédit un bouleversement communiste dont elle rejette la responsabilité sur les autres partis, alliés ou satellites de Thorez et de Duclos.Quant aux autres groupements non communistes, ils se disputent l’hégémonie dans la Résistance.Nous discernons nettement deux grands blocs, l’un composé des communistes et de la plupart des radicaux, ainsi que d’une fraction des catholiques de gauche; l’autre formé par les socialistes et les anciens démocrates populaires, les ca-tholiques-sociaux qui s’intitulent aujourd’hui Mouvement républicain populaire.Ce qui divise ces deux camps, c'est moins l’attitude envers les problèmes sociaux, ou même par rapport à la religion, que l’orientation de leur politique étrangère.Communistes et radicaux peuvent être considérés comme adhérents d’une étroite alliance avec l’Union soviétique, tandis que les socialistes et le Mouvement républicain populaire regardent davantage du côté de l'Angleterre, surtout doutes sur le fait que la Chine se en Suisse; au surplus, les boulangers mes par jour, contre 200 grammes depuis la victoire électorale des vers la j ne procèdent pas à un contrôle trop ________ _________ ! sévère des coupons.Pénurie de fro- — Mais est-ce que les communis-: otage, de enfé et de chocolat.Ces tes collaboreront à cette institution trois articles s'achètent cher, tandis démocratique?I due le thé se trouve encore facile- __Ues territoires gouvernés par ! ment.Impossible de se procurer de les communistes sont un Et.«‘ dans! |n pâtisserie Ce qui n’empcche pas l’Etat avec des lois, des organes vie d’être restée douce, administratifs, une armée à part.; , Nous avons été frappés par la po-Cependant, l’importance de cette messe exquise qui continue à régner enc' me dirige systématiquement démocratie authentique.ravaillistes.Par ailleurs, communistes et radicaux ne sont pas du même bord, en ce qui concerne le secteur économique.Les premiers poursuivent les plans que l’on sait; les seconds sont un parti foncièrement bourgeois ou petit-bourgeois, champion de la propriété privée et opposé à des nationalisations trop massives.Dans le domaine philosophique, les (lemocri mocratiqucs.__Est-ce que la démocratie nou- j beaucoup de theatres sont ouverts.celle a des fondements religieux?i , es ' inemas présentent quasi exclu-—Comme vous le savez le ionda- ^'ement des films américains, ge-teur du nouvel Etat.Sun-Yat-Sen, neralement mauvais et inspires d un était converti au christianisme et, bellicisme qui n est plus do saison.V«ulll»> m envoya; un échantillon de ROBOL «mr Sdrseee «KM i tranç___ fut élaborée par un catholique, le plus grand juriste de la Chine.—11 faut avouer cependant que les mass qu’une tsia es — I celui religieux mu ni>uuu «u* rojn • coeur humain.11 ne faut oublier Charles Chaplin, satire géniale du totalitarisme.D’immenses foules se pressent au Gaumont Palace et rem- que communiste, faite dans son récent livre, accepterait l’union, mais non pas l'unité “prolétarienne” et que MM' Thorez et Duclos exigent une fusion, qui ne saurait jouer qu’au profit des communistes.Autre donnée curieuse de la situation politique: radicaux, socialistes et communistes s’empressent de tranquilliser les calholiques, en assurant qu’il n’y aura pas de persécution de l’Eglise; mais en même temps qu’ils tendent la main, tous Policier anglais assassiné lfle parachutistes anglais est arrivée ^-, ! en Palestine afin de maintenir ta //¦, tj, ,, ! Tordre entre les factions juives et Jérusalem, -J — Ln pOii- ! arabes.Ce policier revenait d’une cier britannique h ele tue par des banque avec l’argent destiné à terroristes à Tel-Aviv, hier, une journée après qu’une division Les Vendredis de l’Onde Saspard (par lean-Marle Turscon) Les Vendredis de l’Oncle Gaspard forment un recueil de chroniques que l’auteur a oubliées à date fixe, le vendredi, dans des journaux de Québec, sous la signature de “L’Onde Gaspard" et qu’il a remaniées avant de les réunir en volume.On y trouve des sujets littéraires, une galerie de portraits, tant historiques, comme ceux d’Alphonse Daudet Mgr de Lau-berivière.Mercier.Chapleau.Arthur Buies, etc., que contemporains.comme ceux de Mgr Va-chon.M.Louis-Alexandre Taschereau.Louis Francoeur, sir Thomas Chapais.etc.payer sa compagnie, soit plus de 816,000.En vente au Service de Librairie du “Devoir” au prix de $1.00.e dans son film les sources, les secrets les plus intimes d’une re le qu’il «cnnrz vo» rLVtTKB m La Patrie Fleuriste IBS est S.-CATHEPINE Uvrelson oartout directement de notre «erre-chaude PL.I7S6-I7S7 grnnte» le tend) r H L.t> i> h m t* h so se est le nazisme), le confucianisme , reurs I-elles ont endurées.Le ne doit pas etre réfuté ma s seule-j ,)roblèrTlc ,,e la sénilité reparaîtra, ment complété par le christianisme.(|Hns sa (roup|anto et tragique éten-Le taoïsme, d autre part, est (leca- Jup Les uns ne voient de solution dent et sc compose d une séné on COté.C A Paui-B Trudel.OA.Lionel Roussln OA.G -P Laffertv.OA,.Albert Garneau.OA.Jean Lacroix CA.Perc* Auger.OA J.-Paul Talbot CA.Rogér Rov C A élaCbee Ronrn HORACE LABRECQUE COURTIEU EN ASSURANCE Nous Invitons tea Communautés Religieuses é se nrévalolr de nos tervloee oartlcuUe» 441 St-F ronçols-XavIn Montréal T 41 MA rq U et U 2383-2384 AVOCATS Anatole Vanter CJI Gu» Vanter CJi VANIER & VANIER AVOCATS *7 ouest, rue Saint-Jacques Tél HArbotu 8SU BREVETS D'INVENTION Manuel de l’InvGnteur * et formule de preuve à- n DECORATION AGE QUOD AGIS j.-A.DESJARDINS DECORATEUR PEINTURE DE TOUS GENRES Spécialité : Décoration religieuse.Estimations et Plans de décoration sur demain de.1423 BOUL.PIE IX — CB.4984 ENTREPRENEUR-ELECTRICIEN ENTREPRENEUR-ELECTRICIEN J.K.MALOUF Réparations générale* Moteurs — Balayeuse* — Grille-pain Fer à repasser 4488 FuUum - Tél.AM.3940 FONDERIE Valleyfiel JANVIER: 2— Québec vs Ottawa.3— Royal vs Valleyfield.5— Shawinigan vs Ottawa.6— Québec vs Shawinigan; Ottawa vs Vallevfield; Hull vs Royal.9—Hull vs Ottawa ; Royal vs Québec.10—Shawinigan vs Valleyfield.12—Shawinigan vs Hull.13—Vallevfield vs Royal; Ottawa vs Québec; Hull vs Shawinigan.If,:—Royal vs Hull; Valleyfield vs Québec.19— Royal vs Ottawa.20— Québec vs Royal; Hull vs Valleyfield; Ottawa vs Shawinigan.22— Valleyfield vs Ottawa.23— Québec vs Hull.24— Shawinigan vs Royal.26— Valleyfield vs Hull.27— Shawinigan vs Québec; Ottawa vs Valleyfield; Hull vs Royal.30— Québec vs Ottawa.31— Royal vs Shawanigan; Québec vs Valleyfield.CLairral 3855 2430 VILLE-MARIE VIAUVILLE FONDERIE MELANSON FONTE GRISE Pièce* 4* fonte de bronze, de cuivre et d’aluminium.MONTREAL 4 rvaar' mLBERT FOURNIER p'PQOCUKUB+BBems.riIMNm >'934 SüCATHERINESIMONTBâU Hurtubise & Richard Lêon-A Hurtubise C.P.A Gérard Hurtubise.O.PA Maurice Richard OA Oeorgee-R Martin o A OP A Corn pis b les- véiiflrstean St-Jacques O.Montréal Téléphones : B.k 9582-8739 M Arquette 2221 Morency, Labelle & Cie COMPTABLES LICENCIEE Cl-devant Oépt Impôt sur le Revenu.M.-B Morencv.O.Labelle O.G A CPA 0.0 A 57 uuest.Bt-Jacques .Montréal MA.133* XAem.CL 5713 C G.A.C.P.A.Lucien VIAO, COMPTABLE PUBLIC LICENCIE Spécialité ; impôt «ut le Revenq 159.Crotq ouest .Montréal INVENTIONS Protégées en tous bays Demandez le manuel traitant dee Brevets marques de commerce ttc MARION & MARION Fondée en 1892 781.Ste-Catherlne ouest.Montréal LUCIEN-D.VIAU, CA.COMPTABLE AGREE j 4843 avenue Verdun.VERDUN TOifc 0642 COMPTABLES J.-B.Bélanger L.C.M.1.C.G.A.Comptable Licencié en Prix de Revient Comptable Public TAkm 8137 Montréal CHIRURGIEN-DENTISTE Dr N.-P.GAGNON CHIRURGIEN-DENTISTE 1457 McGILL COLLEGE (près magasins Eaton! 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était impratique — imaginez une femme en crinoline jouant au tennis ou prenant le métro! — elle condamnait celle qui la portait à une immonili-té presque absolue, mais elfe mettait en valeur la finesse de la taille et le galbe du buste, elle prêtait à la démarche quelque chose d’aérien et de dansant; avec elle, la femme était obligée de marcher cambrée, le buste droit, les épaules dégagées du corsage, le menton bien détaché.Enfin, elle se balançait, parait-il, avec une grâce infinie.Une réunion de femmes de la Cour en grandes toilettes — telles que sur le tableau célébré de Winterhalter: “l’Impératrice et scs dames d’honneur” — formait un ensemble extrêmement décoratif.Le grand décolleté ovale était infiniment gracieux et semblait avoir été inventé exprès pour les fêtes et les galas de la Cour.L’aspect des salles et des salons, aux Tuileries ou à l’Opéra, se trouvait encore embelli par l’éclat des pierreries et des rivières de diamants, des bijoux splendides qui étincelaient de mille feux.C’était l’époque où la Femme découvrait le Grand Couturier — personnage inconnu jusqu’alors.Ce fut la princesse de Metternich, femme de l’ambassadeur d’Autriche, qui lança W’orth.Devenu un célèbre couturier, celui-ci “se promenait dans les salons comme un sultan dans son harem, toisant les femmes, protégeant les grandes dames, ignorant les autres, même les richardes”.L’impératrice Eugénie ne chercha jamais à lancer la mode.Bien que très belle, elle se sentait étrangère et craignait, par un excès de hardiesse, de froisser le bon goût français.Lorsque M.Worth — maître incontesté de la mode — réduisit la crinoline et la remplaça par des jupes relativement collantes, l’impératrice attendit pour faire exécuter ce modèle qu’il ait été porté par la princesse de Metternich et la comtesse de Pourtalès, deux des j reines de l’élégance.* * * Nous savons, par les récits que nous en ont laissé les contemporains, quel était l’emploi du temps de la femme du monde.Le matin, — qu’elle appartînt au monde des ‘légitimistes”, des “orléanistes” on des “ralliés” qui fréquentaient la Cour, — elle recevait ses fournisseurs.Après le déjeuner, qui avait lieu, au plus tard, à onze heures, les intimes arrivaient.Vers quatre heures, la femme très élégante montait dans son huit ressorts capitonné de satin bleu, et n’en descendait qu’au lac du bois de Boulogne, dont elle faisait le tour à petits pas comptes, suivie de son valet en grande livrée.Avec i n peu de chance, elle pouvait apercevoir l’impératrice.Elle ne prenait jamais le thé —- la coutume n’en était pas encore établie.Il est vrai qu’on dînait à f‘- j heures et demie.La soirée se passait dans le monde ou au théâtre — aux Italiens surtout, où Ions les gens de “bon ton” avaient leur 1 -ge.Jamais une femme du monde ne se promenait seule dans un autre ¦ndroit que le bois de Boulogne ou es Champs-Elysées.La grande distraction était le bal •ostumé.Point n’était nécessaire de hoisir un déguisement pittores-ue: pierrots et arlequins r.hoh ’aient, nos arrière-grands-pères •étant pas épris d’originalité.Un oir, à la Cour, la comtesse W > ¦wska, en Diane, et Mme de Cas liglione, en dame de coeur, ravali-sèrent de beauté.Le costume de Mme de Castiglione fit scandale chacun y vit une allusion troi transparente aux faveurs de Napo léon III.Et l’impératrice en fui froissée.La princesse Mathilde qui était courageuse, s’enduisit h" bras, la poitrine et la figure d’un beau noir végétal, pour représenter une femme nubienne.On faisait aussi des tableaux vivants, et la comédie de salon étrd1 fort appréciée.C’était Octave Feuil Ici, l’auteur â la mode, qu’on “abi mait” généralement, ou Musset.Octave Feuillet, qui était un homme très nerveux, avait de véritables crises de nerfs quand il voyait ses oeuvres mal jouées jiar des amateurs, * * * Le prix des robes, naturellement, tait bien moins élevé qu’il est Maintenant.Aux Tuileries, les plu, belles ne dépassaient pas quinze ents francs — il s’agit de (-elles des femmes de la Cour.A Biarritz, il ¦tait de bon ton de ne porter que des robes de cent cinquante francs.Arthur Meyer disait qu’une femme très élégante, sous le second Empire, dépensait environ vingt mille francs par an pour scs toilettes y compris les déshabillés, chapeaux, souliers cl accessoires.Mais s’il faut en croire la spirituelle Gyp - née Svbillc de Mirabeau —- le budget d’une jeune fille était infiniment moins important: cinq cents francs par an.tout compris, gants, bottines, robes, chapeaux et menus plaisirs.C’était plutôt modeste, d’autant i>!us qu’il s’agissait d’une jeune personne allant dans le monde.Les robes de bal se faisaient à la maison avee la femme de chambre et une ouvrière.C’était lu tulle habituellement.avec beaucoup de jupes po sées les unes sur les autres.C’était léger, nuageux, et ça coûtait.vingt-cinq francs.1 Cette vie brillante que menaient | les femmes au temps des crinoli-i nés avait plus d’un revers.Dans i les hôtels et les châteaux, les ar-1 chitectes aménageaient des escaliers splendides, des salons comme des cathédrales.mais les cabinets de toilette nous feraient pitié, et si l’on trouvait une seule salle de bains, on pouvait s’estimer bien heureux.On gelait dans les belles demeures, les pauvres petits poêles n’arrivant pas à donner une chaleur suffisante.Et la lingerie des duchesses les plus éclatantes était si pauvre, si dis-, , ,___, gracieuse, que la moindre mldinet- liaIlcl'es te, de nos jours, ne s’en contenterait pas.Les femmes ignoraient le sport — le seul pratiqué étant la chasse à courre.Elles craignaient le soleil comme la peste et la moindre mar-che les mettait hors d’haleine, j L’impératrice Eugénie, qui était | assez sportive en regard de ses J contemporaines — essoufflait tou- j tes scs damçs d’honneur, lorsque j '•court vêtue com*».» une danseuse j de l’Opéra”, elle franchissait bar- j diment les sentiers pyrénéens.Et i quand il s’agit un jour, à Biarritz, | d’une promenade en mer, non sèu- j lenient toutes les femmes, mais tous , les hommes furent malades ^amen.j laidement sur le bateau! _ i Toutes ces belles dames riche- ! ment parées étaient assez ignoran- \ les.Un soir, à Compiègne, Prosper j Mérimée eut l’idée de faire une i dictée aux hôtes du château.Le résultat fut déconcertant: l’impé- | Patrice arriva dernière avec soix- | ante-deux fautes, mais l’empereur j en avait fait quarante-trois! C’était, en vérité, une époque charmante.On vivait sans s’occuper du lendemain, chaque jour nouveau apportait de nouveaux plaisirs.Il fallut le réveil terrible de T870 pour mettre un peu de plomb dans ces cervelles folles.Denise PROUTAUX jÇa toilette de noce à d une jeune indienne Livingstone décrit ainsi la toilette de noce d’une jeune Indienne: ( “Un turban de cachemire rouge s’enroule en plis savant autour de la tète et descend, en gracieuses ondulations, jusqu’à la naissance mariée porte de nombreux anneaux vingstone ne la mentionne que de composition précieuse.1 pour mémoire, car elle disparaît ou Chacune de ses jambes en sup- ' plutôt est complètement effacée porte 18 en émail et ornés de pier- sous le feu des Joyaux dont 1 éclat reries de la grosseur d’un pouce et fascine et éblouit la vue.chaque genou en reçoit trois autres Au bras gauche sont lü anneaux et au bras droit 88, de même composition et de même richesse que ceux qui ornent ses jambes.De plus, un large anneau en ivoire est suspendu à chaque coude tic (toi d’une ioirée Ajoutez à cela un double cercle , spirituelle mire et remontant au — Y avait-il des belles robes à la soirée où tu es allée?— De bien belies; une surtout était remarquable, c’était une robe Dans les magnifiijues nattes de I formant cein la chevelure d’un noir de jais, point cou et la toilette sera à peu près là?- Qu’est.ce que tu entends par de couleurs; le cou, les épaules, les bras et les jambes sont nus, mais la complète.j — C'était une robe où il n'y i Quant à la jupe, le docteur Li-1 pas beaucoup de matériel dedans.— C’était une robe où il n’y avait Plumeâ et tenant* Les plumes d’oiseaux ou de volailles sont de la protéine pure.Après de nombreux essais, on leur a trouvé des emplois importants: elles entrent dans la composition de certains plastiques; on en fait une colle imperméable et très ré.sistante; on les transforme même en planches isolantes.Des savants ] qui ne doutent de rien prévoient môme le jour où l’on pourra en ! manger! 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Elles disent tout simplement que la triode américaine convient à la vie américaine, ce qui est plein de bon sens.Plusieurs d’entre elles trouvent aussi que c'est plus patriotique de prôner leurs propres couturiers.“Luissez-nous, écrit l’une d’elles, régler notre propre pas en matière de modes, nous vivons à l’américaine et devons nous habiller à l’américaine également." Parmi les cinquante quatre pour cent qui n’ont aucun intérêt pour les modes de.Paiis plusieurs trouvent que ces modes sont trop luxueuses, extrêmes exagérées, étrangères à leur propre mode de vie.Dans les deux autres categories, plusieurs s'intéressent aux styles des modes comme, curiosité et comme occasion de trouver de nouvelles tuées.D’autres admirent surtout la beauté du travail et le souci des détails.Des raisons données par les lectrices du Woman's Home Companion, je crois que celles qui mentionnent les modes françaises comme trop étrangères à leur propre mode de vie, ont trouvé le véritable point psychologique.Lu vie n'a jamais été et ne sera jamais dans la vieille Euiope ce qu’elle est sur les nouveaux continents d’Amérique et la même différence existe dans nombre de qualités et de défaut* des esprits, des caractères et des goûts français et américains.Les,Américaine te trouvent elles-mêmes et c’est ce qui expliquerait également que les dessinatrices européennes réfugiées en Amérique pendant la guerre y perdirent peu à peu leur inspira, tion.Ce n’est pas pour rien d’ailleurs que l’on parle de l’influence du ciel natal et de l’air au pays.Germaine BERNIER EMILE CARRIERE, O.O.D.ADRIEN SENEGAL, O.O.D.i Ci axxiexe & Senécal LIMITEE Optométristes-Opticiens à l’Hôtel-Dieu 277 Ste-CatherlB» E.— LA.2211* Une note de distinction • un cachet de hautes modes, caractérisent les Soulielà cQaSalle Le cuir verni en grande faveur cet automne Salon Vert, 562, Sainte-Catherine est 6575 St Hubert 1151 est, rue Sainte-Catherine 1651 est av.Mont-Royal 451 est, Rachel y PAPILLON V DEPUIS 30 ANS A LA MEME ADRESSE Modèle G.-J.PAPILLON MANTEAUX POUR TOUS LES GOUTS ET TOUTES LES BOURSES: Chat sauvage .$149-$218 et plus (La meilleure qualité} Rat musqué.$282 (Dos No 1) Pattes de mouton de Perse.$159.50 ( Spécial) Mouton de Perse $249 rtp,u, G.-J.PAPILLON SPECIALISTE EN FOURRURES 257 ouest, avenue Laurier - CR.3223 (prêt de l'avenue du Pare) Seal français .$110 (Lapin teint) Broadtail.$95 Opossum.$135 c~*\ brun.$145 (Lapin teint) Seal d’Hudson .$339rtpm, PROFITEZ DE CES AVANTAGES DES MAINTENANT CE SONT DES MANTEAUX QUI DURERONT DES ANNEES! Coâtumeâ et coutume à d’Stalie La civilisation qui niveïle tout n’est cependant pas parvenue à substituer, dans toutes les régions d’Italie, Une seule et même mode à la grâce variée et multiforme des costumes régionaux.A vrai dire, ce n’est point dans les grands centres ni même dans les campagnes traversées par de grandes voies de communication qu’on les rencontre mais, tout au contraire, loin des sentiers battus, sur les montagnes et dans les villages reculés.Le peuple a conservé une sympathie instinctive et un amour tenace pour les antiques laçons de s’habiller et pour tout cet ensemble d’habitudes et de productions artistiques qui constituent ce que i’on appelle le folklore: un monde de couleurs, de lumière, de mouvements, de sons.Dans un grand nombre de régions et de localités cette tradition aux racines lointaines et proton, des, n’apparaît généralement que dans certaine» manifestations périodiques.Dans certaines d'entre elles, elle fait partie intime de la vie même des populations.Tel est le cas de Scanno dans les Abruz-zes, de Fobellu dans la Haute-Val-seria, d’une quantité de localités de l’intérieur de la Sardaigne et de celles disséminées dans les immenses forêts de la Silu dans les Calabres.Dans d’autres cas, la tradition renait chaque année à l’occasion de quelque cérémonie caractéristique religieuse ou civile, comme par exemple la Course des “Ceri" à Gubbio, le Carnaval d’Ivrée, le Scoppio del Cairo à Florence, et le Ealw de Sienne qui est, sans aucun doute, la plus célébré et la plus animée de toutes.Dans certaines localités et régions survivent, dans les moeurs ou dans la façon de se vêtir, des traditions qui, sans ressusciter entière, ment d’antiques usages, n’en évoquent pas moins la vie pittoresque des temps passés.Les châles de Venise, Je chapeau de paille que portent les femmes de , la Toscane en général et des femmes de Sienne en particulier, les boucles dont s’agrémentent, dans les montagnes et les campagnes, le* oreilles des hommes, les grandes couvertures dont on recouvre les boeufs dans la Romagne, le baril de 50 litres du Latium qui a conservé son classique carretto a vino, les hottes du Piémont, les ciocie de la Ciociaria, lointains vestiges de la noblesse romaine, font partie d’une série qui pourrait être prolongée à l’infini.Le peuple italien ressent amour : et orgueil pour cette richesse; il en a la nostalgie.11 est une région, la Sardaigne, et dans les Abruzzes une localité, Scanno, qui offrent toutes les visions et tout le charme de leur folklore: costumes et instruments de travail, bijoux des femmes, meubles de la maison, étoffes tissées sur des métiers surannées, céré-monies et coutumes traditionnelles et religieusement respectées aussi bien dans les grandes solennités que dans le courant de ia vie quotidienne, comme par exemple les rites nuptiaux ou funèbres ou la préparation quotidienne des mets.Un nombre important de localités de la Calabre, de la Sicile, du Haut-Adige (province de Bolzano) et de certaines autres régions, offrent une variété de costumes et de cou.lûmes qui se réfèrent aux arts et métiers ou aux principaux événements de la vie privée et de la vie publique, depuis le baptême jusqu’à la fête du Saint Protecteur, depuis le Carretto jusqu’à la zampogna (chalumeau), depuis la fête traditionnelle du Corpus Domini (Fête-Dieu), la Fête des Serpari à Cucul-lo, jusqu’aux noces de la Ciociaria, depuis les cortèges fastueux de Fondi jusqu’au sallarcllo, la célèbre et ancienne danse populaire, depuis l’extraction des essences et des 1 couleurs végétales destinées à tein-j dre les tissus, jusqu'à l’art du filigrane d’argent, jusqu’à celui du i cuivre repoussé, jusqu’à ces couche ; (vases) qui évoquent les formes que les Anciens obtinrent en modelant la terre.Faut-il encore rap.j peler ces cortèges nuptiaux du ! Haut-Adige, conduits par des musiciens emparachés et qui se déroulent tantôt parmi les pommiers en fleurs et tantôt sur la blancheur éclatante des neiges, tableau pittoresque qui a, comme coulisses, les vieilles petites maisons, coquettes et fleuries, posées sur les puys, face à l’admirable fond des Dolomites?Les miches de pain portent encore aujourd’hui l’empreinte du moule en bois d’olivier.On dépose des fleurs et des souhaits écrits sur la fenêtre de la belle, de ses amis, des notables, au premier jour di l’an.Le carnaval fait renaître une galté, des rires et des chants.On répand du riz sur l’épousée et l’on brûle la vieille Befan.On fait usagi de couvertures de déchets de soie, ou d’étoffes imprimées.Le fer esl forgé et prend cette grâce délica.te qui rappelle les boucles et le-ondulations d’une belle chevelure Sur les routes, grincent et s’avan cent lentement de vieux chai' primitifs.Dans les vétustes maisons, le grands coffres de bois servent en core pour y déposer des vête ments, des objets d’or et d’argent des dentelles et ces mille riens qu complètent la toilette féminine ot qui constituent l’orgueil du vête ment masculin.Ces costumes, ces arts mineurs ces traditions qui ont survéci dans la vie et les usages populaire^ s’appuient sur l’histoire de l’Italie, de cette Italie dont l’aspect el l’esprit furent, au cours de l’histoire, si variés.& dent A artificiellei Leur usage semble remonter aux plus anciens siècles, car on a remarqué.en examinant des sarcophages égyptiens, que certaines mo.mies portaient dans la bouche des dents artificielles, au reste assez grossièrement fabriquées.Les Kgyp-tiens ayant la coutume, barbare, d’arracher les dents des prison-1 niers et des criminels, les gens honnêtes qui ne voulaient pas être | pris pour des malfaiteurs essay- ’ aient de remplacer les dents per- j dues par des appareils de prothèse ! rudimentaires.15 J^a Soie de vexxe L’emploi du verre filé, encore et souvent appelé soie de verre se gé.néralise comme isolant contre le froid et la chaleur.C’est ce qu’on appelle un calorifuge.Les meilleurs calorifuges sont ceux qui maintiennent par leur texture une certaine quantité d’air sec et immobile autour (les objets à protéger, parce que cet air esl un très mauvais conducteur de la chaleur.Tel est le ras de l’amiante, de la laine minérale, et aussi de la tourbe, du liège, du coton.Le verre à l’état pâteux peut être étiré en fils extrêmement fins, puisqu’il faut 2,000 fils pour produire un écheveau d’un millimètre de diamètre.Entre ces fils existe de l’air emprisonné, qui constitue un véritable isolant.La soie de verre résiste aux aci.des et autres agents de corrosion, supporte une température de 600 degrés sans être altérée et n’importe quel abaissement de température.Contrairement à ce qu’on pourrait croire au premier abord, elle est très légère.Un mètre cube de verre filé pèse moins qu’un même volume de liège.Le verre dont on se sert provi'-''' soit de bouteilles cassées, soit des résidus de la fabrication des ver.i ries.Ces débris sont d’abord lavés, puis fondus dans des fours spéciaux à une température de 1200 degrés.La matière à filer est alors tout à fait fluide.Elle tombe dans une sorte de cuve percée de nombreux trous.Le verre passe dans le trou, forme une goutte qui tombe en laissant derrière elle un fil et va se coller à un tambour qui tourne à grande vitesse (50 à 100 kilomètres par heure).Ainsi un seul tambour étire autant de fils qu’il y a de trous dans la filière.Les grands navires modernes, qui utilisent concurremment la vapeur pour la machine motrice et les frigorifiques pour la conservation des denrées fraîches, sont équipés le plus souvent avec de la soie de verre comme calorifuge.Premiere revue de mode* La première revue de modes fut le Mercure Galant, publié à Paris en 1680.La première revue féminine fut Die Kluge Hausnmtter (La ménagère avisée) qui parut à Nuremberg en 1712.Chapeaux exclusifs ! Modèles d'allure juvénile pour dames et demoiselles.• BOURSES DE CHOIX E.Dupré 6806, rue SAINT-HUBERT MONTREAL O Choix illimité de VALISES.SACOCHES.SACS DE CLASSE, etc.ATELIERS DE REPARATION DES SOULIERS — COUVRE-CHAUS-SURES — VALISES — SACOCHES — COUPE-VENT, ETC.TEINTURE DE SOULIERS ALLONS CHERCHER ET LIVRONS d'Ahuntslc i rue Sherbrooke, entre Pie IX et av.du Parc, et aussi à Outremont.Geo.MERCIER 6845, rue SAINT HUBERT .DO.0975 RAVISSANTES CREATIONS D'AUTOMNE POUR SATISFAIRE LES GOUTS LES PLUS DIFFICILES.CHOIX DE CHAPEAUX DE FEUTRE A PARTIR DE ’g’00 Il y o un mogosin Charlebois à proximité de votre demeure Chez CHARLEBOIS Il MAGASINS A MONTREAL °(e mouton de Petâe EST LE FAVORI DES ELEGANTES! 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DEPART 27 OCT Information et réservations : A-sn des Voyages Historiques 5302 avenue du Parc.CA.0795 lion étroite qui a toujours existé entre les cercles de jeunes naturalistes dont les activités s’adressent principalement à la jeunesse étudiante de la province, et la Société elle-même dont le caractère très académique en fait une tribune de savants plus âgés.En acceptant de nous consacrer quelque temps, Monsieur le maire, vous accordez à cette cérémonie une dignité toute spéciale, de sorte que le but même de la séance se trouve estompé par une pensée très élevée qui envahit notre esprit: celle du fondateur de la Société, de l’animateur et de l’inspirateur de ce joyrui magnifique qu’est le Jardin botanique de Montréal, et de l'aulenr d’une oeuvre impérissable de recherches et d’observations dans le domaine des sciences natu- relles, c’est-à-dire la pensée du Frère Marie-Victorin.Un grand nombre de personnes ici présentes ont connu ce religieux et ce ravant et ne sont pas consolées de sa perte prématurée.Nous sommes de ceux-là et c’est pourquoi il ne nous est pas possible de servir l’une de ses oeuvres sans nous départir de son emprise, sans puiser dans son enseignement les directives dont nous avons besoin.Je sais, Monsieur le Maire, que le Frère Marie-Victorin avait pour vous personnellement, et en votre qualité aussi de premier magistrat, une affection toute particulière, et nous sommes assurés d’ailleurs de la réciproque.C’est pourquoi nous continuons de solliciter de votre part, à l’égard de tous ses disciples, la générosité qui vous a toujours caractérisé aux époques difficiles où vous avez dû prêter main-forte aux initiatives du Frère Marie-Victorin.Nous travaillons en ce moment à perpétuer dans le granit, dans le bronze, autant que dans les esprits, le souvenir et les bienfaits de ce compatriote éminent qui a servi, avec une égale maîtrise, l’Eglise, ni Science et la Patrie.Sans doute irons-nous bientôt frapper à votre porte, Monsieur le Maire, et si les personnes qui s’adressent à vous n’ont pas l’assurance ou le prestige qui conviennent, vous vous souviendrez sans doute que leur démarche n’est pas entreprise pour eux-mêmes, mais bien pour celui dont nous cherchons à conserver intégralement la mémoire.Nul doute, mes chers amis, qu’en ce moment, dans ce temple magnifique, au milieu des fleurs et des plantes, l’esprit du F’rère Marie-Victorin plane et continue d’inspirer cette jeunesse étudiaute et observatrice penchée sur la nature; nul doute que son départ n’est qu’apparent.Fm effet, tout lui survit de ce qu’il a édifié et organisé.A la S.C.H.N., je m’associe et vous remercie d’avoir répondu à oe rendez-vous et d’avoir ainsi participé au couronnement d’un concours si bien organisé.Je remercie également le Dr Adélard Groulx, directeur du Service de santé de la cité de Montréal, pour être venii confirmer, par sa présence, l’effet bienfaisant, pour la santé publique, de cette initiative des C.J.N., de supprimer progressivement une plante nuisible à l’organisme lui-même.Je remercie aussi le R.P.Wilfrid Gariépy, aumônier de l’Oeuvre des terrains de jeux, pour avoir facilité à un haut degré l’accomplissement du travail de nos jeunes naturalistes dans le cours de la sai-son.Je salue également la présence de M.Morel, moniteur cri chef des terrains de jeux, si dévoué à noire oeuvre, et dont l’influence nous a été très précieuse ces derniers temps.Je salue enfin les professeurs de l’Université et tous les directeurs et directrices des C.I.N.ici présents.dont la débordante activité et l’extraordinaire dévouement auprès des enfants, même pendant les vacances, sont vraiment responsables du succès obtenu aujourd’hui.Un mot tout spécial à M.Cam-pagna.naturaliste de Sainte-Anne-dc-la-Pocatière.le pionnier des recherches sur l’herbe à poux dans la province de Québec.Je veux aussi ne pas oublier Mlle Gauvreau, chef du secrétariat de la S.C.H.N., que Ton est malheureusement trop souvent porté à ignorer, tant elle est effacée et modeste, (suite à la page sept) «vDUPUIS .après ces années de retenue et de restrictions .tout semble vouloir prendre du volume et de l'ampleur .La mode devient légèrement excentrique avec beaucoup de coquetterie .ce sont les chapeaux imposants .les épaules bien fournies .la taille serrée assurant plus de volume au corsage et à la jupe .Sachons choisir parmi toutes ces nouveautés ia coupe, ia ligne, la nuance pouvant le mieux refléter la distinction et le goût sobre.LE BONNET .coiffe bien .quand en sait comment porte: ses cheveux .c
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