Le devoir, 9 novembre 1945, vendredi 9 novembre 1945
“U OtBXfc «t WM M1ISB MUfWMn* ri U» «•ut BTM docilité k&MPMr 4« U Orande-Brata-*ne.«u dM BUM-DnU ou «•* qui qu« o* toit d'sutr*.l'ktutud* qu’U lut Hut pnmdrb •DTtn le monde Le prétrler devoir de toreUeme d’un Canadien n’eet oee envers le Commonwealth britannique dee nations, male entera le Canada et eon roi.et otut oui eonteetent oeel rendent, à mon avis, un mauvais service eu Commonwealth.” "She ta a aoverenm nation and cannot take K*r attitude to the world doctlelv tram Britain or from the United States or from anrbodv else.A Canadian's first lovaltv 1* not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada’s kina and those who dent this ere deln*.to mv mind, a neat dueervtoe to the commonwealth." ll-X-ri tORD TWSEDBMOTB LE DEVOIR Montréal, vendredi 9 novembre 1945 ^VOLUME XXXVI — No 257 i—m—^___________ _ / REDACTION n ADMINISTRATION 410 EST, NOTRE-DAME, MONTREAL TELEPHONI t •Heir liil* SOIRS, DIMANCHES IT FETES t Directeur t Cceriee FILLITIIR FAIS CE QUE DOIS RMeeteur sa chef t Omet HEROUX AEmlnhtraHe* RMaettoa « , Gérant t ^ •Eleit SSCI REIair 2914 BEIeit 3361 L’objectif du 9e Emprunt de la victoire a été dépassé ( Voir en page 3 ) A l'Université de Montréal Les noces d’argent de la Faculté des’Sciences îles Anglais exigent la reddition sans conditions des Indonésiens La Faculté des Sciences célèbre aujourd’hui même le vingt-cinquième anniversaire de sa fondation.Hile profite de cette halte pour se recueillir, pour penser à ses deuils, à ses joies, à ses espérances.Parmi nos disparus se détachent quatre grandes figures: Mgr Georges Gauthier, Mgr Vincent Piette, le R, P, Joseph Morin, C.S.V., et le Frère Marie-Victorin.Mgr Gauthier, l’évêque au verbe sonore, à l’intelligence claire et haute, au grand coeur.Il avait fondé la Faculté, il s’intéressait à son oeuvre et la suivait de près.Jamais il ne manquait une réunion du Conseil.Et quel charme c’était que d’écouter cette parole chaude et puissante, de l'entendre exposer nos problèmes avec cette lucidité et cet équilibre qui rendaient claires les questions les plus complexes.Rien ne le rebutait.Nos programmes d’études ne l’effrayaient pas: sans être un scientifique, il avait l’esprit assez ouvert pour s’intéresser à la vérité dans tous ses domaines.Maître en éducation, ardent ami des jeunes, il cherchait avec passion les meilleurs moyens de protéger et de défendre la jeunesse étudiante; il voulait pour elle tout ce qu’il y a de mieux: le meilleur site encore libre sur l’île de Montréal, la montagne; la grande maison de pierre qui fût en même temps beauté et lumière pour les oeuvres de l’esprit.Un mot.une question, et il était lancé.Nous discutions avec lui toutes sortes de projets, parfois, ce semble, bien en dehors de nos disciplines.L’heure passait trop vite au gré ie tous.C’était le temps de la prime jeunesse, de l’ardeur bouillonnante, de la générosité et des projets.Quand la maladie le força à quitter l’Université, ce fut une grande tristesse.Mais la vie avait ses droits; nous nous remîmes à travailler.Le nouveau recteur.Mgr Piette, était l’ami intime de notre premier doyen, le R.P.Joseph Morin, C.S.V.Ils avaient bien des traits communs, solides tous deux, au physique et au moral, avec plus d’enthousiasme chez l’un, plus de sens pratique chez l’autre.Us formaient une belle équipe.C’est alors que s’élaboraient les plans de la nouvelle université et que la construction du grand immeuble se poursuivait avec des fortunes variées.Puis un matin de juillet 1931, le P.Mori tomba.Peu après, son compagnon quittait l’Université pour reprendre cetté activité pastorale où il faisait merveille: ii devait y travailler encore une douzaine d’années avant de recevoir sa récompense.La Faculté se développait.Après des débuts laborieux, où la ténacité, l’endurance des pionniers fut souvent mise à rude épreuve, l’oeuvre prenait de l’ampleur, se faisait mieux connaître, avait des amis puissants.La grande figure de Marie-Victorin apparaissait en pleine lumière et cet éclat rejaillissait sur toute l’Université.Nous étions allés le chercher dès le début, en 1920, à son collège de Longueuil, et tout de suite il s’était mis à travailler.Le Jardin botanique, l’Institut botanique, les publications scientifiques, son grand ouvrage, La Flore Laurentienne, répandaient au loin le bon renom de l’Université de Montréal.Il y avait aussi l’influence sur la jeunesse, la création des cercles des Jeunes Naturalistes, avec le Cher Frère Adrien, C.S.C., et tout le mouvement vers une meilleure connaissance de notre milieu qui s’en est Sans doute il n’était pas seul.Il avait trouvé dans sa communauté même une aide puissante; il avait aussi attiré à lui toute une équipe de jeunes qtf’il savait animée d’un enthousiasme contagieux.Ame d’élite, sa valeur exceptionnelle était reconnue même à l’étranger.Il a été emporté de façon tragique, mais son oeuvre demeure.Le Jardin et l’Institut sont toujours là: les jeunes travaillent, et voilà que la Providence vient à leur aide en ramenant au milieu de nous cet excellent ouvrier, M.Henri Prat, qui nous avait déjà fourni une collaboration précieuse au département de zoologie.D'ailleurs, on travaillait partout à la Faculté, avec des succès divers, suivant les ressources que l'Administration voulait — ou plutôt pouvait accorder.Dans ces dernières années, les belles recherches du Dr L.-P.Dugal en physiologie attiraient l’attention du monde savant.La chimie surtout se développait et ses laboratoires accueillaient non seulement les élèves de la Faculté des Sciences, mais encore ceux des facultés soeurs, dé sorte que les espaces prévus il y a vingt ans menacent d’être insuffisants.Bientôt il faudra limiter le nombre des élèves à l'année prémédicale et à la première année du B.Sc, Le même phénomène se produit en biologie et en physique.Telle est l’affluence des jeunes vers les études scientifiques que la Faculté des Sciences est devenue numériquement la plus forte Faculté de l’Université.Elle compte 500 élèves inscrits et elle donne, en plus, l’enseignement à 300 élèves d’autres facilités.Nous sommes loin des débuts et de la petite “Faculté de luxe” que l'on tolérait à cette époque.C’est que l’importance de la science dans notre monde moderne est capitale.La guerre est venue accentuer ce mouvement.Aux yeux les plus distraits elle fait éclater le rôle souverain de la science dans la vie des peuples: c’est la science qui fait la guerre et qui la gagne.Pour vivre et pour grandir il faut se défendre et pour se défendre il faut savoir.Le Canada partage avec l’Angleterre et les Euts-Unis le secret de la bombe atomique.Ce n’est pas une plaisanterie; c’est une réalité formidable.Mais combien de temps durera cette supériorité accidentelle f Il faut être prêt à tout.Nous serons forts, à condition de continuer le travail sans relâche.La Faculté des Sciences entend faire sa part sans fléchir.Elle continuera son travail et elle l’amplifiera pour être à la hauteur des exigences nationales, dans la mesure des moyens qui lui seront fournis.Déjà elle peut compter sur l’influence de ses anciens élèves pour soutenir son effort.La manifestation d’aujourd’hui n’est que le prélude d’une activité plus intense, mieux coordonnée vers l'amélioration, des conditions d’enseignement, du recrutement du personnel et d’une utilisation plus complète de nos ressources financières et intellectuelles.En collaboration étroite avec notre “Association des Professeurs”, fondée récemment, 1’ “Association des Anciens” peut faire de grandes choses.Bloc - notes (par Louis RORILLARD) Noms lumineux Un conseiller municipal se plaint du mauvais éclairage des ruelles et propose de l’améliorer.Sa requête est opportune et urgente- Les nombreux citoyens qui doivent attendre les appoints de la lune pour se diriger à l’arrière de leurs habitations seront tous d’accofd avec ie proposeur.Ils seraient mieux à l’abri des chiens et des malfaiteurs.Par la même occasion, on devrait apporter remède à une situation bizarre.Les plaques indicatrices des rues sont absolument invisibles lorsque la noirceur enveloppe la ville, si un réverbère ne vient pas prodiguer ses rayons.Les personnes en quête d’un nom de rue —* on ne peut exiger de tout le monde d’avoir un bottin dans sa poche — font des tours et des détours inutiles, pour se rabattre de guerre lasse sur un passant ou un agent de police, qui donnent de vagues répônses ou confessent leur ignorance.Il y a pourtant des plaques luminescentes; on en voit un peu partout au coin des routés et sur plusieurs maisons.Elles percent l’obscurité et rendent bien visibles lettres et numéros.Ce ne devrait pas être un mystère ni une grosse dépense pour s’en procurer au gros lot.Visiteurs et Montréalais sauraient gré à l’administration municipale de cette commodité indispensable.Suffrage féminin Le suffrage féminin se répand.Les femmes de Belgique auront vraisemblablement le droit de vote aux élections de 1947.La Chambre belge discute le projet.Le gouvernement en a accepté le principe.Cette mesure suivrai! de près celle prise par la France où les Françaises exerçaient ce privilège pour la première fois au dernier scrutin général.Les Canadiennes ont attendu jusqu’en l’année 1917 pour obtenir la prérogative de déposer Un bulletin («uite à la paie deux) SUIVI.9-XI-45 Arthur LEVEILLE, doyen de la Faculté det Science».Lettre d'Offowo ' Le gouvernement propose l'adoption d'un drapeau Il en laisse cependant le choix du modèle à un comité — La résolution gouvernementale et l'amendement Pearkes — L'Union Jack et le pavillon rouge — Un "Rule Britannia" et "O Canada" — L'embarras des conservateurs — M.Caldwell réclame un drapeau original — L'Union Jack symbole de l'unité nationale réalisée sur les Plaines d'Abraham (par Pierre Vigeant) Ottawa, 8 — La Chambre des Communes a abordé aujourd'hui l'étude de la résolution inscrite au nom du premier ministre à l’effet “qu’il importe, de l’avis de cette Chambre, que le Canada possède un drapeau national distinctif et qu’un comité mixte du Sénat et de la Chambre des Communes soit institué dans le but de faire étude et rapport sur un motif approprié pour ce drapeau.” On a souvent répété que le'dra- Î>eau est un symbole, un symbole de a patrie.Jamais la valeur de symbolisme du drapeau ne s’est plus clairement manifestée qu’au cours du débat d’aujourd’hui.La discussion ne portait évidemment pas sur l’aspect artistique de la question, mais sur la signification politique du drapeau.Les impérialistes irréductibles en tenaient pour VUnlon Jack, les impérialistes modérés admettaient la nécessité d’un drapeau canadien, mais en insistant pour y installer l’Union Jack à la place d’honneur; lès autonomistes réclamaient un drapeau original et vraiment canadien.Le leader parlementaire du gouvernement, M.lan Mackenzie, a-po-sé nettement la question en ouvrant le débat.En votant la résolution qui lui est soumise, dit-il, la Chambre se trouvera à affirmer sou désir de donner au Canada un drapeau national distinctif.Si la résolution est adoptée, il n’apparticn dra pas au comité d’etudier la question de savoir s’il importe d'adop- ter un drapeau national distinctif, mais simplement de choisir et de soumettre un projet de drapeau, ce qui exige des recherches et une etude attentive.M.Mackenzie a prononcé à l’appui de sa résolution un bon discours qu il a scandé avec énergie selon son habitude.Il a fait l’historique de la question en rappelant que l’on avait utilisé pendànt lés premières années de la Confédération le pavillon rouge de la marine marchande portant au battant les armoiries du Canada, mais que ce drapeau tomba Elus ou moins en désuétude au déut du siècle pour être remplacé par l'Union Jack.Il a ajouté que, pendant les toutes premières années, on a arboré ce pavillon rouge de la marine marchande toutes les fois que le Canada devait affirmer son existence à l’étranger, qu’il a flotté sur la tour du Parlement au jour de la victoire et que le gouvernement a décidé par arrêté ministériel le 5 septembre qu’il servirait aussi longtemps que le Parlement n’aurait pas choisi un drapeau national.Il a em-fin rappelé les diverses motions présentées à la Chambre par MM.Came L’jctuRlité Protégeons nos oiseoux (Par Paal Dwprés) La froide température de l’hiver n est pas l’unique raison qui contraint nos oiseaux à émigrer vers des contrées plus clémentes.Le manque de nourriture, la disparition des insectes, l’absence des graines de plantes enfouies sous la neige contribuent pour une bonne part à.éloigner nos hôtes ailés de la région de Montréal.Il est hors de doute qu’un grand nombre d’oiseaux, bravant le froid et la neige, séjourneraient dans nos jardins au cours de l'hiver si nous pouvions leur fournir en égales quantité et qualité la nourriture que la nature leur dispense durant la belle iaison.Le suif, gui fait tes délices des mésanges, des sittelles, des pics et des geais, entre également dans lattmehtation de tous les oiseaux d hiver lorsque la température devient rigoureuse.Les sansonnets èt tes moineaux, invités ou non, s’en régalent à toutes heures du jour.Les soulciets ou pinsons du Cana-da.les gros-becs des pins, les stze-rins, les pies-grièches et même le cardinal, ce rare visiteur, luangent avec avidité les parcelles de suif, cet aliment gras, fortifiant, qui les réconforte et leur aide à supporter les intempéries de l'hiver.Une petite table, garnie de moreaux de suif, de viande hachée, de noix décortiquées, de miettes de pain, de graines diverses: millet, phalaris, tournesol, etc., installée près d’une haie de conifères ou d'un massif d’arbustes, ne tarde pas à devenir le rendez-vous de la gent allée des environs lancée à la recherche de sa subsistance au milieu du paysage dépouillé et au-dessus du sol glacé ou enneigé.Celte expérience réussit généralement, à moins que les moineaux et les jÇe caxnet du gxinckeux ron McIntosh, ancien député libéral \ sansonnets, devenus surabondants, de«Battleford-Nord, et C.H.Dickie, ancien député conservateur dé Nanaimo, pour demander l’adoption d’urt drapeau canadien.Après avoir souligné tous les Inconvénients de l’absence d’un drapeau canadien, surtout à l’étranger, M.Mackenzie a dit que le moment était bien choisi d’anopter un drapeau canadien, puisque les relations uuila A la uaj|« deux/ accaparent la nourrltùre et chassent les autres oiseaux des jardins; car U est prouvé à l’évidence qu’en foule saison ces deux oiseaux étrangers augmentent en nombre au détriment des oiseaux canadiens.Lorsqu’on constate que les aliments offerts sont fréquentés par tes oiseaux, désire-t-on admirer de plus prés les convives emplumés, ladite à la paaa deux) Un juqe d’Australie vient de décider que les huîtres sont des "animaux sauvages".C’est l’attaché de presse australien M.Dunbabln, qui nous le révèle.Cette désignation devra inquiéter force de noe dirigeants politiques qui pourtant paraissent bien domestiques.* ?Un loustic regrette que les portraits des chefs allemands accusés comme criminels de guerre n’aient pas paru plus tôt, car on en aurait pu faire des masques de i’Hallowèen.Mais cela vaut mieux ainsi, car dans certains cas on aurait pu se méprendre pour reconnaître certaine dee démocrates qui fonctionnent en Pologne et dans les Etats baltes.A A * Entre 4 h.30 et 6 h.30 de l'après-mldt, les tramways et les autobus de Montréal transportent plus de 230,000 personnes tandis qu’au cours de toute une journée, ils véhiculent pas moins de 1,666,000 voyageurs.De 5 h.à 6 h.de l'après-midi, environ 610,000 personnes quittent le centre de* affaires pour retoumtr à leurs foyers.Ces personnes sont transportées au rythme de 1,000 à la minute.A A A Telle est la statistique de l'empaquetage sardinier qui traduit l’industrie monopo-leuse du Charroyage des êtres humains à Montréal.* « B Mais les charroyeurs allèguent pour leur défense: en raison de la congestion de nos rues, La Compagnie, au sens trèe défini de la Compagnie des Tramways, ou plutôt de la Montreal Tramways, ne voyagent qU’à une vitesse moyenne de 6 milles à l’heure; rythme ’Tentlsslmo’’ que noue connaissons bien.mm* Un officier de "la” Compagnie" attribue cet état de ialt déplorable à l’étroitesse de nos rues." Vieux refrain — très ancien leitmotiv ou loltmotour — entendu depuis des générations et toulours sans remède.A A A La "circulation flexible", allas les automobilistes, renvoie le blâme à la "circulation rigide", et vice versa et le vice du système se perpétue.M'embarrasse pas les rues par tss arrêt infranchissables et tes retards, dit la première à la seconde, et tout marchera bien.— Espèce de nuisance, c'est toi qui troubles mon passage avec tes parqusments, réplique la "circulation" pneumatique.A A * Les irréconciliables dlalogueure ont des Appel de M.Soekarno à MM.Trumon et Attlee et au Conseil de sécurité Contrôle de l'énergie atomique-8,000,000 à 10,000,000 d'Allemands menacés de périr Des avions britanniques art jeté aujourd'hui aux troupes indonésiennes de Soerobaja des feuillets leur enjoignant de se rendre sans conditions.L'ultimatum ordonne aux nationalistes de déposer les armes avant 6 heures demain matin; il est émis au nom du général Christison, commandant allié aux Indes néerlandaises.Cet ordre confirme les craintes exprimées hier par les chefs nationalistes que les troupes anglaise, avancent vers l'intérieur de Java pour désarmer les Indonésiens.Le président Soekarno, de la ''république indonésienne", a fait appel hier soir au président Trumon, au premier ministre Attlee et au Conseil de sécurité, leur demandant d'intervenir pour empêcher qu'un combat acharné ne s'engage à travers l'ile de Java.Dans cet appel, lancé peu après la publication de l'ultimatum britannique, M.Soekarno dit à M.Trumon que les bonnes dispositions de l'Asie envers les Etats-Unis sont mises en danger par le fait que les Hollandais combattent en uniformes étafsuniens, qu'ils transportent de l'eau dans des réservoirs marqués des lettres USA.} qu'ils continuent à se servir de camions ainsi marqués, malgré les avertissements de Washington d'enlever ces indications de provenance.M.Soekarno dit que cela ‘fcause de Ja confusion; les Hollandais, qu'il est impossible de reconnoitre, tirent sur les Indonésiens, et cela provoque la suspicion des Indonésiens qui n'ont pourtant pas de griefs contre les soldats des Etats-Unis qui sont dans l'île pour des tâches légitimes.Dans son message à M.Attlee, M.Soekarno accuse les Hollandais d'avoir abusé de l'uniforme de la Croix-Rouge et d'avoir tué des femmes et des enfants.Il dit que la présence des troupes britanniques à Java est préjudiciable aux relations entre les Indonésiens et le peuple britannique.Au Conseil de sécurité des Nations-Unies, M.Soekarno a demandé da prendre des dispositions pour faire désarmer et évacuer de Java tous les Hollandais d'âge militaire, en attendant que les forces alliées aient terminé leur mission actuelle qui consiste à désarmer les troupes japonaises et à libérer les internés européens.Les chefs nationalistes sont en train de rassembler 100,000 hommes dans le centr- de Java; le poste de radio de Soerobaja, qui est aux mains des nationalistes, a transmis l'ordre aux Indonésiens de résister à toute tentative de débarquement des troupes hollandaises qui sont au large de l'île.Plusieurs chefs nationalistes ont pris la parole tour à tour à la radio hier soir pour demander au peuple de ne pas déposer les armes mais de combattre.Le général Mansergh, qui a transmis l'ultimatum au gouverneur indonésien de l'est de Java, a dit qu'il exécuterait ces ordres en employant au besoin toutes les forces navales, terrestres et aériennes à sa disposition.Les feuillets jetés aux troupes ordonnent que les chefs nationalistes se rendent à Batoiraweg — dans Soerobaja — pour signer la reddition et qu'ensuite les soldats défilent un à un en déposant leurs armes par terre; les Indonésiens qui seront trouvés ensuite avec des armes seront punis.On dit aussi que les Britanniques rechercheront et puniront les coupables de l'assassinat du brigadier Mallaby.Des observateurs croient que le conflit entre Hollandais et Indonésiens est devenu si aigu que seule l'intervention des Nations-Unies, ou peut-être des Etats-Unis, peut amener un règlement pacifique.Il est sûr qu'après l'ultimatum d'hier soir les Britanniques sont assez mal placés pour se faire accepter comme ' arbitres.Des chefs indonésiens ont dit que le résultat le plus probable de cet ordre ce sera de provoquer un soulèvement général dons toute l'île de Java.La situation sera encore aggravée si comme on l'annonce officieusement 4,000 soldats hollandais débarquent â Batavia demain.Une explication possible de l'attitude onglaise c'est que le commandement semble bien organisé chez les nationalistes et qu'on paraît y voir une influence japonaise.De plus une armée de 20,000 Japonais qui était à Soerobaja serait disparue; mais tout cela est peut-être de la propagande afin de discréditer les Indonésiens.Après les indications de ces jours derniers selon lesquelles les Anglais auraient décidé de restaurer l'empire hollandais du Pacifique, cette demande de "reddition sons conditions" a même l'air d'une provocation.Les termes employés sont inutilement injurieux.Voici des victimes de l'agression japonaise, un pays "libéré", et parce que cette population de 70,000,000 d'âmes demande ce qu'on lui a promis comme aux autres dons la Charte de l'Atlantique, on lui sert le vocabulaire employé avec retentissement contre l'ennemi vaincu.Un correspondant dit savoir de bonne source que les autorités britanniques accueilleraient volontiers l'arbitrage des Etats-Unis, et que les Hol- tagera la querelU?Un arbitrage de piétons?" Ls Grincheux I-XI-4S torts chacun de leur côté.Qui donc dépar- landais, qui considèrent la question comme une "affaire , , 1 “ " da famille", pourraient aussi être amenés à en faire autant.C'est bien à souhaiter car en recourant à une solution de violence les Anglais et les Hollandais aideraient grandement la propagande soviétique en Asie.Sans compter le danger de provoquer des soulèvements ailleurs, danger d'autant plus sérieux que les Anglais font combattre des troupes indiennes à Java.LA BOMBE ATOMIQUE Le premier ministre du Canada, M.King, est arrivé â New-York ce matin à bord du paquebot "Queen Choie* d’hiex et d’aujoutd’hui "Tou* 1m •ffort* de la violence ne pouvont affaiblir la vérité et ne «errent qu'à la relever davantage." PASCAL Mary" qui ramenait en même temps plus de 10,000 soldats étatsuniens.M.King est en route vers Washington où il participera aux entretiens qui commenceront demain, entre MM.Trumon et Attlee.Le premier ministre anglais doit arriver à Washington demain entre 11 heures et midi.Il quittera Londres par avion ce soir et il attend le rapport atmosphérique du ministère de l'Air qui décidera si le groupe passera par Sa route de Terre-Neuve ou par celle des Açores.Après une dernière réunion du cabinet anglais hier, un correspondant a écrit que selon toute probabilité M.Attlee insistera à Washington pour que la bombe atomique soit l'objet d'un contrôle international confié au Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations-Unies.Cette attitude contredit à première vue celle de M.Churchill qui veut que les trois pays qui possèdent le secret le gardent jalousement, mais les deux points de vue sont réconciliés ou moins pour un temps par l'opinion qu'a exprimée M.Bevin; qu'il s'écoulera un certain délai avant que le Conseil de sécurité soit en mesure d'administrer une telle fidùcie, et que dons les circonstances actuelles î‘A,.;leterre n'est pas prête à partager ce secret avec la Russie.Les journaux d'hier soir à Londres ont publié la nouvelle sensationnelle d'une prochaine conférence des Trois; MM.Trumon et Attlee inviteraient M.Staline à une réunion après leurs entretiens de Washington.L'"Evening Standard" dit qu'il n'y a aucune raison de croire que M.Staline soit malade.Par contre, à Ports, le journal "Libération-Soir" publiait hier une dépêche de Moscou disant que M.Staline a eu une attaque cardiaque le 4 novembre à Sochi, au bord de la mer Noire, ef qu'il est hospitalisé à Gagri, près de Sochi.Les médecins auraient interdit au chef d'Etat russe de paraître aux cérémonies qui ont marqué l'anniversaire de la révolution rouge; d'ordinaire M.Staline prononçait un discours à cette occasion et assistait au défilé annuel de la Place Rouge; mercredi dernier, M.Molotov a remplacé M.Staline à ces manifestations.A son arrivée à New-York, M.King a dit que l'énergie atomique est le problème le plus urgent aujourd'hui dans le domaine international; que Iq sécurité du monde à l'issue de la plus grande guerre de l'histoire dépend de la solution adoptée pour le contrôle de cette puissance.H o dit qu'il souhaite que cette force serve au bien de l'humanité et non à sa destruction.Ce n'était sans doute pas le moment pour M.King de dévoiler des secrets, mais notre premier ministre est passé maître dons l'ort de faire des déclarations qui laissent toutes les issues ouvertes.* * L'ALLEMAGNE Cependant l'affirmation de M.King que le problème atomique est le plus grave ne rencontrera peut-être pas une adhésion unanime; car il y en a beaucoup d'autres qui paraissent encore plus urgents; entre autres celui de l'Allemagne.Le comité de la Chambre des représentants qui est chargé d'étudier la politique économique d'après-guerre projette de présenter au Congrès un rapport disant que de 8,000,000 à 10,000,-000 d'Allemands mourront de faim et de maladie bientôt à moins que la Russie cesse d'enlever l'outillage des industries de consommation civile qui ne sont pas considérées comme partie du potentiel de guerre; ou encore que les Etats-Unis, le seul pays capable de It faire, entreprennent de nourrir les Allemands privés dt leurs moyens de subsistance par les prélèvement! russes.Après un tel rapport venant d'une autorité indiscutable et d'une source qui ne peut être accusée de sympathie axiste, il ne sera sûrement pas exagéré de parler d'atrocités soviétiques.Moscou répondra sans doute que ces représentants sont des réactionnaires et n'entendent rien à la démocratie.La nouvelle arrive à la veille de la conférence de Washington, et le jour même où commence une distribution des réparations allemandes.C'est en effet aujourd'hui que se réunit à Paris une conférence de dix-sept pays alliés, en vue de la répartition d une somme encore inconnue de valeurs industrielles et autres prélevées dans les zones occidentales de l'Allemagne, occupées par les Etats-Unis, l'Angleterre et la France.En vertu de l'accord de Potsdam, la Russie recevra le quart de toutes les réparations prélevées dans les zones de l'ouest, et les autres alliés se partageront le reste.On n'a pas décidé définitivement quels seront les biens enlevés aux Allemands, la question est entre les mains de la commission de contrôle alliée à Berlin, qui jugera par exemple si tel genre d'outillage tombe ou non dans les réparations.La commission de contrôle décidera aussi elle-même ce qui dons le matériel militaire et naval devra être distribué aux Alliés et ce qui devra être détruit.Un questionnaire rédigé le 28 août o été envoyé aux divers pays quant à leurs réclamations; on y tient compte du nombre des travailleurs déportés en Allemagie, du coût et des conséquences économiques de l'occupation allemande.La Russie n'est pas représentée à lo conférence de Paris; les pays suivants y ont des délégués: Etats-Unis, Angleterre, Fronce, Belgique, Canada, Australie, Danemark, Grèce, Hollande, Luxembourg, Tchécoslovaquie, Yougoslavie, Egypte, Nouvelle-Zélande, Afrique-Sud, Inde, Norvège.Même si c'est à Berlin qu'on décidera de l'ampleur des réparations, les délégués réunis à Paris ne manqueront pas de s'entretenir officieusement de la façon d'agir des Russes qui sont en train de discréditer complètement l'occupation alliée et de soulever à travers le monde un courant de sympathie envers l'Allemagne.Plusieurs évêques allemands ont averti les Alliés de l'ouest que si le peuple souffre trop, le communisme sera inévitable.Personne ne le sait aussi bien que le: Soviets eux-mêmes qui font de leur mieux pour provoquer le chaos partout, — Paul SAURIOL D-XI-4S LE DEVOIR, MONTRE AC, VENDREDI 9 NOVEMBRE 1945 VOLUME XXXVI — Wo 7f* asm Lettre d'Ottawa (aaite de hi première pajte) n’ont jamais été aussi cordiales entre le Canada et la Grande-Bretagne.Nous, Canadiens, dit-il, avons arboré l’Union Jack et nous honore- française.Les membres de la CCF applaudissaient également.Quelques jeunes conservateurs applaudissaient mollement tandis que les autres s’abstenaient complètement.Le major Pearkes Lorsque M.Mackenzie a repris son siège, ce n’est pas le chef de l’opposition, M.John Bracken, qui arbore VU mon jock ei nous uuuu.c- _ niaior-général rons toujours ce drapeau comme | 5i“tJpep ’pIi1aaI!kes dépùté de Nanai- symbolisant ce ai» MU-e Palnmo!- « demander s'il mis nous o 'avons1 combattrait énergiduement la résolu- eu aucun drapeau qui fût bien a nous, qui pût symboliser le Canada tout entier et constituer un ensemble de tous les citoyens canadiens.Il nous faut un étendard que tous puissent contempler avec orgueil, qui soit le symbole de notre grand pays, l’objet f*®.H^j^entible1 de de-! pas renoncer à l’Union Jack et les Wr urn emblème de^raUiement et autres qui estimaient que le Canada d’unité qui assurera la grandeur future de notre nation.1 Des députés bbéraux ont applaudi vigoureusement les PI^nclP^les.* clarations de M.Mackenzie remarquait un enthousiasme part culier chez les deputes de langue tion, car les conservateurs avaient refusé de nommer des représentants au comité.Le général Pearkes avait été chargé de proposer une formule de ^compromis parce que les conservateurs étaient apparemment divisés en deux groupes, les irrédentistes de l’Ontario qui ne voulaient | Nécrologie Brûlotte, 1365 Craig est.g 47 ana> Mme^Slna~Caron,^née Jullette Hurteau, 21cÆ™u - A St-^prlt le 7 ^ 80 ans.Eugénie Laroee, épouse de Roch Char bt>rnssîrrTE - A Montréal, le 7.à 42 ans.cassette, née Juliette Massl- CODAVlAU - A Montréal, le 8.A 82 ans.Alphonse Davlau, époux de Lumlna Vil-leneuve, 5979 St-André., .7 à 78 DESMARAIS - A MontréaJ le J.^ IS ans John B.Desmarats, époux de l^on tine Dlonne, 7509 ave-Purt0 Pif I» Pierre VIGEANT Un conférencier propose d’introduire les femmes au Parlement par une porte plus large: vingt-quatre d’entre elles formeraient un Bureau consultatif et siégeraient à titre de consultantes au cours des sessions.Ces conseillères législatives devraient avoir atteint la maturité: trente ans d’âge au moins; elles seraient choisies sur “la recommandation des autorités religieuses et civiles”.“La Chambre délibérante masculine et ce Bureau consultatif féminin formeraient comme un vaste Comité mixte qui bénéficierait de la collaboration des deux grandes divisions de l’humanité, dans un but d’intérêt commun”.Les chances de réussite de ce beau rêve sont minces; il se heurterait en premier lieu à de multiples obstacles d’ordre pratique que connaissent bien les habitués du sérail parlementaire.Lout* ROBILLARD -XI-45 VOTRE Cette photo n été prise au cours de la cérémonie qui a marjjné la présentation d’un avion Cornell appelé “City of Westmount , par les écoliers de cette ville au C.A.R.C.Cette cérémonie a eu heu e marge du 9e emprunt de la Victoire et ce sont les écoliers o® mount qui ont payé cet avion avec les timbres de guerre souscrits hu cours de Tannée scolaire.Sur la photo, de g.à d.Son Honneur le ma -re Percy Adams, Barbara Chambers, représentant les écoliers cainou-ques; Hugh Peckîwm, représentant les écoliers protestants Idoss son, président conjoint de Tile de Montréal, nu Comité des f‘n®uee* de guerre, et le capitaine de groupe, W.F.M.Newson, Çlul a l’avion nu nom du C.A.R.C.Les deux écoliers tiennent dans lei mains la plaque remise aux écoles de Westmount pour coramunorc , cet événement.ACHETE* «OS «LEURS «Cl La Patrie Fleuriste 168 ••*.S.-CATHIRINI Livraison oartoul directe-ment d* notre «•»*#• chaude PL.1716.178?«conter I* lendl CJI.LT U h 1> U h.30 ‘'Une oeuvre nationale digne de votre encouragement 4184, rue Saint-Denis — Montréal » Immense documentation méthodiquement accumulé*, dont 61 million* doctes ri* baptême, mariage *t sépulture.32 an* d* recherche* patiente*.Généalogie d* tout Canadien français.Franco-Américain ou Acadien.Ecrive*-nous pour renseignements et honoraires.T TROIS SOUS LB NUMERO ^ ABONNIMINTS PAR LA POST! 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VENDREDI, 9 NOVEMBRE 1945 Demalni Partiellement nuageux et iroid.MAXIMUM et MINIMUMS Aujourd’hui maximum, 42.Même date l’an dernier.M.Minimum aujourd’hui.52.Même date l’an dernier.30 BAROMETRE: 10 h.a.m., 30.00: U h.am.2903: midi 2990 Sur le front international i _.Prochain départ de M.Attlee pour Washington — Craintes du premier ministre britannique au sujet de la bombe atomique — Le Canada n'a jamais été en guerre avec la Bulgarie — La réduction des taxes aux Etats-Unis — Troubles en Roumanie — Les bagarres reprennent en Egypte — En Chine et au Japon — Cabinet remanié en Afrique du Sud La situation demeure inchangée à Windsor Le ministre ontarien du Travail attendu aujourd'hui — Aucun détail sur les entretiens d'hier Voici, d’après les dernières dépêches transmises par l’Associated Press et la Canadian Press, la situation présente dans les différents pays du monde: Grande-Bretagne Prenant aujourd’hui la parole quelques heures avant son départ en avion pour Washington, le‘ premier ministre Attlee a déclaré qu’en face du danger que représente la bombe atomique, “on ne peut plus concevoir aucune expansion territoriale ni aucun rêve de domination qui vaille le prix qu’il faudrait les payer”.“A moins que les relations entre peuples ne s’établissent sur un nouveau pied, a-t-il dit, il est à craindre que notre civilisation ne se détruise elle-même à un rythme incroyable.” * * * L’Evening Standard de Londres a reproduit aujourd’hui une révélation faite par le premier ministre Mackenzie King au cours de son récent voyage à Londres.Il appert, d’après cette révélation de M.King, que le Canada n’a jamais été en guerre contre la Bulgarie.Le fait est attribuable à une distraction qui s’est produite au département des Affaires étrangères du Canada.Dans la hâte de déclarer la guerre aux satellites de l’Allemagne en Europe, on aurait bien pensé à la Roumanie, à la Hongrie et à la Finlande, mais on aurait oublié la Bulgarie.Le Standard dit que l’erreur fut découverte après coup, mais M.King, à qui on avait demandé d’insérer une clause supplémentaire, a été trop pris par d’autres questions et a négligé de le faire.“Le Foreign Office se demande maintenant comment procéder pour permettre légalement au Canada de participer aux négociations relatives à un pays contre lequel il n’a jamais été en guerre”.* * * L usage de la bombe atomique comme instrument de puissance internationale peut aussi bien être utilisée par les petits Etats que par les grandes puissances, a déclaré dans une interview aujourd’hui une des autorités les plus compétentes en matière d’énergie atomique.“Tout pays* a-t-il ajouté, peut être tenté d’utiliser cette force pour intimider ses voisins.Aussi une collaboration internationale efficace s’impose-t-elle pour parer à ce danger.” Etats-Unis On a annoncé.aujourd’hui à la Maison-Blanche que le président Truman avait signé hier la loi accordant aux individus et aux groupes une diminution de taxes de $5,-920,000,0011 pour l’année 1945.La signature du président était le seul geste officiel qui manquait pour donner à ce texte valeur de loi.M.Truman est le premier .résident depuis 16 ans à signer une réduction de taxes.En 1929 le prési-idcnt Herbert Hoover a signé son nom au bas d’une liste de taxes à diminuer comme présent de Noël.Les parrains de cette mesure au Congrès ont souligné que cette réduction stimulera les affaires pour la période de reconversion, et créera de l’emploi.Roumanie Des troupes armées ont fait feu près du palais royal de Bucarest, sur une foule manifestant maigre la défense qui en avait été faite, à l’occasion du 24e anniversaire du roi Michel de Roumanie.Quand le général russe Sousiakov a ordonné de cesser le feu, il y avait déjà six heures que la lutte durait entre communistes et partisans du roi Michel.Cinq personnes au moins ont été tuées et près de 100 ont été blessées.Egypte Les victimes du progrom arabe contre les Juifs de Tripoli se chiffrent à cent selon les dernières dépêches.Malgré les ordre les plus sévères donnés à la police et la permission de faire feu sur la foule, les troubles ont repris dans cette région où les relations ethniques ont très longtemps été pacifiques.Le premier ministre Mahmoud Nokrasky pacha a décrété aujourd’hui que toute célébration publique du 26e anniversaire du “jour de combat national” est formellement interdite.Cet ordre, qui vient à la suite des sanglantes émeutes antisémites du Caire, d’Alexandrie et de Port-Saïd et d’autres villes au- torise la police à disperser tout attroupement.Japon Les quartiers-généraux alliés au Japon ont révélé aujourd’hui que des tentatives d’envergure avaient été faites pour drainer vers le Japon d’importants capitaux des régions autrefois occupes par les troupes nippones.On a pris des mesures pour “geler” ces capitaux.Un avocat en vue du Japon, Fu-saaki Uzawa, a refusé de défendre Tojo, .‘personnellement responsable, selon lui, de la guerre et de l’attaque de Pearl Harbor”.On doit accorder à Tojo un procès juste, “quoique je ne sois pas bien sûr qu’il le mérite”, a-t-il ajouté.Chine Les chefs du mouvement communiste chinois ont renouvelé leurs accusations contre les Etats-Unis d’être intervenus dans la guerre civile en Chine.Le lieutenant-général Albert-C.Wedemeyer, bien qiUÏil nie cette intervention, reconnaît aujourd’hui que ses troupes ont pris part à des escarmouches de peu d’importance.En même temps que le renouvellement de ces blâmes, des représentants du gouvernement chinois ont fait connaître la bonne marche des négociations sur le programme de paix en quatre points qui a été soumis aux communistes.Un porte-parole soviétique a admis que le principal obstacle à un accord est l’injonction que l’on a faite aux troupes nationalistes de se retirer sans délai de tout le territoire occupé par les communistes.Australie Le ministre des affaires étrangères d’Australie, M.Norman Makin, a annoncé aujourd’hui que l’Australie a accepté l’invitation du gouver.nement britannique de faire partie de la section britannique de la commission de contrôle sur l’Allema.gne.Indochine Une dure lutte s’est livrée hier entre les troupes françaises s’efforçant de réoccuper le territoire au ! sud de Saigon et les nationalistes 1 annamites.Le combat s’est déroulé ¦ aux abords de Tan An, à 35 milles j au sud de Saigon.Il semble qu’un | certain nombre de déserteurs japo- | nais aient participé au combat aux 1 côtés des nationalistes.La lutte se poursuivait la nuit dernière.Grèce Le paemier ministre Panayotis Kannellopoulos a convoqué d’urgence le cabinet des Affaires étrangères de Grèce, afin d’étudier le problème des Grecs soumis à de mauvais traitements dans l’Epire du nord, qui est une région de l’Albanie.L’évêque Argryrogastro, président du comité central de l’Epire du nord, a dit aux journalistes que, dans le nord de l’Epire, les Grecs sont persécutés sans pitié.Il a accusé l’Albanie d’avoir agi traîtreu-ment au cours de la guerre gréco-italienne de 1940-41.“Comme conséquence des exécutions, des déplacements de populations et des atrocités commises, la population grecque du nord de l Epirc a été réduite de 120,000 à 80,000, dit-il, et 5,000 autres ont été forcés de s’exiler.” * La sentence de mort portée contre le général George Tsolakoglou, accusé de haute trahison, a été commuée aujourd’hui en une sentence d’emprisonnement à vie.* * * Afrique-Sud Le premier ministre Smuts a annoncé aujourd’hui plusieurs changements ministériels, par suite du fait que le parti travailliste s’est retiré du gouvernement de coalition constitué en Afrique du Sud pour le temps de la guerre, et que le ministre du Travail, \V.-B.Madeley, s’est démis de ses fonctions.Le j colonel F.Steyn, ministre de la1 Justice depuis 1939, succède à M.j Madeley au ministère du Travail;! M.H.-G.Lawrence devient minis- ' tre du Bien-Etre et de la Justice, et j M.Henry Gluckman devient ministre de la Santé et de l’Habitation.Explosion à Edmonton Edmonton, 9 (C.P.) — L’explosion d’une ampoule électrique commune a causé pour $50.606 de dommages hier soir, dans un garage du nord-est d’Edmonton.Tout l’immeuble a été détruit dans un feu spectaculaire.L’ampoule a éclaté dans le département de la peinture et, après 15 minutes, fes flammes étaient incontrôlables.Windsor, 9 (C.P.) —La situation à Windsor est à peu près la même.Toutefois, les perspectives d’une entente entre la compagnie et les grévistes sont “quelque peu meilleures, mais pas beaucoup”.Que se passe-t-il?On ne le sait au juste.M.Mitchell est muet et même invisible.Hier soir, peut-être pour faire arrêter la rumeur qu’il était rendu à Ottawa, le ministre fédéral du Travail a eu une très brève entrevue avec les journalistes.Tout ce que l’on sait, c’est que M.Mitchell, accompagné du procureur-général ontarien Blackwell et de M.McCullagh et G.G‘ Greene, aurait rencontré Henry Ford II à Détroit hier.Les activités d’aujourd’hui seront basées tout probablement sur les résultats de cet entretien.Si cette conférence a eu lieu I on s’attend à ce que M.Mitchell convoque sous peu les représentants de l’union.M.Blackwell, le procureur général, a eu un entretien de trois heures hier avec M.Burt.Ils auraient tout simplement discuté de la loi et du maintien de l’ordre, car si les relations entre l’union et la compagnie avaient été en jeu, il est certain, croit-on, que M.Mitchell aurait participé à cette entrevue.Ce matin, George Burt, directeur régional de l’U.A.W., Tom McLean, son assistant, et Roy England, président du local 200 de la Ford, sont entrés à l’hôtel où loge M.Mitchell, après avoir déclaré aux journalistes qu’ils s’en allaient “rencontrer un ami”.Entretemps, le gsinistre du Travail attendait un téléphoné des autorités de la compagnie pour savoir s’il y aura une réunion des repré.sentants du gouvernement et de la compagnie.Après avoir passé une heure avec M.Mitchell, les trois représentants de l’union on tquitté l’hôtel pour aller rencontrer le comité de négociations de l’U.A.W.L’arrivée du ministre provincial du Travail, M.Charles Daley, changera-t-elle quelque chose à la situation?On sait que M.Daley est re Nécessité actuelle de la solidarité nationale M.Duplessis déclare qu'elle constitue une question de vie ou de mort pour le peuple canadien Québec, 9 (D.N.C.) — M.Mau-nadien du travail, a fait parvenir r*ce Duplessis, premier ministre de j une dépêche aujourd’hui au pro- la province, a été l’hôte d’honneur ! cureur général Blackwell, lui de- ' - ’-!1“ ’-‘ mandant de retirer immédiatement ses policiers de la scène pour empêcher tout soulèvement et rendre le travail des négociations plus effectif.“Plusieurs milliers d’ouvriers organisés en Ontario et des centaines de mille à travers le Canada sont froissés à cause de la présence de la police provinciale à Windsor”, dit le télégramme.“Qu’une entente soit conclue ou non, il est d[e prime importance que la police provinciale se retire immédiatement afin d’apaiser les au déjeuner de la première journée du congrès de l’Union des conseils de comté, le chef du gouvernement a déclaré que la solidarité nationale, qui nous a manquée dans le passé, est plus nécessaire que jamais et qu’elle constitue une question de vie ou de mort pour le peuple cana-j dien.Le 9e Emprunt La province et Pile ont dépassé leur objectif Messages des présidents provinciaux conjoints — Le pays a souscrit à date $1,520,428,600 — La province a atteint 102.76 p.c.de son objectif, et l'île de Montréal 101.53 p.c.— La campagne se termine demain soir — A travers la province — Les derniers résultats par unité idées et de permettre aux forces constructives de fonctionner plus effectivement dans un effort pour régler la grève et assurer la paix”.Windsor, 9 (C.P.) _ Clarence Jackson, de Toronto, directeur de l’United Electrical Workers of America (C.I.O.) et J.A.Sullivan, ., - ,.^- — l’union dans le district industriel de Sud- venu de son voyage en Europe où il seTeni?sur iTquîÆ™^’^ de a participe à la conference inter- _ h La province de Québec a dépassé son objectif: telle est la bonne nou-M.Duplessis a parlé à l’issue du j velle que nous ont apprise ce matin déjeuner, tenu sous la présidence ^ quar iers généraux provinciaux de M.Wilfrid Labbé.M.Bona Dus-! riu comite national des finances de nS T-S[en?lS^/iaireAS de Montréal simultanément a I ‘ m dépassé aussi son objectif, nous ap- d honneur figuraient M.Patrice | pren{j_on (je ja m.me S0Hrce Tardif, des conseillers legislatifs, j j^a province de Québec a souscrit des députés et plusieurs autres per- i $40,876,200 au cours de la dernière sonnages.| journée pour atteindre $432,625,100, Le premier ministre, faisant l’élo-j soit 102.7% de son objectif de $421,- ge de M.Labbé, président de 1000,000.l’Union des conseils de comté, a dé- j L’ile de Montréal, qui a souscrit claré qu’il est un préfet de comté et j 830,977,550 au cours de la même it.• .» .-7 un maire éminemment Qualifié ¦ journée, a atteint 'N»1(),776,10u, soit t.« dSirf/.^ C5S.hS ÏÏÏI “M" «“O**» « de la grève Ford.Au cours de la journée, ils rencontreront Charles Millard, directeur canadien de l’United Steelworkers of America (C.I.O.) et les représentants de l’United Automobile Workers ainsi que les deux conseils du travail à Windsor afin de discuter de la situation.Les unions locales de l’United Automobile Workers et de la Canadian Industrial Organisation sont à organiser pour dimanche prochain une assemblée générale de tous les membres des unions du district de Windsor.*£ •£ Welland, 9 (C.P.).— Si les négociations de Windsor ne réussissent pas, le local 523, de YUnited Electrical Workers of America (C.I.O.), dans toutes les usines de Welland déclarera une grève de 24 heures.Sudbury, 9 (C.P.).— Les ouvriers qui font partie de jc iJiuiiau e vies XAiiciiics mu- .» /"v » i à i • — i vi n r± ,a : ont déclaré ce matin les présidents vie rurale est pour ainsi dire *a j provinciaux conjoints, MM.E.-L.Pa source de la vie provinciale.j tenaude, C.P., c.r., F.-Philippe Brais, “J’ai appris, a dit l’orateur, à;C.B.E., c.r., L.-A, Taschereau, c.r.nationale du Travail à Paris.Il est attendu aujourd’hui à Windsor.La force policière demeure toujours dans les barraques.Il semble que l’attitude adoptée par la province soit la suivante: tant que la compagnie ne fera aucun effort pour entrer dans l’usine, tant par conséquent qu’il n’y aura pas d’engagement avec les grévistes, la police ne prendra aucune mesure contre la forme actuelle de piquetage.Ottawa, 9 (C.P.) — M.A.-R.Mosher, président du Congrès ca- M.R.H.Carlin, député C.C.F.à la Législature ontarienne et représentant international de l’International Union of Mine, Mill and Smelter Workers (C.I.O.), a déclaré ce matin qu avant que le mouvement du travail au Canada ne descende vers la défaite, une grève générale éclatera au Canada.La décision de demander aux ou- r» j » jh/ , j, .vners dlu nickel de se tenir prêts à ,Demandant aux délégués d’atta-été prise hier soir à .m» cher une attention toute spéciale à par la campagne que nous survi-! cellence du placement offert par le, vrons”.Il ajoute que la campagne ' neuvième emprunt.A tel point qu ils a gardé ses traditions parce qu’elles j continuent à souscrire après avoir sont essentielles comme les points ! leur objectif parce que plus cardinaux pour orienter les activi-i Hue Ja.™ais tés tiumnincs
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