Le devoir, 16 avril 1946, mardi 16 avril 1946
ï "Le Canid* «et une nitlon eouverilne et ne ©eut ivee docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou dee Etate-Unls.ou de qui que ce «oit d'autre, l’attitude qu’il lui laut prendre enver» le monde.Le premier devoir de loyalisme d'un Canadien n'est pas envers le Commonwealth brl-taunldue des nations, mais envers le Canada et son roi.et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth." "She Is a sovereign nation and cannot take her attitude to the world docilely from Britain or from the United State# or from anybody else.A Canadian's first loyalty Is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada's kins, and those who deny this are doinf, to my mind, a great disservice to the Commonwealth." (l-X-371 Lord Tweodsmuir )EV0IR Montrèwi, mardi 16 avril 194o VOLUME XXXVII — No 89 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE DAME.MONTREAL 11LEPH0NE *BEIair 336?SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration : Rédaction : Directeur: Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef t Orner HEROUX Gérant .BEIair 3361 BEIair 2984 BEIair 2239 Madrid craint une invasion de l’Espagne par l’armée rouge Il nous faut sortir des jupes de la mère-patrie Il doit nous apparaître clairement maintenant que la question de savoir si nous pouvons prêter avec avantage à un autre pays relève d'abord de l’intérêt que nous avons à lui acheter des marchandises, et non pas à lui en vendre.Toutefois, comme la politique d’exportation est en théorie.et de plus en plus en pratique, liée aux importations, il s’établit un certain lien indirect entre prêts et exportations.Ce lien est de Tordre suivant: nous avons un avantage possible à stimuler, par des prêts, nos exportations vers un pays, toutes les fois que nous sommes en position ie devoir, à cause des besoins de notre population, acheter toujours plus de lui que nous ne pourrons lui vendre.De cette façon, plus nous lui prêtons, plus nous lui permettons de prendre chez nous de marchandises qui constituent le paiement anticipé des produits que nous avons ’intention et le besoin de lui acheter.Autrement dit, le jrét est intéressant dans la mesure où il permet Taccumu-ation immédiate en notre faveur d’un déficit qui nous •ervira à compenser plus tard nos déficits propres.C’est tomme l’argent que nous mettrions en dépôt chez un mar-hand et qui n’a d’intérêt que si nous nous proposons Tacheter de lui.Ai-je besoin de dire que le cas de l’Angleterre et du Canada ne correspond pas du tout à ces conditions?Loin le pouvoir accepter un déficit à notre balance commer-iale, nous avons besoin de maintenir avec le Royaume-Jni un excédent qui nous permette de combler notre défi-it avec les Etats-Unis.Et s’il ne veut ou ne peut plus iccepter ce déficit de Tordre de $190 millions, en moyen-ic, pour la période de Tentre-deux-gucrres, nous avons vu > Deuoir, 11 avril) qu’il serait contraire aux véritables ntérêts du Canada d’y élever nos achats jusqu’au niveau I |ui retournerait notre avantage commercial en ce déficit le 40 millions dans notre balance des comptes, sans lequel c remboursement du prêt consenti sera techniquement fort lypothétique.On peut, toutefois, concevoir une autre situation.Celle | iù l'Angleterre nous dirait: “A partir du moment où ommencera le remboursement, c'est-à-dire de 1951, je I n’engage à accroître mes importations du Canada d’une I omme au moins égale à mon paiement annuel de façon lue soit maintenu son avantage à sa balance des comptes.” ”est évidemment ce qui n’a pas été fait et ce que le gou-ernement canadien n’a nullement cherché non plus à se aire garantir; ce n’est pas non plus ce que l’Angleterre |’aisse entendre qu'elle fera, bien au contraire, puisqu elle e cesse de parler de l’équilibre de sa balance des comptes vec ses fournisseurs: mais c’est un peu ce que MM.Saint-.aurent, Vaillancourt et les autres laissent croire qu il se assera, sans d’ailleurs nous fournir beaucoup de clartés u de précisions.Naturellement, cela encore ne pourrait nous être avan-ageux qu’en considérant la question d’une façon étroite, ans égard à la nécessité urgente où nous sommes de diver-ifier nos marchés: mais je suppose toutefois que TAngle- ques et sociaux, ainsi que de têtards pour un pays qui a besoin de marchés extérieurs.' ^ En sc reportant aux' valeurs absolues, d’aucuns sentiront peut-être le besoin, toutefois, de constater que, même si les pourcentages ont change considérablement en faveur des produits manufacturés dans nos exportations à l’Angleterre, il n’en reste pas moins que nos ventes de matières premières et de denrées alimentaires ont crû dans des proportions considérables et qu’indépendamment de ce qu’il adviendra de nos manufactures, il peut être intéressant pour le Canada de chercher à retenir àu moins ce commerce.Et en effet, nos exportations au Royaume-Uni dans ce domaine ont presque double de 1939 à 1943, passant de $260 millions à $534 millions; elles auront plus que doublé probablement si Ton tient compte de l’augmentation du commerce de 1944 et de 1945 (à peu près comparable) sur celui de 1943.Il conviendra, à ce sujet, de ne pas sc faire plus d illusions qu’il ne le faut, même abstraction faite de la preuve qu’encore là le prêt en lui-même n ajoute rien à nos chances; car si l’Angleterre a effectivement accru chez nous ses importations de ces produits par la force det choses, elle est loin d’avoir augmenté ses importations totales dans les mêmes proportions: de 885 millions de livres sterling qu’elles étaient en 1939, elles ne faisaient que 1,310 millions en 1944, soit un accroissement de 48% seulement, et déjà les chiffres de 1945 indiquent une diminution qui ramène le pourcentage à 25.Ce qui s’esr produit, c’est avant tout une redistribution plus favorable au Canada des importations anglaises: en 1939, 32% de ces importations venaient d’Europe et 23% de 1 Amérique du Nord: en 1944.l’Europe n’a fourni que 6% et l’Amérique du Nord, 57%.Encore là.qui prétendra que nous pouvons conserver cette situation de faveur?En 1939, l’Angleterre vendait 36% de ses exportations à l’Europe et 12% seulement à l’Amérique du Nord: une fois que l’économie de l’Europe se sera replacée, de qui peut-on croire qu’elle achètera ce dont elle a besoin?de ceux qui constituent scs meilleurs clients ou des autres?Du Canada qui, à moins qu’il sacrifie son industrie, aura la prétention de lui faire concurrence sur les marchés internationaux, ou des pays dont l’économie est encore au stage qui convient au genre d’affaires que veut conduire l’Angleterre?D’une population de douze millions ou du reste du monde?Si nous entrons dans le détail des produits que le Canada est intéressé à vendre, la situation ne nous paraîtra pas meilleure.Croyons-nous que nous augmenterons beaucoup nos exportations de blé en Angleterre, alors que la politique avouée, et d’ailleurs fort raisonnable, du gouvernement anglais est de stimuler la production nationale?Croyons-nous avoir, en dépit des avertissements qu’on nous a d’ailleurs donnés, l’avantage de maintenir nos ventes de bacon au Royaume-Uni quand le petit Dane mark achète presque autant de l’Angleterre que le grand L’O.N.U.et le problème russo-iranien erre accepterait de nous acheter, à ces conditions, les pro-1 Canada?En dépit du fait que nos forets s cpuisent rapi-uits qu’il est dans l’intérêt du Canada de vendre, étant onné le stage d’industrialisation où il en est arrivé.Or récisément, cela est-il possible?De la même façon que ous avons posé le problème pour les achats, nous posons :t celui de nos ventes à l’Angleterre: est-il normal de con-evoir que celle-ci puisse avoir un intérêt accru à acheter u Canada?Le prétendre serait faire fi des changements profonds .ui se sont produits dans la structure de l’économie cana-ienne pendant la guerre, comme dans celle de nos expor-itions à l’Angleterre elle-même.Nous avons vu dans un rtide antérieur (le Devoir, 3 avril), le pas de géant qu a ait le Canada dans la voie de l’industrialisation: $798 lillions de produits minéraux manufacturés exportés en 943 contre $86 millions en 1939, le premier chiffre re-1 résentant 70% de nos exportations de ce genre et le 'euxième, 30% seulement.Comme notre commerce de uerre s’est surtout centré sur l’Angleterre, on retrouve la rême évolution dans nos exportations à ce pays: en 1939, 0% seulement de toutes nos exportations au Royaume-Ini étaient manufacturées, et 20% seulement de nos pro-,uits minéraux: en 1943, 68% de toutes nos expoftations t 63% de nos produits de mines s’en allaient en Angle-:rre entièrement ouvrés.Si ce genre de commerce a pu faire l’affaire d une An-Icterre désireuse d’obtenir de nous le maximum possible 'engins de guerre et de maintenir au maximum possible jr son territoire sa production de paix pour Tcxporta-on, qui osera soutenir qu’il l’intéressera encore autant I ans Taprès-guerre?De tout temps, depuis le début de ' ère industrielle, l’Angleterre a été, non pas un acheteur e produits finis, mai* de matières premières: non pas un [ endeur de matières premières, mais de manufacturés.'.'est avec ce genre d’activité qu’elle a assuré sa fortune et )n empire économique, quand ça n’a pas été politique, ir le monde.Qui croira qu’en sc préparant à doubler le niffre de ses exportations d’avant-guerre.elle modifiera ,pn économie pour les beaux yeux du Canada afin d’y | ouvoir acheter plus des produits de nos industries?Ainsi que je Tai déjà dit et que la preuve en ressort lairement ici.le prêt à l'Angleterre prépare la démobili I jition des industries canadiennes pour faire place à la mère-iatrie sur les marchés du monde.Il est impossible qu'il latrie sur les marcncs au monae.n esi impu^um qu h > ., , ous asslire le maintien du genre d’exportations qui con-! prcn rf dement, prétendons-nous nous organiser pour alimenter à la fois le marché américain et le marché anglais en papier ou en pâte de bois (surtout, dans le cas anglais) et pensons-nous que l’Angleterre nous réservera l'exclusivité et refusera de chercher à rétablir ses contacts profitables avec la Scandinavie?Quant à notre cuivre et à nos métaux, maintenant que nous avons appris à les transformer davantage nous-mêmes, allons-nous nous organiser pour maintenir la production à l’état brut à un niveau de guerre, plutôt que de chercher les marchés intéressés à nos produits manufacturés?Préférerons-nous multiplier chez nous les mineurs ou les techniciens?Autant de questions auxquelles l’expérience du passé nous assure que la réponse n’est même pas problématique.Au point où le Canada en est rendu de son économie, il n'a plus d’intérêt à intensifier son commerce avec la mère-patrie et celle-ci n’a d’intérêt à intensifier le sien avec lui que dans la mesure où i] accepte de revenir au stage de Téconomic coloniale.Au sortir de cette guerre, le Canada arrive donc à la croisée des chemins.L’heure est venue pour lui de sortir de sa chrysalide et de prendre son vol vers la liberté et l’indépendance.La politique qu’il devrait suivre est bien claire.Sortir des jupes de la mère-patrie: partir comme un grand garçon sur les routes du monde et y chercher la clientèle dont il a besoin en commençant par sc montrer disposé à mettre de côté les préférences coloniales, c’est-à dire à réserver autant que possible sa propre clientèle à ceux qui peuvent acheter scs produits: se rendre compte qu’il peut à son tour importer, au besoin, des matières premières à transformer pour les autres et jouer le rôle de mentor auprès des peuples qui en sont encore à un stage moins avancé que lui dans leur développement économique.Et puis, ne pas oublier que le meilleur marché, le plus stable, le plus sûr.est encore le marché national.Dans toute la mesure par conséquent où il lui est possible de satisfaire la consommation nationale à un coût convenable, dans toute la mesure aussi où il lui est impossible de sc trouver des clients payants à l'extérieur, orienter, par des travaux appropriés, l'embauchage vers un développement plus complet de notre économie en vue de l’accroissement du bien-être des Canadiens par les Canadiens.Voilà le che- iendraient à notre économie.Ce n’est pas vrai que le prêt l’Angleterre*nous permettra de maintenir nos exporta-ions: de maintenir le chiffre peut-être.pendant les trois lu quatre prochaines années, et avec les avantages que | on sait (I).mais pas de maintenir le même genre de bmtnerce.Ce qui signifie que pour satisfaire aux besoins e l’Angleterre pendant les années d’immédiat après-guerre, n s’apprête à nous imposer à coups de sacrifices une nou-elle reconversion temporaire de notre activité économi-comme on Ta fait pour la guerre.Vu que cette jcuxièmc reconversion ne réglera pas notre problème sut es bases permanentes, il nous faudra passer par une troi-ème quand le Royaume-Uni aura été remis sur pied, avec but ce que cela comporte de malaises et d’aléas économî- Nos gouvernants ont choisi Tautre, celui du passé, du retour à l’organisation de l’économie canadienne en fonction des besoins de la métropole.Celui qui tend à maintenir le Canada au rang des puissances de troisième ordre, se contentant des miettes de pain.et assurant la prospérité de leurs fournisseurs.Qu’il se trouve des Anglais au Canada, dits Canadiens, pour être satisfaits de la chose, cela se comprend parfaitement: ils sont ici de passage et iront, s’ils le peuvent, finir leurs jours dans leur véritable patrie.Mais qu’on rencontre des Canadiens français, des gens censés faire partie de notre élite puisqu’ils sont nos députés.pour approuver cette politique et en complimenter les auteurs, cela dépasse l'entendement! 18-IV-48 Fronçois-Alberf ANGERS actualité Propos chinois Lorsqt/e le romancier Jules Verne ¦'onlait les tribulations du Chinois t-Fo en Chine, tt révélait à la ‘Messe la cuisine aux nids d'hi- rondelles, les ragoûts aux ailerons de requin, et aux oeufs millénaires, cet estimable, savant ne faisait qu’effleurer le charme mystérieux de la vie chinoise: d’un pays où par le soin des habitants, des fleuves immenses, comme le Fleuve-Jaune ou le Fleuve-Bleu, coulent sur de longues distances tels des aqueducs romains, à 70 pieds au-dessus du sol avoisinant.C’est aussi le pays où Von sc venge de ses ennemis, en se suicidant à leur porte, ce qui parait aux Occidentaux une étrange façon de se i*uite à la page JU.______u Bloc-notes Prêts d’honneur Les arguments de M.Gromyko sur ce problème de juridiction à Washington Un conflit , .Le Conseil de Sécurité est de nouveau aux prises £iSEÆS&£"j!KI*«Ç problème qui domine ,o'u,e lu si.ua.mn nationale: (opposition fondamentale qui dresse la Russie et ses satellites contre le reste des vainqueurs.La nouvelle phase de la question iranienne révèle que le conflit demeure entier malgré tant de négociations pour en venir à une entente, et en dépit des concessions trop nombreuses consenties par l'Occident.A sa séance d'hier le Conseil abordait Tétude de la demande formulée par M.Gromyko pour que la plainte iranienne soif rayée de l'agenda; le débat a continué ce matin à 11 heures.Il serait normal, et plus favorable, à la solution de cette nouvelle difficulté, que fo discussion soit limitée au problème de procédure posé.Mais comme d'habitude le délégué soviétique a tout remis en question, comme s'il n'y avait eu rien de fait depuis les tractations de San-Francisco.M.Gromyko a d'abord invoqué un argument assez imprévu.Il a soutenu que la décision du 4 avril de laisser le différend iranien à l'agenda jusqu'au 6 mai était incorrecte et illégale parce que la Charte de l'O.N.U.stipule clairement qu'il faut entendre les deux côtés avant de prendre une décision, et que lors de la décision du 4 avril, le Conseil n'avait pas entendu la version soviétique puisque le délégué soviétique n'y était pas.C'est un reproche surprenant lorsqu'on se souvient que les membres du Conseil ne demandaient pas mieux que d'entendre M.Gromyko, mais que celui-ci a quitté la réunion parce qu'il voulait imposer l'ajournement.plus intéressantes initiatives qu’ait prises en ces derniers temps la Suinl-JcaiL-Baptislc de Montréal.Il s’agit, d’une part, de faciliter à un certain nombre de jeunes dont les ressources financières ne sont pas considérables l’accession aux professions; de Tautre, de coaliser, pour cela, un grand nombre de souscriptions plus ou moins élevées.L’oeuvre en est à ses débuts.Mais déjà une vingtaine de jeunes gens en bénéficient et leur nombre peut rapidement croître.Cela ne dépend que de la générosité des nôtres.Le choix des candidats heureux est fait par un comité de spécialistes qui étudient chaque dossier.La Saint-Jean-Baptiste fait la cueillette des souscriptions.On sait, du reste, que l’entreprise n’a rien d’absolument neuf ni d’insolite.Elle existe ailleurs.Chez nos concitoyens d’origine israélite, elle prend même une remarquable ampleur.L’exemple des Juifs Les Juifs ne se contentent pas de prêter à ceux des leurs qui veulent pousser leurs études, ils les aident de bien d’autres façons.Ainsi ils avanceront quelques piastres au gamin qui veut ouvrir un petit dépôt de journaux.— Votre Saint-Vincent de Paul est admirable, nous disait, il y a déjà longtemps, un Juif de Montréal.Mais votre argent une fois dépensé ne revient plus.Nous prêtons, on nous remet l’argent et nous prêtons de nouveau.Notre argent nous sert ainsi indéfiniment.— Et le déchet?Combien perdez-vous sur cette multitude de petits prêts?_ — Deux pour cent paf année environ.Avec deux pour cent d’argent frais, nous maintenons intègre notre capital.La contagion On prête sans intérêt.Mais il est à présumer que les bénéficiaires de ecs prêts d’honneur, quand ils seront en état de rembourser les avances qu’on leur aura faites, ne voudront point — si tôt que les circonstances le leur permettront — se contenter d’un remboursement pur et simple, qu’ils voudront à leur tour s’associer à l’oeuvre qui les aura aidés, lui permettre d’étendre son rayon d’action.U y a telle chose que la contagion du bien et nous sommes probablement au début de quelque chose de grand, de très grand même.(tuile à la page deux) f J o(je calnet du gxinckeux Mme Eleanor Roosevelt revient sur la nécessité d’une langue commune qui permettrait aux délégués de TO.N.U.de s’entendre, c’est-à-dire de «e comprendre.Elle reconnaît toutefois que l’espéranto n’est pas la langue qu’il faudrait.Pourquoi pas le langage p^r signes des sourds-muets?àê 4P Un annonce d’Ottawa, que le prix du beurre va monter.Connue le consommateur ne peut en trouver, cette augmentation lui paraîtra assez platonique pour le moment.•iP 4P 4P Le gouvernement prête à perte à l’étranger sons prétexte d’aider Tin-dustrie canadienne.Mais pour ainsi prêter, il maintient les taxes qui étranglent ladite industrie.4P 4P 4P Le président de l’Association des boulangers des Etats-Unis prédit le marché noir, si le gouvernement décrète le pain noir.Pour une fois il y aurait au moins une raison de convenance.4P 4P 4P Depuis que le gouvernement fédéral a décidé d’augmenter les salaires de ses députés, les ministres trouvent qu’augmenter les prix aide à combattre l’inflation.* * * La hausse de l’indemnité parlementaire était supposée nous valoir un meilleur gouvernement.C’est sans doute un autre de ces placements à rendement très éloigné, comme ces semences qui ne germent qu’au bout de cent ans.Le Grincheux 16-IV-48 Cftoâeé d filet et d aujoutd kui Il n'est point de personnes vicieuses dont la société habituelle ne laisse de mauvaises traces.Si elles ne parviennent pas à faire aimer leur vice, l’habitude de voir ce vice affaiblit la répugnance qu’il inspirait d’abord.Saint Grégoire de Naziancc, (ion iranienne._ M.van Kleffens a réfuté cet argument, et ses remarques ont remporté l'assentiment de la majorité; il a dit que l'article invoqué a été mis dans la charte pour assurer aux intéressés une occasion de donner leur point de vue, mais qu'il a été bien clairement entendu et précisé qu'aucun pays accusé de menacer la paix ne pourrait empêcher le Conseil d'agir en s'abstenant de donner sa version d'un différend ou en s'abstenant de la réunion.SOUVERAINETE SUPRANATIONALE Les Soviets font bon marché de la souveraineté de leurs voisins, le sort des Etats baltes et de tant d'autres pays terrorisés par l'armée rouge l'atteste.Cependant lorsque ce principe peut leur être utile ils n'hésitent pas à l'invoquer.M.Gromyko a fait grand état hier de la décision du gouvernement de Tlran de retirer so plainte.Il a dit que si les droits souverains de Tlran lui permettaient de présenter une plainte au Conseil, ce pays avait le même droit de retirer sa plainte, et qu'alors le Conseil n'avait plus aucune juridiction.Cet argument attaque le principe même de TO.N.U.S'il doit y '«voir une vraie société internationale, qui puisse exerce* une surveillance et faire respecter les principes qu'elle a pour but de défendre, il faut que les divers pays soient dépouillés en sa faveur d'une petite partie au moins de leur souveraineté absolue.L'essence d'une société des nations, celle de Genève comme la nouvelle, c'est de confier à cette organisation des prérogatives qui doivent lui permettre de sauvegarder la poix.Avant la réunion du Conseil à New-York, le gouvernement de Washington avait annoncé que si Téhéran retirait sa plainte, M.Byrnes soulèverait lui-même le problème iranien.Les délégués étatsuniens et anglais ont répondu à M.Gromyko que le Conseil représente les 51 membres de TO.N.U., que c'est à tous ces pays à la fois que dans sa réponse de la semaine dernière Moscou a promis que ses troupes auraient quitté Tlran pour le 6 mai, puisque le Conseil avait posé des questions aux parties au nom de toutes les Nations Unies.Il ne s'agit donc plus seulement de la souveraineté de Tlran, ni de la plainte initiale; le Conseil étant saisi du différend agit pour tous les Etats membres et doit donc se réserver le privilège de faire une vérification finale de l'évacuation le 6 mai.LE ROLE DE L'O.N.U.* !?- .— S'il fallait s'en tenir à l'interprétation du droit de souveraineté formulé hier par M.Gromyko le rôle de TO.N.U.serait singulièrement limité.Lorsqu'on songe à toutes les difficultés que les Soviets ont suscitées depuis le début de cette entreprise, à Dumbarton-Oaks, il est clair qu'ils ne se font pas de TO.N.U.la même conception que les autres grandes puissances, et la marge est encore plus grande par rapport au point de vue des petits Etats.Pour eux TO.N.U.est un supergouvernement du monde par les Cinq et non une société d Etats égaux en droit; la façon dont ils traitent les pays de leur zone d'influence le prouve, et il est d'au-tent plus surprenant de voir le représentant de Moscou se montrer si chatouilleux pour le principe de souveraineté.En terminant son plaidoyer hier soir, M.Gromyko a rappelé tous les débats antérieurs et les décisions du Conseil à propos de Tlran; il a reproché aux autres grandes puissances de n'avoir pas respecté les privilèges de la Rujsie, d'avoir passé outre à ses désirs, continué Tétude du différend malgré ses protestations, et il a conclu que le délégué des Etats-Unis, M.Stettinius, et le délégué de l'Angleterre, sir Alexander Cadogan, avaient confirmé ses doutes quant au désir réel et sincère de leurs pays de voir un règlement pacifique du différend entre l'Union soviétique et Tlran.Les deux diplomates ont riposté que leurs pays s'efforcent justement d'obtenir un- règlement pacifique.Sir Alexander Cadogan a dit que le gouvernement britannique désire résoudre le problème et qu'il croyait justement avoir trouvé la solution, par la résolution du 4 avril de laisser le problème sur la table pour revision le 6 mai.Qui soulève maintenant ce problème?a demandé le diplomate anglais; et il a continué: C'est le délégué soviétique, lui seul, qui a exigé que le Conseil rescinde sa résolution; s'il ne l'avait pas fait, nous n'aurions plus entendu parler, je Tespérois, de la aues- Conformément aux instructions qu'il avait reçues de Téhéran, M.Ala a envoyé au Conseil hier une lettre de son gouvernement retirant la plainte, mais cela n'a pas modifié l'attitude de Londres et de Washington; Tlran n'a exprimé aucune opinion quant à l'attitude ultérieure du Conseil sur ce problème.Pour gagner son point, il faudrait que M.Gromyko obtienne l'approbation de sept membres du Conseil; or il en est bien loin; deux pays seulement se sont prononcés en faveur de sa demande, et encore avec des réserves.Le délégué polonais a dit que le différend devrait être rayé de l'agenda, mais avec la condition qu'il pourrait être reconsidéré si cela devenait nécessaire.Le délégué français a aussi approuvé la demande russe, pourvu qu'en même temps le Conseil donne instruction à M.Lie de lui soumettre tous les rapports subséquents qu'il pourrait recevoir au sujet de Tlran.Sept autres membres du Conseil, Etats-Unis, Angleterre, Hollande, Australie, Egypte, Mexique et Brésil, se sont opposés à la requête soviétique.La thèse de cette majorité du Conseil c'est que la raison de la plainte existe encore: les troupes soviétiques sont demeurées en Iran après la date fixée par traité pour leur départ — le 2 mars — et elles occupent le pays malgré la protestation soumise par Tlran au Conseil en janvier dernier; le problème iranien ne pourrait être rayé de l'agenda avant le 6 mai que si toutes les troupes soviétiques avaient d'abord quitté Tlran.LA RUSSIE ET L'ESPAGNE Tout indique donc que la demande soviétique sera rejetée.Mais on ne croit pas que M.Gromyko décide de s'absenter de nouveau advenant le rejet de sa tequête; il tiendra sans doute à être là pour le débat qui suivra sur la plainte polonaise contre le régime Franco.Le ministre des Affaires étrangères d'Espagne a annoncé hier soir qu'il a transmis aux cinq membres du Conseil de Sécurité qui entretiennent des relations amicales avec le gouvernement Franco, une invitation officielle d'envoyer des techniciens enquêter sur les acusations de lo Pologne que l'Espagne est une menace pour lo paix mondiale.Le gouvernement espagnol attend les réponses.La radio de Madrid a exprimé aujourd'hui la crainte que la Russie soit en train de préparer une invasion de l'Espagne; elle affirme qu'il existe entre la Fronce et lo Russie un accord secret qui pourrait donner lieu au passage d'une armée soviétique à travers la France pour attaquer l'Espagne.A Paris, "une source proche du ministère des Affaires étrangères" a nié l'existence d un tel accord.Madrid ajoute que le "qouvernement républicain espagnol en exil", qui a ses quartiers généraux à Paris, prépare une intervention militaire au moyen d'incidents de frontière dans les Pyrénées.Dès qu'un tel incident se serait produit, prétend la radio espagnole, les troupes russes viendraient à Taide de leurs alliés, et entreraient en France en venant de leurs zones d'occupation d'Allemagne et d'Autriche.Depuis deux ou trois mois déjà, des rumeurs circulent en Fronce au sujet du danger que Madrid appréhende.Même si cela semble fantastique à première vue, il ne faut pas oublier que Moscou joue en ce moment une forte partie.Le communisme perd du terrain à cause des excès de l'armée rouge dans les pays occupés, et par suite de débats comme celui de Tlran.Si le communisme subit une défaite en France T ce .(iui parait probable dans l'éventualité d'élections régulières — le mouvement se poursuivra, et les Soviets perdront peut-être assez vite leur emprise déjà sensible dans la moitié est de l'Allemagne.La tentation sera grande pour les communistes français de déplacer les problèmes politiques et de faire leur campagne électorale contre Franco.POLITIQUE ETATSUNIENNE Un comité sénatorial de Washington a hier, par un vote de 14 à 1 exprimé l'avis que Toccord d'aviotion conclu aux Bermudes récemment entre les Etats-Unis et l'Angleterre est irrégulier.Le comité a adopté une résolution du sénateur Brewster (républicain du Maine), disant que le gouvernement n'est pas lié par cet accord tant qu'il n'aura pas été ratifié comme un traité par un vote affirmatif des deux tiers du Sénat.Dans tous les régimes démocratiques fondés sur la division des pouvoirs législatif, exécutif et judiciairt, les périodes de crise, notamment les guerres, permettent à l'exécutif d'étendre ses prérogatives.Aux Etats-Unis, comme chez nous, ce facteur a joué, de plus, en faveur de la centralisation fédérale.Après chaque progrès du pouvoir présidentiel, il y a eu une réaction du Congrès; on Ta vu après la Grande Guerre I, et M.Truman le constate à son tour.Le conflit porte sur un point particulièrement litigieux; la constitution étatsunienne stipule que les traités, toujours négociés par le président, ne volent que s'ils sont ratifiés par le Sénat.Mais pour les simples accords la ratification n'est pas nécessaire.L'exécutif essaie sans cesse d'étendre la portée du mot accord en empiétant sur le domaine du traité.Pendant la guerre il a été question que le gouvernement essaierait de faire accepter la canalisation du Saint-Laurent comme un accord.Dons le cas de l'entente sur l'aviation, le secrétariat d'Etat a pris pour acquis que c'était un simple accord et qu'il était déjà en vigueur; sans demander la ratification du Sénat, il a simplement communiqué la convention aux sénateurs pour leur information; mais le comité du commerce ne l'entend pas ainsi.C'est un débat qui peut comporter des indications utiles pour nous, car la réglementation de guerre • posé des problèmes analogues d'empiètement de notre gouvernement fédéral sur le parlement.La division des pouvoirs est un principe essentiel du gouvernement responsable; tout comme le portage de la souveraineté entre le pouvoir fédéral et les provinces est un élément fondamental de notre constitution.— Paul SAURIOL is-iv-a ¦ i I IE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 16 AVRIL 1946 VOLUME XXXVII — No 89 Lettre cTOttowo La hausse de 12V2 pour cent du prix des instruments aratoires M.Bracken provoque un débot sur la question — Plus de vingt députés critiquent la décision de la Commission des prix — M.Ilsley prêt à en assumer la responsabilité — La Chambre disposera-t-elle du prêt à l'Angleterre avant Pâques ?Ottawa, 16 — La Chambre des Communes a interrompu hier l’étude de la mesure de prêt à l’Antfle-terre pour se livrer à un débat animé sur la hausse des prix des instruments aratoires.La Commission des prix avait annoncé samedi une ordonnance qui relevait le plafond des prix dans le cas des instru-îuents aratoires et autorisait une hausse de 12Vj pour cent.Les partis d’opposition ne pouvaient laisser passer une aussi belle occasion de se faire de la popularité aux dépens du gouvernement.Tout le reste a été mis de coté, et de l’ouverture de la séance jusqu’à Pajourne- Chambre jusqu’après les vacances de Pâques.Le premier ministre a convenu que c’était le cas, mais J! a fait observer à M.Bracken qu'il aurait dû soumettre sa motion à un autre moment de l’ordre du jour pour respecter la procédure.M.Bracken a abandonné momentanément la partie après ce débat sur [ la procédure, mais il s'est de non- aiatoires veau levé quelques minutes plus | maintient avec rigidité, tard pour soumettre sa motion.Ilsley a termine son discours Cette fois, le président de s'en re-: en disant qu’il n’a pas rencontré les mettre à la décision de la Chain- j représentants des fabricants d’ins-bre et la majorité des députés, y ; truments aratoires, mais qu’il a cru compris M.King, ont signifié leur | devoir se rendre à la recommanda-aceeptation de celte motion de tion de la Commission des prix cl ment à onze heures, il n'a pas été censure qui avait pour effet d’enga- .qU’j| esf disposé à assumer la rcs- j prix j gpr un débat sur la hausse des prix ] ponsabilité de cette question d'autre chose que du des instruments araloires.Le ministre des Finances, M.J.L.Ilsley, a voulu prévenir les critiques en se levant dés l'ouverture pour expliquer et justifier la décision de la Commission des prix.Le chef de I’opposilion, M.John Bracken, a aussitôt présenté une motion pour réclamer un débat immédiat en raison de l’urgence de la question.Le président de la Chain; bre, M.Gaspard Fauteux, a rejeté la motion en soutenant que la Chambre aurait l’occasion d’aborder la question d’ici quelques jours.M.Goldwell a fait observer qu’il fallait disposer du prêt à l'Angleterre et du bill de citoyenneté avant d’aborder les subsides, ce qui mènerait probablement la Les manufacturiers, dit-il, ne sont d’ailleurs pas satisfaits de cette hausse de 12'4 pour cent et ils en réclament bien davantage.On a prétendu au cours du débat que le gou-\ernement aurait dû relever les plafonds des prix des produits agricoles et ceux des salaires pour contrebalancer cette hausse des instruments aratoires.Il ne faut cependant pas oublier que les salaires et les prix des produits agricoles ont été relevés à plusieurs reprises depuis 1941.C’est d’ailleurs l’une des raisons qui ont motivé la décision de la Commission des prix que la hausse des salaires dans cette industrie, qui a été de 28 Vs pour cent.La hausse générale des salaires de 19M2 à 1944 a été de 45 pour cent et celle des produits agricoles a été de 44 pour cent.Le gouvernement vient d’ailleurs de relever de 10 pour cent le prix du beurre dont ta hausse totale au cours de la période a été de 29 pour cent.Le gouvernement ne supprime pas les contrôles sur les instruments mais au contraire il les LE NOUVEAU GOUVERNEUR GENERAL Nécrologie AAIIOT — A Montréal, le 14, Regtna Du-fort, épouse de feu Albert Amlot.349 ch.Ste-Çatherlne.BENOIT — A Montréal, le 14.à 76 ano, Dr Emmanuel-B.Benoit, époux d'Alice Pépin.BLAIS — A Montréal, le 14, à 64 an*, Mme veuve Joseph Blais, née Malvina Pigeon.BOILEAU — A Montréal, le 12, A 10 ans.Pierre Boileau, fils de Charles-Antoine Boileau et d'Edmée KobUlard.BONENFANT — A Bte-Phllomène de Chàteauguay, le 14, à 69 ans, Mme Adélard Boncnlant, née Emélla Lanctôt.BREAULT — A Montréal, le 14.A 76 ans, Odérlc Breault, époux de feu Isabelle Mon-gelala.BREWSTER — A Montréal, le 14, k 47 ana, Eva Descent, épouse de George Brewster.2142 Centre.BRISSETTE — A Montréal, le 13.à 69 ans, Alfred BrLvsette, époux de Sarah Bergeron.CARBONNEAU — A Montréal, le 13, k 20 ans.René Carbonneau, fils de Theobald Carbouneau et de Blanche Paquette.251 Turgeon.CHARTRAND — A Montréal, le 13.A 62 ans, Charles CUartrand, époux de feu Florida Carrière, 1402 Dorlon.COTE — A Montréal, le 14.A 56 an*.Albert Côté, époux de Marle-Zélla Bouchard, veuve de Wilfrid Blouln, en 1res noces.COURSOL — A Lachlne, le 13.A 79 ans, Mme veuve Joseph Coursol, née Rose-Dell ma Osilépy.PECAFIE — A Montréal, le 14, A 71 ans.Mme J.-C.Decarie, née Marie-Louise Tru-del.4050 av.Royal, DESJARDINS — A Montréal, le 14, A 64 uns, Moïse Desjardins, époux de feu Clara Deeelles.1-E3MARAIS — A MacLayvlIle.le 15.A 79 ans, Mme veuve Alphonse Dcamarals, née Adélla Crête.4 boni.Codln.CUBEAU — A St-Gabriel de Brandon, le 14.a 76 ans.Georges Dubeau, époux de feu Orlîda Desroslers.DUQUETTE — A Montreal, le 13.A 70 ans.Raoul Duquette, époux de Bernadette J.ismln, 3704 Mentaua, ELLIOTT - A Ville Mont-Royal, le 14.à 53 ans.Mary Elizabeth Daly.épouse de George Elliott et mère de Veronica Lc-gault.CARRIERE - A St-Beuolt des Deux-Montagnes, le 13, à 85 ans, Napoléon Carrière, époux de Célina Poirier.FOREST — A Montréal, le 14, a 53 ans.Joseph-Antonio Forest, époux U'Esther Ruei.GAREAU - A Longueull.le 15.à 61 ans, des instruments aratoires.M.Bracken a reproché au gouvernement de procéder à rebours du bon sens dans la suppression des contrôles et de réduire le Parlement au rôle de simple poste d e coûte.M.Goldwell a averti le gou-verneinent que la GCF pourrait se voir dans la nécessité de modifier toute son attitude sur la question des contrôles et de refuser son appui à* une politique qui hausserait les prix des produits manufactures sans relever en même temps les prix des pioduits agricoles et les salaires.M.Solon Low, chef du Crédit Social, a averti de son côté le gouvernement que cette décision pourrait avoir pour effet de diminuer le rendement du programme de production intensive des denrées alimentaires annonce par le gouvernement.Plus de vingt députés se soin lancés dans la mêlée a la suite des trois chefs des partis d’opposition et ils n’ont pas ménagé les critiques au gouvernement.Comme le débat était survenu à l’improviste et que les orateurs n’avaient pas eu le loisir de se préparer, les discours ont été brefs et ad rem et le débat a été beaucoup plus vivant qu'à l'ordinaire.Les critiques du gouvernement se sont surtout recrutés parmi les députés des Prairies, coopô-ratistes et créditistcs, mais plusieurs députés de l’est ont également tenu à participer au débat.Deux députés libéraux, MM.George Cruickshank, et Jean-François Pou-liot, ont dénoncé cette hausse île prix et le député de Témiscouata a fait observer que les députés libéraux l’auraient déconseillée s'ils avaient été consultés.Deux membres du cabinet, M.J.G.Gardiner, ministre de l'Agriculture, et Humphrey Mitchell, ministre du Travail, se sont portés à la rescousse de leur toi lègue, M.Ilsley.Les députés ont trouvé des arguments nombreux et variés pour condamner la décision de la Commission des prix.M.Low a propose une subvention aux agriculteurs au cas ou les nouveaux prix consentis aux fabricants seraient parfaitement justifiés et cette suggestion a été reprise par plusieurs des orateurs qui Pont suivi.M.Fred Za-, .plitnÿ, député coopératiste de Dau-j Mll,‘ phin, a fait observer que les frais de vente et de publicité des manu-lacturiers étaient tombes a presque rien en raison de la demande qui (si beaucoup plus forte que l’offre.M.Harry Archibald, député coopé-raliste de Skeena, a accusé le gouvernement tte favoriser les grosses entreprises au détriment des ouvriers.M.A.J.Brooks, député conservateur de Boval, a insisté sur la nécessité de prendre toutes lej mesures possibles pour garder les agriculteurs sur les terres et enrayer l’exode vers les villes.M.J.M.Mac- décision.croit que la Commission des prix a Le feld-moréchol vicomte Alexander of Tunis, GCB, GCMG, CSI, DS0.t marqua b le s dan' salutte contre l’in- ADC, que^nous voyons ici près de la Tour de la^ Poix des edifices du Dation qu’il y a lieu de lui faire confiance.M.Gardiner Le ministre de l’Agriculture, M.Gardiner, a fait observer que les instruments aratoires ne représentent que de 3 à 6 pour cent du coût de production agricole et que la hausse que l’on discute ne peut donc entraîner qu’une hausse de moins de 1 pour cent du coût de production.Il a rappelé que le prix du beurre vient d’être relevé de 10 pour cent et celui du porc de 6 pour cent cl Parlement, à Ottawa, en compagnie de lady Alexander.Le couple vice royal est ici photographié à la suite des cérémonies d'assermentation qui ont eu lieu dans la chambre du Sénat.(Photo de l'Armée canadienne).i- LES MEDECINS RE COMMANDENT NOS ¦ATIDIS HIRniAMM .PHARMACIE MONTREAL Charles Duquette, propriétaire La plut trmtdu phot mat lu da detail au manda* Portés 1a banda qui conviant à votre malaisé.Noua avons un «aaortimant comptai da bandai hsralalraa.bandai raèdicalaa.ba* élastiques, supports, vastes en chamois ou an flanelle rouqa pour eaux qui soufirent da bronchite.Essayage à domicile ou dans nos salons privés sans irais additionnais.Experts et expertes i votre service alua-tanl talon l'ordonnanco de votre médecin.tout HT fiVIT 25 Une déclaration de M.Henri Grau Bloc-notes (suite de la première page) L’appel de l’ouest .r._______ , | On aura lu dans le Devoir d’hier I a exprime sa confiance que a pappej émouvant et précis, et si for-Commission des prix ne manquerait tclnent juslifjé> de Mgr Baudoux en pus d« procéder à certains autres relèvèments dans un avenir prochain.Il considère pour sa part que faveur des Franco-Canadiens tie la Saskatchewan.Nous espérons qu’il sera largement entendu dans notre le principal souci des agriculteurs, rovince doit être de supprimer les hypo- Qn n> I appliquée contre des personnes s’in-! re^us^ tou* droit d'option pour su- ‘t:“-J-‘ :uge seul.ressemble ale pur., .liée contre l’inculpé, mais en plus est e •
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