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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 3 février 1947
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1947-02-03, Collections de BAnQ.

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0 "Le Oanad» est une nation «oureraln* et ne peut avec docilité accepte! de la Uraude-Breta-gne ou des Etats-Unis ou de qui que ce soit d'autre, l'attitude qu’t) lui faut prendre envere le monde Le premier devoir de loyalisme d'un Canadien n'eet pae envers le Commonwealth britannique des nations, mata envere le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis un mauvais service au Commonwealth." She is a sovereign nation and cannot take her attitude to the world docilely from Britain or from the United States or from anybody else.A Canadian's first loyalty is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada’s king and those who deny this are doing, to my mind, a great disservice to the Commonwealth." U-X-J7) Lord Tweedsmuir LE DEVOIR Rédacteur es chelt Orner HEROUX Montréal, lundi 3 février 1947 "VOLUME XXXVIII — NcTiT REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME.MONTREAL fELEPHONE : *BEIoir 3331 SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration : Rédaction : Gérant 3 BEIair 3361 BEIair 3366 BEIair 3363 Les Anglais évacuent les civils de Palestine Le Canada, les affaires d’Allemagne La crise où se débat le gouvernement Attlee et les Quatre Grands Comment Ton nous traite là-bas, d'après les déclarations de M.St-Laurent Premiers commentaires sur une affaire qui aura de longs retentissements-La suite à demain Le Canada, Ier affaire* d'Allemagne et le* Quatre Grands: voilà un sujet sur lequel il faudra sûrement revenir.Inscrivons tout de suite en marge de l'immédiate actualité quelques notes rapides.Le fait dominant de la séance d’ouverture des Commune?, c'est la déclaration du nouveau ministre des Affaires extérieures, M.St-Laurent, et la publication du mémoire qui l’accompagnait.A certains égards, la déclaration est beaucoup plus importante que le mémoire, quelque intérêt que celui-ci puisse offrir.Le mémoire donne en effet la substance des opinions, dont l'on a soin de préciser qu'elles pourront être modifiées par des faits nouveaux, qu’entretient, sur la façon dont devraient être réglées les affaires d’Allemagne, le gouvernement du Canada.La déclaration raconte de quelle façon les Quatre Grands, c’est-à-dire, en l’espèce, les adjoints aux ministres des Affaires étrangères de la Grande-Bretagne, des Etats-Unis, de la France et de la Russie, qui siègent présentement à Londres, ont traité otrc pays.— Ces messieurs, on le sait, sont à préparer le travail de leurs chefs qui, à Moscou, dans quelques semaines, discuteront des choses allemandes.Us leur mâchent, pour ainsi dire, la besogne.# * * La déclaration n’a pas l'allure polémique.Tel n'est pas le style des pièces diplomatiques.Tel n'est pas non plus celui de notre ministre des Affaires extérieures, que ni son tempérament ni sa longue expérience devant les plus hauts ribunaux du Canada et de la Grande-Bretagne n’inclinent iux violences verbales.Mais la modération de la forme ne fait qu'ajouter à la orce du fond et à la puissance démonstrative des faits ixposés.On imagine bien que le ministère des Affaires extérieures d’Ottawa étudiait depuis longtemps le projet de règlement des affaires d'Allemagne.C’était sa besogne et l'on ne voit pas comment.il aurait pu faire autrement.Vers la mi-décembre, a donc dit M.St-Laurent, le gouvernement a appris que le Conseil des ministres des Affaires étrangères, réuni à New-York, avait chargé des suppléants d’entreprendre des travaux préliminaires en vue de la rédaction du traité de paix avec l'Allemagne.A cet égard, on nous avait donné à entendre que les pays alliés ayant pris une part active à la guerre contre l’Allemagne pourraient exploser aux suppléants leur opinion sur le règlement du problème allemand, et pourraient également discuter de la manière de procéder en vue de la rédaction du traité de paix avec l'Allemagne.Il a semblé au gouvernement que le rôle qu’on réservait au Canada dans Vélaboration de ce traité de paix ne serait pas suffisant et pourrait fort bien être encore moins satisfaisant que celui qu’il a joué lors des négociations concernant le règlement le la paix avec l'Italie.On voit que le gouvernement canadien n'était pas content du rôle qu’on venait de lui faire tenir à propos de l’affaire italienne.(Il faudra revenir là-dessus).Il éprouvait des inquiétudes.En raison de ces craintes, ajoute M.St-Laurent, on a \ongé à d'autres moyens qui permettraient au Canada et iux autres pays alliés de s’associer de façon plus satisfaisante au Conseil des ministres des Affaires étrangères dans l’élaboration du règlement de la paix.En décembre et au début de janvier, nous avons formulé certaines propositions que nous avons ensuite discutées officieusement avec les représentants d’autres gouvernements.Le gouvernement se trouvait à un désavantage, au cours de ces pourparlers, parce qu’il n’avait pas encore été invité à comparaître devant les suppléants spéciaux et qu’il n'avait pas été avisé des moyens qui nous permettraient de faire connaître nos vues.On voit que l’on n’était guère pressé de solliciter notre avis.L’on finit tout de même par s'y décider.* * # Nous citons toujours M.St-Laurent, d’après la version française du Hansard de jeudi dernier: L'invitation à soumettre aux suppléants spéciaux nos vues sur le règlement du problème allemand a été communiquée à l’ambassade canadienne à Washington le samedi t janvier, un peu plus d’une semaine avant la date où nous fûmes priés de formuler nos observations à Londres.On demandait au gouvernement du Canada de communiquer le plus tôt possible, par écrit, aux suppléants chargés de la question allemande, ses vues suc les aspects du problème allemand qui l’intéressent.Les suppléants spéciaux se chargeaient d’étudier ces vues et de les soumettre au Conseil des ministres des Affaires étrangères, à sa prochaine réunion.Le procédé ne plut point à Ottawa De l’avis du gouvernement canadien, dit toujours M.St-Laurent, le texte de l’invitation confirmait ses craintes relativement à la façon dont on se proposait de procéder à h conclusion du traité de paix avec l’Allemagne.Rien n’indiquait qu’on entendait donner à des pays alliés autres que les quatre grandes puissances, une occasion satisfaisante de soumettre leurs vues au Conseil des ministres des Affaires ftrangères, ôu de participer effectivement à la rédaction des traités.Et le mécontentement de notre gouvernement s’exprima de façon formelle.En conséquence, continue notre ministre des Affaires extérieures, le 14 janvier, par l'entremise de son haut-commissaire à Londres, le Canada a soumis iux suppléants spéciaux un bref mémoire où il demandait que l’on songeât à adopter une meilleure méthode pour l’élaboration du règlement de la paix avec l’Allemagne.Les propositions ainsi faites tendaient à associer plus étroitement les Alliés à la rédaction d’un projet de traité et éviter les difficultés qui s’étaient antérieurement manifestées à propos du règlement de la paix avec l’Italie et Us autres satelllites et qui éclatèrent au grand jour à la Conférence de Paris.Le texte de cette déclaration a été rendu public dans an I communiqué de presse en date du 16 janvier.* * * On n’a pas daigné répondre à ces observations.C’est encore M.St-Laurent qui l’affirme.Les suppléants spéciaux, dit-il, n’ont pas répondu à ces observations.Le 17 janvier cependant, U haut-commissaire du Canada à Londres recevait une communication du secrétaire des suppléants spéciaux lui demandant s'il était disposé à comparaître le 25 janvier afin de présenter l’opinion du gouvernement canadien sur le problème allemand.Et il ajoute: Le gouvernemeent a cru alors que ce geste nous plaçait dans une situation quelque peu difficile.Nous avions formulé relativement à la manière de procéder des observations à notre avis raisonnables et utiles.Les suppléants spéciaux n’étaient pas, apparemment, en.mesure, d'en tenir compte.D'autre part, on nous avait de nouveau invités à souscrite à une façon de procéder qui nous paraissait constituer une méthode tout à fait insuffisante pour associer le Canada au règlement de la paix.Nous voulions, ce qui n’était pas déraisonnable, avoir l'assurance qu'en nous1 çendant à cette demande nous ne laisserions pas l’impression d'approuver des méthodes que nous ne tenions pas pour satisfaisantes.Nous avons donc donné instructions au haut-commissaire du Canada à Londres de poser une question bien précise à cet effet aux suppléante.Notre haut-commissaire a donc formellement posé aux suppléants la question suivante: "Si le gouvernement du Canada présente dès maintenant ses observations sur la substance même du règlement de paix avec VAllemagne sans qu'il ait été tenu compte au préalable des commentaires qu'il a faits sur le mode de procédure, quelle assurance les suppléants spéciaux peuvent-ils donner au gouvernement du Canada qu’il pourra éventuellement discuter te règlement de paix avec l’Allemagne, soit avec les suppléants spéciaux, soit avec le Conseil des ministres des Affaires étrangères?” La réponse a été loin d’être satisfaisante.C’est M.St-Laurent lui-même qui le précise.Les suppléants spéciaux, dans leur réponse verbale transmise le 29 janvier au haut-commissaire du Canada à Londres, ont déclaré, dit-il, qu’ils se voyaient impuissants à nous donner l'assurance demandée.En conséquence, il n’est pas encore sûr que le Canada puisse participer de la façon qui convient au règlement de paix avec l’Allemagne.Ce n’est pas brillant.sp >(.Sf.Il est évident que l’affaire n’en restera pas là.M.St-Laurent l’a clairement indiqué dans la finale de son discours de jeudi.D’autre part, les premiers échos de ce débat ont suscité dans la presse, particulièrement dans la presse de langue anglaise, des commentaires sur lesquels il importe d’insister.Mais le temps et l'espace nous manquent déjà.Ce sera donc pour demain, 3-H-47 Orner HEROUX dront vos correcteurs (d'épreuves)?Perdront-ils leur emploi?" — “Non pas, répondit sans hésitation H.Pelletier; vous resterez pour corriger les fautes de typographie." (J’aurais pu répliquer; "Y aura-t-il seulement des fautes de typographie?" Mais cela, ça se réglera plus lard).Tel était M.Georges Pelletier; l'autorité personnifiée, mais, aussitôt sonnée l’heure de la détente, le causeur le plus charmant et le plus spirituel du monde.Il serait à souhaiter que tous ceux qui ont à commander suivissent l’exemple de ce maître: ils auraient tout à y gagner, comme, aussi, ceux qui dépendent d’eux.Edouard BIRON 3-II-47 Blocs-notes M.Duplessis et les droits provinciaux La question des relations ou de la distinction et de ta séparation des pouvoirs entre ’.'Etat fédéral et les neuf Etals provinciaux du Canada prend de l’acuité.Et cela se produit d’autant plus opportunément, au moment où le Parlement fédéral commence une session, où les Législatures de Toronto et de , Québec sont aussi à la veille d’ou-K vrir les leurs.Dans une entrevue qu’il accordait à des journalistes montréalais, samedi, le premier ministre de la province de Quànec, M.Maurice Duplessis, a de nouveau déclaré qu'il favorise une conférence fédérale-provinciale et qu’il s'oppose à des négociations séparées et distinctes entre l’autorité fédérale et l’autorité particulière de chacune des provinces.Dans une lettre adressée, fin de la semaine dernière, à MM.Drew et Duplessis, le premier ministre fédéral, M.Mackenzie King, expose qu’il ne voit pas la nécessité d’une reprise des négociations avec les représentants d'Ottawa et de chacune des provinces"réunies autour d’une table ronde.M.King est pour le régime des entretiens particuliers et des ententes pareillement particulières.Ce qui est inadmissible, ce que n’accepteront pas apparemment les premiers ministres des deux principales provinces, l’Ontario et le Québec.(suite à la page deux) Le difficile problème des réparations allemandes — L'armée rouge quittera-t-elle l'Autriche ?\e caxnet du flinch eux L’actualité Les mots plaisants de M, Georges Pelletier U en eut d’innombrables au cours de sa longue carrière d’homme érudit et intelligent.Je déplore que la nature de mon travail, qui me contraint à l’isolement, ne m’ait pas permis de les recueillir tous: cela constituerait un volume de format respectable et de caractère extrêmement divertissant.Le rédacteur d’un quotidien de langue française en a cité un, Vautre lour, qui résumait, sous la forme la plus concise, toute une thèse.Jeune homme, il était venu, si je me souviens bien, offrir ses services au directeur du Devoir."Savez-vous le français?" tni demanda à brûle-pourpoint M.Pelletier.Sous sa forme humoristique, la question était pertinente.L’auteur de l’article Va commentée de la façon qu'il fallait.Me permettra-t-on d’y aller ci r tour ne mes réminiscences?Un joi quelqu’un de l’administration m’avait tenu des propos désobligeants.J'en avais èlè d’autant plus contrarié que, ni de près ni de loin, je n’avais de compte à rendre, à ce personnage.Je résolus donc, sur-le-champ, de prévenir toute autre offensive de ce genre; autrement dit, de faire un exemple, et je décochai à l’adversaire une réplique qui, je l’admets, n’avait rien de.parlementaire.Et, pour l’accentuer, j’empruntai les sonorités vocales de Jupiter tonnant.Ne soyez pas mal édifiés, chers lecteurs, par ce que vous venez d’apprendre.Vous devez avoir assez vécu pour savoir que même dans les meilleures familles — et le Devoir est de celles-là — il existe de ces divergences d'opinions qui, tôt ou lard, ont besoin de se manifester; qu'il est opportun, également, de rappeler à certaines gens, trop enclins punissable de mort, tel que le viol, lion.On sait, en etfet.que l'Aseociatton amè l’homicide ou la trahison.“Après avoir étudié la question bulancière St-Jean s'occupe du «oln des : D’après la plaignante, l'Inculpé des ventes à tempérament, avoir malades à domicils et de secourisme, par-; l’aurait entraînée dans une ruelle à mesuré les répercussions de et; g"U-tout où U y a des maladee, des blessés ; l'angle des rues Berri et Ontario et; re sur le commerce et sur l’indus- ou des sinistrés.| se serait livré sur elle à des voies trie; avoir déterminé leurs effets Washington.3.(A.P.) — Le président Truman a nommé officiellement aujourd'hui, M.Herman Baruch ambassadeur auprès des Pays-Bas.Peu auparavant, on avait annoncé, à la Maison Blanche, le côolx de M.Baruch pour remplacer M.Stanley K.Momb-ck, démlseionnci e.M.Baruch, qu'il ne laut pas confondre avec son frère B rnard Baruch, a delà été ambassadeur au Portugal.L'objectll de la province de Québec eetjilc fait criminelles en la menaçant de $285.000, alors que dan» lee autres pro- de lui COttper la gorge avec un convinces U se détaille comme cult: Ontario.! teau qu’il tenait â la main.$400,000 lle-du-Prince-Edouard.$3,000; j II appert que la défense s’adresse.Nouvelle-Ecosse.$36,000; Nouveau-Bruns-1 ra à la Cour supérieure pour obte-wick $23.000; Manitoba.$82.000: Saskat-1 nir un cautionnement.L’enquête sociaux; avoir tenu compte de i’in-cidence des ordonnances fédérales de guerre sur le marchand et le consommateur, la Chambre de commerce de la province de Québec, recommande respectueusement chswan.$35,0(70; Alberta, $36,000; Colon-j itréliminaire du prévenu a été fixée! au gouvernement de la province de ble, $90,000; district lédèraL $30.000.4 au 11 du courant, I Québec qu’une loi réglmncnte les Romcn Brunie du matin par P au! a H ZZSl.Un» J-mn* *111» ramaii» d'i’écJ el qui cit;nd tout de la vio *33*.par les circciinlar.c a.de r'r.'r?" r à un bec .i rave d'errro ir.Aprco bi?n des rr.o*!**8' .- fronces et de'1 la p:i jj viendra en elle, parcs qu'-:!! r er a J:j appris à acceptor la vio ’ell» qu'eîlo es*., et qu'ello au-a puisé !> coure go en Celui qui est la Fore» et îa So-é-nité.L'auteur raconte do façon délicieuse cette histoire toute simp)» qui renferme de grando* et belles leçons, Volume de 291 pages.Au comptoir : $1.50 Par la poste : $1.60 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR'' ¦ LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI i FEVRIER 1947 VOLUME XXXViU — No 26 Mémorandum sur le statut ; ' ”.de la femme mariée Présenté samedi au président de la Commission d'enquête sur le Code civil "CHEESE! // Voici 1« substance du mémoire présenté samedi matin, à Me Léon Méthot, C.R., président de la Commission qui fait enquête actuellement sur certaines modifications à apporter à notre code civil.Ce mémoire a été rédigé par Me Jacques Perrault, docteur en droit, professeur à l’Université de Montréal, et Me Elizabeth Monk, B.C L.Une imposante délégation féminine de plus de trois cents personnes assistait à la séance de samedi matin à l’ancien Palais de justice.1.—Malgré les réformes apportées au droit de la province de Quebec et au code civil, en parliculier, la situation juridique de la femme mariée reste soumise aux mêmes principes généraux.Les réformes partielles qui ont été adoptées ont créé beaucoup de confusion et, sur un grand nombre de points, les juristes et les juges ont peine à s'entendre sur l'interprétation des textes de lois qui régissent la eondi-tion de la femme mariée dans notre province.2.—Le principe général est contenu dans trois articles du code civil: 086, 177 et 183.En résumé, ces dispositions posent le principe général de ''incapacité de ta femme mariée.En dehors des cas spécifiés par la loi, par le seul fait de son mariage, une femme devient incapable de contracter et de se faire entendre par tes tribunaux civils.Cette incapacité est absolue et elle frappe de nullité absolue tous les contrats et tous les actes de droit privé que la femme mariée peut poser.3.—On compare très souvent l’incapacité de la femme mariée à celle des mineurs, c’est-à-dire les enfants qui n’ont pas encore atteint l’âge de 21 ans.C’est là le principe qui prévalait en droit français, il y a quelques années.Mais dans notre province l’incapacité de la femme mariée va beaucoup plus loin.Dans tous les cas où l’incapacité de la femme mariée l'empêche de contracter, sa situation juridique est analogue à_ celle des personnes que la Cour a interdites pour cause d’imbécillité, démence, fureur.4.—Le fondement de cette incapacité aussi grave ce serait l’intérêt de la famille.Le mari serait le seul juge des actes que les membres de la famille peuvent poser.5.—Ce système est archaïque et périmé.Dans l’état actuel de notre organisation judiciaire, économique et sociale, on peut affirmer que l’incapacité de la femme mariée, loin d’être favorable à l'institution familiale, lui nuit considérablement, même si l’on ne tient pas compte de l'injustice dont en souffre l’épouse, la mère de famille.0.— Au reste, cette conception dérive de l’idée païenne du droit romain qui faisait du Pater Fami-lias le maître absolu des personnes et des biens qui composaient la famille et le patrimoine familial.7.— De nos jours, cette idée a été déplacée par la conception chrétienne du mariage, aelon la' quelle les époux forment une société à l’avantage des deux conjoints et des enfants.Ceci est tellement vrai que notre Code Civ,’ est beaucoup moins sévère à l’égard des mineurs qu'à l’égard d>‘ la femme mariée.Les actes que les mineurs posent sont annulables pour lésion et leur incapacité est loin d'être aussi absolue que celle de la femme mariée.8.— Même en tenant compte du fait *que sous le régime de droit commun, le mari est le chef de la communauté et le seul administrateur du patrimoine familial, il ne s’ensuit pas que le législateur doive frapper d’incapacité une femme qui se marie.Les conditions sociales et économiques ont changé considérablement.Le tiers à peine de notre population est agricole.Plus des deux tiers de la population vivent d’un travail qui n’est plus familial.La grande majorité des époux et des père de famille travaillent en dehors de leurs familles et toutes les responsabilités de l’administration du ménage et de l’éducation des enfants retombent sur les épaules de la mère, quand elle-même n'est pas obligée de travailler.Dans nos campagnes, comme du reste en ville, un travail intense d’organisation économique et professionnelle s’accomplit depuis une vingtaine d'années.Les femmes mariée.,, communes en biens pour la plupart, n’ont pas le droit d’occu-per un poste dans les nombreuses coopératives rurales de notre province, alors qu’en fait la tendance est de confier à la femme mariée la gérance, la comptabilité et l’administration d’un grand nombre de coopératives.C’est là un cas où l’incapacité de la femme mariée nuit au développement économique des nôtres.9.- Les amendements apportes au Code en 1931 ont-ils amélioré cette situation?10.— Il n’v a aucun doute que les réformes de 1931 ont marqué un progrès dans la législation civile relative à la femme mariée.Mais en pratique les résultats ont été décevants.Tout droit qui est accordé à la femme dans l’état aeluel de nos lois civiles ne l’est qu’à titre d’exception.C’est donc dire qu’il sc heurte à ce principe général de l’incapacité et que les tribunaux et les juristes, craignant qu’un acte puisse être entache de nullité parce que posé par une femme mariée, prennent toujours le parti le plus sûr d’appliquer la règle de l'incapacité.11.— II en a été ainsi en ce qui concerne la capacité de la femme mariée séparée do biens et des biens réservés que la femme mariée peut gagner par son travail.Les hommes de loi et les juges ont restreint considérablement la portée de ces réformes.12.— Le temps est venu d’opérer une réforme radicale par l’abrogation des dispositions du Code civil qui décrètent l’incapacité de la femme mariée.En abrogeant le troisième paragraphe de l’article 986, les articles 176, 177, 178, 180, 181, 182 et 183 du Code civil, le législateur accorderait à la femme mariée le droit d’ester en jugement, celui de contracter à sa guise et celui de s’obliger, sans qu’elle ai* besoin de s’adresser à son mari ou nu juge pour obtenir une autorisation marhale ou judiciaire.En un mot par l'abrogation de ces textes on ferait disparaître entièrement le principe de l'incapacité civile qui frappe de nullité les actes et contrats posés par une femme mariée.13.—Au point de vue technique législative, cette simple modification entraînera l’amendement d’un assez grand nombre de dispositions tant du Code civil que du Code de procédure civile et d’autres lois de la province.C’est ainsi que la Loi des compagnies, la Loi des syndicats coopératifs, la Loi des assurances, etc., devront être modifiées afin d'en faire disparaître les dispositions qui sont actuellement conformes à ce principe de l'incapacité de la femme mariée.14__-Cet amendement ne touche^ fait ni aux obligations civiles qui existent entre les époux ni aux régimes matrimoniaux entre époux.Toute obscurité quant aux biens réservés de la femme mariée gagnés par son travail et au droit de la femme séparée de biens disparaîtrait.Quant au régime de droit cora-mun de la communauté de biens, il semblerait impossible de le supprimer actuellement.L'article 1292 devrait cependant Tout le monde sait que la mode aujourd’hui en esthétique photoyraphique est le sourire hollywoodien qui remonte pardessus les dents, élargit la bouche autant que faire se peut, même s'il n’a aucune expression de joie qui pourrait remonter jusqu'aux yeux.Mais la mode passe bien avant l’expression, la logique et le bon sens.Aussi, voit-on des résultats photographiés, c’est le cas de le, dire, qui sont d’un effet des plus tristes.C'est un fait que tous les visages ne savent pas ou ne peuvent pas sourire, ce sont des visages figés comme d’antres, meme au repos, gardent un air presque souriant.A quoi cela tient-il?A une foule de raisons, sans doute.Mais passons.Donc, ces visages inhabitués ù sourire qui, sur le conseil du photographe, se lancent dans le sourire hollywoodien, ne se lancent pas pour autant dans l’art du sourire vainqueur.C’est plutôt une défaite plus ou moins grimaçante qui en résulte.Dans plusieurs cas l’effet est vraiment lamentable.Mais que peut-on faire contre la mode?Pas de résistance possible, d’après les apparences.Il faut, coûte que coûte, sourire, non le plus joliment, mais le plus largement possible.Tout comme au temps où la modeidu maquillage préconisait des bouches énormes.Et nos petites filles se promenaient, se promènent encore parfois avec des lèvres d’une épaisseur qui ne défigurerait nullement nos soeurs noires d'Afrique.Mais revenons à notre sujet.C’est donc évident que ces sourires de commande ne sont pas faciles à obtenir tout le temps et de tout le monde.Peut-être que si la méthode américaine, en usage à Hollywood, était plus connue, les succès seraient plus fréquents?La voici tout simplement.Comme on peut s’en douter, tes actrices de cinéma, si bien habituées et habiles à se composer des attitudes soient-elles, n’ont pas toujours, elles non plus le goût, ou ta facilité de sourire.Alors, il fallait trouver quelque chose et on Va trouvé.Il paraît que pour avoir un sourire irréprochable des étoiles de cinéma, les photographes d’Hollywood employent ce truc infaillible: — Comptes lentement jusqu’à trois, ordonnent-ils et prononcez: cheese.Ce mot, anglais qui ne veut dire que fromage, a pourtant le pouvoir de mettre la forme au moins d’un sourire sur la bouche, à cause Justement de cette gymnastique labiale qu’il exige: Cheese! C’est merveilleux, n’est-ce pas?Et avec la moindre dose de bonne volonté, ça peut être magique, non seulement devant le photographe, mais même devant.les embêtements de la vie.Cheese! devant la corvée qu’on n’attendait pas et qui vous tombe dessus comme une tuile.Cheese! devant la joie qu’on attendait et qui se change en désappointement.Cheese 1 devant les déceptions répétées que Von trouve sans faute aux magasins ML 23» m aie ENCADREURS WISINTAINER & FILS »0S BOULEVARD ST-I.AURENT LES ENCADREURS MANUFACTURIERS Moulurée - Cadre» — Miroir* Réparation» de cadre» et miroir* LAne.2tM LAITERIE UH.«988 - 3599 Holt LAITERIE ROSEMONT Laiterie canadienn#*ür#aio#l## A.Patenoud#, proprlitair# MENUISERIE-EBENISTERIE MEUBLES SUR MESURES MM HL Y*»; Armoires, pharmacies, planches à repasser, portes et châssis.4928 Orléans — CL.5221 REMBOURREURS-MATELASSIERS REMBOURREURS-MATELASSIER! 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fermeture 6 4310 Abitibi .¦ 9905 Do 1.50 pfd 140 Ac-Atl.A .3470 Algoma Steel .55 Do pfd.980 Aluminium 995 Alco pfd.8 A-C tel P.*2*,s 805 Argus Corp.4062 Asbestos .950 Bathurst A .10 Bralorno.l* * 3885 Brazilian 130 BC Power A 290 Do B .170 Bldg Prod.260 Bulolo .781 Can.Cement 990 Do pfd.SI1/* 175 C.F01g.A .25 490 C.Nor low.H Va 1073 C.Steam.25 Do pfd.3639 C.Brew.120 C.Bronze .250 C.Cannera .401 Can.Car 455 C.Celanese .5 Do pfd.42 10 C.Conr.A .30 Do B .Haut Bas I>.» te cours le 31 Janvier 20 191 a 19 Va 21% 21 21% 22% 22% 22% 27 23% 27 103 103 103 200 195 200 26% 26% 26% 52 Va 8% 8% 8% 30 V* 28 30% 23 22 23 12% 23 % 28% 22% 22% 28% 28% 2% 2*» 2 va 30 29 >ii 29% 16% 16 Va 16% 22% 21 21 ai1/* 30% 31 25 25 25 11% 10% 11% 15% 15% 15 48% 48% 48% 25% 25% 25% 43 43 43 25 25 25 14 13% 14 60 59 59% 42 17 13% is% 13% Vente 100 C.Cotton 935 C.Ind.Aie.475 Do B .3057 CPR .• 270 C.Plow 2076 C.Smelting 60 C.Glass .275 Davis A 7685 Dlst.-Seagr.1775 D.Bridge .235 D.Coal p.44 D.Dairies .110 D.Glass .100 Dom.Str .75 Dom.Tar .300 Do pfd.242 Do v.t.887 Do.Test.265 Eddy PA.850 Electrolux .1445 Fam.Play .120 Foundation .171 Gatineau .50 Do pfd.1700 G.Steel Ware .5 Do pfd.90 Goodyear p.325 Hamilton Bridge 582 Howard Smith .5164 lmp.OU .Haut Bas 1 D ne 41 41 41 16V4 15% 15% 15% 15 15 14% 14 14% 13% 13 13% 89% 88 Va 88% 42 42 42 30% 30% 30% 17% 16! s 17% 36 Va 34% 36 15% 15 15% 10 Va 10 10 41 40% *41 26 26 26 26% 26 26% 25% 25% 25% 26% 26 26 % 96 95 95% 20% 20% 20% 18 17% 18 21 20% 20% 17% 17 17 Va 18% 17% 17% 24 24 24 18 17% 18 110% 110% 110 * 'ii 18% 17% 18% 105% 55 Va 55% 55% 8% 8% 8% 28% 27% 28 12% 12% 12% LE CURB DE MONTREAL 135 Acme Olove 15 Brand-Hend.714 BA OU 35 BC P.4t P .170 Do pfd.325 Butterfly .10 Calg.Pow.15 C.Malting 100 C.Dredge .5 C.Gen.El.140 C.Gen.In .1294 Can.Ind.100 Do pfd.1221 CP de P Inr.180 C.Vickers .30 75 DO pfd.146 148 C.Westinghouse .46',4 125 Cha-Gal.10 300 Cl.Neon.40 11 Do pfd.51 950 Com.Alcohou .4îi 18 C Dxv.Seo .35 130 Cons Llth.16'4 50 Cons Text.8‘4 75 C.Tex 5p.18 335 D.Engin.48 “ -.39 ¦eut Boa Vent» .9)4 9 #‘/4 .13 25% 25% .58 58 58 5 4=4 5 .83 82 83 .10>.é 10 10 .106% 106 lé 106% .63 110 110 .24 24 24 270 16li 18 23% 22% 189 188 300 300 27% 144 44% 9% 35 18 V* 23V* 188 300 30 144 46% 9% 35 4% 4% 16% 8% 18 45 38% 16% 8 Va 18 48 25 Dom.Wool .14% 14=.1444 «2 73 Donnacona .19 17’,.18’4 70 East Steel .1U4 11‘A 11V.1875 Fleet 4^4 4% 4% 580 Ford K .21', 20% aivi 964 Fraser .52 50 51 Va 25 Goodyear .108 108 108 1375 Gt Lake Paper .2914 28 28’/, «90 Do A pfd.70 68 70 10 Halifax In».Wi 100 Hubbard Felt .¦ ivi 4‘,i 125 Hydro-El.4 2% 4 60 Int.Paint» pfd., 25 23 25 4 Inv.Found.8 4 Do pfd.'.51% 15 Journal p .13 Va 400 Lambert.9% 120 Loblaw B .30% 275 Lowney'a .12% 1530 MacL P.40 97 Maple Leaf M .14% 505 Massey-H.p.29% 2495 M dt O.Paper .19 5 MU Refrlg.15% 5 Do 1 pfd.29% 5 Do 2 pfd.21% 175 Mt R R M 4 N S Light.102 5 Do pfd.109 550 Orange Crash .80 Paul S Str .115 Pr C 1 p.2 pfd .100 Purity Fl.10 Que.Tel.1275 Rand Strs .3495 lmp.Tob.14% 400 Do pfd.8 730 Ind.Accept.205 I.Bronze pfd.2250 X.Nickel US .6917 Int.Paper .400 Jam.P.S.160 Labatt.25 560 Lang.20% 110 Laura Secord 6 Lindsay p.120 45 MacKinnon pfd.1510 McColl-Front.150 Mitchell, R.225 Molson .75 Mont.Cotton .8470 MU Locom.22% 7500 Mont.Power .10 Mont.Teleg.210 Mont Tram 80 N.Brew.pfd.4155 Nat S tell Car 15 Niagara Wire 3895 Noranda.52% 420 OgUvle.29 4 Do pfd.180 50 Ottawa C de A 75 Ott.El.R .200 Ottawa Power .2042 Power R.35 320 Power Corp 2370 Price Bro.16 Do pfd.102 1415 Prov.Tr.9% 30% 12% 40 14% 20% 17% 9i 30 1291 40 14% 29% 18% 21% 9% 10 9% 102 109 20 ai 21% 20% 21% 20% 60 58 60 13% 13% 13% 8% «% 8% «% 14% 13% 14% 8 8 8 34 33% 34 38% 38% 38% 37 36 37 53 50% 51% 12 11% 12 25 25 25 20% 20 20% 21 21 21 120 115 115 80 25 24% 24% 17% 17% 17 35% 35% 35% 13 13 13 22% 22% 10% 50 38 19% 19% 37 37 49 49 49 24% 26 23% 23% 52% 46% 47% 29 28% 29 180 5 79 79 79 16 16 16 35 34 35 12 11% 12 60 56 60 102 102 102 17 16% 16% Valeurs ____ S Regent KKnlt 30 Rolland .9926 St.L.Corp.1710 oD pfd.5 St.L.Flr .604 St.L.Pap.pfd.1450 Shawinlgan 25 Sher Williams 41 Do pfd.171 Venu 835 Sicks Brew .13% 200 Do v.t.13% 55 Southam.18 130 So.C.Pr .18 422 Steel ol C .81% 110 Do pfd.89 5 Tuckett pfd.182% 1900 Un.Steel.9% 10 Vlau, pfd.101 255 Wabasso.77 1171 Walker.25% 185 Winn.Elect.14% 140 Do pfd.99i« 100 ZeUcrs 6'/o pfd.27% Banques : 515 Commerce .22% 1025 Montréal.26% 1040 Royale.24 190 Toronto.38% Haut Bas 26 14 11% 10% 38% 37% 35 123 '/j 119 */a 123 */a 24 Va 24 24 28 28 28 171 11 38 Va 171 13 V« WA 18 17 Va 80 182 J‘4 11 SC Power p .5 Stand.Clay , 30 Thrift S .100 Union Oaa .3 Un Am.B.165 Unit Distil.50 Unit Sec .10 Westeel .200 West drain .62 Windsor Hotel Mines (cote tn 126 .14 .16»à .10% .30 .22 .9% .24 .2* 13% cents): 101 75 24 Va 14 Va 99 Va 27 Va 22 26*4 24 38 120 13 Va 13 Va 18 18 81% 88 182 Va 9% 101 75 25% 14 Vj 99 Va 27% 22 26 Va 24 38 2300 Akaltcho.149 130 1000 Al ta.11V* 11V 500 Astoria .1000 Beaucourt 10% 10% 20 9Va 2% 13% 130 11% 20 9% 6000 Brazil O .1000 Centremaque 94000 Cheskirk 90400 C C Cad 5850 Cournor , 5700 East Sullivan 6000 Fontana .29200 Formaque .14600 God’s Lake 4000 Gold Beam 5500 Heva 1500 Que.Yellow 176735 Sherr.-G.1700 Soma-Duv.2634 Stadacona .100 Teck-Hughes 57000 Westville .500 Wilt-Cogh .200 Wright-Harg.Huiles (cote i 1200 Gaspé .28200 Jack Lake .7900 Jol.-Quebec .100 Labrador .500 Lake S .11775 Macdonald .50 McIntyre .65400 Nechl ., 3000 N Louvre .500 Nib Yellow 3200 Normetal .500 Omega .7100 Pand Cad.500 Paramaque 1500 Pan-Hey .19 19 19 33% 33% 33% 44 40 40 26 24% 26 ;i 11 11 7 4 7 18 18 18 37 32 37 31 22 28 57 51 54 25 19 23 39 38 39 25% 21% 21% 20% 20% 20% 150 145 146 355 330 340 117 115 117 28 28 28 525 525 525 13 11 13 86 81 84 150 95 137 38 34 36% 18 15 18 40 38 38 92 88 90 123 120 123 16 14 14 15 14 15 10 10 10 28 24 24 440 258 420 16 14 15 74 72 74 280 245 273 335 335 335 11 9% 11 14% 14% 14% 315 315 315 ats) 73 73 73 10% 8% 10 78 75 77 600 600 600 15% 300 480 425 440 58 109 105 108 15 15 15 16 16 16 187 185 185 235 215 220 15 15 15 16 15 16 21% 21% 21% 27 24% 27 BOURSE DE TORONTO Mcalt .Uger .Am Lard .Ang Rou .Aquar .Arjon .Armis .Astoria .Athena .Aubelle .Aumaque Bagamac .Bankîield Base Met Bear Beaulieu , Bevco ____ Bidgood ., Bobjo .Bralorne Davies Denison ____ Delta .Dicîten .Dlacov .Div Int .Dome Dom Steel B Donnlda Duo.uesne ,.Duvay ______ 5 Amphi .î Sull .Elder .Eldona .Eldona .El Sol .Falcon .Fed Gr .Fed Kirk .Fleet .Ford A .Franco .Froblsh .Diant .Gillies .God L .Goldale .Go Crest .Go Hawk .Goldor _____ Go Arrow .Go Man .Ooldvue G L Pap pr Ounnar .Gypeum .Cours de fermeture le 31 janvier Haut as f erm.137 136 136 24 23 169 167 123 115 62 57 22% 22 81 17% 30 28 64 22% 18 12% 80 41% 94 22 24 84 18% 35 29 67 24 19 12% 85 43% 97 22 28 B C Forest 4 Brit Dom 164.75 dans un fort virement.God's Lake a été aussi en vedette avec un gain de 18 cents et une avance moindre a été marquée par Denison Nickel.Rouyn Merger, Buff Addison et Bevcourt ont aussi avancé.Discovery Yellowknife a monté de 7 cents.Lo groupe des industriels a été peu achalandé, tandis que les compartiments des liqueurs et des pre-duits alimentaires enregistraient de modestes gains.Dividendes déclarés Noranda Mines, 50 cents paç action, payable en mars, aux actionnaires inscrits le 14 février.Donnacona Paper, 50 cents par action ordinaire, plus un boni de 25 cents par action, aux actionnaires inscrits le 1er avril et payable le 1er mars, et 1%% par action privilégiée, payable en mai aux actionnaires inscrits le 15 avril.Eversharp, 30 cents par action plus 30 cents, payable le 15 avril aux actionnaires inscrits Je 1er mars et 25 cents par action privilégiée payable le 1er avril aux actionnaires inscrits le 15 mars.Legaré Liée, $2 par action, arriérés de dividendes, payable le 10 mars aux actionnaires inscrits le 10 février, H.R.MacMillan Export Co., 10 cents par action plus un boni de 10 cents, tous deux payables le 31 mars aux actionnaires inscrits le 20 mars.Standard Paving and Materials Ltd, 31 Vi cents par action privilégiée, payable le 1er avril aux actionnaires inscrits le 5 mars.Waite Amulet Mines, 20 cents par A une réunion des directeur» tenue le 31 janvier, un dividende final (no 171) de 20c par action a été déclaré sur les actions ordinaires libérées de la compagnie, pour l’année terminée le 31 décembre 1946, payable lundi, le 31 mars 1947 aux actionnaires inscrits au registre à 4 h.de l’anres-midi, mardi, le 18 février 1947.Un dividende intérimaire (no 172) de 10c par action a été déclaré sur les actions ordinaires libérées de la compagnie, payable lundi, le 31 mars 1947 aux actionnaires inscrits au registre à 4 h, p.m., le 18 février 1947.Un dividende semi-annuel (no 70) de 3 p.c.a été déclaré sur les actions préférentielles libérées de la compagnie payable lundi, le 31 mars 1947, aux actionnaires inscrits au registre à 4 h.p.m.mardi, le 18 février 1947.^ Quatre familles chassées par le feu Un incendie a éclaté, ver» huit heures, hier matin, dans le sous-bassement de la demeure de M.K.C.White, au no 88, chemin Duffe-rin, Hampstead.Peu de temps après, le feu s’était déjà propagé jusqu’au second étage du logement voisin, appartenant à M.Robert Park.Une explosion s’est produite, emportant le toit de la maison.Les flammes se sont communiquées à l’édifice suivant, habité par les familles de MM.J.-C.Leroux et C.-J.Doschcr.I.e chef pompier de Hampstead, M.Arthur Harris, à court d’appareils, a demandé du secours de Montréal.AVIS Le Cals».Nationale d’Beonoml.«onn.avis qu’eUe s'adressera à la Législature de Québec, à sa prochaine session, pour demander des amendements à sa charte, connue comme les lois 62 Victoria, chapitre 93, 3 Ed.VII.ch.121, 3 Geo.V, h.93, 8 Geo.V, ch.121, 10 Geo.V.ch.130, 11 Geo V.ch 147, 12 Geo.V, ch.130 et 4 Geo.VI.ch.124, aux lins d’obtenir le pouvoir de faire de l'assurance et de la réassurance sur la vie, contre les accidents, ITnvaltdl-té, la maladie et tous autres risques de même nature, de modifier la composition et le mode d’élection des membres de son Conseil d’administration, d’être autorisée à faire certaines conventions avec la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal relativement aux revenus administratifs et au partage des bénéfices, ainsi que certaines conventions avec la Société Nationale de Fiducie relativement à ses affaires et à son administration et pour autre* fins se rapportant aux objets ci-dessus.Montréal, 25 Janvier 1947.Les procureurs de la requérante, VANTER & VANIER LACHAPELLE A LACHAPELLE Janv.1946 225^291 4,095,412 1,099,930 5ii8,190 698,405 1,946,650 138,560 215,000 258,074 1,290,846 1,235,160 390,587 1,874,581 135,300 -1,008,189 412,910 4,768.774 $30,045,988 $20,360,874 Nous avons une police i double protection: s’il veut cesser de travailler à 55,60 ou 65 ans, elle peut lui assurer une rente de $50 par mois, sa vie durant (ou une rente proportionnelle ) un âge moins avancé); s’il meurt avant l'âge choisi, elle peut garantir aux bénéficiaires désignés une annuité de $5,000.00 (toujours convertible en rente viagère).C’est le plan idéal: il joint l’épargne à la protection.De plus amples renseignements vous ¦seront envoyés sur demande.A titre gracieux.CAISSE NATIONALE D’ÉCONOMIE 41 ouest, rua Saint-Jacques — Montréal — HArbour 3291 jmmmm dâit/Mt’lHb 555 VOLUME XXXVIII — No 26 LE DEVOIR, MONTREAL.LUNDI 3 FEVRIER 1947 • ?Pages de vie française # * L'année 1946 vue par le secrétaire du Comité permanent de la Survivance française-Radio-Saint-Boniface-Excursions dans l'Ouest et jusqu'à la Côte du Pacifique — En Colombie-Vers l'Atlantique: le programme de l'été 1947 — Le Comité aux Etats-Unis-Collaboration par-dessus les frontières - Notre revue : "Vie française" L'HOMMAGE AU VENERE CARDINAL VILLENEUVE : SON ROLE DANS LA LUTTE POUR LES TRADITIONS FRANÇAISES Voici le texte de la causerie donnée samedi soir, à Radio-Canada, par M.l’abbé Paul-Emile Gosselin, secrétaire du Comité permanent de la Survivance française: Mesdames, Messieurs, En dépit de son titre, celle causerie n’a pas l’ambition de couvrir tous les aspects de la vie française au Canada et aux Etats-Unis pendant l’année 1946.Elle voudrait simplement vous signaler les points principaux sur lesquels s’est porté l'effort du Comité de la Survivance française.Des forces multiples ont concouru à la splendeur et au rayonnement de notre vie française.Je tiens à leur rendre hommage et à saluer, en particulier, les sociétés patriotiques qui s’emploient, comme le Comité de la Survivance française, à promouvoir les intérêts de notre race sur ce continent.Avant d’entreprendre cette revue du travail accompli par le Comité de la Survivance, je veux m’incliner devant le pontife illustre et vivement regretté que fut S.Em.le cardinal Villeneuve, archevêque de Québec.En des circonstances mémorables, Son Eminence avait pris position en ce qui concerne la question patriotique, prêché de doctrine et d’exemple.Tels de ses textes, son discours sur le Fait français en Amérique du Nord, resteront sans doute classiques dans notre littérature patriotique.Son Eminence avait pris une part active au deuxième Congrès de la Langue française en 1937.Il conti-iiua de s’intéresser au Comité issu de ce congrès, de favoriser son action de ses conseils et, parfois, de son prestige.Certaines interventions assez délicates ne seront jamais connues du grand public.Les intéressés savent avec quelle générosité il s’y prêta et combien son patriotisme s’y affirma avec pru- dence et courage tout à la fois.La dernière apparition en public de Son Eminence se fit sous les auspices de la Survivance Française à Saint-Boniface.Le Cardinal archevêque revenait de l’Ile-à-la-Crosse.La Survivance commençait un voyage de liaison qui devait la conduire jusqu’à l’océan Pacifique.Son Eminence prit la parole dans l'après-midi au Congrès de l’Association d’Education du Manitoba, puis le soir au poste CKSB.Qui se serait douté, à l’entendre discourir avec tant d’amabilité, de chaleur et de conviction qu’il était déjà frappé à mort?Trois jours plus tard, les voyageurs de la Survivance apprenaient par la radio, dans son ancien évêché de Gravelbourg, qu’il venait de recevoir les derniers sacrements.Ce furent les alternatives d’amélioration et de rechute que l’on sait et cette fin brusquée, loin du pays natal, dans une communauté issue spirituellement de l’admirable société des Oblats de Marie Immaculée, dont Son Eminence était le plus illustre fils.Puissent tous nos compatriotes avoir une prière de gratitude pour le repos de l’âme du pontife qui fut le père spirituel de notre peuple non seulement dans l’ordre surnaturel mais, en maintes circonstances, dans l’ordre temporel, et sa mémoire demeurer en bénédiction parmi nous.Ainsi que je viens de le rappeler, Son .Eminence a prononcé ses dernières paroles publiques au poste français de Üadio-Saint-Boniface.il avait encouragé de son autorité la souscription en faveur de la Kadio française dans l’Ouest canadien.Il avait tenu à s'inscrire le tout premier sur la liste des souscripteurs pour un montant de mille dollars.Lorsque le poste fut inauguré, il déclara à l’un des organisateurs de a campagne que cette inauguration constituait le fait français le plus important depuis trente ans dans m m sovovxe Toute noudure : i qaz électricité acétylène Outillage perfectionné Soudeurs experte VOTEZ-NOUS ! LEFEB1 986.RUE de BULLION PERES MONTREAL UN I rfy l/OTRE •Vos belles fêtes de famille seront plus réussies et plus joyeuses encore avec 7-Up, le breuvage limpide et pétillant qui "ravigote” en toute occasion.Au travail comme au jeu, 7-Up vous "ravigote”! la vie de nos minorités.11 parlait d’expérience car .il avait passé la majeure partie de sa vie en contact intime avec ces admirables groupes minoritaires, soit en Ontario, soit dans l’Ouest canadien.11 savait quels périls les menaçaient constamment du côté de la presse et de la radio en particulier.Aussi fondait-il sur ce posté de Saint-Boniface et sur les postes à venir de la Saskatchewan et de l’Alberta de grands espoirs et pour la cause catholique et pour la cause française.Radio-Saint-Boniface n’a pas déçu ces espérances.Le poste a été construit selon toutes les données de la science moderne.Ses programmes sont d'une tenue remarquable.Il est le seul poste au Canada, croyons-nous, à ne donner que du français.Dans ce domaine, comme sur bien d’autres points, nos compatriotes des autres provinces nous font un peu la leçon.Il a conquis son public dès le début.Une enquête menée par une agence d’annonces a établi que 95% de nos compatriotes manito-bains écoutent habituellement CKSB, que 90% d’entre eux ne captent pas d’autres émissions que les siennes.Fait plus étonnant, le poste s'est conquis plusieurs centaines d'auditeurs anglais par l’excellence de ses programmes musicaux et par son cours de conversation française.11 a commencé la publication d’une revue: Chanteclerc et ses artistes ont entrepris dans les paroisses franco-manitobaines des tournées de propagande qui remportent un beau succès.La situation financière est bonne.Grâce à la souscription organisée simultanément dans l’Est et dans l’Ouest le poste est entièrement payé, les déficits d'opération couverts à date.Les organisateurs avaient prévu que le poste ferait ses frais après trois ans d’activité.Le volume d’annonces recueillies permet de croire que cette limite sera abaissée à deux.Une souscription actuellement en cours au Manitoba pour couvrir les déficits de la présente année remporte un entier succès, ce qui prouve bien l’intérêt que portent au poste nos amis du Manitoba.En leur nom, le Comité de la Survivance Française est heureux de remercier encore une fois tous les souscripteurs à Radio-Ouest-Française.Il lui est aus«i fort agréable de féliciter nos amis du Manitoba pour le succès qui couronne leurs efforts et d’assurer le public que les démarches se poursuivent en vue de la construction de postes similaires en Saskatchewan et en Alberta.Le sentiment est unanime sur la question dans les milieux français des trois provinces de l'Ouest, ainsi qu’ont pu s’en rendre compte les voyageurs de la Survivance Française l’été dernier.La presse a fait connaître alors leurs impressions et les magnifiques leçons de fierté patriotique et de courage qu’ils ont puisées auprès de nos compatriotes dispersés depuis Saint-Boniface jusqu’à Victoria, en Colombie Canadienne.Ce voyage, le premier organisé par le„Comité de la Survivance Française, était avant tout un voyage d’étude et de liaison.Il visait à mettre en contact avec nos compatriotes de l’Ouest et avec leurs problèmes de survivance un groupe de délégués du Québec et de l’Ontario représentant divers milieux sociaux.Le nombre des voyageurs avait été limité à une trentaine afin précisément de faciliter les rencontres et la pénétration dans les centres ruraux.Les membres du voyage ont assisté aux congrès patriotiques tenus pas nos compatriotes du Manitoba, de la Saskatchewan et de l’Alberta.Us ont visité plus d’une centaine de paroisses françaises, tant urbaines que rurales, et conversé avec de nombreuses personnes appartenant à toutes les classes de la société.Partout,, que ce soit à St-Boniface, Régina.Gravelbourg, Edmonton, Saint-Albert, Vancouver ou Victoria, ils ont été reçus avec une sympathie et un enthousiasme qui les ont profondément émus.Les limites de cette causerie ne me permettent même pas de dégager les impressions d'ensemble de ce voyage.Je veux du moins signaler la naissance que j’âppcllerais officielle à la vie française de la Colombie canadienne.La pénétration canadienne-française au delà des Rocheuses date des débuts du .I .régime anglais, mais elle n’a pris une forme absolument organisée que depuis un an ou deux.Les quinze ou vingt groupes français majeurs de la Colombie sont maintenant reliés par une société patriotique qui porte le nom_ de Fédération canadienne-française.Us ont leur hebdomadaire: La Colombie.En 1946 précisément, S.Exc.Mgr Duke a signé le décret d’érection de deux paroisses françaises dans la ville de Vancouver et introduit dans son archi-diocèse deux communautés de chez nous: les RR.PP.du Saint-Sacrement et les Oblats de Marie-Imma-culée.La Fédération est à faire le recensement des forces françaises en Colombie.Elle projette l'établissement à Vancouver d’un centre ca-nadien-français, en même temps qu'elle entretient des relations très étroites avec les compatriotes des autres provinces du Canada.Au mois d’août prochain, le Comité de la Survivance organisera un voyage vers un autre océan: l’Atlantique.Il ira porter à nos frères acadiens le message de fraternité du peuple canadien-français.Le voyage aura lieu à la mi-août, de façon à conduire les pèlerins d’Acadie à Moncton pour la fête de Notre-Dame de l’Assomption.Les voyageurs fêteront avec nos frères acadiens deux centenaires: celui de la publication de VEvangéline de Longfellow; celui de la naissance de Mgr Marcel Richard, l’apôtre de la renaissance acadienne.Us assisteront au dévoilement d’un monument à la mémoire de Mgr Richard, dans sa paroisse de Rogersville, au congrès marial de Bouctouche à la clôture du congrès de la Société Mutuelle l’Assomption à Moncton même.Ils seront aussi l’objet de réceptions en d’autres endroits du Nouveau-Brunswick.en Nouvelle-Ecosse et dans l’Ue du Prince-Edouard.Le voyage est sous le haut patronage de l’épiscopat français du Nouveau-Brunswick.Il est organisé en collaboration avec les dirigeants des sociétés patriotiques acadiennes: la Société Nationale l’Assomption, la Société Mutuelle l’Assomption, la Société Saint-Thomas d’Aquin, dans l’IIe du Prince-Edouard et la Société Saint-Pierre, en Nouvelle-Ecosse.Il marquera une étape nouvelle dans les relations de l’Acadie avec les groupes français du Canada et des Etats-Unis.C’est aux Etats-Unis précisément que le Comité de la Survivance française a tenu, l’automne dernier, sa session annuelle.Cette assemblée devait coïncider avec les noces d’or de l’une de plus méritantes sociétés patriotiques: l’Association Canado-Américaine.L’épidémie de Earalysie infantile a retardé la célé-ration des noces d’or, mais la réunion du Comité a eu lieu à l’endroit et 1 la date fixés.Les membres réunis en session ont porté une attention spéciale, cela va de soi, à la situation franco-américaine.Ils ont pu converser avec de nombreuses personnalités franco-américaines à Manchester même et ensuite à Woonsocket, où ils ont été accueillis chaleureusement par l’Union Saint-Jean-Baptiste d’Amérique.Un tableau d’ensemble de la situation leur a été tracé en séance même par un porte-parole bien autorisé.Il ressort de ce tableau que In guerre de 1939 a eu des répercussions fâcheuses sur la jeunesse franco-américaine.Une bonne partie de cette jeunesse a servi sous les drapeaux et est revenue au foyer plus ou moins diminuée dans sa foi catholique et dans son vouloir vivre français.La situation cependant est loin d’être désespérée.Les forces vives du groupe franco-américain sont à peu près intactes.Les écoles, la presse, les sociétés constituent toujours des facteurs puissants de survivance.Divers moyens d’améliorer la situation ont été préconisés au cours de la session de Manchester.Signalons seulement la publication d’un manuel d’Histoire franco-américaine et la multiplication des contacts entre la Nouvelle-Angleterre et le Québec, particulièrement au sein des organisations de jeunesse.Deux membres du Comité de la Survivance sont à préparer le manuel.Comme suite à la deuxième suggestion, les vainqueurs du Festival de la Bonne Chanson, à Manchester, passeront la semaine du 24 juin dans la province de Québec.Ils visiteront en particulier Montréal et Québec où ils seront les hôtes de nos sociétés patriotiques, des autorités religieuses et civiles.A la suite du congrès de Manchester, un Comité d’étude franco-américain a été constitué pour donner suite aux suggestions émises en séance.Ce Comité travaille en collaboration étroite avec le Comité de la Survivance Française.Il doit se réunir dans quelques jours à Manchester et faire rapport de la situation à la réunion que tiendra le 12 février le bureau de la Survivance Française.Je n’ai pu, faute de temps, vous présenter, mesdames, messieurs, un tableau un peu complet du travail accompli par le Comité de la Survivance Française en 1946.Je veux vous signaler, en terminant, la fondation d’une revue mensuelle au service de tous nos groupes français du Canada et des Etats-Unis: Vie Française.Le public a accueilli avec sympathie cette initiative du Comité.Après quatre mois d’existence, la revue peut, à peu près, se suffire à elle-même au point de vue financier.Elle comote sur tous nos compatriotes pour multiplier ses collaborateurs et améliorer sa présentation.La formule en est modeste.Nous y avons sacrifié délibérément ï’agréable à l’utile parce que nous voulons que la revue soit à la portée de toutes les bourses.Elle est avant tout un recueil documentaire et un instrument d’action au service de la cause française en Amérique du Nord.Elle est moins la revue du Comité de la Survivance Mme Roosevelt à Montréal Elle adressera la parole au Forum, sous les auspices de la société canadienne des Nations Unies Une grande assemblée aura lieu Is lundi.24 février prochain, au Fo-rum, sous les auspices de la Société canadienne des Nations-Unies.Mme Eleanor Roosevelt, femme del ’ancien président*des Etats-Unis, y prendra la parole, de même que MM.Louis Saint-Laurent, ministre Française que de tous nos groupesJdcs Affaires extérieures, John Brac-français et c’est d’un large esprit de* ke, leader du parti progressiste- compréhension et de travail en commun qu’elle s’inspire dans le choix et le ton des articles.Cet esprit est d’ailleurs celui qui anime le Comité lui-même.Formé de membres venus de divers points du Canada et des Etats-Unis, ayant à confronter des situations diverses et parfois opposées, il lui faut adapter son action à ces situations et compter sur la collaboration de tous les nôtres.Cette collaboration ne lui a pas fait défaut jusqu’ici.Je vous en remercie, mesdames et messieurs, comme je remercie la Société Radio-Canada d'établir chaque mois un contact direct entre vous tous et le Comité de la Survivance Française.Paul-Emile GOSSELIN, pretre.secrétaire général du Comité de la Survivance Française.Cours d'anesthésie Les médecins sont invités à assister aux cinq cours donnés à Montréal par le Dr Robert A.Dripps, directeur du service d’a- i jour.' '•v.A.ot'O a» t’univni-citz jej „ue défini dans le préambule conservateur ,et J.Coldwell, leader de la C.C.F.L’assemblée se tiendra sous la présidence du Dr J.S.Thomson, de Saskatoon (Sask.), président de l’Université de Saskatchewan, président national de la Société canadienne des Nations Unies.Mme Roosevelt, qui fut déléguée à la récente réunion de l’assemblée générale des Nations Unies à Lake Success et qui fut lue présidente de la Commission des droits de l’homme de cet organisme, sera le principal orateur.Mme Roosevelt parlera des résultats déjà obtenus par la Société des Nations Unies et de l’importance de cet organisme en vue de l’édification d’une paix juste et durable.La Société canadienne des Nations Unies a été fondée en vue de renseigner le public canadien sur le rôle exact de la Société des Nations Unies, sur les buts de cet organisme ainsi que sur les décisions qu'elle peut prendre.Déjà, le nombre de ses filiales s’élève à 25 et celui de ses membres s’accroît de jour en nesthésie de l’hôpital de l’université de Pennsylvanie, sous les auspices conjointe du département d’anesthésie de l’université McGill; du département de physiologie de l'université de Montréal et de la Société canadienne des Anesthésistes, division de Québec.Lundi.3 fév., 7 h.30 p.m.Edifice Ciba, 1235 McGill College ave.“The Control of Respiration under General Anesthesia’’.Mardi, 4 fév., 4 h.p.m.Université de Montréal, salle H’4, entrée: Faculté de médecine.“Some pharmacological oddities of Ether, Morphine etn Pentothal’’.Mardi, 4 fév.8 h.30 p.m.in Lecture Boom A., Medical Building, Université McGill.Mercredi, 5 fév., 4 h.p.m Université de Montréal, salle H’4, entrée: Faculté de Médecine.“Mechanism of decrease of Blood Pressure associated with Spinal Anesthesia”.Mercredi, 5 fév., 8 h.30 p.m., in Lecture Room A, Medical Building, Université McGill."The Histamine Liberatng Property of Curare”.L* Canada produit plus d'or La production d’or en octobre s’établit à 240,828 onces fines contre 229,904 le mois précédent et 233,487 le mois correspondant de 1945, d’après les chiffres publiés par le Bureau Fédéral de la Statistique.Le total des dix premiers mois en 1946 est de 2,369,731 onces fines contre 2,228,323 la période semblable de 1945.La production du mois est la suivante, par région; les totaux d’octobre 1945 sont entre parenthèses: Nouvelle-Ecosse 743 (295) onese fines; Québec, 52.655 (52,707) ; Ontario 156,068 (138,939); Manitoba et Saskatchewan, 14,919 (16,130); Colombie canadienne, 2,482 (16.- 245); Yukon, 10,755 (7,064); Territoires du Nord-Ouest, 3,192 (2,107).Droits de Silknit rachetés à $20 Silknit Limited annonce qu’elle rachètera le 5 mars prochain ses droits en cours à $20 le droit.Ces droits ont été émis en février 1936 aux détenteurs des anciennes actions 7% privilégiée d’une valeur au pair de $100 pour arriérés de dividendes de $20.75 par action et sur une base de 1 droit et 75 cents comptant pour chaque action privilégiée détenue.A la fin de 1946 il y avait en circulation 5,677 droits.dt la charte de l’O.N.U.les buts de la Société des Nations Unies sont les suivants: épargner aux générations futures le fléau de la guerre; rétablir la confiance dans les principes fondamentaux des droits de l’homme .dans la dignitt leur de la personne humaine, dans les droits égaux de l’homme et de la femme, ainsi que ceux des nations, grandes et petites; promouvoir le progrès social et un meilleur standard de vie sous un régime de liberté plus grande.Un comité spécial, dont les présidents sont le sénateur A.K.Hu-gessen .vice-président honoraire de la Société canadienne des Nations Unies, et Me Louis-René Beaudoin, député de Vaudreui-Soulanges aux Communes et 3èime vice-président de la même société, a été charge de l’organisation de la grande réunion du 24 février, au Forum, et s’est assuré la collaboration de plusieurs associations et organismes.Promu adjoint du président du "P.C." M.Allan C.MacDonald, qui est depuis un an surintendant de la di- Vient dt paraître NOTRE FRANÇAIS SUR LE VIF par Jean-Marie LAURENCE L'auteur présente au public lecteur une série de dialogues amusants et instructifs sur LA PHILOLOGIE, LA LECTURE et LE STYLE.Certaines pages tour à tour pétillantes d'esprit et vibrantes d'émotion ne s'oublient pas.Tels sont LE PORTRAIT DE Mlle WILHELMINE et LE REVE DU GRAMMAIRIEN.Volume de 300 pages.Au comptoir : $1.50 Par la poste : $1.60 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" ASSURANCES i mpaftnie 4 Assurance sur U He tSaubrprbf MONTREAL NARCISSE DUCHARME, Président vision de Farnham, au Pacifique Canadien, vient d’être nommé adjoint du président de cette compagnie.ainsi que l’annonce le nouveau président, M.W.M.Nead.A peine âgé de 33 ans.M.MacDonald était le plus jeune surintendant de cette compagnie, ayant déjà rempli un poste semblable dans la division de Trenton, à Toronto, en juin 1945.Projet de fermeture des banques le samedi Toronto, 3.(C.P.) — Robert Rae, vice-président et gérant général de la Dominion Bank a déclaré aujourd’hui que les banques canadiennes étudient présentement un projet pour fermer le samedi.M.C.M.Short, chef de la statistique à la même banque, a dit qu’il serait assez difficile de fermer le samedj, à moins que l’on ne ferme, en meme temps, toutes les maisons d’affaires.De plus, étant donné que 75 pour cent des banques desservent des régions rurales où le samedi devient alors le jour le plus occupé de la semaine, il faudrait qu’on laisse dans ces succursales le personnel nécessaire.Cartes professionnelles ASSURANCE HORACE LABRECQUE COURTIER EM ASSURANCE Nous invitons les communautés nucleuses à w >révalolr de nos ssrvloss oarttculler».«1 St-Wsncoli-Xâvlït.MontrMi Tél MArquette Z1S3-Z384 BREVETS D'INVENTION Manuel de rinvsnteu V et formufe.depreuve Si d’/nvent/on ecnrçz & FOURNIER r7„ 'ALBERT m'raocüwit+BKraT-riMKm /SM SÏÎCATKERINE!*: MONTRÉAL BREVETS D’INVENTION MARQUES d« COMMERCE DESSINS de FABRIQUE en tous p»vs MARION & MARION Ravmood A Roble J -Alfred B»st)en 761 ouest, ruo Ste-Catherlno MONTREAL COMPTABLES Bélanger, Verncr & Viger Comptables Publics — VsrMcalems 266 ouest, nie Salnt-Iaequcs PL.6843 Mon -ou’ CARON & CARON Accountants Edmond Csron.B A.L S.C.CA.Henri Caron.B.A.L.L.I., L.8.C., CA Barthélcnn Masse.L S.C.C.A.S9, rua St-Jacquea RArbour 3635 MONTREAL Chartré, Samson, Beauvais, Gauthier & Cie Comptables asrMs - Chartered Accountants Maurice Chartr*. Feuilleton du “Devoir’ LES FUSEAUX D’OR par Mathilde ALAN IC I LE BASSIN AUX POISSONS ROUGES CONTENTIEUX AGENCE DE LOCATION E.DUCLOUX ACHAT ET VENTE D’IMMEUBLES La grille qui portait cette plaque de tôle s’ouvrait sur le rectangle étroit d’un jardinet que rétrécissait, d’un côté, le bâtiment des bureaux où crépitait le tapage de la dactylo en cette fin d’après-midi.Au fond du parterre, la maison — petit hôtel — élevait deux étages dont les fenêtres se voilaient de tulles élégants.La croisée d’angle béait à l’air printanier, laissant voir deux j«unes têtes inclinées au-dessus d’une table étroite, chargée de cahiers et de livres.La tête blonde se releva avec un susurrement ironique: — Permettez-moi de vous rappeler que si chariot ne prend qu’un “r”, charrette en exige deux.La coupable se boucha les oreilles dans un geste désespéré.— Me rappeler?Ne me demandez pas cela! Jamais je n’en viendrai à bout! La langue française, que les malins disent si logique, est un tel casse-tête chinois! — Quoi qu’il en soit, mademoiselle Suzanne Ducloux se doit de connaître l’orthographe.Sinon, quelle honte pour toute sa vie! — Oh! ne devenez pas pédagogue.ça ne vous va pas du tout! Et puis.Laissant rouler son stylo sur le sous-main, au petit bonheur, la jeune fille glissait sur le tapis et rampant jusqu’à sa compagne, les mains croisées sur le genou de l’institutrice, son menton sur ses mains, dardant des yeux suppliants, gémissait: — Vous venez d’être très méchante.S’exprime-t-on comme cela, quand on aime sa petite élève?Et elle répéta, pesant sur chaque syllabe, d’un accent horrifé: — Mademoiselle Suzanne Du-cloux! — Eh bien! N’est-ce pas votre nom?— Pour les étrangers, le mande du dehors, mais vous?Vous paraissez épeler une carte de visite.Je crois entendre le larbin qui annonce les arrivants dans ie salon de la préfète! Fi, mademoiselle Catherine, il n’y a ici qu’une Suz.Une pauvre petite Suz qui a grand besoin d’amitié.Catherine sourit doucement au petit ^gisage pâlot qui suppliait.Elle pressentait bien que cette enfant chétive, attardée dans ses études, n’occupait qu’une plac ede Ccndril-lon dans une famille orgueilleuse.D’une chiquenaude caressante, elle lissa une mèche brune ébouriffée.— Mon amitié vous est acquise, vous le savez bien! Ne «oyez pas une petite fille excessive et susceptible.Retournez à votre place et re-‘ prenons nos exercices.Soyez une gentille petite Suz.La jeune fille regagna son siège, s’assit correctement en murmurant: — Avec vous, mademoiselle Cathie, on a toujours envie d’être gentille.Toutes deux tressaillirent.Une voix irritée montait.Un regard au dehors les renseigna.Du seuil de son bureau, M.Ducloux interpellait un homme qui traversait le jardin, une grande échelle à l’épaule./ — Voilà bien l’heure de commencer le travail I Impossible d’ailleurs aujourd'hui, vous embarrasseriez le passage.— Je venais seulement déposer l’instrument, s’excusait le bonhomme.J’étais dans les environs, et alors ça m’évitait de le rapporter un bon bout de chemin.— Je m’en moque.Déposez l'ob- jet en côté de la maison.Comme je serai absent demain, je vous donne ordre, dès maintenant, de détruire Ions ces parasites qui dégradent les murs: jasmin, chèvre-feuille, vigne-vierge.Plus de guirlandes! J’aime mieux le crépi ou le tuf, c’est plus propre.— Mes chers jasmins! murmura Suzanne navrée.— Ouvrez votre géographie! disait précipitamment mademoiselle Chamblay.Et pour échapper à la voix autoritaire dont les durs éclats remplissaient la chambre, elle poussa ics battants de la fenêtre.Mais de l’autre côté, la porte du palier «’ouvrait tout douccmtnt.Une grande jolie fille s’avançait, avec la grâce impérieuse d’un yacht pavoisé fendant les eaux, et, d’une voix sèche, sifflant entre ses lèvres vermillonnées: — Comment! La leçon n’est pas encore achevée?Maman aurait dû prévoir qu’il était inutile de vous déranger aujourd'hui, mademoiselle Chamblay.Tout à l’heure, la maison sera pleine et il faut vite débarrasser nette chambre qui doit ser- vir d’annexe au vestiaire.— Ne t’emballe pas.Christiane! Ce sera vite fait, disait Su* qui, d’une main fébrile, engloutissait litres et cahiers dans des tiroirs mystérieux.— Tu as encore à t'habiller.Ta robe rose.Dépêche-toi.— Est-il nécessaire que je paraisse?implora la cadette.Quelle figure vais-je faire dans cette foire?— Papa le veut absolument.La fille du député doit venir.Elle est de ton âge, même un peu plus jeune.-— Mais elle a passé des tas d'exa-mens.Elle n'a pas été malade, elle! s’écria Suz, éperdue.— Aussi n’est-il pas besoin de lui seriner l'orthographe à dix-sept an si — Ce n’est pas de ma faute si toutes les lettres dansent la gigue dans ma tête.Tu es bien heureuse, loi, de passer tes bachots avec autant de facilité qu’on avale une pilule! — Oui, ouil J’aurais dû, moi-même, te servir de répétitrice! (Suz eut un tressautement d'effroi).J’aurais été moins indulgente que ma- demoisele Chamblay.Mais les réunions, les cours de chant, les matinées de danse! le temps me manque! j'ai trop à faire.— Heureusement! grogna Suz tout bas.— Je t’enlends ronchonner! Cette petite tortue profite-t-elle au moins de vos bonnes leçons.Mademoiselle?— Elle fait de son mieux, assurément! C’est assez dur.La mémoire visuelle lui faisait défaut, la structure des mots lui échappe.Mais avec la bonne volonté qu’elle apporte, j’espère bientôt des résultats satisfaisants.— Ah! tant mieux! En attendant, elle n’écrit pas deux lignes sans les émailler de fautes.Je la soupçonne presque de faire si peu de progrès sciemment afin de prolonger ie plaisir de vos leçons insinuait Christiane avec ironie.Catherine, qui avait rassemblé précipitamment ses objets épars: gants, serviette, cravate de fourrure, passa le seuil, en articulant, la gorge un peu étranglée: (A suivre) 10 LE DEVOIR, MONTREAL.LUNDI 3 FEVRIER 194/ ?GLUME XXXVIII — No 26 Le Canadien a maintenant une avance d’un point sur le club Toronto Richard donne la victoire au Canadien Les Torontois ont perdu la première place Eperviers (Par Pierre LAPOKIE) Toronto, réellemeent medi raisons! .une partie fort intéressante, rapide et spectaculaire; ensuite ils ont vu leur club remporter une victoire ¦haudement contestée; enfin, et ce l'est pas la moindre des trois rai; tons, le Canadien est monté samedi ioir en tête du classement de la Ligue Nationale, un point en avant du Toronto, qui perdait par 5 à 4 aux mains du Chicago.Les Rangers de New-York étaient ^ les visiteurs samedi et ils ont une | fois de plus donné l’impression d’un | club rapide, jeune, extrêmement .•ombatif.Si la défense de ce club était plus solide, il y a beaucoup à parier qu’il serait actuellement le v.ub à battre.Le Canadien a gagné, soit, mais il doit une fiére chandelle i Bill Durnau.qui a été solide comme une pyramide dans ses filets, et » Bouchard, le colosse de la ligue.Durnan a dû écarter 28 lancers, dont quelques-uns auraient certainement pris en défaut un gardien de buts moins vigilant ou moins slerte.Ce n'est qu’à la fin de la troisième période, alors qu'il ne restait que trois minutes de jeu que les visiteurs ont pu éviter le blanchissage.C’est au cours d’une attaque générale que les Rangers ont compté leur unique point.Durnan avait la vue obstruée par plusieurs joueurs et le lancer de Leswick a frappé la jambière de Bob Filion avant de pénétrer dans le filet.Billv Reay et Mauriche Richard soir, lorsque les gars de Johnny Gottselig ont triomphé des Toron-lois dans une joule régulière du circuit Campbell.Les visiteurs remportèrent par le compte de 5 à 4.Comme le Canadien a eu raison des Rangers à Montréal samedi soir, la première position dans la course au championnat est maintenant détenue par les protégés de Rick Irvin.,, ,, Max Bentley a dirige I attaque des Eperviers, et a réussi deux buts en plus d’une assistance, pendant que Haleta a déjoué Turk Broda à deux reprises.Doirg.Bentley a obtenu un but et une assistance.Les frères Bentley ont assuré la victoire aux Eperviers au début de la 3e période.Doug.Bentley a porte Je compte 4 à 3 au bout de 1.57 minute de jeu et son frère, Max, a enregistré le 5e but des siens, cinq minutes plus tard., Gaye Stewart a compte deux des quatre buts des Leafs; Apps et Ted.Kennedy ont été les autres compteurs.Les Leafs ont pris une avance de 2 à 0 durant la première période.mais ils n'ont pu la conserver.Alignement des equiques: CHICAGO.Buts, Bibeault; defenses, Nattrass et Gadsby; centre, M.Bentley ; ailes, Mosienko et D.Beu-tlev.Subs.; Jackson, Smith, Brown, Hamill, Fowler, Gee, Haleta, Wares.TORONTO.Buts, Broda; défenses, Stauowski et Thompson; centre, Kennedy; ailes, Meeker et N.ont compté les deux points du Caua-i Metz.Subs.: 1).Metz, l’oile, Watson, dien.Richard a ainsi porté à 31 son total de buts pour la saison.Du commencement à la fin le jeu a été d’une extrême rapidité.Les joueurs allaient et revenaient à vive allure, portant alternativement I offensive d’une zone à l'autre.Pour les Rangers, la ligne la plus en vedette a été celle que forment Warwick, Laprade et Leswick, Laprade a été particulièrement spectaculaire et avec un peu plus de chance il aurait certainement compté un ou deux points.Au cours de la deuxième période il a traversé à lui seul toute la glace, le premier exploit du genre celle année au Forum.Heureusement.il a manqué les filets par quelques pouces! Chez les Canadiens, la première ligne d’attaque, celle de Blake, Lach et Richard, mérite la première étoile.F-lle a été menaçante du commencement à la fin et Raynor, le toujours excellent gardien de buts des visiteurs, en a vu de toutes les couleurs.Le fait est que seul Richard a pu le prendre en défaut au cours de la troisième période.Après avoir reçu une magnifique de Buddy O’Connor.Richard a foncé droit sur la défense et, en dépit des joueurs qui s'accrochaient à lui pour l’arrêter, s’est rendu jusqu’aux filets de Hyanor, qui n’a pu rien faire contre son lancer.Ce fut véritablement un “point à la Richard’’! Quant au premier point du Canadien.c’est Billy Reay qui en a eu le crédit et le mérite.Bouchard a commencé l'offensive, a passé à Filion, qui s'avança rapidement le long de la bande, pour combiner à son tour à Reay, à 12 pieds des filets.Ce dernier a lancé un boulet qui a pénétré dans le coin supérieur du filet.Pendant la deuxième période, les visiteurs ont eu un avantage marqué sur leurs adversaires.Patinant avec une rapidité décevante ils ont été à l'attaque presque continuellement et Durnan surpasser pour éviter un de Bouchant a également été à la hauteur de la situation, de même que Léger, un joueur de tète s'il en est un.Apps, Ëzinicki, Bodnar.Stewart Première période 1— Toronto: Kennedy .L4J (Meeker, Stanowski) 2— Toronto: Apps-Thorapson 3.2/ Pim.: Jackson, Meeker, Thompson, Fowler, Kennedy.Deuxième période 3— Chicago: Kaleta-Gee .4— Chicago: D.Bentley .(Mosienko, M.Bentley) 5— Toronto: Stewart .(Stanowski) O—Chicago: Haleta .(Gee, Brown) Pun.: Brown.Troisième période 7— Chicago: D.Bentley .8— Chicago: M.Bentley .-(D.Bentley, Gadsby) 9— Toronto: Stewart-D.Metz 3.47 8.09 9.23 9.59 1.57 6.19 15.14 Quatre combats au St*Jacques Paul ‘Lortie, champion poids passe lourds junior, défendra son titre pour la première fois, ce soir, au marché St-Jacques, alors qu il rencontrera le très populaire athlete égyptien Sheik Abid, dans la rencontre principale de la séance^ de lutte que présentera le promoteur Bay Lamontagne.Le semaine dernière, Lortie a livré une lutte son-testée à Harry Madison.Les amateurs de ce sport qui eurent 1 occasion de le voir à l'oeuvre contre Madison ont sans dunle constate que l’as de la métropole canadienne était un véritable champion et que ce n'était pas chose facile de lui enlever sa ceinture.Naturellement, Paul Lortie sera favori pour conserver son titre, ce soir, mais nombreux sont ceux qui croient que Abid possède d excei-ienles chances de devenir le prochain monarque de sa catégorie.Dans la rencontre semi-finale, a dû se Georges Cagney engagera la lutte lésastre.! avec Chick Garibaldi.Dans le spécial.Arthur.Legrand rencontrera Larry Raymond, tandis que Bob Lorlie et Eddie Auger seront les rivaux dans la préliminaire.L'orage a fini par passer.et le Canadien a repris l'avantage à la troisième période.Ce dernier engagement a été le plus mouvementé (les trois et pas moins de deux batailles ont éclaté, donnant lieu à qualre punilions, dont une majeure et une punition de dix minutes pour insubordination.Richard et Leswick ont été les deux premiers belligérants.Richard était en pleine course quand le diminutif Leswick a jugé à propos de lui donner un croc-en-jambe.Richard s'est relevé furieux et il a immédiatement administré une solide raclée à son imprudent as-saillanl.Le joueur du Canadien s'est vu banni pour cinq minutes, tandis que Leswick s'en tirait avec deux minutes de Pénitence.et une entaille à ta lèvre! A quelques minutes de là, Darmon et Warwick en sont venus aux colins, derrière les filets du très pacifique Bill Durnan.Hayes a decide de punir les deux “ennemis’’ poiir deux minutes chacun el Harmon a protesté en donnant une poussée à l’arbitre.Cette “protestation” lui a immédiatement valu une punition de dix minutes pour mauvaise conduite, ce qui a laissé le Canadien avec deux joueurs de défense seulement.Fn peu plus tard, Richard est entré en collision avec Bill Moe.gros joueur de défense, et ee dernier a dû être transporté hors de la glace, presque inconscient.Enfin la partie a pris fin alors que les Rangers attaquaient avec une nouvelle vigueur et que.chose inouïe dans l’histoire du hockey, le gardien de buts Rayner avait reçu instruction de se porter à l’attaque dans la zone du Canadien, et se “baladait” autour des filets de Durnan comme un simple joueur d’at-taoue.RANGERS — Buts.Rayner; défenses, MacColvillc et Neil MacC.ol-ville; centre, Watson; ailes, Hextal et Pike; subs: I.aycoe, Lamirande, Trade!, Warwick .Laprade, Cooper, Russell.Gardner, Leswick Moc.CANADIENS: Durnan; Harmon et Bouchard: I-ach: Richard.Blake; Filion, Léger.Reay, Gravelle.Lewis.Mosdell.Peters, Chamberlain et O’Connor.Arbitres: Georges Hayes, J.Pn-meau et Eddie Mepham.SAMEDI Première période 1.Canadien, Reay.17.58 (Filion et Bouchard) Punition; Trudel.Les Bruins et le Détroit ont annulé Détroit, 3.— Les Ailes Bouges de Détroit et les Bruins de Boston ont bataillé pendant soixante minutes samedi soir sans pouvoir décider de la décider dans une joute régulière de la Ligue Nationale de Hockey, car lorsque la sirène se fit entendre annonçant la fin des hostilités, les deux clubs étaient égaux avec le compte 2 à 2.Les locaux semblaient devoir l’emporter sur les protégés d’Arthur Ross, car lorsque les joueurs des deux équipes sautèrent sur la glace pour la dernière période, les hommes de Jack Adams menaient par 2 à 0 mais les visiteurs qui tenaient à consolider leur position dans la course au championnat se rallièrent et réussir à égaler les chances lorsque Guidolin et Barry prirent I.umley en défaut dans ce dernier engagement.Aucun but ne fut compté dufant la première période niais Pete Ho-rcck a donné une avance de 1 à_ 0 aux Ailes Rouges au bout de 1.27 minute de jeu à ia deuxième reprise.Horeck a pris le “rebound” de Bruneteau pour déjouer Brimsek.Jimmy Conaeher a porté le compte 2 à 0, deux minutes plus tard en prenant Brimsek en défaut avec l'aide de Pat Lundy et F'ernand Gau- BOSTON.— Buts: Brimsek; defenses: Egna et Henderson; centre: Gallingher; avants: Marquess et Guidolin.Subs.: Flamon, Crawford, Reardon, Carveth, Dumart, Schmidt, McGill, Bauer, Barry, Smith.DETROIT.— Buts: Lumley; defenses: Quackembush et Stewart; centre: Taylor; avants: Horeck et Gauthier.Subs.: McCaig, J.Conaeher, Howe, Doran, Lindsay, Abel, R.Conaeher, Lundy, Reise, Bruneteau., ., Première période Aucun point.Punitions: Flamon, Horeck, Reardon, Abel.Deuxième période 1— Détroit, Horeck .1-27 2— Détroit, J.Conaeher .3.33 Punitions: Schmidt, McCaig, Du- mart (2, mauvaise conduite), Egan, Bruneteau.Troisième période —Boston, Guidolin .—Boston, Barry .Punitions: Stewart.9.59 10.27 Dans la ligue Dépression Deux autres parties régulières de la ligue Impression seront disputées.ee soir.Dans 1a 1ère partie, le Commerce affrontera les Grads, | tandis que li s Sages et les Hobos I feront les frais de la seconde par-; lie.En ce qui a trait au classement, I ces deux parties sont d’une importance vitale.En effet, une victoire des Sages, ce soir, leur permettrait de devancer les Hobos en première position.Par contre, dans l’autre partie, les Grads ont grademen! besoin d’un Iriomphc pour s’assurer une place dans les éliminatoires.Plusieurs améliorations avantageuses au public ont été apportées à l’arena St-Laurent.Les joueurs sont priés de se rendre directement à l’arena au lieu de prendre le chemin du collège comme dans le passé.Une foule nombreuse devrait être témoin des hostilités de cc populaire circuit ce soir._ Evans a gagné le marathon Manchester, N.IL, 3.— Lloyd Evans, de Montréal, a remporté le marathon des raquetteurs, ici.samedi après-midi.Cette épreuve était l’attraction principale du congrès des raquetteurs qui .s’est déroulé à Manchester en fin de semaine.Evans, qui représentait le club Yamaska de St-Haycinthe, a parcouru la distance de dix milles en 68 minutes e( 15 secondes.Walter Young s’est classé en deuxième place avec un temps de 71 minutes et 15 secondes.Gérard Côté, de Montreal, a termine en troisième place tandis que Lucien Jolin de Montréal et René de Beaumont ont terminé respectivement en quatrième et cinquième place.19 raquetteurs ont participé à la course, qui a été vue par plus de 3.000 délégués de différent* clubs de raquettes du Canada et des Etats-Unis.Les Cataractes sont défaits Ottawa, 3.— Les Cataractes de Shawinigan ont dû baisser pavillon devant les Sénateurs d’Ottawa, samedi soir, en cette ville, dans une joute de la Ligue Senior de Québec car les protégés de Jimmy McCaffrey ont décroché les honneurs de la victoire par le compte de 5 _a 2 pour conserver leur avance en tête du circuit Slater.Les Sénateurs se sont mis sérieusement à la besogne dès ta première manche et c’est au cours de ces vingt premières minutes de jeu que les gars de la capitale ont fait pencher la victoire de leur côté car à l’expiration de ta manche initiale les locaux menaient par 4 à 1.La deuxième «période fut plus contestée car malgré les efforts des deux camps aucun point n’a pu être compté tandis que dans le demi ;r engagement chaque club compta, les Cataractes furent les premiers à loger la rondelle dans les filets tandis que les Sénateurs revenaient à la charge et parvenaient à enregistrer le, dernier but de la soiree moins de quatre minutes avant la fin des hostilités.Composition des équipes: SHAWINIGAN.— Buts: Colvin; défenses: Bergeron et Murray; centre: Carthy; avants: Deslongchamps et Dewey.Subs.: Foster, Theberge, Bennett, Kosick, Filion, Chénier, Campbell, Maloney.OTTAWA.— Buts: Fraser; defenses: Stahan et Mathers; centre; Hoxve; avants; Giesebrecht et Smith.Subs.: Copp, Slowinski, McLean, Irvine, Brown, Smart, Check, lu-rik, Timori., , , Arbitres: Garney Large et Jack Elliott., Première période 1— Ottawa, Slowinsky .7J>2 2— Ottawa, Slowinski .8H8 3— Ottawa, Howe .JfjU 4— Ottawa, Turik .Ih-o- 5— Shawinigan, Kosick .19.-h Punitions: Bennett, McLean, Ber- geron.Deuxieme période Aucun point.Punilions; Copp, Bergeron.Troisième période fi—Shawinigan, Kosick - *L42 7—Ottawa, Check .16.3a Punitions: Slowinski, Theberge, Stahan.3.Deuxième période Aucun point.Aucune punition.Troisième période Canadien.Richard .7.42 (O'Connor) Rangers, Leswick.17.30 (Warwick) Punitions: Richard, min.et majeure; Leswick, Harmon (min.et inconduite); Hextali, J.Haggerty a compté le but décisif Le Royal de Frank Carlin a eu raison des Braves de Valleyfield hier après-midi, au Forum, dans une joule de la Figue Senior de Québec, mais les locaux n’eurent pas la tâche facile.Pour obtenir ee gain, les Montréalais ont dû batailler pendant près de sept minutes supplémentaires, et c'est grâce au but enregistré par Jimmy Haggerty, dans cette période additionnelle que le Royal a pu l’emporter sur les joueurs de t.ucien Leduc.Cette joule fut l’une des plus belles rencontres encore vues dans le circuit Slater cette saison.Du commencementt à la fin ce fut une lutte serrée, marquée de jeu rapide, de belles passes et d’une mise en échec très serrée mais le Royal, qui se fait valoir depuis quelques semaines malgré l’absence de quelques joueurs blessés, a pu sortir victorieux et se maintenir en 2e position, trois points seulement en arrière des Sénateurs d'Ottawa.C’était la 6e victoire consécutive des Royaux, et ceux-ci ont encore une avance de deux points sur les As de Québec, qui occupent la 3e place dans la course au enarnpionnat.Jimmy Haggerty s’est révélé le héros de la joute en comptant les buts égalisateurs et victorieux.Alors qu'il restait environ cinq minutes de jeu à la 3e période, Jimmy Haggerty a réussi à loger la rondelle dans le haut du filet pour égaler le compte.Les joueurs des Braves ont discuté ce but, prétendant que la rondelle n’avait pas pénétré dans les buts, mais qu’elle avait frappe le poteau.Le vétéran joueur du Royal en suite enregistré le but victorieux au bout de 6.52 minutes de jeu à la période supplémentaire avec l'aide de Campeau et de Harvey.Lucien Deschesnes a de nouveau affiché une tenue remarquable oank les filets des Braves.Il a bloque 41 lancers contre 28 de McNeil.Le cerbère du Valleyfield ne doit pas être blâmé pour cette défaite.11 a été à la hauteur de la situation du; rant toute la joute.McNeil a évité une joute nulle durant les dernieres secondes de jeu, alors qu'il effectua un bel arrêt de Fernand Majeau.Jacques Locas s'est aussi mis en évidence dans le pointage.11 a en-regisiré deux buts, tandis que Bob Pépin a été l’autre compteur.Pepin et Locas ont formé une ligne d attaque avec Pete Morin.Ce dernier a mérité une assistance sur le 2e but de Locas.Rosaire Joannette, Jimmy Orlando, Kovalchuk *t Brown ont été les compteurs des perdants.D.Harvey a participé à deux des cinq buts du Royal.Composition des équipes: VALLEYFIELD — Buts: Deschêne; défenses: Orlando, Brown; centre: Bessette; ailes: Boyer, Emberg.Subs.: Joannette, Porteous, Majeau.Strain, Richardson, Robinson, Anderson.Kovalchuck.ROYAL — Buts: McNeil; defenses: Harvey, Galbraith; centre: Campeau; ailes: Haggerthy, Locas.Subs.: Riopelle, Malone, Pépin, Fleet, Morin.Arbitres: Mullins, Murray.Première période 1— Valleyfield.Kovalchuck (Joannette, Strain) .3.36 2— Valleyfield, Brown (Porteous.Majeau) .5.09 3— Boval, Pépin.11.00 4— Valleyfield, Orlando (Strain) .18.15 Punitions: Pépin, Bessette, Harvey, (mauvaise conduite) Deuxième période 5— Royal, Locas (Fleetl .4.25 6— Valleyfield, Joannette (Strainc.14.48 Punitions: Orlando 2.Bessette 2, Haggerty, Boyer.Troisième période 7— Royal, Locas (Harvey, Morin) .10.15 8— Royal, Haggerty (Galbraith, Malone) .14.11 Punition: Bessette.Période supplémnetairc 9— Royal, Haggerty ( Campeau, Harvey) .6.52 Aucune punition ¦ Le Lachine gagne Gus Mell est confiant contre Webb C’est cc soir qu’a lieu au Forum la séance de boxe organisée par le promoteur Al Foreman alors qu’a lu finale Gus Mell.boxeur du Grif-fmtown, en viendra aux prises avec Danny Webb, pugiliste de couleur et champion poids léger du Canada.Cette rencontre sus-rite beaucoup d’intérêt même si le titre de Webb n’est pas en jeu dans eet engagement qui est limité à dix rondes.Les finalistes'de ce soir ont subi un sérieux entraînement en vue de leur important combat.Une certaine animosité existe entre Mell et Webb, qui devaient se rencontrer en décembre dernier.On se souvient que ee combat avait été con-tremandé à la demande du pugiliste de couleur.Dans une autre finale, Harry Hurst, solide boxeur irlandais, en viendra aux prises avec Bill Bailey.Hurst devra l’emporter sur son adversaire ce soir s’il veut conserver ses chances pour rencontrer Johnny Greco.A la semi-finale, le populaire pugiliste canadien-français, Hubert Gagnier, rencontrera Tony Ferraro dans un combat de 8 rondes.Gagnier a subi seulement 2 défaites durant ses 30 combats professionnels et il tentera de remporter une autre victoire, ce soir.Arnold Hayes sera opposé à “Frankenstein” Hailaway dans un combat de 6 rondes.Le premier combat de la soirée mettra aux prises Rudy Turner e{ Jimmy Keagney.Les Québécois l’emportent de nouveau Le Tricolore est déclassé à New-York Shaw inigan, 3 — I.es As de Qué- New-York, 3 — Les Hangers de bec qui occupent la 3e position de ! Frankie Boucher oht dû baisser pa-la Ligue Senior de Québec, ont mis j viRon samedi soir à Montréal alors une autre victoire à leur crédit hier après-midi, lorsque les joueurs de Lex Cook ont Iriomphé des Cataractes de Shawinigan par le compte de 3 à 2, affirmant ainsi qu'ils en venaient aux prises avec les Canadiens de Dick Irvin mais hier soir les New-Yorkais ont pu prendre une éclatante revanche ' sur ces mêmes rivaux, car les re-)> leur supériorité sur les locaux.De-i présentants du Madison Square Les Eperviers ont eu raison des Bruins Chicago, 3.— Après avoir triomphé des Leafs de Toronto, samedi soir, les Eperviers ont causé une autre surprise hier soir lorsque les joueurs de Johnny Gottselig ont infligé une défaite aux Bruins de Boston, l’emportant sur les protégés d’Arthur Ross par le compte de 3 à 1 après que ces derniers eurent annulé la veille contre les Ailes Rouges de détroit.Les joueurs de Johnny Gottselig s« sont assuré les honneurs de la rencontre en enregistrant deux buts dans la seconde reprise.Chaque club compta une fois dans rengagement initial.Cette partie fut dénuée de rudesse et marquée d’un magnifique duel de gardien de buts entre Frankie Brimsek et Paul Bibeault.Gadsby, Eddie, Wares et Max Bentley enregistrèrent les buts des vainqueurs, tandis que Galiinger priva Bibeault d'un blanchissage.Alex Kaleta a obtenu deux assistances.Malgré cette défaite, les Bruins demeurent en 3e positiôn, deux points en avant des Rangers.Alignement des équipes: BOSTON — Buts, Brimsek; défen.ses, Egan, Henderson; centre, Schmidt; ailes, Bauer, Dumart.Subs: Flaman, Crawford, Reardon, Carveth, Gallingher, Guidolin, Mc-Goill, Barry, Marquess, K.Smith.CHOCAGO — Buts, Bibeault; défenses, Gadsby.Nattrass: centre, C.Smith; ailes, Fowler, Hamill.Subs: M.Bentley, D.Bentley, Gee, Mosien-ku, Brown, Kaleta, AVares, Jackson.Arbitres: Gravel, March et Springer.Première période 1— Boston, Galiinger (Marquess).2.50 2— Chicago, Gadsby (Kaleta, Brown).18.57 Aucune punition.Deuxième période 3— Chicago, Wares (Brown, Kaleta).4.17 4— Chicago, M.Bentley (D.Bentley.Jackson) .19.45 Punitions: Flaman, Gadsby.Troisième période Aucun point.Punitions: Gadsby, McGill, D.j Bentley.puis le commencement de la présente saison, les Cataractes n'ont pu vaincre leurs rivaux de la vieille capitale.Nils Tremblay, Herman Gruhn et Roy Heximer se signalèrent en comptant une fois chacun pour les Québécois, tandis que Hal Dewey et Denis Filion furent les seuls porte-couleurs locaux capables de loger la rondelle dans la forteresse du club de la vieille capitale.Marois et Colvin se sont livré un magnifique duel dans leurs filets respectifs.Composition des équipes: QUEBEC — Buts: Marois; défenses: Renaud, Taggart; centre: N.Tremblay; ailiers: L.Tremblay, Heximer; Subs.: Labries, Charest, Hoorman, Imlach, Neilson, Gruhn, Tondreau, Bocksteal.S’AWINIGAN — Buts: Colvin; défenses: Bennel.Theberge; centre: Campell; ailiers: Kosick, Fos-ler; Subs.: Bergeron, Murray, Carthy, Dewey, Delongchamps, Maloney.Filion.Arbitres: Mallison, Barrette.Première période 1— Shawinigan, Dewey (Carthy, Théberge).1.41 2— Québec, N.Tremblay (Heximer) .10.42 3— Québec, Gruhn (Heximer, Imlach) .16.21 Punitions: Campbell.Renaud, Murray, Kobick, Taggart, Filion, Labrie.Deuxième période 4— Québec, Heximer (Tremblay, Bocksteal) .18.55 Punitions: Murray, Boorman, Renaud (majeure), Campbell, Bergeron.Larie, Herimer.Troisième période 5— Shawinigan.Filion (Carthy, Campbell) .18.20 Punition: Renaud.Bastien évite le blanchissage Sherbrooke, 3.— Les Cougars de Cornwall, grâce à un ralliement de la troisièmep ériode ont réussi à infliger une défaite au St-François de Sherbrooke, hier après-midi, lorsque les visiteurs l’emporteront par le compte de 2 à 1 sur les meneurs du circuit Comte.Paul Gardner et Cliff Maundrell ont assuré la victoire des Cougars en comptant tour à tour dans l’engagement final après que Maurice Bastien eut sauvé le St-François du blanchissage en enregistrant l’unique but des locaux à la période initiale.CORNWALL.— Buts: Wright; défenses: Legris et Hodgson; centre: Marshall; avants: Gardiner et Brunning.Subs.: Denney, Lan-driault, Proulx, Mallette, Dennison, Creighton, Maundrell, Telkinnen.SHERBROOKE.— Buts: Barefoot; défenses: Heindl et Goupille; centre: H.Carnegie; avants; O.Carnegie et McIntyre.Subs.: Côté, Hayes, Bastien, McDougall, Lau-zon, Dugré, Denault.Arbitres: Prince et Breen.Première période 1— Sherbrooke, Bastien .14-57 Punition: I.auzon.Deuxième période Aucun point.Punitions: Cregihton, McIntyre, I.egris, McDougall, Hoddgson, Marshall, Goupille, Heindl (majeure).Troisième période 2— Cornwall, Gardner .3.34 3— Cornwall, Maundrell .14.24 Punitions: Maundrell, Goupille, Partie nulle à Sherbrooke par un point Nos Carabins sont victorieux Skieurs d'Ottawa dans les Laurentides Ottawa, 3 (Spéciale)—30 skieurs du Ha Ski Club d’Ottawa, sont partis pour Piedmont et Saint-Sauveur, samedi matin, à bord d’un wagon spécial du Pacifique Canadien attaché au train qui fait le service sur la rive nord de la rivière Ottawa, pour arriver ù Piedmont dans le cours de l’après-midi.Ces joyeux skieurs passeront une semaine dans les Laurentides et ils pratiqueront leur sport favori sur les fameuses pentes de la colline 70, bien connue de tous les amateurs.Ils établiront leurs quartiers généraux au Nymark’s Lodge et ils ne renlreront à Ottawa que samedi prochain, le 8 février.Cette excursion est le voyage annuel du Ba Ski Club, dont les membres se recrutent parmi les employés du service civil.Plusieurs instructeurs du club prennent part à cette excursion, qui constituera pour tous une heureuse diversion.On sait que les skieurs d’Ottawa cl de la région pratiquent leurs sports favori sur Es pentes de la Gatineau.Victoriaville, 3 — Après avoir annulé samedi soir, à Sherbrooke, les Rapides de Lachine ont engagé la lutte avec les Tigres de Victoria-ville hier après-midi, sur la glace, de ee dernier club, et les joueurs du gérant Paul Lamarche ont réussi à l’emporter sur leurs adversaires dans une joute excitante et fort contestée.C’est par le compte de 5 à 4 que les Rapides ont eu raison des Tigres hier, el c’est Bob Morin qui a eu la distinction de compter le but décisif vers la fin de la 3e période.C’était le 2e but de Morin dans celte partie.A la 2e période il avait également réussi à loger la rondelle dans les filets du Victoria-ville.Raymond, Fitzpatrick et Perron ont été’des autres compteurs des vainqueurs.Bernard Vinet s’est aussi mis en évidence en fournissant 3 assistances.Thiheault, Gauthier, Burnett et Dussault ont enregistré les buts des Tigres.Composition des équipes: LACHINE.— Buts: Leclerc; défenses: Hamel et l.arochelle; centre: Meronek: avants: Fitzpatrick et Paulsen.Subs.: McCurry, Raymond, Costigan, Morn, Vinet, Perron, Ramsay, Anderson.VICTORIAVILLE.— Buts: Nadeau; dégenses: Mercier et Boyer; centre: Valenti; avants: Thibault et Dussault.Subs.: Hébert, Hayden, Furnett, Gauthier .Marcotte, Roberge, Lorrain.Arbitres: Shore, Storey.Première période 1—Victoriaville, Gauthier '}—Lachine.Raymond .3— -Victoriaville, Thibault .Punition: Aucune.Deuxième période 4— Lachine, Morin ¦ • • • • 5— Lachine, Fitzpatrick Punition: Morin.Troisième période 6— Lachine, Perron .7— victoriaville, Burnett .8— Victoriaville.Dussault .i 9—Lachine, Morrin .i’uuitiuu; Aucune.^ Les représenlants de l’université de Montréal ont triomphé du Queen’s samedi soir, à l'Auditorium de Verdun dans une joule de la Ligue Interuniversitaire car les carabins ont eu raison’des étudiants de Kingston par le compte de 2 à 1 dans une joule intéressante et fort contestée.Y van Dion a été l’étoile des vainqueurs en comptant le point décisif alors qu’il restait six minutes de jeu.!.Moffat avait dfcnné une avance de 1 à 0 au Queen’s au début de la deuxième période mais Yvon Pépin avait égalé le compte, cinq minutes plus tard, Roland Mercier a été brillant dans les filets des vainqueurs.Uette Joute a été très rude et les arbitres Dan Murray et Léo Murray ont décerné un total de seize punitions dont neuf aux Carabins, Composition des équipes: Queen's — Buts, Wood; défenses, Smith, L.Moffal: rentre, Wagner; Sherbrooke, 3 — Les Rapides de Lachine ont fait de leur mieux pour l’emporter samedi soir contre les Randies de Sherbrooke, dans une joute de la Ligue Provinciale, disputée dans la Reine des Cantons de l’Est, mais ils ne purent triompher de leurs rivaux, qui mènent dans le circuit Comte, el durent se contenter d’un résultat nul de 3 à 3, ce qui doil être considéré comme un beau succès.I.es Rapides ont pris les devants à trois reprises niais les joueurs de Sherbrooke sont toujours revenus à l'assaut et,ils ont réussi à égaler les chances pour finalement limiter les Rapides à un résultat nul.Smiley Meronek et André Perron ont compté pour les Rapides à la 2e période, tandis qu'Osic Carnegie a enregistré un but pour les Handies.Bastien a égalé le compte au début de la 3c période, mais Paulsen a porlé le compte 3 à 2, une minute plus tard.Trois minutes avant la fin de la joute.Renault a réussi à déjouer Leclerc pour égaler le compte.LACINE — But: Leclerc; défenses: McCurry, Hamel; centre: Fitzpatrick; ailes: Paulsen, Meronek; Subs.; Morin, Vinet, Perron, Desmarais, Costigan, Ramsay, Laroehelle.SHERBROOKE — But: Barefoot; Garden triomphaient du Bleu Blanc Rouge par le résultat de 7 à 1.Près de seize mille personnes ont P été témoins de cette rencontre etl les partisans des Rangers firent» une ovation à leurs favoris lorsqueI ceux-ci déclassèrent les meneurs I de la Ligue Nationale car le Trico-f lore a pu passer en première place samedi soir lorsqu’il l’emporta sur les New-Yorkais au Forum pendant' que les Leafs étaient défaits par les Eperviers de Chicago.Edgar Laprade a dirigé l'offensive des vainqueurs avec 2 buts et 1 assistance.Bryan Hextali, Grant Warwick, Tony Leswick, Russell el Trudel ont été les autres compteurs.Le joueur de défense, Emile Bouchard, a ouvert le pointage au bout de 6 50 minutes de jeu.11 prit Rayner en défaut sur un dur lancer pour sauver le Canadien d’un blanchissage.Tony Leswick a toutefoi* égalé le pointage 6 minutes ensuit» avec l’aide d’Edgar Laprade- Maurice Richard, le meilleur artilleur de la ligue Nationale, s'est vu infliger une punition mineure au début de la 2e reprise et il a reçu une punition d'inconduit* pour avoir trop discuté avec l’arbitre George Hayes.Pendant l'absence de Richard lea Rangers ont enregistré 2 buts en l'espace de 14 secondes.Laprade a porté le résultat 2-1 au bout de 1.14 minute de jeu et Warwick a répété 14 secondes plus tard.Rayner s’est ensuite surpassé dans ses filets et les Canadiens n'ont pu reprendre le terrain perdu.Deux minutes avant la tin’de la 2e période Tru-del a porté le résultat 4 à 1.Les Rangers ont augmenté leur avance durant la 3e période, Russell a enregistré le 5e but des Rangers au bout de 4 54 minutes de jeu sur un élan individuel et Hextali a porté le résultat 6-1, cinq ensuite.Edgar Laprade, qui affiche une belle tenue depuis un certain temps, a compté son 2e but de la joute après 12.17 minutes de jeu.Les joueurs dTrvin ont déclanché quelques attaques mais Rayner, bien protégés par ses coéquipiers, a été brillant dans ses filets.George Allen a participé à la joute d’hier soir et Irvin l’a utilisé à la défense.Alignement des équipes: RANGERS — Buts, Rayner; défenses, Colville et Juzda; centre, Laprade; ailes, Warwick et Leswick; substituts, Laycoc, Trudell, Watsoo, Cooper, Hextali, Demarco, Russell, Gardner.Bell et Moc.CANADIEN — Buis, Durnan; défenses, Bouchard et Harmon; centre, Lach; ailes, Richard et Blake; substituts.Filion.O’Connor, Chamberlain, Reay, Allen.Mosdell, Peters, Gravelle et Léger.Arbitres: Georges Hayes; des lignes; Jim Primeau et Epham.Première période 1— Canadiens: Bouchard .2— Rangers: Leswick (Laprade) .Punitions: Filion, Juzda, Hextali, Chamberlain.Deuxième période 3— Rangers: Laprade (Juzda-Golville) .1.14 4— Rangers: Warwick (Juzda) .L28 5— Rangers: Trudell (Demarco) .17.39 Punitions: Richard (mineure et mauvaise conduite), Russell, Juzda.Troisième période 6— Rangers: Russell.7— Rangers: Hextali (Bell) .8— Rangers: Laprade (Moe) .Punitions: Gardner, Mosdell, Leswick._ _____ jd ailes, Davidson.R.Lefebvre; subs, i défenses: Goupille, Heindl; centre: J5.23 7.25 16.16 14.31 19.01 4.40 7.26 7.46 14.38 Hamilton, Davis, Ohlkc, Coupe Crawford, Cameron, Keer, A.Mof-fatt.U.de M.— Buts, Mercier; defenses, GiGgnac, Gariépy; centre, Pinard; ailes.Dion, Pepin; subs, Melançon, I.azure, Lapierre, Lalande, Lapcrrière, Y.Lefebvre.Arbitres: Léo Murray et Dan Murray.Première période Aucun point.Punitions: Garicpy, Davis.juges Ernie 6.50 ,.12.21 5.54 9.11 12.17 Marcel Cerdan gagne en une ronde Paris, 3.— Marcel Cerdan, 1* champion boxeur mi-lour de France, a conservé, hier, le titre da champion d’Europe en mettant hors de combat Léon Fouquet de Belgique, en deux minutes et six secondes dans le premier assaut d’un combat qui devait en durer quinze.Le champion français, un vétéran de la marine française, qui désire rencontrer le champion du monde Tony Zalc, a rapidement démontré sa valeur, en descendant Fouquet d’un crochet de droite.Les deux hommes pesaient 158 Ivires chacun.Cerdan livrait son premier combat européen depuis son retour d’Amérique, oû il a remporté une décision contre Géorgie Abrams au Madison Square Garden, le 6 décembre dernier.H.Carnegie; ailes: O, Carnegie McIntyre; Subs.: Côté, Bastien, Hayes, I.auzon McDougall, Dugré, Denault.Arlhitres: Prince, Mullin.Première période Point: Aucun.Punitions: McCurry (2), Goupil- ! le (2).Deuxième périodç 1 1—Lachine: Meronek (Hamel) .1.50 | 2— Sherbrooke.O.Carnegie (H.Carnegie) .9.07 [ 3— Lachine, Perron (Vinet, Hamel) .13.20 Punitions: Hamel, Costigan, H.j Deuxième période 1— Queen’s, L.Moffat .4.17 2— U.de M., Pepin (Gignac) 9.16 i , McCurry Punilions• (,1Sna,1 /“,*• ^al,t'rr.u'’ Troisième période re (2), Davis, R.Lefebvre, Pepin,1.Wagar, Smith.Troisième période 3— U.de M., Dion .13.27 Punitions: R.Lefebvre, Uiguac, Kerr, Laziue, Davidson.^ Sherbrooke, Bastien (Côté, Hayes) .0,14 5—Lachine, Paulsen (Meronek) .1.23 C—Sherbrooke, Denault .(Côté) *-• •«•Obâi 16.14 LE FÔRU WI.6I3I Ce soir, è 8 h.30 BOXE Danny Webb vs Gus Mell 10 rondes Harry Hurst vs Bill Buddy Barley 10 ronde» Hubert Gagmer vs Tony Ferrera 5 rondes Arnold Hayes vs Frankenstein Hallaway 6 rondes Buddy Turner vs Jimmy IrisK Keagney 6 rondes Prix : I SO à $.m VOLUME XXXVIII - No 26 Li DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 3 rtYUfCK 1*07 n ^ Avec les Prêtres des Missions-Etrangères En quittant son pays A ma mère, Hier, j’ai quitté mes parents, des amis, ma ville, la grande ville familière, devenue celle de mes départs, hier j’ai dit adieu à mon pays.Dans ma ville il y a les êtres chers, maman, les frères, la soeur, tantes et familles, la parenté, tous ceux de mon sang, c’est la ville de mon arrachement.Il y a des confrères, d'intimes amis, ceux 'ui comprennent ce que c’est qu’un missionnaire; il y a tous ceux-là qu’unit une même foi, qu’unit une même charité.Il y a la foule des bienfaiteurs, connus et inconnus, jeunes et vieux, humbles et grands, venus d’un peu partout; ce monde avec lequel mon esprit communie depuis hier.A tous, qu’offrir en retour d’autant de sympathie, de confiance?A Dieu j’offre pour 'eux mes messes, mes pensées, les appréhensions aussi de ma nouvelle vie chez les Mandchous.Hier à cette gare des centaines d’yeux, semble-t-il, ne vivaient que d’une seule âme, s’efforçant, d’un même regard, à scruter celui du missionnaire partant.Lui, que pensait-i), qu’éprouvait-il 7 Comment garder ce même sourire?Et pour tous il concrétisait la grandeur et la force de leur foi.Les coeurs en avaient gros à contenir! J’ai vu rouler les larmes des yeux de quelques hommes.Des femmes pressaient leurs petits tout contre elles; où les mères qui ont fils pareils puisent-elles leur courage?Qu’il y aurait à dire et à conclure des impressions et réflexions pressées dans l’âme de chacun en pareil jour! Celui-ci partait au nom de Dieu défendre leur sublime cause.Ce départ ne devait pas être une tristesse; mais un beau don consenti dans la sérénité.Qu’auront dit, ces parents, ces amis une fois de retour chez eux, le soir venu?Quels regards ont porté sur leurs enfants les mères, quels regards ont appuyé sur leurs mères les fils?N'ai-je point hier fait mon meilleur sermon sans que n’ait à sortir de mes lèvres une parole?Oh non, pour aller au loin se partager, quitter une mère, ce n’est pas facile! Mais â cette heure du départ le courage même de la mère est un secours.Et comme le missionnaire qui a tant reçu voudrait à son tour donner à chacun un peu déjà de lui-même.Rendra-t-il jamais à chacun de ses parents, bienfaiteurs amis ce qu’il leur doit?Quelle obligation à rencontrer que la somme de leur confiance! Aujourd’hui mi, loin de cette gare des adieux, il revoit en pensée tous res regards, c’est cette inquiétude de sa dette qui soudain dans son coeur s’élève.Fernand Schetagne,, P.M.E.Chicago, le 20 janvier 1947.Les funérailles de M.Antoine Gariépy Au milieu d’une assistance nombreuse ont eu lieu ces jours derniers en l’église des Dominicains de Notre-Dame de Grâce, les funérailles de M.Antoine Gariépy, décédé le 26 janvier, à l’âge de 77 ans.après une longue maladie.M.Gariépy, né à Beauharnois le 16 décembre 1869, fut successivement au cours de sa carrière, à l’emploi de la Banque Jacques-Cartier, de la Banque Provinciale, de la Banque d’Hochelaga, et enfin de la Banque Canadienne Nationale, dont il était gérant retraité.Le convoi funèbre s’est rendu à l’église, où la levée du corps a été faite par le R.P.Marie-Joseph Lé-garé, O.P., curé de la paroisse.Le R.P.Raymond Dunn, S.J., a chanté le service, assisté de deux sous-diacres dominicains.La chorale, sous la direction de M.Breton, a exécuté la messe de Perosi.M.Paul Doyon touchait l'orgue.Avaient pris place dans le etmeur, entre autres, MM.les abbés Malo et Henry, aumôniers à l'hôpital Notre-Dame.M.Gariépy laisse dans le deuil, outre sa femme, née Beaudet (Marguerite), son fils, le Dr Louis-Henri Gariépy, F.R.C.P., vice-président de la Société médicale de Montréal, sa belle-fille (Rita Laurier) Gariépy, ses petits-enfants; Andrée.Micheline, Richard, Laurier et Alain Gariépy; sa fille, Monique, femme de M.Marcel Pasquin, C.U d’H., directeur du Crédit foncier Franco-Canadien, ses petits-enfants; René, Miche! cl Suzanne Pasquin, ainsi que de nombreux neveux et nièces.Parmi l'assistance et dans le cortège, on remarquait, outre la famille: MM.les docteurs Boutin, Long-pré, Lafortune, Gérind.ajoie, U.Gariépy.Rolland, Hébert, Dufresne, ¦fonças, Gratton, Déguisé, Hudon, Lachance, Bourgeois, Chaput et autres; MM.Davignon, St-Onge, Du-lude, LaPensée, Thériault, représentants la Banque Canadienne Nationale; MM.Leclerc, Henry, Lavoie, Brossard.Lamarre, Olivier, Hurtubise, représentant le Crédit foncier; Me Honoré Parent, C.R., Me Claude Choquette, Me Paul Cari-gnan, Me Maurice Goudrault; MM.E.Letellier de St-Just, Raymond Tanghe, Claude Mélançon, J.-C.Faucher, Oscar Beaudouin, Jean Pasquin, Roger Pasquin.Jean Gagnon, B.Laurier, M.Laurier, C.Beauregard, J.Beauregard, cap.Guillaume Bunn, P.Noiseux, F.Hone, Ed.Gariépy, R.Bourbçau, Y.Laurier, O.Despocas, F.Rochon, P.Cortès professionnelles MEDECIN «slec rielt* médicale Uvona X Dr Maxime Brisebois u.u.M c r.R.c.s.c Ue la l'acuité Ha Médecine de Parla Mmadle» aeiiltales endocriniennea unnalrea digestives circulatoires é'Kontenar SZ5Z SIS Sherbrooke est AVOCATS Res 401 IHIUI at Joseph EL ’'SOU GUY ROBERT AVOCAT Edifiée TRANSPORTATION 132 ouest, rue Saint-Iacques PL 5089 Montréal MiatoM* Vétmei t K Guv Vaniei t K VANIER Cr VANIER SVIH % I S -Il ouest rue Saint-jaruucs le! Il Arbour .'Ml .Baby et nombre d'autres.Assistaient également à la céré-I monie des représentantes des RH.SS.Grises, dont la Supérieure générale de l’hôpital Notre-Dame, des RR.SS.de Ip Congrégation Notre-Dame, dont la Mère Sainte-Marie de Liguori, des gardes-malades étudiantes et diplômées de l’hôpital Notre-Dame, ainsi que M.Laporte, surintendant de l'hôpital, eto., etc.La Vie Sportive Les Gaulois en deuxième position Saint-Hyacinthe, 3 — Le* amateurs qui aiment les pointages élevés ont été servis à souhait hier après-midi en cette ville alors que les Gaulois recevaient ia visite des Aigle: de Verdun car cette joute se termina par le résultat de 12 à 6, et c’est le club local qui a remporté la palme, se plaçant seul en deuxième position, 2 points en avant des Tigres de Victoriaville.Lome White, pilote des Aigles, n’alignait que trois joueurs substituts.Hébert et Oscar Aubuchon se signalèrent pour les vainqueurs en obtenant une paire de buts chacun, tandis qu'Arthur Lessard, le pilote des vainqueurs, se distingua à la ligne bleue Burr, un vétéran qui semble vouloir connaître la meilleure saison de sa carrière, a également joué magistralement pour les Aigles en participant à 5 des 6 buts de son club.VERDUN: Lessard; Tremblay et Tomalty; Tamminen; Burr et Lau-zon; Vallières, Bleau et Lamontagne.ST-HYACINTHE: Leclerc; Bonin et Longpré; Kowcinak; Aubuchon, Gravel; Lessard, Despelteau.Loi-selle, Drouin, Préfonlaine, Hébert, Bourdon, Bouchard et Toshack.Arbitres; Murray et Desroches.Première période 1.St-Hyacinthe, Gravel.-1.03 2.St-Hyacinthe, Despelteau.7.30 3.St-Hyacinthe, Hébert.12.32 4.St-Hyacinthe.Préfontaine.13.08 Punitions: Tremblay, Despel- teau et Loiselle.Deuxième période 3.St-Hyacinthe, Kowcinak.40 6.St-Hyacinthe.Aubuchon.3.01 7.Verdun, Bleau.8.27 8.Verdun, Burr.8.40 9.Verdun, Vallières.11.12 10.Verdun.Burr.13.23 11.St-Hyaeinthe, Lessard.14.52 12.St-Hyaeinthe, Aubuchon.16.54 Punitions: Bouchard, Lessard, Tomalty et Tamminen.Troisième période 13.St-Hyacinthe, Longpré.5.36 14.St-Hyacinthe, Toshack.7.53 15.Verdun,' Tamminen.11.24 16.Verdun, Tamminen.12.37 17.St-Hyacinthe, Hébert.,.15-58 18.St-Hyacinthe, Bouchard.16.17 Punitions: Despelteau, Longpré.Le championnat à Barbara Ann Scott Davos Suisse, 3.— Barbara Ann Scott, d’Ottawa, a remporté samedi après-midi le championnat d’Europe, dans le patinage de fantaisie.Celte patineuse canadienne a accumulé un total de 2,757 points.Elle a eu raison de Gretchen Merrill, de Boston, qui a obtenu 2,646.3 points .Daphne Walker, de Londres, s'est classé en troisième nlace tandis que Jeannette Altwegg, j âgée de 16 ans, a terminé en qua-! trième position.Cette dernière patineuse a affiché une tenue impres-¦sionnante durant ce concours.Plusieurs experts ont déclaré que Barbara Ann Scott était la meilleure patineuse à figurer dans un concours de la Suisse.Vers la fin du mois de février, Mlle Scott par-; licipera au tournoi pour le championnat mondial du patinage de fantaisie à Stockholm.OPTOMETRISTES OPTICIENS H* M4Î |.-A.MESSIER.°'* OPTOMICl Rlbl c, HoécuiU* Exami u Je ia i — Aluatemenl de verres de erntact PII A S EL f & MESSIER lîSt Sami-l»erm - Moi ireal Examen de» *eus Réparation de lunetterie Service ouata: Léo-Paul TROTT1ER, o.d.OPTOMETRISTE et OPTICIEN ISIS est.av Mont-Royal - PR.ISSU Dans la ligue de Montréal Dans la ligue Montréal, hier après-midi.le Northern Electric a difficilement défait le C.N.R.par 6-5 tandis que Ganadair a eu raison du C.ranc par, 10-8.A la première partie, Adams a enregistré le but décisif, une minute avant la fin de la joule avec l'aide d’Harvey et Masse- A la deuxième partie.Moore a dirigé l'offensive du Ganadair avec 5 buts et 3 assistances, tandis que MeGinnis a été le meilleur des per” dants avec 3 buts et 2 assistances, Vendredi soir, le C.N.R.avait an-j nulé avec le Cnrdy Hotels au résultat de 4-4 tandis que le House of Gold avait causé une surprise en battant le Northern Electric par 5 I à 2 Le hockey Ligue Nationale iUngere 7, Canadien* 1 Chicago 3, Boston 1 Ligue Américaine Indianapolis 5.New Haven 2 Buffalo 7, Providence 3 Cleveland à Philadelphie Ligue Senior Royal 5.Valieyfleld 4 Québec 3, Shawinlg&n 3 Ligue Provinciale Cornwall 2.Sherbrooke 1 St-Hyacinthe 12, Verdun 6 Lachlne 5, Victoriaville 4 Ligue Junior (Lachine) Canadien* 4, Lachine 2 Cyclones 5, W.Wheelers 3 SAMEDI: Ligue Nationale Canadien* 2, Rangers, 1 Boston 2, Détroit 2 Chicago 5, Toronto 4 Ligue Américaine Cleveland 4, New Haven 2 Hershey 3, Buffalo 2 Indianapolis 4, Philadelphie St-Louls 5, Springflled 3 Ligue Senior Ottawa 5.Shawlnigan 2 Ligue Provinciale Sherbrooke 3, Lachine 3 Ligue Interuniversltalre Carabin* 2, Queen's 1 CE SOIR Aucune Joute au calendrier CLASSEMENT: Ligue Nationale St-Hayclntli* .24- 18 13 3 181 156 30 Com wall 38 18 19 1 174 179 37 VlctorlavUie .34 17 14 3 173 144 37 L&chin# .36 18 1« 4 148 146 36 Verdun 36 7 26 3 124 224 17 Ligue IntercoUégiale J.O.P.N.P C.P.Toronto 5 4 1 0 28 11 § MoOUl 5 4 1 0 2J 15 8 U.de M S 2 3 0 18 25 4 Queen's 3 0 5 0 10 28 0 J.G.P.N.P.C.P Canadiens .42 25 12 5 136 91 55 Toronto .42 24 12 6 134 104 54 Boston .16 17 9 115 119 41 Rangera .42 17 20 5 117 118 39 Détroit .42 12 22 1 122 144 32 Chicago 40 13 24 3 118 167 29 Ligue Américaine Section Est J.O.P N.P.G P.Hershey 45 26 10 7 136 110 63 New Haven 46 17 23 6 143 159 40 Providence .47 16 23 8 154 192 40 Springfield .46 16 24 6 146 169 38 Philadedphie .47 4 38 5 134 302 13 Section Ouest J O.P.N.P.G.P.Cleveland 44 30 11 3 193 137 63 Indianapolis .47 23 13 11 217 145 57 Pittsburgh .46 25 15 6 180 141 56 Buffalo .45 24 13 8 183 130 56 St-Ljouifl , 45 11 23 12 151 184 34 Ligue Senior J.G.P.N P.C.P Ottawa .31 19 9 3 152 116 41 Royal 30 18 10 2 129 88 38 Québec .29 16 9 4 123 114 36 Shawlnigan .31 11 25 2 107 138 24 VaJleyfiefld .31 6 24 1 10
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