Le devoir, 29 mai 1947, jeudi 29 mai 1947
'1m Can»4» Mt un* natta* «euvmln* *t peut avec noeilité accepter de la Oranda-Breta-gne ou det Ktau-Unls.ou de qui que ce toit d’avis, l'attitude qu’il lui faut prendre tnvrra le uu.uda Le premier devoir de •oyallame d'un Canadien n’eat pas envers le Commonwmltn britannique des nations, mal* envers le Canada et •on roi, et ceux qui contestent ceci rendent, a mon avis un mauvais service au Common wealth” "She is a sovereign nation and cannot taka her attitude to ths world docilely from Britain or from the United States or from anybody else.A Canadian's first loyalty is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada’s King and those who deny this are doing, to my “mind, a great disservice to the Commonwealth.” (l-X-37) Lord Tweedsmuir LE DEVOIR Directeur i Gerard F3JON Montréal, l«udi 29 mat 1947 VOlUMg XXXVIH — No 122 REDACTION ET ADMINISTRATION 4M EST, NOTRE-DAME, MONTREAL TELEPHONE : *BEIair 3351 ROIRS.DIMANCHES ET FETES Administration ; BEIair 3361 Redaction: ” BEIair 3366 Gérant : BEIair 3363 Le coup d’Etat à l’impôt rebondit Le problème hospitalier La nécessité des maisons de convalescence—Le recours à la pauvreté évangélique — L'oeuvre magnifique des Services de santé du Québec H y a quelques années, le gouvernement fédéral lançait |in projet d‘assurance-santé destiné à s’intégrer dans son aste système de sécurité sociale et à le compléter.Avec les pensions de vieillesse, les allocations familiales, l’assurance Ces malades, suivant l’opinion des médecins compétents, seraient mieux dans des maisons de cure ordinaire qui exigent une organisation beaucoup moins dispendieuse.Si par aventure un des malades subit une crise, il reste entre le chômage, et l’assurance-santé, Ottawa aurait : toujours loisible de l’envoyer au grand hôpital.iinsi enveloppé à peu près complètement la vie sociale et i II y a plus en l’occurrence qu’une affaire d’économie, ¦conomique des Canadiens.: Depuis des années, nos grands hôpitaux sont tellement L’hostilité manifeste, au reste bien fondée, de la pro- encombrés que les médecins se plaignent de ne pouvoir y ession médicale, les taux proposés qui n’avaient rien d’aï- trouver accès pour des clients gravement atteints, même écbant, les engagements démesurés de la trésorerie fédérale pour des opérations thirurgicales d’urgence.Ainsi qu’un ¦n d’autres domaines et enfin l’éveil graduel des provinces ! éminent médecin le faisait récemment observer en signa-iu danger croissant de centralisation ont fait ajourner le ! lant avec colère les lits accaparés indéfiniment par des ma-srojet.Mais ce n’est que partie remise.Car on voudra sui- ; lades chroniques, pour qui il n’y avait rien à faire, il y a , re l’exemple des Etats-Unis qui s’engagent résolument dans des foyers des mères de famille, avec charge de sept fans cette voie, à moins que les provinces ne prennent ou huit enfants, et qui vont mourir de pneumonie faute |iardiment l’initiative en la matière.La tâche nt sera certes pas facile, car il faudra multiplier les institutions hospitalières, y décupler le personnel, amé-|i.’gcr, de nouveaux sanatoriums, agrandir les anciens, ela au moment où le coût de construction menace de rej- de soins appropriés, quand, à l’hôpital, elles seraient sûrement sauvées.* # * Le problème hospitalier ne comprend pas seulement les difficultés d’aménagement.11 faut aussi considérer le er longtemps prohibitif, avec la rareté des matériaux, et la coût pour le “contribuable”, si l’on peut ainsi dire, ertitude que les salaires vont continuer à suivre une 1 Comme disait un médecin volontiers grognon: 11 n’y a ourbe nettement ascendante.que deux moyens de se faire soigner, être quéteux ou très D'autres facteurs sont intervenus pour compliquer, s'il riche.Ce n’est pas là une critique du corps médical; au >f peut, la situation.Des organismes d'assurance hospita- contraire, et il convient de le proclamer à son honneur, le licre.tels les Services de santé, amènent vers les hôpitaux nombre est incalculable des gens qu’ils assistent pour à une clientèle grandissante.Du moment que l’on paie des primes, il est naturel et légitime d’en profiter.Il en résulte d'ailleurs d'heureux effets pour la santé publique, puisque les malades éprouvent moins d'inquiétude à se faire soigner en temps utile.Mais on comprend que ce n'est pas pour simplifier le problème.Les Services de santé du Québec ont élabore un régime Iqui paraît merveilleusement adapté aux besoins généraux, peu près rien.De même le salaire des infirmières est en somme des plus raisonnables.Quant aux frais d’hospitalisation, ils ne peuvent être petits.Mais avec tout cela, en s'en tenant strictement aux faits, le “contribuable’’ risque d'être plus à plaindre à la sortie qu’à l'entrée.Prenons le cas d’un malade qui doit être suivi de près, jour et nuit, pendant cinq jours.Comme les jours de travail des infirmières sont de huit heures, à six dollars.jpuisqu'on y trouve l'hospitalisation ainsi que les soins plus le coût de leurs repas, cela fait quelque chose comme chirurgicaux et médicaux, à peu près complets.Le coût $19 par jour, à quoi il faut ajouter les quelque cinq dol-|rn est fort raisonnable.C'est la solution logique et qui lars d’hospitalisation, les frais de laboratoires, parfois la iiffre cet avantage inestimable d’écarter le contrôle étatiste salle de chirurgie, le tout couronné par la note du médecin Ifcdéral.de limiter au minimum, les autres interventions qui finit le plus souvent pat écoper, par suite d'une eom-publiques.En outre, comme l'organisme est fondé suivant passion bien naturelle pour le pauvre diable.Comme on le nos coutumes, moeurs et traditions, il répondra mieux voit, cela devient presque du grand luxe, une maladie que tout autre à nos véritables besoins et à nos intérêts, babylonienne! (l'est pourquoi il faudra, d'autre part, fournir à la popu- Or, c’est pourtant l’aventure qui peut échoir à chacun ation les établissements de santé nécessaires.des gagne-petit qui forment la grande masse entre l’indi- Dans ce domaine, l'un des besoins les plus pressants gent total et le riche.Il ne leur reste vraiment, lorsqu'ils demande l'aménagement ou la construction de maisons sont malades, qu’à suivre les conseils de pauvreté évangéli-de convalescence, non seulement pour assurer une hospita- que, distribuer leurs biens aux pauvres, puis se faire soi-' lisation moins coûteuse et suppléer à la carence des lits gner comme indigents, clients de l’Assistance publique, qui est lamentable.Nous avons surtout des hôpitaux gé- En certains cas, cela peut même devenir une opération Inéraux hautement spécialisés, mais nous manquons d’hô- financière fructueuse, puisque celui qui n’a que deux ou pilaux secondaires ou de convalescence.trois tents dollars ferait, dans le cas d’une maladie où les On estime qu’un grand hôpital pourvu de tour I ou- frais seraient de $500, une “économie’’ de quelque deux Inllagc médical moderne coûte plus de $7 par lit, par jour, cents dollars 111 y faut des laboratoires d’analyse et de recherche, une I |;0lJS sav0iis que ^Lgr Bourget, ie ûe F Indiana, la rev Mere Marie-, ^v^que ^onirea], qU| revenait de Rnse-Elisabeth.Rome, s'est embarqué au Havre On notait aussi parmi les fideles la presence de 250 élèves du college Basile-Moreau et du pensionnat ne j j e vovaae ne fut pa?( facile; d'une Xotre-Dame-des-Anges.La (;orTl,rm’;', lettre dii Frère Aldéric.à sa mère, mou des écoles catholiques de Monf- nous extravons le passage suivant: .cal était représentée par une im- „le joudi; 13 maj 1847, jour de portante_ delegation dirigée par i l Ascension, une violente tempête eux, le JO avril 1847, vers Trefflé Boulanger.Le sermon de circonstance a ete donné par le R.P.Jules Poitras, C.S.C.qui a brossé un tableau de l’oeuvre éducatrice des religieuses de Sainte-Croix, au Canada, et de leur travail missionnaire nu Bengale.V l'issue de la messe, Mgr l'ar-chevèque a rendu visite a la communauté.11 a présidé une réception; au cours de laquelle il a fait un éloge du magnifique travail que les re-; ligieuscs ont accompli pour la jeunesse.Les fêtes du centenaire des religieuses de Sainte-Croix se poursui-\ent cet après-midi et dureront jusqu'à mardi prochain."Les messagers évangéliques" A 3 heures.S.E.Mgr Charbon-neau s'est rendu à la salle académique de la maison-mère; au moment de son entrée, l'aumônier du couvent a entonné l'hymne Salue Pontifex, après quoi les élèves lui ont présenté une adresse, immédiatement suivie de la représentation d'un oratorio.* Cette oeuvre lyrique est intitulée "Les messagers évangéliques"; les paroles sont dues à Soeur Marie-de-Stc-Rosaline.C.S.C., et la musique à Soeur Marie-de-St-François-Solano, C.S.C.On y raconte le départ du Mans, le voyage sur l’océan et l’arrivée à Montréal des quatre premières religieuses de la congrégation de Ste-Croix à mettre le pied sur le sol canadien.L'oeuvre est très belle; elle est dramatisée et chantée par les élèves du couvent; celles-ci ont marqué un s’élève.Tout à coup on entend un sifflement aigu dans les cordages, deux voiles se déchirent, une vergue est brisée.Le capitaine est contraint de faire serrer toutes les voiles tant la mer est furieuse, on dirait qu'elle veut nous engloutir.Le navire, balancé, plonge son avant et éprouve fie telles secousses qu il craque de toutes paris".L’arrivée à Montréal Enfin, c'est l’arrivée à Montréal, telle que racontée encore par le Frère Aldéric: ‘‘Le jeudi, 27 mai 1847, à neuf heures et demie du matin, nous n’étions encore qu'au milieu du fleuve que nous entendions le carillon des cloches de Montréal, annonçant au peuple canadien l’arrivée de son premier pasteur.Le bateau accoste les quais.On nous conduit à l’église Notre-Dame où le Te Deum est chanté en actions de grâces pour les faveurs que nous avons obtenues du ciel» par Marie, dans notre traversée".Voilà, dans ses grandes lignes, ce que raconte l’oratorio, présente hier après-midi, devant une salle comble d'environ 800 personnes.S.E.Mgr Charbonneau a voulu assister à toute la représentation, à l'issue de laquelle il a eu.à l’adresse de la Communauté et de la Mere-Générale, des paroles d'une extrême bienveillance.Les fêtes des religieuses de Ste-Croix se continuent aujourd’hui et dureront jusqu'au 2 juin.Québec, 2!L (D.N.C.è — Le Cabi-nr.f provincial a siégé hier, de trois heures à sept heures, sous la présidence de M.Maurice Duplessis.Rencontré par des journalistes, après la séance, le premier ministre n'a pas fait de déclaration concernant les décisions qui ont été prises par le conseil exécutif.Il s'est contenté de dire que les arrêtés ministériels passés au cours de la séance n’avaient pas encore reçu la sanction du lieutenant-gouverneur.Cependant, en se fondant sur certains indices généralement sûrs, qui confirment d’ailleurs des rumeurs apparemment bien fondées, le gouvernement a nommé hier deux nouveaux juges, ainsi que le gérant de la Commission des liqueurs a Montréal et l’assistant-gérant à Québec.i Comme nous l'avons déjà annonce, M.Hugues Fortier, juge en chef de la Cour des sessions de la paix, à Québec, en vertu d’une loi adoptée^ au cours de la dernière session, a demandé à être mis à sa pension, peur cause de santé.M.le juge Fortier, ancien député de Beauce à la législature provinciale, est âgé de 69 ans et 5 mois.Il avait abandonné son siège de député pour accéder à la magistrature, le 28 novembre 1929.Il fut nommé juge en chef le 13 décembre de la même année.La démission de M.le juge Fortier a été acceptée.Pour le remplacer à la Cour des Sessions de la Paix, le gouvernement a nommé M.Jos.Bilodeau, ancien député de ITslet à l’assemblée législative et ancien ministre des affaires municipales dans le premier gouvernement Duplessis.A l’avénement au pouvoir du présent gouvernement de l'Union Nationale, M.Bilodeau avait été nommé assistant-gérant à Québec de la Commission des liqueurs.Il a donné sa dém'ssion à ce dernier poste pour monter sur le banc.Nous avons aussi annoncé récemment que M.Gustave Perrault, juge Blocs-notes (suite de la première page) que i les connaissent le mieux l’Amérique, mettait à la disposition de l’Institut d’histoire de l’Amérique française, dont la revue sera l’organe particulier, les services de son propre Institut des études américaines et demandait que celui-ci fût reconnu comme correspondant en France de l’Institut montréalais.D'autre naît, un avocat québécois offrait à M.le chanoine Groulx quatre abonnements, à attribuer selon son gré, à des lecteurs du Manitoba, de la Saskatchewan, de l’Alberta et de la Colombie.Tl y a là une initiative qui pourrait susciter d’intéressantes imitations.Et que d'autres faits topiques nous pourrions encore citer! La revue paraîtra à la fin de la semaine prochaine.On sait que, pro.visoïrement, toute la correspondance qui s’y rattache, du point de vue administratif comme du point de vue rédaction, doit être adressée à M.le chanoine Groulx, 261, avenue Bloomfield, à Outremont.En attendant de pouvoir mettre sur pied un secrétariat en fçrrne, le père de la i revue est obligé de s’occuper de des : lout ce qui peut en assurer le pro- - - .Comment voulez-vous que .résulta! artistique fort enviable et ! jjrns nuj viennent de tous les pays grès, et meme des phis fastidieuses ont enchanté les spectateurs en mè- j du mnnde.qui ont des traditions , besognes, me temps qu’elles ont fait revivre |rpS diverses, dont l’histoire est parfois mêlée de façon très désa- DlCnVÊtlUC grcable à celle de l’Angleterre, soient pris jusqu'au coeur par le Moreau, fondateur de la congrégu- ; scnjjirnenj canadien, quand ils lion de Ste-Croix: "Le dimanche 2.» voient que celui-ci varie au gré des a leurs yeux une page d’histoire.Rappelons, à ce propos, quelques extraits de la vie du T.R.P.Basile avril 1Rt7.à huit heures du matin, | ju|érêts de la Grande-Bretagne la première colonie de ('établisse- j gomment voulez-vous que les cam C'est aujourd'hui que s'ouvre, au Windsor, le congres national des Chambres de commerce des jeunes.La réunion offre un inlérèt sur en chef de la Cour des sessions de la paix, à Montreal, avait demandé à être mis à sa retraite.Sa demande , a été acceptée.Il abandonnera ses fonctions de juge le 1er juin.Poui le remplacer, le gouvernement a nomme M.Edouard Archambault.gérant de la commission des liqueurs.Avant d’accepter la gérance de la commission des liqueurs.M.Archambault avait rempli pendant six ans les fonctions de juge rtc la Cour des sessions de la paix, l! retournera au même tribunal, mais comme juge en chef.M.Archambault, fils du Dr G.Archambault, est originaire de Grondines, comté de Porlneuf.M.le juge F.T, Enright, de la Cour des Sessions, a Montreal, a également demandé à être mis à sa retraite, comme il en a le droit, en vertu-de la loi.En effet, il y aura 25 ans le 9 juin prochain, que le juge Enright exer: ce ses fonctions de juge.Il est né le 8 juillet 1878.D’après les informations que nous avons pu obtenir, la nomination du remplaçant du juge Enright n’aurait pas été faite hier.La rumeur désigne cependant Me Crankshaw, C.R.avocat en vue de Montréal.Pour remplacer M.Arclwnbault, çomme gérant de la commission des iiqueurs.le gouvernement a nommé M.Edouard Rivard, avocat, originaire d'’ Joliette, et secrétaire actuel de la commission.Pour remplacer M.Bilodeau, comme assistant-gérant de la commission des liqueurs, le gouvernement a nommé M.Henri-Philippe Houi 1.ancien candidat de l’Union natio' aie dans Québec-est.qui avait déjà rempli les fonctions d'assistant de l’assistant-gérant.M.Larou-che.Plusieurs juges ô nommer En vertu de la loi des tribunaux judiciaires, le goudlrnement aurait encore plusieurs nominations importantes à faire.Il lui resterait à désigner deux magistrats et six ou sept juges de la Cour des sessions de la paix.Rappelons que sous l'ancienne loi, le nombre des juges n’était pas limité.L’an dernier.M.Maurice Duplessis a présenté et fait adopter une loi.(chapitre 12 de 10 George VI, 1946).qui limite à 25 le nombre des juges de la Cour des sessions de la paix.Un autre amendement important a aussi été apporté par la même loi.Avant 1936, il suffisait à un avocat d’avoir cinq ans de pratique pour être nommé juge.En vertu de la nouvelle loi, il faut •’voir au moins dix ans d’exercice du droit.Si nos informations sont exactes, cette clause existait également dans le passé.C’est sous le régime de sir Lomer Gouin que la loi fut amendée pour permettre a un avocat d’être nommé juge après cinq ans de pratique.M.Amé-dée Munet, ancien député de La-nrairie-Napieryillc.aurait été le premier à bénéficier de cet amen-dement, quo M.Duplessis a supprimé l’an dernier, pour rétablir l’ancienne disposition de la loi des tribunaux judiciaires-^ _____ M.Losh à Arvida Chicoutimi, 29 (D.N.C.).— Arvida recevait hier la visite du premier ministre de la Nouvelle-Zélande, M.Walter Lash, qui arrivait directement de Genève en avion.Le chef du gouvernement néo-zélandais est venu étudier sur place le système de production de l’aluminium à Arvida.Il a été reçu par l’A/umi-mini Company qui lui a fait visiter los usines d’Arvida hier après-midi Le coup d’Etât ., (suite de la 1ère page) ceux qui occupent des positions locales dans des régions exclusivement anglaises ou exclusivement françaises.Les examens d’entrée devraient accorder une forte préférence dans tous les cas aux candidats possédant les deux langues Et le service intérieur — on entend par là les bureaux qui se trouvent dr.ns la capitale même — ne devraient pratiquement compter que des fonctionnaires bilingues.L'échéance de vingt ans Comme la réforme ne saurait cependant s'accomplir en un jour, !a suggestion du Citizen ne manque pas de valeur à la condition de l’élargir.Il faudrait exiger progressivement la connaissance des deux langues non seulement pour les postes supérieurs, mais pour tous le'> pestes de quelque importance.11 ne faudrait sans doute pas fermer 1 entrée du fonctionnarisme aux unilingues pendant quelques années, mais il faudrait dès maintenant, accorder une certaine mesure de préférence aux candidats bilingues.L’échéance de vingt ans suggérée par le Citizen est sûrement beaucoup trop longue, mais le principe a du bon.IJ ne faudrait cependant pas con fondre la question du bilinguisme administratif et celle de notre représentation dans le fonctionnarisme.Ce sont deux questions distinctes.Même si tous les hauts fonctionnaires étaient des Anglais par- i faitement bilingues, nous n’aurions pas lieu d’être satisfaits de la situa tion aussi longtemps que nous n’aurions pas obtenu une représentation raisonnable dans le fonctionnarisme et surtout dans le haut fonctionnarisme.Des fonctionnaires anglais parlant le français pour-l raient sans doute nous comprendre mieux, mais cela ne veut pas dire qu’ils serviraient nos intérêts.Ce n’est que sur les nôtres que nous puissions compter pour nous assurer notre légitime part d influence dans l’administration fédéialc.Pierre VIGEANT FILI11U DEVELOPPES IMPRIMÉS en HEU- RES prpmcie ¦©imp •
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