Le devoir, 9 septembre 1947, mardi 9 septembre 1947
"L* Canada e«( un* nation touvttaint *t n* peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne ou des Etats-Unis ou de qui que ce soit d'autre, l'attitude qu'il lui faut prendre encets fe monde.” Lord TWEEDSMUIR Directeur i Gérard FILION FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chel i Orner HEROOX Volume XXXVIII — No 207 8.Goujon, martyr.BEAU ET TRES CHAUD Maximum aujourd'hui .,:€ Même date t an dernier 74 65 Minimum aujourd'hui .,lt 65 Même date Tan dernier .60 Baromètre : 30.00, 30.05, 30 10 MONTREAL, MARDI, 9 SEPTEMBRE 1947 Trois cents le numéro Pour continuer la lutte De* polémiques se sont élevées, relativement aux attitudes sociales du Devoir.Certains esprits iraient jusqu’à s’inquiéter de ce qu’ils regardent comme des “audaces”, et se demanderaient si le journal ne s’écarte pas dangereusement de sa propre tradition.C'est commettre un oubli singulier.Par exemple, M.Filion a parlé du syndicalisme et de l’incompréhension intéressée que ce mouvement suscite dans certains milieux.Il n’est pas allé jusqu’à dire: "Les plus pénétrés de l’esprit bourgeois et capitaliste Voient dans toutes le* revendications des vivantes, mais c'est faire la preuve d’un vieillisse-! ment prématuré que de ne pas la reconnaître parce • qu’elle s’adapte aux besoins du jour.On peut dire que le nationalisme a toujours eu, au Canada français, des tendances nettement aocia-j les; plus ou moins marquées suivant les périodes,! ces préoccupations allaient autrement loin dans le ! coeur des problèmes que les stériles arguties des po- ] liticiens professionnels.Telle mesure qui parut té-; Un véritable état de siège aux Indes La course aux armements et la Nouvelle-Delhi à feu et à sang mystique de guerre sainte 9 minelles qui offusquent leur vanité de parvenus, dé rangent les calculs de leur cupidité et troublent leur digestion d’empiffreurs.” Ce n’est pas à propos des grèves récentes qu’on a çcrit dans c?journal: ’’l'absence de classes intellec-_ -elles, jointe à la bassesse d’âme et à la vénalité des politiciens, pris en bloc et dans leurs fonctions collectives de partisans, assure aux hommes d’affaires méraire jadis, mais qu’aujourd’hui tout le monde | La bombe volante V-2 est devenue une arme navale - Comment Ton prépare l'opinion à chercher la paix au delà d'un conflit avec la Russie | admet, s’est exprimée dans une loi ou inscrite dans ; travailleurs autant de provocations insolentes et cri- J nos moeurs parce que des nationalistes ont mis assez ! d’intransigeance à la réclamer.Et dans la conjecture : présente, notre nationalisme ne saurait être pleine-; ment efficace, pleinement juste et vrai, que dans la ; Deux nouvelles ramènent mesure où il s’attaquera aux difficultés sans nombre ; ^emeX^La p[us de la vie sociale, où il s’y retrempera, où il s’y ta-j importante c’est l’annonce par jeunira.! la marine des Etats-Unis que le L'accent mis sur la question par le directeur du i Porte-avions Midway a réussi, as ri____i t-, __» jî;i! samedi dernier, en mer, le lance- • f, , , .Journ2|* M* Gerard Filion, les enquetes qui! a dej ; menj d^ne bombe volante V-2; une influence hors de proportion avec leur valeur in- suscitées sur le logement, la delmquence juvenile, ct:]’autre, que la Commission de tellectuelle et leur compétence sociale.” 11 s'agit évi- bientôt le syndicalisme, les projets que lui-même et'l’énergie atomique des Nations demment des “gros” hommes d'affaires, de ceux à ses collaborateurs forment pour un avenir aussi rap-^^ies se divisera sur son deux- p,othl „», pouibl,.IOü, «U indique » quel P««i 1 oeuvre fondée par Henri Bourassa il y a trente-sept | premier, ans, continuée par Georges Pelletier à travers les! Deux comités viennent de dures années de la crise et de la guerre, est capable i i!e ce.faP* de vie.Pour ma part, s il m est permis de me : sécurité pour Je 16 septembre, en scene, rest la sans doute la raison principale de j Tcmt indique qu’à la séance plé-la joie que j’éprouve à entrer au Devoir.J’y retrou-! nière de demain la Russie et la ve les idées pour lesquelles je me suis toujours ef- ! Pologne refuseront de se joindre (___- .___________________________________________! aux dix autres membres.La ma- force de combattre.| jorité a approuvé en comité un Dans son premier article M.Filion rappelait le ; amendement de la France qui dit mouvement des Jeune-Canada, auquel nous avons (que les propositions soviétiques participé tous les deux, et qui reçut ici l’accueil par-i du 11 juin ne sont pas assez am-ticulièrement chaud et réconfortant de M.Orner Hé- j gj^sement^d^un ^efScc 6 a' roux.La doctrine que nous avons defendue enscm- trôle international.qui leur poids permet d’exercer une pression indue sur la politique canadienne et québécoise.Enfin cette mise en garde contre une certaine forme simpliste, négative et trop exlusivement policière, d'anticommunisme ne date pas d’hier: “Et qu'on n’aille pas croire qu’il s/iffita, pour parer au danger, de surveiller, d’appréhender et de supprimer tes anarchistes cosmopolites, prédicants de bolchevisme.Il y a dans nos classes bourgeoises et jouisseuses assez d’arrogance, de cupidité, d’égoisme et d’aveuglement, — et dans nos classes populaires assez de ferments de haine et d’envie, d’appétences démagogiques, et, comme chez tes bourgeois, d'égoïsme aveugle et cupide, pour fournit tous les éléments d’une révolution sociale complète.” Quand il publiait ces lignes, le Devoir ne sortait pas de sa tradition: il la créait.Car il existait alors depuis dix ans à peine.Et c'est son fondateur, Henri Bourassa, qui les signait.(1) La mémoire est simplificatrice.D’une oeuvre riche et diverse comme le Devoir, de la carrière éblouissante de son chef, l’on a retenu surtout les dominantes politiques: la lutte pour une patrie canadienne, et contre l'impérialisme, les revendications en faveur d’une minorité ethnique.Mais Bourassa avait un esprit large et compréhensif, ses disciples ont poussé leurs recherches dans presque tous les domaines.Mais Bourassa avait une pensée chrétienne en profondeur, il connaissait et il connaît encore admirablement les besoins de l’époque, et c’est avec une véhémence magnifique qu’il a rappelé tout au long de sa vie — à qui voulait l’entendre et à qui ne voulait pas l’écouter —, les exigences chrétiennes dans le domaine social.Aux patrons qui boudaient le syndicalisme ou le combattaient sournoisement, il répéta que nul ne saurait mettre d’entraves à une force qui doit devenir constructive et agissante.Aux officiels bornés ou borgnes qui refusaient de voir la réalité, Bourassa répliqua que le problème social existait chez nous dès l’aube du XXe siècle, et que les manoeuvres des capitaines d’industrie comme l’imbécile passivité des braves gens ne feraient que l’aggraver.Tout cela d’ailleurs prenait sa place dans une large synthèse, à •’intérieur d’une doctrine sage et prudente.Voilà la vraie tradition du Devoir — qu’on permette à un nouveau venu de le proclamer, parce qu’il l'a suivie depuis des années dans toutes les pages du journal.Voilà celle qu'a fondée Bourassa, et qu’ont poursuivie ses continuateurs, lesquels ont flétri les "trusts”, répandu l’idéal coopératif ou repris les thèses syndicalistes.Et c’est un jugement que portent contre eux-mêmes, ceux qui l’estiment téméraire.Certes, elle se renouvelle comme toutes les traditions con- Ainsi pendant que le fossé se creuse de plus en plus entre ble dans ces années déjà lointaines, je l’ai servie de nouveau à l’Action Nationale, puis, sur un plan plus vaste et dans un moment tragique, à la Ligue pour | J U.R.S.S.et 1 Occident, rien de U Dlfens, du Ou,d, Un, «.«iuu no», lu, jTSSS.K' il suite donnée de transcrire dans la politique active les:p0ur l’avènement de l’arbitrage idées que nous avions tâché de répandre; c’est pour j international, du moins quant elles que nous sommes entrés dans l’arène et que du- : aux grande* puissances, rant cinq ans nous avons livré bataille.Ces idées, je ; V-2 crois que c’est aujourd’hui au Devoir qu’on peut le ; mieux les promouvoir dans la vie active.Dans le domaine de la bombe atomique les experts soutiennent que la Russie ne possède pas les secrets techniques nécessaires à la production de cette ar “Le grand scandale de l’Eglise au XIXe siècle, disait un jour S.S.Pie XI au chanoine Cardijn, ce n’est pas qu’elle ait perdu beaucoup d’ouvriers, c’est qu’elle a perdu la classe ouvrière”.Sans doute ce ! et.Que le monde a un répit ! -L, •.• i u .j ï i.I de trois a quinze ans pour parer mot terrible se referait-il d abord a la situât on < ' i a cette menace.C’est une sécu- topéenne, et grâce à Dieu dans notre province nous j bien éphémère et précaire.n’en sommes pas là.Mais la roue tourne vite.Les mêmes circonstances, qui ailleurs ont détaché les masses de la foi, risquent de se reproduire ici, si plusieurs n’y sont déjà.Des expressions directes, qui hier n’effrayaient pas grand monde, soulèvent aujourd'hui de* protestations étonnantes.Dans certains milieux bourgeois se répand une sorte de fatalisme social, et l’on se défend contre des réformes possibles en soupirant et en redisant la parole: “Il Mais il n’est pas ainsi pour les autres armes.Les bombes volantes V-l et V-2 ont été utilisées par l’Allemagne contre l’Angleterre et contre I’nltinie offensive alliée vers le Rhin, Le Reich était de plus en train de mettre au point une série d’autres ar- mes “V” C’est en utilisant les (1) syndicats nationaux ou Internationaux?; articles parus dans ''Le Devoir" du 15 avril au 7 mal 1919.Blocs-notes Face à son peuple Le Pape est assurément l'un des plus fidèles et l’un des plus puissants gardiens de la tradition.Mais rien ne l'effraie des méthodes et des procédés nouveaux.C’est à la fois, par la pen-•ée, un homme de toujours, et, ^ 'es moyens d'action, un mode, ne de îa plus immédiate modernité, si l'on ose dire.On 1 •» vu, voici plusieurs années déjà en Amérique, courir le Continent en avion.Il n’est presque pas de jour, de semaine tout au moins, où il n’utilise la radio, pour communiquer avec les pays lointains.Son extraordinaire connaissance des langues lui permet de parler à maints peuples dans leur propre idiome.Déjà l’on souligne l’attention avec laquelle il s'intéresse à la télévision.Il est probable qu’il ne se passera pas grand temps avant que les nations les plus lointaines aient la joie, non seulement d’entendre sa parole mais -4c suivre ses gestes.Dimanche, a Rome, une fois de plus, il a conseillé à ses auditeurs de profiter de l’expérience et des exemples des adversaires, de mettre au service de la bonne cause loi les moyens de propagande dont il leur est possible de disposer.Aussi bien, un journal de New-York.le Herald Tribune, affir-nie-t-il qu'il y avait à Saint-Pierre, quand le Pape a parlé, un demi-million d'hommes.Des avions distribuaient sur cette foule énofme des placards et des circulaires.Evidemment, le Pape est disposé à faire utiliser pour la propagande catholique, les moyens les plus puissants qu’aient inventés jusqu'ici les propagandistes profanes, bolché-vistes et nazistes même.Certains rêvent de l'apparition personnelle du Pape dans maints pays lointains.Avec le perfectionnement toujours croissant des facilités de communication et des rapidités de transport, {«i peut dire que le rêve est absolument chimérique?Déjà, le représentant de la Chine siège au Sacré Collège.Nous verrons peut-être demain le Pape, sinon celui-ci, au moins l’un de ses successeurs — car la papauté a les promesses de l’avenir — descendre du firmament au milieu des peuples d’Afrique et d’Asie.Ce qu’il y prêchera, dans quelque langue que ce soit, ce sera la vérité éternelle, comm* son discours de Rome qui, dimanche, correspondait aux besoins essentiels ef durables de l’humanité.Et dire qu’à part les fanatiques butés, il y a de braves imbéciles qui se sont imaginé, et qui proclamaient.voici un siècle, que la papauté était chose du passé, et qu’on venait de mettre au tombeau le dernier Pape l.Pour leur bonheur, on a même oublié leurs noms.Symptômes heureux Le ministre provincial du Bien-être et de la Jeunesse, M.Paul Sauvé, a fait hier des déclarations intéressantes, et encourageantes.Il a annoncé que des subventions plus considérables seraient accordées aux principales institutions charitables de la province, religieuses ei autres.Il y avait là un état de choses que ne pouvaient que déplorer ceux qui en connaissaient un peu les détails.Personne ne sera surpris que le ministre veuille hausser les subventions accordées aux différentes maisons d'assistance, pour le soin des élèves qu’elles reçoivent.Il n’est personne à qui les chiffres crois- secrets allemands et même les techniciens du pays vaincus que y aura toujours des pauvres parmi vous", -—comme|fes Etats-Unis ont réalisé des • un -i • .J_______- • .„„ i progrès en matière de projectiles si 1 Evangile nous imposait le paupérisme comme un | £{rjg£s devoir.Meme si notre pays est près de connaître cej CeJ ,(Iécouverte# étaient pro.ce qu’on appelle, dans le jargon de 1 epoque, 1 «ni-j j)ajjjeraent for| avancées en Alle-bauchage intégral”, bien des secteurs continuent de.^nange et elles se résument peut-se détériorer: la vie chère, les conditions de loge-, etre à un®, adaptation technique ment.la smiation faite a toute une jeunesse, la pto-|plir rapidement s.u n‘«avait pas | été si désorganisé et déjà aux trois quarts vaincu pendant la dernière phase de la guerre.D’ailleurs, au cours des derniers mois du conflit l’on craignait un bombardement de la côte des Etats-Unis au moyen de bombes volantes lancées par des sous-marins.Or ces secrets allemands, les Soviets les ont eus comme les autres vainqueurs.Ils ont trouvé dans leur zone de grandes usines de guerre, notamment en Haute-Silésie et dans la région de Ber-! lin; ils ont conscrit des experts » allemands en plus grand nombre létarisation constante des masses.Bref, il reste nécessaire que des catholiques, “n’en- ,Quai^J vaincu pendant gageant que leur personne mais engageant toute leur personne”, se portent à l’avant-garde et réclament ce qu’impérieusement exige la justice.C’est à cette oeuvre que je viens collaborer avec, le directeur du Devoir et son équipe, comme je continuerai d’y travailler à Québec au titre de député de Montreal-Laurier.André LAURENDEAU 9-rX-47 moins les moyens matériels de s’en occuper.Autre initiative intéressante i vraisemblablement que les Etats qu’a designee M.Sauve1.On ®s* a ; Unis ou l’Angleterre.La bombe organiser des cliniques, compté-1 expérimentée samedi pèse 20.000 ment naturel et logique des i iivrcS; 4 défaut de la bombe ato- Vours juvéniles.| mi que elle constituerait une Toutes ces questions ont ê;® ’; menace sérieuse maintenant assez vivement discutées dans le journal, pour que l’on devine avec quel plaisir nous saluons ces symptômes heureux.O.H.M.Charles-Arthur Duranceau La Fédération canadienne des jeunes libéraux vient de se donner comme président à Hamilton M.Charles-Arthur Duran-ceau, un ingénieur de Montréal.Quand on sait que le nouveau président génral des jeunes libéraux du Canada avait été dans l’impossibilité d’assister au congrès, on peut se faire une idée de la popularité personnelle de ce jeune homme d’affaires qui dirige une compagnie de cons.qu’on peut la porter vers les rives des autres continents.L’an desnier, les Etats-Unis ont réussi le vol dirigé d’un bombardier sans pilote au-dessus du Pacifique et jusqu’en Californie.Ils viennent d’annoncer une nouvelle bombe de 42,000 livres.Nos voisins veulent sans doute par ees révélations rassurer le bloc occidental et impressionner les Soviets.Cela peut bien provoquer à Moscou une crainte qui ne soit pas inspiratrice de sagesse, et pousser la Russie à étendre davantage son glacis de sécurité, à se préparer à la guerre.Mystique de guerre Tous les chefs d’Etat proclament leurs désirs de paix, et ces paroles ont souvent d’indéniables accents de sincérité.Malgré cela l’on prépare la guerre.Cette con^ tradiction n’est pas nouvelle, même aux Etats-Unis.A l'automne 1916 Wilson a été réélu à la présidence grâce au slogan: “He kept us out of the war’’, et des historiens affirment qu’il était déjà décidé à faire entrer son pays dans le conflit.Même chose pour la Grande Guerre II, puisque l’ancien président Hoover a affirmé que les Etats-Unis avaient provoqué le Japon à ta guerre.Un publiciste anglais a formulé récemment une thèse particulièrement dangereuse.Il part du fait que l’on constate dans le monde actuel maints indices d’un retour aux valeurs morales et religieuses; il prévoit que lorsque les Russes s’en apercevront ils réagiront avec vigueur, que plusieurs de leurs offensives depuis la fin de la guerre marquent cette tendance; il conclut qu’a-près cette périod* critique — t lisez: la guerre — la Russie reprendra sa place parmi les nations pacifiques et que le monde connaîtra une grande paix.Gela ressemble étrangement a la propagande antinaziste qui promettait aussi une paix durable et toutes les libertés et prospérités après la chute de Hitler.Avec des précautions et des sous-entendus, et toujours au nom des grands principes, l’on prépare de nouveau la guerre.Le danger pour les catholiques c’est de se laisser persuader qu’une ligue des démocraties contre la Russie communiste prendrait le caractère d’une guerre sainte, comme on a tenté de lç faire croire lorsqu’il s’est agi d’écraser l’IIithlérisme.Nous ne devons pas nous laisser tromper.1,’Osservatore Romano vient d'écrire, pour répondre à certaines interprétations données à la correspondance échangée entre le Pape et le président Truman: “Personne ne peut, sans mentir, lui attribuer (au Pape) des desseins ou des appels en faveur de croisades et pour placer l’Eglise sur un front unique contre le mal, alors que le mal est sur tous les fronts".La guerre ne peut rien régler, ce n’est pas par un nouveau cataclysme, entraînant de nouvelles famines et des maux plus graves que ceux d’aujourd’hui que le monde méritera et gagnera la paix.Pnul SAURIOL Des troubles éclatent aujourd'hui, pour la troisième journée consécutive- "Nous n'avons pas le temps de compter les morts", dit un officier militaire - Les magasins sont pillés, des incendies sont allumés dans toutes les parties de la ville et les cadavres jonchent les rues - Une guerre religieuse — Gandhi se dirigerait vers la capitale hindoue Nouvelle-Delhi.9 (A P.) — La capitale hindoue tconnaU aujourd’hui de nouveaux troubles, pour la troisième journée consé.cutive.Au cours de la nuit dernière, i! y a eu peu de bagarres, mais avec le retour du jour, les coups de feu ont repris de plus belle, La plupart semblent venir de la banlieue de Nouvelhe-Delm, bien que quelques-uns.plus espacés.viennent de la place Connaught où les pillards en sont venus aux prises avec les autori.tés, dimanche dernier.Sur la place Connauaht.des magasins ont rouvert leurs portes, sous la protection militaire, et bientôt des files de clients ont envahi les établissements pour acheter des provisions qui commencent à se faire rare.Des ménagères, transportant des sacs de provisions, ont rencontré dans la rue sur le chemin du retour, les cadavres des victimes des bagarres, recouverts d’un drap.Un peu plus près de cette scène de carnage, des milliers de Musulmans étaient évacués de ce secteur.Ailleurs aux Indes, les bagarres sont les mêmes.Les Sikhs et les Hindous sont aux prises avec les Musulmans, afin de les chasser du pays.Ainsi en cst.il au Pakistan, où les Musulmans font la même chose aux Sikhs et aux Hindous.Etat de siège siège, par suite des troubles qui tes les sectes religieuses: Musul ‘ ’ " ’ Hindous et Siks.ont éclaté dans les rues.Un officier militaire résume comme suit, la situation actuelle: “Dans cet état d’urgence, notre devoir est de sauver la population et nous n’avons pas le temps de compter les morts”.Cet officiel?a fait celte déclaration hier, tandis que la police utilisait le feu d’artillerie légère, les grenades à main et d’autres armes, pour mettre fin aux conflits hindous-musuhnans, au cours desquels au moins 300 personnes ont perdu la vie, en moins de deux jours.Des incendies font rage dans Ja vieille partie de la ville où les bagarres ont été les plus violentes.A Nouvelle-Delhi, bien que la journée de dimanche ait été violente, la journée d'hier a été relativement calme, comparativement aux troubles qui ont éclaté sur Ja place du marché dans la vieille partie de la ville.Des maisons entières ont été incendiées.Des francs-tireurs ont ouvert le feu du toit des maisons, ajoutant au travail de la police qui a beaucoup de difficulté à restaurer l’ordre.Le magistrat de police a déclaré que “de mauvais sujets” se sont barricadés dans des édifices, et les forces militaires n’ont pas encore réussi à les déloger, même avec la mitrailleuse.Le magistrat a ajouté que bien que let premiers Nouvelle-Delhi, 9.(C.P.) — La j réfugiés dans ce secteur soient capitale de l’Inde est soumise au- des Mulsumans.on compte jourd’hui à un véritable état de I maintenant des membres de tou- man Le eomité d’urgence du cabinet hindou a rapporté quelques cas d’incendies criminels et de pillage sur la place Connaught, rentre des affaires à Nouvelle-Delhi, envahi par les manifestants pour la première foij.Les troupes ont ouvert le feu sur les pillards et en ont arrêté 25.Au moins 30 cadavres sont restés dans les rues.Ces personnes ont été abattues par les manifestants, les troupes ou la police.Les autorités sont trop occupées à mettre fin aux crimes majeurs pour porter attention aux petits pillages effectués la plupart nar des jeunes garçons, et parfois, par des femmes.C’est la première fois que les femmes hindoues, ordinairement gardées à la maison, sont mêlées aux bagarres.Des correspondants ont vu plusieurs femmes au nombre, des pillards.Pendant plusieurs heures H a été impossible de conduire plus de 100 verges, en automn-nilc, sans entendre les coups de feu de la police et des militaires.Ces mêmes correspondants on' vu des incendies allumés dans toutes les parties de la ville.(Une dépêche de l’agence Renier, rapporte que Mohandas K.Gandhi se dirige présentement vers Nouvelle-Delhi, et l’on espère que sa présenre dans la ville aidera à rétablir l’ordre.Gandhi a mis fin à un jeûne de quatre jours, commencé pour le retour à la paix, à Calcutta,) A travers te monde.,.Hambourg L’attention du monde se porte principalement aujourd'hui vers le drame qui se joue présentement à Hambourg où les autorités britanniques ont effectué le débarquement des régugiés juifs qui tentèrent, il y a quelques se- truction.Au congrès de Winni-Imaines, d’entrer clandestinement peg, il y a trois ans, M.Duran- j en Palestine.ceau avait été, avec feu ¦ Après avoir ,eu la satisfaction Trudel.un brillant avocat dis- ; de VQjr dpbarqyer paisiblement paru prématurément, l un des | jes jujfs de l’Empire Rival, ce grands artisans de la reorga-j n)atjn jes so]daqs britanniques nisation de la Federation cana- j onj eu du ^ retordre avec dienne d®s jeunes liberaux.ceux du Bunnymede Park.Les L’élection de M.Duranceau a ; p]us entêtés des immigrants illé-la présidence est en même temps , gaux de yErode 19V.Plusieurs la reconnaissance de la place ; jujf5 ont re(-u des blessures de très considérable que R®n-ent ! coups de bàton.les Canadiens de langue françat- 1 se dans 1a jeunesse libérale corn- j sants de ses propres “marchés” me dans Ie parti libéral tout en- ; n’ait durement enseigné que la tier< ua province de Québec avait : vie coûte plus cher, beaucoup plus cher que jadis, et que des subventions qui pouvaient être acceptables, voici des années, tombent absolument au-dessous des besoins actuels.Les directeurs des maisons d’assistance peuvent tirer de l’argent qu’on leur confie des résultats extraordinaires, A force d'économies et de calculs: mais ils n'ont pas encore trouvé le moyen d’extraire de l’or de l'air ambiant.Il faut que les gouvernements qui attendent d’eux des services qui ne sont pas toujours agréables.leur fournissent à tout le fourni la délégation la plus nom-i ^ajs c® Qu.' se Pass® aux Indes breuse au congrès de Winnipeg, I Magique encore que les elle a encore fourni la délega- P®nib!ea tion la plus ombreuse au con-.grès de Hamilton.Les deux se- scènes de violence vues à Hambourg.Il règne pratiquement un état de siège à hétaïres conjoints élus à Ha- Delhi à Nouvelle-Delhi, où la milton, MM.J.Crépeau, de Prince-Albert, en Saskatchewan, et Gabriel Roberge, de Thetford-les-Mines, sont également de lan M.William J.Muîock, représentant d’une grande famille libé-guV Française.La rëprésentation raie qui a fourni deux ministres, par province, dont, une seule -.*”* jr"' est en majorité française, même si c’est une grande province, fait qu’il n’y a que trois officiers de langue française sur douze.A la présidence, M.Duran-eeau, purfait bilingue, euccède à qui suit régulièrement les jour naux français de la province, dont le Devoir, et qui s’est fait un devoir de présider dans les dfux langues le congres de Hamilton.r.y.Le débarquement du “Runnymede Park” a été plus difficile On emploie les boyaux d'arrosage — 300 soldats en viennent’ à bout — Des femmes enceintes, des enfants et plusieurs bébés parmi les passagers — Malpropreté des navires Le conflit anglo-égyptien On no réussit pas à s'entendre ou Conseil de sécurité Hambourg, 9 (C.P.) — On a entendu des cris et des hurlements aujourd’hui lorsque les soldats britanniques ont dû se servir de boyaux d’arrosage à forte pression contre les quelque 1400 réfugiés juifs qui refusaient de débarquer du Runnymede Park, probablement à l'instigation d’un vieux sioniste qui leut enjoignait de "lutter jusqu'à la mort”.Mais tous étaient débarqués à 2 h.35 p.m.*£*£*¥* Hambourg, 9 (P.A.) —Les 1.428 Juifs du navire anglais Empire Rival sont débarqués en bon or dre aujourd’hui, mais un egeit de presse britannique a annoncé, peu après, que les passagers du troisième des transports qui ont pris à leur bord les réfugiés de l’Exode, semblaient “ne pas vouloir actuellement” mettre pied à terre sans résistance.Sur ce troisième navire, le Quelque 500 policiers aile- Runnymede Park, qui s’est unar- pojice et les soldats emploient des mitrailleuses, des grenades et des canons légers pour mettre à la raison les émeutiers.Trois cents ^ersonoes auraient perdu la vie dans des bagarres depuis deux jours.Des incendies flambent dans divers quartiers de Delhi, où les émeutes sont les plus violentes.Des tireurs indiens visent les militaires du haut des édifices, ce qui rend la tâche de pacification dangereuse et difficile.A Connaugh) Circus, le secteur des affaires du coeur d® Nouvelle-Delhi, les soldais ont .__ _________________ arrêté 25 émeutiers ei pillards.; rent le bateau paisiblement, mais On relève nombre de morts dans ! nombre d’hommes se débattirent les rues.| avec violence.Un Juif descendit ^ „ ! la passerelle, tiré de force, en Grece < criant "Heil Hitler!” On vit un soldat descendre la passerelle le mands, dirigés par un colonel anglais, ont brisé une manifesta-tion d’environ 1300 déplacés juifs, rassemblés à la place de Ifambourg pour protester contre le débarquement en Allemagne des Juifs de YExode.Inlerviouwé, Dov Mills, ex-soldat de Brooklyn, âgé de 22 ans, a déclaré que les voyageurs de sou bateau.l'Empire Rival, avaient décidé depuis plusieurs jours de débarquer sans résistance.bien qu’ils eussent connu les intentions des voyageurs des deux autres navires.Mills s'est fait le porte-parole de deux griefs des Juifs: contre la mau.valse nourriture et contre le traitement imposé par les gardes qui les tenaient enfermés et les surveillaient l’arme en mains.“Nous étions comme des gens enfermés dans un zoo”, dit-il.On ne rapporte aucune mortalité durant le long voyage du Rival, malgré l’état de malpropreté des réduits où s’entassaient les réfugiés.D'autre part, cinq bébés ont vu le jour durant ce temps.57 femmes sont dans un état de grossesse avancée.Débarquement tumultueux Il a fallu 300 soldats pour ef.fectuer le débarquement forcé du Runnymede Park, après que les réfugiés eurent refusé de descendre malgré deux ultimatums successifs.Certains, dont des femmes portant leur bébé, quittè- ré au quai de Hambourg vers 10 heures ce matin, les Juifs ont enlevé les escaliers des cabines afin de «e défendre contra me évacuation par la force.Ultimatum d'une demi-heure Lake Succès*, 9.(A P.) — Malgré les efforts tentés pour en arriver à un compromis, dans la dispute anglo-égyptienne, on croit aujourd’hui que te deadlock' existe toujours au Conseil de sécurité.Tard hier, M.Andrei Gromyko, délégué soviétique et président du Conseil, a annoncé que la réunion de cet après-midi avait été remise à demain.Ce délai avait été accordé à la demande de plusieurs délégués.Il y a peu d’espoir qu’on trouve une solution au différend, et certains délégués ont même exprimé l’opinion que le Conseil était incapable d’en trouver une.pour le moment du moins.Voici quelle est la situation actuellement: Dans certains milieux.ou dit que la délégation de Chine avait pris l’avant dans ses efforts pour en arriver à un compromis, mais elle a élé incapable de trouver une formule | acceptable à la majorité des 11 Le débarquement du Runny- inemhre» du Conseil.mede Park a cessé apres qu une « dizaine de Juifs seulement en La Chine avait dit qu’elle sou- furent descendus.On a averti mettrait une nouvelle propos! Le nouveau gouvernement grec, désireux d’obtenir un vote de confiance dans le parlement, a annnoncé qu’il inviterait une commission internationale à “garantir l’exécution” de l’amnistie sans conditions qu’il veut accorder aux guérilleros qui se rendront *vee leurs armes “le plus tôt possible”.Le premier ministre Thémis-tocle Sophoulis, chef du gouvernement de coalition libéral-populiste, ¦ exposé le projet d’amnistie au parlement comme moyen de mettre fin aux désastreux désordres qui durent'depuis si longtemps dans le nord d» BV*.nant un bébé d’un bras et un bâton de l’autre main.Un autre transportait gentiment une fillet, te de cinq ans.Venaient ensuite La des jeunes gens oui se déme- porte avoir intercepte un naient comme des forcenés entre mion de diflaces venant le reste des passagers par radio.qu’ils avaient une demi-heure pour obtempérer, après quoi l’on demanderait l’aide des soldats.Des cordons de militaires durent barrer la route à des centaines tie Juifs hambourgeois qui tentèrent de pénétrer dans la zone du débarquement.Quelques-uns portaient des écriteaux.Au moment désigné par l'ultimatum, des parachutistes britanniques montèrent a bord du Runnymede Park, coiffés de casques d'acier cl munis de masques à gaz lacrymogène, de même que de réservoirs du même gaz.Durant ce temps, sur te quai, nu raccordait des boyaux d’arrosage à forte pression.On a tenu des consultations de nature militaire à bord du navire, et un correspondant de l’agence Reuters, disait, avant le débarque-j ment, que “la situation était de- j venue très inquiétante”.Les plus | récalcitrants parmi les réfugiés: ont été ceux de ce bateau.Les derniers passagers de j l’Empire Rival ont quitté Hambourg sur deux trains quelque temps avant 10 heures du matin, où le Runnymede Park s'est amarré.tion.à la séance d'aujourd'hui.Un porte-parole chinois a déclaré qu'aucune proposition ne serait faite, si elle n’avait l’appui nécessaire pour être approuvée.Aucune autre délégation n’a fait de proposition.On s’attend aujourd'hui à de nouvelles démonstrations égyptiennes, à New-York.messager de l'Hagana soit monté à bord du navire.On a entendu les Juifs, à bord d'un des trains, chanter l’hymne hébreu Hatikvah (Espérance).Le seul incident que les journalistes ont pu observer lors du débarquement des passagers de l’Empire Rival a été l'élévation d'un drapeau rouge portant l’inscription: “Le gouvernement travailliste anglais lutte contre des enfants juifs”.“Cimetière ollemand" les mains de plusieurs soldats Ainsi marqué d’incidents divers, le débarquement «e termina vers 2 h.35 de l’après-midi, heure d'Allemagne.Luber.k-Kueck n itz, Allemagne.9 (P.A.) —Les quartiers britanniques annoncent aujourd’hui nu un Juif s’est évadé au cours de la nuit du camp de Poppen-dorf où l’on a conduit hier des centaines de réfugiés de YExode 19V, débarqués à Hambourg.Une note juive prétendument signée par l’Hagana disait: “A notre manière et au temps qui nous conviendra, nous réglerons nos comptes avec les Britanniques qui nous envoient dans ce cimetière d'Allemagne.” 1 Les Anglais ont nié avoir trai-1 té durement les Juifs de YEinpi-; re Rival, par exemple en cade-.,, , i nassant les écoutilles ou en les de Hambourg rap- .i,rjvan{ d’eau potable.M.Franz fa‘ j Heitgres, le président d’une a$-'lu ; sociation de victimes politiques Camion intercepté police camp de Hohne, près de Belscn.i dç|li n3ZjSi dans la zone anglaise, Un témoin affirme qu’une quin- a déclaré: “Si le traitement im-zaines de camions de déplaces | p0sé aux immigrants juifs à ont traversé l'Elbe pour se ren- j Hambourg hier avait été le fait dre à Hambourg.i des Russes, en zone soviétique Interrogés, des passagers de j ou pn Russie même, les nations ’Empire Rival ont déclaré que 1 occidentales l’auraient condamné c’est à la suite d’ordres reçus de j comme étant du terrorisme", messagers de l’Hagana qu'ils ont On n’a permis à aucun photo-quitté le navire sans résistance.! graphe d'approcher du lieu du Mais les Britanniques et un édi- ; débarquement.Une femtne jour-leur juif hambourgeois du nom 1 naliste qui avait hne cameia de Karl Marx ont nié qu’aucun dissimulée a été arreté*. LC DEVOIR.L'actualité Comptoirs Ambulants A Montréal, l’affaire des vendeurs ambulants de patates frites semble sommeiller, de ce temps-ci.Elle fit grand bruit durant quelques semaines.Toutefois, on peut être assuré que les comnier-çants intéressés ne consentiront pas à lâcher prise.Ils viennent même de se syndiquer auprès du secrétariat provincial pour se donner une plus grande puissance aux yeux de l'antorile."L’Association canadienne _ des vendeurs de patates friles", tel sera le nom de leur groupement de défense.On connaît l'état de la question.Les friteries itinérantes, dont on connaît bien la silhouette, pressent les autorités montréalaises d’autoriser leur négoce pérégrinant ou de le tolérer, comme ci-devant.Le comité exécutif, après avoir fermé les yeux sur leurs opérations dans les rues, a décidé de les interdire, en se prévalant des règlements municipaux et de l'avis de ses hauts fonctionnaires.Les roulottes dans lesquelles on vend à la marmaille et aux enfants d’âge adulte, des petites victuailles et de la crème glacée, n’ont pas l’heur de plaire aux hygiénistes, si elles plaisent à la gourmandise d’un certain public.Ces guimbardes opéraient dans -lusieurs villes.Ottawa, Québec, ull, Westmount, Outremont, Verdun, Lachine les ont prohibées.Montréal était leur refuge.On peut croire que les frituriers ont vite profité de ce privilège d’asile.De sorte que les marchands de frites itinérants composaient une classe imposante.Ils étaient au nombre d’environ iOO au moment de leur interdiction.Bonne raison pour s’alerter de la part des vendeurs réguliers et des protecteurs de l'hygiène publique.Il se trouve qpe ces restaurateurs pèrègrinants — on en rencontrait aussi des stationnaires qui choisissaient des terrains inoccupés pour parquer leurs roulottes — tombent sous le coup de deux règlements municipaux: le premier concerne les établissements de produits alimentaires et le second a trait aux colporteurs.Dans les deux cas.à cause de leur caractère hybride, ces vendeurs doivent obtenir une double autorisation: l’une du dé- fl Assises importantes à Rimouski Rimouski—Le proRrarume de la AXI\e Semaine sociale du Canada.qui est consacrée à la vie rurale et se tiendra dans notre ville a la fin de ce mois, vient de paraître.1) suscite un vif in.terét dans tous les milieux.Les sujets des travaux comme les noms des conférenciers sont accueillis avec une grande satisfaction et ne manqueront pas d'attirer un nombre considérable d'auditeurs.Xon seulement les dirigeants du monde agricole mais tous ceux nui s'intéressent à la terre comme au raoven oar excellence de survivance pour notre groupe ethnique, se rencontreront autour de la chaire re notre université ambulante du 25 au 28 septembre.Il peut être bon de rappeler que les réu.nions des semaines sociales ne j sont pas reservees a quelaues ! groupes particuliers.Elles sont I ouvertes à tous ceux qui dési-; rent en profiter, hommes et fem-j mes.Les cours durent une heure et ne sont ras suivis de dis-t cussion.Aucun droit d'entrée ! n est exigé.Ceux qui veulent ai.| der l’oeuvre sont invites à s’ins-| crire comme membres bienfaiteurs en versant la somme de S10 ou plus.Us recevront en retour le volume de la semaine.Toute ______________________________somme, d’ailleurs, quelle qu'elle ! soit, sera acceptée avec recon-partement de I hygiène et t’au-, naissance.Ces souscriptions sont tre du departement des permis | nécessaires pour couvrir les de colportage.Mais cette réglementation ne semble pas suffisamment claire et assez directement adaptée au commerce flo- LE DEVOIR •'U Devoir" «*t imprimé tu no SX mt.ni» Hoir»-Dam» à Montré»! par i'imprlmaria populaire, oompafola k rasponsaMlité tlnsUéi?qui an est 1 édltrioa-proprlétaira.Dlreetaur-jérant.Gérard FUlon "La Devoir” eet membra de la Canadian Prea» de l'Audit Bureau of Circulation» et de la Canadian Dally Newspaper» Association, ta Canadian Free* eat seule autorisée à faire l'emploi pour réimpressions de toute* le» dépêche» attribuée» i la Canadian Press.» 1 Associated Prea» et k l’agence Reuter, ainsi que de toutes les Informations locales que "Le Devoir” publie.Toua droits de reproduction des dépéchés particulières au "Devoir" eont egalement réservé» Abonnement par le posta : EDITION QUOTIDIENNE CiBada (sauf Montréal et la banlieue) .$ 6.U0 Montréal et banlieue .• .• • • • • < Etats-Unis et Empire britannique .Union postale ,.• • .EDITION DU SAMEDI 9.00 8.00 10.00 2.00 3.00 Canada ».• .Etats-Unis et Union postale .• Le» abonnement» sont payable» d'avance par mandat-poste eu par chèque encaissable eu pair k Montréal, Autorisé comme matière postale de deuxième classe par le ministère des Poste», Ottawa.Téléphone : *BElair 3361.rissant des friteurs nomades.Aussi le service municipal de santé a-t-il recommandé, dés 19i3, une legislation plus formelle de nature à bannir sans ambages les friteries ambulantes.Dans un rapport plus récent, les hygiénistes municipaux ont catégoriquement jeté l’anathème contre ces restaurants qu’ils condamnent au nom de la propreté et de l'impossibilité ou l’on se trouve de les surveiller d’une façon satisfaisante.Voilà le casus belli qui met en état d'hostilité les fritters contre Concordia.On ne sait jamais.' /t« scrutin municipal de décembre prochain, on verra peut-être une équipe de candidats qui supporteront la nouvelle "Association canadienne des vendeurs de patates frites".L R.MONTREAL MARDI 9 SEPTEMBRE 1347 POTEAUX DE CYPRES INTACTS APRES 24 ANS LES MEDECINS Ht COMMANDENT NOS frais de l’organisation et assurer la publication du volume.Les chèques doivent être faits au j i.„ 7»_________ , ., nom des Semaines sociales et I 1 ?° ons' les services télégraphiques du Pacifique Canadien tentaient une expérience en installant adressés au secrétariat général i un nouveau type de poteaux de télégraphe sur une longueur de 31 milles le lona de la voie iorria A„ 11961.est, rue Bâche!, Montréal ) districl d'Algomo, don, l'Ontario nord.Ce, é.considéré comme le parent pauvre de la forêt canadienne — que l'on avait au préalable créosotes !r.AU® j.procé.der ° l 'nstaüation de signaux automatiques, le long de la voie, on enlevé cainet du yxincheux ou au secrétariat local (archevêché.Rimouskj).______ Visite à la fête champêtre de la Cité-Jardin Une délégation de la Société ; 495 de c,cs pote
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