Le devoir, 30 septembre 1947, mardi 30 septembre 1947
“L* Canada est un* nation touoeraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne ou det Etate-Unit ou de qui que ce toit d’autre, l'attitude qu’il*lui faut prendra en vert le monde.” Lord TWEEDSMUIR Dixacleui : Gérard FQJON FAIS Cl QUE DOIS Badacteui ma chef ; Oat«r HEROUK 8.lérômr.pritr*.conl.*t dort.BEAU ET FRAIS Maximum aujourd’hui .ucmmv *>0 Maximum l’an dernier jirÂlèH *5 Minimum aujourd'hui M Minimum l’an dernier .36 Baromètre: 30.00, 30.05, 30.10 Volume XXXVIII — No 225 MONTREAL, MARDI, 30 SEPTEMBRE 1947 Trois cents le numéro Grève des salaisons et non pas grève du C.C.F.Les justes réclamations des ouvriers d'abattoir — Vers la coopérative de ‘production-Où l'illégalité devient un système- Les provinces ont raison de se défendre-Jusqu'où certains principes pourraient mener Mgr Ukmar subit son procès en Yougoslavie Quard le conflit des salaisons a commencé de s'en-Ivenimet.la situation revenait à ceci: Les grosses compagnies en cause avaient, depuis le rapport Stevens, assez mauvaise réputation.On se souvenait des opérations financières et des crocs en jambe aux petits concurrents, par lesquels certaines s’étaient édifiées.Durant la crise elles avaient corîau une prospérité relative, en traitant brutalement les éleveurs, et en réduisant (pour l'une d'entre elles au moins) à une moyenne de $933.le salaire annuel des ouvriers.Ainsir les producteurs comme les employés avaient-ils dû passer pat leurs conditions de 1er.Avec la prospérité et la guerre, on savait que ces compagnies avaient accumulé, sous forme de bénéfices, de réserves ou de dépréciations, des profits très substantiels.Après avoir fait porter sur leurs fournisseurs et leurs ouvriers le poids de la crise, elles entendaient, disait-on, garder surtout pour elles les avantages de la prospérité.Telle nous paraissait l’opinion générale.L’éleveur au surplus, frappé dans une saison que l'on dit choisie avec soin, pouvait comprendre que les ouvriers se rebellent contre des compagnies qui avaient si souvent abuse de lui.Chez les concurrents indépendants de la Canada Packert et de la Swift, on garde le mauvais souvenir des coups reçus au cours de la lutte économique, et même si on n’est pas forcé de l’avouer, on n’aurait pas été trop mécontent des difficultés qui surviennent à un quasi-monopole.Le marchand détaillant, le boucher, serait sans doute celui dont les compensations resteraient les pim maigres.Son public risquait de regimber devant les sacrifices à consentir, mais on pouvait le faire patienter en lui montrant qu’une épreuve de force avait enfin lieu entre les ouvriers d’une part, et d’autre part les Trois»Grands du royaume de l’Abattoir.Deux formes modernes du crime d'esclavage i .Le sort des prisonniers de guerre est-il conforme au droit international ?— Dans les camps de travail soviétiques En Franc* Ceux qui ne voient jamais au delà de l'actuel : peuvent hausser les épaules.Pourquoi, diront-ils volontiers, les provinces ne céderaient-elles pas?Car après tout, si elles consentaient à é'prêter” leur ju- , ridiction à Ottawa la terre ne cesserait pas de tour- téeL/Sdi c°ontreTe Sda^ar ner, et 1 autonomie québécoise ou mamtobame ne,|e délégué de l’Ukraine s'excuserait guère amoindrie.j que par une tactique familière Mai, a-t-on remarqué à quel p.m.le.arpumenr.; •« invoques par certains chefs de la C.I.O.ont une por- j tiques dc>nl i]s sont l’objet, ils tée générale?Nous écrivions il y a deux semaines ; ripostent en formulant le même qu’un abandon dans ce domaine constituerait le pré- ; grief contre l'autre camp.cèdent pat l’entremise duquel passerait toute l’ava- \ ^a.tuême chose s est produite ; / A • i - -j h • ‘ces jours derniers a propos de lanche centralisatrice, — le precedent que teHe union :Ja de la preSSe.En U.R.- ou telle compagnie seraient les premieres à invoquer : s.S.et dans toute la zone soviéti.contre la juridiction provinciale?Ce qu’on accor-ique une censure rigoureuse éluderait aux salaisons, comment le refuser logiquement ^ pêche les correspondants d a- » «¦ qui a atliré à New-York journaux nous rapportent que tel est_ le point de, un grand norabre de journa]jstes> >nio Bar- les Etats-Unis ont jugé bon d’ex- vue adopté à Toronto par 4’honorabje Antonio rette au nom de la province de Québec.Et c’est le bon sens même.Si vous admettez qu’un commerce ou une indus- ercer un contrôle pour fins de sécurité, afin de protéger les dé.légués des Nations Unies qui sont leurs hôtes à Lake-Success.trie faisant affaires dans plus d’une province échappe | La presse soviétique a accusé ;hi nécessairement à l’action de l’Etat provincial, alors i Washington de vouloir censurer , , • , a _________, •> „»_fiet museler les journalistes en- toutes les questions rebaptisees nationales /ont.- à ]a rtunin internatio- cesser automatiquement d’en relever.En réalité, ; naie, c’est par une simplification extrême qu’on les ap-i , pelle “nationales”: on les dirait aussi justement j CiCOleS SOVIGtiquCS américaines et mondiales, car tous Us hommes doi-j L.attaque portée contr€ le Ca.vent s'abriter sous tous les deux de l’univers, et la-|nada ^ propos de l’immigration Au début, voilà bien l’impression que nous avons ] grjCHjturf posf partout certains problèmes con-jde réfugiés européens ne trom-eue.Le syndicat a rajouté quelques faits à ceux que cr€ts_ Aussi les esprits les plus ouverts s'orientent-ils ! para personne, C est au contrai-nous connaissions déjà.Il affirme que les profits des vm d>une organisation fédérative du monde,, 8^St mus'^ qiie'1 l’eselavage" Ar /tu* vpr* nnp rrtnrpnfîon unitâirê et ntéta- _ _ i _ i _ ___a «vil i „.trois compagnies depuis 1939, s’élèvent à $15 millions, et à $2,250,000 ceux de 1946.Ce qui est plus important, ils assurent que les augmentations de salaires réclamées, ne se traduiraient que par une augmentation de 1/10 de cent dans le prix de re- plutôt que vers une conception unitaire et meta nique.Mais alors, l’épreuve de force des syndicats ne porte plus contre les compagnies de salaison: ils la existe indiscutablement chez les Soviets, et que, dan* ce domaine, Hitler n’a été que l’émule de Sta.line.H est difficile d’avoir des chif- dirigent contre l’essence même de la confédération jres sur ie nombre de prison- vient de chaque livre de viande: les compagnies canadjcnnc Swift> Camda packen et Burns sont i pourraient absorber ce léger accroissement de dépenses, en réduisant de peu leurs profits.Bref, les ouvriers d’abattoir n’étaient pas assurés d’obtenir jusque dans le détail toutes leurs réclamations.Mais ils allaient commencer la bataille avec de gros atouts en main, * * * Ici, une brève parenthèse.Quand on se trouve en face de ces mastodontes qui ont une efficacité technique remarquable, mais qui tendent continuellement à abuser de leurs employés, de leurs fournis- niers condamnés aux travaux forcés en Union soviétique pour des délits politiques.Les estimés les plus récents sont les suî.vants: Dans Justice soviétique, MM.S.Mora et P.Zwierniak fixent le nombre de ces forçats à 15,000,000; M.Victor Kravchenko, dans / Chose Freedom, dit 20,000,000; M.Arthur Koest-trage.Gerard Pelletier en analyse ailleurs le meca- ler> dang The Yogi and (he Com nisme.L’arbitrage provincial, contre lequel s elevait ! n,000,000; M.3 moins visés que les Etats provinciaux.Or il s'agit dîEtats déjà menacés, déjà discutés, déjà investis.C’est une vague après tant d’autres, avant tant d’autres qui ne demandent qu’à surgir.üé * * La menace immédiate porte sur notre loi d’arbi- la C.I.O., existe en fonction d’une loi votée pat les libéraux en 1944.Dans son ensemble, c’est une me- «urs, d/kurs concurVent7e7 du pùbik'par-dèisüs de«in« à introduire un commencement - - ¦ J—J-~ -t-"» conflits sociaux, et a imposer un |le matché, — on se prend à espérer le jour où des ; d ordre dans les 1 temps de reflexion avant le coopératives de production remplaceront ces intermédiaires colossaux.Dans la coopérative, l’ouvrier n'aurait pas ce sentiment d’être exploité, qui est maintenant dans son esprit, souvent avec raison: son intérêt individuel coïnciderait largement avec la communauté au sein de laquelle il travaille.On se demande pourquoi les divers syndicats n’amorcent rien de ce côté.Sans doute, ils ont toujours été absorbés par l’immédiat: mais maintenant qu ils ont acquis de la force et de la maturité, ils auraient intérêt à guider leurs membres vers les formules de l'avenir.Ayant consacré tout leur effort à améliorer les salaires et les conditions de travail, ne pour-taient-ils s'efforcer d’agir désormais sur le* conditions mêmes de la vie?Sans doute ce serait une oeuvre de longue haleine, et jamais les coopératives ne s’improvisent.Mais précisément parce qu'elles ne peuvent réussir sans une solide formation, ne serait-il pas temps qu'ils inaugurent un effort concerté d'éducation coopérative?* # * Nous n'en sommes pas encore là.Dans les cadres classiques des relations sociales actuelles, nous pensions que les ouvriers d'abattoir allaient procéder à une sérieuse épreuve de force avec leurs grands patrons.Et puis, comme résultat d’une étrange stratégie, tout a changé du jour au lendemain.A peine est-il | iiiestion de la Canada Packers, de la Swiit et de la Burns.De quoi parle-t-on?Des Etats provinciaux qu’on somme de ‘’cesser de nuire’’.déclenchement d’une greve.Que telle ou telle de ses étapes exige des délais trop longs, que le mécanisme soit à reviser, que des ententes intcrprovinciales puissent s’imposer en plusieurs citconstanccs, nous l’accordons./Jue des grèves dites “légales” n’aient pas reçu de l’autorité l’appui moral qu'elles méritaient, que la “justice à coups de matraques” imposée récemment par M.Duplessis ait entamé son prestige et que le premier ministre actuel ne soit pas le champion idéal d’une cause juste en elle-même, c’est évident.Est-ce une raison pour escamoter la loi elle-même, refuser l’autorité provinciale, et faire de l’illégalité un système?Nous estimons que les provinces ont eu raison de s’affirmer à Toronto.Elles ont eu raison de déclarer illégale une grève qui fait fi de leur existence, où il ne s'agit pas d’une négligence technique quelconque mais d’un refus conscient et réitéré.La dissidence de la Saskatchewan (seul gouvernement C.C.W.L.White, dans Report on the Russians, 14,000,000.Ce systèm* inauguré entre 1918 et 1923, a été fortement amplifié en 1929, alors que les institutions pénales ont été réparties en trois groupes: lo “camps de travail de correction”, pour les condamnations à trois ans ou plus; 2o “colonies de travail de correction”, pour les prisonniers condamnés à moiqs de trois ans; 3o “exil pénal”, qui comporte la résidence obligatoire à tel endroit sans emprisonnement Tous ces condamnés sont astreints à des travaux épuisants, cependant qu’ils sont sous-alimentés, mal vêtus et mal logés même lorsqu’ils doivent affronter l’hiver sibérien.Les plus récentes victimes de ce régime proviennent des purges pratiquées dans les territoires occupés par les Allemands: des populations de cinq républiques soviétiques liquidées à la fin de la guerre; des centaines de milliers de déportés d’Ukraine (la “république” dont le délégué nous accuse), de Pologne (1,700,000 F.du pays) sera sans doute exploitée démagogique-ment.Il fallait passer outre, et c’est ce qu’on a fait.Les ouvriers des salaisons peuvent obtenir justice j hommes, femmes et.enfants dont I l’iiuiri,iif d» „d„ provincial.Leur* ministres Une bombe explose à l'entrée d'une boutique arabe Jérusalem, 30 (A.P.) — L’explosion d’une bombe, à l’entrée d’une boutique arabe, a fait sonner aujourd’hui, pendant huit minutes, l’alarme générale à Jérusalem, où les gens sont encore sous le coup du bombardement, hier, d’un poste de police, lorsque dix personnes perdirent la vie.Aujourd’hui cependant, on ne rapporte aucune victime; la bombe a été lancée dans un effort apparent pour intimider des marchands arabes qui avaient enfreint l’ordre de leurs chefs de ne pas commercer avec les Juifs.On apprend aussi qu’une mine a fait dérailler le train rapide qui assure le service entre le Caire et Haïffa.Le tender ej deux wagons ont sauté hors des voies à environ 20 milles au sud de Haïffa, sans toutefois que l’on ait à signaler de victimes.Pendant ce temps, il est rumeur que trois navires, transporta» plus de 4.500 immigrants il-légaux juifs, arriveront ,en Palestine d’ici 21 heures.Les autorités turques ont, en cff.t, an.nonce dimanche soir que ces navires, arborant le drapeau de Panama, venaient de traverser le Bosphore, se dirigeant ostensiblement vers la Havane.Aujourd’hui, une dépêche de Turquie indique que des navires de guerre britanniques se tenaient prêts dimanche soir à suivre les navires d’immigrants, dès que ceux-ci auraient franchi les Dardanelles; on croit donc qu’ils leur couperont immédiatement la route, s’ils font mine de se diriger vers la Palestine.Quant à l’Amirauté brilanni.que, elle n’avait aujourd’hui aucune information à cemmunl- 3uer sur la capture des navires ont il s’agit.Pour revenir aux actes de banditisme en Terre sainte, notons que deux soldats britanniques ont été blessés près de Lycîda, au sud-est de Tel-Aviv, lors, qu’une mine fil explosion sous la voiture qui les transportait.Quelques Instants pins tard, an moment où quatre autres soldats britanniques examinaient les lieux de l’explosion, les occupants d’une automobile ouvrirent le feu sur les soldats mais n’atteignirent personne.De la même manière hier soir, nlu-sieurs coups de fusil ont été tir-s d’un taxi traversant à toute vitesse le quartier juif de la ville Ha n’a été rapportée.Enquête terminée en Indonésie U est accusé d’avoir provoqué des troubles Le "nouvel ordre sodal" continue son oeuvre — Rome sévit 30-IX-47 1 L'a'acien pr< i ni ccJLpte déj Blocs-notes |}n9 formidable tâche résident Hoover, à soixante-treize nnéës faites, vient de se charger une tâche formidable.C’est, di-iit-il hier même, mais, avec lui, ui peut en être sûr?le “dernier Tvice public qu’il accepte”.[ Qu’il s’en soit chargé, c’est la i reuve d’un magnifique sens sciai et de sa volonté de servir bn pays jusqu’à la fin- Qu’un résident démocrate ait choisi onr cette lourde besogne nn ncien président républicain, est la preuve, d’autre part, .hez M.Truman, d’un large dé.I intéressement et de la volonté 'utiliser pour le bien du pays jutes les forces dont il peut dis.oser.H s’agit en somme de mener ne enquête qui portera sur les randes lignes de l’adminlstra-on fédérale, et dont le seul noncé atteste la complexité de lus en plus grande, de plus n plus lourde aussi, des servies administratifs qui dépendent e Washington.Cette Commission se compose e douze membres, avec comme Ire-nréstdent t’eneten smis-se- crétaire d’Etat Dean Acheson.Elle étudiera à fond, d’anrès ce que nous annonce son président qui engage en fait sur l’exécution de ce programme son nom et sa haute réputation: 1 — L’accroissement et la complexité croissante des services fédéraux; 2 — Le grand fardeau imposé aux citoyens par leurs relations ordinaires avec le gouvernement; 3 — Les formidables problè-mes que comporte la définition des droits de* Etats par opposition aux responsabilités feaéra- i __ L’énorme augmentation du nombre des conseillers en matière d’impôt, et le fait que toutes les formes d'affaires, ou à peu près, doivent aujourd'hui se pourvoir d’aviseurs professionnels pour traiter de leurs relations techniques avec le gou-vernement; 5 — L’énorme volume d’intolérable labeur imposé au président par la multitude des services fédéraux indépendants.En somme, la machine gouvernementale américaine, ma., gré les administrations d’Etat et les innombrables administrations locales qui doublent les services fédéraux, a pris des proportions telles qn'ellea rf.ourd’hui le tenter, c’est une réé-ection à la présidence.Cette am.bition n’est plus de, celles que peut caresser un plus que sep-fraient les plus sagaces observa, tuagénaire.leurs, qu’elles inspirent à tous r .des craintes très vives.En dé-;Encore lin tiers pit de tous les efforts qui ont j Qh sait que depuis deux ans été faits pour améliorer le réfi- une enquête se poursuit en On-me, le domaine du gouvernement |tario.sur la situation générale fédéral a continué de grandir, et |de l’enseignement.Cette enquête, ses rouages de se multiplier.Es-î naturellement.Intéresse à un pérons que M.Hoover sera plus j haut degré et à un double titre heureux que les autres et réus-nos coreligionnaires de langue sira à enrayer dans une certaine ' française: comme contribuables mesure l’-avalanche.Icatholiques et comme contribua- Deux chiffres marquent I’am-'Wes de langue française, pleur de ce mouvement.A la i Depuis ces deux années, des veille de la première grande i documents et des mémoires s é-guerre.les services administra-1 ^ devant la Commission.tifs fédéraux comportaient l-cm.; «t d,” ^ar*ü*ea" vi^‘ «ini ,ia a arm mil.• nent parfois jusqu au grand pu- der-un loi de 4,300 personnes par mil-,., - de la population.Ce chiffre ; ^ CCS nt ^ aujourd’hui 21,300, «it «’°;*.Mon atteint cinq fois autant, Cette augmentation s’est produite en un tiers de siècle: on comprend qu’elle épouvante.Le seul choix de M.Hoover comme président de la Commission d’enquête garantit, on le ¦résumé de l'un des derniers mémoires présentés devant la Commission par l'Association rana-dienne-française d’Education de la province.Nous en détachons quelques lignes particulièrement significatives et qui en résument l’un sait, le sérieux de l'entreprise.[ dea chapitres importants.Par Non seulement l’ancien prési-!]-examcn du rapcion du ministre dent est un homme d’affaires et de l'Education pour 1944, l’As- un administrateur public de grande classe qui, «oit comme président, soit comme organisa.sociation établit le fait, dit le résumé que nous citons, qu'un tiers des enfants d’origine fran leur de secours aux victimes de :ç8jSe de la province d’Ontario la guerre, soit comme simple1 homme d’affaires, avant son entrée dans la politique, a donné des preuves d'une excentionnelte n’ont pas l'avantage d’apprendre ci ' fréquentent.(>n • dH.et nnns avons répété le français dans irs écofës qu’ils plusieurs fois, qu'au cours des trente dernières années, sur le terrain linguistique, les Franco-Ontariens avaient fait des progrès considérables.Le régime a été amélioré dans son esprit, dans ses' méthodes et dans son haut personnel; mais l’on voit qu’il reste encore singulièrement à faire.Il importe toujours aussi de ne jamais oublier que la question bilingue n’est que l’un des aspects de la question dite des écoles séparées, Que celles-ci soient bilingues ou exclusivement anglaises, elles souffrent toutes, et pareillement, d’un régime fiscal, qui les constitue en état d’infériorité financière constante.C’est un point que maintes fols, et tout récemment encore, nous avons souligné.C’est déjà le temps d’y penser Nous entendons chaque année dire qu’il faut s’efforcer de multiplier un peu partout les cartes de Noël et du Jour de l’An en français.La pensée est excellente; mais elle ne peut être traduite en acte que si l’on y pense passablement d’avance, et c’est sûrement le temps déjà, peut-être est-il même un peu tard, d’y penser.Combien des nôtres, dans des régions en majorité anglaises, se serviraient volontiers de < actes françaises s’ils pouvaient facilement se les procurer?Avis aux hommes d'affaires et aux sociétés intéressés.O H.Londres, 30.(A.P.) — La Russie a accepté une invitation britannique île se joindre à la conférence des sous-ministres des affaires étrangères pour discuter du sort des colonies italiennes d’avant-guerre.Un porte-parole du Foreign Office a déclaré que la Grande-Bretagne espère que cette conférence commence a Londres, vendredi.La Grande-Bretagne a nommé sir Noel Charles, ancien ambassadeur britannique en Itniie, comme son représentant à la conférence.' M.Georgi Zarubin, ambassadeur soviétique en Grande-Bretagne.représenterait la Russie.11 est revenu à Londres, hier soir, d’un court voyage à Moscou.L'ambassadeur René Masstgîi représenterait la France.En l’absence de l’ambassadeur Lewis-W.Douglas, les Etats-Unis nommeraient un autre représentant officiel comme représentant.Belgrade, 30.(A.P.) — Son Exc.Mgr Jako Ukmar et le R.P.Stefano Cck subissent actuellement leurs procès à Pisino, en Istrie- Ils sont accusés d'avoir provoqué les troubles du 24 août dernier, à Lanischie, au cours desquels un prêtre a été tué et Mgr Ukmar lui-même blessé.Le procès a commencé hier au palais de justice local.Les avocats de la poursuite accusent les deux ecclésiastiques “d'avoir répandu de fausses rumeurs dans le but de provoquer des désordres’’.Le H P.1 ,ek est de plus accusé d’avoir entretenu des relations avec les autorités mililaires allemandes durant l’occunation.d’avoir fait “un travail antinational au cours de l'occupation et d’avoir travaillé contre le nouvel ordre social en Yougoslavie”.Sept autres personnes sont accusées d'avoir “tenté d’isoler l’armée yougoslave du peuple et d'avoir semé la méfiance entre l’armée et le peuple”.Quatre autres sont accusées de s’être introduites dans la maison paroissiale de LaniscMe, en compagnie d’“un groupe de gens enragés et insensés” et d'y avoir attaqué Mgr Ukmar et le R.P.Miro Bulesich.Ce dernier a été tué et Mgr Ukmar blessé.L’acte d’accusation dit aussi que le R.P.Gek a tenté d’empê-chor les paysans des villages voisins d’entrer à l’#glise.La poursuite dit que Mpr Ukmar, en approuvant les agissements du P.Gek ‘Ta encouragé à commettre un crime”.Le Vatican a annoncé que tous les catholiques qui ont pris part à l'attaque contre les deux ecclésiastiques étaient automatiquement excommuniés des rangs de l’Eglise catholique, de même que ceux qui prendrait part au procès.Les autorités catholiques de Trieste ont décalré, eommen.tant ce décret d’excommunica Mon, que Mgr Ukmar avait été envoyé par le "Vatican pour confirmer des enfants à Lanischie et que l’attaque avait eu lieu au cours de la cérémonie de confir-matton.‘ * ~ ' Les autorités ont nié une accusation disant que l’on avait refusé à d’anciens paysans qui ont fait la lutt® aux Allemands de servir comme parrains lors de la confirmation.arabe de Haïfa: aucune victime Batavia, 30 (Reuter) — Les six consuls qui font enquête sur l’ordre donné par les Nations Unies de cesser le feu.ont terminé leur travail aujourd'hui.Pendant plus de deux heures, ils ont interrogé les chefs militaires hollandais et indonésiens sur “certains aspects” d: leur enquête.On croit qu’ils enverront leur rapport aux Nations Unies, d’ici la fin de semaine.Hans Fritsche à la prison Nuremberg, 30.(Reuter) —Le tribunal allemand d* dénazification a condamné aujourd'hui Hans Fritsche, commentateur radiophonique hitlérien.au cours de la guerre, à neuf années d'emprisonnement dans un camp de travail.L’appel de Fritsche a été rejeté.La cour a spécifié que la sentence compterait à partir du jonc où Fritsche a été emprisonné.L’accusé se voit privé aussi, pour la vie, du droit de jouer sur la scène et à la radio.Ses biens ont été confisqués, sauf une certaine somme d’argent pour sa subsistance.W travers le monde, Les 'esprits" en Correctionnelle Quatre présumées diseuses de bonne aventure ont subi leur enquête préliminaire devant le juge Edouard Tellier, re matin.L'une des inculpées a été libérée à l’issue de son enquête tandis que les trois autres ont été eitées à leur examen volontaire fixé nu 8 octobre.Les prévenues étaient accusées en vertu de l'article 44.’l du code pénal, soit d’avoir par la magic et la sorcellerie dit la bonne aventure.L'inculpée libérée est Mme G.Duprintemps, 388i rue du Parc Lafontaine.Les autres sont: Mme Antoinette Howland, 4305 rue Brébenf: A.Borie, 392(1 rue St-Denis et A, Robert, 1573 rue Mont-Royal est.Me E.Lacroix, G.R., occupait pour la Couronne.Percy Bengouch réélu président du C.M.T.C.Hamilton, 30 (C.P > - M.Per- ry Bengouch, machiniste de Vancouver, a été réélu à l'unanimité aujourd’hui président du Congrès des métiers et du tra-vail du Canada, lors des être, /ions générales qui ont été tenues au cours de la dernière session de la réunion annuelle dit i France Si inattendu que cela soit au premier abord, c’est aujourd’hui ie sucre qui se révèle cause d'aigreur en France.A Verdun, en effet, cette vieiile cité de l'est français où se déroula l'une des plus furieuses batailles de la guerre de 14.de nombreux groupes de citoyens semblent répéter le mot fameux du général l’étain, en 1915: “Ils ne passeront pas”.Mais le mot s’applique auiour.d’hui à des chargements de sucre qui étaient en route pour l’Allemagne, dans deux barges naviguant sur la Meuse.Les Verdunois s'opposent à ec que des détachements de militaires français, comptant quelque 500 hommes, assurent l’expédition en Allemagne, par ca.niions, des quelque 400 tonnes de sucre bloquées à Verdun depuis une dizaine de jours.: milles de La Havane, la capitale ^ cubaine, 360 rebelles «e sont ren-i dus aux troupes régulières du I gouvernement.On les détient sous une accusation de conspiration contre l'Etat, a déclaré le colonel Oscar Diaz.enquêteur en chef de l’armée cubaine.Diaz ajoute, que les insurgés projetaient d’envahir d'abord la République dominicaine, située au sud-est de Cuba.En cas d’échec dans cette entreprise, ils so proposaient de s’attaquer à l'armée et a la marine cubaine.Palestine Mais la plus forte explosion de violence de ces jours derniers s'est produite en Palestine où l’irgoun a exercé hier une vengeance pour la déportation en Allemagne des Juifs de VExode j 1947.Le baril d’explosifs qui a ; sauté contre le mur du quartier général de la police de Haïfa a ! causé jusqu’à date la mort de lü personnes, et sept autres sont Hier, dans 1rs montagnes d’Es- 'I8115 lin état grave, pagne s’est produit un incident : L.jrgütJn rarmée c]andestine évocateur de la toute recenle hh- :ui s-e#t reconnuc auteur de toire de re pays.I ne Ibi8n«1« ! l’attentat, déclarant qu’il consti.armée s », attaque un autobus »l|j„aj| imp mesure de représailles cinq voitures privées, et une per sonne l’assaut.a.w.® w« «.»«: ««.- v'u.;* j Britanniques blessée.Le, assail-1 perdu ^ vie dans Espagne : ™ • iiihii imp mesure ue reuresames mtures privées, et un per- pnuI.ja déportation des Juifs de a perdu la vi au çmir de \'i.;XO(jc a Hambourg.Seuls des I.alors qu une autic était Britanniques et des Arabes ont gravement lants auraient déclaré que “la guerre civile ne s’était pas terminée en 1938''.On rapporte d'autre part de Cordoba, dans l’Espagne méri.dionale.que six insurgés ont été tués à cet endroit, au cours d’un engagement avec des gardes civils.Cuba A fhlinrtlns Pnv n mo-lqur 300 l’explosion, mais 14 civils juifs ont été blessés.Inde A peine les malheur, de la guerre civile semblent-ils marquer un adoucissement que des milliers d'Indien, sont chassés de leur foyer par dea inondations.On cremt des portes d» vie.« LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 30 SEPTEMBRE l»47 LE DEVOIR «•L, Devoir” «at imprimé au no 430 eet, rua Notre-Dame, à Montréal, par l’Imprimerie populaire, compagnie à responsabilité limitée, qui en es* l'édltrlce-proprlétalre.Directeur-gérant, Gérard Fülon -*Le Devoir” est membre de la Canadian Press, de l’Audit Bureau of Circulations at de la Canadian Dally Newspapers Association.La Canadian Press est seule autorisée à faire l’emploi pour réimpressions de toutes les dépêches attribuées A la Canadian Press, a r Associated Press et à l’agence Renter, ainsi que de toutes les Informations locale» que "Le Devoir" publie.Tou» droit» de reproduction des dépêches particulière» su "Devoir” «ont également réservés.Abonnement par la poste : EDITION QUOTIDIENNE Canada (sauf Montréal et la banlieue) - f 6.00 Montréal et banlieue .9-0ü Etats-Unis et Empire britannique .• S(),) Union postale .10.00 EDITION DU SAMEDI Canada .2.00 Etats-Unis et Union postale .«1.00 Les abonnement» «ont payables d'avance par mandat-poste ou par chèque encaissable au pair à Montréal.Autorisé comme matière postale de deuxième class# par le ministère des Poste», Ottawa, Téléphone : j(:BElair 3361.«mm* i.t- ’atm L'actualité L'esclovoge en Amérique du Nord ïï y aura bientôt un siècle que les Etats-Unis ont réglé par une émancipation générale la ques.tion de l’esclavage à la suite d’une guerre civile qui a ensanglanté le pays pendant cinq ans.Il s'agissait des noirs que ion avait transportés d’Afrique pour les faire travailler sur les plantations.U est cependant une autre for.me d’esclavage qui a pris naissance aux Etats-Unis depuis un certain nombre d’années et qui s’est étendu au Canada qui n'avait pas connu l’esclavage des plantations.U ne s’agit plus cet.te fois de noirs, mais bien de blancs, des joueurs de hockey et de baseball.C’est tellement vrai qu'il s'agit d’un trafic de blancs qu’il a fallu toute une révolution pour faire accepter le joueur noir Robinson sur l’équipe de baseball de Montréal Van dernier et sur celle de Brooklyn cette année.Tout l’ancien vocabulaire des négriers et des anciens planteurs sudistes est aujourd’hui en honneur dans le monde du sport commercialisé.C’est ainsi qu’on lit couramment dans les journaux que tel ou tel joueur est la propriété de tel club.On parle couramment de ventes, d’achats et d’échanges de joueurs.Il existe des clubs.fermes où les joueurs sont affermés ou loués dans le sens le plus littéral du mol.Les hommes qui jouent au base-tall ou au hockey ne sont pas plus libres que les chevaux dp course qui passent d’une écurie à une autre.On objectera que ces athlètes se lient par contrat et que ce sont ces contrats qui se vendent ou s’échangent.En fait, ces contrats ne respectent pas la liberté des intéressés.Le jeune joueur de baseball ou de hockey qui veut monnayer son habileté n'est pas libre de jouer où il veut.On dispose le plus souvent de lui sans avoir obtenu son consentement et sans l’avoir même con.sultê.Il arrive souvent qu'un jeune lanceur ou un jeune gardien de buts est inscrit à son insu sur la liste de réserve de l’un des clubs professionnels pendant qu’il est encore au collège.Les maitres du sport commercialise ne peuvent sans doute pas le faire jouer de force, mais Us peuvent l’obliger à jouer pour leur équipe ou le forcer à accrocher définitivement ses patins ou son gant.S'il veut conserver sa liberté, il doit renoncer aux revenus que pourrait lui valoir son habi.leté à évoluer sur la glace ou sur le losange.Il semble que la question de la validité des contrats du sport professionnel doive être soumise prochainement aux tribunaux dans notre province.On annonce en effet de Saint-Hyacinthe que le joueur Arthur Lessard désire jouer cette année pour le club local parce qu’il a deux jeunes enfants et que sa femme est malade, mais que le club Buffalo refuse de lui donner son congé et veut l’obliger à jouer pour lui ou l’affermer à l’un des clubs de la ligue du Texas.Lessard serait forcé de s’expatrier ou de renon.cer au hockey parce qu’il aurait signé une option le liant au club Buffalo.Il sera intéressant d’entendre les avocats discuter cette question de la liberté des contrats et de la liberté de la personne humaine.U sera intéressant de voir comment les tribunaux trancheront la question de savoir si un homme peut devenir la propriété d’un autre homme, s il peut être acheté, vendu ou échangé en plein XXe siècle en Amérique du Hord.A quand l’émancipation des athlètes professionne^QQm Mandamus contre Saint-Lambert Avis de décès BOISVERT — A Montréal, le ‘27 septembre 1947, à l'âge de 74 ans.est décédé le Révérend Père Laurent Boisvert.O.P.(Dominicain), fils de feu Fabien Boisvert et de Phiiomène Hamel.Les funérailles auront lieu mercredi le 1er octobre.Le convoi funèbre parlira du monastère des Dominicains, au No 5367, avenue Notre-Dame-de-Grâce à 8 h.3ü pour se rendre à l’église Notre-Dame-de-Grâce, où le service sera célébré à 9 heures.Inhumation à St-Hyacinthe.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.METHOT — Aux Trois-Rivières, le 28 septembre 1947.à l’âge de 47 ans, est décédé subitement M.Lucien Méthot.époux de Alice Langevin.Les funérailles auront lieu mercredi le 1er octobre.Le convoi funèbre partira des salons mortuaires J.-S- Vallée, au No 107, rue Ste-Anne, à Sairite-Anne-de-Bellevue, à 9 h.45 pour se rendre à l’église paroissiale de Ste-Anne-de-Rellevue, où le service sera célébré à 10 heures et de là au cimetière de Coteau-du-l.ac, lieu de sépulture, où un libera sera chanté.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.M.Allen-Louis Rodier, de St-Lambert, vient de demander l’émission d’un bref de mandamus contre la cité de St-Lambert, pour la forcer à émettre en sa faveur des permis de construction de maisons à logement unique sur la rue De Lapinière Le requérant déclare dans sa requête qu’il réclame depuis juin 1946 ces permis de construction et que les autorités municipales ont multiplié les raisons pour les lui refuser, alors que d’autres personnes en obtenaient, pour des maisons semblables ou à peu près, M.Rodier a fait approuver ses plans par la Commission architecturale de St-Lambert, il s’est conformé aux demandes de la ville, mais sans succès.Le bref est rapportable le 3 octobre et c’est alors que la ville de St-Lambert devra expliquer | son refus Plus d« 25,000 personnes ont assisté à la messe en plein air célébrée ces jours derniers à l'occasion du congrès eucharistique de Buffalo.Cinq cardinaux, dont Son Eminence le cardinal McGuigan, assistaient à la cérémonie.; Les contributions à un fonds de pensions, déduites des profits Un arrêté ministériel autorise les employeurs à déduire leurs contributions du total de leurs profits-Les conditions prévues par le règlement Les contributions faites par entier que l’employeur a décidé un employeur à un fonds de pension de ses employés, à certaines conditions, pourront, à compter de janvier 1947 être déduites de ses profits pour fins de taxes provinciales sur les profits des corporations.C’est ce qu’a décidé, par arrêté ministériel, le Cabinet des ministres.Cette décision -ions est transmise dans la dernière livraison de la Gazette Officielle de Québec, en date du 27 septembre 1947.Voici le texte intégral du nouveau règlement, les “attendus” en moins: Que le règlement suivant soit adopté et ait force et vigueur à partir du 1er janvier 1947: “Pour les fins du calcul de la taxe sur les profits payable par une compagnie il pourra être déduit les contributions faites par un employeur à un fonds de pension de retraite et relatives aux années de service antérieures des employés le tout de la manière et dans la proportion suivantes: (1) dans le cas où le montant de verser au fonds de retraite est payé en une seule année, la déduction permise sera d’un dixième de la somme ainsi payée pour chacune des années financières, jusqu’à ce qu’il se soit écoulé dix années à compter de l’année où le paiement a été fait: (2) dans le cas où le montant entier que l’employeur s’est obligé à verser au fonds de retraite doit l’être dans une période plus courte que dix ans, la déduction permise par année ne pourra excéder un dixième du montant entier que l’employeur s’est obligé à verser à ce fonds; cette déduction sera admise chaque année pendant dix ans, à compter de l’année où ce premier paiement a été fait; la déduction permise chaque année ne pourra excéder la différence entre, d’une part, le total des paiements déjà faits et, d’autre part, le total des déductions déjà accordées; (3) dans le cas où un dixième ou moins du montant entier que l’employeur s’est engagé à verser au fonds de retraite a été payé, la déduction permise relative à l’année imposable sera le montant payé par l’employeur dans le cours de la dite année.L’admission des déductions ci-dessus mentionnées sera subor* donnée aux conditions suivantes: 1.le fonds ou système de oen-sion aux employés doit constituer une obligation écrite de l’employeur apportée à a connaissance de l’employé; 2.les sommes versées au fonds de pension par l’employeur devront l’avoir été d’une façon irrévocable; 3.le système ne doit pas couvrir les sociétaires ou les propriétaires de l’entreprise ou leurs épouses; 4.le montant de la pension devra être équitable; il ne doit pas y avoir de traitement injuste des différentes classes d’employés; 5.le fonds de pension ou sys tème devra avoir l’approbation du Trésorier de la province ou du Contrôleur du revenu.” Dernier écho de la srève aux National Breweries Les huit individus accusés de conspiration pour utiliser de la dynamite avouent leur culpabilité — Roméo Mathieu condamné à $500 d'amende La grève des employés des nue, Maurice Touraras, Germain La Messe du Saint-Esprit REM|TMSJT VfTRIWtS DE TWIB SORTIS NITTOrtB PAt DIS CANADIENS EXPERIMENTES ET ASSURÉS La messe du Saint-Esprit, qui marque l’ouverture officielle des cours à l’Université de Montréal, aura lieu dimanche prochain, 5 octobre, à l’église Saint-Germain d’Outremont, à onze heures de l’avant-midi.Mgr Olivier Maurault, recteur de l'université, célébrera le Saint-Sacrifice en présence de S, E, Mgr le Grand Chancelier qui présidera au trône, assisté des doyens de la Faculté de théologie et de la Faculté de philosophie.Le chanoine Arthur Sidelcau, doyen de la Faculté des lettres, prononcera le sermon de circonstance.A la fin de la messe, le vice-recteur lira, du haut de la chaire, la formule de la profession de foi et tous les professeurs prêteront le serment requis.National Breweries qui a eu lieu au cours du printemps 1946 et qui avait été marquée de plusieurs actes de violence a eu son dernier écho hier, en Correctionnelle, alors que huit grévistes, accusés d’avoir conspiré pour utiliser de la dynamite dans le but d’endommager la propriété de la compagnie ont avoué leur culpabilité deiant le juge Edouard Archambault.Cette affaire était devant nos tribunaux depuis plus d’un an.Hier, les inculpés, représentés par Mes Lucien Gendron, C.R., et René Gauthier, ont changé leur plaidoyer pour s’avouer coupable- .Le chef do la bande, Roméo Mathieu, a été le plus sévère-puni.11 a écopé du temps passé en prison et $500 d’amende.De plus, il devra payer $100 de frais et faire fournir, par un tiers, un cautionnement de $950, pour garder la paix durant deux ans.A défaut de remplir chacune de ces conditions, il devra purger six mois de prison.H a obtenu un délai de huit jours pour se soumettre à la sentence.Les autres inculpés, Arthur Plouffe, Benoît Vincent.Fleurant Landry, Ethienne Bienve.Daoust et Wilfrid Gagné, ont tous été condamnés au temps Çassé en prison et à $25 de frais.1s devront fournir un cautionnement personnel de $500 pour garder la paix durant deux ans.Comme dans le cas de Mathieu, ils ont huit jours pour payer et à défaut, ils devront passer trois mois en prison.Le dernier accusé, Wilfrid Gagné, n'était pas présent hier, étant retenu par la maladie.Toutefois ses procureurs ont enregistré le plaidoyer de culpabilité en son nom.Le ministère public et la pour, suite privée étaient représentés respectivement par Me frénée Lagaroe, C.R.et Me Paul Dalmé.En rendant sa sentence, le juge Archambault a déclaré qu’il s’agissait là d’un délit très grave mais que par contre il prenait en considération les circonstances qui ont entouré ce délit.Le plus, dit-il.tous les accusés sont pères de famille et à venir jusqu’à ce délit, ils avaient toujours vécu en bons citoyens, J’espère tout de même, d'ajouter le juge, que les ouvriers qui se mettent en grève comprendront qu’on,ne doit pas user de violence ou tenter de sc soustraire aux lois établies.LES CONSEQUENCES MS GREVES EWes n'ont pour résultat qoe la ruine des industries et des maisons de commerce, soutient M.Bourque Deux piétons renversés par une voiture WINDOW ÇL1AN1NC« R( achetez sot FLEURS K* La Patrie Fleuriste HS SSL 8T&CATHER1NE garages et des parcs de stationnement existants, deux garages d’une capacité de 1,500 véhicules, douze garages d’une capacité de 200 à 400 véhicules, et cinq garages ou parcs de stationnement d’une capacité de moins de 200 véhicules.Une étude préliminaire a révélé que le meilleur endroit disponible où la ville puisse fournil sa part de 1600 unités de stationnement hors rue semblerait être le Champ de Mars, qui constitue un emplacement bien situé, très propre aux besoins du stationnement et de réalisation rapide, dit le rapport du service d’urbanis.me.L’exploitation des garages construits par la vilîe porrrai: être assurée, soit par des concessions, soit par les services municipaux existants, soit, enfin par un organisme spécialement créé à cette fin.On pourrait en outre, ajoute le mémoire, augmenter le rapport de ces garages par l’aménagement et la location de boutiques, de magasins et de bureaux.Les enfants infirmes ont besoin d'aide Camp d'été et service d'hôpitol — Ceux que l'on cache et qui attendent des soins — Un appel pressant de la Société de secours aux enfants infirmes Une dizaine de journalistes — qui en ont vu d’autres pourtant — ont été fortement impressionnés hier midi, lorsqu’on leur remit en mémoire Thistoire, souvent héroïque, des centaines d’enfants infirmes qui doivent entreprendre la lutte pour la vie avec un courage tout à fait spécial.S’il est naturel d’être pris de pitié pour une personne adulte qui se sert de jambes artificielles, quels sentiments ne seront pas les nôtres au spectacle d’un jeune enfant dont les membres sont paralysés, ou difformes?Qu’il faille donc les aider à recouvrer la santé le plus tôt possible, ou à préparer Texistenec qui sera la leur, tels sont les* motifs qui doivent pousser le public à encourager Toeuvre de la Société de secours aux enfants infirmes.Cette Société a lancé hier sa campagne annuelle de souscriptions, avec un objectif minimum de $65,001).Samedi prochain, le 4 octobre, des milliers de pet-sonnes seront postées à travers les rues de Montréal et offriront des myosotis aux passants- i>es dirigeants de la Société nous demandent de nous montrer généreux.Trovoil de la Société L’oeuvre de la Société a été décrite hier par M.W.J.Bryant, J.P.Harrisson et P.D.Maca-row.Tous les jours, la Société s’occupe de transporter les enfants infirmes de leur domicile à Té-cole qu’ils fréquentent, ainsi qu’à l’hôpital où ils sont traités.Dans la plupart des cas, les médecins-orthopédistes prescrivent des chaussures ou des appareils spéciaux; ces articles, dont le prix est habituellement très élevé, sont alors achetés par la Société qui assure aussi leur remplacement, au fur et a mesure que l’exige la croissance de l’enfant.Pendant Tété, la Société maintient ouvert un camp à Saint-Alphonse de Joliette, ou 300 enfants peuvent chacun passer un mois au bon air, sous la surveillance de médecins et de spécialistes.Ce camp est une merveille de confort, selon Tavis de tous ceux qui Tont visité: on va même jusqu’à dire qu’il est le plus moderne du genre dan* toute l’Amérique du Nord.Inutile de démontrer que ces quelques semaines dans les Laur -n-tides apportent aux petits infirme* les plus grand* soulagements, tant au point de vue moral que physique; notons qu’ils ont leur chapelle privée où des prêtre* catholiques viennent ré- gulièrement dire la messe.Voilà, d’une manière très générale, à quoi s’occupe la Société.Voilà ce qu’elle donne aux enfants, gratuitement.Rappelons ici que la Société ne fail pas de distinctions de race ni de religion; toutefois, il arrive que les 80 pour cent des jeunes enfants aides par la Société «ont de langue française et de religion catholique.500 enfants abandonnés Cependant, malgré le travail de la société, il existe encore à Montréal quelque ôOO enfants infirmes que les parents cachent et qu’ils attachent même, à un poêle ou dans une grange, dans un mouvement de honte aussi ir.raisonné que stupide.M.Bryant, qui rapportait ce fait hier, tient à lancer à ce> parents un pressant appel: il leur demande de ne pas hésiter à confier leurs enfants à la Société, il les assure que celle-ci en prendra le meilleur soin du monde.Les parents qui ont des enfants infirmes, ou les personnes qui connaissent de tels enfants, sont donc priés de communiquer le plus tôt possible avec la secre taire de la société, Mlle M.A.Daigle, 706 édifice University Towers.On rappelle enfin que les Montréalais ont l’occasion d’admirer la maquette du camp d’e-té, tous les jours de cette semai, ne, dans une vitrine des maga sins Simpson.Le rationnement du sucre serait bientôt aboli Ottawa, 30 — Selon certains observateurs bien renseignés h rationnement du sucre serait aboli au Canada et ce.dans un avenir très rapproché.L’on pré tend même que la nouvelle offi cielle serait annoncée au cours de la journée.Cette rumeur est en grande partie basée sur le fait que les fabricants de li queurs douces ont annoncé à leurs clients, hier, qu’ils étaient maintenant en mesure de répon dre à toutes les demande*.D’autre source digne de foi nous avons appris que le ration nement du sucre serait maintenu au pays jusqu’au mois de mars 1948 .m f MONDE FEMININ LE DEVOIR, MONTREAL.MARDI 30 SEPTEMBRE 1947 CARNET MONDAIN RECEPTIONS Avaut la réunion de la Société Royale du Canada, samedi soir, Mme E.de B.Panet recevait quelques invités parmi lesquels on remarquait: Son Exe.l'ambassadeur du Canada en France et Mme Georges-P.Vanier, Son Exc.l’ambassadeur du Canada en Hollande, M.Pierre Dupuy, ainsi que le major et Mme Gustave Lanctôt, d’Ottawa.?En l’honneur de Mme Gabri-elle Roy-Carbotte.auteur de “Bonheur d’occasion", Mme Oscar Beaudoin recevait, samedi soir, à l’issue de la réunion de la Société Royale du Canada RACINE-ROBERT Ce matin, à 9 h.30, en l’église Notre-Dame-de-Grâce, le R.P.H.-M.Bradette, o.n., a béni Je mariage de Mlle Gertrude Robert, fille de M.et de Mme Lucien Robert, avec le capitaine Robert-F.Racine, fils de M.et de Mme Pierre Racine.Pendant la messe, un programme de chant a été exécuté par MM.Paul Mireault et Ernest Michaud.M.Paul Doyon touchait l’orgue.M.Robert accompagnait sa fille et M.Racine était le témoin de son fils.Mlle Réjeanne Robert, soeur de la mariée, agissait comme dame d’honneur et le capitaine Jacques Pelletier, garçon d’honneur, tandis que M Raymond Robert, frère de la mariée, M.Jean-Paul Brisson et M.Jacques La-pierre plaçaient les invités.A l’issue de la cérémonie, une réception a réuni les invités dans le salon espagnol de l’hôtel Queen's; le capitaine et Mme Racine partirent ensuite en avion pour New-York et Washington Un curé loge ses paroissiens Une coopérative paroissiale — Comme les pionniers de Rochdale — Des ouvriers enfin chez eux qu’il pouvait lui-même se construire et devenir maître chez lui.MEMBRES L'article suivant a paru dans le numéro de septembre du ‘"20 Sièc le", sous ta signature de l’abbé Paul Guuy, Ce jour-là, monsieur Cham-berland, curé de la paroisse Sainte-Marguerite des Trois-Rivières, prit unee résolution: “Un bon nombre de mes paroissiens sont de classe ouvrière, avec des familles nombreuses.Les loyers pour familles nombreuses sont rares.N’y aurait-il pas moyen de faire quelque chose pour mes œ‘”;rSpéîKsTiffiî, **•,«-< «•»»*.dale, ces pauvres diables qui ne n vivaient que de peine et de mi-et tous les pages tournaient La femme et la vie rurale MME GAUDET-SMET A LA SEMAINE SOCIALE DE RIMOUSKI Chargée de présenter à ces assises la figure de la femme rurale, la directrice de Pagsana, Mme Françoise Gaudet-Smet, ou.vre son plaidoyer par la comparaison d’une naissance dans un hôpital et l’arrivée d’un enfant, sur une ferme, dans le temps des récoltes; et dans chaque cas, apporte la réflexion du père.Puis, elle présente l’épouse du cultivateur, la fait voir d’une clarté à l'autre, occupée aux travaux matinals de l’étable, occupée des enfants qui partent pour l’école, du dîner à préparer pour tlv .t • , ,, les hommes qui sont venus bat.I P0.^011- vl.vrc chez eux et léguer sere ._ une page de leur misérable et sans soleil et qui, par l'application des idées coopératives, réussirent à trouver de l’aisance et du soleil n’était-elle pas là pour encourager et indiquer la route à suivre?Monsieur Chamber-land décida de tenter leur expérience chez lui, dans sa propre fiaroisse; et pour ce, il se mit à 'étude du système coopératif bien compris et d’application possible pour ses paroissiens.Il lança donc l’idée parmi un groupe de ses gens; ce que les autres ont fait, pourquoi pas nous?Après deux ans de cercles d’études et de formation à l’idée coopérative, inspirée des cours de coopération de l’Université d’Ottawa, l’idée germait enfin; elle devait aboutir à une réalisation pratique: ’a fondation d’une coopérative d’habitations vigoureuse et solide, en 1943.La coopération se résume en cette idée maîtresse: “se nrocu-rer, fabriquer des marchandises au plus bas prix en éliminant le plus d’intermédiaires possible entre les producteurs et les con.sommateurs”.Cette idée au point de vue “habitation” voulait dire ceci: éliminer le plus de main-d'oeuvre salariée possible, en laissant la construction des futures maisons aux propriétaires eux-mêmes.Une chimère?Plus d’un souriait malicieusement devant l’entreprise.La réalisation leur montrera qu’ils avaient tort.Il s’agissait de remédier par la coopérative nu problème angoissant de l’habitation, problème tout à la fois d’ordre économique, social, individuel < même moral, Il s’agissait de permettre à des hommes libres niais jouissant de revenus fort modes, tes de devenir propriétaires, de tre le grain, des patates à ren trer, des conserves à enligner.des jardinages à encaver.de la laine à mettre en vêtements pour l’hiver qui vient: puis, ayant bien niché tout son monde au repos, elle commente avec son seigneur et maître le» nouvelles internationales qui les ramènent ensemble à vouloir de plus en plus.“se mêler de leuns affaires”.Débordant la maison, l’activité sociale de la fermière, sans changer d’objet, s’agrandit à la mesure des besoins du voisinage qui ressemblent bien aux siens.Après ce que l’agriculture reçoit de la femme, il y a ce que la femme est en droit d’attendre de l’agriculture, ce qu’elle doit recevoir des lois et des institutions qui les appliquent, “pour qu’il soit vrai que les maisons et les femmes qui les gardent aient un beau règne!” Nhttendezpasque ItRHUMi S'aggrave! leurs enfants un bien économisé et gagné à la sueur de leur front.Apparemment .les propriétaires se trouvaient devant une besogne surhumaine.Mais on semble trop souvent oublier que l’homme est fait pour travailler comme l’oiseau pour voler, et que sur cette terre, la clef du succès ne se trouve que dans le travail continu et persévérant.Besogne surhumaine?Mais ne sommes-nous pas les fils de ces pionniers qui se sont attaqués aux grandes forêts du nouveau monde où chaque pied de ter.rain se présentait à eux comme une conquête à faire?Et sans aller si loin, il n’est que de parcourir les campagnes en ouvrant les yeux: vous ne rencontrerez le succès que dans le travail.Ainsi des coopérateurs qui, auparavant, ne possédaient rien pourraient léguer à leurs enfants un bien acquis par leur esprit de travail.Et par le fait même, la coopérative réussissait un autre exploit: celui de faire comprendre à chaque individu LA MODE DU JOUR Vital Employez ces gouttes specials à double effet Un peu de Vicks Va-tro-nol dans chaque narine souiago rapidement les souffrances du rhume de cerveau! Employé au moindre reniflement ou éternuement prémonitoires, le Va-tro-nol aide à empêcher bien des rhumes de se déclarer.Essayez-en aujourd'hui! VICKS VATRONOL TRIPLE ACTION 'qui donne Soulagement Parce que les Pilule» du Dr Chase Ipour les Reins et le Foie aident à stimuler l’action du foie, des reins et de» intestins, elles peuvent difficilement faillir dans le cas des maladies a lus communes, telles que l'indien et la constipation.Le temps a démontré l’efficacité de ce remède souverain auquel un ai grand nombre de gens accordent confiance pour régulariser leur organisme et s'assurer une bonne santé.85 eta U botte.PILULES duDr CHASE pour les PEINS (ilfFOIE Mais en pratique, qui seraient ces coopérateurs?De combien d’argent devaient-ils disposer pour être sociétaires?La réponse était facile: ne posséder pratiquement rien .sauf les grandes qualités qui font les hommes: la bonne volonté, la sobriété et le courage au travail.Or, la paroisse de Sainte-Marguerite avait ces hommes! Le suc-car “qui veut.peut”.avec une bonne Providence de son côté.Et il y a des moyens de mettre la Providence de son côté.Ces moyens, on les prit.Le travail fut appuyé sur la prière; durant tout le temps de la construction, une grand-messe payée par les sociétaires, est chantée tous les mois, en l’honneur de sainte Marguerite, patronne de la paroisse; on demande à notre “avocate” deux grâces précieuses: le succès dans la construction et la préservation des accidents possibles sur le chantier.La recette est facile.Savez-vous qu’elle nous a toujours réussi?REALISATIONS Depuis sa fondation en 1943, la coopérative a construit trente maisons; dix autres sont présentement en chantier; à l’automne, l’actif de la coopérative sera donc de quarante maisons.D’autre part, plus de cinquante autres maisons ont été construites sous les conseils de la coopérative, ce dont elle a raison d’être fière.Un terrain de 100 pieds par 50 est alloué pour la construction de chaque maison; ce terrain est obtenu par l’intermédiaire de la coopérative au coût de $10.Chaque maison est séparée des autres par une dis-tance de 20 pieds; cela permet ainsi l’éclairage naturel de tous les appartements par les quatre côtés de la maison.Les maisons ont six pièces dont trois chambres à coucher, un salon, une grande cuisine et une chambre de bain.Chaque “unité” comprend deux logements.Evidemment, l’idéal serait une petite propriété complètement individuelle, chaque propriétaire occupant seul la résidence construite par lui.Mais après étude approfondie de la question et en considérant d’une part le prix actuel des matériaux, de la main-d’oeuvre nécessaire à certains travaux spécialisés, et d’autre part le coût élevé des taxes et des assurances, il a semblé Impossible à un ouvrier de condition moyenne de payer de $35 à $40 par mois.La solution du problème sent, blait donc résider dans les “unités” à deux loyers; le prix du locataire ($25) sert à abaisser le capital emprunté, tandis que le loyer du propriétaire ($25), l’intérêt du capital, les taxes et les assurances.Ainsi le propriétaire retire chaque mois le prix du loyer de son locataire et paie le sien, ce qu’il ferait du reste s’il demeurait ailleurs, 11 dépose le tout à la Caisse populaire, qui elle-même se charge de payer les taxes, les assurances de la maison, et les assurances personnelles sur la vie du propriétaire en cas de mort.Suivant ce mode de versements, l’hypothèque est éteinte au bout de vingt ans, avec la possibilité d’avancer l'échéance par des paiements supplémentaires libres.COMMENT L’ON BATIT Ces deux blonds jumeoux ont remporté des honneurs et un prix à la foire de Cooksville, Ontario.Les jeux de la balance les ont fort intéressés.Robert et David sont les fils de Mr.et Mrs.R.Peebles.Durant la journée, une petite équipe d’hommes de métiers à salaire travaille à la construction des maisons et prépare le travail que les coopérateurs exécuteront le soir, sous la direction de l’un des leurs, plus averti dans l’ouvrage.Les coopérateurs parachèvent ainsi le travail ébauché dans la journée, et I ce, tant que la dernière maison n’est pas construite.En devenant membre de la coopérative, chacun signe un engagement par lequel il doit fournir son travail gratuitement, sans réclamer de salaire et d’indemnité en cas d’accident ou de mort.De plus, il s’engage à travailler en coopération avec les autres sociétaires sur toutes les maisons commencées et son engagement ne prend fin que lorsque la dernière maison est terminée.Chacun des sociétaires est responsable de ses dettes personnelles, conséquence pratique de ce que chacun est propriétaire de sa maison dès le début des travaux; cependant, au cours des travaux, le sociétaire lui-même ne peut vendre sa maison pour aucune considération.Si les circonstances l’obligent à le faire, seule la coopérative peut reprendre la propriété et elle se charge de rembourser le coût de la construction au prix coûtant à date Les travaux terminés, si une raison valable oblige le sociétaire à vendre, il pourra disposer de sa propriété qui l’intéresse.ment suffisantes pour des tra.vaux d’une telle importance, et comme vous l’avez sans doute soupçonné par ce qui précède, la coopérative a recours à la Caisse populaire qui fournit l’argent nécessaire à la construction.Voici notre mode de procéder.En premier lieu, chaque sociétaire qui construit, emprunte sur billet $500; le billet étant endossé par la coopérative.La mise en commun de cet emprunt, ($5,000 pour les dix maisons), permet de commencer les travaux.Aussitôt que la troiture est terminée, le coopérateur emprunte sur l'hypothèque le montant requis à la construction de sa maison, soit $4,-500, et remet immédiatement le $500 emprunté sur billet.L’argent ainsi obtenu sert à financer la maison de son eosociétai-re, et ainsi de suite jusqu’à ce que la dernière maison soit parachevée.C’est donc la mise en commun de leur emprunt qui permet de financer la construc- tion> .• • , C’est la cooperative qm fait tons les achate; le paiement des matériaux: bois, ciment, clous, planche murale, etc.est réparti entre les dix sociétaires.Ainsi à chaque semaine, lors de la réunion de la coopérative, les dépenses courantes sont distribuées à parts égales entre les coopératcurs.Seule la coopérative, par l'intermédiaire de son gérant, a le droit de retirer les fonds de la Caisse populaire, de sorte que même le sociétaire qui a emprunté sur hypothèque ne peut en aucune circonstance en retirer lui-même, pour payer les travaux en cours sur sa construction.Tout ce qu’il peut faire, c’est d’autoriser le gérant de la Caisse populaire à payer les dus de la semaine.Cette mesure a été instituée pour éviter les abus possibles.Lorsque les maisons sont prêtes à habiter, tous les sociétaires en coopération s’entr’aident déménager; on peut lire sur leur visage toute leur joie débordante d’enthousiasme et d’entrain.Un jour, le déménagement presque terminé, une maman arrive dans son nouveau logis, portant dans ses bras le plus jeune de ses six enfants.Alors, s’asseyant dans la chaise berceuse, de grosses larmes apparaissent au coin de ses yeux, et glissent lentement sur son visage fatigué; puis regardant tour à tour son enfant et son mari, au milieu de ses pleurs de joie: “Dire au'on est chez nous une bonne fois!” Notre expérience a été réus.sie à coups de sacrifices et de courage; le succès est dû sans doute à la bonne volonté de chacun mais surtout au dévouement éclairé et vraiment sacerdotal de monsieur le curé Chamberland qui demeure Tâme toujours vivante de notre coopérative, le coeur qui distribue à toutes les cellules, enseignements et conseils.Rep as avec des condiments (Relish) La maîtresse de maison pratique une excellente méthode quand elle ajoute des condiments et des garnitures à ses repas bien préparés pour charmer l'oeil et flatter le palais.Le goût épicé et piquant des cornichons et des condiments ajoute aux viandes chaudes ou 1 tasse d’eau 1 once de cannelle en bâton (si on peut s’en procurer) 1 once de clou de girofle 4 pintes de fruits préparés Faites bouillir le sucre, le vinaigre, Beau et les épices pendant 20 minutes.Peiez les pêches, les poires ou les pommes.froides, ainsi qu à la plupart des j es pommettes peuvent être ma- SEMAINE NATIONALE ELLE AURA LIEU DU 5 AU 11 OCTOBRE SOUS LES AUSPICES DE LA LIGUE CANADIENNE DE SANTE.Deux dans un ! Petite robe pour le lour ou toilette de la première grande soirée.Le patron No 9241 esl otierl pour lee tailles 10.12.14.16.La grandeur 12.requiert 4Vï verges d’un tissu de 39 pouces de largeur.Ce patron est en vente au prix de 30 au Service dee patrons."Le Devoir”.430 est.rue Notre-Dame.Lee commandes doivent être laites par écrit en ayant soin d'inclure un bon de poète ou un mandat de messagerie de .30.Aucun timbre n'est accepté.Ecrire clairement.nom, adresse, numéro de district postal, le numéro du patron et la grandeur exacte désirée.Ce# patrons ne sont pas échangeables.au prix EMPRUNTS Mais voici l’autre question; qui donc finance l'entreprise, puisque les sociétaires n’ont pratiquement pas d économies?Pour devenir membre de la coopérative, chaque sociétaire doit d'abord acheter dix actions dans la société, à raison d’un dollar l’action.Chaque semaine, les sociétaires déposent entre les mains de l’administration de la coopérative les économies de la semaine.Cette pratique a pour but de leur enseigner l’économie quotldlepne.Mais comme ces economies ne sont nulle- En vue de préparer la publicité nécessaire à l’organisation de la Semaine nationale d’immunisation qui aura lieu du 5 au 11 octobre, la directrice de la Ligue canadienne de santé, division de la province de Québec, Mme Paul Hamel et quelques-uns des présidents honoraires et des directeurs rencontraient hier .soir les représentants des journaux et de la radio aux bureaux de la Ligue, édifice Sun Life.Le maire de Montréal, M.Ca-milien Houde, honorait la réunion de sa présence.Etaient aussi présents: M.Norman J.Dawes, M.T.Taggart Smyth, le Dr Adélard Groulx, le Dr Isabelle Jocelyn Paton, le vice-maréchal de l’air Adélard Raymond, M- P.W.Ward.M.Arthur Fontaine, M.William Harrison, M.L.-M.Poitras, Le Dr F.-J.Tourangeau.Mlle Suzanne Giroux et plusieurs autres.Le maire de Montréal, M.Hou-dc, M.Norman Dawes, le Dr Pat-ton, le Dr Groulx ont porté la parole en faisant ressortir l’importance de l'immunisation dans la lutte contre les maladies contagieuses, variole, diphtérie, coqueluche, tuberculose et la nécessité, pour tous les parents, de faire vacciner leurs enfants, afin de leur éviter ces maladies et leurs .suites presque toujours déplorables dans l’organisme qui a subi la maladie.Le vaccin est venu à bout de la variole, un vaccin combiné plats du lunch ou du souper et aux sandwichs.Les économistes ménagères de la Section des Consommateurs, ministère fédéral de l’Agriculture, suggèrent les recettes suivantes: GARNITURES AUX TOMATES VERTES ET AU PIMENT 2 tasses tomates vertes hachées 3 piments verts hachés 3 piments rouges sucrés hachés 1 c.à thé de sel Va tasse d’eau 6 cornichons sucrés % tasse de sucre 2 c.à table dç farine 2 c.à table de moutarde Va tasse de vinaigre 1 tasse de crème sûre 3 oeufs bien battus.Hachez suffisamment de tomates pour en faire deux tasses sans le jus.Hachez les piments vers et rouges et mélangez avec les tomates.Saupoudrez de sel et laissez reposer pendant 10 minutes.Enlevez le jus, ajoutez Teau et faites cuire jusqu’à attendrissement.Ajoutez les cornichons sucrés et maintenez le mélange chaud pendant que vous préparez l’autre partie de la garniture.Mélangez les ingrédients restants dans l’ordre indiqué ci-dessus.Faites cuire lentement,! agitant constamment jusqu’à épaississement.Versez sur le mélange de tomates et de pi- | ments, mêlez bien.Versez dans ' des pots à gelée stérilisée et cou- j vrez avec de la paraffine.Cette | garniture se conserve bien dans | un bocal fermé dans un réfri-j gérateur.Note: Comme il est parfois né- j cessaire de préparer une garni-! turc à sandwich à une minute j d’avis, ce serait une bonne idée ! de mettre les mélanges dans des j bocaux et de les stériliser pen-1 dant dix minutes.CONDIMENT AUX CAROTTES HACHEES 3 tasses de carottes hachées (8! grosses) 2 tasses de piments rouges su- j crés hachés ! 2 tasses de piments verts hachés j 4 tasses de chou haché (1 petite j pomme) 2 tasses d’oignons hachés 1 tasse de sucre 1 pinte de vinaigre 2 cuillerées à table de graine de | moutarde .; 2 cuillerées à table de graine de | céleri.Mélangez tous les légumes.Combinez les ingrédients res-! tants et faites chauffer jusqu’au point d’ébullition.Tassez les lé-! gumes dans des bocaux propres] et chauds et couvrez avec le mé-1 lange au vinaigre chaud.Bouchez.On obtient environ 5 cho-pines.MARINADE SUCREE AUX FRUITS (pêches, poires, pommes sucrées, pommettes, etc.) rinées avec les peaux et les queues.Ajoutez au sirop et faites cuire jusqu’à amollissement, faisant cuire le quart des fruits à la fois.Mettez dans des contenants qui ferment juste, couvrez avec du sirop chaud et fermez.On obtient 4 pintes.ACTIVITES FEMININES SERVICE DE PREPARATION AU MARIAGE Le Service de préparation an mariage, désireux de redonner au sacrement de mariage tout le respect dû à l'institution du Christ-Jésus, et voulant faire des heureux par la vérité, la fol et 11 amour véritable, convoque tous les fiancés et ceux qui sont sur le point de l’étre à prendre part, à ses cours organisés par le Comité diocésain d'action catholique.Une série de ces cours commencera mardi, le 7 octobre, à 8 h., à 120 est.rue Laurier, à Béthanie.Bienvenue à tous.Renseignements: HA.9218.GRANDE PARTIE DE CARTES A l'Oeuvre de la soupe, l’ouverture de la saison sera marquée par une grande partie de cartes, qui aura heu La plomberie dans votre maison La plupart des Canadiens estiment que les frais d’entretien du système de plomberie n’ont rien d’exorbitant.A la suite d’une enquête que l’Institut canadien de la plomberie et du chauffage vient de tenir dans tout le pays, on sait qu’une personne seule, ment sur sept trouve ces frais trop élevés, tandis que 48% des propriétaires jugent le coût d’entretien raisonnable, cependant que 24.4% les croient très modiques.Les autres personnes consultées à l’enquête n’ont pas émis d’opinion.Selon les réponses recueillies par les enquêteurs, ces frais d'entretien varient entre rien et $25 par année.Trois sur dix ont déclaré que l’entretien de leurs systèmes de plomberie et de chauffage coûte moins de $10 par année.Ces frais, 14% les établissent entre $10 et $25, et 7.4% assurent qu’ils dépassent $25.Les autres n’en savaient rien.Près de la moitié des Canadiens révèlent qu’ils ne font pas examiner périodiquement leur plomberie par un homme du métier, et près d’un tiers de nos compatriotes n’ont jamais eu, sous ce rapport, un seul cas d’urgence.Ceux qui recourent au plombier pour un examen ou des réparations urgentes le font environ une fois l’an.Peu de gens font venir le plombier plus que trois fois par année.Un porte-parole de l’Institut canadien de la plomberie et du chauffage souligne la modicité de ces frais d’entretren, si l’on tient compte de l’importance de la plomberie au foyer ainsi que des frais d’entretien des autres accessoires domestiques, dont on ne se sert pas aussi constamment et qui durent moins longtemps que les systèmes de plomberie et de chauffage.Une bonne plomberie bien installée et bein entretenue devrait, au dire de l’Institut, durer aussi longtemps que la maison elle-même- Bourses d'études à des infirmières L’exécutif du chapitre français du district no XI de l’Association des infirmières de la province de Québec à jine assemblée régulière tenue ces jours derniers, a décerné deux bourses d’études.Les heureuses récipiendaires sont la Rév.Soeur Emerentienne Girard des Oblates franciscaines de St-Joseph et Mlle Angeline Cossette.La première poursuivra ses études supérieures à l'Institut Marguerite Youville et la seconde à l’école d’hygiène sociale de l’Université de Montréal.CHEZ LES FILLES D’ISABELLE Québec, 30 (D.N.C.) — Mme Alex Debase a été réélue directrice nationale et Mme T.J.But- .1er, régente, au cours du congrès des Filles d’Isabelle de la province de Québec.Plus de 700 personnes, dont 77 déléguées officielles, ont assisté à ces importantes assises tenues vendredi, samedi et dimanche au Château Frontenac.Cette association de charité qui est organisée un peu selon les mêmes lignes que les fChevaliers de Colomb, tiendra son prochain congrès en 1948, à Hull.La vice-régente pour le prochain terme sera Mme O.Martin.Mme Alex Reid a été réélue secrétaire archiviste; Mme G.Bellefleur.réélue trésorière; Mme Roméo Gagnon- chanceliè-re; Mlle Gilberte Bourque, rédactrice; Mme N.Savoie, élue gardienne; Mme M.Gendron, élue monitrice; Mme M.Dupont, syndic; Mme Geo.Poirier, réélue syndic; Mme L.Cousineau, réélue syndic; Mme A.Rousseau, élue guide; Aime F.Veilleux, élue guide; Mlle P.Moreau, réélue garde interne; et Mme T, Jean-notte.élue sarde externe.Des bourses d’études pour un.montant de $61X1 vont être dis tribuées pour aider la jeunesse à poursuivre des études.Les noms des bénéficiaires ont déjà été choisis par le cardinal Villeneuve avant sa mort.$77,925 ont été distribués par cette merveilleuse organisation l’année dernière.En dut bénéficié les oeuvres et organisations suivantes: Croix-Rouge, ambulance St-Jean, églises, séminaires, hôpitaux, écoles normales.St-Vincent de Paul, congrès marial, missions étrangères.Soeurs du St-Sacrement.goutte de lait, et action catholique.lundi, 6 octobre, dans la salle de bal de l'hôtel Rltz-Cariton, sous la présidence de Mme Léon Mercier-Gouln.Toutes les dames et les Jeunes Illles sont invitées à y prendre part en vue d’aider les pauvres, au cours de la saison d’hiver.Billets en vente: HA.5078, HA.6439, 4 tasses de sucre 2 tasses de vinaigre peut aussi prévenir les attaques de la diphtérie et de la coqueluche dont le nombre de cas est j encore trop élevé dans notre province.Cf Signal» toot simplement CH.2152 D»a EXPERTS .tl c» sont dei experts, aucun risqua possible.VOTRE NETTOYAGE, en el bonnes mains, sera bien lait.Les NETTOYEURS LEVEILLE également spécialistes en art de TEINDRE, sont des EXPERTS.Les Teinturiers et Nettoyeurs connus auxquels vous pouvss confier sans risques i DRAPERIES — TAPIS — COSTU-MESTAIILEUR pour dames, complets et autree article».Bureau s 4368.Parthenals Ateliers t 4371, Laitance EATON FERME A 1 HEURE LE SAMEDI Heures d'affaires du lundi au vendredi ; 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Lorsque le 'H.M.S.Sheffield", croiseur britannique de 10,000 tonnes, s'est ancré dans le port de Philadelphie, sir William-G.Tennant, vice-amiral et commandant du navire, à droite, a été reçu par M.Hugh-C.McClelland, consul britannique.Le navire est en tournée de bonne entente sur la cité de l'Atlantique.* Un nouveau style de sainteté Le cinquantenaire de la mort de sainte Thérèse de Lisieux U y a cinquante ans.le 30 septembre 1897, une petite Carmélite expirait de tuberculose à l’infirmerie de Lisieux en présence de la communauté rassemblée.Son visage gardait, dans la mort, un ineffable sourire et il y#renait même un éclat inconnu, comme s’il eût été illuminé du dedans, ainsi qu’une lampe d’opale.Son nom était Soeur Thérèse de PEnfant-Jésus et de la Sainte Face: elle ne comptait que 24 ans d’àge et 9 de vie religieuse.Rien d’extraordinaire n’avait apparemment marqué cette, courte existence: depuis l’enfance à Alençon puis aux Buissonnets dans la famille' de M.“Saint-Martin”, à l’école ensuite chez les Bénédictines de Lisieux, la “petite fleur” n’avait fait que s’ouvrir, souriante de simplicité et d’amabilité.Et les compagnes, au Carmel, qui avaient vu Soeur Thérèse assignée seulement aux tâches obscures du réfectoire, de la lingerie ou de la sacristie, n’étaient pas loin de penser à l’embarras de leur Prieure quand elle aurait à rédiger une note nécrologique de la morte.Car “cette petite soeur, disait-on, tout aimable qu’elle est, n’a pour sûr rien fait qui vaille la peine d’être raconté” (Histoire d’une àme.XIT, p.234.) Or, cinquante ans ont passé et l’on ne compte plus aujourd’hui les documents pontificaux, les lettres pastorales d’évêques, les biographies et études théologiques où sont relatées et puis commentées la vie et l’oeuvre de ‘la petite sainte de Lisieux.L’ouragan de gloire, dont a parîé Pie XI, sévit plus que jamais en cette année jubilaire, quand de nombreux Ordinaires de France ont mis en lumière pour le Carême de leurs fidèles les vertus et le message de celle qu’ils appellent.“avec Pie X: la plus grande sainte des temps modernes.(Voir La Croix, 19 mars 1947, p, 3.) C’est, de la sorte, à la lettre que se réalise le mot de Notre-Seigneur: “Celui qui se trouve être le plus petit parmi vous tous, celui-là sera le plus grand”.(Taie, IX, 48.) Tl se trouve en même temps que cette source évangélique est le point de départ de l’itinéraire spirituel chez Soeur Thérèse.On se rappelle, elle était à la recherche d’un moyen pour “aller au ciel par une .petite voie Joute nouvelle”, quand elle alla demander aux Ecritures l’indication de l’ascenseur de son désir; “et j’ai lu, dit-elle, ces mots sortis de la bouche même de la Sagesse éternelle: “Si quelqu’un est fout petit, qu’il vienne à mol.” Pour cela je n’ai pas ])e-soin de grandir, il faut, au contraire, que je reste petite, que je le devienne de plus en nlus.” (Histoire d’une rime, IX.154.1 Vous entendez: rester petit, c’est reconnaître son néant en face de la Miséricorde divine qui pose ses propres trésors et eouronne ses propres dons dans les âmes.Rester petit, “consiste à sentir et à opérer sous Tin-fluence de la grâce, comme l'enfant sent et agit naturellement” (Pie XI, homélie de la messe de canonisation, le 17 mai 1925); c’est en arriver à ce degré de confiance et d’abandon qui fas-le chrétien s’écrier: Papa le bon Dieul comme l’enfant au i bras de son père.Rester petit, j c’est garder sa taille.C’est-à-dire j s’accepter avec ses imperfec-| tiens et ses fautes sans trop s’en affliger, pour plutôt y trouver à s’humilier.Rester petit, c’est ne point rechercher les oeuvres éclatantes ni les moyens compliqués pour se sanctifier.Jeter seulement des fleurs à Jésus, c’est-à-dire les moindres sacrifices et les actions de la vie ordinaire, une fois infusés d’amour (Novissima verba, le 6 août 1897).Qui ne voit le contraste avec Tascèse des anachorètes Antoine, Paphnuce ou Jérôme, dans leurs solitudes peuplées d’extraordinaires pénitences?Le moyen âge a illustré dans une fresque le long des murs d’un cimetière, à Pise, le style de sainteté propre aux Pères du désert: sur une paroi de roches, les athlètes du silence sont à méditer ou à jeûner, ou à combattre le démon, ou à cultiver un jardin ou à nicher dans ries cavernes comme la colombe du cantique dans les lézardes de la muraille.Ce même idéal de mortifications violentes a longtemps alimenté la conscience chrétienne, il est vrai.Mais, pense la petite Thérèse, “si toutes les âmes appelées à la perfection avaient dû, pour entrer au ciel, pratiquer ces macérations, Notre-Sei-gneur nous l’aurait dit, et nous nous les serions imposées de grand coeur.Mais il nous annonce qu’il y a plusieurs demeures dans sa maison.S’il y a celles des grandes âmes, celles des Pères du désert et des martyrs de la pénitence, il doit y avoir aussi celle des petits enfants” (Histoire d’une âme, Conseils et souvenirs, p.278).A eux il faut des moyens simples de pratiquer la mortification d’une façon qui laisse Tes-prit plus libre: tels sont les sacrifices imposés par le devoir d’état ou les mille circonstances quotidiennes, comme rendre service, semer la joie, accepter sans maugréer les “coups d’épin-, gle” chaque jour répétés.Quelle vie n’en comporte pas à côté de grandes épreuves telles que la maladie, la perte d'êtres chers, les dissensions de famille, la pauvreté, les contradictions?Parfois, c’est le jeu inique des hommes qui obstrue notre route, souvent Pieu lui-même semble paralyser nos efforts; et bien des fois, toutes ces croix, au lieu de nous faire croître en amour et en grâce, sont rendues pour nous inutiles comme celle du mauvais larron! Qu’on écoute, sur ce point, le message de sainte Thérèse de TEnfant-Jésus.Si elle n’a pas choisi de se flageller elle-même, c’était pour laisser à Dieu Tini-tiative des coups, dans les martyres du corps et de Pâme à elle imposés.“Quand Jésus entre quelque part, dit Bossuet, il y entre avep sa croix et ses épines; il en fait part à ceu* qui | Taiment”.Personne ne soupçon-j nait, sous le sourire de la petite Carmélite, cette “part” immense des épreuves intérieures dans la grande nuit de la foi, ou des souffrances physiques quand elle vomissait le sang et mourait de froid.Une photographie du noviciat nous montre la sainte qui s’épanouit en plein jardin du Carmel, debout au pied du grand Christ en croix; elle parait là nous communiquer le message de son dernier jour: “Je n’aurais jamais cru qu’il fût possible de tant souffrir! Jamais! Jamais!.Il faudra le faire savoir aux âmes”.Il faut savoir surtout quel courant d'amour traversait, pour les diviniser, toutes les épreuves et souffrances de sainte Thérèse.Elle y a même trouvé la définition de sa voie: “La souffrance unie à Tamour” (Lettre à un missionnaire).L’on pourrait penser que c’est là une formule spirituelle déprimante si l’on ne touchait, du coup, au secret de la paix et de la joie des saints.» Depuis que THomme-Dieu a été broyé sur le Calvaire sans cesser de jouir, au sommet de son âme, du Paradis, une flamme brûlante transforme Gethsémani en Thabor et fait exulter dans l’angoisse: “J’en suis venue à ne plus pouvoir souffrir parce que toute souffrance m'est douce” (Histoire d’une âme, XII, p.235).C’est le chant du cygne d’une vie finissante; et pour cette âme consumée “d’un trait de feu”, est déjà entrevue dans les transports de l’union, la vocation du ciel: Aimer, être aimée et revenir sur la terre pour faire aimer TAMOUR.Le Père Pbilipon, des Prêcheurs, a parlé, à propos de la spiritualité thêrésienne, d’un nouveau style de sainteté sans charismes ni extases, mais réduite seulement à sa pure essence: le triomphe de Tamour.La voie de la petite Thérèse est bien aussi, sous un autre aspect, d’un style classique et ancien comme Nazareth et l’Evangile.Depuis que la fidélité aux tâches ordinaires a été consacrée dans Tate-lier du charpentier Joseph, tous les métiers mènent à la sainteté.Tl n’est pas requis d’appartenir à la race des stylites ou des ermites; il n’y a qu’à pénétrer d’amour nos travaux ou aux champs ou à l’usine, ou au bureau, ou au couvent, pour devenir des saints ( authentiques: qu’aucun éclat extraordinaire, aucune auréole de gloire, aucun miracle sensible ne révélera peut-être jamais à l’entourage.Comme ce fut le cas de la T.Sainte Vierge et de Soeur Thérèse.Aussi est-ce à dessein que les leçons du bréviaire pour la fête de la sainte de Lisieux font écho à la vie cachée de Marie.Depuis, en effet, qu’elle a cuit le pain et tiré Teau du puits aussi simplement nu’elle priait les psaumes, en union avec le Rédempteur, rien n’est apparu insignifiant ou négligeable dans l’activité des enfants de Dieu.Tout est grand si l’amour est grand.Depuis que le Christ, aussi, a donné un enfant en modèle à ses apôtres*avec l’avertissement: “Si vous ne devenez comme les enfants.vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux”, la voie d’enfance spirituelle était, de ce jour, enseignée comme la “condition nécessaire pour obtenir la vie éternelle” (Renoît XV, discours du 14 août 1921), A Rimouski Coopération et vie rurale Un résumé du court présenté par M.L.de G.Fortin, de l'Ecole d'agriculture de Ste-Anne-de-la-Pocatière, aux Semaines sociales de Rimouski —r Le conférencier expose "d'où vient la coopération” et rappelle que le centenaire de la coopéra, lion coïncide avec le centenaire du communisme, la première datant de 1844, le second de 1848.Puis il tire quelques leçons de la contradiclion totale entre ces deux remèdes inventés pour soulager les mêmes souffrances du prolétariat.“Le Canadien français est-il coopérateur?” M.Fortin, en guise de réponse, expose les traditions d’entraide mutuelle, de coopération avant la lettre qui sont le fond de notre vie sociale.Puis il fait une brève revue de nos réalisations coopératives, depuis les tout premiers essais, il y a déjà plus de soixante ans.L’avenir de la coopération au Québec dépendra directement de l’éducation que recevra le coopérateur d’aujourd’hui et de demain; le conférencier expose donc les responsabilités de ceux qui doivent enseigner ce mode d’action en commun, qui est plus une oeuvre sociale qu’une oeu-.vre économique.Il suggère qu’une publication hebdomadaire, populaire et bon marché, un “Hebdo-Coopératif”, en somme, puisse atteindre tout coopérateur de langue française au Canada, afin de pouvoir par.faire au plus tôt l’éducation coopérative dont dépend directement notre futur progrès rural.Suit une brève étude de nos Caisses populaires; après avoir suggéré quelques légères réformes dans le mode d’étude des prêts à consentir, le conférencier pose la question: “La Caisse populaire doit.elle payer une ristourne?” et il y répond affirmativement.Il fait aussi la remar.que que la Caisse populaire n’intéresse pas suffisamment, dans nos milieux ruraux, les classes humbles qui, pourtant, fréquentent les lieux de dissipation de leur argent.Défaut de propagande?Aristocratisation de ces caisses?.11 demande plus de propagande en vue de l’épargne.LES COURS DE VENTE DE L’AJ’.C.V.Liste des diplômés Samedi dernier.27 septembre, l'Association professionnelle ca.tholique des voyageurs de commerce du Canada distribuait aux élèves des cours de vente de Tan dernier, des diplômes décernés par l'Université (.aval.La céré.monie a eu lieu à l’Ecole centrale des arts et métiers, dans l'ancien édifice de l’Université.M.Léopold Pouliot, vice-président général de TA.P.C.V., présidait la soirée- II souhaita la bienvenue aux nombreux assistants et présenta ses hommages aux invités d’honneur: le Dr J.-F.-A.Galien, représentant de M.Paul Beaulieu, ministre du Commerce et de l'Industrie, les RR.PP.Arthur Dubois et Achille Brunet, S.J., respectivement au.mônier général et second aumônier de la section Mont-Royal, les RR.FF.Stanislas et Roland, de l’Ecole de commerce de l’Université Laval.MM.Emile Renaud et Albert Lavoie, de Québec.M.Elie Ducharme, directeur des cours de vente, illustra l’importance de ce service et invita le public à faire une propagande à ces cours qui procurent une grande compétence aux élèves qui les suivent.M.René-A.Charbonneau fit Tappel des diplômés, qui reçurent leur certificat d’études des mains du R.F.Stanislas, directeur de l’Ecole du commerce, de l’Université Laval.Des orix furent aussi distribués à ceux qui ont réussi, soit dans l’ensemble des examens, soit dans chacune des matières au programme.MM.Charles-Edouard et Jean-Paul Lebrun se classèrent pre-inters de leurs promotions respectives.D’autres prix furent accordés à MM.P.-Emile Bélanger, Jacques-A.Lussier, J.-Maric Bou-rassa.J.-Paul Saucier, J.-Fran-çois Nadeau et Camille David.Au nom de ses confrères, M.Lebrun remercia l’Association, puis le R.F.Stanislas exposa la genèse des cours de vente.C’est M.Emile Renaud, de Québec, qui avait conçu le projet de corn, mencer ces cours et les proposa.Depuis, des filiales sont fondées à Chicoutimi, Montréal, Sherbrooke, Trois-Rivières et Hull.Le but de ces leçons est de développer la compétence des voyageurs, d’intensifier leur rendement et de travailler ainsi à l’émancipation des nôtres dans le domaine du commerce.Le Dr J.-F.-A.Catien, invité à Vote de grève Les ouvriers de la Grover Mills and Knit-to-Fit, membres de la United Garment Workers of America, local 316, ont voté, j la semaine dernière ,en faveur de la grève, si la compagnie cou- ; tinue de refuser de négocier avec le local qui a été reconnu par la Commission des relations ouvrières, le 29 août dernier.Après avoir promis officiellement de négocier avec Tunion qui sewiit reconnue par la Commission des relations ouvrières et après avoir accepté une entrevue avec les représentants de Tunion, la rompagnie a subitement refusé d'entrer en négociations en contestant la certification du local 316.L'union et la compagnie comparaîtront devant la Commission des relations ouvrières le 1er octobre et si à cette date la compagnie maintient son refus de négocier, il semble bien qu’une grève éclatera.L’union préconise, dans te contrat qu’elle veut négocier: la semaine de 40 heures: une augmentation générale de salaires de 15 cents de l’heure; 6 congés payés; vacances payées et la sécurité d’union.porter la parole, remercia les organisateurs de lui avoir fourni l’occasion de revenir sous les murs de son Alma Mater et s’est dit très honoré de remplacer le ministre du Commerce.Il félicita les diplômés et encouragea les jeunes à poursuivre leurs études puisque l’avenir de notre nationalité est 'entre leurs mains.Le R.P.Arthur Dubois, S.J., tira les conclusions de la soirée, en exprimant sa joie de voir les efforts de l’Association récom-pensés.Il formula également le voeu que les patrons comprennent le travail accompli pour eux par TA.P.C.V.en Intensifiant la propagande des cours de vente.Voici la liste des 28 élèves diplômés: MM.Charles-Edouard Lebrun.Jean-Paul Saucier, Paul-Emile Bélanger, Bertrand Beau-lac, Lucien Saint-Pierre, Jean.François Nadeau, P.-Adrien Ga.gnon, Oscar Mathieu, Pierre Charland, Paul Bélisle.J.-Geor-ges Gendron, André Charland, Philippe Lavigne.Albert Boulé, -Armand Provencher, Jean-Marie Marsan, Jacqucs-A.Lussier, Raoul Charland, J.-Albert Belle, mare, André Girard, Lionel Léonard, J.Roméo Tremblay ,Aldci Boisvert, Fernand Ménard.Maurice Savaria, Roland Boucher et J.-Napoléon Guimond.9 MAISONS D'ENSEIGNEMENT SECRÉTARIAT Ol IA PROVINCE Di OU
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