Le devoir, 18 mars 1948, jeudi 18 mars 1948
“L* Canada ait unt nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne ou des Etats-Unis ou de qui que ce soit d’autre, l’attitude qu'il lut faut prendre envers le monde." Lord TWEEDSMU1R Directeur : Géxoru FUJOK FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef i Orner RESOUS VOLUME XXXIX — No 64 S.CrrtMe, de léruirtem, ta., cf., dect.BEAU m lujourd’hni ., 1.te l'an dernier , Maximum Même d.Minimum aujourd’hui .Même date tan dernier .Baromètre : 30.00, 30.05, MONTREAL, JEUDI, 18 MARS 1940 Cinq cents le numéro Mackenzie King s’est montré pessimiste au caucus libéral d’hier Le maire sans pouvoirs administratifs )elui de Montréal La situation est vieille d'environ trois quarts de siècle — Un peu d'histoire La vieille question des pouvoirs administratifs du maire de Montréal revient à l’ordre du jour.M.Maurice Duplessis l’a rouverte à l’Assemblée législative à l’occasion des crédits du ministère des affaires municipales.Le premier ministre estime illogique et absurde que le premier magistrat de la métropole possède des attributions inférieures à celles qui sont dévolues au maire de la plus humble municipalité rurale de la province.Il ajoute que cette situation anormale devrait être corrigée.M.Duplessis se chargera-t-il lui-même de la réforme ou attendra-t-il que l’initiative vienne des Montréalais, suivant le principe de l’autonomie qu’il a souventes fois posé?Le sujet est fréquemment remis en actualité et le maire Houde, vivement intéressé à un changement, ainsi que ses amis, ne manquent pas de le réveiller Sans nul doute, on a placé le chef de la grande cité dans le rôle d’un roi soliveau.Ses fonctions se réduisent à celle d’un figurant de première classe.La charte le détermine d’ailleurs très nettement: "Le maire est le premier magistrat de la Cité."Il la représente en toutes fonctions honorifiques."Il remplit les autres devoirs et exerce les autres pouvoirs qui lui sont conférés par la loi."Il soumet, quand il le juge à propos, des observations et des suggestions au conseil et au comité exécutif"."Son indemnité est de dix mille piastres par année”.On lit en d’autres livres explicatifs officiels, à l’égard de Son Honneur: “Tous les électeurs concourent à l’élection du maire.Ses fonctions rappellent vague-, ment celles du président de la Chambre des Communes.Il préside les assemblées du Conseil.Il a droit de vote dans le cas de partage égal des voix, ou lorsque la pluralité des suffrages de tous les conseillers est requise.11 ne peut voter dans tout autre cas.“Il représente aussi la municipalité au sein de la Commission métropolitaine, avec les six membres du Comité exécutif et le vérificateur de la Ville, mais il ne peut faire partie du Comité exécutif.” L’ancienne autorité qui lui était dévolue de convoquer les séances spéciales du conseil lui est retranchée.,Cette prérogative appartient maintenant au Comité exécutif, ou,^ sur le refus de ce dernier, au conseil lui-même, pourvu qu’au moins vingt conseillers en formulent la demande par écrit ah greffier.La compétence du maire montréalais se trouve donc oonfinée à la fonction représentative et à la fonction présidentielle.La première comporte déjà un office très lourd et de nature à accaparer son homme une grosse partie de la journée et de la soirée.Au cours de l’histoire montréalaise, a-t-on ig-m-w jugé que le double rôle représentatif et présidentiel attribué au maire lui suffisait?Cela semble ainsi, 'puisque durant les 118 années écoulées depuis l’institution de la première charte (1832), le chef de la Ville n’a | exercé la maîtrise de l’administration que pendant 42 ans, soit de 1832 à 1874, tout au début du régime des multiples chartes apparues successivement au cours d’un siècle.C’est du moins le singulier phénomène que l’on découvre à la lecture des compilations sur les fluctuations de la chose administrative à l’Hôtel de Ville.Un historien, d’ailleurs fort averti en la matière, note à l’année 1874 où la constitution montréalaise a subi une profonde modification: "Le maire n’avait aucun pouvoir d’administration.Ses attributions d’autrefois qui lui permettaient de présider la "Cour du maire”, aïeule de notre Cour du recorder, ou de nommer un assistant greffier sont abrogées”.Par la suite, on semble redorer le blason de Son Honneur.Le même auteur — et c’est M.Honoré Parent que nous citons encore — écrit un peu plus loin: "L’article 22 de la loi de 1899 confère au maire des pouvoirs nouveaux et assez étendus”.Mais le commentateur corrige tout de suite cette première assertion: “La loi remettait pratiquement l’administration de la chose publique entre les mains de ce qu’on a appelé plus tard “les vingt-trois”, désignés officiellement sous le nom de “comité des finances”.Les maires de cette époque n’en mènent donc pas large.La déchéance de leurs successeurs s’accentue en 1910.Alors, "les pouvoirs que la loi précédente conférait au maire sont abolis.Il conserve la faculté de désavouer une décision du conseil, en soumettant par écrit ses raisons à ce dernier”.(C’est le droit de veto que d’autres maires de la province ont conservé).“Le conseil peut cependant annuler ee désaveu en approuvant ses actes de nouveau à la majorité des voix”, précise l’auteur dont nous invoquons l’autorité.Au fil des années qui suivront, le destin des maires montréalais ne sera pas plus reluisant sous l’aspect administratif.Ils n’auront pour se racheter que leur prestige personnel et leur dynamisme.En 1918, la Commission gouvernementale Décary assume une authentique dictature: le maire et les 21 échevins ne comptent plus.Puis, la loi de 1921 consacre le principe qui préside au présent système : la remise de tous les pouvoirs administratifs aux soins d’un comité exécutif.En somme, peut-on conclure à la lumière de ces données, depuis environ trois quarts de siècle, pour des motifs complexes qu’il serait curieux d’analyser, les Montréalais se sont contentés d’attribuer officiellement à leur premier citoyen un rôle purement décoratif.Louis XOBILLARD Le débat sur l’agriculture $3,539,000 des $7,460,000 inscrits au budget du ministère de l'agricutture sont votés — Une séance plus «aime — Le drainage et les "Wl+doeers" Québec.18 (De notre courriériste parleirrentaire) — Trois millions cinq cent trente-neuf mille dollars des $7,460.000 inscrits au budget de l’agriculture ont été votés depuis qu’on a commence, mardi, l’étude des crédi's du ministère dirigé par M.Laurent Barré.On était plus calme hier et la discussion s’est surtout tenue à l’agriculture.M.Maurice Duplessis, parlant de drainage, a déclaré qu’il est temps que l'est du pays obtienne justice du fédéral dans ce domaine alors que des centaines de millions de dollars, peut-être, ont déjà été dépensés pour l’ouest.Nous sommes prêts, dit-il, à conclure une entente à ce sujet avec Ottawa sur une base de 50-50; nous serions même prêts à contribuer davantage pour notre part.Dès l’ouverture de la séance du matin.le ministre de L'agriculture, M.Laurent Barré, s’est levé sur une question de privilège pour se plaindre qu'un poste de radio te Québec avait mal interprété ses paroles de la veille, et pour rectifier les faits.Un poste de radio lui a fait dire qu’il avait accusé M.Godbout d’avoir reçu de l'argent pour faire exempter des conscrits; “je n'ai jamais dit cela”, déclara M.Barré.L'oprts-midi L’item fut adopté peu avant l’ajournement d’une heure et l’on passa à l’item suivant nui a trait aux questions du drainage.M.Léon Casgrain, député de Rivière-du-Loup, demanda si le gouvernement a l’intention de continuer cette année les travaux de la Rivière-du-Loup.MM.Duplessis et Barré répondirent que ces travaux ne pressent pas.Quand on vint à parler du travail des bulkioiers.à une affirmation de M.Godbout que du temps des libéraux, jamais on ne chargeait aux cultivateurs plus de TOO par jour, soit $2 de | l’heure, le député de Napierville, M.Hercule Riendeau, déclara que le chef de l’opposition “ment sciemment” et qu’il a des preuves du contraire.M.Godbout.— Si on veut évi- ter _ les scènes disgracieuses d’hier.le député est mieux de retirer immédiatement ses paroles.M.Duplessis.— Ce que le député voulait dire, c’est que le chef de l’opposition fausse la vérité de manière surprenante.M.Godbout.— Je félicite le premier ministre de rester lui-même, c’est-à-dire celui qui viole le plus librement les règlements de la Chambre.M.Riendeau.— Si cela peut faire plaisir au chef de l’opposition, je les retire et je les remplace par “contraires à la vérité.” M.Godbout.— Le député n’a pas droit de dire cela.Qu’il retire «es paroles sans finasserie.Le président du comité nlé-nier, M.Germain Caron.— Le député a retiré ses paroles; l’incident est clos.M.Godbout.— J’en appelle de cette décision.Au vote de 47 contre 31, la décision fut maintenue.M.Godbout.— Je félicite mes honorables amis d’être restés eux-mêmes, le peuple sait ce que cela veut dire.,M.Duplessis.— Je proteste.Le chef de l’opposition n’a pas le droit de critiquer une décision de la Chambre.Jæ discussion se poursuivit ensuite sur les bulldozers du ministère de l’Agriculture.M.Godbout se plaignant que malheureusement, dans le comté de l’Islet, le travail des bulldozers est dirigé par les organisateurs politiques plutôt que par le ministère de î’Agrirulture.et MM.Barré.Robert Bernard, député de Drummond, et G.-O.Poulin, député de Beauce, affirment le contraire.M.Valmore Bienvenue, député de Bellechasse, demande ensuite au ministre comment il se fait que certains entrepreneurs sont payés plus cher que d’autres.On a également posé à M.Barré fine foule de questions de moindre importante, sur son ministère.Au début de la séance, le premier minietre et le chef de l'opposition ont rendu hommage aux Irlandais, dont c’était hier la fête nationale.BLOCS-NOTES |Pour Radio-Edmonton C’est à la séance du Bureau Lies gouverneurs de Radio-Cana-Jda, qui commence aujourd'hui, (que ces messieurs devraient dominer leur décision sur la requete, [depuis longtemps présentée, des ll'ranco-Albertains.Ceux-ci, comme on le sait, ne [demandent que la permission [d’établir, à leurs frais, un poste | français de radio.Ils ont reçu à ce propos d’in-[nombrables témoignages de sympathie de la part des éléments [français et anglais du pays.Un [grand nombre de ces témoigna-[ges comportaient même des offrandes destinées à assurer la vie | du poste.A la veille de la réunion actuelle, ces témoignages se multiplient.Nous avons signalé, hier, l’article, qui n’était pas le premier du genre, du Canada.Quelques heures plus_ tard, la I Patrie disait de son côté: Il n'y a pas d’arguments sérieux qui justifieraient un refus de Raaio-I Canada.Ceux qui ont été mis de j l’avant étaient inspirés par des \ préjugés de race et paç* l'hostilité religicase.^ i.’Evangiline, de Moncton, nous arrive ce matin avec un suprême et émouvant appel en faveur du poste français d’Edmonton.H faut, dit-elle, que nos frères de l'Alberta soient appuyés de tous les Canadiens français.quand ils se présenteront pour la troisième fois devant tes gouverneurs.L'Evangiline demande à tous ses lecteurs de manifester hautement, auprès des gouverneurs de Radio-Canada, leur ardente sympathiê.Plusieurs autres journaux parlent dans le même sens.D’autre part, les déclarations de corps importants, dont nous ne pouvons malheureusement indiquer qu’une partie, attestent l'unanimité, dans les milieux français, du sentiment favorable aux Franco-Albertains et à leurs réclamations.On sait qu’à ce sentiment correspond celui de nombreux Anglo-Canadiens.11 faut espérer que cette fois enfin, le Bureau des gouverneurs reconnaîtra carrément les droits de nos frères de l’Ouest.^ Sinon — on peut en être sur — la lutte ne fera que continuer.Un patriarche Les dépêches annoncent la mort de George Nobel, comte Plunkett, décédé l’autre jour à l’àge de quatre-vingt-seize ans.Le comte Plunkett, parmi les hommes qui ont participé à la prise d'armes de 1916, faisait presque figure de patriarche.Il dépassait déjà la soixantaine, alors que la plupart des chefs du mouvement, tel de Valera, atteignait à peine la trentaine.Cet ancien agit auprès des pays étrangers comme ambassadeur des jeunes insurgés.Il fut plus tard, si nos souvenirs ne nous trompent, président du Doit Eireann.C’est également lui, croyons-nous, qui, lors de la lecture dans l'assemblée populaire, en gaélique, en français et en anglais, de la déclaration d’indépendance de l’Irlande, fut chargé de publier le texte français de ce document.Il a vécu assez longtemps pour voir la réalisation d’une partie de ion rêve.Comme tous ses compagnons de lutte, il n’aurait évidemment été satisfait que le jour où l’Irlande entière eût été libre, complètement libre.L’un des fils du comte Plunkett.jeune homme plein de talent, fut l'un des fusillés de 1916.C«s boursiers Le Comité Permanent de la Survivance française, en dépit de la modicité des ressources dont il discos*, a décidé d’attri- buer un certain nombre de bourses* à des jeunes gens de langue française, qui devront appartenir soit aux Etats-Unis, soit aux provinces en majorité anglaise.Ces bourses permettront à leurs bénéficiaires de suivre les cours d’été que donne à Québec l’Université Laval.Elles offrent à ces jeunes gens un double avantage.Elles leur permettent d'abord d’ajouter à leurs connaissances, à leur culture personnelle.Elles les mettent, ensuite, en contact avec un château-fort français, en même temps qu’elles facilitent l’établissement entre eux de relations qui pourront leur être, ainsi qu’à tout notre groupe ethnique, indéfiniment utiles.C’est du beau travail.# Un p«u plus de logique La Banque du Canada fait du bilinguisme, et de la façon la plus pratique, la plus frappante possible: elle émet des billets de banque bilingues.Il est vrai que la loi le lui ordonne expressément.Mais pourquoi, entrée dans cette bonne voie, la Banque ne la poursuit-elle pas un peu plus loin?Pourquoi fait-elle simplement imprimer sur ses enveloppes: Return to Bank of Canada at point of mailing, if undelivered’! Pourquoi n'ajoute-t-elle point à ce texte anglais s* version française?Ce serait à la fois plus logique et plus respectueux des sentiments d’une forte partie de notre population, de même que de l’esprit de la loi qui la contraint à émettre des billets bilingues.Chiffres éloquents Le Madawaska d’Edmundston, au Nouveau-Brunswick, nous apprend qu’au 30 septembre 1947, la province comptait 160 Caisses populaires, dont 151 avaient envoyé leurs rapports aux autorités compétentM.81 d* «a* Misse- rtien- Les communistes berlinois s’agitent contre les Alliés Leur congrès célèbre le souvenir de la révolution de 1848 — Il doit choisir un prétendu parlement populaire ce soir Berlin, 18 (C.P.) — Un congrès du parti allemand de l’Hiii-té socialiste, dominé par la Russie, réclame le renvoi du ron-seil de contrôle inter-allié de Berlin et l’établissement d'un gouvernement germanique national.Ce congrès s’était réuni pour commémorer le centenaire de la révolution allemande de 1848, qui fut la première tentative d établir un gouvernement constitutionnel en ce pays.Il doit choisir en fin de journée les 40(1 membres d’un Conseil du Penple qwi fera figure de parlement provisoire, du moins aux yeux des autorités russes.Mais le parti soutient que ce Conseil possède en réalité le droit de parler an nom de tons les Allemands.Après ces déclarations faites par Herman Matern, chef socialiste-unitaire dans la ville de Berlin, un autre dirigeant du groupe, WaKw Ulbricht.a a#eu-sé la Grande-Bretagne *t Us Etats-Unis détruire et de piller systématiquement féennomir de l'ouest de l’Allemagfle.H affirme que Britanniques et Américains réalisent des profits éle- vés en forçanl le territoire occupé à exporter des matières premières essentielles à proportion de 80 pour cent de tous les envois à l’extérieur tandis qu'il doit payer Je prix fort pour l’importation de produits d’une qualité inférieure.Ulbricht traite ces procédés de méthodes d'exploitation coloniale et soutient que les Alliés vont jusqu’à revendre aux Allemands en échange de dollars américains d’anciens uniformes nazis.Le congrès avait aussi organisé un défilé de 80,000 partisans qui brandissaient des drapeaux rouges et des affiches où l'on protestait contre le plan Marshall et contre la division de l’Allemagne en zones d’occupation.Malgré une pluie froide, le défilé est allé déposer des tributs floraux sur les tombes des victimes de la révolution de 1848.Plusieurs soldats russes accompagnaient les colonnes de manifestants, de même que de ¦ ombreux fonctionnaires de l'administration militaire russe de Berlin, au chant de l'air du ‘‘Drapeau Rouge”.nent à la Fédération acadienne.Or, nous empruntons toujours ces chiffres au Madawaska, le total de l’actif des caisses, pour toute la province, était de $1,-049,421.39; celui des Caisses populaires acadiennes de $3,323,-963.13.Le total des prêts pour la province était de $11,358,718.74; ce-: lui des prêts des caisses acadien- ; nés de 86.900,764.51.Le total des membres était de 39,666; celui des membres des caisses acadiennes de 28,393."Xous pouvons ainsi conslater, dit le MademxHka, que les Caisses populairts acadiennes ont cinq fois pèmt d'actif, doublent presque le total des prêts et ont plus que trois fois le nombre de membres des caisses anglaises”.Voici des chiffres qui, on en conviendra, ne manquent pas d'éloquenre.Vers l'Europe Le R.P.Ephrem Longpré, O.F.M., qui a passé quelques semai-1 nés dans notre paya, est reparti ] pour l’Europe.11 est même ren- du à Paris depuis les premiers jours de mars; il y a repris sa lourde besogne de recherches.Nous avons lieu de croire que le grand savant, dont la carrière honore tellement scs compatriotes.reviendra, d’ici quelques mois, faire au pays une nouvelle visite.Ses parents vivent encore.Pour vous, Docteurs Le président de la Fédération canadienne-française de la Colombie Britannique, M.A.-H.Oieramy, 1018.rue Brunette, Maillardville, Colombie Britan-niqus.nous prie de publier la note suivante: On demande pour Maillard-ville, Colombie Britannique, un médecin-chirurgien et un dentiste bilingues.Population: huit cents familles canadiennes-françaises.On pourrait évidemment adresser à M.Cheramy lui-même offres de services et demandes M rensfifnemenU.0.H.La situation pourrait changer au cours du congé pascal La campagne conscriptionniste et las comités civils de l'armée de réserva — Les socialistes hésiteraient sur l'attitude à prendre sur la conscription Ottawa, 18 (Par Pierre Vi-geant) — Les nouvelles alarmistes sc sont multipliées hier sur la colline parlementaire.Il ne fait de doute pour personne que la situation internationale est extrêmement grave et que le danger de guerre est réel et imminent.Au cours de la journée, on a successivement appris que le premier ministre Mackenzie King avait averti ses députés réunis en caucus de la gravité de la situation, que le president Truman avait demandé le rétablissement de la conscription aux Etats-Unis, qu’un haut fonctionnaire du ministère des Affaires extérieures avait mis un groupe de députés ministériels au courant de la situation militaire.Le caucus libéral semble avoir été particulièrement dramatique.M.King aurait dit à ses députés que jamais la situation internationale.même au temps d’Hitler, n’aurait été aussi grave.Il aurait ajouté qu’il n’était pas impossible que la situation aurait peut-être changé tout au tout avant leur retour du congé pascal.Jamais M.King n’aura été aussi clair de sa vie au cours d’une crise internationale.En répondant à M.Bracken qui avait soulevé un débat sur la menace communiste dans l’après-midi, il a déclaré catégoriquement que le Uanaria suivrait la politique de sécurité collective et il a acclamé le pacte de défense conclu le jour même par la Grande-Bretagne, la France, la Belgique, la Hollande et le Luxiembourg.Le ministre des Affaires étrangères.M.Saint-Laurent, a été encore plus catégorique dans ses récentes déclarations.Les députés d’Opposition attribuent cette attitude catégorique de MM.King et Saint-Laurent au fait qu’ils ne craindraient pas de résistance de la part du Québec à une partici- Canodiens-Tchèques qui veulent partir Windsor, Ont., 18 (C.P.)—Depuis la prise de pouvoir par les communistes en Tchécoslovaquie, environ 50 Tchèques, dont plusieurs déjà naturalisés citoyens canadiens et demeurant dans le sud-ouest de l’Ontario, ont réclamé des passe ports qui leur permettent de regagner leur patrie.Le Windsor Star, qui transmet cette information, ajoute que fdusleurs résidents hongrois de a région en font autant de leur côté.La pénicilline, découverte russe ?Moscou, 18 (A.P.) — Le péni-cilinc est une découverte russe depuis 80 ans.C’est du moins ce qu’affirme la Pravda.de Moscou, au mépris du Prix Nobel octroyé à Sir Alexander Fleming pour en avoir trouvé le secret en 1929.La dépêche du journal moscou-taire soutient qu’un certain docteur Lebedinskv a employé avec succès vers 1870.pour guérir des plaies les moisissures verdâtres d’où l’on tire la célèbre drogue; mais que la majorité de ses confrères n’a pas su saisir l’importance de sa découverte.pation résolue à la prochaine guerre.On prend pour acquis dans les cercles politiques fédéraux que l’épiscopat catholique approuvera une guerre contre le communisme et que les chefs du gouvernement comptent sur cet appui.Le caucus libéral a suspendu ses délibérations plus tôt que d’habitude pour permettre aux députés d’entendre le discours radiodiffusé du président Truman.Au cours du débat d’hier à la Clianrbre, il n’a pas été question de conscription, mais il en est beaucoup question dans les conversations.Les conservateurs sont apparemment résolus à la réclamer sans tarder.Les militaires ont commencé à inonder les journaux de leur propagande comme la rumeur qui ramenait le général Simonds de Londres pour prendre la direction de l’armée canadienne.Les députés op-positionnistes qui ont fait du service militaire commencent à bombarder de leurs questions le ministre de la Défense nationale, M.Claxton, pour démontrer que le recrutement volontaire ne marche pas et que notre armée est d’une faiblesse lamentable.La campagne en faveur de la conscription est déjà bien organisée: il s’est formé autour des unités de réserve des comités civils chargés de faire de l’agitation et qui ont déjà commencé à adresser leurs revendications aux députés.Pour le moment, le gouvernement semble décidé à marquer le pas en attendant que la situation internationale se précise.Les socialistes sont apparemment embarrassés.Le bruit court qu’ils seraient disposés à combattre la conscription sauf pour la défense du territoire canadien.M.King aurait laissé entendre à ses députés que le conflit pourrait éclater à la suite de l’élection italienne au cas où les communistes tenteraient u n coup d’Etat.Par contre, le haut fonctionnaire des Affaires extérieures, qu’un groupe de députés libéraux aurait invité comme conférencier, jeudi soir, aurait déclaré que le sort de TRalie n’intéresse que médiocrement les Etats-Unis du point de vue militaire.Les chefs militaires des Etats-Unis auraient plutôt les yeux fixés sur lu Turquie et la Scandinavie, qu’ils considéreraient comme des avant-postes essentiels en termes de stratégie globale.Lorsque l’on parle de guerres intercontinentales, les pays et même les régions entières n’ont plus que l’importanre de têtes de pont stratégiques.Dans ee cas, le point névralgique pourrait être la (ïrère dont la défense est essentielle si l’on veut éviter J’en* cerelenient de la T (ironie.Ce qu’il faut retenir de tout rcla pour le moment, c’est l’avertissement de M.King à ses députés réunis en caucus.“La situation pourrait bien être changée — lisez la guerre pourrait avoir éclaté — lorsque vous reviendrez du rongé pascal.” Il est d’ores et déjà question de eontremander la convention libérale du mois d’août.Au cas d’urgence et de guerre, M.King demeurerait chef du parti libéral et premier ministre du Canada comme il s’en est prudemment réservé la liberté dans son discours du 20 janvier dernier.11 est déjà pratiquement décidé que le parlement ne sera pas prorogé au mois de juin même s’il a terminé son travail, mais simplement ajourné afin qu’on puisse le convoquer de nouveau A auel-ques jours d’avis au cai d une guerre.if, Ottawa, 18 (C.P.) — Le retentissement du discours Truman parmi les milieux parlementaires canadiens a amené hier, flux Communes, un long débat sur les activités communistes au Canada et des commentaires sur notre état actuel de mobilisation.Les chefs deg quatre principaux partis de la Chambre ont tous exprimé leur opposition déterminée aux doctrines de Moscou et à l’oeuvre de ses agents; mais le chef conservateur-progressiste, John Bracken, a été le plus explicite sur ce point.Le chef de l’opposition parlementaire officielle affirme que notre pays présente une importance stratégique pour les plans communistes de domination mondiale.Le premier ministre Mackenzie King venait à peine d’exprimer son opinion sur la valeur du traité d’alliance militaire conclu à Bruxelles hier par cinq puissances du nord-ouest de l’Europe quand M.Bracken s’est levé pour proposer que la Chambre ajourne la discussion des sujets au feuilleton et débatte plutôt une motion de lui sur le danger communiste au Canada.Le chef conservateur-progressiste a expliqué qu’il présentait cette motion parce que la déclaration de M.King n’offrait pas en soi matière à débat et que l’ordre du jour des Communes ne permettait par ailleurs aucune discussion de la situation internationale.Sa motion attire formellement l’attention de la Chambre sur l’infiltration communiste au pays.Tout en admettant lui-même que le communisme est le plus grave danger mondial en ce moment, le premier ministre a fe- Sretté que M.Bracken n’ait pas onné avis de sa motion avant le début de la séance.Le gouvernement, explique-t-il.aurait ainsi pu expliquer plus aisément les mesures qu’il prend pour empêcher un noyautage de notre fonctionnarisme parle communisme.Avant la séance de l'après-midi, M.King avait brusquement ajourné un caucus du parti libéral sur la déclaration que la situation internationale n'a jamais été aussi ijrave, pour permettre aux députes d'entendre à la radio le discours que le président Truman prononçait à ce moment devant les deux Chambres réunies du Congrès de Washington.Au début de la séance, le premier ministre avait commenté le traité de Bruxelles.Il y avait non pas un pacte à l’ancienne manière mais un modèle de ces accords régionaux prévus par la Charte des Nations-Unies et qu’on peut désirer voir s’éten-I dre à l’univers.4.a question de notre préparation à la guerre fait l'autre sujet des commentaires échangés à la Chambre el surtout dans I les couloirs du Parlement.Comme l’auditoire américain, 1 nos députés ont noté l’impor-I tance donnée par M.Truman à I sa demande i’e rétablir aux ! Etats-Unis h service sélectif obligatoire et universel.Au dire des correspondants de la Canadian Press attachés la tribune parlementaire de la presse, plusieurs représentants du Québec croient qu’il n’y aurait cette fois plus aucune opoosition à la conscription dens cette province, puisque le communisme devient ouvertemen: l’ennemi principal.' CONTROLE DES SUBSIDES QUEBEC, 18 — "Le ministère dispose de combien de véhicules?Leur marque de fabriqua?Le nom du vendeur?Pourquoi cette marque et ce vendeur?Pourquoi y a-t-il une prime et pourquoi n'y a-t-il pas de prime?"Tiens, vous avez moins de béliers mécaniques qu’en 191,1,; et pourtant il en faudrait davantage, les cultivateurs en réclament.Cette diminution est anormale."Ah pardon, je croyais.Donc il y a plus de béliers mécaniques qu’en 191,1,.Ça coûte cher, des béliers mécaniques, vous allez ruiner la province.Cette augmentation est anormale.’’ Ainsi chemins le contre-interrogatoire, dans le magnifique débraillé.On s'arrêtera des heures sur un poste de $3,000 puis on galopera à travers les millions.Au bout du compte il y aura de gran- i des déclarations électorales.Un ministre qui défend son budget ressemble au malheureux enfermé dans la boite i aux témoins.Certains crânent mais c'est un \ système dangereux, et le juge à trente-six têtes qui les interroge se fait impitoyable.D’autres s’embrouillent dans de longues explications.Comme tous les chemins mènent d Rome, on se retrouve toujours à parler d’élections.Voilà éouse hsurts que 11 honorable Lau- rent Barré subit ce feu de barrage.On a longuement parlé de frais de bureau, frais de voyage, garage, drainage.Bien que le mi-jiistre réponde avec assez de bonne grâce, j’ai l’impression de n’en savoir guère plus qu'avant-hier.Les députés se sont fait dire ce qu’ils avaient déjà appris chez eux.Ils ont réclamé pour leurs comtés respectifs.Ils ont tendu tous les pièges imaginables.L’ancien ministre a vanté ses oeuvres de jadis, et montré que tout va de mal en pis.Cela durera quelque temps encore, puis l’on passera à un autre ministère.C’est le contrôle des subsides par les représentants du peuple, pièce fondamentale du régime.Et le régime a du bon, même s’il ne donne pas tout ce qu’on pourrait en attendre.Les ministres savent qu’ils passeront par ce supplice.La crainte de l’Opposition est le commencement de leur sagesse.Là est le recours contre un arbitraire trop absolu.Quand on vit cette routine au jour le jour, on remarque surtout ses faiblesses, on est accablé de monotonie fastidieuse.En regardant plus haut, mime sane prendre le système au tragique, on comprend qu’il y a un siècle des hommes se soient battus pour l'obtenir.André LAURENDEAU député de Montréal-Laurier» PAGE 2 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 18 MARS 1948 Mmt J.-E.Carrière décédée A Ottawa, le mardi 16 mars, est décédée Antonia Dumontier, veuve de Joseph-Etienne Carrière, âgée de 73 ans.Les funérailles ont eu lieu ce matin en l’église du Sacré-Coeur où le service a été chanté à 8h.Inhumation au cimetière Notre-Dame de Hull.Née à Hull, elle était la fille de Alfred Dumontier et de son épouse.Cléphyr Derouin.décé- seil législatif a adopté hier en dés.Elle épousa à Montréal le 13 troisième lecture le bill concer-mai 1901, Joseph-Etienne Carrie- nant Je nombre des juges de la re qui la précéda dans la tombe Cour supérieure.Cette loi.com-en 1911.Elle avait demeuré à me l’explique M.Edouard Asse-Plantagenet durant 20 ans et ha- lin, a pour objet de nommer six bitait Ottawa depuis 12 ans.nouveaux juges à la Cour supé- Luf survivent: deux fils, le H.rieure.C'est à la demande du Père Pierre Carrière, des Clercs ! Barreau et des tribunaux que le de Saint-Viateur, à Montréal, et | gouvernement a fait passer cette le R.Père Royal Carrière, O.M.I., loi.L’augmentation des affaires de Winnipeg; sept filles: la Rde J judiciaires dans le district fait Soeur Françoise de l’Eucharis-1 qup le nombre des juges est in-tie.des Soeurs du Sacré-Coeur a suffisant et que les causes souf-Ottawa, Mmes Ernest Lapensée j frent de retards.(Marguerite), d’Ottawa.Gilbert 1 M.Nicol demande ou les juges L>nes (Madeleine), de Montréal, I vont être nommés et M.Asselin Maurice Chagnon (Antonine).! répond qu’ils pourront être nom Le MU des juges est adopté a» Conseil législatif La province de Québec comptera 43 juges de la Cour supérieure — Dans les districts ruraux — Echange de voeux Quebec, 18 (De notre courrié- doption de cette loi.il n y en a ciste parlementaire) — Le Cou-’ Les employés de généreux pour la Fédération Leur souscription s'élève à $26,614.56, soit 165 pour cent de leur objectif d’Ottawa.Edgar Potvin (Françoise), de Hull, et Mlles Anne-Marie et Thérèse d’Ottawa; une soeur, Mme Graziella Trudel, de Montréal, et 14 petits-enfants.Avis de décès Al DET.— A Outremont, le 16 mars 1948, à Page île 79 ans.est décédé M.Alphonse - Adolphe Audet, comptable, époux de Maria Joassim de Lendrécie, demeurant au No 318, avenue Quer-bes.11 laisse dans le deuil un fils.Gontran, une fille.Mme André St-LaurCnt (Marcelle), une petite-fille, Andrée-Nicole, une bru.Mme Gontran Audet, et un gendre.M.André St-Laurent.Les funérailles auront lieu vendredi, le 19 courant.Le convoi funèbre partira des salons mortuaires J.- i S.Vallée, Liée, No 5310, avenue du Parc- à 7 h.45, pour se rendre ' à l’église St-Viateur d’Outcemont j où le service sera célébré à 8 h.' Et de là au cimetière de la Côte- ; des-Neiges, lieu de sépulture.Pa- ^ rents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Prière de ne pas envoyer de fleurs.BERNIER.— A Montréal, le 17 mars 1948, à l'âge de 80 ans, est décédé M.Emile-Lucien Bernier, époux de feu Joséphine Sanders, et demeurant au no 8061 St-Denis.Les funérailles auront lieu samedi le 20 courant.Le convoi funèbre partira des salons Magnus Poirier, no 8121 rue St-Denis, poMr se rendre à l’église Notre-Dame du Rosaire de Villeray.où le service sera célébré.Et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister «ans autre invitation.CLEMENT.— A Ville Saint-Laurent, le 17 mars 1948, à la maison-mère des Soeurs de Ste-Croix, est décédée Soeur Marie-de-Sainte-Delphinc née Cléynent j (Dosithée), autrefois de Sainle-Scholastique.Les funérailles auront lieu à Saint-Laurent, samedi | le 20 mars à 8 b, Parents ef i amis sont priés d'y Assister sans autre invitation.lonc pas assez pour les 26 dis-| triets judiciaires de la province i quand on ‘sait que Montréal et ; Québec en prennent 33 à eux j seuls.I Souvent, continue M.Assebn, ; l’expédition de la justice dépend du fédéral et nous ne pouvons rien faire.Mais je crois que 1 ce bill est une grande amélio-5 ration.Le nombre des juges est j porté de 37 à 43 et ils pourront i être nommés n’importe où, selon j les besoins.V la fin de la séance.MM.Laferté et Renaud se sont faits ! les interprètes de leurs collègues pour offrir à M.Edouard Asselin, à M.Jacob Nicol et à M.i Jean-Louis Baribeau, leurs meilleurs voeux de bonheur, santé, longue vie et prospérité, à l’oc-| easion de leur anniversaire de ' naissance, qui tombe dans le mois de mars.M.Laferté en a profilé pour parler de la modération et de la pondération dont fait toujours preuve M.Asselin.Il souligne aussi la belle carrière politique, de son collègue.M.Nicol qui.avec M.Du Tremblay nous font grand honneur au Sénat canadien.A l’occasion de la Saint-Patrice, il offre ses meilleurs voeux à M.Frank Connors.Ils ne sont pas nombreux en cette Chambre, mais ce oui compte surtout c’est la valeur, dit-il.M.Renaud, de son côté, offre ses meilleurs voeux, au nom de la droite, et souligne que M.Asselin l'a toujours encouragé de ses conseils et que jamais il n’avait trouvé la porte fermée L'une des plus intéressantes $100: Artistic 4* ire Works souscriptions a signaler dans la j Reg’d.JJr Gaétan Barry, M.l’ab-présente campagne de la Fédé-des Oeuvres de Charité mes où et selon les besoins.Dans certains districts comme le Lac-Saint-Jean, Chicoutimi, Rimouski et bien d'autres, reprend M.Nicol.il n'y a pas de juges résidants bien que ces districts aient tellement pris d’importance au point de vue richesses et industries.L'on devrait leur donner des juges résidants comme il se fait dans les grands centres tels que Montréal, Québec, Trois-Rivières et Sherbrooke.Ces juges résidants connaissent mieux leurs gens et souvent sont plus aptes à juger les causes.Les juges appelés à juger dans les districts ruraux ne devraient demeurer ni à Montréal, ni à Québec, mais dans le district où ils sont appelés à siéger.Il y a une chose qui doit dominer dans la justice, continue M.Nicol, c’est la rapidilé à rendre les jugements.H y a des délais qui constituent par le fait .même des dénits de justice.Cet quand il avait besoin de ses lu- état de chose ne doit pas se continuer.M.Laferté dit qu'il ne partage pas complètement les vues de M.Nicol.Sur bien des points il a raison mais dans certains districts ruraux on se plaignait qti’un juge résidant devenait trop familier avec les avocats et que ça devenait désastreux pour l’administration de la justice parfois.M.Asselin ajoute qu il n y a pas à douter que certains districts ruraux ont pris de l'importance mais que le nombre des juges étant limité à 43 avec l'a- mières.M.Asselin se dit trèa ému des paroles bienveillantes que l’on a eues à son égard et 11 remercie tous ceux qui s'en sont faits les interprètes.Tl souhaite à M.Nicol, à qui les années ne laissent aucune trace, de demeurer encore longtemps aver eux.M.Connors remercie se* collègues pour les bons voeux et dit que les Irlandais n’oubMerowt iantais q*ie dans le péril c'est à i'apniri des Canadiens français qu’ils ont en recours.Le Conseil s’ajourna ensutlf k 10 h.30.ration Canadiennes-françaises est celle de tous les employés de Concor.-dia.En effet, le personnel de tous les départements de l’hôtel de ville s'est montré des plus généreux.La souscription totale des employés de l’hôtel de ville s’élève à *24,614.56, soit une bé A.Bérard, Victor Bernier, E.-,\.Bienvenu.M.l’abbé Geo.-E.Boileau, Caisse populaire Saint-Arsène, C.amirand Compagnie Liée, Canada Flooring Co.Ltd.,.Canada Foundries and Forgings Ltd., Canada Linseed Oil Mills Ltd.Caverhill.Learmont and, Co.Ltd.Châtelain Business College, Corporation Pharmaceuti-1 augmentation de près de SlO.ÔÜil que 1-rancaise Ltee, Cunard Do-sur l’an dernier et 165 pour cent l1.•' -H ! de plus que l’objectif.1 J ePf * Paul Berthelet du cabinet du ' fat>be , L’6 r'°’ < i ¦ **£> 4 n 11 *• ,1,,- 17 » m «-« »-» « *.Mnit?J .-H.üregoire, i)i «4 n 11, ,t n( h, cnnTwc HP ;-preS1 Mme Pierre Cbarton.Romuald dent du comité des fonctionnai- r, nu Pmile Chauut Léo i n7raTUb,ClP m-t et Choquëtle, Coekfield, Brown and neral dl1 t0'1.1l,.e a °rg nisation (;0, \td., Collier, Norris and de la souscription des fédéra- Quinland Ltd., Crédit Interpro-üons des oeuires de chante, an- i vjlicia| Liée.J.DeFrancesco, nonce ce succès retentissant.Le “Coucou”, M.l’abbé Léonidas if,,,, c oàrtemînî eT7e i ^«jardins.Dominion Bank Jo-.Indes.Y AURA-T-IL PLETHORE OU GENRE HUMAIN?Conférence de M.Rudel- Tessier, au ‘ Petit Salon ‘‘Faudra-t-il coloniser la lune?” ou, en d’autres termes: ‘‘La terre pourra-t-elle nourrir les milliards d'humains qui y seront bientôt entassés grâce au progrès de la médecine et à la diffusion des principes d’hygiène?” C'est la question que s'est posée hier soir M.R miel-Tessier, dans une conférence prononcée au Petit Salon.1! a envisagé le problème sous son aspect démographique et son aspect alimentaire.Aspect olimentoire Accusés de vol à main armée Deux individus ont comparu hier devant le juge Armand Cloutier sous une accusation de vol à main armée dans une niai- 1 son de jeu de la Côte-de-Liesse, le 10 janvier dernier.R *’agr de Jean-Paul Staycheff, 26 ans 4388 Coloniale, et Léo-Paul Beau-champ, 23 ans, 4558 Lavah Ih ont choisi un procès devant jury et leur enmiete préliminaire i été fixée au 23 mars prochain.L« tribunal a refusé tout cautionne ment d’ici leur enquête.Armés d’un révolver automa tique et d’une mitraillette, le* deux accusés auraient _ soulag» les “joueurs de barbotte”, qyi st trouvaient sur les lieux, d’uni Le conférencier, présenté par somme de *1,600 environ.At •' mat Huard, vice-président du cours d une rixe qui a suiv ^ i Salon, fut remercié jiar le 1 attentat, entre les voleurs et les seule masse de leur population constituera un poids suffisant à faire chavirer la galère.j.,c Charles-Auguste Bertrand, président honoraire du club.Mine Vieta Andreef s’est acquittée de la partie musicale de la soirée.La conférence était sous la présidence du maire Camillien La population du inonde se Houde et de Mme Houde.multiplie aujourd'hui à un ryth- ; nie tel» que, dans 60 ans.l'huma- j nilé comptera deux millions d’è- j très de plus.Et cette prédiction ! ne tient pas compte des progrès de la médecine.Si le taux des|i naissances était plus élevé et le taux de mortalité plus bas.aux ce pays pourrait, en volés, des coups de feu ont été échangés et plusieurs des vo lés ont été atteints de balles df révolver.Leurs blessure?n’étaient cependant pas graves.En autre individu doit compa-raitre aujourd’hui sous l'accusation d’avoir participé à cet at tentât.Aujourd'hui, même, une bien ; petite portion de l’humanité bé- ; néficie d’un régime alimentaire 1 convenable.Si l’Amérique du La ville de Montréal n’observe pas la loi Tel est l'avis des membres de h Fraternité des employés manuels de la cité — Concordia refuse de reconnaître la formule "Ran âle n"VveaV ".m»»" « i Ue président du Comité exécJ I hôte de ville et qui ait un tif déclare qu’il est prématurl caractère of.iciel sur le cas de pour le public de préjuger un?Me Pacifique Plante ; question «Tune si «raie impoii Le Comité^exécutif a siege tance alors «m’clle fait présent une enquêt r art de TaiH , ., .- , - i torité municipale.«hef de la police, M.Langlois, et i On ne sait pas encore quaint son assistant, M Plante., l’Exécutif aura terminé son exal Un a dit que le Comité avait , men des faits et à quel moment uonme executif a siege tance alors qu’elle f:i «tans la matinee pour poursuivre tement le sujet d’un 1 examen de l’affaire.On sait approfondie de la pai qu il a entendu tour a tour le torité niiinicinnle «iemandé a M.Plante une version écrite des événements afin de comnlémenter son ranport verbal, mais M.J.-O.Asselin nie cette nouvelle.M.Asselin nie également les bruits qui se répandent au sujet de congédiements et de ré- ____«lu il sera en mesure «le faire une déclaration.Dans l’intervalle, toutes sortci de rumeurs, de conjectures e| d interprétations ont cours dans les couloirs et dans la rue.Me Pacifique Plante a été sus«j pendu de ses fonctions jeud installations dans le corps poli- i dernier, soit il y a exactemcn cier.une semaine.Verschelden et M.Laurent Dion, et une nièce, Mme Alexandre La-pointe (Pauline Verchelden').La dépouille mortelle est exposée aux Salons Adolphe Le-may Ltée, 25 est, rue Laurier, Montréal.Les funérailles auront lieu en la paroisse de St-Denis, à 9 h., lundi, le 22 mars 1948.En la personne du Dr Verschelden disparaît un des amis les plus fidèles et les plus dévoués du Devoir.Les anciens sc rappellent crue le Dr Verschelden, doué d’une puissante voix de ÏHiryton, était toujours l’artiste invité aux conférences de M.Bourassa.Celui-ci n’en voulait pas d’autre.Le Devoir offre à la nombreuse famille de ce vieil ami l’expression de sa profonde sympa- On apprend que M.North Winship, consul général des Etats-Unis à Montréal depuis quatre ans.vient d’être désigné pour représenter son pays en Africpie du Sud, à titre de ministre.M.Winship connaît déjà TA-frique pour avoir tenu les fonctions de conseiller de la légation américaine à Prétoria, en 1939.D’ailleurs, le nouveau ministre eut à se déplacer souvent le long de sa carrière; celle-ci débuta en 1910, à Tahiti; puis elle fut poursuivie à Pétrograd.Milan, Bombay, Fiume, le Caire, Copenhague et Varsovie.Au Canada, M.Winship a servi son pays pendant une dizaine d’années à Owen Sound, a Toronto et à Montréal.Le nouveau ministre en Afrique du Sud quittera Montréal dans un avenir prochain.On ne connaît pas encore le nom de celui qui prendra sa place.En attendant, le consulat général sera géré par M.Eugène M.Hinkle, un consul de cary ère, qui compte une vingtaine d’années dans le service diplomatique, dont la dernière à Montréal.L'enquête sur la "Montreal Tramways"* ELLE NE COMMENCERAIT PAS AVANT QUELQUES SEMAINES L’enquête sur la “Montrent T ramways” par un comité d’arbitrage ne commencera vraisemblablement pas avant quelques semaines.On croit savoir que Jes trois arbitres voudront, avant de convoquer formellement les témoins et les experts, accomplir un travail préparatoire: prendre connaissance eux-mêmes des dossiers, s’orienter, etc.MM.Thomas Tremblay, Aimé Parent et Lucien Gendron qui constituent le tribunal d’enquête, ne se réuniront probablement pas d’ici la fin du mois en vue de sc concerter.Par la suite, ils fixeront la date des audiences.Ottawa, 18 (C.P.) — La Commission «les gouverneurs de CRC tiendra demain une réunion publique afin d’examiner les demandes de nouvelles licenses de postes de radio et mitres questions concernant la radiodiffusion.Cette session publique, cependant, ne s’occupera pas de la controverse en ce qui concerne l’établissement d’une station ra-diophonique de langue française à Edmonton, Alberta.A ce sujet, depuis «pie la Commission n jenu sa dernière réunion, en janvier, elle a reçu des pétitions signées de quelque 8,000 à 10.-000 habitants demandant la permission «j’établir le poste, d’autres pétitions ont demandé Tin-terdiction de ce poste.En plus de ces lettres, la Commission a ndation défend les siens Le danger presque sera nommé gérant à la Commission dyAssurance chômage à Montréal ?M.J.-f.-G.Séguta ou M.J.Heffernan-La partialité de la Commission du service civN Radio* Edmonton Voici le texte d'un télégramme que la Fédération générale es Lignes du Sacre-Coeur vient d’envoyer à M.A.-Davidson Dun-! n, président des gouverneurs de Radio-Canada et au premier ¦m Ire du Canada, le Très Honorable W.-L.-Mackenzie King.Ce Ic'égramme est.envoyé pour appuyer les Canadiens fran-i'.iic 1 Ouest du pays dans leur campagne entreprise pour ob-I ii r un posle de radio français en Alberta.Montréal, 16 mars 19iS 'Onsicnr A.-Davidson Danton, Président des gouverneurs de Fadio-Canada, Ottawa, Ont.La Fédération générale des Ligues du Sacré-Coeur comprenant 1,000 groupements paroissiaux et plus de 200,000 membres adultes à travers tout le Canada, vous prie dt donner suite à la •equête faite depuis quatre ans aux gouverneurs de Radio-Canada tar tes Canadiens-français de l’Ouest pour organiser à leurs frais m poste français en Alberta.La Fédération générale des Ligues du Sacré-Coeur appréciera l’acte de justice et de bonne entente accompli par les gouverneurs de Radio-Canada en acquiesçant à une demande aussi légitime.J.-Wilfrid GAUDETTE, Président general.Dans un premier article mit le poste de gérant à l'Assurance-chômage de Montréal, nous demandions si M.J.Heffernan était bien choisi officiellement.Nous croyons .-.avoir aujourd’hui de bonne source que sa nomination est retardée, bien que.dans les milieux intéressés, on la considère comme officielle.Nous aimerions aujourd’hui, afin de bien démontrer la partialité de la Commission du service civil et des membres du jury d’examen, publier un texte officiel émanant des autorités supérieures et envoyé à Montréal, afin que le public connaisse la façon dont on a procédé.Texte officiel Le poste est vacant dcpnk le ^ août, /9*7.Le 19 septembre 7?*/, Commission du Service civil ouvre un concours (k7-17lit) qui doit se clôturer le 7 ocY>,.re suivant.Les avis sont publiés, suivant la toi, dans tout le territoire desservi par ce bu-reau.A cause du nombre restreint des formules produites durant le délai alloué, on accor-Il Uve f*tensi°n de six semai-U rJ™I>orfonce de la nomt-nahoti (12 sous-bureaux relè-Z?,1 bureau de Montréal), on fait des demarches, durant ce delai, pour susciter l’intérêt d un plus grand $ï,500 A $5,100 par an, qui ne .aux Commissaires civils, et on répondait, disait-on, ni à l’im-\ attend sa confirmation.Celte nomination devrait donc être annoncée officiellement dans un portance des fonctions ni à la gravité des responsabilités.Le jurg d’examen tint séance à Montréal, le 26 novembre 1947.M.O.-A.Lefebvre, examinateur en chef français de la Commis avenir très rapproché." (Fin du rapport officiel).Ce rapport a été envoyé à la sion du Service civil, présidait , rapport a été le jurg.qui comprenait égale- fin de janvier, 1948 ment: ,lfM.Beaudry, de la Commission du Service civil.7.-G.De* remarques s'imposent Bisson, commissaire en chef de | l'Assurance-chômage à Ottawa, D’abord, pourquoi a-t-on éten-Léonard Préfonfaine, surlnten- j du le concours de six semaines?Pour qu’il y ait le plus grand nombre de candidats possible 7 On avouait donc ouvertement ne pas avoir confiance aux deux dont régional pour Québec de l'Assurance-chômage, J.-V.Des-aulniers, représentant de la Chambre de commerce, Gould, du Board of Trade et Délisle.de la Légion canadienne.Vingt-huit candidats s'étaient inscrits, dont neuf anciens combattants.Vingt-deux furent éliminés à l’examen de leur formule.Des six qui res- instituant un concours ouvert au public, alors qu’en réalité il s’agissait d’un concours de promotion pu et simple.De plus, l’article de loi du Service civil sur lequel on s’est fondé pour favoriser M.Heffernan ne s’applique qu’à l’entrée au service civil, et non dans un ras de promotion.MM.Heffernan et Séguin étant des employés permanents du Service civil leur valeur seule devait comptiT.Le candidot canadien-français H s'an prend au pasteur Shields, au "Globe and Mail", à M.Du- j plessit at à M.Drew Ottawa, 18 (D.N.C.) — Ce serait une “tragédie” si M.Saint-Laurent n’était pas élu chef de son parti à cause des attaques qui sont portées contre lui dans sa propre province, a declare hier, au Sénat.M.J.-W.de R.barris, libéral «te Vancouver, au cours d'une vigmirrii.se dénonciation des accusations portées par M.George Drew r ont re le très hon.sir Lyman-P.Duff, ancien juge en chef du Canada.Le sénateur Farris, qui a également dénoncé le T>as*cii-Shields et le Globe and Mai’.journal de Toronto nui attaqua récemment le juge Duff, dnntv.jt suite à Tavis «Tinterncllatinn dont il avait fait pn'd an Sénat (te signaler les doutes une «l-s hommes publies et des iourn 'r' ont fait planer sur “Tin'é"r:('¦ de personnes qui détiennent ('e hauts postes, par des pro"' ,,s injustifiables «*t inconin dibl-s avec la bonne adm'nitration du Canada et qui tendent à irc-"'-rager les éléments subversifs dans notre pays”.C’est en jetant un h!én>o s:.vérc sur ceux oui.noue (Us i - .tifs purement politiques, s-!) r» l’autorité constituée, me le .n M.Lucien Morand, e-rv'n.: conservateur de On-djA,^ j-f,,.vint dans le débat nour d as eaux relirer - Châteauguay disparu ont commencé de ra Dégâts peu élevés à Le grave danger d’inondalim ; qui menaçait hier la régi- t ( c Châteauguay, est presque divin-ru aujourd'hui.Les eaux < ni commencé à se retirer et à nu i ;« que la pluie ne recommence rr soir ou demain, la situation redeviendra normale, du pu ins i pour cette époque de Tannée i Les dommages sont peu é'evés.Les maisons n’ont* presque pas été endommag es par Teau.et ! seules les rentes ont été rac.liveries d’eau et de glace.Toula circulation a été arrêtée.A C!iâte-u:guay-Bas>in, plusieurs familles ont été is dans leurs maisons, pendant heures.On a dû envoyer ms chaloupes pour porter des viv, , aux personnes habitant re; T memes.La livraison du Lit.du pain ci d’autres vivre, s'est !' ic en rhaloupe, hier.La situa i u sYst beaucoup améliorée au;eu • ti’î'id.Dans Ls autres régions.s< i; CartierviVe Borde: ux et M< r.al-Nord, la hausse «h pi, , (’e Teau n’a pas è’A «langereu - i dote.A Greenfield Par!.h> ¦> »»?»>»»>»»?>>>>»>> TaMmir mais f une sére féminité, M mWeta vous plaira par ses défaits dp l’aucpture et ses garnitures 4c Ca paTran No 9296 est offert pour las tarfUs 12.14.16, 18.20; 40.La grandeur 16 requiert 4 verges et 1 Huitième d'un tissu de 39 pouces 4e largeur.Ce patron ait an venta ou prix da M ou Servica das patrons."Le Bavais".4S0 aat rua Notre-Dame.Lee ceasmaades doivent être faites par écrit ea ayant soin d lrclure un bon de poste ou ua mandat de messagerie de .30.Aucua timbre n'est accepté.Ecrire claV ressent, nom.adresse, numéro de dis-Met postal, le numéro du patron et la grand sur enacts désirée.Ces patrons as «ont pas échangeables -—— - * r / Pour sa première communion « Robes d'une grande simplicité 4.98 à 10.95 Confectionnées spécialement pour ce grand jour .il s'en trouve un bon choix chez Eaton.Toutes d'une blancheur immaculée, en crêpe, sheer et taffetas de rayonne.Jupes ballerine ou froncées, garniture de nids d'abeille.Tailles 6 à 10 et 10 à 14x dans la collection.A manches courtes, me paire de manches longues les accompagnent pour le jour de leur première communion.* Commandes téléphoniques acceptées.PL.9211 — Local 300 Vêtements pour fillettes, su troisième ^T.EATON C?, or MONT**aw UHITCO Feuilleton du “Devoir” Le Chemin du Mystère par Pierre LAVAUR (Suite et fin) - Que voulez-vous dire?— Je pensais que vous m'aviez compris.— Pas du tout.— Comment! vous ne savez pas que votre ami Claude a été sur le point de refuser la main de Mlle Monique?— Ah! par exemple!.Lui aussi?— Mais oui, et, à un moment donné, j'ai cru que les événements allaient prendre une au- tra tournure.— (nnmeal cela?— M.Michels s’était épris de, la charmante veuve.— De Madame Dumont?— Mais oui.A cette révélation, Hubert Deschamps avait tressailli jusqu’au fond de son âme.— Votre ami, poursuivit le jeune officier, s’était jeté à ses genoux.Il lui avait fait l’aveu de son amour et lui avait offert sa fortune.— Et elle a refusé! — Oui.Vous voyez que Mme Dumont, elle aussi, a fait preuve de désintéressement.— Mais enfin, quelle raison a-t-elle donné de son refus?— Elle a répondu à M.Michels qu'elle était trop âgée pour lui; à mon avis, c’était in un simple prétexte— — Mais alors, la vérité?— Je crois que Mme Dumont n’est plus libre de son coeur- Hubert Deschamps crut comprendre.Après quelque» parole» de politesse, il prit congé d’Yves Mon-grand et, sans plut se préoccuper des travaux de la fenaison, il revint à “La Tourelle” pour y réfléchir à son aise.Le lendemain, il parlait pour Condom.Il se présenta chez Madame Dumont, et, «près les politesses d'usage: — Ma chère amie, lui dit-il, je viens voua prier de me rendre un service: c’est de venir demain à “La Tourelle’*.Marie-Laurence devint très pâle.— Je m'autorise de nia qualité de vieux garçon poursuivit Hu-i bert, pour oser voue faire cette DEMAIN "LE CRIME DE L'ABBE BIENAIME" Le "Devoir" commencero demain lo publication d'un nouveau feuiHeton : "LE CRIME DE L'ABBE BIENAIME" de Pierre Maurice, qui, publié en primeur par la "Croix" de Paris, à la fin de l'automne dernier, a obtenu en France un très gros succès.i ; demande.Les habitants de La-rouzé n’ont pas mauvais esprit et en vou* voyant chez moi.— M.Deschamps.répondit la jeune femme, avec beaucoup de simplicité, que cela ne vous préoccupe point.— Alors vous vieadrez?— Oui.— Nous parlerons de l’avenir de Christian, n’est-ce pas?— Volontiers.Vous avez toujours ITntcnlion de vous occuper de lui?— C’est convenu depuis longtemps.Vous déjeunerez avec moi.J’ai besoin de quelques conseils pour mieux organiser ma maison.J’espère que vous ne me les refuserez pas?Ces dernières paroles, à clics seules, eussent été capables de décider Mme Dumont.Le lendemain, accompagnée de son petit Christian, elle arriva à “La Tourctte” ver* dix heures, comme elle l’avait promis.Hubert Deschamps était un peu pâle et paraissait fiévreux.Mme Dumont en fut vivement affectée.— Ne vous inquiétez pas, ma chère amie, lui dit l’excellent homme.J’espère chasser la fièvre et avoir bel appétit pour déjeuner.Cela ne tient qu’à vous.Hubert emmena la jeune femme jusqu’à une tonnelle fleurie qui était au fond du jardin.Il s’assit auprès d’elle et lui prenant les mains, il lui dit: Chère amie, je suis tenté de vous demander pardon.Et comme Marie-Laurence s'étonnait: — Oui, pardon de vous avoir méconnue, continua Hubert Deschamps.Et après un court silence : • — Maintenant, ajouta-t-il, je sais tout.Mon ami Claude vous offrait son nom et sa fortune, et, malgré que votre avenir fut très sombre, vous avez eu le courage de refuser.— ; Je l’ai fait mus effort, oro- yez-le bien, répondit la jeune femme en souriant.— Et vous ine ie regrettez pas?— Oh! non.11 y avait dans ce simple mot un tel accent de franchise qu’Hu-bert Deschamps ne put retenir un cri de joie.— Chère amie, dit-il, vous avez refusé l’amour d'un homme jeune.Oserai-je maintenant vous supplier d’accepter l’affection d’un homme déjà mûr et dont les cheveux commencent à grisonner?A ces mots.Mme Dumont ne put prononcer (me parole, tant était grand le bonheur qui emplissait son âme.Mais la pâleur de son visage et le* tremblement de ses mains répondirent pour elle.— Marie-Laurence, il y a longtemps que je vous aime, poursuivit Hubert Deschamps, mais je ne m'en étais jamais fait l'aveu.Je voulais adopter votre enfant.Faisons mieux.Aocordcz-moi votre main.Je vous aimerai de toute mon âme, et je vous jure que je ne serai point jaloi passé.La jeune femme put enfii 1er.— Mon ami, dit-elle da élan de reconnaissance e mour, j’accepte avec bo d’être à vous désormais, cal coeur vous appartenait dep jour où vous êtes venu si c tement au secours de ma d se.Hubert Deschamps posa ses lèvres sur le front de ï Laurence, et appelant le Christian qui courait à trav jardin, il lui dit en l’embra; — Petit père qui est par puis longtemps n’a pas pu nir, mais il m a chargé remplacer et de t’aimerl Quelques semaines plus le château de “La Marinièi celui de “La Tourette” é en fête.Dans l’un on célébrait 1 riage de Claude et de Mon Dans l'autre celui d'fi Deschamps et de Marie-Lau Dumont.F IN M.HOUDE AU ROTARY CLUB LE “BEGCAR’S” OPERA 11 désire ardemment voir naître le Centre Civique avant son départ de l’arène municipale.Adressant la parole devant les membres du Club Rotary, à leur déjeuner hebdomadaire qui avait lieu mardi, le maire de Montréal, M.Camillien Houde a déclaré qu'il désirait voir naître un cen-réal, avant s municipale I-e discours de M.Houde a por Un groupe comprenant des étudiants des facultés des sciences.des arts et de la musique de l’Université McGill présentait hier soir, à Moyse Hall, le “Beggar’s Opera” de Gay, une oeuvre dont la première représentation eut lieu à Londres en 1728 et fut adaptée à la scène moderne en 1920 par sir Nigel Playfair.Le “Beggar’s Opera” révèle une satire piquante de la société du LSème siècle en Angleterre, par la bouche de personrfages t.e civique à Montréal, avant~son 1 r!eu .recommandables, huais depart de l’arène municipale.: ,|ou,‘;‘s «’ependant des meilleurs ¦ sentiments, la condamnation des grands est prononcée, morale- Actuellement, dit-il, alors que la situation est déplorable en ce qui concerne les chambres dis-pcniUles dans les hôtels, nous refusons chaque jour un grand nombre de conventions, parce que nous ne pouvons accueillir convenablement leurs délégués.Notre métropole, d’autre part, est la meilleure ville du continent pour y tenir des conventions.Au point de vue touristique, elle est celle qui offre le plus d’attraits.Seules la Nouvelle-Orléans et la ville de San-Francisco peuvent rivaliser avec elle, parce qu’elles ont è peu près la même atmosphère.Montréal est la seule ville au monde où les Français et les Anglais se coudoient sur un même pied d’égalité.Ce que le touriste veut, c’est voir quelque chose de différent.Sous ce rapport, notre métropole est comblée.Elle est en quelque sorte la fin du vieux monde et le commencement du nouveau.Chez nous, nous prenons le temps de vivre.Chaque étranger, d’autre part, qu’il soit nordique, anglo-saxon ou latin, se trouve parfaitement chez lui à Montréal.L’ambiance musicale même ne souffre aucune concurrence, et ce, dans le monde entier.Le sens musical de notre population est le meilleur du continent.De plus, notre ville est au carrefour des voies aériennes mondiales.Le simple fait que trois organismes internationaux.1 gi'àce au concours d’artistes in dont VI AT A, V1CAO et le DTI vîtes.l’aient choisie comme centre de j J.y.leurs actvités est très significatif.| _____^_________________ Dans 10 ou 15 ans, nous aurons une population de 2 millions et demi, voilà pourquoi la création d’un centre civique s’im- j pose.Nous refusons de l’argent, en conséquence, de se canton ner dan* un domaine trop limité pour intéresser le public d’aujourd’hui.A de nombreux points de vue, les acteurs de McGill doivent encore fournir de gros efforts.Quoique la mise en scène fût as- ! sez bien menée, les décors, par contre, dénotaient souvent un | assez mauvais goût; de couleurs ! pales et sales ils sont disnosés ; de telle façon que le spectateur ’ n oublie pas un instant qu’il s agit d'un décor.Parmi les interprètes citons M.Waud dans le Tôle de Pea-chum; sa voix nê s’accordait I que de très loin avec son per-sonnage.Mlle Jean Aulenbach, dans le rôle de Polly, possède de fort appréciables qualités vocales, sa voix aux intonations délicates et nuancées donnait une impression de fraîcheur et de clarté.La distribution était complétée par Hugh Taschereau, Andrew Sisson, Shirley Sproule, branle Ford et Mary Campbell.L’ensemble des acteurs ne montra pas de vraies qualités théâtrales.L’orchestre, d’autre part, _ interpréta une partition difficile, en ce sens que les thèmes ne présentent que peu d’attraits.Peut-être serait-il préférable qu’à l’avenir l’Université McGill rehausse ses spectacles d’opéra Horaire des spectacles SAINT-DENIS : "Le Père D»mien" 12 h 20» 3 h.35.8 b.30.» b.45.“Mélodie pour toi” I b.55.5 h.05, S b.30.CINEMA DE IMKIS : “t'u Revenant” II h.10.1 b.43.4 h.1S.• b.48.9 b.22.PALACE : “Monsieur Verdoux” 10 b., 12 b.15.2 b.35.4 b.50.7 h.08.9 h.25.LOEWS “Captain from Castile” 10 h.33.1 b.14.3 h.55, 6 h.3d.9 h.17.CAPiTOI “Nightmare Alley” 10 h.05.12 h.24.2 h.43.5ta.02.7 h 21.9 h.40.PRINCESS : “I Love Trouble” 10 h.10.1 h.05.4 h„ 6 h.55.9 b.50.“Glamour Girl” 11 h.49, 2 b.44.S h.39.8 b.34.ORPHELM : “l e roman de Marguerite Gauthier”.10 h.05, 12 b.25, 2 h.45.5 b.05.7 b.25.9 b.45.IMPERIAL “Driftwood” 12 h.45.3 h 48 6 h.51, 9 h.44.“Old Spanish Trail” 11 b.24, 2 h.27, 5 h.30, 8 h.33.LES AMIS DE L’ART alors que nous n’avons qu’à étendre la main pour récolter une fortune.“Le touriste veut séjourner en notre ville, parce qu’il y >uve unce de l’auteur hongrois Bus-Fekete.Le dramaturge hongrois se trouve d’ailleurs à Hollywood où il prépare lui-même l’adaptation cinématographique de sa pièce.¥ ¥ ¥ Hollywood, 18 (Canado-Mon-dial).— Tous les records de longévité viennent d’être battus par Paul Panzer, qui vient de se voir donner un rôle aux studios Warners dans Sunburst.Paul ; Panzer commence en effet sa 44e année d’acteur de cinéma.Il eut ! son heure de gloire il y a bien des années mais il n’est jamais 1 resté sans jouer bien longtemps L un de ses premiers rôles fut celui de Monsieur Bcaucaire, dans le film du même nom tourné en 1904 sur le toit d’un immeuble de New-York.complétée par Lionel Barrymore, Henry Danniel et Laura Hope.C’est une réalisation da George Cokor.Au Capitol Ce cinéma présentera à partir de vendredi prochain The Upturned Glass, une production de Sydney Box.La vedette est James Mason qui est actuellement considéré comme l’un des plus grands acteurs du monde à scs côtés, sa femme Pamela Kelli no, Hosnmund John et John P.Mo-nagham qui est en outre l’auteur du scénario.Le scénario promet d’être dramatique.ne serait-ce que la scène de l’opération que pratiquera James Mason.On déclare qu’il s'agit d'une saisissante reconstitution.Au Princess Virginia Mayo.George Brent, Turban Bey, Ann Dvorak et Carole Landis seront les principales vedettes du film Out Of The Blue qui est, dit on, l’une des meilleures comédies américaines de l’année.Le scénario fait preuve d’originalité; on y apprend les aventures amusantes d’un chien et de son maître, d’une femme et de son mari.D’autre part, une abracadabrante histoire de procès se greffe avec humour sur ce thème peu banal.L« Mendelssohn Choir à Montréal bientôt Accompagné de sir Ernest MacMillan, le Mendelssohn Choir de Toronto donnera un concert en notre ville le 25 avril prochain.Ce concert aura lieu au Forum et sera donné sous les auspices du Club Rotary de Montréal, les recettes étant versées aux oeuvre* du club.Il est à noter que le Mendelssohn Choir n’exige aucune rémunération pour ce concert, contribuant ainsi bénévolement aux oeuvres du Club Rotary, qui n’aura qu’à rembourser les frais de voyage.On nous annonce que le prix des billets sera à la portée de toutes les bourses.PIANO LANGELIER U chois dci «rtiitu dopait quaire génération» Modèle* *Ag|g Banc à partir de indu» ECRiVaZ ponr notrr CVTAI.OGUE 510 EST.STE-CATHERINE entre 8t-Hubert et St-Dente Pour coïncider sans doute avec la Sainte-Patrice, l’album M-1090 nous apporte six chansons irlandaises célèbres chantées magni-rut subitement, Rimsky-Korsa-j Uf9u®ment par le ténor James kov et Glazounov trouvèrent j *' Ces pieces sont Mother l’opéra incomplet, et le complété- ' ^acree, The Rose of Tralee.Ma-rent.C’est Glazounov qui se She Moved through the chargea entre autres choses h°lr’l Kuthleen Mavourneen, The d’écrire l’ouverture, ce qu'il fit i ‘yjIns‘rel de mémoire, car il avait souvent j Un autre disque ne peu, man.quer de remporter un grand suc- FORUM: le ssohn Choir, MacMillan.25 avril, Mendel-avec Sir Ernest de peintures GALLERY: Jus- mars.MONUMENT NATIONAL: Mau- Exposition rice Morenoff présente Le Petit DOMINION Ballet, les 3 et 4 avril, en soirée, qu’au 2d mars, de ]() à 6 h.Eaux PLATEAU: Maurice Chevalier, fortes et Lithographies d’artistes du 14 au 22 avril, en soirée seu-1 contemporains et de peinlft**] lenient.| français modernes.cès: celui où notre compatriote Raoul Jobin, avec accompagnement de l’Orchestre du Metropolitan dirigé par Wilfrid Pelletier, chante i.cs Rameaux, de Fauré, et une version française du Rosaire.Ce beau disque, arrivant à la veille du dimanche des Rameaux, tombe en bonne saison.Albin RIVARD LUNDI SAINT Le 22 mars Grand concert sacré * • h.30 ».«.au COLLIGE DE LONCUEUIL Let chorale* 8te-Céctle Se Montréal et Caliu Latallée de Marievlllf, sou» la direction de M.Armand Renaud, maitra de chapelle à Bte-Céclle et professeur au collège de LongueuU.Interpréteront les "SEPT PAROLES DU CHRIST" de THEO.DUBOIS Cet ensemble de plus de cent voix sera assisté des artistes les mieux réputés : Mlle Marie-Marthe Létourneau, soprano lyrique dea Variété» lyriques; M.Alphonse Ledoux.ténor: M.René Archambault, baaae chantante.Au piano ; M.Roger Pépin.En plue des Sept Paroles du Christ de Dubois, nos artistes nous feront entendra plusieurs pièces de leur répertoire.ADMISSION : ADULTES 50c - INFANTS 25c Le* billets sont en vente an Colléga de LongueuU.CE SOIR “LUCRECE” chez les Compagnons “oeuvre menreilleuae” et les 19-20 mer* ANTIGONE en matinée la 20 mart Adulte* et étudiant* - LA.11 IS MONUMENT NATIONAL CE SOIR MAM'ZILLE NITOUCHE avec Germaine Roger Rideau : *.Z5 P.M.FLATEAU 91 S 1 Bureau fermé de • lires à 7.11 p.i Au»*l le M mare 42* GARBO ^TAYIOK *em.TTTT te SKMAINB "CAPTAIN FROM CASTIir PALACE A L’AFTIÇBiI CHARLES CHAPLIN "Mr.VERDOUX" a L’Arncini TYRONE POWER "Nightmare AHey" .r: mnm a L’Amcm "I LOVE TROUBLE" — Aux) — "GLAMOUR GIRL" IMPERIAL A L'ArriCRB "DRIFTWOOD" — Aussi — "Old Spanhh TraR" Sème SEMAINE CINEMA PARIS ST-DENIS A L'AFFICHE Un wjer/Kwv&jet uputmwtit PAGE 6 FINANCE LE bêVOIR, MONTREAL.JEUDI 18 MARS 1948 ASSEMBLEE GENERALE ANNUELLE DE n «« c «ï.i„ _______V' i______i THE INTERNATIONAL NICKEL COMPANY OF CANADA LIMITED SHAWINHJAN WATER AND POWER CO.Remarques du président, M.James Wilson, à l'occasion du 50e anniversaire de fondation de la compagnie — Résultats de l'année 1947 ('elfe assemblée, la cinquantiè-] été de 15% de plus qu'en 194f>, c e assemblée générale annuelle ; comptent pour presque 27% du .• nos actionnaires, marque un total de nos recettes provenant • é ement remarquable dans no-1 de l’énergie électrique.Nos frais d’exploitation ont considéra' lenient augmenté à cause de la hausse du coût du matériel et des salaires.Le service des intérêts sur la dette obligataire a toutefois diminué par suite des opérations de conversion effectuées depuis trois ans.La provision pour dépréciation a été augmentée de $100,000 au chiffre de $3,250,000 et le montant destiné à l'impôt fédéral et provincial sur le revenu et à la taxe sur les excédents de bénéfices a aussi augmenté de $194,-000 au total de $2,043,000.Après déduction de tous les frais et d’une somme de $400,000 affectée aux dividendes accumulés depuis le 2 juillet sur les nouvelles actions privélégiées, nos bénéfices nets ont été de $3,-548,308, soit $1.02 par action ordinaire, à comparer avec $1.46 en 1946.Des dividendes sur ces actions ont été versés chaque trimestre au taux annuel de $1.20 par action, ce qui a absorbé $2,-613,900 et laissé $934,408 dans notre entreprise.'•istoire.La date exacte de la nidation de notre compagnie 1 le 15 janvier 1898; la Légis-• ure de la province de Québec
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