Le devoir, 24 juillet 1948, samedi 24 juillet 1948
"L* Canada tot tint nation too vtr oint tt n* peut avec dot Hit i accepter de la Grande-Bretagne ou de» Etatt-Uni» ou de qui que ce *oit d autre, l’attitude qu’il lui fe-ut prendre enuer» le monde.” Lord TWEEDSMUIR Diractaut t Cirant HUOR FAIS CE QUE DOIS VOLUME XXXIX — No Ilidactaiu chats Omet HEROUX S.Victor, martyr.TEMPERATURE PROBABLE BEAU ET PLUS CHAUD MONTREAL, SAMEDI, 24 JUILLET 1948 Cinq sous le numéro LE GENERAL CLAY CROIT A LA PAIX Encore l'anticommunisme Le problème n'est pas tant d'arrêter le communisme que de faire plus et mieux que lui — Il faut orienter lesaspirations de la masse, non les refouler T Ourant la présenté campagne électorale, il se fait une grande consommation d’anticommunisme.Rouges et bleus s'évertuent à démontrer à l’électorat qu’ils sont la digue, le rempart, la muraille qui protégera le pays contre le communisme.Et naturellement les uns .et les autres font valoir leurs états de service: les libéraux invoquent les procès d’espionnage et les unionistes la loi du cadenas.Comme il fallait s’y attendre, on ne se contente pas de mettre en lumière ses propres mérites: on accuse l’adversaire des plus noirs desseins.Le maire de Montréal est même allé jusqu’à affirmer avec un sérieux imperturbable, que “quatre-vingt-dix pour cent des libéraux sont communisants”.La politique possède la vertu, d’aucuns diront le vice d’embrouiller les notions les plus claires, de compliquer les questions les plus simples.C’est pourquoi il n’est pas hors de propos d’exposer quelques idées de sens commun sur la lutte contre le communisme.• Personne ne nie le droit de la société organisée, c’est-à-dire l’Etat, de se défendre contre ceux qui cherchent le renversement de l’ordre par la violence.Aujourd’hui les gens dangereux dans le monde sont les communistes.Il y a cent cinquante ans c’étaient les républicains de la Révolution française.Au temps des guerres de religion c’étaient les protestants.La vague révolutionnaire qui déferle de Moscou sur le monde depuis 1917 n’est pas plus dangereuse, toutes proportions gardées, que celles qui sont parties de Paris en 1789 et d’Allemagne au temps de la Réforme.Les gouvernements de ce temps-là ont pris des mesures, discutables sans doute, contre ceux qui mettaient en danger la sûreté de l'Etat.Les gouvernements d’aujourd’hui cherchent, eux aussi, à se protéger par des mesures, discutables elles aussi, contre ceux qui menacent l’ordre établi.Tout cela pour en venir à ceci: au point de vue de la sûreté de l’Etat, le communisme ne crée pas dans le monde un problème nouveau.C’est de tout temps qu’il y a eu des groupements pour chercher à s’emparer par la force du pouvoir politique.Le communisme en est un de plus, c’est tout.• Mais le communisme, avant d’être un mouvement anarchique, est un système de pensée.C’est une théorie, une doctrine, une philosophie, une religion, une mystique.Il prétend répondre à toutes les interrogations que l’homme se pose sur ses origines et ses fins.Il a une solution à tout.Dans l’ordre économique, il propose l’abolition du droit de propriété et le partage des richesses ; dans l'ordre intellectuel et logique, il fait usage d’une dialectique matérialiste; dans l’ordre religieux, il professe l’athéisme.C’est donc une nouvelle synthèse de l’homme que les communistes opposent à l’humanisme chrétien.C’est une erreur totale, c’est l’erreur érigée en système.Êntre un chrétien et un communiste il ne paraît y avoir aucun point de rencontre.On s’en rend d’ailleurs compte dans les assemblées internationales où les deux camps sont incapables de tomber d’accord sur la moindre question.C’est qu’au fond les mots prennent une signification différente selon qu’ils sont employés par un communiste ou par un chré- tien.Les deux nt parlent pas le même lan-gage.La réfutation du communisme sur le plan intellectuel est un fait accompli depuis longtemps.Les thèses anticommunistes ne sont plus à faire: elles sont complètes et n’ont jamais été réfutées.Qu’il y ait lieu de les rajeunir en tenant compte de l’évolution des idées et des faits, d'accord.Mais il serait dangereux de s’en tenir à ce stade intellectuel et philosophique de la lutte anticommuniste : on ne tarderait pas d’être débordé par les faits.• Car le communisme, de nos jours, c’est une doctrine en armes et en marche, c’est un mouvement, c’est une organisation sociale, c’est un parti politique.En Europe, en Asie, en Amérique latine, c’est-à-dire pour les quatre cinquièmes de l’humanité, le communisme se présente comme une option immédiate, comme un choix pressant.Dans la plupart des pays, on est pour ou contre le communisme comme dans la province de Québec on est, de ce temps-ci, pour ou contre Duplessis.Dans dix ou vingt ans nous en serons probablement rendus là che?nous aussi.Le communisme se présentant sous des formes nouvelles, il faut lui opposer des obstacles nouveaux.Quand le communisme se contentait d’être une philosophie, il fallait discuter avec lui, le réfuter, le confondre.Maintenant qu’il travaille dans le concret, c’est sur le terrain des faits, de la politique et de l’organisation sociale, qu’il faut le rencontrer.Faire des thèses antimarxistes quand les communistes organisent les ouvriers, suscitent des grèves, exploitent à leur avantage la misère imméritée de certains groupes de travailleurs, c’est perdre son temps.C’est un peu comme si les missionnaires en pays infidèles consacraient tout lèur temps à écrire des livres de mystique au lieu d’ouvrir des dispensaires et de catéchiser les païens.Dans la lutte anticommuniste ce qui importe de ce temps-ci c’est l’action directe et positive.Sa Sainteté le pape Pie XII revient fréquemment sur cette idée.On ne peut plus “se contenter de bonnes intentions et de beaux programmes, mais (il faut) procéder courageusement à leur mise en pratique”.• La sorte d’anticommunisme que nous proposent de ce temps-ci les orateurs politiques est totalement insuffisante.Son aspect trop exclusivement policier et déclamatoire n’a pas de quoi satisfaire nos exigences de catholiques.Nous sommes même d’avis que cet anticommunisme peut être à la longue dangereux en donnant au peuple le sentiment d’une fausse sécurité et en offrant aux catholiques une notion erronée de leur devoir.Les idées, vraies ou fausses, ne se combattent pas par la force.Les mouvements sociaux, bons ou mauvais,, ne se contrecarrent pas par une attitude toute négative.Aux idées fausses il faut répondre par des vraies ; aux mouvements mauvais il faut répondre par des sains.Le problème n’est pas d’arrêter le communisme, mais de le dépasser, de faire plus et mieux que lui.Il faut orienter les aspirations de la masse, non les refouler.Il faut les baptiser, les christianiser.Voilà le devoir actuel des catholiques vis-à-vis du communisme.M.Wallace accepte !I précise que même la Russie l’aide communiste I ne veut pas la guerre Du moment quelle est dirigée vers la paix un troisième parti aux Etats-Unis Philadelphie, 54 (A.P.) .— Avant de participer à l’ouverture de la convention du nonveau '‘troisième parti" c^ü doit le choisir en fin de vilaine comme son candidat officiel h la présidence des Etats-Unis, le chef de ce mouvement, Henry A.Wallace, a déclaré qu’il ne refusera l’aide d’aucun partisan, y compris les communiltes, cpii adoptera son programmé d’une politique extérieure pacifiste.Mais il affirme en même fêmps que pas un seul de ses ennemis ne pourra Jamais prouver qu’il est lui-mème.lui Wallace, un communiste de près ou de loin.M.Wallace note qtie, partout où il s’est rendu au cours des derniers mois, les journalistes ont cherché en vain à lui faire préciser plus avant son attitude sur le communisme.Il a pris hier la peine d’expliquer que les partisans de Moscou appuient ses tentatives de pacification mondiale parce qu’ils désirent la liberté de poursuivre en paix sur le sol russe leur expérience d’un système économique absolument différent du 'capitalisme, tandis que lui veut profiter de la même paix pour instaurer aux Etats-Unis un capitalisme de forme progressive et rénovée.tfi tfi }fi Philadelphie, 24 (A.P.) — La convention du nouveau “troisième parti” américain, qui doit ouvrir ses portes aujourd’hui, à Philadelphie, marque la première tentative séHeusa depuis 1924 de créer aux Etats-Unis un parti nouveau et de diviser le vote qui s’est toujours réparti jusqu’ici seulement entre les démocrates et les républicains.Les observateurs politiques chei nos voisins croient que ce parti pourra remporter aux élections de novembre, les uns autant de votes que le parti progressiste de Robert Lafolette il y a up quatre de siècle, lès autres jusqu’au double, soit de 4,500,000 à 9,000,000 de votes suivant les cas.Sans lui concéder la victoire, les deux vieux partis reconnaissent que le groupe Wallace influera sur les prochaines élections présidentielles américaines; et les républicains particulièrement espèrent que la division des votes Grece et à la Turquie.Il propose d’accorder aux Noirs américains des droits civils encore plus étendus que ceux que leur promettent les deux vieux partis et réclame le droit de vote dès l’Age de 18 ans.Il veut aussi l'étatisation de toutes les entreprises qui vivent principalement des contrats de fabrication ou de services publics accordés par le gou-vernentent tels que chemins de fer, marine marchande, transports aériens, munitions, assurances, mines, pétrole, bois et banques.WASHINGTON, 23 (C.P.) — Le gouverneur sentent occupés à conférer avec les chefs du gouvernement américain dans la capitale des Etats-Unis.(ij A ses interrogateurs, le gouverneur militaire a répondu, quand on lui demandait s’il croit les Russes un peuple raisonnable, que toutes les nations apprennent à l'être avec le temps bien que celui-ci soit particulièrement difficile à convaincre.A son avis, si quelqu'un doit être blâmé pour n'avoir pas astreint plus sévèrement les Soviets au respect des accords quadri-partites sur la circulation ferroviaire ét aérienne entre l'ouest de l'Allemagne et Berlin, c'est bien lui-même.Cast en effet le général Clay qui a établi autrefois avec le maréchal russe Zoukhoff les procédures de l'occupation, et il estime qu'il aurait été plus prudent alors de mettre ces accords par écrit mais la présence de 3,500,000 soldats américains en Europe à ce moment, ajoute-t-il, lui a fait oublier cette nécessité, puisqu'il se croyait plus fort de son droit.lions éviter la guerre.Aux journalistes réunis de vont lui en entrevue générale de presse, à Washington, il a soutenu qu'aucune notion ne recherche un conflit et précise que ce terme s'étend même à la Russie.Sans réduire les perspectives de danger que présente le problème berlinois, il dédore que le ravitaillement aérien de la capitale allemande donnera probablement aux Alliés, par son succès, assez de temps pour faire aboutir de nouvelles négociations entre les quatre grandes puissances.Le général Clay signale que les Etats-Unis vont bientôt doubler la capacité de trons port des avions qu'ils emploient à ravitailler Berlin, en même temps qu'ils construiront un nouvel aéroport dans leur secteur de garnison.Le général est reparti dès hier soir de Washington pour son poste d'Allemagne, après deux jours fiévreu- Toutefois, il ne tient pos pour le moment à augmenter les effectifs américains en Allemagne.Lettre d'Europe L’Italie nouvelle Démocratie contre “démocratie populaire” La fh) d'une longue crise — Le Sainf-Siège à l'origine de l'Italie nouvelle — République et Monarchie — L'autonomie provinciale — Multiplicité des partis — Un ministère composite — Aspects de politique extérieure — Victoire du gouvernement te: e> IJ Courrier de Trance Les grands traits moraux du tempérament françaii — Souplesse, mesure, sagesse, discrétion — Aptitude des peuples "sociables" à créer une sorte de conscience extérieure à laquelle s'en remettent les individus entraînée par ion apparition lès aidera à faii 16 ans des < son Blanche ^P* .aidera à faire cesser le règne de 16 ans des démocrates à la Mai- as-vn-ta Gérard Fl LION BLOCS-NOTES Questions oubliées La crise du logement est un problème réel.Eue embarrasse la majorité des citadins, causé des ennuis sérieux à la plupart des familles, et plonge les moins fortunés dans une situation intolérable.D’après une récente enquête Gallup, dans les grandes villes, les trois quarts de la population estiment “très sérieuse” la crise de l’habitation.37% des gens blâment les gouvernements, 30% font tomber leurs critiques à la fois sur l’Etat et l’industrie de la construction.La crise fut créée en grande partie par la politique d’Otlaua.Mais l’habitation relève premièrement des administrations provinciales.Et nous sommes plongés dans une eampagne électorale provinciale.Cela étant posé, vous croyez que les partis en présence ont donné du relief i In question?M.Duplessis tenait une grande assemblée mercredi soir A Montréal, où le problème du logement est dangereusement aigu.Il n’en a pas parlé.M.Godbout tenait une grande assemblée le lendemain è Montrai.Scs auditeurs lui ont crié de donner son opinion sur le logement.11 n’en a pas parlé.M.Houde en a dit quelques mots jeudi: mai» c’était pour déposer le paquet aux pieds des ministres fédéraux — ce qui contredit les dernières attitudes du “héros” de la souveraineté fi^ovinciale.Apparemment, M.oude est un peu neuf dans le métier d’autonomiste.Mais on nous a beaucoup parlé d’anticommunisme.La silicose L’affaire de Saint-Remi d’Am-herst soulève un problème de justice sociale et de justice tout court.Le parti libéral, qui fait flèche de tout bois, n’a pas prononcé la moitié du quart d’un mot en faveur des silicosés.L’Union nationale s’est tue.Mais on nous a beaucoup parlé de patronage.Dans Saint-Sauveur, comme on lui demandait de faire reconstruire une école de garçons, M.Duplessis “a répondu que nous sommes en démocratie, «t qu’il n’en tient qu’au peuple d’exprimer sa volonté.” Car nous sommes un peuple libre, administré au nom du bien commun.La vie chère 3! Les nouvelles des Etats-Unis sont mauvaises pour ceux qu’in-niète le coût de la vie — c’est-à-ire pour tout le monde.Les prix montent.Dun &.Brad-street annoncent que pour la nourriture, l’indice des prix de gros (31 produits) a grimpé de 24 cents en une semaine.Un Journal parle de “T-Bone Steaks” ni se vendant $1.33 la livre i èw-York.Des bouchers ont fer- mé leurs portas, en affichant: à bar les prix excessifs de la viande! D’autres détaillants suggèrent au consommateur de faire la grève.Le prix de Tacier a grimpé d’un bond.On se demande si le charbon ne montera pas d’un dollar la tonne, si l’huile de çhauffage ne suivra pas son ascension.Les automobiles coûtent de plus en plus cher.Dans un domaine plus particulier, on s’attend que les journaux se vendent bientôt 7 et peut-être 10 cents, au lieu de 5: 300 quotidiens ont déjà disparu depuis la guerre, le prix du papier augmente (comme d’ailleurs les profits des compagnies de papier).Le consommateur se demande comment tout cela finira.Des hommes d’affaires assurent qu’une “dépression” remettrait les choses au point, en changeant le mal de place.Quelques esprits catégoriques prétendent même que “seulement ainsi les ouvriers calmeront leurs exigences” — mais peut-être ne pourroal-ils cslmer la fstm de leurs enfants; et les profits, ne s’assagiraient-ils pas eux aussi?— II est vrai qu’il reste toujours la solution d’une guerre.Les choses sérieuses Ces jours derniers, le président Truman a fixé au 30 août le début da l’enregistrement national qui précède l’établissement du service militaire.Plus tard la machine se mettra en marche, les conscrits — premiers conscrits de temps de paix aux Etats-Unis—recevront leurs feuil- Le président de la convention du nouveau parti progressiste, Albert J.Fitzgerald, note que des délégations ouvrières de tous les Etats participeront aux assises qui s’ouvrent aujourd’hui à Philadelphie.Il assure pouvoir compter sur l’appui de 47 unions ouvrières affiliées à la F.A.T., de 31 unions membres du C.I.O., de 14 fraternités de cheminots et de six unions indépendantes.Le comité du parti chargé d’établir son programme électoral a comme président un ancien lieutenant de Roosevelt comme M.Wallace lui-même, Rexford Guy Tugwell.Ce programme rejette sans recours le plan Marshall et la doctrine Truman d’aide à la Accord sur l'autonomie du Viêt-Nam (S.I.F.) — Un accord, aux ter.mes duquel le Vietnam acquiert l’indépendance dans le cadre de l’Union française, a été signé à bord du croiseur Duguay-Trotiin mouillé en baie d’Alongpour la France.Il le fut par M.Bollaert, haut commissaire de France en Indochine, et pour le Vietnam par Sa Majesté Rao Dai, le général Xuan, M.Tran van Huu, respectivement président et vice-président du gouvernement provisoire, ainsi que par cinq ministres représentant les principaux partis ou groupes politi-ques.Nouvelle récompense: "Le Prix Riva roi" (S.I.F.) — Un prix littéraire, qui porte le nom de Rivarol, att-teup du livre sur ^Universalité de la langue française’’, sera décerné au début de Tannée prochaine à un écrivain étranger auteur d’une oeuvre en langue française.Parmi les membres du jury se retrouvent les noms de Georges Duhamel, André Gide, Jean Schlumberger, Jules Romains.les de route et se dirigeront vers les camps militaires.Quand les diverses élections auront libéré nos politiciens et nos stratèges, chez nous aussi on entendra peut-être parler de “choses sérieuses”.Il nous reste encore un peu de répit: ne serait-ce pas le temprfde l’utiliser?André L (Par AMdt EBRAY) U 9 juillet 1948 M'^èrîse’ italiann*, qui s’était ouvèrte par Tabdieation de Victor-Emmanuel III et par l'avènement de son fils, Humbert IL vient de se clore par un vote de confiance du Sénat, suivant celui de la Chambre, en faveur du ministère que préside le démocrate-chrétien M.De Gasperi.De cette crise longue et compliquée, les principales phases auront été: le plébiscite populaire sur le choix du régime, Monarchie ou République, et qui s’est prononcé en faveur de la République; le désistement du roi éphémère Humbert II; la désignation de M.De Nicola, comme président provisoire de la République;,le vote de la constitution républicaine par l’Assemblée constituante; les élections législatives pour le choix d’un nouveau parlement, Chambre et Sénat; la désignation d’un nouveau président de la République en la personne de M.Luigi Einaudi, M.De Nicola ayant décliné une nouvelle candidature; la confirmation de M.De Gasperi dans ses fonctions de chef du gouvernement; sa présentation devant le nouveau parlement; la victoire qu’ii y a remportée, malgré de vives attaques, par les votes du 16 juin à la Chambre et du 2 juillet au Sénat.Il était naturel qu'on attendît avec intérêt, en Italie, le résultat des élections législatives, puisqu’elles se présentaient comme une lutte entre le communisme et le non-communisme, ou, pour employer le langage courant, entre la “démocratie po pulaire” ef la démocratie tout court, soit la démocratie traditionnelle.De la part des communistes, c’est quelque chose comme un pléonasme d’avoir qualifié leur doctrine de “démocratie populaire”, puisque le mot "populaire'' est déjà compris, étymologiquement, dans le mot ‘“démo-erstie”.Mais il* ont voulu, par là, convaincre les ptAtis adverses de n’être pas “populaires", c’est-à-dire d’usurper le caractère "démocratique”.De toute manière, ce vocabulaire eat devenu courant de la part de* communistes.S H était naturel que les Italiens attendissent avec intérêt le résultat de la crise que traversait leur pays, ii Tétait moins, à première vue, que les étrangers parussent l'attendre avec plus d’intérêt encore.C’est que, pour les étrangers du Bloc occidental, des deux côtés de TAtlantimie, ce qui se passait en Italie était une phase, un facteur important, du conflit ouvert entre ce Bloc et le Bloc oriental, c’est-à-dire entre deux idéologies totalement opposées.II l’agissait de savoir si une nouvelle République populaire, en la personne de ITtalie, allait s’ajouter aux sept autres Républiques "populaires” qui forment le groupe des paya satellites de la Russie soviétique et communiste: Pologne.Tchécoslovaquie, Hongrie, Roumanie et Albanie.Or, les pays du Bloc occidental sont plus directement menacés que ITtalie elle-même par l’offensive du Bloc oriental.Cela explique mie, dans les pays du Bloc occidental, on ait quelquefois paru s’intéresser aux (par Pierre de Grandpré) Par le courrier de la semaine dernière, je me suis engage à vous dire ce que je pense des Français.Rien de moins!.Quand on a sauté à l’eau, il faut nager.élections italiennes plus qu’en Italie même.C'est donc avec une vive satisfaction que, dans le* milieux anticommunistes d’Occident, on a salué la victoire des partis anticommunistes italiens sur les communistes et leurs alliés, les socialistes.On a même eu une tendance, dans ces milieux, a s’exagérer cette victoire.Cette préoccupation presque exclusive en ce qui concerne le communisme a fait un peu perdre de vue un autre résultat très important de la crise italienne, à savoir l’éclipse -— simple éclipse, ou extinction?— de l'idéal monarchique.¥ * y On ne saurait parler de l’Italie nouvelle, démocrate-chrétienne et républicaine sans évoquer la politique des deux grands papes que furent Léon XIII et Pie XL Léon XIII.pur ses initiatives en matière sociale, a préparé le terrain à la démocratie chrétienne.D'autre part, en établissant que l'Eglise ne devait pas être solidaire d’un régime politique déterminé, il a rendu possible à un pays quelconque, même de tradition monarchique, d'adhérer au régime républicain.Quant à Pie XI, en résolvant la “question romaine” par la création de la Cité du Vatican, il a rétabli la paix entre l'Eglise et TTtalie, et il a rendu ainsi passible pour les catholiques italiens d’adhérer à ITtalie unifiée avec Rome comme capitale.Il ne serait donc pas exagéré de dire que rette double politique pontificale a été à la base ae la création de ITtalie nouvelle.Avant Léon XIII, il était constant qu’on opposât l'Eglise à la justice sociale.On la représentait comme ayant lié partie avec le régime capitaliste, avec les riches contre les pauvres.On lui aliénait ainsi ce qü’on appelle couramment le “peuple”.Rien dans la doctrine chrétienne, n’autorisait celte conception du rôle de l’Eglise.Mais, comme elle n'avait pas toujours réagi contre cette déformation de sa mission, le terrain restait libre à scs détracteurs.II était réservé à Léon Xlil de réagir efficacement au moyen de ses célèbres encycliques sur les questions sociales.Dès lors, il n'était plus excusable d’opposer l'Eglise à la justice sociale.On vit donc, dans plusieurs pays de la chrétienté, le mot “chrétien’’ s'associer su mot “social”.Par là, le “socialisme chrétien’^était né.et une arme contre l’Eglise était enlevée des mains des socialistes et des communistes.En Italie, avant l’ère fasciste, le parti populaire de Dom Stur-zo fut la première manifestation du “socialisme chrétien”.Il disparut pendant Tère fasciste, mais il est ressuscité ensuite sous la forme de la démocratie chrétienne qui est actuellement le parti dominant dans ce pays.L’autre initiative de Léon XIII visait particulièrement la France, mais elle pouvait svojjr une portée générale.Les estho-liques français avaient parfois paru identifier leur cause avec celle de la Monarchie, après 1870.La République s'affermissant, il on était résulté» entra aux «t Les Français sont-ils un peuple d’un calibre intellectuel remarquablement vigoureux, ou sont-ils, tout compte fait, brûlants mais plutôt jobards?sont-ils égoïstes ou généreux ?sont-ils franchement immoraux ou leur civilisation n’est-elle pas au Dresser de pied en cap le por- r°ntraire lune des nhls inteili-trait psychologique du Français j morales que nous con- moyen est une tâche bien au- nills}dons ?son,-ils des conr.er-dessus de Teipace et du talent dont je dispose.Je n’insiste pas.La question se ramifie indéfiniment: on se croit au coeur du sujet, sur la piste d’une notation juste; quelques souvenirs nous avertissent que la notation exactement inverse ne serait pas, non plus, sans une certaine justesse.l'Etat, une sorte de divorce qui nuisait aux intérêts de la religion.C’est contre cette situation que Léon XIU a réagi, en dissociant l’Eglise, non pas spécialement du régime monarchique, comme on a voulu le faire croire, mais d’un régime politique quej-conque.C’est de cette initiative qu'est né et» France le Ralliement, autrement dit l’adhésion permise des catholiques français à la République.Aujourd'hui, le Mouvement républicain populaire, qui correspond à la démocratie chrétienne italienne, est le parti dominant en France.Quant à la "question romaine”, autrement dit le différend qui, depuis la prise de Rome par ITtalie, le 2(1 septembre 1870, opposait l’Eglise à l’Etat italien, elle avait créé comme un divorce entre les catholiques italiens et cet Etat, et cela portait préjudice aussi bien à l’Eglise qu’à l’Etat.Or, le compromis intervenu entre les deux pouvoirs par la création de ia Cité du Vatican a rendu possible aux catholiques italiens de se rallier à l’Etat, de même que l'initiative de Léon XIIi leur a rendu possible de se rallier à la République, Rien ne s’oppose donc plus à une collaboration du Vatican et du Quirinal, étant donné surtout que les accords du Latran, qui, sous Tère fasciste, ont fixé le nouvel état de choses, ont été reconnus par la constitution républicaine.* ¥ # Au plébiscite sur la forme du régime, la République ne Ta emporté que de très peu sur la Monarchie.D’autre part, un fait s’est produit, qui avait paru inquiétant: le pays s'était divisé, géographiquement, en deux parties presque égales, le Nord ayant voté pour la République, et le Midi pour la Monarchie.On s’était donc demandé si on n’allait pas voir se produire en Italie ce qui s’était produit en France après 1870, où le conflit entre monarchistes et républicains avait duré longtemps, divisant le pays en deux camps rivaux.D'âutre part, on avait craint, ce qui ne s'était pas produit en France, que le dualisme des 4' deux idéologies ne provoquât une scission, plus ou moins nro-fonde, entre le Nord et le Midi.Or, ces prévisions ne semblent pas devoir «e réaliser.En France, la persistance de l’idéologie monarchiste était venue, en grande partie, de Tan-parente opposition entre TEIgii-se et la République, à laquelle le Ralliement avait mis fin.En Italie, cette opposition de prin-cipe n’existait pas, la politique de Léon XIII ayant dissocié l’Eglise d'un régime quel^nqne.' XSuite à U page 11), - •, valeurs prudents ou des révolutionnaires entreprenants ?iuui-vidualistes impénitents, n’ont-ils pas d’autre part acquis à juste titre la réputation d’être Tun des peuples les plus merveilleusement sociables qui soient ?Tous ces traits, çn apparence opposés, paraissent vrais dans une certaine mesure.Et ce serait justement la tâche de l’analyste avisé d’expliquer par quelle secrète alchimie ces antinomies peuvent coexister, de façon très caractéristique, pour constituer un type d’homme: Je promeneur des Champs-Elysées, descendant des lignées d'hommes de guerre ou de cour, de vilains, de jardiniers, d’architectes qui ont dessiné.construit, peuplé l’histoire de France.Par où commencer ?Tout Français qui aurait à brosser un tel tableau (portrait de l’artiste par lui-même!) ne pourrait résister, je crois, à la tentation flatteuse de faire débuter son examen par les pac-ticuiarités de l’esprit.Il se sentirait là sur une "ferme assiette’’ pour parler comme Montaigne, en terrain nettement favorable.Cef ordre de présentation lui paraîtrait avantageux, mais ce n'est pas seulement pour cette raison qu’il lui semblerait le plus naturel.L’intelligenre est entourée chez les Français de tant de respect qu’il faut en conclure qu’elle représente à leurs yeux la valeur maîtresse.C'est leur force, leur fierté, leur jouet.Quant à nous, pourquoi ne serions-nous pas plus patient ’ Nous avons à satisfaire les goûts du lecteur canadien.Sa propre conception de la vie, son éducation, ce qu’il sait des rapports passés et présents entre la France et le Canada, le poussent à se montrer avide surtout d’observations d’ordre moral.Je commencerai par là; c’est le plus difficile.La fibre morale Quel sujet, et quelle témérité que l’aborder en quelques lignes! Je sens que nous dlons donner à plein dans des généralisations qui laisseront s’épun-dre de droite et de gauche toute la masse fluide et insaisissable du réel.Et tout d’abord, sachons qu’en milieu français, certains airs A la fols scandalisés et intéressés de la part d’étrangers, certaines curiosités pleines d’insinuations ignares sur le niveau de moralité suspect de la France, apparaissent comme naïve*, malsaines, équivoques et, au total, plutôt comiques qu’irritantes.Comment en serait-i! autrement ?Les retour* de la conscience sur cll*-même sont chose personnelle.Exception faite de protestations individuelles, voit-on jamais une société quelconque *e plaindre du niveau général de ses moeurs?On se plaint du manque d’argent, de 1» maladministration, mais jamais de ce dont chacun se sent solidaire.MUAU à k dasttiao* pogéi, PAdf 1 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEPl 24 JUILLET 1948 Peiping ne compte pas moins de 6 universités En plus de sept écoles missionnaires d'enseignement moyen, dont trois pour les filles La principa e université, Peita, a comme chancelier le grand savant Hou Shih — Université française et université catholique ! son inscription.Elle comP|e u cinu facultés et 27 services.Eue Peiping, un des centres cultu- j)OS^.()e ,]n vaste gymnase bien Depuis la lin de la guerre, rels de Chine, a amélioré re- , e(|Ujpé une salle de réception marquableinent son régime édu- qu Courrier de France (Suite de la première page) Portkulorités lotines Mais la certitude d’être dans ! le vrai, au point de vue moral, j est singulièrement bien assise; chez des peuples latins de for ^ niation catholique, comme ja ; France.Et pour une raison très .précise.Comment ces peuples | ne se sentiraient-ils pas Iran- | quilles et rassurés sur leur bon-nêteté, quand précisément ils établissent comme arbitre du sens moral, non la voix intérieu-J re d’une conscience toujours in Le programme.‘, de M.Gardiner Un million d'immigrants pa/ année durant les prochains dix ans — Pensions de vieillesse à 65 ans et assurance-santé — Grand essor à l'industrie — Route nationale "a mari usque ad mare" contient 2.000 sièges et une j qUj£jej mais la voix de la socié-catif.Les écoles et les terrains | bibliothèque de 1,000 sieges.j ^ elle-même.De nos jours la de jeu abandonnés durant les huit années de guerre se reconstruisent graduellement dès que les fonds deviennent disponi- , - blies.En dépit de l’inflation et satisfaire le .de la rareté des matériaux de j croissant des membres qui s > Ottawa, 24 (C.P.) — Le ministre de l’agriculture, M, Gardiner, qui a déjà annoncé sa candidature à la direction du parti libéral, a ébauché jeudi au cours d’u-i ne entrevue, les grandes lignes! de son propre programme en programme de $150,000,000 pour !a conquête des sources de pouvoir hydraulique et une plus grande utilisation des dépôts dt fer et de charbon.3.— Une politique aggressive 08 MEDECINS RECOMMANDENT NOS nombre to u] ours construction, la ville travaille hardiment à conserver son standard scolastique d’avart-guerre.Parmi les institutions d’éducation supérieure qui onl survécu on compte les universités de Peking, Tsinghua, Yenching, Sino-Fracoaise, Chaoyang et catholique.Il y a au moins sept importantes écoles missionnaires d’éducatio- moyenne: à u yin.Hwei Wen.Fu Jen et Chun Shih pour les jeunes garçons et Pei Mang, Moo Chen et Uhun Sze pour les jeunes filles- , Université nationale de Pékin Plusieurs figures remarquables de la République de Chine ont franchi le seuil de cette université, probablement plus que dans toute autre institution.“Peita” a cette réputation enviable que tout étudiant est sur la voie du succès dès qu’il y a été admis- _ Depuis sa fondation en 1898, des dignitaires possédant une réputation éducative et libérale se sont succédé à sa direction.Son chancelier actuel, le Dr Hou Shih.est un savant d’une réputation internationale.L’Université possède six facultés, arts, sciences, droit, médecine, génie et agriculture, sous un total de 23 services.Elle a une ferme expérimentale, deux hôpitaux affilies, un laboratoire pharmaceutique, trois ateliers, un poste de radio, unj bibliothèque de plus de 600,000 volumes et un musée réunissant plusieurs milliers de spécimens.L’uni-er-sité est dirigée par un personnel de 1,253 membres et ses étudiants sont au nombre de 3,768.C’est la meilleure université connue pour ses cours de philosophie, histoire, littérature chinoise, chimie et physique.Université nationale Tsinglnia L’Université Nationale Tsinghua est remarquable par son cours supérieur académique.Elle requiert tellement de connaissances générales qu’elle a acquis la réputation de l’Univer-sité la plus difficile à y obtenir ment p extérieure, de la morale explicite de l’Eglise.On fait credit aux dictées de la société en ma; tière de conduite; et il est vrai que ces solides bases sociales présentent l’avantage certain d’évoluer sans heurt, lentement et paisiblement, sans cesse tenues en bride, à l’abri de trop grossiers écarts, par les mille ¦ correctifs du goût, de l’intelli- U aristocratique du nori d, la ! «»« « - * ,ou5' S^T.St.ïSïïX'to > u missions américaines protestai!- > j es scrupules, les tentations, tes.Pour ce qui est de ses pro- jes vjct0ires ou les défaites >nté-priétés et au point de vue peeu- ! rjcljres ne peuvent, chez ces La-niaire.cette université n’a rien jjns> avojr |e même sens ou la de supérieur aux autres ecoles ; n^>me importance que chez les de Peiping; même cette année, ; eup]es angIo-saxons et protes-—A.,j — i-üia a» tants_ f.es derniers, dit-on, ré- inscrivent.Ainsi, les chambres des dortoirs qui habituellement avaient deux lits chacune ont maintenant doublé ce nombre.La difficulté est la même dans les salles d’étude.Université Yenching Autrefois appelée “L'Universi- près de la moitié de ses étudiants sont .sous la protection du gouvernement.Mais avant la guerre Yenching était renommée pour son merveilleux parterre.Ses édifices etffr‘lèsnteaux ïillantes'dé'ses Pensée et examinent U sou.nis-étangs dans lesquelles se reflê fèrent sans cesse leurs actes "au tribunal" de la conscience personnelle; et cette expression signifie, non pas comme chez les Latins catholiques qu'ils se questionnent sur la rectitude de leur talent plusieurs saules pleureurs ont servi d’inspiration à maints poèmes et peintures.Les étudiants étaient très bien logés et ies salles d’étude étaient chauffées à la vapeur.Aujourd’hui, les étudiants, contrairement à la plupart des autres écoles en Chine, doivent travailler à l’extérieur afin de payer leurs études.Les dirigeants de l’université encouragent cette bonne volonté au travail.Yenching compte «ne faculté des arts, une de science et une autre des sciences sociales.Université catholique Le Vatican possède et dirige [’université catholique.Son affiliation avec l'Eglise catholique romaine donne une atmosphère de sobriété et de gravité.Beaucoup d’intérêt est apporté aux organisations supplémentaires telles que cours de religion et cercles académiques.Elle a été fondée il y a 23 ans.-,-„ , , t1 Actuellement son personnel com- 1 de n’importe quelle société .u prend 72 professeurs et auxiliai- s’ rcs.Près du quart de ce nombre sont des prêtres étrangers.sion de leurs actes à une règle extérieure, mais qu’ils essaient de juger dans l’absolu.Ce n’est pas faut la pensée droite qui les intéresse, que la qualité intrinsèque de l’acte posé.Leurs inquiétudes d’âme ne se résolvent pas en fonction d’une équation morale exacte ni en fonction de quelque norme extérieure que ce soit, mais en fonction d’un jugement intérieur, assimilé au jugement même de Dieu, qu’il •s'agit de prévenir et d’épouser.Fin France, une telle audace d’introspection paraîtrait trop subtile pour ne pas être inextricable, trop vague pour servir à l’usage courant, trop solennelle et trop sujette aux erreurs et bizarreries individuelles pour ne pas risquer de devenir dangereuse.On recherche plus d’humanité, moins de tension.Une certame “socialisation” do la conscience, croit-on, est un recours généralement valable contre les aveuglements du fanatis- me- .En fait, le Français d’autour* d’hui soumet sa conduite aux jugements de la société, mais pas veloppement des ressources na- nouveaux immigrants venant de tionales” le plu» rapidement pos- l’Angleterre ou de l’Europe Oc-sible.'J—*¦' — - — cidenta’ sur une échelle variant de 500,000 à 1,000,000 d'immigrants par année, durant f “Nous ne devons pas mettre au rancart tant de projets de déve- les prochains 10 ans.loppement, comme nous 1 avons fait jusqu’ici, comme mesure de sécurité en prévision d’un recul 4, penses Un programme de s’élevant à $150,000,000 possible dans le commerce etj par année sur un certain nom-l’emploi ici et ailleurs dans le bre d'années pour l’emmagasina- monde”.Tl a ensuite tracé les grandes lignes d‘un programme en dix points, demandant une augmentation dans le nombre des immigrants, une décentralisation de l’industrie dans le Québec et l’Ontario, la continuation de la politique de sécurité sociale, un système de grandes routes nationales s’étendant à travers tout le Canada, ainsi qu’une politique visant à stimuler ie commerce.Le programme de M.Gardiner Les dix points du programme de M.Gardiner sont les suivants: 1.— Un développement p'us aggressif des ressources nationales du Canada, avec l’aide du gouvernement si nécessaire, par l'installation de meilleures méthodes d’opération en ce pays, en ce qui concerne ie matériel brut que nous exportons en ce moment.2 — Une moins grande centralisation de l’industrie dans le Québec et l’Ontario et une distribution plus équitable de l'industrie à travers les autres parties du Dominion, grâce à un ge et l’utilisation de l’eau dans l’ouest du Canada afin de donner de l’expansion à l’agriculture.6.— La continuation de la politique de sécurité sociale, y compris un plan de pensions de vieillesse à 65 ans et un projet national d’assurance-santé.6.— Un programme de dépenses par le gouvernement fédéral pour un système de routes nationales, en vue de la construction complète, dans un avenir rapproché, d’une grande route moderne allant de la côte de l’Atlantique à la côte du Pacifique, avec des ramifications nord-sud reliant cette grande route avec toutes les routes des Etats-Unis.Ceci aurait pour effet de promouvoir le commerce du tourisme américain et de régler à l’intérieur de notre pays le problème de la circulation des véhicules-moteurs.¦Anoi* hirmairm.AftàudiÆ-é A- PHARMACIE MONTREAL LES Lithinô du Dr Gioc N* 33 vous permettent de réaliser cher vous ou «o voyage.une boor* «eu minérale artificielle, fretchc, akaüac.f t- UTHISÉS du Dr Groc N* 33- *0n» un» «sur«1C d* boon, unté «t un traitement préventif dot personne» bien portantes.Bu» par tou», le matin i fçtm.à midi et le soir aux repas, c'est ^ *’ ds régime de toute •• 'amiHe.de» petite et des grande.Les Uthlnis du Dr CROC N* 33 constituent le remède indiqué du FOIE.*e REINS, de I ESTOMAC.dee Rhul matisnwe.de (‘Arthritisme en générât Les Llthtnés du Dr Groc ma contiennent, dan» chaque boîte, des Dom-primes En les collectionnant, vous Obtiendrez toute» sorte» d’obiet» utile».Ma* LUhtmét eeet ee eeeta goae teetee lu efcartnoeiee — FVoguU franfaië _ Ke/xr» te» tmilaèlox* «• portant pu ta eom «s le ff» St.GROC ECOLES MOYENNES EN CHINE Châtie» Duquette, propriétaire Porte» le bande qui convient à votre malais* Nom ovona un assomment complet d# bande* herniaire», bande» médicale», ba» élastique», ¦apports, reste» en ehamoi* ou en flanelle renqe pour ceux qui louiirent de bronchite.Essayage i domicile ou dani noe salon* privés sans irais additionnels.Expert» al experte» à votre service alue-lant salon l'ordonnance d* votre médecin.jovk n huit ACHETEZ VOS FLEURS ICI La Patrie Fleuriste 16$ ni.Ste-Catherine Livraison partout directement de notre serre-chaude.PL 1786-1787 Ecoutez le jeudi C.H.L.P.12 h.25 12 h.30 10% d'escompte aux communautés religieuses.agit de quelque chose d’organi que, de très connu, de peu variable, de presque aussi nettement caractérisé qu’une personne: il s’agit de la vieille et souple et stable société française, tout imprégnée, malgré se* infidélités à l’Eglise, de conceptions morales parfaitement orthodoxes.Bienséance ou devoir ?Tel.: CReicenl S700 MAGNUS POIRIER Entrepreneur Pompe» Funèbre*.Expert Embaumeur.6603, rue ST-LAURENT Autres universités Peiping possède plusieurs autres institutions d’études supérieures.Les plus remarquables sont (1) l’Université Sino-Fran-çaise organisée par le grand libéral Tsai Yuan-pei, et Li Shih-tseng, un disciple fidèle de Proudhon.Le but de cette université est d’encourager Un échange culturel entre la France et la Chine.Plusieurs bourses d’étude ont été décernées à des gradués pour aller poursuivre leurs études en France.(2) Le Collège Chung Kuo fut fondé par le Dr Sun Yat-sen et ses associés révolutionnaires.Son personnel compte un groupe de professeurs chinois, jouissant d’une réputation internationale, ainsi que des professeurs etrangers.(3) Le Collège de Droit Chaoyang est la meilleure école de droit dans le Nord de la Chine.Les autres sont: (4) 1 école Normale de Peiping, Ci) | (j'héroïques hésitations ! On ad- Au gré du Français, l’honneur, le sens de l’honneur qui lorsqu’il est bien chevronné, ne quitte jamais l’homme même au plu» intime4de sa vie, apparaît comme un guide plus sûr, plus digne de créance, plus précis et plus i aisément utilisable dans la uralique quotidienne, que la notion plus haute, mais plus difficile à cerner, du devoir.L’honneur c’est l’usage des honnêtes gens, résultante des instincts, de l’expérience et de l’intelligence des meilleurs et du grand nombre.“Cela se fait”, “cela ne se fait pas”, expressions typiquement françaises.Peu de rigueur, peu i l’école des Beaux Arts de Pei-i ping ,établie depuis plus de 30 ans et (6) le Collège d’Adminis-tration ferroviaire de Peiping, i établi depuis 40 ans, une des I deux institutions de Chine con-I sacrée entièrement à donner cette formation.Georges Godin Successeur d'Arthur Landry Enrq.DIRECTEUB DE FUNERAILLES SALONS MORTUAIRES MODERNES SERVICE D'AMBULANCE Salons s 518 RACHEL EST Bureau : 528 RACHEL EST FAlklrk J5TI LE DEVOIR "Le Devoir” est imprimé au no 430 est, rue Notre-Dame i Montréal par l’Imprimerie populaire, compagnie à responsabilité limitée, qui en est l’éditrice-propriétaire.Directeur-gérant.Gérard Filion."Le Devoir” est membre de la Canadian Press, de l'Audit Bureau of Circulations et de la Canadian Daily Newspaper Association.La Canadian Press est seule autorisée à faire l’emploi pour réimpressions de toutes les dépêches attribuées à ia Canadian Press, à l’Associated Press et aux agences Reuter et Canado-Mondial.ainsi que de toutes les informations locales que "Le Devoir" publie.Tous droits de reproduction des dépêches particulières au “Devoir" sont également réservés.Abonnement por la poste : EDITION QUOTIDIENNE Canada (sauf Montréal et la banlieue) .$6 00 Montréal et banlieue-.9.00 Etats-Unis et Empire britannique .8.00 Union postale .10.00 EDITION DU SAMEDI Canada .2.00 Etats-Unis et Union postale .».3.00 Les abonnements sont psysbles d'avance par mandat-poste ou par chèque encaissable au pair à Montréal, Autorisé comme matière postale de deuxième classe par le ministère des Postes, Ottawa.Téléphone: *BEIoirj^61 met certaines choses; d’autres déplaisent: ce sont surtout des suggestions issues de l’ambiance sociale qui en décident.La morale admet de la sorte une idée d’agrément, de dignité, de liberté; elle devient un des éléments primordiaux de l’art de vivre.Que la morale soit chose bien différente de l'étiquette, tf’est ce que.peut-être, l'on ne sait pas toujours ici très bien, Plus que la notion d’honneur, c’est la no tion de bienséance que plusieurs j auraient tendance à faire prédo-j miner sur celle de devoir, îaquel ! le leur parait bien sérieuse, bitn ! solennelle, et moins rentable j qu’elle n’en a l’air.Permettez-moi à ce propos une confidence, i Figurez-vous qu’il m’est impossible, à Paris, de mentionner le titre du présent journal sane fai-re un peu sourire.“Le Devoir, dit-on, hum! voilà un titre de journal comme on n’en saurait imaginer au bord de la Seine!” Tiens !.Remarquez que je corn-prends très bien que.si nous nous appelions “La Vertu”, ce serait tout de même un peu Indiscret.Mais Le Devoir n’est-il pas un titre plausible?Bizarre, rie des exigences de milieux I Décidément, il faut bien nous rendr© compte que le sens moral des peuples éminemment sociables met surtout en valeur des qualités de souplesse, d’aisance, de mesure.Cela fait la force ou la faiblesse du système, jugez vous-même.En tout cas, cela 1* caractérise.L'odieux des çomporatsons En matière de moralité, les parallèles entre diverses nations n’aboutissent pas à grand chose à cause de l’instabilité des points de repère.Ce qui peut être nocif et marquer ou provoquer une véritable régression dans telle société déterminée, peut fort bien ailleurs, dans un milieu immunisé, bien protégé, ayant suffisamment de souplesse et de ressort, paraître assez inoffensif.L’essentiel «st de ne pas ignorer que l’on risque de por.ter les jugements les plus injas-tes si, faisant état de certains renseignements sur quelques détails de moeurs d’un pays, on en juge comme «’ils s« produisaient dans une société exactement identique à celle à laquelle on est habitué.Certains cidres rigides ne sauraient être forcés sans se rompre; d’autres ont plus d’élasticité.Une réflexion de cette nature serait propre, il me semble, à mettre en garde les censeurs abusifs, contre un emploi peu déférent et peu perspi.cace de ,mots tels que “pourriture”, "corruption” ou “dépravation” pour caractériser succinctement tout un pays.Le monde est bien vaste, la nature humaine bien diverse; mais l’idée que le degré de l’honnêteté peut varier considérablement d’une frontière à une autre, est une de ces idées qui ne peuvent vivre et prospérer qu’en serre-chaude.Au seuil d’une esquisse de la personnalité française, et avant de passer à des observations plu* concrètes, une méditation de c* genre sur la philosophie du "point de vue” n’est certainement pas inutile, si tant est que notre tâche n« soit ni de louer ni de blâmer, mais de comprendre.* 7.— Le développement de l’industrie des pêcheries au Canada principalement dans les lacs d’eau douce à l’intérieur des -terres, et comprenant les Grands Lacs et les lacs profonds d’eau froide dans les sections nordiques du Dominion, 8.— Une politique active afin d'accroître et de balancer le commqjrce triangulaire d’exportation et d’importation du Canada avec le Royaume-Uni et les Etats-Unis, au moyen du même genre de coopération dans le financement et dans l’échange des ressources essentielles qui existait durant la guerre.9.— La construction d’un plus grand nombre de navires, à la suite de l’expansion de la production d’acier du Canada.10.— Une politique étrangère visant à intégrer le commerce, la défense et les autres politiques plus intimement à la Grande-Bretagne et les autres pays du Commonwealth — bien que continuant à coopérer avec les Etats-Unis _ en se basant sur le fait qu’un Commonwealth fort est l’une des meilleures garanties d’une paix mondiale.Des sept écoles moyennes missionnaires de Peiping, Yu Yin possède l’histoire la plus ancienne.Etablie il y a 84 ans, alors que l’éducation populaire en Chine était relativement une nouveauté, le fondateur eut à faire face à plusieurs difficultés pour diriger son école.Afin d’encourager les parents conservateurs à envoyer leurs enfants au Yu Yin, il pourvoyait aux moyens de transport des étudiants et les fa-r vorisait d’un prix très minime pour l’enseignement et la pension.Grâce aux efforts constants du fondateur et des directeurs qui lui ont succédé, Y’u Yin a augmenté son nombre original de 30 à 3,000 actuellement.Ce qui en fait aujourd'hui la plus considérable de Peiping.¦ Yu Yin déploie une énergie remarquable pour ses organisations uspplémentairès et a méri- té plusieurs fanions et médailles dans des concours athlétiques et musicaux.Après la fondation de Yu Yin, les missionnaires américains ont établi une autre institution d’éducation chrétienne, l’Ecole Moyenne Hwei Wen, qui s’enorgueillit de posséder l’un des plus beaux parcs de Peiping.Ses salles d’étude, dortoirs, laboratoires et gymnases sont très modernes et de construction magnifique.Sous la djrection de l’Université Catholique, on remarque l’Ecole Moyenne Catholique, mieux connue sous le nom de Collège Fu Jen, fondée il y a 19 ans.Avec des professeurs tels que le Dr Liu Fu, Chang Wei et Yen Sui, elle est réputée par sa discipline et ses succès.L’Ecole Moyenne Chum Shih a une histoire vieille de 75 ans.Un édifice de cinq étages abrite ses 1,290 étudiants.Pour l’éducation, les trois écoles de jeunes filles de Peiping, 25 Pei Mang, Moo Chen et Chun Sze, possèdent un équipement des plus modernes.DETECTIVES PRIVÉS INVESTIGATIONS GENERALES SERVICE CONFIDENTIEL Haney Detective Bureau 28 ST-JACQUES OUEST Tél.: Jour, HA.6X23 - Soir, CR.2937 Maurice-L.JULIEN, directeur.Ré».: CHerrier 93S0 GARCIA POULIN, A.P.A.Auditeur Publie Accrédité de Québec Accredited Public 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envoyé spécial) — Le premier ministre de la province de Québec a déclaré hier soir, alors qu'il était à deux pas de la capitale fédérale, "que la lutte provinciale qui se poursuit présentement n’est pas menée dans le but de faire élire un parti politique mais pour dire aux gens d’Ottawa, unanimement, que la population du Québec veut demeurer maîtresse chez elle’’.L’hon.Maurice Duplessis adressait la parole, hier soir, devant une foule considérable de sup-porteurs de l’Union nationale massée dans la salle et sur la terrasse de l’hôtel de ville de Hull.Il avait à ses côtés les hon.mi-riistres Roméo Lorrain, des Travaux publics, le Dr Albiny Paquette, de la Santé, et Alexandre Taché, Orateur de la Chambre et candidat dans le comté de Hull.L’on remarquait aussi MM.les maires Raymond Brunet, de Hull, Daniel Lafortune, de Pointe-Gatineau et René Therrier, de Aylmer, ainsi que MM.Gérard Desjardins, candidat dans Gatineau, Raymond Johnson, candidat dans Pontiac.M.Edgar Dus sault, agissait comme cérémonies.M.Alexandre Taché Le candidat de l’Union nationale dans le comté de Hull, M.Alexandre Taché, orateur de la Chambre, s’est dit assuré que l’Union nationale rapportera, le 28 prochain, une victoire éclatante, Plusieurs député fédéraux, dit-il, ont menace de résigner leur siège aux Communes pour venir nous combattre.Ils ont eu peur.Ils viennent dans la province, mais non pas en candidats.M.Taché en ensuite parlé de la législation ouvrière et il a fait remarquer que le gouvernement de rUnion nationale n’avait jamais adopté une loi ou un amendement aux lois déjà existantes sans les soumettre auparavant au Conseil supérieur du travail.Puis l’orateur de la Chambre a ensuite répondu aux libéraux qui accusent l’Union nationale de n'avoir pas aboli la taxe de vente provinciale.Nous avons voulu l’abolir, dit-il.L’Assemblée législative l’avait même abolie mais ce sont les libéraux du Conseil législatif, alors en majorité, qui n’ont pas voulu approuver cette loi pour laisser croire à la population que M.Duplessis avait manqué à sa parole donnée.L’hon.Taché a terminé en disant que dans la présente lutte se jouait le sort de notre autonomie.Pour appuyer ses dires il a cité certains écrits publiés dans Le Devoir et les paroles de M.Robert Rumilly qui a déclaré que “le retour de M.God-bout au pouvoir serait une calamité nationale”.M.Roméo Lorrain Le ministre des Travaux publics, Thon.Roméo Lorrain, a affirmé au premier ministre que la région à l’ouest de Montréal donnerait au gouvernement de l’Union nationale trois nouveaux députés.M.Lorrain a ensuite rendu hommage au chef de l’Union nationale, “ce grand conducteur d’hommes” qui a donné à la province un drapeau, “signe de ralliement aux heures de danger”.Le Dr Albini Paquette Le député de Labelle et ministre de la santé, l’hon.Dr Ai- de force pour discuter des questions provinciales avec les chers fédéraux, a déclaré en terminant le ministre de la santé.L'hon.Maurice Duplessis La lutte actuelle, a dit en com.mençant l’hon.premier minis* tre, n’est pas une lutte pour faire élire un narti au pouvoir mais c’est pour dire aux gens d’Ottaw-a, unanimement, que nous voulons demeurer maîtres chez nous.M.Duplessis a dit ensuite qu’il était maintenant assuré que les comtés de Pontiac et Gatineau passeront du côté de l’Union nationale.Quant aux autres, ajoute le premier ministre, je suis certain qu’ils demeureront du bon côté.M.Duplessis a rappelé que 1* région ouest de la province possédait deux ministres et rho-norab-le orateur de la Chambra, “qui est peut-être un prochain ministre”, a-t-il ajouté.Le chef de l’Union nationale a .ensuite décrit le travail accompli par le ministère que dirige le Dr Paquette, le ministère de la santé.Il a souligné en particulier ,agar uus- que hôpitaux ou sanatoriums maître ne j avaient été construits ou améliorés; que $10,000,000 avaient été votés pour combattre la tuberculose; que la contribution du gouvernement provincial à l’assis- tance publique avait été augmen-'tôOo.OQO par année e| tée de $3, qu’enfin nos hôpitaux comptaient 4,106 lits de plus depuis l’avènement de l’Union nationale au pouvoir.“Pas un gouvernement, a dit le premier minis-tre, n’a autant fait pour la santé publique que l’Union nationale durant les quatre dernières an.nées.” Les travaux publics Parlant ensuite du ministre des travaux publics, le premier ministre a dit que la province de Québec possède en M.Lorrain, le meilleur chef que ce département ait jamais eu.Alors, dit-il, que les libéraux, malgré les $40,000,000 de nouveaux revenus qu’ils retiraient de leurs nouvelles taxes ont abandonné com- Elètement les travaux publics, M, orrain lui, a fait construire, au cours des quatre dernières an.nées 399 ponts et en a fait réparer 2,200 autres.Sur le député de Hull, le premier ministre a dit simplement que chaque fois que M.Taché allait à Québec il avait toujours quelque chose de neuf à demander pour son comté.“Le gouvernement de l’Union nationale a été heureux, dit-il, de collaborer avec M.Taché pour le progrès de cette région”.Les taxes de M.Godbout Le premier ministre entre en.suite dans le corps de son discours en attaquant le régime de M.Godbout et particulièrement le geste que son gouvernement a posé, dès 1940, en imposant la taxe sur le tabac, la taxe de vente et l’impôt sur le revenu.Par ces nouvelles taxes, dit M.Duplessis, le gouvernement libéral a retiré, de 1940 à 1944, un revenu de $40,000,000 annuellement, et, malgré ce nouveau re-venu il a endetté la province de $41,000,000.M.Duplessis explique ensuite comment le Conseil législatif, composé alors de 18 libéraux, 5 membres de l’Union nationale et d’un indépendant avait rejeté 1» loi adoptée par l’Assemblée législative abolissant la taxe de vente.Puis, le premier ministre continue en disant que son gouvernement a alors aboli l’impôt sur le revenu.“Les gens d’Ottu- VAIlCpf>S CANTON $ Transport aérien Vers l’Orient et l’Australie A Joliette Carte illustrant les nouvelles routes aériennes des Canadian Pacifie Air Lines en Extrême-Orient.M.Drapeau n’est pas candidat-Pourquoi?Déclaration remise au 'Devoir" — Les deux vieux parti» sont semblaWw — Le moindre mal n'existe pas dans Jeanne-Mance bini Paquette, a parlé de la “Lé- ?va’ aj0U?eT-il, ont profité de no.gislation saine du gouvernement de l’Union jiationale”.Vous avez, dit-il, à la tête de ce gouvernement un homme qui s’est dépensé sans compter jusqu’à compromettre sa santé, pour conserver à la province ses droits constitutionnels et conserver à l’Assemblée Législative ses droits d’autrefois.M.Duplessis, a encore dit le Dr Paquette, ne songe pas aux bénéfices immédiats parce qu’il ¦songe que 1 race québécoise vivra encore des siècles et qu’il faut qu’elle soit protégée dès aujourd'hui si elle veut être assurée de sa survivance.La province, par son unanl mité, donnera à notre chef plus Abonnements de vacances Ne soyez pas pris au dépourvu.En vacances, vous serez bien aise de lire chaque jour votre quotidien préféré.Faites-nous parvenir votre abonnement sans retard.Canada EtaH-UnU 1 semaine .0.20 0.25 1 mois .0.65 0.75 3 mois .1.65 2.25 Noua acceptons les abonnement* par téléphona : BE.3361 LE DEVOIR B.P.500, (Place d'Armes) tre geste pour imposer une taxe sur le revenu qui ruine nos ouvriers”.Le premier ministre s’en est pris ensuite aux ministres et députés fédéraux qui se sont mêlés à la lutte provinciale.Il leur a demandé de se "mêler de leurs affaires” en commençant par donner au Canada un drapeau; en diminuant l’impôt sur le revenu qui décourage nos ouvriers et en voyant à ce que le Canada ait un ambassadeur au Vatican.En terminant, M.Duplessis a abordé la question de l’autonomie et il a incité les électeurs de la région ouest de la province à se lier solidement pour combattre les centralisateurs d’Ottawa qui veulent s’emparer de nos sources de revenus et faire dispa-raitre notre Législature.Record de ta cherté de la vie aux Etats-Unis Washington, 24.(A.P.) — L’indice officiel du coût de la vie vient d’atteindre un nouveau sommet aux Etats-Unis, où il touche 171.7 points par rapport à une base de 100 points pour la période de 1935-1939.Il s’agil ici des chiffres du 15 juin dernier et qui n’ont pu être connus que maintenant, à cause du temps nécessaire à leur compilation- L’indice est ainsi plus élevé de 9.3 points qu’à même date l’an dernier et de 28.8 points points que deux ans auparavant.La hausse en est surtout due à une augmentation du prix des vivres, ou l’indice particulier atteint 214.1 points.La publication de ces chiffres donne un nouvel intérêt aux mesures antiinflationnaires du président Truman, qui vient de choisir comme son adjoint spécial en ce domaine le dernier président de l’ancienne commission américaine des prix, Paul A- Porter.J’avais annoncé, il y a quelques jours, ma décision de poser ma candidature dans le comté Montréal-Jeanne-Mance, à l’élection du 28 juillet.Je m’en suis abstenu.Je tiens à dire quand même pourquoi je croyais devoir me présenter, et aussi pourquoi je ne l’ai pas fait.La première question est très simple.Je n’ai confiance en aucun des vieux partis.Sur le plan local de Jeanne-Mance, je ne voyais pas de moindre mal.Deux partis politiques principaux se présentent à nous: le rouge et le bleu sous quelque nom qu’ils se camouflent.La proposition libérale M.Godbout nous dit: “J’orga-nise une excursion à Ottawa.Nous nous amuserons ferme.Des attractions formidables nous y attendent.Pour peu que mon groupe d’excursionniste» soit suffisamment nombreux, nous en reviendrons avec soixante-cinq millions de dollars.C’est promis, c’est bâclé.Ne craignez rien, je conduirai moi-même le train spécial.” Timeo Danaos et doua fer entes.Je crains les Grec* même s’ils apportent des cadeaux.L’excursion de M.Godbout ne me dit rien qui vaille.Les enfants pourront toujours rêver d’une visite au Pôle Nord, à Ja grande manufacture du père Noël.Les parents, eux, savent depuis longtemps que le père Noël jouit d’une réputation surfaite et qu’il continue de coûter très cher à ceux qui ont recours à sa générosité.Il ne “donne” rien, pas même à “la” province de M.Duplessis.Bref, la proposition de M.Godbout quant à la question des relations fédéra-les-provinciales, est connue, elle est inacceptable.On ne peut même pas songer à y adhérer sans se renier soi-même.C’est Mair, c’est définitif, c’c»t final.Cette attitude du chef libéral sert merveilleusement bien le premier ministre.Et Ton assiste à un phénomène assez curieux.Au lieu que ce soit M.Godbout qui suive l’exemple d’un certain monsieur King, as par excellence de l’attitude oui-si-non-si, je pars-je reste, noir-blanc, conscription - mobilisation - volontariat, c’est M.Duplessis qui se livre au jeu de cache-cache.Sans doute le premier ministre multiplie les formules ronflantes.C’est d’ailleurs un homme aux formules: province crucifiée êur une croix d’or, assimilation-collaboration, etc.Il en a eu déjà de plus heureuses qui ne semblent pas l’avoir influencé beaucoup.M.Duplessis t tin sauveur ?Les formule» de M.Duplessis, mises à part, pouvons-nous raisonnablement avoir confianoe en lui?Devons-nous accepter la propagande de l’Union nationale et reconnaître en M.Duplessis un sauveur?Possède-t-il une conviction autonomiste?En réponse à toutes ce» questions, je répondrai par une.affirmation bien catégorique.Maurice Duplessi» est un «moraliste politique de grande classe.Ce n’est pas parce que un certain Paul Bouchard, propagandiste-vedette de l’Union nationale, l’a déjà écrit, mais ce n’est pas non plus de ma faute ai je pense la même chose qne hii de son chef d’aujourd’hui.En effet, Paul Bouchard, jugeant l'attitude de Duplessis au cours de l’enquête des compte* public», écrivait en 1937: "On sentait que c’était lai grand» affaire de sa vie: la revanche de l’amoraiiste qui incarne un moment la morale.” Je suis profondément convaincu que Duplessis n’a pas changé.Il est même beaucoup plus facile de 1» juger aujourd'hui, après deux terme* d’administration, sans orainte de se tromper.Si Paul Bouchard avait raison d’écrire, en 1937, les lignes qui suivent, combien plus vraies sont-elles aujourd’hui garant d« son avenir.Comment a-t-on pu avoir la naïveté de croire que du jour au lendemain, même par arrivisme, il deviendrait sincèrement antitrustait?(nous pourrons ajouter: et autonomiste).Que dis-te?Non seulement son passé le lie au trust, mais ses ami» m’assa-rent qu’il est trustard par conviction, ce qui est bien la pire forme de crétinisme politique par le temps qui court.“D’une ignorance crasse e« économique, impérialiste, anti-national et trustard, ses qualités ne sont pas celle* d’un chef d’Etat.” Je m’excuse auprès du propagandiste-vedette de l’Union nationale, de puiser si largement dans ses textes.C’est affaire d’honnêteté.Je m'en voudrais ront jetés par terre et cassés en roiùe miettes, sauf un, que le Musée provincial exposera bien en vue avec une lapidaire inscription: iassawsin du nationalisme dans Québec.Le sens social Je ne parle pas du sens social de Duplessis, c’est la carence totale.Mai* n’allez pas le répéter, il va vous rattacher aux cellules conHiranistes et vous soupçonner d’avoir participé au transport des mitraillettes.Un chef de gouvernement qui, à l’heure grave que nous connaissons, se passe de sens social et de sens national, qui se lai«»e bercer par les circonstan-ces, et mis» sur l’absence ou la faiblesse de l'adversaire pour re de prendre à mon compte seul, tourner au pouvoir, contracte des jugements çu’îl a déjà «xpri- -!-+ i» - niés avant moi, dans un style qui lui a d’ailleurs valu, non sans raisgn.^H'n» certaine renommée.Une deception nationale La véritable confia nos, ça ne se commande pas: ça se gagne.Et le passé de Maurice Duplessis, non seulement n’en fait pas un homme de^ tout repos, mais suscite une méfiance de tous les instants.J’irai même jusqu’à dire qu’il représente le type du po-litioien le plus dangereux qui se puisse exister.Il sait exploiter, comme pas un, les Circonstances, le» grandes question», les mots, et aussi avec une habileté consommée, ia bêtise, la naïveté et la bonne foi des hommes.Il aime se faire charger des plus lourdes responsabilités: ça lui donne un air de grand homme, et il est ainsi assuré d’entrer vivant dans l’Histoire de la province dp Québec.La déception du peuple «'en peut être que plu» grande, c’est bien le moindre souci de ce faiseur de calembours, S a volé aux nationaliste# tsii vocabulaire qu’il vide de son sens profond.Car n’ayant pas la foi, il emploie les mots sans jamais penser aux choses outIs représentent.Son camouflage, merveilleusement bien réussi, nous le représente en Messie: la génération qui monte 1 appellera plus justement Tanlé-christ du nationalisme dans Québec.La foule médusée le croit thaumaturge: tous ses tours de passe-passe sont ceux d’un magicien.D’ailleiir#, tou» les “dons” quoi a faits à "sa'’ province ne sont-m pas sortis de son chapeau de soie, et non de la poche du contribuable québécois?J’ai toujours trouvé indigne de la civilisation, l'attitude des libéraux qui, particulièrement au cours de la guerre, ont élevé les plus beaux monuments dont on puisse rêver an Mensonge conscient, délibéré et grave, c’est-à-dire revêtu des trois éléments qui en font un péché mortel.Je les ai combattus sans compter.Maurice Duplessi* n’a rien à envier aux libéraux en fait d’hy-poertsi*.n est leur égal.Le Heur-de-Kt L’on me dira: vous oubliez fleur-de-lisl Allons donc, tout le monde sait bien qu’apres de# années de lutte, c’est René Cha-Ipult qui a fini par imposer ce drapeau.L’exploitation honteuse que ITJnio* nationale fait dn neur-de-Hs prouve bien qu« Du-plessi» vole aux nationalistes leurs victoire», même celles qu’ils ont remportées contre lui-même.C’eat le comble de l’amoralisme.Je suis convaincu que M.Duplessis prépare présentement 1s plus grande déception nationale de notre Histoire.D’autant plus grande qu’il aura incarné, encore une fois, toutes les aspirations les plus élevées d’un peuple: son droit inaliénable à la vie, à la liberté, à l’épanouissement, selon les vues de la Providence.Quand se sera dissipée la fumée qui vicie l’atmosphère nationaliste ethque Duplessi» appa- des responsabilités dont je n» veux en aucune manière m* rendre solidaire.Un» tribun» à ouvrir Désireux d« manifester tout» la résistance possible à la propagande faussement nationaliste de Duplessis, j’avais songé à ouvrir un» tribune dan# Jeanne-Mance, en posant ma candidature.Les moeurs électorales, au pays de Québec, sont telles que celui-là qui se lève tout à coup d’indignation et veut manifester son indépendance passe immédiatement pour un vendu ou un fou.Je me souciais très peu de cette dernière épithète.Il ne faut souvent qu’une poignée de fous, d’entêtés, d’obstinés, pour faire réfléchir un jour les démissionnaires, le» fatigués, les découragés.Mais l’autre me bleesait profondément.Car l’impression avait gagné rapidement des gens sur qui je comptais.Il est triste de constater que toutes les luttes que j’ai pu livrer, dans des circonstances pourtant bien connue» ne suffisaient pas à rassurer plusieurs esprits tourmentés sur l’appui desquels je croyais devoir pourtant compter.Où sont les vendus ?La corruption électorale est maintenant tellement bien an-créé dans l’esprit populaire, tjue aujwuii.u,.iH'iiaiisie er /iue irupiessi» app L» passé d un homme est le raitra tel qu'il est, ses bustes se^ 1 oq ne croit phis que les vendus soient les candida!» qui dépen-sent , * h.30.ORPHFUM : “Angoisne” 11 h.55, 3 h.15.8 h 35.9 h.55."L« Femme Am Portrait” 10 h.10, 1 h.30, 4 h.*0.S h.10.CHAMPLAIN : ''L’Intrigant* 0* Saratoga” _ _ 12 h.2 b.30.4 h, 45, 7 h.1S, 9 h.30.PALACE ! “To Th* End a Of The Earth” 10 h.10.12 h.25, 2 h, 45, T h 20, 9 h.38.LOEW 8 “Arch of Triumph" 10 h.12 h.15, 2 h 35, 4 h.55.7 h.15, 9 h.35.CAPITOL “Naked Cltr” 10 h.25, 12 h.40, 3 h .5 h.1», 7 h.35, 9 h.50.PRINCESS “To The Victor” 10 h.10, 1 h.05.S h.55, « h.30, 9 h.*45."BU Town ¦randal” IX h.55, 2 h.50, * h.40, g h.35.IMPERIAL “Tartan And The Mermaid*” 12 h.15, 2 h.50.5 h.20, T h.50, 10 h 20."Arthar Take* Over” U h„ 1 h.30, 4 h .« h.30, 9 h.Musique et spectacles STÀXpE DELORIMIER: Cirque des Facteurs, du 19 au 24 juillet inclusivement.LAC AUX CASTORS: VOpen Air Playhouse présente .4* You Like It, de Shakespeare, du 21 au fo juillet inclusivement, et du 28 juillet au 1er août inclusivement.CHALET DE LA MONTAGNE: Concert symphonique, mardi soir, le 27 juillet.Chef d’orchestre: Désiré Defauw.LAC AUX CASTORS: Les Compagnons présentent: Le bourgeois gentilhomme d« Molière, du 4 au 10 août.CHALET DE LA MONTAGNE: La Société d«s Festivals de Montréal présente Faust, opéra de Charles Gounod, mardi soir, le H) août, avec Emil Cooper, Eleanor Steber, Nicola Moscona, Francesco Valentino, Maxine Stellman, Jeanne Desjardins.Jo-seph-Victor Ladéroute et David Rochette, D’année en année, les concours d'art et de photographie, de même que le salon national de photographie de l’Exposition provinciale suscitent un intérêt de plus en plus marqué, particuliérement parmi nos jeunes talents.Les concours d’art et de photographie de la 37c Exposition provinciale, du 3 au J2 septembre, sont ouverts à tous; les concurrents doivent soumettre des oeuvres originales, signées, dont la réalisation est due à l’esprit d’invention et d’inütative.Aucun droit fl’inscription n’est exigé et les formules doivent être retournées au directeur de l’Exposition avant le, 25 août; les j oeuvres soumises seront jugées le lundi 30 août, T.es divers prix que sr parla- | gérant les concurrents en pho- i tographie, peinture, dessin, gra- I mire, sculpture et modelage, arts décoratifs, dessins d’enfants, ouvrages de patience et d’adresse, concours spéciaux, s etevent à $675.00.Les jeunes qui s’inscriront à ces concours ;/ trouveront un encouragement mérité.Quant an 5e Salon national de photographie, présenté en colin borafion avec le Photo-Club de Québec, il attire de nouvelles inscriptions chaque inur, avec des participants de tous les coins du j pays, voir même des Etats-Unis.La date ultime pour la réception des photos est fixée au St août.L'Expositio’n de 1948.dédiée en “hommage d nos industriels”, s’annonce sous les auspices les j plus favorables.La vente des billets à l’avance est très encourageante, tes acheteurs étant stimulés par l'appât de 3,0110 dollars en prix spéciaux.Les gagnants ne seront pas tenus d'être présents lors de cette distribution de prix, le /?septembre au soir, au parc de l’Exposition.mm m DICK SIGNE POWELL* HASSO BERGMAN BOYER (RICH MARIA RIMAROUt t Ce-**•*?«# CNIIIES UIKHTOK-lOWS Ck.lfW MU 45(0 !H»u UNUtC AIIf>T» A l’affiche & mmmm SEJltM** aHicli» rwrnnïïHïïïïi CE SOIR ET TOUS LES SOIRS JUSQU'A SAMEDI PROCHAIN au STADIUM *Uvjî> lut' TuiMniiuü ' itttè.OnAber.du •e ELECTEURS ÉLECTRICES Un vote n'est valide que si vous faites votre croix (x) dans un seul des petits carrés à droite du bulletin.i Publié par le Président général des élections trouver, cette angoisse des laies modernes qui cherchent un sens à leur vie, une spiritualité — ce n’est pas autre chose que nos problèmes personnels dans ce qu’ils ont de plus essentiel, parce que la J.E.C.nous engage profondément dans la vie de l’humanité.Ce serait donc une fausse distinction que de vouloir séparer nos problèmes personnels de dirigeants d’avec cette recherche spirituelle du milieu étudiant, parce que ce serait nous isoler spirituellement de notre milieu.C’est là une chose que nous avons ressentie; c’est pour cela encore que nous avons, à Pontoise, décidé de consacrer une Semaine à une réflexion de ce genre; c’est pour cela qu’en plus des libres discussions d’équipes, nous aurons tout de même quelques réunions plénières de mise en commun, Un danger serait que nous nous contentions d’une réflexion intellectuelle sur la spiritualité; nous ferions alors des analyses abstraites, peut-être satisfaisantes pour l’intelligence, mais qui ne sauraient nourrir vraiment nos vies.C’est pourquoi nous devrons vivre tout au long de la Semaine tout ce que nous y dirons: d’où l’importance de la liturgie — messes, chants, adorations, prières et méditations, etc.— d’où l’importance aussi de l’apport de chacun des participants: c’est la Semaine tout entière, en chacune de ses heures, qui sera une rencontre spirituelle, une vie dfunion au Christ.Un autre danger serait que l’allure libre et spontanée qui doit être celle de la Semaine, ne dégénère, étant donné le nombre que nous serons, en une sorte d’anarchie dans laquelle chacun aurait l’impression de perdre son temps.Un minimum de discipline consentie est nécessaire dans toute vie en commun.Voilà pourquoi un programme a été bâti par la Commission internationale: il diffère de celui proposé pour la session elle-même, en ce qu’il cherche surtout à poser les grandes questions essentielles, a fournir des thèmes de réflexion pour chacune des journées.11 convenait de ne pas tracer de cadre trop précis pour laisser à chaque pays, à chaque tempérament la possibilité de s’exprimer pleinement et sans contraintes; le reste viendra par surcroît.Alain ROSTAGNAT * 7406 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 24 JUILLET 1948 PAGE 9 La marche des Jeunes sur Québec Il y aura donc, pour la troisième année consécutive, un Congrès des Jeunes Abstinents à Québec.Il faut que ce soit une véritable prise d’assaut, une sorte d’offensive de la Jeunesse contre les préjugés séculaires qui ont noyé dans leurs flots tant d’espoirs, qui ont détruit, dès Téclosion, tant de riches personnalités et qui menacent d’engloutir la génération montante.Il faudra, par notre présence, puisque c'est notre “JOUR” à nous, faire se pâmer de stupeur tous ces sceptiques qui doutent encore de la Jeunesse, de sa générosité, de son sérieux, de son désir de voir grand pour préparer grand.Oui, il faudra leur prouver, à tous ces prétendus esprits forts, que le Cercle Lacordaire, c’est quelque chose de positif, de vivant, d’éternellement fécomi parce que sans cesse renouvelé aux sources vives de la vie: la JEUNESSE et que cette Jeunesse, avec toute son ardeur combative et ses réserves intactes, veut lutter contre le torrent dévastateur de l’alcoolisme qui déferle sur elle.“A Québec pour !e CONGRES DE LA JEUNESSE”: Que ce soit là le mot d’ordre général dans tous les groupes de jeunes: abstinents et autres.Que tous soient au rendez-vous.Le monde a plus que jamais besoin d’âmes généreuses et bien trempées qui sauront mettre le sacrifice à la base de leur vie.F La Fédération des oeuvres Chaque jour» des milliers de personnes viennent à l’une ou ’autre des trente-huit oeuvres de la Fédération des Oeuvres de charité canadiennes-françaises, réclamer le support moral, physique ou matériel que leur condition personnelle ou familiale exige.Et chaque jour, grâce à ce grand organisme de charité, ces personnes reçoivent l’assistance qu’elles réclament.Voici l’un de ces innombrables chapitres extraits du grand livre dfor de la Charité des oeuvres de la Fédération.Petit Jean est un gars de douze ans, comme bien d’autres.S’il avait fait des mauvais coups, participé à des vols, il aurait attiré l’attention, on le serait peut-être intéressé à lui pour le remettre dans le droit chemin.S’il avait contracté de graves maladies.passé des mois sur un lit d’hôpital, des âmes compatissantes se seraient penchées sur lui.Mais il n’est encore qu’un petit gars comme les autres.Peut-être deviendra-t-il demain, malade ou pervers.Aujourd’hui il est normal.Ses parents ne sont pas riches.I! voit venir les vacances.Je pense aux heures qu’il passera dans le champ vacant, dans la ruelle, dans les hangars et les caves, avec les compagnons qui se présenteront.Toute l'année, dans son quartier aux maisons trop petites, et trop tassées, il a respiré de la poussière et de la fumée, et durant les vacances, ses poumons, déjà faibles et atrophiés, ne cesseront de respirer la poussière et la fumée, sans jamais de répit.11 se propose des jeux, dans dans son insouciance, il ne prévoit pas que dans la ruelle, il viendra à se fatiguer des jeux ordinaires, et que, juste au moment où il en aura assez, le mauvais compagnon arrivera avec l’appât de ses récréations nouvelles qui l’amèneront peut-être au vice et au crime.Petit Jean n’est encore qu’une figure aimable à regarder.Il n’est pas encore une menace pour la société.Mais quel secours lui donnera-t-on pour qu’il ne le devienne pas?S’il pouvait aller vivre à la campagne, au grand air comme ses camarades de classe qu’il envie, aller refaire la santé de son corps, garder ou refaire celle de son âme?Eh! bien, grâce à la Fédération, petit Jean passe une partie de ses vacances, cette année, à la Colonie des vacances des Grèves, à Contrecoeur, Comme des milliers d’autres garçonnets et fillettes, il a pu être soustrait à un milieu qui n’aurait rien de bon pour la santé de «on âme et de sors corps pendant la période estivale de désoeuvré ment.Mountbatten au Canada Londres, 23.(C.P.) — On a révélé à la compagnie Air-Canada que le comte et la comtesse Mounthatten avaient réservé leurs places à bord d’un avion de cet organisme de transport qui partira dimanche de Shannon pour venir au Canada.L’ancien gouverneur général des Indes a reçu d’un personnage dont on nef dévoile pas l’identité l'invitation de faire un séjour dans notre pays.On sait que le comte Mount-batten est maintenant rentré dans les rangs de l’Amirauté britannique; 11 est l'officier commandant l’escadre No 1 d« la marine royale et 11 se trouve •ous les ordre de l’amiral atr Arthur Power, commandant en mSUlUUK ef MENTEUR C'esi le jugement du peuple • • • Duplessis gaspille 1) A LA VOIRIE En 3 ans, 350 contrats de voirie sont accordés sans soumissions.Avec le budget d’élection de 1948, Duplessis aura gaspillé à la voirie $123,000,000.LA ROUTE DE CHICOUTIMI La 4e route desservant Chicoutimi a été entreprise par le gouvernement Duplessis en 1945.Les estimés originaires (déclaration de Thon.Antonio Talbot à la Chambre, le 9 mai 1947) étaient de $6,000,000.Le 20 février 1948, selon l’aveu du même M.Talbot à l’Assemblée Législative, on avait dépensé $12,500,751.53 et cela sans un pouce de pavage, soit $242,000 le mille pour une route non pavée.PRINCIPAUX SCANDALES DE CETTE ENTREPRISE a) Les contrats sont accordés sans soumissions à deux entrepreneurs ontariens, Franceschini et McNamara.b) Le gouvernement accorde pour la même route 12 contrats, conventions et extensions.c) Le gouvernement a payé la construction de 4 camps pour loger le personnel (étranger) de l’entreprise Franceschini.L’un de ses camps a coûté $118,000 au Trésor public et les deux compagnies étrangères ont été exemptées du dépôt et de la police de garantie que l’on exige des entrepreneurs de la province de Québec, et de fausses listes de paie ont été présentées au gouvernement et acceptées par lui.(Voir déclaration assermentée de Nil Duperre, journalier de Ste-Anne de Chicoutimi.) 2) A L’AGRICULTURE En 1946-47, au ministère de l’agriculture, les dépenses administratives prennent 36% du total du budget, c’est-à-dire que sur les $7,107,993 du budget agricole de la province en 1946-47, $2,579,752 restent au ministère de l’agriculture et sont enlevés à la source aux cultivateurs du Québec.TROIS MINISTRES Les statistiques précédentes ne sont pas étonnantes quand on sait que trois ministres, MM.Laurent Barré, Patrice Tardif et Antonio Elle se partagent les grasses prébendes du ministère de l’agriculture.DRAINAGE VERS LA CAISSE ELECTORALE Ces mois derniers, $440,000 ont été payés à un entrepreneur favori du régime pour une entreprise de drainage exécutée en hiver et accordée sans soumissions.Le même entrepreneur avait déjà obtenu pour $2,229,760 de travaux de drainage sans soumissions.ELECTRIFICATION RURALE En 1945-46, le régime Duplessis dépense $231,000.00 en frai* d’administration à 1’office d’électrification rurale contre seulement $401,700.00 de prêts aux coopératives pour des travaux réels d’électrification.A l’office d’électrification rurale, plus de 50% du budget a donc été gaspillé en frais d’administration.I) AUX TERRES ET FORETS GASPILLAGE D'ARGENT Les dépenses administratives du ministère des terres et forêts s’élèvent sous Duplessis à 37% des dépenses totales de ce ministère, soit un peu plus du tiers des recettes fournies par les revenus de l’exploitation forestière.GASPILLAGE ET DILAPIDATION DE LA RICHESSE NATIONALE Concession de 7,400 milles carrés de territoire du Nouveau-Québec à 4 compagnies (étrangères) contre un loyer de $15,000 par année alors qu’une seule de ces concessions devrait rapporter au Trésor public un revenu de $20,000,000 en temps d’exploitation normale.4) AUX TRAVAUX PUBLICS Sous le régime Duplessis, 250 contrats de travaux publics ont été octroyés sans soumissions préalables en trois ans et demi, ce qui constitue une violation flagrante et expresse de la loi des travaux publics et une incitation directe au gaspillage et au vob Exemples: Coût du pont Duplessis $4,700,000 Coût du pont de Ste-Rose ; : : ;.$1,772,000 Coût du pqnt de St-Eustache ; ; ; $1,500,000 5) $5,000,000 — DE CREDITS SPECIAUX Au coure de la dernière session, le ministre des travaux publics s’eet fait attribuer, malgré l’opposition acharnée des libéraux, un crédit de $5,000,000 en dehors du budget régulier, pour être dépensé à son gré, et sans contrôle du parlement, à la veille des élections.6) UN CONTRAT éLANDESTIN DE $22,500,000 Un contrat clandestin de $22,500,000 a été accordé sans soumissions préalables par le gouvernement Duplessis, dans le plus grand secret, à la Acres Co.de Niagara Falls, Ont.au nom de la Beauhamois, compagnie administrée par le gouvernement Duplessis.Duplessis manque à sa parole A Granby, le 9 décembre 1934, Duplessis déclarait: “Nous demanderons des soumissions pour tous les contrats publics afin de sauver des millions”; De 1944 à 1948, il accorde: 350 contrats de voirie sans soumissions 250 contrats de travaux publics sans soumissions.A Hull, en 1944, fl avait promis sur son honneur d’abolir la taxe de vente.;.Il n’en a rien fait.Duplessis ment en tentant de faire bénéficier son gouvernement de l’intérêt que les Québécois prennent aux bienfaits des pensions de vieillesse dont le gouvernement du pays paie les %.En août 1947, fl a fait envoyer par son bureau des pensions /mm\ exjste pas; pjug on au courage, à l’honneur et mesure"1 de° leur* vertu! cela ne [plus l’on constate que ce sont là des valeurs qui n’ont plus ‘ [cours.En même temps qu’ils enlèvent aux mots leur signification, les politiciens vident complètement le cerveau du peuple.Et l’on assiste à ce phénomène : des hommes Intelligents et qui dans leur vie privée sont sans doute ce qu’d est convenu d’appeler de braves gens, se conduisent en période électorale comme des imbéciles et se comportent comme de véritables faussaires.Il est normal que les partis veuillent s’emparer du pouvoir, c’est là leur raison d’exister, mais pourquoi est-il devenu nécessaire pour y arriver qu’ils se livrent à la corruption, au chantage?Pourquoi faut-il que les orateurs et les candidats n’aient de cesse qu’ils aient traînés l’adversaire dans la boue?Le plus fort en gueule fait l’admiration de ses partisans.v Ce n’est plus une doctrine que l’on expose et que l’on veut voir triompher, ce sont des intérêts et des privilèges que l’on veut maintenir.Qu’importe, dira-t-on, puisque tout le monde connaît le jeu et qu’au fond le “bon peuple’’ n’est pas dupe.Le peuple n’est pas dupe, peut-être, mais le mépris qu’il ressent pour les professionnels de la politique l’a conduit insensiblement au mépris de nos institutions.Nous en avons une preuve indiscutable le jour du scrutin alors que près de cinquante pour cent des électeurs ne se rendent pas au poil.Chacun se dit, reprenant un mot célèbre: le bouchon change, la taverne reste toujours la même.Et alors on peut voir un pays aux ressources naturelles considérables pratiquer une économie à la petite semaine, n’avoir aucune politique sociale sans que personne s’émeuve.La démocratie qui est un régime de liberté et d’égalité devient un régime de licence qui favorise tous les appétits, même les plus bas.Un jour la révolution éclate et la force supprime le droit.Naturellement ceci ne se produit.que chez les autres.J «an-Pierre HOULI.a/rtèi Ecoliers d'après-guerre Un article inédit de Jeanne-Hélène Dhaisne change rien à l’affaire: ils souffrent d'une maladie qui porte un nom très précis: l’infantilisme.Vous vous demandez sans doute où je veux en venir?A ceci que la question du langage est une question de dignité personnelle et qu’elle est aussi un problème social et moral.Tous les arguments patriotiques que l'on invoque en faveur de la langue française au Ca- j nada sont excellents, mais ils demeureront inutiles tant et aussi longtemps que chaque individu ne sera pas convaincu que les mots sont des intruments précis et qu'il y a une question d’hon- 1 J”- 1 "" les mes dans leur véritable sens constitue une sorte de devoir d’honnêteté.Le léger effort de réflexion nécessaire pour y parvenir profite aussi bien à la morale qu’à la pureté de notre langue maternelle.En pareille matière, ü faut beaucoup de méticulosité pour y parvenir.” Un distingué critique français écrivait, il y a quelques années, que notre temps se caractérise par la décadence des signes.En effet, parole donnée, contrats, engagements signés, traités n’ont plus qu’une valeur variable selon les individus et les frontières.Interrogez les juristes et les praticiens, ils vous diront que la notion de contrat est presque disparue et le mot lui-même ne désigne plus qu’une entente momentanée à laquelle il est entendu que Ton se soustraira, la première occasion venue.Evidemment, on peut sourire, hausser les épaules et affirmer que les problèmes dja langage sont sans importance et que, mon Dieu, il faut bien parler comme tout le monde.Le tout le monde n’a jamais été une preuve de bon goût, ni une manifestation d’intelligence.Les mots sont des explosifs qu’il ne faut pas confier aux apprentis-sorciers que sont, par exemple, les politiciens.Ce sacrement est grand (Témoignage d'un foyer chrétien), par A.Christian (D Cet ouvrage se présente, avant lout, comme un témoignage; les méditations qui le composent furent pour les deux époux, qui les écrivirent en constante collaboration, une occasion de pnftiquer ces échanges spirituels si importants pour le progrès de ta vie conjugale et en fait si difficiles à réaliser.Et c’est déjà une nouveauté de ce livre que de nous présenter un homme et une femme qui ont cherché à se perfectionner dans la vie même de leur mariage.Que nous sommes loin de ces confidences écrites par des époux malheureux, qui se sont sanctifiés en dehors de leur conjoint, parfois même malgré lui! On entrevoit, grâce à ce livre, ce que serait la vie d’un vrai foyer chrétien dans lequel, mari, ¦I A I m• I I I ¦¦ Fini de se tacher les mains d'encre en manipulant des stencils ou en faisant une mise au point laborieuse .éà Pas d’encre Pas de stencil Pas de gélatine Pas de caractères LE MERVEILLEUX DUPLICATEUR REX-O-GRAPH Imprime direc.emenf de la copie maîtresse — jusqu’à 4 couleur* en 1 seule opération.La copie maîtresse peut être écrite à la main, au dactylo, imprimée ou dessinée.VITE : Imprime jusqu’à 125 copies par minute .et plus de 400 avec la même copie maîtresse.SOUPLE : Imprime n’importe quelle grandeur depuis la carte postale de 3 x 5 jusqu’à 9x14 grandeur régulière.ECONOMIQUE : Copies plus nettes à un coût plus bas que tout autre procédé de duplication.ALIMENTATION.IMPRESSION, COMPTAGE et EMPILAGE AUTOMATIQUES.LANDRY CAISSES ENREGISTREUSES Cie NOUVELLE ADRESSE 915, bout.SAINT-LAURENT (près Craig) TU.: HArbour 2330 Montréal femme, enfants, constitueraient une communauté spirituelle et se livreraient intégralement à la vocation du mariage une vocation au sens plein et religieux du mot; une vocation, jouissant de la même transcendance surnaturelle, exigeant la même obéissance, le même don total que n’importe quelle autre vocation religieuse.Le mariage chrétien est un sacrement, c’est une oeuvre de Uieu; certes, nous le savons; mais nous savons aussi quelle dépréciation subit le mariage chez trop de gens, “dépréciation d’origine manichéenne et d’inspiration janséniste”.Avec l’auteur, nous croyons que c’est dans et par le mariage et non pas malgré et contre lui, que ceux qui y sont appelés atteindront leur plénitude.Oui, notre époque si matérialisée, a besoin de voir des foyers réalisant le mariage dans sa splendeur et son intégrité.Les chrétiens eux-mêmes dans bien des cas, doivent repenser et redécouvrir les exigences d« leur mariage, afin de témoigner à la face du monde que, vécu dans cet esprit, il peut mener à un très grand épanouissement humain et spirituel.Cependant, les façons d’envisager cette vocation apparaissent comme fort diverses.Au cours de quelques méditations particulièrement émouvantes, André Christian nous montre ces familles toutes différentes, mais toutes pareillement chrétiennes.Les unes, illustrant le texte: 1 “Ils seront deux en une seule chair”, rayonneront leur amour conjugal avec tant de splendeur que Ton dira d eux: “Voyez corn me ils s’aiment.”, tout en sachant bien que le secret d’une telle union, la source d’un tel bonheur dépasse sans aucun doute nos pauvres personnes humaines.D’autres se conformeront à la parole du psalmiste: “Tes en fants seront autour de ta table comme de jeunes plants d’oh-viers.” et Ton verra s’épanouir des foyers qui, malgré l’incertitude des temps, disent “oui” à la vie, non pas dans la perspective douteuse du “devoir d’imprévoyance”, non pas par goût du scandale ou de Toriginalité, mais dans un acta de confiance en la Providence.D’autres tncore feront de leur maison, un foyer de paix et de prières, et les amis qui y pénétreront seront transformés par le rayonnement de ce culte familial et par l’observance de la liturgie.D’autres «nfin se contenteront d’être de vrais parents, de vérita-I hies éducateurs et Ton verra I grandir à leur foyer les apôtres Patiâ au quatorze juillet Quatorze juillet, fête unieiue Eclair déchirant les ténèbres De ce coin français IAmérique Evoquons les journées célèbres ! •% C'est avec une âme fervente Que dans Québec fleurdelysé Parmi la foule indifférente Du touriste motorisé J'ai communié avec l'histoire En ce radieux jour d'été Oà la rage pour notre gloire Symbolise la liberté Puis â’ai goûté en solitaire Ces joies à d'autres refusées D’évoquer tel grand militaire Remontant les Champs-Elysées Fanfares aux cuivres éclatants Tambours et clairons de la clique Provoquant sous les deux ardents L’Enthousiasme patriotique.Je revâfs tous nos vétérans Groupés aux abords des métros Les étendards couvrant leurs rangs Où sont inscrits tant de héros.Farandoles endiablées De la jeunesse estudiantine Qui s’étire dans le* allées Comme une vague serpentine Cris, lazzis, hourrahs et sifflets, Ennivrement de lu jeunesse O les beaux quatorze juillets Dans les rangs de la foule en liesse ! Au soir s’allumeront bientôt Par dessus les grands édifices Sur la colline de Chaillot Les bouquets des feux d artifices Sur la place, au coin de la rue La foule de plus en plus dense Un haut parleur qui tonitrue C’est le marathon de la danse 1 De la musique c’est l'orgie Joueurs perchés sur leur estrade Déversant des baoggie-woogie Dam les flots de la limonade.A la lueur d’un lampadaire Et de lampions de fortune J’entends encor ce limonaire Qui remâche la valse brune.Mais c’est pour sûr à la Bastille Bien mieux qu'au faubourg St-Germain Que.le garçon et que la fille S’en lacent en un tour de main Pour danser la valse à Venvers La Suze aidée du beau Leon Et que le choc fréquent des verres Se mêle aux airs d’accoraeon.Après la guerre *1 1° souffrance J'aime à.saluer ces retours Quatorze juillets de la France Parés de leurs plus beaux atours.Vivre entre nous fiers et libres Souvent rire, non sans esprit C’est ainsi qu’à travers ces.fibres Bat joyeux le coeur de Pans.Paris, rougoyeant du reflet Des bals de quatorze juillet ! Alfred FOUINARD.C’est une école comme il y en a des milliers, en France, ni neuve ni ancienne, avec d’honnetes bâtiments carrés autour d’une cour claire.L’heure de la récréation a sonné et sous les marronniers égayés par les premières verdures retentissent les appels joyeux.Des garçons et des fillettes poursuivent un gros ballon.D’autres sont assis sur des bancs à leur taille et se chauffent au soleil de ce printemps de paix.Et Je songe en les regardant qu’à travers le monde civilisé, partout où il y a des enfants et des écoles, le spectacle doit être, à peu de chose près, le même, et que partout, quelle qu’en soit la langue, le concert des voix enfantines doit résonner avec la» même fraîche sonorité.Cependant les enfants que je vois ici ont vécu une guerre cruelle.En quoi diffèrent-ils des enfants des pays plus heureux que la guerre n’a pas touchés directement?Comme dans tous les pays envahis et occupés, les enfants de France ont durement souffert, mais ceux des villes ont été, en général, le plus profondément frappés.Ravages physiques Je me souviens des indications u’offraient les enquêtes menées iès la libération et qui ne manquaient pas d’être alarmantes: la croissance des enfants était considérablement ralentie,,1a tuberculose se développait parmi eux à un rythme effrayant, leur déficience physique les offrait comme proie à toutes les maladies.Mais, de plus, leurs nerfs étaient ébranlés par les alertes, les bombardements et les frayeurs qui avaient été pendant des années leur lot quotidien.Souvent les caractères se trouvaient altérés à la suite des souvénirs effroyables de Texode et des spectacles de violence dûs à l’occupation.L’absence du père, prisonnier ou déporté, avait rompu la cellule de la famille et détruit ce sentiment de sécurité si nécessaire à l’enfance.Souvent la mere, surmenée par les besognes matérielles, accablée sous ie poids du désarroi moral, ne parvenait pas à compenser par un redoublement d’autorité et de sollicitude le père manquant.On était donc en droit de craindre, en dehors même des ravages physiques dont la jeunesse aurait peine à se rétablir, des troubles psychiques généralisés à toute cette génération.Si je suis venue aujourd’hui rendre visite à cette école, située dans un qusriier moyen de Paris, fréquentée par des enfants de la petite bourgeoisie qui ne furent ni les plus durement atteints par la guerre ni les plus épargnés, c’est justement pour me rendre compte où en sont, a ce point de vue, près de trois ans après la cessation des hostilités, les petits écoliers de France.Mais j’ignorais, en frappant à la porte de la directrice de 1 e-cole de filles, que j’allais m entretenir avec une femme qui se penche depuis vingt ans, avec une tendresse et une attention particulières, sur les problèmes de Tenfance.Ses observations ont d’autant plus de poids qu elles portent sur la période “d entre deux guerfes”, sur celle des hostilités et sur le présent que, faute de mieux, nous nommons “Taprès-guerre”.— “Faut-il nue la nature humaine soit douée d’un merveilleux ressort! me dit-elle.La plu- part des enfants, en dépit de la prolongation des privations alimentaires, de la pénurie de chauffage et de mille autres difficultés de la vie d’aujourd’hui, retrouvent peu à peu un équilibre qui s’approche de la normale.Peu, même parmi les plus éprouvés, présentent des troubles persistants.On ne les constate que chez les sujets qui déjà, pour une raison étrangère à la guerre, hérédité ou maladie, présentaient certaines anomalies de l’intelligence ou du caractère.“Ne me faites pas dire que la guerre est passée sans laisser dc$ traces profondes sur les jeunes organismes el les jeunes cerveaux.Nos enfants ont été.tout d’abord, terriblement retardés dans leurs études.Tant d’écoles ont été détruites, tant d’autres réquisitionnées ou rendues inutilisables pendant des années.Dès la mobilisation, le nombre des maîtres est devenu insuffisant.On sait combien, par la suite, nous ont manqué les prisonniers et les déportés.La tâche de ceux qui restaient était de plus en plus lourde.Les classes étaient surchargées, mal chauffées en hiver.Les livres, les cahiers, les crayons même devenaient rares.La sous-alimentation rendait les élèves inattentifs et difficiles.Quelquefois des petits s’évanouissaient en classe et on apprenait qu’ils quittaient la maison, le matin, avec seulement une tasse de café-ersatz non sucré dans Testomac.Préoccupés par des soucis qui n’étaient pas de leur âge, combien d’entre eux ont souvent fait une triste école buissonnière qui avait pour but de procurer de la nourriture à leurs petits frères et soeurs.• s s responsabilités au-dessus de leue âge.Aussi sont-ils moins insoiis ciants que ne Tétaient leure aînés.Ils sont plus “débrouile lards” pour les choses d’ordrt-matériel, plus désireux et plut-capables de rendre service.Mab-Üs s’impatientent facilement dès* exigences qu’ils jugent désuète® de leurs parents.Les parents, ci' général, leur accordent une coi#-fiance qu’ils méritent le plù® souvent.e “Leurs jeux sont plus violents et plus brutaux que jadis, mai® ils les interrompent pour parle* sérieusement de ravitaillement ou de politique.“A côté de cette maturité,,1^ existe un besoin d’évasion qui sj, manifeste par une soif d’avenl-ture chez certains et chez d’aue très par un déploiement de Ti magination et un amour de Tw réel.“Les grandes personnes déplo rent de nos jours (mais à queti-s époque ne s’en est-on pan plaint?) que les enfants ne soien; plus des enfants.Faut-il pours tant s’étonner d’une émancipa; tion qui est la conséquence défi conditions imposées par la guçrt re?Et faut-il sous-estimer Tb compensation que les enfanti-trouvent d’eux-mêmes dans Taf venture et dans le rêve pour cont-tre-balancer les soucis quofi*-diens”.Jeanne-Hélène DHAISNî* •Tf —- .t» >¦ Instabilité “Faut-il s’en étonner si nous constatons encore aujourd’hui l’instabilité de nos jeunes auditoires?Cependant la preuve est fatie que le manque d’attention est en rapport direct avec la sous-alimentation.Quand on a pu distribuer des goûters réellement nourrissants, on remarquait que les enfants perdaient leur apathie et que leurs facultés d’application renaissaient comme par magie en même temps que leur poids augmentait.“Le retard scolaire est si général que le remède peut seulement se trouver dans le ralentissement temporaire du rythme des études.Des professeurs ont dû raccourcir la durée des classes et alléger les programmes.En vue d’éviter aux enfants les j plus retardés le pénible senti- j ment d’infériorité qui stérilise leurs efforts lorsqu’ils se trouvent parmi des camarades beaucoup plus jeunes qu’eux, des classes spéciales i 3M «JL, 93>i 88 13% 13% 13*4 10% so ie% «% 82 81 M, Ferm.% »% «H 13% 30 «H 31% 31% 21% 31% BOURSE DE TORONTO A LOUE» — DIVERS Chaises pliantes, tables.Pour soirée, noces, partie de cartes.Jos.-U.Gervals Eur'g.4510 De Laroche.CH.5853.BRITANNICA ! "ENCYCLOPAEDIA BRITANNICA" (1942) en 24 tomes, suivie des cinq suppléments 1943-1944-1945-1946 et 1947.Etat impeccable.En vente à $150.00.* LIBRAIRIE TRANQUILLE 57 OUEST, STE-CATHERINE, BE.6571 Ouvert de 3 hrs A.M.à 9 hrs P M.26-7-48 Dividendes déclarés Gordon Mackay and Stores Ltd., 12 1-2 cents par action A et 12 1-2 cents plus un boni de 12 1-2 cents par action B, tous payables le 15 septembre aux actionnaires inscrits le 14 août.Canada Crushed Stone, 10 cts par action, payable le 20 septembre aux actionnaires inscrits le 20 août.Simpsons Ltd., $1.12 1-2 par action privilégiée, payable le 15 septmebre au xactionnaires inscrits le 13 août.Consolidated Theatres Ltd., 13 cts par action ordinaire A payable le 1er septembre aux actionnaires inscrits le 4 août.Montreal Cottons Ltd., 44 cts par action privilégiée, payable le 15 septembre aux actionnaires inscrits le 18 août.Kerr-Addison Gold Mines, 3 cts par action, payable le 27 août aux actionnaires inscrits le 31 juillet.CHAMBRE A LOUER 4293 ST-HUBERT CH.8743 J.u.o.EDUCATION Professfiur, récemment arrivé de France.Leçons particulières en français et mathématiques.Cours universitaire Inclus Cours donnés soir et Jour.WA 3806, 359 Grosuenor, Westmount.1-8-48 FEMME DEMANDEE DIVERS On a besoin d’une cuisinière pour la résidence du haut commissaire ae l'Inde, à Ottawa.3 adultes, 2 enfants, On | garde les autres domestiques.Salaire selon qualifications.Prière de fournir ! références.S'adresser après 6 h.p.m.i à D Chakravarty, 4034 avenue North-1 cllffe, Montréal.Tél.WAlnut 5872.26-7-48 A QUI LA CHANCE ! TIRAGE SOUSCRIPTION — 1er prix: set de chambre, 5 morceaux; 2e prix; set de studio, 3 morceaux; 3e prix; set de cuisine, 6 morceaux; 4e prix: laveuse électrique; 5e prix: toaster automatique.Au profit des oeuvres paroissiales de St-André de Sutton.25c du billet, 5 pour $1.Tl-lage: décembre 1948.Envoyez vos souscriptions à M.l'abbé J.-LUCIEN IE-FRANÇOIS, prêtre-curé, Sutton, Co.Brome, Que.Reçu envoyé à tout souscripteur.ON DEMANDE A ACHETER MUSIQUE Vante* Titre* Anglo Odn.Brazilian .oV.Cone.Smelter* .Dom.Foundry .Duvay.Eldona.Ford A.Qlant Yellow .Golden Man.Hoeco.Imp.041 .Hait Bas.• 285 260 ¦ 19% 19 625 615 .18% 18% .H2% 112% 26% 36% 7 6Vi HO U6 24 23% 425 415 235 230 39% 3» 1« i» vi fêj 305 19% 825 18% 1124a 26% «% 116 23% 41» “ao'.i Vanta* TU Joburka .Lelteh ., .Marner P .McCoJl .N or motel .North Inc* O'Brien .R upon uni .Sherrltt .Haut Bas 18 17 114 113 28% W 14% 14% 252 250 J» 34% 185 180 U 10% 343 240 Curt \ .)S 350 3» 19» 13 243 Cost*.Pae».>20% 10% 20% Dalhouale .¥ » «SuS4* •• ••*****» Donohue Brothers Lt
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