Le devoir, 9 septembre 1948, jeudi 9 septembre 1948
' 1 "Vou* «vex un« double mission: premièrement, le mission de conserver intact votre héritage religieux et national; deuxièmement, la mission de répandre cet héritage, l’ajoute que c’est votre droit de garder votre héritage, et votre devoir de le répandre." Son Exc.Mgr lldebrando AntoniutH, délégué apostolique au Canada et à Terre-Neuve.FAIS CE QUE DOIS S.narre Clever, Ciel clair le matin.Nuages et averses l'après-midi.Temps plus frais.Minimum et toir .dd Maximum demain .7z VOLUME XXXIX — No 211 MONTREAL, JEUDI, 9 SEPTEMBRE 1948 Cinq sous le numéro L’ETAT, ROI ET MAITRE ?*,?re un pas dans la centralisation de l'éducation - Economies sur le dos des instituteurs- Absurdité de la situation Nos enfants entrent à l’école.Avant de les y mener, quel parent ne s’eet interrogé sur la valeur de l’enseignement qui leur sera donné, et des maîtres qui le diffuseront?Sans doute, dans une ville comme Montréal, les parents se sentent sans influence sur l’école.Malgré tous les droits que leur reconnaît la morale et que proclament les politiciens, ils n’exercent, en tant que tels, aucun contrôle sur la commission scolaire.L’Eglise y est représentée, mais l’Etat y détient la majorité absolue.Le simulacre de représentation accordé jusqu’à 1947 à la Cité a disparu devant la volonté centralisatrice du gouvernement de Québec.A Montréal, les pères de faiftille sont évincés de l’école, ils n’y jouent aucun rôle officiel, si ce n’est celui de payeurs de taxes et de pourvoyeurs d’enfants.Mais si les parents sont exclus de la direction, ils ont quand même le droit de se rendre compte des choses qui se passent.Or il vient de se produire un événement qui aura, à longue échéance, une influence néfaste sur le niveau de l’enseignement.Une commission d’arbitrage a écarté les réclamations légitimes des maîtres, et décidé que leur salaire en restera au point où il était.La décision vaut pour 1947-48, mais les principes invoqués, si l’on n’y prend garde, risquent de s’appliquer indéfiniment.Un rapport minoritaire a mis en relief le bien-fondé de la position prise par les instituteurs catholiques, de langue française aussi bien que de langue anglaise ; dans ce dernier cas l’arbitre chargé de représenter les maîtres a même protesté avec verdeur contre l’attitude d’un autre arbitre; de ses remarques, on doit inférer que la politi-que n’aurait pas été absente, dans un cas qu: ne doit relever en rien de la politique.^ Ce n’est pas la première fois que de telles insinuations sont faites à propos d’un tribunal d’arbitrage et des influences politiques; mais à notre connaissance, c’est la première N’entrons pas dans le détail, et contentons-nous pour l’instant de considérer l’ensemble.La décision parait assez généreuse au premier abord pour les nouveaux venus de l’enseignement.Mais ceux-ci constituent une minorité.Dans l’ensemble, les propositions de la Commission scolaire, ratifiées par la majorité des arbitres, équivalent à une diminution du salaire réel, si l’on prend pour base l’année 1944, où déjà la situation matérielle des instituteurs ne correspondait pas à leur rôle social.On inflige donc à l’immense majorité des instituteurs montréalais, et à tous les instituteurs d’expérience, une baisse du salaire réel.Cette diminution va de $200 à $300 par année.En vérité elle dépasse largement les $300.Car ce chiffre a été calculé en fonction de l’indice officiel du coût de la vie; chacun sait que cet indice est loin de correspondre à la réalité.Diminuer les salaires réels à une époque où les rémunérations tendent à s’accroître, et dans l’une des carrières les plus importantes qui soient, cela paraît tellement ab surde qu’on se demande comment quelqu’un a pu parvenir à une telle conclusion Le rapport majoritaire s’appuie sur un texte de loi.Cet article (amendant la Loi des différends ouvriers) a l’air anodin.Il décrète que dans un conflit qui met aux prises une corporation scolaire et ses employés, les arbitres doivent “tenir compte.,de la situation financière de cette corporation, de sa capacité de faire face aux obligations additionnelles qui lui peuvent résulter de la sentence”.Rien de plus normal, dira-t-on, et les arbitres s’en seraient préoccupés même si le législateur ne les y avait pas obligés.Mais la capacité de payer d’un corps public s’entend de deux façons différentes.L’expression peut signifier: capacité de “Mêlez-vous de vos affaires!” Réponse du commandant russe à Berlin à une protestation américaine Elle avait trait à l'arrestation de dix-neuf policiers allemands par les Soviets dans les bureaux de l'agent américain de liaison, à l'hôtel de ville de Berlin fois qu’elles sont formulées par un arbitre, payer à l’intérieur d’un budget donné.Elle Les rapports minoritaires sont une ex- peut aussi vouloir dire: capacité réelle de Berlin, 9 (A-P.) — Le» autorités russes d’occupation ft Berlin ont fait savoir aujourd’hui aux Américains d’avoir ft se mêler à l’avenir de leur» propres affaires.Ce sont là les termes mêmes que le commandant du secteur soviétique de garnison dans la capitale de l’Allemagne, le major général Alexandre Ko-(ikoff, a employé* pour repour-scr la protestation des Etats-Unis contre l’arrestation hier, dans les bureaux de l’agent américain de liaison, à 1 hôtel de ville berlinois, de 19 policiers municinaux des secteurs occidentaux.Il a répondu sur le même ton aux autorités françaises qui protestaient contre un geste semblable des Russes envers un second groupe égal de policiers allemands après que les Soviets eurent promis aux Français d’en respecter la liberté de passage.Pour comble, le journal officiel des autorités du secteur russe, ‘‘Taeplische Rundschau”, a publié en evidence sur sa première page la réponse de Kotikoff à son collègue américain, le colonel Frank Howley, mais non pas la protestation de celui-ci.Les Américains y sont traités de provocateurs qui se conduisent d’une manière indigne.La 12e semaine du blocus économique de Berlin par les Russes s’ouvre donc sur la perspective d’un conflit plus aigu que jamais entre les autorités alliées de rang pression d'opinion.Là comme ailleurs, la majorité prévaut.Et si la Commission municipale — organisme plus ou moins gouvernemental — ne renverse pas la décision du tribunal, nous nous trouverons devant une injustice dont nos enfants paieront les frais.• Toute injustice sociale retombe en définitive sur la société.Dès qu’un salaire vrai-rùent insuffisant est toléré quelque part, un payer du contribuable.Les arbitres s’en sont tenus au premier sens.Ce qui revient à affirmer : le budget de la Commission étant ce qu’il est, c’est-à-dire déjà déficitaire, on ne saurait projeter d’autres dépenses.Par ailleurs, la fameuse loi pour assurer les progrès de l’éducation (1946) décrète qu’aucune corporation scolaire d’une cité de dix mille âmes ou plus, ne peut “contracter (KOTIKOFF) LETTRE D'OTTAWA inférieur (les commandants des secteurs berlinois de garnison) tandis qu’on parait se trouver devant un impasse ou tout au moin» devant un silence complet dans le» discussions entre autorités supérieure» de» gouverneurs des zones d’occupation).Par ailleurs, le* Soviet* répètent aujourd’hui leur annonce que l’aviation russe tiendra des manoeuvres dans les corridors aériens utilisés par les Britanniques et les Américains pour le ravitaillement de Berlin.Les milieux intéressés des puissances de l’ouest nient toutefois avoir constaté quelque augmentation sensible des activités aériennes russes dans ces corridors.& H* Washington, 9 (A.P.) — Le secrétaire d’Etat George Marshall assure aujourd’hui que les émeutes et les attaques communistes contre le conseil municipal prooccidental de Berlin ont été menées dans le but de troubler les entretiens entre les gouverneurs des quatre zones alliées d’occupation.Il remarque que ces émeutes se sont déroulées selon un plan maintenant familier à ceux qui connaissent la manière communiste de procéder dans la préparation d’un coup de force.Le général Marshall a fait ces déclarations au sortir d’une conférence avec le conseil supérieur américain de la sécurité nationale.Le gouvernement argentin veut décorer M.Duplessis et Mgr Maurault Et les "très honorables" Mackenzie King et Louis Saint-Laurent s'opposent à l'acceptation de décorations étrangères mem; inSUIIlSant CSL l/Ulcie pai e u ni anrrmonfOT* +oiiv THprI foyer de mécontentement surgit, des horn- J emprunt m ;e .tau^ 'des mes s’estiment lésés, les meilleurs songent à foncières sans autonsaüon du gouvern-s’employer ailleurs et les candidats les plus ment provincial.Que celui-ci refuse, et le intéressants dirigent leurs ambitions d’un autre côté.Telle est la situation chez nous, depuis longtemps, dans l’enseignement.Or s’il est une profession qui exérce sur la nation une influence profonde, c’est bien celle de l’instituteur, par les mains duquel passent tous les enfants à un âge décisif.L’avenir d’un peuple sera totalement différent, selon qu’il aura eu des maîtres compétents ou des instituteurs d’occasion.Les professeurs sont des travailleurs intellectuels.Et on l’a souvent montré : le travail intellectuel est le plus productif.Il doit, à cause de sa dignité et de sa productivité, être mieux rémunéré que le travail corporel.Ce problème inquiète chez nous les meilleurs esprits.On a apporté des améliorations importantes au sort matériel de l’instituteur et de l’institutrice.Mais en haut lieu, on paraît avoir décidé de s’arrêter en si bon chemin.Toute une série de mesures le montrent, dont le Devoir a souvent parlé : suppression des arbitrages pour les municipalités rurales, salaire minimum sans échelles statutaires d’augmentation, lois de 1946 (chapitre 21) et de 1947 (chapitre 54) sur l’éducation, etc., La décision récente du tribunal montréalais s’inscrit dans ce contexte.tour est joué.L’interprétation donnée par les arbitres à la loi de 1947 est-elle exacte?Plusieurs en doutent, et la trouvent trop étroite.Mais si elle se confirme, alors on en vient à la conclusion suivante: dans les villes de dix mille âmes et plus, tout dépend de la volonté du gouvernement, et les arbitrages n’ont plus la moindre portée.Ils sont une farce, pour faire tomber sur d’autres une responsabilité qui revient au ministère.Le gouvernement est roi et maître de la situation, et la centralisation scolaire est plus avancée encore que nous ne craignions.C’est donc à l’Etat québécois qu’il faudrait poser notre dernière question: estime-t-il que la province de Québec a les moyens de pratiquer des économies sur l’éducation, à une époque où Ottawa guette l’occasion d’offrir ses subsides (et son autorité) aux éducateurs de la province?, André LAURENDEAU Funérailles d’Etat du président Benès - .Un défilé funèbre entouré de baïonnettes — Le gouvernement tchèque craignait pour sa sécurité — Parcours modifié — Gottwald n'o pas paru Ottawa, 9 — Un incident diplomatique qui vient de surgir entre l’Argentine et le Gsâada défraie aujourd’hui lés conversations dans la capitale fédérale.Le gouvernement de l’Argentine a décidé de décorer deux citoyens canadiens — le premier ministre de la province de Québec, M.Maurice Duplessis, et le recteur de l’Université de Montréal, Mgr Olivier Maurault — quand le gouvernement canadien a décidé il y a deux ans que ses citoyens ne devaient pas accepter de décorations étrangères.On peut s’attendre ft ce que l’incident fasse beaucoup de bruit en raison de la situation des personnages jnis en cause notamment M.Saint-Laurent Duplessis et M.et aussi en rai son de la sourde hostilité qui existe ft Ottawa à l’égard de l’Argentine.Cette hostilfté peut s’expliquer à la fois par la politique suivie par l’Argentine pendant la dernière guerre, par le mépris instinctif dont nos coassociés de langue anglaise entourent les latins d’Amerique.par la préséance que l’on accorde au commonwealth britannique sur l’union panaméricaine et enfin par l’impopularité personnelle de l’am-nassadeur actuel de l’Argentine, M.le Dr Jüan Carlos Rodriguez, qui s’est heurté ft la société protectrice des animaux pour une affaire de chiens et ft la police à la suite d’un accident d’auto Prague.9 (A.P.) — Le gouvernement tchèque a fait hier à l’ex-présldent Eduard Benès des funérailles d’Etat qui témoi-3îiaient, par le nombre de soldats mobilisés pour l’occasion et par les changements au parcours prévu pour le défilé funèbre, de la crainte des autorités de Tchécoslovaquie pour leur propre sécurité.Au lieu d’être conduit au palais Hradcany, de Prague, qui avait été autrefois la résidence officielle de M.Benès, son cercueil a été dirigé vers la prison Pankrac, devant laquelle se tenaient les membres du gouvernement et qui avait été choisie pour ce rôle parce qu’elle se trouve sur le parcours menant ft la résidence de campagne du président, où soji enterrement religieux aura lieu demain matin.Les résidents de la capitale n’ont guère pu apercevoir qu’ft travers un rempart de baïonnettes le convoi funéraire de celui qui fut peut-être le plus grand homme d’Etat de son pays dans l’histoire moderne» On avait en effet réuni pour l’occasion.en plus de l’armée et de la police, les gardes civils des usines, tous soigneusement armés.Le successeur de M.Benès, Klement Gottwald, n’a pas participé au défilé.Il n’a figuré qu’ft une cérémonie tenue au Musée national, où il est d’ailleurs arrivé après tous les autres assistants et parti avant que la foule s’y disperse.On ne l’a pas vu non plus lors du passage devant la prison Pankrac.M.Gottwald s’y était fait remplacer par celui qui est maintenant son successeur comme premier ministre communiste de la Tchécoslovaquie, Antonin Zapotocky.p.S.— Nous recevons en dernière heure l’hebdomadaire Notre Temps.On y trouve un article de M.F.-A.Angers sur plusieurs aspects de cette question: le lecteur s’y reportera avec profit.BLOCS-NOTES Le président Benès Les éloges que la presse occidentale publie à l’adresse de l’homme d’Etat qui vient de mourir sont mérités en ce sens que M Benès a «ans doute fait ce nu’il estimait le mieux dans U situation difficile où se trouvait son pays.Mais l’Histoire pourra lui reprocher de graves erreurs, notamment d’avoir jugé aue le communisme soviétique était bien moins dangereux qué le nazisme allemand, et qu il y «vau moven d’èfi arrivèr avec lès Soviets à une entènte acceptable et durable.Benès avait quitté son pays dès te printemps de 1939 après 1 in* lésion nasiste.En dècembrè, alors que depuis le 23 août Hitler et Staline étalent alliés et venaient de se partager la Pologne, Benès disait ft un journaliste étatsunien, M.Demaree Bess, qu’il était inquiet des dénonciations prononcées contre la Russie par Roosevelt et Churchill.“Nous devons rester calmes au sujèt de la Russie, disait-il, parce que si l’accord Staline-Hitler n’est pas éventuellement brisé, nous sommes perdus’’ Il ,*'La“ ajouté qu’il employait «on influence ft dissuader les Anglais et les Français d’énvoyer des troupes au secours de la Finlande que l’U.R.S.S.venait d’attaquer.Le souvenir de ees désirs d alors a dû grandement attrister les derniers mois de sa vie.Dès le temps de son exil à Londres, M.Benès avait conçu la révolution économique et sociale qu’il a ensuite contribué à appliquer dans son pays.Il a voulu faire un compromis entre le capitalisme occidental et le communisme soviétique, par la formule d’une étatisation très poussée, plus exactement d’une confiscation des entreprises privées sans indemnité.Le travail avait déjà été commencé par le régime nasiste; lès biens achetés ou saisis par les nazis furent saisis par le nouvel Etat tchécoslovaque, qui s’est substitué aux spoliateurs au lieu d’essayer de rendre les biens aux dépouillés.Puis la Tchécoslovaquie a fait un pas de plus en expulsant de son territoire ses minorités allemande et hongroise, des millions d’hommes qui vivaient Ift depuis des générations; elle a ainsi accentué le tragique exode des Allemands qui au nombre d’une douzaine de bullions ont été chassés de territoires ou ils étaient établis depuis longtemps et reflué» vers l’Allemagne en ruines.Les biens de ces minori tés ont aussi été confisqués.On continua le procédé sur les citoyens dont la loyauté était indiscutable.De sorte que les grandes industries et les entreprises financières, de même crue le grand commerce furent bientôt nationalisés.11 n’est resté aux mains des intérêts privés que les toutes petites entreprises.Une circonstance atténuante Quand Benès décida de faire un accord avec l’U.R.S.S., il avait comme beaucoup de ses concitoyens perdu confiance en l’Angleterre et en la France pour protéger l’avenir de son pays; les événements expliquaient assez bien un tel sentiment.La nouvelle Tchécoslovaquie tablait sur des accords avec la Russie et les Etats-Unis.Un facteur dont on ne parle pas beaucoup mais qui a pesé sur la décision du chef d’Etat exilé, c’était de voir ce qui se passait autour de lui ft Londres, où le gouvernement anglais était en train de sacrifier les gouvernements exilés de Pologne et de Yougoslavie.Avant d’être sacrifié à son tour, et peut-être après avoir reçu l’avertissement qu’il devrait se soumettre, 11 a cru devoir jouer la carte soviétique.Comme c’était en quelque sorte une carte forcée, la responsabilité de Benès dans ce choix était assez faible.Ce qui, comme dans le cas des autres pays qui avaient fait confiance aux grandes puissances alliées n’est pas bien reluisant pour les vainqueurs.La justice d'"épuration" Selon “Le Canada” de mardi, Me Maurice Ribet, bâtonnier du Barreau de Paris, aurait dit, ft propos d« l’affaire de Bernon-ville que "la justice fonctionne en France régulièrement"- Nous nous permettons de citer, en marge de ce témoignage, quelques paragraphes de l'avertissement qu’un confrère de Me Ribet, Me Albert Naud, a placé au début de son livre : "Pourquoi je n’ai pat défendu Pierre Laval" : "Je ne connaissais pas Laval.Mes opinions, mon comportement, la lutte et les souffrances auxquelles j'ai participé pendant quatre années d'occupation, m'écartaient de cet homme politique.Commis d’office pour assurer sa défense, j’ai placé au-dessus des passions humaines la mission qui m’était confiée."J’ai été mis dans l'impossibilité d'exécuter ma tâche.Laval n’a pas pu se défendre : son procès a été étouffé.Par la faute d’une juridiction dont la seule préoccupation fut la rapidité, U subsistera toujours un doute sur le degré exact de sa culpabilité."J'estime que les responsabilités de ce refus de justice appartiennent davantage à une époque qu'à des hommes ou à des partis déterminés; aussi ai-je voulu, sans intention politique, livrer a l’opinion publique des informations qui lui manquaient sur les dessous d'un scandale judiciaire dont la signification et la portée dépassent la personne de Laval."Certes, Laval était accusé de trahison, et il n’était pas possible qu’il en fût autrement.Sa mise en jugement était nécessaire.Mais les droits essentiels de la défense ont été violés avec un tel cynisme qu'on peut trembler pour l'avenir de la justice.’’ L’avocat qui parle ainsi était un résistant.Et ces lignes parais sent dans un livre “achevé d’imprimer le 1er mars 1948’’; son témoignage et ses inquiétudes datent donc de quelques mois ft peine.Le cas Grasset La revue Ecrils de Paris, numéro d’août 1948.publie un article sur le pfock* récent de Ber- nard Grasset.Le célèbre éditeur a été condamné à l'Indignité nationale, et le 17 juin dernier, sa maison d’édition a été elle-même condamnée ft la dissolution avec confiscation totale de ses biens.C’est donc un procès tout récent.Comme dans les autres procès d’“épuration” le jury a été tiré au sort, mais d’une liste préalablement établie, parmi des détenteurs de cartes de résistants.Sans entrer dans les détails de cette affaire, nous nous bornerons à citer un passage du réquisitoire de l’avocat de la poursuite, Me Lacazette: "J'accuse,Grasset aussi d'avoir été le führer de l’édition, et ie n'en veux pour preuve que la façon dont il a fondé sa société en 1930, et les hommes qu’il a appelés pour l'y aider.Croyez-vous qu’il ait J ait appel à des du b mondain Vandenberg hésite sur ce projet Grand Rapids, Michigan, 9 (A P.) — Le président intérimaire du Sénat de Washington, le sénateur républicain Arthur Vandenberg, déclare qu’il remet à plus tard son jugement final sur l’opportunité du projet élaboré par l'Etat de New-York et la province d’Ontario pour l’aménagement immédiat d’une nouvelle et puissante centrale hydroélectrique sur le fleuve Saint-Laurent.Le sénateur Vandenber( rapporte, après avoir consulU sur cette affaire l'ingénieur pria cipal des ports et cours d'eau pour le gouvernement américain, ie lieutenant-général R.A.Whee 1er, que celui-ci semble favorable au même projet et estime qu’il ne nuira aucunement, loin de Ift, aux travaux ultérieurs possibles de canalisation du fleuve sur tout son cours.Le comte de Bernonville Paris n'a pas encore réclamé son retour mobile où il avait bleasé des piétons.Le président de l’Argentine, M.Juftn Pêrod, a décidé, apparemment sur la recommandation du sénateur Diego Molinari.qui visitait récemment ie Canada, de conférer au premier ministre Duplessis la grand-croix du libérateur San-Mtrtin et de faire de Mgr Maurault un commandeur de l’Ûrdre do San-Martin.L’ambassade argentine ft Ottawa a reçu instruction d’aviser les récipiendaires èt elle a obéi ft ces instructions.Or, il se trouve que le gouvernement canadien avait émis en 1940 des instructions interdisant aux Canadiens d’accepter des décorations étrangères, et communiqué ces Instructions aux diverses ambassades à Ottawa.Le département des Affaires extérieures a créé un comité qui examine les cas de Canadiens que des gouvernements étrangers veulent décorer, car l’on admet les décorations pour service militaire et dans les cas de sauvetage.La défense du gouvernement ne comporte cependant pas de sanctions contre les citoyens canadiens qui acceptent des décorations étrangères.On croit comprendre que le gouvernement canadien a fait nés représentations discrètes à Buenos-Aires touchant le» instructions de 1940.La situation est d’autant plus délicate que les récipiendaires ont été déjà avisés des décorations qu’on leur destine.On semble espérer au ministère canadien des Affaires extérieures qpe le gouvernement argentin battra gracieusement en retraite ou que M.Duplessis et Mgr Maurault refuseront les décorations.Le motif qui a inspiré la déci» «ion de 1946, c’est sans doute le désir de supprimer aux citoyens canadiens 1a tentation de servir les intérêts des pays étrangers en vue d’obtenir des décorations.Le principe a certes du bon même a’il va à l’encontre d’un vieil usage International.Le malheur, c’est que ce principe ne s’applique qu’à certains gouvernement» étrangers et non pas aux autres.Le premier ministre Mackenzie King a jugé qu’il était mauvais pour les Canadiens d’accepter des décorations argentines, mais il n’a pas hésité à accepter pour lui-même i’Order of Merit Britannique.M.King ne s’est pas contenté d’accepter des décorations britanniques, ce qui n’engage tout de même que de façon assez vague, mais il a consenti à faire partie du conseil privé de Sa Majesté pour la Grande-Bretagne, a faire partie en somme d’un gouvernement étranger.Et tous les membre» les pins en vue du cabinet se glorifient de porter le titre de “très honorable” qu’ils préfèrent au titre d’“hono-rablc” qui s’applique aux membres du Conseil privé du Canada.Le très honorable Mackenzie King, premier ministre du Canada.et le très honorable Louis Saint-Laurent, ministre des Affaires extérieures, sont assez mal placés pour' adjurer le premier ministre de la province de Québec, M.Maurice Duplessis, de refuser la décoration argentine de l’Ordre de San-Martin.M.Duplessis n‘a tout de même pas été Invité à faire partie du cabinet t du président Peron.Pierre VI6EANT Le gaullisme pose ses conditions à Queuille Le nouveau chef désigné du gouvernement fronçais devrait tenir en octobre des élections à la Chambre haute — Offre communiste plus conciliante hommes simples ?Pat du foui, a pris le Bottin 11 D’ailleurs ce n’est pas difficile.Il n’y a qu’à regarder la liste des actionnaires : comte de Patùti ! baron de Patata; Cambon Paul, ambassadeur de Franc»; de Croisset Francis; la duchesse Elisabeth de Gramont; la princesse Murat; Maurois André; Giraudoux Jean; Lyautey Hubert - Gonzague, maréchal de France (.) quand un homme fait appel au maréchal Lyautey pour être parmi ses premiers actionnaires, ne porte-t-il pas la marque d'un appétit de puissance r Ce mefrceau de bravoure «n dit long.POur faire condamner un accusé le ministère public invoque le fait qu’il était en relations avec des comtes, des barons, un ambassadeur, une duchesse, une princesse, un maréchal de France.Et Lyautey est mort en 1934.On imagine quelle sorte d’impartialité pourrait obtenir un accusé qui s’appelle le comte de Bernonville.Et cel» s’est passé il v a trois mois.Comment Me Bibet peut-il affirmer que “la justice fonctionne en France régulièrement”» F.S.Paris, 9 (C.P.) — Les autorités françaises assurent que leur gouvernement n’a encore fait aucune requête formelle d’extradition concernant le comte Jacques Dugé de Bernonville et 3u'il n’a rien i voir aux procé-ures en vue de la déportation en France intentées en ce moment par le gouvernement canadien contre le comte devant les tribunaux de Montréal.Le comte, qui serait entré secrètement au Canada il y a trois ans, obtenait hier d’une cour de 1* métropole un délai de six jours dans sa demande d'un bref d’ha-beas corpus, visant à empêcher sa déportation vers la France où il a été autrefois condamné à mort par contumace, pour prétendue collaboration avec les Allemands durant la guerre.Paris, 9 (A.P.) — Les partisans du général Charles de Gaulle à l’Assemblée Nationale française réclament aujourd’hui une revision de la constitution de la Quatrième République comme prix de leur appui au cabinet que le radical-socialiste Henri Queuille essaie en ce moment de former.Le chef des gaullistes à la Chambre basse du Parlement, Paul Giacobbi, insiste sur la nécessité de tenir des élections le mois prochain pour le choix des membres du Conseil* de la République, qui constitue la Chambre ’'aute de la législature française.Giacobbi a conféré longuement hier soir avec M.Queuille, chargé par le président Vincent Auriol de former le 14e cabinet français depuis la fin de la guerre.Le nouveau chef provisoire du gouvernement doit maintenant consulter durant la tournée les socialistes sans l’appui desquels Il se prétend incapable de constituer un cabinet.A une entrevue générale de nresse donnée la nuit dernière, il a précisé que le principal pro-blême en ce moment est celui de la ré.forme des finances et de la lutte contre l'inflation.Ce sont ses projets sur ce point qui décideront de l’adhésion des autres partit ft son gouvernement.M.Queuille aura fort à faire car le dollar américain atteint en ce moment le cours de •U'') francs sur le marché noir du change étranger, ce qui témoigne du mouvement inflationnai-re en France et de l’influence des crises ministérielles sur cette tendance.Le nouveau premier ministre désigné était jusqu’ici un personnage politique reconnu de second plan.Médecin de profession et originaire de la Bretagne, il avait, comme sénateur, fait partie de plusieurs gouvernements avant la guerre.La guerre terminée, il avait retrouvé aon poste dans le cabinet et s’était vu offrir le ministère des travaux publics dans le second cabinet Schuman tombé avant-hier après seulement 40 heures d’existence.Le nouveau chef du gouvernement a, comme ses prédécesseurs depuis dix-huit mois, refusé la collaboration des communistes.que ceux-ci offraient comme ft chaque crise miniité-rielle depuis qu’ils ont été chassés du pouvoir.L’offre communiste montrait toutefois un ton plus conciliant que les précédentes ft l’égard du plan Marshall, vu la rumeur que Washington supprimerait toute aide si Thorez prenait les rênes du gouvernemîpt à Paris.L'ACTUALITE POURQUOI “EST'OUEST” St l’on s’en tenait aux termes rigoureux dés urbanistes municipaux, toute la circulation montréalaise te produirait exclusivement dans le sens de l'est à l'Ouest.Le mouvement des voitures ne s’effectuerait pas en direction inverse, soit de l'ouest à l’est; de sorte que toutes les automobiles seraient censées partir de Maisonneuve, ou quelque part à l’orient de la ville, et se diriger sur Westmount ou Montréal-Ouest., C’est ce qui apparaît de prime abord, aux yeux d'un profane, en parcourant notamment le rapport concernant l'élargissement de la rue Dorchester: “La rue Dorchester est t’axe de toute la circulation est-ouest de la partie basse de la ville, entre les rues Craig et Dorchester".On Ht encore: "A cause du resserrement entre la montagne et le fleuve et à cause des terrasses s’étendant de l’est ft l’ouest, il était inéuitàble que les Courants principaux de circulation se produisent de l’est ft l’ouest.Cependant, Justement, à cause de l’espace restreint, les rues est-ouest sont peu nombreuses".Cela semble suffisamment catégorique; A Montréal, tout marcherait dans le sens du couchant au levant.A propos de l'autostrade proposée, on parait renforcer cette thèse: "L’autostade est-ouest projetée raccordera la route provinciale et la région Industrielle de l’ouest de la ville avec les districts corn merciaux, industriels et portuaires de la région centrale et pour, ra être continuée vers l’est en suivant le fleuve jusqu'à Fextre-mité de Vile".Ici, il parait y avoir contradiction dans le* termes: la voie express s’appellerait est-ouest, et pourtaiU, on spécifie qu’elle raccorderait I*- secteur industriel de l’Ouest avec le centre et l’Est.A ce prô/>os, nous nous posions une suite d’interrofiàtiOns — les unes sérieuses et les autres saugrenues, celles-ci amenées par la chaleur — afin de nous mettre sur le sentier d’une explication convaincante à l’appui de la formule est-ouest, car nous nous disions que nos amis de l’Urba-nisme, si instruits de leur science.devaient entretenir des motifs irés valables pour consacrer l’expression.Mais, renseignement pris à bonne source, la réponse n’est guère compliquée.Sous serions font simplement en présence d’une question d’euphonie, sans plus.“Est-ouest” rend un son moins discordant que la formule “ouest-est”; nous en convenons sans peine.El voilà! t i H FAG! DEUX LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 9 SEPTEMBRE 1948 Au congrès du Jeune Commerce Le tourisme dans la région de la Mauricie • Une intéressante causerie de M.J.-A.Mongrain — Les délégués suggèrent la formation d'un comité régional du tourisme LE DEFILE DE LA FETE DU TRAVAIL Shawinifian, 9.(D.N.C.) — Le Salon du Cèdre a été la scène d’une séance fort intéressante, sur le tourisme.Me Jean Le-Brun, de Grand-Mère, présidait la réunion.M, Gilles Kortier, de .Lpuiseville.agissait comme secrétaire, et M.J.-A.Montgrain, èx-vicc-présidenl national de la Chambre de commerce des jeunes du Canada présenta un tra-* vail fouillé sur le tourisme.Il a insisté sur l’allure régionale que doit avoir un mouvement touristique.Il suggère quelque chose comme un syndicat régional, qui attirerait le tourisme, et qui pourrait aussi adirer les indus-4 tries en leur Yévélant des pers-.pectives insoupçonnées.A l’en-.trée de chaque municipalité, il devrait y avoir un bureau d’in-, formation.On est toujours sensi- Avis de décès CABANA — A Montréal.Ie_8 septembre 1948, à ( âge de 78 ans et 9 mois, est décédée Mme Alfred Cabana, née Rosina Brillon dit LapiciTe.Les funérailles auront lieu samedi, le 11 courant.Le convoi funèbre partira -’‘de sa demeure, No 820, avenue Outremont, à 8 h.45 pour se a rendre à l’église Ste-Madeleine Tt’Outremont où le service sera i célébré à 9 h-, et de là au cime-.tière de la Côte-des-Neiges, lieu * de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre .invitation.DE MESLE — A Montréal, le 7 septembre 1948, à, Tâge de 84 .ans, est décédée Mme Maurice ’de Meslé, née Dozois (Phéloni-’ se), épouse de feu Maurice de Meslé.Les funérailles auront lieu ' vendredi, le 10 courant.Le con-*‘.voi funèbre partira des salons de la Société Coopérative de frais Funéraires Ltée, 302 est.’ rue Ste-Catherine, à 8 h.45, pour se rendre à l’église St-Jacques, ‘ où le service sera célébré à 9 * h- et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de sépul- ".ture.Parents et amis sont priés 1 d’y assister sans autre invitation.* ' MEUNIER.— A Maskinongé, ’ le 7 septembre 1948, à l’âge de 80 ans, est décédé Amédée Meu- * nier, directeur de la Société coopérative de Frais funéraires, 1 époux de Dorilla Dubois.Les funérailles auront lieu vendredi le ’ t0 courant.Le convoi funèbre partira des salons de la Société coopérative de Frais funéraires, no 302 est.rue Ste-Catherine.à 8 h.15, pour se rendre à l’église paroissiale de Ville St-Laur#it, pù le service sera célébré à 9 h., et de là au cimetière de la Côte * des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.ble à l’hospitalité, et on aime i connaître les endroits où l’on passe.Les informations sur le réseau routier, en ce qui concerne la Mauricie, devraient être améliorées.Entre Trois-Rivieres et La Tuque, une région infiniment riche s’offre au tourisme, il n’y aurait qu’à l’exploiter.Elle offre des beautés qu’on ne trouve pas au nord de Montréal, où, pourtant le tourisme, parce qu’il est bien organisé, aMire des centaines de milliers de visiteurs et en retire beaucoup d’argent et publicité.I^e système routier mauricien s’améliore et devra s’améliorer encore.Le gouvernement ferait quelque chose, si on lui donnait des raisons de le faire.U faut aussi de 1’hôtdlerie, et s’il en surgissait une.dans la région des Piles, beaucoup d’autres surgiraient tout autour.Les touristes viendraient ainsi contribuer à la prospérité de la région.Le touriste veut trouver quelque chose de différent, c’est pour cela qu’il voyage.Il faudrait innover, trouver quelque chose de canadien-francais, de régional.de mauricien.Des cours d’hôtellerie seraient fort efficaces.Il ne serait pas mal de songer à une cuisine caractéristique de la province.Il ne serait pas mal,non plus, que se donnent des cours d’étiquette, pour les garçons de table, les constables, etc.On songerait aussi, alors, à des cours de guides touristiques pour les étudiants.Le temps est propice, il faut agir, les chambres de commerce, aînées et cadettes, le doivent.On pourrait aller jusqu’à avoir un costume régional féminin, les jours de fêles.Un comité Sur proposition de M.Paul-Emile Rélanger, de Shawinigan, secondé par Me Jean LeBrun, de Grand-Mère, les délégués des Chambres de commerce des jeunes de la Mauricie réunis en congrès régional à Shawinigan proposent que: A) Un comité régional du tourisme soit constitué sans délai d’un délégué au moins de chacune des chambres de la Mauricie; B) Que ce comité étudie immédiatement lei moyens les plus pratiques de réaliser les mesures suggérées par ce congrès régional et annexées à cette résolution et toutes autres mesures jugées utiles; C) Que ce comité reçoive ins; truetion de travailler en aussi étroite collaboration que possible avec le comité régional dés Chambres seniors et l’Association des hôteliers de nrovince et toutes autres associations inté-rçssç^s D) Que ce comité tâche de réaliser avant le printemps prochain, le plus grand nombre possible des mesures suggérées.Prière de découper cette nouvelle, car elle ne reporoîtro pos.Ab *tsa ad poss* vais» itlatio : Da l’cxiifenca d’un fai», H sa» légitima de conclura à la poctibili»é da ca fai», puhqu’il axis»a.Il et» danc loisible de promettre ca que la compétence profoisoralo et le travail da l’élève ont démontré par d’axcallanti résultats, voire d’édatants succès.L'ESPAGNOL OU L'ITALIEN EN SOIXANTE HEURES D'après une méthode exclusive éprouvée par des milliers d'élèves (Cours un soir por semaine, à la fin de septembre) INSTITUT LINGUISTIQUE DU CANADA PROFESSEUR : SENOR DON JOSE DE NOBILI, M.A., INTERPRETE OFFICIEL des Langues Espagnole, Portugaise at Anglaisa du Palais da (ustica da Montréal, CONSUL attaché au Consulat Général de la République de Panama è Montréal.Des cours sérieux pour des personnes sérieuses de tout âge.Les personnes laborieuses qui suivent le même soir, deux heures de cours par semaine, pendant trente semaines, — l’expérience le proclame — parlent COURAMMENT et écrivent CORRECTEMENT l'espagnol, l’anglais ou l’Italien après soixante heures.Ces cours ont acquis une renommée internationale et par leur excellence rayonnante et par leur Incontestable supériorité pratique.Il faut les avoir suivis pour en connaître toute la valeur.Au cours de l’année, cinq grands Illms importés de 35 millimètres, entièrement parlés et chantés en espagnol seront montrés.LES ELEVES PLUS AMBITIEUSES ONT A LEUR DISPOSITION UN COURS DE PERFECTIONNEMENT DE DEUXIEME ET TROISIEME ANNEES, n n’est pas nécessaire d’étudier dix ans pour réussir à parler couramment.Quand vous avez appris la belle langue française, vous étiez bien jeunes.Mais, vous n’avez plus sept ans.Votre cerveau est développé.Vous avez acquis une culture et une maturité suffisantes pour faire des progrès UN PEU PLUS rapides.Les Canadiens français ont une facilité remarquable pour l'étude des langues.Vous êtes des adultes; U vous faut une nourriture Intellectuelle adéquate et non paa dei phrases enfantines ou ridicules telles que : "Est-ce que le chat est une partie de mon corps 7 Est-ce que la pierre est une fleur ?Le pommier produit des pommes.Réfléchissez bien.LES PERSONNES QUI NE SE SONT PAS ENCORE INSCRITES DOIVENT LE FAIRE TOUT DE SUITE.LES INSCRIPTIONS SONT SI NOMBREUSES QUE LES RETARDATAIRES PERDRONT SUREMENT LEUR PLACE.NE' REMETTEZ PAS AU LENDEMAIN CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE AUJOURD’HUI.APPRENDRE UNE AUTRE LANGUE, C'EST CONQUERIR UNE AUTRE AME.Renseignements : Secrétariat Général, CHarriar 3530 (da S h.a.m.à I h.p.m., da 2 h.3 5 h.p.m.la soir da 8 H.30 3 9 h.30).r* J LE DEVOIR “Le Devoir* est Imprimé au no 430 est, rue Notre-Dame 3 Montréal par l’Imprimerie populaire, compagnie 3 responsabilité limitée, qui en est’ l’éditrice-propriétairc.Directeur-gérant.Gérard Filion.“Le Devoir” est membre de la Canadian Press, de l’Audit Bureau of Circulations et de la Canadian Daily, Newspaper Association.La Canadian Press est seule autorisée 3 faire l’emploi pour réimpressions de toutes les dépêches attribuées 3 la Canadian Press.3 l’Associated Press et aux agences Reuter et Canado-Mondial, ainsi que de toutes les informations locales que “Le Devoir” publie.Tous droits de reproduction des dépêches particulières au "Devoir” sont également réservés.Abonnement por la poste : EDITION QUOTIDIENNE Canada (sauf Montréal at la banlieua) #•••••#•••#•#«a»aaaeoaeaaoeaaaee $6.00 Montréal at banliaua .-.——— Etats-Unis et Empira britannique .« 00 Union poetalo .10-00 EDITION DU SAMEDI Clinirft ••••••••• —, — ——««aeooaaaaeaaaaeaaaeeoooo—•—OOMM— i»00 Etats-Unis ot Union postalo .».00 Les abonnements sont payables d’avance par mandat-poste ou par chèque encaissable au pair 3 Montréal.Autorisé comme matière postale de deuxième classe par le ministère des Postes, Ottawa.Téléphone : *BEIoir 3361 -"H ' - Ce ne sont pas des infirmiers mais des travailleurs de la salaison, vêtus de leur blouse de travail que vous voyez défiler dans les rue de Toronto, 3 l’occasion de la fête du Travail.Le défilé réunissait pas moins de 30 corps de musique.(Photo T.S.) A Shawinigan Les Marchands détaillants en séance d'études Un congrès régional — Causerie de M.Fernand Boisseau, secrétaire provincial de l'association — Parallèle entre les magasins à chaînes et les détaillants P bi Shawinigan, 9.— Après l’enregistrement de tous les congressistes, les membres de l’Association des Marchands détaillants de la région se sont rendus à la salle des Chevaliers de Colomb pour leur séance d’études.Le président de la section de Shawinigan, M.Fernand Bilodeau, souhaita la bienvenue aux congressistes réunis à cet endroit, uis il remercia tous les mem-res de l’intérêt qu’ils portent aux questions d’orare général et particulier au programme de la séance d’études.M.Bilodeau présenta ensuite M.Harry Des-aulniers, échevin, et représentant du Conseil de ville.M.Desaulniers souhaita la plus cordiale bienvenue aux marchands de la région au nom des autorités municipales de Shawinigan et en son nom personnel.Il souligna les bientaits d’une telle région pour tous les membres de l’Association et il termina en souhaitant le plus complet succès du forum qui devait suivre.M.Fernand BoIssmr Le président local, M.Bilodeau, présenta ensuite le conférencier, M.Fernand Boisseau, secrétaire provincial.L’orateur invité prit comme thème de son discours: “Mieux organiser pour mieux servir”.Il fit remarquer que cette année, les marchands devraient s’organiser.Cependant tel n’est pas le cas, du moins complètement.H établit ensuite un parallèle entre les magasins à chaînes ou les corporations et les détaillants, pour souligner les points sur lesquels se fait la concurrence.L’organisation est nécessaire pour servir avec les méthodes les plus modernes; elle est nécessaire aussi pour la survivance des détaillants.Dans notre siècle le plus compétent survit, comme preuve, la vie moyenne de plusieurs détaillants n’est ô 6 Pac.Pete.130 125 Que Labrador .77 75 Quemont.145/» 14Vs Placer Development Limited a informé la Bourse de Montréal que Je forage du second puits, par la Coronet Oil Company, dans la nappe Andector du comté Ector, Texas, avait été terminé le 6 septembre 1948, et atteint son objectif, la formation Ellenburger, cette dernière rencontrée à 8,458 pieds, et qu’à l’épreuve, il a jailli du pétrole au taux- de 986 barils, de 43 degrés de gravité, par une ouverture d’un demi-pcuce, par jour.Ce puits est connu sous le nom de Coronet-Texaco Phillips Cummings no 2.La Coronet OU Company est une filiale en propriété exclusive de American Placer Inc., qui à son tour est la propriété exclusive de Placer Development Limited.Le premier puits foré a atteint son objectif le 18 juin 1948.à une profondeur de 8.415.Dominion Textile Company Limited Les registraires pour la Dominion Textile Company Limited ont avisé la Bourse de Montréal qu’au 31 août 1948, il avait 2,-475,887 actions ordinaires en cours.Nos prochains entretiens avec le représentant de ia G.-Bretagne Sir Stafford Cripps viendrait au pays dans le bur de rechercher les bases d'une politique économique à long terme — Notre collaboration au plan de rétablissement européen London, 9 (C.P.).— On nous apprend que le sujet principal des entretiens qui auront lieu, au cours de la semaine prochaine, entre sir Stafford Cripps et les représentants du gouvernement canadien porteront plutôt sur les conditions d’une politique économique de coopération que sur les crédits immédiats que notre gouvernement pourrait consentir au Royaume-Uni.Le chancelier de l’Echiquier serait impatient de discuter avec nos représentants des intérêts et des besoins des nations britanniques comme de la politique internationale.Sir Stafford croit que son pays saura profiter du solde de $240,-000,000 des crédits que notre gouvernement a consentis à la Grande-Bretagne.Le problème le plus important pour le moment semble bien être celui du fonctionnement du plan de rétablissement européen.A titre de premier fournisseur de la Grande-Bretagne, le Canada jouit d’une position unique, nous apprend-on aujourd’hui.Sir Stafford Cripps précise que son pays est impatient dê passer des j contrats à long terme avec le Canada et de déterminer les conditions d’une politique économique qui prévoit même une balance favorable du commeice pour l’an 1952.“Le Canada, dit-il, se doit de jouer un rôle primordial dans le blissement européen et de ce fait il aidera non seulement la Grande-Bretagne, mais encore fout.-s les nations britanniques et le commerce international en général”.Sir Stafford Cripps se rend-a à Washington après sa visite à Ottawa et il sera de retour en Angleterre pour la tenue de la conférence des premiers ministres de l’Empire en octobre.Cette tournée du chancelier de l’EcMiquier aura certainement une profonde influence sur la politique anglaise et sur l’économie de ce pays.Les récoltes abondantes en Amérique du Nord et dans plusieurs autres pays auront pour effet d’amener une réduction des prix oayés par la Grande-Bretagne, excepté pour les pavs où son commerce est lié par des contrats à long terme, ainsi qu’il existe avec le Canada.Le plus grand profit que l'Angleterre pourra retirer de l’abondance de la récolte sera de réduire sensiblement le coût des matières premières qui entrent dans ta production anglaise.Malgré la forte tendance à la baisse remarquée depuis quelque temps dans les prix des grains, la Grande-Bretagne devra payer ses achats au Canada suivant les termes contenus dans un contrat passé au cours du mois d’août, contrat qui fixe le prix fonctionnement du plan de réta- du blé à $2.00 le boisseau.EMISSION DE $23,725,000 ADJUGEE AU CREDIT INTERPROVINCIAL LIMITEE 19tt 15 16 40 < 127 76 14',4 Sherritt .• .260 252 252 Steep Rock.200 198 196 Sylvanlte.152 150 150 Teck Hughea.270 265 265 Wekusko.1314 13 13 Curb Brown Oo.444 4«4 444 Do PM.113 1124* 11244 Foothills.310 300 300 Int.Paper.66 66 66 Pend OreUle.425 425 425 PRODUCTION PLUS CONSIDERABLE DE GRAINS SECONDAIRES AU PAYS Les fermiers de l'est du pays auraient moins de difficultés que l'an dernier à se procurer les moulées nécessaires à l'alimentation des bestiaux Selon le rapport du bureau production de seigle sera de 26 fédéral de la Statistique dans sa i millions de boisseaux en 1948, Le public serait invité à souscrire à cette émission de la province dès demain Une émission de $23,725,000 d’obligations, 3%, 15 ans, de la province de Québec, aurait été adjugée au Crédit Interprovincial Ltée, au prix de $99.13, soit environ 24% de plus que le prix offert par un groupe bancaire, composé de maintes institutions financières locales.Ces obligations seront datées du 1er octobre 1948 et leur échéance sera le 1er octobre 1963.Elles seront rachetables au pair, à partir du 1er octobre 1961.Les fonds provenant de la vente de ces valeurs serviraient au renouvellement et au remboursement d’un emprunt temporaire se totalisant à $7,625,000; le solde restant, BOURSE DE MONTREAL SOUDURE IMPRIMEURS GRAVEURS Téléphona i *BElair 3361 L* IMPRIMERIE POPULAIRE Limitée EDITRICE DU “DEVOIR” ROBERT PERREAULT 430 est ru* Notre-Dams.Montréal REMBOURREURS-MATELASSIERS BOYER LIMITEE Spécialités: meubles et matelas sur commande ainsi que reparations.Estimés statut ta car demande.3886.Henrt-Iulien PL 1112 SALLE A MANGER ELECTRICIEN ENTREPRENEUR-ELECTRICIEN J.K.MALOUF ENTRETIEN — REPARATIONS TU.1637 6420, 25èm avenv.a, Rosemon» HOTEL PLAZA Cuisine recherchée Vin et Bière R.SA INT-JEAN, propriétaire 446, Place Jacaues-Cartier MA.9331 “Nous allons partout IDEAL ELECTRIC WELDING REG'D U.DESROCHFS, proi>.2061 MOREAU, FR (Nuit : CH.5901) revue trimestrielle sur la situation des grains secondaires au pays, les perspectives pour la présenté saison seraient de beaucoup supérieures à celles de l’an dernier.D’après la première estimation officielle, en date du 17 août, la production d’avoine serait de 338 millions de boisseaux et celle de l’orge de 146 millions de boisseaux.Ces estimations représentent des augmentations de 60 et de 5 millions comparativement aux chiffres donnés l’a ndernier.Les stocks d’avoine en toutes positions au 31 juillet dernier sont inférieurs à ceux enregistrés à la date correspondante de Tan dernier par 47,- 200.000 boisseaux, mais les stocks d’orge étaient légèrement supérieurs a ceu'x de l’an dernier aux chiffres de 31 millions de boisseaux.Bien que les stocks possibles d’avoine et d’orge pour 1948-1949 soient de beaucoup au-dessous des niveaux extraordinairement élevés des années de I guerre, ils se comparent favora-! blement aux stocks d’ayant-! guerre et ils sont aussi sensible-' i ment plus élevés que les stocks disponibles durant la campagne agricole précédente.D’importance aussi est la répartition plus égale de la production en 1948 entre l’Est et l’Ouest du Canada; Ontario prévoi tune récolte d’avoine de 76 millions de boisseaux en comparaison de 41,- 500.000 l’an dernier.Comme la | production à l’Est des Lacs est i plus forte cette année, il est pré-i vu que le besoin de grains four- ragers de l’Ouest sera moins con-j sidérable en 1948-1949.Le nombre de bestiaux au Ca-; nada décline vivement de son i sommet du temps de guerre.En ! conséquence, les besoins domestiques de grain fourrager tombe proportionnellement et, si les perspectives de la récolte de I 1948 se réalisent, de fortes quantités d’avoine et d’orge du Ca-i nada seront disponibles à l’ex-iportation en 1948-1949.D’après l'estimation d'août, la soit presque le double de la pro duction de 1947.On* prévoit aussi une récolte presque sans précédent de 18 millions de boisseaux de graine de lin canadienne.L’an dernier, la production de graine de lin était de 12,200,00(1 boisseaux, tandis que le sommet canadien a été atteint en 1921 (26,400,000 boisseaux).Le rapport des stocks de seigle diminuent légèrement en comparaison de l’an dernier pour s’établir à 727,000 boisseaux, mais les stocks de graine de lin augmentent vivement de 800,000 boisseaux le 31 juillet 1947 à 3,300,000 cette année.9 (CP.) — Les pertes furent nombreuses, ce matin, sur le marché local et la tendance à la baisse pour la plupart des catégories de valeurs fortement accentuée.Bell Telephone, Canadian Breweries, C.P.R^ International Paper, Winipeg Electric et Donacona furent à la baisse.soit $16,100,000 sera utilisé nour le Crédit agricole et le paiement des dons aux universités.L’offre officielle de ces valeurs au public aurait lieu demain.BOURSE DE NEW-YORK New-York, 9 (A.P ) — Le marché fut sensiblement à la baisse ce matin à la bourse de New-York, continuant la forte tendance au bas prix remarquée hier.Plusieurs valeurs perdir?nf plus d’un point dès J’ouverture de la bourse.Pertes: Bell.U.S Steel, Commonwealth & Southern.Le dollar canadien New-York, 9 (C.P.) — La valeur de notre dollar a gagné aujourd’hui 1-16 de cent à un escompte de 7% % sur le marché du change étranger.La livre sterling est demeurée à $4.03’i.CARTES PROFESSIONNELLES ASSJRANCE Horace Labrecquc et Fils Ltée COURTIERS D'ASSURANCES 1 Nous Invitons les communautés rougi eusea à se prévaloir de nos services particuliers.441, 8t-Françols-Xavler, Montréal TéL MArqnette 2313-2384 AVOCAT* Marché des grains Court fournit par O’BIEN * WILLIAMS, Edifice Transportation, Montrés! Maison J.EYNARD.Fondér e* 1886 J.EYNARD eaC'F PARIS FRANCR .De retour en quantités limitées — Sondes et Bougies de tous les auteurs d’une fabrique renommée d’instruments de chirurgie en gomme et en caoutchouc.AGENT POUR LE CANADA i G.C.de B.LEPROHON 10179 Jccab DUpont 5190 Montréal Haut Baa WINNIPEG Avoine Octobre .• e • • e e 7.1 (a •704 Décembre 994 Mal .* * * % • 8 724 714 Orge Octobre 100 99(4 Décembre e * 984 984 Mal .se •• • e 100 9014 Seigle Octobre • • •• 1414 1404 Décembre • • * • , .1404 1304 Mal .1434 141 Un Novembre 407 405 Décembre 405 4044 CHICAGO Blé Septembre ., 223 4 222 Décembre 2264 224(, Mal .2184 2154 Juillet .e • «9 • .195 1924 Maïs Septembre • • è# • * 1714 1664 Décembre 142 139(, Mal • * • • e * 1454 1424 Juillet .* • é • • * 145*; 1434 Avoine Septembre 724 714 Décembre t* 724 772(4 Mal •• • * 744 734 JutUet .a* •• • • 69 684 Seigls Décembre 1554 154 Mal .15Ô4 1544 Clôt ; 71‘/a 71 Va 72 U / 99 V.98>/2 99H 1404 1394 141 4054 222 4 2254 2164 1934 169 1404 1434 144*4 82 734 74 684 154 155 BOURSE DE TORONTO Toronto, 9 (C.P.) — L'activité fut tout à fait modérée ce matin à la bourse de Toronto et les pertes nombreuses.Les valeurs industrielles, les mines d'or furent sensiblement à la baisse.Base Metal, Anglo-Canadian.B.C.Electric, International Nickel, Cochenour.Eldora et Chester-ville furent parmi les valeurs perdantes- SOUTHERN CANADA POWER COMPANY.LIMITED Le Conseil d'administration a déclaré les dividendes suivants : Actions privilégiées participantes 6% cumulatifs No.115 Dividende trimestriel de $1.50 per ection payable le 15 octobre 1948 aux actionnaires inscrits à la fermeture des affaires le 20 septembre 1948.Actions ordinaires sans valeur nominal* No.94, Dividende trimestriel de 30 cents per ection peyable le 15 novembre 1948 eux actionnaires inscrits è le fermeture des affaires le 20 octobre 1948.L.C.HASKELL.Secrétaire.Montréal.2/août 1948.Anatole Vanler, «j., Guy Vanler, m.VANIER & VAN 1ER AVOCATS SI ouest, rue Saint-Jacques TéL HAlbour 2841 COMPTABLES Chartré, Samson, Beauvais, Gauthier & Cic Comptables agrée.Chartered Accountants Maur.Chartré C.A.Maur.Samson, C.A A.-E.Beauvais, CA.J.-P.Gauthier, C.A.Léon Côté, CA.Gér.Marceau.C.A Luc.-P.Bélalr.CA.Lionel Rousaln.CA.Jacq.Angers.CA.Dollard Huot.CA.Alb.Gameau, C.A.Raym.Fortier.CA Jean Lacroix, CA.Guy Bernard, CA.Percy Auger, C.A H Bourgolng, CA.PogerRoy.CA.Montréal Quêbee RouyB BREVETS D'INVENTION LUCIEN VIAU ET ASSOCIES Comptables agréés LUCIEN VIAU, C.A.CHAS DESROCHES,,C.A.FERNAND RHEAULT, C.A.159 0., rue Craig, MA.1339 (EDIFICE DES TRAMWAYS) Kr/rez oïTM ^ FOURNIER 'QocuteuBj*BKrmfiirnmwi i SIS CATHERINE!!! MONTRÉAL VIAU & ROBIN Comptables Agrée, LOCIEN-D.VIAU.C.A.H-LIONEL ROBIN, C.A JACQUES-R.CHADILLON, CA.4457, rue Wellington, VERDUN YO.0642 Brevets d’invention MARQUES DE COMMERCE DESSINS de FABRIQUE # en tous pays MARION & MARION Raymond-A.RooU, J.-Alfred Bastlen 761 ouest, rue Ste-Catherine MONTREAL COMPTABLES Marché des changes Par le servlet des relations étrangères de U Banque canadienne national* Cours de* changes entra banques i Montréal : Angleterre: Uvrs cable .4.04 France: franc .0047 Belgique: franc .02292 Suisse: franc .2557 Hollande: florin .J810 Norvège: couronne .J035 Danemark: couronna .i.J110 Suède: couronne .JOOS Tchécoslovaquie: cour.03)2 Brésil, cruzeiros .0541 Taux de la Commission du contrôle du change étranger! Achat Venu I sterling 4.02 4 04 • améélonln Pefc 4% R.LOI DE FAILLITE No 22 Avis aux créanciers de la première assemblée sur cession Dans l'affaire de la faillite de : CHARLES-EUGENE BEAUMIER, entrepreneur-menuisier, 95 Chemin St-Jean, LAPRAIRIE, Que.Débiteur.AVIS est par les présentes donné que CHARLES-EUGENE BEAUMIER de La-pralrle.Que., a fait une cession de ues biens le 30 août 1948.et que la première assemblée des créanciers sers tenue le 14éme Jour de SEPTEMBRE.1948 K 10 heures de l’avant-mldl.su bureau du Séquestre Officiel.Chamnre 31 Palais de Justice à Montréal.Pour avoir le droit de voter à ladite assemblée.II faut que les preuves des réclamations et les procurations soient déposées entre mes mains avant rassemblée.Lee personnes qui ont des reclamations à l'encontre de ces biens doivent les faire parvenir au gardien ou au syndic, lorsqu'il sera nomme, avant que la distribution ne soit faite.A défaut de quoi le produit de l’actif Mrs distribué entre les ayants droit, sans égard A ces réclamations.Daté A Montréal ce 30 août 1948 GARDIEN : JOSEPH-O.DUHAMEL 152, rue Notre-Dame est.MONTREAL.Electricité médical* Rayons S Dr Maxime Brisebois L.G.M.C.F.R.C.S.C.De la Faculté de Médecine é* Paris Maladies génitales, endocriniennes, urinaires, dlgestlver.circulatoires.FRontenac 5252 516 Sherbiouke est OPTOMETRISTES-OPTICIENS P.-A.GAGNON & CIE Comptable» a«reéa Chattered Accountant, R.GAGNON, C.A.IMMEUBLE DES TRAMWAYS 159 OUEST.RUE CRAIG Tél.HArbour 5990 HA.55 nn.„ ,llirp Trpmhlav •R frss, ‘“JSSTSt «S™ C“irl's S„dVTÆ Leurs mérites ont Les ménagères canadiennes trouveront cet automne, une quantité suffisante d’aliments en conserve sur les tablettes des épiciers, comme l'indique un examen fait par l’American Can Company sur la perspective des conserves nlimenlaires.Se basant sur une estimation des quantités de boites requises par les conserveries dans tout le pays, l’examen montre que la mise en conserve des fruits et légumes au Canada cette année, égalera, ou dépassera peut-être même la production record dé tous les temps, en 1946.Les calculs de l’American Can Company, admettant être sur une •icrspectivo maximum, sont bacs sur la demande pour les con-’onr.nts.faite par les conserve-ncs qui établissent leur besoin •'e boîtes sur la sunerficie d’acres cultivés sous contrat.Si la tempéralure est favorable à la croissance dans les régions 'V| se cultivent les fruits et les ’égumes, telles qu'en Colombie Britannique, Ontario.Québec et 'es Provinces Maritimes, monsieur J.B.Misenhimer, gérant des ventes de Canco, déclare que la production des aliments en conserve au Canada, en 1948, surpassera sans doute la mise en eonserve de l’année dernière et pourrait même dépasser l’immense production de 194G.“Nous nous attendons voir une augmentation marquée dans la mise en conserve des tomates, jus de tomate, maïs (blé-d’Inde), pois, prunes, cerises et petits fruits,” dit-il.“Mais à cause du gros surplus de reste de l’année dernière cependant, la mise en conserve des pommes, jus de pommes, pèches, poires, choucroute, carottes et légumes mélangés, peut ne pas atteindre le chiffre de l’année dernière.” viver la conscience collective sur l’éminence du péril social.” La Chambre de commerce de Shawinigan, par M.Arthur Qu-gré, a présenté une résolution relativement A un boulevard entre Shawinigan et Grand-Mère.La résolution a été adoptée à l’unanimité.La Chambre de commerce de Grand-Mère, par M.l’abbé Matteau, a aussi présenté une résolution pour le pavage d’asphalte de la route entre Grand-Mère et Saint-Narcisse, M.Henri Perron a présenté une résolution au nom de la Chambre de commerce des Trois-Rivières relativement à la prévention des accidents de la route, pour une application plus rigide des lois de la circulation.Province riche à l'abri des Rouges (B.I.G.C.) — Wang Ling-chi, gouverneur de Szechwan, signale que cette province, non menacée par les communistes et riche en ressources naturelles inexploitées, accueille le placement du capital étranger.Sans oublier les facilités de communications et les projets de développements ruraux, le gouverneur signale que les entreprises minières et industrielles sont particulièrement florissantes depuis qu’on sait que le Szechwan, en plus d’être le “grenier de la Chine”, possède de riches mines de charbon et des quantités considérables de fer, de cuivre et d’or inexploitées.Grâce aux forces adéquates de sécurité, le gouverneur Won g spécifie que les Rouges possèdent neu de chances de s’infiltrer dans cette province et que le peuple témoigne une antipathie prononcée aux nrineines communistes.Il révèle qu’un programme élaboré d’entrainement militaire local dans chaque village est déjà mis en exécution et l’on s’attend à voir ee nrogramme totalement en vigueur avant la fin de cette année.Ces forces militaires, ajoute-t-il, seront dirigées par 100 officiers spécialisés de l’armée régulière qui suivent présentement des cours sur la prévention de l’infiltration cominnnir.-te.Sourds Ecrasé par un tramway l’n ieune homme de 23 ans.M.F.loi Rozon, demeurant à 2110 rue Cartier, à Ville Jacques-Cartier (Coteau rouge), s’est fait écraser les deux talons et les deux mollets, vers 5h.hier anrès-midi, par un tramway de la Montreal & Southern Counties Railway Company.L’accident est survenu à l’entrée du pont Victoria.En retournant chez lui.je jeune Rozon voulut monter A bord du tramway en marche.Tl perdit l’équilibre et roula sous les roues du lourd véhicule qui se dirigeait à ce moment-là vers St-Lambèrt.La victime a été transportée d’urgence à l’hôpital Général.VOYEZ LE PLUS RECENT MODELE DE PARAVOX Nà pèse Que onces complet.Petit, léger, puissant, efficace, INCASSABLE (exclusivité de) PARAVOX LE PLUS PETIT APPAREIL AU MONDE "L'essayer c'est l'adopter" Gilbert JOB IN, Spécielittc 3610, rue DUROCHER Suit* 11, pré* d« Prine*-Arthur O.LA.5975 MMONSTRATIONS GRATUITES ET A DOMICILE SI DESIRE.UN SEUL BUREAU A MONTREAL.
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