Le devoir, 4 octobre 1948, lundi 4 octobre 1948
"Vous avez un* double mission: premièrement, le mission de conserver intact votre héritage religieux et national; deuxièmement, la mission de répandre cet héritage.I ajoute que c est votre droit de garder votre héritage, et votre devoir de le répandre." Son Exc.Mgr lldebrando Antoniutti, délégué apostolique au Canada et à Terre-Neuve.Directeur ¦ Gérard FUJON VOL XXXIX — No 232 FAIS CE QUE DOIS lédoctew ea chef ; Orner HEBOUX MONTREAL, LUNDI, 4 OCTOBRE 1948 S.François d'Assite, confesseur.BEAU Minimum .SI Maximum .60 Cinq sous le numéro MOSCOU VEUT ENCORE TEMPORISER Notre prochain “livre d’or” Pourquoi il faut rapidement mettre à date l'inventaire de certaines de nos plus Belles richesses spirituelles-Du travail intéressant et utile POUR LES CHERCHEURS Un ne le remarque presque plus: la scène est si fréquente qu’elle paraît faire partie d’un paysage habituel.Mais il ne se passe guère de jour où, en ouvrant son journal, on n’apprenne le départ pour un coin quelconque de notre univers de quelque missionnaire canadien, homme ou femme, évêque ou simple frère convers.Ils s'en vont vers tous les continents, chez les jaunes comme chez les blancs et les noirs.Les uns rejoignent des confrères, les autres — comme demain, au Chili, les Oblats — vont instituer des fondations nouvelles.En fait, quel est celui ou celle d’entre nous qui n’ait au delà des mers, ou dans les vastes étendues américaines du Nord ou du Sud, un parent ou un ami?Faites l’expérience pour votre propre compte, faites-la autour de voûs, vous serez peut-être étonné du résultat.Au fond, nous ignorons trop, beaucoup trop, nos plus belles richesses.Et voilà pourquoi on ne saurait guère nous blâmer de revenir sur un thème ancien, mais dont l’actualité reste pressante, de plus en plus pressante.Voilà de longues années déjà que, s’astreignant à une dure besogne de recherche, M.Henri Bourassa écrivait son Canada Apostolique.L’ouvrage surprit en même temps qu’il édifia: on n’imaginait guère que notre pays (et dans l’espèce il s’agissait exclusivement du Canada français) fût déjà si riche de mérites, qu’il fût si glorieusement représenté dans le champ des missions.Mais le Canada Apostolique est aujourd’hui introuvable en librairie.Il est du reste largement, et forcément incomplet: tant d’oeuvres, tant de fondations nouvelles ont vu le jour depuis un quart de sièclp.Aussi bien faudrait-il reprendre le thème du Canada Apostolique, le reprendre et compléter dans sa ligne première, le compléter ensuite d’une autre façon, que nous indiquerons tout à l’heure.• La statistique des missionnaires proprement dits, hommes et femmes, surprendra la plupart.Il convient de la mettre à date.C’est l’un des plus magnifiques hommages que l’on puisse apporter à la fécondité spirituelle de notre groupe.Faites le compte des catholiques de langue française en notre pays, et jetez un coup d’oeil sur la mappemonde.Faites le relevé des postes de combat et de dévouement que nos compatriotes occupent en Asie, en Afrique, etc., et vous serez émerveillés, pieusement reconnaissants aussi, de la façon dont Dieu a béni l’effort des nôtres.Mais ceci, encore une fois, est insuffisamment connu.On ne possède la plupart du temps, sur ces choses magnifiques, que de trop vagues notions.Et c’est la première raison qui impose la publication d’un nouveau livre d’or, d’un livre d’or qui serait pleinement à date.Il en est une autre, que l’on ne saurait non plus oublier.• Parallèlement à cette glorieuse expansion, il s’en est développé une deuxième, que nous ignorons trop aussi.Des congrégations nouveHes se sont fondées chez nous dont nous ne connaissons guère les progrès réels.Telle, par exemple, celle des Missions Etrangères de Pont-Viau.(Et nous ne rappelôns que d’un mot nos communautés de femmes, plus anciennes, si riches de travaux et de mérites).En maintes congrégations, héritées du vieux monde, les nôtres tiennent une place de plus en plus considérable et qui atteste à sa façon la puissance de leur intelligence et de leur dévouement, la vigueur de leur esprit apostolique.Nops n’avons sous la main ni statistiques précises ni notes particulières, mais nous savons, comme tout le monde, que des blocs puissants représentent chez nous les congrégations^ d’origine extérieure ; nous savons que, même dans la haute direction de quelques-unes de ces congrégations, certains des nôtres commencent à prendre leur place, que le supérieur général actuel des Oblats, par exemple, est un Canadien français, qu’il en est de même de celui des Pères de Sainte-Croix, que l’un des assistants généraux de la Compagnie de Jésus était hier un Canadien français de la Pointe-du-Lac, que, dans le même temps, un autre Canadien français, né à quelques milles de là, occupait chez les Frères de l’Instruction chrétienne un poste analogue, que le directeur général des Messagers du Sacré Coeur à travers l’univers est un Montréalais, neveu de l’un de nos anciens camarades, que des Canadiens français ont enseigné à Rome, que l’un des nôtres vient d’être chargé d’imprimer à la province dominicaine du Portugal une impulsion nouvelle.Sans doute, avec, quelques recherches pourrions-nous notablement ajouter à ce tableau.Rien, du reste, n’empêchera l’auteur du prochain livre d’or de se retourner vers le passé, de rappeler, par exemple, qu’une petite religieuse de chez nous fut supérieure générale du Bon Pasteur d’Angers, que tel et tel autre Canadien français furent jadis, avant l’actuel titulaire, supérieur général des Clercs de Saint-Viateur .• Est-il besoin d’insister sur les raisons qui commandent la préparation de pareil travail?Nous avons tous intérêt à connaître nos richesses spirituelles, à les faire mieux connaître: il n’est point, pour notre peuple, de plus juste motif de fierté.Il n’y a pas très longtemps qu’un religieux de chez nous dont le nom, dans son domaine propre, est familier aux spécialistes du monde entier, nous disait: Le prestige des Canadiens français est à la hausse en Europe.La place qu’ils tiennent dans les missions s’impose à l’attention de tous les observateurs.Marquez sur la carte d’Afrique, par exemple, l’espace qu’occupent déjà les diocèses dirigés par les nôtres: elle est singulièrement éloquente.En d’autres domaines aussi nous commençons à compter.| Rien de cela ne saurait nous nuire.L'O.N.U.CHEZ LE CONFISEUR Hôtesse de I Assemblée générale, qui siège présentement au Palais de I» capitale française a pavoisé de mille manières aux armes de I O.N.U L étalagé .llustré par notre vignette a été Imaginé par un confiseur dont les boites de bonbons affichent les fameuses initiales Puisqu’il ne suffisait pas de dorer la pilule, on la sucrerait désormais ' ?Il suggère des entretiens à quatre au sujet de Berlin Pour éviter que le problème n'aille au Conseil de Sécurité Paris, 4 (C.P.) — I/U.H.S.S.demande aujourd’hui la convocation d'une rencontre des quatre grandes puissances afin de discuter la crise de Berlin.Il t agit apparemment d’une dernière tentative pour retarder le débat sur cette question au Conseil de Sécurité des Nations Unies.Des dépêches de Moscou annoncent en effet qu’une note a été remise par le Kremlin aux trois grandes puissances occidentales, peu après minuit, par l’intermédiaire de leurs ambassades.F.a note demande la convocation d’une conférence des quatre ministres des affaires étrangère, affirme que le Conseil de Securité n’a aucune juri.Il n’est sûrement pas indifférent que nous passions auprès de ceux dont l’opinion compte pour des êtres à demi-évolués ou pour un peuple en plein essor intellectuel et moral, capable, pour peu qu’on lui en offre les moyens, qu’on lui permette de se développer selon son génie et ses traditions, de tous les progrès.Si cela risquait de nous inciter à quelque tentation d’orgueil, nous n’aurions qu’à nous rappeler qu’il nous reste encore énormément à faire pour être dignes des bienfaits que la Providence nous a si largement prodigués.4-X-48 Omar HEROUX BLOCS-NOTES Pour le ''bonheur des hommes" Peut-on intervenir dans les affaires d’un autre Etat?La souveraineté nationale est-elle absolue à ce point qu’un Etat puisse traiter cruellement ses ressortissants et les ressortissants de scs voisins, saris que la ron»-cience universelle se révolte et ait le droit de rétablir la justice?La Gazette de ce matfn s’attaque au principe même de la nonintervention.Elle rappelle, par exemple, les traitements horribles infligés aux Lituaniens par l'Etat russe.Elle en conclut que le devoir de l’Occident, c’est d'employer tous les moyens, jusqu’à la guerre s'il le faut, pour briser les chaînes de ces malheureux.Quand on songe en effet aux conditions inhumaines qu’infligent les Soviets aux hommes en général et très particulièrement à nos frères chrétiens, c’est en effet le premier mouvement: on veut que cela cesse, dût la guerre éclater.Et puis, quand on n'a pas d arriere-pensees impérialistes, quand on veut songer uniquement au “bonheur des hommes” et non à la possession des puits de petrole, ou au prestige anglo-saxon, on conclut que le remède s*r*lt plus désastreux encore que 1 horrible mal actuel.La guerre étant ce qu’elle est devenue, elle ne saurait soulager vraiment les persécutés, et elle s’accompagnerait pour les autres de malheurs atroces.La Ligue d’Action nationale le remarquait il y a deux ans dans son manifeste sur la situation internationale: “On peut s’en faire une idée par les résultats de la présente guerre, qui a causé aux populations que notre propagande prétendait secourir, une somme plus grande de misère de toutes sortes, physiques et morales qu’Httler aurait réussi à en imposer durant tout son règne”.Et les effets désastreux, dans l’ordre politique et social, de la Grande Guerre II n’ont pas fini de se dérouler.“Comment parler encore d'intervention armée pour secourir des amis, poursuivait je manifeste, quand l’on sait qu’avec tes moyens de combat actuels — nommément la bombe atomique —, ce n’est pas la libération que • nous leur apporterions, mais la destruction", la destruc-lion des martyrs en même temps que de leurs bourreaux, puisque la bombe ne distingue pas entre innorents et coupables.“(Autrement dit, les guerres de l’avenir ne peuvent plus être que des guerres de destruction, jamais des guerres de réparation.A aucun moment de l’histoire du monde, les moyens militaires ne se sont révélés aussi totalement inutiles pour défendre les bonnes causes, justement parce que les guerres sont trop vraiment totales”.Jamais probablement dans toute son histoire la Pologne n’a connu une succession de crises aussi féroces, que depuis 1939, c est-a-dire depuis que nous avons entrepris de la sauver.Une prochaine guerre libérerait peut-être la Pologne.Mais reste-rait-il des Polonais?Des maisons S.E.Mgr Joseph neau, archevêque de ______ bénissait hier les chantiers dii Comité d’habitation de Montréal dans la paroisse Saint-Nicolas i d’Ahuntsic, et disait son cnthou.J Charbon- Montréal, siasme pour J’oeuvre entreprise, son espoir dans l’avenir.Six maisons sont déjà construites.Cent autres sont en chantier; on projette d’en bâtir cinq cents de plus en 1949.Pour 1950, l’objectif est fixé à mille.Chacun des logis a six pièces.Il s’agit de demeures unifamiliales, construites deux par deux avec un mur mitoyen (semi-detached).Les matériaux, nous dit-on, sont de qualité, l’ensemble donne une impression de solidité et d’élégance.Chaque maison coûte $7,400 — dont $6,000 prêtés par la Caisse Nationale d’E-conomie; il faut donc une mise de fonds initiale de $1,400 (là reste encore le premier* handicap, ce qui risque de limiter l’ampleur du mouvement).Le prêt est remboursable en 30 ans: un loyer mensuel de $35.couvrira les frais d’amortissement, d’intérêt (2%, grâce à la récente loi provinciale), et les taxes.On estime que, grâce à la construction en série, des maisons valant plus de $9,000 reviennent à $7,400.Le bas loyer résulte de ce fait, des lois provinciales, des règlements municipaux, de la largeur de vues de la compagnie prêteuse et des conditions consenties par le constructeur.C’est déjà une réalisation ma- gnifique, puisque pour un dé-oursé mensuel de $35.non seulement des familles montréalaises pourront occuper un logis de six pièces dans les conditions les plus magnifiques — ce qui apparaîtra comme une sorte de miracle à tous les lorataires aujourd’hui en quête de logis à bon marché —, mais ce montant modique leur permettra d’habiter chez elles.Qu’est-ce qui est à l’origine de cette réussite?Une coopérative ‘Ce ne sont pas uniquement les gouvernements, notait hier M.Marcel Fournier, président diocésain de la L.O.C., qui peuvent quelque chose pour l’ouvrier, mais c’est l'ensemble des ouvriers qui, de concert, chacun faisant sa part, peuvent encore le plus.’’- Attitude saine et cou- LETTRE D'OTTAWA Les conservateurs, à la conquête du Québec rageuse de gens qui veulent être aidés dans toute la mesure où c’est nécessaire, mais qui entendent d’abord s’aider eux-mêmes.Sans doute tout n’est pas parfait.La L.O.C.formule encore des réclamations précises — le Devoir y faisait écho vendredi dernier.Son expérience présente donne plus de poids encore aux suggestions qu’elle formule auprès des autorités provinciales, fédérales et municipales.Mais déjà, en s’appuyant sur la formule coopérative — la construction des maisons fut précédée par des cercles d’étude, le travail d’éducation à la coopérative et à l’économie se poursuit —, déjà l’entreprise prend forme; et l’on fournit, sinon à toutes les familles ouvrières, au moins à des familles, leurs maisons.A Montréal comme ailleurs, ce n’est pas une rêverie de songe creux, mais un fait.Pour les instituteurs Les amis de l’éducation auront appris avec joie, vendredi, que le problème des instituteurs montréalais semble en voie de règlement.La Question des salaires pour 194/-48 reste en suspens, (a cause restant en appel devant la Lommission des affaires municipales à Quebec.Pour 1948-49 et 1949-50, la Commission scolaire accorde substantiellement ce que les instituteurs réclamaient l’an passé.Il s’agit erv-core d’une entente officieuse, selon laquelle les maximums sont portés à $3.500 pour les hommes et à $2.500 pour les femmes; en outre, l’échelle demeure mobile, et fluctuera en fonction du coût de la vie.On espère, dans les circonstances actuelles, que cette entente deviendra prochainement un accord officiel, et on félicite la Commission des écoles catholiques d’avoif adopté une attitude plus ouverte et plus juste.André L Ottawa, 4.-— Les conservateurs se lancent à la conquête du pouvoir à la suite d’un congrès réussi qui a ranimé le moral d’un parti qui s’en allait rapidement à la décomposition.Ils se sont donné comme chef M.George Drew, qui dépasse de toute la tête ses prédécesseurs immédiats, qui est indiscutablement l’homme le plus.fort qui se soit découvert dans les rangs du parti depuis feu R.B.Bennett.Us se sont donné un programme cohérent, centré sur l’encouragement de la libre entreprise et le respect des traditions constitutionnelles, qui tranche sur la politique vacillante des dernières années et qui constitue sans aucun doute une reconservation du parti conservateur.Les conservateurs se sont rendu compte que tous leurs efforts seraient vains s’ils continuaient à ignorer et à Irriter le Québec.Pour conquérir le pouvoir, ils .se lancçnt d’abord à la conquête de notre province.Ils paraissent décidés à mettre le prix qu’il faut pour reprendre pied dans le Québec.Et en parlant de prix nous n’entendons pas une caisse électorale bfen garnie pour acheter des votes mais des concessions politiques pour rallier l’opinion publique.Ÿ * * Le congrès conservateur n’a pas fourni des séances aussi intéressantes, aussi dramatiques, que Je congrès libéral du mois départ de M.Bracken d’août.Le ne constituait pas un événement historique comme la retraite volontaire de M.King après un règne de trente ans.L’enjeu de la lutte n’était pas aussi considérable dans le cas de M.Drew que dans le cas de M.Saint-Laurent qui devenait premier ministre du Canada en même temps que chef de son parti.A ta suite des épreuves de ces dernières années, de leur déchéance dans plusieurs provinces, les conservateurs n’avaient pas autant de personnages connus, d’orateurs réputés, à produire (pie les libéraux au cours des séances d’études du congrès.• Par contre, le congrès de cette semaine a produit un effet plus considérable sur ceux qui y ont participé que eelui du mois d’août dernier.Pour les libéraux, le dernier congrès ne fut qu’une occasion de se sentir les coudes, de> faire quelques mises au point et de réchauffer leur ardeur à la veille de la bataille électorale qui s’annonce.Pour les conservateurs qui se réunissaient à leur tour rette semaine pour leur troisième convention en dix ans, il s’agissait d’une question de vie ou de mort.La convention d’Ottawa, qui a été beaucoup plus enthousiaste que relie de 1942 à Winnipeg, parait leur avoir donné un regain de vie.* * ¥ Pour se_ lancer à la conquête du pouvoir, les conservateurs comptent sur le programme soigneusement prépare par leur comité des résolutions et docilement accepté par les congressistes.Ce programme est nettement conservateur au lieu d’être vaguement progressiste même si le congrès n’a pas jugé à propos de supprimer la désignation adoptée au congrès de Winnipeg.Ce_ n’est qu'en étant crânement lui-même, qu'en offrant un programme qui s’inspire de ses principes traditionnels et qui se distingue de celui des libéraux et des socialistes, que le parti conservateur peut justifier son droit à une existence propre dans notre vie politique canadienne.Les conservateurs paraissent l’avoir compris et leur appel s’adresse aux tenants de l’initiative privée et de l’autonomie provinciale.Pour reprendre leur place au soleil politique, les conservateurs comptent surtout sur la personnalité de leur nouveau chef.Dans son discours d’acceptation, M.Drew a nettement insisté sur le fait que c’est comme conserva- teur qu’il avait remporté des succès en Ontario et que c’est comme conservateur qu’il solliciterait la confiance cl l’appui de l'électorat canadien.Il n’a pas craint de se faire le défenseur de la liberté d’entreprise et du système fédératif adopté en 1867.¥ ¥ ¥ Pour se lancer à la conquête du Québec, les conservateurs comptent à la fois sur le programme qu’ils ont apparemment rédigé les yeux fixés sur notre province et sur le chef qu’ils ont élu pour le mettre à exécution.Le principe de l’autonomie provinciale est affirmé avec force dans la résolution générale touchant les relations fedérales-pro-vinciales et repris clans les résolutions particulières touchant la sécurité sociale, la législation ouvrière et même l’immigration.Le programme conservateur évite avec soin toutes les affirmations dc_ principe impérialistes ou assjniilatrices qui pourraient froisser les sentiments du Québec.Du point de vue de l’autonomie provinciale, M.Drew offre sans doute les meilleures garanties possibles.A la conference de presse qui a suivi son élection.il a déclaré sans hésitation qu’il ne voyait pas de raison de modifier comme chef d’un parti fédéral l’attitude qu’il a tenue comme premier ministre de l’Ontario parce qu’il a toujours réclamé justice pour toutes les provinces et non pas des, avantages particuliers pour la grande province centrale.Du point de vue du respect du particularisme français, M.Drew a commis de nombreux péchés de jeunesse que ses adversaires libéraux ne manqueront point de lui rappeler et cette jeunesse s'est prolongée jusqu’à ces toutes dernières années.M.Drew parait disposé à faire amende honorable.Il paraît disposé à y mettre le prix pour permettre à son parti de prendre pied dans le Québec.Le programme conservateur préconise la suppression du taux déemis- diction uour discuter de la crise berlinoise, et rejette sur les puissances occidentales lu res* ponsabilité de cette crise.La note suggère aussi que les ministres devraient discuter du problème allemand tout entier en même temps que de la crise berlinoise.Cette manoeuvre soviétique a pris l’O.N.U.par surprise.Les observateurs croient que la Russie va prétendre désormais que les Nations Unies n'ont juridiction sur aucune question allemande aussi longtemps que le traité de paix avec l'Allemagne n’est pas signé.Mais les puissances occidentales ont déjà affirmé de leur côté qu’elles ne consentiront pas à discuter du 'problème allemand dans son entier aussi longtemps que la Russie maintiendra le blocus de Berlin.Un porte-parole autorisé du Foreign Office affirmait ce matin à Paris que la note soviétique ne change “absolument rien” à l'attitude britannique.La note russe répondait à celle des occidentaux qui avaient prévenu le Kremlin, le 26 septembre dernier, qu’ils abandonnaient les négociations et portaient la question devant les Nattons Unies.Par ailleurs, une entrevue aver le général Sokolovsky, à Berlin, avait éclairé, en fin de semaine, l’attitude des Russes sur le pro blême de Berlin.D’après les réponses de Sokolovsky, il semble rlair une les Russes maintiendront leur blocus à moins que Décès d'un grand aviateur Swansea, Galles, 4 (A.P.)—Sir Arthur Whitten-Rrown, 62 ans, navigateur du premier avion qui ait traversé l’océan Atlantique sans arrêt, est décédé aujour-d hui.les puissances occidental** ne renoncent à leur projet d’un gouvernement unifié pour ]»« •* ^ vantage non annonce» *Mi«" PefSonnes « in 11 Del ___ , Eaton ou moment même ou nous sous presse La oHons grande vente TRANS- CANADA EATON est un événement sen-Nous avons fait de, nombreux de cette vente vue de deux encore un grand choix mordi^ BRONCHITE RHUMES vœ Soulagez vos souffrances avec le hmé sotionnel-achats en Ks VEN«‘AU»rTOT QUI rO«l- BLE! SURVEILLEZ LES vprriALES DE LA VENïK TRANS-CANADA FAR TOUT MAGASIN, VEPV1S LE fEFTIt ME ETAGE JUSQU AU SOUS SOL! ^T.EATON "oV MONTRfAt (cur*t d’*Hair*s du lundi .« v.ndmd» : 9 h.30 » 5 h.30 / ft Feuilleton du *,Dgvoi^', FRANÇOIS-XAVIER COUREUR DE BOIS par PIERRE BENOIT 38.(Suite) Et le général espérait du fond du coeur qu’il n’aurait pas à mettre la ville à feu et à sang.(I commençait à être las des scenes de guerre, des derniers soubresauts d’un pays à l’agonie.Plus il y aurait de ruines fumantes et de carnages en cette nation conquise, plus grande serait la haine de ses habitants contre le conquérant.Repu de victoires, Amherst youhaitait donc voir une capitulation rapide et facile, l.e dernier coup de fusil français serait tiré à Montréal indubitablement, et sans doute par cette tête folle de Lévis qui refusait avec un c’ouruge inouï de reconnaître la défaite.Des agent* britanniques i rapportaient que le héros de Sainte-Foy s’élait retranché sur File faisant face à la cité.De nouveau, le général leva sa lunette, repéra Sainte-Hélène.Une fumée légère filait entre les tètes jaunissantes des ormes.Amherst haussa imperceptiblement les épaules, — Question de temps, songeait-il, nous les affamerons au besoin.A ses pieds, sur l*un des plateaux menant par degrés successifs à la montagne, s’étendait le camp anglais, tentes innombrables trouant de leur rondeur blanche de mélancoliques em-blavures.Des habits rouges reposaient sur les talus tels des Uche* de sar* éparses.IA l’intérieur des murs, Mont-.réal offrait un tableau complexe.Les honnêtes gens restaient enfermés à la maison, leur coeur déconfit attendant le coup de ‘ grâce, tandis que In canaille courait les rues, anticipant le moment où elle pourrait se livrer ; impunément au pillage.Des res-I tes de bataillons passaient en 1 désordre sur la place d’Armes, débraillés et la mine avinée, déshonorant leur uniforme blanc dans une espèce de délire qui cachait mal la panique.Les tripots, vides de barriques et de clients, avaient fermé leurs contrevents de fer comme tout le monde.De* galopins déguenillés, ressentant l’énervement général qui couvait sous le silence de la ville, criblaient de cailloux les enseignes de fer des marchands et s’en allaient en sifflant, les mains dans les poches, n’ayant plu* à caindre les gens d’armes.I^s communautés religieuses, après avoir vu crouler le régime qui leur avait facilité l’existence en Nouvelle - France, poursuivaient calmement la tâche quotidienne et se consolaient en songeant que le Dieu des Français, du moins, était inattaquable.Au château du gouverneur.M.de Vaudreuil était à contempler avec amertume les conditions de reddition impoeées par l’ennemi.DEMAIN Le 'Devoir" commencera la publication des "FIANCES" de M a n z o n i, Tun des chefs-d'oeuvre de la littérature universelle.Quelle triste fin de carrière pour le vainqueur de Chouagucn! L’existence avait maintenant un goût de cendre et monsieur le marquis se mordait les lèvres en songeant à l’humiliante ascension que son représentant aurait à faire tout à l’heure jusqu’au quartier générât d’Amherst, Quand tout serait fini, il ne resterait qu’à imiter l’exemple de ceux qui avaient fui et gagner les eieux plus cléments de l’ancienne mère-patrie.Vaudreuil rouUit une plume d’oie entre ses doigts nerveux.Scs épaules se voûtaient sous le poids de la responsabilité qui incombait au dernier des représentants du roi en Nouvelle-France.| — Pourquoi ,a-t-il fallu que ce- la m’arrive à moi?soupira-t-il.¥ ¥ ¥ Rue Saint-Gilles, le vieux François-Xavier Guillaumin, ci-devant le plus riche commerçant de Montréal, allait bientôt succomber au mal qui le clouait sur un lit de douleur depuis plusieurs mois.Il était si affaibli du’on n’avait plus de peine à lui cacher les afflictions de sa famille, la famine qui creusait les joues, la terne succession des jours endeuillés, et plus récemment l’approche angoissante de l’ennemi jusqu'aux portes de la ville.Il sommeillait assez souvent des heures d’affilée entre ses crises et ne semblait plus se soucier de son entourage.Une seule fois, entendant gronder le canon au loin, Jt avait ouvert les yeux et appelé Jean qui se trouvait dans la pièce.— C'est l'ennemi, ne le laissez pas entrer.— Non, mon père.Rassurez-vous.Jean s'éloignait rarement de la chambre maintenant et s’offrait à remplacer Elisabeth lorsque les forces défaillantes de celle-ci la forçaient à s’aliter.Il se souvenait du jour où, petit enfant, il «'était agenouillé anprèa uc ce m en remerciant le l,iei ] d’avoir épargné la vie de son père.Peut-être en s’y attardant aujourd’hui espérait-il effacer d'autres souvenirs moins aimables et racheter ses faiblesses.Peut-être aussi* croyait-il s’inspirer de la lutte courageuse de François contre le mal envahisseur et trouver par là la force morale qu’il lui faudrait dorénavant pour affronter l’avenir.En bas, la maison regorgeait d’un surcroît d’occupants.Anne et Marie se relayant au chevet de leur mère.Marguerite Amau-ry et les frères Robineau venus aux nouvelles, Abel, brisé et désabusé, cherchant à s’enivrer pour tromper sa peine.Seul Matthieu semblait indifférent à tout ce désarroi.Seul, il continuait à monter la garde au comptoir pendant le Jour et, le soir venu, il s’enfermait souvent dans sa chambre pour y couvrir de sa fine écriture de longs et mystérieux parchemins.Vers huit heures du matin, Marie monta avec une tasse de bouillon que son père refusa de boire.Quelques instants plus tard, Elisabeth entra et vint nresser tendrement la main de François.Puis, incapable de contrôler ses sanglots, el’e s’en retourna à sa chambre.Abel survint presque asmttM.l’oeil un peu égaré et la démarche hésitante.Apercevant Jean dans un fauteuil, il s'approcha en jurant.Sa crinière noire hérissée lui donnait l’air d’un chef indien assoiffé de vengeance.— Ventrcdieu, mon frère.On vous appris que ce maraud de Vaudreuil nous a livrés à Amherst?Les premières troupes anglaises viennent de passer la porte des Récollets.Nous allons leur rendre les armes vis-à-vis Notre-Dame.Ah.que ne donne-rais-ie pour avoir mon sabre en main à ce moment! Jean porta un doigt à ses lèvres, indiquant d’un coup de tête le moribond qui venait de s’agiter sous le .drap.— Chut! Je crois qu’il nous entend plus que nous ne pensons.Le marchand essayait de lever la tête.Ses yeux ternes cherchaient la porte comme s’il eût attendu l’entrée d’un visiteur.— Jean, appela-t-il encore une fois.Jean s’approcha vivement, prit la main froide qui labourait le bord du eouvrepied.; — Je suis ici, père.— Jean, mon cher enfant, allez donc voir à la citadelle, le pavillon.Allez voir s’il est toujours ».Le regard humide, Jean se rendit à la croisée qu’il ouvrit toute grande.Il leva la tête lentement.Au mât de la citadelle une main étrangère venait d’abattre le drapeau français et l’emblème britannique flottait mollement dans la brise fraîche.i Jean sentit sa gorge se serrer affreusement.Il crut que le coeur allait lui éclater dans la poitrine.Dans la rue déserte, inoubliable vision, deux officiers vêtus d’écarlate s’avançaient, tenant en main leur billet de logement.Ils s’arrêtèrent à la porte des Guillaumin et frappèrent.Jean entendit Matthieu leur ouvrir et parlementer tant bien que mal avec eux à l’entrée.Vivement, il referma la fene-tre ei retourna auprès du lit.— Dormez en paix, mon père.C’est toujours la fleur de lis qui bat là-haut.François sourit, inclina la tête et un dernier soupir s’échappa doucement dé sa poitrine.Ainsi crut mourir en terre française le descendant des Guillaumin de Nevers.F I M J*r LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 4 OCTOBRE 1948 EAg CINQ AU CINEMA DE PARIS *oger Pigaut et Claire Mafféi dars une scène du film "Antoine et Antoinette”, qui remporta le premier prix au festfval de Cannes et actuellement à l’affiche du Cinéma de Paris.L’HEURE NORTHERN ELECTRIC Comme innovation à L’Heure Northern Electric, le program-me.qui étîfit aupaLavant transmis de Toronto, alternera cette année, de Montréal et de Toronto.Les récits dramatiques “En Avant avec le Canada” ont aussi été supprimés; le thème “En Avant avec le Canada" subsistera toutefois, et chaque émission rendra brièvement hommage à quelque phase de la vie canadienne.JOHN STUHGESS Le programme de cette saison est entièrement musical; on •> entendra l’orchestre de concert Northern Electric, ainsi que d’éminents artistes canadiens Paul Scherman dirigera l’orchestre à Toronto, et Allan McTver à Montréal.Lundi soir, le 11 octobre, l’émission sera diffusée de Toronto et mettra en vedette John Sturgess, populaire baryton canadien.Cet artiste, qui interprète avec une égale aisance les mélodies populaires et classiques, chantera “Pilgrim’s Song” de Tchaikovsky et “In the Still of the Nigth” de Cole Porter.Hyman Goodman, premier violon de l’orchestre de concert Northern Electric et de Torchcs-tre symphonique de Toronto, jouera en solo “La Gitana” de Kreisler.Le programme pour l’émission du 11 octobre comprendra: Ouverture de “Die Fleder-maus”, Johann Strauss:- L’or chestre dp concert Northern Electric; “Pilgrim’s Son”, Tchai-Tovsky: John Sturges; “Turkev in the Straw, Guion: ^Orchestre de concert Northern Electric; “La Gitana”, Kreisler: Hyman Goodman; “In the Still of the Night”, Porter: John Sturgess.Pot-pourri d’ancienne mélodies.Cable; L’orchestre de conceit Northern Electric.L’émission est transmise sur les ondes de Radio-Canada, à 8 h.heure normale de l’est.Le festival dramatique 1949 Le comité régional du Festival national d’art dramatique convoque un représentant de chacun des groupes d’art drani'atique à une réunion en vue du prochain Festival d’art dramatique.La réunion sera tenue à l’édifice Sun Life, (salon, 7e étage), à 5 heures, le mercredi 6 octobre.On procédera à l’élection du comité qui s’occupera du festival de 1949.Tous les groupes sont invités, aussi bien ceux qui ont participé aux semaines du Festival que ceux qui n’y ont pas participé.Au Saint'Denis AU PRINCESS Appel aux jeunes Un avantage extraordinaire est offert aux jeunes qui feront partie de “La Ruche Poétique C.V.B.”.Cette association de jeunes garçons et de jeunes filles distingués a pour but de faire connaître et mieux aimer le théâtre au Canada franççais.En plus, des cours de langues étrangères, de couture, etc., seront donnés gratuitement.L’association organise chaque mois une soirée récréative dans le but de grouper les membres et leurs amis.L’entrée dans la ruche est absolument libre et aucune cotisation n’est exigée.L’association achève le recrutement et dés que les cadres seront remplis aucune personne ne sera acceptée.Faites votre admission immédiatement.Pour toules informations, de 10 h.à midi, Madeleine Sicotte, TA.7101, ou le soir, de 7 h.à 9 h., Jeanne Charbonneau, DU.5604.Charles MVENCH, le grand chef français, qui dirigera l’Orchestre National de France, en l’église Notre-Dame, te 2t octobre prochain.Ce concert qui est sous le patrqnage du gouvernement français, est une présentation de la Société des Festivals de Montréal S'il dédaigné les repas y Avant quïl mange que vous lui préparer 1 aiguisez son appétit Ne le frappez pas, ne le \ De l’excellent Snerrq74* quittez pas ni ne tempêtez servez-lui pTrtnrfg Vous savez sans doute que le Sherry '74" se sert en toute occasion comme breuvage.Mais tant que vous n’en aurez pas bu avant un repas, comme apéritif, vous ignorerez une de ses vertus les plus remarquables.Pour vous renseigner sur l'usage du vin et recevoir de nombreuses recettes de plats au vin, écrivez à Bright's Wines Ltd., Le chine, P.Q.On vous enverra un exemplaire gratuit de la nouvelle brochure "La cuisine au vin” L’autre côté.Ces deux mots représentent pour ceux qui ont toujours vécu sur un même rivage, l’attrait de l’inconnu.C’est en ces quelques mots que pourrait se résumer le film passionnant de Louis Cuny Le beau voyage, présentement à l’affiche au Saint-Denis.Le beau voyage commence dans la petite maison grise d’un port lugubre.Léna est servante.C’est-à-dire que Renée St-Cyr, sous les yeux de ses admirateurs, fera la vaisselle, d’une main lasse, essuiera la sueur de son froni, tisonnera le feu, frottera l’évier.Mais Léna aura la bonne idée de s’embarquer et de partir au loin rejoindre l’homme qu’elle aime.Au cours de la traversée elle rencontrera le bonheur.Repliée sur elle-même, révoltée, timide et brutale à la fois, elle s’éveillera à Tamour.Mais pourtant cette intrigue avec Pierre Richard Willm est impossible.Elle le sait.Mais si Léna entend demeurer fidèle à sa parole de jeune fille qui l’oblige à sacrifier cet amour rencontré par hasard, le dénouement répondra quand même au voeu secret des cinéphiles.Renée St-Cyr a réussi Tun des plus beaux rôles de sa carrière.Son interprétation du rôle de Léna force l’admiration par son aisance naturelle, et l’évolution de ce personnage constituera pour le public une nouvelle révélation de l’artiste.Pierre Ri-chard-Wiilm personnifie ce pianiste célèbre qui réalise tous les rêves de la petite Léna.Enfin ce film va consacrer le talent d’un jeune comédien André Valmy, remarquable par l’intélligenee et la sensibilité de sa composition.En programme double une fantaisie musicale Mademoiselle Swing qui met en vedette El vire Popesco, Jean Murat, Pierre Min-gand et Irène de Trébert.L’action pétillante se déroule dans une ambiance de jeunesse et de gaieté, à laquelle Torchestre Raymond Legrand apporte sa fantaisie endiablée.• Gazette • artistique Horaire des cinémas SAINT-DENIS : “Le beau voyag®'* 12 h.10.3 h.2S.6 b.2».fl h.«0.•‘Mademoiselle Swing'* 1 h.45.5 h.8 b.1*.CINEMA DE PARIS *.“Antoine et Antoinette*- 1 h.20.1 b.», 4 b.fl», • b.» et » h.».ORPHEUM : “Mickey” U h.15, 1 h.U, 4 h.».T h.U, 9 h.55.“Fighting Back” 10 h.05, 12 b.«S, 3 b.35.S b.05, 8 h.45.PALACE : “A Foreign Affair* 10 b.' 12 b.20.2 h.35.4 h.16, 7 b.15.9 h.35.LOEWS “Easter Parade” 10 h.10.12 h.25.2 b.45, S h.95.7 h.20.9 b.40.CAPITOL “The Street With No Name 10 b.10.12 h.30.2 b.».S h.10, 7 h.30.9 h.M.PRINCESS “The Wall* Of Jericho' 10 h.05.12 b.20.3 h.40.6 b.7 b.20.9 b.40.IMPERIAL “Deep Water»”.10 h., 12 h.25.2 b.».5 b.U.7 h.40, 10 h.05.“Here Comet Trouble” 11 h.30, 1 h.55.4 b.».S b.45.9 b.10.KENT : "Hamlet” 2 représentation» par jour — b 3 b.30 et à 8 b.».Spectacles MONUMENT NATIONAL: Faust, de Gounod, avec Armand Mestral, Pierre Vidor, Lionel Daunais, Yoland Guérard, Dolores Drolet, Jeanne Desjardins, Pierrette Lachance, et les ballets Morenoff.Chef d’orchestre: Jean Goulet.En soirée, les 5, 7, 9 et 10 octobre.GESU: “T/f-Coç”, piècfl en 3 actes de Gratien Gélinas, en soirée: du 5 au 9 octobre inclusivement et du 12 au 16 octobre inclusivement.RITZ-CAR LION: Récital de M.Paul de Marky, pianiste, ven ‘ ibr J Dans le film "The Walls of )ericho”, actuellement i l’affiche du cinéma Princess, la jolie Linda Darnell joue le rôle d'une femme ambitieuse qui en viendra à un cheveu de briser la yje de trois êtres.AU MONUMENT NATIONAL La huitième de FAUST Spectacle ou point — Endurance et belle tenue des artistes •e, à 8 h.30.Jacqueline idré de dredi soir, le 8 octo RITZ-CARLTON : Blancard, pianiste, et An__ Ribaupière, violoniste, en récital, lundi soir, le 11 octobre.EGLISE NOTRErDAME: Récital d’orgue de sir Ernest MacMillan, mardi soir, le 12 octobre.PLATEAU: Les Cosaques du Don, dirigés par Serge Jaroff, mercredi soir, le 13 octobra, HIS MAJESTY’S: Le Quatuor Italien d’Opéra: Lina Âimaro, soprano-coloratura, Toti Manna, soprano lyrique, Mino Cavallo, baryton, et Ettore Ponno, ténor, jeudi soir, le 14 octobre.PLATEAU : L’orchestre Symphonique des jeunes.Chef d’orchestre, Fernand Graton.Soliste; Noël Brunet, violoniste.Vendredi soir, le 15 octobre, à 8 h.45.COLLEGE ST-LAURENT: Marian Anderson, contralto, samedi soir, le 16 octobre.RtTZ-CARLTON: Récital de M.Paul Doyon, pianiste, lundi soir, le 18 octobre.PLATEAU: Les 19 et 20 octo-bre, concerta aymphoniques.sous la direction de M.Désiré Defauw.Soliste invité: Tossy Spivakovsky, violoniste.EGLISE NOTRILDAME: L’Orchestre National de France, 98 musiciens sous la direction de M.Charles Muench, jeudi soir, le 21 octobre.EXPOSITION DE PEINTURES ECOLE CENTRALE DES ARTS ET METIERS: 1265 rue St-Denis, exposition des oeuvres de J.-P.Pépin, peintre canadien, tou* les jours, de 10 h.a.rn.à 10 h.p.m., jusqu’au 17 octçbre inclusivement Nous avons vu la huitième de Faust samedi soir dernier, au Monument.Elle nous a valu de maugréer contre la coutume suivie par les monteurs de spectacles d’inviter toujours les journalistes aux premières.Une opérette — et c’est encore plus vrai d’un opéra — n’est jamais au point lorsqu’elle prend la scène; et nous nous demandons sériou.sement si la sempiternelle nécessité d’avoir toujours à montrer de la tolérance n’est pas une des causes pour lesquelles les critiques, en général, n’ont pas confiance dans l’art canadien.D’au, tre part, nous le comprenons, les promoteurs ont besoin que ces messieurs “fassent l’article” tout de suite pour que le public assiste nombreux à toutes les représentations.Ainsi, est-il bien rare que les censeurs de nos journaux aient le meilleur des représentations locales.L* Faust de* Variétés Lyri.ques, qui va tenir l’affiche pour encore quelques soirs, est une preuve tangible de ce que nous venons d’avancer.Non seulement les acteurs ne succombent pas à l’épuisement, ainsi que tout le monde le prévoyait, mais Us ont acquis une coordination d’action, une aisance de jeu et une compréhension de leur rôle qui laissent entrevoir à quel degré de perfection on pourrait arriver, à Montréal, si nous avions un enseignement organisé de Tari lyrique.La troupe des Variétés apparut, samedi, à son mieux.La voix cuivrée et re.marquablement souple de Pierre Vidor se jouait des pires traquenards.Son jeu paraissait aisé et plus du tout empêché par le mouvement rythmique de la partition.Des airs comme “A moi les plaisirs, à moi les richesses”, où il est si facile de tomber dans le machinal, atteignaient à Tac.cent naturel de la sincérité.Les demi-teintes et les rallantendos ne semblaient point imposés par le seul nAuvemi >.t de Torches-tre Le ténor montréalais se taille, de ce temps-ci, un* des meilleurs succès de sa carrière.Et Ton ne perd pas un mot de son texte.M.Armand Mestral, dans Mi-phisto, mène le spectacle avec une autorité et une verve qu’on trouve évidemment endiablée.Ses innovations d’excellent acteur apparaissent dictées par le bon goût et sa superbe voix de basse continue de ravir les auditoires.Mme Dolorès Drolet, qui était excellente à la première, est devenue un point de mire.Ferme et exquise dans l'aigu, sa voix acquiert, dans le grave, une chaleur de timbre qui ajoute aux nuances de la passion.M.Dau nais détaille, comme en ses plus beaux jours, Tair si difficile "Avant de quitter ces lieux’’.Les techniciens de la scène maîtrisent mieux les machines et aussi l’éclairage de leurs superbes décors.L’illusion est devenue parfaite.Le jardinet multicolore do Marguerite a des reflet» superposés de lumière qui cadrent admirablement avec les scènes touchantes et harmonieuses du 2e acte.Les choeur* sont vibrants, bien balancés et d’une justesse impeccable, même en coulisses.L’orchestre reste excellent, comme toujour*.Le tableau de la kermesse, avec les évolutions des danseurs Morenoff, colle dans la mémoire.Bref, tout concourt à faire valoir, comme il convient, les trouvailles immortelles d’une oeuvre lyrique qui vieillit peut-être après quatre-vingt neuf ans d’existence, mais qui restera longtemps encore dans la faveur du public.Quel chef-d’oeuvre d’orchestration, par exemple, que cette partition de Faust! Et que les vers si bien rimés de Jules Barbier et Michel Carré sonnent braves, ou tendres, ou goguenards, suivant l’acteur qui les détaille.On comprend à les suivre, dans l’oeuvre, les fureurs de Saint-Saëns contre Gustave Charpentier à Tavènement de Louise que ce nouveau venu ait osé introduire, dans le genre opéra, de la simple prose sans écho!.A compter de demain soir, 5 octobre, il restera quatre représentations de Faust à Taffiche du Monument.Ceux qui ne Tont pas encore vu feraient bien de s’en aviser: c’est un des spectacles qui feront époque à Montréal, dans l’histoire de notre scène lyrique.Eugène LAPIERRE Cinéma de Paris Une exquise comédie bien française, qui.participe de cette analyse des moeurs et des études de moralistes qui ont fait le succès et la réputation de la littérature française, tel est Antoine et Antoinette, qui vient de prendre Taffiche aujourd’hui au Cinéma de Paris.Le palmarès du festival de Cannes: “Antoine et Antoinette" a réuni Tunaniraité du jury.C’est un événement cinématographique, puisqu’il a réussi cette gageure de plaire à la fois aux critiques les plus difficiles et nu public.Un jeune couple vit à Paris, leur amour est sans phrases, sans drames.Antoine est un ouvrier imprimeur.C’est aussi un jeune marié.Il est jaloux de sa gentille femme.Cette jalousie peut quelquefois faire sourire, elle émeut le plus souvent, tant elle est sincère et violente.Il aime Antoinette.Celle-ci est vendeuse dans un grand magasin.Elle est jolie et s en rend compte, mais sans vanité.Elle est tendre et fière.Elle aime Antoine.Dans ces deux vies réglées et heureuses, il y a place pour l’imprévu, pour le rêve.Bien sûr, un rêve proportionné aux besoins et à la sagesse du couple, mais le rêve est parfois proche du drame.Les interprètes du film: Claire Mafféi qui fait ses débuts à Té-cran après avoir été choisie par le réalisateur Becker parmi plus de 30U candidates, Roger Pigaut, qui a réussit une extraordinaire création, Roquevert, Annette Poivre et une quantité d’autres comédiens minutieusement choisis, sont dirigés avec certitude et contribuent, dans une large mesure, par le dépouillement fie leur • u, à créer Tétonnante impression de vérité que donne ce film.Au Loew's La Société Pro Musica L« Quatuor à corde* Stuyve-sant, célèbre ensemble américain, sera présenté pour la première fois au Canada, le dimanche après midi, 17 octobre, à 5 heures, lors du premier concert de musique de chambre de la nouvelle Société Pro Musica, à l’hôtel Ritx-Carlton.Le* collectionneurs de disques connaissent cependant ce merveilleux ensemble par les nombreux albums de disques enregistré* *u cours de ces dernières années.Bien que possédant un très vaste répertoire, les membres du Quatuor Stuyvesant se sont faits les propagandistes de la musique de chambre écrite par les compositeurs contemporains.Ainsi, ils ont fait connaître les quatuors d’Ernest Bloch et ceux de VIlla-Lobos.Quatre jeunes musiciens américains forment le quatuor Stuyvesant: ce sont Sylvan Schulman et Bernard Robbins, violonistes; Rai oh Hersoh.altiata.*t Alan Schulman, violoncelliste.A Montréal, le Quatuor Stuyvesant interprétera pour la première fois au Canada le Sixième Quatuor du célèbre compositeur brésilien Heitor Villa-Lobos ainsi que le Quatuor en la mineur de Franz Schubert.Avec le concours de Clark Brody, clarinette-sol» de l’Orchestre Symphonique Columbia, on entendra une des plus belles oeuvres de Johannes Brahms, son Quintette en si mineur pour clarinette et quatuor à cordes.La présente saison de la Société Pro Musica comprendra six concerts.Les autres artistes ou ensembles qui participeront à cette série sont Adolf Busch et Rodolf Serkin, le 8 novembre; le Trio de Trieste, le 5 décembre; le Quatuor Paganini, le 20 février; Marcel Grandiany et des musiciens de Montréal, le 20 mars, et enfin Martial Singher et le Quatuor à cordas Juilliard, le 10 avril."Easier Parade" à l’automne — On nous présentera probablement “September in the Hain" Tété prochain, mais en ce moment c’est “Easter Parade” qui prend Taffiche du cinéma Loew’s.N’est-ce pas là toutefois, un excellent titre à donner à une comédie musicale qui comprend dix-sept chansons à succès d‘Irving Berlin, sauf “Esater Pai'ade” qui n’est pas de lui.Mais passons.ét tâchons de démêler l’intrigue tissée autour des trois grands personnages du film: Fred Astaire, Judy Garland et Ann Miller.Nous oubblierons Peter Lawford qui a un rôle insignifiant et stupide.Mais sa seule présence suffira â faire battre le coeur de ses nombreuses admiratrices, et elles ont peut-être raison.Voici la fameuse intrigue qui sert à lier enlre dies danses et chansons: Fred Astaire aime Ann Miller, qui a son tour aime Peter Lawford, qui aime Judy Garland, qui aime Fred Astaire.Comme on le voit, c’est un beau cercle vicieux qui est tout de même très honnête, puisqu’il ne se passe rien de mal.En somme, il ne se passe rien du tout et il n’y aurait pas d’intrigue que le film connaîtrait un aussi beau succès.Il y gagnerait même, car on ne nous ferait pas l’affront de nous couper brusquement un dialogue très sérieux par une chanson bébête qui arrive comme un cheveu sur la soupe.Ce non sens ne s’explique qu’à l’opérette.Et la comédie musicale n’est après tout qu’un grand vaudeville.Pourquoi ne pas s’en tenir là ?Les nombreux admirateurs et admiratrices de Fred Astaire accourront cependant pour le voir danser et ils seront servis à souhait.L’as américain de la danse est vraiment à son meilleur dans ce film et il y apporle une note bien personnelle.Il faut le voir danser le numéro des tambours, au début île la pellicule, celui des vagabonds, en compagnie de son excellente partenaire, Judy Garland, ou celui des danses exotiques variées sur la musique de “StcppUï Out With My Baby", dors qu’il donne un “slow mo.tion” épatant, pendant qu’à Tar-rière-scène, danseurs et danseuses déplacent bras et jambes sur le rythme régulier, pour réaliser qu’il est la grande étoile du film et le roi de la danse des Etats-Unis.L’admirable personnalité de Judy Garland, sa façon de rendre une chanson qui en soi n’a rien d’extraordinaire, sa manière bien particulière de danser, scs allures de petite fille, nous font oublier qu’elle est moins jolie que bien d’autres mais nous incitent à constater qu'elle possède de multiples talents qu’une comédie ipusicale nous fait connaître sous tous leurs aspects.Elle vient bien près d’éclipser le grand Fred Astaire dans Je numéro des vagabonds et sans elle, le scénario serait deux fois plus bête- Dans un numéro solo spectaculaire, Ann Miller nous donne le plus beau déploiement du film, aidée de décors somptueux.Très belle, elle danse à ravir et la pellicule en technicolor la sert beaucoup mieux que tous les autres interprètes du film.Peter Lawford est un jeune premier en vogue.On le fait chanter.Il chante mal.Mais, par un seul sourire, il fera oublier aux jeunes Hllês qu’il vient de chanter.Jocques-G.DAOUST AU CAPITOL DEMAIN Le "Devoir''commencera Iq publication des "FIANCES" de Manzoni, Tun des Jchefs-d'oeuvre de la lifté-* rature universelle.V • "ws Mark Stevens, agent secret du "F.B.I.” et Richard Widmark, chef d’uoe bande organisée, sont les deux étoiles du film "The Street With No Neme’, actuellement à Taffiche du cinéma Capitol.Le choeur de l’infanterie de PAUR Humour et satire La tournée entreprise par le Choeur de l’Infanterie de Paur promet de briser tous les records déjà existants dans le domaine de la musique.Le choeur, qui viendra à Sainte-Anne de Bellevue demain, le 5 octobre, sous les auspices de la Sociélè des Concerts, donnera plus de 175 concerts avant de terminer sa tour- i née le 19 mai 1949.Le Choeur de l’Infanterie a été la première initiative musicale surtpe de la deuxième guerre mondiale.Ce groupe unique de 35 hommes a été formé en 1942 par des soldats de la 372e compagnie d’infanterie cantonnée à Fort Dix, NJ, Après plusieurs apparitions sur la scène pour stimuler la vente des bons de guerre, l’armée les employa pour récréer ses troupes et pendant trois ans le cliocur chanta dans toutes les parties du monde pour les forces années.La guerre terminée, l’Infanterie Chantante décida de continuer son oeuvre sous Thabile direction de son chef, le capitaine Leonard de Paur, jeune directeur qui avait déjà été l’assistant de Al Johnson.C’est sons sa direction que le choeur devint un des plus populaires de notre temps.Son répertoire comprend de la musique et «les chansons des différents pays visités durant son séjour dans Tannée (la plupart données en primeur), des chansons de la seconde guerre, des arrangements modernes de classiques ainsi qu'une variété d'autres pièces.Tous les amateurs d’ironie »e délecteront à la lecture de Celluloid et Gélatine de Michel Ve-ber qui vient de paraître à Montréal.Les trois contes qu’il renferme sont inspirés de la vie américaine et se recommandent par leur franche gaîté.MC BEW EASTER PARADE "ïffllIM TECNNîT-OlOft S l’affiche m A l'affiche ÀPKii U PAMQUl M mm Dt FERNANDEL Nt PAS MANQUER LE DRAME HAUTE INTENSITE! * s WilOE’DARNEU AtifK «M CAXÎER-DOÜGLAS THi: WALLS OF JERICHO -ANN DVORAK_____ ^ ( A rath»**.iV-DAN'A HAN ' ANDRfWS PUERS TDeep *Wateto fhsi nw m • p[h smjMui; niit m fn! PREMIÈRE REPRESENTATION DEMAIN SOIR dans son meilleur rôle ! A l'affiche IM PE R ML BUTLER (affiche OR PH C U M t f&ühtsTCTfHI ifreoe PIÈCE EN TBOIS AtTES OE GRATIEN GÉLINAS H tableaux de rire et d’émotion! BILLETS EN VENTE MAINTENANT POUR 4 SEMAINES $2.60 - $2 00 - $1.50 (taxei Incluse») ¦ JEAN MURAT-EIVIRE POPESCO| ravriirm • ______ AU GESU 1200, RUE BLEURY (Prèa Ste-Catherlne) claire MAFFEI ROGER PIGAUT LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 4 OCTOBRE 1948 i PAGE S« Le congrès de l’Association prof, des industriels Le quatrième congrès patronal de l’Association Professionnelle des Industriels sera tenu aujourd’hui et demain à l’hôtel Mont-Royal.Fondée en 1943 par quelques hommes d’affaires de la province, l’Association Professionnelle des Industriels groupe aujourd’hui plus de 400 membres et joue un rôle de première importance dans l’étude des relations qui doivent exister entre le capital et le travail.Le congrès de cette année revêt une importance spéciale non «eulement par les sujets d’étude qui y seront traités, mais encore par le nombre des délégués qui y assisteront et l’invitation qui a été faite au public de prendre part à certaines séances d’étude.Le thème général du congrès est le suivant: “Où va l’industrie”.Des conférenciers de grande valeur, tels MM.Esdras Minville, Antonio Barrette, le R.P.Emile Bouvier, MM.Albert Thibault.Wilfrid Girouard, Jean-Louis Héon, J.-C.Lamontagne, Dominique Bertrand et G.-A.Goulet tâcheront d’apporter une réponse à cette question en définissant quelles sont et quelles doivent être les positions de l’industrie dans notre vie économique actuelle.Le présent congrès de l’A.P.I.ne saurait manquer d’apporter un concours précieux dans la solution des nombreux problèmes qui sont résultés de l’industrialisation intense de notre province depuis la dernière guerre.La collaboration entre la force-capital et la force-travail est de plus en plus nécessaire pour assurer l’efficacité de la production et les bonnes relations entre patrons et ouvriers.C’est en définissant exactement leurs positions, en étudiant quels sont leurs droits et leurs devoirs que les industriels de notre province prépareront le mieux les bases nécessaires à cette collaboration.Quebec Manganese Mines Limited Quebec Manganese Mines Limited a informé le .Curb de Montréal que le conseil d administration a déclaré que, étant donné que l’entreprise des Iles de la Madeleine exigerait la dépense d’une grosse somme d'argent pour faire d’autres travaux sans probabilité raisonnable qu’elle soit justifiée, que tout travail soit arrêté et que les fonds du trésor ainsi que 1 actif de la compagnie soient conservés et que, à moins que les rapports du relevé final justifient une décision différente, qu us soient utilisés pour une entreprise plus attrayante.A l’heure actuelle, la compagnie est à examiner plusieurs autres propriétés où des travaux considérables ont été exécutés et où des réserves définies de minerai ont été bâties.Toutes les propriétés en perspective seront minutieusement examinées et évaluées par les ingénieurs de la compagnie L’assemblée annuelle des actionnaires aura lieu dans le sa- Les nouvelles finances à un sommet à la fin de septembre Le total pour les neuf premiers mois de l'année est de $3,782,973,049 Selon le rapport compilé pa r A.E.Ames and Co., le total des nouvelles finances effectuée s depuis le début de l’année dépasse, à la fin de septembre, les résultats obtenus au cours de la même, période de l’an dernier.Voici les chiffres comparatifs: 1946 Janvier.gl 86,832,500 Février Mars .• • • .Avril.Mai.uJin .Juillet.Août.Janvier-Août.Septembre.174,350,000 1,232,033,225 577,696,430 271,060,819 237,297,535 284,651,950 168,800,073 $3,132,722,532 650,250,517 1947 $308,432,200 337,872,597 126,092,959 566,293,037 196,328,868 179,749,371 180,965,702 162,139,200 $2,857,873,934 726,260,700 1948 $162,685,957 598,503,000 881,025,154 196,180,535 173,928,153 220,867,988 344,474,115 161,097,976 $2,738,762,878 849,299,421 $3,782,973,049 $3,584,134,634 $3,588,062,299 Volume plus considérable de nos importations de coton La Grande-Bretagne nous fournirait 100 miliions de verges de coton annuellement L’industrie du coton du Roy-1 britannique au Canada.aume-L’ni a entrepris d’exporter Dans ses discussions avec les 100 millions de verges de coton | représentants de l’industrie du par année au Canada, a déclaré M.George R.Poley de l’Office du commerce extérieur, à son retour d’un voyage de quatre mois en Grande-Bretagne.M.Poley, qui a été envoyé pour soumettre les besoins de coton du Canada aux commerçants britanniques, a souligné que le contingent de 100 millions de verges représente 10% de la production pour l’exportation au Royaume-Uni.Le fait que ce volume soit offert ne signifie pas nécessairement que toute la quantité sera expédiée au Canada durant une période de douze mois.La capacité du Canada d’acheter ces tissus dépendra dans une large me.sure des prix.Le Board of Trade britannique et les associations de commerce s’efforcent de fixer les prix aux niveaux de ré Dominion, Montréal, P.Q 10h.30 le 15 octobre, 1948.Aanew-Surpaa» Aluminium .Bathurst A .B C.Power British Am.OU Beld Cortlcelll B eu Telephone Brazilian Bldg.Products .Can Forg A .Can.For.Inr.>.30 C and D Sugar Can Malting Can.Steamship Can.Brewer!*» Can.Cottons Can.Celaneaa .Can.Bronx* .Con* Qlase .Crown Cork .Dom.Bridge Dam Foundri*» Dam OUes .Dom.Textile.M Famous Play*™ .100 Foundation.If?Imperial OU .JO Imp.Tobacco .••« •tot.Nickel.>.00 33}4 tot.Fete .JO l>Vi Lake of th* Woods .1M Labatt.100 Lang.JJL.100 Laura Secord.80 McLaren Paper .> 00 Moleon .100 Nat.Brewer!» .3 00 Nat.Steel Oar .1.90 Ogllvls.100 Ottawa L.X.dl F.80 Penmans .>00 PdweU River .1.00 Quebec Power .1.00 RoyaMte.1.00 50 0 200 37 1.50 21 1.60 26 1.00 23 8.00 158 8.00 152 2.00 20 1.40 34% 1.50 26% >.00 32 • .80 $00 100 13 2.00 20 2.20 44% 3.00 80% 2.00 47 2.00 » 2.00 26 # 120 39 1 40 >6 • 1.00 34 Volume des actions traitées à la Bourse et au Curb de Montréal Statistiques du mois de septembre Le volume des actions autres que les actions minières traitées sur les marchés de la Bourse et du Curb de Montréal durant le mois de septembre a totalisé 706,382 actions, donnant un surplus de 230,851 actions sur le mois précédent qui avait un chiffre de 475,53 actions, à comparer â 745,084 actions pour septembre de l’an dernier.On a aussi noté un volume plus élevé dans les mines, avec 3,328,140 actions changeant de mains, en regard de 2,101,393 Ion “E” de l’hôtel Windsor,^car- ^jg^bre^m?5’705,984 durant la 15*4 23 Vf 13 coton du Royaume-Uni, M.Poley a expliqué que le Canada dépend dans une large mesure du marché du Royaume-Uni pour plusieurs produits d’exportation, à l’exclusion des comestibles.Le Canada a perdu 75% de son débouché de Grande-Bretagne pour le cuir à semelles, tandis que plusieurs autres denrées canadiennes sont importées sur la base d’importations “symbolic, ques” seulement.M.Poley a souligné que la Grande-Bretagne pourrait se procurer des dollars en fournissant plus de tissus au Canada et ainsi importer des denrées canadiennes sur une plus grande échelle.Des plans ont été établis pour atteindre cet objectif, mais on ne pourra pas en observer les résultats inynédiatement.Il faudra probablement six mois avant ceux qui sont demandés dans re I que l’on constate le plein effet pays, afin de susciter une ini-1 de la présente politique au Ca-portante demande du produit nada.Rendement des valeurs L.-J.FORGET * CEE, 471.gt-Fran(oif-Xavler.Montréal •raax Prix R*n .93 1.00 6.42 6.10 232 3.08 5.97 4J0 5.70 W 5.71 4.70 2.92 5.00 6.56 4.18 3.00 4.89.>40 5.55 555 5J0 5.45 3.73 5.55 6.55 4.45 vre & 4.60 3.82 3 00 3.45 3.32 4.00 >.18 4.90 4.35 4.75 6.35 27*4 4.71 21 8.75 4 JO 3.90 4.00 5.32 4.24 4.10 4.75 4.71 4J3 4.00 3.00 4.15 L,e total des actions “combinées” a été de 4,034,522 actions, comparativement à 2,576,924 actions traitées en août et 6,451,068 Année 1948 1947 1946 1945 M944 1943 1942 1941 1940 1939 1938 1937 1936 1935 1934 1938 SEPTEMBRE St.Law.Flour Shawlntgwh .Steel of Canada Southam .So.Can.Power .Wabaaso .Walk*» Good .W1UU.Zeller*.Banque*: Can.National* .Commerce .Montréal .Dominion NouoaU*-> Royal* .Toronto .Stock* privilégié» Anglo Canadian .Belt Cortlo»Ul’.Can Bronze .Cars.Nor.Power .Can.Cement .Can Steamship .Can.Cottons .Can Induetrl** .Can.Fairb.Mo»» .Comm.Alcohol* .Dom.Ola» .Dom Textile .Gatineau Power .Oen.Steel War» .Howard Smith Pr.Imp.Tobacco .Ind Acceptance .Lake of the Wood» Maasey-Hairt» .Mont.Cottons .Nat.Brewerle» .Ogilvie .Ottawa L.H.8* >.1.60 120 3 00 1.00 1.30 4.00 1.50 1.00 1.25 24 21 14 40H 34 40 an 24 20 64 44 IB 18 29 22 80 16 & I prtr .prtv .Acadia A.AumAnLujn .Alum, of Can.pod?Bathurst A .Bell Téd.Brazilian.18 V, B.A.OU.2ft B-A Oil prior.25 BO.Power B .Building Product* Can.Cement pear Can Brewer!».20 Oen.Bronze.Imperial Oil.3774 VI Ind Aoceptanep .a>*4 Int Bran» pW?tot Nickel .mt .b JO 28 1.00 1.20 1.00 1.20 20 36 128 46 7.00 161 5 00 106 7.00 110 13.0 >.50 ijo 7.00 6.00 .40 V40 7.00 .5S 2 00 1.00 5.00 8.00 1.26 21 1.75 40 m 2 700 l.TO 500 103 26 180 ISO 7*fc lltt 108 106 «I >8 100 1$ Penman* .**•* ®-00 \97 CARTES D’AFFAIRES DACTYLOGRAPHES Réparations location, ventes de dactylographes.machines à chèques.etc.Assortiment complet de papier carbone et rubans Accès-soir» de bureau Canada Dactylographe Enr.44 oueet.rue St Jacques, Montréal Tel.HArbour 6963 R.T.Armand IMPRIMEURS GRAVEURS Royal — Remington — Cnderwocd — L C.Smith, Corona silencieux, régulier et por- | tatif.P r o t e c -tenrs de chèques.dupllca- ! kteurs, calcula-: » tours et machl- j nés à additionner.Vente et service, échange, location, achat N.MARTINEAU & FILS 1019, RLE m.l.VRY (entre Vitré et Lagauchetlère) BE.2319 Power Corp.6.00 110 Sher William» .7.00 185 Steel of Canada .2.00 80 South Can Power .6.00 110 Tuckett Tobacco .7.00 170 We*t Koot Power .7.00 16» Min» Dons.Smelt.8.00 1» Dome.1J7 16 Hudson Bey .4J0 4#H Lake Shore.73 10 Noranda.*00 90*4 24J?4.16 4.00 4.85 4JT7 5.45 4.50 3.80 8.48 JS a.7o 7.» 830 8.55 3.95 -Payable en fonde amégloalna.Téléphone t ?BHaix 3361 L’IMPRIMERIE POPULAIRE Limitée EDITRICE DU •’DEVOIR” ROBERT PERREAULT 430 e«t, rue Notre-Dame, Montréal Cours des huiles Conn fourni* per cran Corporation Admirai.Alberta Ffcctfte .Alliance.Anaconda.Anglo Canadien Atlantic.British Dominion .Calment.Calmant Leduc.10 REMBOURREURS-MATELASSIERS BOYER LIMITEE Fabricants de meubles *t matelas “BOYEX" Service d* réparations Estimes sur demande 3886 HENRI-JULIEN PL.1112 REPARATIONS GENERALES ENCADREURS Wisintainer & Fils 908.BOULEVARD ST-LAURENT LES ENCADREURS MANUFACTURIERS LAne.2264 Moulures — Cadres — Miroir* Réparations de cadres et miroirs 20 année* d’expérienc».McCarthy & Roy £& ENTREPRENEURS GENERAUX PEINTURE ET DECORATION REPARATIONS GENERALES.CA.1333 5822 CLARK LAITERIE SALLE A MANGER L 6968 — 2599 Holt, ROSEMONT LAITERIE Lei term canadleniie-françala» A.Pafenaud», propriétaire HOTEL PLAZA Cuisina recherché* Vin at Bièra R.SAINT-JEAN, propriétaire 446, Plaça Jacquas-Cortiar MA.9331 Offre Dwn 6 l»*l 210 Industriels 706,382 745.084 1,465,663 899,797 397,506 362,442 121.816 302,826 207,713 1,994,683 945,233 1.429,523 1,187,494 404,580 267,379 713,221 en septembre de l’an passé.Le chiffre des actions “industrielles” enregistré pour les neuf mois écoulés de 1948 est légèrement au delà du nombre d’actions traitées pour la période correspondante en 1947, le total cette année s’élevant à 8,669,152 actions, contre 8,415,184 actions l’an dernier.Le total cumulatif minier est légèrement plus bas, avec 28,290,902 actions changeant de mains, comparativement à 29,381,249 actions l’an passé.Le tableau suivant reproduit les totaux comparatifs, d’actions traitées durant septembre, avec chiffres cumulatifs pour les neuf premiers mois de l’année, en remontant jusqu’en 1933: TOTAL CUMULATIF ANNUEL Mines 3,328,140 5,705,984 3,968,493 2,344,797 474,488 341,639 95,761 555,252 170,547 1,555,863 1,599,361 2,648,632 7,323,026 774,069 865,356 1,041,284 Industriels 8,669,152 8.415,184 12,906,672 7,753,521 4,752,753 4,658,496 1,333,882 1,707,701 4,014,067 6,090,073 6,003,905 12,812,662 7,921,190 4.211,810 5,811,099 10,169,500 Mines 28,290,902 29,381,249 35,735,200 30,209,519 5,957,539 3,394,734 1,042,644 2,160,990 4,948,551 12,159,621 3,258.247 38,164,025 49,345,059 12,639,164 18,382,163 16,841,423 BOURSE DE MONTREAL vante» a été de 16J0O actions IndustrioO» «t d* 144,900 ac- ma Indus- tlon» mjaièics verutredl dentier en comparaison de 11,400 action» tried» at de MJ00 actions minières Jeudi dernier.¦apt Bas Out.Bant Bj Masse?Hands .21% McColl Front.13 Mitchell, Robt .18 Maison'» Brsw 36 MU Locomotive .18 MU TeOegraph .40*4 Nat Brewert» .41 Niagara Wire.MH Noranda .,.61*4 Ottawa E Riy 43H Ottawa Power .aOVz Shawinlgaa.22*» Sicks’ Brow .15H Southam.18 S Can Power.WH Staël of Can prtv .83 Walker O St W .2BH Wpg Eleo.SU'/e BANQUES Bayai.is Farm.22 21% 18 18 35 18% 40*4 41H 21H 51% 51*4 «% 42% 20% 20% 22*4 22% 15% 15*4 18 18 1T% 17% 13 18 36 16 40*« 41 21% 82 as* 83 26% 37* *4% K% B*% LE CURB DE MONTREAL Cours gratuits de Tlnstitut Duvernay Toutes les personnes qui désirent augmenter leurs connaissances voudront bien profiter des avantages que leur offrent les cours gratuits donnés par l’Institut Duvernay au Monument national.Voici les quatre sujets de cours gui débuteront le mois prochain: 1— Apprenez et perfectionnez votre propre langue.La langue française—Un meilleur français vous rendra d’inestimables services en affaires; comment rédiger une lettre commerciale?etc.On ignore trop sa langue maternelle.M.Louis-Philippe Boisjoly donnera ses cours de langue française chaque jeudi soir à 8h., à dater du 14 octobre.2— Apprenez le droit en 20 leçons.Le droit usuel — Les connaissances élémentaires de droit sont indispensables: qu’est-ce qu’un contrat?qu’est-ce qu’une vente?A votre décès qui héritera de vos biens?etc.Me Dollard Dansereau donnera ses cours de droit chaque vendredi soir, à 8 h., à dater du 1er octobre.3— Apprenez la comptabilité en 20 leçons.La comptabilité — La comptabilité rend des services précieux à qui la possède.Nous sommes dans un siècle de bilans financiers.M.Noé Lafrance donnera ses cours de comptabilité chaque samedi après-midi, à 2 h., à dater du 16 octobre.4— Apprenez l’anglais en 20 leçons.L'anglais — (conversation) — Le mardi soir, à 8 h., à dater du 12 octobre.* Les cours du Monument national existent depuis la fin du siècle dernier.Augmentez vos connaissances! Inscrivez-vous immédiatement, faites inscrire vos amis aux cours du Monument national.Plus d’un demi-siècle d’expérience et de succès.* * * On s’inscrit au secrétariat général de la Société Saint-Jean-Baptiste, du lundi au vendredi, entre 10 h.de l’avant-midi et 4 h„ de l’après-midi.On ne demande que le prix d’inscription: $1.Statistiques de la Bourse et du Curb de Montréal Semaine se terminant vendredi le 1er octobre 194$.Volume Industriels Nombre de valeurs transigées Cette semaine 302 Se.précédente 316 DIX INDUSTRIELS LES PLUS ACTIFS Inter.Petroleum.10,980 Imperial Oil.8,336 • • • • Cette semaine .174,563 .596,150 Semaine précédente 171,923 676,352 AmU* précédente 230,887 846,988 770,713 848,275 1,077.870 Inchan- N’veaux ff veaux Gains Pertes gies hauit bas 78 146 78 12 90 75 152 89 17 23 DIX MINES LES PLUS ACTIVES 8ue.Manganese.159,100 ons.Central Cadillac .76,540 Cons.Paper.7,695 Candego.62,800 C.P.R.4,854 Bell Telephone (New) .4,745 Can.Breweries.4,329 Bi C.Forest Products .4,200 Can.Western Lumber .4,000 Inter.Paper.3,830 Brazilian Traction .3,770 United Asbestos .48,700 Base Metals.30,600 Cons.Homestead.19,300 Gaspé Oil.17,300 .Cortez Exploration .13,500 Louvicourt.12,000 Bordulac.9,500 VALEUR DES TRANSACTIONS Semaine se terminant le 24 sept.: $5,034,569 Semaine précédente.: $3,957074 MOYENNES DE MONTREAL Fermeture vendredi .Semaine précédente .Mois précédent .Année précédente Chang, de la semaine Haut de la semaine .Baa de la semaine .Haut pour 1948 ., Baa pour 1948 ., 8 10 20 30 10 1) Banques Utilités Indust.Combinées Papier* Min» 26.50 71.8" 126.2 108.1 341.96 59.15 .26.40 72.9 127.1 109.0 344.94 59.64 , 26.62 74.4 130.0 111.5 362.01 62 78 76.2 120.0 105.2 366.12 78.63 .+0.10 —1.1 —0.9, -0.9 , —2.98 —0.9 .26.51 72.2 126 4 108.3 342.88 59.78 .26.44 71.8 125.7 107.8 339.31 5913 .27.98 77.7 135.4 116.0 384.80 74.92 70.7 108.0 95.7 290.26 56.43.788 130 0 112.5 395.50 83.03 .26.63 73.1 115.9 102.6 2,87.28 67.20 Deuxième foire commerciale internationale du Canada Elle sera tenue à Toronto du 30 mai au 10 juin 1949 Balglusn GMov» .BC Packers A .BC Packer* B .CW Lumber ,.Chateau-Oal .Com Alcohol* .Cone Paper .Fleet Mfg.Lowney.Maple Leaf MBttng MoOoU prtv .Orange Orusb .Reltroeh's prtv .Royadtt».Haut Baa Ferai.Cray.Rant Bas Perm.8% 9% 8% Southmaun* tov .40 40 40 ia% 7% 12% 7% 12% 7% W«teel Prod MINES 34 M 34 3% 3% Base Métal* 36 30 30 10 10 10 Bordulac 18 18 16 6% 6% 6% Cans Cent Cad .18 18 18 10 16 18% Denison 8% &l/2 9% l2t 3% 16% 2% Macdonald 68 •10 68 16% New Calumet 160 160 160 13*4 13% 13 Que Manganese .14 14 9 93 93 93 Quemont 15 15 16 4*4 4N 4% Sherrttt Gordon .>18 218 218 Vf W 17 Sand Oold 8 8 8 31 21 31 United Asoestoa .46 46 46 Hausse des taux de camionnage Toronto, 4 (C.P.) — Le gouvernement québécois vient d’autoriser une augmentation de 15 pÆ.dans les taux de messageries pour trois entreprises de transport routier qui desservent la route de Toronto à Montréal.De son côté, la commission américaine du commerce entre Etats a décrété, hier également, une hausse générale de 10 p.c.sur les messageries routières entre l’Ontario et les Etats-Unis, qui s’applique à cinq entreprises canadiennes de camionnage.Dans chaque cas, les camionneurs ont justifié l’augmentation qu’ils viennent d’obtenir par la hausse constante de leurs frais.Au nom des compagnies exportatrices, le secrétaire général de la Canadian Industrial Traffic League a protesté contre ces augmentations, en se plaignant qu’on n’ait pas respecté les règlements qui prévoient un avis public de 30 jours avant toute hausse La deuxième Foire commerciale internationale du Canada aura lieu, à Toroiito, du 30 mai au 10 juin 1949.Les trois édifices d’exposition permanents, qui ont abrité les divers étalages, l’été dernier, et qui comprennent quelque 750,000 pieds carrés d’emplacement, serviront à la deuxième Foire commerciale.Comme par le passé, la plupart des deux semaines seront réservées aux hommes d’affaires qui prennent part à la Foire, mais le grand public y sera admis toute la journée du samedi et les mercredis après-midi.Bien que les formules de demandes de participation ne soient pas encore disponibles, des réponses sont parvenues de 238 des exposants de l’an dernier, qui ont été priés de faire connaître leurs intentions au su- jet de la Foire de 1949.Plus de 95% de ce nombre ont manifesté le désir de participer à la Foire de' l’an prochain et tous, sauf un, ont demandé un emplacement aussi vaste ou même plus' considérable, pour y étaler leurs produits.Des demandes de renseignements et d’emplacements sont déjà parvenuet, de 134 firmes qui n’avaient pas participé à la Foire de 1948.On profitera le plus possible de l’expérience acquise durant la première Foire commerciale, et rien ne sera épargné pour, améliorer la qualité des services' et de l’organisation.Les initia- ; tives tendant à favoriser le succès de la Foire seront à peu près semblables à celles de l’an dernier, mais on s’efforcera davan-.tage d’attirer des visiteurs des Etats-Unis.’ BOURSE DE TORONTO Fsrmetwe d» cours le 1er octobre Ahtflbl prtv .Algosna.Aluminium ,., rit PwtrloU .ClhrofcerrtX* .Cockahutt Rte .Can* Homestead Cooweet .Davte A .Denison .Dleoovwy .Dtv Internet Dom Star» ., Dulama .Elder .Bidon» Louv loourt Macdonald MacLeod MadMUlan A Madsen .Maljurtt* O *.’ffigtï.V.¦ant Bax.r».16% 19% 10% .44% 44', 44% .5«% 56% 56% 125 125 125 .294 274 274 .46 45 45 .13 13 13 112 112 8 8 106 109 21% 21' .&% 9 9% .29 26% 27 .36 38 .22% 22% 22*1 .21% 21% 21% .40% 4034 40% .103 103 103 .53 52 52 .68 6T7 68 96 96 .10% 10Û 10% 240 250 .ISO 180 130 .10 10 10 13 13 veut» Titra» Haut Bu Fer McMannac .10% 10 10% New Calumet.160 160 160 New Paoalta.7 7 7 Nib Yellow.5% 5% 5% Nicholson .21 24% Tl Noranda.Norme tal.North Inca .Orange Crueh .Powell Gold .pressed Metal .Quemont.Rlchmac .Robinson.Rob Little A .Royallte.21 Sag Power P .CURB Brown Co prtv .Can Fairbanks ; Cons Paper .tot Paper .Langley prtv .Pend'OrelUe .51% M% 41% 268 298 268 31 31 31 4% 4% 4*4 5% 5% 5% 44 44 44 60 90 60 12 12 12 14% 14*4 14% 12 12 12 12 12 12 15 15 15 21 21 21 102 102 102 104 104 104 31 31 31 19 19 19 61% 61% 6i y.51 51 51 435 435 435 Canadian Canners Ltd.La Bourse de Montréal a été informée que le 20 septembre les actions suivantes étaient en cours: Actions de 1er privilège, 190,639; actions privilégiées convertibles.293,098; actions ordinaires, 199,828.Annonces cfctss/ftêes St Edmonton Centrai Leduc.Coastal Otls.Command.Common., .« ,* Commonwealth ., .Dalhoust*.—.• • .Davies.te •• •• Deoalta .•» #• .East Crest .¦ ., •• r, »., East Leduc Foothills .Globe Oil ¥ 885 80 & >8 30 Jt .•« «.te « * J® • « •• .»* •• ™ Grease Creek ., .1% Hlghwood Sarose .0 Home OU.Leduc Consolidated.Leduc Weed .Lowery.¦.McDougaU Bagur .McLeod .• • i Mercury.Mill Otty .• • • » • • m te .i Model .•» A •• .National Pete.• New Ranbhmen'a.Okalta.Pacific Pet».Phil Up».».Prince».Richfield.».Roxana.Royal Royallte Share R South Southwest .Spooner .Sunset.Three Pt .Turner ?atley United.Vulcan.Wellington .36 4 13% >0 l 1 8 » 7» • • *0 0b 8 4 • • 88 88 81 • 8 «• 8* • *8 •% ,2ft 8* »•••••• ' 88 fty> ftft ft 4 • • 8*8 «ft 8 • •ft «ft fft •« •• ftft *• •« •8 ftft 80 •• 920 14% 18 se 91 « M% M io 9 M 40 29 29 8% 7% w 14$ 1*4 4*4 4% 18% 19 3 >% 37% 40 9 10 >1 5 T V 30 18 20 »H 17 » 40 45 11 12 >3 8 Quebec Yellowknife Gold Mmes Limited Quebec YeHowknife Gold Ml nes Limited a avisé le Curb de Montréal que l’accord conclu avec A.E.Mack à Company à la date cta 4 novembr» 1947 a pris fiiK Recettes plus élevées des chemins de fer nationaux L'augmentation est de 93% en 1947 comparativement aux résultats obtenus au cours de l'année précédentes Les chemins de fer canadiens 079 et le paiement des intérêts diminue de quelque trois mil- touchcnt $785,177,920 en 1947, soit une augmentation de 366,-676,156 ou de 9.3 pour cent sur, l’année précédente, annonce le Bureau fédéral de la Statistique.Ce total n’est dépassé que par le sommet de $796,636.786 en 1944.Cependant, les frais d’exploitation augmentent plus vivement, de $623,529,472 en 1946 à un nouveau sommet de $690,821.-048,soit une augmentation de $67,291,575 ou de 10.8 pour cent; ce total se compare au chiffre de $634,774,021 en 1944.Ainsi, les dépenses augmentent de quelque 56 millions de dollars par rapport à 1944, tandis que les recettes déclinent de $11,736,645.La différence entre les recettes Brazilian Traction Light and Power Co.Ltd.Brazilian Traction, Light and Power Company, Limited, fait savoir que les agents des transferts de la compagnie sont National Trust Company Limited à Montréal et Toronto, et The National City Bank of New York, New York.ATTENTION L.GAGNON AUTOMOBILE ENRG.VOUS OFFRE PLUSIEURS BONNES AUBAINES 1946 DODGE sedan.1942 DODGE sedan." 19acq Ançers.C.A.Alb.Gameau.C.A Jean Lacroix.C.A.Percy Auger.C.A P-oger Roy.CA.Montréal Québec Maur.Samson C.A J.-P.Gauthier C A Gér.Marceau C.A Lionel Roussin C.A Dollard Huot.C.A Raym.Portier.C.A Guy Bernard.C.A H Bourgoing.C.A Anatole Vanter, c,rH Guy Vanter, e.r VANIER & VANIER AVOCATS 57 ouest, rue Saint-Jacques TéL UArbour 2841 J! 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CKVL-Nouvelles.8.00 P.M.CBF-Le destin s’amuse.CBM-Morgan Time.CKAC-Jullette Béliveau.CKVL-Fantôme.8.30 P.M.OBF-Plaf et Compagnons CBM-Cavalcade.CKAC-La mine d’or-CKVL-Plt cSt Pat.8.45 P.M.CBM-Causerle.8.55 P.M.CKAC-Choses du temps CKVL-Nouvelles.9.00 P.M.CBM-Bob Hope CKAC-En chantant CKVL-Jugez les étoiles.CKVL-Ranch house.9.30 P.M.CBF-Mlcro actualités.CBM-Al Harvey, CKAC-Concert.CKVL-Les aventures d’Oswald.CBM-Al Harvey.9.55 P.MÎ CKVL-NouveUes.10.00 P.M.CBF-Radlo-Journal.CBM-Radlo-Journal.CKAC-Y a du soleil.CKVL-Parls Swing.2.25 P.M.CKAC-Banquler 2.30 P.M.CBF-Lettre a .CBM-Muslcally .CKAC-Les malades 2.45 P.M.CBF-Chansonnettes.CKAC-Rôverle 3.00 P.M.CBF-Chefs-d'oeuvre.CBM-Llfe can be.CK AC-Actualités.CKVL-Good afternoon.3.10 P.M CKAC-Rendez-vous.3.15 P.M.CBM-Ma Perkins.3.25 P.M.CKVL-Soclally Tours 3.30 P.M.CBM-Young's Family.CKVL-Ruth Rodéo.3.45 P M.CBM-Happlnees.3.55 P.M.CKVL-Nouvelles.4.00 P.M.CBF-Heure du th*.CBM-Chansons.CKAC-Actu alités.CKVL-Club Alouette.4.05 P.M.CK AC-Evén ements.4.10 P.M.CKVL-La vie sociale.4.15 P.M.CBF-Aux malales.CBM-Commentalres, 4.18 P.M.CBM-Pgm.muslcel.4.25 P.M.CKAC-Chansons.CKVL-In Memortam.4.30 P.M.CBF-Arttstee.CBM-Varlétée.CKVL-Chansonnette.4.45 P.M.CBF-Muslque.4.55 P.M.CK AC-Actualités.CKVL-Nouvelle#.5.00 P.M.CBF-Dlvertlssement.CKAC-Actuallté#.CKVL-Chansonnette.5.05 P.M.CKAC-Chansons.5.10 P.M.CK AC-Variétés.5.15 P.M.CKAC-Colette et Rollann 5.30 P.M.CBF-Falre-part.CBM-Uncle Frank.CKAC-Hollywood.5.35 P.M.CKAC-Intermède.5.40 P.M.CKAC-Jeux et sports.5.45 P.M.CBF-Chansonnettee.CBM-Western Five.CKAC-Ma-delelne et.5.55 P.M.CKVL-Nouvelle#.10.15 P.M.CBF-Causerie CBM-Actual! té.10.30 P.M.CBF-Les masques.CBM-Lelce#ter.CKAC-Studlo.CKVL-Nouvelles.10.40 P.M.CKVL-Parls swing.10.45 P.M.CBF-Rêverle.CKAC-Nouvelle# 10.55 P.M.CKAC-La marche des affaires.CKVL-Sport en revue 11.00 P.M.CBF-Adaglo.CBM-Orchestre CKAC-Le# sportif*.CKVL-Dorwy Show.11.15 P.M.CKAC-Chanteur d# genre.11.30 P.M.CKVL-Nouvelle».CKAC-Orchestre.11.35 PM.CKVL-Tommy Dorsey Show.12.30 A.M., CKAC-Bulletlnf 12.05 A.M.CKAC-Orchestre.1.00 A.M.CKAC-Nouvelles.CBM-Nouvelles.CKAC-Bulletln CKVL-Record Maa.Conférence de M.Beaudry, de la Bell S.S.“Tadoussac’*.— “Les marchands canadiens-français sont réputés pour leur courtoisie et même enviés sous ce rapport de leurs compatriotes de langue anglaise”, déclarait M.André Beaudry, surintendant commercial de la Compagnie de téléphoné Bell du Canada à Montréal à une séance générale du congrès annuel de l'Association des marchands détaillants.M.Beaudry ajouiait que les marchands canadiens-français, chez qui cette courtoisie est, pour ainsi dire, innée, sont enclins à croire qu’elle existe chez leurs employés.“Malheureusement, précisait-il, renseignement des bonnes manières, dans les programmes d’éducation, ne s’étend pas jusqu’à l’usage du téléphone.D’autre part, lorsque nous essayons de nous procurer une marchandise ou un service, nous constatons souvent que la courtoisie a subi une baisse considérable au cours des cinq ou six dernières années.” Le conférencier prédit que le temps n’est pas éloigné, s’il n’est déjà arrivé, où les clients deviendront plus difficiles et plus sensibles à l’impolitesse.“Pendant la guerre et la période de pénurie, le manque d’égards était plus ou moins toléré, et l'après-guerre a fourni comme excuse les grèves et la réadaptation", soulignait M.Beaudry, “mais bientôt les clients insisteront sur un service prompt et courtois, ou l’obtiendront des compétiteurs”.Le problème principal, selon M.Beaudry, consiste à trouver un moyen de convaincre les nouveaux employés de la nécessité absolue de la courtoisie.L’industrie du téléphone se livre depuis plusieurs années à une étude très poussée des bonnes manières.Elle a produit un film et des brochures qu’elle met gracieusement à la disposition des employeurs intéressés à développer la courtoisie au téléphone parmi leurs employés.Faisant allusion à la pénurie d’outillage téléphonique, M.Beaudry avouait que le problème de la courtoisie ne saurait être réglé complètement sans le concours de certains outils essentiels, comme les appareils de téléphone, les lignes au central, les tableaux de distribution et autres, raffinements techniques de la téléphonie.Il donnait l’assurance, cependant, que la Compagnie de téléphone Bell mettait en oeuvre toutes ses ressources pour obtenir plus de matériel et qu’aucune méthode honnête n’est négligée pour hâter la production et l’installation de l’outillage, dont le besoin est impérieux.“La courtoisie coûte de l’ar- fient, concluait M.Beaudry, mais ’annonce, les visites des voyageurs et le bon service sont également coûteux.La courtoisie est un excellent placement.” Le débat entre le Cominform et Tito Paris, 4 (C.P.) — Le* conséquences de la querelle entre la Yougoslavie et le Cominform, qui accuse le gouvernement Tito de s’être écarté de l’orthodoxie communiste, se sont fait jour pour la première fois, hier, dans les milieux de l’O.N.U.Le comité économique de l’Assemblée générale des Nations Unies venait d’ouvrir sa séance et procédait au choix de ses dirigeants quand le Danemark proposa de confier la vice-présidence à Belgrade.La Pologne répliqua tout aussitôt en suggérant la Russie Blanche à la place.Le délégué yougoslave Mattes décida alors de retirer sa candidature en expliquant qu’il veut ainsi épargner à son pays le genre d’attaque qu’il subit depuis quelque temps dans divers milieux, par suite de sa rupture avec le Cominform.Nouvelle chaufferie construite par le C.N.Une chaufferie qui servira à chauffer tous les édifices qui seront élevés sur le «de de la gare centrale du Canadien national & Montréal, est actuellement en voie de construction.Cette nouvelle station, d’une capacité totale de 375,OfK) livre* de v*peur à l’heure, fournira an début quelque 18,000 livres, à l'heure.Voici le texie de la causerie de M.Donald Fleming, député de Toronlo-Eglinton, prononcée lors de la 97ie émission de propagande de la Société du bon parler français, à C.K.A.C., di-nianchp, le 19 septembre 19i8, et dont nous avons déjà publié un résumé: “Je suis profondément reconnaissant de l’honneur qui m’est fait, de participer à rémission de cet après-midi, sous les auspices de la Société du bon parler français, qui compte tant de Canadiens distingués parmi ses membres.“Un grand écrivain des ,tenips modernes a exprimé l’opinion que le langage est la plus grande réussite de l’homme.Peu de gens apprécient à sa valeur l’importance du langage comme moyen principal d'expression et de communication des idées, et relativement peu de gens sont disposés à consacrer aux langues l’étude qu’elles méritent.Tous ceux qui comprennent l’utilité de l’instruction doivent encourager le peuple à perfectionner la connaissance et le maniement des langues.“La langue française est une des plus belles créations de l’homme.Aucune langue ne la dépasse en beauté, en souplesse, en clarté et en délicatesse.Un grand nombre des oeuvres les plus précieuses de la littérature universelle ont été écrites en français.Le français est la langue de la diplomatie.Sa connaissance est un signe de culture.“Tous les Canadiens sont fiers de la part considérable de la langue française dans notre culture nationale et dans notre littérature la plus susceptible de durer.Mais, au Canada, la langue française ne fonde pas la revendication de ses droits sur sa seule beauté ou sur sa richesse littéraire.Elle jouit d’une situa tion officielle, garantie par la constitution du pays.L’article 133 de l’Acte de l’Amérique bri tannique du Nord possède une signification presque sacrée pour les Canadiens de langue française.Il est ainsi rédigé: “Dans les Chambres du parlement du Canada et les Chambres de la législature de Québec, l’usage de la langue française ou de la langue anglaise, dans les débats, sera facultatif; mais dans la rédaction des archives, procès verbaux et journaux respectifs de ces Chambres, l’usage de ces deux langues sera obligatoire; et dans toute 'plaidoirie ou pièce de procédure par devant les tribunaux ou émanant des tribunaux du Canada qui seront établis sous l’autorité du présent acte, et par devant tous les tribunaux ou émanant des tribunaux de Québec, il pourra être fait également usage, à faculté, de l’une ou de l’autre de ces langues.“Les actes du parlement du Canada et de la législature de Québec devront être imprimés et publiés dans ces deux langues.“D convient de signaler true cet article fournit également oes garanties à la langue anglaise.Ce fait est souvent oublié dans certains milieux.L’article 133 doit être respecté par les Canadiens français comme par les Canadiens anglais.“L’article 133 n’a pas été rédigé par hasard.Il découle logiquement de plus de deux cents ans d’histoire, et des garanties qui étaient déjà séculaires en 1867.Les historiens admettent que l’Acte de Québec de 1774 a contribué à maintenir le Canada dans l’allégeance britannique pendant la Révolution américaine.Les Canadiens français ont résisté aux appels des colons américains parce que, grâce à l’intervention de leur clergé, ils avaient obtenu des garanties législatives pour leur religion, leur langue, leur droit civil «t leur culture.“L’Acte d’Union de 1840 constituait une mesure rétrograde, en décidant que les comptes rendus parlementaires seraient imprimés seulement en anglais.Cette clause malheureuse n’empêchait pas l’emploi du français dans les débats du nouveau Parlement.mais elle tendait à l’éliminer de* pièces officielles.Cette situation dura moins de quatre ans.Ën 1844, le Parlement, par un vote unanime, mit le français sur le même pied que l’anglais dans ses procès-verbaux.“Le mouvement qui aboutit à la Confédération des provinces britanniques de TAmérique du Nord n’awsit jamais réussi sans la pleine reconnaissance du eta- Àmman se dresse contre Gaza tut officiel de la langue française au Parlement.Les Canadiens d’aujourd’hui n'ont pas idée des obstacles qu’il a fallu surmonter pour créer la Confédération.Les Pères de la Confédération ont eu la sagesse de comprendre la nécessité des compromis, de la bonne volonté, de la compréhension mutuelle, pour unir les provinces.11 faut lire les débats qui ont précédé l’accord uour comprendre les difficultés rencontrées, et l’esprit qui a permis de les surmonter.Sans l’article 133 de l’Acte de l’Amérique britannique du Nord, la Confédération n'aurait jamais existé.“Le Canada a grandi et prospéré, depuis ce temps.Mais les Canadiens ne doivent pas oublier que notre nation possède une constitution, qu'elle ne serait pas née sans l’accord que cette constitution exprime, et qu’elle n’aurait pas survécu sans le respect des droits que cette constitution reconnaît.Nous désirons tous développer l’unité du Canada.N’oublions pas que l’unité n’est pas l’uniformité.L’unité, au Canada, ne peut pas être fondée sur I’uniformite.Un peuple ne peut pas renier trois siècles de son histoire.Il serait mauvais, et même dangereux, de l’essayer.“Les descendants des premiers colons français — et je suis l’un d’eux, par une partie de mon sang — doivent leur survivance ethnique, dans Québec, à la conservation de leur langue, sous des garanties légales.Le clergé les a toujours guidés dans cette voie._ “Le Canada est d’autant plus riche qu'il possède deux grandes cultures.L’esprit de bonne volonté, de compréhension et de respect mutuel doit précéder l’esprit d’unité.Or, nous ne pouvons pas comprendre nos compatriotes sans connaître la langue dans laquelle ils expriment leurs idées et leurs sentiments.C’est pourquoi je cherche à favoriser de cette manière, et dans la modeste mesure de mes forces, la compréhension entre la population de langue anglaise et la population de langue française de notre grand pays.Consacrons toutes nos forces à édifier une sympathie réciproque sur l’entière reconnaissance des droits que la garantie constitutionnelle a rendus sacrés.” Amman, 4 (A.B.) — Une foule de milliers de réfugiés arabes de Palestine, provisoirement installés en Transjordanie, ont reconnu par vote au souverain transjordan, l’émir Abdoullah.le droit d'agir en leur nom en Terre-Sainte et d’y représenter leurs intérêts politiques.Us ont en même temps condamné le nouveau gouvernement autonome de la Palestine arabe, que la Ligne arabe du Caire a mis sur pied l’autre semaine malgré l’opposi-tibn de la Transjordanie et de sa voisine, l’Irak.•£*¥**£ Le Caire, 4 (A.P.l — Le nouveau gouvernement autonome arabe de Palestine, installé à Hâta, a choisi le chef religieux e! moral des musulmans de Terr
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