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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 4 mars 1950
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1950-03-04, Collections de BAnQ.

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QUATRE TEMPS.BEAU ET FROID Afinimutn .jo Maximum .20 Directeur : Gérard FILION FAIS CE QUE DOIS Rédicteur en chef : Orner HEROUX VOL.XLI — No 52 'Voue evez une double misnon i première ment, U minton de conaervet intact votre héritage reliftieua et nitional deueirmr ni la mission de répandre cet héritage l'aioute que c'en votre droit de garder votre héritage et votre devoir de le répandre.” Son Esc.Mgi Ildebrando Antomutb, délégué apostolique au Canada MONTREAL, SAMEDI, À MARS 1950 Cinq sous le numéro REVELATIONS AU CONSEIL M.I ozois met à jour les “négligences” du directeur Albert Langlois Des "bookies à chaîne" — Le jeu des fausses adresses — Le directeur a omis de faire apposer le cadenas — Quatre causes de prostitution "oubliées" — M.Guy Vanier demande trois mesures — Le conseiller Hanley ' nn A riI_¦ _ ai •___ ¦ ¦ _ f • s a • ¦ a • - • ¦ J **«¦¦¦**¦ B IWtl I ¦ ¦ Wlq» I I I W I ha 17 VWIISVIII^I I IW4I I y s'en prend à Me Plante — Il ignore toutefois les accusations de ce dernier IL MANQUE 1,000 POLICIERS, SELON M.LANGLOIS Les séances d’hier au Conseil municipal ont amené de nouveaux développements dans la crise qu’a provoquée à la police la série d’articles de notre collaborateur, Me Pacifique Plante.Le débat, qui avait été jusqu’ici assez incohérent, a pris une tournure toute différente quand M.le commissaire Paul Dozois, membre de l’Exécutif, s’est mis à interroger le directeur Langlois avec une précision embarrassante pour ce dernier.M.Pleau n'a pas été interrogé Pendant plus d’une demi-heure, M.Dozois a énuméré toutes les irrégularités qui ont mérité à M.Langlois le blâme de l’Exécutif, pour consli/re que la police avait employé sous M.Langlois des “méthodes bien connues pour éviter les rigueurs de la loi” et que “le manque de confiance que témoigne toute une partie de la population à l’endroit de la police est parfaitement justifié”.L’inspecteur Ernest Pleau n’a pas rendu témoignage devant le conseil municipal hier après midi, malgré la demande réitérée du conseiller Elzéar Simard.Les Cent se trouvaient en présence d une opi nion du contentieux prétendant que, lorsque le directeur d’un ser vice municipal est disponible, on ne peut interroger l’un de ses ad joints à sa place.Bien plus, suivant l’interprétation des avocats et en tenant rigoureusement compte du texte de la charte, seul le chef du contentieux municipal aurait le droit de parole au conseil, parmi les directeurs de départements.Comme le chef de la police, M, Albert Langlois, attendait dans l’antichambre et que l’on pouvait demander sa présence à tout moment, le président du conseil, qui présidait alors le conseil siégeant en comité, a décidé qu’il se trouvait dans l’obligation de.suivre l’avis des avocats municipaux et de ne pas permettre à M Simard d’interroger M.Pleau.Cette opinion légale a donné lieu à une discussion qui s’est prolongée pendant près d’une heure; elle a même provoqué des altercations entre quelques échevins.En fait, ce n’est que vers 5 h.15 que le chef Langlois s’est présenté dans l’enceinte du conseil pour être ensuite interrogé par MM.Armand Mathieu et Paul Dozois.Me Mathieu demande qu’un avocat soit nommé pour aviser l’état-major de la police et la division de la moralité.M Langlois répond qu’il a déjà formulé cette proposition auprès des autorités.M Langlois, à une question ie M.Mathieu, reconnaît que la conduite du département de la moralité laissait à désirer et que les dossiers n’étaient tenus à date.Toutefois, M.Langlois réaffirme qu’il se propose d’opérer des réformes.M.Guy Vanier Avant l’interrogatoire de M.Lan glois par MM.Mathieu et Dozois, Me Guy Vanier, représentant de l'Université de Montréal, à l’hôtel de ville, a tenu è aporter ses réflexions sur la question de la moralité à Montréal.Me Vanier propose trois réfor mes au chef de la police et demande que ce dernier fasse des déclarations précises à ce sujet, aussitôt que possible.Ces réformes se résument à trois: que la liste des professionnels du vice soit tenue à jour par la police; que l'on tienne compte des antécédents — des récidives — lors des compa rutions en Cour du recorder; qu'il s'établisse au sein de l'administration municipale, un organisme qui puisse plus efficacement redresser les irrégularités, raffermir l'autorité des personnes responsables et procéder à une épuration.M.Vanier estime qu’une enquête judiciaire sur le vice et le jeu à Montréal constituerait un moyen bien extrême.Il favorise plutôt un système d’enquête permanent au sein de la police elle-même, afin que l'on ne laisse pas dans le pu blic et chez les policiers l’impres sion que les membres du corps de police peuvent accepter des ré comnenses pour nr pas faire leur devoir.M.Vanier dit qu’il ne cherche pas à leter de la boue sur qui que ce soit.Dans ta question de la mo rslité.ce qui ’’intéresse, c’est sur tcut le présent et l'avenir.Une litre de la pègre Il veut croire, à 1a suite du chef Langlois, que le trust du vice et du jeu organisés est, dans une lar ge mesure, brisé à Montréal et qu’on prend des mesures pour continuer à lui faire échec.Mais il continuera vraisemblablement à exister des professionnels du vice et du jeu dans la métropole.Il faudrait alors dresser la liste de ces persones, avec la collaboration du service de l’évaluation et d’autres services municipaux.Cette liste devrait être continuellement te nue à jour et mise régulièrement sous les yeux du chef de la police, afin qu’il fasse exercer une surveillance rigoureuse sur ceux qui y apparaissent.En ce qui regarde la Cour du recorder, on devrait tenir compte des antécédents, afin que les récidivistes soient punis en conséquence Les dossiers de la Cour du recorder permettent d’ailleurs de connaître ceux qui ont déjà profité du vice et du jeu à Montréal.Le discours de M.Vanier est ap-pl tudi.L'interrogatoire Vers cinq heures quinze, le commissaire Paul Dozois a de mandé la parole et au silence qui s'établit alors dans la salle du conseil, tout le monde devina que ’.'interrogatoire capital commençait.M.Dozois avait laissé pressentir le sens de son intervention en remettant à la presse la déclaration que notre journal a publiée dans son édition d’hier.Avant de procéder à l’interrogatoire du directeur de la police, M.Dozois donna d'abord lecture de cette déclaration.Puis enchaînant sur une remarque préliminaire: “Je veux tout d’abord établir ceci, déclara le commissaire.Je ne suis pas en principe contre les loteries et le pari sur courses, en autant que ees choses pourraient se faire légalement.Je favoriserais même des amendements au code criminel pour permettre des loteries au bénéfice de bonnes causes et émettre des licences à des preneurs au livre.Mais tant et aussi longtemps que le code criminel fera de ces activités des activités illégales, je ne puis tolérer, comme responsable de l’administration publique, que ces activités se fassent au su et vu de la police ou soient protégés”.Après ces préliminaires, M.Do-zois s'adressa au directeur Langlois.Il parlait très calmement, d’une voix nette.Il n’est pas exagéré de dire que pas un autre conseiller n’avait été écouté avec autant d’attention depuis le début des séances.Les clubs M.Dozois.— M.Langlois, êtes-vous chargé de faire respecter la loi et U moralité dans les clubs qui détiennent des permis de la Commission des liqueurs?M.Langlois.— Oui, je suis chargé de faire respecter la moralité partout sur le territoire de ia ville.M.Dozois.— M.Langlois, êtes-vous satisfait du travail de vos agents sous ce rapport?M.Langlois.— Non.J’ai admis qu’il v a des lacunes sous ce •apport.En particulier, on a omis de tenir à date un fichier avec dossier nar»:"ulier pour chaque éta ’’’‘'¦'"ment.M.Dozois.— M.Langlois, ê’es vous d’avis qu’il est passible de traduire devant la Cour des pro-nr'éta'res de clubs sous l’accusa tien de tenir une maison de dé hanche publique?LE RALLIEMENT DE LUNDI ' L’ACJC organiae une grande aoirée publique, à l'intention apéciale des jeunes gens, à l’occasion de la campagne contre le vice à Montréal.Le principal conférencier sera monsieur Gérard Filion qui expliquera comment est organisée la protection du vice corn merclalisé.Le président général de l’ACJC, monsieur Guy Marcotte, dira dans quelle mesure les jeunes gens doivent participer à cette campagne.L'assemblée sura lieu lundi, le 6 mars, à huit heures, à la salle de l'Assistance publique, rue Lagauchctiére Invitation apéciale aux jeunes gens.Entrée libre.M.Langlois.— Je ne crois pas.C’est pratiquement impossible.M.Dozois.— Avez-vous consulté les avocats à ce sujet?M.Langlois.— Non, mais je crois que M.Pleau l’a fait, à ma demande.M.Dozois.— Et quelle opinion les avocats lui ont-ils donnée?M.Langlois.— Je ne me suis pas renseigné auprès de lui, mais je crois deviner que l’opinion était négative puisque M.Pleau n’a jamais poursuivi.M.Dozois.— M.Langlois, j’ai pour ma part, consulté sur la question des avocats éminents et tous m’ont répondu qu’il était très facile de faire de telles causes.Il suffit, de l’avis unanime de ces avocats éminents: lo de prévenir le propriétaire qu’il se fait du racolage dans son établissement; 2o de le mettre en demeure de faire cesser ces pratiques; 3o de rapporter à la Cour que des agents ont vu des prostituées racoler dans ce café et qu’ils ont conclu sur les lieux des contrats de prostitution.De l’avis unanime des avocats, ces trois conditions sont faciles à réaliser.Les théâtres M.Dozois.— M.Langlois, connaissez-vous le règlement municipal 1862, section 23, qui oblige les théâtres à fermer leurs portes à minuit?M.Langlois.— Oui.M.Dozois.— Etes-vous au courant que certain théâtre donnait des représentations le lundi matin à minuit et cinq?M.Langlois.— Oui, je l’ai appris dernièrement.M.Dozois.— Seulement derniè- ! rement?J'ai pourtant consulté des copies du journal la Presse qui datent de février 1949 et dans lesquelles certains théâtres ! annonçaient en toutes lettres des : spectacles à 12.05 le lundi matin.’ M Langlois.— J’ai étudié la question en décembre dernier et ! j’ai fait prendre des poursuites.M.Dozois.— Vous n’avez oas étu- : dié la question avant décembre blors que ces théâtres annonçaient de tels spectacles dans les journaux depuis un an?M.Langlois.— Peut-être l'ai-je étudiée avant cette date, mais je ne saurais vous répondre là-dessus pour le moment.Les cadenas M.Dozois.— M.Langlois, êtes-vous au courant du règlement 921 qui oblige le directeur de la poli-ce à faire rapport au Recorder chaque fois que deux offenses ont été commises et deux condamnations prononcées contre une même maison?M.Langlois.— Oui.M.Dozois.— N’est-il pas vrai qu’au numéro 1868 de la rue Wellington, deux offenses ont été commises et que vous n'avez pas fait de rapport, que par conséquent aucun cadenas n'a pu être apposé?M.Langlois.— Oui.M.Dozois.— hTest-ll pas également vrai qu’au numéro 753 de la rue Windsor, alors que deux condamnations avaient été pro- ( noncées le même jour contre deux tenanciers différents, vous n’avez nas demandé de cadenas en prétextant qu’il s'agissait d'une seule \ effense?M.Langlois.— Oui, parce que i je considérais qu'il y avait une I seule offense.A compter de ce moment, I inl- ' tiative est entièrement aux mains1 de M Dozois et M.Langlois ne dit plus un seul mob U se contente de garder le silence, de pro- ! non^er parfois un oui timide ou 1 de fa;re un signa de tète, tandis que M.Dozois récite d'une voix é^ale toute une litanie d’irrégularités.celles mêmes qui ont fait d're à l'exécutif que les rapports de M.Langlois n'étalent ni complets ni pertinents.Nouvelles adresses M.Dozois signale le no 1190 de la rue Sainte-Ca'he?ne ouest, où quatre tenanciers ont été condamnés sans nu'aurun cadenas ait été aoposé.Ma s le doss’er de l'une de ces condamnat'ons a dispani de ’a «¦’"rr du recorder Au numéro 3525 de la rue Da vidson.la même irrégularité qu'au 753 Windsor s’est reproduite.Au 1444 de la rue Mansfield, M.V Maurier est condamné le 25 juin.Le 8 septembre suivant, le même M.Maurier est encore condamné mais cette fois la cause est faite contre le numéro Î444A.M.Langlois a expliqué à l’Exécutif qu’il ne s’agissait pas du même local parce que les agents sont entrés la première fois par la porte avant et la seconde fois par la porte arrière.i “Mais n’est-ce pas là, interroge M.Dozois, une méthode bien eon i nue pour éviter aux coupables les | rigueurs de la loi?” — M.Langlois i s'empresse de répondre qu’il s'atis sait bien de deux locaux diffé rents, mais M.Dozois: “Vous ! pouvez constater, Monsieur Langlois, qu'il n’apparaît dans les : livres de la ville qu’un seul comp- : te de taxe d’eau et que les deux locaux sont occupés par le même homme.Bookies à chaîne A ce moment, un conseiller fait préciser par M.Dozois que toutes ces adresses ont été condamnées comme maisons ne pari.Ayant fourni ces précisions, M.Dozois poursuit: “Au numéro 4931 est de la rue Notre-Dame, une condamnation est prononcée le 6 mars, puis, le 27 juillet suivant, une nouvelle condamnation séparée est prononcée contre le même local mais qui porte cette fois-là le numéro 4931A.Toutefois, les registres de la cité, de même que le bottin Lovell n’indiquent qu'un seul occupant, M Nudleman.J’ai même relevé dans les pa piers du lieutenant Jarry que le 7 Craig est était considéré par la police comme une succursale du 4931, Notre-Dame et qu'il en existait une seconde à la chambre 2' (l'adresse a échappé au reporter).En sommes nous rendus, demande M.Dozois, à la mode des bookies à chaîne?J’ai relevé un autre cas semblable de succursales, à une adresse différente.Prostitution “Enfin, Monsieur Langlois, dans le dossier que vous avez présenté sur la prostitution, il manquait, les dossiers de 4 causes, dont 2 contre le numéro 1218, rue St-Laurent et deux autres contre le numéro 1211, rue St-Dominique Or, dans les deux cas, vous av-ez omis de fame rapport au recorder et dans les deux cas ces locaux ont évité le cadenas.” Loterie Enfin, M.Dozois souligne le cas d’une loterie, le Chansonnier Union Four-Way dont la police avait en sa possession des billets, portant l’adresse de la loterie, dès le mois d’octobre dernier Le 30 décembre, souligne M Dozois, un quoti dien reproduisait encore des billets- de la même loterie en fac-si milés.Enfin, dans la revue de la Fraternité des Policiers, la même loterie a publié une annonce d'une demi-page, fournissant son adres se — Par qui est imprimée la revue?demande un conseiller.— Par l’Imprimerie populaire, soit le journal le Devoir, répond M Dozois.“Or, continue le commissaire, aprèg cette dénonciation, M.Lan glois a envoyé sp* hommes à l’adresse mentionnée et ceux-ci n’ont rien trouvé qui se raopor'ât à la loterie, comme en fait fol leur rapport.Et pourtant, ce matin même, une personne s'est pré.sentée à ce local pour acheter des billet* et on lui en a vendu sans qu'elle ait eu besoin de s'identifier.Ne croyez-vous pas, M.Lan* "lois, que la police a manqué à son devoir dans cette circonstan ce7" M Langlois h fallait préparer U cause, mettre à jour toute l’or gamaation de la loterie M.Dozoi*- Ne croyez-vous pas.Monsieur Langlois, qu’en deman dant l'a de du licutena.iî Turner qui public la revue de la police vous aurez pu connaître le direc leur de la loterie qui paie des annonces d'une demi page?AU PALAIS-BOURBON Des députés communistes sont expulsés Paris, 4 (A.P.).— Le Parlement français a connu hier l'une des journées les plus tumultueuses de 1 son existence quand les députés ; communistes ont réussi à s'empa rer de la tribune et à la conserver fendant 7 heures et n’ont pu en tre chassés que par l'intervention de 250 gardes casqués d’acier Deux des gardes ont été blessés i dans la mêlée et il a fallu les hospitaliser, de même que deux dé-1 pûtes non communistes.Le but des partisans de Moscou éUut de prévenir la passation d'une loi qui prévoit diverses mesures ; spéciales de sécurité autour de la réception des renforts d’armes : américaines attendus la semaine , prochaine en France.On sait qu’il : s’agit des armes que les Etats Unis ! ont promis de fournir à l’Europe en vertu du pacte de l’Atlantique pour aider à son rearmement et à sa défense contre une agression soviétique possible.La loi n’était pas à ce moment ! à l'étude; mais un jeune député rouge, Gérard Di prat, a cherché à monter à la tribune et à s’y imposer pour faire trainer en longueur les délibérations sur la mesure précédente Le président de l’Assemblée nationale, Edouard Herriol, a d'abord vainement tenté de le faire taire le sergent d'armes de l'Assemblée a le premier essayé de chas ser Duprat de la tribune; mais ses camarades l’ont aussitôt entouré pour le protéger On était alors au milieu de l’anrès-midi et jusque tard dans la soirée, Duprat est demeuré en place, dirigeant un tapa ge formidable.Les députés non communistes restaient, eux.obstinément silencieux et immobiles, pendant que l’énergumène riait à la figure du président Herriot.L'arsenal des "Black Watch" Audacieux vol ravagé par les flammes à main armée Les pompiers de 13 casernes sur les lieux Au moment où nous allons sous presse, un violent incendie ravage l'arsenal des "Black Watch" sis rue Bleury entre les rues Ontario et Sherbrooke.La première alerte a été sonnée à 4 h.25 ce matin et dix minutes plus tard une deuxième était sonnée.A 4 h.57, le directeur Raymond Paré faisait lancer un troisième appel.Les pompiers de 13 casernes ont répondu à ces trais appels.Le froid intense a considérablement nui au travail de nos sapeurs.En dernière heure on nous apprend que seuls les pompiers d'une ou deux casernes sont rentrés.Il s'agit de ceux qui sont arrivés les premiers sur les lieux.On ne rapporte encore aucune perte de vie mais les dégâts semblent considérables.Requête des Chevaliers de Colomb sur la dans la métropole bou.Sl-Laurenl Trois bandits ont commis hier après-midi un audacieux vol à main armée qui leur a rapporté U somme de $1,800 Peu après 3h .les trois individus se sont présentés aux bureaux d# l’Empire Knitting Co., 9500 boulevard Saint-Laurent, en intimant l’ordre au gérant, M.Joseph Sing-man, et à Mlle H Millen qui était à préparer les enveloppes de paye des employés, de leur remettre la contenu de la caisse.M.Singmnn a tenté de résister mais ce fut en vain.11 reçut deux violents coups de crosse ae revolver qui lui causèrent une entaille de 4 pouces au cuir chevelu.Les bandits ont pris la fuite après avoir fait main basse sur le contenu de la caisse, soit la somme de $1,800.La police municipale (ait enquête.Montréal, le 27 février 1950 M.J.-O.Asselin, président, Comité exécutif, Hôtel de ville, Montréal.Monsieur le président, Des accusations sont portées contre la ville à l’effet que les maisons de jeu, de paris et de prostitution sont protégées.Il est plus que temps, vous en convenez.monsieur le président, de remédier à cet état de choses.En conséquence, nous vous demandons; lo de donner des ordres formels afin qu’une surveillance très sévère soit exercée contre ces établissements où va se perdre notre population et en particulier notre jeunesse, 2o de fermer impitoyablement ceux dont les propriétaires ne veulent pas se soumettre aux exigen- ces de la morale.Espérant monsieur le président, que vous vous rendrez à notre appel aussi loyal que chrétien, nous vous prions de nous croire, Vos tous dévoués, Le Comité diocésain colombien de moralité des Chevaliers de Colomb i de Montréal.F.DES ROCHES, président.Le bill de Montréal étudié mardi On apprend -à l’hôtel de ville, que le bill de Montréal sera étudié au comité des bills privés de ia Légslature, mardi matin.On sait que cette mesure demande la création d’une commission de j transport et le droit d’expropria I lion immédiate de la Montreal I Tramways.PEIPING RETARDE LA DISTRIBUTION DES TERRES ARABLES Lake-Success, 4 (C.P.) — Un représentant de la Chine communiste doit se présenter lundi, pour la première fois à Lake-Success, à une séance d’un organisme annexe de l’O.N.U., le Fonds international de secours à l’enfance.Il n’y pourra toutefois siéger que s’il remporte 14 votes permi les Etats-membres du Fonds, dont 9 seeute-ment reconnaissent juaquici le régime de Peiping.WWW San Francisco (4) (C.P.) — Ij« régime communiste de Chine vient de retarder à l’automne de 1951 la redistribution des terres arables, avec la promesse de quoi il s’étatt attiré l’appui des paysans de ce pays.Il fixe en même temps à 32 p e.l’impôt en nature sur les métayers et à 60 p.c.celui sur les propriétaires de domaine.Lewis fait enfin la paix avec les patrons miniers du nord et de louest Au moment où le président Truman venait de réclamer des pouvoirs de saisie d'urgence des mines de charbon - Demandes unionistes largement satisfaites Washington, 4 (A.P.) — La commission présidentielle d’enquête dans le conflit des charbonnages aux Etats-Unis annonce enfin un accord de principe entre l’union des mineurs de deux des trois plus importants groupements de producteurs de combustible.La ;om-mission rappelle qu’il reste plusieurs graves détails à régler, particulièrement dans le domaine légal, ce qui peut retarder d’un jour ou deux ia signature d’un nouveau contrat collectif de travail et la fin de la grève générale dans les mines.Un comité conjoint se réunira dans ce Dut, ce matin même.Le président de la commission, M.David Cole, a révélé l’accord au sortir d’un long entretien entre lui, le chef de l’union des mineurs — John Lewis — et Mme George Love, représentant des producteurs de charbon du nord et de l’ouest des Etats-Unis, et Harry Moses, délégué des aciéries propriétaires de mines-annexes.Les groupements représentés par eux produisent environ 350,000,-000 de tonnes par an, soit beaucoup plus de la moitié de la production américaine totale de charbon.L’espoir renaît maintenant à Washington que les grévistes reprennent le travail dès lundi malin.En un tel cas, le gouvernement ne donnerait pas suite à son projet récent de saisie provisoire des mines.C’est hier même que : le président Harry Truman a fait connaître ce projet, dans un message spécial au Congrès le réqtié-rant de lui confier des pouvoirs d’urgences.On ne se fait par ailleurs aucune illusion, outre-45c, sur la pos-i sibi'lité qu’il se produise des accrocs partiels à l’accord et des reprises momentanées de la grève ici et là.Le conflit des charbon-: nages a déjà suffisamment duré pour amener les Américains à deux doigts de la paralysie économie) ue complète.Une rumeur veut qu’on se soit entendu sur une augmentation de ! salaire de 70 cents par jour et une hausse de 10 cents dans la contribution patronale au fond de pensions de retraite des mineurs Ces derniers réclamaient une hausse de 95 cents par jour et un relèvement de 15 cents dans la con-itribution, en plus d’autres conditions qui seraient éliminées ou fortement réduites.Patrons el ouvriers dans l'industrie de.sont à la recherche d’une nouvelle formule de sécurité Man.jt;* nftancr T us "s faits.'^n:lut M Do zois justifie parfaitement le mao (suite i la troisième page) Une tragédie de la route fait quaire morls près de Berlhier Quatre Montréalais ont été tués hier après-midi dons une collision entre deux automobiles, qui s’est produite sur lo route Montréal-Québec, entre Berthier et Soint-Barfhclemy, Les victimes sont MM.Joseph-Pierre Dumais, 680 ouest, rue Sherbrooke, Fernand Noël, 2070a, rue Beaudry et Mlle Madeleine Ross, 4368, rue Des Erables, qui voyageaient dans la même vo ture, et M.Michael M.Elwood, 8202, avenue de l'Epée, qui voyageait seul.M.Elwood, voyageur à l'emploi de la compagnie "Laurentide Equipment", se dirigeait vers Montréal tandis que l'autre voiture conduite par M Dumais filait en sens contraire.On ignore encore la cause de ce tragique accident assez difficile à expliquer car la route, â l'endroit où il s'est produit, est déblayée sur une largeur de 31 pieds.De plus, M.Elwood a été tué instantanément tandis que les trois autres victimes sont décédées peu de temps apres ie drame.L'enquête commencée par le coroner Gérold Gervais, MD, a été ajournée sine die Le détective Paul Cculair.be, de l'escouade des homicides de la Sûreté provinciale dir ge l'enquête tandis que le sergent Rosaire Doutre et les arents Roger Sauvageau et Aurélien Lafond ont fait les constatations d'usage.Windsor, 4 (C.P ) — L’indus-1 I trie de ’.’automobile retient au jourd’hui l’attention de tous les ’ industriels aussi bien que des ou- j I vriers, alors que patrons et em-1 ptoyés sont à faire l’étude d une nouvelle formule qui devra mar i quer profondément les relations entre le capital et le travail.Les | principaux participants à la dis- j cusslon sont les représentants de i l’une des industries les plus pui» santés du pays et des Etats-Unis ainsi que les délégués du Ç.I O.On se demande en effet aujour- | d’hui jusqu’à quel point le patron a le devoir d’assurer la sécurité I sociale de ses employés, outre le salaire qu’il lui verse et les con i ditions de travail qu’il lui impo ! se chaque jour.L’étude de ce problème semble à peu près la même que celle qui, il y a quel- 1 'lues mois, a provoqué de profon : des répercussions dans l’économie américaine.En un mot, l’union des ouvriers de l’automobile au J Canada, affiliée au C 10., pose de i nouveau le problème du finance ment des fonds de pension et de la sécurité sociale.Depuis le début des négocia lions au début de 1949, patrons et ouvrier* ont gagné chacun un i oolnt.Les premiers ont réussi à faire reconnaître par le gouverne ment la nécessité d’administrer eux-mémts les fonds de pension formés sans «voir à subir aucune influence étrangère Les seconds ont fait admettre le principe même des fonds de pension.Malgré ce* concessions faites au cours des négociations, il reste encore beaucoup à faire pour assurer la parfaite comprehension entre ouvriers et patrons à ce sujet.Les ouvriers pour leur part veulent un fonds de pension beaucoup plus élevé que celui que leur proposent les patrons et demandent que ce dernier soit administré non seulement par les employeurs, mais aussi par des représentants de la classe ouvrière.On ne sait pas encore quels seront le* résultats définitifs des négociations ma,s il est à prévoir qu’il* auront un effet d’une grande importance sur iea futures relations entre employeurs et employés.BILL KNOWLES SUR LES DIVORCES Ottawa, 4 (C.P ), — Le député CCF de Winnipeg-Nord-Centre, M.Stanely Knowles, a soumis en première lecture aux Communes un bill visant à transférer du Sé nat à la Cour d'Echiquier la juridiction dans les causes de divorce présentées par Terre-Neuve et le Québec, où les tribunaux provinciaux n'ont pas compétence en la matière Le bill Knowles la sserai! à ces tribunaux le soin de décider quant aux pensions alimentaires et autres détails du genre.EN S« PAGE.PREMIER.MONTREAL LES QUATRE-VINGTS ANS DE Mgr ARTHUR BELIVEAU PM Orner HEROUX , 63 876 peux LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 4 MARS 1950 la révolution de Mao-Tsé-Toung Mise au pas progressive de (hanghai ''libérée" De notre envoyé spécial en Chine Robert Guillain Eté 1949 à Changhaï U révolution commence par des chansons.Des cortèges d'étudiants défilent en chantant, précédés des portraits géants de Mao-Tsé-Toung, prési dent du parti communiste — c'est son titre exact — et de Tchou-Teh, commandant en chef de l’armée (jamais de portraits de ¦Staline) Des camions I.érissés de drapeaux rouges et de banderoles à slogans promènent des grappes de jeunes filles et d’étudiantes aux yeux hri dés, qui scandent leurs airs à coups de gong, gentilles et très modernes avec leurs blouses blanch is et leurs pantalons de coton bleu arrêtés à mi-mollet (car les collé gec féminins suivent encore la mode).Des choeurs de soldats — nouveauté surprenante dans cette ville qui n’a jamais connu que bruit, cris et glapissements — mon tèpt des cantonnements au petit nlatin, réveillant les voisins par leurs accents plus russes que chinois.üne kermesse de la libéra tion installée dans le Parc français répand une semaine entière sur l’ancienne concession française une averse d’hymnes communistes hurlés par les haut-parleurs Hymne à Moo "Vous êtes le phare — qui brille sur la mer", clame le chant du pai ti; — “Jeunes communistes chinois.—vous .êtes la direction — nous vous suivrons toujours:’’ Et l’hymne à Mao.dominant un tin tauarre infernal de gongs au bruit Chènaid ««t uo trtimph» d *|« »*ac» *« 4« ni rin«(n«Qi O pmfuui dlucrni «*t l« conipl» m»Dt io1Up«n nbl* d«
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