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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 10 mai 1950
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1950-05-10, Collections de BAnQ.

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Membre de la Canadian Press et de la Canadian Daily Newspaper Association LE DEVOIR Tirage certifié par l'Audit Bureau of Circulations MONTREAL, MERCREDI 10 MAI 19S0 Lucien Cabana reçoit une sentence de 20 ans d'emprisonnement Lucien (febana «’est vu imposer une sentence exemplaire de 20 ans d’emprisonnement.Il comparaissait devant le juge Armand Cloutier sous l’accusation d’avoir commis le vol à main armée de! $2,700, perpétré il y a deux mois ! Cabana avait d'abord plaidé cou- ! pable devant le juge René Thé-berge, la semaine dernière.L’inculpé avait décidé de modifier son plaidoyer sous prétexte qu’il possédait un alibi parfait.Le juge Cloutier n’a pas hésité à lui imposer cette sentence.Il a déclaré au moment de la prononcer: “Je ne peux accepter la preuve d’alibi que vous présentes au- tribunal.La confession que vous avez faite aux limiers de la sûreté, et la corroboration des témoins de la Couronne sont si précis et concluants que je dois écarter votre dernier plaidoyer comme de mauvaise foi.Je pourrais vous condamner I l’emprisonnement à vie et au fouet, mais la société sera, je l’espère, suffisamment protégée contre vous avec une sentence de vingt ans.” Dommages de $75,000 dans l'incendie de la buanderie Riendeau Ravagée hier pgr un incendie, la buanderie Emile Riendeau Liée, située à 2060, rue Harmonie, n’est ce matin qu’un amas de ruines, du moins à l’intérieur.Le deau, a déclaré que le sinistre avait gérant de la firme, M.Emile Rien-causé une perte nette d’au moins $75,000, et mettait à pied plus de 200 employés.Le secrétaire, M.Pierre Riendeau, a aussitôt pris des mesures pour assurer un service de compensation à la clientèle et continuer de répondre aux appels de service.¦ • La situation s’aggrave toujours à.Les trains ont cessé de circuler depuis hier soir — 25,000 personnes sont chassées de leurs foyers—La rivière Rouge atteint un niveau de 29 pieds.— Nouvelle hausse de 2 à 3 pieds Winnipeg, 10, (CP.) — La rivièr* Rouge a coupé aujourd'hui le dernier lien dans sa vallée, entre Winnipeg et la frontière.Pour la dernière fois, hier soir, et d'ici la fin de l’inondation, les trains du chemin de fer Pacifique Canadien ont circulé.Ceux du Canadien National, près de la rivière, ont été coupés à Emerson, près de la frontière, depuis prés d’une semaine.Les routes ont été fermées à des douxainet d’endroits.LE .DEBORDEMENT DES EAUX A L'INTERIEUR DE WINNIPEG — L* quartier des affaires de Winnipeg, comme on le voit ici, n'est guère i l'abri das inondations qui ont défi recouvert la pista de courses de Whittier Parle, de l'autre côté de la Rivière Rouge.Sur catta piste, seuls surnagent, è l'avant-plan, les toits des écuries.Le fleuve, débordé, est présentement en train de diviser le ville en plusieurs quartiers isolés l'un de l'autre per l'eau.(Cliché C.P.) Sympathies des Chevaliers de Colomb A Son Excellence Mgr Georges Courchesne, Archevêque de Rimouski, Palais archiépiscopal, Rimouski, P.Q.Excellence, L’Exécutif d’Etat des Chevaliers de Colomb de la province de Québec, réuni à Montréal, en assemblée spéciale, vous présente respectueusement en votre qualité de père spirituel de la population de la villes de Rimouski et du village de Cabano, les sympathies les plus profondes des officiers de nos 165 Conseils et des 63,000 membres de notre Ordre, en cette province, à l’occasion des désastreux incendies qui viennent d’éprouver si cruellement ces populations.Nous vous offrons en même temps notre coopération la plus entière pour l’organisation de secours en faveur des victimes de ces deux effroyables désastres.Nous vous assurons de nos fervent "s prières pour qu’il plaise à la Divine Providence d’adoucir le sort das sinistrés.Nos humbles services sont à vo-trç entière disposition et nous vous réitérons, avec nos condoléances les plus sincères, l’expression de nos hommages les plus respectueux.Le Juge T.-A.Fontaine, Député d’Etat des Chevaliers de Colomb de la province de Québec.Montréal, 9 mai 1950.Les secours aux sinistrés viennent de toutes parts L'épiscopaf québécois adresse un message de sympathie à Son Ex:.Mgr Courchesne — Le comité de secours, présidé par l'hon.Rivard, reçoit de nombreuses souscriptions - Aide aux sinistrés du Manitoba Service d'éducation familiale Salnt-Vincent-Ferrier Demain soir, le 11 mars, à 8 h.SO, M.l’abbé Gérard Lalonde prononcera une conférence intitulée “Mon mari ne comprend pas; ma femme est indéchiffrable”, à l’occasion de la réunion des membres du Service d’éducation familiale.Cette réunion aura lieu au sous-•ol de l’église St-Vincent-Ferrier, angle des rues Jarry et Henri-Julien.Tous sont cordialement invités.Il y aura programme musical offert par des artistes locaux.Un prix de présence sera tiré et le tout sera couronné par une manifestation à l’occasion de la Fête des Mères, au cours de laquelle 10 mamans recevront un cadeau.L’entrée est libre.Des témoignages de sympathie et des contributions de secours continuent d’arriver aux sinistrés du Québec et du Manitoba.De tous les coins du Canada et de plusieurs villes des Etats-Unis affluent vers Rimouski, Cabano et la région de la rivière Rouge les envois de vivres, les équipes de volontaires et des fonds de secours.Un mouvement unanime de sympathie se dessine dans tous les milieux en faveur des sinistrés des incendies et de l’inondation.Voici les principaux gestes signalés jusqu’ici : Rimouski et Cabano Québec, 10 (D.N.C.) — L’épiscopat québécois, réuni hier à Québec, a adressé un témoignage de sympathie à l’archevêque de Rimouski, Son Excellence Mgr Georges Courchesne, dont la ville a été 'si lourdement frappée en fin de semaine dernière par la conflagration qui a causé pour plus de $20,000,000 de dommages.Leurs Excellences les archevêques et évêques de la province de Québec ont prié Leurs Excellences Nosseigneurs Courchesne et Parent de présenter leur sympathie à leurs ouailles et de les assurer de compter sur de prochains secours.Le message est signé par Son Excellence Mgr Orner Garant, secrétaire de l’épiscopat québécois.Québec, 10 (D.N.C.) — Les messages continuent d’affluer aux bureaux du premier ministre Maurice Duplessis pour le prier de faire parvenir aux sinistres de Rimouski et de Cabano les témoignages de sympathie dans le grand malheur qui les frappe.Après le message de l’hon.Leslie Frost, premier ministre de l’Ontario, parvient celui du premier ministre du Nouveau-Brunswick, M.J.B.MacNair.Ce dernier exprime sa profonde sympathie à la population si durement frappée par le sinistre de la fin de semaine.Québec, 10 (D.N.C.) — Du bureau du solliciteur général de la province, l’hon.Antoine Rivard, a été émis de bonne heure cet après-midi le communiqué suivant: L’hon.Rivard a dépêché d’urgence sur les lieux sinistrés de Cabano des hommes de la Sûreté provinciale et de la police de la route.Le solliciteur général a également autorisé le brigadier Allard à se rendre sur les lieux avec un détachement de militaires pourvus d’équipement pour combattre le feu.Des médecins, des infirmières et dès médicaments seront en mesure de porter secours à tous les victimes des incendies.De son côté, le ministre de la colonisation a dépéché de Québec plusieurs camions chargés de tentes, de poêles portatifs et de matériel de premiers soins aux blessés.Les hommes, accompagnés par le sous-ministre Stanislas Bégin lui-même, sont encore munis d’appareils de radio récepteurs et émetteurs.(Par la Canadian Press) Des secours sous toutés les formes commencent d’affluer vers les régions si durement affectées par les sinistres récents.Après l’aide promise du gouvernement fédéral et de plusieurs provinces, les forces armées, les organisations na- tionales et les groupes privés ap-le toutes parts de en vue po: bu iarts des contri-le conjurer les jutions .v effets du désastre.Aucune compilation officielle ne peut encore être établie, mais des nouvelles partielles commencent de donner une bonne idée du mouvement de sympathie qu’a soulevé les sinistres causés par l’incendie.La Colombie canadienne vient de prélever sur ses fonds spéciaux de secours d’urgence la somme de $20,000 à être envoyée aux victimes de Rimouski.• Le premier ministre Maurice Duplessis vient d'annoncer la formation d'un comité spécial pour recueillir les fonds de secours expédiés aux sinistrés de Rimouski.Les activités du comité ont débuté avec le don anonyme d’une somme de $50.000.Des envois de ’éléments par la Croix Rouge et l’Ordre des Fil les de l’Empire; le don de 100 poêles électriques de Montréal; l’expédition de lits et d’appareils par le ministère de la colonisation; un envoi de 10,000 livres de pommes de terre de Montréal : voilà les premiers secours à signaler.Plusieurs villes des Etats-Unis ont envoyé un message de sympathie et promis de venir en aide matériellement aux victimes de Rimouski.Les Chevaliers de Colomb de New Haven ont envoyé la somme de $2.000 aux fonds de secours des Chevaliers de Colomb de Québec.Le maire de Buffalo a offert aux victimes de Rimouski toutes les ressources de fogds de secours de la ville.Une campagne de se cours a été inaugurée à Lewiston, et plusieurs volontaires des Etats Winnipeg.10 (C.P.) — La situation s'aggrave d’heure en heure à Winnipeg.Les eapx de la rivière Rouge et de ses affluents continuent toujours de monter, dépassant tout niveau jamais atteint.L'armée, sous la direction du brigadier R.E.A.Morton, a demandé, hier soir, à la population de toutes les parties basses de Winnipeg, d’avoir à évacuer leurs maisons et de se réfugier dans le centre de la ville.Cet exode frappe les habitants de Saint-Vital, au sud de Winnipeg.Le total des personnes chassées’ de leurs foyers s’élève maintenant à environ 25.000 Loger et nourrir tous ces évacués devient, un énorme problème.Des réfugiés affluent continuellement de tout le bassin de la rivière Rouge menacé par la crue des eaux.Les maires des différentes municipalités sont d'avis que toutes les personnes qui peuvent quitter Winnipeg doivent le faire immédiatement.Le brigadier Morton, qui dirige les opérations militaires en marge de l’inondation, doit officiellement annoncer un plan aujourd’hui.A l’aube, ce matin, les postes de radio ont fait appel à tous les chauffeurs d'automobile, de camion ou de taxi; on a demandé à chacun de se rapporter le plus tôt possible au quartier général i afin que le brigadier Morton sache sur combien de véhicules il | peut compter pour transporter les victimes de l’inondation ou les tra- j vailleurs.Cela ferait partie du programme d’évacuation volontaire.Exode Hier soir, de tableau était vraiment pathétique : l'évacuation en masse de Saint-Vital commençait et l’on pouvait voir hommes, femmes et enfants fuir avec leurs objets les plus précieux, quelques vêtements et des provisions de bouche.Il ne s'agissait pas toutefois d'une retraite d’urgence.Le maire Elswood Bole prévoit que l’inondation aura lieu graduellement.Vendredi, Saint-Vital serait couvert d’eau.Cette municipalité couvre une superficie de trois milles de long par deux à‘ trois milles de large.Saint-Vital est coincée entre la rivière Rouge et son tributaire, la Seine.L’ingénieur de la ville, M, W.D.Hurst, et le gérant de l’Hydro, M.J.W.Sanger, prévoyaient à la fin de la journée hier qu'U est possible que le niveau de la rivière s'élève d’encore trois pieds.La rivière Rouge et ses affluents, qui %, w i Paraîtra après-demain Histoire du Canada français Tome I par Lionel GROULX, ptre "La première Histoire du Canada" depuis Carneau Trait cartes géographiques originales $2.00 l'exemplaire Edition spèciale, (papier et couverture de luxe, numérotée et autographiée par l'auteur) : $3.50 l'exemplaire.L'ACTION NATIONALE 422 1ST, RUE NOTRE-DAME MArquette 2837 du Maine et du Vermont sont en route vers les lieux sinistrés.On apprend par ailleurs qu’une réunion spéciale de la section de Montréal de l’Association des marchands détaillants du Canada, tenue à rhôtel Mont-Royal, a lancé l’invitation à tous les associés de donner généreusement aux victimes de l’incendie.Un léger avion amphibie a commencé hier soir d’effectuer des envolées de secours de Montréal à Rimouski.11 apportait pour premières cargaison plus de 1.800 livres de vivres et 11,000 boîtes de cigarettes.L’avion a été fourni par la Carling Brewery et chargé de vivres par la Carling, la Cie Catelli, les magasins Dominion.Les cigarettes avaient été fournies par l’impérial Tabacco.L’avion doit accomplir deux envolées par jour aussi longtemps que les secours seront expédiés à Rimouski.Le pilote doit aujourd'hui tenter de trouver une piste d’atterrissage autour de Cabano pour ensuite y transporter d’autres secours.La région de la rivière Rouge (Par la Canadian Press) Tandis que les eaux continuent de monter dans la région inondée de la rivière Rouge, et que les volontaires travaillent d'arrache-pied à consolider les digues improvisées, des messages de sympathie et des secours en nature viennent de toutes parts.Le conseil de ville de Rimouski ; vient de voter un témoignage de j profonde sympathie à l’endroit des I sinistrés de la région de Winnipeg.Le conseil est d’avis que tous les surplus de fournitures qui lui se ront expédiés soient retournés à Winnipeg secourir les victimes de l’inondation.La Colombie canadienne vient de voter à même son fonds spécial de secours d’urgence la somme de $50,000 à être affectée aux sinistrés.Des chars complets de sacs de sable expédiés de Montréal, Hah | fax, et Toronto, sont actuellement | en route vers Winnipeg.La Saskatchewan et le Québec viennent d’expédier d'énormes quantités de chaussures, d’appa reils de communications téléphoniques.de couvertures, de vêtements et autres fournitures.Un train spécial de Régina est en route vers Winnipeg apportant une cargaison considérable de vivres et d’appareils de chauffage.La convent-ion libérale Me George Marier demande à tous les délégués de conserver leur liberté Me George C.Marier, leader de l’opposition à l’Assemblée législative et chef intérimaire du parti libéral provincial, était l'hôte d’honneur hier soir au club de Réforme lors d’un dîner organisé par l’Association des femmes libérales de St Antoine-Westmount et de l’Association des femmes libérales de St-Laurent-St-Georges.A la fin du dîner, Me Marier a parlé de la convention libérale et du choix du chef permanent du parti libéral provincial.Me Marier a particulièrement insisté sur la liberté que doivent conserver tous les délégués à la convention.“Il ne servirait à rien, dit Me Marier, d’avoir un congrès libéral provincial si tous les délégués à ce congrès s’y rendaient après s’être engagés à élire et à faire élire chef du parti libéral provincial tel ou tel candidat.De plus, a ajouté le conférencier, il faut que tous les libéraux donnent leur appui le plus entier à celui qui sera élu chef.Me Marier a également parlé de l'esprit que doivent apporter les liberaux dans toute lutte politique.Si nous devons, dit-il, consentir à tous les efforts pour reprendre le pouvoir à Québec, ce n'est pas pour jouir du pouvoir mais pour redonner à Québec la liberté dont notre province est privée sous le gouvernement de l’Union nationale.Les personnalités à la table d’honneur étaient, outre Me Marier, Mme Mostyn Lewis, présidente de l’Association des femmes libérales de Saint-Antoine-Westmount; Mme T.B.Heney, présidente de l'Association des femmes libérales de Saint-Laurent-Saint-Georges; Mme Tancrède Jodoin, présidente de la Fédération provinciale des femmes libérales; Mme Roland Le-françois, présidente du comité féminin de l’Association de la jeunesse libérale du district de Montréal; Mme George Marier, Mme W.de M.Marier, mère de Me Marier; Mme Sydney Isaacs, l'hon Henri Grouix, député provincial d’Outre-mont et président du comité général du congrès libéral provincial; Me Roland Lefrançois, président de la Fédération des jeunes libéraux du Québec; M.Duncan Fra ser, président du McGill Liberal Club, et M.John Pepper, président de la section Westmount, de l'Association de la jeunesse libérale du district de Montréal.Au nombre des autres personnalités qui ont assisté au diner, se trouvaient M.Dave Rochon, député provincial de Saint-Louis; M.Lionel Ross, député provincial de Verdun; M.Paul Earl, député provincial de Notre-Dame cie Grâce; Mc Roger Ouimet, c.r.; M.Hector Lan-gevin, Mme Ida Cormier, vice-présidente deda Fédération des femmes libérales du Canada; Mme E.-S.Prévost, M.Réal Rousseau, M.R.F.Quinn, vice président du comité exécutif de la ville de Montréal; M.Paul Portelance, Me Maurice Trudeau, c.r., et M.Hector Caron.-— i — - LA F.A.T.FOSE SES CONDITIONS Philadelphie, 10 (A.P.).— La Fédération américaine du travail j vient de répondre à l'offre de fusion récemment faite par le C.I.O.en faisant savoir qu’elle n’accepte-ra d'union que sur une base per manente.Dans une lettre à son collègue du C.I.O, le président de la F.A T., M.William Green, dit ! conserver des doutes sur l'effica cité du projet d’action législative commune avancé par le président de la fédération rivale, M.Philip Murray, mais être quahd même prêt à tenter un rapprochement.M.Murray refuse toutefois de commenter la déclaration de M.Green ; avant d’avoir reçu son message.coulent à travers tout le territoire métropolitain, menacent de couper la ville en cinq ou six tronçons isolés les uns des autres.Ceci, dit-on, paralyserait complètement les opérations des milL taires et des volontaires civils qui travaillent sous la direction du brigadier Morton.32 ptods A 6 h., ce matin, la rivière avait atteint un niveau de 28 pieds et 11 pouces.On prévoyait une haus se d’encore au moins deux à trois i pieds.Cela donnerait un total de 32 pieds.Même à ce niveau, la par- ORDRE D'EVACUER TOUTE LA VALLEE DE LA ROUGE ; Winnipeg, 10.(C.P.) — Le, Gendarmerie Royal* vient de recevoir l'ordre d'évaquer an lieu sôr les derniers résidents de la vallée de le Riviér* Rouge, entre Winnipeg et le frontière international* canado-américaine qui n'a-valent pas encore quitté la région envahie par l'inondation.Il faudra recourir è des chaloupes et d'au -très «mbarcetions d* même nature pour cette évacuation, tes chemins de fer ayant tous interrompu leurs services et plusieurs routes pour automobiles étant «ntlèrement recouvertes par las «aux.tie centrale de Winnipeg et Saint-Boniface sera épargne.L’inondation se limitera aux régions basses de Winnipeg, à quelques banlieues et k quelques sections du quartier des affaires.Unités de réserve Le brigadier Morton a mobili sé hier les douze unités de réserve de l’armée, dans le district Plus de 3.000 militaires sont en devoir et combattent l’inondation Plusieurs ponts, traversant la ri vière Rouge, entre Winnipeg et Saint-Boniface ont été fermés à la circulation.Sur quelques-uns, on ne laisse circuler que les vé bleuies d’absolue nécessité.L’approvisionnement d’eau, qui vient de l’extérieur de I» zone inondée, est sauvegardé.Toutes les précautions sont prises et l’on a ajouté des quantités accrues de chlore à l’eau afin de prévenir toul danger possible de pollution Winnipeg a aujourd’hui plu sieurs des aspects d’une ville en guerre.Les travailleurs civils vo- lontairw A- Winnipeg sont les héros de la bataille.Hommes, femmes et eniants, par milliers, empilent les sacs de sable.Ville désorganisée Les théâtres et les tavernes sont fermés; les écoles également.Quant aux services téléphonique et télégraphique, on ne peut y faire appel qu’en cas d’extrême nécessité: H y a priorité.Dans certaines parties de la ville, la cir-culatum est étroitement surveillée et ne peuvent circuler que les véhicules autorisé*.Tous les hôpitaux encore ouverts sont congestionnés et l’on n'accepte que le» cas d’urgence.Aide Des avions civils et du C.A.R.C.transportent à Winnipeg des sacs de sable, des hommes, du matériel pour combattre la crue de» eaux en provenance de Montréal, Toronto, Ottawa, Calgary, Edmonton, Vancouver, Chiliwack, C.C„ et Minneapolis, Minn.Les dons en argent et les approvisionnements de bouche arrivent à la Croix-Rouge de toute» les parties du pays Lee offres d* secours affluent de partout.Mal» le problème le plus important e*t celui du logement de tous les évacués venus se réfugier dans 1* centre de Winnipeg.Il faut également vêtir ce* personne».H y a également un autre problème alarmant.L’eau s’élève autour des centrales d’énergie, me naçant tout je transport urbain, le» communications téléphoniques et les autres services publics.* * # Au département de météorologie de Winnipeg on prévoit pour aujourd’hui du temps clair, un ciel sans nuage, ensoleillé.Il fera plus chaud.La masse d’air froid qui s’est abattue sur l’ouest du pay» ces jours derniers «’est déplacée vers l’est.On prévoit du temps beau et plus chaud pour quelque» jours: 55 degrés à Winnipeg aujourd’hui.¥ * * Omaha, Neb., 10 (A.P.) — Le Dakota nord, le Minnesota et le Nebraska ont été également victimes d’une inondation qui a causé dix-sept pertes de vie et laissé sans abri des milliers de personnes.De l’autre côté de la frontière, au sud du Manitoba, 15,000 personnel sont sans foyer: 10,000 autres seront forcées d’évacuer les lieux d’ici quelques heures.MMe A.Gorneau décédée a Québec Québec, 10 (D.N.C.) — Nous apprenions hier soir la mort de Mlle Adine Garneau, tante de notre confrère René Garneau, chevalier de la Légion d’Honneur et secrétaire français de la Commission Massey.Mlle Garneau, qui est décédée à l'Hôtel-Dieu à l’àge de ; 66 ans, appartenait a l’une des fa milles les plus distinguées de : Québec.Elle laisse dans le deuil deux ! frères.M.Amable Graneau, de i Lotbinière, et M.Léon Garneau, de Tulsa, Oklahoma; une soeur, Mme Oswald Trépânier, de Qué-| bec; ses neveux et nièces, M.j René Garneau, Mme L.Gauvin, j MM.André et Gilles Garneau, M.Garneau de Villiers, le notaire Eugène Bernard, MM.Jacques Garneau et Guy Trépânier.Le Devoir prie notre confrère René Garneau et s* famille d’ac-; cepter l’expression de ses vives 1 condoléances /26e aéayr d&fyf&i OMyA&t SOULIERS • CHAPEAUX * ACCESSOIRES COMPLETS et PALETOTS pouvant ic porter immédiatement Ç^Max(Beauüais^ 385 rueSt-Jac(jUGS O.Le magasin pour hommes par excellence d Montréal Heures d'affaires : 9 a.m.è 5.30 p.m.tou» I*» jour», I» tamadi d» 9 h.a.m.1 1 htura.RETOUR DE ROME — C'ait é trois heures, hier après-midi, qua s'ast posé è Dorval la DC4 de Curtiss-Reid qui ramenait au pays une partie de la délégation au sacra da Son Exc.Mgr Paul Emile Léger, archevêque de Montréal.On sait que la cérémonie a au lieu è Rome la 27 avril dernier.On voit ci-dessus Mgr Albert Valait, p.a., v.g., directeur du comité diocésain d'Action catholique, M.l'abbé J.Signori, curé de Sainte-Joanno de Chantal, MM.LaPailtaur et Lussier, tous deux de Montréal.L'avion ramonait également, au nombre de sas 27 passagers, M.Jules Léger, secrétaire da M.Saint-Laurent et frère du nouvel archevêque, la conseiller Jean-Marie Savignac, représentant du maire de Montréal au sacra.Ma Jean-Victor Cartier, présidant du comité diocésain d'Action catholique, et autres.Plusieurs de ceux qui étaient partis sur la même avion, il y a plue de deux semaines, prolongent leur séjour an Europe.C'est une affaire de protection .miis un grand nombre en font une affaire de patronage.de charité déguisée.L'assurance incendie est un- "¦ 1 1 " * .- - - AU SENAT M.W.D.Euler préconise la fédération des signataires du pacte de l'Atlantique-Nord “Une route transcontinentale au Canada, c'était quelque chose d’ab-aolument impossible.Mais, malgré tout, nous construisons cette route comme nous avons construit bien d’autres choses, justement parce que nous avons au Canada de ces hommes qui ne comprennent pas la signification du mot impossi ble.En dépit de tous les obstacles et de tous les bons ccnseils d’amis sympathiques, ces hommes vont de l’avant et construisent une rou te transcontinentale canadienne.Et la première chose que nous saurons, nous aurons vaincu les difficultés.nous aurons passé à tra vers l'impossible." .C’est en ces termes que s’adres sait, hier midi, M.Romuald Bourque, maire d’Outremont, aux membres du Club St.George Kiwanis.M.Bourque est ancien président du Club St-Laurent Kiwanis et ancien gouverneur du district O.-Q.-M.“Aujourd'hui, dit le conférencier, le Canada atteint un autre sommet de son histoire.D y a quelque soixante ans, nous terminions notre premier chemin de fer transcontinental à force d'énergie.de détermination et de travail.“Présentement, nous construisons un autre transcontinental, PIERRE BRABANT A RADIO-CANADA Pierre Brabant sera entendu sur les ondes de Radio-Canada, aux deux prochaines émissions consa crées aux “Amis de l’Art.'’, soit les 13 et 20 mai, A 1 h.30 p.m.Pierre Brabant a inscrit à son programme deux oeuvres de Liszt: Consolation, en mi, et Funérailles, extrait des harmonies poétiques et religieuses t Différend chez les employés des arsenoux de Québec Québec, 10 (Spéciale).— La mésentente qui existe présentement entre les autorités de Canadian Arsenals à Québec et leurs employés, il savoir si des négociations collectives de bonne foi peuvent avoir lieu entre les parties, malgré qu'un ordre en conseil exclue les employés de cette compagnie, doit et devra sc clarifier le plus tôt.dé- I dare M.René Harmégnies, direc- ~ “ leur de l'organisation pour la C.T.C.C.Car.a-t-il dit, la C.T.C.C.ne peut concevoir et ne peut approuver que le gouvernement fé déral puisse nier le droit d associa-1 tion aux employés des Arsenaux de Québec en matière de salaire et conditions de travail.¦ Une importante assemblée des emplovés de Canadian Arsenals | doit avoir lieu ce soir, ^u Palais : Montcalm.Une resolution sera pre- ! écriture doivent noua envo^«r une page sentée aux fins de demander l’in* j érrtt* de leur main accompagnée de la fervent ion d’un conciliateur du mi* voname de cinquante sous Les person* lervenuon a un tuiRmnitui nw QUt désirent une réponse persou ni itéré du travail.D autre part, la , nejje efc pit,« élaboré* doivent envoyer C.T.C.C.a requis les services d'un | deux dollar» Le» rethlae* *e font eu avinour loyal Hans pptle affaire en bonB d* m*t* et non en monnaie Les aviseur legal dans ctue auaiie, en ,ettrrï rint.ent être adreesêe* * Ornphn- mais cette fois, de la route, ce qui permettra aux Canadiens et aux Américains de franchir en automobile de* centaines et des centaines de milles à travers le plus beau et le plus fascinant pays du monde.“Bien sûr, que cette route trens continentale était quelque chose d’impossible.T! ne pouvait y avoir une route transcontinentale en Alberta et en Saskatchewan : il faut en tout premier lieu penser aux fermiers et dépenser tout l’argent pour des routes secondaires nécessaires.Autre obstacle en Ontario : en construisant une rou te transcontinentale on passerait outre certaines villes importantes.Ef on ne peut non plus avoir une route transcontinentale dans le Québec à cause d’une de ces pe tites raisons particulières qui fait de cette province l’endroit char mant et imprévisible que nous connaissons."Ainsi vous voyez, continue M.Bourque, la route trans-canadien ne est quelque chose d’absolument impossible.Mais, encore une fois, nous marchons contre les obstacles parce qu’il y a au Canada de ces hommes pour qui le mot im nossible n’existe pas, et nous cons truisons notre route transcontinen taie justement parce qu’on la di sait impossible A construire.El le première chose que nous saurons, nous pourrons traverser, en automobile, tout le continent, d'un océan A l'autre.“Aux Etats-Unis, les automobilis tes américains doivent passer d’une route à l’autre pour accomplir un voyage transcontinental: mais vous pouvez être assurés d’une chose, poursuit le conféren cler : il arrivera un temps où les Américains franchiront la frontiè re afin de venir voir cette route merveilleuse que l'on disait impossible A construire.“Il y a une chose que nous de vrions essayer de surmonter au Canada : .nous sommes si peu nombreux que l’on ne peut se permettre de se diviser.Nous ne devrions pas nous permettre non plus de penser en termes locaux ou provinciaux.Nous sommes maintenant une grande nation et nous devrions commencer A\penser et à agir comme telle: cela implique que nous devons oublier plusieurs de nos mauvaises habitudes, telles ; que préjudices raciaux et égoïs me économique.” Le problème mondial de I* paix 8 p.c.sur Le sénateur Bouffard défend la taxa de la margarine Ottawa, 10, (D.N.C.) — Le Sénat a discuté, hier, deux résolutions fort différentes, toutes deux proposées par l'hon.W.D.Euler, libéral d'Ontario.La première, porte sur le problème mondial de la paix.La seconde, sur la taxe de vente de 8 pour cent, imposée à la margarine.Sur le premier sujet, le sénateur Euler lui-rtiême a ouvert le débat par un grand discours pour demander l'appui du parlement canadien à un projet de conféren- teur, ce qui n’en vaut guère la i considérable qu’on le dit à l’a, peine, croit-il.D’autre part, dit M.Bouffard, beaucoup d'articles, tels que le café, le thé, le sel, les céréales, les fruits, le sucre, les médicaments, les produits textiles et autres, qui sont, A son avis, beaucoup plus importants que la margarine pour le consommateur, sont soumis à la taxe de vente ou à des droits de douane ou aux deux A la fois.Il juge que ce serait bien plus important de faire campagne pour soustraire ces produits-lA, plutôt que ce mondiale qui aurait pour but ' 1* margarine, aux impôts qui en d'étudier la possibilité de réunir augmentent le prix en une fédération, les pays signataires du Pacte de l’Atlanti-que-Nord, dans l’espoir d’étendre plus tard ce groupement à toutes les nations extérieures au rideau de fer.Sur le second sujet, le débat i Le sénateur québécois dit n’avoir d’autre part, aucune assurance que les producteurs feraient bénéficier les consommateurs de la totalité de l’économie que représenterait la suppression de la taxe dure déjà depuis plusieurs séances.Le Sénat a entendu hidr, l’hon.Paul-Henri Bouffard, libéral de Québec, prendre vigoureusement la défense de l'industrie laitière contre ceux qui veulent répandre davantage l’usage de la margarine au Canada, et l’hon.T.A.Crerar, libéral du Manitoba, prendre l’attitude opposée dans un éloquent plaidoyer en faveur de la liberté du commerce et de la libre concurrence.Avant ce double débat, la Chambre-haute avait accueilli un nouveau membre, dans la personne de l’hon.Charles G;-Hawkins, libéral L’économie réalisée sur la mar garinc représentèrait au maximum $1.par année, par famille.La suppression de la taxe de vente sur les produits textiles représenterait une économie de $8.par année pour chaque famille qui dépense $100.seulement pour l’achat de vêtements.Cela parait beaucoup plus appréciable au sénateur Bouffard.D'autre part, mêm% avec la taxe de vente, le commerce de la margarine a déjà suffi, en un peu plus d’un an, à faire une concurrence très préjudiciable à l’industrie laitière.En outre, dit le sénateur de Québec, la margarine impose au de Nouveüe-Ecossq, nommé séna-J beurre,’produit essentiellement ca- Granta-analyse du "Devoir" par Mark Ellery, B.A., C.G.A.la personne dp Mc Guy Roberge, de Québec.La Canadian Arsenals est représentée, en la circonstance, par Me Gérard Lacroix Avis de décès MON AT.— A Montréal, le 8 mai 1050, A l'Age de 84 ans, est décédé Arthur-J.Monat, époux de Lucette Massue, demeurant au No 20 ouest, boul.St-Josoph.Les fu nérailles auront lieu jeudi, le 11 courant.Le convoi funèbre partira des salons mortuaires J.-S.Vallée, Ltée, 5310, av.du Parc.A 8 h.30 pour se rendre A l’église St-Enfant-Jésus du Mile-End.où le service sera célébré à 9 h.Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de sépulture.MOREAU.— A Beauharnois, le 9 mai 1950, A l'âge de 70 ans, est décédée Mme J.-Wilfrid Moreau, née Primeau (Rose), épouse de feu Wilfrid Moreau.Les funérailles auront lieu vendredi, le 12 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure, No 41-A, rue Ellice, à 9 h.30, pour se rendre è l’église paroissiale, où le service sera célébré à 10 h.Et de là au cimetière du même endroit, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.ACHETEZ VOS rtECRS ICI La Patrie Fleuriste 168 est, Ste-Catherin* UvTtktaoo partout dlr*ct*-m«nt d* notr* wno-shaud*.PL.1786.1717 fccuut»?le Jeuflt CH.L.P t2 h.25 12 h 10 I0?o d'escompte aux communautés religieuses.nnslyse."Le Devoir ca*e postale 500 Place d'Arme*.Montréal.Pellican sympathique.— Vous ôtes impulsive et sentimentale.Fondamentalement, vous êtes spontanément affectueuse et sympathique, soumise aux fluctuations de votre coeur.Tantôt mélancolique et morose: tantôt gaie et enjouée.Par ailleurs, vous vous efforcer, de vous envelopper de mystère; vous vous appliquez à la réticence et à la discrétion; vous limitez le nombre de vos amis.Parfois, vous inventez des raisons d’étre blessée, et vous craignez que l’on ne se mêle de ce qui vous regarde personnellement, De plus, vous flirtez ave; l’impatience et l'entêtement.Enfin, votre “self-eonsdousness” vous rend hésitante et inquiète, A | cwtai-ns moments.Par elle, vous craignez de vous tromper; ou encore, vous n’ouhliez pas aisément vos pecadilles.Tout cela modifie votre expressivité .Vous êtes très fière et distinguée; remplie de hautes aspirations, et ambitieuse.Vous éprouvez un immense besoin d’acquérir et de posséder; vous êtes néanmoins fort généreuse.Vous poursuivez vos ambitions avec la clairvoyance de votre sens pratique; avec persistance et optimisme.Parfois très consciencieuse et soignée; par-fois moins attentive et plus indifférente.Certains détails vous importunent; la routine et l’uniformité vous ennuient.Vous aimez l’activité physique et le changement.Songez A mieux ordonner vos intérêts et vos occupations; vous avez de la méthode et du latent pour l'organisation.Quand un sujet vous intéresse, votre esprit devient chercheur et curieux.En général, il procède avec plus de lenteur; car il est surtout créateur et structural.GrAee A lui, grâce à votre rythme et A votre sens de proportion dans les lignes, vous êtes en mesure de réaliser des oeuvres où éclateront votre adresse et votre dextérité.La façon traditionnelle de Fêter DOLLARD le 24 mai, c’est ae porter a la boutonniere La Rose de Dollard symbole de ralliement de tout un peuple La Librairie d'Action Nationale 422 est, rue Notre-Dame, Tél.: MArquett* 2837 Dépositaire des roses DE LA ROSERAIE NATIONALE teur, la semaine dernière.M.Hawkins fut présenté à ses collègues par les bons.Wishart MCL.-Robert-son, leader de la Chambre-haute, et J.A.McDonald, libéral de la Nouvelle-Ecosse.Après avoir prêté le serment d’office, et signé le registre de la Chambre, le nouveau sénateur alla prendre son siège.Au début de la séance, le Sénat a aussi reçu de ses comités deux bills du gouvernement qu’il a approuvés en lecture finale.TI s’agit du projet, de loi qui modifie certains points de la frontière entre les provinces d’Ontario et du Manitoba, et du bill annuel, pour nommer les vérificateurs de la comptabilité des chemins de fer nationaux du Canada.Le sénateur Euler En ouvrant le débat sur sa première résolution, le sénateur Euler dit que le but qu’il se propose c’est de contribuer à la paix du monde.Il veut engager le Sénat è ap prouver un projet de conférence, déjà proposé aux deux Chambres du Congrès des Etats-Unis, qui réunirait les 14 signataires du pacte de l’Atlantique Nord, pour étudier le projet de constituer entre eux une union fédérale.Le sénateur de Waterloo n’ignore pas que cela pose de nombreux problèmes, comme ceux de la défense, de la monnaie, de la taxation, des migrations de population, de la législation du tarif douanier.Mais il ne veut pas que l’union qu’il propose ne soit qu’une alliance défensive.11 veut une fusion politique et économique dos nations occidentales, avec l'intention d'en faire avec le temps une fédération mondiale qui grouperait tous les pays, à l’exception de ceux du rideau de fer.Il croit que cet.ideal n’est pas illusoire et que ce qu’il appelle la logique des événements finira par imposer aux nations, la nécessité de s’unir pour survivre.Le projet de M.Euler est celui d’une fédération en bonne et due forme.Il prend la confédération canadienne pour modèle et décla re que, selon son plan, les citoyens de France, d’Australie, du Canada, des Etats-Unis, et des autres pays, seraient citoyens du monde au même titre que les habitants de la province d’Ontario sont citoyens du Canada.“Il y aura toujours danger de guerre tant que les nations maintiendront leurs souverainetés jalouses", dit-il, ajoutant que l’histoire démontre que les alliances ne préviennent jamais les guerres, pas plu^ que ne l a fait la Société des Nations, à cause de la règle de l'unanimité et de l'absence de tout pouvoir exécutif, pas plus que ne peut le faire l’organisme des Nations Unies avec le droit de veto.Après avoir cité de nombreuses 1 personnalités de renommée mondiale qui ont approuvé cette idée en principe.M, Euler admet que le projet qu'il propose ne se réalisera : pas en un jour.Et c’est A ce mo- i ment qu'il déclare que “le Canada, exemple vivant d’une fédération qui « réussi, devrait faire tout ce qu’il peut pour promouvoir la réalisation de cef idéal.” Il rappelle qu’il a lui-même, dans d'autres débats, déjà effleuré ce sujet et que.tout récemment, l'hon.L.-A.David, libéral de Montréal, y a consacré un grand discours au Sénat.Il espère qu’un débat en bonne et due forme contribuera A attirer davantage l’attention de l’opinion publique sur cette question et que l’approbation de sa résolution par les deux Chambres du Parlement canadien encouragera les Etats-Unis à convoquer une conférence dans le but d'étudier ce projet.Déclarant qu’il se proposait d'appuyer la résolution du sénateur Euler, l'hon.T.A.Crerar ajourna le débat sur ce sujet.La margarine En reprenant le débat sur la margarine, le sénateur Bouffard déclare que si le principal argument de M Euler, pour faire supprimer la taxe de vente sur la mar garine consiste à vouloir faire baisser le prix de ce produit, cet argu ment ne présente aucune valeur pratique.Car la suppression de cette taxe ferait baisser le prix de la margarine de 3 cents tout au plus, probablement de 2'ï cents seulement.Cela, dit-il, représente rail une économie moyenne de 50 cents par année, par consomma culture, car, dit-il, la production du beurre n’est qu’une partie relativement minime de l’industrie laitière, dont l’objet principal est la production du lait liquide, puis du lait sous diverses formes ainsi que du fromage.M.Crerar est opposé à la taxe de vente d’une façon générale et trouve IA une raison de plus d’ap puyer la proposition d’en exempter la margarine.L’accroissement des ventes de la margarine dé montre, selon lui, que ce produit moins cher a été d'un grand secours pour la classe ouvrière.Le sénateur manitobain continue son discours par un plaidoyer en faveur de la liberté du commerce et de la libre concurrence.Il dit que les agriculteurs récla ment la liberté du commerce et le libre échange lorsque cela fait leur affaire, comme dans le cas des instruments aratoires, et qu’ils doivent aussi l’accepter pour les autres.Il s’élève contre les groupes qui cherchent A exercer des pressions sur les gouvernements au nom d'intérêts particuliers.Le débat a été ajourné à cet après-midi par l’hon.J.W.Stam baugh, libéral d’Alberta, qui revendique pour les agriculteurs le droit de faire valoir leur point de vue auprès des gouvernements.Le maire de Genève chez le maire Houde Hier midi, le maire Houde a accueilli A ses bureaux de la mai rie.son collègue de Genève, M le maire Fernand Cottier.M.Cot tier est l’hôte de la Fédération ca nadienne des maires et des muni cipalités et sera l'un des principaux conférenciers au congrès de la Fédération qui se tiendra A Saskatoon au début de juin.M.Frédéric Kaestli, consul général de Suisse à Montréal, et M.Michel Chevalier, de la Fédération canadienne des maires, accompa gnaient M.Cottier.Hôte de la Commission métropolitaine A 1 h., A l’hôtel Windsor, M.Cottier était l’hôte d’un déjeuner que lui offrait la Commission métropolitaine sous la présidence de M.J.-O.Asselin.On y remarquait les commissaires métropolitains, la plupart des maires de la région métropolitaine, et quelques autres invités.A l’issue du repas, M.Cottier, sur l’invitation du président Asselin, a expliqué en quelques phrases lumineuses toute l’économie de la Suisse, ainsi que son mécanisme politique.M.Horace Boivin, maire de Grtnby, et président de l’Unioti des municipalités de la province de Québec, a remercié M.Cottier.M.Cottier se rend aujourd'hui A New-York où il assistera A la conférence des maires américains, à titre de porte-parole de l’Union des villes suisses et de l’Union internationale des villes.A RIMOUSKI Le Palais de Justice serait établi temporairement à l'Ecole du Commerce Toutes les archives qui étaient dans les voûtes sont sauvées — Des srchitectes sont rendus sur place pour préparer la raconstruction Rimouski, 9 (D.N.C.) — On apprend, de source officieuse, que le Palais de Justice de Rimouski serait établi temporairement à l’Ecole de Cortmerce.Par ailleurs on nous assure que tous les documents, actes de justice et minutes de jugements ont été conservés intacts dans les voûtes.Les archives conservées étaient celles du bureau d’enregistrement, du shérif, du protonotaire, du geôlier, les greffes de la Paix, les greffes de la Cour de magistrat, les greffes de la Cour supérieure.La police des liqueurs et la Sûreté provinciale avaient aussi leurs bureaux au Palais «e justice.Tous leurs documents ont été conservés.Notons cependant que tout ce qui était en dehors des Voûtes a été complètement détruit.Dans les voûte» mêmes, les archives.Reunion «JCS étaient un peu jaunies par la chaleur de l’incendie.A l’Ecole de Commerce, six classes seraient mites A la disposition de la justice.Les audiences de la Cour de magistrat y seraient également tenues.Des architectes du gouvernement sont A Rimouski où ils étudient la possibilité de reconstruire le plus tôt possible, le Palais de justice et la prison.Notons que par une curieuse coïncidence, la maison du juge Amédée Caron a été épargnée par les flammes, alors qu’elle se trou vait en plein coeur du foyer de la conflagration.* * * Nous apprenons à Montréal qu’il existe un double de la plupart de ces documents grâce i l’Institut généologique Drouin qui a microfilmé tous ces documents en 1943.M.Drouin «’’apprêtait justement d’offrir aine autorités les moyens de récupérer ces archives si elles avaient été dé-triutes.jeunes notoires L’Association des jeunes notaires tiendra une réunion ce soir, à 8 h.30, au Cerfcle universitaire.• -i : .M.Marcel Pasquin, directeur général adjoint du Crédit foncier, donnera une conférence sur 1» crédit foncier.nadien.la concurrence d’un pro duit fabriqué avec des huiles qui sont importées de l’étranger dans une proportion de 90 pour cent.Et celles de ces huiles qui sont achetées aux Etats-Unis, ajoute-t-îl, nous coûtent cher en dollar» américains dont nous sommes pourtant à court.Il ajoute même que des fabricants de margarine refusent d’employer des huiles canadiennes qui leur coûteraient meilleur marché pour acheter de préférence des huiles provenant des Etats-Unis.Un autre résultat de la mise de la margarine sur le marché cana-dien, c’est que le gouvernement se voit forcé d’acheter le surplus do beurre et que cette opération nous coûtera probablement, cette année, un million de dollars qu’il faudra payer en impôts.A son avis, cela ne justifierait guère la suppression de la taxe de vente sur la margarine.Le moment serait donc mal choisi, à son sens, pour ajouter au dommage que le commerce de la margarine a déjà causé à l’agri culture en général et à l’industrie laitière en particulier.Le sénateur Crerar Le sénateur Crerar réplique que l’industrie de la margarine n’est pas la seule A importer sa matière première des Etats-Unis.C’est aussi le cas de l’industrie textile et de plusieurs autres.Il n’admet pas que le commerce de ta margarine fasse un tort si Dubé écope de 2 ans de prison Henri Dubé et Armand Lebeau, sans adresse au dossier, ont reçu des peines d’emprisonnement res pectives de deux et un mois d’em prisonnement.Les deux accusés se sont reconnus coupables de tentatives de vols dans un magasin de la rue Craig Le juge Marin s’est montré sévère dans le cas de Dubé parce que ce dernier en est A sa troisième offense.HOPITAL MICHAUD OflUMMONDVILU Petites Annonces DEMANDE D'EMPLOI Docteur en droit International.34 nna.longue expérience en lois, arrivant de Parla en quelques mots, désire position sérieuse comme aviseur légal ou semblable.Ecrire à case 113, ‘Le Devoir".11-5-30 LOGEMENT A LOUER Logement neuf à louer.999.rue Rockland.3 pièce» chauffées, fenêtre dans toutes le* pièces, grande cuisine, finition moderne, visible de 8 heures du matin à 8 heure» le soir 13-3-30 TARIF Annonças classifiées "La Devoir'' - BEIair 3361 430-434 Notre-Dame est LvmrminOea prises luaqu a 10 a.a m pour l» Jour même.Pour le samedi luaqu’A 4 h le tendredl précédenti I cent la mot; Mo minimum comptent Annonces facturée* lise la mot minimum 40c Ann -nces aeml-veUettea icaraetére* de diffèrent»» grosecur» ou Inden-tée* ato t Tarif fourni sui demande (Variant de 3.s v la ligne fureur* agate - 14 Usnea au pouce aur imr col ) **inn la nombre dlnaartlon* Nnlseancoa service*, aamot* anniversaire» Rrano-messe».remerciement* pour condoléance* etc, 3 cent» la mot.minimum S3 cent», risncallle* prochain» mariages j can's la mot minimum tl 00 i4a-arrtlnn COLLEGE SAINTE-MARIE • Pour les élives de 7e année et parfois de 6e.• Dix bourses de $50 aux dix meilleurs can-CONCOURS didats.D'ADMISSION • Ces bourses peuvent être conservées tout le cours pourvu que l’élève obtienne 75% des points sur l’ensemble dé l’année.DATE DU CONCOURS : la samedi, 13 moi 1950, à 9 heures a.m.au COLLEGE SAINTE-MARIE 1180, rue Bleury LA.5125-5126-5962-5964 POUR GARÇONS de 10 à 20 ans (AMPDUUCiEAN-JEUNES .VENDEE, P.Q.DANS LES LAURENTIDES, près du LAC CAMERON Site enchanteur, Lac privé.Excursions — Canots — Chaloupes — Natation — Bonne cuisine.Réservation de deux semaines au moins $15.00 par semaine, du 2 JUILLET au 29 AOUT Prière d'adresser les demandes avant le 20 juin aux abbés R.REMILLARD ou J.-L.BOURDON, Séminaire Saint-Jean, SAINT-JEAN Tél.: 875 il DE PEUR D’ETRE CONVAINCU nous écrit du bas de un lecteur Québec .r "A l’assemblée des directeurs de notre société, y ai proposé que l’on vous donne la somme de $Î0.en pesant et en appuyant sur le fait que votre journal est foncièrement catholique., Je fus surpris de voir un directeur qui ne vous lit certainement pas de PEUR D’ETRE CONVAINCU, se lever et proposer que la souscription soit portée à $ 100., ce qui fut accepté à l’unanimité.” ^ Le DEVOIR possède un grand nombre d’amis, même parmi les gens qui refusent de le lire, de peur d’être convaincus.Car il en est du Devoir comme des remèdes amers.On n’aime pas les prendre ; on peste contre le médecin qui les prescrit et le pharmacien qui les prépare.Mais quand le mal devient trop fort, on se pince le nez et on les avale.Le Devoir est un dépuratif qui nettoie le sang de l’organisme social.Il faut du courage pour l’avaler, mais quand on y est habitué, on ne peut plus s’en passer.Beaucoup de gens qui ne lisent jamais LE DEVOIR, DE PEUR D’ETRE CONVAINCUS, souscriront et feront souscrire à la campagne du quarantième anniversaire.Objectif: $50,000.LES AMIS DU DEVOIR 434 «u, rut NOTRE-DAME, MONTREAL .- MA tl S6 Membre de la Canadian Press et de la Canadian Daily Newspaper Association LE DEVOIR Tirage certifié par l'Audit Bureau of Circulations Lucien Cabane reçoit une sentence de 20 ans d'emprisonnement Lucien Cfebana s’est vu imposer une sentence exemplaire de 20 ans d’emprisonnement, n comparaissait devant le juge Armand Cloutier sous l’accusation d’avoir commis le vol à main armée de $2.700, perpétré il y a deux mois Cabana avait d’abord plaidé cou- Eable devant le juge René Thé-erge, la semaine dernière.L’in culpé avait décidé de modifier son plaidoyer sous prétexte qu’il possédait un alibi parfait.Le juge Cloutier n’a pas hésité à lui imposer cette sentence.Il a déclaré au moment de la prononcer : “Je ne peux accepter la preuve d’alibi que vous présentez au- tribunal.La confession que vous avez faite aux limiers de la sûreté, et la corroboration des témoins de la Couronne sont si précis et concluants que je dois écarter votre dernier plaidoyer comme de mauvaise foi.Je pourrais vous condamner à l’emprisonnement à vie et au fouet, mais la société sera, je l’espère, suffisamment protégée contre vous avec une sentence de vingt ans.” Dorcitiages de $75,000 dans l'incendie de la buanderie Riendeau la buanderie Emile Riendeau Ltée, située à 2060, rue Harmonie, n’est ce matin qu’un amas de ruines, du moins à l’intérieur.Le deau, a déclaré que le sinistre avait gérant de la firme, M.Emile Rien-causé une perte nette d’au moins $75,000, et mettait à pied plus de 200 employés.Le secrétaire, M.Pierre Riendeau, a aussitôt pris des mesures pour assurer un service de compensation à la clientèle et continuer de répondre aux appels de service.¦ mm mmmwÊmlB i/auqit oureuu or v^ireuiunuira MONTREAL, MERCREDI 10 MAI 1950 - La situation s’aggrave toujours à.„ Les trains ont cessé de circuler depuis hier soir — 25,000 personnes sont Les trains ont cessé de circuler depuis hier soir — 25,000 personnes sont chassées de leurs foyers—La rivière Rouge atteint un niveau de 29 pieds.— Nouvelle hausse de 2 à 3 pieds Winnipeg, 10, (C.P.) — La rivière Rouge a coupé aujourd'hui k dernier lien dans sa vallée, entre Winnipeg et la frontière.Pour la dernière fois, hier soir, et d'ici la fin de l'inondation, les trains du chemin de fer Pacifique Canadien ont circulé.Ceux du Canadien National, près de le rivière, ont été coupés à Emerson, près de la frontière, depuis près d'une semaine.Les routes ont été fermées à des douzaines d'endroits.LE .DEBORDEMENT DES EAUX A L’INTERIEUR DE WINNIPEG^ — L« quartier des affaires de Winnipeg, comme on le voit ici, n’est guère è l’abri das inondations qui ont déjè racouvert la pista do coursas do Whittier Park, de l’autre côté do la Rivière Rouge.Sur cette piste, seuls surnagent, è l’avant-plan, les toits des écuries.Le fleuve, débordé, est présentement en train de diviser la villa an plusieurs quartiers isolés l’un de l'autre par l'eau.(Cliché C.P.) Sympathies des Chevaliers de Colomb A Son Excellence Mgr Georges Courchesne, Archevêque de Rimouski, Palais archiépiscopal, Rimouski, P.Q.Excellence, L’Exécutif d’Etat des Chevaliers de Colomb de la province de Québec, réuni à Montréal, en assemblée spéciale, vous présente respectueusement en votre qualité de père spirituel de la population de la ville, de Rimouski et du village de Cabano, les sympathies les plus profondes des officiers de nos 165 Conseils et des 63,000 membres de notre Ordre, en cette province, à l’occasion des désastreux incendies qui viennent d’éprouver si cruellement ces populations.Nous vous offrons en même temps notre coopération la plus entière pour l’organisation de secours en faveur des victimes de ces deux effroyables désastres.Nous vous assurons de nos ferventes prières pour qu’il plaise à la Divine Providence d’adoucir le sort des sinistrés.Nos humbles services sont è vo-trç entière disposition et nous vous réitérons, avec nos condoléances les plus sincères, l’expression de nos hommages les plus respectueux.Le Juge T.-A.Fontaine, Député d’Etat des Chevaliers de Colomb de la province de Québec.Montréal, 9 mai 1950.Les secours, aux sinistrés viennent de toutes parts L'épiscopat québécois adresse un message de sympathie à Son Exc.Mgr Courchesne — Le comité de secours, présidé par l'hon.Rivard, reçoit de nombreuses souscriptions — Aide aux sinistrés du Manitoba Service d'éducation familiale Saint-Vincent-Ferrier Demain soir, le 11 mars, à 8 h.30, M.l’abbé Gérard Lalonde prononcera une conférence intitulée “Mon mari ne comprend pas; ma femme est indéchiffrable”, à l’occasion de la réunion des membres du Service d’éducation familiale.Cette réunion aura lieu au sous-«ol de l’église St-Vincent-Ferrier, angle des rues Jarry et Henri-Julien.Tous sont cordialement invités.Il y aura programme musical offert par des artistes locaux.Un prix de présence sera tiré et le tout sera couronné par une manifestation h l’occasion de la Fête des Mères, au cours de laquelle 10 mamans recevront un cadeau.L’entrée est libre.Des témoignages de sympathie et des contributions de secours continuent d’arriver aux sinistrés du Québec et du Manitoba.De tous les coins du Canada et de plusieurs villes des Etats-Unis affluent vers Rimouski, Cabano et la région de la rivière Rouge les envois de vivres, les équipes de volontaires et des fonds de secours.Un mouvement unanime de sympathie se dessine dans tous les milieux en faveur des sinistrés des incendies et de l’inondation.Voici les principaux gestes signalés jusqu’ici ; Rimouski et Cabano Québec, 10 (D.N.C.) — L’épiscopat québécois, réuni hier à Québec, a adressé un témoignage de sympathie à l’archevêque de Rimouski, Son Excellence Mgr Georges Courchesne, dont la ville a été •'si lourdement frappée en fin de semaine dernière par la conf lagration qui a causé pour plus de $20,000,000 de dommages.Leurs Excellences les archevêques et évêques de la province de Québec ont prié Leurs Excellences Nosseigneurs Courchesne et Parent de présenter leur sympathie à leurs ouailles et de les assurer de compter sur de prochains secours.Le message est signé par Son Excellence Mgr Orner Garant, secrétaire de l’épiscopat québécois.Québec, 10 (D.N.C.) — Les messages continuent d’affluer aux bureaux du premier ministre Maurice Duplessis pour le prier de faire parvenir aux sinistres de Rimouski et de Cabano les témoignages de sympathie dans le grand malheur qui les frappe.Après le message de l’hon.Leslie Frost, premier ministre de l’Ontario, parvient celui du premier ministre du Nouveau-Brunswick, M.J.B.MacNair.Ce dernier exprime sa profonde sympathie à la population si durement frappée par le sinistre de la fin de semaine.Québec, 10 (D.N.C.) — Du bureau du solliciteur général de la province, l’hon.Antoine Rivard, a été émis de bonne heure cet après-midi le communiqué suivant: « L’hon.Rivard a dépêché d’urgence sur les lieux sinistrés de Cabano des hommes de la Sûreté provinciale et de la police de la route.Le solliciteur général a également autorisé le brigadier Allard à se rendre sur les lieux avec un détachement de militaires pourvus d’équipement pour combattre le feu.Des médecins, des infirmières et des médicaments seront en mesure de porter secours à tous les victimes des incendies.De son côté, le ministre de la colonisation a dépêché de Québec plusieurs camions chargés de tentes, de poêles portatifs et de matériel de premiers soins aux blessés.Les hommes, accompagnés par le sous-ministre Stanislas Begin lui-même, sont encore munis d’appareils de radio récepteurs et émetteurs.(Par la Canadian Press) Des secours sous toutes les formes commencent d’affluer vers les régions si durement affectées par les sinistres récents.Après l’aide promise du gouvernement fédéral et de plusieurs provinces, les forces armées, les organisations nationales et les groupes privés ap- Eorient de toutes parts des contri-utions en vue de effets du désastre.le conjurer les Aucune compilation officielle ne peut encore être établie, mais des nouvelles partielles commencent de donner une bonne idée du mouvement de sympathie qu’a soulevé les sinistres causés par l’incendie.La Colombie canadienne vient de prélever sur ses fonds spéciaux de secours d’urgence la somme de $20,000 à être envoyée aux victimes de Rimouski.• Le premier ministre Maurice Duplessis vient d’annoncer la formation d’un comité spécial pour recueillir les fonds de secours expédiés aux sinistrés de Rimouski.Les activités du comité ont débuté avec le don anonyme d’une somme de $50,000.Des envois de vêtements par la Croix Rouge et l’Ordre des Filles de l’Empire; le don de 100 poêles électriques de Montréal; l’expédition de lits et d’appareils par le ministère de la colonisation; un envoi de 10,000 livres de pom mes de terre de Montréal : voilà les premiers secours à signaler.Plusieurs villes des Etats-Unis ont envoyé un message de sympathie et promis de venir en aide matériellement aux victimes de Rimouski.Les Chevaliers de Colomb de New Haven ont envoyé la somme de $2,000 aux fonds de secours des Chevaliers de Colomb de Québec.Le maire de Buffalo a offert aux victimes de Rimouski toutes les ressources de fopds de secours de la ville.Une campagne de secours a été inaugurée à Lewiston, et plusieurs volontaires des Etats Paraîtra après-demain Histoire du Canada français Toms I par Lionel GROULX, ptre "La première Histoire du Canada" depuis Carneau Trois cartes géographiques originales $2.00 l'exemplaire Edition spéciale, (papier et couverture de luxe, numérotée et autographiéa par l'auteur) : $3.50 l'exemplaire.L'ACTION NATIONALE 422 1ST, RUE NOTRE-DAME MArquette 2837 du Maine et du Vermont sont en route vers les lieux sinistrés.On apprend par ailleurs qu’une réunion spéciale de la section de Montréal de l’Association des marchands détaillants du Canada, tenue a l’hôtel Mont-Royal, a lancé l’invitation à tous les associés de donner généreusement aux victimes de l’incendie.Un léger avion amphibie a commencé hier soir d’effectuer des envolées de secours de Montréal à Rimouski.Il apportait pour premières cargaison plus de 1,800 livres de vivres et 11,000 boites de cigarettes.L’avion a été fourni par la Carling Brewery et chargé de vivres par la Carling, la Cie Catelli, les magasins Dominion.Les cigarettes avaient été fournies par l’Imperial Tabacco.L’avion doit accomplir deux envolées par jour aussi longtemps que les secours seront expédiés à Rimouski.Le pilote doit aujourd'hui tenter de trouver une piste d'atterrissage autour de Cabano pour ensuite y transporter d’autres secours.La région de la rivière Rouge (Par la Canadian Press) Tandis que les eaux continuent de monter dans la région inondée de la rivière Rouge, et que les volontaires travaillent d’arrache-pied à consolider les digues improvisées, des messages de sympathie at des secours en nature viennent de toutes parts.Le conseil de ville de Rimouski vient de voter un témoignage de profonde sympathie à l'endroit des sinistrés de la région de Winnipeg.Le conseil est d’avis que tous les surplus de fournitures qui lui se ront expédiés soient retournés à Winnipeg secourir les victimes de l'inondation.La Colombie canadienne vient de voter à même son fonds spécial de secours d’urgence la somme de $50,000 à être affectée aux sinistrés., Des chars complets de sacs de sable expédiés de Montréal, Halifax, et Toronto, sont actuellement en route vers Winnipeg.La Saskatchewan et le Québec viennent d’expédier d’énormes quantités de chaussures, d’appareils de communications téléphoniques, de couvertures, de vêtements et autres fournitures.Un train spécial de Résina est en route vers Winnipeg, apportant une cargaison considérable de vi-i vres et d’appareils de chauffage.Winnipeg, 10 (C.P.) — La situation s'aggrave d’heure en heure à Winnipeg.Les eapx de la rivière Rouge et de ses affluents continuent toujours de monter, dépassant tout niveau jamais atteint L’armée, sous la direction du brigadier R.E.A.Morton, a demandé, hier soir, à la population de toutes les parties basses de Winnipeg, d’avoir à évacuer leurs maisons et de se réfugier dans le centre de la ville.Cet exode frappe les habitants de Saint-Vital, au sud de Winnipeg.Le total des personnes chassées de leurs foyers s’élève maintenant à environ 25,000 Loger et nourrir tous ces évacués devient un énorme problème.Des réfugiés affluent continuellement de tout le bassin de la rivière Rouge menacé par la crue des eaux.Les maires des différentes municipalités sont d’avis que toutes les personnes qui peuvent quitter Winnipeg doivent le faire immédiatement.Le brigadier Morton, qui dirige les opérations militaires en marge de l’inondation, doit officiellement annoncer un plan aujourd'hui.A l’aube, ce matin, les postes de radio ont fait appel à tous les chauffeurs d’automobile, de camion ou de taxi; on a demandé à chacun de se rapporter le plus tôt possible au quartier général afin que le brigadier Morton sache sur combien de véhicules 11 peut compter pour transporter les victimes de l’inondation ou les travailleurs.Cela ferait partie du programme d'évacuation volontaire.Exode Hier soir, le tableau était vraiment pathétique : l'évacuation en masse de Saint-Vital commençait et l’on pouvait voir hommes, femmes et enfants fuir avec leurs objets les plus précieux, quelques vêtements et des provisions de bouche.Il ne s'agissait pas toutefois d’une retraite d’urgence.Le maire Elswood Bole prévoit que l’inondation aura lieu graduellement.Vendredi, Saint-Vital serait couvert d’eau.Cette municipalité couvre une superficie de trois milles de long par deux à’ trois milles de large.Saint-Vital est coincée entre la rivière Rouge et son tributaire, 1a Seine.L’ingénieur de la ville, M.W.D, Hurst, et le gérant de l’Hydro, M J.W.Sanger prévoyaient i la fin de la journée hier qu’il est possible que le niveau de la rivière s’élève d’encore trois pieds.La rivière Rouge et ses affluents, qui coulent à travers tout le territoire métropolitain, menacent de couper la ville en cinq ou six tronçons isolés les uns des autres Ceci, dit-on, paralyserait coin plètement les opérations des militaires et des volontaires civils qui travaillent sous la direction du brigadier Morton.32 pieds A 6 h., ce matin, la rivière avait atteint un niveau de 28 pieds et U pouces.On prévoyait une hausse d’encore au moins deux à trois pieds.Cela donnerait un total de 32 pieds.Même à ce niveau, la par- La convention libérale Me George Marier demande à tous les délégués de conserver leur liberté ORDRE D’EVACUER TOUTE LA VALLEE DE LA ROUGE ; Winnipeg.)0.(C.P.) — La Gendarmerie Royale vient de recevoir l’ordre d’évaquer en Heu sûr les derniers résidents de le vallée de la Rivière Rouge, entre Winnipeg et I* frontière internationale cenado-emériceine qui n’avaient pas encore quitté la région or rahio par l’Inondation.Il faudra recourir è dos chaloupes ef d’au • très embarcations d# mémo nature pour cotto évacuation, les chemins de fer ayant tous Interrompu leurs services et plusieurs routes pour automobiles étant entièrement recouvertes par las eaux.Me George C.Marier, leader de l’opposition à l'Assemblée législative et chef intérimaire du parti libérai provincial, était l’hôte d’honneur hier soir au club de Réforme lors d'un dîner organisé par l’Association des femmes liberales de St-Antoine-Westmount et de l’Association des femmes libérales de St-Laurent-St-Georges.A la fin du diner, Me Marier a parié de la convention libérale et du choix du chef permanent du parti libéral provincial.Me Marier a particulièrement insisté sur la liberté que doivent conserver tous les délégués à la convention.“Il ne servirait à rien, dit Me Marier, d’avoir un congrès libéral provincial si tous les délégués à ce congrès s’y rendaient après s'être engagés à élire et à faire élire chef du parti libéral provincial tel ou tel candidat.De plus, a ajouté le conférencier, il faut que tous les libéraux donnent leur appui le plus entier à celui qui sera élu chef.Me Marier a également parlé de l'esprit que doivent apporter les liberaux dans toute lutte politique.Si nous devons, dit-il, consentir à tous les efforts pour reprendre le pouvoir à Québec, ce n’est pas pour jouir du pouvoir mais pour redonner à Quebec la liberté dont notre province est privée sous le gouvernement de rùnion nationale.Les personnalités à la table d’honneur étaient, outre Me Mar 1er, Mme Mostyn Lewis, présidente de l’Association des femmes libérales de Saint-Antoine-Westmount; Mme T.B.Heney, présidente de l’Association des femmes libérales de Saint - Laurent - Saint - Georges; Mme Tancrède Jodoin, présidente de la Fédération provinciale des femmes libérales; Mme Roland Le-françois, présidente du comité féminin de l’Association de la jeunesse libérale du district de Montréal; Mme George Marier, Mme W.de M.Marier, mère de Me Marier; Mme Sydney Isaacs, l’hon Henri Groulx, député provincial d'Outre mont et président du comité général du congrès libéral provincial; Me Roland Lefrançois, président de la Fédération des jeunes libéraux du Québec; M.Duncan Fraser, président du McGill Liberal Club, et M.John Pepper, président de la section Westmount, de l’Association de la jeunesse libérale du district de Montréal.Au nombre des autres personnalités qui ont assisté au dîner, se trouvaient M.Dave Rochon, député provincial de Saint-Louis; M.Lionel Ross, député provincial de Verdun; M.Paul Earl, député provincial de Notre-Dame de Grâce; Me Roger Ouimet, c.r.; M.Hector Lan-gevin, Mme Ida Cormier, vice-présidente de 4a Fédération des femmes libérales du Canada; Mme E.-S.Prévost, M.Réal Rousseau, M.R.F.Quinn, vice-président du comité exécutif de la ville de Montréal; M.Paul Portelance, Me Maurice Trudeau, c.r., et M.Hector Caron.-» —i .LA F.A.T.POSE SES CONDITIONS Philadelphie, 10 (A.P.), — La Fédération américaine du travail vient de répondre à l’offre de fusion récemment faite par le C.I.O.en faisant savoir qu elle «’acceptera d'union que sur une base permanente.Dans une lettre à son collègue du C.I.O., le président de la F.A.T., M.William Green, dit conserver des doutes sur l’efficacité du projet d’action législative commune avancé par le président de la fédération rivale, M.Philip Murray, mais être quahd même prêt à tenter un rapprochement.M.Murray refuse toutefois de commenter la déclaration de M.Green avant d’avoir reçu son message.tie centrale de Winnipeg et Saint-Boniface sera épargné.L'inon dation se limitera aux régions basses de Winnipeg, à quelques ban lieues et à quelques sections du quartier des affaires.Unités de réserve Le brigadier Morton a mobili sé hier les douze unités de réserve de l’armée, dans le district.Plus de 3,000 militaires sont en devoir et combattent l’inondation.Plusieurs ponts, traversant la rivière Rouge, entre Winnipeg et Saint-Boniface ont été fermés à la circulation.Sur quelques-uns, on ne laisse circuler que les vé bleuies d’absolue néoessitè.L’approvisionnement d'eau, qui vient de l’extérieur de la zone inondée, est.sauvegardé.Toutes les précautions sont prises et l’on a ajouté des quantités accrues de chlore à l'eau afin de prévenir lout danger possible de pollution.Winnipeg a aujourd’hui plusieurs des aspeets d’une ville en guerre.Les travailleurs civils vo- lontaire* 4c Winnipeg sont les héros de la bataille.Hommes, femmes et enfants, par milliers, empilent les sacs de sable.Ville désorganisée Les théâtres et les tavernes sont fermés; les écoles également.Quant aux services téléphonique et télégraphique, on ne peut y faire appel qu'en cas d’extrême nécessité: il y a priorité.Dans certaines parties de la ville, la circulation est étroitement surveillée et ne peuvent circuler que les véhicules autorisés.Tous les hôpitaux encore ouverts sont congestionnés et l’on n’accepte que les cas d’urgence.Aid* Des avions civils et du C.A.R.sC.transportent, à Winnipeg des sacs de sable, des hommes, du matériel pour combattre 1a crue des eaux en provenance de Montréal, Toronto, Ottawa, Calgary, Edmonton, Vancouver, Chiliwack, C.C, et Minneapolis, Minn.I-ee dons en argent et les approvisionnements de bouche arrivent à la Croix-Rouge de toutes les parties du pays.Lee offres d« secours affluent de partout.Mais le problème le plus important est celui du logement de tous les évacués venus se réfugier dans 1* centre de Winnipeg.II faut également vêtir ces personne*.Il y a également un autre pro-b.ènie alarmant.L’eau s’élève autour des centrales d’énergie, menaçant tout le transport urbain, les communications téléphoniques et les autres services publics.* ¥ ¥ An département de météorologie de Winnipeg on prévoit pour aujourd’hui du temps clair, un ciel sans nuage, ensoleillé.Il fer» plus chaud.La masse d’air froid qui s'est abattue sur l’ouest du pays ces jours derniers s’est déplacée vers l’est.On prévoit du temps beau et plus chaud pour quelques jours: 55 degrés à Winnipeg aujourd’hui.¥ ¥ ¥ Omaha, Neb , 10 (A.P.) — Le Dakota nord, le Minnesota et le Nebraska ont été également victimes d'une inondation qui a causé dix sept pertes de vie et laissé sans abri des milliers de personnes.De l’autre côté de la frontière, au sud du Manitoba, 15,000 personnes sont sans foyer; 10.000 autres seront forcées d’évacuer les lieux d’ici quelques heures.MHe A.Garneou décédée à Québec Québec, 10 (D.N.C.) — Nous j apprenions hier soir la mort de ! Mlle Adine Gameau, tante de notre confrère René Garneau, chevalier de la Légion d’Honneur et secrétaire français de la Commie-: sion Massey.Mlle Garneau, qui est décédée à l’Hôtel-Dieu à l’âge de 68 ans, appartenait à l’une des fa i milles les plus distinguées de Québec.Elle laisse dans le deuil deux.| frères.M.Amable Graneau, de Lotbinière, et M.Léon Garneau, | de Tulsa, Oklahoma; une soeur, Mme Oswald Trépanier, de Québec; ses neveux et nièces, M.René Garneau, Mme L.Gauvin, MM.André et Gilles Garneau, M.Garneau de Villiers.le notaire Eugène Bernard, MM.Jacques j Garneau et Guy Trépanier.Le Devoir prie notre confrère René Garneau et n famille d’accepter l'expression de ses vives condoléances tfavr /b&s camyl>é&S SOULIERS • CHAPEAUX • ACCESSOIRES COMPLETS et PALETOTS pouvant ic porter immédiatemtnt ^cMax’Beawûais^* 5Ô5 rueSt-Jacaues (X Le magasin pour hommes par excellence à Montréal Heures d’affaires: 9 a.m.â S.30 p.m.feue le* leurs, le samedi de 9 h.a.m.è 1 heure.RETOUR DE ROME — C'est â trois heures, hier après-midi, que s'est posé è Dorvel le DC-4 de Curtiss Reid qui remenait eu pays une partie de la délégation au sacre de Son Exc.Mgr Peul Emile Léger, archevêque de Montréal.On sait que le cérémonie e eu lieu è Rome le V avril dernier.On voit ci-dessus Mgr Albert Valois, p.a., v.g., directeur du comité diocésain d'Action catholique, M.l'abbé J.Signori, curé de Seinte-Jeanne de Chantal, MM.LePeilleur et Lussier, tous doux do Montréal.L'avion ramonait également, eu nombre de ses 27 passagers, M.Jules Léger, secrétaire de M.Saint-Laurent et frère du nouvel archevêque, le conseiller Jeen-Marie Savignec, repréeentant du maire de Montréal eu sacre.Me Jean-Victor Certior, président du comité diocésain d'Action cetholiquo, ot autres.Plusieurs de ceux qui étalent partis sur le même avion, il y o plus do deux semaines, prolongent leur séjour on Europe.C'est une affaire de protection .mais un grand nombre en font une affaire de patronage.de charité déguisée.L'assurance incendie est un* nécessité économique.Les hommes d'affaires le reconnaissent.Ce que la plupart ignorent, c'est le rôle que l'agent doit remplir.Il doit posséder les qualifications nécessaires pour conseiller son client, rédiger les contrats appropriés à ses besoins et obtenir un règlement de perte honnête et rapide.L'assurance doit être avant tout une PROTECTION pour l'assuré CONSULTATIONS GRATUITES Nos experts diplômés de (’Insurance Institute of Montreal feront pour vous un examen consciencieux et honnête de votre portefeuille d’assurance et vous donneront un rapport écrit de leur émde sur demande.Ecrivez ou téléphonez à Geo.TANGUAY & FILS Liée COURTIERS D'ASSURANCE Téléphone: FR.1166*’ 4489, avenue Papineau Montréal =t= 03 FONDE LE 10 JANVIER 1910 LE DEVOIR FAIS CE QUE •DOIS “Le Devoir" «et Imprimé aux nos 490-434 est, rue Notrt-Deme à Montréal psr llmprlinerte populaire, compagnie à responsabilité limitée qui en est l'éditrloe-proprltteire.Dt recteur-gérant : Oéraré nilon.“Le Devoir" est membre de la Canadian Press, de VAudIt Bureau ed ClrçuiaUona, et de U Cana^llar.Daily Newspaper Association.Ls Canadian Press est seule autorisée k faire remploi pour rélmpresalou de toutes les dépêches attribuées à U Canadian Press, à rAssociated Press et eu* *4N?«» alnal que de toutes les informations locale* que “Le Devoir" publie.Tous droite de reproduction des dépêches particulières au Devoir QUOTIDIENNE (tin en) : Canada (eauf Montréal et la banlieue), ?* •#; Mont-et Empire britannique flS.éé, Union pœtaJe glléO.EDITION DU SAMEDI et Union pootalo, *4.00, Los abonnemomU omit psyabloe d'avance par man- eont également réservés.Abonnement psr la poate : EDITION rénl et banUeue fll.M; Etats-Unis (un an) : Canada, tl.nfl; EUta-Unla et Union pestait.I1 dat-poete se par chèque encaissable au pair A Montréal.Autorisé comme matière postale de deuxième cleeee par le ministère des Postes, Ottawa.Telephone: BEIair 3361* LETTRES AU DEVOIR QUAND LES QUEBECOIS SE DEQUEBECQUOISEU ASSEZ POUR?.ONT-ILS MERCREDI, 10 MAI 1990 LA LEÇON DU MALHEUR Les secours en nature et en espèces commencent à affluer vers Rimouski.Spontanément, des souscriptions s’organisent.De» associations font appel à la charité de leurs membres, des journaux sollicitent la générosité de leurs lecteurs, des postes de radio demandent des dons à leurs auditeurs.Le gouvernement de la province de Québec annonce le lancement d’une souscription publique; un premier don anonyme de $50,000, mais qui pourrait fort bien être celui du gouvernement lui-même, a déjà été versé au fonds de secours.Le geste officiel de l’Etat québécois recevra sûrement du public tout l’appui moral et financier qu’il mérite.Ottawa vient d’annoncer qu’il apportera une aide financière aux sinistrés de Rimouski et du Manitoba.On aura rarement vu un malheur attirer autant de sympathies de toutes les classes sociales et de toutes les régions du pays.Trois jours après la catastrophe, on n’en finirait plus de faire le calcul des dons et des dévouements qui se sont offerts spontanément aux autorités civiles et religieuses de la ville de Rimouski.La Croix-Rouge, le Club Richelieu-Montréal, la Confédération des Travailleurs catholiques du Canada, des maisons d’affaires, des centaines de particuliers ont déjà fait parvenir des secours et des dons.Le malheur de Rimouski en sera donc partiellement soulagé.Déjà, la population reprend confiance et envisage l’avenir avec détermination.Le maire de Rimouski, le Dr Victor Lepage, déclare avec une crânerie admirable: “L’incendie est maintenant chose du passé.Nous parlons maintenant de l’avenir, de la reconstruction’’.Et déjà, les nive-leuses sont au travail, les autorités civiles préparent un plan d’urbanisme qui fera de la partie sinistrée le quartier le plus moderne de la ville.• La conflagration de Rimouski comporte quelques leçons pratiques.La première, c’est la nécessité d’une protection adéquate contre l’incendie.Nous savons fort bien que, même avec un corps de sapeurs-pompiers assez nombreux et un outillage de première qualité, la conflagration de Rimouski n’aurait pu être évitée.La mer de feu qui a déferlé sur la ville n’aurait même pu être arrêtée par toutes les brigades de la ville de Montréal.La violence du vent et l’intensité du brasier dépassaient toutes les capacités de résistance.Mai» nous ne pouvons nous empêcher de penser aux centaines de petites villes et de villages de la province de Québec pratiquement dépourvus de protection contre l’incendie.Chaque été.le feu détruit, en tout ou en partie, deux ou trois villages de la province de Québec.Cette année, le tribut sera encore beaucoup plus lourd.En même temps que Rimouski était ravagé, le centre du village de Sainte-Ursule de Maskinongé était réduit en cendres; hier, une autre conflagration rasait plus de cent maisons et causait pour deux millions de dommages dans le village de Ca-bano.Sauf exception comme dans le cas de Rimouski, ces incendies, qui tournent souvent à la catastrophe, sont parfaitement contrôlables au début.Seul le manque de protection contre l’incendie leur permet de tourner à la conflagration.Le premier élément indispensable à toute protection, c’est un bon aqueduc.Or la construction d’un aqueduc dans un village entraîne généralement des disputesMnterminables.Tous les rentiers à 300 dollars par année, tous les Séraphins Poudriers, qui trouvent leurs taxes toujours trop lourdes, tous les “contraireux” de la politique municipale font l’unanimité contre le projet.On a beau leur parler de la nécessité d’un approvisionnement abondant d’eau potable et de protection efficace contre l’incendie, rien n’y fait.Il n’y a que le malheur pour éduquer les gens.Quand un village a subi pour vingt-cinq, cent ou deux cent mille dollars de dommages — de quoi payer un ou deux aqueducs — on se décide finalement à agir.Et remarquons bien qu’un bon aqueduc ne coûte généralement pas un sou.Les seules économies que l’on fait sur les primes d’assurance suffisent généralement à en payer l’amortissement.C’est uniquement par entêtement que les “petits vieux’’ des villages font une opposition systématique à la construction d’un bon aqueduc.Le problème est devenu d’une telle envergure qu’on se demande si l’autorité supérieure ne devrait pas, dans certains cas, forcer les municipalités à se prémunir contre l’incendie, même contre la volonté des contribuables.Le service d’hygiène n’hésite pas à imposer aux municipalités de lourdes dépenses pour protéger la santé publique.L’intervention du gouvernement pour forcer les gens à protéger leurs propres biens contre leur propre incurie nous paraît aussi légitime.L’absence de règlements de construction dans la plupart des villages et des petites villes de la province est à l’origine de la plupart des conflagrations.Les autorités municipales laissent les gens libres de se bâtir n’importe où et n’importe comment, d’entasser pêle-mêle des constructions de bois.Le lot de soixante pieds de largeur est beaucoup trop étroit pour des constructions en matériaux inflammables.Quatre-vingt dix pieds devrait être un minimum.Il n’y a pas de raison pour qu’on laisse les gens s’entasser comme sardines en boîte : ce n’est pas l’espace qui manque.L’origine du mal, c’est la négligence des autorités municipales à ouvrir de nouvelles rues quand les anciennes sont déjà suffisamment bâties.Les grand-rues de la plupart de nos villages sont des nids à feu ; même avec une bonne protection contre l’incendie il n’est pas facile de les protéger d’une conflagration.• A quelque chose malheur est bon.Que les désastres de Rimouski, de Cabano et de Ste-Ursule ouvrent les yeux des dirigeants de no» municipalités et leur apprennent à prévenir les catastrophes.Gérard FILION Les Québécois ont bien de ta ^difficulté à raisonner dans le présent: ils se réfugient dans le cher passé ou dans l’imprévisible futur.Je concède que Québec était un site fort avantageux du temps des Sauvages.Parler du XXlIe siècle, c’est comme un gamin qui se sauve pour ne pas se faire attraper.La manie de la persécution est fréquente chez les persécuteurs, surtout chez ceux qui ne le sont que d’intention, ne pouvant plus.C'est ainsi, donc, qu’il y a au moins un Québécois qui croit que toute la Confédération s’est faite contre la ville de Québec: qu’elle a été un “Québec” passé à Québec.Je l’aurais écrit qtfon m’aurait répondu fde Québec) que je n'étais pas sérieux.— Et puis les grandes Industries sacrifient leurs “intérêts les plus chers” pour brimer Un groupe de libéraux ont jeté ces jours derfiiers, les base» d’un nouveau groupement politique qui oortera le nom de ‘‘Les Provincia-istes Libéraux".Les buts de ce nouveau groupement sont de manifester, par des assemblées, des communiqués de presse et autrement, leur ferme opposition au choix d'un homme du fédéral comme prochain chef du parti libéral provincial.Ces libéraux provinciaux prétendent qu’on, doit redonner au parti libéral provincial son identité propre, sa véritable autonomie, et que c’est là l’une des conditions essentielles à la survie et du progrès du parti libéral provincial.BLOCS-NOTES Désastres et charité pour le parti au pouvoir.S'il y consent, il ne récupérera pas du coup U “clientèle indépendante”, mais celle-ci le considérera de noiiveau comme une “alternative” possible.La crainte étant le commencement de la sagesse, le gouvernement sera forcé de se surveiller davantage.Tout le monde y gagnera, Le désastre de Rimouski et celui de Cabano ont vivement frappé les esprits.Nous assistons partout à des réactions généreuses.Non seulement dans Québec et dans les milieux officiels, mais dans toute l’Amérique du Nord ta réponse du bon Samaritain est immédiate.Ces | sa7,f l>sprlt de parti mouvements de charité consolent d'autres spectacles.On sait que des hommes et des femmes, qui vivaient comme nous, n'ont plus de maison, et que pour plusieurs tout est à recommencer.Le désastre est arrivé, aussi rapide que le vent, qui soufflait ce jour-là dans toute la province.On le sait, et cela suffit, et chacun voudra prendre une part de l'affreux malheur qui plonge tant de familles dans 1» misère.L’avenir du parti libéral Un correspondant s'étonne.Nous devrions, écrit-il, laisser le parti libéral provincial où il est, c'est-à-dire dans la vallée de l'humiliation.Inutile de s'intéresser à son congrès.Ce correspondant croit-il aux jienfaits du parti unique’ A Québec comme à Ottawa nous possédons des gouvernements si puissants qu'ils peuvent se moquer de l'opposition et faire ce que bon leur semble.Le régime parlementaire est faussé.Au surplus, le par.ti libéral provincial ayant adopté une attitude démissionnaire dans le conflit des relations fédérales pro vinciales, il s’était condamné à ne recevoir jamais l'appui des indé- ; pendants et des nationaliste*.Il est important qu’il se réfor me, important qu'il reprenne une existence distincte, souverainement important qu’il redevienne un rem plaçant possible de l’Union natio | nale, donc un concurrent aérieux d^n Soucoupes volantes Nous avons beaucoup entendu parler des "soucoupes volantes" Etant gens sages et de peu d'imagination, nous ne les avons pas prises au sérieux: nous les avons classées parmi les inventions populaires, avec la béte d'Ecosse et le sphynx de Thèbes.Il faut ajouter qu'avec les désastres de Rimouski, de Cabano et de Winnipeg, nous avons vraiment de quoi agir, sans nous fatiguer la cervelle à élucider des mystères plus ou moins scientifiques.Mais il semble que cette fois la béte soit réelle et que le sphynx ait parlé Cela même peut constituer une nouvelle De ce côté-ci de l'océan, nous restons dans le vague au sujet de ces fameuses soucoupes Or, en France, un journal aussi sérieux que le Figaro estime la question éclaircie Le journal parisien écrit : Après l'article de TU.S.News and World Report •( les "démentie nuancés" des différents départements d’Etat, l'irritant mystère des "soucoupes volantes" peut être considéré comme définitivement éclairci Ce sont des engins américains, construits et mis patiemment au point durant neuf ans — à l'insu du président Truman lui mime — par la marine, qui entendait bien prolonger le secret le plus longtemps possible.i , On remarquera que le Ftparo n'uttliae pas le prudent condition ne! dont se servent les journalis tes pas trop sûrs de ce qu’ils avan cent 11 précise même que ces en gins sont l'aboutissant logique “des recherches entreprises dès avant la guerre pour ls construction de la fameuse "bombe volante à télévision", destinée à bouleverser les conditions de ls guerre aérienne’’ Cett* bombe à télétnsion empor te (l’indicatif est toujours du Fi garo) avec elle un poste émetteur de télévision; et ainsi elle peut transmettre à celui qui la dirige de loin l'image des lieux qu’elle traverse.Cette transmission s'opè re par ondes courtes.L’opérateur ne risque rien, mais il voit tout.Il peut être tranquillement Installé dans son bureau, à des centaines de milles du lieu où se promène la bombe.Non seulement il voit, mais il agit; 11 transmet à l'engin en marche les impulsions qu'il faut.“La préctiion envisagée est suffi santé pour que la bombe puisse engager un combat aérien”.On re-marquera qu’lci le journaliste est tout à coup moins affirmatif: il parla de précision envisagée.D« mieux «n mieux Mais il reprend ensuite son aplomb, pour nous apprendre on'autrefola on songeait à obtenir des actons sans pilotes, mais que le prix de revient en était prohi bitif.Les techniciens américains ont cherché plutôt des bombes téléguidées et autoguidées, “dont les j spécimens les plu» connus sont la ! CNomb et la Gargoyle.L’emploi du j radar et de* "yeux électriques”, sensibles à la chaleur.,, a permis des réalisations hallucinantes".Et voici ces réalisations, qui évoquent les cauchemars des comic* les plua fantastiques: La bombe chemine longue- Québec, et par là “détruire le prestige de notre nationalité" et même faire “un tort immense et irréparable à l'humanité”.Tirons l’échelle.Si les Anglo-Saxons ont été si méchants pour Québec, pourquoi a'y trouve-t-il, de façon évidente, une plus grande proportion d im pénalisants et d'aplaventriatea?— Parce que l’Université de Montréal a besoin de dix millions, il faut que celle de Québec fasse aussitôt des plans mégalomaniaques et réclame du public la même somme.Quand les Québécois se déqué becquoiseront-ils assez pour comprendre le tort qu’ils ont fait à la “nationalité” en bloquant et en faussant le développement de Montréal et de tout le Canada français?Votre lecteur (pas de Montréal) depuis trente ans LES PROVING!AUSTES LIBERAUX LETTRE D'OTTAWA .La doctrine’ constitutionnelle de M.Arthur Beauchesne Le conseiller juridique de M.Duplessis soutient I infériorité des législatures provinciales vis-à-vis du Parlement federal -r— L'introduction de son manuel de procédure parlementarre les Instructions du Ils ajoutent que tes problèmes provinciaux doivent être étudiés et réglés par un “provincialtete”, c'est-à-dire par un homme qui s’est toujours occupé de politique provinciale et dont la mentalité provinciale sera une garantie de sa candidature.Le groupe ainsi formé invite cordialement tous les libéraux provincialiatea de toute la province à joindre ses rangs.On peut communiquer dès l’instant avec les secrétaires de ce groupement, à savoir: MM.Raymond TOUPIN, 2063 de la Bourbonnière, Sillery, Claude MORIN, 141 Aberdeen, Québec.SUR UNE MANCHETTE Monsieur le Directeur, Franchement, même si j’ai toujours soutenu la cause du Devoir et même si j’ai toujours souhaité et souhaite encore tout le succès possible à la campagne des “Amis du Devoir", je ne serais vraiment pas surpris si cette souscription ne remportait pas tout le succès qu’on en attend.Que de très jeunes étudiants se montrent naïfs, c’est de leur Age ! Mais que des philosophes, et après eux un journal à l’esprit critique supposé sûr commettent de graves bévues, nous n’y sommes vraiment plus.Je ne fus sûrement pas le seul à trouver ridicule la manchette de l’édition du vendredi, 5 mai dernier.“Si tous les collèges de la province .i’ Oui, si tous les collèges de la province avaient posé le même geste avec le même esprit, il aurait fallu plusieurs éditions spéciales du Devoir, ce jour-là, pour annoncer à la face du monde leur "beau geste”.Encore, si le montant eût atteint un chiffre astronomique !.Mais que pour vingt dollars, donnés par une centaine d’étudiants, on relè- gue au second plan toutes les gran- Montréal.LA GUERRE AUX TAUDIS Monsieur le directeur, des nouvelles internationales, vraiment ! ! ! Il aurait certainement fallu aux pronagandistes de la campagne, quelques cours de psychologie élémentaire, — puisque leur bon sens naturel ne leur suffit pas —, pour leur apprendre à s’attirer la sympathie et la bienveillance des souscripteurs.Avec une telle manchette, le Devoir a vraiment fait montre d’une naïveté puérile.Et à considérer la hauteur des lettres qui la composaient, on aurait vraiment pu croire que ce don de vingt dollars était la plus grande nouvelle depuis la reddition de l’Allemagne et du Japon.Le journal le Devoir serait-il un organe d’un seul problème à lo fois ?Et ses rédacteurs se laisseraient-ils fasciner à un tel point par “le” problème qu’ils en oublient presque tes questions internationales ?Malheureusement pour ces chers novateurs du Brébeuf, — heureusement peut-ére pour la souscription des “Amis du Devoir” —, l’invitation à imiter leur “beau geste” est arrivée “post factum” chez nous.Un étudiant qui déteste la “broue”, P.-A.T.Je ne sais pas si c'est là un écho de la campagne que j’ai entreprise pour la suppression des taudis, mais je lis dans les journaux que le Conseil des métiers et du travail de Montréal réclame la disparition de ces taudis qu’il appelle: “ .honte de notre ville et indignes des êtres humains qui les habitent.” Ce geste de la part du Conseil des métiers et du travail de Montréal est des plus louables, mais on frappe à la mauvaise porte.Ce n'est pas au Conseil muni- relever la société par le bas tel qu’il est urgent de le faire, c’est à nous, électeurs, à lui faire penser et à agir de façon à ce qu'il le fasse.Le moyen le plus efficace pour atteindre ce but, c’est de lui montrer par des pétitions, par, des écrits dans les journaux, par des causeries à la Radio que l’opinion populaire est en faveur de telle politique et contre telle autre politique.C’est de lui faire savoir que présentement l'électorat désa-prouve une politique militaire et réclame à la place immédiatement rinai nn’ii ii une Politique de suppression des ï’Lit Tni ^rnÎPt nul taud'S 8U* frai* d« l’Etat, pris à s agit d un projet tel que celui de mâm» u.enmmps fshulpnsp* vn.la suppression dos taudis mais au gouvernement fédéral.Demander une telle chose au municipal, c’est perdre son temps.Ce problème est du ressort fédéral.Une cité n'est pas l'Etat mais un membre de l'Etat.Quand un enfant vient au monde.c’est au père de cet enfant à subvenir à ses besoins.C’est le chef de la famille qui doit voir au bien-être de toute la famille et non un membre de cette famille.Or le père de tous les citoyens qui habitent un même pays, pauvres comme riches, c’est l'Etat et non un des membres de l’Etat.Par conséquent pour ce qui concerne le Canada, c’est “Ottawa” qui doit voir à ce que chaque citoyen canadien puisse vivre humainement sa vie terrestre.Le municipal n'est qu’un délégué de l’Etat pour s’occuper uniauement de l’administration matérielle d'une cité et rien de plus.Ce n'est pas de la centralisation, c’est de la coordination selon l’ordre de la vérité objective.Quand il s'agit de conditions de vie des habitants, c’est au gouvernement central qui concrétise l'Etat à y voir.De sa nature il est qualifié pour cela.C'est lui le grand seigneur tout puissant qui a tout en main; le pouvoir de légiférer, de taxer, de prélever des impôts sur ceci ou cela, de décréter la poursuite d’une politique militaire ou de bien-être social comme celle de la construction de maisons quand la chose s'impose.‘ Tous ces moyens, l’Etat les a toujours à sa portée.Et s'il ne pense pas à s'en servir pour travailler à même tes sommes fabuleuses vo tées pour la course aux armements.Que l’on fasse la guerre aux taudis ainsi qu’à toutes les autres misères sociales et la menace de la guerre que l’on tadoute disparaîtra bien vite.Georges BERGERON Note de la rédaction.— Le municipal n’est qu’un "délégué de l’Etat’’.c’est à peu près exact; mais de quel Etat ?du provincial.La "coordination selon l’ordre de la vérité objective” exige qu'on frappe chez celui qui dispose de l’autorité.Or la "guerre aux taudis” relève d’abord de l’Etat provincial, qui a "le pouvoir de légiférer, de taxer", non dans l’ordre militaire mais quand il s’agit de "bien-être social1’.Les métaphores guerrières ne doivent pas nous brouiller les idées.Ottawa, 10 — Les députés libéraux à Ottawa font des gorges chaudes depuis que M.Duplessis a annoncé la nomination de M.Arthur Beauchesne comme conseiller juridique du gouvernement de Québec.La plupart d’entre eux connaissent fort bien M.Beauchesne 3ui était greffier de la Chambre es Communes à.la dissolution du XXe Parlement it qui a été rem- Îilacé par M.Léon Raymond au endemain de l’élection générale.Personne dans les milieux parlementaires ne met en doute la compétence de M.Beauchesne eu droit constitutionnel et en procédure parlementaire, mais tout le monde connaît ses opinions centralisatrices bien arrêtées.Et c’est pourquoi on s'amuse fort du choix que M.Duplessis a fait du spécialiste qui doit lui aider à défendre l’autonomie provinciale.Les députés libéraux ne considèrent pas sir Mathias Tellier, l’autre juriste choisi par M.Duplessis, autrement que comme un conseiller honoraire parce que, disent-ils, l’ancien juge en chef de la province, aujourd’hui âgé de 89 ans, n’a plus la santé nécessaire pour s’imposer le moindre travail.La thèse constitutionnelle de M.Beauchesne est d’autant mieux connue à Ottawa qu’elle est consignée dans l’introduction du manuel de procédure parlementaire que les députés sont appelés à consulter tous les jours.Cet ouvrage qui fait autorité à la Chambre des Communes s’intitule “Beau-chesne’s Parliamentary Rules and Forms”.L’ancien greffier de la Chambre consacre tout le premier chapitre à démontrer qu’il n’existe qu’un seul parlement au Canada et que les législatures provinciales ne sont que des corps inférieurs et subordonnés.Comme les opinions constitutionnelles de M.Beauchesne seront vraisemblablement.fort discutées au cours de ces prochains mois, il nous a paru qu’il pouvait être intéressant pour nos lecteurs d'en prendre connaissance.Les extraits que nous citerons ci-après sont tirés de la dernière édition de “Beauchesne’s Parliamentary Rules and Forms”, l’édition de 1943, pages XIX à XXV.Il nous a cependant fallu traduire ces textes car M.Beauchesne n’a jamais jugé à propos de publier une version française de son manuel de procédure parlemenfaire.“Les législatures sont-elles des parlements ?" “L’autorité du Parlement dans le Dominion du Canada ne vient pas du peuple canadien.Elle découle d’un statut voté par le Parlement du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande intitulé “Acte de l’Amérique du nord britannique 1867”.Le Sénat et la Chambre des Communes ne jouissent que de telles immunités et pouvoirs qui leur ont été conférés par l’Acte.Avant 1867, il y avait des législatures dans les colonies canadiennes, mais il n’y avait pas de Parlement.L’Acte de Québec de 1774, l’Acte constitutionnel de 1791 et l’Acte d’Union de 1810 qui ont créé ces corps législatifs ne les ont pas revêtus d’une autorité parlementaire illimitée.Ils ne leur avaient concédé que des pouvoirs suffisants pour voter certaines lois susceptibles d’être désavouées par le Roi (ou la Reine) sur la recommandation du gouvernement du Royaume-Uni.“Il se trouvait en Nouvelle-Ecos-ae, au Nouveau-Brunswick et dans l’Ile du Prince-Edouard, avant 1867, des Assemblées générales constituées par les Gouverneurs province du Haut-Canada convoquait “ses bien-aimés et fidèles conseillers législatifs et les chevaliers, citoyens et bourgeois élus pour servir dans l’Assemblée législative de notre province, convoqués et appelés à une réunion du Parlement provincial de notre dite province.” Fausseté accepté* par la public “On employait les mêmes termes qu'à Westminster dans les Statut* et Journaux des Législatures d'avant la Confédération.Les députés plaçaient les lettres “M.P.(Mem ber of Parliament)” après leur nom et on s’efforçait de toutes tes façons de donner aux Chambres d’Assemblée l’apparence de la Chambre des Communes britannique.Cette fausseté fut encouragée par le cérémonial et conservée dans les proclamations et même dans les commissions aux fonctionnaires.Elle étaijt répétée par les journaux et acceptée par te grand public.“Le mot "un” devant le mot “Parlement” dans l’article 17 de l’Amérique du Nord britannique met fin à cette théorie voulant que les assemblées provinciales soient des parlements et souligne la différence entre les corps legislatifs du Dominion et des Provinces.L’article 18 qui traite des privilèges, immunités et pouvoirs parlementaires n’est pas du nombre de ceux qui s’appliquent aux provinces.L’article 87 déclare que les dispositions de l’Acte touchant l’élection, les devoirs et les absences de l’Orateur, le quorum et la manière de voter s’étendent aux Assemblées législatives de l’Ontario et du Québec.L’article 90 déclare que les dispositions touchant les crédits et les projets de toi fiscaux, la recommandation des votes d'argent, la sanction des lois, le désaveu des lois et la signification du bon plaisir pour ce qui a trait aux projets de loi réservés doivent s’étendre aux Législatures des 4 provinces du début.On ne peut cependant trouver nulle part un article étendant les dispositions de l’article 18 aux législatures provinciales.L’article 18 traite de l’un des attributs les plus importants d’un corps législatif: la liberté de ses membres.II stipule expressément que le Sénat et la Chambre des Communes en auront la jouissance; il va jusqu’à dire que ces Chambres du Parlement ne doivent pas avoir plus de privilèges ou de puissance que la Chambre du Royaume-Uni, mais il s’arrête là.Il prend bien garde de ne pas dire que les Législatures auront également le droit de s’aUribuer les mêmes immunités et pouvoirs , que la Chambre des Communes du tre.Le Parlement du Dominion Parlertient impérial, seul représente le Canada.C’est à «Que ies législatures provincia- lui que le gouvernement fédéral - • -¦»- doit rendre compte de toutes ses transactions avec tes gouvernements étrangers y compris la déclaration de guerre, et il jouit du résidu de tous .les pouvoirs non expressément conférés aux provinces y compris l'adoption de lois pour la paix, l’ordre et.le bon gouvernement du Canada, c’est la seule institution législative nationale du Dominion.“Les Assemblées des anciennes colonies canadiennes, avant 1867, prétendaient être de véritables Parlements et elles sont tombées dans l’habitude d’employer la agissant sur Conseil privé du Roi.Ces Assemblées étaient convoquées “selon les formalités en usage dans ces Colonies et Provinces qui étaient sous le gouvernement immédiat du Roi”.Le mot “Parlement" n’était pas mentionné dans ces Instructions royales.Les Actes constitutionnels de 1774 et de 1791 et l’Acte d’Union de 1840 qui s’appliquaient aux pays maintenant connus comme le Québec et l’Ontario ne renfermaient pas un seul mot touchant les privilèges, immunités et pouvoirs qui étaient détenus de temps immémorial par le Parlement d’Angleterre.Fort différent est le système parlementaire crée par l’Acte de l’Amérique du nord britannique qui dit (article 17) qu’ “il y aura un Parlement pour le Canada qui consistera en la Reine, une Chambre haute appelée gênât et la Chambre des Communes”.L’article 18 donne au Sénat et à la Chambre des Communes le pouvoir de définir leurs privilèges, immunités et pouvoirs.L’article 91 autorise le Parlement du Dominion a faire des lois pour la paix, l’ordre et le bon gouvernement du Canada.Dans le Statut de Westminster, on emploie le mot “Parlement” pour décrire l’autorité législative du Dominion tandis que le terme “Législature” est employé pour décrire l’autorité législative des provinces.La droit do détavtu “On pourra disserter sur la sy-nonimité des mots “Parlement’ et “Assemblée législative”, mais depuis 1867 le corps législatif du Dominion est le ?eul Parlement du Canada.Lorsque les Lords et les Communes du Royaume-Uni ont voté l’Acte de l’Amérique d : Nord britannique ils devaient considérer leur propre Parlement comme le prototype d'un Parlement.Pour eux, cela signifiait une chose en particulier: une institution libre dont l’autorité législative s'étendait à toutes les matières susceptibles de tomber sous le contrôle et l’administration de l’Etat.Lorsqu’ils ont accordé au cabinet fédéral le pouvoir de désavouer les lois provinciales ils ont ipso facto autorisé le Parlement du Dominion à porter un jugement sur ces lois et ils ont restreint dans cette mesure l’autonomie des provinces.D'un trait de plume, le ministre fédéral de la justice peut annuler dans le délai d’un an après son adoption tout statut des Assemblées législatives provinciales et il n’est responsable de cet acte que vis-à-vis du Parlement du Dominion.On ne saurait donc dire que ces deux corps publics se trouvent sur le même pied.L’un est nettement au-dessous de l’au les aient le pouvoir d'amender leurs propres constitutions, cela ne saurait faire de doute, mais elles ne peuvent inclure dans ces amendements n'importe quel genre de dispositions pour le seul motif qu’elles peuvent être consi; dérées comme partie de la loi constitutionnelle, et elles doivent rester dans la sphère d’action qui leur a été assignée sous le régime de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique.Leur pouvoir d'amender leurs constitutions n’eat pas sans limites et il est soumis au veto du gouvernement du Domi-j i , nion.Si le Parlement impérial phraséologie de la procédure du avait voulu revêtir les provinces Royaume-Uni dans les proclama- ,ju pouvoir d’amender leurs cons-tiens et les cérémonies officielles.Le lieutenant-gouverneur de la1 (suite à la dernière page) L* ACTUALITE Faire la pluie et le beau temps.Un plaisir plutôt qu'un fardeau.Un prétra d* Nicolat, an noua envoyant una souscription da $8.00, nous écrit : "Jamais un* oauvra aus:i bianfaisanta at d'autant d'anvargur* qua "Le Davoir" n'a coûté *1 pau au public canadian-françals.Pour tout asprlt libra at bian pansant, sou-tanlr catta oauvra da llbarté est bian plutôt un plaisir qu'un fardeau".SOUSCRIVEZ A LA CAMPAGNE DES AMIS DU "DEVOIR" Il parait que la question de l’eau est l’un des nombreux "problèmes no 1” de notre civilisation, et que s’il n'est pas résolu à temps l’on peut s’attendre aux pires conséquences.Affirmation qui paraîtra paradoxale atiï gens l’embellissement; et dans deux Même d Montréal, où l’eau sura- ^ de la pluie, de la neige ou du bonde, nous souffrons l'été d'une ' brouillard, disette d'eau parce que notre puis- .sant aqueduc ne suffit pas aux , Ma« « ceIa est /arable pour besoins.Ces semaines-ci on nous les réservoirs, c'est bien dira de planter et de semer pour ment dans l'espace, cherchant sa route, puis s’orienfe automatiquement vers les "points thauds" du pays attaqué et nient frapper les villes habitées, les hauts fourneaux, les usines; à la mh, la bombe “noit” les chaudières des bateaux à travers la coque et vient les frapper dans leurs oeuvres vives.Complétées par cette technique spéciale, les soucoupes volantes constituent des engins of- semblables aux météores de l’Apocalypse.Combinez tes “ioucoupea” avec toutes les merveilleuses choses que vous connaissez déjà: bombe atomique, peut-être bombe à hydrogène, gaz particulièrement toxiques, armes batcériologlques, etc., et vous accumulez ainsi tant d’horreurs que votre esprit n’arrive plus à les concevoir.Même s’il entre dans ces histoires une part de pa fensifs et d'interception d'une nique et une autre de sensaüonna- efficacité entièrement nouvelle.Le ciel de la prochaine guerre, si le malheur du siècle roulait quelle édatdt, serait sillonné par des engins "inhumains’’, lisme, la réalité doit rester amère.Les gens d'Hiroshima n'ont rien compris à ce qui se passait au dessus de leur tête; mais ils sont morts tout de même.mois, les autorités nous interdiront d’arroser les plantes et les gazons : "Il vaut mieux laisser brûler une pelouse qu'une maison”.Evidemment, mais le mieux serait de sauver l'une et l’autre, car la pelouse protège notre vie et notre santé.La majorité des grandes villes n’ont pas les facilités de Montréal pour l’eau.New-York doit s’ap provisionner à des réservoirs qui n’ont pas le débit du Saint-Laurent; comme ils sont insuffisants, d’autres sont en construction; mais en attendant l’eau manque.Et l'on a institué chaque semaine un jour sans lavage, durant lequel les bons citoyens doiuent éviter de se raser et de prendre leur bain; je suppose que ceux qui ont la barbe faible et blonde doivent s'abstenir deux jours s'ils veulent faire preuve de civisme en affichant une barbe visible à l'oeil nu.Malgré cela, il faut beaucoup de pluie pour maintenir le niveau qui à divers points du continent sont ces jours-ci aux prises avec des inondations.C'est d’ailleurs parce qu'on a trop d'eau à la fois qu’on en manque ensuite.Mais si la grande cause de cette menace est le déboisement et la mise en culture de terres semi-arides qui auraient dû rester en pâturage, cet aspect majeur de la question est d’essence rurale.Or le problème a d'autre part un aspect urbain qui s'impose de plus en plus à l’attention.Les villes, qui croissent sans cesse, sont des terres arides, dépouillées presque entièrement de végétation, et surpeuplées; de sorte que, surtout l’été, il leur faut énormément d’eau, laquelle I s'en va directement à l'égout sans pouvoir imprégner de son humidité bienfaisante les surfaces asphalté/s, goudronnées ou bétonnées.Prenons, par exemple, le problème de la poussière, aggravé fortement ces dernières années par la multiplication de la fumée industrielle; faute d'arrosage fréquent, I des réservoirs et garder la marge diriger et inspirer les causes se- en- nuyeux pour les citadins qui ne voient pas la pluie du même œil que les ruraux.Et tout le inonde peste.La coupe a débordé, c’est ls cas de ls dire, quand cette détestable pluie a entravé le baseball; il y a huit jours les "Giants” et les "Dodgers” n’ont pas pu jouer.Même désastre pour les parcs d’amusement; le directeur d’un de ces établissements a offert à M.Howell de doubler son salaire de $100 par jour s’il voulait renverser sa machine et fabriquer du beau temps.Donc un dilemme ; est-il pire de manquer d'eau ou de soleil T Vaut-il mieux se laver ou aller au baseball ?Problème sérieux puisque si l’eau est nécessaire, le soleil l’est aussi, notamment pour la bonne humeur des citadins, et pour le bien du commerce qui est un aspect transcendantal dans la métropole étasunienne.Les grands progrès de la science ont du bon, mais il est tout aussi important de vivre de manière à mériter la bienveillance de la Providence; Elle seule pourra ensuite cette poussière et cette fumée sont meurtrières; les autopsies révèlent que les poumons des citadins sont gris tandis que ceux des ruraux sont roses.Si les villes avaient plus de pelouses et d’arbres, cette végétation fixerait en partie les poussières qui autrement sont soulevées sans cesse par les véhicules et par le vent.de Sécurité nécessaire en cas de conflagration.Comme la pluie manquait.New-York a engagé un expert pour provoquer de la pluie artificielle, en jetant certains produits chimiques dans Iss nuages.coudes humaines, les orienter vers des fins utiles.Sans cela, gare à nous si l’homme réussit à son gré et au sens propre à “faire la pluie et le beau temps"; il deviendra peut-être alors — comme l'indique Depuis que ce M Howell est en ce qui arrive à New-York - un fonction, est-ce coincidence ou apprenti sorcier qui nous rami-conséquence, il ne se passe guère au Déluge, de jour sans que New-York ait i SANEOUCY LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 10 MAI 1950 CINQ txente année* de l’cdïàociation de* Jnfiimlète* Ouverture officiel de rassemblée annuelle sous la préskleace de Soeur Valérie de la Sagesse, présidente générale — 9,500 membres inscrits — La formation de l'étudiante — La meilleure publicité pour une Ecole d'infirmière : le produit fini, c'est-à-dire une diplômée compétente et heureuse de ce qu'elle a reçu Sous lt présidence de Soeur Va lérie de la Sagesse.F.D.I.8., présidente de l’Association des Infirmières de la province de Québec s’est ouverte hier après-midi, la 30e assemblée annuelle de cette association professionnelle.Parmi les invités d’honneur, mentionnons M.le conseiller Léon Lortie, représentant du maire de Montréal, M.le Dr Adélard Groulx, directeur du Service de Santé de la cité de Montréal, Mlle Gertrude Hall, représentante de l’Association des Infirmières du Canada.Dans son allocution Sr Valérie de la Sagesse a fait l’historique de la Société des infirmières depuis sa fondation, il y a trente ans.Elle a rappelé les bien modestes débuts, quand la secrétaire-regis-traire, la regrettée Mlle Frances Upton, en arrivant au bureau de l’association naissante, avait trouvé les documents ramassés dans deux boites à chaussures.Gra duellement, les choses s’organisé rent et en 1930 l’Association louait un local pour y placer la chaise, le pupitre et le classeur qu’elle possédait.Ce bureau qui avait corn mencé si petitement contient aujourd’hui l’enregistrement des 9,500 membres de l’Association en service dans onre districts différents, soit comme hospitalières auprès des malades ou comme hygiénistes en médecine préventive.ECOLES D’INFIRMIERES Au cours de la revue des districts et des comités Sr Valérie de la Sagesse remarque qup le Comité des Ecoles assume l’une des plus lourdes tâches de la profession en s’occupant soigneusement de la formation à donner aux jeunes étudiantes de façon i ce qu’elles puissent répondre, plus tard, à ce que la société attend d’elles.Ce comité est composé de membres bilingues représentant: les écoles supérieures en “Nursing”; les écoles affiliées aux universités de la province; les écoles anglaises; le comité des examens; les différents champs d’action des membres — service institutionnel — service privé — service d’hygiène; les hôpitaux spécialisés recevant des élèves en application pour expérience pratique; les visiteuses officielles des écoles.LEGISLATION Sur le Comité de législation, Sr Valérie explique que, administrer une loi peut paraître élémentaire à qui n’a pas régi une association de près de 10,000 membres réparti* sur un espace de 594,534 milles carrés comme l’est la province de Québec.“Le manque de sujets, continue la distinguée présidente, l’Infiltration dans nos rangs de personnes non qualifiées alors que nous étions une corporation volontaire, demandent une patience et vi doigté éducatif peu communs.Cependant, un travail intense s’étant accompli depuis nos trois années de vie professionnelle reconnue, nous espérons que d’ici peu de temps la direction de notre corporation avec la collaboration de chacun de nos membres, donnera satisfaction à toutes nos infirmières des grands centres et des régions perdues des côtes du Labrador.La secrétaire honoraire.Soeur Félicitas, et la trésorière honoraire, Mlle Annonciade Martineau, ont ensuite présenté leurs rapports respectifs.MLLE FRANCES UPTON La secrétaire-registraire a rappelé au cours de son rapport la disparition de Mlle Frances Upton, morte subitement en juin 1949, perte cruelle pour cette province et pour tout le Canada.Les nombreuses marques de respect apportées à sa mémoire, dit-elle, sont un témoignage éloquent de l’estime avec laquelle elle était considérée et de la gratitude générale pour la contribution éclairée et constante qu’elle apporta à la profession d’infirmière pendant toute une vie de dévouement.RECRUTEMENT DES ELEVES La visiteuse officielle des écoles d’infirmières de langue française, Mlle Suzanne Giroux, a appuyé une fois de plus sur le fait que “le meilleur agent de recrutement pour une école d’infirmières est une diplômée de notre école bien préparée et satisfaite”.Pourquoi certaines écoles se recrutent-elles plus facilement que d’autres?“D’après les études que nous avons faites, poursuit Mlle Giroux, nous mettons en premier lieu: la valeur de l’hôpital, les nombreuses ressources cliniques offertes, la réputation du personnel.“Nous connaissons une école où les conditions de logement sont des plus médiocres qui se recrute très facilement.Nous connaissons également une école hors des villes universitaires dont le recrutement est étonnant.“Il est indéniable que les jeunes filles, de plus en plus renseignées sur les écoles d’infirmières, examinent attentivement avant de demander leur admission dans une école, les conditions de vie à l’école, le programme d’étude, le nombre d’institutrices et les possibilités d’emploi, dans l’hôpital, une fols diplômée.R ne faut pas oublier que la jeunesse actuelle est pratique.Pourquoi aller suivre un cours d’infirmière dans une école où les chances de travail à l’hôpital ou dans le district sont à peu près nulles ou très minimes?“Un autre facteur très important, à mon avis, est la valeur du personnel de l’école.Si la vie à l’école se continue d’année en année dans la même routine, le recrutement des élèves diminue.Voit-on arriver dans une institution, une directrice dont la personnalité pleine de dynamisme se reflète sur l’entourage, on constate aussitôt que le nombre des élèves augmente”.Il y a présentement 33 écoles de langue française et 7 de langue anglaise.Le nombre des admissions en 1949 s été de 928, les départs parmi ces élèves ont été i date de 304.G.B.tMmm1 WtM w Jjinduàttie canadienne de la foutluxe: une mexveille Brillante avant-première de la revue de fourrures — Des modèles dignes des princesses de légende — L'association verse ses bénéfices aux oeuvres d'assistance — $1,000 souscrits hier après-midi pour les sinistrés de Rimouski — La revue se déroulera de nouveau aujourd'hui et demain, en matinées et en soirées C’ait la printemps dat accessoiras blancs ! Les robes, les costumes, les manteaux seront éclairés de blanc.Et plus ces accessoires auront de consistance, plus Us sa tiendront raides, plus ils seront à la mode I Cet ensemble a été dessiné par Stephanie Koret de Californie.Naturellement, les ailes blanches qui formant le col sont facilement détachables.La fourrure est la plus vieille industrie canadienne, rappelle le programme de la revue de fourrures 1950; et cette revue prouve que l’art des pelletiers est arrivé à un sommet de cette industrie, tant pour le traitement des peaux que pour l’inspiration et l’exécution des modèles.; L'avant-première de cette revue 3ui se déroulera encore aujour-'hui et demain, en matinée et en i soirée, a eu lieu hier après-midi à l’hôtel Windsor.Une soixantaine de fourreurs de Montréal et même de l’extérieur ont organisé cette brillante exposition des plua récents modèles avec la collaboration de l’Association des marchands elétalllants du Canada et la Chambre de commerce.LES RECETTES Les bénéfices de cette revue de fourrures comme le produit de la vente des programmes, sont em-aide: Feuilleton du "Devoir" JE VOUS ATTENDAIS.roman d'ELISABETH VERNON truluctlon de Claude d’Arthiet.16 (Suite) Pierre salua, les mains rivées au dossier de sa chaise.Il s’étonnait, lui, cynique et désabusé, d’éprouver encore des scrupules.Par exemple, se refuser à serrer la main de l’homme à qui on avait pris sa femme ou, du moins, qu’on avait l’intention de lui prendre 1 — Saint-Maur .Chantry ne dit pas autre chose mais ce mot n’était-il pas gros de sous-entendus ?“Ah ! oui, le fameux Saint-Maur”.Et dans l’entourage, chacun achevait la phrase incomplète.— J’ai acheté un chAteau aux environs de Sainte-Agathe, il appartenait k un comte de Saint-Maur.— C’était mon père.Pierre savait que le produit de cette vente, ainsi que tous les capitaux déplacés, avaient été consacras aux frais de son procès.Il avait entraîné les siens dans sa ruina.Ses parents étaient morts peu après, incapables de résister au déshonneur, tandis que lui, en Orient, ne prenait même pas la ine de voyager sous un nom ’emprunt.— Il me semble vous avoir déjà rencontré ?fit Chantry.— üui, hier soir, au café de l’Asie.Mais en considérant ce Chantry plus attentivement, un souyenir vague flottait dans l'esprit de Pierre : “Ne l'ei-Je pas vu autrefois ?J'aimerais savoir s’il a toujours porté cette belle barbe de dieu nordique.Il n bien le type du viveur.Sonb ce ses beaux yeux sombres qui ont charmé la petite Avril.” Et il venait pour jouer, rire et boire sec, malgré la disparition de sa jeune femme.Bah 1 au fond, n’était-ce pas logique ?Quel est l’homme qui désirerait apprendre au monde entier que sa femme le hait au point de le fuir comme un reptile venimeux ?Ou bien son expérience d'homme mûr lui enseignait-elle qu’une femme (quelle qu'elle soit) cet être menteur, in-ronitant et frivole, ne veut pas de regrets ?— Vous avez donc una permis ¦ion de nuit, mon cher ?raillait £ Perker ; ce n’est guère galant pour un mari amoureux de laisser sa jeune femme seule dans la chambre conjugale ! Tenez, voici Saint-Maur, un célibataire endurci, lui, qui rentre déjà au bercail, à ce qu’il prétend, du moins.Je dois dire qu’il a un très bal appartement.J'en ai vu des photos dans un journal.L'immeuble est presque un monument historique.Ecoutez ça, Lisette, le eelon, qu’il utilise comme etudio, est aussi vaste qu’une cathédrale ; les cheminées y sont sculptées ; on y voit des objets d’art, les propres tableaux de Saint-Maur, enfin des tas de choses anciennes.Savez-vous ce qui me plairait, mon cher ?Ce serait d’aller y faire un tour avec des amis américains, ils ouvriraient des yeux comme des portes cochères.— Très aimable, Perker, mais je § réfère que ma vie privée reste ans le domaine privé.Une lueur de haine, aussitôt éteinte, brilla une seconde dans les yeux de Perker.Après tout, si vil que soit un homme, il ne peut pardonner un soufflet, même s’il a intérêt à loi”lier.Pierre comprit qu’il s’était fait un ennemi mortel, mais il n'en eut cure ; il se jugeait de taille à se défendre.— Et voue vivez seul dans ce merveilleux appartement, monsieur?(Mlle Lisette arborait son plus séduisant sourire).La solitude à deux a bien plus de éharme — Aimable enfant, sachez que, pour l’instant, je n’ai aucune intention de rien changer à mon genre de vie.Elle resta déconcertée, malgré son expérience de mondaine ou plutôt de demi-mondaine, ne sachant au juste s'il s'agissait d'une rebuffade ou d'un encouragement, lus avancée sur l’existen- et guère p ce mystér breux.Cinq minutes plus tard, il saluait Ifes femmes, prenait congé des ! homme* et sortait.Arrivé dans I l’allée pridcipale du jardin, il s'at-1 tarda à contempler une luxueuse voiture américaine, la dernière d'une file d'autos de modèles divers, celle de Chentry.(A suture) Carnet mondain LES AMIS DE L'ART A l’occasion de la campagne de souscription des Amis de l’Art, Mmes Gabriel Rousseau et Mano-lita Del Vayo Gallagher, présidentes du comité des noms réservés, recevaient lundi dernier en fin d’après-midi.Mme Odette Oligny prononça une brève allocution sur les arts, et lut quelques pages de son dernier livre: Le Cheval d’Or.DINER DE GALA Le grand dîner de gala du Club des 55 aura lieu samedi, le 13 mai, en l’hôtel Ritz-Carlton.Le consul fénéral de France et Mme Ernest riat, ainsi que M, et Mme Guy de Berg, de New-York, en seront les hôtes d’honneur.Parmi les autres convives, on mentionne: M.Victor Morin, Thon, sénateur et Mme Thomas Vien, Mgr Olivier Mau-rault, P.S.S., le commandant et Mme Maurice Billard, M John Ahern, C.R., M.et Mme André Arnold*, M.et Mme Bert Barnabe, M.Pierre Béique, M.et Mme Gérard Boudrias, Mme E.Butler, M.Vieira dos Campos, M.et Mme Maurice Coupai, Mme Pierre Char-ton, M.et Mme Fernand Chaussé, M.PauL Dandurand.le Dr et Mme Eudore Dubeau, Mlle Lola Fournier, le juge et Mme Oscar Gagnon, le Dr et Mme Henri Gélinas, le Dr et Mme Paul Geoffrion.M.et Mme Gabriel Gravey.M.et Mme A.de Kappelle, M.et Mme Mario Lattoni, M.Jean-C.Lallemand, M.Antoine ^amarre, le Dr Stephen Langevin, le Dr et Mme Jean-Paul Legault, Mlle Marie Maréchal, M.et Mme P.-G.Michaud, Mme Charles Monast, M et Mme Gustave Meunier, M.et Mme Bernard Nan-tel, Mme Berthe Paquette, M.et Mme Alfred Paradis, Mme Hector Perrier.M.et Mme Gérard Raymond, le Dr et Mme Paul Robert, le Dr et Mme Paul Robin, M.François Rozet, le Dr et Mme René Roux, Mlle Gisèle Schmidt, M.et Mme A.Sevenster, M.Albert Thé-berge, Mlle Estelle Trépamer, M.et Mme Roger Viau, Mme Claire Yale.DEPLACEMENTS Me Jean Morin, C.R, et Mme Morin, accompagnés de leur fille Elise, s’embarqueront le 18 mai prochain, à New-York, à bord du “Saturnia,” pour un séjour de quelques mois en Europe ¥ ¥ ¥ Me Henri Gérin-Lajoie, C.R., et Mme Gérin-Lajoie, prendront l’avion, mercredi, le 17 mai, pour un voyage de deux mois en Europe.^ ^ Mme Roger Rolland et son fils j Bruno sont de retour à Montréal, I après un séjour prolongé à Vancouver.M.Rolland, titulaire de la chaire de littérature à l’iiniversi- ! té de la Colombie anglaise, est at-1 tendu dans la métropole d’ici quelques jours PROCHAINS MARIAGES M.et Mme Dollard Trudeau, de Verdun, font part du prochain mariage de leur fille, Aline, avec M.Roland Roméo, fils de M et de Mme Noèl Roméo, de Montréal.La bénédiction nuptiale leur sera donnée samedi, le 20 mai, à 9 h 30, en l’église Notre Dame-de-Lourdes de Verdun, par M.i’abbé Paul La-fleur.& & & Le mariage de Mlle Claire Lé-1 veillé, fille de M.et de Mme Ernest Léveillé, avec M.Rolland Fortin, fila de M.Louis Fortin décédé, et de Mme Fortin, sera célébré dans l’intimité, samedi, le 10 juin.I à 8 h, en la chapelle Ssint-Jean-Baptiste de l’église de l’immacu-lée-Conception.Pas de faire-part.Partie de cartes La partie de cartes organisée au bénéfice des oeuvres du Père Paul-Emile Sanschagrin, O.M.I., aura lieu vendredi soir, le 12 mai.à la 1 salle Saint-Stanislas, 1371 eat, rue I Laurier.Renaeignementi: DUpont | 3979.| ployés à aider des oeuvres d’assis ‘ tance.L’an dernier, les sociétés, qui en ont bénéficié sont) le Mont- ! Thabor (oeuvre de protection de l'enfance), l'Aide aux orphelins polonais, le home du Mont Saint-Antoine, les “Federated Catholic Charities”, la “Welfare Fédéra-j tion'Y le “Combined Jewish Appeal”, la Ligue Ouvrière catholique (camps d'été), la Fédération des oeuvres de charité canadten-nes-irançaises.Cette année, $2,000 sont déjà placés et il a été annoncé, à l’issue du déjeuner hier, que $500 sur les recettes à venir étaient destinés aux sinistrés de Rimouski.Un peu plus tard, on annonça la souscription anonyme d’un marchand de fourrure, au montant de $200 pour les gens de Rimouski également.Pour eux encore, la vente des programmes, hier après-midi, a rapporté la somme de $250.Un autre marchand de fourrure a bien voulu alors complété d’un don de $50 le montant de $300.LA MODE Le meilleur moyen de vous faire une idée juste des merveilles que l’industrie de la fourrure ca- nadienne peut offrir aux élégantes de notre pays et d’ailleurs, c'est encore de vous rendre à l'une ou l'autre des répétitions de cette revue.On a trouvé le moyen d'assouplir la fourrure au point de la rendre aussi malléables que le velours.Aussi godets et fronces sont-ils à la mode et ne rendent que plus chatoyants ces pelages de couleur naturelle ou teints, mais lustrés avec un art consommé.Notons que le rat musqué naturel reprend beaucoup de faveur, de même que le seal d’Hudson ou d'Alaska de couleur brune Les manteaux garnis de fourrure contrastante sont de plus en plus nombreux dans les collections.Parmi ces garnitures, se trouve le vison bleu qui va probablement avoir de la difficulté à détrôner le vison naturel, le vison sauvage et même le vison japonais.Faut-il dire que le mouton gris marié au mouton noir fait un effet très réussi?La ligne princesse et le dos ample semblent se partager moitié, moitié, l’ensemble des modèles.La loutre, nom à résonance si riche dbnt parlaient souvent nos grands-mères et nos grands-tantes, est revenue de je ne sais quel pays et sans doute que les clientes d’aujourd’hui vont l'apprécier comme celles d'autrefois.Plusieurs modèles de mouton de Perse gris, dont un entre autres, à doublure bleu minuit, et ornementé d’un collet double très original, ont fait l'admiration des spectateurs.Il y aura l'hiver prochain, beaucoup de manteaux 7-8; donc les robes dépasseront à moins qu’elles ne raccourcissent tout à fait d’ici là.Le castor canadien qui parait à présent être traité de façon plus attrayante que par les saisons passées, fait un manteau vraiment somptueux et très agréable à porter.Nombre de modèles 1950 ont des épaules tombantes; heureusement le choix est encore grand parmi ¦es autres.G.B.CLINIQUE PARENTS de l’Ecole des DU QUEBEC Rôle du directeur de conscience dons lo vie d'une jeune fille Je prépare mon baccalauréats es art*.L’an dernier, j'ai rencontré assez souvent un prêtre pour un certain travail paroissial.Je le choisit ensuite pour mon directeur spirituel.Dis lors, j'allai le voir tous les mois.Ma mire qui, jusqu’ici, n'avait rien dit me défendit formellement de le revoir, fl faut vous dire que chez moi tout marche mal.Mes partnts se disputent continuellement.Je n'at jamais pu parler ouvertement à ma mire des choses de la vie car elle dit que toute* ces chose lui déplaisent énormément Ce prêtre est assez jeune, tris bel homme et tout i fait charmant.Je retournai le voir.Il est pour moi un confesseur, c'est tout.L'autre.D’inspiration français*, c* chapaau jour, en allant le voir, j'ai rencontré une amie de maman.Tout d* est fait da ruban gros grain marina et blanc.Il est tout à fait dans la nota printanlèr*.Augmentation du nombre d'infirmières dans la province de Québec La registraire de l'Association des infirmières de la province de Québec rapporte que le nombre total des infirmières est passé de 8,149 en 1948 à 9,515 en 1949, augmentation de plus de 1.000 mem-1 bres.Le public, néanmoins, ne bé-nificiera des services que de la moitié de ces membres, les autres, comprenant des mères de famille, n'exercent pas actuellement leur profession.c4u Mu*ée de* (Beaux-cdxt* Calendrier des événements de mai 31 mai: Exposition: L'Art en France et en Angleterre au 18e siècle.La magnifique exposition des arts représentatifs du 18e siècle se poursuivra jusqu’à la fin du mois, après une Drillante avant-première, le 26 avril dernier.Por-ceiaines, argenterie, tapisserie et meubles sont représentés parmi les tableaux, dessins et sculptures.Un excellent catalogue ilfu catalogue illustré est à la disposition du public.3-24 mai : Exposition : Tableaux de femmes peintres : Anne Savage, Beatrice Hampson, Kathleen Morris, Ethel Seath, Mabel Locker-by et Nora Collyer.Dans ia salle ae conferences.24-28 mai : Exposition : Tapis au petit point, oeuvre de la reine Ma rie.Cette exposition, d’abord annoncée pour une date antérieure, se tiendra au rez-de-chaussée.Admission gratuite.3-24 juin: Exposition: Les jeunes peintres de Montréal.Travaux de ; Alfred Pinsky, Ghitta Caiser-man, Marion Aronson et Betty Sutherland.Dans la salle de conférences.Horaire des causeries et conférences pour le mou de mai : Les lundis, à 3 h., causeries, en anglais, dans les galeries de l’exposition, par Joan N.Sears : 1er mai : The Genius of the 18th Century; le 8 ; Styles in 18th Century Furniture; .15 : Tapestries in 1 France; 22 : Porcelain, the Rage of the 18th Century; 29 : French and Englith 18th Century Painting and Sculpture.Les jeudis, à 11 h., causeries, en anglais, dans les galeries de l’exposition, par Dr Lismer: 4 mal: The French Paintings; le 11 : The English Paintings; le 18: Watteau] and Hogarth; le 23 : (Le sujet en, sera annoncé plus tard).Les vendredis, à 4 h., causeries, en anglais, par M.Davis, Dr Lis-mer et Mme Sears.Ces causeries, données tous les vendredis, con- L'Ecole d«s Porents et les Ecoles primaires supérieures On sait que des discussions ré ventes ont rendu très actuel le problème des écoles primaires su rieures.On s'est posé à leur su toutes sortes de questions : que.sorte de formation fournissent elles à leurs élèves?débouchent-elles quelque part ?.L’Association des professeurs des écoles primaires supérieures présentera jeudi soir, le 11 mai.à 1 auditorium du Plateau, des causerie* et un forum sur "t’avenir de nos enfants et le cours primaire supirieur".Elle a adressé à l'école des P» renia du Québec une invitation que celle-ci transmet à son tour, de manière pressante, à ses membres et aux parents en général.Car les parents, au nom de leurs enfants, sont les premiers Intéressés au sujet qui sera débattu.Non seule ment ils entendront les exposés du docteur Marie-Ange Nichola, de MM.Philippe Lapointe et Léon Lortie, mais ils pourront poser les questions qui les inquiètent, dire, leur opinion, discuter avec les inté ressés.Ils ne voudront pas man quer cette soirée, qui commencer* à 8h.30, et i laquelle le grand public est invité.i 26 Infirmières venant des autres provinces font venues s’établir dans notre province et 327 des nô très exercent en dehors 66 venant des pays d'Europe ont été admises ' à l'exercice de la profession.“Nous sommes fières de notre association bilingue au sein de la 1 quelle règne l'harmonie la plus i parfaite", dit Mlle Street, sevré taire-registraire de l’Association des infirmières de la province de Québec.Il est difficile de se faire une idée du travail d'une association dont toutes les activités, assemblées, rapports, etc., doivent se faire en deux langues.C’est une tâche colossale, mais le résultat en vaut la peine.“La démocratie coûte cher”, semble dire la trésorière honoraire de l’Association des infirmières."Nous désirons, dit-elle, que toutes les infirmières de la province soient renseignées et intéressées à leur association, mais faire venir des déléguées de tous les coins de la province, c’est une dépense onéreuse.” suite, cette amie lui en parla, et ce fut un drama.Comment cela fimra-t il ?UNE ETUDIANTE Nous ignorons bien, petite amie, comment tout cela finira, mais nous sommes sûrs cependant que l'issue dépend en grande partit de vous Si vous saves apporter à la maison le soleil de votre sourire et l'entrain de votre jeunesse, vous aver bien des chances d'atténuer les “drames'' qui peuvent s’y dérouler.Et.te première étape à franchir est d’abord d’essayer vous-mtme de comprendre votre mère et de l'aimer de tout votre coeur.Par exemple, pour ce qui est du problème que vous nous présentez, essayez de découvrir la causa de la défense formelle de votre mère, et ditee-voua à l'avance qu'elle a peut-être raison.Puis, tentez de 1* convaincre de revoir ce confesseur, ou un autre, mais au confesaionnal, par exemple.Elle ne s'opposerait probablement pas à sa direction, de cette façon, n'est-ce pas ?Vous pouvez aussi lui faire voir comme elle devrait remercier la divine Providence d evoir une enfant qui, surtout à l’âge où ae posent toutes sortent de problèmes moraux, s'adresse à un directeur spirituel pour obtenir conseil et encouragement Dltes-lui aussi, bien gentiment, que tous les auteurs spirituels insistent sur la nécessité d'un directeur de conscience.Saint François de Sales écrit, par exemple : “Voulez-vous entrer evec certitude dans les voie* de la dévotion ?Cherchez un bon guide qui vous y conduise.C’est là, de tous les avertissements, le plus nécessaire et le plus Important.” De votre côté, réalisez bien qu’il est naturel, pour des parents, d* suivre leur tendance instinctive de désirer que leurs enfants dépendent d'eux le plus longtemps possible, même si.comme dans votra cas, ils n'bnt pas toujours joué auprès d’eux le rôle de confidents et de guide* I) faut bien réaliser cependant que votre maman souffre sûrement beaucoup de cet état de chose* et que toutes vos décisions prises sans la consulter, et que vos entêtements surtout, doivent lui causer une peine que vous ne pourrez réaliser que quand voue sens mère vous-même Evidemment, si vous aviez reçu une éducation normale, on aurait favorisé, chez vous, le développement progressif de l'initiative et de la décision.Et, surtout quand U s'agit d'un* action aussi importante, personnelle et Intime que le choix d’un directeur de conscience, vos parent* devraient vous laisser un* liberté entière, en admettant que les règles de la prudence sont observées.Vous écrivez, chère étudiante, que ce prêtre, assez jeune, set très beau et très charmant.Peut-être n* voyez-vous pas assez en lai l'homme de Dieu.Et, c'est cela vraisemblablement que pressent votre mère.Attachez-vous donc à considérer en lui le prêtre t qui vous pouvez parler à coeur ouvert, en toute sincérité, simplicité, humilité et confiance.Ne le considérez pas comme un homme, mais comme un représentant du Christ, plein de charité, de science et de prudence Dana son "Introduction à la Vie dévote ”, saint François énumère les caractéristiques de l’amitié qui doivent exister entra Time pénitente et son directeur spirituel : "Ayez en lui une confiance absolue, mêlée d'un respect profond, en sorte que le respect ne diminue pas la confiance et que celle^l n'empêche pas le respect.En un mot, celte amitié doit être forte et douce, toute sainte, toute sacrée, toute spirituelle et toute divine".Rappelez-vous aussi que ce directeur, loin de vouloir être une cause de discorde dans votre femille, s’il est vraiment au courant de la situation, fera tout en son pouvoir pour ramener la paix à votre foyer.N'oubliez pas non plu* que la direction des consciences s'exerce au confeaaionnal, pat ailleurs.tïte Vous pouvez donc beaucoup, chère peti liele, en plus de demander cette grâce amie, pour rétablir la à Dieu.Et surtout.sistent en tours expliqués de l’exposition.Les mercredis, à S h., conférences illustrées par des clichés.Dans la salle de conférences.3 mai : Série de causeries par M.Davis et i Mme Sears; le 10 : French and i English 18th Century Furniture and Decorations, par Mme Sears; le 17 : Conférence en français, an noncée plus tard; le 24 : Landsca- Ees in 18th Century Paintings, par ! r Lismer.En plus de ces conférences et de ces causeries, des visites ont été organisées pour différents cercles et groupes d’écoliers.Tous ceux qui désirent visiter l'exposition en groupes et bénéficier des tours expliqués sont priés de communiquer avec Dr Lismer, PL.1605.Notes : Quelques visiteurs sont venus de New-York pour l’avant-première de l'exposition du 18e siècle.Parmi ceux-ci on remarquait le conservateur des tableaux du Metropolitan Museum of Art, un représentant de Connoisseur, de Town and Country, et quelques-uns des principaux marchands d’oeuvres d'art qui ont contribué à cette exposition.Dans le numéro de mai de Art News paraîtra un article de six] pages, avec nombreuses Illustrations, sur l'exposition du 18e siècle.Des exemplaires de ce numéro seront à la disposition du public, au Musée, au cours de ce mois.Cet article a été rédigé par le professeur A.S.Noad, de l'Université McGill.Les aspects culturels et historiques du 18e siècle y sont présentés._ Boursière en médecine Le Dr Anna Kara, résidente du service de médecine de l'hôpital Saint-Luc (professeur Roméo Boucher), de Montréal, vient d'obtenir une bourse fédérale-provinciale pour aller à l’étranger pourauivre des études commencées à Montréal sur la gérontologie, en rapport avec la tuberculose et le cancer et chercher une directive ou du moins des renseignements précis au point de vue sociologique pour j rendre service à cette partie de la population qui augmente tous les ans.Le Dr Kara eat actuellement à Cambridge (Mass ), où elle auit un cour* de perfectionnement et se rendra ensuite à Paris, puis à Lyon, pour revenir sux Etats Unis ' avant de l’établir parmi nous Anna Kara eat née le 25 décem- ! bre 1923 à Varsovie (Pologne).Elle a fait tes études primaire* à Riga (Lettonie); ses études se condaires à Varsovie et Paris; ses études médicales à l'Université de Montréal.Diplôme de docteur en ' médecine, avec distinction, en juin 1946.Interne i l'hôpital Saint-Luc, ; dans 1s service du Dr-R.Boucher, depuis octobre 1945, jusqu'en avril 1950, comme Junior, senior, puis résidente en médecine.Assistant en physiologie à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal depuis 1948.B°ur*lère du gouvernement fé-déral-prcvincial, pour trois ans, afin de poursuivre des études raé- dicalei spécialisées.On ne peut s'en passer."Le Devoir" est entré chez nous quotidiennement dapuis 1905.Il est devenu un ami dont on na peut plut ta passer", nous écrit un* lectrice d* Saint-Pascal an nous faisant parvenir sa août-crlption.SOUSCRIVEZ A LA CAMPAGNE DES AMIS DU "DEVOIR" paix familii _ _ _ par votre excellente conduite, ne soyez jamais vous-même une cause de disputes.Pensez souvent aux qualités de votre père et de votre mère, à tous les sacrifices qu’ils ae sont imposé! et quMla s’imposent encore pour vous.Conservez votre estime pour eux et quand voua santés des querelles s’élever, essayez de changer le cours de la conversation.Par votre charme, vous pouvez besucoup pour créer dans votre foyer une atmosphère de bonheur et de paix.Aimez bien vos parents.L’amour appelle Tamour.Docteur «t modem* REMY Toute* communications à co courrier dofvant être adressés* comme suit : Clinique do l'Icolo des Parents, 434 est, rue Notre-Dame, Montréal.L'Kcol* des Parants du Québec e son siège social è Montréal, possède une charte provinciale et son nom est légalement enregistré.m m mm m «rpv*1 l V )h $ A £ fpr 4/ ^ em i rirÆ-K Qui jcr un enjeu dans riNDUSTRIE DU TÉLÉPHONE?Si vous y pensez, tout le monde e un intérêt dans l’industrie du téléphone.28.000 employés de lt compagnie Bell et leurs familles.62.000 actionnaires de ia compagnie Bell et leurs familles.Des milliers de fournisseurs de mttériaux pour ia construction et l’agrandissement du réseau .1.250.000 abonnés du Québec et de l'Ontario dans les maisons, bureaux, hôpitaux, ateliers.Pau.folr.toc.oua b.iolna ¦•«.c.ltt c.litanH, il • toll# d'tiiormo.trovov.d'.xponiloo •«___ porfoctionnomont g» Mrvlc.tMéfhooiq»*.Tool do o coèti tri.chor.tool* un.compognl.Sno.ciir.m.nl vig«#rovM pout pounulrro (Otto oouvr*.8# tiliphono.smployét, •ttioimoiro.— ro«a of ciocun ont on intérêt vital dan.«n t.rvl.o qwl «ignifto toll.mont pour I.bion-Str* d'un .1 grand nombr.do porionn*.LA COMPAGNIE DI TÉLÉPHONÉ BELL DU CANADA So«>ddda at odmini.trda par do.Canadian, pour d.Canadfoot w m M K i é i MX LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 10 MAI 1950 I^ADIO 4 | Une surprise au Festival de Calgary • 00 P.M.CBF-Yvin nntrtplde.CBM-Varlètés.CKAC-EUe et lui.C'KVL-Parade d» la.CJAD-Nouvelle».CHLP-Nouvelle*.6.15 PM CBF-Rftdio-Journal.CB M-nadlo-Journal.CKAJ-Dlte-a-mol.c J AD-Ballroom.CULP-Au carrclour de.6.30 P.M.CBF-Revue d'actuallt*.CBM-Commentalrea.CKAC-Le forum dea.CK VL-Ncm voile» CJAD-8tato Zxpreaa.CHLP-Au carrefour da.6.45 P.M.CBF-En dînant.CBM-Brler Bonsplel.CKAC-Lea nouvelle» da.CJAD-Ballroor» 7j00 P.M.CBF-Dn homme et aon.CBM-Jlmmy Shtelda.CKAC-Nouv.dltquea.CKVl.-Parad* de la.CJAD-Nouvelles.CHLP-Oulde commercial.7.15 P.M.CBF-Mètropol».CBM-Introductlon.CKAC-Cavalcade de* .CJAD-Dow Award.7.30 P.M.CBF-Ctiansona.CBM -Conservation, 1.00 A.M.CKVL-BonJour eulÜT.6.00 A.M.CBM-LTieur» du r*»ell CKAC-Meese du Jour.CKVL-BonJour cultlv.CJAD-Nouvalle» CFCF-Merry Go-Round.6.15 A.M.CKVL-PrWre du matin.CJAD-Ferme et maison.6.30 A.M.CKAC-Le Réveil prov.CKVL-BonJour cultlv.CJAD-Debout Montréal.7.00 A.M.CBF-L'Opéra.CBM-Nouvelle*.CKAC-Journal parlé catVL-On prend le café.CJAD-Nouvellee.CFCF-Nouvellea.CHLP-Le Carrouael.7.15 A.M.CBM-ttévell.7.10 A.M.CKAC-Nouvellaa.CBM-Nouvellea.CKVI.-On prend le eafé.CFCF-Notivellei.7.45 A.M.CBM-Muslque cholale.CKAC-LOratolre.•.00 A.M.CBF-Radlo-Journal.CBM-Radlo-Journal.CKAC-Nouvellea Inter.CKVL-BonJour.C.TAD-Rardlo 8.-Coeur.CFCF-Nouvellee sport.CHLP-Radlo B.-Coeur.8.15 A.M.CBF-ESévatlona.CBM-Dévotlon».CKAC-Sourlona k la via.CJAD-Impromptu.CFCF-Merrv Oo-Round.CHLP-lmpromptu.8.30 A.M.CBF-Rythme».CBM-Mélodle» CKVL-BonJour.CJ AD-Température.CHLP-Mualque.9 00 A.M.CBF-Nouvelles.CBM-Nouvellea.CKAC-Journal parlé CKVL-Prog R.Baulu.CJAD-Lheure précise.CFCF-Nmiv.et musique.rHLP-Madame, bonjour.9.15 A.M tiaF-Chanron nattea.CBM-Muslque.CKAC-Les Lajeunesea.9.30 A.M.' CBF-Le p’tlt train.CKAC-QWbee de nhane.CJAD-Charlea Trenet.CHLP-Charlee Trenet.9.45 A.M.CBM-Muslque.CKVL-Avec le eourire.CJAD-Dlok Havmee.10.00 A.M.CBF-8ur noe ondae.CKAC-Journal parlé.CKVL-Le grand prix.CJAD-Au Bal Musetta.CFCF-Roeemary.CHLP-Au bal mueette.10.15 A.M.CBF-M Amie d’amour.CBM-Kindergarten.MERCREDI, 10 MAI SOIREE CKAC-Icl Montréal.CKVL-Itadlo.CJAD-Decca.CHLP-Bnt.cultural.7.45 P.M.CJAD-Sportl.CHLP-Vedettea can.1.00 P.M.CBJ’-Ceux qu'on aima, OBM-Couvert.CKAC-Lea 3 cloches.ctfAn-^Fant au clavier.CJAD-Parade.CHLP-Aloha.Hawaii.8.30 P.M.CBF-Théétra.OKAC-Parla chanta.CKVL-Reine d’un aolr CJAD-Mr.é! Mrs.North.CHLP-Xavler Cugot.9.00 P.M.CBF-Radlo-Carabln CBM-Young Goodman.OKAC-Far-weet CKVL-Bat.laa cinq as.CJAD-Mfe with Luigi.CHLP-PUca Plgalle.9.30 P.M.CKAC-Parl» nous .CKVL-Route enchantée.CJAD-Rscape.9.45 PM.CKAC-Jéaua et l'homme 10.00 P.M.CBF-Radlo-Journal.CBM -Radio-Journal.CKA/C-Concert détoüa.CK VL-Paris Swing.CJAD-Nouvelles.CHLP-Montréal la nuit.JEUDI, U MAI CKAC-Colette et Roland.CKVL-Prog.Catelll.CJ AD-Cannon*.CFCF-Brighter Day.CHLP-Caazone.10.30 A.M.CBF-Chan»on nette» CBM-Alllson Grant.CKAC-Caslno de la.,.CKVL-Chansons pop.CJAD-CHLP 1 é 1 0.CFCF-Baby Days.CHLP-CHLP 1410.10.45 A.M.CBF-Entre nou».CBM-Bweet Hour.CFCF-Jaue Ogllvy.11.00 A.M.CBF-Franclne Louvain.CBM-Road of Life.CKAC-Journal parlé.CKVL Parade de la.CJAD-Heure féminine.CFCF-Nouvellee.CHLP-Galeté.11.15 A.M.OBF-La Métairie CBM-Grande coeur.CKAC-Caslno.OJAD-Kate Altken, 11.30 A.M.cBF-L», Joyeua troub.CBM-What’s Your Best?CKVL-Parads de la.CMAD-Yorung Wadder.CFCF-Muslque.11.45 A.M.CBM-Laura Limited.MIDI CBFJeunesae dorée.CBM-Nouv.de la BBC.CKAC-Journal parlé.CKVL-Parade de la .,.CJAD-L'heure féminine.C J AD-L'heure féminine.CFCF-Today’s the Day.CHLP-Heure féminine.13.15 P.M.CBF-Rue principale.CBM-Barry Wood.12.30 P M.CBF-Le Réveil rural.CBM-Emtsslon rurale.CKAC-Les plaisirs de lâ „ CKVL-Edttlon spéciale.CFCF-Newcaat.12.45 P.M.CKAC-Kn parcourant.CFCF-Tuday's the Day.1.00 P.M.CBF-QueHos nouvellei T CBM-Radlo-Journal.CKAC-Nouvellea.CKVL-Nouvellea.CJAD-Revue dea nouv.CFCF-Nouv.et mélodie.1.15 P.M.CHF-Radlo-Joumal.CBM-Happy Gang.CKAC-Radlo-entrerua.1.30 P.M.CBF-Reportage.CKAC-Valsee CKVL-Pnrade de la .CJAD-L'heure féminine.1.45 P.M.OBF-Détente, CBM-Glrl Next Door.CKAC-Aux Bee Hawal.2.00 P.M.CBF-Grande soeur.CBM-Brave voyage CKAC-Journal parlé, CKVL-Hit* on parade.CJAD-L'heure féminine.CFCF-Welcome to.fr SOIREE 6 00 P.M.CBF-Yvaa llntréplde.CBM-Vartétée.CRAC-KUe et lui.CKVL-Psrade de la.CJAD-Revue des nou».CFCF-Star Tlm».CHLP-Nouvelle».6.15 P.M.CBF-Radlo-Jourual.CBM -Radio-journal.CKAC-Dttee-moi.CJAD-Au carrefour de.CHLP-La chansouuetta.6 30 P.M.CBF-L’actUi-Uté.CBM-Commentalrea.CKAC-Forum des «porta, CKVL-NouvcUea CJAD-Au carrefour de.CFCF-Newcaat.CHLP-La chanaonaetta.6.45 P.M.CBF-Kn dînant.CBM-Blr Basil Brooks CKAC-Lea nouvelles di._ CFCF-Doug Smith.7.00 P.M.CBF-Un homsia at aon.CHM-Opéra CKAC-Les plue beau*,.CKVL-Parade de la.CJAD-Gulde commercial.CFCF-Beulah.CHLP-Gulde commero.7.15 P.M.CBF-Métropole.CBM-Wd Moüurdy, CFCF-Jaek Smith.7.30 P.M.CBF-QuatuOT de aaxo.„ CKAC-Icl Montréal.CBM-Causerie CK VL* Radio-Oaaette CJAD-Fntretlen culturel.CFCF-Club 15.CHLP-Entretlen cultural.10.15 P.M.CBF-Le Jardin voua.CBM-Actualité.CKVL-Pour *50.CJAD-The *50.Quest.10 30 P.M.CBF-Rcé.Falolnelll.OBM-Rol FlaclneUl.CKAC-Noe gouverne.CKVL-Dem.édition CJAD-Mualque.10.45 P.M.CKAC-Nouveiiea tut.CJAD-Muslque.1100 P.M.CBF-Adaglo.CBM-Mus.de chambre.CKAC-Bonsolr les sport.CKVL-Bere dome tba._ CHLP-Danse 11.15 P.M.CBM-Muslque.CKAC-Chanteur da.CJAD-Velvet Mooda.11.30 P.M.CBF-Especially for you.CBM-Varlétée.OKAC-Orchestra, 1.00 A.M.CKVL-Nouvallea.CJAD-Prélude.MINUIT CBF-Fln des émission*.CBM-Nouvellea.CKAC-Journal parlé.CJAD-Nouvelles.CHLP-Nouv.et fin.12.30 A.M.CKAC-Orchestre 2.15 P.M.OBF-Maman Jeanne.CBM-Commentalrea.CKAC-Fem.Robldouk.CJAD-Dtck Haymea.2.30 P.M.CBF-L Ardent voyaga.CBM-Bncorea.CKVL-Hlts on parade.CJAD-L'heure symph.CFCF-Club Time.CHLP-L’heure aymph.2.45 P.M.CBF-Lettre.CKAC-Rêverle musicals.CJAD-Goaipel Singer.CFCF-Hannlbal Cobb.3.00 P.M.CBF-Les chefa-d’oeuvre.CBM-Llfe can ba .CKAC-Journal parlé.CKVL-Yours for the .3.15 P.M.CBM-Ma Perktna.CKAC-Rende*-voue.CJ AD-Show Ttm* CFCF-Modem Romancae.8.30 P.M.Le Père Emile Legault arrive inopinément et propose une réorganisation générale — Quatre Canadiens français devraient faire partie de l'exécutif — Pour une révision du statut d'amateur — Peut-on prévoir la création d'un festival de langue française ?.Calgary.9.(De notre envoyé spécial, Jean Vincent) — Somme*-nou* é la veille d’une réorganisation générale du Festival national d’Art dramatique ?Telle est la grande ques- tion qui se pose ce soir dans les milieux officiels délégués à Calgary.Ce matin en effet, après trois nuits et deux jours de méditations dans un wagon particulier, le.père Legault, directeur des Compagnons de St-Laurent, arrivait à l’hôtel Pafliser, muni d’un volumineux cahier de doléances.Et, dès cet après-midi.les discussions commencèrent.CBM-Pepper Young'* .CKVL-Your, for th» .C J AD-OhloaeoAn».CHLP-Fantaisie iwlng.3.45 P.M.* CBM-Right to Hupp.CFCF-Rememb»r th».4.00 P.M.CBF-Notre pen»*».CBM-Jack Berch.CKAC-Journal parlé.CKVL-Noa artiste, can.CJAD-Au Grenier de la.CFCF-Aunt Mary, CHLP-La chanson.4.15 P.M.CBM-Muslque.CKAC-Evénvmente soc.CK VL-Oncle Troy.CJAD-Radlo N.-Dame.CFCF-Oulldlng Light.CHLP-Comme le temps.4.30 P.M.CBF-Heure du thé.CBM-Bernle Braden.CKAC-Thé-dansant.CKVL-Parade de la.CJAD-Au carrefour de.CFCF-Young Dr.Malone.4.45 P.M.CBM-Concert.CFCF-Aunt Mary.CHLP-La chansonnette.OPCF-Queen for a Day.5.00 P.M.CBF-Fatre-part.CKAC-Journal parlé.CKVL-Nouvellea.CJAD-Coquetel musical.CFCF-The Bunkhouae.CHLP-I* chansonnette.5.15 P.M.CBF-Tzlgane.5.30 P.M.CBF-ChanaonnetUa.CBM-Oontea.CKAC-Nouvelles.CJAD-Chambre sociale.CHLPCh soc.Juv.de.OFOF-Weet.Round-Dp.5.45 P.M.CBP-Chansonnettes.CBM-Westem Five.gKAC-Llee et J.-Claude.FCF-Uncle Troy.CHLP-La chansonnette.7.45 P.M.CBF-Dan» la OOUOIOM DBM-Ploe of Scotland.CKAC-Icl Montréal.CKVL-Ohanecmnette», CJAD-Vedettes can.CFCF-Mïkc Mine Music.CHLP-Vedettes can.8.00 P.M.CBF-Musicals CBM-Forum CKAC -BtudlO.CKVL-Mvstêre de la.CJAD-L’heure grecque.CFCF-Chuckyagon CHLP-L'heure grecque.8.30 P.M.CBF-Les Journalistes.CBM-Arthur Godfrey.CKAC-La oourae au.CKVL-Taur da vaine.CJAD-Les talents du OFctFKJourt of ootnlon» CHIP-Baseball on.9.00 P.M.CBF-L» théltre 15>rd.CBM-John and Judy CKAC-Dana le» pampas.CKVL-Rvthmee at.CJAD-Pursult.CFCF-Ozzle As Harrlst, CHLP-PUce Plgalle, 9.30 P M.CBM-Up for Parole CKAC-Ouv Lombardi.CKVL-Parle Swing.CJAD-Up for Paroi* CFCF-Date With Judy.10.00 P.M.CBF-Rsdlo-Journal.CBM-Radlo-Journal.CKAC-Buspense.(CBS) CK VL-Roland Perrault.CJAD-Nouvellee.CFCP-Wavne King Show.CHLP-Montréal la nuit.10.15 P.M.CJBF-PhUtlqu» prov.CBM-Revu» d actualité.CKVL.-connais»*-vous C J AD-Tire *50 OueatloB.10.30 P.M.CBF-Réclt*l conjoint, CBM-Eventlde.CKAC-Le moulin dea.CKVL-Nouvelles.CJAD-L’heure précise.CFCF-Blondie.CHLP-Dlc Damons.10.45 P.M.CKAO-Nouv.Inter CKVL-Nour.sportives.11 00 P.M.CBF-Adaglo.CBM-Sportaman’e Show.CKAC-Bonsolr les .CKVL-Hore come the.C J AD-Montréal la nuit.CFCF-Nouvelle».CHLP-Montréal la nuit.11.15 P.M.CKAC-Chanteur d» .CFCF-Sérénade.11.30 P.M.CBF-atUdlo.CKAC-Winnipeg Dram».CKAO-Orch.(CBS).CKVL-Nouvellee.C,JAD-L'h»ure préol».CHIP-Cabaret dansant.MINUIT CBF-Fln de» émissions.CBM-Nmivsües.CKAC-Journal parlé.CKVL-Mldnlte at th».CJAD-Nouvelles.CFCF-Nouvellea »t fia.CHLP-Nouv.et fin.12.30 A.M.CKAC-Orch.(CBS) CHLP-Chansonnetts.1.00 A.M.CKAC-Journal pari*.Exposition* Signes heureux d'émancipation Six femmes-peintres ou Musée des Beoux-Arts De chez Ewen, notre tournée de cette semaine nous a amené au Musée des Beaux-Arts, où six femmes peintres présentent leurs dernières oeuvres.Un étrange air de parenté entre toutes, indication du danger du mimétisme chez la femme adonnée aux arts, comme on peut toujours s’y attendre.L’influence de John.Lyman et consorts est certainement aussi passée par là .Il y a toutefois signe d’indépendance progressive.Signe aussi que plus d’une des six exposantes sait de mieux en mieux se dégager de l’emprise des formules.La couleur commence d’être traitée beaucoup plus’ pour elle-même, particulièrement chez Ethel Seath.Celle-ci nous a procuré un plaisir en consentant à abandonner ses teintes métalliques et ses natures mortes de coquillages pour des paysages en “teintes chaudes” comme Roof tops 0} Montreal, et une couple de vues de la Malbaie, avec ses maisons pressées au bord de l’eau et s’y reflétant comme dans des canaux hollandais.Kathleen Morris a de la vigueur en dessin et un relief fort bien senti, qui gagne sans cesee à la distance.Nous avons admiré d’elle surtout Hay Market in Ottawa, qui triomphe par le dessin, vaguement réminiscent de la manière en vogue chez tel illustrateur des environs de IflOO, et deux vues d’intérieur, où le seul rapprochement des jaunes et des noirs suffit à faire valoir le choix d’objets des plus simples.Beatrice Hampson, elle, pencherait vers le symbolisme, comme on peut s’en rendre compte à l’examen de The Island et de Winter Mood.La valeur de suggestion s’y trouvera dans le dégradé des teintes et le choix des sujets, ramenés à l’essentiel.Souhaitons qu’elle accentue cette vrihe.mais sans négliger pour cela le réalisme antagoniste qui lui a fait produire d’aussi justes portraits que Roslyn et Anne.Chez Nora Collyer, la couleur chante plus encore.East Bolton, d’elle, est excellent, comme d’ailleurs Alberta, une étude de tète, et certaines vues de Port-au-Persii et de la Nouvelle-Ecosse.Avec Anne Savage et Mabel Ixx-lcerby, l’accent devient encore plus personnel.La première tient en partie de l’école de Lyman, surtout pour ses Sketches de Banff; mais le modernisme fait dans son art une intrusion heureuse par l’oeuvre intitulée Sundance Canyon.Comme Chez Ethel Seath, les contou.- continuent d’être assez fortem mt soulignés; H est peut-être d’autres moyens d’arriver à la force, par une couleur toujours plus vibrante.Mabel Loekerby en donne une preuve.Le contour tremble plus chez elle; permettant de reporter en partie l’intérêt sur la couleur aux teintes à la* fois douces et frappantes.Yellow dress.First S rune et In the Woods en sont de bons exemples; mais Motmtain n’est pas non plus à négliger.Adrien ROBITAILLC Les principales revendications du Père Legault qui, on s’en souvient, est le président du festival ur la région Québec-ouest, sem- revision du statut d'amateur qui est continuellement violé, étant entendu que les Compagnons, le M.R.T.ou d’autres troupes de ce genre appartiennent nettement à la caté- blent être les suivantes : ,.„ Pourquoi M.Jean Lallemand est- gorie professionnelle, il l’unique représentant de langue française au comité central, pourquoi les résultats ne sont-ils pas laissés à la compétence d’un jury et non à celle d’un seul juge ?Pourquoi enfin le comité central de London a-t-il désigné un hom me de la trempe de M.Maxwell Wray comme juge régional ?Par ailleurs, le Père Legault proposerait les réformes suivantes : Primo, nomination de quatre personnalités de langue française (fans l’exécutif du festival (on cite officieusement Mme Athanase David M.Gratien Gélinas, M.Jacques Laroche et le P.Lévesque).Secundo, Un festival de langue française ?Si toutes ces propositions étaient rejetées, non seulement le Père Legault se retirerait définitivement du festival, mais encore il créerait un mouvement susceptible de permettre la création d’un festival de langue française, pour ia seule province de Québec.Pour l’instant les discussions se poursuivent avec beaucoup d’animation entre le Dr Skinner, de London, Ont., M.Park Jamieson, de Sarnia, Ont., et le Père Legault dont l’arrivée inopinée a créé l’émoi que l’on imagine.L'autobus de la rue Beaubien AU PLATtÉAU Magnifique clôture du concours "Des Oliviers" h /t/ieatuâùate /k&t SuefèeU e&afUctM •=* T E varilant hebdomadaire “ Le Madawaska ” d’Edmundston (N.B.) nous apporte deux chroniques du Père Hilaire-Marie Tardif, O.F.M., l’une rendant compte d’une excellente représentation des “Cloches de Corneville.“ le 23 avril dernier, l’autre notant le passage, à la Salle St-Louis, de Léopold Simo-neau, ténor bien connu dans le Québec.En lisant les remarques très au point du brave curé compositeur et musicien —— que nous avons déjà présenté à nos lecteurs noué tenté d’intituler toute notre chronique d’aujourd’hui: Bravo Edmundston ! Le réveil du Nouveau-Brunswick est entré dans la phase de l’édat.Quand l’art du théâtre français, quand le goût du chant en général s’empare de la jeunesse ou d une population régionale, on peut tout espérer de ses aspirations ethniques: elles sont authentiques et profondes.Trlnrr.nl» An Ç.mnneoii talion des Cloches de Cornevüle, Triomphe de Simoneou ^ ^ ^ question plus haut.La LE curé Tardif écrit: “Accouru pièce était défendue par Mlles Oh-à ce 'concert avec une attitu- vette Proulx (Serpolette) Marcd-de dlexpectative des plus exigean le Dionne (Germaine), Me P.-E.tes en fait d’art vocal, gâté que Pelletier (Henri), Julien Bibeau, j’ai été par notre grand Rodolphe i (le Bailli), et Maurice Laçasse Plamondon, j’ai été satisfait au (Gaspard).Onze cents personnes delà de tout espoir.Léopold Si-! ont entendu 1 oeuvre dimanche moneau est un doué de la nature i soir.23 avril, et ,,'Va dû doublé d’un virtuose et d’un artis-! péter lundi de la semaine derme-te exquis de la voix.Il possède re.Notre informateur remarque.k la rue 12e Le service d'autobus de Beaubien ne se rend qu’à avenue; le conseiller Adelme Far ly demande que ce service soit prolongé jusqu’à la 31e avenue.Cette proposition de M.Farly fera l'objet d'une motion à une prochaine séance échevinale.L’auteur explique que le programme de construction rue Beaubien et dans les rues adjacentes est de plus en plus intense et qu’il ne tardera pas à se prolonger jusqu'au boulevard Pie IX.De plus, sur le boulevard Pie TX, plusieurs maisons domiciliaires d'une framie valeur ont été récemment rigées et abritent plusieurs familles.neront de» récital* à R»45 340 345 53 53 40 40 ta 83 90 90 125 138 135 138 10 10 10 10 88 88 83 83 - — 38 Santiago shawkey ‘^her Gord Bleeoe Hlad.Mal.ToTbrlt Trebor United Aabe Wendell HVUJM BHt.Dom.SI 31 SI 31 •on.Hom .SH 5V4 «4 SH Fed«r*ted m# 34» 340 340 S40 3aape .185 185 18.5 185 180 ten Pete .132 133 133 1» ten Pete A 133 122 118 118 TmnltTAn# *H 4H 454 _4H ’*n.We«t.3454 3»H *8H 38 35 34 Bourse de Montréal tte total dm vente* a Oté d# 37,100 trtlona Industrielle* et d# 1,025^00 acton* minière* mardi dernier en m*n-tamlvon de 44.000 action.» Indnetriedes -t de 035,700 action* minière* lundi lernter.Our.Haut Ba* Ferra.30 39 3» 30 34 Ifjt 3BH \bltlbi Per AbJtlbl orlv Métoma Stl.Arru* .Asbestos .Bathurst A Tel.BrazUinn B A OU .BA OU pr Bc ra«C.DT BO Porsst .rvc Pwr.A ______ do B Bld.Prods.Can.Cem.Can.Iron ¥\l.Can.St^am.Can.Brew» can.Car c-an.CM.C an OeQ p ('.Ùon, A Can Ind Al A (an OU can.ou Rts (’an.Par- Rlv Cock-sliutt Plow lité dans l’établissement de la base sur laquelle nous ferons l’analyse des difficultés actuelles et dans la recherche des mesures qui pourront être prises pour faire disparaître ces difficultés.” La Commission se compose de: MM.Prentice Bloedel, président de Bloedel, Stewart & Welch Limited à Vancouver; George W.Bourke, président de la Sun Life Assurance Company of Canada à Montréal; Thon.C.J.Burchell, c.r., de la Burchell, Smith, Jost, Meagher & Burchell à Halifax; R.G.Cavell, vice-président de Phillips Electrical Works Limited à Toronto; C.-E.Gravel, président de hi Banque Canadienne Nationale à Montréal; J, D.Johnson, président du Conseil d’administration de la Canada Cement Company Limited à Montréal; James Y.Murdoch, c.r., président de la Noranda Mines Limited à Toronto; R.E.Powell, président de l’Aluminum Company of Canada Limited i Montréal; K M.Pringle, président de la Dominion Securities Corporation Limited a Toronto; et R.M.Saie, président de la Ford Motor Company of Canada Limited à Windsor.Longueuil vend $87,000 de titres L'émission à 3-3’/j%, par ïéries 20 ans, de cetta cité est adjugée à un coût net de 3.53% La cité de Longueuil, comté de Chambly, a vendu vendredi soir une émission de $87,000 d’obligations, par séries vingt ans.L’emprunt comprenant $35,500 à 3% 1951-60 et $51,500 à 3H% 19«1-70 a été adjugé au prix de 98.72 i P.-E.Létourneau Inc.Le coût net de l’argent emprunté est de 3.53%.La finance précédente de la cité avait été faite en septembre 1949 avec la vente de $20.000 d’obligations, par séries vingt ans, à 3-3%%, au prix de 98.27, le loyer moyen net de l’argent ayant alors été de 3.66%.Cinq soumissions avaient été envoyées par deux banques et sept maisons de placement pour la présente émission.En voici 1s liste officielle : P.-E.Létourneau Inc., $35,500 à 3% 195160 et $51,000 à 3t4% 1961-70 — prix; 98.72 — coût net: 3.53%.Banque Canadienne Nationale et Geoffrion, Robert 4 Géltnas Inc., $35,500 à 3% 195160 et $51,-500 à 3H % 1961-70 — prix: 98.22 — coût net: 3.582%.Banque Provinciale du Canada Abitibi.Acme .07 H A.P *.43 Aluminium .86 - Aahdown A.15>à Athona.13 H Atlas StMl .» Atlas Yknlf#.25 Bagamac .34 BanlwU#.10 Beatty.13V4 Bel! Tel.40% Brazilian.22»* B.A.Oil .36 B C.Packer*.7 H Brack A.ISH Bldg Products ., .38 Bur Steel.IS&i Calvin Prie.4.50 C.N.Power .Can.Packer* A 31V.07 V, .42 •12H .U‘l Can.Steamships uo.Pfd.Bk ot Commerce Cosmos Decal ta.Dlst.Beanuns Dome.Dom Foundry Dom Steel B ., Dom Stores ., Dom Tar .Dom.Textile .E.BulUvan.8.75 Eddy Paper.18 Elder.,84 ii 11 11 33% 24% 33»% 24% 33% 24»; 33 22 22 38 38 38 38% 36% 26% 17 17 17 18% 15% 15% .22 .23 .22 .21% .30 .20 34».24% 24% 17% 17% 17»,; 30% 30% «f 30% 21% 21% 34% 34% 23% 23% 11% 23% 11% 11% 37 33 .36% R.-O.JOHNSON EMILE BEAUVAIS MM.R.-O.Johnson ot Emilo Beauvait, qui viennent d'être élu* directeur do Dominion Corset Co.M.Johnson e»t préiidont do Groonshiolds Ltd.Eldon* Famour Player* Fannp Farmer .Ford A .Freeer P .Gatineau Power Oen.Pr Jucte A Globe .Ooldale.O.L.Paper .Oypeum.High Bell.Hlghwood.Hlnde .Home.Hudson Bay .Imperial Bank .Import*! OU .Ind Acc.81.80 P.IngUa .Int.Nickel .Int.Pete .33 1474 » 37‘/, 34 63 23 30 1»H .74 .10 I?! 670 IS 63 30 14% 35 37% 984* 19>/* 34 .63 23 1*14 19 .74 10 16% 15% 48 8.7$ 18 .62 .31 1474 35 37% 99% 19V* 34 S3 .23 19% 19V* .74 .10 16% 15% La production de nos mines d'or au cours des trois premiers mois de 1950 Les mines d’or de 1« province ont été très actives au cours des trois premiers mois de l’année et la valeur de leur production a dépassé sensiblement celle de la période correspondante de l’an dernier.Voici un tableau donnant les résultats obtenus au cours du premier trimestre de 1950: Chiffre d'affaires très élevé à l'I.AT.A.Le volume total des affaires réglées au cours du mois de février par l'intermédiaire de la Chambre de compensation de ri.A.T.A.s’est élevé a $10,512,410 pour les transports internationaux des lignes aériennes.Au cours des deux premiers mois de l’année, le chiffre des affaires réglées par l’entremise de 1T.A.T.A.a été de $22,112.686.Tous les totaux sont calculés d’après les taux de change d’avant la dévaluation.Grâce à la compensation et à la consolidation des comptes, la proportion des affaires réglées sans aucun versement au comptant a atteint 84 pour cent durant le mois de février.Pour février 1949, cette même proportion était de 83 p.c.Une des compagnies appartenant à la zone du dollar a pu régler par le seul jeu de la compensation 99.2 p.c.de ses opérations comta-bles, portant sur plus de $700,000 d’affaires traitées avec d’autres compagnies.Moyenne à la Bourse de Toronto Ferai hier Ferra ont Haut 19SO Bu 1950 Haut 104» Ba* 194» 3F Ind 331.85 232.21 30 Or 9» .51 100.34 1C 332.21 ,105.15 - T7 97.34 303 2IH.38 157.28 114.63 87.96 15 M U 118.34 72.29 j 117.88 72.87 i Ferra, hier 118.34 73.98 j Ferai.*nt.104.35 58.45 ^ Haut 1950 104.53 M 21 Ba* 19» 77.42 38.78 1 Haut 1949 Moyenne des obligations à New-York Compilée* par la Presse Aatoeiê* 20 10 10 Ch t tna 95.2 102.5 95 3 102.4 98.1 102.8 94.4 102.4 94.3 102.9 10 OMI Etr 104.5 743 1043 748 105.4 75.0 104.4 70.6 1053 70.7 CARTES PROFESSIONNELLES ET D'AFFAIRES ASSURANCE Kelore Qsu .'«Cfl#.Mecho.Mfc«rnet ., Mal art le O.T.M.L- Milling.Modem» Cont.O.Leary Roche Tor.Iron A United Fuel A Venture® .Walker.Went Ashley „.31% 31% 31% .21% 27 27% 26 28 .M M 38 13 13»5i .13% 13^ 13% .10% 10 V, 10 .07 .67 , 00 .0* .0© .11% n% .40^4 /O 40*, .38 .38 36 .08 ,08 .12 12 .12 46 »«% .3.35 3 30 3 30 8% 8», 8 T.IP 10 1» 11% 11% 78 28 .09% 08% 46 44 54% 54a; 20 20 e-v, 8»; 21 Vi 71 >; .mi .13 Va 27 »„ 27 8 i 3.45 3.45 .13 .13 .12V4 12»; 12»; .55 55 55 .8.75 8.75 8.75 44% 43% 43 V3 .,T> .37 .32 .22 .72 4.60 4 00 .22*4 22>i 22»; 34% 24 24» b .22% 72% 22 Vj CTJRB Brown Oo.C.and D.Sugar Cone Paner .Int Utilities .ACHATS DE MATERIEL DE TELEVISION La Marconi Wireless Telegraph I Co.annonce qu elle a reçu une importante commande de matériel de télévision.Ce serait le première commande de télévision passée par le Canada en Angleterre et aussi la plus grosse commande de télévision payable en dollars que l'Angleterre ait reçue jusqu’ici.La commande porterait sur $300,000 environ; il a fallu, pour l’obtenir, surmanter la concurrence interna Or contenu dans les expéditions Mines d'or Anglo Rouyn .Barnat Mines .Belleterre .Canadian Malartic .Consolidated Beattie .Consolidated Duquesne Donalda .East Malartic .Elder .Lainaque .Malartic Goldfields .O’Brien .Perron .Powell .Qucsabe .Senate# Rouyn .Sigma .Stadacona .Sullivan .Onces 2,862 5,460 9,835 11,360 14.828 I.354 3.414 14,898 4,458 28,442 27.146 7,892 5,485 3,795 2,816 3,960 20,472 5,402 II.116 Valeur 110,187 210,210 378,648 437,360 570.878 52,129 131,439 973,573 171,633 1,095,017 1,045,121 303,842 211,173 146,108 108,416 152,460 788,172 207.977 427,966 Nouveau gérant à l'hôtel Mont-Royal M.Richard H.Nash, gérant général de l’hôtel King-Edward, de Toronto, a été nommé aujourd’hui gérant général de l’hôtel Mont-Royal.H succède à M.C.K.Dwi-nell qui vient de prendre sa retraite.M.Nash sera remplacé h Toronto par M.F.E.Lightfoot.COURS DES HUILES SECURITIES CORP.LTD UULF Horace Labrecque et Fils Ltée COURTIERS D'ASSURANCES Nous invitons les 'communauté* religieuse* à se prévaloir de no* eervlcee particulier* CH.47A 204, Notre-Dame oueat Tél.HArquette 238J-2384 COMPTABLE AVOCATS W.-F.MERCIER B.A., IX.L.AVOCAT SU, ru» Charrier Téléphone* : Bureau : LA.S4S2 - Dotn.: AT.4261 Soir : Lundi et mere.: 7.38 à 9.30 Total .Mines de métaux usuels Anacon .East Sullivan .Golden Manitou .New Calumet .Noranda .Normelal .Quemont .Waite Amulet .184,995 S 7,122,309 Total 342 4.612 2.589 937 52,890 1,429 27.070 2.116 13,167 177.562 99,676 36.074 2,036,265 55,016 1,042,195 81,466 91,985 $ 3,541,421 GRAND TOTAL 276,980 $10,663,730 Admirai 4 AI b.Pau, .- 40% 42 Anaconda .14 16 Atlantic .190 Ang.Can.515 Brlt.Dom .30% 31
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