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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 18 février 1928
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1928-02-18, Collections de BAnQ.

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Volume XK.-No 40.Abonnements par la poste; Edition quotidienne CANADA.* «.»• Bt«te-(7«ls et Empire Britannique .SA* UNION POSTALE.WJ# Edition hebdomadaire CANADA.2 je ETATS-UNIS BT UNION POSTALE S.0t LE DEVOIR Montréal, samedi 18 fév.1928 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 336-340 NOTRE-DAME EST MOMTaSU.Directeur: HENRI BOURASSA FA/5 CE QUE DOIS! TELEPHONE: - * Main 7460 tervlee de nnit: RMeetlen, Main S1S1 Adminirtratlen.Main S153 Le soixantenaire des Zouaves Pontificaux dorienx souvenirs — L’hommage de Louis Veuillot — La gratitude d’un peuple U y aura soixante ans ce soir que, sous les voûtes solennelles de Notre-Dame, se déroulait l’un des plus imposants, l’un des plus significatifs spectacles de notre histoire.Nos premiers Zouaves partaient pour Rome, ils venaient prendre de leur pays un solennel congé et recevoir des mains du grand évêque Bourget leur drapeau."Partez maintenant, soldats du Christ et de la vérité, leur criait au terme d’un discours poignant l’évêque d’Anthédon, Mgr Laflèche, par/er.Allez jusqu’à Rome, sur ce théâtre des grands événements de l'histoire, sur le sol arrosé du sang des saints, dans cette ville dont le nom rappelle l'éternité.Allez-y défendre notre Père attaqué, notre Mère outragée, nos frères dépouillés et trahis.Allez prendre dans la milice sacrée du Pontife la place que le Canada doit revendiquer au milieu des nations," Et vers les cent trente-cinq, qui venaient de jurer de "ne rien faire", pendant leur noble expédition, "qui puisse imprimer quelque tache à cette aimable patrie" dont ils étaient, venait de leur dire Mgr Bourget, "l'ornement et la gloire aux yeux des nations étrangères", montaient avec une puissante ferveur l’admiration, le respect, l’affection d’un peuple entier.Ils étaient une avant-garde, des précurseurs.Des centaines d’autres devaient les suivre, d’autres centaines devaient avec regret s’incliner devant les circonstances qui leur rendaient le voyage impossible.Et jusqu’aux dernières heures, les volontaires succédèrent aux volontaires sur la route de Rôme.Il y en eut à la Porta Pia, comme il y en avait eu à Mentana, et nous en avons tous connus qui, après avoir été les soldats du Pape, furent les prisonniers de ses ennemis.* * * L’héroïque et glorieuse aventure n'était point le fait de quelques individus; elle fut préparée avec l’appui de tout un peuple, qui la solda de ses deniers, avec la paternelle bénédiction de nos évêques.De l’avis des contemporains, un souffle qui rappelait les Croisades passa en ce temps-là sur notre race.Vingt-cinq années plus tard, un témoin dont les yeux d’enfant avaient vu ces choses, qui avait pu tout au long de sa jeunesse en recueillir les échos et qui n’avait pas le goût des exagérations oratoires, pouvait devant les survivants de ces grands jours s’écrier, dans l’église même témoin de la glorieuse scène du 18 février 1868: "Ce fut dans nxdre peuple, et je parle surtout du peuple — peuple, de cette masse deü croyants simples et robustes, qui ignorent, aux heures de l’appel de Dieu, les hésitations d’une étroite prudence et les défaillances d’une chair amollie par les aises d’une vie sensuelle et facile; ce fut dans les ranqs de ce peuple et peut-être d'empire vous emportez de la vieille Rome et de l’impérissable Vatican!” *.* * Soixante années ont fait dans les rangs de cette ardente et fière jeunesse d’autrefois de larges et sombres coupes.La plupart des Zouaves ont dû répondre'déjà au suprême appel.Mais quelques-uns restent, témoins à jamais respectés de ces grandes heures, et célébreront ensemble demain le soixantenaire du premier départ pour Rome.La fête gardera un certain caractère d’intimité, on l’a volontairement dépouillée de l’éclat qu’il eût été si facile de lui donner.Nos lecteurs nous en voudraient sûrement toutefois de ne pas dire publiquement ici le respect et la gratitude que gardent aux survivants de l’Epopée, et à leurs compagnons d’autrefois, notre peuple entier, tous ceux du moins qui savent encore penser et se souvenir.Mais, si les Zouaves ont ajouté à l’honneur, à la grandeur de notre race, s’ils ont aidé à marquer plus nettement encore le dur mais fécond et glorieux sillon où l’appellent son devoir et sa noblesse de baptisée, le meilleur merci que nous puissions leur offrir, n’est-ce point de marcher sur leurs traces, de traduire en actes, de réaliser, sous la forme que peuvent exiger des circonstances nouvelles, la haute et noble pensée qui, voici soixante ans, les jeta sur la route de Rome?Sachons ne pas l’oublier.Omr HERQUX Quel est cet insolent M.Annonce?plages sanctifiées par la présence profanées par les abominations et les horreurs du Croissant.Et je ne crains pas d’affirmer, sans tomber dans une exagération de rhéteur, que.sans la mouvante immensité de VAtlantique, que saint Pierre ne pouvait leur donner de franchir, comme lui les flots de Tibériade, le pied sec et ferme, nombre demos jeunes gens seraient partis en pèlerins, le bissac au dos, la coquille à l’épaule, le bourdon à la main, mendiant en route leur gîte et leur pain, pour aller demander à Pierre, couché dans son tombeau, la suprême faveur de garder et de défendre son successeur, assis dans sa chaire éternelle!" (L’abbe Gustave Bourassa, à Notre-Dame.) Cette évocation des Croisades, c’est celle du reste que paraît avoir imposée aux imaginations les plus diverses ce départ pour Rome des Franco-Canadiens.Louis Veuillot, au cours de ses lettres du Concile, a traduit avec son habituelle éloquence, cette idée et ce sentiment.On l’avait prié de visiter nos Zouaves, à la veille du retour au Canada des premiers volontaires.Il en profita pour rappeler leur passage à Paris et mettre en contraste leur état d’esprit et celui de la troupe bigarrée d’écrivains et de politiques auxquels il avait en ces temps-là Affaire."Ce fut, écrivit-il, l’une des meilleures émotions^ de jna vie, lorsque, il y a deux ans, j’appris qu’il y avait & Paris une troupe de Croisés qui venaient du Canada pour défendre Rome.Des Croisés au temps de M.About, de M.de la Bédollière, de M.Renan, de M.Rouland! Certes, depuis trente-deux ans que je me bats et que je suis battu à peu près, grâces à Dieu, tous les jours, pour la cause de saint Pierre, oui, depuis ce temps-là et dès commencement, j’ai eu bien des espérances,' et je les ai encore, et elles ont grandi; mais jusqu’en J868, jusqu’au moment du passage des Canadiens, je n’aiMiis pas espéré que je verrais des Croisés.Je me hâtai de courir à Saint-Sulpice, où l’on m’avait dit qu’ils entendaient la messe.Je les vis en bon ordre, jeunes, vigoureux, graves, tels enfin qu’ils devaient être, des garçons de bonne race, de bons et fiers chrétiens oui savaient bien ce qu’ils faisaient et qui portaient comme il faut le beau poids de leur sacrifice, sans l’ignorer et sans le trouver lourd.” Et l’écrivain illustre, devant l’élite intellectuelle du monde catholique qui dévorait alors ses lettres du Concile, rendait aux Zouavea canadiens ce glorieux témoignage : "J'ai donc retrouvé ces braves gens à la veille du retour, contents d'être venus, contents de s’en aller, car ils ont bien accompli leur dessein de dévouement et de justice, et ils vont rentrer comme ils sont partis, 'deux et purs, dignes des embrassements de leurs mères et de eurs soeurs, dignes des couronnes civiques, qui leur sont préparées.Que leurs concitoyens les reçoivent en triomphe! Ils sont la gloire du peuple, ils ont droit au sourire des vierges et à la bénédiction deS' vieillards.Défendant la grande patrie commune, la nationalité mère, en qui vivent toutes les autres et qui garde la source de tout droit et de toute liberté, ils ont bien mérité de la patrie particulière.Im mort de Rome serait la mort de! patries.Ils n’onJ pas seulement défendu Rome, ils l’ont édifiée.Elle a admiré leur discipline, leur piété, leur douceur.Dans cette armée, chrétienne et dans ce corps d’élite, tout plein des meilleures ardeurs de la jeunesse, on les a vus parmi les plus honorés; ils ont soutenu l’éclat d’un drapeau dont la splendeur n’est surpassée ni égalée par nul autre," ."Bon voyage, fils de France, qui n’avez rien abjuré et rien perdu, ni la sagesse, ni l’esprit, ni le coeur, s’écriait encore le bon chevalier du Pape, le grand serviteur des hautes traditions françaises, ouvrant sur l’avenir de vastes et lointaines perspectives.Bon retour dans vos foyers, où notre vieil honneur est toujours vivant! Les anges qui sont venus avec vous retournent avec vous, contents de vous.Gardez ta flamme de France, gardez la flamme de Rome et du Christ.Echauffez en le coeur de vos jeunes frères, et qu’ils viennent à leur tour, et qu’après eux viennent vos enfants et vos neveux, conservant cette tradition chevaleresque et chrétienne que les siècles n’ont pu rompre et que vous avez si glorieusement ra jeunie.Im prière de Pie IX est sur vous, et qui sait guet rêve de durée, quel germe de grandeur Un nouveau personnage vient de surgir à Montreal.Il doit être riche et, conséquemment, puissant.C’est apparemment un nabab qui jette l’or àjileines mains, puisqu'on accueille sa prose dans les quotidiens, qu'on la met en beau relief, qu’on l’étale en panneau, qu’on l'encadre tel un beau portrait de belle actrice.Ce nabab a un nom étrange et n’a pas de prénom.Il signe ainsi ses messages au bon peuple de Montréal: Annonce.Il reste bien dans la tradition en se payant l’indélicatesse qu’on a toujours reprochée aux nouveaux ri-ohes ou aux gens très riches.Il insulte tout le monde.Il affirme que l’opinion publique, à Montréal, est anarchiste ou bolchevik, pour employer une récente étiquette qui désigne une vieille chose.U écrit en effet en toutes lettres : ".et la mise en vigueur de la Loi Fédérale, en vertu de laquelle telle suppression (la suppression du théâtre le dimanche) serait décrétée, irait à l'encontre de l’opinion — formellement et souvent exprimée —- de la grande majorité de la population de la métropole".Ainsi la grande majorité de la population de la mitrépole, anarchiste, est pour la résistance aux lois.U insulte le procureur-général: "A moins, dit-il, que les citoyens de Montréal ne réclament vigoureusement, le procureur-général pourra se voir obligé de mettre en vigueur LA LOI FEDERALE LUI ENJOIGNANT DE FERMER AU PUBLIC TOUS LES LIEUX D’AMUSEMENTS, A MONTREAL, LF.DIMANCHE’’.Ainsi, selon M.Annonce, le procureur-général n’aurait pas mis en vigueur et ne mettrait pas en vigueur, s’associant au bolchevisme de la population, une lot fédérale lui enjoignant de fermer les lieux d’amusements le dimanche.Nous lut laissons la responsabilité de ses termes qui prétendent faire de M.Taschereau un joli monsieur.M.Annonce poursuit: "Demandez et obtenez que le pro-cureur qénéral fasse une exception en faveur de Montréal.’’ ' "Si vous ne muiez pas que la ville de Montréal devienne une ville Pourquoi n’essaie-t-U pas de pousser sa propttgunde en provin-oes prolestantes?Serait-il, jxtr hasard, apparenté à ce multimillionnaire qui fait partie de 135 conseils d'administration, d’après M.WoodsuHirth, parmi lesquels figurent les Famous Players?Qui est-il, encore une fols, lui qui prétend que notre population ouvrière, si chrétienne, si bonne encore dons son ensemble, ne tient nul compte des directions de l'épiscopat et des exigences de la vie de famille, de l’emprise des belles traditions chrétiennes et canadiennes, qu'elle a moins à coeur le respect du dimanche que la population des provinces anglo-protestantes?Qui est-il, lui qui prétend voir reflétée dans l’opinion des syndicats neutres et internationaux l’opinion de tous les ouvriers quand ces syndicats n’en représentent qu'une infime partie?Ce, M.Annonce a fait offrir sa prose insultante et anonyme au Devoir.Le Devoir, par respect pour lui-même, par respect pour ses lecteurs, par respect pour la population de la province, par respect pour les désirs clairement formulés de nos pasteurs, a repoussé cet argent déshonorant.Le journal pauvre se paie parfois de ces luxes que le journal riche, esclave de sa cupidité, doit se refuser.morte le dimanche, signez la pétition ci-dessous et adressez-la au procureur général."Si vous ne voulez pas que Montréal devienne une ville mortel." Evidemment II vaut bien mieux, comme l’insinue M.Annonce, qu’elle devienne une sentine, un dépotoir, le rendez-vous de la pègre, le Heu de toute la province et iie tout le Dominion où l'on viole effrontément la loi de Dieu, les ordonnances des conciles et des évé- le paux.U faut lire, maintenant, les attendus de la requête: "Attendu que la population ouvrière de Montréal considère comme un droit et un privilège sa liberté (mais si la loi l’interdit, comme vous le dites, M.Annonce?) d'as-sisfer d une représentation cinématographique le dimanche.” Cela continue; et fl y a ensuite les considérants: "Considérant que la suppression du cinéma te dimanche ajouterait aux privations de l’ouvrier et serait de nature à provoquer surtout à Montréal, des agitations malsaines (les agitations malsaines qui auraient cessé de trouver leur exutoire au cinéma, sans doute) au sein de la population ouvrière", etc.Voilà l’accusation directe de bolchevisme! Si on veut faire observer une loi légalement adoptée, il te produira des agitations malsaines.des émeutes peut-être.Mais quel est donc ce M.Annonce si puissant qu’il amène les journaux soi-disant catholiques à insérer sa prose et à s’associer à une provocation à la résistance aux ordres de l'épiscopat?Tout l’épiscopat de la province n’a-t-tl pas dans une lettre récente Interdit, sous peine d’obligation grave, l’exploitation des amusements payants le dimanche?Ce M.Annonce a un masque Hermétique, C'est grand dommage; car U serait intéressant de voir son nez qui doit être de travers, peut-être faux! Qui est-H?% Où trouite-i-li de si fortes recettes?Paul ANGER Bloc-notes Elle est muette s “Elle est mal Informée.— Qui a?— La Presse.— C’est incroya-de; n’a-t-cille pas un puissant service d’information qui fait rayonner la vérité?— EUe le dit; mais elle a aussi un puissant service d ignorance qui sert à étouffer la vérité.— Je ne le crois pas.Un journaü si propre, si bien informé.— Propre, l’affaire Coulom-bc en témoigne; bien informé, j’en doute.Qu’est-ce que la Presse a donc rapporté ces jours-ci des paroles de Mgr Gauthier sur les mauvais journaux, paroles prononcées a Sainte-Cécile, à Montréal, dimanche dernier?— Je ne sais oas; la Presse a parüé de cette fête, mais je n ai pas vu que Mgr Gauthier y avait fait allusion aux journaux, — Gela prouve comme la Presse est bien renseignée.Avez-vous lu le Devoir de jeudi?Voyez-le.Si je vous disais ai.i an partaaaa 4* AfoaPèai CROISIERES DE I,HIVER ET DU PRINTEMPS A LA MEDITERRANEE ET AUX ANTILLES The ROBERT REFORD Co.Limited e (Servie* frahçs il) A grnta généraux M.rue or l’HAplU), Montréal.Téléphone: Main 5652, «u de logent loeal.white Star une Service Canadien RATIS AUX INVENTEURS MVOtl Ml SIMXaot icntvil N ou I AUJQVRP RVf ALQCR.T TOUONICa 502'nur JTtfATHUlINi [ nWUtfAI » VOLUME XIX — No 40 CALENDRIER DERNIÈRE HEURE Montréal, «amedi 18 février 1928 OMn«fn: DIMANCHE, I* lirrirt lt2«.QulnqaacMlme, 2» ri.»d.l*>T*r da aoleU, 7’ h.SI.CDaeher du «»l«l.S h.27.I«rar de le lune, < h.12.PIMne lune, le 5, ¦ 7- ti.17 do loir.Dernier Quartier, le 12.è 2 h.U du loir.Nouvelle lune, le 21, à 4 h.47 m.du matin.Plein quartier U 27, à 1S h.27 du eoir.DEVOIR Le Devoir «et membre de la Canadian Prêté, de VA, B, C, et de la C, D, N, A, DEMAIN PUJB FROID.NEIGE MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maeimum 2g.Même date Pan dernier.25.Minimum aujourd'hui 22.Même date Pan dernier 22.BAROMETRE l« h'urne e.m.2S.8*.Il h eu r et a.m.22.T».Midi 29.77.Chiffrée fournie far ta Malion D.-R de 1010 rue Sniol-Drnie.Muntrêa).Les fruits déshydratés de M.Le ministre de l’agriculture en fait goûter aux députés et fait facilement passer u!i crédit de $10,000 — Adoption du bill île M.Rinfret sur les marques de commerce et les des dns de fabriques Otlawa, 18, (D.N.C.) — La Chambre des Communes, formée en comité plénier, a passé la plus grande partie de l'aprcs-midi d’hier à voter des crédits au ministre de J'agriculture, M.Motherwell.En fait, ce comité plénier était plutôt partiel car il y a manqué un bon nombre de députés.C’est d’ailleurs une chose très normale le vendredi.Ceux qui n’habitent pas trop loin ont 4iâte de rentrer dans leurs families.11 en part un peu par tous les train.A ceux qui étaient restés, hier après-midi, M.Motherwell réservait une surprise.Il demandait qu’on lui vote une somme de $10,000, le même montant que l’an dernier, pour couvrir le coût d’expériences de déshydratation des fruits et des légumes.Le ministère de l’agriculture a plusieurs établissements, dans l’est et dans l’ouest, où sc font ces expériences.On v fait sécher les fruits selon des procédés nouveaux et qui donnent de bien meilleurs produits que les anciens.Pour prouver se£ dires, M.Motherwell a sorti de la masse des documents que son sous-ministre le Dr Grisdale, avait accumulés en face de sa banquette, quelques boites de carton, semblables à des bonbonnières.Elles contenaient justement des fruits séchés ou.si l’on veut, déshydratés.Des pages en ont fait une distribution aux députés qui ont pu juger “de gusto”, après cela, M.Mother-well n’a eu aucune difficulté à faire passer son crédit de $10,000.L’ENQUETE SUR LF.MINISTERE DE L’INTERIEUR Au commencement de la séance, M.R.B.Bennett a demandé au gouvernement si M.Alex Smith, avocat d'Ottawa, qui a été chargé d’enquêter au sujet de certaines accusations portées 'par M.J.R.Cly-niont.fonctionnaire du ministère d ¦ l'Intérieur, relativement» à l'administration de ce ministère, a présenté un rapport.Le ministre, M.Stewart, a répondu que M.Smith achève son travail.Tl fera ensuite son rapport.M.Véniot, ministre des postes, a appris à M.Adshcad.que la commission du service civil s’occupe actuellement de la reclassification des facteurs.TABLEAU BUDGETA IR É COMPARATIF A la demande d'un libéral, M.Thorson, M.Robb fera préparer un tableau budgétaire (jomparatif de fayon à ce que l’on puisse comprendra facilement Quelles sont les revisions proposées, jeudi, dans le discours du budget.LA PECHE DE L’EPERLAN le bill provincial de la “Beauharnois Light, Heat and Power” provoquera une vive discussion # ”” Le canal projetc sera-t-il un obstacle à la navigation?- C’est Ottawa qui décidera*— La question de la propriété des forces hydrauliques — M.Taschereau reste opposé à l’exportation de l'énergie hydroélectrique est trop-bien connue pour que nous la faisions connaître de nouveau, et tout le inonde Sait que nous ne nous aventurerons pas dans de dangereuses aventures internationales”.TROP TARD On dit que l’un des facteurs qui ont contribué au retrait du bill l’an Québec, (D.N.C.) — On peut ,»s'at-tendre è une bataille autour du bill de la “Beauharnois Light and Heat Power Company", qui sera étudié au comité des bills privés, mardi prochain.Des gros intérêts, parait-11, se heurteront de front et que le bill passe ou non, la lutte sera chau- Le député de Royal.M.G.B.Jo-jde.nés, demandait certaines informa-] ('n se souvient que la compagnie demier, fut l’époque tardive de la lions au sujet de la pêche à ' ^per-j'’ouhd «aire accepter un bill par la j sessjon £ laquelle il fut soumis à lan sur la rivière Restigoucne, qui législature 1 an dernier, mais que ce |a législature.sert dp frontière entre la Province ‘J111/u* retlre depuis.Un a preten-1 Qn fjt aussi beaucoup d’opposition de Québec et celle du Nouveau- 'l"‘'ans les cercles legislatifs, que le : au 0jet et jj çerlajn |a Brunswick.Il avait été informé que j gouvernement a change de politique ! me Opp0Sjtion fera entendre sa voix la saison de pêche avait été proion- !au du développement des '°r-1 cette année.On disait alors que la gée pour les gens de la province ices hydrauliques de la province.A c onstruction d’un canal entre le lac de Québec mais non pas pour j £e.sujet, M.Taschereau, a qui on ; Saint-f rançois et le Lac Saint-Louis ceux du Nouveau-Brunswick.M.faisait part de ces potins de cou- seraj( un obstacle à la navigation.Cardin lui a répondu qu’aucune : *°,rs a declare: Que le gouverne- s • t cette objection, le pre-prolongation n’avait été accordée ment n a pas change d idee le moins à la province de Québec.Les mê- f*11 monde .Comme tout le monde mes règlements fédéraux existent 1e saiÇ le gouvernement est en fa-pour les deux provinces et si la veur du développement de 1 énergie pêche s’est faite dans la province hydraulique dans la province et mode Québec après le temps fixé, c’é- me du développement de nos forces tait illégal.Le gouvernement fédé- hydrauliques de concert avec 1 On-ral réglemente la pèche mais ce i tario”.,.sont les provinces qui sont char- ! î»e premier ministre a ajoute: No-gées de faire observer les règle- i ire attitude pour tout ce qui touche men{S- à l’exportation de 1 energie electri- 1 que de la province aux Etats-Unis LES MARQUES D.E FABRIQUE i___________________________________________ mier ministre a déclaré aujourd’hui que c’était à Ottawa à décider ce point et que c’est aussi Ottawa qui devra intervenir si réellement le projet que l’on a en vue pourrait, s’il est exécuté, devenir une menace pour la navigation.TROIS LOTS DE GREVE En plus de ce qu’elle demande dans le bill, la compagnie veut ob- tenir un contrat du gouvernement pour l’acquisition de trois lots de grève sur le lac St-Françols, cela ne pourrait être fait que par décret ministériel.On dit que si elle obtenait ces trois lots, la compagnie paierait au gouvernement, annuellement, une somme de $50,000 en plus d’une autre somme de $1 par cheval-vapeur développé.Comme la compagnie projette de développer 500.000 chevaux-vapeur, le gouvernement retirerait donc de cette source $550,000 par an.Après cela, les promoteurs du bill prétendent, parait-il, que la ville de Montréal aurait un grand avantage à ce que le projet fût mis à exécution parce qu’elle aurait de l'électricité, à sa portée.Ceux qui s'opposent au bill prétendent que le gouvernement provincial ne peut rien faire parce que la question de la propriété des forces hydrauliques se discute présentement devant la Cour Suprême du Canada.On dira sûrement des choses intéressantes lorsque le bill viendra devant le comité, mardi prochain.Plusieurs naufrages et e'chouements causent seize pertes de vie Le nombre des rescapés s'élève à environ quatre
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