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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 11 mars 1983
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1983-03-11, Collections de BAnQ.

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35 CENTS Vol.LXXIV — No 58 RENAUD-BRAY mâne le dimsuicfae (de 9 heures à 19 heures) Au 5219 Côte VARIN — P.C.M, 2 146,05 01-04-83 oo District (05) — $4 063,50* (O O BENESIES-G.A.M, 583,68 01-04-83 eu FAUBERT —RC.M.344,48 01-04-83 £ a MARTINEAU —P.C.M, 2 031,13 01-04-83 District (06) — $4 822,50* BÉLANGER — R.C.M.50,00 01-04-83 LEFEBVRE —G.A.M.583,68 01-04-83 m MORIN —P.CM.1 890,88 01-04-83 District (07) — $4 661,00* c O DALLAIRE —R.C.M 250,00 01-04-83 LUSSIER —PC.M.1 817,20 01 -04-83 d) •Q MARSOLAIS —G.A M.1 017,87 01-04-83 District (08) — $4 477,75* > CHEVREFILS — R.C M 250,00 01-04-83 LAVOIE —G A.M 683,78 01-04-83 h- ROY —PCM 1 865,47 01-04-83 CO O District (09) — $4 432,00* eu AUBIN —R C.M.766,41 01-04-83 £: Q.GUIMOND —G.A M.746,84 01-04-83 LORANGE — PC M.District (10) —$4 366,75* 1 734,57 01-04-83 BEAUCHEMIN —PC.M 2 119,48 01 -04-83 J < CHAGNON —G.A.M 555,88 01-04-83 -UJ FAMELART —R.C.M 1 887,61 01-04-83 K District (11) —$4 689,75* Z O LEMAY —RC.M 3 566,84 01-04-83 s PARÉ —G A.M 555,88 01-04-83 LU TROTTIER — P.C.M 2 194,28 01-04-83 lJ LU TREMBLAY — IND 74,41 11-02-83 J > (U Tf (J Delisie) District (12) —$4 656,50* HUMCHACK —G.A.M.680,88 01-04-83 MALOUF —P.C.M.1 878,65 01-04-83 O eu SIMARD —RC.M.2 308,85 01-04-83 Districl(13) —$4 409,25* a GOULET —RCM.— — LEBEAU —G.AM 1 937,64 01-04-83 PARIS —PC.M.District (14) —$4 805,75* 1 954,51 01-04-83 LUCCISANO —PCM 2 064,23 01-04-83 MASSON — RCM 299,32 01-04-83 SIEMIENSKI —G A.M District (15) —$4 635,00* 629,58 Ô1-04-83 BEAUDOIN —PCM.2 098,15 01-04-83 GATTUSO —R.C M.356,92 01-04-83 HAREL —G.A.M 969,07 01-04-83 PAQUET — IND.Non remis Non produit (M Roberge) District (16) —$4 036,75* CARON —G.A.M 2 578,92 01-04-83 LAUZON — R.C M — — ROUSSILLE — PCM District (17) — $4 388,00* 1 428,36 01-04-83 JONASSEN —G.A.M.583,68 01-04-83 MARTINEAU — RCM 458,32 01-04-83 RAIL —P.C.M.District (18) —$4 670,00* 1 853,32 01-04-83 JOUBERT —P.C.M 1 665,25 01-04-83 SABELLI —G.A.M 3 151,92 01-04-83 SÉGUIN — RCM District (19) — $4 939,25* 4 380,76 01-04-83 DI DISA — RCM.1 804,13 01-04-83 NOM du Candidat (e) (nom de l’agent officiel) RAPPORT DE DÉPENSES ÉLECTORALES Total des dépenses faites ou autorisées $ RAPPORT FINANCIER Date de remise FRENIÉRE —PC.M SPATOLISANO — G A M District (20) — $4 802,50* DIONNE —R C M HAMELIN — PGM PATOINE — G.A.M District (21) — $4 686,25* SIGOUIN —P.CM THIVIERGE —G.A.M TRUDEAU — ROM District (22) —$4 713,50* CARDINAL — R C M GARABEDIAN —G.A M ROY —PGM Distrit (23) — $4 757,25* ARPIN —PCM ENGLAND — R C M GUAY —G AM District (24) — $4 303,00* DUHAMEL —RCM LARAMEE — PCM VIGNOLA —DES TROIS MAISONS — G A M District (25) — $4 470,00* MANOLAKOS —P.CM RASOULIS —G AM SANTAS -ROM KYRIACOU —IND (L Thibert) District (26) — $4 554,00* CAPPARELLI — RCM GENTILE —G AM SAVOIDAKIS — PCM CORBO — IND (P Halou) District (27) — $4 535,75* DORE-GREFOIRE — RCM GAGNON-LAROCQUE — PCM MAGNAN — G A M District (28) — $4 259,25* BIELLO —RCM MENARD —PCM SASSANO — G A M District (29) — $4 193,75* BERTHELET — R C M GAGNON —PCM ROGER —G AM District (30) —'$3 995,00* BERNIER — RCM LA ROCHE —PC.M PERRON —G.A M District (31) —$4 748 25* DESJARDINS — P C M PERRON —G AM.POLIQUIN — RCM District (32) —$4 113,25* GEORGOULIS —R C M ROUSSEL — PCM SANTOS — GAM District (33) — $3 923,00* COTE — GAM LARIVEE — PCM PERREAULT —ROM District (34) — $4 281,00* BERGAMINI —GAM PRESCOTT — RCM STEVENS — PCM District (35) — $4 001,50* CARDINAL — R C M CHARRON —PCM GUITARD — GAM District (36) — $4 691,00* FOUCAULT — RCM MORIN —G A.M PROVOST — PCM.District (37) — $4 407,25* BELANGER — PCM MARCHAND —RCM TOUSSAINT — GAM.District (38) — $4 417,00* FOREILLO — PCM, GENDRON —RCM MORAND —G AM.District (39) — $3 959,25* BEDARD —G AM GODIN — PCM ROY — RCM District (40) — $4 379,75* FORREST — GAM GARDINER — RCM LA PORTE — PCM 1 943,59 2 499,79 01-04-83 01-04-83 1 606,44 1 802,25 2 586,05 0- 1-04-83 01- 04-83 01-04-83 1 778,41 2 340,80 2 330,54 01-04-83 01-04-83 01-04-83 99,60 707,33 2 372,66 01-04-83 01-04-83 01-04-83 2 167,93 2 420,48 967,11 01-04-83 01-04-83 01-04-83 340,00 1 741,40 01-04-83 01-04-83 2 862,84 01-04-83 1 779,43 4 286,78 655,25 NON REMIS 01-04-83 01-04-83 01-04-83 Non produit 600,00 1 353,78 1 884,37 Non remis 01-04-83 01-04-83 01-04-83 No produit 3 715,33 2 145,22 583,68 01-04-83 01-04-83 01-04-83 4 121,70 1 899,03 828,81 01-04-83 01-04-83 01-04-83 4 187,46 1 847,34 934,47 01-04-83 01-04-83 01-04-83 833,77 1 794,82 830,67 01-04-83 01-04-83 01-04-83 2 087,70 1 021,88 695,43 01-04-83 01-04-83 01-04-83 3 674,35 1 985,82 1 856,17 01-04-83 01-04-83 01-04-83 1 046,93 2 012,63 3 648,30 01-04-83 01-04-83 01-04-83 1 036,25 2 994,84 1 707,68 01-04-83 01-04-83 01-04-83 1 914,02 1 969,07 1 041,67 01-04-83 01-04-83 01-04-83 3 849.10 583,68 2 039,58 01-04-83 01-04-83 01-04-83 1 863.29 4 262,73 555,88 01-04-83 01-04-83 01-04-83 1 768,25 4 415,22 640,86 01-04-83 01-04-83 01-04-83 555,88 2 352,13 3 918,40 01-04-83 01-04-83 01-04-83 1 689,51 5 315,28 3 064.56 01-04-83 01-04-83 01-04-83 NOM du Candidat (e) RAPPORT DE DÉPENSES RAPPORT FINANCI (nom de l'agent officiel) ÉLECTORALES Date de remise Total des dépenses faites ou autorisées « CHEUNG — IND Non remis Non produit (P La Albert) District (41) — $4 684,50* AUF DERMAUR —GAM 3 797,64 01-04-83 NEUMAN — RCM 130,38 01-04-83 ROUSSEAU — PCM 4 206,74 01-04-83 District (42) — $4 206,50* LEVAN -RCM 3 398,19 01-04-83 MAGNAN — PCM 2 155,58 01-04-83 McNAMARA —GAM 685,88 01-04-83 District (43) —$4 452,50* DRENNAN —RCM DUROCHER —GAM 555,85 01-04-83 PREGENT —PCM 2 143,58 01-04-83 District (44) —$4 529,00* DESMARAIS —RCM FOTI — GAM 583,68 01-04-83 LAMARRE —PCM 2 188,81 01-04-83 District (45) — $4 229,50* ANFOSSI — PCM 2 406,35 01-04-83 BLANCHARD —GAM 2 062,33 01-04-83 KIHOUAC — RCM 277,00 01-04-83 District (46) — $3 876,00* BOSKEY — RCM 2 493,74 01-04-83 COSTANZO — GAM 3 664,54 01-04-83 LAPOSTOLLE —PCM 1 967,37 01-04-83 District (47) — $3 949,50* MAIN — GAM 1 468,50 01-04-83 PARKER —PCM 1 809,06 01-04-83 SALVATORE — RCM 2 493,70 01-04-83 District (48) — $4 024,50* FAINSTAT — RCM 2 719,70 01-04-83 FELLMANN —GAM 1 038,56 01-04-83 HAYES — PC M 3 798,35 01-04-83 District (49) — $4 268,50* BENNETT — RCM 2 468,69 01-04-83 MYERS —G AM 1 031,64 01-04-83 SENTENNE —PCM 3 356,99 01-04-83 District (50) — $4 517,25* BRYNIAWSKY — GAM 1 300,98 01-04-83 ROTRAND — RCM 2 428,06 01-04-83 SNYDER — PCM 4 439,51 01-04-83 District (51) — $4 525,50* GAGNE —PCM 1 887,68 01-04-83 KEATON — GAM 4 210,67 01-04-83 LIMONCHIK — RCM 3 868,56 01-04-83 District (52) — $4 064,50* DE ANDRADE — GAM 1 077,55 01-04-83 FELDMAN —PCM 1 522,54 01-04-83 SIMARD — RCM 3 829,55 01-04-83 SEGAL — IND 2 079,74 11-02-83 (S Chaillé) District (53) — $4 311,25* FAUTEUX —G AM 4 225,69 01-04-83 MELANÇON — RCM 4 206,08 01-04-83 SYNNOTT — PCM 2 010,52 01-04-83 District (54) —$3 961,25* BERLINER —G AM 2 438,75 01-04-83 COHEN —PCM 1 531,28 01-04-83 MALOUF — RCM 2 845.33 01-04-83 District (55) — $3 532,75* CHRISTIN —PCM 1 958,65 01-04-83 COURNOYER — RCM 2 620,40 01-04-83 LEDOUX — G A M 1 433,86 01-04-83 District (56) — $3 694,00* BOULANGER — GAM 2 657,67 01-04-83 VANIER — PCM 2 040,11 01-04-83 VERRET— RCM 3 671,91 01-04-83 District (57) — $2 755,00* BORDELEAU —RCM 2 748,54 01-04-83 DANCOSST — PCM 1 581,66 01-04-83 L'ESPÉRANCE-G AM 1 553,51 01-04-83 G.A.M.Groupe d'Action Municipale (M David Schulman, agent officiel) P.C.M.Parti Civique de Montréal (M Marcel Brouillé, agent officiel) R.C.M.Rassemblement des Citoyens et Citoyennes de Montréal (M Gilles Bonin, agent officiel) * Montant maximum des dépenses électorales permis par la Loi.Toute personne peut examiner et prendre copie de ces documents, pendant un (1) an, à l'endroit suivant: • Cabinet du directeur Hôtel de Ville Bureau S MONTRÉAL M.FERNAND DENIS, c.a.11 mars 1983 Directeur des finances Montréal, vendredi 11 mars 1983 liE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa Directeur; Rédactrice en chef le 10 janvier 1910 Jean-Louis Roy Lise Bissonnette Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur Gilbert Brunet Directeur de l'information-Pierre Loignon Directeur adjoint de l'information Denis Lord Trésorier: Bernard Larocque Directeur de la publicité-Marcel Payette Les jeunes, un début POUR que le drame de l’inactivité des jeunes entre enfin dans le paysage social, il aura fallu une éternité.Bien avant la crise, leur taux de chômage était du double de celui des adultes.On préférait les croire plutôt paresseux, volontairement décrochés, indifférents.Il aura fallu que la récession transforme ce phénomène en désastre national pour qu’on cesse au moins de les accuser, et qu’une timide volonté d’action se précise.Elle est tout à fait insuffisante à endiguer le problème, comme le reconnaissait hier le premier mmistre, M.Lévesque, en annonçant enfin une série de nouvelles mesures gouvernementales, mais elle est enfin là.Prenons acte, d’abord, de l’ampleur de la catastrophe.Des 1,200,000 jeunes de 15 à 24 ans au Québec, le quart sont inactifs, c’est-à-dire ne se trouvent m aux études ni au travail.A 18 et 19 ans, ce taux atteint 40 %.Certains sont des chômeurs dûment recensés, et leur « statut » fait presque envie à ceux qui n’ont jamais réussi à joindre le marché du travail.Système de dernier recours, l’aide sociale devient pour plusieurs l’entrée dans la vie: 130,000 jeunes de moins de 30 ans dépendent de ces maigres prestations aujourd’hui au Québec.Plus de deux tiers d’entre eux ont moins de 25 ans.Au mieux, les $ 80 millions que le gouvernement vient d’ajouter à des progranimes-jeunesse, la plupart existants, pour arriver en 1983-84 à un total de $ 150 millions, ne toucheront qu’un cinquième des inactifs.Mais ce n’est pas le moment de bouder l’effort, Il faut plutôt voir si ces maigres crédits sont utilisés au mieux.Le Québec a trop connu de « perspectives-jeunesse » et autres « initiatives » aussi locales qu’éphémères, pour ne pas faire une analyse sévère des mesures qui occupent les sans-emploi au heu de chercher à les intégrer.Quiconque a reçu des demandes d’emploi peut témoigner de la tristesse de ces feuilles de route en dents de scie, venant de personnes dans la fleur de l’âge, qui se sont déjà épuisées dans des dizaines de projets terminés avant de vraiment commencer.Ces cataplasmes sont souvent des démissions devant la tâche, plus ardue et surtout plus complexe, de la création d’emplois permanents.Il ne s’agit pas, d’ailleurs, que de créer ces emplois.Il faut d’abord préparer les jeunes de façon telle qu’ils puissent les retenir.Toutes les études sur les jeunes et le chômage concluent avec constance que le temps de recherche d’un emploi raccourcit au fur et à mesure qu’on monte dans l’échelle des diplômes.Rien n’est plus pernicieux, à cet égard, que les clichés de l’heure à propos des « chômeurs diplômés ».S’il est vrai que les finissants, au cégep ou à l’université, ne sont plus protégés du chômage, leurs chances de s’en sortir restent nettement plus élevées que celles des autres.Tout programme d’aide doit donc être jugé d’abord à l’importance qu’il accorde à la formation.Les mesures que le premier ministre vient de rendre publiques commencent heureusement par là : identification des potentiels « décrocheurs » du se condaire avec addition de ressources pour en ramener à l’école, et « bons de formation » pour mciter les entreprises québécoises à contribuer sur leur propre terram aux activités d’apprentissage des jeunes.Ces mesures sont aussi conçues pour la création d’emplois permanents: expansion des « bons d’emplois », aide aux jeunes entrepreneurs, programmes de retour au travail.Si l’on additionne toutefois les sommes consacrées à ces programmes capables de porter fruit à long terme, on constate qu’ils ne retiennent qu’un peu plus de 40 % des $ 150 milhons qui faisaient hier les manchettes, et dont près de la moitié, il faut le rappeler, n’est pas de « l’argent neuf ».Cette proportion n’est pas anodme.Plus coûteuses, les mesures les plus productives ne rejoignent que peu de personnes.A court terme, il est plus spectaculaire d’en toucher des milliers en les occupant temporairement, et en espérant que passe la crise.On voit donc atterrir enfm le fameux projet de « service civil volontaire », transformé officiellement en « Action jeunes volontaires », qui requerra $ 20 millions, soit le quart des sommes vraiment nouvelles mises en circulation.Moins ghetto que ce qu’on pouvait craindre, puisqu’il s’agit de projets locaux, l’initiative reste totalement floue.Les projets peuvent venir de « tous les secteurs, à condition qu’ils soient utiles, valables .».Le musée des horreurs et du farfelu nous guette évidemment, pour ce bénévolat à $ 100 par mois.Et le reste des mesures, chantiers, emplois communautaires, relève aussi du saupoudrage temporaire.Fallait-il, pour si peu, créer un Secrétariat à la jeunesse?La structure, aU moins, est plus légère que le « ministère délégué à la jeunesse » dont rêvait depuis longtemps le député de Verchères, M.Jean-Pierre Charbonneau qui assurera le lien avec le Secrétariat à titre d’adjoint parlementaire au premier ministre.Mais elle pose le même problème, celui qu’ont tant débattu les femmes quand on a créé le poste de ministre responsable de la condition féminine.Il y a des avantages à disposer d’un heu de coordination, et de parole.Mais ce lieu peut facilement devenir le déversoir de rirresponsabihté des autres.Les mesures annoncées mercredi exigent la collaboration de plusieurs ministères, qui auront tendance à attendre que le nouveau secrétariat les pousse, ou qu’il fasse le travail à leur place.Il n’a les moyens de faire ni l’un ni l’autre.Son mandat, même s’il parle de favoriser la concertation interministérielle, est plutôt centré sur le programme le moins bien défini de ce début de plan, l’Action jeunes volontaires, et sur quelques activités périphériques comme « susciter des recherches et études » ou élaborer le programme gouvernemental pour l’Année internationale de la Jeunesse, en 1985, ou encore représenter le gouvernement auprès des organismes de jeunesse.Cela sent le secrétariat honoraire.Les jeunes viennent de gagner plus de visi-bihté, il leur reste toujours à gagner plus d’existence.Lise BISSONNETTE Leçon d’espoir et de courage A ceux qui présumaient que le séjour (lu pape a Port-au-Prince allait camionner le régime répressif des Duvalier, .lean-Paul II a servi une autre preuve de la droiture de sa démarche et du courage qui l’anime.Se dissociant de tout engagement politique, il n’en a pas moins réservé au peuple haïtien un vibrant message d’espoir quand il a dénoncé, devant un Jean-Claude Duvalier impassible, « la division, l'injustice, la (légradation de la qualité (le vie, la misère, la faim, la peur, le nouvel esclavage » de ce peuple.Polonais accompli, le pape a précisé le sens de son message d’espoir: « Il ne s’agit pas de rêver de richesse, ni de société de consommation, mais il s’agit pour tous d’atteindre un niveau de vie digne de la personne humaine.» Encore plus précis, il ajoutait, devant ce peuple maintenu au niveau de pauvreté le plus aigu d’Amérique: « Pour la majorité, il y a le désir de manger à sa faim et (l’être soigné, le logement, la'scolarisation, un travail digne, le respect des responsabilités familiales et des droits fondamentaux de l’Homme.» Un voeu de changement, clamé sur les lieux mêmes du drame.Que restera-t-il de ce voeu maintenant que le pape est rentré à Kome?Le leurre est d’en espérer un miracle, un renversement soudain des rapports Socio-économiques et iwlitiques traditionnels dans ces Antilles et cette Amérique latine.Sans réaliser de miracle, le pajie est tout de même le seul homme sur cette planète qui puisse se rendre partout porter un message carrément critique des gouvernants assis devant lui, inciter ainsi à la réflexion des millions de gens, dans les pays visités et partout où ses propos sont retransmis.L’impact de son discours est considérable.Et plus son message est courageux, comme cela a été le cas dans les huit pays qu’il vient de visiter, plus il est susceptible d’être entendu, de se traduire dans les décisions prises par ceux dont c’est la tâche, ici et là, de décider.Un exemple de cette influence est fourni par le New York Times qui analysait nier, à la une, les propos et le comportement exemplaires du pape, au moment où le président américain tient un tout autre langage sur l’Amérique centrale: « Le pape, écrit le prestigieux quotidien, a contribué à établir la démarcation entre la promotion de la justice sociale et celle des causes politiques.» C’est le coeur des confhts de la région, depuis des années, mais M.Reagan n’y voit que du feu soviéto-cubain.Les réticences du Congrès à adopter un budget d’aide militaire majoré pour le Salvador signifient que le message du pape, comme symbole, fait son chemin.Les problèmes de l’Église en Amérique centrale ont aussi contribué à amener Jean-Paul II dans la région.Depuis l’assassinat de Mgr Romero, les conflits sur le rôle du clergé ont été projetés à l’avant-scène.Des prêtres nicaraguayens demeurent ministres sandinistes contre l’exigence de leurs évêques et contre la volonté du pape.Au Guatemala ou à Bélize, les conversions massives à des sectes protestantes inquiètent le Vatican.Mais le courageux pape y fait face, sur le terrain, avec une tolérance exemplaire.Il ne peut y avoir un Christ des ri- ches et un Christ des pauvres, a-t-il répété sur son passage.Ce sont des dénominateurs communs qu’il cherche, Carmi les victimes de cette division eaucoup plus socio-économique que politique.Invitation à jeter les armes .et à amorcer un dialogue.Répétition d’une mise en garde : les chrétiens doi-vertt se garder de toutes les idéologies qui rabaissent la dignité humaine, à gauche comme à droite.Tant pour les invitations que pour les mises en garde, l’endroit et le moment ne pouvaient être plus propices.Le pape ne pose pas en arbitre suprême mais il apporte une indéniable contnbution au dialogue souhaité, étalant en outre ce courage requis de tous les intervenants qui ont à coeur une solution juste et durable des iniquités centraméncaines, entre autres.Son cri d’alarme, lancé dans ce Salvador devenu centre des htiges, donne le ton : « Assez de violence, de foyers détruits, de réfugiés, d’exilés et d’orphelins! » Il dénonce la répression, de droite comme de gauche, répandue dans cette région du monde.Son appel est pressant: « Il est urgent de passer de la méfiance et de l’agressivité au respect et à la concorde, dans un climat qui permette la pondération.» Un appel pertinent, qui ne doit pas tenir de l’utopie si la survie de l’Homme doit être assurée.L’Amérique latine n’est qu’un foyer de discorde parmi d’autres, mais la simultanéité de ces lieux d’agressivité extrême ne cesse d’inquiéter.Qu’importent les nuances, l’essentiel du message de l’audacieux pasteur doit être entendu et traduit dans les faits.Gilbert BRUNET La paix des braves Voilà maintenant quinze mois, le chef du gouvernement québécois évoquait la nécessité d’une révision certes limitée mais néanmoins réelle de la loi 101.Quelques gestes de conciliation envers la minorité anglophone suivirent.On pense notamment à l’inclusion de la question des droits de cette minorité dans la libellé de la question référendaire soumise aux membres du PQ, à la pubhcation dans The Gazette, le 20 mai 1982 d’un texte signé par M.Lévesque, texte dont le ton et le contenu contrastaient avec la rhétorique traditionnelle du parti gouvernemental et de son chef.En juillet dernier, le premier ministre recevait les leaders d’Alliance-Québec et à l’occasion du remaniement ministériel de septembre, il confiait au ministre de Tlmmi-gration, M.Gérald Godin, la responsabilité générale de la Charte (le la langue française et des organismes s’y rattachant.•L’itinéraire était jusque là logique.Il redevint politique au début novembre à l’occasion d’un échange de correspondance entre M.Lévesque et M.Maldoff.Le texte du chef du gouvernement était incisif, peu conciliant et sehiblait rétrécir à l’extrême le mandat confié quelques semaines plus tôt à son collègue, M.Godin.Toutes ces étapes exprimaient des intentions et annonçaient d’éventuelles actions.Après six mois d’examen de dossier et (le rencontres privées, le ministre responsable a fait hier l’annonce d’un programme d’mtervention.Modeste à première vue, ce programme pourrait éventuellement prendre des dimensions plus importantes.En effet, l’annonce de l’examen par une Commission parlementaire de la politique de l’affichage et de celle de la langue de communication entre institutions anglophones indique assez clairement la volonté du ministre de soumettre à ses collègues du Conseil des formules de rechange.La modification du mandat de la Commission de toponymie rend justice aux légitimes revendications des communautés anglophones locales désireuses de conserver le caractère historique des noms des places, des rues, des lieux où elles sont enracinées.L’intervention du ministre visait aussi la fameuse question des tests linguistiques.Ces (lerniers ont apparemment subi une cure susceptible de les rendre moins odieux.Mais le ministre ne les abolit pas.Il distingue fort justement entre les candidats venant de l’extérieur et ceux qui ont reçu leur formation dans les écoles anglophones du Québec.Il se propose d’exempter un jour ces der- niers .mais le temps n’est pas venu.M.Laurm a déjà tenu des propos semblables.M.Godin recherche le point d’équi-Ubre entre « la société francophone et la communauté anglophone ».Il souhaite signer un jour « la paix des braves ».Il lui faudra aller beaucoup plus loin dans la décision pour atteindre son objectif.Mais sa déclaration d’hier n’en demeure pas moins importante.Si elle annonce un programme assez restreint d’interventions, elle dissipe tant par le ton que le contenu les sombres prophéties entretenues par les extrémistes des deux camps.Il faut sans doute attribuer au talent et à l’attitude plus généreuse du personnage le fait que ses propos, même voisins de ceux tenus par M.Laurin, apparaissent acceptables par certains activistes anglophones.Le ministre a reçu en septembre dermer un mandat considérablement plus étendu que les domaines évoqués dans sa déclaration d’hier.Mais cette dermère aura pour effet de « faciliter le dialogue avec les groupes qui sont les plus touchés (luotidiennement par les prescnptions (le la Charte ».Le ministre a correctement rempli hier cette première partie de son mandat.Jean-Louis ROY L’homme est-il jetable ?par Albert BRIE laillaii Je table comme une bouteille non consignée?L’interrogation est grosse et grave.Je m’en excuse, mais ne m’en dédis pas.L’homme n’est-ü pas un objet?(Et la femme un objet de l’objet?) Il dit: « Je ne suis pas une machine! » Sa dénégation est sa protestation contre un état de fait.Hélas! elle a trop tardé à s’exprimer.Le vin est tiré.L’homme est une machine.Il faut le boire.Nous autres, machines humâmes, nous savons que nous sommes péns-sables.Renouvelables aussi.Mais pas au rythme industriel — il s’en faut! — de notre servante-maîtresse: la Machine avec un M majuscule.Voilà en gros et en plus soigné la nature des propos que je tenais, tout en essuyant la vaisselle que ma femme lavait.C’est vous dire l’importance de ce rite, autrefois biquotidien, propre à inspirer de nobles cogitations.Nous redécouvrions autour de l’évier, dans un coude à coude fraternel, les bienfaits de cette con'ée que nous avions abandonnée depuis six ans à un lave-vaisselle.C’est que, dimanche dernier, notre robot domestique avait rendu l’âme.« Son chant du sink », a lancé mon fils, pour atténuer le choc que nous causait cette mort subite.Selon toutes apparences, il aurait succombé d’épuisement.Un an de plus que son espérance de vie promise par le vendeur.C’est un âge respectable pour une mécanique, si ingémeuse de fabncation et si facile de mamement.Les enfants, leur mère et moi avons apprécié à son juste prix les bons offices du défunt.Telle est la vie.Les choses aussi doivent mourir.Evidemment, ce n’est pas de gaieté de coeur que nous avons découvert qu’il avait rendu Tâme.Comme on (lit chez nous: « Nous avons pierdu un gros morceau ».Il avait sa place à lui, son petit corn contre le mur et la dépense.Nous étions habitués de le voir là aux trois-quarts dérobé par le comptoir, dans sa blancheur immaculée d’émail cuit et à dessus de bois d’érable ramagé.Trois fois la semame, on le roulait jusqu’au robinet, lorsqu’il avait son plein d’ustensiles.Mis en marche, il emplissait durant trente minutes la cuisine de son ronronnement obsédant, entrecoupé d’un clapotis de chasse d’eau et d’un tintement d’ustensiles entrechoqués.Nous n’entendrons plus ses bruits qui nous faisaient goûter mieux le silence une fois recouvré.Bien sûr, nous avons tenté de le rammer.Ma femme, en particulier, ne croyait pas à sa fin si soudaine.La ferveur de ses objurgations ne put réussir à ranimer ses organes moteurs qui auraient pu flancher temporairement.Je proposai de faire venir un spéciabste.Vincent, qui s’entend un peu en électronique, déclara que c’était peine perdue; qu’une greffe, en plus d’être dispendieuse, n’aurait qu’une durée limitée de vie.Fallait-il aviser l’électricien légiste pour une autopsie?Formalité vaine et d’un coût prohibitif.Ma dernière suggestion de donner la dépouille à une banque d’organes fut repoussée.On m’objecta le désintéressement douteux de certains ex- ploitants qui font commerce d’une oeuvre d’inspiration altruiste.Nous poussâmes à trois et en silence le cadavre encore frais jusqu’à l’escalier amère.D avait Tair encore vivant.Ma femme le couvrit d’un drap bleu royal en guise de linceul.Le lendemain, Tun de nos beaux-frères, retraité, habüe bricoleur, viendrait ramasser l’appareil.Il saurait en extraire les parties encore utilisables.De l’avis unanime, ç’aurait .sans doute été les dernières volontés du lave-vaisselle, si le stade de robotisation eût été assez avancé pour le munir de l’organe de la parole.Et c’est ainsi que depuis quatre jours, nous nous rejoignons autour de l’évier de toujours, là-même où avant l’entrée du lave-vaisselle, nous avions avec les enfants les échanges les plus vr2iis comme les plus vifs.Nous avons retrouvé la belle époque du lavage de vaisselle artisanal et avec elle le « trialogue » des confidences sans pudeur.C’est là que l’aînée a annoncé son intention de prendre mari à sa mère qui l’a béme avec la lavette ; que le plus grand des garçons m’a emprunté (?) $100 pour s’acheter une guitare; que Jean-Pierre nous a appris qu’il s’en allait en appartement; et que Vincent, il y a deux jours, a crié sa détermmation de quitter un cégep au climat per-turM.Tout ça pour vous dire que jamais plus un lave-vaisselle ne viendra interrompre des communications si enrichissantes.Les verres ne sortiront peut-être pas aussi étincelants que s’ils étaient soumis à l’action ja-velisante des granules Sunlight à fraîcheur de citron, mais il y aura, au confessionnal de la famille, moins loin de la coupe aux lèvres.Hargneuse et partisane Les signataires de cette lettre, tous lectrices et lecteurs du DEVOIR, veulent protester contre Tat-titude et le ton qu’a adoptés Mme Bissonnnette au cours du présent conflit CEQ et le gouvernement du Québec.Nous ne sommes pas du tout d’accord avec l’écriture hargneuse et partisane de madame Téditoria-liste à cette occasion.Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’elle réagit de cette manière.Manière d'autant moins acceptable que la gravité et la complexité du conflit exigent plus de mesure et moins de partisa-nerie.Mme Bissonnette s’est appliquée à présenter avec hargne la loi 111 comme une « opération d’abattage , « la loi loi la plus odieuse », « la loi la plus tortueuse », « la loi qui veut obtenir vengeance ».Il y a dans les replis de tels propos, quelque chose qui ressemble à un procès d’intention.Heureusement d’autres voix se sont élevées pour rappeler que les droits ne sont pas des absolus: nous pensons à la lettre de M.Maurice Champagne-Gilbert publiée le 23 février, nous avons également apprécié la déclaration d’une cmquantame de signataires, intitulée : « Les droits des uns, le respect des autres » ( LE DEVOIR du 28 février).Nos enfants ont aussi des droits dont ils ont été privés illégalement.Le droit à la dissidence à l’intérieur d’un syndicat est aussi un droit à respecter! Dans Téditorial du 18 février intitulé « Après l’abus », madame Tédi-toriahste commente sur quatre longs paragraphes l’abus gouvernemental dans ce conflit alors que seulement quelques petites lignes « murmurent » que peut-être la CEQ aurait pu accepter le compromis de la commission parlementaire offert par le gouvernement convoqué en session spéciale.D’autres ont souügné qu’en rejetant ce compromis, la CEQ a fait pire que la loi 111.Des parents de notre groupe ont une fille de dix-huit ans qui termine son cégep.Privée de ses cours en raison de la grève, elle aurait, dit-elle, des tonnes de pages à écrire à ses profs qui la privent de ses droits.Elle ne l’a pas fait pensant que ses droits à elle semblaient avoir si peu d’importance, que sa frustration était « hors-d’ordre » car dans tout ce qui s’écnt il n’y en a que pour le droit des professeurs, leur liberté, leur charge, leurs acquis, les droits de leur personne face à un gouvernement vengeur.Elle est aussi une lec-tnce assidue du DEVOIR.'' Nous protestons contre l’évident parti pris de Mme Bissonnette qui a largement contribué à donner le coup d’envoi à ce chmat de violence verbale par ses propos sans doute bien léchés et bien tapés mais démagogiques et fortement partisans.Nous attendons surtout du DEVOIR une pratique journalistique plus responsable et au moins aussi respectueuse des droits des autres que des uns.(’e((e lettre porte la signature de: Richard Cuiniond, Joce-Lyne Biron.Michèle Cloutier-Mainquy.Françoise Ga-mache-Stanton, Iluguetie ChamarcL Margot Dagenats-Lépine, Roger Stanton, Laurette l.epage-Boulet Québec.7 mars Une mauvaise quereiie L’un des rares motifs de satisfaction qui reste dans la crise politique et sociale actuelle réside dans la démonstration de la maturité de certains organismes pubhcs québécois, comme la Commission des droits de ta personne ou le Conseil supérieur de l’éducation, qui ont su remplir leur devoir dans des circonstances difficiles et s’affirmer ainsi à la hauteur de leurs obligations envers la so- ciété.C’est pourquoi il faut déplorer qu’un aveuglement partisan entraîne certains (comme MM.Bélanger, Boulence et d’autres dans LE DEVOIR du lundi 28 févner) à chercher une mauvaise querelle à la Commission des droits de la personne et à attaquer sa crédibilité auprès du pu-bhc.Les reproches sur « le caractère ambigu, partiel ou partial » de la prise de position de la Commission ne résistent pas à l’examen.Il n’y a nulle ambiguité dans l’ensemble du texte de la Commission, tant qu’on ne pratique pas la citation tronquée.La Commission n’a jamais soutenu que la loi 111 abrogeait entièrement la Charte des bbertés.Par aiUeurs, le fait que la Charte oblige à expliciter le caractère dérogatoire des lois postérieures est effectivement excellent, puisqu’il a obligé le législateur à adopter l’article 28 de la loi 111.Cependant la nécessité pour la Commission d’intégrer une explication de ce mécanisme juridique dans sa position n’apparaît pas.Quant à la critique la plus grave, celle de partialité, elle ne tient pas davantage.Elle s’appuie sur un tel procès d’mtention qu’elle dénote une intolérance surprenante à tout ce qui n’est pas « la hgne du parti », surtout quand on sait que ta Commission et sa présidente ont auparavant apporté des contributions de grande qualité au difficile débat sur la conciliation des droits opposés.Une attaque aussi grossière sur des bases aussi fragiles déconsidère plus ses auteurs que leur cible.Ils devraient plutôt se réjouir de cette prise de position et plus généralement du tollé suscité par le non-respect de la Charte des droits et libertés.Cela mamfeste l’importance accordée au respect des droits de la personne dans la société québécoise — et tout doit être fait pour main-temr et développer cette qualité démocratique fondamentale.La Commission des droits de la personne a donc parfaitement rempli son mandat, même au risque de déplaire aux puissants du moment, qui gagneraient à essayer de mieux comprendre les criti()ues faites à leur action au lieu de les caricaturer ou minimiser.Ainsi, lorsque le premier ministre ne voit plus dans l’établissement de la présomption de culpabilité qu’un « aménagement des mécanismes de constitution de la preuve », sa litote révèle une tentative de dissimulation de la gravité réelle de l’acte posé.Et la raison avancée, garantir l’efficacité de la répression, effraie car elle s’inscrit dans une logique dont l’aboutissement est hélas bien connu.Il n’en reste pas moins que les enseignants n’auront pas droit devant les tribunaux au respect des règles que la société juge nécessaire d’accorder aux personnes accusées de crimes autres que le non-respect de la loi 111.Il est donc heureux pour tous, y compris pour les membres du parti au pouvoir, que des organismes publics résistent à la servihté mieux que certains de ces membres ne semblent capables de le faire.Alam PRUJINER, professeur à rUmversité Laval Québec, 4 mars ¦ M.Champagne et ies droits (Lettre adressée a M Maurice Champagne-Gilbert).Suite à votre télégramme à M.René Lévesque, dont la copie fut reproduite dans LE DEVOIR du 23 février, sous le titre « Les droits ne sont pas absolus », un appui sans équivoque à la loi 111 et action ultime, j’ose l’espérer, d’une campagne effrénée contre les syndiqués du secteur public, je me permets de vous adresser ces quelques commentaires.Vous affirmer: « Les droits ne sont pas absolus.Ils sont constamment redéfinis pas les sociétés ».Cette perspective est tout à fait exacte dans la mesure où il s'agit d’une évolution des droits et non d’une dangereuse régression, comme c’est le cas avec l’inique loi 111.Vous, l’ancien directeur de la Ligue des droits de l’homme et inspirateur de l’Office des droits des détenus, ne pouvez ignorer que les droits ne s’imposent jamais à coups d’amendes, de suspensions et de congédiements.Avec la loi 11, qui empêche la libre négociation d’un contrat de travail dans le secteur public, un acte despotique qui menace tous les syndiqués du Québec, c’est l’extension du pouvoir d’État et des fractions de la bourgeoisie qui le contrôlent qui est en cours, et non le bien commun.Vos prises de position s’auto-légi-timent par une prétendue défense des droits à la santé et à l’éducation.Il est indéniable que les grèves dans les secteurs de la santé et de l’instruction publique entraînent des inconvénients pour les usagers.Mais ces arrêts de travail, fort limités dans le temps, soulignons-le, n’ont rien d’une catastrophe nationale.Surtout que les syndiqués ont toujours fourni les services essentiels aux patients et qu’un rattrapage dans le domame scolaire est toujours possible.Si vous persistez dans votre intention de mettre sur pied l’équivalent d’un Tribunal Russel sur les services sociaux au Québec, une référence quelque peu exagérée, c’est le moins que l’on puisse dire, puisque le penseur anglais enquêtait sur une guerre de trente ans qui avait fait des millions de victimes, dans ce cas il faudrait examiner les effets des coupures budgétaires à long terme qui réduisent le personnel, les services et les équipements dans les écoles et hôpitaux du Québec.Votre enquête nous démontrerait que les véritables défenseurs des droits de la santé et de l’éducation au Québec sont ceux qui quotidiennement et souvent toute une vie durant administrent les soins, et se consacrent à l’apprentissage de nos enfants.Vous verriez aussi que la légalité de nos politiciens, dont la pensée sociale se résume à des techniques de marketing, ajoutées à la force d’intervention de la Sûreté du Québec, ne fait pas le poids face aux revendictions légitimes des travailleurs.Je passe rapidement sur le procès d’intention que vous faites à M.Ku-lalowski.De telles insinuations sont monnaie courante contre les observateurs étrangers qui vont dénoncer les violations des droits de Thomme, où qu’elles surviennent sur la planète.Je termine en disant que vos prises de piosition comportent un risque.Non de passer pour trop à gauche, comme pourrait le croire l’impayable Clément Richard, mais de vous voir offrir un haut poste dans ce gouvernement qui trouvait odieux qu’une Charte des droits et libertés soit enchâssée dans la Constitution canadienne.Il y aurait pire: un poste d’éditorialiste dans un quotidien de la métropole! Dans ce cas, vous auriez tout le loisir de réfléchir longuement sur le fait que aans une société où les droits ne sont pas absolus, c’est le pouvom de l’État qui devient absolu ! Luc GOSSELIN Outremont.28 févner.LE DEVOIR est publié par l’Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont, division du Groupe Québécor Inc , dont les ateliers sont situés à 9130 rue Boivin, Ville LaSalle L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT Édition quotidienne $95 00 par année, six mois, $50.00; trois mois-$28 (X) A l'étranger $105 00/par année; six mois- $55 00.trois mois' $30.00.Éditions du samedi; $19 par année Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur $2 10 par semaine.Tarif de l’abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Oépét légal.Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignés groupées). Le Devoir, vendredi 11 mars 1983 RENONCER AUX RÉFLEXES CONDITIONNÉS par Pierre-Marc Johnson Ministre des Affaires sociales du Quebec laâniioniii En PAG E éditonale de l’édition du 2 mars du DEVOIR, M Yves Bé-dard.membre du Syndicat des employés de services sociaux du diocèse de Saint-Jean (CSN), explique son interprétation du résultat du vote de grève de la Fédération des affaires sociales (FAS) le 8 février dernier.L’interprétation de M.Bédard est pondérée, fort bien articulée et offre une impression de sincérité évidente.Il faut fébciter les citoyens qui prennent ainsi la peme de faire le débat Je me dois cependant de contester l’interprétation des faits véhiculés par le Journal syndical du Centre de services sociaux du Montréal-métropolitain cité par M Bédard.Ce journal décrit de manière trompeuse et parfois carrément mensongère le contenu de l’entente de prmcipe qui avait été conclue avec les dirigeants de la FAS.1) Plutôt que .de ratifier un minimum de 1200 mises à pied dans les -Affames sociales d’ici le & février 1981 et aucune limite de coupures après cette date », l’entente prévoyait plutôt l’inverse, soit de plaftnner jusqu’au 28 fé\ rier 1981 à 1200 le nombre de salariés inscrits au Service de placement des affaires sociales (SPA).soit un peu moins que le nombre inscrit actuellement Pour quiconque est un tant soit peu famiher avec le réseau des affaires sociales, il s’agit là d’une mesure importante qui diminue la mobi- ^ _ lité du personnel 2) Le journal svndical parle « de mener des luttes avec les directions de nos établissements poour obtenir des ententes locales sur l’ancienneté ».Le principe de l’ancienneté est reconnu dans les décrets comme il l’était dans les anciennes conventions collectives On y ajoute simplement la possibilité pour l’employeur et le syndicat de con-vemr par entente locale dans les seuls • 1 cas de transfert de personnel d’un établissement à un autre d’une application inverse de ce principe dans les cas où les parties y trouveraient un avantage mutuel.Advenant le refus de l’une des parties, la règle de l’ancienneté stricte prévue au décret s’appli- que automatiquement II est étonnant de constater mie chaque nouveau pou-\ oir accordé a la FAS lui sert de prétexte à « mener des luttes » plutôt qu’à chercher à s’entendre Mais à qui profite donc l’affrontement svstémati que” 3) Le journal s> ndical refuse aussi « de ratifier l’élimination du droit de bumping advenant la fermeture partielle des services ».Ni le décret ni le projet d’entente n’éliminent le bumping L’entente propose cependant qu’une j^rsonne dont le poste est aboh puisse etre replacée immédiatement dans un poste disponible du même titre d’emploi dans le même établissement, la procédure de bumping s’ap-phquant à celles pour lesquelles aucun poste n’est dispomble Résultat moins de personnes déplacées inutilement 1) On se défend ensuite « d’endosser les fusions de services qu’il (l’employeur) veut faire à sa façon à partir du 31 décembre 1985 ».Le pouvoir de fusionner des services a toujours appartenu à l’employeur mais il n’exis-tait aucun mécanisme précis pour ce faire.Les décrets en prévoyaient un.l’entente le retirait à la demande du syndicat.L’acceptation de l’entente permettrait d’en différer l’apphcation jusqu’au 31 décembre 1985 5) Le journal syndical refuse • de sanctionner les congédiements administratifs pré\us dans le décret » Ni le décret ni l’entente ne modifient la nature de ce qu’est un congédiement administratif ou les causes pouvant le motiver La différence se situe au niveau des recours Les anciennes con ventions collectiv es n’en prévoyaient aucun Les décrets permettent au tri bunal d’arbitrage de constater qu’il s’agit bien d’une mesure administra tive mais le cas échéant lui interdisent d’intervenir, l’entente proposée à la F.\S donnerait à l’arbitre le pouvoir d’annuler ou de maintenir le congéilie-ment administratif Dn peut difficilement prétendre qu’il s’agit d’un recul syndical' 6) Enfin, le journal syndical dénonce le fait « de participer à des comités conjoints pour aménager le décret et ainsi sacrifier notre droit à la libre négociation » L’entente conclue avec les dirigeants de la FAS prévoit la participation syndicale à un groupe de travail dont i’objectif serait d’examiner les corrections à apporter aux décrets notamment en regard des concordances et des références L’entente prévoit aussi la participation syndicale à un comité conjoint chargé -de revoir les fondements de la rémunération et de proposer des modifications à la hausse aux clauses salariales pour la troisième année du décret ad\ enant une reprise économique soutenue Depuis des mois et des aiinét's on réclame du gou\ ernement qu’il trouve de nouveaux modes de négociation dans le secteur public et parapublic afin d'év iter les crises comme celle que nous vivons présentement.Far la création de ces comités, dans un contexte contraignant il çst vrai, le gouvernement propose au nioiide syndical d’explorer de nouveaux mécanismes de conciliation des intérêts syndicaux avec ceux de l’ensemble de la société.Encore faudra t il consentir de part et d’autre à s’éloigner des réflexes conditionnés d’une négociation dont la « liberté » ne se mesurerait, aux dépens de la population, qu’à l’aune du rapport de force En guise de conclusion, je voudrais dire à M Bédard que nous demeurerons coincés tant que nous n’accepte rons pas de bouger La plate-forme d’Alger: une modération militante par Robin Philpot C’EST sous le signe de l’unité que s’est terminée à Alger, le 22 février dernier, la 16e session du Conseil national palestinien, instance suprême de l’Orgamsation de hbération de la Palestine.Pourquoi en Algérie?Parce que, selon le président de l’OLP, Yasser Arafat, « ce pays d’un million et demi de martyrs est le seul dans la conjoncture actuelle en mesure de nous garantir la sécurité totale, le soutien diplomatique, moral et matériel réellement désintéressé, et la non-ingérence dans les affaires intérieures.•> En plus des 360 membres du Conseil, représentant toutes les organisations politiques, syndicales, culturelles, militaires et sociales du peuple palestimen et des délégations de 88 pays, dont le Canada, ainsi que plus de 100 journahstes, les organisateurs ont dû accueilhr plus de 3,000 Palestiniens de la diaspora, venus de pays aussi lointams et divers que le Mozambique, le Brésil, les États-Ums et le Club.Cette 16e session du CNP suivait de huit mois l’invasion du Liban par Israël, i-'l N dont l’objectif avoué était la liquidation 1 de l’OLP et la destruction de son infrastructure.A peine cinq mois se sont écoulés depuis le départ de l’OLP de Beyrouth et les massacres de Sabra et Chatila qui ont suivi l’évacuation.Il va de SOI que le Conseil a été saisi de questions politiques extrêmement difficiles, que plusieurs qualifiaient de « bombes politiques ».Cependant à Tissue des travaux, le président Arafat a déclaré; « Certains pensaient que c’était fini pour la révolution palestimenne après le départ des fedayines de Beyrouth.Ils sont allés jusqu’à paner sur l’éclatement des rangs de la Résistance, de ses dirigeants dès leurs premières réunions.Dieu merci, je peux dire que le plus magnifique de tous les résultats de ce congrès a été la consolidation de Tumté nationale palestinienne.» Les reportages de la presse occidentale ont généralement fait état d’une victoire des « modérés » sur les « radicaux ».Si tel est le cas, il faudrait néan-moms noter que ce sont des « modérés » qui demeurent très militants et déter-mmés Qu’en est-il exactement?C’est sans équivoque que le CNP, tout en évitant d’utiliser le mot « reiet », a proclamé son refus de considérer le plan Reagan, précisant que celui-ci n’est pas conforme avec la légalité internationale et ne satisfait pas les droits nationaux palestiniens droit au retour, à l’autodétermination et à la formation d’un État indépendant Le plan Reagan, toujours selon la déclaration du CNP, ne reconnaît pas à l’OLP le di'oit à la représentation unique et légitime du peuple palestinien.Le conseil a par contre exprimé son soutien aux propositions du projet Brejnev qui, lui, réaffirme les droits nationaux palestimens ainsi que la représentativité de l’OLP Dans ses relations avec le monde arabe, autant selon la déclaration politique finale que dans les discours de ses dirigeants, l’OLP maintiendra des relations privilégiées avec la « Syrie soeur », poursuivra ses relations avec la Jordanie, mais sur des bases claires où seule l’OLP pourra parler au nom des Pales-tiiuens et étabhra des rapports avec TÉ-gypte sur la base du rejet par le régime égyptien de la pohtique de Camp David L’hebdomadaire américain Newsweek a qualifié de ligne dure, la plateforme d’Alger en ce qui concerne les relations avec la .Jordanie et TÉgypte Au niveau palestinien, le CNP a recommandé que toutes les forces armées palestiniennes soient unifiées dans une seule armée de hbération nationale.11 a réaffirmé la nécessité de l’action mih-tame et a réitéré le droit d’entreprendre des actions de tous les fronts arabes Encore ici, les dirigeants sont bien d’accord Lors du voyage que nous avons effectué à Tebessâ, camp des troupes palestiniennes en Algérie près de la frontière tunisienne, ainsi qu’à plusieurs autres occasions, le président Arafat a déclaré « Selon les informations israéliennes, les fedayines palestiniens exécutent au moins irois offensives militaires par jour contre l’armée israélienne dans le Sud-Liban » Et Georges llaba-che, chef du Front populaire de libération de la Palestine, le rejoint dans son discours devant la session plénière quand il dit « Le fusil assure 50 % de notre unité nationale » Pour qu’une organisation comme l’OLP rallie des mouvements et des secteurs de la population qui, il y a à peine un mois, semblaient si loin Tun de l’autre, elle doit compter sur une démocratie large, une représentativité reconnue par la population palestinienne tout entière, tant en Cisjordanie occupée que dans la diaspora on ne saurait autrement expliquer son immense appui po pulaire À entendre les opinions divergentes exprimées au cours de la premiere .semaine ainsi que les débats animés auxquels ont pai ticipé tous les membres, y comiins les dirigeants, on aurait pu penser le consensus hors de la portée du CNP Cependant, lors de la lecture du rapport de la commis'sion politique (le- vant la dernière session plénière, c’étaient soin eut les tenants de la « ligne’ dure», MM llabacheet liawatmeh,qut> applaudissaient avec le plus d’enthou-, siasme des positions qui semblaient’ contredire celles énoncées au début des travaux Comme pour beaucoup de mouvc ments politiques en transformation i l confrontés à de nouveaux défis, toutes les nuances et détails d’un programme politique ne peuvent être ni précisés ni dictés d’avance De jiliis, un jieuple ^lUi .r connu la discriiTiinaiioii, Tolv ,.,uii(>n la.déportation, Texil, et les massacres n’est jamais prêt à rejeter hâtivemeiitj les gens qui l’ont toujours défendu L’OLP ne fait pas exception C’est Aboli Ayadqui, parlant au nom du Fateh, (irincipale organisation politique au sein de l’OLP, a réussi, dans son discours prononcé après quelipies dis-! cours peu flatteurs à Tenilroit de la do rectum, à sonnei le ton de Tumté, Ses propos pourraient se résumer comme suit « Faites-nous confiance » i 11 semble que toutes les parties, an» tant celles favoiables à la reconnaissance innnédiate d’Israël que celles qui prônent le refus de tout compromis, soient pi êtes à leui accorder jileine con fiance dans Tespoir de voii « flotter lc( drapeau palestinien au-dessus de lai mosquée d’Omar à El-Qods (.lérusa» lem) » Vers une nouvelle crise de la catéchèse ?par Norbert Fournier Membre de la communauté des Clercs de Saint-Viateur UNE bombe vient d’éclater en France à propos de la catéchèse.Un cardinal éminent, venu de Rome, vient de prononcer une conférence à Pans et à Lyon, dans laquelle il donne l’impression de dénoncer, en termes clairs et assez catégoriques, les orientations actuelles de la catéchèse en France Jusqu’à quel point cette intervention « romaine » aura-t-elle des répercussions au Canada et au Québec, puisque fondamentalement nos options catéchétiques s'avèrent assez proches de celles qui sont en vigueur en France?Séjournant à Pans en février et à Rome au début de mars, l’auteur de ces lignes a été en mesure (le réfléchir sur ces événements et de rencontrer plusieurs personnahtés du monde catéché-tique de ces deux pays qui ont vécu d’assez près les événements récents.Or ceux-ci ne peuvent laisser indifférents ceux qui se préoccupent d’éducation religieuse et de pastorale des jeunes au Québec.Que s’est-il donc passé?Fin quoi cela nous concerne-t-il?Au moment où la commission épiscopale de l’éducation de la CECC étudie, en vue de se con3ii.''e'' un programme-cadre éventuel, la catéchèse dispensée à travers le Canada ; où le comité épiscopal de l’éducation de TAEQ vient d’entreprendre une évaluation, sinon une mise à jour, des orientations de la catéchèse au Québec, dans la perspective de la restructuration scolaire qui s’annonce; où Tépiscopat français, tiraillé depuis longtemps sur la question de la catéchèse des jeunes, vient d’en arriver, à l’occasion de deux assem- ¦ Bravo J.-P.Desbiens Quel poids significatif peuvent avoir des lettres au DEVOIR de Hubert Lewis (« Le syndicalisme bâillonné ») et de Micheline Trépanier (« Un congé de $30 milhons ») pubhés le 5 mars quand on les met en balance avec « Finir la job », billet de Jean-Paul Desbiens paru le 28 février” Ces lettres ne font que rééditer quelques lieux communs que propage un certain establishment syndical Elles s’en prennent à la personne même de J -P.Desbiens et lui font plutôt un procès d’intention qu’une analyse critique de ses propos Par leur allure pleurnicharde, elles escamotent toute rigueur de pensée et font oubher les problèmes qu’a soulevés Desbiens la crise et les « êtres entretenus », l’achat de « la paix », le code du travail en mutation et la différence entre secteurs privé et public, les centaines de pages en écriture serrée des conventions collectives à lire pour « organiser la vie » dans les écoles, la morosité de cette supposée vie empoisonnée par des attitudes « de haine, de hargne, de suspicion » dans les écoles mêmes, les enfants et les enseignants victimes et méprisés, les maîtres qui ont « deux jobs », décrets ou pas décrets, etc.Quand J -P Desbiens évoque le courage qu’il fallait « pour casser les rems à la forme de syndic.hsme qui ruine le Québec depuis 15 ans », c’est à la forme de ce syndicalisme (lu’il s'en prend et qu’il répudie, pas a un authentique syndicalisme.C’est aussi à cette forme désuète de syn-dicahsme d’affrontement et de prise en otage du public que le gouvernement s’en prend pas à autre chose ! Lewis et Trépanier ont Tair à ne pas comprendre.Et pourtant, c’est fondamental.Il faut savoir gré au DEVOIR d’ouvrir ses pages à J.-P.Desbiens à la plume tranchante, au discours sensé et avant-gardiste.Ça repose de la déliquescence intellectuelle d’une certaine bourgeoisie à Tencre bleue ou rouge, à la pensée m rigoureuse m lucide à saveur de gélatme Patrick ALLEN Montréal, 7 mars ¦ Ni de gauche, ni de droite L’article fort intéressant de M.Claude Morin sur le voyage du pape en Amérique centrale (publié le 3 mars) me semble cependant avoir une faiblesse qu’il serait difficile de ne pas relever L’auteur — dont je n’ai pas la compétence historique, aussi me faut-il être modeste — me semble toutefois tomber dans le travers même qu’il dénonce face à la pohtisation de TÉ-vangile et du discours ecclésial.En effet, SI M Morm dénonce d’une part une certaine Êghse qui semble bénir ou qui bénit effectivement une situation de statu quo, je ne crois pas plus évangélique et plus libérant la tendance d’une certaine Église populaire à inféoder TÉvangile à la révolution.En demandant, à juste titre, à TÉ-glise de prendre ses distances vis-a-vis des structures politiques en place va-t-on la jeter dans le ht d’une guérilla plus ou moins marxisante?Le remède me semble aussi nocif que le mal L’Évangile ne servirait alors pas plus « d’éclairage critique » face à Tagir humain mais resterait réduit à servir une idéologie politique tendant à s’énger en absolu.Au heu de se mettre à l’écoute de la Parole de Dieu, on continuerait à s’en servir pour étayer des discours idéologiques quitte à donner aux textes, par je ne sais quelles pirouettes, des interprétations qui étonneraient Marc, Matthieu, Luc, Jean et Paul.J’avoue ne pas aimer voir TÉvan gile du Christ travesti en champion d’un état de fait ou utilisé comme instrument du progressisme d’au- jourd'hui que les progressistes de demain jugeront réactionnaire.La « position » évangélique est à la fois plus simple et plus complexe Jésus n’a jamais accepté de s’inféoder aux divers partis qui auraient voulu le récupérer poour en faire leur mascotte ou leur marionnette Ni de droite, ni de gauche — pour prendre des catégories modernes — la fidélité du Christ était ailleurs.Il était du parti de Dieu, son Père.Cela ne signifie nullement que les chrétiens qui doivent être du parti de Jésus-Christ puissent fermer les yeux sur Tmjus-tice et la sangumaire bêtise des hommes.Mais cela signifie (lue, dans les engagements laissés a leur conscience, les chrétiens doivent garder un esprit sévèrement critique et ne jamais identifier une idéologie politique particuhère ou un projet social — SI valable soit-il — avec la pleine réahsation du Règne de Dieu qui doit être cherché en premier si ils veulent que le reste leur soit donné de surcroît (Luc, 12,31) La critique des utopies politiques au nom des inépuisables promesses évangéliques est un des services essentiels que l’Église devrait rendre aujourd’hui.Car si des hommes érigent en absolu les moyens pohtiques imparfaits qui devraient servir d’ms-truments à la construction de la Cité et à la promotion humaine, ils risquent fort de prendre les sentiers de Tenfer pour les chemins du paradis François McCAULEY étudiant SiUery, 7 mars Let «Lettre» au DEVOIRo doivent Etre lignée».L'adre»»e de même que le numéro de téléphone, ne »ont requi» que pour fin» d'identification dan» no» do»»ler».LE DEVOIR demande à tes correepondant» de bien vouloir »'en tenirà moln» de deux feuillet» dactylographié» à double Interligne et de faire parvenir leur» texte» à Urne Suzanne Marchand.LE DEVOIR »e réserve le droit d'abréger les texte» trop long».blées à Lourdes en 1979 et 1980, à un consensus que le pape Jean-Paul II a appuyé, semble-t-il, dans son allocution adressée aux évêques de Tîle-de-France, le 1er octobre 1982.voilà que des événements récents de janvier 1983 viennent mettre le feu aux poudres et relancer un débat qui ne manquera pas d’avoir des répercussions à Rome et des échos, peut-être crucifiants, au Canada et au (Québec Genèse des événements — Les archevêques de Pans et de Lyon invitent quatre de leurs collègues de quelques grandes villes d’Europe — il s’agit de Munich, de Dubhn, de Malignes-Bruxelles et de Cracovie — à parler de la transmission de la foi aujourd’hui, d’abord à Fourvières (Lyon), puis à Notre-Dame-de-Paris, à deux publics français assez nombreux Chacun des invités aborde la question à sa manière et selon sa « spéciahté.» Or il arrive (jue Tun des conférenciers, Tarcheveque de Munich, M.le cardinal Ratzinger, est devenu depuis quelque temps préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi (l’ancien Saint-Office) ' De plus, sa causerie sur « transmission de la foi et sources de la foi » n’a pas manqué de semer la panique dans le « monde catéchétique » français et, en même temps, de redonner vigueur et fécondité au mouvement intégriste, qui dénonce depuis longtemps la catéchèse en France.Les propos du cardinal Ratzinger ont fait la manchette de plusieurs journaux et suscité des commentaires nombreux et diversifiés dans les grands quotnliens parisiens.Aussi cette conférence a-t-elle occasionné des contacts téléphoniques et des « communications » entre plusieurs évêques de France par l’entremise de leur secrétariat permanent.Le Centre national de l’enseignement religieux et l’Institut supérieur de pastorale catéchétique à Pans — nous avons rencontré des personnes de ces orgamsmes — vivent dans une certaine commotion et dans Texpective, tout en conservant pour le moment une prudence qui est de règle.Des réflexions s’amorcent, smon des réfutations, car il s’agit de conjurer la démobilisation des 150,000 catéchistes bénévoles à travers la France! Le renouveau catéchétique — Globalement le cardinal Ratzinger affirme que ce fut une erreur d’avoir remplacé depuis trente ans le « catéchisme » par la « nouvelle catéchèse »; qu’il faudrait revenir au contenu du catéchisme du Concile de Trente (le Symbole des Apôtres, les sacrements, le Décalogue, la prière du Seigneur, i.e.le « Notre Père » ) ; que la catéchèse doit prendre sa source dans la Bible et dans la Tradition, en fidéhté avec le dogme, et éviter, comme il le déclare, « Tempirisme théologique ou l’expérience du groupe, de la communauté ou des experts deviennent la source première », que « la misère de la catéchèse nouvelle, dit-il, consiste en définitive en ceci : on a un peu oublié de distinguer le“ texte” de son “commentaire”, le contenu qu’il faut annon.er se dilue de plus en plus dans son commentaire qui est devenu sa pro-pr< mesure.» Entendues et interprétées dans le contexte de la « démarche » catéché-tique qui veut respecter le cheminement dans la foi de toute personne croyante, d’une préoccupation d’apprentissage plutôt que du cumul de connaissances en matière de foi chrétienne, d’option anthropologique pré-coni.sée pour l’acte pastoral de la catéchèse les paroles du cardinal ne pouvaient qu’etre ressenties comme des flèches par les responsables de la catéchèse dans TÉghse de France, ainsi que par la multitude des catéchistes qui ap pliquent déjà le « Texte de référence » et ¦> Pierres vivantes » que nous connaissons bien au Québec Quoi qu’il en soit, c’est, d’une certaine façon, Rome qui a parlé .à moins que Téminent cardinal de la Congrégation n’ait été victime d’une malheureuse distraction ou (lu’un surcroît de travail ne Tait empêche de se préparer' D’ailleurs on répète, dans certains milieux, que le cardinal Oddi de la Congrégation pour le clergé — dont relève immédiatement la pratique de la catéchèse dans TÉgh.se — devait intervenir sur ces questions il y a près d’un an' Il n’y a donc pas de fu mée sans feu.Répercussions au Canada — Au Canada et au Québec, les événements récents vécus en France auront .sûrement des échos; et alors chacun sera porté à prendreposition .selon .son information, son expérience, ses centres d’intérêts, bibliques, théologiques, pastoraux, pédagogiques, etc Or les interrogations propo.sees par le cardinal Ratzinger — même si elles sont « affirmatives » et assez catégoriques — portent sur des points majeurs, pui.squ'il s’agit du contenu et des sources de la catéchè.se, qui ne peuvent, dans l’Église, dépendre d’abord ni des conditions socio-culturelles d’une région donnée, ni des lieux de la catéchèse (école, famille, paroisse), ni surtout d’options pédagogiques mises de Tavant, sinon imposées, dans un système scolaire donné.Les pasteurs, les parents et tous ceux qui se préoccupent et s’interrogent au sujet de la catéchèse dispensée présentement aux jeunes du Québec et du Canada tout entier ne sont pas tous des « conservateurs » qui refusent d’évoluer, des « trouble-fête » mspirés par la droite ou des « gens nostalgiques » qui veulent revenir a l’enseignement religieux de jadis avec sa mémorisation et ses formules savantes et abstraites! Le chrétien, dans Téducation permanente de sa foi, doit hériter des richesses qui viennent de la « mémoire » de l’Église.Comme le dit Jean-Paul II, dans Catechesi Tradendae, il faut permettre « aux diverses catégories (Ten-fants — et donc d’adultes — d’accéder à Tintégrahté et à la spécificité de la doctrine révélée ».Or il n’est pas sûr (lu’ac-tuellement nos démarches « expérien-tielles » et nos efforts pour révéler d’abord aux enfants le vécu de la communauté chrétienne ambiante, débouchent en réalité, sur une saisie graduelle mais authentique de l’essentiel du Mystère, chrétien.Problèmes de notre catéchèse — No* Ire Église au Québec n’a sûrement pa.s.investi suffisamment dans la préparation des catéchèses et des parents, en vue (le la caiecliose des jeunes, ni dans la catéchè.se des adultes.L’école a rempli un rôle prépondérant ()iii a sécuri.sé, la plupart (les chrétiens el biuiucoup de' pasteurs Et maintenant cette école tend à déclarer ()ue la catéchèse comme telle n’enlie plus dans son rôle,' mais ((u’elle .se propo.se d’assurer, à tous ceux qui le choisissent, un enseignement religieux catholique ampute dé-, sormais de sa dimension « pastorale » ! Or celle-ci est e.ssentielle à la catéchè.se.En .somme, on .semble convaincu que la « pédagogie par objectifs » suppléera au manque de formation et de témoignage des maîtres appelés à exercer la catéchè.se à l’école Au Canada, hors du Québec, on est moins catégoi ique quant aux orientations théologiques de la catéchèse.On est conscient que des expériences nom» breu.ses et fort diverses sont déployées à travers le pay.s.On en constate toutefois la valeur inégale et on voudrait un « programme-cadre » qui servirait, en quelijue sorte, de boussole • Dans ces conditions, les événements récents en France pourraient no nou.s' amener, au Canada, qu’à de simples re-mi.ses en que.stion, in.spirées par le désir d’obvier à la nostalgie de l’ancien « catéchisme » Mais ces événements pourraient aussi nous inciter à intensifieP une étude approfondie et méthodique de.’ notre catéchè.se au Canada et au Québec, pour que les vraies questions soient clairement po.sées et .soumises à l’attention de pei sonnes compétentes en communion avec les évêques.Or ces questions ne sont pas surtout pédagogiques: elles .sont d’ordre théolof'ique' Nos options catéchétiques ont été habituellement mises à l’étude dans la perspective de manuels, d’instruments et de programmes à proiluire, à évaluer, ou à implanter En somme, les orientations et la pratique de la catéchèse au.' Canada .si'Jprésentent trop souvent, aq sein de TEglise dans son ensemble,' comme un simple « do.ssier » occasionnel et épiso(hque.C’e.st là un état de fait regrettable ! En conséquence, l’intervention en France du cariünal Ratzinger, et même celle de Mgr Ryan, archevêque de Dublin, dans le contexte des conférences de Lyon et de Pans, pourrait s’avérer pertinente pour la catéchèse au Canada — même si nous sommes plus éloigné^! de Rome que ne le sont les Françaisij De toute façon, il serait regrettable pour notre Église, et pour ses jeunqs.i que nous nous trouvions bientôt divisési entre deux camps irréconciliables; lesi défenseurs de la catéchèse française ou ses détracteurs soumis à l’influence du-cardinal romain.Ce serait la meilleure, façon pour la catéchèse au Canada de manquer le bateau! 10 Le Devoir, vendredi 11 mars 1983 Chômage / Les réseaux officiels ne répondent plus suite de la première page sous pieu feraient l’objet d’une décision « d’ici à une dizaine ».(’’est à souhaiter que les nouvelles sommes annoncées par M Axworthy pour les étudiants cet été et dont les (,’entres d’emploi du Canada .sont chargés, atteignent leurs de.stinataires avant la repri.se des cla.s.ses à l'automne' De toutes manières, le chercheur d’emploi déterminé à ne rien lais.ser au hasard ne .se limitera ni aux programmes d’aide ni aux Centres du (Québec, qui demeurent marginaux par rapport aux établis.sements fédéraux, dont la tradition e.st plus ancrée Mais ces Centres d’emploi du Canada, même s’ils regorgent de fichiers, catalogues et banques d’emplois, laissent peu d’illusions au chômeur par les temps qui courent ("est d’ailleurs ce que dit sans ambages Mme X, en inaugurant un cours de Méthode dynamujue de recherche en emploi, qu’elie dispense aux chômeurs et qui sont offerts par les Centres d’emploi du Canada Il s’agit d’un cours de trois heures « C’est dur, dit-elle, en ajoutant « qu’en temps normal », entre 70 et 80 % des chômeurs — dites plutôt chercheurs d’emplois — qui assistent au cours, trouvent par la suite du travail rapidement Mais les temps ne .sont pas normaux Optimisme oblige néanmoins, et elle distribue généreu.sement les « vous êtes capables » et les « lâchez pas », y corn pris au gros homme d’un âge certain qui a envoyé, comme on jette une bouteille à la mer, pas moins de 200 curriculum vitae et est en voie de battre son propre record en entrant dans un troisième mois d’envois sans avoir reçu de ré-pon.se Aucun appel ni accusé de réception, rien .l’ai SUIVI le cours récemment, me faisant passer pour une chômeuse diplô-méeen communications de l’Université du (Québec à Montréal Nous étions six ce matin-là, trois jeunes femmes et trois hommes plus â|és, tous des diplômés, au Centre d’emploi des professionnels Le cours est à mi-chemin entre les conseils pratiques, fort judicieux au demeurant, et la dynamique de groupe, comme un petit remontant pour esprits soucieux Effectivement, l’inquiétude transpirait de toutes les questions ce matin-là Il y avait une jeune micro-biologiste spécialisée en virologie, se disant prête à « ouvrir mes horizons » tellement son domaine était re.streint et, une diplômée en histoire de l’Université McGill parlant un français haché mais qu’elle connaissait assez pour avoir suivi un cours d’hôtellene en France, domame qui fait actuellement l’objet de ses recherches A ma droite, un diplômé en sciences comptables complète son c.a.le soir depuis huit ans et « cherche un poste ad-mimstratif » J’ai des « strikes » contre moi, dit-il en se présentant, à cause de mon âge ; je n’ai plus 20ans» Un pharmacien biologiste, qui fut à une époque directeur d’un laboratoire d’endoctrinologie, s’annonce, pour sa part, comme « Français d’origine ».Ma- nifestement, à ses yeux, il s’agit là d’un handicap Un autre membre du groupe est aussi français, spéciabsé en analyse informatique et cherchant un emploi « pour me mettre en valeur ».Chacun est ensuite invité à identifier les raisons exphquant ce statut prolongé de .sans-emploi, à partir d’une üste d’une douzÂiine de suggestioas.Les filles cochent « je ne sais pas me vendre », « je ne sais pas approcher l’employeur » et « je ne sais pas planifier ma recherche d’emploi » Les hommes choisissent des motifs qui leur sont extérieurs comme « il n’y a pas d’emploi disponible » La différence est remarquable L’animatrice, qui en est à sa dixième année d’encouragement, dresse la liste des sources possibles d’emplois, à une période où un grand nombre d’emplois sont cachés Avant la crise, environ 4 % seulement des emplois n’étaient annoncés nulle part Aujourd’hui, c’est beaucoup plus Il y a, bien sûr, les journaux à éplucher quotidiennement mais également les agences, les répertoires, dont Scott pour la liste des compagnies et Lovell pour les secteurs géographiques, les organismes communautaires, les Chambres de commerce, les pages jaunes, les syndicats, votre médecin, les beaux-frères, les voisins « Le dire à dix personnes par jour, au moins, que vous cherchez II faut être belette, fureter, tout guetter » Il y a aussi les Centres d’emploi du Canada où les chômeurs sont généralement inscrits, surtout s’ils retirent ou veulent retirer des prestations d’assurance-chômage mais « n’appelez pas inutilement, nous sommes trop occupés » En raison du nombre d’emplois cachés, Mme X suggère fortement d’aller porter soi-même son curriculum vitae dans les entreprises susceptibles d’être un jour intéressées.En ayant pris soin au préalable de se renseigner sur la compagnie.Pour cela, il suffit de téléphoner, la veille, pour demander, mine de rien, le nom du directeur du personnel, de manière à ce que le lendemain, le curriculum attemsse au moins à son bureau Essentiellement, le cours rappelle aux chômeurs de ne pas lâcher prise, de toujours relancer les entreprises une fois acheminé le curriculum vitae même si l’employeur a tenté de vous dé^ courager en vous écnvant que « vous ne satisfaisez pas aux exigences requises ».En ce cas, rien ne vous interdit de rappliquer, par téléphone, pour demander SI d’autres postes pourraient être ouverts prochainement, parce que « vous savez, votre compagnie m’intéresse beaucoup ».En sortant de la session, sur le coup de midi, personne ne doutait que « chercher un emploi, c’est un job à temps plein » Chaque participant a eu droit à un tableau, où transcrire quotidiennement l’état et le progrès des démarches en vue d’un emploi, les compagnies à jomdre, les appels à effectuer, etc Au sujet des cumculum vitae, le Centre d’emploi du Canada, tout comme les universités, croit qu’il est bon de s’en tenir à trois pages.« Les grandes feuilles roses qui dépassent de la pile, avec des dessins fantaisistes, ne sont plus en vogue », explique l’animatrice du Centre d’emploi A fl 4 Godin Mais, il trouve limité le mandat de la prochaine commission parlemen-tame.Alliance-(iuébec voudrait ouvrir le débat sur plusieurs dossiers « importants et pressants », ce qui ne veut pas dire sur toute la loi 101.M.Maldoff a, en particulier, évoqué la question du contrôle des institutions anglophones.A ce propos, le président d’Alliance-Québec s’est dit heureux de constater que M Ciodin en reconnaissait la nécessité et 11 espère que cette reconnaissance se traduira en geste.^ Washington lions sur la délimitation des frontières maritimes entre les deux pays.(Quatre diflérends affectent le Golfe du Maine, la mer de Beaufort et les frontières entre les eaux du Pacifique en Colombie Britannique et les Etats de Washington et (le l’Ala.ska La Cour internalionale de La Haye doit se prononcer sur le cas du Golfe du Maine et établira ainsi une frontière uiiKjue entre les deux pays pour les ressources biologiques, les ressources minérales et toute autre forme de juridiction que les deux parties peuvent exercer Il restera ensuite à négocier les trois autres différends ou à les soumettre, eux aussi, à la Cour internationale de La Haye « Les gisements récemment découverts dans ces fonds marins pourraient être une source importante de minerais stratégiques », a souligné le président Hi*agan dans une déclaration écrite Les Etats-Unis, a ajouté M Reagan, continueront comme dans le pas.sé à ,se réserver le droit d’exiiloiter les ressources minérales des fonds marins dans les eaux internationales * Un haut respon.sable du département d’Etat a reconnu que cette proclamation unilatérale américaine ri.squait d’ê-Ire très mal accueillie par nombre de pays, d’autant plus (jii elle a été faite à quelques jours de la réunion à Kingston (.lamaïque) des signataires du Traité sur le droit de la mer Ce spécialiste, qui a reciuis l'anonymat, a indiqué (jue cette decision amé ricaine était destinée à démontrer que les Etats-Unis sont en mesure d’appliquer leur juridiction sur une zone éco nomique .sans toutefois être signataires de la convention de l'ONU « Plusieurs pays, notamment du tiers monde, nous ont d’ores et déjà fait part de leur totale opposition à la proclamation d’une zone exclusive, mais nous avons décidé que c’était le meilleur moyen de défendre nos intérêls éco-noiiiiques et slratégiques à long « Talents donnés talents ga gnaiits », tel esl le thème de la .soirée qui aura lieu au Centre .luv-Ecc (Centre de formation catholique), 4488, rue Adam 2,')4-i;)41 ¦ L'Association des étudiants du Collège Ahuntsic annonce la tenue de son « Super Party Rock », qui aura lieu au Collège, 3155, rue St-Hubert,à20h Entrée $2.25:182-89:il ¦ L'Association québécoise du jeune théâtre organise un Carrefour-théâtre au Cégep St .lérôme 288-:i7’22 ¦ Le chansonnier Christian Taver mer sera au Café-théâtre Le-t^uai 1925, rue Cadillac, à 20 h :î0 Entrée $1,50 ’252-1829 ¦ (2ui sont les illettrés'’ Tel e.st le thème qui sera abordé au Centre interculturel Monchanin, 4917, rue St-urbain, à’20 h Entrée libre 288-7229 ¦ L’A.ssociation pour l’avancement de la recherche en musique du Québec organise un'colloque intitulé « Recherches musicologiques en musique du Québec » ce vendredi et ce samedi au module Musique de rUQAM, salle 3365,1600, Bern, 3e étage; et au pavillon Judith-Jasmin de l’UQAM, salle 2970,405 est, Ste-Catherine.849-9176 ¦ Collecte de sang de la Croix-Rouge, à Lachine, caserne des pompiers, 3175, rue Remembrance, de 10 h à 20 h.terme », a déclaré le re.sponsable américain Le président Reagan avait annoncé en juillet dernier que son gouvernement ne signerait pas une convention internationale qui ne rempli.ssait aucun des objectifs que s’était fixés Washington Le gouvernement Reagan avait fait valoir à l’époque que les aspects les plus importants du traité — les dispositions régis.sant l’exploitation des fabuleuses richesses des fonds marins — étaient contraires aux intérêts des Etats-uilis La Mai.son-Blanche était en particulier farouchement opposée à l’inclu-sion d’une clau.se garanthssant aux pays du tiers-monde l’accès à la haute technologie américaine de forage et de prospection sous-manne Par cette initiative, les Etats-Unis entendent protéger leurs intérêts économiques contre ce que Washington considère être la « con-voiti.se» du tier.s-monde Le .spéciali.ste du département d’Etat a tenu à souligner que la proclamation de la II zone économique unilatérale » n’est nullement en contradiction avec le droit international, mais doit être interprétée comme « la réponse des Etats-Unis au Traité » sur le droit de la mer 4 SSJB vendu la .Société nationale de fiducie aux Caisses d’Entraide pour une .somme de plus de $3 millions, un ca pilai (|ui lui rapporte aujourd’hui des dividendes considérables.Par vo-lonlé le.stamentaire, d’ardents nationalistes québécois lèguent chaque année leur fortune à la SSJB-M dont les placements, à ce seul chapitre, dépasse le million de dollars La SS,I B M possède une société d’assu-rance-vie, connue sous le nom de Service d’entraide, dont les 13,000 assurés ont généré des revenus de $138,000 pour la seule année 1982 En 1898, la SS.IB M fondait une autre compagnie d’a.ssurance-vie, devenue depuis L’Economie mutuelle d’assurance Cette entrepri.se dont la SSJB-M a conservé le contrôle, est présidée par le notaire 'Vvon Groulx et gère un portefeuille de $75 millions La SS.IB-M en a retiré en 1982 des dividendes de $84,000 Une partie des revenus de la SS.l B-M provient également des contributions annuelles de ses 16,000 membres L’orientation con.stitutionnelle de la SS.IB M est résolument engagée dans la voie de l’indépendance poli-tuiue du Québec.Les cinq ateliers de travail du congrès général de ce week end se dérouleront d’ailleurs .sous le thème de l’évolution du mouvement indépendant iste ¦ nouvel élan de la SSJB-M dans la lutte pour rindépendance, ¦ pour un iTgroupement des forces indépendantistes, ¦ les indépendantistes face aux prochaines élections provinciales et fédérales, ¦ un Québec indépendant face à la crise économique actuelle, ¦ avec la nouvelle constitution, plus (pie jamais l’indépendance De fait, les douze sociétés nationales qui forment le Mouvement na tional des Québécois ont opté pour rindépendance Mais des diz,aines de milliers d’autres membres de la Saint-Jean Baptiste sont demeurés fidèles au fédéralisme canadien Ils se regroupent essentiellement dans les sociétés Saint-.lcan-Baptiste des diocèses de Québec, Sherbrooke, Valley fied, Ste-Anne de la l’ocatiere et Amos II arrive fréquemment que l’iine ou l’autre de ces soi'iétés fédé ralistes dénonce publiquement let outrances nationalistes de la Société Saint-Jean Baptiste de Montréal Depuis la fondation de la première société St-.Iean-Bapti.ste, en 18.34, let divisions internes n’ont cessé de marquer l'évolution de ce mouve ment En 1913, Olivar Asselin, journaliste de combat, appuyé par Henri Bou-rasssa, gravit les échelons de la direction de la SSJB 11 pr(')ne un nationalisme plus social, il dénonce le mouton national « qui n’a que le mérite de se laisser tondre au profit d’autrui », il fulmine contre le dis cours de la St-Jean-Baptiste et contre les « vieilles ganaches » du mou-vent En mars 1913, il devient président de la SSJB-M mais il avait eu le malheur de déplaire à l’archevêque de Montréal, Mgr Bruchési, par ses propos sur le mouton national.En 1914, Olivar Asselin comprend que la SSJB lui préfère l’archevêque-au-mônier et il n’a d’autre choix que de démi.ssionner En 1965, la Société Saint-Jean-Bap-tiste a connu les querelles internes les plus graves de son histoire lorsqu’un groupe de dissidents a décidé de se regrouper en une nouvelle société distincte.Ce fut la fondation de la Société nationale populaire sous le leadership de M Jean Duceppe, qui a réintégré la SSJB-M en 1982 seulement En tout début de la campagne référendaire, le 5 octobre 1979, la Fondation Pro-Québec, initialement mise sur pied par la SSJB-M, est passée sous l’autorité du bureau du premier ministre Lévesque, qui a fait appel à de proches amis de la SS J B, dont l’écrivain Pierre Vadeboncoeur, pour réaliser cet enlèvement, non sans provoquer des heurts qui ont sérieusement ébranlé le mouvement.Le 8 octobre 1977, le conseil général de la SSJB-M expulsait le notaire Yvon Groulx, et suscitait, ce faisant, l’indignation d’une faction importante du mouvement, représentée notamment par un mihtant de la première heure, M.êTançois-Albert Angers L’on reprochait à M Angers de ne pas avoir défendu les intérêts de la SSJB-M à la direction de l’Economie mutuelle d’assurance, qui était encore à l’époque, une fihale de la SSJB-M Le notaire Groulx a été finalement réhabilité, il a réintégré le conseil général de la SSJB-M dès 1978 et il préside aujourd’hui le conseil d’administration de l’Economie mutuelle d’assurance A travers son évolution, la SSJB-M s’est surtout signalé par le caractère outrancier de ses prises de position publiques dont la plus retentissante f ut, sans doute, la publication en décembre 1981 d’une affiche qualifiant de traîtres les députés libéraux fédéraux du Québec à Ottawa La radicalisation du discours de la SSJB-M, ces derniers temps, a également affecté ses rapports avec le gouvernement du Parti québécois.Dans un premier temps, ce fut l’échange de propos acrimonieux entre le président, M Gilles Rhéaume, et le ministre des Loisirs de la Chasse et de la Pêche de l’époque, M Lucien Lessard, qui avait notamment déclaré que la SSJB n’était pas à l’abri du gaspillage et de la corruption et qu’on ne pouvait lui confier l’organisation de la Fêle nationale Puis ce fut au lourde M.P’rançois-Albert Angers, en mars 1982, qui s’est livré à une vibrante attaque contre le gouvernement Léves(jue, l’accusant de tuer l’indépendance dans l’oeuf L’une des plus prestigieuses activités de la SSJB-M consiste à décerner des grands prix de httérature, de sciences humaines, de journalisme, de musique, de théâtre, d’arts plastiques, de sports et d’athlétisme.Ces prix, qui visent à mettre en évidence les talents et mérites de Québécois, rappellent quelques grands noms' Duvernay, Olivar-Asselin, Esdras-Minville, Léon Gérin, Calixa-Laval-lée, Maurice Richard Dans le passé, le conseil général de la SSJB M a opposé son veto à deux repn.ses pour annuler le choix du jury qui avait choisi le directeur du DEVOIR de l’époque, M.Claude Ryan, pour le prix Olivar-Asselm Le conseil général de la SSJB-M est intervenu à nouveau récemment pour empêcher le jury de décerner le prix Maurice Richard, au hockeyeur Michael Bossy des Islanders de New York M Ryan était trop fédéraliste et M Bossy esl un anglophone La Fédération professionnelle des journalistes du Québec n’a jamais protesté contre cette manifestation d’intolérance de la SSJB-M dans le choix d'un grand prix de journalisme.Le président de la SSJB-M, M Gilles Rhéaume, a indiqué au DEVOIR que les critères qui président au choix des lauréats sont justes et qu’il n’est pas question de les modifier 4 Conserver faut représente un coût de $11 milliard, mais le Conseil dénonce sa regressi-vité « L'effet de cette exemption, qui aide le plus les familles à l’aise, annule l’impact progressif des allocations fa-.miliales et du crédit d’impôt remboursable pour enfants », affirme le Conseil national En recommandant l’alKililion de ce programme « inéquitable », le Conseil demande au gouvernement d’en transférer les bénéfices sur les .seules familles à revenus inférieurs à la moyenne En abaissant en même temps le plafond d’accès au crédit d’impôt à $21,000 par année, le Conseil estime qu’on pourrait porter le crédit d’impôt de $343 à $575 par enfant, soit des ver.sements de $1,150 ou même $1,725 par année pour des familles de deux ou trois enfants C’est pourquoi le Conseil estime que ce crédit d’impôt devrait être versé en plusieurs tranches, trois, par exemple, se situant au printemps, à la fin de l’été avant la rentrée des classes et avant Noel Le débat sur l’universalité des programmes sociaux avait secoué le cabinet fédéral en novembre dernier et des discussions plutôt tendues avaient opposé Mme Monique Bégin et M Marc Lalonde.Ni l'un, ni l’autre de ces deux ministres n’était hier en mesure de commenter le rapport du Conseil national du bien-être social Toutefois, la présidente du Conseil, Mme Yvonne Raymond de Montréal, a déclaré que le ministre de la Santé nationale et du bien-être social rencontrera l’organisme au mois de juin.Parmi les arguments que le Conseil avance en faveur du maintien du régime universel d’allocations familiales, il y a son coût administratif, 1 % seulement, qui serait modifié à la hausse par l’introduction de critères de sélectivité.Le Conseil considère surtout que le caractère universel de programmes comme les allocations familiales, la sécurité de la vieillesse, le régime de pen- sions du Canada et l’assurance-chômage constituent « la base fondamentale et précieuse sur laquelle reposent les programmes sociaux sélectifs s’adressant aux familles et aux particu-hers dans le besoin » En supprimant l’u-niversalité des progrmmes existant, les résistances se feraient plus fortes dans l’opinion publique canadienne pour le maintien des programmes sélectifs.L’ensemble des réformes proposées par le Conseil national du bien-être social — qui ne changent rien aux dépenses publiques consacrées au soutien de la famille amélioreraient les revenus de toutes les familles de quatre enfants ayant n revenu de moins de $30,000 par année.Ces augmentations varieraient de $666 par année pour une famille gagnant moins de $8,000, de $309 pour celles gagnant moins de $12,000, de $94 par année pour les familles ayant un revenu situé entre $25,000 et $30,000.Au-delà de ces revenus, les familles perdraient des allocations variant de $43 pour celles qui gagnent entre $30,000 et $35,000 par année, et de $.573 pour celles qui reçoivent plus de $50,000 par année.L’objectif du ministre des P'inances, abandonné depuis, était de réduire le coût des programmes sociaux et de consacrer davantage de fonds à la création d’emplois Le conseil n’est pas d’accord avec de telles coupures et souligne qu’en supprimant les allocations familiales aux 28 % de familles les plus aisées, le gouvernement ne réaliserait qu’une économie de $375 millions.En effet, ces familles se verraient retirer des bénéfices de $560 millions, mais, qui, imposées, représentent des rentrées fiscales de $185 millions Les membres du Conseil national du bien-être social, nommés par le gouvernement, représentent en majorité des personnes bénéficiaires de l’aide sociale.« Les gens qui siègent sur le Conseil, précisait hier soir la présjdenle, Mme Raymond, ont certainement pour préoccupation principale le sort des moins favorisés» 4 Reagan M Reagan a notamment demandé $ 110 millions d’aide militaire supplémentaire au Congrès ($ 26 millions ont été volés pour l’année fiscale en cours) pour aider l'armée salvadorienne à faire échec à l’offensive de la guérilla De nombreux parlementaires se sont cependant montrés réticents à approuver le déblocage de ces crédits M Reagan a présenté l’effort financier qu’il demande comme le prix à payer pour éviter un engagement des États-Unis dans les combats au Salvador L’appel du président Reagan a été accueilli avec .scepticisme au Congrès où l’opposition démocrate ne paraît pas avoir été convaincue Le leader de la majorité démocrate de la Chambre des représentants, M Tip O’Neil, a estimé que le président avail « grossièrement gonflé » l’urgence de la situation au Salvador La Maison-Blanche n'a « pas assez justifié » sa demande pour pouvoir « obtenir tout l’argent qu’elle demande », a déclaré en substance M O’Neil avant de mettre en garde le président Reagan contre la tentation d’agir sans l’approbation du Congrès.Le chef de la minorité républicaine à la Chambre, M Bob Michel, a estimé qu’« en dernière analyse le président obtiendra l’essentiel de ce qu’il a demandé », car « il y va de notre sécurité ».Outre les $ 110 millions pour le Salvador, le président Reagan souhaite obtenir du Congrès $ 20 millions d’assistance militaire aux autres pays de la région et $ 168 millions d'assistance économique aux pays amis d’Amérique centrale.Toutefois, une partie de ces derniers fonds devront être puisés sur ceux alloués à d'autres pays au titre de l’aide à la sécurité M.Reagan a clairement mis en garde le Congrès contre un refus d’approuver le déblocage de ces crédits qui s’élèvent à un montant global de $ 298 millions Le nombre de conseillers militaires américains au Salvador — actuellement limité à 55 — « dépend des ressources disponibles », a-t-il déclaré Pour justifier l’importance des fonds requis pour l’entraînement des troupes salvadoriennes à la lutte anti-guérilla ($ 50 millions), M Reagan a souligné sa volonté de procéder à cet entraînement aux États-Unis ou éventuellement dans la base américaine de Panama En aucun cas, des troupes américaines ne seront appelées à combattre au Salvador, a-t-il assuré, afin de dissiper les craintes d'une nouvelle aventure de type vietnamien qui se sont manifestées au Congrès S’efforçant de convaincre le Congrès qu’il ne recherche pas une « solution militaire » à la crise en Amérique centrale, le président Reagan a annoncé qu’il soutiendrait les négociations qui se préparent entre les pays de la région et le Nicaragua.Ce dernier pays a été accusé par M Reagan de servir de relais à l'offensive soviétique en Amérique centrale.« Nous soutiendrons des négociations entre tous les pays de la région », a déclaré le présiilent américain en affirmant qu’elles devaient aboutir à « un renforcement de la démocratie, l’arrêt de la subversion et des livraisons d’ar- mements et au départ de tous les conseillers militaires étrangers, les Soviétiques, les Cubains, les Allemands de l’Est, l’OLP aussi bien que les nôtres » Une réunion des ministres des Affaires étrangères de tous les pays de la région, sans participation des Etats-Unis, doit en effet être organisée prochainement Cette ouverture (hplomdlique, qui résulte de fortes pressions au (îongrès en faveur d’une solution négociée à la crise ep.Amérique centrale, se double de l’assurance donnée par le président Reagan qu’il favorisera « la participation la plus large possible aux élections » anticipes au Salvador prévues d’ici à la fin de l’année.Le président Reagan avait récemment dépêché au Salvador un émissaire spécial chargé de convaincre les autorités salvadoriennes d’organiser ce sru-tin pour renforcer un pouvoir politique jugé à Washington dangereusement af-faibh Le président s’est déclaré hier prêt à ^^ticiper à un effort international vi-*^nt à « garantir que tous, y compris les opposants et les adversaires, puissent être protégés en participant à ces élections La solution, a-t-il dit, ne peut qu’être pohlique».Il a souligné que les pays de la région font face à leur plus grave crise de l’histoire et a estimé que ses consultations avec le Congrès avaient permis de définir une approche commune afin d’éviter que la subversion communiste ne gagne l’ensemble de la région, du canal de Panama au Mexique Expro: l’enquête publique débuterait à la fin d’avril VALLEYFIELD (PC) - Le conseil des ministres devrait nommer, la semaine prochaine, les deux autres membres de la commission d’enquête présidée par le juge René Beaudry sur l’ad-minislralion de la santé-sécurité au travail à l’usine de munitions Foxpro de Val-leyfield Dans un premier temps, les trois commissaires rencontreront des experts et prendront connaissance de certains documents, notamment de l’enquête du commissaire Jules Romeau, de la Commission de la santé et de la sécurité au travail.L’enquête pubbque pourrait commencer à la fin avril ou au début de mai Le juge Beaudry doit remettre son rapport au plus tard le premier juin.Dans un communiqué émis jeudi, la CSN et le syndicat des employés d’Expro demandent que l’enquete publique intègre l’enquête du coroner Perron sur la mort de Michel Bernier afin « d’éviter de multiplier les paliers juridiques d’in-lervention » dans ce dossier La CSN esl d’avis qu’une telle procédure réduirait « les délais à apporter des correctifs rapidement sur les situations dangereuses à l’usine Expro» Plates-formes (de Mobil Oil touées à T.-N.SAINT-JEAN, T-N (PC) — Le ministre de l’Energie de Terre-Neuve, M William Marshall, a annoncé à l’Assemblée législative hier que la société Mobil Oil Canada a commencé à louer deux plates-formes pétrolières des Grands-Bancs, à cause du mauvais temps et des icebergs Le ministre a précisé que des blocs de glace ont été aperçus à moins de 21 milles marins de la plate-forte West Venture, qui est louée au port de Mortier Bay avec la plate-forme Sedco 706 Au début de la semaine, a dit M Marshall, Sedco 706 a levé l’ancre et a tenté de fuir les glaciers, mais le mauvais temps l’en a empêché.Le port de Mortier Bay se trouve près de Harystown, sur la côte Sud de Terre-Neuve M Marshall, le 23 février dernier, avait donné ordre à Mobil Oil de retirer ses plates-formes des Grands-Bancs, afin de ne pas mettre de vies humaines en danger L’ordre avait cependant été révoqué le jour même par le ministre fédéral de l’Energie, M Jean Chrétien, qui avait permis à la compagnie de rester sur les lieux.11 mars par la PC et l’AP 1978 le.s terroristes s’emparent de deux cai s sui la route de Tel-Aviv 32 Israéliens sont tués et 76 blessés, neuf terro-ri.stes .sont abattus et deux autres faits pri.sonnier.s.1976.l’ancien pré.sident Richard Nixon reconnaît a\oir demandé à la CIA de tenter d’empêcher Salvador Allende d’accéder à la présidence de la République chilienne, en 1970, 1973: l’état d’urgence est décrété aux Bermudes à la suite de l’assassinat du gouverneui Richard Sharpies et de son adjoint, 1966.émeutes provoquées par la situation alimentaire à Calcutta et dans des \ illes voisines cinq manifestants .sont tués par la (wlice, 1938: l'armée allemande fait son enliée en \utiiche, 1920: l’émii Kaycal est proclamé roi de S\i le.1917: l'armée britannique occupe Bagdad 1810: Napoléon épouse l'archiduches.se autrichienne Marie-Louise par procuration.1.597: l'archiduc autrichien Albert prend Amiens Ils .sont nés un 11 mars le Tas.se (Torquato Tasso, dit ) poète italien (1544-1.595).Louise Tardieu d'Esclavelles, dame de la Lue d'Epinay, femme de letties françai.se (17‘28 1783) lilfVOffi SUR niCKflUlS iâ 1910.tout La Le Devoir a toujours été à la Ime pointe de l'actualité Aujourd hui.en plus de demeurer lidéle à son image Le Devoir se veut l'instrument d une excellente documentation Évitez tout ennui que comporte l'accumulation de journaux en sauvant du temps Les microfilms du Devoir offrent une source de renseignements indispensables dans les bibliothèques les centres de documentation et toutes les bonnes maisons enseignement Et ils sont maintenant disponibles depuis les tout premiers numéros' Pour plut d’information, écrivaz à: Davoir, 211 rua St-Sacramant.Montréal H2Y 1X1 ou téMphonaz au 844-3361 LE DEVOIR VACANCES ET VOYAGES Montréal, vendredi 11 mars 1983 Paris en toute liberté A piedj en métro et en autobus par Marie Laurier J’avais décidé de faire de ce bref séjour à Paris, fin de février,un pèlerinage aux sources, c’est-à-dire voir des lieux que je n’avais jamais vus, en revoir d’autres qui m’avaient plu au cours de précédents voyages, hélas toujours trop rapides.En toute liberté! Dès mon arrivée dans la Ville-Lumière, sur les ailes d’Air Canada ce same^ 24 février, je me suis précipitée à la station de métro de la Porte Maillot pour acheter mon billet «Paris-Sésame» qui me permettrait en quatre jours, moyennant 66 francs (environ $12) de me balader partout en métro et en autobus, ce qui n’exluait nullement les promenades à pied dans cette ville envoûtante.Paris-Sésame existe en trois options: deux, quatre et sept jours.Il donne le droit d’effectuer autant de voyages que l’on désire sur toutes les lignes du Réseau autonome des transports parisiens (RATP):métro et RER (Réseau express régional) avec un bilUet que l'on utilise dans les composteurs magnétiques mais qu’il suffit de montrer dans les aubobus.On conserve précieusement ce petit carton dans un étui plastifié, sorte de passeport où sont inscrites les dates de validité et qui nous ouvre «la porte de Paris».Cette façon de circuler partout dans la capitale de la France qui possède un des meilleurs réseaux de transport public souterrain et de surface au monde,sauve du temps et surtout de l’argent, pour peu que l’on serve.Et je m’en suis servi, comme vous pourrez le constater.Pour me faire la main ou si vous préférez me familiariser avec mon Paris-Sésame ce samedi, je fais une première excursion dans le RER jusqu’à La Défense qui abrite le palais du Centre national des industries et des techniques (CNIT) depuis 1959 et où se tiennent chaque année les grands salons et les principales manifestations commerciales.Il faisait un Le rond-point de La Défense.froid sec mais tout le temps de ce bref séjour à Paris le soleil fut de la partie, chose rare à cette époque de Tannée.Le lendemain, dimanche, après une bonne nuit de som- meil réparateur de la fatigue du décalage horaire, en téléphonant au 346-14-14 (RATP), un préposé trace mon itinéraire pour Versailles : métro usqu’à la Porte de Sèvres depuis Maillot, puis autobus 171 jusqu’à la grille d’or où je dis bonjour rapidement à des amis qui m’y ont donné rendez-vous.Je m’attarde peu à cet endroit que je connais déjà pour lui en préférer plutôt un autre P 11 Quai de la station de La Défense qui fait partie du circuit RER du métro de Paris.f î î II ! T**,».* * * Il ' « • i i » » « • I» ” * « • É « • « • f * » • • » ^ i • É I « • • » P * 1^ • f • • • • 1 < » » É i » « • « «t » » • • 1 » « • I i » ai ¦ « i • ••HP :::si ::iîi ^ « •pi - -** HîîHiïiHirtnrw m -“-«’•«afl i ¦'.:îüsr«i '»r i, 4K, l'n '•iiT; tm.^ -i *ai 4»ï iî^il A la Porte Maillot où se trouvent le Palais des congrès et les hôtels Méridien et Concorde-Lafayette.que je me suis promis de visiter: le cimetière du Père-Lachaise, le plus célèbre de toute l’Europe (article en annexe).Assez pour ce dimanche, allons rejoindre et dîner avec nos amis journalistes à la Boule d’Or, place de la Tour Maubourg.Cette fois, grand luxe, en taxi! Lundi, depuis le Méridien où je loge, je me rends à pied Avenue Foch où une amie m’a invitée à petit déjeuner.Elle vit à Paris depuis trois ans et connait une multitude de secrets du Paris pas cher (guide 1980-1981) et quelques bonnes adresses de «dégriffés».Il s’agit de boutiques qui offrent des vêtements présentés dans les salons par les couturiers à la mode et qui échouent, en sol-de,quelques mois plus tard sur les cintres de ces boutiques.Je me précipite toujours en métro au Club Sold (non inscrit dans mon édition du Paris pas cher), rue du Tem pie, près du Bazar de l’hôtel de ville(station de métro du même nom).J’y déniche en effet quelques vêtements, beaux, bons, pas chers, entre autres de longs T-Shirts en laine (79 francs), la rage des jeunes surtout qui portent ces casaques avec des collants de tons contrastants ou assortis.Puis, non loin de là, à la station de métro Châtelet, je me rends rue Pierre Lescot, à la boutique Emmanuelle Khanh.L’enseigne est si discrète que j’ai failli passer tout droit.Pour y accMer, on grimpe un long et étroit escalier qui mène vers des salles de montre où les vêtements sont disposés en vrac.Pas de cabinet d’essayage.On enfile le chemisier, on s’imagine dans le pantalon en faisant semblant de l’ajuster, c’est à prendre ou à laisser ou plutôt à replacer sur le cintre.Des surveillantes s’occupent discrètement de faire respecter cette discipline.A titre d’exemple, un chemisier en pure soie couleur tabac et signé Emmanuelle Khanh coûtait 310 francs (environ $62) alors que Tannée dernière il valait presque le double.Je réalise tout à coup que plusieurs musées sont fermés le mardi et je tiens à tout prix à visiter le Jeu de Paume.Adieu,chiffons et dentelles.Ce Musée du Jeu de Pau-me.Place de la Concorde, accessible par la station de métro du meme nom, j’y retournerai chaque fois que j’irai à Paris.Je suis persuadée que je ne me lasserai jamais d’admirer cette fabuleuse collection des peintres impressionnistes: Degas, Renoir, Manet, Cézanne, Gau guin.Van Gogh, Seurat, Sisley, etc.Ilya une foule de visiteurs et de touristes en ce lundi après-midi, de même que des cortèges d’étudiants et de professeurs d’art.Je me faufile tant bien que mal aux comptoirs de souvenirs et réussisà acheter un poster (25 francs) d’un Renoir et aussi un guide du musée (60 francs).Je reviens à Thôtel juste à l’heure du dîner offert par M.Antoine Vanacore et Mme Bauer, respectivement directeur et responsable des relations publiques au Méridien.Un repas aux chandelles au Clos de Longchamp durant lequel notre groupe de cinq journalistes québécois éparpillés dans Paris depuis trois jours échangent leurs impressions.Le lendemain, mardi, après avoir consulté le dépliant des Musées et Monuments historiques de Paris et de Tlle de France, j’apprends que la Crypte archéologique du parvis de Notre-Dame est ouverte et je m’y rends en descendant à la station de métro de La Cité.Inaugurée en 1980, la crypte constitue une des attractions parmi les plus nouvelles à Paris, sauf erreur.Elle nous fait voir la vie souterraine et urbaine de l’époque gallo-romaine et l’histoire de Paris depuis ses origines jusqu’à l’époque actuelle.Le visiteur devient son propre guide en manoeuvrant des éclairages sur un tableau de bord de façon à illuminer chacune des parties caractéristiques du site.A l’autre extrémité de la Cité, s’élève La Conciergerie, ouverte elle aussi au public ce matin-là mais le guide ne sera disponible qu’à 14 heures.J’en fais quand même un tour rapide et je frissonne d’horreur dans ces lieux sinistres où le cachot de Marie-Antoinette a été transformé en chapelle sous la Restauration et où des centaines de révolutionnaires y ont été guillotinés.Et j’éprouve le besoin de prendre une bouffée d’air.Il fait beau et froid.Je veux re-vqir un Paris plus animé, plus fiévreux, celui du Quartier Latin et toujours en métro , je descends cette fois à la station Saint-Germain pour vérifier les prix d’un petit hôtel de la Rue des Saints-Pères, Le Pas de Calais où j’ai logé en 1974 pour 85 francs.Aujourd’hui, il en C'OÛte entre 255 et .105 francs, pour une ou deux personnes, petit déjeuner compris.Paris pas cher, oui, en métro, en autobus, à pied.Pas trop cher à la condition de ne pas trop acheter, de courir les soldes et les «dégriffés», de dénicher le petit hôtel propret (j’en ai visité un autre, Tllôtel du Roule, à proximité de la Porte Maillot, fort sympathique: 169 francs pour une personne, petit déjeuner compris), de même que des restos aux menus contingentés.Mais à examiner de près si Ton veut vraiment attribuer encore à Paris sa réputation de capitale gastronomique du monde.K, j Choisir sa destination.(Photo Jacques Grenier) ! Planifier son temps libre Vacances, loisirs, temps libre, voyages.Quelle que soit l’idée que Ton se fait du temps qui nous appartient vraiment ou que Ton a gagné en travaillant onze mois et plus durant Tannée, tous et chacun d’entre nous rêvent à des moments d’évasion d’une \’ie quotidienne et routinière.« J’ai besoin de changer d’air », entendons-nous fréquemment aussitôt (ju’apparaissent les premiers signes avant-coureurs du printemps.Et les moLs vacances, voyages reviennent constamment dans les conversations et autour des agapes familiales.Vivre des « vacances idéales » e.sl .souvent un coup de chance et même un coup de dé.Dans ces quelques pages préparées sjiécialemenl jwur les lecteurs du DEVOIR, leurs familles et leurs amis, nous proposons une gamme, bien incomplète certes en raison d’un esjjace restreint, des différentes destinations lointaines ou plus près de nous, en EurojK', aux Etats-Unis, au Québec et même en Amazonie jiéruvienne et Montréal.Nous espérons (jue ces (juelques suggestions seront en mesure de vous aider à planifier vos vacances, à faire un choix de voyage ou, à défaut, de rêver.Encore qu’il n’en coûte pas cher de faire du tourisme dans sa ville, où qu’elle soit ! 11 y en a pour qui la conjoncture économique difficile interdit tout projet mirobolant.M.William 11.Uompkey, ministre d’Etat aux Petites entreprises et 'l'ourisme, déclarait récemmenl « que l’augmentation de la confiance des consommateurs en ce début de 1983 devrait donner lieu à un regain de croissance dans l’industrie touristique canadienne ».Il rappelait (liieUpies chiffres : Tan tlernier, l’industrie a subi le contre coup de la réce.ssion : en 1982,34 millions d’étr angers ont visité le Uanada et le tourisme a |•appoI¦té $3.8 milliards à l’économique nationale, l’équivalent de 1981.11 est encore trop tôt pour faire des prévisions sur le r endement du tourisnre en 1983 et tous ceux qui y .sont implirjués — les agents de voyages, les transporteurs aérierrs, les institutions hôtelières ou de loisirs or gartisés — font pr'euve d’un « optimisme prudent ».Ge (|ui ne les ern|)êche nullement d’offrir un éventail de « produits touristirjues » intére.ssants convenant aux goûts et au tempér-ament de chaque vacancier.A vous, à notts de choisir.et de planifier au mieux ! Marie LAURIER P# iÿ rr-' // La crypte archéologique du Parvis Notre-Dame de Paris.Une visite au célèbre Père-Lachaise par Marie Laurier £ ¦ r.< Quel intérêt y a-t-il à visiter un cimetière en plein dimanche après- midi?Celui de faire une des promenades les plus fascinantes dans un jardin pittoresque et escarpé, en plein coeur de Paris et de plonger ainsi dans l’histoire et le souvenir d’hommes et de femmes célèbres qui ont marqué les siècles.Il s’agit du Cimetière du Père-Lachaise,du nom d’un père jésuite, confesseur de Louis XIV qui aménagea au 17e siècle cette propriété unique en son genre.Des centaines de célébrités parmi près d’un million de tombes reposent en paix dans des sentiers enchevêtrés de cet univers niché sur une colline à Test de Paris.Quelque 100,000 visiteurs l’envahissent chaque année pour I rendre hommage aux per-' sonnalités, pour admirer les tombes de Colette, de Gertrude Stein, de Chopin, de Mussest, de Sarah Bernhardt, celle d’Edith Piaf, Tune des plus achalandées.Cette terre funèbre n’est pourtant ni triste ni lugubre, sauf les monuments et petites chapelles laissés â Ta-bandon - encore qu’ils aient un certain charme - parce qu’elle nous rappelle les mythes ou les excès de talent de peintres, de musiciens, d’artistes que des générations ont admirés et sur lesquelles ces vedettes continuent d’exercer une étonnante fascination.Sur certains monuments, charmilles ou petits cloîtres décrépis, on a peine à lire les noms.Peu importe, puisque c’est pour les vedettes que Ton y vient et non pour des illustres inconnus, connus sans doute dans la bonne société mais qui sont tombés depuis dans l’oubli du temps.et de leurs familles.Le cimetière repris aux jésuites fut inauguré en 1804.Son promoteur, M.Nicholas Frochot, préfet de la région de la Seine «tenait absolument à y attirer l’élite et sol-licitait donc les grands noms», rappelle Vincent de Laglade,auteur de deux volumes racontant l’histoire du cimetière, commmencé en achetant d’un musée les ossements des écrivains du XVlle siècle tels Molière, Lafontaine et il les a placés dans des cercueils de luxe, au beau milieu du sentier central.(On s’interroge aujourd’hui sur l’authenticité des ossements.) Le préfet accomplit un autre exploit en jaks-i 1 Le cimetière du Père-Lachaise.1817 lorsqu’il échangea les restes de l’épouse du roi Henri 111, Louise de Lorraine, contre ceux des célèbres amoureux du Moyen-Age, Héloïse et Abélard.La véritable notoriété de ce lieu remonte à la lutte sanglante de quatre jours, en 1871, lor.sque les rebelles de la Commune de Paris combattirent les troupes républicaines françaises au cimetière même.Les 150 derniers rebelles furent exécutés par un peloton d’exécution le long de la muraille est du cimetière et une plaque commémorative en indique aujourd’hui le site et attire régulièrement les militants politiques.Cependant, la tombe la plus admirée et la plus fleurie demeure celle d’un homme méconnu, fondateur du spiritisme français, Allan Karbec.Des admirateurs venant de tous les coins du globe lui vouent un culte étonnant, des femmes au regard lointain et réfléchi se recueillent en imposant leurs mains sur le crâne lisse et poli de leur idole, implorant sans doute ses faveurs.Cette visite se fait à l’aide d’un plan que Ton nous remet (2 francs) à l’entrée et qui indique les lombes les plus célèbres de cette nécropole.Quelques heures ne suffisent pas pour en faire le tour complet.«Il vous faudrait au moins huit jours pour en connaître tous les secrets, tous les trésors», me disait une vénérable dame qui vient au Père-Lachaise chaque dimanche.Il faut respecter l’heure de fermeture (17h 50) si Ton ne veut pas être obligé d’en faire encore tout le tour pour trouver une issue, soit par le boulevard Gambetta, soit par le boulevard de Mé-nilmontant.A l’un et l’autre, il y a une station de métro. 12 Le Devoir, vendredi 11 mars 1983 VACANCES ET VOYAGES Bas Saint-Laurent et Gaspésie, enta'e la mer et la montagne par Jacques Coulon En principfe, le Bas Saint-Laurent commence aux environs de La Poca-lière, là où la route file entre «la mer» et de beaux plateaux boisés, mais dès Mont-, magny, il y a de mystérieu-•ses îles au large, posées en ; sentinelles sur l’immensité du fleuve.Plus que les îles ‘aux Grues et aux Oies, d’ac-|cès facile, il y a, à environ 8 ,‘km du quai de Montmagny, ;la Grosse-Ile.Ce pourrait ¦ être le sanctuaire de tous les ’descendants d’Irlandais du Québec et du Canada.Ce qui surprend dès qu’on s’engage dans l’ile et qu’on passe devant l’édifice de pierre grise où l’on hébergeait jadis les équipages des navires relâchant à l’île, c’est la grande solitude des lieux.Les chapelles, catholique et protes-¦ tante, construites à une épo-[ que où l’île abritait fréquemment deux cents personnes, sont abandonnées depuis longtemps.Kn 1978, Parcs Canada fit poser, non loin du débarcadère, une plaque ¦ commémorative rappelant ;que l’île servit de quaran-¦ laine de 1832 à 1937, et que 1 des milliers d’immigrants ir-; landais y sont inhumés.Quand on est dans la région, ; c’est un but d’excursion, mais il faut obtenir une autorisation puis .s’arranger avec l’un des passeurs professionnels de Montmagny (généralement les frères Lachance).Plus en aval, en suivant celle rive sud du fleuve qui est l’une des plus belles régions de la province, on arrive à Kamouraska face à l’île aux Corneilles.Kamouraska a de belles maisons anciennes, de même que les villages voisins de Saint-Denis et Rivière-Ouelle.Kn chemin, si vous avez un peu de temps, arrêtez-vous au Musée maritime Bernier, à l’Is-lel-sur-Mer.Le musée, aménagé dans l’ancien couvent des Soeurs du Bon-Pasteur, e.st ouvert jusqu’à la mi-octobre.Il a été transformé au cours des trois dernières années et l’on y a fait l’acquisition du brise-glace Krnest Lapointe retiré du service et amarrée à l’arrière du musée.Plus loin, un peu passé Ri-vière-du-Loup et Cacouna, à mesure que le fleuve s’enfle et prend l’humeur de l’océan, voici l’île Verte, vieille paroisse de petits cultivateurs et de marins, ancrée tel un navire à environ 3 km du rivage.Il est possible de faire des excursions dans l’île (on se renseigne au village).Les visites, culturelles, historiques et économiques, s’accompagnent habituellement d’une dégustation de hareng fumé.Il faudrait encore parler de tout ce chapelet d’iles et d’îlols aux formes parfois bizarres qui se prélassent au large de Trois-Pistoles, Ri-vière-du-Loup et de Bic-sur-Mer.Les îles aux Basques et ¦Razades sont depuis longtemps des refuges d’oiseaux, mais on peut s’y rendre en excursion en prenant contact .avec le gardien de ce lieu protégé.La Société de la traverse Trois-Pistoles-Kscou-¦mans organise aussi des excursions sur le fleuve.Kt puis, de Rivieère-du-Loup, on peut se rendre à l’île aux Goudres — sur la rive nord, cette fois — en passant par ÎSaint-Siméon et La Malbaie.¦La traversée (1 heure 15 minutes), à bord d’un navire moderne et confortable ; Economisez cette saison à Miami Beach ENCORE DES , CHAMBRES FACE A LAMER DISPONIBLES MAINTENANT POUR MARS ET LES PAQUES Profitez de nos plus bas prix.Pour le première fois de son histoire, le Best Western Sahara Oceanfront Resort a Sunny Isles (le centre des activités à Miami Beach) a réduit ses prix pour mars et les Pâques.A partir de seulement $25.50 par jour, par personne, en occupation double, du 14 mars au 15 avril, vous séjournez dans un hôtel par excellence, offrant toutes commodités.Piscine, plage ensoillée, bar-patio, spectacles, activités du matin au soir, tennis et golf gratuits.Réservez sans delai.Voyez votre agent de voyages.Au Québec, téléphonez sans frais (418) 647-3775 ou a Montréal (514) 931-0717.Ou écrivez à; Best Western Sahara Resort Dept.MLD, P.O.Box 6725 Miami Beach.Florida 33154 -«s.- ISSyHhmt Irn.GRINDSTONE wifi des-«fast food», reste — avec la côte de la Baie des chaleurs — le coin le plus agréable de Gaspésie.Les bons restaurants n’y manquent pas, non plus que les établissements hôteliers de qualité.Ceux qui aiment la mer et toutes les activités qu’elle procure — à l’exception de longues baignades! — ne sont jamais déçus.On peut faire de nombreuses excursions dans les environs, même à pied, de la pêche et des balades en mer, sans oublier la traversée rituelle à l’île Bonaventure qui est maintenant parc provincial.Cormorans, goélands, mouettes et une multitude de fous de Bassan y passent la plus grande partie de Tannée.Si vous voulez en savoir plus sur les oiseaux de mer, allez faire un tour au Centre d’histoire naturelle — route Petite Irlande — , au sud de Percé, où des naturalistes se font un plaisir de renseigner les visiteurs.La route du littoral est meilleure qu’il y a des années mais, au début de Tété dernier, nous avons trouvé que les commodités offertes aux touristes (restaurants, hôtels, auberges sympathiques, etc) ne s’amélioraient pas vite, particulièrement entre Port Daniel et Matapédia.COLLÈGE DE MAISONNEUVE ÉDUCATION DES ADULTES COURS À L’ÉTRANGER BOURNEMOUTH, CAMBRIDGE, HASTINGS ET OXFORD MAI, JUIN ou JUILLET 1983 Cours: Anglais de tous les niveaux Logement en famille Prix à partir de 1 450 $ COURS D’ÉTÉ À CUENCA, ESPAGNE 3 ou 5 semaines en juillet et août 1983 Cours: Espagnol de tous les niveaux, liRératures et civilisation espagnoles Logement en résidence Prix: à partir de 1150 $ INCLUS DANS LES PRIX: Cours, transports aériens et terrestres, logement, nourriture, visites culturelles, assurances, etc.************** Tous les services techniques non pédagogiques sont assurés par l’Agence L’Avenir/Future Inc.et/ou le Comité d’Accueil Canada-France détenteurs d’un permis du Québec.DEMANDEZ NOS DÉPLIANTS: COURS A L’ÉTRANGER Collège de Maisonneuve 3800 est, rue Sherbrooke Montréal, Qué.H1X2A2 Tél.:(514) 254-7131 postes 146 ou 248 -7 Vue sur le port de Gaspé.(Photo Jacques Coulon) comme le «Trans-Saint-Lau-renl» est bien agréable et il y a 7 voyages quotidiens en plein été (adulte $4.50).La Gaspésie commence-t-elle à Sainte-Luce ou à Ma-tane?Débat de géographes.Le touriste, lui, d’abord séduit par les paysages et la mer omniprésente, est moins sensible à cette distinction.Matane, sur le chemin de celte magnifique péninsule dont les côtes, tantôt plates ou escarpées, s’étendent sur quelque 800 km, est Tune des plus belles villes de la région et un port de pêche pittoresque (on y trouve maintenant plusieurs bons restaurants de poisson et fruit de mer).Sainte-Anne-des-Monts, petite ville charmante, magnifiquement située entre la mer et la montagne, c’est la «porte d’entrée» de l’immense parc de la Gaspésie dont le relief accidenté, la nature sauvage en font un endroit idéal pour les amateurs de randonnées pédestres et d’escalades.De par leur situation naturelle, Gaspé et Percé demeurent les endroits où les touristes s’attardent le plus.Sans doute parce qu’en plus des paysages, ce sont dans ces deux petites villes qu’on trouve les meilleurs services: hôtels et motels, restaurants très va- lables.Le parc national de Forillon et la baie de Gaspé sont des lieux à ne pas manquer.Il y a une belle plage de sable à Haldimand et Ton peut faire des mini-croisi-eres et des excursions de pêche à partir de la mi-juin environ.Percé, malgré Taffluence de Tété et l’envahissement DIMINUEZ VOS COÛTS DE VOYAGES « L’inpiant » est une méthode de travail s’adressant à toute entreprise commerciale, désireuse de diminuer ses coûts de voyages.Pour plus d’information, écrire au: DOSSIER 1113, Le Devoir, C.P.6033 Suce.Place d’Arnles, Montréal, H2Y 3S6 •• Hôtel moderne de renommée internationale au service de la clientèle canadienne depuis 25 ans.EXCELLENT AUX ANTILLES FRANCOPHONES pour GROUPES, SÉMINAIRES, CONGRÈS Auditorium-théâtre de 400 sièges et 4 autres salles C.P.446 - Port-au-Prince, HAÏTI - Cable adresae: CASTELOTEL Rivière polluée, source d'eau potable en DANGER! 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Les bons repas, les bons vins à peu de frais et l’hospitalité des gens.voilà qui complétera le plaisir de vos vacances.L’Espagne, c’est également des hôtels modernes, propres, une nourriture exquise et des bas prix sur le cuir, les bijoux, la mode.Enfin.l’Espagne, c’est la destination-vacances la plus économique d’Europe: 7.50$‘par jour ou moins.Si vous allez au-delà de l’Espagne.Madrid est une escale idéale, profitez de notre service Madrid-Amigo: une escale de 24 heures gratuite incluant hôtel, diner, spectacle et transport terrestre.Pour connaître tous les avantages de l’Espagne via Ibéria, renseignez-vous auprès de votre agent de voyage ou Ibéria.Espanavia tBMRtASk M LIGNES AÉRIENNES D’ESPAGNE ‘Tarif incluant une chambre d’occupation double basé sur un séjour de 2 semaines.Tarif aérien et repas exclus.*Pr'\x sujet b \ îdçMïïïjâl" roba''®*' Faites vite! Places disponibles en quantité limitée! Ce tarif s’applique à certains vols effectués sur semaine, entre le début octobre et la fin mars seulement.Super ÜMf Madrid 1 VACANCES ET VOYAGES Le Devoir, vendredi 11 mars 1983 On croit tous connaître Montréal.et pourtant! par Normand Cazelais CONNAISSONS-NOUS vraiment Montréal?Qui n’a fait de lèche-vitrines et couru les grands magasins dans l'.Ouest», sur la rue Sainte-Catherine ou à la Place-Ville-Marie?Qui n’a mis les pieds au moins une fois à l’Oratoire Saint-Joseph, à la Place-des-Arts, au Forum ou au Stade olympique?Qui n’a pris le métro et admiré l’architecture de ses stations?Qui n’a jamais fréquenté l’un de ses nombreux restaurants et cinémas?Ses salles de spectacles?Qui n’a fureté dans les rues étroites ;du Vieux-Montréal, regardé la ville depuis les hauteurs du Mont-Royal?Qui en effet ne connaît pas ces visages de Montréal?Pourtant, même les Montréalais de longue souche, ignorent à quel point ils peuvent être dépaysés dans leur propre ville.À quel point celle-ci peut les surprendre et les ravir.Pris dans le réseau de leurs habitudes, dans le circuit quotidien du boulot-dodo ou dans l’engrenage d’une certaine paresse, ils voyagent à travers Montréal ¦avec un voile sur les yeux et les oreilles : ils la voient sans la regarder et l’entendent sans l’écouter.; On oublie ainsi parfois que 'Montréal est une ville multi-ïthnique et polyglotte qui rassemble sur ses trottoirs et [derrière ses façades une petite planète.Un bon moyen des beaux-arts de Montréal, rue Sherbrooke ouest.(Photo Ville de Montréal) de le découvrir ou de s’en convaincre est de «marcher» le boulevard Saint-Laurent un samedi matin.Entre les rues Sherbrooke et Rachel notamment, une foule bigarrée et animée se presse à l’entrée de commerces aux vitrines souvent poussiéreuses et sans néons agressifs : pâtisseries grecques et italiennes, charcuteries allemandes, juives, tchèques et hongroises, boulangeries néerlandaises, ukrainiennes, restaurants antillais, portu- Un tour organisé pour l’Europe sans souci et en français.mais pas n’importe quei tour! Si l’on veut • le confort dans les meilleurs hôtels • des circuits originaux sans hâte excessive • des groupes homogènes de Québécois • des prix tout compris • des départs quasiment tous confirmés Alors on demande: LES TOURS CHANTECLER Demandez la brochure « EUROPE 1983 » 33 voyages Voyez aussitôt votre agent de voyages TOUT BON AGENT VEND CHANTE Permis du Québec Les Tours Chantecler Inc.“Sous le signe de la qualité" Î.O BARBADE HOTEL SANDRIDGE À PARTIR DE 799' par personne occupation double TOUT EST INCLUS • Vol aller/retour de Montréal Via Air Canada • Transferts à l’hôtel • Taxes et frais de services • 3 repas par jour • Boissons au rhum à volonté • Sports nautiques • Services d’un représentant Unitours PROFITEZ DE CETTE OFFRE À PARTIR DU 25 MARS VOVAGES Marco Polo TOURS Pour plut de rentelgnementt; 281-1481 1117 0., Ste-Catherine, suite 903 PERMIS DU QUÉBEC gais, marchands de fruits, de poissons, herboristes et tutti quanti.Et, ça et là, des noms qui sont devenus des institutions: Moishe’s, Warshaw, Schwarts, le bain Schubert.Plus au nord, à la hauteur des rues Saint-Zotique et Dante, s’est développée la Petite Italie dont les hauts-lieux se nomment le parc Turin, l’église Notre-Dame-de-la-Défense, les restaurants Ubaldo, Casa NapoU, Al Can-tuccio, Bianca Franco et, bien sûr, le marché Jean-Talon.Montréal, en ces endroits devient un univers où l’atmosphère villageoise prévaut sur le décor et les lois de la grande ville.Montréal est aussi une île.L’engorgement quotidien de ses ponts nous le rappelle sans toutefois nous inciter, semble-t-il, à y regarder de plus près.Voilà une lacune facile à corriger caries circuits panoramiques axés sur les plans d’eau, tels ceux des boulevards Lasalle, Lakes-hore et Gouin pour ne citer que ceux-là, ne sont pas rares.Ce dernier, par exemple, accompagne, d’une extrémité à l’autre de l’île, la rivière des Prairies, très belle malgré la pollution intensive dont elle fait encore l’objet.Le boulevard Gouin est resté, en maints endroits, un chemin de campagne bordé de grands arbres et de demeures cossues, comme à Senneville, Saraguay, Car-tierville, Ahuntsic et Montréal-Nord.Il traverse toujours de son sillon sinueux les très vieux villages de l’île : Sainte-Anne-de-Bellevue, Saint-Joseph-de-Bordeaux, le Sault-au-Récollet.Parfois, il se rétrécit pour accueillir une piste cyclable très fréquentée ou donne accès à des parcs, Raimbaud, Nicolas-Viel, Stanley, qui enjolivent les berges de la rivière.Le Sault-au-Récollet, en grande partie éventré par les POUR L'EUROPE Réservez vos billets d'avion et automobiles a des prix économiques N.tf.-Bruxelles ouvert un an $458 US — $189 US — N."/.-Francfort ouvert un an $488 US.SB $199 US — WARDAIR — PARIS à partir de$548) LONDRES $499 Printemps-Automne 83, pour toute PESA Grd.SPÉCIAL AUTO DEPUIS 1948 LOCATIONS AUTOMOBILES ET CAMPERS POUR L'EUROPE — VENTES et LOCATIONS hors-taxe, assurances internationales, etc.SKRVICE EUROPÉEN DE TOURISME AUTOMOBILE 2050 rue Mansfield ~ Mil, tél.: 28M040 Depuis 36 ans au service des voyageurs, a Inventé et Innové pour vous le plan TT financé dit "Achat-Rachat" et le kilométrage illimité.Profitez-en au maximum.ACHAT-RACHAT Locations — vente hors-taxe toutes marques Européennes livrables Pans-Bruxelles etc.Permis international — Assurances automobiles internationales — Locations achat-rachat RENAULT-VW-TALBOT-CITROEN.etc.(Citroen 2CV 3 semaines $299 avec 2 billets avion.) 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journaux pour obtenir tous les renseignements voulus à leur sujet.Des livres, encore disponi- bles sur le marché, espérons-le, peuvent alimenter la découverte des multiples facettes de Montréal: Découvrir Montréal (Éditions du Jour), Les rues du Vieux-Montréal (Fides), Montréal et ses environs (llurtubise/HMll).Montréal, ma grand’ville (Éditions La Dresse), Montréal perdu (Quinze), Guide de Montréal en jeans (Ha chette), Kn ces lieux que l’on nomma "La Chine" (Cité de Lachine).Un service de la Ville de Montréal, CIDF.M-Tourisme, publie également une série de brochures fort utiles: Principaux attraits touristi- ques de Montréal et de ses environs.L’architecture au Vieux-Montréal, Le Vieux-Montréal à pied.Renseignements utiles aux personnes handicapées et Montréal — La tradition européenne et le savoir-faire nord-américain.Cette dernière brochure présente les forfaits des principaux hôtels de la métropole.Knfin, ceux qui veulent econ-miser encore davantage peuvent s'adresser au réseau du •beds and breakfast* récemment mis sur pied à Montréal: Maisons d’accueil de Montréal, a/s de Mme Mariait Kahn, 5020 St-Kevin, suite 8, Montréal H2W 1P4, 514-735-7493 ou 738-3859.accès du pont Papineau-Leblanc, et que ses résidents restaurent peu à peu, invite à une halle plus longue pour y admirer l’église de la Visitation, la plus vieille de Montréal, construite en 1751, agrandie 100 ans plus tard et embellie d’oeuvres d’art sacré de Louis Québillon et de Philippe Hébert.Pour découvrir également par delà le petit pont décoré de pêcheurs, l’île de la Visitation qui accueillera dans un proche avenir un parc régional.Pour flâner sur les rues du Pressoir et Saint-François-Xavier à la recherche des maisons du Pressoir et Meunier, l’une édifiée avant 1800 et l’autre construite à la manière d’un manoir français.Et la liste de suggestions d’excursions et de promenades pourrait continuer; faire le tour, dans le voisinage de l’université McGill et du Grand Séminaire, du Golden Square Mile District, ce quartier qui réunissait, à une certaine époque du siècle dernier, près de 80% des grandes fortunes de tout le Canada; monter à l’observatoire aménagé au sommet de l’édifice de la Banque Impériale de Commerce au Square Dominion; visiter des musées méconnus comme le McCord, celui des Arts Décoratifs (Château Dufresne), le musée d’Art bysantin ou le musée Arthur-Pascal et sa collection d’anciens outils de charpentier; prendre quelques heures en après-midi ou au début de la soirée pour faire une ballade dans le port et sur le fleuve à bord du Miss Olympia ou du M.V.Concordia; faire du vélo, pique-niquer sur les bords du canal Lachine et aller, à l’autre bout, retrouver les vieilles pierres et l’histoire du Vieux-Lachine; écouter du fado dans les restaurants portugais et danser le sirtaki dans les restaurants grecs; .Un site enchanteur pour des vacances merveilleuses '•-T.,-H, Y, NOUVEAU, VILLAS SPACIEUSES, CERTAINES AVEC FOYER 110 chambres et suites familiales.Piscine inferieure, bains sauna et tourbillon, salle de jeu, 20 salles de réunion et de banquet.Haute cuisine — Soupers dansants — Brunch musical FOrfSitS; semaine, du vendredi souper au dimanche p m Chambre, tous les repas, acirvités,taxes et services 110$* ¦ Semaine yusqu'au 31 mars) drmanche p m au vendredi p m Chambre, tous les repas, taxes et services 250$* Une fin de semaine bien remplie — Cliniques d'introduction .• BRIDGE DUPLICATA — Animattur: Pierre DiIgnesulL membre de l'ACBL.'lee 11,12 et 13 mira • SCRABBLE DUPLICATE animé par la Comité da dévaloppamant da la F.O.Sc.F.lia 18,19 at 20 mare Tout compria, chambre, loue les repie du vendredi louper au dimanche dîner, Inicrlpllon, écU-' vllée, Uxet et service 125S* Aulm lorlalt», tant /ee nepaa, dlaponlbl»».HOTEL m * par pars.— occ double — enfants moins de 12 ans prix Entre le mont Orlord et le Vormortt 20 kfTi au sud de Sherbrooke 200 Km au sud de Québec Ransirgnamanl et rMirvitioiis sans Irais ht Compton (€£itrif) Domainr ^aintHaurcnt VISITEZ LA CHINE EN 1983 Avec des experts et un itinéraire spécialement conçu pour le voyageur qui veut vraiment connaître la Chine.TOUR NO.1: Thème: Archéologie et histoire Accompagnateur: Pierre Benoît, professeur des sciences de la terre (archéologie et géologie) et membre du C.A.de la Société Canada Chine Inc.Du 3 au 26 juin 1983 Coût: 3,976$ TOUR NO.2: Thème: Vie urbaine et vie rurale Accompagnateur: Jean-Pierre Cadolle, professeur de géographie et participant à notre voyage d'été 1981.Du2au24|ulllel1983 Coût: 3,876$ TOUR NO.3: Premier voyage au Tibet Accompagnatrice; Claude Lemieux, qui a vécu trois ans en Chine et qui est vice-président de la Société Canada Chine Inc.Du 25 septembre au 15 octobre 1983 Coût: 4,695$ TOUR NO.4: De Pékin à Shanghai en vélo Accompagnateurs: Un spécialiste de Vélo-Québec et un expert sur la Chine de la Société Canada Chine Inc.Du 30 août au 21 septembre 1983 L'Iie tropicale de Hainan en vélo Du 14 octobre au 5 novembre 1983 Coût: 3,865$ Coût: 3,975$ SOIRÉE D’INFORMATION SUR CES VOYAGES avec diaporama et thé chinois vendredi le 11 mars à 19h30 à la Société Canada Chine Inc.1072 St-Laurent, Montréal pour réservation appeler au: 514-866-4119 En collaboration avec VOYAGES BEL-AIR INC.,;g) Société Canada-Chine inc.^ *** eifcilouf/ 83 GRÈCE Départ le vendredi par K.L.M., du 11 mars au 28 octobre SÉJOUR A ATHÈNES variant de 3 é 5 jours (deux catégories d'hôtel).CIRCUIT CLASSIQUE DE LA GRÈCE en 4 jours, ou en 5 jours avec les MÉTÉORES ou encore en 9 jours en Incluant le nord de la Grèce.Possibilité de SÉJOUR LIBRE sur la côte du Sounlon, à Corfou ou à Rhodes.Croisière de 7 jours à bord de l’AQUARIUS dans les ties Grecques et en Turquie (escale de plus de 24 heures à tstamboul).CHOIX DE PROGRAMME de 15 ou de 22 jours.ppiy • avion et séjour de 15 jours, à compter de $1443.' avion et séjour de 22 jours, à compter de $1933.croisière de 7 jours, à compter de US $795.Icrrolour/ KLM HELLENIC kwîe^i^anean UNE^ ANGLETERRE — IRLANDE PAYS DE GALLES — ÉCOSSE À la découverte de ta traditionnelle ANGLETERRE, la verte IRLANDE, le pittoresque PAYS DE GALLES et l’ÉCOSSE romantique.Tournée da 14 jours an autocar et deux séjours A Londres.ACCOMPAGNATEUR DÈS LE DÉPART DE MONTRÉAL.GUIDÉS DE LANGUE FRANÇAISE.8 au 27 mai 10 au 29 Juillet 18 sept, au 7 oct.2495$ CAN 2735$ CAN 2495$ CAN Détenteur d'un permis du Québec Avion etprettatlons lerrettret Inclûtes lëffôtôuï/ VOYEZ VOTRE AGENCE DE VOYAGES Le Devoir, vendredi 11 mars 1983 VACANCES ET VOYAGES Charlevoix, Pété, en famille Les enfants s’en donnent à coeur joie dans le décor majestueux du Manoir Richelieu (Photo Normand Cazelais) L’autobus, moyen économique et sécuritaire de visiter le Canada SI vous êtes prêts à sacrifier une nuit ou deux de repos pour vous rendre à votie destination, un voyage en autobus à travers le Canada semble le choix idéal, économique, sécuri tau e et agi éable à l’oeil l’oui seulement $99, un autobus (treytiound part de 'l'oronto et en un peu moins de 11 OIS jours vous mène à Vancouver Si vous avez beaucoup de teinjis litiie, vous pouvez même descendre de l’au-totiiis fl n'imjioite tiuelle ville (le moyenne impoi tance — Calgary, Regina ou Winnipeg — et passer la nuit dans un hôtel, avant de poursuivre le voyage Après avoir effectué la traversée avec un de mes amis, de Toronto à Vancouver, nous avons convenu que le voyage comporte ses avantages mais aussi ses inconvénients Si vous êtes un non-fu meur, il serait préférable d’arriver tôt pour décrocher un siège dans les sept premières rangées réservées aux abstinents Pour somnoler, il serait in- URSS et l’Europe de l’est PANORAMA 2 sctii $1550.Mostoii Kiev.I eningr.id, Yalt.i DI P 21 mai, 20juin, 14 A IK |iiil 4 & 22 .loin RU.SSII &IJKRA1NF — 2 sem $1599.Mosi-ou, Volgogr.ul, Kiev, 1 liningrad DFP 16 mai, 4 liiillet, 8 aoiil AMI MV SIIQIIK & SIBÉRIE 1 sem $2099.Moseoii Alma Ata.Irkoiitsk, lashkent, Samarkande, Boukhara Solclii, I enmgr.ul Dl-P 10 mai, I4jiiillet, 15 aoul I I' ( \ti(’\SK — ^ sem $1899.Moscou I emngr.id.Mer Caspienne & circuil en autiKar ^ lasers le t aiicase DI P 26 mai, 14 juillet, 11 .lofll I F (.11 \NI) l’OUK DK l.’KUROPK DK L’KST- 27 jis l'H.ss Houmamo, llnngiio,’rchéeo.slovaquie, «.nftnA Pologne DKP 211 mai, 21 juillet, 4 août $2999.JO\ \LIX DK I.’Kl HOPK DK I/KST - '22 jis UliS.s Houmanie, llongiie, Tchéeo.slosaqiiie aïoi-An DKP 2(1 mai, 21 juillet, 4 août $2599.ILS PHI\ (DMPItKNNKNT.Avion allei-retoui de Mon-tiéal, tiôlets de piemièie classe (base double), trois lepas p.ii JOUI en IDIS.S et Pologne, 2 repas pai jour ailleurs, liaiisfeit.s, \usité de chaque ville, dîner de gala, billets et spectacle et plus Nt)N COMPKLS Taxe d’aéroport canadienne $12 .Kl, frais de visa * • Supplément $200 pour dép.ii ts en juin/juillet '.unit Intoupist Pour renseignements et réservations, contacter génieux de transporter son propre oreiller.La compagnie Greyhound ne les fournit pas et le temps ne manque pas pour dormir, dans cette interminable odyssée Des vêtements amples sont recommandés pour toute saison, en plus d’une paire de pantoufles à talons bas Les jambes s’engourdissent rapidement à force de rester inactifs, parfois jusqu’à trois heures sans arrêt.Aux cafétérias des gares centrales, les responsables profitent du fait que le voyageur n’a guère le choix de payer leurs prix excessifs U n bol de soupe aux légumes se vend $1 80 à Brandon, au Manitoba et un club-sand-wich coûte $5.95 à Revels-toke, en Cojombie-Britanni-que 11 reste convenable d’emporter une glacière ou un grand récipient de styrofoam rempli de fruits, bâtonnets de légumes, fromage, muffins, craquelins, sandwiches et jus pour quelques jours.Lors d’une halte d’une demi-heure à Calgary, nous en avons profité pour accourir chez un épicier pour refaire provision jxiur le reste du voyage 11 semble utile de traîner avec SOI un porte-monnaie rempli de pièces pour s’approvisionner à même les machines distributrices Un voyage prolongé en autobus engeniire des effets néfastes sur la santé de Té-piderme.La peau s’assèche comme dans un désert II im- porte donc de gbsser dans sa valise un émoliant ou une crème adoucissante.Aucune douche n’est accessible dans les principales gares centrales et, de toute façon, le voyageur pressé n’a guère le temps de s’y attarder Pour les soins élémentaires d’hygiène, nous recommandons d’emporter des mini-serviettes humidifiées et savonnées avec sa propre eau minérale, en plus d’une débarbouillette, d’une serviette et du savon.Si vous voyagez en couple, il sera astucieux de glisser dans vos bagages un jeu de Scrabble ou un jeu de cartes, pour tuer le temps, en plus, évidemment, de quelques volumes tnés sur le volet Un jeune homme qui nous accompagnait dans l’autobus, vétéran des randonnées, emmenait avec lui son magnétophone et quelques cassettes.avis aux amateurs de walkman.Il reste sage de profiter des haltes pour descendre se dégourdir les jambes en marchant ou en joggant brièvement, autour des gares d’autobus Un des avantages du transport par autobus est la liberté de choix qu’on laisse au touriste, quant à la quantité et au poids de ses bagages Un nombre impressionnant de valises et boîtes de tout format peut être empilé dans la soute à bagages ou remisé sur le support métallique, tout près de vous.(Presse canadienne) par Normand Cazelais Retrouver Charlevoix chaque été est un plaisir sans cesse renouvelé.Ah' ils devaient être bien malheureux ceux qui ne faisaient que traverser, l’espace d’une journée ou d’un après-midi, ce pays si discret ils n’ont pu savourer les plaisirs de s’attarder en ces lieux qui ont choisi la beauté et l’harmome pour paysages L’année préiçédente, par exemple, nous avions fait en famille la tournée de quelques auberges.Les Peupliers à Cap-à-L’Aigle, Beau-séjour et l’Été à Saint-Jo-seph-de-la-Rive, La Maison Otis à Baie-Samt-Paul.À chaque endroit, malgré nos trois enfants alors âgés de 3 à 7 ans, Taccueuil fut cordial et le séjour agréable.Et nous passâmes ainsi 10 jours, entre Petite-Rivière-Saint-François et Saint-Fidèle, à déguster à petites lampées les charmes de Charlevoix.L’été dernier, ce fut presque une histoire de Robert Lamoureux maman, papa, les enfants, la gardienne.et le chien! Nous avions opté, cette fois, pour une autre formule, celle de l’hébergement à la ferme Dans le rang Samt-Pierre, sur les hauteurs de Saint-Irénée.un chalet retiré, derrière l’étang, sur la ferme de M.André Lajoie Un chalet à peine fini, rustique mais confortable.À sa porte, montait un chemin croche vers l’extrémité de la terre d’où l’on découvrait, sur un horizon qui s’étirait et se perdait les montagnes de Charlevoix.Derrière une longue clôture, pacageaient des vaches qui ruminaient le temps ¦ des vaches auxquelles Francis allait tous les jours porter des fleurs et faire la causette, fidèle et passionné.Mathilde, plus pratique, s’était rapidement fait une amie de la cadette des Lajoie.Sous prétexte d’y aller chercher le lait frais dès le matin, elle s’attardait avec elle et toutes deux inventaient déjà les jeux de la journée.Le plus jeune, Geof-froi, taquinait son chien ou entraînait Lyne, la patiente Lyne, vers la chaloupe de l’étang.C’était le rythme des jours.Chaque jour avait ses excursions.Vers le vieux moulin à bois, sur la rivière tout près, où l’équipe du Temps d’une paix venait, avec tout son attirail, filmer des extérieurs, agglutinant petits et grands curieux: « Regarde! C’est Joseph-Arthur qui va voir Rose-Anna.» Mais, le V WOYAGES ^ON /)UPUIS Permit du Québec 1918 rue Frontenac face au métro Montréal 523-2143 VOTRE MEILLEURE DÉCISION EN ’83.INVESTISSEZ DANS VOS VACANCES Si vous avez $1,200 ou plus, CONDO-VACANCES vous offre: • un appartement luxueux dans un site populaire, • des vacances assurées pour le reste de vos jours, • l’accès à un réseau international de 800 sites privés, • un actif pratique et rentable aux États-Unis, • un financement possible de 8 8% (paiement annuel) L’un des sites sélectionnes par CONDO-VACANCES, le MITTERSILL, est situé dans les Montagnes Blanches, à 3 heures de Montréal CONDO-VACANCES vous y invite pour une mini-vacance, combinée à un weekend d’affaires 3 jours, 2 nuits, 2 cocktails + 2 déjeuners, 1 lunch, 2 soupers $105.Réservations: (lundi au jeudi) a/s Michel D Lecours 365 Deguire, bur 707 St-Laurent, Qué H4N 2T8 * Doit être âgé de 28 ans ou plus Une seule obligation assister à une conférence d’une heure et à une visite des lieux (514)334-6849 L'avion et la voiture de vos vacances: la Classe Tourbec 83 pour Paris Avion plus auto à Paris prix par personne base 2.S et 4 passagers LMVomrM Prti avion phit Mfto Mion t4 dur#« d iftllltatton dt la vomira • Montréal Pans Montréal sur les vols 7 90 jours d Air France exclusivement • Taxe canadienne de transport non comprise 12 SOS La voltur* • RS ou R14 mises â disposition de 2 d 6 semaines selon le programme choisi • Kilométrage illimité • Assurances tous risques internatio nales (franchise de 2500 F F rachetaoie a Paris) • Livraison et retour de la voiture Paris ville • Toutes taxes comprises LM MlMNIt A 1 aller Da$$e 01 mai au 26 mal 06 sept au 09 déc Intermediaire 27 mai au 25 juin œ tout au OS sept haute 24 juin au 07 août Au retour basse 01 mai au 09 juin 19 sept au 25 déc intermediaire 10 juin au 21 juiMft 06 sept au 11 sept haute 22 juillet au OS sept Depart en saison Retour en saison Prix pour lavtonsem Modèle Monena» QHTtam 2 sem S sem 4 sem s sem 6 sem basse basse SS8$ RS 2 699$ nti MM 879$ 919$ R14 5 659$ 699$ nn 759$ 789$ R14 4 619$ 6S9$ 6M$ 709$ 719$ basse intermediaire 618$ RS 2 759$ I3«$ 8M$ 959$ 979$ intermédiaire oasse R14 5 699$ 7«»$ ntt 829$ 859$ R14 4 669$ «•$ nt$ 759$ 779$ oasse haute 678$ RS 2 819$ •tt$ tsn 999$ 1039$ haute intermédiaire oasse intermédiaire R14 5 759$ ton •m 879$ 899$ R14 4 759$ tm nn 819$ 859$ intermédiaire haute 758$ RS 2 869$ M*$ tm 1059$ 1099$ haute intermédiaire R14 S 819$ MN tm 939$ 969$ R14 4 789$ KM tm 879$ 899$ haute haute 198$ RS 2 »Î9$ •••$ 1089$ 1119$ 1149$ R14 5 869$ MM 999$ 1019$ R14 4 859$ MM 929$ 943$ Note RS R14 en location ou voiture oe même categorie Tout m Dm MTM sums $ crunotnwnt m w nembr* M rortvn Déut «tr* amt* Mwn II onoontMit* on oucét aaMon m 00 a isnoo Tournée MOfitTÉel 1440 rue saint Dents 288 44SS SS06.avenue Lacomoe 542 2961 29 rue d AuteuH 694-0424 TouréK Sbertrookt 29 rue King ouest 563 4474 OMtntfur d’un DtrrTW Du OuMvc plus souvent, la trotte nous poussait plus loin: vers le quai de Saint-Siméon.(.Oh' As-tu vu le gros bateau, maman?»), vers les aires (le pi-que-nique le long de la route, devant le Saint-Laurent, vers les grandes pelouses et les canon figés du Manoir Richelieu, les sentiers de la station économique de Port-au-Saumon.Certaines excursions se sont allongées.Dieu sait comment.Partir à la pêche à la truite avec Pierre, Odette et le bébé Andréanne : sur le bord des bassins spécialement aménagés, les enfants, la ligne aux mains, riaient, appelaient les poissons, les considéraient comme des amis et non comme des proies.S’arrêter de très longs quarts d’heure presque au sommet de la grande côte, dans les parages de l’auberge des soeurs Bouchard, et imprégner toutes ses pores de la magie, faite à la fois d’é- vidence et d’indéfinissable, du site de Port-au-Persil: y comprendre, jusqu’au fond des yeux, pourquoi l’endroit captiva tant de ^mtres Aller aux Palissades, centre écologique forestier bien nommé, où la faille a acéré un haut mur de roche au pied duquel les pierres de toutes tailles s’amoncellent en un chaos impressionnant : y suivre à la queue-leu-leu, prudemment, la main dans la main, le pied tâtonnant, le sentier marqué de flèches rouges.Et franchir l’obstacle.À l’effroi et au bonheur des enfants.Rendre une visite amicale, quand le jour dort déjà, à Reine Oulletyfç, pemtre dont nous apprécions * le talent, dans sa maison qui embrasse ciel, terre et neuve.Assister à un concert au manoir Forget, faire du vélo sur Tile aux Coudres et rester plus longtemps qu’on ne l’aurait cru au musée Ma-ntime; prendre un souper fm à la Perdnole ou à La Pm-sonnière.Flâner des heures sur la plage caillouteuse et paisible de Cap-à-L’Aigle Se mêler aux balauds qui se pressent à la fête foraine ^ Baie-Samt-Paul, picorer les chemins creux de Saint-Hi-larion, monter et descendre inlassablement les pentes qui viennent saluer bien bas le Samt-Laurent.Goûter Charlevoix.Ne pas voir le temps passer.Laisser Aux semaines couler et s’étonner qu’elles soient terminées.A peine avoir eu l’occasion de saluer le Saguenay à Baie-Sainte-Catherine ou de visiter le çmusée Laure-Conan.Avoir regardé les navires, humé la brise marine, écouté le vent dans les feuilles, surpris le soleil du matm baignant dans la rosée.S’arracher à tout cela.Et se consoler en se disant qu’on reviendra! à une heure de Montréal ,, WEEK-END • FOYER EN PIERRES • VUE SUR LE LAC _______ ___________ • CUISINE ÉQUIPÉE Domaine Manoir des Pins autoroute des Laurentides sortie 89, 1 mille à droite, 6 milles vers le lac Sarrazin, Sainte-Lucie (région Sainte Agathe) 1 -819-326-4324 DÉPLIANT COULEUR GRATUIT CHALETS 45 $ JOUR DE SEMAIME ’Auberge manoir des pins par jour, chambre privée Inclus 2 repas, fine cuisine Mont Tremblant, esc.de 25 % Ski de fond sur le site.L'evasion, la detente, le grand luxe a rabais Du 01 mars au 01 mai 1983, l'Auberge des Gouverneurs vous offre «LES PTITS WEEK-ENDS» 29$ par nuit, en occupation double, sans minimum de séjour (vendredi, samedi ou dimanche).Profitez de ce forfait pour vous improviser skieur ou touriste et ce, dans le confort et les joies d'un grand hôtel! Bon week-end! TARIF REGULIER OCC.DOUBLE LES PTITS WEEK-ENDS SUPER RABAIS 1 REG 80-88 39 51% ^ B‘QUEBEC D£ luxt 90-100 49 46% 1 RSG 78-86 39 50% ^ ¦ ‘SAINTE-FOY de luxe 92-98 49 48% ^ 1 SHERBROOKE 52-54 42 20% 1 CHICOUTIMI 62-66 29 53% * ¦ GASPE 58 29 50% 1 JOLIETTE 56 29 48% 1 MATANE 55-57 29 47% 1 RIMOUSKI 66-72 29 56% + 1 SEPT-ÎLES 67-69 29 57% 1 TROIS-RIVIERES 63 29 54% V VAL-DOR 55-58 29 45% * QUEBEC ET SAINTE-FOY Valide du 01 mars au 12 avril ’83 AUBERGE 'ô€s couvcRneuRs RÉSERVEZ DÈS A/IAINTEMANT 1-800-463-2820 sans frais du Quebec, de l'Ontario et des Maritimes (pas disponible pour groupes et congres) oSoi Le Devoir, vendredi 11 mars 1983 VACANCES ET VOYAGES 1 Maritimes: la mer et les plages La vieille horloge en bordure du parc de la citadellé^-â Halifax.(Pnoto Jacques Coulon) BALÉARES ET COSTA DEL SOL 2 sem.: 895$ add.40$ en studio ^ VOYAGES ^ TR&veiMDE.LES PLUS BEAUX VOYAGES AUX MEILLEURS PRIX 845-8225 (Montréal) - 679-3777 (Longueull) - 687-6880 (Laval) Permit du Québec L’EUROPE EN AUTO VIA VIAU Formule achat-rachat-taxes et assurances comprises — kilométrage illimité VIAU VEND D’EXCELLENTES VOITURES EN EUROPE, COMME TALBOT, RENAULT, ETC.MAIS POUR SON RAPPORT QUALITÉ/PRIX VIAU A CHOISI Citroën nombreux modèles traction-avant LA PETITE VISA 4 PORTIÈRES 3 sem.$479 1 mois $589 LA GRANDE GSA 5 PORTES 3 sem.$599 1 mois $679 ET LA FAMEUSE BX CITROEN le pied au plancher du modernisme 3 sem.$699 1 mois $789 CONSUL TEZ NOS EXPERTS PERMIS DU QUÉBEC 3428, RUE ST-DENIS 842-1751 GALERIES D’ANJOU 353-7650 1218 RUE UNION 866-9381 CARREFOUR LAVAL 688-6211 PLACE VERTU 332-4210 FAIRVIEW 694-2343 PROMENADES ST-BRUNO 653-1862 MAIL CHAMPLAIN 465-2414 ST-JÉROME 432-6222 CARREFOUR RICHELIEU ST-JEAN 348-0918 par Jacques Coulon Nouveau Brunswick, Nouvelle-Kcosse, Ile-du-Pnnce-Edouard et Terre-Neuve, quatre provinces « maritimes» — dont deux îles —, les plus petites du Canada.Ensemble, elles comptent environ deux millions d'habitants.Petites provinces, certes, mais de vieille colonisation riches en traditions et vestiges du passé; Halifax date de 1749, Saint-Jean (Terre-Neuve) et Fredericton d’avant 1740, tout comme de nombreux villages du Nouveau-Brunswick, de'Tîle du Cap Breton et de la « Côte française » de Nouvelle-Ecosse (de Grand-Pré à Yarmouth).Région de lacs et de rivières, où la mer est partout présente (en Nouvelle-Ecosse, la plupart des villes et villages sont à moins de 50km de la côte); des paysages fortement contrastés allant des côtes rocheuses et sauvages de Terre-Neuve aux longues plages sablonneuses du Nouveau-Brunswick et de l’île du Prince-Edouard, baignées par les eaux les plus chaudes au Canada.Quelque 8000km de côtes découpées et pittoresques, en Nouvelle-Ecosse seulement, abritent des centaines de grèves et de criques solitaires et une foule de petites communautés Pessy's Cove, rendez-vous des artistes non loin de Halifax.(Photo Office du tourisme du Canada) tes de charité, courses et danses, etc.Du 22 au 24 juillet Sher burne, week-end des fondateurs (200e anniversaire).Courses internationales de voiüers jusqu'au 30 juillet.Du 5 au 7 août Digby, journées de la pétoncle, festival de la mer, attractions foraines.Terre-Neuve — Fin juin, jusqu’au début du mois d’octobre, dans toute la province, célébrations du 400e anniversaire.Festival national du patrimoine, musique et danse traditionnelles.Le clou de la fête sera l’arrivée à Saint-Jean des navires (reconstruits) prenant part à l'expédition de Sir Humphrey Gilbert en 1583.Partis de Hamilton, les navires seront au port jusqu’au 8 août.blotties sur le littoral, dont beaucoup n’ont pas deux cents habitants.La région de la Baie de Fundy s’étend de la frontière du Maine sur tout le littoral de la baie, et les fameuses marées sont les plus fortes au monde.Dans ce coin extrêmement pittoresque du Nouveau-Brunswick, les principales destinations sont St.Andrews, les îles Fundy, Saint-Jean et le parc national de Fundy.Un crochet par les îles Fundy (il y a des services réguliers de traversiers depuis Black Harbour): Deer Island, Camponello (Parc international Roosevelt) et Grand Manan permet de découvrir des sites inoubUables.Cet été dans les Maritimes.Ile-du-Prince-Edouard — Du 17 au 23 juillet Sum-merside.Carnaval du homard et concours de bétail, élection de Miss I.du P.-E.Fin juillet Crapaud.Exposition provinciale, concours hippique, gigueurs, fête foraine, etc.Du 4 au 13 août Charlottetown, fêtes champêtres et semaine du patrimoine.Du 2 au 4 septembre Abram’s Village, Festival acadien de la région d'Evan-géline, concerts en plein air.Nouveau-Brunswick — Mai-septembre Saint-Jean, bicentenaire du débarquement des Loyalistes.Du 27 juin au 3 juillet Campbellton, festival du saumon.Du 5 au 10 juillet Shédiac, (non loin de Moncton), festival du homard, dégustation et spectacles variés.Belle plage.Du 24 juillet au 1er août Edmundston,, foire brayonne avec spectacles et manifestations sportives.Du 5 au 15 août Caraquet, festival acadien, musique, théâtre, cuisine acadienne et activités culturelles.Nouvelle-Ecosse — Du 26 au 30 mai Vallée d'Annapolis, festival des pommiers en fleurs.Du 3 au 5 juin Halifax, festival annuel acadien.Du 21 au 24 juillet Sainte-Anne-du-Kuisseau, festival acadien annuel, défilés ven- La Nouvelle-Angleterre et ses richesses méconnues par Normand Cazelais Les secrets sont faits pour être trahis.Prenez, la US 1, par exemple.Ceux qui visitent la Nouvelle-Angleterre depuis plusieurs années savent que cette route nationale n’en finit plus de méandrer et de se multiplier en appendices.Si vous êtes assez hardis pour accepter les grands détours, je vus suggère de l’emprunter dès Calais, c’est-à-dire dès la frontière du Nouveau-Brunswick.Les fervents du golf y trouveront d’ailleurs une immédiate satisfaction au parcours de St-Andrews.Les autres pourront y puiser, du Maine au Connecticut, de multiples contentements.Ainsi, à quelques dizaines de kilomètres à peine de Calais, au bout de l’embranchement de la 189, ils tomberont sous le charme de Campobello Island partagée entre les baies de Fundy et de Cobscook.Ce site, magnifique, était connu de Indiens Passamaquody depuis toujours; il fut» reconnu » officiellement par Champlain lui-même dès 1604 et surtout abondamment fréquenté par PRIX GARANTIS .Zt» 538 ANGLETERRE 895 ESPAGNE 649 HOLLANDE 814 PORTUGAL 649 BELGIQUE 858 GRÈCE 934 ITALIE 838 SUISSE FRANCE à partir de des familles huppées de New York et de Boston à la fin du siècle dernier.Toute la côte du Maine au nord-est de üld Orchard et de Portland introduit à un univers d’une richesse et d’une diversité que beaucoup de vacanciers québécois, happés comme les autres par les rubans des autoroutes et le sable des plages à la mode, ne soupçonnent pas: mer omniprésente qui joue à cache-cache avec un littoral de dentelle, villages tranquilles aux maisons de bois et de teintes claires, architecture vernaculaire, pelouses très vertes et grands arbres pleins de panache, pêcheurs de homards, excursions vers les îles innombrables qui bombent leurs dos dans l’eau, vent frais du large, Acadian National Park et Mount Desert Island qui valent tous les épithètes enthousiastes, panoramas de la péninsule de Blue Hill Deer Isle, paix et retirement de l’Isle au Haut de Moheghan Island.La côte du New-Hamps-hire est étroite comme un soupir: au-delà d’Ogunquit et de York Beach, la US 1 mène à Porthsmouth, seul port de cetétat au reste fort montagneux.Cette petite ville s’est établie sur la Strawbery Banke, quartier qui a fait l’objet d’une restauration urbaine et historique remarquable; elle soit son développement à la pêche et à la construction navale.De belles demeurse du XVIIIe siècle de style géorgien (Stephen Chase House, Captain Keyran Walsh House, etc.) et même du XVIIe siècle (Captain John Shelburne House) sont ouvertes au public.Au Massachusetts, il faut, à Newburyport (ah! déambuler dans High Street), quitter la US 1 et suivre la lA jus- qu’à Ipswich et prendre la 133 jusqu’à Cape Ann et Rockport: les Bostonnais qui habitent pourtant l’une des plus intéressantes villes des États-Unis (la US 1 s’y rend également, vous savez), ne s’y sont pas trompés: cette langue de terre, écorchée de criques et de promontoires, décorée de maisons ravissantes et d’appareils de pêche, exerce sur eux un magnétisme équivalent à celui de l’éperon sableux et des havres hautement cotés de Martha’s Vineyard et de Nantucket Island.À travers la campagne du Mass, la US 1 continue son chemin vers Providence et la baie de Narragansett, éclatée comme la lumière dans un vitrail.Et, à l’entrée de la baie, Newport, lieu opulent et raffiné, à qui les plus grandes fortunes ont fait la cour.À qui les fervents de la voile vouent encore respect et dévotion.Que vous dire, sinon d’équarqfliller tout grand vos yeux et d’aller faire le circuit de Bellevue Avenue et d’O-cean Drive, de visiter quelques-unes des « mansions » (The Breakers, Marble House, etc), que les Vanderbilt, Berwind et autres firent construire pour délasser leurs corps et leurs esprits (et un peu pour épater la galerie)?Allez errer au port, pour le plaisir de voir valser sur Teau les coques précieuses et élégantes des plus beaux voiliers qui soient.Surtout quand le soleil se couche.Et c’est aussi la US 1 qui relie Newport à cet autre ' lieu unique dans l’hi.stoire de la navigation américaine.Mystic Seaport.Là, un village, un port, un chantier na- ‘îLes beaux voyages quatre s^isoqs organise trente-deux voyages d’une journée et plus, 1“ Clarenceville oooos Partie de sucre, dimanche 27 mars 2 3 2° New-York, Pâques Fin de semaine 1-2-3-4 avril D149“* T139®°* 0129°°* 3“ Dimanche te 15 ma! .#>5os Festival des tulipes à Ottawa 1 9* ’ 4° Fin de semaine de la fête de la Reine L’île-aux-Coudres le (S)21, (D)22, (L)23 ma! 160°°’, 165°®*, 169°°* Dépliant sur demande 524, av.Gonthler, Montréal H1L 3V4 Tél.: 351-3551 Détenteur d'un permis du QUÉBEC HÔTEL MAGELLAN 17e 3 ÉTOILES 100% RÉNOVÉ INCLUANT R-5 299 459 579 689 R-18 529 599 779 869 KIM.ILLIM., ASSUR.ET TAXES INCLUS SUR DEMANDE 1,6 À 12 SEM.Même prix pour Peugeot ou Citroen.Sur demande, catégorie moyenne.Prix min.selon disponibilité / saison.DÉPARTS DU SAMEDI A PARTIR DE PRIX PAR PERS.SUR BASE DOUBLE NSEM-3JRS 2 3 4 R-5 675 750 825 I RI 8 782 819 909 1 AVION AUT0_ AVION UNE NUIT GRATUITE Tarif d'avion sujets à l’approbation gouvernementale.BAS PRIX SOLEIL 473 Acapulco 336 Bahamas 415 Cancun 275 Floride 489 Guadeloupe 500 Haïti 649 Hawaii 489 Martinique 387 Jamaïque 764 Maroc 416 P.Rico 456 S-DomIngo VOYAGE INDIVIDUEL tourisme, affaires, famille?VOYAGE EN GROUPE VERS LE SUD L’HIVER?VERS L’EUROPE L’ÉTÉ?Mieux vaut, toujours, les conseils de bons spécialistes.Comme l’ont fait des milliers et des milliers de Canadiens français depuis 27 ans, adressez-vous aux: VOYAGES ANDRÉ MALAVOY À votre service une équipe unique d’agents vraiment compétents (4 ont plus de 20 ans d’expérience; 2 plus de 10 ans.) assurances, taxes, frais de services et gestion en sus ACCEPTOJ^S Ouverture de 9ti à 18fi (Jeudi 19h.} Stationnemmit aseuré 1081 A.ni Saint-Denis, Monirw Wa 288-2322 Parmi* du Oudbac VOYAGES ANDRÉ MALAVOY INC.1255 Univendté «ulte 1220 MONTRÉAL P.Q.H3B 3W9 — T«.: 861-2485 Parmia du Québae « Ou/ dit voyage», dit Matevoy i AUBERGE DU ROY « Dès qu'on y entre, on a un peu l’impression d’être en visite chez des parents habitant la campagne ».Jacques Coufon LE DEVOIR Chambre: $55.00 occupation simple $110.00 occupation double Petits déjeuners et dîners inclus 3 fourchettes Tennis — badminton — piscine AUBERGE DU ROY 106 Saint-Laurent Deschambault, (Cté de Portneuf) GOA ISO Tél.; (418) 286-6958 TOURS T.F.TOURISME FRANÇAIS Mai à septembre 1983 FRANCE — ITALIE — SUISSE 22 jrs.$2320 TOUR DE FRANCE 22 jrs.$2065 TOUR D’EUROPE 22 jrs.$2250 ALLEMAGNE-AUTRICHE-SUISSE 23 jrs.$2285 Avec services à Paris Tarif aérien transatlantique en sus eurailpa8s La façon simplifiée de voyager à travers l’Europe 15 jours $325 1 mois $513 21 jours $413 2 mois $700 Pour les moins de 26 ans: 1 mois $363 2 mois $464 AMERICANADA Voyages groupes accompagnés en français Été 1983 OUEST CANADIEN 13 à 15 jours (base double) à compter de $909 CALIFORNIE/ARIZONA/NEVADA 15 jours (base double) à compter de $1135 Billet d'avion en sus Voyages groupes accompagnés de Montréal Guides de langue française EXTRÊME-ORIENT Japon, Hong-Kong, Bail, Singapour, Thaïlande, Phillipines et Hawaii 28 avril au 22 mai — 24 jours Prestations terrestres u.S.*2050 Billet d’avion Can, *2257 RÉPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE 8 au 28 mai — 20 jours Canton — Guilin — Shanghai — Soochow — Nankin — Pekin Avion et prestations terrestres Can.*3830 ANGLETERRE — IRLANDE PAYS DE GALLES — ÉCOSSE 8 au 27 mai — 19 jours Circuit en autocar de luxe Avion et prestations terrestres CAN.$2495 VOYAGES HONE 1460» AV.UNION ^ Tél.: 845-8221 MONTRÉALH3A2B8 if'mftfo a nalfo pôf tf* '.t.ihnn '',iH l Ii*-.Ouvert du lundi ru vendredi incluçivenient do fih30n tSh, l.e leudi ju'^iqu ji ?th OÊTENT.t.UM D Un OUrfîH. 16 Le Devoir, vendredi 11 mars 1983 VACANCES ET VOYAGES Partir en douce.à bicyclette! par Jean Héon Responsable du tourisme à bicyclette à Vélo-Québec.t.J IKN que la bicyclette » %¦ 'refasse rarement la une » des pages spor-lives, elle a discrètement •conquis le coeur des Québécois et Québécoises.Avec trois millions de vélos en circulation, la petite bête à deux roues est de loin l’activité physique et récréative la plus populaire au Québec et, ¦tait unique, ses adeptes se re-rrutent autant parmi les femmes que parmi les hommes.Si dans les années qua-Trante, les couples qui par-;taient en vélo faire leur -voyage de noces passaient "sans contredit pour des hurluberlus, aujourd’hui, les caravanes de cyclistes qui sillonnent les routes sont en train d’opérer une véritable transformation du paysage touristique, Kn effet, rien qu’au Québec, la vente des équipements liés à la pratique du cyclotourisme a plus que triplé au cours des cinq dernières années.Le volume des achats de bicyclettes et d’équipements fait ici même se chiffre cette année à $80 millions.Partir à bicyclette, c’est voyager en douce.P’e.st sain.tranquille, économique et ça permet d’aller à son rythme, de prendre le temps de voir et de goûter.Il n’est pas nécessaire d’être un ou une athlète, il suffit de bien se préparer.Ainsi, en combinant judicieusement le vélo à d’autres moyens de transport, il est désormais possible de s’évader plus loin que les limites de son quartier ou de sa ville.Si votre coeur et votre bicyclette tiennent toujours le coup et que les pistes cyclables de votre municipalité n’ont plus de secret pour vous, vous êtes mur(e) pour une tentative de voyage à bicyclette.Que vous choisissiez de partir seul(e), entre amis, en famille ou en groupe organisé, vous trouverez les itinéraires adaptés à votre forme physique et à votre bourse.Une littérature et des forfaits .sont offerts par des associa-tins ou des agences de voyage québécoi.ses.Le Québec possède à lui .seul un potentiel cyclotouris-tique impressionnant.Plus de 5000 km de petites routes .secondaires parfaitement cyclable qui s’inflitrent à l’intérieur de nos seize régions.Si vous disposez de quelques jours, utilisez le train, l’autobus ou votre voiture pour vous rendre visiter la Vallée du Richelieu ou l’Kstrie, les Laurentides, l’Outaouais, la Mauricie ou la région de Qué-bec-Porneuf.L’infrastructure touristique de ces régions aux multiples villes et Une caravane de cyclistes en quête de grands espaces.(Photo Vélo-Québec) villages sous accommodera, que vous soyez en camping ou que vous préfériez l’auberge ou l’hôtel de premier ordre.Les « cla.ssiques » comme la Ga.spé.sie, les Maritimes ou les Rocheuses sont des destinations qui demandent au minimum deux semaines.F’armi les États américains, les plus intéressants sont le Vermont, la Californie, la Pennsylvanie, la côte du Maine ou celle de l’Orégon.Des pays comme la P'rance, l’Angleterre, l’Irlande, la Hollande et la Chine sont des pays tissés pour l’oeil cycliste.Quelle que soit votre destination à travers le monde, votre bicyclette peut voyager avec vous.Quelques conseils Les transporteurs terrestres et aériens ont tous une réglementation à ce sujet.Dans tous les cas.votre bi- cyclette devra être dans une boîte ou un sac prévu à cet effet.Les compagnies d’autobus ne fournissent aucun emballage tout en exigant que votre bicyclette soit emballée.Par contre, les compagnies ferrovières et aériennes vendent respectivement des boîtes et des sacs disponibles aux gares et aéroports.Le sac des compagnies aériennes est très pratiitque pour l’autobus : léger, compact, on peut le transporter sur la bicyclette.L’emballage du vélo ne prend qu’une dizaine de minutes, il s’agit de tourner le guidon parallèlement au cadre et d’extraire les pédales.Au Québec, au Canada et aux États-Unis, les transporteurs terrestre ne chargent aucun frais supplémentaire.Par contre, les compagnies aériennes désservant ces mêmes territoires chargent généralement un excédent de bagages variant entre $10 et $40 selon la distance et le poids.Dans les liaisons intercontinentales, une réglementation impose aux compagnies d’aviation de prendre sans frais une bicyclette si elle constitue une deuxième pièce de bagage.Partir à bicyclette demande quelques préparatifs et un équipement adéquat.Une bicyclette de randonnée en bon état, à 10,15 ou 18 vitesses, des sacoches latérales qui servent de valises.un tracé sur carte, un guide des campings ou des auberges ainsi qu’un peu d’imagination et vous voilà prêt(e) pour une envolée cycliste.Pour répondre à la plupart de vos question avant de partir; Louise Roy.Partir à bicyclette.30 itinéraires au Québec.Montréal, Bellarmin Desport.Une carte routière qui condense les plus beaux circuits du Québec: La Carte du Québec cyclable.42 parcours cyclo-touristiques Montréal, Vélo Québec.Les parcours de la carte expliqués en détails; Le Guide du Québec cyclable.MontréaL Vélo Québec.Un aide-mémoire à apporter pour savoir réparer sa bicyclette : Jean-Paul Laberge et coll.Du bicycle à pédage au 10 vitesses.Montréaj, L’Aurore.Un guide écrit sur 27 pays d’Europe; John Rakowski, Adven-ture-CycUng in Europe.Em-maus, Rodale Press Quelques adresses utiles: Vélo Québec, 1415 Jarry est, Montréal, Québec H2E 2Z7, (514) 374-4700.Bike Centen-niel, The Bike Travel Association, P.O.Box 8308 Missoula, M.T.59807, (406) 721-1776.Fédération Française de Cyclotourisme, 8, rue J.-M.Jégo, 75013 Paris, 580-30-21.Un choix varié d’auberces au Québec par Jacques Coulon Depuis le printemps dernier, notre collaborateur aux pages touristiques, Jacques Coulon, sillonne le Québec à la découverte des petites et grandes auberges qui se font de plus en plus accueillantes, en toutes saisons.Cette série a connu un succès sans précédent auprès de nos lecteurs, si bien que nous croyons utile d’en reprendre dans ce cahier la nomenclature.Précisons que la plupart des auberges brièvement décrites dans cet article offrent à peu près les mêmes standards de qualité, les prix étant en moyenne de $80 à $100 par jour pour deux personnes, petit déjeuner et souper inclus.(M.L.) L'Auberge Hatley.Situé à la tête du lac Ma.ssawippi, dans le village de North Hatley, ce coquet établissement dispose de vingt chambres avec salles de bain, toutes différentes dans l’ameublement et la décoration.Les propriétaires, Liliane et Robert Gagnon, continuent de l’améliorer avec goût et persévérance.Tél : (819) 842-2325.Auberge du Fenil.Ravissante petite auberge (18 chambres) aménagée dans une ancienne grange, un peu passé le village d’Eastman et le théâtre La Marjolaine.Tél :(514) ¦297 ,3,362.Auberge du lac Brome.Située entre Foster et Knowl-ton, en bordure de la petite route 243.Endroit familial par excellence.Cuisine québécoise et hors-d’oeuvres Scandinaves.Chambres dans l’auberge et unités de motel.Tél ; (514) ‘243-5755.OUEST CANADIEN Groupe spécial accompagné du 1 au 14 juillet 1983 Prix: 949.00 Incluant autocar, logement, transferts, visites et excursions dont le Stampede de Calgary.Avion non compris.N'hésitez pas à communiquer avec nous.Groupes en préparation pour voyages d’intérêt particulier avec accompagnateurs spécialisés.VOYAGES MONTAMBAULTinc.512 Boul.des Laurentides, Laval H7G 2V4 Tél.: 667-5900 Permis du Québec Hovey Manor.L’une des deux ou trois auberges les plus chics de l’Estrie, sur la rive nord du lac Massawippi, à North Hatley.Excellente cuisine cuisine et chambres meublées avec beaucoup de goût (certaines avec foyer).Tél : (819) 842-2421.Auberge Le Refuge.À la sortie du village de Sutton, une auberge familiale simple, de bonne tenue, sans luxe superflu mais bon marché.Cadre rustique, cuisine française et québécoise.Tél : (514) 538-3802.Auberge Chéribourg.Située à quelques minutes du mont Orford.Cinquante chambres dont une vingtaine d’unités à deux étages avec foyer et plus de 200 chalets qu’on peut louer à la journée, à la semaine ou au mois.Tél : (819) 843-3308.Le Domaine Saint-Laurent, L’édifice actuel, réaménagé, meublé et décoré, est l’ancien King’Hall, de Compton (pensionnat pour jeunes filles).Piscine intérieure, sauna, salle de jeux.Atmosphère cordiale, chaleureuse même, chambres et repas à prix raisonnables.Tél : (819) 835-5465.Manoir de Clarencevllle.Ce manoir, dont le style est tout aussi bien normand ou picard que québécois, se trouve un peu passé le village de Clarencevllle, sur les bords du lac Champlain.Dix-neuf chambres portant toutes des noms différents.Autoroute 15 Sud jusqu’à la jonction avec la ‘202 Est.Tél ; (514 ) 294-‘2‘255.Auberge Ripplecove.Situé à .‘Vyer’s Cliff, dans une petite baie tranquille du lac Massawippi.Dix chambres toutes différentes et très agréablement meublées et décorées.Avec petit déjeuner et souper, elles se louent de $41 à $55 par jour et par personne.Tél : (819) 838-4296.Auberge de l’Étoile.Située à la tête du lac Memphré-magog et à une quinzaine de minutes du parc du mont Orford.Cuisine nouvelle aile de dix chambres très modernes.Piscine extérieure.Tél : (819) 843-6521.Auberge Orford.Dans Ma-gbg même, près de la petite rivière du même nom.Treize chambres réparties sur deux étages, dont neuf avec salle de bains.La patronne apporte une touche très personnelle aux mets les plus courants.Plutôt bon marché.Atmosphère familiale.Tél : (819) 843-9361.La Maison Otis.Située en plein coeur de Baie Saint-Paul, dans ce beau pays de Charlevoix.Magnifique exemple d’architecture traditionnelle.Sept chambres très coquettes.Tél : (418) 665-3811.Auberge des Cèdres.Si- ' tuée à environ deux kilomètres du village de Saint-llip-polyte, dans les Laurentides.Cuisine renommée.Six chambres qui sont de petits bijoux.Un endroit ravissant en toutes saisons.Carte des vins abondante.Tél : (514) 563-2083.Auberge Le Versant Nord.Quitter la route 117 à Saint-Faustin, puis suivre la route du lac Carré et du lac Supérieur.Quelques kilomètres passé ce lac, on découvre une authentique maison canadienne au toit rouge.Bonne cuisine familiale.À une quinzaine de minutes du parc du mont Tremblant.Tél : (819) 688-3355.Auberge des Peupliers.Dans le village de Cap-à-L’Aigle.23 chambres dont 18 sont situées dans une grange admirablement restaurée.Bonne cuisine familiale.Tél ; (418) 665-’2519.Auberge La Rose au Bois.A Pointe-au-Pic.Quinze chambres joliment meublées, aménagées dans un bijou de petit manoir datant de 1847.Le patron offre une carte toutâ fait remarquable pour l’imagination et la finesse des mets.Tél : (418) 665-6796.Les Trois Tilleuls.Une luxueuse halte champêtre sur les bords du Richelieu.Belles salles à manger et 21 chambres spacieuses et douillettes.À Saint-Marc-sur-Riche-üeu.Tél : 584-2231.Auberge du Roy.Ravissante auberge de campagne dans une belle maison blanche, de style victorien, à Des-chambault.Des chambres confortables, meublées et décorées comme de petits boudoirs.Cuisine familiale soignée.Tél : (418) 286-6958.Auberge Les Sources.À Pointe-au-Pic, non loin du Manoir Richelieu, joliment située sur un vaste terrain planté d’arbres.Cette demeure qui date du début du siècle dispose de vingt chambres spacieuses et bien meublées.Bonne cuisine.Tél : (418) 665-6952.Auberge Sauvlgnon.Ce véritable paradis pour skieur est niché au coeur des Laurentides, tout près des pistes du Mont-Tremblant.Cuisine variée et de qualité.Par les temps qui courent, l’endroit est assez bon marché.Tél ; (819) 425-2658.Auberge Louis Hébert.En plein coeur de Québec, sur la Grande Allée, c’est probablement Tune des très rares auberges situées dans cette ville.Dix chambres aménagées dans une maison datant d’un siècle et demi.Cuisine française sans grandes surprises mais de bonne qualité.Chambres et repas a prix très raisonnables.Tél : (418) 525-7812.Pour bien préparer et profiter au maximum de vos vacances, la Librairie Ulysse vous propose Le guide vert MICHELIN du Canada «Le guide Michelin du Canada.très complet, fort bien fait, rempli de cartes à l’intention des automobilistes, farci de suggestions d’itinéraires, plein de notes historiques intéressantes».Le Devoir La seule librairie du voyage -, jjLîhrairie Ulysse^ i2o8 St'Dcnis, Montréal (ouvert tous les jours, même le dimanche — 843-7135) Aux éditions La Presse ^ .Mriiihrr l.U$ BEAUX VOYAGES- au prix de 29,95$ chacun.¦ plus 1 $ de frais de poste et manutention I Je SUIS abonné de LA PRESSE Veuillez me faire parvenir * ( )exemplaire(s) de «MES PLUS BEAUX VOYAGES» au I prix de 23.95$ l'exemplaire, plus 1 $ de trais de poste et I manutention ^ No d abonrté I mFONTAIfT: Joignez à cette commande un chèque ou I mandat payable aux Éditions La Presse.Ltée Vova povwM utmaer voir* carlo 4o eré4N I I MASTERCARD No.I VISA No.A retourner eux Éditions La Presse, Ltée.7.rue Saint-Jacques Montréal.Québec H2Y lKg NOM .ADRESSE.VILLE.PROVINCE .CODE POSTAL.TÉL .Montant cHoinI:.* Le Devoir, vendredi 11 mars 1983 VACANCES ET VOYAGES L’Amazonie péruvienne: la certitude d’un dépaysement total par Pierre Lacerie SURNOMMÉE lEnfer vert, la forêt amazonienne présente pourtant peu de risques d'incendie.-Xvec des précipitations annuelles atteignant parfois trois mètres et une humidité relative jouant entre 80 et 95 %, on dirait plutôt une serre surchauffée où l’on pratique la culture intensive de brocolis géants.La pluie fait partie du décor journalier et n’incommode pas les habitants de la région qui se promènent à découvert sans plus de cérémonie.Les pluies acides n’ont pas encore atteint ces contrées sauvagès et l'on trouve bien curieux de voir le « gringo » (étranger) s’alarmer dès que la première goutte fraîche le menace.Les mois de juin, juillet et août demeurent la période idéale pour s’y aventurer.La publicité touristique ne se soucie pas de la géographie globale du pays en ne vantant que les Incas et leur Sierra.C’est oublier que ces derniers étaient, à l’origine, des Indiens de r.Amazonie.ce domaine qui ne couvre pas moins de 60% du territoire péruvien.On troque ici la flûte andine pour la sarbacane, le radeau de jonc du lac Titicaca (totora) pour la pirogue et le lama pour le caïman.On préfère le toupet aux longues nattes noires et.par la force des choses, on vénère les Cumulus plutôt que le Dieu Soleil.L’attrait de la région peut être multiple.Les botamstes et les zoologistes commenceront par s’enliser dans les marécages obscurs pour ensuite grimper graduellement jusqu’au faîte des arbres, à la recherche d’une petite bestiole ou du pétale qui avait su garder l’anonymat depuis la nuit des temps.L’anthropologue, lui, approchera sur la pointe des pieds les dernières tribus sylvicoles, espérant qu’aucune maladresse ne lui vale une fléchette empoisonnée au curare.Dans toute l’Amazonie péruvienne, ils ne sont plus qu’une dizaine de milliers à refuser tout contact avec la « civilisation ».Il n’est évidemment pas question de se faire parachuter au beau milieu de ces Indiens demeurés à l’état sauvage.D’ailleurs, ils ne sont Conseils pratiques Les vols directs du Canada coûtent assez chers, il est préférable de faire escale à Miami et de s’envoler sur Faucett Airlines ou Aéro-Pérou.À Iquitos, il faut se rendre à la mission franciscaine et entrer en contact avec le pilote de brousse de la compagnie Alas de la Esperanza pour organiser une excursion dans ces contrées perdues.Hébergement: dans des huttes qu'il faut partager avec les indigènes dans la jungle (il n’y a pas d’hôtel), et dormir sous une moustiquaire.Documentation sur le Pérou: South American Hand Book pas immumsés contre nos virus — le rhume de cerv eau et le dollar — qu’ils fuient comme la peste.L'histoire de leurs ancêtres, transmise au fil des Bénératinn.s leur a an-pris à redouter les blancs.Que dire du massacre, au début du siècle, de 30.000 indiens Putumayo, au nom de 4.000 tonnes de caoutchouc! On craint aujourd’hui que des « légendes » semblables ne soient transmises aux générations futures, reliées cette fois-ci, au récent boom du pétrole des années 1970.Le touriste se contentera d’un succédané qui, s’il lui donne moins de palpitations, saura malgré tout démystifier les clichés qu’il associait à la jungle.Plus souvent qu’autrement, les seuls serpents à nous faire sursauter seront les racines aériennes des arbres et les lianes entortillées comme des boas constricteurs autour des branchages.C’est également en voyant, angoissés, les enfants s’ébattre dans les eaux brunes d’un bras mort de l’Amazone que l’on réalise que les piranhas et les crocodiles sont parfois repus et indifférents, même devant une proie facile.Quant aux taran-tules, on les rencontre difficilement ailleurs que dans les rideaux de la chambre d’hôtel.C’est avant tout d’Iquitos que se prépare un séjour dans la jungle.Plusieurs agences proposent des « expéditions au coeur de contrées hostiles où rodent Ya- guas et Jivaros réducteurs de têtes ».Ces pseudo-collectionneurs de bustes en tenue de grande fête oublieront parfois d'enlever leur montre digitale au quartz avant le spectacle quotidien.Il est préférable de se rendre dans une tribu pacifiée qui ne nous attend pas.Les plumes brillent par leur absence, mais on réalise que la sarbacane n'était qu'un artifice .de la poudre aux yeux ! Pour trouver le petit village Vaguas qui a su éviter de prendre la forme que cherchait à lui imposer le moule occidental, il ne faut pas compter sur les agentes de voyages locales.Vaut mieux, par exemple, se rendre à la mission franciscaine d’Iqui-tos et demander à parler au pilote de la ligne « Alas de la Esperanza «, un Québécois! Un peu de tact et quelques « traveller’s cheques » devraient suffire pour qu’il vous fasse vivre une odyssée au sein d’une tribu partiel lenient préservée.Peut-être que le hasard vous conduira-t-il vous aussi à Urco Mirana, cette petite localité qui ne figure pas sur votre mappemonde pas plus d’ailleurs que sur la carte routière du Pérou.À lui seul le décollage vaut le voyage.À force de klaxon et de zigzags entre les pirogues dont les occupants, plutôt que de libérer le passage, se contentent d’envoyer la main, le pilote finit par faire décoller son vieil hydravion.Un guide pour planifier ses loisirs Voyage en Grèce AVEC L’AGENCE DARMIS laquelle a une connaissance viaiment approfondie de la GRECE De plus, notre propre bureau d'Athènes DARMIS TRAVEL sera à vos côtés dès votre arrivée |usqu'à votre dépad Notre service est hors concurrence.Vous avez un grand choix de circuits à l'intérieur de ce beau pays, des croisières de 3 4 et 7 |Ours, des hôtels de toutes categories.Avec DARMIS, vous n'étes pas obligé(e) de suivre des groupes organisés.Profitez de la dévaluation de la monnaie grecque, elle vous convient Billet d'avion Moniréal/New York,'Athènes à partir de $Cdn 790 ou $Cdn 889 Billet d'avion Montréal/Athènes à partir de $1,087 Tél.849-6077/6078/6079 ^tee rSi^ence » "Voyagé 72 Ouest, rue Sherbrooke, Montréal, Qué.H2X 1X3 DÉ Tf N TFun 0 UN PERMIS DU QUEBEC Cherchez-vous où, quand, comment, avec qui pratiquer des activités sportives, socio-culturelles, socio-éducatives, de plein-air ou de tourisme?Éprouvez-vous des difficultés à vous retrouver parmi les centaines d’organismes nationaux, régionaux, gouvernementaux, municipaux ou autres qui déploient tous leurs efforts pour offrir des loisirs variés et à prix acceptable?Un répertoire publié par le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche peut vous y aider et fourmille de détails pertinents pour vous y retrouver dans le monde du loisir.Dans ce guide intitulé Répertoire des organismes de loisirs du Qubéec, les lecteurs trouvent non seulement les organismes qui administrent, financent ou réglementent les loisirs les plus connus, mais découvrent aussi des activités moins courantes et originales.Mention- nons la spéléologie, le cinéma parallèle, l’ornithologie, de même que la nomenclature des groupes; les mathématiciens, les violoneux, les sauteurs de barils ou de propriétaires de chiens d’arrêt.On y apprend aussi quelles sont les écoles qui donnent une formation en loisir au Québec et où les personnes handicapées doivent s’adresser pour pratiquer leur sport favori.Le Regroupement des organismes nationaux de loisir du Québec comprend 150 associations nationales, 700 organismes régionaux, 275 services municipaux, 100 organismes gouvernementaux, 30 institions d’ensiùgnemenl, des dizaines d’associations professionnelles et syndicales.En vente chez l’éditeur officiel du Québec: $3.95.Pendant environ une demi-heure, on admire la forêt qui stagne dans le plus grand marécage du monde.Le bruit de l'avion attire tout le village (six ou sept cases sur pilotis!) le long de la rive.En apercevant ceux d'entre eux qui, un peu en retrait des autres, revêtent toujours le costume de fibre végétale, on éprouve une certaine angoisse mutuelle.Les pré.sen-tations faites, le chef paradera au côté de son hôte excentrique jiour la tournée du village, ce qui est vite fait.Par la suite, il l'invitera pt'Ut-être à partager son repas avec sa famille.Finalement, vers sept heure du soir, on retourne comme tout le monde vers sa plateforme de bambou et on s’endort, enrobé dans une moustiquaire, en écoutant ta musique de chambre orchestrée par les rumeurs de la jungle.Ne connais.sant ni l’argent, ni la télévision, ni le « fast food », ils n’ont pas encore découvert le stress.Le temps s’écoule, étendu sur un hamac ou assis par petits groupes autour d’un feu.Seul l’estomac dicte l'heure de la chasse ou de la cueillette.Les enfants adorent servir de guides dans la jungle.H faut rire avec eux des incroyables maladresses et des vertiges qui nous paralysent sur les , troncs morts enjambant les fonds marécageux peu invitants.Heureusement, les gamins sont là pour soutenir les lourdauds dans leur apprentissage de la marche en forêt équatoriale.• Il ne se passera probablement rien de plus excitant que le petit train-train quotidien.C’est en revenant à Iquitos que l’on réalise combien cette tranquilité était une grande richesse.Nombreux sont les Indiens du Nouveau Monde à se lai.sser appâter par de vieux soles (monnaie du Péroul que font miroiter les conquérants venus des Vieux Pays.On les retrouve aujourd’hui entassés, désoeuvrés et sans espoir dans les bidonvilles infects.A ce compte, ne vaut-il pas mieux être polisson que policé?Pierre Lacerte) Vieil indien Vaguas fidèle aux traditions ancestrales.(Photo Une bonne façon d’apprécier Chicoutimi L’Hospitalité à prix d’amis.A ,
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