Le devoir, 14 mars 1983, lundi 14 mars 1983
35 CENTS I Vol.LXXIV — No 60 La tnétéo: ennuaement graduel.Maximum de 4 à 6.Probabilité de précipitations: 20 %.AperÈu pour mardi; ciel variable (détail en page 7).Montréal, lundi 14 mars 1983 (Côte-Nord.45 c«nt»; Nouveau-Brunswick, so c«nt«: Iles-de-la-Madeleme.90 c*ntt) Municipales: la gauche française est parvenue à endiguer le raz-de-marée PARIS (d’après AFP et Reuter) — La gauche au pouvoir en France a réussi hier à éviter le raz-de-marée de l’opposition que laissait entrevoir le premier tour des élections municipales, qui cons- tituent toutefois un avertissement au gouvernement.Une trentaine de villes de plus de 30.000 habitants ont basculé dans l’opposition, qui enregistre de surcroît deux victoires totales, à Pans avec le président du parti néo-gaulliste Jacques Chirac, et à Lyon, avec le libéral Francisque Collomb.La gauche conserve toutefois la majorité des mairies des villes les plus importantes de France, qu’elle avait acquise en 1977 en prenant 61 villes à la droite, alors au pouvoir.De plus, elle est redevenue majoritaire en voix dans ces villes, après son échec du 6 mars dernier.Il reste que la gauche entend, selon tous ses leaders, vouloir retenir les leçons de r« avertissement » que les abstentionnistes du premier tour ont voulu donner au gouvernement.C’est grâce à la mobilisation de ces derniers au deuxième tour que la gauche a pu en effet éviter le véritable désastre qu’aurait constitué la perte de municipalités comme Marseille, la deuxième ville de France, où le ministre de l’Intérieur, M.Gaston Defferre avait mis son portefeuille en jeu, en cas de défaite après trente ans de « règne ».Hier soir c’est un Gaston Defferre rayonnant qui s’est exprimé à ta télévision pour dire que la majorité gouvernementale « a passé la soirée dans une atmosphère de victoire ».Le ministre a fait observer que la gauche conserve la majorité des villes de plus de 30,000 ha bitants.« Un sursaut s’est produit.les abstentionnistes sont allés voter ».a constaté M.Defferre.Son adversaire malheureux s’est plaint de ce que la ville de Marseille ait été découpée en six morceaux, « un stratagème », selon lui, qui l’a empêché d’être élu.La bataille a été effectivement serrée, mais le renversement de la tendance de 1977 n’a pas été amplifié et les résultats du second tour ont été nettement plus équilibrés, tin peut penser à Voir page 12; La gauche Les enseignants votent massivement en faveur d’une prolongation de la trêve Tout débrayage est écarté par Jean-Pierre Proulx L’Alliance des professeurs de Montréal a décidé, hier, en fin d’après-midi de prolonger la trêve amorcée il y a déjà trois semaines.Il n’y aura donc pas débrayage ce matin comme ses membres l’avaient originalement prévu si un règlement n’était pas intervenu entretemps.Ce sera vraisemblablement le cas partout au Québec.Hier soir, la CEQ indiquait en effet que dans les 28 des 44 syndicats affiliés qui lui avaient transmis les résultats de ses assemblées générales, on avait à 90 % voté pour la poursuite de la trêve.La participation n’a guère dépassé se situant plus près de 25 %.A Montréal, les quelque 1,700 ensei- gnants réunis au Centre Paul-Sauvé ont cependant reconfirmé à la quasi unanimité leur vote de grève antérieur pour le cas où la conciliation en cours échouerait ou ne donnerait pas de résultats jugés satisfaisants.Hier matin, le président du Syndicat des enseignants de la Régionale des Mil- les-Iles (SERMI), M.Jean Roy, avait déclaré a la presse qu’il ne serait pas possible, à son avis, de remobiliser les membres de la CEQ pour qu’ils débraient à nouveau, A l’issue du vote à l’Alliance, M.Rodrigue Dubé, le prési-dentde l’Alliance, était visiblement heureux de dire que son collègue du SERMI s’était « égaré », qu’il avait fait une déclaration « trompeuse » qui n’engageait sans doute que lui-même.Les résultats d’hier était prévisible.Réunie samedi à Québec, la Commission des enseignants des commissions scolaires de la CEQ avait recommandé aux membres de la CEQ de suspendre Québec appuie la relance sur l’accélération des investissements publics l’exercice du mandai de grève jusqu’à une nouvelle évaluation du processus de conciliation.Le ministre de l’Education, M.Camille Laurin, s’est quant à lui déclaré heureux et soulagé de la tournure des événements à l’issue de la réunion du cabinet au mont Sainte-Anne.Tout en respectant les objectifs du gouvernement, il croit toujours à un réaménagement possible pour satisfaire les principales exigences des enseignants.Le cabinet a entendu hier le rapport de ses négociateurs.Hier à Montréal, le président de l’Alliance a été avare de commentaires sur les résultats de la conciliation quant au Voir page 12; Enseignants Claude Vivier est trouvé étranglé à Paris MONTREAL (UC et AFP) - Le compositeur de nui.sic)ue Claude Vi-\’ier, 35 ans, originaire de Montréal, a été découvert étranglé, samedi après-imdi.dans l’appartement parisien où il vivait depuis moins d’un an.M.Vivier séjournait à Paris grâce à une bourse du Conseil des Arts du Canada.Prévenus par des amis (jui n’avait plus de nouvelles de la victime dei)uis iilusieurs jours, les policiers ont pénétré dans l’appartement après avoir enfoncé la porte.Ils ont découvert le cadavre du compositeur dans sa chambre, étranglé, sous un matelas.L’appartement Voir page 12; Vivier STOP ; ; ¦' / - par Gilles Lesage QUÉBEC — Le programme d’investissements publics de $450 millions annoncé hier par le premier ministre met surtout à contribution les municipalités et Hydro-Québec.¦ $100 millions dans les transports (transports en commun à Montréal, piste expérimental de métro sur rail, construction navale); ¦ $140 millions dans l’épuration des eaux, surtout en dehors de l’île de Montréal; ¦ $200 millions par Hydro-Québec, surtout pour améliorer son réseau de distribution.Les autres $10 millions visent, en collaboration avec le gouvernement fédéral, à amorcer les travaux de réhabili- tation du Vieux-Port de Montréal.Le gouvernement prévoit par ailleurs ajouter $250 millions aux crMits budgétaires, ce qui lui permet de dire qu’il injectera près de $700 millions dans son progi amme d’action axé sur l’emploi et l’investissement.Mais un calcul rapide permet de constater qu'à peine le quart de ce total impressionnant peut être considéré comme de l’argent frais ou neuf.C’est probablement ce qui faisait dire au ministre des Finances que le programme n’affecterait pas le déficit de façon substantielle.Le programme a été rendu pubUc par MM.Léve.sque et Parizeau, au terme de trois jours de « retraite fermée » du conseil des ministres, au Château Mont Sainte-Anne.Voir page 12; Québec Les programmes d’aide à la construction et à la PME sont relancés Pour rappeler le 23e anniversaire de l’occupation de leur pays d’origine par la Chine, plusieurs dizaines de citoyens d’origine tibétaine ont manifesté au cours du week-end devant le Parlement fédéral, à Ottawa, ainsi que devant l’ambassade de la République populaire de Chine.(Photolaser CP) par Gilles Lesage QUÉBEC — La poursuite de Corvée-Habitation et du programme d’aide d’urgence à la PME sont au nombre des mesures annoncées hier par le premier ministre pour créer ou soutenir l’emploi.Le programme Corvée-Habitation se continuera pendant toute l’année financière qui commence le 1er avril, a fait savoir M.Lévesque, au terme de la réunion spéciale du conseil des ministres, au Mont Sainte-Anne.Toutefois, les conditions en seront révisées le 1er juillet, de concert avec tous les partenaires.Le gouvernement veut d’ailleurs élargir le programme, de façon à provoquer l’équivalent de 5,000 mises en chantier ad- ditionnelles, dans le secteur résidentie.(par exemple, pour du recyclage) et pour la construction non-résidentielle.Déjà, plus de 15,000 ménages auraient profité du programme d’aide à la construction, et l’industrie peut envisager de 35,000 à 40,000 mises en chantier en 83.La construction d’un logement entraîne en moyenne la création d’un emploi/année.De plus, le gouvernement entreprendra des pourparlers avec le gouvernement fédéral et les municipalités pour étendre le programme de restauration résidentielle (Logimove) et pour accroître le nombre de logements coopératifs (Legipop).Quant au programme d’aide à la PME (plan Biron), qui a déjà bénéficié Voir page 12; Construction le week-end sportÊf f'h.t.,.Les Stastny acceptent Les frères Stastny, Peter, Anton et Marian, ont finalement conclu une entente avec les Nordiques de Québec, hier.La nouvelle a été annoncée par le directeur général des Nordiques, Maurice Filion, qui a émis un communiqué dans la matinée.Les frères Stastny avait fait la grève pendant quelques jours, à l’entraînement, mais ils étaient revenus au bercail après avoir confié la bonne marche des négociations à un agent montréalais, Pierre Lacroix.Page 8.5e conquête de Klammer L’Autrichien Franz Klammer a remporté la Coupe du monde descente pour la cinquième fois de sa carrière, samedi, s’assurant de la première place au classement final de la spécialité à l’issue de la descente de Lake Louise, en Alberta.Un compatriote, de Klammer, Helmut Hoeflehner, a gagné la dernière épreuve de vitesse comptant pour la Coupe du monde.Entretemps, à Vail, aux Etats-Unis, l’Américaine Tamara McKinley a pris une sérieuse option sur la victoire en Coupe du monde féminine.Page 9.par Paule des Rivières La conférence constitutionneUe d’Ottawa Les autochtones préfèrent encore des garanties écrites OTTAWA — Même si elle est historique, la conférence constitutionnelle sur les droits des autochtones, qui s’ouvre demain à Ottawa, n’est qu’une étape dans une négociation qui s’échelonnera au moins sur trois ou quatre ans.FJn fait, la conférence de deux jours n’aura de sens que si elle débouche sur une entente entre les représentants autochtones, le gouvernement fédéral et les provinces sur un mode de rencontres ultérieures, pour définir quels sont au juste les droits des autochtones au Canada.Ottawa est prêt à s’engager à tenir une conférence constitutionnelle à chaque année durant les trois prochaines années ou encore une conférence à tous les deux ans durant quatre ans.De plus en plus énergiquement, le gouvernement fédéral privilégie l’avenir : il se montre prêt à définir les droits futurs des populations autochtones, mais il se montre beaucoup moins prompt à remonter le temps et à disséquer les erreurs des sièges passés.Bref, Ottawa va tenter de ne pas s’appuyer sur des prérogatives historiques.Or, les autochtones insistent justement pour que leurs droits historiques soient solidement enchâssés dans la constitution.Au point qu’ils veulent amender les quelques lignes qui leur sont consacrées dans la' constitution actuelle.Le texte ne mentionne en effet que les droits « existants » des peuples autochtones.Ces derniers pregèrent parler de « titres autochtones.» Vaine sématique?Pas vraiment, pense le gouvernement fédéral, pas spécialement enthousiaste à l'idée de modifier le texte actuel.Cela ne vas pas exactement dans le sens des revendications des autochtones, qui sont par ailleurs « ouverts ».Mais, pour l’avenir, les autochtones aimeraient que les rencontres futures soient gqaranties dans la constitution, en partant.(Sept provinces doivent être d’accord).« 11 se produit invariablement des incidents qui nous incitent à la méfiance », déclarait récemment un porte-parole de l’Assemblée des premières nations, qui représente les 292,700 Indiens inscrits du pays.Et ce n’est pas l’annonce, cette semaine, d’un budget de $40.3 millions aux Inuit pour produire leurs propres émissions de télévision qui les amadouera.Ce à quoi le président de l’Inuit Tapi-risat du Canada, M.John Amajoalik, fait échos: « notre instinct nous suggère de suivre la route la plus sûre; c’est pourquoi nous aimerions que l’engagement à poursuivre les discussions ou à tenir d’autres conférences soit enchâssé dans la constitution.» Il y a 25,300 Inuit au pays.Ce .sera la première fois que les autochtones participent à une conférence constitutionnelle sur un pied d’égalité avec les autres participants qui sont, outre le fédéral, les dix provinces, ainsi que le Yukon et les Territoires du Nord Ouest.La conférence aura été compromi.se jusqu’à la dernière minute, cependant, une scission étant survenue entre les re-pré.sentants des 98,200 Métis — concentrés dans l’Ouest — et ceux des 75,110 Indiens non inscrits.Les premiers .se sont dissociés du Con.seil des autochtones et ont fait des pieds et des mains pour avoir leur propre siège à la conférence d'Ottawa; ils l’ont obtenu.Tout en reconnaissant qu’il n’y a rien comme un « ennemi commun » pour les rapprocher, et tout en admettant que les divisions entre les autochtones ne peuvent que nuire à leur cause, ces derniers ne veulent plus qu’on mette leur légitimité en doute à la moindre dis.sen-sion.« N’oubliez pas que nous avons été ennemis pendan(des millénaires», faisait valoir l’un d’eux, vendredi, lors d’une .se.ssion d’informatin à l’intention des médias.En jrlus du mode de discu.ssion future, Tautre que.stion majeure à cette conférence est celle de la participation des autochtones aux décLsions qui les affectent.Le gouvernement fédéral jongle avec deux hypothèses: ou un engagement politique à consulter les associations auto- Volr page 12; Les autochtones LES PICKUPS RAM 1983.toujours une valeur sûre .r .>-ES ROBUSTES WAGONNEHES DODGE 1983.LE RAMPAGE.UN DODGE NETTEMENT DIFFÉRENT jqus les loisirs, tous les parcours, tous les usaoesi Automobiles Dodge fimfnOodgr llimslKR Aujowuiluti, ____ Qo pnjBMjd uM CloiykieA.rc/l,chfif/l«r.c' (T -N ), le 24 mai 1983, au Hotel Georgia, Vancouver (C -B ), le 24 mai à l'Hotel Palliser, Calgary.Alta .le 7 juin 1983, au Centre de Conférence, Hull (Qué), le 14 juin 1983, au Centre de conférence.Hull (Qué ) (PN-45) Canada NEW DELHI (Reuter) - Mme Indira Gandhi, premier ministre mdien, et M.Yasser Arafat, président de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), ont lancé samedi de nouveaux a^Jels à la solidanté au sem du tiers-monde et à la fin du conflit du Golfe.Ces appels ont été les points forts de la séance de clôture du septième sommet des non-abgnés réuni à New-Delhi, après d’âpres discussions entre l’Iran et l’Irak et une querelle non réglée sur le lieu du prochain sommet.La déclaration finale dénonce la course à l’armement nucléaire et demande aux grandes puissances d’u-tihser l’argent de leurs missiles à l’aide aux pays les plus pauvres Les souverains, les présidents et les premiers ministres représentant les 101 pays du mouvement non aligné ont condamné la politique américaine au Proche-Onent et fustigé l’Afrique du Sud et Israël.Indirectement, ils ont appelé au retrait des troupes soviétiques d’Afghanistan et des troupes vietnamiennes du Kampuchea.Mme Gandhi est intervenue personnellement pour tenter de rapprocher les points de vue sur le conflit du Golfe après un débat houleux sur la terminologie de la déclaration fmale.Elle avait convoqué les délégués à 2 h 45 du matin pour annoncer un compromis et la supression de certaines références à la guerre qui oppose depuis 30 mois Téhéran et Bagdad.Elle a mdiqué que le choix de la capitale du procham sommet serait réglé en 1985 lors d’une réunion des ministres des Affames étrangères des pays non abgnés.En raison du conflit, le sommet prévu à Bagdad cette année s’est déroulé à New Delhi mais, selon des délégués, de nombreux pays ont soutenu la candidature de l’Irak pour la future réunion.Tout en réclamant l’unité au sem du mouvement non aligné, le premier ministre mdien a lancé à nouveau un appel à la paix aux deux pays musulmans.La déclaration fmale cite 18 fois les États-Unis dont 12 en des termes particulièrement sévères, notamment pour leur soutien à Israël.L’Union soviétique n’est pour sa part mentionnée qu’une seule fois dans un appel aux deux superpmssan-ces à négocier l’élimmation de leur présence militaire dans l’océan Indien.Par ailleurs, la résolution économique épelle à des négociations globales en vue d’un ordre économique mondial plus juste et réclame notamment la réforme des institutions financières et la restructuration de la dette de 540 milbards de dollars qm pèse actuellement sur le tiers-monde.Au cours d’une conférence de presse donnée samedi, Mme Gandhi a démenti que le mouvement des non-ali-gnés considère les États-Unis comme « son adversaire naturel ».« Il n’est pas question d’ennemi naturel ou d’aUié naturel Ce qm ne veut pas dire que nous approuvions leur action dans diverses parties du monde », a-t-elle ajouté.¦Onnoncai cLaùiéai 286-7200 I Appartements/logements I Divers OUTREMONT Près de l'église St-Germain, résidence de prestige Haut de duplex en pierre, 8 pièces, boiseries en chêne, 2 s b .chauffé, eau chaude, garage, idéal pour personnes désirant la tranquillité S930/mois Libre 1er juillet Écrire à; C.P.193, St-Martin Laval, H7V 3P5 ____ 15-03-83 VOS ANCÊTRES Si vous voûte loS" connaître, du jxeinier arrivé en Nouvelle-France jusqu à 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667-4336, 276-5203 214-83 BUREAU A LOUER au mois sans bail (Sl-De-nis-SberbroS22e Fin des Jeux de Saint-Léonard Yahou rencontre Tourloute Samson Belair Comoiahles Moniréal Ottawa complames agréts Edmonton Vancouver Rimouslri Trois-Rivières Sherbrooire Sainl-Hyacinlhe Galineau Kitchener Seot-Hes Malane Gasot Coalicoolr Amos Hinion ST-LEONARD (PC) -« C’est toujours avec un pincement au coeur qu’on doit quitter des gens qu’on a appris à connaître et à apprécier.Aujourd’hui, nous quittons St-Léonard.Nous emportons avec nous de précieux souvenirs.Votre chaleur et votre dynamisme nous ont conquis.C'est en amis que vous nous avez reçus et ce sont maintenant des amis que nous quittons».C'est en ces termes que M.Jean-Paul Bussières, président de la Société des Jeux du Québec a clôturé hier les Jeux d’hiver de St-Léonard après une cérémonie haute en couleurs.Les Jeux de St-Léonard auront donc été couronnés de succès et le président du Comité organisateur, M.Louis Tanguay, n’a pas manqué de le souligner après que les athlètes des 18 régions de la province eurent fait leur entrée dans l'arena en chantant et en dansant.« Des milliers de travailleurs ont donné le meilleur d’eux-même pendant plu- sieurs mois.Ce qu’ils ont accompli ici, tous les jeunes athlètes s’en souviendront.C’est avec tristesse et fierté qu’on voit se terminer les Jeux.Mais ils resteront gravés dans notre mémoire.Nous garderons le souvenir de chaleureuses amitiés».Après le défilé des athlètes, des officiels, des bénévoles, la mascotte Yahou a fait son entrée et elle a été bientôt accompagnée par Tourloute, la mascotte des prochains, ceux de Sept-Iles.Klammer remporte la Coupe du monde de descente une 5e fois LAKE LOUlSE(REUTER et PC) -Tandis que l’Autrichien Helmut Hoeflehner remportait samedi la dernière descente de la saison comptant pour la Coupe du monde masculine, son compatriote Franz Klammer, 2e à 0,23 secondes, la gagnait par la même occasion, pour la cinquième fois de sa carrière L’ancien champion olympique a en effet obtenu 95 points contre 92 pour le Suisse Conradin Cathomen, qui a terminé 3e de cette passionnante épreuve de vitesse à seulement deux centièmes de son nval.Le champion du monde Haiti Weirather, lie dans cette course, figure pour sa part au 3e rang du classement final de descente « J’ai pris tous les risques pour essayer de battre Cathomen je n’avais d’ailleurs pas le choix, car il fallait que je gagne la course ou que je termine devant lui pour pouvoir rester en tête de la Coupe du monde du descente’ a dit Klammer après la course « Les conditions de courses étaient heureusement idéales pour moi, la piste étant très dure et très rapide et la visibilité parfaite.» « Je SUIS particulièrement satisfait de voir que je suis encore capable de donner le meilleur de moi-même a près de trente ans J’aurais bien aimé m’imposer, mais Helmut m’en a empêché.11 mente bien de gagner à son tour»,a-t-il ajouté.Autant Franz Klammer porté en triomphe par ses camarades dans l’aire d’ar-rivee rayonnait de bonheur, autant Conradin Cathomen était déçu de s’incliner de deux centièmes seulement devant le skieur de Mooswald.« C'est très dur de perdre la Coupe du monde de descente par un si faible écart’ a-t-il déclaré « J’ai commis deux petites fautes au cours de cette descente, mais je pense que tout le monde a dû en faire aujourdhui ».« Ce nest pas à Lake Louise que j’ai laissé passer ma chance, mais dans les descentes de Kitzbuhel, de Sarajevo et de Stanton ou je n’ai pas réussi à marquer des points en tombant ou en manquant une porte», a ajouté le Suisse.Helmut Hoeflehner, considéré depuis quatre ans un des grands espoirs de l’équipe autrichienne, a enfin confirmé toutes ses possibilités.« On ne pourra plus m’appeler le cham- pion du monde de l’entrainement maintenant.J ’ai réalisé une course presque parfaite.», a-t-il dit.Les Canadiens ont connu la journée la plus sombre de la saison.Todd Brooker, de Pans, Ontario, qui avait toujours une chance de remporter le championnat, et Ken Read, à sa dernière descente de Coupe du monde, ont tous deux chuté.Le meilleur Canadien a été Robin Mcl-eish avec un quinzième place.Hoeflehner a réalisé le temps d’une minute 40.52 secondes et Klammer a été crédité de 1 40.75.Pour Klammer, il s’agit d’une cinquième Coupe du monde en descente mais sa première depuis 1978.Les Autrichiens ont classé six de leurs représentants dans les dix premiers, alors que les Suisses étaient nettement battus (quatre coureurs dans les dix premiers).Sur une piste glacée mais en parfait étaL l’épreuve finale de la Coupe du monde de descente a tenu ses promesses.On ne pouvait imaginer un meilleur scénario, compte tenu du tirage au sort de l’ordre des départs.Ce fut sans doute la plus belle course de la saison, tant sur le plan spectaculaire que sur celui du suspense et de l’intensité.Les chutes des Canadiens Ken Read, après la 3e porte, et de Todd Brooker, dans le dernier virage, avaient pratiquement laissé Franz Klammer et le Suisse Conradin Ca-Ihomen en téte-à-téle.Un autre Suisse, Peter Mueller, et un autre Autrichien, Erwin Resch, avaient ensuite donné le ton, réussissant l’un après l'autre exactement le même temps.La déception se bsait sur tous les visages de l’équipe canadienne.« J’ai commis une erreur stupide, admettait Todd Brooker après l'épreuve.C’est difficile â accepter quand vous chutez si près de l'arrivée.Je voulais terminer cette course dans les dix premiers et je suis extrêmement déçu.« Pour la première fois de la saison, je me SUIS senti nerveux.Toutes ces responsabilités pesaient très lourd sur mes épaules.J’ai fait de mon mieux, mais j’ai sans doute pris un risque de trop « Dans l'ensemble, avec deux victoires cette année, je peux m’estimer heureux.Aujourd’hui, la chance ne m’a pas souri.C’est tout” Le (duel McKinney-Hess se poursuivra au Japon VA1L(Etats-Unis)(AFP)—Les dirigeants de la Coupe du monde de ski alpin sont revenus, hier, sur leur décision, annoncée la veille, accordant le trophée de cristal à l'Américaine Tamara McKinney après sa victoire dans le slalom géant de Vail (Colorado) et rien n’est donc encore officiellement joué entre l’Améncaine et la Suissesse Erika Hess, même si la situation reste très favorable à McKinney.Selon les dirigeants, les deux skieuses, en cas d’égalité à la fm des ultimes épreuves disputées les 18 et 21 mars à Furano (Japon), ne seraient pas départagées par le nombre de victoires en Coupe du monde, avec un avantage décisif à McKinney, contrairement à ce qu’ils avaient d’abord avancé, mais par le nombre de points quelles n’onl pas comptabilisé au classement général au delà de leurs meilleurs résultats Résultats 6/36 "grosiotK Dite retenus.Selon ce mode de calcul, l’Américaine a pour l’instant une avance de six points (47 pLs à 41).Malgré toutes ces considerations, on voit mal comment Erika Mess pourrait empêcher Tamara McKinney d’être la premiere skieuse des Etats-Unis à inscrire son nom au palmarès de la Coupe du monde.En effet, Hess ne viendrait à égalité avec McKinney que SI elle remportait les deux dernières épreuves de Furano et si l’Américaine ne parvenait pas à se classer dans les cinq premières du slalom.En remportant la Coupe du monde féminine, McKinney deviendrait la première skieuse des Etats-Unis à inscrire son nom au palmarès de la classique et, ce, seize ans après une autre nord-américaine, la Canadienne Nancy Greene lauréate des deux premières éditions (1967 et 1968).?kMo-quHxH 100,000.00$ 1 11-03-83 1 l.,.,'' 1 " J lO ] Cl 1 04 1 1 221.772.00$ 4E.9 IS 14 784.70$ 5/6 i 314 2 635.60$ 4/6 < O 10.209 54.30$ 36 NO I compN I mcni«lr« | Qpp*o lô" MISE-TOT 14 21 24 27 Gignants 491 2,414.287.00 $l 101.80$ Ventes totales u««| i vo^bTIi— ¦ .—\ MiniLofo^ >50000$ 57507 «/I H 5 000$ 507 50$ 7507 O 250$ 07 0 5$ Provincial 5349589 Patel 11-03-83 349589 S 50 000$ 49589 2 1 ooon 9589 >500 000$ îiRsr N 589 89 25$ 10$ La Quotidienne Semtirwdu I «3 | L M Numéros 1 Ldécomposabjes J M"—¦'"j V s 6009 0647 0890 7302 5288 7406 Numéros bonis Non décomposabics 9003311145717 846065 410193 787592 239546 6/A9 ’atOSlOTl>i 2.160.000.004 Ql N 57gT 5/6 4/6 3/6 25 38 41 43 61 4.703 92,682 1,683,539.2oT 107,296.90$ 3,156.20 $ 105.20 $ 10$ MO compta mtmmrt 37 Véntcttouics 5,402,182.00$ Vendredi prochain MlNl-LO lés modéMÉé d*éftcéliMiiiéné dé» lots psroltséfit au varie des MMs at dtt Mtat da sélacticin.Encaida (fiBpBfHé eiMfe cette tete de nueiéfOB dtVtefite et le lite ofAdciCà i^ette demAèie e pdodte* 10 Montréal, lundi 14 mars 1983 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa Directeur Rédactrice en chef le 10 janvier 1910 Jean-Louis Roy Lise Bissonnette Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur Gilbert Brunet Directeur de l'information Pierre Loignon Directeur adjoint de l'information Denis Lord Trésorier Bernard Larocque Directeur de la publicité.Marcel Payette Dépenser « mieux » ?About de ressources, l’État-providence peut difficilement dépenser plus.Mais pourrait-il dépenser mieux ?Le Conseil national du biën-être social est convaincu que oui.Dans un rapport rendu public jeudi dernier à Ottawa, et improprement intitulé «Les allocations familiales; un système à repenser ?», le Conseil, qui a reçu mission de guider Mme Momque Bégin dans l’élaboration de ses politiques sociales, passe en revue les divers programmes fédéraux d’assistance aux familles avec enfants.Il conclut qu’en effet, sans dépenser plus, mais en dépensant mieux, il serait possible de mettre en place un système plus équitable que le régime actuel.Si le Conseil a vu juste, il s’agirait d’un bond en avant tout à fait inespéré en cette période de récession.(Il convient de noter au passage l’excellente tenue des rapports de ce conseil national où le souci de la précision le dispute à la clarté de la rédaction.Ces rapports dont la lecture devient accessible au plus grand nombre sont autant de contributions à un débat souvent trop peu « démocratique » sur des questions où, pour y entendre le premier mot, il faudrait convoquer toute la science du fiscaliste et l’art de l’actuaire.) Le rapport dispose d’abord d’un débat qui, finalement, n’aura pas eu lieu, à savoir la remise en cause de l’universalité du régime d’allocations familiales du Canada.Ce débat avait failli s’amorcer l’été dernier au sein du cabinet fédéral, alors qu’à Ottawa les trésoriers raclaient les fonds de tiroir pour réunir les sommes nécessaires au lancement de programmes de création d’emplois.Est-il socialement rentable, se demandait-on, de continuer de verser des allocations sans égard aux revenus des familles ’ La cagnotte: 1,64 milliard, soit le coût net du programme.Intervenant très tard dans un débat déjà avorté, le Conseil reconnaît l’évidence; le régime universel d’allocations familiales verse des centaines de millions à des familles par ailleurs totalement à l’abri du besoin.Par contre, te programme est moins «régressif» qu’il n’y paraît puisque le fisc recouvre près (lu quart des sommes ainsi (bstnbuées Quittant ICI la sphère de l’analyse strictement technocratique, le Conseil, pour appuyer sa thèse, se permet ensuite une brève mcursion dans le domaine politique.Il souligne que l’idée même, périodiquement reprise, de supprimer le caractère universel des allocations familiales soulève chaque fois un tollé.Or, dit le Conseil, cette réaction est dangereuse, il faut composer avec elle: « Les programmes universels aillent à justifier le système de sécurité sociale aux yeux de la population canadienne et permettent d’obtenir l’appui des contribuables pour les dépenses sociales s’adressant aux citoyens à faible revenu » Tout compte fait, les pauvres seraient les grands perdants de l’abandon de l’universalité L’argument paraît convaincant.Ayant disposé de cette question, le Conseil n’en conclut pas à l’impuissance.Au contraire, non seulement une réforme majeure s’impose mais elle est réabsable sans qu’il soit nécessaire d’ajouter un sou aux sommes déjà consacrées aux programmes sociaux.L’ongmalité de la voie que propose le Conseil consiste à revoir, globalement comme un tout, les résultats d’ensemble des trois programmes d’aide aux familles avec enfants: les allocations familiales (nous venons de le voir) ; le crédit d’impôt pour enfants, le plus souvent versé à la mère ((le tous le plus progressif socialement, puisqu’on y retrouve le principe de l’impôt « négatif »); et fmalement les exemptions fiscales pour enfants à charge.Après calcul, le rapport note que « la répartition 5bé.des bénéfices fédéraux pour les familles avec enfants n’est pas seulement étrange : elle est aussi très méquitable ».Le Conseil estime qu’ilne faut pas toucher aux allocations familiales; on devrait par contre jouer à fond la carte du crédit d’impôt pour enfants en supprimant les exemptions fiscales pour enfants à charge (qui coûte au trésor pubhc la johe somme de 1.1 milliard par année).Cette réforme, souligne le rapport, m’entraînerait aucun déboursé additionnel; il suffirait techniquement d’une simple correction au formulaire de la déclaration d’impôt.En revanche, l’effet de transfert, des mieux nantis aux familles à faible revenu, serait absolument renversant.Qu’il suffise de noter que le système proposé, s’il était adopté pour l’année 1983, hausserait de $ 666 les montants versés aux familles dont le revenu est de $ 8,000 et moins, tout en n’arrachant que $ 43 aux familles dont le revenu est de l’ordre de $30,000.C’est presque trop beau pour être vrai.Mais il y a un hic.Et c’est dommage.La suppression de l’exemption d’impôt pour enfants à charge — surtout en ces semaines où les contribuables n’ont d’yeux que pour leur déclaration d’impôt — ne serait guère perçue comme le simple retrait d’un bénéfice indu, mais bien plutôt comme une hausse'de l’impôt fédéral à payer, hausse dans certams cas assez substantielle.Autrement dit, on pourrait à l’encontre de la proposition du Conseil lui retourner les arguments mêmes qu’il mvoque à l’appui des allocations familiales.Pour la classe moyenne majoritaire, qui se considère comme la vache à lait de tout le système, une telle mesure sigmfie l’alourdissement de son fardeau fiscal.Cette réaction négative est pratiquement inévitable.Sera-t-elle politiquement contournable ?Quel gouvernement ou quel parti d’opposition sera prêt à risquer la perte de quelques votes avec une telle promesse ?C’est pourtant la voie de l’équité.Un gouvernement l’a déjà fait, faut-il le rappeler: celui de l’Union nationale, sous Darnel Johnson, qui avait passé un tel sapin aux Québécois à l’occasion de la création du régime d’allocations familiales du Québec.Jean FRANCOEUR Ryan et Mirabel Le député d’Argenleuil à l’Assemblée nalionule a tiré des travaux de la commission parlementaire sur Mirabel une synthè.se excellente à laquelle devraient normalement souscrire toutes les parties en cause Mais il faudrait être naïvement optimiste pour croire ()ue le iirincipal protagoniste et unique responsable du désastre de l’expro-pi lationde 1969, le gouvernement fédéral, se décidera bientôt à modifier sa politique à l’égard des expropriés et de la vocation future de cet immense territoire M Claude Uyan recommande qu’Ottawa .se coniente des 17 000 acres 1 equis pour l’aéroport et remette le ¦ ¦ à la reste du ten itoire à la population et à l’autorité « normale » du gouvernement québécois et des institutions locales Député de la région, il endosse pleinement la vocation agricole du territoire en jeu et rejette l’idée que des organismes fédéraux continuent d’y implanter unilatéralement des projets de leur cru 11 réclame à juste titre que les gens du milieu cessent d’être pénalisés pai les querelles entre les deux gouvernements et aient accès à tous les progi'ammes auxquels ils ont droit Le porte-parole de l’oppo.sition libérale sur Mirabel réprouve aussi l’arrogance avec Umuelle le mandataire fédéral, la Société immobilière du Canada, sélectionne ses interlocuteurs et Ignore ceux qui s’opposent à ses visées et à ses méthodes M Ryan souhaite que Québec continue de fournir une aide technique et financière aux associations du milieu, notamment le Centre d’information et d’action communautaire ( CIAC ), y compris dans l’éventualité où une contestation judiciaire de l’expropriation « en trop » semblerait prometteuse Mais dans l’immédiat, le député d’Argenteuil fonde ses espoirs de règlement sur le comité conjoint que le imnistre fédéral responsable, M Roméo LeBlanc, a proposé à son vis-à-vis québécois, M ,leanGaron Dotéd’un mandai large ( qu’Otlawa n’a pas encore accepté ), un comité du genre pourrait sûrement aider à sortir la région de Mirabel de la triste situation qui y règne depuis plus de dix ans.Mais ce comité liaiira aucun sens si le gouvernement fédéral ne modifie pas exproprié « en trop » autour de la zone aéroportuaire.Tout le monde sait maintenant qu’ailleurs dans le monde les grands aéroports fonctionnent à aer gouvernement lederal ne modilie pas radicalement sa politique à l’égard du territoire périphérique de l’aéroport ist l’obstai ‘ Tel est l’obstacle principal sur lequel la commission parlementaire n’a pu faire la lumière ni tiouver de moyens de solution.Le député d’Ar-genleuil risque même de tomber à son tour dans le piège de nouveaux délais et de tactiques différentes de diversion SI ce problème préalable, à la source des maux de Mirabel, n’est pas clairement posé et un jour résolu.On comprend les autorités fédérales d’avoir boycotté les audiences de la commis.sion parlementaire Elles auraient été bien mal à l’aise d’exphquer pourquoi un aussi grand territoire a été inutilement mais volontairement l’intérieur de périmètres opérationnels nettement inférieurs à celui qui a été arraché par la force de l’expropriation à Mirabel.Les seuls impératifs techniques — bruit, protection et planification — ne sauraient justifier ce qui s’est produit en 1969-70.Il y a lieu de penser que le cabinet fédéral a modifié et agrandi les plans originaux d’expropriation en vue, notamment, de se mettre en position de force contre le gouvernement québécois du temps ( l’Union nationale ) qui s’opposait au site retenu, et surtout de lancer, secrètement, un vaste plan de développement industnel dont Ottawa empocherait la plus-value immobilière Une enquête royale ayant accès aux documents pertinents ferait (les découvertes étonnantes Oi, rien ne permet de croire qu’Ottawa a vraiment changé d’idée et que les propos et projets fédéraux actuels soient autre chose qu’une tactique d’essoufflement visant à décourager l’opposition et à libérer la voie pour le plan originel C’est pourquoi, M.Ryan devra vraisemblablement ajouter une conclusion à son rapport Justice ne sera probablement jamais rendue à Mirabel tant qu’un gouvernement conservateur n’aura pas accédé au pou-vou" à Ottawa, Jean-Claude LECLERC L’Hydro n’a pas le choix par Paul.M.Gremeaux Directeur du projet Rivière-des-Prairies, vice-président (ingénierie et construction) à l'Hydro-Ouebec laàllilBIllll Plusieurs ont réagi au projet de remplacement de l’évacuateur de crue à la centrale Rivière-des-Praines en se posant les questions suivantes Comment se fait-il qu’llydro-Québec investisse dans une centrale relativement peu importante'’ Pourquoi ne pas tout démanteler et redonner à la rivière son allure d’antan' Avant d’entreprendre ses études, tlydro-Québec a considéré la désaffectation de la centrale II ne lui a pas fallu longtemps pour s’apercevoir qu’elle n’avait pas le choix' un évacua leur de crue était nécessaire dans la rivière des Prairies, qu’elle désaffecte ou non la centrale.Prenons le cas où la rivière reprendrait son cours normal, c’est-à-dire le cas où la centrale serait démantelée ainsi que l’évacuateur de crue La démolition de l’évacuateur, qui assure le maintien du plan d’eau, aurait de graves conséquences environnementales et économiques, le milieu environnant s’étant lui aussi transformé depuis l’aménagement hydroélectrique.Ainsi, les nves seraient exondées, et par conséquent vaseuses, de l’île Perry jusqu’à la centrale actuelle.Les murs de soutènement bordant les propriétés riveraines s’effondreraient probablement en raison de la baisse .subite du niveau d’eau Autre conséquence déplorable les prises d’eau de Laval devraient être déplacées ainsi que les émissaire d'évacuation de Montréal Pai ailleurs, des clubs nautiques et d’hxdravioii ont été créés sur des plans d’eau résultant de l’aménagement hydroélectrique Ces organisations utilisent de façon régulière ces plans d’eau et il est inqH'nsable de les assécher du jour au lendemain.De plus, l’aménagement d’un parc que la communauté urbaine de Montréal prévoit faire à l’île de la Visitation pourrait être sérieusement compromis.Enfin, la démolition de l’évacuateur signifierait la perte de toute régulation des ni\ eaux d’eau c’est-à-dite que les embâcles deviendraient possibles ainsi que les inondations Cela va directement à l’encontre du projet Archipel qui vise, entre autres, la régulation des plans d’eau de tout l’archipel de Montréal.De toute évidence, un ouvrage de régulation est requis dans la rivière des Prairies L’évacuateur de crue ac- tuel qui remplit cette fonction est dans ¦ détérioration avancée et un état de ( Hydro-Québec doit le reconstruire En effet, le remplacer par un autre type d’ouvrage de régulation, comme un seuil déversant, ne serait pas ap-propné dans le cas présent.Les débits de crue dans la rivière des Prairies sont beaucoup trop élevés et un seuil déversant ne suffirait pas pour éviter les inondations.C’est l’évacuateur de crue qui est l’ouvrage le plus sûr pour prémunir la population environnante contre les embâcles, les inondations et par conséquent les dommages mat^iels, et pour respecter les infrastructures municipales actuelles et prévues.Comme un évacuateur de crue s’avère nécessaire dans la rivière des Prairies et comme il existe une centrale à laquelle il reste encore 15 ans de vie utile, aussi bien exploiter ces ouvrages au maximum en conservant la centrale Celle-ci rapportera environ 45 mil-hons de dollars en 15 ans, ce qui représente un peu plus de la moitié des sommes consacrées à la reconstruction de l’évacuateur de crue.De toute évidence, le projet n’est pas basé sur la rentabilité mais sur la nécessité d'un évacuateur de crue.Toutefois, SI à un moment donné, la centrale est considérée comme vétuste et nécessite des travaux de réfection importants, il n’est pas dit qu-’Hydro-Québec procédera nécessairement aux travaux parce qu’elle aura reconstruit l’évacuateur quelques années plus tôt.Tout dépendra à ce moment-là SI l’on juge rentables ou non de tels travaux.Il est à souhaiter que ces quelques précisions permettront à la populaton de mieux comprendre les raisons qui obligent Hydro-Québec à remplacer l’évacuateur de crue à la centrale Ri-vière-des-Prairies.Nous tenons aussi à préciser que ces travaux seront faits dans le plus grand respect de l’environnement et dans l’intérêt de toutes les parties L’exception confisque la règle par Albert BRIE jours avant.Vraiment, quand Dieu a créé l’homme, il ne s’est pas forcé, on sent Timprovisation.Même dans nos içiorances, nous trouvons le moyen d’être médiOCTes.En vieillissant, on améliore ses imperfections Si, comme l’a affirmé Rousseau, « L’homme naît libre », il reste que personne jamais n’a été libre de naître.Un bonheur fait penser à une maladie dans sa péruîde d’incubation : on l’a mais on ne la sent pas.La vie est une comédie comme les autres, à cette différence près qu’à la fin de la représentation, le rideau tombé, il n’y a pas de rappel Pour montrer la dureté du fisc, une vieille femme me confiait: « Je n’ai plus nen, et on veut me le prendre».Aimer, c’est aussi de ne pouvoir se passer de quelqu’un, même lorsqu’on n’en a pas besom.Vous n’êtes pas cru?N’msistez pas, vous le serez encore moins.Les mobiles du suicide ne manquent pas.J’en ai appris deux nouveaux : se tuer par peur de la mort et même par pure curiosité.Forniquer pour un bureaucrate • remplir une formalité.Un service en extupe un autre « Le Diable n’exisle pas; sa femme.deviendra Poussière, unique garantie palpable de son immortalité matérielle La vache enragée n’existe pas.Comment expliquer qu’on en mange?.Ce doit être une erreur sur la personne si! Tous les Dijonnais sont jaunes, c’est prouvé par la moutarde.ActueRement, au Québec, à l’égard du gouvernement et des syndicats, le peuple est souveram dans son dégoût pour pareils pouvoirs.L’homme aurait-il voulu se venger sur les animaux du paradis qu’il a perdu, en domestiquant les uns et en chassant les autres?Sur le passage du cortège funèbre des grands morts, on ne devrait pas pleurer mais applaudir.Le zoo est pour les animaux leur prison à sécunté maximum.Mes amis d’enfance, je préfère qu’ils restent comme je les ai connus, dans le temps et les lieux d’alors.Si Voltaire vivait au Québec par les temps qui courent, il ferait dire à Pangloss' « Tout est pour le pas-si-mal dans le pas-si-pire des mondes impossibles».« Chanté bien ordonnée commence par soi-même » Malheureusement pour le procham, on n’en fimt plus de commencer.« Je pense, donc je suis », c’est mieux dit que pensé.Il y a des individus qui ne connaissent pas l’appétit ; ils mangent tou- Que nos plaisirs sont devenus tristes! Mon Dieu, rendez-nous nos bons vieux péchés si joyeusement coupables.La difficulté avec les gens qui vous veulent du bien est d’empêcher qu’ils vous en fassent.Si vous tombez malade, faites comme le médecin allez en voir un autre.Des théories Votre journal publiait le 18 février une communication signée par Daniel Latouche dans laquelle on pouvait lire, entre autres choses, ceci : « Il faut permettre de façon permanente aux travailleurs — entendre ici les travailleurs des services pubhcs — de sortir quand ils le veulent.Eux seuls auront à en assumer les coûts, eux seuls devraient pouvoir juger de la situation Le droit de ne pas travailler et de s’organiser sont des droits fondamentaux et qui doivent être reconnus comme tels dans nos chartes » C’est à partir de semblables théories qu’on en arrive aux situations aberrantes dans lesquelles nous nous trouvons trop souvent au Québec Il tombe pourtant sous le sens que les services dans les secteurs pubhc et paranublic ne doivent pas être interrompus.Qu’il s’agisse de la santé, de l’éducation des jeunes, du transport en commun, de la cueillette des ordures ménagères dans les villes, de la distribution de l’eau et de l’électricité, etc, tous ces services sont essentiels et s’ils ne l’étaient pas, il faudrait les abohr.Sous cet aspect, le seul droit fondamental à être reconnu aux travailleurs des services pubhcs — surtout quand la preuve a été faite qu’ils sont traités avec justice et équité — c’est celui de démissionner et d’aller travailler dans l’entreprise privée Une société ne peut quand même pas être paralysée par ceux-là même qui se sont engagés à le servir.Comment peut-on écrire, comme le fait M.Daniel Latouche, parlant des travailleurs des services pubhcs en grève.« eux seuls auront a en assumer les coûts, eux seuls devraient pouvoir juger de la situation »’’ Et les enfants qui viennent de perdre 17 jours de classe, ils assument quoi, eux'’ Que dit la charte des droits à leur sujet'’ L’homme de la rue vous dira qu’il est resté estomaqué de lire et d’entendre ce qu’ont écrit et dit nos penseurs sur cette soi-(hsant abommable loi 111 qui ne demandait pas autre chose que de retourner au boulot.Des centaines de milhers de Québécois, chômeurs et assistés sociaux, aimeraient bien bénéficier d’une loi pareille.Ils ne prendraient même pas le temps de hre les sanctions Robert BERTHIAUME Québec, 22 février Dissidence, oui; indiscipiine, non La crise gouvernement-enseignants aura permis, à travers un flot d’injures, de prendre le pouls de la démocratie réelle Arrêtons-nous, pour un moment, à la notion de dissidence On dit que des enseignants ayant traversé des hgnes de piquetage, ont par la suite été exclus de leur syndicat contre leur gré Certams de ces enseignants se disent outragés « Les grévistes ont fait fi de notre h-berté de conscience Ils ont bafoué notre droit à la dissidence.» Il est vrai que chaque syndiqué a le droit de penser par lui-même et d’exprimer ses opinions sans contrainte Interdire ces deux droits fondamentaux, c’est non seulement barbare, mais préjudiciable à la quahté des débats La contradiction fouette l’esprit et impose la tolérance.L’exercice de ces droits ne menace strictement personne, à condition que cela n’empêche pas indûment sur le temps et les procédures d’une assemblée syndicale.Le problème ne porte donc pas sur le droit à la dissidence, qui est reconnu par toute personne sensée, mais sur la hberté des dissidents à désobéir à une décision votée majoritairement.Il s’agit donc, non pas de la hberté de penser ou de discourir, mais de celle de poser des gestes isolés.La démocratie syndicale se vérifie sur le terrain, car on sait que les discours servent souvent à camoufler aussi bien les calculs individuahstes que les peurs collectives.C’est pourquoi il peut être aussi difficile, à l’occasion, de transgresser que de respecter un ordre de grève.Néanmoins, le dissident syndical, par son comportement, met en danger le succès d’une action collective adoptée dans une salle où il devait se trouver et selon des règles auxquelles il s’était prêté, à défaut de quoi il devait s’objecter ou démissionner.Pourquoi ne démis-sionne-t-il pas de son syndicat, s’il s’est mépris, au heu d’attendre d’en être chassé et de crier à l’injustice?Son attitude est vraiment celle d’un mdisciphné.Nos dissidents syndicaux ont l’habitude de rétorquer qu’ils ne sont pas en Russie D’une part, ils justifient leur conduite en se disant respectueux des lois souveraines de l’Etat québécois.D’autre part, ils admirent, avec raison, certains dissidents soviétiques luttant contre le rouleau compresseur — mais parfaitement légal — de l’État (cettelégahtédate de 1917, année où le tsar Niçois II vit ses lois devenir illégales!) Ne voyons-nous pas l’illogisme de cette morale opportuniste?Que nos (üssi-dents se décident! Qu’ils placent le débat sur la légalité ou qu’ils le placent sur les droits fondamentaux ! Et dans ce dernier cas, qu’ils décident si le droit au travail et à l’éducation véritable est mieux servi, concrètement, et non dans les discours, par l’action synihcale ou par l’action gouvernementale.Qu’ils choisissent une fois pour toutes leur type de solidarité, en évitant ensuite les occasions de péché! Enfin, leur décision prise librement, leur discours proclamé clairement, qu’ils s’y conforment fidèlement' Hubert LEWIS Montréal-Nord, 7 mars Faire voter ies grands éiecteurs Dans le conflit actuel entre le gouvernement et les syndiqués du front commun, on peut facilement imaginer que le gouvernement québécois, peut-être pour la première fois depuis 1964, a pns l’imtiative du combat avec l’intention de gagner, c’est-à-dire d’imposer ses conditions à la partie adverse Quoiqu’il advienne, le mécamsme de négociation, à la fin de ce round, ne sera en rien changé: le gouvernement sera toujours dans la même position contradictoire d’un employeur à la fois négociateur et législateur, et les représentants syndicaux enfermés dans la même dialectique qui veut qu’ils représentent les travailleurs, c’est-à-dire le peuple (dans un schéma marxisant) et de là y tirer toute la fausse légitimité nécessaire pour mettre le gouvernement à genoux en prenant en ôtage les malades et les enfants Pour dénouer cette impasse, il faut de toute évidence, faire appel à un tiers.Or, à première vue, le seul tiers vraiment et fondamentalement mandaté pour parler au nom du peu- ple, c’est le peuple lui-même.On de-[léralemi mande génèralementau peuple de s’exprimer par élection ou par référendum, ce qui brûle beaucoup d’énergie humaine et exige beaucoup de ressources fmancières.Il y aurait peut-être une formule de référendum restreint qui serait moins dispendieuse et qui offrirait quand même toutes les garanties de représentativité de l’expression juste de l’opimon pubhque.Je veux parler d’un référendum auprès des représentants mandatés de ce qu’on appelle généralement les rmédia corps intermédiaires, par exemple, les Caisses populaires, l’Afeas, le CPQ, les autres syndicats, les umver-sitaires, etc Ils constitueraient une sorte de «grands électeurs».Ces représentants seraient appelés à procéder à une consultation auprès de leurs membres.Les organismes imphqués pourraient profiter d’aUocations offertes par le gouvernement, à cette fin, allocations qui, globalement, seraient certainement moins imposantes que les seuls budgets affectés à la pubhcité par les antagonistes en présence.Leurs votes, qui seraient une sorte d’engagement face à la population et à leurs propres membres, seraient pubhcs.Pourraient-ils tromper leurs commettants au vu et au su de tous’' Il pourrait y avoir une pénode pré-référendaire de quelques semaines (un mois peut-être) où, après les négociations, les positions finales de chaque partie seraient présentées à la population et sur lesquelles les « grands électeurs » voteraient.Pour une fois, la population par corps intermédiaires interposés, pourrait avoir la possibihté non seulement de s’expnmer sur la question mais de trancher, de décider ce qui, dans les circonstances, est le plus près du bien commun.Robert PARENTEAU L’Annonciation, 5 mars Les dipiômés MBA-UQAM (I.et!le adressée à M Michel Nadeau à la suite de son article « les diplômés en panne » paru dans LE DEVOIR du 4 mars) Dans votre article, vous constatiez que le chômage frappait même ceux qui avaient choisi la formation en gestion, notamment les finissants MBA du Québec.Comme élément complémentau'e à votre article, per-mettez-moi de vous donner quelques faits concernant notre expérience au sujet du programme de maîtrise en administration des affaires (MBA) à rUQAM.1) Comme vous l’avez souligné, «l’É( ¦ ¦ .2cole des HEC et l’UQAM ont maintenu l’exigence d’une expérience pratique comme condition d’admission ».Il faut préciser que l’un des prérequis au programme du MBA-UQAM est un minimum de quatre années d’expénence administrative.Nous sommes rigoureusement exigeant à cet égard.De fait, nos finissants de cette année (notre 4e promotion) avaient plus de six années d’expériences pertinentes dans des postes de responsabilités et une moyenne d’âge de 36 ans.2) Le programme du MBA à TU-QAM est contmgenté par la commission des études à 50 canihdats par année Ce contingentement, à notre avis, est nécessaire afin d’assurer la quahté du diplôme MBA au Québec.3) Quand à l’argument cité que « plusieurs cadres qui songaient à améliorer leur formation par des études universitaires à temps plein, choisissaient mamtenant le travail à temps partiel », notre expénence est tout autre.Comme la durée de notre programme est de 12 mois à temps plein et de jour seulement et que la première session (mi-avnl à fin août) se fait obligatoirement à temps plein, (toutefois, sur demande, ¦ iél les étudiants peuvent compléter les 2e et 3e sessions à temps partiel).Seulement 10 % de nos étuihants demandent à compléter les 2e et 3e sessions à temps partiel.4) Plus de 40 % de nos finissants cette année avaient un congé avec ou sans solde de leur employeur Quant aux autres qui ont laissé volontairement leur emploi afm de parfaire leur formation, ils utilisent par le biais de contacts personnels et professionnels, des moyens innovateurs pour la recherche d’un emploi.Nous croyons que malgré la conjoncture actuelle, plus de 90 % de nos finissants auront un emploi correspondant à leurs niveaux de compétence et de préparation.Robert SHEITOYAN (hrecleur au programme de maîtrise en admimstration des affaires (MBA) à l’UQAM LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société é responsabilité limitée, dont le slèpe social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1 Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont, division du Groupe Ouebecor Inc , dont les ateliers sont situés à 9130 rue Boivin, Ville LaSalle L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les Informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT Édition quotidienne $95 00 par année, six mois, $50 00, trois mois $28 00 A l'étranger $105 00/par année, star mois $55 00, trois mois $30 00 Éditions du samedi $19 par année Édition quotidienne, livrée é domicile par porteur $2 10 par semaine Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0656 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: Mè-SSeï (lignee groupées). ifiMieâi» iHKiamü^iaiataauei Le Devoir, lundi 14 mars 1983 ¦ 11 Faudrait-il tolérer l’intolérable ?Ces lignes sont extraites d'une déclaration faite par une trentaine de groupes, majoritairement des femmes, à l'oeuvre dans six régions du Québec: Montréal, Québec, Gatineau-Hull, Trois-Rivières, Matane, Saguenay-Lac-Saint-Jean, s'éievant contre ia pornographie en général et sa diffusion à ia télé payante en particulier.L’INDUSTRIE de la pornographie génère au Québec près de *300 mU-lions (déclarés) de revenus dont un^e bonne partie va dans les coffres de l’Etat.En 12 ans, les profits de cette industrie en Amérique du Nord sont passés de $5 millions a *5 milliards.La pornographie, la prostitution, le commerce des drogues, le crime organisé composent la première industrie mondiale de par l’importance financière.Il conviendrait de parler de liberté de commerce, non de liberté d’expressioa La télé payante, qui ne présente pas que des films porno, du moins pwur l’instant, générera un chiffre d’affaires de *1 milliard au Canada au cours des cinq prochaines années et de $150 millions au Québec.On comprend l’importance financière de la diffusion de la pornographie et la guerre que vont se livrer les firmes quand, en regard des chiffres ci-dessus, on place le contrat de $30 millions pour un an qu’une des firmes a signé avec Playboy.On essaie de nous faire croire que les produits offerts ex-clueront la violence explicite, le mauvais goût, le sexisme, la réduction des PnKNO i»., ¦.li * ne iijf; LP ¦to' T .W^T _ m « xxwUile ' t Os.L femmes à l’état d’objets, toutes choses dans lesquelles Playboy excelle, alors que l’on a déjà un peu partout des échantillons de ces produits et de la pornographie « hard core ».Le seuil de tolérance est-il au point qu’on accepte déjà ces produits comme dépourvus de sexisme et de violence?Si oui, c’est pour nous une raison de plus de refuser toute forme de pornographie, car à ce rythme d’intégration, nous accepterons dans deux ans qu’on démembre des femmes et des enfants.On a reproché aux femmes de rester muettes devant la diffusion de pornographie ailleurs qu’à la télé payante.Ce reproche traduit l’ignorance.Dans les régions de Trois-Rivières, de Sher- brooke et de Hull, de nombreuses femmes et des groupes ont protesté publiquement contre la diffusion de certains films de fin de soirée.En outre, le fait de nous lever comme une seule femme contre une décision qui concerne le pays entier n’indique pas que nous acceptions ailleurs la porno sous toutes ses formes.Nous avons tellement manifesté notre refus depuis trois ans, que certains médias agacés ou inquiets des retombées de nos actions n’ont pas craint de nous censurer à l’occasion.On a dit que les femmes auraient dû se taire, évitant ainsi de faire la publicité de certaines firmes offrant de la pornographie.Selon ce raisonnement, aucun médias n’aurait dû parler des événements en cause, car ils ont tau ûe la publicité à ces firmes, et sans se faire prier.Dans le débat constitutionnel, le Québec aurait dû se taire; il aurait ainsi é\1té qu’on fasse de la publicité à ses adversaires.Nous comprenons que plusieurs aient souhaité le silence des femmes.Ils auraient pu leur faire dire ensuite ce qu’ils voulaient et prétendre à un consensus favorable à la pornographie et à sa diffusion par télé payante.Mais il n’y a pas de consensus, malgré les sondages-bidons devant lesquels la presse a perdu tout sens critique.Comme si une firme en cause allait annoncer des résultats qui lui soient dévavorables! Depuis quelques années, des dizaines de groupes se sont formés pour étudier le sexisme et la violence de toutes les pornographies.Nous sommes heureuses de constater que la protestation des femmes a révélé l’ampleur de ce mouvement et entraîné la création d’autres groupes de réflexion et d’action, et ce, mal^ des médias qui ont réduit et parfois déformé les positions de groupes protestataires.Rien de tel ne se serait passé si les femmes s’étaient tues sagement de peur de faire la publicité de certaines firmes de télévision payante.Les femmes seraient-elles en voie de résister à l’intimidation?On a prétendu que les personnes qui refusent la pornographie n’ont qu'à ne pas s’abonner à la télé payante.On ne dit pas que tous les abonnés du câble recevront la bande sonore des films diffusés par les firmes offrant, entre au-Li cs, de la porno à domicile.U ne sorte de racolage pour inciter à se doter ensuite de l’image, quoi! En outre, les on- des sont publiques.Il appartient aux représentants de la population d’empêcher qu’elles ser\'ent à de la prcmagande raciste, sexiste, misogyne ou lésant autrement les droits de certains groupes.Enfin, les parents ont déjà assez de concurrents dans l’éducation des enfants sans qu’il soit nécessaire d’encourager Playboy à accroître son influence à domicile pour le plus grand bien de son portefeuille.On n’entend guère parler des droits des enfants à la protection et à un épanouissement sexuel et affectif non pollué par le sexisme et la violence sexuelle.Dans la \Taie vie, la pornographie a des effets sur eux et sur ceux qui les orientent.Si nous retrouvons à Montréal même 5,000 filles et garçons prostitués par des adultes dont la plupart jouissent de l’impunité (les lois ne servent à rien, dit-on pour justifier l’inertie), c’est peut-être parce que la propagande pornographique, entre autres, a inculqué dans « les mentalités » l’opinion que l’exploitation sexuelle est acceptable, « passée dans les moeui's ».Mais dans cette société, il semble que nous soyons incapables d’analper les situations autrement qu’en pièces détachées et qu’à la lumière des seuls intérêts de certains groupes.On en voit nous recoinmender de tolérer l’intolérable au nom de la liberté de ceux qui oppriment.L’intolérable, ce sont les crimes encouragés par la pornographie : une Canadieime sur dix-sept violée au cours de son existence, une femme sur cinq victime d’agression sexuelle, une femme violée toutes les 29 minutes au Canada, toutes les 17 aux États-Unis, des victimes dont l’âge va- “La Classe Impériale de CPAir : un service couronné de succès!” La reine Victoria rie de six mois à 90 ans, 300,000 enfants victimes d’abus sexuels en 18 mois aux États-Unis, augmentation du nombre des incestes au point qu’on songe à les « normaliser », du harcèlement sexuel dont 85% des femmes sont victimes ré-gulièremenL des viols rappo>rtés, des sévices et meurtres de conjointes en milieu conjugal, de la prostitution sous toutes ses formes, de l’utilisation des enfants de plus en plus jeunes pour le divertissement sexuel d’adultes.C’est cela qu’il nous faudrait tolérer.Nous refusons.Nous ne sommes pas prêtes à payer le prix pour la liberté de commerce des pornocrates, pour remplir les goussets des gouvernements, poour satisfaire les besoins de défoulement de certains et les « trips » intellectuels des théoriciens de la liberté d’expression qu’on a rarement vus intervenir contre les pornocrates, au nom des droits à la di^té, à la sécurité, à l’intégrité de la personne, à la protection particulière que toute société doit accorder à ses enfants.N ous ne sommes pas prêtes à payer le prix des fortunes qui s^érigent sur nos corps et nos sexualités au nom d’un prétendu libéralisme qui maquille la réalité : la pornographie est une arme pour neutraliser toute contestation et progrès dans divers domaines.L’Allemagne l’a bien illustré en inondant de produits pornographiques la Pologne qu’elle venait d’envahir.Nous refusons que nos corps et nos sexualités servent ainsi d’instruments de domination et de défoulement d’une agressivité démesurée.Suite à la page 12 Wêr'* ¦ tA'V \ V< NOS VOU VERS VANCOUVER Le règne de l’efficacité: 3 vols dont 2 directs par gros porteur.Nous vous offrons maintenant trois vols par joui; du lundi _au vendredi.La Classe Impériale, la classe “affaires” de CP Air; remporte tellement de succès que nous avons dû augmenter la fréquence de nos vols en semaine pour vous offrir le maximum d’efficacité.Et pour faire encore plus pratique, il y a une correspondance pour Victoria.DÉPART (heure de Montréal)* ARRIVÉE (heure de Vancmiver) 7h30 11h25 14h15t 18h** 17h 20h45 *A compter du 13 mars.fVol par B-737.“À compter du 24 avril.Appelez votre agent de voyages ou CP Air au 931-2233 ou 1-800-361-8026 (sans frais).IA CUISSE IMPERIAU CP4fr B De la grande classe! Laissez-nous vous le prouver.Montréal Ottawa Toronto Winiiipug Calgarx' Hdnioirton Vancouver Victoria CP et U sont les marques déposées de Canadien Pacifique Limitée.Classe Impériale est une marque déposée des Lignes Aériennes Canadien Pacifique, Limitée. 12 Le Devoir, lundi 14 mars 1983 Les autochtones craignent d’être éclipsés par d’autres intérêts politiques suite de la première page chtones avant de modifier la constitution sur des points qui les touchent, ou alors un engagement constitutionnel, par ailleurs toujours limité à la consultation.Cette seconde voie sera difficile d’accès car elle suppose une modification à la formule d’amendement actuellement incluse dans la constitution Or pour y parvernir, te consentement des 10 provinces est requis Cela semble écarté D’abord, dans l’Ouest, on résiste ferme.Et puis, au Québec, le gouvernement Lévesque pourrait refuser de voter sur la question, parce qu’il ne reconnaît pas la constitution, encore appelée, non sans mépris, le Canada bill La délégation autochtone du Québec tentait encore, ce week-end, de convaincre le premier ministre Léve.sijue de ne pas lui nuire De toutes manières, les autochtones veulent plus qu’un simple droit de consultation, encore que les sensibilités va-nent d’une association à l’aute D’autres sujets sont à l’odre du jour de la conférence la compétence des tribunaux administratifs, comme la Régie québécoise des loyers et son pendant ontarien, qui a été contestée, les tribunaux familiaux, de manière à ce que les provinces aient plus de souplesse et puissent transférer des cas de garde d’enfant ou d’éviction à des tribunaux administratifs, ne les laissant plus entre les mains des cour supé-neure, les droits de propriété et enfm la succession intérimaire du lieutenant-gouverneur À ces questions s’ajoute un dîner, et peut-être davantage, sur l’économie, à la demande du premier ministre Trudeau lui-même.C’est au cours de ce repas que les premiers ministres aborderont l’économie et il sera quasi-impos-sible à M Léve.sque de se défiler De plus, il n’est pas complètement exclu, quoiqu’improbable, que la question du Québec et de son droit de veto soient abordés Mais si les provinces anglaises, le Québec et Ottawa se disent ouverts à toute initiative qui réconcüierait le Québec, personne à ce stade-ci n’est prêt à fau'e de propositiqn concrète.Les représentants autochtones, eux, craignent d’être éclipsés par ces multiples autres considérations.Outre le mécanisme de discussion ultérieure, la définition des droits des autochtones est primordiale, y compris leur enchâssement dans la constitution, avec une reconnaissance de leurs droits ancestraux (on touche ici aux revendications territoriales) et celle d’une formule d’amendement en vertu de laquelle les autochtones auraient leur mot à dire advenant des changements les touchant.Sur ce point, le fédéral parle de consultation ou d’une certaine forme de consensus, et les autochtones de veto ou d’une formule de consentement Leur accord serait préalable à des modifications les touchant Les autochtones sont également préoccupés par la souveramebê et la représentativité parlementaire mais ces questions ne seront pas discutées en profondeur Encore la, les sensibilités varient selon les groupes.Alors que l’Assemblée des premières nations veut s’approcher de la souveraineté, les Inuit, parce qu’ils sont largement majoritaires là où ils se trouvent, sont moins mquiets et amvent plus aisément à contrôler leurs institutions Il est clam que l’issue des pourparlers avec les représentants autochtones aura des répercussions sur les négociations sur les revendications temtonales en cours présentement (notamment au Yukon) et l’utilisation des ressources,; de la mer et de la terre.Cette conférence constitutionnelle ne sort pas des nues d’ailleurs, le premier ministre était tenu de la convoquer avant le 17 avril, soit dans les 12 mois suivant l’entrée en vigueur de la nouvelle constitution canadienne.La conférence — où peuvent et où seront abordés d’autres sujets que la question autochtone — vise à reprendre le dialogue avec les autochtones, qui, dans les tractations de dernière heure qui ont précédé l’adoption de la constitution par les provinces en novembre 1981, avaient été sacrifiées, avec les femmes et le Québec En fait, on leur a consenti une« conférence ainsi que deux paragraphes dans la constitution, dont un confirmait leurs droits, mais qui les laissent complètement sur leur faim.De son côté, le gouvernement fédéral est prêt à étudier deux formules de rencontres ulténeures, soit une conférence annuelle durant trois ans, soit une conférence à tous les deux ans durant les quatre prochaines années Du coté des provinces, on est beaucoup moms loquace.Mais il est clair que les provinces de l’Ouest, de lom les plus touchées, sont réfractaires à l’idée d’enchâsser des droits autochtones dans la constitution.Le Québec non plus ne veut rien entendre « il n’est pas question d’accepter un amendement constitutionnel qui enchâsserait leurs droits (des autochtones) dans le Canada Bill », déclarait un membre du gouvernement.Les réticences québécoises ne sont pas liées à des résistances à l’endroit des autochtones — le gouvernement veut leur faire une place dans sa charte ou dans ses lois — mais plutôt au fait qu’il ne reconnaît pas la constitution.En fait, il espère pouvoir se vanter de ses réalisations dans le dossier autochtone même s’il reste à voir si les Indiens et les Inmt applaudiront publiquement l’entente de la Baie James.Le Québec a tout de même jugé qu’il ne pouvait s’offrir le luxe d’ignorer la question autochtone et de s’abstenir.Sa participation sera donc officielle : le premier ministre Lévesque lira l’allocution d’ouverture demain matin.M.Lévesque sera accompagné des ministres de la Justice et des Affaires intergouvemementales, MM Marc-André Bédard et Jacques-Yvan Morm.Les représentants du gouvernement ont eu plusieurs rencontres avec les porte-paroles autochtones du Québec mais leur entente reste partielle dans la mesure où les populations autochtones du pays veulent transiger d’abord avec le gouvernement fédéral (sauf les Métis), se méfiant des sautes d’humeur des provmces, contre lesquelles la constitution canadienne les prémunirait.Pour l’Inuit Tapinsat du Canada, M Amagoalik a déclaré il y a quelques jours que le simple fait d’avoir inscrit dans la constitution actuelle un paragraphe à l’effet que « les droits existants — ancestraux ou issus de traités — des peuples autochtones du Canada sont reconnus et confirmés », avait déjà provoqué l’assouplissement de certaines provinces qui négocient présentement sur les revendications temtonales.Il reste que le paragraphe pourrait susciter des débats animés parce que les trois associations autochtones le jugent trop limitatif.Le gouvernement fédéral est ouvert aux déçussions, là-dessus ont assuré ses porte-parole.Mais les résistances les plus farou- ches pourraient venir des provinces, et les autochtones le savent fort bien.En Saskatchewan, un représentant du gouvernement expliquait que sa province était plus que désireuse de poursuivre les négociations avec ses populations autochtones mais que compte tenu du contexte économique et compte tenu du refus du Québec à tout changement constitutionnel, il serait préfé- rable de ne nen enchâsser dans la constitution La Saskatchewan est la pro-\mce qui a la plus forte proportion d’autochtones, plus de 10 % de sa populaüon de 1 milhon d’habitants En Alberta, où le premier ministre Peter Lougheed se vante d’avoir du sang indien, la position de la province est à peu près semblable Rejoint au téléphone, le ministre des Affaires fédérales et intergouvemementales, M Jim Horsman, a confirmé que son gouvernement est réticent à inscrire quoi que ce soit dans la constitution, parce qu’il est plus simple de procéder autrement.Il fait valoir qu’une disposition constitutionnelle pourrait s’avérer torp rigide alors que les modes de consultation futures pourraient prendre diverses formes.Interrogé à savoir si son gouvernement amvait à Ottawa avec une preuve de sa bonne foi dans ce dossier, M.Horsman a déclaré qu’il négociait présentement avec les Métis (l’Alberta a la plus forte concentration de Métis) sur des questions de temtoires « Nous disons que le gouvernement fédéral a une responsabibté à assumer à l’endroit des Inuit et des Indiens; nous reconnaissons la nôtre envers les Métis », a-t-il déclaré, adoptant ainsi une position semblable à celle de la Saskatchewan qui a dénoncé le gouvernement fédéral encore tout récemment, pour avoir coupé les subventions pour l’éducation et la santé aux Indiens vivant hors des réserves.4 Enseignants fond Mais le ton était optimiste quant au processus: « On devrait être capable, a-t-il précisé, d’avoir un règlement satisfaisant.La conciliation est bien engagée et SI ça échoue, ce sera la faute du gouvernement ».L’Alliance a par ailleurs décidé d’attaquer en Cour supérieure la loi 62 adoptée en juin 82 et qui soustrait les lois adoptées précédemment aux effets des articles 2 et 7 à 15 de la Charte constitutionnelle des droits et libertés.Parmi ces lois, on compte la loi 70.Depuis lors, l’Assemblée nationale soustrait automatiquement chacune des lois qu’elle adopte à l’application de la Charte.Ce fut le cas de la loi 111.L’Alliance se propose aussi dans une deuxième requête d’invoquer l’article 93 de la Loi constitutionnelle de 1867 pour faire annuler les décrets.On estime que la CECM aurait le droit constitutionnel de définir elle-même les conditions de travail de ses enseignants.On n’a pas saisi hier quel but précis l’Allie .visait lliance en attaquant la loi 62 et néanmoins parlé d’un geste « politique Il a laissé entendre qu’il s’agissait d’u uquai quel était son intérêt legal M.Dubéa que ».I qu’il s’agissait d’une mesure dilatoire pour retarder les jugements relatifs aux poursuites entamées par le Procureur général contre les enseignants.On espère que le tribunal du Travail va attendre, avant de se prononcer, que les questions constitutionnelles aient été réglées.4 Québec L’État intervient d’abord et avant tout comme un catalyseur, comme l’accélérateur d'un mouvement de reprise que seul le dynamisme du milieu peut assurer, dit M Léve.sque Le plan d’action fait donc largement appel aux initiatives des autres agents de l’économie.En ce sens, une table de travail — sorte de sommet, moins protocolaire — des principaux dirigeants patronaux et syndicaux sera convoquée à brève échéance par le premier ministre Ils y étudieront notamment le fonds de solidarité projeté par la KTQ et d’autres projets soumis par les partenaires Cette rencontre aura lieu d’ici un mois, M Parizeau voulant en tenir compte pour ta préparation de son budget, prévu pour la deuxième moitié d’avril Voulant de toute évidence mettre plus d’emphase sur le plan d’action économique, le premier ministre n’a pas voulu faire état des autres décisions prises durant cette réunion spéciale de trois jours Tout au plus a-t-il confirmé que les ministres avaient disputé du régime des rentes, du mode de scrutin, des relations fédérales-provinciales, des relations entre l’État et les citoyens, et de l’ensemble des questions liées à la prochaine session de l’Assemblée nationale, la semaine prochaine.« Les décisions découlant de ces discussions seront communiquées dans le discours inaugural », dit M Lévesque.Pour relancer l’économie, le gouvernement mise avant tout sur l’accélération des investissements colelctifs que le Québec doit faire tôt ou tard et qui, compte tenu de la basse conjoncture économique, seront mis en chantier plus tôt que prévu Ain.si, Hydro Québec consacrera cette année près de $200 millions de plus que prévu a l’amélioration de son réseau de distribution, soit au-delà des $2 7 milliards d’investissements prévus par la société d’État en 83-84 En ce qui concerne le secteur privé, le gouvernement mise à la fois sur la réduction temporaire des tarifs d’électri-cilé — qui a déjà donné des résultats intéressants dans le secteur de l’alumi-nium — et sur des contributions directes aux projets aptes à engendrer le plus de retombées économiaues À titre d’aide spéciale, en raison de la crise, ces projets bénéficieront d’un montant Suivaient aux revenus fiscaux provoqués par les nouveaux investissements.La réduction des tarifs d’électricité a déjà été bénéfique au secteur de l’alu-minium, Reynolds à Baie-comeau, bientôt Pechiney M Parizeau souhaite que ces tarifs préférentiels suscitent des investissements fort importants dans des secteurs autres que l’aluminium Mais il n’a donné aucun exemple précis hier, évoquant seulement le secteur pétrochi-inKjue (juant à l’aide spéciale au démarrage, sorte de rabattement d’impôt, elle vise notamment plusieurs projets d’ordre minier, en particulier des Mines No-randa Le ministre a expliqué qu’une aide ponctuelle peut être nécessaire pour accélérer des projets importants qui entraînent des revenus plus élevés pour le gouvernement Cette aide se situe à côté des subventions gouvernementales habituelles, offertes à tous les intéressés l.onguement interrogé la-dessus, le ministre a convenu que ces divers programmes ne coûtent pas cher à l’État et ne lancent pas le déficit dans l’exubérance.Le gouvernement se propose par ailleurs d’accorder un appui plus soutenu aux exportations, doublant les crédits de ce secteur II veut notamment ren- Conférence « Alimentation et plein-air » au Centre sportif communautaire de l.ongueuil, 260, de Oentilly est, à I.ongiieuil, à 19 h 30, avec Mme Odile Dumais, nutntio-niste 674-4436 ¦ La quinzaine de la culture juive se poursuivra jusqu’au 25 mars Cette manifestation est organisée par le Centre Hitlel et lesdifférentes manifestations auront lieu dans les locaux de l’UQAM et de l’UdeM 738-2655 ¦ La Rencontre du club des lecteurs de Longueuil portera sur le livre de Christiane Oliver, Les enfants de Jo-caste.Cette rencontre aura lieu à 19 h 30 au Centre culturel de Longueuil, 100 ouest, rue Saint-Laurent 670-1410 ¦ La bibliothèque municipale de Longueuil organise une vente de livres, à 19 h, à la succursale Claude-Henri-Grignon, 1660, Bourassa, angle boul Ste-Koy Les prix des hvres de 25 cents à $2 674-6‘260 ¦ Concert de l’orchestre de chambre McGill, sous la direction d’Alexander Brott, à 20 h 30 au Théâtre Maisonneuve.Soliste: Janina Fialkowska.Nombre limité de billets à la Place des Arts ¦ Débat public sur la confessionna-lité et la restructuration scolaire, à 19 h 30 au pavillon Hubert-Aquin, UQAM, salle AM-050.Initiative du Mouvement laïque québécois.653-2828 ¦ Jusqu’au 29 mai, le Musée d’art de Saint-I.,aurent, 615, boul.Sainte-Croix, présente La nuit des rois de William Shakespeare et d’Alfred Pellan Entrée libre L’exposition peut être visitée du mardi au vendredi et le dimanche entre 11 h et 17 h ¦ Dans le cadre du programme « line sai.son pour vous », l’Université de Sherbrooke accueille Mme Louise Gareau-Broin, professeur à là faculté de l’Éducation, qui animera la deuxième rencontre de la série « Un temps pour SOI » Rendez-vous à 19 h 30, pavillon John-S -Bourque 565-5472.Plusieurs autres activités sont en cours dans ce programme ¦ Conférence sur la robotique donnée par M Joel Le Quément, professeur d’économie à rUniversité Pans-Sud, salle J-’2550, pavillon Judith-Jas-min de l’UQAM, à 19 h.282-4046 ¦ Exposition du groupe de maîtnse à la Galerie Bourget, 1230, rue de la Montagne jusqu’au 1er avril de 10 h à 17 h du lundi au vendredi.¦ Exposition de 17 tableaux de Richard Hétu, reproduits dans le volume du Dr Jocelyn Demers Victime de cancer mais., mais des enfants comme les autres, à la Galerie Alexandre, 1456 ouest, rue Sherbrooke.844-2593 ¦ Collecte de sang de la Croix-Rouge à Rawdon, Centre communautaire, sous -sol de l’église, 600, rue Queen, de 14 h 45 à 17 h et de 18 h 30 à 20 h 30; à Montréal, Collège Rosemont, 6400, 16e Avenue, de 10 h à 16 h; et au Cégep Ahuntslc, 9155, rue St-Hubert, de 9 h 30 à 16 h.forcer et élargir la représentation écon-mique du Québec à l’etanger, et étendre les services offerts aux entreprises du Québec Afin d’aider les entreprises québécoises à conquérir leur propre marché, une action particulière sera menée dans le domaine de la sous-traitance, et un programme triennal sera mis en place pour développer la production céréalière et améliorer la quahté des fourrages.Le gouvernement veut d’autre part accélérer la mise en place du virage technologique, tant en ce qui a trait à l’effort gouvernemental qu’à la cohérence de ses interventions.L’effort de recherche et de développement sera ui-tensifié dans les secteurs jugés prioritaires, avec l’aide de la SDI.De nouveaux marchés seront ouverts — informatique à l’école et bureautique — et un appui financier sera accordé à des projets innovateurs' Vidacon, lAF-Ayerst, usine de méthanol (projet annoncé il y a deux ans déjà à Saint-Just).Quelque $200 miUions sont prévus au total pour le virage technologique.M Lévesque estime que ce plan d’action — qui aurait normalement dû être annoncé lors du budget — amorce une mobibsation des ressources de l’État et une action concertée des ministères et organismes gouvernementaux.Lui et M Parizeau écartent les questions trop précises sur les sommes spécifiques en cause, notant qu’il s’agit d’un programme de relance d’emploi et non d’un exercice de comptabilité gouvernementale Le premier ministre a conclu par ailleurs que, quoi qu’il amve, la prochaine élection portera bel et bien, et quelle que soit la conjoncture, de façon prioritaire mais non exclusive, sur la ques-tioin cruciale de l’avemr du Québec.4 La gauche ce propos que si cela est partiellement dû a une participation électorale exceptionnellement élevée, d’autres facteurs sont entrés en jeu.C’est ainsi que la « prime au sortant » a sans doute joué en faveur des maires en place.On estime également que les écologistes, que l’on tenait pour arbitres dans plusieurs villes, ont voté généralement pour les candidats de la rf'ajorité.Sur les dix ministres candidats au deuxième tour, neuf ont été élus, dont le premier ministre Pierre Mauroy, à Lille, alors que sept membres du gouvernement avaient été battus au premier tour De plus, Mme Edith Cresson, ministre de l’Agriculture, a réussi à faire basculer de la droite à la gauche la ville de Chatellerault Le grand gagnant des élections est le RPR (néo-gaulliste) qui, outre le « grand chelem » parisien de M.Chirac, double pratiquement le nombre de ses municipalités de plus de 30 000 habitants.Son allié dans l’opposition, l’UDF (hbéral) enregistre des gams beaucoup plus modestes, de l’ordre d’un quart.Sociahstes et commumstes concèdent pratiquement à part égale des munici-pabtés à l’oppiosition Mais les échecs du parti communiste au second tour sont plus significatifs que ceux du parti socialiste, avec la chute de villes importantes comme Saint-Étienne (centre) et Nîmes (sud) où le couturier Jean Bousquet (Cacharel) défait la liste menée par M Émile Jourdan, où figurait en seconde position le secrétaire d’État à la Famille, Mme Georgina Dufoix.Sa défaite la plus grave est indubitablement celle subie dans son fief de Saint-Etienne où, après une campagne électorale à fleurets non mouchetés, le candidat de l’U D.F, (giscardienne), M.François Dubanchet, a battu sur le fil le maire communiste, M Joseph Sangue-dolce Le secrétaire général du PCF, M.Georges Marchais, a attribué hier soir l’échec de son parti à un mauvais report de VOIX entre communistes et socialistes, tout en reconnaissant la baisse de Indemnité de $400 pour avoir été injustement soupçonnée de vol Les Services de sécurité Garda, qui assuraient la surveillance d’une pharmacie, sise au 6700 Côte-des-Neiges, ont été condamnés à payer une indemnité de $400 à une étudiante de la rue Barclay, injustement soupçonnée de vol à l’étalage L’étudiante en cause s’était présentée à cette « Pharmapnx » avec un tube à moitié rempli d’un onguent et elle avait demandé au pharmacien de service, en lui exhibant le tube, si elle pouvait ad-mimstrer un tel médicament à son bébé de deux mois souffrant d’une infection aux yeux.Le pharmacien lui avait donné une réponse positive tout en lui suggérant de consulter un médecm.La jeune femme, en possession du tube entamé que lui avait donné sa soeur, avait remis celui-ci dans son sac à main et s’était dirigée vers une étagère où elle prit une paire de ciseaux qu’elle alla ensuite payer à la caisse.Une fois à l’extérieur de la pharmacie, elle fut interpelée par un agent de sécurité Garda et l’assistant-gérant du commerce, qui l’invitèrent à les suivre pour se rendit dans un bureau à Tar- l’électorat commumste en F rance, sensible déjà lors des consultations électorales précédentes.Le redressement sensible de la gauche ne lui permet pas pour autant de cner victoire.Si ses leaders, à commencer par le premier ministre Pierre Mauroy ont salué le « sursaut » de l’électorat, tous se sont accordés à convenir qu’il fallait retenir et tirer les leçons de r« avertissement » du premier tour Le président de l’Assemblée nationale, M.Louis Mermaz, a ainsi estimé que le gouvernement avait « un problème de communication » pour faire passer clairement son message.Mais il s’est gardé de faire des pronostics sur un changement éventuel au sein du gouvernement, dont la décision, a-t-il rappelé, relève umquement du président de la Répubbque, M François Mitterrand.Hier soir, la marge de manoeuvre de M.Mitterrand apparaissait de fait beaucoup large; le vote « sanction » du premier tour ne s’est pas confirmé avec l’ampleur attendue par l’opposition Quant aux dirigeants de l’opposition, que ce soit M Raymond Barre, M Jacques Chirac, ou M.Jean Lecanuet, ils ont tous tenu a rappeler que si leurs candidats n’ont pas complètement concrétisé les excellents performances amorcées une semaine plus tôt, leur bilan reste globalement positif, essentiellement dans les grandes métropoles ou dans des régions comme le Midi, qui ne vote plus traditionnellement à gauche comme jadis.Au total en l’état actuel des résultats, l’opposition gagne 31 villes de plus de 30,000 habitants.C’est d’ailleurs le RPR de M.Chirac qui est le grand gagnant de cette consultation puisqu’il gagne 19 villes à lui seul, l’U.D F.en ayant conquis sept de son côté Dans ta majorité, le P.S.a perdu 16 villes et n’en gagné qu’une, tandis que le P.C.en a perdu 16 également sans en gagner 4 Construction à plus de 400 entreprises, il est aussi prolongé pour un an.Il sera maintenu jusqu’à ce que l’économie du Québec soit sortie de la présente récession.Au sujet de Sidbec, qui représente 5,000 emplois, le gouvernement a décidé de maintenir la sidérurgie d’État et il « fera connaître dans les prochams mois Rivière polluée, source d'eau potable en DANGER! nère de la pharmacie, où elle fut obligée de vider son sac à main et les poches de son manteau.Il a été découvert à ce moment que la jeune femme n’avait rien volé mais celle-ci avait insisté dès lors pour requérir la présence de policiers afin qu’un procès-verbal soit dressé Selon la jeune femme, c’est au bout d’une heure trente que l’incident aurait été classé, la preuve a par ailleurs démontré que n’eût été l’insistance de la jeune femme à faire venir des policiers, tout aurait duré au plus de 10 à 15 minutes.Lors du procès, l’agent de Garda, qui n’avait que 19 ans, avait dit avom aperçu l’étudiante mettre un tube de médicament dans son sac à main alors qu’elle se trouvait près des étagères de ce produit et qu’elle n’avait rien payé a la caisse, sauf la paure de ciseaux, d’où Tm-terpellation qui a suivi Dans cette affaire, le juge Louis-G.Robichaud, de la Cour provinciale, rappelle que l’intégnté, la dignité et l’inviolabilité de la personne humaine font partie des droits les plus sacrés consacrés par notre système démocratique, comme le confirme d’ailleurs la Charte la politique qu’il entend suivre » à cet égard Divers scénarios sont à l’étude afin de réduire la saignée que Sidbec exerce sur le Trésor public, et « afin de maintenir, autant que faire se peut, le plus d’emploie possible ».Le ministre des Finances a donné l’assurance que l’opération «dégraissage» était en cours et donnait déjà des résultats appréciables Il s’agit maintenant, ajoute M Parizeau, de déterminer le type et l’ampleur de la « chirurgie » nécessaire à Sidbec-Normines.D’autre part, Ottawa et Québec ont investi chacun $25 milhons pour sauver Pétromont, qui oeuvre dans la pétrochimie primaire « Il s’agit maintenant, dit un communiqué gouvernemental, d’assurer la survie à long terme de Pétromont, dont les problèmes sont causés en majeure partie par la pohtique fédérale de l’énergie.» Quant au programme proprement dit 4 Vivier ASSOCIATION QUEBECOISE DESl TECHNIQUES DE L'EAU J avait été mis sens dessus dessous.Claude Vivier avait étudié au Conservatoire de Montréal où il avait été l’élève de Gilles Tremblay Il y a deux ans, l’Orchestre symphonique de Montréal interprétait une de ses compositions « Orion ».La Société de musique contemporaine a souvent présenté des pièces de Claude Vivier.14 mars par la PC et l’APC 1982- le président llosni Moubarak ajoui ne .son \ o\ age en Israel pour ne pa.s a\oii à se rendre à Jérusalem, comme le souhaite le premier ministre israélien Menahem Begin 1981: trois pirates de l'air se rendent aux autorités syriennes après a\ 011 1 etenu en otage une centaine de personnes pendant 13 jours à bord d'un a\ion paki.stanais 1978 l'ai mée israélienne déclenche une \aste opération au Liban pour dé-tiiiire les bases palestiniennes 1976.le président Anouar Kl Sadate demande au parlement égyptien de ré\ oquei le traité d'amitié et de coo-péi ation avec l'U RSS qui ne lui a pas li\ré le matériel mibtaire promis 1968.le ministre adjoint de la défense tchécoslovaque Vladimir Janko se suicide à cause de ses relations a\ec un général qui s'est réfugié aux Ktats-Unis 1965: le cabinet israélien approuve rétablissement de relations diplomatiques avec l'Allemagne fédérale 1945: les Anglais lancent une bombe de 22,000 sur le viaduc de chemin de fer de Bielefeld, en Allemagne 1923: première diffusion à la radio d'une partie de hockey professionnel Pete Parker réalise cette première mondiale à CKCK, à Regina Le match oppose Regina et Edmondton, Kdmonton gagne 1-0 1916- le droit de vote est accordé aux femmes en Saskatchewan 1843: James Douglas fonde la ville de Victoria, en Colombie-Britannique 1757: l’amiral Byng est exécuté pour manquement à son devoir après la perte de ,Minorque par la couronne britannique 1647: la France et la Suède signent le traité d'Ulm avec l’électeur de Bavière québécoise des droits et libertés de la personne.Ce qui, toujours selon le juge, ne doit pas empêcher les commerçants d’exercer de leur côté une vigilance constante afin de ne pas être dépouillés indûment de leurs biens Dans ce cas toutefois, le tribunal opine que l’agent Garda n’a pas manifesté toute la dihgence requise pour déterminer SI l’étudiante s’était appropriée frauduleusement un tube de médicament « Le tribunal, dit le juge Robichaud, est d’opinion que l’agent Garda, à cause de son manque d’expérience et son jeune âge (19 ans), a ma-rafesté une certaine témérité répréhensible en observant de façon insuffisante les agissements de la jeune femme, avant qu’elle ne soit arrêtée.Et, d’ajouter le juge, dans une instance comme celle-ci, la partie lésée n’est pas tenue d’établir faute lourde ou grossière pour justifier une réparation.Dans les circonstances, le tribunal conclut qu’un montant de $400 constituerait une réparation juste et raisonnable à la suite des vexations et de l’attemte à l’intégrité subies par la jeune étudiante de création d’emploi, il est porté à $235 millions, dont quelque $150 milhons s’adressent directement aux jeunes, ainsi qu’il a été annoncé la semaine dermère.C’est donc dire que seulement $85 millions sont réservés pour les « vieux », à ce titre.Le gouvernement prévoit ainsi créer plus de 63,000 emplois, permanents ou temporaires, en 83-84, auxquels il ajoute les 16,000 futurs Jeunes volontaires.Concernant le partage de l’emploi, le gouvernement proposera bientôt diverses formules pour augmenter le nombre d’emplois disponibles.Une somme de $11 million est prévue pour des projets pilotes.Le régime de rentes sera par ailleurs modifié pour facihter la retraite anticipée 4 L’intoiérabie Suite de la page 11 Refuser toute pornographie est pour nous une affaire de dignité et de survie.Pour nos filles, aussi, et pour les futurs rapports humains.Que cela plaise ou non, nous ne laisserons pas les porno-crates faire l’éducation des générations présentes et futures, nous qui mettons tant d’énergie à lutter contre le sexisme et la violence dans d’autres domames de la vie.La pornographie nous fait la guerre à domicile, nous nous défendrons.La pornographie menace bien plus que notre hberte d’expression.Elle menace notre hberté d’être, notre droit d’exister.EMPLOYEURS DU QUÉBEC ATTENTION.PiGISTES DiSPONIBLES Des spécialistes du travail I à la pige dans des disciplines professionnelles variées, sont maintenant re- | groupés.‘‘Un coup de téléphone et\ nous vous mettrons en [ contact avec eux gratuite- \ ment" • écrivains • caricaturistes I • recherchistes • publicitaires I • analystes • photographes • cinéastes • dactylos • secrétaires • traducteurs • journalistes • relahonnistes Téléphoner à; AGENCE DE PIGISTES
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