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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 17 mars 1983
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1983-03-17, Collections de BAnQ.

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35 CENTS UMTRE D>1UJ#URD"riUl 523-1211 4 DERNIÈRES Vol.LXXIV — No 63 Ensoleillé avec passages nuageux Maximum 8 (détail en page 14) Montréal, jeudi 17 mars 1983 (Côte-Nord.45 cent»; Nouveau-Brunswick, so cent»; Iles-de-la-Madeleme.90 cenU) La Conférence d’Ottawa ouvre la voie à de longues négociations ?Trois autres conférences ?Garanties et traités convoquées d’ici à cinq ans devront être enchâssés par Paule des Rivières OTTAWA — La Conférence constitutionnelle sur les droits des autochtones a permis hier la signature d’une entente, minimale certes, mais que tous les participants, sauf le Québec, ont appuyée parce qu’elle lance la négociation entre les autochtones et les gouvernements.À l’issue de ette rencontre, historique de deux jours à laquelle participaient le gouvernement fédéral, les provinces, le Yukon, le territoires du Nord-Ouest et les représentants des 500,000 autochtones du pays, le premier ministre a résumé ainsi sa pensée : « Ce n’est pas le Pérou encore mais ce sont des droits réels enchâssés (dans la constitution) qui auront une portée considérable».Kn fait, c’est un projet d’entente passablement dilué que les participants ont signé en fin de journée hier parce que quatre provinces — Alberta, Saskatchewan, Terre-Neuve et Colombie-Britannique — n’étaient pas prêtes à insérer dans la constitution une série de principes qui inspireraient les futures négociations.C’est pourquoi, les chefs indiens ont été quelque peu « déçus ».Cepenant, tous reconnaissent l’utilité de la conférence et son importance dans un processus de négociation qui s’échelonnera sur plusieurs années pour définir et enchâsser leurs droits.L’entente prévoit: ¦ la tenue de trois conférences constitutionnelles d’ici les cinq prochaines années, dont une d’ici à 12 mois, pour poursuivre les discussions sur les droits des peuples autochtones.Cette proposition sera insérée dans la constitution canadienne et les gouvernements provinciaux devront à cet effet déposer un projet de loi devant leurs législatures avant le premier décembre 1983.À ce sujet, M.Trudeau considère que ce n’est pas si mal puisque les autochtones ont réussi à provoquer ce qui deviendra le premier amendement à la nouvelle constitution canadienne un an après son adoption.Le projet de modification de la constitution, outre l’assurance de négociations ultérieures, contiendra les dispositions suivantes: ¦ la garantie de l’égalité des sexes dans l’application des droits et traités.Sur ce point, les délégations autochtones ont accusé les gouvernements de se mêler de ce qui ne les regardait pas mais les gouvernements ont insisté, devant les plaidoyers des femmes autochtones qui ont revendiqué une plus grande justice.(Présentement la femme indienne qui marie un Blanc perd son statut d’Indienne); ¦ la garantie que les traités déjà signés, par exemple celui de la Baie-Ja-mes, seront couverts par la constitution Voir page 8: Conférence Trois chefs amérindiens à Ottawa, par une brève l’avaient fait la veille.Æ ont marqué, hier, comme ils l’avaient fait la veille, l’ouverture de la deuxième journée de la Conférence sur les droits des autochtones, cérémonie rituelle au son du tam-tam et dans un grand déploiement de plumes colorées.(Photolaser CP) Au sujet du gouvernement autonome Les autochtones n’ont qu’amorcé le (débat escamoté par les provinces par Michel Vastel OTTAWA — Le grand débat sur l’accession des autochtones à une forme de gouvernement autonome a été à peine ^amorcé par les premiers intéressés, et carrément escamoté par l’ensemble des provinces.Mardi à l’ouverture de la conférence constitutionnelle, le chef du gouvernement fédéral s’en était longuement préoccupé et avait même ouvert la porte au principe d’une forme de gouvernement autonome.Il a répété hier Le chômage parmi nous Le « virage technologique » laissera-t-il au bord de la route des milliers de nouveaux chômeurs permanents, et non recyclables?Il est encore trop tôt pour le savoir, même en faisant une tournée contradictoire des experts, dit Gilles Provost.Au mieux, le choix semble se dessiner entre « un peu de chômage à cause de la technologie, et beaucoup de chômage sans la technologie ».par Gilles Provost soir en conférence de presse que l’offre du gouvernement national reste sur la table.Mais la question est maintenant formellement écartée de l’ordre du jour et, outre que les représentants des peuples autochtones ne semblaient manifestement pas prêts à en discuter en profondeur, les provinces ne voulaient pas du tout se commettre.Blancs et autochtones sont tellement peu prêts à discuter d’un éventuel partage de compétences qu’hier matin, à l’ouverture de la conférence, ils ont tenu à ne pas partager leurs dieux.Lorsque les chefs indiens ont tenu à reprenclre leurs prières rituelles, M.Trudeau a lancé, agacé: « Allons-nous prier comme ça tous les matins?» Devant l’insistance des chefs autochtones à respecter leurs rites, M.Trudeau a répliqué: « Puisque c’est comme ça, je vais méditer de mon côté ».Kt, pour qu’il n’y ait pas d’équivoque sur .ses sentiments, il a récité le Notre Père en anglais puis le Gloire soit au Père en français! Les dernières volutes du calumet de la paix s’étaient à peine envolées que la résistance des provinces apparaissait, et elle portait justement sur une déclaration de principe qui les auraient amenées à discuter formellement de droits aussi fondamentaux que celui d’autodétermination et de gouvernement autonome.11 est apparu au coeur de la discussion que c’est le gouvernement fédéral qui a tenu à inscrire ce sujet à l’ordre du jour, mais, quand après de longues heures de palabres sur l’égalité des sexes, M.Trudeau a enfin réussi à passer à ce point de l’ordre du jour, ce fut un grand silence autour de la table.M.Peter Lougheed a finalement accepté de lancer le débat pour, immédiatement, demander aux repré.sentants des peuples autochtones de définir plus préci.sément leurs revendications.Il est évident, comme l’a .souligné le représentant des Métis que toute forme d’administration autonome commence d’abord par la délimitation d’une base territoriale.Or, justement, cette question est loin d’être réglée et devra se faire autant avec les provinces qu’avec le gouvernement national.Pourtant, la frustration des reiirésen-tants a abondamment été mi.se sur la table de conférence.Se référant aux sta-tistnjues préparées par les gouvernements provinciaux ou fédéral, ils insistent sur le fait que la condition indienne vient de ce que les institutions qui les servent sont impropres.Le représentant du Oon.seil canadien des autochtones a.par exemjile, longuement dénoncé le système d’éducation qui n’est pas adéquat pour les valeurs et Voir page 8: Débat Élection: le compte à rebours commence OTTAWA (d’après P(') — La prochaine campagne électorale au Québec se déroulera sous le thème de la souveraineté [ilutôt que sur celui de ra.s.socia-tion, a déelaré hier le premier mini.stre du Québec, M.Uené Leve.sque, au cours d’un déjeuner offert à Ottawa à la jiresse étrangère.Le plan d’action de cette prochaine campagne électorale, qui pourrait ne lias avoir lieu avant 198(5, commence déjà à prendre forme, a-t-il lais.sé entendre, et le con.seil des ministres, qui en a discuté la semaine dernière, s’y attaquera de façon plus sérieuse dès l’automne.Avec 50 % des voix lors de ces prochaines élection.s, a dit encore M.Léve.s-que, le gouvernement considérera qu’il a un mandat d’entreiirendre l’accession du Québec à rnidéiiendance.11 a déjà été établi, a-t-il ajouté, que le Québec cherchera à obtenir un « ajipui international » SI le Parti (jiiébécois reçoit plus de 50 % des voix lors de ces élections.Au cours du référendum sur la sou-veraineté-as.sociation de 1980, les partisans du OUI avaient obtenu 40 % des VOIX.Le gouvernement fédéral, a assuré M Lévesque, ne songera pas à ce moment à imposer les mesures de guerre, comme il l’a fait au cours de la ('rise d’octobre 1970.11 n’y a aucune compai arson, a-l-il expliqué, entre l’enlèvement et l’assassinat (l’un ministre et rindépendance proclamée à la suite d’une élection démocratique.M.Lévesque lui-même a fait part de son intention de participer à cette prochaine cam|)agne électorale.« ,1e (lési-rerais eontinuer jusqu’à la prochaine élection, cette élection compri.se », a-t-il annoncé.Pour ce qui e.st de la (juestiori de candidat lires possibles du Parti (juébécois aux élections fédérales, M.Léve.sque n’a [)as caché que runammité était loin d’être faite au .sein du parti à ce sujet.Il y aurait également la possibilité d’a|)|)uyer les candidats d’un autre parti qui ne .seraient sûrement pas les candi-Volr page 8; Élection bruxelles Le Québec rend hommage à Anne Hébert par Clément Trudel BRUXKLLKS - La 15e Foire internationale du livre de Bruxelles continue d’accueillir quotidiennement plus de 20,000 visiteurs.Hier, tous étaient conviés à choyer Anne Hébert, qui s’est prêtée avec son charme discret à cet hommage collectif.La veille, à .sa résidence, le délégué général du Québec, M.lean-Paul L’Alher, avait offert un dîner en l’honneur de la femme de lettre.Assistaient notamment à la réception le secrétaire perpétuel de l’Académie royale de langue et de littéra- ture française, M.Georges Sion, et l’ambassadeur du (lanada à Bruxel-le.s, M.D’Iberville-Fortier.Un coquetel a réuni en fin de journée hier une centaine de personnes à la Délégation du Québec, avenue des Arts; le ministre président de la Communauté française de Belgique, M.Phi-lipjie Moureaux, était oré.sent.Les cinq jours écoules depuis l’ouverture de la Foire apparaissent tout aussi encourageants au volume des ventes que ceux de la Foire de 82.M.Thomas Déri, responsable du .stand du Québec, admet toutefois que la « coordination » n’est pas facile (juand il faut .servir équitablement une cinquantaine d’éditeurs représentés.Les deux écrivains invités officiellement par le Québec pour participer à celte Foire ne .sont pas tout à fait .satisfaits du rôle qu’on leur fait jouer à ce jour.M.Maurice Champagne-Gilbert blâme, pour .sa part, les « services (le broche à foin du Québec » qui n’ont même pas su présenter un curriculum convenable, ont omis de mentionner que La Famille, son septième livre, avait obtenu le Prix (lu gouverneur général.Quant à Victor-Voir page 8: Bruxelles Un virage dans l’incertain Treize soldats italiens et américains blessés Les attentats se multiplient au Liban « Le défi est presque insurmontable.Fai 15 contremaîtres à recycler d’ici à un an et demi: leur employeur a entamé un plan général de robotisation dans son usine afin de résister à la concurrence des produits importés.Ils ne deviendront jamais concepteurs de robots, c’est clair.En revanche, ils doivent au moins acquérir des bases solides dans une foule de domaines, en microprogrammation et en logique, par exemple, pour adapter ou superviser le système.Le problème, c’est qu’ils n’ont en moyenne cqu’une septième ou une neuvième année.Ils ont laissé les études depuis longtemps et n’étaient jamais retournés aux études.La plupart d’entre eux trouvent ça très dur et plusieurs vont bientôt décrocher.» Cet aveu d’un spécialiste de la formation sur mesure tombait un peu à contretemps lors du récent colloque organisé par les centrales syndicales et l’Institut canadien d’éducation des adul- tes sur les impacts sociaux des nouvelles technologies.La plupart des participants, en effet, déploraient surtout l’insouciance des entreprises à l’égard du recyclage de leur personnel ou encore leur tendance a dissimuler les changements technologiques par crainte de la réaction des employes.Responsable du centre de formation en informatique pour les PME (qui ouvrira bientôt ses portes au Cégep Lévis-Lauzon), M.Guy Leclerc souligne, lui aussi, l’urgence d’améliorer les mécanismes de recyclage en milieu de travail.Son intervention affirmait quand même le caractère très exigeant des nouvelles technologies et le défi sans précédent qui se pose aux chômeurs d’aujourd’hui ou de demain.En général, les personnes mises à pied sont peu qualifiées et peu instruites tandis que les nouveaux emplois directement attribuables à la nouvelle tech-Voir page 8: Virage BEYROUTH (d’après AFP et Reuter) — Pour la première fois, les contingents américain et italien ont été directement la cible d’attentats qui se mul-tiphent au Liban.Treize soldats américains et italiens ont été blessés ces dernières heures dans trois attaques perpétrées dans la région de l’aéroport international de Beyrouth (au sud de la capitale), selon les informations recueillies auprès des contingents américain d’une part, et italien d’autre part, de la Force multinationale.Deux de ces attentats ont visé les Italiens.Mardi .soir, vers 22 h 10, une unité italienne de douze soldats à bord de deux jeeps effectuait une patrouille sur la route de l’aéroport lorsqu’un tir de roquette a été dirigé contre elle à partir des dunes situées à l’ouest de la route de l’aéroport, ont préci.sé les sources du contingent itahen.La roquette a heurté de plein fouet l’un des véhicules, blessant cinq de ses occupants, dont deux ont été grièvement touchés à la poitrine.Les soldats à bord de l’autre jeep ont aussitôt riposté provoquant les tirs des assaillants qui ont réussi à s’enfuir en abandonnant sur les lieux un Kalachnikov.Les soldats italiens ont alors ratissé le secteur.y ne heure plus tard, alors qu’une autre patrouille du contingent italien circulait sur la même route à 700 mètres du lieu du premier attentat, un nouveau tir de roquette a été dirigé contre elle.Un jeune lieutenant de parachutistes a été blessé à la jambe et amputé.Deux autres soldats ont été blessés.Les blessés graves ont été hospitalisés dans une clinique privée de Beyrouth-Est Les autres ont été accueillis à l’hôpital militaire du contingent italien de la Force multinationale sur la route de l’aéroport.Les deux embu.scades ont été tendues alors que l’ensemble des soldats du contingent italien participaient à une fête organisée au quartier général du contingent en pré.sence de deux chansonniers italiens.Hier matin, une grenade a été lancée contre une unité de sept hommes du contingent américain de la Force multinationale qui effectuait une patrouille dans le même secteur, à 400 mètres environ du lieu des attentats de la veille.Par un appel téléphonique au bureau de l’AFP, un interlocutuer anonyme a revendiqué au nom de T« Organisation du Jihad islamiiiue », jusqu’ici inconnue, la responsabilité de l’attaque pierpétrée contre la patrouille américaine.« L’Organisation du Jihad islamique se dé- clare responsable de l’attaiiue contre les forces d’occupation américaine », a-t-il dit.11 a ajouté que son organisation avait adressé « une mise en garde » il y a un Voir page 8: Attentats Re.stiiiirant Ilitch ^oucdard Festival de filet mignon s choix différents repas complet $1350 Du Jeu.au dim.pianiste chanteur dès 19h.Table d'hdte tous les soirs 881 est, de Maisonneuve.Tél.: 527*1221 Le Devoir, jeudi 17 mars 1983 Ses professeurs remportent en Cour d’appel une victoire lourde de conséquences L’UQAM devra créer des centaines de nouveaux postes par Bernard Morrier Dans un jugement partagé rendu hier, la Cour d’appel du Québec donne raison aux professeurs de TUniversité du Québec à Montréal (UQAM), tout en obligeant l'institution à se conformer à la convention collective en créant des centaines de nouveaux postes.Cette décision, qui constitue une importante victoire pour les professeurs, confirme une sentence arbitrale déjà rendue mais contre laquelle, en avril 1982, rUQUAM avait obtenu un bref d’évocation pour un prétendu excès de juridiction.Kn acceptant cette procédure, la Cour .supérieure y avait vu le non-respect de la règle d’entendre des deux parties, le tout étant relié au fait que l’arbitre aurait accordé plus que le Syndicat des professeurs de l’UQUAM demandait.Selon les juges Claire L’Heureux- Dubé et Marcel Nichols, l’interprétation qu’a donnée l’arbitre des dispositions de la convention collective était clairement de sa juridiction.Toute la difficulté était venue à la suite d’un retard dans l’audition et dans la disposition du grief.Il n’était alors plus possible d’adjuger pour l’année académique 1981-82, déjà trop avancée pour y appliquer la convention collective comme l’arbitre l’interprétait.Le plus haut tribunal du Qué- bec opine que la sentence arbitrale était purement déclaratoire et constituait un appel à l’UQUAM de se conformer à l’interprétation donnée à la convention collective.Bien que la Cour d’appel et l’arbitre ne se prononcent pas de façon précise sur le nombre de nouveaux postes à créer, l’arbitre avait cependant estimé que cela pouvait dépasser le nombre de 300, ce qui équivaudrait pour rUQAM à un déboursé additionnel de $12 mUlions par année.Actuellement, la moitié des tâches d’enseignement à l’UQUAM sont effectuées par des chargés de cours, cela en violation de la convention collective.Pour leur part, les professeurs membres du syndicat estiment que, depuis 1981, ils ont droit d’occuper à plein temps l’enseignement dans une proportion de 70%.Dans un premier temps, l’arbitre leur avait donné raison mais la Cour supérieure avait émis le bref d’évocation pour les raisons mentionnées plus haut.Mais les juges L’Heureux-Dubé et Nichols croient qu’en l’absence d’excès de juridiction, il n’y avait pas lieu d’accorder un tel recours.Quant au juge Fred Kaufman, dissident dans ce dossier, il opine que l’arbitre avait bel et bien excédé sa juridiction en estimant à 300 environ le nombre de nouveaux professeurs que rUQUAM devait engager, ce qui selon lui, obligeait l’institution à faire plus que la convention collective le commandait.Les lois 70 et 105 subissent leur premier test judiciaire aujourd’hui Une trentaine d’employes de lusme Sidbec-Dosco de Longueuil, sont allés, avec femmes et enfants, maniiesier leur inquiétude, hier, en face du siège social de la société, dans le Vieux-Montréal.Les travailleurs - surtout ceux qui ont été mis à pied - protestent contre la lenteur du gouvernement à prendre une décision sur l’avenir de Sidbec, qui connaît d'importants déficits.(Photo Jacques Grenier) par Jean-Pierre Proulx Les lois 70 et 105 doivent subir aujourd’hui leur premier véritable test judiciaire.Le juge Gérard Gi-rouard, de la Cour des sessions de la paix, rend en effet son jugement sur la constitutionnalité de ces deux lois.(Jn pourrait donc apprendre que la récupération de salaire autorisée par la loi 70 était illégale, que les décrets imposés en vertu de la loi 105 sont sans valeur de même que les poursuites entreprises en vertu de cette même loi.Le 4 février dernier, le Syndicat des professeurs du Collège John Abbott annonçait sont intention de contester la constitutionnalité de ces deux lois.Il avait retenu les services du prestigieux avocat montréalais Philip Cutler.Peu de temps après, les syndicats des professeurs des cégeps Vieux-Montréal et Rosemont se joignaient à leurs confrères de John Abbott pour contester les deux lois.Plusieurs scénarios sont possibles aujour’dui.Le juge Girouard pourrait d’abord déclarer ne pas avoir juridiction dans cette affaire.Celle-ci, d’abord portée devant le Tribunal du travail, a été transférée à la Cour des sessions de la paix en vertu de la loi 111, adoptée quelques jours plus tard.Or les requérants ont contesté la juridiction de cette dernière.Il s’agit d’après eux d’un tribunal « inférieur » qui, aux termes de la Constitution, ne peut entendre ce genre de cause.Le Tribunal du travail est aussi un tribunal inférieur, reconnaît Me Cutler, mais, dit-il, la jurisprudence a, à titre exceptionnel, reconnu sa compétence pour tout ce qui touche le droit du travail.Si donc le juge Girouard décline aujourd’hui sa juridiction, l’affaire reviendra sans doute devant le tribunal du Travail et il faudra attendre encore quelques temps avant d’être fixé sur le fond.Le juge pourrait aussi décider que les « conventions » adoptées en vertu de la loi 105 sont nulles parce que rédigées en français seulement.Selon les requérants, elles devraient avoir été publiées aussi en anglais.Ils invoquent à cet égard le jugement complémentaire de la Cour suprême dans l’affaire Blaikie sur la langue de l’administration publique.La question linguistique est toutefois secondaire aux yeux des requérants.Ils espèrent plutôt un jugement sur le fond.Ils l’ont soulevée par crainte de voir d’autres syndicats le faire à leur place sans contester au fond.Le premier juge aurait pu, comme cela arrive souvent, décider d’attendre que le second se prononce sur la question de forme, et, le cas échéant, s’abstenir de pousser l’affaire plus loin.Le juge Girouard pourrait enfin choisir de trancher la question de fond.Les requérants contestent d’abord le pouvoir que la loi donne au président du Conseil du Trésor de « déterminer » seul les conditions de travail des salariés de la fonction publique.Pour eux, il s’agit là d’une délégation illégale des pouvoirs de l’Assemblée nationale.Celle-ci se trouve en quelque sorte à abdiquer ses pouvoirs de légiférer elle-même.C’est une pratique, disait au début de février Me Cutler, qu’on ne connaît pas en régime démocratique.L’autre grande question porte sur les droits fondamentaux.» Ces deux lois, prétendent les requérants, enlèvent à plus de 300,000 citoyens canadiens et québécois le droit fondamental à la liberté du travail, à la négociation de leurs conditions de travail et à la libre expression de leurs opinions quant à leurs conditions de travail et constituent de ce fait une dis-crimiation contre ces travailleurs puisque tous les autres citoyens et travailleurs du Canada et du Québec bénéficient de ce droit fondamental.Une telle discrimination est contraire à la Charte canadienne des droits et libertés de même qu’à la Charte des droits et libertés de la personne du Québec et aux droits fondamentaux du travailleur au Canada, reconnus par la jurisprudence canadienne et québécoise».En somme, disent les syndicats, notre droit d’association est nié puisque l’objet même pour lequel il existe, est rendu caduc par les lois 70 et 111.Un jugement en faveur des requérants aurait comme effet d’enlever « toute existence juridique » aux conventions collectives imposées par le président du Conseil du trésor et les plaintes déjà portées contre les syndicats n’auraient plus aucune existence en droit.Elles ne la recouvreraient qu’après un appel du Procureur général.Quoiqu’il en soit de l’issue du procès, on connaîtra dès ce matin la réaction des requérants puisqu’ils tiennent une conférence de presse sitôt le jugement rendu.Bryce d’être Mackasey exige jugé par ses pairs Laurin est prêt à de nouvelles concessions en faveur de la CEQ par Bernard Descôteaux QUEBI'X' — Le ministère de l’Éducation fera, si nécessaire, do nouvelles concessions pour 1 rouver une solution négociée avec la IMÇQ dans le conflit scolaire et pour cela, il n'écarte plus systématiquement l'hypothèse d'un dépa.ssement minimum, du cadre financier fixé par le gouvernement.Voilà ce qu'a indiqué hier le ministre de l'Éducation, M.Camille Laurin, alors qu'il fournissait au DEVOIR quelques précisions au sujet du déroulement de la conciliation engagée depuis 10 jours dans le secteur scolaire.« Bien sûr, je suis prêt à aller plus loin que ma proposi-tion du 10 février sinon je n'aurais pas accepté la conciliation ».a déclaré M.Laurin qui a noté qu’elle parvient maintenant à un point crucial.Cette proposition du 10 février amendait les décrets de l’éducation pour les rendre viables tant aux enseignants qu’au ministère de l’Éduca- guérin l’éditeur édite lion et à ses partenaires.Présentée comme une offre finale qui ne tiendrait plus si elle n’était pas acceptée, cette proposition est plutôt devenue une sorte de position minimale du ministère selon les indications données par le ministre.Pour la première fois, celui-ci s’est en effet dit disposé à la maintenir en cas d’échec de la conciliation et à recommander au Conseil des ministres des amendements à la loi 105 pour tenir compte de sa pro-positino du 10 février.Les enseignants ont toujours jugé cette proposition du 10 février comme un pas dans la bonne direction, mais un pas nettement insuffisant.Bien que cette proposition ait comporté des concessions de près de $100 millions sur trois ans, ta CEQ réclamait te statu quo sur les clauses normatives.Toute négociation semblait impossible puisque le gouvernement maintenait qu’il était hors de question de sortir de ce cadre financier de $100 millions.Interrogé, hier sur l'hypothèse d’un débordement, M.Laurin ne l'a pas écartée.« Ce cadre financier, j’y crois moi aussi », a-t-il d’abord indiqué en insistant sur les conséquences budgétaires de tout dépassement.Les $20 ou $30 millions de plus que le gouvernement pourrait consentir seront des sommes que je n’aurai pas pour réaliser des projets, auxquels je tiens, a-t-il dit.Alors qu’il avait toujours été très ferme sur ce point, il a ouvert une porte en ajoutant qu’il tiendrait aussi compte dans ses évaluations de certains aspects comme « la paix sociale ».Cette nouvelle souplesse du ministre de l’Éducation ne se traduit pas encore par la présentation d’un compromis aux enseignants.Les négociateurs syndicaux hier, indiquaient n’avoir pas eu de rencontres depuis lundi avec l’équipe de conciliateurs et disaient n’avoir reçu aucune proposition du gouvernement.Une telle proposition pourrait toutefois vernir au cours des prochaines heures à la suite du rapport d’étapes que M.Laurin doit présenter au Conseil des ministres qui, exceptionnellement, se réunit aujourd’hui en raison de la conférence constitutionnelle où était retenu le premier ministre.La présentation de nouvelles propositions apparaît comme normale au ministre qui souligne qu’on arrive au terme du processus de conciliation.A son avis, c’est à ce moment-ci qu’on arrive à l’échange de propositions.Il précise toutefois qu’il ne peut « décider seul ce que le gouvernement pourra faire en vue d’accéder totalement ou partiellement à l’un ou l’autre des pistes, des avenues ou des solutions qui auront été dégagées ».OTTAWA (PC) - Le député libéral de la circonscription ontarienne de Lincoln, M.Bryce Mackasey, a formellement nié hier aux Communes avoir été payé pour exercer des pressions auprès du gouvernement en faveur d’une usine de Montréal et a réclamé qu’une commission parlementaire soit mandatée pour enquêter sur les allégations publiées la semaine dernière par le quotidien montréalais The Gazette.Présent hier aux Communes pour la première fois depuis jeudi dernier, M.Mackasey a mis sa carrière entre les mains de ses pairs en demandant à la présidente des Communes, Mme Jeanne Sauvé, de réunir le Comité des privilèges et des élections pour que ses membres tirent au clair les allégations de trafic d’influence le visant.Après avoir entendu les recommandations des deux partis de l’opposition qui, loin de harceler M.Mackasey, ont refusé de mettre en doute sa loyauté, Mme Sauvé a préféré remettre à plus tard sa décision.La semaine dernière le quotidien montréalais The Gazette avait laissé entendre que M.Mackasey avait été payé sous le couvert d’une firme de relations publiques — la compagnie 109609 — afin de faire des représentations susceptibles de diriger plus de contrats fédéraux vers une usine de Montréal, Les ateliers d’usinage HaU.Selon The Gazette, M.Mackasey aurait reçu une garantie de prêt de $400,000 et quelque $22,500 en liquide pour ses services.« Ma réponse est un non catégorique », a lancé en Chambre M.Mackasey, en niant formellement avoir été payé pour des représentations qu’il aurait faites.« Le lobby est une part importante des responsabilités des députés.Ce qui est illégal, c’est d’être rétribué.Cela va contre la loi des Communes et un hors-la-loi ne pourrait être présent aux Communes.C’est là l’accusation et je veux qu’elle soit réglée tout de suite», a-t-il déclaré.M.Mackasey a formellement nié avoir à un moment donné été propriétaire de la compagnie 109609 ni même avoir fait quoi que ce soit pour cette firme ou ses associés avec promesse de rétribution.mnei^r U Québecj ^Coelmnet/ du A Tous Nos Clients lli'scrvi'/.ill's ni;iinti'n:int votre i oi lioiinel (.7-8 kj;) pour IVu|iies.Le ( oi lion net ilu Qiiébei I Iks ,llk 1 Hll ) (8111)294-2228 Jeunes: le MEQ fera porter l’essentiel de son action sur les décrocheurs SAGUENAY & ST-LAURENT croisière 450$ -I- ^ VOYAGES ^ LES PLUS BEAUX VOYAGES AUX MEILLEURS PRIX B45-8225 (Montréal) - 679-3777 (Longueull) - 687-0880 (Laval) Permis du Québec L’aménagement linguistique du Québec Collection Langue et société Jean-Claude Corbeil ISBN-2-'/601-0172-X - 154 p.7,95$ De tous les pays entièrement ou partiellement de langue française, le Québec est celui qui a poussé le plus loin l’AMÉNAGEMENT LINGUISTIQUE de son territoire.Deux postulats sont à la base des réflexions de ce livre: la société est ainsi organisée qu'une hiérarchie s'établit entre les diverses variétés d’une même par Bernard Descôteaux QUÉBEC — Le ministère de l’Éducation du Québec fera porter l’essentiel de ses efforts dans le cadre du plan d’action gouvernementale pour les jeunes à réduire le plus possible le nombre de décrocheurs, dont le taux atteint au secondaire 30 triste spectacle Cténons ttofvVéïtwiM Aévr* Séa«-MBrwr 13.00$ LA TÉLÉVISION EN VRAC Essai sur le triste spectacle Jean-Pierre Desaulniers L’auteur dans ce livre se demande qui regarde la télévision et à qui cela profite.Un livre indispensable pour bien comprendre l’Impact de la télévision dans notre société RECTIFICATIF: Dans l’annonce du 12 mars le prix de cet essai aurait dû se lire 13,00$ EN VENTE DANS TOUTES LES LIBRAIRIES ÉDITIONS COOPÉRATIVES ALBERT SAIN-MARTIN, 5089 GARNIER, MONTRÉAL, H2J 3T1 Le Devoir, jeudi 17 mars 1983 en bref.¦ Comptes à recevoir LONDRES (PC) — Les avocats britanniques qui ont conseillé les Indiens de l'Alberta lorsque ceux-ci se sont rendus en Grande-Bretagne pour s’y opposer au rapatriement de la Constitution attendent toujours d'être payés.Selon les dirigeants de l’Association des Indiens de r.Alberta, c’est le gouvernement fédéral qui est responsable du retard à acquitter cette facture qui s’élève à environ $61.000.M.George Knapp, de la firme External Development Services, conseillers juridiques, a confirmé que les Indiens de l’Alberta avaient déjà versé des arrérages à son cabinet, mais seulement $18,000 ont été payés alors que les honoraires pour senices rendus de novembre 1981 à mars 1982 se chiffrent à $79,000.l>es porte-parole des Indiens affirment qu’ils ne peuvent acquitter la note immédiatement en raison du retard d’Ottawa dans le paiement des sommes qui leur sont dues.Le Haut Commissariat du Canada à Londres a pour sa part affirmé qu’aucune subvention due aux Indiens n’était actuellement retenue à la source.¦ Dommages à payer BRUNEI,LES (Reuter) — Le Canada, dont les exportations de peaux de blanchons sont sous le coup d’une interdiction de la CEIE, a demandé un dédommagement pour les pertes qu’il estime avoir subies suite à son accord sur la pêche avec les pays du Marché commun.Un porte-parole du Canada a déclaré hier à Bruxelles que le directeur général pour les pêcheries.M.Anthony Campbell, s’entretiendrait mardi avec des responsables de la commission de la CEE et leur demanderait un plus large accès aux marchés communautaires.Il y a deux semaines, le Canada avait réduit à 10,600 tonnes les droits de prises de la CEE dans ses eaux territoriales.¦ Entente à Télé-Métropole L’Union des artistes et Télé-Métropole ont renouvelé le contrat collectif qui détemine les conditions minimales de travail et de rémunération des artistes pigistes à l’emploi de cette station de télévision.La direction de Télé-Métropole a laissé savoir que la nouvelle entente était valable jusqu’au 31 décembre prochain.EUe remplace un contrat échu en septembre 1981.Les parties ont convenu d’une augmentation de 6 % des cachets des pigistes à la signature de l’entente, prévue pour le 16 mars.¦ Plus de pouvoirs aux policiers du métro Le président de ta Fraternité des policiers du métro, M.Jean Lauzon, a dénoncé l’attitude la CTCUM face à la hausse de la criminalité dans le métro.Commentant le rapport de l’année 1982 sur les interventions des agents de la paix de la CTCUM, qui fait état de 971 actes violents dans le métro, M.Lauzon affirme qu’au lieu d’augmenter les effectifs policiers dans le métro, la CTCUM cherche à réduire les pouvoirs des agents de la paix.M.Lauzon espère que le ministre de la Justice, M.Marc-André Bédard, n’acquiescera pas à la demande des autorités de la CTCUM de changer le statut de ses agents de la paix pour en faire de simples agents de sécurité.¦ Les détenus se plaignent Les conditions de vie se détériorent à la prison de Bordeaux, à Montréal.C’est ce qu’a déclaré hier le député libéral de D’Arcy-McGee, M.Herbert Marx, à la conclusion d’entretiens qu’il a eus avec des représentants du comité des détenus et la direction de la prison.Selon M.Marx, les détenus ont fait état de plusieurs plaintes portant principalement sur leurs conditions de vie.Ces plaintes visent plus précisément la surpopulation, les réductions des quantités de nourriture, l’absence de loisirs et le nombre peu fréquent de visites.¦ Discours du trône REGINA (PC) — C’est devant les caméras de la télévision, pour la première fois, que le lieutenant-gouverneur de la Saskatchewan, M.Irwin McIntosh, lira aujourd’hui le discours du trône marquant l’ouverture de la deuxième session de la 20e législature de la Saskatchewan.La première session a été prorogée la semaine dernière, après neuf mois.Le parti conservateur du premier ministre, M.Grant Devine, détient 56 des 64 sièges de l’Assemblée législative.Les néo-démocrates de M.Allan Blakeney ont huit députés.Ce sont les questions économiques qui devraient occuper la majeure partie de la session.Selon M.Blakeney, l’économie de la Saskatchewan est « malade ».M.Devine rétorque que la Saskatchewan a été la seule province, en 1982, où le nombre d’emplois a augmenté par rapport à 1981.¦ Le tour du Jardin Le Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) s’est inscrit en faux hier contre le projet de la Ville de consacrer près de $2 millions à des travaux au Jardin botanique de Montréal.Un porte-parole du parti, M.Pierre-Yves Melançon, a re^etté, en prenant connaissance de ce projet dans les journaux, que le comité exécutif, et plus particuUèrement son président, passe outre àj’assemblée des élus et au droit le plus légitime des représentants des citoyens d’être informés d’un projet qui trace de nouvelles orientations dans le domaine des loisirs et de la culture et qui coûtera près de $2 millions ».Pepper rappelle - à sa façon - l’affaire des Gens de l’air St.Mary’s portera la décision de la CSLF devant les tribunaux par Maurice Girard de la Presse canadienne L’hôpital St.Mary’s contestera devant les tribunaux, et jusqu’en Cour suprême s’il le faut, le rapport d’enquête de la Commission de surveillance de la langue française (CSLF) lui ordonnant de s’assurer que les services offerts à son unité des soins intensifs seront à l’avenir dispensés en français pour les francophones.C’est à l’unanimité que le conseil d’administration de cette institution anglophone.coupable aux yeux de la CSLF d’avoir enfreint l’article 23 de la Charte de la langue française, a décidé, hier, de ^s’adresser aux tribunaux pour obtenir gain de cause face à la commission.« Nous avons décidé carrément que le rapport de la CSLF doit, dans l’intérêt des droits des citoyens du Québec en général et de notre hôpital en particulier, être contesté devant les tribunaux de la province et devant le plus haut tribunal du pays, si nécessaire », a indiqué le président de l’hôpital St.Mary’s, longuement applaudi par un groupe d’une centaine d’employés présents à la conférence de presse.M.John Pepper a refusé d’aborder la question des motifs juridiques de la contestation et de l’origine des fonds de la poursuite par cette institution, qui a mérité un prix d’excellence du ministère des Affaires sociales pour la qualité de ses soins.La direction de St.Mary’s n’a pas choisi la voie de l’affrontement et il ne s’agit pas d’une décision politique.Il a été impossible de savoir quand les tribunaux seront instruits de cette affaire.« Nous essayons toujours de fonctionner en français comme on l’a fait depuis l’adoption de la loi.Si en temps et lieu, la Cour décide que nous avons raison, nous continuerons.Dans le cas contraire, nous respecterons la loi telle quelle », a dit son porte-parole, qui était accompagné du Dr Richard Moralejo.« Je dois dire qu’il y a eu beaucoup d’améliorations depuis 1981, pas seulement chez nous, mais dans le reste de la province », a soutenu le porte-parole de l’institution, convaincu qu’il est désormais possible de se faire servir en français à l’unité des soins intensifs de St.Mary’s.Plus tard, il devait indirectement lever le voile sur les motifs de contestation en affirmant que des citoyens pouvaient contester les abus de pouvoir d’un organisme comme la CSLF.« Dn doit exercer ces super-pouvoirs avec beaucoup de discernement », ce qui.selon son propos, n’a pas été fait dans l’enquête de la CSLF : « C’est comme vouloir tuer un moustique avec un madrier ».La Commission de surveillance aurait dépensé, selon M.Pepper qui citait un quotidien.$1.2 million pour fins d’enquête.« On a beaucoup de chômage.et on investit cette somme pour savoir si on meurt en anglais ou en français, c’est très productif ».a-t-il souligné, refusant toutefois de déclarer inutiles les enquêtes de la CSLF.La conférence de presse du président de l’hôpital rappelait la rencontre de la semaine dernière entre le président de la CSLF.M.Gaston Cholette, et les journalistes.Cette fois-ci, ce sont les journalistes francophones qui ont pris à partie .M.Pepper qui, à plus d’une reprise, a répondu en anglais aux questions posées en français ou se contentait de réponses lapidaires, ajoutant toujours: « Y a-t-il d’autres questions?» En anglais, M.Pepper a cité le cas des « Gens de l’air », qui se sont battus pour pouvoir communiquer en français avec les tours de contrôle québécoises.« Quand vous revenez de Londres dans un appareil piloté par un Londonien et que vous devez tourner en rond 25 fois au-dessus de Montréal parce que le pilote ne comprend pas les ordres de la tour, vous souhaitez que l’on parle anglais rapidement parce qu’on perd de l’essence et cela m’est arrivé ».a-t-il affirmé.Mais cette comparaison, qui se voulait une critique par la bande de la situation linguistique au Québec, n’est pas tout à fait exacte selon Transport Canada, qui précisait, hier, que tous les contrôleurs de l’air québécois doivent être bilingues et qu’en aucun temps un avion n’a été obligé de tourner en rond au-dessus d’un aéroport pour des raisons «linguistiques», c’est toujours parce qu’il y a trop de circulation aé-rieraie.Le président du conseil de l’hôpital St.Mary’s, M.John Pepper, brandit sa copie du jugement de la Commission de surveillance, au cours de sa conférence de presse, hier.(Photo CP) Le travail va continuer, rétorque la Commission La Commission de surveillance de la langue française (CSLF) continuera d’effectuer son travail comme prévu, en dépit de la contestation que veut faire devant les tribunaux la direction de l’hôpital St.Mary’s.C’est ce qu’a indiqué, hier en fin de journée, le porte-parole de la CSLF, Mme Lise Chicoine, qui a déclaré: « Dn ne fermera pas le dossier, le commissaire enquêteur va continuer son travail comme prévu.Il n’y a pas de raisons pour qu’il n’en soit pas ainsi.» Par contre, le porte-parole de la commission n’a pas voulu commenter explicitement la décision de St.Marry’s de s’adresser aux tribunaux pour avoir gain de cause.« Nous attendons la suite des événements», a-t-elle dit.Pour sa part, la direction de l’hôpital a été plutôt vague, hier matin, sur ses intentions face aux exigences de la com-mi.ssion.M.lohn Pepper, le directeur de rétablissement, n’a pas voulu dire si un rapport sera produit comme le demande la CSLF.« Le temps nous le dira », a-t-il affirmé.Entre-temps, aucune réaction officielle n’a été émise au ministère des Communautés culturelles, à la suite de la décision de la direction de l’hôpital St.Mary’s de contester devant les tribunaux le rap)H)rt d'enquête de la commission de surveillance de la langue fran-çai.se.Dans un rap)K)rt d’une centaine de pages publié la semaine dernière, la CSLF mettait en demeure la direction de St.Mary’s de s’assurer dans les prochains mois (lue les services à I’linite des soins intensifs soient dispensés en français aux francophones.M.Gérald Godin, le mini.stre re.spon-sable de l’application de la loi 101 dans tous .ses aspects sauf la langue d’en.sei-gnement (qui relève du ministre de l’E-diicalion Camille Laurin), avait promis la .semaine dernière quelques adoucissements à la loi.Hier, à son bureau de Montréal, on in-diciuait que le ministre Godin avait décidé, pour l’instant, de ne pas commenter la décision de la direction de St.Mary’s, ce qui ne signifie pas que M, Godin ne le fera pas dans les prochains jours, a-t-on ajouté.L’enquête de la CSLF avait été ouverte à la suite d’une plainte portée par la famille de feu Mme Marie-Marthe Larose selon laquelle cette dame n’aurait pas été soignée en français à l’hôpital St.Mary’s.Pour des milliers de descendants d’Irlandais, c’est jour de grande fête Université de Montréal Faculté de l’éducation permanente Une formation en Animation pour des agents en éducation Certificat d’animation de la vie étudiante Pour humaniser l'école et les lieux dits « éducatifs », certaines attitudes, certains comportements de même que certains aménagements doivent être soutenus ou modifiés.Le certificat d'animation de la vie étudiante veut offrir aux intervenants en éducation la possibilité d'analyser les composantes de l'acte éducatif et de l'organisation scolaire; il veut aussi leur permettre de s'initier à une démarche d’aide et d’accompagnement dans le cadre d'une relation éducative vécue individuellement ou en groupe.Il renvoie à une conception éducative qui se soucie d'abord de la personne qui apprend, de son développement, de son insertion dans la communauté, de sa capacité d'intervention pour rendre l’environnement riche en soutien à l’apprentissage.Quelques titres de cours: Valeurs chez les jeunes.Atelier d’animation en enseignement, Communication, Entraînement au travail en équipe, l'Organisation scolaire: système social.Dynamique des relations humaines, Intervention psychosociale scolaire.Entraînement intensif à l'animation, etc.Date limite d'admission et d’inscription: 28 mars Ranielgnementi: Faculté de l'éducation permanents 3335, chemin Queen Mary rez-de-chauasée Tél.: 343-6982 Des milliers d’Irlandais et de descendants d’Irlandais du Québec et du monde entier célèbrent aujourd’hui la saint Patrick.L’anniversaire de l’évêque qui a converti l’Irlande au catholicisme, au Vèrne siècle, est célébré avec faste dans de nombreuses villes du monde, à New York notamment.Montréal a célébré la fête dimanche dernier, lors d’un gigantesque défilé dans les rues du centre-ville, où les O’Neill, O’Shaughnessy, et autres descendants des immigrants irlandais du XI-Xème siècle étaient en grande liesse.Chassés par la famine, ces Irlandais ont trouvé refuge dans la province catholique, de même que dans différentes parties du monde où les noms irlandais abondent encore de nos jours.Les nombreux descendants de cette diaspora vivent principalement à Montréal, où certains quartiers contiennent la majorité d’entre eux.Différentes paroisses catholiques aux noms évocateurs accueillent toujours ces descendants d’Irlandais.D’autres Irlandais se sont établis à Québec, Sherbrooke, Trois-Rivières, où leurs descendants vivent encore, et nombre d’entre eux ont décidé de vivre en français.C’est à New York que la fête doit être célébrée le plus copieusement, alors qu’aura lieu le défilé de la saint Patrick considéré comme le plus important du monde, Irlande comprise.Entrez dans le monde deTVFQ c— L’hiver a été doux partout au Canada par Gilles Provost Cette année, l’hiver a été chaud et pauvre en neige non seulement à Montréal mais aussi dans l’ensemble du Canada, révèle un document synthèse d’Environnement-Canada.la véritable boucherie / j charcuterie française Injou^OLÉBEC 30 années vouées à la haute distinction en gastronomie Des prix.de la qualité! Spéciaux chaque semaine Boeuf de l’Ouest “Qualité Al” Agneau frais Veau extra blanc Poissons et crustacés Légumes et fruits du marché Fromages choisis Pâtisseries fines Pain frais Fines importations de France Un personnel qualifié et compétent assure à chacun de vous un service attentionné Une seule adresse.272-4065 1025 rue Laurier ouest (fermé le lundi) 272-4086 Pour tout achat de 20 $.une demie heure de stationnement gratuit (garage angle Laurier et Hutchison) Ce phénomène .serait relié à des changements dans la circulation des vents, explique le climatologiste Alan Shabbar: l’air froid arctique a fait peu d’incursions vers le sud, si bien que nous avons surtout été influencés par des masses d’air chaud issues du Sud et du Pacifique.Et pourquoi en a-t-il été ainsi?On ne sait trop.Toutefois, on avait déjà remarqué que les hivers chauds du (ianada coincident souvent (mais pas toujours) avec un réchauffement des eaux de surface, au large du Pérou, dans l’océan Pacifique.Ce phénomène curieux a aussi été noté cet hiver.Comme les vents dépendent des échanges thermiques entre les océans et les régions équatoriales ou polaires, il pourrait y avoir là un filon intéressant, estiment les spécialistes d’Environnement-Canada.Quoi qu’il en soit, les faits sont là: à la mi-mars, il n’est encore tombé sur Montréal que 70 cm de neige, même pas le tiers de la précipitation normale.Quant au mercure, il a été en moyenne de 3 degrés Celsius supérieur à la normale depuis le début de l’hiver.La compilation des degrés-jours annonce d’ailleurs une économie de 10 % pour le chauffage, cette saison.L’hiver a été encore beaucoup plus clément dans l’Ouest: à Vancouver, le service météorologique de l’aéroport n’a pu détecter aucune accumulation de neige mesurable, un phénomène qui ne s’était pas vu depuis un quart de siècle.La température moyenne enregistrée en janvier (6.3°C.) est même supérieure à celle qu’pn mesure normalement au mois de mars (5.8°C.)! Une programmation dynamique différente, â l’européenne: voilà ce que nous projsosons au téléspectateur! Produites en France, nos érnissions sont sélectionnées au Québec afin de répondre aux goûts et aux besoins des gens d’ici.; Un choix qui s’impose! /SVKrfoi, Pour informations fv communique; avec votre ' / télédistributeur I Le Devoir, jeudi 17 mars 1983 L’incident de Managua, presque une « profanation » (Jean-Paul II) CITÉ DU VATICAN (AFP) — Le pape Jean-Paul II a déclaré hier que l’incident survenu pendant la messe qu’il avait célébrée à Managua lors de sa tournée en Amérique centrale consti- tuait presque « une profanation ».Il a par ailleurs accusé les « forces étrangères» qui fournissent des armes aux pays d’Amérique centrale d’être les principaux respon- La guerre du cappucino continue en Italie ROM K (AFP) — L’offensive ouverte par le parquet de Rome contre le Conseil supérieur de la magistraure, surnommée ironiquement la « guerre du cappuccino », est loin d’être terminée.Le procureur de la République de Rome.M.Achille Callucci, a ainsi fait .saisir mardi soir au siège du Conseil supérieur toute la documentation concernant les voyages et déplacements des conseillers.Cette nouvelle initiative du parquet de Rome apparaît d’autant plus comme un défi qu’elle intervenait quelques heures après la décision du chef de l’État, M.¦Sandro Pertini, qui est président de droit du Conseil supérieur de la magistrature, de maintenir en fonction cet organisme dont le parquet souhaitait la dissolution.30 des 33 con.seillers en fonction au Conseil font en effet l’objet d’une communication judiciaire émise par le parquet de Rome pour dilapidation des fonds publics (article 314 du code pénal) notamment par une consommation abusive de cafés et autres boissons.D’après les chiffres fournis au chef de l’État par le parquet, il apparaît que le scandale porte sur la somme totale de 27 millions de lires en 18 mois, sur des dépenses en boissons, des repas, voire des étrennes aux vigiles de garde à l’entrée du Conseil.Soit une moyenne de .S,000 lires par jour et par conseiller incriminé.Au vu de ces chiffres, estiment les observateurs à Rome, les initiatives du parquet de Rome contre le Conseil supérieur de la magistrature apparaissent, pour le moins, plutôt tatillones.Au point que la classe politique s’émeut .sérieusement des attaques portées contre un organisme institutionnel fondamental.Le Conseil supérieur de la magistrature e.st en effet l’organe autonome de gouvernement de toute la magistrature italienne.C’est lui notamment qui décide, souverainement, les promotions, transferts, ou mesures di.sciplinaires concernant les magistrats.C’est lui également qui contrôle ta gestion des différents parquets.Le Conseil exerce donc aussi une fonction de contrôle, ce qui, au-delà de l’anecdote, pose un problème institutionnel et juridique nouveau.De leur côté, tes .sénateurs du groupe indépendant de gauche ont adressé une interpellation au ministre de la .lustice, lui demandant entre autres de prendre des mesures disciplinaires contre le procureur de la République de Rome, M.Achille Galiucci, jxiur abus de pouvoir.Dans la mêipe interpellation, les sénateurs demandent que soient entendus en séance la commission d’enquête sur la loge P2 à propos du fonctionnement et du comportement du parquet de Rome, et en particulier de son procureur de la République, lors de l’enquête sur la loge P2.De bonne source, on a en effet appris que la présidente de la commission d’enquête sur la loge P2, Mme Tina Anselmi, s’était plainte auprès du Conseil supérieur de la magistrature des lenteurs et des réticences du parquet de Rome à lui fournir certains élémenLs de l’enquête.LES CATHOLIQUES ET LA PAUVRETÉ: PORTRAIT DES AHITUDES Uiu'iilicle de .lean-Pierre Proulx à paraître dans le cahier spécial sur «l'Église et les pauvres», le loudi 31 mors prochain Vous pouvez réserver votre espace publicitaire en appelant Francine Gingras, au 844-3361.LE DEVOIR 211, rue du St-Sacrement, Montréal, H2Y 1X1 sables des conflits dans cette région.Jean-Paul II, s’adressant à quelque 5,000 jièlerins venus assister à son audience générale hebdomadaire, a dressé un premier bilan de sa tournée en Amérique centrale et a évoqué pour la première fois les incidents de Managua.Lors de la messe célébrée par le souverain pontife le 4 mars dernier dans la capitale du Nicaragua, plusieurs dizaines de milliers de personnes avaient scandé les slogans de « Pouvoir populaire » et « Nous voulons la paix ».Jean-Paul II avait dû réclamer le silence à neuf reprises.Dans son discours d’hier, après avoir dénoncé « les nombreuses tentatives d’interprétation poütique de l’Évangile », le pape a estimé inadmissible que la messe « puisse subir une déformation, comme malheureusement il y en a eu dans un cas, heureusement resté isolé ».« Une telle déformation, a-t-il ajouté, est à la limite d’une profanation organisée de la liturgie eucharistique ».Le souverain pontife a souligné que des pays d’Amérique centrale « vivent dans un état de grave tension interne et, dans quelques cas, dans un véritable état de guerre ».Il a dénoncé le fait que les conflits soient « conduits, dans une très large mesure, grâce à l’aide de forces étrangères et des armes fournies de l’éti anger, contre la volonté de la majeure partie de la société centro-amé-ricaine qui désire au contraire la paix et la démocratie».Les tensions existant dans cette région « sont dues aux vieilles structures socio-économiques, aux structures in-justes qui permettent l’accumulation de la plupart des biens dans les mains d’une petite élite pendant que la majeure partie de la société vit dans la misère, a poursuivi Jean-Paul II.Ce système injuste doit être changé par des réformes adéquates, dans le respect des principes de la démocratie sociale », a-t-il ajouté.Le pape a souhaité « une solide collaboration internationale pour aider ces pays, en respectant la voie de la démocratie et l’individualité de chaque société».« Les événements des dernières années, a-t-il conclu, prouvent au contraire qu’on essaie plutôt de trouver des solutions en suivant la voie de la violence et en imposant des guérillas, ce qui, pour le seul Salvador, a fait des dizaines de milliers de victimes, dont l’archevêque Oscar Romero ».Salvador: Shultz modéré pour tenter de convaincre le Congrès WASlIING'rON (AFP) — Le secrétaire d’État George Shultz a adopté hier un ton plus modéré pour évoquer la politique américaine au Salvador et tenter de vaincre les réticences du Congrès à accorder les 110 millions de dollars d’aide militaire supplémentaire demandés par le président Reagan.M.Shultz, qui déposait devant la sous-commission de la Chambre des représentants pour les opérations à l’étranger, a déclaré que la situation des droits de l’homme dans ce pays, qui s’est améliorée « lentement mais régulièrement », n’était cependant « pas satisfaisante » et que « l’effort militaire ne pouvait suffire » à résoudre les problèmes de ce pays.« L’assistance en matière de sécurité n’est pas une fin en soi mais un bouclier permettant la démocratisation et le développement», a ajouté le secrétaire d’État.L’aide militaire, a-t-il ajouté.est cependant nécessaire pour que le Salvador puisse « se protéger contre les forces de la guérilla, permettant ainsi à des solutions non militaires d’être trouvées».La demande du président Reagan d’accroître l’aide militaire américaine au Salvador s’est heurtée à une nette opposition de nombreux membres du Congrès qui craignent notamment de voir les Etats-Unis s’engager dans un « nouveau Vietnam ».Le président de la sous-commission de la Chambre, M.Clarence D.Long (démocrate, Maryland) a d’ailleurs accueilli hier matin le secrétaire d’État en lui disant que jamais les représentants ne permettraient une telle évolution.Cette crainte est largement partagée au Congrès, y compris par des modérés comme le sénateur démocrate Daniel Inouye (Hawaï).« L’histoire se répète.J’ai été marqué par le Vietnam ».a récemment dit M.Inouye, en commentant les propos du président Reagan selon lesquels le nombre de conseillers militaires américains au Salvador devrait être accru si l’augmentation de l’aide militaire n’était pas acceptée par le Congrès.John Glenn (démocrate, Ohio) a déclaré qu’il n’avait pas été convaincu par les arguments du gouvernement Reagan et a souhaité une réforme des services de sécurité salvadoriens permettant l’élimination des « escadrons de la mort».Sur les 110 millions de dollars que réclame l’administration Reagan pour le Salvador, 60 doivent être pris dans des fonds déjà attribués pour l’aide militaire à d’autres pays.Cette procédure ne nécessite pas un vote de l’ensemble du Congrès mais donne un droit de veto à la commission des Affaires étrangères du Sénat et aux sous-commissions des attributions budgétaires pour les opérations à l’étranger des deux Chambres.Les membres du gouvernement américain se sont succédé depuis une semaine devant les commissions du Congrès dont les membres, pour la plupart, préconisent la recherche d’une solution politique au conflit salvado-rien et reprochent au président Reagan de « rechercher une solution militaire à un problème politique », comme l’a dit hier M.David Obey (démocrate du Wisconsin).Le ton de M.Shultz, qui contrastait avec celui adopté ces derniers temps par la Maison-Blanche et le Pentagone, a en tout cas été accueilli avec satisfaction par les membres de la sous-commission de la Chambre.La déposition de M.Shultz est la « meilleure déclaration faite par cette administration »sur le Salvador, a ainsi déclaré M.William Gray (démocrate, Pennsylvanie), l’un des opposants à l’accroissement de l’aide américaine.Le remaniement en France est lié au réajustement du mark PARIS (Reuter) — Le report mardi de la décision du président François Mitterrand de procéder à un remaniement ou à un changement de l’équipe gouvernementale que l’on présentait comme imminents, a .surpris.Hier tous les commentateurs politiques s’interrogeaient sur les raisons de ce report.Deux raisons sont en général avancées.La premiere qui émane des milieux financiers et proche de l’Hôtel Matignon, siège du gouvernement, est la question du réajustement des monnaies européennes au sein du serpent, échéance attendue incessamment.La question est en effet de savoir si la France va se voir contrainte à une troisième dévaluation — issue que le premier ministre français, M.Pierre Mauroy, s’est refusé pour sa part à mettre en oeuvre («Je ne serai pas le premier ministre d’une troi-sième dévaluation du franc ») ou si tout l’effort sera supporté par l’Allemagne fédérale, obligée de réévaluer le mark.Y aura-t-il un compromis.Rivière polluée, eau potable en DANGER! ASSOCIATION QUEBECOISE DES TECHNIQUESDEL'EAU chacun des deux pays faisant une partie du chemin, la France étant amenée à une légère dévaluation pour répondre à un geste des Allemands?C’était également une des hypothèses retenues dans les milieux spécialisés.La réunion aujourd’hui du conseil de la Bundesbank est attendue avec grand intérêt à Paris.Au ministère français des Finances on indiquait qu’une réduction des taux d’intérêt allemands serait de nature à faire tomber la tension qui existe sur le marché des changes.Si l’Allemagne fédérale ne fait pas un geste la semaine prochaine au cours du Sommet européen des 21 et 22 mars à Bruxelles, la France se veiTa contrainte d’adopter une politique de plus grande rigueur et de protectionisme accru, indiquait-on hier dans les milieux financiers.Politique que, de toute évidence M.Mauroy ne semble pas prêt à mettre en route.D’où les interrogations des observateurs politiques qui émettaient hier l’hypothèse selon laquelle le maintien de M.Mauroy à la tête d’une nouvelle équipe ministérielle — la troisième depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir en mai 1981 — est incertain.La seconde raison avancée pour le report du remaniement ministériel français est la réflexion que s’imposerait le président Mitterrand sur l'opportunité de maintenir dans une équipe ministérielle, que l’on présente comme devant être sérieusement réduite et remaniée en profondeur, quatre ministres communistes, comme c’est actuellement le cas.Des deux formations qui composent la majorité présidentielle le Parti communiste est celle qui a subi les plus grands revers lors des élections muncipales, perdant plusieurs de ses fiefs traditionnels dans le midi de la France et dans la banlieue parisienne.La partie de l’électorat de gauche qui soutient le programme social de la politique du président Mitterrand mais qui lui aurait donné au premier tour des élections municipales un «avertissement» pour en « avoir trop fait » dans le sens d’une radicalisation à gauche, est-elle prête à comprendre le maintien dans un gouvernement restructuré et réduit de quatre ministres appartenant à un parti laminé par les élections?C’est la question que se posaient hier un certain nombre de commentateurs politiques.Non à Tarmée en Thaïlande BANGKOK (AFP) — Les militaires thaïlandais ont perdu hier une imjiortante bataille législative contre les partis politiques civils pour conserver leur rôle prédominant dans les affaires du pays.Le Parlement, réuni en session extraordinaire, a rejeté en troisième et dernière lecture un projet d’amendements constitutionnels destinés à différer d’au moins quatre ans l’avènement d’un véritable régime parlementaire — le premier dans l’histoire de la Thaïlande —.Le projet, déposé avec le soutien de l’armée et en particulier de son homme fort, le général Arlhit Kamlang-Ek, chef de l’armée de terre, n’a recueilli que 254 voix favorables, contre les 264 voix nécessaires à son adoption.Cette victoire pour les partis politiques civils — dont les plus importants de la coalition gouvernementale, qui menaient l’opposition aux amendements constitutionnels — conduit à une .situation de crise ouverte entre eux et l’armée, estiment les observateurs.Lors de l’ouverture de la session du Parlement, certaines personnalités militaires en vue avaient brandi la menace voilée d’un coup d’État si le projet d’amendements était rejeté par le Parlement.Én principe, par le vole d’hier, la Chambre de 301 députés élus, qui doit être renouvelée en juin par des élections générales, ne sera plus limitée dans ses pouvoirs par les 255 sénateurs nommés, pour la plupart des militaires.Les observateurs s’accordent toutefois à penser que les militaires ne s’avoueront pas pour autant vaincus, tant ils ont mis leur poids dans le projet rejeté par les hommes politiques.La guérilla salvadorienne rejette l’amnistie SAN SALVADOR (Reuter) — Les insurgés de gauche salvadonens, affirmant qu’ils sont en train de gagner la guerre civile, ont rejeté hier l’amnistie offerte par le gouvernement de San Salvador et qui leur permettrait de participier à de nouvelles élections.Radio Venceremos, la voix des insurgés, déclare que la nouvelle offre du gouvernement est une tentative pour détourner l’attention de ses revers militaires actuels.« L’amnistie proposée par la prétendue commission de paix du gouvernement nous demande de déposer nos armes à un moment où l’armée bat en retraite.» « Les élections et le projet d’amnistie ne sont que des manoeuvres grossières fabriquées à Washington et condamnées à l’échec », déclare la radio.Une commission de trois hommes installée par le président Alvaro Magana s’est réunie mardi pour rédiger un projet de loi qui accorderait aux rebelles qui déposeraient les armes un sauf-conduit leur permettant de participer aux élections présidentielles qui sont prévues pour le mois de décembre.Les rebelles ont refusé de participer aux précédentes tentatives de solution politique, par crainte des actions des organisations d’extrême-droite.De source diplomatique on déclare que la confiance des insurgés s’est considérablement renforcée à la suite de plusieurs victoires contre l’armée gouvernementale, forte de 24,000 hommes, soutenue par les Étal.s-Unis.Radio Venceremos a accusé le président de la commission de paix, M.Francisco Quinones, député sous l’ancien dictateur de droite Arturo Molina, de financer des « escadrons de la mort » .Le président Magana a avancé la date des élections, qui devaient avoir lieu en mars 1984, sous la pression des États-Unis qui estiment qu’un scrutin anticipé serait plus favorables aux modérés démocrates-chrétiens, dit-on dans les miheux diplomatiques.Bien que ce parti ait réalisé le meilleur résultat individuel aux élections de l’Assemblée constituante, l’an dernier, c’est une coaUtion de partis de droite qui s’est assuré le contrôle de celle-ci.ILS ONT SURPASSÉ NOS! ASPIRATION! Bien s'occuper de deux cents vendeurs itinérants d'aspirateurs, faut le taire.Notre réunion régionale, au Reine Elizabeth, a été un franc succès.Equipement de présentation, service café, déjeuner, bar, dîner, soirée dansante: tout a été parfait.Et ça ne nous a coûté que .et des poussières! Organisation If de banquets: 861-3511 Keine Elizabeth ss -b=d 25 ans d'excellence hôtel du CN administre ilton Canodo PROPRIÉTÉ UNIQUE EN SON GENRE $500,000 MAGNIFIQUE PROPRIÉTÉ DÉ 27,000 PI.' A BÉACONS-FIELD, ÉN BORDURÉ DU LAC ST-LOUIS, AVÉC MAISON COQUETTE SOIGNEUSEMENT AMÉNAGÉE Résidence de 9 pièces en parfait état d’entretien, construite en 1926 et entièrement rénovée en 1975.Salon de 23’ X 15' à poutres apparentes, grand foyer de pierre, salle à manger, spacieuse cuisine moderne, véranda, solarium chauffé, cabinet de travail, salle de lavage et salle de bains au rez-de-chaussée.A l'étage, 3 chambres à coucher dont chambre principale de 20' X 12’ avec vue sur le lac.2 salles de bains dont une équipée d'un bain tourbillon Jacuzzi.Parmi les aménagements, on retrouve planchers de bois franc, tuyauterie de cuivre, climatisation, système d’alarme électronique, antenne parabolique de télévision, portes de garage automatiques à télécommande, système souterrain d’arrosage de pelouse, piscine Valmar en béton avec chauffage, digue en béton armé le long du lac avec rampe de lancement d’embarcation 546, Lakeshore, Beaccnslield.Sur rendez-vous seulement: J.J.Smith.Jour: 932-3141 Soir: 697-7187 / / / / Le Devoir, jeudi 17 mars 1983 Le chômage a sévi particulièrement dans les emplois d’administration et dans les services personnels en 1982 par Rodolphe Morissette Les emplois les plus touchés au Canada par le chômage sont ceux des services personnels et du travail administratif.On y comptait en janvier dermer respectivement 246,000 et 213,000 chômeurs au pays.Les 12 mois de 1982 ont en effet ajouté 97,000 chômeurs au premier groupe et 79,000 au second.Statistique Canada, d'où émanent ces données, regroupe dans les emplois des « services» les personnes oeuvrant comme agents de sécurité (pompiers, policiers, etc.) ou concierges, dans la restauration et l’hôtellene, dans les services de nettoyage et de pressage, ou les gens qui offrent d’autres services per- sonnels, tels les garde-bébés, les coiffeurs, guides, directeurs de funérailles, etc.Le taux de chômage dans ce groupe de métiers était de 10 6 % à la fin de 1981.Il avait grimpé à 16.6 % en janvier dernier, 53% des chômeurs appartenant à ce groupe sont des femmes.Ceux qui exercent un travail administratif viennent au deuxième rang des chômeurs au Canada, 78 % de ceux-ci sont des femmes Le taux de chômage était de 6.7 % au début de 1981.Il a atteint mamtenant presque 11%.Même SI l’on n’y retrouve pas le plus grand nombre de chômeurs, les mineurs, les ouvriers spéciahsés dans l’usinage des matières premières et ceux qui conduisent des machines et appareils variés représentent les métiers où le chômage s’est accru d'une manière extrêmement rapide depuis un an.Le métier de mineur (mines et carrières) affichait un taux de chômage de 10.9 % au début de 1982 Un an plus tard, le taux a attemt plus de 26 %, avec 17,000 chômeurs Chez ceux qui travaillent à l'usinage des matières premières, le taux de chômage a plus que doublé aussi en un an, passant de 10.6 % (29,000 chômeurs) à 25 % (67,000).De même, ceux qui ont pour métier de conduire des machines et des appareils comptaient 7,000 chômeurs au début de 1982 (5.2 %).¦\u dé- but de 1983 ils sont 15,000 (10.2%).Les métiers variées qui consistent à traiter des matières premières comptaient 54.000 chômeurs en décembre 1981.Ce nombre passait à 74,000 en décembre dernier et à 84,000 le mois suivant.Le ralentissement de l’mdustne de la construction avait fait 106,000 chômeurs en fin de 1981 (16.7 %).En décembre dernier 156,000 de ces gens de métiers restaient sans travail et leur nombre atteignait 191,000 en janvier (32%).Les travailleurs spécialisés dans la fabncation, le montage et la réparation des produits fims affichaient un taux de chômage de 10 6 % l’an dernier (107,000 sans emploi).Ce taux a maintenant atteint plus de 17 %, avec 159,000 chômeurs.Pour l’ensemble des professions, le taux de chômage a augmenté de 52.5 % entre décembre 1981 et décembre 1982, ce rapport de croissance était de 59 % chez les hommes et de 43 % chez les femmes.Le chômage chez ceux qui exercent des fonctions de direction et d'administration touche particulièrement les femmes.A la fin de 1981, on y comptait 22,000 chômeurs, dont 14,000 hommes et 8,000 femmes; un an plus tard, ces professions comptaient 47,000 chômeurs, dont 28,000 hommes (deux fois plus) et 18,000 femmes.38,000 agriculteurs chômaient l’an dernier (23%).Ils sont maintenant 57.000 ( 32 %).Ceux qui ont le commerce pour occupation comptaient 60,000 chômeurs l’an dermer.Ils sont aujourd’hui 102,000.Le nombre de chômeurs a purement et simplement doublé en un an parmi ceux qui oeuvrent dans les sciences naturelles (de 18,000 à 37,000) et dans les arts et activités récréatives (de 11.000 à 22,000).Enfin, on compte cette année, par rapport à l’an dermer, 19,000 chômeurs de plus dans les divers métieis du transport, 15.000 de plus chez les manutentionnaires et 8,000 de plus (dont 7,000 femmes) dans les professions de la santé.SI VOIS N'AVEZ BAS PRIS LINTERCXmiNENTAL PAIR CANADA, ttY A QUELQUE CHOSE CT EEUROTE QUE VOIS NE CCM^NAISSEZ BAS ENCCTIE En Première Classe, oubliez tout ce que vous avez connu.Air Canada réinvente la féérie du voyage, dans la légendaire tradition européenne.Vous êtes reçu dans un salon exclusif.Installez-vous confortablement dans un fauteuil spacieux qui se transforme en "fauteuil-couchette" lorsque le sommeil vous gagne.Circulez librement dans des allées encore plus vastes.Faites une tournée imaginaire de l'Europe en parcourant notre grande carte des vins.Notre menu vous parlera aussi d'une aventure gastronomique mémorable.Sept plats raffinés servis dans la porcelaine, l'argent et le cristal.Apéritifs et digestifs à volonté.En Qasse Affaires, c'est un espace en plein ciel entièrement repensé pour vous.Prenez place dans un salon distinct où sont disposés harmonieusement des fauteuils de type première classe.Allongez-vous ou évoluez à votre aise.Tout ce que vous êtes peut désormais s'exprimer et se reconnaître dans cet espace privilégié où tout a été mis en oeuvre pour transformer le temps.en agrément.Vous êtes convié à une expérience gastronomique exceptionnelle et variée.Tous les plaisirs de la fine cuisine vous sont présentés dans un service de porcelairie.Grand choix d'apéritifs, de vins spécialement sélectionnés et de digestifs, gracieuseté d'Air Canada.n Le nouveau service vers Dusseldorf débute le 25 avril de Montréal (Mirabel).Départ Arrivée le lendemain Pans Londres Zurich mardi, mercredi, 9h20 jeudi, vendredi à 20h30 lundi, samedi, 9h05 dimanche à 21h40 vendredi, samedi 9h20 à 20h05 Dusseldorf lundi, vendredi, 12h20 samedi, dimanche à 22h05 Ces destinations sont des portes ouvertes sur l'Asie, l'Afrique, le Moyen-Orient et l'Europe de l'Est.Au monde nouveau d'Air Canada ! Intercontinental.La Première Classe, la Classe Affaires et le Service Hospitalité plein tarif vous offrent la possibilité de choisir votre fauteuil au moment de la réservation chez votre agent de voyages ou au bureau d'Air Canada.Il Intercontinental AIR CANADA Montréal, jeudi 17 mars 1983 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le lOjanvier 1910 Directeur: Jean-Louis Roy Rédactrice en chef Lise Bissonnette Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur Gilbert Brunet Directeur de l’information Pierre Loignon Directeur adjoint de l'information Denis Lord Trésorier Bernard Larocque Directeur de la publicité Marcel Payette Le nouvel ordre maritime Au lendemain de la proclamation unilatérale par Washington d’une zone maritime exclusive de 200 milles, le gouvernement canadien a réagi de façon typique : inquiet quant à ses propres litiges de frontières avec les États-Unis; déçu que Washington n’adhère pas au Traité du droit de la mer ratifié par 120 pays; incapable d’infléchir la politique du président Reagan; confiant enfin, diplomatie oblige, que d’autres pourparlers conduiront à un compromis, même s’il faut consacrer huit ans de plus à son élaboration.v Qu’est-ce qui surprend dans cet aboutissement pourtant logique de la politique de l’administration Reagan?Le premier geste du président dans ce dossier a été, en mars 1981, de congédier tous les responsables de la délégation américaine à la Conférence de TON U sur le droit de la mer, répudiant ce que les représentants des États-Unis avaient conclu, depuis 1973, avec ceux de 150 autres pays, sur la voie d’une concertation en prévision du XX le siècle.Les richesses souterraines s’épuisant, comment les peuples allaient-ils se partager les richesses sous-mannes?l’ant qu’il n’était pas question du capital de risque, les pays s’entendaient plutôt bien sur la notion d’un « héritage commun de l’humanité ».Mais dès que les représentants du capital et de l’industrie ont été élus à la tête de la première puissance économique du monde, les soucis d’avance technologique et d’investissements à protéger ont balayé l’acquis négocié en huit ans à Genève.La convention en cours d’élaboration était effectivement « torpillée », dès mars 1981.La méfiance à l’égard de tout « nouvel ordre économique mondial » venait d’arriver au pouvoir à Washinj^on.Ce dossier du droit de la mer ne fait pas exception.Qu’on se souvienne, par exemple, du limogeage du groupe llostow qui menait l’équipe américaine de négociation sur les armements stratégiques.L’ins-piration est également la même que celle qui a mené au spectaculaire congédiement en bloc des aiguilleurs du ciel.C’est la démocratie qui prend des allures totalitaires, tout en décriant le totalitarisme des régimes adversaires.Au fil des ans, tandis qu’on découvrait des réserves d’hydrocarbures et de nodules polymétalliques au fond des océans, le droit international traditionnel était remis en question.Des pays portaient de trois à 12 puis à 200 milles des côtes leur zone maritime.De 1970 à 1980, rONU avait réuni presque tous les pays à une même tâche d’élaboration d’un droit international nouveau pour les mers.Une Autorité internationale devait gérer les ressources communes et leur exploitation ordonnée, 'l'ous les pays devaient participer au financement et aux bénéfices, même ceux dont les frontières ne touchaient à aucune mer.La première matérialisation du nouvel ordre économique mondial approchait à grands pas.jusqu’à l’élection de M.Reagan.Kn fait, c’est le refus américain de se joindre à l’esprit du traité et au financement de l’Autorité internationale qui fait problème.Des contributions au pr W rorata de celles versées à TONU, cela signifie que "ashington assume 25 % du budget du nouvel organisme.On a beaucoup insisté sur la personne et le discours de M.Reagan, mais celui-ci n’est que le leader d’un refus qui déborde largement les frontières américaines.Le rejet du traité est celui des décisions prises à la majorité tiers-mondiste.C’est le Nord qui ne veut pas se faire dicter ses politiques par le Sud.C’est l’espnt du droit de veto des grandes puissances au Conseil de sécurité.Car si l’URSS, la Chine, la France et le Canada ont signé le traité, 21 pays industriahsés ne l’ont pas fait: l’Allemagne fédérale, le Royaume-Uni, le Japon et l’Italie ne sont pas prêts non plus à chambarder l’actuel ordre économique mondial.Si la promulgation de la zone américaine de 200 milles apparaît comme une gifle aux 120 pays signataires du traité, elle est toutefois conforme au texte de la convention qui a fait l’objet de ce traité.La zone convenue de « bien commun de l’humanité » ne commence en effet qu’au-delà des 350 milles des plateaux continentaux.Les ressources exploitables dans un proche avemr en sont donc exclues.De toute façon, avec les techniques connues et le cours des métaux, l’exploitation des prodigieux nodules n’est pas rentable.Si on continue à investir de ce côté, c’est pour des motifs stratégiques: le manganèse, par exemple, est concentré dans le sous-sol de l’URSS et de l’Afrique du Sud.L’approvisionnement américain n’est donc pas assure et l’exploitation des nodules du Pacifique trouve une justification stratégique.Le refus de signer, en décembre dernier, a justement été attribue par les Ètats-Ums au fait que le traité était « préjudiciable à leurs intérêts nationaux fondamentaux ».Quant aux préoccupations de l’ensemble de l’humanité, la perspective du siècle prochain, si précieuse pour les signataires du Traité du droit de la mer, elle n’est pas urgente et effraie même ceux qui refusent de ratifier le traité.Le Canada a quatre litiges de frontières mari times avec les États-Unis, dont un, celui du golfe du Maine et du riche Banc de Georges, est devant la Cour internationale de La Haye depuis la fin de 1981.La notion de plateau continental, contenue dans le nouveau traité , n’est d’aucun secours quand il s’agit du même continent.Le litige du Maine-Nouveau-Brunswick se répète donc dans la mer de Beaufort et deux fois du coté du Pacifique, au nord avec l’Alaska et au sud avec l’État de Washington.Pour une génération, la position défendue par M.Reagan peut permettre, sans accrochage, l’exploitation des richesses accessibles.L’économie de marché, et ses défenseurs politiques, ne vont pas disparaître de sitôt.À la longue toutefois, quand on atteint le bord du gouffre, comme c’est le cas en matière de financement international, rien ne résiste, pas même, on, l’a vu, le Fonds monétaire international et ses principaux bailleurs de fonds.Patience et longueur de temps.Gilbert BRUNET La Caisse et ses placements L’intérêt marqué, ces jours-ei, (t'uii certain mitieu pour ta Caisse de dépôt et ptacenient du Québec est pour te moins étrange t’ar un curieux basant, les critiques, en provenance d’un même horr/on, se succèdent à un rytlime régulier l.es attaques de l'establishment torontois furent repri.ses par le ministre des Cirandes Corporations, M André (luellet l.e mois dernier, un fiscaliste libéral, M Marcel Bélanger, revenait à la ctiarge.F.t cette .semaine, c’est au tour du Conseil du patronat du Québec (CPQ) d'y aller de sa médecine L’organisme patronal souhaite (jue la Caisse se confine à une plus grande poas.sivité dans la gestion de ses $18 milliards.C’est la première fois dans riiistoire du Québec qu’on accuse des financiers francophones de faire preuve d’un excès de dynamisme Mais, pour le Cl’Q, la Caisse devrait s’en tenir à un rôle étroit de fiduciaire Certaines remarques de l’analyse de ‘20 pages du Ct’Q méritent d'être retenues.La Caisse doit investir davantage dans des actions II serait souhaitable qu’elle diversifie ses placements par des transactions à l’étranger Le publie a besoin d'outils pour mesurer la performance comparative des gestionnaires.Kn ce qui a trait aux taux d’intérêt réclamés au ministre des Finances et à Hydro Québec, il est essentiel que le loyer de l'argent corres ponde à la réalité du marché.Mais il est difficile de suivre la lo gique du Conseil du patronat lor.sqiie cet organisme propose à la Caisse de jouer à plein son rôle de fiduciaire tout eu s’abstenant de participer efficacement au jeu boursier l’ourquoi am-putiM' l'action de la Caisse en restreignant ses pai ticipations à 10% à moins du consentement de l’Assemblée Nationale L'ach.it d'actions doit se faire rapidement et eflicacement pour obtenir un prix intéressant.11 est irréaliste d’obliger la Causse à demander la permission des députés avant de téléphonei aux courtiers! L'histoire boursière des dernières années démontrent (jiie c'est dans les prise.s de contrôle que les gains les plus alléchants peuvent être réalisés, h’.n mettant un boulet de 10‘V)i>ux [lieds de la Caus.se, on lui enlève la possibilité de jouer le jeu des blocs d’actions, l’actuité la plus rentable à la bour.se Le législateur a limité à 30 % ta participation maximale de la Caisse dans une eut reju'ise.File sera toujours minoritaire Bien ne l’empêche de s’associer avec des partenaires privés et publics qui seront mftjoritaires.Dans cette \ eiiie, où est le crime contre le capitalisme lorsque la (’aisse s’associe avec MM Peter Bronfman et Trevor Kyton dans le contrôle de Noranda'’ Le rôle premier d’un fiduciaire est de surveiller ses placements.Comment la Causse pourrait-elle le faire sans être représentée au conseil d'ad-ministration'’ On a vu comment certains actionnaires majoritaires d’entreprises ont malmené les minoritaires ou détenteurs d’actions privilégiées (ex Crown Trust) parce que les conseils de\ lennent parfois un club privé.Les représentants de la Causse pourraient faire mieux au conseil d'administration de grandes firmes canadiennes que certains «administrateurs professionnels» qui jouent le rôle de jeton francophone en raison de leur docilité et de leurs relations pohtiques La Caisse peut fort bien maintenir son rôle de fiduciaire tout en cherchant le développement économique du Québec.Cet orgamisme a permis, par exemple, l’émergence de Provigo qui, avec ses $4 milliards, apporte de nombreuses retombées pour le Québec et les gestionnaires francophones.Le placement de la Caisse dans Provigo a quadruplé de valeur en quelques années II faut détruire une fois pour toutes le mythe que toutes les décisions d'affaires , comme bâtir une nouvelle usine, sont de froids calculs où les préférences régionales n'ont aucune influence.Kn cette matière, la meilleure attitude est celle du statu quo Tenons-nous en aux normes établies.Une action donne un droit de vote, peu importe l'origine du propriétaire Avec la règle du 30 %, la Caisse sera toujours minoritaire.C’est la meilleure façon d’assurer le maintien de notre système économique fondé sur la libre entreprise et la collaboration harmonieuse entre le secteur privé et l’Etat.Ceux qui veulent bouleverser ces valeurs traditionnelles cherchent au fond à camoufler leur inefficacité à affronter la réalité, dure mais souhaitable, de notre sytènie économique.Michel NADEAU La vie du petit Stephen Pour la première fois au Canada, les tribunaux sont appelés à trancher une cause éminemment poignante, celle du petit Stephen llawson, que les aulo-ril& de la Colombie-Britannique veulent sauver d’une mort certaine en pratiquant une opération chirurgicale, mais que ses parents veulent laisser s’éteindre « dans la paix et la dignité » D’un côté, les Affaires sociales et l’Association des handicapés mentaux estiment que même si l’enfant est réduit à un état semi-végétatif, il louit lui aussi du droit à la vie protégé par la constitution et en conséquence du droit aux soins médicaux.Frappé de méningite peu après sa naissance, Stephen, maintenant âgé de six ans, survit grâce à un drain cervical, qui s’est malheureusement bloqué.De l’autre côté, ses parents, qui ont d’autres enfants et ne pouvaient plus I assurer le soin intensif demandé par Stephen, préfèrent le laisser mourrir plutôt que de le remettre plus longtemps en foyer, où sa garde n’aurait pas été parfaitement assurée.Selon eux, leur enfant ne doit plus être maintenu dans un tel état.Un avocat désigné pour défendre séparément les droits de Stephen reconnaît que l’enfant pourrait être condamné à un sort « pire que la mort », si une opération le sauve mais en fait un être coupé de tout contact extérieur.La cour a jugé que cette intervention chirurgicale équivaudrait à un traitement cruel et inusité, suivant les termes de la charte canadienne des droits et libertés, et qu’il n’y avait pas lieu de l’imposer à l’enfant contre la volonté de ses parents.Le juge, Mme l’atncia Byrne, n’a trouvé aucune raison suffisante pour substituer au droit des parents la volonté du gouvernement Le débat a repris en cour d’appel et [wurrait aller en Cour suprême, même SI les délais pèsent sur le sort du malade Le juge Byrne n’a pas caché qu’elle avait été placée devant un choix déchirant Maints parents, maints juristes, métlecins et moralistes ne (loiirraient trancher sans agonie un tel dilemme Dans le cas de Karen Ann Quinlan, la famille avait finalement gagné en cour le droit d’exiger que la malade, toujours dans le coma, soit « débranchée » de l’appareil qui la tenait en vie.Les médecins ont obéi mais la malade, sans appareil, n'est pas morte Ce cas célèbre a contribué à préciser aux Etats-Unis la définition médicale et juridique de la mort.Une commission d’enquête vient de proposer que l’arrêt complet des activités cérébrales serve désormais de critère.La question n'a pas qu’un intérêt « académique », puisque, pour les médecins et les proches appelés à prendre des décisions, subsistent les stipulations du code criminel sur le meurtre et le devoir d’assistance.Cette commission vient de rejeter aussi le droit qu’auraient les parents et les médecins de refuser une opération pouvant sauver la vie à un tout jeune enfant, quand le bébé paraît condamné à une grave déficience men- tale.Elle a estimé que ce handicap n’était pas sévère au point que le droit à ta vie puisse être refusé.Certes, le cas de Stephen est un cas-limite, du moins dans l’état actuel de la science et de la neuro-chirurgie.Malgi'é tout, sans juger les parents affrontés à ce cruel dilemme, on serait enclin, puisque l'enfant est vivant et que l’opération pourrait le sauver, à opter pour un nouveau délai favorable à la vie.Mais la Me n’est pas que matérielle.Dans la présente affaire, le juge Byme a paru réprouver les méthodes avec lesquelles travailleurs sociaux et policiers étaient intervenus pour enlever Stephen à ses parents et se mettre en position, au nom du bien de l'enfant, de faire prévaloir leur décision.C’est là une deuxième dimension capitale dans cette cause.Que les parents aient tort ou raison, il faut, dans notre régime de droits et de libertés, des raisons très graves pour leur substituer la tutelle de l’Etat.La vie ou la sécurité d’un enfant est certainement un motif suffisant pour que l’FAat intervienne Mais on comprend les sentiments des parents qui se font « arracher • leurs enfants, et se demandent quel sort leur est fait dans les institutions ou les foyers choisis par les fonctionnau'es du gouvernement.Dans une société libre, démocratique et compatissante, le cas du petit Stephen devrait être l’occasion de réviser les règles régissant les frontières de la vie et de la mort.*pan CIaude LECLERC Un virage qui s’imposait par Pascal Grenier Ingénieur forestier Depuis le début de ce conflit « je me sens très à gauche » par rapport à la position adoptée par le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).Considérant que plusieurs membres peuvent rejoindre cette opinion (40 % ont voté contre la grève) mais se sont très peu exprimés, j’ai cru d’intérêt général de présenter cette thèse.Dès le début des négociations, il m’avait semblé comprendre que le syndicat « ne se battrait pas pour le salaire ».Or, les événements ont démontré le contraire.Bien sûr, le sacrifice demandé était important sur le plan salarial, .le considère cependant qu’il aurait dû être accepté dans le processus de négociation.Certains arguments du gouvernement concernant la crise ne sont pas sans fondement et nous avons une responsabilité voire un devoir collectif vis-à-vis cette situation.Si le SPGQ avait accepté les offres salariales qui sait ce qu’aurait pu être le résultat des négociations concernant les autres points en litige soit: l’horaire, la discrimination, les occasionnels et la sécurité d’emploi.Concernant l’augmentation des horaires de 32';^ à 35 heures/semaine, il n’y a pas là une raison pourJaire une grève.En effet, la période de travail est relativement courte (au fédéral 371/2 h/s).Tant qu’aux cas de discrimination dans les rémunérations, il > a effectivement une forme d’injustice La correction aurait probablement des effets d'entrainement que l’em-ploy eur ne peut assumer pour le moment Entre-temps, ces discriminations ne placent personne dans des conditions de grande difficulté Concernant le personnel occasionnel.le gouvernement a adopté une position intermédiaire, reconnaissant les connaissances particulières et le temps de service fait par certains mais laissant la chance à tout le monde de « travailler un peu » Il est d’ailleurs vital de conserver l’espoir de tra\ailler, même à temps partiel.Dans ce contexte, la position du syndicat de chercher à protéger les gens en place n’est pas adéquate La sécurité d’emploi apparaît, parmi ces autres éléments de la négociation celui qui était le plus important.Autant un pré-avis de six mois puis 18 mois de mise en disponibilité avec sécurité régionale était exagéré, autant six mois maintenant pour une sécurité régionale c’est trop court.Cette menace au déménagement peut être vécue avec beaucoup d’anxiété pour plusieurs (ceci peut « valoir » bien des doDars) Une négociation axée moins sur le salaire mais davantage sur les conditions et le milieu de travail aurait été préférable dans les circonstances.L’an passé un rapport indiquait qu’environ 15 % des employés de l’État souffraient d’insatisfaction, de stress, d’anxiété voire de dépression.Est-il illusoire de tenter de côrnger cette situation par des mesures visant à faciliter la mobilité, à recon- naître l’initiative, à valoriser le travail de chacun, à augmenter les chances d’avancement, etc.N"est-il pas possible aussi d’envisager une amélioration de l'environnement ph% sique (plus de couleurs, de plantes, de locaux pour travail « en paix ».), une amélioration de certains services favorisant par exemple la pratique d’activités physiques en dehors des heures de travail par l’amélioration de l’accès à certains locaux, l’affectation de personnel animateur-instructeur, l’aménagement de douches, etc Dans ce domaine, l’imagination peut être mise à profit pour améliorer la « qualité de la vie » sans que ça coûte bien cher Dans de nombreux pays les syndicats, surtout ceux défendant des membres payés au-dessus de la moyenne, ont orienté leurs revendications vers des clauses non monétaires.À partir d'un certain revenu, la satisfaction de travailler ne se mesure plus au montant du chèque de paie Il n’est pas nécessaire de faire de longues analyses pour constater que nous avons encore « des maudites belles jobs » (sécurité provmciale, un mois de vacances, 35 h/s., congés de toute sorte, etc.).Le SPGQ ne devrait-il pas lancer un appel maintenant pour que cha cun se mette à l’oeuvre avec acharnement afin d’aider ceux qui en ont grandement besoin, réduire les risques de troubles sociaux qui nous guettent et finalement accroître notre richesse collective, laquelle est notre meilleure garantie pour l’avenir'’ ¦ Les tarifs réduits d’Air Canada Plusieurs ont reproché l'insouciance d’Air Canada dans le dossier des vols à tarifs réduits vers les USA Ce qui est encore plus condamnable, c’est qu’une société d’État subventionne, aux dépens de tous les Canadiens, une classe de gens, déjà capable de se doter d’un budget de vacances, pour aller dépenser ces sommes aux États-Unis, l.e principe de cette subvention était déjà odieux; si au moins on s’en était servi, en cette période de crise, pour inciter les Canadiens à voyager et à dépenser chez eux 'faut mieux si la réaction américaine fait cesser cette pratique (c'est comme si le fédéral remboursait 50% des frais de restaurants uniquement pour ceux dont le revenu annuel dépasserait $25,000).Une politique si injustifiée, aux plans social et économique, devrait conduire à la démission immédiate de ceux qui font appli((uée André DUPUIS Saint-Augustin, 10 mars ¦ Du sang taré •te veux exprimer publiquement ma tristes.se, ma colère et mon indignation à la suite de la récente décision de la Croix-Rouge canadienne demandant aux homosexuels, aux Haïtiens et aux consommateurs de drogues de s’abstenir de donner du sang, sous prétexte qu’ils seraient susceptibles de transmettre une grav e maladie encore fort mal connue le syndrôme d’immuno-défi-cience acqui.se (SIDA), dont on a cru dépister jiisou’à présent un millier de cas aux États-Unis, et moins d'une centaine au Canada .te veux encore plus vivement protester contre la simplification sensationnaliste qu'en ont donnée certains médias, et notamment Radio-Canada, à son téléjournal du 10 mars, où la « recommandation de s’abstenir » était devenue une « interdiction » pure et simple .te n’ai pas la compétence pour discuter des aspects proprement médicaux de cette maladie au sujet de laquelle les scientifiques sont d’ailleurs encore loin de s’entendre D’autres, je l’espère, pourront éclairer à cet égard l’opinion publique ,Ie veux davantage insister ici sur certaines implications socio-cul-tucelles fort troublantes d’une telle décision — d’autant plus grave, me semble-t-il, qu’elle a été prise par une institution humanitaire auréolée de prestige et jouis.sant d’une grande créilibilité Il est sans doute compréhensible que des chercheurs, constatant une .proportion considérable d’homosexuels, d’ilaltiens et de consommateurs de drogues parmi les victimes connues de la SIDA, aient d’abord émis des hypothèses en direction do ces groiqies.Il est par contre regrettable que l'information transmise dans le public n'ait pas insisté sur les distinctions que l’état actuel des recherches permet au moins de faire.que, par exemple, ce n'est pas la consommation de drogues ou l’homosexualité, en tant que telles, qui seraient en cause, mais plutôt f utilisation de .seringues contaminées (dans le cas de toxicomanes ou de patients avant reçu des transfusions sanguines) ou le fait que, si le syndrôme peut se transmettre par contacts sexuels, ceux et celles qui ont des rapports sexuels avec plusieurs partenaires, indépendamment de leur orientation sexuelle, sont statistiquement plus exposés à recevoir — ou à transmettre — la maladie à cet égard, il est gravement irresponsable (et, dans l'état actuel des recherches, proprement aberrant) d’avoir, à toutes fins pratiques, extrapolé sans nuance, désigné en bloc, comme « populations à risques », l’ensemble de ces trois groupes.le pose brutalement la question: comment aurait-on réagi (et comment la Croix-Rouge elle-même, d’abord, au- rait-elle agi) SI, parmi les « cas » connus, il s’était trouvé une proportion remarquable de juifs, de Chevaliers de Colomb ou de membres du clergé'’ Qu’ont donc en commun, comme groupes, les trois populations désignées — smon de constituer des minorités qui ne disposent pas, dans notre société, d’une image très positive, ni d’un grand pouvoir social de défense, et que l’on peut par conséquent prendre le risque de « montrer du doigt » impunément?Une telle insinuation, consciente ou non, risque hélas simplement d’accroître le racisme déjà à l’oeuvre dans notre société, d’hypothé quer les efforts laborieusement entrepris par ces minorités pour détruire les préjugés de la société à leur endroit et pour inscrire dans notre culture leur droit à la différence.Dans le cas des Haïtiens, cette décision revêt un .symbolisme particulièrement cynique et cruel quand on sait qu’il existe, en Haïti, urt véritable Irai 1C où des hommes et des femmes, parmi les plus pauvres du monde, doivent littéralement vendre leur sang — utilisé pour sauver des vies dans les pays riches.Guy MÉNARD Montréal, 14 mars ¦ Une opposition vouée à l’échec Le conseil national du Parti québécois ayant officiellement décidé d’appuyer le gouvernement sur la loi 111 et tout ce qui l’entoure, je suis obligé de démissionner de mes postes dans ce parti.,Ie ne suis plus membre de l’exécutif de la région Montréal-Ville-Marie, ni de fexécutif du comté de Notre-Dame-de-Grâce, ni membre du Comité national des anglophones De toute évidence, je ne redeviendrai pas non plus candidat du PQ, comme je l’ai été en avril 1981 Il est vrai qu’il reste d’autres per-.sonnes à l’intérieur du parti qui partagent mes opinions sur la loi 111 et qui veulent continuer à lutter contre le gouvernement à l’intérieur du parti Par exemple, la moitié du Comité national des anglophones a décidé il y a deux semaines de critiquer cette ioi dans un communiqué de pre.s.se Mais la grande majorité des membres ayant décidé de choisir « l’unité » du parti avant toute autre chose, cette opposition interne est vouée à l’échec Mais le problème dépasse facilement les hésitations de certains à endosser la répression C’est que depuis quelque temps tout le discours du parti, pour ne rien dire des actions du gouvernement, a complètement changé .Aussi récemment qu’en mai dernier, .lacques Parizeau dénonçait, avec juste.sse, « les docteurs Diafoi-rus de la politique monétaire » pour avoir déstabilisé le budget du Québec Maintenant, cependant, l’ennemi principal du budget n’est plus l’oligarchie financière internationale, mais le secteur public au Québec Les déclarations récentes du vvhip-en-chef du parti et du ministre de la Culture montrent à quel point le parti accepte maintenant « l’austérité joyeuse » (mises à pied et réductions de salaires) comme modèle pour l’avenir Le parti oublie que ce .sont les financiers qui, plus soucieux des prises de contrôle que de la création des emplois (comme l’a dit récemment le PDG de Chrysler aux États-Unis), sont à l’origine de la crise L’assaut contre la « néo-bqur-geoisie » du secteur public n’ira pas, comme prétend le gouvernement, aux plus démunis, mais aux créanciers.La chose à faire maintenant n'est pas de participer à l’augmentation du chômage et à la dévalorisation du travail, typiques du secteur privé, mais d’augmenter le fardeau des entreprises et des individus impliqués dans les investissements non productifs Étant donné l’incapacité du Parti québécois à promouvoir ce genre d’alternative, je ne peux que souhaiter la formation d’un nouveau parti politique au Québec (indépendantiste et social-démocrate, mais aii.ssi honnête) capable de le faire Kevin IIENLEY Montréal, 8 mars Les «Lettres au DEVOIR» doivent être signées.L’adresse de même que le numéro de téléphone, ne sont requis que pour tins d'identification dans nos dossiers LE DEVOiR demande à ses correspondants de bien vouloir s'en tenir à moins de deux teuiiiets dactylographiés à doubie interiigne et de faire parvenir leurs textes à Mme Suzanne Marchand.LE DEVOIR se réserve le droit d'abréger les textes trop longs.¦ Pour empêcher les grèves monopoles Tout le monde réclame la dnspari-tion du droit de grève dans la fonction publique mais personne ne propose de solution de rechange Cela vient du fait qu’on ne semble pas déceler ce qu'il y a de vraiment inacceptable dans les grèves de la fonction publujue Ce qui est inacceptable dans une grève de la Ionction publique c'est qu'il s’agit de grève-monopole Ce que j’appelle grève-monopole, c’est une grève qui paralyse un service monopoli.sé, qu’il soit public ou non Les employés de ces services prolitent du monopole, de l’abisence de concurrence, du pouvoir quasi illimité que cette situation leur donne, pour imposer leurs conditions de travail Contrairement aux employés qui travaillent en milieu concurrentiel, ils ne risquent guère de perdre leiii emploi m d’amener par leur action, la fermeture du .service puisque ces services monopolisés par définition .sont irremplaçables.Ils agissent exactement comme les anciens monopoles du 19e siècle qui pouvaient fixer leurs prix selon leurs caprices, sans risque d’être dépassés par la compétition puLsqiie la compétition était inexi.stante On a réussi à briser ces monopoles en suscitant la concurrence ou en créant des régies Ainsi, il existe maintenant des lois anti-monopoles pour empêcher, par exemple, que le pétiole, te lait ou les journaux n’ap-, parlieniient qu’à un .seul dnstributeur ou producteur On a créé des régies pour empêcher, par exemple, que le Bell Téléphone ne profite de son monopole pour exploiter indûment ses clients Les mêmes solutions pourraient être apportées pour éviter les grèv es monopoles D’abord mettre sur pied une régie ries services monopoli.sés qui délini-rait les tâches des employés de ces services Ensuite, interdire qu’un seul syndicat représente tous les employés de ces services de façon qu’il y ait concurrence entre les divers sy ndicats Enfin, cette régie devrait embaucher ce personnel en procédant par voie de soumission secrète comme on le lait dans les autres domaines Les profes.seurs, chauffeurs d’autobus, policiers, employés du Bell, employés de l'ilydro, etc , proposeraient leurs services à titre indu idiiel ou syndical par voie de sou-mi.ssion publique Et l'on embaucherait d’après l’ordre des plus basses soumis.sions .SI ce système va bien dans la plupart des entreprises publiques et pri-V ées, pourquoi ne fonctionnerait-il pas quand il s’agit de la main-d’oeu-vre des monopoles’’ Louis LANDRY Samt-.Iean-de-Matha, 8 mars LE DEVOiR es! publié par i Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le Siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement Montréal H2Y 1X1 il est composé et imprimé par l’Imprimerie Dumont, division du Groupe Québécor Inc .dont les ateliers sont situés à 9130 rue Boivin.Ville LaSalle L agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser tes informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT Édition quotidienne $95 00 par année six mois $50 00.trois mois $28 00 À l’étranger $105 00/par année six mois $55 00, trois mois $30 00 Editions du samedi $19 par année Edition quotidienne livrée à domicile par porteur $2 10 par semaine Tarif de l’abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0656 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844-3361 (llgnet groupées). Le Devoir, jeudi 17 mars 1983 GARE AU RADON, POLLUANT RADIOACTIF par Pierre Depommier Professeur au département de physique de l'Université de Montréal POUR économiser l’énergie, nos gouvernements nous incitent à parfaire l’isolation thermique de no.s habitations.Cela peut créer un mai plus grand que la déperdition de chaleur: les méfaits sournois d’une pollution naturelle, ceux du gaz radioactif radon, un des produits de la désiniégi'ation de l’uramum.Evidemment, les pouvoirs publics ont de bonnes intentions : enrayer le gaspillage d’énergie qui s’est installé dans nos sociétés industrialisées.Cependant, des économies d’énergie effectuées n’importe comment peuvent conduire à des catastrophes.Que l’on se souvienne seulement de la mousse d’urée-formol I Or voilà que nous voyons poindre à l’horizon un autre problème, encore plus pernicieux celui-là.car largement inconnu du public et ne se manifestant par aucun symptôme à court terme.Je veux parler de la pollution radioactive des habitations.S’agit-il de la pollution créée par une quelconque centrale nucléaire?Non, il ne s’agit pas de cela, mais plutôt de la radioactivité naturelle, celle qui a toujours existé, même avant l’apparition de l’homme sur notre planète.Les scientifiques vous diront que tous les atomes qui constituent la matière qui nous entoure, et dont nous sommes faits, ont été fabriqués dans des réactions nucléaires semblables à celles qui se poursuivent dans les étoiles et qui permettent au soleil de nous envoyer sa chaleur.La plupart des atomes de notre teire sont stables, mais il y en a une quantité non néghgeable qui sont radioactifs de façon naturelle, parce que leur durée de vie est très longue, comparativement à l’âge de runn ers (¦f .ï miliards d’années pour ruranium 238).La croûte terrestre contient beaucoup d’uranium Évidemment, la teneur en uranium varie d’un lieu à un autre, mais on trouve couramment dans le sol une partie par million d’uranium.Il y en a aussi dans à peu près tous les matériaux de construction.Mais ce n’est pas tellement cet uranium qui est dangereux.Le problème vient du fait que parmi les nombreux produits de désintégration de l uranium il y en a un, nommé radon, qui est un gaz, lui-même radioac- tif avec une durée de vie courte.Comme le radon ne se combine pas chimiquement à d’autres éléments, il diffuse dans le sol et s’accumule dans l’atmosphère.Sa densité étant supérieure à celle de l’air, il a tendance à se rassembler dans les parties basses des immeubles.-Mors que la concentration de radon à l’extérieur est de l’ordre de 0.1 picocurie par litre, on observe à l’intérieur des habitations des concentrations aussi élevées que 2 à 5 picocunes par litre, suivant la qualité de la ventilaton.Le radon est respiré et se désintègie dans les jwumons en y laissant des corps solides et radioactifs qui vont pouvoir séjourner longtemps dans l’organisme.Et le rayonnement émis est principalement un rayonnement alpha, très ionisant, donc redoutable.Nous voilà confrontés à un problème d’exposition des po- pulations à de faibles doses de rayonnements ionisants (disons en passant que le radon n’est pas la seule source d’irradiation naturelle, loin de làl ) On sait que le principal effet biologique des rayonnements ionisants est l’iii-duction de cancers.Kn s’appuyant sur les données scientifiques disponibles on peut calculer que le radon est responsable de la mort par cancer d’environ 10,000 personnes par an aux Etats-Unis.Un programme d’économies d’é-negie qui consisterait à calfeutrer les habitations et donc à réduire la ventilation aurait pour effet d’accroître (peut-être par un facteur deux) la coii-centration du radon, d’où augmenta tion des décès par cancer de plusieurs milliers par année aux Etats-l’nis.t'eci montre une fois de nlus la complexité des problèmes liés a la proiluc- tion et l’utihsation de l’énergie, et confirme que toute mesure recommandé* par les gouvernements à la population devrait être soigneusement évaluée à la lumière des connaissances scientifiques.Kn étudiant ce problème du radon je me suis aventuré dans un autre domaine, en dehors de ma spécialité, et j’ai pu constater qu’il existe depuis longtemps, sur la formaldéhyde, une abondante littérature et des mises en garde contre l’utilisation de certains matériaux.Uomment en est-on arrivé à la situation que l’on connaît?Kst-ce par Ignorance de ce qui est publié dans des revues scientifiques qui sont jxiur-tant facilement accessibles?.-Mors, cette fois, il faut que l’on sache qu'il existe une abondante littérature sur le radon.Nos experts en santé publique et en environnement devraient en prendre connaissance.Le simple droit de retrait n’est pas suffisant par GM Rémillard Professeur à la faculté de droit de l'Université Laval L.'\ question du droit de veto du Québec n’a pas été discutée à cette conférence constitutionnelle et c’est une bonne chose.La question est d’une telle importance qu’elle nécessite une sage réflexion avant d’aborder la table de négociation.La formule d’amendement que l’on retrouve dans la Loi constitutionnelle de 1982 permet qu’une province se retire d’un amendement qui affecte sa compétence législative, ses droits de propriété ou tout autre droit ou privilege.La province doit alors exprimer son désaccord par une résolution adoptée à la majorité des députés membres de sa législature (art.38-3).Si l’amendement est relatif à l’éducation ou la culture, le retrait provincial est accompagné d’une juste compensation fournie par le Canada (art.40).C’est là le résultat du compromis négocié, ce fameux soir du 5 novembre 1981, qui a provoqué l’isolement du Québec.Le gouvernement du Québec a eu raison de dénoncer ce compromis puisqu’il est nettement insatisfaisant pour le (Québec.11 est cependant une amélioration sur l’ancienne situation qui accordait certes un droit de veto absolu au Québec mais ce droit, comme la Cour siquême l’a mentionné dans son avis sur celte question, n’était qu’un usage politique.Le droit de retrait est donc un acquis constitutionnel important d’autant plus qu’il reconnaît implicitement la spécificité québécoise par la compensation financière dans les matières relatives à la culture ou à l’éducation.Le droit de retrait est donc un premier pas.La question est de savoir comment il pourrait être amélioré pour satisfaire les exigences nationales québécoises.I,e professeur Beaudoin avait raison de souligner dans ces pages, le 5 mars dernier, que le droit de retrait es leaders autochtones sont prêts à mettre le temps qu’il faut cependant, conscient d’avoir participé à l’enclenchement d’un processus plus ou moins irréversible, conscients aussi de la relative faiblesse de leurs moyens de pression.Plusieurs, dont le représentant du Comité Inuil sur les affaires nationales, M.Amagoalik, et M Bill Wilson, vice-président du Conseil des autochtones du Canada, ont souligné que les débats pu-btics des (teux derniers jours avaient contribué à faire connaître les autochtones aux autres Canadiens.l,es porte-parole autochtones présents à la conférence étaient tous des « modérés », selon leur expression et celle de M Trudeau, les dissidents s’étant dissociés de leurs associations.Inégalité des femmes autochtones a par ailleurs donné lieu à un débat animé, les autochtones ne voulant rien entendre d’un article précisant l'égalité des sexes pour les autochtones.Mais les chefs furent assez mal pris car des représentantes des associations de femmes indiennes ont pris la parole el dénoncé la perle de statut qu’elles subissent auloinaliquement si elles marient un non Indien.Une modification à la constitution sera inclue et le premier ministre canadien espère que « les femmes ne l’oublieront pas».Le premier ministre a par ailleurs confirmé, en conférence de presse, que l’entente initiale n’aurait pu être entérinée parce (jue le minimum requis de sept provinces n'auraient pas donné leur accord Kn fait, les premiers ministres provinciaux n’ét aient pas les seuls hier matin à tiquer devant le travail nocturne de leurs procureurs-généraux ou hauts fonctionnaires l'Assemblée des premières nations (240,000 Indiens) demandait aussi des changements au texte mais dans le sens contraire de ceux réclamés par les provinces.Si elle avait deviné le nid de crabes mi’elle soulevait, l’Assemblée des premieres nations se serait peut-être empressée de faire adopter l'entente.l.es sujets (pu seront discutés lors des conférences ultérieures seront ceux qui n'ont pu être conclus, notamment, les gouvernements autochtones autonomes, la péréquation et ta prestation de services, et les titres aborigènes.M.Trudeau sait que cela sera long mais « s’ils ont attendu 30,000 ans, ils peuvent attendre un peu plus longtemps (pie vous et moi ».4 Débat À l'affiche du Ciné-t'ampus de l'U-deM, Les aienlurwrs de l'Arche [wr-duedii metteur en scène américain Steven Spielberg, à 19 h ,10 et 21 h 45, au 6e étage du Centre communautaire ¦ Conférence de M Alain de Vulpian, président de la Cofremca, Krance et président de l'Institut de recherches internationales sur le changement socio culturel sur « Les valeurs et les styles de vie défis de demain pour les entreprises » à l’hôtel Le Quatre-Saisons, salon Le Printemps, 1050 ouesl, rue Sherbrooke, à midi Kn-trét' $10 849-8086 ¦ Exposition des oeuvres de J.-W Stewart jusqu’au 8 avril à la (îalerie Alliance, 680 ouest, rue Sherbrooke 284-1768 ¦ Dinei théâtre au restaurant Au Vieux-l’orl à compter de ce jour Les comédies intitulées Les Luprottes contre-nttaquent et Une nuit deux tchomrnes seront présentées dans le cadre d’un programme double les jeudis, vendredis et samedis, jusqu’au 16 avril.Dîner à 19 Ir $11.50 et spectacle à 21 h, $7 jeudi et vendredi, $8 le samedi 659-0010 ¦ À 20 h, à l’Ecole Vincent-d’Indy, 628, Chemin de la Côte- Sainle-Cath'e-rine, Outremonl, concert par Danièle Bourget, flûte Iraversière.735-5261 ¦ Quatrième conférence de l’Association de sécurité informatique intitulée « Vérification informatique » avec M, Gérald Daly, à 14 h, à l'auditorium de Bell Canada, 1050, Beaver Mail 197-9777 ¦ Un atelier de « sons et mouvements » aura lieu au Café 1,’Ilerberie de 9 h à 17 h 30.Cet atelier est un mode de thérapie créatrice pour les personnes âgées qui s’adresse à tous les professionnels oeuvrant dans le domaine des services sociaux Initiative du Cl,SC Métro ’JII OOOI ¦ Concert Suzanne Beausoleil en l’église Notre-Dame-du-Sacré-Coeur 7675, rue St-Kdouard à LaSalle, à 20 h Entrée' $5.Cette invitation s’adresse particulièrement aux personnes aveugles 366-7902 ¦ Le Ciné-club Bois-de-boulogne vous invite à venir à la présentation du film .tu nii-tempsde Tape, version française de Stardust Memories, à 15 h 15 et 19 h, .salle S-r26 La projection sera reprise à 16 h et 20 h le vendredi 18 337-4342 ¦ « Réformer sans prisons’?», tel est le thème d’un colloque juridique organisé par les étudiants de la faculté de Droit de l'Université de Montréal, 3101, chemin de Tour.626-0451 ¦ L’Association québécoise du transport et des roules tient son 18e congrès à l’hôtel Château-Frontenac à Québec.¦ Collectes de sang de la Croix-Rouge en l’édifice AUiance, 680 ouest, rue Sherbrooke, de 9 h 30 à midi et de 13 h 30 à 15 h 30; et à Terrebonne, Galeries Terrebonne, 1185, boul.Moddv, de 14 h 30 à 20 h 30.la culture des peuples aborigènes.« On prépare mon peuple au bien-être social », a lancé M Charlie Watt.« Nous ne voulons pas de votre action positive parce que nous jugeons que c’est de la discrimination.Nous saurions comment préparer notre peuple au marché du travail el on parlera ensuite d’action positive s’il y a de la discrimination par la race On ne donne pas du travail à un Indien parce qu’il a une peau de couleur » Même si le chef du gouvernement fédéral semble avoir ignoré cet avis, les représentants des Métis et du Conseil national des autochtones ont évoqué la nécessité de solutions intérimaires Ils ont insisté sur le fait qu’il existe actuellement deux ordres de gouvernement — provincial et fédéral — auquels ils sont totalement étrangers Et ils estiment que c’est pour cela que les institutions mises en place par ces deux ordres de gouvernement correspondant si mal aux besoins réels des aborigènes.Citant d’ailleurs une fois de plus en exemple l’entente de la Baie-James, el les gouvernements des Territoires, M.Charlie Watt réclame d’avoir son mot à dire) (input) dans les deux ordres existants de gouvernement.Ils veulent, comme l’un d’entre eux Ta dit, des comités réservés au Parlement et dans les a.ssem-blées législatives.M Pierre Trudeau ne pense pas qu’il .soit question d’amender les lois électorales d’ici à Tan prochain 11 ajoute ne pas être convaincu que tel est la volonté des peuples autochtones et « s’ils veulent bifurquer c’est une autre question ».Si c’est leur souhait, a dit le premier ministre, je SUIS prêt à l’examiner également mais cela ne peut se faire en même temps que la discussion sur les gouvernements autonomes ».Un gouvernement autonome, pour administrer quoi, avec quelle base de revenus autonomes, et dans quel cadre de relations avec les deux autres ordres de gouvernement: toutes ces questions sont restées sans réponses hier, si bien que le gouvernement central a peut-être rendu un mauvais service aux peuples autochtones en l’amenant à Tordre du jour dès hier La seule province qui ait un projet concret est celle du Manitoba qui va aussi loin que de parler de « ressources fiscales propres » qui seraient garanties aux gouvernements autochtones par une formule de péréquation comparable à celle dont bénéficient déjà les provinces pauvres au Ganada.Quant à M René l.évesque, qui s’est tenu systématiquement absent des grands débats de la journée d’hier, il a quand même souligné, avec un sourire, que le cri de « maître chez nous » lancé par les autochtones a évoqué quelque cho.se pour lui M Peter i.ougheed a tout au plus laissé entendre qu’il faudra bien, a un moment donné, en venir à ce genre de discus.sions mais ni ses réactions, ni les silences de ses collègues, n’indiquent que ce soit pour la prochaine conférence Le débat s’est donc terminé sur une sorte de menace du représentant des Inuit: «Même si la conférence échoue, nous existerons encore demain.Et ce .sont mes enfants qui viendront frapper à votre (lorte » À la question posée par plusieurs.« Quelle place est la nôtre?» la seule réponse qu’on leur a offerte, c’est un siège, dans un an, dans le même Centre de conférences de la capitale nationale.4 Attentats Cégep Edouard-Montpetit Le syndicat des professeurs blâme sévèrement la FNEEQ par Rodolphe Morissette Réuni hier soir en assemblée générale, le Syndicat des professeurs du Cégep Edouard-Monlpetit, Tun des collèges publics les plus importants du Québec, a blâmé vertement la fédération CSN à laquelle il est affilié, d’avoir abandonné les négociations directes amorcées avec le gouvernement la semaine dernière et opté, d’une manière non démocratique, pour la conciliation.Le Syndical d’Edouard-Montpetit, qui sera bientôt suivi en son geste par maints autres syndicats affihés à la Fédération nationale des enseignants et enseignantes du Québec (FNEEQ -CSN), recommande à ses membres, malgré les décisions, du reste plus qu’ambiguës, qui ont été prises par la direction de la P'NEEQ le week-end dernier, d’accepter les clauses qui ont déjà été paraphées à la table de négociation le soir du 8 mars.Les syndiqués n’élaient guère tendres pour le groupe des « 41 » de la FNEEQ réuni à Québec durant le week-end pour mettre au point la stratégie de la Fédération (ce groupe des 41, qui contrôle la négociation pour la FNEEQ, est formé d’un représentant de chacun des syndicats locaux affiliés).L’un a parlé de « l’assemblée de flyés à Tatelier sectoriel (de la FNEEQ) et des super-flyés du groupe des 41 ».Les 7 et 8 mars, les 41 s’adonnaient, avec les représentants du gouvernement à des rencontres d'exploration sur les questions litigieuses.Soudain, les né- gociations directes reprenaient le soir du 8, au terme desquelles les parties ont paraphé un certain nombre de questions, mais naturellement point la question centrale, soit l’augmentation de la tâche des professeurs (par 13 5 %, prévoit le décret) L’assemblée des 41, samedi dernier, a voté à 18 contre 18 l’entente partielle.Le président de la FNEEQ, M.Claude Gauthier n’a rien tranché.On a transporté le débat à T« atelier sectoriel » de la Fédération.Celui-ci n’a pu obtenir la double majorité requise en faveur de l’entente 21 syndicats y souscrivaient, contre 13; mais 56 syndiqués contre 53 la rejetaient.Et tout cela au terme d’une réunion qui tourna en un joyeux cafouillage.Ce n’est pas tout.Le même atelier sectoriel a décidé, à 22 voix contre 15, de ne point consulter les assemblées générales locales au sujet de l’entente partielle.C’en était trop pour les dirigeants du Syndicat des professeurs d’Edouard-Montpetit - comme pour ceux de bien d’autres cégeps, tels Maisonneuve, Gaspé, Hauterive, La Pocatière, Ri-vière-du-Loup, F.-X.-Garneau, Montmorency, Thetford, Samt-Félicien, etc.Comme Edouard-Montpetit, ces cégeps tiendront malgré tout des assemblées générales locales afin de consulter les membres sur l’entente partielle.Sur cette question précise, les professeurs d’Edouard-Montpetit ont dit presque à l’unanimité hier soir qu’ils y souscrivaient.Ils ont également dit leur désaccord formel avec le fait de ne point vouloir consulter les syndicats locaux.Enfin, ils ont blâmé la P'NEEIQ d’avoir choisi, sans soumettre d’abord la question aux instances locales, d’abandonner la négociation directe - qui commençait à porter fruit - pour aller en concihation.La présidente du Syndicat, Mme Louise Cornveau, estime que celte décision a été prise par des gens « qui ne connaissent rien a la conciliation ».En conciliation, dit-elle, les parties perdent le contrôle de la négociation et finissent toujours par gagner moins qu’elles peuvent obtenir dans le face à face.« Et si le conciliateur ne produit pas de rapport, nous serons acculés soit à avaler le décret, soit à déclencher la grève générale.» Toujours est-il que les 41 ont décidé samedi, à 17 voix contre 16, que la concihation ne durerait pas plus d’une semaine.À ce propos, trois personnes ont été désignées hier à titre de conciliateurs pour le secteur collégial, après avoir été agréées parles parties.Il s’agit de Mme Ginette Dusseault, qui est représentante syndicale du Syndicat canadien de la fonction pubhque'(FTQ) depuis 1978, MM.Claude Boily, vice-président de la Régie des loteries et courses du Québec, et Normand Gauthier, conciliateur au mimstère du travail.Le gouvernement a signifié à ses interlocuteurs du miheu collégial ces dernières semaines que tout règlement du conflit devait inéluctablement passer par une augmentation de la tâche des professeurs de cégep.La conciliation est déjà entreprise et les parties expliquaient hier soir leurs point de vue aux concihateurs.mois à la Force multinationale, sans apporter d’autres précisions.Selon le dernier communiqué publié en fin de matinée par le porte-parole du contingent américain, cinq « marines » ont été blessés au cours de l’attentat perpétré par une ou plusieurs personnes.Les premiers soins ont été donnés aux blessés sur place puis ils furent transportés par hélicoptère à bord du navire américain Guadalcanal mouillant au large de l’aéroport.Selon des sources officielles libanaises, plusieurs arrestations ont été effectuées par l’armée hbanaise dans ce secteur, (jui a été quadrillé par les militaires libanais el américains Les attentats contre les patrouilles Italiennes et américaines (Je la Force multinationale à Beyrouth servent les objectifs d’Israël, citait hier une source gouvernementale officielle, l’agence nationale d’information ANI.« Ces attentats visent à démontrer que l'armée hbanaise est incapable d’assurer la sécurité et la stabilité dans les régions qu'elle contrôle, comme Ta affirmé le ministre israéhen des Affaires étrangères, M.Yitzhak Shamir, à Washington », a-t-on ajouté de source gouvernementale, selon TANI.Les forces israéliennes ont également été la cible d’attentats.Deux officiers israéliens ont trouvé la mort hier lorsque leur véhicule a touché une mme et explosé près de Beyrouth, sur la route de Damas, à Saida, deux garde-frontières israéliens ont été blessés, hier également, par des pierres lancées par des mamfestants.Dans l’intervalle, à Washington, on souhgnait que les « nouvelles idées » élaborées au cours de quatre jours d’intenses pourparlers sur le problème übanais ne prévoient nullement le maintien de troupes israéhennes au Sud-Liban Le président Ronald Reagan et le secrétaire d’É*at George Shultz ont réi- téré leur totale opposition au maintien d’une présence militaire israélienne au Liban tout au long de leurs entretiens avec M.Yitzhak Shamir, a-t-on déclaré de sources américaines autorisées.Les déclarations de M.Shamir à la télévision israélienne selon lesquelles Washington aurait accepté « le principe d’une coopération » des armées libanaise et israélienne au Sud-Liban ont surpris les milieux officiels américains mais n’ont encore suscité aucun commentaire.On souligne toutefois en privé au département d’Étal le caractère très ambigu des propos tenus mardi par M.Shamir.Le ministre s’est en effet gardé de préciser si cette « coopération » impliquerait ou non le maintien de forces israéhennes au Liban.Le gouvernement américain soutient pleinement la position défendue par le ministre libanais des Affaires étrangères, M.Elle Salem, qui a été reçu hier par le président Reagan.Cette position consiste à refuser toute présence militaire israélienne, même symbohque, au Liban.Les États-Unis ont cependant suggéré la création d’une commission mih-tame améncano-israélo-hbanaise qui serait chargée de surveiller Tapphcalion d’éventuels accords de sécurité au Sud-Liban, a indiqué un responsable du département d’Etat.Il a cependant précisé qu’une telle commission serait uniquement habihtée à enciuêter sur toute violation de la sécurité du Sud-Liban, qui doit, selon Washington, être assurée par l’armée libanaise après le retrait total des troupes israéhennes.Les États-Unis pourraient dans ce contexte envoyer des conseillers militaires au Sud-Liban pour aider les forces libanaises à empêcher que des attaques soient lancées contre Israël à partir de cette zone, a ajouté le responsable du département d’État.Parmi les autres « idées nouvelles » que M.Shamir s’est engagé à soumettre à son gouvernement dès son retour à Jérusalem, hier, figurent, selon les spécia-hstes américains' ¦ intégration des milices chrétiennes du commandant dissident Saad Haddad dans l’armée réguhère hbanaise; ¦ entraînement et l'équipement de l’armée hbanaise par les États-Unis; ¦ accroissement des effectifs de la Force multinationale (États-Unis, France, Italie, Grande-Bretagne) et élargissement au Sud-Liban de sa zone opérationnelle après un retrait israéhen.Les dirigeants américains craignent toutefois que M.Shamir aient du mal à convaincre le cabinet israéhen, qui doit se réumr aujourd’hui, d'accepter toutes ces suggestions.Les (hverses formules avancées lors des entretiens de Washington reposent en effet sur l’abandon d'une revendication cruciale du gouvernement israéhen que M.Shamir n’a cessé de réaffirmer: maintien d’une présence militaire réduite au Sud-Liban pendant une période indéterminée.De Tavis des dirigeants israéliens, l’armée hbanaise ne sera pas en mesure avant plusieurs mois, smon plusieurs années, d’assurer à elle seule la sécurité du Sud-Liban.Le premier ministre Menahem Begm, a-t-on mdiqué de source diplomatique israélienne.estime que la création de pa- trouilles israélo-libanaises demeure le meilleur moyen d’empêcher Tinfillra-tion d’« éléments terroristes » au Sud-Liban.4 Bruxelles Lévy Beauheu, qui compte plus de 15 titres à lui seul el qui, il y a deux ans à cette même foire, avait été de tous les circuits normaux d’entrevues, il ne comprend pas Tmactivité où on le confme cette année.'V.-L.B n’est pas abattu pour autant et s’estime privilégié de pouvoir faire progresser un manuscrit et mettre la dernière main au titre qui paraîtra à la mimai chez cette maison d’édition, soit rien de moins que les mémoires de Tex-ministre du gouvernement du Parti québécois, M.Claude Charron.Les trois niveaux du Centre Ro-gier continuent à accueillir des foules qui achètent tous les titres de livres.La bande dessinée semble primer quant au volume des ventes, mais il n’est pas rare de voir un bi-bhophile porter avec déheatesse Tun Les «Dix» se disent satisfaits OTTAWA (PC) — Bien que déçues du refus du premier ministre Trudeau de convoquer une conférence fédérale-pro-vinciale sur l’économie avant le dépôt du prochain budget, les provinces se sont dites satisfaites hier de l’ouverture du gouvernement fédéral à l’égard d'une telle réunion au cours des prochains mois Tel est Tavis exprimé hier par le président de la Conférence des provinces, le premier ministre de Nouvelle-Ecosse, M John Buchanan, tandis qu’à la Chambre des communes, le ministre des Transports, M.Jean-Luc Pépin, déclarait que le dîner de mardi som n’avait donné lieu à aucune entente avec les provinces sur les questions économiques La veille en toute fin de soirée, des fonctionnaires avaient aussi indiqué que la convocation d’une telle réunion n’é-tait pas acquise pour le gouvernement fédéral « Nous pensons qu’il aurait été préférable que la conférence ait heu avant le budget », a dit M Buchanan, ajoutant que, devant le refus d’Ottawa, les provinces avaient reconnu que les quatre ou six semaines de délai avant le budget ne permettaient pas une préparation suffisante pour la réunion.Autour d’un dîner privée, le premier ministre Trudeau a offert une fin de non-recevoir à la requête de la plupart des provinces pour une conférence avant le prochain budget du ministre des Finances, M Marc Lalonde, prévu pour avril, devant l’urgence de se mettre d’accord sur une stratégie de relance économique.de ces albums d’art qui foisonnent ICI.C’est une fête des yeux et de Tes-prit qui, cette année, est d’autant appréciée qu’elle offre pour la première fois une garderie et les services d’un médecin, La 15e Foire du hvre de Bruxelles ferme dimanche et son président, M.Willy Vander, accueille dans les présentoirs de sa propre maison maints titres produits au Québec, entre autres cet Auto-correct-art d'AmJré Dîon, qui semble bien effectuer sa première percée européenne après 12 ans de patiente attente.Aujourd’hui, Tinvitée est Anna Karma et demain, Alexandre Zynovief, dont L’Âge d’homme a pubUé six essais critiques sur le totahtarisme et la société soviétiques.4 Élections dats du Parti libéral, a-t-il lais.sé entendre Interrogé sur le Parti conservateur, M Lévesque a signalé que cette formation politique nuisait à sa propre cause avec son congrès au leadership et il a prédit que M.Brian Mulroney n’avait aucune chance d'être élu chef du Parti conservateur Pour lui, M Mulroney e.st « une espèce de reproduction réduite, très réduite, de M lYudeau ».17 mars par la PC et TAP 1982: le gou\ornement Reagan demande au Cnngi'è.s une aide pour la ré gion de.s \nlille.s, dont $128 millions de.s-tinés à une assistance économique d'ur gence au Sahador, 1981 : les autorités polonaises par\ len-lient à un accord a\ ec le ,s\ ndicat indépendant à Radom, mais des menaces de grève susbsistent dans l'industrie du bois et l'agitation persiste parmi les pav.sans.1978.le président Ford informe tesor-gani.sations juives américaines qu'il est résolu à V endre de.s av ions de transport militaire à l'K.gvpte.1988, un sous marin de poche locali.se la bombe II.perdue par un bombardier américain en Méditerranée, au large des côtes espagnoles.1982' Moscou accuse les Istals-L'nis de mener une guerre non déclarée au Vietnam et réclame le retrait de.s forces américaines stationnées dans ce pu,'s., i9.ï9: le Dalai-I.ama.chef .spirituel tibétain.quitte Lhassa à la suite d'un .soulèvement anti-chinois.il se réfugiera ultérieurement en Inde, 1921' proclamation de la constitution polonaise.1898 le Transvaal el T Etal libre d'O-range signent une alliance offensive et défensive, 1888: établissement du protectorat britannique sur Sarawak, à Borneo, 1848: soulèvement contre le Autrichiens à V'eni.se à l'appel de Daniele Ma-nin, 1778: les insurgés américains obligent les .\nglaisà évacuer Boston, 1528: le roi de France F'rançois 1er, pri.sonnier des Espagnols, est hbéré Elle est née un 17 mars Mme Roland de la Platière (Manon Philipon), femme de lettres et épouse du ministre de l'intérieur ami des Girondins, qui fut guillotinée (1754-1793) LE DEVOIR Montréal, jeudi 17 mars 1983 LACTUALITE ÉCONOMIQUE Un mode d’cpargne SUPÉRIEUR Nos certificats de DEPOT GARANTI Intérêt annual périoda 31 6 TRUST OEIMERAL Des négociations sont en cours pour la vente de l’Auberge des Gouverneurs par Michel Nadeau Le mandataire des créanciers de la chaîne hôtelière «L’Auberge des Gouverneurs» négocie actuellement avec des investisseurs québécois et européens pour la vente de cette entreprise, mise récemment en faillite.Pour conserver les droits sur des créances de $20 millions, quatre institutions financières québécoises ont, le 20 septembre dernier, pro- cédé à une saisie des actifs.La douzame d’hôtels poursuit néanmoins ses activités sous l’admuustration du fiduciaire des créanciers.¦ Unigesco: aujourd’hui La direction de la compagnie Unigesco annoncerait aujourd’hui une première acquisition dans le cadre de son plan de redéploiement ajirès la vente de ses compagnies d’assurance L’Umque au groupe La Solidarité, de Québec.Riche d’un fonds de roulement de plus de $5 millions, la firme montréalaise voudrait regroufier plusieurs petites et moyennes entreprises.Vendredi prochain, 25 mars, se tiendra l’assemblée annuelle des 2,500 actionnaires de cette compagnie dirigée par M.Bertin Nadeau.La valeur aux hvres des quatre millions d’actions est de $2.12 A la Bourse, les titres s’échangent à $1.10.¦ Le CID à la Bourse L’état-major du mouvement coopératif québécois s’est rendu, hier, au coeur même du système capitaliste pour l’inscription à la cote de la Bourse de Montréal des actions privilégiées du Crédit industriel Desjardins Ces titres offerts au public en janvier au prix de $10 comporte un dividende cumulatif de 12 25 %.Ces actions ont fermé à $10.75.C’est la première fois que le mouvement des caisses populaires inscrit les actions d’une de ses institutions à la cote de la Bourse.Spécialisé dans les prêts aux moyennes entreprises, le Crédit ndustriel Desjardins a été frappé en 1982 par la crise économique • des pertes de $2 millions ont été épongées par une récupération fiscale de $3 milbons ¦ Habitation: $100 millions La Banque d’Epargne a annoncé, hier, l’mjection de $100 milbons dans le marché hypothécaire résidentiel à Montréal.Constatant une reprise de l’activité de la construction domicibaire dans la région, la banque de la rue Saint-Jacques veut accroître sa part du marché ( 12 % actuellement).La Banque a innové la semaine dernière en abaissant à 11 % le niveau de ses prêts hypothécaires pour une durée d’un an.Iromquement, la filiale de la Banque d’Epargne, le Crédit Foncier, ramenait hier matin de 11.75 % à 11.5 % le niveau de ses taux pour une période d’un an également.¦ Solidarité coopérative Deuxième fédération régionale en importance après celle de Montréal, la Fédération des caisses populaires de la région de Québec vient de publier ses résultats, qui montrent un actif de près de $4 milliards dans ses 328 caisses.Les frais admmistratifs grimpent de 21.5 %, un sommet sans doute dans le Mouvement Desjardins.La Fédération a manifesté de façon tangible sa sobda-rité envers les autres membres du groupement coopératif avec des investissements qui atteignent maintenant $35 millions.On ne mentionne malheureurement pas le rendement obtenu sur ces «placements».La Fédération a investi près d’un mdbon dans trois Sodeqs et $4 millions en actions de la Banque Nationale II y un placement de $1,000 dans une coopérative non rattachée au Mouvement Desjardins, celle des Consommateurs de Charlevoix-Est.¦ De la SOI à la SNA La Société de développemnent industriel du Québec a annoncé, hier, l’octroi d’une subvention de $16 miUion à la Société nationale de l’amiante (SNA) pour la construction d’une usine de production de sels de magnésium, à Thetford-Mines.Le gouvernement québécois avait déjà injecté $7 millions en capital-actions de la SNA pour cette entreprise « qui pourrait amener la création de 28 emplois ».Selon le rapport annuel de la SNA, l’usine de sels de magnésium «entrera en production au mois d’avril 1983».La décision d’aide de la SDI arrive à point.Une étoile pâlit Plusieurs entreprises dans le domaine des technologies nouvelles attirent beaucoup d’attention des mibeux financiers et de la presse économique sans pour autant jamais décoUer vraiment.Fabricant de capteurs solaires, la firme montréalaise Pétro-Sun a décroché des contrats en Egypte et ailleurs dans le monde mais les bénéfices ne suivent pas.Des ventes totales de $7 millions en 1982 ont laisse des pertes de $762,429, soit le double des gains modestes de 1981.¦ En raccourci Contrôlée par la société Brascan et les frères Peter et Edward Bronfman, la société Trilon Financial Corp.veut étendre ses activités dans le secteur financier après avoir acquis 98 % de London Life.Brascan a offert à sa filiale sa participation de 18 % dans le Trust Royal L’autre actionnaire d’importance dans le 'Trust Royal est la famille Reichmann, partenaire des Bronfman dans 'Trizec Corp De mauvaises langues affirment que la Caisse de dépôt aurait été invitée à participer au financement de Trilon et à la prise de contrôle du Royal Trust L’opération ferait rager certains éléments de l’establishment financier torontois.La Chambre de commerce régionale du Portage a reconnu cette semaine que le projet du super-port pétrolier de Gros-Cacouna est bel et bien mort et enterré.Les Tapis Coronet, de Farnham, vient de signer une entente d’approvisionnement avec Gaz Inter-Cité Québec In-c .Une firme d’assurance de risques commerciaux, Commonwealth Insurance, de Vancouver, serait sur le point de passer aux mains du puissant groupe Home Insurance, à moins que l’Agence d’examen de l’investissement étranger n’intervienne en faveur d’une firme canadienne désmant oeuvrer dans ce domame.Les garagistes américains situés le long de la frontière québécoise font des affaires d’or puisque l’essence se vend 10 cents de moms le btre du coté améncam.Dome Petroleum a décidé de s’adresser aux autorités de la Colombie-Britannique afin d’obtenir la permission de construire une usine de bquéfaction de gaz naturel pour ses expéditions au Japon.Avec une délégation de producteurs agricoles du Québec, le mimstre de TActicuI-ture, des Pêches et de TAbmentation, M.Jean Garonr, est actuellement au Japon pour la promotion des produits québécois, surtout du porc, un marché où TOntano voudrait supplanter le Québec.Michel Nadeau « Les négociations progressent, mais lentement », a déclaré, hier au DEVOIR M.Jacques Laquerre, mandataire des créanciers à remploi de la firme Raymond, Chabot, Martin, Paré et Compagnie.« La compagnie Atbfic, de Montréal, n’est pas parmi les groupes avec lesquels nous discutons», a ajouté M Laquerre, commentant ainsi les rumeurs voulant que la Caisse de dépôt et placement du Québec, s’associe à cette firme montréalaise pour relancer l’Auberge des Gouverneurs Atbfic est une entrepose contrôlée par M Jacques Lalonde, qui possède plus de ‘20 Hobday Inn, dans TEst du Canada La trentaine de petits actionnaires, qui détiennent 76 % des actions, ont tenté à deux reprises de fame accepter un plan de relance de la compagnie Delta des Gouverneurs Inc., la firme qui pst mise en faillite Mais les créanciers n’ont pas voulu de ces propositions.Donc, les actifs sont toujours à vendre ' Ces actionnaires et la Caisse de dépôt (avec 24 % des actions) perdront fort probablement leur mise La Caisse est cependant au nombre des créanciers obligataires avec la Banque Nationale, le Trust Général et T.Assurance-Vie Desjardins Les parternaires se sont entendus sur un objectif dans la récupération de leurs fonds le maintien de la chaîne hôtelière québécoise II n’est donc pas question de vente à la pièce Pour ce qui est des activités courantes des hôtels, elles demeurent déficitaires, mais le directeur général M Yves G raton, croit pouvoir réduire en 1983 les perles de $2 millions enregistrées l’an dernier.Un important pro- AES Data signe une entente de $154 millions avec Lanier A ES Data Liée, de Montréal et Lamer Business Products Inc, d’Atlanta, ont annoncé hier la conclusion d’une entente de trois ans relative à la distribution de leurs produits à travers le monde Cette entente vise à intensifier la pénétration par les deux compagnies du marché de la bureautique En vertu de cet accord, A ES doit livrer à Lanier, d’ici la fin de 1985, un minimum de $126 milbons US ($154 milbons canadiens) de matériel de traitement de texte.La Corporation de dévelopfiement du Canada possède 78 % des actions d’AES et Lamer, le reste Cet accord, signale AES dans un communiqué, englobe tous les systèmes à ressources partagées et appareils autonomes existants, de même que tout nouveau produit à l’intérieur de cette famille qui pourrait être mis en marché au cours de la période du contrat Selon le président de Lanier, M Wes Cantrell, cette nouvelle entente donne à sa compagnie des droits de distribution pour des produits spécifiques d’AES aux États-Unis, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Afrique du Sud, en Israel ainsi que dans toute agence gouvernementale américaine en Allemagne de l’Ouest Pour sa part, le président d’AES, M John Leng, a signalé qu’AES pouvait aussi vendre d’autres gammes de produits de bureau, par le biais d’autres canaux de distributioin, tant aux États-Unis qu’ailleurs.AES, dont le siège social est situé à Montréal est Tun des plus grands fournissseurs de matériel de bureau et de traitement de texte au monde gramme de contrôle des dépenses a été mis en place Ainsi, le personnel du siège social a été ramené de 65 à 35 personnes « Mais le taux d’occupation demeure trop bas à 56 % », note M Graton.L’.\uberge du centre-ville, près de l’Assemblée nationale à Québec, a affiché un taux d’occupation de 50 % seulement en février.ce qui est à peu près le même que les etablissements concurrents dans la Vielle capitale Pour hausser la fréquentation des hôtels, la direction propose un programme de « petits weekends », en vertu duquel les visiteurs ne paient que la moitié environ du tarif de la semaine En attendant la reprise, M Graton est optimiste du côté du Manoir Richelieu, dont l’Auberge assume la gestion pour le compte du ministère du 'Tourisme du Québec «Nous avons plus de congi'ès en 83 que Tan dernier », poursuit M Graton Quoiqu’il en soit, selon M Laquerre, la chaîne hotebère québécoise demeure un placement intéressant puisque les actifs auraient une valeur de $40 millions « en temps normal ».La dette est de $20 milljons Donc, le futur acheteur, en ajoutant quelques millions au fonds de roulement, pourrait éventuellement réaliser un gain de capital appréciable, selon M LaqueiTe.La Banque de Montréal ouvre un bureau en Chine La Banque de Montréal a inauguré, hier, un bureau de représentation à Pékin, où le président du conseil et chef de là direction de l’institution, M William D Mulholland, a dit, au cours de la cérémonie d’ouverture, que la participation de plus en plus acti\ e de la Chine à la communauté mondiale constituait « Tun des évé nements les plus importants de notre époque pour les affaires internationales » A Taube de son virage technologique, la Chine envisage des dépenses fortement accrues de plusieurs milliards de dollars au cours des prochaines années en divers équipements dont le Canada pourrait être un fournisseur important Parmi les prioi liés des autorités chi noises, il y a en effet des machines aratoires, des systèmes de communications, des équipements de transport, la mécanisation des industries mmiè res, pétrolières et forestières ainsi que des équi pements de production et de transmission d’énergie électrique Voilà des do manies, comme Ta rap pelé le président de la Banque de Montréal, dans lesijiiels le Canada se spè^ cialise justement M Mulholland a ex primé Tavis qu’en déci dant d’accueillir les ban ques et les investisseurs étrangers et qu’en voulant développer son commerce extérieur et, d’une façon générale, poursuivre des politiques orientées vers le monde extérieur, la Chine allait sans doute faciliter la réalisation de son objectif, qui est de quadrupler sa production d’ici la fin du siècle et d’améliorer sensiblement le niveau de vie des Chinois Le président du conseil de la Banque de Montréal, qui s’adressait aux invités dans la salle au Palais des Conférences de Pékin, a fait valoir (jue cet objectif était imjHirtant avant tout pour le peuple chinois; mais il a ajouté « la réussite de la Chine profitera également à la communauté mondiale en inspirant les autres et en les encourageant à réaliser les mêmes types de progrès Etant tout à la fois un pays en voie de développement et Tune des puissances mondiales les plus influentes, a dit M Miillioltand, la Chine se trouve dans une positions unique Le Salon de la sous-traitance espère générer des retombées de $50 millions par André Bouthillier Des entreprises manufacturières transigeront des affaires de $50 millions durant le quatrième Salon de la sous-traitance de la Rive-Sud, soit le double de Tan dernier.C’est ce qu’ont prédit hier le président de la Société pour le progrès de la Rive-Sud, M.André Saint-Michel, et le président du comité organisateur du salon 1983, M Raymond G.Lapierre, au cours d’une conférence de presse tenue à Longueuil.Le quatrième salon aura lieu lieu les 26 et 27 avril à Thôtel Sheraton Saint-Laurent, à Tile Charron.Une fois par an, depuis 1980, les gens d’affaires de la Rive-Sud organisent un grand marché pubbc qui permet à des fournisseurs de sous-contrats de donner des commandes à des entreprises de la région.Sans cet événement, estime M.Saint- Michel, plusieurs contrats ne seraient certes pas accordés à Tune des quelque 700 entreprises de la Rive-Sud spécia-bsées dans la sous-traitance.Environ 150 exposants doivent participer au Salon 1983 Sur ce nombre, il y aura 27 donneurs d’ordre.Le reste sera composé de preneurs d’ordre et d’entreprises de service (mstitutions financières, ministères gouvernementaux, etc.).Les organisateurs s’attendent à rece- voir 5,000 visiteurs, c’est-à-dire 2,000 de plus que Tan dernier A l’occasion du Salon 1982, la Société pour le progrès de la Rive-Sud avait reçu du gouvernement québécois une subvention de $195,000, répartie sur trois ans, pour la mise sur pied d’un projet-pilote de Bourse régionale de la sous-traitance L’objectif de cette bourse est de favoriser un échange d’information à Tin-tention des industriels inté- ressés à connaître les possibilités techniques de production qui leur sont accessibles Le projet est toujours en marche Les principaux secteurs dans lesquels se pratique la sous-traitance sont le caoutchouc, les produits de plastique, les produits métalliques manufacturés, la machinerie non-électrique, la machinerie électrique et électronique, le matériel de transport et Tin-dustrie primaire du métal LABRADOR MINING AND EXPLORATION COMPANY LIMITED DIVIDENDE NO.88 AVIS EST PAR LES PRÉSENTES DONNÉ QU'UN DIVIDENDE RÉGU- I 1ER de soixanle et cinq (65') cents par action a été déclaré sur le capital-actions de la Compagnie, payable le 24 mai 1983.aux actionnaires inscrits a la clôture des afiaires le 26 avril 1983 PAR ORDRE DU CONSEIL W.F.White Vice-président et trésorier II mars 1983 Toronto, Ontario ¦ Beaucoup reste à faire pour en arriver à une publicité plus efficace par Claude Turcotte Malgré toute la magie ensorcelante que la croyance populaire prête souvent à la pubbcité, ceux qui y oeuvrent considèrent pour leur part que cette science ou cet art, à moins que ce ne soit les deux à la fois, en est encore à ses premiers balbutiements.C’est essentiellement pour cette raison qu’avait beu hier le deuxième séminaire annuel sur la recherche publicitaire, organisé conjointement par le Pubbcité-Club de Montréal et la Fondation canadienne en recherche pubb-citaire (CARF).Suite au succès d’une première expérience Tan dernier, le monde de la publicité, c’est-à-dire les agences, les médias, les consultants et les annonceurs, on a voulu poursuivre le débat cette année à partir du thème suivant: « Vers une pubbcité plus efficace ».Pour les publicitaires en général et ceux du Québec en particulier, il s’agit d’une question d’un caractère qui n’a rien d’académique, puis-qu’en 1981 on a dépensé en pubbcité environ ici $700 millions, et ce en ne tenant compte que de la publicité dont on pouvait vérifier les budgets, ce qui exclut toutes les annonces plus ou moins artisanales faites par une foule de petites entreprises et commerces de coin de rue.Deux des principaux organisateurs de ce séminaire, MM.Robert Lord, président sortant de la CARF, et Robert Lacas, président du Pu-bbcité-Club, en expbquant le sens de la réunion, ont fait valoir que « plus on étudie la pubbcité, plus on soulève des questions ».Ils reconnaissent sans hésiter que cette activité humaine en est encore à ses premiers balbutiements, même si les profanes et les consommateurs de publicité ont souvent tendance à prendre les publicistes pour des magiciens et des envouteurs de l’inconscient.M.Lacas est toutefois d’accord pour dire que les professionnels de la pubbcité s’en vont vers une demarche plus scientifique et empirique avec les sondages ou « les pré-tests, les tests et les post-tests ».Tout cela pour en arriver à « découvrir les mécanismes de la persuasion», précise M.Lord.En publicité comme en d’autres domaines, les Québécois tentent de profiter au maximum de ce qui se fait ailleurs, particulièrement aux Etats-Unis et à Toronto, là où la tradition pubbcitaire est plus ancrée d’une part et souvent plus avant-gardiste d’autre part.Il s’agit en somme de se tenir à la fine pointe de ce qui se fait ail- leurs, ce qui explique la participation hier de conférenciers qui, pour la plupart, venaient des Etats-Unis.Dans leurs réflexions, les publicitaires abordent les problèmes de deux points de vue différents: les médias et la création Dans le premier cas, il s’agit de mesurer Tef-ficacité de leurs messages, de voir quelle peut être la fréquence et les conditions de publication les plus rentables Pour ce qui est de la création, on se penche sur le contenu de la publicité en cherchant à découvrir les meilleures façons de toucher le pubbc récepteur.Le débat en cours sur le contenu que devraient avoir les messages de boissons alcooliques en est un exemple.Dividende numéro 13 Actions privilégiées AVIS est par la présente donné qu'un treizième dividende Inmeslricl calculé au taux annuel de 0,935 $ par action privilégiée convertible, à dividende cumulatif, rachetable, d’une valeur nominale de 17 $ chacune, a été déclaré par le conseil d'administration Ce dividende sera payable le 15 avril 1983 aux actionnaires inscrits à la fermeture des livres le 31 mars 1983 Pierre Aude! avotnt Secrétaire Montréal, le 17 mars 1483 TRUb?bEI\iERAl DU CAIMADA Club Canadien Faible hausse du taux d’utilisation des capacités de production aux USA WASHINGTON(AFP)-L’industrie américaine a tourné en février à 68.5 % de ses capacités de production, soit 0 2 % de plus seulement que le mois précédent, a annoncé hier la Réserve fédérale.Cette faible progression a reflété la légère améliora- tion de la production industrielle américaine (plus 0 3 %) intervenue en février En janvier, le pourcentage d’utibsation des capacités industrielles avait augmenté de 0 8 % à la suite d’un accroissement plus marqué (1 3%) de la production industrielle Dividende Numéro 50 AVIS est par la présente donné qu’un dividende trimestriel de 0,15 $ par action ordinaire a été déclaré par le conseil d'administration.Ce dividende sera payable le 15 avril 1983 aux actionnaires inscrits à la fermeture des livres le 31 mars 1983.Pierre Audct, avocat Secrétaire Montréal, le 17 mars 1983 TRUST GEI\IERAL DU CAI\)ADA Malgré le ralentissement de Taméboration de l’activité industrielle en février, la plupart des économistes continuent d’estimer que la re-pn.se économique amorcée récemment aux Etats-Unis se poursuit APPARTEMENTS EXÉCUTIFS Meubles (au mois) ou non meubles (a Tannée) Le meilleur atout des Appar-tements Haddon Arms est une gérance dévouée qui assure un entretien impeccable et un service excellent Nous sommes situés au centre ville mais sur une élég^te rue résidentielle jiir 1514)935-9224 HADDON ARMS « 2170 AVE.LINCOLN Près du Forum & Metro Marcel Perrier Lors de l'election du nouveau conseil d'administration du Club Canadien, Monsieur Marcel Perrier, président de la Maison HRoy Liée et vice-président du Centre couleur de Sl-Hyacinthe, a été réélu président de ce club Font également partie du conseil d'administration du Club Canadien Me Clermont Vermette et Albert Sauvé comme vice-présidents, Pierre-Paul Paquet secrétaire et Robert Jacques, trésorier, tandis que les directeurs sont MM Norbert Vali-quette, R Yves La Fontaine, Gilles Emond, Raymond Provost et Bernard Crevier ainsi que M Jean-Louis Gervais à titre d'ex-président ITll Banque Nationale de Paris IILLII (Canada! (TAÎ CONSOHOf PfRIODIQUt 0(S REVENUS (nf>n vcnlic) (un millipfs (Jr doll.us) Irirtu-siff s< tcrrnituinl r au» mdtf'fii 1 i-t mulnlier V ( unifiris 1 dfnurtissemeni 951 «70 Autres Ifdis 910 925 (utdl fies ffdis duln s que les intr-rêls 3 002 ) 45K Revenu net (perte nette) avant la provision pour tes impôts sur le revenu (1050) 1 5rs de dollars) Au 11 janvier ACTIF 1963 19H2 l iriuirlilcs S128 136 $ 97 9 ) 1 Valeurs mobilières 25 559 45 522 Prêts 621 990 741 907 Autres d( tifs 170 933 4H401 $946 618 $91)881 PASSIF Dépôts 717 104 829 001 Autres passifs 170 545 57 807 Capital et réserves 58 %9 47073 $946 618 $91)88) 10 Le Devoir, jeudi 17 mars 1983 Bell atteint $25 I .es cours ont fléchi hier à la Bourse de Toronto, où les tran.sac-tions se .sont suivies à un rythme as.sez rapide.Iæ volume a été de 9.4 millions d'actions transigées, au regard de 5.7,5 millions mardi.L'indice des 300 a reculé de 12.31 points à 2,136.13.11 y a eu 347 valeurs en recul, au regard de 2.57 en avance: 241 titres sont demeurés inchangés.Onze des 14 secteurs ont terminé en baisse, avec en tête les aurifères, qui ont vu s'envoler 154.46 points à 3,940.72.Le groupe des l)étroles s'est également inscrit en baisse, l’ar contre, les sociétés d'admini.stration ont enregistré le meilleur gain, plus 7.23 points à 2,1H2.11.Parmi les industrielles très actives.Banque de Commerce a ré-gre.s.séde l-8à$34 3-4; TraasAlta Utilities A de 1-8 à *22 1-4; IJome Pete de 5 cents à $3.55; Banque de Nouv.-Kco.s.se de 1-4 à $40 3-4 et N U-West A de 4 cents à $2.Mais Union Cas a gagné 1-8 à $9 7-8; Bell Canada 1-8 à $25; Kalconbridge Ltd.2 3-4 à $64 1-4; Canada Tru-stco Mortgage 1-2 à $.39 1-2 et Laidlaw A 7-8 à $20.Parmi les mine.s, Campbell Red Lake a vu s'envoler 1 1-8 à $29 3-8; Dome Mmes 5-8 à $19 1-2 et Lac Minerais 2 à $22 1-2.Mais Teck B a additionné 1-4 à $11 et Breakwater Re.sources 5-8 à $15 1-8.Au nombre des pétroles.Asamera Inc.a délaissé 3-4 à $28 1-2; Ocelot B3-8à$10et Ranger Oil 3-8 à $7,3-4.Mais Canadian Natural Resources a ajouté 29 cents à $2.24 et Culfstream Resources 5 cents à $1.50.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE V*nt*t Haut Bai F*rni.Ch soo 1400 8480 1260 100 32490 A.G.F M 500 AAACA tnt 28965 Abli Prce 750 Adonac M o 2000 Aero E O 34300 Agosslz O 567 Agossiz w z200 Agnico E 18650 Agro Ind A 7600 Akditco O Albony O Alt Energy Alt Enr A Al Enr 1125 Alcon Alcon w 16860 Algomo SI 23542 AStel P 4810 Alum A 16850 Alum 1st P z80 Am Eogle o 8400 Am Leduc 16100 Andrs WA f 500 Andres W B 200 Ang UDev o 1000 Anthes z400 Argus z3S Argus B pr 135 Argus C pr z167 Argyll o 1700 Asamera 56763 Asbestos 300 Asoc Porc 0 1300 Astral f 300 Atco I t 1612 Alco 11 Va 6900 Atlantis ( Atlas Yk Atlas w Augmitto BC Sugar A 1400 BP Ref A 3723 BP Ref B BP Res Bachelor o Bonisler C Bonk BC Bk BC 228 Bonk Mtl Bk Mtl 285 Bk Mil 250 Bk Mtl w Bonk N S $9 9 9 $261^8 25^ 26'/8 • $2IH 21^ 21H-55 55 55 45 45 45 175 175 175 $I6'/8 14^ $12'/4 11% 100 100 1 110 110 1 $14^/8 I4V4 $32% 32% $34 34 $38 37% $l1'/4 10% $33% 32% $22% 22 $25 24 $23% 23% 180 170 1 32 30'/3 $25% 25'/a $25% 25% 145 145 1 40 40 $9% 9% $23% 23% $6% 5% 270 270 3 $30 28'/a $14 14 $5'/e $6V} $9% 15000 14700 4000 4000 $31% 31 Va 74 73 39'/a 37 6 6 10481 5153 4990 11400 1969 500 25069 5150 5025 16500 95933 $20% 20V8 $7'/e 6'/0 $9% 9% $20% 20 $22% 22% $28% 28% $33% 33% $28% 28% $7% 7% $41% 40% Vente» Haut Ba» Farm Ch 2800 500 4050 15205 Bankeno o 46614 Bankeno u 500 Bankeno w 1000 Barbcon B 500 Basic Res o13424 Baton A f 5300 Bell Can 124524 Bell 1 80 Bell I 96 Bell 2.05 Bell 2 70 Bl Hawk 0 10000 Black Phot 39645 Blake Res o 1250 Bluesky 1600 Bluesky pr 700 Bombdr A 109 Bombdr 6 t 100 Bonzo O 2000 Bow Valy 18611 Bow Vly 7 400 Bow Vly 205 5850 Bow Vly R 2600 Bralor Res Bromaleo Brscade p Broscan A Brscn B'^a Brscn 1981 Brkwater o Brendo M Brinco Brlnco p Br Am Bnk 100 BCFP 56593 BC Res 68200 BC Res P 4800 BC Phone 10473 BCPh 4Va p zlO BCPh 4% p 100 BCPh 1956 z50 BCPh 5.15 110 BCPh 5% P 225 BCP 10 16 P 838 BCP 11.24 p 4400 Broul Reef 4800 Brunswk 21050 Budd Can CAE CCL Ind CIL CME Res Cableshar 1400 18600 8605 16760 z35 1000 78600 100 520 3000 37750 7200 100 2000 ) 9700 2700 270 260 265 390 390 390 - 85 85 85 « 325 325 325 ?200 185 185 - $14% 14'/3 14% + $25 24% 25 ?$19 18% 19 * $30'/2 30V2 30'/a ?$25 24% 24% - $29% 27% 29%-35 33 35 ?$17Va 16% 16%-41 41 41 4 285 276 285 440 430 440 - $14% 14% 14% $12 12 12 -450 440 440 - $17% 16% 17 - $68 66 66 -$27 26% 26% - $5 490 5 - $5% 5% 5% - $11 10% 11 M7% 37Ve 37% 4 $28% 27% 28 4 $23% 23% 23% $26% 26Va 26Va -$15% 13% 15% 4 $13% 13Va 13% 4 330 330 330 - 440 440 440 $19'% 19% I9»% 4 $11% 11 11 -310 305 310 4 $27 26% 27 - $18% 18% 18% 4 $40% 40>% 40Va $44 44 44 $41% 41% 41% $47% 47'% 47'% I $53 53 53 < $25'% 25'% 25'% H $28 27% 28 4 140 135 135 - $16 15% 15% - $9% 9% 9% 4 $11 10% 10% $8'/a 8'% 8'% $25 25 25 4 115 115 115 4 $5% 5'/b 5% - Dome Mines sous $20 Malgré une Icnlalivc de i cpri.se en milieu de .séance, les cours mil reculé pour une qiialrième journée consécutive, hier, à la Rourse de Montréal.Le volume a été de 1,077.70'2 actions traiisi-gées, au regard de 1,010,5117 mardi.L'iiidice composé a délaissé l.lili jioint ù 1155.45.Neuf des 11 secteurs ont régre.ssé.Celui des pétroles a reculé de S.'2‘2 points à 475 H4; celui des indu.strielles, de '2.54 points à ItO'i.Ol et celui des pajietières, de 0,7'2 iioinl à 193.79.("est Coiiilerni Rts., nioiiis 2 cents à 32 cents dans un virenieiit de 13K,31t) imités, qui a été le titre le plus actif des industrielles, l’armi les mines et pétrole.s, c'e.sl Dome Mines, moins 14 à $19 7-8 dans un virement de 16,900 actions, qui a été le titre le jilus actif.Il y a eu 46 titres gagnants, contre 95 perdants et 50 inchangés pour un total de 191.l’armi les autres valeurs très active.s, rancanadian l’elroleiim a cédé 1-2 à $86 1-2; Deni.son Mines 14 il $35; Alcan 14 à $37 12; CI’ Ltd.1-4 à $42 3 4 et Consolidated Uatliurst A 1-4 ù $19 5-8.Mais l’olysar a additionné 1-2 à $29 et Norcen l'’,nergy 1-4 à $30.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Abti Prce Agnico E Alfa cnerg Alcai$ Alu Alcan Wt Algomo SI Alum 2 312 Amco Int Ame B C Forsl BC Phone BC Ph 11 BP Ref B Bonisler Bonk NS Bque Cont Bque Mil BMO 2 85 BMO $2 50 BMO WIs Bq Eporg Bque Nol BqNot 2 94 Bq Nal B Bq Rovole BqRy 1.88 BqRv 2.75 Bell Can Bell 1 80 Bell 2.05 Bell 2 70 Bomb A fBomb B Bow Val BOWVI2 05 Broscode Broscon A Breon 812 CAE Ind fCompeou COC 76 P C lmp Bk CIBq 2.50 CP Liee fC Tire A C Ulil Prk Conron A Conw 2.56 Corena Cari Ok Cascades Celonese CenI Dvn Chieflain Cim C Lof Cominco Comlerm Cm! RI C Both A CBolh 5.75 C Bath 6p Cl Des! pr Denison Dolosco A Dolose wt Oomco Lie Dome Cdo DomeC wt Dome Mns Dome Pet DomP Wt Domtex Domtar Oofiohue 0 DuPont A Echo pr o lEnPr A Entrep CP Epflek inl Gaz Meir Goz 15 Vent»» Haul Bas Ferr z5 100 10200 12054 6300 350 100 36852 ZlOO 100 915 50000 17112 1000 1848 2500 9189 1800 2075 I06S0 5711 44515 550 2300 9729 100 900 50812 100 100 1670 1350 1855 1500 500 1716 743 300 2700 1100 500 7700 200 9590 Z59 Zl35 2100 100 100 1325 6565 100 3100 1000 23742 690 4180 138316 19400 1500 Z25 1000 2050 500 Z40 316 6300 5860 16900 2100 2500 2615 859 100 3900 500 1000 4863 2500 8280 1265 $21% 21% 21% 37% 37%- 10% - Sll'e 10% $33'4 32% .32% $24% 24% 24% • S26>a 25% 26'% • 15 15 15 - $n'4 11'4 ll».4-$18% 18% 16%-$28's 28% 28 $30% 3018 30'8 ( $I4'4 13% 14 ( $26 26 26 H 32% 32%—2' $23% 23Vî 23'';—1'4 $49% 49'; 49% • 11'4 - 32 $11% 11 33 30 $19% 19% 19% -52V4 52'4 $52' $13'j 13% Î3'J $10% 10% 10% $35 35 35 $43 43 43 $8% 8% 8% 400 440 430 435 < 14 13 14 - $19% 19% 19%-360 350 350 - 12'; 12% 12%-$16'} 16'''} 16'} $26 25'^} 25''} - $I4'4 14'‘4 14'4 4 $22% 22% 22% 4 $23 23 23 100 100 100 $21% 21% 21%' 214 210 214 • $6% 6% 6% -$30% 30% 30% • Vente» Haut Ba» Farm.Ch L’or et l’argent ¦ L'once d'or en devise canadienne était cotée hier à la clôture des marchés à S-IOS.-Ti (offre) et $.')16.95 (demande) par la Fiducie Ciuardian, un courtier de métau.x précieux et de devises étrangères.L'once d'argent était cotée quant à elle à $I3.()4 (offre) et à $14.72 (demande).¦ Voici les cours de l'once (Troy) d'or à la fermeture des principaux marchés mondiaux, hier, en dollars US avec, entre parenthèses, les cours de mardi ; Londres: $420.00 ($431.25) Paris: $432.93 ($446.11) Francfort: $425.01 ($438.00) Zurich: $418.50 ($434.‘)0) Hong Kong: $427.14 ($437.30) 7 150 175 ?5 775 775 }7Vi 17Vi— Vi Vpnie» Haut Sa» ftm Ch Cobre 0 1500 198 196 196 2 Cod Frv 12200 $7% 7% 7% Cod Frv A 2000 $7% 7% 7% Coivrt DA f 500 175 175 175 — 5 Coivrt O 6 6500 250 210 250 ^20 Colvert o 14600 75 68 68 —5 Comehib 500 $7 Cmchib w 1100 175 Comef O G 1700 276 Comflo 3400 $13 CRL 117399 $30% 29'A 29%—1% Comp Res 986 $12 .12 12 — 'A 7200 $13% 12% 13% 4 % 1500 115 lis 115 — 5 31474 $I6'/4 16 16 — '/4 124 $12’/4 12«/4 12'A 5075 $18% 18'/4 18% 4 3670 $7% 7V2 7% 6925 $97'/} 96% 97% — % 22190 $15 14% 14% 350 $49'/; 49V2 49'/2 — 1 C Nor West 13210 $25% 25% 25% — % ConP Enl 15850 $21% 21% 21%—'/.10750 $38'/} 38 38% 4 % 10450 390 340 340 —50 51712 $39'/} 39'/4 39'/2 4 % 1850 $22'/8 22'/8 22% — % 200 $19 19 19 4 1 6200 $18% 17% 18% 4 1 Compeou f Comreco o Can Cem C Cem 6'/2 CCem 2 p CDC f CDC pr B COC 1980 Can Malt C Pockrs CS Pete f Con Trust C Trust 11 GTr w CTrusf w , 18'/} 21 4 2% 140 140 —10 62 62 100 100 230 230 — 5 C Tung 18700 $22 Canodex o 3500 ISO C Arrow 0 z200 62 C Curtis 500 100 C Forms! f 1200 230 C Found pr 31657 $22'/4 20% 22'/4 4 6 CGE 100 $42'/; 42% 42V; 4 I C Im B 319081 $34% 34'/4 34% — V$ CISC 250 p 1200 $26% 26V; 26% — % CISC 2 05 P 25720 $28 27 % 28 4 V; CIBC 35625 11875 $32 CISC w 31% 31% 4 V» 2200 $11% 11% 11% C Lncort o 5000 24 24 C Marconi 3550 $60 60 CNot R 112950 228 201 C Not 8.50 1900 $13'/; 13 5100 $14'/4 14 53016 $43'/» 42% 42% — 'A 1000 $8'/} 8'/; 8'/; 4300 $19'/4 19 19 — % 1 C Ocdentol CP 'Ltd CPL A p C Reserve Cdn Tire CTire A f CUtil A f C Util B CUtil 6 pr C Util 9 24 C UtH 7 30 CUtfl 2nd D CUtil 2nd E CUtil 2nd F 24 - 3 60 224 4 29 13% 4 % 14 — 'A Gen Mofrs z2B $72% 72% 72% -6 Genstof 3050 $22'4 21% 21% - '} Gull Can 22113 $13% 13% 13% - '4 Howker z25 $15% 15% 15% - >4 Hir Wolkr 14)62 $22% 22'4 22% H Wlkr O 950 $23'8 23 23 H Wlkr E 5225 $26% 26% 26% — 'e H Bov MS 209 $18''; 18'} 18'-}- % H Bay Co 200 $22% 22% 22% — % H Bay2 35 450 $29^b 29% 29% - Va Husky Oil 1000 $8 B 8% 8 — 1/8 Husky 13 Z50 $40 40 40 + % 1 Imosco Md 5)35 $35% 35% 35% lmp Ass a 500 $26 27'} 27'} ?•2'4 lmp OH A 3483 $28% 2B'b 28>fc - % Inco Ltd 3900 $16 15% 15% + 'b Inco WIs 500 $6% 6% 6% IBM 20 $122% 122% 122% -1 Inter Pipe 2560 $26 26 26 4 % (VQC04.42S 200 $37'4 37'4 37'4 + % Kieno 4900 $24 23''} 23'} -1 Lobott A 1586 $40 40 40 4- % (LaVrdv a 1429 $5' 4 5'4 5'4 - % Loblaw 100 $9^4 9% 9% - 'B McM Bldl 339 $30^4 30'} 30% 4- '4 Moss Fer 750 470 470 470 -5 Mm Lac 1250 $23' : 22% 22% -2'b MMcl Corp 1000 $28% 26 28 (Monenc a 700 $12'4 12’4 I2'4 Moore 1200 $57% 57 57'4 4- % NfIdL 512 1005 $5 485 485 4 5 NfIdL 514 700 460 460 460 -15 1 Nfld 1414 1000 $11% 11% n%— '4 1 Not QOdO 9726 $24'4 23% 23% - % 1 Norcen En 28154 $30'4 29% 30 ?'/4 Normtek 500 $8'?8'4 8'} 4- '4 Nor Tel 3414 $97'} 96'4 96'4 4 '4 ! NWest Spt 260 450 450 450 -50 1 tNovo AM 9150 $8'} 8% 8% Novo 638 1450 $35'4 35 35 - '4 Novo 612 200 $23'} 23'} 23'} Nova 12 1300 $33 33 33 -1 NuWest A 3200 204 200 203 -17 Ponedn PI 5000 $86'} 86'} 86'-}— '} Perl Rug 1000 $7 7 4 '} Poivs 15.5 20000 $29 29 29 4 '} fPowr Cr 3225 $15 14% 14% Provigo 1150 $13 13 13 ; Pub St II 200 $9'} 9'} 9'î 1 Que Tel 2057 $23 23 23 fRolind A 100 $6% 6% 6% Seogrom 7437 $35*4 34% 34% - % Seco p B 500 $24'« 24'4 24’4 4 1 Sensor mot 3301 $11% 11'; nv; - '} Shell Con 11495 $20% 20'a 20% - % fSSeors A 691 $9'} 9% 9% 4 'a ISpor Aei 592 $38 37'/; 38 4 v; fSPorCop 33000 11 11 11 fStelnb A z50 $29% 79% 29%- '4 Stelco A 595 $25% 25% 25% - ’4 Stel 1 94 300 $24'-} 24''; 24^} - ' • Stèle 3 625 300 $30% 30% 30% 4 '4 Svslemhse 2350 350 330 345 -5 ITel Mt B 100 $19 19 19 - Texoco 718 $30'B 29'} 29'}— % Thomsn A 500 $31 31 31 4 % Tor Dm BK 1732 $46 45'} 46 4 Tolol Pete 1000 $14% 141t*i(}uc Hancm.nk Ktals I nts KmL(mlc Kr.nico GrtVo llollamlo Hong Kong Iiuto Israël Italie .lamalqiie Ja|X>n l.tû.n Me\u|ue Norvège N /.élamle Portugal Kovaume l ni SuNle NUiSîA* X'énézuela Inilé monétaire Band Franc t'K \ Mark Dollar Dollar Schilling Dollar b'ranc Couronne Peseta Dollar Mark Franc Drachme Florin Dollar Roupie sheqeLs Lire Dollar Ven Li\ re Peso Couronne Dollar hlscudo Sterling Couronne Franc Boli\ ar Monnaie can.11259 0 003596 0512S 04549 10710 007289 1 2271 0 0*2625 0 1424 000931 1 2241 0 2'274 01798 0 01460 0 4623 0 46*23 01235 003198 0000864 06876 0 005154 02907 0 007897 01717 08066 00)330 1 84x59 0)648 0 5956 01689 Le dollar canadien LE GROUPE LA LAURENTtENNE Vente» Haut Be» Farm Imosco 16875 $35% 35% 35% Imosco A p 460 295 295 295 - imosco B p 950 $72 71% 72 - lmp Life p 100 $27'a 27'a 27'A -lmp Oil A 18791 $29 28% 28% > 2387 $28% 28% 28%- 23550 $6% 5% 6 -4800 245 236 236 -M761 $16 15% 15% 1410 $17% 17% 17% 4 13400 $6% i'ü 6'A 4 1400 $18 17% 17% 4 460 $11% 11% 11%> 5802 $13>/4 12% 13 4 200 $9% 9% 9% 4 8252 $11 10% 10%- 479 $123 122% 123 100 $9'% 9% 9Va > 11160 $26 25% 25% 8725 $22% 22 22 - 11900 425 425 425 5510 $10% 10% 10% 300 $17% 17% 17%-3921 $14% 14'A 14'A •< 2400 $14% 14'A 14% ( 100 $37 37 37 - ZSO $24'/; 24% 24% Z20 48 48 48 12100 $13 lmp Oil B inca 0 Inco w Inco Inco 7.85 tlKO wt Indol Indusmin tnlond Gos inlond G p Inter-City IBM Intl Thorn Intpr Pipe ipsco Inverness Irwin Toy islond Tel Ivoco A f Ivoco 6 ivoco c p Ivoco D p JQ Res 0 Jonnock Jonnock 8 12% 13 Jonock wf 2 1818 $5% Jofre of 5500 51 700 $10'/; 10% 10% ^ 5V; 5V; Me Ciaude Bruneau l.e dollar américain a perdu hier à ÎL2225 en devise canadienne.I.a livre sterling a reculé de 37-100 à $1.8456.Le dollar canadien a progressé de 1-100 à $0.8180 en devise américaine.La livre sterling a régre.ssé de 7-25 à $1.5097 US, Monsieur Claude Castonguay president et chef de la direction de La Corporation du Groupe La Laurentienne annonce la nomination de monsieur Claude Bruneau au poste de vice-president executif assurance-vie Monsieur Bruneau devient egalement president du conseil d administration de I Impériale Compagnie d Assurance-Vie Avocat et diplôme de I Université Western.Ontario (m b a ).monsieur Claude Bruneau était auparavant vice-president d une très importante compagnie de gestion Jorex Ltd Joutef 0 Kam Kofto Keg Rest Keg A f Keg w Kelsey H Kerr Add 48500 45 46600 100 1900 216 2200 325 1100 305 4300 90 K Anocon o 10400 215 215 - 320 325 300 300 H 85 85 ' 225 $19% 19% 19% 4 990 $17 17 17 Lobott A Lob Mm Lac Mnris Locona Laidiow A 95 7256 $40% 40 40 ' 200 $50 50 50 - 50094 $24% 22'/4 22'/;- 4800 $8/< 1 24'/- - % 2400 $26% 26 26 — % 2300 $31 30% X% — v; 17800 $5 455 470 •f 20 1300 35 35 35 — 4 1500 75 75 75 4000 340 320 325 -25 266 480 480 480 — 5 2100 $5'; S 5 — '/- 14500 37 32 35 — 4 125 $24Va 24% 24% 4' % 18608 85850 11380 10950 1800 1W 2600 $5% SVj 5V; — % 17 15 16 — 1 350 330 350 •?10 142 136 136 — 6 240 232 240 + 5 $9 9 9 65 65 65 - 5 $13% 13 13 — V; $11 10''; 11 f % 180 180 180 — 1 75 72 73 + 2 $7' « 7 7 IM 110 110 - 5 32 90 ISO 125 130 7V4 4- % 4- 3 14 — % 17 4> % 13% 200 $32''4 32 1SO0 90 80 2100 ISO 150 SOO 125 125 1100 130 130 100 $7tii dévc*iop|H>meiil des photos de maiemando I lesse vs DVMF.I RI KL.partie Défende I I evse PR KN K/ VVlS que le 29 mars 1983 à j 10 00 heuies au 3425 Verdun àVerdun.dis ! tncl de Monliéal seront vendus par auto I nié de Justice, les biens el effets de DA I NI Kl Ht Kl.saisis en celle cause, consis tauten I lave\ais.sc>lle R('V ('ondilions l'VlKMKNT COMPTVNT Renseigne monts C VHoi.I' Vl'/.É.huissier de l'é lude Paquette Roc'ht'leau.Dion, Grc*niei k avs huissieis (No tél '284 1148) Montréal le 14 mal^ 1983 Canada Piovince de Québt’C.Di.stnct de Monliéal GRKFFK DK I VPVIX.No 505 2; 0221.59 821 LA RKINK.jvarlie Demande I levse vs GVÉTVNMKl NIKR, juilie Dé I feiideies.se PRKNF:/ V\ IsqueIe28 mars , 1983 5 10 00 heures au 2905 Gelineau à SI I llubeit distncT de Montréal, sc'ront vendus (VII auloi lié de Justice, les biens et effels do G VÉ I \N MKl NIKH saisis en cvlle cau,sc* consistant en 1 téléviseur couleur con.sole VIoloiola'26 l table do salon en bois et vi lie teintée* t table de coin on bois avec 1 H roll Conditions P\tKMKNT('OMI'T VN f Renseignements ROWI.D JOHNSON huissier de l'élude Paquette Rocheleau.Dion G t eiuer & ass, huvvsiers ( No tél 284 1148) Monli-éal.le 14 mars 1983 Canada.Province de guébt*c.District de Monlréal.COUR PROVINCIAI.F; no 50a 02 007062 834 GlSI.AIN SKRVICKS IM MORII.IKRS I.TÉK jvarlie demandero'.se -\s- Wll I.IKGOLDIK VLKXANDKR k FR VNCK PKRRON partie défendere.sse PHKNKZ AVIS que le'29 mars 1983 5 t) 00 heures Vu 285 D'Avignon, a Dollard des Ormeaux.district do Montréal .seront ven dus par aulonléde Ju.stice.les biens et ef fetsde Wll t.lKGOl.DlK ALKXANDKRA FR VNCK PKRRON .saisis en celte cau.se, consistant en S sect ions de bibtiolhéqueen bois l lélévuseur couleur Clairtone console.I récepteur table tournante Kl.M avec 2 haut parleurs Pioneer.) divan en I.en pe luchc* brune.) table de bout en bois, et au 1res biens meuble.s Conditions PAIK MK.NT COMPTANT Renseignements PAUl.RKNAUD.huis.sier DK L'ÉTUDF.l'aquelte.Rocheteau.Dion.Grenier 4 ass.hui.ssiersfno tél 284 1148) Monlréal.te 14 mars 1983 (anada l'ruv ince de Québec District de Monlréal Col R PROVINi lALK no 500 02 031149 821 M\R( KL PILON partie de manderes-^e —vs— I.A ( KRh VoLAN 1 F.RIK partie défenderesse PRKNKZ \VlSquele28marsl9K3àl1 OOheures Au 2’24 St Paul ouest à Montréal dd distnct se ront V endus par autorité de Justice tes bieasel effets de L \ ( KRI- VOLANTKRIK saisis en celle cause consistant en 1 réfri gérateur PhiUo 1 bicycletted exercice Su percvcle 1 récepteur Soundesingavec2 haut parleurs 1 extincteur Pyrene Ilot d env iron 4 mac bines a cxiudre de dif féren les marques et autres biens meubles ton dilioiLS PAIKMKNT COMr»TANT Reaseï gnemenis f'ALI RKN AL D huissier DK I.É'ltDK l’aquelte Rocheleau Dion (.renier 4 a.ss huissiers (no tél 2841148) 1 Monlréal le 14 mars 1983 (anada Province de Québec DistncldeJo liette («RKH- K DK I.V PAIX.no 705 27 004143811 I.V KKINKpaiTiedemanderes.se -vs-(.II.LKS DAl DKlINpa ledéfen clert*s.si* PRKNKZ AVIS- .iet -ars 19K3 àtOOOhc'ures Vu 871 ( uré I r ouest = 1 à l.ongueuil district de Moii -tse ront Vendus par autorité de lustice les biens el effetsde («II.I.KS I .1 DKf.IN sai sis en cette cause consistant en 1 système de v»n Admirai AM'l- M stéréocas.selles re cordei 4 haut (larieurs 2 tables base chrome des.sus en tiois l bureau en Uns 5 ti , roirs non [M-inl ] c lds.seur métallique t)eige 4liroiis Ijeud'échec artisanal 1 machine àécrtrelBM et autres biens meubles Con dilioris PVIKMKNT ( OMriANT Renseï gnernents JKAN M\R( («RKNIKR huis ' siei DKI.'É'Il DK Paquette Rocheleau Dion, (.renier 4 ds.s huissiers (no tél 284 1148) Montréal, le 14 mars 1983 ( anada Province de Québec District de Montréal ( (»l R l’HliVINCIALK.no 500 02 01552.3 815 SKIK.A/ 1N( partie deman derc*sse-\s- M VKTAR OL'KSI.ATI par tie défenderesse PRKN KZ AVIS que le 29 mais 198.3 5 II OOtieures Au 2477 l.abelle.à Laval dislnct de Montréal seronl vendus jtai auloi lté de Ju.stjc e.les bien.s el effets de M VK'I \R OVKSLA'I I s.iisis en cette c-au.se consistant en I automobile de marque Dodge 1978 modèle Diplomat, plaque - 36511409 (2ué 8*2.de c-nuleur bleue el blan che (ondilions PAIKMKNTCOMrrANT Renseignements ( HARI.KS PAgLKT''lK huissiei DKLÉ'lUDK l’aquelte Roche leau Dion Grenier 4 ass huissiers (no tél 284 I14H) Montréal, k* 14 mars 198.3 ( «inada l’ruv me e de Québec District de Monlréal GRKFI-KDKl.APAIX.no .540 '27 000916 823 I.A R KIN K partie demande resse - v s- W11.1.1A M l’O I .C.K R p.irt ic* dé fendeiesse f’RKN KZ AVIS que le 29 mars 19835 11 OOheures Au r2K1 lOOeavenue.a ( homedev district de Montréal seronl ven dus pai autorité de Justice, les biens et ef fetsde Wll L!\M l’dl.GKR saisis en celle cause consistant (‘n I télécuuleur Hitachi 24' 1 fauteuil I place en tissus.I table de coin 2 poi les en bois.1 table à café reclan gul.in e enbois et autres biens meubles (ondilions ARC,KN I COMPTANT Ren seignements ( HARI KS PAQUKTTK huissic*! DI-:LÉrUDK l’aquelte Roche leau Dion.Greniei 4 a.ss .huissiers (no tél 2H4 1148) Montréal le 14 mars 1983 Canada ITov ince de (juébec.Di.stnct de Monliéal.(.Rl-.h l- !-.DK LA PAIX, no 540 27 000910 826 SOUS MINIS'! RK DU RK VKNl |)ai tie demanderesse—vs— I.KS PRODUITS ALI MKNTAIH KS J S QUÉ BK( L I ÉK |>arlie défendere.s.se PRKNKZ AVlS
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