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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 6 avril 1983
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1983-04-06, Collections de BAnQ.

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35 CENTS “LES FILLES DU ROY” Une tradition dans le Vieux-Montréal.Repas d’affaires • Table d’hôte Brunch tous les dimanches 415 rue Bonsecows, Vieux-Moatréal • ris.849-3535 Vol.LXXIV — No 78 Montréal, mercredi 6 avril 1983 (Côte-Nord.4S cento; Nouveau-Brunswick.50 cento; IIes-de>ia-Mad6leine.00 cento) La NASA récupère le satellite «ivre» sur une orbite inférieure CAP CANAVERAL (d’après AFP, Reuter et AP) — Le deuxième jour de la mission Challenger, qui devait être l’un des plus calmes de ce périple de cinq jours autour de la Terre, a failli tourner au drame hier matin avec la perte de contrôle, momentanée, de TDRS ('Tracking and Data Relay Satellite), le plus gros et le plus coûteux de tous les satellites de télécommunications.L’objet volant de 2.5 tonnes et d’une valeur de $ 100 millions a finalement été localisé, après trois heures de recherches, sur une orbite inférieure à celle prévue initialement.Tout le personnel de la NASA a été frappé de consternation lorsque le contact a été perdu avec TDRS, hier vers 5 h 45.Jusque-là pourtant, tout avait marché remarquablement bien; lancée comme à l’exercice lundi à 13 h 30 de Cap Canaveral ( Floride), la deuxième navette américaine avait largué comme prévu son précieux satellite à l’heure dite, et son équipage de quatre hommes était allé se coucher.Les ennuis ont commencé peu après la mise à feu du propulseur devant placer TDRS sur son orbite géo-station-naîre, à 35,800 km d’altitude au dessus de Téquateur.Pour une raison encore inconnue, le satellite s’est mis à tourner sur lui-même, comme ivre, refusant de se séparer de son propulseur et rendant impossible le déploiement de ses antennes et panneaux solaires.Ces derniers ont une envergure totale de près de 20 mètres une fois déployés dans l’espace.Ils servent à capter les rayons solaires et à les transformer en énergie électrique.Une fois le contact rétabli, les con- trôleurs du Centre spatial de Houston (Texas) ont réussi à faire « obéir » TDRS, qui a déployé normalement ses antennes.Il avait alors adopté une trajectoire ovale variant entre 19,000 et 30,000 km.Dans cette orbite, il peut remplir certaines fonctions mais pas sur une base continue.M.Jim Kukovski, l’un des porte-parole de l’agence spatiale américaine, a précisé que le satellite était stabilisé, que les panneaux solaires et les antennes étaient déployés et que la NASA tentait de « circulariser », d’arrondir, son orbite elliptique.¦ Tout n’est pas encore réglé car, notent les spécialistes, TDRS doit être positionné avec une extrême précision afin de pouvoir remplir les différentes missions pour lesquelles il a été construit.D’urgence, on veut l’utiliser jjour des fins de défense ainsi que pour les futures navettes.La NASA compte pour cela sur les micro-moteurs fusées du satellite.A part cet incident, la mission n’a pas connu d’autres problèmes.Après ce premier point fort qu’a constitué le largage du satellite, l’autre point fort sera la marche dans l’espace des deux scientifiques à bord (Story Musgrave et Donald Peterson), demain, avant le retour sur Terre vendredi.La perte définitive de l’engin aurait sérieusement compromis la bonne exécution des prochains vols du « camion de l’espace ».'Trois autres satellites doivent, en effet, être lancés avant le départ de la mission Spacelab (à laquelle l’agence spatiale européenne est associée) l’automne prochain.L’équipage de Challenger, qui comprend aussi le commandant de vol Paul Weitz et le pilote Karol Bobko, a, pour sa part, poursuivi sa mission hier, effectuant un contrôle serré des systèmes du TDRS et se hvrant à des expériences scientifiques permettant notamment d’évaluer la capacité humaine à travailler dans l’espace.TDRS-A, qui consiste en deux satellites jumeaux et un engin orbital de secours, constitue la principale composante d’un système de communications spatiales, d’un montant de $ 3 milliards, destiné à accroître les possibilités de contacts entre un satellite et les stations terriennes aux États-Unis ou stations spatiales du futur.Entretemps, la première des deux fusées d’appoint utilisées lundi pour lancer Challenger est arrivée hier à Port Canaveral, remorquée par un navire spécialisé.Ces deux fusées, qui valent, neuves, $ 25 millions, s’étaient détachées de la navette et de son gros réservoir à carburant deux minutes après le départ.La deuxième fusée était attendue hier soir.Freinés dans leur chute par des parachutes, les deux cylindres d’aluminium sont tombés dans TAtlantique, à environ 300 km à Test de la Floride, où les attendait toute une flotte de navires spécialisés.Un porte-parole de la firme chargée de leur récupération, Mlle Kathy Mason, a déclaré que les deux fusées étaient « en bon état », ce qui permettra leur réutilisation après « rinçage » et nettoyage.Depuis le premier vol de la navette américaine, en avril 1981, ces « boosters » ont toujours été récupérés par la NASA, à l’exception d’une fois, l’été dermer, où les parachutes ne s’étaient pas ouvert.Le PC sollicite à nouveau Stanfield?par Paule des Rivières OTTAWA — L’élection des 3,000 délégués qui choisiront le prochain chef du Parti conservateur du Canada, le 11 juin à Ottawa, continue de susciter un nombre croissant de plaintes officielles.Tant et si bien qu’après avoir considéré la chose de manière plutôt détachée, le président du parti, M.Peter El-zinga, a déclaré hier qu’il était prêt à mettre sur pied un comité indépendant chargé d’étudier les accusations d’irré-gularités.dans le choix des délégués au congrès de juin.M.Elzinga avance que l’ancien chef du PC, M.Robert Stanfield, serait un excellent préside t.Cette suggestion provient de M.Jo' n Crombie, ex-maire de Toronto et dé' uté aux Communes, qui s’est livré à une véhémente sortie à Tissue d’une réunion convoquée samedi par M.Elzinga pour mettre de Tordre dans la maisonnée, mais qui n’a rien donné.Tout comme MM.Elzinga et crombie, M.Brian Mulroney est d’accord avec un tel comité et trouve que le choix de M.Stanfield serait « excellent ».Il nie pour sa part qu’il se livre à des pratiques douteuses.Les principales critiques sur le mode de sélection des délégués ont porté sur Taljsence de limite d’age des candidats, sur les difficultés de vérifier la résidence des membres qui votent, qui doivent demeurer dans le comté, sur les possibilités de recruter des membres du parti à la toute dernière minute ou encore sur la manière dont les assemblées de comté ont été annoncées ou sur celle dont elles se sont déroulées.Si le comité indépendant auquel M.Elzinga est prêt à consentir, « pour assurer la paix dans la famille », voit le jour, il s’ajoutera au comité des accréditations du parti, déjà chargé de recevoir les plaintes, qui doit entendre les mécontents la semaine prochaine mais que certains jugent insuffisant.C’est M.Jean-Riou, vice-président du parti pour le Québec, qui préside ce comité des accréditations.À ce jour, il a reçu 26 plaintes, dont 16 du Québec, la plupart d’organisations de jeunes conservateurs.Au Québec, 10 % des comtés ef associations qui ont voté à ce jour, ont fait l’objet de plaintes.M.Riou ne voit rien d’alarmant dans ce phénomène de contestation, dont il se Voir page 8: SlanfioM La France expulse 47 Soviétiques pour espionnage ?Crise sans précédent dans les relations avec l’URSS ?Les expulsés espionnaient dans le domaine militaire Le cardinal Paul-Emile Léger a quitté hier après-midi THôtel-Dieu pour retourner à son domicile de Val-des-Prairies, à Laval.Il sera à son travail aujourd’hui, a déclaré hier Tabbé Robert Morin, directeur des Oeuvres du cardinal Léger.« La santé est bonne et le moral est excellent », a-t-il ajouté.Le cardinal.qui a 79 ans.avait ressenti le week-end dernier des malaises à la poitrine.Il a craint un moment qu’il puisse s’agir de signe avant-coureur d’un infarctus.Il a donc été hospitalisé quelques jours pour y subir des examens.Il ne s’agissait, apparemment, que de malaises dus à un excès de fatigue, a dit M.Morin.(Photo Jacques Grenier PARIS (d’après AFP et Reuter) — Une crise d’une exceptionnelle gravité a éclaté entre la France et l’URSS avec l’expulsion, sans précédent dans l’histoire des relations bilatérales, de 47 ressortissants soviétiques accusés d’espionnage.Toutes ces personnes, parmi lesquelles figurent quarante diplomates, ont quitté Paris, avec leurs familles, hier après-midi pour Moscou par avion spécial.Un diplomate de haut rang et deux journalistes figurent sur la liste des expulsés, selon des indications concordantes à Paris et à Moscou.La décision, prise selon des indications de source autorisée par le président François Mitterrand lui-même, s’inscrit, sur le plan international, dans une série d’expulsions ou d’arrestations en Europe de citoyens soviétiques: diplomates, journalistes, représentants de compagnies aérienne ou commerciales.Fille intervient également dans un contexte bilatéral marqué par une période de froid persistant qui dure depuis près de deux ans.Le chiffre de 47 expulsés a été fourni de source sûre, un communiqué du ministère français de l’Intérieur faisant simplement état d’« une quarantaine » de personnes, sans aucune précision sur leurs noms et qualités.Le communiqué justifie cette mesure par « la recherche systématique sur le territoire national, par plusieurs agents des services secrets de TU RSS, de renseignements scientifiques, techniques et technologiques, particulièrement dans le domaine militaire ».« La multiplicité et la gravité des interventions conduites au profit de cette puissance étrangère, ajoute le communiqué, justifient le départ des personnes concernées ».Avant toute déclaration officielle du côté français sur cette vague d’expulsions révélée par le quotidien français Libération, l’ambassade d’URSS protestait « vigoureusement » contre cette décision « totalement infondée et arbitraire ».Dans le même temps, l’ambassade rejetait sur Paris la responsabilité des « conséquences négatives » qu’elle ne manquerait pas d’avoir sur les relations entre les deux pays.L’ambassade soulignait dans un communiqué reproduit par l’agence officielle soviétique Tass qu’« aucun fait d’activité illégale de la part des collaborateurs soviétiques auxquels il est signifié de quitter la F'rance » ne lui avait été présenté.M.Oleg Chirokov, directeur du bureau de Tass à Paris, qui est frappé par C£tte mesure au même titre qu’un de ses collaborateurs et que M.Nikolai Chel\ erikov, « numéro trois » de la revoir page 8; France L’Europe à bout de souffle 2) Un budget pour la «seconde génération» (7\esmafuisi^cl)itaille Bas 313a 60oupbl rue Notre D.ime L’EUROPE n’est pas seulement à bout de souffle, elle est à court d’argent.Avant même l'entrée de l’Espagne et du Portugal — qui exigeront des dépenses sociales importantes — TFlurope a pratiquement épuisé sa part de 1 % de la TVA ftaxe sur la valeur ajoutée) qu’on lui reserve comme « ressource propre ».Cette « hypothèque budgétaire », comme l’appelle le président Gaston Thorn, se double de déséquilibres graves: entre les postes budgetaires, et entre pays contributeurs ou récipiendaires.La lenteur de l'agriculture européenne à se restructurer, et le refus systématique de certains pays, la France par Michel Vastel en particulier, d’envisager une révision de la politique agricole, menacent l’Europe d’asphyxie.La seule politique européenne, c’est la politique agricole commune qui ne laisse pratiquement aucune marge de manoeuvre pour envisager d’autres politiques industrielles.Le budget de la Communauté est déjà modeste : environ $25 milliards, même g as $90 par habitant.Mais de plus, 2.5 % de ce budget est engouffré par la politique agricole.Le développement régional doit se contenter de 8.5 %, les politiques sociales de 5.8 %< Taide aux pays du tiers-monde de 4.1 %.II n’y a pratiquement aucune politique énergétique, pas de jiolitique de recherche, de transports, etc.Depuis le début, l’Europe repose sur un malentendu; la politique agricole commune devait aider l’agriculture européenne à se moderniser et à conquérir de nouveaux marchés dans te monde tandis que les industriels bâtiraient « TEuro^ des affaires ».Mais l’agriculture européenne coûte toujours aussi cher et la récession, de même que l’arrivée de nouveaux membres, rendent nécessaire la constitution de fonds d’aide à l’investissement ou à la formation de la main-d’œuvre.On reconnaît ouvertement à Bruxelles les symptômes du « mal européen » : grande vulnérabiUté dans le domaine de l’énergie — que l’Espagne et le Portugal vont encore aggraver —, effort de recherche et d’innovation mal orienté — le Japon et les Etats-Unis ont accaparé 40 % du marché mondial des microprocesseurs et la Communauté 10 % seulement —, baisse relative de la compétitivité européenne.On veut maintenant, après 25 ans d'histoire, lancer « l’Europe de la seconde génération ».Mais plus du tiers du budget de la Communauté européenne sert encore à subventionner des exportations agricoles, tandis qu’un autre tiers finance Tac-Volr page 8; Europe Purdel, cette coopérative laitière de Rimouski, ne paraît pas souffrir le moindrement de la crise avec une croissance prévue de 15 % en 83 pour un chiffre d’affaires dépassant $200 millions.Michel Nadeau rend compte des perspectives optimistes de cette entreprise.Plus loin, il est question des politiques générales des grandes entreprises devant la sollicitation dont elles sont l’objet de la part des institutions à but non lucratif.Pierre Lamonde se penche sur l’industrie pétrochimique: Yves Chartrand donne les possibilités insoupçonnées de déductions fiscales qu’offrent les frais médicaux et Julien Béliveau fait le compte rendu d'un ouvrage dont les conclusions sont contraires à celles de Jean-Jacques Servan Schreiber sur l’implantation de l’informatique dans les pays du tiers-monde.> Tout le charme ^ du vieux continent \/,.LlimRM VERDE 5 minutes de l 'aéroport ûorval 1560 rue Herron Dorval 631-6434 ta eonemr év §ûm Grâce à la chirurgie conservatrice le traitement n’est plus synonyme d'ablation Dr Normand Belliveau Staiû^ Le Devoir, mercredi 6 avril 1983 Pour combler le « trou » de $500 millions Le Québec remboursera pendant 40 ans les emprunts des commissions scolaires par Jean-Pierre Proulx I.e gouvernement du Québec vient d'emprunter « à terme « quelque $206 millions pour financer le solde des subventions dues à quelque 135 commissions scolaires pour les années 77-78 à 79 80.Cette mesure doit combler ce qui restait du fameux « trou » de $500 millions découverts en 1979 dans les prévisions budgétaires 80-81 des commissions scolaires.Juridiquement toutefois, ce sont les commissions scolaires qui ont contracté ces emprunts.l,e gouvernement s’en est porté garant en s’engageant à leur verser annuellement d’ici le 31 mars 87 une Le MEQ puise dans les fichiers du personnel QUfvBKC — l,e ministère de rPlducalion a puisé dans deux fichiers personnalisés sur les enseignants des renseignements confidentiels pour aider le ministère de la Justice à faire la chasse aux enseignants en grève en dépit des dispositions des lois 105 et 111.A l’aide des renseignements contenus aux fichiers PKKCOS (personnel des commissions scolaires) et SPOC (enseignants de collèges), le ministère de l’Éducation a pu constituer une liste générale des enseignants qui composait en eUe-même un nouveau fichier.Selon le quotidien Le Soleil, qui a publié cette nouvelle, ces listes comportaient les renseignements suivants: noms, adresses personnelles, numéro de district judiciaire, rôle syndical, journées de débrayages.Envoyées aux commissions scolaires et aux collèges, ces listes devaient être complétées par les employeurs, lesquels, dans certains cas, ont refusé ou refusent toujours de participer à une opération que l’on considère, comme à la CKCM, n’ëtre pas de leur re.ssort.La constitution de cette-liste contenant des renseignements personnels a été faite par la Direction de l’informatique au ministère de l’Éducation au coût approximatif de $45,000, soit $5,000 pour le développement informatique, $5,000 pour les envois aux employeurs par courrier recommandé et environ $35,000 en traitements pour le personnel affecté à cette tâche.La loi d’accès à l’information, dont une partie vise la protection des renseignements personnels contenus dans les fichiers des organismes publics, ne permettra plus toutefois ce genre d’opération de façon aussi directe.La loi 65 prévoit en effet que la création de nouveaux fichiers destinés à «réprimer les infractions aux lois» devra faire l’objet d’un décret du gouvernement et être soumise à l’examen de la Commission d’accès à l’information.Si on procède, le ministère de la Justice devra alors déposer ce décret à l'Assemblée nationale, si bien que l’opération devra être faîte au su de tous les intéressés.subvention égale au capital et aux intérêts payés chaque année.Des 135 commissions scolaires concernés, 67 ont emprunté à terme auprès d’un gi’oupe de sociétés de fiducie québécoises, au taux préférentiel des banques, un montant de $140 millions.70 autres ont été autorisées à emprunter à terme auprès de leur banque pour un montant de $66 millions.Toutes ces commissions scolaires ont, l’automne dernier, mandaté le gouvernement pour négocier ces emprunts en leur nom, ce qui a permis d’obtenir des taux préférentiels, chose inhabituelle pour les emprunts à terme.En outre, quelque $35 millions ont été versés en subventions directes à 80 commissions scolaires.Le fameux « trou » de $500 millions, découvert en 79, était en réalité un écart dans les prévisions budgétaires de 1980-1981 (par rapport aux besoins propres pour cette année-là) causé par des déficits antérieurs récurrents.Un nouveau mode de financement pour cette même année a d’abord permis de réduire une partie de cet écart.Puis l’analyse des états financiers des années 78-79 et 79-80 (qui n’était pas complété au moment de la découverte du « trou ») a révélé que l’écart était moins élevé que prévu.Au total, la dette du MEQ erivers les commissions scolaires, pour les années 77 à 80, s’élevait en fait à quelque $240 miUions.L’opération semble aussi avoir fait des mécontents.Ainsi, la Commission scolaire Saint-Jérôme qui a dû emprunter plus de $2.4 millions du Trust général a, le 22 mars dernier, dénoncé le geste du gouvernement.Elle y voit une « atteinte à (son) autonomie dans le choix de son prêteur et des conditions d’emprunt et un accroc à la bonne gestion • puisque, dit-elle, le gouvernement finance les opérations courantes par des emprunts à « long terme ».(Il s’agit en fait d’un emprunt d’une durée de 40 ansL Elle a demandé en outre a la Fédération des commissions scolaires de faire enquête auprès de ses membres et de dénoncer à son tour le comportement du gouvernement.Cette commission scolaire, qui ne rate jamais une occasion, a apparemment voulu remettre la monnaie de la pièce au ministre des Finances, M.Jacques Parizeau qui, rappelle la résolution, a, il y a quelques années, « dénoncé l’administration des commissions scolaires en y dévoilant des “trous” successifs».Quant au ministère qui paie la note, il estime légitime d’avoir le choix des moyens.Projet soumis à titre indicatif La CEQ projette trois jours de grève en mai prochain La CECM veut contrer l’enquête d’un fonctionnaire Les enseignants du primaire et du secondaire se prononceront sur une hypothèse de trois journées de grève d’ici la fin de mai pour marquer leur opposition au rapport de conciliation touchant leurs conditions de travail.Des assemblées générales ont lieu depuis hier et jusqu’à demain dans les syndicats locaux d’enseignants francophones affiliés à la CEQ et anglophones membres des fédérations de professeurs protestants et catholiques.Ces assemblées doivent accepter ou rejeter le rapport de conciliation, puis recommander des moyens d'action dans l’hypothèse d’un rejet.Hier, la CEQ a esquissé « à titre indicatif » un projet que les assemblées pourraient adopter en l’occurrence: les enseignants procéderaient à un débrayage général de 24 heures, puis chaque syndicat ferait grève deux autres jours, chacun à tour de rôle (grève rotative).Parmi les autres moyens de pression présentés aux enseignants à titre indicatif, on compte le zèle systématique, soit le respect littéral du décret gouvernemental.La Commission des enseignants des commissions scolaires (CECS), l’organisme plurisyndical qui coordonne la négociation des enseignants, francophones et anglophones, catholiques et protestants, du primaire et La Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM) vient de demander à la Cour supérieure d’émettre une ordonnance (bref d’évocation) vi.sant à empêcher le mandataire du ministère de l’Éducation, M.Jean-Marie Saint-Jacques, d’enquêter sur son administration et son fonctionnement relatifs aux règles budgétaires pour l’année 1982-83, plus particulièrement en ce qui a trait à la divulgations des noms et adresses des enseignants.Ces renseignements détermineront les montants à être soustraits des subventions auxquelles la t'ECM a droit.Selon la CECM, le nom et l’adresse des enseignants ayant participé à la grève en février dernier ne sont absolument pas pertinents, ni nécessaires, ni utiles pour déterminer le montant à être soustrait des subventions pour l’année scolaire 1982-83.Selon elle, ces montants peuvent être établis par d’autres renseignements qui, aux seuls et exclusivement, permettent d’établir les sommes ()ue la commission scolaire a épargnées Dans sa requête, la CECM rappelle qu’au cours 'des an- grèves ont eu lieu, le ministre de l'Éducation n’a jamais requis les noms et adresses des enseignants grévistes, se contentant de demander le nombre d’enseignants, le nombre de jours durant lesquels ils avaient été en grève et le montant qui avait été déduit de leurs salaires pour ces périodes.De toute évidence, selon la CECM, les seuls et uniques bus de cette enquête sont d’obtenir indirectement, par un abus de pouvoir et sous de faux prétextes, le nom et l’adresse des grévistes, renseignement que la commission prétend n’avoir aucune obligation, ni aucun devoir de fournir au ministère de l’É ducation.Jeudi dernier, le juge Bertrand (îratton, de la Cour supérieure, avait accordé une injonction provisoire en ce sens valide pour 10 jours.Par sa requête présentée hier, la CECM voudrait qu’on déclare carrément nulle, invalide et abusive la tenue de l’enquête de M.Saint-Jacques.Dans neuf cegeps Une vaste majorité rejette le rapport par Rodolphe Morissette Six des neuf syndicats de professeurs de cégep affiliés a la Fédération des enseignants de cégep (CEQ) viennent de rejeter, à des majorités qui frisent l’unanimité, le rapport des conciliateurs relatif à leurs conditions de travail.Les professeurs ont rejeté les nouvelles propositions à l’unanimité aux cégeps de Matane et de Lennoxville.Par ailleurs, ceux des cégeps de Victoria ville.Sherbrooke, Granby et Sainte-Foy opposaient au même rapport des majorités de 90% ou plus.Trois autres collèges n’avaient pas encore voté hier: ceux de Bois-de-Boulogne, de Drummondville et de l’Abi-tibi-Témiscamingue.Ces syndicats affiliés à la C EQ se sont par ailleurs retenus de se prononcer sur l’action concrète à prendre.On attend pour le faire, dit la direction de la Fédération, la décision que prendra ce week-end la CEQ aux paliers primaire et secondaire.Du côté des professeurs de cégep affiliés à la Fédération des enseignants et enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN), qui forment 41 syndicats locaux représentant quelque 9,000 membres, te corps intermédiaire appelé « l’atelier sectoriel » de la FNEEQ recommande aux assemblées générales qui se tiendront cette semaine non seulement de rejeter le rapport de conciliation, mais encore de voter la grève générale à compter du 18 avril.Cuba profiterait du trafic des drogues Un grand nombre de Canadiens se plaignent de harcèlement sexuel Libérez-vous de vos maux de tête J R Saper, m.d et K -R Magee, m d 238 pages — 6,95 $ LIBiREZ-VOUS Ht VOS, MAUNDETfTE OTTAWA (PC) - Près d’un million et demi de Canadiens estiment avoir été la cible de harcèlement sexuel, soit 15 % des femmes et 4 % des hommes à travers le pays, a soutenu hier la Commission En vente dans toutes les librairies Chapitra I Ooulaur at iraHamanl Chapitra 2 La mlgralna: mal da MIa Chapiira 3 Maui da Mta dua é la eonlracHan muaeulaira (lanaten) Chapitra 4 Ofoupamant da maui daMta Chapitra 5 Maui da Mtadaa atmia, au un dan da la Madlann Aaanua A la médacina Chapitra 6 Mawi da MIa pairchatÉnUuaK maui da Mta aana eauaa phirtMua apparatiM Chapitra 7 Mau> da MM aympMmaa «faulrAa IrauMaa médteaua Chapitra 8 tnaluatMn diatnaatMua, au M rdaulMI d'aaaman — Ca qu’il faut attandra du mAdaeln canadienne des droits de la personne.Publiant mardi les résultats d’un sondage effectué à l’automne 1981 par la firme montréalaise CROP auprès de 2,004 personnes, la Commission souligne que 41 % des répondants, soit 49 % des femmes et 33 % des hommes ont soutenu avoir fait l’objet « d'attentions sexuelles importunes ».Toutefois le quart des répondants environ estime qu’il s’agissait là de harcèlement ce qui au niveau national représenterait quelque 1.2 million de femmes et 300,000 hommes.NEW YORK(AFP) - Le gouvernement cubain a réalisé plusieurs milUons de dollars de profit en acheminant de la drogue aux Etats-Unis par l’entremise d’un réseau composé de quelque 400 agents cubains clandestins, travaillant pour le compte de la Havane, a affirmé nier à New York un ancien trafiquant cubain.Témoignant devant une commission sénatoriale de l’Etat de New York sur la criminalité, Mario Estevez Gonzalez a déclaré qu’il avait personnellement versé plus de $7 millions, provenant de la vente de narcotiques aux Etats-Unis, à des responsables cubains du ministère de l’Intérieur.Estevez a affirmé que 3,000 agents cubains, dont lui-même, s’étalent infiltrés aux Etats-Unis en 1980 en se mélangeant avec la masse des réfugiés arrivés par bateaux sur les côtes de la Floride.Chipitra 9 Laa maua iM MM al Ma aNmanM qua aaua mangat Chapitra t0«O'abard,nalallLa paa fflat»—L'uHIma raafMnaaMHM Chapitra 11 Vak M nMdaeln al a’aMar aol-nMma Appandica La earvaau al Ma maui daMM En vente dans les librairies: 4MO rua Sainl-Danit Montréal Québac Tél (5t4|S4S ttt2 Station Métro-Longuauil Longuauil.Québac Tél (814)877-8529 tSé aat.rua Samta-Catharina Montréal.Québac Tél (514)881-8847 4440 rua Saint-Oania Montréal.Québac Tél (514)843-8241 2e COLLOQUE DU C.E.J.I.D.I.LES CAUSES DE L’ENDEHEMENT MONDIAL • ProbMmatiqua da l’andatlamant • Laa cauaaa da l'andatlamant • Las modalités d'smprunt • Las conséqusncas da l'andsttamsnt pour Ms prétaurs • Las conséquancas da Tandattamant pour Ma am)>runMurs • Parspactivaa nouvolMs UNIVEMITI LAVAL 9 avril 1983 PAVILLON KONINCK local IA ftHrr ph» ds ranaamnamanlt wephorMr au Ca|MI (410) SBS-2334 Paul Sauvé, à droite, un offcier de la GRC, et Gerald Hiscock, agent de voyage du CP, tous deux accusés de trafic de drogues, sont ici photographiés au moment où ils regagnent le Palais de justice de Montréal.Policier de la GRC accusé de trafic La Cour poursuit le procès en maintenant le huis clos du secondaire, décidait jeudi dernier, à la majorité d’environ les deux tiers, de recommander aux syndicats locaux le rejet du rapport du conciliateur, M.Raymond Désilets.L’exécutif de la CECS avait recommandé l’acceptation du rapport, mais rassemblée plénière de la Commission renversa cette décision.C’est là-des-sus que se prononcent les assemblées générales locales d’aujourd’hui et de demain.Précisons que les représentants, à la CECS, d’une quinzaine de syndicats locaux de la CEQ et ceux des enseignants anglo-catholiques (PACT) et anglo-protestants (PAPT) n’ont pas rejeté, eux, le rapport de conciliation.Non pas parce qu’ils le jugent acceptable, mais plutôt parce qu’ils considèrent avoir épuisé tous les moyens d’action possibles (négociation, grève générale, commission parlementaire, puis conciliation) pour tenter d’amener le gouvernement à modifier sa position.A la PAPT, comme à la PACT, on recommandera d’accepter les dernières offres.Enfin, la CECS se réunira ce week-end pour évaluer la situation au terme des votes dans les syndicats locaux.Côté gouvernemental, le ministre de l’Education, le Dr Camille Laurin, assure que si les enseignants souscrivent au rapport du conciliateur, il en recommandera l’adoption au conseil des ministres, sinon il proposera à ce dernier la mise en oeuvre du cadre de règlement du 10 février, qui présente quelques adoucissements au décret du 11 décembre.Un juge de la Cour des sessions de la paix de Montréal a maintenu, hier, le huis clos à la reprise du procès du sergent d’état-major Paul Sauvé, de la GRC, accusé, avec un complice, Gerald Hiscock, de conspiration, trafic et possession d’environ 70 kilogrammes (157 livres) de haschisch.Le juge Guy Guérin a expliqué que le public devait être exclu, parce qu’il était question d’enquêtes en cours par la GRC et qu’il fallait éviter de fournir des renseignements aux trafiquants.De plus, a ajouté le magistrat, la publication des noms des indicateurs de police pourrait causer leur assassinat.Le juge Guérin a promis aux journalistes, cependant, de leur donner quotidiennement un résumé des débats.C’est ainsi, a-t-il dit, qu’on peut publier que le 22 mai 1980, la police a saisi 61 kilogrammes de haschisch dans une voiture louée par Hiscock, 39 ans, un agent de CP Air, et stationnée à la place Alexis Nihon, dans l’ouest de la métropole, près du quartier général de la GRC.Huit kilogrammes additionnels de haschisch ont été trouvés dans un appartement sis au 3460, rue Peel, « qui était fréquenté par Sauvé et Hiscock et qui avait apparemment été loué» par ce dernier.La police avait alors mis la main sur plus de $230,000.Par ailleurs, au domicile même de Sauvé, à Laval, une somme de $78,310 avait également été découverte.Des dispositifs d’écoute électronique installés dans l’appartement ont permis d’enregistrer des conversations téléphoniques et des entretiens entre Hiscock et Sauvé.Ces enregistrements ont été déposés au procès.Le j uge G uérin a aussi ex-pUqué aux journalistes que la Couronne avait reçu ordre de donner à la défense tous les moyens techniques afin qu’elle puisse écouter à sa guise les bobines de ces enregistrements.Au cours des audiences d’hier, l’avocat du ministère public.Me Harvey Yarosky, a déclaré sa preuve close, après 30 jours d’audition et une trentaine de témoins.L’avocat de la défense.Me Michel Proulx, a présenté une motion de non lieu, et le juge a fait savoir qu’il rendrait sa décision demain à cet effet.Avant son arrestation en 1980, le sergent d’état-major Sauvé, qui est âgé de 47 ans, était directeur adjoint de la brigade des stupéfiants de la GRC à Montréal.LA GALERIE CULTART Denyse Deirue, J.Ph.Peides (co-directeur) RETOUR DE LA JEUNE PEINTURE DU QUÉBEC DE PARIS ^ Vernissage aujourd'hui à 18h.Jusqu’au 27 avril 3620 Ridgewood, suite 616 Montréal (514) 735-2033, 735-6711 Du mar.au ven.de lOh à 18h.sam.et dim.de 13h à 18h.L’INSTITUT DE LA RECHERCHE HUMAINE Selon Estevez, 400 de ces agents avaient reçu des ordres pour se livrer au trafic de drogue.L’ancien trafiquant avait déjà témoigné en février dernier devant un tribunal de Miami lors du procès de cinq hommes, reconnus coupables d’avoir acheminé clandestinement de la drogue en Floride avec la complicité de Cuba.Quatre hauts responsables cubains avaient été inculpés, mais ne s’étaient pas présentés devant la cour.Le gouvernement de la Havane avait rejeté ces accusations.Devant la commission, Es-tivez a encore affirmé qu’il retournait à Cuba deux ou trois fois par mois pour remettre l’argent au ministère de l’Intérieur, et qu’il repartait aux Etats-Unis avec de la drogue, cocaine et marijuana, en provenance de Colombie.Selon lui, le prix de vente de la cocaine, fixé par les responsables cubains avec qui il était en contact, était de $38,000 à $40,000 le kilogramme.Estivez a également déclaré qu’il avait réussi à infiltrer de 1978 a 1980 un groupe anti-castriste, dénommé « al pha 60» et basé à Miami.Donnsz un cadeau UNICEF à un ami tt aldbz untnfant.UNICEF ne lait pas uniquement des cartes pour les fêtes UNICEF offre également tout un choix de cartes toutes occasions, reproductions d oeuvres d'artistes du monde entier, et une très lolie gamme d articles de papeterie Faites-vous plaisir, faites plaisir à un ami et aidez un enfant Achetez un cadeau UNICEF au-lourd hui.Pour obtenir notre catalogue gratuitement, composez sans frais: 1-800-268-6362 Demandez le téléphoniste 508 ufdbef RENCONTRER.Partager votre vie avec une personne qui saura donner «UN VISAGE À VOS RÊVES» 'à N’EST-CE PAS LA UN IDÉAL QUE CHACUN DE NOUS CARESSE AU FOND DE SON COEUR?MONTRÉAL QUÉBEC CHICOUTIMI 847 Cherrier 580 est Grande 1212 boul.524-1176 Allée Talbot 529-3363 696-1666 Organisme à but non lucratif Ouvert du lun.au ven.de lOh.à 21h., sam.de 10h à ISh.Université de Montréal Faculté de l'éducation permanente Inscription Printemps 1983 Les étudiants déjà admis dans un programme, qui n'ont pu faire leur demande d’inscription avant le 28 mars auront la possibilité de s'inscrire à un certain nombre de cours qui ne seraient pas complets, en se présentant à la: Faculté de l’éducation permanente 3335, chemin Queen Mary Rez-de-chaussée du 11 au 15 avril de 9h00à IShOO Renseignements: 343-6090 MENSUEL AUJOURD’HUI CREDO LA FOI CHRÉTIENNE VÉCUE DANS UNE PERSPECTIVE RÉFORMÉE ET OECUMÉNIQUE 3480, Décari*, Montréal, Québac H4A 3J5 Tél.: 514-486-9213 Le Devoir, mercredi 6 avril 1983 en bref.¦ Pas de censure Le Conseil de presse du Québec n’a pas l'intention de censurer la publicité, parce que des jugements en cette matière sont « difficiles et délicats ».Le Conseil de presse était invité à se pencher sur le refus de deux quotidiens montréalais.Le Devoir et La Presse, de publier une annonce des Editions de la Queue vantant le dernier livre de l’écrivain Yvon Boucher intitulé L’Ouhppopotame.Les deux journaux ont refusé de pu-bher l’annonce, jugée « offensante pour la très grande majorité des lecteurs » Selon la présidente des Éditions de la Queue, Mme Carole Michaud, l’annonce ne faisait que reproduire des planches dessinées de l’Encyclopédie de Diderot pubhée en 1751, et la décision du Devoir et de La Presse, * incroyable en 1982, constitue une atteinte à la hbre expression, d’autant plus que le contenu du bvre annoncé était de nature érudite et non érotique ».¦ Forte récompense LONDRES (AFP) — La compagnie d’assurances Lloyds a offert hier une récompense de 500,000 livres ($900,000) pour toute information permettant d’arrêter les cambrioleurs qui se sont emparés lundi de sept millions de hvres ($ll5 milhons) dans les locaux d’une société de sécurité de Londres.Les malfaiteurs, au nombre de quatre ou six, avaient profité du week-end pascal et pns tout leur temps pour mener à bien leur cambriolage au siège de la compagnie Security Express.La récompense offerte par les Lloyds est la plus importante jamais proposée en Grande-Bretagne.Selon les assureurs, elle est suffisamment intéressante pour attirer même des truands.¦ Gros coup à New York NEW YORK (AFP) — Le cambriolage, samedi, d’une bijouterie de New York, quia rapporté pour $6 millions de bijoux à ses auteurs, et qui est considéré comme l’un des plus importants de l’histoire de la ville, laisse perple,ies les enquêteurs trois jours après sa découverte.Les cambrioleurs, qui s’en sont pns à la Gol-dheart International Ltd.de la 5e Avenue, l’un des quartiers les plus riches et les plus surveillés au monde, ont bruyamment défoncé un mur mitoyen en ciment armé à coups de masse.Ils s’étaient probablement laissés enfermer dans l’immeuble au début du week-end pascal, selon un scénano devenu classique depuis quelques années ¦ Recours contre Tricil Un regroupement de citoyens de Mercier compte m-tenter un recours collectif contre la compagnie Tricil au Palais de justice de Valleyfield.Ces citoyens veulent forcer la compagnie à mettre un terme au fonctionnement de son mcmérateur qui, selon eux, constitue une dangeureuse source de pollution ¦ Discours du trône au N.~B.FREDERICTON (PC) — Le Nouveau-Brunswick a fait connaître son intention hier de devemr la sixième province canadienne à adopter une loi pour obhger les automobilistes à porter la ceinture de securité.Des lois semblables existent déjà au Québec, en Ontario, en Saskatchewan, en Colombie-Britannique et à Terre-Neuve Cette décision a été annoncée dans le discours du trône qu’a lu le lieutenant-gouverneur George Stanley, à l’occasion de l’ouverture d’une nouvelle session de l’Assemblée législative ¦ Arbitrage permanent Le Conseil des gens d’affaires du Québec propose la formation d’un comité permanent d’arbitrage pour régler les différends entre le gouvernement et les enseignants Le président du conseil, M.Pierre Tremblay, suggère que ce comité soit formé d’un nombre égal de représentants syndicaux et patronaux et présidé par un représentant du pubhc.Un second comité étudierait les demandes d’appel des décisions du comité d’arbitrage ¦ Nos ministres voyagent SINGAPOUR (AFP) — Le ministre canadien de la Défense, M.Gilles Lamontagne, s’est entretenu hier à Singapour, où il effectue une visite officielle de deux jours, avec le premier ministre de Smgapour, Yeo Nmg Hong M Lamontagne a condamné l’offensive vietnamienne le long de la frontière entre le Cambodge et la Thaflande et déclaré que le problème cambodgien devait être résolu par les Cambodgiens seuls et non par des forces étrangères.La délégation canadienne dirigée par M Lamontagne doit se rendre aujourd’hui à Canberra pour une visite officielle de quatre jours en Austrahe Le ministre canadien de l’Agriculture, M Eugene Whelan, qui se trouve déjà en Austrahe, a rencontré hier le vice-premier ministre et ministre du Commerce exténeur austrahen, M Lionel Bowen, et des représentants d’organisations agncoles.¦ Accusée de tentative de meurtre Céline Sutherland, une Amérindienne de 24 ans, originaire du nord de l’Ontario, a été accusée hier de tentative de meurtre devant le juge André Chaloux, de la Cour des sessions de la paix.La prévenue est soupçonnée d'avoir voulu causer la mort d’un laitier de 61 ans, M.Maurice Dubois, poignardé à plusieurs reprises à son domicile de Laval le 16 mars dermer.M.Dubois repose toujours dans un état critique à Thôpital.Céline Sutherland, qui s’est rendue à la pohce, a enregistré un plaidoyer de non culpabihté.Son enquête pour cautionnement doit se tenir aujourd’hui.L'ÉGLISE ET LES PAUVRES Vous pouvez Obtenir des exemplaires supplémentaires (minimum de 10] du cahier spécial qui a paru le jeudi 31 mars en vous adressant au service du tirage 844-3361 Vaus pouvez également écrire pour formuler votre demande au journal LE DEVOIR 211, rue du St-Sacrement, Montréal, H2Y 1X1 Lévesque a présidé un « mini-sommet » en secret QUEBEC (PC) — Le premier ministre, M René Lévesque, a convoqué la semaine dernière le patronat et les syndicats pour discuter de son plan de relance economique Ce mmi-sommet s’est déroulé dans le plus grand secret puisqu’on vient tout juste d’apprendre, une semaine après, que ces trois agents économiques se sont parlés face à face pendant plusieurs heures.La rencontre s’est tenue mercredi dernier, le 30 mars, à l’édifice « H » à Québec, connexe au bureau de M Lévesque, et elle a duré quatre heures environ, soit de 17 à 21 heures.On retrouvait autour de la table ce qu’on appelle les « neuf », en l’occurrence M Lévesque, le ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, le ministre de la Mam d’Oeuvre et de la Sécunté du revenu, M Pierre Marois.Le monde de l’entreprise était représenté par le Conseil du patronat du Québec — CPQ —, la Chambre de commerce de la province de Québec et l’Association des manufacturiers canadiens (section Québec) Quant aux syndiqués, ils étaient représentés par la FTQ (MM.Louis La-berge et Fernand Daoust) la CSN (M Donatien Corriveau) et la CSD (M.Jean-Paul Hétu) Les participants avaient reçu une invitation personnelle de M.Lévesque et ils ont tous convenu, au préalable, de te- nir cette rencontre à huis clos et, par conséquent, de ne nen révéler d’important aux journalistes Cette attitude contraste singulièrement avec l’approche adoptée par le gouvernement Lévesque lors des précédents sommets économiques ( Montebello, Pointe-au-Pic et Québec) alors qu’il tentait d’attirer le maximum d’attention sur ces efforts de concertation sociale.Le sommet de Québec en avril dermer, qui avait permis au gouvernement d’exphquer ses contramtes budgétaires et paver la voie aux négociations du secteur public, s’était déroulé sous les réflecteurs de Radio-Québec qui diffusait l’évènement en direct.Le premier ministre avait bien mentionne dans son message maugural qu’il allait demander de rencontrer patronat et syndicats mais sans en dire plus Cette fois-ci donc, pas de rencontre avec la presse, pas de communiqué final, nen du tout.Au secrétanat des conférences socioéconomiques, on affirme qu’il ne s’agit pas d’une réédition des sommets mais plutôt d’une « table de travail » plus souple et plus fonctionnelle.Pour l’instant, le gouvernement a donc laissé de côté les mumcipahtés, les consommateurs et le mouvement coopératif pour isoler les « décideurs » qui jouent un rôle crucial.« Nous n’avions rien à cacher, de dire le responsable du secrétariat des conférences, M Gilles Châtillon Les gens ont convenu de faire ça à huis clos et de travailler manches relevées II y a vraiment là un début de compréhension, chacun cherchant à comprendre les revendications de l’autre » Le groupe des « neuf » doit d'ailleurs se rencontrer à nouveau au début du mois de mai pour faire le point sur ce qui a été fait Etant donné l’atmosphère de secret qui a marqué cette réunion il est difficile de préciser ce qui s’y est discuté, sinon que le gouvernement voulait savoir ce que syndicats et entreprises pensaient de son plan de relance économique Fait à signaler, cette rencontre ne portait que sur les problèmes du secteur privé et on a volontairement escamoté le volet des négociations dans le secteur pubhc De l’avis de plusieurs des intervenants, cette rencontre a été la plus fructueuse depuis le début de la formule des sommets M Robert Murray, président provincial du CPQ, a noté « un vrai désir de dialogue » précisant que « lorsqu’il y a un problème les gens de la famille se réunissent pour le régler» Le président de la Chambre de Commerce, M Charles Langlois, a souligné quant à lui « qu’on s’est dit des choses importantes » Pour ses travaux sur la mémoire Le prestigieux prix Killam est attribué à Mme Brenda Milner par Gilles Provost La neuropsychologue montréalaise Brenda Milner a obtenu hier le prix commémoratif Izaak Walton Killam (et un chèque de $50,000) du Conseil des Arts du Canada pour ses travaux de pionnière dans l’identifica-tion des structures du cerveau responsables de la mémoire et des principaux comportements humams Ce prix est la plus prestigieuse distinction du Conseil des Arts du Canada pour des recherches en médecine, en génie ou en sciences naturelles Directrice du Laboratoire de neuropsychologie de l’Institut neurologique de Montréal, Mme Milner s’est acquis une renommée internationale pour ses recherches sur le cerveau et elle demeure toujours active en recherche, à l’âge de 64 ans.Britannique d’origine, elle a enseigné sept ans à l’université de Montréal avant de devenir la première psychologue expérimentale de l’Institut Neurologique de McGiU.« Le comportement d’un homme est lié au fonctionnement de son cerveau et j’ai toujours refusé de dissocier ces deux aspects, a-t-elle ex-phqué hier au DEVOIR Cela tient sans doute à l’influence de mes professeurs, à Cambridge.C’est seulement par la suite que j’ai découvert à quel point les psychologues se souciaient peu du fonctionnement réel du cerveau.» « Au début, plusieurs m’ont reproché de trop concentrer mon attention sur les patients qui avaient subi des m-terventions chirurgicales au cerveau Pourtant, c’est ainsi qu’on a montré la diversité des structures nerveuses de la mémoire Grâce à eux, on sait qu’un individu peut devenir incapable d’acquérir de nouvelles connaissances tout en demeurant quand même capable d’acquérir de nouvelles habiletés manuelles et intelhgent.» Même SI les femmes demeurent très minontaires en recherche, Mme Milner soutient que son sexe n’a absolument pas influencé sa carrière « Que je sois femme ou homme n’a rien à voir, dit- LG-2: les travaux de la commission pourraient reprendre le 13 avril QUÉBEC — La commission parlementaire de l’Énergie et des Ressources devrait reprendre le 13 avril prochain ses travaux sur les circonstances entourant le rè- Les diplômés se dirigent désormais vers ie privé OTTAWA (PCI — De plus en plus, les diplômés d’université se dirigent vers des domaines où c’est le secteur privé qui se révèle le plus susceptible de les embaucher et s’éloignent peu à peu du domaine de l’enseignement.Statistique Canada a dévoilé ces statistiques mardi, précisant les domaines d’étude choisis par les étudiants comme étant l’mgémene, les mathématiques, les affaires, l’informatique et le Droit, toutes des branches que l’agence fédérale identifie au secteur privé De 1976 à 1981, le nombre de diplômés issus des branches du secteur privé a grimpé de 39 pour cent, tandis que le nombre de “diplômés du public” diminuait de neuf pour cent.Malgré la baisse sensible de la popularité des domaines reliés au secteur public, l’enseignement demeure le principal champ d’emploi pour les bacheliers, maîtres et docteurs canadiens.Quelque 37 p.c.de bacheliers d^lômés retrouvent se engagés dans le domaine de l’éducation.En 1978, le quart de toute la main-d’oeuvre était embauché par le secteur public, dont 60 p.c.des bacheliers, 70 p.c.des maîtres frais émoulus des universités canadiennes et 80 p.c.des docteurs L'étude de Statistique Ca nada fournit également qi les révélatrii iuel- Ices ques données____________ concernant le domaine d’emploi des femmes II appert 3ue le secteur public attire avantage les femmes que les hommes, puisque les trois quarts des femmes diplômées avalent étudié dans des branches que l’agence rattache au secteur public glement hors cour survenu pour le saccage de LG-2 La confirmation officielle de la reprise de ces travaux ne sera donnée toutefois que mardi prochain alors que les parlementaires reprendront leurs sièges à l’Assemblée nationale de retour du congé pascal.La même commission parlementaire a été convoquée pour le 13 avril pour étudier la politique énergétique, mais 11 a agit selon le bureau du leader parlementaire du gouvernement simplement d’une convocation pro-forma qui devrait être modifiée la semaine prochaine La commission avait ajournée ses travaux jeudi soir dernier sine die mais il reste plusieurs témoins à entendre, notamment les ad-mimstrateurs de la SEBJ, les avocats qui on\ participé aux négociations de ce règlement, le premier ministre Lévesque et deux de ses attachés poétiques.19 marins du Sea Shepherd restent incarcérés PERCÉ (PC)-Dix-neuf membres de l'équipage du navire Sea Shepherd étalent encore incarcérés au Centre de détention de Percé, hie-r Ils sont accusés d’avoir entravé la chasse aux phoques dans le Golfe du Saint-Laurent, et certains d’entre d’avoir mis la vie de chasseurs en danger Deux des 21 membres de l’équipage ont payé leur cautionnement de $2,000, vendredi, et ont pu reprendre leur Uberté.Les autres seront maintenus en détention en attendant la révision du cautionnement demandée par le substitut du procureur-général, Me Jean-Paul Descos-tes.Cette requête sera entendue vendredi devant un Juge de la Cour supérieure Entretemps, les 19 membres de l’équipage du navire écologiste préfèrent demeurer au centre de détention, où ils sont nourris et logés ^a-tultemenL elle.Cela n’a pas modifié ma façon de travailler ni l’attitude de mes collègues à mon égard.» Associée étroitement aux travaux du docteur Penfield sur l’épilepsie, Mme Milner s’est attachée à ces patients, dont elle a suivi l’évolution pendant de nombreuses années.Les lésions responsables de l’épilepsie se produisent souvent à proximité des sites impliqués dans la mémoire et c’est pourquoi elle a concentré son attention sur cette faculté mal connue Depuis que l’équipe de Roger Sperry a publié ses découvertes sensationnelles sur la spécialisation des deux hémisphères du cerveau, Mme Milner a aussi publié d’innombrables travaux sur le sujet.Elle a ensuite élargi son intérêt aux autres fonctions cognitives, au langage, aux sensations et àa la motricité des membres et du visage.Selon un de ses collègues, M.Michael Petrides, les travaux de Mme Milner ont servi de référence à toute une génération de chercheurs à travers le monde.On lui doit aussi la mise au point de tests capables de déterminer les sites actifs du cerveau chez chaque indi vidu susceptible de subir une intervention chirurgicale Elle-même a expliqué hier à quel point il est important de déterminer ces particularités mdividueües pour prévoir les dommages éventuels que provoquera la chirurgie A l’aide de médicaments, on peut par exemple bloquer temporairement le fonctionnement d’une partie du cerveau et vérifier à quel point l’individu est handicapé.On peut alors adapter la procédure opératoire en conséquence Même SI on connaît maintenant les principales structures cervicales responsables des principales activités sensorielles ou motrices et intellectuelles, dit-elle, il reste beaucoup de travail à faire pour raffiner ces perceptions et descendre progressivement notre compréhension jusqu’aux neurones eux-mêmes.Cette exploration suscite un énorme intérêt en raison des nouvelles techmques d’examen qui rendent visible l’activité biologique du cen'eau Un jeune manifestant qui refusait de quitter les bureaux de l'aide sociale est évince par les policiers de la CUM (photo Jacques Grenier) Les jeunes assistés manifestent dans 12 villes du Québec par Renée Rowan Quelque 60 bénéficiaires de l’aide sociale de moins de 30 ans ont occupé, hier, le bureau de l’aide sociale, à l’angle des rues Ontario et Amherst, pour protester contre la situation difficile vécue par les jeunes sans emploi qui doivent vivre des prestations de l’aide sociale Deux d’entre eux ont été appréhendés pour voie de fait et conduits au poste de pohce Les porte-parole du groupe des manifestants ont expliqué que le but de leur intervention auprès du directeur du bureau de l’aide sociale était d’obtenir de ce dermer qu’il intervienne auprès du ministre de la Mam-d’oeuvre et de la Sécurité du revenu, M Pierre Marois, pour obtenir une améhoration des conditions d’aide accordées aux moins de 30 ans A l’heure actuelle, le système québécois prévoit que les assistés sociaux céhba-taires de moins de 30 ans touchent seulement $144 par mois en prestations Le directeur a toutefois refusé de se fame le porte-parole du groupe auprès du mimstre, leur suggérant plutôt de s’adresser eux-mêmes à l’autorité politique, avant de demander au groupe d’évacuer les locaux Une vingtaine de pohciers sont arrivés sur les beux.Deux par deux, ils ont fait évacuer chaque mamfestant Deux jeunes seulement ont opposé une certaine résistance en se laissant traîner à l’exténeur Ils ont été immédiatement arrêtés Une douzaine d’autres mamfestations semblables ont eu lieu hier à travers le Québec Partout, le but était le même Ces manifestations ne seront pas les dermères Mercredi, le 13 avril, les 18-30 ans, à l’invitation de l’Association pour la défense des droits sociaux, se rendront manifester devant tes bureaux du premier ministre du Québec, au 75 ouest Dorchester, a Montréal Collection de poche Points Actuels La vie en poche /y I Prix: de 4,60$ à 9,95$ En vente cher votre libraire ¦ Le Devoir, mercredi 6 avril 1983 Mercedes Sosa fait triompher son art par Clément Trudel Berceuse ou protest song’ Mercedes Sosa a l'intelligence et la souplesse voulues pour vous les rendre crédibles .J'ai tellement de frères / impossible de les conter • chante t-elle sur un air d’Atahualpa Yupanqui, « ]’ai aussi une soeur très belle qui s’appelle liberté » Kn ne lésinant pas sur les reprises des couplets les plus goûtés de ses chansons, Mercedes Sosa a fait partager à un auditoire enthousiaste, lundi soir, à la Place des Arts, sa passion pour la liberté et cette tendresse teintée d’i-ronie qui tissent son répertoire J’étais de ces privilégiés qui ont ovationné La Negra et les trois musiciens qui l’ac- compagnent Des heures qui compteront sans doute parmi les plus agréables archives sonores, non classées, qui vous hantent.J’en retiens la vigueur des rythmes, la robustesse de cette VOIX inlassable dans ses appels à la fraternité.Qu’elle se dandine, l’air médidatif, ou qu’elle scanae en dansant un Carnavalito, que ses gestes amples fas sent mine d’annexer les Andes pour nous les servir en chansons ou que, simplement, assise avec son bombo (tambour), elle se fasse tendre comme Gabriela Mistral ou militante corne Violeta Parra, Mercedes Sosa rayonne une force de conviction Qu’elle nomme le printemps (la primavera) et on le croit imminent, qu’elle vitupère contre ceux qui entendent spolier les campesinos (paysans) de leur terre et nous voilà mobilisés contre l’inju.stice Kndisquée en 1977, la chanson Como un pajaro libre (Comme un oiseau libre) n’a pu « sortir » vraiment qu’en 1982 en Argentine.L’artiste marque l’affront, elle transforme même le tout en chan-son-féticne Vous connaissez la cigale?« Cette petite bête qui embête passablement » sert de thème à une pièce qui fait allusion à ceux qui sont disparus et qui ressuscitent « tel un survivant revenant de guerre », le pouvoir, là-bas, en Argentine, a livré ce que l’on a appelé une « sale Le « Panurge » de Mme Maillet Un Rabelais folklorique! Ce soir, à 20h, au Centre d’essai de l’Université de Montréal, le théâtre de La Cannerie offre la première de Graffiti Blues, création collective sur les problèmes d’adaptation à la crise tel que les vivent les 18-30 ans.Le public pourra voir ce spectacle à la SPKC à compter du 4 mai (Centre d’essai de l’UdM.2332 Édouard-Mont-petit, 6e étage) A l’occasion de la publication de son 30e numéro, la revue d’art contemporain Parachute organise le vendredi 8 avril au Musée des beaux-arts de Montréal ( de 9 h à 17 h ) un colloque sur le thème « Art, technologies et culture de masse ».Il s’agira de réévaluer les répercussions des nouvelles technologies, sur l’art et la société en général.Renseignements ; 842-9805 Une centaine d’affiches polonaises produits depuis la Seconde Guerre mondiale par des grands maîtres tels Mroszczak, Cieslewicz, Le-nica, etc.sont présentés jusqu’au 10 avril par le Centre de création et de diffusion en design de l’UQAM.Un catalogue accompagne cette exposition intitulée L’Affiche polonaise depuis la Seconde Guerre mondiale.L’art de l’affiche, comme on sait, connaît en Pologne une diffusion et une popularité rarement égalées ailleurs.L’exposition a lieu du mercredi au dimanche de 12 h à 18 h au pavillon Arts-TV Design situé au 175, avenue Président-Kennedy ( métro Place-des-Arts ).Kn-trée libre ¦ A l’occasion du 40e anniversaire du Conservatoire de musique du Québec, une exposition de nature historique Première le 8 avril LES GARS COMPAGNIE JEAN DUCEPPE AU THÉÂTRE PORT-ROYAL Voir annonce: LES THE TRES PROFESSIONNELS AU QUEBEC se déroule jusqu’au 2 mai dans le hall du ministère des Affaires culturelles, 100 rue Notre-Dame est, à Montréal.De nombreux documents, dont plusieurs inédits, évoquent les rôles de Wilfrid Pelletier et Claude Champagne dans la fondation du Conservatoire et le passage à Montréal d’artistes bien connus.Kntrée libre, de 9 h à 19 h.¦ Véhicule Art présente le mercredi 6, le mercredi 13 et le mercredi 20 avril au Spectrum (318 rue Sainte-Cathe-nne ouest) une nouvelle sélection de vidéos.Prim Vidéo présentera une autre sélection aux mêmes heures et au même endroit le 27 avril.Demain, en primeur, une sélection spéciale du centre d’a-vant-garde de New York « The Kitchen », axée principalement sur la musique.Au programme du 13, il y aura notamment Andy Warhol’s Last Love, du Squat Theatre de New York et Pilot de « General Idea », de Toronto Le 20, en primeur à Montiéal, un video sur les Breakers, ces Noirs des ghettos new-yorkais qui exécutent des danses de casse-cou au son du « rap » Présentations à 20 h 30 et à 22 h 30, Entrée $2 Mercedes Sosa guerre » à ses ennemis de l’intérieur mais, telles des cigales, ces personnes peuvent refaire surface alors qu’on les croyait terrassées, anéanties.C’est le ton du volet militant d’un spectacle qui évoque les absents, bien sûr, mais par-delà les reculs provisoires des rêves de société, le coeur de l’Amérique dite latine palpite; grâce à un « son » de Guillen en hommage au peintre brésilien Candido Portmari, grâce à ce « Pollerita » (Bolivie) que l’artiste dédie à DomitUa, au-teure de Si on me donne la parole (témoignage sur la lutte des mmeurs boliviens et de leurs proches) ; et par les moments forts que constituent Plegano a un Labrador de Victor Jara et Gracias a la Vida de Violeta Parra dont Mercedes Sosa a inscrit la « défense » poétique à ce spectacle qui, malheureusement, n’a tenu qu’un som.Le guitariste uruguayen Omar Espinosa, le percussionniste Dommgo Cura et le bassiste (il signe aussi les arrangements) José Luis Cas-tineira de Dios ont largement contribué à ce triomphe d’un art de qualité, au contenu émouvant et enlevant.Sosa a le coffre qui sied à un tribun de grande classe ; elle s’en sert pour faire parler, par procuration, les gens humbles, tels ces gens de sa province natale de Tucuman, ou ces émigrés aux prises avec leur « télévision inutile.et des piles de journaux » qui ne ^uvent jamais se substituer aux liens que l’univers musical de Mercedes Sosa suscite et entretient «con todos» (avec tous).'THÉÂTRE DE 4 ÿÿOUiÿ* resistible ascension Ut de B.Brecht mise en scène Buissonneau avec : *“*anne Uveillè Marcel Cabay Benoî» o»***'* Bernard Meney DES LE 14 MARS-rèfrrv.ition« N4S-7>7 7 lOOave.drs PinsEst-lütherbrookr,autobus 144 Première le 8 avril LES TROIS MOUSQUETAIRES NOUVELLE COMPAGNIE THÉÂTRALE AU THÉÂTRE DENISE PELLETIER Voir annonce: LES THE TRES PROFESSIONNELS AU QUEBEC & Ouond VOUS ourez vu ce film, ^ vous vous souviendrez O jo mois de son nom ! luaen Brouillard .inifc.4iMnmocanitat ptntM cutn • mum nro le DAUPHin KAUBIEN ms 0IMIVIIU 73U06Û par Robert Lévesque Les drolatiques, horrifiques et épouvantables aventures de Panurge.ami de Pantagruel, d'Antonine Maillet, d'après Rabelais Mise en scène de Jean-Claude Marcus, décors de Paul Bussières, costumes de François Barbeau Musique de Piérick Houdy Avec Jean Besre (Panurge), Pierre Therriault (Pantagruel), Jean Dalmain (Fère Jean) et Lénie Scoffié, "Tves Jacques, Léo Munger, Jean-Jacqui Boutet.Jacques Leblanc et le musicien Aurélien Jomphe Au Rideau-Vert et au Trident À cause des costumes flamboyants de François Barbeau l’illusion joue quelques minutes au début de ce Panurge, avant que Ton réalise qu’il est signé par quelqu’un qui, le moins que Ton puisse dire, ne contrôle pas l’écriture dramatique.On reconnaît dans certains milieux beaucoup de talent à l’auteur de Pélagie-la-cha-rette, certains aiment cet amoncellement romanesque mal trié, mais au théâtre, pour le cas qui nous concerne, Mme Maillet, depuis le catastrophique Les Crasseux chez Duceppe, aura du mal à faire la preuve, ailleurs qu’au Rideau-Vert, que son style a quelque valeur que ce soit autre que le plaisir banal (abommable, à mon avis) du voyage organisé en folklorisme de bon aloi.nn/DOiarsrtVrol • (V.-.ionDolby LéteS -J Au «AiilAn Ct loir 8.00 P.M su Créma6S21 deC'éieife Près du Mont Orford fact au lac Memphremagog _J^iu ^ieuxSUciffmiù 'Tifflamiii' yranniis Cuisine française Repas d'affaires Table d'hôte tous les soirs 361 «St, rue St-Paul Vieux Montréal Aètarvatfona; 861 -5337 hier une vaste offensive diplomatique contre Hanoi, qu’elle accuse d’agression.De son côté, le Vietnam a démenti hier que ses forces déployées au Cambodge aient franchi la frontière thaïlandaise et quahfié de calomnieuses les informations selon lesquelles des civils ont été attaqués Hanoi exige que la Thaïlande cesse de « soutenir » la résistance cambodgienne.Des responsables thaïlandais ont déclaré que deux chasseurs F-5E avaient attaqué lundi au napalm - en « dernier recours » quelque 150 soldats vietnamiens retranchés sur la coUine de Ph-nom-Pra, que Bangkok considère comme territoire thaïlandais.La frontière khméro-thaïlandaise est cependant mal définie.Un porte-parole de l’armée a par la suite démenti cette information, en assurant qu’on n’avait pas eu recours SfSAVINl K A «MMUWMMMIimi III CtlSlNKSOd NORD D'ITALIF.ET FRANÇAISE - Spéclililé prApiri* A la IaPI* - TtbM d h6l« luiqu 121 h dt 17hlO i 21M0.Ouvert !• diminohe A partir da 17 h.ParmA lundi néaarvai t.v p 3620 bout tl-Laurmt, Mil.MS-332« Mugabe défend son armée au Matabeleland HARARE (AFP) — Le premier ministre du Zimbabwe, M.Robert Mugabe, a défendu avec vigueur hier la politique de son gouvernement au Matabeleland (ouest du pays), au lendemain de l’assassinat d’un sénateur blanc, M.Paul Savage, de sa fille et d’un ressortissant britannique à une centaine de km de Bulawayo, capitale de la province, par des dissidents, anciens guérilleros partisans de M.Josuha Nkomo.M.Mugabe a dénoncé à cette occasion les religieux, les organisations d’aide et les journalistes étrangers, qui ont fait état de massacres de civils par l’armée dans le Matabeleland.Il a affirmé que les opérations contre les dissidents et leurs partisans se poursuivraient « Jusqu'à ce que nous en soylons débarrassés aux quatre coins du Matabeleland ».PELLETIER et PELLETIER Optométristes 84, NOTRE-DAME OUEST.4 e ÉTAGE • optométrie générale O lunetterie e lentilles de contact ntndAt-vout 848-2987 niqué commun jordano-pa-lestinien ne sera pubUé qu’a-près le retour de M Arafat attendu dans les 48 heures en Jordame.Selon des informations non-confirmées, le chef de l’OLP pourrait également se rendre en Arabie Saoudite pour y avoir des consultations, puis à Damas pour présider une nouvelle reuraon du CEOLP, avant de regagner Amman.À ce propos, on note que le prince Saoud Fayçal, minis" tre saoudien des Affaires étrangères, est arrivé à Amman hier soir porteur d’un message du roi Fahd au roi Hussein.C’est la troisième visite du prince Fayçal en l’espace de quelques jours, notent les observateurs, qui relèvent que l'Arabie Saoudite joue un rôle de médiateur entre la Jordanie et l’OLP.L’Arabie Saoudite est favorable à la poursuite du dialogue entre l’OLP et la Jordanie et soutient les efforts jordano-palestiniens pour une action politique commune, indique-t-on enfin de bonne source.Le comité mixte restreint jordano-palestinien, chargé de rédiger les termes du communiqué commun qui tirera les conclusions des entretiens d’Amman, a tenu une nouvelle réunion hier matin et a remanié le texte adopté lundi, a-t-on appris de source palestimenne Ces entretiens doivent tenter de dégager un accord permettant a la Jordanie dentrer dans les négociations de paix au Proche-Orient, rappelle-t-on Le retard observé dans la publication de ce communiqué, prévue pour lundi, résultent de divergences au sein même du comité exécutif qui a siégé presque sans désemparer, lundi, à Amman, sous la présidence de M.Arafat, a-t-on appris de source pales-timenne informée.Les représentants de la tendance dure au sein du CEOLP auraient émis des réserves sur certains termes du communiqué commun qui étaient trop « modérés » à leur avis, a-t-on précisé de même source Ils auraient demandé que le commumqué jordano-palestinien condamne le plan Reagan - qui prévoit une entité palestinienne autonome associée à la Jordanie, mais ignore l’OLP et écarte la création d’un État palestinien Cette demande a été rejetée par la Jordanie, qui considère que ce plan est un pas positif, a-t-on appris de Donne source.Euromissiles: vers une offre US chiffrée WASHINGTON (AFP) — Il n’est pas exclu que les États-Unis fassent à l’Umon soviétique une proposition chiffrée de réduction des armes nucléaires en Europe lorsque les négociations de Genève reprendront le mois prochain, a déclaré hier M Richard Burt, secrétaire d’État adjomt pour les Affaires européennes M Burt a exphqué au cours d'un déjeuner de presse que d’ici au 17 mai le gouvernement Reagan allait poursuivre des consultations mtensives avec M Paul Nitze, son représentant aux négociations sur les euromissiles à Genève et avec ses alliés de l’OTAN « Nous espérons donner à Paul Nitze assez de souplesse pour parvenir à un accord », a-t-il dit comme on lui demandait si les négociateurs américains apporteraient des précisions chiffrées à la proposition d’accord intérimaire faite la semaine dermère par le président Reagan .Nous n’avons rejeté aucune option» M Burt a ajouté que le ferme soutien réaffirmé par les gouvernements européens de l’AUiance atlantique au déploiement des fusées Pershing et des missiles de croisière donnait aux États-Unis « une base ferme pour demander aux Soviétiques de prendre très sérieusement en considération notre nouvelle imtiative» « Nous espérons qu’ils reviendront à la table de négociations d'une façon contructive », a-t-ü dit Le secrétaire d’État adjoint a estimé que jusqu’ici « l’objectif essentiel (des Soviétiques) dans les négociations sur les euromissiles a été de faire échouer le déploiement (des nouveaux missiles américains) sans en payer le prix » « Ils ne doivent pas croire qu’ils pourront faire échouer la décision (de déploiement), a-t-il ajouté.L'Al-Uance est dans une msition plus forte qu’elle n’a été depuis plusieurs annæs» Répondant aux accusations venant quotidiennement de Moscou, M Burt a démenti que les États-Ums cherchent à effrayer l’Union soviétique par la menace d’un retour à la guerre froide « Notre stratégie, a-t-ü dit, est de démontrer que sans un accord de réduction équüibré nous sommes décidés à rétabhr l’équihbre par l’application de la décision de déploiement» Trois jours après le « rejet » par l’Umon soviétique de la proposition de solution intérimaire au problème des missiles nucléaires en Europe, tout le monde à Washington est d’accord pour estimer que la porte reste ouverte à un compromis.Mais la question que Ton se pose maintenant est de savoir SI le président Ronald Reagan et son entourage de Californiens conservateurs ont vraiment envie de parvenir à un accord qui dispenserait de déployer les nouveaux missües américains en Europe occidentale à la fin de Tannée.« La bonne nouvelle après le week-end de Pâques est que la porte des négociations sur les armes nucléaires est encore ouverte », écrivait hier le Christian Science Monitor àans un éditorial qui souligne le caractère « raisonnable » et « modéré » de la réponse soviétique faite par le vice-premier ministre Andrei Gromyko Le « columnist » Joseph Kraft, dont l’article de politique étrangère paraît dans 275 quotidiens américains, écrit de son côté « La route du compromis reste ouverte, mais on peut sérieusement se demander si quiconque, dans le gouvernement Reagan, peut mener cette entreprise».Ces interprétations ne sont pas trop éloignées des réactions du département d’Etat qui avait estimé samedi dernier que le « met » apparent de M Gromyko n’était probablement pas le dernier mot de l’URSS au napalm.Ce serait la première fois qu’on Tutilise en Indochine depuis la fin du conflit vietnamien L’offensive des forces de Hanoi contre les bases des maquisards khmers situées à proximité de la Thaïlande a provoqué un afflux de réfugiés cambodgiens dans ce pays, où leur nombre atteindrait 250,000 environ.Le ministère thaïlandais des Affaires étrangères a réuni hier les ambassadeurs de plus de 20 pays et les a en- tagés à condamner ce que angkok quahfie d’an-ession vietnamienne et à l’aider à défendre sa souveraineté.Tandis que des renforts militaires étaient dépêchés dans la zone frontière, à environ 270 km de la capitale, le ministère des Affames étrangères publiait un communiqué accusant le Vietnam de rechercher une confrontation directe avec la Thaïlande.Pour Bangkok, Hanoi vise à liquider purement et simplement les Khmers installés le long de la frontière et, ce faisant, « menace sérieusement la sécurité de la Thaïlande et de toute la région » Lors d’une conférence de presse, le secrétaire permanent Asa Sarasin, sous Tau-torité duquel est placé le ministère des Affaires étrangères, a cependant indiqué que son pays n’invoquerait pas pour le moment son accord de défense avec Washington « Il n’est pas encore néces-saire de demander aux États-Unis d’honorer leurs engagements pris aux termes du Pacte de Manille de 1954, a-t-il dit.L’armée thaïlandaise est pleinement en mesure de faire face elle-même à la situation frontalière ».De son côté, le premier ministre Prem Tinsulanonda a déclaré en conseil des ministres que l’armée nationale n’étendrait pas les combats au territoire cambodgien, où sont stationnés quelque 180,000 soldats vietnamiens soutenant le régime de Phnom Penh.spéciaux du Devoir Le 12e Salon international du livre de Québec Le Devoir publiera son cahier annuel à l’occasion du Salon du livre de Québec, le samedi 16 avril prochain.Dans ce supplément littéraire, Jean-Louis Roy et Lise Bissonnette proposent le thème **Faire des livres au Québec”, avec la participation de nos principaux collaborateurs.Nous invitons les éditeurs à profiter de cette occasion pour promouvoir leurs plus récentes parutions et inciter nos lecteurs à participer à cet événement culturel.Vous pouvez réserver votre espace publicitaire auprès de Jacqueline Avril avant le 5 avril prochain.LE DEVOIR 211, rue St-Sacrement, Montréal, QC.H2Y1X1 Tél: 844-3361 LES SALÉSIENS DE DON BOSCO ANNONCER L’ÉVANGILE PAR UNE PRÉSENCE ÉDUCATIVE AUPRÈS DES JEUNES 17 000 prêtres et frères dans plus de 100 pays Au Québec depuis 1955 Montréal, mercredi 6 avril 1983 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa Directeur Rédactrice en chef le 10 janvier 1910 Jean-Louis Roy Lise Bissonnette Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur Gilbert Brunet Directeur de l'information Pierre Loignon Directeur adjoint de l'information Denis Lord T résorier Bernard Larocque Directeur de la publicité Marcel Payette Le budget fédéral (2) DKS budgets fédéraux de novembre 1981 et de juin 1982, on aura surtout retenu, outre le fait qu’ils étaient l’un et l’autre fondés sur de fausses prémisses et en conséquence qu’ils ont produit des résultats navrants, des énoncés plutôt grandiloquents sur les stratégies à adopter et une assurance factice dont le contenu s’est vite dégonflé.À quelques jours de la présentation d’un nouveau budget par le ministre des Finances, M Marc Lalonde, présentation prévue pour le 19 avril, quelles leçons doivent être tirées des deux précédents exercices ?1/aflinage des prémisses budgétaires apparaît aussi difficile que nécessaire.Les comportements économiques ont été difficilement prévisibles depuis près de deux ans.Ils demeurent encore incertains.Cependant il apparaît plus aisé d’en définir les marges possibles Dans le domaine de l’énergie, la situation actuelle devrait prévaloir pour les 12 prochains mois.Le gouvernement canadien ne peut éviter une chute substantielle de ses revenus dans ce secteur à moins de briser sa propre règle fixant le prix du pétrole domestique à 75 % des prix internationaux.La croissance de la production industrielle est apparue plutôt spectaculaire au mois de janvier.Kn effet, une croissance de 5 % constitue une performance remarquable.Mais, ce fait ne signifie pas que l’assiette fiscale des entreprises soit rétablie.La performance de janvier sera-t-elle de courte durée, plutôt liée au renouvellement d’une partie des inventaires qu’à celui d’une véritable reprise de l’activité économique Dans la meilleure hypothèse, la relance de la production industrielle produira des dividendes fiscaux plutôt limités, compte tenu de la chute des profits industriels au cours des deux dernières années.Bref, au niveau des revenus, la situation des finances publiques ne s’améliorera pas.C’est même le contraire qui pourrait se produire.De plus, toute augmentation des charges fiscales des sociétés et des particuliers, aurait l’effet d’un frein direct sur la « reprise déjà amorcée » au jugement du ministre Lalonde.Dans un tel contexte, la marge de manoeuvre apparaît restreinte.Le ministre reçoit ces jours-ci des avis contradictoires.Les uns à l’instar des économistes de l’Institut d’analyse poUtique de l’Université de Toronto l’enjoi-gneni de stimuler l’activité économique par des programmes publics au risque même de gonfler le déficit.Les autres, moins assurés d’une reprise solide et durable l’enjoignent de ne prendre aucun risque avec la spirale inflationniste, de ne pas compter sur un changement d’attitudes de la part des consommateurs et de ne pas sous-évaluer les effets d’un déficit élevé en 1983-84 sur la stabilité des taux d’intérêt.Les milieux d’affaires ont fait remarquer récemment que le déficit canadien s’il devait atteindre à nouveau les $ 30 milliards en 1983-84 serait alors de 30 % supérieur à celui du gouvernement américain.Les optimistes célèbrent déjà la fin de la crise économique Ils fondent leurs certitudes sur quelques indicateurs plutôt rassurants: chute de l’inflation, croissance de la production industrielle et pers- pectives favorables d’investissements industriels.Mais cette confiance n’est pas également partagée.Des analystes ont fait remarquer récemment que des velléités de reprises de l’activité économique avaient marqué les premières semaines des quatre dernières années pour s’essouffler dès le deuxième trimestre.On a noté une diminution de la demande de biens durables, un gUssement des achats d’automobiles et une réduction de la production industrielle sur les marchés américains, en février et en mars.Les déficits gouvernementaux demeurent extrêmement élevés.La stabilité des taux d’intérêt n’est certes pas assurée.Le commerce international est déjà marqué par une poussée protectionniste majeure.Si le sommet économique de mai à Wil-bamsburg devait échouer et si les tendances protectionnistes n’étaient pas alors résorbées, la reprise pourrait trouver son terme prématurément.Entre l’optimisme hâtif et le spleen destructeur, le ministre des Finances doit dégager une stratégie budgétaire souple laissant des possibilités d’ajustement en cours de route.On ne lui tiendra pas rigueur de cette souplesse si elle accompagne une démarche réaüste et franche.Diminution certaine des revenus du côté du pétrole, au mieux maintien des revenus du côté des sociétés, incertitude quant aux revenus découlant de la consommation, risque de gonfler à nouveau les taux d’intérêt par un élargissement du déficit canadien, danger considérable de stimuler l’inflation par un m-veau trop élevé des dépenses, ces balises laissent peu de place à la définition de programmes nouveaux.Le ministre des Finances doit résister à la tentation de créer dans l’immédiat l’illusion de la relance en élargissant les programmes actuels d’emploi ou leur donnant des frères jumeaux.Certes les chiffres et les réalités du chômage constituent une puissante invitation à faire et à promettre.Mais outre le fait qu’on doive s’interroger sur l’efficacité de ces programmes gouvernementaux de création d’emplois, leur expansion pourrait ébranler les fondements fragiles d’une reprise encore problématique.Une chose est certaine, la rhétorique de la grande stratégie industrielle, qui fut la marque de commerce des derniers énoncés budgétaires, soulève plus d’objections que d’enthousiasme.On attend du gouvernement une attitude plus modeste, une mise en ordre de la comptabilité nationale et une preuve que dans ces temps difficiles l’austérité a finalement rejoint la capitale fédérale.Une telle attitude donnerait sa chance à l’investissement industriel et rétablirait vraisemblablement la confiance des consommateurs.Plus que toute autre démarche, elle contribuerait à rétablir les conditions d’expansion du marché de l’emploi, un marché de l’emploi offrant un travail stable et non pas une occupation temporaire.Mais cette discipline exige un courage politique considérable qui a fait défaut à Ottawa ces der-iier mères années.— JEAN-LOUIS ROY Pressions répétées sur Israël LK GOUVKUNKMKNT israélien s'ex-po.se aux nombreuses tuiles qui s'abattent sur lui ces jours-ci.Il ne s’agit plus de tirs d'artillerie ou d’attentats meurtriers, mais les résultats risquent de faire au.ssi mal.A l'intérieur, on apprenait hier que plusieurs centaines de militaires israéliens rel usent la décoration de la guerre du Liban, parce que cette guerre « n’étail pas indispensable pour la délense de la patrie » Geste concerté, politiquement embarrassant autant envers les citoyens israéliens qu'envers les interlocuteurs avec qui Israel négocie le désengagement de ses troupes qui occupent le Sud-Liban depuis dix mois L’accord intervenu jeudi, à la '24e rencontre tripartite, demeure partiel et ri.sque d'être relégué loin derrière les litiges qui restent entiers F.n Gisjordame, qu'Israel occupe depuis 15 ans et s’emploie à coloniser de façon irréiersible, les mystérieux em-IKMsonnements de centaines de jeunes l’alestiniennes ne sont pas tirés au clairet embarrassent sérieusement ,Iéru.salem Le premier groupe d'étudiantes, à .\rabah et à Djenine, semble effectivement avoir été atteint d'un malaise mystérieux.Nous .saurons bientôt de quoi il en retourne puisqu’un spécialiste de la Croix Bouge a terminé son enquête et que deux autres spécialistes mandatés par le .secrétaire général de TON U sont arrivés hier à Djenme pour faire enquête Kn attendant ces conclusions, les accusations d'halluci- nation collective, lancées par Israel, ne semblent pas plus fondées que les condamnations prononcées contre l’armée israélienne par des extrémistes palestiniens, accusations reprises par la Ligue arabe Dans ce contexte de récupération politique, les centaines de nouveaux cas signalés en fin de semaine sèment le doute Ce drame des empoisonnements mis à part, la politique israélienne en Judée-Samarie, le nom hébreu de la Cisjordanie, se heurte de plus en plus aux manifestations des Palestiniens les jets de pierres par des enfants se poursuivent, des cocktails Molotov s’y ajoutent, des grèves de la faim sont suivies ICI et la.Le maire de Bethléem disait samedi au DKVGIR à quel point le temps presse pour les Palestimens de Cisjordanie et de Gaza si des négociations, incluant l’OLP et la Jordanie, ne sont pas entamées très prochainement, si le gouvernement Begin réussit son pan d’installer 100,000 colons juifs en Cisjordanie, aucun gouvernement israélien ne saura plus faire partir ces colons Pour reprendre l’expression du président égyptien rapportée par M.Freij, « les Palestiniens sont à rater le train de l’histoire».Dans ce contexte historique, les entretiens qu’ont eus, de jeudi à lundi, le leader de l’OLP, M.Arafat, et le roi Hussein de Jordanie, revêtaient la plus grande importance Mais on apprenait hier qu’il faudra attendre au moins 48 heures avant de connaître les résultats de ces entretiens, M.Arafat étant parti à Koweït sans que les délégations soient parvenues à s’entendre sur un communiqué commun.Des sources de France-Presse faisaient état hier d’une divergence fondamentale à propos du sort à réserver au plan de paix du président Reagan.Le train de l’histoire poursuit son chemin La source de pression qui aura fait le plus mal au gouvernement israéhen, ces derniers jours, réside toutefois à Washington.Le président Reagan a perdu patience et décrété un embargo sur la livraison de 75 avions de combat F-16 commandés par Israel.La négociation avec le Liban ne progresse pas suffisamment, affirme M Reagan.Celle qui serait susceptible de régler le problème palestinien ne démarre meme pas.aurait-il pu ajouter On attendait une sanction des États-Ums depuis plusieurs mois: « Tant que les forces israéliennes sont dans la position d’occuper un autre pays qui leur a demandé de s’en aller, il nous est interdit par la loi de livrer ces appareils », a dit M.Reagan.La même loi prévalait ces récents mois mais le président n’avait pas décidé de s’en prévaloir.Son geste dénote une impatience grandissante de la part du grand allié d’Israël, impatience que le gouvernement Begin ne pourra contenir longtemps.Les sources de pression, intérieures et extérieures, se multiplient.Pendant combien de temps le cabinet Begin y répondra-t-il en faisant la sourde oreille ?— GILBERT BRUNET Respectons les genres L.\ Société de la baie James et le quo-lidien The (l’a/effe viennent de découvrir une tradition britannique nos parlements, lor.sque leurs privilèges .sont mis en cau.se, jH'uvent se transformer en tribunal Kt.en pareilles circonstances, ils détiennent des pouvoirs exorbitants Ces frontières méconnues de notre droit gagneraient à être ex plorées et soumi.ses à l’autorité de la loi Une première distinction s’impose entre une commission parlementaire qui examine un cas comme celui de M Mackasey, et une autre qui est chargée d’entendre les sociétés d’Ktat dans les affaires relevant de leur loi constitutive La première tranche un ütige, la seconde, ordinairement pas.A Ottawa, les députés auront été étonnés d’apprendre que leur comité peut non seulement faire enquête par les moyens de son choix, mais prendre des sanctions sévères allant jusqu’à remprisonnement.Les témoins ne sont d’aucune manière assurés que des règles équitables régiront leur comparution Les membres siègent comme procureurs et juges.La plupart d’entre eux pourront être liés par des liens de parti ou d’amitié avec un député mis en cau.se.certains seront peut-être hostiles Le même conflit structurel existe à Québec, malgré la toute nouvelle loi de l'A.ssemblée nationale.Le règlement qui mettra en application la loi 90 tentera d’éviter les embûches, mais les députés auront fort à faire pour éilicter des règles leur pimmettant d’ê tre juge et partie dans une même cause' Ces problèmes n’ont pas retenu l’attention, car rarissime est cette procédure d’exception, ils ne sont pas moins réels.Différente en principe est la situation des députés et des témoins d’une commission parlementaire examinant les affaires d une .société d’Ktat.Un tel comité n’a pas le caractère d’une cour ou d’une commission d’enquête.Ses travaux visent à fame mieux comprendre des problèmes, des projets, des besoins Il n’y a pas d’accusé, les témoins sont'plutôt des invités ou des gens ayant demandé de comparaître L’expérience récente de l’affaire de l,G-2 aura montré de façon éloquente qu’on peut passer trop facilement d’un régime de commission à un autre.Kn effet, la loi ne fait pas de distinction quand il s’agit de contraindre un témoin.de l’assermenter, de lui faire produire des documents et de l’obliger a répondre aux questions.Comme en d’autres forums, la loi 90 prévoit certes que le témoignage d’une personne ne peut être retenu contre elle devant un tribunal, sauf parjure.Mais elle ne prévoit rien quant à la réputation des témoins, au caractère confidentiel des délibérations des conseils des sociétés d’Ktat, etc Il faudra donc préciser les règles du jeu que devront respecter les sociétés d’Etat quand elles viendront rendre compte de leur gesticn.Certains auraient voulu que la commission entendant ces entreprises publiques slè^ à huis clos comme un comité de la Dé- fense nationale! A l’instar du parlement, ces commissions doivent être publiques.On ne pourra éviter les questions de procedure.Mieux vaut les résoudre, même imparfaitement, que de les escamoter en sapant la cré-dibibté de l’exercice.M.René Lévesque, dans l’affaire qui l’intéresse, aurait pu soumettre la question non pas à la commission de FEnergie, peu outillée pour y faire face, mais a la commission dont relèvent les privilèges des députés.La SEBJ aurait su qu’elle comparaîtrait devant une cour, une « haute cour » héritée de Londres.Le problème des règles de preuve et de protection des témoins n’aurait pas été résolu pour autant.Dans une affaire où sont mêlées les décisions et la conduite à la fois d’un membre du gouvernement et de dirigeants d’une société d’Etat, ne serait-il pas indiqué de recourir plutôt à une commission d’enquête?Une telle commission est nommée par le gouvernement, certes, alors qu'un comité parlementaire est forme de membres élus de l’Assemblée.Mais elle jouit d'un plus grand statut d’indépendance Ses méthodes de travail ont été précisées ces dernières années, de manière à protéger davantage les témoins.Son rapport revêt un caractère d’impartialité, même si ses conclusions ne sont pas péremptoires Le respect des genres devrait ainsi nous aider à découvrir, pour chaque forum, les règles à respecter.— JEAN-CLAUDE LECLERC Sains, les jours saints ALBERT BRIE SI LES ENFANTS, quand ils grandissent, se contentaient de nous faire vieillir, il n’y aurait rien à redire.Mais, sans le savoir, par le changement précipité des moeurs qui se démodent avant d’avoir fait leurs racines, ils rejettent à des distances d’années-lumière les us et coutumes dont l’intangibilité semblait encore assurée il y a à peine 25 ans.Cette réflexion, je me la faisais Vendredi saint dernier.Profitant du soleil, et défiant le temps « cru », ma femme et moi, pour tuer le temps — Pardon! Seigneur — nous rasions une touffe de pruniers envahisseurs.D’une année a l’autre, ces arbustes indisciplinés dévorent un peu trop allègrement l’espace gazonné qui s’étend devant la maison.Il y a quelque vingt ans, c’était un sage petit prunier ornemental fleurant bon de ses timides fleurs blanches et roses.Au bout de trois ans, il a connu une crise de croissance II s’est « ensauvagé ».11 me rappelait des cenelliers aux multiples pousses fantasques et épineuses, dont nos culottes courtes gardaient le souvenir déchirant.Passent dans la rue deux jeunes gens.Ils lancent dans ma direction : «Bonjour! Monsieur Brie ».Je leur retourne le bonjour.« Qui est-ce?» demande ma femme « Sais pas! » Ils savent qui nous sommes, qui nous sommes restés Mais à nous, leur identité n’éveiUe aucun souvemr.Facile à expliquer.Ce sont sans doute des camarades de jeux de nos fils, il y a cinq ans peut-être.Ils avaient 12-13 ans à cette époque.Métamorphosés en adolescents, ils sont devenus méconnaissables, sembla- bles au prunier cultivé qui a changé de nature.Une heure plus tard, Vincent arrive.Il a découché la nuit dernière.Je n’ose pas dire « dans la nuit de Jeudi au Vendredi saint ».Nous lui permettons d’agir à sa guise; pour être plus exact, il se le permet.N’a-t-il pas 18 ans?Nous n’exigeons qu’une chose : « Téléphone pour nous dire SI OUI ou non tu vas entrer coucher.» Est-ce trop demander?Il faut croire que si, puisqu’il n’a pas respecté la consigne.À table, ma femme Tmterpelle.Une fois, deux fois, trois fois.Pas de réponse.Il n’entend pas, il a son walkman sur les oreilles.Soudain : «Oui! c’est quoi votre problème?» — Un téléphone, ça ne coûte pas cher.— Téléphone! ' ' La musique (?) grésille.CKOI,CnOM, sait pas! Sa mère se risque : « Nous sommes permissifs, Vincent.On ne te demande pas où tu as passé la nuit, et avec qui et comment.Mais au moins, tu aurais pu téléphoner pour nous dire de ne pas t’attendre.» Et j’enchaîne.« Ta mère .enfin .nous nous m quiétons.Parce qu’enfin, il aurait pu t’arriver quelque chose.Montréal, c’est pas la cour d’école.» — Sortez un peu .Arrivez en ville.J’ai rencontré plein d’amis du cégep On a fait les bars.— Avec quel argent’’ — L’argent?Y’a rien là! On n’est plus en 1930 — Hé là, jeune homme, dis-je, pour rectifier, en 1930, nous avions trois ans.On n’est pas si pépé et mémé que tu crois Vincent nous regarde, ennuyé, replace ses écouteurs — de jobs petites éponges roses — sur ses oreilles et réintègre CKOI ou CHOM.Puis, il plonge sa fourchette dans l’inqualifiable « gibelotte » que l’on nomme .poutine ».La communication est coupée.Chacun son monde et son alimentation.— Je SUIS sûr que tu penses la même chose que moi, dis-je à ma jongleuse de femme.— Probable.Je me revoyais chez moi, à table, aux deux tables, parce qu’on était douze : huit à la grande et quatre à la petite pour les petites.— Douze, c’est du monde.Nous, nous n’étions que dix.— Le Vendredi saint, on était plus silencieux que de coutume, si c’est possible.C’était « mourant », sans vouloir fame de jeu de mots.— Et c’était maigre dans les assiettes.Un mélange de patates pilées, de reste de poisson et de navet Ah! le « choutiame », mon légume de carême.— Mais on ne se sentait pas trop tnste.— La Résurrection approchait, c’est ça?— Oui ! le chocolat du lendemain Le Vendredi, on aurait mangé de la « chnoutz », tellement on était habité par des visions de sucreries.— Moi, le lendemain, je me souviens, J’étais dehors.Je voulais entendre la volée des cloches de retour de Rome.Au premier ding-dong, on communiait a la tire d’érable.On plongeait dans le nanane comme des pourceaux, il faut bien le dire.Oui!, ça vous avait un goût paradisiaque, après 45 jours bien comptés de dessert de censes de terre.« Où est Vincent?» demande subitement ma femme?— Au sous-sol, devant la télévision américame, comme toujours.— Non! J’ai plutôt l’impression que la poutine n’a pas passé.J’ai pas de pitié.Qu’il souffre un peu.— Tu as raison! Qu’il porte sa croix.Tiens, deux nouveaoxj ''“î” ' ¦ De baccalauréat en milieu carcéral l^eltre adressée à M Robert Kaplan solliciteur général du Canada JE SUIS un étudiant-détenu en libération conditionnelle de jour et je poursuis présentement, à l’Université Laval, un baccalauréat général entrepris durant ma détention à l'Institut Laval Grâce au projet BA-GIL (baccalauréat ès arts général à l'Institut I.,aval), j’ai pu faire de mon incarcération un stage de revalorisation personnelle et une période de rééducation qui me permettent aujourd’hui une réintégration sociale normale.II est inutile de vous dire à quel point je veux contester votre décision d’abandonner le projet d'études postsecondaires dans les pénitenciers fédéraux.C’est parce que j’ai été en prison et que j’ai suivi ce programme que je veux vous dire ses bienfaits pour le monde carcéral et pour la société.Ce programme est indispensable si vous croyez en la possibibté de la ré-habibtation des détenus.En novembre 1981, j’ai écopé d’une sentence de cinq ans.Après mon incarcération, j’ai décidé de ne plus vivre le genre de vie qui m’avait conduit en prison.Je ne voulais donc pas faire de ma détention une perte de temps — encore moins un enlisement dans la mentalité du monde carcéral.Je désirais surtout me recycler, apprendre quelque chose, construire un nouveau mode de vie, réinventer mes valeurs et m’onenter vers quelque chose de positif.J’avais besoin de faire marche arrière et de recommencer là où l’adolescent révolté que j’étais avait délaissé l’éducation pour la drogue et l’anarcbe.A mon arrivée au Centre de réception, on me suggéra de suivre un programme d'études universitaires.Je m’enthousiasmai devant cette éventualité car j'y voyais l’instrument d'« autoréformation » que je cherchais.Même si ce programme se donnait dans une institution à sécurité maximale ayant fort mauvaise réputation, je renonçai à ma classification en pénitencier à sécurité minimale et, à mes risques et périls, choisis volontairement d’aller m’enfermer au • Vieux Pen ».Un grand nombre de détenus me désapprouvaient complètement.Mais quelque chose de plus fort que la répulsion reliée au « Vieux Pen » m’attirait vers ce programme, quelque chose qui me marquerait assez pour me changer.Ce quelque chose s’est avéré être la valeur éducative du BAGIL.Dans mon for intérieur, j’ai vite compris que le BAGIL, m’ouvrait une voie intelügente pour mener à bien mon avenir où des changements radicaux s’imposaient.Il est déraisonnable, monsieur le mimstre, de retirer les programmes postsecondaires alors que le système carcéral actuel a de plus en plus besom de l’aide qu’ils peuvent apporter.Il n’y a pas qu’à l’extérieur que le chômage fasse des ravages.À l’intérieur des prisons, de plus en plus de détenus ne travaillent pas Les programmes d’éducation ont donc un rôle doublement important: ils permettent d’occuper des détenus dont Toisiveté s’avère néfaste pour la sécurité; surtout, ils offrent à ceux qui le désment l’occasion de s’améhorer, de travailler à leur développement personnel.Aussi, ils créent un effet d’entraînement sur d’autres détenus engagés dans des programmes de formation élémentaire ou secondaire.Enfm, ils assainissent le milieu carcéral en encourageant le système à s’éloigner de la mentahté répandue de mafiosi et de durs-à-cuire.— YVON CHABOT étudiant de l’Umversité Laval en hbération conditionnelle de jour Québec, 14 mars ¦ Une version qui paraît « Importée » Lettre adressée à M Gilbert Brunet, éditorialiste VOTRE ÉDITORIAL du 9 mars sur le projet d’élections au Salvador nous avait fait voir votre niveau de compréhension de la réahté poUtique salvadorienne et de l’influence de l’administration Reagan sur les dirigeants politiques salvadoriens.Dans votre éditorial du 26 mars, je crois que vous faites à nouveau fausse route en prétendant que les sandinistes «.ont résolu.d’exporter leur révolution chez leurs voisins ».D’abord pour des raisons chronologiques le mouvement révolutionnaire s’est développé, au Salvador, au début des années 1970; au Guatemala, le premier mouvement révolutionnaire Impulsé, soit dit en passant, par des officiers dissidents de l’armée nationale, a été maté en 1966 alors qu’il réapparaissait dans sa forme actuelle des 1972; les sandinistes ont pris le pouvoir en juillet 1979.Ensuite pour des raisons d’ordre ethnique présenter une révolution comme une marchandise qu’on peut exporter, c’est non seulement faire preuve de simplisme à courte-vue mais de pur racisme.C’est assimiler ces poulations qui s’incorporent, qui appuient ou qui mamfstent leur sympathie aux mouvements révolutionnaires à des éponges sans capacité de discernement qui n’attendent qu’à être imbibées d’idéologes venues de l’extérieur.C’est ignorer leur histoire et leur vécu, leur intelligence et leur libre-choix, leur capacité de s’organiser comme elles l’entendent et en fonction d’objectifs propres à leur société et à leur culture.En ce sens, monsieur Brunet, je me demande qu’elle serait votre réaction si je publiais à la une des journaux de demain que le département d’État américain parvient à « exporter » son interprétation de la situation et sa version des événements et à faire appuyer ses stratégies et ses projets par quelque journaliste ayant bureau au 211 de la rue du Saint-Sacrement?Une demande en terminant; dans ce même éditorial du 26 mars, vous affirmez: « L’armée d’un gouvernement démocratiquement constitué, largement appuyé par une population, ne devrait pourtant pas éprouver trop de mal à refouler une bande d’extrémistes.» Pouvez-vous engager à conclure dans un prochain éditorial que le gouvernement san-diniste est largement appuyé par la population dès qu’il aura terminé avec cette bande d’extrémistes! — COLETTE LESAGE Montréal, 29 mars LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société é responsabilité timitée.dont le siège social est situé au numéro 211.rus du Saint-Sacremsnt.Montréal H2Y 1X1 Il est composé et imprimé par rimprimsrie Dumont, division du Groupe Ouebecor Inc .dont les ateliers sont situés à 9130 rue Boi-vln.ville LaSalle L'agence Pressa Canadienne est autorisée à employer et à dlUuser Iss informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT Edition quotidienne $95 00 par année, six mois.$50 00 trois mois $26 00 A l'étranger $105 OO/par année six mois $55 00.trois mois $30 00 Editions du samedi $19 par année Edition quotldisnna.livrée A domicile par porteur $2 25 par sa-mains Le samedi ssulament 50' Tarit de l'abonnement servi par la posta aérianne sur demande Courrier de deuxième classe anregisirsment numéro 0858 DépOl légal Bibllotbèqua nationale du Québec TELEPHONE: 144-3381 (lignss groupées). Le Devoir, mercredi 6 avril 1983 f* r DES PARTISANS SANS PARTI VINCENT LEMIEUX Le congrès de leadership du Parti conservateur, qui se déroulera en juin, excite les partisans anciens et nouveaux d’un parti introuvable.Pourtant, combien de leaders conservateurs n’ont-ils pas promis, depuis plus de trente ans, de donner au parti des bases sobdes, au Québec.Ils ont tous échoué pour des raisons qui semblent plus structurelles que conjoncturelles Les conservateurs du Québec ont eu leur chance, en 1958, quand, après que Louis Saint-Laurent eut abandonné la direction du Parti libéral, ils ont fait élire 50 députés sur 75.C’était l’occasion de relancer le parti au Québec et de lui donner ces bases solides dont il était privé depuis longtemps.Mais le premier ministre conservateur du temps, John Diefenbaker, ne fit rien pour favoriser cela II préférait quelques leaders québécois, parlant anglais, à ceux qui auraient pu, s’ils avaient été reconnus par le chef, travailler efficacement a la réorganisation du parti Et puis l’Umon nationale, dont les organisateurs avaient joué un rôle non négligeable dans la victoire de 1958, allait s’effondrer pour un temps après sa défaite de 1960 Aux élections fédérales de 1962, avec l’arrivée des créditistes, le Parti conservateur ne sauvait que 14 de ses 50 sièges de 1958 et retombait dans la médiocrité dont il n’est pas sorti depuis Avec toute la malchance qui carac- térise les perdants, le Parti conserva teur fit un effort remarquable aux élections fédérales de 1968 L’Union nationale gouvernait à Québec et les candidats conservateurs de cette an-née-là ne manquaient pas de qualité II est même douteux que le Parti conservateur puisse présenter, aux prochaines élections fédérales, un ensemble comparable La défaite fut néanmoins cuisante Dans le contexte de la trudeaumanie, seuls quatre candidats conservateurs furent élus au Québec.Ce fut quand même le meilleur score du parti aux cinq dernières élections fédérales.L’effacement graduel de l’Umon nationale et l’emprise de Pierre Trudeau sur le Québec ont condamné le Parti conservateur à la désolation.Maintenant que s’engage la course au leadership, on assiste au spectacle un peu triste de partisans sans parti, recoupés en deux clans rivaux, celui de Clark et celui de Mulroney, qui dans le cadre de règles improvisées se bousculent à qui mieux mieux pour s’emparer des postes de délégués au congrès de juin Des primaires à l’a-méricaine conviendraient mieux à ce parti fantomatique Quand un parti n’a pas la capacité organisationnelle de sélectionner décemment des délégués, il est sam pour lui de s’en remettre à la population, du moins celle qui s’intéresse à cet exercice Mais le Parti conservateur n’a même pas la capacité d’orgamser de telles primaires, qm, de toute façon, ne conviennent guère au caractère fermé et souvent élitiste qu’il a pris au Québec Pourtant, on a l’impression qu’une nouvelle chance histonque s’offre aux conserv’ateurs du Québec, étant donné l’impopularité du gouvernement libéral à Ottawa et le retrait probable du premier ministre Trudeau, avant les prochaines élections fédérales Faut-il rappeler que les chances des conservateurs sont meilleures au Qué bec quand le chef du Parti hbéral n’est pas un francophone Même la venue possible du Parti québécois sur la scène fédérale apparaît moins probable aujourd’hui qu’il y a six mois, parce que ce parti aura besoin de toutes ses ressources en vue des prochai nés élections provinciales Et s’il dé cidait, maigre cela, de présenter des candidats aux prochaines élections fédérales, il n’est pas sûr qu’il apparaisse comme la solution de rechange québécoise aux libéraux, face à un Brian Mulroney qui serait auréolé de sa victome au congrès de jum 1983.Quoi qu’on pense des mérites respectifs de Clark et de Mulroney, il semble en effet plus probable que ce soit le second qui réussisse à déclencher au Québec un courant conservateur, SI modeste soit-il Et, de façon paradoxale, il faudrait que les conservateurs fassent d’abord une bonne performance électorale pour que soient remplies les conditions nécessaires à la mise en place d’une véntable organisation partisane Cependant, il sera toujours difficile, sinon impossible à cette orgamsation de se maintenir si le parti n’arrive pas à se donner un équivalent sur la scène provmciale Autant dire que les temps continueront d’être durs pour les partisans de l’introuvable Parti conservateur du Québec Faut-il décriminaliser l’aide au suicide?GUY DURAND Éthicien, responsable d’un groupe de recherche en bioéthique à l'Université de Montréal Le suicide de l’écrivain Arthur Koestler ramène au devant de la scène la question du suicide et de son acceptation par la société Depuis 1972 au Canada, la tentative de suicide n’est plus considérée comme un crime Vaide au suicide pour sa part demeure inscrite au Code criminel.La question de la moralité du suicide est débattue dans la société Encore plus celle de son interdiction légale.Divers groupes de pression comme Exit et Hemlock demandent effectivement que l’aide au suicide soit décnmmalisée La commission de réforme du Code criminel vient de produire un document de travail qui en arrive à une double conclusion.— maintenir l’interdiction légale de l’aide ou de l’incitation au suicide; — mais en réserver la poursuite à l’autorisation préalable du procureur général Il y a là un choix de société impor- tant Autant nous appuyons la première conclusion du document, autant il nous semble que la société se doit de refuser la seconde 1) Nous sommes totalement en accord avec la première conclusion du document.« Une décriminalisation complète de l’aide ou de l’incitation au suicide serait inopportune et dangereuse dans le contexte actuel », même hmitée à un patient en phase terminale.Les raisons données dans le rapport nous semblent convaincantes Nous voudrions m-sister sur Tune ou l’autre d’entre elles, et ajouter quelques réflexions La première raison, la plus évidente, est le danger d’abus Si on peut éprouver de la sympathie pour certains cas de suicide et même d’aide au suicide de certams malades en phase termmale, la situation n’est pas toujours ainsi.« Que dire par exemple de Tmcitation au suicide collectif'’ Que dire de celui qui, profitant de l’état dépressif d’une personne, la pousse au suicide pour en tirer un bénéfice pécuniaire’’ Comment juger le geste de celui qui, connaissant les tendances suicidaires d’un adolescent, lui procure des médicaments en dose suffisante pour le tuer’’ » La limite est difficile à placer La pente est encore plus facile à suivre L’aide au suicide se distingue très peu de Thomicide, et notamment de l’euthanasie active volontaire II serait anormal que le droit condamne celle-ci et absolve celle-là La réflexion éthique sur le sens de la vie humaine et la nature de la vie en société arrive à la même conclusion.Accepter Taide au suicide, c’est, à la longue, admettre la désintégration des valeurs qui servent d’assises à notre civilisation En effet, accepter Taide au suicide, c’est admettre qu’il y a dans le suicide une solution valable à un problème d’existence On endosse la situation, on admet qu’il n’y a rien d’autre à faire.C’est nier Ta priori en faveur de la vie, de son dynamisme et de ses possibilités Qu’une personne se suicide c’est son choix et la société ne peut guère Ten empêcher la plupart du temps Mais que la société admette qu’on peut Taider à le faire c’est lui rendre un mauvais service C’est poser un jugement de désespoir Admettre que le suicide (et Taide au suicide) est une solution acceptable, c’est nier aussi l’élan créateur, briser les sources mêmes du dynamisme à l’oeuvre dans la société Un exemple fera mieux comprendre peut-être notre point de vue Si les médecins et chercheurs en face du cancer ou d’une autre maladie grave, s’étalent dit.« il n’y a rien à faire, on ne peut pas guérir », il n’y aurait guère eu de progrès médical, et le sort des cancéreux aurait été en s'aggravant C’est le refus de la situation, c’est la protestation contre la situa- L’exode anglophone depuis 76: un canular?CHARLES CASTONGUAY Professeur au département de mathématiques de l'Université d'Ottawa Les données sur la migration inter-provinciale publiées par Statistique Canada le 1er mars dermer confirment qu’un nombre important d’anglophones ont quitté le Québec entre les recensements de 1976 et de 1981 Cependant, ce mouvement migratoire ne se rattache pas aussi étroitement à l’élection et au gouvernement du Parti québécois que ne le voudraient les ténors de Texode anglophone.Des informations recueilhes au cours des trois derniers recensements permettent de comparer le nombre et la composition linguistique des migrants qui ont quitté le Québec pour résider dans une autre province au cours des trois périodes qumquennales qui s’étendent de 1966 à 1981 Le tableau 1 montre que la période 1976-1981 ne diffère guère des pénodes précédentes quant au nombre et à l’importance relative des sortants de langue maternelle anglaise.On voit en effet que près de cent mille anglophones (langue maternelle) ont quitté le Québec pour une autre province au cours de chacune des périodes 1966-1971 et 1971-1976 Le nombre de sortants anglophones en 1976-1981cne compte qu’environ 35,000 individus de plus qu’au Cours des périodes précédentes D’autre part, la proportion d’anglophones parmi le total des sortants est demeurée presque parfaitement stable au cours des deux dernières périodes, soit 64,8 % en 1976-1981 en regard de 64,6 % en 1971-1976 L’accession du Parti québécois au pouvoir en 1976 n’a donc rien d’un point tournant à cet égard A la lumière de ces faits, l’ardeur et l’insistance que mettent certams à emboucher la corne de Texode, comme si d’importants départs anglophones n’a-vaient débuté qu’avec l’élection du PQ, prend l’allure d’un grossier canular visant à culpabiliser le Québec francophone, dans le but d’abord de faire avorter le référendum de 1980, puis d’obtemr l'abandon de certains éléments de la loi 101, et plus généralement d’affaiblir la volonté d’auto-détermmation pohtique et culturelle de la collectivité franco-québécoise Les données sur la migration interprovinciale suggèrent aussi une interprétation plus nuancée de la baisse subite de la population anglophone entre 1976 et 1981.Le tableau 2 situe ce phénomène dans l’évolution d’ensemble de la composition linguistique du Québec Tableau 1: Migrants du Québec vers le reste du Canada, par langue maternelle, 1966-1971, 1971-1976 et 1976-1981 Total Langue maternelle Anglais Français Autre 1966-1971 160 400 (100,0) 99100 (61,8) 46 900 (29,2) 14 400 (9,0) 1971-1976 145 800 (100,0) 94 100 (64,6) 41 300 (28,3) 10 400 (7,1) 1976-1981 203 000 (100,0) 131 500 (64,8) 49 900 (24,6) 21 600 (10,6) Source Statistique Canada ainsi que J Henripin et R Lachapelle, La situation démolinguistique au Canada.Institut de recherches politiques, Montréal.1980 Tableau 2: Population du Québec selon la langue maternelle.1971,1976 et 1981 Total Langue maternelle Anglais Français Autre 1971 6 027 800 789 200 4 867 300 371 300 1976 6 234 400 796 700 5 038 300 379 500 1981 6 438 400 706100 5 307 000 425 300 Source idem tion apparemment sans issue qui est source de dynamisme et source de progrès Pour être authentiquement humaine, la compassion devrait être source d’ingéniosité et de créativité et non source de mort.Refuser Taide au suicide, c’est refuser la fatalité, la démission, c’est refuser de s’avouer vaincu, de dire « il n’y a plus rien à faire » Cette question de la condamnation du suicide (et de Taide au smcide) est d’autant plus exemplaire que le suicide exerce une sorte de fascination chez les gens.11 est reconnu depuis longtemps par les sociologues que le suicide d’une vedette, par exemple, entraîne une série de suicides de meme ordre dans la société.Le déht d’aide au suicide avait été supprimé de presque toutes les législations européennes au 19e siècle, mais sous Tmfluence de Durkheim qui a montré le danger social du smcide, plusieurs États l’ont rétabh, dont TItahe et le Danemark en 1930, la Pologne en 1934 La société ne peut contrer cette fascination qu’en dénonçant cet acte, et notamment par le moyen légal.Le principe de l’autodétermination de la personne sur lequel s’appuient les protagonistes de Exit et Hemlock n’est pas un absolu.Le droit à l’autodétermination n’est pas un absolu non plus dans notre système juridique.Il faut avoir le courage de l’admettre Notre système jundique (comme notre civilisation tout entière d’ailleurs) repose sur un équilibre entre plusieurs droits autonomie de la personne, respect de la vie, quahté de vie, dignité humaine, entraide, etc Il n’est pas justifié d’identifier tentative de suicide et aide au suicide pour en conclure que si le législateur a supprimé Tun, il doit suppnmer l’autre Ces deux questions sont différentes.Le législateur peut avoir de bonnes raisons de décriminaliser la tentative de suicide, par exemple 1) juger que le malheureux suicidant a davantage besoin d’aide psychologique que de pumtion, 2) maintenir le crime de tentative de suicide amène souvent l’entourage (et même le médecm) à cacher la tentative et donc à priver la personne de Taide dont elle aurait un pressent besoin Ces raisons ne s’appliquent pas pour Taide au smcide En continuant de condamner Taide au suicide, la société (et le législateur) refuse donc de voir dans le suicide une solution acceptable à la vie et invite chacun, au lieu d’aider un malheureux à mourir, à aider celui-ci à faire de sa mort une dernière étape de croissance, selon une expression bien significative du psychiatre très connu E Kubler-Ro SS Tel est, en effet, Tespnt des lois.2) Les raisons précédentes sont si importantes, à notre avis, qu’elles forcent à refuser l’amendement à l’article 224 que propose le document de la commission de réforme de droit « N ul ne peut être poursuivi pour une infraction (d’aide au suicide) sans autorisation du procureur général lui-même, donnée par écrit,» En pratique, cette condition éqmvaut à accepter qu’il n’y ait à peu près jamais de poursuite et de condamnation La loi devient donc inopérante Elle ne remplit plus alors son objectif.Elle devient une mauvaise loi Cet amendement est encore plus inacceptable si on veut par là explici- tement exclure de la poursuite tout aide au suicide en cas de phase terminale (Exit, Hemlock).Toutes les raisons données précédemment excluent la re connaissance de ce geste par la société Il nous semble que la société doit avoir le courage de dire non à certains groupes de pression au nom même de sa survie comme société humaine et civilisée À supposer que Tautonsation soit don née parfois, cette clause reste très difficilement acceptable du fait qu’elle entraînera entre les provinces une disparité dans Tapplication de la loi, car les procureurs généraux — l’expérience nous le prouve — n’ont pas tous la même position face au respect de la vie humaine Nous y revenons, il n’y a guère de différence entre aide au suicide et euthanasie volontaire Le droit a raison de réprouver Tun et l’autre Ne pas poursuivre Taide au suicide entraîne logiquement de ne pas poursuivre l’euthanasie volontaire.On peut pressentir ce que cela réserve Pour tenir compte de l’aspect huma nitaire de certains actes d’aide au suicide, il y a d’autres possibilités que Ta-mendement proposé Déjà notre droit fait de Taide au suicide un crime spécifique, punissable d’une peine moindre que pour un crime crapuleux.Peut-être y a-t-il lieu simplement de donner encore plus de latitude au juge dans Tap-plication de la peine.La Question du suicide est une question très importante pour l’avenir d’une civilisation Les lois ne sont pas seules à façonner les mentabtés et les attitudes 11 faut bien se garder cependant de penser que les lois n’ont pas d’mfluence.entre 1971,1976 et 1981, d’après les données disporables Selon ces données, les populations anglophone et allophone (langue maternelle) auraient toutes deux augmenté légèrement d’environ 8,000 personnes entre 1971 et 1976 Mais entre 1976 et 1981, elles auraient soudainement engagé des tendances radicalement divergentes, le groupe anglophone perdant plus de 90,000 personnes, alors que les al-lophones en gagnaient plus de 45,000 Cette étonnante rupture de continuité ne trouve évidemment pas d’exphcation adéquate dans la seule augmentation de quelque 35,000 anglophones dans Témi-gration mterprovmciale au cours de la dermère période.Si Ton y ajoute encore la diminution des entrées anglophones au Québec en provenance du reste du Canada depuis 1976 (l’obsession de Texode n’a certes pas aidé à leur recrutement), la migration interprovinciale n’explique pas plus que la moitié du renversement de Tordre de 100,000 (gain de 8,000 en 1971-1976 contre perte de 91,000 entre 1976 et 1981) dans Tévolution de la population anglophone du Québec D’ailleurs le déficit migratoire interprovin-cial du groupe allophone a également augmenté en 1976-1981 par rapport à la période précédente, alors que sa croissance se serait accélérée de façon remarquable après 1976.Meme en tenant compte de la migration internationale, il serait difficile de trouver en termes de déplacements géographiques une explication satisfaisante aux curieuses inflexions des chiffres relevées au tableau 2 À mesure que s’épuisent les sources d’exphcations habituelles, une autre lecture des données s’impose : certaines déclarations de langue maternelle recueilhes au Québec au recensement de 1976 seraient in-vaüdes.Il est tout à fait plausible que la conjoncture socio politique particulière créée entre 1974 et 1977 par la loi 22, qui mettait en valeur l’anglais, langue maternelle, comme moyen d’accès à Té-cole anglaise ait conduit un certain nombre de Québécois à se déclarer de langue maternelle anglaise au recensement de 1976 alors qu’ils ne l’étaient pas, ou encore à faire ainsi pour leurs enfants.Les données pubhées le 1er mars dernier dégonflent ainsi le mythe de Texode anglophone depuis l’élection de 1976, au point de rendre plausible l’hypothèse que la population anglophone (langue matemellel du Québec avait déjà commencé à décroître, en nombre absolu, avant même la prise du pouvoir par le Parti québécois.Avant même, aussi, la lot 101 Parmi les régions québécoises, seule TOutaouais aurait évolué dans un sens contraire à cette tendance Une réflexion partant de cette perspective serait plus prometteuse d’avenir que le chantage à Texode depuis 1976, qui s’inspire davantage de préjugés ou d’intérêts partisans que d'une analyse démograpnique (et sociologique) adéquate.L’élaboration d’un nouveau projet de société viable à long terme pour les anglophones du Québec exige une recherche autrement plus responsable et approfondie.ÇA VAUT PLUS QUE D’Y PENSER umm III SUR LES DEUX RIVES DE L’OUTAOUAIS où plus de *315,000 consommateurs d’expression française achètent dans OTTAWA, GATINEAU, HULL, VANIER, AYLMER et leurs ENVIRONS LE DROIT est le seul quotidien français de la région, celui qui, tous les jours, pénètre dans leurs foyers pour y transmettre votre message! •l'iaî'A LEDROÏÏ 375, rue Rideau, OTTAWA, K1N5Y7 Tél.:(613) 560-2747 Georges Mercier, représentant * Statistique Canada, 1980 8 Le Devoir, mercredi 6 avril 1983 L’Europe à bout de souffle / Un budget suite de la première page cumulation d’inventaires excessifs.L’Europe des Neuf produit 113 9 % de ses besoins en poudre de lait, 113.5 % de ses besoins en blé, environ 105 % de la demande de sucre, de beurre et de poulets, trop d’huile d’olive, de vin, de fiom-mes de terre, d’oeufs et de lait.L’Europe est dangereusement proche de l’autosuffisance en viandes de porc, de boeuf et de veau, et en légumes frais L’arrivée de l’Espagne ne fera évidemment qu’aggraver la situation.L’Europe a 25 ans mais son agriculture lui coûte toujours aussi cher, et des pays comme l’Allemagne et la Grande-Bretagne s’en plaignent évidemment Non seulement ces pays subvention-nent-ils le budget de la Communauté, mais Ils paient plus cher des produits agricoles qu’ils pourraient obtenir ailleurs Le Royaume-Uni, notamment, a dû renoncer à une partie de ses approvisionnements en Nouvelle-Zélande, bien meilleur marché que l’Europe Lors de l’entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché commun, dans la hâte de régler cette adhésion qui traînait depuis sept ans, on a ignore le problème budgétaire.Résultat la Communauté traîne depuis quatre ans le problème des contributions de la Grande-Bretagne qui donnent lieu, chaque année, à de graves crises politiques.Depuis trois ans, la Grande-Bretagne a négocié des « remboursements » de l’ordre de $3 milliards avec la Communauté Mais le Parlement européen s’impatiente devant ces mesures provisoires et il exige, autant que la Grande-Bretagne, une renégociation en profondeur du système de contributions.Cette réforme est d’autant plus urgente que même le gouvernement de Mme Margaret Thatcher — malgré tout commis à l’Europe, menace de suspendre ses contributions en juin et refuse catégoriquement de discuter de toute augmentation du budget de l’Europe tant qu’on n’aura pas révisé son équilibre interne.La Grande-Bretagne est autosuffi- sante à 75 % en produits de l’agriculture.Cela revient pour elle à importer 25 % de sa consommation, et ainsi à subventionner les producteurs des autres pays de la Communauté Au Pays de Galles, par exemple — élevage —, on se plaint de ne pouvoir acheter les céréales fourragères au Canada.À des prix qu’on prétend subventionnés par le gouvernement fédéral et son tarif du Pas-du-Nid-de-Corbeau! Le Royaume-Uni se classe au sixième rang de la Communauté selon le PNB par habitant mais c’est lui qui reçoit le moins de bénéfices per capita.Si le pays n’avait pas négocié ces remboursements exceptionnels depuis 1980, il estime qu’il aurait versé plus de $5 mi-liards à la Communauté, ce qui ne représente quand même que 0.5 % de son budget Les fonctionnaires britanmques affirment que leur gouvernement veut, tout au plus, être un « contributeur modeste».Le président deda Commission parle de « l’ampleur du problème britannique» qui sera surtout résolu par un réaménagement des dépenses à l’intérieur de la Communauté' on cherche à réduire la part des dépenses agricoles et à gonfler la part du F'onds de développement régional et du f'onds de développement social, deux postes qui bénéficient à la Grande-Bretagne.Le gouvernement Thatcher réclame également, depuis plusieurs années, une vraie politique de développement de l’industrie charbonmère, ce que M Gaston Thorn lui a promis en février der-mer Mais le développement de nouvelles politiques ne se fera pas sans l’assurance donnée à la communauté d’une base financière stable.Pour cela, il faut augmenter les « ressources propres » de la Communauté et surtout éviter qu’elle « soit confrontée, à mtervaUes trop rapprochés, à la nécessité de se donner une nouvelle marge de manoeuvre ».Dans son dernier discours au Parlement européen, le président de la Communauté a résumé ainsi le dilemne des Communautés européennes : « En don- nant à l’Europe de ‘bonnes finances’ nous ne lui permettons pas seulement de faire de ‘bonnes pobtiques’.Nous travaillons aussi pour ceux qui ont demandé à entrer dans la Communauté Si nous vouions vraiment prouver au Portugal et à l’Espagne que la solidarité communautaire n’est pas un vain mot, nous devrons sf/oir les moyens de contribuer à faire'face à leurs besoins de développement économique et de progrès social.Progresser rapidement vers l’instauration des ressources propres est un des meilleurs moyens d’accélérer le processus d’adhésion et d’établir la Communauté des douze sur des fondements sohdes ».Le renforcement des finances de la communauté intéresse au plus haut point le Parlement européen.Plus le budget de l’Europe sera gros, plus les possibihtés d’mitiative du Parlement seront multiphées.Une fois de plus, on assiste à une complicité entre la commission des communautés européennes et le Parlement contre Tintéret national des pays membres.Et les parlementaires européens pensent avoir un moyen d’obliger les États membres à remplir leurs conditions; « On ne veut pas que l’Espagne entre dans la Communauté sans que la négociation n’aboutisse complètement».Contrairement à ce qui s’est passé pour la Grande-Bretagne, on veut donc assainir les finances de la Communauté avant de lui ajouter de nouveaux membres.Et comme les chefs d’État et de gouvernement tiennent à tenir leur engagement politique à l’égard de l’Espagne, ils seront portés à donner satisfaction à la communauté européenne.La perspective de nouvelles politiques mdustneUes de la communauté européenne constitue en quelque sorte une carotte pour attirer les gouvernements récalcitrants à augmenter la marge de manoeuvre financière de l’Europe.Mais il y a aussi la stratégie du bâton qu’utilise systématiquement la Grande-Bretagne.Les Britanniques sont entrés à reculons dans l’Europe et malgré un réfé- rendum en 1975 — qui confirmait l’appartenance à l’Europe à deux contre un — la menace du désengagement continue de planer.Les travaillistes en feront, sans aucun doute, un des éléments importants de leur plateforme électorale mais, comme le confie un député, « il y aura une liste de priorités dans notre manifeste, et l’Europe ne sera pas la première prionté ».Une aile importante du Parti travailliste prône le désengagement immédiat, encore que les centrales syndicales des grands secteurs de Tacier et du charbon se montrent plus modérées.Les sondages mdiquent qu’un vote en Grande-Bretagne sur l’appartenance à l’Europe serait serré, et les conservateurs craignent quelque peu que cela devienne un thème de la pro-chame campagne électorale.Un député communiste grec affirme pour sa part que la prochaine campagne électorale, dans son pays, portera là-dessus.« On verra bien alors qui est pour ou contre », promet le député, visant de toute évidence le Parti socialiste qui a fait machine arrière après avoir promis de «désengager» la Grèce.La menace existe donc, un peu partout en Europe, notamment dans les pays les plus récemment arrivés comme la Grande-Bretagne, le Danemark, la Grèce.Mais on demeure confiant à Bruxelles parce que, d’abord, il n’existe pas de procédure de désengagement.Et on ajoute : « l’ancrage à la Communauté, c’est l’ancrage à un système économique de libre-échange, géré par des institutions démocratiques; il est difficile de s’en écarter, dans un sens ou dans l’autre ».Sans budget et sans moyens pour bâtir de grandes stratégies industrielles, l’Europe piétine.Certains affirment même qu’elle est menacée d’éclatement Mais, Jean Monnet avait l’habitude de lancer, aux jeunes Eurocrates qui doutaient; « Continuez! ».C’est ce qu’ils font, sans trop savoir où cela les mène (À suivre) Les groupes Loverboy et PayolaS remportent six trophées Juno 4 France présentation diplomatique, a protesté de sa bonne foi en parlant d’histoire « cpmplètement absurde ».A Moscou, dans les milieux soviétiques informés, on indiquait que la réaction de l’URSS ne serait pas nécessairement rapide.Le Kremlin cherchera d’abord à obtenir des éclaircissements sur les raisons qui ont conduit le gouvernement français à prendre ces mesures, précisait-on de memes sources.De son côté.Pans, selon le porte-parole du ministère français des Relations extérieures, « n’entend pas que ces mesures affectent le développement ultérieur des relations entre la France et l’URSS.Les effets négatifs éventuels ne seraient donc pas du fait de la P'rance », a-t-il ajouté.Le Parti communiste français, qui fait partie de la coahtion gouvernementale, n’a pas voulu faire de commentaire Cette expulsion massive n’a de précédent dans les annales diplomatiques qu’en Grande-Bretagne, d’où 105 Soviétiques avaient été expulsés en 1971, ce qui avait entraîné en représailles l’expulsion par Moscou d’une vingtaine de sujets britanniques.Cet épisode est de nature à envenimer davantage les relations franco-soviétiques, qui se sont considérablement dégradées depuis l’accession au pouvoir de la gauche en France et que le récent voyage du ministre des Relations extérieures Claude Cheysson à Moscou n’a pas réussi à améliorer.Les prises de position très fermes de M.Mitterrand en faveur du déploiement des euromissiles américains en cas d’échec des négociations de Genève, les déclarations répétées de M.Cheysson selon lesquelles il ne pourrait y avoir de TORONTO (PC) — Les grands gagnants de la 13ème remise annuelle des prix Juno, destinés à honorer les artisans de la musique canadienne sont, sans contredit, les groupes rock Loverboy et Payola$ l,e groupe rock Loverboy a reçu hier soir à Toronto deux trophées Juno, ceux de groupe de Tannée et de microsillon de Tannée avec Gel Lucky.Le groupe était sorti grand vainqueur du gala.Tan passé, avec six trophées, dont ceux de meilleur groupe et meilleur 45 tours De son côté, le groupe Payola$, de ¦ tél Vancouver, s’est mérité les quatre trophées Juno pour lesquels il était suggéré, à savoir ceux de 45 tours de Tannée, avec Eyes of A Stranger, de groupe le plus prometteur, de compositeur(s) de Tannée et meilleur ingénieur du son.De son côté, la chanteuse western bien connue Anne Murray s’est méritée pour la quatrième année consécutive, le trophée de chanteuse country de Tannée au Canada.Le gala, parrainé par l’Académie canadienne des arts et sciences de l’enregistrement (Canadian Academy of Recording Arts and Sciences), était co- animé par les chanteurs Burton Cummings et Alan Thicke.La remise, bien qu’agrémentée de la projection de vidéo, s’est révélée plutôt terne et les applaudissements en témoignaient.Les « invités remarquables » de la soirée se limitaient aux groupes Spoons, Loverboy, The Family Brown, Gordon Lightfoot, David Roberts Claude Dubois était le seul francophone de la soirée chez les présentateurs, artistes suggérés pour la remise de trophées et chanteurs invités.Si, comme Ta mentionné le lauréat du trophée du producteur de Tannée « ail of Canadian music is here tomght » (« tous les représentants du disque canadien sont ici ce soir »), on peut se demander où vont les francophones et les Québécois.Le seul francophone présenté pour un prix fut Charles Dutoit, pour sa direction de l’Orchestre symphonique de ¦ Montréal interprétant le Boléro de Ravel, prix qui fut remporté d’ailleurs à titre posthume par le pianiste Glenn Gould.Parmi les personnalités à qui échouait la tâche de remettre les longs trophées aux formes allongées comme une pyramide, on retrouvait notamment le groupe The Guess Who, les pianistes de jazz Count Basie et Oscar Peterson, de même que Lisa del Bello, Scott Smith, Hal David et le gouverneur général Edward Schreyer.La traditionnelle enveloppe des présentations était remplacée par une pochette, qu’il fallait désceUer pour dévoiler le nom du lauréat gravé sur un disque Légère note d’originahté: les remerciements usuels aux producteurs, amis, « et à tous ceux qui m’ont permis de .» ont été secoués par les salutations surprenantes du groupe Loverboy, qui s’est permis de glisser son mot d’encouragement aux mamfestants anti-nucléaire et pacifistes du Canada.Signe des temps et de l’évolution de la musique pop et rock, les lauréats qui accouraient vers le micro pour saisir le trophée Juno et saluer la famille avaient souvent troqué le tuxedo, la robe longue, ou même le jeans et blouson de cuir pour le complet new wave des années 50 avec pantalon à la cheville, bas blancs, lunettes noires et cheveux taillés en brosse .relations politiques « normales » entre les deux pays tant que les troupes soviétiques demeureraient en Afghanistan, constituent les principales pierres d’achoppement des rapports bilatéraux.De son côté, la Grande-Bretagne s’est félicitée hier de Texpulsion par la France des ressortissants soviétiques et des gestes similaires d’autres gouvernements occidentaux y voyant la preuve de l’existence d’une détermination commune de ne pas tolérer Tes-pionnage soviétique.Un porte-parole du Foreign Office a indiqué qu’il n’y avait aucune relation entre la décision française et l’annonce la semaine passée par Londres de Tex-pulsion de trois Soviétiques.M.George Young, ancien directeur-adjoint du MI-6 (Services de contre-espionnage britanniques), a déclaré que les récentes expulsions de diplomates soviétiques en France, en Grande-Bretagne et en Espagne sont le résultat d’une nouvelle politique offensive des pays de l’OTAN contre les agences de renseignement soviétiques.Selon M.Young, interviewé par la BBC, cette politique a pour but de discréditer le KGB et le GRU, l’agence de renseignement militaire soviétique.Les services de renseignement occidentaux ont progressivement accumulé de Tin-formation sur le KGB, et la consigne est maintenant d’utihser cette information, a-t-il ajouté.Il a par ailleurs affirmé que Mme Margaret Thatcher, premier mi-mstre britanmque, et le président François Mitterrand étaient « en accord total» sur ce point.Les expulsions de ces derniers jours, a poursuivi M.Young, constituent « un avertissement de l’Occident à Andropov ».Il a également prédit que d’autres tion France-U RSS.De même, selon la note, la même DST s’est opposée avec succès à la nomination à l’ambassade du conseiller Alexei Striganov, membre du KGB, qui devait occuper le poste d’attaché chargé d’informations.Mais c’est sans succès que la DST e serait opposée à la nommation en quahté de chef de l’agence Tass, de M.Oleg Chirikov (qui a été expulsé hier matm).Le journal Libération qui publie le document interne de la DST avait les 13 et 14 janvier 1976 rendu publics les noms d’une quarantaine d’agents de la CIA (Services de renseignements américains) en poste à Pans.4 Stanfield expulsions pourraient suivre.Enr“ ¦ Concert de la classe de saxophone et de quintette à vents de René Ma-sino à 17 h 15 dans des oeuvres de Cresto, Heiden, Ibert, Messager et Morel à la faculté de Musique de TU-deM, 2375, Côte Sainte-Catherine, salle 1020; et concert saxophone et percussion de René Masino et Robert Leroux à 20 h, salle Claude-Champagne, 220, avenue Vincent-d’indy, oeuvres de Arma, Biggs, Chatman, Heussenstamm, Noda, Xenakis et Yuyama.Pans-Montréal orgamsée par le Service des activités de la Ville de Montréal à 20 h, au Centre d’art du Mont-Royal, 1260, Chemin Remembrance, jusqu’au 1er mai.L’exposition est ouverte tous les jours de 10 h à 20 h.Monument II, exposition des oeuvres de François Jolly, à la galerie Motivation V, salle 1 jusqu’au 24 avril.Rendez-vous au 316 est, Ontario, du mercredi au dimanche de midi à 18 h.Colloque sur les hypothèques organisé par la section locale Mon-tréal/Décarie de l’Association des consommateurs du Québec, à 20 h 15, à l’Université du Québec, paviUon Ju-t-De dith-Jasmin, 1455, rue St-Denis, salle .1-2930 L’Union française vous convie, jusqu’au 9 avril inclusivement, à son Ex-position-Photo.Plus de 25 participants exposeront leurs oeuvres.S’ajoutent egalement des activités prévues de 13 h à 22 h, au 429 est, rue Vi-ger.843- 3445 Récital de flûte à bec et exposition de Tatelier « Initiation à Tart du bricolage artistique » de 19 h 30 à 21 h 30 au Centre culturel de Longueuil, 100 ouest, rue St-Laurent.670-1410 Exposition Mis-en-plissur le tissage, à la bibhothèque Mane-Uguay, Maison de la culture, 6052, boul.Monk jusqu’au 1er mai.Réunion mensuelle de la Société d’horticulture et d’écologie du nord de Montréal, au Centre Ste-Odile, 12,055, rue Dépatie, à 20 h.M.Jean Richard parlera des méthodes que doit suivre un amateur pour réussir son jardin à Montréal, selon Thorticul-tiire biologique.Entrée übre.331-7641 Conférence de M.Michel Blais du Bureau de consultation Jeunesse lors d’une soirée organisée par l’Union des familles de Brossard, au 3200, boul.Lapinière.656-5960 L’Aquarium de Montréal, à La-Ronde, Ile-Sainte-Hélène, est ouvert tous les jours de 10 h à 17 h.872-4656 Rencontre d’information à TËcole Les Petits-Castors de la Commission scolaire de Jacques-Cartier, à Longueur, à 19 h 30,1275, rue Papineau.674-8631 Exposition Contrastes gravures Collectes de sang de la Croix-Rouge au Cégep John-Abbott de Ste-Anne de Bellevue, édifice Casgrain, de 10 h à 16 h 30; et à Ste-Anne-des-Plaines (section St-Lin-des-Lauren-tides).École St-François, 172,3e Avenue, de 15 h à 17 h et de 18 h 30 à 20 h 30.1 RFA, le quotidien ouest-allemand Die Welt partage l’opinion de M.Young.L’expulsion de fonctionnaires soviétiques attachés à la mission diplomatique soviétique à Paris constitue « un affront diplomatique qui a valeur de mise en garde à l’URSS» écrit-il.Enfin, le journal parisien Libération publie ce matin une note interne de la Direction de la surveillance du territoire (DST) qui dresse la liste des principaux responsables des services soviétiques en poste à Pans.Selon ce document, au premier décembre 1980, les Soviétiques en poste en France étaient au nombre de 521 parmi lesquels ont été identifiés 181 SR (Services de renseignements) : 133 appartenant au KGB (Comitée d’État soviétique pour la sécurité), 36 au GRU (Direction des renseignements militaires soviétiques) et 12 indéterminés.Au cours de ces trois dermères années, précise le document, une certaine stabilité du nombre des représentants officiels de l’URSS en France (543,523 et 521) a été notée.Cependant, précise la note, en 1980 on avait relevé un accroissement sensible du personnel des Services de renseignements soviétiques: 181 contre 150 et 149 en 1978 et 1979.Cette progression serait essentiellement due au KGB: 133 contre 101 et 108 en 1978 et 1979.En ce qui concerne les couvertures des agents de renseignements soviétiques, la note interne de la DST publiée par Libération signale que la moitié des membres de la représentation permanente soviétique a TUnesco appartenaient aux services spéciaux et que ta proportion d’officiers de renseignements soviétiques s’est accrue de manière sensible dans la presse.La note de la Direction de la surveillance du territoire précise qu’elle s’est opposée avec succès au remplacement du conseiller culturel Oganes Sarkissian par un membre chevronné du KGB, Viktor Volodme, qui devait assurer parallèlement les relations avec Tassocia- hâte de souhgner qu’il n'est pas typiquement québécois.M.Riou aurait plutôt tendance à se réjouir du fait que dans Duvernay, par exemple, 804 membres ont participé à l’élection des délégués qui choisiront le prochain chef, même si jusqu’à tout récemment, le comté ne comptait que 80 membres.Et il qualifie de « marginal » le nombre de délégués enfants qui se sont retrouvés dans des assemblées de comtés pour voter, comme cette Hulloise de neuf ans, qui est devenue une célébrité pour son intrêt précoce et suspect dans le PC.Les libéraux n’ont d’ailleurs pas manqué de faire des gorges chaudes de Tâge de certains délégués.Le Parti conservateur s’est engagé il y a quelques jours à réviser les règles d’élection des délégués mais la prochaine fois, ce qui remet à beaucoup plus tard toute réforme.Les quelque 800 délégués du Québec qui voteront le 11 juin, sont parmi les premiers à être choisis, ce qui exphque que la lutte fait parler d’elle au Québec d’abord.Mais le nombre est très important, ainsi que la volonté des candidats de démontrer qu’ils peuvent, au nom du Parti conservateur, séduire les Québécois.(un seul des 75 comtés du Québec est aux mains des conservateurs.Celui de M.Roch LaSalle.Hier encore, les équipes des MM.Peter Blaikie et Clark se sont temporairement ralliées dans le comté de Dol-lard-des-Ormeaux, pour exiger l’annulation de Tassemblêe d’hier soir « illégalement convoquée » par le clan Mul-roney, d’après eux.Au Québec comme ailleurs, les deux candidats les plus sérieux à la tête du Parti demeurent MM.Clark et Mul-roney (ce dernier aurait une avance au Québec), d’autant plus que le premier ministre de TOntario, M.Bill Davis, ne se présentera vraisemblablement pas.(Test ce qu’il faut comprendre des déclarations qu’il a faites mer à Toronto.’ L’absence de M.Davis de la course favoriserait M.Clark qui aurait, derrière lui, une partie du soutien financier et technique conservateur ontarien, très fort.Mais, hier, M.Davis a semé le Prëvîîlons""ËnvrronnëÎTiént CanoS InoocdwucK NEIGE 'P aHoyan oinl John.Ouoboc olob.Thundof Ba Minneopolis Q Tlond iVoncouvor Colgoryi _ onirfo Ottawa oronto PLUIE WoififngtoO Chicago cogy ai Citv^^ Sait lak» City precipitation s |-| haute pressian g basse pression masse d'oir frais masse d'air chaud Miam M.Prevision de la carte du temps à midi aujourd hui U n creux de basse pression se dirigeant lenlemenl vers Test, maintiendra des nuages avec de la neige fondante ou de la pluie sur l’ensemble du Quebec Les températures seront près de la normale saisonnière nuageux.Chutes de neige dispersées ou pluie Venls modérés par moments Minimum de 0 à-2 Maximum de 4 à 6 Précipitations 40 %.Demain beau tbitibi-Téiniscamlngue: ciel variable et vents modérés par moments Minimum de-4 à-6 Maximum de2à4 Précipitations ‘20 % Aperçu pour demain beau Lac-St-Jean, Saguenav, Maurjcie, Réserve des Laurentides: nuageux avec chutes de neige fondante Vents modérés Minimum de-là-3 Maximum deSàS Précipitations 40% Demain dégagement Réservoirs Cabonga et Gouin: nuageux avec éclaircies et quelques flocons de neige fondante Vents modérés par moments Minimum de-2 à-4 Maximum de2à4 Précipitations 30% Demain beau Laurentides: nuageux avec éclaircies et vents modérés par moments Minimum de-3 à-5 Maximum de4à6 Précipitations ‘20% Demain beau Rlmouski-Matapédia, Ste-Anne-des-Monts, Parc de la Gaspésie, Baie-Com-eau.nuageux avec quelques chutes de neige fondante Vents modérés par moments Minimum de-là 3 Maximum de2à4 Précipitations 60%.Demain ciel variable Pontiac-Gatineau et Lièvre, Outaouais, Montréal: nuageux avec éclaircies et vents modérés par moments Minimum près de 0 Maximum près de 6 Précipitations 20 %.Demain beau Gaspé-Parc Forillon: nuageux avec quelques chutes de neige fondante Minimum près de-1 Maximum de2à4 Précipitations 70% Demain ciel variable Trois-Rivières, Drummondville, Estrie-Beauce: nuageux avec quelques éclaircies et vents modérés par moments Minimum de 0 à -2 Maximum de 4 à 6 Précipitations 20 %.Demain beau Sept-lles, Basse-Côte-Nord Anticosti, secteur à l'ouest de Natashquan: nuageux avec chutes de neige et vents modérés par moments Minimum de-là-3 Maximum de 1 à 3 Précipitations 80%.Demain chutes de neige Québec.Rivière-du Loup.La Malbaie: Secteur de Natashquan et à l’est: périodes de neige et vents de Test de 30 à 50 km-h Accumulation totale près de 5 cm Minimum de-2 à 4 Maximum de 1 à 3 Demain neige Course aux armements Les évêques américains nuancent leur position WASHINGTON (AFP) - La dernière version de la lettre pastorale des évêques catholiques américains sur « La guerre et la paix » a été rédigée de façon plus nuancée que les deux premières, pour tenir compte des objections soulevées par l’Administration Reagan, a reconnu hier son principal auteur, le cardinal de Chicago, Mgr Joseph Bernardin.Mgr Bernardin a toutefois souligné, au cours d’une conférence de presse, que son, texte restait hostile à Tutilisa-tion d’armes nucléaires dans presque toutes les circonstances.Les principes de base de cette lettre pastorale sont restés inchangés mais, à l’évidence, cette version est plus souple que la précédente, a déclaré en substance le prélat Ce texte doit être soumis au vote des 285 évêques catholiques américains les 2 et 3 mai à Chicago.S’il est approuvé par les deux tiers des participants, il servira de document de référence pour les rehgieux et les laïcs chargés de Ten-seignement du catholicisme, ainsi que de source d’inspiration pour les sermons prononcés dans les églises.Dans leur nouveau texte, les évêques prennent une position bien plus nuancée qu’en novembre dernier sur la course aux armements.Ils plaident en effet aujourd’hui pour une « réduction », et non plus pour un « arrêt », des essais, de la production et du déploiement des armes nucléaires.Autre nouveauté, les évêques américains recommandent à demi-mot au gouvernement des États-Unis de ne pas négocier « aveuglément » avec les Soviétiques.« C’est une chose, écrivent-ils, de reconnaître que l’écrasante majorité de nos frères et soeurs du monde entier sont bons et ne veulent pas plus la guerre que nous-mêmes.Mais c’en est une autre que de créditer des mêmes bonnes intentions des régimes et des systèmes politiques qui ont déjà fait la preuve d’un comportement totalement différent ».« Ceci, ajoutent-ils, constitue une bonne raison pour ne pas s’asseoir à la table de négociations aveuglément ou naïvement », Malgré les atténuations qui y ont été apportées et le souci de rééquilibrage qu’il exprime, ce nouveau projet de lettre pastorale continue toutefois de condamner sévèrement l’attitude du gouvernement américain.Il lui reproche notamment de faire des villes soviétiques abritant des objectifs militaires les cibles possibles d’une attaque nucléaire.Comme ses ébauches antérieures, ce troisième texte condamne Tutilisation d’armes nucléaires contre les populations civiles — même pour des représailles — et préconise des négociations entre les États-Unis et l’URSS pour une réduction de leurs arsenaux nucléaires.Tornade sur Disneyland doute sur son soutien au candidat Clark.Interrogé à savoir qui il appuyait, il a dit: “Je ne peux vous le dire pour la bonne raison que je ne le sais pas ».M.Davis n’avait pas prisé les commentaires de M.Clark à son endroit, lorsque Tex-chef du PC avait quahfié son éventuelle candidature de « régionale ».Cela avait insulté M.Davis.Un autre candidat s’est retiré de la course hier.Il s’agit de M.Allan Lawrence, solliciteur général sous le gouvernement Clark.Outre MM.Clark et Mulroney, sont également candidats, MM.John Cros-bie, John Crombie, Michael Wilson, tous députés du PC et tous ministres durant ANAHEIM, Californie (Reuter) — Une petite tornade a frappé Disneyland hier, bloquant près de 80 pîersonnes dans un téléférique qui survole le parc d’attraction, déclare un responsable local de la protection civile.Les vents violents avaient apparemment bloqué l’un des câbles tracteurs du système de gondoles qui promène les touristes à 30 mètres de haut.Ils ont été évacués par des échelles de pompiers.le court règne de M.Clark au pouvoir, ! d’a Peter Pocklmgton, un homme d’affaires millionnaire propriétaire des Oilers d’Edmonton et dont les idées présentent quelque parenté avec celles du Parti rhinocéros, même si le candidat est à droite, sur Téchiquier politique, John Gamble, député conservateur ontarien aux communes et Peter Blaikie, un avocat montréalais qui présidait le Parti conservateur durant les deux dernières années.Les plaintes que le comité des accréditations du PC a reçues proviennent de l’équipe Clark à 60 %, les autres de Té-quipe Mulroney.L’équipe Mulroney a déposé des plaintes surtout dans les clubs de jeunes délégués: les autres préfèrent rester discrets: « On prend notre pilule nous quand on perd », a dé- claré un porte-parole du parti hier soir.Die ¦¦¦ ¦ ¦ Ce porte-parole officiel croit par ail- leurs que son organisation aura 75 ' uéWc des délégués québécois.Les plaintes ne touchent pas au financement de cette campagne, dont aucun candidat n’est tenu de parler, même si ensemble ils dépenseront $2.5 millions et même si là se trouve le nerf de la guerre.Dans quelques jours, la bataille des délégués battra son plein en Ontario, irégi puis dans les autres régions du pays.Et ce n’est pas avant quelques semaines que les candidats développeront leurs idées en public.6 avril par la PC et l'AP 1981 le secrétaire général du Parti communiste tchécoslovaque, M Gustav Il usak, déclare que son pays ne se croisera pas les bras tandis que la Pologne est aux prises avec des syndicalistes en rébellion, 1972: rupture des relations diplomatiques entre TÉgypte et la Jordanie à la suite des propositions du roi Hussein sur un nouvel État palestinien, 1964: les Casques bleus des Nations unies imposent un cessez-le-feu entre les communautés grecque et turque de l’ouest de Chypre, 1945: la marine de guerre américaine remporte une victoire majeure contre les Japonais à Kyushu, 1928: les lies Palmas, près des Philippines, revendiquées par les États-Unis, sont remises à la Hollande, 1917: les États-Ums déclarent la guerre à l’Allemagne; 1909: l'explorateur américain Robert Peary atteint le pôle Nord, 1897: le sultan de Zanzibar abolit l'esclavage, 1823: les troupes françaises traversent la Bidassoa et entrent en guerre avec l’Espagne, 1793: le comité de salut public dirigé par Danton entre en fonction avec des pouvoirs dictatoriaux, 1777: arrivée en Amérique des volontaires de Lafayette; 1593: le puritain Henry Barrow est exécuté après avoir été reconnu coupable de calomnies à l’égard d’Elisabeth le d’Angleterre, Ils .sont nés un 6 avril Gustave Moreau, peintre français (1826-1898); Oscar Strauss, compositeur autrichien (1870-19,54), André Previn, chef d’orchestre américain ( 19‘29) BE fiû Ud ï rn lüj Bourse, or et dollar Montréal: +0.76 point à 358.39 Toronto: —1.34 point à 2,154.71 New York: —7.45 points à 1,120.16 L’or: $530.24 (plus $2.04) Le dollar: 81.06 cents US ( + 3/25) Montréal, mercredi 6 avril 1983 La Coopérative du Bas Saint-Laurent vise les marchés de Québec et du N.- B.¦ Son chiffre d'affaires dépassera les $200 millions en 1983 par Michel Nadeau Avec une croissance prévue de l’ordre de 15% en 1983, la Coopérative agricole du Bas St-Laurent passera le cap des $200 millions de chiffre d’affaires après avoir connu l’an dernier le meilleur exercice financier de son histoire.La crise ne semble pas perturber sérieusement cette entreprise de Bic, près de Rimouski, qui se classe au deuxième rang des coopératives laitières au Québec, derrière Agropur, de Granby.« Nous visons maintenant un élargissement de nos marchés dans la région de Québec et au Nouveau-Brunswick », souligne le directeur général, M.Denis Cassista, qui précise que la firme coopérative souhaite également étendre sa gamme de produits laitiers et tâter davantage le secteur des jus et autres boissons.Lors de son assemblée annuelle, tenue la semaine dernière au Cegep de Rimouski, les représentants des 1,773 sociétaires ont approuvé la nouvelle raison sociale de la coopérative: Purdel, une abréviation de la marque « Pure Délice ».A l’exemple de plusieurs autres coopératives du Québec (Agropur, Nutrinor, Agrinove.), les coopérateurs ont choisi de simplifier leur appellation.Bien que peu connue, cette société coopérative, née en 1928 à Ste-Cécile du Bic, se classe parmi les 50 plus importantes entreprises au ••«••""iwjil La Coopérative agricole du Bas Saint-Laurent, un des 50 plus importantes entreprises du Québec, entend s’attaquer à de nouveaux marchés et développer des produits inédits en 1983.L’entreprise, qui s’appellera dorénavant Purdel, vise un taux de croissance de 15 % cette année.Québec.Cette firme est, avec Québec-Téléphone, un des principaux employeurs dans la région rimouskoise.Sa croissance s’explique en partie par une politique d’acquisition à l’extérieur de son territoire de départ.Ainsi, en 1977, elle faisait l’acquisition de 76.4 % des actions de Laiterie Laval, de Québec, alors la propriété de M.Pierre Côté, un ancien président du Conseil du patronat du Québec.« Les résultats du premier trimestre montrent une croissance de l’ordre de 15 %», affirme M.Cassista, qui prévoit une aussi bonne année en 1983.L’an dernier, des ventes de $197.2 millions ont laissé des trop-perçus de $2.7 millions.Toutes les divisions ont montré des profits à l’exception du secteur des approvisio- nements à la ferme où on enregistre un mince déficit de $15,000.La Laiterie Laval est redevenue un centre de profits.La perte s’explique par les déboires du secteur machinerie et quincaillerie.Purdel est particulièrement actif au Nouveau-Brunswick, où elle a acquis deux laiteries au cours de la dernière décennie, soit à Ed-munston et Campbellton.Depuis quelques années, environ 20 % des réceptions de lait provenaient de surplus du Nouveau-Brunswick, où le gouvernement provincial avec l’aide d’Ottawa, vient d’investir dans une usine de transformation (Dairytown Co.).La perte de ces 40 millions de litres à compter de 1984 sera compensée, selon M.Cassista, qui n’est pas inquiet outre-mesure par ce développement.Sur la Côte-Nord, les difficultés économiques ne perturbent pas non plus la livraison de produits laitiers.« Cet-tre région a souvent connnu des cycles prononcés», de dire le directeur général de Purdel.Les activités de la coopérative de ce côté du fleuve se limitent à la distribution de produits.La coopérative veut approfondir sa présence dans la région de Québec, où elle a fait l’acquisition, en janvier 1982, des laiteries St-Georges, dans la Beauce, et Chez-Nous, dans Portneuf.A l’instar des autres coopératives laitières, Purdel veut développer de nouveaux produits à base de lait tout en recherchant des produits complémentaires.On a écarté le marché des surgelés en raison de la taille des entreprises dans ce domaine (McCain’s.).De concert avec d’autres coopéra- tives, Purdel pourrait proposer aux consommateurs de nouveaux types et des formats variés de fromage et de beurre.La coopérative du bas du fleuve assure actuellement la distributioin des yaourts Yoplait, fabriqués par Agropur, à Granby.M.Cassista ne croit pas que la décision de la Régie des marchés agricoles sur la fixation des prix de gros bouleversera les habitudes de la coopérative.Les états financiers remis aux sociétaires révèlent une assise solide du côté des fonds propres de la coopérative.En hausse de 26 %, l’avoir des sociétaires représente 31 % de l’actif de l’entreprise, un taux comparable favorablement à la majorité des autres coopératives et des entreprises capitalistes dans ce secteur.L’actif de Purdel approche maintenant les $49 millions.Lors de l’assemblée générale, les dirigeants ont présenté différents tableaux à leurs membres afin de leur permettre de mesurer la performance de chacun des secteurs.Cette ventilation des activités à travers les dépenses et les revenus n’est pas courante dans plusieurs coopératives.On a également, pour chaque division, calculé le coût des frais d’administration, qui sont à la baisse dans plusieurs secteurs.Pour sa part, le président, M.Napoléon Théberge, a déploré l’ampleur des pertes pour mauvaises créances en 1982, dont la plus importante fut celle reliée à la faillite de la Fédération des magasins Coop, de Québec.M.Thé-berge a néanmoins qualifié « d’excellente » la dernière année, en raison des nouveaux sommets atteints.Consolidated-Bathurst: les placements dans Sceptre et Sulpetro ont fondu de $66 millions par Michel Nadeau Les deux principaux placements de la compagnie Consolidated-Bathurst dans le domaine pétrolier ne valaient plus que $31 millions à la fin de 1982 par rapport à un coût initial de $97 millions.L’ensemble des investissements pétroliers ($160 millions) de la filiale à 40 % de Power Corp.n’ont rapporté que $400,000 en termes de liquidités au cours de 1982.C’est ce que révèle le rapport annuel de l’entreprise, qui a été publié récemment, et qui apporte des précisions sur la performance de la firme montréalaise dans le secteur pétrolier, où elle est présente depuis 1979.Les di-rigerants de la firme pape-tière voulait ainsi diversifier leurs activités hors du domaine des pâtes et papiers.L’opération n’a pas donné les résultats prévus jusqu’à maintenant.Les dirigeants de Connie-Bathurst n'ont pas eu de veine avec leurs investissements dans Sceptre Resources et Sulpetro Limited, deux entreprises lourdement déficitaires depuis deux ans.La valeur d'un placement de $66 millions dans 11 % des actions de Sulpetro a fondu à $14.9 millions seulement, à la fin de Tan dernier.Il faut dire que Sulpetro a montré des pertes de $69 millions en 1982 et un déficit de $11 miUlons au premier trimestre de 1983.L’exercice 1981 s’était terminé avec un solde négatif de $27.1 millions.En fait, Sulpetro est déficitaire depuis l’acquisition de CanDel Oil au prix de $620 millions en 1981.Pour prendre cette bouchée énorme, la firme de Calgary a effectué plusieurs em- prunts.Récemment, la Banque Royale injectait $100 millions supplémentaires dans un effort de restructuration de l’entreprise.De plus, Consolidated-Bathurst a investi $33 millions dans un projet conjoint d’exploration (Sulbath Exploration Ltd.) avec Sulpetro.Par ailleurs, le placement de $30.5 millions dans Sceptre Resources (12 % des actions) ne valait plus que $16 millions à la fin de 1982.Sceptre Resources a perdu plus de $20 millions, l’an dernier.Comme dans le cas de Sulpetro, on note un accroissement sensible des réserves au Canada et à l’étranger.Mais les revenus tardent à venir.Comme il n’y a pas eu d’appréciation du capital, la compagnie aurait pu compenser avec des revenus mais ce ne fut pas le cas puisque le rendement des investissements pétroliers sous la forme de dividendes a baissé de $900,000 à $400,000 seulement.Tan dernier, s Par ailleurs, le placement de $26 millions dans Remington Resources s’annonce plus prometteur si Ton se fie aux récents résultats des forages effectués dans la région de Grassy, en Colombie-Britannique.Le rapport annuel de Consolidated-Bathurst fait, cette année, état de deux autres placements: $14 millions dans le Canadien Pacifique et $1.6 million dans Rolland Inc.Dans le premier, la valeur des titres du CP a gagné $1 millions à la fin de 1982 alors que les actions de Rolland avaient perdu $450,000 par rapport à leur coût d’acquisition.Enfin, le document mentionne que Consolidated-Bathurst emploie 7,195 personnes au Québec sur un effectif canadien de 12,734 employés.Pour la première fois, le rapport est signé par le nouveau président, M.Oscar Stangeland qui dirige l’entreprise avec le pîrésident du conseil, M.William I.M.Turner.L’assemblée des actionnaires se tiendra le 29 avril à Montréal.Sofati Conteneurs cherche à assurer une liaison avec un port du nord-ouest de la Méditerranée par André Bouthllller La compagnie Sofati Conteneurs Limitée aimerait assurer prochainement une nouvelle liaison entre Montréal et un port du nord-ouest de la Méditerranée.Il s’agirait de la troisième ligne commerciale de cette jeune compagnie de transport par conteneurs mise sur pied l’automne dernier avec Tap- pui de 35 anciens cadres de Cast.L’ouverture de cet autre tracé maritime vise d’abord â rentabiliser les activités de Sofati Conteneurs vers l’Algérie, où la compagnie-mère, Sofati (Société de formation et d’assistance technique internationale), a décroché deux contrats d’une valeur globale de $250 millions pour la construction d’un réseau d’ateliers d’entretien pour camions et autocars, a expli- qué hier le président de Sofati, M.Michel Gaucher, « Nos navires auront à transporter beaucoup de matériels vers l’Algérie au cours des prochains mois.Mais aucune marchandise au retour.Il nous fallait donc trouver une façon de rentabiliser ces voyages », de dire le jeune homme d’affaires de Westmount.Des négociations ont lieu présentement avec les autorités de ports espagnols et français.D’Afrique du Nord, les navires de Sofati Conteneurs bifurqueraient ensuite vers un port du nord-ouest de la.Méditerranée pour y embarquer des marchandises destinées au marché nord-américain.M.Gaucher espère une liaison permanente aller-retour d’ici à quelques mois.L’établissement de cette nouvelle ligne signifie que Sofati Conteneurs a l’intention de croître davantage malgré les rumeurs voulant que le Canadien National (CN) veuille acquérir ses actifs.Des pourparlers entre les deux parties auraient lieu présentement, mais M.Gaucher a refusé d’émettre tout commentaire à ce sujet.A la mi-mars, le président de Sofati confirmait cependant qu’il discutait de la possibilité de vendre sa filiale de conteneurs à la compagnie de chemins de ferduCN.Le CN possède déjà 18% du Groupe Cast, un concurrent de Sofati Conteneurs, qui connaît de sérieuses difficultés financières.Depuis ses débuts, Sofati-Conteneurs enregistrerait une perte de $150,000 par voyage.Mais M.Gaucher nie cette rumeur.« Nous avons même augmenté le volume des cargaisons transportées de 450 à 800 TEU, un TEU équivlant à un conteneur plein de 20 pieds », a-t-il conclu.Restructuration de Pêcheurs-Unis: Ottawa est prêt à aider les coopératives à démarrer leur saison ' r » Mrvii.'Diiri«»n ntl J X4 4 ^ n «.« fût fûT^tAmant C/\1ltûnilC rvor I par Marie-Agnès Thellier Le gouvernement fédéral est prêt à fournir $500,000 aux quatre coopératives régionales de pêcheurs issues de Pêcheurs-Unis du Québec pour démarrer leur saison de pêche, qui est compromise par les difficultés financières de l’entreprise.Selon des informations recueillies par LE DEVOIR, le ministère de l’Emploi et de l’Immigration du Canada s’apprêterait à donner une subvention totale de $500,000 provenant du Programme de développement communautaire du Canada.De plus, des hauts-fonctionnaires du comité Kirby de Pêches et Océans Canada rencontrent aujourd’hui même les représentants des coopératives de pêcheurs de Newport, de Rivière-au-Re-nard, de Rivière-au-Tonnerre et des Iles-de-la-Madeleine pour étudier l’implication financière d’Ottawa dans le démarrage des opérations des coopératives régionales.La pêche pourrait commencer d’un jour à l’autre à Rivière-au-Renard et dans les autres ports de pêche.Les bateaux se dirigeront alors vers d’autres usines de transformation, compromettant très sérieusement la relance des coopératives.Dans les prochains jours, l’attitude du gouvernement du Québec, notamment du ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, M.Jean Garon, sera déterminante.M.Garon doit faire connaître ses recommandations au conseil des ministres et au conseil du Trésor quant aux sommes demandées à Québec pour acquérir les actifs de Pêcheurs-Unis et pour moderniser les usines d’ici 1985.Selon les présidents des co(mératives de Newport et de Rivière-au-Tonnerre, MM.Lorenzo Albert et Reynald Cloutier, M.Garon aurait, lors d’une récente rencontre, paru très réceptif aux plans proposés par les deux coops, situées ITine en Gaspésle, l’autre sur la Côte-Nord.Ces deux projets semblent en ef- fet fortement soutenus par les pêcheurs et par les travailleurs d’usine, ce qui ne serait pas le cas à Rivière-au-Renard.Aux Iles-de-la-Madeleine, la société d’Etat Soquia est déjà impliquée dans Madelipêche.« Si la réponse de Québec vient cette semaine, le début de la saison ne sera pas touché.Si elle tarde, nous devrons soit louer les installations au Heu de les acheter, soit envoyer nos bateaux se faire décharger au Nouveau-Brunswick: la coopérative de La Mecque pourra accepter 12 de nos 19 bateaux.Les autres iront à Caraquet », précise M.Albert pour la coo- pérative de Newport.La construction d’une nouvelle usine y coûterait environ $10 millions.La coopérative régionale regroupe 102 pêcheurs et 401 travailleurs.Les 19 chalutiers ramènent environ 15 millions de livres de poisson.A Rivière-au-Tonnerre, il-faudrait investir $945,000 pour relancer les opérations et racheter les actifs.La modernisation coûterait $150,000 en deux étapes.La coop regroupe 40 pêcheurs utilisant sept crabiers et 25 bateaux plus petits.Le volume de pêche n’est que de deux millions de livres mais pourrait doubler.sommaire Où mène la micro-informatique?L'implantation de l’informatique se fait, dans les pays du fiers-monde, sans véritable transfert de technologie.Telle est la grande conclusion de MM.Mattelart et Schmucler, qui viennent de publier L Ordinateur et le tiers-monde et que Julien Béliveau a lu en y trouvant un avertissement judicieux pour les tenants du virage technologique par l’ordinateur dans les écoles au Québec.PagelO Une Maison de l’industrie Les gens d’affaires de la région du Saguenay-Lac Saint-Jean, n’ayant pas l’intention de céder aux difficultés économiques actuelles, vont ouvrir sous peu une Maison de l’industrie pour regrouper les entreprises régionales et pour tenter de taire face aux problèmes ensemble, avec l’aide du Centre d’intervention de solidarité économique régionale.PagelO 10,000 entreprises visées Les entreprises employant plus de 50 personnes recevront en septembre prochain un formulaire qu’elles doivent remplir et retourner à l’Office des personnes handicapées du Québec en vertu de la loi de l’embauche obligatoire des personnes handicapées.Environ 10,000 entreprises du Québec sont ainsi visées et doivent soumettre leur plan à d’ici juillet 84.Pagell Frais médicaux: remède fiscai Les trais médicaux, sous réserve de certaines limites, sont des déductions fiscales admissibles mais dont peu de gens retirent le maximum au Québec.Le fiscaliste Yves Chartrand explique les multiples facettes de la loi à ce sujet Page 13 Une formuie de générosité Les grandes entreprises sont sollicitées de toutes parts pour des dons à des institutioins sans but lucratif mais depuis quelques années elles ne donnent plus « à la tête du client » mais plutôt selon une formule mise au point par l’ancien président du conseil de la Banque Royale du Canada, M.Earle McLaughlin.Page 13 La pétrochimie crie au secours Pour faire face à la concurrence, l’industrie pétrochimique de Test du Canada et particulièrement du Québec, a demandé et obtenu des gouvernements canadien et québécois une aide de plusieurs millions de dollars.Selon Pierre Lamonde, la pétrochimie québécoise risque pourtant de s’enfoncer dans le statut peu enviable de secteur mou, si TGtat n’exige pas modernisation, recherches, investissements et concurrence dynamique de la part de cette industrie primordiale.Page 16 r tableau de bord Moll Varf.an.précé.an% EMPLOIS, REVENUS Gains moyens hebdomadaires ($) Revenu du travail déc.397.36 398 24 95 (millions $) déc.16,410.3 16,463.0 2.8 Personnes occupées (en millions) fév.10.14 10.06 -2.6 Chômeurs tév.1,585,000 1,548.000 42.8 STOCKS Grands magasins (millions $) jan 2,724.4 2,939.0 1.5 Appartenant aux fabricants (millions $).jan.31,850.0 31,341.14 -6.5 PRIX Prix à la consommation (1971 = 100) Indice des prix des maisons neuves fév.114.6 114.1 7.4 (1976 100) Indice des prix des matières brutes jan.129.5 129.6 -4.5 (1977 = 100) fév.208.6 206.8 6.2 Sans charbob, pétrole brut, gaz naturel fév.293.6 292.1 -0.5 Prix de vente dans l'industrie (1971 = 100) fév.293.6 292.1 3.6 Cumulatif BATIMENT ET TRAVAUX PUBLICS Permis de bâtir (million $) déc.1,049.0 12,788.8 -31.7 Mises en chantier dans les centres urbains (unités) fév.6,661 15,175 -19.8 ÉNERGIE Production de charbon (milliers de tonnes métriques) Production d'électricité jan.3,996 3,996 11.0 (TW/h) Production de gaz (millions de mètres jan.367 36.7 -7 8 cubes) Raffinage du pétrole (millions de mètres déc.9,924.6 98,764.0 0.8 cubes) jan.7.2 7.2 -12.3 COMMERCE EXTÉREIEUR Exportations, base balance des paiements (Millions $) jan.6,464 64,643 6.3 Importations, base balance des paiements (millions $) jan.5,140 5,140 6.6 PRODUCTION Chargements ferroviaires (millions de tonnes) fév.14.0 27 8 -9 9 Acier (lingots — milliers de tonnes métriques) jan 842.4 842 4 -30.3 VENTES Ventes des grands magasins (millions $).déc.623.43 623.4 3.9 Livraisons des fabricants (millions $) Ventes de véhicules jan.13,942.3 13,942.3 2.2 automobiles neufs (millions $) Ventes au détail jan.580.2 9,580.2 -.6 (millions $) déc.6,965.5 6,965.5 4.8 Les statistiques sont représentés en dollars courants et ne sont pas désaisonnallsées.Source; Statistiques Canada Le Devoir, mercredi 6 avril 1983 G MOB développement régional_______ Saguenay-Lac Saint-Jean: les entreprises se regroupent par Marie-Agnès Thellier Les gens d’affaires du Saguenay-Lac Saint-Jean semblent décidés à prendnre en main leur développement et à redorer le blason de leur région, terni par des multiples conflits de travail • Deux imlialives déboucheront en effet sur une action concrète celte année La Maison régionale de l’industrie (MRI) du Saguenay-Lac Sainl-Je an naîtra sous peu, à la suite d’un projet appelé «Régie des services aux entreprises» Quant au Centre d’intervention de solidarité économique régionale, il s’est créé pour «améUorer le .climat organisationnel des 'enlreprises et organisations-membres» La MRI du Saguenay devrait officiellement naître ce mois-ci Comme la MRI de l’Kstrie, qui fête ses deux ans, il s’agit d’un regroupement d’entreprises décidées à s’aider entre elles et à se donner des services communs • « I.es services que nous pourrions nous donner ne dédoubleront pas les services gouvernementaux.Par èxemple, des experts en relations de travail de grandes entreprises comme Alcan, Price ou Consolidated-Ba-thurst aideront un chef de PME aux prises avec des problèmes syndicaux Autre exemple les entreprises du même secteur (métallurgie, sciage, etc ) qui doivent appliquer le programme santé-sécurité au travail pourraient embaucher ensemble une personne chargée de travailler dans plusieurs PME », précise le président du comité provisoire de la Régie des services aux entreprises, M Gabriel Landry, president des Industries Couture à Chicoutimi Les entreprises pourraient se donner d’autres services en commun comme les achats et la commercialisation Un éventuel consortium pourrait être créé dans le dossier du gaz naturel.Dans le domaine des achats, un projet piloté par le Conseil régional de développement, celui de l’Office régional des achats, a justement été fusionné au projet de Régie des services aux entreprises, lancé il y a quelques années par les commissaires industriels de la région.Même si la future MRI n’a pas encore obtenu de Québec le versement d’une subvention de $150,000 par an pendant trois ans (somme obtenue par la MRI de l’Es-trie), le dossier devrait déboucher rapidement, estime M Landry.Le ministère de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme du Québec, qui devrait subventionner l’organisme, a tenu d’abord à s’assurer que la MRI ne dédoublerait aucun service gouvernemental « Notre objectif est de nous autofinancer d’ici à trois ans La carte de membre ne sera pas d’un coût élevé mais des services seront payants » précise M Landry.La MRI de l’Estne s’interroge de plus en plus sur son financement après deux ans d’activité « L’autofmancement complet est impossible », estime le directeur général de la MRI de l’Estne, M Robert Dion.« Pour nous autofinancer, nous aurions été obligés de prendre la place d’entreprises privées existantes Par exemple regrouper l’achat d’assurances, l’achat d’huile, ou fournir la gestion informatisée et la consultation en admimstration Nous y avons renoncé le miheu fournit cependant une contribution exceptionnelle, supéri ure à $150,000 , par le soutien des médias aux opérations d’information comme Téléco », poursuit M Dion Un comité de stratégie de la MRI de l’Estne étudie les problèmes de financement ainsi que le développement des activités et des services dans les trois prochaines années La formation et l’information sont les deux principaux champs d’action de la MRI Peu d’industriels y ont cherché le soutien à leurs projets, peut-être faute de projets L’entraide entre les industriels et les cadres, membres de la MRI, peut se développer en dehors du cadre de l’organisme même si la MRI sert d’intermédiaire et de heu de rencontre La toute prochame MRI du Saguenay-Lac Saint-Je an aura sans doute à articuler son action avec un « Centre d’intervention 02 », issu du mouvement de Solidarité économique régionale, né à Alma il y a deux ans.Comme la MRI, le Centre d’intervention veut recruter ses membres auprès des PME de la région Depuis un mois, il rencontre les entreprises et institutions pour recruter d’ici juin 50 entreprises dynamiques, prêtes à s’engager dans l’action préventive au moment du renouvellement de conventions collectives Le mandat du Centre d’intervention est donc plus limité que celui de la MRI, même s’il peut intervenir dans des secteurs non-indus-triels Cependant, les personnes qui agiraient au nom du Centre d’intervention pourraient se préoccuper à la fois de productivité, de quahté de vie au travail et de communication sous toutes ses formes.L’action préventive touchera donc à tout l’environnement organisationnel, interpersonnel et même technique de l’entreprise.« Nous voulons utiliser les entreprises, institutions et associations locales, c’est-à-d ire utiliser de façon optimale les décideurs et spéciahstes que l’on retrouve au Saguenay-Lac Samt-Je an », déclare l’i-nitiateur du projet, M Thomas-Louis 'Tremblay.Le service de médiation préventive du ministère du Travail du Québec a formé l’équipe du Centre d’mtervention.A Ahuntsic USA: dissensions an sein de la Réserve fédérale Cottages • Plain-pied avec toit-terrasse intégrés dans 4-plex et 5-plex Prix pré-construction ROO a partir de Subside fédéral de S3000.Subside municipal de $2000.Heures de visites: lun.au vendredi: 12:30 à 20:00 sam.et dim.: 12.30 à 17:00 Boulevard Christophe-Colomb.C’Oini au nord de Métropolitain 381 -1255 C’om’fiiirL.J lUKri'ATMm 11'/2% 3 ans ¦•¦•tniMlra ¦a laie liée WASHINGTON (AFP) -Le débat sur la politique monétaire américaine s’amplifie jusqu’au sein de la Réserve fédérale (la « Fed »), dont le comité directeur est le théâtre de dissensions sur les risques d’une hausse des taux d’intérêt et les dangers d’une création monétaire trop importante, a-t-on appris récemment La Fed vient en effet de publier les minutes du conseil directeur des 8 et 9 février derniers, au cours duquel avaient été fixées les grandes hgnes de la pohtique monétaire pour 1983 Ces minutes, qui sont toujours publiées avec retard, indiquent que quatre membres sur 12 du comité directeur avaient voté pour une hmitation de la croissance de la masse monétaire plus sévère que ce qui a été approuvé Cette minorité importante, qui se rencontre rarement au comité directeur de la Fed où les décisions sont souvent adoptées à l’unanimité, aurait souhaité que l’institut d’émission conserve une politique de limitation de la croissance de Ml, composée de la monnaie en circulation et des comptes à vue.Elle demandait également que l’actuelle expansion monétaire soit freinée rapidement, pour éviter de relancer les craintes d’un retour de l’inflation A l’opposé, la majorité du comité directeur avait souligné qu’un resserrement de la politique monétaire provoquerait une hausse des taux d’intérêt à court terme et étoufferait la reprise économique qui commence à se manifester aux Etats-Unis Elle avait également rappelé la position prise par la Fed depuis octobre dernier, visant à surveiller moins étroitement la croissance de Ml en raison des distorsions créées par la création de nouveaux comptes bancaires Le comité directeur avait finalement décidé qu’en 1983, la croissance de M2, composé de Ml et des comptes d’épargne, devrait être comprimé entre 7 % et 10 %, tandis que les objectifs pour M3, incluant les certificats de dépôts, seraient de 6.5 % à 9.5 % de croissance.Par ailleurs, le comité directeur n’avait pas fixé d’objectifs de limitation de la création monétaire à court terme.Cependant, depuis le début de l’année, la politique suivie par la Fed a été dictée essentiellement par le souci de ne pas porter atteinte à la reprise économique.En février, M2 a ainsi cru au rythme annuel de 20%.La croissance de M2 en mars n’est pas encore connue mais la plupart des analystes s’accordent pour souiller qu’aucun resserrement de la politique monétaire n’a encore été constaté Gouvernement du Québec Ministère des Communications ,111 Qii'-hcd , budget 1983-19®'* Crédits Quebec Maintenant en vente Les prévisions des dépenses du gouvernement pour l’année financière se terminant le 31 mars 1984.Budget 1983-1984 Crédits XXXII+436 pages EOO 19516-4 Également offert: Budget 1983-1984.Renseignements supplémentaires Crédits 72 pages EOO 19520-6 En vente à la librairie de l’Éditeur officiel du Québec: Montréal Complexe Desjardins Tél 873-6101 ou par commande postale à : Ministère des Communications Case postale 1005 Québec (Québec) G1K 7B5 Paiement par chèque ou mandat-poste à I ordre de Les publications du Québec Québec givres_____ La micro-sauvera-t- informatique elle le tiers-monde?par Julien Béliveau Avec la même effronterie qui lui a permis, un jour de visite au quotidien La Presse, d’utiliser un crayon feutre sur la surface de marbre d’une table de conférence, voilà que M Jean-Jacques Servan-Schreiber prône maintenant d'amener d’un seul coup les foules misérables du tiers-monde à la société postindustrielle par la voie de la micro-informatique' Pire encore, c’est en achetant des ordinateurs et non en les produisant que les masses illettrées passeront à l’âge de la cybernétique Évidemment, semblable thèse se devait d’être relevée Elle vient notamment d’être remise en question par deux professeurs, l’un européen, l’autre mexicain(l) Leurobjectif était de vérifier l’impact économique et social de l’informatique dans certains pays latino-américains.F'ait à noter, leur étude a été menée avec l’apport économique du Centre de recherches pour le développement international du .Canada' Heureuse contribution qui aura servi à débouter les prétentions de J J SS.Ce livre démontre en effet que les pays du tiers-monde chez qui l’informatique s’est implantée le plus soh-dement échappent complètement au scénario « schreiberien ».À moins qu’il n’ait confondu micro-informatique avec jeux électroraques' L’implantation de l’informatique se fait sans véritable transfert de technologie vers ces pays, sauf là où se sont établies des « zones franches », que les auteurs qualifient de « fers de lance de l’utopie transnationale », véritables camps d’exploitation des travailleurs de pays en voie de développement Par exemple, comme le proclame la réclame commerciale de Trinité et Tobago «.nombreux avantages salaires horaires de 45 cents, ouvriers quaüfiés parlant anglais, pourcentage élevé d’alphabétisation »i Conditions qui se comprent tout à fait avec les salaires payés dans les pays que l’électronique a promu, au cours de la dernière décennie, au rang de nations industrialisées.Taïwan, Corée du Sud et Singapour, salaires qui oscillent entre $8 et $9 par jour pour des ouvriers qualifiés affectés à l’assemblage électronique II est facile de prévoir que les Philippines connaîtront bientôt un véritable virage technologique, car le salaire mimmum quotidien n’y dépasse pas les $2 par jour Chaque pays de l’Amérique latine a connu un modèle différent de développement de son industrie téléinformatique, à partir de la mise sur pied par le gouvernement de Panama d’une banque de données fiscales qui renseigne le citoyen sur les versements d’impôts de ses 200 plus importants contribuables, jusqu’à l’mtégration verticale qui prévaut au Mexique et au Brésil.L’expérience de l’Amérique latine ne justifie pas les prescriptions du bon docteur JJSS.Au contraire, il nous force à nous interroger sur la possibilité de réaliser ici au Québec un virage technologique qui compenserait pour le dérapage économique actuel.Pouvons-nous rattraper notre retard en la matière par le seul achat de micro-ordinateurs pour l’école ou faudra-t-il, pour être présent, susciter la création de zones franches d’électronique, où l’utilisation de l’anglais sera encouragée et l’im-position fiscale des individus réduites?S’il vous plaît, monsieur le ministre d’État a la Technologie, lisez cet ouvrage avant de produire un autre livre blanc; ce sera un judicieux investissement (1) L’ordinateur et le tiers-monde, A Mattelart et H Schmucler, Librairie François Maspero, Pans, 1983, 206 pages UN EXPERT SUR QUI VOUS POUVEZ COMPTER VOTRE C.A.En recourant a la competence d un C A en matière de planification financière, de fiscalité, de comptabilité de gestion et de verification vous vous assurez les services non seulement d un expert mais aussi d un partenaire qui peut contribuer a votre succès en affaires ARTHUR ANDERSEN & CIE ComptablM agréé», 800 boul.Dorchaator ouest, Montréal.H3B 1X9 861-1641 Bureaux à Montréal Ottawa Toronto Winnipeg Calgary Vancouver Société affilé — Tremblay Vaillancourt & Associés BERNIER i BISSON Comptabits agréé* Georges Bernier, C A Marcel Bisson C A 60, St-Jacqu*s, Suit* 601 Montréal — 845-0209 BOISJOLt.COURTOIS.SABBAH, SABBAG.ZIRI.MALKA Complabla* agréé* 1440 ouaat, ru* Sta-Catherin* Buraau 525-861-6881 L Albert Botsjoli C A Pierre Courtois CA Maurice Sabbat) C A Michel M Sabbag CA JosephZin CA EmileMalkaCA CARON.BÉLANGER.DALLAIRE.GAGNON & ASSOCIÉS CLARKSON GORDON Comptablaa agréés Aaaeeléa-réaMtnta Montréal - Ûuébae A Benedetti CA A Lanthier C A C C Bismuth CA RE Lavoie C A C W Bissegger CA N Leduc C A F Bolduc CA J Levesque C A TR Burpee CA G Limoges CA C Camirand CA L Linteau C A HM Caron CA M Mathieu CA 6 Chamberland CA JG McGregor C A J P Deiisle CA RJ Messier C A 0 Desautels CA C Michaud C A F Dufresne GA JD Mornsson C A R Fortier CA J Nicole C A Y FofNn CA R fl Okker C A G Fournier CA R Pearl C A S Fraser Gagnon CA C Pelletier C A G Fréchette CA P Pelletier C A S R Gagné CA B Racine C A R Germain CA NA Rhéaume C A J P Gravetine CA L L St Pierre C A M Lanteigne CA WJ Smith C A G S Wells CA Buraaux dans prineipaiaa vMIaa du Canada Membres d Arthur Young International ERNST & WHINNEY Comptables agréés Sept-lles Montreal Otiayra Toronto Hamilton Kitchener LontJon Winnipeg Regina Calgary Edmonton Abbotsford Vancouver Victoria Halifax et dans les principales villes du monde 1200, avenue McOill Collage Suite 1100 Montréal, Québec H3B4G7 871-8901 CHAREHE.FORTIER.HAWEY TOUCHE ROSS 1 Plaça Villa-Mari* Montréal - H3B 2A2 861-8531 Montréal Québae Hull Membre de Touche Ross avec ses bureaux A St Johns Sydney Halifax Saint John Fredericton Ottawa Toronto Ha milton St Catherine Kitchener London Windsor Mississauga Cornwall Winnipeg Regina Saskatoon Calgary Edmonton New Westminster Vancouver Victoria Prince George Langley Bermudes Nassau Grande Caiman CLOUTIER.FONTAINE.CROTEAU A ASSOCIÉS Comptable agréés 2, Piece Level.Suite 910 Level, Québec H7N SNS l-aaio (914)382-9090 COGAN.LANDORI «DUBE ComptablM agrééa 3901 Jéan-TtlonO.Sté-214 Montréal.Québae H3Q 2R4 731-7881 Buraau à Ottawa GAUVIN.DUMAIS ET ASSOCIÉS Comptables agréés RGauvm CA B Dumais CA R Forget CA C Boyer CA G Villeneuve CA JR Charette C A M Duquette CA P Samt-Jutien CA Roland R Poubot C A associe conseil Alain Gâreau C A Mario Simard C AJacques Brisson C A 561 boul.Crémazieett Montréal, H2M 1L8 — 384-1430 38 boul.St-Viateur Rigaud, JOP1 PO — 458-2313 HAREL.DROUIN S ASSOCIÉS Comptable» agréé» 276 ouatt, 8t-Jacque» suite 600 Montréal H2Y 1N3 845-9253 Bureaux Montréal Laval Repentigny Longueuil et Pointe- aux-Trembles KENDALL.TRUDEL&CIE Comptables agréés 686 ouest, rue Sherbrootre Suite 1400 288-0968 LALIBERTE LANCTOT aeaocié à Coopéré a Lybrand 630, boul.Dorchester ouest Montréal H3B1W5 (514)871-9792 Membre du groupe international Coopers & Lybrand présent dans 96 pays LAVALLEE.BEDARD S CIE 19 ouést.Lé Royér — Suite 300 Montréal, H2Y1W4 844-1153 LEVin, FELDSTEIN DUBIN & EPSTEIN ComjstablM agréés Joseph Levitt.C A Jerry Dubin, C A David Feldstein C A, Fred Epstein C A 5250 rus Fsrrier Suite 505 Montréal, H4P1L4 341-4230 LIPPMAN PTACK Comptabiee agréé» 6600 Côte des Nelgee Montréal.Québec H3S 2A9 (514) 341-5511 Membre Groupe internattonai des Cabinets de Comptables MacGILLIVRAY S BRUNEAU Comptables agréés Chartered Accountants 1155 Dorchester ouest Montréal, P Q.H3B 3T9 (814)871-8630 National MacGILLIVRAY & CO.Bureaux dans les principales villes au Canada et partout dans le monde MALLEHE, BENOIT.BOULANGER.RONDEAU & ASSOCIES 12 bureaux au Québec — Société nationale Ward Mallette Représentation internationale Binder Dijker Otte & Co 1, Complexe Oe»)ardin»- Suite 1900 Montréal, Québec H9B 1B2 (914)291-1090 MESSIER.BOURGEOIS SCIE Compt*blM *gréé* 50, Pl*c* Crémazi*, Sull41410 Montréal-H2P2T9 384-7430 NORMANDIN, BARRIÈRE & COUREY DELOIHE HASKINS & SELLS ComptablM agréé* 3210,1 Plaça Vlfl*-M*rl* Montréal, Québae H3B 2W3 Tél.: 351-0311 Oeloine Haskins 8 Sells est établi dans 32 centres de Victoria à Halilax et lait partie d une associabon internationale qui s'étend à 61 pays PETRIE.RAYMOND « ASSOCIES 1320, boulavard Qraham Suita 301 Mont-Royal (Québae) H3P3CS Tél.: (514) 342-4740 POISSANT RICHARD Affilé è Thorne Riddell Complablés agréés 030 ouest, Boul.Dorchoelor Suit# 2900 Montréal.Québec H3B1W2 Téléphone (914) •••>7391 AI échelle internationale International KMG Klynveid Main Goerdeter C Ordre aescombmksemm MMÉMllililii _ PRICE WATERHOUSE Comptablas agréés 21 bureaux à traver» la Canada 1200, avenu# McQM College.Montréal H3B 2Q4 Tél.: (514) 879-9050 RAYMOND.CHABOT.MARTIN, PARÉ S ASSOCIES Compteblee agréé» 1700 Tour de la Bourse Montréal (Québec) H4Z 1G9 (514)878-2691 Montréal Québec Ottawa Val-dOr Chicoutimi.Amos Gatineau Hull La Sarre Laval Rouyn Thetford Mines Verdun Ville-Mane Rapréeentatlon à travers le Canada OOANE RAYMOND ASSOCIÉS Représentation internationale QRANT THORNTON Internationel RICHTER.USHER & VINEBERG ComptablM agréé* Montréal-Toronto Aeeocléa-Réeldents à Montréal CecilVineberg CA HowardGilmour CA Marvin Corber C A Barry Clamen CA Arnold M Shostak CA David A Vineberg CA Gerald S Goldberg CA Allan Wiener CA Irwm Kramer C A John J Swtdler C A J YvesTougas CA Richard S Vineberg CA Sidney M Kaushansky CA Philip Manel CA Donald Prinsky C A Patrick K H So CA Michael Frankel C A 1 Weetmount Square Montréal, Québec h3Z 2Z9 931-2511 ROBERT SAINT-DENIS «CIE Comptablas agréés 7000, Avonue du Pare.8uHe301 Montréal H3N 1X1 - 274-2707 ROSTON.REINHARZ, BRAn.FREMETH Comptablaa agréée Joseph D Boston C A Stephen Bratt C A Bernard H Remhrz C A Lenard L Framelh CA WrItiamJ Star CA Ëdifico C.I.L.630 boul Ooreheeter oueti Bureau 1125 Montréal.Québec H3B186 Tél 875-5780 SAMSON BELAIR ComptablM agréé* Québec Montréal • Ottawa - Toronto Calgary Edmonton • Vancouver Rimouski • T rois Rivières - Sherbrooke Saint-Hyacmthe • Gatineau Kitchener Sept-ites - Matane Gaspé Coaticook Amos • Hinton Bureau 3100 • Tour do la Bouraa Montréal, Qué.H4Z1J8 (914) ••1-9741 ZIHRER.SIBLIN.STEIN.LEVINE Comptablat agréés MONTRÉAL-TORONTO Jack E Zittrer C A Herbert E Siblin C A Samuel S Stem C A Bons G Levine C A Marvin B Goldsmith CA David A Stem CA Arnold J Echenberg C A Steven A Yaphe C A Morton S Spector CA Barry A Tissenbaum CA Gerald A Slan C A Stanley Wener C A Jeffrey L Payne CA Norman Dartchman CA BrahmO Levine CA Morne L Fogelbaum CA .Lawrence M Chandler CA AlanM Lnrerman CA Robert H Ziflrer CA Henry Rosenhek CA Marshall B Kesten C A Norman Jaskolka C A Michael Stern CA 4115 Sherbrooka ouaat Westmont.Qué 935-1117 H3Z1K9 Le Devoir, mercredi 6 avril 1983 B 11 Ë IBB IBM® au jour le jour ¦ Montréal est exclu Les compagnies CP Air et Eastern Provincial Airways ont uni leurs efforts pour offrir un rabais de 50 % sur toutes leurs routes aériennes au Canada.à l’exception de Montréal.Les deux compagnies couperont de moitié te prix du billet pour les vois débutant entre le 22 et le 31 mai et se terminant le 30 j am.Il s’agit de la première phase de l’intégration des services commerciaux des deux compagnies à Toronto et Montréal.Le communiqué de presse n’explique pas pourquoi le Québec est exclu de ce programme qu’on a baptisé très justement « Together we are better ».¦ Les Caisses en Estrie Les 79 Caisses populaires de TEstrie ont majoré de 8 % tes trop-perçus réalisés au cours de 1982.Cette Fédération de cooi^ratives a dégagé ainsi des surplus de $1.2 million.Cependant, 16 Caisses ont encaissé des pertes de $1.1 million.Le rendement par $100 de dépôt a fait un bond de 25 cents en 1981 à $1.17 l’an dernier.Le taux de croissance des épargnes fut de 12.4 % et atteint $566 millions ¦ Sulsdev Investit La firme immobilière helvétique Suisdev compte investir $3 millions dans l’immeuble du 505 Dorchester qui abritait autrefois la compagnie DuPont Canada.Selon le jeune président de cette firme, M.Richard Glick-man, remplacement est privilégié en raison de sa proximité avec Place Guy-Favreau et Place Air Canada, au coin de la côte Beaver-Hall et du boulevard Dorchester.Suisdev est également administrateur des immeubles sis au 555 Dorchester et 2100 Drummond.La propriété immobilière est sous^valuée à Montréal, estime M.Glickman, en tenant compte d’études comparatives à l’échelle internationale.M 78% ont des rabais En annonçant une perte de $75 millions US au cours de 1982, la direction de la compagnie Eastern signale que 78 % des passagers Tan dernier ont obtenu un rabais par rapport au prix normal affiché.Cette proportion n’était que de 27 % en 1977.L’essence ne représente plus que 27 % des coûts, note le président du conseil, l’astronaute Frank Borman.Eastern mise beaucoup sur le marché de l’Amérique latine qu’il a hérité au lendemain de la faillite de Braniff International.¦ Vachon en vedette La société Vachon, de Ste-Marie-de Beauce, une filiale du groupe Culinar, a remporté le second prix lors d’un concours de produits alimentaires aux États-Unis.Sara Lee est arrivé en tête avec des croissants surgelés.Vachon a obtenu la seconde place avec un gâteau -baptisé aux USA le Puff Pie- qui a l’originalité d’être fait avec des fruits frais.En raison de ce succès, on songe maintenant à proposer ce gâteau aux fruits frais aux consommateurs québécois, habitués à la gelée.¦ En raccourci Le patron de Cablevision Nationale, M.André Cha-gnon, a acheté récemment 12,000 actions de cette entreprise au prix de $5 l’unité.Ces titres privilégiés ne paient pas de dividende depuis plusieurs trimestres.Le dernier rapport de McIntyre Mines ne donne aucun espoir pour sa filiale des Mines Madeleine, de Ste-Anne des Monts, en Gaspésie.On procède à la liquidation des actifs de cette mine de cuivre qui ne vaut plus aux livres que $1,996.La maison Midland Doherty vient de publier une intéressante recherche sur les actions du New York Times ($68 %).Il faut mentionner l’excellente présentation graphique du dernier rapport annuel de Nordair, consacré à la vie dans le Grand Nord.Il s’agit de l’oeuvre d’une nouvelle proposée aux relations publiques, Mlle Marie Bernier, autrefois avec British Airways.La compagnie ACL Canada, de Montréal établira prochaimenent une liaison entre Halifax et Puerto Rico.Hydro-Québec vient d’accorder un contrat de $50 millions à la Compagnie Générale Electrique pour Té-quipement du futur convertisseur des Cantons, près de Sherbrooke.General Electric a obtenu un contrat similaire du côté américain de la part de la New England Electric Transmission.On ne précise pas le contenu québécois de l’équipement fourni.Comterm vient de décrocher un autre contrat pour la fourniture de terminaux imprimantes arabes/anglais.C’est Computer Sciences Corp.qui a accordé ce contrat à la firme montréalaise.L’indice des prix à la consommation a progressé de 0.7 % au cours de février dans les pays du Marché commun contre un taux de 0.8 % le mois pré-cédent.Le nouveau président de la Brasserie O’Keefe du Québec, M.Ed Prévost, a annoncé que le numéro Un de la bière au Québec adoptait à son tour la canette.Filiale à 54 % du groupe AMCA International, la firme montréalaise"Dominion Bri^e/Sulzer a enregistré une perte Tan dernier.On se félicite cependant de l’obtention d’un contrat pour la construction d’éléments devant être utilisés pour le forage dans la mer de Beau-fort.Peat Marwick vient de faire paraître une intéressante brochure pour aider les chefs de PME dans leur planification fiscale.Le nuclaire compte maintenant pour 12.5 % de l’énergie produite aux Etats-Unis contre 11.8 % en 1981.La co^ruction de 18 réacteurs a été annulée ou arrêtée Tan dernier en raison de la progression des coûts de construction; les Américains utilisent actuellement 83 réacteurs.Michel Nadeau LE SYSTÈME POLITIQUE ISRAÉLIEN Un article de Gilbert Brunet à paraître le 14 avril prochain dons un cahier spécial à l'occasion du 35e anniversaire de l'État d'Israèi.Vous pouvez réserver votre espace publicitaire en communiquant avec le service de publicité du Devoir au 844-3361.LE DEVOIR 211, rue St-Sacrement, Montréal H2Y 1X1 Les entreprises devront soumettre leur plan d’embauche des handicapés avant juillet 1984 par Claude Turcotte Les entreprises de 50 employés et plus devront avant le 1er juillet 1984 soumettre à l’Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ) un plan visant à l’embauche de personnes handicapées, tel que prévu dans la loi 9 votée a l’unanimité en 1978 par l’Assemblée nationale.Cette mesure vise 10,000 entreprises, qui recevront toutes d'ici à septembre prochain un formulaire auquel elles devront répondre avant l’échéance du 1er juillet 1984.L’OPHQ prendra ensuite six mois pour analyser les réponses, corriger s’il y a lieu les propositions formulées par les employeurs et approuver en fin de compte un plan d’embauche spécifique à chaque entreprise et que chaque employeur devra respecter.De plus, des rapports annuels devront être présentés à chaque année.M.Denis Lazure, ministre chargé de TOPHQ, et Mme Laurette Champigny-Robil-lard, présidente de TOPHQ, ont donné une conférence de presse hier matin à Montréal pour annoncer ces nouvelles étapes, qui surviennent plus de quatre ans après l’adoption de la loi.Le ministre a expliqué que cette lenteur avait été voulue.Tout à fait en accord avec les associations de handicapés et les organismes patronaux, le gouvernement a appliqué une approche incitative, contrairement à l’approche coercitive, comme cela se voit dans plusieurs pays.Le gouvernement s’était fixé l’objectif d’un contingentement de 2 % en deux ans parmi ses employés pour l’embauche de handicapés dans les ministères et organismes gouvernementaux, mais il a dépassé son but en moins de temps que prévu.En octobre 1982, la participation était de 3.02^ en moyenne.A TOPHQ même, 27 % des employés sont des handicapés; au ministère des Transports, leur présence atteint 6% et aux Finances, 4.7 %.En revanche, les handicapés sont très peu présents aux Affaires municipales avec un taux de 0.7 % et aux Affaires intergouvernementales avec 0.4%.Dans le secteur privé, il y a nettement au départ des réticences à une loi qui pourrait obliger les entreprises à embaucher des personnes handicapées.En 1980, il y eut un colloque conjoint du Conseil du patronat du Québec, de TOPHQ et du gouvernement sur l’intégration de ces personnes au marché du travail; il y eut aussi un sommet socio-économique en 1982 et de larges consultations entre septembre et décembre.Bref, « la réglementation relative à l’embauche de personnes handicapées dans les entreprises de plus de 50 employés a été l’objet de consultations nombreuses auxquelles ont pleinement collaboré le patronat, les syndicats et les associations de personnes handicapées », ont souligné hier M.Lazure et Mme Champigny-Robillard.En fait, dès vendredi de cette semaine, le Conseil du patronat en collaboration avec TOPHQ organise une session d’information sur les programmes d’embauchage obligatoire des personnes handicapées.Le plan d’embauche que chaque entreprise devra élaborer tiendra forcément compte des conditions particulières à chacune.Un tel plan ne sera pas imposé par le gouvernement ou TOPHQ, mais, une fois le plan proposé par l’entreprise et approuvé Le nouveau quotidien francophone du N.-B.sera lancé le 17 octobre par le gouvernement, son application deviendra obligatoire.La loi prévoit une amende de $1,000 pour une infraction, de $2,000 pour une deuxième offense et des amendes allant jusqu’à $10,000 pour les grandes entreprises.Il y a présentement environ 350,000 personnes handicapées physiques ou mentales au Québec.Il est pour le moment très difficile de savoir exactement combien d’entre elles sont aptes et disponibles au travail.M.Lazure estime qu'entre 10,000 et 20,000 personnes handicapées pourraient occuper un emploi immédiatement.Dans ces groupes, le taux de chômage varie entre 50 % et 60%.Il est difficile de savoir le nombre de personnes handicapées qui pourraient travailler du fait que plusieurs d’entre elles n’osent pas déclarer leur état aux services de main-d’oeuvre pour ne pas perdre les avantages de certaines pensions.Plusieurs ne s’inscrivent plus dans les bureaux de main-d’oeuvre, ayant complètement perdues foi dans leurs chances d’êtré embauchées.D'ailleurs, entre 20% et 25 % des centres de main-d’oeuvre sont présentement accessibles physiquement à certains groupes de handicapés.D’ici à deux ans, soit le temps de régler des problèmes de location d’édifice, de renouveler des baux, etc.tous les centres devraient être accessibles.Il existe actuellement au Québec environ 500 associa;-tions de personnes handica.-pées.Pour ce qui est des possibilités d’emploi, on peut dire qu’elles sont encore plutôt limitées, mais il y a au moins deux voies possibles.D’abord les 40 centres de travail adapté répartis dans toutes les régions du Québec et qui fournissent des emplois à 1,500 personnes, qui reçoivent le salaire minimum du gou-vernemnt, mais qui réussissent par leur travail à couvrir toutes les autres dépenses d’exploitation.Il y a aussi 500 contrats d’intégration professionnelle qui découlent d’un accord tripartite entre gouvernement, patron et employé handicape.MONCTON, Nouveau-Brunswick ( PC ) — Si tout va comme M.Alphée Michaud l’entend, le journal qui succédera kL’Evangeline ouvrira ses portes à Caraquet et Bathurst, lançant sa première édition dès le 17 octobre.M.Michaud ignore encore le nom du quotidien qui se fera le porte-parole des 250,000 membres de la communauté acadienne du Nouveau-Brunswick, mais il entend organiser un concours dès la mi-août, lors du Festival de Caraquet, pour dénicher le nom du journal.Le plan de restructuration semble déjà bien au point dans l’esprit de l’homme d’affaires, qui publie deux hebdomadaires de langue française dans le Nord-Est du Nouveau-Brunswick, et il en a révélé quelques bribes hier.Le quotidien présenté sous format tabloïd embauchera 43 personnes, dont 18 travaillent déjà pour les deux heb-dos de M.Michaud.La direction du journal sera concentrée à Caraquet et Bathurst, de même que dans divers autres centres acadiens.Le journal sera écrit et publié dans ces deux mêmes villes et le personnel comprendra un correspondant à Fredericton, la capitale provinciale.Le tirage initial sera de 16,000 copies, mais M.Mi-chaud espère déjà atteindre les 25,000 exemplaires en 1985.M.Michaud se targue de ne demander aucun argent du gouvernement provincial pour relancer le quotidien francophone des Maritimes.Il accepterait cependant, a-t-il fait savoir, une garantie de prêt de la part du gouvernement provincial, afin d’obtenir un prêt à bas taux d’intérêt.Le montant nécessaire au lancement du quotidien se situe dans les $260,000, a-t-il admis, dont $180,000 seront utilisés pour renouveler l’équipement vétuste dans les bureaux de Caraquet et Bathurst.Le conseil d’administration du quotidien sera formé d’un comité de cinq membres.Chaque exemplaire se vendra 35 cents et l’abonnement annuel coûtera $50.Le journal sera livré à Moncton, Campbellton, Bathurst, Caraquet et toutes les autres Clair demande au CN de ne pas déménager les messageries QUEBEC (PC) - Par la voix de son ministre des Transports, M.Michel Clair, le gouvernement du Québec s’est opposé hier au projet du Canadien National de déménager sa division des messageries (CNX) de Montréal à Toronto.LE DEVOIR avait annoncé en primeur ces intentions du CN à cet égard il y a quelques semaines.Ce déménagement, qui est prévu pour le 11 avril entraînera la perte de 80 emplois à Montréal.Il doit permettre de regrouper les activités du service des messageries au siège social de la division du camionnage (CNTL).Dans un télex qu’il a fait parvenir au président du CN, M.Maurice Le Clair, le ministre des Transports dit voir dans cette décision une volonté de centraliser à Toronto l’administration de toutes les activités de camionnage du CN.Il exprime la crainte que cette centralisation amène aussi éventuellement le déménagement dans la Ville-Reine du siège social des en- treprises de camionnage Bussières, une filiale du CN dans laquelle le gouvernement du Québec détient 50 % des actions.« Le gouvernement du Québec s’oppose fermement au déménagement de la division des messageries du CN à Toronto et combattra vigoureusement toute tentative visant à déménager le siège social des Entreprises Bussières au même endroit », écrit M.Clair.EUROPE ORIENTALE 24 jrs2515$ + ^ VOYAGES , LE PASSEPORT PARFAIT POUR LE PLAISIR DE VOYAGER 845-8225 (Montréal) - 878-3777 (Longuaull) - 887-0880 (Laval) Ptrmli du Quétadc CfiRT€5 D'fiFFfllR€S ROBIC,ROBIC& Fondée en 1892 Brevets d'invention Marques de commerce Dessins industriels • Droits d'auteur 1514.Docteur Penlield Montréal H3Q 1X5.Tél.(514) 934-0272 Télex 05-268656.Cable MARION Telecopier international Xerox 400 SWABEY.MITCHELL.HOULE.MARCOUXSSHER (Cl-dwr»nt ALAN tWABEY A CIC) Agents de Brevets et de Marques de Commerce 1001.Boul de Maisonneuve ouest Montréal.Québec H3A 3C8 Tél (514) 845-7126, Télex 05-24355 BELZILE.ST-JEAN SPERANO ET ASSOCIÉS ComptablM agréés ALAIN BELZILE, C.A.ROBERT ST-JEAN, C.A.GILLES SPERANO.C.A.JACQUES BRANCHAUD, C.A.PIERRE BARBEAU, C.A.2345 Mt, Bélangar Montréal 729-5226 TELEX / FACSIMILÉ Services professionnels Émission et réception de messages Télex 12.50/mois TEL ECONO 284-2246 (centre-ville) Jean Balllargeon Les membres du conseil d’administration du Groupement des assureurs automobiles ont l’honneur d’annoncer l’élection de M.Jean Balllargeon à la présidence du Conseil du Groupement.M.Balllargeon est vice-président exécutif, directeur général et chef des opérations de la Prévoyance et de ses filiales.Le Groupement des assureurs automobiles réunit tous les assureurs privés autorisés à pratiquer l’assurance automobile au Québec.Samson Bëlair Comptables agréés Québec Montréal 9!,'®*®, Toronto Calgary Edmonton Vancouver Rimousid Trois-Rivières Sherbrooke Saint-Hyacinthe Gatineau Kitchener Sept-lles Malane Gaspé Coaticook Amos HIntpn TEES, WATSON.POITEVIN, JAVET & ROBERGE NOTAIRES SUITE 1200,620 OUEST, BOULEVARD DORCHESTER MONTRÉAL, QUÉ, H3B 1P3 TÉL.866-9671 HERBERT H TEES PIERRE LAPOINTE LUCIE HOUDE JOHN H WATSON GERARD DUCNARME JAMES T TAYLOR HENRI POITEVIN PIERRE VENNE DANIELLE DROLET ERNEST A JAVET ANDRE A.BOILEAU ESTHER RHEAUME PHILIPPE ROBERGE E BRUCE MOIOEL JOHANNE MASSON JOHN C STEPHENSON BERTRAND DUCHARME MYRIAM SARRA2IN HARVEY A CORN ALAIN CAST0N6UAY DAVID WHITNEY YVES PREVOST agglomérations importantes dans le Nord-Est néo-bruns-wickois.M.Michaud espère éventuellement publier le quotidien durant le week-end, mais cela ne fait partie que de ses projets de longue haleine.Pour le moment, il tente d’obtenir l’appui de la communauté francophone du Nouveau-Brunswick.Il diffusera à cette fin son plan de relance dans les édifices principalement fréquentés par les Acadiens.Il affirme avoir déjà sollicité Tappui d’un second groupe « influent » de la communauté, mais ses « invitations à la collaboration ont été rejetées et les lettres sont demeurées sans réponse».Le quotidien L'Evangeline a fermé ses portes le 27 septembre dernier, à la suite d’une mésentente avec le syndicat et d’une baisse des revenus de publicité.Il tirait quotidiennement à 16,000 exemplaires.Pour rhomme distingué notre collection prêt-à-porter printemps-été est arrivée.Directement d’Italie, achete^,de l’importateur les grandes marques de costumes.Coupes exclusives, tissus 1(X)% pure laine signés: Marzotto.Bertotto, Marlane.Luigi Botto.Valdagno, Policarpo etc.tous nos costumes son finis main dans la tradition artisanale italienne.275$ le costume Vou$ ne trouverez ce prix qu’au tlub * ^ 2160, rm 402-HOMMES .rue de la Montagne, Suite 402 Montréal, Tél.: 849-9151 Selon lui, le Canadien National n’a aucune raison valable pour déménager ses activités de camionnage vers Toronto.« Compte tenu de la présence du siège social du CN à Montréal, de la division des Messageries à Montréal, des Entreprises Bussières et Chalut Transport au Québec, c’est au Québec que devrait s’installer le siège social de CNTL et non à Toronto», précise M.Clair.35 VOLS PAR SEMAINE À DESTINATION DE TOKYO Japan Air Lines offre aux voyageurs un choix de 35 vols hebdomadaires vers Tokyo à bord de Boeing 747, départs de Vancouver, Chicago, San Francisco et Los Angeles ainsi que les services de DC-10/747 de l’aéroport Kennedy à New York.JAL offre aussi jusqu’à quatre vols quotidiens d’Honolulu à destination du Japon.Service superbe en première classe, sièges extra-larges en classe Super affaires J et la classe économique est très confortable Consultez votre agent de voyages ACTA pour plus de détails.Service de liaison à destination de Osaka.Sapporo.Fukuoka, Okinawa, Séoul.Fusan, Pékin.Shanghai.Tatpeh (via JAA), Hong Kong, Manille, Bangkok, Nouvelle-Delhi.Kuala-Lumpur.Singapour.Djakarta Le Moyen-Orient.Moscou et l'Europe Guam, Saipan, Nandi, Auckland, Sydney UARAN AIR LINES École des Hautes Études Commerciales Affiliée à i'Université de Montréal nu Une solide initiation à divers domaines de la gestion: , les programmes de certificats de l’Ecole des Hautes Études Commerciales offerts en classes du soir à temps partiel ’ gestion d’entreprise ’ gestion de la production et des opérations ’ gestion des coopératives ’ comptabilité En plus, collaboration avec plusieurs associations professionnelles gestion du marketing gestion du personnel gestion financière systèmes d’information Admission du trimestre d’automne 1983 jusqu’au vendredi 6 mai Conditions d’admission 3 ans d’expérience de travail pertinente OU un diplôme d’études collégiales (DEC) Renseignements et formuiaires: Registrariat École des Hautes Études Commerciales 525,5, avenue Decelles Montréal (Québec) H3T 1V6 Téléphone: (514) 343-4500 12 Le Devoir, mercredi 6 avril 1983 lUilfflHPG iniKu^ini Stelco en baisse Après un début di* journép encourageant, l’aclivilé a été très faible et les titres ont reculé hier à la Bourse de Toronto l.e volume a été de 5 4 millions d'actions transigées au regard de ,11 millions lundi l.'indice des ,400 a fléchi de 1,44 point à 2,154 71 II y a eu 287 valeurs en avance au regard de 253 en recul, 280 titres sont de meurés inchangés Six des 14 secteurs ont réussi des gains Les aurifères ont pro gre.s.sé pour une cinquième .séance consécutive, ils ont ajouté 36 62 points a 4,206 83 Le groupe des pipelines a encaissé le pire recul, cédant 17 14 à 2,078 61 Parmi les industrielles très actives, Stelco A a fléchi de 1-8 à $24 3-4 Bell Canada de 1 8 à $25 3-8, Canadien Pacifique Liée de 1-8 à $43 1 2.PCI, Indu.stries de 1-4 à $6 1 2 et Banque Kovale de 1-8 à $32 38 MaisImperialOil Aaajoutél 2à$2934.MitelCorp 78à$25 5 8.Banque de Nouvelle-Kcos.se 1 8 à $41 1-2, Moore Corp 1 4 à $.58 1 2 et Canadian Marconi 1 ,4 4 à $57 3-4 Pai nil les mines, Cullaton Lake a soustrait 10 cents à $3 35, Campbell lied Lake 3-8 à $30 5 8 et Inca Resources 1 8 à $6 1 8 Mais Silver Lake a gagné 14 cents à $2 28 et Dome Mmes 1 8 à $20 7-8 Au nombre des [létroles.Drummond Pete a délai.ssé 1 cent à 49 cents.Ranger 011 1 8 à $8 1 8 et Atlantic Resources I cent à 67 cents Mais y M O Holdings a avancé de 15 cents à $1 30 et Czar Resoui ces de 1 cent à $1 55 Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE A G F M AMCA Int Abti Prce Abftbi 10 Acklonds V«nt*i Hiul Perm 3400 t9/% 5IOI4 101% lOlA 514 14 14 4 Vt 515-% 15 15Va 4 MSL P 1000 571% 71% 71% • NBU Mine 1300 107 107 107 - NSR Res O 13500 42 39-/} 42 • Nabu 0 7200 581% B'A 8V] • Nohonni 0 1500 38 3B 38 ¦ Nat Bk Can32438 511»/% 111% 11»/%- Nat Bk cv 800 534’/} 34
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