Le devoir, 19 mai 1983, jeudi 19 mai 1983
35 CENTS .-C'J F \ j 'T' ! :e qCie übi$ pointépiénu Théâtre Marie Gérin-Lajole 1455 St-Denis (métro Berri) 282-3456 19-20-21 mai, 20 h 30 — Enfanta: 21 mal, 15 h 00 Vol.LXXIV — No 115 Ennuagement graduel.Max.: 17.Demain: nuageux avec averses Montréal, jeudi 19 mai 1983 (Côte-Nord 45 cents; Nouveau-Brunswick 50 cents; Ites-de-la-Madeieine 00 cents) Le Manitoba accédera en 1987 au statut de province biiingue par François Barbeau WINNIPEG — Le Manitoba deviendra, le 1er janvier 1987, la troisième province officiellement bUingue du Canada.C’est l’échéance que prévoit l’entente de principe intervenue entre le gouvernement du Manitoba et la Société franco-manitobaine sur un amendement constitutionnel portant sur les droits des Franco-Manitobains, entente qui prendra forme d’amendement constitutionnel quand le gouvernement fédéral et les provinces l’auront ratifiée.En vertu de cette entente de principe, qui sera soumise le 24 mai à l'approbation de la Société franco-manitobaine, les services devront être assurés en anglais et en français à partir du premier janvier 1987 par l’administration centrale du gouvernement et les divers ministères, ainsi que devant les tribunaux, les juridictions quasi judiciaires ( commissions, etc.), par les sociétés de la Couronne, par les organismes du gouvernement, par le bureau du directeur général des élections et par l’ombudsman.Le texte de l’entente n’a pas encore été dévoilé aux Manitobains, et ne le sera qu’à l’occasion de l’assemblée du 24 mai à laquelle ont été conviés tous les francophones de la province.La Société franco-manitobaine a cependant déjà laissé entendre qu’eUe recommanderait l’adoption de cette entente de principe.Le document prévoit d’autre part un processus de recours devant la Cour du banc de la reine pour les violations ou les négations des droits linguistiques des Franco-Manitobains.Le tribunal pourra demander par ordonnance aux institutions visées, ou au gouvernement, de présenter un projet de réforme administrative visant a corriger la situa- tion.Le même tribunal pourra également approuver ce projet ou demander, toujours par le biais d’une ordonnance, qu’il soit modifié, jusqu’à ce qu’il apporte entière satisfaction.Les recours habituels d’appel sont également prévus dans l’entente, qui ne porte pas atteinte aux droits garantis dans l’article 23 de l’Acte du Manitoba, en vertu duquel, ont décidé deux juges de la Cour d’appel de cette province, le gouvernement n’était pas tenu de traduire en français toutes les lois adoptées au Manitoba depuis 1890.Le gouvernement manitobain, dans cette entente de principe, a prévu des délais suffisants pour la traduction des toutes les lois d’intérêt public et de certaines lois d’intérêt privé : les traducteurs auront jusqu’en décembre 1993 pour exécuter leur laborieux travail.D’autre part, toutes les lois qui seront adoptées après le 31 décembre 1985 seront inopérantes si elles ne sont pas publiées en anglais et en français.C’est le premier ministre du Canada, M.Pierre 'Irudeau, qui a annoncé la nouvelle de cette entente de principe lundi soir à Winnipeg.Comme il se devait, c’est en français qu’il a abordé le Surtout au Québec et en Ontario Le Conference Board prévoit une hausse des dépenses r par Michel Vastel OTTAWA — Une chute de 15% des prix internationaux du pétrole et un véritable « rebondissement » du degré de confiance des consommateurs ont considérablement amélioré les perspectives économiques au Canada pour cette année et l’année prochaine.Le Conference Board, dans ses prévisions trimestrielles, a précisé hier que « l’Ontario et le Québec sont les principaux bénéficiaires de l’augmentation attendue des dépenses de consommation.Et leur taux de croissance sera de 1% plus élevé qu’on ne le prévoyait au début de 1983».Après avoir rappelé que le Québec a cependant été plus frappé par la récession — baisse de 6.1% de la production en 1982 — le Conference Board précise que la province ne recevra pas de corn- La retraite sera possible à 60 ans par Bernard Descôteaux QUÉBEC — Le gouvernement compte libérer près de 20,000 emplois pour les jeunes en 1984 grâce à une loi favorisant la retraite anticipée à compter de 60 ans.Le projet de loi 20, déposé hier à l’Assemblée nationale par M.Denis La7,ure, donnera désormais droit aux prestations du Régime de rentes du Québec à compter de 60 ans, ce qui incitera quelque 200,000 personnes à prendre leur retraite avant Tâge de 65 ans.Cette mesure estimée à $ 28 millions ne coûtera rien au gouvernement.Par équivalence actuarielle, la Régie des rentes sera compensée à long terme puisque les citoyens se prévalant de leur droit à une retraite anticipée verront leurs prestations réduite de un demi-point de pourcentage par mois d’anticipation.Ainsi la Voir page 8: Retraite pensation pendant la phase de reprise économique au Canada.La production n’augmentera que de 1.8% au Québec cette année, soit légèrement moins que la moyenne nationale de 1.9%, en raison de la faiblesse de la demande pour le minerai de fer et de l’amiante, et des pâtes et papiers.Les dépenses de consommation seront en outre moins élevées qu’ailleurs au Canada en raison d’une baisse réelle des revenus, « principalement attribuable aux réductions de salaires et aux grèves dans la fonction publique provinciale, dans les écoles et les hôpitaux».Le Conference Board précise en outre que l’Ontario atteindra vers le milieu de 1984 son taux de production maximal atteint en 1981 alors que, selon d’autres prévisions du gouvernement fédéral, le Québec en sera encore, en 1988, à son niveau de 1980 et 1981.L’impact de la baisse du pétrole et de la relance de la consommation est encore plus évidente en 1984, selon le Conference Board, pour quatre provinces qui connaîtront alors un taux de croissance supérieur à 5%: la Colombie-Britannique, le Québec, le Nouveau-Brunswick et l’Ontario.En revanche, la chute des prix du pétrole atteint durement l’économie de l’Alberta qui connaîtra, en 1983 et 1984, des taux de croissance encore inférieurs à la moyenne nationale.Le taux de croissance de cette province sera encore nul en 1983 et de 3.8% — compara-Volr page 8: Conference Board SE: Le premier ministre du Canada,.M; Pierre Trudeau, a reçu hier à Ottawa M.Mikhail Gorbatchev, membre du Politburo de l’URSS.Selon ce dernier, les essais des missiles de croisière au Canada entraveront les efforts de désarmement.(Photolaser CP) La Syrie refuse de recevoir Habib DAMAS (d’après Reuter et AFP) — Au lendemain de la signature de l’accord israélo-libanais sur le retrait des troupes étrangères du Liban, la Syrie a manifesté une nouvelle fois son mécontentement en faisant savoir hier qu’elle ne recevrait pas l’émissaire américain Phihp Habib.L’agence syrienne Sana a déclaré que Damas n’avait rien à discuter avec M.Habib qu’elle a accusé d’être « Tun des hommes américains les plus hostiles envers les Arabes».À Washington, la Maison-Blanche a regretté cette décision, mais a réaffirmé sa détermination à poursuivre ses efforts pour obtenir le départ de toutes les forces étrangères du Liban.Au cours de la conférence de presse qu’il avait donnée mardi soir, M.Reagan s’était montré assez optimiste sur le retrait syrien tout en estimant que l’URSS faisait sans doute pression sur Damas pour maintenir son armée au Liban.Les routes reliant le Liban à la Syrie, fermée mardi en signe de protestaton par Damas, ont été rouvertes hier.M.Habib, accompagné du sous-secré-taire d’État pour les affaires du Proche-Orient, M.Morris Draper, a été reçu hier soir par le président libanais, M.Amine Gemayel.M.Habib est arrivE dans l’après-midi à Beyrouth venant de Rome pour une nouvelle tournée au Proche-Orient, afin, selon le département d’État, de « tenter d’encourager les Syriens et les Palestiniens à retirer leurs forces du Liban ».Pour sa part, le gouvernement israélien est décidé à attendre « quelques semaines » avant de considérer que le refus apporté par la Syrie à l’accord israélo-libanais doit conduire au maintien de ses forces au Liban, a indiqué hier soir la télévision israélienne, citant des sources officielles.Selon ces sources, le refus syrien s’inscrit dans une « tactique de négociation » visant à obtenir certains avantages du gouvernement libanais, et Israël continue à penser que les autorités de Damas finiront par retirer leurs forces du Liban.Voir page 8: Syrie LA PAIX ARMÉE 3) Les USA envisagent une intervention en Syrie La Syrie est l’endroit le plus probable où une intervention militaire américaine pourrait devenir nécessaire », a confié récemment une source autorisée du Département d’État.La même source a déclaré, au cours de cet entretien sur les « régions hors-OTAN » où les pays du Pacte Atlantique devraient avoir des intérêts en commun, que « Les États-Unis préparent, au niveau stratégique, te plan de déploiement de six divisions dans le Sud-Ouest asiatique ».Préoccupés par l’instabilité des régimes arabes de la région du Golfe, et les tensions suscitées par le régime islamique d’Iran, les États-Unis ont mis en place une « force d’intervention rapide ».On précise au Département d’Ê- par Michel Vastel Notre correspondant parlementaire à Ottawa était récemment l'invité du gouvernement des États-Unis, en compagnie de journalistes des pays de l'OTAN, pour faire le point sur les questions de sécurité et de défense.tat que « Les Etats-Unis coopèrent de très près avec les gouvernements du Golfe, dans un esprit de compréhension étroite de nos intérêts communs ».C’est alors qu'on lui demandait de préciser à quel pays de la région en particulier les Etats-Unis pensaient que la source autorisée a parlé de la Syrie.Consultées à ce sujet, des sources di- plomatiques à Ottawa ont paru surprises d’un tel projet encore qu’elles reconnaissent que la Syrie possède l’armée la plus puissante du monde arabe et se trouve dirigée par un régime très proche de Moscou.Il y aurait, selon certaines évaluations, quelque 5,000 conseillers militaires soviétiques en Syrie et la menace la plus sérieuse que représen- terait ce pays pèse sur le royaume de .Jordanie.Il faut situer ce projet d’intervention dans la hantise de l’actuelle administration américaine qui est de ne permettre aucune progression des zones d’influence soviétique, en aucun endroit de la planète.On ne fait pas mystère à Washington que le président Reagan n’aurait jamais permis à l’Armée rouge « de franchir les frontières de l’Union soviétique pour la première fois depuis la Deuîdème Guerre mondiale », et condamne de ce fait le manque de vigueur des réactions occidentales à l’invasion de l’Afghanistan.Tout en refusant de préciser les conditions exactes d’une telle intervention armée des États-Unis en Asie du Sud-Ouest, on confirme, à l’intérieur du Na- tional Security Council, que « Les États-Unis sont certainement sérieux quant à la préparation d'un tel plan ».A l’intérieur du gouvernement américain, on déplore ouvertement que « les Européens ne s’intéressent pas davantage a leur sécurité dans cette région (du Golfe) alors qu’en même temps ils se montrent tellement préoccupés par leur approvisionnement en pétrole ».On se montre malgré tout confiant, pour cette région justement, que les Européens appuiraient une intervention directe américaine.Les Européens devraient notamment supporter le déploiement de nouvelles troupes en Europe pour compenser le déplacement de six divisions américaines vers un autre front.Voir page 8: Paix arméa sujet, mais comme les journalistes anglophones qui l’écoutaient n’avaient pas saisi le sens de ses paroles, ce n’est que mardi que la nouvelle a finalement été rapportée.Hier, à Ottawa, le secrétaire d’État.M.Serge .loyal, a précisé que le gouvernement avait accepté d’endosser un amendement constitutionnel enchâssant des droits élargis pour les Franco-Manitobains, sans donner d’autres détails.C’est le rédacteur en chef de La Liberté.l’hebdomadaire des P’ranco-Ma- Voir page 8: Manitoba Anciropov invite Trudeau à Moscou par Paule des Rivières OT'l’AWA — Le premier ministre, M.Pierre Trudeau, estime que le Canada peut et doit se payer le luxe de traiter les États-Unis et l’Union soviétique sur un même pied sur la question de leurs « sphères d’influence » respectives.« .le crois, a dit M.Trudeau aux Communes que les États-Unis ont des intérêts stratégiques, notamment en Amérique centrale, que l’Union soviétique devrait respecter.Mais il faut également reconnaître le même droit à l’Union soviétique, qu’elle a aussi des phè-res d’intérêts stratégiques ».M.Trudeau s’est longuement fait questionner hier par le chef de l’opposition aux Communes, M.Erik Nielsen; ce dernier a amené le premier ministre à faire la lumière sur sa position à la suite de plusieurs déclarations récentes en apparence contradictoires et il a voulu connaître la teneur de l’échange qu’a eu le premier ministre dans la matinée avec un membre influent du Politburo soviétique, en mission au pays.Ce dernier, M.Mikhail Gorbachev, a d’ailleurs remis au chef canadien une lettre de M.Youri Andropov, le numéro un .so\'iétique, pour inviter M.Trudeau à Moscou.La lettre, dont le ton a été qualifié de « chaleureux » par des hauts fonctionnaires du ministère des Affaires extérieures, invite le premier ministre Tru-deaU à étendre et renforcer les relations bilatérales entre l’URSS et le Canada, et fait part de l’inquiétude de M.Andropov quant à l’état des relations Est-Ouest.La lettre, dont le texte n’a pas été rendu public, invite également M.Trudeau à se rendre à Moscou, invitation qui n’a pas encore été acceptée par le premier ministre.En Chambre, le premier ministre n’a pas répondu aux questions de l’opposition lorsqu’elle a voulu savoir si la Pologne et l’Afghanistan comptaient à ses yeux, parmi les sphères d’influence soviétique.M.Trudeau s’est contenté de répliquer que les événements survenus en Afghanistan l’affligaient tout autant que certaines choses qui s’étaient produites en Amérique centrale.L’opposition n’a pas oublie que le gouvernement canadien n’a pas voulu condamner explicitement l’invasion soviétique de ce pays.Le premier ministre a pu ainsi préciser les propos qu’il a tenus à un jour-nasliste lorontois récemment : il a déclaré que l’article qui avait résulté de l’entrevue, pouvait induire en erreur, notammentr parce que les questions du journaliste n’étaient pas rapportées.Les conservateurs, eux, semblent craindre que le gouvernement canadien, en critiquant les États-Unis comme M.'lYudeau l’a fait dans cet article, se montre plus généreux envers l’Union soviétique.En fait, ils reprennent l’argument que le premier ministre lui-même a servi aux mouvements pacifistes opposés aux missiles Cruise.M.Trudeau leur avait dit qu’ils devraient aussi critiquer les Soviétiques.« Le premier ministre peut-il nous dire, a lancé M.Nielsen hier aux Communes, ce qu’il pense, en toute candeur, de M.Andropov et de la loyauté des So-viétiq^ues dans les relations internationales?» Le premier ministre a déclaré qu'il n’était le procureur ni de l’une ni de l’autre des superpuissances et que lors- Volr page B: Andropov LE REGIME PLAN FIBRES La méthode ia plus saine, la plus simple et la plus efficace, trouvée jusqu'à ce jour pour éliminer les kilos superflus et retrouver la forme (tout en combattant la constipation).Fondé sur la consommation régulière d'aliments riches en fibres (que vous trouverez chez votre épicier) ce régime facile à suivre, se situe à l'avant-garde des recherches de la diététique moderne.La diététicienne, Audrey Eyton en explique les principes avec une remarquable clarté et fournit une série de recettes savoureuses qui vous permettront de retrouver rapidement et de conserver longtemps minceur et santé.EN LIBRAIRIE DÈS MARDI PROCHAIN.Stanké Le Devoir, jeudi 19 mai 1983 La relève conservatrice rêve de stabilité économique Des jeunes délégués qui parlent d’ordre et de discipline par Paule des Rivières OTTAWA — Tous ne sont pas des fans de Margaret Tatcher, comme 'l'ed Paul, un étudiant en sciences économiques de l’Lîniversité York près de Toronto, qui aimerait que John Gamble soit le prochain chef du Parti con-ser\ateur.l.e candidat Gamble n’a, en fait, aucune chance de remporter la victoire au congrès à la chefferie du PC, le mois prochain; cela ne l’a toutefois pas empêché de se faire remarquer au cours des dernières semaines par ses violentes sorties contre le Parti québécois, ou encore par le simplisme de ses théories économiques.Ted Paul pour sa part aime « son gros bon sens qui, quoiqu’on en dise, n’a rien d’un extrémisme de droite ».Les jeunes délégués au congrès du 11 juin, ceux dont l’âge varie entre 17 et 30 ans, épousent un éventail a.ssez large de tendances.Mais généralement, surtout au Québec et en Ontario, ils .se di.sent un peu, beaucoup ou très à droite, rêvent de stabilité économique et parlent de discipline.Ils ont le goût de la victoire et de l’efficacité.Kt contrairement à leurs aînés, les jeunes loups du PC ne traînent pas le complexe de l’opposition éternelle et des défaites en série qui ont marqué l’histoire récente du PC.Les jeunes délégués estiment que le guvernement fédéral intervient beaucoup trop dans les affaires des citoyens, des entreprises, voire des pro- vinces.Une forte secousse anti-libérale les anime, particulièrement au Québec où, par ailleurs, ils ne sont pas automatiquement hostiles au Parti québécois.La majorité des jeunes délégués au congrès sont des étudiants mais des chômeurs en nombre accru se greffent aux organisations de candidats.Ils le font pour tirer profit de l’expérience unique d’une course à la chefferie et aussi, selon les mots d’un délégué du Québec, M.Eric Alexander, « parce que j’aime mieux penser que je travaille pour le prochain premier ministre que de me dire que je suis chômeur ».Avant que l’ancien chef, Joe Clark, annonce qu’il y aurait un congrès, le parti comptait 18,000 jeunes membres; aujourd’hui il y en a plus de ,30,000.Près de 1,000 d’entre eux sont délégués au Congrès d’Ottawa, et contrôlent donc un gros tiers du vote (près de 3,000 délégués en tout), un poids considérable.A maints endroits, les candidats ou leurs amis ont vu eux-mêmes à la mise sur pied de nouvelles associations de campus qui peuvent envoyer trois délégués par institution à Ottawa.Après tout, n’est-ce pas en grande partie parce que les jeunes l’onl appuyé massivement en 1976 que M.Clark s’est retrouvé à la tête du parti'' La moyenne d’âge des délégués est de 21 ans, un peu plus élevée au Québec parce que les associations concer-vatrices sont peu courantes dans les écoles secondaires, les cégeps les remplaçant, et aussi parce que le parti des adultes étant moins bien organisé, les jeunes adultes préfèrent se ranger du côté des jeunes.D’ailleurs les jeunes délégués s’en tirent à meüleur compte puisqu’il leur en coûte $145 pour participer au congrès, contre $300 pour les délégués adultes.Ces jours-ci, les délégués sont l’ob-ject de vives sollicitations de la part des candidats à la direction du parti.Plusieurs jeunes délégués prennent plaisir à ces multiples invitations, ne dédaignant ni les sandwiches, ni les alcools qu’on leur offre lors de déjeuners-causeries, lunches, cocktails, etc.Il y a une semaine, Mme Terri Bar s’était rendue dans le Westmount de Toronto, à Foresthill, en banlieue de la Ville-Reine, chez le magnat de la câ-blevision, M, Ted Rogers, qui avait mis sa demeure à la disposition de M.Clark.Mais Terri Barr, qui a 28 ans et qui travaille pour le premier ministre ontarien, M.Bill Davis, n’appuie pas M.Clark, loin de là.« Je voterai pour celui qui battra M.Clark; on veut un leader», confiait-elle au DEVOIR.Bien que s’associant à la droite, elle revendique le droit à des préoccupations écologiques, et trouve très arrogant que certains libéraux supposé- ment progressistes s’en arrogent le monopole.Originaire de la Colombie-Britannique et mariée à un ancien président d’association conservatrice de campus, Mme Barr affirme que l’Ouest n’est pas anti-français mais plutôt anti-libéral.Elle n’a pas le regard exaspéré de certains de ses camarades lorsqu’on mentionne le Québec mais elle ne voit aucun enjeu majeur dans la constitution et le fait français.A Ottawa, le secrétaire exécutif de la Fédération des jeunes du PC, M.Marc Desrochers, est patient et optimiste et affirme que la place des Québécois au sein du PC s’agrandit avec le temps.« C’est important pour moi », expli-que-t-il, lors d’une entrevue.» Marc Desrochers a 24 ans et étudie en sciences politiques.Il s’est intéressé plus sérieusement au PC à partir de 1981 lorsqu’il a réalisé un sondage sur les jeunes délégués à un congrès.Mais les racines étaient là, latentes: « On est connu comme étant une famille de bleus ».Et lorsqu’on lui a offert un travail au parti, Marc a insisté pour que son frère jumeau, Jacques, puisse lui aussi avoir sa place.Jacques travaille présentement pour M.Clark alors que Marc veut rester neutre.Marc pense que le futur chef du PC doit être bilingue ou le devenir.Il est plus idéaliste que les jeunes Ontariens de la nouvelle droite et ne craint pas de dire qu’actuellement le Parti n’offre rien aux jeunes.« Mais nous gagnons en respect », ajoute-t-il.En fait, s’ils ont un vote déterminant au congrès à la chefferie, les jeunes du PC n’ont toujours que deux des 35 sièges de l’exécutif national de la formation conservatrice.De sorte que leur poids y est très relatif.Par exemple, si la Fédération des jeunes du P(; avait eu le dernier mot, le Parti conservateur n’aurait pas permis que la formation de nouveaux clubs de jeunes sur les campus puisse s’étendre jusqu’au 15 mars; elle aurait clos les nouvelles inscriptions plus tôt pour diminuer les risques de faux clubs formés de faux membres.Les clubs de jeunes ont d’ailleurs poussé comme des champignons cela en dépit du fait que la Fédération des jeunes — des représentants provinciaux et son exécutif à Ottawa — a rejeté la moitié des requêtes, jugées non conformes aux règlements.Ces derniers prévoient la tenue d’une réunion de formation, la nomination d’un exécutif et l’adoption d’une constitution.Des querelles intermittentes ont d’ailleurs caractérisé la formation des clubs de jeunes et la nomination de leurs délégués, l’exécutif du Québec ayant dans un premier temps dénoncé la sévérité de l’exécutif national parce qu’il a rejeté trop de requêtes a son avis.Aujourd’hui, le pays compte 137 associations de campus, contre 71 avant le congrès de Winnipeg.Au Quétec, elles sont passées de 25 à 57.Les jeunes se retrouvent aussi dans les associations de comtés, qui enverront chacune deux jeunes à Ottawa, quand elles ont des clubs de jeunes.Avant Winnipeg, il avait 140 clubs, et il y en a maintenant 193.Au Québec le nombre est passé à 61, sur une possibilté de 75.Le président des jeunes du PC pour le Québec, M.Marc Dorion, travaille aux côtés de Brian Mulroney, tout comme son frère Eric à la tête de l’association de l’Université Laval.« Je suis avocat, explique Marc, et je crois beaucoup au role de l’individu dans la société; le PC a montré qu’il était prêt à prendre des mesures budgétaires difficiles mais réalistes».Marc a 27 ans.« J’ai toujours été voteur conservateur et proche de la philosophie du parti.Mon père était ministre sous le cabinet Diefenbaker».Aujourd’hui, il conclut à l’échec de la société juste promise par le premier ministre Trudeau, et pense qu’il est temps de mettre le holà dans les dépenses dites « sociales ».Marc Dorion se réjouit de la popularité du PC au Québec.Les jeunes viennent y chercher, dit-il, l’expérience d’un parti politique, une ambiance de travail et des bons contacts pour l’avenir.T X Dans un discours encourageant pour ses partisans au leadership Raymond Garneau en appelle au virage idéologique pour la relance du Québec , » Le discours à saveur politique que M.Raymond Garneau a livré, hier, à Montréal, est de nature à entretenir les espoirs de ses partisans de le voir remonter, le 15 octobre prochain, au congrès de leadership libéral, sur la tribune du Colisée de Québec où, en avril I978, (ci-haut) il avait été défait par M.Claude Ryan.(Photo Jacques Grenier par Pierre O’Neill Pas de reprise économique au Québec sans un virage idéologique, prévient M.Raymond Garneau.Conférencier invité de la Chambre de commerce de Laval, le président de la Banque d’E-pargne et du Crédit Foncier a émis l’opinion que deux décisions politiques s’imposaient d’urgence pour clarifier le contexte dans lequel le secteur privé sera appelé à évoluer:régler la question nationale et changer la loi 101.Présenté aux convives comme « l’homme de l’heure au Québec »,M.Garneau a prononcé un discours à saveur politique et, ce faisant, a alimenté l’hypothèse de sa candidature à la direction du PLQ.En présence de nombreux militants libéraux, il a longuement critiqué les politiques économiques du gouvernement Lévesque et a dénoncé le climat d’incertitude engendré par le projet d’indépendance du Parti québécois.Quelques centaines de personnes oni assisté à cette causerie intitulée Hier comme aujourd'hui, 2+2 font 4dont les notables de l’endroit: le maire de Laval, M.Claude Lefebvre, le maire défait aux dernières élections municipales, M.Lucien Paiement, l’ancien député de Laval, le notaire Jean-Noel Lavoie, le secrétaire général du Parti libéral du Canada(Québecl, M.Léonce Mercier et la députée de Chomedey a l’Assemblée nationale Mme Lise Bacon.M.Garneau a continuer d’entretenir l’équivoque autour de son avenir poli- tique en refusant de répondre aux questions des journalistes après sa conférence.Pendant ce temps, à Québec, l’ancien député libéral de Matane, candidat dans le comté de Charlesbourg à l’élection partielle du 20 juin, M.Marc-Y van Coté, faisait savoir que le mouvement pro-Garneau, mis sur pied la semaine dernière, continuait de recueillir des appuis de tous les coins du Québec.Interrogé par le DEVOIR, M.Côté s’est dit plus convaincu que jamais que M.Garneau acceptera de poser sa candidature au leadership du PLQ.M.Côté s’est dit encouragé par le discours de M.Garneau, qui venait de déclarer à un animateur de radio de Québec que « la porte demeurait entrouverte ».Selon M.Coté, le comité pro-Gameau peut déjà compter sur des organisateurs solides dans toutes les région du Québec et sera prêt pour l’offensive aussitôt que M.Garneau en donnera le signal.Devant les membres de la Chambre de commerce de Laval, M.Garneau a notamment déclaré:» Chaque fois que la connaissance est sacrifiée sur l’autel du nationalisme, les corridors de l’interdépendance se resserrent sur la minorité comme une sorte de serpentin qui distille la dépendance goutte à goutte, au nom de l’indépendance ».Puis, il a ajouté:» Pendant qu’on s’enlise dans l’illusion que ce qui compte c’est la vie de quartier , le folklore, le nationalisme, la loi 101, et les chicanes avec Ottawa, la technologie se japonise et innonde nos marchés de ses produits à des prix extrêmement compétitifs.Pendant que certains se chicanent pour savoir si l’indépendance exigera ou non une nouvelle devise monétaire québécoise, la connaissance scientifique s’américanise et cette connaissance se transmet dans une langue que nos jeunes connaissent de moins en moins.Pendant qu’on se tape sur le ventre en vantant les mérites de la loi 101, les services informatiques des grandes sociétés se déplancent vers l’Ontario».Enfin, M.Garneau s’interroge sur le sens des responsabilités de ceux qui présentent l’unilin-guisme comme l’idole de la pureté nationaliste et de la survie de la communauté, « comme si le sens pratique et la connaissance de l’anglais diminueraient le patriotisme des Québécois francophones ».C’est pour favoriser, le plus possible, l’apprentissage de la langue anglaise aux jeunes québécois francophones qui le désirent, que M.Garneau recommande que la loi 101 soit modifiée et que la clause Québec soit remplacée par la clause Canada.Une pétition de dix kilomètres contre la loi 111 ANGLETERRE, IRLANDE, ÉCOSSE PAYS DE GALLES, 20 jrs 2490$ QUÉBEC (PC) - L’Assemblée nationale a été saisie hier d’une longue, très longue pétition réclamant le retrait de la loi 111, adoptée en février dernier pour forcer le retour au travail des enseignants.Le document d’une dizaine de kilomètres de longueur, enroulé sur un chariot, a été déposé par le député indépendant de Sainte-Marie Guy Bisaillon, non sans avoir fait l’objet d’un bref débat sur la pertinence de son dépôt «physique» en Chambre.Le président de l’Assemblée nationale Richard Guay a accepté que la pétition soit dûment déposée mais il a refusé de permettre qu’on l’amène sur le parquet de la Chambre.« Si on commence à permettre ce genre de dépôt là, ca va être l’émulation de part et d’autre pour trouver la façon la plus originale de saisir l’Assemblée d’une pétition», a affirmé M.Guay.Portant les signatures de plus de 36,000 personnes et des représentants d’une cinquantaine d’organismes syndicaux et populaires réunis au sein de la Coalition pour la défense des droits démocratiques et le retrait de la loi 111, la pétition exige le re- trait intégral et inconditionnel de cette législation.Outre celle de M.Bisaillon, la pétition porte la signature de deux autres députés, M.Pierre de Bellefeuille, (PQ-Deux-Montagnes) et Mme Louise Harel (PQ-Maison-neuve).^ VOYAGES ^ ' TR&vhmdE.53e ANNÉE AU BON ACCUEIL DES CANADIENS 845-8225 (Montréal) - 679-3777 (Longuaull) - 687-0880 (Laval) Permit du Quét>«c A propos de la commission parlementaire sur l’affaire de la Baie James René Lévesque parle d’un petit pseudo-procès par Gilles Lesage QUÉBEC — Le premier ministre a qualifie hier de « petit p.seudo-procès par calomnie et allusions » la commission parlementaire sur le règlement à l'amiable, consécutif au saccage de la Baie James, et de « pure fabrica- guérin 1 éditeur édite Mon nouveau programme de français au primaire par un groupe d’enseignants lion » les articles de La Presse incriminant son bureau et prétendant qu’il a menti à l’Assemblée nationale en mars 1979.M.René Lévesque a même englobé l’éditeur adjoint de La Presse, M.Michel Roy, dans sa dénonciation, alors que l’opposition lui demandait à l’Assemblée nationale de justifier son refus de faire témoigner MM.Maurice Pouliot, de la FTQ-Cons-truction.et Yvan Latouche.« Il y avait des gens qui étaient impliqués dans l’article à la fois mal foutu et malfaisant d’un dénommé Girard (Michel), dans La Presse, sur lequel on aura l’occasion de revenir.C’est En vente dans toutes les librai ries ORIENTATION PEC Le cahier d'activllAs Mon nouveau programma de Irançala suggère un antembla de travaux conçus selon l'esprit du nouveau programma de français pour la présente décennie • La tangua est un inatrumant de communicalton • Cahier d activités 4A-ISBN-2-7eoi-0660-0 192 P.4,806 Cahier d'activités 4B-ISBN-2-7e01-0925-9 t76 P .4,608 Cahier d'activités 5A-ISBN-2-7601-0659-7 151 P 4,608 Cahier d'activités 5B-ISBN-2-7001-0928-3 174 P 4,606 Cahier d'activitta 6B-ISBN-2-7601-0877-5 203 P 4,606 Cahier d'activités 6B-ISBN-2-7601-0969-0 4,606 (les maîtres seront disponlbies sous pou) Pour lia.2e al 3a année, cahiers disponibles pour septembre 1983.En vente dans les librairies; comme si c’était perdu dans la brume.Cela devrait exister aussi l’imputabilité pour les journalistes.On en parle pour tout le monde », lance le premier ministre.Puis, dans une allusion évidente à M.Roy, il ajoute: «Je pourrais vous lire des articles d’éminents journalistes qui oublient leurs propres articles quand ils quittent Le Devoir pour aller à La Presse, par exemple, et qui disent certaines choses sur la responsabilité du métier.Elle n’est pas toujours remplie de la façon dont elle devrait.» M.Lévesque répète que, contrairement à « cet article invraisemblable » de La Presse, il est « totalement faux » que mon chef de cabinet, M.Jean-Roch Boivin, ait fricoté un règlement entre la Société d’^ergie de la Baie J âmes et les syndicats impliqués.Estimant qu’il y a « toujours un sacré bout », le chef du gouvernement a hâte (lue son tour vienne, après celui de M.Roi vin, qui est aujourd’hui le • témoin » de la com-mussion.Mais il juge « inqualifiable » l’attitude dilatoire de l’opposition qui, « ayant mis la main sur ce qui lui parait un bon petit cas, essaie de l’étirer le plus longtemps possible, peu importe les réputations et peu importe le mal que cela fait».Entre-temps, la tension continue de monter autour de la table des délibérations, où les points d’ordre et les rappels au règlement se multiplient, au fur et à mesure que l’on approche des personnes au coeur du litige.Après plus de 15 heures sur la sellette, la commission a « libéré » hier Me Yves Gauthier, conseiller spécial au bureau du premier ministre, et son procureur, Me Germain Jutras.Ce dernier, en tentant de présenter une « re-quête » au président, M.Jean-Pierre Jolivet, a toutefois lancé un débat de procédures d’environ 3 heures, au cours duquel les accusa-tions ont plu ^ part et d’au- tre.M.Jutras a fait valoir qu’un certain nombre de questions, enrobées (l’hypo-thèses et d’insinuations, même si elles ont été jugées irrecevables, font subir a M.Gauthier, victime d’injustice, « un tort et un préjudice grave ».Il donne deux exemples, tirés du « contre-interrogatoire » des députés libéraux Réjean Doyon et John Ciaccia.L’avocat en appelle « au sens de la justice des députés, à l’exemple qu’ils doivent donner du respect des lois ».Tout en jugeant la requête irrecevable — seuls les députés ont ce privilège — le président a permis qu’on en discute, ce qui a incité les libéraux à protester de leur bonne foi, et les péquistes à donner raison à M.Jutras.Au cours de débats acrimonieux, le ministre Du-haime a relevé que la commission faisait suite à l’ac- cusation portée par La Presse et à l’absence de « courage » des libéraux, qui refusent de mettre leur siège en jeu.« Et quant à parler de forum partisan, ajoute le porte-parole du gouvernement, on pourrait peut-être se demander qui dirige ce journal et, dans l’effervescence d’une course au leadership à ma gauche, peut-être qu’on pourrait y retrouver certains intérêts.» La Brochette Laurier Restaurant familial Cuisine Grecque Notre menu comprend: • Hors-d’oeuvres grecs • Brochettes (poulet, poisson, agneau, crevettes.Blet mignon) • Moussaka • Salade et autres spécialités Ouvert 7 jours de 1 Ih à ISh (lun.au ven.) 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parlementaire du gouvernement, M.Yvon Pinard, a lai.ssé planer la menace d'une ado|)tion rajiide du projet de loi aujourd’hui, ou demain, ou encore lundi; « c’e.st ma tirérogative », a-l-il dit.S’il n’est pas revenu à la charge hier avec la motion controversée qui mettrait fin au débat sur le projet du Pas du Nid-de-corbeau, modifiant les tarifs de transport ferroviaire dans l’Oue.st, c’est parce que la journée de mercredi est consacrée aux députés et qu’il n’a pas voulu leur ôter leur droit de parole.("est justement au nom du droit de (larole « sacré » des députés que les conservateurs avaient, la veille, paralysé le parlement durant sept heures, en faisant valoir que tous les députés ne s’étalent pas exprimés sur la que.stion.« ,Ie «sais que M Trudeau est fatigué d’entendre des discussions; s’il est fatigué, qu’il fasse ses vali.ses », a déclaré le député conservateur de .loliette hier, M.Roch La.salle.Les conservateurs ont eu de longues discussions hier et ils répètent toujours qu’ils referont sonner les cloches (c’est-à-dire qu’ils ne répondront pas à l’appel au vote) SI les libéraux tentent encore de « bâillonner l’opposition ».Malgré ces hauts cris, cependant, les conservateurs ont laissé entendre hier que SI chaque député avait la possibilité de s’exprimer sur le projet pendant 10 minutes comme prévu dans les règlements parlementaires, ils seraient satisfaits.Cela a amené le Nouveau parti démocratique (NPD) à soupçonner l’existence d’une entente tacite entre les deux principaux partis.Contrairement au Parti conservateur, qui tend de plus en plus à s’en prendre aux modalités qu’utilise le gouvernement « pour faire passer sa patate chaude », le NPD continue d’être déterminé à tout tenter pour empêcher que le projet ne devienne loi, avant l’ajournement de la session, au 30 juin.Le porte-parole du parti, M.lan Deans, est convaincu que le projet est dangereux pour les fermiers de l’Ouest : « S’ils ne s’expriment plus aussi fort, a-t-U déclaré hier au DEVOIR, c’est qu’ils sont retournés aux champs ».À son avis les conservateurs ont pres- que démissionné.En fait, il reste au sein du caucus conservateur plusieurs députés de l’Ouest opposés aux changements fondamentaux du projet de loi mais il y en a aussi qui n’ont que peu à redire.Les deux partis d’opposition se battent au moins autant entre eux qu’avec le gouvernement puisque contrairement aux libéraux, ils sont en concurrence dans l’Ouest, L’un et l’autre parti tenteront sans doute de se présenter comme le parti qui a arrache des amendements au projet de loi.Ce projet modifie la politique du transjwrt des grains dans l’Ouest, vieille de 86 ans.Il augmente les tarifs de transport et inaugure du même coup une importante rénovation du système ferroviaire dans cette partie du pays.Cela nécessitera des investissements de $16 milliards et le gouvernement ira d’au moins $650 millions par an en permanence.Des modifications initiales apportées par le ministre des ’Fransports, M.Jean-Luc Pépin, ont fait taire les mécontents au Québec, qui craignaient que les subventions à l’Ouest ne les désavantage, ainsi que certains groupes de l’Ouest.Les fermiers et les éleveurs de grains et de bétail demeurent insatisfaits.2 mères salvadoriennes racontent les souffrances de leur peuple par Renée Rowan « En tant que mères et femmes, nous ne pouvons taire les souffrances que vit notre pays.Le gouvernement a voulu mettre fin à nos luttes pour la libération des prisonnières et des prisonniers politiques, il a voulu nous empêcher de parler.Il n’a pas réussi.Le monde entier a droit à la vérité.Jamais les journaux au Salvador ne di- sent ce qui se passe réellement chez nous.» En espagnol, sur un ton qui frôlait la désespérance en même temps que la détermination, Hilda Diaz et Laura Pinto, ont pendant près d’une heure raconté à des journalistes leurs souffrances personnelles et celles de milliers d’autres Sal-vadoriens.Ces deux représentantes du comité Monseigneur Romero, comité formé en bref.¦ Où sont les millions?(JLlftUEC (PC) — La population est endroit de savoir ce que sont devenus les $ 690 millions que le gouvernement a épargné en salaires dans la fonction publique, a clamé hier le député libéral de Louis-Hébert, M.Kéjean Doyon.Le gouvernement est allé chercher $ 540 millions dans les poches des travailleurs des secteurs public et parapublic et il a épargné de $ 100 à $ 150 millions en salaires lors des grèves dans ces secteurs, a rappelé M.Doyon au cours du débat sur le budget à l’Assemblée nationale.Ces $ 690 millions, selon le gouvernement, devaient seivir à créer des emplois et à relancer l’économie.Mais on n’en retrouve pas trace dans le budget, ils ont purement et simplement disparu, signale M.Doyon.¦ Les Chefs ont paraphé WINNIPECi (CP) — Des chefs amérindiens ont pa-ra))hé à Winnijieg l’accord constitutionnel négocié il y a deux mois à OItawa par leurs représentants, les premiers ministres des provinces et le premier ministre du Canada.Plus de ’200 chefs et délégués ont ratifié cet accord après un débat de deux heures sur l’avenir consti-tulionnel du peuple amérindien.Cet accord ouvre la voie à une .série (le rencontre de l’Assemblée des premières nations, l’a.ssociation nationale qui regroupe les quelque 30(1,000 Amérindiens dui Canada.Les Amérindiens décideront au cours de ces assemblées quels droits ils veulent faire garantir dans la constitution.¦ Yeiie attend o'I'TAW A (PC) — Le .solliciteur général du Canada, M.Robert Kaplan, a confirmé hier que la candidature du surintendant Alcide Yelle, qui a reçu une sentence susiiendue et a été placé en liberté surveillée pour six moi.s, avait été étudiét* pour le po.ste d’officier commandant de la Ci RC au Nouveau-Brunswick.M, Kaplan a loulefois refusé de préciser si le nom de l’officier figurait toujours sur la liste des candidats.Le nouveau commandant de la (IRC au Nouveau-Brunswick sera nommé prochainement M.Yelle a été trouvé coupable (lii.vol des bobines contenant la liste des membres du P() Il est actuellement en congé volontaire.LatîRC n’a [iris aucune décision quant à son avenir.¦ Le pape à l’opéra MILAN (AKI’) — Pour la première fois, un pape va aller à l’ojiéra: .lean Paul II assistera sanuidi soir à I.a Scala de Milan à une soirée de Bel Canto programmée en son honneur.A La Scala el à l’archevêché de Milan, on a renoncé à proposer au souverain pontife Cosi Fan l’utle de Mozart, déjà programmé, car le livret de Lorenzo Da Ponte aborde les thèmes de l’infidélité et de l’inconstance des femmes, et a été jugé trop léger pour le souverain (Kintife qui a (Kiurtant écrit des pièces sur l’amour conjugal.C’est finalement (îiuseppe Verdi, symbole de l’Italie républicaine, qui a été choisi, avec (k‘.s chants d’in.spiration religieu.se: la .symphonie de son o|)éi a de jeiine.s.s«* .huinne d’Arc (1845), le Stabal mater ( 1897) pour choeur et orchestre et le Tedeum (1896) (M)ur deux choeurs et orchestre.La .soprano brttanniiiue Elizabeth Connell chantera, el l’orchestre et les chiM'ursde La Scala .seront dirigés |)ar Riccardo Muli.¦ Fermez le robinet ()CftBK(’ (P(’) — Les municipalités québécoises devraient se prévaloir des fonds qui sont mis à leur disposition par le gouvernement du (Juébec en marge du programme d épuration et d’as.salnlssement des eaux, C’est l’invilation qu’a lancée hier le président de l’Association québécoise des techniques de l’eau (AQTE), M.Raymond Demers, à l’occasion du lancement de la .septième campagne d’économie de l’eau potable dans la région de Québec.¦ La dernière résistance OTTAWA — Le règlement de la crl.se des gens de l’air en 1976 est la preuve de la capacité du sy.steme fédéral à répondre aux aspirations du Québec.Telle est en tout cas la thèse du profes.seur Sandford Rorlns de rUniversité York qui vient de publier une étude sur la crise du bilinguisme dans les communications aériennes intitulée Le français dans les airs.Dans cet ouvrage, M Borins affirme que la crise des gens de l’air a été le dernier exemple de la résistance (f’anglophoncs au droit des francophones de s’exprimer entre eux au Qué-b(*c.de mères et de parents des prisonniers, de disparus et de victimes de répression, font actuellement une tournée à travers le Canada pour parler de la situation dans leur pays.Elles étaient hier à Montréal, les invitées du comité de condition féminine de la CSN et du Centre international de solidarité ouvrière (CISO).Hilda Diaz, 61 ans, du département de San Miguel, est mère de huit garçons.Elle participe, depuis 1981, au comité Monseigneur Romero, connu aussi sous le nom de comité des mères.Elle est présentement responsable des relations internationales du comité installé provisoirement au Mexique.En 1980, son petit-fils, Nicolas, un étudiant de 19 ans, est assassiné par la Garde nationale; en avril 1981, son fils de 33 ans, Emilio, un ouvrier, est coffré à un arrêt d’autobus par la police de la Hacienda de San Salvador.On est sans nouvelle de lui depuis.En mai 1982, un autre de ses fils, étudiant, est assassiné par l’armée salvadorienne dans le département de San Vincente.Natividad a déjà fait plusieurs tournées en Europe au nom du comité des mères.Laura Pinto, 31 ans, est mère de cinq enfants âgés de 2 à 16 ans.Elle participe activement au comité des mères depuis sa mise sur pied.Elle en est la coordonnatrice depuis le Mexique.Hilda et Laura refusent de se définir comme des «exilées»; « Nous vivons actuellement dans tous les pays qui veulent nous recevoir en attendant de retourner au Salvador qui est notre pays.» Laura était l’épouse de José Raphaël Canales Guevara, leader du Syndicat central (les travailleurs du sucre de Izalco, .syndicat affilié à la Fédération nationale des syndicats du Salvador.Canales a été emprisonné en janvier 1978, par les forces gouvernementales, quand son syndicat occupa l’usine.Relâché en juin 1978, il a été torturé par les forces réactionnaires et finalement assassiné en juin 1980.« Chez nous, affirme-t-elle, le droit de vivre n’existe pas.Nous avons 40,000 assassinés identifiés comme tels; 5,000 disparus avec noms et adresses, sans compter les autres qui ne font pas partie de nos listes ; 673 prisonniers politiques qui ont un fiche de prisonniers de droit commun.En tant que mères, en tant que femmes, nous dénonçons tous ces massacres qui se passent dans notre pays.On doit nous croire.Quel intérêt aurions-nous à ne pas dire la vérité?» Laura Pinto faisait partie de la délégation du comité des mères parrainée par Mgr Romero qui, en janvier 1979, se rendait au Mexique au moment de la conférence des évêques à Puebla.Les deux femmes ont fait état des tortures sans nom infligées à des membres de leur comité pour les amener à se taire.« Dans notre pays, réclamer nos droits, cela signifie être condamnés à mort ou torturés.» Elles estiment à 40 % le nombre des écoles fermées; le taux de chômage à 60 %; celui des analphabètes a 70% et les victimes de sous-alimenta-tion, à 80%.Hilda Diaz et Laura Pinto demande au gouvernement canadien d’intervenir auprès du président Reagan: « Chaque fois (jue le gouvernement américain vote des sommes d’argent pour le Salvador, cela augmente les souffrances de notre peuple », opinent-elles.A propos des élections de l’an dernier, elles disent : « Ca n’a été ciu’un jeu, qu’une farce.la répression est encore pire qu’elle ne l’était auparavant.C’est douloureux à dire: nous, on ne connaît pas la démocratie.» CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE TERREBONNE COUR PROVINCIALE NO 70002-002248-830 DOMAINE MONT RAINER LTÉE demanderesse —VS— SERGE CARDINAL, défendeur ORDONNANCE li est ordonné au défendeur de comparaître au greffe de cette Cour dans un délai de trente (30) jours suivant la publication de la présente ordonnance Une copie du bref de la déclaration a été laissée au Greffe à I'm-tention du défendeur J Saint-Jérôme, ce6mai1983 ' A BRUNET.I Greftier-adjoint i ____________________________________I Avis est donné que LES TAXIS MAISON- ' NEUVE LTÉE.3250 Forest Hill, App 808, | Montreal, Quebec détenteur du permis i M-203731-047, l'autorisant à exploiter un { service de taxi dans l’aggomération de j Montréal A-11 s'adressera a la Commis- ' sion des Transports du Québec dans le but , d'obtenir l'autorisation de transferer son , permis en faveur de VASILIOS LIARGO-VAS, 1001 Haïfa, Appartement 102, Cho- ' medey, Laval, Québec, conformément aux i dispositions des articles 30 et 85 du règle- ' ment sur les règles de pratique et de Régie interne de la C.T Q Tout intéressé peut y taire opposition ou intervention dans les cinq (5) jours qui suivent la date de la deu- ' xieme parution dans les journaux liere parution 19 mai 1983 I 2ieme parution 20 mai 1983 | CANADA , PROVINCE DE QUEBEC ! DISTRICT D'ALMA COUR SUPÉRIEURE SÉANT À ALMA BANQUE NATIONALE DU CANADA, cor-.poration légalement constituée, résultant ' de la fusion et constituant depuis le 1er no-I vembre 1979 LA BANQUE CANADIENNE ; NATIONALE ET LA BANQUE PROVIN-! CIALE DU CANADA (loi sur les Banques.' 1970, S R C Chap B01), art.100 ayant une place d’affaires au 1121 Boul Sacré-Cœur, I St-Félicien Partie requérante -vs- DAME MADELEINE ALLARD TREMBLAY, résidant et domiciliée au 1659 rue St-Denis, ' Montreal ' Partie intimée ORDONNANCE Il est par les présentes, ordonné au défendeur de comparaître personnellement ou par le ministère de son procureur, au Greffe I de la Cour Supérieure séant a Alma, district > d’Alma, et ce, dans un délai de UN MOIS à j compter de la première publication du pré-I sent ordre dans ¦ LE JOURNAL LE DEVOIR PRENEZ AVIS qu'une copie du bref et de la declaration a été déposée au dit greffe à votre intention BUREAU DU PROTONOTAIRE Le 12 mai 1981 Charlotte S.Bergeron Proto-adjt — Alma AVIS est par la présente donné que le contrat par lequel COGEMAT INC transporte et cède toutes ses dettes de livre présentes et futures, a été enregistré au Bureau de la Division d'enregistrement de Sept-iles, le 10 mai 1983, sous le no 1983 BANQUE DE MONTRÉAL le 12 mai 1983 La ventilation à Métaux Ballast était insuffisante par Bernard Morrier Alors qu'ils témoignaient en défense hier, un contremaître et un ingénieur de l’ex-usine Métaux Ballast (maintenant Prussag Métal Inc.) ont admis que le système de ventilation à l’intérieur de l’entrepn.se était insuffisant en 1980 pour contrer les |M)ussières de plomb mais (lue cette .situation résultait (l’une |)ériode de rodage pour l’équipement et les em-jiloyés.M Henri Aubin et l’ingénieur John Storme devaient cependant .souligner que les problèmes ont cessé après l’installation, au coût de $1.50,000, d’un nouveau système de ventilation.D’ailleurs, depuis l’acquisition de l’usine par Prussag, vers la fin de 1981, pas moins de $8 millions ont été dépensés pour des améliorations à la Dâti.s,se et l’équipement.Métaux Ballast, qui se spé-eialLsait dans le recyclage du plomb des vieilles batteries, subi.ssail son procès hier et mardi, devant le Juge Marcel Beauchemin, de la Cour des sessions de la paix, sous trois accu.satlons d’avoir violé des normes de sécurité en exposant ses employés à des intoxications par le plomb, en septembre 1980.La poursuite contre cette usine de Côte Sainte-Catherine avait été intentée par le ministère de l’Knvironnement.Par ailleurs, le contremaître Aubin a expliqué que ses fonctions consistaient entre autres à vérifier si les employés portaient leur masque, ce qui était obligatoire, et si leurs vêtements étaient lavés ou nettovés comme on l’exigeait.Selon lui, le non respect de ces règles appelait automatiquement oes avis verbaux et même une suspension pouvant variée entre un et trois Jours.¦ De toute façon, un employé qui n’aurait pas respecté le rè- §lement serait tombé au bout e deux semaines », a-t-il dit.De son côté, M.Storme devait préciser qu’au moment de la visite de rinspccteur de l’environnement, en septembre 1980, le système de ventilation dans l'usine s’était blo- 3ué par suite d’émanations ’acide sulfurique provenant du broyage et du transport des carcasses de battenes.La défense, représentée par Me Paul Granda, soumettra ses représentations par écrit d’ici trois semaines, tandis que le Juge Beauchemin a promis de rendre Jugement le 27 Juin.BROSSEAU, Dr.André.— Subitement à Laval, le 14 mar ! ItlKJ à l’âge de .55 ans.est décédé ! le l)f.\ndié Rrosseau.médecin ’ pathologiste de l’Institut Médico légal, époux de Françoise Massue et père de Louis, Hélène et I ( athenne.11 laisse aussi dans le j deuil ses beaux-parents M.et Mme (laspard Ma.ssue ainsi que ' ses frères el soeur, ses beaux-: frères et belles-.soeurs, neveux et i nièces.A la demande de la famille la dépouille mortelle ne sera pas exposée.Un service fu-' iiéraire sera célébré le vendredi , 20 mai prochain à 17h en l’église St-Yves au 2975 .Saguenay à l)u-vernay.Laval.Les personnes qui I \oudronl témoigner leur sympathie pourront le faire en versant un don au Fonds de recherches de l’Université de Montréal.I)i-! rection Alfred Dallaire Inc., 2159 St Martin, Duvernay, Laval.DESROSIERS, Soeur Simone, .C.N.D.— A Montréal, le 18 mai 1983 à l’âge de 68 ans, est décédée Soeur Simone Desrosiers, ' S.S.Albina-Marie, native de Jo-I bette, ()ué.Soeur Desrosiers a I fait profe.ssion à la Congrégation de Notre-Dame en janvier 19.39, Klle lai.sse dans le deuil outre sa famille religieuse, sa tante Mme Léon Desrosiers, .ses cousins, M.l’abbé Jean-Marc Desrosiers et M.Donald Desrosiers, ses cousines, Mesdames R.A.Dandon-neau.Soeur Agathe Comtois, S,S.A.Soeur Alice Rivest, D.M, Soeur Pauline Desrosiers, C.N.D.Les funérailes auront beu le vendredi.20 mai 198.3 à 14 h en la chaiH'lle de la maison mère.3040 Sherbrooke Oue.st.1,’inhumatin suivra au cimetière Côte-des-Neiges.Direction Alfred Dal-laire Inc.SIMARD, Soeur Adélla, C.N.D.— A Montréal, le 17 mai 1983 à l’âge de 74 ans, est décédée Soeur Adélia Simard, S.S.Angé-lique-du-Carmel, native de St-Ur-bain (Clé Charlevoix, Qué.).SiH'ur Simard a fait profes.sion à la Congrégalion de Notre-Dame en août 1930.Klle laisse dans le deuil outre sa famille religieuse, ses frères.Messieurs Gerard, Krançois-Xavier et Albéric Simard.ses soeurs.Mesdames PauMienri Gingra.s, Kllzabeth Simard-Dumais, F.dward Ilavy.Les funérailles auront lieu le vendredi ‘20 mai 1983 à 14 h en la cha|H‘lle de la maison mère.3040 Sherbi'ooke (luest.L’inhumation suivra au cimetière Côle-des-Neiges.Direcllon Alfred Dal-laire Inc.SELICA INC , DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie SELICA INC demantJera à l'inspecteur Général des Institutions Financières la permission d'ob- , tenir sa dissolution , PIERREFONDS.ce 9 mai 1983 | LE PRÉSIDENT.LINA MACDERMOn-CARLE Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 15 avril 1983 a LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à T G S DÉCOR LTD.(TRADING UNDER THE STYLE AND NAME OF CLASSIC DECORATIVE ACCESORIES) a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le 5ième jour de mai 1983, sous le numéro 3354386 Ce 10 jour de mai 1983 LA BANQUE TORONTO-DOMINION , Dans l'affaire de faillite de’ SAVANA CA- ' NADA SPORTS LTÉE, 5765 Paré St Ville Mont-Royal, Québec, H4P1S1 AVIS AUX CRÉANCIERS D’UNE ASSEMBLÉE AVIS est par la présente donnée que les débiteurs susdits ont déposé une cession le 12 mai 1983.que la premiere assemblée des créanciers sera tenue le 1 juin 1983 à 9 30 au bureau du séquestre officiel, 1410 rue Stanley, 9e etage, Montréal DATÉ de Montérai, ce 16 mat 1983 PFEIFFER & PFEIFFER INC.Syndic 2015 Drummond St.« 950 Montréal, Québec Tél (514)282-9636 Les requérants.Gilles Lévesque.6467A.Beaucourt, Mtl-Nord, PQ détenteur du permis M509222-01 et M COALLIER EXCAVATION ENR (Marcel Coallier) 250, Caru-fel, Charlemagne, Qué détenteur du permis M507481-01 région 10, demandent à la CTQ de transférer leur permis à EXCAVATION GILLES BLAIS LTÉE , 9171, Notre-Dame Montréal, Qué.conformément à l'article 30 des règles de pratique et selon l'article 85.les requérants demandent que la décision devienne exécutoire immédiatement Tout intéressé peut y faire opposition dans les cinq jours qui suivent la date de la deuxieme parution 1ère parution le 18 mai 1983 2ème parution le 19 mai 1983 SECRÉTARIAT PROFESSIONNEL DES TRANSPORTEURS DU QUÉBEC LTÉE AVIS est donné que le 22 juin 1983,à 9 h 30 am.HUGO FAC^CI, exécutif, demeurant à 460, Landsdowne.cité de Westmount, district de Montréal, s'adressera a l'un des juges de la Cour supérieure siégeant dans le district de Montréal au Palais de Justice de Montréal.1.rue Notre-Dame est, chambre 213, pour demander des lettres de vérification attestant que les seules héritiers de FRANCES SPILMAN FACCI, en son vivant demeurant à 460, Landsdowne.cité de Westmount.district de Montreal, sont les personnes dont les noms suivent Hugo Facci, Maria Angela Facciet Andrea Facci MONTRÉAL, le 16 mai 1983 MCALLISTER, BLAKELY.TURGEON & HESLER Place du Canada, suite 1230 Montréal (Québec) : H3B2P9 Procureurs de Hugo Facci AVIS est donné que M RAYMOND BOUR-DEAU Permis M-303089 s'adresse à la Commission des Transports afin d'obtenir un permis de remorquage en vertu de l'article 27 des regies de pratiques et de régie interne de la C T Q pour tirer les remorques et/ou semi-remorques vides ou chargees en possession légale de M Edgar , Tremblay R R 6 Coaticook.PQ selon tou-, tes les clauses du permis M-302045 detenu par ce dernier, lequel demande le permis de courtier en transport correspondant ’ Toute personne désirant produire une opposition ou une intervention devra le faire ’ dans les 5 jours suivant la 2e parution de cet avis en s'adressant à la C T Q au 505 ! est.Sherbrooke.Montréal ' Premiere parution 19 mai 1983 Deuxième parution 20 mai 1983 PERMIS SPÉCIAL , PRENEZ AVIS que la requérante, RÉAL ; DUPRÉ TRANSPORT INC , de Barraute.' P Q .détentrice du permis Q-302.303, s'a-I dressera à la Commission des Transports I du Québec afin d'obtenir l'autorisation suivante I TRANSPORT RESTREINT.ROUTE RÊS-1 TREINTE-LONGUE DISTANCE-CON-I TRAT De Rouyn à Mont-Laurier.Gatineau et St-Jérôme pour le transport de bois blan-' chi pour le compte de MARCEL BARIL ' LTÉE I DROIT ADDITIONNEL , La détentrice aura le droit de livrer des mar-I chandises dans un rayon de 100 km des ' points mentionnés, à l'exclusion du Mont-' réal-Métropolitain Tout intéressé peut s'opposer et/ou inter-^ venir à la présente demande dans les cinq (5) jours de la deuxieme publication du (xe-sent avis a la Commission des Transport du Québec, 585 est, boul Charest, (^ébec CHOUINARD & GERVAINS/AVOCATS Me Yvon Chouinard 35.Grande-Altée est Québec.Qué GIR 2HS Tél (416) 647-2374 1ère publication 19 mai 1983 2ème publication 20 mai 1983 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC ' DISTRICT DE MONTRÉAL ! COUR SUPÉRIEURE I MARIA TAVONE ROMANO i __V5___ j L'INDEMNITÉ C(5MPAQNIE CANADIENNE.I SERVICE D'ENTRETEN BEAULIEU A SYL , VAIN INC RÉAL SUREAU PAR ORDRE DE LA COUR , La mise en cause, Sennee q'Entretien ' Beaulieu & Sylvain Inc.d'adresse inconnue est par les présentes requise de comparaître dans un délai de trente (30) jours è compter de la publication Une copie du bref d'asaignalion amendé, déclaration amendée et avis selon l’art 119a C P C a été laissé à son intention au bureau de la Direction générale des greffes, au Palais de Justice de Montréal, 1 est.No-I tre-Dame, è Montréal, district de Montréal I Faute par la mise en cause de comparaître I dans ce délai, statuer et prononcer juge-! ment par défaut avec les mêmes conté-I quencea, qu'à la suite d'un débat-contra-dictoire ' Montréal, ce 12 mai 1983 : Me S Tucci I 201 est, St-Zotique I Montréal,PO 1 Marcelle Aubry, protonotaire adjoint ' Avis est donné par Im préaentM conformément aux diapoeit'ons de t'articie 187i D du Code Civil de la Province de Québec que le contrat de vente et ceaaion exécuté le 28 avril 1983 à RALPH BÉDARD de tou-tN les créances présentes et futures payables à LES CIRCUITS TRANSCAM INC./ 'TRANSCAM CIRCUITS INC S été enregistré au Bureau d'Enregistrement pour la Division d'Enregistrement de Montréal le 9 mai 1983 sous le numéro 3355232 " LENGVARI.BRAMAN.TRUDEL Avocats CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE TERREBOINE COUR PROVINCIALE NO 700-02-500-836 LA CORPORATION MUNICIPALE DE SAINT-HIPPOLYTE.demanderesse —VS— LUC BRAZEAU defendeur ORDONNANCE Il est ordonné à la partie défenderesse, LUC BRAZEAU de comparaître au Greffe de cette Cour dans un délai de trente (30) ! jours suivant la publication de la présente | ordonnance Une copie du bref, de la déclaration et de la i déclaration amendée a été laissée au ' Greffe, a i'mtention de la partie défenderesse Saint-Jérôme, 6 mai 1983 A Brunet Greffier, CPT ROCHON.PREVOST.AUCLAIR & FORTIN 85, Ouest rue de Martigny.suite 6.18 Saint-Jérôme, P Û J7Y 3R8 Procureurs de la demanderesse PAKIADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL AU LIEUTENANT GOUVERNEUR EN CONSEIL JACINTHE PHANEUF, j requérante ' AVIS ' JACINTHE PHANEUF 1 AVIS est par la présente donné que JACIN- ' THE PHANEUF résidant et domiciliée au I 6340, Boniface, Brossard, district de Montréal.s'adressera au Lieutenant-Gouverneur ' en Conseil afin d'obtenir un décret lui permettant de changer son nom en celui de JACINTHE MARIUS PHANEUF ^ Brossard, ce 13 mai 1983 LECLERC, ALIE, GRAVEL et ALLAIRE Procureurs de la requérante, 6185 boul Taschereau, suite 201, Brossard, Québec J4Z1A6 TANAriA I PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE CLAUDETTE RAYMOND.Partie requérante ' -vs- ROLANDE MEDINA Partie intimée PAR ORDRE DE LA COUR L'intimée, ROLANDE MEDINA, est par la présente requis de comparaître dans un delai de soixante jours de cette publication i Une copie de la Requête en divorce a été ' déposée aux greffes de la division des Di-' vorces à son intention I Si l'intimé fait défaut de signifier et déposer I sa comparution ou contestation dans les I délais susdits, la Requérante fera le necessaire pour obtenir par défaut un jugement ' de divorce et les mesures accessoires ' qu elle sollicite contre l'mtimé ' ME JOYCE YEDID I 231 St Jacques i Suite 690 { Montreal.Que I H2Y1M6 ' CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE (Division des Divorces) NO 12-124599-832 LÉOPOLD LACHANCE, domicilié et résidant au 3115 Mont Royal app 8.St-Hubeit district de Montréal.Requérant -c- MIREILLE LAHAIE, adresse inconnue Intimée PAR ORDRE DE LA COUR L'intimée MIREILLE LAHAIE est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dermere publication Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces à son intention Prenez de plus avis qu'à défaut par voie de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les delais susdits, la requérante procédera a obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueil-lant tes mesures accessoires qu elle sollicite contre vous GREENFIELD PARK.Ie 12 mai 1983 (S) ME MARCELLE AUBRY.P A Registraire LAMARRE LAPORTE BISSONNEHE & DARVEAU 235 boul Taschereau Greenfield Park.P O ATT Me Jacques Bissonnette CARTES D'AFFAIRES BELZILE.ST-JEAN SPERANO ET ASSOCIÉS Complablée aoréét ALAINBEUILE.C A ROBERT ST-JEAN.CA GILLES SPERANO.CA JACQUES BRANCHAUO.C A PIERRE BARBEAU.C.A tB4B SélBRO^r MontrBil 7n-StH nOBIC, ROBIC 8| .ÎÎSSf.t!, FondéB en 1092 Brevets d'inver>tior> Marque» de commerce Oe»»in» indu»*riel» • OroiU d auteur 1914.Docteur Pantieid MontréalH3Q 1X9 Téi (914J994-0272 Tétai 09-280698 Cabta MARION Telecopier intarnationat Xerox 4K Samson Bëlair Comptables agiHs Qutbtc Monlroal Ottawa Toronto Calgary Edmonton Vancouvar üimouiki Truii Riviéras Shttbrooiia Saint-HyKiiitht Gaiintau Kitchtnar Sopt-llas Matant Gasp« Coalicooti Amos Hinton Avii ttl par lot prétontoi donné quo la contrat do vanta an data du 2 mat 1283 a U BANQUE TORONTO^XMINION da lou-tta donat pratantto ou tuturta.payabiaa a FOURRURE QLÛBAL CANADA LTÉE QlQBAL fur canada LTD a été anragit-tra au buratu d'tnrtgittrtmant da la div-tion d'anragiatramanl da Montréal.Ouébac le neuviéma jour da mai 1983.tout la numéro 3355207 Ca douziéma tour de mai.1983 LA BANQUE TORONTO-DOMINION Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 25 avril 1983 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou tutures.payables à DENISE MITCHELL AMUSEMENT AUJOURD'HUI INC /DENISE MITCHELL ENTERTAINMENT TODAY INC a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le 27 pourd'avril 1983.sous le numéro 3351228 Ce 5 jour de mai.1983 LA BANQUE TORONTO-DOMINION P AklAHA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE NO 5004)5-006797-839 LA BANQUE ROYALE DU CANADA.Demanderesse -vs- JEAN BEAUCHESNE, d'adresse inconnue.Défendeur AVIS AVIS est donne au débiteur Jean Beau-chesne qu'un délai de 60 jours de la signification des présentes lui est accordé pour remédier a son défaut de payer les versements mensuels dus à la Banque Royale du Canada ayant sa succursale située au 8500 Boul Langelier à St-Léonard, en vertu de l'acte de prêt enregistré au bureau d'Enregistrement de Berthier sous le numéro 165181 Une copie de l'avis de 60 jours a été laissée a son attention au Greffe de la Cour Supérieure de Montréal MONTREAL, ce 4 mai 1983 KING & HA6ERKORN Procureurs de la demanderesse KING, HABERKORN 1030 ouest, rue Sherbrooke Suite 2114 Montréal, Québec rAN&nA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR PROViNCIALE NO 500-02-026175-831 LOCATION DE GRUES LAURENTIENNE INC , ' Demanderesse -vs- GRUE A TOUR MARCEL ROY INC , Défenderesse PAR ORDRE DE LA COUR La défenderesse Grues A TOUR MARCEL ROY INC d'adresse inconnue dans la province de Québec, est par la présente requise de comparaître dans un délai de trente (30) jours de la publication Une copie du bref d'assignation, déclaration, bref de saisie avant-jugement, affidavit ont ete laisses à son intention a la direction générale des greffes, au Palais de justice de Montreal dit district Faute par la défenderesse GRUES A TOUR MARCEL ROY INC de comparaître dans ce délai, statuer sur la demande et prononcer jugement par défaut, avec les mêmes consequences juridiques, qu'à la suite d'un débat contradictoire LAVAL ce 12 mai 1983 Mes Dagenais & Wolfe, avocats REQUÊTE ACCORDÉE PAR MARCELLE AUBRY protonotaire adoint CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE Chambre de la famille (Divorces) NO 500-14-001033-836 ÉVA ROBIN Requérante c M LE PROTONOTAIRE DE LA COUR SUPÉRIEURE DE MONTPÉAL, -et- M LE GREFFIER DE LA VILLE DE MONTRÉAL.-et- CONRAD ROBIN Intime PAR ORDRE DE LA COUR L'Intime CONRAD ROBIN est par les présentes requis de comparaître dans un délai de soixante jours de la dermere publication Une copie de la Requête en Divorce a été laissée a la Division des Divorces a son intention Prenez de plus avis qu'a défaut par vous de signifier et de déposer votre Comparution ou Contestation dans les delais susdits, la Requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous MONTRÉAL, le 9 mai 1983 ME MARCELLE AUBRY.REGiSTAIRE-AOJOiNT MES ST-LOUIS, BIBEAU & FAUTEUX 4255, rue Wellington sioi Verdun.Quebec.H4G 1V9 Tél 761-4838 collège de sherbrooke APPEL D’OFFRES ENTRETIEN MÉNAGER LE COLLÈGE DE SHERBROOKE, propriétaire, (terriande des soumissions pour l’entretien ménager de ses six (6) édifices situés sur les rues Parc, Terrill et Kennedy à Sherbrooke, pour la période du 1er Juillet 1983 au 30 juin 1985.Seules sont autorisées à soumissionner les personnes ayant leur principale place d’affaires dans la Province de Québec.Les plans, devis, documents contractuels et autres renseignements pourront être obtenus à compter du 23 mai 1983, au bureau du propriétaire Direction des Services de l'équipement Collège de Sherbrooke 475, rue Parc Sherbrooke, Québec J1H5M7 819-564-6142 Compiétence de M.Jean Charron, Ing., M.S.• Directeur contre un dépôt de cent (100$) dollars qui sera remboursé au soumissionnaire s’il remet en bon état les plans et devis dans les trente (30) jours qui suivent l’ouverture des soumissions à condition qu’il ait présenté une soumission.Les soumissions devront être accompagnées d'un chèque visé au montant de 5% du montant de la soumission.fait é l'ordre du propriétaire: le Collège de Sherbrooke, ou d’un cautionnement de soumission établi au même montant, valide pour une période de 30 jours de la date d'ouverture des soumissions.Les soumissions (l'original et deux copies) dans des enveloppas cachetéss et adressées au soussigné, seront reçues au local 5-51-147, 475, rue Parc, Sherbrooke.Qué.J1H 5M7, le treizième (13) jour da Juin 1963, juaqu’è t4h, heure en vigueur localement, pour être ouvertes publiquement au même endroit, la même jour et à la même heure.Toutes lee eoumiMlons devront être taitee conlor-mément aux dlepoeitlons de l'arrêté en contall 2380 en date du 7 décembre 1981.La propriétaire ne t'engage è accepter ni la plut basse ni aucune des soumissions reçues et n'encourt aucune obligation ou traie d'aucune aorte envers le (ou les) eou-miulonnairs.JEAN CHARRON, INQ., M.S.Directeur des Servlcea da l’équlpenwnl Sherbrooke Le Devoir, jeudi 19 mai 1983 le moiîde ¦ Froid entre Paris et Santiago PARIS (Reuter) — La France a rappelé hier son ambassadeur au Chili pour consultations et a condamné ce quil a appelé les violations des droits de l’homme à la suite des mamfestations contre le régime mihtaire du président Augusto Pinochet.« Le gouvernement français s’inquiète et s’indigne du processus chihen », a déclaré M Max Gallo, porte-parole du gouvernement à l’issue du conseil des mmistres.Selon M.Gallo, le gouvernement a souligné que les commentaires sur les événements et les résultats de la pohtique suivie par le général Pinochet étaient beaucoup moins nombreux que ceux concernant d’autres violations des droits de l’homme ailleurs dans le monde.« Or, ils doivent être dénoncés de la même façon.Le gouvernement français, contrairement à d’autres, s’intéresse à ce qui se passe au Chili », a-t-il ajouté.L’armée et la police chi-Uenne ont arrêté plus de 300 personnes au cours de manifestations que les observateurs considèrent comme les plus graves depuis le coup d’État sanglant de 1973.¦ Chefs péronistes abattus BUENOS AIRES (AFP) — La mort samedi soir de deux dirigeants péronistes de gauche, tués par la pohce, a prouvé qu’il existe encore en Argentine des groupes voulant interrompre le processus de démocratisation en cours dans le pays, estimait-on hier dans plusieurs miheux pohtiques à Buenos Ames.Vmgt-quatre heures seulement après l’annonce officielle de la mort de Os-valdo Cambiasso et Eduardo Daniel Pereyra Rossi, « abattus au cours d’un affrontement avec la police » à Zarate (103 km de Buenos Aires), le président Reynaldo Bignone a déclaré que « les forces de l’ordre n’avaient rien à voir » dans cette affaire, répondant ainsi à des déclarations accusant l’armée d’avoir en fait exécuté les deux hommes.La soeur d’Osvaldo Cambiasso avait déclaré dimanche à la presse que son frère avait été enlevé avec d’autres personnnes par cinq inconnus samedi dans une pâtisserie à Rosano, à 360 km au nord-est de Buenos Aires.Mercredi, les miheux pohtiques et de défense des droits de l’homme ont violemment dénoncé la mort des deux hommes, virtuellement fusillés selon ces miheux, ainsi que le fonctionnement toujours « sans contrôle et en toute impunité » des groupes pa-ramihtaires et parapohciers qui se sont illustrés ces dix dernières années dans la lutte contre la guérilla.Le vice-président du mouvement péromste, M.Deolindo Bittel a quahfié pour sa part la mort des deux hommes de « véritable assassmat », et a lancé un appel pour que cessent « ces méthodes ».Le chef du parti conservateur populaire, M.Vicente Solano Lima, a estimé qu’il ne « peut y avoir d’action pour pacifier le pays avec l’existence d’un appareil répressif qui non seulement se hvre à des actes d’mtidimidation mais en plus les concrétise par la mort de citoyens sans défense ».¦ Mutinerie au Sud-Soudan KHARTOUM (AFP) — Les forces armées soudanaises ont réprimé une mutinerie qui avait éclaté parmi des troupes en garmson dans le sud du pays au début de cette semaine, a annoncé le commandement général des forces armées, dans un commumqué pubhé hier par l’agence de presse soudanaise Suna.Selon cette déclaration, les forces loyalistes ont lancé des operations dans la nuit de dimanche à lundi contre les positions du 105-eme bataillon de la première division a Bor et Pi-bor, dans la province de Jonglei, et sont parvenues à réduire la rébelhon.La locahte de bor est située à environ 180 km au nord de Juba, capitale du Soudan méridional, et Pibor se trouve a 200 km à l’est de Bor.Les troupes gouvernementales, précise la déclaration, ont saisi à Bor une « énorme » quantité d’armes, de munitions et d’explosifs qui seraient venues, selon Suna, de l’étranger, ce qui constitue un « acte criminel hostile dirigé contre la sécurité et l’unité du Soudan ».Le communiqué ne précise pas de quel pays provenaient les armes saisies mais affirme que l’enquête en cours dévoilera « beaucoup de choses » sur la nature de cette mutinerie Dans sa déclaration, le commandement accuse les mutins d’avoir entretenu des « contacts avec l’étranger».L’effondrement de l’OTAN n’est pas inconcevable (lISS) LONDRES (d’après Reuter et AFP) — Les divergences euro-américaines sur la pohtique à suivre envers l’Union soviétique pourraient conduire à l’effondrement de l’OTAN SI elles ne sont pas surmontées, estime l’Institut international d’études stratégiques (lISS) dans son der-mer rapport annuel Il importe de résorber ces divergences avant la prochaine campagne des élections présidentielles aux États-Unis en 1984, estime le rapport II y a beaucoup d’A-méricains qui pensent que les alliés européens n’hono-rent pas suffisamment leurs obhgations envers l’Alhance, écrit l’IISS.Ces divergences tiennent à la différence des priorités stratégiques, à la montée du protectionnisme, au problème du gazoduc euro-sibé-rien et à la controverse soulevée par le déploiement des missiles Pershing-2 et de croisière en Europe occidentale « L’AUiance pourrait se retrouver dans une situation difficile, voire s’effondrer, si les Européens perdent de vue l’importance de la menace soviétique, si la politique américaine paraît belliciste et SI les tensions économiques s’accroissent », ht-on dans le rapport.Le rapport estime que les relations entre les deux blocs, à leur plus bas depuis dix ans, n’ont pas évolué en 1982 « Il semble qu’elles s’enlisent», note le rapport L’IISS estime que M.Youri Andropov, secrétaire-général du PC soviétique, n’a pas encore assis son pouvoir.D’autre part, rien n’indique qu’il ait abandonné son projet de rendre la puissance stratégique de l’URSS supérieure à celle des Américains.Toutefois, l’économie soviétique stagne.Sauf menace directe, il se peut que l’expansion militaire soviétique marque le pas d’ici la fin de la décennie Au Proche-Orient, les États-Unis ont renforcé leur influence, tandis que les Soviétiques ont prouvé leur impuissance.« L’URSS agit à la périphérie et s’en tient à agir sur les Syriens pour empêcher tout accord entre Israel, la Jordanie et les Palesti-mens», note le texte.L’URSS est dans l’impasse en Afghanistan.Le prestige de Moscou a énormément souffert dans le tiers- monde.Des pays comme le Pakistan et l’Inde ont été amenés à resserrer leurs relations avec les États-Ums.La Chine mène une politique étrangère de plus en plus autonome.Ses relations avec l’URSS se sont quelque peu réchauffées en raison des livraisons de chasseurs améncains F-16 à Taiwan Le Pacte de Varsovie a été occupé ces deux dernières années par la situation en Pologne « S’il ne se sent pas directement menacé, et si les Occidentaux, par leur faiblesse, ne lui offrent aucune occasion exceptionnelle, il est peu probable que le Pacte tente quelqu’action militaire que ce soit contre l’Occident’.Le rapport met en cause la sincérité des États-Unis aux négociations sur le désarmement à Genève La position du président Reagan reste encore obscure Il serait faux de penser que l’arrivée au pouvoir du gouvernement conservateur du chancelier Helmut Kohl en RFA ait sanctionné le déploiement des euromissiles améncams dans ce pays.L'élection allemande s’est jouée surtout sur la situation économique « et les sondages indiquent que les Allemands de l’Ouest sont loin de souhaiter ces missiles sur leur territoire », poursuit le rapport L’IISS pense qu’Israel a remporté une victoire à la Pyrrhus au Liban.I.’État juif a certes assuré la sécurité de ses villes frontahères, détruit la puissance militaire de l’OLP, empêché à court terme une nouvelle guerre dans la région et réduit l’influence soviétique Mais l’obstination des Palestiniens, les sympathies qu’ils ont gagnées dans plusieurs pays et la montée d'un courant anti-israélien dans l’o-pinion publique « pourraient bien annuler les gains à court terme» réalisés par Israel La guerre du Golfe devrait conserver son rythme en dents de scie.Il s’agit d’un conflit classique engageant l’infantrie et l’artillerie L’Iran n’a pas su utiliser les armements américains qu’il possède L’Irak n’a montré m compétence, m imagination dans l’utilisation des siens, écrit riISS Enfin le rapport de l’institut accorde une large place à la guerre des Malouines, un confht, estime t-il, d’un genre médit qui a opposé « une nation qui n’avait que peu l’intention, jusqu’au dernier moment de procéder à une invasion et une autre qui a combattu pour un territoire dont elle avait dit pendant vingt ans qu’elle ne le voulait pas vraiment ».Cette guerre a mis en évidence la vulnérabilité des navires de sur face face aux raids aériens Y rémédier est devenu pour l’Occident « un problème vital qui pourrait être impossible à résoudre », conclut l’IISS.Managua échoue à rONU NATIONS UNIES (AFP) — Le Nicaragua a échoué dans sa tentative d’adjoindre les Nations unies dans la médiation entamée par les pays du groupe de Contadora (Colombie, Mexique, Panama, Venezuela) pour trouver une solution à la crise en Amérique centrale.Les tractations de couloirs menées durant dix jours en marge des débats du Conseil de sécurité de l’ONU qui avait été saisi par le gouvernement de Managua ont abouti à un projet de résolution représentant une victoire diplomatique pour les États-Ums, et dont l’adoption par consensus ou à l’unanimité aujourd’hui paraît pratiquement acquise, estimait-on hier dans les milieux diplomatiques occidentaux à l’ONU.Les États-Unis n’ont en effet plus aucune raison de rejeter un texte dans lequel ils ont réussi à faire supprimer toute allusion au soutien qu’ils accordent à la guérilla anti-sandimste, ainsi que tout rôle de médiation du secrétaire général de l’ONU Javier Perez de Cuellar et qui en outre reconnaît le caractère régional de la crise en Amérique centrale et affirme « le droit du Nicaragua et des autres pays de la région à vivre en paix et en sécurité, à l’abri de toutes ingérences étrangères ».Figurant pourtant au départ en position d’accusés avec le Honduras, les États-Unis ont su jouer habilement sur les divergences des pays de l’Amérique centrale, sur le peu d’inchnation du secrétaire général de l’ONU à accepter un rôle voué inévitablement à l’échec en raison des oppositions qu’il suscitait, et sur le sentiment largement répandu chez les non-alignés que la crise dépasse le cadre d’un simple confht entre le Nicaragua et le Honduras.Dans les miheux diplomatiques de l’ONU on estime que le Nicaragua n’a sans doute pas choisi le meilleur moment pour chercher à donner une dimension onusienne à ses problèmes alors que le groupe de Contadora entame à peine sa médiation.Le projet de résolution déposé par le Nicaragua et les sept autres membres non ah-gnés du Conseil de sécurité ne retient que le plus petit dénominateur commun, c’est-à-dire l’appui aux efforts du groupe de Contadora.Les débats du Conseil sur la plainte du Nicaragua (la deuxième en un peu plus d’un mois) ont une fois de plus mis en évidence les difficultés qui attendent le groupe de Contadora pour tenter de faire démarrer le dialogue entre les pays de la région.Si le Nicaragua a rapidement abandonné l’espoir de fame inscrire dans son projet de résolution la nécessité d’un double dialogue bilatéral avec le Honduras et les États-Ums, il n’a pas pour autant renoncé à un tel format de négociations.Celui-ci est rejeté tant par Tegucigalpa que par Washington pour lesquels toute solution durable de la crise ne pourra être trouvée que dans un dialogue régional.Les débats ont confirmé aussi que Tunanimité parfaite ne régnait pas au sein du groupe de Contadora, où la Colombie, le Panama et le Venezuela n’ont guère caché leurs vives réserves à l’égard d’une internationalisation de leur initiative.Carrières et professions Les postes sont offerts également aux hommes et aux femmes BANQUE ROYALE Carrières Économiste Financier Le Service économique du Siège social de la Banque Royale, à Montréal, désire s’adjoindre un économiste financier.Relevant du responsable de la section d’économie financière, la personne retenue aura pour principales tAches de suivre, analyser, évaluer et anticiper l’évolution et l’orientation du système financier nord-américain et plus particuliérement celui des États-Unis.Économiste aguerri, le candidat idéal est titulaire d’un doctorat ou l’équivalent avec spécialisation en théorie monétaire et techniques bancaires.Il possède environ cinq années d’expérience pertinente et une solide connaissance des marchés et établissements financiers canadiens et américains.En outre, il a des aptitudes marquées pour la communication écrite et orale de même qu’une connaissance pratique de l’informatique et de l’économétrie.Le poste è pourvoir est riche de promesses et comporte pour son titulaire de réelles perspectives d’avancement.La rémunération, assortie d’un excellent programme d’avantages sociaux, sera fonction des qualifications et de l’expérience.Les personnes intéressées sont priées de nous faire parvenir leur curriculum vitae sous référence 8309.Les demandes seront traitées confidentiellement.Les intermédiaires sont priés de ne pas répondre.Autriche: trois libéraux dans le cabinet Sinowatz VIENNE (AFP) —La formation hier d’un cabinet de coalition des « rouges » (socialistes) et des « bleus » (libéraux) qui succède, à Vienne, au cabinet socialiste majoritaire que présidait le chancelier Bruno Kreisky marque la première participation des libéraux à un gouvernement fédéral dans l’histoire de l’Autriche.Le parti libéral (FPOE) de M.Norbert Steger, nommé vice-chancelier et ministre du Commerce de ce gouvernement présidé par le socialiste Fred Sinowatz, a été traité avec la plus grande équité par ses nouveaux alliés.11 reçoit en effet trois ( Commerce, Justice et Défense nationale) des quinze portefeuilles ministériels ainsi que trois des huit secrétariats d’État.Aux élections législatives du 24 avril, les «bleus» avaient gagné un siège mais leur part du vote était tombée de 6 à 4.9 %.Au Parlement, avec 12 sièges contre 90 au parti socialiste (SPOFJ), le parti libéral faisait moins figure de partenaire que de force d’appoint.Mais l’appoint était capital ; les libéraux ont saisi l’occasion — « historique », selon M.Steger — de jouer le rôle de charnière que la loi électorale de 1971 leur avait, à toutes fins utiles, ménagé, et d’accéder enfin au pouvoir.Pour tous les observateurs, SI les négociations ont été difficiles, la véritable épreuve sera celle des faits et d’un accord quotidiennement renouvelé sur des projets concrets alors que les idées du PSOE et celles du .1 K VValson 'Dire» Iriir.Sprvi* e i enlral dp IVmplui pI du rp< riilpmpnl I a itanqvp Ruvalp du C anada ( P MH)I Montréal.Québ^t M K .lA*» T éléph victimes de la propagande amé ricalne • que vient de leur servir le chargé de « l’offensive de paix » Une offensive que l’intemallonale de résistance contre l’Impérialisme .soviétique — formée uniquement d’exilés de l’Kst — décrivait récemment à Paris comme visant à • mettre le monde à genoux sans risquer l'affronlemenl ».Encore de la propagande américaine, à n’en pas douter -r GILBERT BRUNET Entre Berri et Guy ROLANDE ALLARD-LACERTE llJlliail L’AUTOBUS est presque désert mais la dame âgée qui vient d’y monter choisit de s’installer près de moi.Elle me sourit et je lui rends son sourire EUe fouüle dans son sac et m’offre une menthe en disant, avec un fort accent qui ne trompe pas sur son origine « Would you like one ?» — Non, merci, dis-je — Ah'bon, vous êtes Canadienne’’ .le pensais que vous étiez Anglaise — Vraiment?Et pourquoi donc?—Je sais pas.comme ça, votre visage, votre bnge.On ne vous a jamais dit ça?Et voilà, c’est parti' Je m’en doutais déjà, ma voisine est du genre à raconter toute sa vie entre Bem et Guy.La dame va au centre-ville aider sa soeur qui s’est « cassé un bras, non, un poignet plutôt » mais c’est autre chose qu’elle a à dire et elle y arrive justement « Je ne prends plus le métro, je ne peux plus.» Elle baisse pudiquement la voix et en- chaîne « J’ai été témoin d’un suicide.Un jeune gars, madame, qui était blême comme un drap, il a ramassé son courage, ou son désespoir, et il a sauté.» Le visage de mon in-terlocutnce change soudainement et un léger tremblement agite ses mains « Je ne vous souhaite pas de voir ça, moi je n’oubberai jamais.» Elle passe sa main, où brille une alliance usée, sur son visage, comme pour gommer une vision d’horreur' « C’est pas tout Figurez-vous que trois semaines avant « ça » j’avais vécu un autre drame Ma nièce, la fille de ma soeur qui s’est cassé le bras, je veux dire le poignet, une femme dans la trentaine, en bonne santé, bien mariée avec un bon garçon et mère de deux belles petites filles, tannantes mais bien fines et toujours bien habillées, est venue me voir un soir, elle était découragée et elle m’a dit.« Je comprends pas ça, ma tante, je sais pas ce que j’ai, je peux plus vivre.» J’ai essayé de l’encourager, lui dire qu’on passait tous, dans la vie, des moments creux, que tout s’arrange « ton mari, t’es bien chanceuse, c’est un bon garçon qui gagne bien sa vie, t’as deux beaux petits enfants, tu manques de nen.» J’ai pas su trouver les mots et je m’en veux de ne pas avoir compris à quel pomt c’était grave car ma mèce s’est suicidée elle aussi.» La dame fait une pause, elle tente d’exorciser ces deux cauchemars qui la hantent, secouer le malheur qui lui colle à la peau : « Deux suicides en si peu de temps ».Elle n’en revient pas: « Les jeunes qui n’ont pas d’ouvrage, pas d’espoir, rien à manger, pas d’avemr dans un monde mal fait je comprends un peu, mais elle, elle qui ne manquait de nen.» Je reste sans parole devant ce jeu des erreurs et méprises, sa nièce manquait peut-être de nen sauf de l’essentiel; je me suis trompée, c’est pas sa vie que mon interlocutrice voulait me raconter entre Bern et Guy, c’est la mort, celle des autres.Peel, je me prépare à descendre: « Vous êtes pas fâchée, toujours, si je vous ai prise pour une Anglaise’’ » Fâchée?Triste plutôt.Si j’avais su, j’aurais volontiers accepté le bonbon que m’avæt offert la vieiUe dame, un Life Saver, comme par hasard.La coquille vide du NPD-Q WILBRAY THIFFAULT Membre du NPD-Q 1976-80 UNE FOIS DE plus, c’est la pagaille au NPD-Québec.En février 1983, le président démissionne et en mai quatre membres de l’exécutif l’imitent Depuis, LE DEVOIR a publié des analyses de Jean-Denis Lavigne, exprésident du NPD-Québec, et d’André Donneur, professeur à TUQAM sur la crise permanente du NPD-Québec Le NPD est formé en 1961 par le CTC et le vieux CCF.À son congrès de fondation il reconnaît que le Canada est formé de deux nations mais refuse de reconnaître le droit du Québec à l’autodétermination et supporte le fédérahsme canadien.Dès le départ cette position handicape le NPD-Québec qui stagne de 1961 à 1976 Kn octobre 1976, le CTC organise la première grève générale pohtique de l’histoire du syndicalisme canadien contre l’État fédéral, grève organisée contre la loi « anti-mflation » adoptée par le Parlement fédéral en 1975 Plus d’un million de travailleurs y participent.Un mois plus tard, le 15 novembre, les travailleurs québécois élisent un parti qui se dit « social-dé- mocrate » et présente son projet de « souveraineté-association » au nom des aspirations nationales du peuple québécois Le NPD a alors deux choix: exph-quer la situation québécoise au peuple canadien et appuyer inconditionnellement le droit du peuple québécois à s’autodéterminer, ou avec les hbéraux et les conservateurs défendre l’État fédéral.C’est pour la deuxième option qu’opts la direction du NPD Nous ne donnerons que quelques exemples.Le 8 avril 1977, Allan Bla-keney alors premier ministre de la Saskatchewan déclare à Claude Ryan du DEVOIR que « Les hbéraux fédéraux devraient aussi s’employer à reconstruire le Parti libéral du Québec, de manière que puisse être offerte aux citoyens du Québec une voie de rechange clairement défini, qui chercherait à temr compte dans toute la mesure du possible du désir d’indépendance de la population du Québec, mais à l’intérieur du cadre de la Confédération » (LE DEVOIR, 9 avnl 1977).En décembre 1977, le NPD fédéral et le NPD-Québec se joignent avec les libéraux, les conservateurs et les autres partis fédéralistes dans Pro-Canada En janvier 1979, le NPD vote en deuxieme lecture le projet de loi sur le référendum pan-canadien du gouvernement Trudeau La raison invoqué combattre le « séparatisme ».En mai 1980, Ed Broadbent, leader du NPD, se range dans le camp du NON, le NPD-Québec n’a pas de position et son président Jean-Denis Lavigne est dans le camp du OUI.Et en 1981, on retrouve, une fois de plus, la direction du NPD dans le lit des hbéraux lors du rapatriement de l’Acte de l’Aménque du Nord britan-mque.Le NPD-Québec s’y oppo.se.Comment qualifier cette politique’’ Louis Laberge, qui fut délégué au congrès de fondation du NPD en 1961, lors du congrès de la FTQ en novembre 1977 parlant d’un « NPD ramolh » mentionne que le NPD s’aligne sur le fédérahsme des conservateurs et des libéraux II poursuit « C’est là une pohtique à courte vue de la part du NPD ; les racistes anglophones continueront à voter conservateur et libéral quoi que fasse le NPD, mais celui-ci sous-estime la capacité des travailleurs du Canada anglais à comprendre la question du Québec.Le NPD se doit de considérer franchement la question nationale des Québécois, s’ü veut un appui réel de la part des Québécois et s’implanter ICI.» ( Discours inaugural de Louis Laberge, 15e Congres de la FTQ, novembre et décembre 1977) Ce que le NPD n’a jamais fait.Voilà pourquoi le NPD-Québec est une coqudle vide — WILBRAY THIFFAULT membre du NPD-Québec de 1976 à 1980 Ottawa, 10 mai ¦ Du bon capital politique Lettre adiessée à M Jean-Claude l.eclere, éditorialiste VOTRE ÉDITORIAL du 10 mai critiquait vertement le « Plan de développement économique Canada-Gas-pesie-Bas-St-Laurent » annoncé à Matane le 6 mai dernier.Je me sens concernée à double titre: j’habite dans la région et j’ai assisté au dévoilement du projet.Vous dénoncez « ce strip-tease partisan, dont les détails seront dévoilés à la miette ».Il s’agissait en effet d’une vaste campagne de publicité partisane — aux frais des contribuables salle pavoisée, brochette de députés, trois ministres (qui ont nolisé deux avions pour la circonstance), lunch aux crevettes, discours électoraux C’est beaucoup pour annoncer $224 millions, surtout qu’on aura droit à sept autres tournées sur le même sujet.Que cherchent-ils à maximiser, les retombées économiques ou leurs voles?Par contre, vous ajoutez qu’il s’agit d’un projet « de développement inintelligent » puisqu’il n’a pas été soumis à un accord fédéral-provin-cial préalable.Or, au plan strictement économique, l’efficacité requiert l’harmonie des politiques, mais non celle entre les partis.Le fédéral peut agir isolément pourvu, dans ce dossier, qu’il n’ailie pas à l’encontre des programmes provinciaux anténeurs, ni que les nouvelles dépenses exigent le consentement du Québi‘c (mais le risque est réel dans les .secteurs des mines et des forêts dont la ge.stion relève du provincial).Vous signalez que $224 milhons sur cinq ans est un montant nettement Insuffisant.N’en déplaise à M De-Bané qui y volt un effort sans précédent, Il est non seulement insuffisant mais ridiculement faible la bourse fédérale ver.se chaque année cini) fois plus en pre.stations d’assu-rance-chomage Vous rejetez le Plan parce qu’il « n’a pas grand chose à voir .avec le redres.se projet de loi devra cependant se heurter à l’opposition farouche du Nouveau Parti démocratique, dont le porte-parole, M Svend Robinson, a déclaré qu’il ferait tout en son pouvoir pour que cette loi « orwelbenne » ne soit adoptée « m cette année, m en 1984 » Les nouveaux pouvoirs des services de sécurité seront toutefois assortis de contrôles judiciaires Les agents devront obtemr l’autonsation d’un juge de la Cour fédérale qui devra être convaincu que l’enquête s’inscrit bien dans leur mandat et que le recours à ces mé- thodes est indispensable au succès de l’enquête De plus, un mécanisme de contrôle des activités de l’agence est prévu par la création d’un poste d’inspecteur général qui fera rapport au solbciteur général adjomt L’inspecteur général pourra effecteur les recherches et enquêtes qu’il juge nécessaires De plus, un comité de surveillance des activités de renseignement et de sécurité sera formé Ce comité sera formé de trois membres du Conseil privé, nommés par le premier ministre après consultation des chefs des partis d’opposition Le Conseil pnvé est formé de tous les anciens ministres et d’autres personnes nommées par le premier ministre M Kaplan dit espérer que les trois membres du comité représenteront chacun des trois partis présents aux Communes Ce comité aura plein accès aux renseignement de l’agence et examinera ses activités, fera enquête sur les plaintes et étudiera les directives données aux services de sécurité par le solliciteur général Le comité pubbera un rapport annuel qui sera déposé au Parlement Le mandat des nouveaux services de sécurité sera de recueillir et d’analyser les informations que l’on soupçonne de constituer des menaces envei s la sécurité du Canada Ces menaces sont définies dans le projet de loi comme étant ¦ le sabotage contre le Canada ou un al-bé, ¦ les activités d’origine étrangère qui touchent le Canada ou s’y déroulent et sont préjudiciables à ses intérêts ou à ceux de ses alliés et qui sont d’une nature clandestine ou trompeuse ou comportent des menaces envers qui que ce soit, ¦ l’usage de la violence ou de menaces de violence contre des personnes ou des biens dans le but d’atteindre un objectif pobtique au Canada ou aiUeurs, ¦ les activités qui, par des actions cachées ou illicites, visent à saper le régime de gouvernement constitutionnel du Canada, sa destruction ou son renversement Les nouveaux services civils de sécurité seront également chargés du filtrage sécuritaire des employés du gouvernement qui ont accès a des informations classifiées et pourra prêter assistance à la collecte au Canada de renseignements à propws de l’étranger « Le Canada a besoin d’un service qui fournira des renseignements précis sur les menaces envers la sécurité nationale, a soutenu M Kaplan, selon qui le gouvernement a été soucieux avant tout de concevoir un système qui réalisera cet équibbre vital entre les exigences de la sécurité et les exigences de la démocratie » Conformément à une pobtique déjà établie, M Kaplan a refusé, pour des raisons de sécurité nationale, de dévoiler le budget ou les effectifs de cette nouvelle agence mamère de compter les missiles instal-léss en Europe Les négoiciations, si elles échouent, seront suivies de l’installation par les Américains de 572 missiles de portée intermédiaire, Pershing-2 et missiles de croisière Washington estime que l’URSS a déjà plus de 350 SS-20 en Europe Comme les États-Unis, le Canada est membre de l’Alliance atlantique f OTAN ) M Trudeau a répété hier qu’il était favorable à la position américame, qui ne demande plus la disparition de tous les missiles mais leur rMuction Mais M Trudeau a rassuré le chef de l’oppossition conservatrice en lui disant qu’il avait informé son visiteur soviétique de son désaccord avec certaines déclarations de la Pravda, l’organe du Parti commumste ^ Conference Board tivement à une moyenne nationale de 5 3% - en 1984 La reprise au Canada en général sera encore freinée par la faiblesse de la demande pour les mméraux et les produits de la forêt Hier d’ailleurs, à la conclusion de la Conférence nationale sur les perspectives minières, les experts de l’industrie canadienne ont reconnu que les perspectives n’étaient pas très ré- Exposition « Art et bâtiment » à la Galerie de l’UQAM jusqu’au 5 juin, tous les jours de la semaine de midi à 18 h Rende/ vous 1400, rue Bern ¦ John Littleton donne un concert en la cathédrale St-Antoine de l,on-gueuil, angle des rues St-Charles et Chemin Chambly, à 20 h ¦ Vente de bvre de 17 h à 21 h à la bi-bliothèoue municipale Place Désor meaux à l,ongueuil, 2877, Chemin de Chambly 670-2130 ¦ 15e festival du jeune théâtre jusqu’au 24 mai dans le Vieux-Québec 288-3722 ¦ Spectacle de Pointépiénu au théâ tre Mane-Gérin-Lajoie de TUQAM ce jeudi, vendredi et samedi à 20 h 30 ainsi qu’une matinée pour enfant le samedi 21 à 15 h 487-5622 ¦ Festival annuel des Harmonies du Québec jusqu’au 22 mai inclusivement à l’Université de Sherbrooke 374-4700, poste 243 ¦ • L’Assurance maladie a cen ans », Colloque Jean-Yves-Rlvard à l’Université de Montréal, pavillon 3200 Jean-Bnllant ¦ Dîner-bénéfice au profit des lou-vetaux de la 15e meute de St-Viateur à l’hôtel de l’Institut, 3535, rue St-Denis, à 20 h 274 9451 ¦ l>es Petits Chanteurs du Mont-Royal en concert à 20 h en l’église Queen Mary United, 13, Fincheley Road à Hampstead Ils présenteront des pièces de Palestrina, Poulenc, Vittoria, Verdi Entrée $5, $3 pour étudiants et âge d’or 733-8211, poste 256 ¦ Colloque du Centre de linguistique de l’entrepri.se sur « Les micro-ordi-nateurs parleront-ils français », à l’hôtel Le Quatre-saisons, 1050 ouest, rue Sherbrooke ¦ Rencontre avec M L Ron Hubbard, sur.le secret de l’efficacité », à 20 h au 1705, St-Denis 849-9441 ¦ Collectes de sang de la Croix-Rouge au sous-sol de l'église St-Es-prit, 2851, rue Masson, de 14 h 30 à 20 h .30 jouissantes pour les secteurs traditionnels comme ceux du fer, de l’amiante, du cuivre et du zmc La seule industrie minière qui peut s’attendre à une croissance exceptionnelle, assortie d’une forte création d’emplois, est celle de l’or Ce « boom » profitera particulièrement au Québec, à l’Ontario, à la Colombie-Britannique et aux Territomes du Nord En revanche, la transformation du cuivre et du zinc, en particulier au Québec, se dirige vers de sérieux problèmes compte tenu de l’absence de gisements importants près des usines de transformation de ces minéraux Un porte-parole de Noranda a dit, par exemple, que son usine du Nord-Ouest importe déjà 25% de sa production des mines de cuivre de Colombie-Britannique et que, d’ici à 1990, on pourrait souffrir de pénurie de minerai de zinc Le défi, selon ces experts, sera de trouver de nouveaux gisements dans l’Est ou de développer des politiques qui permettront aux usines de transformation du Canada central de s’approvisionner à coûts compétitifs, à des mines de l’Ouest Les prévisions régionales du Conle-rence Board sont les suivantes ¦ au Québec, le taux de croissance sera de 1 8% cette année, et de 5 6% en 1984, après une chute de 61% en 1982 La reprise sera particulièrement lente pour les mines de fer et d’amiante et pour les usines de pâtes et papiers, ¦ en Ontario, la relance de la consommation au Canada entraînera un taux de croissance de 2 3% cette année et de 5 4% l’an prochain, même si la production minière de cette province a chuté de 53% entre 1974 et 1982, la reprise dans ces industries sera trois fois plus élevée que dans le reste du Canada d’ici à 1984, ¦ dans les Maritimes, ce sont les provinces de Nouveau-Brunswick et de Nouvelle-Écosse qui présenteront les meilleurs taux de croissance de 2 4 et 5 5% au cours des deux prochaines années au Nouveau-Brunswick et de 2 8 et 4 4% dans l’autre province La croissance en Nouvelle-Ecosse sera surtout influencée par Texplortion gazière au large des cotes tandis que le Nouveau-Brunswick basera sa croissance sur le secteur des services, le commerce de détail en particuber, ¦ dans l’Ouest, la province la plus durement frappée est TAlberta tandis que la Colombie-Bntanmque, après avoir le plus souffert de la récession, est aussi celle qui connaîtra les plus forts taux de croissance près de 3% cette année et 6.6% en 1984, de loin le record national.Le Conference Board estime que le budget fédéral a conféré « un léger stimulant à l’activité économique en 1983 » Le Conference Board prévient cependant que l'impact du « Pro-CTamme spécial de relance » de $12 mll-liard pourrait être très inégal selon les régions On ne connaît pas encore tous les détails des 100 projets spéciaux promis par M Lalonde dans son budget 4 Retraite prestation maximum de $345 15 par mois pour une personne âgée de 65 ans serait réduite de 30 % pour quelqu’un qui prendra sa retraite à 60 ans Cette personne touchera alors $ 241 55 par mois Le projet de loi 20 vient compléter la loi adoptée l’an dermer abolissant l’âge de la retraite obligatoire Une fois adoptée, la nouvelle loi permettra à ceux qui désirent continuer de travailler après 65 ans, d’augmenter le montant des prestations du régime de rentes lorsqu’ils arrêteront de travailler Quelqu’un qui travaille jusqu’à 70 ans, aura droit à un montant équivalent à 130 % de la prestation prévue pour l’âge de 65 ans.Au total, il y a environ 100,000 personnes âgées de 60 ans à 65 ans qui, au moment de l’entrée en vigueur de la loi, pourront se prévaloir d’une retraite anticipée financée par le Régime des rentes Majoritairement, ces personnes devraient être des travailleurs syndiqués ou professionnels ayant droit à des prestations d’un régime de retraite privé Selon le ministre, ces départs créèrent autant de postes que des jeunes pourront occuper De ces 20,000 postes dont parle M Lazure, il faudra déduire possiblement un certain nombre de postes qui disparaîtront avec leur titulaire en raison de la conjoncture économique Il faudra tenir compte des postes qui ne seront pas libérés par les gens décidant de ne pas prendre leur retraite à 65 ans Le projet de loi déposé hier apportera des modifications importantes au Régime des rentes dans trois domaines ¦ la rente d’invalidité pourra désormais être versée aux personnes de 60 à 64 ans qui, en raison de leur état de santé, ne sont plus en mesure d’exercer leur emploi habituel Actuellement, la loi stipule qu’il faut être incapable d’occuper tout emploi rénumérateur Également pour les personnes de 60 ans et plus, il ne sera plus exigé d'avoir versé des cotisations au cours des dix dermères années, ¦ la rente payable au conjoint survivant pour les personnes de 55 ans et plus est ajustée Elle passe de $202 par mois à $ 275, montant auquel s’ajoute déjà un montant équivalent à 37 5 % de la rente du conjoint décédé, ¦ les personnes se remariant continueront (ravoir droit à la rente au conjoint survivant Les personnes qui ont perdu cette rente en se remariant, environ 5,000 personnes, retrouveront ce droit à compter du 1er janvier Ces trois mesures coûteront environ $ 60 millions par année que M Lazure estime pouvoir financer a même les réserves de la Régie des rentes 11 reconnaît toutefois (lue la Régie ne saurait supporter un tel coût éternellement II Prévisions Environnement Conoido J- Vellowknife '"M?I rf neige CnufCMili lDCOUVi .d^«nfon ' J n inireci! -L H précipitations haute pression B P'*”'"" ¦ y Y' masse d air frois mossed oirchaud AVEBSE^S / /New Irleons 21 •)M 10 ni oa Prévision de la carte du temps a midi aujourd hui Un anticyclone situé sur le centre du Québec dominera le temps aujourd’hui Une perturbation en provenance du Kansas apportera des nuages et des averses sur l’extrême-ouest du Québec en après-midi Les nuages et les averses balaieront le reste du Québec demain Les températures seront près des normales saisonnières ¦ Abitibi-Témiscamingue: ensoleillé le matin EInnuagement graduel par la suite Qu les averses en fin de journée V is modérés Mm près de 2 Max es de 18 Probabilité de préeipitati.^ %.Ajierçu pour demain nua^, ,.x avec quelques averses ¦ Réservoirs Cabonga et Gouin: ensoleillé le matin Ennuagement en après-midi Vents modérés Min près del Max près de 17 Précipitations 10 % demam nuageux avec pluie passagère ¦ Pontiac-Gatineau, Lièvre, Ou-taouais; ennuagement graduel en mi-journée et vents modérés Min de 1 à 3 Max de 17 à 19 Précipitations 20 %.Demain nuageux avec quelques averses ¦ Montréal, Trois-Rivières-Drum-mondville, Estrie: ennuagement graduel en après-mi(h et vents modérés Mm près de 3, sauf près de 0 en Estrie Max près de 17 Précipitations 20 %.Demain nuageux avec quelques averses ¦ Laurentides, Mauricie: ennuagement graduel en après-midi et vents compte que d’ici à deux ans, le mode de financement du régime des rentes aura été modifié et augmenté Cette révision se fera de concert avec le gouvernement fédéral qui, sous la pression des provinces, ne pourra plus remettre la révision du mode de fmancement du Régime des rentes du Canada On estime à Québec que les deux régimes doivent être révisés de concert 4 Syrie Après ce délai de quelques semaines, Israel « demandera au Liban et aux États-Unis de reconsidérer les conditions d’un réglement négocié » et pourra envisager un retrait unilatéral de ses forces jusqu’à la rivière Awali, au nord de Saida (Sud-Liban), a poursuivi la télévision Un tel retrait unilatéral « demanderait de nouveaux arrangements de sé-cunté, différents de ceux prévus dans le cadre d’un retrait de toutes les forces étrangères du Liban », a-t-il encore été précisé Par ailleurs, les milieux officiels israéliens se refusaient hier de commenter les informations selon lesquelles les États-Ums et Israel avaient signé mardi une annexe confidentielle à l’accord Toutefois un haut fonctionnaire, interrogé par l’AFP, a fait état d’un échange de lettres entre Israël et les États-Unis sur cette question, comme l’avait déià annoncé (fimanche le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Avi Pazner.« Le contenu de ces lettres gardant un caractère confidentiel, il ne faut pas s’attendre ()ue nous le publiions les premiers », a ajouté cet officiel israélien Selon le quotidien New York Times, les États-Unis et Israel avaient signé mardi un accord confidentiel qui reconnaît à l’État hébreu le droit d'auto-dé- devenant modérés Mm de 0 à 2 Max de 16 à 18 Demain nuageux avec quelques averses ¦ Québec, Beauce, Rivière-du-Loup, La Malbaie: ensoleillé avec passages nuageux Nébulosité croissante en fin de journée et vents devenant modérés Min de 1 à 3 Max près de 17 Demain nuageux avec quelques averses ¦ Saguenay, Réserve des Laurentides; ensoleillé avec passages nuageux et vents modérés par endroits Mm de 0 à 2 Max près de 17 Demain nuageux avec quelques averses ¦ Lac-St-Jean: ensoleillé avec passages nuageux Mm près de 2 Max près de 17 Précipitations 10% Demain nuageux avec pluie passagère ¦ Rimouski, Matapédia, Baie-Comeau: ensoleillé avec passages nuageux Mm de-làl Max de 13 à 15 Demain nuageux et brumeux avec quelques averses ¦ Ste-Anne-des-Monts, Parc de la Gas-pésie, Gaspé-Parc Forillon, Sept-Iles, Basse-Côte-Nord-Anticosti, sauf secteur de Blanc-Sablon; ensoleillé avec passages nuageux Mm de 0 à-2 Max de 12 à 15 Demain ennuagement SUIVI d’averses ¦ Secteur de Blanc-Sablon; nuageux avec quelques chutes de neige en matinée Dégagement par la suite Vents modérés Mm près de 0 Max près de 4 Précipitations 40 %.Demam beau fense contre d’éventuelles attaques palestiniennes depuis le territou-e libanais Le protocole (l’accord, selon la même source, vise à rassurer Israel sur ses possibilités d’action au cas oû le gouvernement libanais ne serait pas en mesuie d’assurer la sécurité dans le sud du pays Les Etats-Ums s’engagent également par ce texte à faire tout leur possible pour obtenir le retrait des lorces pales-timennes et syriennes Ces informations sont corroborées par celles publiées mardi par la presse israélienne et les déclarations officieuses de responsables israéhens, notent les observateurs Ainsi les lettres annexes entre Israel et les États-Unis mentionnent, à l’encontre du texte officiel de l’accord israélo-libanais, l'interdépendance entre l’évacuation des forces israébennes du Liban et celle des forces syriennes et palestiniennes de ce territoire, selon le quotidien en langue anglaise Jerusalem Post L’accord officiel de Khaldé et Ky-riath Chmona, rappelle-t-on, stipule un retrait israélien dans les huit à douze semaines après l’échange des instruments de ratification entre les deux pays, et se contente de noter que le retrait israélien du Liban « s’inscrit dans Tobjectif du Liban d’obtenir le retrait de toutes les forces étrangères » Or la position israélienne, réaffirmée mardi par M David Kimche, chef de la délégation israélienne aux négociations, conditionne l’application de l’accord au retrait des forces syriennes et palestimennes D’autre part, M Gemayel a déclaré à l’issue d’une séance du conseil des ministres libanais qu'il » était satisfait des contacts qu’il a entrepris avec les dirigeants arabes et que ces contacts ont révélé l’importance de la compréhension que le pouvoir libanais rencontre auprès des Etats arabes », rapporte Ra-dio-Liban (officielle) VOILE: L’aventure de la transat en double Lorient-Bermudes-Lorient! Mike Birch: Le défi du Canada.Cette semaine dans lepoinl l’hebdomadaire français de l’actualité Internationale. LE DEVOIR L’ARCHIFETE Montréal, jeudi 19 mai 1983 Pour une meilleure architecture Retrouver la population, son identité, sa culture UN ami me disait récemment que l’architecture contemporaine au Québec est d’une telle m^ocrité que les architectes devraient arrêter de construire pour un temps, s’enfermer et réfléchir.Pour sa part, l’architecte to-rontois George Baird faisait remarquer, au sujet d’une exposition sur l’architecture réaUsée dans la province durant les années 1960-1980, qu’elle ne possède aucune des quaUtés de fraîcheur et de sensibilité qui ont imprégné durant la même période la littérature, la peinture, le cinéma, le théâtre et les autres productions artistiques de cette société.Enfin, l’organisme Sauvons Montréal n’a pas trouvé, dans la région montréalaise, une seule oeuvre architecturale produite au cours des cinq dernières années qui soit digne de son prix orange d’excellence tandis qu’il a eu l’embarras du choix pour les prix citron.Sans doute qu’en cherchant bien, on fwurrait trouver quelques exceptions, à l’exemple de certaines stations de métro, du complexe résidentiel Cour Sainte-Famille (3431-3457 rue Sainte-Famille) ou du déücieux bar Braque sur la rue Rachel, oeuvre de l’architecte Jacques Rousseau.Mais, dans l’ensemble, la situation est navrante: une visite du nouveau centre ville de Montréal, principalement du boulevard de Maisonneuve et de l’avenue du Président Kennedy, est susceptible d’en convaincre les plus incrédules.Au mieux, comme dans le cas de la Banque de Paris, les édifices qui y ont été érigés récemment ne possèdent rien de spécifique tout en ayant de dix à quinze ans de retard sur révolution des concepts et des styles en Occident.Au pire, comme dans le cas de l’horrible immeuble-glacière du 500 ouest de la rue Sherbrooke, ils rivalisent avec ce qui se produit de plus moche dans les pays à régime totalitaire.11 n’en a pas toujours été ainsi.Il y a à peine vingt ans, avec la Place Ville Marie, la Place Bonaventure et son concept de ville souterraine, Montréal prenait le leadership au Canada et faisait prédire au critique d’architecture américain Peter Blake quelle serait la première viUe du 20e siècle en Amérique du Nord.PR si on remonte davantage dans le par Jean-Claude Marsan Architecte, professeur à l’Ecole d'architecture de l'Université de Montréal temps, le contraste n’est pas en faveur de la situation présente.À comparer au complexe de la Place des Arts, ceux qui ont aménagé le campus de l’Université McGill savaient comment réaliser une mise en scène urbaine.À comparer avec la Maison de Radio-Canada, ceux qui ont érigé l’édifice de la Sun Life savaient comment concevoir un édifice de prestige.À comparer avec l’agrandissement récent du Musée des Beaux-arts, ceux qui ont construit le vieux musée savaient comment faire de la belle architecture.À comparer avec les nouvelles tours d’habitation, toutes plus anonymes les unes que les autres, ceux qui ont développé le square Saint-Louis, le square Sir-Georges-Étienne-Cartier ou le square Molson savaient comment relier une architecture résidentielle à son site.À noter que ces réalisateurs n’étaient pas tous architectes : comme nous le rappelle Peter Rose, les meilleures parties de Montréal, comme de Toronto, de New York ou de Londres de toute façon, ont été développées par des entrepreneurs qui possédaient un instinct sûr.Admettons une évidence, amère : l’ur-banisme et l’architecture, par leur perméabilité aux forces économiques et sociales, sont des témoins plus complets de l’état d’une culture que la littérature ou le cinéma.Ici, dans leur expression contemporaine, ils témoignent d’une société qui s’appartient peu, qui a perdu le contrôle de son espace et qui est tiraillée par des valeurs contradictoires.À leur niveau, depuis deux décennies, les architectes ont inconsciemment contribué par leurs options et leurs omissions à cette dépossession et à cette confusion.Alors que le « Maître chez nous » du gouvernement Lesage s’est traduit dans la littérature, le théâtre, le cinéma et les autres productions artistiques par un approfondissement de cette problématique culturelle avec les résultats que l’on connaît, il en fut autrement pour l’architecture et l’urbanisme.Grisés par les perspectives d’une économie d’abondance et de progrès technologiques libérateurs, les professionnels de l’aménagement se sont embarqués dans une vaste opération de rattrapage des sociétés avancées en important aveuglément un paquet de modèles urbanistiques et architecturaux qui n’avaient rien à voir avec les besoins, le potentiel et le caractère de la société québécoise.Certaines de leurs interventions, le plus souvent requises par l’Etat, apparaissent aujourd’hui comme autant de jalons dans un processus de dépersonnalisation de l’environnement et d’agression contre des savoir-être et des savoir-faire collectifs: le Palais de justice et la Maison de Radio-Canada à Montréal, la Colline parlementaire à Québec, les polyvalentes qui ont violenté les paysages natu- rels et construits, le règlement de zonage du flanc sud du Mont-Royal (lequel préconisait le redéveloppement de ce secteur patrimonial en unités de grande taille), les autoroutes qui ont labouré des quartiers populaires et bien d’autres.Au début, la nouveauté et l’audace de ces transformations a semblé donner raison à la vision des architectes et des urbanistes — que l’on se rappelle l’euphorie qui a accompagné l’inauguration de la Place Ville-Marie et de l’Expo 1967 — et plus d’un commentateur, à l’instar de Robert Choquette, ont vanté les mérites d’une société et d’une métropole aussi dynamique.Mais, rapidement, l’enthousiasme a cédé la place au ressentiment: le coût humain de ces nouveaux modèles sous forme de démolitions, de déplacements forcés, de perte de services et de symboles familiers, de changements de genres de vie, d’agressions multiples a paru trop élevé pour les avantages qu’on pouvait en escompter.La résistance s’organisa avec les comités de citoyens, avec des organismes comme Espaces verts et Sauvons Montréal: ce (ut l’histoire des luttes urbaines des années 1970 de la réappropriation des milieux traditionnels.La redécouverte du patrimoine par la population est üée à cette désillusion et a cette réaction face à l’architecture et l’urbanisme contemporains.Car, comme l’a bien analysé le géographe Marcel Bélanger, les gens ont été fascinés par des modèles d’habitat dont ils sont aujourd’hui dépourvus mais qui déterminèrent en d’autres époques des manières de vivre où la recherche de la forme appropriable avait ses droits jusque dans le vécu quotidien.Les architectes, qui avaient la chance de reprendre contact avec la population par le biais de cette problématique du patrimoine, sont restés étonnamment muets, laissant cette dernière sans guide, ni orientation.Avec le résultat qu’aujour-d’hui le patrimoine est servi à toutes les sauces et sert beaucoup d’intérêts qui n’ont rien à voir avec ceux de la collectivité.Comme en font foi les journaux et les magazines de consommation populaire, tout est désormais confondu : les citoyens se satisfont de l’implantation de lampadaires rétros comme mesures d’urbamsme tandis que les architectes s’imaginent encore faire de la bonne architecture en cuisinant une esthétique indigeste dont personne ne veut.Les conséquences de cette confusion affectent les uns comme les autres.D'abord la société, qui se prive d’un patrimoine f utur en se réfugiant dans celui du passé.Ensuite les professionnels de l’aménagement qui, en l'absence d’attentes collectives, sont à la merci des désu's et des appétits des promoteurs et des politiciens.Ainsi, il est révélateur que le service d'urbanisme de Montréal, contrairement à ce qui s’est passé dans les autres métropoles de ce continent, n’a cessé de s’affaiblir depuis vingt ans au point d’être désormais marginal dans les décisions qui concernent le développement et l’aménagement de la cité.Pour réaliser une meilleure architecture, qui soit un apport à cette ville et à cette société, les architectes doivent reprendre contact avec la population (un des objectifs de L’Archifête) autour de la problématique de la culture (comprise ici dans son sens anthropologique comme les façons particuUères propres aux membres d’un groupe humain de se relier à un environnement physique et social dans leur adhérence à un milieu donné).Gette partie de pays possède un climat, une histoire, un héritage, des traditions, un vécu quotidien; Montréal possède un caractère et un esthétique qui lui sont propres.Ces réalités devraient constituer le moule des modèles d’habitat et d’architecture à venir.Les entrepreneurs qui ont réalisé dans le passé les meilleurs secteurs de Montréal, de Toronto et de New York n’ont pas fait autrement, en partant du vécu des gens pour innover et en s’appropriant les influences étrangères au heu de les subir.C’est ce que nous avons fait, sans trop nous en rendre compte, en réalisant le métro, sans doute l’oeuvre la plus valable, parce que la plus appropriée par les citoyens, des dernières décennies.C’est ce qu’ont fait des petits pays comme la Hollande, la Suède et la Finlande, où le développement de l’architecture moderne n’a pas été synonyme de cataclysme.Une politique de l’architecture pour le Québec Une célébration de l’architecture par Alain Duhamel « Notre meilleur moyen de communication reste encore la fête » affirme Jean-Louis Robillard, l’organisateur de L’Archifête qui commence aujourd’hui, à Montréal et à Québec.Si cette manifestation se présentait sur la place publique sous son nom officiel, « la Semaine nationale de l’architecture », une dimension particulière lui ferait sans doute défaut, celle de la célébration de l’architecture, « un lieu et un fait des civihsations », par laquelle les peuples expriment leur culture.« L’Archifête » s’adresse à tous les publics, y compris les architectes eux-mêmes, et se propose, par des dizaines de manifestations, d’occuper la place publique.L’intention n’est pas tant de célébrer des oeuvres et leurs architectes que de reconnaître l’architecture pour ce qu’elle devrait être dans notre société: d’intérêt pubhc.Elle débute officiellement aujourd’hui, à Québec, par une proclamation du premier ministre, M.René Lévesque, et la pubhcation d’un mémoire intitulé « Vers une Politique de Tar-chitecture ».D’entrée de jeu, « L’Archifête » annonce donc les couleurs : saisir la société de l’importance de l’architecture dans la qualité de son cadre bâti et du rôle essentiel qu’elle compte tenir dans son avenir.Elle prppose, tous les jours, au complexe Desjardins, une clinique d’architecture (consultation gratuite), des architours (visites guidées par des architectes), des renseignements sur les carrières et professions de l’environnement bâti et met des architectes au travail sur la place publique.Elle a même conscrit la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal (CTCUM).Sur certains parcours, les passagers de la CTCUM auront un déliant décrivant te paysage urbain dans lequel ils passent.En souterrain, aux stations Place des Arts et Berri-DeMontigny, les voyageurs pourront voir un montage audio visuel sur le métro de Montréal, réputé comme l’une des oeuvres architecturales majeures d’ici.Dans certaines stations, le 23 mai, les architectes guideront les visiteurs.Des « architours » invitent à la découverte des maisons d’architecte, des chapelles méconnues, de beaux ensembles ruraux et de trois quartiers montréalais.On peut obtenir des renseignements sur toutes les visites guidées en se rendant au kiosque architours du complexe Desjardins.« L’Archifête » propose en outre des débats et des conférences publiques auxquels elle a invité plusieurs personnalités internationales.C’est ainsi que le colloque Architecture et identité culturelle, modernité et régionalisme (du 22 au 24 mai à l’Université du Québec à Montréal) recevra, entre autres, Kenneth Frampton, de TUniversitè Colombia, New York, Giorgio G rassi, architecte de Milan, Rogello Salmona, architecte colombien, et Alvaro Slza, architecte portugais.Le colloque se double d’une exposition intitulé Architectures colombiennes- alternatives aux modèles internationaux Elle reçoit aussi, à la salle Maisonneuve de la Place des arts, le 26 mai, Alberto Sartoris, architecte suisse, précurseur du dessin axonométrique.On pourra voir quelques projets de cet architecte dans une exposition à la Galerie Graff, rue Rachel.ITInstitut royal d'architecture du Canada profite de la manifestation pour tenir son congrès sur le thème des traces du futur ou le rôle de l’ordinateur dans la pratique de l’architecture.L’Université McGill tient au pavillon Leacock, les 25 et 26 mal.un séminaire sur l’architecture à travers le Journalisme.A la Place VlUe-Marie, à la galerie de l'UQAM, et à la plaza Alexls-Nlhon, des expositions s’offrent aux promeneurs.Flnfln, samedi, au marché Maiænneuve, le Conseil des monuments et sites du Québec, la fondation Héritage Montréal, l’Atelier d’histoire Hochelaga-Malsonneuv e, l’écomusée de la Maison du Fier monde et la Fondation canadienne pour la protection du patrimoine organisent un colloque sur le thème Le patrimoine industriel et ouvrier.L’intérêt pour ce patrimoine, relativement récent, ouvre des perspectives nouvelles Suite à la page 11 Ltl premier ministre, M.René Lévesque inaugure aujourd’hui à Québec une Semaine nationale de l’architecture.À l’occasion de cet événement important, l’Ordre des architectes remettra au gouvernement un manifeste lui proposant l’élaboration commune d’une politique de l’architecture.Une Semaine nationale de l’architecture, plus une proposition de politique de l’architecture, c’est déjà, en soi, toute une archifête! Je laisse à d’autres le soin de vous faire l’article de l’Archifête.Depuis trois ans, l’Ordre a poursuivi une intense démarche interne à la recherche de l’amélioration du cadre de vie, et à la recherche de stratégies pour une meilleure architecture.Le temps était venu de passer aux actes.En quatre décennies, notre cadre bâti a connu toutes les avanies, et subi les « fragmentations » que la révolution industrielle devait infliger à la personne humaine.L’absence de toute réelle gestion qualitative de l’espace et de concertation entre les intervenants du cadre bâti n’ont permis qu’excep-tionnellement d’égaler les réussites de nos prédécesseurs.Le lot de nos villes, hors d’un cadre de pensée plus global, a été en règle gené- par Patrick Blouin Architecte, ancien président de l'Ordre des architectes du Québec et président élu de l'Institut royal d'architecture du Canada raie l’incohérence, l’improvisation, le laisser-aller, la cupidité.Après la déstructuration urbaine, la déconstruction des centres, nous assistons depuis quelques années au génocide systématique de nos trottoirs affligés, bloc après bloc, de murs aveugles, impénétrables et inhumains.La « ville souterraine » et la « la ville réversible » prennent le relais des banUeues pour déposséder la ville réelle.On sait pourtant que des villes comme New York et San Francisco bannissent les murs aveugles et ont des zonages obligeant les commerces de détail à ouvrir directement sur la rue dans les édifices commerciaux.« La force démoniaque » n’est pas la technologie scientifique en elle-même, mais notre propension à considérer nos moyens comme des fins; une attitude symbolisée par le fait que nous mesurons notre succès par la production nationale brute plutôt que par la qualité de la vie et de l’environnement.(René Dubos) Actuellement, la demande de qualité dans le domaine du cadre bâti est relativement faible et il semble que notre société ait développé une inquiétante accommodation à la pauvreté de son cadre de vie, à la pollution visuelle et culturelle.Pourtant nous aimions la beauté, c’était un élément essentiel de notre activité constructive, comme en témoignent les oeuvres laissées par des générations de bâtisseurs québécois.Dans La Presse du samedi 27 mai 1899 (il y a 84 ans), je relevais récemment en première page quelques phrases que j’aimerais y lire aujourd’hui: « Les propriétaires du quartier St-Laurent seront invités la semaine prochaine à la discussion d’un projet (construction d’un boulevard en face du Monument national) dont la réalisation devra contribuer largement à augmenter le prestige de notre ville au point de vue de l’esthétique autant qu’au point de vue commercial.Ce projet est d’embellir, d’assainir, d’enrichir notre quartier St-Laurent.» Un rêve: concertation et esthétique.Nos ancêtres n’avaient pas peur des mots.Pour compléter ce tour rapide des misères de notre cadre bâti, il ne faut pas oublier cette obsession actuelle de concevoir tout nouvel édifice comme différent de tout autre préexistant.Cette attitude trahit une terrible faiblesse de notre époque, en même temps qu’elle est un aveu d’échec sans précédent.Les hommes n’ont pas hésité à accepter par le passé des formes standards souvent reprises à l’époque de la civilisation préindustrielle.Les standards résultaient de leurs moyens de production et de leur mode de vie et représentaient la sy nthèse des meilleures tentatives individuelles pour résoudre certains problèmes récurents.Les formes standards de l’architecture du passé expriment une combinaison heureuse de technique et d’imagination ou plutôt la complète coïncidence des deux.(Walter Gropius) C’est donc dans ce contexte difficile que l’Ordre propose l’ouverture d’un débat essentiel.Il ne s’agit surtout pas pour les architectes de suggérer la nécessité de nouvelles lois ou de structures bureaucratiques supplémentaires.Une politique, c’est avant tout une prise de conscience, une reconnaissance du terrain et des besoins, une préoccupation bien orientée pour la qualité de notre cadre de vie.La démarche qu’implique l’élaboration de cette politique devra être fondée avant tout sur une concerta- tion des principaux intervenants: le public, le gouvernement, les architectes et autres concepteurs du cadre bâti.Cette démarche fera ressortir l’existence de publics multiples.Le modèle de l’intérêt pubhc unitaire véhiculé depuis dix ans est passé à côté des problèmes sociaux réels, car il n’existe pas un pubhc mais des pubhcs pour lesquels les choix seront différents.La démarche fera reconnaître aussi que l’espace est pohtique; que l’architecture est politique et qu’elle est une résultante des diverses conditions du milieu, sociales, culturehes, technologiques et économiques.Le gouvernement dans sa loi 125 a déjà remis en question l’idéologie apolitique de l’aménagement.Maintenant cette reconnaissance devra s’étendre à l’architecture et au cadre bâti.La recherche de la quahté suppose la participation du plus grand nombre.Par conséquent, une pohtique de l’architecture orientera vers une participation accrue, car le dévelojjjjement de la quahté passe par une demande accrue.La demande de quahté devra être stimulée au niveau de l’information et de la formation.Cela apportera en même temps dans ces deux secteurs vitaux une prise de conscience du rôle essentiel de la quahté du cadre de vie.Elle aura aussi un impact au niveau de l’amélioration de la quahté de la commande (les maîtres d’ouvrages) que l’on doit considérer comme co-responsable de la quahté de l’architecture.La commande devra apprendre à privilégier les conditions culturelles et esthétiques; les conditions technologiques et économiques s’expriment de toute façon d’eUes-mêmes.L’amélioration de notre cadre de vie aura un effet de « retotalisation » cultureUe et compte tenu de l’importance de l’acte de bâtir, un effet démultiplicateur sur l’ensemble de l’activité culturelle québécoise.Cette occasion que l’Ordre des architectes demande au gouvernement de nous donner, est réellement une occasion à ne pas rater.Le moment est propice, les Québécois par le biais de la redécouverte de leur patrimoine s’éveillent à la quahté, le ralentissement de l’économie permet la réflexion; l’Archifête amorce le dialogue.À nous tous maintenant de surveiller de près le développement de ce dossier, la naissance d’une concertation entre les pubhcs, le gouvernement et les architectes, et l’élaboration prochaine d’une politique de l’architecture pour le Québec.Le concours d’architecture: une question de prestige Malgré la situation économique désastreuse, il semble qu’il y ait toujours, un peu partout a travers le monde, des fonds disponibles pour des projets prestigieux, en particulier dans le domaine de la culture.Les nouveaux musées se font de plus en plus nombreux, semblables a des panneaux-réclames géants, soucieux de communiquer aux citoyens et aux visiteurs, l’image qu’un pays cherche à se donner.Dans cet esprit, le gouvernement de François Mitte-rand a récemment mis de l’avant deux projets d’importance majeure sur le plan de la culture : le Parc de la Vil-lette qui entourera un musée en construction sur le même site, et un nouvel Opéra qui se situera Place de la Bastille, à Paris.Au Canada, le premier ministre Trudeau vient lui aussi par Odile Hénault architecte, rédactrice en chef du périodique Section A leux gr projets culturels: la Galerie nationale et le futur Musée national de l’homme.Après la création du Musée de la civilisation à Québec, le gouvernement québécois, a son tour, annonce son deuxième grand projet culturel, la relocallsatlon du Musée d’art contemporain au centre-ville de Montréal.Revenons un instant à la métaphore du panneau-ré- clame : il va sans dire que la quahté de l’image transmise est reliée de près à l’habilité du graphiste ou, dans le cas d’un bâtiment, de l’architecte.Or, la France réagit de façon spectaculaire l’occasion de s’offrir une grande campagne de pubhcitë à fort peu de frais.« En raison de l’importance exceptionnelle de cet ensemble (Vopéra), le gouvernement français a décidé de faire appel aux architectes du monde entier et d’organiser un concours international ouvert sur esquisse et à un seul degré qui sera jugé par un jury international dans le respect des règles de l’anonymat », peut-on lire dans les documents du concours envoyés à 1,400 architectes à travers le monde.En France, le concours international ouvert représente la solution de prestige par excellence.Sous Pompidou, la France a ainsi organisé le concours pour le Centre Beaubourg, gagné par l’équipe italo-brltannique Piano et Rogers.Paris s’est alors dotée d’un parfait exemple de bfttlment/panneau-ré-clame! Le concours ouvert à tous est la formule de mise en compétition la plus riche en idées, la plus démocratique d’une certaine façon, et certainement la plus prestigieuse pour un maître d’ouvrage.Il est toutefois relativement inaccessible à un groupe d’architectes des bureaux moyens lesquels n’ont pas vraiment le loisir de participer à une loterie pubhque où leurs chances de gagner restent minces, même en l’absence de tout favoritisme, ce qui n’est pas toujours le cas.C’est, par contre, lors de concours ouverts que se feront remarquer de jeunes équipes au potentiel Intéressant qui n’ont, en temps normal, que peu d’occasions de prouver leurs talents à leurs pairs et au pubhc.Les principaux reproches faits à ce genre de concours sont, d’une part, la non rémunération des architectes pour leur travail, et, d’autre part, la crainte des maîtres d’ouvrage à l’égard de l’expérience insuffisante de certaines jeunes équipes.Le premier problème est inhérent à ces concours : en effet, il serait impossible de rémunérer les 1,400 architectes Inscrits au concours de l’O- Céra.Quant au second pro-lème, le règlement d’un concours pourrait comporter l’o- bligation pour l’équipe garante de s’alher à un bureau de taille s’il lui manque la structure pour mener le projet à terme.Au Canada, le gouvernement Trudeau vient de confier à quatre équipes d’architectes la construction de deux grands musées dans la capitale fédérale, après appel d’offres, mais sans concours et sans jury convenable.Le tout s’est d’ailleurs déroulé dans le plus grand secret.Les documents qui au soutien de la décision finale demeurent encore secrets, trois mois après l’annonce des finalistes.L’instigatrice du processus de sélection, Jean Sutherland Boggs, ex-directrice de la Galerie nationale, avoue d’ailleurs candidement à Adele Freedman, journaliste du Globe and Mail{\A mal 19831: « Évidemment, ça devait être un choix pohtique; tout le monde était au courant.Ma tâche a consisté à voir à ce que tout se déroule le mieux possible, étant donné le caractère pohtique du processus.» Le Canada recourt à une démarche qui soulève l’amertume dans la profession et crée un climat de tension où peuvent difficilement se développer des Idées nouvelles.Le fait que la diffusion des projets soit encore interdite montre à quel point est limitée la valeur de ce processus de sélection et met en doute la compétence du maître d’ouvrage.Il ne suffit pas de mettre en lice une dizaine d’architectes pour obtenir des résultats intéressants.Les nuances sont nombreuses et les conditions à observer pour mener à la satisfaction de tous, maître d’ouvrage, pu blic et architectes, sont de nature très délicate.Ainsi, le spectre de l’Opéra de Sidney sera sans cesse brandi comme un étendard devant les tenants du concours ouvert.Ce contre quoi nous.Montréalais, avons une arme particulièrement efficace avec la silhouette inachevée du stade olympique, résultat d’une commande autocratique, s’il en est.Depuis quelques années, le gouvernement québécois a lui aus.si eu recours à la mise en compétition, mais avec un autre type de concours, le concours sur invitation qui, tel que nous l’appliquons, comporte des désavantages.Ce processus prévoit au départ un appel d’offres au cours duquel les firmes intéressées doivent s’allier à d’autres experts de la construction, ingénieurs de diver ses disciplines, par exemplg.U n comité de sélection examine les dossiers et choisit un nombre d’équipes qui va- rie de cinq à dix, rarement plus.On verse alors une indemnité aux architectes.($65,000 à chacune des cinq équipes du concours du Musée de la civilisation) et on leur demande de présenter un avant-projet qui leur coûte parfois le double de l’indemnité prévue.Parmi les inconvénients de ce genre de concours, mentionnons les frais légaux élevés pour la constitution même de l'équipe, l’ampleur du travail commandé et la rigidité de la réponse architecturale pour le maître d’ouvrage, une fois prise la décision finale.La conclusion de cet exercice tient habituel lement dans un bâtiment moyen, voire médiocre, des coûts élevés pour les contribuables et une amertume générale au sein de la profession, car la formation des équipes, lor.squ’il y on a si peu, est prévisible des mois à l’avance.Comment arriver à une mise en compétition où les architectes puissent donner leur véritable mesure et à des résultats satisfaisant â la fols le maître d’ouvrage, la profession et le public?En France, où il est maintenant obligatoire de lancer des concours pour tout bâtiment public d une certaine importance, l’on recourt de plus en Suit* à la page 11 10 Le Devoir, jeudi 19 mai 1983 L’ARCHIFÊTE L’espace urbain: un patrimoine que les villes doivent réinventer La Cour suprême de l’État de New York avait, récemment, a juger un cas nouveau touchant l'usage de l’espace urbain Les propriétaires d’un centre d’achats avaient interrompu la distribution des tracts d’un groupe de pression en alléguant qu’elle avait lieu dans un espace privé destiné à sa clientèle Les juges ont conclut qu’il s’agissait plutôt d’un espace pubbc et que, par conséquent, la liberté d’expression y avait droit, au même titre que dans une place pubbque Les juges ont affirmé que, dans les banlieues nord-américaines, le mail intérieur d’un centre d’achats reste le seul véritable équivalent du « Town Square » de la ville traditionnelle Tout en nous réjouissant de ces conclusions pour la protection des libertés civiles de nos voisins du sud, nous devrions aussi nous mquiéter du fait que les seuls pourvoyeurs de nouveaux espaces civiques soient des promoteurs de centres d’achats par Daniel Barcelo professeu' a L'Institut d'urbanisme de l'Université de Montreal L’architecture et l’urbanisme contemporains se sont beaucoup plus préoccupés des « open spaces », vastes espaces dégagés, dont la grande taille et le nombre deviennent objet de comparaisons normatives entre villes pauvres et villes dépourvues, les nôtres se situant la plupart du temps dans la deuxième catégorie La promotion des grands espaces a fait oublier les plus petits espaces urbains, non seulement la place, mais aussi la rue, le boulevard, le square, etc.Ils ne se définissent pas essentiellement par l’absence de bâti mais plutôt comme des pièces extérieures, enserrées par les façades des bâtiments de telle sorte qu’on peut encore s’y sentir « a l’intérieur ».Toute une tradition de l’architecture urbaine s’est appuyée sur cette conception de l’espace qui ne se mamfeste pas tellement par sa dimension que par sa qualité.La Place Saint-Marc, à Venise, occupe à peu près le même espace physique que le boulevard Dorchester sur la longueur de deux ou trois îlots.Dans cette conception traditionnelle de l’espace urbain, les édifices s’intégrent dans une trame continue et non comme des monuments isolés, posés sur une surface.Pour ce faire, il y a une double exigence, des espaces, certes, à la bonne échelle, mais aussi une architecture qui se conçoit comme participant à la définition qualitative de cet espace.Au début du siècle, Montréal et Québec, entre autres, se présentaient bien à nous selon ce modèle, même dans les rues les plus modestes de leurs quartiers populaires.L’architecture du milieu du XXe siècle, au Québec comme ailleurs, s’est carrément éloignée de ce modèle, adoptant plutôt celui du monument isolé, oeuvre singulière de son concepteur, devant se manifester par sa forme originale, autant que possible en rupture avec le vernaculaire environnant.Ajoutons à cela la pression des valeurs foncières à la hausse, encouragées autant par les pouvoirs publics que par les promoteurs, et il n’y a plus lieu de s’étonner de la destruction presque systématique des nombreux espaces urbains que nous avaient légués nos viUes traditionnelles.Il ne s’agit pas uniquement de la destruction d’immeubles mais du même coup de la destruction de l’espace qu’ils définissaient.Les exemples les plus tragiques sont sans doute la Place d’Armes et le Square Victoria à Montréal, la Place d’YouviUe à Québec En banlieue, où l’espace est une notion bien plus quantitative que qualitative, le centre d’achats reste le plus souvent le seul endroit où l’on peut se retrouver « à l’intérieur » d’un espace public, mais il faut l’atteindre, comme un monument isolé, à travers ses parkings.Les quelques rares espaces urbains de qualité cr^s dans la ville traditionnelle au XXe siècle, proviennent de vastes opérations immobilières où les exigences du prestige et du commerce ont porté certains promoteurs et architectes à créer des « places », plus souvent qu’autrement introverties.La Place Ville-Marie, le Complexe Desjardins comptent parmi les meilleurs exemples.Faut-il en tirer la conclusion que, dorénavant, l’urbanisme et l’architeçture ne sont plus capables de concevoir, autour d’espaces prédéterminés, en continuité avec les lignes de force du passé, des ensembles distincts d’immeubles à fonctions diverses, qui auraient le double rôle d’animer la vie urbaine et de lui donner des lieux où elle se senturait mise en valeur et protégée dans toute sa diversité, en liaison avec la complexité de l’ensemble de la ville?La création d’espaces publics urbams qui s’mtègrent à nouveau à une trame de lecture de la ville et de sa culture passe par plusieurs transformations: celle de l’urbanisme avec sa tendance facile à vouloir définir la ville par la séparation des fonctions et des usages; celle de l’architecture habituée à concevoir des immeubles et des groupes d’immeubles qui s’isolent dans leur propre définition de l’espace et considérant l’espace environnant, particulièrement la rue traditionnelle, comme du laissé-pour-compte auquel il vaut mieux tourner le dos.D’autres visions commencent à prendre le relais, timidement, par exemple, autour de la notion de quartier, même de « village » urbain Les pouvoirs pubhcs, les promoteurs, les mvestisseurs récupèrent ces visions. Montréal, par exemple, les artères commerciales deviennent l’objet d’une préoccupation de l’admimstration municipale.On porte un regard neuf sur le sol de l’espace urbain, sur son mobilier, tous deux depuis longtemps standardisés à outrance pour des préoccupations de voirie.Mais l’intervention semble vite à bout de Le monument et la place publique dans la ville souffle: la multiplication des matériaux et des formes manifeste une maladresse évidente.Dans le cas de la rue Duluth, on tranforme en même temps la vocation traditionnelle de la rue dans le quartier, pour en faire une espèce de bazar destiné au tourisme populaire Qui plus est, on veut confier la gestion de l’espace des artères commerciales à des associations de marchands.Il s’agit, bien évidemment, de reprendre en ville une partie de la recette qui fait le succès des centres d’achats en banlieue, c’est-à-dire un mécanisme unifié de gestion et de promotion.Mais on risque ainsi de tomber, à plus long terme, dans une définition monofonctionnelle de l’artère, oubliant ses fonctions sociales et culturelles.L’appropriation publique de l’espace urbain dépasse donc les dimensions que les seuls concepteurs peuvent lui donner: il ne peut y avoir d’espace collectif que conçu pour une collectivité d’intérêts L’alternative, c’est une séné d’opérations immobilières et autres qui privatisent le patrimoine collectif et où l’on pourrait se sentir tout aussi mal a l’aise un jour que dans un centre d’achats de banlieue le dimanche.A l’occasion de l’Archifête, une réflexion sur l’espace urbain devrait provoquer un meilleur échange entre concepteurs et usagers de l’espace urbam.D’abord sur les mécanismes mêmes de production et de gestion de cet espace: faut-il rappeler que les citoyens de Montréal et de Québec sont encore les seuls au Québec à ne pas pouvoir se servir des mécanismes élémentaires de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme aux fins d’information et de consultation, sinon de participation?Ensuite, sur les fonctions d’échange à privilégier, sur le type de vie et de culture urbaines que nous voulons voir refléter dans nos espaces urbains.Enfin, sur leur architecture.Si l’urbanisme et l’architecture ont peu à nous offrir comme modèles satisfaisants, c’est bien parce qu’u-sagers et concepteurs demeurent isolés les uns les autres, les premiers devant consommer l’espace qu’on leur aménage sans droit au chapitre, les seconds parce que leurs meilleures réflexions ont peu de poids de toute façon sur ceux qui retiennent leurs services.La ville traditionnelle comporte toujours quelque part, en son centre ou au détour d’une rue, une place flanquée de son monument Rappel d’un événement passé triomphant, le par Jean-Claude Leblond monument est destiné à maintenir ce lien entre le LES RECHERCHES ARKHIS • archéologie • histoire • mise en valeur du patrimoine Tél.; (418)647-2735 431 Richelieu Québec J1R1K2 962 rue Roger Granby, Qué.J2G-3A8 tél: (514) 378-3211 UN TOUT NOUVEAU TABLOÏD SUR L’ARCHITECTURE Le numéro d’avril/mai en vente à l’archifête Individus 315 ÜO Etudiants 312 (X) Institutions 3)5 00 SECTION Pour abonnements, écrivez .'i SECTION a (-ase postale 909 La Cite Montréal, Québec H2W 2P5 passé et le présent.Il a souvent une relation topony-mique avec les lieux.Il lui donne son nom.Dans les villes d’importance moyenne, le monument est planté au centre d’une place publique qui est elle-meme, entouree de la mairie, de la principale église et des services collectifs.Elle est le centre de la vie municipale.À côté, on trouve parfois, relent du XIXe siècle, un kiosque à musique.La fonction symbolique, sémiotique du monument, n’a pas que je sache été étudiée.On imagine que ces personnages glorieux, entourés de leurs attributs, contribuaient à maintenir liés les chaînons de la continuité historique li-néaire.Avec la grande guerre et l’autre, l’art du monument a subi un terrible assaut.Toutes les villes, les villages possèdent leur monument aux morts, blocs de granit qui alourdissent le poids du souvenir et qui transforment les places publiques en cénotaphes d’un passé qui s’estompe.Montréal comporte, comme toute ville qui a accumulé un certam passé derrière elle, plusieurs monuments d’intérêts.Ont-ils encore une signification?Pensons à ce glorieux éloge du haut d’une splendide colonne, avec des ailes et tout au pied du Parc du Mont-Royal (monument G-E.Cartier): en l’honneur de quel héros a-t-il été édifié?Qui le devinerait, a première vue, après des générations d’abandon et de silence?Quel est le Montréalais qui peut dire où se trouve le monument à John Young, et qui fut cet illustre personnage?Pour sa part.Octave Cré-mazie est installé au coeur de bretelles d’accès au boulevard métropolitam.Mais aujourd’hui, avec la transformation que l’art a subie, avec surtout le change- Verrière — Soleil disponible avec verre biseauté Aussi disponible dans notre salle de montre; • Fenêtre coulissante • Fenêtre guillotine • Porte patio d’aluminium, d’acier • Revêtement d’aluminium d’ALCAN Rénovation G.P Inc.8185 boul.Langelier St-Léonard tél.: 326-2100 L’Ordre des architectes du Québec souhaite le plus grand succès à VARCHIFÊTE et à ses organisateurs ment de notre perception de l’histoire et de la gloire, est-il encore possible d’édifier des monuments?Autre temps, autre moeurs, prenons le cas du Carré Saint-Louis.Au centre d’une place classique, on trouvait une fontaine.Les besoins des citoyens du quartier en matière d’espaces verts ont amené les autorités à transformer le bassin en terrain de jeux pour les enfants.Le Carré est en instance de réaménagement.Le monument tel qu’on le voit sur la place publique et la place elle-même ne peuvent plus s’articuler comme avant parce qu’on n’y va plus, parce que les places sont faites pour ceux qui marchent.Elles furent conçues comme halte, relais, lieu de rencontre de ceux qui traversent la ville.La place publique et son monument comme centraüté et repère géographique sont tellement fonction du rythme à pied qu’ils étaient encore dotées de latrines.À Montréal, Place d’Armes et Carré Phillips notamment, les latrines ont été bouchées.La moralité est peut-être sauve, mais le geste est symptomatique d’un état de détérioration de la place comme lieu de rassemblement, de vie collective.Dans le contexte d’un urbanisme orienté en fonction de l’automobile, il est bien difficile de conserver au monument et à son espace vital l’importance qui leur revient.L’explosion des banlieues et la désertion des centre-villes, après les heures de travail, abandonnent la place publique à la délinquance et à la clochardise.La place publique et le monument n’ont plus de fonction sociale; ils ne servent pas à une vie de quartier, mais ne sont plus bons qu’à être regardés.En effet, notre conception des lieux urbains, des rues, des parcs et des places pubh-ques est essentiellement visuelle.Tous ces lieux sont dé-sormais conçus à partir d’une voiture en marche.Ils ne sont plus faits pour être vécus, mais pour être vus.Ceci explioue, par exemple, pourquoi, à Montréal, on a doté certaines rues de lampadaires romantiques.La rue est vue de la voiture.Elle se donne en spectacle.Le piéton devient figurant hol-liwoodien d’un cinéma municipal qui pense pour lui ce qui est bon pour lui, et qui pense également que la mise en cinéma d’une ville entière dans l’artificialité d’un éclairage incandescent attire le touriste et revitalise le commerce.Voilà, selon moi, le drame des lieux publics, et tous les programmes de revitalisation ne réussiront somme toute qu’à folkloriser les lieux, qu’à mettre la vie dans un cadre.Mais, il n’y a pas que Montréal à sombrer dans la qué-tainerie.Citons le cas assez révoltant de Rimouski qm renie la présence du fleuve en édifiant un muret de ciment assez haut pour que de voiture, on ne voit jamais la mer quand on traverse la ville.Et le trottoir qui longe ce muret est SI étroit et bruyant de la cmculation que les piétons ne s’aventurent pas.Résultat' les Rimouskois habitent n’importe où sauf au bord du Saint-Laurent.Le cas de Sept-îles est bien pire encore.Le bord du fleuve est déserté et l’activité économique s’est déplacée le long d’un boulevard Laure déprimant Il faut presque parler ici d’une trahison des citoyens à l’égard de leur cadre de vie.Parce qu’ils sont au service des pouvoirs pubhcs, les architectes sont en partie responsables de la détérioration de nos heux pubhcs.Le monument, pour revenir à lui, n’est plus guère nécessaire.Toutefois, c’est la place pubhque elle-même qm a besoin d’etre revue parce qu’elle présente encore aujourd’hui, quand on cherche un peu, la sohtude à un mode de vie avec lequel on tente de renouer.Il y a, au centre de Drummondville, une belle place publique qui, géographiquement, reste encore le centre de la ville.Les arbres y sont mûrs, les bancs laids.Tout autour, la vie commerciale n’a pas encore été étouffée par les centres commerciaux périphériques.Cette place est flanquée du bel hôtel solide, le bel immeuble qui raconte la ville avec ses grands bals, le bel hôtel mourant avec sa magnifique salle à manger.On sent au coeur de cette place battre le coeur de la ville.Que deviendra-t-elle si on laisse les heux pubhcs se détériorer?Notre préoccupation pour le patnmome construit laisse un peu trop de côté la conservation et le respect de la place publique et de la rue.Pourtant, de ces lieux, nous sommes directement propriétaires en tant que citoyens.Les organismes qui défendent les intérêts du patrimoine devraient ajouter à leur carnet de revendications, le droit de regard dans Lj 8; r tl d’ ê t r e ¦bien chez sol Société des Décorateurs Ensembliers du Québec l’aménagement de lieux pubhcs et des rues.Et demain, il faudra refaire la Place Viger quand les travaux de l’autoroute seront terminés.Il faut repenser la Place Youville, au coeur du Vieux-Montréal, il faut redessiner le vieux port.Si contre tout désir d’amého-ration et d’imphcation des citoyens, l’aménagement des heux pubhcs continue d’être la scène d’un théâtre organisée depuis le cénacle du pouvoir, alors, il y aura une ville qu’il vaudra mieux abandonner.LAROSE, LALIBERTÉ, PETRUCCI ARCHITECTES GILLES-L , LAROSE, ADBA.MIRAC VICTOR LALIBERTÉ, ADBA,MIHAC JEAN-M PETRUCCI, B ARCH , M I R A C 980 OUEST RUE STE-CATHERINE SUITE 400 MONTRÉAL (Qué.) H3B1E5 (514)861-1886 JEAN CIAUDE DUPUIS PIERRE ALAIN CHAPUIS MICHEL OUBUC architectes I514) 276 3631 —Congrès efficace — Vacances inoubliables- wra* »• .X NOUVEAU VILLAS SPACIEUSES, 175 CHAMBRES & SUITES FAMILIALES Piscine intérieure, bains sauna et tourbillon salle de jeu, 20 salles de réunion et de banquet Ousqu'à 300 personnes) Haute cuisine — Soupers dansants — Brunch musical le dimanche Équitation — tennis — cabane à sucre — billard — ping-pong — etc A proximité: Parc historique national Louis Saint-Laurent, nombreux golfs Forfaits: Fin de semaine vendredi souper, samedi tous les repas, dimanche brunch Chambre, taxes et services il0$* Aussi Plan européen à partir de 25$ par jour* Fin de semaine 20, 21, 22 niai CLINIQUE D’INTRODUCTION: L’ORDINATEUR FAMILIAL Initiation au langage BASIC — travaux pratiques de programmation sur micro-ordina-leur — jeux vidéo — Projection — choisir son propre ordinateur — etc.Demandez le programme complet (1-800-567-3420) Adultes 50$, entant de 8 à 18 ans 25$.hOtil »»» * par pars — occ double — enfanta moins de 12 ans M prix Entre le mont Orford et le Vermont 20 km au sud de Sherbrooke 200 km au sud de Québec RansiitNmnt il risimtioRS sans Irais be Compton (Csftrie) Bomaine êiaint-ILaurent LES TECHNICIENS EN AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE DU COLLÈGE DE ROSEMONT FONT AUSSI PARTIE DE L’ARCHIFÊTE.car ce sont des spécialistes capables d’exécuter des tâches de cueillette de données, d’inventaires territoriaux, de préparation et supervision de mise en oeuvre de projets d’aménagement et de conception et production cartographiques (concepts, plans d’utilisation du sol, d’urbanisme, de zonage et d'aménagement paysager, croquis d'ambiance et rapports préliminaires d'analyse de sites).De plus, nos techniciens sont d’excellents collaborateurs auprès des professionnels de l’aménagement, puisqu’ils ont reçu une bonne formation qui rejoint et complète celle des professionnels.Soulignons quelques cours qui font partie de cette formation: habitation et restauration, domaine bâti, infrastructures municipales, règlementation et législation municipale, droit foncier, voirie, aménagement paysager, topométrie, sciences graphiques, photo-aérienne, statistiques, introduction à un langage de programmation, environnement, techniques et méthodes d’aménagement du territoire.Si vous désirez des renseignements concernant le programme ou l’engagement de nos finissants, n’hésitez pas à communiquer avec M.Paul Racine, au 376-1620, poste 319, ou M.Fernand De-saulniers, au 376-1620, poste 243. Le Devoir, jeudi 19 mai 1983 L’ARCHIFETE Un patrimoine architectural méconnu: les centrales hydro-électriques L’INTÉRÊT de nos cen traies hydro-électnques ne se limite pas à la production énergétique, mais concerne également l’esthétique.Mal connus, ces lieux fourmillent de stimulants qui nous viennent des formes, des matériaux, des textures, des couleurs, des aménagements, des mouvements, des sonorités.L’univers des usines et des machines est une totale fascmation.L’évolution architecturale des centrales est le fait de plusieurs générations; chacune, malgré la constance des contraintes techmques et des exigences de rentabihlé, a exprimé à l’aide d’un langage qui lui était propre, un peu de sa vision du monde.Concours Suite de la page 9 plus aux concours sur esquisse.Le principe du concours restreint, qui permet la rémunération des équipes, demeure mais on demande une esquisse plutôt qu’un avant-projet sommaire ou détaillé.La tâche réduite, et par conséquent l’indemnisation moins élevée, suscite la participation d’un plus grand nombre d’équipes, donc d’idées, tout en offrant au maître d’ouvrage un produit beaucoup plus flexible.Le succès de ce genre de concours dépend en premier heu de l’ouverture d’esprit du maître d’ouvrage qui doit pouvoir inclure parmi les participants des équipes qui, sans avoir nécessairement une longue expérience, se sont déjà fait remarquer par un travail de quahté Au Québec, on peut se demander comment la commande du Musée d’art contemporain sera attribuée Profitera-t-on de l’occasion pour véritablement encourager une architecture de quahté’’ par Jean-François Larose aménagiste-consultant à Hy-dro-Ouébec Un site de production hy-dro-électrique comporte deux éléments principaux: un barrage, pour régulariser le débit du cours d’eau, et une usine où sont installées les génératrices accouplées aux turbines.Traditionnellement, barrage et usine ont été traités différemment du point de vue des formes.Les barrages, et ouvrages d’art en général, obéissent à des critères de fonctionnahté, alors que les usines font l’objet d’un traitement qui laisse une place importante à la décoration.Cette dichotomie, d’abord radicale, tendra à s’amenuiser avec le temps.Il n’existe plus guère que des vestiges des premières centrales construites au Québec (1890-1910), mais à partir des années 1910, les oeuvres se multiplient avec une qualité parfois éblouissante.Jusqu’à la fin des années 1940, deux approches se succéderont dans la conception architecturale des centrales le courant historiciste et TArt Déco.L'histoncisme recourt aux traditions architecturales du passé, surtout la tradition classique, pour y pmser l’ins-piration qui servira à composer l’image des usines et leur conférer la noblesse attachée à une tradition séculaire : façon d’introduire l’m-novation sous un visage rassurant.La centrale de Sha-wmigan-2, construite en 1911, en est un exemple: elle se présente sous la forme d’un élégant palais inspiré de la Renaissance italienne, finement dessmé par un architecte qui adopta le parti d’une douce coloration expn-mée par des bnques aux couleurs différentes.Quelques kilomètres en amont, sur le Saint-Maurice, on peut voir, comme flottant sur la nvière, une cathédrale gothique: c’est la centrale de Grand-Mère, implantée au milieu d’un des plus beaux paysages industriels québécois des années 1910-1920.La légende veut que le président de la Laurentide Pulp, compagnie qui a aménage le site en 1916, ait visité la cathédrale d’Albi au cours d’un voyage en France.À son retour, ce capitame d’mdustrie, imprégné sans doute de l’es- Une célébration Suite de la page 9 de mise en valeur du cadre bâti et apporte à l’histoire de ce siècle un témoignage indispensable à sa compréhension.Dès la fin de semaine prochaine, 150 écoliers de Montréal imaginent et construisent une ville au complexe Desjardins.Cette expérience originale a pour but de démontrer que les enfants peuvent saisir et comprendre l’environnement bâti et y mettre à profit leurs réserves d’imagination et leur talent créateur.A Québec, où « L’Archifête » se tiendra surtout au Manège mihtaire, les écohers créeront eux-aussi une viUe imagmée et exposeront leurs dessins sur le thème Le coin de rue que ] 'aime.Durant la fin de semaine, l’opération Portes ouvertes rend accessibles une quarantame de bâtiments grâce à des visites guidées.« L’Archifëte » constitue une première au Québec et au Canada.Les organisateurs souhaitent qu’elle devienne une ma-mfestation annuelle se déployant partout au Québec.prit des moines-bâtisseurs, demanda que l'on façonne l’enveloppe architecturale de la future centrale sur le modèle de la célèbre cathédrale Peut-être était-ce là, aux yeux de la compagnie, une importante mesure d’insertion dans une province si largement imprégnée de foi religieuse .Mais si le prési dent avait visité l’Égypte au heu de la France, le Saint-Maurice ne serait-il pas aujourd’hui une nouvelle VaUée des Rois?Ces exemples, relativement exceptionnels quant à l’audace de leur inspiration, témoignent du contexte technologique et esthétique des premières décennies du siècle.Pourquoi des édifices bâtis dans le seul but de produire de l’électricité étaient-ils à ce point magnifiés?Craignait-on que la fonction pure manque de dignité, d’élégance?Pourtant, à l’échelle de 1915, une centrale hydro-électrique représentait sans doute le nec plus ultra de la technologie, la « conquête spatiale » du moment; n’oublions pas que cette société était encore largement hippomobile.Si nous refaisons à rebours le processus intellectuel des concepteurs, il paraît clair dans leur esprit qu’un bâtiment m-dustriel ne saurait être beau par la seule expression des formes liées à sa fonction.Pour atteindre à la beauté, il devait emprunter à des modèles historiques consacrés, afin que cet art utilitaire, donc vil, qu’est l’industrie, soit transfiguré par le recours aux arts nobles, c’est-à-dire non utihtaires, comme l’architecture d’un palais ou d’une église.Un certain temps sera nécessaire aux concepteurs pour se défaire des images empruntées au passé.Ils y parviendront au cours des années 1920, mais ce ne sera pas encore pour laisser aux fonctions le droit d’user des formes selon leur liberté.PROGRAMME DE L INTÉGRATION DES ARTS À L ARCHITECTURE Déjà 200 oeuvres d art realisees sur tout le territoire québécois Le Secretariat du programme de I integration des arts a 1 architecture peut vous offrir — les services d'experts en arts visuels — une aide technique — le service de consultation d'une diatheque sur plus de 700 artistes Pour tout renseignement, s adresser au.Ministère des Affaires culturelles Secretariat du programme de I integration des arts a I architecture 225 Grande-Allee est Rez-de-chaussee bloc C Quebec (Quebec) GIR 5G5 Tel (418)643-1678 Québec ¦ ^ 8oci«* canadiwins Canada MwtQfOe ¦ t d hypothéquât et de logamenl and HoutlngCorporatlOfi ^ * L’honorable Rcxhéo LsBlanc minittre CanadS mais pour les maquiller avec sophistication et rigueur à l’aide d’un langage nouveau, cohérent et sans référence historique l’Art Déco L’Art Déco a été le style institutionnel prédominant en Amérique durant trois décennies (1920-1950).Comme langage architectural, il s’exprime principalement par la ligne, le plan et l’ouverture, tendant a créer des rythmes fortement marqués'par la verticalisation et généralement en harmonie avec la structure portante des bâtiments.Il existe au Québec de nombreuses centrales de ce type (Beauharnois, La Ga- belle, Rapide-Blanc, etc ); peut-être la plus accomplie se trouve-t-elle à La Tuque la perfection du rythme qui sous-tend sa forme l'appfo-che du chef-d'œuvre Par la suite, durant les années 1950, le langage des usines hydro-électnques, suivant en cela l'évolution de la pratique architecturale nord-américaine, abandonne non seulement les références lus toriques mais également décoratives pour s’exprimer avec ce « style » qu'on dira moderniste et qui laisse la fonction modeler beaucoup plus largement la forme.Cette période marque un tournant majeur dans l'art de construire des centrales.Kn effet, jusqu’à ce jour, l’ensemble des équipements d’un site de production hydroélectrique offre, du point de vue du design, un caractère très disparate Si l'usine de Grand-Mère se veut authentiquement médiévale, le barrage qui lui est jouxté possède une plastique directement issue de sa fonction de retenue d'un très lourd volume d'eau.C’est ici l'application du principe d'économie des formes versus le « décorativisme », multipli cation plus ou moins gratuite de signes architecturaux à fonction esthétique et non technique hétérogénéité conceptuelle et formelle entre ce que l’on veut beau et ce que l’on veut utile Le modernisme fourmra le premier langage cohérent qui permette de traiter, à l’intérieur d’une même pensée plastique, toutes les grandes composantes d’un site hydro-électrique Les ouvrages du complexe Manic-Outardes constituent une expression achevée de cette tendance Finalement le design des barrages l'emporta sur l’architecture plus traditionnelle des usines d'autrefois Gouvernement du Québec Ministère des Communications LE RECYCLAGE EN HABITATION: une affaire de coeur et d'espace • Utilisation nouvelle des structures et des espaces • Recyclage en logements de bâtiments publics desaffectes • Monographies illustrées de 32 projets realises, reconvertis en habitation LOGIS Bâtiments anciens, usages nouveaux Ministère de 1 Habitation et de la Protection du consommateur eoq 19617-0 132 pages 282 plans et photos - ^ ^ (couleurs et noir et blanc) 1 Collaborateurs : Joseph Baker architecte Manus Bouchard architecte Jean Côte architecte Hugues Desrosiers architecte Maurice Oesnoyers architecte Alain Duhamel Le Devoir Ptiyllis Lambert architecte Florence Junca Adenot économiste Jean-Claude Marsan architecte Pierre Mornssel arch et Jules Auger architecte Jean-Lou»s Robiliard architecte Adrien Sheppard architecte En vente à la librairie de l’Éditeur officiel du Québec: Montréal Complexe Desjardins Tel 873-6101 OU par commande postale à : Ministère des Communications Case postale 1005 Quebec (Quebec) GIK 7B5 Paiement par cheque ou mandat-poste a I ordre de Les publications du Québec ébe Colloque international dans le cadre de l'Archifête à l'Université du Québec à Montréal du 22 mai au 24 mai 1983 ARCHITECTURE ET IDENTITÉ CULTURELLE Modernité et régionalisme Autour de ce thème fondamental pour comprendre certaines des tendances actuelles de l'Architecture, les praticiens, historiens et critiques qui participent à ce colloque se proposent d'explorer ensemble les potentialités culturelles de l’Acte constructif dans la vie sociale des pays industriels dimanche 22 mai 15 à 18 heures inscription des participants Secretariat du colloque Centre de creation et de diffusion en design 20 heures SÉANCE PUBLIQUE Ouverture officielle du colloque Conférence SOCIÉTÉ, CULTURE ET IDENTITÉ Michel Freitag sociologue Université du Quebec à Montreal Quebec Entre I art et I industrie les paradoxes de I architecture contemporaine President de seance Jean Pierre Hardenne Vice Doyen, Secteur des Arts UOAM Salle Alfred Laliberte Pavillon Judith Jasmin Salle Alfred Laliberte Pavillon Judith Jasmin Présidente de seance France Vanlaethem directrice Centre de création et de diffusion en design mardi 24 mai lundi 23 mai HISTOIRE, ARCHITECTURE ET CULTURE NATIONALE conférenciers Alan Gowans, historien Univerite Victoria British Columbia L architecture et la ville à I époque de la colonisation en Nouvelle France ¦» Raymond Montpetit historien Université du Québec à Montréal, Québec Idéologie architecture et espace urbain Montréal au XIXe siecte Jacques Gubler historien Institut général de technologie de Lausanne Suisse Nationalisme et internationalisme dans I architecture mo derne en Suisse Yves Deschamps, historien Université de Montreal Québec Le développement du style international à Montréal pen dant la révolution tranquille modératrice Madeleine Demers architecte Montréal, Québec 14 heures CULTURE.ARCHITECTURE ET MODERNITÉ conférenciers Trevor Boddy architecte et critique Edmonton, Alberta Vers un nouveau régionalisme de I architecture canadien ne Michel Kagan, architecte Columbia University New York Villes nouvelles en France et identité li nés de I architecte Henri Cirianni Giorgio Grassi, architecte Milano Itaha Architecture avant garde et continuité modérateur Ricardo Castro, architecte Université McGill.Montreal Québec 9 heures PROJETS.ARCHITECTURE ET IDENTITÉ CULTURELLE conférenciers Douglas Cardinal architecte Edmonton Alberta Projets récents * Harry Wolf architecte Charlotte North Carolina Projets recents * Dan Hanganu architecte Montreal Quebec Projets recents Alvaro Siza architecte Porto Portugal Projets récents Modérateur Alexis Ligougne.architecte Université Laval Quebec Québec 1 2 heures Dejeuner sur la terrasse pour tous les participants Centre de creation et de diffusion en design 15 heures LES SOURCES, LES PERSPECTIVES ET LES LIMITES D UNE ARCHITECTURE QUÉBÉCOISE Débat Trevor Boddy architecte et critique Hugues Desrosiers architecte Direction du patrimoine Ministère des Affaires culturelles Yves Deschamps historien Qdile Henault rédactrice Section A Jacques Rousseau architecte Alvaro Siza architec le France Vanlaethem architecte modérateur Georges Adamczyk professeur Departement de Design UQAM 20 heures pièces urbai 2Û heures Conférence publique TRADITIONS ET ARCHITECTURE CONTEMPORAINE EN COLOMBIE Rogelio Salmona.architecte Bogota.Colombia L architecture et son milieu Conférence publique ARCHITECTURE MODERNE ET IDENTITÉ CULTURELLE Kenneth Frampion architecte historien Columbia University New York Vers un régionalisme critique six points pour une archi teclure de résistance Président de séance Jean Pierre Hardenne Vice-Doyen Secteur des Arts UQAM Salle Alfred Laliberte Pavillon Judith Jasmin La langue principale du colloque est le français cependant certaines communications seront présentées en anglais « Toutes tes conferences ont heu au Centre de création et de diffusion en Design Pavillon Design Arts IV 17ô avenue President Kennedy Montréal è I exception des conférences publiques â la Salle Alfred Laliberté Pavillon Judith Jasmin niveau metro 40o rue Sie Catherine est Montreal L 'inscnption des partictpants,dont h nombre est limite à cent se fera le 22 mai 1983 de 18 heures è 18 heures au Secrétariat du Colloque situe au Centre de création et de diffusion en design en payant directement par cheque visé ou en argent comptant selon les tarifs suivants 60$ inscription régulière 20$ étudiant à plein temps, stsgisire et chômeur en architecture et en design Parallèlement, le Centre de création et de diffusion en design présente l'exposition ARCHITECTURES COLOMBIENNES Alternatives aux modèles internationaux Tous les jours, de 12 à 18 heures, sauf les lundi et mardi 30 et 31 magusqu’au 5 juin 1983 Pour information téléphoner é (6141 282-3929 ou 3395 Université du Québec à Montréal Le Devoir, jeudi 19 mai 1983 Dom.Tex.à $18.75 l.a Bourse de I oronlo a surtout connu des hausses hier au cours d'une séance au rythme rapide l.'indice composé des :i00 a gagné 5 79 points à 2,4.30.58.Le volume des transactions a été de 12 milüons d'actions échangées, au regard de 9 8 millions mardi l’armi les indu.strielles très actives, il y a eu BRR', progressant de 15 cens à $3.75; Dome Pete, de 3-8 à $6 3-8; BC .sugar .\, de 2 à $20, Canadian .Marconi, del 1-2 à $73 et Dominion l'extile, de 1 3-8 à $18 3-4 Mais Scotiabank a perdu 1 2a $427 8.dull Canada, 1 8à$163-8; Alcan, 1-8 à $40 3-8; lieneral Motors, 2 à $82 7-8 et Rothman s, 1 1-2 à $42 Parmi les mines, Cullaton Lake a avancé de 35 cents à $4 20.McIntyre Mmes,de 1 1-4 à $35 1-2et Little Long Lac, de I à $37 Mais (lowganda Resources a délaissé 13 cents à $2.36 et Dome Mmes.1 14 à $25 Du côté des [létroles, (leocrude Knergy a gagné 28 cents a $2.65, M eslnim Resource.s, 3-4 à $17 34 et Canada North-we.st.3 4 à $'27 3 4 Mais Total Pete N.A a régressé de 1-4 à $16 .'1-8 et .Norllrstar Resources, de 5 cents à $1.25.Cours tournis par la PRESSE CANADIENNE A G F W AMCA Int Abli Prce Acklonds Aero E O Aoossiz O AgrtfCO E Agro ind A AigueOel o Akoitco 0 12000 2720 1816 17143 7600 66417 300 100 SOO Alt Energy 14435 Alt Enr A 5815 Al Enr 1125 200 250 49354 22450 7776 5300 100 AHo Not Alcon Alcon «V Algomo St ASte! 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