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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 25 mai 1983
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1983-05-25, Collections de BAnQ.

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35 CENTS Vol.LXXIV — No 119 ™db rr fXl[ TFinn III in i Un retard à combler À deux jours de l’inauguration du Palais des congrès de Montréal, le directeur général de l’organisme, M.Roger Privé, conçoit que tous les efforts n’ont pas été faits pour mousser cet important instrument de développement de l’industrie touristique.André Bouthillier rend compte des tentatives qui seront faites dans les prochains mois pour combler ce retard.Page 9 Innovation à la Bourse Afin d’attirer à sa cote les entreprises québécoises, la Bourse de Montréal se propose de lancer sous peu un programme facilitant l’accès des firmes au marché public de financement.Ce plan s’inscrit dans la foulée des récentes modifications annoncées au régime d’épargne-actions du Québec qui visent à inciter les investisseurs à acheter des titres de compagnies publiques.Page 9 La coaliton du textile?Après le succès remporté par la Coalition québécoise pour la survie de l’industrie agro-alimentaire, les syndicats et les employeurs du textile-vêtement font front commun pour demander au gouvernement fédéral de réduire les importations dans ce secteur.Page 9 Bois d’oeuvre La décision américaine ne pouvait mieux arriver par Claude Turcotte La décision du département américain au Commerce de ne pas imposer de surtaxe sur les importations de bois canadien n’a pas véritablement causé de surprise dans l’industrie du bois de sciage au Québec, qui est présentement en pleine reprise d’activités avec une demande tellement forte que les prix ont augmenté de 25 à 50 % selon la qualité du produit depuis le début de cette année.Bien sûr, à la suite de l’annonce il y a eu partout un soupir de soulagement, dans l’industrie et dans les gouvernements, à Ottawa aussi bien qu’à Québec que Toronto et Vancouver, mais pas de surprise, puisque tout le monde s’attendait maintenant à un tel verdict.Il reste encore une possibilité que la coalition qui a logé la plainte en octobre dernier aille en appel, puisqu’elle a 30 jours* pour le faire, mais personne ne croit sérieusement que cela se produira.Kn fait, l’industrie du bois de sciage connaît présentement un formidable regain d’activités, attribuable en grande partie à une reprise de la construction domiciliaire aux Etats-Unis.M.Richard Laçasse, qui est le directeur général de l’Association des manufacturiers de bois de sciage du Québec, parlait « d’une flambée des prix » depuis quelques semaines et M.Pierre Saucier, des Produits forestiers Saucier Ltée, Voir page 8: Bols Je rencontre Jésus 2,25 $ Vanier “LES FILLES DU ROY” Ennuagement graduel Maximum 18.Jeudi, nuageux Montréal, mercredi 25 mai 1983 Une tradition dans le Vieux-Montréal.Repas d'affaires • Table d’hôte Brunch tous les dimanches 415 rue Bonsecuurs, Vieux-Montréal • rés.849-3535 (Côte-Nord.4S cenU; Nouveau-Brunswick.50 cents; ilas-de-la-Madeleine.90 cents) Peu satisfaits des expiications de son chef de cabinet Baie James: les libéraux sont prêts à accuser Lévesque par Gilles Lesage QUÉBEC — Les libéraux s’apprêtent à accuser le premier ministre et son chef de cabinet d’avoir mal surveillé les intérêts des Québécois dans le règlement hors cour qui a fait suite au saccage de la Baie .lames.C’est du moins ce qui ressort des témoignages formulés par deux d’entre eux hier, au terme de leur interrogatoire de Me Jean-Roch Boivin, en commission parlementaire.Si le cabinet du premier ministre n’a pas négocié le règlement à $200,000 pour la Société d’énergie de la Baie .lames (SEIBJ), plus $100,000 pour les assureurs, conclut le député de Gatineau, M.Michel Gratton, personne ne s’est assuré que les intérêts des payeurs de taxes québécois étaient bien protégés, tenant compte que la poursuite était de plus de $31 millions.Quant au député de Portneuf, M.Michel Pagé, il se dit surpris et déçu que les intérêts des Québécois soient surveillés par des personnes (MM.René Lévesque et Boivin) qui ne se sont pas donné la peine de vérifier la solvabilité de la KÏQ-Conslruction et d’obtenir d’elle un « quantum respectable ».Sur la sellette tout le jour, M.Boivin était censé être « libéré » en soirée et être suivi à la barre des témoins par l’ancien avocat des syndicats en cause.Me Michel .lasmin (aujourd’hui juge au Tribunal du travail).Mais l’interrogatoire du chef de cabinet s’est prolongé et ne sera terminé qu’aujourd’hui.Après M.Jasmin, ce sera au tour du premier ministre, non pas comme témoin mais à titre de député.M.Gratton a dit qu’il n’était « pas complètement satisfait des explications fournies par M.Boivin.Ce dernier a répété sans cesse que, même si le premier minisire et lui-même étaient favorables à un règlement hors cour, ils ne se sont nullement occupés des modalités, notamment du montant de ce règlement, intervenu en mars 1979.Selon le député de Gatineau, toutefois, ce sont les payeurs de taxes qui ont soldé la note puisqu’il semble que personne, ni la SEBJ, ni les avocats, ni les bureaux de M.Lévesque, n’a pensé à eux dans cette affaire.Toute la pression était du coté Bourassa en a plein le dos des attaques des «fédéraux» par Pierre O’Neill L'ex-premier ministre, M.Robert Bourassa, en a plein le dos d’être la cible des attaques des libéraux fédéraux.Interrogé sur l’agressivité que les ministres fédéraux .Jean Chrétien et André üuellet notamment, ont manifestée à son endroit ces derniers jours, M.Bourassa a vivement réagi, déclarant au DEVOIR:» On peut défendre les intérêts du Québec sans être pour autant anti-fédéraliste.Le Québec est une société distincte au Canada et la façon la plus efficace de lutter contre le Parti québécois, c’est davantage par un nationalisme éclairé qu’en faisant du simplisme idéologique».Dans un premier temps, c’est le ministre de l’Energie, M.Jean Chrétien, qui a ouvert les hostilités, alors qu’il participait, la semaine dernière, à l’émission de l’animateur Pierre Nadeau, sur les ondes de Radio-Québec.Essentiellement, M.Chrétien avait exprimé de fortes réserves à propos de l’éventuelle candidature de l’ancien premier ministre, indiquant que M.Bourassa est trop nationaliste pour qu’on lui permette de reprendre la direction du Parti libéral du Québec.Participant à un dîner-bénéfice organisé par le PLC-Qué-bec, lundi à Québec, M.Chrétien est revenu à la charge et il a émis l’opinion que les libéraux fédéraux devront prendre les précautions pour que le prochain chef du PLQ ait la capacité de redresser la « situation désastreuse » créée par le gouvernement Lévesque et que, non seulement sont-ils justifiés de se mêler de la course au leadership du PLQ, mais qu’ils en ont le devoir.A son tour, le ministre de la Consommation, M.André Ouellet est intervenu hier dans le débat en fustigeant Robert Ouellet recule: le projet de loi S-31 est reporté à rautomne (PC-LE DEVOIR) — Le projet de loi S-31 limitant la participation des provinces dans des compagnies de transport ne sera pas adopté au cours de la présente session.Tout en refusant de préciser les motifs de ce report à la prochaine session, le ministre de la Consommation et des Corporations, M.André Ouellet, a déclaré, hier, que des amendements seront apportés dans une nouvelle version qui sera présentée à la prochaine session.Il n’a pas voulu fournir d’éclaircissement sur la nature des changements envisagés.C’est le 2 novembre dernier que M.Ouellet déposait au Sénat ce projet de loi qui comportait une clause rétroactive à sa présentation à la Chambre haute.La Caisse de dépôt et placement, qui détenait alors 9.92 % des actions du Canadien Pacifique (CP), est Tun des organismes visés par ce projet qui limite à 10 % la participation d’une province ou d’un organisme relevant d’un gouvernement provincial dans les actions d’une firme assurant un mode de transport inter-provincial.Interrogé par LE DEVOIR sur la décision du ministre, un porte-parole de la Caisse de dépôt et placement, M.Jean-Claude Scraire, a déclaré que cette mesure ne changerait pas la politique de l’organisme et qu’il fallait d’abord voir les termes exacts de la déclaration de M.Ouellet.L’institution financière québécoise n’a pas modifié sa position dans le capital du Canadien Pacifique dont les actions ont, depuis le mois de novembre, bondi de $33 a $46, gonflant ainsi de $100 millions la valeur du placement de la Caisse.M.Ouellet a fait ces remarques devant le Comité de la Chambre des Communes sur la santé, le bien-être et les affaires sociales.Il a profité de l’occasion pour exprimer le voeu que les banques dévoilent les bénéfices découlant de Voir page S: S-31 M.André Ouellet -«» M* I «•••» I i ¦ ' mm mmmfmmin I rnmmmmêitmmm , mm ¥¦ de la SEBJ pour qu’elle règle à l’amiable et personne ne s’est occupé de l’intérêt public.A entendre les témoignages, conclut le député libéral, personne n’a négocié vraiment, mais la poursuite de $32 millions a dégringolé a $300,000.« Il faut le faire.» Pour sa part, le député de Portneuf a fait ressortir qu’au moment du règlement, les syndicats québécois visés retiraient des cotisations syndicales d’environ $60,000 par mois, pour un total de près d’un million par mois pour l’ensemble de la KTQ-Construction.Si cette dernière avait été condamnée à verser $6 millions, elle n'aurait eu besoin que d’un peu plus de sept mois, en doublant les cotisations, pour se rendre en jugement.M.Pagé juge inacceptable que le cabinet du premier ministre ne se soit pas enquis directement de la capacité de payer des syndicats et n’ait pas tenté d’obtenir un quantum respectable.Longuement interrogé par les libéraux, M.Boivin a dit à plusieurs reprises qu’il n’avait discuté des offres de rè-Voir page 8: Baie James f * * • .19 rélq »?Le pont de Brooklyn, qui enjambe l'East River pour relier le quartier du même nom à la presqu'île de Manhattan, a fêté ses 100 ans de façon grandiose hier.Les autorités new-yorkaises l'avaient pour l'occasion fermé au trafic quotidien de 110,000 véhicules.La fête avait attiré 1,500,000 personnes, et 15,000 d’entre elles, le maire Ed Koch en tête, ont défilé triomphalement en cortège sur le célèbre monument, pendant qu’une flotille de bateaux, toutes sirènes hurlantes, passait en dessous.Entreprise en 1869, la construction du plus long pont suspendu de l’époque, le premier à utiliser des cables d acier, le premier aussi à être éclairé à l’électricité, a duré près de 14 ans, coûté $15 millions et une vingtaine de vies.(Photolaser AP) Bourassa et souhaitant l’entrée de Raymond Garneau dans la course.Devant la presse parlementaire d’Ottawa, M.Ouellet a reproché à M.Bourassa de chercher à se faire du capital politique en s’attaquant aux ministres fédéraux.Invité à se prononcer sur les aspirants dont les noms sont plus couramment mentionnés, M.Ouellet a déclaré: « Bourassa a eu sa chance, il a manqué son coup ».Puis il a ajouté: « Raymond Garneau reviendra sur sa décision.Je pense qu’on le convaincra de se présenter ».Selon M.Ouellet, le fait que M.Garneau accepte de nouvelles invitations à des tribunes publiques tout en laissant croire qu’il a jeté la serviette, est un autre indice que sa décision n’est pas irrévocable.Les déclarations des ministres Chrétien et Ouellet ont semblé étonner M.Voir page 8: Bourassa La Fête de la reine tourne à l’émeute à Foin te-St-Charles par André Tardif Cini) agents de police légèrement blessés, six autos-patrouilles de la police de la CUM, un camion à incendie el une voiture de la station radiophonique CKCF endommagés, el pas moins de 31 arrestations: voilà l’ini posant bilan des célébrations tapageuses de la fête de la Reine, dans la nuit de lundi à mardi, dans le quartier montréalais de Pointe-Saint-Charles ainsi qu’à Verdun.« Ce semble délibéré », de commenter l’agent Mario Darcy, du service des communications de la police de la Communauté urbaine de Montréal.« On allume des incendies un peu partout, et quand pompiers et policiers interviennent parce que ça devient dangereux, ils se font bombarder par toutes sortes de projectiles, y compris des briques, des pierres el des morceaux de bois et de métal qui leur sont lancés de la rue et même des toitures.» Selon M.Darcy, la police, ijui fait face à un phénomène datant de plusieurs années, tente d’éviter toute provocation en se tenant à l’écart des manifestants, pour la plupart en guinguette.« Mais quand les pompiers nous disent que la radiation des foyers d’in-cendie devient dangereuse, il faut les Voir page 8: Emeute La Chambre vote les cré(jits 6u MX WASHINGTON (AFP) - Le président Ronald Reagan a remporté hier un succès important à la Chambre des représentants, qui a approuvé des crédits de $625 millions pour le nouveau missile intercontinental MX, pierre angulaire de la politique de défense de la Maison-Blanche.Par 239 voix contre 186, les représentants ont décidé d’attribuer $560 millions au renforcement de silos de « vieux » missiles Minuteman, déployés dans l’ouest des États-Unis au cours des an- L’OUA APRES 20 2) Les défis accablants des ANS années 80 Les États africains se sont engagés, selon la Charte de TOU A, « à mettre les ressources naturelles et humaines du Continent au service du progrès général de ses peuples, dans tous les domaines de l’activité humaine » et «à coordonner et intensifier leur coopération et leurs efforts pour mieux offrir de meilleures conditions d’existence aux peuples d’Afrique ».Mais la réalité, aujourd’hui, est plus que déconcertante dans ce domaine.A quoi est dû cet échec, reconnu par les chefs d’État eux-mêmes dans leur déclaration de Lagos en 1980?Liées aux problèmes économiques, deux autres questions préoccupent tous les observateurs de la scène africaine; le sort lamentable réservé aux droits de la personne en Afrique et la politique de déstabilisation menée contre certains États africains par l’Afrique du Sud.Revenons d’abord à la situation économique.Quelles sont les données?En par Haîlou Wolde-Giorghis Témoin privilégié de l’évolution de l’Organisation de l’Unité africaine, qu’il a servie à titre de directeur des affaires juridiques et de chef de cabinet, ancien ambassadeur d’Éthiopie à Paris, l’auteur est maintenant au service de la Commission des droits de la personne du Québec.Vingt ans après la création de l’OUA, il en dresse un bilan dans deux textes exclusifs au Devoir.ce début des années 1980, la population africaine est estimée à 400 millions.En l’an 2000, ce chiffre doublerait.Devant cette rapide croissance démographique, l’Afrique a été incapable jusqu’ici d’atteindre le moindre taux significatif de croissance économique, au cours de ces vingt dernières années.Le produit intérieur brut des pays africains représente 2.7 % du revenu mondial moyen par habitant, soit environ $200 canadiens.L’Afrique continue à dépendre étroitement des revenus de l’exportation de ses matières premières et minerais, d’où sa vulnérabilité au moindre geste de l’extérieur.Les facteurs à l’origine de cette situation de crise sont bien connus: la récession mondiale a fait baisser les prix des matières premières, sans que, parallèlement, il y ait baisse des prix des biens importés par l’Afrique.Le fardeau des dettes extérieures à taux d’intérêt élevé absorbe actuellement une grande partie des maigres gains en devises étrangères.À ces facteurs s’ajoute la difficulté d’obtenir de nouveaux crédits, suite à la crise récente du système bancaire mondial.Enfin, les fonds limités dont disposent les organismes d’aide les conduit à imposer des conditions de plus en plus draconiennes d’octroi d’aide et des mesures d’autarcie impiopulaires, politiquement Inacceptables pour certains pays.À ces facteurs, il y a lieu d’ajouter les erreurs commises par les dirigeants africains eux-mêmes, dans le choix des priorités, leur attitude parfois de tolérance de la corruption à tous les niveaux et la mauvaise gestion des ressources disponibles.Que propose l’OUA devant un tel défi?L’Afrique a d’immenses ressources non encore exploitées, mais elle s’appauvrit de plus en plus, année après année.Mais l’Afrique ne devrait pas être fatalement condamnée au sous-dé-Volr page 8; L'OUA nées 60, et $65 millions aux essais en vol de cette nouvelle fusée, dotée de 10 ogives thermonucléaires.Le Sénat doit encore se prononcer au cours des prochains jours, mais les observateurs s’attendent généralement à ce qu’il approuve lui aussi ces crédits.La bataille du MX n’est pas pour autant terminée car la Chambre doit maintenant encore approuver le budget de la Défense pour 1984, qui prévoit l’attribution de $4.5 milliards pour commencer sa fabrication.L’ensemble du programme MX a été évalué à plus de $20 milliards.En décembre dernier, la Chambre des représentants (à majorité démocrate) avait infligé une rebuffade au chef de l’Exécutif en refusant de voter un crédit de près d’un milliard de dollars pour la fabrication du MX, le mode de déploiement alors envisagé (dit du « groupement serré ») étant vigoureusement contesté par de nombreux experts.Le président Reagan avait alors fait appel à une commission bi-partisane Voir page 8: MX Tout le charme du vieux continent (le ta classe •v; LUVTERKA VERDE 5 minutes de l'aéroport Dorval 11560 rue Herron Dorve 631-6434 _________r: Le Devoir, mercredi 25 mai 1983 Première journée du procès du député de Frontenac Deux adolescentes prétendent avoir été payées par Grégoire pour actes sexuels tiUKBKC (l’C) — Le tribunal a entendu les témoi-Knages de deux jeunes filles âgées respectivement de 17 et 18 ans, hier, lors de la première journée du procès du député péquiste de Frontenac, M.(îilles (îrégoire.Les deux témoins sont venus; raconter les circonstances des visites qu'elles ont ef-fectuées au domicile du dé- puté qui est accusé en vertu de la loi fédérale sur les jeunes délinquants d'avoir incité des adolescentes d’âge mineur à commettre des actes d'immoralité sexuelle.Dès l’ouverture du procès, le juge André .Sirois, du tribunal de la jeune.sse, a averti les journali.stes qu’ils ne devaient publier aucun détail suscept ible de permettre d’i- Les candidats en lice pour le 13 juin Douze citoyens se sont officiellent portés, à ce jour, candidats à l’élection scolaire du 13 juin, sur l'île de Montréal, soit cinq à la commission scolaire Baldwin-Cartier, six à Jé-rôme-Le Royer et un à la CECM.88 candidats sont donc dorénavant dans la course( contre 68 vendredi dernier), soit très exactement la moitié du nombre officiellement inscrits aux élections de 80 à la fin des mises en candidature Il y au total 104 sièges à pourvoir.A la commission scolaire du Sault-Saint-Louis, la période de mise en en candidatures n'ouvre cependant que le 24 mai.Voici donc la liste des candidats qui se sont officiellement inscrits hier.CÉCM Quartier 19' Louise Diclau Dm, ménagère Jérôme-Le Royer Quartier 2 .lo.sée Kilion, ménagère Quartier 8: Caetano Mariano, enseignant ((uartier 9: Pan Montararo, criminologue Quartier 10: Zeff ('lUiducci, directeur adjoint en ressources humaines Quartier II: Denise Laca.sse, admini.stratrice Quartier 12: Alain Turgeon, enseignant quartier 13: Dominic Pern*.profes.seur Baldwin-Cartier Quartier 1 (luy Forest, vendeur (Quartier 9: Lucien-Pierre Therrien, administrateur quartier 10: .lacquie Mai.sonneuve*, con.sultante quartier II: l.ouise C’asgrain, ménagère, Roland Simard", profes.seur Bilan statistique Nombre total de candidatures à ce jour: 88 Nombre total de femmes: 2,‘)(28%); d’hommes: 63 (72%) Nombre de sièges sans candidat: 34 sur 93 ( 37 %) Nombre de si%es contestés: 23 sur 93 (25%) commi.ssaire sortant dentifier les témoins d’âge mineur impliqués dans cette affaire.Il a jiar ailleurs écarté une motion du procureur de l’accusé, Me Pierre (îaudreault, qui avait sollicité une ordonnance de huis clos en alléguant que cette affaire avait déjà fait couler beaucoup d’encre.Après avoir souligné que le huis clos avait pour but de protéger les témoins et non pas l’accusé, le juge Sirois a déclaré qu’il examinerait chaque cas au mérite lorsque des mineures seront appelés à témoigner.Le premier témoin, une adolescente qui avait 16 ans à l’époque des présumés délits, a raconté qu’elle s’était rendue à l’appartement de M.Grégoire à quatre reprises avec une amie avant et après la période des fêtes cette année.Lors de la quatrième visite, les deux jeunes filles étaient accompagnées d’une fillette de 12 ou 13 ans.« C’est Gilles qui nous l’avait demandé.Il demandait qu’elle soit jeune et n’ait pas de poil.Il s’était dit prêt à aller jusqu’à $1,000 », a indiqué le témoin.La jeune fille a déclaré que M.Grégoire lui avait versé $300 pour chacune de ses deux premières visites et une avance de $100 la troisième fois.Lors de la quatrième visite, les trois jeunes filles auraient touché environ $530, dont $140 qui furent remis à la plus jeune.Le témoin a déclaré qu’elle n’avait pas eu de relations sexuelles complètes avec l’accusé mais elle n'a pu préciser exactement ce qui s’était passé lors de sa première visite, ayant consommé auparavant chez une amie de la bière, du haschisch et un médicament qu’elle a décrit comme un sommfère.Dans son témoignage, la jeune fille a raconté qu’à chacune de ces rencontres il y avait eu relations bucco-gé-nitale.Témoignant sous la protection de la cour, elle a aussi déclaré qu’elle et son amie avaient exercé une « sorte de chantage » parce que M.Grégoire leur devait une somme de $500.Interrogée sur les motifs qui l’avaient amenée à s’adonner à cette activité, la jeune fille a dit qu’elle avait subi l’influence de ses amies « qui avaient de l’argent et pouvaient s’acheter des choses».L’autre témoin, âgée aujourd’hui de 18 ans, a déclaré que l’accusé avait déjà offert de lui verser une somme de $600 pour obtenir les services d’une fillette âgé de 11 ans ou moins.Selon elle, M.Grégoire se serait lui-même décrit comme un « gentil maniaque ».La jeune fille a raconté qu’elle s’était rendue une fois chez l’accusé en compagnie d’une amie.« On a pris notre bain ensemble (elle et son amie) et 11 est resté là à nous observer», a-t-elle expliqué.Après avoir décrit ce qui s’était passé dans la chambre à coucher, le témoin a déclaré qu’elle et sa compagne avaient touché chacune $200.Le procès doit se poursuivre aujourd’hui avec le témoignage de l’adolescente de 12 ans.Agé de 56 ans et député de Frontenac depuis 1976, M.Grégoire a été appréhendé à son bureau du parlement le 25 mars dernier à la suite d’une enquête effectuée par la section Police-jeunesse de la police municipale de Québec.Les présumés délits auraient été commis entre avril 1982 et janvier 1983.Un gros lot de $2.4 millions Un machiniste de Montréal et son fils ont remporté le gros lot de $2.4 millions du tirage de la Lotto 6-49 en fin de semaine dernière.MM.Réal et Alain Desrosiers ont ainsi gagne le plus gros montant tiré lors de cette loterie depuis qu’un couple de Longueuil avait remporté $3.9 millions en mars dernier.Les deux gagnants, qui se partageront également, sont venus, accompagnés de Mme Desrosiers, chercher leur chèque au montant exact de $2,435,392.70, hier.L’éditeur de The Gazette estime que le comité parlementaire a voulu protéger Brian Mackasey par Paule des Rivières O'I’TAWA — Le quotidien l'he Gazelte est en colère et estime que le comité parlementaire qui a fait enquête .sur les agissements de Bryce MacKasey tente essentiellement, aujourd’hui, de pro léger le député libéral.L’édileur du quotidien montréalais.M Robert McConnell, .songe à recoui ir aux tribunaux car il croit qu’en lui refusant la permission de comparaître une seconde foi.s, le comité lui nie un droit d’expression, reconnu dans la Constitution « ,Ie SUIS troublé », a dit McConnell hier, à l’issue de la dernière réunion du comité, qui a décidé majoritairement de suspendre ses tra- vaux, du moins jusqu’à ce que les tribunaux disposent des poursuites.Ces poursuites intentées le 13 mai dernier à la suite d’une enquête de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) contre M Bryce Mac-Kasey (corruption, trafic d’influence et fraude), Robert Harrison et .lean Bruyère, ont mis un terme aux travaux du comité des Privilèges et Élections.Les députés conservateurs auraient bien continué à entendre des témoins mais ont dû se plier à la majorité libérale.De sorte que d’ici à ce que les tribunaux tranchent, une seule personne pourra comparaître si elle le veut, le député de Lincoln.Ce dernier avait lui-même demandé au Parlement d’instituer une enquête pour blanchir sa réputation, terme à la suite des reportages de The Gazette qui, en mars, ont rapporté que M MacKasey avait été un lobbyste payé, ce qui est contre les lois parle-mentaire.s.Les choses ne se sont pas déroulées comme M.Mac-Kasey l’aurait voulu cependant puisque la GRC a soulevé elle aussi moutl interrogations.C’est pour assurer à M.MacKasey le droit à un procès équitable, loin des manchettes que provoqueraient sans conteste la poursuite de ses travaux que le comité a préféré ajourner.MaiSi, pour sa part, l’éditeur de The Gazette trouve déplorable que le comité laisse peser des doutes sur le quotidien dont l’intégrité a été mis en cause par la création même du comité M.McConneU comprend la réticence du comité à poursuivre comme si de rien n’é-tait mais il comprend moins bien pourquoi on laisse son quotidien suspendu dans le vague.« Je crois que le comité a maintenant toutes les informations dont elle a besoin pour tirer une conclusion sur la justesse des gestes de The Gazette », a-t-il écrit au député Maurice Foster, président du comité parlementaire.Les députés libéraux, eux, sont d’avis que M.McConneU pousse un peu fort parce que le quotidien n’a pas été directement mis en accusation par la plainte logée par M.MacKasey.Et puis parce que les poursuites démontrent qu’elle ne faisait pas fausse route.Les libéraux ne voient l’utilité de flatter l’égo du journal.« Le comité ne se soucie guère des droits des autres personnes », conclut M.McConnell, en pensant à lui, à son journaliste William Marsden et aux deux autres personnes qui font l’objet de poursuites, MM.Bruyère et Harrison.M.McConneU pense que le comité aurait à tout le moins dû faire rapport au Parlement qui l’a créé.« L’attitude du comité incite à recourir aux tribunaux », croit The Gazette, qui, par ailleurs, a fait l’objet d’une poursuite en diffamation de M.Harrison pour $1.3 miUion.D’après ses articles The Gazette a rapporté que le député de Lincoln aux Communes avait été propriétaire d’une compagnie à numéros et qu’il avait reçu de l’argent pour avoir tenté de décrocher des contrats gouver-nementlaux pour la compagnie Les Ateliers d’usinage Hall.Des députés estiment qu’il est loin d’être certain que M.MacKasey a été effectivement propriétaire de la compagnie 109609.Lamontagne fait toujours confiance au CF-104 OTTAWA (PC) - Malgré l’écrasement d’un avion militaire CF-104 lors d’une démonstration en Allemagne au cpurs du week-end, inci- guérin l’éditeur édite Pour une pensée écologique Vfel-Darveau dent qui a causé la mort de cinq personnes, le ministre de la défense Gilles Lamontagne ne voit aucune raison de cesser d’utiliser ces appareils.Selon le mimstre, le CF-104 ¦< Starfighter » a un excellent dossier de sécurité même s’il admet que, sur les 240 chasseurs de ce type que possédait le Canada, plus d’une centaine se sont déjà écrasés.Les CF-104 ne participeront cependant à aucune démonstration aérienne pour ?élève - ISBN-2-7601-0949-6 - 320 p 12,95$ ?maître (a paraître a l'eté 1983) En vente dans toutes les librai- un certain temps, ce qui est la politique habituelle du ministère de la Défense après de tels incidents.Mais, selon M.Lamontagne, il n’y a pas lieu de suspendre totalement de telles démonstrations à cause d’un seul incident de ce type en 20 ans.L’écrasement d’un de ces chasseurs n’est rien d’autre, selon le ministre, que « les hauts et les bas de la vie d’un avion de chasse ».Plusieurs autres pays, dont l’Allemagne fédérale, possèdent également des Starfighters et leur dossier de sécurité se comparent à celui du Canada, soutient M.Lamontagne.M.Lamontagne a admis que les CF-104 étaient des appareils « difficiles à piloter », mais a soutenu qu’ils ne méritaient pas le surnom de « widowmakers » que leur auraient donné certains pilotes.Aux Communes, l’Opposi- tion a demandé une enquête sur l’utilisation de ces avions maintenant âgés de deux décennies.Le critique conservateur en matière de Défense nationale, M.Allan McKinnon, a fait remarquer aux Communes que pas moins de quatre Starfighters canadiens s’étaient écrasés au cours des derniers six mois, causant la mort de trois pilotes et de cinq civils en Allemagne.Selon lui, le ministère devrait appliquer la même procédure que celle suivie par les Etats-Unis en 1979 alors que tous les F-16 ont dû demeurer au sol pendant Ten- quête qui avait suivi l’écrasement de l’un d’eux.Quant à l’affirmation du ministre selon laquelle le CF-104 a un bon dossier de sécurité, M.McKinnon soutient que cela « porte les réponses du ministre à un nouveau sommet d’improbabilité ».Pour le néo-démocrate Ray Skelly, le gouvernement devrait tout au moins cesser de se servir du CF-104 lors de démonstrations aériennes et devrait s’abstenir de le faire survoler les régions densément peuplées.« Le ministère de la Défense nationale invite les désastres en permettant les démonstrations d’acrobatie aé- rienne par le Starfighter au dessus de régions densément peuplées», a-t-il soutenu.M.Skelly a également souligné que si les CF-104 continuent à s’écraser à un tel rythme, ils n’auront pas besoin d’être retirés de la circulation puisqu’ils se seront tous écrasés lorsqu’ils devront être remplaces par les nouveaux F-18.en bref.¦ Un bilan tragique Au moins 52 personnes, dont 15 au Québec, ont perdu la vie au Canada durant le congé de la fête de la Reine.Lundi, des accidents d’avion ont causé quatre pertes de vie.Depuis 18 h vendredi jusqu’à lundi soir, la circulation automobile a causé 36 morts; il y a eu aussi 11 noyades, et une personne a expiré après avoir consommé de l’alcool à forte dose.L’Ontario a enregistré 21 pertes de vie : trois dans un accident de l’air, 14 sur les roules et quatre par noyade.Au Québec, la route a fait 10 victimes, quatre personnes se sont noyées et un accident d’avion a fait un mort.¦ Les radiodiffuseurs absents Les radiodiffuseurs privés ont refusé de participer à la deuxième table de concertation du sommet sur les Communications, qui avait lieu hier dans la métropole.Le président de l’Association canadienne de la radio et de la télévision de langue française, M.Michel Arpin, en annonçant la décision, a dit que le sommet, axé sur le virage technologique et convoqué par le ministre des Communications du Québec, M.Jean-François Bertrand, répond mal aux préoccupations de ses membres.11 s’est aussi interroée sur l’absence du CRTC et d’une représentation fédérale à la rencontre.¦ Local du PQ incendié Un incendie a lourdement endommagé, tôt hier matin, la permanence du Parti québécois dans la circonscription de Marie-Victorin, représentée à l’Assemblée nationale par le ministre de la Main-d’oeuvre, M.Pierre Marois.La pohce de Longueuil a dit qu’elle avait ouvert une enquête pour déterminer si l’incendie est d’origine criminelle.Mais un porte-parole du premier ministre René Lévesque, qui représente le comté voisin de Tail-lon, a dit qu’il ne croyait pas à une telle hypothèse.¦ Honneur à L’Actualité Le journaliste Benoît Aubin, du magazine L'Actualité, a obtenu le premier prix de reportage politique lors du gala annuel de la Fondation nationale des prix du magazine canadien.« La loi 101 cinq ans après » a été publié en août dernier.C’est l’un des 15 textes du magazine dont la candidature avait été retenue par les jurés de la Fondation, sur 1,200 articles provenant de 91 magazines et revues.L’Actualité a egalement reçu deux deuxièmes prix et 12 mentions honorables.¦ Deux morts suspectes Les enquêteurs criminels de la Sûreté du Québec, du district du Saguenay-Lac-Saint-Jean, enquêtent sur les circonstances entourant la mort de deux Amérindiens, survenue vers le 18 mai dans un camp de chasse, au kilomètre 56 du parc de Chibougamau.Les cadavres de Bertrand Robertson et de Fernand Cleary furent découverts par le frère du premier dimanche dermer.Selon l’enquête suite à l’autopsie pratiquée lundi, l’hypothèse retenue serait celle d’un double suicide à Taide d’une carabine de cahbre .22 à répétition.¦ Jugement satisfaisant La Fédération des médecins spéciahstes du Québec se dit satisfaite de la décision du juge Pierre Pinard, qui vient de rejeter en Cour supérieure de Montréal un appel logé par la Commission de surveillance de la langue française suite à un autre jugement acquittant le Dr J.Cari Sutton.Ce dernier, orthopédiste au Seaforth Medical Building, avait été accusé d’avoir enfreint l’article 30 de la Charte de la langue française, qui fait obligation à un professionnel de faire en sorte que ses services soient dispombles en français.SERVICES PSYCHOLOGIQUES ' Évaluation, consultation et psychothérapie (enfants, adolescents, adultes et couples) Centre d’Orientation et de réadaptation 39 ouest, boul.Gouin Montréal (Maison fondée en 1943) 331-5530 VACANCES CULTURELLES AU CANADA ATLANTIQUE • De conception québécoise, cet ouvrage n'est donc pas une traduction, m une imitation, ni une adaptation • La méthodologie utilisée dans le manuel ^ permet à l'élève d'acquérir l’esprit scientifique grâce à une démarche progressive commençant par la simple observation, en passant par la formulation d'hypothèses, l'expérimentation et l'interprétation des résultats pour finir avec la confirmation d'hypothèses et la prédiction à long terme • Nouvelle approche pédagogique permettant à l'élève d'effectuer un travail autonome libérant le professeur presque entièrement des cours magistraux • L’élève apprend à son propre rythme • Le manuel favorise une évaluation fonnativa et un ansaignament corractif pratiques, facilement applicables dans la classe En vente dans les librairies: 4560 rue Saint-Oenis Montréal.Québec Tél (514)849-1112 station Métro-Longueuil Longueuil.Québec Tél (514)677-6525 168 est.rue Sainte-Cathenne Montréal.Québec Tél .(514) 861-5647 4440 rue Saint-Denis Montréal.Québec Tél (514)843-6241 Le samedi 28 mai dans LE DEVOIR vous l'aurez Quatre programmes sur l’hlstoIre, la littérature et la culture.Excursions et logement en résidence.Du 10 au 15 juillet — Village historique acadien, caraquet, N.-B.Du 17 au 22 juillet — Collège King, à Halifax, N.-E.Du 24 au 29 juillet — Université Mémorial, Saint-Jean, T.-N.Du 31 juil.au 5 août — Université de l'Ile-du-P.-E., Charlottetoiwn, l.-P.-E.Prière d'adresser les demandes à l’Institut du Canada Atlantique, C.P.5300, Sydney, N.-E.BIP 6L2 CONSERVATOIRE LAO^MLE Permis no: 749569 1983 jour ou soir, lundi-inardi-mercredi: 13 juin au 13 juillet Français: 601-902 Technique Orale; 620-101 Histoire: 332-111 Technique de Scène: 620-111 Philosophie: 340-101 autres numéros d’annuaire disponibles sur demande.INSCRIPTION: Dès maintenant pour renseignements: 3505, rue Durocher, Montréal, H2X 2E7 288-4140 Le Devoir, mercredi 25 mai 1983 affaires municipales ¦ Bibliothèque de Saint-Léonard Le maire de Saint-Léonard, M.Antonio Di Ciocco, a donné le coup d’envoi la semaine dernière au projet d’agrandissement de la bibliothèque municipale qui atteindra 60,000 pieds carrés de surface une fois les travaux terminés en décembre prochain.Le gouvernement québécois a injecté $2 millions dans ce projet, contribution qui représente 65 % du coût total des sommes investies.La municipahté de Saint-Léonard comblera la différen-ce.Avec ce complexe ultra-moderne, les citoyens pourront bénéficier de services accrus en matière de documentation, d’information, de culture et de communication.La « nouvelle » bibliothèque du boulevard Lacor-daire Incorporera de plus une dimension communautaire en aménageant des salles pour l’animation culturelle, des ateliers de travail ou de créativité tant pour les adultes que pour les enfants.La bibliothèque offrira les services d’une audio-vidéothèque, établira un comptoir d’information communautaire, une section de documentation pour les services administratifs de la ville et pourra desservir de nouveaux clients (maisons de retraités, garderies, pavillons de parc, etc.).¦ SOS Abribus Les citoyens des rues Saint-Denis et Laurier sont déterminés à obtenir un abribus sur le coin nord-ouest de cette intersection.Après de nombreuses requêtes au service de l’Aménagement de la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal (CT-CLTM), le « Comité projet Abribus » estime que les choses ne vont pas encore assez vite.Cette requête a été faite par 1000 personnes surtout âgées qui habitent les environs.¦ Appui aux employés de la CTCUM La Fédération des employés de services publics (CSN) en congrès à Québec a demandé dimanche la levée immédiate de la tutelle imposée par la Loi 16 aux employés d’entretien de la CTCUM, l’annulation des congédiements et des suspensions et la démission de M.Lawrence Hanigan, président-directeur général de la Commission de transport.Un fonds de solidarité sera mis sur pied afin d’aider les employés de la CTCU M à « recouvrer leur liberté syndicale ».¦ Jumelage Inédit Au cours des cérémonies qui ont marqué le jumelage des deux communautés urbaines de Montréal et de l’Ile de France, les deux présidents Pierre Des Marais II et Michel Giraud ont convenu de mettre au point un programme de coopération économique et culturelle et « d’encourager toutes les initiatives publiques et privées susceptibles de le renforcer ».Ainsi ils favoriseront le développement de liens commerciaux et industriels, les échanges de jeunes et le jumelage de villes à l’intérieur des deux communautés et échangeront périodiquement le calendrier des principales manifestations publiques et privées de leurs régions et conviennent d’en assurer la diffusion sur leurs territoires respectifs.Les deux présidents ont enfin identifié les secteurs d'activités qui présentent pour les deux communautés des objets d’échanges: aménagement du territoire, transports, environnement, développement économique et scientifique, arts et culture, administration et sécurité publique.¦ Cours pour les élus Le ministère des Affaires municipales et l’Union des municipalités du Québec se sont associés pour offrir l’automne prochain un programme de perfectionnement à l’intention des élus municipaux.Conçu en fonction de la Loi sur les cités et villes, ce cours a pour objectif de rendre le conseiller plus habile lorsqu’il aura des décisions à prendre en matière de gestion financière (financement, choix budgétaires et fiscalité), de gestion des ressources humaines (organisation administrative, dotation des emplois, rémunération et relations de travail) et de gestion des communications (information, participation et promotion).Le programme sera offert dans les régions a raison de sessions de deux jours chacunes (sameâi et dimanche) en octobre et novembre 1983 et en février et mars 1984.Angèle Dagenais Le Jugement est reporté à lundi prochain Le juge Deschênes s’interroge quant aux effets de sa décision à venir sur la loi 105 par Bernard Morrier Tout en reportant à lundi prochain la décision qu’il devait rendre hier sur la constitutionnalité de la loi 105, le juge en chef Jules Deschênes, de la Cour supérieure, a déclaré qu’il préférait connaître, avant de se prononcer, l’opinion des avocats sur la loi 70 qui, elle, prolongeait les conventions collectives des employés des secteurs publics et para-publics.Avant que la Cour supérieure soit saisie du dossier, le juge Gérard Girouard, de la Cour des sessions de la paix, avait déclaré la loi 105 inconstitutionnelle, en expliquant que la convention collective décrivant tes conditions de travail des enseignants était un document sessionnel faisant partie intégrante de cette loi et que, comme cette partie de la loi n’avait été rédigée qu’en français, il y avait ainsi accroc à l’article 133 de la constitution canadienne, qui oblige le Québec à rédiger ses lois dans les deux langues officielles du Canada.Kn décrétant cette inconstitutionnalité, le juge Girouard avait du même coup rejeté les poursuites, découlant d’une grève illégale, intentées contre l’enseignante Linda Collier et 11 autres professeurs des cégeps John Abbott, de Rosemont et du Vieux-Montréal.Le gouvernement du Québec avait décidé d’en appeler de cette décision.S’adressant aux parties hier, le juge Deschênes a demandé, advenant qu’il déclare à son tour la loi 105 inconstitutionnelle, s’il fallait alors retourner à la loi 70 qui, depuis mai dernier, prolongeait les conventions collectives jusqu’au 31 mars 1983.« Dans un tel cas, a-t-il dit, le juge Gérald Boisvert, de Québec, a déjà statué que tout débrayage au cours de cette période était illégal.Ce qui pourrait s’appliquer dans le cas de Linda Collier et des 11 autres professeurs accusés d’avoir violé la loi 105 ».Répliquant au nom de Linda Collier, Me Phillip Cutler a émis l’opinion que le juge Boisvert avait erre dans sa décision parce qu’il manque à la loi 70 un élément fort essentiel pour qu’on puisse parler de convention collective ou d’un contrat de travail, soit l’accord des deux parties.Toutefois, le procureur du gouvernement.Me William Atkinson, a soutenu que la loi 70 avait d'abord comme objectif, en prolongeant les conventions collectives, d’empêcher une grève avec l’espoir que les parties en arrivent à une entente négociée.Kn bref, Me Atkinson croit que la loi 70 interdisait toute grève tant que durerait des négociations, alors que Me Cutler opine que cette loi ne peut être considérée comme une convention puisqu’il n’y a eu m négociation, m entente.Huis clos ou ajournement L’enquête d’Expro compromise vallf:yfield (PC) - Le sort de la Commission d'enquête sur la santé et la sécurité aux installations de Produits chimiques Expro, de Saint-Timothee, se jouera dans les prochaines heures.Pour la première fois depuis qu’il préside ce type d’enquête, le juge René Beaudry se retrouve placé devant un dilemme qui, peu importe la façon dont il sera tranché, influencera la pour-, suite des travaux de l’en- quête publique sur les accidents survenus depuis 1977 à cette entreprise de fabrication d’explosifs.Toute l’affaire tourne autour de la requête présentée hier matin par l’avocat d’Expro, Me Michel Décary, pour surseoir à l’examen de deux accidents ou pour procéder à leur étude à huis clos.Il s’agit de deux événements postérieurs à l’acquisition de l’entreprise par Expro.Peu importe la décision du magistrat, les travaux de la commission s’en retrouveront perturbés.D’une part, si Expro est déboutée de sa requête, la compagnie pourrait s’adresser a la Cour supérieure, ce qui forcerait obligatoirement une interruption de quelques mois des travaux.D’autre part, si le juge décide d’ordonner le huis clos pour une partie des témoignages, le syndicat CSN pourrait se retirer, comme l'a décidé en fin de semaine l'exécutif du Syndicat national des produtis chimiques de Valleyfield.Dans l’a pratique, on pense que le recours à un tribunal supérieur (décision qui n’est pas encore prise, indique Me Décarv) sonnerait le glas de l’enquête publique qui, ironiquement, pourrait ce matin même se voir accorder une prolongation par la conseil des ministres.Une conclusion que tire le président de l’ACSRM de 4 études Il n’est pas essentiel de changer les structures actuelles pour améliorer notre système scolaire ir les propositions du Li- les en vue de la reconnais- Brassard et Ouellet est très sité de Montréal, Une étude McGill, enfin.Le livre blanc liane touchant les pou- sance officielle par le Comité clair: « Cette délégation (de des pouvoirs scolaires des et la confessionnallté, par par Jean-Pierre Proulx Le président de l’Association des commissions scolaires de la région de Montréal, M.Maurice Paradis, est dorénavant fermement convaincu que l’on peut améliorer le sytème scolaire « pratiquement sans restriction » et sans modifier les structures actuelles.M.Paradis fonde son jugement sur quatre études commandées par son association à des universitaires montréalais spécialisés en administration scolaire.Ces études aboutissent aux conclusions générales suivantes : ¦la première, qu’il est possible, sans changer la loi, de décentraliser vers les directeurs d’école les pouvoirs que le Livre blanc sur la réforme scolaire voudrait remettre aux écoles.Cette décentralisation est même souhaitable; ¦la seconde, que cette décentralisation se fait déjà dans certaines commissions scolaires ¦la troisième, qu’il n’existe pas au sein des trois comités d’écoles et trois comités de parents consultés, de consen- sus sur les propositions du Livre blanc touchant les pouvoirs que pourraient exercer les parents; ¦la dernière, que la solution adoptée par ce même Livre blanc en matière de confes-sionnalité, « lèse les droits collectifs des groupes qui tiennent à l’école cofession-nelle (et qu’)il vaudrait mieux pour le moment re-courrir à des formules de compromis».« Le ministre Laurin a commis de sérieuses eireurs d’évaluation dans son Livre blanc », a dit M.Paradis aux journalistes.® Le ministre, a-t-il dit, n’a pas su réaliser que la grande majorité des intervenants du milieu scolaire souhaite une évolution plus graduelle vers un système d’éducation décentralisé ».En réponse à une question d’un journaliste, M.Paradis a aussi exprimé l’avis qu’au moins 90 % des parents de la banlieue de Montréal tiennent aux écoles confessionnelles.M.Paradis s’appuie sur les consultations menées auprès des parents lors de l’ouverture de nouvelles éco- les en vue de la reconnaissance officielle par le Comité catholique.L’étude sur la confessionnallté réalisée par le professeur Marcel de Grandpré et rendue publique hier ne livrait quant a elle aucune statistique sur l’opinion des parents en la matière.L’étude sur la décentralisation de MM.André Brassard et Marcel Ouellet, de la faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal, et sur laquelle ont porté principalement les commentaires du président de TACSRM, ne livre, à vrai dire, peu d’informations nouvelles.La loi de l’Instruction publique confère aux commissaires le pouvoir général de déléguer leurs attributions à leurs cadres, et donc aux directeurs d’école.C’est un fait largement connu.La CECM, par exemple, possède déjà depuis quelques années un règlement de délégation de pouvoirs aux directeurs.Le problème est ailleurs : le ministre propose de remettre ces pouvoirs à un conseil d’école formé majoritairement de parents.Or là-des-sus, l’étude des professeurs Brassard et Ouellet est très clair: « Cette délégation (de pouvoirs) ne peut être faite qu’au personnel de cadre et donc au directeur d’école et au directeur adjoint mais exclut tout groupe ou organisme ».En d’autres termes, la commission scoilare ne pourrait pas, dans le cadre actuel de la loi, déléguer ses pouvoirs aux comités d’école ni même aux conseils d’orientation.Il faudrait donc amender la loi.C’est d’ailleurs ce que suggère déjà officiellement la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec en réplique au projet Laurin.MM.Brassard et Ouellet, dans leur étude sur Quelques aspects de la décentralisation adminsitrative vers les écoles, n’en pensent pas moins « souhaitable » de décentraliser vers elles la plupart des attributions prévues pour celles-ci au Livre blanc.Les trois autres études commandées par l’Association s’intitule respectivement: Centralisation-Décentralisation: Etude de modèles organisationnels, par André Brassard et Luc Brunet, professeurs à l’Univer- sité de Montréal, Une étude des pouvoirs scolaires des parents, par Donald A.Burgess et Clermont Barnabé, professeurs à l’Université McGill, enfin.Le livre blanc et la confessionnallté, par Marcel de Grandpré, professeur à l’Université de Montréal.La « pédagogie ouverte » est-elle une menace ?par Jean-Pierre Proulx Les écoles alternatives dites « à pédagogie ouverte » contribueraient-elles à entretenir la mauvaise conscience du système scolaire québécois?Les parents membres du Comité pour une pédagogie ouverte de Baldwin-Cartier, qui viennent de se voir refuser une école de ce type, ne sont pas loin de le croire.Mais, convaincus, ils lorgnent maintenant du côté de la Commission des écoles protestantes du Grand Montréal.Le ministère de l’Education promet la pédagogie ouverte mais il n’utilise pas l’expression, du moins pas officiellement.En soumettant son projet aux commissaires en octobre 82, les parents le notaient: « A peu de choses près, les valeurs et les objectifs que nous proposons se retrouvent dans le document: « L’école québécoise, énoncé de politique et plan d’action », communément appelé le Livre orange.« La pédagogique ouverte, expliquaient-ils, est une approche éducative qui vise à rendre la personne autonome.Pour ce faire, elle encourage les étudiants à exercer leur curiosité, leur sens de la responsabilité et à développer leur créativité».Le directeur des Services de l’enseignement de Baldwin-Cartier, M.Marcel Arsenault, le reconnaissait dans un rapport aux commissaires le 14 février dernier:® les objectifs du Comité ne sont pas nouveaux et nous les retrouvons décrits, même avec beaucoup d’insistance, dans de nombreuses productions pédagogiques émises par le MEQ ».Cependant, la pratique est loin du discours officiel comme le rappelait le Conseil supérieur de l’éducation dans son dernier rapport an- nuel.Voilà pourquoi, quelque 84 familles de l’ouest de l’île ont demandé pour leurs 122 enfants une école où la pratique serait conforme au discours.Plusieurs d’entre eux avaient d’ailleurs connu la ®pédagogie ouverte » dans des écoles traditionnelles grâce à des enseignants plus entreprenants.Mais en d*une année à l’autre, les enfants retrouvaient fatalement les sentiers pédagogiques déjà battus.Ces parents ne veulent pas retourner en arrière.Pour Mme Micheline Ger-vais, une ardente promotrice du projet, c’est clair: ® En réclamant une école autonome, on crée de l’insécurité.On devient même suspect au plan politique : on nous identifie comme des péquistes ».Le milieu des commissaires est par ailleurs fort libéral.Effectivement, le projet est menaçant: il constitue un jugement implicite sur le système.La réaction de l’ex-directeur général de Baldwin-Cartier, racontent des membres du comité, a été à cet égard typique.Il a nié l’originalité du projet: « La commission scolaire Baldwin-Cartier, écrivait-il en février dans un projet de résolution, poursuit déjà les objectifs énoncés dans l’Ecole québécoise par ses activités dans ses écoles et elle demande déjà à tout son personnel de favoriser le développement des diverses dimensions de la personnalité de l’enfant ».Il a donc recommandé de le refuser.Les commissaires n’ont cependant pas retenu l’argumentation de leur directeur général : elle contredisait celle du directeur des services de l’enseignement.Ils se sont plutôt arrêtés à la possibilité de réaliserle projet.Le résultat a été le même : le projet est actuel- lement dans un cul-de-sac.Des enseignants étaient prêts à tenter l’aventure.Il fallait donc trouver des locaux.Les écoles françaises, a-t-on constaté, sont toutes pleines et celles qui ne le sont pas sont excentriques.En revanche, une petite école protestante était disponible a la commission scolaire Lakes-hore.Celle-ci était prête à la louer à Baldwin-Cartier pour $1.00 et autres considérations.Il en aurait coûté en entretien, en frais de chauffage et autres frais généraux, quelque $60,000.En outre, les dépenses de transport se seraient élevées à $90,000.Le Comité pense qu’un système de co-voiturage aurait pu éviter ces frais.Chose certaine, les commissaires ont trouvé que le projet était trop coûteux.Ils ont reporté l’affaire en 84-85.Les promoteurs ne désar- ment pas.Ils ont pris contact avec la Commission des écoles protestantes du Grand Montréal où on les a écoutés avec sympathie.La CEPGM cherche vivement à augmenter la clientèle de ses écoles françaises.Pour l’heure on attend donc une réponse.Et puis, il y a les élections du 13 juin.Quelques parents du Comité pourraient peut-être se laisser tenter.intérêt annuel pour une durée de 5 ans TAUX D’INTÉRÊT DISPONIBLES SUR COURTE & LONGUE ÉCHÉANCE Appelez: Service aux investisseurs (514) 866-1071 Ou votre courtier en placement Compagnie de Placements Hypothécaires rSVorcuard du Canada 3 Place Ville Marie, Suite 604 Montréal, Québec H3B 2E3 Membre de la Société d’Asiurance Dépôts du Canada A inscrite à la Régie d'Assurance Dépôts du Québec Taux sujets é changements % Ci Legenre vernaculaire 15.95$ POUR LES ADOLESCENTS UNE INTRODUCTION AUX MICRO-ORDINATEURS PANS UN CONTEXTE PLEIN-AIR Le Camp Richelieu Quatre-Saisons (1964) offre cet été aux 13-17 ans des sessions de camp vraiment exceptionnelles! — des projets collectifs en plein-air (canot-camping, canotage, randonnée pédestre, camping sauvage, escalade,.) — structure permettant à l’adolescent de s’impliquer dans le choix, le déroulement et l’évaluation des activités — 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Le Devoir, mercredi 25 mai 1983 Des dizaines de blessés lors de manifestations à Paris PARIS (AFP) — Des Incidents sporadiques ont opposé hier soir à Paris, plusieurs heures durant, des étudiants aux forces de police, faisant selon des témoignages plusieurs dizaines de blessés dans les deux camps.Les étudiants, souvent proches des milieux d'opposition de droite, entendaient protester contre le projet au gouvernement de réformer renseignement supérieur, dont le Parlement a entamé l'examen hier.Défendu devant les députés par M Alain Savary, ¦ ministre de l'Éducation na- tionale, ce projet prévoit l'ouverture à tous les bacheliers des deux premières années d’études universitaires et l'introduction d’une certaine sélection après ce premier cycle.Les incidents ont éclaté en début de soirée à proximité du siège du Parlement pour se poursuivre tard dans la nuit au Quartier latin, le quartier universitaire Les protestataires, au nombre de quelques centaines, ont construit des barricades, auxquelles ils mettaient le feu Étudiants et policiers se sont échangés jets de pierre et de grenades lacrymogènes des heures durant' (les incidents faisaient suite à une manifestation de plus d’une di/aine de milliers d'étudiants (H.l 000, selon les organisateurs), à l’appel d’une coordination nationale, animée par des groupes d’op-posilion A plu.steurs reprises, ces dernières semaines, les étudiants étaient déjà descendus dans la rue dire leur mécontentement devant le jet de loi Ils ont reçu l’assentiment d’un des chefs de l’opposition, M Raymond Barre, ancien premier ministre sous la pré- proje Le Labour piétine à cause de sa politique de défense LONDRKS (d’après AFP et Reuter) — A quinze jours des élections générales britanniques, les travaillistes paraissaient hier Incapables de combler leur retard sur le parti conservateur de Mme Margaret Thatcher, donné largement gagnant par une nouvelle série de sondages Malgré dix jours de campagne travailliste sur le thème du chômage, qui a plus que doublé en quatre ans de pouvoir conservateur et frappe 13 4 % de ta population, le parti de M Michael Foot, qui promet 2.5 millions d'emploi en cinq ans, n'a pu réduire l’écart Les derniers sondages publiés hier donnent 13 à 18 points d’avance aux tories dans les pourcentages d’intentions de vote Deux sondages publiés la semaine dernière, qui réduisaient l’avance des tories entre 9 et 11 %, avaient permis aux dirigeants travaillistes d’affirmer que leur campagne commençait enfin à décoller Le Labour, selon tous les observateurs, traîne comme un boulet dans cette campagne sa politique de défense, favorable a un abandon de tous les armements nucléaires, qui avait été imposée par la gauche du parti au dermer congrès M Foot et M Denis Healey, son adjoint, ont dû proclamer leur accord total sur ce problème, malgré leurs divergences bien connues depuis le congrès de 1982 « Le Labour introduira les (missiles) Polaris britanniques aux entretiens de (le-nève pour que la Grande-Bretagne puisse occuper le siège qui lui revient à la table de négociation», a dit M Foot à Birmingham après s’être entretenu par téléphone avec Denis Healey Certains journaux ont cité des propos de M.Healey selon lesquels les travaillistes ne renonceraient aux Polaris que s’ils obtenaient des concessions équivalentes de la part de l’URSS M Foot n’a ni repris ces remarques de son adjoint, ni réaffirmé l’engagement officiel du l.abour de mener une politique de défense non nucléaire durant un éventuel mandat de cinq ans Mais il a souligné que le parti annulerait la commande de missiles américains Trident passée par le gouvernement Thatcher pour remplacer les Polaris, et qu’il s’opposerait à un déploiement de missiles de croisière cette année « Les négociations sur les armes nucléaires sont trop importantes pour être laissées au président Reagan et à M Andropov, a dit M Foot Notre objectif, dans ces discussions, sera de réduire les armes nucléaires de toutes les parties 1,’élimination progressive de nos Polaris fera partie de ce processus» sidencedeM Valéry Giscard d’Kstaing, qui, devant le Parlement, a (jualifié le projet d’« mutile et dangereux ».la réforme contribuera à « politiser » l’université, a déploré M.Barre, qui faisait notamment allusion à l’introduction de représentants syndicaux, aux côtés d’autres secteurs professionnels, dans la gestion des universités.M.Barre a cependant préconisé une université destinée à former une « élite », et s’est dit en faveur de la sélection.Le débat au Parlement, où le groupe socialiste (majoritaire) a déposé une centaine d’amendements au projet, devrait se poursuivre pendant une semaine.Hier, certains policiers ont fait preuve de brutabté, aussi bien à l’égard de manifestants que de simples passants ou de journalistes.A d’autres moments, un certain flottement était perceptible dans les rangs des forces de l’ordre, qui paraissaient parfois manquer de consigne précise D’autres incidents ont eu lieu en province, à Montpel lier (sud du pays), et à Bordeaux ^sud-ouest) notamment, ou un policier a été assez sérieusement blessé par une bille d’acier lancée par une fronde Un canon à eau de la police disperse des étudiants qui manifestaient hier sur le pont Alexandre III à Pans contre le projet de réforme universitaire (Photolaser AP) Avertissant que l'Afrique du Sud ne pliera pas devant les menaces Namibie: Pretoria adopte un ton très dur L’INSTITUT DE LA RECHERCHE HUMAINE RENCONTRER.Partager votre vie avec une personne qui saura donner tr UN VISAGE À VOS RÊVES^» N’EST-CE PAS LA UN IDÉAL QUE CHACUN DE NOUS CARESSE AU FOND DE SON COEUR?MONTREAL 847 Cherrier 524-1176 QUEBEC 580 est Grande Allée 529-3363 CHICOUTIMI 1212 boul.Talbot 696-1666 Organisme à bul non lucratif Ouverl du lùn.au ven.de lOh.à 21h., sam.de lOh i 15h.NATIONS UNIKS (AFP) — L’Afriijuc du Sud a affiché une position très dure hier devant le Conseil de sécurité de.s Nations unies qui poursuivait ses travaux sur la question namibienne.en affirmant qu’elle « ne plierait pas de\ ant les menaces » et « ne tolérerait pas l’expansion de l’impérialisme soviétique à ses Irontières» 1 a position sud-africaine a été exposée par son représentant permanent aux Nations unies, M Kurt von Shirnding, au cours des travaux du Con.seil qui s’étalent ouverts lundi ù la demande du mouvement des non ali gnés, en présence d’un certain nombre de ministres des Allaires étrangères du tiers monde la déclai ation de M \ on Schirnding a suscité des mui mures dans la salle du conseil et le président en exercice, M Kamanda Wa Kamanda, ministre des .\f-laiies étraugèies du Zaïre a dû léclamer, lait rare, le si lence L’AliKjue du Sud a ainsi prévenu ses voisins noirs qu’ils subii aient les conséquences de l’asile qu’ils accorderaient éventuellement aux maquisards noirs sud africains M von Sctiiinding a déclaré (jue cet avertissement s’était concrétisé lundi par le raid mené au Mozambique contre des ba.ses du Congrès national africain (ANC) en leprésailles de l’attentat à la bombe commis vendiedi à Pretoria « Ceux qui donnent asile aux terroi istes, qui veulent Le Devoir rend hommage à la ville de Québec le jeudi 23 Juin prochain en publiant un cahier spécial à l’occasion du 375e anniversaire de la ville fondée en 1608 Pour réserver un espace publicitaire dans ce cahier, contactez Robert Campeau ou * Jacqueline Avril - au 844-3361 avant le 13 juin déstabiliser notre société, doivent comprendre que l’A-frKjue du Sud ne restera pas sans réagir Nous ne laisserons pas faire une telle chose, mais c’est leur choix », a dit M von Schirndin.Auparavant, le chef de la diplomatie cubaine, M Isidore Malmierca, avait déclaré que le retrait des forces cubaines d’Angola ne reprendrait que lorsque les forces sud-afncaine quitteraient les zones occupées par elles dans le sud angolais Le problème du retrait cubain est une question bilatérale exclusivement du ressort de La Havane et de Luanda.CEE: Londres attendra BHUXKLLKS (Reuter)-La Grande Bretagne n’a pu voii satisfaite hier sa demande d’une réduction de sa participation au budget corn munautaire, a-t on appris de .source diplomatique Londres souhaitait voir ( elle question réglée sépa-I ément de la discussion d’une réloime globale et à long terme du mode de financement de la Communauté économique européenne M Francis Pym, secrétaire au Foreign (iffice, avait demandé à ses collègues eu ropéens d’accepter dès ce jour une réduction similaire à celle obtenue par Londres ces trois dernières années Les ministres des Affaires étrangères n’ont pas accepté et la question sera traitée le 13 juin dans le cadre de la discussion sur la réforme financière La question de la contribution sera l’un des thèmes de la campagne politique pour les élections legislatives de juin en Grande-Bretagne Mme Margaret Thatcher, premier ministre, devra y affronter l’opposition travailliste hostile à l’appartenance britannique au Marché commun M Francis Pym a déclaré que des progrès avaient été accomplis Les autres ministres étaient toutefois plus réservés M Pym a ajouté que la RFA, qui exerce la présidence en exercice du conseil des ministres, présenterait des propositions sur la contribution britannique le 13 juin, en même temps que d’auires sur la réforme financière de la CK FL Il a exprimé l’espoir que le dossier britannique fasse l'objet d’un accord lors du sommet européen de Stuttgart Il a répété que la situation serait ^ave si aucun accord n’était conclu d’ici là M André Chandernagor, ministre français chargé des affaires européennes, a déclaré que seule la Grande-Bretagne semblait pressée Mais il est peu probable qu’elle obtienne satisfaction tant que le problème de fond, celui de la réforme financière, ne sera pas réglé, a-t-il dit avait-il ajouté.I .es pays africains sont de plus en plus impatients devant l’impasse dans laquelle sont plongées les négociations sur l’indépendance de la Namibie, en raison du « lien » établi par Pretoria entre la mise en application du plan de l’ONU sur la Namibie et la présence cubaine en Angola C’est en raison de ce blocage des efforts de médiation du « groupe de contact occidental» (Canada, F’rance, États-Unis, Grande-Bretagne, RFA), que ces pays africains ont décidé de lancer à l’ONU une nouvelle offensive diplomatique en trois étapes La première étape consiste a faire réitérer par le Conseil de sécurité les principes sur lesquels est fondé le plan de l’ONU sur l’indépendance de la Namibie tels qu’ils ont été définis dans la résolution du Conseil, et d’établir un calendrier limite pour l’indépendance de la Namibie La deuxième prévoit la convocation d’une nouvelle conférence restreinte sur la Namibie du type de celle tenue à Genève en 1981 et qui avait échoué du fait de l’attitude sud-afncame Enfin, en cas d’échec de cette conférence restreinte, les pays africains retourneraient devant le Conseil de sécurité pour réclamer l’extension des sanctions obliga- toires contre l’Afrique du Sud.M.von Shirnding a d’ores et déjà indiqué au cours de son intervention que l’Afrique du Sud ne s’estimerait liée par aucun calendrier et qu’elle prendrait ses décisions « conformément à ses responsabilités et ses intérêts» Il a par ailleurs répété qu’un réglement durable de la question namibienne nécessitait aux yeux de Pretoria le départ des troupes cubaines.Le gouvernement sud-afncam, a-t-il ajouté, est prêt à poursuivre ses discussions à ce sujet avec Luanda, qui pour l’instant tfa pas répondu à une lettre récente de l’Afrique du Sud exposant sa position « Nous ne permettrons pas à des forces de substitution d’influencer le cours des événements dans notre région et nous ne tolérerons pas l’expansion de l’impéria-lisme soviétique à nos frontières », a-t-il précisé.Au début de son intervention, M von Schirnding avait également affirmé que Pretoria rejette les vues de l’ONU et de la Cour internationale de justice de La Haye sur sa présence en Namibie (ex-Afrique du Sud-Ouest) et qu’elle administre ce territoire légalement et en conformité avec l’esprit de l’ancien mandat de la Ligue des nations.A COMPARAISON L'eau potable c'est important .AOTC le marché de IT est EXCITANT! POURQUOI?qu n FIRME SOLIDE surtout STABLE Trois éléments à considérer sérieusement durant cette période incertaine que tous, nous vivons présentement Et qui, dans cette grande et belle région de l’Ouest du Québec et l’Est ontarien, où résident plus de 315,000 consommateurs d’expression française, rayonne parson IMPACT sur l’information?LE DROIT, bien sûr! LE DROIT est le seul quotidien français de la région d’OTTAWA-VANIER-GATINEAU-HULL-AYLMER.Et seul, le quotidien français LE DROIT rejoint autant de gens.U DROIT 375, rue Rideau, Ottawa, K1N .5Y7 Tél.:(613) 560-2747 directement de Montréal: 861-3770 Georges Mercier, représentant Le Devoir, mercredi 25 mai 1983 le inonde ¦ Begin résiste aux motions .lÉRUSAI-KM (AFP) — Le Parlement israélien a rejeté hier par 59 voix contre 53 et une abstention, trois motions (le censure du gouvernement péesentées par l’opposition, sur la politique économique du cabinet de M.Menahem Begin.L’opposition travailliste, le front communiste Khadash, et le mouvement Shinoui (Changement et initiative) ont chacun déposé une motion.Un membre de la coalition gouvernementale, l’ancien ministre des Finances Yigael Hourwitz, s’est abstenu.Durant le débat parlementaire, M.Hourwitz s’était violemment insurgé contre les options économiques de l’actuel ministre des Finances, M.Yoram Aridor, qui selon lui « conduisent Israël tout droit à la faillite ».De leur côté, les partis de l’opposition ont qualifié la politique économique gouvernementale de « catastrophique ».Quant au ministre des Finances Yoram Aridor, qui avait soigneusement évité toute apparition pubbque en Israël au cours des dermères semaines, il est monté à la tribune pour défendre ses options néo-libérales et affirmer qu’il entendait poursuivre son « programme de lutte anti-inflatiomste », en dépit des intjuiétantes performances de l’économie israélienne.Kn avril dernier, rappelle-t-on, l’indice d’inflation avait grimpé de 13.10 %, le shekel se dévaluant au rythme de 0.42 % par jour.I,’tnflation se fixait alors, selon les estimations des experts, au taux record de 160 % par an.Le déficit commercial a grimpé de quelque 35 % durant le premier trimestre de 1983, par rapport à la période correspondante de l’année dernière.La dette extérieure atteint quelque 24 milliards de dollars, et, pour la première fois depuis 29 ans, le pays a connu en 1982 un taux de croissance négatif L’aide économique et mibtaire (dons et prêts) accordée par les États-Unis à Israël atteindra en 1983 environ 2,6 milliards de dollars.Klle a cependant été largement rognée par la nécessité de rembourser d’anciennes dettes venues à échéance, et par la guerre au Liban dont le coût direct a été estimé a deux milliards de dollars.M Le PCI courtise le PSI ROM K (Reuter) — M.Knrico Berbnguer, secrétaire général du parti communiste italien (PCI), a accentué hier ses efforts en vue d’une alliance avec les socialistes dans les élections du 26 juin en leur faisant miroiter la direction du gouvernement.Mais ceux-ci ont jusqu’ici refusé les ouvertures tant de la droite que de la gauche Leur chef, M Bettino Craxi, a déclaré qu’il serait prématuré de mettre sur pied une alliance de la gauche Dans une interview accordée au journal de Turin La Stampa, M.Berbnguer a estimé que si la gauche formait une coalition, « diverses hypothèses étaient possibles, entre autres une présidence du conseil socialiste » Bien que numériquement la deuxième formation du pays, le parti communiste, qui a recueilli plus de 30 % des VOIX dans les élections générales de 1979, n’a jamais participé au gouvernement depuis la période de l'immédiat après-guerre.Kn revanche, les socialistes, qui ont tout juste obtenu 10 % des voix il y a quatre ans, ont joué un rôle essentiel dans les coalitions successives de centre-gauche sous la bannière démocrate-chrétienne Selon un sondage publié par le journal de gauche La Repubhhca, les sociabstes ne gagneront pas beaucoup de terrain aux élections du 26 juin, alors que les démocrates-chrétiens et les répubbcams centristes semblent être en mesure de recueilbr suffisamment de voix pour gouverner sans les socialistes.Le même sondage prévoit un recul des voix communistes à un peu plus de 27 %.¦ Une bombe explose à Belfast BKLFAST (AFP) — Quinze personnes, dont un policier, ont été blessées par l’explosion d’une bombe hier après-midi devant un commissariat de police de Belfast, a indiqué un porte-parole de la police d’Irlande du Nord La bombe, placée dans une camionnette garée devant le commissariat d'Andersonstown, dans la zone républicaine de Belfast-Ouest, a explosé au moment où la police faisait évacuer le commissariat et ses environs, après avoir reçu un avertissement.Au total sept hommes, six femmes, un policier et un bébé ont été blessés par l’explosion, mais, d’après les premières informations, aucun n’a été atteint grièvement.Les dégâts matériels sont importants: le commissariat a été durement touché, les vitres aux alentours ont volé en éclats, certains toits ont été soufflés.Un responsable de la police a estimé « miraculeux que personne n’ait été tué » L’attentat n'avait pas été revendiqué en fin d’a-près-midi ¦ Walesa veut voir le pape VARSOVIK (Reuter)— Lech Walesa, le chef du syndicat dissous Solidarité, a l’intention de demander aux chantiers navals de Gdansk une journée de congé le 23 juin, dernier jour de la visite en Pologne du pape Jean-Paul II, dans l’espoir de rencontrer celui-ci malgré le voeu contraire des autorités, a déclaré hier un porte-parole à son domicile.Le cardinal Jozef Glemp, primat catholique de Pologne, a déclaré la semaine dernière que l’Église s’efforcait d’organiser une telle rencontre, mais que cela soulevait des problèmes difficiles.Le pape se rendra à Cracovie le 23 juin, sans y avoir d’engagements officiels jusqu’à son départ pour Rome en fin d’après-midi.Les responsables gouvernementaux, qui minimisent l’importance de Walesa depuis la proclamation de la loi martiale à la fin de 1981, ont déclaré que le programme de la visite du pape ne prévoyait pas de rencontre ave.c l’ancien chef synibcabste, ne cachant pas qu'ils y étaient hostiles Pour sa part, le porte-parole du gouvernement, M.Jerzy Urban, n’a pas voulu s'engager quand on lui a demandé si les autorités trouveraient à redire à une rencontre entre le pape et Lech Walesa, déclarant: « Seules nous intéressent les activités politiques de Walesa.Le gouvernement estime qu’il est dans les intérêts du pays que M.Walesa s’abstienne de s’engager dans des activités politiques.Cela ne fait qu’aggraver les conflits en Pologne » Sortir des irises Gérer sa vi Penser hsotiélé future JOELdeROSNAf.Les chemins detavie Ryad engage une médiation au Liban BKYROUTII (AFP) -L’Arable Saoudite a engagé hier une mission de médiation entre le Liban et la Syrie, en vue de permettre la reprise du dialogue entre les deux pays.Un émissaire du roi Fahd Ben Abdel-Azlz d’Arabie Saoudite, cheikh Abdel-Azlz al-Touayjlrl, chef adjoint de la garde nationale saoudienne, est arrivé hier à Damas où il a été aussitôt reçu par le président Hafez Assad, auquel il a remis un message du souverain wahabite.Cette visite est intervenue quelques jours après celle effectuée à Ryad par le ministre syrien de l’Information Ahmad Iskandar Ahmad, qui avait été chargé par le président Assad d’expliquer aux dirigeants saoudiens les raisons du refus par lu Syrie de l’accord llbano-israéllen, signé le 17 mal.De source bien Informée à Beyrouth, on indiciue qu’avant de lancer publiquement sa mission de médiation, l’Arabie Saoudite avait établi Kadhafi part en guerre contre Yasser Arafat DAMAS (d’après Reuter et AFP) — La Libye a lancé hier une attaque en règle contre M.Yasser Arafat, aux prises avec un mouvement de rébellion au sein d’unités du Fatah, principale composante de rOLP.Dans une dépêche reçue à Damas, l’agence libyenne Jana écrit que la révolte était désormais assurée du succès « en raison du large soutien dont elle bénéficie ».Jana, qui ne précise pas qui appuie ce mouvement, précise toutefois que le colonel Mouammar Kadhafi espère que la mutinerie se soldera par le renversement de M.Arafat et que l’OLP finira pas adopter une ligne plus dure au Proche-Orient.« La révolution qui a explosé au sein du Fatah dans la Bekaa ( .) a fait tomber le masque d’Arafat et de sa clique défaitiste », écrit Jana.« La nouvelle révolte est aujourd’hui assurée du succès en raison du large soutien dont elle bénéficie pour remplacer le mouvement traditionnel qui a renoncé à la lutte armée et cherche un règlement pacifique au problème du Proche-Orient par le biais du marchandage et de la capitulation », poursuit l’agence.Dans les milieux modérés palestiniens de Damas, on pense que le numéro un libyen a suscité la rébellion d’au moins cinq officiers supérieurs de l’OLP en leur lournissant armes et fonds.Le commandant en chef adjoint des forces palestiniennes Abou Jihad, a accusé de son côté le colonel Kadhafi d’avoir fourni une assistance financière et militaire au mouvement de dissidence au sein du Fatah dirigé par Abou Moussa .Dans un discours prononcé T au cours d’un rassemblement de plusieurs centaines de combattants palestiniens, à proximité de Damas, Abou Jihad a par ailleurs confirmé que la direction du Fatah à laquelle il appartient, a coupé les vivres aux partisans d’Abou Moussa retranchés dans la Bekaa.Abou Jihad a également reproché au colonel Kadhafi de ne pas « s’acquitter de ses dus envers l’OLP ».Kn dépit de ses engagements, a-t-il dit, la Libye n’a plus rien versé à la résistance palestinienne depuis 1977.Lç comité central du Fatah s’est réuni hier soir à Damas pour envisager des sanctions contre les « officiers rebelles », indique-t-on de source palestinienne.Ces officiers d’active jouissent d’une influence certaine sur la base des fedayine, es-time-t-on.Deux d’entre eux notamment, les colonels Abou Moussa, chef de la brigade Yarmouk et membre du conseil révolutionnaire du Fatah, et Abou Raad ( Wasef Oreikat) chef des unîtes d’ar-tillerie, se sont illustrés par leur combativité au Liban.De tendance marxisante pro-soviétique, Abou Moussa avait été responsable pour toute la région du Liban-Sud durant la guerre civile libanaise (1975-1976).Lors de l’invasion israélienne de l’été dernier, il se trouvait à Beyrouth où il a activement participé à la résistance à Israël.Ancien officier de l’armée jordanienne, ayant déserté à la suite des affrontements sanglants jordano-palesti-niens de 1970, Abou Raad est l’artilleur d’élite de l’OLP.Les artilleurs palestimens se sont illustrés lors de la bataille de Beyrouth, en réussissant à endommager ou dé- Chuffhill ouve WinriiO#g, nn*aD PfonciKO Angtie» lUafiinimiilitanajlg, Inoucdiogoc uQote -/V/ iKunder/v*Verses"20 y Tpi/Monlfegl jr'^% 'Chicogoî* y'Windtojf • ¦» avers “ Koni^Ciiy SES'^ rHiiony précipitQhO'i} houtt prtition bast* preii'on masse d air frais massed air chaud New Orlfonl ¦Wosh ngipf^ Prévision de la carte ou temps A midi aujourd hui La plupart des régions du Quebec seront en régime perturbé, occasionnant la présence de nuages et de pré-cipitationas locales Cependant, l'extrême est de la province {ouira du temps ensoleillé grâce a l'intluence d'une Crete de haute pression quasi stationnaire sur cette région MONTRÉAL Ennuagement graduel Quelques averses en fin de tournée Mm prés de 6 Max 18 Précipitations 50% Aperçu pour mercredi nuageux avec quelques averses QUÉBEC Régions d Abitibi-Témiscanningue nuageux avec pluie intermittente Mm près de 2 Max 10 à 13 Probabilité de précipitations 60% Aperçu pour jeudi nuageux avec quelques averses Réservoirs Cabonga et Goum nuageux avec quelques eclaircies en matinée et quelques averses en fin de journée Mm 4 a 6 Max 10 à 13 Précipitations SO-% Jeudi nuageux avec quelques averses Pontiac-Gatmeau Rivière-du-liévre nébulosité croissante en matmée Averses par la suite Mm 3à5Max 14 à 16 Précipitations 80% Jeudi nuageux avec quelques averses Laurentides nébulosité croissante en matmée Quelques averses en après-midi Mm 3è5 Max 14à 16 Précipitations SO % Jeudi nuageux avec quelques averses Outaouais ennuagement graduel en matinée Quelques averses en après-midi Mm près de 4 Max 16 à 18 Précipitations 60 % Jeudi nuageux avec quelques averses Trois-Rivières Drummondville Estrie ensoleillé en matinée Ennuagement par la suite Possibilité d averses en fin de journée Mm 5à8 Max 1Sàl8 Précipitations 30% Jeudi nuageux avec quelques averses Lac-St-Jean Saguenay Mauricie.Reserve des Laurentides Rivtère-du-Loup La Maibaie nuageux avec éclaircies et possibilité d averses surtout en matinée Mm près de S Max 14 à 16 Précipitations 30 % Jeudi nuageux avec quelques averses Québec Beauce ciel variable Mm près de 6 Max 14 à 16 Précipitations 20% Jeudi nuageux avec quelques averses Rimouski-Matapédia nuageux avec quelques averses dispersées Vents modérés par moments Mm près de 5 Max 10 à 12 Précipitations 40% Jeudi nuageux avec éclaircies Ste-Anne-des-Monts Parc delà Gas-pésie Gaspé-Parc Forillon nuageux et possibilité d averses Vents modérés par moments Mm près de 2 Max BèlO Précipitations 40% Jeudi nuageux avec éclaircies Baie-Comeau Sept-lles nuageux et possibilité d averses Vents modérés Mm 2à5 Max 8à11 Précipitations 40% Jeudi nuageux avec éclaircies Basse côte nord Anticosti ensoleillé avec passages nuageux Mm près de 2 Max 8 à 10 Précipitations 10% Jeudi ciel variable.RICHARDSON & BENOIT Optométristes 630 Sherbrooke ouest, rez-(de-chaussée Soins de la vision Lunetterie Lentilles de contact 849-1274 truire plusieurs sources de feu israéliennes, ce qui a renforcé leur influence.Il est généralement admis que les officiers démis il y a quelques jours ne sont pas les seuls contestataires, ob-serve-t-on.Ainsi, pour battre en brèche leurs idées M Arafat a dû effectuer six visites dans la Bekaa Ubanaise et au Liban-Nord.des contacts discrets avec le Liban, la Syrie et les États-Unis, en vue de sonder les possibilités de dialogue.L'envoyé spécial américain Phi-lip llabib s’est rendu à Ryad jeudi dernier après que les dirigeants syriens eurent refuse de l’accueillir.Les autorités libanaises pour leur part ont toujours déclaré, depuis la signature de l’accord libano-israélien il y a une semaine, qu’elles sont soucieuses de rétablir le dialogue avec la Syrie.Le ministre des Affaires étrangères Élie Salem a annoncé il y a deux jours que le Liban est même disposé à conclure un accord de sécurité avec la Syrie.Toutefois, depuis la visite à Damas de M.Salem il y a dix jours, aucun contact n’a été établi avec les dirigeants syriens, apprend-on, bien que les autorités libanaises aient constitué une éciuipe de travail chargée d^établir des contacts suivis avec la Syne.Selon la radio phalangiste La Voix du Liban, la médiation arabe entre Beyrouth et Damas vise à obtenir des garanties libanaises pour la sécurité de la Syrie, à empêcher la constitution d un front anti-syrien à l’intérieur du Liban, et à verser les arriérés dus à l’armée syrienne au titre de la Force arabe de dissuasion au Liban.Par ailleurs, le calme est revenu hier soir dans la montagne libanaise, dans la région d’Aley et dans le Chouf, respectivement à l’est et au su(l-esl de Beyrouth, après deux heures de tirs d’artillerie provenant de zones sous occupation syrienne Kn re- vanche, en fin de soirée, des échanges de tirs spradlques étaient signalés dans les localités de Kfarchlma et Souk al Gharb, au sud de la capitale.De source officielle, on indiquait que la cessation des bombardements faisait suite à une intervention du président libanais Amine Ge-mayel auprès des parties concernées.Selon la radio phalangiste, les troupes israéliennes, oui occupent le Chouf et la region d’Aley, ont également contribué à mettre fin à ces affrontements, et menacé de bombarder les zones d’où partaient les tirs.A Magog, une bonne adresse.E’Aukxge deS'éioi^ rés: (819) 843-6S21 Près du Mont Orford face au lac Memphremagog GRAND SOLDE EATON SUR DES TAPIS CHOISIS! 20% à 50% DE RABAIS SUR LES PRIX ÉTIQUE n, ,v- s/ L’occasion rêvée de donner un air «habillé» à vos pièces tout en profitant de rabais intéressants! 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Québec et inscrit l’affaissement actuel dans un contexte plus large.ILs auraient, de plus, été mieux équilibrés si M.French avait nuancé son jugement posant comme une donnée évidente « l’unanimité intellectuelle de la dernière décennie ».Enfin, sa propre mise à l’écart « en tant qu’anglophone », des questions majeures liées à la spécificité québécoise apparaît plutôt curieuse sinon irrecevable.Elle consacre un statut d’inégalité selon l’origine ethnique ou l’appartenance culturelle.Venant des adversaires politiques de M.French, elle aurait suscité de sa part et de plusieurs de ses collègues libéraux une riposte certaine et justifiée.Ne traduit-elle pas par ailleurs une navrante concession à ceux qui, depuis dix ans, ont cherché, sans y réussir, à creer les conditions de l’unanimité intellectuelle évoqué par M.French?Mais ces réserves ne disqualifient pas l’intervention du député, bien au contraire.Même s’il attaque durement le parti gouvernemental, son style et son discours anachronique et le « rite incantatoire du tambour ethno-linguistique », M.French réserve cependant ses critiques les plus vives pour le PLQ.Aux partisans libéraux qui comptent les jours les séparant de la prochaine élection et donc du pouvoir, le député tient des propos plutôt désagréables.Le PQ et le PLQ lui apparaissent tous deux en « récession », enlisés dans un combat dépassé, incapables l’un et l’autre de susciter l’adhésion de nouvelles clientèles et d’imaginer « la nouvelle problématique » des années 80.Selon lui, les deux partis politiques végètent dans le désuet et les parlementaires s’accrochent à des perspectives vétustes.Il y a de la provocation dans le vocabulaire choisi par le député de Westmount et une propension un peu naïve a refaire le monde « ex nihilo ».Mais qui niera la nécessité d’un débat majeur, libre des attaches anciennes, fidèle cependant aux réalités permanentes fondant la spécificité du Québec sur ce continent?M.French souhaite que son parti prenne l’initiative de ce débat à l’occasion de la course au leadership et bâtisse la coalition électorale qui va livrer le pouvoir aux prochaines élections générales.Cette voie répond aux meilleures traditions du PLQ.Dans l’histoire moderne du Québec, ce parti n’a pas craint le débat de fond et la remise en cause des valeurs reçues.Ces exercices certes exigeants en ont fait à quelques reprises !’« alternative » politique à laquelle les Québécois ont fait confiance.A ceux qui craignent les effets d’une telle entreprise et évoquent « le fracas des discussions et des divisions internes », le député de Westmount répond que le silence n’est pas un solution et qu’il ne garantit pas l’accession au pouvoir.Le PLQ aurait avantage à relire son histoire récente.Il y trouverait quelques épisodes qui donnent raison au parlementaire impatient et sans doute inquiet devant les conséquences d’une chirurgie politique mineure là ou s’impose une intervention majeure.Certes le pari de M.French ne va pas sans risque.L’avenir post-nationaliste qu’il évoque ne se déroulera pas dans un monde abstrait.Le pacte entre la minorité anglophone et la majorité francophone reste à redéfénir.Même si le statut du Québec au sein du Canada apparaît scellé pour les uns, il serait vain de croire que cette question est éteinte.Elle surgira à nouveau à l’occasion de la réforme des institutions canadiennes, d’éventuels amendements à la Constitution et de la négociation en vue d’associer le Québec à la première Loi du pays.On peut certes imaginer de nouvelles baUses aux éventuels rapports entre Québec et Ottawa.Il est même devenu indispensable de le faire.Mais aucun gouvernement du Québec ne pourrait dans l’avenir aborder ces questions d’une façon légère à la manière de vagues ententes administratives limitées dans le temps.Nous souscrivons sans réserve au voeu du député de Westmount pour la relance d’un débat de fond sur le réalignement politique du Québec.Mais ce débat ne saurait être que fonctionnel et sans racine dans l’histoire et dans la société.Il ne saurait non plus se dérouler entre francophones seulement même si le poids politique de ces derniers leur assure finalement le contrôle des aménagements à venir.Mais le nouveau contrat social (le concept a quelques relents péquistes) qu’appelle M.French passe aussi par un rééquilibrage du public et du privé.Cette question est à l’ordre du jour dans toutes les sociétés industrielles.On ne saurait en faire l’économie ici à moins de nier les conséquences majeures d’une concurrence mondiale sans précédent.Ce rééquilibrage ne sera ni simple ni instantané.Le déclin des moyens publics ne créera pas nécessairement la richesse et en conséquence la justice sociale.Au-delà des slogans, cette question grave mérite un examen plutôt complexe.On n’aurait rien gagné en passant d’une famille de stéréotypes à une autre.On souhaite que le député de Westmount soit entendu dans son propre parti dont « la parole » ces derniers mois a été plutôt échevelée.L’usage d’un vocabulaire musclé aidera sans doute a ébranler les tenants du silence et de l’image.Même si son propos est plutôt chenu au plan des idées et des solutions novatrices, le député pose un diagnostic essentiel.Le PLQ ne saurait faire l’économie du vaste débat évoqué par M.French.Mais ce parti est-il assez solide pour le mener à terme sans se briser à l’une ou l’autre étape de cet exercice?La situation actuelle du Québec» exige des réponses ».Le PLQ doit les formuler s’il veut devenir l’alternative politique dont cette société a un besoin pressant.Jean-Louis Roy Isolement et pauvreté AVEC UNE régularité exemplaire, qui finit par nous immuniser, les statistiques annuelles sur la pauvreté au Canada viennent de tomber sur nos bureaux.A partir des données de Statistique Canada, le Conseil national du bien-être social, évalue désormais à environ 3.5 millions le nombre de Canadiens vivant sous le seuil de pauvreté, soit une personne sur sept.Sans visage, froid comme une fraction, ce chiffre est peut-être trop modeste, dit le Conseil.Le Conseil canadien de développement social, ainsi que le Comité spécial du Sénat sur la pauvreté, qui font leurs propres évaluations à partir de méthodes différentes, situent a des seuils plus élevés que les « faibles revenus » de Statistique Canada le moment où l’on devient « pauvre ».On peut difficilement remettre en question, de toute façon, la mesure qu’utilise Statistique Canada, qui considère pauvres les familles et les personnes qui consacrent aux articles de base près des deux tiers de leur revenu, alors que la famille moyenne y investit un peu plus du tiers de ses revenus.Si les seuils semblent élevés — $ 9,538 pour une personne seule et $ 19,.397 pour une famille de quatre pier-sonnes, dans une grande ville en 1983 — c’est, comme l’écrivait en février dernier M.David Ross, du Conseil canadien de développement social, « que la plupart des Canadiens associent pauvreté et famine ».Si nous croyons collectivement qu’il faut mourir de faim, et dormir à la belle étoile pour être pauvre, toutes les mesures actuelles sont évidemment fausses.En eux-mêmes, au surplus, les chiffres associés aux « seuils de pauvreté » rassurent trop facilement ceux qui les lisent, car ils portent involontairement à croire que les pauvres se situent à de tels seuils.Or « la plupart des Canadiens pauvres, dit le rapport du Conseil du bien-être, ont des revenus se situant à des centaines et encore plus souvent à des milliers de dollars en deçà du seuil de la pauvreté ».Ainsi 70 % des personnes âgées seules qui sont pauvres auraient des revenus inférieurs de 20 % au seuil de pauvreté.On sait déjà que la pauvreté frappe inégalement, qu’elle touche beaucoup plus les personnes âgées, les femmes chefs de famille, les femmes seules, les jeunes.Mais s’il faut retenir une grande catégorie où le risque de pauvreté est si élevé qu’il devient proche d’une règle, c’est celle des personnes seules.« Les personnes seules, dit le rapport, risquent trois fois plus que les familles d’être pauvres.Environ 1,007,000 personnes seules — 39.2 % de l’ensemble des Canadiens seuls — étaient pauvres en 1981.» Or le dernier recensement indique que la proportion de personnes seules tend à augmenter au Canada, par suite du vieillissement de la population mais aussi du fractionnement plus fréquent des familles.La moitié des ménages canadiens ne sont plus constitués que de une ou deux personnes, et l’existence en « unité familiale », au sens traditionnel du terme pourrait devenir bientôt un modèle minoritaire.Même fwur les familles, d’ailleurs, l’isolement accroît le risque de pauvreté: chez les familles monoparentales, et surtout chez celles — l’immense majorité — qui sont dirigées par une femme, 48.5 % sont pauvres, contre 8.8 % pour les couples avec enfants.Il ne suffira pas de modifier les systèmes d’aide à l’enfance pour relever une situation aussi massivement désastreuse, ni de réformer les régimes de rentes pour faire échec à la pauvreté d’une population âgée ainsi atomisée et très nombreuse.Quant aux plus jeunes, qui se détachent eux aussi de plus en plus tôt de leurs familles pour vivre d’une aide sociale scandaleusement insuffisante, les formes de leur pauvreté dans l’isolement nous ont pris par surprise.Et les approches publiques et privées ont été encore plus inadéquates pour eux que pour leurs aînés.Devant une société qui se transforme petit à petit en Juxtaposition d’individus isoles, et surtout devant les plus pauvres d’entre eux, de plus en plus nombreux, ce n’est toutefois pas la seule quantité d’aide qui fait dramatiquement défaut.Son organisation, tant dans les bureaucraties que dans les organismes volontaires, pourrait connaître une crise.Peut-on, par exemple, encore rêver de recréer des liens communautaires quand l’espoir de communauté semble à jamais disparu ?Nos modèles, nos références, sont en train de glisser et il n’y aura pas de politique satisfaisante sans passer d’abord par cette réflexion.— LISE BISSONNETTE La FTQ et l’entreprise (1) LA FÉDÉRATION des travailleurs du Québec, numériquement la plus importante centrale syndicale au Québec, envi.sage la création d’un fonds dit « de solidarité » qu’alimenteraient les cotisations de ses membres; quelques centaines de millions pour la création d’emploi.Ce faisant, la FTQ risque, c’est déjà commencé, de se voir attaquée aussi bien de droite ( les syndicats doivent s’en tenir leur rôle, le prêtre à la sacristie, et les vaches seront mieux gardées) que de gauche (certains n’auront pas de mots assez durs pour dénoncer le pouvoir « castrateur » du système).Le projet mérite mieux.I^es syndiqués de la FTQ.aux termes d’une résolution présentée à son conseil général, seraient donc invités à verser un pourcentage de leur revenu (de de 1 pour cent a 1.2 pour cent de leur salaire brut), en moyenne de $125 à $250 par année à un fonds qui dans cinq ans frôlerait le demi-milliard.Ces sommes, gérées par des administrateurs élus, constitueraient un « capital de risque » pour la consolidation de petites et moyennes entreprises, en donnant priorité aux demandes des cotisants.Le fonds est dit de solidarité, comme quoi il ne s’agit pas d’un simple club de placements, d’un fonds mutuel voué au rendement maximum des épargnes de ses membres.On peut faire observer ici que les salariés (comme tous les contribuables) souscrivent déjà à plusieurs « fonds de solidarité » qui ne sont pas sans mérite.En versant leurs cotisations d’as- surance-chômage, ils sont « solidaires » avec les sans-emploi.De même leurs impôts alimentent la caisse de l’assistance sociale.On pourrait en dire autant du régime public de rentes où chaque génération est invitée à manifester sa « solidarité » avec celle qui la précède en contribuant à sa subsistance.Il en va de même pour les fonds consolidés où l’État puise pour éponger les déficits de sociétés comme Sid-bec.Raffinerie de sucre, ect.Autant de beaux cas de solidarité, soit dit sans trop d’ironie, sans oublier les millions de subventions aux entreprises.Ces contributions, dira-t-on, ne sont pas volontaires.C’est exact.Mais elles n’en résultent pas moins de décisions prises par des gouvernements légitimes démocratiquement élus.En outre les « fonds » ne manquent pas: caisse de dépôt, société d’entraide, caisse d’investissement, SO-DEQ.Tout cela n’est pas suffisant, faut-U croire.Les syndiqués de la FTQ sont invités à faire davantage.L’objectif — il faudrait écrire le mot au pluriel — est ambitieux.Le fonds entend; — apporter son aide à toute entreprise susceptible de créer, maintenir ou sauvegarder des emplois; — favoriser la formation et l’influence des travailleurs sur l’économie; — stimuler l’économie québécoise par des investissements stratégiques.Etc.L’intérêt de cette initiative tient d’abord à cette confiance que ses promo- « teurs mettent dans le « système », confiance qu’il est rare de découvrir dans le discours syndical.D’ailleurs, à quelques jours de la réunion où les délégués de la FTQ adoptaient le principe du projet, un vice-président de la CSN, dans un tout autre contexte il est vrai, rappelaient que « les problèmes économiques, et surtout la crise, ne sont pas générés par les syndicats.Que l’objectif, surtout dans une société capitaliste, n’est pas de défendre l’entreprise .qu’il s’agit à plus long terme de la transformation fondamentale de la société ».Il faut prendre acte de ces deux professions de foi aux antipodes l’une de l’autre.Un deuxième trait à souligner: la réussite de l’initiative de la FTQ repose sur l’existence chez nous d’une classe d’entrepreneurs privés capables de relever le défi et sur lesquels la relance pourra s’appuyer.Car il ne suffit pas de rassembler les capitaux, il faut des gens capables de les mettre ^au travaU, par l’invention, l’iimovation, Tétude des marchés, la mise sur pied d’entreprises viables aptes à soutenir la concurrence même venant de l’étranger.Le miracle ne peut se produire que s’il y a rencontre et confiance mutuelle entre les pourvoyeurs de fonds et les entrepreneurs.Voilà pour l’arrière-plan idéologique du projet de la FTQ, essentiellement basé sur l’acceptation du système capitaliste et de l'économie de marché.Reste à s’interroger sur les conditions de sa réussite.— JEAN FRANCOEUR Le temps de l’impatience ALBERT BRIE laiiiaii L’HOMM E contemporain n’est pas patient.Pas endurant.D’une part, c’est ce qui explique la violence de l’époque.Il n’accepte pas .em ployons un mot plus fort: il ne souffre pas d’attendre.D’attendre quoi ?Il ne sait pas au juste.Attendre qu’autre chose arrive.N’importe quoi.Il fuit toujours en avant, hors de lui.Il s’arrache du lit sur commande du réveille-matin.Sa seconde chaussette n’est pas encore enfilée qu’il voudrait se voir au bout de cette moche journée à traverser.C’est lui qui est moche, mais il accuse la journée qui s’étend devant lui: « Maudite journée plate, si tu peux finir! » Qu’y-a-t-il au bout de sa journée ?Rien d’autre qu’un commencement de soirée.La question se pose: « Comment passer au travers ?» Il tourne en rond.« Ah! si l’heure de se coucher peut venir.» Et il fait cette géniale observation : « On est si bien quand on dort, on ne pense à rien.» Décidément, il y a trop de gens qui vivent.* * * Le cher homme, il ne s’engage ja- mais plus loin que dans les commencements.Des commencements qui passent leur temps à recommencer et qu’il remplit de songeries soupirantes et haletantes: « Si ça peut finir par finir! » Il passe ses journées dans un état d’attentisme irrité.Le seul bout qu’il atteint, c’est le bout de ses nerfs.Et son irritation « croît avec l’usage », comme le stipule Santé et Bien-Être social Canada du danger de la cigarette.Je le fais remarquer à Vincent qui a 18 ans.Il me donne raison.Il savait.Je ne lui apprends donc rien, puisqu’il est le premier à s’en affliger.Je me retiens d’insister.Ça le mettrait en rogne contre moi; et comme il l’est déjà contre lui.Alors je réfléchis à cette attitude d’esprit très répandue, et qui est de savoir ce qui ne va pas avec soi, de s’en désoler, pour finir par s’accepter comme ne s’acceptant pas.On a bien raison de parler de morosité, par les temps qui piétinent, tournent en rond.Décidément, il y a trop de gens qui se meurent de ne pas vivre.* * * Le monde actuel reconnaît donc qu’il n’est pas patient, pas endurant.On a peut-être là une explication au fait qu’il n’ait pas de génie ou qu’il ne produise pas d’individus qui en aient.A moins que l’impatience ne soit la caractéristique de son génie.La spécialité de ce genie-là est le gadget.Le petit comprimé, « cute », bon, pas cher.Et ses petits copains: le pret-à-porter, le prêt-à-manger, le pret-à-jeter.Le prêt sans apprêts.Avec le gadget, il y a une série de gestes, d’actes que nous n’avons plus à exécuter.Nous nous croyons débarrassés de l’effort, de l’ennui de les accomplir.Du même coup, nous sommes privés du plaisir ou de la satisfaction flatteuse de triompher de la difficulté de les faire nous-même.Le gadget est un petit malin.Il nous émerveille, nous charme, nous intrigue.Et comme on a un reste de curiosité, il la défie, la provoque.Alors, on en vient à se retourner contre le gadget.Il a son secret que l’on veut percer, parce qu’on en arrive à se rendre compte qu’il se joue de l’homme qui n’a pas été le témoin de sa fabrication.Le petit sacripant, il fonctionne mais il occulte la manière dont il s’y prend.Il complote contre son usager.Il n’a l’air de rien le gadget, mais l’agrément qu’il procure à son utilisateur, quand celui-ci n’est pas comateux, est combattu par le besoin de ne pas passer pour un incapable, de se récupérer, de maîtriser le gadget.Mais qui le fait?Il y a plus de nouveautés que d’hommes neufs; celles-là se reproduisent plus vite que ceux-ci.L’homme est le gadget du gadget.Décidément, il y a trop de gens qui meurent.Chrêti'enj- carneau,aaemE- combat ¦ Protestants et confessionnalité L'ARTICLE de Jean-Pierre Proulx publié dans LE DEVOIR du 13 mai courant et intitulé « Le Comité protestant est pris à partie dans son propre milieu » me laisse perplexe quant au procès d’intention que LE DEVOIR semble faire au Comité protestant.Cet article ajoute foi aux accusations de M.Gauthier, directeur du mensuel Aujourd'hui Credo, qui écrit que le Comité protestant prétend se prononcer au nom de l’Église unie du Canada et outrepasse son mandat et se met au-dessus de la loi.Le Comité protestant du Conseil supérieur de l’éducation a le droit de prendre position en matière d’éducation tout autant d’ailleurs que le Comité catholique.Ses membres proviennent de tous les organismes du secteur protestant de l’éducation tels que : associations de parents, de commissions scolaires, d’éducateurs, de cadres ainsi que des représentants d’églises protestantes comme; l’Église unie, l’Église presbytérienne, l’Église anglicane, l’Église réformée, l’Église pentecôtiste et l’Église luthérienne, et je ne crois pas qu’on puisse affirmer, comme le fait M.Gérard Gauthier, que tout ce monde a des prétendus motifs religieux lorsquTl réclame le maintien de la confessionnalité scolaire dans le secteur protestant.Il semble que l’affirmation dont fait part LE DEVOIR, que les protestants ne désirent pas conférer l’éducation reUgieuse à l’école, est une affirmation gratuite qui est réfutée dans plusieurs provinces et dans l’incroyable croissance d’écoles religieuses privées aux États-Unis.Il y a aussi une ferme volonté de la part de nombreux protestants, au Québec, de s’assurer ce même droit.Le texte de la déclaration des évêques anglicans du Québec, en décembre dernier, et la résolution adoptée à l’unanimité lors du 124e synode du diocèse de Montréal, en avril dernier, appuyait la confessionnalité.Le synode de l’Église anglicane est l’assemblée générale qui réunit annuellement les délégués élus par toutes les paroisses du diocèse de Montréal et dont le terrioire comprend aussi les régions nord et sud de Montréal.D’autres églises protestantes importantes doivent se prononcer, sous peu, sur la restructuration scolaire et même certaines égUses protestantes francophones ont indiqué le désir de se prévaloir du droit à la dissidence.C’est dans cette optique nue j’ai voulu apporter quelques éléments complémentaires aux prises de po- sition de M.Gauthier relatées dans ce journal par M.Proulx.— CONSTANCE MIDDLETON HOPE présidente d'j Comité protestant du Conseil supérieur de l'éducation Montréal, 17 mai ¦ LhJ DEVOIR a rapporté sans procès d'intention et sans intention de procès des propos publics de M.Gauthier comme d a rapporté antérieurement la position du Comité protestant et celle de l’Église anglicane.Tous ces propos alimentent le débat public que vit la communauté protestante.JEAN-PIERRE PROULX ¦ Les fermetures à Notre-Dame Lettre adressée à M.Claude Brunet de la Coalition pour les droits des malades NOUS AVONS constaté l’intérêt que votre coalition porte à la fermeture de lits dans les hôpitaux et la détérioration des soins qui en découle.Aussi, avons-nous crû bon de porter à votre attention une situation dramatique qui va commencer à l’hôpital Notre-Dame et qui n’est qu’une répétition de la situation des dernières années.En effet, nous venons d’apprendre officiellement que cinq départements de soins aigus fermeront pour la période du 7 juin au 6 septembre 1983, et ce, pour fin de compressions budgétaires.Ces départements couvrent des spécialités telles l’allergie, la pneumo, la médecine, la gynécologie, l’obstétrique, la dermato, la rhumato ainsi que l’urologie.La fermeture de ces départements aura, il va sans dire, un effet sur les listes d’attente de ces spécialités et un effet encore plus grand sur l’encom-prement de la salle d’urgence à Notre-Dame.Déjà à Notre-Dame la situation de l’urgence est scandaleuse à coeur d’année.L’expérience de fermeture de départements des dernières années a déjà prouvé que ça rend l’urgence invivable, à tel point, qu’en 1981 l’administration avait été obligée de revenir sur sa décision pour réouvrir des lits pour décongestionner l’urgence.L’administration de Notre-Dame choisit la solution la plus facile pour absorber rapidement son déficit, et ce, sans souci aucun de la qualité des services et des soins.À plusieurs reprises le Syndicat des travailleurs de l’hôpital Notre-Dame a tenté de dénoncer des situations qui contribuaient à la détérioration des soins par conférences de presse, par lettres aux journaux, par tracts à la population du quartier.Il semble, toutefois, que ce ne soit pas suffisant pour améliorer la situation.Aussi, faisons-nous appel à votre coalition dans l’espoir que vous ferez des démarches avant l’application des mesures prévues, démarches qui auraient sûrement un impact compte tenu de la qualité (patients, handicapés) des personnes que vos différentes associations représentent.— SUZANNE LORTIE présidente du Syndicat des travailleurs de l’hôpital Notre-Dame Montréal, 21 avril ¦ En solidarité Lettre adressée au consul de Pologne SUITEAUX événements qui se sont déroulés en Pologne depuis le 13 dé-cember 1981, le mouvement syndical du Québec s’inquiète en constatant que les libertés syndicales ne sont pas respectées en Pologne et que les droits de la personne sont toujours violés.Un réel dialogue n’a pas été fait avec les organisations syndicales antérieures, avant la promulgation de la nouvelle loi syndicale adoptée par la Diète.De plus l’amnistie des militants et militantes de Solidarité ainsi que de ses conseillers n’a pas été faite, de nombreuses personnes restent emprisonnées et des procès sont en cours ou ont eu lieu.Suite au document du Bureau international du travail (GB 222/9/16.222e session — Genève 1-4 mars 1983), nous appuyons les principales recommandations contenues dans celui-ci, particulièrement, nous exigeons que rapidement une réelle liberté syndicale soit rétablie, que les personnes arrêtées pour activités syndicales et délits d’opinion soient libérées.Nous exprimons de nouveau notre soutien et notre solidarité au peuple polonais et au syndicat Solidarnosc (dissout par le gouvernement polonais sans l’accord de ses membres).Cette lettre porte les signatures de Robert Demers, FTQ, Clément Gaumont, CSN, Égide Maltais, CEQ et 6,230 signatures ont été recueillies par le Conseil d'action Montréal, 29 avril LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire.société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement.Montréal H2Y 1X1.Il est composé et Imprimé par l'Imprimerie Dumont, division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés i 9130 rue Bol-vin, Ville LaSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diltusar les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Edition quotidienne $95.00 par année; six mois.$50.00; trois mois: $26.00.A l'étranger: $105.00/per année; six mois: $55.00: trois mois: $30.00.Éditions du samedi: $19 per année.Edition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $2.25 par semaine.La samedi seulement 50'.Tarif de l'abonnement servi par la poata aérienne sur demande.Courrier de deuxième claaee; enregistrement numéro 0858.DépOt légal; Bibliothèque nationale du Québec.TELEPHONE; 844-3381 (lignaa groupées). Le Devoir, mercredi 25 mai 1983 L’Église et la politique: quelques réflexions MICHEL KRAUSS Avocat et professeur à la faculté de droit de l’Université de Sherbrooke MA LECTURK: quotidienne du DEVOIR me fait découvrir, aujourd’hui 4 mai, une « lettre ouverte au premier ministre Pierre Elliott Trudeau ».Cette lettre ouverte est signée par « Des religieuses et religieux de 40 congrégations différentes », qui s’élèvent contre la vérification sur sol canadien de missiles Cruise.Cette lettre au premier ministre se termine en clamant que « pour la survie de l’humanité, il faut agir».Il y aurait sans doute lieu de s’insurger contre le langage abusif et cataclysmique de cette dernière ligne, qui implique que le non-respect de l’exhortation ecclésiastique aura sûrement pour effet d'anéantir l’humanité.Il faut avouer, toutefois, que ce vocabulaire manichéen fait depuis longtemps partie du répertoire d’une certaine « gauche » irréfléchie.Les observateurs pondérés ont souvent eu l’occasion de déplorer cette immaturité; voilà qui ne sera donc pas le but de ce commentaire.La « lettre ouverte » à laquelle je viens de faire allusion m’intéresse, pas tant à cause de sa naïveté (ce facteur sera réabordé dans ces lignes) qu’en vertu de ses auteurs.Car elle illustre une fois de plus l’impUca-tion croissante de certains éléments de l’Église catholique romaine dans ses questions politiques complexes et épineuses.Il faut remarquer, en effet, que l’Église est énormément intervenue, ces derniers temps, dans plusieurs questions d’actualité.Point n’est besoin d’en faire un relevé exhaustif pour les lecteurs du DEVOIR.Qu’il suffise d’en souligner des exemples très récents : la fameuse « lettre pastorale » des évêques américains condamnant phesque explicitement toute utilisation (i.e.meme pour des fins défensives) d’armements nucléaires (2 mai 1983) : l’appui de plusieurs évêques québécois (ayant a leur tête, si notre souvenir est bon, Mgr Proulx de Hull) aux insurgés communistes du Salvador (^avTil 1983) ; les « conseils » en matière economique fournis gracieusement au gouvernement canadien par la Conférence canadienne des évêques (fin 1982/début 1983); et j’en passe.Décidément, des instances officielles de l'Église catholique ont récemment cru opportun d’apporter d’acerbes critiques à de nombreux aspects de la vie en Occident: la poütique étrangère, les modes de production énergétique, même la structure de la libre entreprise, y ont passé.Ce phénomène, qui n’a tout simplement pas son pendant dans les autres institutions religieuses occidentales, s’explique difficilement à notre avis.À première vue, l’on pourrait être tenté d’en attribuer la paternité au pape Jean-Paul II, dont l'implication politique est clairement sans précédent dans les annales modernes.Un peu de réflexion amène à la conclusion qu’il n'en est rien, toutefois.Au contraire, Jean-Paul II a été un défenseur acharné de la liberté.Sa défense des pays et des gens libres a tellement gêné le bloc communiste, d’ailleurs, que celui-ci a de toute évidence tenté d'assassiner le souverain pontife (en effet, nous sommes épatés de constater que les doléances ecclésiastiques occidentales n’ont pas, à toutes fins utiles, porté sur ce crime).Lors de son récent voyage en Amérique centrale, le pape a vertement critiqué, dans des termes à peine voilés, les prêtres d’obédience communiste.Après les coups d’État d’Afghanistan et de Pologne, la subversion communiste en Amérique latine, et les tentatives de meurtre du pape et de Lech Walesa, nous sommes tout simplement incrédules de voir l’Église nord-américaine prêcher le désarmement nucléaire unilatéral et l’abolition du « profit motivé ».C’est à croire que nous sommes rendus au point où il faut rappeler des évidences: — que la libre pratique des convictions religieuses, et la vie spirituelle en général, ne sont pas possibles sous un régime communiste; — que ces mêmes régimes communistes sont dans l’impossibilité de nourrir leurs propres populations, pour ne pas parler du tiers-monde, sans l’aide des États qui, à l’aide du « profit motivé », produisent des surplus pour le monde entier; — que l’Union soviétique, de son propre aveu dans ses journaux et revues savants, ne se croit pas üée par la règle du droit, et qu'elle profite de cha que faiblesse stratégique pour élargir par la force l'étendue de sa dictature; — qu’il y ait de très bonnes raisons de croire que la population ouest-européenne n’est actuellement à l’abri d’une invasion soviétique qu'en vertu de l’intention déclarée de l’OTAN de riposter à une telle invasion par une attaque nucléaire; — enfin, que toute la question de la réglementation des armements stratégiques représente la convergence du droit, de la physique et de la psychologie, et que Moscou se sentira d’autant moins prêt à négocier des réductions bilatérales si l'opinion publique occidentale se contente d'un désarmement unilatéral.L’on nous répondra que les gens de l’Église ont évidemment le même droit qu’a tout autre ciioyen de critiquer tout aspect des politiques des gouvernants qui leur déplaît.Voici le coeur du problème, qui relève à notre avis de l’honnêteté intellectuelle et même de l’abus de fonctions.L'ennui n’est pas que des prêtres se prononcent en tant que simples citoyens, mais plutôt qu'ils prêtent le prestige de leurs postes ecclésiastiques à leurs opinions.Car l’expertise des religieux de quelle que foi aue ce soit se situe justement dans le domaine moral.De la même manière qu'un patient devant l’opinion médicale de son médecin, un fidèle fait souvent confiance aux prononcements moraux des experts religieux.Quand ceux-ci abusent de cette expertise en simplifiant grossièrement des problèmes épineux, ils finissent souvent par prôner des politiques qui auraient un aboutissement immoral si jamais un législateur malheureux les adoptait, l.e processus politique, mais surtout le prestige de l’Eglise, s'e minués.église, s'en trouvent di- C’est peut-être là le véritable risque que court l’Église catholique nord-américaine avec ses prises de positions récentes: celui de perdre toute sa crédibihté.Le péril nucléaire et le discours de l’horreur LUC RACINE Professeur au département de sociologie de l’Université de Montréal Après avoir vu ou entendu parler de Si celte planète vous tient à coeur, le film de l’ONF, récemment diffusé à la télévision, quelques enfants d’une dizaine d’années en discutent.Pour conclure que mieux vaudra se suicider à la moindre alerte nucléaire.¦ Ces enfants ont été parfaitement convaincus par les images et les arguments tendant a établir que le péril est de plus en plus imminent (une chance sur deux pour qu’un conflit éclate avant 1985), et que les souffrances atroces de qui éphapperait aux premiers effets du bombardement font envier le sort de qui sèrait volatilisé sur le coup.En cas d’alerte, mieux vaut donc ne pas prendre la chance de se retrouver parmi les survivants, aveugles, brûlés, sans soins, sans aide et sans vivres.Même la pire forme de suicide est préférable à ça.Ces enfants ne sont pas imaginaires, et il est possible qu’ils mettent leurs conclusions en pratique si une crise du genre de celle de Cuba se reproduit, en Europe ou ailleurs.Il est aussi possible qu’ils ne soient pas les seuls à agir ainsi.De la part de la propagande anti-nucléaire, ce serait un effet aussi remarquable qu’inattendu: elle aurait renforcer le désespoir même qu’elle souhaite combattre.Mais ce ne serait pas la première fois qu’un discours politique « progressiste » provoque dans certaines couches de la population des réactions contraires aux principes qui l’animent.Faut-il rappeler une fois encore que les bonnes intentions pavent l’enfer, que la Sainte Inquisition a torturé au nom d'un Dieu d’amour, et qu’on a justifié le pire totalitarisme au nom d’une doctrine de libération socio-économique?Pour comprendre un peu ce genre de contre-effet, demandons-nous en quoi un certain discours anti-nucléaire peut favoriser des conclusions désespérantes de la part de ceux-là mêmes qu’il tente de convaincre.On n''us affirme en effet: a) que la guerre nucléaire devient de plus en plus probable; b) que mieux vaudrait ne pas y survivre; c) que les gouvernements des superpuissances sont les principaux responsables du péril; d) que tout doit être tenté pour que l’opinion publique s’éveille et force les gouvernements de l’Ouest à mettre un terme à la course aux armements, par des mesures unilatérales si nécessaire.Certaines gens peuvent très bien se laisser convaincre par les informations et les arguments utilisés pour établir (a) à (c), tout en demeurant sceptiques quand à (d), les solutions pratiques proposées leur semblant irréalistes.On peut ne pas adhérer à (d) pour de multiples raisons.On peut croire: — que «better dead than red»; — que des mesures unilatérales prises par l’Ouest ne forceraient pas nécessairement l’URSS à désarmer eUe aussi.et que de débalancer ainsi le rapport de forces entre les superpuissances serait au moins aussi dangereux que la poursuite de la course aux armements; — qu’on ne se débarrassera \Taiment du péril nucléaire qu’en trouvant un moyen efficace pour se défaire définitivement des stocks d’armes existants, ce qui ne peut se régler par une simple entente entre les supeipuissances; — qu’il est dérisoire de penser que l’opinion publique aura assez de force pour pousser les gouvernements de l’Ouest à des mesures efficaces de désarmement, l'enjeu ici n’ayant aucune mesure avec ceux de la guerre au Vietnam, de l'affaire du Watergate ou du moratoire sur la construction des centrales nucléaires.Il ne s’agit pas ici de discuter de la valeur de l’une ou l’autre de ces positions, mais bien plutôt de constater que, pour qui est convaincu du caractère de plus en plus probable d’un conflit et de l’atrocité du sort de ceux c(^ui y survivraient, tout en n’étant pas prêt à admettre qu’il soit possible ou souhaitable de pousser les gouvernements de l’Ouest vers des mesures unilatérales de désarmement, la seule conclusion logique consiste à prendre la ferme résolution de se suicider en cas d'alerte sérieuse.On aura ainsi suffisamment fait peur à certaines gens pour les préparer à s’auto-détruire, sans pour autant les avoir convaincus d'éveiller l’opinion publique.Voulant transmettre un message d’espoir, on aura paradoxalement contribué à renforcer le désespoir.Dans les choses nucléaires comme dans bien d’autres, la peur est la plupart du temps mauvaise conseillère.Ceux qui s’en servent à des fins politiques ne sont jamais La pointe de l’iceberg STEPHANE VENNE IL y a quelque 10 jours, à 48 heures d’intervalle, la presse du Québec a rapporté deux nouvelles apparemment sans lien l’une avec l’autre, mais qui sont à mon avis grandement (et tragiquement) liées.La première nouvelle était la fermeture de l’agence de spectacles Kebek-Spec de M.Guy Latraverse, l’autre était l’inauguration d’une campagne de publicité sur la VtUe de Montréal (« La fierté a une viUe »).Le ben entre ces deux nouvelles, c’est que nous sommes en train de perdre nos moyens de prétendre, dans la mesure du possible, à l’autosuffisance culturelle, de perdre notre goût de la différence, notre goût de la lutte pour la défense de notre « territoire culturel » (ce qui veut aussi dire notre marché intérieur).Ces deux nouvelles, je vous l’assure, «ont la pointe de l’iceberg, car d’autres échecs nous menacent aussi: des maisons de disques qui ferment ou rapetissent, des artistes qui déclarent faillite, la présence à la radio de nos auteurs de chansons qui diminue depuis quatre ou cinq ans, des interprètes majeurs qui ne font à peu près plus de disques, etc.Il est plus que temps de crier « au feu ».Faut-il rappeler que la plupart des artistes majeurs de la chanson d’ici ont été mis au monde puis « mystifiés » par Kebec-Spec.Celle-ci n’existe plus, et nous perdons bien plus que les $500,000 de mauvaises créances que l’entreprise laisse derrière elle: nous perdons un outil de développement.Quant à la Ville de Montréal, elle bâtit maintenant sa prétendue fierté autour d’une oeuvre à connotations espagnoles, le Boléro, écrite par un Français, Maurice Ravel, jouée par un orchestre composé en grande partie d’étrangers, et dirigé par un chef suisse.Pour l’autosuffisance, on repassera.Personnellement, c’est plutôt la deuxième nouvelle qui m’attriste le plus.Car je fus mis au monde professionnellement, en 1967, en gagnant le Prix de la chanson de l’Expo : je suis en quelque sorte une retombée de la pensée de Jean Drapeau.Mais 15 ans plus tard, voilà que le même maire cautionne le « dumping » culturel auquel les merveilleuses années 1960 nous avaient appris à résister.Je ne puis ni comprendre ni admettre qu’on cherche à identifier une collectivité par des moyens puisés en dehors d’elle.Les Américains (voir la campagne similaire « I love New York ») CE «CLOAQUE ÉTROIT» ONIL PERRIER Illl3a»]filfl[«fl Président du Comité de la fête des Patriotes de Saint-Charles et de Saint-Denis.J’AI ÉTÉ piqué au vif d’entendre M.Trudeau affirmer l’autre jour (dans LE DEVOIR, début mai) que les Québécois perdent leur temps dans le « cloaque étroit» du nationalisme.Rien que ça! A Je me demande quelle idée cet homme-là se fait du nationalisme, car il en a certainement une.Voici la mienne, bien simplement: c’est l’amour de la fa-ipille « agrandie », du groupe humain où nous sommes nés, qui nous a donné une culture, une histoire, un pays et évidemment une langue pour communiquer.Cette famille agrandie qu’on appelle nation, on ne peut faire autrement que de l’aimer, à moins d’être un ingrat.Un i enfant normal a-t-ü honte de sa famille?De ses parents et de ses grands-parents?Les renie-t-il au moindre prétexte?Les abandonne-t-il quand ils ont besoin de lui?En fait, M.Trudeau, à quelle nation appartient-il?S’il fallait suivre son argumentation, les Québécois devraient renoncer à tout ce qui fait d’eux une nation différente de la nation « Canadian »,.s’angliciser et s’assimiler complètement à cette voisine parce qu’elle est plus grosse.Si ce principe est bon, si n’importe quel petit peuple doit se fondre dans le voisin plus gros, que le Canada s’annexe aux États-Unis et disparaisse de la carte : il y a en effet 240 millions d’Américains et seulement 24 millions de Canadiens.Il y a même une plus grande différence entre le Canada et les États-Unis qu’entre le Québec et le reste du Canada actuel: 6.5 millions de Québécois et 17.5 millions de « Canadiens ».Donc l’obligation serait plus forte de faire disparaître le Canada.Mais attention, il y a au moins trois pays qui sont plus gros que les États- Unis: l’URSS avec 260 millions d’habitants, l’Inde avec 700 millions et la Chine avec 1,000 millions.Si on suit la logique de M."Trudeau, les Américains devraient cesser d’être fiers d’eux-mêmes, d’être « nationalistes » et s’annexer à la Russie.ou à l’Inde ou à la Chine.Allez donc proposer ça à M.Reagan pour voir.Ne serait-il pas plus simple de laisser chaque peuple et chaque nation vivre et se developpîer chez eUe?Mais pour cela, il faut laisser les gens aimer leur culture, leur nation, dans le respect des autres.Être nationaliste, c’est ça ! Et je n’ai pas peur de dire que je suis un Québécois nationaliste.Je suis même un fervent admirateur des Patriotes de 1837, que plusieurs considèrent comme des têtes brûlées, des fous, quoi! alors qu’ils furent de grands démocrates et de courageux nationalistes.Si on a aujourd’h.des gouvernements démocratiques au Canada, c’est à eux qu’on le doit en grande partie.Et je souhaiterais que tout le monde les fete avec reconnaissance chaque année.aussi purs qu’ils veulent bien le croire ou le laisser entendre.Quand on brandit l’arme de la peur, c’est en général pour provoquer l’insécurité et profiter des réactions de soumission que cette dernière entraîne.D’où la question éthique: doit-on publiquement poser des gestes et tenir un discours qui, compte tenu de la situation de désenchantement idéologique et d'impuissance politique dans laquelle se trouvent une bonne partie des gens à qui on s’adresse, risque fort de contribuer au renforcement de la désespérance générale ?Pour j uger de la portée de ses gestes, il ne suffit malheureusement pas de s’en tenir à leur caractère bien intentionné.On doit aussi prendre en considération la situation des récipiendaires de ce discours, situation qui influera sur l’interprétation qu’ils s’en donneront et sur les conclusions qu’ils en tireront.Si, avec des arguments et informations de poids, je dénonce une situation d’injustice et de péril, tout en proposant pour y remédier des solutions concrètes que mes interlocuteurs jugeront dérisoires sans pouvoir en imaginer de meilleures, je prêche en fait pour le désespoir, même si mon intention est de « politiser », d’« éveiller », de « conscientiser », etc.Dans de telles conditions, on peut à juste titre se demander s’il est morale- ment justifiable de tenir le discours anti-nucléaire que Ton retrouve dans Si cette planète vous tient à coeur, dans Le Destin de la terre et ailleurs.Il est loin d’être si sûr que Ton ne puisse faire autrement, et que le désespoir de certains sera compensé par l’espoir des autres.Ces enfants que Ton brandit si pathétiquement dans certaines manifestations, leur témoignage bien involontaire n'an-nulle aucunement l’inquiétude de ces autres enfants qui parlent de .se tuer au rappel des horribles visions des rescapés d’Hiroshima.Et on aura nullement réglé la question en affirmant que, de toutes façons, le mouvement anti-nu-cléaire fait courir infiniment moins de risque à l’humanité que les gouvernements des superpuissances.Difficile, bien sûr, de se prononcer catégoriquement.Mais plus malaisé encore d’accorder un certificat de vertu écologique à des gens qui utilisent de plus en plus la peur pour déclencher des réactions favorables à la « survie de l’humanité » au sein de T« opinion publique ».On pourrait plutôt croire que cette survie ne sera vraiment compromise qu’à partir du moment où on laissera des gens faire peur au monde en son nom.On pourrait croire que la survie n’est pas à ce prix, qu’elle ne dépendra jamais des terreurs et des cauchemars enfantins dûs à une propagande qui utilise bien complai- samment les scènes d’horreur et les souvenirs de Tatomisation du .lapon.Les discours fondés sur la peur n’ont jamais permis d’assurer la survie où Ta-mélioration de la condition humaine.Ils ont très généralement été véhiculés par les pire tendances politiques.Le rapiiel des crimes fascistes n’a pas empêche le Cambodge de Fol Pot, et il serait bien étonnant que, si la guerre nucléaire n’a pas heu, ce soit grâce au rappel des atrocités d'Hiroshima et de Nagasaki.Que faire alors?Se résigner, devenir cynique?Nullement Mais ne jamais oublier qu'il n'y a rien de plus décourageant que de proposer des recettes inefficaces, et qu’il peut être très'nsqué de combattre le feu par le feu.La tendance vitale la plus profonde, face au péril nucléaire, ce pourrait être de ne plus vouloir en entendre parler, ou d’en rire.t)u de faire des enfants sans raison d’en faire, et même surtout avec la meilleure raison de ne plus en faire: que la vie reste encore plus forte que les raisons de vivre ou de mourir.Il n’y a pas que le discours de l’horreur.La peur ne peut lutter contre le mal, elle en fait elle-même partie.Ce ne sont pas des scènes d’horreur mais des scènes d’amour qui s’opposent au délire du pouvoir.n’auraient jamais laissé faire ça.D’ailleurs, la société General Motors, qui vient d’inaugurer au Québec une campagne prenant appui sur la solidarité nationale, (« On fait route ensemble »), a confié la composition de son thème musical à un Québécois.GM a dû y penser deux fois.Pour ce qui est de la chute de la maison Kebec-Spec, il est inutile de chercher les raisons économiques de Té-chec: au-delà de ces raisons, il y a les conséquences culturelles, et celles-ci sont intolérables.Elles auraient dû être évitées à tout prix.Je vous engage à vous demander comment il se fait que la Société (gouvernementale) pour le développement des industries culturelles et des communications (SODICC), ayant engagé plus d’un million dans l’entreprise, ayant par conséquent (j’espère ! ) un siège à son conseil d’administration, n’a pas su voir venir l’échec.Je vous engage à vous demander aussi pourquoi le ministère des Affaires culturelles, à qui il doit sembler évident (comme ça Test à tout le monde) que la chanson est depuis 20 ans notre principal outil d’autosuffisance culturelle, n’a pas imaginé le moyen qui aurait pu em^cher que nous nous retrouvions aujourd’hui, un peu plus désarmés et dépendants qu’avant.Les jeux mondiaux universitoiies V \ «L* Universiadc’83 Edmonton-Alberta du au 11 juillet 1983 Venez rencontrer le monde entier aux Jeux mondiaux universitoifes, Universiode Ô3.Le 1^^ juillet, Fête du Conodo, Leurs Altesses Ro)/oles le prince Chorles et lo princesse Diono présideront l'ouverture officielle de cet événement sportif internotionol auquel participeront quelque 4 500 athlètes de Ô5 poys.Du ou 11 juillet, venez opploudir les meilleurs orhlèresétudionrs du Conodo qui se mesureront oux espoirs olympiques des Étots-Unis, de l'Union soviétique, de lo Gronde-Dretogne, du Japon, de lo Chine.Universiode Ô3, les Jeux mondiaux universitaires, le plus grond événement sportif de Tonnée, une opcosion à ne pas manquer.Pour tour renseignement ou réservations des billets, écrivez ou plus tôt à: Universiode ÔO CP.19Ô3 Edmonton, Alberto T5J 5J5 Soyez-y pour saluer le monde! Gouvernement du Canada Government of Canada Condition physique et Sport amateur Fitness and Amateur Sport Canada Le Devoir, mercredi 25 mai 1983 DE lM''.PAC ^ LOUA V eloppement 1,'OU A ne se le répétera jamais assez.Klle tente donc, depuis peu, de réévaluer ses diverses actions Kn 1980, elle opte pour « la promotion d’un développement collectif, auto-dépendant et endogène, et pour une inté gration économique intra-africaine » Cette intégration s’effectuerait graduellement au niveau sectoriel, sous-régio-nal et régional et au mveau continental, en particulier dans les domaines de l’agriculture, de l’alimentation, des transports et des communications, de l’industrie et de l’énergie L’harmonisation des politiques financières et monétaires ferait partie intégrante de ce programme à long terme Visant l’an 2000, l’OUA réaffirme son engagement « de créer sur la base d’un traité à conclure une Communauté économique africaine, afin d’assurer l’intégiation économique, culturelle et sociale du Continent », L’objectif premier du Plan de Lagos, c’est de mettre un terme à la dépendance quasi-totale de l’Afriq^ue, ou à l’ère des exportations des matières premières La discussion sur les problèmes économiques devait reprendre à Tripoli en 1982, mais en raison de l’avortement de cette réunion, cette question pourtant urgente a dû être reportée Cela est extrêmement regrettable L’autre défi auquel l’OUA est con frontée est la protection des dioits de la personne Quand on parle de droits en Afrique, il ne faut pas établir un parallèle entre ce qui se passe ici et la-bas Les droits en Afrique, comme dans beaucoup de pays en voie de développement, se résument parfois au droit à la vie, au droit de se nourrir, et puis éventuellement à tous les autres droits Les droits de la personne sont bafoués en Afrique et les citoyens et citoyennes de ce continent ne possèdent aucun moyen pour lutter contre les pouvoirs absolus de certains États africains Les prisonniers d’opinion, c’est-à-dire les opposants aux régimes, les personnes disparues , les victimes de tortures et les personnes exécutées sommairement augmentent sans cesse en nombre Le recours à ces méthodes a été dénoncé à plusieurs reprises par des organismes comme Amnistie Internationale, lesquels sont tout de suite classés parmi les « agents de l'impéria-lisme » ou de la CIA par les autorités concernées, « On viendrait salir la réputation de l'Afrique par des rapports mensongers », prétendent certains Au nom du principe de non-ingérence dans les affaires intérieures, l’OUA n’a jamais porté à Tordre du jour de ses nombreuses conférences les questions relatives au respect des droits de la personne, quand bien même elle était au courant des excès ou des souffrances de bon nombre de citoyens africains dans leur propre pays.La récente expulsion massive du ni-géna de plus d’un milhon d’Africains, en majorité des Ghanéens, a été ressentie à travers toute l’Afrique comme une véritable humiliation pour Tunité africaine.L’OUA avait pourtant adopté, au Sommet de Nairobi en juin 1981, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, qui prévoit expressément Tinterdiction de Texpulsion collective des étrangers A un moment où l’Afrique compte cinq millions de réfugiés sur les dix millions qui existent à travers le monde, le problème du respect des droits devient crucial.Certes, TOU A a adopté en 1969, une Convention sur les réfugiés africains qui venait compléter les instruments internationaux déjà en vigueur, et mettait l’accent sur les problèmes spécifiquement africains Un des buts de ce document est d’empêcher des actes de subversion contre un État membre, le pays d’origine, à partir du pays d’accueil Quant à la solution du problème, c’est une autre question La coopération du Bureau de TOU A sur les réfugiés avec le llaut-Commissariat des Nations unies a jusqu’ici été très appréciée Mais l’ampleur du problème a dé- passé toutes les prévisions à elle seule, la solidarité africaine n’est pas en mesure de résoudre le problème Certains pays, qui sont eux-mêmes au seuil de la pauvreté, sont aujourd'hui incapables de supporter longtemps un tel fardeau La communauté internationale devrait prendre des mesures urgentes et chaque pays devrait, à son niveau, tenter d’éveiller la conscience de solidarité humaine au sein de sa propre population Comme je Tai rappelé plus haut, TA-frique a attendu dix-huit ans avant d’adopter une Charte des droits Ce n’est qu'un document, nous dira-t-on, mais c’est quand même une giande étape poui roU.\ La particularité de ce texte réside dans le fait qu’il comporte, outre les droits de la personne que nous re trouvons dans des pactes internationaux, même dans son titre, les droits des peuples Le chapitre le plus important de cette Charte prévoit la création, au niveau continental, d'un mécanisme de protection et de promotion des droits de la personne c’est la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples Cette dernière est composée d’une di zaïne de personnalités nommées par la Conférence au sommet Outre les communications des États parties, la Commission peut examiner celles pouvant lui parv enir des organismes ou même de simples particuliers La Charte, n’est pas encore entrée en vigueur, parce que, auparavant, il laut qu’elle soit ratiliée par la majorité absolue des États Ce n’est certes pas jiour demain Le dernier défi, et non le moindre, que TOUA devra sui monter au cours des années 1980, c’est la menace de déstabilisation que TAlrique du Sud fait peser sur les Étals indépendants de la région L’OUA s’en est inquiétée déjà dans sa déclaration de Lagos Klle y fait référence « au plan diabolique » appelé « Constellation » des États d’Afrique australe, destiné, d’après elle, à mettre des États indépendants sous la même domination militaire, économique et politique du régime d’apartheid comme des bantoustans Les chefs d’État afri cams se sont, une fois de plus, engagés à poursuivre « avec vigueur la libéiation des deiniers bastions de l’exploitation du racisme et de l’apartheid » L’Alrique du Sud, par l’aide logistique et financière qu’elle fournit à Savirnbi, le chef de TUnion nationale pour la libération totale de l’Angola (UNITA) place, depuis le début de son indépendance, l’Angola en constante difficulté Comme on le sait, ce dernier se maintient au pouvoir grâce aux soldats cubains stationnés depuis quelques années sur son territoire Mais tous les efforts entrepris par les Nations unies, et même par le groupe occidental dont le Canada est membre, pour convaincre l’Afrique du Sud de quitter la Namibie buttent maintenant sur le fait que Pré-toria lie son propre départ à celui des Cubains.Un beau cercle vicieux Mais personne n’est dupe ce que l’Afrique du Sud recherche, c’est la déstabilisation de l’actuel régime en Angola et son remplacement par son protégé Savimbi comme leader du pays Kn Mozambique, le but est identique, mais le procédé est différent Prenant pour prétexte le fait que le Mozambique abrite les dirigeants du Mouvement de libération de l’Afrique du Sud, TAfncan National Congress (ANC), Prétoria s’attaque ouvertement au gouvernement de Samora Machel.Son agression est parfois directe, comme en décembre 1982, où son bref mais brutal passage à Maseru a laissé 42 tués parmi les civils D’un autre côté, TAlrique du Sud renforce, par l’aide matérielle qu’elle fournit, le Mouvement national de résistance, groupe opposé à l’actuel gouvernement du Mozambique Knfin, au Zim babwe, L’Afrique du sud n’est pas étrangère au conflit entre les partisans de Joshua Nkomo et le chef du gouvernement, Mugabé, conflit récemment ravivé Knomo a fait escale à Johanes-bourg avant de fuir à Londres Kn brandissant fort efficacement la lutte contre le communisme dans la région, auprès de l’Administration Reagan, l’Afrique du Sud suit un plan systématique de déstabilisation de ces États Leur existence trop autonome par rapport à Prétoria serait à la longue un mauvais exemple pour les millions de Noirsjqu’elle a sous sa domination Toutes ces situations nous montrent que TOUA n’a pas complètement achevé son oeuvre de décolonisation Une chose est certaine, TOUA demeure un instrument nécessaire pour l’Afrique.Des défis pressants accablent 1 f.e mouvement « Jeunes Église » propose à ses membres ainsi qu’à tous les jeunes de 10 à 15 ans, un camp d’été où ils vivent une exérience de vie chrétienne Le camp aura heu du 26 juin au 2 juillet à TKrmitage de la transfiguration à Roxton Kails, Gantons de Tfvst ,388-4801 ¦ f.e Mouvement Action-Chômage de l.aval invite les chômeurs et les chômeuses à des séances d’information sur la loi de Tassurance-chômage Rendez-vous au Cf,SC du Marigot, 1351, boul des l.aurentides, à Vimont 668 1803 ¦ I/Association québécoise pour les enfants et aduttes ayant des troubles d’apprentissage tiendra une première rencontre au CLSC du Marigot, à 19 h .30 Rendez-vous au 1,351, boul des Lau-rentides, à Vimonl (668-180.3) ¦ Réunion d’information de Téquipe Seréna ( planification des naissances ) à 20 h, au presbytère Bon-Pasteur.400, rue Laurier à f.aval-des-Rapides 622-39.30 ¦ Conférence de M Gilles Chapde-laine du Service canadien de la faune au .Jardin botanique, 4101 est, rue Sherbrooke, à 20 h M Chapdelaine parlera des oiseaux marins du détroit d’Hudson et de la Baie d’Ungava 721-8420 ¦ Cinquième de cinq causeries sur le thème général « Gérontologie-psychologie » intitulée « Activité et expression de soi » en compagnie de Mme Catherine Simard, au pavillon Lale-mant du Collège Brébeuf, 5625 Decel-les 324-1624 ¦ Spectacle « La pleine lune de mai » au Coventum.les 25,26,27 et 28 mai à 22 h, 12.37, rue Sanguinet Pour réservations 845-1912 Kntrée $7 Étu- diants ou groupes, $5 ¦ « Crise économique, transformations politiques et changements idéologiques », tel est le thème d’un colloque organisé par la Société québécoise de science politique et le département de Science politique de TU-deM, ces mercredi, jeudi et vendredi, salle R-1070-71 du pavillon Riguet de l’Université du Québec à Trois-Rivières ¦ Soirée d’information sur le supermarché à 19 h 30 au CLSC Longueuil-Ouest, 201 ouest, Curé-Poirier La rencontre est animée par une diététiste 651-9830, poste 319 Kntrée libre ¦ Dans le cadre du 51e congrès de TACFAS, lancement du livre de Claude Villeneuve, Des Animaux malades de l'homme, à 16 h 45, Bibliothèque générale, pavillon Albert-Tessier, Université du Québec à Trois-Rivières ¦ Messe solennelle dédiée aux musiciens liturgiques offerte par le Centre de Montréal du Collège royal canadien des organistes, à 17 h 45 à Téglise St John the Kvangelist, 137, rue President-Kennedy ¦ Conférence de M Ronald Ferter sur l’adoption et la recherche des parents biologiques, à la Maison de la Culture Marie-Uguay, à 19 h 30, 6052, boul Monk 872-2044 ¦ Collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal, Compagnie d’assurance Sud Life du Canada, 7e étage, 236,1155 rue Metcalfe, de 9 h à midi et de 13 h 30 à 15 h 30, à Ste-Dorothée de Laval, École Ste-Dorothée, 9565, rue Gravel, de 14 h à 20 h 30, et à St-Constant, hôtel de ville, 147, rue St-Pierre, de 15 h à 20 h 30.ce continent plus qu’ailleurs dans le monde Le Plan d’action de Lagos, der-mer cri d’alarme de l’Afrique, doit avw une suite Sur le plan du respect des droits de la personne, T.Afrique doit refaire son image et regagner la confiance de nombreux de ses sympathisants L’OUA n’était certes pas créée, il y a vingt ans, pour faire des miracles, mais c’est uuand même un miracle d’avoir réussi a durer, contre vents et marées Aucun État ne s’est retiré de TOUA parce qu’en désaccord avec elle C’est également un signe FIN Kissinger: l’URSS souffre d’incapacité diplomatique 4 Bourassa Bourassa qui se demande pourquoi toute cette agiessivité, et cette préoccupation autour de sa pensée constitu tionnelle, considérant qu’il n’a même pas encore annoncé son intention d’être candidat à la direction du PLQ et que, de toutes façons, « la grande priorité au Québec, c’est de relever Textraordi naire défi technologique des années 1980 » D’après les impressions recueillies, hier a Ottawa, par la Presse canadienne, les députés libéraux fédéraux sont divisés sur l’opportunité de participer à la campagne de leadership du PLQ ainsi que sur les chances d’une candidature venant directement du parti fédéral Pour sa part, le président du caucus du Québec, .M Dennis Dawson, est d’avis que c'est seulement « en dernier ressort » que les libéraux fédéraux pourraient songer, à présenter Tun des leurs « On devrait é\ iter de donner des armes au Parti québécois qui dirait que le PLQ est inféodé » Le député de Louis-Hébert a également émis Topi-nion que « bien des ministres sont trop sévères à Tendroit de M Bourassa » Dans l’esprit du député de Saint-Hya-cinthe, M Marcel Ostiguy, il ne fait pas de doute que ce serait une grave erreur « Je serais contre ça à mort Je me dis qu’il y a assez de bons hommes au Québec pour que les hbéraux provinciaux puissent se choisir un chef là-bas Robert Bourassa a bien changé C’est lorsqu’un gars est dans l’opposition qu’il reconnaît ses erreurs Je ne dis pas que je Tappuie, mais je dis que c’est un bon candidat, qu’il a changé» Le député de Longueuil, M Jacques Olivier, croit que le ministre des Corn munications, M Francis Fox.ferait un excellent chef pour les libéraux provinciaux et il espère le convaincre de tenter sa chance « On a commencé à en parler dans mon coin On est un groupe et même des députés provinciaux Tap-puieraient » Quelques instants plus tard, M Fox s’empressait de démentir les prétentions de M Olivier en affir mant carrément.« Cela ne m’intéresse pas, je n’y ai jamais sérieusement réfléchi » Enfin, le député de Mercier, Mme Céline Hervieux-Payette , estime que les candidatures de M Francis Fox et d’autres ministres tels Yvon Pinard ou .Monique Bégin ne devraient pas être trop vite écartées A ce propos, Mme Her vieux Payette rappelle que le fédéral a jadis produit d’excellents leaders pro vinciaux « Après le nationahsme étouf fant de Duplessis, on a eu Jean Lesage qui venait du fédéral» ^ Baie James glement avec qui que ce soit, même s’il a eu de nombreux entretiens avec les avocats au dossier, surtout avec MM Jasmin et Rosaire Beaulé, ce dernier représentait le syndicat affilié à TAFL-CIO américaine « Nous n’avons jamais discuté, le premier ministre et moi, de quantum possible, dit notamment le chef de cabinet de M Lévesque, ne modifiant nullement sa version initiale des faits A ses yeux, la responsabilité morale de la FTQ-Construction, et la responsabilité juridique de certains de ses syndicats, ne faisait pas de doute, mais il estimait qu’ils étaient insolvables et qu’on ne pouvait faire payer par tous les sy ndi-qués, la folie de quelques mécréants responsables du saccage de 1974, à LG-2 II estimait en outre que la SEBJ n’a-vait aucune part de responsabilité, non plus que le syndicat américain II ne lui appartenait pas de déterminer le montant des dommages, ce qui relevait de la Société et du tribunal, de qui la SEBJ espérait obtenir finalement entre $17 et $19 milhons, selon M.François Aquin Bref, M Boivin estimait injuste de faire « payer pendant des années et des années les pots cassés à la suite des faits qui sont relatés dans le rapport Ch-che ».Quant aux $300,000, le témoin présume que les « négociateurs ont obtenu le maximum de ce qu’ils pouvaient obtenir », et il déteste jouer au « back seat driver » ou au « coach du dimanche ».N’ayant pas négocié, il ne peut dire s’il aurait obtenu plus d’argent de la part des syndicats imphqués II a pris soin de respecter le voeu du premier ministre, pour qui les conditions du règlement relevaient de la SEBJ.« Le conseil d’administration de la SEBJ est composé d’hommes respectables et respectés.Ils étaient certainement à même de voir à la défense des intérêts de la SEBJ et, par ricochet, des Québécois, d’exiger le maximum, quoi » « Est-ce qu’on ne devrait pas au moins s’assurer qu’ils (les syndicats) payaient dans la mesure où ils étaient capables de payer’’ » demande M Grat-ton « J’ai toujours présumé que c’était sous-entendu, répond M Boivin.Cela m’apparaît aller de soi.On ne leur dit pas (a la SEBJ) Faites-leur un bargam.On dit « Nous apprécierions que vous réghez hors cour.» Et si la SEBJ n’avait pas été satisfaite du règlement proposé, elle aurait très bien pu demander une autre consultation au premier mimstre.Ce qu’elle n’a pas fait après celle du 1er février 79 Qui a négocié?reprend M.Gratton « Cela m’apparaît clair des travaux de cette commission que c’est le conseil d’administration de la SHIBJ quant au montant », répond M Boivin.A mon avis.Ton accorde une importance indue entre le mandat informel (écouter seulement) qui était celui des avocats de la SEBJ en janvier, et le mandat formel (négocier) qui leur fut accordé à la mi-février 79 seulement Puisqu’il y avait échange de projets de transactions, les avocats des deux parties ont dû négocier, même en janvier, explique le bras droit de M Lévesque.Il m’a appris le détail de ses projets q^u’en commission parlementaire, de meme qu’une offre de $400,000 faite par la FTQ-Construc-tion en 1975, ainsi que l’accord de M Beaulé de donner autant que les syndicats québécois, dès le 10 janvier 1979.* Je n’ai jamais parlé de foin avec les avocats », lance M Boivin, sans se départir de son calme.Il les avait prévenus qu’il ne voulait pas en entendre par Rodolphe Morissette « L’Union soviétique est maintenant à la croisée des chemins.elle se retrouve avec de très graves problèmes sur les bras », dont le plus important, au sens de M Henry Kissinger, est sans doute son incapacité à « produire de la diplomatie » L’ex-secrétaire d’État américain était de passage à Montréal hier, invité à une soirée réunissant plusieurs centaines de membres de la communauté juive d’ici en hommage à leur compatriote montréalais, M Charles Bronfman L’État d’Israël remettait en effet à ce dernier le prix « Golda Meir » pour son concours au progrès économique et social d’Israël Le Dr Kissinger, qui fut aussi conseiller du président des États-Unis touchant la sécurité nationale, avait décidé de traiter brièvement des rapports entre T Est et l’Ouest au Moyen-Orient.L’Union soviétique, selon lui, fait face aujourd’hui à d’énormes difficultés D’abord, lors de son discours inaugural comme leader soviétique, M.Youri Andropov a annoncé comme prioritaire « une vaste campagne anti-corruption, contre l’alcoolisme et le banditisme ».M.Kissinger souligne le grand âge de M.Andropov, non sans rappeler que Tâge moyen des membres du Politburo est de 75 ans.M Kissinger note qu’on prévoit une augmentation de quelque 20 millions de musulmans, contre seulement trois millions de Russes, en Union soviétique II souligne surtout le trait proprement improductif de la diplomatie soviétique « L’URSS est le fabricant d’armes le plus avancé du monde ; par contre, ses usines ne savent mettre au point aucun produit d’une autre nature qui puisse vraiment concurrencer les marchés nord-américains, de l’Europe de l’Ouest, d’Israël, du Japon, voire du Brésil » Les armes forment donc « le débouché central » des exportations soviétiques et ce, au Moyen-Orient en première hgne, dit M.Kissinger Ce dermer raconte qu’il n’a jamais cru TUnion soviétique capable de pratiquer la diplomatie.Pour deux raisons.D’abord, parce que la fonction de médiation au Moyen-Orient, entre Israel et leyiays arabes, était déjà remphe par les Etats-Unis.Mais surtout, ajoute-t-il, en raison de la personnahté du ministre des Affaires étrangères, M.Andrei Gromyko, et de ses techniques de négociation.« M.Gromyko commence par affir- mer cinq grands pricipes.Il élabore ensuite plusieurs principes subordonnés aux premiers.Puis il fait l’étalage des apphcations, des apphcations des apph-cations, etc Voilà qui jette de Thuile sur le feu dans un coin du monde qui est plus porté à Tagitation que le nôtre.» M Kissinger estime d’autre part que SI la Syrie fait maintenant alhance avec les Soviétiques, qui Tont armée, elle finira cependant par suivre ses propres intérêts à plus long terme II pense également que la question du Liban sera bientôt remplacée, à Tavant-scène de la diplomatie au Moyen-Orient, par le vieux problème de la Cisjordanie L’ancien diplomate juge possible de trouver une solution intermédiaire entre l’annexion de la rive occidentale du Jourdain, d’une part, et, de l’autre, le retour, impossible, aux frontières israe-hennes antérieures à 1967 M.Charles Bronfman, qu’on honorait hier soir, est le cinquième récipiendaire du prix « Golda Meir » Il est membre de la haute direction d’une demi-douzaine d’organismes judéo-canadiennes, dont celui qui remet le prix.Les Obligations de l’État d’Israël L’organisme, créé en 1951, a vendu à ce jour pour $6 1 mil hards d’obligations de par le monde parler Quant à l’aveu de responsabilité des svndicats, il était primordial pour la SEBJ, et il était d’accord avec la société d’État Répondant aux remarques acidulées du député libéral de Gatineau, le ministre Y'v es Duhaime estime qu’il est loin d’êtie assuré que les montants présumés des dommages étaient « prouvables » et que la SFJBJ avait obtenu un jugement pour $17 ou $19 millions.Le journal La Presse, indique le porte-parole gouvernemental, a accusé le pre-miei ministre et M Boivin d’avoir négocié dans le dos de la SEBJ et de lui avoir imposé un règlement Cette allégation ne tenant plus, l’opposition ajuste son tir et accuse maintenant M Lévesque et ses collaborateurs de ne pas avoir négocié un règlement satisfaisant.Selon le ministre, l’intérêt pubhc a été sauvegardé et protégé, n’en déplaise aux libéraux déçus des réponses obtenues des témoins, y compris des administrateurs de la SEBJ, tous sous serment Pensez-vous, demande M.Duhaime, que tout ce monde s’est parjuré et que seul le journaliste Michel Girard dit la vérité’’ Concernant la solvabilité et la capacité de payer des syndicats, M.Boivin a exphqué par ailleurs au député Pagé que cette question relevait de la SEBJ et qu’il en avait fait part au président, M.Claude Lahberté, dès le 3 janvier 1979 II n’en a jamais discuté avec lui par la suite Le ministre Duhaime ajoute quant à lui qu’on ne peut faire état des seuls revenus des syndicats pour établir leur capacité de payer, il faut aussi tenir compte des dépenses et du passif A dire le moins, la santé de ces s\ ndicats n’était pas très florissante et parler d’obtenir d’eux des milhons de dollars, c’est induire les députés et la population en erreur ^ Bois confirmait cette poussée « vers une hausse plutôt extraordinaire des prix depuis janvier» Au rythme des trois premiers mois de Tannée, les ventes de bois de sciage se-1 ont de 50 % plus fortes qu’en 1982 Au Québec même, les mises en chantier connaissent une hausse de plus de 170 %, mais c’est surtout la demande des constructeurs américains qui fait que la relance soit forte Cette demande d’ailleurs a fait sourire les producteus de bois de sciage du Québec plusieurs semaines avant Tan-nonce d’hier, car ils constataient que les Américains n’étaient pas en mesure de se passer de leur bois Le sourire s’est élargi du reste avec la montée des prix, qui a été de 25 à 50 % selon les produits depuis janvier seulement Par exemple, en janvier des 2 par 4 verts qui se vendaient $264 le mille pieds se vendaient $362 la semaine dernière Affectés par la récession et cette menace d’une surtaxe américaine, plusieurs producteurs canadiens ont préparé pour cette année des budgets de production plutôt pessimistes, c’est-à-dire trop bas, avec le résultat que les inventaires .sont très bas et qu’il y a une pénurie de billes.Toutefois, l’industrie ne travaille pas à pleine capacité, parce qu’elle veut s’adapter à Tindustne des pâtes et papiers, qui ne fonctionne qu’à un peu plus de 80 % de sa capacité par suite de la faiblesse de la demande.L’industrie du sciage tire environ 30 % de ses revenus de la vente de copeaux aux usines de pâtes et papiers et c’est pourquoi elle ralentit sa production, car des copeaux qui ne sont pas « frais » se vendent moins bien ou ne se vendent pas du tout, il y a présentement au Québec 120,000 tonnes de copeaux à terme Pour ce qui est des Américains, ils sont tout à fait dépendants de la production canadienne pour certains matériaux Par exemple, les 2 par 3 verts de huit pieds de long ne sont disponibles qu’au Québec Surtaxe ou pas, ce produit aurait été vendu quand même aux Etats-Unis.Hit il était devenu de plus en plus évident que ce sont les acheteurs américains qui auraient dû payer les frais de la surtaxe pour plusieurs de ces produits Quoiqu’il en soit, l’enquête a démontré que les subventions gouvernementales versées aux firmes canadiennes et susceptibles de nuire à l’industrie américaine, étaient inférieures à 1 pour cent et ne justifiaient nullement la surtaxe exigée par un groupe d’entreprises américaines Les différentes parties impliquées dans cette affaire (autorités et entreprises canadiennes et américaines) auraient dépensé environ $5 millions pour les enquêtes menées et les démarches judiciaires entamées A Ottaw'a, le ministre du Commerce international, M Gerald Regan, a déclaré être pleinement satisfait de la décision du département américain du Commerce M.Regan a ajouté que la décision du département américain démontre sans équivoque que le système provincial de droit de coupe sur les concessions forestières ne constitue pas une subvention gouvernementale.Le t gouvernement fédéral a collaboré avec les gouvernements provinciaux et Tin-dustrie canadienne du bois afin d’éviter une décision négative qui aurait causé des pertes incalculables à l’industrie forestière du pays, a affirmé le ministre A ce propos, de Québec, M Bernard l.andry, ministre délégué au Commerce extérieur, a mentionné que le gouvernement fédéral devrait désormais mettre à profit cette expérience et associer davantage les provinces à la défense de dossiers les conçernant Et à Vancouver, les syndicats de Tin dustrie forestière de la Colombie-Britannique ont fait savoir qu’ils n’avaient pas Tintention de se servir de la décision américaine dans les négociations en cours pour obtenir des augmentations salariales ^ Emeute accompagner pour les aider à faire leur travail II semble que le but des fêtards, une poignée tout au plus qu’entourent des spectateurs, soit justement de déplacer les services d’urgence pour en suite se défouler sur eux » Dans Pointe-Saint-Charles, communément appelé « La Pointe », quartier du sud ouest essentiellement ouvrier et jadis composé d’immigrants irlandais travaillant dans le port, une seule per sonne a été arrêtée, une fois la foule de 500 à 600 adultes et adolescents disper sée vers 4 h hier matin Mais à Verdun, les autorités municipales, dans un effort pour mettre un terme à cette tradition pour le moins contestable, ont de paire avec le SP CUM mis sur pied un programme d’intervention Résultat 30 arrestations (contre une seule dans La Pointe) pour avoir troublé la paix publique ou lancé des pétards « Ici, nous avons clairement indiqué aux fêtards que nous ne permettrions pas que les choses se gâtent et nous n’avons rien toléré », a déclaré le lieutenant Gérard Cummings Dans Pointe-Saint-Charles, où une cinquantaine de pohciers étaient de .ser vice dans le quartier en effervescence, le sergent Paul Leclerc a dit qu’il n’y avait rien à l’épreuve des manifestants « sauf qu’ils ne commettent pas de meurtres » « Le rififi a duré toute la nuit, a-t-il ajouté Ils se sont livrés à du vandalisme, brisant des vitres et s’attaquant aux autos-patrouilles de la police », expliquant qu’il y a 20 ans, le quartier était constitué majoritairement d’Irlandais, mais qu’un nombre à peu près égal d’anglophones et de francophones avaient participé aux échauffourées Les policiers blessés ont pu réintégrer leur domicile une fois les premiers soins prodigués Quant aux dommages infligés à la propriété, l’agent Darcy ne peut les évaluer mais dit qu’« encore une fois, c’est le contribuable qui paiera ».Par ailleurs, suite à la déflagration, apparemment d’origine criminelle, qui a sérieusement endommagé, tôt lundi matin, le centre commercial Grand Marché de la Rive-Sud, sur le boulevard Taschereau à Greenfield Park, les enquêteurs de la Sûreté du Québec étaient toujours à l’oeuvre hier et ont même demandé Taide de la population dans Tes-poir d’élucider le mystère « Nous aimerions que quiconque ayant vu ou entendu quelque chose sur cet incendie nous en fasse part », a déclaré l’agent d’information Denis Haché, de la SQ, précisant qu’il n’y avait pas de récompense s’y rattachant parce la police n’a pas de budget consacré à cette fin.« Ce sera aux compagnies d’assurances d’annoncer la récompense possible » L’incendie s’est déclaré vers 4h, provoqué par des bidons d’essence disposés un peu partout à l’intérieur du centre commercial Quelque 30 de ces bidons, contenant cinq gallons chacun, ont été retrouvés intacts, une fois les flammes éteintes, et apportés pour analyse 4 S-31 l’exploitation des réseaux de cartes de crédit Il n’a pas été possible de connaître les raisons qui ont incité M.Ouellet à retarder Tadaption du projet de loi S-31.On sait que le caucus des députés hbéraux fédéraux du Québec et les sénateurs n’é-taient pas unanimes dans ce dossier qui divisait même les miheux d’affaires du Québec.La Bourse de Montréal et la Chambre de commerce de Montréal penchaient en faveur de la participation active de la Caisse de dépôt alors que les dirigeants du Board of Trade et du Conseil du patronat étaient résolument contre un rôle de la Caisse au conseil d’administration des entreprises.Pendant ce temps, le projet de loi est resté bloqué au Sénat pendant plusieurs mois, et n’a donc pas été présenté aux Communes.L’Alcan et Dominion Textile ont, entre-temps, fait savoir à la Caisse qu’ils ne voulaient pas lui accorder un fauteuil à leur conseil d’administration même si la Caisse est le plus important action- naire dans les deux cas La participation de la Caisse est d’environ 7 % d’Alcan -en baisse récemment en raison de la montée du cours des titres d’Alcan- et de plus de 15% dans Domtex D’autres provinces, dont TAlberta, se sont également opposées au projet par-rainné par M Ouellet, tandis que, de son côté, le Canadien Pacifique faisait pression pour que la mesure soit adoptée sans délai Les instances fédérales a\ aient à Té-poque exprimé Topinion que la Caisse de dépôt ou possiblement d’autres organismes provinciaux pouraient éventuellement prendre le contrôle d’une compagnie de transport au point où les responsabilités de la compagnie pourraient être assujetties aux intérêts provinciaux M Ouellet a également formulé des commentaires sur d’autres questions qui, de Tavis des députés de l’opposition, sont en suspend depuis trp lon^emps ¦ Il a laissé entendre que le ministre des Communications, M Francis Fox, allait présenter des « encouragements fiscaux » pour enrayer la piraterie de vidéocassettes Il n’a pas fourni de précisions ¦ Des règlements plus sévères contre les cartels seront présentés au cours de la prochaine session Cela fait déjà plusieurs années que M Ouellet en parle, mais rien n’a encore été fait à ce sujet ¦ Une loi autorisant les recours collectifs contre des manufacturiers de produits de mauvaise qualité n’est pas une priorité, de Tavis du ministre de la Consommation A l’heure actuelle, de telles procédures juridiques peuvent être entreprises à l’échelle provinciale mais non à l’échelle nationale 4 MX d’experts, dirigée par M Brent Scow-croft, l’ancien conseiller pour les affaires de sécurité nationale du président Gerald Ford, pour trouver une nouvelle solution qui satifasse un Congrès réticent Après plusieurs semaines de travaux, cette commission avait recommandé au président Reagan de déployer cent MX dans des silos de Minuteman situés dans le Wyoming et le Nebraska, et de commencer la mise au point d’un nouveau missile intercontmental, mobile et à une seule ogive La Maison-Blanche, qui a fait du MX Télément principal de sa politique de réarmement, n’a pas ménagé ses efforts, au cours des dernières semaines, pour obtemr des représentants qu’ils reviennent sur leur décision de décembre dermer Le président Reagan avait notamment insisté sur le fait que le déploiement du nouveau missile (baptisé « Gardien de la paix » — Peacekeeper) était indispensable pour rétablir l*équilibre des forces entre les deux super-grands et par-là même persuader TUmon soviétique de négocier sérieusement une réduction des armements stratégiques Triomphe du PC aux partielles de Brandon BRANDON, Manitoba (PC) - Le candidat conservateur, M Lee Clark, a remporté hier les élections partielles fédérales dans la circonscription de Brandon Souris, qui est depuis trois décennies un château-fort du Parti progressiste-conservateur Professeur d’histoire âgé de 46 ans, M Clark a largement battu ses deux adversaires Selon les premiers résultats.Il l’emporte par deux à un sur le candidat néo-démocrate Bill Moore, qui termine en deuxième position, tandis que l’avocat hbéral Joe Mullally, qui en était à sa deuxième tentative, se retrouvait derrière en troisième position Depuis 31 ans, la circonscription a été représentée sans interruption par le conservateur Walter Dinsdale, décédé l’automne dernier Pour obtenir la nomination du Parti conservateur, Clark a dû livrer une dure bataille contre la veuve de son prédécesseur, Mme Le-nore Dinsdale Néo-démocrates et libéraux avaient misé sur une scission chez les électeurs conservateurs, d’abord en raison des dissensions Dinsdale-Clark, ensuite parce que les agriculteurs conservateurs, profitant du beau temps, auraient préféré semer leurs terres plutôt que de voter Ils ont dû déchanter dans les deux cas Cette victoire donne aux conservateurs 102 sièges aux Communes.Les libéraux y disposent de 147 sièges et les néo-démocrates de 31.U n siège est occupé par un indépendant et un autre est vacant Montréal, mercredi 25 mai 1983 P>(L/^©I1 AIR CANADA SOO ouest, boul.Dorchester Pour renaelfnementa sur U looetlon ; TRIZEC: 861-9393 Le Palais des congrès réussira-t-il à s’imposer?¦ Des initiatives « spectaculaires » tenteront de combler le retard de sa mise en marché par André Bouthiliier Les partenaires de l'industrie touristique montréalaise seront les hôtes des représentants de 400 associations américaines et européennes, du 25 au 28 août prochain, à l’occasion d'une « ouverture très spéciale » du Palais des congrès de Montréal.Le coût de cette opération de promotion d'envergure atteindra environ $450,000.C’est ce qu’a révélé lundi au DEVOIR le directeur général de la Société du Palais des congrès de Montréal, M.Roger Privé, au cours d’une entrevue accordée sur le toit-terrasse du nouvel édifice de $87 millions.Cet événement fait partie d’un groupe de quatre cérémonies d’ouverture qui auront lieu d’ici à l’automne afin de promouvoir le nouvel instrument de l’industrie touristique de la métropole, a précisé M.Privé.La première cérémonie aura lieu ce vendredi avec la remise des clefs du Palais des congrès par le ministère des Travaux publics du Québec au ministère de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme, qui est responsable de la Société du Palais des congrès.Vingt jours plus tard, le Palais des congrès accueil-iera son premier client.En juillet, les sous-traitants du Palais seront invités à célébrer avec le marché local des congrès.Et cet automne, après l’événement d’août, une fête populaire sera organiste pour les Montréalais.La visite des 400 associa- Le directeur général de la Société du Palais des congrès de Montréal, M.Roger Privé, a bon espoir que son organisme rattrapera le retard qu’il accuse dans la mise en marché du nouvel instrument de promotion touristique qui ouvrira ses portes vendredi.Photo Jacques Grenier tions à la fin d’août sera cependant le clou de cette campagne publicitaire.M.Privé dit y attacher une grande importance.Car, sur ces 400 associations, 350 sont américai- nes et 50 européennes.En outre, la plus petite d’entre elles regroupe un potentiel de 2,500 congressistes.Pour qv’elles puissent repartir avec l’idée de tenir leur pro- chain congrès ou exposition commerciale dans l’immeuble de la rue Viger, les divers agents touristiques de la métropole ont accepté de défrayer la plupart des dépenses: billets d’avion, chambres d’hôtel, nourriture dans les plus beaux restaurants de la ville.Selon M.Privé, cette initiative « spectaculaire • devrait permettre au Palais des congrès de diminuer le retard qu’il accuse dans sa mise en marché.Car, face aux nombreuses critiques des médias concernant la promotion de son Palais à l’étranger, le directeur général de 44 ans ne nie pas les difficultés.« C’est vrai, nous sommes en retard de plusieurs mois, mais nous n’avons pas construit ce Palais des congrès en espérant le remplir dès la première année.».L’ancien directeur général adjoint de la Régie des installations olympiques ( en 1975 ) attribue ce retard notamment aux problèmes d’organisation survenus avec l’Office des congrès et du tourisme du grand Montréal et la Société du Palais des congrès de Montréal.Au début, ces deux partenaires se partageaient la promotion du Palais, L’Office s’occupait de l’Amérique et la Société du Palais de l’Europe.Mais M.Privé a réussi à récupérer l’entière responsabilité des ventes, le 1er avril dernier.De plus, il vient d’augmenter le personnel de son service de marketing de deux à cinq représentants.Quant à l’Office, né de la fusion des services montréalais du tourisme (CIDEM-Tourisme), de l’Association des hôteUers et de la Société du Palais, elle continue à promouvoir Montréal comme ville de congrès sans toucher aux affaires de ce dernier orga- Un nouveau programme aidera les firmes à s’inscrire à la cote de la Bourse de Montréal Michel Nadeau Dans le cadre d’un nou-veau programme qui fait suite au dernier budget Parizeau, la Bourse de Montréal proposera bientôt aux entreprises de s’occuper de toute la paperasserie requise pour l’inscription des actions d’une compagnie à la cote.Selon des informations obtenues par LE DEVOIR, les responsables du projet à la Bourse s’occuperont de l’étude de faisabilité reliée à la vente des actions au public, des démarches auprès des courtiers, des avocats et des responsables de la Commission des valeurs mobilières du Québec.Dans son exposé budgétaire du 10 mai, le ministre des Finances du Québec, M.Jacques Parizeau, a indiqué que le gouvernement rembourserait, jusqu’à concurrence de $400,000, les frais re-iiés à une première émission d’actions.De plus, Québec est prêt à payer $10,000 pour défrayer une étude visant à déterminer s’il est opportun pour une entreprise donnée d'offrir au public ses actions.Même si la Loi des valeurs mobilières a été simplifiée au cours des derniers mois, il en coûte plusieurs dizaines de milliers de dollars à une entreprise pour préparer et imprimer un prospectus.Les honoraires des avocats représentent souvent le facteur financier le plus lourd.Il faut ensuite passer par une maison de courtage qui retient un certain pourcentage de rémission.Evidemment, moins la compagnie est connue, plus le courtier touche une part élevée de la vente des actions.M.Parizeau soulignait dans son exposé budgétaire que l’apport de Québec visait à aider les jeunes entreprises peu connues, offrant des titres moins liquides, et qui doivent ainsi céder leurs actions en bas de leur valeur réeUe.Le vice-président exécutif de la Bourse, M, Giovanni Giarrusso, n’a pas voulu hier apporter plus de détails du projet qui doit encore recevoir l'assentiment du Comité des gouverneurs.Plusieurs personnes, dont M.Julien Béliveau, travaillent à l’élaboration de ce programme « clé en mains» qu’offrira la Bourse pour garnir sa cote de firmes québécoises.Trois maisons de courtage de Montréal seraient plus particulièrement intéressées au projet.L’offre de Québec se présentera de la façon suivante : le gouvernement rembour- L’industrie du textile se ligue contre Ottawa ¦ Les syndicats et les employeurs réclament une baisse des importations par Claude Turcotte Forts de l’appui unanime de l’Assemblée nationale du Québec, les employeurs et les travailleurs de l’industrie québéboise du vêtement et du textile se liguent contre Ottawa pour obtenir des réponses à leurs demandes concernant les importations.Cédant à l’impatience à l’endroit du gouvernement fédéral, qui n’a toujours pas répondu à leurs requêtes présentées depuis plusieurs mois et qui ont été réitérées de réunions sectorielles en mini-sommet jusqu’à une conférence de presse donnée hier, ces intervenants, regroupés maintenant en ure sorte de coalition québécoi se veut convaincre tous les ( é-putés libéraux fédéraux du Québec de faire pression sur le gouvernement et les deux ministres directement impliqués dans le dossier, MM.Gerald Reagan et Ed Lum-ley.Les mesures de pression commencent aujourd’hui même devant l’Hôtel Quatre-Saisons à Montréal, alors que des syndiqués de cette industrie et de leurs collègues en chômage, tous membres de la Fédération des travailleurs du Québec ( F’TQ ) manifesteront à l’occasion d’une assemblée du Parti libéral du Canada dans le cadre de sa campagne de financement.Profitant de la présence des ministres fédéraux Marc Lalonde, Ed Lumley et Ge raid Reagan à cette assemblée, ces membres de l’Union internationale des ouvriers du vêtement pour dames ( UIOVD ) et des travailleurs amalgamÉs du vêtement et du textile ( TAVT ), réclameront une action énergique d’Ottawa pour limiter l’importation de vêtements.Cette manifestation s’inscrit en outre dans le cadre des activités précédant la grande marche pour l’emploi.Hier à Montréal au cours d’une conférence de presse à laquelle participaient les représentants des manufacturiers et des syndicats, on a clairement indiqué que d’autres mesures de pressions seront prises à l’endroit des députés libéraux fédéraux dans les régions et comtés oû se poursuivra la campagne de souscription.Après plusieurs tentatives vaines auprès du gouvernement lui-meme, on veut maintenant convaincre les députés de faire marcher le gouvernement.La mesure s’appliquera également aux ministres fédéraux du Québec, comme par exemple Mme Monique Bégin.M.Gilles Gauthier, de l’UIOVD, lui servait hier Ta-vertissement suivant: « Mme Bégin dans St-Léonard a le plus gros pourcentage de main d’oeuvre dans le vêtement et le textile; on a oc- Les subventions aux exportateurs ne profiteraient qu’aux grandes entreprises OTTAWA (PC)-Selon le président du Conseil économique du Canada, ce sont les grandes compagnies qui bénéficient surtout des subventions à l’exportation des produits canadiens.Ces subventions, a précisé M.David Slater devant un comité des Communes, hier, coûtent plus de $100 millions par année aux contribuables canadiens.Elles consistent en prêts à intérêts réduits consentis aux acheteurs, par l’intermédiaire de la Société pour l’expansion des exportations.En subventionnant les exportations, a noté M.Slater, on en arrive presque à les donner.Il existe des moyens plus efficaces, a-t-il ajouté, de dé- Eenser l’argent des contri-uables pour créer des emplois.D’autant plus, a constaté le Conseil, que les petites et moyennes entreprises profitent très peu de ces subventions.« Entre 1969 et 1980, a dit M.Slater, six compagnies ont reçu 50 % du montant total des prêts autorisés au cours de cette période.» Il s’agit d’Éergie atomique du Canada, Marine Industries, Bechtel, St.John Shipbuilding, H.A.Simons International et Northern Telecom.Énergie atomique, avec sept prêts pour la vente de réacteurs nucléaires Candu, a reçu à elle seule 25 % des subventions.En termes du nombre des prêts, McDonnell-Douglas en a reçu 40.Ces subventions, pense le Conseil, ont coûté aux Canadiens entre $1.5 milliard et $2 milliards entre 1970 et 1980.cupé son bureau pendant une demi-journée, mais la prochaine fois, c’est elle qui va sortir ».M.Gauthier a souligné que Mme Bégin fait partie du comité des importations avec Mm.Reagan et Lumley.Le front commun patro-nal-syndical s’est réjoui hier du vote unanime de l’Assemblée nationale le 17 mai dernier sur une motion du député de Mont-Royal, M.John Ciaccia, appuyant la demande faite à Ottawa de contribuer à maintenir les emplois au Québec en réduisant les importations de vêtement.M.Ciacia soulignait alors que l’appui de son parti à la proposition ne signifiait pas un appui au protectionnisme, mais il faisait valoir que les mesures fédérales ne suffiront pas à maintenir les emplois dans cette industrie, qui employait 65,789 travailleurs au Québec en 1975, et seulement 58,000 en 1980.Dans le même temps, en Ontario le nombre des travailleurs passait de 22,360 à 25,450, rappelait le député.Le ministre du Commerce extérieur Bernard Landry reconnaissait pour sa part que cette motion était sérieuse.M.Landry rappelait que-certains pays, comme la Suède, avaient décidé d’abandonner ces industries traditionnelles, avec le résultat qu’ils n’ont plus de fabrication locale de chaussures, de textiles, de vêtements et qu’ils se sont retrouvés pieds et poings liés à la merçi de la concurrence étrangère.Ce sont là des arguments qui ont été repris hier en conférence de presse, comme au mini-sommet de mars alors que manufacturiers et em- ployés s’étaient entendus pour envoyer à Ottawa une délégation dirigée par les ministres Rodrigue Biron et Bernard Landry.Les représentants fédéraux n’ont pas daigné encore répondre à cette demande de réunion.Quoiqu’il en soit, la situation est de plus en plus critique, affirment des gens comme M.Irwin Steinberg, président de l’Institut des manufacturiers de vêtement du Québec, M.Fernand Daoust, secrétaire-général de la FTQ, qui représente une majorité d’employés dans ce secteur de travail.« Durant les quatre premiers mois de 1983, les importations ont augmenté de façon dramatique par rapport à 1982 », a-t-on affirmé hier.En fait, les importations ont présentement une pénétration de 40 % sur le marché québécois, contre 28 % il y a deux ans.Aux Etats-Unis, les importations ne constituent que 15 % du marché des vêtements.Au Québec, qui abrite 70 % de l’industrie canadienne des vêtements, cette augmentation des importations a sigiü-fié la perte de 8,000 emplois dans le vêtement seulement.Il faut compter une perte de 5,000 autres emplois dans le secteur des textiles primaires.Par surcroît, la situation n’est pas statique et s’aggrave de mois en mois alors que le nombre des chômeurs augmente.Comme mesures à prendre le plus tôt possible, le front commun du vêtement et du textile suggère à Ottawa d’entreprendre dans les 60 prochains jours les démarches pour ramener à leur niveau de 1980, c’est-à-dire msme.Dans les coulisses, on chuchote que la démission du président du conseil de la Société du Palais des congrès, M.Jean Labonté, est liée à toute cette histoire.M.Privé refuse d’en parler en l’absence de M.Labonté.Mais il affirme: « Nous avons perdu beaucoup de temps dans l’organisation de notre infrastructure ».Malgré tout, la ville de Montréal possède une longueur d’avance sur son éternelle concurrente, Toronto, qui n’ouvrira son centre de congrès de $90 millions qu’en octobre 1984.Dans la Ville-Reine, on ne craint pas du tout Montréal.Le directeur général du futur centre to-rontois, M.John D.Maxwell, explique d’une part que Toronto possède 15,000 chambres d’hôtels de première classe contre 8,500 seulement à Montréal et, d’autre part, que son centre sera plus grand que le Palais des congrès de Montréal, soit 850,000 pieds carrés contre 630,000 pieds carrés.Pis encore, l’Office des congrès de Toronto affirme que Montréal n’est pas du tout dans la course parce que les congressistes américains ont peur d’avoir à parler français ici.( Financial Times du 11 avril 83 ).Une autre querelle Montréal-Toronto s’annonce.Qu’à cela ne tienne, la Société du Palais des congrès a acheté 12 pages de publicité dans les deux derniers numéros de l’influent hebdomadaire américain Time.Dans la dernière édition, le titre de cette publicité est: « Montréal: Hospitality spoken here! ».« Je ne considère pas le futur centre des congres de Toronto comme un concurrent, car nous pourrons nous partager assez facilement le marché visé des congrès ( 1,500 délégués et plus ).L’important, c’est d’entrer rapidement dans le circuit de ce marché.Fin général, une association revient dans la même ville à tous les six ou sept ans», d’expliquer M.Privé.L’industrie nord-américaine des congrès fait partie de la « nouvelle génération » d’industries qui comprend également l’environnement, les énergies nouvelles, la micro-informatique.De 1971 à aujourd’hui, son chiffre d’affaires est passé de $7 milliards à pas moins de $25 milliards.Aux États-Unis, on évalue à 15 millions le nombre de délégués d'associations qui assistent, chaque année, à un congrès dans l’une des 1,600 villes de congrès.Il y a environ 25 centres de congés qui ont une superficie de 250,000 pieds et plus.Le plus gros est le McCormick Place de Chicago ( 1.2 million pieds carrés ).New York construit cependant un centre de 1.8 milüon de pieds carrés, même si elle accueille déjà chaque année près de 4.3 millions de congressistes.L’an dernier, les édifices publics de Montréal ont été le théâtre de 250 congrès ( seuls les congrès de plus de 100 délégués sont comptabilisés ) qui ont rassemblé 135,000 congressistes.Ces derniers ont dépensé $65.8 millions durant leur séjour.Au cours de ses 10 premiers mois d’activités, le Palais des congrès accueillera 74 événements, dont 14 congrès.Cela représente un taux d’occupation de 18 jours par mois.M.Privé juge cette « performance » satisfai santé, même si seulement cinq des 14 associations sous contrat n’auraient pas tenu leur congrès à Montréal si le Palais n’avait pas été construit.À moyen terme, M.Privé espère attirer 30 nouveaux congrès par année.« Nous ne sommes pas exigeants: seulement $65 millions du marché nord-américain de $25 milliards.», conclut-il.sera 75% des premiers $200,000, puis 50 % de la tranche entre $200,000 et $400,000 et, finalement, 25 % de la somme comprise entre $400,000 et $1 million.Le total ne peut excéder $400,000.Pour les entreprises dont l’actif oscille entre $2 millions et $25 millions, l’achat de nouvelles actions permettra aux contribuables possédant un régime d’éparrâe-ac-tions un abattement équivalent à 150 % du coût d’acquisition.importations des quatres principaux pays exportateurs que sont Taiwan, Hong Kong, la Chine et la Corée.Les arrangements du G ATT le permettent, soutiennent les représentants de l’industrie québécoise, qui demandent par ailleurs au Canada d’adopter une politique semblable à celle de d’autres pays industrialisés, tels les Etats-Unis et la CEE.« Tout accord, ont-ils avancé, devra comporter des dispositions commerciales équilibrées afin que les marchandises importées entrent au pays à « un ryth ne moins anarchique, ce qui éviterait de trop fortes perturbations, comme par exemple lorsque 50 % du quota total arrive au cours des quatre premiers mois de l’année ».Dans l’état actuel des choses, les entreprises domestiques sont tout à fait incapables de planifier leur production, puisque personne ne sait quelles quantités de marchandises importées envahiront le marché.Selon le front commun, tout groupe de négociateurs devra comprendre dans sa composition officiellea des députés qui devront assister à toutes les délibérations.Mais on a aussi mis de l’avant hier des mesures à long terme.On veut notamment que 75 % du marché du vêtement soit réservé aux producteurs d’ici.On propose aussi une formule de dégrèvement fiscal pour les producteurs canadiens et on demande que l'Office canadien de.renouveau industriel (OCRI) soit restructuré pour se consacrer intensivement à l’industrie du textile et du vêtement.r tableau de bord Mois Varl.an.précé.an% EMPLOIS, REVENUS Gains moyens hebdomadaires ($) Revenu du travail fév jan.405.67 16,173.3 405.13 16,479 5 6.2 1.5 Personnes occupées (en millions) avr.10.33 10.24 -1 0 Chômeurs avr 1,570.000 1,658,000 27 3 STOCKS Grands magasins (millions $) fév 2,686.8 2,724 4 26 Appartenant aux fabricants (millions $).mar 31,863.7 31,934 7 -8.5 PRIX Prix à la consommation (1971 100) avr.115.8 1158 6.6 Indice des prix des maisons neuves (1976 100) Indice des prix des matières brutes mar.129.6 129.5 -4.1 (1977 100) mar.208.5 208.6 5.9 Sans charbon pétrole brut, gaz naturel mar.148.8 149 1 0.1 Prix de vente dans l'industrie (1971 100) mar 295.6 293.4 38 Cumulatif batiment et travaux publics Permis de bâtir (million $) Mises en chantier dans les centres urbains fév.826.4 1,488.7 -67 (unités) mar.8,403 23,578 102 ÉNERGIE Production de charbon (milliers de tonnes métriques) Production d’électricité fév.3,223 7,219 4 4 (TW/h) Production de gaz (millions de mètres jan.36.7 36.7 -78 cubes) Raffinage du pétrole (millions de mètres fév.8,515.1 18,407.7 -64 cubes) fév.68 14.2 -8.5 COMMERCE EXTÉREIEUR Exportations, base balance des paiements (Millions $) mar.7,509 20,571 1.0 Importations, base balance des paiements (millions $) mar.6,174 16,563 -28 PRODUCTION Chargements ferroviaires (millions de tonnes) mar.17.5 45.3 -10.0 Acier (lingots — milliers de tonnes métriques) mar.1,079.7 2,659.6 -27.3 VENTES Ventes des grands magasins (millions $).mar.787.6 2,015.1 7.6 Livraisons des fabricants (millions $) Ventes de véhicules automobiles neufs mar.16,696.8 45,123.5 -0.2 (millions $) mar.1,138.3 2,399.5 5.6 Ventes au détail (millions $) fév.6,760.2 13,642.5 -3.6 Les statistiques sont représentées en dollars courants et ne sont pas désaisonnalisées Source: Statistique Canada. 10 Le Devoir, mercredi 25 mai 1983 LMB WM fiscalité.livres Les droits successoraux et les impôts payables lors d’un décès açipfs par Pierre Barnard Cette chronique est une collaboration spéciale de l'Association québécoise de planification fiscale et successorale Pierre Barnard est avocat chez Lapointe Rosenstein LK décès d'un contribuable entraîne de nombreuses conséquences fiscales qu’il est important de prévoir afin de faciliter la tâche de ceux qui auront à administrer la succession.I.'imposition des droits successoraux constitue sans doute la plus importante de ces conséquences, d’autant plus que le Québec en a le monopole au Canada.Il ne faut pas négliger non plus l’impot sur le gain en capital qui pourra, dans plusieurs cas, être plus élevé que les droits successoraux.Les droits successoraux s’échelonnent de ‘20 % à 35 % de la valeur imposable des biens légués à chaque héritier.Ils s’appliquent premièrement à tous les biens légués à un résident québécois même si le défunt ne réside pas au Québec, deuxièmement, à tous les biens situés au Québec légués par un défunt qui y réside et, troisièmement, aux biens immeubles situés au Québec peu importe l’endroit de résidence du défunt et du bénéficiaire.Donc, du strict point de vue fiscal, une personne ayant des héritiers à l’extérieur du Québec devrait autant que possible leur léguer des biens situés hors du Québec.La loi prévoit certaines règles pour déterminer l’endroit où un bien est situé.Ainsi, dans le cas d’actions de compagnies privées, il s’agira normalement du lieu du siège social de la compagnie.Pour les actions de compa- gnies publiques, ce sera, règle générale, au lieu du bureau de transfert, ou au lieu de la situation matérielle du titre, s’il y a plusieurs bureaux de transfert.Une disposition particulière vise les produits d’une police d’assurance-vie et les rentes payables par les assureurs.(les montants feront partie de la succession imposable du défunt, sauf pour la partie qui correspond aux primes que le bénéficiaire a personnellement acquittées et effectivement supportées.On aura donc toujours avantage à faire en sorte que les polices d’assurance soient prises au nom des bénéficiaires et qu’ils en paient les primes, puisqu’on pourra ainsi éviter les droits successoraux.Les propositions qui suivent tiennent compte des modifications introduites lors du budget du 10 mai 1983, s’appliquant aux successions ouvertes après le 10 mai 1983.La loi sur les droits succes-soraux prévoit certaines exemptions applicables aux bénéficiaires.Pour les enfants du défunt, le montant est de $100,000 auquel s’ajoute une déduction additionnelle pour les enfants de moins de 26 ans, à raison de $2,000 pour chaque année de différence entre l’âge du bénéficiaire au moment du décès et 26 ans.Si l’enfant est infirme, il a droit à une déduction additionnelle de $50,000.Les parents et beaux-parents du défunt ont aussi droit à l’exemption de $100,000.Tout autre bénéficiaire a droit à une exemption de $20,000.Par ailleurs, dans le cas de legs au conjoint et de legs en fiducie pour le bénéfice exclusif du conjoint, l’exemption est complète.La notion de fiducie au bénéfice exclusif du conjoint est définie dans la loi de façon très stricte et il sera essentiel de s’assurer qu’une telle fiducie créée dans un testament rencontre bel et bien toutes les exigences, à défaut de quoi l’exemp- tion de droits successoraux pourra être perdue.Par fiducie pour le bénéfice exclusif du conjoint, on entend une fiducie en vertu de laquelle le conjoint aura droit, sa vie durant, à l’exclusion de toute autre personne, de recevoir tous les revenus de la fiducie et de jouir du capital.Ainsi, un document créant une fiducie en vertu de laquelle les enfants du contribuable pourraient recevoir certains montants de la fiducie avant le décès du conjoint, ne se qualifierait pas.Il en est de même pour un testament contenant ce qu’il est convenu d’appeler une clause de remariage à l’effet que le conjoint cessera d’être avantagé s’il se remarie.La loi contient finalement deux mesures destinées à minimiser les droits dans le cas de transfert d’actions d’entreprises agricoles et de compagnies ayant droit à la déduction à la petite entreprise aux fins de la loi de l’impôt.La première exemption prend la forme d’une déduction de $200,000 dans le calcul de la valeur imposable des biens transmis.La deuxième exemption permet de déduire dans le calcul des droits autrement payables par le bénéficiaire, 50 % des droits attribuables au transfert des actions ou de l’entreprise agricole.Toutefois, cette dernière exemption sera perdue si le bénéficiaire dispose des actions dans les sept années suivantes ou si le revenu brut de la corporation pour un exercice financier de cette période cesse de provenir dans une proportion d’au moins 50 % de l’exercice d’une entreprise active.La loi de l’impôt sur le revenu prévoit que lorsqu’une personne décède, elle est réputée avoir disposé de tous ses biens en capital pour une somme égale à leur juste valeur marchande.Si cette juste valeur marchande excède le coût fiscal du bien, il y aura un gain en capital dont la moitié devra être incluse dans le revenu du dé- AU CENTRE-VILLE et à loyers imbattables! 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du gain, soit $500,000, devra être incluse dans son revenu pour l’année et les impôts sur ce montant pourraient se chiffrer à $300,000 au taux maximum.Afin d’aUéger ce fardeau fiscal, la loi de l’impôt sur le revenu prévoit une exemption pour le premier $200,000 de gain en capital lorsque la presque totalité des actifs de la corporation était utilisée dans une entreprise exploitée activement au Canada par la corporation ou par une de ses filiales.Comme on le voit, le fardeau fiscal qui résulte de l’imposition du gain en capital et des droits successo-raux peut être très lourd lorsque les biens ne sont pas légués au conjoint.Ceci est particulièrement vrai dans le cas d’actions de compagnies privées qui sont léguées à la génération suivante puisque les exemptions décrites plus haut sont quand même d’application très restreinte.Ainsi, pour une corporation qui aurait perdu le bénéfice de la déduction à la petite entreprise, seule l’exemption Générale Biscuit en Californie PARIS (AFP) — Le groupe agro-alimentaire français Générale Biscuit ( « Petits Lu » ) poursuit son implantation aux États-Unis avec l’acquisition d’une troisième société américaine.Mother’s Cake and Cookie Co., à Oakland en Californie.Mother’s Cake est l’achat le plus cher du groupe outre-Atlantique puisqu’il a coûté $24 millions US sur un total de $50 millions US investis sur trois ans, avec l’achat de Burry ( ex-Quaker (Jats ) en 1981 et de Salerno ( ex-Asso-ciated Biscuits ) en 1982.Mais M.Claude Noël Martin, p.-d.g.du groupe, qui a présenté hier la nouvelle à la presse, se déclare convaincu que les $13 millions US de fonds exportés dans ce cadre depuis 1980 seront rentrés en recettes d’ici à 1987.Cet achat devrait porter à $235 millions US les ventes nettes du groupe aux États-Unis en 1983.A l’heure actuelle, Générale Biscuit détient 6 % du marché du bis-cuit aux États-Unis et compte la porter à 15 % dans les trois ans à venir.La reprise de Mother’s Cake lui ouvre notamment une nouvelle fabrication, le biscuit-patissier, dit « biscuit semi-humide », qui devrait être rapidement ramenée en Europe.VIENT DE PARAITRE UN OUTIL D’INFORMATION INDUSTRIELLE EFFICACE POUR ACHETER ET VENDRE LES PRODUITS QUÉBÉCOIS BON DE COMMANDE Nous désirons recevoir ________exemplaire(s) du Répertoif’e des produits fabriqués au Québec - 1983 Prix; 40 $* chacun Ci-inclus_________________$ Nom .Entreprise.Adresse _ ’ Pour une commande de 10 exemplaires ou plus, prix unitaire: 25 $ Code postal CRIQ CENTRE DE RECHERCHE INDUSTRIELLE DU QUEBEC Payable à l'avance par chèque ou mandat au nom du Centre de recherche industrielle du Québec Veuillez noter que le prix inclut les frais d'expédition Poster à Centre de recherche industrielle du Québec Banque d'information industrielle 333, rue Franquet, CP 9038 Sainte-Foy, Qc G1V4C7 pour le premier $200,000 de gains en capital serait applicable.Dans le cas de l’exemple donné plus haut ( valeur de $1 million ), le gain en capital serait réduit à $800,000, dont $400,000 seraient imposables.Les impôts sur ce montant seraient de l’ordre de $240,000.En plus de cela, le bénéficiaire aurait à payer , des droits successoraux sur la pleine valeur des actions, déduction faite de l’exemption pour enfant de $100,000.En prenant pour acquis qu’il s’agit du seul bien légué a ce bénéficiaire, les droits successoraux se chiffreraient à environ $200,000 pour un fardeau fiscal total de $440,000.Si le défunt n’a pas prévu les liquidités nécessaires pour faire face à ce fardeau fiscal, les héritiers risquent de ne pas avoir d’autre choix que de vendre la compagnie pour faire face aux impôts.Ceci peut, bien sûr, être évité en faisant en sorte que les héritiers souscrivent à des polices d’assurance sur la vie du défunt et qu’ils en paient eux-mêmes les primes de façon évidemment à ce que le produit de l’assurance ne fasse pas partie de la succession.Les articles publiés dans le cad.-e de cette chronique font l'objet d'un recueil de fiscalité publié trois fois l'an.Ce recueil est disponible auprès de l'Association québécoise de planification fiscale et successorale, 387 rue St-Paul Ouest, bureau 203, Montréal ( Québec ) H2Y 2A7, au coût de $8 plus $1 de frais d'envoi.Téléphone; (514) 845-3124.Quand la théorie ne rejoint pas la pratique par Julien Béliveau A chaque fois que je termine la lecture d'un livre comme L entreprise électronique (1 ), je ne puis m'empêcher de me demander s'il n'y a pas quelque règle ultra-sévère interdisant aux professeurs en administration des affaires qui se destinent à l’écriture de communiquer de quelque façon avec des gens d’affaires pour savoir comment ça se passe vraiment dans une entreprise.Voici ce que donne le fait de rester in vitro, observant semblable règle: Ce livre, nous dit-on autant en préface qu’en introduction, portera sur l’observation de l’interaction entre les systèmes électroniques et les systèmes humains ou, plus simplement, de l’impact des nouvelles techniques de communication sur l’organisation.Ce louable programme nous est proposé en deux volets, les techniques d’automatisation et de gestion d’une part et, d’autre part, les nouvelles techniques de communication.Les techniques de la période pré-1980, tant quincaillerie que logiciel, s’avéraient lourdes à l’utili.sation, alors que les nouvelles sont flexibles et intelligentes.Ces nouveaux outils intelligents s’appliquent maintenant à la production y remplaçant graduellement le travailleur, surtout pour des taches de routine, La diminution du fardeau administratif qui en résulte allège à son tour les responsabiütés dévolues à la direction de l’entreprise.Mais l’informatique va-t-il fournir au gestionnaire l’information nécessaire pour répondre à ses besoins?Difficile à dire considérant la réticence des gestionnaires à utiliser eux-mêmes les terminaux électroniques.Évidemment, l’informatique remplirait beaucoup mieux ses promesses si on pouvait tout simplement lui causer plutôt que de jouer du clavier ( remplaçant par le classique « Usai, j’veux dire » tout énoncé le moindrement compliqué à articuler! ) Même si l’électronique n’a pas encore d’oreilles, comme le dit le bon professeur, il n’en reste pas moins qu’il permet au cadre de recevoir et, partant, d’emmagasiner beaucoup plus d’informations, augmentant d’autant sa capacité décisionnelle.Le fait qu’il puisse connaître beaucoup mieux l’ensemble des faits amè-, nera-l-il une décentralisation ou une centralisation administrative?Bien malin qui saurait le dire, ou encore le comprendre, à la lecture de ce livre.Par exemple : ¦ « Terminons en disant qu’une compagnie qui se décentralise est celle qui, se voyant engagée sur une voie de management hasardeux à cause de sa lourdeur et de sa grandeur, se résout, enfin, à resserrer ses liens et pouvoirs en redisposant au préalable ses objectifs.» ¦ « Mais qu’est-ce donc que la centralisation si ce n’est l’offuscation de toute honnête communication entre le management au sommet et celui des échelons inférieurs.» Le livre du professeur Germain constitue, si on veut rester aimable, un recueil de considérations hétéroclites sur l’électronique, assorti de doctes propos sur les concepts de centraUsation et de décentralisation de structures d’organisation.Rarement ai-je vu autant de références, notes et renvois, et pas toujours du plus récent : la section de la bibliographie portant sur « l’évolution des techniques de communication » ne fournit aucune référence plus récente que le mois de mars 1980 et ce, dans un domaine ou la technologie évolue tellement vite que le nouveau micro-ordinateur devient désuet 12 mois après son lancement.Une pléthore d’écrivains et de collègues sont salués au passage par l’auteur ; par exemple, une seule page vous servira de Tocqueville, Willms, Wolff, Mintzberg, ajoutant pour faire bonne mesure Dearden à la page suivante.Pour ce qui est de l’impact de l’électronique sur l’entreprise, je vous suggère de chercher ailleurs lecture plus enrichissante.L’entreprise électronique, par Paul Germain, Le Jour, Montréal, 1982, 255 pages.VOTRE EXPERT EN FISCALITÉ.VOTRE C.A.En recourant à la compétence d un C A en matière de planification financière, de fiscalité, de comptabilité de gestion et de vérification, vous vous assurez les services non seulement d'un expert mais aussi d un partenaire qui peut contribuer a votre succès en affaires ARTHUR ANDERSEN & CIE Comptabin agréés, 800 boul.Dorchésier ouest, Montréal, H3B 1X9 861-1641 Bureaux à Montréal, Ottawa, Toronto.Winnipeg.Calgary.Vancouver Société affilté ~ Tremblay, Vaillancourt & Associés BERNIER S BISSON Comptables agréés Georges Bernier.C A Marcel Bisson, C.A 60, St-Jacqués, Suite 601 Montréal ~ 645-0209 BOISJOLI.COURTOIS, SABBAH, SABBAG, ZIRI.MALKA Comptables agréés 1440 ouest, rue Ste-Catherine Bureau 525-861-5881 L Albert 6oiS|Oli CA Pierre Courtois CA Maurice Sabbah CA Michel M Sabbag CA JosephZiri CA EmileMalkaCA CARON.BÉLANGER.DALLAIRE.GAGNON & ASSOCIÉS CLARKSON GORDON Comptables agréés Assoc iés-rétldenta Montréal — Québec A Benedetti C A A Lanthier C A CC Bismuth.C A R E Lavoie C A C W Bissegger C A N Leduc C A F Bolduc C A J Levesque C A T R Burpee C A G Limoges C A C Camirand.C A L Linteau C A H M Caron C A M Mathieu C A G Chamberland C A J G McGregor C A J P Delisfe C A R J Messier C A D Oesautels C A C Michaud.C A F Dufresne C A J 0 Momsson C A R Fortier C A J Nicole C A Y Forhn C A R R Okker C A G Fournier C A R Pearl C A S Fraser-Gagnon C A C Pelletier C A G Fréchette, C A P Pelletier C A S R Gagné C A B Racine C A R Germain C A N A Rhéaume C A J P Gravelme C A L L St-Pierre C A M Lanteigne C A WJ Smith C A G S Wells CA Bureaux danalaaprincipalat vHIaa du Canada Membres d'Arthur Young International CHAREHE.FORTIER.HAWEY TOUCHE ROSS 1 Placé Vlllé-Marlé Montréal — H3B 2A2 861-8531 Montréal Ouébac Hull Membre de Touche Ross avec ses bureaux é St John s, Sydney Halifax Saint John Fredericton Ottawa Toronto Hamilton.St Catherine Kitchener London Windsor, Mississauga, Cornwall Winnipeg 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Longueuil et Pointe- aux-Trembles KENDALL.TRUDEL & CIE Comptables agréés 666 ouest, rue Sherbrootre Suite 1400 266-0966 LALIBERTE LANCTOT associé à Coopéra A Lybrand 630, boul.Dorchester ouest Montréal H3B 1W5 (514)871-9792 Membre du groupe internaiional Coopers & Lybrand present dans 96 pays LAVALLÉE.BEDARD & CIE 19 ouest.Lé Royer — Suite 300 Montréal, H 2Y1W4 844-1153 LEVin, FELDSTEIN DUBIN & EPSTEIN Comptableé agréés Joseph Levitt.C A Jerry Dubin, C A David Feldstein.C A Fred Epstein.C A 5250 rué Ferrler Suite 505 Montréal, H4P 1L4 341- 4230 LIPPMAN PTACK Comptables agréés 6600 Côte des Neiges Montréal, Québec H3S 2A9 (514) 341-5511 Membre Groupe international des Cabinets de Comptables MALLEHE.BENOIT.BOULANGER.RONDEAU & ASSOCIÉS 12 bureaux au Québec — Société nationale Ward Mallette Représentation internationale Binder Dijker Otte A Co 1, Complexe Deejerdint • Suite 1600 Montréal, Québec MSB 1B2 (514)261-1650 MESSIER.BOURGEOIS &CIE Comptables agréés 50, Placé Crémazié, Suite 1410 Montréal — H2P 2T9 364-7430 NORMANDIN, BARRIÈRE &C0UREY DELOIHE HASKINS & SELLS Comptabléf agréés 3210,1 Placé Villé-Msrié Montréal, Québec H3B 2W3 Tél.; 861-9311 Oeloitte Haskins & Salis est établi dans 32 centres de Victoria à Halifax et (ait partie d'une association internationale qui s'étend à 61 pays PETRIE.RAYMOND «ASSOCIES 1320, boulevard Graham Suit# 301 Mont-Royal (Québec) H3P3CS Tél.; (514) 342-4740 POISSANT RICHARD Affilié à Thorne Riddell Comptables agréés 630 ouest, Boul.Dorchester Suite 2500 Montrée!, Québec H3B 1W2 Téléphone (514) 666-7351 A l'échelle internationale International KMG Klynveld Main Goerdeler PRICE WATERHOUSE Comptablés agréés 21 bureaux è travers le Canada 1200, avenue McQli College.Montréal H3B 2Q4 Tél,: (514) 679-9050 ca nmmagrees duQuébec RAYMOND.CHABOT.MARTIN.PARE «ASSOCIÉS Comptables agréés 1700, Tour de la Bourse Montréal (Québec) H4Z 1G9 (514) 878-2691 Montréal Québec.Ottawa, Val-d'Or, Chicoutimi.Amos.Gatineau.Hull, La Sarre.Laval.Rouyn, Thetford Mines, Verdun.Ville-Marie Représentation à travers le Canada: OOANE RAYMOND ASSOCIÉS Représentation internationale.GRANT THORNTON International RICHTER.USHER « : VINEBERG Comptable* agréés I Montréal-Toronto Associée-Réeidents à Montréal Cecil Vineberg CA Howard Gilmour C A"* Marvin Corber C A Barry Clamen C A" Arnold M Shostak C A David A Vmeberg C A* Gerald S Goldberg CA Allan Wiener CA" trwin Kramer C A John J Swidier CA‘ J Yves Toiigas C A Richard S Vmeberg C A Sidney M Kaushansky CA Philip Manel CA Donald Prinsky CA Patrick K H So CA Michael Frankel CA 1 Weetmount Square Montréal, Québec h3Z 229 931-2511 ROBERT SAIIfT-0ENIS« CIE Comptabléf agréé* 7000, Avenue du Parc, Suite 301 Montréal H3N 1X1 -274-2797 ROSTON, REINHARZ, BRAH, FREMETH Comptables agréés Joseph 0 Roston C A Stephen Brait C A Bernard H Reinharz.C A Lenard L Fremeth C A William J Star C A ËdHIeoC.I.L.630 boul Dorchester ouest Burtsu 1125 Montreal.Québec H3B 1$6 Tél.: 675-5780 SAMSON BELAIR Comptable* agréé* Québec • Montréal - Ottawa • Toronto Calgary - Edmonton • Vancouver Rimouski • T rois Rivières - Sherbrooke Samt-Hyacinihe • Gatineau - Kitchener Sept-lles - Matane • Gaspé - Coaticook Amos - Hinton Bureau 3100 - Tour de la Bourse Montréal.Qué.H4Z 1J8 (514)871-1515 ZIHRER.SIBLIN.STEIN.LEVINE Comptables agréés MONTRÉAL - TORONTO JackE Zittrer CA HerberiÊ Siblin CA Samuel S Stem C A Bons G Levme C A Marvin B Goldsmith C A David A Stem CA Arnold J Echenberg C A Steven A Yaphe C A Morton S Spector CA 6arryA Tissenbaum CA Gerald A Slan CA Stanley Wener CA Jeffrey L Payne CA Norman Oartchman CA BrahmO Levme C A Morne L Fogelbaum C A-lawrenceM Chandler CA AlanM Liverman CA RttoertH Zittrer CA HenryRosenhek CA Marshall6 Kesten CA NormanJaskolka CA Michael Stern C A 4115 Sherbrooke ouest Westmont, Qué.935-1117 H3Z 1K9 Le Devoir, mercredi 25 mai ŒHiDiii mmm au jour le jour ¦ L’émission de Québécor Ce n’est pas avant une dizaine de jours qu'on connaîtra le prix et le nombre d'actions qui seront émises par le Groupe Québécor.L’hebdomadaire Finances avançait récemment le chiffre de 400,000 actions au prix de $25 l’unité.Le secrétaire trésorier, M.Pierre Dussault, n’a pas voulu donner plus de détails se contentent d’affirmer qu’il s'agit là d'un ordre de grandeur réaliste.Ces valeurs seraient admissibles à l’épargne-actions.Fait à signaler, depuis le dépôt du prospectus préliminaire, les actions ont grimpé de $2.1 a $27.Il s’agit là d’un hasard bien entendu.¦ Unigesco serait admissible La firme Unigesco compte huit employés en plus de la centaine de personnes qui travaillent aux Breuvages Kiri, une filiale à 85 %.Ainsi, la firme, dont l’actif est de $11 millions, serait admissible au titre de «corporation en voie de développement » dans le cadre du nouveau régime d’épargne-actions.Également, suite à notre dossier d’hier sur cette question, plusieurs administrateurs de Sodeqs s’interrogent sur la po.ssibilité de ces organismes d’offrir un abattement de 150 % à ceux qui achèteront leurs actions.¦ La fin de Cockfield Les créanciers de l’agence Cockfield Brown ont rejeté la proposition de sauvetage de dernière heure de l’unique agence de publicité dont les titres étaient cotés en Bourse.Le fiduciaire, M.André Giroux, estime qu’il pourrait rembourser 75 cents par dollar à chaque créancier si les clients paient leurs comptes.Les dettes s’élèvent à $6 millions.¦ En raccourci Le ministère de la Main d’oeuvre et de la Sécurité du revenu du Québec vient de verser $50,000 à « Les cigares Prima-Vera Ltée » pour la fabrication de « cigares québécois ».L’entreprise créera 15 emplois.Il faut maintenant compter $3.80 en taxes pour l’achat d’une cassette vierge en raison de la surtaxe de $2 que comportait le budget Parizeau.Les prix à la consommation ont fait un bond de 0.6 % aux États-Unis au cours du mois d’avril.Il s’agit de la plus forte hausse en neuf mois,.Filiale à 26 % de Dome Petroleum, la compagnie Dome Mines a enregistré des profits de $25 millions au dernier trimestre.C’est M.Gordon Fehr qui succédera à M.Bob Harrison à la tête du Bureau de commerce de Montréal.Le président de Pfizer Canada sera désigné aujourd’hui à la direction du « Board » en remplacement de M.Harrison, qui est mêlé à l’affaire du présumé pot-de-vin de M, Bryce MacKasay.Seven-up vient de lancer une campagne publicitaire aux États-Unis affirmant que son produit ne renferme aucun colorant ou saveur artificiel.On vise ainsi les colas et les autres liqueurs douces dont la teinte et le goût proviennent d’essences chimiques.Il faudra voir les ingrédients de Seven-Up.Le nouveau propriétaire du Crown Trust, la firme Central Trust, se propose d’émettre des actions.Via Québec, le bras de Via Rail au Québec, se dit très heureux de son expérience de transport par autobus entre Sherbrooke et Drummundville.C’est au début du mois de juin que Cascades Inc.présentera le dossier sur l’approvisionnement en bois de l’ancienne usine ITT à Port-Cartier.Michel Nadeau NUMÉRO 2, ÉTÉ 83 l'analyste I/afTronlcincnt ciilcc riîtal cl les svndlcals H Les aiiulophones au Québec 15 Les sociétés d’État 25 Les évêques et la politique 2î) Entrevue avec Louis Quilieo 75 i.titiay: l’oiil ieiil I leric éeoiioiiii(|iie: l'-IS et \id /4 24^4 $23^2 23'4 SSO 50 SISH 15^ tU'/3 l4Vi 45 44 203 195 S20''4 20 S13 $12 12 132 126 $171/4 16'^ $33 32i'4 $3% 8004 $344% 344% 344% + V} 1382S $1946 19-/4 194% + 46 1000 $28-/8 28 28-/6 + Ve 1500 $1546 15V} 1546 - -A 2700 $26-A 26'A 26'A — 46 300 $42V} 42V} 42V} 900 $6 546 6 541 460 460 460 z50 $124% 124% 124%— -/e zS2 $314% 314% 314%- V% 243 $2246 224% 2246 + -A 692 $34 33'/} 34 1902 $64% 6-/6 64% + 4% 800 $54% 54% 54% + '/a 2020 $2746 274% 2746 + -A 100 $15 IS IS 5500 $23-/2 23Ve 23Va + 46 3950 $1246 12 1246 + 46 2750 $6146 61'A 6146 + -A ISO $274% 274% 274% + V% 300 $8 6 8 + '/% 100 $7-/4 7-/4 7'A 100 $9'A 9-/4 9'A BOO $9V} 9V} 9'/} 500 $1244 1246 124A 12833 $26'/e 264% 26'% + 46 2717 $32'/} 324% 324%- 4% 7568 $12'% 12'/} 1246 + -A 2353 $39 38'/} 38'% + 4% 32002 $84% 8'/} 84% + % 21 21 - V} 16 16 — -A Vi -A 125 $224% 224% 224%.100 $294% 294% 294% 6 TrCon PI 63518 $29 28'/} 28% + % TrCon prf 1000 $55'/.55'/.55'/.+ 3'/.Trs mount 700 $7V.7% 7'/.Trust Gen 558 $16 15% 15'/^ - '/.(Turbo Rs 10000 83 83 83 +5 Union Gos 6925 $9% 9% 9% Untd Asbes 100 $7V} 7'/j 7% + '/» Velcro Ind 1450 $34 V} 34 34'/?+ 1'/.Verso CIB 1500 $8% 8'/} 8% +862 Wolwyn 3200 $7'/» 6% 6'/»— Va Worgfon 1000 72 72 72 -2 Westburne 500 $17 17 17 ?% West Trn 700 $14% 14% Junior Mmes Oils 14% + Va Abcourt 1530 300 299 300 + 15 Abitibi As 1000 16 16 16 -1 Aiguebelle 3925 $12% 12 12% Aigue WtS 18970 365 340 350 -S Americ M 6000 47 41 41 -4 Barrick R 300 180 180 160 -5 Botemon 25000 15 14 14 -1 Beoucp Rs 3000 ISO 150 150 -5 Borelis Ex 714 $20V} IBV?20V}- % Brosnon 22750 70 65 70 +13 Bruneou 7300 37V} 36 37V} +1% Corne Res z50 $7% 7% 7%- % Cortler Re 1000 47 47 47 -3 Cons 1 Rs 6200 260 350 350 + 10 Dumogmi 1800 $8'» 8% 8%- % Dumont 2500 32 30 32 +3 E Sul M 600 $5% 5% 5% + Va 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Comchtb 9060 $8-/8 746 t'/a + A Cmchib w 600 175 1 50 1 50 -25 Comet 0 G 8421 290 285 288 +13 Comflo 2125 $15'A 15 15A —'A Comp RL 94089 $40'% 40 40V} +1'/.Comp Res 5049 $1446 14 1446 + V2 Compeou f 1200 $15'% 15A 1546 + 'A Comreco 0 1200 106 105 105 CCem ex p 205 $15A 15'/} 15V}—Va C Cem 6A 1500 $13'/} 13 13V} + 46 CCem 2 p 2700 $1646 16'/} 16A - Va CDC f 32556 $9'/.9 9'% + A CDC pr B 943 $104'/4 )03'A 10346 —A CDC 1980 14076 $16'/.16 16A—A C Nor West 12800 $28'/} 27A 28'/} + 1 ConP Enf 25709 $234% 23'A 23A + 4% CS Pete f 3000 460 450 460 + 20 Con Trust 1772 $41V} 41 41V} + A C Trust 11 400 $24 24 24 CTrust w A 1000 $1946 19A 19A C Tung 2500 $18V.18'/8 ISA - 4% Conodex 0 6800 145 135 145 + 9 C Arrow 0 500 80 80 80 +5 CCMan X f 1600 $18 17'/% 18 CC Mon Y 500 $1BV} 18V} 18'/} C Curtis 300 110 110 110 3 C Found pr 400 $104% lO'A lO'A — A CGE 100 $60 60 60 CG Invest 1252 $28'/} 28'A 28V} + Ve Cl Bk Com 57182 $3$'% 354% 3546 + A CISC 250 P 800 $27'/.27 27'/.+ '/.CIBC 2 05 P 29725 $28V4 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115 115 115 53400 $7'A 7 7'A + •/.2000 51 51 51 —1 3953 $21A 21A 21A 1000 $50'/} 50A 50A + '/.7501 $33% 32% 33 4.1% 5200 $20 20 20 % 1600 310 305 305 15 11200 290 280 290 15 82500 10 5 5 S 4500 20 18 18 5 700 $8 7V 7% '/.2639 430 425 430 1008 260 250 250 _ 5 6600 135 125 125 13975 $56'/8 56 56'/} 1 Conbro Conroy 0 Conron A Conuc 0 ConusQ Coro Cora A f Corl OK Corl A p Carmo 84.Carmo A Cormo cvp Corolin 0 Celonese Centrl Tr Chnclr Chorter OI Cherokee Cheroke w Chiefton Chieftain C Chrysler CHUM Cimoron 0 Cineplex 0 Cpix w Cinequity Coosft A I Coho A f Coloniol 0 Cmplx Cominco Cominco A 1000 $25'/} 25'% 25'% Cominco D 1660 $30 29V.29'% + Va Cmrcl OG 0 9100 245 240 240 +5 Cmpig 5400 $9'/} 9'/.9'% + •/.Comterm 2650 $10'/.10 10'/.+ 'A Conduit A 500 100 100 100 +30 Coniagos 011900 420 390 420 + 5 Con Both A 5021 $22'% 22 22'/a + '% C Bath 575 400 $56 55'% 55'% + A Con Fardv 2134 270 263 270 C Copper 0 2500 44'% 44 44 — A C Durham 15800 134 1 22 1 34 + 13 Cons Pipe 200 $11'/.ll'A 11'/.Con Prof 0 17429 199 190 199 +9 C Rexpor 0 2080 30 30 30 -4 Consoltex 500 340 340 340 +10 Con Oistrb 2050 $20 20 20 + A Cons Gas 8250 $16A 16A ISA-A C Gas 13'-} 900 $33 32V4 33 + '/.Cons Gas winOO 365 360 365 —5 C Gloss 225630 $21A 20'% 21A + A CTL Bonk 4701 $13A 13'/.13A + A Conventrs 2400 $6'% 6 Conwest A 1700 $9A 9A Conwst B f 6657 $9A 9'% Conwst 12 zl6 $33 33 Cooper C 3925 $14'% 13A Corby vt 710 $36'/.36 C Falcon C 7615 $17'% 1746 Corrida 0 11500 IQS 91 Coseko R 29486 425 3100 $6 200 $9 9500 100 3700 174 9A + A 9A + Va 33 14 — 36'A + •% 17'% + A 105 + 5 410 420 +15 5'% 5'% 9 9 93 95 -5 166 170 — 5 Coseko 7 p Costoin Ltd Courvon 0 Croigmt Croin RL f 3975 $16'% 16'% 16'% Crwn Life CZelrbo A CuHolon 0 Culoton 10 Cuvier 0 Czor Res DRG A f Dolmy C f Ooon Dev Doon 8A p Deiour 0 D Eldono 0 Delhi Poc I Denison Develcon 4290 $23'/} 23'A 23'A — Dicknsn A (32250 $6'% 6V1 6'% + Dicknsn B 3280 $6'% 6A 6A + Digtech 15000 69 60 65 Discovrv 9630 259 250 259 - Oofosco A 1067 $471% 47'A 47'% + Ofs 235 900 $24V4 24A 24A Oofosco wt 1980 $10'% 10A 10'% + A Demon I 11824 $10 9A 10 + A Dome Cdo 46579 $5V.SVj Dme Cdo w 9920 13V2 11 Dome Mine 22506 $26'% 25'/} 0 Pete 444650 $7 6A DPete A p 1575 $15A 15'A DPete 6 p 373 $15 IS D Pet w 306500 12 11 D Explor 0 13800 110 100 210 $110 110 110 - 5 f 250 $33 32 32 — Vi 31525 440 410 420 - 5 5000 450 445 450 700 51 SI SI - 5 30176 220 219 220 450 $8' B 8 8 100 se 8 8 ?V} 66700 255 246 255 + 10 2000 260 250 250 -30 11500 49 47 47 - 2 3250 57 56 57 ) 2000 36 30 36 -1% 24653 $40% 40-/8 40'.+ '/.5V} 11 — 1 26 +1'A 6'% + A 15»/.— V.15 - A 12 100 -10 5447 $18A 18 18A + A 2251 $18A tSV} 18A + >A 2837 $27A 27A 27A + 'A 505 $10'/.lO'A 1t)'A 1100 $23'% 23V2 23A - A 300 Oom Store D Textie Domtor Domtor pr Dover Ind Or Me C A 300 $7A 7A 7A Orm Pete o32100 48 47V} 48 + V} Ounrome 0 6000 95 90 95 +7 Du Pont A 2530 $24A 24A 24V} Oylex Ltd 300 $26 2SV} 26 DyiexA f 15700 $16A 18'A 18V} + A Dvngmor 17400 170 166 169 + 3 Dynm r 186800 Eoglet 0 2100 345 325 340 - 5 East Sul 685 $5A 5A 5A + V} Echo Bov 21050 $13'/.13A 13 + A Echo B 300 2150 $26'% 26A 26'% + 'A Echo 1986 w 2850 $6 6 6 Echo 1987 w 850 $5A SA 5A — 'A Echo 1988 w 350 SSA 5A 5A + '% Echo 1989 w 350 $5A 5A SA Ego Res 0 4160 52 52 52 +2 Elcthom X 4142 $7A 6A 7A + A Elcthm Y I 10850 Elks 1700 280 Empire A t 200 $13A 13'A 13A ErArgy R 0 2500 156 7S5 155 +3 Epitek 13650 165 162 163 — 2 Equity Svr 39935 $18 t7V} 18 Extnd 13200 $14'/.14 14'A + 'A Ext A t I00S9 $14A 14A 14A FCA Inti 3050 $17'% 16A 17'% + 1 11281 $71A 70V} 71A ?A 2525 $27V} 27A 27V} + A 4600 465 480 485 + 10 200 $14V} 14A 14A— A 300 $12 12 12 300 $11 11 n 1700 185 175 175 - 5 F Colgory o44000 108 100 100 — 8 F Colgrv p 3500 $7A 7A 7A — A F City Flo 2900 $20A 20A 20V} - A Z50 $7 7 7 1966 $8A 8V} 8A + 20 120 120 125 125 125 $36 36 36 +1 235 227 230 + 4 $15'/.14'/} 14A + Va $11A HA HA + Va 109 101 105 - 5 71 61 65-5 49 46 46 -3 $7A 7A 7A $10 10 10-1 $HA HA 11A 139 135 135 445 435 435 180 180 180 +5 $21'% 21% 21% $7A 7'% 7A + A $31'% 30'?31A + '% 135 130 135 + 5 $24'% 24 } 24A + A $8'^} 8''.BA + >% 280 270 280 + 1 $30A 30'.30A + '% Gain de 18.5 points Le loi't mouvement de reprise noté lundi en fin de séance s'est poursuivi hier dans une atmosphère très active à la Bourse de New York I-'indice des industrielles .s'esl in.scril en clôture à 1,219.04, faisant ainsi ressortir une hau.sse de 1K.4H points sur la veille.Lundi, cet indice avait lerminé en hau.sse de 10 .Ï4 points après s'être initialement' rejilié de près de 12 points.K,n lin de .séance hier, l.ltil actions étaient en hausse.4.34 en retrait et 3.30 inchangées.Au total.108 6 millions d'ac-lions ont changé de mains.Selon les milieux financiers, le sentiment du marché a été lav orablement influencé par le fort courant d'achats qui s'est manifesté lundi après une vague de liquidations (lues aux craintes suscitées par l'annonce d'un important aecrois.sement de la masse monétaire.Les anal.vstes ont également été encouragés par des chiffres favorables de V enles annoncés par les principaux constructeurs automobiles américains.l’armi les titres qui ont enregistré les plus fortes fluctuations.on relève notamment.Southern Pacific ( plus ,3 1-4 à $04 1-2 ).Texas Instruments ( plus 2 3-4 à $157 3-4 ), Corning Class ( plus 4 à $89 1-4 ).Norfolk Southern { plus 3 1-4 à $59 3-4 ).United 'l'echnologies Corp.( moins 1 1-8 à $68 5-8 ) et Plizer ( moins 1-2 à $79 3-8 ) Parmi les valeurs canadiennes.Alcan a progressé de 1 à $33 3-8.Canadien Pacifique, de I à $37 1-8 et Censtar.de 7-8 à $23 3-8.Mais Ashland Oil a cédé 1-8 à $35 1-8.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE ACF AMF AMRCp MRWT ASA Alcon Allg Cp Alg Int AlldCp AlhsCh Alcoa Amox AmHes ABrond A BdCSf Am Con A Cyon Am EIPw AHome AmMot Amstd ATT o Ampin Armeo Arm Win Asorco AlIRich Aveo Cp Avon Axio Bkrintl BoIdU BoxfTr Bel How Vcfltei Heirt In 14 493 33V.33A 958 16'/.15'% 1697 27'/.26'% A'/?'/} '%A'/.893 73'/.72'% 5227 33A 32'% 12 41 57% 56A 43 3S'1i 35A 7 1829 48’/} 47V} 208 16'% 16'/.6105 u38 35V} 1640 30A 28 A 12 2230 27'% 27A 8 357 52'% 51V} 12 170 64'% 64'/.1270 u44% 43'% 19 1990 49'% 48A 11 2480 19-% 18'% 12 4453 45A 4SV9 4331 9A 9% 25 351 u37V} 35% 8 12335 66V} 66 27 922 u89'/.86Va 890 19A leV} 22 117 29A 29 1405 43A 42 B 9058 48Va 47A 13 639 33V} 33 12 2874 32 31'/.S3 72 u24'/« 24 11 3338 20 19A 4 1936 HA 10'% 20 773 55T 55 221 43V} 4I'% Farm Ch.33A+ A 16'/.+ A 27V.12A 13 72'%+ 1 33A+I 56A + '/e 35'%+ A 48A+ A 16'%+ Vi 38 +2'% 30 +1'/.27V}— '/.52 V} + ^/a 64A 44 V} + ÎV} 48A— Vi 19Va 45A 9A+ % 37V}+2V8 66V} + A 09'/4 + 3A 19'/.+ A 29A+ '/.43A+1Va 47'%+ '% 33V2+ '% 31'%+ A 24 19A+ Va H%- '% SS + Va 43'/.+ I Ve BelICon Benfl Cp Beth StI Black D Boeing Bois Cas Borden BorgWo Bos Ed BrisIM Brnswk Buev Er Burl Ind Burrgh CBS CCX CPC Int CSX 9 Collhn CRLk Comp Sp Cdn Poc Cap Cil Corling Celonse Chose ChrisC Chrvsir Cihcrp Clork Eq Clorox CoIgPdl ColGos CmbEn Vantai Hovt 31 22'/.10 SS4 29A 1160 23A 777 22% H 3389 36'% 117 772 u47 9 690 55A 14 776 u54 8 281 28'.14 768 77 176 34A 15 3242 IS'% 22 391 36 24 1588 52'% 17 339 70»% 316 7 e 1523 39'% 2436 u69'% 41 103 25'% 1162 u33'% 9 104 46A 199 37'% 19 284 1 44A 121 12A 3954 60V} 0 3183 59% 23 19 23'/.29 5017 27’% 7 9434 43V8 733 32A 13 932 33Ve 9 1996 22'% 7 1721 31 8 465 3S'% kl faon.Ch 22'% 22'/.+ '/.28A 29A+ A 22A 23A+ '% 22 22'/.+ Ve 36'/.36'%+ Va 45'/.46'/*+lA 54'% 55V.+ A 49'% 54 ?SVe 27'% 28 — 76'/.76'/} 33A 34A+ A 14 15 +1 35'% 35'%+ Va 51'% 52'%+ 'k 69A 70'/.— Va 6A 6A+ A 38 A 36'%+ A 67 V} 69A+2 24A 24'%— A 32A 32A 45'% 46'/} 36'/.37»%+1 142V} 144 12A 12A+ Va S9A 60'/.+ A 57'% 59'/}+IA 22'% 22'% 26A 27 + A 41'% 43 +1 32 32 - A 31A 32'%+IA 22 22'/.29A 30'%+IA 34V} 35'/.+ A Vantai Pominex o 3500 Ponder 1000 Potter A ( 2400 Powr Cor f 5983 Prodo Ex 0 6300 Precomb 18675 QMG HId 0 12000 Quortet o 2700 Que Sturg o35700 Que Tel 6 p 100 Que Tel 7A 350 Qenstk 1000 Rom Pet 0 400 Rombler o 3000 Rnchm A f 4192 Rnchm B f 5700 Rnchmn p 120 Rang 179490 Royrock f 10400 RelCop A f 1300 Redpoth 2341 RdPth 1 665 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Sogepet o 3500 Southm 2902 Spor Aero f 2908 Spor w 3100 Spooner 3300 St Brodest 400 Stond I A Z60 Std Trstco 200 Stonford o 1000 Storres o 85709 Slorex w 77800 States Ex O14Û00 Steep R 4450 Stembg A f 200 Stnbg 29375 500 Shnbg 2875 see b Stelco A 47894 Stetco C P 16925 Stelco D p 2500 Stelco E p 12150 Stelco w 33489 Strnd OG o 20500 Sfrheono o 23000 Strothn A f 200 Sud Cont 0 2300 Sulptro B f 25265 Sulivon 3600 Suncor pr 200 Sydney o 17900 Svstmhs A 30300 Systmhs p 16347 Tolcorp 2850 Tolcorp 300 26100 Toro Ind 2500 Teck Cor A 480 Teck B f 12010 Tectonic 200 Teledyne 100 Temogmi 1200 Terra Mn o 12183 Haut kl (aïKL Ol 46 46 46 + I 125 125 125 +13 295 290 290 $18Va 17% 17A + /.$34% 6 6 $4 $34'/» 33 104 $7% $34'/» 3 1527 $5% $34'/» 38 913 $3% $34'/» 33 127 70 $34'/» 36 736 $2% $34'/» 200 287 175 $34'/» 20 145 65 $34'/» 11 143 $6V}$34'/» 26 903 $3% $34'/» 18 182 145 $34% 40 833 $3% $23% 60 2711 20 $23% 50 978 IAS $23% SB 966 80 $23% 283 1652 55 $23% 10 1259 $2'/.$23% 12 1796 IS $23% 5 2394 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ftrm.Aug 400p 16 913 4 00 3 80 4 00 Nov 400P 20 392 S 00 5 00 5 00 Aug 425 2 592 31 00 30 00 30 00 Aug 42Sp 89 772 11 00 7 00 9 00 Nov 425 20 331 49 00 47 00 47 00 Nov 42Sp 26 313 14 00 H .00 14 00 Feb 425P S 0 13 50 13 50 13 50 Aug 450 69 2285 20 .00 18 00 18 00 Aug 450p s 913 20 00 20 00 20 00 Nov 450 4 332 33 00 32 00 33 .00 Nov 450p 25 385 26 00 26 00 26 00 Aug 475 86 1409 10 00 8 00 10 00 Nov 475 71 501 23 00 19 00 20 00 Aug 500 65 2090 S 00 4 00 5 00 Nov 500 86 1069 16 00 11 00 16 00 Nov 550 54 1273 6 00 6 00 6 00 Totol volume 643 Non tranalgéea an (Mm Otirt 2201 46 00 129 60 00 0 55 00 0 41.00 0 28 00 920 38 00 32 42 00 97 60 00 H 60 00 1260 1 00 110 00 110 00 Aug 400 Nov 400 Feb 425 Feb 450 Feb 4S0p Aug 475p Nov 475p Aug 300p Nov SOOp Aug 550 Aug SSOp Nov 550p Totol Open interest 18231 50 00 63 00 60 00 46 00 33 00 41 00 47 00 65 00 65 00 200 116.00 116 00 Voici les taux des devises étrangères tels que fournis hier malin par la Banque Nationale Les cotes sont .en monnaie canadienne.Ui-Kiuf (lu Sud lt.([id 1 14s,ï \fn(liu‘ fianco FrancOA DOOITOK Mlemagnt* ()u(‘sl Maik fl-1961 \iilitk‘.s \ngl Dollar 04590 \usli.i)ii> Dollar 10Ka.sins de la S.A.Q.REPRÉSENTATION AU QUÉBEC BASIL D HOBBS INC Michel Boujenah à la Place des Arts, Maurice Elmaleh offrait un monologue subtil, tout en douceur et nostalgie, sur le vécu d’un Sépharade récemment débarqué du Maroc « avec un lot de problèmes » et qui se retrouve en période référendaire.On ne lui avait pas précisé qu’il émigrait dans « deux pays » et ce Chawil débite, sourire en coin, un jugement lucide sur l’attention toute théorique que « notre démocratie » porte à ceux qui veulent s’exprimer librement.Qui est là pour écouter?D’abord dans le camp du « oui », ce « néo » se voit reprocher de vouloir déchirer le pays; il tâte des arguments du « non «pour finalement se retrouver malade le jour du référendum.Le médecin lui dira que, comme malade, il ressemble au Canada : « Tous les deux vous avez une mauvai.se constitution ».Elmaleh a l’art de dire son déracinement et d’établir une frange d’imaginaire qui nous fait regretter que la mer ne vienne pas lécher les étançons du boulevard Décarie! Quant à Albert que Michel Boujenah jouait pour une première fois en Amérique, il LES EVENEMENTS DE LA PLEINE LUNE musique/danse PLEINE LUNE DE MAI chorégraphies de Monique Giard et Daniel Soulières avec la collaboration des musiciens de Jonas • « TELEFUN » (M.Giard) • « LES OIZELLES D’HIER » (M.Giard) • .CHAOS > (D.Soullèraa) • • MI-BOUC, MI-POISSON » (D.Soullèraa) • « L'ANGE DU MÉTRO • (D.Soullèraa) Lm 2S.26.27(126 mal 1983à22h1S AU CONVENTUM 1237 Sangulnal prix d’entrée: 7 S 5 S (étudlanta ou groupes) RÉS: 525-9627 s’agit d’une fresque reconstituée à partir de souvenirs accumulés depuis l’âge de 11 ans par un Tunisien qui prend le parti de rire de sa tragédie personnelle.Le monde des copains et copines de Paris, prompts à déceler les différences, incapables de saisir les « images » que multiplie Albert, sert à mettre en relief la vigueur de l’amitié avec ce Moncef ( un Tunisien pure laine ) et le nid familial tout chaud où trône une mamma despotiquement drôle.Boujenah semble peu perturbé par les interruptions venant de la salle, il s’en fait plutôt un prétexte à improvisations, puis reprend le fil de son numéro.Axés sur les tics des gens de son entourage, les sketches où excelle Boujenah portent sur les touristes qui passent en coup de vent et jugent avec autant de rapidité; sur les parents qui étouffent leur progéniture aimée; sur les profs dirigistes, voire tyranniques ; sur une jeunesse gagnée par la vogue des « surboums » et des « weekends » à ta campagne.Tout lui sert de prétexte pour parler de « l’embrouille des origines » et de la spécificité de traditions que meme les peuples les plus habiles à favoriser les creusets d’uniformité devraient prendre en compte.Fit pourquoi garde-t-il son accent?« Est-ce que tu aurais l’idée de demander à un Noir d’être Blanc?», répond cet acteur à l’humour imbibé de harissa, cette sauce piquante nous provenant de Tunisie.Gros marché des artistes à Boston I.a première rencontre ca-nado-américaine d’envergure en vue de l’engagement d’artistes de la scène aura lieu à Boston du 23 au 25 septembre prochain.À l’occasion de « Contact Boston », plusieurs centaines d’organisateurs et présentateurs de l’Flst du Canada, du Québec et de la Nouvelle-Angleterre, agents, représentants d’artistes et compagnies artistiques de tout le Canada et des États-Unis se réuniront à l’hôtel Park Plaza de Boston, où des artistes de chaque pays de produiront en spectacle.Cette rencontre est organisée par le Conseil des Arts du Canada, la New England F’oundation for the Arts, les gouvernements du Québec et des provinces de l’Atlantique et six organismes artistiques des États de la Nouvelle-Angleterre.Les agents et représentants d’artistes qui désirent participer à Contact Boston peuvent obtenir de l’aide financière, à certaines conditions, en s’adressant à M.Claude DesLandes de la Division des affaires culturelles du ministère des Affaires extérieures, 125 promenade Sussex, Ottawa KlA FRANCO ZEPHRELLI FILM GIUSEPPE VERDI'S La Traviata POUR TOUS Aux 2 clnèmat, Lun.è v»n.^ UNIVLR/AL CLA/HC 'ŒSBBE'.'.: 7:05 ¦ 9:25.Sam.Dim.: C> HBI ACCENT FILMS I V Ail RICHTS RESERVED ¦CDi DOLBY gTB«3 2:20 - 4:40 • 7:95 • 9:25 Présenté on Verdon Originale Italienne (Dolby stéréo au soui-iitrM ironçois | av«c loui-tiirRi anglais Alexis Nihon seul ) le DAUPHIN 1 II PLAZA ALEXIS niHON-l BEAUtlEN ms OTtHVILLE 721-6060 I NIVEAU OU METtO 4TWATEII 9254246 Le 15e Festival québécois du Jeune théâtre Beaucoup d’interrogations Le néoîste Monty Cantsin chantant avec accompagnement de fers à repasser.(Photo Jean Lavallée) suscite bien peu de passion collective.Le spectacle se termine avec le groupe Sonde: 50 personnes éparses fixent un écran où apparaissent un hameçon, des bulles et un poisson.La musique fait glouglou et ououou.Je mets fin à mon incursion dans cette culture mul- ' tidisciplinaire en méditant sur la remarque acerbe d’un spectateur: «Ces gens-là n’ont pas peur de se servir de la technologie: le seul ennui, c’est qu’ils n’ont strictement rien à dire.» par Hélène de Billy QUÉBFIC — Entre le je et le nous, entre la démarche individuelle et la création collective, entre l’approche conventionnelle et l’expérience multidisciplinaire, le jeune théâtre québécois se cherche.Voilà, dans un premier temps, ce qu’on peut conclure des rencontres, discussions, débats et spectacles présentés au 15e F’estival québécois du Jeune théâtre dont les assises se terminaient hier à Québec.Pendant cinq jours, participants et spectateurs ont eu droit à une programmation variée, entassée dans un horaire serré.En plus des rencontres avec les conférenciers invités, les panels et autres débats, quinze spectacles ont été présentés, puis discutés en assemblée.Il est difficile de tracer un lien et de trouver un dénominateur commun à ces expériences tréâtrales jouées sur des registres variés.D’entrée de jeu, cependant, on a pu remarquer deux tendances: celle de la continuité, incarnée par les « vieilles » troupes ( Le Par-minou, le Carton et le théâtre de Quartier) constitués il y a quelques années à l’enseigne du collectivisme; et puis les autres, inlassables, à mi-chemin entre le scénario traditionnel et la performance visuelle.Parmi ces derniers, « L’homme rouge » de Gilles Maheu présenté avec un minimum de mots, une partition solo sur le clavier des émotions.Une des dernières images de la pièce nous montre Tacteur-auteur nu derrière la vitre d’une boite téléphonique: enfermé sous cloche de verre, comme le sont, d’ailleurs, les protagonistes de la « Quarantaine », fresque surréaliste du Plan K de Belgique.La pièce des Belges a laissé le public songeur sinon complètement déconcerté.On a questionné le sens d’une telle représentation, plus pro- che de la « performance » que du théâtre proprement dit.Pareille interrogation a été soulevée à propos de « Girafes » du Théâtre Petit à Petit de Montréal.On a alors débattu l’utilisation du vidéo au théâtre, les nouveaux codes esthétiques et l’accessibilité du discours.Une participante a demandé jusqu’à quel point les artisans « avaient le droit de chercher devant le monde.» Un peu plus tôt cette journée-là (lundi), André Brassard, metteur en scène et directeur artistique du Centre national des Arts à Ottawa, avait incité les comédiens à réfléchir, à trouver leur place dans le monde, à développer autant leur corps que leur cerveau, que leur coeur; à trouver l’équilibre entre le jeu et le nous; à travailler sans relâche « parce qu’il y a toujours des milliers de raisons pour ne rien faire et qu’elles ne sont jamais acceptables ».Attentivement écouté.Brassard a fait remarquer qu’après la prise de parole et l’explosion du théâtre québécois de la dernière décennie, tous étaient, à présent, à se poser des questions.« Autant dans les parcs qu’au TNM », a-t-il précisé.A ses yeux, cependant, il est impossible de tout bouleverser en même temps.C’est pourquoi, dit-il, il ressent le besoin de travailler sur des « grands textes ».Telle n’est vraisemblablement pas l’optique du « Jeune théâtre » qui a montré plus d’empressement — dans ses spectacles — à traduire (ou reproduire) le malaise de l’univers aseptisé, robotisé, déshumanisé, qu’à reprendre les grandes vérités universelles telles que formulées par Corneille.Ainsi, entre leurs téléviseurs chromés, leurs lessiveuses automatiques et leurs téléphones branchés sur tous les points habités de la planète, les hommes sont seuls.Et cette constatation fait surface, de façon différente mais récurrente, dans plu- sieurs productions présentées au Festival Au bout de cette solitude, il y a parfois la tendresse ou la quête de tendresse comme on a pu voir dans « Syncope » du groupe Médium-Médium où trois nommes cherchent à communiquer autrement que par des chèques personnalisés.A cause de leur différence d’âge et du fait de leur amitié naissante, ils effleureront un moment tout le problème de la relation père-fils; un thème également abordé ailleurs, notamment dans la pièce « En attendant» du théâtre Repère.Mais, au millieu des bandes magnétiques et des instruments électro-acoustiques, Michel Lemieux, lui, n’est pas à la recherche du père.Ange noir de Tapoca lypse, diva dont la voix fait des prodiges, il habite ailleurs dans un futur glacé.Sa femme l’a quitté en 1984 et il a décidé de survivre après on ne sait plus trop quelle catastrophe nucléaire.Seul en scène, ses uniques accessoires sont la musique et des petits drapeaux rouges qui donnent à sa performance de vagues allures militaires.Ce one man show a pris l’affiche à la toute fin du Festival.Il témoigne d’un théâtre qui sort de ses gonds pour emprunter d’autres avenues.Il témoigne d’une recherche, celle de l’artiste.Le Festival d’ailleurs, vou-^.lait mettre l’accent sur le co-* médien.Il l’a fait en offrant beaucoup de pièces à personnage unique.Il Ta fait en in- ; vitant trois troupes d’Europe -(le théâtre O Bnado du Portugal, Franca Rame de la Commune en Italie et le Plan?K de Belgique) et une des-États-Unis (Mabou Mines).Il Ta fait en présentant un evé-, nement à haute dose d’éclectisme.iRiiiBiliiariiâMSHM A la salle de concert Pollack ( 20 h), concert du guitariste Sydney Vrana.Entrée libre.Au 555 Ouest, Sherbrooke.¦ Au théâtre Saint-Denis ( 20 h), concert de la chanteuse Caterina Valente accompagnée de Silvio Francesco.¦ A la galerie d’art les deux B ( 4872 Saint-Denis ) à 19 h 30, vernissage des compositions picturales de Jaque Tremblay.L’exposition se prolonge jusqu’au 13 juin.¦ A 20 h, au théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, Concert Chopin au bénéfice des Jeunesses Musicales du Canada.Solistes: Michel Franck, Jacinthe Couture et Ronald Turini.¦ Aujourd’hui s’ouvre à TU-niversité du Québec à Trois-Rivières le 51e congrès de l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (ACFAS), la plus importante manifestation scientifique francophone en Amérique.Près de 1,000 communications seront présentées, y compris un certain nombre traitant de traduction, de littérature et d’arts visuels.Il y aura également une exposition sur L’Holographie, art ou science et une autre sur Les Arts plastiques à TUQTR.Renseignements: 342-1411.¦ Au Centre d’essai Conven-tum (1237, rue Sanguinet), dans le cadre de « La Pleine Lune de mai », créations chorégraphiques de Monique Giard et Daniel Soulières, avec une bonne part d’improvisation et la participation de musiciens et d’autres danseurs.Monique Giard présente Téléfun et Les Oizelles d’hier, et Daniel Soulières Chaos, L’Ange du métro et Mi-Bouc et Mi-Poisson.Réservations: 845-1912.¦ Jusqu’au 19 juin, à la salle André—Pagé ( 360, rue Laurier est ) Ton joue La Passion de Juliette, un texte original de Michelle Allen et une musique originale de Catherine Gadouas.O CBFT 12.23 Le télé|Ournal 12.30 AllôBouBou 13.30 Au jour le jour 14.30 Le temps de vivre 16.00 Bobino 16.30 Torn et Jerry 17.00 Les p'tits Pierrafeu 17.30 Exploration, sports et loisirs 16.00 Ce soir 16.40 Nouvelles du sport 18.50 Télex arts 19.00 Baseball des Expos Au Stade Olympique, les Expos de Montéral reçoivent les Padres de San Diego 22.30 Letéléjournal 23.05 Nouvelles du sport 23.20 Maîtres et Valets 0.20 Cinéma "Au til du temps " Drame réalisé par Wim Wenders, avec Rudiger Vogeler Hanns Zischler, Lisa Kreuzer et Rudolf Schundler ÏË CFTM 12.15 Le dix vous informe 12.30 Ciné-quiz."La révolté".Américain, couleur 1979 Drame réalisé par Michael 15.00 16.00 16.30 18.00 19.00 19.29 19.30 21.30 22.30 23.00 23.15 O’Herlihy, avec Rod Taylor, Joanna Pettet.Cyril Cusak et Nigel Davenport Forum Gromco& cie Cinéma sur demande-"Nomdecode Annapolis", Américain Couleur.1977 Drame d’espion-nae réalisé par Jeannot Szwarc, avec Roy Thinnes, Frances Nuyen, Zulu et lan MeShane Le 18 heures Un monde en folie La quotidienne: Tirage Cmé-choix "Ma femme a disparu" Américain Couleur 1975 Drame policier réalisé par Glen Jordan, avec Jack Klugman, Elizabeth Ashley.James Franciscus et Joel Fabiani Michel Jasmin Les nouvelles TVA Le dix vous informe (édition métro) Les sports La couleur du temps 19.30 Droit de parole 20.30 Les rendez-vous du mercredi 22.00 La période de questions ES T V F Q (Câble) 14.15 Scènes de la vie de province 14.30 Planète bleue 15.31 Le théâtre de bouvard 15.41 S'il vous plait 15.51 Actualités régionales 17.00 L'ile aux entants 17.20 Croque-vacances 17.30 Mer-cre-dis-moi tout 18.00 Atout coeur 18.30 Des chiffres et des lettres 18.50 Un temps pour tout 20.00 Téléfilm 21.30 Les mrecredis de l'information 23.00 Le théâtre de Bouvard 23.11 S'il vous plait 23.22 Les actualités régionales 17.00 17.30 18.00 19.00 19.30 20.00 21.00 21.30 22.00 22.25 23.00 23.05 23.27 Happy Days Reach for the Top Newswatch Facts of life Inside Baseball.A & R Documentary Three's Company Too Close for Comfort The National The Journel Newswatch Headlines and the National Update Newswatch Barney Miller CB RADIO-QUÉBEC 12.30 13.00 14.30 15.00 16.00 17.00 16.00 18.30 19.00 Téléservice Pierre Nadeau rencontre.L'obiectit Télé-documents Concert à Wolf Trap Marché aux images Histoires de cirques Téléservice Pierre Nadeau rencontre.O 12.00 12.10 12.25 12.30 12.58 13.00 14.00 14.28 14.30 15.00 16.00 16.29 16.30 CBMT The Midday News Midday Community Announcements Wok with Van Program Highlights All my Children Take Thirty Weather Report Coronation Street Canadian Reflections Do It For Yourself Newswatch 6 Going Great CB CFCF 12.30 Pulse 13.00 The Alan ThicKe Show 14.00 Another World 15.00 General Hospital 16.00 WKRP in Cincinnah 10.30 Take a Break with Matthew Cope 10.37 Family Feud 17.00 The Price is Righl 16.00 Pulse 19.00 M’A'S’H 10.30 McGowan's World 20.00 St.Elsewhere 21.00 The Fall Guy 22.00 Quincy 23.00 CTV National News 23.21 Pulse 24.00 Cinéma 12 "Three Secrets " (B/W) drama 1949.Patricia Neal, Ruth Roman, Eleanor Parker.1.48 The Wayne Thomas Show ASTRE I: - "E.T." 9 h 20 — "Tu fais pas le poids shérilc" 7 h 30.ASTRE II: — "Venin" 7 h 30."Les aventuriers de i'Arche perdue" 9 h 10.ASTRE III: (327-5001) — "Capitaine Avenger " 7 h 30."L'oeil du tigre” 9 h 20.ASTRE IV: — "Les hommes préfèrent les grosses" 7 h 30, "Le bombardier" 9 h 00.AVENUE: (937-2747) - "Flashdance" 7 h 15,9 h 15.BERRII: (288-2115) - "Maria Chapde-laine" 12 h 45,2 h 50,5 h 00,7 h 15,9 h 30.BERRI II: — "Le retour de Martin Guerre” 12 h 10,2 h 30,4 h 55,7 h 15,9 h 40.BERRI III: "Le choix de Sophie" 12 h 50, 3 h 40, 6 h 30,9 h 20.BERRI IV: — "Les sous-doués" 2 h 10,5 h 40.9 h 10."Les sous-doués en vacances” 12 h 30.3 h 55,7 h 25.BERRI V: — “Le verdict" 1 h 40,4 h 25,7 h 10,9 h 50.BONAVENTURE I: (861-2725)-"Ghandi" 8 h 00.BONAVENTURE II: - "Tootsie " 7 h 00, 9 h 00.BROSSARD I: - "Tootsie" 7 h 05,9 h 25.BROSSARD II: (465-3851) — "Gandhi" 8 h 00.BROSSARD III: — "Le camion de la mort" 8 h 10."Leprolessionnel"6h15, 9 h 65.CHAMPLAIN I: (271-1103) — "Tootsie" 7 h 00,9 h 15.CHAMPLAIN II; — "Le camion de la mort" 8 h 05."Le professionnel" 6 h 15, 9 h 35.CHATEAU I: (271-1103) — "Meurtre en 3 dimensions" 1 h 00,2 h 40,4 h 20,6 h 00, 7 h 40.9 h 20, CHAtEAU II; — "La vengeance des tan-tômes" 1 h 45,5 h 46,9 h 45."Chiens de guerre" 3 h 50,8 h 00.CINÉMA LUMIÈRE: - "Relâche".CINEMA DE PARIS: - "10 to midnight" 1 h 25, 3 h 25,5 h 25, 7 h 25, 9 h 25.CINÉMATHÈQUE: (842-9763) — "Aero-grad" 18 h 35."Spaguetta" 20 h 35.CINÉPLEX I; (849-4518)- “ET.the extra terrestrial" 1 h 35,3 h 35,5 h 35, 7 h 35.9 h 35.CINÉPLEX II: - "Local haro" 1 h 40, 3 h 40, 5 h 40.7 h 40,9 h 40.CINÉPLEX III; — "The king of comedy" 2h30.4h40,7h00,9h10.CINÉPLEX IV: — "Raiders oithe lost ark" 1 h 30,3 h 35,5 h 35,7 h 35,9 h 35.CINÉPLEX V: — "Thetreasure ol the four crowns" 1 h 35,3 h 25, 5 h 20, 7 h 10, 9 h 00, CINÉPLEX VI; - "Bad boys" 2 h 15,4 h 35.7 h 00, 9 h 20.CINÉPLEX VII; - "Missing " 2 h 10,4 h 35.7 h 00, 9 h 25.CINÉPLEX VIII; — "Gregory's girl" 1 h 45,3035,5h25,7h20.9h15.CINÉPLEX IX: - "Betrayal" 1 h 50,3 h 40, 5 h 30, 7 h 15,9 h 05.CINÉMA MONTRÉAL 1: (521-7870) -"Parasite" 12 h" 10,1 h 46,3 h 20,4 h 55, 6 h 30, 8 h 05, 9 h 40, CINÉMA MONTRÉAL II: - "E T." 1 h 50.4h20,6h50,9h20.CINÉMA NEW YORKER: - "Diva ' 7 h 15."Theweavers'swan'lthatalime?" 9 h 30.CLAREMONT: (486-7395) — "Something wicked this way comes" 7 h 15, 9 h 15.COMPLEXE DESJARDINS I: - "La cage aux folles I" 12 h 05,15 h 45,19 h 25."La cage aux folles N" 13 h 55,17 h 35,21 h 15.COMPLEXE DESJARDINS II; — "La guerre des otages" 12 h 25,18 h 00,19 h 35."Mon curé chez les nudistes" 14 h 15,17 h 50,21 h 25.AU BOUVILLON: 5414 Gatineau, coin LacomOe (270-1177) — "Johnny Man-garo and his astonishing dogs" 21 h 00.Jusqu'au 31 mai.CONVENTUM: 1237 Sanguine! (845-1912) — La Pleine Lune de Mai.22 h.Jusqu'au 28 mai.CAFE THÉÂTRE QUARTIER LATIN: 4303 St-Denis (526-0780).Andros-cope 2.25 mai au 5 juin, 20 h et 22 h.CAFÉ MOLIÈRE: 1200 Sl-Hubert (844-7000) — "Je choisis la tendresse" Jusqu'au 12juin, 20 h 30.CAFÉ DE LA PLACE: Place des Arts (842-2112) —"Cher Menteur" 19 h 30 et 22 h 30.HÔTEL RÉQENCE HYATT: 777 rue Unrversilé (879-1370) — Dîner théâtre Les Marques "Eat your Heart oui" Jusqu'au 25 juin.LE PATRIOTE A LEJEUNE: 1474 rue Sie-Calherine est (522-2632) — "C'est â ton tour René.mon cher" 21 h 00.COLLÈGE DE VALLEYFIELD: 169 Champlain (Valleylield) (373-5794) La Veuve Joyeuse, jusqu'au 22 mai.GRAND CAFE: 1720, St-Osnis (849-6956) — "Tiger's Baku, 21 h 30.L'AIR OU TEMPS; 191 ouest, rus Sl- ) Paul (842-2003) — Josh Lsbosaky avec l'ensemble gary Lidnsr.SALATHÊQUE: 1220 Peol (849-0063) — ne SALLE WILDRID PELLERIER: OSM-Montage de Macbeth de Verdi.Opéra de Montréal.SALLE ANDRÉ PAQÉ; 360 est Laurier.Du 24 mai au 19 juin, La Passion de Ju-lielle.Ile STE-HÉLËNE: Terre des hommes.Festival interlnational du spetacle pour enfants, 21-29 mal.IT/ADARSTELLUNQ: 2013 Sl-Laurent (649-6246) — Jean-Pierre Chasse (guitare acoustique).THEATRE DU NOUVEAU MONDE: 840 Sle-Catherine (861-0563) — Tapage Nocturne" 20 h.THEATRE DE QUAT’SOUS: 100 Avenue des Pins est (845-7277) — Le tantes-tique épopée des Folles allléee.Enfin Duchesses.Jusqu'au 29 mai.20 h.TM!®XtRE DE L'iLE: 1 rue Wellington, HuH — "Lê bonhéur d'Henri" juMu'tu 11 juin.THEATRE MAISONNEUVE: (Place des Arts).Jeunesse musicales du Ce-nade.20 h 00.salle POLLACK: 555 O., Sherbrooke, Sydney Vrana, 20 h.QUEBEC GRAND THEATRE DE QUÉBEC: Salle Octave-Crémezie."Panurge" Jusqu'au 28 mal.20 h 30.COMPLEXE DESJARDINS III: - "Raspoutine le roi de rameur" 12 h 05, 15 h 45,19 h 25 — "Confessions de deux femmes ardentes" 13 h 35,17 h 15,20 h 55 — "Adolescentes libertines" 14 h 35.18 h 16.21 h 55.COMPLEXE DESJARDINS tV: - "Victor Victoria" 12 h 45,15 h 20,17 h 55,20 h 30.CONSERVATOIRE D'ART CINEMATOGRAPHIQUE: (879-4349)-"P4W: prison lo women" 20 h 30.CÔTE-DES-NEIQES I: (735-5528) -"Ghandi" 8 h 00.CÔTE-DES-NEIGES II: "Tootsie " 7 h 00,9h10.CREMAZIE: (388-4210) - "Gandhi" 8 h 00.DAUPHIN I: (721-6060) - "Les traviata" 7h05,9h25.DAUPHIN II: "Les valseuses" 7 h 00.9 h 20.DORVAL I: (631-8567) - "Something wicked this urn comes" 7 h 10,9 h 10.DORVAL II: “The hunger" 7 h 15,9 h 15.DORVAL III; "The Outsiders " 7 h 15,9 h 05.DËCARIE I: (341-3190) - "Dr.Detroit" 7 h00.9h00.DËCARIE II: "Sephie's choice " 6 h 30,9 h15.ÉLYSÉE I; (842-6053) - "Le cadeau" 7 h 20.9 h 25.ÉLYSÉE II; — "La balance" 7 h 10,9 h 10.FAIRVIEW I: (697-8095) - "Poltergeist " 7h10,9h15.FAIRVIEW II: - "Breathless " 7 h 10,9 h 15.IMPÉRIAL; (288-7102) - "The Outsiders" 12 h 45.2 h 30,4 h 15,7 h 45,9 h 35.JEAN-TALON: (725-7000) - "Tootsie " 7h00,9h15.KENT I: (489-9707) - "Around the world in 60 days" 6 h 30.9 h 00.KENT II: - "The hunger" 7 h 30,9 h 25.LA CITE I: (844-2829) - "Préparez vos mouchalrs"7h1S, 9h00.LA CITÉ II; — "Coup de torchon" 6 h 30, 9h00.LA CITE III: — "Les uns les autres " 8 h 00.L'AUTRE CINÉMA: (722-1451) - "Interdit au moins de 13 ans" 7 h 15."Le mystère Picasso" et "Québec en silence" 7 h 30.“La temme-enlant" 8015."Selo ou les 120 journées de Sodome" 9 h 30.LAVAL I: (68B-7778) - "Chez Porky'e " — "Le policier du Bronx" 6 h 15,8 h 00.LAVAL il: — “Y'a-l-ll enfin un pilote dans l'avion" 6 h 00.7 h 40,9 h 20.LAVAL III: — "Où est passé mon ktolé" 6 h15,6h0S,9h5S.LAVAL IV: — "La vengéance dés lan-tomes" 7 h 00.9 h 10.LAVAL V: — "Meurtre en 3 dimensions" 6h00,7h5q,9h40.LAVAL-ODEON I: - "Maria Chapde-laine" 7 h 00,9 h 05.LAVAL-ODEON II: - "Le choix de Sophie" 8 h 00.CARTIER-LAVAL: - “Les sous-doués" 7 h 30."Lee sous-dcués en vacances" 9 h 10.LOEWS I: (861-7437) - "Flashdance" 12h10.2h0S.4h00,6h00,7h5S,9h 45.LOEWS II: - "Porky'e" 12 h 05,2 h OS, 4h0S.6hOS,8hO5.lOhOS.LOEWS III: - "Fenny Hill" 12 h 30.2 h 20,4h10,6h00,7h90,9h40.LOEWS IV: — "An olllcsr â a gentleman" 12 h 00,2 h 20.4 h 40,7 h 05,9 h 30.LOEWS V; — "High road to China" 12 h 20,2 h 35,4 h 65,7 h 10, 9 h 30.MERCIER: — "Dar l'invincible" 7 h 30."Drôle de nana" 9 h 35 OUIMETOSCOPE: (525-8600) -"New-York, New-York" 7 h 00,9 h 30.-¦ "Corne back to live and dine, Jimmy* Dean, Jimmy Dean" 7 h 15,9 h 30.OUTREMONT: - "Dîner" 6 h 30."Fitz-carraldo" 9 h 00.PALACE I; (866-6991) - "Breathless" 1 h 00,3 h 00,5 h 00,7 h 00.9 h 00.PALACE II; — "Something wicked this way comes"! h35,3h35,5h35,7h35, 9h35.PALACE III: — "48 hours" 12 h 30,2 h 20,4h10,6h00,7h50,9h40.PALACE IV: - "Mad Max" 12 h 15,2 h 05,3h55,5h45,7h35,9h25.PALACE V; — ‘"Around the world in 80 days" 1 h 20,3 h 55,6 h 30,9 h 05.palace VI: — "Hunger " 1 h 20,3 h 20, 5h20,7h20,9h20.PARALLELE: (843-4725) - "L'enlral-nemanl das femmes" 19 h 30,21 h 30.PARADIS I: (866-6991) - "E.T." 9 h 20."Tu fais pas le poids shérilt” 7 h 30.PARADIS II: — "Capitaine Avenger " 7 h 30.'"L'oeil du tigre" 9 h 20.PARADIS III: — “L'emprise " 9 h 15."Pirate de mes rêves" 7 h 30.PARISIEN I: (866-3856) - "Y'a-t-il enfin un pilote dans l'avion" 12 h 45,2 h 20,4 h00,5h40,7h25,9h10.PARISIEN II; — "Nostradamus 1999 " 1 h 00.2 h 45.4 h 30.6 h 15.8 h 00,9 h 45.PARISIEN III; — "Où est passé mon idole" 12 h 20,2 h 05,3 h 55.5 h 45,7 h 35,9 h 25.PARISIEN IV: — "La vengeance des fanlémes" 12 h 45,2 h 55,5 h 05,7 h 20, 9h30.PARISIEN V: — "OWicier et gentleman" 12h10,2h25,4h40,7h00,9h20.PLACE LONOUEUIL I: (679-7451)-"Marla Chapdelaine" 7 h 00,9 h 05.PLACE LONOUEUIL II: - "Le choix de Sophie" 8 h 00.PLACE VILLE-MARIE I: (866-2644) - "Querelle" 12 h 30,2 h 50,5 h 05,7 h 20, 9h35.PLACE VILLE-MARIE II:-"Exposed" 1 h 15,3 h 15,5 h 15,7 h 15,9 h 15.PLACE ALEXIS NIHON I; (9354245) -"La traviata" 7 h 05,9 h 25.PLACE ALEXIS NIHON II: - "Dr 0etrolt"7h30,9h30.PLACE ALEXIS NIHON III: - "Monty P|lhon the meaning ol Hie" 7 h 15,9 h PLACE DU CANADA: (861-4595)- "Blue Thunder" 7 h 10,9 h 20.SAINT-DENIS II: — "Mon curé chez les nudistes" — "Il y a toujours de l'MpoIr pour ceux qui s'aiment".SAINT-DENIS III: (845-3222) - "La pouraulte la plue lolla du monde" 18 h 00,21 h 25 — "Corpa et âme" 19 h 35., VERDUN: — "Galaxie de le terreur" 8 h 00."Coup pour coup" 8 h 10,9 h 30, VERSAILLES I: (353-7880) - "Le dé-vaaUteur" - "De pMn fouet" 8 h 10,7 h $0.VERSAILLES II: — "Meurtres en 3 dl-menalona" 1 h 00,2 h 40,4 h 20,8 h 00, 7h40,9h20.VERSAILLES III: — “Y'a-t-ll enlln un pilote dans l'avion" 8 h 20,8 h 00,9 h 30.VILLERAY; (388-5577) - "Dar l'invlncl-ble" 9 h 20."Drôle de nana" 7 h 35.WESTMOUNT SQUARE; (931-2477) — "Braalhla8a"7h10,9h10.YORK: «37-8979) - "Poltergeial" 12 h 50.2hS5.ShOO,7hOS,9h10.i Le Devoir, mercredi 25 mai 1983 15 Le Canadien évite la poursuite Ralston Purina poursuit la LNH pour $60 millions ST.LOUIS (AP) — La firme Ralston Purina a intenté, hier, une poursuite de $60 millions contre la Ligue nationale de hockey, qui a refusé la semaine dernière d’entériner la vente de la concession des Blues de St-Louis à un groupe d’hommes d’affaires de Saskatoon.« La LNH a injustement traité Ralston Purina Co.et Coliseum Holdings Ltd dans cette affaire », indique la poursuite.Ralston Purina n’accepte pas la décision de la LNH ».Ralston Purina prétend que la LNH a violé les lois fédérales anti-monopole, selon lesquelles la partie défenderesse, les 20 autres équipes à l’exception du Canadien de MontréaL doit verser le triple des dommages à la demanderesse.Dans la poursuite, Ralston Purina, propriétaire des Blues depuis 1977, allègue avoir perdu $20 millions au cours des six dernières années.« Ralston Purina Co.regrette de prendre position contre la LNH à laquelle elle a été solidaire depuis l’achat des Blues en 1977 », dit la poursuite déposée en Cour du dis- trict de St-Louis.La poursuite proclame également que les démarches du maire Vincent Schoemehl afin de trouver d’autres propriétaires sont demeurées vaines.« Ralston Purina n’a reçu aucune offre sérieuse de la part du maire ou d’un autre groupe afin de conserver la concession à St-Louis.On a avancé le 15 mars 1983 que l’offre d’un groupe ayant le maire à sa tête était de $8 millions, mais la somme était bien moindre ».Mercredi dernier, le bureau des gou- verneurs de la LNH a voté dans une proportion de 15-3 contre le rejet de l’option d’achat des Blues de la compagnie Ralston Purina à Coliseum Hodings au coût de $11.5 millions et du transfert de la concession à Saskatoon.L’entente devenait imminente seulement si trois-quarts des gouverneurs l’acceptait.« Aux yeux de la Ligue nationale, St-Louis demeure un membre du circuit et Ralston Purina demeure propriétaire des Blues ».affirmait le président John Ziegler, au terme d’une réunion de cinq heures des gouverneurs, à New York.Ziegler précisait alors que l’entente liant Ralston Purina à la LNH indiquait un avis de deux ans avant le démembrement de l’équipe.« Ils possèdent une concession à St-Louis et je respecte cet engagement», laissait savoir Ziegler.Toutefois, le bureau de direction des Blues est fermé depuis deux semaines et Kmile Francis, qui a agi en qualité d’entraîneur et de directeur général de l’équipe, a accepté de se joindre aux Whalers de Hartford.« La Ligue nationale de hockey a toujours combattu les batailles légales quand elle croyait en ses droits », a indiqué Ziegler.Je ne m’inquiète pas de ceux qui pensent que nous avons agi à l’encontre des râlements».Pour sa part, Bill Hunter, la tête dirigeante du groupe canadien désireux d’acheter les Blues et de les déménager à St-Louis, a préféré conserver le silence, devant la poursuite.« Je n’ai aucun commentaire à formuler, si ce n’est que le transfert de pouvoir aurait dû être accepté ».Un entraîneur tchécoslovaque chez les Devils?NKW YORK (AP) — Les Devils de New» Jersey, qui ont terminé la dernière saison avec l’une des pires fiches de la Ligue nationale, pourraient obtenir du renfort de la Tchécoslovaquie pour améliorer leur personnel d’instructeurs.Les Devils négocient avec le Dr Vladislav Horsky, l’une des autorités du hockey en Tchécoslovaquie et ex-entraîneur des trois frères Stàstny maintenant avec les Nordiques de Québec.Horsky, qui détient un doctorat en sciences sportives, tente actuellement d’obtenir de son gouvernement la permission de se joindre aux Devils à titre d’instructeur-adjoint.Il deviendrait le premier instructeur tchécoslovaque dans la LNH.« Il est un peu trop tôt, rien n’a encore été décidé », a dit Marshall Johnston, un instructeur adjoint chez les Devils, qui connaît Horsky depuis» quatre ou cinq ans » et qui a entrepris les démarches préliminaires avec ce dernier.La principale contribution de Horsky porterait sur le conditionnement physique des joueurs.Les Devils ont terminé leur saison de peine et de misère, cette année.« Il est un expert en conditionnement physique et en techniques d’entraînement, estime Johnston.Il ne parle pas très bien l’anglais.Quand il était en Amérique du Nord, il avait toujours besoin d’un interprète.Mais il nous a assuré qu’il voulait s’impliquer à fond et qu’il prendrait des cours de langue.» Horsky avait exprimé son désir de travailler avec une équipe de la LNH au début de l’année quand il est allé aux États-Unis participer à des séminaires pour le compte de r.Association américaine de hockey.Ligue Nationale Lundi Montréal 3.San Diego 1 Cincinnati 2, St-Louis 1 Los Angeles 2.Philadelphie 0 New York 4, San Francisco 3 Atlanta 6, Pittsburgh 3 Houston 3.Chicago 2 Hier Montréal, 5.San Diego 1 San Francisco 6, New York 2 Los Angeles 3, Philadelphie 0 Saint Louis 7, Cincinnati 1 Pittsburgh 6, Atlanta 5 Chicago 5, Houston Aujourd’hui St-Louis.Martin (2-0) à Cincinnati, Power (1-1), 12 h 35 San Francisco, Breining (4-4) à New York, Allen (2-4), 13 h 35 Pittsburgh, Bibby (1-4) à Atlanta, McMurtry (6-1), 17 h 40 Los Angeles, Hooton (1-2) à Philadelphie, Bystrom (0-0), 18 h 05 San Diego, Hawkins (3-2) à Montréai, Rogers (6-1), 19 h 05 Chicago, Lefferts (0-1) à Houston, Madden (2-0), 20 h 35 Les meneurs (Parties d'hier non comprises) pb CS moy.Madlock, Pgh .99 31 .333 Evans, SF .125 41 .328 LoSmith, StL .137 45 .328 Bench, Cin .147 48 .327 Richards, SD .107 35 .327 Hendrick, StL Oester, Cin .Heep, NY.Hubbard, Atl .Hernandez,StL 114 37 .325 148 48 324 81 26 .321 128 41 .320 138 44 .319 Les frappeurs (Partie d hier non comprise) pb CS PP cc moy.Carter 111 26 17 7 234 Cromarlie .101 30 8 1 297 Dawson .148 46 28 6 .311 Flynn .106 23 5 0 .217 Francona .34 6 2 0 176 Johnson .1 0 0 0 000 Lillle.95 24 12 0 .253 Mills .9 2 0 0 222 Oliver.144 45 15 3 .313 Rames .143 38 16 0 266 Ramos 12 3 0 0 250 Speier 70 15 4 0 .214 Wallach .134 32 12 5 239 While .9 0 0 0 .000 Wohllord .34 9 1 1 .265 Buts volés: Raines, 10: Dawson, 3; Cromarlie, 3; Little, 2.Les lanceurs 9*P ml pm rab mpm Burns .0-2 22.2 6 16 1.99 Fryman 0-0 0.1 0 0 0,00 Gullickson.4-5 59 2 28 35 4.22 Lea .3-1 50 2 15 30 2.66 Lerch 0-0 19.0 8 10 3.79 Reardon 1-1 18.2 6 13 2.89 Rogers 6-1 74.2 20 48 2.41 Sanderson .3-4 40.1 25 27 5.58 Schatzeder 2-0 15.2 2 7 1 15 Smith .0-2 15.2 6 8 3.45 Welsh 0-0 9.2 4 4 3.72 Parlies Smith, 3.sauvées: Reardon.4; Circuits: Murphy, Atlanta, 11 ; Guerrero, Los Angeles, 10.Points produits: Murphy, Atlanta, 36; Kennedy, SD, 29; Brock, Los Angeles, 29, Lanceurs: Stewart.Los Angeles, 4-0, 1 20; Rogers, Montréal, 6-1, 2.41; McMurtry, Atlanta, 6-1, 2.72; Perez, Atlanta, 5-1,2.13.Ligue Américaine Lundi Toronto 4.Detroit 0 Minnesota 12.Baltimore 4 Boston 6, Chicago 4 Kansas City 5, Texas 2 Californie 3, New York 0 Seattle 3, Cleveland 2 Oakland 5, Milwaukee 4 Hier Detroit à Toronto Minnesota à Baltimore Boston à Chicago Texas à Kansas City New York en Californie Cleveland à Seattle Milwaukee à Oakland Aujourd’hui Milwaukee, Haas (1-1) à Oakland, Underwood (3-1), 15 h 15 Cleveland, Eichelberger (1-2) à Seattle, Beattie (2-2), 15 h 35 Detroit, Petry (3-2) à Toronto, Gott(1-3), 19 h 30 Minnesota, Schrom (2-0) à Baltimore, D.Martinez (3-7), 19 h 35 Boston, Hurst (3-2) à Chicago, Burns (1-2), 20 h 30 Texas, Darwin (3-3) à Kansas City, Black (0-0), 20 h 35 New York, Rawley (5-3) en Californie, John (3-2), 22 h 30 Les meneurs (Parties d'hier non comprises) pb es moy.Carew, Cal .140 63 450 Brett, KC .115 44 .383 Boggs, Bos .147 53 361 McRae, KC.130 45 346 Ford, Bal .151 52 .344 Ogilvie, Mil .132 45 .341 Thornton, Cle.136 46 .338 Yount, Mil.151 51 .338 Simmmons, Mil.143 47 .329 Hrbek, Min .147 47 .320 Circuits: DeCinces, Californie, 11; Brett, Kansas City, 10.LIGUE NATIONALE Section Est I 9 P moy.dIH.ST-LOUIS 20 16 .556 — MONTRÉAL 20 17 .541 ’/i PHILADELPHIE 18 16 .529 1 PITTSBURGH 15 20 .429 4’/! CHICAGO 15 23 .395 6 NEW YORK 15 23 .395 6 Section Ouest LOS ANGELES 28 11 .718 — ATLANTA 26 14 .65- 2yj SAN FRANCISCO.20 20 .500 6Vi CINCINNATI 19 23 ,452 10'/! SAN DIEGO 17 23 .425 11 '/! HOUSTON 18 25 .419 12 LIGUE AMÉRICAINE Section Est TORONTO 22 16 .579 — BOSTON 22 16 .579 — BALTIMORE 23 17 .575 — MILWAUKEE 20 17 .541 1 '/! NEW YORK 20 19 .513 2'/! CLEVELAND 18 21 .462 4'/! DETROIT 17 21 .447 5 Section Ouest CALIFORNIE 22 18 .550 — TEXAS 21 19 .525 1 OAKLAND 21 19 .525 1 KANSAS CITY 17 18 .486 2'/! MINNESOTA 19 23 .452 4 CHICAGO 15 22 .405 5'/! SEATTLE 16 27 .372 7 Vi Les Expos triomphent des Padres 5-4 Cromarlie rompt l’égalité en 13e manche par Bernard Cyr MONTRKAL (PC) - Un simple de Warren Cromarlie, en 13e manche, a permis à Brian Litlle de croiser le marbre et de donner une victoire de 5-4 aux PIxpos de Montréal sur les Padres de San Diego, hier soir, au Stade olympique.Little a amorcé la deuxième moitié de la 13e manche en cognant un simple au champ centre et il est passé au deuxième but sur le retrait à l’avant-champ de Tim Raines.Il a ensuite marqué lorsque le voltigeur de centre Al Wiggins a eu du mal à récupérer la balle frappée par Cromarlie.Le releveur Jeff Reardon a remporté sa deuxième victoire de l’année en trois décisions et Luis DeLeon (0-3) a subi la défaite.Les Expos avaient raté une belle chance de gagner le match en deuxième moitié de neuvième manche.Après un retrait, le frappeur suppléant Wallace Johnson a réussi un simple dans la gauche et il a ensuite été pris à contre-pied au premier but par le releveur Sid Monge, mais il a eu le temps de se rendre au deuxieme coussin grâce au relais imprécis de Steve Garvey.Raines a suivi avec un simple à l’entrechamp centre et, malgré le relais hors-cible du voltigeur Al Wiggins, Johnson a été retiré au marbre par le receveur Terry Kennedy.Raines a avancé au deuxième but sur le jeu et il a ensuite volé le troisième, mais un ballon de Warren Cromar-tie a mis fin à la manche.Les 17,343 spectateurs présents ont vu les Expos créer l’égalité en marquant à trois reprises en cinquième manche.Chris Speier a amorcé la poussée à l’aide d’un simple et il s’est arrêté au troisième but sur le double de Doug Flynn.Le lanceur parlant des Padres, Tim Lollar, a ensuite commis une feinte illégale, ce qui a permis aux deux coureurs d’avancer de 90 pieds et à Speier de marquer le deuxième point des siens.Cette décision de l’arbitre au premier but.Bruce Froemming, a irrité les Padres et l’instructeur au premier but Bobby Tolan, qui s’est plaint un peu plus fort que les autres, a été expulsé.Lollar a retiré le frappeur suppléant Jerry White sur trois prises et Tim Raines l’a ensuite chassé de la recontre en cognant un simple.Flynn a croisé le marbre sur le jeu et Raines a atteint le deuxième coussin en vertu de l’erreur du voltigeur de gauche de Gene Richards.L’ancien Expo Elias Sosa s’est alors présenté au mon- ticule et il a donné un but sur balles au frappeur suppléant Warren Cromarlie et un simple à André Dawson, avant d’être remplacé par Gary Lucas, l^e simple de Dawson a permis à Raines de créer l’égalité.Les Padres avaient été les premiers à s’inscrire au tableau indicateur en marquant à trois reprises contre le partant Chris Welsh, dans les deux premières manches.Welsh n’a d’ailleurs pas fait long feu hier soir, concédant trois coups sûrs, trois points mérités et trois buts sur balles à ses anciens coéquipiers, en une manche et deux tiers de travail.Un double d'Al Wiggins, suivi du simple de J uan Bonilla, a placé des coureurs des Padres aux extrémités du losange, en première manche.Gene Richards a ensuite été à l’origine d’un double retrait en cognant la balle en direction de Flynn, mais Wiggins a marqué sur le jeu.En deuxième manche, Welsh a donné des buts sur balles consécutifs à 'l'erry Kennedy et Garry Temple-ton tandis que Lui.s Salazar a été sauf sur un optionnel.Un Son Di«go (4) Montréal (5) ob P ggin» cc 3 M 0 Rome» eg 4 13 1 flonillo 2b 6 0 2 0 Wohifrd cd 2 0 0 0 Ricbfd» eg 6 0 2 1 Cfomfti cd 3 0 11 Gofvey )b 6)31 0aw»on cc 6 0 3 1 flevacq cd 5 0 10 Oliver 1b 5 0 0 0 TKenndy f 5 10 0 Carter r 4 0 0 0 Tmplln or 5 0 2 0 Wollach 3b 6 0 0 0 Solazar 3b 5 1 1 0 Speier or 3 1 1 0 Lollar 1 0 0 Fl)fnn 2b 5 2 2 0 So»o 1 0 0 0 0 Reordon 1 10 0 0 Luca» 1 10 0 0 Wel»h 1 0 0 0 0 Turner (u 10 0 0 Burn» 1 10 11 Monge 1 0 0 0 0 JWhite hi 10 0 0 MRmrz 1 0 0 0 0 flSmith 1 10 0 0 Deleon 1 10 0 0 WJhnjn fu 10 10 Schtzdr 1 0 0 0 0 Little 2b 1110 Totaux 44 4 12 3 Totoux 44 513 4 Son Ditgo 130 010 000 000 0— 4 Montreal 001 030 000 000 1~ S ballon-sacrifice de Lollar a donné un deuxième point aux Padres et Salazar a ensuite volé le deuxième but.Welsh a accordé son troisième but sur balles de la manche à Wiggins et a im médiatement été remplacé par Ray Burris.Point produit victorieux — CtomortK (3).E—Rictiords.Sp«i«t DJ—Son Diego I, Mont-féol I ISB—Son Diego 11, Montréal 14 2B-—Wigginj, Flynn C—Gorvey (fl) BV—Solaior 2 (7), Roineî 2 (12), WJohnion (1), Gorvey (2) S—Wigginj, Oliver, Soloior, Raine» BS—lollof Ml CS PPM U H San Diogo lollar 4les Malane Gaspé Coaticook Amos Hinton * TEES, WATSON, POITEVIN, JAVET & ROBERGE NOTAIRES SUITE 1200.620 OUEST.BOULEVARD DORCHESTER MONTRÉAL, QUÉ H3B 1P3 TÉL 866-9671 HERBERT H TEES JOHN H WATSON HENRI POITEVIN ERNEST A JAVET PHILIPPE ROBERGE 30HNC STEPHENSON HARVEY A CORN DAVID WHITNEY PIERRE LAPOINTE GÉRARD DUCHARME PIERRE VENNE ANDRÉ A BOILÉAU E BRUCE MOIDEL BERTRAND OUCHARME ALAIN CASTONGUAY YVES PRÉVOST LUCIE HOUOE JAMES T TAYLOR DANIELLE DROLET ESTHER RHÉAUME JOHANNE MASSON MYRIAM SARRAZIN e * y Le Devoir, mercredi 25 mai 1983 m ir?) f JVi nn rni (1 Jlil üU Juu L ml Jiij lil litji i 1 r Les chalutiers des Iles peuvent reprendre la mer léon courville.par Bernard Descôteaux deleine pourront entreprendre leur saison de pêche 1983 dès aujourd’hui, l’Assemblée QUÉBEC — Les pêcheurs nationale ayant adopté hier hauturiers des îles-de-la-Ma- soir le projet de loi 23 met- llolléfit* «le* IVIIiitihi-'l'éiiiiKCtiiiiiiii|iie PROFESSEURS DEMANDÉS POUR 1983-84 ÉLECTROTECHNIQUE (2 postes) INFORMATIQUE (3 postes) QUALIFICATIONS EXIGÉES: Diplôme universitaire de premier cycle dans une discipline pertinente ou toute autre formation jugée équivalente par le comité de sélection.Les candidats(es) intéressés(es) doivent faire parvenir leur demande accompagnée d’un curriculum vitae et des documents attestant de leur formation (relevés de notes et photocopies des diplômes) pour le 30 mai 1983 à 17 h, à l'attention de M.Wilfrid Rivard Directeur du secteur de l'enseignement Collège de rAbitibi-Témiscamingue C.P.1500 Rouyn (Québec) J9X SES CHAMPLAIN REGIONAL COLLEGE Campus St.Lambert-Longueuil SECRÉTAIRE DE DIRECTION Champlain Regional College, un collège anglophone, requiert les services d'une secrétaire de direction bilin- | gue pour combler un poste permanent à temps plein en tant que secrétaire au directeur adjoint du campus-en- | saignement Vous devez avoir complété un cours de secondaire V | avec les options appropriées et connaître la sténographie et la dactylographie Vous devez également être capable de travailler en an- | glais et de dresser les comptes-rendus des réunions de | différents comités à partir de vos notes sténographi-ques Veuillez soumettre votre curriculum vitae à M.George Wallace Directeur Campus St.Lambert-Longueuil CHAMPLAIN REGIONAL COLLEGE 900, Riverside Drive St.Lambert (Québec) J4P 3P2 (Ebani^ilain ïïlptiiunal (fioUpgp OF GENERAL AND VOCATIONAL EDUCATION tant sous tutelle la société Madehpêche Inc.L’adoption de ce projet de loi s’est faite exceptionnellement en deuxième et troisième lecture hier grâce au consentement de l’opposition libérale, qui a reconnu l’urgence de la situation.Les députés hbéraux ont néanmoins voté contre ce projet de loi, jugeant que « la fin ne justifie pas le moyen » mis de l’avant par le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’A-limentation du Québec, .\1.Jean Garon.s s H K O S! S O '-Si -s: 3 CS SI ¦S S: '~o^ • T—k J § U iom UNIVERSITE LAVAL Faculté des sciences sociales PROFESSEUR EN RELATIONS INDUSTRIELLES DESCRIPTION DU POSTE Dispenser des enseignements dans les champs suivants: théorie des relations industrielles, systèmes des relations industrielles, négociation collective, convention collective.gestion des conflits; syndicalisme.Les enseignements seront assumés aux niveaux du premier cycle et des études graduées Participer aux activités de recherches et de publication ainsi qu'aux divers aspects de la vie interne et externe du département QUALIFICATIONS REQUISES Être titulaire d'un doctorat OU Posséder une compétence jugée équivalente N.B.Les candidatures des personnes ayant terminé une scolarité de doctorat dans une discipline pertinente seront également considérées, dans la mesure où le dépôt de la thèse doctorale peut être fait dans les meilleurs délais TRAITEMENT Selon la convention collective DATE D'ENTRÉE EN FONCTION août 1983 Communiquer confidentiellement le curriculum vitae avant le 15 Juin 1983 à: Gilles Ferland, directeur Département des relations industrielles Faculté des sciences sociales Université Laval Québec G1K 7P4 NOTRE RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS a été créée spécialement dans le but d'établir un lien sensible entre nos lecteurs et les institutions ou maisons d'affaires Les annonces publiées sous cette rubrique coûtent 1.00$ la ligne agate Nous accordons la commission habituelle aux agences de publicité Le service de dossiers ne coûte que huit dollars et est strictement confidentiel La date limite pour réception de ces annonces est fixée à 48 heures avant parution Pour suggestion, rédaction, montage Téléphonêx ou écrivoi à: LE DEVOIR 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y1X1 Compétence Micheline Turgeon, Rans.: 844-3361 CHUS CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE SHERBROOKE DIRECTION DES SOINS INFIRMIERS Notre centre est à la recherche d’une personne d'expérience pour assumer, sous l’autorité immédiate du Directeur général, la direction des activités relatives aux soins infirmiers dans un établissement universitaire de soins ultra spécialisés.Possédant un diplôme universitaire en sciences de la santé (sciences infirmières) au niveau de la maîtrise plus une année de spécialisation en administration ou l’équivalent, cette personne fera preuve d’accomplissements certains tant dans le domaine de la gestion des soins infirmiers que dans la pratique de sa profession auprès des bénéficiaires.Les conditions de travail de ce poste sont régis par le M.A.S.et la rémunération qui y est attribuée se situe dans la classe 20, Toute candidature répondant à ces exigences sera prise en sérieuse considération et devra être adressée confidentiellement, avant le 17 juin, au: Directeur général CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE SHERBROOKE Sherbrooke (Québec) J1H SN4 Le projet de loi 23 a été déposé à l’Assemblée nationale jeudi, mais le gouvernement n’a pu le faire adopter la journée même comme il le désirait faute d’accord de l’opposition.Celle-ci a revu sa position hier devant l’appui unanime qu’avait reçu lundi M.Garon de la part de 350 pêcheurs des îles-de-la-Madeleine à l’occasion d’une assemblée pubhque.Devant les assurances données par le ministre, ceux-ci ont d’ailleurs commencé dès hier leurs préparatifs pour la reprise de la pêche, si bien que les premiers chalutiers devraient reprendre la mer aujourd’hui sinon demain.Les députés libéraux ont soutenu hier qu’ils partageaient l’objectif poursuivi par le ministre de permettre la reprise des activités de Madehpêche.Cependant, le moyen pris pour ce faire leur répugne puisque l’on crée un précédent en mettant sous tutelle une société privée.En effet, la loi suspend les conventions liant Madehpêche aux Pêcheurs Unis du Québec ( PUQ ) et suspend les pouvoirs du conseil d’administration, qui est remplacé par un conseil provisoire de trois membres.Si l’opposition affirme qu’il y aurait eu des moyens intermédiaires, le mimstre Garon soutient le contraire.Les PUQ avaient à toutes fins utiles pris en otage Madeli-pêche en refusant de lui rembourser une somme de $2.7 millions, dont les impôts, les cotisations syndicales et les assurances des employés, a dit le ministre.M.Garon a aussi souligné que jamais les PUQ n’ont voulu discuter sérieusement d’une vente de gré à gré de leur filiale à 51 % Madehpêche, dans laquelle la Société de développement industriel (SDI), une société d’État, possède les actions restantes.Tout en reconnaissant le caractère spécial du projet de loi, on invoque dans l’entourage du ministre, pour soutenir cette intervention, le fait que Québec détient une part, via la SDI, dans Madehpêche, que des subventions ont été versées à chaque année pour combler le déficit de plus de $2 millions au total et que les pêcheurs eux-mêmes ne veulent plus être associés à la fédération des PUQ.Il ne peut y avoir de précédent puisque l’on répond à une situation exceptionnelle, dit-on.Pour assurer la reprise des activités, le projet de loi autorise un prêt du ministère des Finances pouvant aller jusqu’à $2 mdhons, en plus de garantir tout emprunt consenti à la société.Les six chalutiers de Madelipêche saisis par le ministère du Revenu pour non paiement des impôts lui seront loués en attendant une réorganisation de la compagnie.Lévesque défend la Caisse QU É B KG — « La nationalisation déguisée par la porte d’en-arrière » de la société Domtar par la Caisse de dépôt et placement du Québec et la Société générale de financement ( SGF ), qui en ont pris le contrôle effectif, a été une décision sage, estime le premier ministre, M, René Lévesque.« Quand des compagnies qui exploitent les richesses naturelles du Québec font, à travers plusieurs générations, pas mal d’argent et pas mal de profits et qu’on a l’impression qu’ils sont en train de déménager des meubles ailleurs, je trouve que la Caisse de dépôt, tout librement qu’elle ait agi, a sacrement bien agi dans certains cas », a soutenu M.Lévesque hier à l’Assemblée nationale.Selon l’opposition libérale, l’intervention de la Caisse de dépôt et de placement qui, conjointement avec la SGF, une société d’Ëtat québécoise, a pris le contrôle effectif de Domtar en 1981 a été une « nationalisation déguisée par la porte d’en-arrière », Pour le chef intérimaire du Parti libéral du Québec, M.Gérard D.Lévesque, l’objectif que devrait poursuivre la Caisse de dépôt est la sécurité des deniers des contribuables québécois et leur rendement maximum: l’organisme devrait donc éviter de tels placements.Pour le premier ministre, il a toujours été du mandat de la Caisse de procéder à des placements de risque dans le but d’aider au déve- aement économique du bec, sans pour autant mettre en danger les sommes que les Québécois lui confient pour leur régime de retraite.L ^économiste et la société: les leçons founies par Icare Les princes et les empereurs d'autrefois avaient à leur charge des physiciens, des astronomes et des philosophes.Ils les utilisaient pour une foule de raisons; en particulier, leur capacité à prédire l’avenir et leur connaissance intime des « lois » de l'univers conféraient un pouvoir accru au prince face à ses sujets ou à d’autres princes.Puis, petit à petit, les lois physiques ont eu le dessus.La connaissance par l’homme de ces lois a contribué à éloigner du prince ces pseudo-physiciens qui prétendaient manipuler l’univers ou en scruter les dessous.La gravité est une force inéluctable ; on peut s’en servir mais on ne peut la contrer.Le soleil ne tourne pas autour de la terre et de toute façon il est impossible d’arrêter la course des astres.Icare a brûlé ses ailes : peut-être avait-il vaincu la gravité, mais au prix d’un fléau plus grave dont il n’avait pas mesuré la lourdeur.Deux constatations: on n’échappe pas à certaines lois fondamentales et nos gestes prennent des détours imprévus dont les conséquences peuvent nous faire regretter nos actions.Pourquoi ce long préambule?Pour illustrer un problème vieux comme le monde.Si autrefois les princes s’entouraient d’alchimistes, on ne contestera pas qu’aujourd’hui les économistes les ont remplacés auprès des favoris princiers.L’essor de l’économie et de la science économique a permis cet état de chose.Des phénomènes longtemps mystérieux deviennent expU-qués; ce bond dans les connaissances provoque l’admiration et les nouveaux disciples peuvent offrir leurs talents avec panache.Il faut dire aussi que, par nature, la machine économique se prête bien à l’intervention ; une foule de prix à inspecter, une foule de marchés à réglementer.Mais, comme la science economique est nouvelle, elle atteint vite ses limites au-delà desquelles règne l’improvisation.En fait, la frontière entre l’alchimie et la chimie « économiques » n’est pas encore tracée.Les tribuns économiques s’abreuvent autant à la science qu’à la sorcellerie.Or, en dépit de cela, il existe dans tout citoyen cette confiance aveugle à l’égard des politiciens-économistes, manipulateurs de la machine économique.Surgit-il un problème sur le marché international du pétrole qu’il faut que le gouvernement intervienne.Il y a du chômage! Alors qu’attend le gouvernement pour le régler! D’un côté les prétentions ronflantes des politiciens, de l’autre les demandes d’intervention de la population.D’un côté, les excuses simplis- tes absolvant les politiciens de toute responsabilité à l’égard du piètre état dans lequel on se trouve, de l’autre une confiance aveugle que le politicien-économiste peut corriger la situation.À chaque manifestation d’un problème de nature économique, beaucoup de solutions s’offrent parce qu’il y a beaucoup de « solutionneurs ».Évêques et éditorialistes pointent du doigt le gouvernement.On intègre à l’économique un schéma de valeurs sociales et le bal est parti.Or, même si la science économique est limitée et qu’elle laisse beaucoup de place à l’intervention, il n’en reste pas moins qu’il y a certaines lois économiques auxquelles on ne peut pas échapper.On aura beau avoir les valeurs qu’on voudra, les lois économiques tiendront.Augmenter le taux de salaire et l’emploi baissera: un point c’est tout.Ce n’est pas parce qu’on veut, qu’on peut.Cette confiance presque aveugle dans le pouvoir politique relève du réflexe.Très peu de « vérités scientifiques » justifient un tel réflexe.Certes, on aime bien face à un problème trouver une solution ou penser qu’une solution existe.Mais, ce n’est pas parce qu’il y a un problème qu’il y a une solution ou que nécessairement on la connaît.On doit même aller plus loin et ce, dans deux directions.D’abord, l’histoire nous montre que bien des solutions conçues par les machinistes de l’économie n’ont pas fonctionné.Exemple : la guerre contre la pauvreté menée par les Américains dans les années 1960 a probablement tué plus de pauvres qu’elle n’a fait de gens à l’aise.Deuxièmement, certaines solutions ont eu des effets négatifs non prévus et déplorables : même s’il n’y a pas consensus là-dessus, les règlements de travail dans l’industrie de la construction appartiennent à cette catégorie.Les tarifs douaniers conçus pour encourager les industries naissantes et protéger les industries stratégiques ont été utilisés surtout comme béquille d’industries mourant à petit feu.Alors que faire?Quel est le rôle de l’économiste dans la société?D’abord, analyser et proposer au débat public le fruit de ses observations, rapprocher son propos un peu plus de sa discipline.Il y aura toujours de l’intervention dans notre système : c’est là l’essence de la démocratie.Mais, la démocratie n’est pas l’exercice de solutions.C’est d’abord, du moins l’espérons-nous, l’exercice de choix éclairés et informés.Comme les vérités en économie ne pullulent pas et qu’en plus il y a des fausses vérités, les économistes devraient d’abord et avant tout exposer leurs idées et les soumettre au débat.Ce n’est pas tout à fait cela qui se produit de nos jours.Au contraire, certaines questions dont on a peur des réponses ne sont pas posées.Par exemple, quel est le rendement de notre système d’éducation?Ou encore, quel est l’impact, en termes d’emplois, des programmes de création d’emplois?Les réponses font peur puisqu’elles mettent en cause les «fomenteurs» de solutions.Et comme les réponses font peur, certaines questions auxquelles l’éclairage de débats publics serait fructueux n’apparaissent pas à Tordre du jour.Pourtant, le débat et la controverse stimulent l’analyse ( ou éloignent les préjugés ) et c’est à ce niveau que la contribution potentielle de l’économiste est la plus importante.Confronter ses idées à celles de ses collègues, jeter son éclairage sur un problème, distinguer les IdÆs de l’opinion et creuser la question, telles sont les missions critiques de l’économiste.Pour cela, il faut que les sujets soient abordés et discutés.On présente ces idées à la popula-.tion, qui choisit par la suite : c’est l’essence même de la démocratie.L’économiste qui transgresse la dialectique de sa discipline, pourtant très riche, et devient un décideur social cesse d’être un économiste.Dans la mer d’idées à découvrir, il parie sur un petit nombre au détriment des autres.Il se fait politicien: il a des opinions et cesse d’avoir des idées.Avant de terminer, il y a peut-être lieu de noter que les politiciens ne sont pas à blâmer.Certes, ils font des promesses et arborent des slogans un peu trop « macho ».Mais, notre système fonctionne ainsi et les politiciens s’offrent à la population, qui décide qui la représentera.La population n’est pas à blâmer non plus, puisque fondamentalement elle demande et obtient le type de politiciens qu’elle mérite.Mais, il faut reconnaître que d’un côté on ronfle trop et de l’autre on espère trop.Il convient de ramener les choses a une plus juste proportion.On me rétorquera que c’est un peu partout pareil; donc, pas particulier au Québec.J’en conviens, mais il me semble que c’est pire ici.Le niveau et la quantité de débats en économie appliquée m’apparaissent beaucoup plus avancés aux États-Unis ou en France.Bien des raisons expliquent cela et il ne convient pas d’en discuter présentement.J’ose espérer que ces raisons s’estomperont et permettront à l’économiste de rayonner avec sa disciplme et non pas avec ses disciples en proposant des analyses et des idées et non pas des solutions toutes faites et des opinions de seconde main.L’Aufo Rallye ’83 de l’Hôpital Sainte-Justine COMMANDEZ VOS BILLETS PAR LA POSTE! FAITES VITE Envoyez 10$ pour obtenir Envoyez 10$ pour obtenir un livret de 11 billets de l’Auto Rallye ’83 de l’Hôpital Sainte-Justine.— Amusez-vous — Tentez votre chqnce — Choisissez ies numéros gagnants En échange — Vous obtenez 11 $ en essence de chez Esso, en réalité vos billets ne vous coûtent pas un sou! Et même plus.vous faites un profit de 1$ — Vous supportez une bonne couse; la santé de nos enfants.— Et peut-être vous mériterez-vous beaucoup plus.^ ^ .a‘& m h ôvVa\\W\,' \ !U’V,4\ I_____________________________ .Foire parvenir à : Rallye ’83, C.P.8383 Suce.Côte des Neiges, Montréal H3S 2R1~1 Je désire recevoir livrets au coût de $10.00 chdcun.Chaque livret comprend onze (il) billets OOiir la Dnilua 'A4 Ha l'UAait-i billets pour le Rallye '83 de l’Hôpital Sainte-Justine.Vous trouverez Inclus, un chèque ou un mandat poste ou montant de $ _____ Signature Nom: ______ Adresse :________________ Tél.: ( ) - Mon choix est le numéro.(entre 1 et 75)
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