Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 2 mars 1910
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1910-03-02, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
PREMIERE ANNEE-No 45 MONTREAL» MERCREDI.2 MARS 1910 UN SOIM.E NUMERO -______ •_________ __________ ________________ _________________________ *%>.ABONNEMENTS : "V ?Rédaction et A^^raüon t - W I 1 Um ¦ 1 ¦ f MM I ¦¦ 7iaruEsa1nt,v4-s.Edition Quotidienne: 0 IH Montreal J.¦«.Il r.Il II I |V %¦£ mÊLam éHhI wm dSiBMWF administration : mM0 746 Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! DRUMMOND L’OPINION D’UN JOURNAL ANGLAIS LETTRE D’OTTAWA Reprenant un argument qui fau au parlement, puis distribué aux i ne parait, ni très snr;tion que rencontre «ctuellement JI.!,SW ' m passe dans Drummond, et l’on craindrait de se faire pulvériser commence à craindre, dans les mi- par le ministre des Terres, si ce-lieux ministériels, que l’aventure lui-ci mettait les pieds à la Chain-du comté de Québec ne se répète bre.avec un égal éclat.M.Allard mérite richement d’è- Ou a beau faire miroiter aux tre battu pour avoir voulu s’impo-veux des électeurs les avantages ser aux électeurs de Drummond, du patronage, ministériel, on ne mais il ne mérite vraiment pas peut les empêcher de crier à la qu'on se moque de lui avec une tyrannie.aussi atroce cruauté.Le cas est trop flagrant.M.Et le Soleil devrait songer que Allard lui-même n'ose pas dire les électeurs de Drummond—qui qu’il est le choix libre d’ungrou- voient et entendent M.Allard—et pe quelconque d électeurs, il se le ministre lui-même ne sont pas contente d affirmer qu il a donné .des imbéciles, qu’ils savent parfai-aux chefs libéraux des expliea- tement que le ministre n’a jamais •lions satisfaisantes, et c’est l’aveu que sa candidature est d’origine extérieure.Les ministériels eux-mêmes admettent que si l’indignation populaire se maintient au diapason actuel, c’en est fait du ministre des Terres.* * # Le cri du dévouement laisse assez froids les électeurs.Personne ne croit que, s’il est battu, M.Allard sera obligé de mendier son pain de porte en porte ou même de se remettre à l’exercice de sa profession.Il abandonne son fauteuil au Con- pulvérisé et qu’il ne pulvérisera personne.M.Bourassa moins que tout autre.* * * Mais le parti ministériel compte sur d’autres arguments pour convaincre les électeurs.Les plus habiles cabaleurs de Québec et de Montréal, tous ceux qui font leur besogne à la nuit tombante et dans l’ombre sont actuellement réunis dans Drummond.Ils couvrent le comté.Toute la question est de savoir si les électeurs de Drummond sauront dominer ce triple appelàl’es- ,seil législatif, mais l’on n’y installe |prit de parti, à l’intérêt personnel aucun remplaçant et si le sort lui et à la corruption directe, est défavorable, il pourra toujours Les sceptiques disent non.mais retrouver cette grasse prébende ou pourquoi?,son équivalent.On disait bien, en 1907, que ja- M.Gouin ne le laissera pas pâ- ' ' tir.Quant à l’accès de combativité que l'a pris tout à coup et qui le porte à vouloir à toute force rencontrer ses adversaires sur le parquet de la Chambre, il est trop soudain pour n’être pas suspect.mais le comté de Québec ne résisterait à l’assaut combiné des deux gouvernements, et lorsque l’on voyait défiler côte à côte' M.Laurier et 31.Gouin.M.Choquette et M.Georges Parent, M.Alexandre Taschereau et M.Devlin, tout , ., ., r - frais arrivé d’Irlande, les plus op- On 1m demande pourquoi il ne timistes se disaient que “ce pauvre s est présenté ni dans S.-Jacques, j Robitailleavait bien mal choisi ni dans Gaspé, ni dans aucune des! son heure.circonscriptions qui ont été vacan-; Et le “pauvre Robitaille’’ cotes ces derniers mois, s’il croyait pendant, fut élu par cinq cents que son devoir était de rentrer par voix, n’importe quelle porte dans la * * * Chambre d’assemblée.Pourquoi surtout, s'il est lui-même convaincu que la place du ministre des Terres est à l’Assemblée législative, il a consenti à laisser ce portefeuille passer de l’Assemblée au Conseil.En tout cas, ce n’est pas une raison pour qu’on impose sa candidature à un comté qui n’en veut pas et qui ne le connaît pas.Si M.Gouin veut avoir à la Chambre son ministre des Terres, qu'il le fasse présenter dans un comté où les électeurs le désireront ou qu’il passe le portefeuille à l’un des députés actuels.31.Allard n’est pas indispensable, et les cabinets ne sont pas intangibles.* * # Il est vrai que le Soleil a découvert un nouveau motif à l’opposi- Pourquoi 1 histoire d’hier ne serait-elle pas celle de demain?Les électeurs de Drummond seraient-ils moins fiers que ceux de Québec ?Seraient-ils plus qu’eux disposés à laisser trafiquer de leur mandat comme d’une propriété sans maître ?Permettront-ils qu’on dise d’eux que le gouvernement peut leur imposer n’importe qui, pourvu qu’il y mette le prix?Souffriront-ils qu’on les ravale au rang des comtés qui n’ont pas de volonté et dont l'on dit qu ’ils suivent toujours le pouvoir, quel qu'il soit?Ceux qui reviennent de Drummond et qui ont recueilli l’écho de l’indignation populaire, ne le croient pas.OMER HEROUX.rru«*l 'If nifr aux députés , r, .ambitieux 1er privilège de faire mon- I çaise, M.Gustave Boyer disait a rrp de leurs talents, mais cela coûte Rlgaud : beaucoup d'argent et îles semaines et , des mois d’un temps précieux, l.e pu- ; ï a-t-il des quotidiens anglais eon- .___, u i .1 .~ n, l> bue nv perdrait pas beaucoup, si la tre cette politique, a Toronto et PAR- ,i- • i„„___• .;>• .• -T , ,¦ TOIT * TT T Fl Wv pxq rv otj-ji discussion des projets u interet public 101T AILLELRS PAs l N SP IL.se limitait aUV arguments que présen I Quant a 1 intervention des Grain ' .; ., 1 , t ' Growers, elle a été discutée et deux I , ‘ ' a'.1 ’* 'e,ir ” • ., i reconnus et les maîtres debaters associations n ont pas voulu aborder des fig l u d- - d ; cette question.qui n est pas du res- vi|icegf marithnes (Ut Jfalt ¦ “r ‘ P' sur question navale un discours j te rendu du Canada ) de plusieurs heures, et il aurait affirmé que chacune des grandes dé- UN INCIDENT DU DEBAT.— M.LEMIEUX NE DAIGNE POINT REPON DRE.— M.BLONDIN ET SON COMTE.— PETIT FILS D'ANGLAIS.—SON SANG — UN PARTISAN DE M.MONK.— LE DANGER DE L'HEURE.— A PROPOS DU “CANADA '.— UN SUBTERFUGE.—M.BLONDIN EST PRET A DEMISSIONNER.— IL EST HARDI.— UN QUI NE VEUT RIEN.— LES VISEES DE L ALLEMAGNE.— NOTRE COMMERCE AVEC ELLE ET LES IDEES DE M.ARMSTRONG M.GEOFFRION COMPATISSANT.— M.BOYER DANS LES NUAGES.PLEBISCITE.CLERGE ET MAUVAISES LANGUES.L’affirmation relative aux “Grain Growers” a été réduite à néant par des textes dans le Nationaliste du 20 février — et si bien, que le Canada, qui l’avait pendauees devrait avoir une marine en propre et défendre son territoire.Il ne nous semble pas de prime abord que l’honorable député avait bien le dessein de faite une telle déclaration.fait» à plusieurs reprises, a jugé Traitons le cast du Canada, par exeni prudent de la rentrer.L’affirma- ! pIe7 caLc es* un ,e,as .9ui nT intéreu8se Y-__ X.n ,, ., j , prdfond Dînent.Contre quels envahis- tion relative à 1 attitude de la pres- seurs possibles le Canada pourrait-il Se anglaise est a peu près aussi vé- maintenant, et i pendant bien des an-ridique.nées à venir, défendre avec succès son 'A très peu d’exception près, les t1ernt.?,ire'.I‘t; due iht-on à cet egard joumaus quotidic-aa ministériels, ! ÆZS en notre pays, ont toujours émargé riche, qui a fait de nombreuses guer-directement ou indirectement aux res' et qui pourrait exterminer tous fonds publies, et n’ont jamais joui les habitants du Canada, fusssent-ils de la moindre liberté d’action.Ils ^ «aldflta- «M-ays possède aussi ______ , , ., T .,, une certaine marine de guerre, qui, approuvent le projet Laurier-Bro- par son importance, occupe le troisiè-deur après avoir dénoncé le mi- me rang dans les grandes machines de litarisme, comme ils devinrent pro- guerre du monde.Il semble que sedé- tectionnistes en 1897 après avoir ‘eiK,!''! dttns 06 eas équivaudrait à cou-d.jnc.1i„ ’ sentir a ce que le Canada disparaisse ns l opposition, dénoncé la pro- jp |a carte de l’A mérique du ÎXord.teetion douanière comme un vol le- Supposons que nous ayons une, que-galisé.Us s’extasièrent devant la rfhe avec les Chinois au sujet des lois deuxième rédaction de l’Article Texelusion adoptees à l'égard des Asiate.en 1905, comme ils s’étaient ex- t'-quBS: a longtemps qu’il ne serait plus membre de la Commission des Ecoles catholiques.On saurait bien lui appliquer la loi.I M.Maclean, de Huron Sud.un ministériel, y va de hiGrmle obli gatoire sur la grandeur de M.Eaurier; la flotte canadienne, dit il peut, se construire ici, nous avons ce qu’il nous faut pour y réussir.Tout ce que le gouvernement se propose de faire en J'occurrence lui va.I ne admission: il recommit que nous ne devons pas grand chose à la métropole.Mats alors j1UU,IIUI llal à quoi bon lui assurer que notre mari ! ne sera à sa disposition citrique fois que surviendra In guerre ‘ Qui n'a pas vu M.I.oujs Joseph Le- mieux dans toute su gloire n'a rien vu Rodolphe lui même, duns l’uniforme de Wimkor et debout sur le perron de la Madeleine, ne l'égalait point.M McLean, un député nnglo-ctum dieu, prétend (pie nous no devons rien à F Angleterre.En voici un qui vu se faire excom-‘ Patrie”.le même ils sont crèmes, les De son côté, M.Armstrong, un ton-Blondin, ne lie pas davantage la Cham- (|.0ntariO) voudlaiL aVnlall.bre que toutes celles adoptées p.squ'i-i ,|(, l,,.,a,llloUK]lts ci par elle, et enferrées à tout jamais so contt.ntela (.,.pl,n(lfult ,|, Tout jeunes.S’ils ne se démentent, poijit.l'ave nil vaudra mieux que le présent.dans le cimetière de l’oubli.Au reste, , pour point de départ.le peuple ne l’a pas approuvée, il y a Arnwtrong puss(, à là Dénoncé, d’une politique nouvelle ; lmuK|0, 1’melioration de nos reh, on s’ost toujours gardé d'en parler L;,,nu u , imh * ° 1 uojiH commerciales &vee I Allemagne- dans les élections générales, pour l’ex- ,.ti hiw.t n notw evP]i,pmit comment cellente raison qu’on ne pensait même ,.0„t,.oi guBtlo |Wan( favorttblo point qu’elle put exister.i,.,, , ,, , ¦ , ,, ' ^ t 1 , 1 pienuie la métropole a lu gorge.Pour Et il cite, ù ce propos, nn article du ,,,,, ; a ;i , _ 1 1 quoi doue, s il a raison, ue\ “t'anada” du 5 octobre lOOlî, où l’on écrivait ceci: PPe- J rioiis-noiis nvi'c ce pays mi eoinmeree dont la cessation.li*s bostilitéH surve “D suffirait de quelques 'exaltés, pas- j,inn(.lloMS serait un embarras fonni-"sant une résolution et demandant duble?Il nous faut “l’intervention, pour (pie l’Angletei (8> ‘ termes avec, cotte nation, “prenne le Canada au mot et lui dise: “C’est, bon, envoyez vos soldats et “vos vaisseaux." El nos braves Cunn-“diens seraient obligés d'aller se but • “tre pour les beaux yeux de la Mme “doine et pour la grande joie des Un ‘‘chibouzoliczs.Taadis qu'én restant “comme nous sommes, personne ne “lient rions demander de marcher.Que "ceux qui passent des résolutions \ “aillent si cela leur plaît, mais les Cu "nayens ne marchent pas! AH! (H I."CONSERVONS LONGTEMPS LE “ST.VIT QU).C'EST NOTRE SA “U D.MAINTENONS FERME MENT Al 1*01 UHR SIR Wll, l-'RID I.VI HIER Ql 1 A DONNE Al “PKI PLE CANADIEN l/ASSl RAN “CE DE NE PAS LAISSER ENTRAI “NKIt NOTRE PAYS DANS LE “TOI K BILLON MILITAIRE, Ni “DANS LES Ql ER EL LES IF Al “TRI I.MHS SOMMES BIEN.RES “TONS COMME MHS SOMMES.” Comme on le voit, le “Canada” a fait rudement de chemin, depuis.M.Blondin croit que l’on lente d’en dormir le peuple, afin qu’il ignore où on veut le mener ; et il voit, dans lu clause du bill Brodeur, où il est question de l'approbation du parlement, lors de l'envoi de noW-e flotte à la métropole.nn subterfuge grossier pour cacher de lu manière la plus méprisai) te l'atteinte portée à notre conscience nationale, en obligeant tout un pays à une guerre qu'il n'aura ni déclarée, ni désirée, et qu'il réprouvera peut-èt re.” “Je suis, dit il, à in fin de son discours prêt à subir les conséquences de mes opinions.Si M.Lemieux, le ministre des postes, fervent avocat du na tre en excellents ni renoncer à son Commerce.Le cadeau de dreadnoughts it la métropole n'incitera cer- M.Yicloi Geoffrion s'est, parait il, moqué de M.Monk et do son attitude.Cela est plus facile que de rendre compte do ses actes aux électeurs do ( humbly.Le “ Register Extension" du -M février prétend que l'Alberta est dotée, d'un système d'écoles “ dans lesquelles les droits des enfants catholiques sont bien sauvegardés".Le eon frère n’est pas très ambitieux.Surtout, il se pré occupe (leu ,1e voir les droits de la langue franc.iiise sacrifiés.Lui aussi, comme l'un de ses illustres patrons, qui se moque bien de la race française au Canadn, croit “ que ce serait mieux s'il n y avait ici qu'une langue'', — Vous devinez laquelle?La langue do la rnc» supérieure ! ill Brodeur.veut, venir subir avec PAUL L ECLAIR.J moi les risques d'me élection daps le CIIIME ET SUICIDE L'Opinion de sir Wilfrid Laurier "Ce aérait un véritable SUICIDE pour le paye que de ee lancer dans le gouffre dea dépanaea où le» nationa européennes, y comprit l'Angleterre, ont été entralndea par tee besoins d’armamenta formidables.“Quelle eet la situation respective de la Grande Bretagne et du 0a nada?“La Grande-Bretagne est l'une dea premières nations de l’unlvere, la première peut-être aoua plusieurs rapporta, la centre du plus puissant empire de nos Jours, du plu» grand empire depuis 1» chute de l'empire romain.Par là même, elle est obligée de maintenir une nombreuse armée permanente.La Chambre sait combien la nécessité d’entrstsnlr une armée permanente a toujours répugné au peuple anglale, comment celut-cl s'eat toujours révolté à cette Idée, mais il a dû ee plier aux exigences de la situation st entretenir constamment une armée sur plsd.Le plus grande partie du budget da l’Angleterre est dévorés par lés dépensas navales et militaires, et l'honorable député voudrait noua mettre dans une parsUls position et nous faire partager ces dépensas! “Toute autre est la situation du Canada.0'est un immense pays ayant uns population de cinq millions st un tiers d'habitants dissimulés sur uns étsndus ds 3,000 milles de l'Est à l'Ouest.Quels sont Iss plus lourds articles de son budget?Les travaux publics, la colonisation, la construe-tlon de voies ferrées et le creusement dee ports et les voies da transport.Voilé le champ où doit s'exorcor notre activité.“Et et serait un CRIME de détourner une partie des deniers nécessaires é 1 ' accompllsssment ds ces travaux peur acheter dea CANONS, des fusils et des MUNITIONS de GUERRE " (Débets de la Chambre des Communes pour IPOS, séance du AS avril, volume XI.) 8755 2 LE DEVOIR, le mercredi, 2 mars.1910.L’APPEL AU PEUPLE Les bruits de guerre seraient causés par les constructeurs de navires Le mouvement s'accentue toujours.£ communications oue I appelé a présider la réunion, laquelle J m*nt «PP09* hi?r * l’exécution du pro-ic» communion il , 1 *f i h ui;« gramme expose sanipE PRONONCE CON-, p0l,r tomber dans celles du peuple TRE TOUTE LOI QUI LIMITERAIT A triomphant, elle est devenue la villa de la HUIT HEURES LA JOURNEE DU 1 plèbe.TRAVAIL.La poste était installée dans un ancien - couvent dont la cour était ornée par un jai • Halifax.\.L.2.— Le gouvernement de , din unique au monde dans l’histoire des pos- Nouvelle-Ecosse avait, il y a environ un j : an ministre juif d’origine étrangère l’a mutilé sous le ministère, précédent.Piazza Navona.piazza Colonna.mais la première surtout, sont sous le coup d’une continuelle menace de sistemazione ; on parle de In nécessité d'élargir le Corso, ce pauvre Corso, qui n'est déjà plus le Corso depuis qu'on l’a débaptisé pour lui donner le nom d’Umberto Ter et qui ne le sera plus environ un chargé une commission d'examiner s’il était opportun d'adopter une loi qui liraite-terait à huit heures la journée des travail leurs dans cette province.Elle a soumis son rapport hier, à l'assemblée législative.Les conclusions de ce rapport sont tout à fait dé favorables à l’adoption d’une telle loi.La commission est d’avis que cette loi, si elle était mise b exécution à l’heure ac tuelle.serait un coup mortel porté à l’avenir • du tout le jour où l’on y touchera : et bion- les industries de 1» Nouvelle Ecosse.Le travail n'est pas susceptible d’une telle règlementation, lorsqu’il s'agit des pêcheries, de l'agriculture, de la navigation.Tl en est de môme du travail des débardeurs.De plus une loi provinciale placerait les indus tries manufacturières de ht Nouvelle Ecosse dans un état d’infériorité marquée par rapport à celles des autres provinces.Il faudrait recourir |i une législation fédérale, afin que tes conditions de la concurrence soient les mêmes dons tout le pays.Quant nu travail dans les mines de char bon.la commission serait disposée à lui appliquer cette loi.si les conditions actuelles du marché le permettaient.Toutefois, comme l'application d’une telle mesure augmenterait le coût de l'exploitation et réduirait considérablement les salaires, la commission cat d avis qu'il vaut mieux la différer, afin de ne pas mettre en danger une industrie qui est une dos priti cipales sources de richesses de la Nouvelle-Ecosse.l'appartement ‘‘F” du 2106 Avenue du Parc.S’il est satisfaisant j>n onze autres.Bien à vous.(Signé) JOSEPH PERRAULT.mande a été remise à un mois pour examen des prétentions alléguées par les intéressés.Le terrain que l'on veut obtenir est le cimetière où les émigrants irlandais, victimes de- 1 épidémie de 1847, ont été enterrés.L’ex-juge Doherty, M.P.parlant aux noms des société Irlandaises et des électeurs de la division Ste-Anne, déclara qu’il était recon- Cher Monsieur, mi que le terrain en litige était un cime- J'ai le plaisir tière, que l'on ne devait pas profaner et quo le Grand-Tronc pouvait s'en passer.Tout ce que le Canada a pu offrir aux infortunés «holériques, a dit M.Doherty, est un tom beau et le Grand-Tronc veut ce tombeau.'’ Lo terrain en question est, la propriété de 1 ’Evêque Anglicain de Montréal.Il ne s’oppose pas a l’expropriation, mais il n’insiste pas et se soumettra à la décision de la Commission.Mtrc Cowan, qui représente le Grand-Tronc.s’opposa à l'ajournement, prétendant que l’augmentation du trafic du G.T.K., nécessitait In demande pour plus de corn mod it es.Il nia que le terrain ait jamais servi do cimetière.Finalement l’ajournement fut accordé.Huit jours après avoir posé un séchoir chez M.Joseph Perrault j’ai reçu ordre verbalement d’en poser 5 autres, et qu’il m’enverrait son chèque pour les six, et le 24 janvier 1910 voici ce que j'ai reçu.aurai besoin de j AEGENT A PRETER SUR HYPOTHEQUE AVIS.—Avez-vous besoin d’argent, gros ou petits montants! Adressez-vous à The.Tou* zin, notaire, lt’0 Rachel Est.Téléphone S.* Louis 1514.Montréal, 24 janvier, 1910.M.A.J.Râtelle, 1066 Dorion DeLorimier.plaisir de vous inclure mon chèque en paiement des 6 séchoirs ù glissoires A.t.RATELLE posés dans les appartements du “Fairmount Court”, Avenue du Pare.Mes locataires ^sont très satisfaits et j’en aurai besoin de 5 autres sous peu pour les autres appartements, je vous préviendrai en temps voulu.Bien à vous.(Signé) JOSEPH PERRAULT.La municipalisation de Téclairage à S.-Jérôme tôt viendra le tour des palais que l'on aménagera pour les transformer en ministères, des églises quo l’anticléricalisme trouve trop nombreuses et encombrantes.Qui veut voir Rome doit se hâter: eu dix ans, sa physionomie s’est déjà cruellement transformée et bientôt nous ne la reconnaîtrons plus, car les temps marchent vite.Et ce que je dis pour Rome est vrai pour Florence, est vrai pour Venise.Florence roatanre ancor» le culte de» ri-| tett,.s.u muniri,,ilité (levraj-poürmïttre'à ebessej enfermées dans ses musées, dans exécution ce projet, négocier un omonirn ses palais, dans ses églises, elle est toujours | asser, considérable, mais le» conseillers sont quo -ce serait une entreprise fru M.Montréal, 7 février, 1910, A.J.Râtelle, 1066 Dorion DeLorimier.Cher Monsieur, S’il vous plaît m’envoyer les 6 autres séchoirs au prix convenu de $3.00 choque, mes locataires sont enchantés.Bien à vous, (Signé) JOSEPH PERRAULT.4 4-6 2-3-5 8 10 12 S.-Jérôme, 2.Les contribuables s’inté i ressent beaucoup au projet de la municipal!- ! satura de l'éclairage.On attend rett* sp.{ tnaine même ie rapport dos ingénieurs char- ' gés d’étudier la question.Quand ce rapport ‘ sera connu, le projet sera soumis aux éW- Echos du Témiskaming CHAMBRE A LOUER A louer.Grande chambre meublée, pour un ou deux messieurs, famille sans enfant.Possession immédiate.145 Cherrier, près Berri, 45-1 47-2 A LOUER Beaux plain-pieds h louer, près du Tarn Lafontaine, 6 et 7 pièces, gaz et électricité, bain et w.c.Aussi, boutique 50 x 16.S’a* dresser à Ls.-L, Renaud, 699 rue Champlain, 39-0 A LOUER OU A VENDRE A Rigaud, à 2 minutes de la station, au bord de la rivière, maison appropriée pour hôtel de tempérance ou maison de pension, 22 pièces dont 10 chambres à coucher, bain et w.c.X chaque étage.Conditions faciles.S’adresser à boîte 31, Nigaud.BUREAUX A LOUER Une ou deux pièces, avantageux pour notaire, avocat ou agent.Usage de.salle d’attente.voûte, téléphone, etc.Chambre 7f> Edifice Liverpool, London & Globe.Tél.Main 2776.42.q Le grand Lama est acclamé fière de sa nature luxuriante, mais son Ame s'est transformée; elle s’est démocratisée, < inématographisfe, salle sous lu coucho de ces papiers immondes que lu réclame n inventés, dont elle tapisse les murailles et jonche le pavé.Venise est devenue une yille alltuande.envahie par les Hongrois: lo judaïsme teuto-nique et magyar s’y rassemble et ne laisse de place à personne; la gondole gémit et tremble devant les secousses des vaporetti qui sillonnent ses canaux; sur le Canal Grande, des sociétés anonymes, des spécula d'avis tueuse.serait une .4.^ flil.lfu™, on se plaint beaucoup du système d éclairage actuel.bien ».TprèT pŒr".n* ! n St-Salplra i VILLA A LOUER Longueuil.—Chanmint* villa à louer pour l'étrt.faisant fane au fleuve, eonteuant rix chamtrcs à'i-ourher, gronrti bail et sali* .1 dineu.w.r.et.bain, miu -ehaudo «t froide, le tout très confortablement meublé.S'a- ¦13-6 La loi électorale en Nouvelle Écosse Témiskaming,Nord.2.— Le IL IV A.La-nid.curé missionnaire à ’J’émiska ming-nord, est appelé par ses supérieurs à un repos bien mérité.Après plusieurs an- t nées de missions parmi les pauvres sauva-; gos du Nord, il fut il y a six ans, chargé | ; de la mission de Téiuiaknming-Nord.Grâce i , à son zèle, une forte colonie ne tarda pas â ; LTne epu eno licenciée, stock â peu prè* sc former; h son travail et à sa persévérance $1,800, centre do la ville, bonne place d’af à Gunn, EPICERIE A VENDRE épicerie licenciée, stock h COMTE DE RIMOUSKI Une assemblée tie protestation à S.- Donat.On noua écrit tic S.Donat, ù In date ila 28 février ; M.F.udoro Couture, notaire, de Ui-moiiski.verni ilaas notre paroisse pour titfaiips professionnelles et n’ayant pu, par suite rlo In tempête, prendre le matin le train oui devait le ramener il Ki-motteki, avait été contraint de laisser la journée de dimanche à S.-Donat.Pour utiliser oc contre-temps.M.Couture.à la demande de plusieurs parois- «ions, convoquait, immédiatement après \ La commission des licences ELLE CE0IDERA CETTE SEMAINE DE CANCELLER OU NON.PLUSIEURS LICENCES D'EPICERIES.A une assemblée de la Commission des t.icencos tenue, hier après-midi, In licence de C.Gunv a été transféré à Panl Turgeon, 5l(i r.Notre-Dame ouest : celle de D.l.abelle à Paul Turgeon.188 r.S.-Antoine, et celle de .1, llnrjiling.Indes anglaises, i.— I.e grand Prêtre de Houdha.que Iph Chinois ont f«it s pnfuir do LhuHsa.et qu’ils ort déchu de scs fonctions de chef du gouvernement.Thibé fain, est arrivé ici hier après midi.11 a été l'objet d’une gronde manifestation de ferveur religieuse de ln part des Boudhistes.Une grande procession est allée à sa ren contre en dehors de lo ville et lui u fait 1 escorte avec de grandes cérémonie*.Le cortège faisait de fréquents arrêts pour j permettre h quelque femme hystérique, illu minée, de toucher les vêtements du grand Lama ou d’offrir leurs nourrissons îi sa bénédiction.Halifax 2 Le parlement provincial de la Nouvelle T,cosse a été saisi d’un projet de loi qui donne le droit de vote i\ tout su- jeurs hardis ont «rtqueatrt Uni» I*» ' pnlai.j P,,rvu,",uriî'U»oitr.et p|u* 1 En pour Epingles n chipenux, 2 de 25c.è ^6c.chaque.Uasiiuettes de Kpc.et 7AP> Un vcnti v‘ -—“Mi $n,of).l''r.valant, pour « manuiie* pa# cette occB*iep.n^mj.M* eu vente A 45c.râlant $l,f»n fontaine de $4Ji0 ‘ * Rnis en r ' therine oueii.14 k.„ Plumes, r.n vente' » pn#.loi» en plnrae, de 85.no , 8i:.rm „„ .k'.m'n.1^., ",loM’ Co" StèCa- LE DEVOIR, le mercredi, 2 mars 1910.LES BOURGEOIS DE M.BOURGET Pardonoez-uu>r (Je tetepiir sut un ~u-.’et qu’a fimqjeqt i raiu1 mou ami Ba-zire.Mais le problème garde et gardera longtemps sa terrible actualité.1-e patron et l'ouvrier, l'élève-et l’instituteur, voilà, plus que jamais, les grands acteurs de la comédie humaine.Ils sont toujours en scène.Nos divisions funestes ne tiennent qu’aux diverses, conceptions du rôle qu’il leur faut jouer.L’avis des uiaitres de la pensée, moderne est, là-dessus, considérable.' Et M.Paul Bourget est l'un des maîtres de la pensée -moderne.L'évolution de "M.Paul Bourget est une des plus notables de l’époque.Elle l’inclina peu à peu vers des objets dignes de lui.; Pu_ pejntre habile dés râlons, du scrutateur perçanfdêB petites âmes mondaines, elle fit le grave observateur du désordre publie, des malaises d’un peuple.dérangé, de son assiette par l’impiété et l’utopié.11 mérite, à bien des égards, notre gratitude.“In divorce’*, œuvre forte, qui défend la famille sapée par la malfaisance des nouveaux textes, qui proclame la Loi souveraine, immuable, et rap-]>elle d’un ton forme le dogme chrétien, est mieux qu’une belle pièce : c’est une bonne action.Les catholiques ne l'oublient pas.Les catholiques en vôudiuiént' dire autant de la “Barricade”.Hélas! je crains que la “Barricade” ne soit qu’une belle pièce.J’y cherche la bonne action.Je n’y vois pas briller, je n’y sens pas frissonner l’Evangile, les instincts fraternels, les élans charitables.Je n’y trouve quo la: périlleuse apologie de :hi.concurrence,' fa " plus îniplé des formes de la guerre, guerre UH sein de la paix, ordre anarchique, simulacre d’harmonie, lorsque' rleil dfe’ supérieur ne la gouverne et ne la bride, lorsque l’argent, la force, la veine, la ruse, l’adresse, oppriment à leur guise la faiblesse et la pauvreté.; jé- n’y trouve que l’éloge de la violence , érigée en tactique, en méthode, en remède, que l’oubli doctrinal, le mépris, réfléchi du pardon.Après la bataille, les vainqueurs ne se'souviennent pas que les vaincus, si coupables- soient-ils, restent les fils de Dieu, le Père qui est aux Cieux, le Père commun des bourgeois et des prolétaires, des ouvriers et des patrons.Faut-il qu’un auteur catholique oublie ainsi le tout du.ca-tholicisme.éteigne les flambeaux soûls capables d’éclairer, nos chemins bordés d’abîmes?Breschard, le patron de M.Bourget, dans la “ Barricade ”, raisonne, parle, agit comme Boussard, le patron de M.François de Curel dans le “ Repas du Lion ”.Breschard, comme Boussard, résume les énergies d’un système économique ; il a poussé avec vigueur sur notre arbre social.Type de l’entrepreneur entreprenant, de l’industriel qui eut de la chance, il récite le credo du Féodal.dernier modèle ; il proclame à sa manière les droits de l’hp.n.iine et du citoyen: le citoyen, c’est lui : les hommes, ce sont ses ouvriers; le droit du citoyen est de grossir ses revenus sans s’imposer de sacrifices; le droit des hommes est tie toucher leur salaire sans réclamer d'augmentation; • Boussard.et Breschard sont do purs appétis, puisque l’amour leur manque.Ils défendent, parce qu’ils l’occupent, une place que d’autres assiègent, et qu’ils assiégeraient sans doute eux-mêmes si d’autres ]’pficj;paieut.Nés un siècle plus tôt.n’auraient-ils point acquis à vil prix les biens de l’Emigré ?Aujourd’hui, le cas 'échéant, et quelque diable les tentant sous les traits d’un liquidateur, n’achèteraient-ils point pour une somme dérisoire les biens congréganistes?Je-n’en mettrais pas la main au feu.Voilà, je crois, le.plus clair symbolisme de ce cloître désaffecté où les “Renards” du Vaudeville, à l’ombre des autels déserts, déjouent l’effort du syndicat ; ils ne préparent pas les «.restitutions légitimes, ils remplissant une poche qui n’est pas celle de l’Eglise, lorsqu’ils opèrent dans les chapelles dévastées.Une certaine bourgeoisie n’aime la propriété que pemee qu’elle est propriétah'e.— “Quand Hercule eut volé les bœufs de Cacus, il devint défenseur acharné de la propriété”, constate un ironiste : combien de Boussards, de Breschards maintenant impitoyables, volèrent les bœufs de Cacus?.Je trouve d’ailleurs l’individualisme Üe HoUsSaïd plus spéoteus que celui de Breschard.A la table des Lions, table autour de laquelle rôde la bande des chacals, Boussard mange avec plus d'allure, le capital, mis e» scène par M.Paul Bourget, n’a pas la rude logique, le puissant cynisme, le souffle oratoire du capital quand M.de Oural lui donne la parole.Les cris de rage et.de douleur qu’arrache lé sabotage à l’ébéniste enrichi de M.Bourget ne sont 'que les âpres clameurs des revendications privées ; l’égoïsme pansant de l’ingénieur millionnaire de 31.Curel élève, comme on dit, le débat, philosophe, s’analyse, se discute au double point de vue moral et social, raisonne sp-légitimité,-tâche à la fonder stir TüfilRé publique, se proclame juste parce qu’il se trouve salutaire, douue presque à sa brutalité la couleur d’une philanthropie.Le bourgeois de M.de Curel promè-1 ne ses regards sur les merveilles du Travail moderne et conclut qu'aprè-tout, sans lui, rien de cela n’existerait ; il confond alors son intérêt personnel avec l’intérêt' collectif ; ces milliers d’êtres, aux regards sans joie, aux haleines' gémissantes, aux peaux noires, ces ¦ multitudes de mineurs-tjui halètent sur des lingots ardents,- s a-charnept contre des blocs énormes, rampent sous la panse Tiuilêuse dés machines, à qui doivent-ils' l’existence, une existence dure, mais enfin l’existence?A lui dont le génie creusa ‘ là mine et bâtit la manufacture*, et voici cppime .U Ji^tit sop panégyrique, et.fièrement campé sur la “barricade”, âpo’sf rôpfie 'l’âssaiWaht, ' crife le- dos?ipes J&rguçhqs de Iq lutte et de la victoire: *—'“Bi’ •mbi,* chef ri’industrie, j’organise un centre de l’activité où toute une population boit, mange, grouille, pub lùle', j’ai droit à sa reconnaissance.Que ! cotte .population ,sq tire ensujte d’affaire ; qu’elle se défende même contre nioi, rien de'nîip'ux.Depuis cent ans, : tout co que des .ouvriers ont obtenu, c’est par la grève.Donc, hardi! Que l’on s’insurge?'Peut-être que je cède-Irai, et tant mieux pour les révoltés ! Mais, si je le» repousse, ils n’en res-| tent pas • moins mes obligés.C’est à moi qu’ils doivent la fièvre de l’existence, avec ses joies, avec ses haines, même celle qu’ils me portent.'’ i A la bonne heure! Voila la bataille, : la bataille sans trêve, offerte comme I la source de toute civilisation! C’est 1 l’égoïsme, l’égoïsme d’en bas.l’égoïsme d’en haut, érigé en devoir ; c’est l’effroyable parabole du lion et des chacals: au fond du désert, le lion part pour la chasse : des nuées de chacals le suivent ; trop faibles pour attaquer le buffle, leur espoir est dans la griffe du roi; ils dévoreront les restes de son-carnage ; lorsque le lion a le ventre plein, les chacals dînent ; les chacals dîneraient-ils, si le lion n’avait pas chassé?Et un lion doucereux, qui, a.u lieu, de mesurer sa part à sa puissance, partagerait sa proie en autant de morceaux a de carnivor rendrait-il les services qu’on attend du lion?.La rénonse de Robert, le contre-maître de'M.de Curel.est décisive i -v “Alors, comme ca, Monsieur, u • a un ! lion et nous sommes les chacals?Eh I bien, soit! Puisque vous voulez que j les choses se passent entre bêtes féro-| ces, on vous suivra sur ce terrain-là.Lorsque les chacals trouvent que les i restes ;du lion ne leur garnissent pas suffisamment la panse, ils se réunissent très nombreux, tâchent de surprendre le roi et de le dévorer tout vif.” ^ La halle qui tue Boussard souligne l’argument:.—“Lu réponse du chacal !.” conclut l’abbé Charrier.Je regrette, au Vaudeville où les choses se passent un peu trop “entre bêtes féroces”, l’absence de cet abbé qui, mieux que Lassez piètre fils de Breschard, l'ébéniste enrichi et vainqueur, eût tiré la moralité de nos luttes fratricides, et, au lieu de hausser la barricade sociale, eût abattu d’un geste évangélique le mur impie qui, aujourd’hui, sépare le travail et le capital.Avec l’égoïsme pour base, l’individualisme pour loi, la guerre pour méthode, une société nVst plus, ne peut plus être qu’un concours de féro* I cité.EMILE DE SAINT-AUBAN.LA FÊTE SAINT-PATRICE Elle sera célébrée avec magnificence cette année.L’ordre et Titinéraire de la procession du I 7 courant.Les délégués dès diverses sociétés irlandaises de la ville se sont réunis hier soir, au preebytère de Saint-Patrice,, pour donner une dernière main à l’or-' ganisation de leur fête nationale, trice.Le père McShane présidait l’assém-blée.L’association inter-paroissiale était représentée par l’échevin Monahan.Les paroisses récemment annexées de Saint-Thomas d’Aquin et Saint-Louis de Gonzague, promettent de fournir à la procession un effectif de six cents hommes.L’échevin Thos.O’Connell fut unanimement choisi commissaire-ordonnateur.Voici l’ordre de la procession : Le» sociétés se rendront directement de leurs salles respectives ù l’église Suint-Patrice où Mgr l’archevêque chantera la messe.Le sermon sera prononcé par le père Raymond Walsh, dominicain de Du1 iréhicateur du carême à Saint-Patrice.Après la grand’messe, la procession se formera, rue Dorchester, pour défiler par la rue de la cathédrale, la rue Lftgauchetière et la rue des Inspecteurs, jusqu’au carré Clmboillez, pour aller se terminer au carré Victoria en passant par les mes Notre-Dame, McCord, Wellington, Murray, Ottawa, Colbourno, Notre-Dame et McGill.Voici Tordre dans lequel se fera la procession : L’échevin Thos.O’Connell, commissaire-ordonnateur.Fanfare — Drapeau Chevaliers hibemiens en uniformes.Corps des cadets hilierniens, en uniforme.L’ordre ancien des Hibemiens, Fanfare.Congrégation de S.-Thomas d’Aquin.Congrégation de S.-Louis de Gonzague Fanfare La Congrégation do Saint-Michel.La Congrégation de Sainte-Agnès.Fanfare La Congrégation de S.-Gabriel, (ceux qui no font partie d’aucune société.) La société des jeunes gens de S.-Gabriel.La société juvénile de S.-Gabriel (T.a.a n.) Lu société d’abstinence tnt ale et de bienfaisance de S.-Gabriel.La congrégation de H.-Antoine.La congrégation do Nuinto-Maiïe, (Ceux qui ne font partie d’aucune société.) Fanfare, bannière La société dos jeunes gens de Sainte- Marie.1 a congrégation de Sainte-Anne.(Ceux qui ne font partie d’aucune Vrv ciété.1 La société do la jeunesse tempérante Ho Sainte-Anne., Fanfare, diapeau.La société de., jeunes gens de Sainte* Anna.Fanfare, bannière.La Société d’abstinence totale et de bienfaisance de Sainte-Anne.Fanfare, bannière.La congrégation de S.-Patrice.( Ceux qui ne font partie d'aucune société.) Elèves des Ecoles des Frères, S.-Patrice.( Fanfare, drapeau.L’Association littéraire et charitable des jeunes Irlandais, Fanfare.La bannière du Père Mart^m.La société d’abstinence totale at de bienfaisance de S.-Patrice.Fanfare, bannière, La société S.-Patrice.Le maire et les invités.Le clergé.La prétention du Grand-Tronc opoé veut exproprier le cimetière de la Poi* te Saint-Charles a été désapprouvé* par les délégués irlandais dans la résolution suivante: “Que c’est le sentiments profond et unanime de cette as-semblse composée do délégués des pa-roisses irlandaises catholiques de Montreal, et île toutes les sociétés irlandaises de cette ville que la serre où reposent en paix : directeurs de théâtre et »ux acte Mgr Bruchési est d'autant plus éton la décision prise par l'Académie, qu'il quelque temps, après avoir lu la pièce voulait jouer il fntsnll rémarquer à M Marcel qu elle cuit, quant au fond la forme, de nature A blesser la déliri de notre fol.M.Marcel promit alors qt représentation» n'auraient pas lieu.Mgr l'Archevêque a érrft A la din du théâtre ce matin, La Passion” veut représenter n’est pas, comme 1’» çsit un confrère, hier soir, celle d'Ob raergsu.C'est une pièce composée idoux auteurs français.I.e» représenti ' d'Ohersmmergnu ont plutôt le earsetèi ’’oageims" ou le spectacle» hlitorlqu LE DEVOIR, le mercredi.2 mars.1910.5 Chronique Sportive Un grand avocat-M.Joseph MénardEjilice> parlenie"j^i''”j-iilnk> ’ LE HOCKEY SHERBROOKE ET WESTMOUNT Il faut pas oublier que e’e$t demain soir à 1 Arena, qu'aura lieu la deuxième partie de détail pour le championnat de la ligue îv l-aurent senior entre le Sherbrooke et le W**stmount, cette partie ue manquera pas d'intérêt, car les deux équipes sont bien balancées, nous conseillons aux amateurs d'assister en foule.LE HOCKEY A L’ACADEMIE Samedi après-midi.belle partie de hockey ciitre les élèves de la classe académique et la première classe.La partie fut très animée: les joueurs Ue la classe academique au raient bien voulu garder leur titre de supériorité.mais ils nyai/'iit.affaire ii d’ardents concurrents et d habiles joueurs qui leur ont vaillamment contesté 1h victoire et l’ont finalement remportée par un score de ô à 1.Composition des équipes LES ARBITRES Les officiers des clubs Ottawa et Wanderers se sont rencontrés pour discuter la question des arbitres pour la partie du 5 mars, mais ils n’en sont venus h aucun® entente.Les noms suivants ont été mentionnés: Pcsse Broivn, B«b.M«Mruni, Bowip, Johnny Brennan.Frank et Lester Patrick, Dr Cameron et Campbell.M.Quinn sera appelé à les nommer, xu que les deux clubs ne ee sont pas entendus.fiasse Académique Jos.Gélinas Tho.Levasseur J'.Labarre A.N«veu W.Young J.Deiidchaud P.Méthot But l’oint Couvert Royer Centre Aile gauche Aile droite Première Classe A.Schroouth O.Leblanc A.Langbds H.Turcotte W.DangeMield H.Gauthier «L Langlois Arbitre: Frère Natalis.Juges: lies professeurs de la 1ère classe et Hass^ académique.M.Leblanc qui se distinguait par son jeu brillant, blessé, ne joua pas au 2ème mi lotnpr.MM.A.Neveu, H.Turcotte et H.Gauthier, se, sont fait remarquer par leur adresse.La classe académique se promet de reron-quérir le premier rang dans une prochaine rencontre.La première classe ne prétend pas dormir sur scs lauriers, elle se prépare avec ardeur à une nouvelle lutte, qui promet d’être intéressante.La première classe a aussi défait la classe académique dans une joûte sur la “Lois Commerciale ] et lance un d£fi à qui que xe soit.Pour écriture lois commerciales et hockey.\ ^ A TERREBONNE Le club Westmount de -Terrebojane qui Hans deux circonstances a défait, le Laval He S.Vincent «le Paul, vient de recevoir de nouveau un défi do ces derniers.,qui pour In circonstance ont réorganiser leur équipe, et se promettent d’effacer ainsi leurs deux premières défaites.C’est le.Tigers de Terrebonne qui a gagné la coupe de bois offerte par M Dug?»", Les Tigers ont battu le club de TA.S; T., deux fois, la première fois les.blanchissant 4 à 0.et la seconde fois le?savonnant par 3 à 1.c’est assez, je crois.LE EUCHRE DU "MONTAGNARD” Le grand évènement de la fccroaine est ‘ .ana contredit le "Euchre" que notre ckaj^ muni ciub de raquetteurs "Le Montagnard donnera jeudi soir prochain, le 3 mars, a : la salle Btaniev, au bénéfice de 1 Assistance l’ublique.On chiffre à six cents environ, le nombre de personnes qui patronneront cette Tète de leur présence, et les vaillants organisateurs n’épargnent rien pour faire un succès de cette belle soirée.Képétons que notre charmante artiste.Mme Barlatier.fera entendre sa voix charmeuse 1 et que M.Paul Confiée dira des vers, et quels vers, "l’Hyrone au Soleil” de Ko, 1 tand.parait-il, et "Cbanteclerc” sera ap plaudi et applaudi.Une sauterie, aux sons i de l'orchestre, terminera cette jolie fête.1 Rappelons que les billets sont en vente ' rhes M.Ed.tînrnaey, 108 rue Ste-Catherine .Eat.ou è l’Assistance Publique, 3t0 rue 1 Uagauchetière Est, au prix de cinquante ) centins.A.C.BASE BALL AVIS AUX CLUBS AMATEURS Tous les clubs de base ball désirant faire tie d’une, ligue sont priés d’envoyer leur adresse.Melville, Park II.Coureurs des Bois ft, S.-lean, S.-Elisèbeth.Ste-Brigide sont priés d’écrire pour vendredi soir, 1 mariri chutant.’ “ ' .o .; ., v .o O JOS.-LOUIS GHARTIJANJD, ; 623 Kue Drolet.LES QUILLES 1 LA LIGUE DE LA VILLE Voler les résultats des partiéa jouées dans les séries senior de la ligue de la Ville: Champêtre, 3287; Ingénieurs.2785.Maj.pour le Champêtre, 502 points.Les K.K.Y.M.G.A.ont défait les Vies.Colonial.2701: Nationale, 3142; Maj.peur le National, 381 points.Le M.A.A.A.a défait le Royal Canadian X»ar 35'points.LE BILLARD LE CANADIEN GAGNE PAR 13 POINTS Vuici le résultat do la partie d'hier soir: À Crée L* “Progrès du Saguenay’’, de Chicoutimi nous pii public .une.bonne qui est dif fieile à digérer.Dans son rapport dp la partie Canadien Chicoutimi jouée d^rnonebe, ]p.*20 février qui fut gagnée, par Ohiroutimi, Jack Laviolette nous assura après la par tir qu’avec lui et Pitre sur la défensp.et le restant du Ohiroutimi qu’il pourrait' défaire soit lo Wanderer ou-lr Ottawa.PRENEZ BIEN GARDE! LES COURSES A S.-REMI A une assemblée tenue par le Club de $.-Rémi les dates suivantes ont été choisies, le 21 et 22 juin, le 10 et 20 juillet; le 17 et 13 août; le 10 et 20 septembre.J.A.COLLETTE, Secrétaire.CLUB CANADIEN Guay .Moquin .Lambert 138 171 200 529 M.A.A.A.I Cornell .• 200 DeBurley.'-00 Ryder.116 516 LES COURSES A S -JEAN Le 28 et 29 juin prochain auront lieu A S.-Jean les premières courses dü club.J.AIME LUSSIER, Secrétaire.A.C.^INTERVENTION DES AGENTS DE POUCE DANS LES ELECTIONS MUNICIPALES ^ enquête commencée hier après-midi est continuée à vendredi pour savoir si l’agent Pelletier doit être représenté par un avocat.To| qu'annoncé,- I'vn^uete dans_ J'af-fr.iiic, Pcllctièi-.’co constable qui’à été suspendu par ordre du Maire, à la suife de plaintes graves portées contre-lui,' s'est ouverte hier après-miidi.T,é Maire a lu les accusations formulées contre l'agent de la paix par M.Oliver Asselin et.appuyées par deux affidavits de.MM.' Georges Van-delac et Ferdinand Guérin,et iî a produit un rapport flu service de police secrète Thief, à ce.-.sujet.On a- dû rem et tri> l'enquête au yen : drodi h en attend,ini quo- M.Ehhier, avocat do la Ville, ait décidé s’ïbse-rnit injuste que le Comité exécutif refusât à Pelletier le droit d'être défendu par un avocat.M.Asselin e.llègue qu'il est croya-hlement informé que le jour du seru-!v tyu, certains agents de police se sont employés à faire votier illégale-nient des femmes, en faveur' du candidat Proulx.Le constable Pelletier, condamné récemment pour voies de fait et qili a été mêlé à l’affaire Vnndelao, est particulièrement visé par ces accusations.Tl est aussi allégué que des propriétaires de maisons de jeu, protégés par la Police, ont tenté des manœuvres malhonnêtes durant cette élection.M.Asselin déclare en outre qu'il a raison de croire que la Police a pris une part plus ou moins active dans les élections fédérales, provinciales et municipales, depuis deux ans.Questionné par le Maire quant à la manière dont devra se faire 1 enquête.M.F.thier répond que Tes anciennes commissions municipales avaient le droit de faire des enquêtes dans les affaires concernant l’administration do la Ville, mais que la loi ne porte pas que le Comité exécutif a lo droit efasscrmenter des témoins.11 étudiera" la question' et fera rapport.M.Asselin croit" que la gravité des accusations portées contre l'agent Pelletier l'autorise .à demander une enquête générale sur la conduite de la police- -dans l'élection de S.-Jcan-Maptïsto/ Gomiijc.Pelletier s informy s'il a le dlroit > de -prendr-o.un défenseur, le 'Inire lui répond' -i:(ue lé ' Comité exécutif -h'a' pas ' beaucoup le ttemp* d'écouter dés argumentations d'avocat, 08-qué.'-ïfaHleiïrs on n’aura à apprécier'que'des faits.Pelletier insiste jcependant, parce que.dit-il, ce sont de graves accusations qü’ôn porté contre lui, et qu'‘’un constable n’est pas de la force d’un journaliste".M.Asselin j le rassure en disant qu'il n'a pas l’intention d'argumenter, mais seulement d’exposer des faits.Pelletier admet qu'il a travaillé dans les élections municipales, et le docteur Lachapelle ré-itorquè : " Alors, vous nous explique- rez de quelle nianière vous avez travaillé”; ce qui clot la discussion.AL Asselin fait observer qu'ert portant des accusations d'une telle gra- ! vité, il enoenifre, au civil, des respon-j Nsabilités, et il demande que l'enquête soit faite par une commission qui aura, le droit - d'assermenter les témoins, afin, de lui fournir l’occasion de faire sa preuve.AL Kthicr, à qui le Alaire demande si ce serait une injustice que de refuser à Pelletier l’autorisation de se pourvoir d’un avocat, demande jusqu'au lendemain pour rendre réponse.-T- Tandis que la fourrure subit une hausse très sensible, chez Chas.Desjardins et Cie„ 130 rue St-Denis, Montréal, on y achète toujours aux anciens bas prix.Un cadeau à Roosevelt Londres, 1.— La population de Londres a décidé hier, au cours d’une séance spéciale d’offrir à l’ex-président Roosevelt, à.son passage à Londres, le titre de bourgeois de Londres, dans une boite en or, ainsi que de donner en son honneur, une réception et un lunch à l’Fôtcl-de-ville.Mort dans la rue F.douard Lamontagne, un charretier à l’emploi de W.McNally & Lie, est tombé soudainement mort, hier après-midi, pendant qu’il conduisait une charge de’ciment.Ml se tenait debout à l’arrière de son camion quand il s’affaissa sur le sol.Des passants le ramassèrent et appelèrent l'ambulance de l’Hôpital Général où.en arrivant le médecin ambulancier constata la mort.Lamontagne était figé de 5t> ans, marié, et demeurait 138 rue S.-Maurice.Tl est, apparemment mort d’une synco-po.M L'acquittement de Grégori a porté | jusqu’à l'étranger la réputation de Me' Joseph Ménard, son éloquent défenseur.Mais, ce que l'on ignore généralement j chez nous, c ’est que Ménard, en même temps qu’un avocat d'assises bien ce-; té, est un homme politique qui tient dans les milieux catholiques français une place assez considérable.Ménard a été vice-président du Conseil municipal de Taris et il n 'a été défait comme S candidat à la députation que par une: quinzaine de voix sur un total de 16, i 000.C'était dans le Gard, à Nîmes même.Ménard va de nouveau tenter la for- ' tune, mais à Paris cette fois, dans le XVIle arrondissement, représenté au, Conseil municipal par l'un de ses meil-j leurs amis, M.Joseph Denais, qui est j aussi l'un des Irons amis de notre journal.S’il est élu, on peut être sûr qu’il tiendra à la Chambre une place fort considérable.Nos amis liront avec plaisir la page que consacre à Ménard, dans ses récents Portraits littéraires, qui viennent de paraître à la librairie A'itte, 14, rue de l’Abbaye, Paris, M.Joseph Ageor-ges, le distingué secrétaire de la rédaction du “Mois”: —Citoyen, tu me permettras de te dire que tu es un imbécile! Dans la salle pleine de la fumée des cigarettes populaires, un tonnerre d'applaudissements salua ce mot magnifique.- Par dessus sa moustache vengeresse l’orateur, sûr de l'effet de sa diposte, regardait maintenant, sa malheureuse victim* d'un oeil qui tue son homme à cent mètres.- Juchée dans un coin, sur un de ces bancs boiteux cfui sont l’ornement fatal des réunions publiques, elle avait un air penaud qui disait: “Après tout, Me Ménard a raison.Je suis uu crétin.Pourquoi l’ai-je bêtement insulté?Je mérite le châtiment.” Mais le châtiment menaçait de prendre des proportions énormes.La foule criait: —Mouché, l’imbécile! Hou! Hou! —Lâissez-le tranquille, tonitrua Ale Ménard.C’est un imbécile parce qu’il a parlé à tort et à.travers.Mais on l’est tous, plus ou moins imbéciles, à certains moments de l’existence.Sans doute le-citoyen qui m’a si malencontreusement interrompu, il y a deux minutes, n’est pas aussi bête qh’il en a l’air et c’est peut-être un brave garçon.En core une fois, laissons-le tranquille et continuons.Tout le monde se tut.et je sentis combien, l’éloquence de Ménard était puissante et persuasive et quel prestige il exerçait sur ses électeurs.J’ai même appris plus tard que l'imbécile était devenu l'ami du conseiller municipal et que leur discussion s’était terminée autour d’un bock amical.Me Ménard est d’abord un tribun.11 en a toutes les qualités, le timbre, l’esprit, l’à-propos, la riposte qui porte, le bon sets, la.chaleur, surtout la vie.Ce petit homme trapu, nerveux, fier comme un coq, a lo don inné de la rie; c’est quasi la vie même.Il se remue pour remuer et pour signifier à l'univers ffqu 'il est d’aplomb.On ne peut pas nè pas l’entendre.I) vous pénètre de sa voix mordante, de ses mots effilés comme des épées, de ses tirades chaudes comme le soleil, de ses gestes qui brisent tout.A le voir, on s imagine aussitôt ce que dut être, sa carrière.Sa carrière, on le sent, à commencé le jour de sa naissance.Son premier cri fut, évidemment un discours ou une déclaration d’indépendance.Il est né à Lunel lo 12 Septembre 1863.Il eut certainement du vin dans les veines.Aussi poussa-t-il avec esprit.On l'envoya à Nîmes, eu pleine lumière, faire ses études.Tl les continua à la Seyne, puis à Alontpellier.Elles furent faciles et brillantes.J'ai en l’honneur d’avoir avec Me J.Ménard un professeur commun, le P.Lièvre, uu grognard de.la vieille école, sympathique, intelligent, sévère aux cancres, mais indulgent aux indisciplinés: —Ménard, m'a dit le P.Lièvre, dépensait tant f 2-916 in.Drouin, Drouin & Drouin F.ft.Drouin K.O.Droun Paul Drouiu AVOOAXS Bureau) 116, Cote de la Montagne,!.3348 d'affaires: 181, Rue Sl-Joseph, T.2618 LA SITUATION S’AMELIORE ET LES TROUPES DE RENFORT QUITTENT LA VILLE.Philadelphie, 2.— Lo dernier dêta I chement de la police montée a quitté , tendue, son à-propos, ses qualités bien hier Philadelphie où la situation est françaises, qui lui ont concilié toutes beaucoup améliorée.les sympathies.Je me souviens d'uu discours qu'il vint faire à mon collège, il y a douze ans.Jamais la salle des fêtes n'entendit pareille voix.Le plafond tremblait.Le soir, tous les rhétorieiens voulaient être avocats et conférenciers.Depuis, j'ai compris pourquoi Me Mcnürd avait du succès.Un jour en rendant compte de son mandat, il parlait de gaz, de régie, d'administration municipale.—Et le Pape?lui cria inopportunément un électeur mal élevé.—Le Pape, il est à Rome, rugit Me Ménard de sa voix de stentor.Fais-lui toi-même tes commissions, moi je ne m ’en charge pas.L'effet fut magique: le silence im DOCTEUR J A.ST DENIS Maladies des yeux, du nez, do la gorge et des oreilles.133 Rue Oberrier, 1 mer-v.jno Ijc?gardes indépendantes ont aussi, on grande partie, cessé leur service et it.Est 329, cette disparition presque complète des troupes enlève à la ville l'impreguion |- d'un état de siège sous laquelle on j - semblait vivre depuis plusieurs jours., LE De G H.DESJARDINS Iæs autorités ont organisé des pn- 1 Spéciatùtm pour hë Montréal.trouilles de cavalerie spéciales, mais, jusqu’à présent, ces volontaires n’ont ! 502 Rue St-Denis, pas eu l'occasion de démontrer leur I efficacité, car depuis hier matin, on ! n’a pas rapporté le moindre trouble en ville.MALADIES DES YEUX Tel.Est 1S40 DOCTEUR J A.ST DENIS Maladies des yeux, du nez, de la gorge et dea oreilles.133 Rue Oberrier, 1 mer v.jno Montréal.Les directeurs de la Compagnie des tramways maintiennent leur décision | T.Est 329, de repousser toute proposition d'arbi- ’ trago et ils ne veulent faire aucune ¦ concession.Lo président de l’Union C.-O.Pratt, ., espère néanmoins que l’on arrivera à mense.Mats mot j avais envie de dtre: | unl a,TallKemeüt av1a„(, que lft Krève _ ____ ri"nio!e tém^aTr'dTphiiaHcrphK^a ^ TROIS B0DEUR8 SOULAGENT UN Exploits «TApaches Mon Dieu, monsieur le conseiller, I vous iriez à.Rome faire, les commissions de vos électeurs que le Pape ne pourrait quo bénir affectueusement un fils aussi spirituel et d’autant de talent.JOSEPH AGEORGES.-*_ Le nouveau principal du collège McDonald La rumeur veut que M.C.C.James, sous-ministre de l'Agriculture pour Ontario soit nommé principal du collège McDonald de Sainte-Anne do Bellevuo pour remplacer le Dr James Robinson qui a démissionne récemment.cidé une grève générale de sympathie pour samedi prochain.Ce soir, il y aura une assemblée monstre dans la partie centrale de la ville.Ln inconnu passant, en automobile, a tiré hier soir, vers 11 h., 6 coups de revolver dans la direction de la maison du maire Reyburn.Il a été poursuivi, on taxicab, par un détective, mais on nia pu le rejoindre.CITOYEN DE LAPRAIRIE DE SON ARGENT.La catastrophe de Mace ON A RETROUVE^ CADAVRES ET DE NOMBREUX BLESSES.Spokane, 2.— On travaille avec ardeur à déblayer les lieux du sinistre de lundi, mais les ouvriers mineurs occu- Les Douanes en Février Que le pays se développe et s'enrichisse est un fait qui est manifesté par le rapport mensuel de la douane à ! pés au saux otage rencontrent beaucoup Montréal.Le mois de février finissant j ^ difficultés.Il v a eu des avalanches hier accuse une perception de.81.397.- 8raves en Dois endroits différents.917.37 contre 81,123.770.39 pendant le j A M!'r'p’ 0D a retrouvé, jusqu a prémois correspondant l’année précédente, ^rit dix-sept corps, et on s attend a en soit une augmentation de 827l.17li.9S ] découvrir beaucoup d’autres d’ici peu.ou une moyenne quotidienne de S.ô'U- i Plusieurs blessés ont été retirés des 247.80 pour les 24 jours d’affaires.¦ décombres; tous sont gravement at-L'augmentation se répartie sur toutes : teints- les lignes d'importation, quoique le i A Burke, où le second éboulée s'est sucre brut figure assez joliment et aide produit, cinq cadavres ont été exhumés à hausser le total des recettes.La sur- j et deux personnes sont blessées, taxe allemande est pour le présent ; A Carbonate Hill, il y a deux morts suspendue.et douze blessés.Un M.Joseph Larue, de Lapraiiic était venu à Montréal par affaire et avait apporté avec lui un joli magot.Hier soir, en passant rue Vitré, trois i individus so jetèrent sur lui; Af.Larue, j qui est, très robuste, résista de sou 1 mieux et les malandrins ne parvenaient par à le mettre hors de combat.L’uni «les agresseurs pour mettre fiu à l’af faire, trouva le moyen de jeter M.La ruo par terre; là, ses doux complices I le t inrent, pendant que lui-même en taillait le pantalon de sa victime et lui enlevait son argent.Fuis le coup fait “te I* vente.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL.SUCCESSION DE FEUE DAME A DINE PEMBERTON.EPOUSE DR FEU SIMEON LEPAGE VENTE PAR AUTORITE DE JUSTICE Jp.soussigné, notftîro public, pour ciiltig parti*
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.