Le devoir, 16 avril 1910, samedi 16 avril 1910
REMIERE ANNEE—No.83 MONTREAL, SAMEDI, 16 AVRIL, 1910 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : ^BT1 "W TT TT Rédaction et i 0p\Saa!âsm EJmZ Quotidiennt : ¦ lj I ¦ lj I f ¦ Il II Canada .|m ^BB êHK V union Postale.fl^B ^^B ^^T^B ^^B M .i, I i H i H U H ¦ Il B B B b tei'e'phonr i ^ Canada .H M BII M WkÆ ¦¦ Æ WÊ W M ¦ ¦¦ REDACTION : Main 7460.Etats-Unis «t unionFotui*.iBHflBÜ BHBBBH mÊÈÊÊ^r ¦HBBHI WÊÊÊ ÉIHH ÉHBi ADMINISTRATION: Main7461 Directeur: HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS! « HANDS OFF MONTREAL” Trois compagnies se disputent actuellement devant la commission des chemins de fer de l’Assemblée législative le droit de construire à Montréal des tramways souterrains.Leurs agents et leurs avocats mènent devant la commission, dans les couloirs du Palais Législatif, dans les salons d’hôtel, une très active campagne.Le Devoir a déjà indiqué, voici des semaines, quelle serait son attitude en face de ces prétentions diverses.Le Devoir croit que l’intérêt primordial dans ce conflit est celui de la ville et des citoyens de Montréal; que c’est au point de vue des intérêts généraux de la ville et des citoyens que la question doit d’abord et surtout être envisagée.Et c’est pourquoi nous estimons que l’Assemblée législative devrait traiter de la même façon tous les “ promoteurs ” et tous leurs projets de loi: c’est-à-dire, leur fermer la porte du Parlement et les renvoyer traiter cette question avec les autorités municipales de Montréal.Montréal possède de droit naturel la propriété de son sous-sol (personne ne songe sérieusement à l’aérien et l’Assemblée, croyons-nous, écartera facilement le projet) ; c’est aux citoyens de .Montréal, à l’argent qu’ils ont dépensé, aux impôts qu’ils ont consentis qu’est dû, dans une très large mesure, le progrès et le développement de leur ville; ce sont les citoyens de Montréal qui sont les meilleurs juges de leurs intérêts; c’est à eux qu’il appartient de dire où, quand et comment, devront être construits nos tramways souterrains.C’est à l’Hôtel-de-ville de Montréal, en pleine vue des citoyens de Montréal et par les hommes qui sont investis de leur confiance que doit être traitée cette question de première importance, et non pas à l’Assemblée législative de Québec.En quoi les trois-quarts des députés qui siègent là-bas connaissent-ils.et peuvent-ils même connaître les intérêts de .Montréal?Le droit de construire elle-même les souterrains, si elle le désire, le droit en tout cas de dire où, comment et dans quelles conditions ils seront construits, appartient d’abord à la ville.C’est un droit qui représente une valeur commerciale; c’est une arme surtout entre les mains de la ville, une arme qui lui permettra de traiter de haut avec les grandes compagnies.Pourquoi, sans compensation aucune, le parlement provincial con-cèderait-il ce droit à des compagnies privées, si puissantes soient-elles ?Que les compagnies traitent d’abord avec la ville, qu’elles disent exactement ce qu’elles veulent et la ville, maîtresse de son sous-sol, libre d’y construire ou d’y laisser construire des souterrains, débattra avec elles les conditions de leur service.Si une entente se conclut, qui paraisse sauvegarder les intérêts de la ville et des citoyens et que les capitalistes trouvent de leur goût, ce sera le temps pour le j Parlement de ratifier cette entente, d’apporter au contrat intervenu | entre les principaux, entre les seuls intéressés, la sanction législative.Mais d’ici là les Chambres n’ont pas de raison de conférer à une compagnie quelconque des privilèges qui appartiennent de droit à la ville de Montréal; ils n’ont pas le droit de lier celle-ci ou de gêner son action en conférant à ses partenaires possibles des pouvoirs spéciaux.Hands off Montreal! laissez Montréal libre, tel doit être le mot d’ordre, le mot de garde.OMER HEROUX.Représentation proportionnelle Si j’étais député ce serait à Québec, et je prendrais rang, naturellement, parmi les nationalistes.Chacun sait que ce petit groupe ne rallie pas souvent la majorité.Les projets de loi que je soumettrais à la Législature auraient donc bien peu de chance de franchir les dei nières étapes: tant de crochets se tendraient vers eux pour les arrêter au passage.Le sort fait l’an dernier au bill Lavergne sur le français est resté frais dans toutes les mémoires.Mais qu’à cela ne tienne! Ce u est pas une raison, parce qu'on ne peut espérer un résultat immédiat, de se croiser b"-' bras et de ne faire aucun effort pour affranchir la province du réseau de routine sous lequel elle croupit.Au reste, l’expérience a prouvé qu’il suffit qu'une réforme ait été mûrie par un cerveau nationaliste, pour que le gouvernement, après l’avoir ridiculisée, s’en empare, la poinçonne à sa marque et la fasse finalement voter par sa fidèle majorité.Enhardi par cette certitude du succès final, dont le titre de nationaliste est le gage, je proposerais dès la présente session que le mode actuel de représentation à la Législature, dit majoritaire, soit remplacé par la représentation proportionnelle.Bans doute le bloc ministériel ne voudrait pas en entendre parler, et pour ne pas être ébranlé par mes arguments se boucherait les oreilles.Tout cela serait prévu de même que les efforts du gouvernement pour raccourcir un débat où il se croirait tenu de jouer le mauvais rôle.Et la réforme lui serait antipathique, d’abord, parce qu’elle porterait une étiquette nationaliste encore beaucoup trop fraîche, ensuite parce qu’elle lui deviendrait désavantageuse au jour du scrutin.Mais peu importent les rebuffades que je serais sûr d’éprouver.11 ne s’agirait à cette session-ci que d’offrir le système de la R.P.en pâture à l’opinion, d’en faire peser par la discussion le pour et le contre, de familiariser tous les groupes de la population avec ce qu’elle comporte de réel progrès, de justice, de garantie, de stabilité sociale.Toute réforme politique et éconotni-que de quelque importance suppose une longue agitation ; elle ne manque jamais de reneoutrer une très vive opposition quand elle va à l’eneontrc de l’intérêt des détenteurs du pouvoir.Je serais satisfait si l’agitation commencée cette année recrutait à la R.P.assez d’adhérents pour que.dans cinq ou six ans, le gouvernement trouve meilleur pour sa santé de ne pas la repousser plus longtemps.Nouvelle en Amérique, où elle n’a été appliquée nulle part que je sache, la R.P.a fait ses preuves en Europe.Mise en pratique en Suisse depuis quinze ans, en Belgique depuis dix ans, elle a donné à ces deux pays la plus entière satisfac- tion.L’Angletere y viendra bientôt, ainsi que la France; en ce dernier pays elle n a été écartée 1 automne dernier que par une faible majorité, formée de députés blo-eards qui voyaient dans la R.P.la pierre d’achoppement de leur élection future.Je ne saurais en donner une meil-jleure définition que celle qu’en donnait 1 Action Sociale le 8 mars dernier dans les lignes suivantes: " « fjuulifié de représentation proportionnelle un système électoral, *jui .tend a répartir les mandats attribués par le suffrage populaire au prorata des votes recueillis par chaque parti, dans une large circonscription donnée.Il diffère du système ^ majoritaire, encore en honneur en ['rance, en Angleterre et au Canada, en ce qu’il n’attribue point tous les mandats, dans plusieurs arrondissements restreints, aux candi dats qui réussissent à obtenir ia moitié plus un du vote émis; mais qu’il distribue, au contraire, ces mandats, dans un large collège électoral, absorbant trois, cinq, sept ou même plus des susdits arrondissements restreints, en proportion des forces accusées, à l’épreuve du vota, par les divers partis.I.a caractéristique essentielle de la R, P, est de permettre la représentation des minorités, souvent imposantes, que le système majoritaire et uninominal, le nôtre, exclut de la représentation, à peu près systématiquement." Génératrice d’équité électorale, la R.P.comporte aussi une plus grande moralité dans les élections en ce qu elle rend plus difficile la corrup-tion.à cause de l'étendue plus considerable des collèges électoraux; en ce (tu cûe met fin aux influences de elo-ener et aux petites coteries locales -en ce quelle substitue, dans une lar-’ ge mesure, la politique des idées à celle des personnes.^ Ajoutons qu’elle a encore pour effet de rendre impossibles les trop fortes majorités, toujours si à redouter dans les parlements, parce qu’elles sont l’origine de multiples abus de pouvoir.Depuis dix ans que nous en avons à Québec, nous n avons pas encore fini d’en souffrir de ces pléthoriques majorités, on plutôt de leurs lois faites Dieu sait comment, parce qu’un bon nomine de ceux qui les composèrent, .tout ignorants qu’ils puissent être, n’ont eu qu'à se réclamer de Lau rier pour se faire élire.Tel est en peu de mots le système qu’il s’agit de substituer à notre régime tout à fait primitif de représentation majoritaire qui n'a déjà que trop vécu.N’est-il pas digne d’être mis au nombre des grandes réformes pour lesquelles les nationalistes ont livré tant d’épiques combats?Et puis, le couvrir du pavillon nationaliste, n’est-ce pas le plus sûr moyen de le faire arriver à bon port?Un peu lentement peut-être.FERDINAND PARADIS.Les élections françaises NOTES ET SOUVENIRS M.Godfrey Langlois Nous apprenons d'excellente fource qu’on a offert à M.Godfroy l.angloi*.le poste d’agent de la Province à Londres et qu’il B refusé.Huit jours à peine nous séparent des élections françaises.Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour prédire que l’opposition marche à une défaite certaine.Notre correspondant parisien, M.De-nais, qui est sur les lieux, qui suit, depuis quinze ou vingt ans bientôt, la politique française, qui a lui-même conquis, sur les radicaux socialistes, l’un des quartiers les plus hostiles de Paris, laisse assez deviner les prévisions pessimistes que crée chez lui le spectacle de la campagne électorale.Il y a, à la défaite probable de l’opposition, des causes multiples, mais le dernier mot de la situation se trouve vraisemblablement dans l’article de Drumont que le “Devoir” publiait l’autre jour.Que voulez-vous que fasse l’opposition contre un gouvernement qui dispose d’un budget de quatre milliards?La Providence peut toujours déjouer nos calculs, mais, humainement, toute résistance est vouée à l’échec.Les électeurs sont à peu près pétris de la même pâte dans tous les pays du monde.Or, chacun constate qu'il est certains comtés de la province qui ne votent jamais contre le gouvernement, quel qu’il soit.Pourquoi! Parce qu’ils ont trop besoin des faveurs officielles sous toutes les formes.Cette situation se répète en France, mais dans des proportions beaucoup plus considérables, parce que le pouvoir est plus centralisé et qu’il dispose de moyens d’influence infiniment plus puissants que chez nous.Et voilà pourquoi les élections sont presque toujours favorables au gouvernement du jour, môme si une rafale doit, le lendemain, le jeter à bas.Sans doute, là-bas comme qÿez nous, il devrait en être autrement et l’on peut reprocher aux électeurs de n ’avoir pas une conception assez nette de l’intérêt général, de mettre leur intérêt personnel et immédiat au-dessus de l’intérêt national.Mais les faits sont les faits, et il n’est pas probable que les élections du ‘.M avril rompent avec des habitudes déjà anciennes.* # * Quant au reste, il était presque amusant de lire dans la “Patrie,” l’autre jour, au lendemain de la réception un peu fraîche que paraissent avoir faite à.M.Briand ses électeurs de Saint-Chamond, que le premier-ministre actuel est.excessivement populaire dans les milieux ouvriers.Il ne faut pas avoir vécu longtemps en France, ni surtout avoir beaucoup fréquenté les réunions ouvrières pour constater que “l’extrême popularité” de M.Briand dans ces milieux est simplement un mythe.La vérité, c ’est que la manifestation de S.-C’hamond traduit, sous une forme aigue, le sentiment qu’entretiennent, à l’endroit du premier-ministre, uu très grand nombre a’ouvriers, parmi les socialistes révolutionnaires surtout et les adhérents de la Confédération Générale du Travail.Et cela se comprend.M.Briand est un peu le Rodolphe Lemieux de ce pays-là.Après avoir prêché la grève générale, conseillé la descente dans la rue, plaidé pour Hervé et posé partout à l’homme d’avant-garde, il s’est assagi, il a décroché un portefeuille, il a pratiquement tourné le dos à ses fidèles et à ses compagnons d’hier.Il faisait partie du cabinet Clemenceau lors de la fusillade de Villeneuve St-Georges.et je me rappelle très bien, dans un immense “meeting” du Tivoli-Waux-Hall,avoir entendu, deux heures durant, dix mille ouvriers conspuer ce “gouvernement d'assassins.’ ’ Il y avait là des hommes de toute nuance, depuis les anarchistes jusqu’aux socialistes-parlementaires, en passant par les chefs de la Confédération Générale du Travail.Sur l’estrade: Jaurès, Marcel Scmbat, Grieffuel-hes, Bousquet, etc.On se chamaillait parfois, mais lorsque le tapage menaçait de prendre des proportions trop considérables, un orateur se levait et déclarait: Quelles que soient nos divergences de méthode ou de tactique, il est un point sur lequel nous sommes d’accord: c’est pour flétrir le gouvernement d'assassins que nous avons.Et l’accord se rétablissait comme par en chantement su eri de: Hou! Hou! Clemenceau l'assassin ! Cette clameur nous poursuivit jusque dans le métropolitain, sous les regards des sergents de ville scandalisés.Dans une autre réunion, à l’Hôtel des Sociétés Savantes, on vendait le discours de M.Briand sur la grève générale, et j’ai encore dans l’oreille l'accent avec lequel un vieil ouvrier me disait: Ah! tu l’as, camarade, le discours de Briand, garde-le bien; c’est une sale canaille que oet individu-là.Ceci, d'ailleurs, n’empêchera proba ment pas M.Briand de se faire réélire.Il est très rare qu’on se permette, en France, de battre nn ministre, et surtout un premier-ministre.5P.Briand est, au reste, un fort ha bile homme.Il trouve le moyen de faire des façons à tout le monde, de poser à l’homme modéré tout en étran giant la liberté, et de flétrir les persé euteurs tout en poursuivant les persécutions.11 a le doigté et la manière.OMSK HEROUX Gare aux Plombs ! Vaines récrimina- I lions Le procureur-général permet à la Sû ! reté provinciale de perquisitionner, en 1 pleine rue ou dans les habitations même, sur la personne de certains étrangers, parce qu’ils sont nés en Italie; mais il laisse on paix les Scandinaves et les Polonais, les Grecs et les Turcs, qui possèdent pourtant avec maîtrise le noble jeu des armes blanches et des ar-1 mes à feu.Le code criminel défend le port illicite ou ostensible des couteaux, des revolvers et des coups-de-poing, des gar-cettes et.des mas es ; mais on laisse faire la vente à discrétion de ces joujoux de salon.Le maire Gueriu autorise la police à enlever aux gamins du trottoir les pistolets d’un sou, parce que la détonation de la capsule peut provoquer des crises d’épilepsie chez les personnes délicates; mais on accorde à d’autres enfants la liberté de tirer sur les passants avec des fusils à ressort ou à air comprimé, au risque de causer des accidents très graves, comme il est facile de le constater dans les régistres des hôpitaux.Tout cela parce que les procureurs-généraux, les codes et les maires, en recherchant le souverain bien des peuples et des villes, ne peuvent atteindre leur but sans oublier en route un peu des bonnes intentions prises au départ.D’aucuns peuyent trouver puéril de protester contré des jouets aussi innocents que le fusil à ressort ou à air comprimé, qui porte un plomb “BB” à plus de cent verges.A la campagne, dans les endroits où les passants sont peu nombreux et l’espace très ouvert, le potache en vacances peut difficilement trouver un meilleur amusement que de crever les yeux aux oiseaux ou aux volailles, et de décorer le pelage des félins et des toutous d’ecchymoses plus ou moins réussies; mais dans la ville, des piétons grincheux n’aiment pas ce genre de préparation au tir régimentaire, et certains parents s’opposent mémo à ce que leurs bébés servent de cible aux plombs perdus ou dirigés, dans une cour de quelques pieds carrés qui permet aux mioches de regarder un peu le soleil en face, loin des voitures, des bicyclettes et des automobiles.La loi défend sans doute do blesser les bébés, les enfants et même les grandes personnes avec un fusil quelconque, mais il y a une lacune; rien n’empêche la vente aux mineurs de ces objets nuisibles, rien ne régularise la manufacture.Jadis, Ton disait “cure ne vaut prévention”, ce que les Normands d’après Guillaume ont traduit par “an ounce of prevention is better than a pound of cure.” La prévention se trouve dans la règlementation du permis de vente.Le fusil à air comprimé n’a jamais eu d’autre utilité que de faire enrager ceux qui en reçoivent la charge au visage, ou d’apprendre à mal tirer aux enfants auxquels on rend le mauvais service de leur donner ces armes imprécises.Dans le “P’tit Nord”, récemment, des bambins jouaient aux sauvages.Le jeu cessa lorsqu’un des héros reçut en pleine figure une fusillade de plombs qui lui laisseront des marques permanentes.Le juge Britton, à Toronto, a condamné la maison Grafton à .!S00 de dommages-intérêts pour avoir donné à un gamin qui n ’avait pas seize ans un fusil à air comprimé dont la charge éborgna une passante, Mme Fowel.La Société protectrice des animaux veut conspuer le fusil à air parce que les chats et les moineaux sont victimes journalières des tireurs.Que penserait-elle, par exemple, de réclamer l’abolition des jouets dangereux parce qu’ils peuvent blesser les bébés et tous les autres mortels! JULES TREMBLAY.Les feuilles ministérielles recommencent leurs lamentations de l’an passé.Les nationalistes, déclarent-elles, prennent tout le temps de la Chambre et leur violence est extrême.C ’est leur faute si les choses ne vont pas plus vite et si le parlement, depuis un mois qu’il siège, n’a presque pas fait do besogne effective.Il faudrait en finir avec cette légende.Si le parlement n’a pas fait plus de besogne, c 'est que le gouvernement ne paraît pas avoir préparé sa législation avant l'ouverture des Chambres, et qu’il s’est arrangé de façon à prolonger des discussions qui, autrement, se se raient très rapidement terminées.Prenez, par exemple, le débat sur le budget.Les anciens trésoriers avaient l’habitude de faire imprimer, à la fois, le texte même de leur discours et un résumé spécialement fait pour la presse.Le texte était communiqué aux députés qui pouvaient, pendant le discours de l’orateur, vérifier les colonnes de chiffres, et la discussion en était facilitée d’autant.Depuis quelques années, on a renoncé à cette bonne habitude et le texte du discours n’est distribué que des mois après qu’il a été prononcé.Quant au résumé, il est bien communiqué aux journalistes, mais, cette année, M.Tellier, qui devait répondre au trésorier provincial, n’en a eu connaissance que vers les sept heures, alors qu ’un journal ministériel de Montréal l’avait publié à quatre heures.Comme, d’autre part, M.McKenzie a débité sa harangue d’une voix déplo-rablemcnt faible et confuse, le chef de l’opposition, ni aucun des auditeurs du reste, n ’en a pu suivre la trame.Et c ’est ainsi que M.Tellier a dû proposer la remise du débat, afin de prendre coin munication du résumé que devaient pu blier les journaux.Premier retard, causé on définitive par la négligence du gouvernement.Ce n’est pas tout.Lorsque le chef de l’opposition eut terminé sa critique, M.Gouin, au lieu de repondre lui-même ou de proposer l’a-i journement du débat, ordonna à M.Mousseau de parler jusqu’à six heures.Et parce que le premier ministre voulait gagner du temps, pane qu’il voulait se réserver Je moyen de bâtir un gros discours, le débat se prolongea toute la soirée pour être enfin remis au mardi suivant.Ce soir-là, M.Goulu prononçait sa grande harangue et, séance tenante, M.Bourassa lui répondait.On ne pouvait reprocher à l’opposition de prolonger inutilement la querelle.Dans la discussion sur l’adresse, c’est pratiquement le gouvernement qui, encore une fois, a, pendant trois ou qua tre, jours, fait traîner le débat.Quant à la violence, il suffit d’avoir suivi certaines discussions pour savoir qu elle n’est pas le monopole exclusif de l’opposition.Il est certain que les nationalistes ne ménagent pas leurs coups; mais ils n’ont pas recours aux ‘ procédés qu ’affectionne volontiers le (premier ministre et dont il a donné ces jours-ci un nouvel et déplorable exemple.Ils ne se soucient point de faire allusion à des malheurs d’ordre privé pour essayer d’écraser un adversaire.Du reste, il convient peut-être de ne pas tenir trop sévèrement compte au premier ministre de ses méthodes et de ses allusions.H a certes de la valeur intellectuelle, un remarquable talent il’exposition, et lorsqu’il ne force pas ses moyens, qu’il n’essaie point, par exemple, de faire du lyrisme ou de l’ironie, il est.véritablement intéressant.Seulement, à de certaines heures, il paraît évident que les circonstances l’ont poussé à des fonctions qui dépassent son niveau moral.OMER HEROUX.QUESTIONS DU JOUR La Coopération au Japon Le Japon qui s’ouvre à peine à la’ 3o Faire des achats en gros pour civilisation occidentale, inconnu hier dans le monde industriel, et qui s’est fait une si brillante trouée dans ce champs d’activité, étonne par ses progrès et le développement de ses éner gies insoupçonnées.A quoi est donc dû un pareil épanouissement, présage de sa grandeur future?A bien des causes, sans doute.Mais l’une d’elles mérite d’être signalée ici.Le croirhit-on ! le .J npon, pays que l’on se représentait comme plongé dans l'engourdissement oriental, est plus avancé que le Canada au point, de vue de sa législation sociale.Ainsi il a su comprendre, vingt ans avant nous, les bienfaits de la coopération, et pendant que nos législateurs fédéraux sont hypnotisés par des intérêts égoïstes, ou apeurés par des criaille-ries d’ignorants qui se voient menacés dans leur fromage, le Japon, lui, a marché hardiment dans la voie du progrès en passant une loi large et généreuse en faveur de la coopération sous toutes ses formes.En vérité, qiello belle posture est ainsi faite au Canada on face du Japon! N’y a-t-il pas lieu d’avoir honte des hésitations de notre Parlement fédéral enlisé dans une misérable routine, soutenue par do mesquines considérations individuelles nux dépens de l'intérêt public?Le législateur japonais n su s’élever bien avant, nous, au-dessus de ces criai lleries et a invité le peuple travailleur à s’organiser sur le terrain économique en lui donnant une lof sur la coopération.En passant, rendons hommage à.la sagesse de la Législature de Québec qui s'est montrée vraiment éclairée et a placé fièrement notre province à la tête de la Confédération, en légiférant since sujet, donnant ainsi un grand exemple au reste du Canada.Voici des données vraiment intéressantes sur le mouvement coopératif dans l'Empire du Mikado, données quo nous soumettons à tous ceux qui sont capables de réfléchir.Le mouvement coopératif est.à certains égards, déjà ancien au Japon, car des greniers coopératifs y existent depuis quelques générations.Ces greniers ont pour but de fournir aux pauvres du blé de semence et, de panification, notamment du riz en temps de famine, contre payement d’un intérêt.Depuis plusieurs années déjà, il existe > ausai au Japon .SOUS le nom de “ Ko” ou “M uzin" plusieurs mil liers île modestes coopé ratives de cré- ilil, ; Joui les i membres payent leurs parts sociales par termes, tandis que les | iréts leu r sont consentis à un taux réduit.Ce sont In nom (’ai«nés l’opul laires canadiennes.Les populali ions étant essent ielU ¦ment ngric.oies, les coopérât i vos rurales pré- dominent au -1 upon.En 1891, 1 e ministre de Tinté rieur.comte Shinagouca, promulgua lu première loi sur les sociétés coopératives mais elle se rapportait exclusivement aux coopératives de crédit.En IH89 nette loi fut étendue à toutes les categories de sociétés coopératives, puis elle entra en vigueur en 1900.Cette loi autorise les sociétés coopératives à acquérir la personnalité civile et à poursuivre les buts suivants: Jo Procurer à leurs membres les fonds dont ils ont besoin, et leur fa ciliter le placement d’épargnes.2o 1 endre les marchandises produites par leurs membres ou les employer dons un but industriel.vendre au détail, à leurs membres 1rs marchandises achetées, soit pour leur consommation personnelle, soit, pour leur faciliter l’exercice de leur profession.•to l tiliser les marchandises fabriquées par leurs mefohves dans un but industriel et leur prêter les outils et instruments nécessaires.Les opérations des sociétés coopératives peuvent s’étendre à la fois à plusieurs de ces buts.A la fin de l’année 1900 il existait au Japon 21 sociétés coopérative-;, dont 13 coopératives de crédit autorisées imr la nouvelle loi.A la fin de juin 1909, on comptait déjà 51 l!l m sociations coopératives, dont ISfi-t eoo pérntives do crédit: 191 sociétés éten dent leur activité à toutes les opérations prévues par la loi; 711 associations étaient des coopératives de pro duotion pures, tandis que les autres s'occupaient de plusieurs branches à la fois.Quel progrès accompli en quel ques années seulement ! En 1903, 571 sociétés comptaient 15.131 membres, tandis qu'eu 1907, 102:1 associations comprenaient 151.123 sociétaires.La moyenne des membres pai société a passé de 79 en 1903, n 93 en 1907.Les parts sociales versées se montaient à la fin de l'année 1907 à 2970 marks en moyenne par société et à 31 marks en moyenne par membre.1 -es fonds de réserve ascendaient eu moyenne à 600 marks par société et à trois marks par membre.Les emprunt?à 1800 marks et 50 marks, les dépôt-à la caisse d’épargne à 3050 mark?et 31 marks.Les 1623 sociétés qui ont fourni de-renseignements pour la statistique di 1907 comptaient, comme nous l’a von déjà dit, 151,123 sociétaires, dont 121., 135, soit 80,2 p.c., s’occupaient d’agri culture, 10,4/5 ou 6,9 p.c., de commerce; 4.7 p.c.exerçaient une profession industrielle, arts et métiers, 3028 ou 2 p.c.,.se vouaient à la pèche.I t'es données nous révèlent en partie le secret des progrès merveilleux ne CompKs par le Japon.Os milliers de sociétés coopératives ont été autant de foyers d'enseignement pratique, di formation économique, d'activité bien faisante et féconde qui ont transfor mé la mentalité de la population, On voit par là quel puissant levin est, I association coopérative.Luisant appel à toutes les bonnes volonté», à toutes les énergies, à tous les liavail leurs quelque humbles qu’ils soient, elle les groupe et en fail des faisceaux d’une résistance invincible.La coopéra tion multiplie toutes les activités, en centuple les bienfaits, et avec des uni tés impuissantes par l'isolement,, for me des groupements pleins de saine hardies initiatives.Après avoir, grâce au régime eoo pératif, discipline, r,es forces product i vos et créé la petite industrie, le ,la pou a pu ensuite aborder lu moyenne puis la grande industrie, comme i commence à le faire de nos jours, ni grand étonnement de ses rivaux di l'Occident.C'est l’histoire de l'Allenm gne coopérative qui se répète au .la pon.Après le Danemark qui a révo lutionné son agriculture par la coopé ration, voici l’Allemagne et, le Japoi qui transforment leur monde industrie en appliquant le même régime coupé ratif à leurs activités productives.Il sc dégage de là une leçon salutai re pour nous.Nous fera-t-elle enfin ou vrir les yeux?JEAN LEMIRE.A LA CHAMBRE DES COMMUNES Ottawa, Ont., 16 avril.— Hier, à la Chambre des Communes, M.Fisher, le ministre de l’Agriculture, a longuement exposé ce cpie son ministère avait accompli, depuis 1896.C 'est son habitude, quand la Chambre en vient à ses crédits, de nous entretenir de cela, il aime à s’écouter parler.L’opposition, à maintes reprises, l’a interrompu, mais il n’a pas perdu son calme ordinaire.Il entre dans tous les détails de son administration, explique que, depuis 1896, les terres cultivées.qui se chiffrent à 30 millions d’acres de superficie, aujourd’hui.ont presque doublé d’étendue, regrette que les éleveurs ne se préoccupent plus de l’élevage des moutons, et aioute que le ministre de l’Agriculture s’occupe de porter remède à cette négligence.A propos de la culture du tabac.M.Fisher constate que les préjugés entretenus à l’endroit du tabac canadien diminuent, on fait même au jourd’hui de très bons cigares, avec ce tabac.M.Charlan.un expert français, venu au pays à la demande du ministère, a fait une tâche excellente, dit M.Fisher.Il se proclame fier de l’ouvrage aceom-I»li par son ministère grâce auquel 1 agriculture est devenue une science, an Canada, et conclut en di- sant; “Je ne me vante point, je constate des faits patents”.Ceci déplaît à M.Armstrong, député conservateur de Lambton, qui reproche à M.Fisher d’avoir nui aux intérêts de la classe agricole canadienne, et d’être le seul blâmable, si la Grande-Bretagne maintient l’embargo sur le bétail canadien.‘C’est encore à cause de vos malhabiles méthodes, dit-il, que l’Angleterre nous refuse le tarif préférentiel réciproque”.D’autres députés font des remarques.M.Sharpe, de Lisgar, propose la création de fermes modèles dans tous les comtés du Canada, soit 221.ce qui fait sourire M.Fisher.Il n’a pas promis de ferme d’expérimentation pour Québec.A huit heures, la Chambre revient au fameux bill de la ‘‘St.-Lawrence Power and Transmission Co.” Il est revu, corrigé et amendé.M.Sharpe voudrait que l’on y ajoutât que rien, dans cette mesure, ne fera revivre les pouvoirs d’une compagnie ‘organisée en 1901.La Chambre, par nn vote de parti, de 32 à 49, rejette cet amendement et le bill subit sa troisième lecture.M.Currie, de Simcoe, qui vou- drait en demander le renvoi à six mois, arrive trop fard, M.Pardee a gagné sont point.La ( lhambre adopte ensuite une refonte du bill Miller, relatif aux paris sur les champs de courses.La loi nouvelle défend la publication de toute annonce relative aux agences de paris, limite à deux réunions de sept jours chacun, par an, la durée des courses sur une piste.On ne pourra établir un champ de course dans une ville de moins de 15,000 âmes.Le pari entre amis, sans agents, reste toujours permis.Ce bill subit la seconde et la troisième lecture, sans opposition et prend le chemin du sénat.Et la Chambre se remet à l’étude de divers crédits secondaires.Bill de la Marine, mardi, probablement.GEORGES PELLETIER.C Faits et Méfaits || Les capitaines de pompiers mis à la retraite Les cinq capitaines de pompiers dont le “Devoir” annonçait hier la prochaine mise à la retraite sont: le capitaine Richard, de la caeernc 8, angle Craig et Gain, le capitaine Bennett, de la casern?.9, rue Richardson, le capitaine C.Giroux, de la caserne 17, rue S.-Denis, le capitaine Pelletier, de la caserne 18, me S.-Hubert, et le capitaine Charron, de la caserne 19, rue Fullum.Le sous-chef Mitchell prendra aussi sa retraite, et le chef Tremblay fournira au Comité exécutif les noms de ceux proposés à leur succession, et il proposera la nomination de deux nouveaux capitaines; l’un pour la caserne du quartier de Lorimier, l’autre pour la nouvelle caserne de l’avenue Cedar.MORDU PAR UN CHIEN.En se promenant dans la rue Sain-te Catherine-Ouest liitr soir, un M.Alcide Charest, domicilié 25 rue Mance, s'est fait mordre grièvement à In jambe gauche par un chien errant.On croit que l'anima) appartient à un M.Benjamin Franklin, 12 rue Belmont.A PROPOS DE TAXE.Une poursuite n été intentée hier contre la ville de Montréal par Mme C.H.Letourneux, de S.-Henri, demandant l’annulation d’un règlement municipal par lequel, la défenderesse impose une taxe aux propriétaires pour les canaux d’égouts posés dans leur rue.Le demandeur allègue que cette taxe, qui était de $1.50 par pieds avant l’annexion de H-Henri, ert la seule exigible et que la loi passée par la ville, élevant cette taxe à $2.97, est illégale.POUR UN PETARD.M.Joseph Lanzon, cocher de place, a intenté hier une poursuite en réclamation de dommages-intérêts contre un M.Elzéar Jean.Le demandeur allègue qne le fils du défendeur jeta, il y a deux ans de cela, un pétard entre les jambes de son cheval qui prit le more aux dents, renversa sa voiture, qu’il réduisit en miettes et se cassa une jambe.A la suite de cet accident la bête devenue incapable de travailler dût être tuée.De là la ooursuitc Un attentat en Espagne Barcelone, 16 avril.—Le chef du parti républicain, Ortêga.n été l’objet d’une tentative de meurtre, hier.Comme il prenait le train |>our Madrid, un inoonnu, abrité dan* un mitre train qui stationnait sur ln ligne suivante, a tiré, par la portière, deux bailee qui, heureusement, ne l’ont pas Atteint. LU DEVOIR, HHinfcdi, 16 avril 19lu, La Campagne des Fiches LETTRE DE QUEBEC .l'ui io(;u l'autre jour lu visite de l’ubbé Tour men tin* et de Uideguin.J-'ni »sssnt de vie à trépa», lègue la relique à son premier propriétaire, il y met tqptefoi* cette condition que le crâne.d’Haydn sera confié, à la mort du médecin, au Conservatoire des Amis de la musique, Aussi bien, concluait-il, le compositeur n était pas sujet du prinee Esterhapv qui ne peut, en droit, soutenir auuuu'e reclamation valable.Et voilà Peter à son tour sur le [Hunt de quitter cette terre où les ossements des hommes ont le pire destin II consigne nu préalable, dans sou testa- III eut, sous les formules de serment les [dus catégoriques, les aventures roma-nesques du crâne vagabond.TI insiste en particulier pour que les siens acquittent sa promesse et remettent à la Société viennoise de musique, le précieux dépôt.Or, la famille ne satisfait pas à (“> désir suprême.Puis, effrayés sans doute à l'idée de ce quasi sacrilège à I égard des x'oloutes de plusieurs défunts, ou par crainte des représailles du prince Ksterhazy, la femme et les entants de Feter n osent pas avouer le truquage opéré; ils vendent ou donnent en 1839, l'illustre crâne à un certain docteur Haller.Ils y joignent, en même temps, les preuves d arthentieité.Le cadeau n'en demeurait pas moins embarrassant.Halit r estime la responsabilité lourde et, comme un professeur de sa connaissance, M.Rokitansky, organise justement un musée anatomique, F lui fait (iti de la pièce encombrante autant qu ; v(néreblo.1 Ce n’est pas tout.Le successeur do Rokitansky juge prudemment que le crâne appar.œnt bel et bien à la famille du savant auquel il a été* remis et ne x eut ù aucun prix le garder.G'est alors que mieux avisés ou moins timorés que tous, les héritiers du professeur font enfin le geste nécessaire et mettent, en 1895, un terme aux pérégrinations du crâne en l’attribuant au Musée de la Musique.Après ces aventures qui firent, passer de mains en mains, pendant près d'un siècle, le chef d’Haydn, on peut se lemander si celui qu'on honore aujourd’hui à A ienne est bien le véritable.Rosembaum qui fait, à distance, figure d'un farceur désireux de se jouer d’un prinee qui avait le tort de mal payer se® secrétaires, n'a-t-H pas confondu le crâne du compositeur avec quelque autre de sa collectionOu bien est-oe Feter! Ou bien Haller à qui eêtte erreur ; arriva î Rien ne ressemble plus à un i erftiî'n qu’un autre crâne.On s’est doue I évertué à identifier le débris.Examen j -cabreux et plein d’incertitudes! On ap-I pliqua sur la boité osseuse le moulage | de plâtre qui constitue le masque du j musicien.L’épreux e reste peu confluante.On a tenté des expériences env j piriques ot comparatives par radiogra-* pl::e.’fout cela témoigne de ia bonne I volonté des experts, sans prouver grand I chose.La preuve la plus convaincante se-j rait celle qn'ou tire de la déformation ¦ des cavités nasale* ci de l’état de l'eth-; tnoïde de crâne, objet de l'étude.' Haydn, en effet.smdTrait d’un polype ' qui lui ax ait dévié îr nez et provoqué i ! 'crosioff d< la martue droite.Qui I dira, cependant, s'il n'y a pas eu là simple effritement oKtéique, à la suite des sllées et venues et des manipulations snxqcelles fut soumis le crâne en L’annonce d’im volume sur la “Publicité lueratix'e et raisonnée” m’a rappelé un mot de Bnrnum:—“On disait jadis: le crédit est Tâme du commerce.Possible! mais la Reclame cn est le dieu’’.Et Phinéas Hnmuin s’y connaissait! C’est à la réclaene qu’il devait ses millions.A quinze ans, garçon épicier, i' n’avait pas un sou à lui et devait jusqu'à ses bottes.Dès qu’il eut mis de côté quelques dollars, il se maria, — à vingt et- un ans, — essaya de tout, de la loterie, du journalisme, d’un commerce de gin, d’un bazar.Quatre ans après son mariage, il était père et sur la paille.I n soir de 1835 qu’il flânait par les nies de Philadelphie, son attention s’arrêta sur la toile d’un cirque dépenaillé qui se dressait en un carrefour.A In devanture, une toile peinte annonçait.les phénomènes vi ibles à l'in teneur: un mouton à cinq [lattes, deux singes, un féroce hippopotame et une vieille négresse à tignasse blanche : c'est de celle-ci que la baraque tirait son nom pompeux de “Musée de la Centenaire”.Bamum.désoeuvré, s’adressa au patron de l'établissement.un pauvre hère amaigri, cassé, sinistre: —Que montrez-vous là-dedans?—Il reste peu de choses.—Les singes?—Morts! —L’hippopotame?—Mort! —mouton phénomène?—.Te ne l’ai plus.—Qu’y, a-t-il donc à voir?—Oh ! il reste In Centenaire noire ; mais elle n’attire pas grand moftde.mieux vaaidrait une blanche de quinze an*.Bamum entra: la Centenaire était affalée sur un sofn crasseux: -n eùi dit une momie d’Egypte: ses jambe* et ses bras étaient décharnés comme ,les membres d’un squelette ; pins une dent : aux mains, des ongles de six centimètres.Aux questions que les rares spectateurs lui posaient, elle répondait d’une voix étrange, sortant d’une bouche informe, trou noir qui A VENDRE 1.—Safo-armoire, hauteur 5 pieds, largeur, 4 pieds.2.—Une bibliothèque !> x 9.S'adres- ser à 62 S.-Jacques ou J 845 Notre-Dame Ouest, Montréal.81-6 A VENDRE A vendre bon marché, 2 bons lits de fer presque neufs avec matelas et sommiers.S’adresser à Fr.Guyon, 119a Amherst.71-n A VENDRE Un superbe auto “Russell”, 2 cylindres, ]8 forces.Cinq places, couverture, glace et fanaux.Absolument neuf, occasion exceptionnelle.339 S.Denis ou Boite No 4 A’ictoriaville, Qué.83-2 TERRAIN A VENDRE Avis aux marchands ou banquiers.Terrain à vendre, coin Christophe-Colomb et Bélanger, vis-à-vis l'église de Ste-Arsène; occasion exceptionnelle, jdus bel et meilleur endroit pour magasin départemental ou banque.S’adresser Théop.Caquette, No 112 Grand Tronc.Tél.Main 6363.14-16 A LOUER Cinq logements: Nos 17, 23, 29, 37 et 39 Carré Parthenais, bains et water closet; $13.00 par mois.S’adresser à L.Bélanger, notaire, No 20 rue S.-Jacques.RUE S-DENIS Deux magnifiques propriétés à vendre.Une entre Roy et Duluth, l’autre en face du Carré Figer.Four informations s’adresser à R.Archambault, 747 S.-Denis.Tél.Est 2011.PROPRIETE A VENDRE La propriété du curé Charbonneau, située sur le bord de la rivière, à S.-Hyacinthe, au village.La Providence, sera vendue sur les lieux, mardi, le 26 du courant, à 2 heures p.m.Belle résidence d’été, en pierre à bosses, 3 étages.Pour informations, s’adresser au Procureur de l’Evêché- de S.-Hyacinthe, Qué.82-2 MEDECIN Très belle clientèle de médecine à céder, avec commerce de Pharmacie.— Rapport annuel moyen $3,000.00, avec perspective d’augmentation.Dans un beau centre agricole, à proximité des centres industriels de GRAND ’MERE et SHAAVINIGAN FALLS.Conviendrait paHicylièrcment à un médecin pouvant développer une spécialité quelconque: Chirurgie, etc., ax-eç perspective d’un revenu afinu'el de '$5,000:00.S’adresser par lettre à Dépt.A “Le Devoir”, 71a S.-Jaeques.72-n UNE REELLE OCCASION Piano de $323:00 pour $175.00 omp-tant ou $200.00 dont $100.00 comptant et $10.00 par mois.S’adresser au Devoir” à “T.” entre 10 h.à 3 h.ou au No S53 S.-Hubert dans T’avant-midi.9-5 PROPRIETES A VENDRE PAR J.TO U 8 appartements.$6,300 KUC ^ance’ 3 4)e',e localité.$8.000 1,116 s-Hubert Près Sherbrooke, en pierre solide avec «U,www garage d’automobile, à côté d’une ruelle $6,200 Rue Boyer, une résidence des plus fashionables.Lots à bâtir dans toutes les parties de la ville.Maisons de campagne dans tous les environs de Montréal BEAUDRY REALTY Co., Bâtisse Crédit Foncier.Tél.Main 75,57.semblait taillé dans un parchemin couleur de suie ; deux cavités profondes tenaient la place des yeux.C’était hideux et effrayant.Minium essaya do lui faire dire son âge ; mais la x ieille ne sax'ait pas.Le patron du Musée intervint en ricanant.—Elle est assez âgée, dit-il, pour a-voir serxi de nourrice nu général Washington ! C'est pourtant cette facétie qui décida de la vie et it la fortune de Bar-uum.Sans prendre lo temps de réfléchir, poussé par une sorte d'inspiration, il x it, tout à coup, se dérouler l'avenir.;ans hésiter, il proposa nu maître de in négresse un marché: 50(1 dollars — deux mille cinq cents 'francs — pour l'achat de la x ieille femme.1.'autre signa avec ivresse; Bnrnum courut a New York, emprunta les 500 dollars à un ami.ot revint aussitôt à Philadcl-pi ie pour prendre livraison de ia négresse.l'n matin tout New York se trouxa inondé de prospectus-biographies, avec portrait de In Tante .Joïce.la nourrice du Général George Washington, âgée de cent soixante et un ans!.Il nx'nit bien'fallu xûeillir le phénomène puisque WasHngton était né en 1732: il est vrai que Barnum le vieillissait trov> car son calcul établissait tpie la Tante Joïce aurait eu cinquante-sept ans lors de rte naissance du libérateur, et, cinquante-sept ans.c'est un bel âge pour une nourrice, mais personne n’y regardait de si près, et l’émotion de toute T Amérique fut indicible quand la nouvelle fut propagée.Le "Herald”, le "Sun .i le "Times" publiaient des notes de la j façon de Barnum.rédigée* dans ce j genre :—“On peut voir à la salle Nible i un des plus étrange* phénomènes dont I il ait jamais été oui parler.Vainqueur j de la mort! ("est une négresse, âgée de I Ifil ans, la propre nourrice du Grand 1 Washington, i»ère de la Patrie amén- [caine.Née sur les rixes du Potamac, | clic a vécu en V irginie, à Paris, nu Kcn-! tucky, plus decent ans.comme osclaxc ^ ne saurait être mis en doute et le publie peut examiner l’acte de vente, écrit de la main d’Auguste Washington père |du général.” I.n effet, à côté de l'estrade oùtrô-j nuit la relique nationale ’.les innotn-; brables badauds qui s’entassaient pour la contempler voyaient, sou* un verre, un papier jauni, daté du 5 février 1727 .portant le* signature* parfaitement imitées d’Auguste Washington et do : ¦ ! belle-soeur Elisabeth Atwood.Le moy- en de ne pas ajouter foi à en semblable document.1) ailleurs, bien stylée, la vieille ne tarissait pas sur tout re qui i nva’4 rapport è "son cher petit Geor-j se : elle parlait de lui avec une voix-blanche.une voix d'outre-tombe qui faisait frissonner le* plus insensibles.et , aussitôt clic se remettait à fumer sa | pipe qui, du matin nu soir, ne quittait j guère le coin de sa bouche édentée.Dans toutes ies villes des Etats du Nord, où Bnrnum l’exhiba, la Tante -Toîec fit merveille, tant il savait partout varier sn réclame: dans tous les bureaux dé tabac il l’annonçait comme la doyenne incontestée des fumeurs.“Si, disait le boniment, eomme l’assu-ren certains savants D tabac est uu poison, il est démontré, du moins, que c'est un poison lent".—A Boston, xibs biblique, le prospectus s'énonçait ainsi: : "Par une permission spéciale de la Providence, les fidèles de cette terre chrétienne ont le privilège de contempler 1 une des patriarches vénérables.'' Dans lés cités universitaires et sax-antes.le ion changeait: " l>s modiffcn-tinns physiologiques' amenées par le?ans ont fait de cette étonnante créature.etc." Cette édifiante histoire nous a été C(mtee par Barnum lui-méme, qui, vieux, vingt fois millionnaire, ot ret i ré des affaires, écrixit ses mémoires.1806 LE DEVOIR, samedi, 16 avril 1910.Les Elections Espagnoles Les partis politiques intéressant, dont les articles de fond, généralement courts, eont d’une logique irréfutable.Les journaux “El Mundo” (Le Monde) et A.B.C.passent pour conservateurs et soutiennent ce parti, principalement depuis les événements de Barcelone.Le journal dos catholiques non carlistes, qui soutient la politique des» conservateurs, bien qu’il soit avant, tout catholique, est “ El Uni versa’ ’ (l’Univers).Bon esprit est le même que celui de la Croix, dont il donne chaque jour un résumé de l’article de fond dans sa revue de la presse.Les dépêches annoncent que le premier ministre d’Espagne vient d’obtenir le décrit de dissolution des Chambres.Les élections sont fixées au 8 mai.On sera donc curieux d’avoir quelques indications générales sur le caractère et les tendances des partis qui se disputent la faveur du publie.La “Croix” de Baris publiait, dans son numéro du 2 avril, un article d'ensemble où la sifjiatiou politique actuelle de l’Espagne e„t résumée.En voici le texte qui pourra aider nos lecteurs à se guider à travers les dépêches que nous apportera, d'ici quelques semaines, le télégraphe: Il y a en Espagne quatre partis principaux: les carlistes, les conservateurs, les libéraux et le républicains.Les “carlistes”, comme le nom l'indique, sent les partisans de Don Carlos.Us datent de l’avènement au trône d’Isabelle II, fille de Ferdinand VIT, qui en devait être exclue par l’application de la loi salique, introduite en Espagne par le petit-fils de Louis Xl\r, Les carlistes n’admettent donc pas la dynastie actuelle.Us reconnaissent maintenant comme leur seul et légitime roi Don Jaime, fils de Don Carlos, mort l’année dernière en Italie, et hé ritier des droits et du programme de son père.Don Jaime a fixé sa résidence au château de Frohsdorf où mourut le comte de Chambord ; c’est de là qu’il se tient en communication avec ses II dèles partisans, qui attendent que quelque événement favorable lui permette de monter sur le trône.Des carlistes forment un parti fortement discipliné et capable, le cas échéant, de lever une année ue braves qui vendraient chèrement leurs vies.Comme ils sont très nombreux dans les provinces du Nord et qu’il y en a dans toutes, on peut croire qu’ils sont au moins deux ou trois millions.On dit qu’il y a des carlistes qui;ne croient ni à Dieu ni à diable.Ce doit être assurément le tout petit nombre, car ils sont, au contraire, des croyants convaincus et des catholiques pratiquants qui n’ont pas peur de descendre dans la rue pour défendre le clergé et les communautés contre les révolutionnaires, auxquels ils inspirent une véritable crainte.Il est juste de reconnaître que, dans le passé, ils ont rendu de réels services à la religion et à la patrie.Malheureusement, dans la fausse situation où ils se trouvei t, la nécessité de retenir leurs troupe." et de les empêcher d’aller grossir le nombre desjci>ri j encore.Æelui.ci egt actuellement catholiques qui, dociles aux conseils de .- , f , ministrM.Les libéraux se composent de tous les autres éléments qui reconnaissent la monarchie d’Alphonse XIII.Selon un usage depuis longtemps établi, ils gouvernent à tour de rôle avec les conservateurs.Le chef du parti libéral est l’éloquent avocat Don Sigismond Moret, qui avec les meilleures intentions du monde, a été l'un des hommes les plus funestes à sou pays.Après quarante ans passés dans la vie politique, où il entra fort jeune, il ignore encore que pour gouverner il faut de la décision et de la ternieté.C 'est Un fait connu de tous les Espagnols et' rappelé à chaque instant par les journaux qu’il est incapable d’avoir la même idée deux jours de suite.Grâce à l’appui qu’il a donné aux révolutionnaires, sur les épaules desquels il avait escaladé le pouvoir, son dernier ministère, qui a duré cent onze jours, a été un des plus antimonarchiques.Le roi, en le voyant travailler si activement, quoique involontairement, pour la République, au lieu de lui accorder le décret de dissolution dos Chambres, lui a retiré sa confiance, préférant la donner à Don José Cana-lejas, connu jusqu’ici pour ses doctrines radicales.L’avenir dira si, en perdant le porte-feuille, il n’a pas en même temps perdu la direction du parti.Moret, est le chef officiel, mais il y en a d’autres, très influents chacun dans sa sphère, dont l’autorité n’a pas de peine à faire échec à la sienne.Ce sont, Montero Bios et le rrénéral Lopez Dominguez, deux vieillards; le premier, politique, très rusé, qui se tient généralement dans les coulisses et s’entend à merveille pour caser ses gendres dans les plus grasses sinécures; puis, le comte de Romanones, très riche, très ambitieux, très anticlérical, et enfin Cana-lejas, le chef des démocrates, plus anti- leurs chefs, s’attachent au jeune roi actuel, les oblige à employer des argument» et des moyens qui no paraissent pas toujours justifiés par la fin.Se considérant modestement comme les seuls bons catholiques, ils traitent, dans leurs conversations, leurs dis:iurs et leurs écrits, ceux qui ne font pas partie do la communion carliste, comme ils disent, de libéraux condamnés par l’Eglise, se prêtent diffieileintnt à une entente avec eux au moment des élections, et parfois même, saur, tenir compte du désir des évêques, opposent leur candidat à un candidat catholique et assurent ainsi le triomphe du candi >dat sectaire.C’est cette division entretenue dans le camp des catholiques et cet appui in volontaire prêté à leurs ennemis, qui a fait dire à un grand journal, à la fin d’un article qui fit certain bruit: “De nos jours, la disparition du carlisme serait un bien pour l’Eglise d’Espa-gne.” Le carlisme ne disparaîtra pas de sitôt, car ses partisans l’ont sucé avec le lait; mais, quelques mois avant la guerre de Melilla et la révolution de Barcelone, il a passé par une épreuve qui fit croire à quelques-uns qu’il ne s’en relèverait pus.Dieu, en effet, en l'espace d’un mois, appela à lui les trois hom mes les plus influents: d’abord le représentant de Don Carlos en Espagne, puis le directeur de l’organe dii parti et enfin Don Carlos lui-même.I,’organe du parti est “El Correo Es-panol ” (le courrier espagnol) qui vient chaque jour apporter à ses lecteurs la n est parole d’encouragement et les tenir au courant du mouvement de propagande.II serait dillicile de trouver un carliste qui ne crût pas fermement tout ce que lui dit son journal, même dans les attaques, presque quotidiennes, dirigées contre les “mestizos”, nom dépréciatif donné aux catholiques partisans d’Alphonse XIII, qu’on y traite d’hypocrites, pendant que Maura y est représenté comme pire que Moret, ce qui est déjà dire quelque chose.Nul n’avait le talent de présenter toutes choses sous un jour acceptable, comme le grand polémiste Beuigne Bolanos, directeur du journal, plus connu sous le nom d’Euéas, dont la mort a été pour le “Correo Espanol” et le parti une perte irréparable.Scs articles étaient toujours intéressants, surtout ceux qu’il publiait dans des revues ou journaux président du Conseil des ministres, et il oubliera son ancien programme pour s’appliquer uniquement à conserver le pouvoir le plus longtemps possible, ce qui, étant données les intrigues des autres fractions libérales, ne sera pas facile.Quoique, paraît-il, il ait obtenu le décret de dissolution, plusieurs pensent qu’il tombera avant d’avoir fait les nouvelles élections.Romanones et Ca-nalejas visent l’un et l’autre à la direction du parti libéral.Au point de vue religieux, les libéraux renferment des libres penseurs,des anticléricaux, des indifférents et des ca tholiques inconséquents avec leurs croyances, par conséquent de tout.La Franc-Maçonnerie doit y être fortement représentée.La caractéristique de ce parti, on l’a deviné, c’est l’indiscipline, l’intrigue et le désir d’émarger au budget.Pendant que les conservateurs s’appuient sur les catholiques et les braves gens, les libéraux s’appuient sur l’élément révolu tionnaire.En arrivant au pouvoir, il n’ont rien de plus pressé que de ressusciter le péril clérical, et.s’ils y restaient longtemps, ils feraient voter toutes les lois sectaires de France: loi sur les associations, liberté des cultes, et .bientôt après, la séparation de l’Eglise et de l’Etat, et au bout de très peu de temps, leur tyrannie ne différerait guère de celle du gouvernement français.Heureusement pour l’Espagne leur passage est de courte durée, et les conservateurs viennent réparer le mal qu’ils ont fait, bien que, d’après les carlistes qui trouvent mal tout ce qui pas fait par eux, les conservateurs ne fassent que conserver le mal fait par les libéraux.Le journal qui passe pour organe officiel du parti est “El Diario universal” (le Journal universel ;) niais la presse libérale consiste principalement dans les trois journaux suivants qui forment le trust, et qui sont les journaux de grande circu.ation quoique aucun d’eux n’atteigne le tirage de 100,-000."El Liberal” (le Libéral), le plus sectaire de tous.“El Impnreial” (l’impartial), on ne peut plus partial.“El Heraldo” (le Héraut! héraut de la mauvaise nouvelle.Tous les trois appartiennent à la même entreprise, financière et franc-maçonnique.Ce sont eux qui ont mené une campagne enragée durant trois ans contre catholiques non carlistes, où 1 impérieu- j\iaura s.on aiinistre La Cierva se nécessité de vivre et de faire vivre sa famille l’obligeait à collaborer.On l’a comparé à Louis Vcuillot, et il peut, à certains points de vue, soutenir la comparaison.Les carlistes s’appellent aussi traditionalistes.Il y a un groupe de traditionalistes qui n’admettent ni Don Carlos (aujourd’hui Don Jaime) ni Alphonse XIII; ce sont les “intégristes”.Ils rêvent d'une njon,archie parfaite qui restituerait à Jésus-Christ et à son Eglise la place qu'ils devraient occuper dans la société contemporaine.Leur journal se nomme “El Siglo futuro” (le Siècle futur).Les conservateurs forment le premier des deux partis monarchiques constitutionnels—très différents entre eux— qui, suivant un usage établi depuis longtemps, gouvernent à tour de rôle.C’est un parti nombreux, sérieux, puissant et fort bien discipliné.II comprend la plupart des catholiques et des gens d'ordre qui sont partisans d’Alphonse XIII.On sait qu'en Espagne les députés et les sénateurs ne reçoivent pas d’indemnité parlementaire.Quand les conservateurs, qui appartiennent à la classe aisée, arrivent au pouvoir, leur souci est, non de s’enrichir, mais de bien gouverner, d’assurer tout d'abord la paix religieuse en faisant disparaître la question cléri cale, de faire de la bonne ndministrntioj de préparer des lois sages et inspirées dans un esprit de liberté bien entendue, de favoriser le progrès moral et matériel sous toutes ses formes, et de réaliser l'ensemble des réformes inscrites au programme, qui toutes tendent à la prospérité et à la grandeur de la nation.Le chef, aussi incontesté qu'aimé et respecté des conservateurs, est Don Antoine Maura (prononcer Maoura.en appuyant sur le premier a), homme d’Etat de grande éloquence, de grande largeur de vues, de grande loyauté et sincérité, d'une énergie et d'un désintéressement incomparables; le plus ferme «t le plus fidèle soutient d'Alphonse XIII.pour lequel il sacrifie tout, même au lieu de leur fournir des subsides, se contentaient de les ignorer, attitude qui, à la longue, les réduisait presque à mourir de faim.Moret, qui leur de-pait tant, une fois ministre, s’était empressé de donner à leurs directeurs une préfecture ou une direction dans les ministères; en retour, ils l'ont tellement porté aux nues, et si complètement a-veuglé, qu'au moment où le roi l’appela pour lui retirer sa cotifiance, ih se croyait déjà un autre Maura, et se voyait.après les élections, à la tête d'une forte majorité à laquelle il commanderait désormais en maître absolu.Que les lecteurs se rappellent bien ces trtrois journaux; “ El Liberal, ei Im-parcial et el Heraldo” et se défient toujours des nouvelles qui en proviennent ! Les “républicains” forment le quatrième parti que l'on peut carrément appeler celui de la Révolution, et qui est toujours celui de l'agitation perpétuelle.Assurément, il doit y avoir dans ce parti un certain nombre d'honnêtes gens, que séduit la forme républicaine et qui se figurent que l’Espagne gagnerait à n’avoir pas de roi; mais c'est le petit nombre, et il faut reconnaître qu'il se compose surtout de la lie de la société espagnole: de sorte que.ici,qui dit républicain, dit révolutionnaire, anarchiste et tout ce qu'on veut.Tout bon républicain étranger qui se respecte.Français.Suisse, Américain, en venant s'établir en Espagne, ne se pressera pas de se dire républicain ou fera remarquer que ce n'est pas dans le sens local attaché à ce mot.On [HMit dire que le parti républicain n’a pas de chef, et qu’il n'en aura jamais, parce que les chefs de second ordre, jaloux les uns des outres, rêvent tous de le devenir.A la mort de l’impie Salméron.M.Azcarate fut porté à la direction du parti, mais il ne tarda pas à être accablé d’ennuis et donna sa démission.Plus encore que chez les libéraux, c’est partout l’intrigue et l’indiscipline.Parmi ceux qui cherchent à occuper le premier rang ou qui se mettent en évidence, il mateur Sol y Ortegi me le plu» redouté et le plus haï de la le député Leroux, qui.sentant leurs Révolution, dont le cri de ralliement 1 tètes compromises dans la rêvolu-¦emble être désormais: Mort à Mau ; tion de Barcelone, attendirent la chû-ra! l'homme, par conséquent qui mérite te de Maura pour rentrer en Espa-toute la confiance et la sympathie, non gne.Sous le gouvernement des libé-eeulement des bons Espagnols, mais en- ; raux ils peuvent tout se permettre, •core d* tous les honnêtes gens.i et Leroux surtout en profite large: L'organe du parti conservateur est) ment pour faire étalage de ses dis- quï s’organisent de tous côtés.H faut mentionner encore comme républicain influent'Ferez Galdos, célèbre pour ses ouvrages de littérature et son anticléricalisme, et les députés Soriano et Azzati, qui ont la spécialité de s’attaquer à tout ce qu’il y a de res-i>eetable avec un rare cynisme.Tous sentent, très bien que l’Espagne n’est pas encore prête pour le régime républicain; ils n’ont donc pas l'espoir de le voir s’implanter de sitôt mais il leur importe avant tout de maintenir l'éntnousiasme de leurs troupes, dont dépendent leur fortune politique, et l’autre aussi très souvent, et c'est oo qu’ils savent admirablement faire au moyen des journaux et des meetings.Les meetings républicains sont de grandes revues de troupes que l’on promène triomphalement, tumultueusement dans les rues, puis que l’on réunit pour leur servir do larges tranches de curé, après quoi les organisateurs s’offrent quelque chose de plus substantiel.Les prétextes, pour les organiser, no manquent jamais: guerre de Melilla, liberté de Ferrer, protestation contre l'exécution de cet anarchiste, demande de révision du procès, amnistie des incendiaires de Barcelone, etc., et, quand il n’y a pas d'autre motif, pour le plaisir de vociférer “Mort à Maura!” Actuellement, les meetings des républicains sont dirigés contre les meetings catholiques, qui ont lieu chaque dimanche sur différents points à la foi-s, pour demander^ la fermeture des “ écoles modernes” rouvertes clandestinement.Les républicains_ sont-ils nombreux en Espagne?Un journal antidynastique dit de temps en temps que les Espagnols sont surtout carlistes et républicains.Hans oe cas-là le-s conservateurs et les libéraux ne seraient qu’une minorité.Ma.s c'est le contraire qui est exact; les carlistes et les républicains réunis forment cette minorité.Il est vrai que, grâce à leur audace et à leur discipline nu moment du vote, ceux-ci sont arrivés à avoir la majorité dans le Conseil municipal des principales villes.Madrid, Barcelone, Valence, où ils comptent aussi bon nombre de députés, mais c est de cette façon seulement qu’ils donnent 1 illusion du grand nombre dans la nation.Meme avec l’appui que leur a prêté Moret, il n’est pas probable qu'ils envoient au Congrès plus d une quarantaine de députés.^L’organe du parti est “El Bais” (le Bays l , journal qui peut être comparé à la “Lanterne” et à C’Action”.Le rédacteur chargé de se moquer, toutes les semaines, des choses saintes, est le prêtre apostat Eerrandiz.Les socialistes, qui se recrutent principalement parmi les républicains, ont aussi fondé un journal: la “manana” (>Matin ) qui est une petite “Huma-n;té Cette 'feuille a eu son instant de célébrité du à un article où, dans un moment de mauvaise humeur contre Moret, elle révéla la célèbre entrevue au cours de laquelle celui-ci dit à Maura, qui lui demandait son avis sur l’exécution de Ferrer: Qu'ii serait honteux 4,0 ne pas faire exécuter la sentence du Conseil de guerre, ce qui triompha des dernières hésitations de Maura.Cette fois-ci, les socialistes espèrent envoyer quelques députés à la Chambre.lels sont les quatre parti» qui militent, continuellement dans.la péninsule ibérique, et maintenant plus que jamais, à la veille des élections législatives qu t, yrajsepjbleblenjent.quvont lieu g-esque on inêipe tejnps.quo celles .de ifrunce., : - : Trois remarques pour terminer : 1.Les Espagnols votent très peu.Jusqu’à ces derniers temps, il' y a eu les trois qVjarts d'abstentions.C’est pour les obliger à remplir leur devoir VlectoraL que Maura a fait .la loi du Vota obligatoire, et déjà elle a produit quelques effets sur les gens paisibles qui ne se donnaient pas la peine d'aller aux urnes.-¦ Les députés et les sénateurs ne Çouchept ,nas.d-’ipdemnité,parlementai ftç,.Quand lé tir parti n’est pas'au pou gbiKj’esfrrie Jfène teolip^drjà leurs WfoHe* ptTVfr y-» concentré est très nourrissant Menus-Plaisirs, multipliait les chefs- Pour ,cs vieillards et les enfants fai d’oeuvre en l’honneur do la famille ro- .yalo.Tl avait inventé le bonbon des!, ’p J,,s véduit de Unspcrge remplace mille fleurs, le miel en bâton et on poudre.Son principal titre do gloire était le rocher de prune sur socle de chocolat imitant le granit.H en avait découvert la recette à Meudon, chez Mesdames, en observant avec l’intuition du génie un reste de jus de reine-Claude cristallisé en sucre candi.Louis XVI, dont la gloutonnerie n ’allait pas sans finesse, daigna, en 1788, témoigner à Martin le contentement qu’il avait de ses “opérations.” La chute du trône fut celle de la table et celle de l’officier.On le perd de vue pendant quelques années.Emigra-t-il?Trouva-t-il dans une cour ftrangère l’occasion d'exercer des talents que négligerait la Terreur?On ne sait; mais on Te trouve à Berlin quelques années plus tard, piqueur des équipages d’un général français, retournant i ses fourneaux dès que l’écurie lui laissait les loisirs, ai bien que le général envoyait à Paris des bonbons de Berlin.les épices et ne fatigue pas l’estomac.DANS LA SALLE A MANGER Pour fleurir la table \ ous plait-il.Madame, d orner votre table d'une corbeille d’un effet décoratif point bnnnl et dans les prix doux?Onrnissezda d’oranges ou de mandarines nichées dans de la mousse et servant de parterre à un massif où s'entremêleront dnns un désordre voulu et pittoresque: branches d’eucnlvptus aux tiges rouges, aux fleurs bleuâtre», sombrer* branchages de pin.grape* de datte* sauvages, avec, de ci, de là.la note éclatante de quelques grosses tulipes.On mêle parfois aux oranges de* touffe* de petit raisin noir qui ajoutent â la saveur rustique de l’ensemble.La garniture se dispose d'ordinaires dans un# vannerie, on peut aussi poser le massif sur un centre de table en glace étampée en laissant dépasser la glace de la largeur d’une main tout autour^ pour jeter, sur ce-('champ”-» une LES PROMESSES DU PRINTEMPS Au printemps, ce n’est pas seulement lu nature qui est renouvelée et, pour ainsi dire, recréée.Il est aussi un renouveau de Uâme.En même temps qu’une jeune sève circule dans les arbres, des racines aux bourgeons, que les fleurs éclatent dans chaque buisson, et que les herbes brillent avec une nouvelle douceur, il ko fait, dans l’àme un mystérieux travail: il semble que des sentiments neufs vont éclore.L’hiver qui finit à peine nous avait avertis de notre faiblesse ; il semblait que notre Ame même fût saisie, serrée et glacée par le froid.Mais peu à jieu, comme les fleuves nu dégel, elle se libère des neiges et des glaces ; de nouveau elle reflète le ciel et se ranime aux rayons du soleil.Ce soleil de l’Ame, c’est l’espérance, l’espérance qui est en quelque sorte une autre jeunesse.C’est parce que l'espérance nous entraîne que, tout à coup, la vie nous parait à la fois facile et infinie, qu’en même temps qu’elle nous semble se dérouler en perspectives immenses nous nous y élançons avec confiance comme si, d’un seul élan, nous devions la mesurer tout entière.Pour un temps nous avons retrouvé l’ardeur présomptueuse de la jeunesse.Nous ne doutons plus de nous-mêmes et les choses semblent s’offrir spontanément à nos prises.La vie nous est alors comme un fruit merveilleux et doré qui luit juste assez près pour que nos mains le cueillent.Cependant, dans l'allégresse du printemps.il subsiste encore quelque trouble.Parfois la douceur de l’air est traversée d’une bise soudaine et, dans l'universelle tiédeur, il passe comme d’aigres souffles.Ce sont les derniers coups de l’hiver, et l’on se sent alors trop près encore de la mauvaise saison pour la croire à jamais abolie.De même, la joie de l’âme e*t piquée tout â coup ainsi que par d’invisibles pointes.I.’élan dont on se laissait emporter se trouve ralenti.On cesse de croire un moment qu’on atteindra le but du premier bond.On perd à temps de, La fanfare de Saint-Edouard Jeudi soir prochain, 21 avril, à 8 heures, aura lieu clans le soubassement de l’église de Saint Edouard le premier grand concert çnnuel de la fanfare de la paroisse.Ce corps de musique CQinposé d’environ trente instrumentistes, recrutés en grande partie parmi la jeunesse de Saint- Edouard, et réorganisé, il y a quatre mois, par M.l’abbé J.-A.-N.Morin, avec le concours distingué dü professeur !.Heraly, du conservatoire de Liège, est l’un des plus recommandables de notre ville.Assistée qu’elle sera d’artistes éminents, la fanfare Saint-Edouard donnera un concert, de tout premier ordre.Voici le programme: lo.Ouverture Fanfare Saint-Edouard, T.-H.Rollinson.2o.Rhapsodie hongroise No 4.— Duo de Piano.— F.Liszt, Melle Sarah Bédard et M.Wilfrid Pelletier.Aimer c’est forger sa peine”, — Chant— A.Barbirollé.— Melle M.Laflèche.4o.Mouvement de la sonate de Greig, op., 7, pour piano, Melle A.Lussier.5o, Duo comique.Molles Marguerite Janoy et A.Boulanger.6o.L'enclume”, polka imitative.— Parlow.— Fanfare S.-Edouard.7o.“A la bien-aimée Ed.>Schüth, — pour piano.— Melle J.Lalonde.8o.Concerto pour clarinette de F.-L.Vanden Bogœrde.— Solo exécuté par le Prof.F.Héraly.9o.c' L’Eté”.—Chant par Melle A.Ethier C.Chaminade.lOo.Andante Cantabile el Presto Agitato de Mendelsohn, M.Wilfrid Pelletier.11 o.Sélection— Fanfare S.-Edouard.— F.-T.-H.Rallinson.3o Cet empoisonnement à l’alcool de bois LE NOMBRE DES MORTS CAUSEES PAR L’ABSORPTION D’ALCOOL METHYLIQUE EST MAINTENANT DE DOUZE.Westerly, R.-L, 16— Comme suite à l'affaire d'empoisonnement par l’alcool méthylique que nous avons racontée hier, trois nouveaux décès sont survenus hier soir ce qui porte à douze le nombre des morts dans cette triste aventure.L'enquête aura lieu lundi en Cour Supérieure; sept des témoins convoqués sont à la suite de Uabsorbtion de la drogue, en proie à des accès de fièvre chaude très violents.Charles-R.Hood et Bernard McCormick ont déclaré au Coroner que le whisky ayant causé la mort de èrois des victimes, a été acheté dans une droguerie de Werterley.On s’attend à une arrestation d’ici peu.grande; VENTE DE LIQUIDATION Articles pour Hommes ET Cha- peaux - ° o/ Vîv Ayant à déménager le 1 er Mai prochain, nous vendrons tout notre assortiment à A peu près Moitié Prix Tout sera vendu à rédudion, notre assortiment complet devant être vendu d’ici au 1 er Mai.Magasins Royal 342 Rue Sainte-Catherine Ouest, Vis-a-vis le Magasin Rea.Feu M.l’abbé Isidore Bessette Un vieux prêtre du diocèse de S.-Hyacinthe, M.l’abbé Isidore Bessette, est.décédé jeudi à l’hospice S.-Victor de Beloeil, où il se retirait depuis neuf ans.Le défunt est né à MarieviHe, le 18 mars 1839 du mariage de M.Isidore Bessette, cultivateur,' et de Dame Marie Royer.Après de brillantes études au collège de MarieviHe, il fit son cours de théologie au grand séminaire de Montréal.Le 19 septembre 1863, il était ordonné prêtre dans sa paroisse natale, par Monseigneur Charles Larocque.II fut professeur et procureur au petit séminaire de, MarieviHe, de.1868 à 1874.Après avoir exercé les fonctions de vicaire à Granby, de 1874 il devint curé de Saint-Joachim do Shefford, charge qu’il occupa pendant un an.Il fut sulpieien de 1875 à 1877, alors qu’il devint curé de St-Paul d’Abbotsford, charge qu’il occupa jusqu’à 1884.De 1884 à 1889, il fut aumônier à l’Hôtel-Dieu de St-Hyacinthe.En 1889 il fut desservant de la paroisse de Sto-Urudentienne, et quelques mois plus tard, il devenait curé de St-Barnabé, où il resta jusqu’en 1890, alors qu’il se retira à St-Hyacinthe pour y demeurer pendant six ans.Do 1896 à 1898 il se retira à l’hospice St-Vietor de Beloeil.De là il vint demeurer à la métairie de St-Hyacinthe de 1898 à 1900.Puis il retourna à l’hospice de Bel-ocil en 1901 et y demeura jusqu'à sa mort.¦A VENDRE RUE S.-URBAIN, près Fairmont, quatre maisons en brique.Douze plains pieds de six chambres tous loués.Vendra en bloc ou séparément.Prix: $18,500.Revenu $2,100.LOGEMENTS A LOUER RUE ESPLANADE, No 1517, près Mont-Royal, plain-pied, 7 pièces système chauffage, gaz, électricité.ROSEMONT, Sixième avenue, Nos 195, 197, 199 et 201, près des Usines Angus.Bons petits logements.$6.50 par mois.VILLE S.-PAUL, 230-232 rue Galt, 2e et 3e étages.Maison neuve, 8 pièces, ménage fait et murs teints au goût des locataires, $16.00 par -mois.S’adresser sur les lieux ou à W.A.MOREAU, HATISSK C'IiKIHT FONC IEK.TELEFIIONH MAIX BSS9.La surveillance des Cinématographes Il y aura un remaniement considérable, le 1er mai.dans le personnel du service des incendies.Le chef Tremblay disait hier au Maire que cinq capitaines et un sous-chef auraient droit, à cette époque, à leur retraite.Il a aussi demande que cinq capitaines soient placés dans les théâtres de cinématographie.Et ïl a rappelé au Maire qu’un règlement était en cours, prescrivant une augmentation de la taxe pour ces sortes de théâtre, et il lui a fait observer que la Ville pourra, avec l'excédent de revenu, payer les services de ces pompiers.Le Maire n dit qu’il mettrait ces questions devant le Comité exécutif, et a promis son appui au chef au sujet des modifications dans le per-, sonnel ayant pour objet d'améliorer le service.*a présomption.On se souvient enfin, heureusement, que l’espérance et la jeunesse n’apportent que de* promesses et qu’il faut encore, pour qu’elles deviennent réalités, du temps et de la volonté.H.-L P.Tabac à Fumer Dmb et AgrtaM* m OoM.Canadien-Pacifique IMPORTANTS CHANGEMENTS DANS LES HEURES, A PARTIR DE DIMANCHE, 17 AVRIL 1910.Le nouvel horaire indique plusieurs changements importants dons lo service des trains, à partir de dimanche prochain, 17 avril 1910.\o 1.—L'Express de l’Ouest, reprendra son service direct pour Winnipeg et Calgary, quittant Montréal à 10.10 ?.-ni.\'o 2.—L’Express de l’Est, venant de Calgary et Winnipeg, arrivera à Mont-j réal à 7 ji.-m.Iæ premier train quittera Montréal! jeudi, le 21 avril.No 13.—Quittant la gare de la rue Windsor à 12.01 p.m., le dimanche seulement.se rendra directement n Rigaud et stations intermédiaires.No 42.— Le dimanche seulement, quittera Rigaud à 8.22 p.m., arrivant à la gare de la rue Windsor à 10.00 p.-m.No 38.— Qui part actuellement d’Ot tawa à 4.00 p.m., tous les jours, excepté le dimanche, commencera son service quotidien dimanche le 17 avril, quittant la gare centrale d’Ottawa à 3.20 p.m., et arrivant à Montréal à 6.35 p.m.No 24.—Qui circule le dimanche seulement, partant d’Ottawa à 6.25 p.m, arrivant à Montréal à 10.00 p.m., sera supprimé.No 31.— Train local de Rigaud, tous les jours excepté le dimanche, quitte la gare de la rue Windsor è ?.15 p.-m., arrive à Rigaud à 7.45 p.m.Arrête à toutes les stations intermédiaires.Premier train, lundi 9 mai.No.34— Quitte Rigaud à 8.08 a.-m., arrive à la gare de la nie Windsor à 9.25 a.-m.Premier train mardi 10 mai.A LOUER NOUVEAUX BUREAUX BIEN ECLAIRES Edifice de la “CANADIAN EXPRESS.” Centralement situé sur la rue McGill Bureaux simples ou en suite, modernes dans touets les particularités.Loyer bas, y compris le chauffage, lumière et service de gardien.S’adresser à R.S.Logan, assistant du Président de la CIE DU GRAND TRONC, MONTREAL.!i-in-::429 LA PREMIERE COMPAGNIE D'ASSURANCE ANGLAISE ETABLIE EN CANADA, A.D.t804.PHOENIX ASSURANCE COMPANY, Limited.POINDEE BIN 1782, J)B LONnHKS, AXfil.ETERRK.CAPITAL ET ACTIF.Sinistres payés depuis la fondation de la Compagnie.Dépôt au gouvernement fédéral pour la garantie des assurés en Canalla.1.240.655 Directeurs pour le Canada.—R.MacD.PATERSON et J.B.PATERSON, No 100 ruo S.-François Xavier, Montréal, P.Q.Agents pour la ville.—Arthur Simard.E.Lamontagne, C.R.Blache, A.U.Mailloux, C.Galibert, F.X.Lanthier, C.H.Routh, H.Joseph, E.A.Whitehead Co.Limited.Agents demandés dans les villes et villages oft nous ne sommes pas repré-«entés.j.5 jno $4S,000,000 225.000,000 Infraction aux lois de pêche M.Griffith, inspecteur pour la Société de Protection de Chasse et de Pêche, de la province de Québec, en se promenant hier soir, sur les rives du S.-Laurent, près de Châteauguay, aperçut deux hommes dnns une petite barque qui faisaient la pêche au moyen d’un hnrpon- Après une attente de plusieurs heures sur la grève, lorsque les deux individus mirent pieds à terre, il les appréhenda.Amenés devant le magistrat de Chft-teauguay, ils donnèrent leurs noms J.Crépeau et A.Laberge et furent condamnés chacun, aux frais et à $5 d’amende.Habits blancs pour Médecins Dans toutes les formes et tous les points constamment en magasin.Escompte Spécial aux Etudiants The Montreal Trade Supply Co., J# CARRE CHABOILLEZ.TH M.ln l«U Un charbonnier échoué Une grève de télégraphistes Newportnews, Virginie, 16 avril, — L« vapeur charbonnier anglais'‘Manhattan” ayant à bord 11,601 tonne# d# charbon valant ?44,Ono.consigné à la station navale d# UTle Marc, Californie, est échoué à l'entrée du port.Trois remorqueurs «ont à l’ouvrage pour tenter 1# renflouage du navire, mai» on croit qu’il sera nécessaire de l’alléger d’une partie de eon chargement.New-Haven, Conn., 16 avril.—Lee télégraphiste» de la ligne New-York.New-Haven & Hartford ont abandonné les négociations avec 1« compagnie et ont convoqué 1e président de UU-nion Nationale l’ienson.On croit qu’il» déclareront la grève aujourd’hui, T a dernière offre de la Compagnie accordait- la moitié de leur réclamation.CONDAMNE A MORT.GRACIE 27 ANS APRES I.?Ktacier, à Bruxelles, u individu q«, avait été condamné à nier h» y a 27 an*.Kn 1882 les frères Armand et Lée 1 eltzer, d'Une famille très eonnm avaient loué à Bruxelles une maisn dans laquelle ri* attirèrent un avec?anveriois, M.Berneys, que Léon Pel zer, tua à coup* de revolver.Les eausi du drame demeurèrent obscures.Lf deux frère* furent condamnés à mer La peins fut commuée en celle des tr: vaux forcés à perpétuité.Armand Bel zer mourut au Inuit de trois ans.i commission administrative de i prison de Louvain s'est prononcée e faveur d# la libération do Léon PelUei LE DEVOIR, samedi, 16 avril 1010.SCENES D'AUJOURD’HUI Une nuitd’adoration à Montmartre Quelques pages du dernier roman de René Bazin plue bougé que s’il eût été près du roi, en service de cour, un jour de lever.Les images étaient si nettes, les mois échangés «vaut le départ avaient si bien gardé leur ordre et leur accent qu’une grande douleur lui vint avec eux et par eux.II était donc là, dans une église do France, dans la nuit, assemblée.Les saints ne s’en offusquent pas.I n des pauvres, étant assis, le pantalon, de forme négligée, remonta d’un côté jusqu’à la moitié du mollet et laissa voir qu'il n’y avait pas de chaussettes sur les pieds de l’homme ni de cordon à ses souliers.Reginald se détourna : La place d’un gentleman n'est pas sans qu’aucun des cires chers pût seu ici, dit-il.Montons, s’il vous plait?lenient l’y retrouver en pensée, perdu, Il obéissait à une répulsion naturelle oublié, seul étranger peut-être et surest à une idée declassification que tou-; ment seul hérétique.Pourquoi demeu-te l’éducation et toute la vie anglaise rait-il là?11 se le demandait, et il eût avaient fortifiée en lui.Cependant, il I été incapable de donner une réponse était très généreux et il n'eût pas vou-i précise.Il regardait avec insistance ce lu manquer de politesse vis-à-vis d’un pain enveloppé d’or; une sorte d’atti-pauvre.Les procédés égalitaires lui1 rance maintenait ses yeux levés; une gentleman, pensa Régi- semblaient peu raisonnables, et le sé-i volonté secrète, douce, qu'il sentait jour prolongé parmi des hommes d’u-; parfaitement raisonnable, commandait ne autre classe, chose inutile, gênante ien lui, et tenait le cœur et l’esprit pour les uns et pour les autres.: tout ouverts, comme les maisons au Le parfum est médiocre, en effet,dit printemps.Reginald retrouvait, dans ce tout bas Félicien.décor catholique, l’émotion première de Louis Proudon montait déjà les mar.1 l’enfant qui sent qu’il a une âme, et ches qui conduisent de ia crvpte dans ' 'jï t,Tt ttVe« rcsl’eçt devant Dieu, le chœur de la basilique.L’immense ! c?llo k MJ11' nva}1 éprouvée plu nef était dans l’ombre.Il tourna du Isleurs temps de sa petite jeu- côté où la vie s’était réfugiée, et mn-: .neS8e> 1,,a»d > Pere 1,Sfllt le Llvle a Du nouveau roman «lu M.René Bazin, intitulé “la Barrière”, qui vient «le paraître, nous extrayons «'es belles pages sur une adoration nocturne dans ia basilique de Montmartre.L’un «les personnages, Félicien, y vient pour examiner si la foi de son,enfance n’est pas totalement morte en'lui; l’autre, Régi-imld, protestant que la grâce incline vers le catholicisme, pour éprouver et mûrir le travail secret qui se fait en lui ; \ ers S h.1-4, en costume de prome-nad(>, chapeau rond et pardessus d’été, Félicien et Réginald arrivaient en haut des escaliers de la hutte.Il avait plu.Un vent froid, dernier coup d’aile d’un orage en retraite, balayait les nuages et les refoulait, les tassait en demi-cer-«de ravagé, du cfité du suil.1 jCS coupo-les blanches de la basilique se levaient dans l’azur renouvelé.Les deux jeunes hommes, avant do s’engager daps la rue de la Barre, pour gagner la petite porte d’entrée au milieu des échafaudages, se détournèrent un moment.Pa-ris, au-dessous d’eux, figurait une plai-im d un rose roux, barrée en travers, sur toute la longueur, pur une écharpe droite de vapeurs molles, grisâtres, dont l’extrémité amincie s’appuyait aux coteaux de Belleville et de Méuil-montant.Et par-dessus le banc de brume et de fumée, c’était le ciel clair, le chemin sans poussière de la lune à son premier quartier.Heure indécise dans les hauteurs, où mourait lentement l’extrême lueur du jour, tandis qu’en bas, «lans la vallée «le pierre bâtie, les lignes d’étincelles menues des becs de gaz commençaient à dessiner, jusqu'à J'horizon, le réseau prodigieux des rues.Les deux jeunes gens pénétrèrent eu-semble dans l’enceinte de l’église, et, dans les constructions provisoires, trou-vôrent un homme qui avait été prévenu de la visite de l’Anglais.—Je suis confus, Messieurs, de n'avoir personne qui me présente à vous.Vous m’excuserez: Louis Proudon, président des Pauvres du Sacré-Coeur.—C’est un nald.F.t il considéra un moment cet hom me de moyenne taille, maigre, un peu voûté, qui avait, éclairant sa face barbue, fine, et qui aurait pu être sévère, le sourire de ceux qui font, par volonté, la volonté des autres, douceur des grands forts.—Je vous conduirai ; nous irons tout à l’heure à l’adoration des Pauvres, puis je vous mènerai dans la chapelle ou se fait, chaque nuit, l’adoration commune.Et, quand vous le désirerez, vous gagnerez vos chambres pour vous reposer.Vous êtes jeunes ; une nuit de faction: il faut avoir l’habitude.Vous n’êtes jamais venus?—Moi, «lit Félicien, pas depuis l’a-vant-veille do mon bachot.Et vous, Monsieur, vous ne vous couchez de toute la nuit?Le président des Pauvres sourit.—Mais non.Il est nécessaire, n’est-ce pas, qu il y ait quelqu’un à chaque heure qui sonne, pour réveiller l'escouade nouvelle, ceux qui viennent relever les adorateurs et ‘‘prendre l'adoration’ .(,’a coûte un peu, dans les premiers temps, mais on s’y fait, je vous assure.11 dit cela simplement, et emmena ses botes dans le dortoir bas, où quelques hommes miséreux et graves, assis sur le bout d’un lit de camp, comme des soldats, attendaient la soupe, la miche de pain blanc et le verre de vin rouge.Félicien aurait, aimé prolonger la visite qui lui était une distraction, il redoutait ce qui allait suivre ; mais Reginald, à «pd la môme inquiétude d esjirit, no faisait pas craindre la solitude dans l’église, sortit presque aus-sitôt.Heureusement, l’épreuve ne commençait pas encore.F.ntre cette salle, à laquelle attient une petite cuisine, et le monument, il y a un espace vague, un chemin clos par des planches, mauvais sentier de poterne, moisi, pié-tiné, herbeux, pavé de décombres.Là, le long des assises énormes qui plongent dans le sol de la butte, et sous le pâle ciel, Réginald secoua la tête et dit en riant: —Je vous demande pardon: nous ne pourrons plus tout à l’heure fumer une cigarette.Il ouvrit son étui de métal, timbré aux armes d’Oxford.et ia fumée de trois cigarettes de tabac anglais monta le long des murs énormes.1 n peu après 9 heures, dans la crypte, debout, appuyés au même pilier, Félicien et Réginald contemplaient un spectacle également nouveau pour chacun d’eux.Réginald se trouvait en avant, dans la demi-lumière, et Félicien _ dans la pénombre, en arrière, près de l'escalier qui conduit du souterrain à la nef supérieure.Ils étaient immobiles.à peines visibles, en dehors du demi-cercle, fortement éclairé, que forment devant I autel les colonnes trapues et rapprochées.Or.dans cette ni cbe lumineuse, à leur droite, quarante hommes adoraient.Leur chef, le fraternel Louis Proudon.debout à côté de la balustrade de l’autel, clignant les yeux, orientant vers la lampe électrique le livre qu'il tenait à la main, lisait la prière du soir.Et, soudain, les quarante voix répondaient, si rudes, si éraillées, si peu pareilles aux voix des salons: voix de la foule qui crie, qui boit, qui jure, qui menace, et qui nri-aif.1 Puis les hommes chantèrent un cantique et.agenouillés ou assis, ils adorèrent avec des mots muets, qu’ils ne devaient pas inventer, mais recevoir de celui qu’ils regardaient, ou retrouver dans leur mémoire «les temps lointains.«nus les ponts.Il a vécu des déchets des restaurants.,.("est une sorte d’aristocrate à présent; il a un petit •emploi dans la publicité: colleur de bandes, adresaier, timbreur.11 jieut vivra, ce qui est une exception ici.Mais il est bon, il se souvient, Depuis qu’il ne mendie plus, il n'a iamais manqué de venir, chaque samedi, parmi les compagnons de lu rue.Quelques uns bâillaient, sans précaution.l 'n commençait à dormir.Il y a-vuR «les lueurs de pierres fauves, de nuages qu! portent leur pluls jusqu'aux extrémités de la terre! En tout «-as, quelle belle idée de puissance! Quel domaine jdus/grand que tous les empires! Le monde serait tout peuplé de fraternités effectives, à jamais ignorées., Félicien se pencha.—Je m’en vais.Venez-vous! —Non.—Vous me retrouverez demain matin, à 3 heures.—Bien.Félicien attendit un moment, croyant que Réginald se retirerait quand même avec lui.Puis, il passa derrière l’Anglais, et on entendit son pas s'éloigner sur les dalles.La songerie continua.—Ils ne doutent pas qu’ils ne soient en présence du tlbrist transfiguré par amour.Partout des présences , divines, le Christ mêlé à In foule, proche de la misère.Ce sciait une grande consolation, en effet.Toutes les détresses humaines appellent cette présence.Elle ous manque, à nous et à d’autres.11 y n plus do distance entre Jésus- diamant, et des pensées suppliantes au Christ et nous qu’entre ces adorateurs bord des paupières, ça et là.fjeprési-jet lui.Peut-être quelques-uns le voient-dent des Pauvres reprit : :ils?Ils ont des visages ravis.Pour- Les deux qui sont côte à côte, vers | quoi des temples, si nous n’y tenons le milieu et qui ont les joues creuses,—j pas notre Dieu prisonnier?Là où le tenez,l’un des deux s’endort justement, j Christ est le plus près, là doit être la pauvre ami, c’est trop juste! - eh, vérité.Avoir Jésus Christ en soi.avoir bien! vous ne sauriez croire leur mé- Jésus-Christ! Non ia simple grâce, rite.Deux ouvriers do verrerie, figurez-vous.Ils travaillent toutes les nuits pour entretenir les fours.Ils n’ont do mais la vie!’ 11 se rappelait des mots qu'il avait us dans la Bible, dans le volume dont libre que celle du samedi au dimanche.]a reliure, en cuir vert, avait été bru-Et ils viennent la passer ici! Le plus ; nie par la main i vieux est venu d’abord, et il a dit , , P« - a j des tantes qui des aïeux, des oncles, ., — .— essayaient de compren- 1 aille- le dimanche, en reprenant son dre ce qui est écrit pour tous, travail : "Je ne me suis jamais si bien ; Les souvenirs de Redhall l’assailli-reposé que cette nuit, et cependant je; rent.Connue ils blessaient ce cœur qui nai dormi «pie des petites minutes, et1 ne se détournait pas d’eux! Futaies dans une chaise.Je t’emmènerai same-; rhododendrons fleuris, lierres, étangs, di prochain.’ , maison, visages surtout, le domaine L odeur de fauve et de soupe moisie passait devant ce jeune homme qui, se levait et flottait au-dessus de cette | depuis longtemps, debout, n’avait pas T rvci nv des inconnus.C’est surtout après le repas do midi que les gardiens s nujirochent à pas de loujv et soulèvent silencieusement les plaques des judas.Il leur arrive souvent alors do voir un prisonnier s’étendre sur le sol ou même sur son lit rabattu pour goûter les douceurs de la sieste, ee qui est rigoureusement interdit jvai les règlements.On surprend parfois de la même manière «les bavards, qui, ayant abaissé la partie supérieure de leur fenêtre et s’étant bissés sur leur table do travail, s’entretiennent doucement avec le voisin, ou correspondent jvar signes avec les habitants du pavillon d’en face.J’étais pris jvarfois d'un fou rire en pensant à la société d’élite dans laquelle je me trouvais.Bien que la plu-Jiart de mes compagnons fussent très jeunes, il s’en trouvait jias mal parmi eux dont la physionomie était jveu engageante «?t qué l’élégant uniforme de lu prison n’ârrivait jvas à humaniser.Dans la mesure du possible on m’évitait, surtout dans le principe, tout contact avec mes co-détenus.Après quelques jours, j’avais fini par exprimer le désir rpi’on ne prît plus tant de vaines précautions.Les prisonniers qu«' je croisais à chacune de mes sorties m’observaient avec une bienveillante curiosité et me saluaient respectueusement.Cela lès consolait sans doute un jveu de leurs malheurs «le constater qu'un prêtre et un député pouvait sans déchoir partager leur sort.Et pourtant, mon accès de gaieté me rejvrenait quand je me rajijvelai.s que c’était un simple délit d’offenses «jui m'obligeait à vivre jiendant deux mois dans cette société pour le moins bizarre.Faisons le eomjjte.Aoici rémunération de mes voisins immédiats: un jeune homme de dix-neuf ans accusé de viol, un enfant trouvé du (îrnnd-Durhê de Bade, condamné pour vol qualifié.T.e suivant (le malheureux était atteint de la gale, ee qui était peu ragoûtant )avait également volé.Puis venait un meurtrier.Enfin, la série de mon étage so terminait par deux attentats, à la pudeur et trois délits de vagabondage.Abbé WTTERLE.Kitchener a été reçu à son arrivée à New-Fork, par une délégation de eiu-qUante membres de la société des “Pilgrims” et j>ar AI, Butler Duncan.H fut reconnu à sa descente du train et la foule massée sur les quais lui fit une ovation toute spontanée qui le surprit et le charma beaucoup.Le soir venu, l’ancien “Serdar” ss rendit accompagné de M.Duncan à l'hôtel Plaza.Ou leur désigna une chambre don-naal sur la cour, avec comme perspective, un magnifique mur en brique.Kitchener fit la moue et Duncan un.bond jusqu’au bureau de l’hôtel.Qu’est-ce que vous avez donné comme chambre à un visiteur aussi distingué que Lord Kitchener, dit-il au gérant.'V ’-•y.MViVz v?o U VIO Di J ttlliü U A.U II ce Lord.Kitchener, répondit lé Commis, je n 'eti ai jamais entendu, parler.En tous cas, ajouta M.Duncan, stupéfait, que quelqu’un, en Amérique et surtout à New-Yor.no connût pas, au moins de nom le célèbre général, il veut avoir une chambre plus confortable et vivement.“On l’dit”, maugréa l’autre en consultant la liste des appartements libres.Finalement, on le logea dans une “suite” très luxueuse, ayant vue sür le parc.Et voilà comme quoi le Feld maréchal Lord Kitchener a su qu’il n’était pas aussi pojmlaire qu’il aurait pu le croire.Il séjournera à New-York jusqu’à mercredi et s’embarquera alors pour l’Angleterre.UN KRACH FORMIDABLE MENACERAIT L’ANGLETERRE VOUS EPARGNEREZ 25 p.c.en achetant vos Tapis.Prelarts et Fournitures de maisons au grand magasin à rayons Eugène Vian, à l’angle des mes Ste-Catherlue et Dufresne.82 2 Matinée enfantine Que nos j?etiis lecteurs et nos petites lectriees n'oublient pas que c’est cet après-midi, à quatre heures, qu'aura lieu une belle matinée enfantine nu Monument National, où en payant dix sods, tous jietits et gramls recevront un billet |>our le jioney et la jolie xoitiire que l'Assistance Publique offre en tombola.Qu'on se le «lise afin qu'il y ait foule, à quatre heures dans la grande salle du Monument National pour applaudir le tnlcnt précieux des gentilles élèves de Mlle Saint-Jean, la joliesse et le sentiment musical des! toutes jietites Mesdemoiselles Allard, et le magnifique programme de vues animées donné par MM.Demers et Montésano.Sir John Phillips, un ancien député aux Communes anglaises, a fait hier une déclaration sensationnelle à l’hôtel Windsor où il est descendu, au cours d’un voyage qu’il accomplit dans l'intérêt d’une compagnie industrielle Au-glo-Canndienne.J’entrevois, dit-il, aussi clairement que si d«>jà la chijse était une terrible débâcle monétaire en Angleterre, avant In fin de l'année courante.Elle sera due nu trouble déplorable qui règne en ce moment dans la jioliti-«pie britannique.De ce Cfûté de l’Océan, vous ne pouvez vous figurer dans quel guêpier extraordinaire le gouvernement anglais a jilongé le pays.Nous en sommes rendus nu jxdnt que la Banque d’Angleterre retuse «le garantir les emprunts du gouvernement.Sir John Phillips ex|?liouvoir faire voter le budget.Maintenant, le conseil de la Banque vient de décider que, dans la présente situation, les l-ords du Trésor n’ont I)as qualité pour contracter des emprunts au nom du pays.On en arrive ainsi à cotte surprenante situation.La Banque n prêté aux Lords du Trésor qui n'avaient pas le droit de traiter ces emprunts, et il est possible que, prochainement, un grou-]?e de financiers |>eu scrupuleux, soutenus par les banques n fond social.pour ront acheter ecs bons du Trésor et mettre la Banque d'Angleterre en faillite, en l’obligeant à rembourser ces montants que la dite Banque ne pourrait pas, légalement, collecter à son tour du gouvernement.De plus, il est d’usage que la Banque d Angleterre collecte les taxes dues sur les intérêts des fonds consolidés.Le budget qui règle la collection de ces taxes est annuel et n’a pas encore été voté cette année.Néanmoins, la Banque a collecté ees taxes comme à 1 ordinaire.Le fait que le gouvernement n’a jiu encore réussir à passer le budget met la Banque dans une situation si délicate «ju’elle a dû retourner aux porteurs de consolidés des chèques pour le montant des neuf mois de taxes qu’elle avait collecté.J’ai moi-même reçu, jdusieurs de ces ristournes.Des lots de fonds consolidés sont, maintenant vendus.Que va faire le gouvernement à propos des taxes ainsi retournées ?On ne peut pourtant pas collecter les taxes des porteurs de consolidés, sur des montants dûs alors que ees obligations n étaient pas en leur possession.Les douanes et occises ont aussi été averties de ee quelles ne pouvaient légalement collecter leurs taxes.Les permis de chasses, les licenses sur les chiens, sur les armoiries, etc., n’ont jias été collectées ou, si elles l’ont été les autorités les ont remboursées.On estime qu’une somme de neuf à quatorze millions de livres sterling a été ainsi retournée par la Banque d'An-gleterre et le département des douanes et occises.Quoique l’on fasse maintenant, il est certain qu'une grande partie de cet ar gent est irrémédiablement perdu pour le trésor.En somme, dit en terminant l'ancien député, la situation financière actuelle est bien l’écheveau le plus inextricable que la Grande Bretagne ait jamais eu a domelcr.Reconnues par des milliers d’ache leurs, comme étant les meilleures du pays, elles sont spécialement cultivées et a-daptées à notre cli mat.GRATIS SUR DEMANDE Catalogue français contenant JÎ50 illustrations et description» de plus de a a r iélés.Demandez-le At 1 rossez nector 1 Uept.0., 21 Place J'Cartler • Mon treû ; Euchres l_A MAISON Du VERGER Possède le plus grand choix de POSTICHES Les modèles les plus SEDUISANTS Les plus PRATIQUES et les plus MODERNES —Demain soir,, le 17, aura lieu dans les salons de L’Assistance Publique.340 rue Lagauchetïère-Est, coin Berri, le grand euchre jjréparé par les amis de Mlle Dusablon pour favoriser son élection au Concours de Popularité de L’Assistance Publique.L’orchestre Larose fera les frais de la Musique.De jidis prix seront distribués.Madame et Mademoiselle Dusablon rece«-vront leurs amis et invités avec toute ’amabilité gracieuse qui les caractérisent et la fête sera charmante et dis-tinguée.Les personnes «jui n’auront pas d’ax’ance retenu leurs billets jiour-ront se procurer des cartes, domain soir, à la porte de l’Assistance Publique.Le père et la fille brûles vifs Morgantown.Yirg.Occid., 16 avril.—I n terrible malheur vient de frapper une brave famille «le notre ville.Au cours d’un incendie «jui a détruit sR maison, un nommé Luther C.Johnson a été brûlé vif, ainsi que sa petite fille âgée de trois ans.Marlame Johnson, n pu.en brisant une vitre avec une chaise, ouvrir une fenêtre du deuxième étage, et jeter son autre enfant, un gamin «le deux ans, aux pompiers ; elle sauta ensuite elle-même et arriva en bas saine et sauve.—Le euchre préparé par les soins aimables des amis de Mlle Godbout , pour favoriser son élection au Concours de Popularité de l’Assistance Publique, aura lieu dans les salons de la “Patrie”,, jeudi soir, jirochain, le 21 avril.Bien n'a été épargné pour rendre cette fête particulièrement brillante.Mlle C ïoflbout recevra ses invités entourée de ses jeunes et charmantes amies et secondée ]>ar quehjues dames dévrruées à son succès.On ireut se procurer des billets pour cette jolie fête, en s'adressant à l'administration de la “Patrie”.(La coiffure actuelle) NATTES et TORSADES en che.veux naturels, $3.00 jusqu’à $50.00.TRESSES, depuis $1.00.CHIGNONS, $1.00 jusqu’à $10.Yoir notre importation directe et ineomjiarable d'OrneiMts pour Cheveux Incrustés d’or de 24 carats Une visite vous sera profitable E.E.Du VERGER 202 rue Saint=Denis Près Ste-Catherine.Tél.E.5081.A qualité égale, nous vendons meilleur marché de tout Montréal.Les lois canadiennes d’immigration ELLE .SONT RESPECTEES A NEW-xORK PAR LES AUTO ITES ENVERS LES IMMIGRANTS EN DK «NATION DU CANADA Sur le boulevard.—Ce jrntivre X.est désolé: il travaille d'arrache-pied et ne peut pas arriver à joindre les deux bouts.- Qu'est-ce qu’il fait donc ?—11 e»t constructeur de chemins de fer LISTES ELECTORALES.Le secrétaire municipal, de concert avec le directeur du Bureau des évaluateurs.est en train de préparer pour le Comité exécutif, un rapport d’où il ressort qu’il «eiult nécessaire d’apporter «les modifications importantes aux listes électorales.Le rapport recommandera de confier l’étude de la question à un personnel compétent.11 se dérobe à l’extradition Albany, X.à .16 avril.—Frank \.Hoffstot.jirésident de la “Pressed Steel Car Company” et de beaucoup d autres institutions financières, s’est présenté dex-nnt le gouverneur Hughes, pour s’opposer à la demande d’extrn-i •_ , dition introduite contre lui par les au- salI’e 1.Williams a envoyé une circulaire aux compagnies de paquebots, portant à leur conaissance les lois canadiennes.D'antre part, le gouvernement canadien, a requis le gouvernement «les ANNEAUX de MARIAGE L.K PT,tX UXAf t'IIOIX EN OR SOLIDE 10 k.83.00 à 86.50 14 k.85.00 à 811.00 18 k.87.00 à $13.50 Tout anneau aclieté ici sera Bravé gratuitement.J.A.El M O N D, 245 Ste-C*therir.e E*t.Tél.Est 4138 L’HOMME AUX TROUPEAUX I,'homme qui possède le» plus nom- Etats-Unis, de ne diriger aucun immi hreux troupeaux de moutons qu’il y [grant en Canada, à moins qu’ils ne ait au monde est un Russe: Gustave Go- se soit conformé aux lois, autrement il v»noyiteh.H possède dans le» plaines sibériennes des milliers d’hectare», sur lesquel» paissent 1,700,000 moutons, fardée par plus de trente mille chiens de berger.sera retourné à la frontière.Pour se rendre à este demande, les autorités américaines déporteront les immigrants peu désirables, sans leur permettre de , .débarquer.| Il y a quelques jours, la 2e briga mobile à Lille était jiréventip de présence à Lille d’un nommé Julie Auguste Gisbe.âgé de trente-deux ar orieinnire de Yitry-le-François.qui s' tait écbnpjré en novembre BUIS «lu 1, gne de SaintT.aurent-du-Maroni ( G yanel.Il y purgeait une condamn tion à dix ans de travaux forcés p«r vols qualifiés.Sur indications venues de Lille et « contrôle général des recherches.Gré a été arrêté à Rouen chez l'un «le s beaux-Irères.H était à bout de rc sources. LE DEVOIE, samedi, Ifi avril IftH T r™ Chronique Sportive LE BASE-B .\LL Les Iloyals l’emportent anr Greensboro, par un score de 11 à 6.Corcoran encore de l’avant, , ( ! l'i'i'li.sboro, C.S,, 13, — Le club Ciccnsliun), doux loin détenteur du i Imuipionnut dans la “Houtli (.'aroiina Associât ion, " a été vaincu, aujourd'hui, pur li> club Montréal, de la ligue de l’IOst, Score.Il h 6, Les joueurs Montréalais firent à peu prés lout ç{‘ (prils voulurent, des balles du pitcher lecui.(juinze coups sûrs furent obtenus île Hnmmersley, qui finit dans la boite pour Greensboro.('nrcuran a été l’étoile de l’équipe, au bâton, faisant un coup simple, un double et un triple, ot, répétant ainsi le beau tour do force qu’il avait exécuté à Charlotte, hier.Dans lit seule troisième reprise Mont-réul enregistra sept points, sur sept coups sûrs ot quelques erreurs du club local.Kd.Siovcr lançait pour Montréal, il ne se força guère, permettant 11 coups sûrs pendant les 0 reprises qu’il fut dans la boite.Les deux nouveaux joueurs qui devaient joindre Montréal aujourd’hui, ne sont pas encore arrivés.Hésultat par reprises: Mov.tréal.007020101—11 Greensboro.12000012— 6 Sum maire: Coups bons pour 2 buts: Corcoran, P.Beussc, Bentley, Ham-mcrsley, Urubb.Coups bons pour !1 buts: Corcoran, C.Beusse.Premier but sur balles: Siever, 1.Retirés au bâton: par Sciver, 4; par Hammersley, 5.Coups sacrifiés: Nattress, Oockilï, Col-vin, 2.Winter, - urlin, Grubb, Ham-mersley.Buts volés: Corcoran, Colvin, 3; James.Durée de la partie 1 h.et 3 m.Arbitre Dillon.DEUX NOUVELLES RECRUES POUR LES ROYALS Kommers et Curtis, deux joueurs du club New-York, ligue américaine, ont joint le club Montréal, hier après-midi.Kommers, remplacera Joyce au champ de gauche.11 jouait l’an dernier avec le club Beardstown de la ligue Illinois.Missouri, où il a laissé un beau record.Sur US parties, Kommers avait, au bâton, une moyenne de 319 et s’était classé sixième dans le tableau d’honneur do i:i ligue.c frappa 139 coups sûrs, compta 64 points, vola 34 buts., Dans ses coups sûrs, on trouve: 20 coups bons pour 2 buts, 11 pour 3 buts, et 2 “home runs” Ses 2ô supports (assists) accusent une grande précision dans le.lancement de la balle.Curtis joua avec New-York, ligue nationale, vers la fin de la dernière saison.Xcward et Rochester voulaient le voir figurer sur leurs équipes, mais Barrow a pu i obtenir avant.A cause de la blessure à la main que s'est infligée Krichell, avant-hier, Curtis jouera dès son arrivée aux quartiers des Royals.Barrow- s’est aussi procuré les ser-v ices de deux autres joueurs des ligues majeures, mais aucun nom n ’est connu jusqu’ici.LA CROSSE A SHERBROOKE On veut réorganiser la ligue de la ville * et ressusciter l’équipe intermédiaire.Sherbrooke, 13.— L’assemblée annuelle du club Crescent a eu lieu hier soir à T’hot cl Albion, t'n grand' nombre de joueurs et de supporteurs étaient présents, et la réunion fut très enthousiaste.La question la plus étudiée fut colle de réorganiser la ligue de la ville, et l’on proposa de convoquer une assemblée à cet effet, pour lundi prochain.Tous les clubs locaux seront inv' és à y assister.Ii est très probable que 8herbrooko sera représentée cette année dans la ligue intermédiaire.La majorité des joueurs qualifiés ont manifesté l’intention de se remettre à la pratique pour donner à la “reine” des Cantons de l’Est, une équipe digne de représenter le bel esprit sportif dont léus ses citoyens sont animés.dent Harriers” commence à porter des! fruits.Nous apprenons, en effet, que ' l'on est à organiser une grande course pour le 24 mai, course où l'on dit que 15 athlètes figureraient.Ou fait présentement des arrangements afin que l'affaire soit un succès; complet, ot les coureurs ont déjà, corn-, mencé à s’entraîner.I Le départ de la course se fera vis-à-vis l’édifice du V.M.G.A.Cette course se ferait sur un parcours d'à peu près quatre milles et demi, ! Les coureurs passeront par les rues Metcalfe, Sherbrooke, Green, Western, Mountain, Dorchester, etc.LA CROSSE Toronto a de sérieuses prétentions au championnat Le ciub de crosse Toronto entrevoit la présente saison sous les plus brillantes perspectives.Le bureau (!« direction a travaillé considérablement cette année, à organiser une forte équipe; ses efforts semblent maintenant couronnés de succès, puisque les directeurs sont d’opinion qu'avec les joueurs qu’ils se sont adjoint, e championnat est pour Toronto une affaire certaine.La plupart des joueurs qui jouaient l 'an dernier avec Toronto, figurent encore cette année sur la même équipe.Voici les noms de quelques-uns des joueurs de l’an dernier, que l’on remettra à l’essai pour la présente saison: Stagg, Harshaw, Menary, Powers, Bray-den, Fitzgerald, Barnett, Warwick, Calls et Carter.En outre de ces joueurs, Dandeno sera mis à l'essai, dans le centre.Il était rumeur hier, que Sutherland avait passé son contrat avec le club, |mais rien n’a été confirmé.A tout événement, si tel est le cas, Dandeno se vetra impitoyablement boycotté, car l’ex-joueur de Bradford est considéré comme lui étant de beaucoup supérieur, étant donné qu’il a rempli à peu près toutes les positions et qu’il peut y briiier avec une égale facilité.1 DW, Ynen.Susan, 104, Kentucky] Hose.HI7.Miulcnp, Miss Net, Horizon HM, Vnlerio, JlVT, iüème course, 7 furlongs.— Keep j Moving, 105.Otila, 10».Bang, 95, Ar ' ilri, 105, Paradise toucan, 101, ilième eourse, 4 furlongs, — Frank Mtillens, 107, Rance Com , Altnina-lin, Bnnulnnoe, Sempronius, Dnrts-wiirth, 107, Maid, Annie Sellers, Rake, Re blder, 104.•fième course, the Rnckawny, C fur-; lungs,—Pajoroita.102, Madman, 113.: MVles GVonnel, 100, Prince Gn.114, b’olondn, 107, Rialto.110, Royal Onyx, 100, Guy Fisher 113.Charlie Hargraves.06.Question Mark.107.fiième course handicap, 0 furlongs.Right Knsy, 116 Bogo> Galley j SJnve, 09, Cohort, 105.Question Mark, 104, Royal Onyx, 112, Zeinan lOO.Ben* loyal, !)S, Duke of Ormonde, 92.tiième eourse.5'furlongs Myles O'-j Connell, 102.Blfin He.nu, 102.Follie Levy, 105, Responseful.106.Flying | Squirrel, 109, IVoolcastn, 90.Sir Ashton, 95.• LES EPREUVES DE MONCRIEF PARK Jacksonville, Flo., 15.— Voici les résultats des courses qui ont eu lieu1 cet après-midi à Monrrief Park: 1ère' eoùrse, 5' 1-2 furlongs.— i El Oro, 109.Dennison, 6 à 1; 2.Harold liai], 102.Moss, 7 à 1.; 3.Comédienne.107, Kœrner, 9 à 5.Temps, 1.07 4*5.Inauguration, Select IT, Très Joli, Percy Taylor, Miss Herbert, Prince Albert et Sandy Hill ont aussi couru.2ème course, 4 furlongs.— La Ü.Mexican.Ill, Griffin, 3 à 5: 2, Renovator, 111, Dennison., 2Q a 1; 3.Sir Kearney, 111.Dreyer, 8 à 1.Temps: 4-5.James Mc.H.R.Brancit, De- LE DECOUVREUR DU POLE SUD FAIT DU SPORT Ottawa, 16.— Sir Ernest Shackleton, qui est eu ce moment l’hôte de Lord Grey, au palais du gouverneur, a joué hier sa première joute de golf au Canada.La partie eut lieu au champ du “Ottawa oolf v.lub.” Sir Ernest, qui visitait le chalet du rluli, fut invité à assister à un léger goûter, après quoi les hôtes: Sir Ernest Shai'kletou, Lord Lnnesborough, Lady Eileen Roberts, Lady Sybil Grey—ainsi que Lord Grey s'engagèrent dans une partie de golf, d'ailleurs fort amicale.Cette partie, qui était la première -que sir Ernest Shackleton eut jouée depuis quatre ans, tourna à l’avantage de Lord Grey, qui gagna assez facilement.UNE GRANDE COURSE POUR LE 24 MAI Cent cinquante athlètes prendront part aux courses de la “fête de la Reine” La réunion des deux associations athlétiques “Federation” et “Indepen- Tabac à Fumer Doux et Agréable an.Croftt GRETNA GREEN GAGNE LE H AN-, U JC AP CARTER, A AQUEDUCT.New-York, 15.—Ue Handicap Carter a été gagné hier après-midii par Gretna Green, à M.J.-TV.Schoor, qui dépassa facilement Alfred Noble et Far West.U y avait 13 concurrents, et le vain- ; queur portait le No 13.On voit que; ce chiffre ne porte pas toujours mal-1 heur.Pronostiqueurs, clochers ' et experts ; reconnus ries pistes ont été fort étonnés de cette victoire, car tous avaient choisi -Jack Atkin, à M.B.Schreiber, comme gagnant, niais celui-ci fit un mauvais départ, auquel vint s’ajouter le handicap d’être “top weight”.(Jette course classique n’eut pas le don d attirer la foule que les lois contre les paris éloigne de plus en plus des pistes métropolitaines.Certains bookies prirent quelques paris à l'œil, mais comme l'a police surveillait leurs affaires donnèrent un maigre rapport.Gretna Green était délaissée à 20 contre 1 et à 15 contre 1, taudis que les preneurs favorisait -Inck-Atlcin à t contre 5.Le'départ fut excellent, mais •Jack Atkin parut emboîté au premier tournant de droite, et dût céder le pas à Gretna Green et ses-suivants classés i dans l’argent.Voici Jes résultats de cCtte jôtrnréé rFouverfiifé: », 1ère coursé, à réclamer, 5 furlongs— $400.—Pajoroita.114.Taplin, 3 à !.1 à_2.2 Campton.111.l.angan, 15 à 1.6 ù 1.3 à 1.3 TT.T.Overton, 102, Garaer, 20 à.1.8 à.1.,4 à 1.Temps: J : 00 2-0.( arroil.Dull (lare TV'oodlane, Cohort.Our Hannah, ¦ et.Transform, ont aussi couru.2ième course, âgés de 2 ans.4 fur-' longs—Zens, 105.Garner, 4 à 1, 1 à 2.2 Whitewool, 105, Fain 20 à 1.5 ù 1.2 à 1.3 Agawan.105, Greeely.12 à L 4 à 1, 8 à 5.Temps: : 49.Scrimmage, Rusticana.Isabel, Casé, Hermetic et I.ulu ont aussi couru.Jièrne course, à réclamer, 7 furlongs — -8400 — Banbury.104, Page, 20 à 1, 7 ù 1, 3 à 1, 2 Imitator, 105.S.' Hv- iand, 12 à 1.4 à I.2àl .3 Lad ôf Langdon, 101.Renscboter, 5 à 1.2 ù 1.Temps - 1:27 1-5.Blaekrhate, H.d.Bail.( urly Locks, Sir C leges, et Campaigner, ont aussi couru.licine course, ' the Carter handicap, i furlongs, 32,500 — Grétna' Green.104 Burns.20 ù 1.8 à 1.4 à 1.2, Alfred Noble.115.Powers.7 à 1, 5 & 2.7 ù 5.3 Far West, '103.Glass, 50 à 1, 20 à I.10 n l, I emps—1: 27.Jack Atkin, Prince Imperial, King Cobalt, Magazine, Jack Parker.Prince Ahmed.Berkeley, Glo rio, Duke of Ormonde et Nealon ont aussi couru.oième course, à réclamer.4 l-ü fur-longs, chevaux de 2 ans.8100.La 1 Dazette.9 à 4, Garner, 2 ù 1.4 à 5.2 à 3.2 0.Mnger, 107.Creevy.5 à 1.2 à 1.'?Yaughty Lad, 95, T.angan.10 à 1,4 n 1, 2 à 1.I emps— : 54 4-5.TT him.Supple.Sugar Loaf, Sylvain Dell, Hiccough, Uncle Fred, Sinn Feinn et Start 1er ont aussi couru.Oième course, à réclamer, 6 furlongs.8400 chevaux de 3 ans et plus.1 Myles O'Donnell.104 Rums.5 à 2.1 à 2; 2, Back Oak.114.Butwell, 6à 1.3 à 1.8: à ¦>: 3 Captain Swanson, 104, Doyle.7 à 1.5 à 2, 6 à 5.Temps— 1:21 4-5.Rockstone.Hatcronius.Silverina.Had News.Radation, Rustem.Dehurgo, Dredkin.Mirdlia et Dross Parade ont j aussi couru.Voici les entrées de samedi après-mi- ' di : 1ère course, 4 furlongs.— Valonin, | 46 eeivable et Definite ont aussi couru.3èrtie course, ï furlongs.—‘ 1, Miss Marjorie, 102, GfiHin, 8 ù 1) 2, Fayo, 97, Jost.50 à.].; 3, Away.10.Dennison, 30 à I.Temps: 1.27 4-5.Wildfire, Siverado, Herdsman, Gordon Lee, Ida May ot Oquetos ont aussi couru.4ème course.6 furlongs.1, Begone, 111, Dennison, 5 A 1; 2, Eye Wn|le, 97.Koerner, 6 à 5; 3.TVool-sandal, 114, Troxler, 6 à 5.Temps, 1.15 1-5.Doo Allen, Inferno Queen, Eustacian et Enlist ont aussi couru.ôètne course, 5 1-2 furlongs.—Ario-nette, 104, Hannan; 2, Ruble, 106.Moss.5 à 1; 3, Light Blue, 100, Dreyer, 13 à 1.Temps.1.07 2-5.The Mackintosh, Warden, Night Mist.Splendi-da.Roger lie Coverly ct Rubia Gran-da ont aussi couru., dème course, 51-2 furlongs.1er Strike Our, 109, Giffin, 3 ù 1 ; Sème Lady Ivina, 110,.Troxler, 8 à 5.Temps: 1: 07 3-5.Light Knight, Joe Gaitcns, Judge Cabiness ont aussi couru.7enie course, .1 1-16 mille, 1er Console.103.Davenport, 4 à l ; 2ème.Jack Right, 106.Jackson, 15 à 1 : 33Cme First Premium, 110.Ernst.13 a 1.Temps 1:56 4-5.Cnstlewood, Pinte.et Foreguard, ont aussi couru.Voici In liste des entrées de samedi après-midi: 1ère course, 6 furlongs.Mugwump, 96.Bon Astur.97, 'Paulgree, 99,Brown Tony.101, Youthful, 108, Woolspun, 07, Gorden Lee, 98, Enlist, 100, Doc Allen, 103.2ème course, I fdrlongs.Lopise B., 95, f)elenq.100.Hoseburg ill, 103, Golden Ruby, 105.Oracle, .Jib, Trait.100.Chess, 102.Katherine.Gardner, 103.Bel Friar, 103.3ème .coursq.5 J-2 furlongs.^ Ken-marë' Qüeeh,;' 98, ïsplendida, GOJ.,Wa_r-dgnl" TpS',' Sally 'jVestpjn, ,106, Boser-rian, 1Ô8.' Mary Rué.'98, Anna L.Daley, 103.Sandy Hill.105, Night Mist, 106.Square Deal.09, St-Jéanne 110, Hegiine.113.4ème courke.handicaj), 6 furlongs.TV "ool Sandal, Flying Footsteps.I0l, Eye Bright, Ethon.108, Lqdv Inna.1II.meade.96.TVhjni, 88.Turncoat, 102, Judge Cabiness, 103, C'amel.305, Judge Hendgcrson.106.Miss' Loris.88, Arjonettc, 95.Cooney K., 102, .Jack Dènnçrleji'.' lof.’Bcji jjôwe^ jopâ Oéhi'e'cbùrsè,.milii' TO 'verges^ Fay 0.97, 'Teh FaSes.i®,'g.'‘TÔtV Eustacian.109.Amyl, 97, Don Diaz.102, Mokart.107.Jack- Right.112, 7ême course.1 1-16 mille.Mô.rphetli, 86.Tempter.96.Bonnis Bard, 103, Jerrymander.107, Elfall, 110, Hur-lock.94.Critic, Ceremonious, 95, Great Jubiles 110, Rio Grande, 114.Lockout en Allemagne AU-DELA DE 250,000 OUVRIERS EN BATIMENT QUITTENT L’OUVRAGE.ON REDOUTE DBS DESORDRES.Berlin, 16.— Le '‘ lockout” dès ou vriers du bâtiment, que nous avions fait pressentir oes jours derniers, vient d’éclater en Allemagne.On évalue entre J50.000 »«t 200,000 le nombre des ouvriers qui, déjà, ont dû quitter le travail hier à six heure».Quoique les employés de Berlin, de Hambourg et de Brême ne soient pus affectés encore par le mouvement et quo les négociation*' pacifiques continuent à Munich, 1» “ lockout” est certainement le plus étendu que l’on ait en en Allemagne.Bien des contrncteurs sont déterminés ù soutenir une lutte n outran re pour écraser les Unions mais on dit.d'autre part, que dix pour cent des employeurs sont d'accord avec les grévistes.L’Association des nwgmifnoturiors de produits de construction sW juinte aux entrepreneurs dans plusieurs endroits.en s'engageant à ne pas délivrer de matériaux à ceux den patrons qui n’ont pas voulu fermer leurs portos, 11 y aura, la semaine prochaine, à Berlin, une réunion générale die tous les entrepreneurs de l’Allemagne.On y réglera la question du support financier aux maisons qui ont renvoyé leur personnel.Les ouvriers sont aussi décidés à vaincre.Appel a été fait aux, camarades qui restent au travail.Ils verseront chacun 50 penings (soit 50 sous ) , par jour, nu fond de grève.L’Union Centrale possède en réserve 83,000,000 et, de toutes parts, les fonds supplémentaires leur sont promis.Jusqu’à présent, i| n'y n pas eu de désordres.Le “ Lockout” n été décidé A la suite du vote donné récemment par les délégués de la fécjération socialiste des Unions du travail, refusant ie tarif de salaires proposé par l’Association des entrepreneurs.Incendie à Sainte-Cunégonde LA FABRIQUE FAUTEUX EST OOM PLBTEMENT DETRUITE HIER SOIR.Un incendie a éclaté hier noir, vers onze heures, ù la fabrique de portes et l'iiftisis Fnuteux, dans t'avenue Fau-tenx, rue Vinet, et a causé des dommages pour une dizaine de mille dollars.La situation de la fabrique, entre les rues Notre-Dame et Duvernny, gênait beaucoup le travail des pompiers; et ils ont eu beaucoup de mal à empêcher la destruction des habitations avoisinantes.La fabrique avait trois étages, et était construite eu bois et couverte en ferblanc, et les matières euflanunables qu’elle contenait n'ont pas tardé ù eu faire un véritable brasier, qu’il était fort eiffieik d’éteindre.On ignore la cause de l’incendie, et tout le bas do l’édifice était en feu quand les pompiers arrivèrent sur les lieux.Les sous-chefs Mitchell et Brière ont fait entourer la fabrique, pour empêcher les flammes de se communiquer aux maisons voisines, et la fabrique était si près de ees maisons, que les pompiers qui se tenaient sur le toit de celles-ci pouvaient atteindre de leur hache la bâtisse qui brûlait.Le chef Tremblay se trouvait aux quartiers-généraux des pompiers quand l’alarme fut donnée.Quand il apprit que c’était la fabrique Fnuteux qui était en fou, comme il connaissait les dangers qu’offre, au cas d’incendie, cette localité, il sauta dans son automobile, qui l'amena sur les lieux en moins do trois minutes.Les pompiers ont réussi à restreindre l’incendie à la fabrique seulement, laquelle a été complètement rasée.CQRS* PIEOS *~ww.ï.r" Cim èi KtwwMM.iMffeMlwt M ••raatia ÎMSÏrtX 25* •ar rl*»»ti*a éa Prix.L J.LAURENCE.PkHIMiM.MialttiL R il l W AV Y S T I IVt Drouin, Drouin & Drouin F.X.Drouin F.O.Drouin Faut Drouth AVOCATS Buram 116, Cota de 11 MonlagntJ.3348 d’iffilrn: 181, Rue Si-Joteph, T.2518.QUKBtîC.DOMINION GOAL CO.-LIMIT KD- MINEURS ET EXPEDITEURS DM CHARBON DOMINION pour VAPEURS La réorganisation de la Cour de Circuit UNE DELEGATION DU BARREAU AUPRES DE MM.LAURIER ET AYLESWORTH.LE BILLARD Ora Morningstar l’emporte sur Willie Hoppe Spokane, TV ash., 16.— Avec une série non terminée de 127 points, Ora Morningstar a.gagné, hier soir, la partie finale de la série entreprise contre Willie Hoppe.Des quatre parties jouées, Morning-st®r_ cn.s 9'ag"é trois, enregistrant 1,205 points en 53 reprises, contre les 921 points que fit Hoppe en 54 repri-ses.LIONEL SYLVESTRE.Des délégués représentants l'ordre des avocats ainsi que l’association du Jeune Barreau de Montréal, sont partis aujourd’hui pour Ottawa oû ils doivent avoir une entrevue avec Sii- Wilfrid Laurier.Thon.M.Aylesworth, ministre de la Justice, et Thon.M.Lemieux, directeur général des postes.On discutera à cette entrevue les mesures à prendre pour améliorer Torvfiinsa-tion de In cour de .Circuit, ,û Montréal.Les délégués demanderont .pie le gouvernement nomme trois autres juges et que le salaire des Juges de cette cour, soit élevé de 33000 à- 85000 nar année.Ils invoqueront au sout ien de leur demande les opinions exprimées par des banques et îles comparmies commerciales qui estiment que le gouvernement devrait sans délni s'occuper de cette question, ils soumettront un mémoire exposant que la Uaûr de t'ircuit ne peut à I heure actuelle expédier toutes les affaires qui y sont-, apportées.Aux termes de ce mémoire les rôles sont cou gestionnés;plus de trois mille poursuites sont encore à être décidées et il s’écoule dix-huit mois entre la date de l’institution d’une cause et le juuement qui la décide.Il s'en suit que les hommes d'affaires hésitent à poursuivre leurs débiteurs.- lorsque ie montant en jeu est moindre que 8100, parce qu'ils redoutent le délai des procédures et T absence des témoins quand a lieu l’instruction de la cause.Les déléguéa qui fe ront part au gouvernement des oriefs du public du district de Montréal sont MM.E.Monty, trésorier et A.Vallée, secrétaire de Tordre des aVoicats de Montréal, Henrv Elliott, représentant le conseil de 1 ordre.Léon Ghrneàu.président et A.Genest, .secrétaire de l’Association du Jeune Barreau.Le Conseil de Ville de Québec RECLAME DEUX CENT MILLE PIASTRES Québec.16 avril.—Le conseil de ville est en guerre ouverte contre le Grand-Nord.En 1898, le conseil décida de prendre deux cent mille piastres de debentures du chemin de fer à condition que la compagnie construirait dans la ville des usines générales valant cinquante mille piastres.Les travaux furent faits, mais en 1906, un incendie détruisit la propriété et le Canadien-Nord qui remplaça la compagnie du Grand-Nord.na pas reconstruit.Le conseil réclame le remboursement des débentures achetées ou la reconstruction des usines.Ctlhlé, brut (run of mlno), (slack) Pour rensélgnsmsnti s'adroistr aux BUREAUX de vente, lis Sus S.-JacQuas, Montréal.Téléphona Main 4481.Association des Architectes Il sera tenu des examens pour immatriculation et pour enregistrement sil-multanément à l'Hôtel de Ville de Québec et 5 square du Beaver Hall, M’ont-' réal, le 25 juillet 1910 et les jours suivants, à neuf de Tavant-midi de chaque jour.Les témoignages d’étude, item “A” des examens, (voir Annuaire 1 devront être remis au bureau de l’Association le ou avant le 20 Mai de Tannée courante.Ces témoignages d’étude devront être accompagnés d’un honoraire de dix dollars 810.00 ( nour les exaihens d’immatriculation et d'un honoraire de vingt-cinq dollars (825.00)' polir les examens d’en rég i s them eut.Bureau des Examinateurs.LE Dr.G.H.DESJARDINS Spécialiste pour les MALADIES DES YEUX 502 Rue St-Denis.Tél.Est 1340 La flora .ie buste en cire que le musée de -Berlin avait acquis comme une œuvre de Léonard de Vinci, a décidément été modelée par le sculpteur anglais Lucas.lelle est du moins la décision, qui! semble péremptoire, d’un chimiste al lemand appelé à faire Tanalvse de Ja cire dont 1 artiste s'est servi, et qui établit d’une manière irréfutable que cet artiste ne peut pas être I/o nard de Vinci.Le dit chimiste a.cn effet, démontré qu il existe de la stéarine dans la composition de cette cire.Or.comme la stéarine n'a été découverte qu’eu 1700.Leonard de T inei, qui est mort en 1519, n est évidemment pas -l’auteur du buste, qui doit au contraire-être attribue à Lucas, lequel se servait habituellement d'un mélange identiquement semblable à celui qui a été soumis à I analyse chimique.Dans quel régiment, sire ?1 n journal parisien, prenant la défense de M.Fallières (qu'on avait accusé de n'avoir pas reconnu le grade d un officier), évoquait dernièrement I exemple de Napoléon 1er qui commit, un jour, la mémo méprise.Là-dessus un de nos lecteurs a eu l’obligeante pensée de nous envoyer une grow ire qui commémore ce trait du grand empereur.( 'est une de ces gravures sur J'acier qui popularisèrent les gloires de l’empire ct sont conservées religieusement dans les familles.Voici la légende du dessin : “L’empereur passant un jour une revue sur la place du Carousel, son cheval se cabra, et dans les efforts que fit sa majesté pour le retenir, son chapeau tomba à terre: un lieutenant aux pieds duquel le chapeau était tombé, le ramassa et'sortit du front de ban-dière pour l’offrir à sa majesté.Merci, capitaine, lui dit Tempereur encore occupé à calmer son cheval, “dans quel régiment, sire", demanda Toificier.“L’empereur le regarda alors avec plus d’attention et s’apercevant tie sa méprise dit en souriant: “Ah! c’est juste.Monsieur; dans la garde”.Le nouveau capitaine reçut peu de jours après le brevet qu’il devait à sa présence d'esprit, mais nu’il avait auparavant bien mérité par sa bravoure et sa capacité '.Dr.ARTHUR BEAUCHAMP, Chirurgien Dentiste.T.B.EmI 3549.les rue Saint-Dtnit.DOCTEUR J.-A.ST-DENIS Maladie» dea yenx, du nez, de la gorge et deg oreilles.T.Est 329, 133 Rnc Oherrier, Montréal, l-œnr-r.ino Docteur J.A.LORRAIN.DES HOPITAUX DE PARIS Electrothérapie—Rayon.X.Bell Tél.Est: 90.S39 S.-DENIS.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour de Circuit, No 6047.Raoul Ménard de Htc-Justinc de New ton, district île Montréal, commerçant, demandeur vs Eugène Giroux, autrefois du même lieu, plus tard de Old Forge Etat de New York, E.U.A., et maintenant de lieux inconnus, défendeur.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans le mois.Far ordre, J.CARTIER, Député Greffier de la dite Cour.C.A.HARWOOD, Procureur du demandeur.305 Bâtisse Banque Québec.Montréal, 13 avril 3910.cê.o \ VIS est.donné au public qu’en vertu xV do la loi des compagnies de Québec.1007, il a ét6 accordé par le lieutenant-gouyerneur de la province de Québec, des lettres patentés, en date du 10 février 1010, constituant en corporation MM.Samuel William Jacobs, Conseil en Loi du Hoi, Alexander Hives Hall, avocat.Béatrice Hyrne, sténographe, Isidore Friedman, comptable, et Rouis Kitch.etudiant en droit, tous des cit£s èt.district de Montrftàl, dans les buts suivants: Construire des theatres et autres bft-tisses et travaux propres aux fins o i-reux, et do conduire, maintenir et mettre en opération les dits thNUres et outres bÂtissès lorsqu’ils seront érigés ou construits ; Faire les affaires de proprtetaires et gérants de tht’Mres.ot en particuliei pourvoir à la production de representations de kinematograph, Uijiétoscopic et biocruph, et «tous les moyens pour productions connues comme expositions de vues animées, et toutes affaires y ayant j rapport ; Faire les affaires do restaurateurs, iner-i châmls de vins et liqueurs, agents de theatres, ouvreurs de loties, propriétaires de salles d© concert, hôteliers, éditeurs et imprimeurs de pièces dramatiques et musicales.et toutes autres affaires qui peuvent être faite convenablement, en rapport avec aucun do ces objets qui peuvent être calculés û rendre profitable aucun des biens et droits pour le temps present ; Faire des conventions avec les auteurs ou autres personnes pour représentations dramatiques ou autres droits «le comédies, burlesques, vaudevilles, ballets, pan-tomines.spectacles, compositions musicales et autres représentations dramatiques ©1 musicales, et pour les droits de produc-tions de kiiiéinatotfrnph.klhetoacopie et biograph, ou pour la représentation d’i-ceux dans la province de Québec, et faire des engagements de toute sorte avec les artistes et, autres personnes ; Fnires toutes autres affaires qui peuvent paraître à 1» comnpgnie capable d’ê-tro conduites convenablement en rapport avec, les susdits objets, ou calculées di-! rectêmènt ou indirectement, pour auirnmn-! ter la valeur de la compagnie, ou mettre j à profit tous ses liions ou droits ; Acquérir et outreprendfe toutes ou aucune partie des affaires, propriété et obligation de toute personne ou compa j ytjjïie faisant les affaires «pie cette compn-! gnie est- autorisée à faire, ou possédant I une propriété convenable pour les fins de ’cétte compagnie ; Fntrer en arrangement pour le partage des profits, union d*intérêt., co-opération, risque conjoint, concession réciproque, ou autrement.avec toute personne ou compagnie faisant ou engagée ou sur le point de faire ou engagée dans aucune affaire • m transaction capable d’être conduite directement ou indi roc torn ont pour le bénéfice de cette compagnie ; et prêter de l’argent, parantir les contrats ou autrement aider toute telle personne ou compagnie.et de prendre ou acquérir autrement les actions garanties de toute telle compagnie et.de vendre, posséder, éniettre de nouveau, avec ou sans garantie ou en faire le commerce autrement; Prendre ou acquérir autrement, et posséder des actions dons toute autre compagnie ayant en tout ou en partie des .objets semblables h, ceux «b* «’elle compa-; gniè, ou faisant toutes affaires rnnnblfts, d’être conduites directement' ou indirectement pour le bénéfice do cet t e compn-1 gnié ; Emprunter.prélever ou garantir le paiement d’argent de telle autre-manière que la compagnie ingéra n.propos, et.en particulier par rémission de débentures ou stock de débentures, perpétuels ou autrement, chargés sur toutes les propriétés do la compagnie, y compris son capital non appelé, et rembourser ou payer toutes telles garanties : Rémunérer tonte personne nu c.ompfl-flrnle pour services rendus ou qui peuvent être rendus, en nhvçant ou Aidant à pincer ou en garantissant le placement de toutes actions du capital «le la compa* gnic.^ ou toute debenture ou autres garanties de la compagnie, dans la formation d© lu.compagnie ou la conduite de ses affaires ; Tirer, fair»*, accepter, endosser, escompter.exécuter et émettre des billets pro-missoires.lettres de change, connaissements.1T1P '1'»'ip*itur«'H «1 nuiras jnjq.J rumen t.s négociables et transférables sons le nom de “The Palace Amusement Company incorporated’;, avec un capital total de dix mille piastres f tlO.OOO.00 1 du-isf* en quatre cents MOO) actions «|è vingt-cinq piastres ($25.00) chacune.La principale place d’affaires de la corporation sera dans la Cité de Montréal.Daté du bureau du secretaire de la province, ce dixiéme jour de février 1010.JOS.DUMONT.Sous-secrétn ire de la province.TRAINS DE BANLIEUE Doit permettre aux vtyngeura Je j,rendre Inir résidence d'4té le, plus tôt possiblü, le U nmd-Trône annonce que k* service d’été entré Montréal et Vuudreuil cl (.’irt** intermédiaires, qui fut si apprécié l’an dèruier, commencera lo dimanche, 24 Avril 1910 et sera presque le même que l'au dernier; excepte que les trains de 1,30 et 1.36 p.m,, pour Vaudrnuil, le samedi seulement, partiront û 1.20 p.m., ct 1.30 p.m., respectivement, afin d’arriver au lac.plus tôt 'laits l’après-midi.Des horaires donnant tous 1rs renseigne-mints seront émis dims quelques jours.Dans l'intervalle adressox-vbuB pour tous i enseignements à M.W.-H.Clancy, C.D.& T.A., 130 rue St-Jacques.Phone Main 6905.TRAINS VIA IBERVILLE Le train quittant Montréal à 4.G0 p.m., pour Rouse's Point, et le train quittant Rouse's Point à 6.55 p.tn., pour Montréal passeront pnr Iberville jusqu’à nouvel avis.EXCURSION DE COLONS Billets d’excursion de colons aller et retour pour l’Ouest Canadien vlâ (Ihica-po, en vente le 19 avril; 3, 17 et 31 niai; 14 et 28 jiiin: 12 et 26 juillet; 9 et 23 août; 6 et 20 septembre, à prix très réduits.L’OUEST DU CANADA Les nisillsursa tsrres Hanu 1« monde ss tvo.m-ut le long ,1e la ligne t>) ÊTA Spécial.Manteaux en beau panama $15.00 Ces jolis manteaux sont faits d’un Panama de première qualité et de couleurs différentes: beige, champagne ou gris taupe.Ils ont un long col-châle, recouvert de satin noir, demi-ajustés, longueur au bas de la robe.Enjolivés au bas de replis et d’empiècements de même étoffe.^1 OO Valeur «ans égale à.tPlfl.V/l/ Jupes en Voile Noir 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la Passerelle} L LACKAWANA ET L- GREVE.Ln Erntemité (les employé* H* chemin de fer, à Scranton.Pennsylvanie, dit qtie ses affiliés pourraient bien être appelés à faire la grève généra le contre le réseau Lnckawana, d’ici vingt-quatre heures.Les patrons auraient refusé l’arbitrage.I>es heures devaient pourtant être réduites de douze heures à dix heures pour le personnel des trains et les préposés aux bagages dans les gares.LES TELEGRAPHISTES.Les télégraphistes du New-York.New-Haven et Hartford ont brisé toute négociation avec les patrons.On demandera le vote général sur la question d’une grève.Te chemin de fer n offert de donner la moitié des augmentations réclamées par les hommes.I On vient d installer à Hambourg un ingénieux système pour transmettre 1 heure par téléphone.I n signal téléphonique est donné automatiquement, à chaque minute, jour et nuit, à tous les abonnés du réseau téléphonique qui le désirent.C est comme un petit son de sirène distinctement perceptible dans le récepteur.Ce son commence à se faire entendre exactement après la cinounnte-cinquième seconde de chaque minute.et se prolonge jusqu'à la soixantième seconde.Afin de permettre de reconnaître le nombre des minutes déjà écoulées d une heure à l'autre, un second signal par sonnerie trembleuse retentit de cinq en cinq minutes.| C est extrêmement simple, comme voue le voyez.MO- Ei.jiENTS DES VAISitcAUX.L’“Empress of Ireland" est arrivé à B.-.lean, à 1 h., hier matin.Le "Lake F.rie” est arrivé ce matin j à S.-lean.Le "Lake Michigan’’ est parti de Halifax, à 10 h.hier matin, en route j jKnir I.ondres., LE MANHATTAN ECHOUE.Le vaisseau anglais ".Manhattan ", j portant 11,601 tonnes de charbon con-: signé à la station navale américaine de Male Island, Californie, est échoué à l’entrée du havre de Newport News.Va.Trois remorqueurs essayent de le renflouer, mais on croit qu'il faudra ! décharger une partie de la cargaison, pour avoir quelque chance de succès.TOUJOURS DES IMMIGRANTS.Les trois steamers entrés hier dans le j port de Halifax nous ont apporté près J de quatre mille immigrants et les derniers vaisseau x signalés en portent presque autant.TRAVERSE- ORAGEUSE.I-es dépêches de Victoria.Colombie-\nplaise.rapportent que le “Protes-¦ tans ’ et U”Empress of .Japan”, venant de Yokohama, ont eu une traversée des plus orageuses.Des vagues : monstres ont emporté les chaloupes de j sauvetage du "Protestans” et ont plu-i Isieurs fois mis les membres des deux' équipages en danger.LES ARRIVAGES.Vaisseaux A De Indiana .New York .Naples Empress of Ireland .S.-Jean .Liverpool Tunisian .Halifax .Liverpool Canada.Halifax .Liverpool Campania .Halifax .Rotterdam Niew Amsterdam .New York .Rotterdam La Touraine.Havre .New York Neckar.Naples .New- York VAISSEAU PERDU.I ne dépêche laconique reçue à Los Angeles, dit que le steamer "Venice” a sauté dans le golfe de Californie et a été perdu complètement.I* capitaine et quatre hommes d'équipage ont pu se sauver.EN REPARATION.Les vapeurs “Princess" et ‘ "Roue il-le", du gouvernement canadien et le "Rapid King" de la compagnie Ricle-lieu
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