Le devoir, 26 avril 1910, mardi 26 avril 1910
PREMIERE ANNEE—No.91 ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : Canada et Etats-Unis .93.00 Union Postale.• .$6.00 Edition Hebdomadaire : Canada .$1.00 Etats-Unis et Union Postal* .* » • fl.50 MONTREAL, MARIN, 26 AVRIL, 1910 LE DEVOIR UN SOU LE NUMERO Rédaction et Admini&^iop 71A RUE SAINT-J/ Vt, v MONTREAL ^ V TELEPHONE ¦y^ REDACTION: Miin 7460 ï, ' ADMINISTRATION: Mu./461 Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! ENMARGE DU DEBAT Notes d’un Spectateur Québec, le 25 avril 1910.T^ute la journée paraît devoir être, comme d’habitude, consacrée aux projets de la loi d’intérêt privé.C’est une besogne utile, mais qui 'prête peu aux effets oratoires.Cet après-midi, devant une Chambre très peu nombreuse, le premier des trois bills de tramway a subi sa dernière épreuve, dans la forme même où l’avait couché la commission des chemins de fer : subordination de l’exercice de ees privilèges au consentement de Ta ville; obligation sous peine de 'forfaiture de ces privilèges, de dépenser, dans un laps de quatre ans, Pne somme de deux millions et (suppression du referendum obligatoire, pour le cas où la ville concéderait à la compagnie un privilège de plus de dix années.Avec le Herald, l’on peut se demander pourquoi la Chambre soustrait expressément les compagnies de tramway — car toutes seront mises sur le même pied — à une stipulation que l’on disait spécialement destinée à protéger la ville contre la collision possible du pouvoir municipal et des grandes compagnies.Pourquoi deux poids et deux me-rsures ?• # # Les jours se suivent et l’humeur des ministres ne se ressemble pas.Nous avons pu entendre ce soir, chaque fois que M.Tessier demandait, au nom de la ville des Trois-Rivières, un droit particulier, le ipremier-ministre dire: le conseil ^municipal est-il unanime à demander cela?—Oui.—Eh! bien, alors.Pour le premier-ministre, la vo-" lonté du conseil municipal est sou-(verain — quand il s’agit des Trois-Rivières ! Quand il s’agit de Joliette, la volonté du conseil municipal et celle de la majorité des électeurs ne ^comptent plus.C’est une belle chose que la po-Ûitique ! # * * Le jeu des petits papiers menace de devenir intéressant.Pour faire pièce à MM.Bouras-sa et Prévost, qui désiraient savoir ce que les feuilles ministérielles ont reçu du gouvernement provincial ’depuis quatre ou cinq années, M.Blouin, fidèle à son rôle de ehevau-léger gouvernemental, demandait qui, du 2 juillet 1905 au 1er juillet 1907, était ministre de la Colonisation, si le dit ministre a fait faire des travaux d’impression, à qui ces travaux furent confiés et si le ministre avait précédemment demandé des soumissions à d’autres personnes.On s’est empressé de lui répondre — et peut-être bien que la question et la réponse ont été rédigées de la même plumç — que M.Prévost est le ministre en question et qu’il a donné, sans soumission, des travaux d’impression.Et voilà, monsieur Prévost, qui vous apprendra à taquiner vos excollègues! Mais M.Prévost, s’il a des défauts.a tout au moins une qualité ' que personne ne conteste, et c’est ila combativité.D’où qu’ils viennent, il rend les coups.Cette fois, la besogne était facile.11 demande simplement, à son tour, qui, du 1er juillet 1900 au 1er juillet 1905, était ministre de la Colonisation, — et ceci est pour M.Gouin—qui, depuis le 1er octobre 1907,—et ceci est pour M.Devlin— occupe les mêmes fonctions et si les deux ministres ont demandé des soumissions avant de faire l’adjudication de leurs travaux d’impression.Le résultat de ces feux croisés sera probablement d’établir que, d ; 1900 à 1910, aucun des ministres de la Colonisation n ’a demandé de soumissions pour ses travaux.Si le procédé est blâmable et nous croyons qu ’il l’est — en ce qui concerne du moins les travaux un peu considérables — le blâme atteint à la fois MM.Gouin, Prévost et Devlin.Et M.Blouin ayant soutenu avec la même énergie les trois ministres, le crachat lui retombe en pleine figure.Etait-ce ce qu’il voulait démontrer?# # # L’équipe montréalaise, presque entière, avocats, députés, éehevins, nous est arrivée ce soir.On attend pour demain le second déta-ment, et l’on compte bien que la commission des bills privés sera toute la semaine occupée à débrouiller les affaires de Montréal et des municipalités adjacentes.Les affaires de Montréal c’est à proprement parler le cauchemar de la députation.On est à se demander s’il ne vaudrait pas mieux confier l’étude de toutes ces questions à une commission spéciale de sept membres, par exemple, qui aurait certainement plus de chance de pénétrer les arcanes de notre situation munici pale que ne le peut faire une corn mission de cinquante membres et plus.Et cela soulagerait de beaucoup le reste de la députation.OMER HEROUX.P.S.—Le Montreal Street Railway se propose évidemment de faire à 1’“Underground” une lutte sans merci.C’est M.Perron qui, selon toutes les apparences, conduira la bataille.Il était absent hier soir lorsque, vers les minuir, le bill de 1’”underground” est venu à l’ordre du jour, mais ses amis ont obtenu que la discussion fût remise à demain pour lui permettre de parler.M.Galipault a nettement déclaré que le député de Gas-pé se proposait de tuer le bill sur le préambule.C'est M.Gouin qui, à la commission des chemins de fer, a assuré le succès relatif de U” Underground”.On se demande s’il l’emportera sur M.Perron devant la Chambre.Au cours de la discussion ce soir, M.Bourassa a déclaré que s’il avait été présent à la séance de l’après-midi, il eût combattu le projet de loi du Montreal Street Railway, comme il se propose de combattre U” Underground” et le “Suburban”, le second projet du Montreal Street Railway, parce qu’il estime que le parlement devait tuer les trois bills.O.H.INTIMIDATION Le Canada d’hier matin a publié, dans sa page de rédaction, les conclusions des trois ou quatre articles écrits par M.Rodolphe Lemieux.alias “Saint-Denis” sur “La liberté religieuse au Canada”.Depuis longtemps déjà M.Rodolphe Lemieux avait habitué ses lecteurs à découvrir, à -travers sa prose tortueuse, lourde souvent, sau-tarde toujours, l’état de son âme de courtisan, ses appétits plus considérables que ses propres capacités, ses ambitions démésurées, son étroitesse de vue.Jamais, cependant.Al.Rodolphe Lemieux n'a laissé voir avec plus de clarté sa veulerie et jusqu'à quel point il est descendu pour ramasser les quelques bouts de rubans que l'Angleterre sème par-ci par-là dans ses colonies et qui payent largement, croit-elle, le travail de ses valets! Après avoir sacrifié tous les prineipes qu'avec vigueur et talent il avait défendus dans sa jeunesse; après s'être fait un piédestal de ses trahisons, il se croit en mesure de pontifier.Ce laquais à l'âme timorée, qui jamais n'osa défendre franchement.sur le parquet de la Chambre des Communes, les droits de la langue de ses pères, qui aidait les ennemis de la religion catholique à triompher dans les nouvelles provinces de l'Ouest canadien, ce “Saint-Denis”, pour tout résurc veut en imposer au clergé de ce province, à ceux qui lui obéissenl savent le défendre.Il a naturellement recours | moyen qui a eu raison de son prit d'indépendance de jadis: T timidation."Le moment est venu, dit-il, de sumer les diverses phases de la dise sion que nous avons engagée au si de la position occupée par l’Eglise indique au Canada.SOUS L’AT RITE D’UN SOUVERAIN PROT1 TANT.Nous voulons faire compren combien est injuste et déplacé l'ar gonisme que prêchent certains onst en mal d'agitation contre la Mai Uanadienne.et contre la suprématie la Grande-Bretagne.” Depuis quand le fait de s bp ser à la création d'une marine guerre, au Canada, constitue-il acte d'antagonisme contre la sup inatie de la Grande-Bretagne?A plus forte raison l'on est à demander pourquoi 51.Rodol} Lemieux parle “de la position jCupée par l'église catholique Canada, sous l'autorité d’un sou rain protestant”.j Pourquoi?M.Lemieux est ! core jeune et il sait dans quelle time il est tenu par h générât ! nouvelle.Secrètement il accuse le cle j qui n’a pas su.selon lui, ma 11’enthousiasme des “héliaeins”i 1 partout, ont hué la politique faste et antipatriotique du oabi: (dont il se croit l’indispensable neinent.Le clergé n’a pas usé de i prestige pour empêcher le peuple de manifester son désaveu d’une politique ruineuse et qui demain lui coûtera le sang de ses enfants.Dans les campagnes, des milliers do pétitions se sont couvertes de si-gnatures, réclamant l’appel au peuple, c’est-à-dire le plus sûr moyen d’empêcher l’exécution d’un projet impérialiste et le clergé n’a pas entravé ce mouvement.Puis il y a l’avenir lourd de conséquences redoutables.Comprenez-vous ?Lisez-le plutôt!— LETTRE D’OTTAWA UN GRAND PAS DE FAIT.— CALME COMPLET.— LE BILL DE M.KING A L’ETUDE.—• CARTELLS ET TRUSTS.— CONSOMMATEURS, PRODUCTEURS ET MANUFACTURIERS.— UNE MESURE D’EXPERIMENTATION.— DE L’OPPOSITION, A DROITE.—LEURS PRETEXTES.— LE SENAT ET LES GRANDES COMPAGNIES.— A PROPOS DU BILL DE LA MARINE.— DEBAT DE COURTE HALEINE EN PERSPECTIVE.— RUMEUR INCROYABLE.— L’ESPRIT DE PARTI.— LA PIN, MERCREDI, LE QUATRE MAI.— C’EST ENTENDU.— -uA DERNIERE ETAPE, - LES ASSURANCES.— ILS VONT FILER A L’ANGLAISE.“On est bien alors eu droit de se demander ce que veulent réellement les é-nergumènes qui risquent de nous rejeter dans le gouffre de l’incertain en provoquant des froissements dangereux, en prêtant la main à un mouvement propre à remettre en question, tout notre STATUS RELIGIEUX.“A-t-on réellement jamais pensé à ce que serait notre position de catholiques.la POSITION DE NOTRE CLERGE EN PARTICULIEk, si nous fussions restés sous la homination française.” C’est la menace, c’est l’intimidation: l’Angleterre est reine et maîtresse, prêtres, évêques obéissez à nos ordres, à nous qui la représentons ou craignez ses représailles ! Et pour mieux faire valoir la force de sa menace, M.Rodolphe Lemieux, ministre dans le cabinet Laurier, rappelle longuement, en les soulignant, les heures les plus douloureuses que l’Eglise catholique dut subir en France avec le Gallicanisme, l’Ordonnance de l’Intendant en 1728, la Déclaration des évêques de 1682, les conséquences du Concordat, les “Appels au Conseil d’Etat”, le Traité de Paris et l’Acte de 1774, etc.Il prend plaisir à tourner le fer dans la plaie.Cet excellent catholique détaille par le menu, les situations les plus pénibles que traversa l’Eglise tant en Espagne qu’en Pologne jusqu’à Rome même, puis il s’écrit : “Existe-t-il réellement un seul catholique éclairé, si ami qu’il soit du “Devoir”, si admirateur qu’il puisse être de “l’Action Sociale”, oui nréférerait cette situation servile, à la pleine liberté dont il jouit sous l’égide de la Couronne Anglaise ?” Voilà le flagorneur des potentats du jour, ce patriotard repus qui rêvait, il y a quelques jours encore, la mort de Papineau sur le champ de bataille, lui qui jamais n’eut le courage de défendre les siens—je n’entends pas ici sa famille, grand Dieu ! C’est- incroyable de non sens, c’est révoltant de cynisme.“Parlez-nous tant que vous voudrez, conclut M.Lemieux, de la société parfaite conçue par les Jésuites au Para guay.eitez-nous l’exemple de la République de Garcia Moreno, ni le Paraguay, ni l’Equateur ne sont comparables à notre province on l’Eglise C'a tholique possède tous les privilèges d’une Eglise Etablie.“Et c'est oe que nous avons démontré en nous inspirant, de la CHARITE CHRETIENNE D’ABORD, et ensuite des TRAITES, de la CONSTITUTION et de la LOI.“Il convenait de rappeler ces vérités è la jeunesse dont la presse réactionnaire cherche à biaiser le jugement, par un grossier travestissement de l’histoire.” La jeunesse, unique Rodolphe, sait une chose : les droits dont nous jouissons, nos pères nous les ont conquis de toute façon, au prix même de leur sang.Us nous les ont conquis, ces droits, pour que nous les gardions toujours.Si les jeunes ont des leçons à recevoir, ils voudront les entendre tomber d’une bouche plus autorisée et qui sait reseeter tout au moins les prérogatives et les droits du clergé canadien.Du reste, comment écouter et croire un monsieur qui sous le masque de “Saint-Denis” cherche, dans le Canada, à intimider le clergé catholique, insulte les jeunés et tous ceux qui le méprisent puis qui, dans la Vigie, de Québec, antre feuille créeharde, sous le pseudo d’“Ajax” s’attaque à tout ce qu’il peut mordre.A bas les masques et les faux-nez, honorable Rodolphe! TANCREDE MARSIL.L’affaire Lyons LES AVOCATS SONT ENTENDUS.— JUGEMENT LUNDI PROCHAIN Le tribunal a entendu i.oiries de la poursuite et de la défense, hier toute la journée, dans cette affaire du pharmacien H.-J.Lyons, accusé de fausses reorésentations.Mire Morrison, l’avocat de l'inculpé, dit que la poursuite n’avait pas établi ses prétentions et cjue son client n’avait pas agi dans » intention de frauder.Mire Hibbard, qui comparaissait pour le plaignant, u .ru, L , contraire.et déclara qu’il était amplement prouvé que M.Lyons avait annoncé une solution connu sous le nom de “Pepto Mangan” et qu’il avait sub-situé à ce médicament une autre préparation de sa propre fabrication.Le juge Bazin, au cours de la séance fit la remarque suivante : "Jusqu’ici je suis presque convaincu qu’il n’y a pas eu de fausse représentation, car tous les t/moins à chnrge.qui ont a-cheté du Pepto-Mangan annoncé à 49 cts.savaient parfaitement bien qu’on leur donnerait la solution “Pasteur”.Jugement sera rendu le lundi 2 mai.Ottawa, 26 avril.La séance d’hier à la* Chambre des Communes, a peut-êtr» un peu manqué d’intérêt, pour les profanes.Mais elle a avancé d’un grand pus le travail entrepris ô.cette sessional ; en comité général, la Chambre, où il n’y eut jamais plus qu’une quarantaine de députés, a étudié le bill de M.Mackenzie-King, ministre du Travail, sur les trusts et les cartella ; la troisième lecture en aura lieu ces jours-ci, peut-être même aujourd’hui.Cette étude s’est poursuivie dans un calme complet.Aux banquettes des ministres, M.King fut seul, pendant un assez long temps.Des députés ministériels, une quinzaine étaient présents.A gauche, un peu plus de monde ; cinq ou six députés ont discuté seuls la mesure.Les autres ont écouté ou feint d’écouter le débat.M.King a enfin franchi sa première étape, mais le sénat sera-t-il favorable à son œuvre?Ce n’est pas certain.I Nous avons déjà exposé les grandes lignes de ce projet de loi, dans nos lettres précédentes.Ajoutons eimple-inent que deux amendements de quelque importance y ont été ajoutés: le premier, à la demande de la gauche, où MM.R.-L.Borden, Armstrong et T.-D.Taylor ont conduit la discussion.Le texte originaire de cette mesure donnait le droit aux consommateurs de requérir une enquête, quand ils supposent l’existence d’un trust ou d’un cartell dont ils ont à se plaindre.Dorénavant, non seulement les consommateurs, mais les producteurs de l’article brut manufacturé par le trust pourront, eux aussi, demander cette enquête.Ainsi, prenons le cas des éleveurs de bestiaux: si celui qui leÇr achète leur,', animaux pour en faire des conserves alimentaires leurs paraît vouloir payer des prix trop minimes, à leur gré, ils pourront requérir, de même que le consommateur qui estime payer un prix exorbitant pour le produit manufacturé, une enquête sur le mode d’opérer du manufacturier.A la suggestion du Bureau des Unions du Travail organisé, M.King insère aussi dans le bill un amendement d’après quoi la loi ne s’applique pas aux associations ouvrières ; sans cela, on eût pu, en certains cas, les considérer comme des “cartells’ et faire une enquête sur leurs méthodes.Cette législation, au dire même de M.King, en est une d’expérimentation.Peut-être, dans une Couple d’années, l’amendera-t-on de manière à en étendre la portée.Certains membres de la gauche, dont MM, R.-L.Borden, Johtt Hag-gart et Currie, la qualifient d’inoffensive: on a même affirmé, un temps qu’elle ne protégeait que les consommateurs, et ignorait les producteurs.L’amendement dont, nous citions tantôt la substance a disposé de cette prétention, au moins pour le moment.Quoique cette mesure en fut une du ministère, elle a rencontré un peu d’opposition à droite, chez dos gens d’habitude fort dévoués à la politique du cabinet.Ainsi, MM.Macdonald, de Pictou, Pardee, "whip” général du parti ministériel et, Nesbitt, en ont combattu maintes clauses, sous différents prétextes.Us ont soutenu que ce serait une mauvaise affaire de légaliser la tenue d’enquêtes sur les affaires des tnits, parce que, à leur sens, des esprits envieux profiteraient de cette méthode pour mettre le nez dans les affaires des gens qui réussissent." De plus, ont-ils affirmé, quand vous en viendrez au choix des arbitre*, vous trouverez difficilement des gens désintéressés et capables d’agir sans préjugés.Les cultivateurs, par exemple, pourraient difficilement agir comme arbitres, parce qu'ils sont producteurs, en grande partie des matières premières manufacturées par les 'industriels, et qu’ils sont, à ce titre, fort intéressée en bien des circonstances.“ Et puis, ajoutent-ils .avec cette nouvelle législation, les compagnie^industrielles ne pourront pas.mêmiPié-gitimement, augmenter les prix de leurs produits sans s’exposer à des enquêtes ennuyeuses, provoquées par des consommateurs revèchent et grincheux”.Us ont fini par en prendre leur parti; peut-être se sont-ils dit qu’au Sénat, d’ici à quelques jours, l'occasion de faire hiutiler ce bill à leur avantage.IL Entre temps, le Sénat va s'attaquer à l’étude du bill de la marine.Peut-être entreprendre-t il cette tâche aujourd’hui même.11 n’y dépensera guère de temps, car.au Sénat, les longs discours ne sont pas de mise; les op-positionnistes sont à peine une vingtaine, sur quatre-vingt-sept, et des six Canadiens-français conservateurs qui y siègent, à peine y en a-t-il quatre qui assistent régulièrement aux séances.Le maladie ou l’âge empêche les au- tres d’y paraître régulièrement.On comprendra donc qu’en de telles circonstances, la lutte ne sera pas de longue haleine.On dit bien, dans le® couloirs, qu’une couple de sénateurs libéraux Canadiens-Français ont signifié à M.Laurier leur intention de ne pas appuyer la mesure Brodeur: mais cette rumeur ne semble guère fondée.Elle nous laisse au reste fort sceptique, puisque l’esprit de parti, au Sénat comme ô.la Chambre des Communes, influence bien des décisions1; c’est d’autant plus regrettable que les sénateurs n’ont pas même le prétexte de leur réélection à invoquer, puisqu'ils sont nommés à vie.Et puis, sortis de la politique active,— plusieurs d’entre eux n’en ont même jamais fait,— ils ne devraient poiht attendre de faveurs ministérielles pour eux.Ceci ne les empêchera point, toutefois, de mettre les intérêts du parti avant ceux, bien entendus, du Canada lui-même.III.Nous n'en avons plus pour longtemps à Ottawa, si l’on en croit les pronostics actuels: un des députés de la droite, bien au courant des intentions ministé,rielles, nous répétait hier midi que la prorogation aura certainement lieu mercredi prochain, le 4 de mai: “ 1 affaire est entendue entre les '.'whips” des deux partis et rien ne surviendra pour rompre cette entente”, ajoutait-il.Ceci est d autant plus vraisemblable que la chambre pousse avec activité le vote des divers chapitres du budget.En quelques heures, vendredi dernier, elle approuvait la dépense d’une somme de 10 millions, un douzième du budget de 1 année courante.Une mesure importante restait au programme du gouvernement, pour cette session-ci, le bill des assu-lances, déjà étudié, il y a deux ans et 1 an dernier, par un comité snécinl, et par la chambre, puis par le sénat.Hier soir, M.Fielding le ramenait devant la députation: virtuellement, il est déjà adopté.Le greffier en alu.l’une après 1 autre, de nombreuses clauses, — ce bill forme un volume, grand format, de cent pages et compte 1RS clauses.•— et la Chambre s’est contentée de demander des explications brèves à M Fielding.Cette mesure expédiée, l’on ira grand train.Déjà nombre de députés préparent leurs malles.Et plusieurs repré sentants de l’Ouest vont filer à l'an glaise, samedi.Tous les chroniqueurs parlementaires ont hâte d’en faire au tant.GEORGES PELLETIER.UNE ANOMALIE La Justice et la Loi sont souvent antonymes.C’est là une constatation pénible à taire, au XXe Siècle, alors que la société recherche partout la souveraine équité.Kn matière criminelle, surtout, l’antinomie est flagrante.Un fait d’hier le prouve._ Une fillette de seize ans.arrêtée 1 an dernier sous prévention de recel et de complicité dans un vol important, fut honorablement acquittée.Elle réclama des dommages-intérêts à la ville de Montréal, pour arrestation injustifiée, mais le juge Archer, samedi dernier, la déboutait de sa poursuite.C’est la loi.5Hle X.n’a donc pas d’autre compensation que la satisfaction morale d’avoir été réhabilitée par les tribunaux d’instance criminelle.Mais pourra-t-elle gagner sa vie, dans un milieu ou l’énorme publi-citée donnée par les journaux aux choses de police détruit en un clin d’oeil les réputations les mieux établies, avant même que le jugement soit prononcé sur la validité des accusations ?Malgré le bruit fait par la presse autour de son acquittement, cette enfant osera-t-elle affronter l’opinion mesquine qui veut envers et contre tout et tous qu’il n’y ait pas de fumée sans feu et d'arrestation sans crime?Trouvera-t-elle un emploi dans un magasin, un atelier, ou un bureau, après l’esclandre?C’est difficile à croire.Elle sera dans l’alternative de quitter la ville ou de se cacher sous un nom d’emprunt dans quelque quartier excentrique où les feuilles à gros tirage n’entrent pas.Ce n’est pas du pessimisme, mais simplement une confirmation des faits observés tous les jours.Acquittée platoniquement, sans ressources pour assurer le lendemain.Mlle X.n’a-t-elle pas droit à une indemnité?Le juge Archer ne pouvait peut-être pas juger différemment la cause.mais la demanderesse n’en restera pas moins, dans l’esprit de la foule, accablée sous le coup d’une affaire criminelle.La loi n’est pas toujours la justice.JULES TREMBLAY.LETTRE DE FRANCE Paris, 15 avril.—Lorsque \ous recevrez cette lettre, le suffrage universel nous aura donné une Chambre toute neuve, pour quatre années.Que sera cette Chambre?quelle politique fera-X-elle?Les pronostics vont leur train, et je n’oserais en formuler do trop catégoriques par crainte d’être jugé mauvais prophète.Il me semble cependant pouvoir vous donner dès maintenant quelques indications qui vous permettront d’apprécier plus exactement les résultats lorsque le télégraphe vous les apportera.Un faut est certain, indiscutable, c’est qu’il ne faut pas attendre un changement d’orientation politique.Les hommes pourront disparaître: il y a 67 députés qui ne sollicitent pas le renouvellement de leur mandat et l’on compte que 120 à 150 seront vaincus dans la bataille qu’ils sont en train délivrer; la chambre comptera donc un tiers de nouveaux-venus; mais les nouveaux-venus ne seront- pas, dans l’ensemble, très différents de ceux qu’ils remplaceront.On m’a dit que le ministère de l’intérieur s’attendait à oe que les oppositions de droite catholique et d’extrême' gauche socialiste gagnent chacune quinze à dix-huit sièges.C’est possible, cela ne me paraît, pas hors de conteste.En tous les cas, la majorité radicale et radicale - socialiste demeurerait solide puisqu’elle compterait encore 325 à 330 voix sur 597 députés, et qu’au surplus la coalition do l’extrême-gauche et des droites est chose fort exceptionnelle.La majorité demeurera donc radicale et radicale-socialiste: que fera-t-elle ?Dimanche dernier, à Saint-Chamond, qui est la ville la plus importante -une pas et parmi ceux qui votent, combien agissent sans réflexion, en disant : “Après tout! autant celui-là qu’un autre ! ” Cette détestable disposition est imputable surtout à ceci que notre système électoral a quelquo chose de comparable à celui de l'Angleterre avant les réformes de 1832 et de 1867; nos circonscriptions sont extrêmement inégs-les; suivant son domicile un électeur pèse de un à dix dans la balance électorale.Et puis les scrutins sont fraudés, la pression et la corruption administrative faussent les résultats ; et depuis trente ans, jamais, d’après les statistiques officielles elles-mêmes, les députés élus n ’ont représenté la moitié des électeurs insenrs ! Notre peuple a trop de bon sens et un trop grand souci do la justice pour qu’un tel état do choses lui paraisse devoir être définitivement accepté, c’est pour cela que partout, il porte un visible intérêt à le représentation proportionnelle; c'est peut-être pour manifester en faveur de la représentation proportionnelle que des citoyens qui n’avaient jamais réclamé leur droit électoral, se sont fait inscrire cette année, et prendront part au scrutin, malgré la campagne d’abstentionnisme menée par certains journaux royalistes.Tout indique à 1 heure actuelle que les partisans de la représentation proportionnelle seront en majorité dans la Chambre prochaine.Et ce sera un précieux a van tage pour nous ; les cruautés de nos adversaires les plus déterminés en font foi.Tout autre sujet a été négligé cette année: sauf dans une centaine de circonscriptions, la question religieuse n ’h ville toute vouée à l’industrie métallur 8' e* ° e8*' tout 1 !• n® saurait être nié manifestations violentes de ses adver C|ue *’eB8a* t'ent6 par quelques évêques saires.est demeuré très vague,très impré-r'0 se n,ettre à la fête de l’action élec- ois; il n formulé de nouveau les promes ses inscrites depuis trente ans au programme radical et il n’a même pae retranché de ce programme vieilli le cou plet en l’honneur de “la laïcité de T E tat” qu’il sjest engagé » “maintenir”.torale n’aît complètement échoué.•Seuls, avec la R.P., Jes problèmes fl-nanciers, l’accroissement des impôts, les projets de monopoles d’Etat retiennent un peu l’attention publique.Mais ce sont là questions compliquées pour 8 ’ Cela ne veut peut-être rien dire; mais f*1*111* nombre, et il eût fallu cela signifie peut-être aussi que les a l'ran^rfl 'Fs longtemps pour en faire mis de M.Combes peuvent compter sur du doigt l’importance.M.Briand pour ne pas accepter de re- 111 ^ opposition catholique, libérale et manier la loi de séparation ou de eau ïf‘pul)licainP progressiste, s’est mise fort ser avec le Souverain Pontife, et cela i lnrr'''vernen*‘ en campagne, et elle s'est indique probablement que, si le minis-jetits théâtres, qui.par le mauvais aménagement n’offrent guère de sécurité nu public.L’échevin l.-A.Lapointe n répliqué que ces petits théâtres axaient droit à l'existence, tout aussi bien que les plus grands, et qu'une taxe aussi élevée allait en faire disparaître un grand nombre.Et il propose que le même règlement que l'an dernier res te en vigueur cette année encore Afnis le Conseil adopte par 11 voix contre 6, le nouveau règlement, sauf la section 4.qui se lit ainsi, laquelle a été biffée: “ Il est défendu à toute personne munie d une licence de colporteur ou de solliciteur (canvasser! de pousser fies cris, dans les rues ou places ptibliques fie la cité, mais elle pourra y annoncer sa marchandise d’un ton de voix modéré, c’est-à-dire, de manière à ne troubler ni' la paix publique ni la tranquillité de qui cpie ce soit".Ln section 3.qui a soulevé la discussion et qnî est le corps même du règlement adopté hier, prescrit les taxes suivantes: Propriétaires de salles de concert de représentations Tabac à Fumer Dmu et AirtaMe n OoûL théâtrales ou d’exhibitions de vues animées.8500.00 Propriétaires de salles de danse .8100.00 Propriétaires de musées ou de salles d'amusement quel - * conque, oû il est payé un droit d’entrée.850.00 L’échevin Turcot dit qu'il a eu une entrevue avec le chef Tremblay, qui lui a déclaré que les pompiers mis en service dans les théâtres de cinématographie et autres seraient recrutés parmi les anciens capitaines et les anciens pompiers blessés ou invalides et que ces pompiers seraient payés par les propriétaires de ces salles de spectacle.Après .des observations du maire, dos échpvins Ward et Dandurand, et du commissaire Wanklyn.qui prétendent que ces théâtres peuvent payer la taxe de $500.le commissaire Lachapelle soumet au Conseil cette idée qui consistait à faire payer à toutes les salles de spectacle un pourcentage sur leurs recettes, comme cela se pratique dans la plupart, des grandes villes, et i de verser le montant recueilli à l'as-' sistance publique.“ En adoptant ce système que je ! crois bon.dit le Dr I.achapelle.on | fournit à la ville, dans une certaine ! mesure, les fonds nécessaires au fonctionnement fie l’assistance publique”.——-#- — SOBRE COMME UN COSAQUE Ce n’est pas par la sobriété que bril-I lait jusqu’ici la réputation du, Cosa-j que.11 parait ce|»endant que, nulle part aussi spontanément (pie parmi les i cosaques d’Orenbourg, on n’a vu adhérer à la campagne entreprise en Russie contre l’alcoolisme.* A Beresnisk, un des principaux bourgs de la région d’Orenbourg.tous ! les débits de bière et de vodka ( ra-baks 1 ont été fermés, et on a établi à leur place des trndkir (chambres où l’on prend le thél.I.a vente de vodka en cachette est considérée comme un ; commerce criminel, et le vendeur et l’acheteur sont passibles, tous les deux, j de la même pénalité.Les buveurs habit uels doivent être chassés du bourg.J.es cosaques de Kassobrodsk viennent de suivre l’excellent exemple des autorités locales de Beresnisk, et les dernières nouvelles d’Orenbourg affirment que ce mouvement de t cmpérance, véritablement pratique, s’étend rapide-I ment à travers tout le territoire cosaque de ce gouvernement.SAULT 8TB-MAHIB.Buo, Ont., 20.— Montant: “Saronic”, “Carleton”, “Imperial", “E.B.Osler”, “Westmount”, “Coruna”.Descendant: “Alberta”, “llamo- uic”, “Kinmouth”, “ Glenmouth RETARDE FAR LA BRUME.' Le steamer “Southwark” de la ligne Dominion, ayant été retardé par la brume, n’est arrivée à Halifax qu’hier soir, au lieu de samedi comme il aurait dû le faire.Le brouillard de la côte est peut-être le plus grand obstacle que les marins ont à surmonter, en cette saison.DEPART DE “L’OCEAN”.La steamer norvégien “Océan”, arrivé hier, achève de décharger la cargaison de charbon qu’il apportait pour la Nova Scotia Steel and Goal Company; il partira pour Sydney dans le cours de la journée.L’ARRIVEE DU SICILIAN.Le steamer “Sicilian”, de la ligue Allan, d'après les dernières nouvelles, n’arrivera pas à Québec avant demain matin.Dans ce cas, l’“Iona” de la ligne Thomson serait bon premier sur la liste des arrivages océaniques.On croit même qu ’il pourra entrer à Montréal ce soir.TEMPETE A TORONTO.Toronto, 26.— La baie de Toronto a été visitée par une terrible tempête de vent et de pluie hier et des dommages considérables out été causés sur les rives, les abords de l’ile et du hâvre.A certains moments, le vent soufflait à une vitesse de cinquante milles à l’heure.MOUVEMENTS DES VAISSEAUX.Le steamer “Lake Manitoba” de la ligne du Pacifique a été signalé à Fast-net hier soir.Le “Cavindorn”, de la ligne Thomson, est parti de Aliddlesborough, dimanche, avec une forte cargaison pour Montréal.CANAL WELLAND.Port Colborne, Ont., 26.— Montant: “Peters” de Fair Haven à Buffalo, lest; “Advance”, de Hamilton à Fort William, cargaison générale; “Kcefe”, d’Oswego à Chicago, charbon.Descendant: “Panther”, de Chicago à Prescott, maïs; “Davidson” de Chicago à Kingston, maïs.NAVIGATION INTERIEURE.Kingston, Ont., 26.— Arrivages: Goélettes “Lydon”, d’Oswego, charbon; “Kalkins”, Oswego, charbon; “Keewatin”, Oswego, charbon; “So-wards”, Oswego, charbon; “Major Ferry”, Oswego, charbon.Midland, Ont., 26.— Arrivages “Phénix”, Chicago, maïs; “Culli-gan”, Chicago, Maïs, “Gargantua”, Cleveland, charbon.UNE JEUNE FILLE PILOTE.Détroit, Midi., 26.— Pendant que trois hommes de l’équipage de la goélette “Azov” se querellaient sur le pont, une jeune fille de 18 ans s’est vue forcée de se mettre à la roue et comme conséquence, la goélette est allée s’é chouer à Maybury, Ont., près de AI gonnac, rivière S.-Clair.Elle a été re mise à nots par le remorqueur “West cott ”.L’“Azor” n’a pas été endommagée.Elle appartient à des armateurs de Hamilton et se rendait à la baie Géorgienne pour charger du bois de construction.Les hommes d'équipage ont admis qu’ils s’étaient querellés mais ont refusé de donner leurs noms.LANCEMENT DU “LAUZON”.Québec, 26.— Les MM.Davie, propriétaires des chantiers maritimes de Lauzon, ont démontré samedi dernier qu’on peut construire des vaisseaux en fer aussi rapidement et aussi solidement dans le port de Québec, que dans n 'importe quel autre port du monde.Des milliers de personnes ont assisté au lancement du “Lévis” samedi dernier.Les travaux de construction des “Lévis” et “Lauzon”, deux vaisseaux en fer devant être utilisés comme traversiers entre Québec et Lévis, furent commencés le 1.3 janvier et poussés, avec une telle énergie que samedi dernier le “Lévis” était prêt à être lancé avec succès.Il ne reste plus que quelques détails à régler avant que le “Lauzon” subisse à son tour l’épreuve; il est possible que le lancement ait lieu mercredi prochain.ON DISCUTE LA QUESTION DES DECHARGEMENTS.MM.les commissaires du port ont eu hier une conférence avec les représentants des compagnies maritimes; on y a discuté l'opportunité de réduire de cinq jours à trois jours, le temps accordé pour l’emmagasinage gratuit des marchandises importées.Les compagnies prétendent que ce délai de trois jours est suffisant pour l’enlèvement des marchandises.Comme le Board of Trade n’était pas représenté comme corps, pour appuyer aucune résolution en faveur du changement proposé, tous les importateurs étaient libres d’exprimer leur opinion et plusieurs l’ont fait.Au point de vue où ils se placent comme importa tours, il semblerait que les cinq jours alloués jusqu’à présent ne sont pas de trop et la réduction à trois jours, dans leur opinion, n 'aurait pas pour effet de faire débanasser les quais plus rapidement; ils encourraient un nouveau fardeau de dépenses car la pénalité retomberait sur eux.Quoique rien de définitif n’ait été décidé hier, les importateurs ont raison de croire que la réduction projetée ne sera pas effectuée.M.le major G.W.Stephens, président de la Commission du port a dit, en tout cas, qu’il leur faudrait étudier attentivement la question et considérer tous les intérêts en jeu avant de prendre aucune décision.EN ROUTE POUR MONTREAL.Vaisseaux Partis de le Fremona Naples Avril 8 | lona Middlesboro Avril 12 Athenia Glasgow Avril 16 Prinz Oskar Bremen Avril 16 Sicilian Glasgow Avril 16 Manchester Trader .Manchester Avril 16 Montreal Auvers Avril 20 Rendu d’Orient Memmon Amérique du sud Dominion Liverpool Avril 21 Jacona Philadelphie Avril 21 | Hurona Middlesboro Avril 21 ! Montezuma Londres Avril 21 ! Turcoman Avonmouth Avril 21 j Corsican Moville Avril 21 : Salaria Glasgow Avril 23 : Rakhnin Anvers Avril 23 | Manchester | Mariner Manchester Avril 23 ! Cairndorn Middlesboro Avril 24 LES ARIVAGES.Vaisseaux à de ' Chicago New-York Havre I Cedric New-York Liverpool Dueâ di Genova New-York Naples La Bretagne New York Havre Minnetonka New-York Londres Krconland New-York Anvers Estonia New-York Libau California Glasgow New-York IIHIHH IIIIIHM • •t un m miihoh uni '"m MM HHHH IIMMMI iMnnm |MM|H MMIir Un Téléphone sur votre pupitre Vous tient en Communication avec la Ville où vous Habitez, et toute autre Cité, toute Ville, Tous Villages et ‘ _ Dans un rayon de 1000 milles Constamment à votre Main 'Il n’y a pas de service plus complet, plus prompt, plus commode et (à meilleur marché que le SYSTEME DE TELEPHONE fAvec l’augmentation de vos affaires, le système téléphonique prend d» jl’extension et les ventes par téléphone augmentent si vous avez assez *de téléphones pour donner satisfaction à vos clients.Le commerce par téléphone exige que vous ayez le meilleur service Ipossible.Le département des contrats peut vous fournir d’excellents Itémoignages qui vous feront comprendre l’importance d’avoir le meilleur service et le plus intelligent.Tout appareil a des communications directes avec le réseau téléphonique.TH,: BEU.TELEfiHQtiE COMPANY OF G4HAD4; COMPLETS 1 DE PRINTEMPS C’eél notre grande spécialité et cela ne nous empêche pas de faire des VETEMENTS PLUS DISPENDIEUX Le chie et l’élégance sont les mêmes, cependant la différence est dans la qualité de l’étoffe et des fournitures.Cela n’empêche pas que pour $15.00 nous faisons un complet qui coûte un tiers plus cher ailleurs.j M.J.LACHAPELLE, Marchand-Tailleur.loi SAIXTF.-t ATHKKINK EST, PRES DE T.A “PATRIE" [D, ans FEntrevoie CHIFFRES PROBANTS.Au cours du dernier exercice financier, 103,798 Américains, ont-immigré au Canada, ce qui représente cinquante pour cent de l’immigration totale.En mars seulement, 33,085 personnes ont immigré.De ce nombre, il n’y avait pas un pour cent d’immigrants français.C’est ce qu’on appelle encourager l’immigration française au pays.LE ST.LAWRENCE HALL.Malgré les travaux que doit bientôt commencer la compagnie de messageries Dominion, le St.Lawrence Hall, hôtellerie historique de Montréal, ne disparaîtra pas tout à fait.L’aile Je la rue Craig sera quand même ouverte aux voyageurs.Cette aile comprend cent trente-sept chambres.Fne entré?par la rue Craig sera pratiquée.Le café, la salle à dîner, les bureaux seront aménagés dans cette aile.Plus tard, une entrée sera pratiquée rue S.-Jacques.LA GARE DE TORONTO.Après avoir laissé longtemps courir des rumeurs curieuses, touchant la sécession du Canadien-Pacifique de l’entreprise d?la nouvelle gare centrale de Toronto, le Grand-Tronc dit maintenant que cette sécession est impossible, légalement.Comme les officiers des deux compagnies de chemin de fer ne veulent plus accepter la responsabilité de ces rumeurs, l’on s'en prend aux journaux et la farce est jouée II n’y a pas de fumée sans feu.évidemment, et si les rumeurs ont circulé, c’est qu’elles prirent naissance dans les bureaux d’une ou do l’autre compagnie.Le Pacifique doit, jusqu’en 1946, utiliser la voie du Grand-Tronc, de Toronto à Hamilton, par autorité du Parlement.Le loyer annuel est très fort, et il est peu probable que le Canadien-Pacifique augmente ses déboursés déjà nombreux sur cette ligne pour cons truire une voie qui lui soit particulière.Même en utilisant cette voie, la compagnie devrait payer loyer au Grand-Tronc.Le Pacifique ne peut pas, non plus, refuser de participer à la construction de la gare centrale.LES SALAIRES.L’n grand nombre de conducteurs, de mécaniciens, de serrefreins, de chauffeurs étaieut au Grand Union, hier.Us ont rencontré les représentants des différentes unions d’ouvriers en chemins de fer de la ville et ont discuté le programme de travail et de salaire qui doit être soumis à la commission d'arbitrage qui commence demain ses délibérations à Toronto, afin d'amener une entente entre patrons et employés des deux grands réseaux de la division Est, le Canadien-Pacifique et le Grand-Tronc.L'augmentation demandée va rie de quinze à quarante pour cent, ce qui est relativement faible quand on considère qu 'à la Chambre des Communes.récemment, on déclarait que le coût do la vie, dans certains cas, avait augmenté de cent quarante pour cent.La Fraternité des employés de chemins de fer, à la Pointe .S.-Charles, dit que les salaires sont trop bas et le travail trop long.Au concert boucane d'hier soir, les mécaniciens ont longuement discuté la situation.PETITES ANNONCES ORGANISTE DEMANDE On demande une bonne musicienne pour être organiste dans une paroisse française de l’Ontario.S’adreser au curé de Stony Point, Comté d'Essex, Ontario.91-3 3 ON DEMANDÉ A EMPRUNTER à.5 p.c.d’intCrèt, $2,000 â, $2,500 sur première hypothèque sur maison de ville, façade en pierre, retirée a douze pieds de la ligne avec parterre retiré.Maison de première classe, bonne localité, valant $4,000.Ron placement garanti.S’adresser à A.B., casier 21, “Le Revoir”.87-9* MEDECIN Très belle clientèle de médecine à céder, avec commerce de Pharmacie.—• Rapport annuel moyen $3,000.00, avec perspective d'augmentation.Dans un beau centre agricole, à proximité des centres industriels de GRAND’MERE et SHAWINIGAN FALLS.Conviendrait particulièrement à un médecin pouvant développer une spécialité quelconque: Chirurgie, etc., avec perspective d’un revenu annuel de $5,000.00.S’adresser par lettre à Dépt.A “Le Devoir”, 71a S.-Jacques.72-n, A LOUER Cinq logements: Nos 17, 23, 29, 37 et : 39 Carré Parthenais, bains et water closet; $13.00 par mois.S’adresser à L.Bélanger, notaire, No 20 rue S.-Jacques.A LOUER S.-Lambert, 101 R.A'ictoria.Maisen, huit, grandes chambres, écurie, grande cour, beau jardin, près chars électriques.S’adresser L.Patenaude, 79 rue j Victoria, S.-Lambert.89 6 A LOUER Beau logement, 388 Amherst, près Ste-Catherine, 9 pièces, cuves en ci-i ment, dépense pour provisions, bain émaillé, fournaise à eau chaude.Amé-: liorations moderne.Phone Est 5269.93-3 PROPRIETES A VENDRE Trois propriétés, nie Bourbonnière, près Ontario, 3 et 6 logements, 5 et 6 appartements par logement.Façade, brique pressée, intérieur imité avec bain, gaz, électricité, te.Tous loués, seulement $3,500.$1,500 comptant, balance facile.Echangera pour un terrain ou deux.S’adresser 755 Ontario, Maisonneuve.Tél.Est 4842.___________ 87 3 A ROSEMOUNT A vendre, un magnifique terrain.La moitié comptant, balance à conditions faciles.Ecrire Dépt.F.“Le Devoir.” SERVICE FLUVIAL Le vapeur “Ferdinand” eommence-ia ses voyages d’excursion entre Bel-oeil et S.-Denis-sur-Riclielieu, samedi, le 30 avril, laissant Beloeil pour S.-Denis à 5 hrs.de l’après-midi.91-4 II nomme son assassin Baltic Liverpool New-York Lusitania Fishguard New-York Kaiser Wilhelm der Grosse Plymouth New-Y'ork Vcdcrland Douvres New-York Hellig Olav Ohristiansand New-York tretic Porta del Gadn New-York Cnlabria Gibraltar New York Amerika Naples New-York Romanic Naples Boston | Avant de mourir, t’italien Gu Chini, qui a été trouvé blessi ; coup de stylet dans le dos, din soir, a fait des déclarations ai Lcet.Sous serment, il prétendit son meurtrier était un nommé Fi co Creoln.La Sûreté fut immédiatement a et elle apprit que Creola qui lu : dans la maison de la victime, pris la fuite.On espère cependan voir l’appréhender aujourd’hui.< est Convaincu qu’il n’a pas qui ville.Au cercle, entre amis.-Oui, mon cher, la pauvre frn morte à l'âge de quntre-ving ans.—Elle était vraiment aussi vie I ca ?.528 LE DEVÔIB, mardi, 26 avril 1910 La Maison Revillon construira un chemin de fer dans l’Alberta , TTue dépêdie d’Edmcmtoa, Alberta, datée de samedi, annonce îQue M.Jean Revillon, de la grande maison pelletière de Paris, Idoit, demander une charte à la Législature albertane, à la prochaine Cession.Cette charte autorisera un groupe de capitalistes français à 'construire un chemin de fer d’Edmonton à Grande-Prairie, sur la rivière de la Paix, en passant par le lac aux Esturgeons, soit une distance de deux cent cinquante milles.La garantie demandée n’est pas (aussi élevée que celle que réclamait la compagnie “Alberta and Great [Waterways”.La maison Révillon est la seule rivale sérieuse de la compagnie de lia Baie d’Hudson dans l’Ouest pour le commerce des fourrures.Son chemin de fer lui donnerait un accès facile aux territoires de ^traite.Les directeurs de la maison Révillon, rue McGill, disent que ce ’est pas M.Jean Révillon, mais M.Théodore Révillon qui demande la charte en question, et que cette entreprise est complètement indépendant de l’administration de la eompagnie pelletière de Paris et de Montréal.LE RÈGLEMENT CARTER SUBIT SA PREMIÈRE LECTURE Le règlement Carter a été soumis à[ Me .T.L.Archambault, un avocat de une première étude, à la séance du Con- la ville, est consulté et opine que le rè-seil municipal, hier après-midi, et,pour glenient, tel que présenté est en bonne un peu, il aurait été passé à l’empor- forme.te-pièce.L’échevin Carter propose alors, se- , quelque temps avant 1 ajournement, [ coudé par î’échevin létreau, que - son écrevm Carter demande que l’on pré-; règlement soit soumis aune première sente au C onseil 1 article ‘25 de 1 ordre i étude.Sa proposition est mise aux du lour, portant la mise à l’étude d’un voix et adoptée par 17 contre 4.Vo-reglement relatif à la fermeture des bu-: tent en faveur: MM.Leclaire, O’Con- Marché de Montréal vettes de bonne heure.L échevin !.A.Lapointe s'y oppose avec énergie.C’est un règlement impor tant,, dit-il, qui rendra nécessaire une étude sérieuse et provoquera une longue discussion.Il se fait tard i il était environ 6 heun.- ¦ i le échevins délégués à Québec pour orésenter les a-mendements proposés à la charte municipale, prennent le bateau de 7 heures.vous voulez le discuter, nous resterons ici”, déclare-t-il catégoriquement à l’échevin Carter Celui-ci nell, Ward, Robinson, Carter.Dandu-rand, Boyd, Gauvin, Roux, Dubeau, Garceau, Monahan.Tétreau, Clément, Létourneau, Mnyrand et Turcot.S’y opposent: MM.L.-A.Lapointe, La- moureux, F’rud’homme et Brodeur.Ce premier pas fait, M.Carter propose que l’on suspende les règles du conseil pour lui permettre de soumettre son règlement à une seconde mise à l’étude.Et le maire explique que les trois-quarts des voix sont nécessaires.! Les échevins se partagent ainsi: 14 retorque que son règlement j partisans et 4 adversaires; 14 voix sur est déjà pas mal connu, pour avoir ! 18 votants, soit les trois-quarts plus ete très discute par 1 ancien Conseil, et une demi-voix qu d ne voit pas bien ce qu’on pourrait L’échevin Prud’homme conseiller à M.mrr\Lrn ¦ eSt Pret’ ‘CV,1 surs- à Carter de ne pas tant se presser.Il a son lobèü e " ?m,af 1 étude,si déjà voté en faveur, déclare-t-il.et ne Téchlvfn TWhien enfT- aui-ant- i dit P«s qu’il continuera pas à Tap «ne Pot » iv 7>d ,°raT’- deSire seulement il désirerait savoir, l’échevin T "’ r " -, , d’abord, ce que fera la Législature pro- rndil hv e d Laprln (-SalT’° ' alors vinciale relativement à la règlemènta-la ssé en bUne ]*• JÏ'Z '‘vnn e8.',aca ' «on de la vente des boissons aloooli-Imsse en blanc , sect.4.-Le present q„es.“On m’a affirmé, d’ailleurs, aiou- et charte Z 0n'™ur lp.; » te-t-il, que dix-neuf échevins s’étalent it «f4 Par émit à voter en faveur du règlement.Vous n avez donc rieri à craindre.” Le trait le plus Baillant du marché aux beatiaux est la fermeté dqnt il a fait preuve depuis quelque temps.En effet nous avons encore à enregistrer une nouvelle augmentation de 62 l-2c par cent livres depuis lundi dernier.Cette hausse a porté le prix du bouvillon sur pieds à 8c la livre, ce qui est un record pour le marché de consommation locale.Cette augmentation est due à la grande demande des exportateurs américains et la petite quantité du bétail d’Ontario cette année, comparée à celle de l’année dernière.D’un autre côté, il convient de remarquer que le prix du porc a baissé de 2Pc: à 30c par cent livres depuis huit jours.Ceci indique que l’approvisionnement se fait plus facilement et, hier, il était plus que suffisant pour la demande.La quantité des veaux offerts hier était restreinte et, par conséquent, les prix étaient plutôt élevés.La demande a été assez considérable et on a payé de 83.00 à 810.00 par tête.I.es vieux moutons étaient rares, cotant de 5c à 5'i-2e la livre; les agneaux du printemps se sont vendus de $4.00 à 88.00 par tête.Les œufs sont en abondance, comparés à J’année dernière à pareille date, mais les prix ne changent pas malgré la grande demande.Les patates se vendent couramment par petits lots à 55c et 60c le sac.et les commandés au char sont tranquilles à-40c et 42c .1-2.Le marché du fromage est tranquille et les^ prix sans changement.Il en est de même pour le beurre.Quant au marché au fl-rain.il n’y a pas d’améliorations sensibles et le commerce est lent.Les farines d’Ontario faiblissent légèrement par le fait que certains vendeurs forcent le commerce.règlement et, charti là une irrégularité qui.règle 74, en rend impossible la l’étude.L’échevin Carter rénon en vertu de la mise à.vin Carter répond qu’on ne peut soulever d’objection lors de la première mise à l’étude d'un règlement mais M.Lapointe maintient son affir mation.L’échevin Carter explique, que, ne sachant quand ce règlement sera passé, on n a pas pu déclarer à quelle date il entrerait en vigueur; et qu'il n’aurait peut-être pas été prêt è la date qu’on aurait pu y porter.M.Lapointe exprime ses regrets de ce que son collègue ait présenté son règlement si tard, et au moment du retour de Québec, L’échevin L.-A.Lapointe réclame ^fair plaj ”.Et il accuse d’injustice l’échevin Carter, qui, dit-il, veut faire une loi et la mettre en vigueur dès le 1er mai prochain, imposant ainsi des conditions imprévues à nombre de.personnes qui ont signé des baux.D'ail leurs, dit-il encore, à quoi bon s'occuper de cette question, puisque le gouvernement a promis de s’en charger?Si Quebec ne fait rien dans ce sens, il sera toujours temps de fairs passer le règlement par le Conseil municipal de Montréal.Celui-ci a même demande à • • , où les ! Lv.auj combattre ce r^leirient plus, qu’il cou \ ient, mais qu'il rïésire sèulement eil r«sjMtiM * up^n-S;!"™ lias serieuse.Outre nue la discussion ;i ' t/u_ queleonque, quitte à la modifier avant la passation.L échevin Tétreau fait observer que re que la discussion n’est pas permise à.la première mise à.l’étude d’un règlement, l’omission de la date de la mise en vigueur ne constitue pas r“espace laissé en blanc” dont parle la règle 74.Puis, l’échevin Carter revient à.la cl arge.assurant que la mise à l’étude de son règlement ne prendra pas plus d’un cmart d’heure, et il dégage d’avance sa responsabilité pour le cas où la discussion se prolongerait davantage.à l’échevin Carter, vous verrez se multiplier les maisons ou l’on vend «ans licence des boissons alcooliques”.I.échevin Ward remarque, en quel-ques mots, que AT.Lapointe"fta pas beu d être pris par surprise, parce que le reglement a provoqué, l’an dernier, d interminables discussions.Comme l’heure est déjà avancée, Té-chevm ( alter consent à remettre à la prochaine séance la deuxième étude de son règlement.INDUSTRIE LAITIERE FROMAGE Ouest .A .12 l-4c à 12 3-4c Est.12c .à 12 l-2c BEURRE Beurre de choix, la 1b., 31c à 31 l-2c Beurre frais.30c PRODUITS DE LA TERME OEUFS Oeufs très frais, la doz.19c à 20c MIEL Blanc.14 à 15c Brun.11 l-2c à 12 l-2c Blanc extra ., .10 l-2c à 11c HARICOTS Nouvelle récolte d’Ontario, 81.90 à 81.92 1-2.• POMMES DE TERRE Green Mountains, le sac.55c à 60c Ontario.50c Québec .40c à 41 l-2c LE FOIN No 1.*15.00 à $15.50 Extra No.2 .14.00 à 14.50 No.2.12.50 à 13.00 Luzerne, ¦ mixte .11.50 à 12.00 Luzerne.10.50 à 11.50 LE MAIS Maïs américain, No.2, jau- Maïs américain.No.3, jau- 68c à 69c 66c à 67c “Gerbes du Mont-Royal ” AT.Auguste Charbonnier, déjà favorablement connu du public liseur de la province de Québec vient de publier un volume de poésies qu’il a intitule : ” Gerbes du Mont-Royal”.La muse de AI.Charbonnier est charmante et sous une forme enjouée, elle proclame des vérités que Ton devrait avoir toujours présentes à l’esprit.Nous espérons qu’elle recevra du public l’accueil qu’elle mérite.En Thonneur du maire Guerin Demain, le 27 du courant, aura lieu, au Collège S.-Marie de Montréal, une séance de classe, offerte à son honneur ; le maire Guerin, par les élèves en Belles-Lettres de l’institution.On y jouera “Ma Bibliothèque”.saynette par Ed.Ranger, en plus d’un magnifique pro-; gramme d’œuvres littéraires grecques, j latines, françaises et canadiennes et de | quelques numéros de musique choisie.“ Jeune Barreau ” Ene assemblée des membres de l’Association du Jeune Barreau aura lieu demain le 27 avril.1910, à huit heures P.M à l’Hôtel Windsor, chambre 135.0Hire du jour: Réception des rap-ports des différents comités et élection des nouveaux officiers.Tous les membres sont priés d’v assister.Le Secrétaire.ROSARIO GENEST.- Du français, s.v.p.Montmagny, 26.—- Chaque fois que nous avons des effets à la station de Alontmagny, nous recevons un “freigh advice note”.Cette station est située au milieu d’un grand centre essentiellement eanadien-français, l’a-gent est un pur eanadien-français, l’avis est envoyé à des gens qui ignorent complètement la langue anglaise.Si nous n 'avions pas un curé sachant l’anglais que ferions-nous?Est-ce que dans la province d’Ontario les compagnies de chemin de fer envoient souvent aux Cauadiens-anglais, des avis rédigés en français?A qui la faute?A notre grand Lama.M.Laurier.Le nouveau Feuilleton du “Devoir” LA “BARRIERE" Par RENE BAZIN De l'Académie Française.•I Le Feuilleton du DEVOIR finit aujourd’hui.Après le succès de “Contre le Flot”, nos ledeurs seront enchantés d’apprendre que notre journal commence dès demain la publication d’une oeuvre de l’auteur délicat René Bazin, de l’Académie Française.“ La Barrière,” tel e£ le titre de ce roman dont les situations sont artidement amenées, dont la phrase simple et agréable repose.René Bazin a toujours eu un senti-.ment très vif de la nature et ses oeuvres, souvent couronnées par l’Académie, sont en tous points recommandables.S Maïs américain.No.2 lange .67c à 68c Maïs américain, No.3, mé- • langé , , .65c, à 66c L’AVOINE Canadienne No 2 de l’Ouest.40 1 2 à 41 No 3 .39c 1 2 à 40 Ontario’.No 2 blanche 39c à 39 1-2 No 3 blanche .38c à 38 l-2c No 1 blanche: .37,4 ^ 37 l-2c L’ORGE No.3 ., , ., ., , , , 56 1-2c No.4.55c Orge pour repas .1 .54c LA FARINE Manitoba, patentes blé de printemps, premières.$5.80 do.secondes.$5.30 Patentes, blé d’hiver .85 40 à 85.50 Manitoba, forte .$5.10 Straight rollers ., , .85.00 à 85.15 do, en sacs.82.35 à $2.45 GRUAU Avoine roulée, lo baril , .0.00 4.05 Avoine roulée, le sac ., 0.00 1.90 Maïs roulé, le baril » ., , 3.40 3.60 ISSUES DE BLE Son d’Ontario ., , .820.50 à 821.00 Recoupes “ ., , , 22.00 à 23.00 Son de Manitoba ., , $20.00 à 821.00 Recoupes “ .21.00 à 22.00 Atoulée pure.„ , , .832.00 à 833.00 Moulée mêlée 825.00 à $28.00 LE SUCRE Le sucre est ferme.Extra granulé, sac ., , » , Extra granulé, baril .Extra granulé, 1-2 baril .Extra granulé, balle 5 x 20 Extra granulé, baril ., Extra ground, baril .Extra ground, bto 50 Ibs ., Extra ground, 1-2 bte, 25 Ibs No 1, Yellow, baril .No 1, Yellow, sec ., , , No 2, Yellow, baril ., No 3, rouow, baril ., Sùcres bruts cristallisés $3.75 à $4.50 Sucres bruts non cristallisés 3.40 à 4.10 LES FRUITS Oranges Californie, Navels bte.Oranges Valence, boite.Oranges Alessine, 1-2 boite , , .Oranges Alexicaines, boîtes., , .Grape-fruit (Floride), boî.te , x • Oranges A’alence, la boîte.» , , , Oranges Séville Oranges Floride .« , » » ¦ » « Alplaga (lourd) ., .> .Pommes Greening, Baldwin, Russets, No 1, le baril Figues 2 1.2 1b.- Figues en bourriches de 35 livres environ.Bananes vertes, régime.Bananes Jumbos, crate ., , „ Bananes Jamaïque, régime.Noix de coco Alarconi, le sac.Citrons Alarconi, la botte.Citrons Alalaga, grande boite Citrons, Verdellis, la boîte .Dattes (New Holloweens) , • t r.• « « Il « $5.05 5.10 5.25 5.15 5.50 5.70 5.90 3.90 4.70 4.65-4.80 4.90 3.25 4.50 1.50 0 00 5.00 4.25 0.00 2.75 0.00 4.25 3.25 0.00 0.00 2.50 0.00 0.00 4.50 2.75 0.00 0.00 .4 3-4 1 • • • » * • * / * * • t • • • • Dattes Verdellis, la 1b.Oignons, crate.Oignons Egypt e, en sac, 1b.\ , Oignons Espagne, boîte., ., .Oignons Espagne, crate.Oignons canadiens.7 Ibs, au Sac Céleri Californie, crate Céleri canadien, dox., Céleri Floride, crate , , Patates, le panier Tomates, 6 paniers , , , , , , Choux, nouveaux ., , „ , , .Concombres, S doz., , , , .Ananas, 24-30 crate .g , .4.50 Laitues, Boston, 2 doz.„ , ., BETAIL SUR PIEDS Porc, les 100 lûtes .89.75 à $10.00 Moutons, * .$6.00 Bœuf pesant ., .$6.75 à' 87.62 1-2 0.07 0.00 2 1-4 0.00 0.00 0.00 3.50 0.00 3.50 2.49 3.50 4.50 0.00 4.75 2.25 Réduction des Prix de l'Electricité A VIS A UX CONSOMMA TEURS : % En rapport avec la politique de la compagnie qui est de vendre ses produits aux prix minima, tout en donnant un service sûr et ininterrompu, la MONTREAL LIGHT, HEAT & POWER COMPANY a le plaisir d’ annoncer à ses consommateurs de lumière électrb que une autre reduction et une révision des taux, en vigueur à partir du mois de mai, comme suit : Service résidentiel, religieux et de charité : 15 centins par heure K.W., avec escompte de 46 2-3 p.c.—8 centins net par heure K.W.Service commercial : 13 centins par heure K.W., avec escompte de 40 p.c.— 9 centins net par heure K.W.Taux Spéciaux aux grands consommateurs commerciaux, sur demande Comme d’habitude, des escomptes sont accordés sur paiements de 10 jours.Loyers du Compteur La compagnie est aussi heureuse d’annoncer une réduction dans les loyers du compteur dans toutes les classes du service d’électricité depuis 23c à 13c par mois.Formalités Nécessaires pour Obtenir le Bénéfice des NOUVEAUX TAUX Tous les contrats de 3 ans de date subséquente au 1er OCTOBRE 1909, écrits suivant l’échelle actuelle des prix, c’est-à-dire 1 3c par K.W., moins 33 1-3 p.c.d’escompte, profiteront des nouveaux prix : les autres contrats devront être renouvelés pour bénéficier des nouveaux taux, et à cette fin les détenteurs de tels contrats sont priés de passer aux bureaux de la compagnie, ou sur demande au NOUVEAU DEPARTEMENT D’AFFAIRES, Main 4040, un représentant ira vous voir.NOUVEAUX TAUX Les taux ci-dessus constituent une réduction, sur les prix actuels, de plus de 20 p.c.pour le service résidentiel et 10 p.c.pour le commerce, et, en outre, représentent une réduction de 37 p.c.sur les taux des résidences privées et 29 p.c.sur les taux du commerce, concédée par la compagnie depuis le mois de mai 1908.En vue de continuer cette politique, tel que donné à entendre ci-dessus, d’autres ré Juchons seront accordées, à mesure que les conditions le permettront, et à ces réductions, comme jusqu’à présent, tous les clients sous contrat auront le privilège d’y participer.N’oubliez pas que, comme jusqu’à présent, tous les clients sous contrat auront le privilège de participer aux autres réductions qui pourraient survenir pendant la durée de leur contrat.Comme on le sait, la compagnie possède quatre grandes stations de pouvoir hydraulique, ainsi que quatre stations auxiliaires de pouvoir à vapeur d’une grande capacité, qui en rapport avec ses vastes projets de constructions aériennes et souterraines, la mettent en état de garantir un service ininterrompu.PRIX DU GAZ La compagnie profite de Voccasion pour répéter sa récente annonce d'une réduction de cinq centins (5c) par mille pieds cubes de gaz d’éclai-rage, en vigueur des le mois de mai» Aussi pour annoncer que les prix du GAZ seront encore réduits de temps en temps au fur et a mesure que les conditions le permettront THE MONTREAL LIGHT, HEAT & POWER CO.Bœuf moyen, de .Bouvillons pesants de etioix.Bouvillons plus légers, de fhoix.BoXivillons bons, de .Bouvillons seconds, de .Bouvillons passables de .Bouvillons, moyens, de .Bouvillons, ordinaire, de Vaehes, de choix, de .A'aches inférieures de ., Taureaux, de ., t „ .Agneaux, de .Veaux, de , $6.25 à 87.10 6.75 à 8.00 6.50 à 6.25 à 5.75 k 5.00 à 5.25 à 4.75 à 5.00 à 4.00 à 3.75 à 4.00- à 7.25 6 75 6.25 6.00 5.50 5.00 5.25 4.50 6:75 8.00 .3.00 à 10.00 PROVISIONS Les prix suivants nous sont fournis par la Laing Packing & Provisions ri-*«*'Csay.Lard pesant, Can.Short Cut.Mess.brl.35-45 m.00.00 32.00 Dos, Canada Short Cut, Aies», brl.45 55 mor .00.00 31.50 ( Porc gras très choisis 20.35 mor., 00.00 Lard léger, clair, brl., 00.00 Lard pour fèves, brl.(Petits morceaux, mais gras).00.00 Lard de flanc, pesant, brl 00.00 Pickled Rolls, brl.00.00 Lard pesant Brown Brand désossé, tout gras, brl.25-35 morceaux.Lard clair, tout gras du dos.très pesant, brl.40.50 morceaux ., , ., 00.00 00.00 28.00 1-2 brl.200 Ibs.18.00 Tierçons, 300 Ibs , , , , , 26.50 SAINDOUX COMPOSE Tierces, 375 Ibs.12e Boîtes 50 Ibs.Net, doublure parchemin .12 l-8o Tinettes 50 Ibs.Net.Tinette limitée .12 l-4c 31.50 Seau de bois, 20 ibs, net, cha-31.50 00.00 00.00 JAMBONS 25 Ibs, en montant .18-25 Ibs .Medium 13-18 Ibs .18c Petits 10-13 Ibs .^ .18 l-2c Jambon désossé, roulé, gros 18c Jambon désossé, roulé, petit.17o Breakfast, baton choisi .20o Breakfast, bacon épais ^ M 19 l-2c Bacon, Windsor, dos .22c Roll Bacon, épicé .ifo Bacon, Wilyshire .18o Bacon de Laing, Windsor, dos pelé, la livre .22o Jambons de Laing, choisi “Pique-Nique”, la livre .15o Cottage Rolls, la livre .20c BOEUF EN BARIL Boeuf extra-— Baril 10O Ibs .9 25 que $2.45 à la livre .12 l-2c Seau de fer blanc, 20 Ibs brut, chaque $2.30, à la livre.11 3-4c Caisses 10 Ibs, Tins, 60 Ibs, en caisse.Bleu, 1b.12 l-4o Caisses 5 Ibs.Tins, 60 Ibs, en caisse Bleu.12 3-8e Caisses 3 Ibs.Tins.60 Ibs, en caisse Bleu .12 l-2o 16c : Briques 60 Ibs en caisse, pqts.17 l-2o 1 j livre.13 l-2c 34.00 00.00 SAINDOUX PUR Tierces 375 livre».17e Boites, 50 Ibs, Net, doublure parchemin .171-8c Tinettes, 50 Ibs.Net, tinette limitée .„.17 l-4c Beau de bois, 20 Ibs.Net, doublure parchemin, $3.25 .17 l-2c Seau en ferblanc^ 20 Ibs.brut, $3.20 la livre .16 3-4c Caisses 10 Ibs.Tins, 60 Ibs.en en caisse Rouge, la livre.17 l-4c Caisses 5 ibs.Tins 60 Ibs, en caisse Rouge, la livre .17 3-8o Caisses 3 Ibs.Tins, 68 Ibs, en caisse Rouge, la livre .17 l-2o Saindoux en carré d’une livre en caisse .18c VIANDE SALEE Bacon vert, flancs .,14c 1-2 Bacon Long Clear, léger .17o Bacon Long Clear, pesant , , 17o - .?- La fête des arbres • ELLE A ETE FIXEE A JEUDI DE DETTE SEMAINE PAR PRO OLAMATION DU LIEUTENANT-GOUVERNEUR.En vertu d’une proclamation du lieutenant-gouverneur, Sir Alphonse P.Pelletier, publiée dans la Gazette Officielle, de Québec”, jeudi, le 28 avril sera le jour de la fête des arbres.La proclamation se lit comme suit: Attendu ue les statuts refondus, 1909, dans l’article 1663, décrètent entre autres choses, que le lieutenant-gouverneur en conseil pourra désigner par proclamation, un jour qui sera observé comme “Jour des Arbres” la plantation des arbres forestiers Notre province; Et attendu que Nous avons jugé à propos de fixer le vingt-huitième jour du mois d’avril courant, pour la plantation des arbres dans toute Notre province; A ces causes, de l’avis et du consentement de Notre Conseil Exéeutif, Nous avons ordonné et réglé, et par les iour ans présentes région» et ordonnons que 10 jeudi, vingt-huitième jour d’avril courant, sera observé comme “Jour des Arbres,” dans toute Notre province.De tout ce que dessus tous Nos féaux sujets et tous autres que les présentes pourront concerner, sont requis de prendre connaissance et de se conduire en conséquence.Conférence sur la tuberculose gué culeuse fédérale, M.le docteur Valin, donnera une conférence sur la tuberculose, ce soir, à 8 h.15 à l’école Sala-berry, r.Beaudry, et il en fera une deuxième sur le même sujet vendredi, à l’école Ste-Brigide.L’entrée sera gratuite.De» projections lumineuses serviront è illustrer les idées que le distingué conférencier développera sur cet important sujet.C’est dans les cla«-ses populaires que la tuberculose fait le plus de ravages, et nous espérons que nos concitoyens des paroisses du Bacré-Coeur et de Bte-Brigide saisiront avec empressement eette occasion de s’instruire sur les moyens à adopter contre cette terrible maladie.— Ma — Ma ehère, par ces temps d’antimilitarisme, il n’y a pas k hésiter.—.Faitea-voua faire une robe eu “pékin’M^ k LE DEVOIR, mardi, 26 avril 1910.U VIE AUX CHAMPS “ PARLONS DES CHEVAUX J» C’est ça, parlons des chevaux, su-Jplement de juments A des reproduc-'et assez attrayant pour beaucoup de leurs lourds et de qualité inférieure.n»>s compatriotes,, si j’en juge par la C’est pourquoi la “Société des Elc-formule employée dans la dénué veurs de Chevaux Canadiens” a nom-re région rurale — une vieille po- mé une commission chargée de choi- roisse— où j'ai séjourné: “\cnez j s;r quelques étalons d’une autre race donc veiller, sans cérémonie et ! se rapprochant le plus possible de pour rendre plus alléchante la prié- ! ja race canadienne, aux fins d’intro- re on ajoute très naturellement: “ON (juire dans cette dernière un sangnou PARLERA DES CHEVAUX”, tout comme dans un autre monde on ajoute au coin gauche de certains bil lets d’invitation “ON SA! FERA’, oi plus simplement: “ON DANSERA Et les deux formules ont un effet également magique sur les invités.Puis nu cours d'une "veillée ’ quelconque, dans la campagne précitée, si la conversation se ralentit, si les Con-, - - vives font mine de vouloir partir, i p>' rapidement et à conserver mtac-le maître de céans ne manque pas I »« ,la '‘ace des chevaux canadiens, d'appeler à son secours cette autre | depuis si longtemps acclimates au formule presque lapidaire, au moins pays, et que depuis longtemps auss.veau et assez abondant pour remédier à la pénurie de reproducteurs convenables, tout en maintenant les caracté-P j ristiques voulues.I^-s membres de la commission sont; MM.Robert Ness; L.-S.Lavallée, Arsène Denis, Dr Jl-A.Couture, M.V.; et J.-G.Rutherford.M.V.Espérons que l’on réussira à propa on aurait bien dû cultiver et conserver avec plus de soin.Il n’en tient qu’à nous de conserver cette race spécialement adaptée au pays depuis des siècles, tout comme l’Irlande a su prévenir l’extinction de ses chevaux de selle,, qui font aujourd’hui son orgueil et une partie de sa fortune agricole.11 est sans doute un peu tard, pour nous occuper énergiquement de la chose, mais : “ Mieux vaut tard que ja- mais”.C.L’HABITANT.La probité intellectuelle traditionnelle dans la localité : “bu niez donc, fumez donc, on n'a pas encore parlé des chevaux”.Quoiqu’il en soit, et malgré notre Mnour inné, atavique, et fortement développé pour l’animal que Buffon appelle: “La plus noble conquête que l’homme ait jamais fuite”, la production chevaline, dans la Province de Québec, est encore loin de ce qu’elle pourrait, et surtout de ce qu’elle devrait êtrç._ .Et les causes de notre infériorité sous ce rapport sont multiples.,1’en cite deux seulement, A savoir : le manque de discrétion dans le choix des races, et le manque de méthode dans l'élevage et l’exploitation de ces mêmes races.D’autres pays, aujourd’hui importants producteurs de chevaux souffraient du même mal, mais ils_ s en sont guéris par des moyens qui peuvent être appliqués ici, au moins dans une certaine mesure.Ainsi, il y a à peine dix ans, en Irlande, l’industrie de l’élevage du cheval périclitait, s’en allait rapidement à la ruine.Pourtant les chevaux de selle irlandais étaient toujours fort estimés de l’armée anglaise et très recherchés sur le marché de In Grande-Bretagne.Mais l’introduction en Irlande delourds chevaux de trait et de camionnage altérait graduellement la pureté du sang et les caractères essentiels des chevaux irlandais qu’affectionnait la cavalerie anglaise; aussi d'année en année ces chevaux de remonte se faisaient de plus nu plus rares en Irlande.D’un autre côté, les chevaux de trait importés entraient dans le pays sans contrôle aucun.U’est dire qu'ils étaient assez souvent de qualité inférieure, et.en conséquence, ne pouvaient doter l’intéres- , santé petite île d’une lignée enviable de r?8e diverses mamères ceux qm chevaux de grosses races ou de croisés !8 acquittent parfaitement de leurs de-issus de ces dernières.avait donc, d’un côté: abâtar C’est une belle vertu.Mais peut-elle se trouver chez un écrivain du ‘ ‘ Pays ’ ’ ?11 est permis d’en douter.Marius jongle avec les textes tout comme un Philippe Leber jonglait avec le Syllabus dans les colonnes de la “Semaine” qui a vécu ce que vivent les roses.Il voit des contradictions partout; et au besoin, il sépare ce qui doit être uni; ou bien encore, il unit ce qui doit être séparé pour essayer de tromper ceux qu’il veut former à son image et à sa ressemblance.Voici une petite leçon mise à la portée d’un Aliboron quelconque.Nous distinguons trois sortes d’obligations en matière d’enseignement scolaire.1.) L’obligation morale simple, imposée par la conscience de chaque père de famille, ou bien le sentiment public, qui flétrit de son blâme les mauvais éducateurs, loue au contraire, et eneou- ANGLICISMES ANGLICISMES EQUIVALENTS FRANÇAIS “Délivrer”(ang.“to deliver.) .'LIVRER, REMETTRE.H va “délivrer les marchandises à II va LIVRER le» marchandises à domicile ., .domicile.‘r Délivrer” a quelque fois le sens de “ livrer, remettre; remettre quelque-chose à quoiqu’un, certaines formalités ayant été remplies”.Délivrer un permis de chasse, un certificat, un passeport, délivrer des marchandises consignées.( Hatzfeld et Darm.).Ce sens de délivrer se rattache au sens propre du mot qui est “rendre libre.” Délivrer des marchandises consignées, c’est rendre libres des marchandises mises en consignation.Mais délivrer n’a pas le sens de “remettre” tout court.“Directory”.„ * * .I ANNUAIRE D’ADRESSES.Consultez le “directory” ., .: Consultez l’ANNUAIRE DES ADRES- SES.“Discompte” ( ang.“discount.) On m’a donné dix pour cent de “ discompte”.Donnez-vous du "discompte?”.j .ESCOMPTE ( remise faite sur un billet payé avant l’échéance ; déduction faite sur le prix d’une marchandise au moment où elle est payée.) On m’a donné un ESCOMPTE de dix pour cent.Donnez-vous un ESCOMPTE ?Faites-vous upe REMISE ?LE COMITE DU BULLETIN.t:Vi Les travaux permanents LA BARRIÈRE LE DERNIER ROMAN DE PENE BAZIN Politique anglaise LA CHAMBRE DES COMMUNES VOTE LE BUDGET EN DEUXIEME LECTURE, PAR 86 VOIX DE MAJORITE.— LES LORDS ET LE GOUVERNEMENT.Ixi Conseil municipal a adopté, hier après-midi, en un rien de temps, un rapport du Comité exécutif, recommandant une affectation de $1.387,950 à de» de M.René Bazin, mais de l’obstacle travaux permanents de pavage et de ; que met, entre ceux qui s’aiment, la Ce n’est pas d’une nouvelle barricade qu’il s’agit dans le roman, si poignant, solurent de mettre fin A un état choses qui ruinait l'une des industrie» é(,0, u comWa publiquement les.ngnooles do 1 de et compromettait gra-j ,ie9 (1(.fii ^ avantaReg, ou tax( renient an réputation comme produc ., „ T ____ j voirs.2.) L’obligation césarienne, par la- rlissement et dégénérescence de la race quelle l’Etat considérant l’enseigne-particulière au pays, de la race “nn ment comme une de scs fonctions es-tionale" qui.conservée pure, pouvait sentielles, absolument nécessaire A sa lui rapporter des revenus toujours fin, imposo directement ou indirecte-rroissants: de l'autre: introduction, ment par une loi, à tous les citoyens dans le même pnvs, d’une foule de re- sans distinction, scs écoles, ses maîtres producteurs tans ou tout au moins ses programmes, ses méthodes; directe-peu désirables et impuissants a perpé ment, lorsque, imposant à tous par une tuer les caractères essentiels des races : j0i formelle, ses écoles, ses maîtres, il qu ils et nient reuses représenter.lie ]ajas0 subsister d’autre instruction hes pouvoirs publics s émurent, et re-j que Ja sinnne.indirectement, lorsque, cte i tout en laissant la liberté aux diverses i sien- , , ,., _________ _________________ „„ taxe of- reputation comme produc- flcie|]emeilt ,M t de conditiona si Leur de chevaux, rie toute catégorie aussi avisèrent-ils aux moyens conserver intact, le tvpe du cheval de selle irlandais, tout en ne découra-1 P"*™110® d® li- • , sont: Iravaux-Publics qui devra passer «u Républicains.43 ballottage.Radicaux et radicaux socialistes.134 Parmi ceux des anciens députés qui 10 sont obligés de passer également par 28 une deuxième élection, on mentionne-43 Paul Doumer, Jean Jaurès, le chef Socialistes indépendants Socialistes Unis Progressistes , .Nationalistes .Conservateurs 12 socialiste.Pierre Leroy-Beaulieu, Corn-63 te Boni de Castellane et Henri Brisson, Autres partis divers % 231 lie président de l'ancienne Chambre LE DEVOIR, mardi, 20 avril 1910, 5 IE EASE-BALL Montreal perd hier, à Newark, dans une partie fort contestée Newark, 2ô.— Ku dépit du mauvais de la température, 1,500 amateurs s'étaient reudus.au champ de base-bali, i • » 6 1 857 Pittsburg .5 1 833 Chicago ., 4 O 667 New-York .• • 4 571 Cincinnati .3 4 429 Boston .5 286 Brooklvn .O 5 286 S.-Louis ., » • • O 7 222 Philadelphie Boston .Ligue Américaine A Washington: R.H.E.Washington .002000000—2 6 3 New-York .401000000—5 8 0 Oberlin et Street; Warhop et ZGuee-ney.Arbitres: Egan et Evans.A Boston: R.H/ E.000130000—4 4 0 .200000000—2 12 3 Adkins et Thomas; Wood, Nell et jCarrigan.Arbitres: Dineen et Connolly.A S.-Louis: R.H.E.Détroit .000013010000—5 8 4 S.-Louis .020000003001—6 10 8 Waddell, Bailey et Stephens; Willett, Barnell et Stanaga.Arbitres: Perrins et O’Loughlin.A Cleveland: R.H.E.Cleveland .000000000—0 1 1 Chicago .OOOOoOOilO—2 9 1 Berger et Easterly; Smith et Payne.Arbitres: Kerin et Sheridan.POSITION DES CLUBS New-York G.4 P.2 Pourc.667 Détroit 5 3 625 Philadelphie .5 3 625 S.Louis 3 2 600 Cleveland 4 5 444 Boston 4 5 444 Washington .3 6 333 Chicago 2 4 333 NEWARK Meyer, r.f., .Kelly, Th ., .Schjifly, 2b .Gettman, o-,f.Louden, s.'s., Zimmerniann, 3b Aglér, j.f.Crisp, c., v .Parklin, p.xxGauley ., .xxxHearne .AB.H.O.A.E 0 0 0 0 3 0 0 0 4 0 3 4 0 4 10 0 0 15 0 0 12 2 0 0 0 5 0 110 0 0 0 0 0 Total .34 10 27 16 0 MONTREAL AB.H.O.A.E.Nat tress, s.s.Madden, l.f.Yeàgër, 3b.Corcoran^ r-f.Cockill, 1 b .Smith,, 2b .Briddes, c.Winter, p.Keefe, p.xjbnès .Total .Scorie par reprises: Nep-ark.Montréal .3 1 3 1 0 0 5 2 0 0 0 3 4 0 10 0 9 0 0 4 2 0 2 0 6 2 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 .28 6 25 18 3 .100000002—3 .000000002—2 SOMMAIRE Coups sacrifiés: Schlafiy, Yeager, Briddes.Coups bons pour 2 buts: Yeager, Corcoran.Jeux doubles: Louden, Chafly et- Alger.Retirés au bâton: par Pafkiri, 2; par W’intér, 4; par Keefe, 1.Bu,fs .sur.balles: Parkin, 2; AVinter, 1.Frappés par la balle: Kelly, Madden.1er buts sur erreurs, Newark: 2.Lais-séssiij T es buts: Newark, 0; Mpntréal,, 4.'pprée de là partie 1.50 h.Arbitres: Byron et Haftigan.Assistance 2,000.AUTRES RESULTATS Ligue de l’Est R.H.E.Rochester .000100030—4 7 1 Providence .000000000—0 1 3 ileConnell et Blair; Duffy et Fitzgerald.Arbitres: Murray et Stafford.’ > ‘ R.H.E.Buffalo’ .10030000000—4 5 4 Jersey City .01101000100—4 9 1 Partie arrêtée à la llcme reprise, à cause- de la noirceur.- Kissinger et .McAllister; Manser et SpalVr.Arbitres: Finneran et Hurst.R.H.E.Toronto .100000000—1 4 2 Baltimore .TlOOOlôOx—8 9 1 Me-Ginley, Gourney et Vandegrift; Donnelly et Hvers.Arbitres: Kelly et.Boylê.' POSITION DES CLUBS Newark G.p.Pourc.4 1 800 Montréal 3 2 600 Baltimore .3 2 600 Buffalo O v» 500 Providence .f> 3 400 Rochester 2 3 400 Toronto .o 3 400 Jersey City .1 3 250 Ligue Nationale AC incinnati: •i ' ¦ • - « ' ' R.H.E.S.-Louis ,.20.4000200—8 6 0 Cincinnati .000002100—3 7 3 Bachman et Bresnahan; Gaspard, Spade, Cqnveleskie et Roth et McLean.Arbitre: O ’Day.A Philadelphie: R.H.E.Boston .v .100001210—5 11 2 Philadelphie .200010002—5 10 2 =-¦ - Tabac à Fumer Doux et Agréable au QoûL LES COURSES D’AQUEDUCT Ben Loyal, un favori, parvient à gagner la principale épreuve.Aqueduct, N.Y., 25.— En.dépit du froid et du grand nombre de réductions faites sur la liste de coureurs, à cause de la pluie de la veille, les épreuves courues aujourd’hui ont été suivies par une foule assez considérable.La piste était en très mauvais état, et c ’est pour quoi nombre de propriétaires s’abstinrent de prendre des risques, en faisant courir leurs chevaux.La course principale, pour les ‘‘Union Stakes”, fut une victoire pour le favori Ben Loyal; ce n’est cependant qu ’après un effort désespéré, dans la ligne droite, qui dura tout le dernier furlong, que ce cheval s’assura de la victoire.Résultats détaillés: 1ère course, à réclamer, 1-2 fur-longs, chev.de 3 ans, $400.— 1er, Kii-liecrankie, 108, Butwell, 7 à 2, 2e, Dolly Buliman, 108, Griffin; 3e, Beat Mas-terson, 105, McGabe, 11 à 5.Temjis: 1.24 1-5.2ème course, juments de 2 ans, à réclamer, 4 1-2 furlongs — 1er, Agawam, 105, Creevy, 4 à 5; 2e, Pickaninny, 97, Bensehoten, 7 à 1; 3e, Merry Lad, 100, Langen, 20 à 1.Temps: 57.Elinors, County Chairman, Music Blanch, Frances, Stars et Zool ont aussi couru.3èmo course, handicap, chev.de 3 ans et plus, $500, ajoutés, 6 furlongs, 1er, King Cobalt, 108, Creevy, 4 à 5; 2e, Prince Gai, 114, McGee, 7 à 5; 3e, Right Ease y-, 104, Musgrave, 8 à 1.Temps: 1.15.4ème course, the Union Stakes, chevaux de 3 ans, $1,000,''7 furlongs — 1er, Ben Loyal, 103, Hyland, 4 à 5 2e, Frank Purcell, 110, Langan, 10 à 1 3e, Rustem, 103, Page, 4 à i.Temps: 1.30.Galley Slave a aussi couru.Sème course, chev.de 2 ans, $400, 4 1-2 furlongs — 1er, Frank Mullens, 109, Taplin, 3 à 2; 2e, Golden Sand, 102, Garner, 7 à 2; 3e, Rake, 105, But-well, 9 à 5.Temps: 56 2-5.Love Cure, Sheriff Bradley ont aussi cmlru.6ème course, 5 furlongs, juments de 3 ans, $400.— 1er, Suffragist, 108, Butwell, 3 à 5, 1 à 5; 2e, John Reardon, 105, Musgrave, 16 à 5, 1 à 3; 3e, Thames, 108, Creevy, 20 à 1, 7 à 1, 5 à 2.Temps: 1.04.M.Cambon, Young Belle, Shawnes, Ornatus et Blizzard, ont aussi couru.Voici la liste des entrées de cette après-midi : 1ère course, 6 furlongs — Curley Locks, 100, O’Em, 105, Follie Levy, 107, Kesponseful, 96.2ème course, handicap, 6 1-2 furlongs — Prince Ahead, 119, Great Heavens, 107, Firestone, 125, Fayette, 111.Tony Bonera, 100, Esteret,' 96, Guy Fisher, 103, Dandy Dixon, 97.Michael Angelo, 92, Arondack, 89.Aussi éligible, Pockstone, 97, San-drien, 95.3ème course, 4 1-2 furlongs — Mona-ger, 109, Moncrief, 108, Stepfather, 97, Busy Miss, 103, Doncaster, 102, Golden, 109.4ème course, 7 furlongs — Mary Davis, 99, Magazine, 107, Firestone, 132, Fayette, 109, Arondack, 87, Wander, 96, Wise Mason, 107, Far West, 105, Duke of Ormonde, 95.Sème course, mile — Font, 113, Joe Rose, 107, Bonnie Yelso, 106, Banbury.108, Keep Moving, ]10, Queen Marguerite, 115, The Peer, 103.6èmc course, 4 1-2 furlongs — Freckle, Stalwart, Lad, Ynoa, Quincy Belle, Madcap, Eastern Star, 107.LES PROCHAINES COURSES DE BLUE EONNETTS Le concours hippique qui doit s'ouvrir, à Blue-Bonnetts, le 10 mai prochain, sera certes un fort beau succès, si nous en jugeons par les apparences, jusqu ’ici.Un grand nombre de propriétaires èiontréalais se sont enregistrés auprès du secrétaire de ce coucours hippique, et, les entrées sont fort nombreuses.Voici ja liste des exposants locaux qui ont enregistré des représentants: Melle Doris, Allan, Mlle Angus, M.P.Auelair, M.R.A.Allan, M.H.J.Allison, M.Hugh Allan, M.James Judah, Burnett, Lt-Col.J.H.Burland, M.Alderie Beaulieu, M.G.W, Bithell, M.A.Bruneau.Dr.James Bell, M.A.Baumgarten, M.P.deBollofroid, Capt.K.J.Beardwood, M.Colin Campbell, Melle End Campbell, Dr.H.M.Chucb, M.J.N.Coristine, M.T.Hubert Cushing, Lt.-Col.G.B.Cantlie, Lieut.!.E.Guttle, M.Geo.Glimie,, M.Frank Cuggy, M.Keneth T.Dawes, M.J.A.Denault, M.Mortimer, B.Davis, M.J.N.Drummond, M.D.Dagenais, M.David Narcisse, M.William Donnel-Iv, Melle Doris Evans, M.G.W.Farrell, M.Geo.11.Faite, M.W.J.Falle, M.A F.Gingras, M.A.Hamilton, Gault, Madame Simpson, Garland, M.Reginald Gault, M.Aimé Guertiu, M.C.Ed.Gudewill, M.Geo.Gudewill Capt.T.Guerin, M.Wesley Galbraith, Major George R.Hooper, Dr.de L.Harwood, M.Wm.Horrocks, M.H.Hobbs, M.Wm.Hope, M.C.G.Hall, M.S.P.Howard, Sergt.F.S.Hamilton, M.Davis Hadden, Paul de Hays, M.Louis Hersey, Mlle Margaret M.Joseph, M.R.Lloyd-Jones, M.George Jordan, M.A.W.Jacobs, M.Wm.P.Kearnev, M.Ed.Kennedy, M.J.I.Lussier, M.Allan G.Law, M.J.T.R.Laurendeau, M.H.A.Lovett, M.Ther-ry Mallet, Madame Charles Meredith, Madame II.V.Meredith, M.David Morrice, jr., AI.R.E.Mitchell, M.Oscar Martin, M.W.R.Miller, AI.Dr.P.E.Al auriee, Aille Dorothy Milne, AI.W.Fred McBride, Al.Stewart, Mac-Tier, M.Alex.AleGarr, M.J.J.Alc-Alanus, Aladame Lome AlcGibbon, AI.H.B.AlacDougall, AI.Wm.Newman.AI.G.L.Ogilvie, Al.C.AV.Penniston, AI.F.H.Penniston, AI.Hugh Paton.AI.AA'alter Paul, Al.Rodolphe Roy, Madame Geo.A.Ross, Al.D.Raymond, Al.G.H.Rioux, AI.E.A.Robert, Aï.James Ross, Alajor AV.T.Roùden, AI.AA'.G.Al.Shepherd, Al.John Stewart.AI.J.Douglas Stewart, M.H.Stetham, Al.Donald Smelzer, Lieut, C.E.Shirley, AL J.Gidman Shearer, AI.Edward F.Sise, AI.Harold H.Sims, AI.Robert Sharpe, AI.AI.J.Stack, M.John Smith, M.J.Alex.Stevenson, M.A.St.Germain, Aleile Marjorie R.Townsend, AI.J.C.Watson, Al.Bert H.AVills, AI.J.Charles AVray.LE POLO AQUATIQUE | Le M.S.C.est champion de la ligue Les • ‘ Lower Canada College ’ ’ ont remporté Ja victoire, hier, sur l’équipe du C.P.R., s’assurant ainsi de la deuxième position dans le classement final des clubs de la ligue de polo aquatique.La partie s’est jouée aux bains Lau-rentiens, et le score a été de 11 à 1 en faveur du ‘‘Lower Canada College.” Le AI.S.C.se trouve être champion de la ligue, ayant joué les quatre parties sans eu perdre une seule.Voici quelle était la composition des deux équipes qui se disputaient hier soir la deuxième position, Le ‘‘Lower Canada College” et le C.P.R.Lower Can.Coy C.P.R,.D.Drew Buts R.Seudamore L.Black Défenses A.Davis K.Darling Défenses R.Scheiding C.Pithlado Avants C.Davis J.Paton Ai-ants G.Alartin E.Black Avants 8.AValsh Arbitre — George Moore, du Lau- rentien.Chronométeur — AA’m.Gathecole, du Laurentien.Pénitencier — A.W.Ross, du Nautique.Umpires — Bert.Farmer et G.Muirhead.* POSITION DES CLUBS , Gag.Perd.M.S.C/.4 o Lower Can ad College .3 J Laurentien.o ° Y.AI.C.A.; 3 C- P.R.0 4 LA BOXE Au tournoi amateur de Toronto, Moore, un montréalais, met Haltquist hors de combat.-Toronto, 25.— Les dernières parties du tournoi de boxe amateur de Toronto ont eu lieu hier soir, au Alassey Hall.La jilupart des épreuves ont été très intéressantes.A’oici les résultats: 105 lbs.bantam, finale.R.Hyde, Carlton, B.B.C.l’emporte sur H.Hamilton, AVoodbine Beach, en 3 rondes.115 Ibs.F.Lansdowne, British United, l'emporte sur AA'.Goodman, Toronto, 3 rondes, décision.125 Ibs.spéciale finale — J.G.Moore, de Montréal l’emporte sur R.Haltquist, Ottawa.1 ronde.135 Ibs.poids légers, finale — Alb.Tuekwell, Irish Canadian A.C.l’emporte sur Fred.Crompton, AVest End, 3 rondes.]45 Ibs.poids welter, finale — Alil-liard Long, Toronto l’emporte sur H.Field, British United; arrêtée à la 3e ronde.J58 Ibs, poids moyen, semi-finale — H.Lang l’emporte sur J.Hubbard, B.U.1 ronde.158 Ibs.finale — H.Lang l’emporte sur Alarshall, Alontréal, 1 ronde.Poids lourds, finale — R.Day, Irish Can.A.(., l’emporte sur J.Cassidv, Ottawa, A.C., 1 ronde.BLOC-NOTES Roosevelt recevra le premier billet complimentaire, pour la bataille Jeffries-Johnson.Ira-t-il f —H est rumeur que le Canadian Northern veut acheter le terrain des Varsity, pour y établir des gares.LIONEL SYLVESTRE.AU CONSEIL MUNICIPAL NULLE DECISION DES COMMISSAIRES N’A FORCE DE LOI QU’APRES AVOIR REOU LA SANCTION DU CONSEIL, A LA MAJORITE DES MEMBRES.— LA FILTRATION DBS EAUX.— UN POSTE PUBLIC DE VOITURE A LA GARE BONAVENTURE.REVOLUTION DANS LES VILLES ET1 DANS LES CAMPAGNES L'ECLAIRAGE ET LE CHAUFFAGE ^sbjePVéot i cupationn.Tous ces désagréments disparaissent avec no- I tre générateur à gaz.Le conseil municipal a reçu hier la confirmation de sa compétence, quand les avocats de la Ville ont approuvé, dans uu rapport, son attitude à la séance du lundi 11 avril, alors qu’il amendait le rapport du Comité exécutif relatif à la réorganisation du service des ‘‘parcs et traverses”.Les avocats, après un long exposé du cas, renversent la décision du maire, portant que le Conseil n’avait pas le droit d’agir ainsi, et approuvent pas là les échevins, qui maintenaient leur proposition en dépit de l’avis du maire.Le rapport du Comité exécutif, tel que présenté au Conseil, recommandait des changements dans le traitement de deux fonctionnaires,' Bernadet et Henderson, et la nomination de deux surintendants généraux, VreUgde et l’otraz, placés au-dessus des premiers.Le Conseil a rejeté cette recommandation, et amendé le rapport de manière à ce que les deux anciens fonctionnaires soient maintenus dans leurs fonctions, au même traitement qu’auparavant, et a renvoyé le rapport aux commissaires pour remettre à l’étude la nomination des nouveaux.‘‘Cette recommandation, dit le rapport, comportait une dépense d’argent affectant les finances de la Ville.Le Comité exécutif a le droit de désigner au Conseil les principaux fonctionnaires, et de recommander le chiffre du traitement qui doit être payé à chacun d’eux.‘‘Nulle décision des commissaires n’aura force de loi qu’après avoir reçu la sanction du Conseil municipal à la majorité des membres ‘‘Cependant, le Conseil peut renverser une décision du Comité exécutif, ou modifier un rapport ou une recommandation, par le vote de la majorité absolue des échevins.” Et le rapport conclut que le Conseil a agi en conformité avec ses pouvoirs parce que la dépense d’argent pour les fins indiquées plus haut n ’excédait pas le montant déjà prévu par le budget de l’année courante.Il a tout simplement modifié le rapport des commissaires — ce que la loi l’autorise à faire, quand il obtient, comme dans le cas présent, la majorité absolue de ses membres.LA FILTRATION DES EAUX.Un rapport du Comité exécutif a été ensuite présenté, relatif à la filtration des eaux.Questionné à ce sujet, le commissaire Wanklyn a déclaré que le Comité avait retenu les services d’un expert, M.Fuller, qui touche un salaire de $100 par jour.Sur la recommandation do ce dernier, un laboratoire a été établi, où seront faites des analyses répétées de notre eau.Deux analystes ont été attachés à ce laboratoire, qui sont engagés pour une période de trois mois, avec un traitement mensuel de $125.STATION DE VOITURES.Un autre rapport est présenté devant le Conseil par le Comité exécutif, recommandant l’établissement d’une station publique de voitures, à la gare Bonaventure, au lieu de la station pri- vée qui s’y trouve actuellement.L'éehevin Resther demande que le rapport soit renvoyé à la prochaine séance.L’éehevin Robinson est d'avis: qu'il vaut mieux en finir tout de suite; avec cette question et prie son collègue de retirer su demande.Et l’éehevin Dandurand, représentant du quartier 8.-Joseph, où se trouve la garo Bonaventure s’écrie: ‘‘Cette station est nécessaire, et je ne vois p>as pourquoi on remettrait à plus tard la question.Si ' l’échevin Resther prenait la peine de se rendre le matin à l’Hôtel-de-Ville, ajoute-t-il, il ne retarderait pas l’exécution des affaires de la Ville, à propos d’une question de si légère importance.L’éeheviu Resther s'en tient cependant à sa demande, et les cochers attendront.Le règlement “à l’effet d’abroger certains règlements de la municipalité de S.-Louis du Mile-End (maintenant quartier Laurier)” est adop té dans son entier, sans discussion.L’éehevin Brodeur propose que la Commission de législation déléguée à Québec par le Conseil municipal pour pirésenter à la Législature les amendements proposés à la charte de la Ville, soient accompagnés par les» commissaires, afin que les deux corps administratifs puissent travailler de concert.On a tenté de discuter la proposition, mais comme l’heure avançait et que les échevins et les commissaires partaient le soir même pour Québec, elle a été adoptée après quelques mots d’explication.LES INFORMATIONS AUX JOURNAUX.L’échovin Tétreau, secondé par l’é-chevin Boyd, a présenté la motion suivante, qui a été adoptée sans discussion; ‘‘Que tout en maintenant la défense faite aux chefs de services de ne pas donner d’interviews dans lesquels l'administration municipale est prise à partie et critiquée, les membres du Comité exécutif soient priés de ne pas empêcher les fonctionnaires municipaux do communiquer aux reporters les nouvelles qui peuvent intéresser le public.’ ’ LES TRAVERSES A NIVEAU.La Commission des chemins de fer du Canada donne avis qu’elle a convoqué au Palais de Justice, le jeudi 28 avril, à 10 h.du matiu, une assemblée où sera discutée la suppression des traverses à niveau, et qu’elle y a invité les compagnies suivantes: Montreal Street Railway, Montreal Water and Power.Téléphone Bell, Télégraphe Great-Northwestern, Télégraphe du Canadien-Pacifique.L’administration municipale est aussi invitée, et le Conseil décide d’y déléguer les avocats de la Ville.Le Conseil des Métiers et du Travail recommande l’extension du service de tramways de la rue Guy jusqu’au cimetière catholique, et la' Dominion Alliance prie le Conseil municipal de passer, sous le [dus bref délai possible, le règlement Carter.m Un asHortiment de» becs, des manchons à incandescence, des brûleurs de cuisine les plus nouveaux et d’un rendement merveilleux, est ô.la disposition de notre clientèle.VKNEZ VOIR fonctionner cet appareil id6al.économique, sans danger, sans odeur, très simple, d’un prix excessivement faible par rapport aux services o^u’ü est appelé à rendre dans toutes nos campagnes.Po*ur tous renseignements s'adresser à.BISSON NETTE & DUQUETTE Plombiers-gaziers, seuls concessionnaires de la patente.RUE SAINT-DENIS, No 073 à MONTREAL.Agences dans tout le Canada.[ Faits et Méfaits éfaitsl GOAL CO.Les méfaits d’une vague de froid LE FROID DE LA SEMAINE DERNI ERE AURAIT CAUSE PLUS DE $45, 000,000 DE PERTES DANS L’OU EST DES ETATS-UNIS.Chicago, 26 avril.— La vague de froid et les tempêtes de neige qui ont ravagé les Etats-Unis de l’Ouest la semaine dernière, ont causé des torts considérables aux fermiers, qui avaient déjà semé depuis un mois, vu le printemps précoce.Voici la liste approximative des dégâts par Etat: Iowa.$10,000,000 Indiana.5,000,000 Michigan .6,(100,000 Nebraska .2,000,000 Wisconsin .3,000,000 Kansas.30,000,000 Texas.2,000,000 Illinois.2,000,000 Ohio.2,000,000 Minnesota .1,500,000 Kentucky .1,500,000 Total .$45,000,000 Les Etats du Kansas et de ITowa sont ceux qui semblent avoir le plus souffert d’après les rapports.Dans toute la vallée du Mississippi, les maisons privées ont été dégarnies de toutes les couvertures dans le but d’abriter contre le froid qui sévit, les fleurs, légumes, plantes, etc.A Chicago et aux environs, il a tombé une neige humide, durant toute la journée.Les fruits et les jardins potagers sont les articles qui ont le plus souffert, mais il faudra cependant re- j planter une grande partie des céréales, j Dans le Michigan, dans le seul comté : de Berrien, on estime les pertes de 1 fruits à $2,000,000 et tout l’état est supposé perdre environ $6,000,000, et l’on croit que seulement 3 pour cent i des plantations de pêches n ont pas eu j à souffrir et sont en bonne condition.! Les cerises, les prunes, les poires et les pommes même, sont une ruine totale.Dans le Wisconsin, tous les fruits sont, perdus à l’exception des fraises qui étaient couvertes de neige qui les a préservées.Les pertes sont d’nviron $3,000,000.Le mais, le coton et la canne à sucre ont été endommagés pour près d’un million de dollars dans la Louisiane.On croit que la récolte du coton sera 40 pour cent moins élevée que l’année dernière dans cet Etat.Dans l’Iowa les pertes sont énormes sur toutes les plantations fruitières, les pommes do terre sont aussi fortement endommagées et la grande partie devront être replantées.Dans Illinois Centre, il est tombé environ trois pouces de neige.A Glasgow, Elizabethtown, Henderson et plusieurs autres endroits dans l’Ouest du Kentucky il est tombé entre six et dix pouces de neige.Des employés à bord des trains assurent qu’à certains endroits des glaçons de huit pouces à un pied de longueur étaient suspendus aux réservoirs à eau.LES SEMENCES.Le Canadien-Nord annonce que quatre-vingt pour cent des terres arables de l’Ouest sont ensemencées.Les tempêtes récentes n ’ont fait aucun tort aux pousses.Le travail a été fait plus tôt cette année que par le passé.GARE AUX IMPOSTEURS.M.R.F.Jones, gérant local du Bell Téléphone, a écrit une lettre au chef Campeau, l’avertissant que des personnes trouvaient moyen do pénétrer dans les résidences privées, eu so présentant comme étant inspecteurs ou agents de la compagnie du téléphone.M.Jones déclare qu’il sévira avec I toute la rigueur de la loi, si la police peut mettre la main sur ces peu seru puleux individus.Il demande en terminant, que le pu blie soit averti que les employés du Téléphone sont tons munis d’un insigne et que par conséquent, il est facile de démasquer les imposteurs.POURSUITE RENVOYEE.Samedi, le juge Archer, renvoya avec dépens la poursuite intentée contre la Ville de Montréal, par Mlle Anita Cha-rest, pour fausse arrestation.Ce jugement est l’épilogue de la fameuse affaire d’Auguste Charest, ce contremaître de la Corporation qui fut.on s’en souvient, condamné, il y a deux ans, au pénitencier pour avoir obtenu $1,500 frauduleusement do la Ville.Lors de son procès, sa fille Anita, fut arrêtée deux fois à la demande du paie-maître Charpentier, qui l’accusait d’avoir obtenu le paiement de salaires sous des faux noms.Chaque fois elle 'fut honorablement acquittée (par le magistrat enquêteur, et à la suite elle réclama $25,000 de dommages-intérêts.Le tribunal a décidé que la Ville if pouvait être blâmée entendu qu'elle avait agi de bonne foi dans les circonstances.LE MEURTRIE?., HOLMES CAPTURE.Brockville, Ont., 25.— Albert Holmes, le meurtrier de Nathan Boltou, a été incarcéré dans la prison du comté, samedi, en attendant son procès qui aura Heu aux assises d’automne.Holmes souffrait d’une grande dépression mentale lorsqu’il a été arrêté sur la voie ferrée, près «le la scène du crime.Il venait de sortir du bois où il s’était caché pour échapper à la vigilance do ses poursuivants.Il était épuisé par le, manque do sommeil et la faim.Il avoue franchement son crime, et dit qu’il a été subitement pris de tentation do tuer son cousin et n ’a pu y résister.Holmes est «lans un état de gramlo mélancolie et ne cesse de répéter l’histoire du meurtre, exprimant sa profonde douleur pour la disgrâce qu'il a attirée sur sa famille.Il se rend compte «le 1 énormité de son action «pii pèse sur sen esprit au point de.le rendre fou.11 ne peut pas dormir et refuse obstinément de manger.Il était si faible, à son arrivée à la prison, quo les géoliers ont été obligés «le le porter «lans sa cellu'e.-LIMITE»- MINEURS ET EXPEDITEURS !>¦ CHARBON DOMINION pour VAPEURS Crible, brut (run of mino), mélangé (slack) Four renseignement» s'adresser aux BUREAUX DE VENTE.Bua S.-Jacques, Montréal.TélCnhone Main 4 491.GRAND TRUNK RAILWAY SYSTEM Drouin, Drouin & Drouin F.X.Drouin F.O.Drouin Paul Drouin AVOCATS Bureaux 116,Cote de laMontagneJ.3348 d'affaires: 181, Rue St-Joseph, T.2518.QUERKCÎ.HORSE SHOW Ottawa du 5 au 7 mai 1910 Aller et retour de Montréal, y compris l’entrée #3.85 Billets en vente le 5 mal.Valables pour retour jusqu’au 9 mai.TRAINS MONTREAL-OTTAWA Départs Montréal—a8.30 a.m., b3.55 p.m., uH.OO p.m., Ar., Ottawa al 1.45 a.m., b7.1() p.m., ail.15 p.m.Quotidien (a).Semaine seulement (b).EXCURSION DE COLONS Billets d’excursion de colons aller et retour pour l’Ouest canadien via Chicago, bons POUR 60 JOURS, en vente mai, 3, 17, 31; juin, 14 et 28; juillet, 12 et 26; août, 9 et 23; septembre, 6 et 20; à prix très réduits.L’OUEST DU CANADA Los meilleures terres dans le monde se trouvent le long do la ligne du Grand Tronc Pacifique, dans les provinces du Manitoba, de l’Alberta, et de la Saskatchewan.Brochures explicatives, avec magnifiques cartes gravées, donnant tous les renseignements sur les ‘‘homesteads” gratuits comment les obtenir, sont données sur demande à tous les bureaux de billets du Grand-Trono-Pacifique!.TUireau «les lollels en ville: 130 r.8.-•Tacques.Tfil.Main 6905, 6906, 6907 ou A la gare bonaventure.le PACIFIQUE s ; Canadien LES SUITES DE L’ANNEXION.M.J.E.Fournier, chauffeur à l'emploi de l'ancienne ville S.-Louis a intenté une poursuite au montant de $167.45 contre la Ville de Montréal.11 allègue qu’il fut renvoyé du service sans raison par la dêfemleresse alors qu’il avait été engagé pour le terme «l’une année par l’ancienne ville S.-Louis et que Montréal était tenu de respecter les contrats en vigueur au moment de l’annexion.PROVINCE DE QUEBEC, District «le Montréal, No.1650.- Dans la Cour de Circuit du District «le Montréal.—Dame Fanny Harriett, «le la cité de Montréal, épouse séparée «le biens par contrat de mariage de Albert-E.Tuddcnham, faisant affaire seule à Montréal, sous le nom de A -E.Tuddenhnm & ( le., et le dit Albert-E.Tuddenham pour au-lorisor son épouse aux présentes, Demanderesse ; vs.W.-G.Rodie, autrefois de la cité de Montréal, maintenant de la cité de «Syracuse, Etat de New-York, E.-U.A., Défenderesse.Il est ordonné à la Défenderesse de comparaître dans le mois.Montréal, 20 avril 1910.,(Par ordre), J.CARTIER, I Député Greffier de la dite.Cour DUSSAULT «S- MERCIER, Avocats de la Demanderesse.90-2 TRAINS DE BANLIEUE Il y a quelques changements importants dans le service des convois entre Montréal et Vaudreuil, Rigaud et Ottawa.Le service des convois de banlieue, de la gare Vigor, commencera, en général, 1 dimanche, 8 mai, et restera presque le même qu’en 3909.Toutes informations seront données par M.A.E.Lalande, agent de ville pour les passagers, 129 rue St,-Jacques.Téléphones Main 3732 et 3733.HORSE SHOW ANNUEL Ottawa et retour, de Montréal $3.85 Y COMPRIS BILLET D’ENTREE Bons pour départ, jeudi, 5 mai.Retour jusqu au lundi, 9 mai 1910.EXC'TTl* SION'S DK Chercheurs de Hoirie Mai 3,17, 31 Juin 14, 28 Juillet 12,26 Août 9, 23 Sept.6, 20, 1910.Manitoba, Saskat chewan et Alberla.La journal est Imprima au numéro «la, rue Saint-Jacques, à Montréal, l!nr, *'a I’ul)licité” (à responsabilité limitée).Henri Bournssa, directeur-général.mi.I.F.TR BONS POUR OO .lin Excursion du 3 mai sous les ausp du Bév.Pflre Ouellette.> BUREAUX DES BILLETS A ILLE, 129 rue S.-Jacques, près le roau de poste.Tél.Main 3732-3733 1 aux gares Windsor et Vigor.FKtlrtJLBTON DIT “ DEVOIR .Contre le Flot par Pierre LE ROHU 45 •' ' ment et le sifflement de vapeur d’un train srms pression.Une inquiétude poignante saisjt Mme Vareyl.Serait-elle arrivée trop tard et'devait-elle renoncer au cher espoir de voir, une dernière fois, -celui qu'elle cherchait, de le voir, dût-il ne pas même se clouter de sa prgspnce.à elle, avec la certitude qui la' faisait frissonner tout entière qu’elle gardait tout le cœur de l’homme A qui- elle apportait le sien.Elle, marchait- devant Théron sans une parole.Elle traversa le salon d'attente et passa sur la voie.Devant elle,-¦ sous la véranda sombre, un train déjà encombré de voyageurs attendait.Qu’attondait-il?elle peut-être 1 Ah! pourquoi, pourquoi ne pouvait-elle partir elle misai?podrquoi ncTemménait-il’' pas avec lui?N’a-vnit-elle jins prouvé qu'elle comprenait soi) courage?L'idée «le EtRenielle sê-pajktjou Hn-parut.à oette seconde, in-supportaMé.EH'e s'était arrêtée hésitante, ses yeux troublés cherchaient fiemavo pafmi les allants et venants affairés.11 lui semblait impossible, contraire à la justice de Dieu et à celle des hommes, qu’il s’éloignât ainsi: «pour combien de temps?sans qu’elle fixât ses traits par une tension suprême île t«.)ut son être dans son souvenir, sans qu il sache même qu’elle lui avait apporté, jusqu’au dernier moment.le réconfort de sa présence, sans qu’elle lui ait fait comprendre par un geste, par un regard, son amour.Comment?que lui importait?Est- Elle en reconnaissait tant d’autres qu’elle ne cherchait pas! tant d'autres qui la saluaient, étonnés de la voir là, qui allaient sourire, tout à l’heure, en racontant sa présence sur le quai de la gare, le jour du déport de Bemave.Que lui importait ?Est-ce qu’il ne s'y trouvait pas aussi d'autre» femmes de'Saint-Didier?Estime qu’ffllé songeait 'à' se demander ^pourquoi , elles étaient là?Elle très-[saillit soudain en reconnaissant dans un groupe Mme d’Aubourg qui, debout devant une portière ouverte, loin d’elle, presque à In tète du train, causait Bvlee animation.Avec qui causait-elle ainsi?Suzanne avança de quelque pas ; ce n’était pas possible, voyons, le hasard n’a pas de ces ironies.Us n avaient donc pas su que c'était aujourd'hui?.Elle était si convaincue que personne ne pouvait ignorer ce qui était subitement devenu son grand souci, son unique pen sée.Elle avait cru reconnaître M.Da-teuil.Dreulier, Louise, Mme Dateuil.Elle savait bien, elle avait entendu dire, si retire que 1 on vécût, ignorait-on quelque chose de ce qui se passait à Saint Didier?— que la maladie d'une parente avait retardé le voyage de noce de I.ouise.Allait-elle donc partir en même temps que son fiancé d’hier?Et c’était elle, elle Suzanne, qui restait! n’étai't-ce pas ridicule et odieux ?.Elle ne pouvait, pas s’y tromper, la réalité dépassait toutes les invraisemblances.Elle distinguait maintenant avec une netteté parfaite, à travers 1® va-et-vient des voyageurs, le dos un peu voûté de M.Dateuil, le profil anguleux de Mme Dateuil, ia haute taille de Dreulier, la coupe irréprochablement élégante de son costume de voyage et aussi, tourné vers elle, le visage harmonieux de Louise, sur lequel elle crut lire un désenchantement et un regret.l’ne angoisse jusqu’à présent inconnue lui aerra le cœurv / Qui regrettait-elle! Toutes les femmes allaient-elles donc l’aimer, à cette heure, celui dont le cœur n'était qu'à elle?Elle eut.contre Louise une irritation, et une joie la traversa de la savoir mariée à Dreulier.Par une habitude de domination d'elle-même et de bonté, elle chassa ces impressions qui naissaient dans l'inquiétude et le trouble de ses idées.Mais une autre crainte l'assaillit insupportable.11 allait, d'une minute à l’autre, lui aussi, dès qu’il viendrait, si vraiment il «levait venir, si tout cela n’était pas un rêve, se trouver auprès de Mme Dreulier; il lirait, comme elle l'avait lu elle-même, une tristesse dans son regard, une demande de pardon peut-être.Ne se disait-elle pas, tout à l’heure, que le langage mystérieux des femmes est toujours- compris?«S’il allait être repris par son ancien amour?S'il allait partir désespéré avec l’image d’une autre dans les yeux et dans l'Ame?Quelle inconsolable peine lui resterait, à elle qui avait déjà tant souffert, et de quelle ingratitude auraient été payés son dévouement et sa tendresse.Gomme elle serait ridicule aussi et humiliée d’être accourue, sans souci des convenances, des usages, de sa dignité ! même, dans un élan irraisonné, avec la seule intuition d’apporter du bonheur et d’en garder sa part.Tontes ces pcnsi'-cs la traversèrent n-j vec la rapidité d’un éclair et, brusque-J ment, elles s’envolèrent imur laisser In iplnçs à*mft.]mErcasiaa qui lajwitJont | entière, corps et âme.Là-bas, près «le : Dreulier et de sa femme, un gr«>upe d’officiers s’avnn«;nit lentement.D’où venaient-ils?Elle ne les avait pas vu arriver.Aux battements désordonnés de son coeur, elle ne.douta pas que Beniave fût avec eux; et, tout de suite, elle le reconnut, à la droite de ses camarades, un peu éloigné d’eux, comme s’il cherchait à s’istder avec ses souvenirs, ^os yeux orraient inquiets et semblaient chercher quelqu’un.Qui cherclaient-ils?I Elle eut la tentation «l’aller nu-devant «le lui bravement, de se montrer, de lui i crier: Vie voici, je suis fidèle à notre rendez-vous mystique.” J.a force de sa raison et une angoisse, la dernière, peut-être, mais la plus cruelle, la retinrent, la poussèrent nu contraire à se dissimuler pour observer de toute la puissance de son être.Jean Bernave continuait à marcher lentement, comme dans un rêve.Il répondait avec effort aux paroles bienveillantes du colonel, à scs souhaits de nouvelles actions d’éclat.«Son grand découragement n’avait fait que pran-«lir.11 doutait de la vérité des paroles de Théron: ‘‘Il s’était trompé: ce qu’il lui avait dit, n'était pas possible! On se trompe si facilement quand il ne s’agit pas de soi!” et.au milieu «les autres, de ses chefs, de scs camarades, do scs amis, il se sentait dêsesnérêment abandonné, et il partait avec la seule esp«’rancc mélancolique de la mort.de« autour de lui.Que se oassait il?De quelle incorrestion s’était-il rendu coupable dans le tourment de son esprit''.U passait auprès de Mme Dreulier, ilia touchait presque, et il la vit très pâle les sourcils froncés, l'expression troublée et suppliante.11 ne tressaillit pas et, comme au jour perdu déjà dans le passé, où il 1 avait entrevue, après la confirience de Théron, auprès «le son son cœur.Il éprouva seulement, avec plus de force, l’impression que tout ce que cette femme lui rappelait, et qui lui paraissait si loin en face du présent vivant et souffrant, était mort sans lui laisser de regret.Tl crut entendre, cependant, dans son passage rapide,Mme d’Aubourg qui disait: "Des pays terribles.J ai lu dans mon journal.” Déjà il s’était éloigné et il venait de s’arrêter devant la portière d’un wagon en serrant une dernière fois les mains qui se tendaient vers lui.U n’attendait plus que le signal du depart,- qu il avait hâte d’entendre, quand une commotion violente le se coua.Il no l’avait pas encore reconnue, elle, l’amie consolante et sûre, il n’avait pas eu le temps de se dire: c’est elle, que.déjà, il l’avait sentie près de lui, venue pour lui, peur la promesse de fidélité dans' la vie et «Inns In mort.Sa figure s’était transfigurée, un rayonnement de bonheur immense l'éclaira.Une seconde au milieu rie la foule, ses yeux remplis «le joie rnncontr«Vrent ceux do Suzanne et, dans ce rapide instant où leurs âmes se fondaient, ils comprirent échangeaient le serment ilsSLcter- ! nclles tendresses.Déjà ie train s'ébranlait, il emportait vers leur destin Louise Dateuil et Jean Bernave.Penché à la portière, la jeuni’ homme regardait Mme Vareyl, «lont la silhouette fine s’estompait peu à peu dans le lointain.H allait s’asseoir pour achever, dans la solitude, la causerie interrompue, pour préciser les avritix inexprimés, «pinml une émotion nouvelle le saisit.Là-bas, tout là-bas, sur le quai désert maintenant, une main s’agitait «inns un geste d'adieu, se tendait vers lui lui comme pour une suprême caresse, et tout se pnriiit dans la monotonie de l'espace désert.Et le jeune homme se dit avec ivresse que ce départ avait la douceur des retrjurs.Debout A.la même place, alors qu'ua peu de fumée grise indiquait seule la route que le train avait suivie.Suzanne continuait A regarder l’espace.Malgré le déchirement de la séparation.son.j Aine goûtait la paix de la certitude, celle «le l’amour unique du seul qu'ello j aimait.Théron, en lui prenant la main, Ear-! rachn à son rêve: j -Rentrez, «Suzanne, vous ne vous a-percevez pas du froid.A quoi bon regarder ainsi l’horizon, et que voyez-vous dans les nuages ?Elle tourna vers lui son visage char-I mnnt, que transfigurait l'exaltation de son coeur, et une larme dans les .cils et un sourire sur la lèvre, elle répondit : j» Des papillons blancs.-FIN* ' • ' .8463 6 LE DEVOIR, mardi, 26 avril 1910.COURROIES DE TOUTES SORTES.D.K.McUREN, Limitée, 309-311 EUE CRAIG OUEST.Main 4904-1905.CALENDRIER MERCREDI, 27 AVRIL Fête de Notre-Dame du Bon Conseil.Lever du soleil: 4 h.57 ; coucher du soleil: 6 h.59.Lever de la lune: 10 h.29 (s.); coucher de la lune: 6 h.ol ( m.).Pleine lune.1E SACRE DE MGR FALLON [[ ! DU PONT VICTORIA Le sacre de Mgr Fallon, évêque de ' ble de mes diocésains, prêtres, religieux, London, a donné lieu à une cérémonie religieuses et fidèles, les sentiments de j ! p chauffplir Jean I mm Kiffpr of I nili« Antnnin DinnnP des plus imposantes.Sept archevêques dévouement et d’affection dont je suis j ,-uduIICU‘ Jean LOUIS IVUier CI LOUIS AMODIO DlOnUf, NOTES DE L’HOTEL DE VILLE ^ BOURSE DE MONTREAL MM.L.G.Eeautien & Cie, courtieir, 104 rue S.-François-Xavier, nom fournissent le rapport suivant à 12.30 hrs.p.m.et douze évêques y assistaient.Les gou animé à leur égard.avü^e^t6^8 .^dére.l et provincial Je les remercie du sympathique ac-n eau a sy faire représenter, j cueil qu’ils m’ont fait.Je sais qu’en Mgr.Shahan, recteur de l’Universi- toute occasion je pourrai compter sur té catholique de Washington a fait un leur soumission filiale, et leur généro le propriétaire de l’auto, sont tenus criminellement responsables de la mort de Melie Bessie Smith.TEMPERATURE Bulletin d’après le thermomètre de Hearn & Harrison, 10-12 rue Notre-Dame Est.R.de MESLE, Gérant.Aujourd'hui maximum.Même date l’an dernier.Aujourd’hui minimum.Même date l’an dernier.8 h.matin: 30.08.11 h.matin: Midi: 30.00.05 .42 .53 .28 30.02 LE TEMPS QU'IL FEHA Nuageux et pluvieux, tournant au beau.CE ^OIR COURS ET CONFERENCES:— —Ecole Salaberry, rue Reaudry.A 8 h.15., conférence sur la tuberculose, par le Dr Valin.-?- La conférence de M.Rivard f’est demain soir, dans ia grande salle de l’Université J,aval, que M.Ad-jutor Rivard, le secrétaire général de la Société du parler français, donnera sa conférence sur le but et l’œuvre de sa société.Nous espérons que nos amis iront en foule entendre M.Rivard, oour I œuvre qu’il représente et pour son mérife personnel.M.Rivard est d’ailleurs un orateur fort distingué et le public trouvera certes grand plaisir à l’entendre.Ajoutons que Mgr Roy, président de la Société du parler français, et M.l’abbé Lorlie, de Québec, accompagneront AT.Adjutor Rivard à Montréal.ci les remarquables paroles qu’il a pro noneées à l’adresse des prêtres et des catholiques canadiens français de son diocèse: Monseigneur, mes frères.Ce que je viens de dire s’adresse à tous ceux dont le Seigneur me fait au jonrd’hui le premier pasteur; mais qu’il me soit permis d’exprimer dans la langue maternelle d’un nombre considéra- sité.Qu’ils comptent eux aussi sur ma protection et ma bienveillance la plus sincère.Ensemble nous travaillerons au succès des oeuvres qui intéressent la éloquent discours.Mgr.Meunier a pré senté une adresse au nom du clergé.Il a parlé en anglais et en français.Mgr Fallon a fait une réponse qui du _____________ ____ ________ _________________ coup lui a gagné tous les coeurs.Voi-j gloire de Dieu, l’éducation chrétienne des enfants et le progrès de la foi catholique dans ce diocèse.Mon ambition est de voir ici une famille toujours unie par les liens de la religion et de la charité fraternelle.Que tous les membres de cette famille, sans distinction de langue ou d’origine ne for ment qu’un coeur et qu’une âme.Je me recommande à leurs prières quotidiennes, et du plus profond de mon âme je les bénis.Sir William Van Horne résigne son poste au Canadien-Pacifique Sii \\ illiam C.Van Horne a résigné la présidence du bureau de direction du Canadien-Pacifique, poste qu’il tenait depuis que sir Thomas Shaugh-nessy fut élu président de la compagnie en 1898.Sir William a déclaré aux journalistes: “J’ai l’intention, en effet, de quitter la présidence du bureau de direction, parce que le titre est nominal, inutile, et peu décoratif; établi de ce côté-ci de l’Atlantique, il prête à la confusion en Angleterre, où le président est la tête dirigeante d’une corporation.“Une compagnie comme le Canadien-Pacifique ne doit avoir qu’une tête dirigeante, et personne ne devrait ignorer qui est le président.Si je dois en juger par le grand nombre de quémandeurs qui se présentent à mes bureaux, pour obtenir une passe ou un emploi, un grand nombre de gens ne savent pas que sir Thomas Shaughnessy est le véritable président du Canadien-Pacifique depuis longtemps.Je n’ai pas besoin de dire sa compétence.Son administration prouve qu’il n’a besoin de personne pour conduire sa besogne.” Sir William dit encore qu’il restera membre du bureau de direction tant que les actionnaires voudront bien lui accorder leur confiance, mais il veut se retirer peu à peu des occupations fatigantes qui lui enlèvent sa liberté.Le démissionnaire entra dans la compagnie comme administrateur général à la fin de 1881.Trois ans après il était vice-président tout en conservant sou premier titre.Il remplaça Lord Mount Stephen à la présidence de la compagnie en 1888 et prit sa retraite en 1898.Excursion des Typographes L’Union Typographique Jacques-Cartier, No 140, a.décidé de faire son excursion annuelle à Ogdensburg, N.Y.Elle aura lieu le 19 juin prochain.Nos amis ne pouvaient choisir pour se récréer un plus joli endroit que la charmante ville d’Ogdensburg.Les organisateurs sont déjà à étudier le programme de cette fête qui ne manquera de remporter, nous en sommes sûrs, un vif succès.Ceux qui désireraient obtenir es renseignements au sujet de l’excursion pourront se les procurer aux adresses suivantes: MM.Ovila Grand-maison, 68 r.8.-Edouard, Jos.St-Hilai-re, 500 r.Dorchester, Louis Gadoury, 201 r.Drolet.LA REVOLTE EN ALBANIE LES PAYSANS ALBANAIS COMMANDES PAR DES ANCIENS OFFICIERS TURCS, METTENT EN PERIL LES TROUPES DU SULTAN.Séance du matin aux Communes A la Chambre des Communes, ce ma tin, on décide de siéger désormais le samedi jusqu'à la fin de la session.La troisième lecture du bill de M.MacKenzie Kmg sur les trusts et les eartells a lieu ensuite.Le Dr Sproule estime que cette mesure est un trompe J’oeil pour les consommateurs, il appuie cette opinion sur le fait que les trusts mis en cause pourront en appeler de la décision du tribunal d’enquête jusqu’au Conseil Privé.Tl no se trouvera jamais dans le pays six consommateurs assez naïfs pour entreprendre une enquête dans de telles circonstances.MM.Schaffner and Bradbury sont du même avis.M.King répond à.côté de la ques tiou et ne touche pas à ce point.Il dit que le gouvernement paiera les frais de la première enquête.M.Lafortune, do Montcalm, attire l’attention du ministre du travail, M.King, sur les engagements que la “American Tobacco Co.” a fait signer aux planteurs de tabac dans Montcalm.M.Parent (Montmorency) se plaint i des aopérations de la “American Shoe Machinery Co’’, du “Québec Merger” relatif à l’éclairage et à l’énergie électrique à.Québec, des taux de fret de certaines compagnies de navigation océanique, à Québec, il espère que le bill McKenzie King empêchera de tels abus de se prolonger.M.Borden affirme que ce bill est inutile et pourrait devenir dangereux.Finalement la chambre adopte ce bill en troisième lecture et l'envoie au sénat.Constantinople, 26.— Le soulèvement des Albanais a repris une nouvelle vigueur au point que le gouvernement turc a décidé d’envoyer deux brigades de renfort, soit seize bataillons complets.Ces troupes sont détachées des garnisons de Smyrne et de Solonique.Les derniers rapports disent que plusieurs milliers d’insurgés ont attaqué huit bataillons turcs, près de Shtiniya, empêchant ces derniers d’occuper la passe Dulya.Puis ils se sont emparés d.’un convoi militaire, escorté par 150 soldats.Ceux-ci furent désarmés et renvoyés à Yakub.L’occupation, par les Albanais, de la passe Kachanik, empêche toute communication avec Y’akub et isole complètement l’armée turque dans la plaine Kossova dans la Haute Albanie.Comme les Albanais n’ont, par eux mêmes, aucune connaissance stratégique, et leur plan étant très bien connu, on suppose qu’ils ont à leur tête quelques officiers de la vieille garde du corps de l’ancien sultan Abdul Hamid.On n 'a aucune nouvelle et d
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