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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 16 janvier 1984
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1984-01-16, Collections de BAnQ.

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CE QLEDOfS 35 CENTS .TA.^ D'HÔTE \ dèjeûncr et souper 1 ^-h,r„iimmi43-408S J complexe Desjardiin.W ttèir Basiliaire 1 Vol.LXXV — No 12____________________Ensoleillé, vents modérés.Max.: -10.Demain: nuageux et moins froid (déUII page 8) Montréal, lundi 16 janvier 1984 cte-Noro¦ Atntit» ¦ G«p««< Uem*nHownu^un*»«* MMiifciienit-nMiumnt wt L’avenir de l’École des contrôleurs aériens de Saint-Jean est compromis Seulement 70 diplômés y auront été formés par Marc-O.Trépanler L’incursion québécoise dans le champ de la formation des contrôleurs aériens est compromise et ne se poursuivrait pas au-delà de 1986, a appris Le DEVOIR.Le ministère fédéral des Transports vient, en effet, d’aviser le cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu, où se donne cette formation, qu’il ne prévoyait pas recon- duire l’entente de principe de cinq ans intervenue en 1981 entre le cé-g^ep, le ministère canadien des Transports et le ministère de l’Éducation.Dans une lettre datée du 20 décembre, M.André-0.Dumas, rei^n-sable pour le Québec de l’Administration canadienne du transport aérien, explique au directeur général de rétablissement collégial situé sur la rive Sud de Montréal, M.Gilles Perreault, que cette décision est justifiée « par la conjoncture économique actuelle et son influence marqué sur l’achalandage du trafic aérien qui nous imposent, au niveau des effectifs spécialisés, de constants réajustements à la baisse ».Le cégep de Saint-Jean-sur-Riche-lieu a donc décidé, dans ce contexte, de suspendre, pour la prochaine an- née scolaire et jusqu’à nouvel ordre, l’admission de nouveaux étudiants au programme de contrôle de la circulation aérienne.Les étudiants déjà engagés dans le programme pourront compléter leurs études tel que prévu.Cette affaire survient au moment même où un premier groupe d’une trentaine d’étudiants formés dans la Voir page 14: L'avenir La Cour d’appel de l’Ontario entreprend l’audition sur l’article 23 Les Franco-Ontariens sauront bientôt s’ils peuvent gérer leurs propres écoles par Jean-Pierre Prouix C’est aujourd’hui que s’ouvre à Toronto, devant la Cour d’appel de l’Ontario, le procès pour déterminer si, oui ou non, la charte canadiennne de droits confère aux Franco-Ontariens le droit de gérer leurs écoles par des commissions scolaires qu’ils contrôleraient entièrement.À ce jour, les luttes des Franco-Ontariens pour obtenir la gestion pleine et entière de leurs écoles ont toutes abouti à des échecs.Ils ont donc décidé de procéder par voie judiciaire.Annoncée en octobre 1982, la cause a formellement été ixntée devant les tribunaux en mai 1983 par l’Association canadienne-française de l’Ontario ( ACFO), l’Association des professeurs franco-ontariens et quatre citoyens de Penetanguishiné, Iroquois Falls, Mattawa et Wawa.Les requérants entendent démontrer que la charte canadienne des droits confère à la minorité franco-ontarienne non seulement le droit de recevoir l’enseignement en français, mais encore celui de gérer leurs propres écoles.Ils s'appuient sur l’article 23 (3.b) de la charte.Cet article stipule que le droit reconnu aux parents de faire instruire leurs enfants dans la langue de la minorité « comprend, lor^ue le nombre de ces enfants le justifie, le droit de les faire instruire dans des établissements d’enseignement de la minorité linguisitique financés sur les fonds publics ».L’enjeu tout entier du procès porte sur l’expression « dans des établissements d’enseignement ».Les requérants prétendent, en effet, que cette expression comprend le droit de gérance des écoles.A ce propos, l’intention précise du législateur fédéral, du moins telle qu’on peut la reconstituer à la lecture des débats parlementaires, demeure équivoque.Le secrétaire d’É- tat du Canada, M.Serge Joyal, l’admettait d’emblée le 4 octobre 1982 au lendemain de la décision de l’ACFO de faire trancher le débat par les tribunaux.Acceptant d’appuyer la démarche de l’ACFO, M.Joyal déclarait, en même temps ; Si la charte assure le droit à l’enseignement dans la langue de la minorité, « pour la gestion, on ne retrouve pas une formulation aussi nette et il faudra compter sur un intérprétation généreuse de la charte pour que ce droit soit reconnu».Le 15 janvier 1981, le parrain de la charte, M.Jean Chrétien, déclarait, du reste, aux parlementaires ; le gouvernement intervient « simplement pour élargir les droits des minoritaires francophones ou anglophones à l’éducation sans pour autant ir-Voir page 14: La cour Un dur coup pour Israël Le cancer vainc le commandant libanais Haddad TEL AVIV (d’après AFP et Reuter) — Le commandant libanais dissident Saad Haddad, 47 ans, allié d’Israël, est mort samedi à son domicile à Marjayoun (Sud-Liban) d’un cancer généralisé, a annoncé à Tel Aviv le porte-parole de l’armée israélienne.Le commandant Haddad, qui commandait depuis plus de sept ans les milices chrétiennes alliées à Israël dans le Sud-Liban, était hospitalisé depuis plusieurs semaines à son domicile où le soignait en permanence une équipe de médecins militaires israéliens.À 15 h 20 GMT, heure de sa mort, toutes les cloches des églises de la localité ont commencé à sonner le glas et une foule importante s’est réunie autour du domicile du disparu dont les obsèques doivent avoir lieu aujourd’hui.Le cercueil du commandant Haddad est exposé au Centre cuturel de Marjayoun, chef-lieu de l’enclave dont l’officier a assumé le contrôle depuis plus de six ans et des messes mortuaires ont été célébrées hier dans toutes les églises de la localité.Depuis 1982, le commandant Haddad était apparu comme la seule personnalité chrétienne libanaise que les Israéliens pouvaient considérer comme un allié fidèle.En dépit d’un cancer généralisé, le commandant Haddad se voyait conférer un rôle pivot dans tous les plans de retrait du Sud-Liban envisagés par Israël.Un officier qui a servi dans les années 1960 sous les ordres du commandant Haddad dans une unité de l’infanterie libanaise, le colonel Elias Hallil, remplacerait le commandant Haddad, selon les radios israéliennes, citant des sources autorisées au Sud-Liban.Là mort prématurée du commandant libanais dissident Saad Haddad constitue incontestablement un coup dur pour Israël dont il était l’allié historique inconditionnel mais, dans le même temps, sa disparition offre à Israël et au Liban une opportunité de normalisation au Sud-Liban, notent les observateurs à Jérusalem.Il ne fait en effet guère de mystère en Israël que l’État hébreu et le régime du président Amine Gemayel sont en contact depuis plusieurs mois pour chercher au commandant - que l’on savait gravement malade - un successeur acceptable pour les deux pays.Sa fidélité même à l’idée d’un Liban débarrassé de toute présence palestinienne et syrienne avait fini par faire du commandant Haddad un Voir page 14: Haddad Le premier ministre chinois Zhao Ziyang (à droite) a reçu les clefs de la ville de New York du maire Ed Koch, samedi, dès son arrivée à l'aéroport international Kennedy.L’homme d’État chinois a passér trois jours dans la métropole américaine avant d’entreprendre son séjour au Canada.(Photolaser AP) Le premier ministre chinois arrive aujourd’hui New York (d’après AP)— Le premier ministre de la République populaire de Chine, M.Zhao Ziang, arrive aujourd’hui au Canada en provenance de New-York., Le premier ministre chinois est arrivé samedi à New-York au terme d’une tournée de dix jours aux Etts-Unis.11 a notamment eu un entretien avec l’ex-président Richard Nixon qui est à l’origine de la reprise des relations diplomatiques avec la Chine., Il est arrivé l’aéroport John F.Kennedy à 16h20 où le maire de New-York, M.Edward Koch, l’attendait.Il a été en outre acceuilli par les mem- bres de la délégation chinoise aux Nations- Unies.Au cours de sa visite de trois jours à New-York, Ziang a participé a une entrevue télévisée retransmises par les grandes chaînes américaines.Il a participé aussi à un dîner organisé par IBM dont les dirigeants sont intéressés à développer des liens commerciaux avec la Chine.Du reste, l’amélioration des liens commerciaux entres la Chines et les Etats-Unis étaient l’un des buts premiers de sa visite.Le premier ministre Chinois a aussi rencontré MM.Henry Kissinger, Cyrus Vance et Zbigniew Brze-zinski.Le maire Jean Drapeau reçoit ia Légion d’honneur par Angèle Dagenais L’Ambassadeur de F'rance au Canada, M.Jean Béliard, confirmait hier au DEVOIR que le maire de Montréal, M.Jean Drapeau, a accepté la semaine dernière d’être nommé « Commandeur» de la Légion d’honneur française.C’est M Béliard, lui-même, qui a proposé « avec un très grand plaisir », a-t-il précisé, la candidature de M.Drapeau au gouvernement français.Il appartient maintenant au récipiendaire de cet honneur, expli quait hier M.Béliard, de choisir, en accord avec le proposeur, la date, le lieu et la personne (membre de la Légion ou du gouvernement) qui lui remettra cette décoration nationale instituée par Napoléon en 1802 pour récompenser les services militaires et civils des Français ët des amis de la F'rance.La I.égion d’honneur comporte cinq grades - chevalier, officier, commandeur, grand officier, grand-croix - a précisé M.Béliard.Quelques milliers de personnes à travers le monde ont rang de commandeur, quelques centaines, grand officier; pour ce qui est des grand-croix, ils sont moins d’une centaine, a-t-il expliqué.M.Béliard a proposé la candidature de M.Drapeau en raison de la très grande « francophilie » témoignée au cours des années par le Maire de Montréal à l’endroit de l’entreprise française.« M.Drapeau a contribué considérablement à mettre en relief les développements de la techni- que et de l’industrie française au Québec », a précisé l’Ambassadeur de F’rance au Canada.M.Béliard a noté particulièrement la construction du métro de Montréal et les « très grandes réalisations de la technologie française au Québec au moment de l’Flxpo et après l’Flxpo».Au cours de l’entretien téléphonique qu’il a eu avec le DFIVOIR, l’Ambassadeur de F'rance n’a pas caché sa grande admiration pour M.Drapeau et les « sentiments extrêmement amicaux » qu’il entretient à l’endroit du maire de Montréal depuis le début de son mandat au Canada, il y a deux ans et demi.week-end sportif McEnroe au sommet de son art L’Américain John McEnroe a remporté, devant son public, le tournoi des Maîtres en battant le Tchécoslovaque Ivan Lendl sur le score sans appel de 6-3, 6-4, 6-4, hier à New York.Grâce à cette victoire convaincante, McEnroe sera vraisemblablement reconnu le joueur de l’année 1983.Page 10 Wengen : un Américain 1er, Gary Athans 5e Un Américain, Bill Johnson, s’est imposé pour la première fois dans une descente de Coupe du monde, en l’emportant hier à Wengen dans la neige et le brouillard.Le Canadien Gary Athans a terminé cinquième.Page 10 Défaite honteuse du Canadien Le Canadien a subi un échec humiliant samedi au Forum, perdant 3-1 contre les Devils du New Jersey, la pire équipe de la LNH.Les Nordiques ont, pour leur part, fait match nul 3-3 face aux Flyers de Philadelphie.Enfin, Mike Bossy a marqué son 400e but en carrière dans une victoire de 4-2 des Islanders contre les Rangers.Page 11 Le nouveau parlement jordanien affectera directement l’évolution du problème palestinien Nouvelle initiative du roi Hussein par Victor Cyglelman Correspondance particulière JÉRUSALEM-EST —« Les aspirations et problèmes palestiniens sont les aspirations et problèmes jordaniens », écrit le quotidien d’Amman Saut el-Shaab, à la veille de la réunion extraordinaire du parlement jordanien, composé, en principe, de trente députes représentant la Transjordanie et de trente députés de la Cisjordanie.Qu’en pensent les Palestiniens de la Cisjordanie occupée par Israël?« La fermeté et le courage des Pa lestlniens vivant dans les territoires occupés concernent tous les Arabes, mais particulièrement la Jordanie, dont l’existence même est intimement liée au sort des Palestiniens.la reprise du dialogue jor-dano-palestinien permettra l’élaboration d’une solution qui mettra fin aux souffrances palestiniennes.Dans ce contexte, la formation du nouveau gouvernement jordanien affectera directement l’évolution du problème palestinien ».C’est en ces termes que le quotidien palestinien El-Kuds, qui parait à Jérusalemrest et jouit du plus fort tirage dans les territoires occupés.F! jordanien et la refonte du gouvernement jordanien, décidées par le roi Hussein.(On sait que le replacement du Mudar Badran, ancien iremier ministre, qui fut ministre de ’Intérieur pendant les massacres du « septembre noir » de 1970, est applaudi par les Palestiniens, (}ui n’ont rien oublié, rien pardonné.De même, si l’ancien cabinet comptait cinq Palestiniens sur 21 ministres, le nouveau à 20 ministres, dont sejjt Palestiniens).Personne n’ignore, ici, que le rédacteur en chef du El-Kuds conserve des liens étroits avec le Palais royal, à Amman, et ses commentaires favorables à l’initiative du roi jordanien n’ont donc pas surpris.Cependant, ce qui est remarquable « est de voir comment les Palestiniens des territoires occupés ont accueil! la nouvelle que le roi Hussein a décidé de réunir, à nouveau, le vieux parlement, à Amman, avec la participation de 17 députés palestiniens représentant la Cisjordanie, dont sept venus exprès de Naplouse, Jenin, Bethléem, avec l’accord des autorités isi aéliennes.f Les dix autres vivent en Jordanie depuis 1967).La décision du roi Hussein de sortir le Parlement du frigo où il l’avait confiné, au lendemain du sommet arabe de Rabat de 1974, qui confia à l’OLP et à l’OLP seule, la représentation du peuple palestinien, y compris des Palestiniens en Jordanie, aurait dû faire l’effet d’une bombe dans les territoires occupés.Cette réunion du parlement, après dix ans de suspension, n’était-ce pas un défi jeté à l’OLP, une violation des décisions du sommet de Rabat?Or, ce qui caractérise les réactions de la population palestinienne en territoire occupé, ce sont le calme, la réflexion, un mélange d’ac sions et d’espoir, certes, mais aucune condamnation hystérique.Pas de manifestations contre le roi, pas de cris indignes.Rien.Sans doute, unjoumal comme El- Fajr (pro-OLP, de garde le Kauche),met en d’Amman contre garde les autorités < toute « appropriation de la cause palestinienne », et écrit: « Les relations et le dlalome entre nos deux peuples doivent être basées sur l’indépendance de décision palestinienne, sur l’égalité entre les deux partenaires.Nous n’accepterons plus jamais la Voir pago 14: Lo nouveau Le Devoir, lundi 16 janvier 1984 ’aventure PEU à peu.les archéologues de Parcs Canada et de J’université Memonal, de Terre-Neuve, reconstituent un chapitre peu connu de l’histoire du pays: l’aventure des Basques espagnols sur les côtes canadiennes.L’un des plus importants documents de cette histoire se trouve dans une baie de la côte du Labrador connue aujourd’hui sous le nom de Red Bay.Les Basques espagnols appelaient cet endroit Buytres(\es Buttes).Depuis quatre ans, une équipe d’archéologues sous la direction du professeur James Tuck, de l’umversité Memorial, fouille les vestiges d’un établissement basque qui pouvait compter jusqu’à 900 habitants a la grande époque de la chasse à la baleine.Sous l’eau, une autre équipe, sous la direction de M Robert Grenier, de Parcs Canada, fouille Té-pave du San Juan, un gal-lion basque coulé en 1565 pendant une violente tempête.Ces témoins livrent une quantité considérable de renseignements sur cette période comprise entre les voyages de Jacques Cartier, à partir de 1534, et la fondation de Québec, en 1608.L’une et l’autre équipe doivent leur présence en ces lieux à la recherche persévérante de Madame Selma Barkham qui, pendant cinq ans, a fouille les archives en pays basque retrouvant de nombreux documents et des cartes d’une étonnante précision sur les voyages des baleiniers au Labrador.En recoupant les renseignements et les indications de navigation, Mme Barkham a pu identi- lai TRIMOINE U Kl 111 Pill I rsi ¦ iTd I fier neuf établissements basques rehés au détroit de Belle-lsle.Des réclamations d’assurance et le compte rendu d’un procès sur le partage d’une cargaison récupérée d’une épave laissaient croire qu’il pouvait se trouver plusieurs navires anciens dans les eaux canadiennes.Dès la première plongée exploratoire, un jour de septembre 1978, Robert Grenier a repéré l’épave du San Juan, à une centaine de pieds de la rive, dans une profondeur d’environ 40 pieds, en eau claire et froide.une situation quasi idéale pour la recherche subsaquatique.Le San Juan et le village de Buytres constituent une découverte d’une grande importance L’épave est non seulement la plus ancienne du Canada, mais aussi la plus complète connue d’un navme e^agnol de cette époque.Dans les eaux chaudes du sud, le bois des épaves ne résiste pas aux éléments.Il en subsiste quelques fragments et des traces dans le paysage sous-mann.En eau froide, le bois s’est bien conservé de telle sorte qu’apparaît pour la première fois une image claire, dans la perspective archéologique, du navire, de son volume et de son architecture.La découverte est d’autant plus riche de renseignements que l’épave se trouve, pour amsi dire, dans son milieu de travail, i.e.dans le contexte habituel où elle était utilisée.À terre, les archéologues ont beaucoup appris sur l’organisation d’un village de baleiniers et sur l’extraction de l’huile de baleine.Au XVIe siècle, l’huile de baleme est à l’Europe ce que le pétrole est aujourd’hui au monde occidental.L’importance des structures retrouvées et leur disposition témoignent d’une exploitation quasi-in-dustrielle de la ressource.Une bonne cargaison d’huile de baleine suffisait amplement à rentabiliser un navire.Le San Juan jaugeait 300 tonneaux et pouvait transporter environ 1,000 barils.Il appartenait à Ramos de Borda de Pasajes de Fuen-terrabia dans la province de Guipuzcoa.Ce navire n’avait rien des luxueux galbons espagnols qui font rêver les chasseurs de trésors.Au contraire, le San Juan apparaît comme un navire construit spécifiquement pour le transport de l’huile de baleine, carré en poupe et en proue, sacrifiant volontiers vitesse et élégance des lignes à la capacité de charge.Il s’agit d’un navire de transport d’un modèle courant sans doute pour l’époque.Aux yeux des archéologues, il n’en a que plus de valeur puisqu’il est un parfait té- moin de son temps et de sa fonction.Les recherches menées ailleurs dans la baie ont permis d’identifier d’autres structures et d’autres embarcations.Sur terre, la découverte de cimetières apporte d’autres interrogations sur le sort du village de baleiniers.Pourquoi, après un demi-siècle d’exploitation, les Basques ont-ils abandonné les côtes du Labrador?Dans la mésaventure de l’invincible armada, en 1588, ont-ils perdu tant de navires que l’industrie elle-même n’a pu s’en relever?La chasse a la baleine a-t-elle donner lieu à un tel carnage que certaines espèces se sont étemtes ou n’ont plus fréquenté le détroit de Belles-Isle?Il subsiste un grand nombre de questions auxquelles les témoins n’ont pas encore répondu.Les recherches sur le terrain doivent se poursuivre pendant deux ans encore.• • • La SIMPA — Le comité exécutif de la ville de Montréal vient de confier à la Société immobibère du patrimoine architectural de Montréal (SIMPA) plusieurs mandats d’exécution des projets convenus dans le protocole d’entente mter-venu entre l’administration municipale et le ministère des Affaires culturelles.La SIMPA, constituée en 1981, est une société para-municipale formée par le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal pour la mise en valeur de l’arrondissement historique et du patrimoine immobilier des Montréalais.À ce jour, son mandat a consisté à prendre en charge quelques bâtiments, tels le Silver Dollar Saloon à la Place Jacques-Cartier et le L-0.Grothé, rue Saint-Laurent, et à les réhabiliter avec le concours de sociétés privées ou avec d’autres institutions publiques.En confiant à la SIMPA plusieurs mandats nouveaux, l’administration municipale élargit le champ d’activité de cette société C’est ainsi que la SIMPA entreprendra les études préalables relatives au financement, à la rentabilité et à la gestion d’un garage de stationnement sous le Champ de Mars, derrière l’hôtel de ville.Le protocole d’entente prévoit la réhabilitation éventuelle de ce grand terrain en espace vert.Tout à côté, la Ville possède un grand terrain, compris entre les rues Bonse-cours, Notre-Dame, Gos-ford et Champ-de-Mars, utilisé depuis plusieurs années en stationnement.La SIMPA reçoit le mandat de préparer un programme de développement de cette propriété.« Le développement de la propriété présente les caractéristiques d’un projet prioritaire dont la mise en oeuvre selon les critères appropriés peut puissamment contribuer à la revitalisation du secteur est du Vieux-Montréal.» écrit M.Aimé Desaultels, directeur du Service d’urbanisme et président de la SIMPA, dans une note à l’administration municipale.La SIMPA entreprend une démarche semblable à l’égard d’un autre terrain arasé dans le même sec- teur à l’angle nord-est des rues Bonsecours et Saint-Louis, qui constitue l’une des entrées de l’arrondissement historique.L’addition de ces mandats fait en sorte que la SIMPA prend à son compte la planification du développement et de la revitalisation de tout le voisinage de l’hôtel de ville et de la station de métro Champ-de-Mars.Ce secteur, dominé par la présence d’imposants édifices municipaux (marché Bonsecours, quartier général de la poüce, hôtel de ville, l’immeuble de l’ancienne gare Viger ) comporte plusieurs cassures du bâti urbain attribuables à des démolitions et à des incendies.La Ville de Montréal lui confie aussi le soin d’entre-rendre les études préliminaires au recyclage des quelques édifices municipaux excédentaires tels que les casernes ( particulièrement celle de l’ancienne ville de Maisonneuve ), la maison Allen dans le parc Bellerive et le pavillon Mont-Royal.Enfin, la SIMPA entreprend l’étude d’une liaison piétonne entre la station Place-D’Armes et la place proprement dite.La construction du Palais des con grès au-dessus de l’autoroute Ville-Marie, dans le but, entre autres, de fermer la tranchée, a souligné la nécessité de réaliser de meilleurs liens entre l’arrondissement historique et le centre-ville.Le Palais des congrès faisant dos au Vieux-Montréal, sa construction a complètement ignoré cet aspect, à la fois élémentaire et essentiel, de sa situation dans la ville.Le protocole d’entente fait allusion à une liaison aérienne de franchissement, à la révision de la géométrie de la Côte-de-la-Place D’Armes, à l’acquisition, le cas échéant, du terrain inoccupé à l’angle sud-est de la Cote et de la rue Saint-Antoine.La SIMPA finance tous ces travaux à même les crédits prévus au protocole d’entente sans quTl ne soit nécessaire de puiser dans sa dotation de fonds constituée d’une contribution de $1 million de chaque partenaire.-¦jksî: Selma Barkham et Robert Grenier ont lancé sur les côtes du Labrador des recherches sur la présence des baleiniers basques au XVIe siècle.Sinon, la reprise pourrait glisser l’an prochain Les États-Unis doivent réduire leur déficit budgétaire (l’OCDE) PARIS (AP) — La reprise économique aux États-Ums pourrait s’évanouir dès l’année prochaine si l’ad-ministration Reagan ne prend pas des mesures pour réduire son déficit budgétau-e et le niveau des taux d’intérêt, deux éléments qui sont à l’origine de la flambée du dollar américain.Cet avertissement figure dans l’é- tude que l’OCDE consacre aux États-Unis.Il reprend nombre de reproches adres.sés ces dermers mois à l’administration américaine par les pays européens membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques et par les pays du Tiers-Monde.« Si ces problèmes devaient persister et les risques qui les accompa- gnent se concrétiser, la reprise pourrait se révéler beaucoup moins durable que ce n’a été généralement le cas dans le passé aux États-Unis.Sur le plan intérieur, cela pourrait, notamment, se traduire par une persistance du problème du chômage, par une faiblesse de la rentabilité et par des préjudices durables pour les secteurs exportateurs et pour ceux dont les produits sont en concurrence avec les importations.Sur le plan international, les taux d’intérêt élevés et la contraction des marchés aux États-Unis pourraient aggraver les problèmes d’endettement des pays en voie de développement et limiter les perspectives de redressement dans les autres pays de l’OCDE », déclare l’étude.Le prochain scrutin fédérai dominera ia rentrée aux Communes OTTAWA tPC) - La rentrée, aujourd’hui, des parlementaires fédéraux, de retour d’un congé de 18 jours à Toc-casion des Fêtes, sera marquée par des changements pnncipalement a cause des élections fédérales qui se profilent à l’honzon.Les changements les plus visibles seront la présence d’un nouveau président de la Chambre, M.Lloyd Francis, et des nouveaux occupants de trois sièges ministériels ; Mme Céline Her-vieu-Payette est maintenant responsable d’un nouveau ministère de la Jeunesse; M.William Rompkey est devenu ministre des Mines, et M.Jacques Olivier, ministre des Sports.Mais il faut surtout s’attendre à un chan- gement d’attitude chez les parlementaires, particulièrement chez les li-béraux qui espèrent améliorer leur cote de popularité auprès de la population.C’est pourquoi il faut prévoir la présentation avant Pâ- ques d’un nouveau budget et d’une avalanche de modifications dans la législation canadienne, dont de nouvelles lois portant sur la santé, le divorce et les faillites et plusieurs amendements au code pénal.Glenn appuie Trudeau guérin l'éditeur OTTAWA (PC) - Le sénateur John (ilenn, de rohio, candidat à la direction du Parti démocrate américain, appuie entièrement la mission de paix du premier ministre Pierre lYudeau et apprécierait le rencontrer pour en discuter Dans une lettre qu’il a a fait parvenir à M Trudeau et dont le contenu a été rendu public par le bureau du premier ministre, vendredi, le sénateur américain souligne que les propositions de paix du chef du gouvernement canadien sont une véritable injec- COLLECTION ÉLÉMENTS D’ÉLECTRONIQUE ^ Michel McDuIf 20 fascicules d'environ 40 pages (nombreux graphiques) 1.25 ch.En vente dans tontes les librai- tion d’énergie politique dans le débat sur le désarmement, et qu’elles « ont aidé le public à se faire une idée plus précise sur ce sujet d’une importance capitale».« Je vous appuie entièrement, écnt-il, lorsque vous dites que dans cette ère nucléaire, les superpuissances n’ont pas d’autres choix que de poursuivre le dialogue, et je SUIS d’accord avec votre proposition de réunir le plus tôt possible, autour d’une même table, les autres nations membres du club nucléaire.» Le sénateur souligne, ensuite, que depuis son entrée dans la course à la direction du Parti démocrate, il a défendu une approche en cinq points sur le désarmement qui ressemble à celle du premier ministre Trudeau .Le premier ministre Pierre Trudeau ne manquera pas de faire les manchettes fréquemment, les spéculations allant bon train concernant sa promesse, faite en 1980, de quitter son poste.Les conservateurs, forts de leur avance de 23 points sur leurs adversaires libéraux selon un sondage Gallup du début de décembre, mettront tout en oeuvre pour obtenir rapidement la tenue d’élections générales.Dans cette optique, ils continueront d’utiliser toutes les règles de procédure possibles pour mettre le gouvernement dans l’embarras et ainsi s’accaparer les man- chettes, tout en évitant d’attirer trop d’attention sur leurs propres politiques encore bien imprécises.La rentrée d’aujourd’hui se fera d’abord sur une note de coopération, puisque l’opposition devra approuver la nomination du nouveau président de la Chambre, ce qui est une formalité d’usage.Le Parlement devrait s’attaquer dès le début au projet de loi sur la santé, qui vise notamment à ^naliser les provinces tolérant les surcharges dans les hôpitaux et les tickets modérateurs chez les médecins.Les trois partis endossent ce projet de loi, mais des membres oppo raient réclamer dés modifications mineures.Le débat devrait s’animer mercredi par le dépôt d’une version modifiée du projet de loi concernant la création d’une agence civile de renseignements.On prévoit pour jeudi le dépôt des amendements à la loi sur les divorces.Entre-temps, les membres du Parlement et les sénateurs se réuniront, demain, aux Communes pour entendre le discours du premier ministre chinois, M.Zhao Ziyang.Ce sera la première fois qu’un leader de la Chine communiste prend la parole devant le Parlement ca-na^en.Pour 1984, toutefois, l’OCDE pré voit une bonne année : 4.9 % d’augmentation du produit national brut, contre 3.4 % en 1983.La hausse des prix à la consommation devrait repartir légèrement pour atteindre le taux de 5.6 % contre 3.2 % en 1983.Le taux de chômage devrait s’améliorer, ne concernant plus que 7.9 % de la population active à la fin 1984, contre 10.2% début 1983.L’un des aspects les plus inquiétants pour l’économie américaine, cette année, devrait être l’accroissement du déficit extérieur, en partie à cause du manque de compétitivité des entreprises américaines sur les marchés extérieurs où le dollar est trop cher.Sur la base d’un dollar inchangé, l’OCDE prévoit que les exportations américaines resteront identiques en volume, tandis que les importations progresseront de 14 %.Le déficit commercial des États-Unis devrait passer de |65 milliards en 1983 à 3100 milliards en 1984.iiiuuaiua eu iîfctt.Mais les reproches les plus aigus de l’OCDE concernent le déficit des finances de l’Etat fédéral et la persistance des taux d’intérêt élevés.Ils risquent pourtant de tomber à plat dans la mesure où les États-Unis sont déjà en période électorale et qu’il est peu probable que le président Reagan prenne des mesures impopulaires pour réduire le déficit budgétaire.Quant au problème du déficit extérieur, l’OCDE pense qu’il est douteux qu’il puisse être supporté longtemps encore sans certîdnes corrections.Sinon, ajoute l’étude, le dollar pourrait en souffrir et chuter brutalement.À ce propos, l’OCDE préconise une politique prudente, sans à-coups, afin de promouvoir une croissance régulière et éviter que les sentiments protectionnistes ne s’accroissent aux États-Unis.Simultanément, conclut l’OCDE, cette politique « faciliterait aussi la tâche de ses partenaires commerciaux en leur permettant de formuler leur politique économique sur des bases plus solides ».Nos REÉJR suscitent beaucoup d’INTÉRET.et le vôtre?9-^ I Composants électroniques passifs 2 Lampes électroniques et semi-conducteurs spéciaux 3 Les relais 4 Circuits imprimés 5 Blocs d alimentation électroniques 6 Amplilicateurs audiofréquence 7 Oscillateurs 8 Ampliticateurs et oscillateurs de vidéotréquence 9 Oscilloscopes 10 Mesures et instrumenta éleetroniques 11 Propagation des ondes, antennes et lignes de transmission 12 Introduction aux circuits intégrés t3 Récepteur M-A de radiodiftusion t4 Récepteur M-F de radio-diltusion 15 Enregistrement et reproduction audio(l) 16 Enregistrement et re-production audio (2) 17 Ultrasons 18 Accessoires éleclroniques d'auiomobile 19 Optaélectro-nique 20 Systèmes de d'stribution de signaux vidéoa RELATIONS HUMAINES ET COMMUNICATION DANS LA VENTE Pour les gérants et les propriétaires • Session de 72 heures • Animee par des professionnels de la vente • Formule intensive de 3 fins de semaine du vendredi midi au dimanche soir 3.4, 5 février, 2, 3, 4 mars, 6, 7, 8 avril • Maximum de 12 participants par groupe • Pour ameliprer les communications et les relations humaines avec l'equipe de vente THÈMES GÉNÉRAUX ABORDÉS • Le gerant et le leadership • L'ecoute de soi • La dimension affective de la vente • Les communications dans l'entreprise • Les applications dans l'industrie Communiquez avec nous dès maintenant pour réserver votre place.CENTRE DE FORMATION DES PROFESSIONNELS DE LA VENTE 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cet organisme.C’est ce que M.Guy Gauthier, responsable des relations de travail à l’ONF nous a précisé, hier.« Nous n’avons strictement rien contre la Sardec, fait-il remarquer.Mais, à titre de responsable d’un organisme public, nous devons avoir le souci de reconnaître un groupe qui s’exprime au nom de la majorité de ses membres et non pas uniquement pour une infime proportion d’entre eux.» Dans son texte, M.Gurik estime que l’ONF se réfugie « derrière son refus de reconnaître la Sardec comme représentant des auteurs de langue française pour ne pas régler le problème de l’équité et de l’égalité des chances de chacun devant l’organisme d’État ».Il écrit également que l’auteur d’une production de langue française à l’ONF se trouve désavantagé en comparaison du traitement consenti à un auteur d’une production de langue anglaise.M.Gauthier réplique qu’il n’en est rien et que les francophones et les anglophones ont les mêmes chances, mais que ceux-ci sont organisés depuis longtemps alors que ceux-là ne le sont pas suffisamment pour constituer une unité de négociation valable, compte tenu d’une force numérique insuffisante.Cela n’empêche toutefois pas les créateurs francophones d’obtenir, en négociation individuelle, le même traitement ou son équivalence que leurs collègues anglophones, fait aussi remarquer M.Gauthier.Quant à l’avenir de la Sardec, il lui appartient, et à elle seule, de travailler à se donner une structure plus solide.« Nous avons rencontré les représentants de cet organisme en mars 1982, souligne M.Gauthier, et nous avons alors fait valoir notre position en les priant de s’occuper eux-mêmes de recueillir les cotisations de leurs membres, d’étabbr leur représentativité avant d’accepter de négocier avec eux.Dès qu’ils pourront réumr plus de membres cotisants, nous nous ferons un devoir de considérer ce groupe comme un syndicat au même titre que l’ACTRA.En somme, nous disons à la Sardec ; Dès que vous aurez démontré que vous représentez la majorité de vos membres, nous sommes prêts à discuter avec vous.» Notre interlocuteur ne pouvait préciser le nombre d’auteurs, recherchistes, documentalistes et compositeurs anglophones qui font partie de l’ACTRA.Ce groupe est reconnu et accrédité depuis un certain nombre d’années et sa représentativité n’est pas remise en cause.Quand M.Gurik soutient que la « situation est gênante » pour la Sardec en ce qui a trait à l’image du Canada dans le domaine du droit d’auteur, compte tenu de son affibation avec des syndicats d’auteurs d’envergure internationale, M.Gauthier rétorque que l’ONF n’a pas à considérer cet aspect, tout à fait respectable au demeurant.Son rôle se limite à ce qui concerne umquement les relations de travail avec l’ONF, cet organisme n’ayant pas à tenir compte des autres syndicats d’auteurs, fussent-ils prestigieux.Ce n’est pas parce que la Sardec est reconnue par d’autres employeurs, comme Radio-Canada, la Société de développement de l’industne cinématographique canadienne (SDICC) et autres que l’ONF doit obligatoirement faire de même, tant, encore une fois, que dans le cadre des relations de travail, elle ne sera représentée que par 10 % de ses membres.Selon notre interlocuteur, M.Gurik aurait publié ce texte pour alerter l’opinion publique, après avoir vainement tenté de convam-cre M.Francis Fox, ministre fédéral des Communications, du bien-fondé des revendications de la Sardec.« Il vaudrait sans doute mieux pour lui de mener la bataille sur son propre terrain de façon à s’assurer une véritable représentativité, plutôt que de la mener sur la place publique, commente M.Gauthier.L’ONF n’a strictement rien contre la Sardec, mais comme nous avons des comptes à rendre au public en général, notre devoir nous dicte d’étoffer nos décisions et d’être vigilants : bref, de négocier avec des groupes qui soient représentatifs de la majorité des mtéressés.» par la PC Le billet vendu en Ontario — avec les numéros 2,12,29,31,44 et 46 — a gagné le gros lot de la Lotto 6-49, soit 613,890,588.80.Les dirigeants de la Société de la loterie interprovinciale n’en savaient pas davantage, hier soir, mettant fin aux rêves de millions de personnes mais créant un nouveau suspense au sujet de l’identité du ou des gagnants.Un prix moins dramatique — 6443,481.60 — ira aux détenteurs de 10 bdlets portant les cmq numéros réguliers plus le numéro complémentaire, soit le chiffre 40.Trois de ces billets ont été vendus dans les provinces de l’Ouest, trois en Ontario, trois au Québec et un dans les provinces de l’A-tlantique.De plus, 1,014,756 détenteurs ont ga- fné des prix accessoires dont le plus levé est de 63,704.70.Mais la vie ne sera plus la même pour une personne, ou peut-être un groupe de personnes, si le billet donnant droit au gros lot est partagé par plusieurs.Mme Wendy Horne, porte-parole de la Société de la loterie, avait des conseils à donner, samedi soir, à cette personne avant qu’eUe ne tombe sous les feux aveuglants de la publicité des médias : ¦ ne dire à personne qu’elle a gagné; ¦ écrire son nom et son adresse à l’endos du biUet; ¦ appeler ce matin, après 8 h 30, la Société de la loterie de rOntario et s’identifier comme la personne gagnante.Les fonctionnaires de la loterie feront le reste.Selon les règlements de la loterie, le gagnant doit être connu du public.Mais il n’a pas besom de réclamer son lot avant un an.Si personne ne réclame le gros lot d’ici là, les 613 millions et davantage feront partie de la somme tirée au sort l’an procham.Cette tournure des événements est improbable, mais la douane améri-cane est devenue un facteur mconnu dans la loterie sensationnelle quand il n’y a pas eu de gagnant le 7 janvier, alors que le gros lot de la 6-49 était évalué à plus de 67 miUions.Les Américains demeurant non loin de la frontière ont succombé à l’épidémie, mais les douamers américains ont arrêté quelque acheteurs de billets qui retournaient chez eux Ils avaient violé une loi du XIXe siècle et l’on a saisi, et peut-être détruit, un nombre inconnu de billets.Ces possibilités sont sans doute minces, tout comme l’étaient les chances dans ce jeu aux chiffres astronomiques.Les mathématiciens ont calculé que les chances étaient de 135.7 millions à une qu’une personne remporterait seule le gros lot, et de 13.9 millions à une que plusieurs détenteurs partageraient le gros lot.Le total des ventes s’est élevé à 667.5 millions; celui des lots à 637,443,228.10, et il y a eu près de 14 miUions de combmaisons possibles du nombre 1 à 49.On a raconté que des gens avaient dépensé des centames de dollars, tandis que d’autres auraient payé deux dollars pour la même combinaison de numéros Les médias ont couvert tous les aspects de la loterie, y compris les commentaires des hommes politiques, dont certains craignent davoir créé un « Frankenstein > en spéculant sur le vieux rêve de s’enrichir promptement en ne faisant rien.Le contrat n’est pas encore renouvelé Le Bureau consultation-jeunesse craint l’ingérence de Centraide par Nathalie PetrowskI Rue Saint-Denis, au centre du paradis des pushers, les gens du Bureau de consultation-jeunesse sont inquiets.Des combats de tranchées opposent les différents intervenants des réseaux communautaires devant la compression budgétaire et l’épuisement des ressources.Mais, plus grave encore, Centraide, le principal bailleur de fonds, s’apprête à reaménager « ses structures de béton » et à changer complètement sa politique de financement.Depuis 1976, des subventions statutaires de l’ordre d’environ 6269,000 étaient automatiquement reconduites au BCJ chaque année.Or pour la première fois, le contrat entre Centraide et le BCJ n’a pas été renouvelé et les deux parties doivent, ce mois-ci, reprendre le laborieux processus des négociations.Depuis les quatre dernières années, le BCJ, un organisme communautaire-jeunesse, ocrait de façon collective en invitant les jeunes de la rue à s’impliquer dans la prise de décision.Mais le BCJ craint aujourd’hui l’ingérence de Centraide qui, en échange d’une subvention, exigerait la nomination d’un directeur ainsi que la création de programmes d’emplois temporaires.« On ne veut pas qu’ils nous disent quoi faire, alors qu’on a prouvé au cours des années que notre approche plus ouverte avait plus de résultats qu'une approche bureaucratique à laquelle les jeunes sont mcapables de s'identifier », explique M.Gilles Tardif, secrétaire exécutif par intérim au BCJ.Les pressions de Centraide pour que le BCJ se structure davantage ne datent pas d’hier.En 1975, Centraide demande au BCJ de diversifier ses sources de financement.Le BCJ acquiesce par la création de la Fondation jeunesse 2000.En février 1983, le BCJ fait appel aux services de Té-lécor Communications pour la solü-citation auprès d’organismes privés.Mais, quelque mois plus tard, le BCJ apprend que Télécor sollicite au nom de Centraide et fait de la vente sous pression à des organismes publics et para-publics, ce qui est contraire à l’entente.Le contrat entre le BCJ et Télécor est résilié, mais Centraide en profite pour faire une enquête sur le BCJ.« Il s’agissait, en fait, d’un incident isolé, d’une gaffe de notre part.Nous aussi, nous avons le droit de faire.des erreurs», rétorque M.Tardif.La gaffe pardonnée, Centraide continue, néanmoins, à pousser la création d’emplois temporaires.Or, les gens du BCJ s’y opposent, qualifiant le tout de « patchage ».Les tensions montent entre deux visions différentes sur le travail en milieu avec les jeunes.Le BCJ reproche à Centraide comme aux organismes gouvernementaux de ne pas être vraiment à l’écoute des jeunes, de les maintenir dans une situation de victimisation et de crise, et de les chouchouter cou-pablement avec des programmes qui ne mènent à rien.« C’est rendu que pour avoir accès à la plupart des programmes, il faut que les jeunes prouvent qu’ils sont malades ou incapables », lance M.Michel Lafortune, du programme d’intervention au travail.Les gens du BCJ, pour leur part, préconisent des programmes d’aide à la petite entreprise dans lequels les jeunes se sentiraient impliqués et revalorisés.Ils citent des cas de jeunes pushers ou prostitués qui ont volontairement abandonné la marginalité pour se lancer dans la récupération du papier, dans le décapage de meubles ou dans des ateliers de mécanique.Sauf qu’à la fin de ces programmes, les jeunes ne se retrouvaient devant rien et étaient presque contraints à retourner dans la rue.« Aujourd’hui, nous ne sommes plus ca- pables de fournir à la demande et ça commence à sentir très mauvais.Les jeunes marginaux font maintenant partie de la norme et, dans la mêlée, nous ne pouvons plus identifier les vrais marginaux de ceux qui ont choisi la marginabté comme seul recours à leur misère financière et à leur mise au rancart de la société », dit M.Tardif.Jeudi prochain, un groupe de jeunes du BCJ de Longueuil rencontrera le premier ministre René Lévesque pour lui exposer sa vision des choses.Le groupe a obtenu une audience apres avoir fait valoir très très fort son mécontement devant des politiques déphasées de la réalité des jeunes.Ils voulaient rencontrer quelqu’un en mesure de prendre des « vraies décisions ».Et malgré tout le défaitisme et le manque ^ambition qu’on peut leur attribuer, ils ont visé très haut.Ils ont gagné la première partie du match.Reste à savoir, maintenant, si ceux qui prennent les vrais décisions savent parfois aussi écouter.Les banques privées de données personnelles Bédard institue un comité d’étude et songe à présenter un projet de loi par Pierre Tourangeau QUÉBEC (PC) — Le gouvernement québécois entend légiférer pour contrôler l’utilisation des banques privées de données personneUes.C’est ce qu’a confié à la Presse canadienne le mimstre de la Justice, M.Marc-André Bédard, qui estime que l’utilisation de données personnelles par divers organismes privés peut entraîner des violations de la vie privée des citoyens et, souvent, leur causer de sérieux préjudices.M.Bédard a décidé de créer un comité d’étude sur ces banques, comité dont le mandat comprendra aussi l’analyse de tous les modes d’intervention législative.Au terme de ses travaux, le comité devra recommander au gouvernement ce qu’il privilégie comme loi et préciser les types de banques pnvées qu’eUe devrait régir.Un juriste étranger à la fonction publique présidera le comité qui se composera, outre du secrétaire, d’un représentant de chacun des ministères suivants : Justice, Communications, Habitation, Protection du consommateur, et Science et Technologie.Le ministre est conscient du fait que le Code civil, malgré la réforme actuelle du droit des personnes, ne permet pas un contrôle et une gestion réels des banques pnvées de données personneUes.On définit d’ordinaire une donnée personnelle comme un renseignement consigné se rapportant à la réputation d’une personne, à son état civil ou à sa situation fmancière, à son mode de vie ou à ses idéologies, sa santé ou son caractère ; à toute particularité, en somme, qui permette de l’identifier.EUe est utilisée par toutes sortes d’organismes, compagnies d’assurance ou de crédit et de groupes d’intérêt.« Avec l’mformatisation accélérée de tous les secteurs de la société, explique M.Bédard, il devient urgent d’intervenir dans ce domaine pour éviter les abus.L’informatisation des données personnelles provoque leur concentration et augmente considérablement leur circulation.» Pour le ministre, « il est temps de remettre en cause certains modes de cueülette, de conservation et de gestion de l’information, d’en reconnaître certaines utilisations abusives et, surtout, l’impuissance du droit existant dans ce domaine ».Il remarque, d’ailleurs, qu’il est normal qu’on s’attaque au problème posé par les banques des organismes privés, maintenant que la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels colligés par l’État est en vigueur.Le ministre considère que le mandat du comité d’étude se doit d’être exhaustif, compte tenu de l’ampleur de ce défi posé au législateur.Aussi le comité devra-t-il, pour en arriver à des recommandations réalistes, recenser d’abord les types de banques qui existent, en répertorier les utilisations et le genre de renseignements qu’elles contiennent.Il devra aussi évaluer les besoins des propriétaires de ces banques tout comme de ceux qui font l’objet des cueiUettes de renseignements.Ses membres devront nécessairement établir les conditions permettant la circulation de ces informations en regard des règles de la confidentialité, de la sécurité des données et de leur utilisation.Ils détermineront aussi les droits des individus face aux banques de données privées, droit de corriger les informauons, d’en contester la pertinence ou l’utilisation, et préciseront les façons d’exercer ces droits.Quant aux préjudices qui peuvent être causés par une gestion fautive ou une circulation non justifiée de l’information, les membres du comité auront à analyser les moyens de les évaluer et de les réparer.Tout l’exercice se fera en parallèle avec l’étude du droit actuellement applicable au Québec, les législations adoptées dans le secteur pubbc et les lois étrangères applicables au secteur privé.On consultera les groupes intéressés tout en tentant de coordon- ner leur réflexion.Enfin, le comité devra formuler sa recommandation législative en tenant compte des incidences financières, administratives et sociales des différentes hypothèses envisagées et de leur applicabilité.Cette nouvelle réforme s’inscrit normalement, de l’aveu du ministre, dans la refonte du Code civil amorcée depuis quelques années.SOIRÉE RELATIONS organisée par le Centre Justice et foi LES MALADES ET LA VÉRITÉ En collaboration avec le Centre de bioéthique, nous rouvrons un dossier Important.Quelle est la liberté du malade face au traitement médical?Quel droit a-t-il de connaître la gravité de son état*?Quelle part est faite dans l'acte médical à cette dimension éthique ou le malade demeure un sujet responsable?Le panel sera constitué des personnes suivantes- • Michèle Gagnan, médecin, attachée a l'hôpital Maisonneuve-Rosemont • David Roy, directeur du Centre de bioéthique de Montréal Interviendront également.• Yves Côté, de la Commission des droits de la personne • Émillen Messier, qui a une longue expérience comme aumônier d'hôpital • Denise Robillard, journaliste Ce soir, de 10h30 à 22hOO au 25, Jarry ouest, Montréal (Métro Jarry) L’ENTRÉE EST LIBRE Corinne Côté-Lévesque (jevient speakerine à CKVL La femme du premier ministre du Québec, Mme Corinne Côté-Lévesque, a été engagée comme speakerine à la station de radio CKVL de Montréal.Mme Côté-Lévesque entrera en fonction à 13h30 lundi comme co-ani-matrice d’un talk-show de deux heures intitulé « Bon après-midi » et de- vrait obtenir sa permanence à l’émission SI cette prériode d’essai est satisfaisante.Elle travaillera aux cotés de l’animateur Christian Savard.Cette semaine, des sujets concernant les femmes et l’alcoolisme, le cancer du sein et les diètes seront abordés au cours de ces émissions.Remaniement ministériel René Lévesque ne dit mot I.,e premier ministre René Lévesque a refusé en fin de semaine de s’engager dans les discussions relatives à un remaniement ministériel majeur pour redorer l’image de sa formation pohtique, préfCTant plutôt rappeler que la reprise économique reste sa grande priorité.C’est ce qui ressort d’une entrevue que le premier ministre a accordée à la presse alors qu’il quittait la réunion du caucus des députés de son gouvernement et de l’exécutif de son parti, réunis dans la métropole.« D’abord et avant tout, pour les prochaines semaines, nous devons concentrer nos énergies à accentuer la mise en application du plan de relance que le gouvernement a réalisé et qui commence déjà à donner des résultats », a déclaré le premier ministre.Concernant l’idée d’un remamemnt ministériel majeur, M.Lévesque s’est contenté de dire qu’il avait appris à se taire sur « ces choses-là ».Le caucus des députés et l’exécutif du Parti québécois se sont rencontrés samedi pour mettre une stratégie au point afin de redorer l’image de cette formation pobtique.Un sondage rendu public le mois dernier révèle que seulement 28 % des votants québécois endossent le gouvernement et plusieurs membres du Parti québécois ont émis l’idée qu’un remaniement ministériel pourrait être requis pour hausser la cote de jiopularité du parti.Le vice-président du parti, M.Sylvam Simard, estime que la reprise économique constitue une priorité mais soutient que le cabinet doit néanmoins être remanié et que des changements sont souhaitables dans l’entourage du premier ministre et de ses ministres.M.Simard a même déclaré que M.Lévesque devrait songer à démissionner si des changements majeurs ne sont jias envisagés.Le député Pierre de Bellefeuille a également réclamé des modifications dans l’entourage du premier ministre, de même qu’un remamement minis-ténel, affirmant que certains ministre détiennent le même porte feuille depuis trop longtemps Une variété de Reér conçus M pour répondre à vos besoins ¦ |418' 549 6746 plac® )668 6840; P 5223 Cori’P .(4181 653 drns 68” 5667 place Tous souhaitent déposer de l'argent dans un Reér pour diminuer leurs impôts et se constituer un capital-retraite En même temps, tous cherchent à faire le meilleur placement C'est pourquoi, la Fiducie du Québec a conçu une variété de régimes répondant à des besoins multiples Le Reér Dépôts garantis, capital et intérêts garantis, vanété de termes Le Reér Obligations d'épargne, pour profiter à double titre de vos obligations d'épargne du Québec ou du Canada Le Reér Gestion personnelle, pour gérer vous-même vos placements et réduire vos frais de courtage Le Reér Fonds De^ardins, pour diversifier vos investissements en profitant de l'expérience de nos gestionnaires Le Reér Sodeq, pour les actionnaires des Sodeq Renseignez vous davantage en communiquant avec un de nos conseillers Et rappelez-vous que la Fiducie du Québec peut aussi vous aider en matière de financement, de services fiduciaires et de placements.im Fiducie du Québec Le rendement, c'est important; le service l'est tout autant.ln»tttution inftcfiie è \ê Rtgte de I Assurance dépôts du Québec desJardins Le Devoir, lundi 16 janvier 1984 Claire Bonenfant à la Régie du cinéma MMK Claire Bonen-fanl, dont le mandat à titre de présidente du Conseil du statut de la femme (CSF) se termine le 31 janvier, est nommée commissaire à la nouvelle Régie du cinéma.Elle entrera en fonction le 1er février.Sa nomination, qui est passée presque inaperçue, a été annoncée pendant la période des fêtes, en même temps que d’autres dans le monde du cinéma, par le ministre des Affaires culturelles, M Clément Richard.Le Conseil des ministre a.par la même occasion, nommé M.André Guérin à la présidence de la Régie du cinéma, fonction qu’il avait assumé jusqu’à maintenant au Bureau de surveillance du cinéma.M.Pierre Lamy, producteur de films et récipiendaire du prix Albert-Tessier, est l’autre commissaire qui forme le trio responsable des destinée de la nouvelle Régie.Cette dernière englobe le Bureau de surveillance du cinéma.La Régie aura notamment pour fonctions de classer les films et les films-annonces, de délivrer, renouveler, suspendre ou révoquer les permis d’exploitation et de distributeur, de délivrer les permis de tournage et, enfin, de surveiller et contrôler la vente, la location, le prêt ou l’échange de matériel vi- déo.Le CSF, rappelons-le, avait vivement critiqué dans un mémoire déposé devant la Commission d’étude sur le cinéma et l’audio-visuel (décembre 1981) le Bureau de surveillance du cinéma, son fonctionnement, ses pouvoirs, sa représentativité.Il s’était élevé contre l’exploitation complaisante de la violence sexuelle envers les femmes.« On ne peut indéfiniment refuser d’entrer dans les structures », commente au cours d’un bref entretien Mme Bonenfant qui aurait voulu, bien sûr, une loi plus parfaite.« Mieux vaut être là à l’intérieur que de rester à l’extérieur.il s’agit d’un poste intéressant ou il doit y avoir une femme, ajoute-t-elle.Quand on va occuper un poste comme celui-là, on ne peut faire autrement que d’apporter avec soi ses propres valeurs.» La composition du Bureau devrait refléter la composition de l’ensemble de la population et non seulement des groupes intéressés au cinéma a titre professionnel, avait également réclamé le Conseil.La nomination de Mme Bonenfant comme commissaire répond partiellement à cette demande.Mentionnons enfin qu’en cas d’appel, la Régie devient en quelque sorte un tribunal quasi-judiciaire: elle peut confirmer, infirmer ou modifier une décision du bureau.¦ Les rtiises en candidature sont terminées La mise en candidature pour la nomination de la nouvelle présidente du Conseil du statut de la femme en remplacement de Mme Bonenfant a pris fin hier.On a reçu au bureau de la nouvelle ministre à la Condition féminine, Mme Denise Leblanc-Bantey, près de deux certts recommandations venant de groupes ou d’associations.Une vingtaine de noms emergent plus que les autres de cette consultation qui avait été initiée par Mme Pauline Marois nommée depuis ministre de la Main-d’oeuvre et de la Sécurité du revenu.viennent avec le plus d’insistance au sein des groupes de femmes, il y a ceux de Mme Michèle Jean, exprésidente de la commission d’étude sur la formation des adultes; Mme Denise Harel-Ghiasson, professeur à l’Ecole des hautes études commerciales; Mme Nicole Boily, ex-coordonnatrice à la Fédération des Femmes du Québec et ex-chef de cabinet de Mme Marois alors qu’elle était ministre à la Condition féminine; Mme Christiane Bérubé-Gagné, ex-présidente de l’AFEAS.et de référence pour femmes (CIRF) vous invite à venir fêter avec lui son lie anniversaire en prenant part à diverses activités qui auront lieu tout au cours de la semaine prochaine; dîners-causeries, conférences, films, musique ethnique, clinique de dépistage du cancer du col utérin, atelier d’auto-examen des seins, etc.fit de téléphoner au CIRF, au 842-1069.¦ Transition Travail Le Collège Bois-de-Bou-logne offre de nouveau, à compter du 13 février, le Transition programme Travail à l’intention des femmes qui veulent inté- La nomination de la nouvelle présidente du CSF devrait se faire d’ici le 9 fé- Le lundi, 23, est consacré à la femme et l’emploi; le 24, aux femmes immigrées; le 25, à la santé des femmes.Le 26, c’est la joumée-consommation tandis qu’une réception, qui débutera à 16h, viendra clôturer le vendredi 27, ces cinq jours de fête.>s qu.- grer ou réintégrer le marché du travail.Il s’agit d’un programme intensif de cinq semaines à raison de 30 heures/semaine.Comme ce programme est subventionné par le ministère de l’Education (Direction générale de l’éducation des adultes), il ne comporte aucun frais.Parmi les noms qui re- ¦ Le CIRF célèbre ses 11 ans Le Centre d’information Pour obtenir plus de renseignements sur l’agenda complet des activités, il suf- Pour renseignements et inscription, présentez-vous sans rendez-vous au Pavillon Ignace-Bourget, 10555, avenue Bois-de-Boulogne.au local S-233, le 24 janviers, à 13h30.Les manufacturiers pressent Ottawa d’accroître les contingentements Les contingentements font grimper le prix des chaussures d’au moins 10% selon les commerçants l,’importateur de chaussures Claude D’Amour soupire en contemplant les tablettes de souliers de tennis pour enfants, de bottes en caoutchouc et d’espadrilles.« Le consommateur, dit-il, se fait vraiment avoir.» M D’Amour n’est pas d’habitude un défenseur du consommateur.L’ennui, c’est qu’il a le sentiment de se faire avoir, lui aussi.Sa compagnie, T.Y.Footwear Inc., a fait à peine ses frais l’an dernier bien qu’il ait importé 300,000 pai- res de chaussures bon marché.Il est convaincu qu’il aurait pu vendre au moins un million de paires sans le contingentement fédéral sur les importations de chaussures.Importateurs et détaillants disent que ces contingentements ont fait augmenter les prix et que le consommateur canadien, en conséquence, paie trop cher pour se chausser.Les détaillants pen.sent aussi que les consommateurs regimbent devant les prix et qu’ils perdent ainsi des ven-le.s.Les contingentements ont été imposés il y a sept ans à titre de mesure temporaire pour donner aux manufacturiers canadiens de chaussures la chance de concurrencer les importations meilleur marché.Ils devaient prendre fin en 1981, mais sous la pression de l’Association des manufacturiers de chaussures du Canada et de syndicats qui représentent la majorité des 14,500 travailleurs de la chaussure, ils ont été prolongés.Les contingentements doivent ex- pirer à l’automne et déjà les manufacturiers cherchent à les faire prolonger pour cinq ans encore et à les rendre plus sévères.Entre-temps, les détaillants commencent à exercer leurs propres pressions.La semaine dernière, le Conseil du commerce de détail du Canada dévoilait les résultats d’un .relevé auprès de ses membres.Ces derniers sont dans l’ensemble d’avis que les consommateurs paient 10 % de trop les chaussures importées et aussi les chaussures de fabri- Uenquête sur la pornographie À Vancouver, plusieurs racoleuses sollicitent les membres du comité VANCOUVER (PC) - « Faites le nécessaire, quoi que ce soit, mais chassez les prostituées de la rue ».Tel est le message le plus bruyant.mais pas nécessairement le plus important, transmis au comité fédéral sur la pornographie et la prostitution lors de ses trois séances de la se- Le club Les Symbiotes de la plongée sous-marine offre un cours menant à une certification NAUI internationale, dès cette semaine, au centre d’activités physiques du collège Marie-Victorin.Les cours pratiques ont lieu le mercredi .soir et le lundi matin, du rant 10 semaines.322-6383.Le Centre de la pensée ouvre sa session ’84 avec des cours de chiromancie, yi-king, tarots, numéro-logie, cosmogonie, méditation et parapsychologie.Rendez-vous au 3818, boul.Saint-Laurent.849-8749, entre 14 h et 20 h 30 du lundi au jeudi.Séréna, section Rosemère— Saint-Eustache, invite toutes les personnes intéressées à une soirée d’information sur une méthode naturelle de planification des nais-Shnces.621-2913 ou 491-0797.Le YMCA international, 5550, avenue du Parc, offre une série de cours dont le massage suédois, le massage shiatsu, le tai-chi et le conditionnement physique.271-2548.Le Comité action-chômage du Sud-Ouest peut vous aider à régler vos problèmes et ce, gratuitement.Il faut prendre rendez-vous en téléphonant du lundi au vendredi de 9 h à 16 h, au 933-5915.Le Comité action-chômage organise aussi des sessions d’information sur les problèmes généraux du chômage tous les jeudis matin à 10 h.Rendez vous au 1640 ouest, rue Saint-Antoine.On peut prendre un abonnement « santé » au centre sportif du collège Édouard-Montpetit en s’adressant au 260 est, de Gentilly, à Longueuil, ou en téléphonant au 651-4720.Les inscriptions aux diverses activités se font dès maintenant.La piste de ski dê randonnée du canal de Lachine est ouverte tous les jours, du lever du soleil à 22 h Celte piste de 11 km relie le vieux Lachine au Vieux-Port de Montréal.On y accède par les rues Mill, des Seigneurs, du métro Charle-voix,:du Centre Gadbois, de la rue Saint-Patrick à LaSalle et du parc Angrignon.283-6054.Dans le cadre des soirées Relations, rencontre intitulée « Les malades et la vérité ».Michèle Gagnon, médecin, David Roy, directeur du Centre de bioéthique de Montréal, Yves Côté, de la Commission des droits de la personne, Émilien Messier, aumônier d’hôpital, et Denise Robillard, journaliste, échangeront sur ce thème, de 19 h 30 à 22 h, au 25 ouest, rue Jarry.Tous les organismes pacifistes à but non lucratif sont priés de ré .server le salon de réunion que La Semaine met gratuitement à leur disposition pour la session janvier-juin 1984.Il faut communiquer avec Lucie Bell au 725-3574 ou avec Pierre-Yves Valois au 382-1645.À 19 h .30, au grand séminaire, 2065 ouest, rue Sherbrooke, le Centre biblique offre les deux premiers d’une série de 24 cours sur les épîtres aux Éphésien.s, aux Phi-lippiens et aux Colossiens.931-7311, poste 295.Mme Denise Schmandt-Besse-ral, de l’Université du Texas, pré sentera une conférence illustrée sur le thème de « l’invention de l’écriture », à 20 h, salle 3315, pavillon Lionel-Groulx de l’U de M, 3200, rue Jean-Brillant.Le centre d’activités physiques du collège Marie-Victorin propose des cours de dan.se aérobique pour adultes, les lundis et mercredis soirs, à compter de ce jour.322-6383.Le Centre Colette-Maher vous invite à participer à un cours gratuit de yoga à 18 h, ce lundi, de même qu’a un cours de baladi pour femmes de tous les âges.Rendez-vous au 9924, rue Saint-Laurent, métro Sauvé.387-7221.La session d’hiver des cours du Gesù, 1200, rue de Bleury, débute ce lundi à 19 h 30, avec M.Roger Marcotte qui abordera le problème du progrès.D’autres cours sont disponibles les mardis et mercredis.866-2305.Soirée d’information sur le tai-chi, au Centre d’épanouissement de l’être, 10055, rue Papineau.Rendez-vous à 19 h 30.387-9663 ou 387-9174.Le Centre de céramique-poterie Bonsecours vous rappelle le début d’une nouvelle session de cours à compter de ce lundi.866-6581.Rencontre du Club des lecteurs de Longueuil sur la condition féminine.Rendez-vous à 19 h 30 au Centre culturel de Longueuil, 100 ouest, rue Saint-Laurent.870-1410.Collecte de sang de la Croix-Rouge à l’hôpital Notre-Dame-de-la-Merci, 555 ouest, boul.Gouin, de 10 h 30 à 17 h; à l’hôpital Sainte-Ju.stine, 3175, chemin de la côte Sainte-Catherine, de 9 h 30 à 16 h 30; et à I.e Moyne, Centre de.® loisirs Lajeunese, 120, rue René-Philippe, de 14 h 30 à 17 h et de 18 h à20h30.maine dernière à Vancouver, dit le président du comité, M.Paul Frâser.Les séances, tenues dans une saUe d’hôpital, à quelques pas de Dayie St., le centre principal de la prostitution en ville, ont été bien suivies.Les membres du comité ont pu se rendre compte de l’ampleur du problème en se promenant un soir; les trois hommes qui en font partie (avec quatre femmes) ont été abordés plusieurs fois par les racoleuses.On a réclamé que les prostituées soient chassées de la rue, quitte à les confiner aux bars et hôtels ou à un district particulier, ou bien que l’on s’attaque aux problèmes sous-jacents de la prostitution.Des membres du clergé, des travailleurs sociaux, des groupements féministes et, en séances privées, des prostitués des deux sexes, adul- tes ou mineurs, et même des parents de mineurs, ont témoigné.Mais le comité a surtout entendu des habitants du « West End », district domiciliaire rempli de tours d’habitation, près du centre-ville, dont les entrees et les terrains de stationnement sont « colonisés » par les racoleuses.Depuis plusieurs années, ces gens réclament du gouvernement fédéral des lois plus sévères contre le racolage et des moyens, pour la police, de nettoyer la rue.Le propriétaire d’une tour d’habitation s’est plaint que des prostitu-tées utilisaient sa blanchisserie pour faire le trafic des stupéfiants, le parking souterrain pour vendre leurs « services », et satisfaisaient leurs besoins naturels tout autour de l’immeuble.cation canadienne à cause des contingentements.« Il n’est pas rare qu’un père se présente avec $20 en poche et trois enfants et veuille leur acheter des souliers de course à chacun, dit un détaillant spécialisé dans les chaussures à bon marché.Autrefois, cela était possible, mais plus maintenant.Les contingentements sont payés par les consommateurs.» Dans un marché libre, disent les importateurs, un importateur peut faire venir 10,000 paires de souliers chers et faire un profit de $10 la paire ou 100,000 paires à un profit de $1 chacune.Dans l’un et l’autre cas, il encaisse le même montant.Mais si le gouvernement lui dit qu’il ne peut en importer que 80,000, le seul moyen de ne pas perdre d’argent est d’importer des chaussures coûteuses.Et les détaillants disent que les Canadiens achètent pour cette raison moins de chaussures.Le client moyen, dit M.Jack Shanô, gérant gé- néral de l’Association des détaillants en chaussures, avait coutume d’acheter quatre paires de souliers par année et n’en achète plus que trois.M.Morton Brownstein, de Brown’s Shoe Shops, dit que sa chaîne de 13 magasins a prospéré en offrant un grand choix de chaussures pour dames à fort prix, la plupart importées.Mais les contingentements ont arrêté l’expansion de sa chaîne, dit-il.Il soutient que sans les contingentements, sa chaîne aurait environ 50 % plus d’importance, il vendrait pour $7.5 millions de plus et il emploierait 50 autres personnes.L’Association des détaillants prétend que les contingentements ont supprimé de 2,150 à 4,000 emplois à plein temps.D’autre part, les manufacturiers canadiens et leurs employés soutiennent que les contingentements ont sauvegardé des emplois et que les travailleurs canadiens ne devraient pas subir la concurrence d’une main-d’oeuvre sous-rémunérée.Le mauvais vingt morts temps fait en Europe AVIS AUX ANNONCEURS Depuis le 9 janvier 1984, LE DEVOIR est composé sur 9 colonnes au lieu de 8.Ce changement a été effectué afin de faciliter la tâche à tous nos annonceurs.Les exigences techni- ques sont dorénavant les suivantes; 1 colonne: 1 5/16 2 colonnes; 2 3/4 3 colonnes: 4 1/4 4 colonnes: 5 11/16 5 colonnes: 7 1/8 6 colonnes: 8 9/16 7 colonnes: 10 1/16 8 colonnes: non disponible 9 colonnes: 13 Pour obtenir plus de renseignements, communiquez avec votre représentant habituel à 844-3361.PARIS (AP) — Le mauvais temps qui a sévi sur l’Europe du Nord en cette fin de semaine a fait une vingtaine de morts en quatre jours, avant de se calmer relativement dimanche.Les gardes-côtes britanniques ont annoncé que cinq hommes d’équipage d’un chalutier belge, le Zeepard, étaient portés disparus en Mer du Nord, ce qui pourrait augmenter le bilan des victimes.Le chalutier a été pris dans une tempête de neige vendredi, au milieu de rafales de vent de 135 km-h; les recherches effectuées pendant 48 heures par des hélicoptères de la RAF britannique ont été vaines.Au Royaume-Uni, le bilan des morts dues au mauvais temps a atteint le nombre de 14, dimanche, plusieurs automobilistes étant victimes des mauvaises conditions de circulation sur les routes glacées.En Ecosse et en Scandinavie, on a assisté à de véritables tempêtes de neige dues à la faiblesse de l’anli-cyclone sibérien qui, habituellement, maintient plus au nord le mauvais temps.En RFA, la police a dû fermer de nombreuses routes dans le centre du pays.A Berlin-Ouest, les pompiers ont été mis en état d’urgence après la chute de nombreux arbres.Au Danemark, où la neige est tombée toute la journée de samedi, les autorités et les habitants ont commencé à nettoyer et à réparer les dégâts des inondations survenues le long du Jutland occidental, notamment dans le port de Esbjerg.En France, le mauvais temps sur la partie nord a été relativement moins grave qu’en Europe du Nord, mais la tempête a été notamment ressentie en Bretagne, où l’on a enregistré des vents très violents (158 km-h près de la pointe du raz).Samedi, le cargo mixte israélien Sigal,de 6.000 tonnes avait dû gagner Brest dans la soirée, sa cargaison d’engrais s’étant désarrimée.Un début d’incendie s’était déclaré à bord et il avait dû être remorqué à quai pour bénéficier du secours des pompiers de la ville et de la marine.D’autre part, le porte-conteneurs britannique Jervis Pay, qui avait une premiere fois rompu son câble devant Ouessant alors qu’il était remorqué sur Taiwan, se retrouvait de nouveau samedi à la dérive dans le golfe de Gascogne, à 140 milles d’Ar-cachon.La Marine nationale devait intervenir par hélicoptère pour le stopper au moyen de ses ancres, car le Jervis Pay se rapprochait de la côte à la vitesse de quatre noeuds (sept km-h).En Suisse aussi les rafales de vent ont été ressenties, ce qui a incité les habitants à rester chez eux ; le week-end a été calme sur les routes et en montagne.Cependant, ainsi que l’a expliqué dimanche un porte-parole de l’Institut suisse de météorologie (ISM), les rafales avàient déjà perdu une bonne partie de leur puissance en arrivant en Suisse.LA PEUGEOT 505 Conduire une Peugeot: une expérience incomparable! Pour le prMdge, le confort et la Habiillé: li«z-y en Peugeotl 'l|!#>^en Cfnysterl Au Canada, la Peugeot est protégée par la fameuse garantie 5 ans/SO 000 km (Incluant rouage d’entrainement et protection contre les perforations dues à la corrosion).A partir de 16 238 $ Location 48 mois à partir de 386 $ par mois MAISON LONGUE-POIIMTE CHRYSLER PLYMOUTH (1 3BO) LTEE 7150 boul lanqeiier.Montreal.Que )flS 8X6 • Tel.: 256-5092 ¦1 Le Devoir, lundi 16 janvier 1984 La région de l’aéroport international de Beyrouth à nouveau bombardée; la 6e flotte américaine riposte BEYROUTH (AFP) — La région de l’aéroport international de Beyrouth, où se trouvent les marines de la Force multinationale, a été bombardée hier après-midi, ce qui a entraîné l’interruption du trafic aérien et provoqué une riposte de la Sixième flotte améncaine contre les positions anti-gouvernementales.Aucune victime n’a été signalée.Les échanges de tirs entre l’armée libanaise et les forces anti-gouvernementales ont cessé vers 18 h 30 locales à la suite d’un accord de cessez-le-feu qui est entré en vigueur à 17 h 50, a annoncé Radio-Liban.La nouvelle intervention de la marme américaine - la première depuis le début de l’an-— intervient au moment où une épreuve de force se dessine entre Washington et Damas.La Syrie affirme en effet due ses troupes quitteront le Liban après les Israéliens et la Force multinationale, alors que les États-Unis affirment que la situation des marines au Liban ne sera pas reconsidérée avant que les autorités syriennes n’aient cessé de faire obstacle à l’application d’un plan de sécurité pour Beyrouth et la montagne libanaise.Après une journée de calme, la situation a commencé à se dégrader en milieu d’après-midi lorsque des échanges de tirs ont éclaté à Khaldé, à l’entrée sud de Beyrouth, entre les forces anti gouvernementales et l’armée libanaise.Les bombardements se sont rapidement étendus au secteur de l’aéroport, situé à Khaldé, suspendant le trafic aérien pour une durée mdéterminée.Un réservoir de carburant a été touché par un obus et a pns feu.Le réservoir « appartient probablement aux marines », a déclaré le PDG de la compagnie libanaise d’aviation MEA, M.Sahm Salam.Dans la confusion, les premières informations faisaient état de la destruction d’un avion de la MEA.M.Salam a cependant précisé qu’aucun des appareils de la compagnie n’avait été touché.On a également annoncé de source officieUe bbanaise que des positions du contingent américain stationné autour de l’aéroport ont été touchées.Aucune confirmation immédiate n’a pu être obtenue auprès des marines, comme c’est généralement le cas pendant les mises en état d’alerte maximum.La manne américaine, qui croise à proximité des côtes libanaises, et l’artillerie américaine au sol ont riposté contre les positions anti gouvernementales, a-t-on ajouté de source mibtaire libanaise.De source proche du mouvement politico-militaire chiite Amal, on précise que le secteur de Hay el Selloum, situé à l’est de l’aéroport, a notamment été touché par la riposte améncaine.Cette brutale flambée de violence fait suite à la reprise des bombardements mdiscnmmés contre la région de Beyrouth qui a accompagné le refus de la Syrie et de M.Walid Joumblatt, chef du Parti socialiste progressiste (PSP, druze), d’un plan de sécurité pour la capitale et la montagne.Ce plan avait été négocié pendant plusieurs semaines et son application a été, à deux reprises, reportée à la dernière mmute.Après l’échec de la mission effectuée au cours de la semaine dernière au Proche-Orient par M.Donald Rumsfeld, émissame du président Ronald Reagan, deux rendez-vous diplomatiques sont attendus pour les prochains jours.Une troisième rencontre tripartite libano-saoudo-syrienne doit réunir dans les prochaines 24 heures les mimstres des Affaires étrangères des trois pays à Casablanca, où se tient le Sommet islamique.M.Abdel Halim Khad-dam, mmistre syrien des Affaires étrangères, qui dirigera la délégation syrienne à ce sommet, a quitté Damas hier pour le Maroc M Chafic Wazzan, premier ministre bbanais, et M.Ehe Salem, ministre libanais des Affaires étrangères, se sont également rendus hier au Maroc.U ne autre rencontre aura lieu mercredi à Stockholm entre M.George Shultz, secrétaire d’Etat américam, et M Andrei Gromyko, mi-mstre soviétique des Affaires étrangères Le Liban devrait figurer en bonne place dans cet entretien.La rencontre de vendredi à Damas entre M.Rumsfeld et le président Hafez el Assad paraît n’avoir fait que renforcer l’antagonisme entre les deux pays.Un haut fonctionnaire du département d’É-tat a déclaré samedi à Washm^on que le gouvernement américain est convaincu que la Syrie fait obstacle au plan de sécurité pour Beyrouth et la montagne, en tablant sur un retrait prochain de la Force multinationale qui lui laisserait le champ libre.Ce haut fonctionnaire a cependant assuré que le statut des mannes à Beyrouth ne serait pas reconsidéré tant que le plan de sécunté ne serait pas apph-qué À Damas, M.Abdel Salam Jalloud, membre du commandement de la révolution bbyenne, a mis en demeure samedi la Force multinationale de quitter le Liban, sans quoi, a-t-il dit, ce pays sera un .volcan » et un « enfer » poui elle, en 1984.11 a ajouté que la Libye fournirait « finances et aide militaire » à l’opposition libanaise L’ex-président Videla serait emprisonné dès sa comparution BUENOS AIRES (AFP) — Le général Videla, ancien président, et le général Orlando‘Agosti, ancien commandant-en-chef de l’armée de l’air, devraient être emprisonnés dès leur comparution devant le Conseil suprême des forces armées, a-t-on appris samedi de sources sûres à Buenos Aires.Le Conseil suprême, chargé de juger les 9 membres des trois triumvirats qui se sont succédé de 1976 à 1983 à la tête du régime militaire argentin, a d’ores et déjà attemt le quorum requis pour siéger.Il devrait également exiger que tous les documents disponibles sur les « excès » dans la lutte contre la guériUa lui soient remis.Par ailleurs, selon le quotidien péroniste La Vozàe samedi, le général Ramon Camps, ancien chef de la police de la province de Buenos Aires, et l’amiral Emilio Massera, ancien chef de la marine — déjà détenu pour son implication dans la disparition d’un chef d’entreprise —, devraient également faire l’objet d’une arrestation de la part du Conseil suprême.Selon La Voz, l’emprisonnement du général Camps — qui n’a été membre d’aucun des gouvernements militaires visés par la procédure confiée au Conseil suprême — devrait être motivé par le fait qu’il a reconnu lui-même sa responsabdité dans les « excès » de la lutte anti-guérilla.Les généraux Roberto Viola, Leopoldo Galtieri, Omar Graffigna et Basilio Lami Dozo, les amiraux Armando Lambruschini et Jorge Anaya doivent également être jugés par le Conseil suprême.Ces six hommes étaient à la tête des deux juntes militaires qui ont suivi celle, composée de MM.Videla, Massera et Agosti, qui avait gouverné immédiatement après le coup d’État du 24 mars 1976.Le journaUste Jacobo Timerman, ancien directeur et propriétaire du quotidien argentin La Opinion, a annoncé qu’il engagera des poursuites contre les généraux Videla et Camps pour être allé à l’encontre d’une décision de la Cour suprême de justice lui rendant la liberté.En effet, M.Timerman avait été emprisonné en 1977.Après 30 mois de détention il avait été libéré sur décision de la Cour suprême, mais le gouvernement mihtaire avait ordonné son expulsion et lui avait enlevé ses biens et sa nationalité argentine.Tchad: les forces régulières et françaises craignent des actions de commando ARADA,Tchad (AFP) — Les états-majors des forces régulières et françaises au Tchad prennent très au sérieux les menaces de coups de main ou d’actes de terrorisme contre leurs positions, mais ne redoutent plus dans l’immédiat une offensive frontale de grande ampleur des forces adverses.Pour les officiers français à Arada, petite locabté du nord-est où sont basés les éléments français les plus avancés, une attaque « frontale » des forces du GUNT et de la Libye, éventualité récemment évoquée à N’Djamena, paraît improbable à brève échéance.Mais, au lendemain de l’échec de la conférence avortée d’Addis-Abeba, les infiltrations de l’adversaire sont de plus en plus redoutées.Fm décembre dernier, le président Hissène Habré avait lui-même exprimé sa crainte qu’une attaque d’envergure contre les garnisons réçiliè-res ne soit lancée au moment où devait s’ouvrir à Addis-Abeba la réunion sur la réconcüiation nationale.Ainsi, une colonne de véhicules appartenant aux troupes de M.Gou-koum Weddeye, président du GUNT, avait été observée alors qu’elle s’apprêtait à attaquer la vUle d’Iriba, non lom de la frontière soudanaise.Selon des informations recueillies à Arada, où stationnent quelque 80 parachutistes français, l’offensive contre Iriba devait avoir lieu en coordination avec l’aviation libyenne.Celle-ci n’étant finalement pas intervenue, pour des raisons inexpliquées, les troupes de M.Weddeye auraient renonce à leur projet.Les officiers français font valoir que les forces régulières (FANT) sont cependant toujours sur le pied de guerre dans la région, prêtes a riposter à toute attaque.Plusieurs centaines de soldats fouvernementaux, bien équipés, ont té installés dans les locahtés d’Oum Chalouba, Kalait, Ito et Iriba.Ils multiplient les patrouilles, organisent des raids jusqu’à quelques kilomètres seulement de la palmeraie de Fadan (la plus grande agglomération du nord, avec Faya-Largeau, occupée par la Libye), et constituent, dit-on à Arada, « un dispositif de protection efficace».Dorénavant, les militaires tcha-diens et français craignent plutôt le lancement d’actions de commando.Il y a quelques jours, les FANT ont mtercepté un véhicule des forces ennemies, bourré d’explosifs et de mines, à l’ouest d’Arabada, bien en-dessous du quinzième parallèle où sont disséminées les troupes françaises.Un autre véhicule a pu s’enfuir.Les deux véhicules filaient tout droit vers Ati.Dans cette ville, à 400 km au nord-est de N’Djamena, des éléments de l’armée de libération nationale (ALN) de M.Goukouni ont été arrêtés, il y a peu, alors qu’ils transportaient du materiel de sabotage.A N’Djamena même, des dispositions particulières ont été prises pour renforcer la sécurité des militaires français, des informations faisant état de la présence possible de terroristes pro-hbyens.À Arada, les soldats français sont en état de « vigilance permanente » Des canons anti-aériens sont pointés vers le nord.Une demi-douzaine de jeeps AML dotées de mitrailleuses sillonnent les alentours ou prennent position à la tombàe de la nuit à proximité de la locabté.Les radios des factionnaires et du PC sont branchées sur la même fréquence.Le commandement, qui dépend de la base de Biltine (60 km plus au sud), où stationnent 800 parachutistes français, est relevé tous les huit jours.La surveillance ne doit jamais être relâchée.« Nous sommes prêts à parer à toute éventualité 24 heures sur 24 », explique un capitaine du deuxième régiment étranger de parachutistes (REP) qui duige la position.11 y a quelque temps, un avion d’observation libyen a été identifié dans le ciel d’Arada.11 a été aussitôt « reconduit » au-delà de « la ligne rouge » (à 35 km plus au nord, qui sépare les forces rebelles, appuyées par la Libye, et les troupes gouvernementales et françaises) par des Mirage français qui évoluaient non loin de là La population d'Arada, un millier de personnes tout au plus, semble amicale envers les militaires français.Apparemment, leur présence la rassure.Les soldats prennent souvent le temps de converser avec les habitants au milieu des maisons en poto-poto (torchis), des troupeaux de dromadaires, d'ânes et de moutons, par une chaleur oppressante.Des élections au Nicaragua MANAGUA (AFP) — Les Nicaraguayens éliront en 1985 un président, un vice-président ainsi que les membres d'une Assemblée legislative qui sera chargée de mettre au point une nouvelle constitution, a annoncé samedi le président du conseil d’État, M Carlos Nunez La date des élections sera annoncée le 21 février, pendant la célébration du 50ème anniversaire de la mort d’Augusto Cesar Sandmo, inspirateur de la révolution nicaraguayenne, a indiqué M Nunez.L’Assemblée législative sera composée de 90 députés et, pendant les premiers mois de la législature, elle sera chargée de voter une nouvelle constitution.le inonde ¦ Sommet islamique CASABLANCA (Reuter) - Les dirigeants d’une quarantaine de pays sont attendus aujourd’hui à Casablanca pour l’ouverture du quatrième sommet de l’Organisation de la conférence islamique (OCI).Ce sommet intervient alors que le monde islamique est traversé par de nombreux conflits qui sont autant de questions que ses dirigeants auront à évoquer pendant leurs trois jours de travaux ; l’Afghanistan, le Proche-Orient et le Liban, la guerre irano-iramenne, le Tchad et le Sahara occidental.S’ils sont presque unanimes pour demander par exemple le retrait des Soviétiques d’Afghamstan, leurs rangs sont profondément divisés sur la question d’un règlement au Proche-Orient.La Ligue arabe, véritable ossature de l’OCI, est elle-même divisée entre modérés et « durs » face à ce conflit, à l’origine de la création de l’OCI il y a 15 ans, à la suite l’incendie de la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem.L’Arabie Saoudite, co-fondateur de l’organisation avec le Maroc, devrait pour sa part soulever la question de la réintégration de l’Égypte, suspendue depuis 1979 à la suite de la signature des accords de Camp David.¦ Pretoria se retire JOHANNESBOURG (AFP) - L’armée sud-africaine a annoncé avoir achevé hier le retrait total des quelque 2,000 hommes de troupe engagés - s elon elle - pendant six se maines dans une opération contre les indépendantistes namibiens de la SWAPO, dans le Sud-Angolais.L’annonce de la fin de l’opération « Askari » (guerrier) a été faite à l’AFP par un porte-parole militaire à Pretoria.Il a indiqué que les derniers soldats sud-africains à avoir quitté hier matin le sol angolais appartenaient à une unité de combat baptise^e « Delta ».Les autorités mibtaires sud-africaines ont qualifié « d’éclatant succès » le raid préventif déclenché le 6 décembre dernier, affirmant aVoir perdu 21 hommes en infligeant de 300 à 500 morts à l’ennemi: maquisards de l’Organisation du peuple du Sud-Ouest africain (SWAPO), troupes réguUères angolaises (FAPLA) et soldats cubains.¦ Grève en Uruguay MONTEVIDEO (AFP) — Une grève générale, épreuve de force sans précédent en Uruguay depuis 1973, a été décidée pour mercredi prochain par le Conseil intersyndical des travailleurs (PIT) uruguayens, en réponse au faible taux d’augmentation des salaires concédé en janvier par le gouvernement.La grève, interdite en Uruguay depuis 19^, durera 24 heures, a annoncé le PIT, mais elle sera prolongée de manière illimitée en cas d’arrestation de responsables syndicaux, précise-t-on de même source.Les augmentations de 12 % pour les fonctionnâmes et les retraités, et de 11 % pour le salaire minimum national, ne satisfont pas de nombreux Uruguayens confrontés au problème du chômage, à des impôts se situant entre 20 % 35 % et à un taux d’inflation qui a atteint 51.5 % en 1983, année où les salaires n’ont été relevés que de 10 %.Le Devoir publiera son cahier spécial L ^éducation Thème: les Cégeps le 27 janvier prochain Réservations Francine Gingras, 844-3361 LE DEVOIR.211 rue du St-Sacrement.Montréal H2Y 1X1 Résultats ff Hbtoquêbet Loto Prodhain k i.6/36« 6ROSU>T|>r$l 00.000.00 13-01-84 10 11 26 31 34 I 17 I «wnMtr» I I 6/6 § 1 220.282.00 9 5/6+ 4 |S 33,042.20 $ 5/6 i 169 s 1,173.10 $ 4/6 7083 77.70 $ MISE-TOT 16 20 29 31 330 Ga^nantsl Oat« r“ Mini Loti 13-01-84 1 3® 165622 >50 000^ 65622 5 000$ 622 «A H 50$ 5622 9 250$ 22 2 5$ Provincial.4614572 >500 000$ tSJÊté 1 13-01-84 1 4572 (A ~im—1 614572 50 000$ 572 6 25$ 14572 9 1000$ 72 S 10$ 1 i La Quotidienne ob srovtatonnemtnt DEMANDE DE PERMIS SPÉCIAL PRENEZ AVIS que Transport Larivex Limitée ayant une place d'affaires au 3(X) Chemin du Tremblay.Boucherville.QC.détentrice du permis M-300.236, s adressera à la Commission des Transports du Quebec afin d'obtenir remission du permis spécial suivant TRANSPORT GÉNÉRAL — LONGUE DISTANCE — ROUTE RESTREINTE - Des frontières Ouebec - États-Unis (tout port d'entree) a Montreal et retour pour le transport de marchandises generales Origine et destination tous les points aux États-Unis La requérante demande que la decision a être rendue devienne executoire immédiatement conformement a I article 85 des regies de pratique et de regie interne de la Commission Tout interesse peut s'opposer et/ou intervenir a la présente demande en s adressant a la Commission des Transports du Quebec, 585 est.Boul Charest, Quebec OC, dans les cinq (5) jours de la deuxieme publication du présent avis dans ce journal Me Yvon Chouinard, CHOUINARD & LAFLAMME 480 Chemin St-Louis Quebec, QCG1$1B6 = C 5628 1ère publication 16 janvier 1984 2eme publication 17 janvier 1984 DEMANDE DE PERMIS SPÉCIAL PRENEZ AVIS que TRANSPORT RPR INC.ayant sa place d'affaires au C P 230, Cowansville, (Missis-quoi), OC.détentrice du permis M-300.324, s adressera a la Commission des Transports du Quebec afin d'obtenir le permis suivant 1 TRANSPORT GÉNÉRAL — LONGUE DISTANCE - ROUTE RESTREINTE — Des frontières Québec — États-Unis (tout port d'entree) a Acton Vale et Cowansville et retour, pour le transport de marchandises generales provenant ou destinées aux états suivants Pennsylvanie, Tennesse, Vermont, Géorgie, Illinois, Indiana Iowa, Maryland, Massachusetts, Michigan, Virgine, Wisconsin, Maine Connecticut, New Hamps hire New Jersey, New York, Ohio Caroline du Nord, Maryland, Rhode Island, Minnesota, Caroline du Sud Texas Arizona, Albama, Kansas, Nebraska, Floride N Dakota, Delà ware, et Arkansas 2 TRANSPORT GENERAL — LONGUE DISTANCE — ROUTE RESTREINTE — Des frontières Quebec — Ontario (tout port d’entree) a Acton Vale et Cowansville et retour pour le transport de marchandises generales provenant ou destinées ' tous points dans la province d'On tario pour le compte de Les Caout choucs Acton Ltee, J J Barker Company Limited et Albany International Canada Inc seulement 3 TRANSPORT GÉNÉRAL — LONGUE DISTANCE — ROUTE RESTREINTE — De Lacotle à Acton Vale et Cowansville pour le transport de marchandises generales arrivant ou partant par chemin de fer a Lacolle Provenance et destination des mar-chandises États-Unis (tous les états mentionnes a la clause 1 du président permis) La requérante demande que la décision a être rendue devienne exécutoire immédiatement conformément a I article 85 des regies de pratique et de régie interne de la Corn mission Tout interesse peut s'opposer et/ou intervenir a la présente demande en s'adressant a la Commission des Transports du Quebec, 585 est Boul Charest, Quebec.QC, dans les cinq (5) jours de la deuxième pubit' cation du present avis dans ce journal Premiere publication 16 janvier 1984 Deuxieme publication 17 janvier 1984 Me Yvon Chouinard, CHOUINARD & LAFLAMME.480, Chemin St-Louis, Quebec.QC GIS 1B6 I «C5630 Voir aussi en page 7 La présente esf pour aviser que, en vertu d'un acte enregistré au Bureau Enregistrement de la Drvision Enregistrement de Montreal sous le ne 3430275 LA BANQUE CANADIENNE IMPÉRIALE DE COMMERCE (ci-après appelée "la Banque ’) a rétrocédé et transféré de nouveau a INTERLUX TRIMMINGS INC (ci-apres appelé "le Client") 7145 rue St-Urbain, Montreal, tout droit, titre et intérêt de La Banque en vertu d'un transport général de creances fait par le client en faveur de la Banque en date du 14 novembre 1979 et enregistré au Bureau d Enregistrement de la Division d'Enregistrement de Montreal sous le no 3032170 FAIT ce 5e jour de janvier, 1984 La présente esl pour aviser que.en vertu d un acte enregistre au Bureau d'Enregistrement de la Division d'Enregistrement de Montreal sous le no 3430280, LA BANQUE CANADIENNE IMPÉRIALE DE COMMERCE (ci-après appelée "la Banque' ) a rétrocédé et transféré de nouveau a INTERNATIONAL LACES INCORPORATED (ci-apres appelé 'le Client"), 1261 rue Shearer, Montreal tout droit, titre et intérêt de La Banque en vertu d’un transport general de creances fait par le cirent en faveur de ta Banque en date du 28 mars 1972 et enregrstré au Bureau d'Enregistrement de la Divisron d'Enregistrement de Montreal sous le no 2341388 FAIT ce 5e jour de janvier, 1984 La requérante LOCATION DE VÉHICULES L V LA PRAIRIE LTÉE.de-mande a la Commission des Transports du Québec ('autorisation de donner un service de location a long terme de véhicules de promenade au 270 boulevard Ste-Elizabeth a La Prairie, Québec La requérante demande a la Commission des Transports du Québec de lui émettre un permis spécial pour une duree de 365 jours ou jusqu'à ce que décision finale sur la demande de permis permanent soit rendue De plus la requérante demande l'application de l'article 85 des regies de pratique pour que la decision devienne exécutoire immédiatement apres avoir été rendue et continuera de l'étre jusqu'à decision contraire en appel Tout interesse peut faire opposition la demande dans les cinq (5) jours qui suivent la deuxième parution dans les journaux ere parution 16 janvier 1984 2eme parution 17 janvier 1984 HEMENS HARRIS ^ASSOCIÉS a/s Me Michèle Gouin 505 ouest, boul Dorchester suite 400 Montreal, (Xt H2Z1A8 PAMADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR PROVINCIALE NO 500-02-067566-831 JEAN-GUY MASSICOTTE, Demandeur —VS— LION AUTOMOBILES INC, —et— LES GARANTIES PRO-FIABLE INC Défenderesse AVIS est ordonne a LES GARANTIES PRO-FIABLE INC, de comparaître au greffe dans le delai de 30 jours de la parution de la présente ordonnance pour y prendre connaissance du bref d assignation et déclaration qui lui a ete signifie Une copie desdits bref et declaration a ete laissée a la Cour du district de Montreal à son intention MONTRÉAL, ce 9 janvier 1984 DOMINIQUE DI BERNARDO CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURÉ NO 500-05-014615-833 116807 CANADA LTÉE demanderesse —VS— LES IMMEUBLES AMPÈRES INC défenderesse —et— ETRAGEC INC BERNARD OUELLET & CHRISTINE AUGER mis-en-cause ORDONNANCE La mise-en-cause, Etragec Inc .est par les présentes requise de comparaître dans un delai de trente jours a compter de la date de publication du present avis Une copie du bref d'assignation et de la declaration ainsi que de l'avis suivant l'article 119 du Code de Procedure Civile ont été laissées au greffe de la Cour Supérieure du District de Montreal a son intention MONTRÉAL, le 9 janvier 1984 ME MARCELLE AUBRY, protonotaire adjoint GURMAN, MARCOVITCH & AUMAIS 10 rue St-Jacques, suite 308 Montreal.P Q H2Y1L3 Tel 849-4185 la fierté a une ville $10,00 $5,00 $200,00 $20,00 H6M d* Vill« Montréal, la 16 ianviar 1984 Grettlar da la Villa • I ri :: SERVICE DES TRAVAUX PUBLICS APPEL D'OFFRES CONSTRUCTION DE FONDATIONS POUR ABRIS, RECONSTRUCTION ET ÉLARGISSEMENT DE TROTTOIRS ET AMÉNAGEMENT URBAIN, LA OÙ REQUIS- Rue SAINT-HUBERT, de la rue de Bellechasse à la rue Jean Talon et raccordements aux rues transversales, là où requis.le 1er février 1984 Module Voiries 700, rue St-Antoine esf, Bur 1.440, tél.872-3280 SAINT-HUBERT.50,00 $ Directeur des Finances de la Ville de Montréal ÉGOUT SANITAIRE, ÉGOUT PLUVIAL ET CONDUITES D'EAU SECONDAIRES, DE 200 MM et 300 MM Avenue ROYALMOUNT, des limites de Ville Mont-Royal à la rue 574-36 Date d’ouverture des plis Les conditions et les exigences sont contenues dans les documents que l’on peut obtenir au Contre un dépôt de Sous forme de chèque visé à l’ordre du Date d’ouverture des plis Les conditions et les exigences sont contenues dans les documents que l’on peut obtenir au Contre un dépôt de Sous forme de chèque visé à l’ordre du le 25 janvier 1984 Module Voiries 700, rue St-Antoine est, Bur.1 440, tél.872-3280 ROYALMOUNT .35,00 $ Directeur des Finances de la Ville de Montréal La requérante LEASEFUND LEASING LTD demande à la Commission des Transports du Québec I autorisation de donner un service de location a long terme de véhicules de promenade au 1303 avenue Greene, suite 401 à Westmount, H3Z 2A7 , .La requérante demande a la Commission des Transports du Quebec de lui emettre un permis spécial pour une duree de 365 jours ou jusqu’à ce que decision finale sur la demande de permrs permanent soit rendue La requérante demande l’application de I article 85 des regies de pratique pour que la décision devienne executoire immédiatement après avoir ete rendue et continuera de l’étre jusqu'à decision contraire en appel Tout intéresse peut taire opposition a la demande dans les cinq (5) tours qui suivent la deuxième parution dans les journaux ere parution 16 janvier 1984 * eme parution 17 janvier 1984 iEMENS HARRIS & ASSfXIÉS a/s Me Michèle Gouin 505 ouest, boul Dorchester, suite 400 Montreal, QC H2Z 1A8 AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC est par les présentes donné que le Conseil de la Communauté urbaine de Montréal, à son assemblée tenue te 21 septembre 1983, a adopté le règlement 55-2 intitulé "Règlement modifiant le règlement 55 tel que déjà modifié par le règlement 55-1 concernant un emprunt pour dépenses relatives aux prolongements du réseau du métro " Ce règlement a été approuvé le 20 décembre 1983 par la Commission municipale du Québec et le 22 décembre 1983 par le ministre des Affaires municipales du Québec COMMUNAUTE URBAINE DE MONTREAL ^ Le Secrétaire, Gérard Duhamel Montréal, Québec le 16 janvier 1984 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE NO 500-05-016,169-839 FIDUCIAIRES DE LA CITÉ ET DU DISTRICT DE MONTRÉAL LIMITÉE, demanderesse —VS— BERNARD BRISEBOIS, defendeur —et— NICHOLAS VARGHA et JUDITH KISS tous deux autrefois du 910 Tait, a Ville St-LaurenI, District de Montreal, maintenant de lieux inconnus —et— MARIETTE OUELLET, autrefois du 2135 Villeneuve, App 3, a Longueuil.District de Montreal, maintenant de lieux inconnus, —et— LE REGISTRATEUR de la division d'enregistrement de Chambly, mis-en-cause IL EST ENJOINT auxdits mis-en-cau-ses, NICHOLAS VARGHA, JUDITH KISS et MARIETTE OUELLET, à l'intention desquels une copie du bref d assignation et déclaration a été laissée au Greffe de cette Cour, de comparaître dans un delai de trente (30) jours suivant la présente publication MONTRÉAL, le 6 janvier 1984 RONALD CHASSÉ Protonotaire Adjoint JARRY GREENE & PARKIN, 345 Ave Victoria, Suite 410, Montreal.Oué H3Z 2N2 Procureurs de la demanderesse CITÉ DE CÔTE SAINT-LUC PROVINCE DE QUÉBEC APPEL D’OFFRES POUR A.FOURNITURE D’UNIFORMES POUR POMPIERS B.FOURNITURE DE CHEMISES POUR POMPIERS Des soumissions scellées dans des enveloppes spéciales et dont le contenu sera clairement indiqué, et adressées à M Marc Brunet, Acheteur, au numéro 5490 avenue Westminster, Côte Saint-Luc, seront reçues jusqu’à 14 00 heures, le mardi, 31 janvier, 1984 Les documents relatifs aux soumissions peuvent être obtenus au bureau de l’Acheteur, à l’adresse ci-haut mentionnée.Chaque soumission doit être accompagnée d’un chèque visé d’une banque Canadienne, payable à la Cité de Côte Saint-Luc pour un montant non inférieur a 10% du coût total de la soumission Les soumissions seront ouvertes publiquement le 31 janvier, 1984 à deux heures de l’après-midi, dans la Salle du Conseil, au 5490 avenue Westminster, Côte Saint-Luc.La Cite ne s'engage pas à accepter la plus basse ni aucune des soumissions reçues Mme J.Habra Greffière Quel que soit le mode d’expédition que le soumissionnaire choisit d’adopter, toute soumission doit, pour être validement reçue, se trouver physiquement le jour fixé pour son ouverture, entre les mains du secrétaire administratif à son bureau, chambre 415, Hôtel de Ville, 275 rue Notre-Dame est, Montréal, avant l’heure de midi Les soumissions seront ouvertes à midi au bureau du greffier de la Ville à la chambre 120 Hôtel de Ville Le 23 lanvief 1984 Le greffier de la Ville Maurice Brunei SOEUR LESIEUR Lucienne, c.n.d.— À Montréal, le 13 janvier 1984, à l’âge de 82 ans, esl décédée Soeur Lucienne LeSieur (SS Marie-Rose du Sacré-Coeur), native de Yamachi-che, Québec- Soeur LeSieur a fait pro-fe.ssion de foi à la Congrégation Notre-Dame en août 1932 Klle laisse dans le deuil, outre sa famille reli-gieu.se, son frère Dominique LeSieur, un beau-frère, Màurice-L.Desaul-niers, un neveu M.André Desaulniers, une nièce Mme Suzanne Desaulniers-Plante, ainsi que de nombreux cousins et cousines Les funérailles auront lieu aujourd’hui, à 14 heures, en la chapelle de la Maison-Mère, 3040 Sherbrooke Ouest.L’inhumation suivra au cimetière de la C(')le-des-Neiges direction funéraire' Alfred Dallaire Inc lK,Wi1îllà[« J^Nivî7îôn»"TnvTfonî>#m7nT"iîono'37 ' " " M H TT i J / i t\n o'itoi ^ ^ ^¦7- ('.'Jo', 't'Üb.',’,''" y a / / /S / H ' ¦ I Yo,i ^ / / H pricipitoiîoni |iif hovtB prBitioR g bo»i* prtiilon f y mon* d'oir iroU mon* d'oir «hovd Anggit Prévision de la carte du temps à midi aujourd'hui Un front froid en provenance du nord-ouest se déplace lentement vers le sud et apportera des nuages au nord du St-Lau-rent au cours de la journée Les vents viendront du sud-ouest à l'avant du front et atteindront parfois des intensités de 50 kmh Demain, on prévoit des nuages et un peu de neige sur la plupart des régions MONTRÉAL Généralement ensoleillé avec vents modérés par moments Max -10 Demain nuageux et moins froid QUÉBEC Abitibi, Témiscamingue ennua-gement et possibilité de teible neige Vents modérés Max -15 à-12 Précipitations 30 % Demain taible neige passagère Réservoirs Cabonga, Gouin ensoleillé en matinée Ennuagement en après-midi Max -15 à-12 Deé-main faible neigs passagère Pontiac, Gatineau.Riviére-du- Lièvre, Laurentides ensoleillé en matinée Ennuagement en après-midi Max -15 à-12 Demain faible neige passagère Outaouais, Drummondville généralement ensoleillé et vents modérés par moments Max près de -10 (demain nuageux et moins froid Riviére-du-Loup, La Malbaie, Trois-Rivières, (XiébM dégagement en matinée Généralement ensoleillé et vents modérés par moments en après-midi Max prés de-12 Demain nuageux Montagneuse de l'Estrie, Beauce généralement ensoleillé Max -13 à-10 Demain ciel variable Lac-St-Jean.Saguenay, Mauri-cie.Réserve des Laurentides ensoleillé en matinée Ennuagement en après-midi Vents modérés par moments Max -16 à-14 Demain lai-ble neige passagère Rimouski, Matapédia, Ste-Anne-des-Monts, Parc de la Gaspésie Gaspé, Parc Fonllon généralemeni ensoleillé Max -18 à-12 Demain beau Beie-Comeau, Sept-lles généralement ensoleillé Max -17é-14 Demain faible neige passagère Basse Côte-Nord, Anticosti généralement ensoleillé Max.-16é -14 Oemem ennuegsment Le Devoir, lundi 16 janvier 1984 M 9 Gilbert Turp (Photo Jacques Grenier) Gilbert Turp : les cauchemars des nouveaux auteurs par Robert Lévesque « Notre génération n’a pas besoin d’envisager la politique au premier degré, de se coller à l’anecdote, comme les générations d’avant 1980.» Gilbert Turp, acteur, traducteur, auteur, la vingtaine occupée, prétend que le virage pris en 1980, avec l’échec du référendum, la mort du nationalisme et le réalignement vers des valeurs moins conservatrices et plus universelles, constitue « un changement aussi important, pour nous, que la Révolution tranquille de 60».« Le témoignage à rendre actuellement, c’est celui du conflit de générations, du changement radical, des ponts coupés, que l’on analysera clairement dans 20 ans.» Gilbert Turp, dont la seconde pièce ( Les Ca uchemars du grand monde) est à l’affiche à la salle Fred-Barry dans trois versions scéniques différentes (un précédent dans le monde théâtral), explique : « On nous dit désengagés parce qu’on n’est plus péquiste, c’est ridicule.Le supposé désengagement de la jeunesse n’est qu’une lecture faussée des gens d’une autre génération.Nous sommes engagés différemment, à la recherche d’une identité plus fondamentale, parce que nous savons que le monde change quelque part, à l’intérieur de nous, pour le vrai.» Gilbert Turp en tient pour preuve que sa pièce, écrite en 1980, n’a récolté qu’un seul commentaire (non défini) chez les directeurs de théâtre, entre autres chez Duceppe, où l’on parlait de « risque ».Quel risque ?On ne lui a pas expliqué.« Cette attitude de peur devant le risque (ou le neuf ?) résulte d’un préjugé défavorable au spectateur de la part des directeurs des théâtres officiels, qui ne veulent pas assumer un théâtre qui ne soit pas celui d’une autre génération, en place, dans laquelle ils trouvent leurs abonnés et qu’ils auraient horreur de bousculer.« Dès qu’on s’éloigne d’une certaine linéarité (les exemples récents : Syncope, Chrysippe, Passer la nuit.), quant au texte et à la psychologie des personnages, on nous refuse », affirme Gilbert Turp, expliquant que les auteurs de sa génération en sont condamnés à « écrire dans le beurre », à écrire pour soi, à s’autocensurer d’une certaine façon en se conformant à certains critères (nombre restreint de personnages, de lieux, etc.) qui pourraient permettre la production de leurs textes.« On est tous allés à New York, notre volonté de modernisme passe par là, on veut écrire différemment, et on se fait répondre que c’est trop risqué.Pire, on nous dit : ‘Fais-le, produis-toi, et si ça marche on reprendra ta pièce.’ » , Ainsi, le nouveau théâtre québécois est encore condamné à respirer pauvrement, sans moyens financiers adéquats, vivant (et c’est le signe de sa force) de l’ardeur de ses artisans, co médiens, auteurs, scénographes, techniciens travaillant sous le seuil de la décence financière, consacrant trois mois à un texte auquel on croit, pour des revenus symboliques.Ce n’est pas qu’on cherche à s’enrichir, souligne Turp, expliquant qu’à cet égard aussi quelque chose a changé quelque part.Mais des conditions economiques normales permettraient d’investir dans la poursuite des expériences théâtrales avec un suivi nécessaire à la démarche créatrice.Dans Les Cauchemars du grand monde, le personnage central, un médecin d’Outremont, la quarantaine désemparée, vit entre hôpital, alcool, maîtresse et fils (à ses yeux) dépravé.La pièce, à l’issue de laquelle il se suicidera, est l’engrenage de la dépression, la remise en question de son système de valeurs.De façon brechtienne (Turp a traduit iLa Bonne Âme de Se-Tchouan, Mère Courage et L’Opéra de quat'sous, et il compte traduire le Petit Organon), on assiste au passage vers la mort d’un homme qui refuse de voir que le monde a changé.« Le docteur Vendôme représente le côté autodestructeur de l’élite québécoise, explique Turp.Lors du référendum, j’ai ressenti ce drame dans l’affaire c^es Yvette, où cette élite, aveuglément, a encouragé les femmes à clamer haut leur aliénation.Les Yvette ne méritaient pas ce mépris d’une génération d’hommes tournés vers le passé pour s’accrocher à des valeurs réactionnaires, violentes.» Seloft Turp, les voix actuelles de la dramaturgie québécoise, 4)ost-nationaliste, plus ancrée dans le sort humain, sont bloquées aux portes des théâtres subventionnés.Il faut aller les entendre à Fred-Barry, à l’Atelier continu, où les créateurs paient de leur poche le droit d’être entendus puisqu’après avoir utilisé les petites subventions (dans ce cas-ci une somme du programme Explorations du Conseil des arts du Canada, et une partie de l’argent qu’Ottawa et Québec accordent au théâtre Petit-à-Petit), il ne reste plus rien à investir dans le projet suivant.Tout est toujours à recommencer, à zéro.Faisons une exception, toutefois, pour le Théâtre d’aujourd’hui, le plus vieux des jeunes théâtres qui sait encore prendre des «risques».Les Productions singulières présentent, chaque lundi soir à 21 heures et jusqu’au 13 février, Le Journal d’Agathe Feuerbach, un texte de Cassandre l'ournier, au café-concert La Chaconne, 342 est, rue Ontario.¦ La Magie de l’art, 1235, rue Guy, présente jusqu’au 30 janvier les pastels de deux Montréalaises : Deirdre McCay et Elizabeth Whalley, qui ont décidé d’explorer les ¦ PRIMA FILM prèstniil PHILIPPE NOIRET JEAN ROCHEFORT CAMI POUR TOUS «'VINCENT liNMiMMi PIERRE GRANIEft DEFERRE ||in,àMn: 7:30,9*4^ leOAUPHin 1 ____ 1 JO, 3J0, SM, HAUWfNKESOlKIVHK TM,SM lieux de divertissement de Montréal pour les illustrer dans quelque 25 toiles.¦ Dans la série Les Grands Explorateurs, Patrick Moreau présentera, ce soir et jusqu'au 16 janvier, un film et des commentaires sur l’ile de Ceylan, au théâtre Arlequin, 1004 est, rue Sainte-Catherine, et les 28 et 29 janvier, 1er et 3 février a la salle André-Mathieu de^Laval.U ne soirée de lecture de poésie aura lieu ce soir à 20 h 30, par le poète et auteur Ron Bu-tlin, à l’université Concordia, 1455 ouest, boulevard de Maisonneuve, salle 762.« Dossiers de presse » et « Impacts » à Radio-Canada Du regard critique à la vision futuriste par Jules Richard La télévision de Radio-Canada serait-elle en train de sortir de l’ornière de l’information traditionnelle ?En tout cas, les deux nouvelles émissions d’information ; Dos siers de presse et Impacts, ont en commun une vision différente, un nouveau regard sur l’actualité, un souffle nouveau qui était bienvenu à ta télévision d’État.Dossiers de presse, la toute nou-vélle série animée par Florian Sau-vageau (dimanche à 18 h 30), s’at taque à un projet à la fois audacieux et original, du moins à la télévision canadienne.Vaguement inspirée de l’émission américaine The Inside Story, Dossiers de presse s’intéresse, avant tout, au traitement de l’actualité dans les médias.Une émission d’information sur l’information qui compte puiser à même l’actualité ses meilleurs exemples.« Il ne s’agit pas du tout, explique Florian Sauvageau, de faire le procès d’un journal en particulier ou d’une station de radio ou de télévision, à moins que l’actualité ne le justifie.Pas question, non plus, de donner un cours sur le bon et le mauvais journalisme.» L’émission propose, avant tout, une réflexion sur le contenu de l’information, ses forces et ses faiblesses, une lecture critique de l’actualité vue et commentée par les médias.On parle souvent des médias en termes d’entreprises économiques, rarement en tant que miroir fidèle ou déformant de la réalité, encore plus rarement en tant que pouvoir, voilà enfin l’occasion de combler cette lacune.« L’émission s’adresse à ceux qui désirent lire entre les lignes et vise avant tout à développer un sens critique de la part du public à l’endroit de l’information qui leur est transmise quotidiennement », précise l’animateur.Entreprise de démystification suicidaire ?Pas nécessairement.Puisque les journalistes commentent et critiquent quotidiennement l’actualité, pourquoi l’information ne serait-elle pas interrogée, à son tour, sur ses modes de fonctionnement ?La première émission de la série traitait d’un sujet particulièrement chaud ces temps-ci ; les rapports des médias avec la justice.Entre la notion de droit du public à l’information et ce que les juges n’hésitent plus à qualifier d’entrave à la justice, la frontière est souvent ténue.Florian Sauvageau (Photo André Lecoz) La liberté de presse est-elle plus grande aux États-Unis que chez nous ?Peut-on véritablement parler de « libertinage de la presse • comme le laissait volontiers entendre un juge de la Cour supérieure de Montréal ?La question morale posée par la publication de certaines photos d’accusés et de victimes lors de procès devrait-elle être régie par un code de déontologie ?Autant de questions oui ont malheureusement été soulevées trop rapidement ' le débi çait vraiment à s’animer entre le journaliste Richard Desmarais et Me Robert Sacchitelle, avocat à l’Aide juridique, c’était déjà le temps de se dire bonsoir.La télévision est-elle éternellement condamnée à un traitement superficiel de l’information, par manque de temps ou de moyens ?Voilà une question qui mériterait peut-être d’être soulevée au cours de la série.L’émission de dimanche (qui est maintenant diffusée en reprise le lundi à 23 h 45) avait pour thème « Que savons-nous de l’Union soviétique ?», juste au moment où débute, à Stockholm, la conférence internationale sur le désarmement et où, on le sait, l’URSS joue un rôle de premier plan.La vision soviétique qui nous parvient par les grandes agences comme Associated Press n’est-elle pas, en définitive, un regard américain ?Parmi les sujets qui seront abordés au cours des prochaines semaines (la série comprend 12 émissions), mentionnons, entre autres, le journalisme sportif.Dans une toute autre optique, le nouveau magazine d’information Impacts, qui remplace désormais la case laissée libre à l’horaire par le départ de Noir sur blanc la saison dernière (samedi à 18 heures),^ a décidé de se tourner résolument vers l’avenir.Il ne s’agit pas, toutefois, de science-fiction ou de fantastique.Plutôt que de suivre de façon directe l’actualité nationale et internationale (mandat déjà couvert par Le Point), Impacts va un peu plus loin et s’engage dans des avenues prospectives, aussi bien dans le domaine de l’économie que ceux de la politique ou de l’art.L’émission a fait son apparition à Radio-Canada sans tambouTs ni trompettes.On ne s’attendait à rien de particulier et voilà que le résultat est particulièrement intéressant.L’animateur, Robert-Guv Scully, qui fait ses débuts à la télévision, propose chaque semaine des débats qui dépassent l’actualité quotidienne et soulèvent des grandes questions importantes pour l’avenir de la société, autant au niveau des nouvelles technologies qua des nouvelles mentalités.Impacts réunit des spécialistes qui traitent des nouveaux courants, des nouvelles idées; l’équipe semble à l’affût des événements annonciateurs de changements.Une émission bien ficelée, intelligente et qui réussit à être intéressante malgré son format assez rigide et son budget, paraît-il, relativement moyen par rapport aux autres émissions d’information.Espérons seulement qu’avec cette pers^ctive futuriste, on réussira à alimenter sans trop de difficultés le contenu hebdomadaire de l’émission, ce qui n’est pas nécessairement évident.Suivre l’actualité, c’est une chose; vouloir la devancer, c’est une tout autre histoire.Au moment où le débat commen- Nouvelles du cinéma Robert-Guy Scully (Photo Jean-Pierre Karsenty) Selon l’AFP La mise aux enchères des studios Zoelrope de Francis Ford Coppola connaîtra-t-elle son épilogue le 10 février prochain Un.accord est intervenu, fin décembre, pour les mettre en vente à cette date, mais ce ne serait pas la première fois que Coppola bénéficie d’un sursis.I.a mise à prix minimum a été fixée à $12.2 millions, ce qui permettrait à la banque Security Pacific National de recouvrer les ^ millions dus par Coppola.Deux financiers américains, Robert Sonnenblick et Jerry Kramer, qui avaient déjà fait une offre d’achat en septembre dernier de plus.de $16 millions, seraient toujours sur les rangs.¦ Gene Kelly produit en ce moment That ’s Dancing, film de montage réunissant les grands numéros de danses de l’histoire du cinéma.Le film, qui doit sortir aux États-Unis l’été prochain, aura notamment comme narrateurs-danseurs, outre Gene Kelly, Mikhaïl Baryshnikov, Liza Minnelli et Sammy Davis.¦ Pour son dernier film Can She Bake a Cherry Pie ?(Peut-elle faire une tarte aux cerises ?), l’actrice Karen Black, qui tournait sous la direction d’ùn copain, Henry Jaglom, avait accepté un cachet de $1,0M.Le film a été bien accueilli par la critique, mais beaucoup moins bien par le syndicat des acteurs, car son équipe n’était pas syndiquée.Résultat : le syndicat des acteurs a con damné Karen Black à une amende, comme par hasard, de $1,038.ASTRE I: (327-5001) — "Sudden Impact" 7 h 00, 9 h 10.ASTRE II; — "La clasae de 1984" 8 h 40.— "Belle, blonde et bronzée” 7 h 00.ASTRE III: - “Staying Alive" 8 h 50.— "Enfin, y a t-ll un pilote dans l'avion" 7 h 10.ASTRE IV: — “Bonheur d'occasion” 9 h 00.— "T'es folle ou quoi" 7 h 10.BERRI I; (288-2115) - "Les dieux sont tombés sur la tète” 12 h 00, 2 h 00, 4 h 00.6 h 00, 8 h 00,10 h 00.BERRI II: — “Carmen" 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30.BERRI III; "Jamals plus la-mals” 1 h 50, 4 h 20, 6 h 40, 9 h 30.BERRI IV: — "L'été meurtrier" 1 h 10, 3 h 40, 6 h 25, 9 h 00.BERRI V: - Fanny et Alexandre” 1 h 15.4 h 50.8 h 30.BONAVENTURE I: (861-2725) — "Cross creek” 7 h 00, 9 h 15 BONAVENTURE II: - D.C.cab" 7 h 30, 9 h 40.BROSSARD I: (465-3851) -Quand faut y aller, faut y aller" 7 h 00, 9 h 15.BROSSARD II: (465-3851) -"M.maman la roi du foyer” 7 h 10, 9 h 25.BROSSARD ili: "Jamais plus jamais" 7 h 00, 9 h 30.CINÉMA CHATEAU GUAY:(6980141): Salle 1“Dé-mon dans l'ile” 7 h 30 et "Le camion de la mort" 9 h 10.Salle 11 "Brainstorm" 8 h 00 CARTIER-LAVAL:(663-5124) -"Jamais plus |amals'' 7 h 00, 9 h 30.CHAMPLAIN I: (271-1103) — "M.maman, le roi du loyer” 7 h 10, 9 h 25 CHAMPLAIN II: - Quand laut y aller, faut y aller" 7 h 00, 9 h 15.CINÉMA DE PARIS: - "Christine'' 1 h 00, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40.CINÉMATHÈQUE: (842-9763) — Relâche.CINÉPLEX I; (849-4518) - "The big chlll''12h05, 2h00.4 h 00, 6 h 00, 8 h 00, 10 h 00 CINÉPLEX II: - Rear window" 1 h 00, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 35 CINÉPLEX III; - AH the right moves" 12 h 35.2 h 25, 4 h 15.6 h 05, 7 h 55.9 h 45 CINÉPLEX IV; - Risky business" 12 h 15, 2 h 05, 3 h 55, 5 h 45, 7 h 30.9 h 20 CINÉPLEX V: - Tender merdes" 12 h 45, 2 h 30, 4 h 15.6 h 00, 7 h 45, 9 h 35.CINÉPLEX VI: - Heat and dust” 12 h 20, 2 h 40, 5 h 00, 7 h 20, 9 h 40 CINÉPLEX VII: - D.C.cab 12 h 10.2 h 05, 4 h 00, 5h 55, 7 h 50, 9 h 45 CINÉPLEX VIII; - Educating Rita” 1 h 00, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 CINÉPLEX IX; - The king of comedy" 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15.CINÉMA MONTRÉAL l:(521-7870) — "Les aventures de Bernard et Blanca" 1 h 15, 3 h 25, 5 h 10, 7 h 45, 9 h 55.“Le noel de Mickey" 12 h 50, 3 h 00, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30.CINÉMA MONTRÉAL II; -Au nom de tous les mlons"12h55.3h40, 6h 25, 9 h 10 CLAREMONT: (486-7395) - "Hot dog the movie” 6 h 00.7 h 50, 9 h 40.COMPLEXE DESJARDINS l:(288-3141)— "Au nom de tous les miens" 12 h 15.15 hOO, 17 h 45.20 h 30 COMPLEXE DESJARDINS II: — “Le petit prince” et un court métrage, 12 h 15, 14 h 00, 15 h 45, 17 h 30, 19 h 15, 21 h 00.COMPLEXE DESJARDINS III; — "Pensionnat très spécial" 12h 05, 14h 35, 17h 05, 19 h 35, 22 h 05."Fantasmes Interdits" 13 h 15.15 h 45, 18 h 15, 20 h 45.COMPLEXE DESJARDINS IV; — "Y a l-ll enfin un pilote dans l'avion".12 h 05.15 h 45, 19 h 25,”Slaylng alive" 13 h 55, 17 h 35, 21 h 15.CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (879-4349) — "Le charme discret de la boufgaolsle" 20 h 30.COTE-DES-NEIQES I; (735-5528)-"The bIg Chili” 7 h 00, 9 h 00.COTE-DES-NEIGES II: -"Educating Rita” 7 h 15.9 h 30.CRÉMAZIE: (388-4210) - "Les aventures de Bernard el Blanca” 7 h 15.9 h 20 e "Le noel de Mickey” 6 h 40, 8 h 45.DAUPHIN I; (721-8060) -"L'ami de Vincent" 7 h 30.9 h 30, DAUPHIN II: "Coup de foudre” 9 h 30, "Mortelle randonnée" 7 h 20.DORVAL I: (631-8587) - "Hot dog the movie" 7 h 00, 9 h 00 DORVAL II; Two of a kind" 7 h 30: 9 h 30 DORVAL III; Sudden Impact" 7 h 00, 9 h 10.DÉCARIE I: (341-3190) -"Scarface" 8 h 00.DÉCARIE II: - Sllkwood” 6 h 45, 9 h 15 ATELIER CONTINU; 1200 est rue Laurier (270-1178)— "Syncope" de René GIngras.m.en s.Yves Desgagnés du mer.au dim.20h.30 du 6 ianv au 11 tév CAFÉ INSTANTANÉ; 102 rue St-Georges, Laprairie (659-4822)— Pauline Tidbury et Daniel St-Jean, chansonniers 18 au 22 |anv.CAFÉ DE LA PLACE; PDA (842-2141)— Caméléon, production du théâtre de l'Esprit Frappeur de Bruxelles d'après l’oeuvre de Jean Muno à compter dull lanv.lun au sam 20h.30 CAFÉ THÉÂTRE QUARTIER LATIN: 4303 St-Denis (843-4384)— Quoi faire après le zéro de Nicole Lerlche du 10 au 29 lanv à20h 00— CAFÉ TIMÉNÉS: 4857 ave du Parc (272-1734)— Cinéma du mardi soir: "L'argent de poche " avec François Trutfault, lilm couleur â 21h 30.23h.45 et 01.30 CAMPUS LOYOLA: Univ Concordia 7141 ouest rue Sherbrooke (482-0320 poste 614)— Concordia Electro-acoustic 16 janv.20h 15 CARGO: 4177 St-Denis— Kounou, spectacle de musique traditionnelle (bikulsl) 17-18-19 janv 21h30 LA CHACONNE; 338 est rua Ontario (843-8620)— Tous les mardis Soma Del Rio el son guitariste Antonio Rodriguez vous invitent â une soirée Flamenco â 21h 00 DINER-THÉATRE LES MASQUES: Hotel Regance Hyatl, 777 Université (879-1370)— "Special Occasions" de Bernard-Slade.mer jeu ven dim.19h 00.sam 18h.30|usqu’au26Mv GROUPE LA VEILLÉE: 550 Atwater (933-8146)— "Till l'aspiégle.le journal de Nijmski" du 20 ,anv.su 12 lév 21h 00, relâche lun mar HOTEL REGENCE HVATT: 777 Université (879-1370)— Bar tour de vlHe: tno Kanny Alexander mar.au |eu, 21h.OO à 02h.00— quatuor Cheryl Vanelli ven et sam— Bar La Verrière: piano-bar avec Roland Devéze mar au sam.19h.00 à 00 00— Diner-dansanI avec pianiste Gerry Pucci L'AIR DU TEMPS: 191 ouest, rue St-Paul (842-2003)— Steve Blum Ensemble 16-17-18 j.inv.LA CROISETTE: 1201 O Dorchester (878-2000)— Gaston Ouellette au piano dim.à ven de 19h00à22h.00 -LE GRAND CAFÉ; Bâteau Ivre: 1720 St-Denis (849-6955)—Strictly Taboo (Funk-Fusion) 17-18 lanv.LA LICORNE: 2075 Boul.St-Lau-renl (843-4166)— "Johnny Man-gano and his astonishing dogs " de Michel Tremblay, m en s Gilbert Dumas mar.au dim 20h 30 du 5 janv.au 4 tév L'ENTRE-TEMPS: Niveau A centre Sheraton.Mtl— Le groupe Mexican Connection du mar au dim de 21h 00 â 03h 00 jusqu'en lév LIGUE NATIONALE D'IMPROVISATION: Salle Lall-berté.UQAM (282-3456)— Improvisation lun 21h 00.ven 00 00.dm 15h.OO L'IMPROMPTU; 1201 o Dor Chester (878-2000)- Gaston Ouellette au piano de 17h 00 â 19h 00, Eddie Prophète de 21h 00 âOZh.OOdulun au sam RISING SUN; 286 ouest rue Ste-Catherine (861-0657) — New Ho-nzon, reggae du 19 au 22 janv SALLE FRED BARRY; 4353 est rue Ste-Catherine — Le théâtre Petit â Petit présente Les cauchemars du grand monde de Gilbert Turpdu12janv au4lév SALLE GÉRMAINE MALÉ-PART: 100 est rue Notre-Dame— Natalie Turovsky et Luoa Hall, violonistes 16 janv.12h00 SALLE WILFRID PELLETIER; PDA (842-2112)- SPECTRUM: 318 O Sie-Catherine (661-5851)—Chom présente Boys Brigade 19 lanv 21h00 TANGENTE: 307 o SteCatherine (842-3532)—"3s " Portes ouvertes â ruOAM avec la nouvelle génération de mordus de la dansa du 19au22ianv 20h30 théâtre ARLEQUIN: 1004 est rue Ste-Catherine (288-4391)— Ceylan (SRI-Lanka) 16-17-18 |anv à20h00 THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI; 1297 rue Papineau (523-1211)— "Le bélier" de David Freeman m en s.Alain Fournier du 19 janv au 11 lév .mar au sam 20h 30, dim 15h.00 THÉÂTRE CENTAUR: 453 St- François-Xavier (288-3161)— "84 charing cross road" de Helene Hanfl, m en s.Eisa Bolam mar â sam 20h.00dim.1911.00.sam matinée 14h.00 du 5 au 29 janv THÉÂTRE FÉLIX LECLERC: 1456 est rue Ste-Catherine (521 -4650)— La déprime, comédie â sketches du 12 au 29 |anv THEATRE MAISONNEUVE: PDA (842-2112)- Noh-Kyogen, théâtres nationaux du Japon 18 au 22 janv théâtre MÉRIDIEN: 4 complexe Desiardins (285-1450)— Parler dans le noir de Richard Northeott â 19h.30— Le trésor des conques de Maureen Peterson â 21 h 00 du 10 au 31 janv matinée le dim relâche dim soir lun el mar THÉÂTRE PORT ROYAL: PDA (842-2112)— La cie Jean Duceppe présente "Caviar ou lentilles " de Scarnicci et Tarabusi.m en s Gaétan Labréche QUÉBEC OTTAWA GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Salle Octave-Crémazie Amadeus â compter du 17 janv â 20h00 CENTRE NATIONAL DES ARTS; Ollawa— Opéra The Chiettains 20h 30—Studio L’opéra de Quat'sous de Bertolt Brecht et KurI Weill 17-18-19-20 janv 20h 00 théâtre de L'ILE: 1 Vyelling-ton, Hull (771-6669)— "Le banc " oeuvre de Marie Leberge.mar au ven 20h 30.sam 19h 00 et 22h 00 du 11 lanv su 11 lév UNIVERSITÉ D’OTTAWA; 85 rua Hastey.Ollawa (749-3631 )— A rOdéon, ligue nationale d'improvisation tous les dimanches â 20h.00 jusqu'au 1 avrk ÉLYSÉE I: (842-6053) - "Prénom Carmen'.' 6 h 05.7 h 50, 9 h 30.ÉLYSÉE II; — "A la poureulla de l’étoile " 6 h 15.9 h 00.FAIRVIEW I: (697-8095) -"Yenll ” 6 h 30.9 h 05.FAIRVIEW II: - Terme ol endearment " 7 h 15, 9 h 40 IMPÉRIAL: (288-7102) — "Uncommon valor " 1 h 15, 3 h 15, 5h 15, 7h 15, 9h 15.JEAN-TALON; (725-7000)-"Quand laut y aller, faut y aller" 7 h 00, 9 h 15 KENT I: (489-9707) — "To be or not lo be ” 7 h 30, 9 h 30.KENT II: - Gorgy Park" 7 h 00, 9 h 15 LA CITÉ I: (844-2829) — "Terms ol endearment " 7 h 15.9 h 40 LA CITÉ II: - Hot Dog the movie " 6 h 00.7 h50.9 h 40.LA CITÉ III: — Louez, du 13 au 19 janvier inc.L'AUTRE CINÉMA; (722-1451) - Arthur” 6 h 30, "Le monde selon Garp" 6 h 45."Gandhl"-8 h 30."L'odyssée des juifs du Maroc " 9 h 30.LAVAL I: (688-7778) - "Le leu de la danse " 6 h 00.7 h 50.9 h 45 LAVAL II; - Le retour du Jedl”.7 h 00, 9 h 20 LAVAL III: - Two Ol a kind 6 h 00.7 h 45, 9 h 30 LAVAL IV; — "Uncommon valor ” 7 h 15, 9 h 15.LAVAL V; — "Les compères ".6 h 00, 7 h 50, 9 h 40.LAVAL-ODÉON I: (687-5207-)— "Quand laut y aller, faut yaller "7hOO.9h15 LAVAL-ODÉON II: — M.Maman, le roi du loyer ” 7 h 10, 9 h 25.LOEWS I: (861-7437) - "Terms ol endearment " 12 h 00.2 h20.4h45, 7h 10, 9 h 40 LOEWS II; — "Gorgy Park ” 12 h 00.2 h 15.4 h 35.7 h 00, 9 h 30.LOEWS III: - Tw6 ol a kind " 12 h 10.2 h 00.4 h 00, 6 h 00, 8 h 00.10 h 00.LOEWS IV; - "Never say never again " 12 h 00.2 h 20.4 h 40, 7 h 10.9 h 45 LOEWS V;- The keep’ , 12 h05,2h00, 3h50, 5h45.7 h 50, 9 h 50 MERCIER: — "Jamais plus jamais" 7 h 00.9 h 30 OUIMETOSCOPE; (525-8600) — " Comédie érotique d'une nuit d'été” 7 h 30.9 h 30."Le cercle du pouvoir” 7 h 00.9 h 00.OUTREMONT: - ."Un paquet de spots sans filtres” 7 h 15."Sans soleil" 9 h 30.PALACE I: (666-6991) — "Right Stull".1 h 00.4 h 60.8 h 00.PALACE II; - Sudden Impact ”, 12 h 45.2 h 55, 5 h 05, 7 h 15.9 h 25.PALACE III: - Amytivllla 3-D” 12 h 10.2 h 00, 3 h 50, 5 h 40, 7 h 30.9 h 20.PALACE IV: - Slaughter In San Francisco " 12 h 00.1 h 45.3 h 30, 5 h 15, 7 h 00.8 h 45 PALACE V: - Stardust" 12 h30, 2 h 15, 4 h 00.5 h 45.7 h 30, 9 h 15 PALACE VI; - Hot dog lhe movle "12h30.2h20.4h 10, 6 h 00, 7 h 50, 9 h 40 PARALLÈLE; (643-4725) -’ Wlm Winders: an Inler-vlaw", "Quand je m'éveille” et "Chambre 666” 19 h 30 et 21 h 30 PARADIS I: (866-6991) - "Bernard al Blanca” 7 h 50."La noel de Mickey" 7 h 15 PARADIS II: — '.'Au nom do tous les miens" 7 h 15 PARADIS III: - Cujo 9 h 05, — "Arthur " 7h 15 PARISIEN I: (866-3856)- "Le feu de la danse " 1 h 00.3 h 00.5 h 00, 7 h 05, 9 h 10, PARISIEN II: - La retour du Jedl " 12 h 00."2 h 20.4 h 40.7 h 00.9 h 20 PARISIEN III: - La truite" 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30.PARISIEN IV; - "Las com- O CBFT 12:00 Première édition , 12.22 Télex Arts 12.30 AlléBouBou 13.30 Au jour le jour 14.30 Cinéma • Nous n'irons plus au bgis • avec Marie-France Pisier, Siegtried Rauch.Richard Leduc et Jacques Higelin 16.00 Bobino 16.30 Les SchtroumpIs 17.00 Le grand frers 16.00 Ce soir 16.2$ Les nouvelles du sport 16.30 Avis de recherche 16.00 Drâledevie 19.30 Terre humaine 20.00 Poivre et sel 20.30 La bonne aventure 21.00 Quincy 22.00 Le télé|Ournal 22.2$ Le Pom! 22.$$ La météo 23.00 Les nouvelles du sport 23.10 Télex Arts 23.1$ Le roi qui vient du sud fD CFTM 12.00 Le dix vous inlorme 12.30 Cinéquiz « Syracuse la lin d’un empire • Ir II 59 avec Ros-sano Brazzi.Sylvia Kos-.cina.Enrico-Maris Salerno sKîinoCervi 14.30 La petite maison dans la prame 16.00 LAnimaIhéque 16.30 Damai Boone 17.30 Najustez pqs votre appa-r6tl 16.00 Le18heursa .19.00 Galaxie 19.29 La Ouoédianne/Tvage 19.30 Chipa 20.30 21.30 22.30 22.$0 23.00 23.1$ 23.30 Mall Houston Michel Jasmin Nouvelles TVA Le 10 vous inlorme Les sports La couleur du temps Les tâtes brûlées CD RADIO-QUÉBEC 18.00 Passe-Partout 16.30 Téléservtc« 18.$7 L’agent D DT 16.00 Le crime d'Onde Ploune 19.30 Nova 20.30 Le 6060 21.00 nationale d'improvisation 23.00 Le crime d'Ovide Ploulte TVFQ(Câbl«) 12.30 Vagabondages 13.$0 Télélilm • Liberté, liberté • avec Simone Renant.Michael Lonsdale.Abbes Brahxn et CathenneHubeau 1S.30 3e rang de lace Le théâtre de Bouvard 1$.SS 16.06 Les actualiléa régionalea 17.00 L’ile aux anianis 17.20 L'Académra des neuf 16.00 Atout coeur 16.30 Des chilfrss SI des Mtres 19.00 AigourdTIUi la ne 20.00 ArtZdyd 20.64 La sentineHs d'Oueaaam 21.16 Les "cinq dernières minutes Rouge Manne 23.00 3e rang de lace Le théâtre de Bouvard 23.2$ 23.37 Les actuaklâa régionalea o CBMT 12.00 The imddey news 12.10 MkMey 12.16 Community •nnounct* monts 12.30 Happy days 12.67 Program highiighia 13.00 .At my children 14.00 Take thirty pèrss " 12 h 05, 2 h 00, 4 I 00.5 h 50.7 h 45, 9 h 40.PARISIEN V: - "L'sml*' 12 h 15.2 h 15, 4 h 10, 6 h 05.8 h 00.9 h 55 PLACE LONGUEUIL I; (679-7451) — "Les avsnlurss ds Bernard et Blancs " 7 h 30.9 h 35.— "Le noel de Mickey" 7 h 05, 9 h 10 PLACE LONGUEUIL II: -Les Dieux sont tombés sur la tète" 7 h 15.9 h 15 PLACE VILLE-MARIE I: (866-2644) — "To be or not to be" 12 h 30, 2 h 4p, 5 h 00.7 h 15, 9 h 30 PLACE VILLE-MARIE II: -"Never cry wolfe" 1 h 00.3 h 00, 5 h 00, 7 h 00, 9 h 00 PLACE ALEXIS NIHON I: (935-4246) — "The man who loved women " 7 h 00.9 h 05.- PLACE ALEXIS NIHON It; -Sllkwood" 6 h 45, 9 h 15 PLACE ALEXIS NIHON III: -"The rescuers” 7 h 15,9 h 20."Mickey's chrlsimaa carrol" 6 h 40.8 h 45.PLACE DU CANADA: (861-4595) — 'Scarface" 8 h 00.SAINT-DENIS II: (845-3222) -"Classe de 1964” 17 h 40.21 h 10."Épouvante sur New-York" 19 h 30 SAINT-DENIS III; - "Les dents de la mer en 3-D ” 18 b 50.20 h 55.VERDUN; (768-2092)- Jamais plus jamais" 6 h 55."L'arme alMolue" 9 h 20.VERSAILLES I: (353-7880)-"Le leu de la danse ”6 h 00.7 h 40.9 h 20 VERSAILLES II: - Le retour du Jedl" 6 h 45.9 h 00 VERSAILLES III: - Les compères ", 6 h 10.7 h 50.9 h 30 VILLERAV: (388-5577) - Les Dieux sont tombés sur la tète" 7h 15.9 h 15.WESTMOUNT SQUARE; (931-2477) — "Terms ol endearment", 7 h 15.9 h 40.YORK: (937-8978) - "YenU " 12 hOO, 2h25.4h50, 7-h15.9 h 40.14.27 Weather rapon 14.30 Coronabon Street 1$.00 Talée ol the uneipected 1$.30 Titane 16.00 Do il lor youreed 16.29 Newswatch 6 16.30 Just down the Street 17.00 Coming attrachons 17.27 Newswatch 6 17.30 Three's company 16.00 Newswatch 19.00 Gel to the Point 20.00 Too close for comtort 20.30 Hangm'in 21.00 Bunak) BiU 21.30 Newhart 22.00 The National 22.2$ The Journal 23.00 Newswatch Headlines and the National Update.23.0$ Newswatch 23.27 Barney MMsr 23.67 C6C Late Nighi • Two Stage Sisters • 1964 avec Xie Fang.Cao Yindi el Feng Ji CD CFCF 12.00 The Flmtslones 12.30 Pulse • 13:00 The Don Herron Show 14.00 Another vrorld 16.00 General Hospital IOlOO Soap 16.30 Take a break with Matthwr Cof» 16J7 Family laud 17.00 The price is right 16.00 Pulse 19.00 MASH 19.30 Thrte of a IHelime 20.00 Snow Job 20.30 Baneon 21.00 CTV Special American Music Awards 23.00 CTV National Newt 23J1 Pulse 00.00 Cinéma 12 • First love > 1961 drama avec Susan Day, William Kail el Beverly d" Angelo 01.60 SakdOcId 10 Le Devoir, lundi 16 janvier 1984 John McEnroe redevient le numéro un au Masters NKW YORK (AP-AFP) - John McKnroe est bien le plus fort actuellement.Il l’a prouvé nier au Madison Square Garden de New York, en remportant le tournoi des Maîtres qui réunit chaque année les meilleurs tennismen du monde.Il a battu en finale celui qui espérait rempor-'“itifdar" ter un troisième titre cons^utif dans cette épreuve, le Tchécoslovaque Ivan Lendl, en trois sets assez nets; 6-3, 6-4 et 6-4.Pour McEnroe, qui avait gagné le tournoi en 1979, c’est donc la grande revanche: ces deux dernières années, il avait échoué au tournoi des Maîtres devant Lendl, l’année dernière en finale et l’année précédente en demi-finale.Pour le génial newyorkais, qui a une nouvelle fois fait étalage de son talent, cette victoire représente un chèque de $100.000 (contre $60,000 au vaincu).« D’abord, ça ne fait pas de mal de recevoir un chèque de $100,000, a dit McEnroe après sa victoire.Cette année, je voudrais encore m’améliorer, ne pas être blessé et être moins impliqué dans des incidents.Je pense qu’il s’agissait d’un match important qui devait décider du titre mondial, à ce qu’il parait.» Plus que l’argent, en effet, la victoire de McEnroe représente la confirmation qu’il est bien le no 1 actuellement.avait remporté son tournoi: Noah, Roland-Garros; McEnroe, Wimbledon; Connors, Flushing Meadow; et Wilander, l’Australie.Et Lendl s’apprêtait à se mettre sur les rangs pour une impressionnante passe de trois au tournoi des Maîtres.Mcenroe ne l’a pas voulu.Maître du court, agile comme un chat, il a distillé ses coups de patte et a complètement neutralisé le jeu régulier et brillant de Lendl, pourtant lou- McEnroe a pratiquement fait ce qu’il a voulu, face à son adversaire.Son service a notamment été une nouvelle fois l’une de ses grandes armes : six as, et de nombreux autres services gagnants.À la volée, il n’a fait que peu de fautes.Lendl n’a pourtant pas mal joué du tout, au contraire: quatre as, et des remises toujours très puissantes et très impressionnantes.jours très à l’aise sur le court rapide rde Tout au long de l’année on pouvait en effet se poser la question: qui était le meilleur?Chaque grand et dur du Madison Square Garden.Pour le Tchécoslovaque, c’est la troisième déception de taille en trois grandes occasions consécutives; trois défaites en finale à Flushing Meadow (contre Connors), aux Internationaux d’Australie (contre Wilander), et au tournoi des Maîtres.Preuve supplémentaire de sa bonne résistance et de la qualité du match, dans seulement six jeux au cours de la partie l’un des deux adversaires a été en mesure de prendre le service de l’autre : McEnroe l’a réussi trois fois (au sixième jeu du premier set, au troisième jeu du deuxième set, et au troisième jeu du dernier set) ; Lendl l’a raté trois fois (une fois dans chaque set).« Avant le match, a expliqué McEnroe, j’espérais avoir un bon pourcentage de premières balles de services.Cinquante pour cent sont insuffisants.Il me faut 60 à 65 pour cent, ce que j’ai d’ailleurs fait.Il me fallait déséquilibrer Lendl et le maintenir sous pression.« Je me sentais si bien, en servant, en volleyant, que j’ai pris plus de risques que d’habitude, a poursuivi le vainqueur.Je ne l’ai pas complètement dominé, car je n’ai pas senti la possibilité de gagner tous ses services.J’ai changé souvent de rythme, pour laisser planer le doute dans son esprit.» « Il a très très bien joué, très très bien servi, sa volée me maintenant au fond du court, a pour sa part con- venu Lendl.En plus, j’étais souvent en retard sur la oa " ____________ balle.Je ne pouvais pas contrôler le match.Je ne pense pas avoir joué à mon meilleur niveau, ni avoir fait un mauvais match.Je n’ai perdu mon service que trois fois.Il n’y a rien à redire.Il n’y a pas à être découragé par quelqu un jouant si bien.Je finirai bien par gagner un tournoi du Grand Chelem.» Parfois héroïque mais inférieur, Lendl n’a rien pu faire pour changer l’issue du matcn; face à un McEnroe au sommet de son art, il n’existe aucun tennisman au monde, actuellement, en état de résister.Et c’était le cas hier, au cours de ce match qui a duré environ deux heures.Un Américain 1er, Athans 5e Podborski et Brooker furieux WENGEN, Suisse (PC) — Gary Athans, de Kelowna en Colombie-Britannique, savourait sa cinquième place dans la descente de Wengen en Suisse, comptant pour la Coupe du monde de ski alpin, mais les meilleurs descendeurs de l’équipe canadienne étaient furieux qu’on ait présenté l'épreuve.Les favoris d’avant-course ont terminé à l’arrière du peloton, gagné par l’Américain Bill Johnson en 2:10.89 minutes.Johnson, un ancien champion de la Coupe d’Europe, est 'ricainai devenu le premier Américain à remporter une descente comptant pour la Coupe du monde.Troisième victoire pour Hess MARIBOR, Yougoslavie (AFP) — La Suissesse Erika Hess, pour la troisième fois de la saison, est montée sur la plus haute marche d’un podium hier, à l’issue du slalom de Ma-ribor comptant pour la Coupe du monde de ski alpin et disputé au lendemain de celui de Badgastein.Occupant le huitième rang après la première manche, la Suissesse s’est montrée audacieuse dans le seconde, pour devancer les Américaines Tamara Mcinney et Christin Cooper.Cooper avait réalisé le meilleur temps de la première manche.Hess, gagnante de la Coupe du monde de slalom au cours des trois dernières années, ne l’a emporté que par six centièmes de seconde, grâce a un temps combiné de 1:26.94 minute, devant McKinney (1:27.00).« Je suis vraiment déçue pour vous, a dit Hess en voyant les deux Américaines après la course.Je ne peux le croire.« Je suis surprise de ce résultat parce que j’ai commis une faute au départ de la seconde manche, a précisé Hess.Mais j’avais décidé de tout risquer.J’ai cru, en plusieurs occasions, que j’allais chuter.» McKinney a quant à elle dit: « Je suis très contente de mon résultat car j’ai commis deux fautes sur le premier parcours.Je ne suis pas trop déçue d’avoir perdu, même si je croyais bien avoir gagné après avoir battu te temps de Christin.C’est un vrai miracle que je me sois aussi bien classée.Je me sens bien en slalom et j’arrive en forme, ce qui est le plus important avant les compétitions olympiques de Sarajevo.» La course yougoslave n’a pas été la réplique de celle organisée en Autriche samedi, puisque la P'rançaise Perrine Pelen et l’Autrichienne Ros-witha Steiner, respectivement première et deuxième 24 heures plus tôt, ont été contraintes à l’abandon hier.En revanche, McKinney et surtout Hess, quelque peu en retrait samedi (quatrième et neuvième) ont bien re-dres^ la situation en retrouvant l’allant et la précision qui avaient caractérisé leur duel en Coupe du monde, la saison dernière.Hess avait finalement battu McKinney dans la spécialité du slalom et ce sont donc ces deux meilleures skieuses mondiales de l’hiver précédent qui ont pris l’ascendant sur leurs rivales dans l’épreuve de Ma-ribor.L’une et l’autre ont opportunément redressé la barre dans la double optique des Jeux olympiques et, surtout, de ta Coupe du monde, la Liechtensteinoise Hanni Wenzel ayant pris hier une excellente quatrième place.Le retard de Tamara McKinney, au classement général de la compétition internationale qu’elle avait inscrit en 1983 à son palmarès, commençait en effet a être préoccupant.Quant à Erika Hess, après un début de saison en fanfare (succès dans le slalom de Kranjska Gora, en Yougoslavie, et dans le slalom géant de Val d’Isère, en France), elle paraissait depuis sinon en difficulté, du moins quelque peu à la peine.Voici le classement général de la Coupe du monde: 1.Hanni Wenzel (Lie) 189pts; 2.Irene Epple (RFA) 173; 3.Erika Hess (Sui) 169; 4.Olga Charvatova (Tch) 112; 5.Tamara McKinney (E-U) 106; 6.Michela Fi Kini (Sui) 104; 7.Maria Walliser (Sui) 100 ; 8.Christin Cooper ( E-U ) 88 ; 9.Gerry Sorensen (Can) 84; 10.Lea SoeUcner (Aut) 82.L’autrichien Anton Steiner a pris la deuxième place en 2:11.00, devant son compatriote Erwin Resch (2:11.06).Des chutes de neige et du brouillard ont rendu le parcours dangereux et les résultats montrent que les derniers skieurs prenant le départ ont eu un net avantage sur les têtes d’affiche.Partant au sixième rang, l’Onta-rien Todd Brooker, de Paris, a fini 21e, en 2:12.69.C’était la première fois cette saison que Brooker ne terminait pas parmi les 10 premiers.Le Torontois Steve Podborski a été le huitième à prendre le départ et il a terminé 20e, en 2:12.56.Il s’agissait de sa pire performance de la saison.Le favori, le Suisse Pirmin Zur-briggen a pris la sixième place, tandis que son compatriote Urs Raeber, le meneur au classement général de la Coupe du monde, a fini 15e, Athans, qui est parti en 44e position, a quant à lui amélioré ses chances de mériter une place au sein de l’équipe « A » de descente du Canada.«Je savais que tout allait bien, a dit Athans, dont le temps de 2; 11.52 aurait pu être meilleur s’il n’avait pas chuté tout près du fil d’arrivée.J’ai gardé mes mains basses et j’ai été très agressif.’ « Vers la fin, j’ai commis une erreur, a ajouté Athans.J’ai pris le dernier virage un peu trop tard.J’étais trop excité.Au sommet, j’avais entendu dire que le parcours était devenu plus rapide pour les derniers compétiteurs.« .î’ai très bien couru.Si je n’avais pas commis cette erreur, j’aurais peut-être gagné.» Podborski et Brooker ont pour leur part souligné que les conditions athmosphériques avaient donné un avantage injuste aux derniers compétiteurs.« Ce fut une course ridicule, a dit Podborski, l’ancien champion de la Coupe du monde de descente.Le numéro de départ primait sur le talent, aujourd’hui.« Les gars portant des dossards dans la cinquantaine ont terminé devant moi.Ces déclarations me feront peut-être passer pour un mauvais perdant, mais que puis-je dire d’autre?Comme les conditions n’étaient pas assez dangeureuses pour que quelqu’un se tue, les organisateurs ont décidé de présenter l’épreuve.Ce fut injuste.» Brooker a tenu des propos semblables à ceux de Podborski.« Je ne comprends pas pourquoi, compte tenu des mauvaises conditions, la course a eu lieu, a déclaré Brooker.Ce fut vraiment dégueulasse.« Il neigait abondamment en haut de parcours.Il est tombé des tonnes de nouvelle neige.La visibilité était nulle.« J’avais déjà deux secondes de re-• tard après 40 secondes de course, a-t-il ajouté.Il est inutile de commeter ma course.J’essayais tout simplement de suivre les pistes, lorsque j’étais en mesure de les trouver.Des compétitions semblables n’apportent rien de bon à ce sport.» Le Québécois Paul Boivin, de Saint-Lambert, a quant à lui réussi le deuxième temps intermédiaire, mais une grossière erreur à la suite d’un saut l’a fait sortir de piste.Il a finalement pris la 28e en 2:13.05.I,es autres canadiens en lice ont terminé comme suit: Chris Kent, de Calgary, 36e (2:13.59); Scott Shaver, d’Ottawa et Robin McLeish, de Ka-nata en Ontario, 54es (2:14.46); Chris McIver, de Vancouver, 57e (2:14.65); et Don Stevens, de Rossland en Colombie-Britannique, 69e (2:15.76).En analysant les résultats, l’instructeur de l’équipe canadienne, Joey La vigne, d’Ottawa, a tenté de relatiiviser la performance d’Athans.« Gary a fait une bonne course et je ne veux rien lui enlever, mais je crois que si les conditions avaient été différentes, il n’aurait probablement pas terminé cinquième, a dit Lavi-gne.À la place de Steve ou de Todd, je serais aussi furieux.« Les coureurs sont tous là pour donner le meilleur d’eux-mêmes et l’épreuve d’aujourd’hui tenait du ridicule.»10.89 minutes Voici le classement de la Coupe du monde de descente; 1.Raeber, 75 points; 2.Resch, 60; 3.Weirather, 55; 4.Heinzer, 52; 5.Brooker, 50; 6.Klammer, 48; 7.Podborski, 39; 8.Mair, 27; 9.Johnson, 25; 10.Meli, 22; 11.Steiner et Peter Wimsberger, Autriche, 20; 13.Conradin Cathomen, Suisse, 19; 15.Gerhard Pfaffenbi-chler, Autriche, 16; 17.Athàns, 12; 26.Boivin, 7.afi-« / T V En patinage artistique à Regina Des championnats extraordinaires! te ^ Gary Athans de Kelowna, C.-B., a réalisé son meilleur résultat en Coupe du monde en terminant cinquième de la descence de Wengen, hier.(Photolaser AP) Les Mariners renoncent à Rose SEATTLE (AP) — La direction des Mariners de Seattle a laissé savoir samedi qu’elle abandonnait ses démarches dans le but de mettre sous contrat le vétéran Pete Rose, ouvrant ainsi toute grande la voie aux Expos, désireux d’embaucher le premier-but de 43 ans.« Nous ne pourrions bâtir notre équipe autour de Rose, a expliqué Chuck Armstrong, le président des Mariners.Nous ne voulons pas nous engager dans des investissements à court terme.Le temps est venu pour nous de produire nos étoiles».liai Keller, le directeur général des Mariners, a avisé Reuven Katz, l’agent négociateur de Rose, de la décision.« La décision a été très difficile à prendre, a convenu Keller.Mais le désir de Rose d’être titulaire a refroidi notre enthousiasme».Les Mariners consentaient à offrir un pacte d’une année au montant de $600,000 à Rose.Les deux parties n’ont cependant pas discuté de l’aspect financier, aux dires du quotidien Seattle Times.Rose n’a besoin que de 201 coups sûrs pour rejoindre Ty Cobb, le détenteur du record dans l’histoire du bseball en vertu de 4,191.Mancini conserve son titre contre Chacon RENO, Nevada (AP) — L’Américain Ray « Boom Boom » Mancini a mitraillé son compatriote Bobby Chacon de coups à la tête et au visage jusqu’à ce que l’arbitre Richard Steele s’interpose à 1:17 du troisième assaut pour ainsi conserver le titre de poids léger de l’Association mondiale de la boxe.Même s’il a rapidement pris fin, le combat, prévu pour 15 rondes, s’est avéré une guerre, les deux boxeurs y mettant toutes leurs énergies.Cependant, Mancini, âgé de 22 ans et de dix années le cadet de l’aspirant, était trop fort pour Chacon, qui tentait de conquérir un troisième titre en carrière.Mancini a repoussé Chacon dans les câbles lors de la troisième ronde et l’a atteint solidement à l’aide d’une solide gauche en plus de le marteler à la tête et au corps.Chacon a tenté de se redresser, mais il semblait meurtri lorsque l’arbitre a mis un terme aux hostilités.Les 11,104 spectateurs ont conspué la décision de l’arbitre, mais Mancini dominait outrageusement.« J’ai cessé le combat parce que Bobby avait suffisamment écopé », expliquait Steele.« Il (Chacon) est mon idole.C’est un fier compétiteur », clamait Mancini, au terme de sa victoire, sa 29e, dont 23 par mise hors de combat, en carrière professionnelle.Chacon, lui, écopait d’un septième revers en 60 combats.Son dossier est également entaché d’un verdict nul.D’autre part, l’Américain Milton McCrory n’a éprouvé aucune difficulté à conserver son titre de champion du monde des mi-moyens (version W.B.C.) en triomphant avant aisance de son courageux compatriote Milton Guest par arrêt de l’arbitre à la sixième reprise, samedi à Sterling Heights (Michigan).Pierre Harvey est le héros d’un «bien cuit» QUEBEC (PC) — Le champion canadien de ski de fond, Pierre Harvey, n’est pas parti seul hier pour Sarajevo où il se mesurera aux meilleurs fondeurs du monde lors des Jeux olympiques, le mois prochain.Ils étaient au-delà de 500 personnes hier matin au Château Frontenac pour venir encourager et aider financièrement l’athlète de Stone-ham, en banlieue nord de Québec.Les organisateurs avaient adopté la formule du « bien cuit » pour rendre hommage à Harvey et lui témoigner toute la reconnaissance de ses concitoyens.On s’est bien amusé à ses dépens, mais tous ceux qui ont pris la parole ont souhaité la meilleure des chances au champion et, si possible, une médaille.Le héros de la fête a été très touché de cette marque d’amitié et de confiance et il a promis de ne ménager aucun effort pour récompenser ses amis et supporters.La haute direction et quelques joueurs des Nordiques, des repr^n-.tants de divers milieux de Québec, REGINA (PC) — Au moment où se terminait leur programme long, samedi soir à Regina, Lloyd Eisler a saisi sa partenaire Katherina Matou-sek et l’a serrée fermement contre lui au centre de la patinoire.Cette démontration de joie ne faisait évidemment par partie du programme, mais elle a procuré une fin appropriée aux meilleurs championnats canadiens de patinage artistique depuis plusieurs années.« J’étais tout simplement heureux de voir que nous avions si bien fait, » a dit Eisler, un jeune homme de 20 ans orginaire de Hamilton en Ontario, qui pouvait difficilement contenir ses larmes.Lorsqu’on a annoncé qu’ils étaient les nouveaux champions canadiens, ce fut au tour de Matousek de démontrer sa joie.La jeune fille de Vancouver, âgée de 19 ans, a sauté de joie et embrassé tout le monde qui l’entourait.Eisler et Matousek furent les seuls nouveaux champions canadiens de la compétition, au niveau senior, Leur tâche a été facilité par le retrait des champions des cinq denières années, les Ontariens Barbara Underhill, d’Oshawa, et Paul Martini, de Wood-bridge.« Leur absence ne nous a pas préoccupé, a dit Eisler.Nous voulions simplement montrer que ne pouvions aussi atteindre un certain standard d’excellence et nous l’avons fait.» Melinda Kunhegyi, de Burlington en Ontario et Lydon Johnston, de Ha-miota au Manitoba, ont pris la deuxième place, devant la Montréalaise Cynthia Coull et l’Ontarien Mark Rowsom, de Chatham.Les autres champions défendants ont tous conservé leur titre — Brian Orser chez les hommes, Kay Thomson chez les dames et Tracy Wilson ainsi que Rob McCall en danse.Orser, qui est originaire de Pene-tanguishe en Ontario, est tombé à deux reprises durant son programme long.C’est la première fois de sa carrière qu’il tombait deux fois dans un seul programme, mais il a tout de même été couronné champion pour une quatrième année de suite.Gary Beacom, de Toronto, le meneur avant le programme long, était le favori du public en raison de son numéro original, mais il a admis, après avoir terminé deuxième, que ses sauts n’avaient pas été très bons.« Mais mes chances de victoires n’étaient pas tellement grandes, a ajouté Beacom.Je voulais mieux patiner que lui (Orser), mais il aurait fallu que je sois parfait pour le vaincre.» Orser, qui avait enlevé le titre à Brian Pockar en 1981, n’était toutefois pas d’accord avec Beacom.« Si Gary avait été parfait, il aurait sûrement gagné parce que je lui ai ouvert la porte.Il avait une attitude perdante s’il était certain de terminer deuxième.» Gordon Forbes, d’Ottawa, a pris la troisième place.En danse, les champions n’ont laissé aucun doute.Wilson, de Port Moody en Colombie-Britannique et McCall, de Dartmouth en Nouvelle-Écosse, ont tout bonnement dominé leurs rivaux grâce à une performance qui a tenu les 6,000 spectateurs en haleine du début à la fin.Les Torontois Kelly Johnson et John Thomas ont terminé deuxièmes, devant Karyn et Rod Garos-sino, de Calgary.Elizabeth Manley, d’Ottawa, avait pris la deuxième place chez les dames, vendredi soir, devant Coull.Voici les sélectionnés qui représenteront le Canada aux Jeux olympiques de Sarajevo le mois prochain; messieurs: Brian Orser, Gary Beacon, et le junior Jaimee Eggleton.Dames: Kay Thomson, Elizabeth Manley; remplaçante: Charlene Wong.Couples: Barbara Underhill-Paul Martini, Katherina Matousek-Lloyd Eisler, Melinda Kunhegyi-Lyn-don Johnston; remplaçants: Cynthia Coull-Mark Rowson.Danse; Tracy Wilson-Robert McCall, Kelly John-son-John Thomas; remplaçants: Isabelle et Paul Duchesnay.Mahaffey gagne en prolongation PALM SPRINGS, Calif.(AP) -John Mahaffey a enlevé le tournoi de golf Bob Hope-Desert Classic en battant Jim Simons au deuxième trou d’un match de barrage lorsque celui-ci a raté un coup roulé de trois pieds.Mahaffey avait forcé la prolongation en ramenant une carte de 66 et ainsi terminer l’épreuve de 90 trous à 340, ex aequo avec Simons.La victoire de Mahaffey, sa septième en 14 saisons au circuit de la PG A, lui a rapporté la somme de $72,000.Simons a mérité $43,200.Johnny Miller, le meneur après le quatrième tour, a connu des difficultés sur les verts, et il a fini au troisième rang à 342, un coup devant Curtis Strange et Peter Jacobsen.Jack Renner, Gary Koch et Tim Morris suivent à 344.plusieurs citoyens et enfants ont fait de cette rencontre une véritable fête de famille autour de l’athlète originaire de Rimouski.Le coût était de $25 par personne et la moitié de ces fonds allaient à Pierre Harvey.La Brasserie O’Keefe a donné $5,000, le gouvernement du Québec, $4,900, les sept maires de la communauté urbaine de Québec y sont allés d’un montant personnel en groupe de $1,000.Il reste 15 joiirs a la campagne de financement qui aidera Harvey à défrayer ses dépenses en Europe et, surtout, à se concentrer sur son entrainement sans se soucier de ses obligations financières.•Très ému, Harvey a remercié chaleureusement son auditoire et ceux qui ont souscrit au fonds.< C’est la première fois que je vois autant de yeux braqués sur moi et je ne saurais vous dire comment ça fait chaud au coeur de se savoir appuyé de la sorte.Tout ce que j’espère, c’est de ne pas vous décevoir a Sarajevo », a-t-il dit.ih La Suissesse Conny Kissling, ci-haut, et Yves Laroche, de Lac Beau-port, ont remporté hier les épreuves féminine et masculine de sauts de la Coupe du monde de ski acrobatique disputées à Stoneham.(Photolaser CP) è Le Devoir, lundi 16 janvier 1984 B 11 Le Canadien perd contre les Devils Lafleur et Sévigny pointés du doigt par Daniel Caza (PC) — Bob Berry avait prévenu ses joueurs que le match contre les Devils du New Jersey — les « Mickey Mouse » de la Ligue nationale — allait être dur, serré, et qu’ils devaient être tout à fait prêts à faire face à la musique Mais ils ne l’ont pas cru Résultat une affreuse défaite de 3-1 contre le pme club de la ügue « Les joueurs ont pris les Devils à la légère, a déclaré Berry, moins refermé sur lui-même qu’a l’accoutumée dans les circonstances Pour espérer l’emporter en jouant de la sorte, il faut être chanceux Très chanceux Malheureusement, ils (les Devils) n’ont pas fait beaucoup d’erreurs » Il est vrai que les Devils n’ont pas cédé tellement d’espace de manoeuvre au Canadien Berry était le pre- Steve Penney est rappelé de Halifax (PC) — La direction du Canadien a posé un geste pour le moins surprenant, au lendemain de l’échec de 3-1 contre les Devils du New Jersey, en rappelant le gardien de but Steve Penney des Voyageurs de la Nouvelle-Kcosse Il est vrai que Richard Sévigny a plutôt mal paru sur les trois buts des « Mickey Mouse » du circuit Ziegler En considérant toutefois que ses coéquipiers sont parvenus à inscrire un seul petit but contre cette pauvre formation, il n’a pas été le seul à ne pas avoir offert le rendement anticipé I.es dirigeants devaient réagir à l’insulte de samedi soir et ce sont les gardiens de but qui écopent « J’admets qu’il est extrêmement difficile de remporter des victoires lorsque l’attaque produit un seul but, a soutenu le pilote Bob Berry Mais il reste que, dans la majorité des cas, une équipe a davantage besoin d’une performance solide de son gardien que de celle d’un marqueur prolifique ” Incapable de déterminer qui de Sévigny ou de Rick Wamsley pourrait être en mesure de se révéler en tant que gardien no 1, Berry lance un appel d’urgence à un troisième gardien L’ancien porte-couleurs des Cataractes de Shawinigan âgé de 22 ans possède une expérience de deux saisons et quelques mois dans les circuits professionnels Penney n’avait guère impressionné lors du camp d’entraînement, mais on estime qu’il est le meilleur gardien de but d’avenir de l’organisation, meilleur du moins que Greg Moffett, qui avait bien tiré son épingle du jeu à l’entraînement, et que Mark Holden, le plus expérimenté des trois, qui ne semble plus figurer dans les plans de l’équipe 400e pour Bossy UNIONDALE (AP) - Michael Bossy a inscrit son 400e but en carrière dans la Ligue nationale et en a préparé deux autres pour se révéler le héros du gain des Islanders de New York, 4-2, devant les Rangers de New York Bossy, qui a ainsi prolongé sa série avec au moins un pomt à 19 matches, un record personnel, a complété une stratégie de Butch Goring à 12 29 du dernier tiers et couronné le pomtage en marquant son 35e but de la saison L’ailier droit, à sa septième année dans la LNH, est ainsi devenu le 22e joueur de l’histoire à atteindre le plateau des 400 buts De son côté, le gardien Roland Me-lanson a solidement secondé les Islanders, qui jouaient sans les ser- vices de Bryan Trottier, Brent butter, John Tonelli et Anders Kallur, tous blessés Seuls Mike Allison, en première période, et Peter Sunds-trom, lors d’un désavantage numérique au deuxième engagement, ont pu le déjouer Sundstrom a créé l’égalité, 2-2, mais Denis Potvin a départagé les deux équipes en faisant scintiller la lumière rouge quelque 35 secondes plus tard Goring et Duane Sutter ont enfilé les autres buts des meneurs de la section Patrick qui ont âinsi porté à sept points leur avance sur les Rangers En comptant, Potvin et Goring ont mis fin à des disettes personnelles Goring marquait son premier but en 11 rencontres et Potvin, son premier en 12 mier à le reconnaître Cependant, H estimait que le total de 34 tms dirigés par les siens représentait une bonne indication de leur travail Mais lorsqu’on lui a fait remarqué que peu d’entre eux avaient été dangereux, il a répondu avec une question « Et combien des 16 tirs des Devils ont réellement menaçants*' a-t-il dit 'Trois, vous croyez?Moi pas » Bien que le gardien de but Chico Resch ait dit avoir connu un match « très facile » devant sa cage, Berry semblait ainsi blâmer davantage Richard Sévigny et Guy Lafleur, qui ont commis les deux erreurs ayant permis le deuxième but de l’adversaire Il n’a pas mentionné de noms, mais il parait commencer à en avoir ras le bol de voir ses vétérans commettre des erreurs coûteuses Car après que Larry Robinson eut fauté à Long Island jeudi dernier, voilà que Swigny et Lafleur pèchent eux aussi par manque de concentration Le capitaine Bob Gamey a analysé cette défaite de manière très réaliste Selon lui, ce revers, aussi honteux puisse-t-ü être, ne changera pas grand’chose à l’allure de la saison du 'Tncolore.« Aucun triomphe ne nous a lancé sur une séné de succès, a-t-il mdiqué Je ne verrais donc pas pourquoi cette défaite nous enverrait tout de suite dans les boules à mites » Quoi qu’il en soit, le Canadien a manqué une belle occasion de jouer au-dessus de 500 lan Ludvig et Tim Higgins ont sceUé Tissue du match en marquant deux buts en l’espace de 14 secondes dans les derniers instants du match devant 15,992 spectateurs profondément d^us Ludvig a d’abord soutiré la rondelle à Guy Lafleur, qui tentait de la sortir de son territoire, avant de surprendre le gardien Richard Sévigny a Taide d’un lancer frappé d’une quarantaine de pieds, à 18 32.Puis, à 18:46, Tim Higgins a déjoué le gardien du Canadien avec un autre tir très puissant et précis pour consacrer le tnomphe Le gardien Glen Resch avait cependant tenu les siens dans le match un peu plus tôt lorsque le Canadien tentait désesperement de briser Légalité de 1-1 qui avait été créé, à 16 00, par Mats Naslund Resch a alors multiphé les meiUeurs de ses 33 arrets pour mériter la première étoile Le Canadien a dû se débrouiller sans les services de la recrue Alfie Turcotte, à compter du milieu de la deuxième période, ce dernier ayant subi élongation musculaire à la jambe droite Outre Naslund, dont le but a été chaleureusement accueilli par la foule lorsqu’il restait seulement quatre minutes à écouler, les plus bruyants applaudissements ont été réservés à deux adolescents qui ont fait une présence clandestine au centre de la patinoire, avant le début du dernier engagement L’un des deux jeunes hommes était vêtu du chandail des Devils Devils 3, Canadien 1 Première période —Aucun but Pénalités — Vautour NJ Carlson M mineures ma ieures740 VerbeekNJ 11 47 LudwigMIBtS Deuxième période 1-NEW JERSEY Vautour 2 Mi (Antonovich Bridgman) 11 29 Pénalités — Verbeek NJ Smith M 4 54 Cameron NJ Tremblay M 1301 Troisième période 2-MONTRÉAL Naslund 18 (Mondou) 1600 3- NEW JERSEY Ludvig 14 4- NEW JERSEY Higgins 2 1832 (MacMillan Bridgman) Pénalité — Bridgman NJ 1915 Tirs au bul 1846 New Jersey 7 3 6-16 Montreal 10 9 15-34 Gardiens — Resch New Jersey Sévigny Montréal A- 15 992 i luSin Mel Bridgman des Devils du New Jersey donne Timpression d'étrangler Perry Turnbull du Canadien au cours de la première période du match - ^ .de samedi au Forum (Photolaser CP) Bouchard et Froese sont brillants dans un match nul par André Bellemare QUEBEC (PC) — Les Nordiques de Québec n’ont pu préserver une avance de deux buts devant des Flyers de Philadelphie très conaces pour finalement se contenter d’un verdict nul de 3-3 samedi soir au Co-hsée devant 15,294 spectateurs Le match a donné heu à un excellent duel de gardiens et justice a été faite après une telle performance de Daniel Bouchard et Bob Froese.Le premier a été mis à l’épreuve 39 fois et le second à 27 repnses Frose a arrêté plusieurs tirs dangereux de même que le gardien des Nordiques qui a encore été superbe C’est un but de Brian Propp réussi à deux minutes de la fin de la troisième période après une belle incursion de Dave Poulin dans le territoire des Nordiques, qui a évité aux Flyers un quatrième revers de suite « On a gaspillé des occasions de marquer et contre les Flyers, il ne faut pas trop en rater On a eu plusieurs attaques à deux contre un et là encore, on n’a pu en tirer profit », a dit Michel Goulet, qui a obtenu une aide sur le premier but du match, le 12e de Louis Sleigher à 3 59 en première pénode Les hommes de Michel Bergeron ont pourtant débuté du bon pied et ils ont dominé nettement leurs adversaires au premier vingt.Mais ils ont dû se contenter d’un seul but devant la sohdlté de Froese.Autant les Flyers se cherchaient dans la première moitié du match, autant ils sont retombés sur leurs pieds dans les 30 dernières minutes de jeu Ils ont bombardé Bouchard de 17 tirs en deuxième et 13 en troisième, mais le gardien ne leur a permis que trois buts, dont deux en désavantage numénque Peter Stastny a porté le compte 2-0 au début de la deuxième après un bel échange avec Marian Mais peu de temps après, à la cinquième minute, Darryl Sittler comptait Anton Stastny complétait une stratégiede ses deux frères à 11 • 01 pour placer les siens en avant 3-1.Après ce but, les visiteurs se sont ressaisis et ce fut au tour des Nordiques de se défendre avec acharnement et à Bouchard de se surpasser Mais devant les assauts répétés, les Nordiques ont cédé à 19:15 sur le but du défenseur Thomas Eriksson encore sur un jeu de puissance en deuxième Le même scénario s’est produit au troisième engagement et on croyait bien que les Nordiques allaient tenir jusqu’à la fin Mais les Flyers ont continué de piocher tant et si bien qu’lis ont vu leurs efforts récompensés par le but égalisateur de Propp Vï - Nordiques 3, Flyers 3 Première période 1— QUÉBEC Sleigher 12 (Hunier Goulel) 3 59 Pénakies — Hachborn P 715 Marois 013 43 Deuxième période 2— QUÉBEC P Slasiny 25 (A Slasiny M Slasiny) 214 3— PHILADELPHIE Sillier 12 (Sutler Eriksson) 5 00 (an) 4— QUÉBEC A Slasiny 16 (P Slasiny M Slasiny) 1101 5— PHILADELPHIE Eriksson 6 (Poulin Dvorak) 1915 (an) Pénalités — C6lé Q 3 26 R Sutler P 7 02 SavardCi 1307 Clarke P Hunier 017 31 PaiemenlQ 1837 T roltième période 6— PHILADELPHIE Propp 24 (Poulin Dvorak) 1801 Pénalités — Cochrane P 2 50 McKegney 0 5 05 Sillier P645 HollPII 47 Prolongation —Aucun but Pénalité — Aucune Tirs au but Philadelphie 7 17 13 2—39 Québec 11 7 7 2-27 Gardiens — Froese Philadelphie Bouchard Québec A — 15294 kmwifA'iiaaH SAMEDI Bruins 7, Penguins 3 Première période 1— BOSTON Middleton 28 'Pederson) 2- BOSTON Gillis4 1047 Ligue Nationale Vendredi Buffalo 3, Edmonton 1 Los Angeles 7 Winnipeg 7 Hartford 3, Calgary 3 Washington 6, Vancouver 4 Samedi New Jersey 3, Montreal 1 Boston 7, Pittsburgh 3 Islanders 4, Rangers 2 Buffalo 2, Detroit 1 Philadelphie 3, Quebec 3 Chicago 2, Toronto 2 Minnesota 4, St-Louis 2 Hier Edmonton 5 New Jersey 4 Calgary 3 Washington 2 Chicago 2 Pittsburgh 0 Los Angeles 4 Winnipeg 4 Hartford a Vancouver Ce soir Islanders a Boston Detroit a Rangers Los Angeles au Minnesota Mardi Philadelphie a Montreal Boston a Quebec New Jersey a Hartford Buffalo a Vancouver Winnipeg a Washington Calgary à St Louis Les meneurs (Partie* d hiar non comprl***) b a pts Gretzky Edm 53 80 133 Kurri Edm 38 46 84 Trottier Isl 28 51 79 Bossy Isl 35 42 77 P Stastny Que 25 49 74 Dionne LA 27 41 68 Goulet Que 32 34 66 Federko St L 26 37 63 Pederson Bos 19 44 63 Messier Edm 18 45 63 Coffey Edm 22 38 60 Simmer LA 27 32 59 Vaive Tor 35 23 58 Savard Chi 24 34 58 Perreault Buf 22 36 58 Nicholls LA 25 32 57 Ogrodnick Det 29 27 56 Deblois Win 21 35 56 Hunier Que 19 37 56 Middleton Bos 28 26 54 (McNab MacTavish) 12 45 Pénalités — Holham P 1 56 Markwarl B 5 43 Deuxième période 3— PITTSBURGH O Regan 3 (Kehoe Rissling) 030 4— PITTSBURGH Bnckley 10 (Kehoe Carlyle) 611 (an) 5— BOSTON O Connell 12 (Pederson Dufour) 8 51 6— BOSTON MacTavish 15 (Lapointe Bourque) 1051 (an) 7— BOSTON Bourque 14 (Byers Fergus) 13 46 Pénalités —Rissling P P banc (purgée par DeFazio) Milbury B inc 0 30 Lapointe B 6 06 DeFazio P mm mai Markwart B mai 9 09 Rissling P O Connell B 12 52 Bul lard P14 12 Shoenfeld B17 07 Troisième période 8— BOSTON Byers 2 (Fergus O Connell) 3 29 9— BOSTON MacTavish 16 (Fergus Lapointe) 7 32 10— PITTSBURGH Flockhart13 (Kehoe Carlyle) 13 02 (an) Pénalités — Gatzos P 0 34 P banc (purgée par Bullard) 6 21 De FazioP9 29 KluzakB12 03 Buskas P1733 Tirs au but Pittsburgh 3 7 5—15 Boston 10 18 12—40 Gardiens — Dion Pittsburgh Keans Boston A — 14 287 ISEKHHan LIGUE NATIONALE Division Prince-de-Galles Section Charies Adams Les meneurs b a pts Bobby Smith 19 25 44 Mats Naslund 18 19 37 Ryan Walter 16 19 35 Guy Lafleur 17 17 34 G Carbonneau 16 16 32 Steve Shuti 11 21 32 Pierre Mondou 11 18 29 Mario Tremblay 10 18 28 Bob Gainey 9 16 25 Perry Turnbull 15 9 24 Larry Robinson 4 15 19 Chris Nilan 10 6 16 John Chabot 6 8 14 Craig Ludwig 3 11 14 Bill Root 2 10 12 Kent Carlson 1 5 6 Jean Hamel 0 6 6 Rick Nattress 0 6 6 Mark Hunter 3 1 4 Rick Wamsley 0 3 3 Alfie Turcotte 0 3 3 Ligue Majeure du Québec Vendredi Laval 9, Québec 5 Hull 5, T -Rivières 4 Chicoutimi 4, Shawinigan 3 Granby 5, Drummondville 3 Longueuil 5, St-Jean 4 Hier Drummondville 7, Trois-Rivières 3 Longueuil 4 Granby 1 Verdun 9, Hull 1 St-Jean 14, Québec 6 Shawinigan 7, Chicoutimi 5 Ce soir Granby à Laval Mardi Shawinigan à Longueuil Les meneurs (PartiM d hier rwn comprises) b a pts Pi 9 P n bp be pts BOSTQN 44 29 12 3 201 133 61 BUFFALO 45 28 13 4 183 153 60 QUEBEC 45 25 16 4 214 162 54 MONTRÉAL 45 21 22 2 169 168 44 HARTFORD 42 15 23 4 148 178 34 Section Lester Patrick ISLANDERS NY 46 30 14 2 214 158 62 RANGERS NY 45 25 15 5 179 168 55 PHILADELPHIE 44 23 14 7 193 163 53 WASHINGTON 46 22 21 3 161 157 47 PITTSBURGH 44 9 30 5 133 197 23 NEW JERSEY 45 10 33 2 128 199 22 Division Clarence Campbell Section James Norris MINNESOTA 44 22 18 4 198 199 48 ST-LOUIS 47 19 23 4 170 186 42 CHICAGO 46 18 24 4 156 170 40 TORONTO 45 15 24 6 177 215 36 DETROIT 44 15 25 4 156 190 34 Section Connie Smythe EDMONTON 46 34 8 4 270 181 72 CALGARY 44 17 19 8 168 190 42 WINNIPEG 44 15 22 7 190 220 37 VANCOUVER 45 16 24 5 172 186 37 LOS ANGELES 45 14 22 9 196 211 37 North Stars 4 Blues 2 Première période 1— ST LOUIS Federko26 (Sutler Mullen) 8 25 (an) 2— MINNESOTA Lawton 7 (Roberts) 1315 3— MINNESOTA MacAdam 10 19 38(dn) Pénalités — Brownschidle StL 1 20 Maxwell M 1 57 Roberts M 8 04 McCarthy M Johnson StL dou ble mineure 9 38 Doré StL Ma cAdam M 14 46 Johnson StL 15 06 Ferguson M1910 Deuxième période 4— ST LOUIS Mullen 19 (Sutter Federko) 1 15 5— MINNESOTA Acton 13 (Ashton Lindgren) 11 37 Pénalités — Roberts M 4 28 Le vie M11 56 Ramage StL 12 07 Doré StL 17 53 Troisième période 6— MINNESOTA Broten 17 19 43 (dn) Pénalité — Roberts M 18 28 TIrs au but Minnesota 8 12 11—31 St Louis 10 11 8—29 Gardiens — Meloche Minnesota Liut St Louis A — 17 288 Black Hawks 2, Leals 2 Première période 1— CHICAGO J Larmer 7 (D Wilson Lysiak) 18 50 (an) Pénalités — S Larmer C 2 01 T banc (purgée par Anderson) 9 46 Salming T17 39 Deuxième période 2— TORONTO Gingras6 (Terrion) 2 48 Pénalités — B Wilson C 8 42 DupontC13 07 DaoustT15 50 B Wilson C19 03 Troisième période 3— CHICAGO Gardner 11 (Murray) 0 27 (dn) 4— TOR(3NTO Terrien 10 (lancer de pénalité) 1 42 Pénalités — Vaive T 1 04 Salming T 2 44 Boyd C13 31 Benning T14 34 Prolongation —Aucun but Pénalité — Aucune Tirs au but Chicago 5 9 14 1—29 Toronto 8 11 10 3—32 Gardiens — Bannerman Chicago Bester Toronto A —16382 1750 Deuxième période 1— BUFFALO Ramsay 3 (Peterson Fenyves) 1714 Pénalités — Foligno B Ogrod nickD 1607 KofabB1830 Troisième période 2— BUFFALO Rutt9 (Andreychuk) 12 20 (an) DETROIT Yzerman 27 (Park) 1515 (an) Pénalités — Foligno B inc Kisioü 11 13 Peterson B 14 04 Rutt B Lambert D majeures 18 36 Tirs au but BuHalo 7 7 8—22 Detroit 15 10 12—37 Gardiens — Barrasse Buffalo Stetan Detroit A —17 715 HIER Oilers 5, Devils 4 Première Période 1— NEW JERSEY Verbeek 11 Cameron Antonovich 12 30 2— EDMONTON Kurri 39 Pouzar Gretzky 1412 Pénalités — Cameron NJ 8 06 Kurri Edm 8 56 Jackson Edm 11 36 Anderson Edm 14 56 Lewis NJ 14 56 McClelland Edm 19 51 Cameron NJ 1951 Deuxième Période 3— EDMONTON Huddy4 Gretzky Colley 1 45 4— EDMONTON Lindsirom 15 Messier 4 45 5— EDMONTON Lindstrom16 Gretzky 712 6— NEW JERSEY Verbeek 12 Cirella Ludvig 917 7— EDMONTON Messier 19 Huddyac1343 Pénalités — Kitchen NJ 1 09 Messier Edm 1 58 Verbeek NJ 2 53 Anderson Edm 8 34 Messier Edm 1625 Troisième Période 8— NEW JERSEY Gagne 7 Bridgman Lewis 1 04 9— NEW JERSEY Brolenll Verbeek 415 Pénalités - Verbeek NJ 2 03 Anderson Edm 5 44 Hunter Edm 7 23 Bridgman NJ 7 52 Anderson Edm 1601 Moog Edm 1621 (purgée par Gregg) Tirs su bul Edmonton 6 13 7 — 26 New Jersey 9 6 15 — 30 Gardiens — Edmonton Moog New Jersey Resch Assistance — 19 023 Fiâmes 3, Capitals 2 Première période t—CALGARY Jackson 4 Ouinn Stiles 16 28 Pénalités — Jensen Wash (purges par Adams) 10 28 Baxter Cal 13 01 Macoun Cal 14 09 Carpenter Wash 14 12 Stiles Cal 18 49 Deuxième Période 2- WASHINGTON Stevens 6 Anderson Laughiin 10 00 Pénalités — Laughiin Wash 1 07 Kromm Cal 9 42 Gould Wash Pe plinski Cal 18 40 Gartner Wash 19 51 Troisième Période 3- CALGARY Nilsson 19 Beers Eloranta .4- CALGAflY Tambellini5 Loob Konroyd 8 45 5- WASHINGT(3n Gould 11 Currie Duchesne 15 08 Pénalités — Shand Wash 2 18 Baxter Cal 9 59 Tirs au but Washington 11 13 8 — 32 Calgary 7 9 12 — 28 Gardiens — Jensen Parro Was hington Lemelin Calgary Assistance — 16 764 jeure inconduite de match neiiy la inconduite de match Watters Wpg 512 BabychWpg816 Picard Wpg 13 38 MacLean Wpg 16 44 Simmer LA 17 33 Deuxième Période 4— LOS ANGELES Fox 19 Ruskowski Kennedy 1 24 5— WINNIPEG Campbell 3 Young 4 44 6— LOS ANGELES Hardy 4 Ruskowski 1813 Pénalité — McBain Wpg 4 59 Troisième Période 7— WINNIPEG Hawerchuk 23 Watters 5 07 8— LOS ANGELES Ruskowski 3 Fox Hanansson 11 53 Pénalités — Douglas Wpg 2 41 Lukowich Wpg 8 22 Prolongation Aucun but Pénalité — Aucune Tirs au but Los Angeles 14 8 15 1—38 Winnipeg 10 10 8 3 — 31 Gardiens — Baron Blake Los An geles Hayward Winnipeg Assistance — 11 559 Hawks 2, Penguins 0 Première Période 1— CHICAGO B Wilson 5 Gardner D Wilson 7 55 Pénalités — Preston Chi 3 04 Taylor Pit 6 53 DuPont Chi 12 42 Hotham Pit 17 55 Deuxième Période Aucun but Pénalités — Boutette Pit 4 37 Me Murchy Chi 7 57 Troisième Période 2- CHICAGO B Wilson 6 Paterson 17 26 Pénalités — Boutette Pit 1611 D Wilson Chi 1611 TIrs au but Pittsburgh 11 9 15 — 35 Chicago 10 13 9 — 32 Gardiens — Pittsburgh Romano Chicago Esposito Assistance — 17 355 311 4 18 Jets 4, Kings 4 Première Période 1- LOS ANGELES Taylor 10 Smith Simmer 2- WINNIPEG Young 13 Campbell Hayward 3- WINNIPEG Havrerchuk 22 DeBlois Pénalités — Ruskowski LA Kyle Wpg maiéures Anderson LA ma Un bon conseil ^ Faites vérifier votre tension artérieiie LA FONDATION DU QUÉBEC DES MALADiES DU COEUR 9 52 — 1024 CnRT€S D nFFfilR€S Lemieux Lav Goyette Lav Gosselin Que Lefebvre Qué Bisson Lav Sills Lav Momesso Sha Rouleau, Lon Pellegrino.Lon Provencher Gb 37 62 41 44 85 94 179 48 66 114 99 85 23 62 85 42 42 84 24 58 82 43 38 81 30 48 78 28 48 76 LIGUE MAJEURE DU QUÉBEC Section Robert Lebei Gardiens min bc bi moy.Sévigny 1,217 74 1 3 60 Wamsley 1,495 90 2 3 61 (Quatre buts dans un tlM dèeert) Ligue Collégiale AAA Vendredi St-Georges 8, St-Laurent 3 St-Hyacinthe 5, Thetford 3 Samedi Victoriaville 5, St-Jérôme 3 Hier St-Georges 5.Thetford 3 St-Hyacinthe 8 Victonaville 7 St-Laurent 4, St-Jérôme 3 (prol ) Pi 9 P n bp bc pts LAVAL 47 36 11 0 344 197 72 LONGUEUIL 46 25 21 0 246 217 50 VERDUN 45 22 20 3 227 240 47 GRANBY 48 22 25 1 217 240 45 SAINT-JEAN 46 20 24 2 251 248 42 HULL 47 19 28 0 215 264 38 Section Frank Dillo QUÉBEC 46 25 20 1 221 246 51 DRUMMONDVILLE 48 25 23 0 234 230 50 SHAWINIGAN 47 24 23 0 222 212 48 CHICOUTIMI 46 19 26 1 188 246 39 TROIS-RIVIÈRES 46 14 30 2 199 254 30 LIGUE COLLÉGIALE AAA Pi 9 P n bp be pts ST-GEORGES 29 20 8 1 169 125 41 ST-HYACINTHE 30 19 10 1 165 133 39 THETFORD 30 16 14 0 160 141 32 ST-JÉRÔME 29 14 14 1 144 122 29 VICTORIAVILLE 30 12 17 1 140 167 25 ST-LAURENT 30 6 24 0 119 209 12 isianders 4, Rangers 2 Pramièro période 1- RANGERS Allison 4 (Ruotsalainen Laidlaw) 3 37 2- ISLANOERS Goring 14 (Potvin Bossy) 9 08 Pénalités — Laroucha R 4 49 Gilbert 112 47 Carroll 114 51 Lane I 17 02 PavelichR Carroll I double mineures 17 55 Deuxième période 3- ISLANDERS D Sutter 12 3 02 4- RANGERS Sundstrom 14 (Don Maloney) 5 05(dn) 5- ISLANOERS Potvin 11 (Goring Bossy) 5 40 (an) Pénalités — Greschner R 4 03 PoNinl17 29 Troisième période 6- ISLANDERS Bossy 35 (Goring Potvin) 1229 Pénalité — Morrow 113 01 Tksaubut Rangers 10 9 5—24 Islanders 8 5 8—21 Gardien»— Hanlon Rangers Me-lanson Islanders A—15850 Sabres 2, Red Wings 1 Premiers périodo —Aucun but Pénalités — Ptaytair B 7 53 Fo-lignoB1006 HaflBIIOI DunlopO SWABEY, MITCHELL, HfXNJ, MARCOUXtSHER (Cl-dwiwil ALAN SWAMV S CIE) Agents d* Brevets et de Marques d* Commerce 1001 Bout de Maisonneuve ouest MontrSal OuSbsc H3A 3Ce T*l (514)845-7126 TSIsi 05-2355 Fie simils(S14)2éS-S3é8 (CCITT HI III) INVESTISSEZ AVEC MESURE-ANNONCEZ DANS LE DEVOIR ASS()( Il S ASSOt lATFS ROBIC, ROBIC & Fondée en 1892 Conseils en propriété Agents de brevets d invenbon intellectuelle et de marques de commerce 1514 Docteur Penfieid Montréal, Canada, H3G 1X5 Tél (514)934-0272, Télex 05-268656.Cable MARION Samson Bêlair Compt,lll.8r44.Vaocoirvtr Ktmouthi Troit'fWièrts S^kroêlw SamI-ltyacifMN GatiOMu Kilctitntr Stpt Ntl Matint Gaspi Coatteoak Amoa Hiaton COURS DE FORMATION RADIOPHONIQUE CIBL-FM 104 5 la radio communautaire de I est en collaboration avec le Service de I Éducation aux Adultes du CEGEP Ro$emont,otfre 2 cours de formation radiophonique FORMATION GÉNÉRALE JOURNALISME EXIGENCES Avoir 18 ans et plus Être sur le marché du travail COUT $15 00 DOCUMENT REQUIS Certificat de naissance Chèque au montant de $15 ()0 DATE D INSCRIPTION 18 janvier 19h30 Cegep Rosemont 6400.16iéme Avenue Montréal Pour informations Roger Rhéaume CIBL-FM 526-2581 104y8 12 ¦ Montréal, lundi 16 janvier 1984 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Jean-Louis Roy Rédactrice en chef Lise Bissonnette Rédacteur en chef adjoint Jean Francoeur Directeur de l'information Jean-Guy Duguay Directeur adjoint de l’information Denis Lord Directeur des services administratifs Michel Paradis Directeur de la publicité Marcel Payette Priorité aux organigrammes VASTE joute entre pouvoirs, entre pouvoirs adultes, les travaux de la Commission parlementaire sur la réforme de l’éducation se déroulent depuis une semaine à l’Assemblée nationale du Québec.De l’éducation, cette priorité plus exigeante et plus pressée que jamais pour le Québec, pour la génération de Québécois présentement à l’école, pour la qualité de leur vie actuelle et future, on aura finalement peu entendu parler.À moins de tenir pour essentiels au progrès éducatif les procès prévisibles que se font les tenants des pouvoirs tels qu’ils sont ou tels qu’ils pourraient devenir.Ils pourraient se figer aussi tant l’abstraction autour de laquelle on est réuni pourrait s’avérer stérile pour le règlement des tâches urgentes qui sollicitent les jeunes, les parents, les intervenants du milieu scolaire et les pouvoirs publics.Ces tâches abondent.Elles sont toutes aussi exigeantes les unes que les autres.Elles appellent toutes des investissements majeurs en recherches, en expérimentation et en interventions souples.On pense notamment à l’intégration qualitative des enfants immigrants dans les écoles francophones, à la récupération de ce fragment de la jeunesse qui décroche du système scolaire vers l’extérieur ou à l’intérieur même du système, a l’attention soutenue, exigeante, coûteuse qu’il nous faut apporter à ce peuple grandissant des jeunes mésadaptés, ces victimes des errances de la nature mais aussi de celles de la société.On pense de plus à la nécessité de compléter le réseau des institutions préscolaires encore largement déficitaire par rapport aux besoins connus.À l’urgence de faire une politique de l’éducation des adultes, cette zone grise ou les ressources, les projets, les énergies ont été perdus ces derniers mois.Qui mera que la conjugaison des nouvelles technologies et des méthodes pédagogiques, la reformulation des programmes et des manuels dans les languages nouveaux, la formation des personnels qui seront versés à ces champs encore largement inconnus et en constante évolution ne constituent pas des priorités?Qui contestera l’urgence de développer des consensus sur d’éventuelles formules de vérification et de contrôle de l’apprentissage et de la qualité des services éducatifs, urgence qui a mobilisé ces dernières années tes meilleures ressources chez nos voisins américains?On pourrait évoquer de plus le besoin de relever la qualité de l’enseignement du français mais aussi de la langue seconde.Celui non négligeable du renouvellement des environnements physiques, culturels et sociaux des institutions scolaires pour que l’école devienne enfin un lieu accepté de ses usagers.Un lieu qui ressemble davantage au milion des nôtres qui s’y retrouvent quotidiennement.De tout cela, il a été fort peu question à la Commission parlementaire.La problématique d’une réforme des structures de pouvoir ayant prévalu, les camps se sont constitués en fonction des organigrammes.Certes, ces squelettes sont nécessaires à tout système.La question posée vise l’intelligence du choix de cette problématique pour le Québec à cette étape-ci de son développement.Tout ce débat et les priorités qui le nourissent traduisent-ils l’essentiel de la tâche considérable qu’impose en ce moment la réalité scolaire québécoise?F'allait-il refaire en priorité l’aménagement des pouvoirs et créer un troisième niveau, celui de l’école, niveau qui s’ajoute à ceux du ministère de l’Éducation et des Commissions scolaires?Nous ne le croyons pas.Mais pour ceux qui ne partagent pas ce point de vue et sont plutôt disposes à formuler une réponse affirmative, l’obligation de bien s’assurer que le projet gouvernemental fera ce réaménagement s’impose.Une lecture attentive du projet de loi est peu convaincante à cet égard.Cette question fera l’objet d’examens attentifs dans cette page.Des groupes d’abord séduits par les formules du Ministre découvrent sous ces dernières une effarante consécration des pouvoirs du MEQ.Hier encore consomateurs heureux de promesses, ils craignent maintenant que le produit éventuellement livré ne réponde pas aux alléchantes descriptions initiales.La question posée vise aussi l’éthique des travaux de la Commission parlementaire.Sous la civilité qui prévaut en apparence, les pires procédés prolifèrent: dissimulation, procès d’intention, feinte calculée, mépris des expériences, rejet de la diversité.On traite des intervenants avec grande courtoisie et on loue la qualité de leur contribution.Mais dès qu’ils ont quitté le fauteuil, on les met en pièces, on les accable subtilement par l’insinuation, la mise en contradiction, l’étonnement feint.Tout cela équivaut à la vicieuse méthode de la condamnation sans appel.Mais quel bien recherche-t-on par le choix d’une telle démarche?Quels objectifs vise-t-on par le recours à de telles méthodes?Quelles valeurs supérieures prétend-on illustrer?Quelle climat pré-pare-t-on pour la communauté scolaire?pour les travaux nécessairement communs que tous ceux qui se présentent devant cette Commission devront demain conduire ensemble?Simple joute politicienne?Mais sur ce champ devenu de bataille passent nos fils et nos filles.Ils y passent sans savoir qu’il s’y déroule de grandes manoeuvres.Sans savoir aussi qu’ils pourraient bien en être les victimes et, à travers eux, le Québec de demain.— JEAN-LOUIS ROY Un secret de Saint-Laurent DES DOCUMENTS du temps du gouvernement Saint-Laurent, rendus publics .'10 ans après, confirment que la Gendarmerie royale du Canada ne fut pas seule à violer les libertés fondamentales au pays.Si la commission McDonald qui a examiné les méfaits de la GRC ayait eu accès à toutes les archives du Conseil privé, autre haut lieu de la sécurité nationale à Ottawa, et non pas seulement à une partie de ces documents ultra-secrets, elle aurait fait des découvertes aussi ! êfian- lice fédérale.Sous le très libéral Louis Saint-Laurent, et peut-être aussi avant, une politique et des directives existaient, permettant de congédier des gens dans les services et les entreprises névralgiques, simplement sur la foi d’un « renseignement », tenu confidentiel, sur leur loyauté et leur lien présumé avec un milieu suspect.Cette pratique qui viole une demi-douzaine de droits fondamentaux n’est venue à la connaissance du public que parce qu’une victime, une femme congédiée dans une firme aéronautique, demanda au premier mimstre quel crime lui valait pareil traitement.On ne saura jamais combien de citoyens ont pu être ainsi frappés sans connaître la .source de leur malheur.La politique consistait à congédier le personnel soupçonné de déloyauté idéologique.Le suspect devait être renvoyé sans qu’on lui donne le vrai motif de son congédiement.Ce motif pouvait être la simple association avec des gens ou des organisations mal vus politiquement.Aucun appel ne pouvait etre logé contre pareille décision.Aucune aide ne pouvant non plus être obtenue des autorités.Or, un congédiement, même en période de prospérité, représente une sanction très sévère pour une personne.S’il entraîne l’exclusion d’un milieu, cela peut causer non plus seulement une perte de revenus, mais la ruine d’une carrière.Quand un organisme aussi puissant qu’un gouvernement peut provoquer la perte d’un emploi — la GRC a utilise cette tactique jusqu’à ces dernières années — le procédé doit pouvoir être contrôlé, administrativement et judiciairement, et au besoin, corrigé.Autrement, nous entrons en rl^me totalitaire.Il est important de noter que ces graines de totalitarisme, mises en preuve abondamment dans les enquêtes sur les forces policières, on en retrouve donc aussi, au plus haut niveau, dans les pratiques et la philosophie d’un gouvernement d’après-guerre, y compris un gouvernement « libéral » et respectueux des droits.Si on trouve des renvois arbitraires et parfois injustifiés sous un règne aussi paternel que celui de Samt-Laurent, quels risques courre-t-on sous un gouvernement moins scrupuleux ?Or, n’est-il pas inquiétant de voir que, sous le gouvernement Trudeau, celui-là même qui nous a donné la charte canadienne des droits et libertés, et qui regarde à l’occasion les Provinces comme des antres de dictature arriérée, un Robert Kaplan a présenté une loi de contrôle des services de sécurité qui exclut du regard des juges, des vérificateurs internes et de quiconque les documents secrets du Conseil privé, ceux-là même qui nous révèlent, 30 ans trop tard, en quel mépris Ottawa a pu tenir parfois le droit de gagner sa vie et de ne pas perdre son emploi pour avoir frôlé des gauchistes ou des pacifistes ! Ce précédent ne saurait justifier ni atténuer les méfaits qui ont été commis par la GRC et d’autres services.Mais ils permettent de prendre en sympathie la thèse des policiers qui prétendent que le gouvernement ne leur a pas tracé de balises.La philosophie gouvernementale de 1950 est la même que celle qui inspira les tactiques de la GRC dans les années 70 ! Des directives comme celles du gouvernement Saint-Laurent sont-elles toujours en vigueur au Canada ?Leur esprit pernicieux a-t-il laissé des traces vivaces au Conseil privé, au ministère de la Justice et au bureau du SoUiciteur général ?Défense de savoir ! — JEAN-CLAUDE LECLERC Un contexte superficiel PIERRE BERTRAND iimaMSHiiifiMsi LES NOTIONS d’individualité, de subjectivité sont de très mauvaises notions, des notions inadéquates.En fait, une création donnée n’est pas le fait d’un génie singulier, mais d’un génie enraciné dans tout un contexte.Ce contexte est principalement culturel, mais à la condition d’inclure dans la culture l’architecture, le mode de vie, l’environnement.Ici au Québec, les créations artistiques, et cela indépendamment du géme particuher et incontestable du créateur, se caractérisent par une étonnante minceur, une superficialité.Cela manque de substance, voilà presque toujours la réaction devant un film ou un roman québécois.Cela manque de substance comme la réalité environnante manque également de substance.Absence d’histoire, ou histoire de pur rococo, sans style, à la remorque de toutes les influences, et notamment l’influence américaine.Mais cette dernière est adaptée à un milieu beaucoup plus pauvre que le milieu américain.Cela donne le genre de maisons qui parsèment nos vUles et nos cam^gnes.Il suffit de comparer un village québécois et un village européen^ pour saisir toute la différence.Ce dernier a une substance, une profondeur, on sent que des choses s’y passent, un peu à l’image de l’architecture elle-même.Le village québécois typique est un ramassis de maisons dans tous les styles.Il n’y a pas de profondeur, notre regard rebondit comme sur un mur de carton.Et on sent bien qu’il ne doit pas non plus s’y passer grand-chose au niveau de la vie des gens qui habitent ces endroits.C’est que l’individu n’est pas différent de l’endroit qu’il habite.On dit qu’ici au Québec nous avons l’espace.Mais il s’^t d’un espace purement extensif.En Europe, on peut manquer d’espace extensif, mais celui-ci est amplement suppléé par un espace intensif.Un petit corn de pays ou de maison est riche de toute une profondeur.Ici, au Québec, nous habitons un désert culturel, désert de neige également, de glace, de forêt.Ce que les créateurs réussissent à produire est à l’image de tout le reste.Dans un contexte où il n’y a pas de profondeur, on ne peut pas produire quelque chose de profond.Tel est le drame vécu par un grand nombre d’artistes québécois.Drame inévitable?Prix à payer pour vivre dans un petit pays?Mais venir du Québec comporte sans doute aussi quelques avantages.Avantage de la liberté qu’on possède ici et qui n’existe peut-être pas sous la même forme en Europe.On peut se permettre des audaces qu’on ne se permettrait peut-être pas en Europe.Mais tous ces avantages ne deviennent peut-être effectifs que dans la mesure où on quitte le Québec.Je pense à des artistes irlandais, comme Samuel Beckett, ou écossais, comme Kenneth White.Du fait d’appartemr à une minorité, du fait d’être en marge de la culture dominante, ces créateurs ont une capacité particuhère et révolutionnaire par rapport à la langue et à la culture.Mais ce sont justement des gens qui ne demeurent plus chez eux, qui ont « émigré ».Que ferait un Beckett à Dublin, smon étouffer ?D’OU le besoin d’un autre espace pour produire.Je ne veux pas effectuer une critique purement négatiye ou destructrice du Québec.Je veux simplement comprendre ce qui se passe, von- les faits tels qu’ils sont.Je constate que le contexte général déteint fortement sur le travail de l’artiste.Dans un contexte superficiel comme l’est le contexte québécois, un artiste peut-il produire quelque chose de profond ?Ce qu’un artiste produit n’est-il pas à l’image des maisons qui l’entourent, des villages et des villes, de leur architecture, des habitudes de leurs habitants ?En somme, ce sont plus des questions que je pose que des affirmations que je fais.Sujet complexe non exempt de doutes et d’hésitations, d’erreurs aussi.Mais ce phénomène appelle sa compréhension.On sait trop pour agir ALBERT BRIE ILENCIEUX DIEU a tout créé sauf Lui.?Dieu existe.S’il n’existait pas, 11 l’aurait dit.Dieu étant l’Être parfait, s’il a créé l’homme, c’était pour se prouver qu’il pouvait aussi créer des choses imparfaites.* B.est mort.C’est ce qu’il a réussi de plus achevé.* Une campagne devrait être lancée contre l’alphabétisme, à l’intention de ceux qui ont appris à mal écrire.?l,a supériorité de la mort sur la vie, c’est que mort, on l’est tout à fait; tandis qu’en vie, on l’est plus ou moins.* On n’a pas encore inventé de vice circulaire pour combattre le cercle vicieux.?La présence des autres serait supportable, si l’on n’avait pas à subir leur compagnie.* Personne ne serait malheureux si personne n’était heureux.De tous les assistants qui accompagnent un défunt au cimetière de son dernier repos, c’est encore le mort qui a le plus de savoir-vivre.* Lorsqu’on est perdu dans ses pensées, on n’est pas long à trouver la sortie.« À quoi pensez-vous ?— À rien.— Je vois.À vous ! » * L’enfant dit : « Si j’ai les dents gâtées, c’est pour avoir toujours été sage.En effet, chaque fois que je l’étais, on me donnait des bonbons.» ?Les pères ne battent plus leurs grands garçons parce qu’ils ne sont plus de taille.* La vie n’est pas compliquée; elle l’est si peu que nous employons notre imagination de masochiste à nous inventer à plaisir des complications, des peurs, jusqu’à ce que difficultés et malheurs prennent corps.* Les hommes aujourd’hui s’empressent de reconnaître l’intelligence de la femme, mais s’arran- gent pour lui enlever les moyens de s’en servir.* Moins je vois mes amis, meilleurs je les trouve.* Les fanatiques sont omnivores.* Penser à toutes sortes de choses, c’est ne penser à rien.* Si les civilisations n’avaient jamais connu la décadence, c’est pas nous autres, pauvres barbares, qui serions de ce monde.« La moitié du monde meurt de faim; l’autre moitié se meurt de la crainte de mourir de faim.« La personne du plus grand jugement est celle qui en fait le moins usage pour juger les autres.« Quand on aime, ce qui s’appelle aimer, on perd absolument tout sens critique.?Trop savoir, c’est se rendre impuissant pour agir.* À mon âge, le meilleur conseil que je puisse donner à un jeune homme, c’est qu’il se méfie du conseil que dans mon étourderie suffisante je pourrais échapper.« Un honnête crayon pour quelqu’un qui écrit, c’est celui dont la gomme à effacer tait le double de la mine.I Via Rail déraille NOUS, résidants ou voyageurs de la Baie des Chaleurs (entre Ma-tapédia et New Carhsle), usagers du train de Via Rail Montréal-Gaspé qui quittait Montréal le 28 décembre dermer à 23 h 30, déplorons un service inacceptable.Via Rail n’a pas su informer adéquatement sa chentèle des retards éventuels avant le départ et pendant le voyage.De plus, les passagers furent transférés du train à un autobus scolaire sans toilette ni eau courante, à Ri-vière-du Loup, le 29 décembre à 10 h 30, alors qu’on les avait assurés la veille que la voie ferrée — endommagée lors du déraillement du train Hahfax-Montréal à Amqui durant la nuit du 27 décembre — serait réparée à temps et que le tram pourrait compléter son trajet.Nous ne voyons aucune explication valable et raisonnable à cet état de fait puisque la température était clémente et que la voie aurait dû déjà être réparée.Nous avons l’impression que Via Rail, sûre de son monopole, fait bien peu de chose pour satisfaire la clientèle gaspésienne et de la Vallée de la Matapédia — déjà défavorisée à bien des points de vue et isolée.Nous supposons que Via Rail vise ainsi à décourager les gens d’utihser ce réseau déficitaire, maintenu en place strictement grâce aux pressions antérieures de la collectivité.En effet, la situation vécue lors du trajet du 29 décembre n’est pas unique en son genre et la clientèle a à souffrir couramment en période hivernale de longs retards, sans nourriture suffisante à bord.Nous exigeons le remboursement du tiers du prix du billet pour tous, afin de compenser l’m-confort occasionné par le transport inadéquat sur plus de la moitié du trajet prévu alors que cela aurait pu être évité.— NICOLE ARCHAMBAULT médecm et 25 autres passagers ont signé cette lettre Paspébiac, 5 janvier ¦ Pékin et le tiers-monde LA VISITE du premier ministre chinois aux États-Unis et au Canada provoque étonnamment et révolte les milieux anti-impéria-hstes à travers le monde.Alors que les pays d’Amérique centrale et des Caraïbes sont victimes d’interventions militaires de la part des États-Unis, alors que les populations civiles de Beyrouth font l’objet de bombardements intensifs américains, alors que Washington soutient activement les ségrégationnistes sud-africains dans leurs agressions contre les pays africains limitrophes (Angola, Mozambique, etc.), le premier ministre chinois, qui aspire pourtant à être le grand leader du tiers-monde, ne trouve rien de mieux à faire qu’à rendre encore plus éclatante la « lune de miel» sino-améncaine.Que Pékin soit un faux ami, un ennemi sournois du tiers-monde, cela ne fait plus de doute surtout lorsque l’on sait l’important soutient militaire et autre de Pékin au régime ségrégationniste sud-africain.De nombreux journaux arabes ont même révélé l’existence d’une collaboration discrète entre la Chine et Israël contre les peuples arabes.Par ailleurs un livre publié à New York en 1974 et intitulé « The Chinese secret service » affirme que les services de renseignements chinois et ceux d’Israël coopèrent étroitement.Des preuves sont venues confir- mer ces informations lorsque les autorités révolutionnaires iraniennes, juste après la chute du Chah, mirent la main sur les archives des anciens représentants israéliens à Téhéran.Selon le Star du 17 mars 1981, « les documents saisis montrent d’une manière irréfutable que les services secrets israéhens et chinois avaient constamment coordonné leurs activités».En encourageant ainsi l’impé-rialisme américian et en coopérant avec les régimes d’apartheid sud-afncain et sioniste israélien, les dirigeants chinois indiquent clairement quel camp ils ont choisi, celui de l’impérialisme et du racisme opposé à la compréhension et la paix entre les peuples.C’est pourquoi tous les Canadiens anti-impériallstes et antiracistes devraient manifester leur indignation durant le voyage du premier ministre chinois au Canada.— ABDELKADER BENABDALLAH Montréal, 6 janvier ¦ Personne n’oubliera.LE RÉVÉREND Jessie Jackson est-il un pohticien irresponsable ?Les principaux journaux américains (le Washington Post et le New York Times), pourtant portés à appuyer tout ce qui s’oppose à Reagan, pensent que non.Jackson a utilisé, pour des fins de publicité politique, un soldat américain dont la vie était en danger et a compromis son sauvetage par des voies officielles.Pourrait-on croire qu’un révérend s’abaisse à utiliser des méthodes de marketing réservées aux savonnettes et aux pohticiens véreux ?Jackson est en vérité manipulé lui-même par le dictateur syrien qui l’utilise pour se faire une image publique de générosité et de vertu politique.Mais, le public n’oubliera pas de sitôt les rapports d’Amnistie internationale qui révélaient les 1,000 assassinats politiques en une seule journée dans une seule prison de Syrie et les 2,500 assassinats d’opposants religieux dans une seule ville de Syrie (Amma), dans la seule année 1982.Personne ne l’oubliera, surtout pas les Libanais chrétiens et les « frères » palestiniens, massacrés les uns et les autres systématiquement par la soldatesque du dictateuir syrien.— DAVID SIMON Montréal, 9 janvier ¦ Le terrorisme international LE 23 DÉCEMBRE 1983, un attentat aveugle et odieux de l’organisation terroriste irlandaise tue dans un grand magasin de Londres.Le 31 décembre 1983, deux attentats du même type tuent en France.Même technique et mêmes objectifs: la mort aveugle et l’ébranlement des démocraties occidentales.Même financement et mêmes origines: le terrorisme international a une organisation financière pohtique et logistique: Moscou.Il a des succursales: jusqu’en 1982, la principale était l’OLP d’Arafat.Aujourd'hui, le centre s’est déplacé vers d’autres pays arabes: la Lybie, qui finance aussi des terroristes internationaux.Les études les plus récentes (Édouard Sablier, Le Fil rouge, John Laffin, PLO connections, J.Mucciom, La Psychologie du terrorisme) font converger leurs analyses vers les pays arabes durs.Voilà donc comment le terrorisme international remercie la France, la Grande-Bretagne, l’Itahe des Brigades rouges, la RFA de la Bande Baader, l’Espagne et l’ETA, pour leur grande complaisance des mouvements révolutionnaires.Qui nourrit les serpents doit s’attendre à en être mordu, disaient les Latins ! — ANDRÉ CHARBONNEAU Ville Lasalle, 9 janvier ¦ Le pape se vend bien merci.AU LIEU d’être sous le signe de l’amour et de la paix, la visite du pape sera sous le signe de la piasse ! Vraiment, Jean-Paul II méritait mieux .On vient de prouver une fois de plus que tout événement, aussi noble soit-il, est avant tout affaire de gros sous.Il est impardonnable, même crapuleux, que l’on donne à cette visite un cachet de foire commerciale .Nos évêques viennent de se mettre un doigt dans l’oeil et prouvent qu’ils peuvent eux aussi s’abaisser dans de bas intérêts financiers.C’est sur le dos de leur Grand Chef qu’ils laisseront leur marque tout aussi commerciale que celle des organisateurs de la venue de groupes rock célèbres tels: Police ou les Stones.Que voulez-vous, de nos jours tout se vend bien, même le pape, merci ! Le gouvernement du Québec outrepasse ses normes en matière de financement et y va de son p’tit million et demi.Imaginez que cela créera cent emplois.C’est quoi dans une province où les chômeurs et les assistés sociaux se chiffrent par milhers ?À qui profiteront ces cent emplois ?Aux proches amis des organisateurs, voyons donc ! L’appal du gain n’a pas de limite.On a eu le culot de faire des quêtes spéciales dans les églises; à quand l’opération bas de laine ?Une loto-papale: la super-Jean-Paul II ?Que dire de la plus vile trouvaille: la vente de souvenirs pontificaux, contrôlée, dit-on, par la corporation de hcenciement international (ouf.) car l’Église avoue modestement être plus préoccupée par le salut des âmes que par la vente de bibelots (SIC).Belle façon de se laver la conscience.Rien ne manque, tout est en place pour le grand succès financier de la visite papale.Dommage, car on vient de perdre la chance de donner à cet événement toute la dimension spirituelle et morale qu’il mérite.On lui a préféré l’aspect capitaliste dans sa plus crasse signification .— GILLES TRUDEL Québec, 6 janvier LE DEVOIR est publié par l'imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1 Il est composé et imprimé par l'impri-merie Dumont, division du Groupe Québécor Inc , doftt les ateliers sont situés à 9130 rue Boivin, Ville LaSalle L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc , située à 775 boulevard Lebeau, Ville Saint-Laurent, H4N 1S5 Tél 332-0680 LIVRAISON À DOMICILE PAR PORTEUR Édition quotidienne 2,25$ par semaine Le samedi seulement 50* Pour information à Montréal 332-3891, à Québec 687-2022 ABONNEMENT Édition quotidienne $110 par année, 6 mois $56,3 mois $30 A l'étranger $120 par année, 6 mois $62,3 mois $32 , édition du samedi $26 par année Postez votre chèque ou mandat-poste à LE DEVOIR, 211 rue St-Sacrement.Montréal, Québec H2Y 1X1 Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Pour information (514) 844-3361 Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépét légal Bibliothèque nationale du Québec ( mal^l Le Devoir, lundi 16 janvier 1984 ¦ 13 La Tunisie au point de rupture ABDALLAH RIHANI L’auteur est étudiant au doctorat en science politique à l'Université du Québec à Montréal.La crise sociale qui secoue actuellement la Tunisie montre avec acuité l’échec de la politique économique que le régime a choisie pour promouvoir, selon ses porte-prarole, le progrès, la prospérité et le bien-être de tous les Tunisiens.Cet échec se manifeste dans l’extrême misère où une majorité de la population est plongée sans espoir d’issue à court ou à long terme.Du moins tant que les orientations et les choix économiques consacrent l’appauvrissement grandissant de larges couches populaires, et, chez les couches sociales minoritaires et favorisées, l’enrichissement toujours plus grand, l’opulence, le luxe de plus en plus tapageur du train de vie.L’enrichissement de la minorité aggrave la frustration et le désarroi de ceux qui sans cesse s’appauvrissent et sombrent dans le besoin.Dans un pays comme la Tunisie, aux dimensions très réduites (165 000 km car.) et aux deux tiers quasiment désertique, la population est passée d’environ quatre millions en 1959 à presque sept millions aujourd’hui, et elle ne compte pas moins de 60 % de jeunes de moins de 20 ans.Ces jeunes resssentent durement les effets du sous-développement, de l’exode rural et de l’absence d’emploi pour le présent, et n’entrevoient pas d’espoir dans le futur.La situation de remploi a été aggravée par la fermeture des portes vers l’Europe, où l’immigration avait drainé au cours des années 1960 et 1970 un grand nombre de travailleurs.À l’époque, cela faisait le bonheur de rindu§trie française, allemande, belge, etc.et du régime tusinien.Aujourd’hui, cela semble leur poser un problème.Seules l’Arabie Saoudite et la Lybie continuent à recevoir une quantité li-mitée de travailleurs tunisiens.Quant à ceux qui, nombreux, demeurent sans emploi en Tunisie, ce sont ceux que le gouvernement actuel appelle « les oisifs, les agités », et qui forment des « classes dangereuses » pour le régime qui les confine dans la misère.Ils sont en majorité constitués des jeunes rejetés des écoles, « les déchets scolaires », le lumpen-prolétariat des travailleurs occasionnels ou saisonniers, des membres qui végètent de familles rurales nombreuses tassées dans les bidonvilles de Mellasine, de Jabel Lahmar autour de Tunis comme autour des autres grandes viUes du pays, Sfax, Bi-zerte, Sousse, etc.Ce baril de poudre est prêt à exploser à la moindre étincelle.Il y a six ans, en janvier 1978, profitant d’une grève générale de 24 heures annoncée par la puissante et unique centrale syndicale du pays, l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT), les déshérités déferlaient sur la capitale sans que ni l’UGTT ni aucune autre organisation ne les ait appelés à le faire.Les syndiqués de TUGTT sont en quelque sorte et relativement aux « oisifs », des privilégiés; leur grève était destinée à défendre l’autonomie syndicale vis-à-vis du parti unique.Les « révoltés » de 1978 ont profité de la crise entre le pouvoir et le syndicat pour crier leur désaveu du gouvernement et du système politique.Les déshérités prennent souvent conscience de leur sort dès les premières années d’école.Les slogans des lycéens le disent bien: « Avec ou sans instruction, il n’y a pas d’avenir ».Et ce ne sont pas de vaines phrases dites pour huer le régime, mais au contraire des cris qui traduisent une désillusion instinctive.En 1978, nombre d’entre eux laisseront leur vie sous les balles de l’armée.Les derniers bilans font état de 300 morts et d’un grand nombre de blessés.Selon le gouvernement, 50 morts seulement.Deux ans après ce « janvier noir », la Tunisie a été surprise par l’attaque sur Gafsa d’un commando armé, venant de la Lybie selon la presse, et qui occupa la ville pendant presque une semaine.Les rebelles furent soutenus par un grand nombre de jeunes, la population aurait même aidé à les cacher avec leurs armes plusieurs jours avant l’insurrection.Ici aussi pauvreté et désespoir ont poussé à la fraternisation avec les insurgés.Après chaque crise, et avec la persistance du malaise social, les Tunisiens redoutent le pire, terrorisme qui pousserait vers plus de répression sanglante, et fascisme plus destructeur encore.Que représentent les révoltes qui ont secoué la Tunisie depuis le 29 décembre 1983, jour de la hausse de 100 % du prix du pain ?En premier lieu, la population déshéritée est en fait réduite pour survivre à consommer les seules denrées de base qu’il lui est encore possible d’acheter, semoule, pain, pâtes.Or ces denrées, importées, sont subventionnées par l’Etat.Une telle situation est scandaleuse pour la Tunisie, car les ressources agricoles du nord, pour limitées qu’elles semblent être aujourd’hui, avaient de tout temps suffi à la consommation nationale et même à l’exportation.Si ces ressources se sont amenuisées, cela n’est-il pas le résultat de la conversion de l’agriculture vers la production de la betterave par exemple, pour produire et exporter le sucre, ou des agrumes exportés vers l’Europe, au détriment des produits de nécessité locale ?En tout cas, la présence de barrages, par la quantité d’eau qu’ils permettent de maîtriser, contrebalance et réfute à la limite l’argument des sécheresses exceptionnelles; il faut poser plutôt le problème de l’utilité et des finalités de ces ouvrages, comme de l’ensemble des orientations agricoles du pays.En second lieu, les derniers événements, qui ont débuté au sud dans de petits villages, montrent que le mécontentement est non plus can- tonné dans les centres urbains, mais couvre l’ensemble du pays, y compris les zones rurales.Faute d’avoir endigué la misère et la pauvreté dans les zones urbaines, le régime se retrouve aujourd’hui confronté à la revendication du pain quasiment dans tous les coins du pays et de manière simultanée.Cette contestation générale et simultanée révèle au ré- sein de la société tumsienne entre la classe politique formée du syndicat, des partis d’opposition et du régime au pouvoir, tous ensemble de leur côte préoccupés par la consoUdation d’une « démocratisation » de la vie politique, et d’un autre côté, la majorité populaire qui n’est coopté par aucune idéologie poUtique.Cette majorité consacre par sa révolte spon- i gime que la tolérance populaire a atteint une limite et pourrait se transformer en un point de rupture.La jeunesse et les classes populaires, confondues, ne supportent plus d’être affamées au profit de la minorité capitaliste.En troisième et dernier lieu, la révolte du pain montre la coupure au tanée la non représentativité à son égard tant du Parti communiste tunisien, que du Mouvement des démocrates socialistes ou des autres mouvements reconnus.Par ailleurs, la tendance islamique, pas plus que d’autres tendances, n’a réussi à établir son hégémonie parmi les « classes dangereuses », mais pour com- bien de temps encore ?Car, si la misère et la répression persistent, rien ne saura empêcher le flux populaire d’aller vers tel ou tel mouvement politique, lequel n’aura alors qu’à se pencher pour « ramasser » le pou voir.Il est paradoxal que le régime n’ait pas cherché un bouc émissaire comme pendant la crise de 1978, ou une complicité étrangère comme au coup de Gafsa.Le régime cette fois-ci accuse des « oisifs, des chômeurs et des perturbateurs .etc.» du crime de s’être soulevés pour contester une décision socialement et politiquement insensée.D’une certaine manière, cela constitue une autocon damnation, car c’est la politique gou vernementale qui a fabriqué ces désoeuvrés.L’utilisation de la force et le bain de sang pour arrêter les émeutes constituent une fuite en avant, qui prouve l'absence d’évolution du régime face au mouvement populaire.Rien n’a changé dans son attitude depuis janvier 1978.Croit-on arrêter la révolte des jeunes et des pauvres en en tuant et blessant des centaines à chaque fois qu’ils mani testent leur mécontentement ?On le sait maintenant, les nombreuses victimes de 1978 n’ont pas empêché les révoltes de 1984.Le président Bourguiba, fidèle à son role d’arbitre au « dessus » de la mêlée, résilie les hausses et provoque des manifestations de liesse; la réalité reste inchangée.Les richesses continueront de s’ftaler le long des plages et dans les quartiers riches.Les hôtels de luxe côtoieront les bidonvilles, con sommeront les meilleurs produits et feront augmenter les prix.Tant que la paysannerie restera sans terre et sans moyens de production, que les ressources du pays ne seront pas orientées vers la satLsfac-tion des besoins de la population, que l’école, l’hôpital et le transport coûteront plus cher parce que l’État ne les subventionne plus — la bourgeoisie tunisienne peut bien se doter de n’importe quel appareil répressif — la détresse des jeunes les ramènera dans la rue.La scène économique mondiale Il — Les transactions, le financement et les dettes Extrait du Rapport annuel de la Banque mondiale.Les changements survenus en 1982 dans les comptes des transactions extérieures des pays en développement traduisent la baisse déjà évoquée des recettes d’exportation, la hausse des taux d’intérêt et la réduction des emprunts.La conjugaison de ces facteurs a obligé les pays en développement à diminuer leurs importations et par conséquent leurs taux de croissance.Les taux d’intérêt sont demeurés élevés tant en valeur nominale qu’en valeur réelle en 1982, bien qu’ils aient baissé depuis le début du second semestre.Ces taux d’intérêt élevés ont amené de nombreux pays en développement à réduire leurs emprunts sur les marchés financiers privés.Cependant, en 1982, les paiements des intérêts au titre des prêts à moyen et à long terme de sources privées accordés aux pays en développement ont augmenté de 7.6 milliards de dollars, ce qui représente près de 65 % de la baisse totale de leurs recettes d’exportation (11.5 milliards de dollars).Une contraction de l’offre a également contribué à la diminution des prêts à moyen et à long terme en 1982.Les banques commerciales ont réduit leurs prêts car les pergjec-tives économiques des.pays en développement et les risques déjà élevés courus par nombre d’entre elles dans ces pays leur paraissaient préoccupants.Bien que les prêts de sources privées aient diminué et que les prêts de sources publiques aient peu varié, le déficit des transactions courantes de l’ensemble des pays en développement est resté aussi élevé qu’en 1981.Les investissements étrangers directs sont également restés à peu près au même niveau qu’en 1981, en dépit des efforts déployés par certains pays en développement pour encourager les investissements en vue d’éviter un accroissement de leur endettement.L’aide publique au développement n’ayant guère évolué, le déficit a été financé par des retraits sur les réserves et des em- Crunts à court terme.Pour de nom-reux pays, ces possibilités de financement à court terme sont maintenant épuisées et, si la stagnation de l’économie mondiale se poursuit, des réductions encore plus inmortantes des importations seront necessaires, ce qui compromettra encore davantage les perspectives de croissance.A l’inverse de la situation de 1981, année où le déficit des transactions courantes des pays importateurs et exportateurs de pétrole avait augmenté, les pays importateurs de pétrole ont, en 1982, réduit leur déficit de 11 milliards de dollars, alors que celui des pays exportateurs de pétrole a augmenté de 11 milliards de dollars par raH)ort à 1981.Toutefois, les effets dépressifs du secteur extérieur sur les pays en développement ont été plus importants que ne l’indiquent les variations du déficit des transactions courantes.Pour l’ensemble des pays en développement, à un déficit qui a peu changé en 1982 s’est ajouté un accroissement de leurs paiements d’intérêts, alors que leurs recettes extérieures provenant de services n’ont pratiquement pas varié.Les pays importateurs de pétrole ont consenti un effort d’ajustement important en 1982: ils ont en effet réduit le déficit de leurs transactions courantes de plus de 11 milliards de dollars.Les paiements d’intérêts au titre des prêts à moyen et à long terme ont augmenté de 6 milliards de dollars, principalement à cause de la hausse des taux d’intérêt.Les recettes d’exportation ayant diminué d’environ 10 milliards de dollars, les importations ont baissé de près de 25 milliards de dollars.Les pays exportateurs de pétrole n’ont pas été contraints à un ajustement aussi important.Un certain nombre de pays ont été contraints d’appliquer des politiques d’austérité particulièrement rigoureuses, y compris des contrôles à l’importation, pour réduire le déficit de leurs transactions courantes.Le Brésil a pris des mesures particulièrement énergiques pour limiter les importations et l’accroissement de niers et le commerce (GATT) a estimé que la diminution en volume de ces ejqwrtations était en grande partie le résultat d’une réduction de la demande des pays en développement.Selon l’OCDE, la baisse des importations des pays n’appartenant pas à l’OCDE a peut-être réduit la croissance du PNB de ses membres d’environ un demi pour cent.Dette extérieure — La récession de 1980-82, qui s’est caractérisée par des taux d’intérêt extrêmement élevés, une stagnation des échanges mondiaux et une forte baisse des prix des produits de base, a rendu beaucoup plus difficile la gestion de leur dette extérieure par les pays en développement.En raison de la baisse de leurs recettes d’exportation et de l’augmentation des intérêts qu’ils devaient payer, il a été très difficile à un certain nombre de pays de continuer d’assurer le service de leim dette.Le pourcentage des recettes d’exportation que l’ensemble des pays en développement a dû consacrer au service de la dette est passé de 13.6 % en 1980 à 20.7 % en 1982.L’encours de la dette à moyen et à sentie par certaines banques que d’autres établissements cessent leurs opérations de prêts internationaux en faveur des pays en développement.Le volume des apports nets, en particulier pendant le troisième trimestre de 1982, a sensiblement diminué.Cette diminution a gravement compliqué la situation de trésorerie déjà difficile de nombreux pays en développement.En outre, la forte hausse du dollar a contribué à accroître la charge des paiements au titre du service de la dette, environ 70 % de la dette des pays en développement étant libeUés en dollars.Quatre des plus gros emprunteurs (Argentine, Brésil, Chili et Mexique) ont récemment conclu avec leurs créanciers des accords les autorisant à différer le remboursement du principal de leur dette.Par ailleurs, de nombreux petits emprunteurs, principalement les pays les plus pauvres de l’Afrique au sud du Sahara, ont négocié un rééchelonnement de leur dette extérieure contractée vis-à-vis de créanciers publics par l’intermédiaire du « Club de Paris » en 1981 et 1982.La principal de sa dette.Les rééchelonnements ont été indispensables pour éviter que des pays ne soient déclarés officiellement en état de défaut de paiement, ce qui aurait pu les empêcher d’avoir par la suite accès à des capitaux extérieurs.Toutefois, le rééchelonnement ne fait que différer la charge des remboursements et accroît le montant global des intérêts à verser.En dépit des difficultés auxquelles se heurtent actuellement un certain nombre de pays, les données disponibles montrent que, dans un environnement international favorable, les pays en développement pourraient atteindre des taux de croissance élevés.Les succès qu’ils ont obtenus au cours des années 60 et 70 sont peut-être un indicateur plus fiable de leurs perspectives à long terme que leurs problèmes actuels.Les pays en développement ont atteint au cours de la période 1973-80 un taux moyen de croissance de 4.8 % qui est bien supérieur au taux de croissance de 2.5 % des pays industrialisés.L’augmentation des investissements a contribué dans une ^ > •“ « îî; S SiS ^ $^779 49S9Ù mit «i» 4î3«o s: jÎÎm ««5» «77* JW*.Il té l’encours de sa dette: forte augmentation des réserves obligatoires des banques pour limiter l’accroissement du crédit intérieur, diminution des allocations en dollars pour les voyages à l’étranger, gel des investissements du secteur public, restrictions à l’importation.Au début de 1983, le cruzeiro a été dévalué de 30 %.Grâce à ces mesures, la balance commerciale a été excédentaire de (melque 2 milliards de dollars en 1982 en dépit d’une baisse de 13 % des recettes d’exportation, alors que la croissance du PNB est restée nulle après avoir diminué de 3.5 % l’année précédente.Les politiques restrictives et la baisse des importations qui en a résulté ont fortement ralenti la croissance des pays en développement.Cependant, si le FMI n’était pas intervenu, la réduction des importations aurait pu être encore plus importante.Cette diminution des importations des pays en développement a aussi contribué à réduire les exportations des pays industrialisés.L’Accord général sur les tarifs doua- long terme est passé d’un montant représentant 76.1 % des exportations en 1980 à 103.8 % en 1982.Il est incontestable que la situation des paiements extérieurs de nombreux pays s’est considérablement dégradé au cours de l’année écoulée.Certains pays en développement ont contracté des emprunts importants auprès des banques commerciales au cours des années 70.Dans la plupart des cas, les emprunts de ces pays n’étaient pas excessifs par rapport à la croissance de leurs exportations et de leurs revenus au cours de cette période et compte tenu du fait qu’on prévoyait oue le taux de croissance resterait elevé.Les taux d’intérêt réels étaient bas ou même négatifs, ce qui contribuait à un accroissement des emprunts.Toutefois, l’interruption de la croissance des exportations et la baisse des prix des produits de base, combinas avec la hausse des taux d’intérêt, ont créé de graves problèmes de liquidités pour un certan nombre de gros emprunteurs.Ces problèmes ont été accentués par la crainte res- dette de ces pays a été contractée en grande partie auprès de sources publiques et à des conditions assez libérales.Toutefois, ces pays les plus pauvres tendent à être tributaires des exportations de produits de base et n’ont guère la possibilité de modifier la compostion de leurs exportations.À la suite de la forte baisse des prix à l’exportation, il leur a été très difficile ae continuer à assurer le service de leur dette.Dans l’ensemble, le nombre de pays en développement qui ont dû rééchelonner les paiements au titre de leur dette a été presque aussi élevé au cours de ces deux dernières années que durant les 25 années précédentes.À ce processus de rééchelonnement s’est ajoutée une augmentation des commissions.Un pays qui a rééchelonné sa dette doit continuer à payer les Intérêts afférents au montant global de l’encours de sa dette, qui comprend la partie rééchelonnée.Les intérêts a verser sont donc supérieurs à ceux qui auraient dû l’être si le pays avait été en mesure d’assurer les remboursements du très large mesure à la croissance.La part d" investissements dans le PIB est passée de 22.2 % en 1970 à 27.2 % en 1980, et la majeure partie de ces investi^ments ont été financés par l’épargne intérieure.Dans les pays à revenu intermédiaire, qui, parmi les pays en développement, sont généralement ceux qui ont reçu la plus grande partie des prêts commerciaux, le taux d’accroissement des investissements a atteint 8 % par an dans les années 70, alors qu'u n’a été ue de 1.5 %par an dans les pays in-ustrialisés.Les exportations de produits autres que le pétrole des pays en développement ont augmenté en volume de 9.2 % par an entre 1973 et 1980, alors que les exportations de produits manufacturés ont i nombre de pays en développement de gérer leur dette en raison du niveau record des taux d’intérêt réels, de la baisse des prix des produits de base et d’une réduction de la demande de leurs produits d’exportation.Si l’on parvenait à trouver une solution judicieuse aux problèmes actuels, il est probable que la crise pourrait être surmontée sans provoquer une grave désorganisation du système financier international.Malheureusement les mesures prises par de nombreux pays en développement pour limiter leurs emprunts ont été et continueront d’être extrêmement pénibles.Les programmes d’austérité adoptés par ces pays et les efforts qu’ils déploient pour obtenir des excédents commerciaux leur imposent un lourd tribut.Dans certains pays, ce qui est tout aussi grave, des compressions budgétaires ont provoqué une réduction des investissements.Comme une réduction des investissements diminue la croissance potentielle de l’économie, il faudra de nombreuses années à certains pays, notamment en Amérique latine, pour se remettre de leurs problèmes actuels.À court terme, les difficultés pourraient être atténuées dans une certaine mesure par une utilisation plus efficace des ressources humaines et matérielles.Pourtant, ces pays, en particulier ceux d’Amérique latine, sont à long terme bien placés pour reprendre le chemin d’une forte croissance.Pin raison de la situation difficile de nombreux pays en développement emprunteurs, les banques commerciales ont été, comme on peut le comprendre, très réticentes à accroître leurs engagements.De fait, l’un des principaux dangers pour le système financier en 1982 a été que les banques commerciales réduisent leurs nouveaux prêts aux pays en développement au moment même où ils étaient les plus nécessaires.Toutefois, une action concertée des institutions internationales et d’un certain nombre de gouvernements de pays industrialisés a facilité un accroissement des engagements des grandes banques.Dans le cadre de ce processus, une nouvelle méthode de rééchelonnement des dettes est apparue, consistant en une « consolidation globale » par le FMI, la BRI et différents gouvernements.L’emploi de cette formule a été subordonné à l’octroi de nouveaux prêts par les grandes banques; dans les accords de rééchelonnement antérieurs, celles-ci privaient souvent l’emprunteur de toute possibilité d’obtenir de nouveaux prAs à moyen terme.A la suite de fa conclusion d’accords de ce type, les engage-lerciaTe l i un' taux annuel moyen de 12.4 ^ Les niveaux d’endettement de ces pays n’auraient peut-être pas semblé excessifs au cours de la seconde partie des années 70, lorsque les taux d’intérêt réels étaient bas et que le volume et les prix des exportations augmentaient.Toutefois, il est aujourd’hui moins facile à un certain ments des banques commerciales vis-à-vis du Mexique et du Brésil ont en fait augmentéVannée derniAe à un rythme supérieur à celui de l’inflation, bien que moins rapidement que pendant les années 70.En dépit des perspectives favorables à long terme des pays en développement et du niveau élevé de la coopération internationale, des changements du climat économique mondial sont indispensables si ron veut résoudre les problèmes actuels de l’endettement Tout d’abord et avant tout une reprise plus forte dans les Suit* à I* pag* 14 14 ¦ Le Devoir, lundi 16 janvier 1984 ^ Le nouveau subordination.» De son coté, le quotidien palestinien A Shaab (pro-OLP, centre), écrit : « L’indépendance de décision palestinienne et la fidélité aux résolutions du conseil national palestinien sont notre seule arme contre les complots des régimes arabes ».Cependant, dans tout cela, pas une attaque dirigée nommément contre le roi Hussein, qui n’est mis en garde qu’indirectement Rien de comparable aux imprécations jetées encore récemment contre les Syriens et le gouvernement de Damas.« Nous avons appris à ne plus réagir avec nos tripes, mais avec notre tête », nous dit un journaliste palestinien de Jérusalem-est.11 poursuit.« Je me suis toujours méfie et Je me méfie encore du roi Hussein.Mais quelle alternative avons-nous à présent?Si nous voulons sauver nos terres de la colonisation juive, avant que ce processus ne devienne irréversible, il faut agir vite Et le seul espoir d’une action rapide, réaliste, aujourd’hui, réside dans une alliance entre Arafat et Hussem.S’ils se mettent d’accord pour parler ensemble, le langage non pas de la « modération » — je déteste cette expression — mais du réalisme, ils pourront confondre Israël, avec l’appui des Américains, en lui offrant la paix et la sécurité, en échange des territoires occupés, au lieu de menacer les Juifs d’une guerre que nous sommes incapables de gagner.» Autour de nous, un groupe de jeunes gens, étudiants, instituteurs, écoute attentivement.Un étudiant intervient: « Et si le roi profite de la faiblesse d’Arafat pour imposer une solution qui nous soumette, à nouveau, à la dictature d’Amman?Un jeune instituteur réplique.« C’est possible, mais peu probable.Je ne vois pas le roi ajouter à son royaume encore un million et demi de Palestiniens, rebellés, habitués aux übertés de presse, de discussion, éternellement insoumis, ce qui porterait la proportion de Palestiniens en J ordanie a deux tiers de la population totale.Le roi est trop malin pour accepter ce cadeau empoissonné.Je pense qu’en réactivant le parlement, en changeant son gouvernement, le roi veut amener Arafat à franchir le Rubicon, à venir à Amman et engager le dialogue sur la base des plans de Fez et de Reagan, pour mettre Israël le dos au mur.Je suis persuadé qu’en son for inténeur, Abou-Maar est content de l’imtiative de Hussem qui lui facilitera les plems pouvoirs et du comité exécutif de l’OLP et du conseil national palestinien, pour entamer une négociation réaliste avec le roi Hussein.» Le mot-clé, en Cisjordanie, ce temps-ci est: réahsme.^ L’avenir première école québécoise de formation de contrôleurs aériens, s’apprêtent à compléter leur apprentissage à l’institut du ministère des Transports du Canada, à Cornwall (Ontano).En vertu de l’entente, cinq sessions de la formation sont assurées à Saint-Jean-sur-Richelieu et Cornwall prend la relève pour les derniers trois ou quatre.mois afin d’assurer aux apprentis contrôleurs une formation pratique au contrôle radar et leur accorder une certification théorique.La certification pratique est ensuite obtenue après un an en milieu de travail.C’est donc, tout au plus, entre 70 et 75 contrôleurs aénens (en raison des abandons d’étudiants en cours de programme) qui auront été formés en bout de piste au Québec alors qu’au moment de la mise en marche du programme, rappelle le directeur général du cégep, on signalait une pénurie de controleurs aériens dans la province.Pénurie que la récession aura transformée en surplus.« À la suite de cette décision de Transports Canada, déclare M.Gilles Perreault, nous entendons accélérer nos démarches pour développer des programmes de formartion dans des secteurs complémentaires au contrôle de la circulation aérienne.» Parmi les secteurs envisagés, il y a notamment ceux de l’mfor-mation de vol et de la météorologie.De plus, le cégep explore la possibilité de mettre sur pied un programme de formation en circulation aérienne pour les étudiants francophones étrangers, de façon à ce que ne se perde pas l’expertise québécoise en la matière.La probabilité que se renouvelle l’entente sur le contrôle aérien demeure très faible.L’admimstrateur des Transports se fait tout de même prudent dans sa lettre, en signalant que la planification des ressources humaines se poursuit toujours au ministère et que ce n’est qu’en 1985 qu’il sera en mesure de déterminer de façon beaucoup plus précise les besoins en ressources humaines, ce qui pourrait déboucher sur une « version modifiée» du programme actuel.Les effets de la récession économique sur le volume du trafic aérien, doimlés par l’implantation rapide de l’informatique dans la gestion du trafic aérien, laissent entrevoir, aux yeux de M.Dumas, un réalignement Msslble des carrières offertes vers des domaines complémentaires existants comme celui des spécialistes en information de vol ou des agents techiüques d’exploitatioa Ou encore vers de nouvelles carrières « en de-v0nir Les autorités du cégep de Saint-Jean-sur-RicheUeu prennent pour acquis que le programme de con- trôle de la circulation aérienne ne sera effectivement pas renouvelé à moins, estime-t-on discrètement, que le jeu politique ne vienne modifier les vues administratives.On se souviendra que la création de l’École de formation de contrôleurs aénens au Québec fut l’aboutissement d’une vive polémique soulevée en 1978 alors que des étudiants québécois, inscnts a l’école de Cornwall, faisaient valoir qu’ils se sentaient lésés dans leur droit d’étudier en français.À la suite d’une enquête fédérale, il fut convenu que le Québec aurait son école pour assurer graduellement la bilmguisation du ciel québécois.Lors de l’annonce de la mise sur pied de l’école, le ministre de l’Éducation, M.Camille Launn, mettait en perspective cette décision de la façon suivante : « La décision d’implanter au Québec un programme de formation en contrôle de la circulation aérienne constitue une étape essentielle de l’effort que mène depuis quelques années le Québec pour imposer sa pré.sence et occuper toute la place qui lui revient dans le secteur stratégique de l’aéronautique.» Il reste mauitenant à voir si le programme de contrôle de la circulation aérienne deviendra autre chose que de r« éducation-contrat » assumée par Québec.Mais comme rien ne semble encore véritablement décidé au niveau des intentions, la direction du cégep de Samt-Jean-sur-Richelieu s’est adressée, vendredi, au ministre fédéral des Transports, M.Lloyd Ax-worthy, pour exprimer le souhait que l’entente puisse être rapidement reconduite dès que la récession éco nomique particulière aux activités du secteur aéronautique canadien sera terminée.Elle souligne également à M.Ax-worthy que les équipements mis en place et les aménagements spécifiques effectués au collège « ne pourront être conservés à moins qu’une nouvelle entente soit envisagée à moyen terme et que nous puissiojis les utihser, d’ici là, pour la formation d’étrangers ou de Canadiens dans des métiers complémentaires au contrôle de la circulation aérienne ».Les coûts d’immobilisations et de fonctionnement du programme de formation de spécialistes en navigation aérienne sont évalués à quelque $4.5 millions pour les cinq ans (1981-1986) de l’entente.Le corps professoral est formé de contrôleurs en congé sans solde ou hbérés, pour une charge de cours, par le ministère canadien des Transports.Les problèmes de surplus de contrôleurs décevront plusieurs jeunes Québécois francophones, puisque pas moins de 450 finissants du niveau secondaire ont fait parvemr une demande d’admission au programme offert à Saint-Jean.4 La Cour tervenir dans l’administration de Té-ducation, qui est et qui devra demeurer de responsabUité provinciale ».En fait, grâce aux révélations subséquentes du député d’Ottawa-Va-nier aux Communes, M.Jean-Robert Gauthier, on sait mamtenant que Tul-time version française de l’article 23 a été rédigée de façon à laisser place à une interprétation potentiellement favorable aux minontés.La première version de cet article, déposée en octobre 1980, garantissait, en effet, « la mise sur pied, au moyen de fonds publics, d’installations d’enseignements dans la langue de la minorité ».En anglais, ces installations s’appelaient « educationnal facilities ».Une seconde version, proposée en janvier 1981, supprimait cette fois le droit à ces « installations d’enseignement » pour ne conserver que le droit à la « prestation (.) de l’instruction dans la langue de la mino-nté».Une troisième version, formulée le 29 janvier 1981 (et finalement adoptée), garantissait non plus le droit à des « installations d’enseignement » (comme dans la première version), mais plutôt le droit à des « établissements d’enseignement ».Curieusement cependant, la version anglaise conservait l’expression de la première version, soit « educational facihties ».Ces changements subtils, que ni les parlementaires ni la presse n’ont remarqués à l’époque, avaient été le fruit d’un lobby discret du député libéral Jean-Robert Gauthier auprès du ministère de la Justice, responsable de la rédaction du texte.Aussi, rapporte le Journal des débats du 29 janvier 1981, il avait voté « avec beaucoup de joie sur cet amendement ».On sait pourquoi.Le mot « étabüs-sement », avait-il constaté, peut, d’après le dictionnaire Robert, sigmfier une « personne morale administrative chargée de gérer un service public ».VoUà pourquoi le procès de Toronto va largement tourner autour de ce fameux mot : « établissement ».Dans son mémoire, le gouvernement ontarien affirme, quant à lui, que « les législateurs (fédéraux) voulaient donner une protection constitutionnelle aux droits des minorités en matière d’éducation sans affecter pour autant la juridiction exclusive des provinces en matière d’éducation ».À son avis, les commissions scolaires existantes peuvent fort bien remplir les obligations de l’article 23.Le gouvernement de l’Ontario a, pour accélérer les procédures, porté la cause dmectement devant la Cour d’appel.Cinq juges, présidés par M.M.-N.Lacourciere, entendront les parties.U ne vingtaine de groupes ont demandé la permission d’intervenir dont l’Association des commissions scolaires protestantes du Québec.La cause revêt, en effet, un grand intérêt pour elles dans la mesure où elles dispensent avant tout l’enseignement a la minorité anglophone.Le gouvernement québécois a aussi un intérêt certain dans la cause.Si, en effet, les Franco-Ontariens devaient obtenir gain de cause, le droit des provinces, et donc celui du Québec, de légiférer librement en matière d’éducaüon s’en trouverait restreint.En pratique, cependant, le projet de loi 40 actueUement débattu accorde déjà à la minorité anglo-québécoise le droit à ses propres commissions scolaires.En Ontario, la lutte des Franco-Ontariens pour le droit à des commissions scolaires françaises autonomes dure depuis fort longtemps.On y retrouve actuellement des commissions scolaires communes et des commissions scolaires séparées.Ces ^rnières sont généralement contrôlées par les catholiques mais, en bien des endroits, la majorité des commissaires est anglophone.Le premier ministre de l’Ontario, M.Wuliam Davis, a, jusqu’ici, refusé la création d’un troisième réseau scolaire destiné uniquement aux francophones.Le ministère de l’Éducation avait créé, en 1981, un comité pour revoir la question.Dans son rapport remis au début de juin 1982, le comité avait finalement recommandé qu’à l’intérieur même des conseils scolaires, chaque groupe soit autonome en matière linguistique.On aurait, dans chaque commission scolaire comptant au moins 500 élèves francophones, confectionné deux listes électorales et chaque collège électoral aurait ensuite voté pour ses candidats respectifs.La minorité aurait été assurée à l’avance de détenir un minimum de trois sièges.Le gouvernement Davis déposait, à la fin de mars dernier, un projet de loi visant à donner suite à ce rapport.En septembre dernier, les 19 commissions scolaires visées par la loi rejetaient ce projet de loi.Il est mort au feuilleton de l’Assemblée législative ontarienne en décembre dernier.Le ministre de l’Éducation, Mme Bette Stephenson, a cependant promis de le remettre à l’ordre du jour des travaux parlementaires en mars prochain.4 Haddad aillé encombrant pour Israël qui avait dû noter avec résignation que le gouvernement libanais continuait obstinément de lui reprocher d’avou: fait cavaher seul au Sud-Liban.Le commandant Haddad, qui avait craint sa disgrâce au moment où Israéliens et Libanais s’étaient mis à négocier directement, au début de 1983, un accord d’État à État, en avait conçu queli^ue amertume mais s’était déclaré prêt à s’effacer « dans l’intérêt de la paix ».En fait, son poids politique personnel au Sud-Liban et les amitiés durables qu’il avait nouées en Israël, avaient empêché jusqu’à présent les Israéliens de lui tourner le dos.De plus, le fait que l’accord israélo-libanais du 17 mai 1983 est resté lettre morte, en raison de l’opposition syrienne, a redonné récemment du poids à l’alliance avec le commandant Haddad, dont la seule présence garantissait à Israël un minimum de sécurité à sa frontière nord.Le commandant étant mort sans héritier politique, la question de sa succession peut-être l’occasion d’un retour de sa milice sous l’autorité du gouvernement central hbanais, si ce-lui-ci nomme au Sud-Liban un officier décidé à apphquer l’accord du 17 mai Mais il semble que, jusqu’à ce jour Israël, n’a reçu aucune garantie en ce sens si bien qu’une certaine inquiétude est nettement perceptible au plus haut niveau de l’Etat.Israël n’ignore pas qu’il lui faudra beaucoup de temps et d’efforts pour favoriser la création d’un nouveau « phénomène Haddad » au Sud-Liban SI tout arrangement avec Beyrouth se révèle impossible.La mort du commandant Haddad survient d’autre part à un moment où l’État hébreu a entrepris une révision complète - et difficile - de sa présence militaire au Liban.Le gouvernement de M.Shamir est partagé entre le désir désormais affiché au plus haut niveau de se retirer « le plus vite possible du bourbier libanais » et le risque de remettre - en se retirant totalement - te nord de la Gahlée à portée des roquettes palestiniennes.Ce dilemme a été illustré il y a quelques jours par un débat au Parlement où l’opposition a estimé que la « guerre du Liban n’avait servi à rien smon à provoquer la mort de 600 soldats », tandis qu’un député de la majorité s’écriait « Nous ne pouvons nous retirer et vous donner l’occasion, à la premiere chute de roquette, de claironner que la guerre du Liban a été un échec».Dans l’attente d’un accord avec Beyrouth, Israël admet officiellement qu’il va s’employer à maintenir la cohésion de la milice que commandait le major Saad Haddad.L’État hébreu se réserve ainsi le choix de maintenir celle-ci dans la dissidence ou, au contraire, d’en favoriser à terme l’intégration dans Tarmée libanaise.Chrétien uniate, le commandant Haddad est né en 1937 à Marjayoun, au Sud-Liban, à huit km de la frontière israéüenne et a passé la plupart de sa vie dans cette région.Sa haine des Palestiniens date de 1963, lorsqu’il est blessé à la poitrine par les membres du Fatah, principal groupe de l’OLP dont fait partie M.Yasser Arafat, qui arrivaient en grand nombre au Sud-Liban .Sa première coopération avec Israel remonte à 1972.Il aide un peloton israélien à retrouver son chemin après une incursion dirigée contre les fedayin du Sud-Liban.Son attitude intransigeante vis-à-vis des Palestiniens lui vaut, en 1976, la promotion de commandant de garnison, à la brigade Qlaia de Marjayoun.Profitant de la fragmentation de l’armée, au cours de la guerre civile, le commandant Haddad forme sa propre « armée du Liban libre » à Marjayoun, avec un noyau d’environ 300 soldats chrétiens.Sa rupture définitive avec l’armée libanaise n’a beu toutefois qu’en 1978, lorsque Israel pénètre au Liban et avance jusqu’au Litani, afin de supprimer l'infrastructure mise en place par l’OLP à sa frontière sep- Les conflits de travail à la CTL Quatre groupes d’employés votent la grève pour le 26 janvier par Angèle Dagenals Un autre conflit majeur se dessine sur le territoire de Laval et de la rive nord de Montréal dans le domaine du transport en commun.En effet, après les chauffeurs de la Commission de transport de la Rive-sud de Montréal qui menaçaient d’interrompre le service le 9 janvier dernier pour obtenir un nouveau contrat de travail, voilà que les employés de la Commission de transport de Laval (CTL) aiguisent leurs couteaux pour le 26 janvier prochain.Quatre des cinq syndicats de la Commission de transport de Laval sans convention collective depuis 18 mois, ont voté samedi dans une proportion de 96 % pour la grève générale illimitée commençant dans 10 jours (26 janvier à 0 heure).Les quatre groupes d’employés de la CTL - les employés de bureau, de l’entretien, les caissiers et les répartiteurs - pouiTont interrompre le service aux usagers même si les chauffeurs, eux aussi sans contrat de travail depuis le mois de juillet 1982, n’ont pas joint leur protestation à la leur.« Sans entretien, les autobus ne rouleront pas lonrtemps », a fait remarquer tuer M.Roger Poudrette, conseiller syndical de la CSN.Les 386 chauffeurs font la grève du zèle et refusent de faire des heures supplémentaires depuis le mois d’octobre dernier perturbant ainsi régulièrement les services de transport sur rtle Jésus et la rive nord de Montréal, desservie par les autobus de la CTL.Pendant la période de Noël notamment l’absentéisme des chauffeurs et leur refus d’effectuer du surtemps a forcé la Commission de transport à annuler des centaines de départs.L’assistance aux réunions et la mobilisation ne sont pas un problème à Laval, a souUgné M.Pouvette.En effet, sur un total de 142,134 employés se sont présentés samedi matin à rassemblée syndicale extraordinaire (conjointe pour les quatre syndicats CSN) où ont été pris les votes de grève.Les employés estiment qu’il faudrait un revirement marquant de l’état de leur dossier pour maintenir le service de transport le 26 janvier prochain.En effet, les parties se sont rencontrées pour négocier à peine une dizaine de fois p^ syndicat depuis 18 mois et le conciliateur, M.Marcel Boisvert du ministère du Travail, n’a pas réussi à débloquer quoi que ce soit depuis le mois d’août dernier, affirme la partie syndicale.Les syndicats demandent le statu quo, explique M.Poudrette.Or la Commission de transport veut imposer des reculs à plusieurs chapitres importants de la convention de travail, notamment la sécurité d’emploi, le travail à forfait, l’assurance collective, l’indemnité en cas de maladie, les congés de maladie, etc.A titre d’exemple, expUque-t-il, certains employés bénéficient de la semaine de quatre jours depuis plusieurs années déjà et l’employeur a indiqué son intention de remettre en vigueur la semaine de cinq jours.Les syndiqués mettront leur menace de grève à exécution le 26 janvier, selon M.Poudrette, si la CTL persiste à gruger ainsi les droits acquis des employés.Le conflit de travail à la CTL n’est pas assujetti à loi 72 sur les services essentiels.Le Conseil central de Montréal demande le retrait du projet de ioi 40 Les 200 délégués qui ont participé, samedi, à la journée de prolongation du 23e congres du Conseil central de Montréal demandent le retrait du projet de loi 40.Ils réclament, en outre, que la Coalition des syndicats des personnels de la CÉCM, qui regroupe au-delà de 11,000 membres, soit entendue en commission parlementaire.Les délégués ont poursuivi la plé-mère sur le rapport-synthèse des ateliers qui, en novembre dernier, faute de temps, avait dû être reportée à une date ultérieure.Plus de 500 dé- légués représentant quelques 350 syndicats avaient participé aux trois premiers jours du congrès.Le projet de loi 40 et ses répercussions, en particulier dans l’Ile de Montréal, ont été au coeur des débats samedi après-midi.Pour la première fois depuis plusieurs années, on assiste à un débat de fond sur la réforme scolaire.Or, ont fait remarquer plusieurs participants, le gouvernement a choisi de s’attaquer aux structures plutôt qu’aux véritables problèmes : une augmentation des décrocheurs, la hausse de l’analpha- tentrionale.Son nom est resté lié aux objectifs de l’État hébreu, pour qui il a fim par représenter un sujet d’embarras, et qui a failli l’abandonner à plusieurs reprises.Apres le retrait de Tsahal, le commandant Haddad est chargé de contrôler une zone-tampon de 120 km de long et huit km de large.Il commence à recruter parmi les musulmans chiites de la région et en 1979 proclame unilatéralement Tin-dépendance du « Liban libre ».Sous les pressions des gauchistes musulmans, le gouvernement libanais particulièrement ulcéré par cette initiative, le raye des effectifs de Tarmée et le dégrade.Mais bon nombre de chrétiens de droite continuent d’admirer son activité contre les opérations des Palestiniens dans la zone de frontière.Pour Béchir Gemayel, président assassiné du Liban et chef des « forces libanaises » dominées par les phalangistes, Haddad était un officier libanais honorable, qui avait fait son devoir.Mais ce n’est que dix jours avant sa mort que le conseil consultatif du Liban décide de réintégrer le commandant Haddad dans Tarmée.Le conseil, qui statue sur les demandes d’appel concernant les décisions des institutions pubhques, a estimé que l’exclusion de Tarmée du commandant Haddad était illégale, car elle n’émanait pas du conseil disciplinaire ou du conseil de défense nationale du Liban.En 1982, Israël envahit à nouveau le Liban, arrivant cette fois-ci jusqu’à Beyrouth.L’armée du commandant Haddad suit les forces israéliennes et, selon certains médias étrangers, elle aurait participé au massacre des civils palestiniens des camps de réfugies de Sabra et de Chatila, près de Beyrouth.Devant la commission judiciaire israélienne chargée de l’enquête, le commandant Hadad a toujours nié toute implication dans cette affaire et a été acquitté, faute de preuves.Après cet incident, Israël semble vouloir abandonner son « policier » du Sud-Liban en faveur de Tarmée régulière libanaise.Le commandant est prêt â se retirer.L’État hébreu encourage également d’autres milices locales, notamment la «garde nationale» chute, nvale directe de TALL.Le commandant Haddad a toujours affirmé que ses relations avec Israël étaient la seule garantie pour l'avenir du Liban.Il estimait que le gouvernemet libanais avait tort de concentrer son attention sur l’occupation israélienne et qu’il aurait plutôt dû insister sur le retrait des Palestiniens et des Synens.Il avait même suggéré que le Liban signe un traité commun de défense avec Israël, pour déclarer la guerre à la Syne.^ Transactions Suite de la page 13 pays industrialisés contribuerait à accroître les exportations des pays en développement.Cependant, un taux élevé de croissance des pays industrialisés ne se traduira par une croissance des exportations des pays en développement que si Ton parvient à éviter que le protectionnisme gagne du terrain.Plus difficile à réaliser, la réduction des barrières protectionnistes actuellement en vigueur faciliterait bien sûr aussi la progression des exportations des pays en développement.Il faudrait également une naisse des taux d’intérêt pour aider les pays en développement à revivre apres la grave récession actuelle.Les données les plus récentes confirment que la croissance des pays industrialisés reprend et que, de ce fait, les pressions en faveur de Ta-doption de mesures protectionnistes pourraient s’atténuer.En outre, les taux d’intérêt ont baissé sensiblement par rapport au niveau qu’ils avaient atteint au milieu de 1982.Après une récession plus grave et plus prolongée que prévu, la conjoncture économique internationale pourrait, en fait, s’améliorer, ce qui est indispensable pour que les pays en développement puissent espérer se relever.Toutefois, la crise n’est nullement résolue.Pour optimiste que Ton soit au sujet de l’évolution economique à court terme, il est certain que les prochaines années seront difficiles et pénibles.Trafic de wagons en Chine PÉKIN (AFP) — Un vaste trafic de wagons de marchandises, dans lequel sont impliquées plusieurs dizaines de personnes dans quatre provinces de la Chine, a été récemment découvert par les services ferroviaires du Henan (centre), rapporte le Congre/?Ribao (Quotidien des ouvriers).Cette affaire, « Tune des plus importantes découvertes au cours des dernières années dans le domaine économique », selon le Gongren Ribao, a permis à des escrocs de détourner 48,000 tonqes de charbon d’une valeur de $530,000 entre octobre 1982 et juillet 1983.Grâce à de faux documents et de multiples complicités, les trafiquants qui opéraient dans les provinces du Henan, du Jiangsu et du Zhejiang (Est) et du Guangdong (Sud), louaient chaque wagon de charbon entre $150 et $500 à des entreprises qui préféraient payer un prix élevé plutôt que d’attendre pendant des se-maines que l’État leur alloue un compartiment sur un convoi.Le charbon détourné a été ensuite revendu pour $496,000.bétisme chez les jeunes, l’éducation des adultes.Le démembrement de la Commission des écoles catholiques de Montréal suscite de vives inquiétudes chez les délégués.« Nous n’avons aucune garantie que la qualité des services pédagogiques sera maintenue.On n’est même pas sûr que les services actuels le seront », remarque la présidente du Conseil central, Mme Irène Ellenberger.Les services spéciaux, tels les classes d’accueil pour les aUophones, l’éducation des adultes, les programmes d’alphabétisation, sont, estime-t-elle, les plus menacés.Les congressistes se sont préoccupés également des cons^uences du démembrement de la CÉCM sur les employés et les syndicats en cause : perte d’ancienneté, perte de droits (entre autres, les fonds de retraite), transferts, coupures, affaiblissement de la structure syndicale.Le Conseil central de Montréal réclame, par ailleurs, que la Coalition des syndicats des personnels de la CECM, formée en novembre dernier, puisse présenter son mémoire devant la commission parlementaire.La Coalition regroupe les 8,000 enseignants de TAUlance des professeurs de Montréal, les membres de l’Alliance des concierges du district de Montréal (CSN), de l’Association professionnelle des personnels administratifs, du Syndicat professionnel de la CÉCM et du Syndicat national des employés de la CÉCM (CSN).Les délégués ont également adopté des propositions sur la question du droit au travail.Celles-ci touchent les moyens à prendre pour la création d’emplois, entre autres pour favoriser la prise de la retraite et de lapré-retraite sous contrôle syndical, ainsi que la création d’un régime universel de rentes ; la réduction du temps de travail à 35 heures sans perte de bénéfices; le contrôle syndical du temps supplémentaire ; un mois de vacances pour tous les travailleurs.Les participants au congrès ont enfin souhaité que le Conseü central de Montréal s’implique dans la création d’un journal de masse, un journal progressiste du type, par exemple, de ^ébec-Presse.Tout en étant financé par les centrales syndicales, ce journal devrait, par ailleurs, en être indépendant.panmpacnom 16 janvier par la PC et l’AP 198.1: Mme Margaret Thatcher, premier ministre bntannique, déclare que son gouvernement veillera au déploiement de missiles de croisière en 1983, malgré une opposition croissante de Topinion publique, 1979: le chah d’Iran quitte Téhéran après l'investiture par le Parlement d’un nouveau gouvernement civil, 1973: les États-Unis et le Sud-Vietnam décrètent un cessez-le-feu au Vietnam dans Tespoir qu’un accord de paix pourra être conclu ; I9b9: deux cabines spatiales soviétiques, Soyouz 4 et Soyouz 5, réussissent le premier ammage sur orbite, I98S: le général Aguiyi Ironsi prend le pouvoir au Nigéria après avoir annoncé l’échec d’une tentative de coup de force; I9C2: le président dominicain Joaquin Balaguer démissionne à la suite de manifestations à Saint-Domingue; 1944; le général DWight Eisenhower arrive à l^ondres afm de prendre le commandement des forces alliées qui doivent débarquer en Europe; 1925: Trotski est évincé de la présidence du conseil révolutionnaire russe; I8M; la junte suprême espagnole et les Britanniques conviennent de ne pas conclure de paix séparée avec Napoléon, KiU: la France, alliée de la Hollande, déclare la guerre à l'Angleterre, ISil: le Parlement anglais prend de sévères mesures à l'encontre des catholiques.
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