Le devoir, 23 septembre 1910, vendredi 23 septembre 1910
PREMIERE ANNEE—No.218 MONTREAL, V ENDREDI 23 SEPTEMBRE, 1910 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : W* '¦ 11 « « Y % Rédaction e, Adminiftration 3 Edition Quotidienne : - H H ¦ H H m " Ê H H H H SAINT-JACQUE& .¦ n ¦ ¦ ¦f ¦ ¦ ¦ -& Edition Hebdomadaire : m M B B fl I flf B fl fl B B¦ telephone, t"*4* .MOO MAMA ^HA MA M W ¦ ¦ ¦I REDACTION: Main^*.““ M“P"'**1* — ¦• •» "“ ¦¦¦¦I ¦MMMl Br administration, \ 74« Directeur: HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS! “ MENSONGES L’ “Orance Sentinel” d’Ontario, l’organe attitré des orangistes de la province voisine, ne décolère pas contre la province de Québec.Il n’y n absolument rien de bon, ici.dit ce journal.Québec est la honte de la Confédération.Otn croirait, à lire ce journal, avoir sous les yeux certaine feuille radicale de Montréal.D’après le “Sentinel”, la générosité des Canadiens-français de Québec envers leurs concitoyens anglais est une légende mensongère.^ Ainsi, par exemple, le ‘ Sentinel” écrit sans broncher : “En dernière analyse en s’aperçoit qu« les évêques ont la haute main sur 1rs écoles de la minorité.La nomination des membres du Conseil de l ins truction Publique, si elle est en apparence du ressort du gouvernement, se fait en pratique par les évêques cathodiques romains.Ils sont le pouvoir suprême, dans les affaires de lia province.Il faut que les titulaires à la section protestante du conseil de l’Instruction Publique leur soient acceptables.11 s’en suit inévitablement que tout homme qui a à cœur la défense des intérêts des écoles protestantes ne peut rester membre de ce conseil.Du fait qu'ils ont la majorité, dans le Conseil qui gouverne le régime scolaire, ils ont donc la haute main sur toutes les écoles.Et c’est ce qu’on appelle une généreuse manière d'agir”.Autant de lignes1, autant de mensonges.Le Conseil de l’Instruction Publique à Québec, ne renferme pas que: des évêques catholiques.Des membres laïques de langue française et de langue anglaise on font partie, catholiques et.protestants.Des membres (lu cliergé protestant y siègent aussi.Il y a le comité, catholique, et le comité protestant.l,e second a juri-riietian exclusive sur les écoles qui sont de son ressort, tout comme le premier ne s’occupe que des écoles de la majorité.Dire que les évêques gouvernent à leur gré tout le système scolaire de Québec, et qu'ils empêchent le cabinet de choisir ries titulaires protestants qui ne leur vont point, c’est encore une fausseté.Et quiconque sait les idées qu'entretiennent, en fait d'instruction publique, certains membres de la section catholique du Conseil, ainsi, par exemple M- Jules Edouard Prévost, — sourira si on lui dit que les évêques catholiques a’oPPosont à la nomination de certains conseillers protestants,lorsqu'ils n’ont même pas un mot à dire chins la nomination tic leurs confrères de langue française.En fait, le gouvernement provincial, dans le choix des Conseillers de l’Instruction Publique, agit comme bon lui : semble.Notre clergé n’intervient ni ne | peut intervenir.Les nominations ré- ; ventes faites par le cabinet Goiiiu, ! prouvent qu’il ne se soucie guère de i son approbation ou de sa désapprobation.Aussi bien, chaque comité du Conseil | n'a-t-il pas Un mot à dire dans la lâche qu’accomplit son voisin.Tous deux se réunissent pour empêcher que l'Etat n’intervienne dans certaines questions où il n'a pas à intervenir, tous deux travaillent ensemble pour tenir en dehors de la politique les questions éducationnelles.Mais chacun, dans son domaine séparé, jouît de la plus parfaite autonomie possible.C’est grâce à ce système parfaitement équilibré que, dans notre province, les argents des catholiques de langue française servent aux écoles catholiques de langue française, que les argents des contribuables catholiques de langue anglaise vont à leurs écoles, ; et que les taxes scolaires perçues des citoyens protestants servent uniquement au soutien de leurs institutions scolaires.En est-il ainsi dans Ontario, dans le Manitoba, dans l'Ouest, où la plupart du temps, si nos frères veulent des éco-! les confessionnelles,, il leur faut se co-! User Volontairement pour les avoir, parce que l’Etat emploie les taxes scolaires qu’ils versent au maintien des écoles neutres.Est-ce dans ces provinces (pie les catholiques ont la pleine jouissance de leurs droits ?31 n'y a pas cinq mois, en plein Conseil Législatif un Conseiller de langue anglaise reconnaissait l’esprit de tolérance dont les Canadiens-français de cette province font preuve à l’égard de leurs concitoyens anglais.Celui-ci ne connaissait-il pas mieux ce dont il parlait que les gens du '‘Sentinel” dont il n’y a peut-être pas un seul au courant de ee qui se passe dans notre province ?Ce sont néanmoins de tels gens qui fomentent chez nous la discorde tandis qüe, d’autre part certains d’entre eux comme le faisait récemment à Ottawa un de leurs principaux meneurs.Sam Hughes, affichent leur tolérance envers les catholique» et leur grande admiration pour la race canadien ne-française qu’ils proscrivent partout où ils la rencontrent.Ills ne sont pas -susceptibles de comprendre, tant le fanatisme les aveugle, comme cs't nuisible au bon accord des deux grandes races canadiennes leur campagne mensongère et calomnieuse.GEORGES PELLETIER.SURVEILLANCE Il ne se passe pas une journée sans que la chronique de 1*' 'Entrevoie nous signale la mort violente d'un empli, de chemin de fer.Les blessés ne se comptent plus, presque, et l’aci-dent sans perte de vie devient si banal que les journaux en parlent à.peine.11 n'est pas moins vrai que malgré la faible proportion de la population du Canada, de la longueur des réseaux, et de l’effectif des employés, par eomparai-Bon avec les statistiques des Etats-Unis, les boucheries du rail sont plus fréquentes qu’elles ne devraient l’être.La raison de cet état de choses se trouverait, s’il faut en croire des officiers des unions, dans la négligence, l’indifférence et l’insouciance que les employés eux-mêmes aportent à l'accomplissement de leur devoir.Certes ces défauts de discipline ne sont, pas voulus, mais ils existent, quand même et les employés sont, les premiers à eu soutfrir.M.R.E.Richards, agent; enquêteur sur les rée la mations faites contre le Chicago et North Western, croit avoir trouvé le remède, fl vient de terminer ses conférences aux employés de son réseau touchant les accidents et les moyens pratiques de les éviter.Son travail a évidemment porté fruit puisque déjà les statistiques de la compagnie accusent une forte diminution dans le nombre des morts et des blessés, relativement aux chiffres inscrit nu rapport de IPOfi.Pour le mois de juillet seulement, la diminution est de trente-trois pour cent.Ce qui s’applique aux Etats-Unis doit nussi bien convenir au Canada, Si les catastrophes sonl moins fréquentes chez nous que dans le pays voisin.si les tueries d'employés ou de voyageurs sont pins rares, il ne s’ensuit pas que nos travailleurs aient une mentalité différente, nu qu'ils soient plus soigneux de leur besogne.Sur tous les réseaux, dit Richards, la grosse moitié des accidents provient de la faute des employés.Et il prouve sa thèse eu citant des statistiques où le grand nombre des blessés et des morts sont des salariés des compagnies de chemin de fer.Pour atteindre son but, qui était de réduire ces statistiques brutales des mn acres, il s’est adressé aux travailleurs eux-mêmes et il leur a fait comprendre qu'lis étaient les premiers ù subir l’effet de leur inattention ou de leur désobéissance aux ordres donnés.Il a formé des comités d’employés dans Je* cours de uarage, dans les rotondes, cervelle, or! Mai* l’aiderait sur les t'-.-.ins, aux gares, et ces comités de surveillance ont corrigé les défaillances et rétabli la discipline rigoureuse indispensable dans le service.Combien de fois des hommes sont allés visiter un camarade blessé, ou assisté aux funérailles d’un compagnon tué au poste, ont voulu consoler la veuve et les orphelins, et ont senti les mots s’arrêter dans leur gorge.Us savaient que le vrai coupable, dans cette tragédie des humbles, était souvent la victime e.ie-même ou, ce qui est pis encore, l'un d'entre eux, qui venaient pour alléger des souffrances.Combien, dans le cortège qui suit la dépouille d'un employé de chemin de fer, peuvent sc dire, qu'ils n’ont jamais amené le moindre accident par leur négligence ou par leur ^ubli des règlements.Il appartient aux unions de former au ada des comités comme ceux de Richard:.Si l’ouvrier du réseau se protège lui-même d'abord, ii es! à parier que les accidents aux voyageurs seront diminués dans des proportions sur-prenantes.Il y a tant de façons de ne pas fnire son devoir, dans cette tâche routinière dn chemin de fer, où chaque jour amène une même action malgré les changements de décor.Conducteurs, mécnnicieits, serre freins, aiguilleurs, piqueurs, télégra phistes, tous sont, exposés aux surprises terribles d’un oubli, d’un relâche-mont de zèle, dont les conséquences j sont impossibles à prévoir.l’ersouo ne supposera qu’un employé 1 'lo chemin de 1er puisse commettre | sciemment une infraction grav e ù la | discipline du réseau, ou ù.ses devoirs envers la société, mais la volonté n'est | pas toujours présente aux actes qu'on fait par habitude, et c’est ici quel’ur-geiicc d'un comité de surveillance s'impose, comme elle s’impose pour prove-I uir la trop grande confiance que donne lu routine.Le Pacifique a déjà lancé son beau projet des secours aux blessés.Toula* les compagnies devraient s'unir pour faciliter la formation de comité» à le ‘ Richards.Le publie en sera recoucalésant aux fondateurs, les employés auront moins de deuils dans leurs rangs, et les tribunaux seront moins souvent aisis de ces préci s en dommages-intérêt! où rarement la vraie responsabilité est fixée.Si les alariés comprennent que leur gagne-pai i dépend des recetlr du réseau, ils loi ont en sorte de ne pas les réduire par des accidents dus à leur im-| prudence ou à leur négligence.JULES TREMBLAY, BILLET DV SOIR GASPILLAGES Avez-vous déjà lu la légende de l’homme à la cervelle d’or! Pauvre homme! Dés qu'il connut sa richesse, ses malheurs commencèrent.Encore enfant, il entendit ses parents lui réclamer le prix de leurs soins et pour les satisfaire, il dût s’arracher un morceau de crâne.Puis ébloui par lei puissance (pie lui étonnait son or, il courut le monde à la recherche du bonheur, aucune feelie ne lui railla.(' t/ail si fae ilc île les pager éi même sa fêle.Les folies, autrefois comme aujourd'hui, laissaient derrière elles l'amrrtume des regrets et des remords, et notre homme’ descendait plus avant dans la tristesse en musant sans cesse dans sa pauvre cervelle.Pour son or.sas amis le trahirent et des étrangers le volèrent en lui faisant un mal horrible.( n jour, il sr crut sauvé, arrivé enfin au bonheur.11 aimait du meilleur de son coeur une petite femme' blonde qui avait dc> beaux yeux et un air d’ange.H l’épousa.Mais il sc trouva que l’ange était une poupée qui préférait à son mari les plumes, les fleurs et les dentelli s.Or.à l’époque de son mariage, notre pauvre héros avait pu s'apercevoir de Pétai délabré de sa (Jur de trous dans son il pensa que sa femme à conserver Je', précieux capital qui était en même temps sa vie.Hélas! entre 1rs doigts menus de 1er petite femme Par s’émiettant se dispersa.Il ne savait rien lui refuser et elle ne cessait de 'demander son or.Elle en avait jusque dans la bouche.Ce fut vite, fait.En deux années le, cerveau fut vide, gratté jusqu'à la dernière parcelle et noire homme fut mort.Et puis?.Voilà! Les dames n'aiment guère 1rs morales et comme je leur destine celle-ci, je leur conseille de lire la colonne suivante.Il n’y a plus d’hommes à ta cervelle d’or, mais il y a encore des femmes-poupées.Et 1rs maris de res femmes donnent leurs forces.creusent tous les jours dans leur vie, pour acquérir P argent que les pauvres folles dépensent en fanfreluches.II y a aussi des hommes au coeur d’or.Ils se marient pour avoir un foyer et une amie, toujours là, pour les aider et les aimer.Ils reviennent très las au foyer désert, ou bien ils n’y trouvent que visage morose, froideur, paroles agressives nu mordantes.El j’ai voulu dire aux femmes-poupées que la bourse un jour sera vide quand te pauvre mari se sera tué à la remplir.Et aux femmes maussades, qu'un coeur d’or d’homme s’use vite à ne pas servir.Elles s’éveilleront un jour à la triste réalité et elles redemanderont vainement 1rs trésors de tendresse qu’elles ont dédaignés et gaspillés.Les entendez-vous, les petites femmes, pincer le ber et dire en levant 1rs épaules-.Est-il sciant, ce MARC LEERANC ! Le Commissariat Sur le pont Canadien à Paris d'Avignon.C’EST FAIT I.'''Evénement” proleste contre la nomination de M.Apollinaire Corriveau au poste de membre de la Commission do ITntercolonial.Notre confrere a cent fois raison, La conduite de M.Laurier en cette affaire est injustifiable.M.Apollinaire Corriveau.avocat de sixième ordre, qui s y commit en fait de législation des voies ferrées comme un chat eu astronomie, nst l'une des dernières personnes qu il fallait choisir pour ce poste.Est-ce pour cela (pie M.Laurier l'a choisi?Il ne manquait pourtant, pas.chez nos Canadiens-français au service des compagnies do chemins de fer, de gens cent fois mieux qualifiés pour un tel poste (pie ne l’est M.Apollinaire Cor-riveau.Nommons au fil du crayon, et nous en oublions plusieurs, MM.Hébert, Hone, Lalonde, Brassard, tons capables de faire d’excellents eommis-saircs.dans le bureau d'administration de I'Intercolonial.lit, s'il fallail à tout prix choisir un a Vocal.croit-on que le salaire de !S5,t!00 ou ïM'i.UOO attaché à.la position chiffre plus fort que h* traitement de maints juges, n'eût pu dît cnn i lier un membre distingué du llarreau de Québec ou de Montréal ii accepter ce poste?M.Corriveau ne fera pas brillante figure parmi «es nouveaux confrères.Et il n'njoutera certes pas au prestige de la race canadicmic-françaisc.M.Laurier Ta voulu, c’est fait.Mais nous ajouterons notre protestation ù celle de 1"Evénement”.Et de nombreux ministériels - ceux •pii connaissent M.Corriveau.trouveront que nous avons tout à fait raison de le faire.'a P.Tout dernièrement, le “ Globe ” de Saint-Jean, journal libéral-ministériel, ne se gênait nullement pour prévenir semi-offioiellement la Province de Québec que.pour aucune considcration.pl-le ne devait compter obtenir le contrôle de la représentation canadienne à Paris.Il est bon de se rappeler pourtant que ie, salaire attach*- au commissaire canadien en France c.-t pavé moitié par le gouvernement d’Ottawa, moitié par le gouvernement de Québec.Dans (‘es conditions, nous avons bien le droit de nous demander pour quelle raison nous payons si nous n’avons rien à dire ?Comme les autres provinces, nous payons largement pour la representation canadienne à Londres ainsi que dans le Royaume-Uni.Tous savent pourtant le peu de bénéfices que nous retirons, tout particulièrement.Nous payons cependant.Tes statuts reconnaissant mieux que nos gouvernants notre situation d’infériorité à ce sujet, nous accordent à Londres un représemant ” ad libitum ”, pourvu que toujours, Québec paye.M.Dev lin à même songé un moment, à nous représenter en friande.Vertes espérances ! Il serait peut-être temps que les Canadiens-français comprenne^ quel rôle oir leur fait jouer dans ce pays.Si nous n’avons pas le droit de dicter un peu nos volontés eu France, pourquoi payons nous alors ?Que le gouvernement fédéral solde seul toute la note et (pu- Québec envoyé à ses frais un représentant autorisé qui saura lui faire de l'immigration recommandable.Nous avons une province à coloniser.A l’exemple de l’Ouest, importons des gens qui nous seront sympathiques, parleront notre langue ci professeront, notre religion.Si on y tient.qu'un canadien de Québec représente ù Londres notre commerce et nos industries.Québec ne sera bien défendu que par ses propres représentants.Ne l’oublions pas.TANCREDE MARSH:.DU FRANÇAIS ! M.le Directeur du “Devoir”, Montréal, Monsieur, Chaque jour apporte de nouveaux faits à l’appui de nos réclamations.Du français, s’il vous plait, du français, MM.les Anglais ! Le Congrès Eucharistique nous aura servi de toutes façons.Il a fait naître nombre d’incidents qui mettent en relief la nécessité pour nous de secouer au plus tôt et bien fort cette poussière anglaise qui chaque jour tombe sur nous, et qui peu ù peu nous enveloppera tout à fait si nous n’\ prenons garde.C’était le dimanche, 1 I septembre, jour de la grande procession.Dans l’avant-midi, je monte avec un ami, sur la montagne par le funiculaire.Il y avait, fouie dans la petite gare du Parc Mance, et fouie Canadienne-fran-çaise.Je m’approche du guichet : Deux billets, s’il vous plait.I ne main me tend par la grille,deux billets, imprimés en anglais, la belle affaire.— Combien, demandai-je, en fouillant dans ma poche.La main fait signe de déposer ma pièce de monnaie sur la tablette.Je répète.— ” Combien vous dois- i# i Ten cents, dit une voix appartenant au propriétaire de la main.J'accentue davantage.—Combien vous dois-je ?Ten cen t s, gronde la voix, courroucée déjà.La patience me lâchait.Je martelle mes mots : - Combicn-vous-dois je ?Dix cents, clame enfin mon anglais derrière sa grille.In bouche de trn \ CCS.Vh! Qu.* ne le disiez vous plus tnt! "Ry the devil, that's enough ! ” “ By the devil ! ! ” un jour de Con grès, ça me fit, prendre la fuite, |,e départ sonnai I.je sautai dans le wagon.en lançant à mon gars un “ à l’année prochaine ", plein de promesse.UN CANADIEN-FRANÇAIS.La langue et la foi Nous allons publier prochainement en brochure le texte sténographié du discours prononcé à Notre-Dame, par M.Henri Hournssu, à la seconde séance gé nérale du Congrès Eucharistique.Nous v joindrons le texte et lu ver sioli du discours de Mgr Bourne et de sa dernière interview.M.Bourassa ajoutera ù ces textes une préface où il exposera la question gé nérale des races nu Canada, au point de vue religieux.Cette brochure sera d’un intérêt cou sidérable pour tous ceux qui parlent français en Amérique.Nous lu vendrons 10 sous l'exemplaire, $7.50 le cent, les frais d'expédition, par la poste ou pas l’express, étant à la charge de l’acheteur.Nos amis voudront bien nous donner au plus tôt, leurs commandes, afin que nous réglions immédiatement le tirage de cetto brochure.QUI DIT VRAI?Et le portefeuille de la marine.M.le patricien, est-ce qu’il ne vous irait point t Les raisins seraient-ils trop verts t AI.Gouin a beaucoup admiré un étalage de couteaux d'argent à poignée d'ivoire, rue Sainte Catherine, à son dernier voyage ici.Aussi ses admirateurs vont-ils lui en otirir une douzaine, fraîchement aiguisés.Prenez, garde, M.Taschereau ! .,}é‘ notaire Longpib nous écrit: I.ar.lcrai le pont pour augmenter ax ec Hildcphonse, les revenus des ré gistrateur*.Aon, pas d’obstruction sur le pont.Irop gros ! I .i \ esque et l.ongpré sont à couteaux 1 ires \\ enceslax en veut à Adélard u„i toujours tentr de le supplanter.Arthur Ecrément vA expliquer à i k alî1/ Motard la conversion du notai i re Ihms.dans Dort hier.Gladu Vh répéter sa conférence sur ¦ j ' I.esprit (les bêtes dans la discipline I de parti.’ Jos Lafontaine de Berthier ne dira rien.H ne sait que retirer sou indemnité, j dos Demers sourira aux dames • c est tout, ce qu’il suit faire.Roch T.anctôt lui se contentera de recevoir des compliments plats de scs Comperes.D’Hellencourî sc paie de temps à aU-He u tel c des.défenseurs de l„ marine dimity ¦’''Présentant Comme des demi Une perle: Le R.P.Ollivier prononça un sermon solennel au v funérailles de Pincen-uje du bazar de la Charité.” (Le “Canada’ , jeudi ‘22 septembre ï La presse ministérielle nous a fort i parlé du triomphal voyage de M.Laurier a travers l’ouest canadien.^ oici le témoignage désintéressé d’u-1 ne revue américaine, “The Outlook”, j dont M.Roosevelt est un des collaborateurs les plus assidus.Jusqu ici quand un premier ministre! Canadien ou un leader politique de premier rang entreprenait une tournée oratoire il prononçait ses discours et des resolutions de confiance et de félicitations d «près la coutume anglaise étaient tout œ qui suivait.On s’est largement écarté de cette façon de procéder lorsque Sir Wilfrid est allé dans l’Ouest.Ce n\\ nullement été un voyage triomphal avec des éloges sur toute la ligne que celui du premier ministre.d Ottawa « Yane0uvei\ Des foules se pressaient à tous les endroits où I» train spécial du premier-ministre s’a¦ ré-tait.Mais il y avait bien peu de l'enthousiasme qui accueillit Sir Wilfrid quand de 1SS7 à lsî)(i il visita les populations urbaines ou rurales a 1 est ou à 1 ouest d'Ottawa, salué comme le chef admiré et estimé du Parti Libérali.aux Communes et comme l’ad- versaire le plus vigoureux et ie plus ardent de la politique nationale des conservateurs.Des plaintes, des critiques,, des expressions de désappointement, pour la plupart hautement manifestées attendaient le premier ministre chez ses propres partisans tout le long de sa route, de Winnipeg à Calgary.Jamais premier ministre d’un pays anglais n’eut à écouter tant de critiques formulées en dehors des Communes que Sir Wilfrid Laurier n en reçut» des nombreux représentants des associations de fermiers et de cultivateurs dans son voyage à travers le Manitoba.la Saskatchewan et P Alberta.Ces critiques vigoureuses et* inattendues sont nées de l’opinion quo le parti libéral depuis 1S9G a violé ses engagements à l’endroit du tarif, et qu’il a renoncé au programme lilL-ral de 1893 qui M servi aux libéraux maintenant en force à Ottawa (le tremplin vers le pouvoir.” Ceci n’est-il pas plus juste que les compliments payés et les appréciations mensongères de la presse ministérielle?1 ne autre: Le même journal parle d’un convoi electnquo qui arrivait à toute vapeur.[•(' "Canada" drape les *15,000 du ¦Journal d’Agriculture” dans le dru peau tricolore et clame: " Voyez, comme je suis patriote !” 'I.e patriotisme est le dernier refuge des coquins”, écrit quelque part un auteur anglais.La Bresse laisse, sans protester, (in gouvernement trahir nos frères de l’Ouest, (*l ferme l’œil quand un gouvernement lance le pays dans le militarisme, sans le consulter.S’agit-il d’ameuter les gens.afin de faire monter son tirage, elle est au premier rang.Hypocrite! M.T.aforfnne incendiaire: "Si le gouvernement ne m’accorde pas ce que je lui demanderai, eh bien! je mettrai ie feu au parlement." (A .Saint-Jacques, comté de Montcalm 1909.) i.e roi Georges V a câblé à M.Dan-durand: “Abdiquerai en votre faveur, si vous trouvez qu’un trône est une assez belle position.” Et M.Dnndurand a répondu: "Merci.Suis trop indépendant, pour accepter royaume.” AI.Rodolphe I.finir u x est juix enux.a Vieily-les-Bainx.Tl s’est, aperçu qu’il va lui en falloir, une santé, pour serrer la main à Botlia.Depuis son retour de l’Ouest, M.Laurier est triste.Il s’aperçoit qu’il a des pieds d’argile.L’Ecole des Hautes Etudes va s’ouvrir dans une couple de semaines.I.e "Canada” jubile.S'imagine ! il que ça va lui valoir un autre contrat de 815,000?Mgr Fallon, évêque de London, et la langue française Il serait la victime d’assertions fausses et malicieuses.Jamais il n’a eu et n’aura d’objections à opposer à l’enseignement du français dans les écoles de son diocèse ou ailleurs London, Ont., 20 septembre.- A pro |ios des rumeurs qui ont l’ait lo tour de la presse sur le compte de Mgr Fallon, l’vêque de London demande la publication de la déclaration suivante: ‘ ‘ E’agitation en ce qui me concerne, a commencé par la publication d’une dépêche dans le “Detroit Free Press’’, le 5 juin dernier alors qu’il u’y avait pas cinq semaines que j’occupais ma nouvelle charge d'évêque île London."Cet article était faux, de toute évidence, et, quoique semblant venir d’Ottawa, il avait été imaginé de toutes pièces par deux personnes dont l’une occupe une position dans le service civil il’Ontario et dont l’autre fait, partie du personnel d’un journal du ma tin, do Toronto.“Tes assertions contenues dans cet article étaient non seulement fausses, mais malicieujses et la perfidie de ceux qui avaient lancé ce “canard’’ fut, dans le temps, démasquée et privément exposé**.“Un autre article, également faux et libelleux, paru dans un journal du matin de Toronto, dimanche dernier, et curieuse coïncidence, il semblait par l’esprit et inr la.forme, provenir de.la même source.“Je n’ai jamais été, ni dans mes actes, ni dans mes paroles, par désir ni par intention, ennemi des intérêts des Canadien ;-Français et jamais, je ne travaillerai en aucun neu : i en aucun temps, contre ces intérêts, quelle que soit, la provocation.“Eps Canadiens-Français sont nombreux dans mon diocèse, et, lorsqu’ils s ’adressent ù moi, tant dans le domaine spirituel çuo temporel, je les traite absolument comme n ’importe quoi autre de mes diocésains.“ Je n 'ai jamais publié ou fait publier, directement ou indirectement, verbalement, par écrit on de quelque autre manière, au eun ordre ou mandat ou expression d’opinion concernant l’enseignement du français eu autre langue, dans les écoles séparées on dans les autres établissements d’éducation du diocèse de London ou d’autres endroits.“Je n’ai pas et je n’aurai jamais d objection à opposer à l’enseignement du français ou de toute antre langue, suivant les lois de la province o’Ontario et les règles du département provincial de l’éducation.“C’est pourquoi cette agitation, eu autant que cela me concerne est non seulement, sans fondement, mais nussi suprêmement injuste.(Signé) N.F.FALLON, Evêque de London, Ont.Alditre D.A.I.afortune va remplacer Rodolphe Lemieux au ministère des Pois tps.Entre ces deux pitres, pas de différence, si ce n’est dans le genre d’éloquence.Les funérailles de M.F.X.Saint-Charles ELLES ONT EU LIEU CE MATIN, A L’EGLISE SAINT LOUIS DE FRANCE, AU MILIEU D’UN CON ! COURS NOMBREUX DE PARENTS ET D’AMIS.Uu vol dans TAlaska ON ARRETE LES AUTEURS D’UN VOL DE $14,435 COMMIS A NOME, AL.(L matin ont (1 choeur de Saint Fouis de France, sons la direction de MM.Clerk, exécuta la messe de requiem de Perosi.II.A.Fot oui muni tenait l’orgue I/* "Mi soitro” fui chanté par \J.J.A.Saucier.l/égÜHfl était drapée de ftiiperbeK ten turcs «ombres.(’niidilisaient In deuil : MM.Niipolé-on Saint f ’hal les.A.Saint ( 'harien, O.Saint t'Imrlos, II.Saint Churl©*,, J.Saint OharloB.IvCs pupilles de I institution de* Sourdes-Muettes, conduites par le Père Ca* dieux, leur directeur et par Monsieur le chanoine I/*p ail leur, faisaient la haie, de chaque côté fin cercueil, },u moment de la descente de hi chambre mortuaire, RemaiYpiew, dans le cortège : Thon.J.I).Itoliand.MM.!.N.Dupuis, J.A.VaillatK'ourl, J.K.N'aillancuurt.O.Her^eron, L.A.Saint Louis, D.Nor-manditi, J.Uoeliofi.M.Mercier, L.Côté, A.IL Kiiyon.S.I).Vallièies, I.Dunocher, K.Cuniiintfliam, Plum.Dick enitke.L.Déguisé.O.Corriveau, S.Généreux, •).fi.Cholette, \Y.Douiiier.M.IL de Boucherville, M Boire, doc teur Desioelie*.Bourijue et Désaiilniers, L.Breuw.W.A.Pimdeiyast, Rodolphe Foiyel.L.1.Formel.I * Wilson.M I-après, T.Brosseau.D.Te^vnier, J.Mu-jenu, F.K\.A de Tonnuncourt, •lull s Laveigne, L.Bel isle.J, A, Lus nier, L.À* Lapointe, etc.Seattle, Wash., 23 septembre.—Manus .1 (dut use n, 22 ans, a été arrêté hier hous I accusation de complicité dans I afin ire du vol de $14,425, coin mis au préjudice de la 1 ‘ l’ioner Mining Oo.}?à Nome, il y a quelques semaines.Sou coaccusé Joli u Tilberg, est aussi sous arrêt.Tous fieux sont arrivés de Nome, vendredi, par le vapeur “Senator ’ \ (Quatre autres arrestations ont été faites à propos de la même affaire.L'arrestation de Tlyberg a.éfé faite à i* suite du fait qu’il déposa $14,345 au bureau îles essais ici à Seattle.Le quai de File Sainte-Hélène truand Je rapport du Comité exécutif, recommandant d’accorder à ia Commission du port l’autorisation de construire a l’ile Suinte Hélène un quai au et le Eiboiajeoùt de $^5,000, la Ville devant lui Monseigneur payer pendant 20 ans un loyer annual équivalant à 5 p.c., de cette somme, a été présenté devant le Conseil, hier après-midi, l’échovin L.-A.Lapointe, appuyé pur l’éehevin O’Connell, a proposé qu ’une Commission extrnordinai re soit, nommée, eomposée des éehevins En rivière, Hnstien, Wnrd, Boyd et Danduraiid, ayant pour objet de s'a-bnmher nvee les députés fédéraux de Montréal, et de deninnder an Onuver nom eut de eonstruire ee qnni à sa e barge, eonime il le fait dans les municipalité m de moindre importance.Ln proposition a été adoptée après une courte discussion.Service des travaux publics ON PROPOSE LA FUSION DES SER-VICES DES EAUX ET DE LA VOL RIE.L’échaviu Brodeur, ft la séance du Conseil municipal, hier après-midi, n douué un avis de motion comportant la.création d'un service municipal des travaux publies, qui réunirait sous une même direction, celle du Comité exécutif, l'uqucdue et l'udminist rat ion delà voirie.La motion sera mise ft l'étude datfh trente jours, Ils sont pincés Bidtfefonl, ‘23.-“Trois rkm Voleurs qui s© sont* omparés do la boîto dos rocot-1 oh h la foiro do Cumberland ont été arrêtés sur la voio ferré»' prés d'iri.Dos ^2,23s vnléoH, il* aiont ©non* ro $ 1,400.Louis noms sont James Morgan, Jalons Miller, et Cîrorffe A.King» Cadavre identifié Lu femme qui s’est suicidée au Co-ronn a été identifiée, c'est une dame M.B.Mumfori), épousa d’un homme d'affaires de Boston.lai mnri et ln soeur de ln défunte avertis par télégramme sont en rnute pour Montréal.Tl n 'y aura pns d'enquête avant leur arrivée.Ln mniheureuse s’était donnée h l’hôtel pour une dame Brown, qui «•• son nom de famille. s LE DEVOIR, Vendredi, 23 Septembre, 1910, LA QUESTION DES DRAPEAUX Le maire fournit des explications qui mettent les choses au point.— Le rapport de la Commission d’Enquéte est adopté avec un amendement insignifiant La Cie des Tramways contre le “ Star ” Sur la Passerelle UNE ACTION EN DOMMAGE AU MONTANT DE CENT MILLE INCENDIE.PIASTRES A CAUSE D’UNE CAM PAGNE DE PRESSE MENEE CON TRE LA COMPAGNIE.Quand, hier aprè^-midi, au Conseil i Maire, municipal, le secrétaire eût terminé la ! ei, lecture du rapport fie la f’ommigsioti j pa d enquête relativement à la disposition de^ drapeau\ sur le toit d** l'Hôtel de Ville, durant les fêtes du Congres Eucharistique, et dont le ''Devoir'* publiait hier les conclusions, fé-chevin Larivière, président de la commission, appuyé par IVchevin Hasiieii, en proposa l'adoption.Il régna dans la salle, pendant quelques minutes, un silence profond.Enfin, l'échevin Té-treau se lève, fl désirerait savoir, dit-il, nç faisant pas partie de ki Commission.si le Maire a été entendu au ' tours de la séance.J/échevin Larivière rétorque que la commission a cité «levant elle M.Diouîu, surintendant < nécessaire, dit l'Amiral; quant à vous.Monsieur, préparez-vous à embarquer dans une heure, car nous n'avons plus un instant à perdre; votre compte rendu nous en a tous convaincus.Si Midway tient jusqu’à notre arrivée, nous aurons repris Honolulu dans lâ jours, et le reste ira tout seul.-Alors, Amiral, fit le comnian dant Henzey en s'avançant, veuillez m’accorder l'insigne honneur de prendre avec mon croiseur la tête de l'escadre.Le '‘Colorado " peut, donner *24 noeuds et vous l’avez vu à l'oeuvre.Peut-être au-rai-jc ainsi la consolation de recueillir le dernier soupir de mon frère et de donner le premier à sa pauvre enfant les consolations dont elle va avoir besoin.—Accordé, mon cher Commandant, fit l’Amiral avec bonté.Appareillez dès que vous le pourrez.Le “Montana" partira avec vous;| deux des paquebots chargés de charbon qu'a fait préparer le flou-! verneur seront prêts à vous suivre ; avec le bateau-citerne désigné, et l 'amiral Dewey désignera trois dej scs destroyers les plus rapides poui vous éclairer, ,1e vous donne h commandement de cette Division.! —Merci, Amiral, dit le Coin-1 mandant, d'un ton pénétré.Mon bâtiment est encore sous pression,! tout mon monde à bord, mes approvisionnements ioi vivres ont été complétés avant-hier à Magdalena- Bay.Dans une heure, je serai! parti.—Vous serez suivi, à trois liou-| res de distance, par une deuxième ! formes effilées,, taillé pour la cour-division de croiseurs de force éga-( se et pour l’attaque, avec scs male.Deux divisions de cuirassés ! chines de quarante mille chevaux partiront à minuit ; je vais les dé- et ses quatre gros canons de 30Ô signer dans un instant à mon chef ! sous tourelle.Son équipage, rom-d'Etat-Major, et le plein do char-! pu à la manoeuvre par la longue bon sera fait de suite.Les rroi et dure navigation qui lui avait seurs iront droit sur Midway, les fait doubler le rap Horn, mani-euirassés sur Honolulu.festa sa joie d’être désigné pour Ht quand Maurice Kimbaut.sa- prendre la tête de l'escadre et, Itifliit.I amiral Hopkins, se dirigea i avec la promptitude que donne vers la porte suivi du Commandant du “Colorado.’’ — Encore merci, Monsieur, et merci surtout, je vous le répète, de nous sortir de la situation la plus préjudiciable à la mer: l'indéei-A l’expérience, bâta dans une large mesure les préparatifs d'appareillage., A huit heures du soir, le croiseur (initiait son corps mort et ximi.a bientôt: d ailleurs, our i précédé à quelques encablures du nous nous retrouverons là-bas.Fuis gravement il ajouta, se tournant vers les Commandants de bâ-1 iments.—Je n'avais pas cru jusqu’à ce jour à l’aviation.Je ne la voyais à l’ocjivre que sur de courtes distances.Elle vient do s’imposer à moi et au monde entier irrésistiblement.• • • Moins d'une heure après, ayant pris rongé de sir William Lipton, qui lui avait prêté un si précieux concours, et fait, grâce à lui, quelques emplettes indispensables, Maurice Kimbaut gravissait l'échelle du “Colorado’’.destroyer éclaireur “Bullet.” s'en-gagcail dans le chenal.Déjà, toute la ville savait qu'une partie de l’escadre allait partir pour les Hawaï.lia promptitude de celte décision si vivement attendue avait soulevé dans toutes les classes un onthousiasme indescriptible.On savait aussi que l'aviateur français était à bord du “Colorado" et avait demandé comme faveur spéciale de retourner à Midway.et c'était un renouveau d'admiration pour le pays qui produi- I Aussi les bords du chenal étaient-ils.à la nuit tombante, bondés de i spectateurs, comme ils Convient été à l’arrivée de l'escadre, cl ce fut | au milieu de hurrahs et.d’aeela-; mations mile fois répétées que par-I tirent, au-devant îles “chers petits Japs" d'autan, les vaisseaux d’a-j vanl-garde de la flotte du l’acifi-! qiio.Autrement outillés et commandés que les vieux vaisseaux rosses de Kodjestvenski, ils allaient, essayer de prouver au Japon quo la guerre à coups do traîtrises et de déloyautés pouvait donner des résultats appréciables au début, mais qu’il y a une justice immanente pour les peuples comme pour les individus, quand ils se heurtent à des adversaires ayant gardé intacts le culte du patrie* ttisme et le sentiment de l'honneur national.l'.A suivrai C'était un superbe bâtiment aux j sait de tels hoium»*- 444 LE DEVOIR.Vendredi.Tl Septombro.EDO.AU SOMMET Véritables Cuurroies Tannées en Chêne CHAQUE COURROIE EST GARANTIE.D.K.McliREN, Limitée, 309-311 BUE CRAIG OÜEST.Main 4904-4905.CALENDRIER SEPTEMBRE de la Merci.Quar 8AMEDI, LE 24 Fête de Nntre-I»ame tre-Temp* ( jeûne .Lever du soleil: 5 h.; coucher soleil: 5 h.ôd.Lever de la lune: 9 J 4 (s.); coucher de la lune; O n.(s.) .Pleine lune.TEMPERATURE Bulletin d’après le ttiermomètre de Hearn & Harrison, 10-12 rue Notre-Dame Est.R.de MESLE, Gérant.Aujourd’hui Même date Aujourd'hui CONVAINCU |f NOTES de L’HOTEL 1 ^ne Sran^e assemblée régionale, Nous avoo» parmi noe annoni-eurs rlifférents négociante et commerçants.Le “Devoir” semble être favorable ik tou», puisijiie nous recevons ilepuis quelques jours, lies lettres de satisfaetlon dans toutes les différentes branches de commerce.Lises ce que dit M.J.-A.Kiuond, Bijoutier, 245 rue Baintu Catherine Est.Montréal, le 22 septembre 1910.M.A.-D.Dupont, Agent de Publicité, “LE DEVOIR”.Mon cher Dupont, D me fait plaisir de te déclarer que je suis des plus satisfaits de mes annonces dans le “DEVOIR”.Dès le début j’obtiens de très bons résultats et je constate que chaque jour ils 'deviennent meilleurs.A toi, J.-A.EMOND.DEVILLE 8 h.m«tm: LE TEMPS Beau et frais.maxiaTum ••• .68 79 *an dernier 15 minimum an dernier *J BAHOMETHE 30.20 11 h.matin: 30.2 8 Midi: 30.16 QU’IL FERA: Pas de lumière rouge et pas de gardien Kn se rendant à un appeï, une voiture de pompiers du poste No 17 a culbuté dans un trou creusé dans la chaussée, sur l’Avenue du Parc, entre les rues Bernard et Van Horne, qui »‘était pas éclairée «le la lumière, rouge réglementaire.La voiture a été sérieusement endommagée et les pompiers («audin et Ttov furent blessés douloureusement.On prétend qu’un gardien devait se tenir en cet endroit pour prévenir les accidents, mais que, hier soir, il n’était pas u, son poste.Il me M.A.-K.Bourgeois, caricaturiste, nous télégraphie oo Cambridge.Massachusetts.qu’il sera de retour a Montréal prochainement, et nie être laudes dessins infamants dont il a question dans la presse de Montres jours-ci.leur ét é réal.Confrère blessé Les Manufacturiers veulent un tarif de préférence coloniale La convention demande aussi au gouvernement une législation plus claire, au sujet des Cies d’Àssurance et de l’incorporation des compagnies V ancouver, 2"2.Avant de clore ses séances la convention des manufacturiers canadiens a passé plusieurs résolutions dont nous donnons le résumé: lo.(’online il existe un doute au sujet de l'incorporation des compagnies par le gouvernement central ou par les législatures, il est résolu de demander au\ gouvernements de faire régler (Dite question une fois pour toutes, et de rendre ia loi, claire, uniforme et effective ; '-V.Ktant donnés les nombreux procès qui sont nés de la dernière loi des assurances, il est résolu de demander au gouvernement d'en arriver à une législation finale au sujet de la légalité des associations d’assurance; !»e, Il est aussi décidé de prier les représentants du Canada diverses parties de l’Kmpire ; le, Lt en vue d’obtenir des relations commerciales plus étendues avec l’Australie, il est résolu de demander au gouvernement dh'tablir des taux de douanes spéciaux entre nos deux pays.Le nouveau président de l’Association, M Kov.ii 3U 138| iïiif 25*
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