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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 17 septembre 1955
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1955-09-17, Collections de BAnQ.

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DEVOIR DU DIMAHCHE SUPPLEMENT POUR LA FAMILLE MONTREAL, SAMEDI LE 17 SEPTEMBRE 1955 —No 19 ¦ - ¦ Un Prince de TEglise prononce le sermon de circonstances à Grand'Pré.Des représentants de quatre pays, de trois provinces canadiennes, des milliers d'Acadiens forment l'auditoire du cardinal Léger.On fête la résurrection d'une peuple.'Ouel prophète aurait pu prévoir pareil retour", s'est écrié le représentant de l'Angleterre.LE CONSEIL DE LA VIE FRANÇAISE EN ACADIE (Voir pages 10 et 11)’ ¦ 8 ¦ La Comédie Française à Montréal Artistes en tournée au Canada - MADAME BEATRICE BRETTY: la soubrette idéale des pièces de-Moliére, Regnard et Beaumar • chais, Mme Bretty possède cette distinction exceptionnelle d'avoir tait sa carrière entière à la Comédie Française, où elle entra en 1929.Elle a naturellement joué tous les rôles de cet emploi dans les classiques, Dorine, Toi-nette, Suzanne, Lisette.Mais elle s'est aussi distinguée en des rôles d'émotion du répertoire moderne, comme dans "La Souriante Mme Beaudet", ou en des rôles de composition comme la Mélanie des "Temps Difficiles", Femme de courage aussi bien qu'artiste de grande distinction, Mme Bretty a été décorée de la Médaille de la Résistance et de la Légion d'Honneur.M.LOUIS SEIGNER : l'un des artistes de la Comédie-Française qui sont déjà bien connus ô l'étranger par leurs films, M.Soigner » paru notamment à l'écran dans "CHotard et Cie", "Les Dents Longues", "La Chartreuse de Parme", "La Fête è Henriette".Il y joue généralement des personnages plutôt inquiétants, fort différents évidemment do sa véritable personnalité.Il débuta sur' la scène au Théâtre des Célestins à Lyon, remporta en trois mois d'étude un prix do Conservatoire, entra è l'Odéon comme élève sous la direction Gémier, puis â la Comédie Française pour y jouer les rois et les barbons de comédie.Il a depuis joué des rôles de tous genres et a réglé plusieurs mises en scène.M.JEAN FIAT : fit ses études au Conservatoire de Paris et entra à la Comédie Française en septembre 1947.Son début officiel, en février 1946, le présentait dans le rôle de Figaro.Il a joué plusieurs des valets comiques do Molière, ainsi quo Benvelie dans "Reniée et Juliette" ot Gratiane dans "Othello".M.MAURICE ESCANDE : président de l'Association de< Anciens Combattants, décoré de la Légion d'Honneur, cet artiste fit très jeune ses débuts à la Comédie Française, après la première guerre mondiale, dans le rôle d'Hyppolyte de "Phèdre".Jouant aussi bien la tragédie et le drame que la comédie il a tenu tous les premiers rôles du répertoire.Il quitta le Français en 1925 mais y rentra en 1934, pour étendre désormais son registre d'interprétations à des oeuvres modernes de Sarment, Cocteau, Rostand, de Montherlant.M.Escande a formé un grand nombre d'élèves, et il est aussi l'auteur de plusieurs mises en scène à la Comédie.MADAME GERMAINE ROUER: la seule artiste de la troupe qui ait joué déjà au Canada, étant venue à Montréal ot à Québec en tournée de la Porte Saint-Martin entre los deux guerres.Son nom parut pour la première fois en manchette dans la presse parisienne le jour où elle obtint deux premiers prix, en comédie et en tragédie, au Conservatoire de Paris.Elle a paru à l'écran, où on l'avait surnommée la Pauline Frederick française.M.ROBERT MANUEL: 1er prix de comédie au Conservatoire de Paris, valets rusés et plus ou moins honnêtes do Molière et de Beaumarchais.Il subit de cruels ennuis durant l'Occupation et fut forcé de quitter la scène.Mais il y rentra à la Libération, dans une plus grande variété de rôles, teut en devenant aussi metteur en scène.M.JEAN-LOUIS JEMMA: joua pendant deux ans et demi au Centre Dramatique de Colmar avant d'entrer à la Comédie-Française en septembre 1949.Il y joua les jeunes premiers du répertoire, ainsi que des rôles de composition.M.GEORGES CHAMARAT : aussi fort connu par ses films (Le Président Haute-coeur, l'As-sasinat du Père Noel, etc.,) cet artiste appartient depuis 194é à la Comédie-Française.Il avait joué auparavant des rôles de composition à l'Odéon, et c'est dans co genre d'emplois qu'il débuta au Français.Distribué aussi bien dans les ouvrages modernes que classiques, il se signale couramment par sa facilité d'adaptation aux personnages les plus divers.MLLE MICHELINE BOUDET : sc destina d'abord à la danse •1 étudia à l'Opéra de Paris, puis changea soudain d'idée et, en un an d'études au Conservatoire, obtint son 1er prix de comédie.Le jour suivant elle était engagée à la Comédie-Française, on 1949.Elle joue notamment les grandes dames et les coquettes du répertoire, comme la Ci-limène dans "Le Misanthrope" de Molière.M.JACQUES CHARON : faillit succéder à son père dans le commerce de la bonneterie, mais vivait tout près du Français et c-ut très tôt le désir de devenir comédien.Envoyé en Angleterre peur s'y perfectionner en commerce, il s'inscrivit en secret au Conservatoire et fut finalement admis à la Comédie, où il est devenu aussi metteur en scène.On l'a vu souvent à l'écran.M.MICHEL GALABRU : étudia au Conservatoire dans la classe de Denis d'Inès, y gagnant un 1er prix qui lui ouvrit les portes de la Comédie-Française en septembre 1950.Il jouaià Sganarel-le de l'Ecole des Maris" durant la raison d'été.(Suite à la page 14) Une exposition en même temps que la troupe La tournée do la Comédie-Française à Montréal s'accom-gnera d'une importante exposition destinée 'à en prolonger le retentissement.Organisée sur l'initiative de l'administrateur général, M.Pierre Descaves par l'archiviste-bibliothécaire, M.Ca-zagne, elle sc tiendra à Montréal au Mutée des Beaux-Arts, du 23 septembre au 5 octobre.Elle groupera des toiles, des gravures, des livres, des objets qui rappelleront l'histoire de la maison de Molière.Certains objets sont déjà en route pour Montréal, notamment le Molière de Napoléon, à Ste.Hélène, le Racine de Monet-Sul-ly, le bonnet que portait Molière dans Le Malade Imaginaire, le portefeuille de Racine, la tabatière de Mlle Mars et enfin le fauteuil de Molière qui avait déjà fait l'an dernier le voyage de Moscou.Le “fauteuil de Molière Saillie «lu Luxembourg en 1779 et 1781 'y-:-.-:'-,;'.-}'- du 24 au 9 Théâtre ST-DENIS Gomédie Française PROGRAMME 1er « pro tarir: ftamrril 24 septembre (GALA) — dimanche inatljjfr 25 arpl.rmbre — dimanche soirée 25 septembre — lundi 26 septembre — vendredi 30 septembre — dimanche uolréc 2 octobre — lundi 3 octobre.LE BOURGEOIS GENTILHOMME Comédie-ballet, en cinq actes, en prose de MOLIERE :Vmc ¦pertaclc: Mardi 27 septembre (GALA) — mercredi 2b septembre — dimanche matinée 2 octobre — Jeudi 6 octobre — vend) edi 7 octobre — dimanche soirée t* octobre.UN CAPRICE Comédie ro un acte, en prose d’Alfred de MUSSET LE JEU DE L’AMOUR ET DU HASARD Comédie en trois actes, en prose de MARIVAUX 3èmr npretacle: Jeudi 29 septembre (GALA) — samrdl volée 1er octobre — mardi 4 octobre — mercredi 5 octobre — wimedJ Büiiée 8 octobre — dimanche matinée 9 octobre.ARLEQUIN POLI PAR L’AMOUR Comédie en un acte de MARIVAUX LE BARBIER DE SEVILLE CfomédJe eu quatre actes, en prose de BEAUMARCHAIS BILLETS EN VENTE AU ST-DENIS (llh.à 7h.) fil \Oli8 HABITEZ L'EXTERIEUR FArère d'adicsser votre commande avec une enveloppe-reiom »f-fr&iVH'bLi accompagnée d'un chèque ou mandai-poste pavable à CAN*I)KAN CONCERTS A: ARTISTS INC., 1822 Sherbrooke ouest, Montréal.Page 2 Le 17 septembre 1955 ETONNANTES PERSONNALITES DE CHEZ NOUS t par ROLAND LORRAIN — 11 — FERNAND SÉGUIN Les propot du samedi ^ Ce qu'on dif ef ce qu'on ne dit pas dans nos arènes politiques .(par Pierre Laporte) Js suis un infâme paresseux qui est allé au fond de sa réaction contre son tempérament".Voilà la première déclaration de Fernand Séguin, à l'entrevue qu'il nous accordait récemment et où nous lui avions tout d'abord fait remorquer qu'il travaillait trop.L'enchantement avait ainsi commencé, dans son bureau soigneusement rangé de Directeur du Laboratoire des Recherches à Sf-Jean-de-Dieu, où il est aussi biochimiste, et où il passe toutes ses matinées.Ses après-midi et ses soirées sont occupées par la préparation ou par l'exécution de ses nombreuses émissions de radio et de télévision.—En "saison" je me lève à sept heures et demie et me couche entre minuit et une heure, précise Fernand Séguin; tout ce temps je travaille, sauf aux heures des repas où je mange énormément, ce qui m'est nécessaire pour tenir le coup.—Mais, à ce rythme, ne craignez-vous pas de vous brûler, Monsleurd Seguin?—Je ne le crains pas car je dors parfaitement bien.—Mais, ne dormez-vous pa* insuffisamment, puisqu'on recommande un minimum de huit heures de sommeil pour les adultes?—Je dors une moyenne de sept heures.Je crois que c'est suffisant pour un adulte qui fait un travail surtout intellectuel.Tromperie Pourtant Fernond Seguin, qui est de petite laide, qui n'a que trente-trois ans et les paraît à peine, s'il montre, dans la réalité, un visage et un corps mieux en chair et plus jeunes qu'il n'y paraît à la peu flatteuse télévision, son visage n'en a pas moins quel- LE DEVOIR DU DIMANCHE Supplément pour la Famille Rédaction et administration : 434 est.rue Notre-Dame, Montréal, Que.Téléphone : BEIair 3361 Directeur : Gérard Filion.Secrétaire de la rédaction : Michel Chalvin.Directeur de la publicité : Marcel Payette.Chef de la circulation : Gaétan Baillarqeon.Edité et imprimé par : L’Imprimerie Populaire Ltée Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe.Ministère de< Postes, Ottawa.Colosse du travail Nos routes sont de plus en plus encombrées .et pour couse.Cette année 100,000 personnes ont demandé de nouveaux permis de conduire.Depuis le début de 1955 près de 75,000 automobiles et camions neufs circulent sur nos ca'aa5' rePr*senfe une augmentation nette d'au moins 50,000 véhicules car un grand nombre d'acheteurs donnent leur voiture usagée en échange.Ces voitures d'occasion sont ensuite revendues.• • * M.Duplessis est dans le comté de Pontiac en ce moment.Les chefs du groupe canadien-fran-çais de l’endroit seraient heureux que le premier ministre se prononce sur les problèmes qui défraient la chronique depuis bientôt un an dans ce comté.Les Canadiens français sont menacés d’extinction dans Pontiac.Ce serait tragique que M.Duplessis s'en lave les mains.• * * C'est en vain qu'on tentera maintenant de faire le «1.lence autour de ce scandale.Après la Fédération des Sociétés Saint-Jean-Baptiste du Québec, c'cst maintenant l'AJC qui rendra visite à nos compatriotes de Pontiac.Cette visite aura probablement lieu avant les premières neiges ce» automne.• • * Les camionneurs de la province se rendent maintenant compte que la réglementation provinciale sur les poids est sérieuse.Ceux qui violent la loi sont impitoyablement traduits devant les tribunaux.Le gouvernement est tout à fait justifié d'agir ainsi.Car il est établi que des camions surchargés détruisent rapidement routes et ponts.Aux Etats-Unis c’est un problème majeur.que chose de fiévreux où la fatigue se trahit discrètement.Cet homme qui se dit paresseux mais qui, méprisant la paresse plus encore qu'il ne déteste le travail, réagit en s'engageant à faire des travaux qui pe lui permettent plus de reculer, en est venu à pouvoir dire, à force de discipline: —Ce qu'il y a de plus agréable dans la vie, c'est le travail.Je suis contre les "Loisirs".Se faire proposer ses moyens de s'amuser esf hors de ma compréhension.—Mais que dirait, à vous entendre Monsieur Seguin, l'ouvrier à la semaine de quarante heures?—Je ne suis pas sûr que l'ouvrier aime la semaine de quarante heures.Monsieur.Il ne sait quoi faire des autres vingt heures.C'est l'organisation sociale actuelle qui l'a induit en erreur.On eut dû.plutôt, lui faire aimer le travail.Il n'aime, maintenant, ni les loisirs ni le travail.—Et, à cause de la pression qu'on a faite sur lui, il serait même incapable de se l'avouer, n'est-ce pas?—Bien sûr! Et sa vie est ainsi faussée sans qu'il y comprenne rien, conclut Fernand Séguin! Carrière —Et quelles études avez-vous faites dans votre adolescence, Monsieur Séguin! —Je n'ai pas fait mon cours classique! Je ne suis qu'un primaire, s'écria-t-il avec, au visage, cette expression d'ironie très douce, sans malice aucune qui lui permet de piquer souvent sans offenser jamais! Fernand Séguin fit donc un cours primaire supérieur au Plateau.Puis, à la Faculté des Sciences de l'Université de Montréal, il obtînt une licence et une maîtrise ès Sciences.Il commença, alors, une brillante carrière de professeur à l'Ecole de Technologie Médicale, de 1943 à 1953 et, à l'Université de Montréal, en physiologie, de 1945 à 1948.Son goût pour le professorat le mena à la radio, puis à la télévision.De 1948 à, 1952 il fit, à Radio-Collège, une centaine de causeries de vulgarisation sur la biologie humaine, une cinquantaine de dramatisations sur la vie des savants.Il réunit de ses causeries en un volume qu'il intitula "Entretiens sur la vie".—Vous savez qu'un volume suffit pour être écrivain chez nous, nous dit-il, toujours a-vec son ironie bon enfant.—Mais ne rêveriez-vous pas d'écrire davantage, Monsieur Séguin?—Comme bien d'autres j'aurais quelque chose à dire que j'aimerais beaucoup dire.Mais puisqu'on ne me permettrait pas, ici, de dire vraiment ce que je pense, comme tant d'autres encore je me tais.—Et ce fait qu'il n'y a pas, chez nous, de liberté intellectuelle n'est-il pas la cause profonde et inavouée de la non-existence d'une littérature ca-nadienne-française?Car, quoi qu'on dise, Monsieur Séguin, il y a, chez nous, assez de lecteurs; maisi ne trouvant pas, dans nos livres, de liberté de pensée réelle, ils achètent, les livres français et ne font pas vivre les nôtres?—C'est, en effet, ma conviction Monsieur, répondit-il.Voilà pourquoi ''créer un climat de liberté intellectuelle" * est, pour répondre à la question que vous me posiez tout-à-l'heure, la grande ambition que je pourrais avoir encore, et pour laquelle je donneraii toutes mes forces.(Suite à la page 12) • • * Deux des côtes les plus dangeureuses de la province sont en voie de disparaître.La côte de Saint-Joachim, qu'on appelle la "Miche", était la terreur des gens qui allaient vers la Baie Saint-Paul.Elle était non seulement longue et abrupte mais elle montait en serpentant.On est en train de percer une autre route à travers la monagne, vers Se-Anne-de-Beaupré.La nouvelle côte sera en pente douce, droite et large.• • * La deuxième est maintenant disparue.C’est celle qui surplombait la Baie Saint-Paul.Que d’accidents dans cette terrible côte! Les travaux sur la nouvelle route sont terminés.• • * Dans les milieux gouvernementaux on dit couramment que la prochaine campagne électrorale de l'Union nationale sera basée sur un immense programme de routes.On offrirait à la population un autostrade à péage entre Montréal et Québec et un autre entre Montréal et les Laurentides.Beaucoup de gens influents voudraient que ces routes soient concédées à l'entreprise privée.On éviterait ainsi le chantage politique au sujet des péages.Plusieurs entrepreneurs seraient prêts i financer ces routes, è les exploiter pendant un certain nombre d'années et à les remettre ensuite i la province.• • # Avis à ceux qui seraient gênés de faire appel à la générosité des Canadiens: l’an dernier ils ont dépensé $1,809 millions pouf* du "superflu”.Le Richelieu, le très intéressant hebdomadaire de Saint-Jean, cite les chiffres suivants, qu’il tire du rapport du Comité des finances du Sénat: boissons alcooliques $869 millions tabac $453 millions paris sur courses $ 84 millions eaux gazeuses $198 millions amusements commer.$205 millions Total $1.809 millions • • iX Un commentateur politique a déclaré récemment: "Pendant que M.Lapalme dénonçait en Gaspésie les transactions ?de M.Duplessis au sujet de l'Ungava.M.Saint-Laurent se fracturait la cheville dans le Nouveau-Québec au cours d'un voyage avec M.Jules Timmins!" C'est une réédition par les faits de la phrase célèbre du premier ministre du Canada qui avait poliment rabroué M.Lapalme à la suite de ses dénonciations du contrat du : Québec avec Tlron Ore.G * * * M.Lapalme entreprend une autre grande tournée politique.A peine revenu de Gaspésie, ;j; il se dirige vers le lae Saint-Jean.Les observa- :: teurs politiques disent que sa tournée dans Gaspé a été '“fructueuse”.!j: Il Le 17 septembre 1955 Page 3 Adresser les lettres à : ROGER VARIN Forum des lecteurs 434 Est, rue Notre-Dime Le forum des lecteurs animé par [Roger Varin' Montréal.La Société St-Jean-Baptiste QU'EN PENSEZ-VOUS! - A-T-ELLE RENDU SERVICE! - EST-ELLE EFFICACE! -LA VOUDRIEZ-VOUS AUTRE ! - EN FAITES-VOUS PARTIE ! Chaque semaine cette page recueille l'opinion de tout un chacun en marge d'un sujet proposé.Nous publions dans leur intégrité les lettres qu'on nous adresse i temps.Chacun a la liberté de dire ce qu'il pense; et afin de faciliter une expression sincère d'opinion, le lecteur a l'avantage de ne pas voir son nom mentionné, à condition que nous sachions confidentiellement qui nous écrit.Nous rappelons au lecteur qu'en plus de donner son opinion, il peut suggérer des sujets de forum pour lot.numéros à venir.6a SEANCE UNE SOCIETE | ACTIVE Monsieur, Votre Forum sur la Société St-Jean-Baptiste m'intéresse beaucoup.— Les premières impressions étaient plutôt sombres, mais depuis une quinzaine, on semble donner justice à notre Société Nationale.De même que nous ne pouvons nous passer du journal Le Devoir pour la révendication de nos droits et comme sentinelle qui veille, de même nous ne pouvons nous passer de la S.S.J.B.pour l'éveil du sentiment national.Dans notre coin de Nicolet, ça ne va pas si mal; nous avons 80 sections paroissiales sur une possibilité de 82 et 23,000 membres.— Je ne commencerai pas à vous énumérer les oeuvres.— J'aimerais seulement à souligner les grands concours, organisés par notre NOTRE PROCHAIN FORUM; JEUNES FILLES ET GARÇONS: ENSEMBLE OU A PART?La vie en 1955 offre aux jeunes des deux sexes de multiples occasions de rencontre, au travail et surtout dans les moments de loisirs.Ces rencontres peuvent-elles être enrichissantes ou nuisibles?S’il est difficile de les éviter parfois, les parents et éducateurs doivent-ils faire effort pour réduire ces rencontres au minimum, si non tenter de les abolir complètement, ou, au contraire encourager ces rencontres?Comment préparer les jeunes à ces rencontres, à cette camaraderie ou à cette amitié entre jeunes des deux sexes, si tant blés?Qu'en pensent les jeunes, eux-mêmes, premiers concernés?ADRESSEZ VOS OPINIONS DES MAINTENANT Page 4 Société St-Jean-Baptiste diocésaine, en Histoire du Canada, en Bon Parler Français, et en géographie.— Ces concours alternent tous les trois ans.— Les derniers ont été organisés dans 56 paroisses et plus de 1,600 enfants en ont pris part.— Les éliminatoires sont publiques et les salles sont remplies à chaque endroit.— Nous avons trois éliminatoires: celle des paroisses.celle des quatre comtés, et la diocésaine.— Nous distribuons près de $600.00 dollars en prix.— N'est-ce pas faire oeuvre nationale de vivre notre Histoire du Canada, de bien parler le français et de connaître notre province?— Je ne crois pas que la St-Jean-Baptiste soit ignorée dans le diocèse de Nicolet, puisque, en plus de nos concours, nous avons versé au cours de la dernière année un montant de $128,000.00 dollars comme entr'aide mortuaire et ce dans nos différentes paroisses.— Voilà un joli service que la Société St-Jean-Baptiste rend chez nous.— Non, il faudrait assister à des congrès comme ceux de Valley-field et à des réunions d'études comme il s’en est tenu dans le passé et que nous aurons encore les 3-4-5 septembre prochain, pour voir et constater la grandeur et l'effet de nos Sociétés à travers toute la province.— 11 est vrai que nous assistons à un réveil mirobolant dû en grande partie à des équipes jeunes d'hommes dynamiques.— Vivez encore dix ans et vous verrez une Société Nationale qui comprendra 250,000 membres dans la province de Québec.— Bien à vous, Conrad FOUQUETTE Drummondvilla DES CONSEILS A LA S.S.J.B.ET AU "DEVOIR" Cher monsieur, Il y a un temps pour l'étude et ensuite doit suivre l'action.Malheureusement pour certains.Us en sont toujours à l’étude quant à l’action.Au sein d'une Société nationale, il ne faut point avoir des chefs ne faisant qite s’éterniser sur la gloire de nos aieux, la langue française, différents faits et gestes antérieurs, etc.Nous vivons au 20ème siècle et plus précisément en l’an 1955, Mais par l'attitude de certains, c'est comme s'ils l'ignoreraient ou tiendraient à l'ignorer.La St-Jean-Baptiste doit être dirigée par des chefs qui ayant la lumière doivent maintenant éclairer les autres.Ne point craindre les faits et la lumière._ Voilà aussi un reproche que l’on peut adresser au Devoir.Qu'attend donc ce journal pour nous citer entre autres quelques faits de la guerre de Corée Le Canada y est également indirectement intéressé.Comme catholiques, je conseillerais aux dirigeants du journal Le Devoir de se documenter sur la vie de divers saints.Par la suite, ce journal en viendrait sans aucun doute à y Imprimer des vérités dont ses lecteurs doivent se rendre compte.D'un qui aime la franche discussion.Bien à vous, Albani GfNGRAS Montréal.LA FEDERATION DES S.S.J.B.ET CE QU'ELLE FAIT Cher Monsieur, Votre quatrième séance du Forum des Lecteurs, sur la Société Saint-Jean-Baptiste, donne enfin deux opinions favorables à notre Société nationale.Les auteurs y énumèrent les activités des Sociétés qu’its connaissent ; celles de Montréal et de Sherbrooke.Mais ils ne sont pas sans savoir qu’il s’accomplit dans onze autres régions de la Province, de Bimouski à Hull, un travail tout aussi réconfortant.Pour illustrer comme il convient les réalisations d’une seule année dans les treize Sociétés Saint-Jean-Baptiste diocésaines ou régionales affiliées à la Fédération des Sociétés Saint-Jean-Baptiste du Québec, il faudrait publier in «xtenso les rapports d'activités soumis par ces Sociétés au dernier congrès général de la Fédération.Nous n’aurions pas assez d'une édition entière du "Supplément du Devoir” pour ce faire.Admettons donc que les treize diocésaines ou régionales ont des réalisations aussi marquantes que celles mentionnées par vos correspondants de Montréal et de Sherbrooke, et contenions nous dj mentionner le plus brièvement possible les réa-îisaiions propres à la Fédération des Sociétés Saint-Jean-Baptiste de Québec.On a beaucoup reproché aux Sociétés Saint-Jean Baptiste et l'on continue de leur reprocher en manque de réalisme, un défaut de s’adapter aux conditions actuelles de vie, de n’agir qu'en fonction d'une conception vieillotte de l’action nationale ou patriotique.Ceux qui formulent ces griefs auraient certes avantage à parliciper aux “Cours de Formation Nationale” qui se donneront au début de septembre sous les auspices de la Fédération.Ils verraient alors jusqu'à quel point les principaux dirigeants des SS.J.B.poussent le souci du réalisme, commen- par une étude sérieuse dirigée adéquatement par des spécialistes, ils entendent reviser chaque année leurs concepts de la doctrine nationale.Et partant, comment ils entendent orienter leur action de la façon la plus efficace qui ioit.Les partisans de ces griefs savent-ils seulement que la S.S.J.B.coite une revue, '‘Alerta’’, où ne manquent pas les analyses réaustes de la situation, où des remèdes fort appropriés sont suggérés?Savent-ils que la Fédération publie un bulletin mensuel véhiculant les mots d’o-dres les plus urgents transmettant aus- • si un questionnaire mensuel sur un programme d’émde et d’action adopté pour l’année en cours et destiné à renseigner davantage les principaux dirigeants sur les problèmes de l'heure, destinés par conséquent à former de meilleurs membres de la Socié-lé Saint-Jean-Baptiste?Savent-ils que les treize Sociétés Saint-Jean Baptiste ou diocésaines, ou presque, publient aussi des bulletins mensuels rédigés dans le même esprit et pour le même but que celui de la Fédération, qui reprennent même les questionnaires ci-dessus mentionnés pour les fournir à leurs sections paroissiales respectives?Quand on sait que la Fédération des S.S.J.B.du Québec, par l’intermédiaire de ses treize Sociétés affiliées, groupe plus de 400 sections paroissiales et au-delà de 110,000 membres, il n’est pas besoin d’ajouter que ces “Cours de Formation” et ces ‘'Bulletins” représentent une force extraordinaire qui, mise entre les mains de dirigeants avertis et sincères, peut faire beaucoup sement de notre groupe ethnique.Ce sont là des réalisations de régie interne.Passons maintenant pour l’avancement et l’épanouis-aux initiatives extérieures, qui leur sont un complément indispensable, mais qui frappent peut être davantage le public que les précédentes : a) La Fédération des S.S.J.B.du Québec fut, avec le Conseil de la Vie Française en Amé- rique.l'initiatrice de la Souscription Patriotique 1955.A elles seules, les Sociétés Saint-Jean-Br^k tiste ont recueilli au-delà de AB 000 dollars, somme qui bénéficiera aux minorités françaises hors Québec, de l'Atlantique au Pacifique.b) La Fédération organisa seule le défilé couronnant en août dernier les fêtes du congrès marial du Cap de la Madeleine, manifestation dont se rappelleront longtemps ceux qui en furent témoins.cl Lg lendemain du sinistre de Nicolet, la Fédération lançait parmi ses sections un fonds de secours pour venir en aide à ceux de ses membres qui furent victimes de ce désastre.d) C'est la Fédération qui lança sur le marché l’appellation “Château Maisonneuve”, pour remplacer celle de “Queeen Elisabeth”.Appellation qui plut tellement à la population que la Ligue d'Action Nationale, avec le concours actif des S.S.J.B., crut de son devoir de lancer une grande pétition pour en réclamer l'application.Et l'on sait avec quel enthousiasme on a répondu.e> Sous l'égide de la mémo Fédération, cinq Sociétés diocésaines organisèrent ce printemps des “Concours du Bon Parler Français” chez les élèves des écoles primaires-élémentaires.Au delà de 2,500 furent donnés en prix.Concours qui n'était en somme qu'une tentative que les S.S.J.B.promettent d'amplifier d'année en année.f) au début de juillet, une soixantaine de délégués des S.S.J.B.se rendirent dans le comté de Pontiac vérifier sur place quel était le sort réservé aux Canadiens français par la majorité anglo-saxonne du diocèse de Pembrooke.Visite d'amitié qui ne manquera pas de produire des fruits très heureux.g> chaque année, en se basant sur les résolutions qui lui sont soumises à son congrès général, la Fédération rédige deux mémoires quelle soumet aux gouvernements fédéral et provincial.Y sont contenues des suggestions dont l’application aiderait énormément la cause des Canadiens français du pays.Voilà un bilan assez explicite.Encore n'avons-nous pas parlé des manifestations du 24 juin ! Et il y aurait assez de matière pour_ doubler et tripler ce résumé.Arrêtons-nous ici, sachant que l'espace réservé au Forum des Lecteurs est restreint, et que d'autres personnes ont sans doute quelque chose à dire.Nous ne pouvons cependant terminer sans mentionner qu'en février dernier, l'Episcopat de la province de Québec donnait la Fédération provinciale son mier Aumônier.Geste qui, cro-yons-nbus, traduit de façon non équivoque la haute approbation et l’appui que nous portent LL.EE.NN.SS.les Evêques de la province de Québec.Vous remerciant, cher Monsieur Varin, de la délicate attention que vous voudrez bien accorder aux présentes, je vous prie de me croire.Votre tout dévoué Roger CYR Le 17 septembre 1955 MEILLEUR ORIGINAL DISPONIBLE Vie familiale par (Jacqueline et \ J •• , arm Maison vivante Où l'obéissance est un jeu La maman : “Veux-tu aller me chercher le biberon du bébé en haut?” Louis (5 ans): Ah! non .je ne peux pas .François m’attend pour jouer.La maman: Voyons, un bon garçon comme toi çà ne refuse jamais de faire une commission à sa maman.Louis: Ah! non .La maman: Fais çà pour ta petite soeur que tu aimes tant.Louis: (Pas de réponse).La maman: Vite! Je vais compter pour savoir jusqu’à quel nombre je me rendrai avant que tu ne redescendes.Louis: (Il part à courir vers l’escalier, avant que sa mère n’ait eu le temps de commencer.Au bout de 25, il est redescendu tout heureux avec le biberon).Le jeu est une puissance en éducation.Où l'obéissance est plus qu'un jeu Dans un moment de ferveur je décide de lire des Vies de Saints.Je cherche dans notre bibliothèque et j’aperçois la vie de Sainte Rose de Lima; je ne la connais pas; elle m’attire; il s’agit d’une Péruvienne et quelle sorte de saints peuvent bien vivre en ce pays que je connais peu?Je découvre son enfance extraordinaire, remplie de pénitences affreuses acceptées sans murmurer.Est-ce que nos enfants en feraient autant par a-mour de Dieu?Comment mes enfants correspondraient-ils à la grâce ?La première occasion me vient de trouver un soupçon de réponse, auprès de Marie (8 ans).Maman: Marie va donc laver la vaisselle à midi.Marie : Oui .vas-tu me donner 5 cents pour m’acheter un “Popsiele”?Maman: Marie veux-tu faire ça seulement pour faire plaisir au Bon Dieu, sans attendre rien d’autre?Marie : O.K.d’abord, n’en parlons plus du 5 cents.Et elle s’est mise à laver la vaisselle.UN TEST Etes-vous un MARI DELICAT?1— Lorsque votre femme fait cuire la soupe d’une main et change le bébé de l’autre, vous abstenez-vous de lui demander de vous apporter une serviette propre ?2— Lorsque votre moitié transporte le bébé et le panier à linge en haut de l’escalier, vous préoccupez-vous de lui ouvrir la porte?3— Quand votre garçon se chereh# quelques sous pour dépenser, le prévenez-vous de ne pas prendre plus de 25c dans le porte-monnaie de sa mère?4— Quand le bébé, éveillé par la faim, crie à fendre l’âme au beau milieu de la nuit, murmurez-vous à l’oreille de votre femme, histoire de rendre hommage à son habileté: “Tu fais mieux d’y aller, mon chou; elle aime toujours mieux que ce soit toi qui lui donne la bouteille”?5— Avant d’aller jouer au golf le samedi matin, est-ce que vous adressez aux enfants des conseils de ce genre: “Bon, les enfants, pas de boue sur les planchers quand maman les aura lavés; vous savez que je n’aimerai pas la voir vous disputer à mon retour”?(WP 6—Quand votre adolescent veut vous parler d’homme à homme au sujet du mystère de la vie, lui suggérez-vous modestement, louant par la même occasion les aptitudes intellectuelles de votre épouse: “Tu fais mieux d’en parler à ta mère; elle vient de lire le rapport Kinsey”?J’ai adapté ces questions d’après une lettre d’un lecteur à une revue américaine.Tout père de famille qui répond OUI à ces question est un maître éducateur d’une galanterie hors-pair! Mais avant de bomber le torse sous le coup de la fierté, demandez à votre femme ce qu’elle en pense! EXPERIENCE CONJUGALE "MON MARI M'A SERVI DE SAGE-FEMME Chère Jacqueline, Tu as appris notre aventure, et tu me demandes de te la raconter en détail.Eh bien, voilà.Vers cinq heures ce matin-là, je sentais bien que ma délivrance approchait enfin, et je réveille mon mari.A six heures, nous quittons la maison sans bruit, pour ne pas réveiller les quatre petits qui dorment encore, et nous avertissons simplement notre gardienne, couchée dans le salon, de notre départ.Arrivés chez maman, où l’accouchement doit avoir lieu, nous déjeunons, et à huit heures appelons le médecin pour le mettre au courant.Ensuite, je m’installe au piano et je fais un petit concert pour mon petit qui culbute et gigote et semble vouloir naître à tout prix.9 h- 30 — Les douleurs s’accentuent et se rapprochent.Je monte à ma chambre et nous nous préparons pour la tâche à venir.10.00 h.— Appelons le médecin, car les choses se précipitent soudainement.Notre médecin se trouve à ce moment-là à l’hôpital du Sacré-Soeur, et nous sommes au Sault.Tu sais quelle affluence il y a sur le boulevard Couin.10 h.15 — Nous voyons bien que la fin approche rapidement, et pas de médecin encore.Naturellement, il ne peut voler vers nous.Nous sommes seuls dans la chambre, mon mari et moi, et maman passe justement voir comment vont les choses.“Plus vite qu’on pense, dit J.P- “Auriez-vous une ficelle propre et une paire de ciseaux?” “Hein, comment?” balbutie maman, "tu n’es pas sérieux?” “Oui, oui, et vite, ça presse.” “Mais es-tu capable?Tu sais, moi je ne vaux pas cher pour ces choses-là.“Soyez sans crainte, je sais quoi faire”.Et maman disparait, puis revient aussitôt avec ce qu’il faut.Entretemps, je ne suis à peu près plus consciente de ce qui se passe autour de moi.Ja suis à mon affaire, et “ça commande”.Tout à coup je ressens un moment de panique que le bébé n’arrive avant le médecin, et que ce mari inexpérimenté ne sache que faire, ou s'énerve.- .Mais il me rassure avec un grand calme.tout comme s’il avait eu un entraînement spécial, ou comme s’il avait lu le livre du Dr Read.“Relâche-toi, repose bien, respire bien, aie confiance.tu verras que tout ira bien.Puis il répétait ces choses en m’encourageant.“Et si le médecin n’arrivait pas?” dis-je.“Laisse-moi faire, je ferai ce qu’il y a à faire, sois sans inquiétude.” Une poussée immense.Un repos.Une autre, — je tire sur les poteaux à la tête du lit.Un repos.Une dernière poussée, longue, ardue; je n’ai jamais travaillé si fort, et je sens la tête qui passe.Encore un coup, et le petit corps suit.Puis le noir se fait.Je suis inconsciente pour quelques instants- Mais ce n’est pas long que je reviens à moi et je m’assieds pour voir si j'ai le garçon tant désiré après trois filles.Oui.Mon mari attache la ficelle aux deux endroits voulus, coupe le cordon, comme il a vu faire le médecin la fois que j’avais accouché à la maison.On sonne à la porte.Vitement J.enveloppe son petit, libéré, et qui pleure à grands cris, dans une couverte de laine, et le dépose sur l’autre lit dans ma chambre.Le médecin entre, s’attendant de faire bonne besogne.Il se lave les mains soigneusement, et se tournant vers moi, il dit, perplexe, “Vous ne m’avez pas du tout l’air d’une femme en douleurs, qu’avez vous à être si heureuse?” “Regardez là-bas, sur le lit” dis-je et il aperçoit un paquet qui bouge puis ça se met à pleurer.“Non”, dit-il, “pas possible!” (Suite à la page 14) Le 17 septembre 1955 Page 5 t Mesd ames par cfrançoise Qaudet-Smel MAINS QUI PENSENT L’exposition provinciale de Québec a une fois de plus réuni nos artisans.Que de joie nous éprouvons à les retrouver tous, ces chers ouvriers de chez nous qui, de leurs mains actives et labortvuses, expriment l’adresse de leur pensée et le sens de leur amour! Quand ris sont là, mains unies, comme les membres d'une communauté de travail, de pensée, de destin se réunissant pour la propagation et le maintien de leur foi, nous les saluons avec respect.Quand ils sont là, derrière leur établi, faisant à la relève les heures de garde pour l’enthousiasme et l’éducation des visiteurs, nous nous arrêtons pour eux, comme eux et autour d'eux: heures de contemplation de l’oeuvre, de méditation par la matière, puis de prise de coeur et de soudure d’attache avec l’artisan qui contrôle, manie, magnifie en donnant belle allure à la plus humble substance.C'est la laine chatoyante, mais discrète, serviable et fidèle, aux tons purs, vifs, brillants, qui.court en flèches entre les doigts qui tressent.Et les belles franges s’allongent pour vous retenir — utile ceinture fléchée — avec leur définitif attrait de “suivez-mor”.Pour les hommes à prendre.par le cou, voici des cravates où les bruns s'alignent à côté des beiges, et dessinent en droits fils quadrillés et rayures; où les bleus limpides rejoignent les marrons chauds, ou des jaunes lumineux allument du soleil autour des verts de grand espoir.C'est le lin, doucement et solidement lié dans la chaîne des tentures éclairées de vermillon, d’ocres variés, soulignés de roses flambants ou d'un bleu qu’on dit royal; ou des toiles fines, douces, blondes comme le blé mûrissant- C’est le fer, qui s’est assoupli au contact des feux purificateurs, a consenti à obéir aux roulements que le forgeron patient, attentif et fidèle tire de son marteau pour la beauté d’une porte, gardienne et invitante, là grâce d’un rinceau et le ruban apparemment volage, mais si solide d'une souple volute.C'est la terre, triée, lavée, calibrée, épurée qui s’est laissé mouler en des airs de princesse aux tournures gracieuses, ou prend soudain, après le baiser des vernis et l’épreuve du feu, le visage radieux d'une “Mère de village’’ à jamais animée de pensée renouvelante.C’est le cuir, préservant hier l'existence des bêtes, et Page 6 qui, mordu d’acide, poli de patience, repoussé par l'adresse des burins, marqué par les gouges dociles, connaît une destinée nouvelle pour habiller des pieds, des livres, ou bien les secrets des sacs à main qui trouvent ainsi peau neuve.C’est le papier, crêpe ou parchemin, jadis encore épi-nettes en forêts, ou chiffons à la cuve, passé au bain de sulfate ou de soude et teint jusqu’au coeur en toutes ses fibres, qui vit là par une tulipe, figée en destin nouveau; prend des airs de roses ou bien de jonquilles et aspire à la grâce du muguet fraîchement éclos.C'est le cristal, né au coeur des rochers clairs, taillé en petits, tout petits grains, éclairants de réflec-tion, qui, entre les doigts agiles, suivent la chaîne d'argent ou d’or pur, et finiront leur vie joints en dizaines qui appelleront des ave.C'est le bois, livrant tous ses veinages: merisier, pin, chêne, pruche ou érable, affichant les tourments d’une loupe, révélant la supériorité d'un débitage, qui prend des airs-de “notre-dame-en-tablier, de vieux canadiens, ou bien de canards à l’affût.Frotté de reflets, patiné, bien ombré, ciré, poli qu’il a de charmes! Par toutes ces matières livrant leurs richesses, révélant leur caractère et le charme de leur coeur, est glorifié l’artisan de bonne main: tisscrandcs attachées à la laine et au lin, au coton, aux rayonnes comme à la soie, rythmant leur labeur au jeu des dévidoirs et des pédales, tandis que courent sous les brins soyeux les navettes gonflées et nourrissantes; forgerons aux mains sûres et dures qui acceptent d’animer le feu pour mieux modeler le fer, le conduire en des formes nouvelles, en forger patiemment la structure; céramistes pris à l'appel de la terre informe et poisseuse, sèche et âpre, qu’ils se mettent soudain à laver, à animer, en l'honneur du premier Artisan qui fit l'homme de terre et d’un souffle de Sa vie; peaussiers et corroyeurs, cordonniers et relieurs qui arrangent chaussures à tous pieds, ou beaux dos aux livres, font des sacs fins et des porte-monnaie à l’avance gonflés d'abondance; fleuristes qui n’inventent rien mais prennent allure de grâce et figure de charme à contempler des glaieuls, des roses, des lys et des violettes; Un gâteau ordinaire peut être garni avec une décoration faite de miettes de biscuits au gingembre travaillées avec du beurre et de la cassonade brune.Avec une tasse de café, cela fait un excellent dessert.Un rôti de porc bien présenté, accompagné de pommes de terre en robes des champs et de petits choux de Bruxelles.En plat de côté, oignons et pois verts entreront bien dans la garniture.sculpteurs attentifs à fouiller le coeur des bois, à dégager d’un oeil sûr ou d’un geste ferme la courbure d’un berceau, I e balancement qu’on attend; ou la fleur, ou la grappe ou l’épi; Nous les saluons avec amour, et notre pensée à travers eux rejoint les absents, les oubliés, les inconnus, les méconnus que le silence autour d'eux ne dérange ni ne décourage- L’artisanat exigé un amour.Il porte sa loi, son bonheur et sa grâce et multiplie, pour qui s’y adonne de fait et d'action une surabondance de joies à travers les inévitables tribulations que multiplient sans cesse les hommes et les choses.Françoise CAUDET-SMET M M/ Avez-vous déjà essayé de faire de la soupe avec ccs grosses | fèves brunes qui ressemblent à des petits rognons?Assaisonnez avec du jus de citron, et vous serez étonnée de 1 ce nouvel arôme dans votre cuiller à soupe.Le 17 septembre 1955 Mesdames.Savoir s’habiller Savoir s'habiller est un* grande science.Toute personne y donne la mesure de son jugement et de son intelligence.Homme aussi bien que femme.En notre temps plus que jamais, les vêtements burlesques n'auraient pas longue vie à l'étalage si le public acheteur rouspétait à sa façon.Vestons vert criard, pantalons brique, chemise orange dur, bouquets peints sur la cravo-re.il faut avouer qu'on n’est pas sorti du bois.Savoir s’habiller, cela coûte cher, assure une femme qui s'en tient surtout aux chiffres.Savoir s'habiller constitue une économie.Car alors ce n'est ni la tentation ni l'invitation qui décident de notre choix, mail bien notre propre jugement.En elle-même une robe est très belle; le tissu est de qualité, il a été bien coupé et la confection, soignée, est impeccable.Une femme s'arrête, admire et l'agencement des lignes et la perfection de l’en-seaibfe.Cette robe coûte trente piastres.Mais le tissu aux grands quadrillés voyants, disposés en biais, ne peut convenir à.quarante-huit pouces de hanches.Et.l'épaisseur de la silhouette mise de côté, sera-t-il vraiment possible pour qui que ce soit de porter cette robe vingt fois, sans voir au moins s'agrandir les carreaux?Cela veut dire que c'est une bonne idée, en calculant les jour» où elta sert, ^'évaluer le prix da revient au nombre de fois où ella sera utile.Une roba da bal peut être très bon marché, en égard à sa qualité, à soixante piastres ; mais si ella na sert qu’une fois, ça fait cher à b fois.Une robe unie, sobre, de belle ligna et da bonne confection, est, à côté, affichée à vingt piastres.Deux jeux d'accessoires sont suggérés : ici, un jabot de fin nylon garni de Valencienne ; là, une parure col et manchettes en pastillé saumon sur bleu tendre.Sans outre décor que sa coupe, soulignée d*un bijou préféré, cela fait UNE robe.Avec le jabot, c'est une tout autre robe.Ça fait DEUX.Col et manchettes, une autre allure.Ça fait TROIS robes dans une.Robe magique, alors.Ma foi, oui ! Jugement.Intelhgence.Bon sens.C'est toujours utile.Le fin chapeau de crin rose, garni de myosotis cachés sous une voilette d'irréprochable délicatesse, vraiment, c'est un poème.Mais c’est un poème extravagant dont un jour de pluie aura vite raison.Ç'est un poème luxueux, qui ne peut servir qu’à heure fixe : celle d'un vrai beau temps.Que- c'est donc étouffant — vous l'avez dit ! •— le pratique et la durable.Cala fait tant de bien da s'adonner de temps ee temps à ses fantaisies ! La (Suite à la page 15) vv‘ ülilïiiüii, >.••iiuiiiih q .PATRON 729.Une série de 'fleurs sauvages à garnir des petits carrés qu'on peut préparer un A un et joindre ensuite pour foira une jolie courte-pointe pour le pâlir lit de bébé.Ces patrons n# peuvent être obtenus que do maisons anglaises.On peut évi-tor l'étampage, imprimé on anglais du nom de la fleur, en la faisant disparaître d'un coup de cisoau sur le papier do soie avant tfo s'an servir.En vente à notre eervice de patrons.PATRON &.Ï4 Uit.î série de petits animaux à bi'otler ou A faire en appliqués pou>r |,s lit de bébé.Chaque carré se fait séparément puis ensuite on peut faire ce que nos grand'mères appelaient le ''chaînage'', c'est à dire la liaison de tous les carrés ensemble par une bande de coton fleuri dont on pourra tirer du même tissu uno bordure frisottante.En vante à notre service de patrons.(soarner CI, aire NUANCES O—Quelles couleurs convien-draient bien dans ma cuisine avec des murs bleu pâle pour un li.noléum?et les parures da le te-ble et des rideaux?R—Du gris et du rouge et une touche de jaune.ALLEZ AUX CENTRES LITURGIQUES Q—Je travaille très bien lai dentelles eu crochet et je voudrai* surtout travailler pour lee ornements d'église.A qui dois-je m'adresser pour avoir du travail et des modèles?Mme Q.L.R—Les ordonnances liturgiques deviennent de plus en plus .simplifiantes des dentelles luxueuses et extravagantes qui n’ont rien de pieusement accordé avec Tu.sage des ornements sacerdotaux.Vous feriez bien de vous mettre en rapport avec des centres da liturgie qui utiliseront peut-être vos talents, mais suivant des modèles bien choisis et bien étudiés.NOCES D’ARGENT Q—Pour célébrer le* noce* d'argent de nos parents, ja vou drais louar un* salle *t préparer moi-même avec mes soeurs tout le repas, et la servir comma si naus étions dans notre maison.Cala serait-il déplacé?N.R.R—Jamais de la vie.L’idée est très bonne.Il importerait qua vous contrôliez bien toutes les commodités de préparation immédiate et de service, et que vous sachiez ordonner un menu qui vous permettra do ne pas avoir l'air surmené et préoccupé TOMATES Q.—Les tomates qua ja mets en conserve n* sont jamais de la belle couleur reuge foncé# de* tomates du commerce.Y ajoute-t-on des colorants?Maria C.R.—Non.Mais les conserveries soignent particulièrrement la production de la tomate, sélectionnent la semence et ne mettent en boite qu'un produit en pleine maturité.La sorte de tomates roses reste toujours rose.QUELLE DIFFERENCE Q.—Quand on parle de pré-ten-ter des tomates en salade, qu'est-ce que cela fait de différence avec servir des tranches de to* mates?Miml R.—Tout ce qui s’appelle salade indique toujours un assaisonnement de vinaigrette ou de mayonnaise dans lequel on fait baigner un produit.CONCOMBRE Q.—Comment faire des petits dentelages sur les tranches de concombre?R.—En grattant tout le concombre.après l’avoir pelé, avec une fourchette tout le long du concombre.Les dentelures se retrouvent à chaque tranche.ENFANT SOURD Q.— J'ai un enfant da n*uf ans, qui n'a jamais pu suivre les autres à l'école.Les institutrices le bousculent et c'est tout juste s'il n'est pas considéré comme un idiot, ce qui n'est pas le cas.Il est sourd, sans être muet et cela est dû à des maux d’oreille qu'il a eus A l'Age de sept ans.Quoi faire avec cet enfant?R.— Vous mettre immédiatement en rapport avec le service familial du diocèse par l’entremise de votre curé.On vous fera prendre contact avec les spécialistes préposés aux soins de l'enfance et .on discutera avec vous du meilleur chemin à suivre dans l’intérêt de votre enfant.MARINADES Q.— J'ai beaucoup de piments vert* at rouges dans mon jardin; at ja voudrais bien savoir comment les utiliser avant les gelées.Josette.R — Voici une bonne recette de marinades.3Sé Ibs (15 i 18) piments rouges doux 3 Ibs (12 à 15) piments verts 3 Ibs ( 12 à 15) oignons moyens 4 tasses de vinaigre 1 tasse de sucre le.i thé de graines de moutarde 1 c.à table de mout^^ sèche 1 c.A table de graines de céleri 2 c.à table de sel Lavez les piments et ôtez les graines.Pelez les oignons.Passez les légumes au hachoir (grosse lame'.Mettez dans une grande marmite.Recouvrez d’eau bouillante et laissez reposer 5 minutes.Egouttez parfaitement, A joutez le vinaigre, le sucre, les épices et le sel.Faites cuire jusqu’à ce que le mélange soit tendre — environ 10 minutes en remuant de temps à autre.Versez dans des bocaux stérilisés chauds.Refroidissez et bouchez.Quantité : environ 12 tasses.N’AVOUEZ PAS! Q.— Je ctoit me marier bien* tôt.J'ai 24 ans.J'ai eu un-e jeunesse très agitée qui a commencé à l'âge de 1$ ans, par une maternité clandestine.Noue avons changé de milieu; je me suis assagie, et j'espère avoir lo droit de me bâtir une vio heureuse dans de nouvelles conditions.Dois je avouer le passé â mon fiancé qui ne me connaît maintenant que sous un beau jour?Mariette.R.— Vous n’avez rien à dire, jamais, qu'à regarder l'avenir avec des yeux purs et faites eu sorte que votre chemin soit si droit qu’en cas d'indiscrétions toujours possibles, vous soyez aujourd'hui jugée sur votre valeur d'aujourd’hui qui fera l’équilibre .et la justice.SOUPE aux pois Q- — Pour faire de la soupe aux pois jaunes secs, faut-il au-paravant faire bouillir avec du »#da A pàto, af jeter cette eau?Mm* G.H.R — Des pois jaunes secs cuisent ou ne cuisent pas, et cette propriété de cuisson est due à la semence, à la terra où les pois ont poussé et à de» conditions de cet ordre.Donc, si vos pois cuisent, il n’y a qu'à les mettre tremper une demi-hcui
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