Le devoir, 29 octobre 1910, samedi 29 octobre 1910
PREMIERE ANNEE—No.248 MONTREAL, SAMEDI 20OCTOBRE, 1910 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne t m •»nada et Etats-Unis.$3.00 Union Pi.stale .$u.oo Edition Hebdomadaire : 0m*** .$1.00 ¦tato-tTnlfl •» Union Portai* $i.«o LE DEVOIR Rédaction et Admini^ration i 7IA RUE SAINTd A \.^ ’a MONT ^ — TELEPmiONR I REDACTION : Main 7460.ADMINISTRATION! Mai.74*1 Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! [/Inspecteur Général Le comité catholique du Conseil de l'Instruction publique recommandait, à sa dernière réunion, la création d’un nouveau poste, celui d’inspecteur général des écoles primaires catholiques de la Province.('et inspecteur serait chargé de diriger le travail des inspecteurs régionaux, de le coordonner et de lui l'aire donner le maximum de rendement., Débarrassé des soucis purement administratifs, il deviendrait le grand moteur du progrès pédagogique.11 est évident que.la création de ce nouveau poste répondrait à des besoins sérieux, et que le comité catholique a depuis longtemps constatés.Mais, si l’on ne veut pas qu’il grève simplement de charges nouvelles un budget déjà obéré, il faudra de toute nécessité que le choix de ce titulaire soit fait en dehors de toute considération politique.Le poste sera tentant, par l’honneur qu il conférera et par les émoluments qu’il faudra nécessairement lui attribuer.11 est évident qu’il sera l'objet d’assauts multiples de la part, des politiciens et de leurs protégés.M.Gouin a déjà fait de regrettables nominations, mais il a su prouver aussi qu’il pouvait à l’occasion faire des choix heureux et passer outre aux réclamations mesquines dos partisans.Il n'a pas regretté, croyons-nous, d’avoir appelé au (on so h do 1 Instruction publique M.Tellier, tandis que certaines autres nominations doivent lui avoir laissé un assez triste souvenir.S’il décide d’accepter les suggestions du comité 'catholique, il aurr, une occasion magnifique de prouver à nouveau qu il peut s é-lever au-dessus des querelles et des intérêts do parti.il faut que le prochain inspecteur général .commande à la fois le respect par sa compétence pédagogique et par la rectitude de ses idées, qu’il ait une vaste expérience et qu'il soit d’esprit ouvert, prompt à apercevoir les lacunes et.les remèdes, tout en restant fermement attaché aux principes dont s’inspire notre organisation scolaire.Ce serait un désastre, s'il fallait que ce haut fonctionnaire, dont le rôle sera forcément très considérable, n’inspirât point pleine confiance, aux parents catholiques; ce serait un désastre encore, s il n’était pleinement évident qu’il doit sa nomination à son mérite professionnel, et non point à la politique.11 ne saurait être question cette fois de faire appel^ un étranger, ¦et personne n’y a, dû songer.Que l'on choisisse un technicien qui soit au courant des choses de l ’étranger et qui puisse faire des comparaisons, soit, mais'il faut d’abord qu’il connaisse notre province, qu'il soit en intime communion avec les sentiments et les pensées de la masse de la population catholique.Si l’ont veut se placer au simple point de vue de la competence professionnelle et de la valeur morale, il ne sera pas très difficile de trouver mi homme digne de ees fonctions et qui saura les remplir avec honneur.Mais que l’on se garde—que l’on se garde comme de la peste—de laisser dicter par des considérations politiques le choix d’un homme qui sera, de par ses fonctions mêmes, en dehors et au-dessus des querelles politiques.OMER HEROUX.LES MARINS DE L’ASSIETTE AU BEURRE M.Brodeur a servi aux électeurs de Drummond-Arthabaska une pleine fournée de vieux clichés sur la marine.Elle protégera, leur a-t-il dit entre autres choses, l’exportation que vous faites, en Angleterre, de votre beurre cl de votre fromage qui, sans cela, seraient à la merci des pirates et des voleurs de haute mer.Pour parler ainsi, il faut que M.Brodeur croie ses auditeurs plus naïfs qu'ils ne, le sont eu vérité.Ce n’est pas avec des histoires de pirates—-fussent-ils normands,—au guet de navires chargés de beurre et de fromage qu’on décidera des gens intelligents à voter en faveur d’une marine de guerre, ’canadienne eu temps de paix, inévitablement invariable en temps de guerre,” comme le dit M.Fielding.Et quand M.Brodeur tente de faire croire aux gens de Drummond-Arthabaska que s'ils paient des fortes primes d’assurance sur le beurre et le fromage exportés en Angleterre, c’est parce que nous n’avons pas de marine de guerre canadienne, il devient trop imaginatif.Il nous conte ce que les tiens Canayens du bas du fleuve appellent des peurs bleues.La vérité est tout autre que ne le dit le ministre de la marine.Et tout d’abord,—-les statistiques le démontrent, à l’évidence,—le transport du beurre et du fromage ne se fait pas sur des navires canadiens, mais sur des navires anglais, bâtis et enregistrés en Angleterre, maniés par des Anglais, et dont des compagnies exclusivement anglaises sont propriétaires.Les Canadiens n'en retirent pas un seul sou.Il n'y a pas un pour cent des navires transatlantiques qui vont du Canada en Angleterre, et vice-versa.qui soient enregistrés au Canada et appartiennent à des Canadiens.L’annuaire statistique du Canada pour 1Î108 établit que sur notre commerce avec la Grande-Bretagne.qui s'élève A 6,507,415 tonneaux, la marine canadienne n'en représente 58,694.soit nenf-dixième# de un pour cent.Et puis.M.Brodeur est naïf s’il croit que l’Angleterre achète le fromage des électeurs de Drum-mond-Arthabaska peur leurs beaux .vaux.Elle l'achète parce qu’elle en a besoin.Elle l’achète encore parce qu'elle y trouve son profit.Elle l’achète enfin pares que tout le beurre et le fromage qu'elle peut importer d'ailleurs ne sont pas aussi bons que eau* du Canada, la jour uè les éleMeurs de Drum-mead-Arthabaska fabriqueront du mauvais beurre et du mauvais fromage, l’importateur anglais, s’il peut eu trouver de meilleur dans un autre pays, ira l’y chercher et abandonnera celui de Drummond-Arthabaska, les gens de cette région eussent-ils vingt fois voté pour une marine de guerre et fait cadeau à M.Brodeur de cinq ou de dix Bristols.Ceci ne saurait faire le moindre doute.Enfin, si les Canadiens paient de fortes primes d’assurances sur le transport du beurre et du fromage en Angleterre, ce n ’est pas à cause des pirates et des voleurs de beurre fantaisistes que M.Brodeur imagine embusqués près de Terreneu-ve ou des côtes d’Irlande, se pourléchant d’avance les babines à l’idée qu’ils vont pouvoir s’empiffrer de fromage doux du Canada.Ces primes d’assurances, les compagnies les exigent des expéditeurs, d’abord à cause de la nature périssable des produits exportés, et ensuite à cause des échouements fréquents de navires à vapeur, dans le chenal du Saint-Laurent.Nous aurions beau avoir un Bristol posté à -tous les trois milles entre le Canada et l’Angleterre, si les paquebots continuent à grimper sur les rochers du Cap-à-la-Hoche ou à s’engluer dans le Banc de Beaujeu, le taux des assurances ne diminuera point.C’est là une vérité élémentaire.M.Brodeur le sait mieux que nous.S'imagine-t-il toutefois qu en disant aux braves gens de Drummond-Arthabaska.“Si nous n'avons pas de marine de guerre, ya signifie moins de votre fromage et de votre beurre vendus en Angleterre,” il fasse une belle besogne?Admettons que cette marine leur assure, à chacun, cinq ou dix piastres de plus, dans leurs ventes annuelles de beurre et de fromage; en seront-ils plus riches, si, par contre, ils paient, en taxes additionnelles,—la marine canadienne ne vivra pas de l’air du temps ni de l'éloquence creuse de Maître D.A.Lafortune, quoi qu'on dise.—un montant équivalent au surplus de leurs bénéfices?Les cultivateurs et les habitants de Drummond-Arthabaska ne se laisseront pas convaincre, nous l'espérons, par des arguties comme celles dont M.Brodeur a fait si grand usage à Drummondville, avant-hier.Ils se diront peut-être que les ministériels tiennent plus à ne pas pendre l’assiette au beurre qu'à leur voir vendre leurs produits en Angleterre.GEORGES PELLETIER.Pour l’Europe M, AKrmJ Auevramnnt, noiaira, K Sera!, a* Madame Guevremont.M, et Mme Arthur l,«fitbrtan!, muni de So-lal, sont partis pour l’Europe, ce matin, K bord du ''Laurentle", de la ligna j White (Star Dominion.JULIET DU SOIR UN ART QUI SE MEURT Vous avez bien vu dans un coin de nos salons élégants une table-écritoire ou un secrétaire,—bois de rose ou acajou,—encombré d'un encrier ciselé, d’une plume de cuivre émaillé, d’un buvard de cuir peint ïïu pyrogravé.Le cachet aux lettres entrelacées attend dans le bougeoir antique, à côté du bâton de cire mauve que.qu’on s’en serve?Jamais de, la vie ! Tout cela c’est du décor, une parure inutile : l’encre est séchée au fond de l’encrier, la plume, est rouillée, le cachet ne scelle plus ces longues pages à l’écriture fine et pressée ou toute une phase de vie s’emprisonne.Les femmes n’écrivant- plus de lettres! Les moins occupées n’ont pas le temps.Les très occupées téléphonent, griffonnent des cartes postales, télégraphient et n’écrivent des lettres que pour donner une commission ou demander un renseignement.C’est pourtant un art charmant et bien féminin que celui de, la correspondance.Il se meurt, banni des habitudes de ccs dames qui le remplacent par d’autres habitudes qui ne le valent pas.J’indique seulement, je suggère,, je sais cc qu’il en coûte de, dire la vérité, à mes douces soeurs qui ont cette prétention énorme d’étaler sous nos yeux leurs nombreuses.imperfections (voilons, gazons!) sans même, que nous nous avisions de les soupçonner ! Enfin! passons.TJ ne s’agit pas de cela, mais de ceci, que les femmes ne veulent plus écrire et disent toutes: “J’ai une masse de, lettres à écrire, je vais m’en débarrasser.” Et elles s’en débarrassent.Pour elles c’est une corvée, ce n’est plus un délassement, ni un plaisir, et les lettres—si lettres il y a,—sentent la corvée.A cela il y a une cause, et je l’ai cherchée, trouvée, et enveloppée à votre, adresse, mesdames, avec prière de ne pas trop m’en vouloir, car je vous adore, et vos duretés nie vont au coeur.Les femmes’ de.nos jours ont une répugnance marquée pour ce qui est effort personnel.Elles veulent de la musique, elles ne l’étudient pas, elles achètent un piano mécanique; elles veulent broder,-riles achètent dçs ouvrages dont la broderie est tracée, et même commencée,—une petite amie nie souffle que le mot exact est : échantillonnée et m’explique qu’on n’a même plus à marier les nuances! Elles ne Usent plus de livres sérieux, elles assistent aux conférences où on leur sert en raccourci des choses intéressantes clics y apprennent le jugement qu’il faut porter sur telle oeuvre, le degré de sympathie qu’il est convenable d.’ac corder à tel auteur.Elles font des provisions d’idées et d’opinions qui n’auront que le, défaut de n’êtrr pas personnelles.La conférence ne vous fait-elle pas l’effet d’un lunch charmant et rapide, où, entre deux coures, les petites dames grignottent de la littérature, de l’art ou de la science, et trempent leurs lèvres dans le vin pétillant^ de l’esprit?Encore faut-il que le lunch soit bien servi et les voisins de table élégants.Sans ça! Mais revenons à nos.lettres.Appliquant le même principe de la négation de l’effort personnel à leur correspondance, quand il faut qu’elles écrivent, les femmes adressent en hâte des petits cartons où un ou deux mots de leur plume invite, remercie, sympathise, souhaite du bonheur, etc.Plus de billets exquis, de lettres charmantes qui reflètent les âmes.C’était pourtant une délicieuse manière d’envoyer son esprit et sa gaieté sous enveloppe, d’être jolie de loin, c’était une coquetterie peut-être! Ah! l’exquise coquetterie que celle de l’esprit.Et après?Après, c’est tout.Il n’y a rien à faire, si ce, n’est, mesdames, de vous imiter et de ne plus écrire “pour ne rien dire” ainsi que vous le déclariez dédaigneusement chez Mme Chose, l’autre soir! MARC LEFRANC.Les anglais achètent le Clément-Bayard LE GOUVERNEMENT DECIDE D’-JQUEFRIR LE FAMEUX DIRIGEABLE FRANÇAIS QUI TRAVERSA LA MANCHE LE 16 OC TOBRE.AVEC SEPT PASSAGERS QUELQUES PRINCIPES Un monsieur qui signe ‘‘Instituteur catholique” exprime dans le Herald son étonnement d’apprendre que le père de famille a des droits en matière éducationnelle.11 doit être célibataire.Autrement, il aurait deviné d’instinct cette fière déclaration de Las Cases, qui disait en France avec tant d’éloquence à la séance du Sénat du 28 juin 1904: “Le droit du père de famille ne se démontre pas dans une assemblée où il y a des pères de famille ; il se sent ! S’il y a quel que chose de plus doux et de plus émotionnant dans notre vie que le fait de voir arriver un enfant au foyer domestique, c’est le fait de voir l’intelligence, le cerveau, le coeur de cet enfanl se développer, et l’on n’est pas père de famille quand on laisse à un autre ou à celui que l’on n’a pas choisi, le soin d’avoir cette jouissance de développer cette intelligence, de lui inculquer ce qui est notre idéal de beauté, de vérité, notre idéal social et notre idéal r ligieux.” G’est en vertu 4e "e principe de la loi naturelle qu .hous avons revendiqué, et que nous revendiquerons toujours pour les Canadiens-Français de l’Ontario, comme nous le ferions du reste pour fous les pères de famille, le droit de donner et de faire donner par des instituteurs et des institutrices de leur choix, l’instruction et l’éducation qui répond à leurs aspirations nationales et à leur idéal d’existence.Pas n est besoin fie faire retentir dans la presse anglaise l’écho d’un scandale pharisaïque de primaire étroit, quand on dit que personne au monde n’a le droit de violenter la volonté des pères dans l’éducation de leurs enfants.Nous proclamons alors une vérité que le moyen-âge entendait tomber des lèvres de saint Thomas d’Aquin: “Le fils, dit-il, est naturellement quelque chose du père qui l’a engendré.”* Il en est comme le dé-doublement.On ne saurait ‘ h, , l’arracher à la puissance paternelle pour le confier à des mains étrangères qui ne respecteraient pas la volonté des parents.G’est donc en vain que proteste notre candide primaire.Personne n’a manqué de respect en rappelant ces vérités primordiales.L'Eglise les a toujours pré-cimes, et quoi qu ’on dise, on ne les a jamais oubliées dans la Province de Québec.Mais si l’Eglise reconnaît, le droit des parents pour la culture des intelligences et des volontés de leurs enfants, elle n’ignore pas non plus qu’il n’y a pas “d’éducation véritable et solide qui ne repose sur la vérité et la vertu,” et que “la foi catholique seule est la règle souveraine de la vérité et de la vertu.” (Concile d’Utrecht.) G est pourquoi elle revendique sa part dans l’éducation des enfants qui sont ses baptisés.Elle ne saurait être exclue du droit de participer à la formation de l’enfance et de la jeunesse de ceux qui sont 'devenus ses fils par le saint baptême._ G est pour avoir ignoré ces prin-cipes si simples du droit publie de 1 Eglise que notre primaire, se faisant du reste l’écho de certaines gens qui ne veulent plus étudier, que l’on a cru voir une contradiction dans la conduite de ceux qui réclament même contre un vénérable prélat le droit pour le père de famille de faire instruire ses fils dans la langue de ses pères.C’est que “la langue fait partie de la personnalité humaine.C’est une part de l’âme inexpugnable dans le for intérieur, à l’abri au sein de la famille des atteintes du pouvoir.” Et comme l’école n’est pas autre chose que le prolongement de la famille, la langue doit également, dans cette enceinte, être respectée par le pouvoir.Elle échappe donc aux attaques de gens bien intention nés, je le veux bien, mais qui travaillent contj'e le droit naturel que nous avons le droit de prêcher.Il n’en irait pas ainsi, s’il s'agissait de la foi et de la morale chrétienne.L'Eglise seule est la gardienne de ces trésors qui lui ont été confiés.Le clergé de la Province de Québec n’a jamais failli à sa tâche en les défendant partout et toujours, comme il a toujours su respecter le droit naturel.Jamais il n’a pris à la gorge les parents des enfants en leur disant: Parlez telle langue ou demeurez dans l’ignorance.” PAUL LECLAIR.Londre*.29 oct.— Le gouvernement anglai» vient d’acheter le dirigeable "Clément Bayard II” qui, le 16 courant, effectua la traversée de Compïègne à Pari*, «oit 267 mille*, avec sept pa*»ager*, en moin» de six heures.Le comité de défense avait déjà recommandé l'achat de l’aérostat, mai* on a demandé d’autres essais qui ont donné toute satisfaction ; c’ést alors que l’achat a été conclu.“Manchester Engineer” L'agence Fumess et Withy vient de , I recevoir une communication d’F.urope ' disant que le “Manchester Engineer” I ! est arrivé à Manchester.On se rappel- 1 ' lera que ce gros paquebot s’était i échoué dans le détroit de Belle-lsle, il I ' y a deux mois, et avait d6 être radoubé avant d’entreprendre la traver- | sée vers son port d’attaehe.Son voya-Ige n'a été signalé par aucun incident.Colis Ëlectriq ues On veut obtenir à tout prix le transport des colis dans les tramways.Il n’y a rien d’anormal dans ce désir, et il faudrait être de mauvaise foi pour empêcher une compagnie qui prend tant à coeur les intérêts du peuple de notre bonne ville, de faire de nouveaux petits bénéfices au détriment ties compagnies de messageries ou de livraison, Il semble pourtant que le M.S.R., depuis quelques années déjà, transporte tontes sortes de choses, à part ses intéressantes catégories de voyageurs.On l’a vu tout-à-tour, dans ses voitures ordinaires, transporter des sacs de farine, des pièces de pré-lart, des poches de ciment, des bi helots quelconques et même des éehevins.On l’a vu encore, ce.M.S.R., faire office de fourgon à bagages, de wagon à marchandises, de remorqueur, et assez souvent d’entrepreneur de pompes funèbres, quand il charcute les gens à route que veux-tu.Mais si le transport des colis se fait en tramway à Dublin et à Milan, nous ne voyons pas tout-à-fait la raison qui pourrait permettre l’innovation à, Montréal, étant donné le curieux parcours des voies ferrées de la compagnie.Tout, au plus pourrait-on préconiser le transport de nuit, car les voyageurs n’aimeraient pas beaucoup voir le tramway s’arrêter à chaque instant, devant une maison quelconque, pour livrer un colis.Et encore le service de nuit, entraînant un effectif supplémentaire de travailleurs, ne compenserait pas par ses revenus les dépenses imposées à la compagnie, et serait une source nouvelle d’ennuis poulies malheureux qui habitent les mes où passe l’infernale voiture électrique, sans compter les sursauts fiévreux que provoquerait, aux heures du sommeil, le violent coup de sonnette des livreurs à électricité.Ce serait foudroyant.' Malgré la résolution de la Chambre de Commerce, on peut croire encore que la livraison par les li vreuses automobiles et les voitures ordinaires suffit à nos besoins, et qu’il ne faut pas trop donner de latitude à la compagnie des “chars” urbains dans cette direction nouvelle.Elle a des usines en pleine niOj malgré les passants, elle transporte les marchandises malgré la ville, et n’a certes pas besoin d'une loi nouvelle pour livrer les eolis à domicile.Ce qu’il faudrait, c’est de mettre en vigueur les articles de la charte qui l’empêchent, d’utiliser nos rues et de les massacrer pour faire l’affaire de quelques gros industriels.JULES TREMBLAY, GRÉGORI Grégori, qui devint subitement célèbre pour avoir blessé Dreyfus d’un coup de pistolet, le jour de la "pan-théonisation” de Zola, vient de mourir à.Paris.C’était un petit vieillard d’allure modeste et le dernier homme que l’on eût cru capable d’une pareille audace.J’ai eu la chance de le voir une couple de fois à Paris, deux ou trois mois après son acquittement, je lui ai entendu prononcer un discours à la salle Wagram : il avait l’air d’un vieux professeur qui fait une leçon d’histoire.11 parlait avec une grande volubilité et une extrême correction, mais sans éclat.Il donnait un peu l’impression aussi d’un homme qui cherche la vedette.11 avait mené une vie très modeste, malgré son réel talent, sa rapide célébrité paraissait lui être quelque peu montée à la tête.Pendant les cinq ou six mois qui suivirent son acquittement, il fut pris d’une sorte de démangeaison d’écrire et de parler: Il s’acquittait du reste fort bien de l’un et de l’autre, et il n’était pas le premier venu.Il avait publié dans les journaux et les revues des articles remarquables sur les questions militaire*.Le soir où je l'entendis à la salle Wagram, il ne dit cependant rien d’extraordinaire.Il parlait après Roche-fort, Biétry, Paul et Guy de Cassa-gnae, et il ne lui restait plus grand’-chose à dire.I/êtonnant était qu'un homme de cet Age et d’un pareil tempérament se fût risqué dans une bagarre comme la panthéonisation de Zola et qu’il eût pris l’audacieuse détermination qui devait le mener sur le* bancs de la cour d’assises.Ses adversaires ont dit : Pur besoin d© notoriété, mais d’autres répètent : Protestation d’un patriote exaspéré.Fn fait, le transport au Panthéon des restes de Zola avait réveillé toutes les passions de l’affaire Dreyfus et paraissait à plusieurs une insupportable provocation.On en a eu la preuve dans le triomphal acquittement de Gregori, ÏÏIp üamiatîî Uotiagp Les nuages me font songer aux grands départs Pour des pays lointains, par delà les mers bleues.- Vous voulez voyager A des milliers de lieues f Fermez vos yeux d’amour: la caravelle part! Là, nous sommes sur l’eau qui berce.Le vent chante.La nier vaste a pour borne un cercle (/’horizon, Et le ciel est sur nous comme un toit de maison.Rêvons, car il n’est rien ici qui nous tourmente.Une rire s’annonce « la rumeur de l’air.— En esprit l’on voyage si vite.O fortune! Comment cela se fait-il donc?Mais c'est la lune! Mignonne, nous voilà dans un astre, c’est clair! Fous partirons, ce soir, par le dernier nuage.Le paysage est beau, mais un peu froid, vraiment.Et puis, c’est situé bien haut le firmament.,.Fi l’on tombait.Sortons d’ici! Foin du voyage! Ouvrez vos yeux, mignorme, et daignez constater.Sans tristesse soudaine et sans folle rancune, Comme tous nos projets finissent dans la lune, Et qu’on eu redescend toujours pour y monter! ALBERT LOZEAU.FUSILS et MARINE Dans son grand discours du Monument National, M.Laurier a parlé de nos dépenses pour fins militaires et navales.“Nous ne prendrons que trois pour ee.nl de notre budget, pour la marine,” disait-il.Il a omis de dire aux bons Canadiens ce qu’il a dépensé, depuis 1896, pour fins militaires,—milice, achat de fusils et de canons, etc.En voici les chiffres officiels, de 1896 à 1909 inclusivement : Tableau des dépensés militaires faites par le Gouvernement Fédéral depuis 1896 jusqu ’à 1909 inclusivement.1896 1897 1898 $2,1 BG,54*2.‘55 2,470,945.(57 1,739,780.00 1899 2,553,522.84 1900 1901 3,077,294.25 1902 1903 2,705,402.24 2,035,150.32 3,014,981.93 1905 .1906 1907 1,000,520.10 5,594,009.80 4,322,320.74 1908 0,790,088.85 1909 0,955,207.53 1; Total $54,103,694.47 Si nous ajoutons à cela les $6,500,000 votes cette année pour la milice et les $11.000,000 pour la marine,—soit $9,500,000 pour un an,—nous avons $03,005,094, soit $4-,54-9,1par année.Et, pendant ce temps-là, le gouvernement fédéral a dépensé MOINS QU’UN MILLION, en moyenne, chaque année, pour L’AGRICULTURE.alors que l’existence du délit ne pouvait être contestée.Et puis, il faut compter avec les rancunes que les Juifs traînent après eux.Le matin de l’acquittement j’étais à Londres.Mon voisin de table, déploy ant- son journal, s’écria : Grégori est acquitté L.T’cn suis enchanté, — Vous «•tes Français, monsieur ?— Non, jo suis Roumain, et les Juifs ont fait trop do mal à mon pays.Ce double état d’esprit suffirait à expliquer le geste — assez inoffensif en somme — de Grégori.La balle du vieil écrivain n a fait qu'effleurer le bras de l’officier juif.La malheureuse affaire Dreyfus avec toutes les querelles qui en sont née*, a déchiré le cneur même de la patrie fran-çaise.O.H.La Panique de l'Académie du Sacré-Coeur CINQ FILLETTES BLESSEES, DONT UNE TRES SERIEUSEMENT.I>a panique qui a eu lieu hier avant-| midi, à l’Académie du Sacré-Coeur, causera probablement la mort de l’infortunée jeune flUe, Adrienne Laoie, dont nous annoncions le transport à j l’Hôtel-Dieu.Pendant la folle équipée Ides enfants se dirigeant en tuasse vers j les issues, la jeune Lavoie fut renversée sur le plancher du Sème étage.On ne parvint à la tirer de sa fâcheuse position qu'après qu’une cinquantaine Je ses compagnes eussent piloté et I meurtri son petit corps.Le docteur St-Jacques, sous les soins duquel elle est, rjoit qu’elle souffre de blessures internes ou lésions graves.Il ne veut pas i encore se prononcer sur la gravité du cas, se contentant de dire qu’il est très sérieux.Quatre autres fillettes ont été plus ou i moins légèrement blessées au cours de I la panique.Elles sont au domicile de 'leurs parents et leur convalescence in’est qu’une question de jours.Ci-sul-|vent les noms de chacune d’eutre elles: Adrienne Lavoie, âgée de 9 ans, dont les parents demeurent au No 1224 de la rue Saint-Dominique.Graves ! Mesures â la tête, et lésions internes.I Transportée à l’Hôtel-Dieu.En danger.I Antoinette Durocher, âgée de 10 ans, demeurant au No 8 Rachel Est.Légères blessures et égratignures aux jam ! bes et aux bras Annette St-Julien, 8 ans, 1120 Saint-André.Blessures A la tête très légères ! toutefois.Berthe RLJacques, 838 Sanguinet.Quelques lésions internes peu graves.Anna St.-Vincent.9 ans.J469 8t Do minique.Légères blesi es A la tête.Sur le pont d’Avignon.M.Brodeur s'est tait chaufferie cuir à Drummondville.Il a vu que toutes les marines uo sont pas sussi confortables que le ''Montcalm’’.Quami notre amiral sir Xiobe Brodeur fut-il lâche?En 1896, quand il avait peur des fusils?En 10101, quand il a peur des adversaires de la marine?“Je rougirais de mon pays s’il bénissait davantage les chaînes qui le retiennent à l’Angleterre.L’expérience d’un siècle a dû éclairer les Canadiens sur les bienfaits du régime colonial.Nous avons vidé la coupe de l’humiliation goutte à goutte! Mieux vaut, disparaître que d'etre plus longteinp ¦ encore les sujets d’une couronne étrangère!” "Potius mori qunm fœdari!'' De qui cette tirade anti-britannique?De Rodolphe Lemieux, dans le “National” du 21 avril 1893! Et c’est un péroreur comme ça qui [ bénit aujourd'hui cc qu'il appelait na-' guère les chaînes de l’Angleterre.Il en sera bien puni.On le sirera.Les trente deniers de Judas! Jacques Bureau, muet, à.son siège, à la Chambre, n’est pas le même que le Jacques Bureau, cabaleur dons Drummond-Arthabaska.D itère de ne pas confondre.( Dernière heure.) C’est bien le même ï Maître lîeauparlant et Maître Lafortune vont recevoir leur récompense.I.e ministre d’Agriculture, M.Fisher, va les engager pour donner des conférences aux animaux de la ferme d’expérimentation.Là, on les comprendra mieux.M.Laurier, au Monument National, reprochait aux nationalistes de se servir du goupillon.Il aime mieux les coups d’encensoir, genre Soleil-Canada-Vieie.Mais c'est le pays qui paie! M.Perrault, candidat dans Artha-! baska, a-t-il télégraphié à Jos.Tarte: "Mens fort: ça chauffe.Au secours, j C O,, ri i, ?On dirait ça, à lire la commère in-! dépendante.des principes, non pas der : piastres.De maître D.-A.Lafortune.dans Drummond-Arthabaska: “Mon adversaire cite les Débats et fait dire à M.Fielding que la marine sera 1 canadienne en temps de paix et impé-j riale en temps de guerre.Je n’ai ja-i tuais vu cela dans les Débats, que je connais par cœur, comme mon petit catéchisme.Une voix.— Qu’est-ce que le ntenson- ge?" I I niod««U8a.Comptant Fl,000.Echangerait avec terrains et du comptant.—Rue des Carrières.Maison en pierre solide.2 étages, 3 logements de 6 pièces.Extension.Terrain 50 LOTS A VENDRE i Quatre magnifiques lots situés au Boulevard Laurier, coin Ave Prince Albert, Tétreaultville, avec bâtisses et une grosse balance.Bonne place pour rJos (Te bois et charbon ou manufacture de pierre artificielle.Bas prix et conditions faciles.On accepterait soit un bon locataire ou un associé compétent dans les commerces ci-haut mentionnés.Peu de capital requis.S'adresser au propriétaire, 137 Ave Hogan, Montréal ou k John Chartrand, Tétreaultville.agent.244-6.$5.800 -Rue f,,lint'Dem, ,$6,000.pierre solide, 2 étages, 3 logements de 6 pièces.Extension.Terrain fiO x 130.Allant d’une rue ft.l'autre.Bon revenu.Avec bureau.Cour couverte, remise, écurie.Bonne place pour un clés de bois ou pour un contracteur.Comptant, $1 ,000.Balance facile.tft*/.Ann —Bue Buller, maison 3 étages.«fUjUlFU 3 logements.7 et 8 pièces.Bon revenu.Echangerait contre terrain et peu de comptant.«»/• —Hu« Esplanade, prés JLaurier, $0)iJlFU«majSon 3 étages, 3 logements, fi et 7 pièces.Fournaise au be s.Bon revenu.Echangerait contre terrains dans l’Annexe ou Outremont et une partie comptant.CAA —Hue Saint-Urbain, 2 maisons.t?U9uvV* 2 étages, A logements, 6 et 6 pièces.Extension.Revenu $768.Comptant, $1,0001 Balance facile. i logement.7 appartements, 1 magasin.Brique solide.Extension.Fournaise.Bon revenu.Comptant., $2,000.Echangerait contre lot.Balance facile.Rue Saint-Denis, Maison 3 éta-apparte- ments.Extension.Fournaises.Bon revenu.Tout lo comptant possible.$8,000.3 logements CQ Ann Mance.près Bld SaJnt- •p./qvvl/.Joseph.Maison 3 étages, S logements, 8 appartements.Extension.Fournaises.Terrain 25 x 114.Revenu $900.Echangerait contre terrain, partie comptant.ÇIO qno —Ave.Mont-Royal, près Man-«pil/fOUV.ce.Maison 3 étages.3 logements, 8 appartements.Extension.Fournaises.Très moderne.Tout le comptant possible.ÇIA SOn —Hue Saint-Denis, près Mont-»J)IU,oUU.Royal.Maison S étages.2 logements, 7 et 8 appartements.1 magasin.Canaux, trottoirs payés.Bon revenu.Comptant $-1.000.Balance facile.Î10 500 —Hue Durocher, près Fair-mollnt maison 3 étages, 3 logements do 8 pièces.Fournaises.Bon revenu.Echangerait contre terrains dans l’Annexe ou Outremont et une partie comptant.$11 nOn —Hue Wa verity.Coin.Mai-1 1 jV/v/VJ*son 2 étages, 7 logements.I magasin.Canaux, trottoirs payés.Bon revenu.Echangerait contre terrain.Balance comptant.$12,000 —Chambord.près -Vont- - — -Royal, 3 maisons, 3 étape* 9 logement*.5 et fi appartements, Mo-derne.Revenus, ïf.224.Tout le comptant possible.CI 2 OOfl — èVP- Mont-Royal, près Ave.J>l«>,UUU.f]l, pnrr Ma„nn 3 gtaKes 3 logements, » appartements.Kxtension Fournaises.Ron revenu.Hypothéqua à 5 p.c.Tom.le comptant possible.$15 ,300.—Rue Mance.4 nuisons, 3 L'ENTREPRISE EST POSSIBLE AU DIr.E D'INGENIEURS AU COUT DE S3,000.000.Ottawa.29 octobre.— M- \ ulgny.ingénieur résidant à Edmonton, vient d'envoyer au Département des Travaux Publies, un rapport sur la possibilité d'établir un canal.T)e la tète du lae "Winnipeg au lae Bocher, on pourrait obtenir une profondeur minimum de neuf pied».Cette si'etion couvrirait une distance de 140 milles et l’entreprise coût?tait à peu près $3.000,000.COURS PUBLICS IV soir, à S heures, an Monument N», tional: Salle No 11, classe de langue i anglaise; Salle No U), (liasse de dactylographie, correspondance et tenue Je - bureau.Dimanche après-midi, à 2 heures 30.conférence par M.le Dr 3 branches, $2.50.Lampes à gaz renversées, 50c.Fanaux de passage $1.50 a $5.00.Balais à rouleau $2.50 à $5.00.J.-L.Rouilliard, 332 Mont-Royal Est, coin Rivard.Tél.St-Louis J 049.TERRE A VENDRE A la Pointe-aux-Trembles, 5 1-4 arpents de large par 20 arpents de long.Prix $450 l’arpent.S’adresser 834 Craig Eat^rél; Est 51-3._ _ 243—2 SERRURIERS Clef , serrures, spécialité: découpage de clefs, Yale, Corbin, Sergent et Green Leal pour toutes vos réparations de clefs, serrures, allez à 182 rue Sanguinçt MEUNIER, L.C., AVOCAT, 80 St Gabriel, en face du Champs do Mars, Montréal.Tél.Bell Main 1650 et Est 82L^________________________________ NOTAIRES R.-H.BEAULIEU, L.L.L., NOTAIRE 97 r.S.-Jaoque».Tél.Main, 6543.Ré-¦idecoe, coin Galt et Eadie, Ville S,-Paul.Argent à prêter sur hypothèque».J.H.A.BOHEMIER, L.L.L.notaii» C.C.S.21» r.S.-Jacques.Tél.Main 3826, Résidence: 736 rue Huntley, Boulevard S.-Denis.Tél.S.-Louis 2571.Spécialité: Prêta d’argent et administration do successions.no GIROUN, LUCIEN, NOTAIRE, édifice Saint-Charles, 43 Saint-Gabriel.Tél.Main 2785.Résidence 405 Duluth Est.Tél.'-’t-Louis 3585.Argent à pré ter.Réglement de succession.181-1 LALANNE ROSARIO.NOTAIRE, 20 Saint-Jacques, Montréal.Tel.Bell.Main 683.Bureau du soir: 764 Ornai , Est.Tél.Bell: Est 6106.____ LEMIRE, JOSEPHS., L.L.L., NO-TAIRE PUBLIC, chambre 12 Bâtisse du Crédit Foncier.Tél.Bell ain 5745.Bureau du soir, 196 Versailles, Tél.3el! Up Torvn 1671.Prêts sur hypothèques, règlement et administration de successions.DENTISTES DR J.-G.-A.GENDREAU, chirurgien dentiste, 117 Rue S.-Denis, Ci1 Dorchester Est.Tél.Bell Est, 2916 Montréal.Le Docteur Conrad Gendreau oc-cu.e ’t même bureau.Dr.J.NOLIN, Chirurgien Deatiste, 637 rua St Denis, coin Chômer, Tel.Est 76t.Consultations: 1 h.à 6 hr»! p.m.ANTIQUITES Avis aux Numismates, différentes pièces de monnaie en cuivre, or et argent, L.MOUILLIE, 252 Craig Est.~ lunettes Les personnes qui souffrent de maux de tête éprouveront du soulagement aprt'-s avoir fait faire l’examen de leur vue et s’être pourvues de lunettes.Toutes les prescriptions d’oculistes sont remplies.S’adresser 20 Avenue du Parc: nous accept>ns des versements partiels.Commandes par téléphone : Est, 3272.CHAUSSURES Vous trouerez ce qu’il vous faut en fait do qualité et à meilleur marché qu’ailleurs, chez L.-O.Girard, 423 Boulevard Saint-Laurent."J" T" T Bue Durocher, 2r> x 100.Prix 35c.le z q pied.Comptant $375.Magasin à Rayons de l’Eit lu mardi, jour de la Toussaint.Un jeune enfant se noie IL JOUAIT AU BCRD DE LA RI VIE RE AVEC SON AGE.Le plus grand embranchement va Pa» à Edmonton, soit 252 milles.Dans cette partie, on propose l'établissement d'un canal de 5 pieds, travail qui ne serait pas difficile.L’entreprise entière entraînerait une dépense de $15,000.000.Un ne fera rien d’ailleurs, avant d'avoir eu des plans complets.Quand cette voie sera établie, le Canada aura le meilleur réseau «le navigation intérieure du monde entier.Actuellement, il y a un ehcnal de J0 pieds de l’Atlantique à Montréal, soit une distance de 960 milles: des canaux d'une profondeur de 34 pieds, de la métropole à Fort William, soit J200 milles, et le projet nouveau de t-ar.ali- que i«, flIC,i ^ur manqua sation donnerait un débouché de 1100 qêroute fut assez milles de Winnipeg aux Rocheuses.répond n.ors qu n comme son témoin continue.M.lenliins dit qu'il réside à Mont ] rt*al, qu'il counait M.Izzard.11 dit] qu'ils ne connaît pas In couse présente; mais cependant il en a entendu parler j par les journaux.Mire McEvoy.—Comment sc fait il que vous soyez ici ?r,—Je suis ici pour suivre l'affaire et pour ma propre satisfaction.Q, —Vous connaissez donc la nature de la cause, alors?_____ R.—Quelle cause?Q.—Mais celle qui nous occupe en ce .()mires._.— ], sous-amendement Gauvin a été adopté par 19 voix contre 9.En faveur : les échexins -L.-A.La-pointe, N.Lapointe, O'Connell, La-mourenx.Prud’homme, Gauvin, Roux, Brodeur.Dubcau, Monahan.Tétreau, Ijétoumeau, Mayrand, Turcot, Judge, Bastien, Emard, Lussier et Deguire.Opposition : les échevins l^claire, Ward, Carter, Dandnrand, Boyd, Gar-ccau, Clément, Marcil et Drummond.Vo& profits seront rapides Si vous achetez au King George Park mm—, f ni—i wryTyj>T'jr»rtT Parce que : Nos terrains augmentent de vaieur de jour en jour.Nos terrains sont 100 à 200 pour cent moins chers qu’ailleurs.Nos terrains sont élevés, secs et salubres.Nos terrains sont situés sur la plus belle partie de Longue-Pointe.Nos terrains bénéficieront prochainement do toutes les améliora ons modernes; rues macadamisées, trottoirs permanents, lumière électrique, aqueduc, tramways aux prix de la ville, etc., etc., etc.ot que Nos prix sont les plus abordables pour tous.De $125.00 à $650.00, payables par petits versements.5 ans de crédit si désiré.POUR ALLER A KING GEORGE PARK » Prenez les tramways Sainte-Catherine, Notre-!).-ime ou Onvario jus- m qu’à la rue La.salle, de là prenez lo Terminal qui traverse le Iftirc King George, on tendez-vous au Parc,Dominion e! prenez les Iranixmya Je ’a ^ Longue-Pointe.LUNDI et MARDI étant joturs de fête, nos agents seront 1 sur les terrains toute la journée.J.E.ROY, 93 nie SAINT-FRANCC1S-XAVIER Téléphone, Main-71S,L i w Dynamitards à l’oeuvre Windsor.Ontario, 29.— Hier, des ; voleurs ont pénétré par effraction dans le bureau de poste d'Essex, ont fait j sauter le coffre fort à la dynamite, et i»e sont emparé de cent piastres en ar gent et de trois cents piastres en tim bres postes.L'édifice a été fortement {endommagé.UI J» A • ;_____ 1 rVAeae I ^ année, on l’a fixé au 31 octobre.Jour O Actions de uraces jafin (i’avo;r trois jours de chômage et les catholiques |consécutifs: le dimanche, le lundi jour d’Actions de Grâces et le mardi, la Toussaint.LE 31 OCTOBRE.FIXE POUR CELE BRER CETTE FETE EST LA VEIL LE DE LA TOUSSAINT ET C'EST JOUR DE JEUNE ET ABSTINEN CE.Policier assassiné L'argent comestible Springfield, O., 29.Frank Jones de New lé cinquante piastres que.Le cultivateur 1 et recollé les billets comment la chèvre a - les cinquante piastres jC’est ce que Jones n pliqué.— La chèvre de Moorefield.a ava en billels de ban-'a tuée, éventrée.en débris.Mais t elle pu trouver en plein champ?a pas encore ex A NOS LECTRICES Nous leur recommandons d’assister à la grande vente d'étoffes à robes, va lant, 65c.75c., #1.00.#1.25 et #1^0.pour.47c, la verge.Lundi, Jour etit suisse.Contrairement à T usage j’attache une une grande importance au premier repas ; je suis partisan sinon de l’équivalence absolue des trois repas.«lu moins d'enlever au repas du soir de son importance pour la reporter à celui du matin.Ce déjeuner se réduit en effet tuellenient à quatre éléments: lo.Emits cru» : •Jo.Fruits sei's ou conservée ; 3o.I n aliment féculent, pain du beurre, miel, mélasse, compote qu'à l’occasion vous variez à volonté sans que cette variété exige grands frais ni préparation : to.1 ne boisson chaude.Les Conseils de la Ménagère SOI PE U \ m IT RES V TA ERAN ' (,'AÎSE Lne pinte d'buitreft, I ta**?* de lait, une tranche d’oignon.I*rt de ta**e de beurre, l-.'t de tasse d* farine.2 jauni»* d’«vuf*, sel et poix re.Faite» chauffer le» huîtres dans leur, jus jusqu'à ébullition, et laissez mijoter ‘JO minutes Coulez dans un coton à fromage.Faite* chauffer de nouveau le ju* et épaississez avec le beurre et la ' farine cuit» ensemble.Knite» chauffer le lait jusqu'à ébullition axer l’oignon.Assaisonnez avec »e! et poivre.Avant «le *ervir, ajoutez les jaunes H'it-uf* légèrement battu».EMET DE KM Et F BARDE DE IARD Essuyez, enlever le «uiL i* veine» et I le* tendons, introduisez «le petit* inor- Nous offrons en vente 2,500 MLLOHS DE VIH DE MESSE TARRAHONE valant $4.00, pour $ 1.25 le gallon.(Consignation Brault & Cie) Certificats requis d’authenticité fournis à tout acheteur.Un échantillon gratis sera envoyé sur ‘ - NEGOCIANT -GROS et DETAIL Ht S.L.DESAULNIERS, 435-437 RUE NOTRE-DAME OUEST.TEL., MAIN 1525.Vieille rangaine sur la route laurenüenne du Saint- _____ Laurent des paquebot* plu» gro* que ces "Empress".Te Pacifique revient encore ax«c sa j u-, ., , n 'i • • i.' *-ft lifime ^nite star rai!.1a contmi vieille renirftine-surannée ***r If* Km- 3,1 conirai- nress D'après certain» officier*, b- re’ ”pPui3 deuv an» quelle amène à chenal laurentien e«t trop étroit e! Montréal le "Laurentic” et le “Megan trop peu profond pour permettre aux tic”, après avoir eu.en 1«*S le Empress” de remonter jusqu'à Mrext-I Romanic” qui était alors U "?»»»-real et c« serait dangereux de placer LnaUnd.’ 18^8 4 1 LE DEVOIR, Stmiodi, 2!* Octobre, 1100 N 5 LA VIE AUX CHAMPSLES 0UVRIERS __ DE U VOIRIE 11 bith bientôt» temps üe donner mix «beilles leurs quartiers d'iù-ver.Les petites ruehes ordinaires sont reniiséea dans une cave saine, ou encore dans un grenier ou un hangar sain.Certaines ruches, d’une construction spéciale, hivernent dehors, mais pas précisément en plein air, car elles doivent, pour être à l’abri des accidents, être entourées et recouvertes de neige.La ruche Dadant, qui contient trois fois autant d’abeilles que les' ruches ordinaires, a pu hiverner dehors avec succès dans le district de Montréal.Elle est.à double parois et d une architecture toute spéciale.Elle otfrc l’inconvénient d’être dispendieuse, mais on peut à la rigueur hiverner egalement dehors une ruche ordinaire, en la plaçant dans une autre boîte, d’au moins un pied Plus large, et plus haute.L espace de six pouces entre les lia rois extérieurs de la ruche et les parois extérieures de la ruche et les boîte, est rempli de feuilles, de paille ou de "ripes.” Le couvercle de la ruche elle-même est enlevé; un coton tort, ou encore mieux un paillasson en jone ou en paille de seigle, est placé au-dessus des planchettes propolisées.Le seigle, étant plus poreux que le jone.lui est préférable, car ee paillasson n’est pas simplement des tine a micros à commencer ii butiner.• * • Labourez, labourez; “prenez de la peine.” Et cet automne labourez de préférence les terres fortes, compactes.Le gel et les dégels la rendront plus friable au printemps; économiseront des façons do culture et augmenteront, spns qu’il vous en coûte plus, le rendement de la récolte.« * • Les patates sont poUrritives, cet automne, comme me disait hier un brave homme.Raison de plus (si elles sont sujettes à carier), pour en faire un t riage des plus sévères avant de les mettre en cave, et pour les surveiller encore plus étroitement tout l’hiver.Une cave froide, mais saine et bien aérée sera d’un grand secours pour l’hivernage.* * * Si vous voulez avoir du lait cet hiver, ou même simplement, préparer la vache à en donner abondamment après le vêlage, il faut lui fournir les trois catégories suivantes d’aliments: lo Aliments gros-très sirrs forts et volumineux: foin, (le moins de mil possible, si on a des trèfles), paille et autres fourrages.2o Aliments succulents : maïs, betteraves fourragères, navets, etc.qui agissent comme apéritifs, comme condiments.3o Aliments concentrés, fournis-protéger les çbeilles contre le san1 beaucoup de nourriture, sous 1roi(l.niais encore à absorber l’humidité produite par leur respiration.On ajoute un second paillasson de baies d'avoine, et un troisième de bran de scie.On laisse un vide entre le pailasson supérieur et le couvercle de la boîte.De petits trous pratiqués dans les côtés de la boite, mais immédiatement au-dessous du couvercle, laissent entrer l’air du dehors et font l’offiee de.ventilateurs, ('et air sec et.sain pénètre jusqu'à travers les paillassons et les assèche constamment en drainant riiumidité, que l’abeille redoute tant.On ménage, de l'entrée de la ruche jusqu en dehors de la boîte extérieure, c’est-à-dire à travers le bran de seie, etc., une espèce de tunnel, que l’on peut ouvrir à l’automne et vers la fin de l'hiver si le temps le permet.Les abeilles sortent.alors à volonté.Les périodes critiques dans cet “hivernage” en plein air sont l’automne et le printemps.En plein hiver, la ruche étant enfouie sous la neige, jouit d’une sécurité à peu près parfaite.LE CONSEIL BEOOMAlaNDE AU COMITE EXECUTIF DE PORTER LEUR SALAIRE A 25 CENTS DE L’HEURE.t ’ichein Tétreau a prupuaC hier I uprèa-inidi, devant le Conseil muuivipul ijuo recouuniiudatiou soit faite a.u e on uni sa ires de pourvoir, dans la préparation du budget del’anée prochaine, il payer aux ouvriers do la voirie un salaire de 25 vents de l’heure.L'évhcvin Carter a assuré au Conseil qu'il voulait que les ouvriers nient le meilleur salaire possible; mata il a ajouté qu’il s'opposait il vo qu’un collègue, pour ee faire do la popularité, proposât une mesure engageant l'argent du publie.LV-hevin Tét-eau a rétorqué simplement que les ouvriers employés pur par d’autres que par la Ville touchaient 25 vents île l’heure, et qu’il n’était quo juste que l’admiuistration municipale payât tout autant.Après qeelquo discussion, cette proposition a été adoptée.COMMISSAIRES ET ECHEVINS A la demande de l’échevin Cîauvin, in “ (iazotto'Municipale” publiera le tox-te de la résolution du Comité exécutif, eu date du 5 octobre, interdisant aux chefs de services de préparer des plans pour des travaux-publics à la demande d’échovins, sans en conférer avec les commissaires.Le commissaire Wank-lyn a expliqué la raison d’être de cette résolution, disant que c’est au Comité exécutif qu’il appartient d’administrer Iqs affaires de la Ville.Et il a ajouté que la résolution ne comporte rien d’hostile à l’égard des éehevine, aux quels les commissaires sont tout dévoués.CONNAISSEZ-VOUS MONTREAL-EST Alors pourquoi ne pas profiter de trois jours de fêtes pour aller visiter MONTREAL-EST, et constater par vous-mêmes les immenses travaux entrepris.Venez vous rendre compte que MONTREAL-EST VILLE MODERNE Egouts Aqueduc Eledtricité Trottoirs en béton Pas de poteaux dans les rues De I’ eau pure, de l’air pur LA VILLE DE MONTREAL-EST eéï non seulement le quartier RESIDENTIEL PAR EXCELLENCE, mais aussi le PLACEMENT le plus SUR et le plus PRODUCTIF de toute File de Montréal—SUIVEZ LE MOUVEMENT.—Placez votre argent où edt le progrès et l’avenir.ECRIVEZ POUR NOTRE BROCHURE DESCRIPTIVE Pour renseignements s’adresser à M.JOSEPH VERSAILLES, 99 Maire de Montréal-Est.RUE SAINT-JACQUES, Tél.Main 7195.- Montréal.LES PATOIS A ROULETTES i.'êfth.Tétreau a donné avis qu’ilpro , poserait dans trente jours un amendement à l’ordonnance de police relative aux patins à roulettes sur les trottoirs.Aux termes de son amendemenl, ce jeu serait permis aux enfants.LA PRESSION D’EAU L'échevin Tétreau a proposé que le Comité exécutif s’assure si la pression de l’eau de la Montreal AVater and mt do son que chaque * * * L'apiculteur au eou affaire doit voir à ee ruche entre en hivernage avec une provision suffisante de miel pour sa consommation.Il faut à chaque ruche pour l’hi-ver, une trentaine de livres de miel, cire y comprise.Si la provision de miel réservée pour l'hiver est insuffisante on y mélange du sucre de candi en tablette, communément appelé ‘“sucre en plaque.” On a souvent constaté que les abeilles hivemées dehors sont plus actives au printemps; sont les pre- un petit volume; comme les moulées, le pain de lin et autres tourteaux.Si ] 'on n 'a que des fourrages à faire consommer, on ne peut s’attendre à une forte production de lait.Tout de même, il est possible d’augmenter cette dernière en servant au troupeau des fourrages hachés, puis passés à la vapeur, aui?’™ermCo' est ®uffisafe si“ou’ , 1 , 1 1 ’ les commissaires soient priés de prendre Satures Cl eau chaude.les procédures autorisées par la loi eu # # # pareil cas.Il a expliqué, à l’appui de sa proposition, que l’insuffisance de la On peut se servir d’eau froide; pression d’eau, dans la partie nord de mais en ce cas le commencement de la Vi,,p alimentée par cette compagnie, fermentation, nui est le but prin- aVHi1' été ^s de récents in ci pal de I operation, est plus lent a ____ venir.11 faudra peut-être même attendre une douzaine d’heures avant de la constater; alors qu’avec l’eau chaude, ou la vapeur, elle se produit en ü ou fi heures.Un simple commencement de fermentation suffit, est même préférable.Cette préparation ayant pour effet de donner de la succulence aux fourrages, on a doue réuni du coup la succulence au volume, lequel est nécessaire pour tenir en activité le système digestif et les organes connexes.Reste à procurer les aliments concentrés, moulées, farines, son.tourteaux, etc.Ils peuvent être mélangés aux fourrages hachés et fermentés.On peut aussi les donner secs, mais à petites doses, afin um •V B.—Pour se rendre à Montréal Est prenez n’importe qvel tramway allant vers l’Est, Rtc-Catherine, Notre-Dame ou Ontario, jusqu e la rue LaSalle à Maisonneuve, descendez et prenez le tramway du Terminal ci débarquez à Montréal Est.J A VENDRE OU A ECHANGER PAR , Trudeau & Houle LES SEANCES A 2 HEURES IVéchevin Marcil proposera dans un mois que le Conseil municipal se réunisse à 2 heures de l’après-midi.SUGGESTION DE LA CHAMBRE DE COMMERCE Le Secrétaire municipal a donné lecture d’une résolution de la Commission des transports, de la chambre de commerce, recommandant que la Compagnie des tramways soit autorisée à transporter des matériaux dans les rues de la Ville et que des boîtes à lettres soient installées dans les voitures électriques.Sur proposition de l’échevin Tétreau, appuyé par l’échevin Brodeur la résolution est transmise au Comité exécutif.1815 Courtiers d’immeubles NOTRE-DAME OUEST.Tél.Westn "dut 2111.C4C nOO—^uo ^aint-Antoine, mai «P I VBWVW gon en brique solide, f> logements, fournaises a eau chaude, poè le à gaz, fixtures électriques.Revenu : $1,800.Comptant, $.1,000, balance faille.2! *3 C nnn—Une Selbv.maison eu ® OjUUU pjp,.r,, brique solide, 0 logements, fournaise*^ planchers en bois franc, lover, $1,800.00.Comptant, $4,000.SI 2 000—^"e ‘Jacques, coin * Saint-Ferdinand, 3 ma- gasins et 6 logements.Comptant $2,000.$37,0G0~Kue ficulev*rd Saint Joseph, maison bois et brique, coin de rue, 18 logements, four caises à eau chaude, belles caves, cour en ciment, revenu 10 pour cent.Prendrait un terrain-bien situé de $10,000 à $12.0000 en échange» Balance à 5 1-2 pour cent.LE PARC DU MONT ROYAL Le Board of Trade, par xoie de péti-d’éviter les aeeidénts de digestions t'0" Conseil municipal, recommande Répétons toutefois quo los trèfles, ' tôt que possible des propriétés Red-comme aliments volumineux, h; jpath et Molson, afin d'agrandir le parc S1GGG0 mais et les racines fourragères.* , I»a petition allègue que si ces propriétés tombaient en la possession d’un $7,000—i,'rrrn.aux eaux profondes, vertes et Gps dames et les jeunes filles *o livrent murmurantes, dont on respire avec dé-fréquemment â eet hygiénique plaisir,/'PP!’ ’.p yrand air pur.fortement imprégné de salin.qui rafraîchit nos .lient passer par Craig, Je la puis monter par Saint-François pour Mix yeux de s’arrêter au Paws nui vous avoisine, qui notre race, malgré ses misères «q, i ‘ ses blessures.continuait «l'incarner i Resserrrant de plus en (dus le zerele «le nos investigations, nous fûmes amené» juste en face de l'édifice Perrault.M est indubitable que les conspirateurs y ont établi leurs quartiers généraux.Et ainsi se trouvent terriblement justifiés tous les soupçons entretenus contre la sombre rédaction du “Devoir”, Nous espérons pouvoir bientôt vous fournir des renseignements plu eis.l.e trio mouchard, BOl RGOIN.BEAL PRE.MILETTE pre- LA DECOUVERTE DES OBJETS COMPROMETTANTS Mercredi.S heures a.m.A l’Inquisiteur Graindorge nous allons dénicher une famous, vée de hiboux.I^s mouchards vous frottent amicalement le nez.Le Trio :, MYSTERIEUSE SEANCE ET LAMENTABLE DECOUVERTE Jeudi, 8 hrs a.m.A notre ami Graindorge.Hélas ! mou ehor monsieur Graindorge, quelle triste nouvelle noue avons â vous apprendre.Dan* le désir d’éclaircir le mystère «|iii entourait la présence, dans vos bureaux.de ces emblèmes maçonniques, nou* nous étions placés en obscrx^-Hon, à 1 heure matinale où tout est silencieux et désert.I n trou que nous avions pratiqué dans le mur nous séparant de la salle suspecte, nous permettait de voir ce ! 8 ‘‘branlat.avons résolu d«' faire certains travaux i ., , aperçunlr* n intérieur, s avan-d’approehe autour «le la place h mur- ‘L '',s ^ sj’ j" suspecte, veiller ! T”8 ,|P 'nls*R resonner aucun Les brigamls ayant établi leur rc- '] '«“'"hbiit glisser sans toucher paire au 71a Saint-Jacques, l’immou-i P qui revient visi- Idc voisin était tout désigné pour être : :Pr ¦ s llp"' loifftemps habités-, il it ion- nous avons i T’"11 iPart'V" dp !onPs regards, cireu-i lant dans la clmii-obwiirit*» avec une j «nisanee qui semblait indiquer une lon-j eue pratique des lieux.Pa Le fantôme (car c’en était uni — i pénétra dana la pièce mystérieuse.I)‘un rtU ; souffle il agita les pages d’un volume.b«,r«l de l’Atlantique, et devant m>s f|U a sa couverture rouge-feu nous re-iégards ,-merveilles, c est 1 océan sans ^nnûmes pour être le livre de ir«,!-rivages.1 et endue magnifique, le jean Hlot • i-'Ia * * • • .ous entendîmes comme un bruit de .t’.aurais voulu rester des heu- nous trouvons un peu froide la célébra- I Ynd'iLtri™ 'iP 'on?trui8p«t.- PmP,ti£’?il,,1°'lsP ., tion des office liturgiques.Tout de I ri™ vêrirew ?P,abl,8scnl- ** aci«- sait : des pleur* mouillaient ma pat.- inèir l’onction divine p : V08’ \rnt., f°^rnaisos ou le fer fon- pière.et de mon ame a nies lèvres, i j ’ / _ t • aisselle en rivière de feu.les mi- montait le cri d’extase: “Grand Dieu! d° d7UPP 1,-3e ?'* 7 d-e nps dp char,*°"- emploient des mitlie s ! ne tes œuvres sont belles’" la foi et de la piété du peuple qui.! d’om riers ; l'ouvrage est abomfant et maigre cela, peut-être même a cause de |™ «alaires -ont a , Pt ."., -, j- .les salaires sont élevés; aussi «le tou- Gît maintenant.cela.me paraissent d autant plus vives tes le* partie* du monde, des gens|î«.yer.Ces beauté chercher de l'emploi.à contempler cette immensité; une j JL P(|Pa”^PS' GJti® trois coups rajii et plus profondes.Le eoliêgr Saint-François-Xavier est tin des meilleurs de la Ni nivelle-Ecosse, fl e t pourvu de toutes les amélioration- moderne» : son enseignement est eor'orme aux tyssoins du temps et de la localité, et ses professeurs ont le souci constant d'en perfectionner rha-«111» jour les méthodes.Il est en mê.me temps une Université dont les brève.sont reconnus par le» faculté» de Droit e« de Médecine.I.es élè\ es lui v iennent y chercher de l'emploi.On I ne me retiennent pn*.Je reverrai les l afipelïerait.avec raison, je crois, la ¦ Laurentide*.le Mont-Royal, nos plai ville «lu cosmopolitisme en Amérique.Inès fertiles, le grand fleuve aux flots Le havre de Sydney est un de.phi* j bleus, et.liatiirelh-mant, je «lirai: braii\ du momie.Par un matin idéal.I ”Iüen n'est beau comme s«vn pave", je Tai vu clair, brillant, si uni et si calme que les nuages blancs et le cristal bleu du ciel s y miraient comme dans une glace diamantée ; l«>s Henes se brisaient â la surface des eaux; Tes- ( 1 ) Lwignt.tous côtés, surgissant «les I coins, «le dessous les pu pit res', du fond « es bureaux.accourent une troupe , «I ombres, qui »e précipitèrent dans la pusse.! Alors résonnèrent quelques coups de je vais rentrer „„ maillet, suivis de mots mystérieux, et me charment, mnis | nous comprimes que le conciliabule commençait.< était comme une plainte prolongée et sourde.entreeou[>ée «le mots de colère.Nous écoutions, plongés dans la stupéfaction et l’ellroi.I.ombre à la tête mus*e dit : Par la vertu «les paredes magiques «le notre F.Grosjean.je vous ai fait revenir en ees lieux où nous eûmes jadis des entretiens si fructueux.T.e Canada inhospitali«-r nous a for-rés è chercher asile «fans un pays plus Néanmoins, ce ne sera jamais sans plaisir «pie je me rappellerai les gens aimables, les sapins verts, les horizons d’azur et d'or, la mer immense et solennelle.L.n Octobre 1910.favorable, mais il importe que nous] revenions ici quelquefois ; ne faut-il pas voir si les chères reliques que-nous y avons laissées, continuent à dégager j cette émanation dont la vertu s’ajoute â celle de tous les autres objets venu» en contact avec nous, vertu qui maintient en ces lieux une atmosphère favorable à la survivance de nos idées.Hélas ! il est loin le temps où je faisais sentir directement mon influence aux rédacteurs de ce journal.J’ai lieu de croire qu’elle continue encore à produire son bon effet sur quel-ques-uns.Il n’y n que ce nouveau ve- j nu «le Graindorge qui y échappe presque constamment ; lui qui habite le bureau «lue j’habitais, qui respire fuir que je respirais, qui s’assied dans mon fauteuil tout imprégné de mon esprit, comment ne s-e l’est-il pas inculqué, comment n’en ost-il pas saturé ! - IG avoir pour successeur un Graindorge.un pourchasseur do la libre-pemsée, un éteignoir, «luelle ironie du sort ! I ne ombre soupira : Que n’est-il encore le temps où vous régniez en ces lieux : comme nous y étions alors bien accueillis ! Les voix se firent un marnent plus! basses, puis nous entendîmes un qui «iisuit tout franc ; Le '“Canada ” est le seul journal qui ait publié en entier j le programme socialiste.Ene autre ombre reprit : Quand j’é-j tais au “Canada”, les comptes rendus de funérailles civiques paraissaient tout au long».J,a conversation se continua encore un temps que nous ne pûmes apprécier; finalement les ombres s’agitèrent comme pour uu départ.La voix de l'homme roux clama : Surtout n’oubliez pas de verser dans chaque encrier une "outte d’essence maçonnique.Puis, pou après, les fantômes s’évanouirent avec les dernières ombres «le la nuit.Nous étions tellement abasourdis de ce spectacle que notre mémoire n’a guère enregistré autre chose, si re n’est cette impression poignante, intense.«pie votre confiance avait été indignement trompée : que votre bureau, sanctuaire de vérité, avait, été souillé par la présence d'hypocrites sectaires.Songez donc.Graindorge, l’ennemi que vous abhorrez, était dans vos murs ! 11 y mûrissait ses noirs pro- jets ! Il prétend v faire survivre son influence insidieuse ! Les bureaux de votre vertueux jour nal le “Canada” recelant un antre de brigands et do conspirateurs ! Ah! nous sentons combien cette constatation va vous briser le cœur ! Vous, le chevalier des saintes causes, avoir abrité sous votre toit un foyer «le l’infâme secte ! Quelle humiliation ! Nous sommes absolument navrés de voir que nous serons les artisans involontaires de votre douleur ; nous en serions inconsolables.*i nous n’avions au moins la certitude que x’otre malheur servira â faire disparaître ce foyer (Tinfection.Cotte satisfaction nous suffit du reste, et nous ne réclamerons absolument aucun salaire pour le travail accompli.Nous comprenons qu'il vous sera difficile de faire connaître au public le résultat de nos recherches ; aussi nous vous conseillons de rembourser à vos souscripteurs leurs dons '-énéreux.Le trio désolé I LA RETRAITE DE GRAINDORGE Jeudi, Il hrs.a.m.j Mrs chers coopérâteurs, ; Ahî quoi coup vous venez de me por* j ter ! Fst-il donc vrai que pendant si ! longtemps, nos bureaux furent le refu- j ! fcc de ces maçons exécrés î tjue dans i l’atmosphère (pie nous respirons, flottent encore leurs principes délétères ! Ahî je m'explique maintenant ces i i étranges sensations que j’éprouvais1 parfois, alors que je sentais comme les assauts d’une force mystérieuse ma ! vue et mon cerveau se brouillaient, et! j'écrivais des choses que je répudiais.1 dès que je me retrouvais à Fair libre J 'et pur de la nie Saint-Jacques.II me souvient à présent que ces at : laques se produisaient surtout, quand je touchais aux questions d’éducation, d’école technique et autres, ou quand je dirigeais mon esprit a en* les uues- FONDFÆ EN 18T4, Capital autorisé Capital payé - - - - -Fonds de réserve - - - -Total de l’actif, au-de là de $ 4,000,000.00 2.500.000.00 2.300.000.00 23,000,000,00 MRECTELTRS t Hon.J.D.ROLLAND, .Président, Robt B1CKERD1KE.Ecr M.P.- - Vice-Président, J.A.VA1LLANCOURT, Ecr, A.TURCOTTE, Ecr, E.H.LEMAY, Ecr, J.M.WILSON, Ecr, Hon.F.L.BE1QUE C.R.M.J.A.PRENDERGAST, gérant général, F.G.LEDUC, gerant.Bureau Principal, Montréal 35 Succursales Affaires de Banque en général, transigées avec soin, promptitude et économie, en Europe, aux Etats Unis et au Canada.Emission de lettres de crédit et de chèques de voyageurs, payables dans toutes les parties du monde.U PREMIERE COMPAGNIE D'ASSURANCE ANGLAISE ETABLIE EN CANADA, A.0.1804 feu PHOENIX ASSURANCE COMPANY, Limited, me POINDEB K IN 1783.DU I.ONDRK8.HH, «jajrli'AL ST ACTIF.Sinistres payés depuis ta fondation de la Compagnie.pépet au gouvernement fédéral et placements en Canada nour'v>u‘WDt>,UUU la garantie des assurés en Canada.12,500.000 directeurs pour ti.Canada.—K.MacD.PATEBiiOM et J.A.PATE8S0JSJ.Ku luü rus S.-Fronçols-Xarier, Montréal.F.Q.Agents pour la ville.—Arthur Bimard, E.Lamontagne, O.R.Blache, A D Mailloux.C.Galiüert.F.X.Lanthier, 0.H.Routh.H.Joseph, E.A, Whitehead Co.Limited.Agents demandés dans les villes et village* où noua ns sommes pas repré-•entés.J s jim WINNIPEG.MONTREAL.CALGARY, VANCOUVER PARKYTE (ENREGISTRE) CABINETS D’AISANCE CHIMIQUES, HYGIÉNIQUES ET SANITAIRES Sans canaux d'égouts, sans pouvoir d'eau, sans aucune plomberie.Eci ivez-nous.si vous n’avez pas le confort moderne dans votre maison.DESINFECTANTS, UNE SPÉCIALITÉ., PARKER & WHYTE, Limitée Chambre 21, 132 rue Saint-Jacques, Montréal.lions maçonniques.Ah! le voile est maintenant déchiré, niais quelle révélation, grand Dieu ! De grâce, ne soufflez mot à qui que ce soit de vos découvertes ; songez quel désastre ce serait pour notre journal ! Que rien ne paraisse de votre travail fermez au plus tôt l’ouverture (pie vous avez pratiquée : je verrai â faire enlever les objets compromettants que vous savez.Encore une fois, silence ! Epnnrnez-moi ! Ne permettez pas que j apparahr* se au\ yeux de tous, comme un bonhomme qui s'infüffo le ridicule de par 1er de corde, dans la maison d’un pendu.alors que cett*» maison c"rL.’mr îlo’nt'îeTol fut' phit^t’qucTlbdèi^ gences.commença de parcourir, seul, nos cam- M .Asmus quittait quelquefois la Mo-j lui eette sonorité tendre et profonde, à : mor .(.irs (le Lorraine, in prrmiei —Prenons, disait-il, un enfant qui ar- pagnes, si mâles sous le grand vent.11 -elle pour atteindre, sur sa rive droi- la Mozart, qui nous touche l’Ame ?| des majors de table «l’héiie.Les cam* rive à l’école.Vos maîtres refusent suivit la ]«>ngue vallée étroite «Je Mon , te, la plaine de la Saille, vaste pays Savait-il déchiffrer l’écriture mystériou- ! Pa!fnr ; quo parcourt aujourd’hui le jeu- «le lui apprendre â lire et à écrire le vaux, mince prairie entre des collines, du blé et des chênes, où galope un 13 ( Suite' Ainsi M.Asmus, sur cette grande place demi-obscure, s'enivre de rêverie.Devant un verre de vin, toutefois, car .ette volupté française, un peu sèche, a besoin qu’on la mouille.Mais sous l’action de si beaux modèles, il se sent devenir gentilhomme : “Comme j’étais ivre l'autre soir I si je titube à Nuremberg, c’est fort décent, mais je ne me consolerais pas d’avoir manqué aux convenances sur la place Stanislas.’’ C’est le soir, après diner.Des bourgeois «e promènent autour dp la statue.dans le centre sablé interdit aux voiture*.Us dexùsent et prennent le frais, en attendant l’heure de dormir.Toute l'animation est rassemblée devant l'un des pavillons bas de la place un groupe élégant de jeunes vi- veurs occupe la terrasse d’un restaurant dmicement éclairé.On cause, on prend des glaces, et l’on regarde de jolies filles entrer, «sortir, monter en voiture.M.Asmus les compara avec admiration à leurs collègues alleman-1 des qui versent de la bière dans des ' brasseries fétides.“Ce sont des princesses, pense-t-il,des sœurs indignes, mais des sœurs de mademoiselle Colette.” M.Asmus s’égare dans des songeries d'un style Louis XV.Et cette voiture de jeunes plaisirs qui s’éloigne au tournant de la belle place, il lui plaît d’y voir «le tendres caprices et d«w Cydal ises, qui se réveillent pour accueillir d’un sourire un digne érudit allemand.A son retour.M.Asmus trouva une s is e querelle ouverte dans Metz.I ne ordonnance du Président de la Lor- j raine venait de supprimer l’enseigne-1 se que tracent nos arbres l«'gers et | ne Al man«l «ont plus efficaces et meib BBMHP faiseuses d’homme*, français, ils ne peuvent pourtant pas boisées de Irenes, de chenes et les arrivèrent en auto entre 6 heures ot 0 heures 30.Les inculpés commandèrent du champagne, mais les fillettes refusèrent de boire.“Le breuvage est trop fort dirent-elles.Perreault les invita tout de même à boire.Cécile Michaud consentit, elle changea même de verre avec Perreault, Quelque temps après ils partirent tous ; au bout de vingt minutes les deux prévenus et la petite Michaud revinrent et commandèrent le souper, Gaudet leur servit an copieux repas et trois verres de brandy.Au bout d’une demi-heure il desservit, la table; les verres étaient encore pleins et très peu des mets avaient été touchés.A ce moment une discussion s'éleva.Perreault ot Chevrier re-saient de solder la note.Perrault se rendit dans le bar où il discuta avec Mme Béliveau.Peu de temps après Chevrier venait rejoindre son ami et laissait la jeune fille seule.Au bout de dix minutes celle-ci sonna et j'allai voir ce qg'elle voulait.Ku ce moment elle était sur Je bord de la porte du salon.Kilo me demanda où était Chevrier.Je lui répondis qu’il était avec la patronne et qu’il ne voulait pas payer, puis je revins dans le bar.Lu quart d’heure plus tard je constatais que Cécile Michaud n'était plus dans le.salon et qu'elle était partie.Perreault aussi avait quitté l’hôtel.Je ne puis dire s'il partit avant ou après Mlle Michaud.Vers 10 heures Chevrier partait b son tour.A la demande du Coroner, Gaudet dit qu’il n’a vu partir personne, il les a vu sortir simplement.U affirme cependant qu’il est convaincu que Cécile Michaud n’est pas restée dans l’hôtel.U y avait un autre salon d’occupé, par un homme et une femme qu’il ne connaît pas.Cécile Michaud ne lui parut pas être malade ni ivre.11 n’a eu connaissance d’aucune conversation entre les inculpés et la malheureuse jeune fille ; il ne sait pas si on avait promis à cette dernière de la ramener chez elle avant 9 heures.Derome, le chauffeur de l’auto, passa la veillée dans le bar, il partit une vingtaine de minutes après la disparition de Cécile Michaud.Gaudet ne peut dire s’il était seul ou non, il sait cependant que Chevrier était encore chez Béliveau.Deux ou trois jours plus tard il vit Mlle Dagenais à l'hôtel Béliveau.• Gette jeune fille recherchait son amie Cécile, c’est à ce moment qu’il apprit la disparitioh.Il est sûr que celle-ci n’était, pas chez M.Béliveau.—Comment le savez-vous,demanda Al.MacMahon, vous n’avez pas visité toutes les chambres.Quelle était la fille de (.’ ambre le 30 août ?—Mlle Lucie Raymond.Où est-elle maintenant?—Je l’ignore.Cette fille est partie de chez AI.Béliveau, il y a quinze jours.—Pourquoi?—A la suite d’une querelle avec la cuisinière.Nous sommes informés que cette fille est activement recherchée par la police.On croit qu'elle pourra rendre de grands services à la justice en venant témoigner.Après quelques questions posées par Aftre Walsh, Gaudet fut libéré.HERCULE SAUVE Le témoin suivant est un nommé Hercule Sauvé, il est homme de cour chez Béliveau.Il ne peut rien dire sur cette affaire ; il n'n eu connaissance de rien.Il n’a remarqué aucun auto, pas plus ce soir-là qu’un autre soir, car il en voit très souvent venir chez son pa- tron.Tous les efforts du coroner pouf lui rafraîchir la mémoire sont inutile».Une dame Gauthier, résidant au N» 2227, rue St-J arques, est interrogée, mai» elle ne sait absolument rien.La police en l’amenalit aurait fait faussa route.GEORGE MORGAN George Morgan, un garçonnet de IS ans, habitant No KSO vue Hainte-Mar-guerite, rend son témoignage, fl > a deux mois, il ne peut dire lu date exacte, il alla jouer avec un de ses amis du nom de Richer dans une tente près de l'hôtel Béliveau.Le fils de ce dernier était avec eux.V ers 8 h.30, comme il parlait de s’en retourner chez lui, il vit un auto en face de chez Béliveau.Dans le véhicule, il vit deux hommes et une jeune fille.Cette dernière pleurait à chaudes larmes, mais il n’entendit aucune conversation.Il faisait trop noir pour voir les figures et d’ailleurs il n’y fit pas attention.On lui montre Perrault, Dérotne et Chevrier, mais il ne peut les connaître.M.McTAGGART AI.McTaggart, lo médecin légiste vient ensuite devant le coroner.U fait rapport qu’il a reconstitué le squelette de la malheureuse Cécile Michaud et qu’ils ne peuvent ni lui ni son confrère, lo Dr Dugas, établir la cause du décès de la fillette.MLLE M.-A.DUHAMEL Marie-Anne Duhamel, fille de table à! l’hôtel Empire’, prient déclarer que le 30 août dernier, elle a servi à souper au j chauffeur Derome vers 10 h.30.Elle ' est très positive.Elle jure qu’elle vit | arriver Derome et qu’il était seul.—Lorsque AI.Sénecal, votre patron, I dit que vous étiez couchée lorsque Dé-| ionic arriva, il ment?—Je n’étais pas couchée, répond Mlle * Duhamel.Puis le jeune Henri Gougcon.domicilié au No 125 rue l’azelais, vis-à-vis l’hôtel Béliveau, répète ce qu’il avait dit à la Sûreté ot que nous rapportions dans notre numéro d’hier.Les témoignages qui suivirent n’offrirent rien de spécial ni de nouveau pour l’éclaircissement de la cause, si ce n’est celui de Al.Alfred Potvin, conducteur de tramway.Ce dernier a déclaré qu’un soif il était sur la plateforme de son char, lorsqu’en passant au coin des rues Kensington et Sherbrooke, il vit une femme étendue sur le trottoir.Il n'a pu dire si cette femme était jeune ou vieille, ni comment elle était vêtue.Il ne s’en est pas plus préoccupé que d'on faire la remarqua à soi» mécanicien.Le coroner ajourne alors l’enquête H vendredi prochain, à 10 heures de l’avant-midi.Lé petit Rowles et fréquemment npplnudi.Le !.Daniel Strachan présidait la séance et présenta l’orateur comme étant un t a-dué distingué de l'Université AlcGill.Elégance Jean ?9 rue Hudon, le tailleur fashionable, Sainte Catherine Ouest, invite ses amis à lui confier leur commande pour Complets ou Pardessus qu’il exé-nitera avec le talent qu’on lui connaît.Sauvé en mer Horta.Payai.Açores, 29.— Le ‘Scotia ", bateau allemand, a été remorqué ici par le cunardier "Saxonia”, hier, ayant été rencontré en plein océan alors qu’il faisait eau le toute» parts.Il a été remorqué cent soixante onze milles jusqu’ici.Le , 1 avoid a allait de New-York à Naples et Gênes.Incendie à Florence, N.E.Halifax.N.H., 29 La ville de rlorence, à trois milles des mines de hyduey.a été a moitié détruite par les flamme», hier.les pertes sort estimées à 860,000 avec 850.000 d’assurances.Le feu éclata dan* les magasins de MM.AleKeigan-et L.Christie et,avant que I on- ait eu le temps d’organiser les secours, il s était communiqué à la salle de I Union des Mineurs qui fut complètement détruite et d'où l’incen-dc gagna plu-leurs résidences privées Un ignore l'origine du sinistre.La ville n'a pas de service de pompiers, rt.la chaîne organisée n’a pu contrôler l'incendie jusqu’à l'arrivée de la brigade de Svdnev Mine*.Car, pour eux, c'est encore le grand cri de guerre : ‘Il faut sauver Lan rier !” Ils disent bien au cours d’une période oratoire qu’ils consentent à faire la lutte sur la question de la marine, mais aussitôt après ils tombent dans l'éternel refrain de l’éternelle uhauson, et ils s’écrient, avec des sanglots dans la voix et des gestes tragi-co-comique» "Vous êtes des lèches qui vous masquez pour frapper traî-treusement le grrrand Canadien-français !" l/e ministre de la Marine est allé jusqu’à dine à sou distingué collègue de la Chambre des Communes Al.Monk -et les petits parleurs oréchards le répètent après lui — que le “Alail and Empire” de Toronto était son organe et que ce journal l'injuriait, lui minis tre de la Marine, en l’accusant d’être l'ennemi de l’Angleterre, et de ne pas ! faire assez pour la défense do l’Empire.Il suffit aux gens intelligents de lire ou d'entendre de tels mensonge», “qui j seraient stupides et ridicules s'ils n'étaient malhonnêtes et odieux” (style! Mousseau-Laurier ( pour se dégoûter de ceux qui les inventent.Alais le peuple ASSEMBLEE A ALVERTON.Dnimmondville, L'AVENIR ET A 29.Collision de trains QUATRE EMPLOYES SONT BLES SES DANS UNE RENCONTRE SUR LA LIGNE TORONTO OWEN-SOUND.Deux autres assemblées contradictoires ont nu lieu à l'Avenir et Alverton, la première dans 1 après-midi ot la seconde dans la soirée.Deux cents personnes à l’Avenir et trois cents à Alverton ont écoute j attentivement les discours de AIM.! Monk.Lavergne, Marsil, Gilbert, Dr.Béland, Perrault et Walter Mitchell.Pour la première fois depuis l’ouverture de la campagne, les défenseur» de l’idée autonomiste et des principes constitutionnels ont parlé dans leur langue aux électeurs anglais de ces paroisses.Quand M.Monk et AI.Armand Lavergne ont expliqué que le parlement leur avait refusé l'appel au peuple, le sentiment do “fairplay" de ces braves gens se manifesta par des protestations non équivoques.Quoique cos deux paroisses soient des forteresses libérales, l’impression produite par Certain journaux du soir lançaient la AL Gilbert et ses amis fut profonde, nouvelle de l'arrestation de Sheldon.Alaintes fois des applaudissements * c matin, nous avons vu AI.AleCaskiü éclataient spontanément maigre les re- ; Orangeville, Ont., 29.—Lue cargaison s’est produite, hier, entre le train de ! marchandises N.1235, et la locomotive Ai.654, remorquant un fourgon de queue, sur la ligne “Toronto Owen .Sound ", à un mille d’ici.lx's deux trains marchaient à 25 milles à l'heure et la rencontre a eu lieu dans une courbe.U y a eu quatre blessés ; Hani Koy, Toronto, Roy Stone, C.Simpson 1 tous trois sevrefreins, et Frank Andrews, mécanicien du train de marchandises.Le mécanicien et le chauffeur du train du Sud ont pu sauter à temps.Les blessés ont été transportés ici.L'accident est dû à une fausse interprétation des ordres.est mort Henry Chs.Rowles.âgé de II ans, est mort hier soir, à l’hôpital Victoria ; son corps a été transporté à la Alor-gtie pour enquête.Ce garçonnet.on s’en souvient.avait- etc blesse à la tète, par un caillou lancé par un italien du nom de Vincenzo Natoni.Ce dernier arrêté peu de temps après l'agression fut traduit sous l'inculpation de voies do fait ; mardi dernier l’état du petit Rowles s’étant agravé Natoni fut accusé de tentative de meurtre ; il aura maintenant à répondre à une accusation de meurtre.L’OEUVRE D’UN INCENDIAIRE Le chef Tremblay croit que l’incendie de la “Bishop Apartment House ” a été allumé par une main criminelle Injonction contre la Commission Scolaire La Commission des Ecoles catholiques de Montréal a reçu hier avis qu’un bref d’injonction allait être demandé par Al.A.J.Saint-Denis, notaire.pour empêcher la Commission de donner suite à la résolution qu’elle a prise à sa séance du 25 octobre, touchant la destitution de cinq proUsseurs qui enseignaient pour elle des matières spéciales dans ces écoles.Cette poursuite a été prise par l’entremise de Altre Gonzalve Desaulniers et est rapportable jeudi prochain.Le chef Tremblay, qui a idée depuis quelque temps qu’un incendiaire opère dans la partie nord-ouest de la Ville, disait hie-r soir qu’après l’incendie de l’édifice Bishop, il en est de plus eu plus convaincu.Quand un homme du nom de Kearney découvrit l’incendie, a 3 hrs 35, en se rendant à son travail, l’édifice était I tout en flammes, du sous-sol au toit, jet quelques instants après, quand le chef Tremblay et une partie de la bri-! gade des incendies arrivèrent sur les lieux, les étages supérieurs commen-I çaient à s’effondrer.Kearney sonna à un avertisseur de la rue Sainte-Catherine, alors -pie l'agent O’Toole, de service rue Sherbrooke, qui n’avait pas aperçu l'incendie plus tôt, sonna en même temps à .l’avertisseur de la rue Guy.| Le chef Tremblay, devant la violence de l’incendie, sonna une seconde ahvme et, au bout d’un quart d'heure, les pompiers lançaient plusieurs jets d’eau sur l’édifice en feu et sur les maisons environnantes.AI.James Hawley, gérant de 1’ “Ad- vance Realty Co”, propriétaire de l'édifice, disait hier soir qu’il n’avait aucune idée quant à l’origine du feu.Il était sur les lieux mardi après-midi et tout était en ordre, et le contremaître lui a dit que rien ne faisait soupçonner à la fermeture, le soir, l’incendie de la nuit.• Hanna trouvé coupable Joseph Hanna, marchand syrien, a «¦té trouvé coupable, hier l'après-midi, d avoir obtenu sous de fausses représentations 8300 de marchandises, de la maison Elkin &/ Compagnie.La preuve démontra que l’inculpé avait laissé croire qu’il avait un actif de 815,000 1 lorsqu’en réalité il était insolvable et avait un passif s'élevant à plus de 810,000.Sentence dans cette affaire sera prononcée le 3 novembre.Six j autres plaintes de la même nature sont : actuellement devant le tribunal.Sheldon n’est pas arrêté chef de la police provinciale et il nous a affirmé qu’il n’y avait rien de vrai dans cette nouvelle.M McCaskill croit cependant être sur la bonne piste et il s’attend que d’ici vingt-quatres heures, le fameux spéculateur sera erroné.gard» couroueés des organisateurs ministériels.Les beaux parleur» aux gages du qui ne lit pas gobe quelquefois ces cho- ! gouvernement répétèrent leurs fameux sc» là, et c’est tout c» que veulent les arguments que la flotte canadienne ____________________ “honnête*" gens que nous avons à est un pas ver» l'indépendance de no combattre.Us connaissent lo préoep- tre pays.Ceci ne parut pas plaire JJjj ï‘0COrd amCriCcÛn te de Voltaire ; “ATentez, mentez, il en beaucoup aux anglais présents qui restera toujours quelque chose! ç; s attendaient plutôt à ce que l’on ad- Aussi faut il que les défenseurs de la 1 motle franchement que c’est une mari-bonne cause parcourent les campagnes en hauteur Les Quarante-Heures et renseignent les électeur» de façon à ce qu'il» comprennent la perfidie des valet» de la crèche.Il faut leur répéter que M.Alonk s'est séparé des Bor den, des Sproule, des Foster, et des autres fanatiques tories qui ont voté ! , avec les Laurier, les Lemieux, les Bro- I ,.¦ deur et les Bureau, sans nommer les 55 Demain, dimanche, s ouvriront à » j , , „ l'Eglise Saint Louis do France.les moutons dp ,a Prov,n,,ê de Québec qui, exercices des Quarante-Heures.Comme 'es su^v*nt à la queue leu leu, pour que | toujours les cérémonies seront magnifi- le peuple ne soit pas consulté sur la I ques, rehaussées quelles seront par Question de la marine.H faut leur di-I execution d une lort belle mess» , I rr que M.Bourassa a combattu M.Bor | ne.partie de la marine impériale qu'on veut créer.Il e«t évident que M.Gilbert aura des votes anglais, et peut-être plus que M.Perrault ne peu se.LA MACHINE Vous savez re que c'est que “la ma New York.29.— I nc foule immense n assiste, hier après-midi, au concours d'altitude entre les aéronautes Johnstone.Hamilton, Drexel et Brookins, Ralph Johnstone décrocha la timbale, c’est-à-dire la coupe Gordon-Bennett.H a établi un nouveau record américain d altitude en s’élevant à une hauteur He 8,471 pieds.DÉCÈS A MONTREAL Al ha,ia se PERRAULT.30 commis, r.Seinl-André, 520 : Anna Beauchamp! «4 a., femme d’Olivier BAVARD.employé civique, r.Dulinelle.75 ; Edmond.:» a., enf.de Jos.DEFAULT, menuisier, r Marquette, 446 ; Philomène LeBorgne.K2 a., femme de Narcisse BOSSSELIN" rordonnier, r.Sainte-Catherine.920 est ; Napoléon.14 j.enf.de Ttenidas TRE-P A NIER, imprimeur, r.Workman lut ; I* ha rie».1 a., enf.de Peter MARTEN.Journalier r.Porion, 104 H Thomas.2 enf.de Théophile LAROCOPE i-ui-»eur.r.Saint-Antoine.1071 : Ihunitilde ] aframboise.femme de ,T -H.C ARRIERE cultivateur, r.Fulltun.S27 : Cédulie Béland.72 a.Jcmnie d'Amahl* LAVOIE, cultivateur.7e Ave .Rosemont ; Irénée.3 a., enf.d’Arthur LAMARCB' menuisier.r.tbervill».1779.ON DEMANDE Un demande un opérateur sur linotr-|>e.Salaire.$20 par semaine.Réponse immédiate à Casier 10.A Bureau du “DEVOIR : den et M.Foster dès longtemps avant 1 qui 'I soit question de la marine et de j l'impérialisme Les autonomistes et leurs amis n’ont jamais fait dire dans Ontario que le ] gouvernement ne faisait pas assez pour la défense de l’Empire.Au contraire dans de nombreuses interviews données anx journaux comme le “Globe” le “News”, le “World”, de Toronto, la '“Free Press”, d’Ottawa, et d'autres j if.Bourassa r.toujours soutenu que , nous ne devions pas autre chose à l’An-1 g let erre que de défendre son drapeau sur notre territoire, comme nous l’avons déjà fait en 1775, en 1612, en J813.quand le* Américain» ont envahi notre pays.'oyons plutôt quel* sont le» gens .qui disent blanc dans Québec et noir 'dans les autres provinces.Tandis ftue Pour vos ouvrages de ville PROGRAMMES, CIRCULAIRES.FACTUMS, etc., adressez - voua aux butera du “ DEVOIR ” 7U w* Sant-Jacquea, Montréal.AVIS AU PUBLIC * Il nous fait grand plaisir de nous faire connaître par Tintermédiaire du “ Devoir ” : nous faisons la vente de terrains à bâtir, dans la partie Oueét, à des prix qui devront intéresser tous les hommes et les femmes de Montréal.Songez-y un peu, des terrains à $98.00, dans la partie oueét, payables en un an sans intérêt ! Ces terrains vaudront 100 p.c.de plus d’ici 6 mois.Nous nous occupons aussi de la vente de maisons, et nous procédons, en affaires, d’après les méthodes les plus modernes.Nos nouveaux bureaux sont au No.517 rue Ste-Catherine Oueét, 4 portes à l’ouest de la rue Peel.TÉLÉPHONE UPTOWN 2990
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