Le devoir, 10 mars 1984, samedi 10 mars 1984
35 CENTS [ Vol.LXXV — No 59 DEVO InproIndonnttodtltlocttkind'MtofflobllM •tooa 15,»49rw SImikrMka, (KW.Généralement ensoleillé.Max.: -10.(détail en page 30) Montréal, samsdi 10 mars 1984 Coi*-Nwd At>it>t>i-Gtipé>K.4Sc«ilKNouv«au-Bruntwick.SOoanlt.lltf-ds-la-Maaelame Mc»nl* Luc Cyr cité à son procès par Rodolphe Morissette La Cour d’appel du Québec a cassé, hier, la decision du juge Jean-Guy Boilard de la Cour supérieure : M.Luc Cyr, l’ex-coordonnateur de la division des réparations majeures de la Société d’habitation du Québec, est cité à procès.Il devra répondre, dans les semaines qui viennent, de neuf accusations d’abus de confiance.Le 13 février 1983, le juge Monique Dubreuil, de la Cour des sessions de la paix, décidait, au terme de l’en-quete préliminaire de M.Cyr, de le citer à procès.L’Assemblée nationale avait été saisie du présumé « scandale de la SHQ » depuis décem-Voir page 18: Luc Cyr L’Université du Québec a 15 ans L’Université du Québec a quinze ans, et elle s’en étonne presque.Les souvenirs refluent, de cette naissance provoquée en moins de deux ans de préparation entre 1967 et 1969, de ces premières années sautant d’urgence en urgence, de crise en crise, puis d’un progrès plus tranquille, qui la trouve aujourd’hui allant bon train dans la dernière étape, la percée dans les études avancées et la recherche.LE DEVOIR participe à l’anniversaire en publiant, lundi le 12 mars, un cahier de 14 pages, où se côtoient analystes de l’intérieur et de l’extérieur de ce réseau bien particulier d’universités publiques, les premières au Québec.On y refera un peu d’histoire, on étudiera aussi le présent: les programmes d’enseignement, la recherche, les innovations.On y fera aussi des bilans des défis de 1969: le fonctionnement en réseau, la nouvelle structure « modulaire », l’accessibilité et la démocratisation, le rêve d’une université « critique ».Et on jettera un oeil sur l’avenir, par le cadre de développement que vient de se donner le réseau.Une rencontre avec l’UQ, et une occasion de refaire nos perceptions à son égard, donc, dans LE DEVOIR de lundi.culture et société.Louise Forestier Après cinq ans de silence, Louise Forestier est revenue à l’automne avec un spectacle bouleversant.Portée par son succès, Louise Forestier a maintenant une foule de projets en tête.Femme de tête et femme de coeur, il est toutefois un domaine où elle avoue avoir encore tout à découvrir : l’amour.Elle raconte à Mireille Simard les états d’âme qui l’ont conduite à cette certitude.Page 19 Louise Forestier La fin de ia Course Depuis six ans, les téléspectateurs québécois ont suivi avec passion les aventures de huit jeunes envoyés en reportage pour La Course autour du monde.Ce soir, Radio-Canada diffuse la dernière émission de la série.Richard Gay dresse un bilan de cette étonnante odyssée à laquelle participait cette année Claude Abel (notre photo).Page 19 Monique Prouix Claude Abel Pour son recueil Sans coeur et sans reproche, Monique Prouix a remporté te prix Adrienne-Choquette 1983.Ce jeune auteur de 32 ans, qui voit le monde à travers le prisme de l’humour, considère que l’écriture reste une activité artisanale qui illumine son existence.Elle a confié à Monique Roy sa passion pour les êtres, ses considérations sur le féminisme et ses étés à la campagne.Page 19 WASHINGTON (AFP) - Fort de ses succès en Nouvelle-Angleterre, le sénateur Gary Hart devance le président Reagan de 9 points dans un sondage réalisé par l’inkitut Gallup.Selon ce sondage rendu public hier, 52 % des votes iraient a Gary Hart s’il était le candidat du Parti dé- mocrate lors des prochaines élections présidentielles de novembre, contre 43 % au président Ronald Reagan.À la lumière de ces résultats, sem-ble-t-il, le président Ronald Reagan a dénigré hier les « nouvelles idées » du sénateur Gary Hart en déclarant Les établissements sociaux pourront conserver leurs excédents budgétaires par Pierre Tourangeau de la Presse canadienne QUÉBEC (PC) — Les établissements du réseau des affaires sociales auront désormais intérêt à améliorer leur productivité puisqu’ils pourront, à compter du 31 mars, conserver les « profits » qu’ils généreront.C’est le sens de la nouvelle politique d’utilisation des su^lus dans le réseau des affaires sociales dont le principe a été adopté par le Conseil du trésor en novembre dernier et dont la Presse canadienne a obtenu copie.Il reste, toutefois, avant que cette politique ne soit vraiment en force, à établir les modalités de mesure de la productivité qui seront utilisées et ses impUcations sur les budgets des étabUssements.La nouveUe poUtique s’appliquera uniformément à tous les etablissements, centres hospitaliers, CLSC, CSS et autres.En l’adoptant, le Con- seil du trésor et le ministère des Affaires sociales veulent : — fournir aux administrateurs un incitatif à une saine gestion et à une utilisation rationneüe des ressources; — assurer la mise en place d’un réseau de services complets en faisant participer les centre régionaux de la santé et des services sociaux (CRSSS) à la gestion d’une partie des surplus des élablissements; — rémunérer sur une base uniforme l’effort de gain de productiidté de chaque établissement.Ainsi, dorénavant, les établissements qui termineront leur année financière avec un surplus ou un déficit égal ou inférieur à 1 % de leur budget seront considérés en équilibre budgétaire.Dans ces circonstances, les surplus ou « profits » seront entièrement laissés aux établissement tandis qu’ils devront assumer, de la même manière, les défi- Monique Prouix La conférence d’Ottawa s’est terminée sur un constat d’échec Le premier ministre René Lévesque en grande discussion avec le chef Max Gros-Louis lors de la dernière session de la conférence d’Ottavya sur les droits des autochtones.(Photolaser CP) Hart devance Reagan par 9 %, selon Gallup par Paule des Rivières OTTAWA — La conférence constitutionnelle a lamentablement échoué.Elle n’a débouché sur aucun accord, ni politique ni constitutionnel; ni sur l’autonomie des autochtones, ni sur l’égalité des sexes.« Ne soyez pas trop amèrement déçus même si nous n’avons pas réussi.Continuez de vous battre », a lancé le premier ministre canadien, M.Pierre Trudeau, aux autochtones hier, en marquant la fin de cette conférence de deux jours.Dès l’ouverture de la réunion jeudi, M.Trudeau avait rempli d’espoir les délégations indiennes, inuit et métis, en proposant un amendement constitutionnel reconnaissant le principe du gouvernement autochtone autonome, une initiative qui correspondait à l’objectif des autochtones voulant une protection qui résiste au temps ainsi qu’aux gouvernements et à leurs lois.Mais six provinces ont opposé une fin de non-recevoir à l’offre surprise du fédéral, rendant tout amendement impossible, malgré le vibrant plaidoyer du premier ministre hier midi:« donnez-leur une chance de retrouver leur dignité », avait-il insisté.Son appel ne trouva aucune réponse.Quelques heures plus tard il terminait la dernière conférence con.stitu-lionnelle de sa carrière politique sur une note on ne peut plus sombre.Et même la consolidation de la clause constitutionnelle garantissant l’égalité des sexes, sur laquelle une majorité de provinces se sont fina lement entendues hier et qui aurait sauvé la face, n’a pas reçu l'assentiment de l’Assemblée des premières nations.M.Billy Diamond, Chef du Grand conseil des Cris du Québec et porte-parole de l’Assemblée des premières nations a dénoncé l’inertie des provinces.Un geste pourrait être po.sé cependant, auquel les quatre délégations autochtones - qui représentent 500,000 personnes- tiennent à tout prix : le gouvernement pourrait présenter son amendement constitutionnel devant les Communes, et les trois provinces- Ontario, Manitoba et Nouveau-Brunswick- qui l’appuient, feraient de même chez elles.L’amendement de M.Trudeau établit le droit des autochtones « à des institutions gouvernementales adap-Volr page 18: Autochtones que la nouvelle vedette des démocrates dans la course à la présidence n’avait pas exprimé d’idées du tout.« Je n’ai rien entendu de sa part dont on puisse dire qu’il s’agit dme idée précise », a déclaré le président américain en commentant pour la Voir page 18: Hart devance Dans les cas où les surplus seront supérieurs à 1 %, les établissements pourront les conserver s’ils résultent d’un gain de productivité.Par contre, les déficits seront à la charge des établissements s’ils découlent d’une perte de productivité.Toutefois, si les suiplus sont le résultat d’une sur-budgétisation, ils seront récupérés par le MAS tandis qu’il assumera les déficits s’ils découlent d’une sous-budgétisation.Les « profits » dégagés qui seront supérieurs à 1 % seront partagés entre rétablissement qui en récupérera 80 % et les CRSSS qui recevront l’autre %.Mais si la nouvelle politique doit permettre aux établissements de conserver leurs surplus budgétaires dans certaines conditions, futili-sation de ces « profits » sera soumise à des règles bien précises.Ainsi, les sommes dégagées devoir psg* 18: ÊteMIsaoinonts Un accueil triomphal pour Gaétan Boucher Le patineur de vitesse Gaétan Boucher, triple médaillé des Jeux olympiques de Sarajevo et récent champion du monde de sprint, a été ac-cueiUi, accompagné de son amie Karin FUegel, en véritable héros, hier à Mirabel où l’attendaient près de 1,000 personnes.En soirée.Boucher a été fêté par ses parents, amis et la population de Saint-Hubert.Nos informations en page 15.Maintenant en librairie SIR) V) ALORS SURVIENT LA MAL AIHE La vicquXkiieiine vue à la lurpière du fcndicnnemcri duiTixcau SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DE RECHERCHE INTERDISCIPLINAIRE SUR^ilM^ADIÈ ALORS SURVIENT LA MALAIHE Comprendre aujourd’hui pour être en santé demain Empirika/Boréai Express Le Devoir, samedi 10 mars 1984 La CSST perdrait la plupart de ses pouvoirs discrétionnaires Le projet de loi 42 sur les accidents du travail sera réécrit par Marie-Agnès Thellier QUÉBKC — Le projet de loi 42 sur les accidents du travail sera réécnt : la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) verra disparaître la plupart de ses pouvoirs discrétionnaires et le mécanisme d’appel de ses décisions sera modifié.De plus, le droit à la réadaptation médicale sera lascnt dans la loi; une liste de spécialistes-arbitres sera établie et une solution nouvelle sera recherchée pour élargir le droit à une indemnité, droit réduit à trois ans dans le projet de loi.Cependant, le ministre du lYavail, M Raynald Fréchette, n’envisage absolument pas que soit changé le nouveau mode d’indemnisation prévu au projet de loi : des montants forfaitaires remplaceront les actuelles rentes viagères.« Le seul moyen d’éviter que les cotisations à la CSST n’augmentent fortement, ce sont les forfaits », déclare le ministre.En réponse aux calculs effectués par la Confédération des syndicats nationaux (CSN ), il ajoute qu’« il faudrait calculer ce qu’un montant forfaitaire |x*ut rajiporter en terme d’intérêts si ceux-ci sont, eux aussi, capitalisés ».Avant que des amendements soient apportés au projet de loi, le projet de loi 42 signifiait, selon les calculs actuariels du gouvernement, une réduction de $18 millions des charges de la CSST.La cotisation a été ramenée, le 1er janvier dernier, de $2.06 à $1.89 les $100 de salaire assurable : « Elle ne devra pas augmenter à cause de la loi 42 », signale le ministre du Travail.Lors d’une conférence de presse, hier midi, quelques heures avant que s’achève la commission parlementaire chargée d’étudier le projet de loi, le ministre du Travail a estimé que la méfiance et l’agressivité envers la CSST devraient progressivement disparaître, puisque certains de ses pouvoirs seront remis aux parties intéressées et au législateur.Selon M.Fréchette, la CSST souhaitait elle-même voir diminuer ses pouvoirs discrétionnaires.Au lieu de 26 champs de pouvoirs réglementaires, il ne lui en restera plus que cinq : le reste sera inscrit dans la loi et la clause-omnibus 266-6 sera supprimée, même s’il est plus facile ce changer un règlement qu’une loi.En cas de contestation de décisions de la CSST, le principe d’une commission mdépendante de dernier recours a été admis par le ministre du Travail.Il n’est, cependant, pas sûr que ce soit la Commission des affaires sociales, souhaitée par les syndicats mais critiquée par les employeurs.« Idéalement, une commission d’appel en santé-sécurité, indépendante de la CSST et régionalisée, sera créée pour trancher les litiges dans les cas d’accidents de travail, de maladies professionnelles et de santé-sécurité», précise M.F'ré-chette.S’il n’obtient pas le feu vert du conseil des ministres, il lui faudra confier ce mandat à une instance existante — chambre de la Commission des affaires sociales ou Cour provinciale — tout en cherchant à « déjudiciariser » et à accélérer le processus d’appel.Cependant, la loi sera amendée pour que toute décision de la CSST soit contestable.Le nouveau mécanisme d’appel comprendra trois paliers : une première décision sera rendue par un agent d’indemnisation de la CSST dans un délai qui ne devra pas excéder 15 jours.En cas de litige, une demande en reconsidération administrative devra être traitée par un autre employé de la CSST dans un délai qui n’excédera pas un mois.Enfin, l’instance d’appel devra traiter les dossiers en moins d’un an, et même six mois pour les dossiers simples.Il se peut que la loi précise un délai, par exemple de trois mois, pour les litiges sur des matières importantes comme le droit à l’indemnité ou le quantum d’indemnisation.Actuellement, le bureau de révision de la CSST rend une décision au bout de six à huit mois et la Commission des affaires sociales a 4,000 dossiers en attente .La CSST ne pourra plus revenir sur un jugement rendu par la Commission des affaires sociales, comme le prévoyait le projet de loi.Par ailleurs, le ministre du Travail a rejeté la possibilité de créer un tribunal d’arbitrage pour les décisions médicales.Une liste d’« arbitres médicaux » sera établie par les corporations professionnelles et les professionnels de la santé.Cette liste sera soumise au Conseil consultatif du travail et de la main-d’oeuvre (CCTMO), qui publiera la liste finale.La décision d’un arbitre médical liera la CSST.Par ailleurs, la loi retiendra le principe selon lequel le rapport du médecin traitant eâ l’instrument privilégié d’évaluation par la CSST.Jeudi, le ministre du Travail annonçait que serait revu le mode d’indemnisation des victimes d’actes criminels, qui auront droit à l’assistance médicale et à la réadaptation comme les autres victimes.Le conseil des ministres se prononcera définitivement là-dessus mercredi prochain.Le nouveau projet de loi sera déposé en deuxième lecture à l’Assemblée nationale au plus tard début mai, et il sera étudié article par article en commission parlementaire.« Nous évaluerons alors les recommandations des différents organismes sur le projet de loi amendé.À mon avis, les différentes parties seront capables de vivre avec le projet de loi réécrit», a ajouté M.Fréchette.La loi 42 devrait être adoptée avant le 24 juin prochain.M.Fréchette s’est dit heureux de la collaboration des députés libéraux qui siègent à la commission parlementaire du 'Travail, et notamment de leur porte-parole, le député de Viau, M.William Cusano.« Je suis cependant inquiet : je me demande si les députés libéraux ne vont pas voter en faveur du projet de loi 42 amendé », a lancé en boutade le député de Sherbrooke.Enfin, c’est jeudi que M.Fréchette annoncera officiellement la composition de la commission sur la réforme du code du travail.Cette commission aura 15 mois pour consulter les personnes intéressées aux relations de travail dans toutes les régions, pour animer la concertation au sein d’une ou des conférences socio-économiques, sorte de CCTMO élargi, et pour, enfin, suggérer au gouvernement un nouveau code du &avail tenant compte des consensus.Paquette justifie la commande des micro-ordinateurs comme levier économique par Marie-Agnès Thellier QUÉBEC — Dans un document de quatre pages adressé à 2,000 personnes intéressées au développement technologique, le ministre de la Science et de Technologie, M.Gilbert Paquette, justifie la décision du gouvernement du Québec d’utiliser la commande de micro-ordinateurs scolaires comme levier économique.« PJn se contentant d’acheter une technologie étrangère, le gouvernement québécois manquerait à sa responsabilité première d’utiliser son pouvoir de dépenser comme levier économique.Même les milieux d’affaires, traditionnellement opposés à toute intervention étatique, réclament depuis plusieurs années une telle politique d”achat-dévelop-pement’ », écrit M.Paquette.Le document, envoyé mardi, a été adressé aussi à la Fédération des commissions scolaires catholioues, à l’Association des directeurs d’ecoles, à l’Association des professeurs d’informatique ainsi qu’aux milieux universitaires.Il est titré « Les micro-ordinateurs à l’école : l’essentiel de la démarche du gouvernement ».Selon le porte-parole du ministre de l’Éducation, M.Yves Bérubé, cette lettre a été écrite avant le remaniement ministériel intervenu lundi dernier, donc avant la nomination de M.Bérubé.Au contraire, le porte-parole de M.Paquette signale que la lettre a été écrite après le re maniement et que le nouveau ministre de l’Éducation a été avisé de son contenu dès lundi.On sait que, dès son entrée en fonction, M.Bérubé déclarait que l’objectif pédagogique devrait primer et que l’entrée des micro-ordinateurs a l’école pourrait être retardée.Il ajoutait que tenir compte des deux autres objectifs intéressants ; maximiser les retombées économiques et favoriser les échanges commerciaux avec la France, augmente le délai de réflexion.M.Bérubé se met actuellement au courant de tous les aspects du dossier et souhaite prendre une « bonne » décision.Selon son porte-parole, il se demande, par exemple, s’il faudra choisir un seul modèle de micro-ordinateur scolaire.La lettre de M.Paquette reprend en neuf points l’argumentation déjà défendue par les ministres intéressés au dossier avant le remaniement ; MM.Camille Laurin, Jacques Parizeau et Gilbert Paquette.MM.Parizeau et Paquette demeurent au dossier, mais M.Bérubé semble décidé d’en prendre le leadership.Le ministère de l’Éducation devrait passer la commande et fixer le délai de livraison au nom des clients, les commissions scolaires.La lettre rappelle d’abord l’objectif premier : familiariser la jeune génération avec Toutil informatique.Elle justifie la voie plus difficile choisie par le gouvernement : favoriser la capacité de fabriquer les « fonctions logiques » des ordinateurs au Québec plutôt que de dépendre des concepteurs de logiciels, de systèmes, de langages de programmation et de divers outils informatiques venus de l’étranger.Alors que, lors de l’achat décentralisé d’équipement audio visuel, au tournant des années ’70, le Québec n’avait bénéficié d’aucune retombée économique, le gouvernement tient au processus centralisé de commandes de micro-ordinateurs.Cela assure, selon lui, un meilleur pouvoir de négociation, une réflexion plus approfondie sur la pédagogie, le développement des didacticiels et, enfin, l’ouverture d’un marché suffisant pour les créateurs québécois.Cela justifie, selon M.Paquette, la décision prise l’automne dernier ; un fournisseur umque pour les 9,000 micro-ordinateurs.Le document rappelle les raisons qui ont fait pencher Québec vers une technologie française et vers la firme Bytech-Comterm, qui avait déjà signé une entente avec Matra pour la fabrication sous licence de YAxeI-20.« Aucun des autres groupes (en lice pour l’obtention du contrat) ne présentait un dossier aussi avancé », écrit M.Paquette, avant de reconnaître qu’« aucun des appareils existants présentement sur le marché ne peut satisfaire entièrement aux demandes du réseau de l’éducation».Le banc d’essai du nouvel Axel-20devrait, d’ici la fin avril, déterminer si Bytec-Comterm emportera le contrat.« S’il devait s’avérer infructueux, des solutions alternatives respectant les objectifs (gouvernementaux) sont possibles.» Aux firmes spécialisées et aux spécialistes en informatique, M.Paquette déclare que « le gouvernement du Québec a fait le pari qu’il existait au Québec une compétence démontrée en matière de microélectronique et d’informatique » et que « les objectifs pédagogiques, technologiques et économiques s’épaulent mutuellement».Sondage réalisé en 1982 pour Information Canada Selon 50 % des gens de l’Ouest, le Canada devrait être bilingue Des enseignants « recyclés » vont travailler au développement industriel par Marie-Agnès Thellier QUÉBEC — Cinquante-sept enseignants, triés sur le volet, commenceront, le 25 mars, leur formation pour devenir conseillers en développement industriel dans les bureaux régionaux du ministère de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme (MICT).Officiellement, il s’agit de 57 enseignants mis en dis^nibilité, même si des échanges de « disponibilité » ont pu s’effectuer entre enseignants.Ce « recyclage » d’enseignants soulève une certaine incrédulité au sein de la fonction publique.De nombreux fonctionnaires du MICT et même le Conseil du trésor vont observer avec curiosité cette première greffe massive de professeurs dans un ministère à vocation économique.Des cas individuels, de stages ou de réorientation professionnelle, ont déjà été réussis mais c’est la première fois que le gouvernement du Québec met sur pied une opération de cette envergime.Cependant, selon le res^nsable de cette opération, M.Ghislain Théberge, sous-ministre adjoint au MICT, la sélection des enseignants, la formation approfondie qu’ils recevront, le virage du MICT vers le service aux entreprises, le renouvellement et la formation des responsables des bureaux régionaux, le parrainage de chaque ex-enseignant par un ancien du MICT : tous ces éléments l’autorisent à un optimisme certain.« De plus, les sceptiques ne prennent pas en considération un élément important : les professeurs qui sont intéressés à entrer au MICT sont sans doute parmi les meilleurs, les plus jeunes, les plus scolarisés ; ce sont ceux qui ont l’audace de commencer une nouvelle carrière », commente M.Théberge.Certains professeurs, qui n’étaient pas en disponibilité mais qui étaient intéressés ont pu échanger leur poste actuel avec des professeurs en disponibilité non intéressés à quitter l’enseignement.À cette occasion, le MICT s’est aperçu que certaines commissions scolaires inscrivaient faussement des professeurs dans la liste des disponibilités (financées à 85 % par Québec) alors que ces professeurs travaillaient en suppléance.« Nous voulions une véritable régionalisation des services du MICT.Cependant, il nous était impossible d’affaiblir les équipes d’analyse sectorielle à Québec, ni d’obtenir des postes nouveaux.Nous avons alors eu l’idée, dès juin 1982, de recourir aux 6,000 professeurs mis en disponibilité », raconte M.Théberge, rencontré hier par LE DEVOIR.Le personnel des bureaux régionaux passera, en 1984, de 68 à 168, soit 57 professionnels et 43 employés de soutien.« Nous avons d’abord établi des critères de sélection : la formation de base (économique, géographie, etc.) et l’expérience liée à l’entreprise.Cela nous amenait un bassin de 2,000 personnes intéressantes.Nous avons envoyé une lettre à ces personnes et nous avons resserré les critères, ce qui nous a laissé 350 personnes intéressées et intéressantes.En septembre 1983, nous avons fait passer un test de connaissance et nous avons recruté 57 persoimes », poursuit le sous-ministre.M.Théberge a eu le mandat du ministre de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme, M.Rodrigue Biron, de régionaliser l’action du ministère, pour lire plus près des PME.« L’opération a pris du retard pour des raisons bureaucratiques : nous avons pu faire passer en février seulement le règlement prévoyant les conditions salariales.La majorité des ex-enseignants ont été classifiés « classe 2 », ce qui leur donne un salaire annuel compris entre $29,483 et $38,887 », précise M.Théberge.Certains ex-enseignants ont dû accepter un gel de salaire pour quelques années et même une baisse pouvant aller jusqu’à $4,000, ainsi que la perte de leurs congés d’enseignant : un sacrifice qui montre leur détermination, note le sous-ministre.La formation comprendra, d’abord, une semaine en retraite fermée sur les questions théoriques.La formation se donne par groupe d’une quinzaine de personnes.Puis, 40 jours de formation-travail des enseignants jumelés avec leurs parrains.Un manuel de formation a été récemment publié : il a été amélioré en tenant compte des critiques de tous les agents du MICT déjà implantés en régions, lors des récentes sessions de formation.Le ministère a déjà l’expérience de la formation des commissaires industriels, en collaboration avec l’Université du Québec et l’Association des commissaires industriels.Deux professeurs de TËcole nationale d’administration publique (ÉNAP) et un consultant ont cependant fourni leurs services pour le recrutement et la formation.La dernière phase de formation sera individualisée.Dès l’été, les nouveaux con-seUlers devraient être « productifs ».« Le produit du ministère, ce ne sont pas les programmes et les subventions.Ce sont les conseillers en développement industriel.Aussi, l’emphase et les moyens financiers sont-ils mis sur la formation des cadres et des conseillers », ajoute M.Théberge.Avec sa nouveUe « approche entreprise », le MICT veut se mettre au service des entreprises, les aider à détecter leurs problèmes, sans prendre la place des consultants.« La formation est un investissement, pas une dépense.Si Ton calcule qu’un fonctionnaire payé $^,000 par an restera, en moyenne, dix ans dans la fonction publique, cela coûte très cher qu’il soit frustré, démotivé, qu’il bloque la machine administrative », commente M.Théberge, qui n’a cependant pas voulu révéler le coût total de la formation entreprise par la direction régionale du MICT.M.Théberge avait été le maître d’oeuvre d’une opération « régionalisation » au ministère de l’Environnement, pendant le mandat de M.Marcel Léger.OTTAWA (PC) Un sondage réalisé en 1982 dans l’Ouest du pays a permis de constater que la moitié de la population de cette région était d’avis que le Canada devrait être bilingue et un pourcentage à peu près identique (49.4%) estimait que la conversion au système métrique g^érin l’éditeur L’miicis> scolaire « serait bénéfique à long terme ».L’enquête a également démontré que le projet controversé mo-difiant substantiellement les taux de fret de la passe du Nid-de-Cor-beau jouissait, à l’époque, d'un appui intéressant puisque 37.5 % des personnes interrogées estimaient que cela aurait pour effet de stimuler le développement de l’économie de TOuesL alors que seulement 23.6 % des personnes in-terrogées ne partageaient pas cette opi-mon.Le sondage, qui a coûté $34,000, a été réa- lisé pour Information Canada par Can-West Survey Research, de Winnipeg.La Presse canadienne en a obtenu une copie en se prévalant de la loi favorisant l’accès à l’information.Can-West, maintenant connu sous la raison sociale d’Angus Reid and Associates, a interviewé par téléphone 2,400 Canadiens résidant à Winnipeg et Regina, Calgary et Edmonton, ainsi qu’a Vancouver.Les chiffres sont censés refléter la réalité avec une marge d’erreur de cinq points en un sens ou dans l’autre, 19 fois sur 20.Alors que les opinions dans les régions rurales sont plus partagées, les résultats du sondage reflètent néanmoins que certaines des politiques du fédéral jouissaient d’un appui substantiel.Une faible majorité (50 %) était en faveur du bilinguisme, alors que mérique du Nord — Canada — Tar-ra-Nauva — Provinces maritimas — Pro-vincas da l’Atlantiqua — Québac — la Sud da l'Ontario — la Nord da l'Ontario — Manitoba — Saakatchawan — Alberta — Colombia Brhannlqua — le Grand Nord canadien — las Grands Lacs al la vole maritima du Salnt-Laurant — las États-Unis — Mexique — Amérique Centrale — les Caraïbes — Amérique du Sud — Afrique — Europe — Asie — Australie — Antarctique — ArcUque — Explorations.En vente dans les librairies; 48.5 % des gens estimaient que l’anglais devrait être la seule langue officielle au Canada.Un autre 1.5% n’avait pas d’opinion sur cette question controversée.Une majorité légèrement supérieure était en faveur de la conversion au système métrique, alors que 46.5 % des répondants favorisaient un retour au système impérial et que 49.4 % des personnes interro- gées estimaient qu’à longue échéance, la conversion au système métrique devrait valoir la peine.Un autre 1.5% n’avait pas d’opinion arrêtée sur la question.Pour ce qui est de la constitution canadienne, 53 % des 2,400 personnes interrogées se sont dit satisfaites, soit près du double de celles qui n’étaient pas ou peu satisfaites.Édition conforme au SI ^ ¦¦ Primaire 2e cycle — Secondaire 1er cycle ISBN-2-7601-0141-X 128 P (cartonné) 11.95$ i Le monde — baiiil-Uenis Montréal.Québec Tél (514)649-1112 Str'icn Metro-Lorigueuil Longuauil, Québec Tél.; (514) 677-6525 168e*î*.rue 4440 rue Sdinte-Catherine Saint-Denis Montréal, Québec Montréal, Québec Tél.: (514) 861-5647 Tél.: (514) 843-6241 1.1-¦ ^ — , Université de Montreal Département de communication Le Département de communication vous invite au colloque Communications et culture les jeudi 15 et vendredi 16 mars 1984 pavillon Marie-Victorin salle A-419 90 avenue Vincent-d Indy Université de Montreal Avec la participation de chercheurs de IININCO (Instituto de Investigaciones de la Communicacion) de la Universidad Central de Venezuela - Caracas sous les auspices du ministère des Affaires inter-gouvernementales Inscription possible le |our même sans frais, de 8 heures 30 a 9 heures selon les places disponibles Renseignements; Mme Myriam Amzallag Téléphone: (514) 343-7819 THERMOSHELL VOUS PROTÈGE O_o
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