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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 12 décembre 1910
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

Le devoir, 1910-12-12, Collections de BAnQ.

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PREMIERE ANNEE-No.283 MONTREAL, LUNDI 12 DECEMBRE, UNO UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA BT ETATS-UNIS UNION POSTALE .•' « M $3.00 #6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE .$1.50 LE DEVOIR Rédaction et Administration: 71» RUE SAINT-JACQUES, MONTREAL.TELE, '•"¦''NES : /v REDAC \ Main 7460 ADMINIS.ON : Main 7461 Directeur : HENRI B0URASSA FAIS CE QUE DOIS! A L'ENGRAIS H.— Le “Canada” Nous sommes à la veille des fêtes.Nous croyons sincèrement que si le passant, “Viator” veut prendre des leçons d’engrais, il n’a qu’à pénétrer dans les bureaux du Canada, rue Saint- Jacques, le dépotoir de la gente cl'écharde.La chose serait comique si elle n’était si triste.Nos lecteurs savent-ils que, depuis cinq ans et demi, ee journal a touché, sur et à même les crédits votés par le parlement de Québec pour des fins agricoles seulement; En 1905-1906 .$22,069.6:5 En 1906-1907 .23,036.65 En 1907-1908 .24,215.97 En 1908-1909 .24,873.90 En 1909-1910^-pour 8 mois.18,628.67 En cinq ans et demi, M.Gpuin et son gouvernement ont laissé tomber dans le coffre du Canada: $137,192.99.(Voir Procès Verbaux de l’Assemblée législative, pages 294, 296 et 297.) Ces sommes sont en grande partie extraites de l’argent voté pour les cercles agricoles et l’encouragement à l’agriculture en général, de l’argent voté pour les écoles d’agriculture; de l’argent voté pour les sociétés de pomologie et pour la culture des arbres fruitiers; de l’argent voté pour le Mérite Agricole.C’est donc de l'argent voté pour les cultivateurs que M.Gouiu et son gouvernement soutirent ces montants fabuleux pour engraisser les scribes du Canada et remplir la caisse de ce journal, amoureusement caressée par les doigts du sénateur Béique et le regard d’aigle de Sadi- ma ce.” savoureusement la eolle qui en recouvrait le verso, jeta un par un les cent estampilles sur le parquet.Intriguée, comme toute bonne fille d’Eve, la guichetière demanda pourquoi la petite dame jetait ses timbres.Celle-ci répondit, le plus naturellement du mcmde : —Mais, chère madame, j ai léché tout le fiiédieameut qu’on y avait mis et ces timbres ne valent plus rien.C’est là la meilleure cure que j’aie encore eue contre la consomption.Voilà déjà plus de dix piastres que je dépense pour ee traitement, et je sens qu’il me fait un bien immense.Je vais continuer ainsi, à raison d’une LETTRE D’OTTAWA CONFERENCE SANS RESULTATS.—LA QUESTION DE LA REPRESEN TATION FEDERALE — LES ARTICLES EN CAUSE.— CE QUBVEU LENT LES PROVINCES MARITIMES.— LEUR PIS-ALLER.—LEURS RAISONS Dx, PROTESTER.—LA PRi.~-JNTION DE QUEBEC.— CE SERAIT CONTRAIRE A L’ESPRIT ET A LA LETTRE DE LA CONS TITUTION.— L’AVIS DE SIR JO~N A.MACDONALD.— L’EN-CLV IE, LE MARTEAU ET QUEBEC.— UN PRECEDENT DANOE RTUX.— Y A-T-IL UNE SOLUTION EQUITABLE POSSIBLE ?— LE GRAND TOUT NEO-ECOSSAIS.— QUESTION ARDUE A RESOUDRE.N ’est-ce que votre DEMAIN : Le “ Devoir ” publiera une lettre de France de M.Joseph Denais, conseiller municipal de Paris* A TArt Gallery L’expo lion de ,'Art.Gelloïy, 23, carré Phillips, bat son plein.Los 'portes sont régulièrement ouvertes de 9 heures du m:*in à fl heures du soir.Le lundi et le jeudi soirs, prix spécial de 10 sous.Les écoliers et écolières, nceompngnés do leurs maîtres,peuvent entrer pour 5 sous tous les jour» de la semaine.Le prix régulier, pour l'avant midi, et l’r près-midi, est de 26 sous.pas, docteur Béland, parti est bien malade.bien bas?Les vrais libéraux?Je les ai connus plus vigoureux et plus breves aux époques de 1888, 1892, 1896, 1900, 1904., C’était au grand soleil de Dieu, en pleine rue.sur le ClfBmp de Mars que les .Mercier, les David, les Prévost, les Marsil, les Deschê-ne; puis les Laurier, les Fielding, les Cartwright.exposaient au peuple attentif, les grands principes libéraux d’alors.C’était dans tous les comtés, en face de leurs adversm"es politiques les phis éloquents et les plus roués, qu’on les voyait affronter la tribune populaire, et discuter avec courage et conviction ee qu’ils pensaient être pour le pays, des mesures de progrès et de sage administration.La foule présente pouvait ne pas accepter toujours la, politique de ces braves, mais elle ne leur ménageait pas ses applaudissements tant elle les savait intrépides lutteurs.orateurs convaincus et souvent très éloquents.Aujourd’hui, c’est en cachette, en petit comité, devant un groupe Je partisans reconnus, bien enfermés dans une petite salle que nos prétendus “libéraux” parlent politique et accumulent sur le dos de leurs adversaire*- tout ee qu'ils peuvent, que cela ait du bons sens ou non.Quelle déchéance, inosseigneurs! Et ces braves à deux sous, qui s’enferment et se cachent pour parler de leur ‘'petite marine sans service obligatoire,” “à 10c de taxe par tête,' “absolument inoffensive.” “pour la défense de notre beurre et; de notre fromage” ne peuvent même pas s’appuyer sur les vieilles et saines traditions du parti libéral!!! Tout le premier, dans les brumes d'un passé qui n'est pas encore si lointain, s’estompe le profil nettement -dessiné d’Honoré Mercier qui nous met en garde contre toute politique impérialiste qu’on liens imposera par la force ou par la ruse.” Mais qu'importent aux ministériels d’aujourd’hui, à ces “ma-thurins improvisés”, les avertissements d’un Mercier?Les Beauparlant, les Béland, les Demers et comparses ont voté une loi qu'ils savent néfaste, mais qn ils doivent défendre et faire accepter au peuple.Ne pouvant la défendre en face d’adversaires sérieux, les ministeriels se cachent, fuient la discussion, font distribuer brochures et journaux rédigés par eux ou sous leur dictée, et par tous les moyens, mentent, trompent, faussent les textes et les documents pour démontrer qu’ils ont raison, que leur loi de la marine de guerre est bonne.utile, nécessaire et que leurs adversaires politiques sont également; pour une marine, mais une marine plus dispendieuse, plus cou sidérable encore et absolument ruineuse pour le pays.Ils en sont rendus là! Mais le peuple lui, plus porspi-e -e que ne le voudraient ces fuyards; le peuple qui adore la bravoure, la franchise, la loyauté a déjà, dans Dnmimond-Arthabas-ka, fustigé rie main de maître ces plats courtisans qui sont prêts à tout, à condition de garderie pouvoir et le picotin.Oc n'est que le commencement ! TANCE EDE MARSIL.; rison complète.O’est une surprise que je réserve à mon mari.Chère naïveté ! Et la petite daine n’a pas tort.Ce remède en vaut bien d’autres.La foi entre pour beaucoup dans l’usage des drogues quelconques vendues sous prétext e de guérison certaine .et qui servent; à enrichir les faiseurs d’eau sucrée et de pilules de mie de pain.Sans vouloir faire croire au lecteur que le timbre de la Ligue antituberculeuse est aussi merveilleux comme curatif, nous constatons qu’il fait un grand bien partout où il est employé.Chaque sou qu’on paye pour se, le procurer va grossir le fonds qui servira demain à l’éducation des masses, à la const ruction de sanatorium, à la grande lutte contre la peste blanche.Chacun devrait se faire un devoir d’aider le mouvement antituberculeux en donnant cette obole d’un sou pour le timbre à croix rouge; car le pins tôt la Ligue aura des foods, le plus tôt elle pourra réaliser les grands projets philanthropiques quelle a lancés.Plus la ville se surpeuplé, plus les dangers sont grands de voir s’accroître les ravages de la consomption, et s'il est une maladie enrayer, c est faucheuse qui les familles au s'y attend le que tous doivent bien cette aveugle passe dans toutes moment où Ton moins.La proportion est si terrible des tuberculeux, dans les statistiques des décès que tout ce que fait la Ligue doit être vivement appuyé par tout le pays.Par ee moyen on préviendra, ce qui vaut beaucoup mieux que guéri r.JULES TREMBLAY.A rUniversity Domnin »oir » S hrea,, séance du Cor ,c.le Laval do PA.C.J.C.Au program-mo; Mscussi n générale sur le suffrage jAémiai».Timbres Curatifs Les panacées viennent de recevoir un rude moulinet dans le plexus solaire, s’il faut en croire une dépêche particulière adressée de Philadelphie à un journal anglais.La campagne menée eontre ees drogueries sans valeur avait été trop sérieuse, et, personne n’y avait porté la moindre attention; mais voilà que la naïveté leur donne leur coup de grâce et d’une, façon inattendue.Ces jours derniers, une petite dame, très bien mise, jolie à tourner la tête aux cariatides de l’Hôtel des Postes de Philadelphie, se présentait au guiehet où l'un vendait des timbres de la Ligue anti- tuberculeuse.Elle en acheta pour une piastre et, après avoir léché J geul à hâter son retour.M.BOURASSA ENJUROPE Le courrier de samedi nous a apporté tout un paquet de cartes et de lettres tie notre directeur.La plupart sont d’un caractère trop personnel pour que nous puissions les citer dans le journal, mais on nous saura gré de donner ici un extrait d’une lettre datée de Boulogne-sur-Mer.la 1er décembre 1910, et qui relate un incident qui mérite d’être connu au Canada.M.Bourassa écrit donc à l’un de ses intimes, après quelques mîtes sur la traversée: “Une alerte et un “plaisir” nocturnes.Nous avons fait escale à Plymouth vers quatre heures, ee matin.Je venais de me rendormir paisiblement lorsqu’on frappe à ma porte.“Telegram.’' Je me jette eu bas du lit, un peu inquiet .J'ouvre; une dépêche du S/ar, de Montréal, me demandant, s'il est vrai, ainsi que l’annoneenl les journaux ministériels, que, my health being broke n down, je m’eu vais dans un ,sanatorium.Moitié furieux, moitié riant, j'allais fermer ma porte, lorsque s'avance une grosse tête d’Anglais, avec deux gros yeux do faïence, le tout sentant la tonne à quinze pas.“/ b eg your pardon, Mr, ! am the “Star’s” correspondent”—et il m’exhibe une autre dépêche lui enjoignant de vérifier si le “national leader” est, en route, pour un sanatorium, un asile, ou pour Rome.Tu comprends si je l’ai flanqué à, la porte ! “11 m’a fallu ouvrir ic hublot pour dissiper le» émanations de ce gin inquisitorial.” Et voilà comment le directeur du Devoir apprit l’ignoble campagne que mènent on son absence quelques bandits favorisés par l’incurable naïveté de certains badauds.M.Bourassa a subi de telles attaques depuis dix ans qu’une de plus ou de moins le laisse fort indifférent.et quo l’annonce de celle-ci ne parait guère avoir troublé sa quiétude.Ses autours en seront quittes pour avoir accumulé sur leur tête un peu plus de honte.Notre directeur est enchanté de sa traversée, quoique, le Rotterdam ait été.pendant deux ou trois jours, fortement secoué par la tempête.Il sera de retour à Montréal vers la mi-janvier—à moins que des circonstances imprévues ne l’ohli- Ottawa, 11 Décembre.La couierence.imerprovinciule réunie vendredi à Ottawa a sus pendu indéfiniment ses travaux: elle n’en est arrivée à aucune conclusion.Cria n’est guère étonnant.La question de la représentaiior fédérale des provinces est trop importante pour se résoudre en une journée de délibérations.C’est à coup sûr, l’une, dos plus complexes qui soient pour nos législateurs.Comme l’on ne, saurait aussi modifier sur ee point la constitution canadienne sans que les neuf provinces de la Confédération y consentent toutes et que le parlement impérial y donne, au surplus, son assentiment, il faudra bien îles tfilonnements.pour on arriver à plaire A tout ee monde.1 Les deux articles de l'Acte de C Amérique Britannique du Nord que les provinces maritimes voudraient faire amender se lisent comme suit : .1/'/.51.—Inunedinlboient après h recensement, dt mil huit cent soixante et on:e.c! après chaque autre, recensement décennal, la représentation des quatre provinces (1) sera répartie de nouveau, par telle autorité, de hile manière et à dater de Idle époque que pourra, de temps à au Ire, prescrire le parlement du Canada, d'après 1rs règles suivantes ; lo—Quebec aura le nombre fixe de soixante-riuq représentants.2o—-Il sera, assigné à, chacune des «aires provinces un nombre de représentants proportionné au chiffre de sa population (constaté par.td recensement) comme le nombre soixante-cinq le sera au chiffre de la population de Québec (ainsi, constaté.) ; 3o—En supputant le, nombre des représentants d'uni province, il ne sera pas tenu compte d’une fraction n’excédant pas la, moitié du nombre total- nécessaire, pour donner à la prorince droit à un représentant: nions tonie, fraction excédant la moitié de ee nombre équivaudra au nombre entier: 4 o—Lors eh chaque nouvelh repart Mou, nnlh réduction n’aurit Heu dans le nombre des représentants d’une province, à moins qu’il ne soit constaté pur le dernier reernsemenf que le chiffre de la population de la province par rapport au chiffre de ta population totale dit.Canada à l'époque de la dernière répartition du nombre éks représentants de ta province n'ait décru dans la proportion d’un vingtième ou plus.5o—Les nouvelles répartitions n’avront d'effet qu'à compter d< l’expiration du parlement alors existant.Art.52.—Le nombre des 'membres de la l'Iiumbr, des Commuai s pourra, de temps à autre, cire augmenté par le parlement du Canada, pourvu que la, proport ion établie par le présent acte do ns In n présentai ion des provinces reste intacte.” Les Provinces Maritimes voudraient que l'on joignît à ees articles un nouveau texte, en substance oelui-ei : La represent,aiiou fédérale des produces de la Confédération m snv jamais moindre que le chiffre des représentanls fédéraux qu'on leur attribua, lors de leur entrée dam la Confédération.'' C’est, disent-elles, à cause de cet oubli que la Nouvelle-Ecosse, représentée lors de son entrée dans la Confédéral ion par 19 députés, elle en eut.21, île 1871 à 1896,—n'en a plus que 18, que le Nouveau-Brunswick, d’abord représenté par 15, puis par 16 députés, n’en a plus que 13, et que la, représentation de l’He du Prince Edouard est tombée de 6 à 4.et ne sera probablement que de trois, après le prochain recensement.Voilà pourquoi, à la conférence de vendredi, MM.Hazeii, Fleming, Ilnszard et McLean ont insisté pour que l'Acte de l’Amérique Britannique du Nord fût amendé de manière à donner à ees trois provinces un minimum de représentation.Elles insistent pour que ce minimum soit fixé au chiffre de leur représentation originaire, mais elles se contenteraient., au pis-aller, qu’on fixât minimum le chiffre de leur représentation actuelle.Au soutien île leur demande, elles invoquent une entente tacite faite lors de leur adhésion au pacte fédéral.“Nous avons compris, à, celte époque, disent leurs représentants, que notre représentation pouvait s'accroître, môme qu’elle pouvait ensuite diminuer, mais que les autres provinces u exigeraient jamais que nous eussions un jour moins de députés à Ottawa que nous en envoyâmes là pour la première fois.Si ce n’est, là la lettre de la, constitution.c'en est au moins l’esprit.Et si nous eussions alors cru que les choses en viendraient à l’état où elles sont aujourd'hui, nous ne serions pas entrés dans la Confédération sans nous faire tout d'abord garantir un chiffre minimum de députés.” Outre cet argument principal, les délégués des Provinces .Maritimes à la conférence du neuf en ont aussi exposé d’autres, mais dont nul n'a la force de celui-là.Il A ees prétentions des Provinces Maritimes, la province de Québec, la plus intéressée à ee que les choses en restent dans le “statu quo”, vu que le nombre de ses représentants est fixe et immuable, a toujours répondu, depuis que cette question s’agite; “Tout d’abord, rien, dans la rédaction de l'Acte de C Amérique Britannique du Nord, ne justifie votre théorie.Le pacte fédéral lui-même.aux articles 51 et.52, pose des règles définies, et qui sont pour la gouverne de toutes les provinces.Comme leur représentation peut s'accroître sans autres finîtes que celle de sa.population, de même, si eelle-ei diminue, votre représentation doit diminuer.“Au surplus, l’établissement d'un minimum de députes,—à moins que cela, n’ait été stipulé en toutes lettres lors de votre entree dans la Confédération, comme c’est le «‘as pour la Colombie Anglaise,— serait contraire à, l’esprit du statut qui nous régit : il décrète sans ambages que lu population est la base de la représentation.Sir John A.Macdonald lui-même l’a reconnu : “En.adoptant, disait-il.la représentation du lias-Canada comme l'étalon fixe, comme le pivot, du système tout entier,—cette, prorince, étant celle, qui s'y prête le mieux, m le caractère reialive ment permanent de sa population, et aussi parce qu’elle n'est ni la plus ni la moins populeuse du pays,—nous avons été capables de surmonter les difficultés.Nous avons établi le, système de la représentation d’après la population sans encourir le danger d’un trop grand- accroissement du nombre des députés, à chaque décade.Tout le système repose sur une simple règle de trois.Ainsi, le Uaut-Canada a 1,400,000 habitants, le Bas-Canada, 1.100,000.C’est tout simple-, si le Bas-Canada a droit, « en pour autres provinces: celle proportion existe toujours, et le principe de In représentation selon la population s’applique toujours.S’il y a any mentation, le Bas-Canada reste encore le pivot sur lequel s’appuie loin le système.” “Reconnaître vos prétentions à un minimum de représentants, ajout»’ aussi Québec, ce serait reconnaître un principe absurde, dans trente nus, par exemple, le Nouveau-Brunswick aura, supposons-le, ur député pour trente mille âmes, et Québec et Ontario en auront un pat cinquante mille âmes.Ceci ne reviendrait-il pas à l’abolition complète de la représentation basée sur la population ?Et cela ne serait-il pas admettre que, toutes chows égales d'ailleurs, les électeurs des provinces maritimes auraient un droit de représentation plus étendu que celui de leurs concitoyens do Québec on d’Ontario?Enfin, tandis que la représentation de Québec serait fixe, celle des Provinces Maritimes pourrait s’accroître, mais ne pourrait jamais di- (1)—Lr Confédération comprenait alors quatre provinces seulement.( Suit.e k la 2èm# page).uas-i anauu, «' r-ac ut» » 65 députés pour 1,100.000, combien de députés aura le Haut-Canada pour représenter scs 1,400,000 âmest 1m même régis s’applique aux / LE DEVOIR.Lundi.12 Dwembre, 1910.LETTRE D’OTTAWA pre.cédHit en a hu- ( SuHe de la 1ère l'ane) ntinuer.t^uébee, prise d'un côté entre des provinces dont l;i representation ne peut jamais diminuer, et d’autres où elle s accroît de beaucoup, à chaque décade, n'occuperait plus dans la expositions universel les, car c’est le meilleur moyen de fains connaître notre pays ù lï-trnn-ger.M.Côté fait un bel éloge du son collègue, le eololiel Hutcheson, par les soins duquel l’installation eantidieiiue.l’nne des plus courues de l’exposition entière, u été ouverte la première aux visiteurs.t e lienteimnl colonel McKay prési liait.I il vole de reuieiriemciiI a été iloitué ù M.Côté, aux nppti*uiJlii»»c-ments du nombi'vux audiloiiu.Les habitants du CHnuda eotuiuisseut à jicine, même à Choure actuelle, la rapidité avec laquelle les dépenses du service militaire du pays ont augmenté ! durant ces dernières années.Quand éclata, il y a quelques années, le différend entre )'honorable At Fisher et lord Dumtonald, i! fut déclaré que jamais les contribuai tes canadiens no songeraient à accorder ce que te commandant eu chef de la milice à cette épo-que demandait au chapitre îles dépenses.Depuis lors, cependant, les déboursés eu cette matière ont été d’année en année surajoutés les un» aux autres pour divers motifs, de telle sorte, qu’nujour-,1’lnii nous voici arrivés à un maniant si élevé que même un impérialiste aussi ardent que tord Dundonald aurait difficilement osé en demander autant, t.e coût de l'exercice annuel des camps s’est accru de quarante pour cent depuis 1 !MA 1 ; tes déboursés pour ré-tnt major et la force permanente sont triples de ce qu’ils étaient il y a six ans; les dépenses totales pour le service militaire cela sans compter les salles d'exercices et les dépenses importante?pour terrains, armes, magasins militaires - ont plus que doublé.Et nous ne voyons pas encore la fin de cette progression.Nous allons, m les impérialistes réussissent dans leurs projets, assister ù une stupéfiante augmentation dans toutes les branches des Le général Fren -h, envoyé l'été dernier par le gouvernement impérial pour préparer mi rapport par exemple, l'inter-] sur notre milice, a déclaré dans son rapport officiel soumis au l'arlement ta semaine dernière que sans tenir compte do tout ce qui a été fait il voyait; encore beaucoup plus à faire, l/état-major-général, à son dire, n'est ni assez nombreux ni assez rétribué, te nombre des cadets, au l'ollège Royal iiiititair-(livrait être grandement augmenté; fl faut des terrains d’exercices plus spa- deux que ceux de Niagara, et de Kingston,! un service de transport et de fourniture doit être organisé; i! faut que le service s’organise de façon à, pouvoir compter sur une réserve de fle,-000 hommes trois mois après l’ouverture di's hostilités: un nceroisscmiHit dans l’artillerie et la cavalerie penne -nentc est nécessaire de même que l’extension du temps d’exercices dans le ; camps de douze è seize jours.Enfin le rapport contient une suggestion au moins indirecte de la conscription puis-qu’il dit que si le volontariat ne fournit pas loo.ooo t ommes immédiatement dis poniblcx en cas de guerre on doit recourir au service forcé pour un i ver à cet effectif.tôt le général Fi-eo.-h u'est pas n'ai i dépense» militaire j pas Vouin me prononcer sur io'mérite ! Hi' I aiiii(‘\ion.j ni dcniandi' vent ion de la Uommission pour ,,i.,té ger les contribuables contre tes abus let la eomhnto de la Commission sco lairr noluHN» on Bouliane .Léger .Il Beauchamp .1 LES IM MT!UN S 1)1 RANT LA SAISON mins.(rilglWU .lO Gauthier .85 Secouts .* „ .()5 Clément .60 Déearic .- Lamotiriuix .Lnlonde .Du Indu * >)*, L’Heureux.15 Lachapelle .15 Dussault .10 C'attarinieh .5 NOM S DES .101'El RS L’Heureux Gauthier ( attarinieli Lnlonde Gagnon 1.amoureux Décarie Dussault Clément Laviolette Lachapelle' Duckett Secours Bouliane i Diiludu Beauchamp Le tout humblement soumis.G.MAYRAND.Président.J.G.Dl'QL F-TTF-.Secrétaire.•lack Henman.108,.Hr lluenner, 110, Crover fluglips.Via üetavia.Ill, Darling.119.lème course, 1 1-1(5 mille : Sandhill, 89,'(.rameau, 99.Sandiian, 109, Ta N lin I)a.105, Live Mire, Torn Hayward.Mary Davis, Leamence, Olu-cose.11:;.5éhie course, (i 1-9 furlongs : Mali-tine, 107.Elmetn.Hamilton.Starboard.101, Havre.15on Howe, 107.Col.Ashmoade, Richmond, Ardri.Eve Parkview.109, Torn coat.Mapleton, 119.Génie course, 1 1-10 milles : Ed.Keck.Mormati.109.Wander, 105,Obe-ron.St-.Ioseph.Stoneman.lOh.Shap-dale, Xorbitt, Edwin I.Maiden, 111.106, Earl of M'hite, Congo.Shaw, Turn- Roçu île M.Solmau pour coupe.S19.95U.79 100.00 S19,:550.79 l.’cépace.nous manquant pour douner en détail-tout le rapport financier, nous répTodifearis maintenant Le.bilan qui pn est.|a synthèse: BILAN.-ACTIF * Argent en banque et en mains .* 1.191.79 t Billets iîeçev-ab4e».ep mains.105.00 Terrain ù Maisorineitve'.: .1 .9T000.0O "Club House” à Alaisonneuve.6,9:50.00 Kiosques.Estrades et Clôtures .9.697.SÜ Inventaires : -1.A.Lambert .132 166 131—429 "Club House” et.Mobilier et Matériel.8940.90 J.Deslâuriers.153 119 123- 395 ( ro'sse.* 694.15 E.Merci!.1 13 144 163-450 Football' .7 i 222.20 • f.E.Préfontaine.151 120 179—450 Barriers ; 243.50 K.H.Joubert.Capt 131 151 182 -467 Hockey.127.07 A.Barrette 157 162 156 175 Raquettes 47.70 — S 2.275.52 2666 Comptes recevables .Assurances non expirées .O régi dre, Meloohe (option.Nap.Massy (hypothèque) Comptes payables .SCRPLl'lL.r.PASSIF 109.7:5 94,60 -*43.327.13 89:5,000.00 950.00 14.80 I9.:î39.t>:5 - .-.S?J3.397.4:î .Trésorier.T.PROVOST Abmtiéal.lé 30 novembre 1910.• Çai dûment audité les livres et les comptes de 1 Association Athlétique d'Auditeurs "Nationale” ainsi que les pièces justificatives des recettes et déboursés dn la Caisse pour l’exercice terminé le 30 novembre 1910 et j ai trouvé ie tout correct.Aucune dépréciation 11’a été faite sur les estrades, clôtures et Kiosques vu qu’ils ont été réparés et améliorés.Les états ci-dessus de "La Crosse”."Club House”."Profits et Pertes ’ et Actif et Passif font voir ie résultat des opérations de l’année ainsi que la position financière de l’Association à lu date du 30 novembre 1910.P, A.CACNON.Dans la ligue Commerciale LES LA MONTA* INK REMPORTENT LNE Al THE VICTOIRE L’équipe de la Cie Lamontagne Ltée.a remporté une autre victoire, la semaine dernière, dans les séries de la ligue Commerciale de Quilles, en battant le MtfGuire par une majorité de 14 points.Aésiiltat détaillé : LAMONTAGNE LIMITEE W.McGURE, LIMITEE Montréal, 3 décembre 1910.Comptable licencié.Auditeur.Après le rapport financier du secrétaire de l'Association, AL Provost, Ivieid celui du Comité de Crosse, qui se trouve pour ainsi dire le compte-rendu essentiellement sportif de Tannée.Il se lit column suit: RAPPORT M.1)1 COMITE DE CRO.'SE (i I Président et MM.les Membres de L'A.A.(TA.National: ’.Messieurs, Le Club National s’est couvert de jgloire cette minée en remportant le rtiaUrjériirVVûlTle’ la N.I.4 .OéTte ; vieLnite déeisii e sûr .tous;1 les l'.ndres.clubs a démontré une fois de iplus que douze Canadieiis-franvaK désireux _ de s affirtner peuvent rivaliser nvaiitageusement ttvei-' tons leurs rt-\ aux.Le National qui, depuis 189*.année Tlu championnat pour les nôtres, n’a-jvait pas vu la fortune lui sourire une •seule fois s'est surpassé en remportant [dix parties sur douze, avec dos scores 'élevées.-.y [ ." Il a]iparlipiit au Club.qui.dans l’avenir détendra nos couleurs nationales, (de marcher sur des traces des glorieux héros de 1910.afin de conserver longtemps lu coupe Sol man conquise au .prix de tant de travail et de persévérance.Le comité de crosse est heureux de ¦remercier publiquement ceux qui, de près;ou tic loin, ont coopéré aux succès obtenus : mention spéciale devant être .faite pour tous les joueurs qui ont si vailbimmenl triomphé de tous leurs adversaires.Trois coupes, dons de fervents du ; Sport de Crosse, vont désormais faire ]’oi'îieülétit liés salles de notre maison, je veux parler des trophées offerts par AL Solinaii, AV.K, Hoyes, Caron Frère et "La Presse".Le Bureau de dircetion a crû bon de 1 lancer un défi aux New-Westminster .pour la Coupe Alinto, mais par suite d’un concours do circonstances, notre (Tub n’a pas réussi, à les vaincre, per '«laid les deux parties, la première par un score de 7 à 3 et In deuxième ./Je score plus élevé de 11 a l .Espérons iqu’une’’autre année, luiront des jour uieillriirs et ipi'alors nous pourrons rn-.• mener; cet te coupe dans T Est.Vous pourrez juger de la valeur de nos jouéuien consultant le tableau ci-dessoûs : PUKITTpN DES CM BS A LA FIN DE l.\ SAISON B Toronto.Shamrock.Cornxvall.Capital.RECOUD DES PARTIES National à.Shamrock .13 Tecumseh à National .5 Cornwall à National .5 National à Toronto .5 Capital à Montréal .National à Capital .Toronto à National .National à Tccumselt .15 I I W .H.Copping.129 H1 168—378 H.0.Stone.139 171 150-460 A.Léonard 117 113 141 -371 A.d’Orsônnens.Cnp 144 132 130-406 N.Lamirande.194 162 130—486 G.-L Kipp 133 170 121-42-4 2525 Alai.pour Lamontagne 14! Lmpires : J.A.Picard et A.ïur- cotte.POSITION DES CLUBS G.P.A i.Lamontagne Limitée.> 0 KJ Alontréal I.it-h.Limitée .5 1 10 Cie W'.J.AlcGuire.Ltée .•> 4 10 Cie Robt.Mitchel, ,tée .i 4 11 Cie Montreal Eleeti ie.Li - mitée 0 5 11 La ligue de Hockey de Montréal-Nord .L’ouvert 11 re officielle de la saison aura lieu le 28 décembre.Les délégués représentant les clubs, formant la '’Ligue de Hockey, Alont-réal Nord ", «r ni r "nis vendredi soir dernier, dans les jolis salles du Cercle Athlétique et Social.Sault au Recollet, pour terminer les préparatifs de l'ouverture de la saison de cette ligue.La première partie a été fixée au 28 décembre prochain.Plus de 100 personne» assistaient à cette assemblée, et Ton p®"1 dire vans crainte que la ligue de Hockey, Montreal Nord fera parler d’elle cet hiver.M.H.A.E.Gravel, présidait.Suit le calendrier des parties qui se joueront au patinoir du premier club nommé : 28 Déc.1910.Ahuntsie vs Saint-Laurent .Sault vs Laval.4 Janv.1911.—Laval vs Ahuntsie.M'estmount xs St-Laureut.11 Janv.—St-Laurent vs Laval.Ahuntsie.vs Sault.18 Janv.—Sault vs St-Laurent.Laval vs AVestmount.25 Janv.AVestmount vs Sault.St-Laurent vs Ahuntsie.1er Février.Ahuntsie vs T.aval Sault vs AVestmount.8 Février.- Laval vs Sault.Westmouut vs Ahuntsie.15 Février.St-Laurent vs A\ est mount 22 Février.—Ahuntsie vs AVestmount.1er Mars.—Sault va Ahuntsie.Laval vs St-Laurent.8 Mars.—Westmouut vs Laval.St-Laurent vs Sault.Eddie Roat vainqueur Montréal à National .12 1 National à Cornwall .3 1 National à Alontréal .•’* N Shamrock «\ National .Il 2 91 35 TAI5LKAI \ DES POINTS Pour.Contre.National-.91 35 Toronto .S9 58 Tecumseh .82 59 Alontréal .76 62 Cornwall Shamrock .48 92 Capital .51 112 NOMBRE DE POINTS COMPTES CONTRE NOS HOMMES DE DEFENSE Par les adversaires de C’attarinieh (i Par les adversaires de Gagnon .1 Par les adversaires de Décurie .Ht Par les adversaires de Clément .7 Par les adversaires de Lachapelle .D Par les adversaires de Secours .2 POINTS COMPTES 35 ’AU NOS -101 - KIRS D’A TT A QI K Points.Parties.Lalonde a score .28 dans KH Lamomen: .‘>0 dans II Dussault .1 1 dans 11 Gauthier 11 dans 1 1 : Duludc .9 dans 12 Lachnjiellc .3 dans 12 1 Léger .1 dans 1 Bouliane '2 dans 1 Clément, 2 dans 1 1 Secours 2 dans 12 Laviolette 2 dans 2 Tom Hayward l’emporte SUR TOUS SES CONCURRENTS!.DANS L’EPREUVE PRINCIPAL E, SA AI EDI dacksonville.Floride.12.-Tom Hay-wni'd, piloté; par M'ilsrm et outsider à 9 pour I a gagir', samedi après-midi, l'épreuve principale de la journée, le Saint August inc Handicap, à *1300.Sommaire : 1ère course.5 1-2 furlongs : 1er, Oakley, 107, Abisgra'e : 2e, Cardiff.102.Killiiigsworlh : 3e, ( old ta.106, Davenport, "show”.Temps : 1.08, Gavotte.Aviator, Amerieaneer.Firewood, Startler, Earl Scuff et Splinters orit aussi couru.2ème course.7 furlongs : 1er.Abrasion,' 101, Bell ; 2e, Shapdale, 109, Miisgia'c ; 3e.E.T.Shipp, 101.Hopkins.Temps : 1.27 3-5.Cano- pian.Christina, Congo, May Amelia.Lord Kenmore, Rosshampton, Beau Brummel, Kenmare Queen, ont aussi cou.ru.•3ème course, I mille : 1er, Ante-nor, 107.Doyle : 2e, Rasp, 102, Wilson : 3c, Gold Oats, 103.Goose.JL A GAGNE LA GRANDE EPREC VK DK SIN JOURS DE MADISON SQUARE GARDEN New-York, 12.— La grande course annuelle de six jours vient de se terminer.à Madison Square Garden.Eddie Root, de l’équipe Root-AIoran, est arrivé bon premier, avec 2545 milles et trois tours, ee qui est cependant au-dessous du record établi en 1008.par McFarland ef Moran, soit 2737 et un tour.Jack Clarke, de New-York, est arrivé deuxième et Foglcr et Ifekir se.sont ensuite classés dans Tordre 'de mention, Roat a franchi le dernier mille de la course en 3 mins, et 56 secondes.L’équipe victorieuse reàoit un prix de *1600.cette année et au nom de M.Solman, je vous remets ce trophée que vous saurez sûrement deieiune et disputer à.l'avenir avec la gentilhommerie dont! votre club a fuit preuve eette année.M.1-éehevin Mayrand fut ensuite chargé de proposer la santé des joueurs.Il s’acquitta fort bien de sa tâche et la santé proposée fut bue .avec enthousiasme.AIM.Cattarinich et ' Lachapelle repondirent.Les représentants des clubs étrangers MM.McCallum, du Shamrock.Querrie du Tecumseh et Findlay, du Montréal, prirent ensuite la parole, chacun félicitant Us joueurs et les directeurs du National pour la belle saison qu’ils avaient faite, disant toute leur admiration pour le superbe trophée donné par AI.Loi Solman et manifestant l’espoir de voir leurs clubs respectifs là mériter un jour.Tous les orateurs félicitèrent encore les joueurs du National pour leur gentilhommerie, tant, sur le champ qu’en dehors, et s'accordèrent à dire vue toute la saison durant.il- avaient fait la lutte en véritables sportsmen et eu véritables gentilshommes.On but ensuite la santé des invités, proposée par AI.E.G.81-Père, et AL Tex-échevin Lamarche, qui était président de l’Association quand elle remporta son premier championnat, en 1898, raconta quelques anecdotes du bon vieux temps, qui amusèrent beau coup l’assistance.Le Dr Cousineau prend ensuite la parole pour proposer la santé de la presse.Comme les orateurs précédents, il remercie Al.Solman de sa générosité et paie un tribut de f'licitations à toute la presse du pays pour l'intérêt qu'elle porte aux choses de la crosse.MAL O.Chaput, du "Star”.R.Ouimet, de la ‘'Patrie”.L.Sylxesiro.du "Devoir .A.Laberge.de la "Presse”, et le représentant du "Witness" félicitent les champions et assurent le concours de leurs journaux à la cause de la N.L.l .Puis c'est au tour de AJ.K.St-Père de proposer une autre santé ; celle des humbles travailleurs, c'est-à-dire des membres du bureau de direction de TA.A.d’A.Nationale.AIM.Labrecque et Ledoux se font les interprètes de leurs co-direeteurs pour assurer le National de leur en-! t dévouement.Après avoir bu à la I santé du président du banquet et de ' A4.Forait, toute l'assistance s'unit i pour répondre au toast "à Al.Loi Soliman" le donateur du trophée.| AL Querrie répond et assure qu il se fera l’interprète des sentiments de gratitude exprimés dans cette union des | cœurs pour féliciter ]p président actuel j de la N.L.l .de sa générosité ù Ten-I droit d’un sport qu'il chérit entre ! tous.Et le banquet prend fin au millieu d’un bel entrain.Xousavons noté parmi 1 assistance MM.Duquette.Lamarche, Mayrand, Foran.Fiudlev.Ledoux.Labrecque.St-Père.McCallum, Querrie.U.Oui met.17.Sylvestre.A.Laberge.A.Miliaire.().Chaput.d.Cattarinich.Dr.,j.\.Cousineau.F.l ’Heureux.L.Beauchamp, Dr L.Lachapelle.IL De-oarie.J.I,amoureux.Fred Guguon.O.Secours.E.Duludc.Bouliane, etc.c.RirrTmhfess noINS Dt QU AT R t JOURS EM n t H ST-JEAN, N.B.et UVERP00L DEPARTS DE NOEL DE SAINT-JEAN.Lake Manitoba.10 déc.Empress of Britain.16 déc.Empress of Ireland .30 déc.Empress of Britain 13 janvier 1911 TAUX.— Paquebots Empress, 1ère classe, (82.00 et plus, seconde classe, $51.25 et plus.'.'rpeurs de- Les.abine oiix, «3a ne», ff» de* oreille».1\ Est 329, 3 33 Bue OUerrl-ir.* mer-r.Jno ST-DENIS gurge et Montréal et toutoa autres nains au Canada, Fort William et Kst, aussi il Détroit et SauH Sa into-Marie.Midi., fi Buffalo, Black Hork, Suspension Briclfta el Niagara b nils, N.-Y.et hux gare» du Pacifique Canadien duns le Vermont, et le Maine.P^x d’vm billet simple de première classe aller et retour Bon pour départ lo 21, 25 et 26 décem-liro, limite de retour, 27 décembre 1910 ; aussi départ le décembre 1910 et janvier 1 et 2.ion.limite de retour, 3 janvier 1911.BILLET DE PREMIERE CLASSE PLUS UN TIERS Bon pour aller 2.1 911.Limite le 21 décembre il janvier rie retour 4 janvier 1911.Le piano automatique Tel-Electrique 7.*wrfions»l • /¦ fl'fxmmseh ¦ 'M i tnLvéh I Ml NOMBRE DE BARTIKS .lOUKEt CHAQl K -101 Et 11 L’Heureux .Cattarinich.Gagnon .Décarie.Clément.Lachapelle.Secours.Duludc.Gauthier.FAR 12 12 Il 1-2 Il 1-2 11 Temps : 1.40 4-5.Eastern Star.Idle-; tout événement.e’est incontestablement weiss, Molly S., Syzytry, Ed.Levan, j uiie œuvre d’art comme il n’est pas Stent, ont aussi couru.: donné d'en voir souvent, dans le genre.4ème course.St-Augustine Handicap.: Bien que peu nombreux, ceux qui as-$13(10, i 1-16 mille : 1er, Tom Hay- sistnient à ce banquet n’en étaient pas ward, 112, Wilson : 2e.Donald AJac- moins enthousiastes, et, à ce point de Donald, 12»-.Burns ; 3e.Reybourn, i vue.lo banquet a été un succès.Seuls 105.MeCahey.Temps 1.16 2 5,Bob d’entre les anciens directeurs.MM.La-TL.Mary Davis, Guy Fisher, ont | marche, ex-chevins et E.G.St-Père, aussi couru.i journaliste, étaient présents.L absen.5ème course, (i furlongs : 1er, Al- ce de certains directeurs de l’associa-fred 'I he O eat.117, Troxler ; 2e, j tion (absences qui ne peuvent s’expii-son d’Or, 106, Musgrave ; 3e, King j quer rationnellement ) ont été quelque Avondale, 106, Bell.temps : 1.11 ; peu commentées.3-5, Alanhetmer, Fireeatcher, Came! Le bureau de direction du National ont aussi couru.| était représenté par MM.Duquette, (ii' iiie course.I 1-8 mille : 1er.St-; Mayrand.T.edoux et l.abrecque.Le • Tosepli, 107.Loft us.; 2c, Console, ' menu, présenté aux convives, dans l’u-107.Goose; :5e, Arondack, 110,Golds- ne des grandes salles du Queen'«.avait tein, lenips : 1.53 4-5.Oro, Live i été soigneusement préparé et s), voir Wire.Third Rail, ont aussi couru.; le travail (?) d’un chacun il est per-A'oici la liste des ibscrits dans les j mis de croire qu’il rencontre l’approba-courses de lundi après-midi : i ' tion universelle ! 1ère course.6 furlongs : Ford Bank.: Al.W.Foran, l’un des fidéi-commis-Bertis.Perthshire.107.Oanleâ.Spin.! saires de la coupe Solman et le repré-Uarvest Moon Ortara.Emma Stuart, | sentant do ce dernier, an banquet, de Rampant .Definite, 109.Clarksburg.! samedi soir, présenta ta coupe au Na-Aviator, Choptank, Wheatburg, Hickey j National, faisant en même temps nu Voici un piètre ré- A'oici les merveilies que peut accomplir le Tel-Electrique, chose que ne peut faire aucun autre piano et que celui-ci fait a\ce efficacité.Il dispense de jouer de la pédale.Le courant électrique lu Te].-Electrique fait ce que vos pieds sont obliges de faire avec les autres pianos automatiques.A'ous possédez cependant le contrôle complet de l’expression musicale et vous n'êtes astreint à aucun travail physique.Il s’adapte pCrmanemmeut à n-'itnporte quel piano droit ou à queue, sans jamais embarrasser le clavier du piano.Il peut être joué d’un appartement voi sin de la pièce où se trouve le piano; on obtient ainsi de plus beaux effets que si l’on est placé près dû piano.1.1 permet l’emploi de musique en métal perforé de cinq pouces de large seulement.Ces rouleaux ne sont pas sensibles aux variations atmosphériques (comme ie sont, les rouleaux en papier des autres pianos mécaniques) et se conservent i nd é f i n i m e ut.Il peut rendre, par lui-même et complètement, l’expression musicale notée dans le rouleau s’il vous plaît de ne pas contrôler vous-même l’expression.On les montre avec plaisir tous les jours aux visiteurs.En vente seulement par L.E.X.Prntte, à la Fabrique de Pianos Pratte, 2592 Boulevard Saint-Laurent, (vis-à-vis la Gare du Afile-End.) PROVINCE DE QUEBEC.District de Montréal, Cour Supérieure, No 61*.Alax & Rawolle, demandeurs, vs The American Dressing Co., Limited, défen-jdoresse.Le 21ième jour de décembre 1910, à dix heures de l'uvant-midi, à la place d’affaires de la dite défende cesse, au No 332 rue Saint-Charles-Bor-voméo, eu la Cité de Montréal, seront vendus par autorité de .lustice les biens | et effets de la défenderesse saisis en cetet cause, consistant en meubles d’of-jfice, machine à écrire, etc.Conditions: I argent comptant.J.S, LAVlOTtA’, 1LÇ.S.Alontréal, 10 décembre.1910.EXCURSION SPECIALE, PRxX D’UN BILLET SIMPLE \ ilte de Québec, pinces des Provinces M h cil hues.Hou pour départ du TM dèc.au 2 .imtv.1911.et bon retour jusqu'au l janvier 1911.SERVICE DE TORONTO i Avantages qu'offre le trajet sur le train de 10.45 p.m.I ,t»s voyageurs partent do Montréal et arrivent rluv, (?wn, il Toronto, plu» 1 At que par n'importe quel mitre train entre les deux villes.Les trains pour la Gare Union, Toronto, portent à 8.-45 a.m.et .10.00 p.m.Wagon-Dortoir pour Ottawa Quittera chaque jour" la gare de la rue Windsor, il.9.su p.m.Dos possneoi's pourronl rosier il bord jusqu'il 9.00 o.iij.Prix du lit.$1.50.Service de Café entre Montreal cl.Qnfbec.sur les trains du matin ci do l'aprCs-midi.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 3614.— Francis Haukin demandeur, vs The American Dressing (hi., Limited, défen deresse.Le 21ièmc jour de décembre 1910, à dix heures de l’avant-midi, à lu place d’affaires de la dite défenderesse, nu No 232 rue Haint-Fliarles-Borromée, en la Cité de Montréal, seront vendus par autorité, de Justice, les biens et effets de la dite défenderesse saisis «u cette cause, consistant en meubles d’office, machine à écrire, etc.Conditions: argent comptant.J.S.LAA’ERA’, If.C.S.Montreal, 10 décembre 1910.BUREAU DUS BILLETS en ville, 2LS rue Saint-Jacques, Téléphone Main 3732-373:! ou aux gares Windsor et A'i ger.J 2 Mason, 112.3cvno course, I 1-2 furlongs : Edna Collins.104, Freckle.106,Truste?.106, Karl Scuff, DeceiVable, Agnar Wine.Tippy 109.Fort Worth.110, Red Bod.Evin.Double Five.Monte Fox.Billy Barnes, King Pin, 112.Dance A w a t.115.3ètne course.6 furlongs : Red AVi- j me I nei County Tax, 103.Ea Mexican,]05.' eès fort joli discours, sunn, de ce qu'à déclaré Ai.Foran : Il me fait plaisir.dit-il, de m'être déplacé pour assister à ce banquet .Les f'-tes du National sont toujours joyeuses, mais cell?de ce soir fait, exception.( "est le soir du grand triomphe et qu'il me soit permis de, féliciter vo-Association et vos joueurs du suc-ïiien mérité qu’ils ont remporté La revision de la liste Pour se faire inscrire sur les listes un électeur doit signer une application et.se faire assermenter devant un juge de paix ou un commissaire de la Cour Supérieure, qui transmettra lui-même votre application au bureau des coti-senrs de la x ille.Rendez-vous à un de nos bureaux d’inscription (voir la liste à la page 3 de cette édition) où vous trouverez les blancs nécessaires et le Commissaire pour vous nssermen-ter.Défiez-vous des personnes inconnues'’ qui se rendent n vos demeures pour vous inscrire.A'ous ne savez pas si elles sont autorisées et si elles remettront votre inscription au bureau des cotiseurs.il y a tant de manière de ‘‘bluffer.” PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour de Circuit.No 11685 —Gilirour Bros., Ic-uindenrs vs The American Dressing Oo., Limited, défenderesse.Le Slièinn jour de décembre 1910, à dix heures de, l'avant-midi, A la place d'affaires ; i % *a dite défenderesse au No 232 rue Kaint-Charlos-Borromée, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et, effets de la dite défenderesse saisis en cette cause, consistant en meubles d’office.machine à écrire, etc.Conditions: argent comptant.1.8.LAA’ERA', 1I.C.S.Alontréal, 10 décembre 1910.-2ME CONCERT- Quatuor à Coules Dubois DEMAIN SOIR, 13 DEC.SALLE WINDSOR -SOLISTE- Albert Chamberland, violoniste Billets en vente cher Ed.Archambault.— J.W.MICHAUD, COURTIER EN MINES Membre du “Montréal Mfnlnf Cxchanxe" Stocks de mines achetés et vendus à commission.Téléphone Main 6618 et 5500.Beau site d’affaire : Disponible au 1er niai prochain, Nos j 260 et 268 rue Saint-Denis, coin de la j rue de Montigny.Sera transformé en ! 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C’est jilus qu’il n’en faut à un muln , île pour avoir une heure do joie.Où veut-il en venir avec ses consultations.son coup d’inil, ses miracles 7 Il est pour moi plus clair qu’euu de source, que ce n’est point par simple immunité” que ce médecin se dévoue ainsi à faire des prodiges.Nous avons bien un député, mais qui a cessé de plaire.,1 .’imprudent a tout pro-mis et tout oublié.Les électeurs qui l’ont tirs au Parlement réclament le picotin et.menacent, la prochaine fois, de ruer dans les brancards, il va lui eu cuire, parait-il.it, ce député.AL Denny convoiterait-il la “place” 7 ,1e ne le crois pas.Ci* médecin n, dit-on.une clientêlo à Paris : pourquoi rêverait -il donc de gouverner In France, puisqu’il peut, faire autre ri i ose et niatiger tou* les jouis 7 i'nfiu, M.nay est très rinpi'esc’ auprès rie nous tous^ Il trouve de tc'-s joli* prétextes pour nous vetur voir.Lorsque nous sommes en promenade, il surgit devant nous, toujours odoriférant, toujours verni, avec des compliments, des "charmé de vous rencontrer Il ne se passe guère de jour sans qu’il ne se trouve sur notre chemin.Le hasard est à son service.6 septembre.- Aujourd'hui, nos oiseaux sont rentrés au nid, battant de l’aile, las d'admirer les frais vallon* de l’Helvétie.las de manger les ragoûts de la Tour de Babel, las de cueillir des simples ; las.sans doute, d’être seuls! Henri tient-il enfin sa victoire?lîst-il amoureux?Telle, est la question qui a dansé dans ma cervelle, toute la journée.Est-il amoureux?• le crois pouvoir dire que non.Sa volonté seule esl prise: amour de tête, tout au plus.Je n’affirme rien, mais sait-on jamais exactement ce qui se passe dans la (été et le canir d'un homme?Ce que je soutiendrais, par exemple, i c'est que mon neveu est de plus en , jilus fier de sa Lucie, de plus en plus 'figé d'admiration, de jilus en plus le mari d’une belle femme.Enfin, je n’ose me prononcer, mais j'ouvre l'œil, lu-cie nous est revenue telle qu'elle était ; partie, "femme supérieure” comme devant, et.se donne toujours beaucoup de jipine jinur éviter d’être naturelle.Kllr s'étnit préparée aux cérémonie de l’arrivée, et s'y montra d'une correction soutenue embrassades, exclamation» d'usage, rrimjiliuietits, pointe d’nt i Uiiavissement.rien ne fût oublié, .pa-, uv'im» les petits cadeaux qui entretien- nent 1 amitié.On m'apporte à moi un bibelot suisse.un amour de petit ours eu sajiin.Est-ce un symbole?'Est'-ce une (illusion n la grâce dft mon caraelière que ma nièce m’offre là 7 -Te voudrais en Cire sûre.J'airaeréis qu’elle eût parfois des idées drôles, cette savante.Cela me réconcilierait presque avec elle d’apprendre qu'elle recherche l’oeeasion de rire.Ce soir, pendant le dîner.Henri a | parié de \ isites à rendre aux ji a rents, i aux amis.11 a fait, avec une satisfac-| titm visible, le compte de nos vein-| tion* : d en a même un peu allongé la i liste, car il nous a découvert des amis que je ne soujiçonnflis pa!i- Henri, ( ’est manifeste, bout d'impatience de mon-jtrer son ehef d’muvie; il a insisté pour ! commencer les visites dès demain.Mon neveu n’y tient phis : Il veut que ses amis soient toits jaloux de lui, au plus vite.Oh! les hommes! Il est très attentif n ne point heurter les idées de sa femme: celle-ci les jiosci dans la conversation comme des bornes qu’il est interdit de franchir.Seule.je tie me gène j>as pour passer outre.La docilité d'Henri est, admirable.Cotnuiè il ne lui est pas toujours facile de deviner l'opinion de sa femme, il a soin, «'il est porpleSe avant d'emettre une idée, de consulter Lucie du regard, og d’Rt tendre qu'elle ait fait .avoir ce qu'il doit penser.U a eiitjdoyê.pendant le i'e|ia*.(criailles expressions qui ne lui élnienl pn* familière* avant tou mariage et qui sentent Lucie d'une lieue.J’ai maintenant un Henri qui nous parle de choses "select” ; qui dit, un “baby”, un “gentleman fnrmei '' : (pli étnailio ses piojros rie “yes” tout, ù fait inespérés.•‘La chasse est mon “sport” favori, déclare-t-il.traduction d’une phrase qu'il affectionnait autrefois "A la chasse, je ne m’embête jamais." Fît ee qui ne gâte rien, Henri, pour dire ces mots barbares, \-ous prend un petit accent qui devrait faire le.délice d’un pur Anglais : il prononce comme une vieille miss dont les longues jinlet-tes ont dépecé du rosbif pendant quarante ans.Lucie lui enseigne, jtar son exemple, “ce qui se fuit”.Voilà maintenant que mon neveu tien! su fourchette de la main gauche, lui qui, il y a quel que temps, déchirait celte mode "select” tout ù fait grotesque et se vantait, d’y être réfractaire, fl est des ménages où les époux communiquent l'un à l'autre leurs principaux travers, et même quelques-unes de leurs petites vertus : ce sont les ménages “assortis”.Il eu est.au contraire, où seul l’un des époux déteint sur l'autre qui se laisse imprégner.Tel est, je crois bien, le jeune ménage Laveyrie, Mon neveu ! n gagné quelques-uns des ri'jUuules de Isa femme, -le ne sache |ms que Lucie ait rien acquis de son mari, pas même la vertu de soumission.Henri, prend» garde, n la jicirilui'r, ta femme déteint ! I Mon neveu sc donne bleu du mal jjour plaire à sa femme.Réussit-il ?Lucie aime-t-ello Henri ?Hum ! hum ! •'l’ai eu beau l'observer depuis son arrivée, je n'ai (loin! remarqué chez elle un de ces regards infiniment doux dont époux — et qui est une manière de une jeune épouse enveloppe son jeune ; l'embrasser sans en avoir l'air.Je i n’ai même point surpris, entre Ifeiu i et sa femme, une de ces roil lades furtives par lesquelles les jeunes mariés correspondent secrètement en public : ce petit manège amusant, et qui a, sans i doute, donné aux malins l’idée do la j télégraphie sans fil, hueie ne le prati-! que point.A v rai dire, il n’y a pas | grand amodr dans les yeux du Lucie, tendresses pour l'heure de ‘Te Peut-être, après tout, garde-t-elle ses tendresses jiour l’heure de F "enfin seuls” ! ¦ Lorsqu'on se leva de table, le dîner fini, mon frère, me (iiant jinr lu liras, me dit à voix basse : — Eh bien, (- (.u convaincue, inninte-uant ?- Du quoi ?lui deuiandui-jc.—Que j’avais raison.Henri est heureux.Tu as vu : ils so tutoient ! Comme je me taisais, Charles reprit, un peu vexé : Eh bien, qu'eu penses-tu ?Avais-je raison ?• le te dirai cela dans un an ! ' Mon fore partit en niaugrénnt pour nllriv se joindre à sa femme el n son f-ils qui, déjà, étaient nu snlou où ils admiraient, de toute» leurs forces, lat- rie assises eu face d’eux et qui dogmatisait mr je ne sais quoi.12 .septembre.Ils sont unis, ici, les élèves de Lucie, bien raisonnables, bien "sages ; excepté moi.c'est entendu.Je suis i écolière frondeuse et indécrottable qu’on met au banc des âne?et qui fera sûrement le désespoir de ses pnrcnls : on ne me 1 'envoie pas dire.Ah ! parlez moi d’Henri : en voilà un qui "apipia nd bien" ! A l’exemple fie sa l'riuine qui écrit “Lucy” avec un “y", mon neveu signe “Henry”.L'cn-j noblispemcnt par F "y” ! c'eut, dit-ou infiniment, distingué.Les sans-culottes ne pourront pas,du moins, les accuser d’avoir attrapé c;a aux Croisades ! La docilité d’Henri devrait servir de leçon à tous les é|iou.v.Mon neveu, maintenant, |>eus« (me sa femme qui jteuse jtar Annnndy qui pense jinr lui-même, j’espère, (‘‘est bien le moins ! Les jugements d'Heuii sont décalqués sureeux de Lucie : il?sont toujours tels qu'elle les puisse approuver.( A suivre 13 / 746269 42813^93 LE DEVOIR, Lundi, 12 Décembre, 1910.OBTENEZ-VOUS SATISFACTION DE VOS COURROIES ! Si non, essayez celles de 0.IC KcLAREN, Limitée, 509-311 BUE CRAIG OUEST Main 4901 4005 CALENDRIER MAI tor, I.E l.'l DECJSMHHE 1910.Fête d« sainte Lucie, Vierge et Martyre.Lever du soleil: 7 h.•' 13 : coucher «lu soleil: 't h.15.Lever «1*3 la lune: 2 h, is.); coucher «le la.lune: .'i h.4«i ( m.) l’romier quartier.L’ÉLECTION DE SAINT - JEAN La convention ministérielle a lieu cette après-midi.— Celle des oppositionnistes aura lieu mercredi.TEMPERATURE Bulletin d’après le tDerraomêtra de dearn & Harrlscn, 10-12 rue Notre.Dame Est.R.de MESLE.Gérant 7 20 :î 12 Aujourd’hui maximum.Même date l’an dernier .Aujourd'hui minimum.Même date l’an dernier.BAFO'U'.thi: : 8 1», matin: 30.88.11 h.matin: 30.30.Midi: 30.41.LE TEMPS QU’IL FERA: Beau et plus froid.CE SOIR 3OURS ET CONFERENCES:— —ünivereitü Laval: A 8 b., cour» £R un nouveau contrat -U.Parent, so tient à la disposition des échevins qui voudront visiter le nouveau circuit de lampes de 16 ampère», installé, aux termes du contrat récemment accordé à la Montreal Light, rues Craig, Saint-Jacques et Notre-Dame, depuis la rue Gosford jusqu’à la rue McGill et sur le Champ dé Mars.-?-——— Maladies contagieuses On a déclaré la semaine dernière, à l’Hôtel de Ville 291 cas do maradies contagieuses: rougeole, J99; diphtérie, 26; tuberculose, 22; scarlatine, 16; typhoïde, 9; érysipèle, 5; coqueluche, i: roséole, 9; varicelle, 9.Grande ordination L’hospice Bethléem L echovin Dandurand a demandé au ! i'omité exécutif, ce matin, une alloca-•ation à l’hospice de Bethléem, square’ Richmond, tenu par les Révérendes | Moeurs Grises.L’hospice figurera dans ! le budget parmi les institutions de chu- i rité.Les échevins ont été saisis, au caucus de ce matin, de la question du tramway.L’éehevin Lussier a exprimé Lavis que la compagnie des tramways donne exprès un mauvais service, afin de prévenir le public contre le Conseil et à engager celui-ci à accorder une nouvelle charte à la compagnie.Il a tonné contre le monopole dont jouit et abuse la compagnie, et a énergiquement recommandé la municipalisation du tramway.L’échevin K ma ni s’est, déclaré prêt à, mettre à l’étude un projet de contrat nouveau, mais à condi- tion qu'il n’entre pas en vigueur avant que la commission des services publies ait elle-même constaté et déclaré que, la compagnie a rempli tontes les conditions auxquelles elles se serait engagée.L’échevin Ward serait: aussi en faveur do la mise à, l’étude de la municipalisation.L’échevin L.A.Lapointe a rat lié la majorité des voix en proposant que la compagnie soit priée de soumettre au Comité exécutif, softs un délai de huit jours, un projet de nouveau contrat, qui sera une base sur laquelle on pourra discuter, étudier la question.Samedi prochain aura lieu à la Cathédrale [d grande ordination de l’an-n1’1'.Au moins trente-cinq ecclésiastique: recevront la prêtrise.Ils représentent plus d’une trentaine de diocèses.tant du Canada que des Etats-¦ l'nis.LA MONTREAL WATER & POWER M.Jules Fournier M, Jules Fournier est arrivé d’Eu-•ope hier soir.Les bonnes gens qui pré-tendaient qu’il s’était “sauvé” pour ao pas faire face a ses procès peuvent, maintenant voir à quel point elles s’é-' i n u- - i-e e •* •.talent trompées.Le Comité executit tait rapport M.Fournier est en parfaite sauté ÎIU Conseil municipal relativement juoique la traversée ait été rude.à l’expropriation de la Montreal -^___________ Water and Power Company, rc- _ commandant, dans ses conclusions, La revision de la liste que des démarches soient faites ____________________ pour assurer aux contribuables INTERESSANT MEMOIRE DE .i.JANIN SUR LE COUT DE L’INSTALLATION DU MATERIEL DE DISTRIBUTION DANS LES QUARTIERS DESSERVIS PAR LA COMPAGNIE.Le» propriétaires, occupants et usufruitiers, de bonne foj, do biens fonds estimés, au rôle d évaluation à ff3UO.OO eu valeur réelle ou do $30.00 en valeur annuelle, et les locataires de.bonne foi, payant un loyer annuel do $30 sur un bien fonds évalué à 8300.00 doivent Être nécessairement, inscrits1 sur les listes actuellement déposées au bureau des eotiseurs, de l;l ville.Cependant, comme la prudence est la mère do la sûreté, il serait bon de faire une petite visite au bureau des eotiseurs pour s’assurer et voir si voire nom n'a pas été oublié.‘‘Ça c'est déjà vu.e e n :ore se voir.” Quand arrivera le temps des élections il sera trop tard pour y voir et si votre nom a été oubliée vous n’aureas plus qu’à gémir et à dire votre “mea culpa.” DECES LEKOUX.— A Montréal, lo 12 ilécom* hro 1910, e«t dOcôdCie Uucie-Kenée, enfant do René Leroux, notaire.Funérailles privées demain.DÉCÈS A MONTREAL qui s’approvisionnent d’eau à la Montreal Water, le remboursement de la différence entre ce qu’ils paient à la compagnie et ce qu’ils versaient à la ville pour le même service.Les échevins, au caucus de ce matin, ont décidé de renvoyer l’é- tude de ce rapport à.une huitaine après sa publication dans la Gazette Municipale.M.Janin, surintendant de l’aqueduc, dans un mémoire adressé aux commissaires, estime que le coût d’installation du matériel nécessaire au service de distribution d’eau dans les quartiers desservis actuellement par la Montreal Water, ne s’élèverait pas à deux millions de dollars, alors que la compagnie demande pour son expropriation.la somme de sept millions.j Cétait son pardessus ! .— f n certain mnnsiour n'a pas été peu | interloqué hier, en apercevant dans la rue, son pardessus sur le dos d’un -étranger.11 heia un agent-, ((ni, par ! hasard, se trouvait là et fit appréhen-i der l’individu.: Celui-ci amené devant la Magistrat : déclara se nommer René Bergeron, na-j tif do h rance, et il protesta do son in-; nocence.“ J’ai acheté ce pardessus, dit-il, d’un type à la Salvation Army,! ! pour 10 sous, et je puis le prouver.” i Très bien, conclut le Magistrat, vous j | amènerez vos témoins.Comme Bcrcoron est sans domicile, ' il logera à l’hôtel Vallée en attendant i l’enquête.-?- La Société Saint-Jean- Baptiste d’Ottawa i Ottawa,.12.— A l’assemblée annuel-| le de la Société Saint-J eau-Baptiste j 1 d’Ottawa qui a eu lieu au Monument I National les élections des officiers ont ; donné le résultat suivant: J.-V.Vincent jC.R., président C.-S.O.Boudreault, pro-|mier vice-président; second vice-président, C.-A.Séguin et secrétaire, J.-A.j Patry.i Congés de Noel et du jour de l’an Ottawa, 12.— Fn arrêté eu conseil ja décidé que lundi, 26 déeambre et lun di, 2 janvier, seraient jours de congé j vu que Noël et le jour il« l’Anse trou-j vent un dimanche.L’assemblé^ convoquée pur M.A.M.Beuuparlant, député de Saint-Hyacinthe, a eu lieu hier soir à la salle de P Hôtel-de-Ville.Pus plus de 150 personnes y assistaient.L’auditoire était composé pour un bon tiers de nationalistes et de conservateurs.La salle contient 300 personnes assises, et il y avait au plus 150 personnes debout, ici et là.M.le maire Payan présidait l’assemblée.M.Beauparlant fut le premier orateur.il prétendit que le "Devoir” faussait les faits en disant qu’il avait refusé la discussion.Quant à la salle du marché, dit-il ‘‘Nos chef libéraux d’autrefois, qui, eux, avaient encore plus de valeur que nos chefs actuels ont toujours trouvé cette salle convenable pour leurs luttes.” Après avoir promis une bibliothèque publique pour ; Saint-Hyacinthe, s’il en “demeurait” lo député, il posa tout d’abord que le gouvernement n'avait pas passé la loi de la marine, mais avait remodelé et amélioré celle qui existait déjà."Il a crié victoire en affirmant que M.Bou-rassa n’avait pas osé relever les six défis qu’il lui avait portés.L’orateur n’a pas fait l’énumération do ees dé-.fis.“Tous les articles de îBourassa j sur la marine contiennent des menson-i ges et je les ai marqués d’une croix ! rouge.” di.t-11.En terminant, il s’é-j cria que “les nationalistes étaient des | trompeurs du peuple” et quo cette ac-î cusation était plus sérieuse que celle j d'avoir voté une marine de guerre.AL.le docteur Béland, député de : Beauoe, succéda à AI.Beauparlant."Mon but en venant ici, dit-il, est de i vulgariser la marine de guerre” et il j ajoute que : le Canada, tout en étant ! une dépendance de l’Angleterre, possède i tous les attributs d’une nation, gouvernement responsable, liberté fiscale, liberté de faire ses traités de commerce.Le Canada a 11,000 milles de côtes à défendre et l’Angleterre» s’est chargée depuis 150 ans de la protection do ces côtes.Voilà, pour l’orateur, autant do raisons de fonder une marine de j guerre.Après s’être évertué à prouver | (jue les chefs nationalistes étaient tous j pour la marine, il continue."En 1902 Laurier a déclaré formellement en Angleterre que, le Canada était prêt à étudier le projet d’une marine de guerre.En 1903, il le répétait à la chambre des communes, et Bourassa a alors approuvé entièrement son attitude”.Puis il passe à la résolution du 29 mars 1904, que tout le monde a approuvée.“Il y a eu un été,dit-il, après ce mois do mars, AL Bourassa est-il venu à Saint-Hyacinthe, dénoncer cette résolution ?Non.” Puis il s’adresse aux nationalistes.“Une fois Laurier tombé, c’est Borden que vous aurez dit-il et vous serez obligés de le gober”.L’orateur prétend que le plébiscite est une chose impossible sur cette question parce qu'il comporterait cinq points, et que quand même uu de ccs point» aurait plus de votes que n’importe lequel des autres, les quatre» autres ensemble pourraient former une majonté de votes qui empêcherait tout projet d’être mis à exécution, vu (pie la majorité du peuple ne pourrait s’entendre sur un même point.Voilà l’opinion de AI.Béland sur Je plébiscite.Quant à la conscription, elle est impossible, parce qu’on ne peut, dit-il, embarquer sur un bateau de guerre un homme qui n’a pas l’entrainement spécial à cet effet, et il déclare catégoriquement que, “pas un pays au monde n’a décrété la conscription”."Que craignez-vous alors.mes bons amis, continue M.Béland.l'Angleterre, depuis cent ans, n’a Pas été attaquée sur mer, et il est faux, comme ou la déclarée, ([u’elle ne passe pas quatre ans i sans être en guerre.” S Puis I orateur fait un tableau saisissant d’un croiseur allemaïuf qui pourrait un jour venir se placer à l’entrée du Saint-Laurent, pour empêcher notre exportation de fromage en Angleterre ; avec une voix vibrante, il s'écrie : " Que ferez-vous alors, cultivateurs ?Vous irez frapper chez AL Beauparlant i pour lui demander pourquoi votre fro-! mage ne peut pas passer là-bas et il 1 vous répondra : “Ce n’est pas de inà faute, vous n’avez pas voulu de marine, que voulez-vous que je fasse maintenant ?” En terminant, AI.Béland, revient encore à la charge pour essayer do prou-: ver que tous les nationalistes sont pour la marine il cire .n article du j "Toronto Star ” rapportant une cult revue de Ai.Lavcrgne avec un repor-! ter do ce journal, qui dit : “ Je suis en faveur d'une marine canadienne”, et personne n’a nié cette déclaration,ajou-l te l’orateur, “Alors messieurs, vous voyez bien que vous êtes tous pour la i marine ”, AI.Emile Marin, avocat, et AI.1).T.| Bouchard, étudiant en droit, ont ajou-j té quelques mots devant une cinquan-I laine de personnes, et tout s’est ter-| miné à 11 heures.L’assemblée a été paisible.Nous af-I firmons sans crainte d’être contredits j par des gens de bonne foi que à pei-j no la moitié des auditeurs ont applau-! di durant toute la soirée.Nous avons | souvent entendu durant l’assemblée de j braves cultivateurs qui disaient : “Si j Bourassa était ici.on pourrait savoir, comme il faut, s’ils disent la vérité i eux autres.” Les Jardiniers Maraîchers LEUR ASSEMBLEE ANNUELLE AU RA LIEU A SAINT-LAURENT.Lu deuxième assemblée annuelle (le l’Association des Jardiniers Maraîcher» de la Province de Québec sera tenue à Saint-Laurent, le 1 4décembre 191e, dans la salle Saint-Germain.Voici le programme des travaux qui seront traité» à la séance de l’après-midi et à celle du soir: SEANCE D,u L’APRES-MIDI, 2 HRS, Adresse du Président.M.PAUL WATTÏEZ, .Outremont.Adresse de bienvenue; LE MAIRE DE SAINT LAURENT Discours sur la maladie des Concombres et des Aidons.Dr F.0.JIAHRIS80N, Collège Macdonald.Culture des Tomates L.V.PARENT .Grande Ligno, Quê.Discours sur les Végétaux et leur contrôle.Prof.WM.LOC’IIUEAD, Collège Ala-douald.Insectes attaquant les A'égctaux et leur contrôle.AI.J.Al.SWAINE, Collège Aiacdonald.Affaires, Rapports des Comités.SESSION DU SOIR, 7 HEURES Discours.HON.G.A.GTGAULT, Député-Ministre de l’Agriculture, Québec.Valeur des Sociétés Coopératives Discours: Culture du Alelon.ANATOLE DECARIE, Notre-Dame de Grâces.Culture du Céleri.M.J.F.AIONRQE, Collège Macdonald.Fertilisateur ChinAque AL H.S.HAMMOND, Collège Alacdo-nald.Discours: Quelques phases de la culture îles Végétaux.; Rév.P.LEOPOLD, La Trappe, linstitut j _ Agricole.Discours : la culture des Tomates sous verre.Prof, W.S.BLAIR, Collège Aiacdonald.Culture des Asperges, j AT.STANTON JziOK, Bassin Château-! guay, Qué.iM.WAI.C.DREHER, AI assagno sur Lugano, Suisse.Tous ceux qui s’intéressent à la culture des légumes sont cordialement invités à 'assister à ces séances.II y a rafle et râfle Alphonse Hogue, un jeune homme défavorablement connu de la police,sou-prétexte qu’il assistait à.une rafle samedi, en a profité pour rafler les chapeaux des invités."C'était, explique-t-il, pour empêcher qu’ils soient volés.” Hogue recevra sa sentence ’mercredi La Commission des Services Publics interviendra ELLE REPOUSSE LES OBJECTIONS DE LA MONTREAL LIGHT, HEAT & POWER.Sentences commuées Grave imprudence d’un wattman IDANT QU’IL VA BOIRE, SON TRAMWAY DESCEND LA COTE DE L’AVENUE LANSDOWNE A UNE ALLURE FOLLE.— TROIS PERSONNES LEGEREMENT BLESSEES.Nathalie Bernard, 69 a., femme de Jos.KATEI.LIO, menuisier, r.Boyer, 1987 ; Arthur, 15 j.eni.d'Adélard HOLLIOAIT, mécanicien, r.Huntley, 520 : .Ubertino Millette, 30 a., femme d'Albert Y AI Aid' inêranioinn, r.Palm, 31 ; Robert Philip HAMMOND, r.Ste-Catherine, 1163 est : Robert LOGAN, 6û a., soldai., r.Mimro.10; Sarto, (5 a., ont, de Louis LKPINK, rharrt'tier, r.Alywin, 823 ; Margaret, 7 m., ent.d‘Archibald FEKfu box marchand.Ave.du l’arc, 2472 ; Yvonne, 3 h-, enf.d’Henri LABIilK, charretier, r.Maisonneuve.309 ; Ernest, 19 a, fils de Jos.CADJEUX, menuisier, r.Cadieux 1373 : Rosine Homily, 43 a, femme de Uèsiré LEMIEUX, épicier, r.Ilourbonniè-ro, 202 ; Dionis, 4 u .e ,f.de Jos.COTE idjoutier, r.Berri, 3 16; Joseph AB-PHAMBAULT, 53 a., chauffeur, r.Delis-le.329 ; Roland, Il m, enf.d'A UfriisHn PANTIN, agent, r.Desjardins, 113': Napoléon, 1 m, enf.d’AvO CHARBON-NEAC, bijoutier, Boni.S.-Laurent, 1575; Joséphine, 0 a.enf.do Narcisse ROY.loutnalier, r.S.-Charles.180 ; Agnès, 1 en, ont.de James PHILIPS, machiniste.r.Manufactures, 312 ; Lurfger RI VEST.64 a, journalier, r.Logan.815 : Maurice.4 m, enf.d’Edmond TESSIER, charretier, r.Frontenac.204 Rose-Anna Versailles, 55 a, femme de Théogène DOU-CltER, rentier, r.S.-André, 552 : Roméo.B a, enf.d’Elie DESLAUUlEHS.tournii-lier, r.Ste-Cntherlne.1191 est ; Germaine.2 m, enf.de Théodore BRODKTTE.journalier, r.S.-Germain.393 ; Bernndet-le, 1 a, enf.de Jos.rHARI.IvBOtS.messager, r.Prlinellc, 277 : Nanoléon.9 ,i, enf.do Clêophas LKl'LNE dit ('HA-BOÎU.EZ, charpentier, r Résilier.203 : Alcide, O m, enf.d’Omer PATIENT charpentier, r.Jeanne d’Arc, 220 ; René.2 s, enf.d'Enclide MARCH,.Journalier, r.Je l'Ecole, 11 i Alfred.13 n, enf.d'A-nanle PAYETTE, menuisier, r.Plessis, 575.Un wattmau de lu compagnie des tra- iy a failli, hier, par une grave imprudence causer la mort de plusieurs personnes.Il était vers midi lorsque le wattmau du tramway No 742, réseau Beavemall Westmount - Delorimier, débarqua du tramway jui coin de l’avenue Lansdow-ne et du boulevard Westmount, pour aller boire un verre d’eau.Lo contrôleur n ’était pas fermé et les freins n ’é-tant pas suffisamment appliqués, le véhicule se mit à descendre la côte do l’avenue Lansdowne et accélérant sa vitesse sauta do la voie au tournant do l’avenue Westmount brisa un poteau de fer et un poteau de téléphone; glissa sur les plates bandes de la résidence de Mme W.J.Piersou, 1698 avenue Westmount et entiu alla s’abîmer sur le perron de la maison de M.W.-H.Allvvart, 584 avenue Lansdowne eu faisant sauter un pan de mur en brique sous le choc./eux passagers, MM.Austin U.Stead, 575 Lansdowne et William Jack son, 8 Hunter et le conducteur, sautèrent pendant la descente du tramway j et ils s’en tirèrent avec do très légères I contusions.Le wattman en voyant partir son j tramway s’élança à sa poursuite mais! il ne put le rejoindre; pendant ce temps le conducteur, ignorant complètement ! le fonctionnement des freins, essayait vainement d’arrêter le véhicule dans sa; course folle.Les autorités du tramway feront une ! enquête.Ottawa, Ont., 12.— Le cabinet a I décidé de con "xuer on un emprisonnement à A*ic la sentence de mort portée contre Torn Nutty at, Mary Dolan, do Orillia.Tous deux devaient être, pendus cette semaine pour le meurtre de leur enfai.1 Le cabinet a également confirmé la | sentence contre Woidmark, de Smiths Fas, qui sera nendu mercredi pour lo meurtre de sa femme.M.F.AV.Hibbard, président de la Commission des services publics, a décidé samedi matin que la C'ommissiou avait autorité, d’après la loi, pour faire enquête relativement a uprix chargé par la Montreal Light pour le gaz et l’éclairage, à la demande de M.Herbert P.Dribble.AI.Hibbard a étudié toutes : les objections soulevées par la compagnie, et en est arrivé à la conclusion que la compétence de la Commission s'étendait à l’enquête réclamée.La compagnie n’a pas fait de demande l’inscription on appel.La loi lui donne quinze jours pour se pourvoir devant la Cour du Banc, du Roi, laquelle, dans cette matière, juge en dernier res-j sort.j Si la compagnie ne se pourvoit pas en | appel, la commission attendra la répon-! se de la Compagnie aux plaintes de M.! Gribble, laquelle réponse doit être produite devant la Commission pas plus tard qu’une huitaine après la décision rendue samedi.Et, après les xmcauees de Noël, la Commission ouvrira son enquête relativement au prix du gaz et da i l’électricité.i Les avocats de la Montreal Light allègue que la lettre de M.Herbert F.Gribble, dénonçant le coût trop élevé gaz et de l’électricité, ne constituait 1 pas, aux termes de la loi, une contestation.Le président Hibbard a déclaré que cette lettre consittuait bien une .contestation.La Compagnie soulèverait aussi dès objections au sujet de la forme de la i lettre, où lo plaignant disait qu’il eroy-;ait.etc.Mais le président de la ^ Commission a déclaré que ees termes |avaient lo même effet qu’une assertion, jll a.repoussé 1 ’’objection portant qu’une j demande d’intervention devait être l’ai-j te par une municipalité sur un corps re-! présentatif, et non pas par un particulier.En résumé, a dit M.Hibbard, je suis d’opinion que la plainte portée par M.Gribble constitue une base de contestation, telle que définie par la loi, et que les objections soulevées contre elle doivent être rejetées.La .file do Montréal avait passé une résolution, dont copie avait été déposée au dossier, alléguant que la comju-gnie détient le monopole de la fourniture du gaz, que ses tarifs sont excessifs, comparativement, aux autres villes, etc.M.AV.H.Butler, représentait la Ville et M.Geo.IL Montgomery, la Mont real Light, Heat and oPwer Company, et les commissaires étaient le président F.AA’.Hibbard, et M.F.C.Lo berge.Prétendu faussaire Un nommé John Anderson arrêté :Y Keuora.Ont., sur demande de la police de’Montréal, est arrivé ici, ce matin.Il a immédiatement été traduit ; sous l’inculpation d’avoir falsifié le ! nom d’un nommé Small sur un chèque Lie 8110, payable par la banque do ! Montréal, le plaignant est un M.A.| Bolduc, inspecteur des' postes, à Ottawa.Le tribunal enquêtera sur cette af-j faire, cet après-midi.BOURSE DE MONTREAL W .L.G.Beaubien & Ole, courtiers, 104 rue S.-Francrls-Xavier, nous fournissent le rapport suivant à 12.S0 hrs.-p.m.Plusieurs personnes asphyxées à Québec PAR UNE FUI-E DE GAZ DANS UNE MAISON DE LA RUE SAINT-VA LIER, A SAINTROCH.ON DEMANDE UNE JEUNE FILLE comme servante dans un jeune ménage sans enfant.Jeune fille gaie do 18 h 22 ans préférée.S’adresser dans la matinée de 10 heures k midi an No 853 Saint-Hubert, Montréal MAISON A VENDRE Maison >k vendre, blon bâtie, et bien louée.Prix, 83,400,00, Ja moitié camp tant.Revenu, 8300.00 pur année, M’a-Ixeseer h 815 rue Huntly, près Beau i Mea, Boulevard tUInUDenis.UtiLO.j Québe
de

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