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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 21 avril 1984
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1984-04-21, Collections de BAnQ.

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LOCATION.les prolnsjonnt^de lai 15,949 rua Sharbrooka, 642-1220 Vol.LXXV — No 94 Fréquents passages nuageux Max 10 (détail page 22) Montréal, samedi 21 avril 1984 Côte-Nor(j.Abitibi a Gaspeste 85 cents.Nouvenu-Brunswick 90 cents iles-de-ia-Madeleme 1.15$ 75 CENTS AU SOMMAIRE L’organisation Turner Contrairement à l'impression fort répandue, John Turner n’avait encore aucune organisation lorsque Pierre Trudeau ouvrit la course à sa succession.M.Turner en avait décidé ainsi, pour ne pas donner l’impression qu’il jouait dans le dos de M.Trudeau et qu’il voulait le remplacer avant même que le premier ministre ne se retire.Page 2 Marie-André Lecierc La Québécoise Marie-Andrée Leclerc est décédée hier à Lévis à l’âge de 38 ans des suites d’un cancer de l’utérus.Condamnée pour meurtre en Inde, elle avait été au centre d’intrigues internationales qui ont fait la manchette des journaux du monde entier à la fin des années 70.Page 5 Des fêtes de $60 millions Les 63 jours de festivités qui formeront «l’été mer et monde» coûteront au bas mot $60 millions, ce qui fera de Québec 84 la plus dispendieuse de toutes les célébrations jasmais tenues dans la Vieille capitale.Page 13 L’équivoque du film sur l’art.Le cinéaste Carlos Vilardebo, invité d’honneur du troisième Festival international de film sur l’art, qui se poursuit à Montréal, est reconnu mondialement comme l’un des meilleurs réalisateurs de films d’art.Il a expliqué à notre collaborateur Richard Gay les ambiguïtés fondamentales d’un cinéma qui prend l’art pour sujet.Page 25 Sculptures sonores Les frères Baschet créent depuis 30 ans des sculptures sonores, sortes de lutheries féériques, formées de rayons de verre et de reflets métalliques, d’éoliennes et de fontaines, comme l’a découvert avec plaisir Carol Bergeron en interviewant François Baschet, de passage à Montréal.Page 25 Francis Cabrel, anti-star Francis Cabrel est, à 30 ans, une des valeurs les plus sûres de la jeune chanson française.Son plus récent album s’est vendu à 325,000 copies en France et à 25,000 copies au Québec.Anti-star et timide jusqu’à l’os, Cabrel préfère son coin de pays natal à la célébrité qui commence à lui peser.Mireille Simard s’est entretenue avec lui.Page 25 T-rwIérîcfe Un autre attentat ébranle Londres ¦ Une bombe explose à Heathrow: 23 blessés I.ONDRKS (d’après AP, AP'P et Reuter) — Une bombe a explosé hier soir à l’aéroport d’Heathrow alors que des milliers de voyageurs s’apprêtaient à quitter Londres pour le week-end de Pâques.La police a indiqué qu’au moins 23 personnes ont été blessées, dont l’une gravement, et elle a procédé quelques heures plus lard à l’arrestation de deux individus qu’elle soumettait, lard hier soir, à un interrogatoire serré.Bien qu’aucun groupe n’ait revendiqué l’attentat, le commodore Bill Ilucklesby, chef de l’Unité anti-terroriste de Scotland Yard, a noté, sans donner plus de détails, qu’il y a certaines similitudes entre l’explosion d’IIealhrow et les attentats à la bombe attribués à des terroristes libyens à Londres et à Manchester, le lÔ mars dernier.L’explosion s’est produite dans le hall à bagages du terminal 2 de l’aéroport où arrivent tous les vols en provenance des pays européens.Il semble, selon la police, que le bagage dans lequel se trouvait l’engin explosif était une valise non ré- cupérée qui avait été placée dans la pièce prévue à cet effet, à côté des tapis roulants.Croyant tout d’abord que le bagage provenait d’un vol de d’Air France, la police a révélé un peu plus lard que la compagnie aérienne française l'avait simplement pris en charge à son arrivée pour l’une des 29 autres compagnies aériennes du terminal de l’aéroport que la police de l’aéroport s’est déclarée incapable d’identifier, a précisé Scotland Yard, Le dernier vol accueilli au ter- minal 2 de l’aéroport d’Ileathrow avant l’explosion est un vol Alitalia, a-l -on indiqué de source aéronautique.Un avion des lignes libyennes s’élait posé dans l'après-rnidi au même terminal, a-t-on indiqué de même source, et six bagages de ce vol n'avaient pas été réclamés.D’intenses mesures de sécurité étaient déjà en place à l’aéroport à la suite du siège de l’ambassade libyenne au centre de Londres.La police a encerclé l'ambassade mardi après qu’un homme, de l'intérieur de Voir page 12; Attentat Le Canadien gagne le match de .boxe et la série — page 24 -U ¦ Etude statistique du Conseil de la langue française Le français au travail: aucun progrès depuis 71 JEAN-PIERRE PROULX 1*^1 4 il Les milliers de participants aux marches du Pardon du Vendredi saint ont convergé vers l’église Notre-Dame, dans le Vieux-Montréal, hier après-midi, au terme d’une manifestation de foi populaire devenue, depuis 1973, une tradition de mieux en mieux implantée dans la métropole.Nos informations en page 3.(Photo Jacques Grenier) Deux jugements de la Cour d’appel mettent en danger la survie de dizaines de PME LOUIS-GILLES FRANCOEUR Plusieurs dizaines de petites et moyennes entreprises spécialisées dans la pose du déclin d’aluminium (pourtour des fenêtres) et des gouttières ont commencé à fermer leurs portes et à licencier une partie de leurs 1,500 employés à travers la province à cause de deux jugements de la Cour d’appel du Québec qui a confié en exclusivité ces travaux à l’industrie de la construction.C’est l’Office de la construction du Québec qui est à l’origine de ces deux jugements, qui soustraient la pose des gouttières et des déclins à l’industrie du verre-plat pour les confier désormais en exclusivité aux ferblantiers ou aux menuisiers de l’industrie de la construction.Elu dépit des conséquences économiques déjà tangibles de cette situation, les entrepreneurs, les syndicats et les gestionnaires de l’industrie de la construction veulent aller plus loin et faire étendre l’application des lois et règlements régissant leur industrie à l’installation des portes et des fenêtres, une responsabi-Ulé exclusive de l’industrie du verre plat à l’heure actuelle.Le verre plat est régi par un décret différent de celui de la construction et, à ce titre, obéit à des règles et des tarifs fort différents.Cette volonté « d’avaler » le secteur du verre plat ressort clairement de documents émanant du Comité mixte de l’industrie de la construction et de l’Association des entrepreneurs en construction du Québec (AECQ), dont Le DEVOIR a obtenu copie.Le 9 février dernier, les syndicats et les entrepreneurs membres du Comité mixte de l’industrie de la construction faisaient parvenir une lettre au ministre du Travail, M.Raynald Fréchette, pour lui transmettre les amendements qu’ils souhaitent à la loi régissant leur industrie.Ils demandent expressément le droit exclusif d’effectuer eux-mêmes la « pose du verre plat sur les chantiers de construction».Dans ses « énoncés de principe » pour la négociation de 1984, les entrevoir page 12: Jugements Lundi de Pâques Lundi, lendemain de Pâques, LE DEVOIR ne sera pas publié.Nos bureaux seront fermés, à l’exception de la rédaction, qui sera accessible à compter de 14 heures.L’usage du français au travail était à l'automne 1983 à peu près dans la même situation qu’en 1971.Dans le commerce et les médias, sa position relative est restée à peu près stagnante par rapport à 1979, Bref, ¦ un francophone sur trois, en 1971 comme en 1983, utilise toujours l’anglais et le français au travail; ¦ un francophone sur cinq s’est fait aborder «très souvent ou souvent» en anglais dans les commerces en 1983 et un sur dix n’a pu, au moins en une occasion, se faire servir en français; ¦ un francophone sur trois, en 1979 comme en 1983, a acheté un objet dont te mode d’emploi était uniUngue anglais; ¦ près d’un francophone sur trois, aussi bien en 1979 qu’en 1983, regarde avant tout la télévision de langue anglaise.t’es données proviennent d’une étude intitulée «La situation de la langue française au Québec — statistiques récentes» et signée par M.Daniel Moiinier, du Conseil de la langue françai.se.M.Monnier y procède à la comparaison de quatre enquêtes ou sondages menés en 1971, 1979, 1982 et 1983.Le dernier, réalisé à l’automne de 1983 par le Centre de sondage de runiversilé de Montréal, a rejoint plus (le 2,000 Québécois âgés de 18 ans dont 771 étaient au travail.En ce qui concerne la langue de traval donc, les variations observées depuis 13 ans ne sont guère importantes.En 1971, 66% des 3,926 travailleurs francophones interrogés dans le cadre des travaux de la commission Cendron, avaient répondu travailler uniquement en français.Des 771 ((ue l’on a interrogés l'automne dernier, 70% travaillaient uniquement en français; un peu moins de 3% oeuvraient alors et oeuvrent toujours uniquement en anglais.E'.nfin, 31‘J,', utilisaient les deux langues en 1971 contre 27% en 83.Dans la région métropolitaine cependant, les francophones travaillant uniquement en français en 1971 formaient la minorité, soit 48%.Ils sont maintenant la majorité avec 37'J{,.Le pourcentage des travailleurs en situation de bilinguisme a forcément diminué, passant de 47% à 40% Four les travailleurs qui utilisent les deux langues, la proporliion de l’usage du français n’a à peu près pas varié depuis 1971.Elle se situe autour de 67% dans la région métropolitaine et de 75% dans l’ensemble du Québec.Compte tenu cependant des différences échantillonnales et surtout du petit nombre de cas dans le sondage de 1983 (771), M.Monnier estime que les différences observées ne sont pas Voir page 12; Le Irançala Un journal plus élaboré le samedi A compter d’aujourd’hui, notre édition du samedi est substantiellement enrichie.Aux cahiers d’information générale et d’information culturelle, nous joignons un cahier consacré au loisir et un autre à l’économie et à la finance.Le prix du DEVOIR du samedi est porté à 75'.Cet ajustement aux coûts de production et aux conditions du marché s’imposait.LA POLITIQUE DE LA COUR SUPREME ¦ Les Neuf ne se contenteront plus d’interpréter les lois: ils les jugeront Autres textes et photos, page 13 DÉS son assermentation jeudi à la résidence du Gouverneur-général, le nouveau juge en chef de la Cour suprême du Canada, M.Brian Dickson, a évoqué sa conception de la « politique » du premier tribunal du pays.Le juge Dickson n’a pas fait mentir les observateurs qui avaient évoqué son libéralisme, son souci de modernité, son esprit de décision et sa préoccupation pour la clarté du language.A peine revêtu de sa nouvelle autorité mais fort de la réception plus que favorable qu’a suscité le choix du premier ministre, M.Pierre-Elliott Trudeau, le juge en chef a situé JEAN-LOUIS ROY la place de la Cour suprême par rapport aux autres institutions du pays et révélé sa conception de la force de la Charte canadienne des droits et libertés.Pour le nouveau juge en chef, la Cour suprême du Canada n’est pas seulement l’arbitre qui tranche entre les gouvernemenLs.Elle a aussi autorité sur les décisions des Parlements.« La Charte nous donne non seulement le droit mais le devoir et la responsabilité de déclarer invalides les lois qui violent des droits fondamentaux garantis par la Charte.» La Cour suprême n’est pas une institution parmi d’autres.Eln un sens, elle les domine toutes.C’est le statut même de son nouveau code de référence qui lui assure celle prééminence.Avant l’inclusion de la Charte dans la constitution, le premier tribunal du pays devait se contenter d’interpréter les lois.Depuis l’inclusion de la Charte, la Cour suprême a le pouvoir de juger les lois.S’il n’en lient qu’au juge Dickson, la Cour utilisera pleinement ce pouvoir extraordinaire.Le lien à la tradition bntanique .sera vite évacué pour en forgér un nouveau avec celle de nos voisLsn du Sud.Voir page 12: La politique Le juge Brian Dickson; arbitrer entre l’Etat et les citoyens.« ATTENTION, CHEF-D’OEUVRE! » PARIS-MATCH , Les é avigation, è une distance de quelque 455 mètres jusqu'à un point situé à 46° 09’ 20" de latitude nord et à 72° 56' 20" de longitude ouest: de là, vers le sud-est jusqu'à la Pointe à Comtois, située à l'est de l'embouchure de la rivière Saint-François, à 46° 07' 21" de latitude nord et è 72° 55’ 00" de longitude ouest; de là, vers le nord-est, le long de la rive sud du lac Saint-Pierre jusqu'à un point tiuté à 46° 12’ 17" de latitude nord et à 72° 39' 24" de longitude ouest; de lè, vers le nord-est.jusqu'à un point situé sur la rive ouest de la rivière Nicolet à 46° 13' 58" de latitude nord et à 72° 38' 28" de longitude ouest; d% là.vert te rH>rd, te long de la rive ouest de la rivière Nicolet jusqu'au point de départ.PAR ORDRE Sous-ministre Ministère de la Défense Natiortale Ottawa (Ontario) Canada 1763C-77 Ordre des infirmières et infirmiers du Québec Efi/ON CRIA HARO SUR LES INFIRMIÈRES — L’ORDRE PROTESTE! Suite à une rencontre entre la présidente de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec et les infirmières du centre hospitalier Louis-H.Lafontaine, l’Ordre dénonce le fait que l’on fasse porter aux infirmières du centre l’odieux de tous les problèmes pouvant exister dans cet établissement.Lè rapport de la visite de surveillance générale de l’exercice de la profession effectuée à l’intérieur d’un programme systématique de visites, s’adressait à des infirmières et avait pour but l’amélioration de leur exercice professionnel.En plus de présenter les aspects à améliorer, ce rapport relevait aussi les aspects positifs qui sont passés sous silence.Il soulignait également, à de nombreuses reprises, les conditions difficiles et souvent inacceptables dans lesquelles ces infirmières devaient exercer leur profession.Il est vrai que le rapport fait état de la nécessité d’une formation additionnelle au cours de base chez les infirmières en vue d’assurer des soins de qualité à la clientèle du centre.Cependant, cet aspect ne doit pas servir à dissimuler le fait qu’il y a une nette insuffisance d’infirmières pour répondre adéquatement aux besoins des bénéficiaires.De plus, des problèmes organisationnels contribuent à augmenter les difficultés d’exercice pour les infirmières.On semble avoir oublié que dans un établissement de cette taille, les soins et services doivent être assurés par plusieurs disciplines et services administratifs et non seulement par les infirmières.La divulgation de ce rapport semble avoir servi de prétexte à des personnes à l’intérieur ou à l’extérieur du centre pour mousser de nombreux intérêts particuliers très éloignés des intérêts des bénéficiaires.Ces personnes réussiront-elles le tour de force de camoufler leurs projets derrière l’étendard éclatant de la défense du bénéficiaire qui, au bout du compte, y gagnerait très peu?Le comité promis par le ministre Laurin est maintenant formé et son mandat est connu.L’ampleur de ce dernier laisse prévoir une enquête qui pourrait durer de nombreux mois alors que le dépôt du rapport est attendu dans trois semaines.Le premier objectif du mandat rendu public hier par le ministre Laurin entend aller vérifier les « allégations » contenues au rapport.L’Ordre s’étonne de voir que ce mandat prévoit de vérifier aujourd’hui la véracité des faits observés il y a deux ans alors que les recommandations émises à cette époque demandaient de modifier ces situations.Quoiqu’il en soit, l’Ordre requiert du ministre Laurin d’élargir la composition du comité en y ajoutant une deuxième infirmière et un administrateur non médecin et ce, dans le but de tenir compte de toutes les composantes de la situation.L’Ordre entend suivre de très près le déroulement de l’enquête et il met son expertise à la disposition des membres de ce comité.Il n’acceptera pas que le problème, qui en est un influençant la qualité de vie des bénéficiaires, soit déplacé et solutionné sur le dos des infirmières.Jeannine Pelland Beaudry, Inf., Ph.D.Présidente de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec Le Devoir, samedi 21 avril 1984 f-; g À Jérusalem, les pèlerins refont le trajet du Christ sur la Via Dolorosa JKRUSALEM (AFP) — Portant des croix, parfois pieds nus ou même à genoux, la foule des pèlerins et fidèles chrétiens a refait vendredi, sur la Via Dolorosa à Jérusalem, le trajet du Christ portant sa croix, de la maison de Ponce-Pilate au Golgotha.Dès le lever du jour, des dizaines de groupes ont parcouru en priant et chantant les 13 étapes du Chemin de croix.A lOhOO du matin, la foule était si considérable qu’il était difficile d’accéder au Saint-Sépulcre.A la neuvième station, sur le toit même du Saint-Sépulcre, dans le village insolite aux cases rondes reconstitué à Jérusalem par la communauté éthiopienne, plusieurs dizaines d’Ethiopiens, vêtus de blanc, tranchent sur le reste des fidèles, des religieuses en habit, des prêtres en robe et des franciscains en bure et sandales.La procession principale part comme chaque année à llhOO de la porte Saint-Etienne, à l’est des Remparts, où Jésus, enchaîné, pénétra dans Jérusalem.Des dizaines de scouts palestiniens encadrent les fidèles qui chantent en arabe les hymnes sacrés.Les processions restent indifférentes aux étals des marchands regorgeant de patisseries ou d’articles de souvenir.Chacun tente de suivre son groupe dans une bousculade bon enfant.Des pèlerins venus seuls s’abîment en prières devant les oratoires de ta Via Dolorosa, indifférents à la foule.Une jeune Autrichienne arrivée à Jérusalem il y a plusieurs mois pour soigner des enfants handicapés s’étonne, à la cinquième station, de ne pas « souffrir assez » alors qu’elle a déjà parcouru à genoux plusieurs centaines de mètres de mauvais pavés.Au Saint-Sépulcre, le glas sonne de minute en minute.La ferveur des orthodoxes grecques qui versent des parfums et embrassent avec dévotion la « pierre de l’onction » est extraordinaire: cette année, les Pâques catholique et orthodoxe tombent le même jour et la foule est grossie par cette coincidence des calendriers grégorien et julien.Le Samedi Saint, la ferveur se transforme en joie avec l’annonce de la Résurrection et les orchestres et fanfares se répandent dans la ville.Après la cérémonie du « feu nouveau » qui illumine des milliers de cierges dans la ville, chacun rentrera chez soi pour préparer pour le dimanche le repas pascal, point culminant de la Semaine Sainte à Jérusalem.MES YEUX?MES YEUX?J’Y VOIS.cécW .ça regarde , tout le monde LInstitui national canadien pour les aveugles En ce Vendredi saint, le pape Jean Paul II a lui-même entendu les confessions de quelques fidèles à la Basilique de St-Pierre.Au Canada, des panneaux-réclame controversés L’Église a entrepris une vaste campagne de recrutement de vocations VICTOR SIMPSON ROME (AP) — Placée devant une pénurie de vocations, l’Église catholique a entrepris, par divers moyens, une campagne de recrutement.C’est ainsi que des diocèses et des ordres religieux ont fait ériger des panneaux, fait passer des annonces dans des publications et organisé des réunions pour inciter les jeunes hommes à se consacrer à Dieu.Le pape Jean-Paul II, qui a accédé au trône de saint Pierre en pleine crise des vocations et qui ne manque pas, au cours de ses voyages, de demander aux familles de € avec le 350e printemps de la ville de Beau-port, une municipalité située en ban lieue de Québec, sur le parcours du Chemin du roi.Voulant attirer les visiteurs en ses murs, Beauport tiendra des fêtes au cours des deux pre mières semaines d’août.Des $41,5,000 nécessaires, plus de la moitié sera puisée dans les coffres des trois paliers de gouvernement.Restent les deux fêtes nationales des Québécois que la dualité canadienne semble, cette année, ne point vouloir se faire concuiTencer.La fête du ‘24 juin disposera d’un budget de $160,000 attribué par le gouvernement du Québec à la réforme région administrative 03.Cette somme n’inclut pas les contributions des organismes du milieu, des citoyens et des entreprises à la traditionnelle fête de la St .lean Baptiste.Finalement, le comité national des présidents provinciaux de la Fêle du Canada a convenu de souligner particulièrement les célébrations de la Veille capitale.Le soir du 1er juillet, Radio-Canada y produira en direct un spectacle diffusé d’un océan à l’autre au coût de $200,000.Une somme de $85,000 ira à l’organisation des autres activités, dont celle d’un défilé de nuit.Mainmise de l’industrie de la construction sur celle du verre-plat Les consommateurs seront touchés autant que les petits entrepreneurs LOUIS-GILLES FRANCOEUR « En plus des pertes d’emplois, des droits acquis comme l’ancienneté et la faillite de centaines de petites entreprises existantes, on peut prévoir que les manufacturiers y songeront à deux fois avant de maintenir leurs garanties de dix ans aux consommateurs si n’importe quel entrepreneur en construction spécialisé en menuiserie ou en ferblanterie obtient du jour au lendemain le droit d’installer leurs produits.Le consommateur devra payer plus cher pour une ins- tallation (jui ne sera plus effectuée par une main-d’oeuvre spécialisée.Cela risque aussi de reléguer au marché noir plusieurs artisans du verre plat qui ne pourront pas éponger leurs dettes autrement.Et toute cette opération, qui fera disparaître des emplois stables dans « Ul le verre plat, n’aura qu’un effet marginal sur le chômage dans la construction.Cela n’a tout simplement pas de bon sens ».M.Mario Di Pesa, porte-parole de la Fraternité internationale des vitriers, dénonce la situation et affirme n’avoir pu réussir à émouvoir jusqu’ici le gouvernement aux fermetures et aux licenciements qui commencent à frapper son secteur, est appuyé officieusement dans tous ses efforts autant par les entrepreneurs-artisans du verre plat que par les industriels qui, dit-il, « commencent à se réveiller ».La mainmise de l’industrie du verre-plat par celle de la construction place ouvriers et entrepreneurs de la première dans une situation intenable.(Photo LE DEVOIR Jacques Grenier) Un petit entrepreneur ne sait plus que faire Un jugement qui menace 10 ans de travail M.Robert Léveillé, de Trois-Rivières, ne sait plus à quel syndicat, à quelle industrie ou à quel sauveur politique il doit s’accrocher pour tout simplement continuer à faire affaires dans l’installation de gouttières, de déclins, de portes et fenêtres d’aluminium.Il oeuvre dans l’industrie du verre plat depuis 10 ans.Il avait acheté un deuxième camion et avait quatre employés.L’affaire prospérait.Jusqu’à ce que l’incertitude s’installe dans son industrie à la suite de deux jugements de la Cour d’appel qui confient une partie du travail qu’il faisait légalement jusque-là à l’industrie de la construction.Son cas est identique à celui de dizaines de petits propriétaires d’entreprises familiales jusqu’ici solides.Il s’est récemment débarrassé d’un camion et ne travaille plus qu’avec son fils et un employé avec « l’Office » (de la construction) aux trousses.Coté financier, il se maintient en affaires pour l’instant mais pense qu’en toute logique, son passage de l’industrie du verre plat à celle de la construction « va tout simplement tuer mon entreprise et des dizaines d’autres », touchés elles aussi par les deux décisions de la Cour cTappel de 1982 et 1983 et l’appétit grandissant des syndicats et des entrepreneurs de la construction qui veulent en outre lui enlever désormais l’installation des portes et fenêtres.« Dans l’industrie du verre plat, explique-t-il, je paie un apprenti de première année $7.95 l’heure et un monteur-mécanicien compagnon $12.92.Depuis que je suis dans la construction, je devrais payer mes ferblantiers $17.95 l’heure: imaginez la tête des clients.J’ai des contrats à exécuter.Qu’est-ce que je fais?Ca n’arrivera pas », explique M.Léveillé.' Quand on l’a avisé qu’il devait s’enregistrer dans l’industrie de la construction, on lui a dit qu’on ne pouvait lui donner autre chose qu’un certificat de qualification temporaire comme apprenti dans la ferblanterie.L’Office de la construction du Québec, qui a intenté les poursuites à l’origine des décisions des tribunaux affectant le verre plat, ne reconnaît pas sa spécialité - «vitrier».M.Léveillé, un employeur, se retrouve donc apprenti dans le ferblanterie et sa spécialisation dans la gouttière, le déclin et la fenestration ne le prépare aucunement à passer avec succès l’examen de qualification pour être ferblantier.Il doit donc, pour travailler dans son entreprise - comme apprenti -avoir avec lui cinq compagnons ferblantiers à cause du ratio prévu par le règlement sur la qualification professionnelle dans la construction.Il a « essayé un ferblantier sur les gouttières » et les déclins « mais ils ne sont pas préparés à faire ça, si bien que moi, l’apprenti, je devais montrer au compagnon diplômé comment faire son travail.Ceux qui ont pris des décisions aussi irresponsables pour du vrai monde comme nous et les consommateurs, j’aimerais bien les voir de près», ajoute M.LéveUlé.« Tous les gens du ven e plat vont être tassés comme moi et perdre leur emploi.En arrivant dans la ferblanterie comme apprenti, on passe derrière tous les compagnons qui ont des heures enregistrées.C’est la règle du placement.Et le pire, c’est que ceux qui vont avoir nos jobs ne sont pas préparés pour la faire.L’Office de la construction nous sort d’une industrie et nous met en rang derrière tous ses propres chômeurs », poursuit M.Léveillé.Les artisans et leurs employés dans la situation de M.Léveillé devront se mettre en rang derrière les 770 chômeurs de la ferblanterie ou derrière les 7,335 chômeurs de la nenuiserie (chiffres de l’Office de la construction du Québec au 18 janvier).M.Léveillé hausse le ton quand il évoque l’avenir: « Comment va-t-on faire au cours des prochains mois pour payer nos camions, notre équipement spécialisé et le matériel acheté?Comment va-t-on faire pour respecter nos contrats?Qu’est-ce qu’on va faire avec les inspecteur de l’Office qui commencent à nous talonner de près au lieu de se préoccuper des gars qui tra vaillent au noir dans la construction?Pourquoi ne s’occupent-ils pas d’abord de ces entrepreneurs de la construction qui font maintenant poser de la gouttière et du déclin par des gars sur le bien-être social et à des prix que nous ne pourrons jamais compétitionner?Est-ce qu’ils veulent nous envoyer au noir, nous aussi?» M.Léveillé et les autres propriétaires de petites entreprises familiales du verre plat commencent à se parler.Ils dressent des listes de noms pour se parler de leurs problèmes et parfois des faillites à court terme qui menacent des collègues.Ces employeurs n’hésitent pas à appeller au syndicat international du verre plat pour appuyer quand ce n’est pas pour demander con.seil au représentant international M.Mario Di Pesa, qui essaie de « brasser » toute cette industrie pour organiser une • ligne de défense» commune.Mais du côté politique et en particulier au ministère du Travail, « Rien n’y fait.On ne nous convoque pas.C’est comme si le problème n’existait pas alors que du monde commencent à perdre leurs jobs et que d’autres n’arrivent plus a payer leurs camions, leur matériel ou leurs équipements », commente de son côté M.Di Pesa.Mario Di Pesa A la lumière des chiffres recensés par son bureau de placement, M.Di Pesa e.stime que le jugement de la Cour d’Appel du Québec qui a « donné » en exclusivité, le 22 no vembre 1982, la pose des gouttières à l’industrie de la construction a fait perdre 80 emplois réguliers dans le verre-plat.« Sur l’ensemble des travaux du verre plat, la gouttière, c’était effectivement marginal.Mais pour ceux qui en faisaient une spécialité, ça été en général le coup de mort.Ils se sont retrouvés apprentis-ferblantiers, sans priorité d’emploi parce qu’on ne leur a pas crédité leur expérience réelle et sans possibilité de se tailler un avenir parce que leur expérience n’a rien à voir avec la qualification exigée aux examens d’entrée chez les ferblantiers», explique M.Di Pesa.Selon ce dernier, le deuxième jugement de la Cour d’appel du Québec, qui a confié en octobre dermer le déclin d'aluminium à la construction, « va se solder au cours des prochaines semaines - c’est la reprise maintenant par environ 1,300 pertes d’emploi et la fermeture de plusieurs dizaines de PME».« Si le verre plat perd en plus l’installation des portes et fenêtres, on parlera alors d’environ 2,500 em plois perdus et de plusieurs cental nés de fermetures de petites el moyennes entreprises », estime M.Di Pesa.lÆs ^os industriels du verre plat réfléchissent de plus en plus aux effets à longs termes des changements en cours.Ils ont écrit, le 12 avril, une lettre au ministre québécois du Travail pour pouvoir l’entretenir des conséquences « tout à fait préjudiciables » que provoquerait un tel chambardement.Aux dernières nouvelles, le ministre du Travail ne leur avait pas répondu, pas plus qu’à la lettre de M.Di Pesa, qui remonte au 16 mars. 14 Le Devoir, samedi 21 avril 1984 LE DEVOIR ECONOMIQUE Contre 9 % pour l'ensemble du Canada Seulement 5,5 % des Québécois possèdent des actions PAUL DURIVAGE Malgré toutes les initiatives prises par le secteur public et le secteur privé pour éveiller les citoyens à l’activité boursière, le pourcentage d’adultes au Québec détenant des actions de compagnies publiques demeure inférieur à la moyenne canadienne.L’est ce oui se dégage de l’étude la plus complète jamais entreprise sur le profil et les attitudes des détenteurs d’actions au (’anada et dont les résultats étaient publiés cette semaine.Celle-ci a été entreprise par la Bourse de Toronto en collaboration avec The Creative Research Croup l.td et l’institut Callup auprès de 1 ‘200 adultes dans toutes les régions du pays au cours des mois d’oc-lobre et novembre 1983.Selon l’enquête, le Québec compte environ 262 000 actionnaires, soit 5,5% de la population en âge de voter.Kn comparaison, l’ensemble des actionnaires canadiens repré.sentent 9,0‘X) de la population adulte totale.Une explication possible est le plus bas niveau de revenu des citoyens québécois, par rapport aux autres provinces.La recherche de la Bourse de Toronto, à l’instar de d’autres avant elle, tend en effet à démontrer une forte corrélation entre les revenus disponibles et la propension à l’investissement boursier de la part des citoyens.Or, le Québec vient au sixième rang parmi toutes les provinces canadiennes quand au revenu disponible.C’est la Colombie-Britannique qui vient au premier rang avec un taux d’actionnaires de 14,1%.Si l’on tient compte des habitants qui possèdent des actions de la British Columbia Resources Investment Corporation, ce pourcentage atteint jusqu’à 31%.Les habitants de la Colombie-Britannique avaient largement puisé dans leurs économies pour acheter $414 millions d’actions de la compagnie formée en 1979 à l’occasion de la privatisation des avoirs de la province dans le secteur des ressources naturelles.Viennent ensuite les provinces de Occupation Des Actionnaires Professions liberales/ cadre supérieurs Autres cois blancs Ouvriers qualifies Ouvriers non*qualifies Personnes au foyer Etudiants Retraites Chômeurs 37.4 18.2 10.1 5.1 2.0 12.1 12.1 ^2.0 Reluslpas d'opinion jl.O Selon une étude de la Bourse de Toronto, les propriétaires canadiens d'actions représentent toutes les professions, mais surtout les « cols blancs » Immédiatement derrière eux viennent les ménagères et les retraités l’Alberta (13,3%) et de l’Ontario (12,3%).Cet ordre suit exactement celui des provinces les plus riches au Canada.Selon Statistique Canada, la Colombie-Britannique, l’Alberta et l’Ontario ont, dans l’ordre, les niveaux de revenus disponibles per capita les plus élevés au Canada.D’autres facteurs expliquent également l’engoument de ces provinces pour les actions.L’étude constate pour ces trois provinces un niveau plus élevé de connaissances des marchés financiers, un plus grand intérêt pour les avantages fiscaux comme le traitement des revenus en dividendes, et une plus grande confiance envers les courtiers en vasleurs mobilières, que dans les autres provinces.L’étude pancanadienne révèle par ailleurs une propension plus grande qu’auparavant des femmes à investir en bourse.Même si seulement 38% des actionnaires canadiens sont des femmes, celles-ci sont aussi nombreuses que les hommes à venir grossir les rangs des propriétaires d’actions.Les propriétaires d’actions représentent toutes les professions, mais surtout les « cols blancs ».Immédiatement derrière eux viennent les ménagères et les retraités.Malgré ce que pensent la plupart des gens, la majorité des propriétaires d’actions ont un revenu personnel inférieur à $35 000.La valeur moyenne des portefeuilles d’actions est de $5 000 et seulement 11% des propriétaires d’actions ont un portefeuille de plus de $50 000.Les actionnaires et les investisseurs expliquent le plus souvent leur décision d’investir par le fait qu’ils désirent se constituer un capiutal pour leur retraite.D’autres raisons avancées fréquemment aux enquêteurs de la Bourse de Toronto sont le désir de se mettre à l’abri de l’inflation ou de mettre de l’argent de côté pour l’achat d’une maison ou l’éducation des enfants.Pour leur part, les non actionnaires affirment de pas acheter d’actions parce qu’ils préfèrent des in- Actionnaires Par Région % DE LA POPULATION Alberta 13,3% Colombie- Brilannique 14,1% Manitoba 1,8% /' Saskatchewan / 3,8% I Québec 5,5% Provinces de l'Atlantique ¦ 4,7% Ontario 12,3% Parmi toutes les provinces canadiennes, la Colombie Britannique compte la plus grande proportion d’actionnaires parmi sa population adulte, soit 14,1%.Malgré l'encouragement que constitue le Régime d’épargne actions, la province de Québec ne compte que 5,5% d’actionnaires parmi sa population adulte, comparativement à 12,3% en Ontario.vestissements plus sûrs et parce qu’ils estiment de pas connaître suffisamment bien les rouages de la bourse.Seulement 24% des canadiens pensent avoir des connaissances suffisantes sur les actions pour prendre des décisions en connaissance de cause; pour les options et les contrats à terme, les pourcentages sont très inférieurs.L’épargne traditionnelle reste le placement favori des canadiens.Ils sont en effet 85% à posséder un livret d’épargne.Par ailleurs, 47,2% des canadiens possèdent une assurance-vie, 36,2% des obligations d’épargne du Canada, 21,9% des plans d’épar-gne-retraire et 14,5% placent leur argent dans l’immobilier.Les quotidiens ont haussé leurs revenus publicitaires plus que les autres média Un nouveau record en 1983 Les Américains ont acheté pour 3,8 milliards d’actions étrangères (AFP) — Les Américains ont acheté un montant record de $US 3,8 milliards d’actions étrangères en 1983, a annoncé cette semaine un institut d’études de Wall Street, le Securities Industry Association.Ces investissements sont largement supérieurs au précédent record, atteint en 1980, de $US 2,1 milliards d’achats, l’activité totale, comprenant l’ensemble des achats et des ventes, a été selon le Securities Industry Association, de $US ,30,1 milliards en 1983, soit le double de celle de 1982.L’asso- ciation souligne que l’an dernier, 12 bourses étrangères ont réalisé des performances supérieures, mesurées en dollar, à celles de Wall Street, qui a pourtant effectué une bonne année.Si cette avance est mesurée en monnaie locale, 15 places étrangères ont plus progressé que le marché new yorkais.L’association rappelle que de pltis en plus de firmes financières américaines proposent des instruments financiers sophistiqués permettant d’acheter des valeurs étrangères tout en protégeant parfois contre les risques de tels placements.MARC-O.TRÉPANIER Parmi l’ensemble des média d’information, ce sont les quotidiens qui ont connu la plus importante hausse de leurs revenus publicitaires (publicité nationale) en 1983 avec une augmentation de 18,3 % par rapport à 1982.Les revenus publicitaires des quotidiens sont en effet passés de $230,7 millions en 1982 à $272,8 millions l’année dernière, révèle l’étude annuelle réalisée par la «Donnes’y la claque!» NATHALIE PETROWSKI ~ • C'e.st un joyeux groupe de Québécois en party, des Québécois sportifs et crâneiisemenl virils qui s’amu.sent entre gar.s, se frottent la bédaine el s'ouvrent une bière en clamant «donnes'y la claque Laurentide!» Le message e.sl une gracieu.seté de l’agence Michel Provost et Associés.11 est destiné à la masse consommatrice de bière et complice de l’éti-(|uelte Laurentide à tjui elle accorde 15% du marché.Un marché qui, ne cesse ! -on de nous répéter, est compétitif, rapace, toujours à la recherche de la phra.se-choc, toujours en attente du maximum d’impact publi-cilaire.Pour une lots, le coup est réu.ssi.Impo.ssible en effet de passer à côté d’une telle annonce sans sentir ses cheveux .se dresser d’effroi sur la lêle et sans se demander quel e.sl donc le me.ssage symbolique et subliminal convoilé'.' Donnes’y la claque, à qui, à quoi, pourquoi'.' Dans le docte dictionnaire Robert une claque c’est une coup donné avec le plat (le la main.Dans le dictionnaire de Léandre Bergeron, une claque doit être un couvre-chau.ssures de marque Clark.Chez Michel Provost et associés, donner ta claque revient à dire de façon familièrement déma-goguitie, vas-y, fonce dans le tas, lâche pas la patate, t’es capable bonhomme! .\ la belle époijuede BCPque les brasseries ont depuis quitté, nous étions jadis six millions pris pour.se parler.Il faut croire que dans la déconfiture du nationalisme, la famille a rétréci et la vente de bière a dangereu.sement chuté.Les agences de publicité ont lâché l’enflure poé-t i()ue pour un verbe prosaïque de fond de ruelle qui donne dans l’incitatif à outrance.«Donnes'y la claque, m’explique Michel Provost, est en fait un discours imaginaire entre la bras-serie MoLson et son con.sommateur-cible.C’est une phrase d’engagement de la part du con.sommateur qui remercie sa bras.serie de travailler aii.ssi fort pour lui et de participer à toutes sortes d’événements.Il s’agit en fait de faire valoir l’implication de la bras.serie au niveau promotionnel de masse, dit-il».Le publici.ste souligne un astuce important.Cette nouvelle .série Laurentide vise à hu-mani.ser l'image du bra.s.seur.C’e.st pour cela que dans chaque capsule commanditaire surgit un représentant Laurentide impliqué dans son milieu et engagé à fond dans le traffic amical de la bière.Pardon, ai-je bien compris'.' Donnes’y la claque .serait donc une façon détournée de souligner l’oeuvre des bra.sseurs qui participent à l’into-xication (|uotidienne par la bière.Donnes’y la claque serait donc une façon de dire au monde regardez comme on est beaux, bons, fins, regardez comme on travaille fort à vous vendre de la bière.Mais pourquoi diable cette expression incongrue sortie du vestiaire des athlètes?Parce (jue buveurs de Laurentide sont des sportifs, cela va de soi.Parce (jue les sportifs c’est bien connu ne mâchent pas leurs mots el .sont réfractaires à l’impérialisme lingui.slique français depuis qu’ils ont i-ntendu jiarler des Les Belles soeurs.Va pour la démocratisation du franc parler mais je ne pcux»m’em-pêcher de faire remarquer à M.Provost que «donnes’y la claque» n’est pas une expression particulièrement jolie à entendre.Disons que ce n’est rien pour encourager la qualité du français.M.Provost me rappelle à l’ordre en s’impatientant poliment.«Kcoutez Mademoiselle, nous ne sommes pas là pour faire de la poésie ni pour omettre des considérations esthétiques ni pour veiller à la qualité du français.Nous utilisons le language de la rue, le language de tout le monde.Nous sommes là ajirès tout pour vendre de la bière.» Pui-scju’il s’agit de la langue françai.se, je demande à Guy Labelle, linguiste à rUAQM ce qu’il en pense.Il m’étonne.«Une telle expression de niveau populaire ne choque pas un linguiste, dit-il, je constate seulement que le me.s.sage est efficace, qu’il a une sonorité frappante; on a un peu l’impre.ssion de recevoir une claque en l’entendant.» Ce qui le dérange pourtant c’est le me.s.sage tendancieux sous-jacent qui laisse entendre que la bière Laurentide rend dynamique et actif.Il trouve malheureux que les publicistes n’emploient pas d’autres formules moins vulgaires.Mais il sait aussi que ces autres formules seraient moins efficaces et n’agresseraient pas nos chastes oreilles de la même manière.Voilà la grande victoire de Laurentide et sa grande défaite.Car «donnes’y la claque» ne nous poussera pas forcément à consommer plus de Laurentide mais ce slogan sonore comme une paire de claques administrées violemment par le maître brasseur risque de nous sonner au point où nous ayons désormais peur d’approcher une caisse de Laurentide de crainte de la voir nous sauter en plein visage.A moins évidemment que le choc fasse tomber nos molles et masoschistes oreilles et nous laissent pantois, bafouillant et répétant absurdement «continue Laurentide.On aime ça de même!» maison torontoise Media Measurement Services Inc.Globalement, les dépenses publicitaires à caractère national des gouvernements et des entreprises ont atteint $1,45 milliard en 1983, en hausse de 13,9 % sur 1982 alors qu’elles s’étaient fixées à $1,27 milliards.Si tous les segments de l’industrie ont vu leurs revenus jiublicitai-res s’accroître l’an passé, seule la télévision, mis à part les quotidiens, affiche également une augmentation supérieure à la hausse moyenne de 13,9 %.S’établissant à $859,4 millions, les revenus de la télé ont crû de 16,2%.Ce sont les magazines, avec des revenus de $195,4 millions en 1983, qui accusent la plus faible hausse, soit 3,2 %.Les radios ($104,9 millions) et les journaux agricoles ($18,4 millions) ont eu une croissance similaire de 8,4 % dans leurs ventes nationales.D’autre part, la télévision occupe toujours la place prépondérante dans les choix des annonceurs avec une part de marché de 59,2 % (58,1 % en 1982).Les journaux, qui ont grugé une part additionnelle de marché de 0,7 % l’an dernier, viennent au second rang avec 18,8 % des revenus totaux.L’année 1983 n’a vraiment pas été celle des magazines qui, en plus de voir leurs revenus s’accroître faiblement, ont aussi essuyé un déclin de leur part du marché, qui s’est établie à 13,5 %, en baisse de 1.4 point sur les 14,5 % enregistrés l’année précédente.La radio a également affiché un recul de sa position relative qui s'est fixée à 7,2 % en comparaison de '7,6 % en 1982.La part de la presse agricole est demeurée stable à 1,3 % du totale des revenus publicitaires.Dans la liste des 50 plus importants annonceurs que publie Media Measurement Services Inc., c’est de nouveau le gouvernement fédéral qui s’est accaparé du premier rang avec des dépenses publicitaires de $53 millions l’année dernière.Il s’agit néanmoins d’une réduction de 2,8 % des dépenses publicitaires pour le fédéral qui y avait consacré $54,5 millions de fonds publics en 1982.Pour une quatrième année d’affilée, le gouvernement du Québec a sabré dans ses crédits consacrés à la publicité, en dépensant $110,000 de moins en 1983 à $11,8 millions ($11,9 millions en 82).Le Québec a ainsi perdu trois places au classement des 50 plus grands annonceurs, en se fixant au 21ième rang l’an dernier.Les dépenses publicitaires du Québec, notons le, étaient de $14,3 millions en 1979.Seul autre gouvernement dans cette liste, celui de l’Ontario n’a pas lésiné dans les sorties de fonds publicitaires.Ses dépenses se sont en effet accrues de 17,3 % l’année dernière, de $23,2 millions à $27,1 millions.La province de l’Ontario est le sixième plus important annonceur au Canada.Dans le secteur privé, le plus important annonceur est la firme Procter & Gamble qui vient pour une nouvelle fois au second rang de la liste de Media Measurement Services Inc.avec des dépenses de $37,9 millions l’an dernier ($35,3 millions en 82).Outre ces trois entreprises qui dominent leur secteur d’activité en matière de dépenses publicitaires, les leaders dans certains autres secteurs sont General Motors dans l’automobile ($26,7 millions), les Entreprises du Canadien Pacifique ($15 millions) dans le transport, Coca-Cola Ltée ($11,4 millions) dans les boissons gazeuses, Imperial Oil ($11,2 millions) dans le pétrole, Canadian Tire ($9,8 millions) dans le commerce au détail, la Banque de Montréal ($9,6 millions) chez les institutions financières, les restaurants Macdonald ($9,1 millions) dans le « fast food » et Nissan Automobile ($8,8 millions) chez les manufacturiers étrangers d’automobiles.Rang Nom (en millions $) 1.Gouvernement du Canada $53 2.Procter & Gamble $37,9 3.lohn Labatt Ltée $37,6 4.Rothman.s du Canada $‘29,8 5, Dart & Kraft $27,4 6, Gouvernement de l’Ontario $27,1 7.General Motors $26,7 8.Nabisco Brands $25,8 9.Groupe MoLson $24,2 10, General Foods $21,4 IL Chrysler Canada $17,4 12.Uniiever Inc.$17,4 1.3.Kellogg Salada $17,3 14, American Home Products $16,9 1.5, Ford du Canada $15,4 Voici la liste des 15 plus grands annonceurs nationaux au Canada, extraite d’une compilation des cinquante plus grands annonceurs effectuée annuellement par la maison torontoise Media Measurement Services Inc.ConMil d» la radkxSitfutlon at dat télécommunications canadiannas Canadian Radk>-talavision and Talacommunlcations Commission AVIS Accreditation des émissions canadiennes Dans l'avis public CRTC 1984-56 du 2 mars 1984.le C R T C a proposé des critères révisés relatifs à « l'accréditation des émissions canadiennes » Le Conseil a estimé qu'il serait bon d'avoir, dans toute la mesure du possible, uniformité entré les ministères et organismes gouvernementaux intéressés en ce qui a trait à la definition d'une « émission canadienne.» Par conséquent, le Conseil a proposé d'adopter le système de points et les critères de l'amortissement du coût en capital (l'ACC) dont se sert actuellement le Bureau d émission des visas de lilms et bandes vidéo canadiens du ministère des Communications (le bureau des visas) dans le cas de productions de longs métrages, comme base aux tins de sa définition d'une émission canadienne.En réponse à l'avis public CRTC 1984-56, le Conseil a reçu 33 mémoires provenant de l'industrie de la radiodiffusion.des producteurs indépendants et d'autres membres du public, lesquels ont traité de diverses questions ayant trait aux critères proposés.Le Conseil a tenu compte de ces mémoires dans le cadre de l'adoption des critères relatifs à l'accréditation d'une émission canadienne Les critères entrent en vigueur au|Ourd'hui.Le Secrétaire général J.G.Patanauda CanadS courrier rfV attrayant traitée piusrenrs aiixrrrarcVres 0“ BSt5rtaP;d^ de titres, tine f ptiorrs, tJ>- _oratrt, ete dortt^e compt|^,yuciarre- d’investisserrtett.Vtez .O mie vous tCL ^tex les ècouotuies^ ^ous tesec les services 9 g ,__ Codei’ostaV. Le Devoir, samedi 21 avril 1984 15 LE DEVOIR ECONOMIQUE 1 Assurances: certains observateurs canadiens sont inquiets Le projet de loi 75 pourra générer une explosion des affaires pour les institutions québécoises .r MARIE-AGNES THELLIER QUÉBEC — Le ministre des Finances du Québec, M.Jacques Parizeau, s’attend à ce que le gouvernement fédéral et les autres provinces suivent l’exemple du Québec, confèrent plus de pouvoirs aux institutions financières non-bancaires et décloisonnent les services financiers.Inquiets, certains observateurs canadiens estiment que le projet de loi 75 modifiant la Loi sur les assurances, déposé à l’Assemblée hatinale cette semaine par M.Parizeau, pourra générer une explosion des affaires pour les institutions financières québécoises, au détriment de leurs concurrents canadiens, notamment ontariens.«Je ne peux pas dire que je suis navré», a commenté M.Parizeau.Le ministre des F'inances note que son projet suscite davantage d’effervescence à Toronto que dans la presse québécoise, pui^u’il pourrait renverser le courant financier, traditionnellement dirigé vers Toronto.Il envisage même que des compagnies d’assurance à charte fédérale puissent être tentées de se transformer en compagnies à charte québécoise mais il leur faudra alors obtenir un «bill» privé à Ottawa.Selon M.Parizeau, le projet de loi 75 «permet aux compagnies d’assurances québécoises a charte provin- ciale de grandir» ; il leur donne en effet beaucoup plus de pouvoirs, à travers des filiales.Elles pourront obtenir davantage de financement, en émettant des actions privilégiées et en étant admissibles au Régime d’épargne-actions.Elles pourront effectuer davantage de placements.Enfin, elles pourront offrir une vaste gamme de services et diversifier leurs opérations.Récemment, les compagnies d’assurances ont déjà été autorisées à créer des holdings «en aval», c’est-à-dire des compagnies destinées à gérer leurs placements.Trente-trois compagnies d’assu-rance»bénéficieront de la loi et leurs actifs totalisent $3.3 milUards.Parmi elles se trouvent notamment les compagnies La Laurentienne et L’Industrielle.Si les compagnies d’assurance profitent des avantages de la loi, qui sera assurément adoptée avant le 23 juin, le consommateur pourra faire affaire avec la même institution financière pour placer son argent, emprunter oe l’argent, acheter des actions, profiter des abris fiscaux, acheter des obligations, se doter d’une fiducie, souscrire de l’assu-rance-vie et de l’assurance-incendie, etc.Selon M.Parizeau, il est inéluctable que de tels supermarchés financiers s’organisent; le mouvement est amorçé aux États-Unis et même au Canada avec Power Cor- poration.M.Parizeau espère aussi que le projet de loi 75 permettra aux capi taux québécois de participer davantage a l’expansion économique.Une autre loi, qui devrait être déposée à l’automne prochain, tou chera les compagnies mutuelles d’assurances générales.De plus, d'ici un an, deux autres projets de loi seront présentés; l’un sur les compagnies de fiducie et les compagnies de prêts, d’ici le début 85; l’autre sur les coopératives d’épargne et de crédit, «présenté sous peu».«D’ici moins d’ici an, ces pouvoirs (accordés aux compagnies d’assurances québécoises) seront généralisés car je ne veux pas favoriser un type d’institution financière au détriment d’un autre», a précisé M.Parizeau.Le ministre a rappelé que depuis décembre 81 sept lois ont déjà touché les institutions financières québécoises.«Traditionnellement, il y avait cloisonnement entre les compétences des quatre piliers financiers: banques, fiducies, compagnies d’assurances, courtiers en valeurs mobilières.Le gouvernement fédéral, qui a seul autorité sur les banques, leur a permis d’entrer dans des nouveaux secteurs au dépens des autres piliers.Jusqu’ici, ni le gouvernement fédéral ni les gouvernements provinciaux n’avaient facilité un tel décloisonnement dans les secteurs du courtage, des assurances et des fiducies», a précisé M.Parizeau en conférence de presse hier.En juin dernier cependant, la Commission des valeurs mobilières du Québec a permis à une institution financière d’acheter un bureau de courtage, prémisse à uii décloisonnement.Depuis vingt ans, les pouvoirs des banques ont été fortement accrus; elles ont pu par exemple se lancer dans le prêt hypothécaire, dans le prêt personnel, dans le prêt à moyen terme aux entreprises.Au Québec, seul le mouvement Desjardins a vu lui-aussi ses pouvoirs accrus depuis la fin des années soixante.Les pouvoirs de l’inspecteur général des institutions financières seront accrus vLs-à-vis des compagnies d’assurances québécoises: il pourra obtenir rapidement certains renseignements et les normes devront être appliquées avec rigueur.Selon M.Parizeau, ses pouvoirs pourront se comparer avec ceux du surintendant des assurances et de l’inspecteur général des banques à Ottawa.Le bud get de l’inspecteur général des institutions financières a été porté à $15.!) millions en 1984-85, comparativement à $12.7 millions l'an dernier.(Cependant le budget pour le contrôle et la surveillance des compagnies d’assurance est demeuré quasiment au même niveau.Pour les véhicules de promenade Le coût de Fassurance a chuté de 18 % en 1983 Le ministre des Finances, Jacques Parizeau.QUEBEC (PC) — Le coût de l’as-surance-automobile pour les véhicules de promenade a diminué de quelque 18 p.c.en 1983, indique un rapport gouvernemental qui analyse la tarification.Le rapport, qui a été préparé par l’Inspecteur général des institutions financières, vient d’être déposé à l’Assemblée nationale.Pour le premier trimestre Hausse importante du PNB aux Etats-Unis JEAN-PIERRE LANGLOIS La croissance économique aux Eltats-Unis au cours du 1er trimestre 84 a atteint 8,3%, en progression marquée par rapport au 4e tri-metre 83 alors que le PNB croissait à raison de 5%, une fois soustraits les effets de l’inflation.Cette annonce a produit son petit effet sur les milieux économiques et financiers américains, alors que tout le monde s’attendait à une croissance d’au plus 7,2% à la suite de la prévision préliminaire du Département du Commerce, mais surtout à la suite du léger ralentis- sement de l’activité économique observé en mars dernier.Les taux d’intérêt ont réagi en hausse, pendant que l’indice Dow Jones n’enregistrait qu’une mince augmentation de 1,57 point.La Commission des Valeurs mobilières suspend le permis de Sogecar pour une semaine PAUL DURIVAGE Le permis d’exercice du courtier Sogecar de Montréal a été suspendu pour une semaine à la suite de nombreuses irrégularités constatées par la Commission des Valeurs mobilières.Le dossier complet a par ailleurs été transmis au Service du contentieux de la Commission, pour l’analyse des infractions et le dépôt éventuel de plaintes pénales.La société Placements Michel Di Gré-gorio, dont le nom a été modifié le 18 janvier dernier pour Les Investissements Sogecar Inc., a admis à la Commission avoir exercé ses activités avant même d’être inscrite à la Commission le six mai dernier.Le courtier a aussi eu à son service onze personnes qui ont agi comme représentants, et cela durant près d’un an, sans que ces dernières soient dûment enregistrées.De plus, Sogecar n’avait pas tenu a jour les livres comptables requis et plusieurs registres manquaient.Le courtier n’utilisait pas le formulaire d’ouverture de compte prescrit et n’adressait pas à ses clients les avis d’opération.«les registres compta-j)les du Courtier étaient fort inadéquats, voire presque inexistants.Au début de janvier 1984, le Courtier avait engagé un comptable, à temps partiel.Ce dernier avait mis de l’odre à l’essentiel, mais n’avait pas eu le temps de démêler le fouillis et de mettre les livres et registres comptables à jour.C’est là une lacune très grave, aussi incompréhensible qu’inadmissible», a noté la Commission dans son jugement.Notons encore l’aveu de Sogecar d’avoir financer ses opérations à même les sommes reçues de ses clients à l’achat d’actions de fonds mutuels; Ces sommes doivent obligatoirement être versées dans un compte en fidécommis pour la sécurité des clients, selon l’article un de l’instruction générale canadienne no.19.Par ailleurs, Sogecar a été lavée de l’accusation de n’avoir pas maintenu en tout temps un fonds de roulement minimum de $35 000.Selon les renseignements disponibles chez le courtier, les inspecteurs de la Commission ont estimé que son fonds de roulement s’établissait à moins de $16 500 au 24 février 1984.Sogecar a toutefois fait valoir que des comptes à recevoir d’environ $21000 et des avances de plus de $20 000 à une société liée n’avaient.pas été comptabilisés.Rejoint par LE DEVOIR, le président et unique actionnaire de la société, M.Michel Di Grégorio, visiblement irrité par la publicisation de la décision de la Commission, a cherché à minimiser son importance en signalant qu’aucun client n’avait été lésé par ces irrégularités, que toutes les mesures correctrices nécessaires avaient été prises et qu’il s’agissait «somme toute, d’une goutte d’eau dans la mer».Il a ajouté que ce genre.d’infractions «se voyait à toutes les semaines chez les courtiers».La suspension des droits conférés par l’inscription à titre de courtier de Sogecar Inc.s’étend du 23 au 27 avril prochain.Cette progression est la plus forte depuis celle de 9,7% qui avait été observée au deuxième trimestre de l’an dernier, alors que l’économie américaine se relevait de la pire récession d’après-guerre.Le bureau officiel des statistiques aux Etats-Unis estime que la hausse du 1er trimestre est imputable surtout au gonflement des stocks, ainsi qu’à l’augmentation des achats de biens de consommation des particuliers.Parmi l’ac-cumulatior des stocks, on constate jue la moitié était attribuable aux agriculteurs américains qui ont reçu en fin d’année dernière d’importantes quantités de produits apicoles prélevés sur les stocks gouvernementaux, en application du programme officiel de réduction des cultures mis en oeuvre en 1983.Parmi les points saillants de l’activité économique du premier trimestre, on note: • L’inflation, telle que mesurée par l’indice im-plicité du PNB, a s’est légèrement relevée par rapport au quatrième trimestre de l’an dernier (4,7% contre 4,1%).• Les bénéfices des sociétés après impôts se sont inscrits en baisse de 0,8% après avoir progressé de 13,3% au trimestre précédent.• Les dépenses des consommateurs se sont surtout manifestées dans les domaines de l’automobile, des vêtements et des services.La progression de l’économie américain a laissé les analystes dans un état pianiaco-dépres-sif depuis novembre dernier.Ainsi, les données de novembre leur procuraient de r euphorie, pendant que celles de décembre les laissaient pantois tellement elles avaient été mauvaises.Puis, ce furent les statistiques de janvier qui étaient très bonnes et celles de février qui étaient encore meilleures.Enfin, les chiffres de mars renversèrent leur humeur quisoudai-nement devint mauvaise.Selon M.Larry Speakes, porte-parole de la Maison Blanche, « la forte progression du pnb au 1er trimestre est due à une accélération momentanée de l’économie».La prime moyenne d’assurance pour 1983 a été de $465, comparativement à $467 en 1982, pour une couverture complète comprenant la responsabilité civile et l’assurance-col-lision.Les primes avaient augmenté en moyenne de 14 p.c.en 1982 et de 52 p.c.en 1981.Ce sont surtout les conducteurs des catégories “adultes” qui ont vu leurs primes d’assurance baisser.Il s’agit des conducteurs masculins célibataires âgés 30 ans ou plus, mariés âgés de 25 ans ou plus, ou des femmes de 25 ans et plus.Les diminutions primes ont été beaucoup plus faibles pour les “jeunes”, soit les hommes célibataires de 25 à 29 ans et tous les autres conducteurs, hommes ou femmes, de 16 à 25 ans.Contrairement au cas des voitures de promenade, les primes pour les véhicules utilitaires ont peu varié en 1983 par rapport à 1982, révèle le document.La prime moyenne n’a baissé que de 2 p.c.dans cette catégorie, passant de $530 à $520, après avoir subi une hausse de 16 p.c.en 1982 et de 21 p.c.en 1981.On considère comme véhicules utilitaires les camions légers ou lourds, les véhicules de livraison et les autres véhicules lourds.Pour l’avenir immédiat, le rapport signale qu’il est “peu probable*^^ que le niveau des primes augmente en 1984, compte tenu que “la tendance à la baisse dans les primes persiste”.Des assureurs ont continué à réduire leurs primes à la fin de 1983 et au début de 1984, la tarification demeure profitable pour eux et la concurrence est toujours très vive entre les assureurs, note le document.Malgré la diminution des primes, la situation financière des assureurs faisant affaires au Québec s’est nettement améliorée au cours des deux dernières années, signale le rapport.Cette amélioration est attribuable notamment à une diminution des accidents de l’ordre de 6 p.c., et à des économies de frais engendrées par l’utilisation des centres d’estimation mis en place par le Groupement des assureurs aiitomobiles.Le document affirme que “la performance financière des comiiagnies d’assurances faisant affaires au Qué bec aura été excellente en 198.3”, “Les assurés-automobilistes ont fait leur large part dans l’amélioration de la rentabilité du marché et ils en ont profité, les assureurs ayant ajusté leurs tarifs à la baisse” suit le rapport.Les compagnies d’assurances gé nérales à charte du Québec ont pu réduire considérablement leurs pertes d’exploitation, qui sont passées de $65 millions en 1981 à $11 millions en 1982, ce qui a converti des pertes de $8.7 millions en 1981 à des profits de $.32.5 millions en 1982., pour Québec accorde $4,95 millions à la Davie • LI-IVLS (P(;) — Le gouverne menl du Québec a annoncé .son m-lention de contribuer Ju.siju'à concurrence de $4.95 millions à la construction d'un atelier de tuyauterie aux chantiers maritimes de Davie, à Lauzon.I.(‘ ministre de l'Agriculture, des l’êcheries et de l'Alimenta-tion et député de Lévis.M.lean Garou, a annoncé la nouvelle, vendredi.Il a cependant indiqué 201 Mont ((' il h IK.imiI I0K4 I'mi\iii44 (k ^ Dist 1141 (i4‘ Moiilictl ( (it H l’MdVlM 1 M I \o )00 02 00i474 K4K Hl V I II Ml \ Is I I H(i\ 1\( dcrnanik r4 SS4 \ s l) «.H » \ HHI I s & l>Hl \lsl\( déf4 fi4k*t4*sse 14*2 III II PIH4 a 10 h4‘ui (>s A la (ilac i* d a( lam s d4 II dél4*nd414*ss4* au No 67H riii I ai III 4*11 l.i 4 lté 4*1 dish 1414k Mont I (* (1 s4‘i ont \ 4 ridus |) (i auto ril4 di hisliii les hi4*ns 4*14 Ift'ls d4 (.1 (U*l4 ndi 14 SS4' s.iisis 4*11 4 41 |4> 4>ius4* 4 oiisistant 4 ri 2 but 4 aux (k lll4‘tal J (11114 l I.Ull4 Ull 4 n 4 UII4*1t4 1)1 1114 2 4 h.iis4'sd4 métal ht un(‘s 2 sà la|>lac( d.4rfaues(|( l.ijiailic défen d4*i(*sse .lu No 2100 Ixiul des I .(Uien 1i(l( s «I 1 ,44 il distii(ld4 M4)ntiéal s(‘inid 44‘ndus()00 02 002H19 H22 (.Ml \M & (.M DRI M i f INI demande K SS4 \s I dRK.IN M ( H M I I ( \N\D\IN( déf4 nderessc* Ie3 ni (I PIK4 à 11 00 heures à la place d.dfaiKsde l.i défc nderes.se au No 101 nu ( liemin Biunsvxick en la (tied( Pointe c Utile dislncl de Mniilié.il seiunt 4encius par aulo iik'dt lusiice les biens et effets de Ui déft ndc 1 c sse saisis en c elle 4 ius( consislani en Icaisseenie Lisluust Mélio 1 back bai 1 comp loii I c on^éUitc ur c lème «lacée 1 4oni|>loii st.iinless é4ier& lace 44MC I fonlaine Kehinatui équi pc 1114 ni d(‘tc‘slaui ani etc lundi lions \R(.I N I ( OMPI \N I RP” Il \N( IIMI I P huissiei K42 V291 Monlié.il k IHaxii) 19K4 Pio4inc( (le Québec Dislncl de Monliéal l dl R PRdVIM I M K No >00 02 04M2f>2 KM I I S l \R RdSM RII S KIR I IN (19H1) INI (k m iiuleiesse 4s IlSkNIRh PRlsl s SI Hl \ INI défende u sst u 2 tuai P)H4 à 11 00 heui es à I ( pUu 4 d affaii es de la défende 14 sse il Si I ont 4 4 ndus jrai aulo nie ek luslici les bii ns 111 ffeisck s de le iide Ul s saisis en e elle cause (onsisluil en I hutuidifitateui (.1 1 Ml (4 hiiu ù c oiidi 4 V ikin« et meu l)k )di4.m Ibuie iu\ liable de (oiti (le londitions VRl.l NI ( dMP I VN I RIi M VHI) I P (.1 R huissu I S42 t2‘II Monliéal le IK .14 111 P)K4 I I 04 nu 4 ek Quélu c Disli ul de Monliéal ( dl R PRdV INI I M I No >00 02 OslKl «10 (.U S l \ NVDVINl demandei esst \s MM NsV 11 lldMl* defendeur Ie2 miiP)«4 ail 00 heuies au domicile du deli luk iii ii kl nié de Mont leil Noid disliulde Monliéal se toni 4 4 ndus par aulonléde luslue 1( s 1)14 ns 411 ffels du défendeui sai sis 4 n 4 4 ll( c aus( consislanlen 1 lekioukui 14 /enilhet 1 base 1 slei eo /( mth 41 2 h.iut p.ti leui s I el («ei4* 1 labk a café 1 sel de cbimbii ek (onddions VRl.l NI l dMPI \NI Hk n \N l M Vil 1 P liuissu 1 «42 5291 Monliéal le 1« (4 11119M Piociiuede Québi'C Disliuldt Monliéal l dl R PRdVINl I M I No )00n2rt66K-lHil VII I I DH 1 \ V \1 (k inandeiesse 4s M( I \ M VRRI IN( défendu esse I c 1 m.ii P)H4 «I 11 heuies fk la |)laie 00 02 040447 «16 l.l S ( \ N M) \ 1N( DIV isidN Wdd Dlldl si d(‘m.in(k‘i4 ( .imilk Pa(|uel Monliéal dit dislu l sel onl vendus pai autorité (k lusiiee les biens 41 effets de P Vt I (.(.dl (.I dN saisis en ceMet.iusc consislanlen 1 léiévi seul (k m.iKjue/(‘nilhdensiion 26 4l 144 1 m.4«nélü casselU* de inar que Sons moclèleU blOel act ( on diUons P VM Ml N I ( dMPI VN I He iisei«iiem(‘nls (.11 I I s Pdl RII R huissu*! 2K4 114K De létude Paquclle Rocheleau Dion (.teniei ic .ISS liuissieis Monliéal le 17 avili19K4 ( .in.id.i Pi 04 nu e de Québec Dis nul (k Monliéal l dl R Ml NU I PVl I No SiKl/slOK VIN I 1)1 VI 111)1 N |)ailu demandeiesse 4s Bildl II I VRI) Dl MSh I paille defeiidei esse PHI NI/ VV IS (|U(‘ )(* 2 mai 19«4 à H 00 heu ns Vu 1 iKt lèi e Vsenue Sle l a Iheiiiu ehstiut de Montréal seionl 41 lukisp.n auloriléck luslue les l)ii ns el c ffels de D h MSI* I MHdl 11 I VRI) saisis en telle c.nise consislanlen 1 véhicule .tulomolnle de manjuc Pontiac 6000 19«{ 4 |)oi les de couleui biunel .ICC imm.ilntulé Vl B 044 Québec «ij.iiiviei (oiidilions PVll Ml NI IdMP! VNI Rensei«nemenls NORM VNI) PdlSS VN I huissiei 2«4 1I4K De létude P.tquelle Ho chele.iu Dion l.it mer & ass huis SUIS Monliéal lelTavrillOM ( m.uki Pi u\ nu e de Québec Dis nul de Monliéal l dl R PRdVIN ( I VI I No lO-) 27 020766-821 PI H ( I PI I l H Dl S VMI NDhS pallie demandeiesse vs (.11 I ! s I V I i I l 11 pallie défenderesse PRI NI / VV ISijuc k 4 mai 19K4à 10 10 lûmes Vu 1111 Rachel est à MonI lé.il dil dislncl seront senduspai aulonléde luslue lesbienselef lelsde(.ll i I s l VI I I l H saisis en celle cause consislani en 1 th.niu sléiéophonujue San\o coin picn.iiil .imjilificateui el table loui n.iiite I bui eau en boisbi un elau lits biens meubles l ondilions PVll Ml N I l dMPI VN I Renseï «neiiu Mis (.11 l I S Pdl R H H huissiei 2K4 114K De lélude Pa (|mtl( Rocheleau Dion (iieniei & (SS huissuis Monliéal lel7aMil I9K4 ( ari.nla Pi ovine e de Québec Dis Incl (k Monliéal l dL R PRdVIN ( I Vl I No >00 02 064594 N16 IIV DRdQlfBhl partie demande K SS4 \s PVl IIK 1 \ M DR VIN ji.iilK défendei t sse PHI Nh/ VV is i|ue le I mai 19K4 à 15 10 heu ns Vu 26)0 C^uevillon »1K SI ilu tu M disli ul de Monliéal seront 4c ndus pai auloi lié de Justice les 1)14 iis( l efft Isde P V I RK I V Vl I) 11 VIN saisis en 4 elle t ause ton sisi ml 4 II l télés iseui console de m.ii(|U4 P.iiiasomi el acc 1 lecteur ek ( .issilk* (juatre jnslesde marque s.mvoelacc l onditions PVIK MINI (dMIM VNI Rensei«ne II) 4 Mis DVNIM I V NI M huissier 284 IMS 1)4'lélude P.iquelle Ro (luk (Il Dioti (.14 met & ass huis M4IS Monliéal le 17a4iill9K4 ( .m i(ki Pi 04 iru e de Québec Dis liul (k Monliéal ( dl H PRdVIN ( 1 VI 1 No 500 02 007163 K4H l VP 1N( pal tu* demanderesse 4s PI RIIVSR4M.I R paitiedéfen (k I ( sse PRI N! / VMS que le 1 miil9K4ail 00 heuies Vu KIO*) «6t Vvtnue Ris léi e Des l’rairies (ksintl (1( Monliéal seront vendus jiai .uMonléde luslue lesbiens et (III Isde IKU.I H Ph RH \S saisis (11(4*114 eaust (onsislanl en 1 miomobile de manjuc* Ph muulh V .iilkml 1974 stock cai de couleur I nine 1 .lulomobik* de maicjue Ph moiilhl ui\ I970de couleui rou«e 1 c.imiotidc inaKjue I Old I 100 19')4 de couleui mauve et aulies biens nuubks ( oridiluins PVIhMINI ( dVIPI VN I llensi*i«iu*mt*nls ! Vt 111 N I Sdl VRI huissiei 2K4 1I4K De lélude Pa(|uelte Roche k.iu Dion (.leriiei & as.s huivsiers Mmilté.il k 17.4411119K4 ( an.id.i Pi uv ince de Québec Du» Incl (k Moniréal ( dl R sL PÈ RII l 111 No 500 12 121399 K3K NI (dll sVMSdN partie demande Mssc 4s l HRISIIVN BhRNIhR |).iili( défendei esse PRKM/ VV IS (juc le 2 mal 19K4 à 11 10 heu !(s Vu «|52Kimber à St Hubert disk ut de Moniréal st*ront vendus jiai .luloiiléde Justice les biens et c Ik ls(k ( MHISII W Hh RMI R s.iisist 11 ce Me cause consislani en 1 e.miionde manjuc ( hevrolet de ciiuk>m biuntlor sans imrnatncu I t I i O n avec roues t lu omet s el pneus ldr«e el act ( oiitlihons PVll.Mi N i ( dMP I VN 1 llenseignemenls DANII.I.1 V N( M huissiet 284 114H De l é Imk l'.iijuelte Rocheleau Dion e.niiui^ass huissieis Monliéal 1( 17.1411119K4 Canada Pi ovmce de Québec Dis Il u 1 de Monti éal ( dllR MUNK 1 l'VII No s I «4/0200 STtl4/0201 si «4 01K9 VII I h DK V h RDL N |)aiMe demanderesse \s IOU(.\S RdBI RI paille défendereshe PRI Nh / V\ IS que le 2 mai 1984 à 10 10 heuies Vu 2119 Gouin Ksi Monliéal dit dislncl seront vendus pal aulonléde Justice les biens el elklsde RdHhRI lOUGAS saisis tnccMec.iuse consislanlen 1 \oi luit de mai que ( heviolel modèle Impala I976dec()uleurbiune 2 por les.ivec .UC immatriculé Al’h 796 ( oiuklions PVlh Mh N I ( dMP 1 VN I Rensei«nements (.11 I hS PdlRll R huissier 2K4 1148 De I é lu(i4 Paquc*tle Rotheleau Dion (.lemei A.ass huissieis Moniréal U 17 as II) I9K4 PiKXincc de Québec Disliicidt Moiilié.il ( dl H l’HdVlNC I VI h No >00 27 00l5s1 Hh II VNNI Dl sNdV I RS .(«iss.ml poui et au nom du sous mtmsin* du tes (‘nu du (juélM c demandeiesse* 4s II I Ih (.11 hl oKhS défendei esse Ie3 mai 1984 à 10 heuK's au domic de de i ( p.it I le défendei< sse au No 4620 I ue St Kev in * 1 dates les 4 ilk* el dis Incl de Monlié.d seiont 4i>ndus[)ai aiMonlétk* lusDce lesbienselef tel «.de la |>arli(* détende i(‘vse viisis en c 4‘IK‘cause consislanlen Ils couk'ui console/( ndh as et acc I bililiol hè(jue 1 set Dons en bois et vent* meubles de ména«c eU (un ditions VR(.h N I ( dMP I \N1 II.VN tORIN huissier 845 IM7 Monliéal le 21 as ni I9H4 Pi 04 inc e de (Québec Disli ict de Monliéal ( dl R l'RdVIN( I M h No lOO 02 011458 818 dh M( h Dh I \ ( oNs I RI ( 11ON Dl.guR RI ( demanclercHHe \s sV I VId G \l I I (M VIN rh NAN( K SK,A) délemleur la* 2 mai 19H4 à 13 heures au cloinicik* du defendeur au No 21 PI RoHevell à Dollard des Or nteaus diHlnct de Montréal seront vendus par aulonléde Justice les bu‘ns el effets du défendeur saisis en telle cause consistant en 1 (uano de marque I indsav avec banc 40 27 001747 819 IM* R ( I I’ I I l R DIS \M I NDI S soi s MINIS t RI Dl Hl V h NI |))ilit elem mik'it*sst* vs ( M VH lise VN UN ji.iitie* déft*ntU*it sse l’R 1 \ I / VV IS (|U4* k* 4 mai 1984 à Il 00 1)4*111 t*s Vu ->70 1)1 I Vr«en licfî »I2 0 1 av.eldes Rajuclc*s dis liKlde Montréal seionl vendus |>,ii aiiloiileek luslue lesbienselef (elsek < M VRI 1 S l VN I IN saisis (•1) 4 4 Ik* cause consistant c*n lam pMlie.ileui Novels 2enceinles .itonslKjius I ioviLs I aulomobiie de m.iHjiK dUlsmohile nuKléle ( utiass 19.6 pk((|U( «8281*048 el auties ha Ils meubles < onditions PVlh MINI (OMI’IVNI Rensei«n4* DU nts RON VI D IdlINSON huis SU) 284 1148 De létude J*u 00 heuies Vu 90 1) Brunswick è DoM.ii (t des di meaux disti a t de Mont 1 éal seiont v endus par auto Mlédc luslue les biens el effets de sll I d(, ( ONSI RI ( IION ( ORP saisis en celle cause consislani en 1 m.ahmeà chèque Pavmaster 1 svsléme (1 éla«èies 1 machine à éc I lie divtnpia 1 malaxeui à ci menl avec moteur 1 exlincleur thi mi(ju( t‘l auU es biens meubles (on dînons P VlhMh NT COMPTANT R4*nsei«nemenl s DhNis ST I dl Is huissier 284 1148 De 1 é luile Pa(|uette Rocheleau Dion (iH>niei A as» huissiers Monliéal le 17 avili 1984 Pioviiuc (le (Juébi c Dislncl de Monliéal ( dl R St Ph RII l Rh No >00 0 ) 00>869 «17 VVdNCidl I M R (leinandc ur vs MK H* I I I Bl VN( défendeui 1 e 2 mai 1984 a II lu uns au lieu d eiiliepo s.i«4 (lu «>( \625622 no plaques Qué VI M J74l4Ui VM/I M elau ties buns meubles Conditions PVll Ml NIC dMPI VN I Renseï «1)4 mints DVNIll I V N( Il huis sll I 284 1148 De lélude Paquelle Rocluk.m Dioti (.leniei&ass huissieis Vkuitieal k* 17 avnl 1984 ( ,111 (d.i Ib ov nu c* de Quebec Dis Mut de Ibeivdlc ( dl R l*HdVlN (IVIl No 7n 02 000982 822 IM PHIMI RII SI if RdMI 1N( P Dili demandeiesse vs IV (.R VM)I V IRh I INC pailiedé le luk I ( SSI PR I NI / VV IS que le 1 II) (I 1984 .) 15 00 heuies Vu 61 l*ntict Vilhui I st 2efta«e Mont leil dit dislncl seionl v endus pat .luloiitede Iustice lesbienselef titsdi I V(.HVNI)! VlRf 1 saisis enccMec.mse consislanlen 1 pe till I ible c ieiis t*l effets de l* Vl l VNDRh BRdDI l R saisis en celle c.nisi 4onsislanl CM 1 automobile de ni.nijiu Buuk modèle Régal de Kiukui lougevin 2()oites immalii culeMJl 0*16 el acc 1 téléviseur cou k*ui |)oi t.dit Bl 4 tel on el sa base et .14 c 1 inobiliei de salle à dîner el (C i ( imdit tons P VI h M I.N I (dVlPIVNI Renseignements RI ( M VRI) I VRIVII RI huissiei 284 1148 Dl i elude l’aquetle Hoche l( lu Dion (.leim*! & avs huissiers Moiilieal le 17 av 1 li I9s4 ( an.ula Prov me e de Québec Dis h ul de* Montréal (dURMUNUI PVl I No 02 0000H(k84 Vil I K Dh VhHDl N pjerlie demanderexse vs DhNish.nilRAl'IT paitiedé f4*ndeievse PRh NK/ WISquele2 mai 1984 à 11 00 heuies Au 1585 lète .ivenue à sie ( ulhenne dis Il lit de* Montréal seront vendus par auloi lté de Justice le» biens el ef felsde DKMSKTIIIBAUI.T saisis en celle cause consislanlen 1 vé h>4 ule automobile de marque Pon tiac 6000 1983 4 portes de couleur biun pique «A( B044 Conditions PVll MKNTtOMPTANT Renseï «nemenls NORMAND POISSANT huissier 284 1148 De I élude Pa quette Rocheleau Dion (.renier & ass huissier» Munlréal le 17 avril 1984 ( (II.(de l’i ov nu 4* de Québec Dis nul ek Montié.d ( ol R Si l’R RII l RI No 500 0-) 002410 841 Sdl s MINIS I RI Dl Rl.V 1 NI Dl (Jl hBI ( pai I u* demande 14 SS4 V INV h s I IS I S V I VS MM « RI SI Vl RVNI ( I SVR.|)iMu (lefe ndei esse PRI NI / VV ]s (pu le 4 mai 1984 à 12 00 heu l(^ Vu 1411 ( lescenl Montréal (ht dislncl set onl vemlus par auto nie (il luslue ks bu nsel effets d(> l 1 s |\V I SI ISSI Ml N IS ISVI vs MM .RI SI \t R VN I ( I S VIM siisis 4 n 44 Me cause consistant en >> 4 l).iis(‘s base mêla) cuiielU* I (iu«4 2) l.ibles teclangulaiies ijua lie table s pout 4 pcTsonnes 1 meu bk beige itiioiis ipurtes léviei 4 II uui innwd.ible Icuismièie6 tonds 1 léfi igéialeur 4 pot tes de eouliui veil el auties biens meu blés Conditions PVll MhNI (eiVlPIVNI Renseignements DK Nlssi i dl |s huivsiei 284 1148 De I éDuk* P.i CM O S < SOMMAIRE Liminaire La philosophie du "grand cercle" Réal Rodrigue Lecture de "L'Utopie" Michel Lavoie Crise de l'imaginaire 7 Michel Morin Jean-Jacques et Timaginaire Claude Bertrand Le rôle des "sciences de la culture" dans une science sans domination Gérard Raulet Comment concilier savoir, existence et utopie ?Alain Massé, Daniel Babin.Jean-François Méthot Couples Pierre Bertrand La symbolique de Teau dans "Le chant du monde" de Jean Giono Diane-Ischa Ross Le mauvais genre Lysanne Langevin Une nouvelle lecture du Féminin chez Teilhard de Chardin Marie-Paule Désaulniers Écritures de femme* (8 mars - 29 mars) collège Édouard-Montpetit Les Services de l'Édition a/s Secrétariat général 945, chemin de Chambly Longueu-il, Qc J4H 3M6 en vente dans les librairies souvent de faim et de soif.Même si la peste a disparu, elle a marqué à tout jamais l’inconscient collectif.Les auteurs modernes comme Camus, Artaud et Mann ( Mort à Venise) ont fait survivre dans nos mémoires le virus de la peste et les paniques collectives qu’il provoque.Selon Herzlich et Pierret, c’est la tuberculose qui changera radicalement le visage de la maladie, du malade.Maladie à évolution lente, elle singularise, individualise le malade.Mal romantique par excellence, la tuberculose en consumant lentement la chair, sublime l’e^rit.La fièvre du phtisique est l’expression organique du désir, du « génie» du malade.Contrairement au pestiféré et au lépreux, le tuberculeux n’est pas brutalement retranché de la société.Comme le montre admirablement La Montagne magique de Thomas Mann, le sanatorium est un microcosme qui ne perd pas le contact avec le reste du monde.Les deux sociologues ne cessent de confronter l’image de la maladie d’antan avec celle d’aujourd’hui.Si leur enquête sur le passé s’appuie sur une documentation solide, celle du présent s’échafaude à partir de témoignages de malades pris au hasard; le cantonier du Cantal, la concierge de Billancourt.Aux docteurs de sourire maintenant: eux au moins savent ce que c’est qu’un échantillonnage scienti-fi(iue.Le lecteur intéressé davantage par le profil de la maladie que par celui du malade s’en tiendra à l’anthropologie médicale de Ruffié et Sournia, qui à grands traits brossent magistralement révolution des épidémies (peste, lè- pre, syphilis) depuis l’Antiquité jusqu’à leur disparition à l’état épidémique.En sortant de ces pages on se trouve tout heureux de vivre en cette fin de XXe siècle.malgré le cancer.Depuis l’instauration de la clinique, conne nous l’a appris Foucault, seul le regard du clinicien expert qui ouvre la voie au corps à l’aide du scalpel (sens premier û’autopsie — regarder soi-même) est habilité à diagnostiquer, à classer la maladie et finalement à guérir.Voici que des malades commencent à regarder, à scruter leurs symptômes et des médecins nouvelle vague à les y encourager.C’est le cas du collectif de la « Société Internationale de Recherche Interdisciplinaire sur la Maladie » qui, entouré d’une équipe interdisciplinaire, comprenant des profanes, jette un nouveau regard sur la maladie.C’est à la fois un livre de vulgarisation (au sens noble du terme) sur la maladie et sur les idées d’Henri Laborit.Décidément, les idées protéiformes de ce dernier s’adaptent à tout: au cinéma avec Mon oncle d’Amérique, à Tur-banisme, à la sociologie, à la psychologie, et j’en passe.Si vous avez vu Mon oncle d’Amérique (à défaut d’avoir lu ses livres), vous savez que toute la pathologie pour Laborit n’a qu’une seule cause : l’inhibition d’action.La maladie ne naît pas dans l’organe, mais dans le cerveau, dans les trois cerveaux qui répercutent leur information dans le système endocrinien.L’action (attaque et fuite) stimule votre « système de la récompense » qui hbère la dopamine tonifiante: vous vous sentez d’attaque, vous appelez le succès.Mais que votre action soit inhibée, alors le « système inhibiteur d’action » se met en action en secrétant le terrible cortisol qui baisse votre seuil immunitaire, provoquant à la longue des ulcères gastriques, des maladies cardio-vas-culaires, des dépressions et.le cancer.En effet, ce groupe de médecins n’hésite pas à embrigader parmi leurs « patients » Fritz Zorn, auteur du célèbre Mars dont le cancer le « libère » finalement de l’inhibition d’action dans laquelle il s’est enfoncé de plus en plus.Université de Montréal Faculté des arts et des sciences Département d'études anciennes et modernes Apprendre une langue, c’est déjà partir en voyage! Cours d’été 1984 • Cours de langues modernes Allemand - Cours intensifs élémentaire (6 cr.) et intermédiaire (6 cr.) Horaire: lundi, mardi, mercredi, jeudi et vendredi de 10:00 à 20:00 du 9 mai au 13 juillet 1984 inclus.Espagnol - Cours intensifs élémentaire (6 cr.) intermédiaire et avancé (6 cr.) Horaire: lundi, mardi, mercredi et jeudi de 18 30 à 21,30 ' du 9 mai au 4 juillet 1984 inclus.Italien - Cours élémentaire (6 cr.) Horaire: lundi, mercredi et vendredi de 17:30 à 20:30 du 9 mai au 23 juillet 1984 inclus.- Cours intermédiaire (3 cr.) Horaire: mardi et jeudi de 17:30 à 20:30 du 10 mai au 28 juin 1984 inclus.Russe - Cours intensif élémentaire (6 cr.) Horaire: lundi, mardi, mercredi et jeudi de 18:30 a 21:30 du 9 mai au 4 juillet 1984 inclus.• Voyage d’études en espagne HGL 3300 - Sites et monuments grecs et romains (6 cr.) Ce voyage est organisé par la Section d etudes anciennes, du 15 mai au 15 juin 1984.Pour de plus amples renseignements (inscriptions frais de scolarité, etc.) Prière de s’adresser au Département d etudes anciennes et modernes TEL.: 343-6222 ou 343-6224 Alors survient la maladie contient des centaines de fiches de ma-, lades qui souvent ont été guéris parce qu’on leur a délivré, comme le demande Laborit, un « permis de conduire » pour leur cerveau.Savoir comment il fonctionne, c’est savoir s’en servir à bon escient dit ce gourou neuronal, et avec lui les médecins de la SI-RIM.Reste à savoir si la leçon de conduite (j’allais dire « lauzon » de conduite) du docteur Laborit est bien la bonne.Allende et Kerouac chez Québec-Amérique Isabel Allende, nièce du président chilien assassiné, publie aux Editions Québec-Amérique un roman que l’on estime fort important dans la littérature latino-américaine: La Maison aux esprits.De l’avis des traducteurs, Claude et Carmen Durand qui ont aussi découvert et traduit Cent ans de solitude.cet ouvrage puissant et envoûtant connaîtra un succès aussi triomphal que celui de Gabriel Garcia Marquez.Le récit se déroule dans une contrée qui ressemble à s’y méprendre au Chili, du petit matin de ce siècle à son actualité la plus brutale, une dynastie foisonnante de personnages sur chacun desquels repose tour à tour cette chronique, sans qu’on perde jamais les autres de vue, fussent-ils morts et enterrés, ressuscités ou revenants .L’histoire de Esteban Truba et de son épouse Clara, des différentes générations de leur famille respective, le récit de cent ans de passion, de drame et d’amour dans le contexte d’un pays qui ressemble à s’y méprendre au ChiU.Québec-Amérique publie également Maggie Cassidyde Jack Kerouac, un roman écrit en 1953 et qui est paru aux Etats-Unis en 1959.Ce romancier nous entraîne cette fois dans une autre histoire d’amour: l’amour fou, l’amour passion, comme ne ne peut le connaître qu’à l’adolescence, le feu sacré qui a inspiré toute la beat generation.Selon Le Point, ce roman déborde de jeunesse et de vitalité.Le Devoir Culturel €^st dirigé par Mario Pelletier FFSTIVAL NATIONAL, DU LIVRE du 28 avril au 5 mai 1984 CONCOURS 50 livres québécois à gagner NOMMEZ CINQ AUTEURS QUÉBÉCOIS (dans les catégories roman, poésie, théâtre, jeunesse.) ET LE TITRE D’UNE OEUVRE DE CHACUN Faites parvenir vos réponses à: CP.851 Succursale La Cité Montréal, Québec H2W 2P5 Les réponses devront être reçues avant le 1er mai 1984 Le nom du gagnant sera divulgué jeudi, le 3 mai 1984, à 19h00 à l’issue de la « JOURNÉE DU LIVRE » tenue à l'Aire d’animation de la Place des Arts de Montréal.LE DERNIER ANTONINE MAILLET CRACHE À PIC mefwecUeu^ E L’EMPlOI ET DE L’’inniGRATION APPUYE PAR LES CHAMBRES DE COMMERCE DE MONTREAL ET DU QUEBEC HORAIRE CABLEVISION NATIONALE A PARTIR DU T AVRIL:LUN23ll MAR17H3I1 JEU la» VEN IbH DIM U,» EST S! SIMPLE PAR LE CABLE ¦TEL.EX' CfllUflL 3 HORAIRE DE CF CABLET.V.A PARTIR DU 53 AVRIL ÔM LUN.B3II MAR.17IMER.B3l JEU.17II DIM.531 ÎS Le Devoir, samedi 21 avril 1984 35 LE DEVOn CULTUREL Lynn Hughes: une aventure espiègle EXPOSITIONS GILLES DAIGNEAULT L’étiquette de « néoexpressionnisme » est loin de chapeauter efficacement toutes les nouvelles tendances de la figuration picturale.Au contraire, les plus intéressantes d’entre elles sont souvent celles qui se démarquent d’une manière quelconque d’une attitude résolument expressionniste, quitte a en conserver — pour les subvertir — certaines caractéristiques formelles.Dans ce contexte, l’oeuvre de l’artiste montréalaise Lyrm Hughes (née à Vancouver en 1951) est tout à fait exemplaire.Après avoir été montrés au 49e Parallèle, à New York, ses travaux occupent maintenant les deux salles de la galerie Powerhouse (3738 rue Saint-Dominique) et aussi un local du 4060 bd Saint-Laurent (au 3e étage).D’une part, l’écriture de Lynn Hughes, très énergique mais aussi d’une maladresse presque agressive, s’apparente à une certaine peinture narrative qu’on trouvait surtout à Toronto et où des contenus lourdement symboliques prennent beaucoup de place, au point que le re-gardeur n’a d’autres choix que de les interpréter, de les décoder selon des répertoires de signes assez universels.Cette remarque s’appliquerait notamment a la série des Portraits (de Pasolini, de Jean Genêt ou de William James) où l’artiste a voulu rendre compte de quelques ambivalences qui sont la clé de ces personnalités « suspectes ».D’autre part, les très grandes toiles de la série Le monde de la vitesse manifestent une attitude plus libre, plus ouverte et plus critique par rapport au courant où on serait tenter de les inscrire.Ici, il s’agit davantage de faire cohabiter sur une surface des réalités qui s’opposent chronologiquement, culturellement ou psychologiquement et qui rendent compte du chaos de la pensée et de l’imaginaire contemporains, et du caractère illusoire de toute tentative d’y projeter un ordre.En même temps, une joyeuse anarchie des interventions graphiques et picturales, et aussi des espaces proposés par celles-ci, réagit manifestement contre toute forme de prescriptions esthétiques.Selon son humeur, on commencera ou non la visite par la galerie Powerhouse où sont réunies les oeuvres les plus anciennes et les plus politiques.Dans l’ensemble, il s’agit d’une aventure tonifiante, parfois espiègle, et toujours intelligente.(Jusqu’au 5 mai) Cette semaine encore, deux groupes d’artistes montrent leurs travaux récents dans des espaces parallèles aux réseaux patentés.Et le fait que ces présentations ne soient ni d’une qualité inférieure à ce qui se passe dans le circuit normal, ni d’une nature différente, vient accréditer l’opinion que ce circuit ne suffit plus à rendre complètement compte de l’activité artistique montréalaise.D’abord, Jean-Pi erre Gilbert, Ginette Prince et Manon Thibault ont fait place nette dans leur atelier (situé au 3e ECHOS Ce soir à 20 h,à la galerie Articule, 4060 St-Laurent, no, 106, on présente l.ogos Duo, de Belgique.¦ Les veillées du Plateau présentent une soirée de danse traditionnelle québécoise ce soir.Info: 598-8935 ¦ Une soirée dansante est offerte, ce soir, au Café Koomkoom, à 21 h, musique israélienne, française, orientale et rock.¦ Le Bonaventure Wes-tin organise sa 13e (Bourse annuelle des Ballons de Pâques, afin de ramasser des timbres pour la Société des timbres de Pâques.Elle se déroule dimanche, à 13 h 30.¦ Dimanche à 15 h, au ATEI.ICRS - SUOUR JUILLET ET AOUT Créer avec de la glaise.Jouissez de 2 Semaines dans un site enchanteur.POTERIE ROZYNSKA Wavs mbfAyer’s Cliff) Québec JOB ICO 8l9S3êA32I Pastels et sculptures WALTER BÀCHINSKI tt jusqu’au 28 avril galerie l’art français ANNE-MARIE/JEAN-PIERRE VALENTIN 370 ouest, avenue Laurier, Montréal Téléphone (514)277-2179 Membre de l'Astoclallon prolewlonnelle de» galeries d'art du Cartada II,, annonce lu sélection des expositions de la saison automne I984 — été 1985.Les artistes intéressés doivent soumettre un dossier comprenant de lU à 2ü diapositives un curriculum vitae un court texte explicatif de la démarche artistique • tout autre document pertinent avant le mercredi 2 mai 1984.Pour de plus amples renseignements, composez le 514-284-3768.il F Un des tableaux de Lynn Hughes tirée de la série « Le monde de la vitesse étage du 1483 rue Mont-Royal est) pour y présenter chacun une installation, et leur juxtaposition montre très efficacement combien cette catégorie d’oeuvres, déjà mal définie, se complexifie encore du fait qu’elle se conjugue à d’autres disciplines comme la peinture (Gilbert), la danse et la photographie (Prince ), la vidéo et la performance (Thibault) auxquelles elles servent ici d’antichambre ou de mémoire.Malgré des propos completèment différents, les trois installations présentent un certain nombre d’affinités formelles qui en rendent l’expérience encore plus agréable.(Jusqu’au 28 avril) ?D’autre part, dans un grand local vacant du sud de la ville (au 699 rue Saint-Maurice, près de la rue McGill), cinq jeunes peintres de « l’école de Concordia » — Bernard Gamoy, Janet Logan, Dan Oxley, Rhona Shapiro et Michael Smith — présentent plus d’une vmgtaine d’oeuvres, presque toutes de grand format, qui témoignent de leur attachement commun à la peinture, et même à une certaine tradition à l’intérieur de la discipline.Dominé, à première vue, par le travail de Gamoy, l’ensemble est très costaud et pose la question d’une éventuelle spécificité de la peinture anglophone de Montréal.(Jusqu’au 4 mai) w La jeune aquarelliste Jardin Botanique, la classe de piano de Ma-deleineBélanger donne un concert gratuit.¦ Dimanche à 21 h, on peut voir Gang of four au Spectrum, un groupe anglais new wave.307 ouest, rue Ste-Catherine.Suite 555 Montréal.Qc H2X 2A3 514-845-5555 NOCTUELLE GALERE D'ART Exposition DANIELLE APRIL « oeuvres récentes » jusqu’au 29 avril 1984 Horaire: du mardi au samedi de 11 à 18 hres gravures originales de Leonor Fini à partir de 180$ P (encadré) « i;oi:iL » 4427 rue St-Denis 282-1756 du.lun au sam de 11 ha 17 h ou Sur rendez-vous UJCiEL&fSSf - oero'C'® 1 .’ .y.' 2A44N'ackaY.looUeai.leU514)933-^ Exposition des Peintres de la galerie GALERIE RENÉE HAMEL 56(A) rue Blainville ouest Sainte-Thérèse 430-6722 du mercredi au dimanche de I2h â I8h.jusqu’au 5 mai ê PEINTRES DE BALI « École d'Ubud » galerie gilles corbeil '*** C'**^*''* 844-7147 Zém.eitg.Lenni Workman revient chez Jean-J acques Thibault (4226 rue Laval) avec une dizaine d’oeuvres qui montrent à la fois une constance dans ses préoccupations concernant la fixation de reflets lumineux particulièrement fugitifs, et aussi une évolution de son projet qui diminue l’importance des objets référentiels qui provo-îfl quent ces reflets.Les toutes dernières oeuvres, d’un plus grand format, où les formes lumineuses évoquent des nuages à interroger pour comprendre ses propres désirs, sont les plus prometteuses.Redisons que l’espace qui accueüle ces aquarelles soignées est très chaleureux.(Jusqu’au 4 mai) ?Chez Bernard Desroches (1444 rue Sherbrooke ouest), on nous annonce une exposition de sculpture de Léo Schimanszk y, mais en réalité la vingtaine de bronzes de l’artiste d’origine autrichienn e se fond complètement dans une salle envahie par des tableaux de John Eaton.Il ne faut pas respecter beaucoup la sculpture pour en proposer une mise en scène pareille.Quant aux oeuvres, généralement de petit format, elles sont de jolis bibelots qui raviront — ou scandaliseront ?— les nostalgi- ques de Jean Arp ou de Moore.(Jusqu’au 25 avril) ?Quant aux nostalgiques de Monet, c’est par la galerie Fucito (5283 avenue du Parc) qu’ils doivent passer ou les paysages luxuriants de Ronald Zefara essaient de glaner le champ de l’impressionnisme.Certes, l’entreprise est difficile et, en 1984, elle prendrait plutôt les allures d’une gageure.À première vue, on constate qu’il n’est pas commode de tenter de rafraîchir le regard impressionniste et qu’à trop s’y appliquer on risque de l’alourdir.(Jusqu’au 30 avril) LE COEUR AU METIER il.¦ : ¦ - Leonard Davis, Whal the Doggie Saw 1933.Archives publiques ou Canada (PA-126639) LE CXIELR Al .METIER: la photographie amateur au Canada, 1839-1940 200 photographies d’amateurs tirées de la Collection nationale de photographies Organisée par les Archives publiques du Canada Jusqu'au 27 mai L’ART CONTEMPORAIN DE LA COLLECTION Jusqu'au 13 mai VIDÉOS .SI R L’ART .‘U- Festival inteniational du film sur l’aiT Le samedi 21 et le dimanche 22 avril à 13h et à 15h Projection sur écran géant Auditorium, entrée: 2S .Ml SÉE DES BEAI X-ARTS DE MONTRÉAL 1379, rue Sherbrooke ouest Ouvert de 11 à 17h, le jeudi soir jusqu'à 21 h; fermé le lundi Autobus 24 ou métro Guy Renseignements: (514) 285-1600 GAETANO PESCE: ARCHITECTURE ET DESIGN UP 5 — Fauteuil et repose-pied GAETANO PESCE DMSIn» d'archltoctura, maquatte* al maubiaa Chaque projet est un discours sur la condition sociale de la culture qui donne à l'oeuvre de PESCE toute sa force et son caractère provocateur jusqu'au 27 mai.EXPOSITION PERMANENTE Pièces maubléaa, décoration d'origina PROGRAMMES EDUCATIFS: Vlaltaa commantéas Activités offertes aux groupes scolaires du primaire Sur réMrmUon: (514) 259-2575 CENTRE DE DOCUMENTATION: Spécialisé dans les arts décoratifs et le design.Egalement, collection de livres sur l'architecture Lundi au vendredi de 9h30à 16h30 Sur réaarvatfon; (514) 259-2575 BOUTIQUE CAFÉ • CHATEAU DUFRESNE, MUSEE DES ARTS DÉCORATIFS DE MONTRÉAL PI# IX el Sharbrooka (méiro Pla IX) Ouvert du jeudi au dimanche del2hè17h Ransafgnamanta (514) 259-2575 En bref.Les artistes professionnels québécois désireux de po.ser leur candidature au concours « Studios du Québec à Paris et New York » peuvent le faire jusqu’au 18 mai prochain.Une entente entre le ministère des Affaires culturelles et celui des Relations internationales jiermet ce concours.Le programme permet à deux artistes d'occuper l'un des deux studios à Paris ou à New York et de bénéficier d'une bourse maximale d'un an.Pour le studio de Paris, le concours est ouvert aux artistes en musique et en arts visuels La personne choisie peut avoir accès à un atelier et à une aide financière de $13,000.Pour celui de New York, le concours s’adresse aux artistes en arts visuels, en arts d'interprétalion, en métiers d'art, en création littéraire et en cinéma.Une bourse de $12,000 est disponible.Pour être admissibles, les artistes doivent travailler depuis de nombreuses années et avoir (les réalisations importantes à leur actif.Ils doivent également avoir participé à des événements internationaux.Les artistes peuvent s’inscrire en envoyant un curriculum vitae, un dossier de presse, des documents présentant leur projet de stage en écrivant au MAC, Direction des programmes, 225, Grande-Allée est, 3e étage.Bloc B, Qué-béc.GIR 5G5 ¦ Montréal tout-terrain, qui aura lieu du 22 août au 23 septembre, est une exposition qui cherche à regrouper une cinquantaine d’artistes de disciplines diverses.L’orientation générale de l’exposition est d'exposer différentes tendances qui vilalisent le milieu de l'arl montréalais.Les artistes qui désirent participer ont jusqu’au .30 avril pour faire parvenir cinq diapositives de leurs travaux récents à l’adresse suivante: Montréal tout-terrain, 3696, Henri-Julien, Montréal.H2X 3H5.¦ .lanine Leroux Guillaume expose présentement ses gravures et son livre d'art « Les Imagiers » au French Library, de Boston.ROBERT McNEALY Installation LUIGI GHIRRI Photographies jusqu'au 25 avril OPTICA 3981, bout.St-Laurent.5e étage Montréal, H2W 1Y5 287-1574 307 ouest, rue Ste-Catherine, Suite 555 Montréal.Qc H2X 2A3 514-845-5555 NOaUELLE GALERE DART Exposition DANIELLE APRIL « oeuvres récentes » jusqu’au 29 avril 1984 Horaire: du mardi au samedi de 11 à 18 hres Pour la première fols en Amérique du Nord Oeuvres récentes de ail 77 avec John Mills, Stéphane Audran, Jason Miler et Paola Pitagora Œ) CFTM 12.00 Midi à quatorze heures 14.00 Championnat National de hockey midget 1984 16.45 La route olympique 17.45 Le Dix vous informe 17.55 Lotto 6/49 el La quotidienne 18.00 Pop Express 19.00 La petite maison dans la prairie 20.00 Les Grands Spectacles 8 Ben Hur ¦ 22.00 Sur la sellette 22.30 Nouvelles TVA 22.45 Les sports 23.00 Cinéma « L’Evangiie selon Saint-Mathieu » it 64 avec Enrique Trazoqui, Marghenta Caruso, Suzanne Pasolini et Marcello Morante CD RADIO-QUÉBEC 14.00 L'actualité économique 14.30 Les grandes maladies 15.30 Les grands pas classiques 16.00 Nourrir le Québec 16.30 Histoire de zoo 17.00 Le marché aux images 18.00 Passe-Partout 18.30 Les amis de mes amis 19.00 Planète chinoise 19.30 Justice pour tous 20.00 Samedi soir; intrépide 21.36 Le lendemain du futur 22.20 Cinéastes a l'écran « Une forêt pour vivre » et « Speak white » TVFQ (Câble) 12.00 La vie en face, allons-y jeunesse 13.00 Champs-Elysées 14.10 Magazine du jazz Latin Bebpp 14.40 Sept sur sept 15.40 itinéraires centrafrique 16.45 Dans les mains du magicien 16.55 Récréa 2 17.00 Vitamine 18.00 La maison de TFl 19.15 Les chevaliers de Lille 19.30 Parole donnée La fiesta brava 20.30 Champs-Elysées 22.00 Sept sur sept 23.00 Aller simple- le système ba-bylone 23.33 Prélude à la nuit O CBMT 12.30 Going Great 12.58 Programm highlights 13.00 Steppin'out 13.28 Community announcements 13.30 Winter games 14.00 Wild kingdom 14.30 From now on 15.00 Sportsweekend 18.00 CBC News Saturday report 18.30 This week in parliament 19.00 Mary Poppms 22.00 Anne Moray's carobbean cruise 23.00 The National 23.15 Provincial affairs 23.21 Newswatch 23:37 Cine Six.The blow up • USA 1967 avec Vanessa Redgrave.David Hemmings at Sarah Miles CB CFCF 12.00 Saturday Cinema • Search and destroy • drame 80 avec Perry King, Tisa Farrow.George Ken-nedey el Don Stroud 14.00 CTV Sports Special Air Canada Cup Hockey 17.00 Wide world ot sports 18.30 Stéréovision network 19.00 Music vision 19.30 Just kidding 20.00 CFCF Special American video awards 22.00 World ministry to others 23.00 CTV National News 23.21 Pulse 00.00 Cinema Twelve < Goodbye Columbus > com dr.1969 avec Rr-chard Benjamin, All Mac-Graw el Jack Klugman 02.05 Second leature « Thetastesl guitar alive • west muaical 1967 avec 03.45 04.45 Roy Orbison, Joan Freeman et Sammy Jackson The Waltons Rhoda DIMANCHE o • 12.00 13.00 13.30 14.00 15.30 16.30 17.00 18.00 18.01 18.30 19.00 19.30 22.00 22.20 22.35 22.45 22.50 CBFT La semaine verte Propos et confidences Coupd’oeil Baseball des expos Court métrage Les cloches Second regard Le téléjournal Science-realite USA 4e partie Court-circuit La soirée du hockey Le téléjournal Sport-Dimanche La politique provinciale Présentation du ctné-club Ciné-club « Le cabinet du docteur Caligari » ail.1919 avec Werner Krauss, Conrad Veidt et Lili Dagover CE) CFTM 12.00 Bon dimanche 14.00 Sport Mag 14.30 Football USFL 16.00 Sport Mag 16.30 Football USFL 17.45 Sport Mag 17.50 Le dix vous informe 18.00 Au royaume des animaux 18.30 Huit ça suffit 19.30 Centre médical 20.30 Vedettes plus René Simard 21.30 Science et technologie 22.30 Les Nouvelles TVA 22.45 Les Sports 23.00 Cinema K Quo Vadis » amér 51 avec Peter Ustinov, Robert Taylor.Deborah Kerr et Leo Glenn CD RADIO-QUÉBEC 18.00 Passe-Partout 18.30 Charlie Brown 19.00 Visage 19.30 L'envers du decor 20.00 Les risques du métier 20.30 L’éternité devant soi 21.30 Ciné-Répertoire • Les fleurs sauvages > can 81 avec Marthe Nadeau.Michéle Magny, Pierre Curzi, Eric Beausé-jour el Claudia Aubin Q0 TVFQ (Câble) 12.15 Thassala 13.00 Téléfilm .Opération bonheur.comédie avec Roland Giraud.Marion Petersoon et Max Desrau 14.00 Apostrophes; les séductrices 15.15 La télévision des spectateurs 15.45 Sports dimanche 17.00 Gym-lonic 17.45 Monsieur l'ordinateur 18.00 L'ecole des fans 18.45 trente millions d'amis 19.15 Auto moto 19.45 Thalassa 20.30 Téléfilm « Le bastion de Camargue • avec Vitus Seplichal.Arthur-Sébastien VVarnod et Michèle Laurence 21.30 Apostrophes- sur quelques contemporains 22.45 La télévision des téléspectateurs 23.15 Sports dimanche 24.05 Prelude à la nuit o CBMT 12.00 Meeting Place 13.00 Country Canada 13.30 Hvmn sing 14.00 Major league baseball 16.30 Two ronnies 17.00 CBC News.Sunday report 17.30 The Passion ol Christ 18.00 Walt Disney 19.00 Fraggle Rock 19.30 The Beachcombers 20.00 NHL Hockey Playoffs 23.00 The National 23.15 Nation s Business 23.21 Newswatch 23.41 Sunday Best • The house ol Brede.(B 13.00 13.30 15.30 16.00 16.30 17.00 18.00 18.30 19.00 20.00 21.00 22.00 23.00 23.21 00.00 CFCF Terry Winter show Sunday cinema • For the life ol Senji • avec Benji, Patsy Garrett, Ed Nelson el Cynthia Smith Sports hot seal Travel 84 Question Period The Olympiad Pulse As It IS Hardcastle 8 McCormick Knight Rider Scarecrow 8 Mrs King W5 CTV National News Pulse Cinema 12 > Easter Parade » mus com.1948 avec Judy Garland.Fred Astaire, Peter Lawtord et Anns Miller 02.05 03.05 The Waltons Eyesat LUNDI O CBFT 12:00 Premiere édition 12.22 Telex Arts 12.30 Allô Bou Bou 13.30 Aujourlejour 14.30 Cinema « La poursuite mystérieuse » can 75 avec Michael MacDonald, Angèle Knight, Jean-Louis Millette et Marthe Thiery 16.00 Bobino 16.30 Les Schtroumpts 17.00 Le grand frere 18.00 Ce soir 18.25 Les nouvelles du sport f' 18.30 Avis de recherche ' 19.00 Drôle de vie 19.30 Terre humaine 20.00 Poivre el sel 20.30 La bonne aventure 21.00 Quincy 22.00 Le téléjournal 22.25 Le Point 22.55 La météo 23.00 Les nouvelles du sport 23.10 Télex Arts 23.20 Coupd'oeil 23.50 Histoires extraordinaires OD I CFTM 12.00 Le dix vous informe 12.30 Ciné-quiz « Une coccinelle en balade extraordinaire » ail.73 avec Robert Mark, Salvatore Borghese, Cari Moh-ner et Walter Giller 14.25 Souvenir Olympique 14.30 La petite maison dans la prairie 15.30 Gronigo et cie 16.00 L'Animathèque 16.30 Daniel Boone 17.30 N'ajustez pas votre appareil 18.00 Le 18 heures 19.00 Galaxie 19.29 La quotidienne/tirage 19.30 Chips 20.30 Matt Houston 21.30 Michel Jasmin 22.30 Nouvelles TVA 22.50 Le 10 vous informe 23.00 Les sports 23.15 Souvenir Olympique 23.20 La couleur (ju temps 23.30 Ça prend un voleur (D RADIO-QUÉBEC 13.30 Le marché aux images 15.00 Le Québec au pluriel 15.30 Téléfilm • Intrépide » 17.30 Les amis de mes amis 18.00 Passe-Partout 18.30 Téleservice 18.57 L'Agence DD.T.19.00 Pierre Nadeau rencontre 19.30 Nova 20.30 Les ballets 21.30 Le 60-80 22.00 Télé-documents 23.00 Pierre Nadeau rencontre TVFQ (Câble) 12.30 Cadence 3 13.45 Téléfilm « U Catenacciu » avec Bernard Fresson, Denis Manuel et Pierre Massimi 15.30 Troisième rang de lace 15.55 Le théâtre de Bouvard 16.30 L'ile aux enfants 16.50 Varietoscope 17.05 Histoire d'en nre 17.20 L'Académie des neuf 18.00 Atout coeur 18.30 Des chittres et des lettres 19.00 Aujourd'hui la vie 20.00 1 Espace trancophone chanter dans l'Océan Indien 21.15 Téléfilm • Les enquêtes du commissaire Maigret > avec Jean Richard, Jean-Pierre Darras et Jacques Dacq-mlne 23.00 Troisième rang de lace 23.30 Le théâtre de Bouvard o CBMT 12.00 The midday news 12.10 Midday 12.25 Community announcements 12.30 AH in the family 12.57 Program highlights 13.00 All my children 14.00 Take thirty 14.27 Weather report , 14.30 Coronation Street 15.00 Tales ol the unexpacted 15.30 Ars Nova 16.00 Do It lor yourself 16.29 Newswatch 6 16.30 Just down the street 16.59 Newswatch 6 17.00 Coming attractions 17.27 Newswatch 6 17.30 Three's company 18.00 Newswatch 19.00 Comedy Mayonnaise 19.30 Gel to the point 20.00 Too close lor comfort 20.30 Rangin' in 21.00 Bultalo Bill 21.30 Newhart .22.00 The National ' Suite à la page 34 V LE DEVOIR .A LOISIR J jjLibrairie Ulysse^ CAHIER La muIa librairie du voyage même te dimanche I 1208 81-DcnU.MonCréal 843-7135 «rrvUir te kvtênon c*nir«'v4t AIR FRANCE (ummo Réservations 30 jours à l’avance Prixpv pertume tur dfua voytgMnlenwmbltpêr Ar Frê>x» «1 pvl4|Mnt It même ^1025545 42 Le Devoir, samedi 21 avril 1984 TOURISME Le tourisme dans les réserves autochtones ?Pourquoi ne pas profiter de l’été prochain pour renouer avec les premiers occupants du pays ?GILLES PROULX « Il y a encore des Indiens chez vous ?» Celle queslion, si fréquem-menl enlendue de la bouche de lou-risles, demeure souvenl sans réponse.Pourlanl, l’an passé, le Québec a reçu 96,000 Français, 20,000 Suisses el 13,000 Belges, el la pluparl d’enlre eux auraienl souhailé voir des Indiens comme nous aimerions renconlrer des Iribus lorsqu’on mel les pieds en Afrique.D’ailleurs, on s’explique mal pourquoi les responsables lourisliques n’onl pas familiarisé davanlage le visileur avec cel aspecl de noire palrimoine.Les aulochlones n’onl-ils pas besoin, eux au.ssi, de lirer profil de celle indus-Irie en aulanl qu’elle ne se limile pas tout, d'affirmer Mlle Kim Beauvais, de Kahnawake.Nous ne voulons plus ressasser ces histoires qui remontent à la nuit des temps.Ce qui donne celle impre.ssion, c’est que plusieurs d’entre nous ne parlons pas français.Nous sommes cependant conscients qu’il va falloir agir, notamment, au niveau de l’affichage et des annonces de nos spectacles.Vous savez, depuis la mort du chef Poking Fire, nous nous sommes enlisés.» Mais les moyens financiers de la réserve de Kahnawake ne permettent pas tellement de foncer.Artisanal, danse et musique composent à peu près le maigre menu destiné aux touristes.Les objets vendus en boutiques ne se sont pas tellement renouvelés depuis des décennies.La poupée-squaw n’a pas rajeuni non rer l’infrastructure existante.» Il a bien raison.Une reconstitution d’une « maison longue », symbole de la Confédération des cinq nations, et le rafraîchissement des spectacles et exhibits, tee pees et totems s’imposent.Ajoutons à cela un programme publicitaire auprès des CTands hôtels de la métropole et l’affaire serait dans le sac ! À ce sujet, M.Jos Steasy, de Kahnawake, est en train de faire l’inventaire du potentiel touristique de six réserves : Saint-Régis, Oka, Odanak, Bécancourt, Loret-teville (le village huron) et Kahnawake.« La clientèle existe.Elle est surtout constituée, comme tout le monde le sait, d’Européens.Le Québec en reçoit environ 350,000 par année pour des séjours bien plus longs Le village d’Obsweken (Ontario), dans la réserve des Six-Nations, n’a pas attendu les touristes pour se refaire une beauté.Notons, en passant, que les autochtones ne reconnaissent pas les frontières « artificielles » imposées par les Blancs entre les provinces ou même entre le Canada et les États-Unis.(Photolaser PC) à des facsimilés de la culture amérindienne revue et corrigée par Hollywood ?Le tourisme ethno-culturel est une réalité.Pourquoi l’industrie touristique ne donnerait-elle donc à ses clients ce quiLs réclament ?Au sud-ouest de Montréal existe encore une tribu iroquoise.Eh oui ! El ce sont ces mêmes « irréducti blés • Iroquois qui conclurent des accords avec les Anglais de même qu’avec leurs ennemis jurés, les Français.Ah ! si seulement Champlain n’avait pas pointé son arque-bu.se sur eux à Ticondéroga, à la fin de l’été 1608 — on s’en souvient comme si c’était hier .Samuel de Champlain se laissa emmener par un groupe de Murons el d’Algonquins en expédition contre leurs mortels adversaires.Résultat ; on dit que c’est ce coup de fusil qui a bâclé la fin de la présence française en Amérique .Est-ce celte altercation qui rend encore aujourd’hui les Iroquois hostiles aux Blancs et, particulièrement, aux francophones ?« Pas du plus.Et pourtant, l’Européen trouverait, sans l’ombre d’un doute, satisfaction dans l’achat d’objets de valeur.Le Huron Clovis Dumont va beaucoup plus loin.Il croit que Kahnawake, à cause de sa proximité de Montréal, devrait se transformer en une immense bourgade semblable à Upper Canada Village (Ontario).Bien plus, il suggère un village indien où le visiteur pourrait vivre à l’indienne .« Ça s’en vient à Pointe-Bleue », promet M.Henri Jamet, du ministère québécois du Tourisme.Mais dans ce cas, à Kahnawake, de redire M.Dumont (qui est aussi speaker k CKVL), on devrait amélio- que ceux des Américains », fait remarquer M.Jamet.Présentement à Kahnawake, à lire les graffiti sur les murs et les piliers du pont Mercier, on a l’impression d’entrer dans une zone d’hostilité.C’est dommage ! Oui, mais les Mohawks n’oublient pas.La voie maritime demeure un souvenir difficile à avaler.Le village au bord des rapides n’a plus sa fenêtre sur le fleuve et sur.Lachine.Plus que le tir de Champlain, cette voie navigable les a coupés des « visages pâles ».Il faudrait rétablir la communication.Entre-temps, à Saint-Régis, autre réserve mohawk, on parle de développer un super-centre de culture amérindienne.Cette réserve est stratégiquement située, accolée à l’État de New York, à l’Ontario et au Québec.Les gouvernements de ces Etats devraient réunir leurs moyens et faire de Saint-Régis un lieu touris-tico-historique comparable à ce qu’est Upper Canada Vif/age pour les Blancs.Odanak : une réserve bien organisée Odanak, par rapport à Kahnawake, c’est un autre monde.À quoi attribuer cela ?« À notre esprit affairiste, croit M.Frank Sioui, de la police de la réserve.Nous n’avons pas peur de demander de l’aide aux Blancs.Ils nous ont dépouillés et aujourd’hui, nous leur réclamons des réparations », lance-t-il sur un ton humoristique.Blottie sur les bords de la rivière Saint-François depuis le milieu du 17e siècle, la réserve abénakie a toujours été considérée comme la plus fidèle alliée des Français.« Ce poste indien, encore presque intact, avait, en quelque sorte, une fonction de sentinelle à cause de sa position privilégiée », souligne Mme Esther No-let, conservatrice du musée.Durant les beaux jours du régime français, il y avait là plus de 2,000 Indiens.Aujourd’hui, ils ne sont plus que quelques centaines.C’est pour rappeler un passé riche en événements heureux et parfois tragiques, qu’un musée étale aux regards des curieux les souvenirs émouvants d’une vaillante nation.Parmi ceux-ci : des objets trouvés lors des fouilles, de la vannerie abénakie, une galerie de photos anciennes et l’ethnobotanique autochtone.Prochainement, les Abénakis déploieront des spectacles flamboyants a l’intérieur de leur immense fort reconstitué tel qu’il était en 1770.C’est la fondation Héritage-Canada qui paiera la note ! Chaque année, le premier dimanche de juillet, les Abénakis organisent un pow-wow qui attire des milliers de touristes.M.Sioui parle de 10,000 personnes ! 400 autobus s’y sont rendus l’été dernier.Le bureau du tourisme de Bécancourt « pistonne » la réserve à tous ceux qui s’y arrêtent pour un renseignement.« Ces gens viennent des États-Unis, des autres provinces et même de France », precise le sculpteur Adrien Paradis.Cet Indien a ses lettres de noblesse.Il a sculpté, place Georges-Pompidou à Paris, un immense totem.Quant à M.Sioui, il voit loin.Ce fier Huron intégré aux Abénakis veut rendre son patelin d’adoption encore plus attirant.Il se fait le promoteur d’une cuisine typiquement indienne : il'- ' -ff; M ' y P.La réserve Odanak des Abénakis, près de Sorel, est demeurée à peu près intacte.Elle date du 17e siècle.M.Adrien Panadis pose devant son wigwam.(Photo : Gilles Proulx) les poissons fumés, le blé d’Inde, le miel et le sirop d’érable seront bientôt servis à l’amérindienne dans un des restaurants du vUlage.Nul doute que la table, la danse et la musique sont gages de réussite.Voilà la recette abénakie dont les Mohawks devraient s’inspirer.L’I-roquoise Kim Beauvais est bien d’ac- cord ! « Il paraît que les Français sont intéressés à nous revoir, fait-elle remarquer.En autant que ce ne soit pas pour les mêmes raisons qu’il y a trois siècles.» Justement, l’été 1984 se prêtera merveilleusement aux retrouvailles.De Jacques Cartier à nos jours, nous en aurons long à nous raconter.+ SUISSE TOURS PERMIS DU OUË.2$ DE MOINS SUR LE COÛT D’UNE NUIT D’HÔTEL OU 5$ DE MOINS SUR LE COÛT D’UNE LOCATION D’AUTO (LOCATION POUR AU MOINS 7 JOURS) CONDITIONS: CONSULTEZ VOTRE AGENT DE VOYAGES 1 COUPON PAR CLIENT RÉSERVATION ET PAIEMENT D’ICI LE 31 MAI SUISSE TOURS Permit du Québec AVION, AUTO, TRAIN, BUS.ETC.INFO SUISSE 288>2311 WARDAIR-RENAULT La grande vie à bord — Vols ABC GRAND SPÉCIAL Départ 3 mai $475.24 mai au 15 juin $509.20 juin au 9 août $619.15 août au 27 septembre $559.Ces prix s'appliquent pour les départs du mercredi, avec les retours jeudi ou vendredi Réservations: 21 jours avent le départ Minimum: 7 jours — Maximum: 30 jours RENAULT 5 GTL NEUVE Location de voiture — plan achat-rachat prix par voitvra: 3 RENAULT S GTL 3 portes 5i «VALIDE À L'ACHAT DE 7 BILLETS WARDAIR 3 semolnci Æ 500** CUVÉE UNIVAIR — 1984 VIGNOBLES DU BORDELAIS et de COGNAC du 5 au 19 octobre circuit gastronomique et dégustations visites de chais, châteaux, escorté 1984$ pp incl.avion et prestations terrestres taxes d’aéroports bouteille de la Cuvée 1534-1984 remise avec enregistrement avant le 30 mai UNE ASSOCIATION DE QUALITE UNIVAIR - WARDAIR Cap sur le Spitzberg et le Grand Nord 12 jours de croisière-exploration sur Mermoz, à la plus belle saison du tout près-du-Pôle.À partir de 2 295* canadiens de Paris à Paris POUR quelques privilégiés venus là par la mer, c’est l’au-delà du cercle polaire.Banquise-miroir et glaciers étincelants.Soleils de minuit et grands vols d’oiseaux migrateurs.Mais voici encore l’île aux Ours et les îles Lofoten.Hammerfest, extrême-nord de la Lapxjnie.Tromso, d’où partent les expéditions polaires.Les fjords ruisse- lants de cascades.Les roses inattendues nées là d’un rameau du Gulf Stream.Et vous êtes à bord de Mermoz qui, lui, continue de vivre à l’heure de la France lointaine.Confort, jeux, spectacles.Fête ininterrompue d’une croisière sans aucun temps mort.Puisqu’on rejoint Mermoz en Norvège - le trajet Paris-Bergen et retour étant assuré par avion.Départs de Paris : les 30 juin, 11 et 22 juillet, et 2 août.Documentation et renseignements chez votre agent de vo^/ages.Avantageux prix forfaitaires de Montréal à Montréal — Demandez notre brochure.HATIZ-VOUS et RilSERVEZ CHEZ UN AGENT UNIVAIR Oéf«nr«urs d'un permis du Ouébuc ¦aOSEAKD-WL FAMC VOYAGES CHAMPLAIN 4«s-a«ao CHAMUT VOYAGES DANIEL ésa.o«f4 CNA’TIAUOUAT VOYAGES CHÂTEAUOUAY ••1-3113 ¦¦NHTHNIT VOYAGES ROMLLARD •oaiL VOYAGES AIR-MER 74a-04M TiaaiaoNNi VOYAGES NOVASOL 471-1344 MOHmiÉAL VOYAGES ATIAS SHERBROOKEZPAPtNEAU •ar-Mti MONTBkAL VOYAGES SELECT II DORCHESTER/BEAVER HAU 8««-4*74 veamm VOYAGES VKDUN 741-3M1 La Grèce des îles, d’Athènes à Istanbul Une croisière-odyssée de 10 Jours à bord d’Azur.À partir de 1 210* canadiens de Toulon à Toulon Athènes et le Parthénon, i bien sûr.Mais la Grèce des îles se livre seulement à ceux qui l’approchent par la mer.Une terre à l’horizon ?C’est Délos, Lemnos, Mykonos ou Skiatos.Iles en marge du monde, oliviers sans âge, maisons blanches et monuments d’un très vieux passé.Mais aussi pêcheurs du petit matin, verre d’ouzo sur la place du village.une danse improvisée, la transparence bleue de l’eau du crawl ou de la planche à voile.Et Azur vous offre aussi la fascinante Istanbul.Avec Top-kapi et son sérail ou la foule grouillante du Bazaar.Le soleil et la mer.Des pierres et des hommes.C’est une autre façon de vivre ses vacances à la découverte du monde Départs de Touloa.les 30 juin ; 10,20 et 30 juillet ; 9,19 et 29 août; 8 et 18 septembre Documentation et renseignements chez votre agent de vojages.Avantageux prix forfaitaires de Montréal è Montréal — Demandez notre brochure.8 a O La croisière à la française Le Devoir, samedi 21 avril 1984 43 TOURISME Une entreprise de voyages originaux (Sculpture de Gilles Dempsey) Le paysage de moi (classe économique) CLAUDE TREMBLAY Maudit soit cette période de l’année.En plus des indésirables pluies d’avril, il faut aussi subir les conversations de l’entourage (et, évidemment, les gens qui composent votre petit cercle d’intimes donnent tous dans le genre BCBG/ jeunes cadres professionnels).Or donc, les causeries du moment tournent toutes autour de possibles choix de destinations-vacances.Les uns de suggérer Agadir, d’autres Montserrat ou, pis encore, Cannes.Votre budget, modeste petite chose, vous impose Trois-Rivières comme unique possibilité.Et de plus, par autobus.De quoi se foutre le cafard pour les 12 mois à venir.Qu’à cela ne tienne, vous êtes une personne bourrée de ressources, un monstre d’imagination, ni plus, ni moins.Pourquoi ne pas profiter de cette impossibilité à partir vers des lieux exotiques pour se regarder soi-même dans le blanc des yeux.N’est-il pas temps d’entreprendre un pèlerinage jusqu’au coeur de vous-même ?Le voyage intérieur semble être la solution idéale ; pouvoir poser un oeil-touriste sur ses propres névroses, les voir comme au- tant de tours Eiffel et de World 'Trade Centers.Ce type de vacances ne va pas sans ses préparations propres.Si passeport et vaccins paraissent superflus, n’en demeure pas moins qu’une préparation physique et mentale est fortement recommandée.Côté esprit, une re-lec-ture de l’oeuvre complète de Hermann Hesse (équivalent ésotérique du Guide bleu) s’impose.Côté corps, un stage intensif dans un minable bar de quartier, question de pouvoir endurer l’absorption de carburant pendant votre voyage.Une fois ces préparatifs accomplis, il ne reste plus qu’à décoller.Si le dépaysement vous semble absolument nécessaire, un tourist-room de la Main fera l’affaire.Si quitter la ville vous paraît inévitable, faites du pouce jusqu’à Drumond-ville et, une fois sur place, louez-vous une chambre dans le motel le plus sordide de la région.Soyez bien sûr d’avoir glissé quelques bouteilles d’alcool dans vos bagages ainsi qu’une photographie de votre mère et un fouet (quoique ce dernier article soit facultatif, sa présence serait heureuse dans le cas où vous vous découvririez de nouvelles perversions).Après avoir refermé la porte sur le monde, commen- cez à boire.Le voyage débute.Au moment des retrouvailles d’automne, lorsqu’un/e camarade de travail vous emmerdera particulièrement avec son récit de la merveilleuse cure d’eau effectuée à Baden-Baden, discours se concentrant surtout autour du bien-être produit par ladite cure, relancez cette personne en lui parlant du bonheur démesuré qui vous a terrassé au moment où vous avez trouvé la solution à Tun de vos grands problèmes psychologiques.En effet, à la simple mention du nom de Guy La-fleur, vous vous effondrez en larmes, ce depuis toujours.Imaginez le visage ébahi de votre interlocuteur lorsque vous lui raconterez que c’est grâce à votre voyage intérieur que vous avez pu raccorder votre propension lacrymale a un événement oublié de la petite enfance.Votre mère vous aurait fait des remontrances devant une rocaille de l’avenue de la Côte-des-Neiges, il y a très longtemps de cela.À un autre qui vous relaterait l’angoisse ressentie au moment où il se rendit compte d’avoir oublié ses lunettes Vuarnet à une table du café de Flo- BERGERON BERGERON Les Pionniers des Voyages-Groupes — Contactez nos agents d'expérience Circuits avion — autocar r OUEST CANADIEN OUEST CANADIEN 13,14,15 jours plus CROISIÈRE EN ALASKA Calgary, Banff, Lac Louise, Jasper, Kamloops.Victoria, Vancou- Nouveauté — durée 15,16,17Jours Visitez les Rocheuses et profilez d'une ver, Kelwna, Rivelstoke.À partir de 939 magnifique croisière en Alaska.Départs; 23.30 juin; 7.14.21 juillet- Départ presqu'à tous les jours fin juin, juillet, août.A partir de *2149 can.par personne.Avion: '319, ou '339 Avion '3/9 ou '399 65 ans et plus '249 *295 y CALIFORNIE, ARIZONA, NEVADA: 15 {ours Visitez Los Angeles, Disneyland, Carmel.San Francisco.Yosemite, Fresno.Las Vegas, Grand Canyon, Phoenix.San Diego.Tarit aérien *505 Par personne: *1149 can.Circuits en autocar avec accompagnateur OUEST CANADIEN: 23 jours Départs: 30 juin; 7.14, 28 juillet.Par personne: *1485 can.LA CALIFORNIE; 23 jours Départs: 30 juin; 14 juillet.11,14 août: 8.15, 22, 29 septembre sé C 4 t» Par personne: 1 01 S can.LA LOUISIANE FRANÇAISE (Expo Universelle) Durée: 16 jours.Départ; 30 juin; 14 juillet; 4.11 août, 15 septembre.Par personne: *1039 can.LES MARITIMES: 14 jours Départs 30 juin; 2, 7, 8, 14.15, 18, 2t.28.30julllet:4.6.11 août.Par personne: *869 can.LES BELLES PLAGES DE LA FLORIDE; 16 jours Départs: 14, 28 juillet.Par personne: ’859 can.EST DES ÉTATS-UNIS: 8 jours Départs: 14 juillet; 4 août.Par personne: *639 can.LA MALBAIE, SAGUENAY, LAC ST-JEAN: 6 jours Départs: 2, 9.16, 23, 30 juillet; 6.13 août.Par personne: *399 can.LA GASPÉSIE; 7 jours Départs: 3.9.16, 24 juillet Par personne: *509 can.V Tous les prix sont par personne — base de 2 personnes par chambre y r O! Circuits Europe avec CHANTECLERC Voyages par excellence France — Italie — Suisse Provinces de France S'éoovi 22 jrs par personne 2088 22 jrs par personne 1884 France — Italie — Suisse ,^ Europe germanique 15 jrs par personne *1 539 22 jrs par personne Z 196 Grand Tour d'Europe Transportaérienensus— ¦ 22 jrs par personne *1998 brochure disponible sur demande Au service du grand public depuis plus de 30 ans SUCCURSALE SAINT-DENIS OUVERTE TOUS LES SOIRS JUSQU'A 21 HEURES O m IMtantaur d’un parmia du Québtc N INC.O re, vous pourrez rétorquer que ce n’est rien en comparaison de ce que vous avez souffert au moment de vous rendre compte que votre sixième et dernière bouteille de scotch était vide et qu’il faudrait sortir du motel pour en chercher quelques autres.Aux yeux de vos amis les plus extravagants, vous ferez figure de conquérant, d’eimlo-rateur ; un Marco Polo de l’ère moderne.Avec raison, d’ailleurs, puisque eux ont choisi le tourisme simple et complaisant alors que vous avez opté pour la grande Aventure.Le paysage du moi est différent pour chacun.Qui, sinon vous après ces vacances, pourrait dire en quoi consiste le vôtre ?Vous vous serez assurément approché de l’essence même de votre être et en serez du coup transformé.La plus grande sagesse passe par la connaissance de soi.Et si cette sagesse est moins désirable qu’un bronzage superbe, consolez-vous en vous disant qu’au moins, avec celle-ci, on ne risque pas de se retrouver un beau jour avec un cancer de la peau.ROGER VARLEY TORONTO (PC)-À l’âge de 17 ans, Sam Blyth prit charge de 85 personnes participant à un périple à bicyclette de trois semaines en Europe, prenant la relève du directeur de la tournée qui avait fui vers Venise en compagnie d’une cycliste.Depuis cette époque, il a connu la prison au Mozambique, enseigné dans une école de jésuites à Paris, organisé un voyage au Tibet pour la richissime famille Vanderbilt, et dirigé sa propre agence de voyages durant huit ans.Âgé maintenant de 30 ans, M.Blyth estime qu’un voyage doit avant tout sortir de l’ordinaire et être teinté d’exotisme, ce qu’il s’efforce d’offrir à sa clientèle : « Nous formons l’agence de voyages la plus spécialisée du Canada », affirme-t-il, ajoutant qu’il ne manque pas pour autant de clients, parce que « les Canadiens ont acquis une plus grande maturité lorsqu’il s’agit de voyages à l’étranger ».« J’aime croire que je suis un leader et que je trace la voie pour les voyages organisés de la prochaine décennie.» M.Blyth a toujours été passionné de voyages.Il vécut en Europe à l’époque où son pire, David, mort en janvier dernier, était diplomate : « Je passais environ quatre mois par année dans les ambassades et le reste du temps dans des écoles privées», se souvient-U.Il fit ses études au Canada et en Angleterre, notamment à l’Université de Cambridge, et à la Sorbonne, à Paris.À Cambridge, il fut capitaine de l’équipe de basket-ball, notant, toutefois, que ce poste était presque aussi prestigieux, en Angleterre, que le [)oste de capitaine de l’équipe de.cricket de l’Université de Toronto.Alors qu’il vivait en Europe, il fut embauché à titre de garde du corps par trois jeunes Américaines qui visitaient la Sicile en automobile.Il se souvient d’une journée au cours de laquelle il avait dû faire intervenir la jtoüce pour faire évacuer les alentours d’une villa, louée par les jeunes Mes, qui était littéralement prise d’assaut par de nombreux prétendants.À 22 ans, il retourna à Toronto où il créa son agence.En collaboration avec les dirigeants du Festival Shaw (Nia-gara-on-the-Lake, en Ontario), il organisa une tournée théâtrale par train.Un fourgon à bagages fut transformé en théâtre de 55 places.Durant un voyage de 10 jours à travers le pays, les passagers purent assister à de nombreux spectacles tout en dégustant des repas préparés à l’avance par les chefs des plus grands restaurants de 'Toronto.Il organisa également de nombreux voyages en train au cours desquels les passagers étaient appelés à résoudre le mystère d’un « meurtre » bien planifié.Il a aussi organisé plusieurs voyages sur le Mississippi, entre la Nouvelle-Orléans et Cincinnati, à bord d’un bateau à aubes.Il offre enfin des voyages vers la Grande Barrière de corail d’Australie, des expéditions d’alpinisme dans l’IIi-malaya et d’autres au mont Kilimandjaro, au Kenya.En 1981, M.Blyth fut emprisonné, tout comme l’écrivain canadien Barbara Amiel et On est plein VOYAGES « LA BILLETTERIE » AUBAINES Aller simple de Montréal à Pans à partir de 230 $; Frankfurt à partir de 249 $; Londres à partir de 185$.Bruxelles à partir de 249$; Amsterdam à partir de 249 $; Madrid à partir de 230 $; Genève, Zurich à partir de 279 $: Milano, Rome, Athènes à partir de 299 $; [Stamboul à partir de 350 $; Bankok à partir de 509 S; Damas, Varsovie, Alger, Prague, Bucarest à partir de 350 $; Beyrouth, Stockholm, Helsinki, Copenhagen à partir de 369 $: tous ces allers sont sujets à changement selon disponibilité et payables en dollars américains.< La Billetterie » offre également des billets « Peo-pleexpress » pour Londres et autres destinations, International Weekends », de très bons forfaits avec Travac, Capitol, Colossus, T.F.I,, Tourlite.Cies ainsi que la plupart des grossistes américains.Voiture en Europe à partir de 79 $ US par semaine kilométrage illimité.Aller/retour Paris à partir de 399 $ (été 555 $) Aller/retour New York à partir de 99 $ Aller/retour New York par autobus à partir de 40 $ — fin de semaine avec hôtel 99 $ Services professionnels, assurances voyages ef service de change.Aucune carte de membre exigée.« La Billetterie » 2021 rue Peel Montréal, tél.: (514) 282-1022 (7 jours/semalne) Permis du Québec TRESORS DE EURSS 25 jours dfi voyage en grand style en Asie soviétique et a Helsinki.Bien des surprises même pour le voyageur averti.Helsinki.Moscou.Samarkand.Tachkent.Bakou.Erevan.Tbilissi.Sochi.Kiev.Leningrad.Tout cela pour seulement 2369 $ et plus vols, logement, tous les repas en URSS compris et bien davantage encore Pour plus de détails, consultez votre agent de voyages Voyages de qualité organisés par Canadian Travel Abroad Ltd.Pfixau(Jep de Montreal, en ch 2lits Ajouter 35 S pour visa URSS et taxe can transp aer voilà pourquoi les vacances Intermezzo d’Alitalia attirent tellement de Canadiens chaque année.Peu de pays au monde ont autant de fascinations pour les visiteurs que l’Italie.Les programmes de séjours Intermezzo ont été conçus pour faire découvrir les plus belles facettes de l'Italie et sont offerts à des prix incroyables, impossibles à obtenir soi-même.En Italie, vous pouvez réellement é-t-i-r-e-r votre dollar grâce au taux de change extrêmement favorable.Et, pour votre aller-retour, vous voyagez dans le confort des gros porteurs 747 d'Alitalia.Pour choisir le circuit qui vous convient le mieux, obtenez notre brochure chez un agent de voyages.ou postez le bon ci-dessous.Intermezzo Roma: Séjours de villes (autonomes).Rome: Des forfaits de 1 à 7 jours, vaste choix d'hôtels, pouvant inclure tours de ville et excursions à Florence.Naples, Tivoli.De $30 à $Z79 et jusqu'à $719.(Par pers., 2 par ch.) Séjours de villes (autonomes) également offerts pour Florence, à compter de $80.Venise, à compter de $125.Milan, à compter de $53.(Par pers., 2 par ch.) Intermezzo Italia: Circuits indépendants.Rome-Florence: 9 jours à compter de $334.Rome-Florence-Venise: 9 jours à compter de $363.Rome-Sorrente-Rome: 5 jours à compter de $224.Et deux nouveautés: L'Europe nostalgique jusqu'à Londres à $3,325 et L'Europe romantique jusqu'à Paris à $3,236.comprenant séjours à Rome, Florence, Venise et le Simplon Orient Express.(Par pers., 2 par ch.) Intermezzo Italia: Circuits accompagnés.Choix de 7 circuits avec guide durant tout le voyage pour vous faire découvrir les plus beaux sites de l’Italie.Les prestations terrestres (par pers.2 par ch.) varient de $678 pour notre nouveau circuit de 8 jours: Pour le plaisir, choisissez l'Italie, jusqu'à $1,664 pour notre nouveau circuit de 18 jours: L'Europe classique, avec séjours à Rome, Florence, Venise.Bolzano.Heidelberg.Lille.Londres, Paris.Genève et Milan.Et, nous offrons toujours l'un des plus populaires circuits du programme Intermezzo: En passant par l’Italie circuit accompagné de 11 ou 15 jours.Rome-Florence-Venise-Cênes/lUrin-Sienne-Rome-Sorrente-Rome.Petit déjeuner continental et un repas principal dans toutes les villes sauf à Rome.Visites guidées des principales villes.À compter de $783 (11 jours).(Par pers., 2 par ch.) 1.Complaxe Desjardins 281-1661 7190, boul Pie-IX 376-6700 ou 374-4740 Saint-Eustache 68.rue Sl-Laurent (514) 472-6112 /llitalia : Alitalia.Service des voyages 2055.rue Ptel Montréal.Qué.H3A 1V8 Veuillez m'envoyer la brochure Illustrée en couleurs donnant tous les détails du programme INTERMEZZO ITALIA.Nom ___ Adresse.Ville _ ._ Code postal Mon agent de voyages est.LD-21 l’Américain James Bas-ker, pour avoir tenté de quitter le Mozambique sans avoir fait estampiller leur passeport.Ils prétendirent que les douaniers les avaient invités à passer tout droit, sans estampiller leui document de voyage, à la barrière douanière.Ils furent relâchés lorsque l’ambassadeur de Grande-Bretagne à Maputo promit à un fonctionnaire du gouver nement mozambicain de lui remettre un visa vers l’Angleterre en échange de la libération des détenus.M.Blyth, enfin, croit que le Canada pourra difficilement attirer plus de touristes étrangers aussi longtemps qu’il ne déréglementera pas la circulation aérienne et qu’il n’améliorera pas ses services ferroviaires.Circuits URSS-Finlande 1984 Nos circuits d'été URSS-Finlande 1984 ouvrent à lous- Voyageurs blasés et voyageurs profanes-des territories méconnus , des immensités a explorer.Un dépaysement total assuré au contact de douzaines de nationalités qui n'ont en commun que l'art de l'accueil amical et chaleureux Déjiarts (réquents en exclusivité.EASIE CENTRALE ET LA SÏBÉWE Découvrez une des régions du monde les plus secrétes et les plus méconnues voyez Helsinki (Finlande) Moscou.Samarkand.Tachkent.Irkoulsk et Bratsk et le lac Baikal (vieux de 20 millions d'années) en Sibérie Leningrad.18 jours de découvertes pour seulement 1949 $ et plus vols, logement, tous les repas en URSS et bien des "extras " compris.© exotik tours «a»®*'' foisn '' ORIENT U CHINE: progromm»! compMi 17 à 22 jour» Aportfrd* ^3|550 CHINE ET ORIENT: 4tin«roir«> inoubiKibUl «fi ’CHINE, HONG KONG.M JON, BALI, THAÏLANDE.SINGAPOUR 21 - 26 jour» Aportfrd* ^3|799 oEPAers PAfOUfNrs NbflTMWESTv- We ORIENT 2 tomoino» Apartfr4> ^2|930 D*lb>.Agro, Jkipowr, Som- INDE ET NÉPAL 2 tomoinof AiMR«ird* ^3t299 IMhi.Agro.ioipowr, ftom-Noy.Kotmondou, Vorono» DEPARTS reX/S LES SAMEDIS EGYPTE 16 jour» *2,970 crw»t*r« lux« d« 6 jr» lûr l« Nil, !• Coir* «t At-iouon PÉPART tout Wi tomtdit ÉGYPTE/eRÈCE 17 jour» *2,945 kff CoK*.croitièr* d« lux* wr !• Ntl, circuit cloittquo IHi Grée*.A DEPART X tou» !•» *"• ISRAEL CIRCUIT EN TERRE SAINTE 10 jour» 4^4.*1,699 JéruMiom, Golilé*, Hoifo, Mottodo «t plut TERRE SAINTE ET TEL-AVIY 15 jour» éponké» *1,965 DEPA»T TCXIS Its lUNPIS irsaEl^gypte 16 jour, A,-.-.*2,999 Ctrcvit clotMqv* on Itroèl, Ir CoitR «t croitiéf* tur !• NM.DEP tout lot tomodit SCANDINAVIE Itiour, épmrtké» *2,499 nNLANOE • sum • NOR-VfOE-DANEMARK fiKluont circuil on outocor à •rovor» lot Fjord» d« Nor-Véga, «t crottiort »vr lo Sol-Viqu* EUROPE DE L'ES T k rois Itinéraires oe choix jrisitant (le 3 à S des pays suivants URSS, Roumanla.Tchécoalo-«aqula, Hongrla, Pok>-hn«.République démo-craUqué d'AHamagna.18-27 Jours èporHrà» , ‘ LES nnx COMMtNNfNT.AVION 0{ MONTRtAl.HÔTtLS Of PlKMlfU CLASSt.TRANSffRTS, U nuPART oes RfPAs, visi.Tts n nus I f’xotik tour?» iSSSwnSmSSHSm norni Aonrr H vomtn ¦¦ 44 Le Devoir, samedi 21 avril 1984 TOURISME Le recyclage de Covent Garden : une réussite exceptionnelle JEAN-CLAUDE MARSAN Que l’aménagement des nouvelles Halles de Paris ne soit pas une réussite, tout le monde en convient.Il est plus difficile d’obtenir un consensus sur les raisons de cette faillite.Les formes physiques sont grotesques, c’est visible.Mais le problème ne saurait se résumer qu^à une simple question de formes.À mon avis, la difficulté est que la symbiose qui s’établit entre ces formes et les activités qu’elles abritent apparaît comme une négation, du moins une réduction, de la définition et du caractère même de Paris.Il y a, à cet égard, une comparaison intéressante à établir avec le Centre Georges-Pompidou, situé à quelques minutes de marche des Halles.Les formes physiques de ce complexe ont, au depart, beaucoup étonné.Avec raison, car elles ne sont pas usuelles à Paris, bien que l’ensemble du bâtiment soit de caractère néo classique.Mais la symbiose qui se dégage de ces formes et des activités qu’elles abritent apparaît bien parisienne.On y sent la même intensité de vie, on y perçoit les mêmes relations entre l’espace urbain et l’espace architectural, on baigne dans la même atmosphère urbaine.Avec la décision de déplacer vers les rives de la Tamise à Battersea son marché de légumes, de fruits et de fleurs de Coven Garden, Londres s’est trouvée, en 1964, exactement dans la même situation que Paris avec la désaffectation des Halles de Baltard.Ce marché occupait alors quelque 15 acres d’un site situé au coeur d’un des quartiers les plus denses de la ville, avec comme foyer le bâtiment du Marché central, construit en 1828-1830 par l’architecte Charles Fowler.A l’inverse de Paris, où on a démoli les pavillons de Baltard pour introduire sur le site de nouvelles fonctions selon un aménagement typique du mouvement « fonctionaliste », Londres a choisi de faire du recyclage du bâtiment de Fowler, avec des fonctions commerciales mixtes (petites boutiques d’intérêt général et spécialisé), le moteur de la rénovation du secteur.Contrairement à Paris, également, il en a résulté un environnement urbain accueillant et fort civilisé.Le New For/cera qualifié ce nouveau marché de Covent Garden du marché Faneuil Hall de Boston sans le fast-food, ce qui constitue un compliment, étant donné l’énorme succès de ce dernier.Mais cette réussite n’a pas été sans égarements, et n’est pas sans inconvénients, notamment sur le plan social.Une histoire de ce projet est révélatrice des difficultés dans lesquelles se débattent aujourd’hui les urbanistes pour trouver une voie logique, économique et humaine à la revitalisation des villes.conséquences des plans d’ensemble fonctionalistes proposés par l’urbanisme de l’après-guerre.Que ce soit à Coventry, à Glasgow, à Liverpool ou à Londres, chacun de ces projets a produit la même image ou presque : des acres de verre et de béton désolants et désolés.À Covent Garden, ils ont contemplé au départ un projet semblable, mais ont préféré rapidement l’approche historique.Ld première proposition d’aménagement a ainsi consisté à revenir au Covent Garden initial, à savoir à ce premier square de Londres que le grand architecte Inigo Jones aménageait, à partir de 1630, en une piazza urbaine à l’image de la place Royale de Paris (aujourd’hui place des Vosges).Il s’agissait d’une vaste place publique, entourée de résiden-n rangée « Les Britanniques ont été, en Europe, les premiers échaudés par les ces en rangée de style uniforme dont les rez-de-chaussée formaient une succession d’arcades, et dominée d’un côté par le portique aux quatre puissantes colonnes de l’église Saint-Paul.Cette église, que son promoteur parcimonieux, le marquis de Bedford, voulait aussi simple qu’une grange, s.’avère encore aujourd’hui, selon les paroles mêmes d’Inigo Jones, « la plus belle grange d’Europe ».Cette proposition présentait deux inconvénients majeurs.En premier lieu, plusieurs bâtiments en bordure du square ont subi depuis des transformations considérables; d’autres ont complètement disparu.Un retour au concept original aurait donc nécessité des travaux d’envergure, dans plusieurs cas des reconstructions pures et simples.Ce genre de reconstruction, comme on peut le constater à notre désolante place Royale à Québec, ne donne que rarement de bons résultats.En second lieu, dans la même logique, ce bâtiment du Marché central de Fowler aurait alors demandé d’être démoli, ayant été introduit sur la piazza de Covent Garden deux siècles après sa première conception.Cette première proposition rejetée, on se demanda ensuite s’il ne fallait pas revenir à l’original pour le bâtiment de Fowler lui-même.En effet, au début, cet édifice consistait en trois constructions parallèles, reliées à une extrémité par une colonnade, et délimitant ainsi deux cours ouvertes.En 1875, la cour Sud fut couverte d’une toiture vitrée sur membrures de fonte, à la manière des pavillons de Baltard à Paris.En 1888, ce fut le tour de la cour Nord d’être couverte de cette manière.On se rendit bientôt compte que ces toitures victoriennes, en plus de conférer charme et caractère à l’ensemble, étaient essentielles à la viabilité économique du complexe dans l’hypothèse d’un recyclage pour des fins commerciales.Et c’est ainsi que de réflexions en études, on délaissa graduellement l’approche historique puriste pour aboutir, après plusieurs années, au concept actuel de recyclage et en mettant en valeur le ca- fl Le bâtiment du Marché central à Covent Garden : vue à l’intérieur de la (Photo : Jean-Claude Marsan) cour Nord.Des fossiles de 200 millions d’années dans un lac albertain GRANDE-PRAIRIE, Alberta (PC) — Sept Al-bertains et un Italien ont participé à une partie de pêche plus que fructueuse, en août dernier.Ils ont prélevé d’un lac albertain de nombreux coelacanthes, saurop-sidés et autres amphi-biens exotiques.Leur expédition de 12 jours, dans le lac Fossil Fish, en Colombie-Britannique, à 100 km au sud-ouest de Grande-Prairie (Alberta), était financée par l’Université de l’Alberta et le musée Tyrrell de paléontologie.Les prises de l’expédition comprenaient des centaines de kilos de poissons fossilisés da- tant de 200 millions d’années en moyenne.« Je crois que nous avons découvert de très intéressants fossiles qui n’avaient encore jamais été signalés dans cette région », a affirmé le leader de l’expédition, M.Mark Wilson, zoologue de l’Université de l’Alberta.« Nous avons découvert de magnifiques spécimens qui pourront être exposés et certains fossiles magnifiquement préservés.» L’université se servira de ces fossiles à des fins de recherche et d’enseignement et en exposera plusieurs de façon permanente.Son musee désirait de nou- veaux fossiles afin de les ajouter à sa collection permanente.Quant au scientifique italien, il s’est joint au groupe d’Albertains dans l’espoir de comparer les fossiles canadiens à ceux de la même époque qu’il a découverts dans son pays.Plus de 400 pièces ont été découvertes et réparties équitablement entre l’université et le musée, de dire M.Wilson.« Nous avons tout simplement tiré à pile ou face pour les premiers choix que nous avons répartis entre nous, comme on le fait lors des repêchages sportifs.» Le groupe a dû faire appel à 14 chevaux de portage et a mis deux jours a atteindre ce lac éloigné de toute civilisation.Les fossiles ont été prélevés dans le flanc d’une montagne voisine du lac ou tout simplement pris à même les éboulements au pied de celle-ci.Les explorateurs ont dû faire trois voyages pour ramener ces richesses paléonto-logiques vers la civilisation.Plusieurs des fossiles étaient longs de plusieurs mètres, a rappelé M.Wilson.« Un poisson était parfaitement préserve, la gueule grande ouverte, un poisson plus petit dans celle-ci.» Ce poisson vivait au triassique, période datant d’environ 200 millions d’années, soit avant même l’apparition de la majorité des dino-sauriens.M.Wilson estime que les chercheurs mettront environ un an avant d’identifier tous les fossiles découverts et une autre année pour étudier et faire connaître ces dernières découvertes dans le monde.Les membres de l’expédition se sont également livrés à quelques parties de pêche dans le lac Fossil Fish, à leur grande déconvenue, ils ont découvert que le plan d’eau a, tout au plus, un pied de profondeur et qu’il ne recèle aucune vie animale.ractère visuel de l’ensemble pour attirer le public et les investisseurs.Aujourd’hui, ce nouveau marché de Covent Garden fonctionne très bien, attirant quelque cinq millions de personnes annuellement.La qualité de l’environnement du square, lequel est réservé uniquement aux piétons, est exceptionneUe et constitue un hommage a une vie urbaine civilisée.Et tel que souhaité, cette conservation architecturale et ce recyclage ont servi de moteur à la revi-talisaiion du quartier.Si ce projet est si bien réussi, c’est sans doute parce qu’il colle intimement à la réalité londonienne.Plus que n’importe laquelle ville d’Europe, Londres est un perpétuel chantier de recyclage organique.Il n’y a pas un édifice qui ne semble avoir été modifié d’une façon ou d’une au- tre; il n’y a pas une façade qui ne porte les traces d’une transformation quelconque.Des artères comme King’s Road à Chelsea sont ainsi de véritables poèmes à la continuité à travers le changement.Londres est comme une immense marmite où les bâtiments bouiUonnent.Mais il y a un prix social à payer pour ce bouillonnement.Pour ceux qui ont connu Covent Garden au temps des fruits et des légumes, ce n’est plus le même monde qui le fré- quente, malgré les places que l’on a réservées pour les artisans et les bricoleurs.Et dans le quartier, les librairies ont remplacé les quincaiUe-ries, et les boutiques de mode celles des relieurs de livres.Ainsi va la vie urbaine, d’autant plus attirante pour les uns qu’elle est contrariante pour les autres.SUISSE TOURS Parmi* du OuétMC AVION, AUTO, TRAIN, BUS, ETC.INFO SUISSE 288>2311 VOYAGES JOSEE INC.350 Jean-Talon E.Mtl.Qc.H2R 1T3 Départ le 14 juillet (2 semaines) FLORIDE, luxueux condo sur le bord de la mer côté ouest à partir de 499*, can.Permis du Québec avion, auto inclus CIRCUITS EXCLUSIFS ESPAGNE 16 jours ESPAGNE + France 23 jours ESPAGNE + Portugal 23 jours ESPAGNE + Maroc 23 jours À VOUS LE CHOIX 14 juillet/28 juillet/18 août/01 sept./22 sept.PRIX A PARTIR DE 1429’ PP- occ.doubla Incluant: ?transport aérien Montréal/Madrid et retour par vol direct d'Ibéria ?transfert aller/retour entre l’aéroport et l’hôtel ?l'hébergement selon la durée choisie ?plusieurs repas selon l'itinéraire choisi ?circuit terrestre en autocar de luxe climatisé ?les excursions ou visites prévues au programme ?les services d'un guide et d'un accompagnateur SOYEZ DES NÔTRES POUR LE SÉJOUR DE VOS RÊVES! 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si on en croit les vantardises de la classe moyenne uruguayenne.De nombreux Argentins de Buenos Aires fréquentent également cette côte ma-^fique — le service de liaison entre les deux rives de l’estuaire de la Plata est d’ailleurs assuré par une navette quotidienne d’avions, de tra-versiers et d’hydroglisseurs, tant sont intenses les échanges entre les deux pays.L’Uruguay accueille plus d’un million de visiteurs par année.Sa population est de 2.9 millions.Punta del Este, joyau des stations balnéaires uruguayennes, est fréquenté par tout le jet-set sud-américain, généraux et dictateurs compris.Snob et cossue comme la Riviera européenne — et tout aussi belle du reste —, Punta del Este est le point de mire de ce pays en mal d’identité, sinon de vedettariat, pour rivaliser avec ses voisins.Les grands L’Atlantida, l'une des longues et belles plages de l’Uruguay.médias uruguayens consacrent quotidiennement une heure d’entrevues télévisées ou une page entière aux « personnalités » du monde du spectacle et de la politique qui fréquentent cet endroit à la mode.C’est au large de Punta del Este, en décembre 19.39, que la Marine anglaise a coulé le navire de guerre allemand Graf Spee.Bien pourvue d’hôtels, de condominiums, de villas et de boutiques de luxe, Punta del Este offre aux vacanciers, comme il se doit, terrains de golf et casinos pour passer le temps.Mais pour ceux que le grand luxe n’impressionne pas beaucoup, d’autres stations balnéaires plus « familiales » et tout aussi jolies jalonnent la côte ; Atlantida, Parque del Plata, Piriapolis, Portozuelo, Punta Bal-lena, etc.On trouve partout des hôtels à des prix très raisonnables, la bouffe n’est pas chère et les gens sont particulièrement chaleureux si vous pouvez communiquer avec eux, dans leur langue de préférence.Mais beaucoup d’Uruguayens parlent français parmi les plus âgés ou anglais chez les plus jeunes.Ce qui est particulièrement agréable du Rio de la Plata — ce grand estuaire dans lequel se déverse le deuxième plus grand réseau fluvial de l’Amérique du Sud (après l’Amazone), navigable sur 3,700 km et constitué par les fleuves Parana-Para-guay et Uruguay — mis à part le fait qu’il est exempt de requins, de méduses ou d’oursins, est la faible teneur en sel de son eau.On peut donc profiter pleinement des vagues, du soleil, du vent et du sable comme à la mer (l’eau est parfois aussi chaude que celle des Antilles) sans se faire brûler la peau par le sel marin.Les plaisirs de la baignade en sont mul-tipüés.Si vous apercevez au large un aileron noir sur un dos rond, pas de panique, c’est un dauphin qui batifole dans les vagues, dans le sillage d'un banc de poissons.Les Uruguayens adorent les dauphins et leur fréquentation des eaux du Rio est gage de bon augure.Les plages uruguayennes sont très propres et l’on peut se baigner en paix sans craindre de se faire voler ses affaires.De grands eucalyptus, des pins somptueux, des mimosas et une végétation semi-tropicale constituent le paysage familier du Rio de la Plata et donnent au chapelet de petites villes côtières un air de vacances perpétuelles.Particulièrement friands de viande rouge — l’Uruguay est un immense pâturage où paissent 30 millions de bêtes à cornes, moutons, chevaux, chèvres, etc.—, les Uruguayens possèdent tous dans leurs jardins une parilla, ou foyer extérieur de pierre ou de briques pour les grillades sur feu de bois.Comme les Québécois l’été, les Uruguayens raffolent de côtes grillées, de saucisses et de steaks cuits sur la parilla.Chaque méchoui est l’occasion d’inviter voisins et amis à festoyer (pour un fl la bouteille, on a des vins locaux supérieurs à ceux que l’on peut acheter a l’épicerie ici).Contrairement à d’autres pays d’Amérique latine, l’Uruguay possède, comme les pays d’Amérique^' Nord, une classe moyenne urbaiiie dont les habitudes de haute consommation ont toutefois subi le contre^ coup d'une crise économique qui dure depuis plus de 20 ans.Descendants d’Espagnols et d’Italiens pour la plupart, les Uruguayens se piquent, non sans mépris, de ne pas avoir de sang indien ou de sang noir dans les veines.Les derniers In.(liens ont été exterminés dans les panées 18.30.Montevideo, la capitale, où se Concentre la moitié des habitants ressemble à une ville européenne.L'es platanes y sont remplacés par leà acacias, les palmiers et les eucaiyp tus.Belles avenues, façades de la fin du 18e siècle voisinent avec des immeubles plus modernes.La placede l’Indépendance, au coeur de Id « vieille ville », est flanquée comme R se doit de la statue d’Artigas,.k* •ibertador national.Des places verdoyantes ou découvertes, jardins, parcs et fontaines parsèment la ville, mais ce qui fait indubitablement le cachet de cette capitale c’est son bord de mer sur lequel s’étirent hnit plages en enfilade bordées par ki rambla, grande avenue dont différents segments portent le nom éè pays amis (Mexique, Pérou, Argen,-tine, etc), ou de personnalités politiques (Wilson, Mahatma Gandhi^ D’iliggins, etc ).L’Uruguay est le pays plat des fauchas.Montevideo n’é^chappe pas cette absence de relief, mis à part un monticule de 300 m ( le Cerro) if)-tué à l’ouest de la grande baie ou se concentre l’activité portuaire du pays.On peut visiter, sur le C’erro, un vieux fort maintenant converti èh musée militaire ainsi que le plus vibux phare du pays datant de 18Û1.De ce promontoire naturel, on a,J,a plus belle vue qui soit de l’estuaire de la Plata.Les Uruguayens ne sont pas par-ticuUèrement fiers de porter l’un des plus noirs dossiers de torture et fie répression d’Américiue latine (comme en témoignent des rapports répétés d’Amnistie internationale ou.plus récemment, un film que l’on pouvait visionner à Montréal : Lê's Yeux des oiseaux), mais ils ne se sentent pas collectivement responsa^ blés de cette barbarie.Ils prétendent en avoir assez de la dictature militaire et n’hésitent pasC malgré les règlements stricts à Cét égard, à manifester leur impatience publiquement.À la libération du gë néral Liber Seregni le mois dernier, cet ancien candidat de la coaütion dé gauche {Frente Amplio), emprisonné pendant huit ans, ou celle dii mathématicien Massera, des centaines de manifestants ont envahi spontanément les rues de la capitale.' ' Nouvelles Frontières C’est le Trekking dans les Djebels du YEMEN 2 semaines àparurcie$22oo C’est la route des grands monastères au LADAKH 22 jours C’est BANGKOK C’est aussi La route des moulins de HOLLANDE en vélo 10 jours ipart/rde$887; C’est aussi Au départ de SAINT-MALO faire le tour de la Bretagne à la voile.Croisière àpartirde$ 2633 de 2 Semaines à partir de$ 1036: C’est aussi Un cours d’italien à FLORENCE 2, 3, 4 semaines à partir de $ 455 à partir de$ 1132 C’est toujours PARIS C’est encore bien plus LE TOUR DU MONDE à partir de$ 1700 Et les 49 bureaux de Nouvelles Frontières à travers le monde pour vous servir Taxe d’aéroport $12.50 non incluse.Opéré par Touraventure Inc.1130, boul.de Maisonneuve ouest, Montréal H3A 1M8 Tél.: (514) 288-4800 Voyages Québec Inc., 174 Grande Allée Ouest, Québec GIR 2C7 Tél.: (418) 525-4585 Colody Travel, 415 Yonge St., suite 104, Toronto M5B 2E7 Tél.: (416) 598-7161 Permis du Québec à partir de$ 988! Le Devoir, samedi 21 avril 1984 POUR LA FORME LA BONNE TABLE Drôle de carême et triste pâque au Brown Derby JOSÉE BLANCHETTE Le Brown Derby, 4827, avenue Van-Horne; tél.: 739-2331.Lundi soir, le coucher du soleil annonçait le début de la Pâque juive et, avec lui, mille et une coutumes et restrictions alimentaires qui chacune symbolisent un moment d’une vâste épopée religieuse.Cette semaine, les puristes se contenteront de galettes .sans levain et de volailles religieusement décapitées, tandis qiie les moins « orthodoxes » dissimuleront sous les craquelins au malzo quelques petits jiains pumpernikels et profiteront des ventes de chapon au supermarché, kosher ou pas ! Le Brown Derby, situé au coeur de « fiagel town », s’est, lui aus§i, converti aux exigences divines et offre iKiur l’occasion un menu de Passover a sa clientèle.Kn plus de toutes les .siiécialités juives et américaines qui s'iinioncèlent à l’infini sur la carte, v-iondront s’ajouter quelques spéci-mqns consacrés, dont les subtilités gastronomiques peuvent échapper atrx’ornmun des mortels.Autre gens, autres moeurs.~ Le Brown Derby a fait peau neuve ihn'y a pas si longtemps; on a recouvert le faux cuir sur les banquettes d'un véritable vinyle beaucoup plus soyant.Quelques plantes à jamais flnmortali.sées dans le plastique sont venues remplacer celles qui péris-liiient sous le poids de la poussière.À autre droite, le mur des Lamenta-ons, à notre gauche le take-oul, où JJon peut, après le repas, prévoir celui du lendemain; devant nous, un ijienu gigantesque qui tient du labyrinthe et des sentiers battus, et tout cela réuni sous le toit de ce grouil- lant delicatessen.Si la cuisine de maman (sous la rubrique « spécialités juives») nous intéres.sait tout particulièrement, force nous fut de constater que la clientèle, elle, s’empiffrait allègrement de smoked-weat-cole-slaw fries-and-dill, sous l’oeil bienveillant des serveuses-matron-nes.L’entrée de foie haché aux oignons frits, généreuse mais terne, n’était Cas trop sèche et s’accompagnait ien des petits pains de seigle.Le ge-filte fish flanqué de raifort au jus de betterave n’avait ni l’attrait, ni la finesse d’une terrine de poisson blanc, et le raifort ma.squait à jamais ce qui aurait pu avoir un goût de poisson.Passons le poisson.Les plats principaux arboraient fièrement une allure de prospère économie.Le hot and a lot améncain est ici servi à toutes les sauces.Les composantes de l’assiette de kre-plach à la viande et kiske amalgamant féculents et gravy, s’apparentaient étrangement à celles de notre poutine nationale à première vue.Le pirogues frites (kreplach) naviguaient à marée basse dans une sauce grasse tomatée qui manquait nettement de sève printanière.La viande justifiait à peme l’appellation, et même si ce plat n’est pas considéré comme étant vraiment kosher, on peut sans se tromper supposer que les pirogues n’étaient pas farcies « pur porc ».Poui' ce qui est des kiske (saucisses juives), les boyaux sont ici farcis à la farine de matzo et il vaut mieux en rester là au chapitre des comparaisons, car jamais saucisse n’aura été plus déçue de sa carrière que dans celte assiette-là.Les pommes de terre latkes servies avec une bolée de crème sure consistaient en trois énormes galettes de pommes de terre et d’oignons, (rites et présentées telles quelles.Si les croquettes n’avaient pas mauvais goût et la friture leur donnait du teint, nu-tritivement parlant, il y avait de quoi faire frémir l’âme d’un diététiste.Le principal reproche qui pourrait être fait à ce plat est celui d’être .principal.Les desserts du Brown Derby (mondialement reconnus) en mettent plein la vue aux novices qui n’auraient pas ménagé assez d’espace pour l’atterrissage final.Détachez les ceintures ! La tarte Key lime, bien verte, assise sur une-croûte symbolique et recouverte d’une meringue pas tout à fait « catholique », avait tout de même le goût rafraîchissant et bien caractéristique de la limette.Le gâteau au fromage, nappé d’une sauce aux'frai-ses (encore très éloignée du coulis) et entouré de crème chantilly, ne péchait pas par excès de fraîcheur, mais le goût franc du fromage venant taquiner le fruit n’avait rien de déplaisant, au contraire.Une telle table laisse peu de place aux vapeurs subtiles de l’alcool et la carte des vins nous le rappelle bien.Quelques vins sans panache et deux ou trois vins d’Israël, très sucrés, vous feront peut-être préférer le cherry coke, plus typique du genre de la maison.En terminant, il ne reste plus qu’à rouler jusqu’à la caisse, réclamer votre du et saliver rêveusement en pensant au jambon à l’érable qui viendra annoncer la fin du carême dimanche.Ce menu pour deux personnes avant coke, taxe et service a coûté $25.MOTS CROISÉS CÉTOINE ÛORIZONTALEMENT JJ.l'hitre une tête et une cruche.Aspirateurs collants.2 (’ii o.ssit l’hiver.Est une arme pour On i)oète.Sy.stèmes du guidage.2 Font spectacle.Incite au succès.J.Signe de fidélité.Se remarquent mir tout étalage.Laine brute.Points fle mire.Points de tir.fi.Coule de source.S’est lié définiti-üu'inenl.Pétrie à souhait.J.Lettres d’un sage.Se placent au Idiut début du tertiaire.Des erreurs IJopulaires mais non cla.ssiques.Cachées en lieu sûr.Sa tour inspira un grand romancier.Devança tous rs concurrents.Sifflantes.U tilisé dans la métrique ancienne, y lande desséchée.Limitent le bourg.9.Forment blocs, 'l'raînée par un ballon, fait état de frein.¦JO 11 vaut mieux les avoir en mains «lutôt (joe dans celles de votre adversaire.Vieux service.Musicologue *t compositeur français (1862-1939).3l .Ne peut et ne doit jamais être su- 3et à discussion.Noyés dans l’eau, les dominantes.P Vieille planche.Dépassent légè-¦rement la bienséance.Le coeur JP’Anne.Donne l’avantage.43.On le dit plus souvent paternel !que maternel.Dents de scie.Champignon à lames.Se retrouvent en rui-lUes.34 Sert d’appel.Ne correspondent Îas à la réalité.En apix‘1.5.Se qualifie très blanche.Fait le Thampion.46.Le propre de l’étudiant studieux, pionnaye la vie du prochain.Est en Îlace.7.Solide dans le bâtiment.En Rus-•Sie.'l'ieiit solidement le soc de la ît’harrue.Arrivent dans un moment.38.Romains en Sicile.Quelle nial-«Chance ! Mis sous toit.39.Une jérémiade due à David et non Kl .lérémie.Très peu à cheval sur les ÎJirincipe.s.ÎO.S'affaiblirent quelque peu.Dans 1 gamme.Est encore humide.3/ERTICALEIVIENT M.Se complaît à vouloir être et paraî-3re ce qu’il n’e.st pas.lYansformation [prote.sque.(Irecque.Ht is 2.Demande réparations.Nul n’est supposé la méconnaître même si elle se présente inversée.Capitale des îles Baléares.3.Évoque un supplice réservé à saint Antoine.Circulent à Rome.Un apprenti au vol.Pareilles sur une minijupe.4.Complètement à sec.Métal rare originaire d’Ylterby.Couvert de chaume en campagne.Nazi.s.5.Cité au Pérou.Elles sont « pelotées » certes, mais très drôlement, 'l’iennent gi ande place.6.Une liberté un peu trop abusive.Fait vieux.Fente naturelle.7.Des types qu’une colle ne gêne pas.S()éciaüste de pierres dures.8.La marjolaine pour bien des botanistes.Paire de muscles.A sa tête hors de l’eau.C’est un acte volontaire.9 Quatre en .scène.Continue à sillonner nos océans.Première partie de certains chants funèbres communs m ^Solution du jeu du 5 avril «Chantons avec Édouard et Micha» UUn certain chauvinisme pour consommation écolière MARIE-ANNE RAINVILLE L’école, elle aussi, a ses heures de loisir.Si chaque jour compte au moins deux récréations, ce n’est pas tous les jours que les enfants ont droit à un spectacle comme cela, gratuitement, sans que ce soit Noël ou la fin de l’année scolaire.C’était donc une journée de fête à l’École Lambert-Closse pour les enfants du deuxième cycle du primaire.Réunis dans le gymnase, assis par terre, ils ont rencontré Édouard et Micha, les deux vedettes du spectacle Chantons avec Édouard et Micha.Ce spectacle d’une quarantaine de minutes est un important élément d’une « trousse pédagogique pluridisciplinaire » à l’intention des enfants de huit à 12 ans, composée d’un disque, d’un livret pour l’élève, d’un cahier d’activités et d’un ^de pédagogique.Pour recevoir le spectacle, l’école n’a pas à acheter la trousse.En conséquence, les enfants suivent plus ou moins selon qu’ils ont été ou pas introduits à ce spectacle itinérant, qui se produit en Ontario depuis un certain temps et depuis un an au Québec.Quant à la représentation de Chantons avec Êaouard et Micha, à laquelle j’ai assisté le jeudi 15 mars, le gymnase devenu salle de spectacle la servait horriblement.Comme les enfants, j’ai manqué une bonne partie des paroles des chansons.Au plan visuel, le spectacle est totalement dénudé.Les nombreux instruments dont jouent les deux artistes sont tout le décor.L’aspect visuel étant presque absent, la créativité, l’imagination, la naïveté, le folichon, l’hypnose, qui marquent tant les spectacles pour enfants, se meurent aux rythmes répétitifs des chansons.Un spectacle tout pareil d’où rien ne ressort, pas d’éclat, pas de magie et, évidemment, pas de rires, pas de grimaces, pas d’emballement.Juste 200 à 30() enfants qui, tant bien que mal, essaient d’embarquer.Pourtant, à la fin, ils refuseront de dire qu’ils n’ont pas aimé : « C’est bien mieux que l’école ! » Un spectacle comme l’école ; didactique, pédagogique, sérieux, où il serait maudit de sortir ^ns avoir appris quelque chose.Comme, entre autres, l’emplacement des dix provinces qui composent « le magnifique pays » qu’est le Canada.De la géographie à la sauce chauvine, du nationalisme qui a un goût de subvention, de crédits accordés par l’Ontario à l’organisation et à la planification de ce genre de show.Mais Dieu que c’est fait par du bon monde ! Gentils, aimables, souriants, pleins d’amour pour les enfants.Je suis certaine que leur tendresse, elle, les enfants la sentaient.LA CHRONIQUE DU TEMPS LIBRE Le Festival de théâtre amateur MICHEL BISSONNETTE* Toc, toc, toc .(Comptez cinq tocs, puis un toc et un dernier petit toc.) Trois petits tours et c’est déjà là : le Festival de théâtre amateur, présenté par l’Association québécoise du jeune théâtre, jusqu’au 23 avril, à l’Ecole nationale de théâtre et à l’Atelier continu, à Montréal.Le public peut assister à sept représentations, mettant en scène huit pièces sélectionnées.Trois de ces spectacles viennent de l’extérieur de Montréal, soit de Val-d’Or, 'Trois-Rivières et Québec.Le prix d’entrée est de $6.On peut réserver en communiquant au (514) 270-1178.Voici les pièces à l’affiche d’ici la fin du festival : Ce soir — 19 heures.Atelier continu : Joe Beef, de David Fennario, joué par le Black Rock Community Group (Verdun); — 21 h 30, École nationale de théâtre ; Aragon témoin d’Aragon, une idée originale de tous les comédiens, joué par la troupe Le Grenier du Carre (Montréal); Demain — 19 heures.École nationale de théâtre : Y’en aura pas de commercial, de Rachel Bégin, Lise Dion-Hébert et Lorraine Gagné-Sfaelos, joué par la Barbatroupe (Longueuil); — 21 h 30, AteUer continu : Les Bou- les à mythes, de Lina Beauheu, joué par la ’Troupe des Treize (Québec).Des vacances à cheval et à la campagne Le vacancier masqué frappe en- ¦ core, enfourche sa monture et dévale un sentier rocailleux vers son campement.Faut pas hésiter, la brochure Découvrir le Québec à cheval 1984 est maintenant disponible, tout comme le Répertoire des vacances à la campagne (hébergement et promenade à la ferme, table cham^tre et ^te du passant), publié par la Fédération des agricotours du Québec.On peut rejoindre Québec à cheval et la Fédération des agricotours au (514) 374-4700.Les brochures sont également disponibles (et gratuites) à Info-Loisirs, au même numéro de téléphone pour les gens de Montréal, ou en composant le 1-800-361-9010 pour ceux de l’extérieur.Découverte du corps humain La base de plein air La Cabouse, au lac Ouareau, vous propose, pour le week-end du 4,5 et 6 mai, un stage permettant, par différentes techniques, la découverte des multiples ^ssibilités de votre corps.Pour la somme de $65 comprenant l’hébergement, la nourriture et l’encadrement, venez découvrir les techniques de massage, de gymnastique douce et de danse-contact.Les différents ateliers sont entrecoupés d’activités plein-air.Un séjour axé sur la détente et la connaissance de son corps.La Cabouse offre aussi, les 27,28 et 29 avril, un stage d’initiation au wen-do, une technique d’autodéfense pour les femmes.Pour la somme de $78 comprenant Thébergement, la nourriture et l’encadrement, venez prendre confiance en vous à l’aide de cet art martial et ainsi favoriser le respect des autres à votre égard.Une merveilleuse façon d’allier connaissance et découverte de la nature printanière.Un stage qui s’adresse spécifiquement aux femmes.Pour de plus amples informations sur ces deux stages ou pour réserver : (819) 424-2552.La voile en 1984 L’annuaire de la voile 1984 vient de paraître.Écoles de voile, de planche à voüe, écoles de croisière, de techniques de navigation, clubs de voile et services aux plaisanciers, du plein-air sur l’eau comme il le faut.L’annuaire coûte $1 et on se le procure à la Fédération de voile du Québec, 1415 est, rue Jarry, Montréal, H2B1 2Z7.*Cette chronique est préparée pour LE DEVOIR .à loisir par le service des communications du Regroupement des organismes nationaux de loisir du Québec (RONLQ), 1415 est, rue Jarry, Montréal, H2E 2Z7.Tél : 374-4700.La ferme expérimentale devient musée aux Grecs et aux Romains.10.Une vague que les juifs n’apprécieront jamais.Direction.11.Procure chèrement de la chaleur.Semées par le semeur.Vengeance posthume du poisson.12.En liège.'Tenue intime.Un heu de détente pour grenouilles et crapauds.13.Il y fait sombre.Marche vers Tu-nion.Se la coulait douce dans son paradis.14.Deux de Troie.Touché jusqu’au fond du coeur.Attire jusqu’au fond du coeur.Se danse encore à Cuba.15.Cri d’encouragement.Un comte d’Espagne qui avait les jésuites dans le nez.Un pauvre tiraiUé.16.Ce Goth traduisit la Bible dans sa langue.Sauve une maîtresse de maison.Un plat pour gourmet.17.Surface du gouvernail touchée par les filets d’eau.Brise les nerfs s’il est continu.Mises en boîtes.18.Préfixe très personnel.Supprimées d’une taxe.Algues normandes pour une litière.Grecque sans âme.Héros sans queue ni tête.19.Placées les unes près des autres.Leurs larmes ressemblent étrangement à celles d’un crocodile.20.Ces perturbations intéressent particulièrement un psychologue.Débauche frisant la honte.Jeté sur certain tapis.OTTAWA (PC) - Le ministère fédéral de l’Agriculture s’est lancé dans une nouvelle aventure en créant un nouveau musée.Sa ferme expérimentale permettra bientôt aux visiteurs de voir de près ce qu’était la vie sur une ancienne ferme canadienne, surtout durant la saison des foins.Le musée a été aménagé dans la laiterie de la ferme expérimentale du ministère, à quatre lülomètres au sud-ouest de la colline parlementaire, à Ottawa.II logera plus de 40 pièces d’équipement agricole construites entre 1840 et 1960.Il abritera également une collection très impor- Pour une coûteuse querelle de ménage LONDRES (AFP) - Cent deux pièces de porcelaine d’une valeur d’un million de Uvres (près de $1 million et demi) ont été dérobées chez un antiquaire du centre de Londres, la semaine dernière.Selon les premiers éléments de l’enquête, au moins deux malfaiteurs ont pénétré durant la nuit dans un magasin spécialisé dans la porcelaine ancienne de New Bond Street, artère commerçante du centre de la capitale britannique.Ils ont réussi, en l’espace de douze minutes, à voler des animaux miniatures en porcelaine, dont une paire de geais de Meissen de très grande valeur.Selon la police, le cambriolage a été commis par des professionnels qui « devaient savoir ce qu’ils voulaient et qui ont choisi les pièces les plus précieuses ».Le magasin était habitué à mener des transactions avec des musées et des collectionneurs privés.’ tante d’outils manuels qui permettaient, à une certaine époque, d’alléger la tâche des hommes et des animaux dont les muscles ont depuis longtemps été remplacés par des machines.Le musée a également reconstitué une étable comme on en voyait des milliers au Canada au cours des années 1920.Ce musée est l’oeuvre du ministère de l’Agriculture qui a obtenu l’aide technique du Musée national de la science et de la technologie.Un premier musée de l’agriculture avait été créé sur cette ferme expérimentale, en 1920, mais avait fermé ses portes en 1966.Ses exhibits UN MAGAZINE BIEN DIFFÉRENT ! Les vins français en 1983 : 60 millions d’hectolitres O 1 É 5 P s 1 S O s A R R A U E N E 1 P E ]s S 1 S E S PARIS (AFP) - La production viticole fran-çai.se a été, en 1983, de 68.12 millions d’hectolitres (mhl) de vin sur un peu plus d’un million d’hectares plantés (contre 79.78 mhl en 1982, année exceptionnelle), a indiqué le Journal officiel du 24 janvier.Selon des chiffres de la Direction générale des impôts, 684,500 exploitations agricoles ont produit 17.17 mhl de vins bénéficiant de Tappella-tion d’origine contrôlée (AOC, vins de qualité soumis à contrôle d’ex- perts), 7.76 mhl de vins de pays (vins de table améliorés soumis à réglementation), 2.33 mhl de qualité supérieure (VDQS, vins de terroir), et 30.13 mhl de vins sans dénomination (vins ordinaires) dont 4.7 mhl de vins blancs.APPORTE TON VIN La petite bouffe du Prince Cuisine Française et Espagnole Terrasse climatisée 166 Prince Arthur est, Mtl.Tél.: 843-8060 Disponible en kiosques avaient alors été transférés au Musée de la science.À la fin des années ’70, plusieurs des plus vieux édifices de la ferme experimentale avaient été classés structures historiques afin d’éviter leur destruction.L’un d’eux logera le nouveau musée.La ferme expérimentale d’Ottawa reçoit la visite de 150,000 personnes par année.Ils peuvent, notamment, y admirer des troupeaux de vaches laitières et de boeuf de hautes lignées, ainsi que de nombreux porcs et moutons.La ferme abrite également plusieurs laboratoires ainsi qu’une collection très vaste d’arbres et d’arbustes canadiens.L,'EDITEUft NE PEUT FOURNIR UNE MEILLEURE IMPRESSION Le Devoir, samedi 21 avril 1984 47 POUR LA FORME La coUection Steinberg, ou des étalages aux cimaises GINETTE BERGERON La compagnie Steinberg, celle qui est de notre bord.collectionne aussi les oeuvres d’art ! Et attention au jeu d’esprit : il ne s’agit pas de légumes, mais des gravures canadiennes et oeuvres sur papier « from ¦coast to coast».Encore une fois, la collection s’impose et ma visite se transforme rapidement en une ronde de jour, d’étage en étage dans les bureaux de la compagnie situés dans une tour du centre-ville.À défaut de rencontrer son illustre patron, Mme Julie Kor-man, conservatrice de la collection, a gentiment servi de guide et répondu à toutes mes questions en son nom — celui de M.Arnold Steinberg, bien sûr ! Steinberg amorce sa collection en 1972, lors de la relocalisation de son siège social à la place Alexis-Nihon.Les premiers achats sont orientés vers les oeuvres d’artistes renommés et bien cotés, tels Cornélius Krieghoff, J.W.Morrice, M.-A.Fortin, quelques membres du Groupe des sept et plusieurs autres.Au départ, cette première collection servait à décorer les salles de conférences et cabinets de travail des divers membres de l’exécutif.L’année suivante, en 1973, M.Steinberg, vice-président de la compagnie, « un passionné des arts » me dit la conservatrice, décide qu’il serait préférable que les nouvelles acquisitions puissent dorénavant favoriser l’ensemble des employés de bureaux plutôt que n’être réservées qu’à certains privilégiés.Qu’à cela ne tienne ! La collection changera d’orientation.Mieux vaut acheter plusieurs gravures contemporaines et oeuvres sur papier qu’un petit nombre de peintures aux coûts démesurés.Cette décision de M.Steinberg est intentionnelle.Paternel ou pÆagogue, l’instigateur de la collection vise également l’éducation ou, si l’on préfère, la sensibilisation de son personnel envers l’art contemporain.Mme Korman précise : « De cette façon, il veut donner une chance aux employés de pouvoir se familiariser avec certaines tendances actuelles de l’art.C’est évident, certains d’entre eux préféreraient contempler une scène de genre, un paysage ou quelque chose de figuratif.Mais justement, M.Steinberg insiste sur l’art contemporain, car il ne veut pas leur soumettre des oeuvres trop faciles.Ainsi, il leur demande de faire un effort pour comprendre et outrepasser certains préjugés.» Par la suite et à mon grand étonnement, j’apprends que c’est M.Steinberg qui s’occupe lui-même de l’achat des oeuvres d’art pour la collection de la compagnie ; « Cette collection est un de ses projets personnels.C’est lui seul qui décide, fait la sélection et achète.» Si l’on considère les nombreuses activités d’un vice-président de compagnie, la poursuite des oeuvres de la collection Steinberg se fera en quantité et à loisir, lors de voyages d’affaires à travers le Canada, ou bien lors de certains vernissages, encans et visites de galeries préalablement choisies.À cet effet, Mme Korman me raconte que lors de l’ouverture d’une galerie montréalaise, M.Steinberg acheta soudainement 30 gravures du même coup ! Ah ! si tous les collectionneurs pouvaient en faire autant ! Quelle belle vie serait celle d’un directeur de galerie ! L’ensemble de la collection comprend quelque 845 oeuvres.De ce nombre, 46 sont des peintures et les 800 autres sont des gravures, oeuvres sur papier et quelques photographies.Nonobstant l’abondance de gravures, la collection comprend aussi plusieurs dessins, aquarelles et oeuvres issues de diverses techniques (multi média).Même si les politiques d’achat (souples, me dit-on) favorisent l’oeuvre sur papier, certains pans de murs arborent fièrement la peinture canadienne contemporaine.Telle celle de Jack Bush, acquise en 1981 et que, malgré tout l’or du monde, la compagnie ne revendrait jamais.Tout comme les autres pièces de la collection.La majeure partie des oeuvres est répartie équitablement entre le siège social de Montréal et les deux succursales de Toronto.Tandis que l’autre partie, plus infime celle-ci, est exposée dans les nouveaux locaux de Miracle Mart (c’est de la même famille ! ) et ailleurs dans une filiale du siège social située dans l’Est de la ville.En tout, 197 artistes sont ainsi représentés dans la collection, dont voici la distribution ; 95 du Québec, 31 de l’Ontario, 11 du Manitoba, 10 de la Colombie-Britannique, trois de Terre-Neuve, deux de la Saskatchewan, un de l’Alberta et un de la Nouvelle-Écosse.Si la majorité des artistes sont d’ici, « c’est absolument normal, dira la conservatrice, puisque Steinberg est avant tout une compagnie québécoise».Au fil de notre entretien, Mme Korman souligne que ce ne sont pas uniquement les acquisitions de valeurs sûres qui inspirent les critères LE MARCHÉ EN BREF Un important coup de pot LONDRES (Reuter) — Un vase chinois de l’époque Ming a été adjugé $550,000, la semaine dernière, à Londres chez Christie.C’est la plus haute enchère jamais réalisée pour une pièce d’art orientale.Celle-ci était en parfait état, car le jeune couple qui s’en était longtemps servi comme vulgaire pied de lampe n’avait pas réussi à le percer pour faire passer le fil électrique.La « potiche » avait été héritée d’un oncle qui l’avait acquise pour la somme dérisoire de 40 livres ($160), en 1940, chez un antiquaire de Glasgow.O Une enchère record pour Pissaro LONDRES (AP) - Un tableau de Camille Pissaro, intitulé La route de Sydenham, a été acquis récemment par la National Gallery de Londres au prix record de 561,000 livres sterling (environ $1 million), l’enchère la plus élevée jamais atteinte par le peintre impressionniste français.Le tableau faisait partie d’une collection de 35 toiles et sculptures im-pressionistes et modernes.La route de Sydenham est l’une des douze toiles peintes par Pissaro lors de son séjour de sept mois à Londres en 1871.O Un Stradivarius d'un demi-million LONDRES (AP) - Un violoncelle signé Stradivarius a été vendu, jeudi, aux enchères pour la somme de 275,000 livres, soit $500,500, ce qui constitue un nouveau record pour ce genre d’instrument.Celui-ci, connu sous le nom de Bonjour que lui avait donné son propriétaire parisien au XIXe siècle, a Les actions des savonneries seraient à la baisse en France PARIS (AFP) — Les Français ne sont pas propres.En effet, seulement 22 % des hommes et 38 % des femmes font une toilette complète quotidienne, selon un sondage réaUsé, en 1983, par l’Ipsos et publié par le mensuel féminin Marie-France de février.
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