Le devoir, 4 décembre 1929, mercredi 4 décembre 1929
Volume XX - No 282 ' Abonnements pat ta poste : Edition quotidienne CANADA.$ W» Etats-Unis et Empire Britannique .« 8.00 UNION POSTALE .».10.00 Edition hebdomadaire CANADA .2Æ0 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Montréal, mer.4 déc.1929 {TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE: -SERVICE DE NUIT: Administration: Rédaction: liéraot; « • HArbour 1241* HArbour 1245 HArbour 387* • HArbour 48*7 Notre vingtième anniversaire Comment nous entendons le célébrer Le Devoir aura bientôt vingt ans.Il demande à ses amis de célébrer cet anniversaire.Comment?De la plus simple et de la plus efficace façon: en l’aidant à grandir, a multiplier ses moyens d’action.Le Devoir est essentiellement une oeuvre de propagande.L’armature financière, les moyens techniques ne sont chez lui que les conditions de cette propagande.Il occupe cette situation à peu près unique d’être la propriété de gens qui, délibérément, par actes légalement établis, se sont interdit, non seulement d’en retirer jamais aucun bénéfice pécuniaire, mais de reprendre même pour l’employer à leur usage personnel l’argent qu’ils y ont mis.Dans ces conditions on comprendra qu’il se sente à l’aise pour faire appel à la coillaboratioai de ses amis.Celle-ci servira la Cause; elle ne mettra pas un sou de plus dans la caisse des actionnaires.Ce que nous demandons d’abord, ce sont de nouveaux lecteurs.Du point de vue propagande, c’est l’essentiel, puisque l’influence du journal, sa force de pénétration sont, cela va de soi, proportionnées à son tirage.Du point de vue proprement financier, c’est une chose importante entre toutes aussi, puis qu’elle apporte, avec ses bénéfices immédiats, des chances d'augmenter le chiffre des annonces et de faire ainsi d’une pierre deux coups.Donc, qu’on nous fournisse — et en aussi grand nombre que possible —de nouveaux lecteurs.Pour faciliter la besogne des propagandistes, l’Administration leur consent des conditions spéciales valables pour les prochaines semaines: Tout abonné qui, renouvelant son abonnement, y ajoutera un abonnement nouveau, n’aura, si les deux abonnés vivent au Canada, qu’à verser $10 pour ces deux abonnements— soit une coupure de $2 sur le prix régulier.Si l’ancien abonné habite le Canada et qu’il veuille abonner un ami des Etats-Unis ou des pays dits de l’Empire britannique, il n'aura à verser pour les deux abonnements que $12; si l’abonné nouveau habite un pays dit de l’Union Postale, les deux abonnements coûteront $14- — soit, dans ces deux cas aussi, une coupure de $2.On pourra varier la combinaison autant que l’on voudra.Elle repose essentiellement sur ceci: d’ici quelques semaines, sur tout groupe d’abonnements nouveaux, nous consentirons une coupure de $1 par abonnement, à la condition qu’il n’y ait parmi ces groupes qu’un renouvellement.— On comprend la raison de cette réserve: on peut consentir une coupure au vieil abonne qui amène un nouveau lecteur; c’est même pour faciliter ce recrutement qu’on la lui consent.Si la coupure s’étendait à tous les renouvellements, elle n’aboutirait qu’à diminuer les recettes — et ce n’est évidemment pas ce que souhaite notre Administration.Nos amis non plus.Il va de soi aussi que toutes ces concessions ne valent que pour les abonnements payés d’avance.* * * On a bien voulu nous dire, et plus d’une fois: Vous faites une bonne oeuvre, vous avez rendu beaucoup de services! Que tous ceux qui pensent ainsi nous aident donc à rendre des services plus grands encore et plus nombreux en grossissant le nombre de nos lecteurs ! C’est le premier point et le plus important; ce n’est pas le seul — car tout ce qui fortifie l’armature financière du journal lui permet aussi d’étendre son influence.Que l’on s’efforce donc de multiplier les clients de nos services accessoires: librairie, imprimerie voyages.Tout cela compte.Et la Caisse de propagande reste toujours à 3a disposition de ceux qui veulent faire des dons directs.* * * Certains de nos amis ont bien voulu nous demander de quelle façon nous comptons commémorer noire vingtième anniversaire.Nous leur apportons notre réponse essentielle: en travaillant, avec leur aide, à multiplier la puissance et l’influence du journal.Tout cc que nous ferons personnellement tendra vers cet objet: la campagne de propagande que nous suggérons aujourd'hui, le numéro-souvenir que nous allons mettre sur pied, le timbre commémoratif qu’avec l’aide de nos amis toujours, nous allons répandre par centaines et centaines de mille.Nous demandons à tous ceux qui croient à l’utilité générale de notre oeuvre, quelles que puissent être sur tel ou tel détail les différences de point de vue, de faire dans le même sens un vigoureux effort.Plus l’oeuvre sera forte, plus eide sera bienfaisante.Orner HER0UX se dérobe, que je suis dans le vide, et ce vide, tout en me donnant le vertige, me fascine; je vois en bas les vagues se bousculer et se brher sur ta pointe d’acier de la coque.Vers la fin de l’après-midi on nous fait visiter la chambre de chauffe; là encore, une sensation aigue de vertige doublée d’une sen< sation d’étouffement due aux bouffées de vapeur qui montent du bas de la cage.Nous allons ensuite au faite du paquebot, au poste de ra-dio-tèlé graphie.Le télégraphiste du bord nous fait un exposé détaillé du fonctionnement de son service, mais, étant donné la difficulté que j’ai de m’assimiler “la lampe à trois électrodes” (les correcteurs d'épreuves du baccalauréat pourraient en témoigner) il m’est presque impossible de suivre notre hôte à travers les dédales de sa science; pour passer le temps, je gratte un coin dans la vitre congelée du hublot; ce que je vois m’émerveille: le soleil se couche et ses lueurs orangées viennent mourir sur le pont du navire: le grand hunier, le petit hunier, le mât de misaine, les cordages, tout est empourpré et sc détache nettement sur un fond bleu-vert.Quand nous redescendons, il fait presque nuit, et nous sommes en vue du pont de Québec.Québec lui-même nous est bientôt révélé par une grande trouée lumineuse dans un ciel noir, Québec qu’on ne quitte jamais, quoi qu'on dise, sans un petit pincement bizarre au coeur, qu'on retrouve toujours avec une joie et une émotion réelles, surtout quand on g a passé plusieurs années de sa vie.Notre paquebot semble avoir accéléré son allure et nous approchons de plus en plus de la ville.Maintenant nous en sommes tout proche et je puis la reconnaître à ses lumières: là-haut je vois les fenêtres éclairées du Séminaire, où mes anciens professeurs sont sans doute courbés à cette heure avec la même patience qu’autrefois sur des devoirs négligés; plus haut, ce disque lumineux, c’est l’horloge du bureau de poste, et, plus haut encore, ces centaines de lampes suspendues au plafond céleste par on ne sait quels fils mystérieux, ce sont les lumières qui brillent dans la grande tour du Château Frontenac.Comme je la trouve belle, comme je l’aime, cette heure “ma vieille ville”; en la retrouvant, je retrouve mes années d’études avec leurs Lettre d’Europe La crise française De Briand-Tardieu à Tardieu-Briand — Où Tardieu sauve Briand, et Briand Tardieu Dans la première partie de sa lettre, celle que nous avons publiée lundi, M.Ebrag racontait la chute du cabinet Britmd.Il en analyse ici les circonstances et les suites.L’analyse du scrutin semblait donner une indication assez précise .sur ce que devait être, du moins logiquement,^le nouveau gouvernement.La majorité qui venait de renverser le ministère Briand était composée surtout des groupes de gauche, ceux de la droite et du centre ayant voté en grande majorité contre la motion Mantigny.D’autre part, M.Briand lui-uiême était atteint, aussi bien comme chef du gouvernement que comme ministre des affaires étrangères.Il semblait donc que le nouveau gouvernement dût être de gauche, et que M.Briand ne dût pas en faire partie.Mais alors commença la comédie parlementaire que le Temps a appréciée comme on l’a vu plus haut.Conformément à l’indication fournie par le scrutin, M.Doumer-guc a d'abord chargé M.Daladier, chef du groupe radical socialiste, de constituer le nouveau ministère.M.Daladier s’est adressé aux socialistes, désirant unir dans le même ministère les radicaux et les socialistes, ce qui eût été un gouvernement nettement de gauche.Mais il a échoué devant une question de principe, celle de là “participation” des socialistes «u pouvoir.Ceux-ci sont depuis longtemps divisés sur cette question.Les uns estiment que leur parti ne doit pas “participer" à un gouvernement bourgeois, mais tout au plus lui accorder son “soutien” dans certaines circonstances.Les autres, comme MM.Paul-Bon-cour et Renaudeï, sont “participa-tionnistes”.Devant l’offre faite par M.Daladier aux socialistes de participer au gouvernement, on a vu se produire une chose nouvelle.La majorité (iu groupe parlementaire socialiste s’est prononcée en laveur dp la participation; mais* elle a été dé-sa' joies pures et calmes, avec leurs vouée par le conseil national du minces tracas, leurs fragiles misé- ! parti, qui, il est vrai, a une très res, et c’est bon.cette impression i faible majorité, s’est prononcé pour fugitive que j'ai d’être toujours l’écolier "an ceinturon vert et aux nervures blanches”, qui va son peut bonhomme de chemin avec insouciance et gaieté.Tout en m’abandonnant ri ces souvenirs de jeunesse, je suis machinalement mes compagnons de voyage gui mettent pied à terre.Et je reviens à la réalité; car Québec, la mère que je revois avec des yeux „ , • .attendris, me serre avec des bras dlBne- 11 V®.{?° (luo.1 et **ralson froids et m’enveloppe dans un inan- Cette publicité condamnable durc-teau de neige.En réponse à ccnra*t-elle encore longtemps, Qui m- terviendra pour la faire cesser enfin?le maintien de la non-participation Son avis a prévalu sur celui des élus socialistes, et M.Daladier a dû renoncer à sa première combinaison.Mais, avant de renoncer definitivement à toute combinaison, le chef radical semble en avoir invaginé une en dehors des socialistes.accueil, mon coeur de fils ne peut trouver antre chose que de murmurer à mon ami du Chronicle-Telc-graph: 1 ftrr.quelle ville giacia- Lucien DESBIENS Bloc-notes Exploitation Dans un récent article à la fie vue Dominicaine (livraison du mois de décembre), le R.P.M.-A.Lamar Bilingue Il y avait jusqu’à ces semaines-ci, gare Bonaventure, à Montréal, un chef de gare du plus complet unilinguisme.Lui parlait-on français?Il ne comprenait rien.L’on devait donc, dans notre ville aux deux tiers française et à cet employé d’un réseau ferroviaire appartenant à l’Etat, parler anglais.Cet employé est disparu.Nous l'avons signalé à l'époque et nous avons ici même demandé qu’ou nommât pour le remplacer un fonctionnaire bilingue.L’adminis Chronique Sur le “Megantic” .Je m'éveillai au bruit crépitant de la glace qui se casse.Je glttsai par le hublot l’oetl que j'avais réussi à ouvrir: sur le pont trots américaines emmitouflées se promenaient en riant violemment, puis d'autres, beaucoup d’antres frimousses, toutes rosies par le froid, m'apparurent tour à tour par te minuscule oeil-de-boeuf .Vn bruit de voix connues, je regarde: ce sont deux confrères en fourna-lisme.de Québec, qui passent, i'alr frondeur: tête nue.mains dans les poches, cigare mtr lèvres; je tente de leur faire par la vitre un petit signe amical, mats Tal vraiment trop sommeil; je les laisse passer, repasser, et je continue de regarder d'un oeil vague lout ce ua-et-oient matinal, car il fait à peine jour.Bientôt, un affreux grincement d’amarres.de chaînes, et les sourds gémissements de la roque m’annon cent que nous quittons le port.Im ville s'éloigne, peu A peu.une vive sonnerie de clairon annonce ‘le réveil.An hln le sqneletle dn .^ , pont Victoria couché auprès de la que le bout du pont che dénonce avec force et justesse ! tration des chemins de fer de l’K-l’exploitation de certains “produits i tat vient de donner suite à celte miraculeux” mis en vente un peu demande.Le nouveau chef de la partout de ce temps-ci sous couvert ; gare Bonaventure est.nous assu-de la soutane “d’un prêtre ou d'un rent des témoins désintéressés et religieux” qui aurait fait des découvertes mirifiques dans le domaine de la médecine.Peu nous importe, dit le R.P.Lamarche, de savoir si ces remèdes “correspondent à la formule originelle ou sont adultérés; sides bénéfices vont en partie aux inventeurs présumés ou tout entiers flux fabricants locaux: nous sommes en présence d’une farce ignoble et voilà tout”.Le mot n'est pas trop vigoureux, quand on voit dans les fouilles publiques toutes sortes d’exploitations à peine déguisées de la soutane‘du prêtre et de celle de religieux, étrangers il _ .va de soi à cette pnbücité effrénée et .déraisonnable.“Il s'agit d’exploiter ontréal.' Nous~sommes bel et bien ù fond la crédulité du peuple de grande masse grise et Informe de Montréal.Notts sommes bel et bien - - - - — r- - entre, ciel et eau et le Megantic de \ vnnt Ja grosse réclame et, de l’autre, ta White Star qui nous transporte confiance séculaire qu’il accor-file vers Québec.de à ses guides religieux'', continue Il va à une allure plus majestu- ! le collaborateur de la Bcvuc Domi-euse que très vive: on croirait qu’il nlcaine, qui ajoute: “Ce qu’il faut, quitte à regret notre province; et c’est une réaction d'ensemble au je lut en veux d’emporter avec lut moyen de la presse, des sociétés rc-dans les vieux pays ort II va se ri- ligieuses et du clergé qui a tout In* chauffer douillettement, les rfer- térêt à défendre son honneur”.En niers soupirs de notre automne ca-1 fait, cette réaction ne se dessine pas nadien: je lui en veux pour1 vite.Et l’on s’explique assez là- toutes sortes de motifs dont le plu» dessus l’inertie totale, ou à pru fort et le le plus secret aussi est {près, de la presse; car les lanceurs -peut-être-de ne pas m emmener de ces sortes de médecines breve* avec lut dans les contrées lointaines i dépensent beaucoup d'argent, ou ti n y a pas de neige .jusque dans les feuilles respecta- L irruption dans ma cabine de blés, — ne parlons pas des autres, mes compagnons de voyage apporte on doit s’attendre d’y trouver n’im- qui s'y connaissent, un bilingue parfait, s’il porte un nom à désinence anglo-saxonne.L’essentiel, c’est qu'il parle convenablement le français comme l’anglais.Avis à ceux des nôtres qui ont affaire à la gare Bonaventure.Qu’ils y parlent français.Et nos compliments aux gens responsables de celle nomination.Charabia D’où dos tractations assez obscures, au cours desquelles il a prétendu avoir été joué par M.Briand, ce qui aurait provoqué son échec.Car M.Daladier avait demandé à M.Briand de conserver les affaires étrangères dans Je nouveau ministère, une campagne très active ayant été faite, dès les débuts de la crise, pour le représenter comme indispensable.Lui seul, disait-on, pouvait mener à bonne fin J’ixmvre qu'il avait commencée.C’était peut-être politiquement vrai; mais c’était contraire ù la logique du scrutin qui l’avait renversé.M.Doumergue s’est alors adressé à M.Clémente!, sénateur de gauche.Celui-ci aurait voulu faire un ministère de large “concentration républicaine”.Mais, comme la formule de la “concentration” rencontre pas mal d’adversaires dans le monde parlementaire, il l’a abandonnée pour celle de “concorde républicaine”.Son ministère aurait compris des radicaux et serait allé assez loin vers la droite, mais pas jusqu’au groupe de M.Marin.C’eût été comme quelque chose représentant la première majorité avec laquelle M.Poincaré avait gouverné, avant que des radicaux se fussent exclus eux-mêmes du gouvernement, à la suite du congrès d’Angers.Mais, de même que Je refus des socialiste-s avait fait échouer ta combinaison Daladier, de même celui des radicaux a fait échouer la combinaison Clémente!.Ils trouvaient que le ministère dans lequel on leur proposait d’entrer adladt trop loin vers la droite; d’autre part, ils voulaient que M.Daladier y eût l’intérieur.M.Clémente! avait sollicité le concours de M.Briand, qui le lui avait accordé.M.Doumergue s’est ensuite adressé à M.André Tardieu, républicain de gauche, qui s’est essayé à deux combinaLsons successives.La première aurait compris des radicaux et n’aurait donc pas différé beaucoup de tla combinaison Clémentei Mais, comme M.Clémentei, H « échoué devant le refus des radicaux.Il a alors composé un ministère comprenant des représentants de tous les groupes du centre et de la droite.Sa première combinaison eût été centre et gauche, Ja seconde était centre et droite.Un journal nationaliste belge, favorable à M.Tardieu et à sa seconde combinaison, appréciait ainsi l’événement: “N’ayant pas pu mettre sur pied un cabinet de gauche, iil a très habilement sorti de su poche droite un nouveau programme et une nouvelle liste.” Le même journal a expliqué ensuite qu’il ne fallait pas prendre ces choses-Jé au tragique, presque tous les parlementaires français de quelque importance ayant passé par toutes les nuances de l’arc-en-ciel politique.M.Tardieu avait aussi sollicité le concours de M.Briand, républicain socialiste, qui le lui avait accordé, aussi bien pour sa première combinaison (gauche) que pour la seconde (droite).^ • j Le ministère Tardieu-Briand, sorti de cette crise compliquée, correspondait assez à la seconde majorité de M.Poincaré, celle sur laquelle il s'était appuyé après le congrès radical d'Angers et Ja sécession de ses collivjues radicaux.De toute manière, il est exact de dire que ce ministère était le contraire de celui auquel aurait du logiquement aboutir la crise ministérielle.(l’est pourquoi on vit immédiatement se tourner contre le ministère Tardieu-Briand, avec l’intention de le renverser dès iu première ren contre, les mêmes éléments parle mentaires qui avaient renversé le ministère Briand-Tardieu.Car, du nouveau ministère, on pouvait attendre, logiquement du moins, une politique intérieure plus modérée que radicale.à gauche, on disait déjà une politique “réactionnaire , — et une politique extérieure moins portée à la conciliation que la première manière de M.Briand.A ce dernier point de vue, on ne pouvait pas oublier que M.Pardieu a été le principal auteur du traité de Versailles, qu’il l'a toujours conet qu’il Signature d’un protocole sino-russe réglant l’affaire du chemin de fer de Mandchourie L’accord qu’on dit avoir été signé par les plénipotentiaires russes et mandchous rétablit les accords de 1924 MOSCOU, 4.(S.P.A.) — On annonce que les plénipotentiaires de Moscou et de Moukden, en conférence à Nikolsk-Ussurus-ky, près de Vladivostok, ont signé un protocole pour la reorganisation de l’administration du chemin de fer oriental de Chine, conformément aux traités de 1924.La note américaine mentionnée dans une autre dépêche arrive donc au moment où les Russes et les Chinois s entendent.Les signataires du traité Briand-Kellogg, à l’exception du Japon et de l’Allemagne, avaient, sur l’Initiative des Etats-Unis, envoyé une note à la Russie et à la Chine pour leur rappeler leurs engagements comme signataires du pacte au sujet des hostilités en Mandchourie, .,T .Les traités de 1924 que la convention de Nikolsk-Ussunisky vient de confirmer furent signée à Pékin et à Moukden et pourvoyaient à l’opération du chemin de fer oriental chinois par les Russes et les Chinois conjointement.En vertu du récent accord sino-russe le président chinois de la Commission des chemins de fer de Mandchourie sera congédié et l’ancien gérant et l’ancien assistant gérant du chemin de fer, qui étaient des Russes, ne seront pas réinstallés.Deux autres Russes les remplaceront cependant.* * * D’autres dépêches disent que le protocole n’a pas été signé et que le gouvernement de Mandchourie a rappelé ses plénipotentiaires avant qu’ils n’entrent en conférence avec les Russes.un dérivatif • ">»».«* ner où une ombre qui ressemblait étrangement a M.Pelletier, le secrétaire du Cercle, lui aurait rappelé une promesse envers le Cercle Universitaire.M.Versailles lui a déjà demandé pourquoi il ne parlerait pas parfois de choses actuelles.C’est pourquoi il a pensé \ parler de quelque chose de passe et de présent à la fois, peut-être même aussi de finur, l’éternité.Mais il s’est ravisé pour choisir l’amour dont le moyen âge a parcouru le cycle complet, que le moyen âge a connu autant que nous pouvons le connaître nous-mêmes.Pour nous, il fait revivre avec émotion intense l’amour fatal de Tristan, l’amour raisonné de la Phénis de Christian de Troys, l’amour sublimé, chevaleresque, inspirateur de Lancelot, l’amour divin qui embrase le chaste Galaad.Il lève le voile qui dérobe la poésie touchante, la psychologie profonde des vieux textes.Il parle tout doucement, avec conviction.Et lorsqu’il termine, en plein milieu d’un banquet, nous l’avons suivi sans effort jusque vers les hauteurs de l’amour divin.M.Ernest Guimont présidait.Il UN LIVRE DU PROFESSEUR VIALLETON Le professeur Vialleton, de Montpellier, vient de publier sous ley Hire /’Origine des êtres vivants) un livre qui est très commenté en France.M.José Vincent consacre dans la Croix au sujet qu’il traite un article d’ensemble, où il dit, après avoir parlé d'autres auteurs: Le professeur Vialleton, dans son i seniieuement lait p livre tout récent, est naturellement j pour durer.L’ensemble de ses fonc Le professeur Vialleton «e cèdt Jamais à de si puériles paniques.U ne tombe certes pas davantage dans l’excès de faire inopportunément de Papolofétique à propos ne pnvsiologie.Il d’anatomie ou «Te physiologie, sait trop qu’on compromet en de tels cas l’apologétique ellc-mèmt non moins que l’anatomi,- ou la physiologie, à qui il n’en faut pas faire plus dire qu’elles n’en disent et qui, du reste, plaident bien assez comme cela la cause du Créateur.Le point de départ du profes seur Vialleton est tout simple.Voi ci dans quels termes U nom le présente : “La finalité interne consiste eu ceci que tout corps organise est es sentiellement fait pour vivre e! allé bien plus au fond des choses.Chez un éditeur scientifique, il avait publié, il y a un peu p.us de quinze ans, un ouvrage dans lequel lu question du transformisme avait été abordée avec une extraordinaire maîtrise.L’ouvrage fit du bruit.Les spécialistes ne furent pas les seuls à s’en occuper.Le publia eu glana quelque chose à la t'aveu.- de quelques analyses bien faites.Seu-ement, peu de profanes ou de demi-profanes lurent ces fortes pages parce qu’elles étaient à base de dure, sinon rébarbative technicité.Aujourd’hui, le professeur Vialle- roïnc qui refuse consciencieusement ton, sans tomber dans la vulgari- tions élémentaires, comme le fond de sa structure, concourent sans cesse vers ce résultat et l’atteignent puisqu’il y a depuis si longtemps des etres vivants.Cette permanence de corps aussi fragiles par ailleurs, aussi soumis à un ensemble de conditions souvent difficiles à rencontrer et à réunir, est une des preuves Ses plus fortes de la finalité interne.” Mais oui, enfin, l’homme, à son tour, cela existe, comme espèce à ne confondre avec nuUe autre, avec son type achevé dès qu’il apparaît, nanti d’emblée de raison, de langage, se maintenant en station ver- au sens cornélien du terme, les personnages de Chrétien de Troyes raisonnent leurs sentiments, calculent, les conduisent et se conduisent.lion en des termes tels, avec des éclaircissements te]s qu'un chroniqueur littéraire ne peut manquer d’en faire état.Un tel livre mériterait de faire époque.Sa lecture A cette influence se joint celle de n’est pas toujours aussi aisée que la chevalerie, idéal plutôt qu’insti-; celle île l’Abbé Constantin.Mais il tution.mais dont, pour cette raison! vaut la peine qu’on s’y attelle, et précisément, l’action sur révolu-j qu’on l’achève, tion des sentiments est décisive.Au p nVst pa«.seulement gibier de lieu de se laisser anéantir par sa passion, le chevalier considère l’amour comme une force, un ressort moral; c’est elle qui le rend capable de servir.Déjà, même dans cet idéal purement profane des forces religieuses se font sentir; il est probable que l’amour dit “courtois ne se serait jamais élevé à un idéal fé- savant, quoi qu’il le soit, bien entendu, avant tout.H est aussi gibier d.p tout le monde; il l’est, du moins, de quiconque a te goût des hauts problèmes scientifiques qui côtoient la philosophie; il l’est aussi de quiconque se plaît à des lectures autres que le roman bien parisien.Quand on a patiemment lu l’Ori-minin aussi noble sans l’influence i des êtres vivants, on demeure élévatrice et ennoblissante du culte stupéfait de constater dans quel rendu dans le christianisme à la ni-Sainte Vierge.christianisme à la abîme de lointain passé semble s’enfoncer ce brillant, mais léger Le Dantee, qu’avait tant et si chrétiennement secoué naguère la très sainte Elisabeth Leseur.Sur !a question de la vie.Le Dan-tcc avait pris plaisir à brouiller les Bientôt, d’ailleurs, la mystique cistercienne et l’influence décisive de saint Bernard conduisent cette évolution si son terme.Dans le Lancelot en prose, nous assistons à la transformation progressive des hé-! choses.11 avait mordicus tenu à ce ros de roman; d’abord chevaliers qu’entre k* cristal et le plus éléincn- de leur Darne, ils s’engagent ensuite dans la Quête du (Iraal, c’est-à-dire la poursuite do la vie surnaturelle; l’amour humain fait place chez eux à l’amour divin, les plaisirs sensibles s’effacent pour laisser les âmes taire des êtres vivants, il y eût le moins d,p différence possible ou pas| de différence du loul.Pendant près de cent ans, il a fallu que les notions les plus raisonnables en matière de science fus-les plus pures ouvertes à la joie de | sent remises en cause.On n'eut l'union extatique.Le héros n'est pas de cesse que !a distinction, ré- itique plus l’amant, c’est-à-dire Lancelot, mais Galaad.c’est-à-dire le Mystique pas de cesse que putée scandaleuse, des trois règnes, ne tournât à la plus extrême confusion, au plus amorphe Dès le début du XTTTe siècle, le brouillamini, à la bouillie aux chats Moven Age est donc prêt à recevoir i in moins claire, le message de Dante et à compren- Le professeur Vialleton, lui, a re- lire la transfiguration de Beatrice; le cycle sc referme sur lui-même, l’amour découvre à la fois son prin- à la culture intellectuelle les mé- cipe et son terme: Dieu, c’est-à-dire, pris la question dans le plus grand calme, redressant, avec son haut savoir d’histologiste, habile à manier le microscope, les bévues des thodes industrielles.Aussi nous ad-! ««wn la parole de Dante lui-même: ! transformistes aprioristes qui, n’a- mirons M.Gilson, ici M.Dom-broxvski trouve tout naturel de se servir du pronom “nous” en parlant des Canadiens avec lesquels il vit depuis huit ans — de ne pas être demeuré un spécialiste.Lorsque je lus pour la première fois à la Sorbonne le nom de M.Gilson, professeur de philosophie médiévale.j’avoue, dit M.Dombrowski, que je ne me dirigeai pas vers la salle où il donnait son cours.J’avais tort puisqu’il s'agissait d’un sujet ijiie j’ignorais complètement; mais j avais appris à craindre les spécialistes.Maintenant Je sais que M.Gilson a fait sien tout un domaine sans rien perdre de sa souplesse.II a relevé les ruines de la vieille forteresse scholastique où il s’est retranché; mais souvent il ristr ^.des pointes aventureuses au ddn et ramène des captifs de choix dans la vieille forteresse.’’ La causerie dp M.Gilson Voici un bref résumé de ce qu’a dit M.Gilson dans sa causerie fort goûtée par l’auditoire: L'histoire des idées ne suffit pas à caractériser une époque: elle doit se compléter par l’histoire des sentiments.Ce qui est évidemment vrai de l'époque moderne ne l’est pas moins du Moyen Age; c’est pourquoi l’historien qui s’attache à t’Aniour qui meut le ciel et les étoiles.Les convives Table d’honneur: M.et Mme E.Guimont, AL Etienne Gilson, M.Henri Dombrowski, Mme Dombrowski.Aux autres tables: Le H.P.G.Forest, O.P., et le H.P.G.Perras, O.P., M.Pierre Thibaudeau, Mlle Thibau-deau, M.Marchai, Al.et Mme de 1 Gaspé Beaubien, M.et Mme L.de G.valent regardé les choses qu'avec des yeux d?faible acuité et s’en étaient tenus aux apparences les ! plus immédiatement tangibles.1 Je n’ai garde, je vous en réponds, de me lancer sur le terrain, pour moi mal colmaté, de la technicité pure.Du moins, je peux bien dire ce qui, dans ce bel ouvrage, frappera les yeux de tous les lecteurs, même les moins savants: j’entends la remarquable profondeur et la remarquable clarté d’exposition1 Beaubien, Mftie ‘ÜharîJs "Frémont, dans les passages qui concernent M.et Mme Edouard Montpetit, Mme i L» nécessaire distinction entre mains.D’autre part, quand nous avons dit cela, après que le professeur Vialleton nous l’a obligeamment soufflé, nous n’avons pas tout dit.Le distingué savant, qui entend ne pas laisser inexploré un seul recoin de la notion qu’il cherche à définir, va jusqu’au bout de sa recherche, dût le matérialiste buté en gémir douloureusement: “Si l’on envisage ses fonctions psychiques, sa nature tout à fait spéciale ne peut plus faire de doute”.Et il ajoute."On a vu.la définition de Biumenbach.Le rejet des deux premiers caractères: rationale laquais, n’a, certes pas été un progrès et n’a aucunement contribué à nous faire mieux connaître l’homme.Cette mutilation du sujet est une erreur profonde qui a multiplié les confusions dans une matière qui réclamait tant de méthode et de prudence.A-t-on le droit d’écarter les caractères psvehiques?.Tout ceci émane d’un beau savant, d’un sûr philosophe et d’un parfait honnête homme.José VINCENT La soirée du Collège Sainte-Marie C’est ce soir, à R h.15, à la salle académique du collège Sainte-Marie qu’aura lieu la soirée littéraire et musicale préparée par l’Académie française du collège pour commémorer le soixante-quinzième anniversaire de la proclamation du dogme de l’immaculée Conception.S.G.Mgr Deschamps présidera.Le public est gracieusement invité.Le programme sera agrémenté de musique vocale et instrumentale.PETITE VIE DES S AI1S T S Nécrologie — rault, AL et Mme M.Nantel, M.T.-.J Lafnnièie, AI.et Mme W.Reeves, Mme L.-J.Gaboury, M.Maurice Ga-boury, M.et Aime L.de L.Harwood, M.et Mme Paul Béique, M.Augustin Frigon, M.Aurélien Boyer, M.Noël Fauteux, Ai.E, Dubeau, M.Georges dans la nature Mais oui, l'espèce, cela existe bel et bien.Et c’est Cuvier qui avait raison.“(Cela) se distingue.par un caractère physiologique d’une importance capitale: l’interfécondité ! illimitée de tous les individus qui Pelletier, Ai.et Mme L.-G.Hyan, Al.; composent”, vv.i^iUK\i Mais oui, la vie aussi, cela existe.\\ulsh, M.1.Laveitj, AL Jos.No m, jj semble que Bichat ait eu peur M, Paul-A.Gagnon, M.Maurice 1 d’en trop dire quand il ne la vou-rent, M.J.-L.Laçasse, AI.Rogti ]ut déterminer que par son carnc-Brossard, AL le Dr (».1 lamondon, t^r(1 ^ pius négatif : l’ensemble des AL et Mme Hercule Guerin, AL et fondions qui résistent ù ta mort.Mme J.-F.Saint-Gyr, M.et Mme J'jüme cent fois mienx cette défi-Maurice Hudon, Aille Gabnellc ba'v- uition-ci qui nous est suggérée au yer.AL et Mme Victor Dore, Mlles chapitre ne ce livre où sont étu-Dore, M.L.-V.King, Mlle King, Aime j diés la vie et les êtres vivants: Arthur Surveyer, Aille Hélène Grc-1 l'activité propre, immanente et connue, M.et Aime Anatole Désy, M.quérante des corps organisés.AUBIN — A Montréal, le 30.à.22 ans.Marle-Rot-e Gmton, épouse de Lucien Aubin ALARY — A Montréal, le 3.A 42 ans.Méciértc Alarv, époux d‘Ernest] ne Leclalre.BLAIN — A Verdun, le 1er, à 22 ans.Laurette fille de M Eiphége main et de Clarisse Sorel.BOUVIER — A L'Assomption, le 3.A 53 ans Edmond Bouvier, époux de Leoule Perrault.CORBEIL — A Montréal, le 2, à 42 ans.Leonidas Cor boll, CORRIVEAU — A Cartlervllle.Hôpital du Sacré-Coeur, le 2 à 34 ans, Mlle Alber-Une Corrlveau.Illle de feu Evangéllsta Corrlveau.de St-Vnller.comtA Bellechasse.DUQUETTE — A l’Hâpltal 8te-Jeanne d’Arc.le 2.A 31 ans, Albert Duquette et d'Isabelle Ooyer GRENIER — A Montréal, le 1er, A 35 ans, Albert Grenier, époux d'Yvonne Ouellette, LAROSE — A Beloeil.le 1er.A 28 ans.Félix Larose fils.PELLETIER — A Montréal, le 2, A 34 ans.Antonio Pelletier, époux de Robert! -ne Dalpé.PESANT A 8t-Michel, le 2 déc A 48 ans.Dame Napoléon Pesant nAe Ole vine Longpré OUIMET — A Montréal, le 3.à 85 ana.Marle-Elmlre Allaire, épouse en UPmes noces d'Alexandre Ouimet.PAYETTE — A Montréal, le 30.a 42 ans, Aloée Payette, réaidant A Varennes PLANTE — A Montréal, le 1er.A 61 an*.Marie Plante, épouae de feu Joseph Breton.PLO0FPE — Abord A Plouffe.le 1er.A 74 ans, M.Martin Plouffe.époux de Anal-ae Pauné THERRIEN — A Village Bélanger, la 30.A 71 ans.Moiae Therrlen.époux de feu Marie Deloourt.TOUOA8 — A Momtréal, le 3.A 62 ans Zénophlle Tougaa, époux en lêres noce* de Céllna Bouchard, en 2émee d’Alblna Morneau.Léon lorrain, M.et Mme Beaudry Leman, M.et Mme Pierre Charton, M.et Mme Henri Geoffrion, Mme Athunase David, M.et Mme Ernest Charron, M.et Mme J.-A.Leduc, Mme Jérémie Dérarie, M.et Mine P.Vaillancourt, Mme Prévost-Auger, M.et Mme B.Panet-Hnymond, M.et Mme Georges Hadeaux, M.et Mme Maurice Goudrault, M.et Mme Amé-dée Monet, M.et Mme J.-A.Mousseau, M.cl Mme Rodolphe Tourville, Mais oui, la vieille finalité, cela existe.Je sais bien: ce nigaud de Bernardin de .Saint-Pierre, et quelquefois même Ghâteaubriand, l'avaient fort compromise par des arguments très aventurés où ni l’âme immortelle ni la Providence n’avaient toujours trouve leur compte.Mais il y a un honnête inahsnie, un finalisme rationnel, qui ! son âme à Dieu, le 3 décembre 450.achève et couronne la science qui ! se respecte, en lui fournissant scs .^ .1 4 décembre SAINT PIERRE CHYSOLOGUE, évêque et docteur Pierre, que son éloquence a fait surnommer Chrysologuc (parole d’or), fut placé sous la conduite de Corneille, son évêque.Ordonné diacre, il administra toutes les affaires du diocèse.En 433, Corneille se rendit à Rome accompagné de son fidèle diacre.Celui-ci désigné miraculeusement par le ciel, .fut sacré évêque de Ravenne par le pape Sixte III.La subite élévation de Pierre Chrysologue ne changea rien à sa vie humble et mortifiée.Il régla sa maison comme un monastère.Son zèle tempéré par la douleur et la prudence, extirpa ou prévint les abus.Le saint se multipliait pour les foules avides de l’entendre.Ses sermons, courts, nets de doctrines et de langage, séduisaient les auditeurs.Il ne se déchargeait sur personne du soin d'instruire les païens et de les baptiser.Des milliers de néophytes lui durent ainsi la régénération.Chrvsologue combattit avec zèle les erreurs d'Eutychès, et écrivit par ordre du pape saint I^éon.une lettre au Concile de Chalcédoinc contre cet hérésiarque.Quand il sentit sa fin approcher.Pierre voulut se retirer dans sa patrie.Il cpiitta Ravenne après dix-huit ans d'épiscopat, et se rendit à tmola, où il rendit paisiblement M.A.-.l.Laurence, Mlle Jeanne Lan- i suprêmes explications.11 est trop Directeur de funérailles Geo.VANDELAC Service d’ambulance Bélair 1203 70 Rachel Est La Société Coopérative DE FRAIS FUNERAIRES Entrepreneur» tb* F’ompas F’tinébm rt Assurances Funéraires HARBOUR 5555 10.’./ RLE SAINTE-CATHERINE EST Zi- rencc, M.Marcel Aubert, M, et Mme G.Baillargeon, Mlle G.Caïuiré, M.et Mme Victor Morin, Mlle Renée Morin, M.A.-K.Prud’homme, M.Léopold Morin, M.et Mme C.-O.Monat, M.et Mme Jos.Hrosseau, M.et Mme Hercule Lefebvre, M.et Mme A.Lamarche, M.et Mme V.-E.Beaupré, M.et Mme Arthur Vaillancourt, M.et Mme E.-C.Vidricaire.M.et Mme C.ox, M.et Mme Gérard Parizeau, M.et Mme Hené Duguay, M.et Mme Jean Béique, M.et Mme Paul Vian, Mlle Versailles, M.Charles Vian.M.Joseph Versailles tfils>, M.et Mme Paul Ostiguy, Mme Victor Barbeau, M.et Mme G, Saint-Pierre, M.et Mme F.-A.Béique, M.et Mme R.-T.Leclerc, Mme Albert Prévost, M.Henri Crépeau.Mlle Girard, M.et Mme G.Bourassa, M.Jacques Séné-cal, M.et Mme Walter Clerk, M.et Mme L.Turcotte, M.et Mme D.Del-fosse, M.et Mme Arthur Léveillé, M.et Mme Armand de Tilly, M.L.-J.Barcelo, Mlle Mathieu.Mme O.Lefebvre, Mlle L.Lefebvre, M.Victor Pager, M.et Mme Jean Fiahault, Mlle de Passillé, M.Philippe Mont-petit, Mlle Berthe Thauvctte, M.le Dr et Mme G.Préfontaine.Mme Lamarche, M.O, Dufresne, Mlle Perras, M.Jules Brahy, et plusieurs autres._ Feu Mme Charles Lagiie On nous annonce la mort de Mme Charles t.agüe, décédée à l'Hospice Sainl-Atiloine, à Sainte-Cunégonde, le dimanche 21 novembre.Le service funèbre a été célébré le mardi suivant, eu l’église baiute-Cuncgunde.bête, en vérité, d’imaginer qup les harmonies de la nature, comme on) disait jadis, ne manifestent point de visée, ni de dessein prémédité.Quand j’étais étudiais' en médecine, c'était pour moi une occasion de stupéfaction intense que les accès de mauvaise humeur de ce brave Testut, auteur d’un traité d’ana lomie humaine fort estininbh à d’autres égards, en face de l’idée finaliste.Le digne homme eût rou- Si de croire que telle disposition es organes dans le corps humain pouvait bien marquer quelque dessein concerté d’un Fabrtcateur sou- ______ verafn aucmel il aimait bien mieux j — rie pas croire.b HOTEL — RESTAURANT FRANÇAIS 1284 ST-DENIS.MONTREAL Chambres : *1.50 *t plu* Repx» 60.50.80 75, 8000 at * la Carte” Cabaret “Au Matou Botté” LETTRES AU DEVOIR Nous ne publions que des lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Nous ne prenons pas la responsabilité de ce qui parait sou» cette rübrlque.Nos exportations de bois de pulpe La Tuque, 1 déc, 1929 Le Devoir, Montréal.Monsieur le'Rédacteur, fée pourriez-vous pas m’expliquer comment il se fait que malgré une surproduction de 20 ù 20%, tes moulins ù papier font travailler leurs hommes le dimanche’/ En deuxième lien, comment il se fait qu’on laisse exporter, à l’état brut, 30de la coupe annuelle dont 20% proviennent des terres de la couronne?Il me semble qup ces questions méritent d’être considérées.Bien À vous, J.-Ernest DESBIEXS m A l’Ecole Technique de Montréal Lundi soir, une assemblée generale des anciens élèves gradués de l’Ecole Technique de Montréal réunissait en leur Alma Mater une centaine de membres, La soirée débuta par la projection de films d’intérêt général qui, tour à tour, amenèrent l’auditoire à visiter des mines de minerai de fer et des usines où se produit l’acier par le procédé Bessemer, puis exécuter des voyages d’agrément, entre autres une croisière très intéressante dans la Méditerrannée, film gracieusement fourni par l’entremise de M.Augustin Frigon, directeur de l’enseignement technique dans la province de Québec.Ensuite, eut lieu la présentation à l’assemblée du nouveau président en la personne de M.Robic par le président 11 sortant de charge, M.Berthiaume.Le nouveau président adressa la parole, souhaitant à tous la bienvenue, appuyant particulièrement sur ie fait que l’Association Incorporée des Anciens Elèves de l’Ecole Technique de Montréal était née viable et devait, avec l’appui de ses membres, qui certes ne lui serait pas ménagé, devenir grande et prospère, pour la plus grande gloire de leur Alma Mater, l’Ecole Technique de Montréal.Après une courte allocution.M.Bobic pria le principal, M.Bélanger, d’adresser quelques mots, demande à laquelle d'ailleurs il acquiesça avec sa bonne grâce coutumière.Monsieur Bélanger insista sur le fait que tous les anciens élèves de l’Ecole 'levaient joindre l’Association, permettant ainsi par son entremise de satisfaire plus facilement les offres d’emplois qui viennent constamment très nombreuses à l’Ecole.L’année dernière, entre autres, M.Bélanger signalait que cent vingt-deux offres d’emplois ne purent être remplies, faute de moyen pour rejoindre les parties intéressées.!,’Association se doit de combler cette lacune et ain- A Souffert Pendant Deux Ans “Après la naissance de mon deuxième enfant, j’étais toujours fatiguée, nerveuse et faible, avec maux de tète, de dos et douleurs tous les mois.J’ai souffert deux ans ,avant d’essayer le Composé Végétal de Lydk E.Pinkham.J’en ai eu quatre bouteilles d’abord et il m’a fait un bien immense.J’en aurai toujours à la maison, maintenant, et i’en ai six bouteilles.Je le recommande à toutes les femmes que je connais.”—Mme T.Banitt, Casier 114, Asbestos Mines, Québec.© Composé Végétal Iviha L PirtkKdm < o , l.\nn JVU*» , F.t’L'fiéWur Oni .C^nütit ORATEURS, CHANTEURS.SPORTIFSl ESSAYEZ Les Pastilles VALDA uns h nnz Biwiiutu.En Vente partout [Les Exiger EN BOITES] portant lo nom VALDA Aient Cénaral pour le Canada : J.Alfred OUIMET 84, St.Ç»ul St.Eaat.MoNTktAL.si de devenir un complément nécessaire à l’HcoIe Technique de Montréal.Les orateurs de cette heureuse J gape furent vivement applaudis et l’entrain et la gaieté régnèrent tant et si bien qu’il fut convenu de se réunir de nouveau le mois prochain en un dîner-causerie.(Communiqué) Léger tremblement de terre New-York, 4 (S.P.A.) — Le sismographe de J’Université Fordham a enregistré un léger tremblement de terre hier, de 9 h.15 du matin jusqu’à la fin de l’après-midi.Lord Byng se rétablit Londres, 4.(S.P.A.) — On apprend de la famille de lord Byng La SAUCISSE la plus appréciée est celle S.L.CONTANT Liée PETITES AFFICHES -Tarif- TOUTES DEMANDES — Location*, Maisons, chambres, magasins, etc.—A vendre, Perdu.Trouvé, etc.— I sou le mot.minimum 35 sous.— La même annonce, un mois, remise de lOÇi.NAISSANCES, DECES.MESSES, REMERCIEMENTS — 50 sous par Insertion.CARNET MONDAIN, «te —81.08 par insertion.MAISON A VENDRE Rue 8t-Denia.près VUIeray, grand logement moderne de 8 grandes pièce», construction 30 x 75, cave cimentée; aussi 4 petits logements de 5 pièces, et 3 garages chauffés.HArbour 9678, ATIantlo 0170.' Ino que T’anciën gouverneur généra! du Canada, quoique affaibli par une congestion de poumons, se remet graduellement et qu’il pourra probablement s’embarquer pour l’A-frique-Sud, le 20 décembre.Assemblée des citoyens de la partie sud-ouest Il y aura ce soir à 8 heures au no 4030, Notre-Dame Ouest, une assemblée des citoyens de la partie sud-ouest de Montréal.BUREAUX CHAISES CLASSEURS J.A.CIiàâr L La G34 rue Notre-Dame Ouest - Montréal LE COMBUSTIBLE RAFFINÉ MODERNE Pas de Disette Docteurs, Consultez ! ! ! ETABLISSEMENTS GAIETE, GALLOt & PILON 34, Blvd d» Vauglrard — Parla XVêm» Rayons X, Diathermies Ëlectrothérapie 54, GALLOIS A CIR Chemin Villon, Lyon w*>ntvit ïG.' Fortune, à payer conjointement au L-e représentant at demandeur la somme de $50.Le l’Alintralip à lu juge Martineau a trouvé que l’ex- pression “nuisance publique” est Conférence navale i dommageable et trop forte pour - j qualifier le demandeur qui avait Canberra.Australie, 4 (S.P.A.) -! simplement déployé tron de zèle M.J.E.Fenton, ministre du coin-! pour arrêter les automobilistes.Nouveau bureau tie billets du C.P.R.j M.Grant Hall, premier vice-pré- ' si’lenl du Pacifique Canadien, al preside ce matin à l'inauguration ' du nouveau bureau de billets de la j compagnie, à l’angle sud-est des: rues Metcalfe et Ste-Catherine.M.Cam illien Houde, maire de MontréaJ.est allé offrir aux autori-1 tés du chemin de fer ses voeux de sarccès et ses félicitations.Plusieurs officiers de la eompa-'j gnie et quelques invités assistaient aussi à ceitte inauguration.Les offi-j ciers e.n charge du nouveau bureau sont M.V.-E.PChop, pour le dé-1 parlement du chemin de fer.et M.G.Reed, pour le département /les navires.Une route vers Chibougamaii Québec, 4 (D.N, C.).M .Perrault.ministre de la voirie, nous annonce ce matin qu’une grande route conlimite à travers la forêt et reliant Chiboiigamau avec la région du Lac-Saint-Jean sera terminée pour le premier de l'an.Code route large de 14 pieds et longue de 125 m Ces favorisera beaucoup talion minière.expuu- 1,086 causes arriérée! merce et des douanes, représentera le commonwealth australien à la! conférence navale de Londres en j j janvier.11 s’embarquera sous peu, M j.A.\rchambauH.assistant' i pour 1 Angleterre, i protonotaire, a annoncé ce mutin qu’après le rôle de janvier, il ne restera plus que 1086 causes arriérées.On se rappelle que lors des changements effectués pour disposer plus rapidement des causes pondantes devant la Cour, le juge Cireenshlelds avait déclaré que le travail des tribunaux était 17 mois en arrière.On aura disposé de sept mois d’arrérages à la fin du terme de janvier, et rein malgré qu'en novembre les juges Durlos, Lane et fîreensbields aient été ma Dix-huit mois de prison pour trois vols Ovide Marier a reçu sa sentence pour faux, vol sur la personne et vol avec effraction.Il passera six mois en prison sur chacune de ces accusations.Marier avait obtenu $75 au moyen d'un faux chèque; Il avait .volé pour $200 de cigares et de ci-| jades, avec en plus l’absence du juge volume de 187 pages, mi comptoir gnrettes dans un magasin de Rose- Weir, décédé et non remplacé, et par la poste 60 s.mont, où il s’étalt Introduit oar cf*l Sur le seul rôle de novembn M.Pérodeau assermenté Québec.4 (I).N.C.).M.F’éro-deau, récemment nommé ministre dans le cabinet Taschereau et re>de-venu conseiller législatif, est à Québec.11 a prêté ce ina-tin le serment île conseiller; il prêtera demain, au retour de M.Carroll, celui de ministre.Id* Dr J.-A.Breton M.le docteur J.-A.Breton, actuellement chargé de l’enseignement de la bactériologie à l'Université de Montréal, devient assistant du ! professeur nu cours d’hygiène de In : faculté de médecine.M, le docteur Breton possède le diplôme de doc-, tour en hygiène publique de la fa-1 culte de Poe's LA REUNION LIBERALE D’HIER A SAINT-GEORGES A ETE MOUVEMENTEE - ON EN CONVOQUERAIT UNE AUTRE POUR DEMAIN A VALLEY JONCTION — MM.CLICHE ET FORTIN REFUSENT DE LAISSER PROPOSER LEURS NOMS Québec, 4.(S.P.C.) - - La réunion libérale d’hier à Saint-Georges.pour choisir le candidat du parti à l’élection complémentaire de B?au ce a été mouvementée, avec coups de vent et coups de théâtre.Elle serait même reprise demain à Valley Jonction, d'après un renseignement officieux.Trois avocats étaient sur les rangs: MM.Paul Henri Rouf fard, fils de* M.le juge Pierre Bouffant, I-éonc?Cliche et Edouard Fortin, directeur de l'Eclaircur.Ces Jeux derniers refusèrent de laisser proposer leurs noms.M.Cliche alléguant un écrit asseniK'nié par lequel M.Bouffard, père, se serait engagé jadis à lui laisser le champ 'ibre, le second, prétendant que la réunion n'était plus complète, après le départ de plusiuirs de.égués fidèles au mot d’ordre de M.Fortin dç ne pas voter.Quelques partisans de M.Cliche déposèrent quand même leur bulletin.Après des allocutions enflammées mais qui ne provoquèrent aucun désordre tumultueux, M.Paul Bouffard obtint 64 voix contre les trois accordées à M.Cliche.Il y eut aussi un bulletin nul et vingt-sept bulletins blancs.M.le sénateur Béland présidait; il avait à ses côtés MM.Paradis, Laferté, Ouellet et le député fédéral du comté, M.Lacroix.M.Paul Henri Bouffard, âgé Je trente-quatre âns, est avocat, U a étudié à Québec, il pratique à St-Joseph de Brauce el il est allié à la famille du lieutenant-gouverneur de Québec, M, H.G.CarroM.UN CANDIDAT OPPOSITIONNISTE Québec, 4.(D.N.C.) 11 sem- ble décidé que les conservateurs croiseront Le 1er avec les libéraux à l’élection complémentaire de Beau-ve.Le dentiste Melody, a Sainte-Marie de Heauee, sera probablement le candidat opposit.onniste.20 ans de pénitencier et 24 coups de fouet Lagaçé.GtiilleJ et Savarg, les trois bandits qui ont coin mis un vol de $2,000 dans une succursale de la Banque de Commerce à Sainf-Chrgsoslo-me, ont reçu leur sentence ce matin devant le juge Marin.Lagacè passera dix uns an pénitencier et recevra douze coups de fouet, six en entrant et six en sortant.Guttlet et Savory passeront cinq ans au pénitencier ci recevront six coups de fouet en entrant.Lagacè avait déjà été condamné quatre fois à des ter mes de prison variant entre I et deux ans.C’est an récidivis le de la pins dangereuse espèce.Avant de prononcer la sentence, le juge Marin u rappelé la gravité, de l’offense que les prévenus avaient commise.Il leur a dit que du vol à main armée au meurtre il n'y u qu'un léger mouvement de l’index, nve pression digitale sur la détente d'une arme ù feu.C’est pour cette raison i/u’il s’est montré sévère tlans le but de décourager ceux qui seraient tentés de suivre leur exemple.Le pénitencier pour res voleurs de beurre (iratien Aubin et Adrien Séguin passeront sept ans el quatre ans au pénitencier respectivement pour cinq vols qu’ils ont commis dans des beurreries.Ils ont volé 2016 livres de beurre valant $837 dans la beurrerie de M.Ladislas Charbon-neau, à Saint-Augustin de Terre-bonne; 1176 livres de beurre valant $470 à Notre-Dame de Lourdes; 300 livres de beurre valant $120, à Saint-Félix de Valois; 1000 livres de beurre valant $400, à Saint-Barthélemy; 300 livres de beurre valant $120, à Saint-François du Lac.Ils ont vol éen tout 4792 livres de beurre valant $1947.C'est le juge Marin qui les a condamnés au pénitencier après avoir accepté leur plaidoyer de culpabilité.A Wall Street La vigueur s’accentue Nombre de titres avancent notablement New-York, 4 —A la suite des efforts des pools qui cherchent à attirer l’attention et de nouveaux partisans et des achats faits par les i baissiers effrayés du mouvement d’aohat notable de la part du publie, plusieurs titres se sont notablement avancés au cours de la matinée.Le mouvement dans le groupe des utilités et des ferroviaires semble avoir été déclenché par la déclaration du président Hoover en faveur de la fusion de certains chemins de fer et de son opposition à ce que le gouvernement entreprenne l’exploitation du pouvoir de Muscle Shoal.Dans le groupe de matériel ferroviaire, on constate que l’activité est en pré vision des fortes commandes qu seront données par les chemins d fer et Baldwin Locomotives, la vi dette de ce groupe, s’est avanc de 4 points.Les titres de comp gnies de placement et d'autres sp cialités à prix élevés se sont rar dement avancés et le mouveme.d’achat est considérable.Americi Machine Foundry.Atlas Powdf Eastman Kodak.Brooklyn Unie., Gas, International Silver, U.S.A cohol, Columbia Carbon se so avancés de 4 à 7 points.Par co tre, U.S.Steel et General Eleetri ont reculé chacun de 1 point.L’a gent à demande reste ft 4^%.En Bourse locale Montreal Power fléchit un pei Sous le» prises de profits — Le marché est ferme Le marché local a continué de montrer une belle fermeté au cours de la matinée, bien que les prises de profiv eussent fait fléchir Montreal Power de 133 1-2 à l'ouverture à 131.Avec le titre précédent, Nickel et Brazilian Traction ont pouf beaucoup monopolisé l’attention quoique l’activité, plus grande que ces derniers jours, se soit étendue à un plus grand nombre de.titres.Brazi zil.ian Traction a montré une cei laine vigueur à l’ouverture et pei après cotait 43 1-2 mais à midi i avait réduit son avance à quelque fractions â 42 3-4.Quebec Power e' Shawinigun se sont avancés d’un point, tandis que Dominion Bridg et Hamilton Bridge faisaient mien:, avec 1 1-2 chacun.Canada Car GockshuiM et Massey-Harris se son améliorés de quelques fractions.LES VENTES PAR LE SHERIF IL NE RESTE PLUS QUE 300 PRO-PR1ETEES GREVEES DK TAXES MUNICIPALES DONT ON AIT A DISPOSER Le marché du change Cours tournis par la maison L.-G.Beaubien et Cie.Le premier indique le pair, le % rond le cours du jour.Cours moyens le 4 déeemb: 1929: M.L.F.Phiiie, trésorier de la ville, a annoncé ce matin que le bureau du shérif a commencé, depuis lundi, la vente des propriétés grevées de taxes municij>ales non acquittées.Sur les 610 propriétés inscrites pour la vente, il n’en res-t, ¦ plus que 30(), car dans bon nombre de cas, les propriétaires sont venus régler.Les propriétaires de terrains non encore vendus peuvent reprendre possession de leurs biens en allant au bureau du shérif au palais de justice et payer le montant des ioxes dues.En plus, la proprictée vendue aux enchères du shérif peut être reprise en n’importe quel temps qui suit la vente par le shérif, dans les Meux années qui suivent, sur paiement à l’acquéreur de la somme payée plus quinze pour cent de ladite somme, plus le remboursement des taxes payées par i’ucqué-reur.Au mois de juin dernier, il y a-vait 35,000 propriétés encore grevées de taxes et mises sur la liste des enchères par le shérif.Sur les 610 propriétés offertes en vente lundi dernier par le shérif.39 sont bâties.Aux enchères publiques, aucun employé de la ville n’a le droit de miser, sauf pour le compte de la ville qui rachète les propriétés qaund le prix offert est trop bas pour la valeur réelle.Angleterre, liv.st.4.86 2-3 4.92lV France, franc .3.92 .0400 Belgique, belgus .13.9 .1416 Italie, lire .19.3c.0531 Suisse, franc .19.3c.1962 Hollande, florin.40.2c.4073 Espagne, peseta .19.3e.1422 Suède, couronne.26.8c.2701 Norvège, couronne 26.8c.2707 Danemark, cour.26.8c.2705 Brésil.miJrei.s .32c.1189 Etats-Unis, dollar - 61/64‘ 1c prin Allemagne, mark.23.8c.24,15 Le truiiNporl du charbon de l’Alberta i Ottawa.4 (D.N.G.) La Commission des chemins de fer a remis 'q pins tard, au terme de la séance Iqui avait lieu hier après-midi, sa j décision sur les réclamations des voies ferrées canadiennes pour le 'transport du charbon de l’Alberta 'en Ontario.Le G.N.It, réclame I $159.153.77 et le G.P.R.$31.648.86.besoin de bons i ; Avez-vous livres?I Adressez-voui* au Service de librairie du “Devoir”.4;)0 rue Noire-Dame est, Montréal.(Téléphone: H Arbour 1211* Dr»1 vision- atniosphcriques j Nouvel aviculteur Partiellement ce soir et de- Partiellement de neige nu- et froid, nuageux et du St- S.G.>1gr Cloutier est à Naples Les Trois-Rivières.4 (D.N.G.* Un câblogramme reçu à l'évêché annonce que S.G.Mgr Cloutier est Service de Librairie du DEVOIR, 1 fraction; R avait enfin volé $87 sur » disposé de 136 causes sommaires arrivé a Naples, Italie, en compu-430 rue Notre-Dafne est.Montréal, la personne de M.Oscar Bélanger, et de 178 causes ordinaires «nie de Mgr J.E.Paqinn.Toronto,M (S.P.G.) Région des grands lacs Fort .vent du sud ouest et de l’ouest, nuageux avec neige main.Baie Géorgienne nuageux avec chutes jourd'hui et demain.Ontario-nord Beau Demain.partiellement avec neige.Vallées de l’Ouiaouai Laurent Partiellement nuageux et froid avec chutes de neige aujourd'hui et demain.Provinces Maritimes Niia.eux et plutôt froid avec chutes de neige aujourd'hui et demain.Lac, Supérieur Partiellement nuageux aver neige.Moins froid ce soir.Demain fort vent du sud-ouest.Partiellement nuageux et plus doux avec chides de neige.Manitoba Beau aujourd'hui et demain.Saskatchewan et Alberta Beau, aujourd'hui et demain.Alberta — Beau aujourd’hui et «tndiintav IMlle fuskifi M.EMILE GAUTHIER, agronome de Charlesbourg, nommé direr leur de l'aviculture de la provin ce de Québec.Reclamation des douanes canadienm POURSUITE DE $55,321.20 COI TRE LA “PEERLESS OVERALL Une importante cause du minist re des douanes s’est instruite ce in: tin devant le juge Mercier.M.1 NV.Breadncr, officier du départi ment des douanes canadienne poursuit M.Alfred-A.Bissonnett président de la “Peerless Overa Co.”«manufacturiers et importatcui en gros, pour la somme de $55,321 20.La plainte comporte qu’au coin des années 1924 et 25 le défendre a importé pour une valeur de $37 740.20 de marchandises sur lesque les il y avait des droits imposable de $12,580.Comme les droits nYm: pas été payés, le département, e vertu de l'article 200 de la loi, aval le droit de saisir les marchandise et réclame donc le montant dt droits imposables, le prix des mai chandises, qui n’ont pas pu être n trouvées, et en plus la somme d $5,000 comme amende exigible d défendeur e^ pareil cas, parce qu’l n’a pas fourni d’état de compte.Le tout se monte à ia somme d $55,321 20 montant de Taction.L défendeur nie toutes les allégation j de la plainte.l/hôpital juif t ne délégation des citoyens juifs qui veulent construire un hôpita' général, s’est présentée ce matin ¦ devant le comité exécutif.Ils veu lent construire leur hôpital a Tau gle des chemins Sainto-Catherim et Gôte-des-Neiges, et ils détien lient sur le terrain une option qu expire vendredi.Ils demandent è , la ville de leur donner la permis sion d’y construire l'hôpital.M.Desroches a déclaré que le comlti ne pouvait accéder immédiatement à la demande, car il appartient uniquement au conseil de donner celle permission.M.Desroches déclare qu’il faudra donc attendre la prochaine réunion du conseil- Les intéressés pourront alors présenter une motion, et le conseil décidera en conséquence.La Lliinr rôpontl à la Grande-Bretagne Londres 4 (S.P.A.) — La Chine vient de transmettre au gouvernement anglais une réponse à la note britannique qui rappelait les engagements pris par les Chinois en signant le pacte Hriand-Kellogg à propos du différend sino-russc.Gettc réponse est brève et rédigée en termes amiraux._ M.Louis Morin rérlu Québec.4.(D.N.C.) — M.Louis Morin a été réélu président du Conseil Central des Syndicats Catholiques.C'est un onzième mandat.t è % I I IMl kUHIW Mffl VUl.li.ut .u - vu M.CRERAR AUX CHEMINS DE FER s«i: HAIT A M.PUNNING W innipeg, 4 (S.P.C.) — ^ i>«ne annonce que M.1.A.v.rerar, ancien ministre de i’agncu.urc fédéral de 1917 à 1919 et ancien chef du parti progressiste aux V'}1""111; nes.acceptera le portefeuille des chemins de fer en remplacement de M.Dunning, nomme ministre des finances.La Tribune apprend que ai.Crerar a démissionné comme president des United Grain Growers.M.Crerar est né de parents écossais à Molesworth, Ontario.Il a fait ses études à I’ortage-la-Prairie, 11 fut nomme ministre federal de l'agriculture en 1917 poste qu il abandonna en 1919.Klu pour la première fois aux Communes en 1917, comme progressiste, il tut réélu en 1921.Il fut choisi comme chef du parti progressiste aux Communes, poste qu'il abandonna on novembre 1922.II, est president des "Grain Gr0^^ ¦ OC MONTRCAL V ( Agence Fidesl Supérieure générale vile que ça! Ou je fais un malheur.Prudemment, Larivière bail il en retraite., — Quel dommage! coup irai: il dans le vestibule.Quel dommage.vSKent L.'nn'dMdu s>sc- ; S™ uiï, ' “iTré, bk», Vou!w-vou, la ! Larivière manda la soubrette du, it-e.i(1t^ iuj traversa premier qui se chargea du voya-} Nouaatn, une me «em'- - , , , U, Oh’ Oue va-t-il penser Demeuré seul, le savant consulta , au |)a,tron, et la fipne.,, ( ‘ — Domerc! dit-il.Que voila un , ajST*- , .n nom curieux' Alors Larivière refit le chemin- Repris par son démon intérieur, erra longuement dans le cmr il réfléchit ; avant que de se déridea.M.uomen -Et dire que ce malheureux ne La Supérieure générale des Soeurs de iTinmaculée-Conception de Castres, dites Soeurs Bleues, qui veurs à accorder.'Iran dernier, avail visité le Gabon.MIEUX VAUT ETRE AIME ; vient de faire un séjour au Sénégal.QU’ADMIRE — On est admiré pour * les belles qualités dont on est doué, mais on est aimé pour soi-même.L’admiration suppose le talent, le génie peut-être, mais l’amour sup pose l’estime, qui vaut davantage.*.«, .Aussi personne de sensé ne préfère-j 1R48.compte 14 religieuses Iran raversa i ra jainajs, par exemple, les éloges, çaises qui s'occupent d orphelines d’ailleurs sincères, de ses auditeurs, i indigènes, internes et externes, di-iser del.i;,,,, amie, ni surtout riopnt une école I La Congrégation de Notre-Dame de 1 Tmm a eu lée-Co n c ep tion dont la maison-mère est à Castres (Tarn), France, 11 avenue de Navès, possè-j de deux maisons au Sénégal.La maison do Dakar, fondée en à Taffeclion de ses amis, ni surtout i à la tendresse de sa famille.MIEUX VAUT REGLE QUE REN TF.Celui qui est le plus heureux ot le plus à Taise, disons même k sait sans doute point la signifies-tion de son nom de famille! Com* ment peut-il vivre ainsi?Il se promit d’attendre son reveii et de le lui expliquer.Mais, dans sa fièvre impatiente, il ne tenait plus en place.„ , .-Que fait-il maintenant ?11 dort, peut-être.Tl eut un haussement d ep aille navré: loni- ronflail encore.I.e professeur frappa.( Mais c’est une infamie, trua M.Domerc.— Du calme, Monsieur .je me suis permis de vous réveiller un seconde fois pour vous dire sinvp 1 ment que vous pouvez dormir ti an-quille.Je vous en donne ma pa- ll,A‘peine avait-il lermine que l’autre bondissait sur lui.une slueu rigent une école libre, ou elles font ja classe a 60 Européennes et à 46 indigènes, une classe enfantine pour petits garçons, des catéchis , mes d’enfants et assurent la visite plu1- riche, n'est pas celui qui a de ; (les malades à domicile, plus belles rentes, mais bien celui j La maison de Rufisque, fondée qui sail le mieux régler sa dépense) en 1883, compte six religieuses, qui „« iwm* .» cnn T’#» v p n 11 .occurpni vivitfi d C s iDjiliidC-S à do- el la proportionner à son revenu.LETTRES PE FADETTE Toutes les.séries, 3e.4e, 5e, 55c franco chacune.Remise spéciale pour les coin-mandes à la douzaine En vente à la librairie du “Devoir’ assurent la visite des malades à do ! micile.Elles vont en particulier chez les Musulmans, où elles peuvent baptiser chaque année environ une centaine de petils moribonds.En outre, elles dirigent un dispensaire, font des catéchismes en français et en volof, élèvent 32 orphelines indigènes, et tiennent une éeole libre autorisée qui compte 68 élèves in- ^Aprèx la visite de ces maisons, la Supérieure générale s’est embarquée pour aller visiter les 'n«‘^»s du Brésil et de l’Argentine.Au Biê-sii cette Congrégation a une mission à Matto Grosso.Et en MgenU-ne, elle possède un noviciat a Uo mas de Zamora, et dix etablissements prospères.^ Ulu*/, lf*s aourds-imiels Demain, '» décembre, à 2 ^30 de l’après-midi, aura bru la reunion annuelle des dames patronnées de l’Institution des sourds-muets, a 7400 boulevard Saint-Laurent.Un rapport général des activités de l’annee sera présente aux dames qui prendront part à 1 assemblée.A cause de l’intérêt particulier que suscitent le.grand tirage actuel et l’exposition de ses prunes magnifiques.nous espérons que tous le* membre» de l’Association se feiont un devoir de se rendre à cette tvu mon.„ .(Communique* A Sainle-JltiHline -——t , A l’assemblée mensuelle de 1 Association des gardes-malades gra-duées de l’Hôpital Sainte-Justine qui a eu lieu res jo'iirs derniers, on a élu les membres du nouveau conseil.Ont été élues; Mme Currot, présidente; Mlle Panet-Raymond, 1ère vice-présidente; Mme Brouil-lette, 2ème vice-présidente; Mlles Trudel et Bédard, conseillères; Aille Duguay, trésorière; Mlle Mérineau, secrétaire.Mme L.de G.Beaubien et Mlle Panet-Raymond présidaient conjointement aux élections, La conférence n été donnée par le Dr A.Perron, qui a traité du cancer.Uhaytullr dt* Marit» Réparatriet* 1025 MONT-ROYAL OUEST MONTREAL Jeudi soir, veille du premier ven-1 dredh heure sainte au convent de ! Marie Réparatrice, de 8 à 9 heures i du soir.Récitation de 1 Office du I Sacré-Coeur, amende honorable, i chant du Parce, bénédiction du i Saint-Sacrement.Tous les zélateurs et zéialnres et !es membres de l’heure sa in le sont I priés d’être présent*.n —Mb ' Avez-vou» besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de librairie du “Devoir”, 430 rue Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone; HArbour 1241* GAI! FRICOTONS! Côtelellex de mouton et d’agneau, Faites griller dans une poêle de 6 à 10 côtelettes pendant deux mi-nules.Préparez des oignons (en franches) et des pommes de ferre (en Irancbes ou en dés).Mettes les côtelctles dans une casserole, ajoutez les légumes, les assalson nemrnls ci suffisamment d’eau bonillanle pour empêcher de brft 1er Recouvrez et faites cuire au four jusqu'è c* que les légumes soient tendres.Servez chaud.Aux bénévole» de Sainte-Justin*’ La conférence pour tes infirmiè.res bénévoles de l’hôpital Sainte-Justine aura beu vendredi proi chain, le 6, à onze heures e» de mie a.m.Toutes sont priées d'y assister.Avez-vous besoin d’imprimés livres, brochures, revues, jour naux, circulaires de tout for n:a(, affiches, placards, têtes d* compte et autres Imprimés d* bureau, cahiers, billets, cariet de visites, etc.?Adressez-vous au “Devoir” 430.rue Notre-Dame esl.Mont réal.(Té!.: HArbour 1241*V Feuilleton du “Devoir” La Graine de Sainte-Catharine par André Bruyère 3 (Suite) Miette souoira.A Sillac, nous serons loin de Pierre.Cfüe pensée les altrisia iotiles, on l’aimait tant, le bon, 1c joyeux garçon! — 11 viendra nous voir, dit Rose-Marie battant ses neufs.— Y’ penses-tu?s’écria Miette, quelle profanation, ma chère! Un homme dons le pavillon de Sainie-Gatherine! Mais, non seulement la patronne, mais-encore toutes les défuntes vieilles filles sortiraient de leurs tombes pour le chasser.Il est de laille à leur rèsislcr, dil .losiane en riant.La pensé* de Pierre pris a partie i par les ombres les amusa tellement qu’elles n'entendirent pas ouvrir la j porle, De qui vous moquez-vous?rie manda une voix gaie.— Tiens, tu es là, nous ne l’attendions pas encore.- J’ai pu prendre le train d’après-midi el vous pensez qiu je n'ai pas attendu l'autre.Bonsoir, mesdemoiselles.Bonsoir, Pierrot, dit-on affec- tueusement.Il embrassait Josiane.saisissait Miette et l’enlevait dans un tour de valse, renversant les rhaises; avec Pierre entrait In joie de vivre.Sans souri des reproches.4! conlinuait à tourbillonner et menait ainsi Mielte jusqu’à la cuisine.Là.*1 ! s’empara de Rose-Marie \ compris ; son gâteau.Mais Rose-Marie menaça l'un- | prudent d’une volée de farine et on | réussit à le mettre à la porte el à j l'installer dans un fauteuil de la1 salle à manger.— Je ne bougerai plus, promit-il, mais vous m’expliquerez la ques-iion qui me préoccupe.Quel est donc, ô graine de sainte Catherine, ce pavillon dont vous me parlez toujours depuis le fameux héritage?Josiane expliqua gravement.Le pavillon esl la maison dont maman a hérité.Voici son histoire.11 paraît que les disciples de sainte Catherine étaient si nom- ! breuses chez les de Sillac que sous i Louis XV un aïeul généreux eut ce gesle, beau pour l'époque, de leur créer une indépendance.11 fit donc édifier, au bout du parc, un pavil-• Ion qui existe toujours et que sur- j monte line petite tour octogonale dans laquelle est logée la statue de * la sainte.i “Et, depuis lors, toutes les de-1 : moisellcs de Sillac ont demeuré là.j menanl une vie pieuse et retirée i sous l'égide île la vénérable pa- ! fronno “La dernière propriétaire, notre tanie Hortense, s’élanf vu attribuer cp lot dans le partage qu’exigent nos lois modernes a vécu dans ce pavillon jusqu’à quatre-vingts ans; elle n’eut pas de nièce, circonstance rare dans la famille, mais un seul neveu, lequel en revanche a ru plusieurs filles.Or.chose étonnante, au Heu de remettre le pavillon entre les mains de res petites-nièces, héritières du nom, si ce n’est de la tradition, c’est à maman que tante Hortense a voulu laisser le domaine de Sainte-Catherine.“C’est sans doute conclut Josiane souriante, un présage fâcheux, mais bien probable pour notre avenir! “Mais jamais, jamais, entends-tu, Pierre?un homme n'a profané «le sa présence lu maison virginale.les servantes elles-mêmes étaient des vieilles filles et je pense que les murs s’écrouleraient plutôt que de recevoir un capitaine d'artillerie.’’ Pierre semblait s’effondrer dans son fauteuil.— Parfaitement, continua Rose-Mari* passant son visage légèrement enfariné, nous le recevrons à la grille du jardin, nu bien on le dressera un hamac sous les arbres.Ou bien tu coucheras dans In cabane du jardin, ajoutait Miette, et s’il n’y a pas de jardinier, ce qui est probable, on te bftiira un petit cagibi en planches en dehors de l’enceinte sacrée Mais non.mais non, vous n’y éleiS pas du tout, déclara-t-il, je mettrai une robe de Mietlc, un chapeau de Rose-Marie, el l’on me prendra très bien pour une quatrième demoiselle Tarvel La pensée de celte demoiselle de un mètre quatre-vingts de haut et d’un poids assorti les réjouit un moment, puis Pierre reprit.Dites-nin! donc corn mon t vos cousines de Sillac ont pris le testament imprévu de tante Hortense.Il a dft paraître bien amer de voir un apanage si précieux quitlor leur noble famille pour échoir à des roturières.— Nous ne savons rien de leurs sentiments, dît Josiane, ni même en somme rien d'elles.Le chfiteau était vide quand maman s'esl rendue pour la première fois à Sillac.Elle n'a vu que le notaire et 11 a gardé un silence assez remarquable sur la famille, aussi maman n'a pas insiste.Grand'mèrc avait per- du toute relation avec les siens et maman n’en avait jamais eu.Cependant nous espérons bien que toutes les querelles sont éteintes.-Compte là-deasu», insinua Mi-fll* malicieuse.Pierre très intéreseé demanda.Vous devez bien savoir pour-lant de quoi se compose la famille, et qui habite te château?— Nous aommes mal fixée*, assura Josiane.Maman aait seulement que son cousin germain est mort ainsi que sa femme.Main ü a laiv : sé plusieurs enfants.Il y a ausai el i surtout la châtelaine, la belle-1 sœur de notre grand’mère.Mais ne t’impatiente pas.Pierrot, maman rentre ce aoir et nous donnera tous i les renseignements désiré».Mme Tarvel apparut preaque i comme sa fille prononçait ce» mot».C’était une grande femme maigre, très jeune d’allura encore, le visage frais sous les cheveux complètement blancs.Ses filles vivaient avec elle dans une intimité parfaite.la traitant comme l'amie la plu» chère, et disant d'elle: “Maman est si bonne qu’elle ne volt le mal nulle part.” Pierre lui avait voué un véritable culte.Ce soir tou» l'accueillirent avec une joie exubérante et immédiate- ment 1* sommèrent de conter «oi voyage dans le moindre détail.- Ce sera vite fait, dit-ello sou riante.J’ai rencontré ma tante chei le notaire et J’ai compris à scs rè licences qu’il valait mieux ne pai entamer, pour le moment, de rels tion s avec notre famille.Les es prils sont un peu aigris par la tes lament Inattendu de tante Horten se.Nous le pensions bien, direrri le* jeunes.— Mais tout cela s'apaisera, dè clara la mère, quand nous vlvrom côte à côte; Je suis bien sûre qu« nous finirons par nous entendr* très bien.— En attendant le miraculeux moment, dit Pierre, donnez-nou,' donc des détails sur l’héritage.— L’héritage consiste en une ex cellente maison, très confortable ment meublée et entourée d’un vas te Jardin et d'un grand verger.Nou aérons IA parfaitement heureuses e délivrées de tout souci matériel, le: produits de notre petit enclos suf lisant largement ft nos dépenses.Li ?fellle bonne de ma tante reste i notre service.Elle me l'a demand< comme une faveur.(é sutvrt) C» Journal est Imprimé su No 430.n» Tfcrtrs-Eftm* f*t k Montréal, psr riM nmonus POFULAntB (» Tévponssblllt limitée) OBORO» FKLUmnBN **«u atttmt*ur •* ••erétsl»- LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 1 DECEMBRE 1929 VOLUME XX — No 282 LES MANUFACTURIERS U£ CHAUSSURES _____ I UNE RESOLUTION POUR INTERDIRE LES IMPORTATIONS ANGLAISES ET AMERICAINES — M.J.J.TEBBL'TT ELU PRESIDENT ET M.OSCAR DUFRESNE, VICE-PRESIDENT Les Manufacturiers de chaussures du Canada, réunis à l’hôtel Windsor, pour leur onzième assemblée annuelle ont demandé au gouvernement d’Ottawa, par une résolution adoptée à cette fin, de protéger l’Industrie canadienne de la chaussure en interdisant les inmortations du Royaume-Uni et des Etats-Unis.Ils exposent que la production canadienne suffit amplement à la' consommation, que la concurrence entre producteurs protège suffisamment le consommateur, que déjà les chaussures de fabrication canadienne sont de meilleure qualité que les chaussures importées qui se vendent le même prix et même à des prix plus élevés, ELECTION DES OFFICIERS Les officiers suivants ont été élus pour le prochain terme: président, M.John J.Tebbutt, de la Tebbutt Shoe and Company, des Trois-Rivières; 1er vice-président, M.Oscar Dufresne, de liufresne and Locke, Limited, de Montréal; 2ènie vice-président, M.John J.McHale, de Scott and McHale, de London, Ont.Des représentants de tous les districts du pays ont ensuite été élus.Ceux de Québec et de Montréal sont les suivants: Québec: — H.V.Gale, de Cale Bros, Limited; J.B.Goulet, d’O.Goulet et Fils; Alfred Marois, Jr., d'A.E.Marois, Limitée; J, E.Sam-son.de J.E.Samson, Inc., J.M.Sto-bo.de J.M.Stobo, Co.Limited, tous de la ville de Québec.Montréal : Antonio Bédard, de J.à.McCaiiyhan and Son, Ltd; Jos.Brunet, de The Eagle Shoe Co, Ltd; Eugène Côté, de Dominion Shoe, Limited; W.Gagnon, d’Aird and Son, Limited; A, Jeannotte, de ls> Parisienne Shoe Co.Ltd; Jos.Laçasse, de Jos.Laçasse, Cie, Limitée; T, H.Lane, de The T.H.Lane Shoe Co.Limited; Norman Macfarlane, de The Macfarlane Shoe, LiJ; A.I).Se-bastiani, de La tiioconda Shoe Mfg.Co.; Albert Tétreault, de Tétreault Shoe Mfg.Co.Ltd.t CONGRES EUCHARISTIQUE CARTHAGE PELERINAGE NATIONAL CANADIEN ortani** et dirigé par LE DEVOIR avec te concours Le Droit, Ottawv.L'Êvangelinr.Moncton; Le Pi ogres, Chicoutimi: La Liberté, Winnipeg; Le Patriote, Prince Albert.La Survivance, Edmonton 60 tours tous trois compris * bord du “MEGANTIC" Whit* Star Line De Montréal et retour a Québec ou Montréal PREMIERE CLASSE CLASSE TOURISTE $850.$760.FRANCE - SUISSE - ITALIE (BAVIERE - ALSACE; TUNISIE - ALGÉRIE S jour» à Paris S jour» à Rome 5 jours à Tunis (Congrès de Carthage) 5 jours Tunisie-Algért; Pèlerinages à Lourdes et Lis eus Assistance à la PASSION d’Oberammergau VOYAGE FACULTATIF ALLEMAGNE (Le Rhm) .HOLLANDE-BELGIQUE Expositions D'ANVERS et de LIEGE >1 — 15 Jours- Prospectus détaillé sur demanda Les inscriptions sont reçues par LE DEVOIR 430 - Notre-Dame Est Montréal •,• S V • ¦ ¦ , t''- t'Y ’ V.-, ÿÇ‘- r miL FUYEZ L’HIVER —Faites une croisière ensoleillée sur U MEDITERRANEE Par la ligne White Star — 46 Jours de croleière sur l'océan, sans tracas, et voyageant au mlUeu de paysages enchanteurs du vieux monde, visitant la Terre Sainte et l'Egypte.Les fameux transatlantiques Adriatic et Laurenttc partent de New-York les 9 et 18 Janvier.27 février.8 mars.|6B3 et plus en première cabine; 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'levant le juge Lacroix le procès de I iicorge Starke accusé d’avoir volé un manteau de fourrure chez O.-A.' tremblay en commettant un hold- ! up.Ce vol aurait été commis le L> octobre dernier vers 5h.15 alors que le fils du propriétaire était seul dan,s le magasin de fourrures.Un j nomme entra, prit un manteau et ! pointant un revolver dans la di- \ lection du jeune Tremblay le força h lui ouvrir la porte de rétablissement pour s'enfuir vers une automobile qui l'attendait près de là, .(’ Hume Tremblay a identifié le prévenu de même que sa soeur qui tait sur le trottoir à ce moment et qm le vit s’enfuir.Elle prit note du numéro de l’automobile dans la-quelle s'enfuyait le voleur.I rois témoins out également ùlen-lilte Sfcrke comme étant l'homme mi leur aurait offert le manteau de fourrure volé chez Tremblay pour une somme de ^40.Le manteau 'niaiti s 17,).Mme A.Duehesnenu, dont la fille acheta ce manteau de I accusé, a identifié positivement starke comme l’homme qui le lui uirail vendu pour une trentaine de dollars.Son témoignage a été corroboré par sa fille et son gendre.Le juge a ajourné la cause à vendredi alors qu’il finira l’audition i es témoins de la poursuite et de la defense.Starke a déjà été trouvé i , ., : , —-.coupable d’un vol d’automobile et fJe11'lai>dchourie, dans sa réponse a il recevra sa sentence le 19 décem* ' j'fv-es posées par la Russie touchant tire pour cette offense.re,ol,r du statu yuo dan» l'admi- — nistration du chemin de for orien- tal chinois, le retour du gérant et de l'ussistant-gérant russes et la mise en liberté des prisonniers russes.Le représentant du gouverneur à la conférence de Khabarovsk a reçu instruction de s’en tenir à lu politique suivante: la* gouvernement des Soviets Saint-Georges de Beauce, 4.— .Vf.P.-H.Bouffard a été choisi candidat à la convention libérale, tenue hier après-midi, pour l'élection complémentaire de Beauce.M.Bouffard est avocat et demeure à Saint-Joseph de Beauce.Les deux autres candidats étaient MM.Edouard Fortin, journaliste, et Léonce Cliche, avocat.M.Bouffard a été choisi au premier four du scrutin.La loi Volstead dans le Massachusetts j Boston, Massachusetts, 4 (S.P.i A.)—Une pétition pour faire abro-! ger la loi de l’Etat connue sous le ! nom de “Baby-Volstead" vient d’ê-I tre inscrite au greffe de la Légis-I lature par la Ligue de Liberté j constitutionnelle.Elle portait 32,-' 045 signatures, 12.000 de plus qu'il n’eu fallait.Cette pétition viendra devant la Législature le mois prochain.Si elle est rejetée par les législateurs, il faudra 5,000 autres signatures pour que la question soit soumise à un referendum en novembre prochain.Deux aviateurs mexicains récompensés Mexico, 4 (S.P.A.) Deux a via- ! leurs mexicains.Fritz Bicier et Joaquin Gonzales Pacheco, rece- * vront de l'Association Aéronauti-1 que Nationale une médaille d'or i pour leur envolée sans escale de Windsor, Ontario, a Tampico, Mexique.Bieler et Bacheeo sont partis de I aéroport Walker, à Windsor, Ontario, le 23 juin 1928 à 7h.32 pour une envolée sans arrêt jusqu’à Mexico, Ils ont dô atterrir à Tampico, leur provision d'essence étant épuisée.Ils ont refait leur plein et sont parvenus à Mexico à -L.28 le 24.accomplissanl ainsi la première envolée entre le Canada et le Mexique.Le* conditions de ht Mandchourie Shanghaï, 4 (S.P.A.).Des dépêches de Moukden reçues hier contenaient les conditions passées jiar Chang Hsueh-Llang, gouverneur L impôt sur le revenu à Montréal Ottawa, 4.(S.P.C.» Selon les ompilations du ministère du retenu national le district de Montréal .la pe ‘ Dans les huit mois de l'année fis-1 feaue* faÇOn à la ï>r^««an^ ^ ;fdiîœtt jr®?» : «srr J'-vt •sp"* p-* .lus que pour toute autre année ! ^ f LT* fonrU,T ! Complète depuis l’établissement de1 c*m ', 'i< i 3
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