Le devoir, 29 avril 1911, samedi 29 avril 1911
DEUXIEME ANNEE—No.99 MONTREAL, SAMEDI 29 AVRIL, 1911 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : W" Edition Quotidienne : ¦ ¦¦¦¦"¦VflBilB lACQUEa, sss ¦ M I ¦ U ¦#¦¦1 1# .— Edition Hebdomadaire: ¦ ¦¦¦¦ ¦¦ ¦ H H H 'A TELEPHONES: JV.50 B J Ml M WÊ V 9 I H B I REDACTION : Md.7460 wioh postaiæ .— 93.00 ^tmmÊmËÊÊm tÊÊÊ^r IH ¦HfcdHBBr administration < Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS i LE MAITRE, C’EST LE BOIS Un jour que le besogne parlementaire nous laissait quelque loisir, nous résumions ici l’histoire de ce colon Poisy qui attendit dix longues années avant de pouvoir s’établir définitivement dans la province de Québec.Amené plus tard à parler de ce cas, le ministre des .Terres croyait justifier sa politique en disant: c’est une vieille affaire.Une injustice qui dure dix ans finit par vieillir, en effet.Plus tard, M.Devlin traitant de la colonisation au point de vue général, n’osant entreprendre une réputation circonstanciée, se contentait de dire que les cas semblables à celui de Poisy étaient rares.Nous voudrions le croire.Malheureusement les documents officiels démontrent Je contraire et si l’on ajoutait aux révélations faites en Chambre, tous les sujets de plaintes que les victimes préfèrent oublier que de porter à la connaissance du public, l’on verrait combien pénible et souvent révoltante est la position du colon partout où il veut s'établir.L’exemple qui suit confirmera la preuve que nous avons déjà faite.O ^ # Le 4 janvier 1906, Joseph Albert Tassé demande le lot 22 du rang X du canton Wentworth, dans le comté d’Argenteuil.On lui répond le 17 du même mois que le lot n’est pas à vendre.Trois ans se passent et Tassé dont les enfants ont grandi, insiste pour avoir le lot qu’il a déjà demandé.“Je suis allé, pour cela, écrit-il, le 18 avril 1904, voir M.S.Filion, l’agent des Terres pour le comté d’Argenteuil, dans le temps déterminé par la loi, pour obtenir des lots compris dans les limites des marchands de bois.Ce monsieur qui me connaît depuis longtemps, m’a donné des encouragements et m’a prié de vous faire ma demande directement, m’assurant qu’aussitôt que vous m’auriez accordé cette faveur il serait content de me le passer pour m’aider à élever ma famille.’’ “C’est un brave père de famille,’’ écrit à son tour, le curé de la paroisse, “qui voudrait garder ses enfants avec lui le plus longtemps possible.Je crois qu’il réussira très bien sur ce lot qu’il désire.’ La persévérance de Tassé, la recommandation de son curé vont-elles réussir?On commence à l’espérer en lisant la lettre du sous-ministre des Terres à M.le curé .Cesbron, l’informant que pour les raisons qu’il donne “le département a décidé de modifier l’arrêté du Conseil qui classifiait ce lot comme terre d’exploitation forestière afin de pouvoir en disposer en faveur de M.Tassé.” Le curé s’empresse de communiquer la bonne nouvelle a Tasse qui s’en va chez l’agent Filion déposer le versement et les déclarations exigés par la loi.Tassé obtient donc son lot.* * • Mais non.Le 12 août 1909, près de trois mois après avoir écrit au curé Cres-bon que la moitié du lot est à la disposition de Tassé, et trois semaines après avoir autorisé l’agent Filion à vendre cent acres de ce lot à Tassé, le sous-ministre des Terres adresse précipitamment à M.Filion la dépêche suivante : 12 août 1909.A S.A.Filion, Arundel, Si lot 22 dans rang 10 n’est pas encore vendu, attendez d’autres ordres.(Signé) E.E.TACHE.Filion répond qu’il a reçu l’argent et les déclarations de Tassé.La vente est donc commencée.Qu’est-ce que cela fait au ministre des Terres?“Remettez l’argent à Tassé, lot ne devant pas être vendu maintenant,’’ télégraphie de nouveau le sous-ministre des Terres.Vous pouvez imaginez le désappointement de Tassé.Il écrit le 30 août 1909 au ministre des Terres:: “ Une décision du comité de l’Honorable Conseil Exécutif, approuvée le 21 juillet dernier, me disait que le lot 22 du rang 10, du canton de Wentworth était disponible.“ On me fit savoir par une lettre en date du 29 juillet, que la loi actuelle ne permet pas de vendre à la même personne plus de 10O acres.Mais d'autre part, M.S.-A.Filion me disait, par une lettre du 7 août, qu’étant père de 4 enfants au-dessus de 16 ans, je pouvais obtenir 200 acres.Puis M.S.-A.Filion m’a envoyé, le 7 août,un blanc de formule pour faire application, afin d’être colon légitime.J’ai rempli cette formule, signée devant notaire, tel qu’exigé, et j’ai envoyé en même temps, le 12 août, a M.S.-A.Filion £12.00 pour payer' le premier versement exigé.Or, je recevais, ces jours-ci, une lettre de M.S.-A.Filionme disant que le lot 22-10 de Wentworth n’était plus à vendre, ni en tout, ni en partie, et il me renvoie les $12.00 que j’avais envoyées.> .“ Vous comprenez, monsieur le ministre, après ce qui s est fait, que j ai de la peine à me persuader pareille chose.“Je vous forai remarquer que j’ai envoyé les $12.00 à M.S.A.Filion le 12 août, et chose curieuse, ce n’est que le 2fi août, que j ai reçu la nouvelle que mon argent n’était pas accepté et que le Departement retirait sa parole.J’ai des raisons de croire qu’il s’est brassé quelque chose pendant ces quinze jours et je tiens à savoir ce qui s’yst fait.” lin mois se passe et Tassé ne reçoit pas de réponse.Il écrit de nouveau le 14 octobre pour demander qu’on lui “réponde au moins quelles sont les intentions du gouvernement au sujet du dit lot.” Enfin le 19 octobre on se décide à lui répondre que l’on ne vendra pas.# # # C’est dire qu'en 1906.le département ne voulait pas vendre, qu’en 1909 il consentait à vendre, qu’il acceptait même l’argent de Tassé et qu’en 1910 il ne voulait plus vendre.Sont-ils fous?serez-vous peut-être tentés do dire.Non.Us ne sont pas les maîtres, voilà tout.Le maître, le grand maître de la colonisation dans la province de Québec, c’est le bois.N’en doutez pas.En voici encore une fois la preuve: Quand Tassé demande le lot.une première fois, le gouvernement son refus de vendre sur le rapport suivant fait par M.Filion : “22-10-109 acres— montagneux, tortueux et “inculte”, bois— tient environ 500,000 pieds d’épinette.pruche et sapin.10.000 pieds de bois blanc, 80,000 pieds de bois franc, \800 cordes de bois franc, 100 cordes de bois de pulpe.” Inculte entre guillemets, tel que nous le trouvons dans le texte of fi,ciel, vous dit bien ce que cela signifie.Le lot est inculte parce qu’il y a du bois dessus.Quand Tassé revient à la charge avec une bonne recommandation rie son curé, le département a un bon mouvement, il cède ou plutôt il fait mine de céder, car en même temps qu il met le lot 22 a la disposition de Tassé, il avertit la Laurcntian Lumber l'o., de ce qui vient de se passer.Et le 9 août, la dite Laurcntian Lumber Co.intervient auprès de M.Weir.alors trésorier provincial, pour lui demander de faire “le mieux” qu’il pourra pour elle dans cette conjoncture.Or.JT.Weir fait si bien qu’à partir de ce moment le ministre des Terres tourne bout pour bout.Il répudie .sa lettre à Tassé ; il ignore le décret du Conseil autorisant la vente à Tassé; il ordonne à son agent de remettre l’argent à Tassé.Le bois a parlé et son serviteur, le ministre des Terres, obéit.Va chercher ailleurs, mon pauvre Tassé.Jean DUMONT.BILLET DU SOIR Nouvelle Maison d'affaires base Une arme de choix Il ed Dès possible que, d’ici quelques jours, un certain nombre de citoyens demandent aux tribunaux d'empêcher la Commission scolaire catholique de mettre à exécution son dernier projet et d’expédier en Europe sa délégation non-pédagogique.Mais nous persistons à espérer «pin les commis-snires-dêlêgués finiront par sentir le danger et l'inconvenance de leur situation et qu'ils renonceront d'eux-mèmes i ii voyage projeté.Ils1 ont eu soin d'adjoindre à leur délégation un spécialiste, M.l'abbé Perrier, mais ils savent aussi bien que personne que la pédagogie n'est pas leur fort et qu’ils n'ont aucune «r1*.- pétenee spéciale en cette matière.— Du reste, une rumeur qui va s'accréditant— et que nous avons tout lieu de croire fondée — affirme que M.Perrier ne fera pas le voyage, ce qui écarterait de la délégation le seul homme capable de faire un rapport de quelque importance.Si la Commission juge à propos de faire étudier spécialement à l'étranger telle ou telle question donnée, personne ne lui reprochera de commettre a cette besogne deux ou trois spécialistes.Ce à quoi le public s'objecte, c'est ii une dépense absolument et, évidemment inutile — d’une inutilité qui saute aux yeux de tous.La Commission scolaire a été l'objet ces temps derniers d’attaques très vives.En maintenant sa dernière décision.elle fournirait à ceux qui demandent sa disparition une arme de choix.O.H.Une dépêche ultra-spéciale nous apprend que M.Brodeur, ministre de la Navigation, fera lundi, à la Chambre des Communes, une déclaration assez attendue, mais qui n’en causera pas moins une certaine sensation dans le public.Il déclarera donc, paraît-il : —J’ai l’honneur d’informer mes collègues de la Chambre et les bons partisans en général que le ministère de la Navigation vient de prendre une décision qui sera sans doute accueillie avec une joie intense.Personne n’ignore le talent multiforme et l’obligeance sans limite de nos employés.Notre collègue Lanctôt peut témoigner, tout particulièrement, de l’excellence de leur travail et chacun sait qu’il n’est pas le seul dans ce pays à l’avoir éprouvée.Mais jusqu’ici nos entreprises de construction, voyage et peinture se sont faites sans grande méthode, un peu au hasard, des désirs des députés ministériels.Nom avons décidé de, changer tout cela.La, précieuse approbation que vous nous avez donnée dans l’affaire Lanctôt, les multiples demandes dont elle q été suivie, nous ont prouvé que le ministère avait enfin trouvé sa voie.Nous nous établissons donc officiellement entrepreneurs en peintu ne, construction ci tourisme, et nous avons l’honneur de solliciter, messieurs, votre bienveillant patronage.Nous sommes assurés de vous donner entière satisfaction.Le ministère gardera toujours à votre disposition un personnel considérable, quitte, dans la morte saison, à l’employer à l’exécution des travaux publics commandés par le parlement.Comme notre entreprise participe de la philanthropie et que les avantages en seront exclusivement réservés aux députés et partisans ministériels, nous ne ferons aucun profil sur le temps des hommes et ccd réduira d’autant lé prix de l’ouvrage.Ajoutez-y que le gouvernement importe scs marchan dises en franchise, et qu’il fera profiter ses clients de cet exceptionnel avantage, et vous verrez que notre maison peut défier toute concurrence.Toutes les entreprises qui nous seront données d’ici le 1er juin bénéficieront d’une réduction généra le de 99 p.c., à être compensée par un impôt spécial sur les députés et journalistes d’opposition.Nous ferons une, spécialité de la falsification des textes pour députés ministériels embarrassés et du cirage de bottes ministerielles.Les textes seront spécialement cuisinés par quelqu’un que vous connaissez bien et que la délicatesse m’empêche de nommer.Le cirage de bottes appartiendra cx-offi'cio au rédacteur en chef du “Canada.” Messieurs, j’ai, encore, une fois, l’honneur de solliciter votre trop bienveillant patronage.P.8.— Une dépêche de dernière heure nous apprend, que trais députés ministériels, ayant appris les intentions du ministère, sont déjà prêts à lui confier leurs entreprises.La nouvelle, maison de, commerce commence les affaires sous les plus brillants auspices.H.BLONVILLE.Sur le Pont d’Avignon.Curieux argument de M.German.Il n’est pas prouvé, dit-il, que les maîtres-peintres do Sorel pouvaient peinturer la maison do M.Lanctôt d’uno façon satisfaisante.Faut-il conclure que là où les [«cintres ne donnent pas satisfaction le gouvernement devra en fournir d'autres aux citoyens ?Alors, nous demandons la mémo faveur pour les gens do Montréal.Avec l’activité dans la, construction qui règne à Montréal, la métropole a le droit d’être traitée aussi généreusement que 8orel.Songez à l’économie qui en résulterait pour les propriétaires.Leur demanderait-on un prix cher’fis n’auraient qu’à s’adresser aux ateliers du gouvernement pour se faire peinturer au prix coûtant.M.Servais qui peine à trouver des raisons pour justifier ses prétentions nu portefeuille devrait mettre ça dans son programme.Tout Montréal reconnaîtrait enfin ses droits an poste qu’il convoite.“ En caucus, ce matin les échevins ont décidé etc”.On dit cela trois ou quatre fois la semaine dans les journaux.Pourquoi des séances du Conseil alors?Il faut que les dépôts de banque soient garantis Une étude critique de la loi des banques a été publiée dernièrement dans les eolonnes de ee journal, par M.C.A.Sylvestre, contenant 1 énoncé de raisons très justes pour lesquelles une réforme est devenue urgente.Ces idées de réformes sont telleiment populaires que les banquiers eux-mêmes sentent qu’il leur faut se rendre à l’évidence.Le seul point difficile à résoudre est de savoir quel procédé adopter pour arriver au but.M.«Sylvestre suggère un nouveau projet par lequel le gouvernement devrait se porter garant vis-à-vis les déposants, et pour couvrir ce risque, imposer une taxe sur la circulation des banques de trois pour cent, qui rapporterait environ trois millions par année.Si c’est le gouvernement qui fournit la garantie, il n’est que juste qu’il soit garanti à son tour par les banques.Mais ceci ne paraît pas être une raison suffisante pour justifier l’imposition d'une taxe sur cette branche particulière de commerce.Que le gouvernement exige des garanties qui resteraient éventuellement Ta propriété do ceux qui les auraient fournies, très bien! Mais que le gouvernement ait recours à uue taxe pour s’emparer de trois millions par année des fonds des actionnaires des banques, c’cst un procédé qui offre des objections sérieuses.Il ne faut pas perdre de vue que si les banques sont appelées à payer trois millions, il faudra que ees trois millions leurs soient remboursés, et elles sauront prendre les moyens de le faire.Ce ne seront pas les actionnaires qui les paieront en définitive.De plus, la taxe est la pierre angulaire sur laquelle repose tout gouvernement constitutionnel.Une taxe mal répartie est un poids qui porte à faux et menace la solidité de l’édifice.La démocratie moderne en enlevant à l’autocratie le droit “de taxer” pour y substituer celui “de sc taxer”, a consacré un principe du plus grand intérêt social, qu’on a appuyé sur des idées de justice, d’équité et d’égalité.On oublie malheureusement trop souvent l’essence du caractère de la taxe, pour y substituer la tyrannie de l’impôt, qui tourne invariablement contre ses auteurs, et qui fausse en même temps la notion qu’on se fait de la sagesse de nos institutions.Que les banques soient appelées à contribuer trois millions par année à un fonds de garantie, elles peuvent le faire, et personne ne peut s’y objecter, pourvu que ce fonds reste leur propriété pour les fins pour lesquelles il aura été créé.Autrement ee serait la clientèle des banques qui aurait à les payer.Lucien HU0T.Pour nos enfants LE PREMIER JOURNAL CANADIEN A PROPOS DU TRAMWAY M.l’échevin Tétreau ne m’en voudra pas', j’espère, d’ajouter aux bonnes suggestions qu’il faisait parvenir l’autre jour à MM.les commissaires de la ville.U s'agit de tirer du contrat projeté avec la compagnie de tramway autant d’avantages que possible pour les citoyens.(’eux qu’il voudrait obtenir sont excellents.Il en est un autre quie la population de Montréal apprécierait particulièrement, et que la compagnie ne devrait pas refuser.Nous,—j’entends la ville, en sup posant que l’autonomie de la ville reste à peu près intacte,—nous donnerons beaucoup à la compagnie.En échange, nous .voudrons avoir un service plus rapide, plus complet, moins dispendieux pour l’ouvrier, pour les écoliers, et cela est juste.Je voudrais que l’on obtînt quelque chose aussi pour nos enfants, et ce quelque chose serait pour moi ee que t’appellerais le pique-nique gratuit.Une fois par semaine ou doux fois par mois au moins durant les vacances, la compagnie «devrait être tenue de mettre gratuitement à la disposition des enfants un certain nombre de voitures partant, de tous les points de la cité pour converger vers les grands pares.Le départ pourrait être fixé à !) heures, et Te retour à 4 heures.Pour tout ce petit monde et pour les parents qui les accompagneraient, ce serait une fête aussi bonne au coeur qu’au conps.Le public affairé lui-même jouirait du bonheur des petits auquel personne ne résiste et, supposant qu’il lui fau drait faire quelque léger sacrifi ce de confort ces joiirs-lé, il serait trop heureux de se l’imposer.Que l’on ne dise pas ma suggestion impraticable.Laissons ee prétexte à la compagnie qui sera peut-être tentée de l’invoquer,mais qui ne résistera pas longtemps si la ville sait vouloir.Je connais une petite ville où la compagnie de tramway se fait uu devoir de procurer ce plaisir aux enfants chaque année, sans le moin dre inconvénient pour la circula tion générale.La population est beaucoup moins nombreuse, qu’ici, sans douté, mais las moyens de transport sont beaucoup moins considérables aussi.Il s’agit simplement de vouloir MM.les commissaires voudront-ils Je sais bien en tout cas que, des avantages à rechercher dans les né gociations avec les compagnies celui qui assurerait le pique-nique gratuit aux enfants serait l’un des plus justement appréciés.Il ne veut pas de défenseur Lo* Angeles, Cal.29.— Ortie K.Mc-Msnigle h refus# absolument do recevoir un avocat au sujet de sa défense dans l’affaire des prétendu» dynamita rds, A propos de Guilmant On nous écrit : Nous ne saurions trop admirer la.noble pensée qui conduisit M.Dussault, organiste de Notre-Dame à donner au public, dimanche dernier, une audition des oeuvres d'Alexandre («uilmanl.La récente nouvelle de la mort du célèbre organiste et compositeur français, décédé à Paris le 30 mars dernier, a causé» partout une consternation bien compréhensible.Tous ses admirateurs mont-rélais (et ils sont nombreux, soit qu'ils l’aient entendu à l’inauguration de l’orgue de notre cathédrale, soit qu’ils l’aient eonnu simplement pur ses oeuvres), ont voulu apporter à sa mémoire l’hdmmagc «de leur sympathie en même temps qu’ils venaient se mettre une fois de plus en contact avec l’âme musicale du grand maître.Et l’église Notre-Dame était rem plie d’un auditoire d’élite, attentif et respectueusement enthousiaste.M.Dussault, d’ailleurs, pendant son séjour à Paris, aimait à entendre souvent Guilmant, dans l'intérêt de ses propres études.Ayant ainsi connu intimement ce grand maître, nul n’était mieux pincé» que notre distingué organiste pour traduire ses compositions dans tonte leur beauté.C’est ainsi qv ’il nous a été donné d’entendre : “Première sonate,” op.42; Méditation”, op.18, No 3; “Marche Funèbre et chant séraphique.” op.17, No 2 et, “Grand choeur, en si majeur, op.18, No 1.Tous les amateurs et admirateurs de bonne musique ne sauraient être assez reconnaissants à M.- Dussault de leur avoir procuré un pareil .régal.Nous nous per-jnettons fl'exprimer le voeu qu’il nous offre souvent, très souvent.EVOLUTION POLITIQUE DE LA “GAZETTE DE QUEBEC”.— FONDEE PAR W.BROWN, ELLE PASSE AUX NEILSON.— PENDANT PRES D’UN SIECLE ELLE EST PUBLIEE DANS LES DEUX LANGUES.Monument pratique Chaque fois qu’il se ilnuii?un concert à l’Arena, la critique fait la même remarque,: Ce n’est pas une sal e propice aux chanteurs, c’est un hippodrome.Le vaisseau est trop grand, l'acoustique est défectueux, etc., etc.Quand on pense à l’étendue de noire ville, à sa population, on a presque honte de songer que Montréal n ’a pas, comme Toronto, une Massey Hall quelconque.Et on a raison d’avoir honte Si les arts, je veux dire surtout la littérature, la musique et.la peinture, ont accompli quelques progrès chez nous, ce n’est, que depuis quelques années.On parle de grandes organisations, un nous sert du bel opéra, mais on n’a pa encore trouvé moyen de construire une vaste salle qui serait consacrée aux grandes auditions littéraires et musicales, aux expositions artistiques, aux assemblées.eh bien! oui, même aux assemblées politiques, qui monopo lisent rarement la poésie; mais, enfin il y a du monde et dans nos salles ordinaires il est souvent impossible do loger même la moitié de la foule.Deux souscriptions sont maintenant cr.marche.L’une en faveur d’un Monument à Edouard VIT; l’autre en faveur du monument Dollard.On n’est pas encore fixé, me dit-on, sur la forme à donner à ces monuments.Mais, allons donc! pourquoi l’un des comités de souscription n’entrepren drait-il pas de diriger tous ses efforts vers la construction d’une magnifique salle qu’on nommerait: Salle Edouard VIT, .ou salle Dollard?Mais il faudrait un splendide édifice, un temple de l’art, quoi! Belle architecture, beaux panneaux décoratifs, du confort et de la lumière à l’intérieur, enfin une oeu vre irréprochable en tout point.Je jette l’idée pour ce qu’elle vaut.Chose certaine, un monument de ce goure manque dans notre ville et c’est le temps nu jamais d’on ériger un.Paul-G.OUIMET ih» ces récitals.Ils no peuvent qu’élever le goût du publie, vers In musique sacrée, qui est, comma chacun le sait, une des plus belles branches de l’art musical.JEANWB MANCE.Nous annoncions cotte semaine que le gouvernement du Canada avait acheté la collection complète delà “Gazette de Québec.” Tout le monde se réjouit de ce que le département des Archives d’Ottawa ait assuré au pays la possession de ce précieux document d’histoire «canadienne.Cette pièce, de première importance pour nos études historiques, est maintenant bien à nous et nos chercheurs saurons sans doute en profiter.Nous disions que la “Gazette de Québec” avait été le premier essai du journalisme canadien.Tl en a déjà été parlé beaucoup et l’on ne saurait avoir la prétention d’en dire beaucoup de nouveau ; on nous permettra bien cependant de rappeler des choses connues, pour nous refaire un peu la mémoire.ja “Gazette de Québec” fut fondée au commencement de 1764.Elle n'est pas l’oeuvre d’un canadien, mais d’un écossais, nommé William Brown, venu tout exprès de Philadelphie.Moins exigeant que les propriétaires de grandes feuilles, Brown, dans son prospectus, ne demandait que 300 a«hon-nés.11 n’est pas sûr non plus qu'il les ait obtenus; en tous cas ce n'était pas suffisant pour faire vivre le journal et le gouvernement lui accorda son patronnage.Ainsi nous trouvons que le «Conseil décida que le mode de promulgation ordinaire des ordonnances des gouverneurs serait leur publication dans la Gazette.A cette époque, notre premier journal canadien est tout à fait inoffensif au point «de vue politique, il ne faudrait pas croire, bien qu’elle fut publiée dans les deux L.»ngués, que cette feuille avait des sympathies exagérées pour les Canadiens.Nourrie par le gouvernement, elle devait nécessairement s'inspirer des vues de ses patrons et s'abstenir de critiquer «défavorablement leurs actes.Non seulement la Gazette s'abstenait, de commenter la politique agitée du temps; mais son service d’information était lamentablement restreint.Le journal était taillé à coups «de ciseaux, dans les revues et publications américaines et les nouvelles du pays ne portent guère que sur les scènes de tribunaux et les bulletins de soirées et de bals au château.En tout cela elle, sc montre encore très sobre.Voici des faits que l’on raconterait aujourd’hui avec plus de détails.“Jean May, accusé d’avoir volé une paire de culotes fut trouvé coupable du fait et condamné à être fessé à la queue d’une charrette depuis le palais des séances jusques à la porte de St-Jean”.La sentence est ainsi décrite: “Vendredi dernier, à dix heures du matin, Jean May fut fessé conformément à la sentence, par ]jouis B ru seau ; samedi, vers la, même heure, Bruseau fut fessé à son tour par May.” Nos journaux ont fait du chemin depuis cette époque.A partir de 1.772, Brown, qui jusques là, avait été en société d’affaires avec, Gilmore, rédigea ¦seul la Gazette de Québec jusqu’à sa.mort en 1789.A I époque do la révolution américaine la.(iazetté devient très com-balive.Brown se rappelle sans doute de son origine écossaise et sc dé-elare, franchement loyaliste.Son patriotisme le pousse à convier les Canadiens à la défense du drapeau anglais; ceux-ci, manquant d’en-thousiasme, Brown laissa la plume pour le fusil.Après la guerre, le journal reprit son allure modérée.Les 92 réso«lutions ne parviennent pas à l’intéresser.Le parti des jeunes Canadiens uni aux constitutionnels anglais s’agitent pour obtenir une chambre vraiment représentative, l’aete de 1791 se prépare en Angleterre, le parlement anglais s’apprête à changer la forme du gouvernement canadien, la plus grande animation règne chez le peuple et la Gazette de Québec souligne à peine ce grand mouvement.T«I convient cependant de lui rendre cette justice : elle ne prend parti ni pour l’un ni pour l’autre des deux partis qui se font une lutte à mort; ses colonnes de réclame électorale sont ouvertes aux Canadiens eomme aux candidats de l’oligarchie.Avec Samuel Neilson, neveu de Brown, le Rév.M.Sparks, la “Gazette” continue de vivre en paix.John Neilson.entre en scène en 1796.Du début de la nouvelle direction jusque vers 1812, c’est toujours le même ton politique insignifiant.Pendant ce premier demi siècle d’existence le régime absolu du Conseil de Murray, la di-p]o«matie de Carleton.la sévère administration de Haldimand.le rè- gne de Dorchester et la domination outrancière de Craig empêchent l'opinion publique de se manifester par la voie de la Gazette, «Son activité se reporte sur des ques lions moins eontroversistes, telles que l’agriculture, la colonisation, l’instruction publique, le commerce.Il faut reconnaître que dans «ce champ d’action, très utile d’ail-feuns, la “Gazette de Québec” a rendu de grands services à la société: canadienne.Après «la guerre de 1812, le journal de Neilson change d’attitude et les évènements comme le bon sera pratique du rédacteur en chef, lui font prendre un ton de polémique, inconnu jusque là.Louis-Joseph Papineau, entré en scène vers ee temps-là, soulève la chambre et le peuple do son éloquence de tribun ; il est, impossible aux journaux de résister à cette voix puissante qui parie au nom de «tout un peuple, il faut l’approuver ou le combattre; mais on ne peut l’ignorer.C’est la grande lutte pour la liberté parlementaire, c’est la plus belle époque de notre histoire constitutionnelle.John Neilson, qui combat aux eô.tés de Papineau en Chambre, lai» se courir un peu de ses conviction! politiques dans les eolonnes de sou journal, et le peuple se réjouit grandement de voir la Gazettf prendre d'une manière très discrè te cependant, la défense de ses intérêts.«Ce dévouement passager à la, cai se «des Canadiens et de la liberté, lui a coûté malheureusement le pa tronage du gouvernement et et 1823, lorsque John Neilson eût abandonné son journal à son fill Samuel, le pouvoir lui retire tou» les avantages dont il l'avait gratifié jusque là, et l’on voit une au.tre ‘1 Gazette de ¦ Québec, ’ ’ «publi( ‘‘par autorité.” On vengea sut le fils, la belle conduite du père, C’était de la bravoure.Il y n en* core aujoundTiui de ces sortes da braves, dont la seule réponse intelligente à la juste critique de leur conduite est de renvoyer» le jour-nail ou la revue, ("est de la belle bravoure.N’étant plu,s payée pour se taire, la “Gazette de Québec,” se mit, à parler haut et ferme.Hile était, enfin libre de ses mouvements, elle prit une grande liberté «d’allure et rendit les plus grands services à la cause des Canadiens.Cette politique libérale dura jusqu’en 1831.l’année où Etienne Parent ressuscitait le “Canadien”, organe des jeunes libéraux.La.“Gazette”, voyant surgir une feuille rivale, qui allait peut-être lui enlever une «partie de sa clientèle, changea subitement de sympathies politiques et en 1832 elle était redevenue, l’organe combatif du gouvernement.John Neilson lui-même se sépara du vieux parti libéral sur «la question des 92 résolutions adoptées à Ja session «de 1834.A la mort do Samuel Neilson, en 1836, la “Gazette de Québec” salit ses colonnes d’invectives contre les victimes de ’37 et elle contient des pages, où la passion politique s'étale dans toute sa laideur.Passons.John Neilson reprend la plume de journaliste et rachète un peu ces mauvais jours en se prononçant contre l’acte d’union des provinces qui sc prépare au bruit des chaînes de prison et au milieu des échafauds, qui attemtcut les victimes politiques.John Neilson revient alors au parti canadien; le temps des grandes passions est passé, la discussion politique dans les chambres comme dans le public se fait plus modérée, elle n'en est pas moins effective.John Neilson, mûri par l’expérience et rendu sage par la lutte et les événements, devient en quelque sorts le chef autorisé de la critique journalistique et, ses conseils sont attendus avec impatience et reçus avec respect.C ’est l'époque où peut-être la “Gazette de Québec” exerce la plus grande influence sur les électeurs.Bien que publiée «uniquement en anglais le sens de ses opinions et le ton modéré de sa polémique lui assure les sympathies du public libéral du Bas-Canada.Tel fut notre premier journal canadien.Après avoir traversé toute l’histoire du peuple canadien, il reste eomme le témoin plus ou moins intéressé des luttes du passé.C’est un contemporain de toutes les époques de la domination anglaise, qui nous apporte des renseignements sur la vie des anciens Canadiens.CVst le seul survivant des générations disparues, et, les ' souvenirs qu’il rappellent, s’ils sont incomplets, peuvent nous donner quand même de beaux enseignements de vie publique.J**n PICARD, j i Lé DEVOIR, Samedi, 29 Avril, 1911.Ô LETTRE D’OTTAWA ; UNE SESSION D’ETE PEOBABLE.—LES CHEQUES D’UN MINISTRE.LETTRE DE PORTEFAIX.\ Ottawa,.28.— Grand émoi à lattainos suggestions à e«t endroit, ' Chambre des Oominnues vu.\ mu-ficiele.Consultations: Assortiment complet •les rternierg modèles en TH I .KMUM 1-’.THE8.BA-ROMI WKS.HOU8BO-I,KB, FtC.Ajustement parfait, verres de première quelité.“centex ’.monture» d* toutes sorte*, excepté le» mercredi et a l'Hatel-Dieu, de 9-00 4.1.1 tirs., "samediT'aùx Salons d'Optique, do 9 u.ui.à 8 p.m.'Appointements par Snérial*-" Instruments de photographie, mnrqiin "Ftnstan'V nin»l nu» tous te» ar.-essoires et fournitures pour photographes amateur».Uue visite est «irtlliVH rtr» SALON D’OPTIQUE FRANCO-BRITANNIQUE ROD.CARRIERE, HENRI SENEGAL, 205 et 207 rue Ste-Catherine Est, entre Ste-Elisabeth et Sanguinet.ONGUENT AEMOROIDOL Dr FREDERIC GUERIT PROMPTEMENT LES HEMORRHOIDES Ctiaqup pot Ptt itrcompHgn^ d’un ortifirat dr tvtnbnur^fMnent, n’il n'y * pun do nurco».B0 CENTS b- pot .10 n.m.et au retour laisse Valleyfield à 7.30 p.m., pour Montréal, tvagoùs directs.Sur cos barreaux on place une planche pas trop épaisse, car moins la niveleuse sera chargée mieux ee sera.Cette planche sert d’embarcation au conducteur.Il n’est pas nécessaire que la drague soit ferrée pour commeneer le nivellement du chemin.On se sert d’une chaîne ou d’un gros fil de fer après lequel on met des anneaux assez puissants pour retenir des palonniers, vulgairement appelés “baculs.” Pour commencer un attelle à B.et l’on se tient à C.sur la planche qui se trouve sur les barreaux, pour faire l’ouvrage ordinaire.On se tient à B.lorsqu’on veut nettoyer le fossé ou ramener plus de terre dans le milieu du chemin.Ou peut ferrer les deux bouts de la drague, surtout si le terrain est dur ou rocailleux.Lorsqu ’on veut ramener plus de terre à droite on n’a qu’à changer les anneaux de place, ainsi que la position de la “tire.” CATECHISME DU “DRAGUEUR” —Ne serait-ce pas mieux de labourer le chemin avant de le draguer ?—Non.Labourer le chemin serait lui donner un fonds trop mou.La coutume de labourer les chemins est une relique des anciens jours, alors que l’on se servait de la pelle à cheval.—Qu'y a-t-il à faire, quand l’on rencontre des ornières profondes dans le chemin?chaque côté des chevaux domptés.—Comment fait-on pour ramener b; terre dans le milieu du chemin ?—Ou fait tirer la drague de biais.—Mais si le chemin est un peu étroit ?‘ —Il faut d’abord commencer par niveler la trace des roues.Après deux ou trois bonues pluies, on tire une raie de charrue en dehors de la partie travaillée et l’on ramène la terre dans le milieu avec la drague.On répète l’opération après une autre pluie.Ou ne doit pas tirer plus d’une raie à la fois.A chaque raie de charrue on élargit le chemin de deux pieds.—Comment draine-t-on le chemin?—Si l’on a soin de toujours ramener la terre dans le milieu du chemin, ce chemin se drainera bien tôt de lui-même.-Pourquoi ne (pas faire aine drague avec un madrier?—On peut la faire ainsi et obtenir un aussi bon résultat, mais la drague qui sera faite avec un Hllot sera plus durable et plus forte que celle faite avec un madrier.—Faut-il bomber le chemin dès le commencement ?—Non.Le bombage du chemin se l'ait avec la drague, graduellement.De cotte manière le chemin deviendra dur et se trouvera sur un fonds solide., —Combien en coûte-t-il pour draguer un chemin?—On estime le coût de -$1.00 à $3.00, par mille de chemin.—Que faut-il faire pour empêcher la drague de gruger de côté?—H ne faut pas trop la charger.Si la drague gruge autour de la terre remuée, c’est qu’elle est surchargée.—Les chemins dragués peuvent-ils supporter de lourdes charges?-—Un chemin dragué supportera une charge plus lourde qu’un chemin non dragué, mais pas autant qu’un chemin macadamisé, ou un chemin de gravier.Remarques.— Ne conduisez pas vos chevaux trop vite.Ne marchez pas (ferrière la drague, mais embarquez plutôt dessus.Ne soyez pas particulier à l’égard du matériel avec lequel vous ferez une drague; n’importe quel billot est bon.N’essayez pas de travailler avec une seule moitié de billot.Que votre drague soit au complet, c’est-à-dire composée des deux moitiés de billot unies parallelle-nient par des barreaux de trente pouces à l’intérieur.A l'Hôtel des Postes Nous croyons devoir signaler ù.Fat* tention des autorités de l’Hôtel des Postes deux faits qui nous ont iHé rapportés ee matin et qui démontrent qu’une lacune existe quelque part.M.V.K, !.Désaulniers a reçu à deux reprises ties enveloppes d’où l’on avait enlevé des objets assez importants.Nous ne voulons pas mettre en doute la bonne loi et la compétence des ehefs du Bureau de poste.Mais nous croyons qu’il est de toute importance d’attirer leur attention sur ces deux faits nfin de voir à ce qu'ils ne se répètent plus, VII Olga m’avait écouté avec le plus grand calme.Quand j’eus achevé mou petit récit, je me tournai vers elle.El le me regardait avec ces yeux étrang-ges dont je ne reconnaissais plus l’expression.J’y lisais, en ce moment, ia plus profonde sérénité.Je n’en reve nais pas.Le ton sur lequel elle me parla ensuite était encore plus déconcertant.On eût dit qu'elle cherchait exprès à y mettre de l’amertume.De temps en temps — s’oubliait-elle î — sa voix redevenait très douce pour me conter des choses très dures qu'elle avait i’air de réciter par coeur.—"Le cas de votre Rosette Debilly m’intéresse fort peu.Les hommes, quand ils ont le don funeste de l’intelligence spéculative, de l’intellectualité — c’est le vrai mot, n’est-ce pas.’’— se laissent prendre facilement à de simples manèges.Pourquoi voulez-vous que je vous croie?Les blessures du coeur ue se guérissent pas, dites-vous! Je sais que le contraire est vrai.J’ai vécu des années qui me paraissent longues maintenant, avec uu homme que j’ai cru aimer.J’ai souffert do sa mort comme.mais je n’aime pas les comparaisons qui trahissent toujours la pensée.Sachez seule ment que cette mort m’a fait connaître la souffrance.Pourtant je suis guérie d’un amour que je sais qui n’a jamais existé.No me jugez pas mai.Ne me croyez pas sans générosité.Dans la bouche d’une femme, la vérité yirait toujours du cynisme.C’est qu’elles sout — et je me mets ici parmi toutes es autres femmes — ou toutes vraies ou toutes fausses.Ce que l’on appelle franchise, c ’est la demi-sincérité des hommes; lo cynisme, c’est l’absolue sincérité et je vais vous dire mon âme tout entière".Tout cela, je l’avoue à ma honte, no m’impressionnait pas beaucoup.Pourtant, Olga semblait très émue en disant ces dernières phrases.Elle se recueillit un instant, sans que j’eusse envie de l’interrompre.Aussi bien j’avais tout dit.Vous avez écrit des livres que j’ai lus depuis mon retour.Ce sont eux, je l’avoue, qui m’ont éclairée sur ma vie intérieure.Rassurez votre modestie qui s’effarouche.Les erreurs de psycho logic qu’ils renferment m’ont servi plus que les quelques vérités qui vous sont échappées.Vous ne connaissez la vie que dans lo rêve où vous la transportez.Vos expériences ne sont que des expériences de conscience.Vous êtes un artiste.Vous ne comprenez rien et vous imaginez tout.Rappelez-vous, Jean, quand vous faisiez, au collège, des problèmes d’arithmétique, chacune do vos solutions, fausse d’ailleurs, sortait d’un véritable roman et vous imaginiez, entre les nombres, les intrigues amoureuses les plus fantastiques.Vous n’êtcs pas mieux armé pour résoudre les problèmes de la vie et c’est toujours dans les étoiles que vous cherchez vos solutions.Ne protestez pas, même d'un sourire, ajouta-t-elle brusquement.—Je souris, repris-je avec quelque émotion, parce que je reconnais la vérité de votre psychologie.—Vous parlez de psychologie.Je vais vous faire de la bonne et de la vraie psychologie.Quand je vous ai connu, chez madame de Serves,jo me suis attaché à vous tout de suite, mais do quelle façon ?C’est ce que je voudrais vous faire comprendre, car je sais que vous vous êtes mépris sur moi.J’avais le droit que vous m’attendiez.Sans doute, c’est par l’effet du hasard que je suis libre aujourd’hui.Sans doute, j’aurais pu ignorer toujours mon erreur, et m’ignorer moi-même toujours, mais lisation dût être immédiate.Pourquoi?est a seul le droit de vous intéresser.Je vous étais attaché ; mais ce sentiment n’était pas de ceux dont la réalisation dût être immédiate.Pourouoi?Parce que j’avais besoin alors d’être aimée comme je le serais maintenant par quelqu'un qui vous ressemblerait.Vous avez cru que j’étais légère, que je méprisais, l’amour dont votre coeur débordait.Non, j’en méprisais seulement la qualité.Votre amour vous mettait trop au-dessous de moi.Vous étiez trop jeune, surtout par la coeur; il fallait vous laisser mûrir, vieillir même.à ee moment, l’imago ou le fantôme de l’amour que je revais est passé devant mes yeux.J’ai épousé un officier russe qui était sous les ordres de mon père.Son amour grave, un peu hautain, m’en impose.D’être dominée, je me crus amoureuse.Mon sentiment pour vous ne s’cffaai; point, il demeura dans mon coeur, comme une réserve.J’avais besoin d’une expérience totale de la vie, puisque la vie n’offre point d’expérience dont on ne se puisse retirer à volonté.Et cependant, tout au fond de ma conscience, la conviction subsistait que je sortirais de l’épreuve, quelque définitive qu'elle fût, au moment où il le faudrait.Ma croyance n ’a pas été vaine.Je me retrouve auprès de vous, avec le même coeur, qui ne s’est jamais donné, puisqu’il s’est retiré.Pour vous, vous êtes venu au point de ia vie où je rêvais de vous retrouver, de vous assure que c’est notre heure qui vient de sonner! ’’ J’écoutais parler Olga.Je m’étonnais qu’elle n’eût pas le moindre accent étranger, elle qui avait passé tant d’années à parier uniquement le russe.Par contre, ses idées^ ses impressions me paraissaient un peu sèches, et je ne sais pourquoi j’étais presque heureux de lui sentir le coeur un peu dur.Des détails me distrayaient.Le bout de son petit soulier blanc tremblait à ia lisière de sa robe.Le frange de son mas que tremblait aussi pendant qu’clL pariait.Dans le salon voisin, je vis plusieurs fois passer Henriette Durup, et je m’étonnai que sou regard fût une si douce caresse en tombant sur Olga.Puis, il me vint cette pensée : Susi n’est pas au bal I Et c’était la qûcstion que je me posais quand Olga cessa de parler : Pourquoi Susi n’est-elle pas ici?Mais aucune de ces distractions ne m’avait empêché d'entendre le plaidoyer où le réquisitoire de mon adversaire.Délibérément' je pris la main d’Olga.Elle tressaillît' mais je n’y accordai aucune attention.— Vous avez raison, Olga, dis-je fortement.J’ai mangué de psychologie autrefois."Mais voua en aviez trop pour me rendre heureux, et je ne vous connaissais pas ainsi, Aujourd’hui, et par le fait de ma méprise ou de votre trop grande sagesse, ma vie est désorientée et elle a pris l'habitude de cette désorientation.Je ne saurais vous donner aujourd’hui ee que vous n’aviez pas cru que je pouvais vous donner autrefois.L’art m’a consolé et mo console encore.Mais je n’aurais pas besoin de consolation si je n’étais triste.Il manque & ma vie un élément de beauté, de bonté, de douceur.que vous seule, comme je vous avais rêvée, puissiez y mettre.Il y a des choses qui peuvent faire oublier le vide de la vio.il n’y en a pas qui le comblent.Mes livres sont mauvais et vous l’avez dit, je ie» écris pour les étoiles.C’est avec elles que je vis.Hleu ne mo tente plus de ce qui est plus bas qu’elles.Vous-même ne pouvez plu* m'en faire descendre.Vous avez trop attendu.J'ai perdu l’habitude de réaliser me» rêves, ou plutôt je les mets si haut maintenant, que je suis sûr de leur irréalité.Mais je n'oublie pas que vuus.avec été malheureuse.J’irai présenter mes hommages à madame Jacorbert.Je saluai Olga très bas et je sortis du bal._ La nuit de novembre dans laquelle j’entrais avec délices était froide et pure, Je résolus de gagner à pied la rue Bréda.Je ne songeais plus du tout à ce que j’avais dit à Olga.Je songeais simplement que j’étais libre, qu’un tas de petites choses fidèles m’attendaient chez moi, sans impatience, mais sûrement : mon vieux fauteuil en velours rouge où, d’après une vieille légende, le premier Consul s’était assis, mon petit encrier eu bronze où Napoléon III avait trempe sa plume ; d’autres objets moins glorieux ; mes portraits, mes livres, mon papier blanc.qui que nous soyons, il n'y a que notre petite chambre qui nous aime et je plains ceux qui l’ont oubliée pour les honneurs, pour la richesse, ou pour l’amour ! C’est elle qui garde, nos plus petites pensées ; elle n le culte des moindres souvenirs.Un pli de tenture, c’est une de nos curiosités, une de nos pudeurs ; un meuble déplacé, c’est une de nos impatiences, le feu éteint, la lampe consumée, c’est une veille studieuse, ou bien une rêverie stérile, ou bien une attente douloureuse.Nature au front serein, comme vous oubliez ! Est-il rien de plus faux, pensai-je,que ce reproche aux êtres insensibles, les seuls qui ne pensent qu’à perpétuer les impressions de votre sensibilité ! La femme ia plus aimée ne m’attendrait pas, ce soir, avec ic même désinteres-1 sement que les objets inanimés qui peuplent ma chambre.Elle penserait à elle d’abord, et ce serait îa condition nécessaire pour qu’elle pense à moi.Savons-nous seulement si l'amour nous fait sortir de nous-mêmes, si nos sentiments ne décrivent pas une circonférence étroite dont nous sommes lo point le départ et le point de retour ?Il manque à ma vie une source de souffrances et de déboires.Consolons-nous avec ce qui ne trompe jamais, avec ce qui ne peut pas tromper.L’est une consolation illusoire: nous voulons être trompés et surtout nous voulons être asservis.On no chante bien sa liberté qu’au moment où l’on va l’aliéner.C’est pourquoi, probablement, j’étais si gai, ce soir-là, en descendant, le pas léger, le boulevard des Batignolles.Les gaîtés de la place Clichy, encore illuminée à cette heure tardive et toute bruyante des appels, des adieux, des rendez-vous et de toute la vie galante qui en fait un salon uu peu libertin, mais gracieux quand même, les gâtés de la place Blanche, plus éveillée encore, plus encombrée de fausses élégances et de fausse sentimentalité, me ramenèrent à cette sereine mélancolie qui est la plus vraie et ia plus naturelle de nos humeurs.La tristesse qui se dégage des fêtes de Montmartre, même quand on ne les regarde que du dehors, est uue tristesse légère, un peu tendre et sans amertume.J’en goûtais pleinement le charme.Des refrains légers me suivaient, descendant de ia Butte, remontent de ia rue Blauche< la rue lon-ne.En traversant la place 'Pigalle, une chanson plaintive et moqueuse, comme toutes les chansons montmartroises, m’émeut et m’attendrit, je ne sais pourquoi: En revenant de la pavane J’ai vu Pierrette avec Pierrot S’embrasser à tir ’ JaSgot Sous les grands bras nus d’un platane.Comme un tapis de fleurs d’amande, Les confettis jonchaient le sol, Dans l’air doux tremblait uu bémol Egaré de la sarabande.C’est l’heure où, dans un rayon maure, Le soleil précieux de Tonis Nous jette son dernier souris En minaudant: Ça je me sauve I Avant de s’éteindre, il s’empresse Autour des doux jolis amants Et poudre leurs baisers gourmands Avec l’or fin de sa caresse.Elle avait levé la dentelle De son petit loup de satin Et son geste était d’un lutin Et sou regard d’une gazelle.Elle offrait aux lèvres trop pâles Et tremblantes de sou Pierrot —En prenant garde à son jabot !___ Ses lèvres aux teintes brutales.Soudain- elle se désenlacc.Pierrot sent son coeur se briser Car cette esquisse de baiser C’est le jeu où l’amour se lasse Puis tous deux dans la farandole Le reste de ia chanson se perdit.LUCIEN CHAUFFOUR.Le C-TT aux rives du lac I.e chemin de fer Pacifique Canadien vendra des billets aller et retour au taux d’un billet simple de première classe, plus dix cents, de Montréal à Stc-Anne, Vaudreuil et stations intermédiaires pour dimanche le 30 avril.Les billets permettent de partir et de revenir le même jour.r Les Écoles Ménagères Provinciales LES ECOLES MENAGERES PROVINCIALES 14 RUE CHURCH Mardi, à 10 heures n.m., cours de cuisine.Prix, 25o la leçon.MENU l—Potage Brunoisc.2 Côtelettes de veau à la Talleyrand •1—Purée de Champignons.4—Charlotte Renaissance.Mardi à 8 heures cours de cuisine pour les sociétés fédérées de la Fédération Saint-Jean-Baptiste.Jeudi matin, à 10 heures, cours de cuisine, 24 élèves travaillent à la fois.Prix d’entrée 25e.Jeudi soir, à 7 heures 30, cours de cuisine.Prix d'entrée, 10 cents.MENU 1— Pâté chaud de pore, 2— Poireaux à la crème.3— Crème renversée au rhoeolat.Vendredi soir, à 7 heures 30, cours spécial pour les garde-malades de l’Hfttel-Dieu.COUPE ET COUTURE Les mardis soirs à 7 heures 30 et les mercredis matins à 10 heures.Prix, 6 leçons pour 11.00.Les cours de modes chapeaux— ont lieu les mardis soirs à 7 heures 30, fi leçons pour SI.00, Leçons de tapisserie et de dentelle d’Irlande sur demande.Prix, 50c la leçon ou fi leçons pour #2.50.Leçons de broderie, les mardis, à 2 heures p.m, Prix (1 leçons pour #1.00.Pour toutes autres informations,s’adresser par téléphone : Est, 3700 ou à l'Ecole Ménagère de il heures à 5 hourct p.m., au No 11 rue Church,: LA NIVELEUSE DE CHEMIN.C.L’HABITANT.' T .A"' - çj) A, ¦ ' :! fu 'i ‘ ' n" • ¦ ¦ â'Ùx- “••-'Un 'WWW.Yl s 3222 $ CD MOMENT de commander une caisse de la boisson canadienne la plus réputée, c’eét-à-dire de la BIERE DOW Elle eét d’une incomparable pureté et plait à tout le monde à cause de son goût délicat et de ses qualités toniques et nutritives.THE NATIONAL BREWERIES, LIMITED, MONTREAL D’un bout à l'autre du Canada, toutes les fois que l’on demande ce qu'il y a de mieux, c'est de la Bière et du Porter Dow que l’on exige.?¦ : L Savez-vous où vous trouverez le plus beau choix et le plus varié de TAPIS, PRELARTS, CARPETTES, RIDEAUX, DRAPERIES, PORTIERES et toutes autres FOURNITURES DE MAISON ainsi que toutes les plus hautes Nouveautés pour la Saison cTEté C’EST à la MAISON CANADIENNE-FRANÇAISE par EXCELLENCE Toujours au premier rang pour la qualité de ses marchandises, qu’elle importe directement, et la modicité de ses prix.Des milliers de clients en ont acquis la preuve, à leur grande satisfaction.VENEZ ET VOUS SEREZ CONVAINCUS COMME EUX.Filiatrault & LeSage 429 à 433 BOULEVARD SAINT-LAURENT, près Demontigny.Porcupine Three Nations Gold MiningA Limited PARTS A 30cts Nous recommandons fortement l’achat de ce stock à 30c la part.C’est sans contredit l’un des meilleurs de tout Porcupine.Demandez à voir ses spécimens, les plus riches que l’on puisse voir, aux bureaux de la Compagnie, 107 St>Jacques chambre 67.Si vous n’avez pas le temps de les venir voir, téléphonez à main 7306, et l’on enverra quelqu’un vous les montrer.J.A.VAILLANT, Courtier 107 St-Jacques, Chambre 66 et 67, Montréal.TEL.MAIN 73(6.OU MAIN 2.W4.Réparations Remodelage Vous devriez dès maintenant voir aux réparations nécessaires.Cela nous est beaucoup plus facile en ce moment et vous ne paierez que sur livraison, à l'automne, si vous le préférez.Nous allons chercher les effets à domicile.La Grande Maison de Fourrures Chas.Desjardins & Cie 130 rue Saint-Denis, Entre Sainte-Catherine et Dorchester.Til.Est 1538-1537.La séance solennelle du Barreau PROGRAMME Le programme de la conférence de ce soir : Entrée de la Magistrature et des Juges en costume, dans la salle de la conférence.Discours par le Bâtonnier, maître F.J.Bisaillon, C.R.Conférence par maître Paul Emile Lamarche : sujet “Le droit civil privé sous la domination anglaise”.Conférence par maître W.F.Chip-man : sujet “Government by commission".Après In séance, musique et rafraîchissements.I.a séance commencera è 8 heures précises.f.es juges et n vocal* sont priés de se rendre pour huit heures moins quart.Knott est reconnu MLLE NANTEL ET SA MERE CONFRONTES AVEC LUI LE RECONNAISSENT PARFAITEMENT.Hier, Mme A.Mantel et sa fille sont, venues au Palais de Justice accompagnées de Mtfe Pélissier et Knott, dit Young, Jo voleur d'hôtel*, a été confronté avec elles dans le bureau do M.E.A.B.Ladoueeur.En le voyant,Mlle Nantel recmmit de suite l’homme qui l’avait résiliée une nuit du mois dernier, un revolver d'une main et une lanterne sourde de l’autre.En voyant son accusatrice.Knott s’est contenté do hausser légèrement les épaules puis il a été reconduit dans les cellules.Un tapageur Hier, un norpmé Weston Maldcman, juif, louait une chambre dans une maison de la ruelle Perrault et montait peu après dans cette chambre.Au bout d’environ une heure, la maîtresse de la maison entendit un bruit d'enfer dans la chambre et monta pdtir voir ce qu’il y avait.Bon logeur la reçut à coups do tisonnier et elle se sauva en criant au meurtre.LV gent Pusie, qui passait là, arrêt» l’homme et l’a traduit devant lo Recorder sous l'accusation de voies de fait.Bon procès a été fixé à mercredi prochain! 115 LA VIE SPORTIVE >VIS PUBLIC Pavages Permanents Autre blanchissage pour les Royals Jersey City, — Montréal h été défait hier aprèn-midi dans la première partie d’une série de quatre avec l’équipe de cette ville qui par ce fait a gagné su première partie de la saison.Les Skeeters furent une surprise non seulement pour les Royals mais pour leurs propres partisans, car ils jouèrent tout autrement que d habitude.IL durent à la bonne idée de leur capitaine qui changea l’ordre de ses hommes au bâton, la victoire qu ils ont remporte sur l’équipe de McCaf-ferty.Gandil occupait le premier but, mais par malheur Holly qui souffrait de luxation au pied avait du s abstenir de prendre part à la partie.Jean Du bue fut très effectif au baton mais il fut mal secondé.l.o gérant Ryan a fait l’acquisition du troisième but Manush, du gerant McGraw.Manush sVq rapporté hier et jouera probablement contre Montréal aujourd’hui.MONTRKA L La Ligue de l’Est LES RESULTATS HIER: Jersey City, 2; Montréal, 0.Providence, 9; Toronto, 8.Baltimore, 12; Rochester, 4.Buffalo, 10; Newark, 7.OU ILS JOUERONT AUJOURD’HUI Montréal à Jersey City.Toronto à Providence.Rochester à Baltimore.Buffalo à Newark.POSITION DES CLUBS G.P.P.O.Toronto 1 .836 Rochester .5 2 .174 Providence .2 .714 Baltimore .4 3 .374 Montréal .4 .426 Buffalo 6 .286 Jersey City .1 6 .144 Une partie de douze reprises Newark, N.J., -’9.— I.es Bisons ont défait, les Indiens hier dans une partie de 12 reprises.L’éqdipo locale joua une partie erronée, i n ralliement des frappeurs rivaux leur donna trois points dans la reprise finale.Score : NEWARK Ab.R.If.Po.A.E.Meyer, rf.t l 0 ‘2 0 0 Nb.rt.H.Po.A.E.French.2b.3 9 O •> •> 01 Miller, c.f .:< i» Il 2 1 « ypagpr, •>!> .3 9 1 1 1 oj 0 Gawlill.Ib .1 II 0 1 Upmmitt.l.f .1 2 n Il 1 HanforH.r.f .1 0 J 2.d II \ IhiltiK* .1 9 Il 0 0 n l'urtis.c .3 9 0 1 II I) (‘an-oll, p .3 9 1 1 II 0 \ \ Hailoy .1 9 0 (I O 0 xxxl’urtcll .9 9 Il 0 (1 d Totnu.v .lm.) 0 8 -J! 13 n JERSEY CITY Ab.lt.il.Po A E.Deininger, l.f .3 0 1 0 1 9 Il reçu, 2b .3 II i 1 0 A b* loin, ll> .1 9 1 H) 1 II Gottnmn, c.f .1 0 i i 0 II Whoclpr, r.f .t 9 i i O 1 Dolan, 151) .3 9 1 3 O 0 Warner, s.s .2 1 1 1 1 II Tonneman, c .3 9 1 5 II II 2 1 •1 (i Totaux .29 2 lu 27 1S 1 Scoro par roprises Montréal .OOrtODOOIMI (1 J erse v t’itv onooiooix- •> “ Les Orioles jouent dur Baltimore, Md., 29.— [.es Orioles ont frappé 19 fois la balle et ont scoré 12 points contre les Rochester, hier après-midi, Adkins manqua de contrôle et fut remplacé par Yickcrs à la quatrième reprise.Score ; BA LTIMORE Ab.R.H.Po.A.E.Kelly, If.-• .5 Nec, 2b .4 Dalton, c.f.Louden, ss.C.’adv, c.4 Agler.Ib., 1 Hall.3b.Johnson, P.1 Holmes, p.O McAllister, x.7 Totaux .40 BUFI Ab.Henline.c.f.5 Starr, ss.•» • • » White, l.f.4 Schinn, If.O Mot abe, r.f.fi Sharpe, Ib.fi McDonald, 2b.1 Tleillv, 2b.4 r> Killifer.c.5 Malarkey, p.n Pierce, p., .•) Totaux .I 0 î I 1 0 0 0 0 0 Po.2 L I 1 5 9 Kl 1 0 0 0 A.0 8 4 0 1 1 5 4 3 4 0 7 10 'A LO r.ir.I 1 2 0 Po.1 .') 0 1 0 13 2 2 8 0 J La Cité donne avis, par les présentes, qu'elle a l’Intention de paver, aux frais des propriétaires riverains, en matériaux permanents, autres que le bols et le macadam, les rues suivantes: — 10 10 33 x A frappé pour Holmes à reprise.Score par reprise : Newark .Buffalo.18 4 ] leme 51000010000 - 7 00303000103 - 10 ¦X.Walsh.IX,., Rath, 2b.Seymour, licitinuller, r.f.Schmidt, Ib.Sadofsky, s.s.Dunn.3b.Egan, o.Adkins, p.Vickers, p.1 4 4 2 3 1 7 1 0 « 0 1 Totaux.39 12 19 27 S 2 ROCHESTER Ab.R.H.Po.A.E.(x) Frappa pour Nat tress à la 9e.I xx) Frappa pour Carroll à la 9c, ( xxx ) A couru pour Dubuc à la 9e.SOMMAI KL Laisses sur les buts.Montréal 9, Jersey City (i : 1er buts sur balles, de, Kissinger 5.de Carroll 1 : mis hors-jeu par Kissinger 1, par Carroll I ; C.de 2 buts, Tomieman.Demmitt ; C.de sacrifices, Deiniuger, Breen.Satires» ; but volé.Hanford ; jeu double.French et Caudill ; Arbitres, Murray et Pender.Durée : 1.15 heure.Les mu tais chez les vétérans Moran, l.f.Foster, s.s.Moeller, r.f.Osborne, c.f.Simmons, 3b.Alperman, 2b.Spencer, 1b.Mitchell, c.Holmes, p.Hauser, p.Wilhelm.p.xWard.x.vMeMillan.Totaux.,37 I 9 24 Buts sacrifiés, Agler, Johnson, Starr Pierce, Benline.Buts volés.Louden, Benline.Schirm, Coup de 2 buts, Sharpe.C.de 3 buts Louden.Cady.McDonald, McCabe.Ruts sur balles, sur Johnson.2, sur Holmes.2, sur Malarkey.1, Pierce, 4.Alls hors jeu par Johnson.3.par Pierce, 7, par Holmes, 2.Buts sur Johnson, 7.sur Holmes, 3, sur Malarkey, 4, sur Pierce, fi.lets buts sur erreurs, Newark, 4, Buffalo, 3.Jeu double.Agler à Cadj-, Reilly à Sharpe, Killifer à Sharpe.Laissés sur les buts Newark, 7.Buffalo, 10.Durée do la partie, 2 n.50 m.Arbitres : Pollock et Wright.BUES Saint-Antoine, Atwater, Beaudry, Boyer, , ( 'adieux, IIÔtel-de-Yille, Charlevoix, Cathéd raie, Chambord, Cadieux, Durocher, Dufresne, Dorchester, DcLorimicr, Déséry, Saint-Denis, Eulford, Saint-Georges, Sq.Gallery.Ave Green, G uy, Huntley, Saint-Jacques, Lemoine, Island, Mansfield, de la Montagne, Mont Royal, Mont Royal, Marie Aune, Milton, Milton, Marie Anne, Metcalfe, Mentana, Montcalm Collège .McGill, Notre Dame, Ontario, Avenue Papineau, Aveuuo des Pins, Avenue des Pins, Parthenais, Prince-Arthur, Saint-Patrick, Saint-Patrick, Shuter, Sanguinet, Shearer, Sanguinet, Université, Sq.Victoria) Avenue des Pins.Osborne, DE Craig, N otreDame, Sainte-Catherine, Rachel, Prince Arthur, Craig, Wellingt on, Saint-Antoine, Pare Lafontaine, Duluth, Sherbrooke, Notre-Dame, Papineau, Marie-Anne, Notre-Dame, Tunnel Notre-Dame, Craig, McCord, Saint-Jacques, Burnside, r’omte, Saint-Philippe, Saint.-Nioholas, Centre, Dorchester, Adéline, Sanguinet, Saint-Laurent, Saint-André, Saint-Laurent, Bleury, Mentana Dorchester, Alarie-Anne, Sainte-Catherine, Cathcart, Saint-Elrs.du Port.Limites Est, Partie élargie près ds Saint-Denis, Saint-Laurent, Notre-Dame, Lome, Shearer, Charlevois, Prince Arthur, Sq.Saint,-Louis, Saint-Patrick, Marie-Anne, Sherbrooke.Ext rémités' Nord et Est.Avenue du Parc, Windsor, Guy.Saint-Jacques.Robin, Mont-Royal.Duluth.SaintsCath* rine.A'oies du Giand Tronc.I.agauchetière.Mont-Royal.Moût-Royal.Prince-Arthur.Ontario.DeLorimicr.Mont-Royal.Sainte-Catherine.De Pleurimont.Saint-Jacques.Dorchester.Wellington.Saint-Antoine.Sherbrooke.Saint-Zotique.Ste-Elizabeth du Port.Saint-Pierre.Saint-Patrick.Sainte-Catherine.Dorchester.Saint-Laurent.Mitcheson.Saint-Hubert.Bleury.Université.Papineau.Sherbrooke.Mont-Royal.DeMontigny.Sainte-Catherine.Chemin de la Côte s.P, Joliette.Dorchester.Saint-Laurent.Avenue du Parc.Sainte-Catherine.Université.Island.Atwater.Sherbrooke.Roy.Centre.Mont-Royal.Avenue des Pins.Université, de la Montagne.la dème.V la fième LDH F AMERICAINE Cleveland.()., 29.Krapp manqua b pm ur.ni p de contrôle dans les doux premières reprises de la partie d hier, avec les Détroits.Il accorda six buts sur balles qui donnèrent trois points aux v isiteurs.Score.Cleveland.D10100001 J 7 3 Détroit.210000110-5 7 3 Krapp.flnrkness et Smith, Lafitte et Stallage.Philadelphie.Pe., 29 Lee Sénateurs ; ont terminé la série locale par une victoire.Le home run de Baker sauva les Athletics d’un blanchissage.Score : Washington.000000200-2 7 2 Philadelphie .010000000—1 5 2| Johnson et Ainsmith; Coombs et I Lapp.Livingston.Chicago - St-Louis, Partie remise, j Pluie.Boston.29.Les Boston et les New Adrk ont joué une partie très contestée hier après-midi.Le ‘’three bagger" de Walters à ‘‘la cinquième” et le "single” do Daniels firent compter le point décisif.Score.Boston.000100000 1 9 0 New-York.«10001000-2 7 2 C'Ilins et Nuneinaker ; Calfvvell et Blair.POSITION DES CU BS Rx) Frappa pour Holmes i I xx j Frappa pour Mauser Score par reprises : Baltimore.20104302s -12 Rochester.000400000- 1 Tour complet, Sadofsky ; C.de 2 buts, Schmidt, Simmons ; buts sacrifiés, Schmidt ; buts volés.Egan, Simmons, Heitinuller, \ inkers.Moran; buts sur balles.I.de Holmes, 1 de do Wilhelm : mis hors-jeu, par Atkins 3 par Holmes 2 par Yickcrs 2, par Wilhelm.2 ; frappé par le lanceur, par Adkins 1, par Mauser 1.1er buts sur erreurs.Rochester 1 ; laissés sur les buts, Baltimore 8, Rochester 7.Durée do la partie 2.15.Arbitres, Cannon et RuddcrVmm.G.P.Pc.Détroit .• • » • • • Il 1 .917 New-York .i 1 .(>3(1 t hicago .• « • • H :> .itô Boston .• • li (i .590 Washington .:> 5 .500 Philadelphie .r» 7 .117 Cleveland .• • i 9 .308 St-I.ouis • .3 !» .250 UIGl 1 F.NATION Al.h ( ineinnati !>t Louis.— Partie remise.Pluie.New-York.29.Les (liants ont é prouvé hier leur première défaite depuis leur arrivée au terrain de la ligue Américaine.ont déclassés et le au bâton fut très ef- Les Boston les travail de Goode ert if.Résultats : Boston .Nevv-\ oth .Tvler.Pfeffer La première défaite de Toronto Providence, 29.— Toronto a subi sa première défaite depuis l’ouverture des séries dans une partie au cours de laquelle les frappeurs se distinguèrent.Providence fit changer deux fois le lanceur des Maple Leaf tandis que ces derniers forcèrent Jos Doyle à se retirer en faveur de Maroney.Il a fallu 11 reprises pour décider de la partie.Les erreurs furent, fréquentes, et ce fut sur mie halle manquée par Mullen que Providence compta le point décisif.Score : PROVIDENCE Ab.R.H.Po.A.E.1 2 0 fi 1 3 fi 0 1 2 2 Le concours hippique à 1’Arena C'est lundi prochain que l’Arena sera ouverte à ceux qui désirent exercer leurs chevaux pour le concours hippique.Les participants au concours auront toute une semaine pour se préparer.On dev ra cependant se procurer un permis avant que les chevaux soient admis dans l’édifice.A oici les heures pour ,es différentes classes : fi.30 n 9.00 a-m.— Chevaux de chasse et, sauteurs.9.00 à 9.30 n.m.M Poneys sauteurs.9.30 à 10.00 a.ni.— Poneys sellés.10.00 à 11.00 a.ni.— Poneys sous-harnais.11.00 à 11.30 a.m.— Chevaux de selle pour dames.11.30 à 12.00 a.m.— Chevaux de chasse pour dames.12.00 à 1.00 p.m.— Tandems sous harnais.2.00 à 3.00 p.m.— Chevaux de rou-te.3.00 « 3.30 p.m.— Unicornes et "Four-in-H ands”.3.30 à 4.00 p.m.— Chevaux sous harnais (paires).4.00 à 5.00 p.m.— Chevaux sous harnais (attelage simple.) j 5.00 à fi.00 p.m.— Poneys pour le jeu de polo.7.00 à 7.30 p.m.— Voitures de livraison générale.7.30 à 8.30 p.m.— Chevaux de selle.8.30 à 10.00 p.m.— Chevaux de chasse et sauteurs.Con Jones vs.Welsh Anderson .Pern, c.f.Nil!,' 2b.Elston, r.f.Rock.s.s.Tarleton.Ib.Gillespie.3b.Peterson, c.Doyle, p; .Phelan, xx.Maroney, p.Totaux ., 0 3 0 1 0 I I A.1 I 3 1 4 0 3 0 fi 0 o 004020102 9 13 2 001001100 3 9 4 et Rariden ; Ames, DrUcke.Rudolph et Meyers.Pittsburg.29.— Du jeu scientifique "à la huitième et du “hitting" opportun "à la neuvième’’ ont été les gi-Hnds facteurs de la victoire des Pittsburg, sur les Cuhs hier après-midi.Score : Pittsburg.000100012-4 9 5 l'hicag.000000021-3 7 2 Adams, Naçle et (libson ; Simon, McIntyre et Kling.Brooklyn.N.Y.20.- Les Brooklyn ont déclassé les Philadelphie hier après midi.Wheat et Haubert frappèrent très : opportunément pour les vainqueurs.| Score : Philadelphie .000000000-0 4 (l! Brooklyn.30200000x-5 fi 0 Rowan, Humphries et Dooin ; Bell et Bergen.Shaw, r.f.Keeler, r.f.O'Hara, l.f.Jordan, Ih., .Bradley, 3b., Phelps, c.Mullen.2b.Vaughn, s.s.Bankman, p., Delehanty, xxx.McGinley, p.Lush, p.47 TORONTO .fi 2 , 4 1 .fi I .4 2 9 12 33 23 fi 4 0 1 3 U 3 fit 0 3 0 0 0 1 New-Westminster, 29.— L’Est n’aura pas le plaisir de voir les New-Westminster à l'œuvre contre leurs clubs.Le voyage projeté à Montréal est tombé à l’eau par suite du refus de la N.LU.d’accorder des dates au National pour rencontrer les Salmon-bellies.Naturellement on attribue à Con Jones tout ce résultat désagréable.et certains officiers des champions du monde vont même jusqu’à accuser certains magnats de l'Est d'avoir comploté avec le gérant des Vancouver pour faire inter un projet très bénéfieiable an jeu de erossp.Lue friction très évidente règne entre les deux fartions depuis quelques jours, et le résultat (en sera que des parties très rudes seront jouées entre les "Cnn Jones” et.les “Welch” au cours do la prochaine saison.Ces travaux seront exécutés, à moins que d’ici au 8 mai prochain, la majorité en nombre des propriétaires intéressés sur chaque rue ou partie de rue qui doit être pavée, n’ait signifié, par écrit, au soussigné, son opposition à la confection des dits pavages.Cette majorité sera calculée d'après le nombre de pieds linéraires que chaque propriétaire de terrain possède, le long des rues ou parties de rues à être pavées.Cet avis est donné sans préjudice, aux droits que la Cité détient, en vertu des dispositions de la loi 1 Geo.V.(2ième session) chap.60, art.25.Bureau du Greffier de Hôtel de A7 ille, Montréal, 28 avril 1911.Par ordre, a Cité, O.DAVID, Greffier de la Cité.L’équipe de crosse du Shamrock Le président O'Connell et Jack Tucker ont commencé l’enrôlement des joueurs pour leur équipe.Lorsque la semaine prochaine, les Tricots verts se réuniront pour la première fois ou retrouvera probablement parmi eux Jimmy Collins, Mclhvaine, Shaun O’Reilly, Harry Hyland et Jeff Malone.Malone qui est de Québec hésitait un peu à venir habiter à Montréal, mais il a Mini par consentir.Le combat tourne en blague Bill Hurley et Kid Henry, se sont taloches et tapés hier soir à Maisonneuve, durant une période de quinze reprises, mais sans trop so faire de mal.Au bout de la dixième reprise, les deux adversaires ne semblaient pas devoir consentir à se battre mais on les laissa faire jusqu’au bout alors que l’arbitre Quinn déclara qu il n’y avait pas eu bataille.ANNEAUX de MARIAGE LE PI-US BEAU CHOIX EN OR SOLIDE 10 k.83.00 4 86.50 14 k.85.00 4 811.00 18 k.$7.00 4 813.50 Tout anneau acheté ici sera gravé gratuitement.J.A.E M 245 Ste-Catherine Eit.O N D, Tél.E« 4138 VIN BANYULS - BARTISS0L Tonique naturel, ne contenant aucun médicament.Prescrit par tous les médecins de France.En vente partout.LAPORTE, MARTIN & CIE., LIMITÉE, Agents.MONTREAL b—.j-n-o V Voilure légère Je livraison BRUSH »8Tô.OO Cette voiture épargnera son propre coût en un an.Ses principales caractéristiques sont ; qualité recommandable, économie et simplicité.Tous les épiciers, boulangers, propriétaires de buanderie, marchands de nouveautés, enfin tous ceux qui ont besoin d’une livraison rapide ne peuvent se passer d’une voiture légère de livraison BRUSH.The Motor Import Co.of Canada, Limited, autrefois THE WILSON BROS MOTOR CO., LIMITED ENTREPOT: Edifice du Forum VOITVRES BRUSH, HUDSON, THOMAS FRANKLIN et KNOX.TÉLÉPHONE : UP 2600 RACCORDEMENT PRIVE, VOICI LE DEMENAGEMENT.Yous aurez besoia de- Tapisserie, Gazeliers, Peinture, Poêles à Gaz, Glacières, Ferronneries, Vitres, Portes à Mouches, etc., etc Nous en avons un ASSORTIMENT COMPLET.NOS PRIX SONT TRES MODERES.Eu venant ici vous réaliserez des économies notables.Fâchez en profiter.ALFRED GOYETTE 124 AVE MONT-ROYAL ANGLE AVE HOTEL DE VILLE TEL ST-LOUIS 44 ANTIKOR LAURENCE CoMt R noie » lc ou Cors 1 sûM.tmcace.sans oouliurj I tN VENT! PARTOUT 2 5 riMNCO PA» LA P08TC A.J LAURENCE.MONTREAL En somme, la bataille a été uue blague parfaite et les spectateurs en sont revenus dégoûtés.S tfi 13 7 31 à la qua- POH1TION DES CLUBS G.P.Pc.Philadelphie .10 3 ,7«9 Pittsburg 4 ü3(3 New-York t 583 Chicago fi 538 St-Louis fi 400 Cincinnati .4 « 400 Uronklyn 8 385 'lost on .4 10 2S6 Cercle Lemoine Dinianelie.à 5 heures, de ran aura Heu une «eeemblée spéciale du Ferrie Lemoine, de L’A.C.J.C.La réunion se tiendra au lieu ordinaire, Totaux .49 xx A frappé pour Doyle trième reprise.xxx A frappé pour Backman à la troiaième reprise.Score par reprise : Providence.12001003101 - 9 ! Toronto.39210010100 - 8 Buts volés.Tarleton.Coups de 2 but».Tarleton, Jordan 2.Phelan, Easton.Coups de 3 buts.Perry, Bradley.Coups sacrifiés, Keeler, Jordan.Brad-ley 4, Phelps, Tarleton.Peterson.Jeu double, Rock, Tarleton, Elston A Rock.Mis hors jeu par Backman, McGinley 1, Maroney 1, Bush, 2.Ginley 1, .Maroney 3.T.uah 1.Frappés par le lanceur, par Matoney lers buts sur erreurs.Providence 7, Toronto 4.Laissés sur les buts, Providence 14, Toronto 11.Durée, 2 h.27 m.Arbitre» : Black et Hart.Assistance — 2,000.A N0S_AMIS Le “Devoir" est outillé pour faire des impreoeione dans loue les genres.Ouvrage garanti.Tom Longboat ne pourra concourir Boston, 29.— Tom Longboat digè-r« évidemment très mal d’avoir vu son record battu lors du dernier Marathon de Boston, aussi vient-il d’autoriser son gérant Sil Mintz il lancer immédiatement un défi n Clarence Pc-mar pour le rencontrer sur le même parcours.Pressé do répondre à ce challenge.Demur a fait savoir à l’Indien qu’il refuse de le rencontrer avant d’avoir eoncouru aux Jeux Olympiques do Stockholm.La tournée Glidden Le secrétaire MoNarneo de l'Auto et Aero Club du Canada se prépare à or- Înniser «ne réception aux touristes de a tournée Glidden lors du passage A Montréal.On leur fera sauter les rapide» de Laohinn et on les traitera de façon à ce qu’ils reviennent.Une journée sportive au terrain du National On annonce pour les premiers jours de juin, une grande journée sportive i au terrain du National.Un comité composé de MM.-I.X.O.1 T.cdoux.A.Gagnon et Albert Pigeon a été formé pour s'occuper d'organiser cette journée Aux Avocats et aux Hommes d’Affaires POUR VOS TRAVAUX DE VILLE s FACTUMS, BROCHURES, PROGRAMMES, TETES de LETTRES, CIRCULAIRES.ENVELOPPES, CARTES d’AFFAIRES, ETC.ETC Travail Rapide et Soigné.ADRESSEZ-VOUS AV “DEVOIR Tla RUE SAINT-JACQUES, MONTREAL.i Parc Dorval MAGNIFIQUES LOTS A VENDRE Dans une situation idéale à 2 minutes des gares du C.P.R.et du G.T.R.Voisins des tenains de “DORVAL BAY GARDEN” A proximité du lac Saint-Louis, de VEglise, du bureau de poste et de l’ecole, avec communication directe au Lac.SlOO à $500 du lot CONDITIONS FACILES Agents: CONSTANTINEAU & DeBELLEFEUILLE 62 RUE SAINT-JACQUES.Tel., Main 4977.Im afsaU MTMt nr Us temiai leas l«s siaWis et dimuchei après-midi.Prévoyez le malheur qui peut vous frapper vous ou votre famille.Joignez-vous l'Association dos Frais Funéraires de la COMPAGNIE H.BOUftGIE Limitée $1.00 par année TPAf?conir$^ tout « éTent ual ité.Demander, notre circulaire ¦ qui roue donnera tous lee détails de.notre Orjyaniftation Funéraire et ce R quoi bous nous engagreons eu déefts d tm de nos abonnée.La Compagnie H.BOURGIE Limitée KVTRKPRF.NF.FRS DF POMPRS FPNRBHES 179 RUE CRAIG EST, coin Ste Elisabeth.Tél.Bell, Est 3175 SUCCURSALES : 1460 SAINTE-CATHERINE EST TM.Bell Eat 1702.TM.des Marchands 1692.1929 Boulevard Saiot-LAURENT T*l.Bell Saint-Louis 250.“L’Ame Solitaire” PAR ALBERT LOZEAU L’un des plus grands succès de la littérature canadienne.En vente chez Déom, rue Ste-Catherine, à 85 cents l’exemplaire. IE DEVOIR, Samedi, Z9 Avnt, urn.7 LES CLOCHES Tandis nue retentissent les joyeux “alleluia” de Pâques et que me» tout petits enfants, dans leur croyance naïve, remanient par les verrières de la vieille église “pour voir passer les clo-t'hes à leur retour de Rome”, je songe.moi, aux tristesses de ces chères amies de bronze qui, jadis.n’avaient que la douce mission de s’associer à notre vie et, souvent, ù nos victoires.lé revois, grelottantes sous les frimas et la pluie, les cloches dont le clocher est tombé, démoli, lézardé par la malice dos municipalités, l’incurie de l’Administration, la lenteur des Beaux-Arts.Sous une poutre vermoulue, elles pendent lamentablement, montrant le creux taillé dans leur métal par des milliers de coups dont chacun a compté une heure marquante de la vio de nos pères.Il yen a un peu uartout maintenant de ces cloches aux ailes brisées ; elles me rappellent, ainsi affaissées sur le soi, les martinets qui tombaient quelquefois dans le jardin de mes parents : leurs ailes étaient si grandes et leurs pattes si courtes qu’ils ne pouvaient plus s’enlever.Kt c'était une joie poir moi de monter dans lies combles, d’ouvrir une lucarne et de les rendre aux libres espaces du ciel.Jlélas I qui rendra aux cloches de France la hauteur superbe des clochers rpie l'irréligion, aussi barbare que mé-bhante.refuse d'entretenir depuis la loi idc Séparation ?• le devine, toutes honteuses, les clo-‘ches que les maires do village ont essayé de déshonorer.Celles-là ont son-iiié des enterrements civils.Celles-ci ont vu défendre leurs “Angélus”.Aux tines on a retiré le battant, aux autres on a coupé la corde.Certaines tout été emprisonnées, d’autres mêmes lout été mises sous scellés.M.Homais, Soufflé par Aliboron, a en horreur la fcloche.Il n’a jamais Iir cet éloge des tloches par Chateaubriand : “C’est une chose merveilleuse d’avoir trou vile moyen, par un seul coup de marteau, de faire naître, à la même minute, un mémo sentiment dans mille cœurs divers et d’avoir forcé les vents rt les nuages à se charger dos pensées Mes hommes.Considérée comme harmonie, la cloche a indubitablement une beauté de première sorte, celle que les artistes appellent "le Grand”.AT.Homais, maire de village, ne connaît qu’une cloche à sa mesure : la cloche ¦à melon.Je cherche le gazouillement argentin vies clochettes des couvents.Nous avons tous connu le calme reposant des déclins du jour en quelque petite ville de province.Dans les venelles, bordées de grands murs aux parois tapissés de petites fougères et de quelques iris, de Tares promeneurs faisaient sonner l’écho et.leurs voix allaient se répercutant.et s’effacaient peu à peu dans 3’amplitude du silence, ainsi que le son M’une pierre qui tombe dans les profou-Meurs d'un grouffre.Tous les bruits semblaient avoir une sorte de pudeur et atténuer leur son pour ne point troubler le calme de la cité; tout à coup, 1’“Angélus” de la cathédrale donnait le branle à une infinité d'“Angélus” de couvents: on eût dit le gazouillis d’oiseaux aux voix il 'argent se souhaitant le bonsoir sur tous les faîtes des grands toits moussus, ou l'appel des anges conversant dans la nue.De se sentir ainsi gardé par lrs prières de tant de vierges et de moines on se trouvait plus rassuré et meilleur, La communion des saints devenait sensible h la voix des cloches de couvent.Les' clochettes se sont tues.Pour les futebefre encore "il faut aller s'asseoir ?m bord de la frontière belge.Alors, quand le vent souffle du Nord, passe run bruit de cloches.Cachées dans les vagues sonores des splendides carillons des Flandres, les tintements des clochettes françaises viennent,, au martin de Pâques, saluer la terre de la Pa-ïtrie.C’est aussi d’exil qu’arrive la voix •des cloches d’Alsace.En ce matin de Pâques, il faut relire la page des Ober-lé, où M.René Bazin a, si magnifique ment, traduit leur langage: “Dans la brume qui montait, leurs voix étaient, ,(encloses et serrées.Elles s’échappèrent tout à coup du nuage et on eût dit que chaque paquet de brouillards éclatait •comme une bulle, en touchant le mur de Sainte-Odile et versait à la cime du mont sacré l'harmonie l’un, clocher.” “Pâques! Pâques! Le Seigneur est res-¦suscité !' Il a changé le monde et délivré îles hommes! Les cieux sont ouverts!” .Eues chantaient cela, les cloches d'Alsace.Elles venaient du pied de la montagne, et de loin et de bien loin: voix ide petites cloches et voix de bourdons de cathédrales; voix qui ne cessaient ipoint, et, d’une volée à l’autre, se pro-ilongeaient en grondements; voix qui passaient légères< intermittentes et fines, comme une navette dans la trame; choeur prodigieux dont les chanteurs ne ¦ee voyaient point l’un l’autre; cris d’allégresse de tout un peuple d’églises, cantique de l’éternel printemps qui p'élançalent du fond de la plaine voilée de nuages et montaient pour se foudre [tou» ensemble au sommet ed Sainte-Odile.La grandeur de ce concert de c)o-cies avait rendu silencieux les quelque» hommes qui étaient là groupés.L'air priait.Les âmes songeaient au Christ ressuscité.Plusieurs songeaient, à 1’Alisa ce.Oui, au jour do la, Résurrection, il faut, songer aux cloches exilées.Le silence est pour elles l’équivalent de la mort.Si nous voulons les entendre du nouveau au carillon joyeux de la France il faut y penser sans Ci » ^c et en parler toujours.L’amour force pour ainsi DE PAQUES dire la vie à renaître et le Christ ressuscite ceux qui ont été beaucoup aimés, témoins Lazare, la fille de Juïro et lu fils do la Veuve.Parmi les cloches attristées en ee jour de Pâques 1911, je noterai aussi les cloches de Champagne.La fonction normale de la cloche est .'i appel de jiaix.La vieille cloche de .Metz en contient la définition essentielle : “Laudo Demn verum, plobein voco, coni'congrego clerum, Defunetos ploro.pestem fugo, testa y | lîecoro.“ Je loue le vrai Dieu, j’appelle le peuple, j’assemble le clergé, je pleure les défunts, je chasse la peste, j’orne les fêtes.’ ’ (Juand la cloche sort de ce rôle, il y a guerre ou émeutq : elle ne s’appelle plus “cloche,” mais “tocsin”.Ou se rappelle le rôle joué par le tocsin dans la grande Révolution.Presque chaque jour, il retentit.C’est piar lui que s’annonce la “Grande Peur” qui, cie l’aveu même de M.Aulard, “ est peut-être l’événement le plus important de la Révolution .française.” “ Le -8 juillet, constate M.Pierre de Witte; dans son étude sur “ la Peur en 1789”, la “ peur se répand dans toute la régjou; le 29, à midi, “ on sonne le tocsin à tous les clochers”, on crie aux armes, on bat la générale; les hommes se rassemblent, pour défendre leurs foyers.” A ces heures critiques, le moindre ébranlement suffit à émouvoir les foules surexcitées.“ Lorsqu’un grand intérêt, disait Malpuet à l’Assemblée Nationale, a fait un grand soulèvement- alors le plus léger prétexte suffit pour réveiller les inquiétudes du peuple et le porter à des excès.C’est de tels malheurs qu’il est instant de prévenir.” Oui, mais justement en 391.1, pas plus qu'en 1789.on n’a su “prévenir”.Et, pour la première fois depuis de longues années, le tocsin s’est remis à battre ses sons angoissants.C’est un signe des temps dont la gravité ne peut échapper à personne : le tocsin est la pulsation de la fièvre révolutionnaire.Et je comprends qu’en leurs vieux clochers, dont quelques-uns ont vu la “Jacquerie”, dont beaucoup ont.connu les dévastations de la “Grande Peur ”, les cloches de Champagne soient tristes et inquiètes.M ni s de toutes les cloches, deux sur-I ou t me paraissent dolentes et méritent notre pitié.Filles ressemblent, dans l’abîme de leur abaissement et dans la cruauté du mépris qu’elles subissent, à ces vierges que dépeint Huysmans et qui “voraces de l’immolation, furent, en même temps, d’infatigables Danaïdes do la souffrance.” Pauvres cloches, clics sont tombées de si haut ! L’une habitait un dos plus harmonieux paysages.Derrière son clocher montaient du» coteaux tout empanachés de la neige des cerisiers, tout parfumés de cette douce odeur dé la vigne en fleur que chante T Ecriture ; plus bas coulait un fleuve puissant, la Seine, et par delà les cimes moutonnantes do la forêt de Boulogne, la grande ville de Paris étendait la teinte mauve de ses fumées lointaines.EUe était la cloche de Suresncs.Sa chair de bronze a été.liquéfiée.Elle s’est muée en une matière immonde.Elle est devenue une partie de la statue de Zola ! L’autre était suspendue au faîte le plus glorieux.Elle avait sonné des heures fameuses dans la première cité du monde.En se penchant dans son campanile, elle apercevait d’un côté ce champ de l’Histoire qui se nomme le TRSRfflfi et do' Taïifre ce centre de la catholicité qui s’appelle Saint-Pierre.Elle était la cloche du ('apitoie.Elle est maintenant la cloche municipal do Nathan ! Que notre langue française est doue expressive dans ses images quand elle parle des “frémissements do l’airain!” hex'” m:\ehdy.( La “Libre Parole”).A PHôpital Ste-Justine LES SOEURS DE LA SAGESSE CELEBRENT LA FETE PATRONALE DU FONDATEUR DE LEUR ORDRE.Les sœurs de la Sagesse, qui ont la direction de l’hôpital Ste-Justine, ont célébré hier matin la fête patronale du fondateur de leur ordre, le Bienheureux Louis-Marie Grignon de Mont-fort.Il y eut messe basse suivie du salut et de la bénédiction du T.S.Sacrement.Les gardes-malades firent les frais du cTianl.-*—‘- Israel régnera encore sur l’Egypte Londres.28.— S’il faut en croire.le Jewish Chronicle le temps n’est pas éloigné ou comme sous , les Pharaons de jadis Israël régnerait sur l’Egypte.Ce journal annonce en effet (pie sir Afatthew Nathan, vous reconnaissez à ce nom un pur fils d’Hiber, succédera « Sir Eldon Gorst comme résident britannique en Egypte.A NOS AMIS Le “Devoir” est outillé pour faire des impressions dans tous les genres.Ouvrage garanti.Sur la Passerelle LE NIVEAU DU FLEUVE.Il y a 30 pieds et 9 pouces d ’eau dans le chenal de 29 1-2 pieds, il y a 33 pieds 11 pouces dans le chenal de 30 pieds.A Sorel d ’échelle d’étiage enregistre 31 pieds, 5 pouce».LE CANAL CORNWALL.Cornwall.29.— On a commencé à mettre l’eau dans le canal hier et il sera prêt pour la navigation le lundi 1er mai.Des répiarations et ameliorations considérables ont été faites au caual.NAVIGATION INTERIEURE.PORT COLBORNE Tort Colbornc, Ont., 29 — Descendant — Gleneuan, Port Arthur à Alontréal, avoine ; Keefe, Duluth à Montréal, blé; Waheondah, Fort William à Montréal, blé ; Acadian, Fort William à Montréal, blé ; Renvoylo, Port Colbornc à Montréal, blé-d’inde ; Régina.Fort William à Montréal, blé ; Root, Windsor, à Havana- allège ; Stanton, Port Stanley à Toronto, allège.Montant — Bickerdike, Toronto à Fort William, cargaison générale.Nipigon.Oswego, Sault Ste-Marie, charbon.SAE LT STE-MARIE Sault Ste-Marie, Ont., 29.— Montant jeudi.— Davock, 8.20 p.m.: Algonquin.9.0,> p.ni.; Gordon, ll Sfî p.m„; vendredi, Wm.B.Schiller.9.30 a.m.; Manitoba, N.J.Nessen, 11.35 a.m.; Arabian.12.40 p.m.; Dundee.Empress of ' Fort" William, Mcaford, 2.35 p.m.; Edenborn, 3.30 p.m., ; L.C.Hanna- 7.25 p.m.Descendant, vendredi.— Minch- 1.25 a.m., ; Butler, 2.25 a.ni.; Turret Chief, .T a.m.; Turret Court.(î.10 a.m.; .G.R.Crow.Rochester, 8.30 a.m., ; Manitou.12.15 p.m.; Hugh Kennedy, 1.45 p.m.; Athabasca, 5.20 p.ni.PAQUEBOT DISPARU.Pengacola.111., 29.— On est sans nouvelles du paquebot Tarpon qui partit d’ici mardi pour Apalachicola, Floride.j.id Tarpon a dû traverser une tempête mercredi, et il s’est probablement réfugié dans un anse quelque port.MuuvjùMENT DES PAQUEBOTS.Le “Montfort” est parti d’Anvers, mercredi.Le “Pisa” est attendu à Québec, lundi.Le “Canada” est parti de Liverpool, pour Montréal, ce matin.Le “Cervnna” a été signalé à la rivière Martin, hie*.L’“Empress of Ireland” est arrivé à Québec, hier soir.Le “ Durango” de Liverpool, est arrivé à Halifax le jeudi 27 à H heures du soir.Le “Waimate” est parti d’Anvers, mardi dernier.Le “Sicilian” a été signalé au sud-est du cap Ray.hier.Le “Manchester Importer” est parti de St-Jean pour Manchester, mardi dernier.Le “ Bray Head” est parti de St-Jean pour Middleboro, mercredi.Le “Lakonia” est arrivé à Québec ce naatin.L’“Ionian” de Glasgow à Montréal a été signalé 190 mTlles à l’Est de la Station Marconi.Le “Dominion” a été signalé au cap Race à 4 heures hier ; il est attendu à Québec lundi.Le “Montcalm” d’Avonmouth à Montréal est -signalé à 150 milles à l’Est dç la Station Marconi.ÎEN ROUTE POUfc MONTRE.VL Milwaukee.Chili .21 mars Frenionà., .Burriona V ., .13 avril Cervona.MidiHesboro .13 avril Lakouia.Glasgow , .35 avril Sicilian.Mox-ille .IG avril Fisa .Hambourg .17 avril Inishoweu Head .Fowex' .1-S avril Englishman .Bristol Royal George.Avonmouth .19 avril Lake Michigan.3 9 avril Corsican.Liverpool ., .Dominion.Liverpool Mon t rose.Liverpool .Montcalm.Bristol .20 avril Manchester Trader.Manchester .22 avril Devona.22 avril Cassandra.Glasgow .22 avril Coaling.Rangoon .22 avril Be Ilona.Cadiz .22 avril Crown of * Cordova.¦ Antilles ., .22 avril Ion in n.Moville .22 avril Willehad.Hambourg .24 avril Wain sate , .Anvers .25 avril Montfort .Anver» .26 avril Bray Head .Middlesboro .26 avril LES ARRIVAGES Mauretania .New York.Liverpool Kàiserin Aug.Victoria .Plymouth .New-York Adriatic .Southampton New-York lia I mirai ne .Havre .New-York Sant Anna.Naples .New-York -*i- Vente d’uo immeuble pour $100,000 L'immeuble de la compagnie du téléphoné Bell situé aux coins des rues Mountain et Sainte-Catherine a été vendu hier à Ir maison Nordheimer Piano pour $100,000.C ’est une bâtisse de quatre étages mesurant 50 de front par 100 pieds de profondeur.Appel aux Canadiennes POUR LA FETE VICTORIA QUI AURA LIEU LE 23 MAI.Le 23 mai prochain- tis Canadiennes-françaises de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, s’uniront aux Anglaises du Conseil National des femmes, pour organiser par toute la ville une immense fête de charité qui permettra à tous les coeurs de se dépenser généreusement.Ce sera la Fête Victoria, le “Victoria Tag Day”.Nos jolies Montréalaises, — surveillées par nos meilleures dames, celles qui sc dévouent pour les bonnes oeuvres,—vendront des insignes, boutons, etc., de façon à ce qu’à la fin du jour, les troncs débordent de gros sous et de dollars.Le bénéfice de cette fête sera divisé entre leg oeuvres de charité fédérées de la Fédération Nationals et du Conseil National.Los organisatrices de la Fête Victoria font, appel au dévouement de toutes nos femmes- et elles demandent à celles qui peuvent former des groupes de cinq dames et de dix jeunes filles de bien vouloir donner leurs noms et.leur adresse à la Secrétaire du Comité, Ma dame K.-E.Laurent- 9fi Sherbrooke-Ouest.Tel.Bell Est 601.Et de cette façon, toutes les femmes de coeur et d’action pourront s’unir pour faire de la fête Victoria un immense succès qui sera tout à la gloire de notre belle et grande ville.«35,000 Nova Scotia Steel & Goal Company, Limited 5% OBLIGATIONS SUR PRE MISEE HYPOTHEQUE Due» eu 1959 Les obligations sont obtenues par une première hypothèque sur la propriété entière de la Compagnie y compris les travaux du fer et de l’acier, les minerais de fer et les dépôts de charbon.Un fonds annuel d’amortissement est fourni qui retirera plus de $4,000,000 des obligations avant l’échéance.Prix et plus amples détails sur demande.Royal Securities CorporationyLimited 164 Rue Saint-Jacques, Montréal TORONTO, QUEBEC, HALI1AX, LONDRES.ANG.¦-f- Epilogue (Tune démonstration Pas banale du tout la nouvelle qui nous arrive que l’honorable C.Sifton, serait prié de payer la voiture incendiée par les étudiants d* McGill, le soir de la fameuse assemblée aati-récfprocistc j à la salle Windsor.En effet M.AV.Walker, propriétaire du véhicule, no j peut trouver moyen de se faire payer 1 ni par la ligue contre la réciprocité, ni ! par les étudiants incendiaires.Alors, il! n’a plus qu'un recours : prier l’ex-mi nistre de verser $900 où $1,000 ou s’il ne veut pas, le faire arrêter.Faut espérer que, ee dernier cas échéant, M.Sifton trouvera assez d’argent dans son gousset pour pouvoir caution ner.-*- La mauvaise tempéra ture et le lait impur sont autant de dangers pour r ortihez-le par une nourriture Saine, Assi milable facilement et absolument pure.f»HPTOr\l!NB est ette nourri re idéale.Don nez-la lui, elle n'est pas égalée Voies élevées pour le Grand-Tronc Enfin la compagnie du Grand-Tronc a envoyé hier à la ville ses plans pour l’abolition des passages à niveau depuis la.gare Bonaventure jusqu’à l’est de la Pointe Saint-Charles.Le projet est que les voies ferrées soient élevées.D’après quelques échevins, il est probable que le Conseil adoptera les vues de la Compagnie.C’est uue dépense de plusieurs millions en perspective, La Compagnie paiera quelque chose comme la moitié du coût.La Législature provinciale a autorisé la ville a négocier un emprunt afin de supprimer les passages à niveau.Le bureau des Commissaires étudiera incessamment le projet.ASSUREZ VOS AUTOMOBILES Gontre le feu, les nc-cidents et les voleurs, avec la HARTFORD FIRE INSURANCE CO Bureau à Montréal: 90 St.-Frs.-Xavier.N.A.Framings, ClC-nint, J.A.GRENIER, Dépt.français.AGENTS DEMANDES.Tel.Main 120.LE Dr.0.H.DESJARDINS Spec'aUtte pour ,'es HADADIDji YEOX C02 Rue St-F)enii.'ïéi.Est 1S lu -9548.¦.¦''VA Cle Générait Transatlantique F * AW w York au Haura, Parié {Franca) Départ» tou» le» Jeudis A 10 a.m.LA LORRAINE .:.4 mai LA PROVENCE.Il ma.-: LA BRETAGNE ( Supp.) .13 m* LA; TOUR AINE.IR mai T.A SA VOIE .2A mai NIAGARA (Supp.l .27 mai Renseignements.«GENIN, TRUDEAD & CIE, agents généraux pour le Canada.22.rue Notre-Dnmu Ouest.Montréal.Black Diamond Steamship Line S.S.ROSALIND partir», pour Charlottetown, I.P.E., Sydney, N.E., et Saint-Jean, T.-N.' (Si la navigation le permet) Samedi, le 29 avril Le hangar à fret sera situé à la section 24, au pied de la rue Beaudry.Pour taux pour passa'gers et frett espace réservé, etc,, s’adresser à 112" rue Saint-Jacques, ou téléphonez Main 4491 A.T.WELDON, Agent général des passagers et du fret.Métal “Babbitt” The Canada Metal Co.Limited TORONTO Quand vous êtes dans le doute employez le métal soumis à haute pression de Harris, et évitez des ennuis.G.P.McCLURE, AGENT, MONTREAL TEL.MAIN 2918 Modes nouvelles Nous sommes en mesure de fournir dès maintenant toutes les plus hautes nouveautés en Fourrures, pour la salon prochaine, en une variété que vous ne trouverez qu’à La Grande Maison de Fourrures Chas.Desjardins & Cie 130 rue Saint-Denis, Entre Sainte-Catherine et Dorchester.Tél.Est 1536-1537.mm Seule double voie ferrée Entre MON 1 REAL, TORONTO.HAMILTON.NIAGARA FALLS, DETROIT ET CHICAGO.La plu» belle vole et le meilleur équipement.Rails d’ucler 100 Ibs a la verge.7' HEURES a TOTONTO “ INTERNATIONAL 1IMITED 1 (Le train le phis rapide du Canada) Quitte Montréal & 9 B m., tous les Jour» pour Toron#r» ' QUATRE TRAINS EXPRESS PAR JOUR ENTRE MONTREAL ET TORONTO Ü.00 p.ui., 9.45 a.m.7.30 p.w., 10.30 p.m Service d'éléganta wugons-buffols.eaior* et bibliothèque sur les trains Un Jour et nouveaux wagons-lits sur les trains da nuit.CONCOURS HIPPIQUE Montréal, du ') au 13 mai.Des billets aller et retour seront émis an taux d’un HÏLHKT Si MP?,K 1>F Pl’KMÎF.-jltE CL A SS K aux station* du C’anadn.King-ton, Kenfrew et l’Est, lions pour départ mercredi le 10 mai, de Uore, Lu colle .let.Hem-tulngford.Hte Agnès , Valleyfield, Caselman, iHawkesbmy.Farran's Point et stations inter hiédiaires.t’es billets permettront de partir du inardi 9 mai au .samedi 11'* mai.Tous les billots permettent de revenir jusqu'au lundi 15 mm.MONTREAL A VALLEYFIELD ET IlICTOCU EXCURSION SPECIALE DU DIMANCHE Si.in Bon pour départ, lo 30 avril, bon» pour retour le jour de vente seulement.Prix réduits eu proportion entre Montréal.Ste-Anur».Yuudrouil, Valleyfield et gares intermédiaires.I.e train du dimanche laisse Montrés! A 0.10 a.m., et au retour, laisse Valleyfield à 7.3») p.m., pour Montréal* wagons directs.EXCURSIONS DE COLONS Billets d'aller et retour pour l’Ouest canadien, VIA CHICAGO, en vente les 2, 16 et 30 mai, les 13 et.27 juin ; les 11 et 25 juillet ; les 8 et 22 août, les 5 et 19 sept., i\ des prix très bas.BUIl F! A U UFÎR HIM.KTS TON VTULB 130 rue St-.Tncques.Tél.Main 6905 ou ffaro Bon aventura le pacifique Canadien SERVICE DE TORONTO Rien comme le succès.Le train le plus rapide entre les deux Cites.10.45 p.m.pour Toronto Non! Tous les jours, excepté les dimanches.8.15 a.m.d 10.00 p.m.Tous les jours à la gare Union.Les nouveaux, larges et spacieux.wa-gons-dortoirs, pour l’équipement du quel le C.P.R.est en renom, sont buï ces trains.Tiiux réduit pour excursions .lu dimanche ii Sainte Amie, Vaudreuil et dations intenuediaires.30 aydi 1911 CONCOURS HIPPIQUE, OTTAWA $3.85 Comprenant admisaion au concours.Départ par tous les trains le 3 mai.Retour jusqu’au 8 mai.SERVICE DES GRANDS LACS La Seule Maison Dumas Maintenant en opération Une famille périt dans les flammes Roanoke, Ve.29.— Un incendie meurtrier qui a éclaté à la résidence j de Mme J.H.Nuim a fait huit victimes à savoir : Mme Nunn et sept de ses enfants.Trois enfants ont pu s’échapper par les fenêtres.Mme Nunn était veuve.-+- Belle fête de nuit en perspective Toutes les fêtes organisées au profit de l’hôpital Notre-Dame ont toujours remporté le plus grand succès.Les eho- i ses s’y passent bien et oh s’amuse beau- ! coup.Cette année, les zélées dames patron-nesses ont entrepris d’organiser une magnifique fête de nuit à bord du | beau vapeur “Montréal '.Cette fête aura lieu le lundi 1er juin j prochain.Il y aura chant et musique à; bord et tous ceux qui prendront part à l'excursion reviendront comme par le passé, absolument satisfaits.-4- Deux cents personnes noyées Buenos Ayres- 29.— Maintenant que l’eau a commencé à baisser c’est par centaines qu’on retrouve les cadavres des victimes de l’inondation.Pas moins de deux cents corps ont été retrouvés hier.Des milliers le familles sont sans refuges et les autorités- de concert avec les organisations lie charité, travaillent pour réunir des fonds afin de venir en aide aux malheureux.Le Président de la République et le Ministre de l’Intérieur ont visité les quartiers inondés et ont promis du secours aux sinistrés.Dr.ARTHUR BEAUCHAMP, CHIRURGIEN DENTISTE.Tél.Bel Est 3549.165 rue St-Denis.DR.E.LATREILLE Diplômé de la Faculté de Paris Maladies du coeur, des pouinous, du tube digestif, du système nerveux et de la peau.Tous lesjours de2 à 5 et de 7 à 9 Est 3973.500 Saint-Denis II veut goûter du pénitencier On ne doit pas discuter des goûts, c'est certain.Mais cependant on ne peut s’empêcher do trouver singulier et digne de remarque celui que manifestait hier à la ( mur de Police un prévenu du nom de Morris Ilosenblum., Accusé du vol de $970 au marché Stanford Bosenblutn plaida coupable et demanda au juge de ne pas le condamner à moins de deux ans et demi de pénitencier.I.e magistrat Bazin attendri par celte demande et par l'âge du prévenu ne le condamna qu'à six mois de prison.Peut-être après tout qu’en toute celte affaire le moins rusé n’est pas relui qui demandait un bœuf pour n’avoir qu'un œuf.-f- Complets d’été “dans le centre de la ville” PHOTOGRAPHE Entendez-vous, par téléphone, sur l’heure à laquelle votis désirez que nous vous recevions.249 SAINTE-CATHERINE EST, près Sanguinet TEIÆPHOIVK, EST RGSG AVIS AVIS est par le présent donné quo la Corporation de la Ville do Black Lako offre en vente des Débentures de la corporation pour un montant do $30,-000.00 payables dans 35 ans do la date de leur émission.Les dites débentures sont de $500.00 chacune et portent intérêt a '-aux do 5 p.c., par an payable semi-annuelle-ment au Bureau do la Banque do Québec.dans la Ville de Black Lake.Dos soumissions seront reçues adressées au Maire, d’ici au 1er Mai prochain.La dite Corporation ne s’engage à accepter ni la plus haute ni la plus basse soumission, ni aucune des soumissions.Dr.C.-D.PARADIS.Maire.DEMENAGEMENTS RIGAUD HUDSON Le train No H partant do Rigaud A h.m.et Hudson ù 7.04 n.m., à partir du 1er mai jusqu'au 4 juin, s'arrêtera, fur signal ; après cette date un nouveau train partira de Uiguud i\ b.30 a.m-, et arrivera à Montréal TL 7.50 a.m., Excursions de Colons A Manitoba, Saskatchewan et Alberta 2, 10, MO mai et chaque 2èmo mardi ensuite jusqu’au 19 sept.Billets bons jiour 00 jours.BURI1AUX DES BILLETS 218 rue Ht-,Jarques.Téléphone Main 8732-37n:i ou aux gares Viger ou de la rue Windsor.C A N A D! _ ! LIGNE ROYALE Canada à Bristol ï.p plus rapide et la plus hixucuss moins de U jours en mer.Fête» du COURONNEMENT: 22 Juia 1911 Les Hillrts pour départs de mai et de juiu doivent Être réservés immédiatement.E N N 0 DEPART : De Bristol De Montréal 20 Avril ROYAL GEORGE 3 Mai 4 Mai ROYAL EDWARD 17 Mal 18 Ma, ROYAL GEORGE 3! Mai 1 Juin ROYAL EDWARD 14 Juin 15 Juin ROYAL GEORCE 28 Juin R D Canadian Northern Steamships.Limited IvUnUCK de la BANyuK IM PF, RI AL B, en haut, Montréal.—Tu vois Tôto, ccs belles *'toffea soyeiibes, ch bion, sais*tu seulement do quel animal elles viennent ?—~I)e papa qui t en a fait cadeau ! Vo,r
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.