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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 9 juillet 1984
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1984-07-09, Collections de BAnQ.

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'^nçncôis Hv%ut%înmî **t lUir \H{ r I)‘M(; ! i déjcûncr et souper.' • PMêt rémrmtiimi 84S-40SS complexe Deijardins Basiliaire I «tiHnifiia puah iptla ITli.Ensoleillé et venta modérés.Max.: 2S (détail page 12) Montréal, lundi 9 juillet 1984 Côte-Nord, Abitibi à Gaapétte 4&centi.mi» Nouveeu-Bruntwick 50 cent».ilêa^-le-Madeleine SOcenta >*3 VeCW I «I / t - \ .'?vV « tti Le premier ministre et Mme Geills Turner à la porte de l’appareil dü gouvernement canadien qui les a ramenés de Londres en fin d'après-midi hier.Outre la reine Elizabeth, qui a décidé de reporter son voyage au Canada, M.Turner a rencontre Mme Margaret Thatcher ainsi que Lord Carrington, le nouveau secrétaire général de l’OTAN.(Téléphoto AP) La reine reporte son voyage PAUL KORING LONDRES (PC) — La visite que la reine Elizabeth II d’Angleterre devait faire au Canada du 14 au 27 juillet a été renvoyée à une date ultérieure de crainte qu’elle ne tombe en pleine campagne électorale, ont déclaré, dimanche, des responsables britanniques à la suite de l’audience d’une heure que le premier ministre John Turner a eue samedi avec la reine, chef de l’Etat canadien.M.Turner est arrivé à Ottawa vers 18 h 15 dimanche.Il a déclaré avoir fait un voyage «très agréable» mais a refusé de faire d’autres commentaires, disant qu’il traitera de ces sujets aujourd’hui lors d’une con- férence de presse à Ottawa, au cours de laquelle il pourrait annoncer des élections pour le 4 septembre.Plus tôt, peu avant son départ de Londres, aussi bien Buckingham Palace que M.Turner se sont refusés à tout commentaire sur l’audience royale ou le report de la visite de la reine, qui devait débuter samediet prendre fin le 27 juillet.Interrogé sur son audience avec la reine et l’imminence d’élections législatives fédérales, M.Turner a répondu : «Je crois que c’est là un sujet que je dois, par obligation envers le peuple canadien, traiter demain (lundi) à Ottawa et c’est bien là que je compte en parler.» Au cours de cette visite préparée à Voir pago 8; La raina LEWEEK>END SPORTIF ¦ John McEnroe, impérial L’Américain John McEnroe a remporté pour la troisième fois de sa carrière les simples messieurs des Championnats de Wimbledon en « exécutant » son compatriote et ex-champion de l’épreuve, Jimmy Connors.La veille, l’Américaine Martina Navratilova avait enlevé son cinquième titre devant une autre Américaine, Chris-Evert-Lloyd.Page 14 ¦ Les Expos à 7 Vz parties Les Expos pourront profiter au maximum du congé annuel du match des étoiles.Ils ont en effet remporté hier une belle victoire de 8-5 contre les Astros de Houston et leur as Nolan Ryan.Cette victoire ne devrait pas faire oublier toutefois le sombre palmarès de 41-43 des joueurs de Bill Virdon qui devront jouer du bien meilleur baseball en deuxième moitié de saison pour combjer leur retard de T'/j parties èur les Mets de New York.Plage 15 ¦ Watson signe une 3e victoire Torn Watson a enlevé hier son troisième tournoi de la saison au circuit de la PGA en remportant l'omnium Western au terme d'un match de barrage de trois trous contre l'Australien Greg Norman, récent vainqueur de l'Omnium Canadien.Malgré sa défaite.Norman continue de jouer du golf de rêve.A ses cinq derniers tournois, il a en effet remporté deux victoires et a terminé deuxième à deux reprises après autant de prolongations.Page 14 Le thème de la réduction du déficit s’efface Les libéraux ont choisi leur cheval de bataille: le chômage PAULE des RIVIÈRES OTTAWA — «Si le chef veut aller en élection, nous sommes prêts à faire la bataille».Et cette bataille électorale, les libéraux la mèneront en promettant la croissance économique et la réduction du chômage.C’est ce qu’a indiqué hier le ministre André Ouellet, qui est aussi un organisateur politique réputé, en résumant les discussions frénétiques que le Parti libéral du Canada a tenues tout le week-end.Et c’est le message que les libéraux ont remis à leur chef, M.John Turner.Ce dernier est revenu de Londres hier soir, où il s’est rendu spécialement pour discuter avec la reine Elizabeth II du report de la visite qu’elle devait faire au Canada du 17 au 24 juillet.Le premier ministre rencontre ses ministres ce matin puis, en conférence de presse, lèvera le voile sur le contenu de son voyage à Londres et ses projets électoraux.Il ne fait pratiquement plus de doute qu’une élection sera déclenchée aujourd’hui ou d’ici une semaine.La date du 4 septembre reste plausible.Hier, l’exécutif du Parti libéral a passé en revue les finances, le membership et l’organisation du parti dans chaque province.Samedi, ce sont les 60 membres de l’important comité du programme électoral du arti qui se sont réunis et ont appro-dndi «les suggestions faites par M.Turner durant la campagne».Mais il y a une des promesses faites par M.Turner durant sa campagne qui n’est pas «une préoccupation en soi» chez les libéraux, et c’est la réduction du déficit de $30 mil-lards.En effet, le souci du déficit s’efface devant «le problème de l’heure», un taux de chômage de plus de 11%.Durant la course au leadership, M.Turner aavait promis de réduire le déficit de $15 milliards d’ici à sept ans.Mais décrivant le problème du déficit fédéral comme «un des nom- breux ingrédients économiques» seulement, le ministre des Transports, ! produire des recommandations visant la croissance économique et la distribution de cette croissance».«La transition entre l’école et le travail est un des problèmes structurels les plus sérieux de l’économie canadienne», a ajouté M.Axworthy, samedi.Le chômage, c’est l’urgence électorale, a renchéri Mme laorence levers, qui co-préside le comité du programme avec M.Axworthy et sera candidate dans Langelier, à Québec.Les membres du comité ont aussi insisté sur; ¦ le maintien du système de sécurité sociale (régimes de pension, assurance-santé universelle, assurance-chômage etc.) «qu’il serait inappro- prié de chambarder», a dit M.Axworthy; ¦ la poursuite de la mission de paix de M.Trudeau; au rôle de médiateur de l’ex-premier ministre, les libéraux vont ajouter la contribution de son successeur, qui a la «réputation d’un homme fort en économique», au règlement de problèmes monétaires internationaux; ¦ les problèmes des régions, en particulier les forêts et les pêches.Dans le premier cas, on s’attend à ce que les libéraux promettent un ministère des Forêts, comme vient de le faire le Parti conservateur.Ces deux thèmes seront des appâts pour convain cre l’Ouest que le Parti libéral s’intéresse à lui et veut en faire un «partenaire à part entière».La présidente du parti, Mme lona Campagnolo, passe la semaine dans l’Ouest et le premier ministre parti-Voir page 8: Les libéraux André Ouellet r; Une note de confusion après tant de perfection MIREILLE SIMARD Eugene Whelan: poste d’ambassadeur?Whelan Oscar Peterson salue une foule enthousiaste, au Forum samedi soir.Seul au piano et trop rarement accompagné par l’OSM, le maître de l’improvisation fut le clou de la soirée.Ses improvisations libres, fluides et d’une infinie pureté, lui ont valu trois rappels d’une salle conquise qui l’aurait écouté toute la soirée.(Photolaser CP) L’OSM, Peterson et Ponty Jazz et Java au Forum NATHALIE PETROWSKI OTTAWA (PC) — L’ex-ministre de l’Agriculture, Eugene Whelan, a annoncé hier qu’il accrochait son chapeau et faisait définitivement ses adieux à la politique active.M.Whelan met ainsi fin à une carrière politique de 39 ans.L’ex-ministre ne rejette pas Thy-pothèse d’accéder à un poste diplomatique.Les récentes rumeurs l’envoyaient en Irlande, où il occuperait les fonctions d’ambassadeur du Canada.Assiégé par une foule chic et parfumée qui changeait de l’habituel paysage de jeans et de cuir, le temple du rock montréalais ressemblait à un immense cabaret des années 40.Les musiciens de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM), vêtus du blanc protocolaire et plaqués contre un rideau d’où ressortait le «5» incongru du festival de jazz et la bannière de roSM, auraient pu appartenir à un Big Band.Mais Charles Dutoit, tout en ressorts sous un air faussement décontracté, veillait à la bonne tenue de son monde.«Des jazzmen qui connaissent leurs classiques et un orchestre symphonique qui sait jazzer.» Telle fut la promesse du maître de cérémonie au Forum samedi soir, quelques instants avant le début d’une extravagance musicale mettant en vedette Oscar Peterson, Jean-Luc Ponty et l’OSM, devant environ 10,000 spectateurs gagnés d’avance.Promesse à moitié tenue par un orchestre qui brille davantage dans la finesse française que dans le swing américain, et qui connaît trop bien ses classiques pour se laisser aller dans le jazz.Orchestre également qui reprit les airs archi-connus de Wesf Side Story et de Porgy and Bess en manquant souvent de punch et de relief à cause de la nature même de la salle.Celle-ci, ouverte aux courants d’airs, força l’orchestre à s’essouffler la soirée durant dans un désert de béton.Le tout débuta à 19 h 30 pile Voir pag* 8: Jazz et java Après dix jours de fonctionnement quasi-parfait, le spectacle de clôture du cinquième Festival international de jazz de Montréal s’est terminé dans la confusion.Et dans une atmosphère de salle désastreuse.Pour le spécial de clôture d’hier soir, on annonçait un historique « Hommage au jazz français », mettant en vedette les grands noms de l’heure: le trio Lockwood/Cathe-rine/Escoudé, le trio free Jean-neau/Humair/Texier, le pianiste Martial Solal et surtout, Claude Nougaro dont la photo, dans le programme, s’étendait sur un quart de page.Dans la tête du public, c'est Nougaro qu’on venait voir.Mais il y a eu, à quelque part, une affreuse confusion.Au lieu de cet « hommage » en musique, le public amassé au St-Denis hier soir — pour la plupart des personnes détenant des cartes de membre du Festival — s’est tapé deux heures de préambule, retransmis en direct par Radio-Canada.Entre autre hors-d’œuvre détestable, une indigeste portion cinématographique des grands faits d’armes du cinquième Festival.Du monde, du monde et encore du monde, le tout entrecoupé d’extraits de spectacles et soutenu par une trame textuelle aussi insipide que publicitaire, qui donnait fim-pression que la perfection avait un Festival, et que celui-ci avait un thème, le jazz, etc.Une plogue fort utile pour initier les téléspectateurs de Radio-Canada, mais choquante pour ces amateurs de jazz dont la totalité avait vu plusieurs spectacles pendant la semaine.À l’intérieur du St-Denis, c’était la foire.D’abord parce que le spectacle a commencé dans la confusion avec une demi-heure de retard Voir page 8: Un* nota Le service de renseignements nigérian aurait fomenté la tentative de rapt de Dikko LONDRES (AFP) - Le NSO (National Security Organisation), service de rensei^ements nigérian, aurait organisé et contrôlé la tentative d’enlèvement jeudi dernier à Londres de l’ancien ministre nigérian des Transports, M, Umaru Dilüco, selon des informations concordantes circulant hier dans la capitale britannique.L’un des responsables de ce service, qui serait «très proche» du général Mohammed Buharl, chef de l’État nigérian, fait partie des quatre personnes toujours retenues par la police depuis que l’ancien ministre a été découvert jeudi soir, drogué, dans une caisse prête à être embarquée pour Lagos, sur un petit aéroport du nord-est de Londres, a-t-on indiqué de bonne source.Les trois autres sont les hommes que la police a trouvé en même temps que M.Dikko dans cette cargaison peu ordinaire.Un Israélien qui était dans la même caisse que l’ancien ministre avec des seringues, dont le rôle était visiblement de tenir le prisonnier en état de léthargie pendant le voyage.Dans la deuxième caisse se trouvaient un deuxième Israélien et un Nigérian.Les deux Israéliens, dont l’un est né en URSS et l’autre en Tunisie, selon l’hebdomadaire britannique Observer, seraient d’anciens membres du Mossad, le service de renseignements israéliens.Officiellement, le gouvernement britannique restait encore très dis- cret hier sur ses soupçons et sur le déroulement de l’enquête, alors que M.Dikko était toujours hospitalisé et se remettait «doucement», selon des sources médicales, du choc qu’il a subi pendant son aventure.Selon le responsable de la police anti-terroriste britannique, le commandant William Hucklesby, M.Dikko, l’un des hommes les plus recherchés par le régime au pouvpir au Nigeria depuis décembre 1983, a eu «beaucoup de chance» ; immédiatement après son enlèvement devant son domicile, jeudi peu après midi en plein centre de Londres, l’ancien ministre a été puissamment drogué.Quand la police l’a découvert dans sa boîte, près de 7 heures plus tard, «il était pratiquement mort», a-t-il pré- cisé.Il était assis, torse nu, un tuyau fiché dans la bouche, plusieurs petits tubes de transfusion fixes à différents endroits de son corps.Dans le domaine diplomatique, la Grande-Bretagne a simplement «pris note», pour le moment, des démentis de Lagos sur son éventuelle participation à cette affaire.Dans les milieux proches de l’enquête, on ne cache cependant pas qu’ils sont difficiles à croire, face a de nombreux éléments «troublants».Ces milieux notent ainsi la présence à l’aéroport de Stansted, pour y réceptionner les deux caisses, d’un représentant de la haute comm^on (ambassade) nigériane à Londres — arrêté et relâché depuis — et de Voir pago 8: Lm mtvIom L'EDITEUR NE PEUT FOURNIR UNE MEILLEURE IMPRESSION 2 ¦ Le Devoir, lundi 9 juillet 1984 LE PATRIMOINE Un wagon de queue, transformé en lieu d'exposition permanente, rappelle l'histoire de la municipalité de Courcelles, en Haute-Beauce.Un wagon de queue à Courcelles ALAIN DUHAMEL DK l’histoire du Quebec Central Railway à Courcelles, en Beauce, il ne susbiste aujourd’hui qu’un wagon de queue, transformé en lieu d’exposition.Ce wagon de queue constitue l’une des antennes de l’Écomusée de la Haute-Beauce qui, depuis quelques années, a pu réunir 14 villages dans un projet de développement culturel commun.Il s’agit d’une expérience unique au QuéÆc qui a permis à des milliers de personnes de se rallier à une identité commune et d’entreprendre par leurs propres moyens la mise en valeur de leur patrimoine.L’exposition permanente s’intitule « Le moulin tourne avec entrain » afin d’évoquer dans un même titre les fondements de la municipalité.L’histoire du village de Courcelles commence par la construction, vers 1865, d’un mouün à scie et à farine aux chutes de la rivière aux Bleuets.Le chemin de fer surviendra en 1894 et contribuera au développement économique de la localité, alors appelé Lambton Station.bien qu’il n’y ait que trois ou quatre bâtiments, dont la gare, érigés à cet endroit.Elle prendra le nom de Courcelles à la fondation de la paroisse de Sainte-Martine de Courcelles, au début du siècle, constituée déportions des territoires de Saint-Sebastien, Saint-Évariste et Lambton.« Le chemin de fer a joué un rôle vital sur le plan économique puis-qu’en plus de rompre l’isolement et permettre l’exportation des produits agricoles, il a accéléré l’exploitation de la forêt dans le canton voisin de Dorset » nous dit M.Guy Baron, secrétaire du groupe Pays-mage, un organisme affilié à Interpaysages qui se préoccupe d’aménagement et de mise en valeur des espaces naturels.Sous le règne des Breaky, entre 1926 et 1936, des trains de bois glissaient sur des chemins de glace depuis la forêt de Dorset jusqu’au chemin de fer de Courcelles.Pendant une bonne partie du XIXe siècle, le lien ferroviaire entre le Québec et les États-Unis a alimenté de grands débats mettant en concurrence plusieurs exploitants des chemins de fer régionaux.La nouvelle confédération canadienne privilégiait le développement du réseau d’est en ouest tandis que l’axe Montréal/New York s’intensifiait.« On peut dire que la politique impériale sous l’Union et sous la Confédération joua contre le le chemin de fer international de la Beauce.Le démarrage industriel de notre région s’en trouva retardé d’un siècle.» Depuis 1967, plus aucun tram de voyageurs ne se rend à Courcelles.Le Canadien pacifique, qui a loué le Quebec Central pour un millénaire, a fait démolir la gare en 1969.Le dernier train à se rendre à Courcelles l’a fait en 1983 pour remettre le wagon de queue à la population.avec deux semaines de retard car les cheminots devaient restaurer la voie avant d’y engager une locomotive.L’Expo-train se trouve, pour l’heure, sur un terrain près de la patinoire municipale.L’administration municipale et Paysmage souhaiteraient le déménager sur le site de l’ancienne gare, à proximité du moulin à eau, au coeur de la municipalité, et y aménager un parc municipal.Le CP Rail, exploitant de la ligne, tarde à donner son accord invoquant des motifs de sécurité publique.Les habitants de Courcelles pensent qu’une voie de chemin de fer inutiUsée et inutilisable à moins d’importants travaux de restauration ne compromet guère la sécurité d’un hypothétique mouvement de train.¦ Guide historique de Québe- c — La Société historique de Québec et la Fédération des sociétés d’histoire du Québec viennent de publier le Guide historique de Québec, rédigé par Yves Tessier, professeur d’bistoire au collège François-Xavier Garneau, à Québec.L’ouvrage invite le lecteur à voir, au-delà des façades et des paysages, l’histoire de Québec.Il est conçu comme un guide touristique et comme un ouvrage de référence.Au premier chapitre, synthèse de l’histoire de la cité de Champlain, succède un second chapitre comportant les itinéraires d’une promenade à pied dans le vieux Québec.La publication de cet ouvrage constitue la première co-édition d’une société d’histoire locale et de la FSHQ.Il s’agit d’un nouveau programme que la FSHQ offre à ses sociétés membres pour la publication d’ouvrages s’adressant à un large public.On peut se procurer par la poste un exemplaire du Guide historique de Québec pour la somme de $11.45 en écrivant à la Fédération des sociétés d’histoire du Québec, 1195, rue Sherbrooke ouest, Montréal, Québec H3A 1H9, ou à la Société historique de Québec, C.P.609, Québec, QC, GIR 4S2.¦ Les Haché et les Gallant — L’Association des Haché-Gallant d’Amérique convie tous les descendants de Michel Haché-Gallant, établi en Acadie au XVIIe siècle à des retrouvailles, le 21 juillet, au village historique acadien de Ca-raquet.Cette manifestation s’inscrit dans le cadre des fêtes du bicentenaire de la province du Nouveau-Brunswick.L’histoire de famille Haché-Gallant en Amérique commence par l’arrivée de Pierre Larché, originaire de Montidier, qui aurait été l’un des employés des établisse ments de pêches de Nicolas Denys au Cap Breton.Son fils, Michel Ha-ché-Gllant est le premier à porter ce nom.Ses descendants ont adopté l’un ou l’autre des noms de telle sorte que les familles Haché et Gallant appartiennent à la même source.Les personnes désireuses d’obtenir plus de renseignements doivent communiquer avec le président de l’Association, M.Claude Haché, au numéro (506)727-2484, C.P.46, Bertrand, N-B., EOB IJO.Cincinnati: l’équipage mis en cause ( PC ) — Selon un quotidien de Cincinnati, un rapport préliminaire préparé par le Bureau national de sécurité sur le Transport pose un jugement critique sur l’équipage d’un avion d’Air Canada qui a pris feu l’an dernier.Vingt-trois personnes ont perdu la vie dans cet incendie qui semble avoir pris naissance dans une des Des agents de conservation accusent le MLCP tout en continuant d’accumuler des «étiquettes jaunes» Québec «ferme les yeux» sur la vente illégale de saumon LOUIS-GILLES FRANCOEUR Le ministère du Loisir, de la Cbas.se et de la Pêche (MLCP) a demandé à ses agents de conservation de « fermer les yeux sur la vente illégale » des saumons pêchés par les Micmacs de la réserve de Restigou-che dans toute la péninsule gaspé-sienne.C’est ce qu’ont affirmé au cours des derniers jours plusieurs agents de conservation du MLCP, qui continuent néanmoins d’accumuler les étiquette « jaunes » attachées aux saumons pêchés par les Micmacs et qu’ils recueillent dans les restaurants et les poissonneries gaspésien-nes, sans les saisir.Le règlement sur la pêche au saumon adopté par Ottawa, à la demande du MLCP, le 7 juillet, et publié dans la Gazette officielle du Québec, le 27 juin, interdit formellement la vente des saumons porteurs d’une étiquette jaune scellée, laquelle est sensée identifier les captures amérindiennes destinées à la pêche d’alimentation.Le Résumé officiel des règlements québécois sur la pêche au saumon, distribué par le MLCP à des milliers d’exemplaires, indique d’ailleurs à la page 6 que « Tout saumon portant un scellé bleu ou jaune ne peut jamais faire l’objet de commerce ».Invité à expliquer cette tolérance dans le cadre de la politique de restrictions imposées à toutes les catégories de pêcheurs, un adjoint du sous-ministre, M.André Poirier, a d’abord reconnu la véracité des éléments de l’enquête du DEVOIR sans pouvoir l’expliquer.Il s’est contenté d’ajouter que « lundi, il y aurait une importante réunion au ministère avec les responsable du dossier, en particulier M.Gilles Barras, des Opérations régionales, pour examiner la situation».A la suite de l’entente intervenue au début de juin entre le MLCP et les Micmacs de Restigouche, le ministère leur distribuait une série d’étiquettes jaunes portant les numéros 9152501 à 9153783.Ces étiquettes sont sensées correspondre au quota de 15,000 livres de saumon, accepté par les Micmacs.Pour bien démontrer la véracité de ce marché libre des saumons interdits de commerce, un résidant de Matane en a acheté deux dans une poissonnerie locale et il a fait parvenir les étiquettes (seulement) au DEVOIR.Ces deux étiquettes, comme en fait foi notre photo, établissent que les deux saumons en question ont normalement été capturés dans la Restigouche par des Indiens.Il s’agit d’étiquettes jaunes, ce que ne rend évidemment pas la photo.Selon la même source, les organisateurs d’un festival régional dédié au Saumon ont récemment acheté 400 Ibs de cette espèce recherchée, et étiquettée en jaune, sans la moindre difficulté.Le MLCP a introduit pour la première année l’étiquetage du saumon au Québec pour mieux contrôler le nombre de prises, la vente commerciale et le braconnage.Cette mesure s’ajoutait à l’écourtement de la saison de pêche réservée aux pêcheurs sportifs et à la fermeture pure et simple de plusieurs rivières qui leur étaient réservées.Afin de diminuer davantage les prises, le MLCP interdisait toute peche commerciale en Gaspésie et annonçait qu’il limiterait les captures amérindiennes à la « pêche d’alimentation ».L’état précaire des stocks dans cette région a aussi amené le MLCP à demander à Ottawa de diminuer l’interception du saumon québécois par les Terre-neu-viens, ce qui fut accordé en même temps que le gouvernement fédéral, premier responsable de la Loi des Pêcheries, entérinait toutes les me- QUtBEC SAUMON 198- 915 3 M 6 2 QUEBEC SAUMON 1984 Ces deux étiquettes delcouleur jaune vif ont été apposées, comme le prévoit la loi des Pecheries, sur deux saumons péchés par des Micmacs dans la rivière Restigouche, en Gaspésie.Les deux saumons en question ont été achetés par un pécheur sportif à la Poissonnerie matanaise, dans la ville du même nom, même si les règlements promulgués par Québec et Ottawa interdisent formellement la vente commerciale des saumons portant cette étiquette.Plusieurs centaines de saumons portant les mêmes étiquettes sont actuellement en vente libre sur le marché gaspésien et on aurait même commencé à en vendre à Montréal, au vu et au su des agents de conservation du Québec.sures souhaitées par Québec et leur donnait force de loi.Depuis l’instauration du système d’étiquetage, les saumons pêchés commercialement et destinés à la vente reçoivent une étiquette rouge.Les saumons importés sont étiquet-tés en blanc et les saumons saisis par le ministère sont étiquettés en vert avant d’être revendus.Les étiquettes jaunes sont sensées identifier les saumons capturés par les Amérindiens.Les sportifs, quant à eux, n’ont jamais eu le droit de vendre leurs captures qu’ils doivent aussi étiquet-ter cette année.Invité à dire s’il était au moins au courant de la vente libre du saumon « micmac » dans sa région, le responsable des agents de conservation à Matane, M.Jean-Claude Plourde, a admis que lui-même et ses subalternes avaient relevé dans ce seul secteur « un nombnre d’étiquettes jaunes qui correspond à environ 2,500 livres de poisson, avec un poids moyen de 15 livres chaque ».M.Plourde a refusé de dire pourquoi le ministère tolérait ces accrocs'aux règlements en vigueur.Il s’est contenté de référer Le DEVOIR à son supérieur, M.Serge Perreault, qu’il a été impossible de rejoindre à Rimouski.Un fonctionnaire du MLCP, M.Yvon Côté, a expliqué gue cet imbroglio tenait tenait peut-etre à l’imprécision des textes si^és avec les Micmacs.Dans la version anglaise, dit-il, on permet les « Micmacs Fisheries » (les pêches micmacs) sans préciser la façon de disposer du fruit de cette pêche.Dans ses communiqués aux médias, le MLCP a annoncé que l’entente avec cette bande amérindienne concordait avec la politique du ministère qui, en cette année de restrictions pour toutes les catégories de pêcheurs, limitait les permis amérindiens à la pêche « d’alimentation ».La couleur des étiquettes « jaunes » devait d’ailleurs respecter le sens de ces déclarations.Mais le ministère s’est retrouvé aussitôt en position fort inconfortable, a expliqué un autre fonctionnaire au DEVOIR.En effet, si Ottawa a publié sa réglementation le 7 juin, Québec ne lui a donné force de loi sur son territoire que le 27 suivant.Or la saison de pêche commençait le 14 juin sur la Restigouche, ce qui a empêché le MLCP d’effectuer la moindre saisie ou infraction avant cette date, son propre règlement n’ayant pas été publié dans la Gazette officielle.Quand le règlement est entré en vigueur ici, il est apparu à plusieurs hauts-fonctionnaires qu’il « était trop tard » pour arrêter tout ce qui s’était mis illégalement en marche.« L’en- tente avec les Micmacs prévoit un quota de pêche.Puisqu’elle n’accorde aucune dispense par rapport au règlement général, les Micmacs sont légalement obligés de se conformer aux normes sur l’étiquettage.Au moins depuis la promulgation du règlement », a expliqué un autre baut-fonctionnaire au DEVOIR.La libre circulation des étiquettes jaunes — au vu et au su des agents de conservation dans les poissonneries et restaurants gaspesiens — a ravivé les activités de braconnage.Un braconnier gaspésien bien connu du MLCP — qui s’est momentanément recyclé en revendeur de saumon micmac à cause de la demande — a expliqué au DEVOIR sous le couvert de l’anonymat que « les restaurants gardent au frigo les queues avec les étiquettes jaunes pour donner une origine aux saumons achetés sur le marché local.Qu’on met tout de suite en tranches pour empêcher l’identification.» Un pêcheur commercial qui ne veut pas être nommé — « un pêcheur, ça reste dans la barque: ça se mouille pas surtout quand c’est profond » — explique l’insatisfaction de ces collègues devant le phénomène: « Y fallait sauver le saumon en Gaspésie, qu’y paraît.Pus de pêcheurs commerciaux cette année.Pis interdiction de faire des prises accidentelles de saumon parce que les garde-chasse vont les saisir sus les quais.Ouais, on a fini parse dire qu’il fallait peut-être ça pour remonter le stock.Mais tout ce qu’on prenait pis qui nous rapportait, v’ia que les gars de Restigouche le prennent en se pilant même pas sur le gros orteil alors que nous autres, on nous a coulé les pieds dans le ciment sus les quais.Moi, je pense qu’il y a quelque part un grand chef à la langue fourchue! » Résultats H D loto-québec 6/36 GROS LOT [>l $355.00dm 06-07-04 6/6“ l/l b 0 $178.440.00 S/6+ A 5 M H $21.412.80 5/6 i 76 S $2,113.10 4/6 < 19 5000 $89.20 Ventes totales I 5962,920.00 MISE-TOT S174.60 Oaten Mini Lofi 437505 > 50 000$ 37505 iA H 5 000$ 505 50$ 7505 0 250$ 05 O 5$ Provincial 5302093 >500 000$ Date I 06-07-84 ( 2893 «/I -TÔÎÏ5 382893 g 50 000$ 893 8 25$ 82893 2 1 000$ 93 2 10$ Inter Loto 639570 >950 000$ k>»de 25 000$ 39578 K O 2 500$ 182339 NUMÉROS MOBILES 9578 250$ 448009 70335 O 2 500$ 578 50$ 660381 1771 250i 78 m.Numéro» non dccomposebie» 818 50$ salles de bain de l’appareil.D’après le Cincinnati Post, le feu aurait eu moins d’ampleur si l’appareil s’était posé plus tôt.Un porte-parole d’Air Canada a déclaré que la compagnie aérienne ne fera aucun commentaire d’ici à ce qu’elle ait une déclaration officielle de la part du Bureau national de sécurité sur le Transport.Clark se méfîe de Turner EDMONTON (PC) -L’ex-premier ministre Joe Clark a déclaré samedi qu’il faisait peu confiance au nouveau chef libéral John Turner.Lors d’une entrevue accordée par téléphone de sa résidence de High River, en Alberta, M.Clark a indiqué que M.Turner ne démontre pas l’expérience et l’expertise promis par ses sup-porteurs lors de la campagne au leadership (libéral).Pour recevoir LE DEVOIR à domicile composez sans frais l’un des numéros suivants: À Montréal: À Québec: 332-3891 687-2022 Extérieur: Code régional: (574;.-1-800-361-6059 (879): 1-800-361-5699 (418): 1-800-463-4748 (613): 1-800-361-5699 La Quotidienne ® 3 Semaine du 1 02-07-84 L M M 1 V s 977 932 930 263 922 234 4209 4718 2765 6382 3140 6290 ^/49 ^ROS LOT [>l $4,100,000.00 247.986 $2.751.799.80 $246.178.90 $1.711.40 Ventes totales $11,946.850.00 Tirage du PROVINCIAL du 13 Juillet 13 LOTS BONIS DE 131 313,13 $ CHACUN les hmcMMs d'encaissemeM des lots paraissent au verso des bWets et des fiches de séleotton.En cas de disparité entre cette Nstc de numérot gasnants et la latc offlcMe, cetia dernière a priorité.nouveau Philips PC: plus PC que le I Un point c^est tout.Communiquez avec Systèmes d’informatique Philips au (514) 284-9333. Le Devoir, lundi 9 juillet 1984 >31 « ^, Jk ^ •‘^\îf: Et vogue la galère Avec l'aide de Michel Gaucher (de dos) un des propriétaires du navire, le premier ministre, M.René Lévesque, baptise le catamaran Sofati-So-conav.Le voilier prendra part en août à la course Transat-Tag.Construit à La Rochelle, en France, il profite des dernières innovations techniques.A l’arrière-plan, un navire plus classique, La Belle Blonde.(Photolaser CP) EN BREF.¦ Jean Chrétien au Japon TOK YO ( AFP) — Le ministre canadien des Relations extérieures, M.Jean (Chrétien, est arrivé hier à Tokyo pour une visite de quatre jours au Japon durant laquelle il s’entretiendra avec les responsables nippons.M.Chrétien rencontrera demain le premier ministre Yasuhiro Nakasone et le ministre des Affaires étrangères Shintaro Abe, a-t-on indiqué de source officielle japonaise.À l’issue de son séjour au Japon, M.Chrétien se rendra à Djakarta, a-t-on ajouté de même source.¦ Mila veut s’impliquer à 100% 01 FAWA (PC) — Mme Mila Mulroney entend s’impliquer activement lors de la prochaine élection fédérale, particulièrement dans les domaines du multiculturalisme et du droit des femmes.«J’entrevois participer à la campagne à 100%, a indiqué la femme du chef conservateur Brian Mulroney, lors d’une entrevue accordée à Standard Broadcast News.Le droit des minorités, le droit des femmes, voilà ce qui m’importe.J’entends donc faire valoir mon point de vue».Mme Mulroney a expliqué que son intérêt à la cause des minorités provient de son expérience personnelle, de son passé comme fille de parents immigrants yougoslaves.Mais elle admet ne pas être une sorte d’arme secrète qui peut automatiquement attirer le vote ethnique parce que l’électorat immigrant est très perspicace».¦ Les Américains vivent plus vieux WASHINGTON (AF'P) — La durée de vie moyenne des Américains a atteint 74.2 ans en 1981, .selon les dernières statistiques publiées hier par le (-’entre national des statistiques de santé.Selon ces statistiques, qui constituent la dernière étude détaillée sur la mortalité aux États-Unis, la durée de vie moyenne a ainsi progressé de 0,5 an entre 1980 et 1981.Ces statistiques indiquent également que le taux de mortalité pondéré est tombé en 1981 à son plus bas niveau historique, à 568.2 morts pour 100,000 Américains, en baisse de 3% par rapport à l’année précédente.¦ Discovery: trouble identifié HOUSTON (AFP) — La rupture d’un fil microscopique dans un ordinateur de secours est responsable du premier report du lancement de la navette spatiale Discovery, le 25 juin, a révélé samedi à Houston un porte-parole du fabricant, la société IBM, M.Joe Militano.Les spécialistes ont localisé la défaillance dans un circuit intégré d’une unité de la mémoire du processeur de données de l’ordinateur, a expliqué M.Militano, qui a ajouté qu’ils s’efforcent de comprendre comment ce fil a pu se briser.Le voyage inaugural de Di.scovery, le troisième exemplaire des cargos de l’espace américains, avait dû être reporté le 25 juin, moins d’une demi-heure avant te départ, à la suite d’une panne de l’ordinateur de bord de secours.Le tir avait à nouveau du être annulé le lendemain, 4 secondes avant la fin du compte à rebours cette fois-ci, a cause d’un ennui de moteur.La NASA n’a toujours pas fixé de nouvelle date pour le lancement de Discovery.¦ Plage fermée à Oka (PG) — La direction régionale de Montréal du ministère du Loisir, de la Cha.sse et de la Pêche a annoncé que toute baignade est désormais interdite au parc Paul-Sauvé, à Oka.Les autorités ont expliqué que l’eau est impropre à la baignade.Le parc demeure cependant ouvert aux autres activités de plein air.¦ Vaugeois n’a encore rien décidé TROIS-RIVIKRKS (PC) — Même s’il a vendu récemment la maison qu’il possédait depuis 1977 à Trois-Rivières, le député péquiste Denis Vaugeois affirme qu’il n’y a pas lieu de voir là un lien direct entre cette transaction et son avenir politique.M.Vaugeois soutient qu’il n’a rien décidé encore mais il admet que certains événements dans les mois à venir pourraient avoir une influence déterminante.Même si le PLQ a annoncé son intention de combattre la réforme proposée du mode de scrutin, M.Vaugeois * se dit confiant de voir la nouvelle formule de représentation proportionnelle adoptée à temps pour la prochaine élection.Si tel devait être te cas, M.Vaugeois se sentirait incité à tenter de nouveau sa chance auprès de l’électorat, mais cette fois, il s’agirait de l’électorat de la région et non pas seulement de celui du comté de Trois-Rivières.Quoi qu’il en soit, l’ancien ministre des Affaires culturelles et des Communications n’entend rien précipiter.¦ Ministre algérien à Ottawa ALCiKR (AFP) — M.Abdelmadjid Meziane, ministre algérien de la Culture et du Tourisme, effectuera du 10 au 15 juillet une visite au Canada à l’invitation du gouvernement canadien, a-t-on appris hier de source officielle dans la capitale algérienne.Durant cette visite, le ministre algérien signera avec son homologue canadien un accord de co production cinématographique.Kn outre, plusieurs entretiens avec les responsables canadiens, notamment sur les sy.stèmes d’informatisation des archives, les techniques bibliothécaires et l’organisation muséologique, sont prévus au programme de M.Abdelmadjid Meziane.13,600 membres au Palais des congrès Le nombre de Témoins de Jéhovah s’accroît de 10% par année depuis trois ans au Québec ANDRÉE ALLARD Depuis trois ans, le nombre d’adhérents québécois à la secte des Témoins de Jéhovah s’accroît de 10% annuellement.De jeudi à dimanche, 13,605 d’entre eux, de Montréal, des Laurentides, de l’Abitibi, de l’Estrie, ont participé à leur assemblée annuelle, au Palais des congrès de Montréal, qu’ils ont animé de leurs cantiques, discours et prédications.Samedi, 206 adeptes ont été immergés, pour la cérémonie du baptême, dans la piscine spécialement installée sur les lieux.«Optant pour un nouveau mode de vie, ils deviennent ministres aux yeux de Dieu.Ils pourront désormais vivre à la hauteur des principes bibliques», dit M.Jean-Marc Beaulieu, porte-parole des Témoins de Jéhovah.Des 11,300 prédicateurs francophones canadiens, la majorité provient du Québec.S’inspirant des prophéties de la Bible, les disciples de Jéhovah font oeuvre d’enseignement de ses lois et principes.Une fois la connaissance exacte de la bible acquise, la prédication se fait de maison en maison.Les Témoins de Jéhovah annoncent la fin d’un système néfaste pour le monde entier et prédisent l’apparition d’un nouvel ordre de choses ; un gouvernement qui réussira là où l’homme a échoué.«C’est par amour et non par crainte des cataclysmes que nous nous consacrons à la proclamation de la bonne nouvelle, poursuit M.Beaulieu.Dieu va établir son royaume et une fraternité universelle s’établira entre tous les hommes.Cela peut paraître utopique mais nous en avons les preuves bibliques.» «Nous croyons fermement à la formation d’une communauté internationale, précise M.Jean-Marc Beau-lieu.C’est l’ensemble du système qui éclatera.Les conditions actuelles du monde moderne affectent tous les pays du monde ; les guerres, le développement de l’énergie nucléaire, la desunion des familles, l’esprit d’avidité présent dans tous les systèmes politiques et économiques.Nous demeurons neutres politiquement, et nous oublions la couleur de la peau et L Samedi midi, 206 témoins de Jéhovah ont été baptisés, devenant ainsi ministres prédicateurs.Selon les recherches effectuées par la secte, le baptême par immersion complète reconstitue la cérémonie originale des anciens chrétiens.(Photo Réjean Meloche) l’origine des membres».Au cours de ce colloque religieux tenu sous le thème de «L’accroissement du Royaume», plusieurs conférenciers se sont adressés aux délégués des régions de Montréal, d’Abitibi, des Laurentides, de l’Ou-taouais, de TEstrie et également de l’Ontario.La rencontre avait manifestement un caractère familial, et plusieurs conférences touchaient d’ailleurs les problèmes familiaux.Au total, 26 assemblées du même genre ont lieu annuellement dans 19 villes canadiennes.La ville de Québec tiendra la sienne à la fin de juil- let.C’est en 1870 que Charles Taze Russell forma à Pittsburg, en Pennsylvanie, un petit cercle d’étude biblique fort critiqué, en raison de son rejet des doctrines traditionnelles des Églises chrétiennes.L’organisation, maintenant d’envergure internationale ^plus de deux millions et demi de Témoins de Jéhovah dans 205 pays) soulignera son centième anniversaire en octobre prochain.La Watch Tower Bible and Tract Society est en effet devenue l’organe administratif des Témoins de Jéhovah en 1884.Au début de la Deu- xième Guerre mondiale, la secte comptait 60,000 membres.Kn 1945, la proportion avait plus que doublé.Le Québec comptait alors 350 Témoins de Jéhovah.Entre la célébration du printemps, commémorant la mort du Christ (selon le calendrier lunaire juif), l’étude et renseignement des princi^s bibliques, les témoins de Jéhovah effectuent des études en archéologie, en science et en géologie.«Toutes les données découvertes nous prouvent la véracité de la bible et l’exactitude des prophéties énoncées», conclut M.Beaulieu.Au cours de prochaines semaines La VieiUe Capitale sera l’hôte d’au moins cinq rencontres internationales sur la francophonie QUEBEC (PC) - Il n’y en a pas que pour la Fête à l’occasion du 450e anniversaire du premier voyage de Jacques Cartier en Nouvelle-France.D’ici la fin du mois, au moins cinq rencontres internationales sur divers aspects de la francophonie se dérouleront dans la Vieille Capitale.La plus prestigieuse de toutes est sans doute la réunion de l’Association internationale des maires et responsables des capitales et métropoles partiellement ou entièrement francophones (AIMF).Du 22 au 26 juillet, plus d’une cinquantaine d’élus et d’administrateurs échangeront à Montréal et à Québec sur les problèmes entourant les recettes municipales, les applications de l’informatique, l’organisation administrative de la commune et le logement social.Fondée en 1979, présidée depuis par le maire de Paris, M.Jacques Chirac, et coprésidée par M.Jean Pelletier, de Québec, l’AIMF regroupe non seulement les municipalités ou communes d’Europe francophone et du Québec mais aussi d’Afrique du Nord, d’Afrique noire, des Antilles, du Proche- Orient et même du Sud-est asiatique.En tout, elle compte 36 membres dont 33 ont déjà confirmé leur présence.Un absent de marque à signaler, le maire de Lille, M.Pierre Mauroy, que ses fonctions de premier ministre retiendront en France.Il a cependant assuré les or- ganisateurs qu’il se ferait représenter.En hommage à Jacques Cartier, le premier à donner des noms de lieu français sur le Nouveau Continent, la Commission de toponymie du Québec organise du 11 au 15 juillet le premier Congrès international sur la toponymie française de l’Amérique du nord.Ce congrès revêt un intérêt particulier parce qu’il donne l’occasion à des toponymistes et historiens francophones de faire connaître leurs travaux à des Américains de plus en plus désireux de retracer le passé français de leur pays.L’an dernier, un premier contact important avait eu lieu lors du Congrès des Franco-Américains à Mackinac (Michigan), ville ou s’était étabU le Jésuite Jacques Marquette, le découvreur du Mississipi.Université de Montreal Faculté de l'éducation permanente La créativité: un monde captivant La Faculté de l'éducation permanente offre le programme de créativité: fondements et techniques (30 crédits) dont ies objectifs sont: — d'assurer une meilleure connaissance de la créativité et des conditions qui en favorisent le développement; — de favoriser le développement du potentiel créateur des individus ou des groupes dans leur milieu de travail et de vie; — d'amorcer une réflexion critique sur les méthodes de développement de la créativité.Conditions d'admission Une certaine pratique de l'intervention éducation ou sociale ou une expérience de l'utilisation de la aéativité à des fins de production personnelle, professionnelle ou sociale.Date limite d'admission et d'inscription: 1er août Renseignements: Faculté de l'éducation permanente 3335, chemin Queen Mary rez-de-chaussée Tél,.343-6090 Les dépôts garantis: des placements à termes variés, capital et intérêts garantis.549 .57-»® ¦rfii |4»®* (;(iicO'»*'3,9657 668-622® .3-681' Que” 4, S^erbr^6920 Recherchez-vous un mode d'épargne qui vous garantit capital et intérêts?Les Dépôts garantis de la Fidùcie du Québec sont peut-être une réponse à vos besoins.C'est une forme de placement très sécuritaire, le capital et le taux d'intérêt étant garantis de la date d'émission du certificat jusqu'à son échéance.Vous pouvez choisir la durée du dépôt et la fréquence des versements d'intérêt.Il n'y a aucuns frais.13% S ans » — Intérêts payés annuellement Dépôt initial minimum 1 000 $ “w Dépôts subséquents 500 $ O Renseignez-vous davantage en communiquant avec un de nos conseillers.Et rappelez-vous que la Fiducie du Québec peut aussi vous aider en matière de financement, de services fiduciaires et de placements.Fiducie du Québec Le rendement, c'est important; le service l'est tout autant.Taux sujets à changement.Institution inscrite à la Régie de l'Assurance-dépôts du Québec.desjardins ) nouveau Philips PC: plus de capaci de mémoire que le IBM.Communiquez avec Systèmes d’informatique Philips au (514) 284-9333. Le Devoir, lundi 9 juillet 1984 ARTS ET SPECTACLES Rendez-vous international de sculpture 84 Voici que Voeuvre apparaît ! JULIE STANTON St-Jean-Port-Joli: C’est le temps de venir ! De la maquette au terrain, du terrain au chantier et du chantier à l’ébauche, voici qu’enfin l’oeuvre apparaît.Si, ces jours-ci, votre intention était d’arrêter à St-Jean-port-Joli pour savoir un peu de quoi retourne le Rendez-vous international de Sculpture 84, réservez donc une bonne journée pour flâner sur le site du Symposium.Parce que c’est là que ça se passe et c’est là qu’aujour-d’hui émerge une insolite beauté.S’il y a quelque chose de réussi à travers les promesses avortées d’un événement dont l’infrastructure pêche par mille et un côtés — entre autres, un manque flagrant d'animation où l’on aurait eu le souci d’interpeller le visiteur, d'alimenter son questionnement, de tisser le lien entre lui, l’artiste et son oeuvre autant passée que présente — c’est bien le travail fantastique de ceux et celles qui, en fait, sont les véritables animateurs culturels de ce Rendez-vous.Les administrateurs de l’art ont, semble-t-il, autre chose à faire qu’établir cette fusion entre les différents couloirs de l’événement.Une bonne partie de leur temps serait particulièrement consacrée à renégocier cachets et ententes, ainsi qu’à tempérer, par exemple, la colère d’un Domingo Cisnéros, ce fier artiste mexicain invité ici à donner un atelier de création et que l’on a traité avec un mépris qui reflète bien les préoccupations comptables de certains (comme en témoignent également les affreux petits kiosques-de-ventes-de-bébelles, à l’entrée de remplacement !).Écoeurés, l'artiste et son assistant — qui, m’ont-ils dit, ont économisé plusieurs mois de salaire et mis huit jours à venir au Québec — ont tout simplement tourné les talons et couru réclamer justice auprès de la direction du ministère des Affaires internationales.Mais, vous qui venez de plus loin que ces malheureux démêlés et des- cendez le Chemin du Roi sous le soleil et le vent, gardez l’âme à la fête.Venez vous réjouir l’oeil de formes et de couleurs, vous habiter la tête de beauté, le coeur d’amitié.À votre arrivée, les loups du Coureur des bois de Garry John Williams vous accueilleront sans doute, à peine démoulés de leur coffrage, joyeuse étape à laquelle tous et chacun ont participé dans la fièvre.Fiévreux moment aussi que celui où Tatiana Démidoff-Séguin et son équipe ont retiré les planches et le recouvrement de la pièce de béton stratifié, dont une partie brille déjà de tous ses ocres.Qu’elle est belle cette pièce dans le soleil couchant ! Et qu’il est énergisant de regarder, aux côtés de chaque artiste, tous ces garçons et filles mettre aussi la main à la pâte et surveiller l’évolution de ce qu’on considère maintenant comme son propre bébé ! Car maintenant, la Nature morte à faille de Brigitte Radecki est presque terminée, véritable refuge, antre presque maternel que cette urne géante où ce moulée aux parois de grès.Maintenant, les pierres de Daniel Couvreur appellent la caresse du regard, celle des paumes à même la douceur des cônes et des rondeurs, les creux où recevoir la pluie.Maintenant, les échelles emmaillottées d’Harmony Hammond se dressent sous le feuillage du sous-bois, formant cette famille singulière au pied de laquelle vient mourir le vent.Et, tandis qu’avec le concours du visiteur, l’émouvante maison de Michel Goulet n'en finit plus de s’ériger, les briques de petergnass, elles n’en finissent plus de s’amonceler à même l’édifice principal du site.Vont-elles rejoindre le ciel ! Quelque chose d’étrange se dessine ici, une surprise s’annonce.Faut-il encore décrire Guy Nadeau, démiurge dépliant l’acier comme l’on dépüe le désir, Michelangelo Pistoletto, tel un chef d’orchestre devant son bloc de stéroforme que la scie mécanique taille et entaille sous la dextérité du maestro ?Parler du jaillissement des fiâmes La nuit brésilienne de Montreux fait le triomphe de rigueur MONTREUX (AFP) — C’est une institution: chaque année le Festival de Montreux organise une Nuit brésilienne qui constitue un des temps forts de la manifestation.Cette fois encore, c’est une salle archicomble (3,(XK) sp)ec-tateurs) qui a fait le triomphe de rigueur, samedi soir, à trois nordes-tins, Geraldo Azevedo, Tania Maria et Djavan.Depuis presque dix ans que Claude Nobs, fondateur du festival, a introduit une touche de Brésil à Montreux, on a pu découvrir tout ce qui fait la musique brésilienne contemporaine: Joao Bosco, Alceu Va-lenca, Gilberto Gil, Wagner Tiso et Ney Mat-togrosso.De mémoire de festivalier, aucun d’eux n’a laissé de marbre un public qui se presse dan» la salle surchauffée du casino, bien avant le début du concert.En ouverture, les spectateurs ont applaudi un homme seul, quelque chose de rare dans la musique brésilienne, dont l’essence même procède de la confrontation de personnalités: Geraldo Azevedo.cheveux poivre et sel ceints d’un bandeau, le visage barré par une barbe en jachère, Azevedo tient en haleine son pubbc par la seule magie de sa guitare et d’une voix très haut placée.Rejoint, le temps d’un titre par Elba Ramalho — une des chanteuses les plus populaires au Brésil—, Azevedo devait sacrifier au rite quasi obUgatoire du rappel.Tania Maria, qui lui succédait, se place un peu en porte-à-faux des brésiUens.Chanteuse de jazz mais brésilienne par le sang elle mâtine ce jazz d’épices : samba ou bossa nova.Djavan, chanteur-guitariste de 33 ans, représente la nouvelle vague musicale brésilienne, qui utihse les ressources techniques modernes sans remer la tradition à LE FILM OUI FAIT SCANDALE LORS DU FESTIVAL DE CANNES EiSfeüiJ 35 MLTOM 842-6053 SELECTION 1FFFICIELLE CANNES^ k L incroyable et triste histoire de la candide Ertncjira el de sa Grand-Mere diabolique "Ne manquez pour aucune ralaoni" — ftlctiard Gay, L» Oavoir 1.25, 3.25, 5.25, 7.25 1, t.25 ELYSEE 2 35 MILTON 842-6053 Le PARISIEN 2 5T CATHERINE O 866-3856 MCOILL Le PARISIEN 3 480 ST-CATHCRINE O 866-3856 MCOll ItSAÜS I / SEM.6.00, 7.50,9.40 3-rvTere diabolique w • erendira SEMAINE 7.00 A S.OO la base de sa culture musicale.Djavan a collaboré avec Stevie Wonder, qui a prêté son harmonica pour une chanson.Il s’est produit au Cool jazz festival de New York, et le New York times lui a accordé les honneurs de ses colonnes.Dimanche, le Festival attendait Miles Davis pour deux concerts, à 16h et à 20h.Lundi, place au jazz traditionnel avec des ensembles universitaires américains.Ouverture, mardi, pour le rock, avec un panaché anglais (Carmel et Chris Rea), américain (Elliott Murphy), et suisse (Stephan Eicher).Mercredi, nuit irlandaise avec le chanteur de Belfast Van Morrison et jeudi un sommet du blues autour du guitariste B.B, King, avec une pléiade de vedettes: Luther Allison, Johnnv Co-PLAND ET Robert Cray.Initiative originale vendredi, avec une soiree les femmes dans le rock, qui rassemblera jenna nannini, sade et slapstick.Le samedi 14 sera consacré à l’Espagne avec, l’après-midi, une série de concerts flamenco dans le petit train de montagne qui chemine entre Montreux et les rochers de Naye et le soir, une nuit espagnole avec le guitariste Paco de Lucia.autour de la tête rousse de Nina Goerres qui manie le chalumeau à la même vitesse que Julian Opie ?Ou évoquer la brillance métallique des signes et des mots sculptés à même le matériau par Pier Cloutier, l’élan de vie à même la mère-oiseau d’Aly Traoré Diop ?.Ce qu’il faut, c’est venir voir, toucher, échanger.S’étonner et questionner, ouvrir ses horizons.De la main au verbe.Et c’est là, justement, le thème du congrès qui doit débuter cette semaine.U n congrès dont l’organisateur Guy Durand — co-fondateur, entre autres, de la revue Intervention — espère un bilan de l’événement; « Comme intervenants, dit-il, j’ai invité des critiques d’art internationaux, des historiens qui sont à la fine pointe de l'art et, évidemment, tous les sculpteurs qui ont été le nerf du Rendez-vous.Tous ensemble et avec le concours des participants de ce colloque, nous allons questionner chacune des activités de l’événement, sans oublier le fait que le Rendez-vous international de sculpture 84 se tient à St-Jean-Port-Joli, avec toutes les factions et les tensions de création artisanale qui y régnent.Je pense qu’il sera fort intéressant de confronter dans quelles conditions administratives, économiques et politiques l’art surgit aujourd’hui.Comment il se fait et se défait, dû à ce que de plus en plus d’administrateurs, liés aux municipalités et aux villes, organisent des événements d’art.Cette réalité favorisant la création d’un pattern où l’administration prend généralement le pas sur ce qui aurait pu naître d’un tel événement mis sur pied par et pour des artistes beaucoup plus auto-gé-rés.» Devant se tenir à l’Auberge du Faubourg, du 12 au 15 juillet, le Congrès recevra entre autres; Nestor Garcia Canclini (Mexique), Dierk Engelken (R.F.A.), Hervé Fisher (France), Bill Vazan (Montréal) et le cinéaste bien connu Arthur Lamothe.L’inscription est de $65.Informations 418-598-3055.ECHOS EN FRANÇAIS l'll(T£initT«TION DES ' PQIJD TOm CSMEOIENS ESI AISOUiENT lEMAIOUAIlE!» ¦A V»»» V es mouvements de protestation avaient commencé dès vendredi, par le blocus (maintenu tout au long du week-end), du «passage du Musée», qui était encore la seule voie de communication entre les deux secteurs de Beyrouth: après cette première manifestation, une délégation des familles des disparus avait obtenu d’être reçue par deux ministres du cabinet libanais et des représentants des milices chrétiennes et musulmanes.Le passage du port a été dégagé au cours de la journée d’hier, mais les manifestants, conduits par des femmes musulmanes, ont continué de bloquer à la fois le passage du Musée et les deux autres voies rouvertes par l’armée.Ils faisaient preuve d’une telle détermination que l’on pouvait se demander si le port et l’aéroport pourraient être rouverts lundi, comme l’avait annoncé sur Radio-Beyrouth, en début de week-end, M.Walid Joum-blatt, ministre des Travaux publics et des Transports.Bien qu’elles n’en reconnaissent qu’une partie, on attribue aux milices la responsabilité de plus de 3,000 enlèvements depuis neuf ans, souvent pour des motifs uniquement confessionnels.Le gouvernement Karamé s’est engagé à obtenir la libération des disparus, ce qui a suscité un certain espoir dans les familles.Celui-ci, cependant, a rapidement fait place à la colère devant l’absence d’action.Ce problème risque fort de compromettre le plan de paix gouvernemental, et embarrasse le cabinet, dans lequel siègent des représentants des principales milices.Plusieurs personnalités politiques sont d’ailleurs très pessimistes quant au sort des disparus: «l’absence d’information concernant ce problème indique que bon nombre des personnes enlevées ont peut-être connu une issue fatale», declare M.Marwan Ha-madeh, ancien ministre et conseiller du dirigeant druze Walid Joumblatt, dans une in- terview au magazine Monday Morning.Cette opinion est partagée par le Dr Jean Ghanem, responsable des «forces libanaises» de la droite chrétienne, pour qui la plupart des disparus «n’existent plus».Un porte-parole des protestataires, M.We-dad Helwani, a cependant déclaré hier que les routes resteraient fermées jusqu’à ce que tous les disparus soient libérés ou que des explications circonstanciées soient données aux familles de tous ceux qui ne réapparaîtraient pas.Par ailleurs, la compagnie d’aviation libanaise MEA a annoncé son programme de vols pour aujourd’hui, premier jour de la réouverture de l’aéroport de Beyrouth.Les délais nécessaires au déblaiement des trois nouvelles voies de passage ouvertes à Beyrouth ont retardé la réouverture du port et de l’aéroport, initialement prévue vendredi.Enfin, M.Rachid Karame s’est entretenu hier des récents affrontements entre miliciens pro et anti-syriens à Tripoli avec des dirigeants et des responsables locaux de la sécurité.Aucun affrontement n’était signalé hier dans la ville, mais des duels d’artillerie ont opposé pendant la nuit des milices chrétiennes rivales — les «forces libanaises» phalangistes et le groupe pro-syrien Marada de l’ex-président Soleiman Frangié — dans les collines à 15 km au sud, indique-t-on de source militaire.«Pourquoi la situation a-t-elle explosé à Tripoli, alors que la mise en oeuvre du plan de sécurité se poursuit à Beyrouth?», a demandé M.Karamé, originaire de Tripoli, dans un discours.Les combats de rue entre le Parti démocratique arabe (pro-syrien) et l’organisation intégriste sunnite Tawheed ont fait au moins 35 morts et 150 blessés la semaine dernière à Tripoli.Mitterrand reprend son bâton de pèlerin au Proche-Orient compliqué Mme Martha Layne Collins, seule femme gouverneur des États-Unis, tient une conférence de presse après un entretien avec Walter Mondale, candidat à l'investiture démocrate.Mme Collins pourrait devenir son colistier aux présidentielles.(Photolaser AP) Hart pourrait devenir le co-listier de Mondale WASHINGTON (AP) - Indécision, réflexion ou savant calcul politique?Les prochains jours permettront de savoir pour quelles raisons M.Walter Mondale attend tellement pour faire connaître le nom de son co-lislier alors que la convention démocrate s’ouvre dans une semaine.Le processus de consultation des candidats potentiels et des personnalités éminentes du parti a pris théoriquement fin vendredi, mais aucune décision n’a été prise.Cette lenteur joue au détriment de M.Mondale, déjà distancé par M.Ronald Reagan selon les sondages.Certaines mauvaises langues du parti .’ont pas tardé à l’accuser d’être aussi fluctuant que l’ancien président Jimmy Carter, dont il fut le co-listier.Pour couper court aux rumeurs, M.Mondale a annoncé qu'il pourrait rendre public le nom de son partenaire dans les tous prochains jours mais sans fixer de date.Plusieurs candidats se détachent: ¦ Gary Hart.Le sénateur du Colorado bénéficie d'un soutien des caciques qui voient en lui le candidat le plus apte à attirer les électeurs indépendants et les démocrates réfractaires aux idées par trop traditionnelles de M, Mondale.Ses bons résultats dans l’ouest des États-Unis garantissent un appoint précieux de voix dans une région où M.Reagan est particulièrement bien implanté.Cependant ses mauvais scores dans le sud doivent être pris en considération.De même sa condescendance caustique à l’égard de Mondale rend difficile une coopération étroite entre les deux hommes; ¦ Mme Ferraro.Cette femme catholique originaire de la communauté italo-américaine de New York ne manquerait pas de séduire l’électorat féminin qui aspire à la présence d’une femme au côté de M.Mondale.Mais, ce n’est un secret pour personne, l’entretien Mondale-Ferraro n’a guère fait apparaître d’atomes crochus.Si Mme Ferraro est disposée à accepter la place, elle entend parler un autre langage que le candidat démocrate; ¦ Mme Dianne Feinstein.Maire de San l'rancisco, elle passe pour une des personnalités les plus en vue au sein du parti.Mais si son entrevue avec M.Mondale s’est très bien passée, sa sélection ne serait guère utile pour le parti.Elle n’est pas en mesure d’apporter la Californie à Mondale et de surcroît, maire d’une ville controversée pour sa tolérance à l’égard des homosexuels, elle pourrait devenir une cible facile pour les Républicains; ¦ Mme Collins.Seule femme gouverneur du pays, elle a pour handicap de susciter les réserves de certains mouvements féministes en raison de ses réticences à l’égard de l’amendement sur l’égalité des droits et autres problèmes annexés; ¦ les maires noirs Torn Bradley, de Los Angeles, et Wilson Goode, de Philadelphie.M, Mondale a paru impressionné par les deux hommes mais il hésitera probablement à prendre le risque de choisir un noir comme co listier; ¦ le maire Henry Cisneros, de San Antonio.M.Mondale a estimé qu’il ferait un excellent vice-président mais M.Cisneros, populaire auprès de la communauté hispanique, est à peine connu en dehors du Texas; ¦ le sénateur Lloyd Bentsen.C’est la seule personnalité reçue par M.Mondale qui ne représente pas un groupe de pressions.Sa sélection permettrait à Mondale de s’assurer le soutien des États démocrates du sud.Mais ce choix aurait un inconvénient, M.Bentsen ne constitue pas un animal politique particulièrement brillant dans ses campagnes.PARIS (Reuter) — Fort d’une position jugée dans l’ensemble impartiale dans le conflit israélo-arabe, le président François Mitterrand reprend aujourd’hui son bâton de pèlerin au Proche-Orient pour examiner les perspectives, à terme, d’un déblocage de l’impasse actuelle des négociations de paix.Le chef de l’État français sera l’hôte, jusqu’à mercredi à Amman, du roi Hussein de Jordanie qui a, au cours de ces dernières semaines, publiquement dénoncé l’absence de crédibilité de la politique des États-Unis au Proche-Orient, du fait, notamment, de son parti-pris israélien.La France n’a cessé, depuis la visite de M.Mitterrand en Israël, en 1982, et son appel à la Knesset en faveur d’une «reconnaissance préalable mutuelle du droit des autres à l’existence», de se démarquer de Washington.Ce démarcage d’un président socialiste que l’on disait en 1981.plus proche d’Israël que des pays arabes, mais qui n’a cessé depuis de cultiver ces derniers avec assiduité à la recherche d’un meilleur équilibre de la diplomatie française dans la région, a été largement illustré ces derniers temps tant au Liban que sur la question palestinienne.La visite de M.Mitterrand à Amman — sa première en Jordanie, mine s’il connaît déjà le roi Hussein pour l’avoir reçu à deux reprises au moins depuis le début du septennat — ne peut avoir que des implications à moyen terme compte tenu du contexte politique régional et international.Les dirigeants israéliens sont ac- tuellement mobilisés par les élections générales prévues le 23 juillet.À en croire les derniers sondages, les travaillistes, qui passent pour faire preuve d’une plus grande souplesse dans d’éventuelles négociations de paix, ainsi que sur la question des terres de colonisation en Cisjordanie occupée, sont donnés favoris.D’autre part, la préparation des élections présidentielles de novembre aux États-Unis entrave toute relance à court terme des négociations non seulement sur la base du plan Reagan d’autonomie interne palestinienne en Cisjordanie et à Gaza dans un cadre confédéral jordano-palestinien, mais également sur l’idée d’une conférence internationale sur le Proche-Orient avec la participation des quinze pays membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, de la Jordanie, de l’Égypte, de la Syrie, d’Israël et de lOr-ganisation de libération de la Palestine (OLP).Une telle conférence, suggérée mercredi dernier par le secrétaire général de l’ONU, M.Javier Perez de Cuellar, fera vraisemblablement l’objet d’un examen approfondi entre le président et le souverain, qui aura également l’occasion d’exposer à son hôte les perspectives de reprise de son dialogue avec M.Yasser Arafat.De source diplomatique, on dit s’attendre à ce que le président français reçoive un accueil chaleureux à son arrivée ce matin à Amman où il sera l’hôte à un déjeuner donné par le roi et la reine Nour, suivi d’un premier entretien avant un diner de gala dans la soirée.On rappelle volontiers à Amman l’appel au dialogue lancé par M.Mitterrand en IsraëL son souci de défendre le «droit» de toutes les parties en conflit «ce qui pour les Palestiniens, comme pour les autres, peut, le moment venu, signifier un État».Une prise de position qui réchauffe le coeur des Jordaniens.Outre le conflit israélo-arabe sur lequel le président français sera un auditeur attentif du souverain, les deux hommes évoqueront très cer- tainement le conflit du Golfe, dans lequel Amman et Paris soutiennent l’Irak, ainsi que la situation au Liban et le rôle joué par la Syrie dans l’amorce d’un règlement politique durable entre chrétiens et musulmans.Pour bien marquer le souci d’équilibre de la diplomatie française et son souci de ne pas se substituer aux parties directement intéressées dans un règlement des conflits au Proche-Orient, le président Mitterrand et son ministre des Relations extérieures, M.Olaude Cheysson, ont prévu trois autres escales à ce voyage pro-che-oriental.Le chef de l’État, en quittant Amman mercredi, se rendra au Caire pour une brève rencontre avec le président Hosni Moubarak, avec lequel il s’est déjà entretenu à sept reprises depuis 1981.Du Caire, M.Cheysson gagnera Israël pour y rencontrer les dirigeants israéliens, dont le président du conseil, M.Yitzhak Shamir, à Jérusalem.Il se rendra ensuite à Damas pour une visite de 24 heures.Le gouvernement Reagan divisé sur les négociations avec Managua WASHINGTON (AFP) - La récente proposition du secrétaire d’É-tat américain George Shultz d’entamer des négociations directes entre les États-Unis et le Nicaragua suscite de profondes divisions au sein du gouvernement Reagan, a écrit hier le Washington Post, citant de hauts responsables américains.La voie de la négociation, ouverte par la visite inattendue de M.Shultz à Managua le 1er juin dernier, se heurte notamment à l’opposition farouche du secrétaire à la Défense, Moscou rétablit ses relations diplomatiques avec Le Caire LE CAIRE (AP) — Le rétablissement des relations diplomatiques entre Le Caire et Moscou fait suite à une série d’ouvertures soviétiques et ne signifie pas que le président égyptien Hosni Moubarak a décidé d’orienter sa politique vers Moscou, estime-t-on dans les milieux diplomatiques occidentaux et égyptiens.Les deux pays ont annoncé samedi qu’ils allaient échanger des ambassadeurs.Aucune indication n’a été fournie sur la date à laquelle les diplomates prendront leurs fonctions.Les relations égypto-soviétiques étaient «gelées» depuis 1978.L’Égypte avait alors retiré son ambassadeur à la suite des critiques soviétiques sur la politique de l’ancien président Sadate vis-à-vis d’Israël.Anouar Sadate avait expulsé l’ambassadeur soviétique Vladimir Poliakov en 1981, l’accusant d’être impli- qué dans les conflits entre chrétiens et musulmans.Selon les milieux diplomatiques occidentaux et égyptiens, la décision a été prise il y a environ deux ans.Le président Moubarak a attendu deux ans afin de ne pas alarmer l’administration Reagan et faire pièce aux spéculations selon lesquelles Le Caire s’apprêtait à retourner dans le camp soviétique.«La décision a été prise à un moment où elle a un impact moindre aux États-Unis et en Israël, tous deux préoccupés par leurs élections», estime un diplomate occidental.Avant l’annonce officielle de l’échange d’ambassadeurs, un conseiller de M.Moubarak, M.Osama el-Baz, avait déclaré que ce geste était «un pas vers la normalisation des relations.Il n’a pas d’autre signification et n’aura aucune conséquence sur nos relations avec d’autres pays».Dès 1982, les ambassadeurs soviétiques au Canada et en France avaient fait savoir aux ambassades égyptiennes que Moscou était prêt à rétablir les relations sur la base d’un «respect mutuel».Pour faire un geste de bonne volonté, les Soviétiques ont accepté en 1982 d’envoyer 66 techniciens travailler dans des établissements égyptiens.Lors de sa visite aux États-Unis en 1982, le président Moubarak avait tenu à rassurer les responsables américains: «L’envoi de techniciens ne signifie pas que Le Caire prend ses distances avec Washington», avait-il déclaré.M.Caspar Weinberger, du directeur de la CIA, M.William J.Casey, du conseiller pour la Sécurité nationale, M.Robert McFarlane, et de l’ambias-sadeur américain aux Nations unies, Mme Jeane Kirkpatrick.; , Ces derniers, partisans de la «ligne dure» du gouvernement américain, font valoir que des négociations directes entre Washington et Managua nuiraient notamment aux efforts du Groupe de Contadora (Mexique, Panama, Colombie, Venezuela) visant à trouver une solution pacifique à la crise centraméricaine.De telles négociations seraient en outre, note le Washington Post, en totale contradiction avec la politique du président Reagan de soutenir les «contras» anti-sandinistes et d’isoler le Nicaragua en renforçant militairement et économiquement ses voisins, le Salvador, le Honduras et le Costa Rica.Certains responsables du département d’État ont avancé l’idée que l’envoyé spécial américain, M.Harry Shlaudeman, devrait s’engager dans des négociations concernant seulement les activités du Nicaragua à l’extérieur de ses frontières.Selon ce point de vue, M.Shlaudeman offrirait de mettre un terme à l’aide américaine aux contre-révolutionnaires si le Nicaragua acceptait de ne pas soutenir les rebelles salvadoriens.Entretiens positifs AMMAN (Ah’P) — I^es entretiens, hier, entre le roi hussein de Jordanie et M.Ya.sser Arafat, chef du comité exécutif de l’OLP, ont été «positifs», a affirmé hier soir à l’AFP un haut responsable palestinien.Selon cette source, ces entretiens ont porte notamment sur la «coopération commune» ainsi que la situation dans les territoires arabes occupés et les dangers qui menacent la question palestinienne et la nation arabe en général.M, Arafat se rendra a Tunis aujourd’hui afin de préparer la rencontre qu’il doit avoir demain à Genève avec le secrétaire général des Nations unies, M.Javier Perez de Cuellar, a conclu le responsable.MAIGRIR, ÊTRE EN FORME JEUNE INTtCRAl OU CURE DE |US Site calme et paisible situé sur Tîle de Montréal Pour renseignements 457-5842 ou 457-5577 JOUVENCE JEÛNE La société des cent ans inc.AeC côcr Kâ\oi> RECHERCHES • MODÈLES • SCÉNARIOS ET AUTRES TRAVAUX INTELLECTUELS SUR DES QUESTIONS RARES ET DIFFICILES C.P.116, Saint-Ferdinand, Qc.GON 1NÜ Tel.: (418) 428-9402 4.399, rue Berri Montréal, Qc.H2| 2P0 Tél.: (514) 521-369.3 Éducation permanente Cours de traduction — Anglais et français Programme de cours du soir donnant accès à un certificat et à un diplôme après trois et quatre années d'études respectivement.Examen d’admission; le 8 août à 18h.Date limite d’inscription: le 7 août.Le nombre de places étant limité, on est prié de s’inscrire au plus tôt.Pour une demande d’inscription: Département de langues vivantes Pavillon de la Bibliothèque Redpath - Salle 214 3461, rue McTavIsh Montréal, Qué., H3A 1Y1 Téléphone: 392-8301 veau Philips PC: plus puissant que l Communiquez avec Systèmes (d’informatique Philips au (514) 284-9333. Le Devoir, lundi 9 juillet 1984 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur Jean-Louis Roy Rédactrice en chef.Lise Bissonnette Rédacteur en chef adjoint-Jean Francoeur Directeur de l’information: Jean-Guy Duguay Directeur adjoint Denis Lord Directeur des services administratifs Michel Paradis PIRE QUE LES LIBÉRAUX Rien n’est décidé officiellement, mais le gouvernement du Parti québécois, reniant son engagement de finir le stade olympique au moindre coût social, vient d’opter pour le parachèvement le plus dispendieux, celui de l’architecte Tailhbert.Alors qu’aucune étude sérieuse ne permet d’é-tabhr que ce chantier et le mât qui en sortira four-'niront plus d’emplois que de déficits, le cabinet a donné mandat à la firme Lavalin de tout faire pour réaliser — immédiatement ou plus tard — le concept originel du mât-observatoire et du toit rétractable.On se croirait revenu à la veille des Jeux de 1976, alors que la même entreprise d’ingénierie était chargée de compléter les travaux et d’en contrôler les coûts ! D’un côté, le ministre responsable de la Régie des installations olympiques (RIO), M.Guy Chevrette, lançait vendredi un chiffre fabuleux des emplois qui seront créés, mais de l’autre, le président de Lavalin, M.Bernard Lamarre, plus franc ou mieux informé, avouait commencer à peine les sondages sur le niveau d’activités économiques générées — possiblement — par le grand ouvrage du parc Maisonneuve.De même, le gouvernement feint d’attendre une dernière série d’études, et de s’accorder un délai de quelques mois encore.Mais en confiant à une même firme, sans plus s’embarrasser d’expertise indépendante ni de conflit d’intérêts, les études de faisabilité et de rentabilité ainsi que la direction générale des travaux par la suite, Québec réédite le coup désastreux et scandaleux d’avant 1976.La RIO a dépensé des fonds publics dans un procès long et complexe avec M.Roger Taillibert pour nous annoncer qu’elle s’en sortait avec des honoraires somme toute raisonnables.Elle s’en est pris pubhquement à ceux qui osaient discuter la gestion qu’elle faisait de ce dossier invraisemblable.Voilà que la RIO se réjouit maintenant, alors que le gouvernement fait reprendre les études, dispendieuses, qu’elle avait fait faire par la Société d’énergie de la Baie James (SEBJ), et que les Québécois verseront quelques millions de dollars de plus à l’architecte français.La RIO, aussi irresponsable que son maître, après avoir prétendu vouloir en finir au plus tôt avec son mandat, se prépare avec ardeur a gaspiller plus de fonds encore dans une solution qu’elle-même écartait voici peu d’années.M.Jean Deschamps, le quatrième président de cette régie « temporaire », en a pour longtemps à çayer la dette post-olympique et à verser des mtérêts ! En vérité, il n’y a plus personne dans le dossier pour veiller aux de'niers publics, pour s’assurer que des études vraiment impartiales seront faites, et surtout pour écarter ceux qui n’ont déjà que trop pillé l’interminable chantier olympique.Les millions pleuvènt pour les administrateurs de la RIO et pour les ingémeurs en mal de contrats superfétatoires.Mais on coupe dans les hôpitaux, dans les écoles, et jusque dans la pitance des mil-üers de chômeurs et assistés sociaux du Québec.Les Jeux sont finis depuis 1976, le gouvernement a changé, mais le cirque de l’irresponsabi- lité continue.Le plus affligeant, c’est qu’on trouve des syndicats et jusqu’à un dirigeant de la F’édération des travailleurs du Québec (FTQ) pour applaudir à ce gaspillage, alors que bien peu d’ouvrage en sortira pour les travailleurs de la construction.Un égal budget engagé, par exemple, dans la rénovation des quartiers de taudis dans les villes du Québec, à commencer par la Capitale, ferait travailler plus de gens encore que Corvée-Habitation.Mais le Québec doit rester différent, et plus bête que les autres.Certes, des députés sont sortis scandalisés du caucus qui a donné son approbation à pareil gaspillage.Mais il n’y a plus de force, à l’intérieur du Parti québécois, qui soit capable de faire échec à ce genre de scandale.Quelques rares, il est vrai, sont dégoûtés de voir le cabinet manquer de fonds pour les jeunes, par exemple, mais en trouver pour les syndiqués de l’enseignement (comme par hasard, au cours de la campagne de financement du parti! ).Mais nul ne se désohdarise plus ouvertement de son mauvais gouvernement.L’administration du Parti québécois est devenue la principale source de démoralisation sociale au Québec.Le PQ est en passe de supplanter les libéraux de l’ancien gouvernement dans le bas électoralisme auquel il sacrifie à la fois ses principes et nos impôts.Et le pire, c’est que ce gouvernement de contrats, de contracteurs et de contractuels s’avère finalement incapable de surmonter la crise économique qui sert d’alibi à ses abus d’aujourd’hui et à ses manipulations de demain.Le PQ a fait appel au sens social et national de maints citoyens pour aider à liquider le moins mal possible ce dossier « épouvantable » laissé par le gouvernement Bourassa.Et des Québécois ont sincèrement répondu au gouvernement.Après s’être pris au vertige d’un ouvrage prestigieux, le public lui-même, retrouvant ses sens, s’était persuadé qu’il fallait laisser le stade inachevé, ou le compléter suivant une formule différente et plus modeste.C’était compter sans le lobby du parachèvement, qui vient d’arracher encore la décision et le budget de $ 70 millions — minimum ! — qui va avec.Les membres du PQ peuvent bien multiplier les congrès : le pouvoir est ailleurs.Ce n’est malheureusement plus le pouvoir que les Québécois croyaient, pour une rare fois dans leur histoire, avoir conquis pour eux-mêmes en novembre 1976.Une clique petitement nationaleuse manipule grands projets et gros budgets dans l’espoir dérisoire de s’accrocher au gouvernement et de tenter un deuxième coup en faveur de !’« indépendance ».Malheureusement pour elle, et heureusement pour le Québec, chacune de ses folles décisions rabaisse la cote de l’actuel gouvernement.Une fin de régime ne s’annonce pas autrement.Mais entre-temps, jusqu’où ira le pillage ?Voilà une belle occasion de tester le sérieux du nouveau Parti libéral de M.Robert Bourassa.— JEAN-CLAUDE LECLERC La « grève » des poilus SI une voiture de la Sûreté du Québec vous prend en chasse sur l’autoroute parce que vous avez négligé de lancer vos deux trente-sous au péage, ne paniquez pas devant le gaillard qui se dressera devant vous.L’habit ne fait pas le moine II porte les jeans, se laisse pousser la barbe et arbore un curieux petit képi vert.La chemise, les gros souhers et, bien sûr, le revolver sur la hanche, c’est tout ce qu’il tolère de l’uniforme réglementaire Remarquez comme il est plus causant Lui si prompt d’habitude à brandir son arme favorite, le carnet de contraventions, le vOilà intarissable sur la pluie et le beau temps, et tout à fait disponible pour deviser sur le point de savoir si la saison des fraises sera bonne ou pas.Vos chances sont même excellentes que vous vous en tiriez avec un simple avertissement.Ou même rien du tout Cette bonne fortune vous étonnera, mais n'en cherchez plus la cause votre poilu est en négociation pour le renouvellement de son contrat de travail.Son accoutrement, c’est sa manière à lui d’emmerder son bourgeois, puisque la loi lui interdit l’exercice du droit de grève.Étonnez-vous, pohment, devant .sa barbe.Il vous répondra que le mmis-tre de la Justice en porte une lui aussi, et que personne ne trouve à redire Alors ’’ D’ailleurs, la charte des droits de la personne., Peut-être serez-vous tenté de lui répondre que .M Pierre-Marc Johnson la porte mieux taillée.Mais vous n’oserez , pas Vous faites bien.En mal de con-! fidence, votre gaillard avouera qu’en ' fait cette barbe l’ennuie et qu’au surplus, elle n’améliore en rien son ap-, parence Gardez-vous de répondre : ' « En effet.» Ce serait tenter le diable.1 * Les 4,400 agents de la Sûreté du Québec, membres de l’A.ssociation des policiers provinciaux, négocient donc le renouvellement de leur convention collective échue depuis le 31 décembre dernier.De multiples rencontres échelonnées sur plusieurs J mois ont déjà conduit à des ententes sur la quasi-totalité des clauses normatives.Un petit vent de panique a soufflé pendant quelque temps, lorsque les négociateurs patronaux ont donné à entendre qu’il faudrait aussi revoir certaines dispositions du régime de retraite.Les pohciers y tiennent comme à la prunelle de leurs yeux.On les comprend.Il s’agit d’un des régimes les plus avantageux qui puisse exister, prévoyant la pleine pension après 25 années de service.Le tollé ne s’apaisa qu’après que l’employeur eut solennellement promis qu’il renonçait à rouvrir ce chapitre.Les négociations achoppent tout de même sur deux points majeurs : les salaires et les patrouilles jumelées.Les poüciers de la SQ, on s’en souviendra, avaient échappé au couperet lors de la dermère ronde de négociations dans le secteur public, à l’hiver 1983.La loi spéciale, décrétant le gel des salaires de leurs collègues de l’éducation, des affaires sociales et de la fonction publique, les excluait expressément Ce qui leur a permis de toucher, cette année-là, la hausse de 10.,'^ % prévue dans leur contrat sans qu’il soit question de la « récupérer » par la suite.Les espnts mal tournés en concluaient que le gouvernement, appréhendant une détérioration du climat social, ne voulait surtout pas se mettre les policiers à dos Mais le moment est venu pour ces derniers de passer à la caisse.L’offre qu’on leur faite n’a rien d’alléchant : gel des salaires pour l’année 1984 et, pour les années suivantes, deux hausses successives égales à la hausse de l’indice des pnx à la consommation moins 1.5 %.Mais l’écart entre les parties n’est pas infranchissable : le syndicat était disposé à se contenter d’une augmentation de 3.5 % pour la première année et l’indexation pour les deux dernières.(Un policier touche actuellement $ 34,149 par année au Québec, contre $32,529 à la Gendarmerie royale du Canada et $ 31,217 en Ontario.) Plus délicate est la question des patrouilles jumelées.Les agents de la SQ n’en démordent pas.C’est un gain qu’ils ont obtenu en 1977 après une grève de sept jours à Drum-mondville à la suite de la mort d’un collègue abattu alors qu’il patrouillait seul la nuit.La Sûreté recherche certains assouplissements à cette règle dans le but d’augmenter le nombre de ses voitures sur la route, notamment en müieu rural.Sans qu’on puisse parler de véritable rupture, les négociations n’en étaient pas moins dans l’impasse.Le 8 mai dernier, les négociateurs patronaux, faisant valoir qu’ils avaient épuisé le mandat reçu du gouvernement, demandaient, comme le prévoit la loi sur le régime syndical à la Sûreté du Québec, au juge en chef de la Cour provinciale de designer un arbitre.C’est le juge Claude-René Dumais qui a été chargé de trancher le différend.Il a 60 jours pour entendre les parties et rendre une sentence qui, sans être exécutoire, devrait peser lourd dans le dossier.•k Les pohciers syndiqués ne désarment pas pour autant.Mais la consigne est formelle : pas d’huile sur le feu, pas de déclarations hostiles, rien qui puisse envenimer le chmat, rien surtout qui porte atteinte à la sécurité du public.On aura noté, en s’en félicitant, que leur comportement lors des fêtes de Gaspé et de Québec aura été irréprochable sous tous les rapports.Par contre, que d’emmerdements administratifs ! Le syndicat déploie en ce sens des ressources d’imagination incomparables.La barbe et les jeans ne sont que la pointe de l’iceberg.Mais voilà que les voitures décrivent de drôles de trajectoires, que s’entremêlent les cartes de crédit, qu’on fait le difficile sur la qualité des pneus.Sans compter les dizaines de milliers de dollars qui quotidiennement n’entrent plus dans les coffres de Trésor pubhc.On verra mieux à la fin d’août, lors du prononcé de la sentence de l’arbitre.D’ICI là, doigts croisés.— JEAN FRANCOEUR LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'imprimerie Populaire.société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement.Montréal H2Y 1XI Il est composé et imprimé par l'imprimerle Dumont, division du Groupe Ouebecor Inc .dont les ateliers sont situés é 9130 rue Boi- vin.Ville LaSalle L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à difluser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Ouebecor Inc .située à 775 boulevard Lebeau, Ville Saint-Laurent.H4N 1S5 Tél 332-0680 LIVRAISON A DOMICILE PAR PORTEUR Édition quotidienne 2.50$ par semaine Le samedi seulement 75' Pour information à Montréal 332-3891.à Québec 687-2022 ABONNEMENT Édition quotidienne 120$ par année.6 mois 62$.3 mois 32$ A l'étranger 130$ par année.6 mois 65$.3 mois 35$.édition du samedi 40$ par année Postez votre chèque ou mandat-poste à LE DEVOIR.211 rue St-Sacrement.Montréal.Québec H2Y 1XI Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Pour information (514)844-3361 Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 OépOt légal Bibliothèque nationale du Québec Jouer avec ou contre les mots' LE MOT DU SILENCIEUX RIEN N’EST plus négatif qu’une affirmation péremptoire .Je viens d’en faire la preuve.* « L’argent est fait pour rouler ».Mieux encore : .pour s’entrerouler.* L’amour-propre est de l’orgueil sans échine.* La chambre d’hôtel donne sur un dépotoir : fenêtre ouverte sur l’immonde.* La flûte de Pan, c’est le crincrin de la flûte traversière.?Le marchand dit au client : « Je vous fais un prix d’ami », négligeant d’ajouter un prix d’ami, après une brouille.Ü! Le paradoxe est un mensonge qui se paie sa tête.* Une bonne copie fait crier à l’originalité.* Je ne défends que mollement mes opinions; ordinairement, je les laisse se défendre toutes seules.* De toutes les publications, les journaux intimes sont parmi les plus désireux d’atteindre le plus de lecteurs possible.Exhibitionnisme de Polichinelle.* Lorsque quelqu’un pardonne une offense, il peut laisser à l’offenseur la désagréable impression que l’offensé n’a pas été touché comme il l’aurait souhaité.Il est plus difficile de penser différemment d’un autre que de penser inversement.Ce qui compte dans « l’image », c’est d’avoir l’air de ., donc de savoir dissimuler la simulation.4 Le soleil, cet éteignoir de nuit.Si grand que, peur du vertige, il ne regarde jamais le bout de ses pieds.4 L’hiver a aussi ses canicules; c’est quand le froid nous brûle.Lorsque nous jouons avec les mots, je me demande si ça les amuse.On a l’inconscience tranquille.4 Heureusement que les enfants ont une extraordinaire imagination; s’ils n’avaient que de la clairvoyance, les parents feraient leur désespoir.4 Un cheval emballé ne fait pas un gros paquet.Il existe plein de braves politiciens; il n’y en a guère de courageux.4 Dans la campagne, le cultivateur fait partie du paysage.4 Il n’y a rien de nouveau ^ sous le soleil.Il est tout sous la lune.4 On n’est jamais si loin de parler d’or lorsqu’on parle .d’argent.î « K Quand de pauvre on devient riche, la plaie d’argent laisse une cicatrice , de parvenu.l 4 I, Si les gens ne vous écoutent pas, écrivez-leur." Quand bien même ils vous la coupent, vous n’en saurez rien.4 U Le singe, un homme qui s’est arrêté en chemin; non ¦' sans raison.4 ' Dieu n’écoute pas toujours ; nos prières; il n’est pas infiniment influençable.4 Un philanthrope est un individu qui aime les hommes' en vrac, mais qui ne les supporte pas en pièces détachées.4 Quand on dit tout haut ce que l’on pense tout bas, on ne pense pas grand-chose.' 4 La vie est absurde, mais l’absurde n’est pas une vie.LETTRES AU DEVOIR ¦ À propos de la visite du pape IL Y A quelques jours, une libre opinion dans les journaux, intitulée « La morale du pape et celle du Québec », débutait par cette citation d’un journahste : « Le contenu des homélies que le pape livrera au Canada inquiète beaucoup » Cette opinion rejoint et confirme ce que j’écrivais, mais dans un autre esprit, dans la tribune des lecteurs, il y a quelques mois : « Je ne crois pas me tromper en avançant que la perspective d’accueiUir le chef de l’Éghse ne ravit pas, dérange et même inquiète certains de nos mibeux catholiques.» À quelques mois encore de l’événement, les frondeurs montrent le bout de l’oreille : un quatuor de prêtres diocésains publie son désaccord et ne se joindra pas à rassemblée du clergé auquel le pape s’adressera.À ma connaissance, ils ne seront pas les seuls et au moins quelques autres prêtres, religieux et religieuses ont l’intention d’imiter leur dissidence.Le père Harvey, avec une subtilité toute jésuitique, a exphqué, dans la libre opinion mentionnée ci-dessus, pourquoi les déclarations prévisibles du pape sur le plan de la morale personnelle, notamment, ne manqueront pas de « nous hérisser ».Le distingué jésuite évoque l’héroïsme d’un Jean-Paul II parcourant les continents pour proclamer urbt et orbi des vérités que l’Éghse a tou-jours enseignées mais que le monde supporte de moins en moins, et d’autre part le niveau de médiocrité spirituelle et de délabrement moral que nos sociétés de vieille chrétienté se déclarent aujourd’hui incapables de dépasser et auquel elles voudraient voir l’Égbse cathohque réduire ses enseignements et ses disciplines.Parlant de nous, le père Harvey écrit très justement : « Il y a une vingtaine d’années, nous avons fait le tour de nos statues et les avons toutes jetées par terre.» Oui, et par quelles idoles les avons-nous remplacées ?Cette question, entre autres, le pape viendra sans doute nous la jwser, et même si certains veulent se boucher les oreilles, il faudra bien qu’on l’entende.On sait que l’héroïsme se porte plutôt mal dans les sociétés occidentales, beaucoup plus en tout cas que la contestation qui l’a remplacé et tend à s’institutionnaliser dans l’Église au nom de la liberté d’expression.Cependant, ce qui peut encore étonner et choquer beaucoup de catholiques, c’est de voir et d’entendre des clercs qui exsudent la tolérance, la concorde, la chanté et la fraternité à l’égard du prochain en général et de ses opinions quelles qu’elles soient, afficher envers le pape et leur Église, à qui ils ont un jour promis librement respect et obéissance, un esprit d’indépendance et de critique désinvolte, dépourvu d’humibté.Ce que souhaiterait cette petite colonie de termites cléricaux, c’est que le pape, lors de sa visite, garde un silence prudent en ma- tière de morale personnelle et de ses multiples ramifications touchant en particulier la sexualité.On lui « suggère » de développer plutôt la notion du péché collectif et social, assez en vogue dans quelques cercles d’Église, et qui se substitue peu à peu à celle de la responsabilité personnelle.Ce qui nous rapproche d’une nouvelle forme d’idéologie religieuse désacralisée où l’Évangile côtoie fraternellement marxisme, rous-seauisme et psychanalyse et dans laquelle, commodément, se diluerait le sens du péché individuel.Il existe — ou existait ?— sept péchés dits « capitaux ».C’est beaucoup pour une époque aussi éclairée que la nôtre ! Ne serait-il pas opportun d’en gommer au moins un (la luxure serait toute indiquée) et de le remplacer par celui de sexisme, plus actuel et dont un de nos évêques vient d’accuser son Égüse ?Le pape, j’ose le croire, sera plutôt d’avis que le chmat social, spirituel et moral de la société est avant tout le reflet et la somme des fautes ou des vertus de chacun d’entre nous et qu’il ne faut pas, dans cette optique, mettre la charrue devant les boeufs, c’est-à-dire prétendre guérir la société avant d’avoir mis ordre à nos comportements personnels.Jean-Paul II viendra parmi nous renforcer une foi chancelante et éclairer des esprits embrumés.Et, aussi, donner une leçon de courage à ceux qui en auraient besoin.Avec tout le respect dû aux évêques, je pense ici à l’attitude habituelle de « respectueuse indifférence » de certains à l’égard du pape et du magistère et qu’un de leurs collègues du Tiers-Monde résumait en ces mots : « On ne contredit pas le pape, on l’écoute, on garde le silence et on continue à agir comme on l’avait toujours fait.» L’un des plus grands bienfaits que la visite du pape puisse nous valoir serait de raviver, du haut en bas de l’Église qui est au Canada, ce sentire cum ecclesta, dans une union qui lui fait depuis SI longtemps et si fâcheusement défaut ! — PIERRE DERMINE Montréal, 25 juin.¦ Bureaucratie et transport adapté 1.ellre lulre.'i.sée à M l.aurence llaiiiiijjmi.président de la ('oinniis.si()n de Iransjxirl de la ('ommunauté uibaine de Montréal NOUS vous écrivons pour dénoncer la bureaucratie grandissante au sein du transport adapté de la CTCUM.L’année dernière, nous utilisions les services du transport adapté de la CTCUM pour organiser des sorties de groupe pour les résidentes du foyer Saint-Marc La démarche était simple .nous n’avions qu’à appeler une semaine à l’avance pour voir arriver le minibus à la porte le jour convenu.Mais depuis septembre, chaque personne qui a besoin d’utihser le transport adapté doit : 1 faire une demande de formulaire de demande d’admission au transport adapté; 2.sur réception, remplir le formulaire, joindre les documents demandés et retourner le tout par la poste; 3.attendre que le comité d’admission daigne se pencher sur le dossier, émettre le numéro de dossier et le retourner au deman- deur; (Temps approximatif : un mois et demi à deux mois.) 4.réserver de façon individuelle son transport pour une date donnée.Ce processus fut mis en pla«e, de toute évidence, pour éviter lès abus.Nous ne savons pas en quoi consistent ces abus, mais le fait de faire profiter au maximumJûe l’été aux résidentes du foyer, (Jii en ont grandement besoin, apres un hiver passé en institution, ^t loin d’être un abus.^ Donc, un assouphssement dejla politique d’accès au transport adapté pour la période de l’élé (d’autant plus que c’est une période de baisse des activités professionnelles et scolaires) esHe minimum que l’on peut exiger,Be l’administration du transport adapté pour répondre aux besoins des résidents des centres d’accueil qui n’ont, bien souvent, aucune autre ressource pour se (Jé-placer économiquement sur le territoire de la CTCUM.“ — SIMON MART^EL directeur, projet « Nouveau Départ ».— SIMONE ROY présidente du comité des bénéficiaires, foyer Saint-Marc, et vice-présidente du Comité provincial des malades.Montréal, 21 juin.¦ U accessibilité au MBA Lettre adre.ssée à M Alexandre tiaudieri, directeur du Musée des beaux-arts de Montréal PERMETTEZ-MOI d’abord de souhgner avec quel enthousiasme furent accueillies des nouvelles telles que la réouverture des portes principales du MBA, ainsi que la présence d’expositions de prestige au Musée ou ailleurs dans Je monde (par le Musée).Des mesures comme celles-là attireront certainement beaucoup de curieux au MBA, et de ce fait, rehausseront son prestige auprès des populations locale et internationale.; Cependant, deux choses me ¦font douter de l’accessibilité du M usée.Le fait que le M usée soit fermé quelques jours pendant lès longs congés des fêtes de la Saint-Jean-Baptiste et du Canada me laisse songeur.D’ailleurs, ce f^it fut très mal indiqué à la porte d’entrée et dans la publicité.Quelle est l’idée de fermer le Musée alors que les congés permét-tent justement à la popultion de se divertir et de se cultiver.ku musée ! ' J’attire votre attention sur iin autre fait concernant l’accessipi-lité : il n’y a aucune mesure au sujet des bicyclettes autour du Nausée.Le Musée se doit de se doter de sytèmes de stationnement Sécuritaire pour vélos près de l’entrée principale.La bicyclette dèit être un moyen de transport populaire auprès des visiteurs du Musée, parmi lesquels se trouvent beaucoup d’étudiants.Puis-
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