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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 12 février 1930
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1930-02-12, Collections de BAnQ.

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Volume XXI —- Numéro 34 Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA.S 6.00 Etats-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3,00 I DEVOIR IVIontréal, mer.12 février 1950 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTHBAL Directeur: HENRI BOURASSA FAIS LE QUE DOIS! TELEPHONE: -SERVICE BE NUIT: Administration: Rédaction: (léraot: * • H Arbour 1241* HArbour 1241 H Arbour 3079 * HArbour 4897 M.Dunning et le “ Montreal Daily Star” Les protestations du minis tre des Finances et les applaudissements du Star — Pour la paix nationale -Le danger de l’agitation actuelle — La voix de la minorité québécoise Ce n'est pas tous les jours que le Montreal Daily Star et M.Dunning se chauffent du même bois.Le fait que le Star vient d’applaudir à de récentes déclarations du ministre des Finances mérite d’autant plus qu’on le souligne que l’accord porte sur une question de grand intérêt national et qu’il peut servir d’utile exemple.La tempête qui fait rage en Saskatchewan depuis quelques mois, et dont personne ne peut prédire les lointaines conséquences, inquiète tous les gens qui ont quelque souci de la paix et de l’unité nationale.Nous le rappelions lundi: la campagne, sur le terrain scolaire, tend à chasser de l’école dite publique (l’école de la majorité locale, parfois fréquentée en totalité ou en quasi-totalité par de petits enfants catholiques) tout ce qui évoque une image catholique, depuis l’emblème de la Rédemption jusqu’à ce costume religieux qui est lié aux plus lointains, aux plus glorieux souvenirs de l’Ouest, que Blancs et Sauvages ont appris à vénérer longtemps avant la constitution des gouvernements actuels.C’est le prodongement, dans les conditions particulières de la province, de la vieille lutte contre l’école confessionnelle, qui sc poursuit un peu partout.Ce fait est si évident, il domine tellement la situation, que, bien qu’une campagne fort antipathique aux non-Anglais et aux Canadiens français en particulier, se développe en même temps que la campagne anticonfessionneUle, et que Mgr l’Evêque de Regina Daily Star, à propos de sa dernière circulaire au clergé, l’a si violemment pris à partie.Dans cet article où l’auteur dressait en épouvantail jusqu’au système de télégraphie sans fil de la Cité du Vatican, inculpait presque de haute trahison l’évêque papiste à raison de sa prétendue allégeance à un souverain etranger, il n’était point fait la moindre allusion aux origines Françaises du vénérable prélat.N’est-ce point assez significatif, assez révélateur des sentiments qui inspirent par-dessus tout celle campagne?Aussi bien ne sommes-nous pas surpris d’apprendre à la fobs et par l’organe des catholiques allemands et par celui des catholiques de langue française, que catholiques de toutes langues se proposent bien de faire front, côte à côte, contre l’agression.Elle les vise tous ensemble; il est logique que tous ensemble ils se dressent contre l’agresseur.M.Dunning n’est ni catholique, ni canadien-français.Mais il a l’esprit assez ouvert pour saisir un aspect de la question qui n’intéresse pas que les catholiques et les éléments minoritaires, li comprend quelle effroyable menace constitue pour la paix nationale, donc pour l’intérêt du pays tout entier, la campagne qui se poursuit dans sa province.Et il a eu le courage, à Regina même,de signaler ce danger, de dénoncer les néfastes agitateurs.M.Mackenzie King avait parle dlans le même sens, il y a quelques mois, on Saskatchewan aussi.Il est regrettable que M.Bennett, qui vient de traverser la province et qui avait cru opportun, des les premiers temps de son accession à la tête de son parti, de placer dans les Cantons de l’Est un discours sur la paix, n’ait pas jugé opportun de parler dans le même sens en Saskatchewan.Outre que cela eût été plus nécessaire—on peut le dire sans nulle vantardise — que dans la province de Québec, cela eût pu confrihucr à calmer la très dangereuse agitation de là-bas.D’autant plus quf, si le cabinet de la Saskatchewan n’est pas spécifiquement conservateur, mais bien coopératif, M.Anderson, personnellement, appartient, comme la plupart des membres de sa majorité, à Ja même famille politique que le chef de l’Opposition fédérale.En tout cas.M.Dunning a parlé et le Montreal Star applaudit à son discours.Le Star ne se contente point d’applaudir, il prédit aux agitateurs — après un succès temporaire peut-être — un échec définitif, accompagné d’un indélébile opprobre.Pas plus que M.Dunning, le Star ne se place, pour le moment du moins, au point de vue particulier des minorités; mais il voit le danger que constitue, du point de vue général de la nation, l’agitation actuelle.C’est un fait qui devrait frapper et émouvoir tout le monde.Entre tous ceux qui peuvent intervenir, dont le témoignage et la voix peuvent porter au loin, il y a d’abord — et l'article du Star nous incite à Iç rappeler — il ÿ a les représentants de la minorité anglo-protestante de notre province.Ceux-là ont le même intérêt que nous tous à la paix nationale; ceux-là en connaissent les conditions et le bienfait puisqu’ils eu jouissent parfaitement.Espérons qu’ils voudront, en grand nombre et largement, faire écho aux protestations de M.Dunning et du Star.Orner HEROUX 1/actualité L’heure provinciale Nous recevons de MM.Edouard Montpetit et Henri Letondal la mise au point ci-dessous, liien que ce ne soit pas l'usane (les lettres au Devoir sont publiées en deuxième pape) nous Ud donnons bonne place: U’Heur» provlnclkld n a fait qtio favo-rl»er lo» artiste# canadiens.S’il faut citer de# nom*, mentionnons M.Arthur Letondal, organiste de la Basilique: M.Benoit Poirier, organiste de Notre-Dame; Mlle Léonlds Létcurneux: Mlle Jeanne Lavlgne; M.Edmond Trudel et ses musiciens; Mlle Camille Bernard; MM Charles Ooulet.louis Chartier.Joseph Saucier.Albert Chamherland, Walter Clappertou.Harry Norris Charles de Ville.Hercule Lavoie.J Audettr Armand Gauthier.Paul Valade.Sylva Alarle.A.Saint-Amand, Mme Alice Allard-Demers, Mlle H4lAne Manny.Mlle Pauline Létourneux Mlle Jeanne Thuot, M.Robert Choquette.M Roland Labelle, M.Oscar O Brien, M.J.Paquette.Mlle ! Jermaine Bruyère, Mlle Juliette Rodrigue.| Mt.Charles Houle, M Sleotte.et les mem-1 bras du quatuor Dubois que l'on peut bien , ".maltitrer comme faisant déaortnn's partie i du monde musical canadien.Outre les ' «rtlstee, 11 y a lee conférenciers n est donc faux d'affirmer que nous ncruefUons plus volontiers l artlate étran- fer Deux seuls ont été admis juaqu'lcl faire partie de nos programmes et nous croyon» que leur presence était Justine*» par leur talent.En effet Mlle Montante, de l'Opéra Comique de Paru, et M.Jean Hirtgaray.de la OatetA-Lyrlque.sont des chanteur» de réputation et nous avoua cru que c'était pour les radjophües une aubaine de les entendre.Et nous n'avons pas fini.Notre programme d'aujourd'hui comprend une chorale rte 120 voix mixtes.des voix canadiennes Le nombre est-11 suffisant?Qu! engsge les artistes?Le directeur artistique, Henri Letondal.qui soumet son choix a l'approbation de son directeur senior, Edouard Montpetit.Il serait injurieux d'affirmer que l'Heure Provinciale manque de tenue La musique que l'on y fait est toujours choisie avec le plus grand soin et parmi la production la meilleure.Nous défions le critique du "Devoir" d'y relever de lu musique ou des chansons csuailles Il n'est pas fait de publicité & l'Heure Provinciale.Le fait de çllre Monsleux X.actuellement en représentation au Théâtre His Majesty's ne constitue pas une publicité.C'est une précision.Et d'ailleurs s'il fallait penser autrement.11 n'y aurait plus moyen de parler.Est-ce que annoncer par T.S.F.Monsieur Z .rédacteur au "Devoir" constitue u»e annonce pour le "Devoir"?Nous reprochera-t-on de faire de la publicité pour l’Institut d'Oka si nous annonçons le conférencier, le R.P.Ixiuls-Marle, professeur en agriculture à Oka?A ce compte-là, enlevons tous lea titres, et même les noms qui.pour certains, constitueraient une réclame peraonneile.(Signé 1 EDOUARD MONTPETIT HENRI LETONDAL Montréal.11 février 1®S0 MM, Montpetit et Letondal ont peine i) contenir leur Indignation.M.McMaster, collègue de M.Honoré Mercier, qui est le Mécène (selon la formule québécoise évidemment: avec l’argent des autres) de f’Hctire provinciale, dirait que c’est un ouragan dans une tasse de thé.Nous n’avons jamais soutenu que /’heure provinciale n’a pas enyayé d’artistes canadiens.Nous avons simplement affirmé, ce qui est un fait incontestable, qu’à peu de jours d'intervalle, elle nous a fait entendre deux fois des artistes d’une troupe d’opérette actuellement en tournée de représentations à travers la province.Nous avons ajouté que cela nous étonne d’autant plus que la valeur des artistes nous semble quelconque.C’est une question d’appréciation.Nous avons eu d'ailleurs Vbonnèteté de faire observer que nous étions peut-être préjuqé.La réclame faite à un théâtre en particulier nous a irrité.M.Letondal (c’est, en effet, comme disait l’autre le ton d’al bien plus que le ton Montpetit qui transpire ou qui bout dans la mise au point) M.Letondal déclare: “Il est donc faux d’affirmer que nous accueillons plus volontiers l’artiste étranger.Deux seuls ont été admis jusqu’ici à faire partie de nos programmes.” Pour adopter le même ton courtois, nous répliquons: que nous n’avons jamais dit ni insinué qu’on accueille plus volontiers à /’heure provinciale des artistes étrangers.Nous avons écrit: "Pourquoi ne donne-t-on pas toujours (le mot est souligné dans notre article) la préférence à des artistes canadiens?” N’est-ce pas le sens commun meme que d’exiger que /’heure provinciale, payée par vos deniers et les miens, fasse valoir des artistes canadiens, toujours?Le ministère des terres, qui a cédé les trois quarts du domaine forestier à des Américains dont certains moquent le premier ministre et nous humilient en sa personne, va-t-il céder aussi le domaine de l’art — c'est le seul, parait-il, auquel tiennent les Latins que nous sommes (car nous sommes de rudes Latins’.) — aux artistes étrangers?Il y a un commencement à tout.Deux fois en quelques jours n’inscrire au programme que des artistes étrangers, c’est déjà un fort commencement.La deuxième affirmation de M.Letondal est également, — pour employer son langage discourtois — fausse.“Deux seuls artistes étrangers ont été admis jusqu’ici”, dit-il, “à faire partie de nos programmes”.Il m’a suffi d'écouter deux fois l'heure provinciale pour le prendre en flagrant délit d’erreur.J’en ai entendu trois: un quelconque baryton, une quelconque soprano et M.Casadesus.M.Letondal niera-t-il le litre d’artiste à celui-ci qui des trois, à mon avis, le mérite le plus, s’il n’est le seul à le mériter?Autre affirmation de M.Letondal: “U n’est vas fait de publicité à /’heure provinciale.” M.Letondal veut sans doute dire que dans la présentation de /’heure provinciale, on ne fait de publicité à personne.^ Car à /’heure provinciale elle-même il est fait beaucoup de publicité.Nous ne le chicanons />as là-dcssus.Mais U importe d’être clair.Cette affirmation est également fausse — toujours pour employer le ton courtois de M.Letondal.M.Letondal se réfute lui-même: “Le fait de dire, écrit-il, Monsieur X.en représentation au théâtre His Majesty's ne constitue pas une publicité.C’est une précision.” Si c’est une précision utile, pourquoi ne l’a-t-il pas employée en parlant de Mlle Montange.lors de sa première présentation?Pourquoi ne l’a-t-il pas employé en la présentant clle-jnime et en présentant M.Ilirigaray en français, à /’heure provinciale de vendredi?C’est donc une précision superflue dont on peut facilement se passer.C’est une précision — publicité, en réalité — qui établit le pont entre /’heure provinciale et le théâtre His Majesty's.Ht voilà pourquoi nous posions des questions auxquelles M.Letondal a eu le plus grand souci de ne pas répondre: “Que donne cette troupe d'opérette?S’en est-on informé?Sont-ce des malpropretés ou des choses convenables?” M.Letondal s’excuse d’avoir substitué des étrangers à des artistes du pays parce que, dit-il, rcux-là sont des chanteurs de réputation.Noua sommes sflr que nous exprimerons le sentiment de tous les ra-diophiles en disant qu’ils ne veulent pas entendre des réputations, mais des voix.Nous croyons que ce qui a surtout fait prendre à M.Letondal le tan rolde, c’est parce que nous citions l’opinion de lecteurs qui trouvent bizarre qu’en certains journaux (oà signe M.Letondal), on fasse de si vifs reproches aux im-presqrii montréalais de ne pas en-j cournqer les artistes du terroir, i Nous n en voûtons aucunement à ; M.Montpetit ni à M.Letondal.Mais ils doivent s'attendre à ce que \ les contribuables gui paient les frais de /’heure provinciale, grâce à des coupes sombres et irréparables dans nos belles forets, en surveillent le programme et le sifflent s'ils le jugent à propos.C’est un droit qu’ils ont acheté doublement, en payant leur permis de radio au fédéral et leurs impôts au provincial.O.S.Q.M.Y.P.Bloc-notes Précision Selon un journal des Cantons de l’Est, il est un point sur lequel “deux quotidiens irréprochables”, ainsi qu’il dit avec une pointe de malice facile, ne s’accordent pas: l’un publie les annonces d’une médecine brevetée qui se couvre d’une soutane et l’autre, — U s’agit du Devoir, — “feint de ne pas vouloir les prendre".Le journal de Sherbrooke risque là une affirmation qui n’est pas fondée.Le Devoir ne feint pas de ne pas vouloir de ces annonces: il ne les veut pas et il y a quelque temps il a même refusé de les prendre, refusé tout net.Cela pourra étonner le quotidien qui nous lance ce petit caillou, mais les choses se sont Lassées de cette façon.A ce que nous savons au surplus, il y a présentement des journaux qui publient ces annonces et qui, d’ici peu de temps, cesseront de les accepter.Ils terminent un contrat en cours et ne le renouvelleront pas.Ce sera l’un des résultats pratiques de la campagne entreprise dans la Revue Dominicaine par le R.P.M.-A.Lamarche, ces mois derniers, et appuyée par le Devoir.Elle en aura d’autres et d’aussi pratiques.Confusion Un radiophilé qui est très au fait des choses musicales nous écrit: “L’annonceur de l’heure canadien-ne-française de musique au poste C.N.R.M.disait hier soir, avant la chanson qu’a chantée madame Edmond Trudel: “Les Noisettes", musique de Dupont.Dupont, musicien et compositeur français, auteur des Bœufs, Ma Vigne, etc”.(suit l’éloge de Pierre Dupont).Je ne sais pas si l’auteur de la musique des Noisettes s’appelle aussi Dupont; il y a eu plusieurs Dupont, musiciens belges, dont l’un, Joseph, est mort en 1899.Mais outre que le style de cette mélodie est aux antipodes du style musical de l’auteur de Ma Vigne, on trouve, en cherchant un ptu, que les vers des Noisettes sont extraits du Valet de cœur, recueil de poésies de Tristan Klingsor (page 135) publié au Mercure de France en 1908 et composé en 1890-1898.Le grand Pierre Dupont est mort, lui, en 1870”.Statistiques Nous l’avons déjà signalé dans le journal, le ministère du Commerce fédéral vient, peu de jours après la publication en anglais d’un petit volume d’environ 180 pages de statistiques et de renseignements sur le Canada, de distribuer l’édition française de la même brochure, — ce dont il faut le louangcr.Elle est de format commode, de maniement facile et pleine d’informations précises sur les différentes activités du Canada.On y passe brièvement en revue la situation présente de l’industrie, du commence, de la finance, de l’agriculture, des pêcheries, de l’hydro-éleetriqne, des transports, du bâtiment, du tarif, etc., pour 1929.R y a aussi une ehrono’ovgie du Canada depuis le début du XXe siècle, une ébauche d’hisioire politique, de la constitution et du mode de gouvernement du pays.etc.11 s’y trouve parfois des affirmations qui prêtent à quelque réserve: ainsi ce passage où l’auteur de ce manuel affirme que “l’histoire du Canada commence avec la découverte en >1497 de sa côte orientale par Jean Cabot.” Notre camarade Benoist, dans toute une série d’article récents, a fait justice de cotte affirmation.Celle-ci est mieux fondée, dans laquelle l’auteur du manuel dit: “C’est Samuel de Champlain qui es4 le véritable fondateur du Canada, s’étant associé avec de Mons pour rétablissement de Port-Royal en 1005; il fonda lui-même Quebec en 1008, faisant plus tard maintes explorations, très loin dans les terres.” G, P.LÀ SESSION DE QUEBEC La gauche fait en vain la bataille contre le bill de la Shawinigan MM.Houde, Duplessis, B1 ain, Tremblay dénoncent la hâte du ministère à faire voter des pouvoirs e xtraordiuaires à cette com pagnie hydro-électrique -M.Grant défend ce projet de loi et M.Taschereau insiste pour qu’il passe — L’amendement de M.Lafleur est défait MM.MERCIER, CARON ET DUGAS PARLENT (Par Alexis Gagnon) Québec le 12.— La bataille engagée jeudi soir sur le bill de la Shawinigan a repris de plus belle hier après-midi, lorsque l’Opposition a déclanché une attaque à fond de train contre ce projet de loi.L’après-midi s’était écoulé dans une douce torpeur somnifère.Dans !u tiédeur languissante de la relevée, M.Honoré Mercier, ministre des Terres et Forêts, avait continué son discours de jeudi dernier.Sans doute rempli d’émulation pur la proclamation du marathon d’éloquence dont le Devoir a parlé la semaine dernière, il a allongé son discours d’un bon demi-mille et remporté le prix avec cinq heures de parcours, soit une heure et demie de plus que son plus proche concurrent.Cette course au championnat n’était pas cependant aussi excitante que l’on pourrait croire L’éloquence du ministre dispose Elutôt à une douce quiétude, à î’ou-li sympathique des critiques acerbes, au farniente des songeries d’après dîner, à cette universelle bienveillance ennemie de la contradiction, tant est persuasive l’argumentation du ministre.Le discours de M.Amédée Caron a fait circuler un souffle plus vif dans le paysage.M.Caron a rappelé poliment et un peu vertement au présent ministre de l’Agriculture qu’il pourra mettre une plume à sou chapeau le jour où il aura accompli autant que son prédécesseur, M.Caron, et qu’en somme l'agriculture n’est pas dans le marasme comme le disent certaines gens.11 a fait l’éloge de M.Taschereau; et comme ce dernier, sur ce dithyrambe, sortait de la salle avec un vif intérêt, M.Caron lui a dit que le jour où il ne pourra plus tenir le flambeau libéral d’autres seront là pour le recueillir.M.Lucien Dugas a ramené le calme.Tout annonçait donc une fin de séance paisible, lorsque le premier ministre a aiguillé le débat sur la troisième lecture du bill de la Shawinigan.M.Taschereau porte une sollicitude spéciale à ce bill.Ainsi vendredi matin, devant une Chambre nratiquement vide, il en a forcé l’adoption en deuxième lecture, malgré une lutte atharnée de M.Duplessis qui réclamait le renvoi au comité.Hier après-midi, M.Taschereau demandait la troisième lecture.Il a expliqué qu’il faut hâter le travail sessionnel, ne pas perdre de temps, en finir au plus tôt.il paraît que ce bill est énormément plus pressé que les autres, car après avoir refusé à toute l’opposition, la permission de se renseigner de nouveau au comité des bills publics.sur le bill de la Shawinigan, M.Taschereau annonça lui-même le renvoi au comité des bills privés, du bill d’Outreinont, rien que pour faire plaisir, dit-il, à M.le sénateur Beaubien qui n’est tout de même ni député, ni chef d’opposition de la Chambre québécoise.L’opposition a engagé la lutte sur le hill de la Shawinigan.Cela a duré tout le reste de l’après-midi et toute la soirée, pour se clore à 11 heures et demie.Les députés oppositionnistes ont sorti l'arsenal des amendements et des votes, le tout agrémenté de discours.MM.Houde, Tremblay, Blain et Duplessis ont accusé le gouvernement de faire passer le bill de la Shawinigan, parce que cette dernière veut acheter la Dcauharnois et ainsi compléter le trust de l’électricité dans cette province.Ils ont demandé au premier ministre pourquoi il est pressé de faire adopter ce bill au point de refuser à l’opposition la chance de se renseigner.Le premier ministre n’a répondu à aucune des attaques lancées par ses adversaires; il s’est contenté d’attendre la fin du débat pour peser sur la pédale à déclic majoritaire.Il s'attendait d’ailleurs au débat, car sur une motion de M.Blain pour ajourner le débat du bill à une autre séance, il a déclaré qu’il n’y avait pas d’autre question à discuter hier soir, sur quoi M.Duplessis a fait remarquer: “Le premier ministre a donc convoqué une séance spéciale rien que pour le bill de la Shawinigan.” M.J.-L.Perron, ministre de l’agriculture et directeur de la Shawinigan s’est abstenu de ce début, malgré les pressantes invitations qui lui ont été faites d’y prendre PafL Au début de la séance de l’après-midi, M.Mercier a fini son discours coupé jeudi soir dernier.M, Mercier M.Grant élu prégiclent de rinstitut de» ingénieur» Ottawa, 12.(S.P.C.) — M.A.-J.Grant est élu président de l’Institut des ingénieurs du Canada en remplacement de C.-H.Mitchell, de Toronto- L'impression est achevée L’impression de la brochurette contenant le discours de M.Rourassa lors de la célébration du vingtième anniversaire du “Devor” est achevée.Les commandes peuvent être remplies au fur et à mesure de leur réception.Ce qui prouve bien l’intérêt suscité chez les propagandistes par la publication de ce discours c’est qu’on nous l’a réclamé avant même qu’il fût sorti des presses.Notre directeur a fait dans ce discours l’historique des événements qui ont conduit à la fondation du journal et de ceux qui Font suivi.C’est en même temps un tableau d'un saisissant raccourci de l’histoire politique et religieuse de la province de Québec et du Canada depuis la guerre d’Afrique jusqu’à Fépoque actuelle.La brochurette, format de poche, a 34 pages et contient toutes les citations omises à raison de leur étendue dans le discours du banquet du 3 février.Elle se vend au prix de îjO.lO l’unité.il.00 la douzaine.$7.50 le cent.Franco dans tous les cas.Adresser les commandes en les accompagnant d’un mandat, d un bon postal ou d’un chèque payable au pair au Service de Librairie du “Devoir”.h M.Mercier reprend son discours au point où il l’avait abandonné jeudi dernier.Il parlait alors du système hydro-électrique de l’Ontario, sa dernière déclaration portant ml- le fait que le coût de l'électricité pour les tramways de Toronto était plus élevé que pour ceux de Montréal.En résumé, il a dit hier qu’il avait étudié le rapport de la Commission hydro-électrique d'Ontario et que scs connaissances ne lui permettaient pas de tirer de conclusions.II a ajouté: “Ce que je sais, c’est que le prix est de $15 par cheval-vapeur à l’usine et que l’on doit ajouter à cela le coût de transmission, de transformation et de distribution qui double pratiquement le prix à l’usine.On répète que l’électricité devrait être distribuée à travers tout le pays.Ce serait une excellente mesure mais le coût de distribution est trop élevé et le nombre des clients par mille trop petit.C’est pour cette même raison que la distribution de l’eau de Taqueduc ne peut se faire dans toutes les paroisses.11 est impossible de distribuer l’eau à de longues distances en partant d’usines de pompage centrales tout comme il est impossible de distribuer l’électricité au loin.Aussitôt qu’une compagnie réalisera qu’il est possible de fournir l’électricité dans les campagnes à un prix raisonnable, elle s’empressera de le faire.“Il est tellement vrai que le coût de la distribution est l’obstacle dans les campagnes que le gouvernement d’Ontario paie 50rè du coût de construction de la Commission hydro-électrique de l’Ontario dans les campagnes et que les contribuables sont aussi appelés à participer au coût de construction par des taxes municipales, question que nous n'avons pas encore abordée au cours de la présente discussion.Je ne voudrais pas que mes remarques puissent paraître critiquer la politique* de l’Ontario.Chaque province a ses propres besoins, ses difficultés, et doit les résoudre le mieux possible d’après la mentalité de sa population.Il faut tenir compte des différents éléments dans les provinces avant de se lancer dans des comparaisons.Mo ncrmettrez-vous de vous signaler l’énorme capital investi dans cette entreprise?Si je ne fais pas erreur.la somme investie dans la Commission hydro-électrique d’On-Inrio est de 297 millions de dollars, y compris les sommes investies par les municipalités pour leurs systèmes de distribution."Le peuple de notre province serait-il prêt à se lanéer dans une telle entreprise?Je ne le crois pas.” Le ministre a parlé ensuite des reproches de l’opposition à propos du capital étranger.Le gouvernement a fait appel au capital étranger et il a été content de la voir affluer.Il admet que le but d’un peuple progressif est d’obtenir son indépendance économique et c’est le sentiment qui prévaut dans cette province, mais il n’en reste pas moins vrai que le capital serai toujours la propriété d’un petit nombre et que pour faire rendre à une province tout ce nu’eile peut aver ses ressources naturelles, il est essentiel qu’on ait des capitaux considérables pour le faire.Il est nécessaire qu'on pense aux marchés étrangers lorsqu’on parle de capital et qu’on réalise que s’il ne fallait compter que sur les capitaux du pays, il serait impossible d’en obtenir suffisamment.“Va-t-on nous reprocher d’avoir, depuis le commencement de la colonie, employé nos efforts à établir notre agriculture sur des bases solides?a demande M.Merci*r.N’est-ce par un fait qu’un pays jeune progresse toujours avec le con-coura du capital étranger, tout coil me les provinces de l’ouest ont progressé avec le capital des provinces de l’est.” , .M.Mercier a rappelé que c’ctait la blocade continentale établie par Napoléon contre l’Angleterre qui avait forcé le capital anglais à venir au pays développer l’exploitation des forêts de pins blancs, ce (pii u donné un débouché nouveau pour les produits de la forêt canadienne.Toute l’histoire du développement forestier recommande la nécessité impérieuse d’avoir beaucoup de capitaux de sorte que l’industrie se stabilisera et grandira en même temps que la prospérité générale.Jusqu’à la dernière guerre, nous avions du capital anglais.Depuis, c’est du capital américain qui permet aux industries du Québec de grandir de façon si mer veilleuse.Ça ne veut pas dire nécessairement que Québec est l’esclave des étrangers parce qu’il y a beaucoup de capital étranger ici.Ceux qui connaissent le système d’administration de nos ressources naturelles peuvent le nier parce qu’on contrôle le capital étranger en le faisant tomber sous le coup des lois du Québec.M.Mercier a dit que ce qui se passait ici au sujet du capital n’était pas nouveau, que la même chose s’était passée aux Etats-Unis et dans les autres pays sans exception, que se priver du capital étranger n’était pas possible sans dun-gers sérieux.Le ministre a parlé des villes qui avaient bénéficié du capital étranger telles que Saint-Hyacinthe, Louisevllle, Sherbrooke, Cowansville, le Lac Saint-Jean, les villes les Cantons de l’est, ajoutant qu’il était inutile de parler de mauvais canadianisme lorsque les villes canadiennes font tout en leur pouvoir pour obtenir du capital étranger.M.Mercier a terminé en disant qu’il espère que les forces morales du peuple du Québec lui permettraient de résister aux dangers insidieux des pays voisins et qu’il ne partageait pas les sombres prévisions de l’opposRion, croyant que le soleil de notre province brille rail encore longtemps, toujours.M.Amédée Caron M.Amédée Caron, député, des Iles de !a Madeleine, et fils de l’ancien ministre de l’Agriculture, a succédé à M.Honoré Mercier.U débute par les compliments d’usage et il par e ensuite d'agriculture.“Je ne suis pas de ceux qui croient que l’agriculture a atteint la perfection ni qu’elle soit tombée dans le marasme, comme certains veulent bien le dire.L’an cien ministre de l’agriculture dans les vingt années qu’il a consacrées a agriculture, a, je crois, accompli quelque chose pour sa province, et si l’honorable ministre de l’agriculture aetue] en fait autant que i ancien ministre, il pourra mettre une plume à son chapeau”.[.'agriculture est une des bases de notre prospérité, et elle a trop d’importance pour qu’on en fasse une question de politique.Elle doit rester en dehors de la politique.M.Caron dit que les seuls moyens (le communication de son comté sont évidemment le bateau, mais qu’ils y aurait lieu à de notables améliorations.Peuplée par des Vcadiens venus des Provinces Ma-itimes.les habitants des Iles de la Madeleine ont conservé des relations étroites avec les habitants des Provinces Maritimes, mais il faudrait d’autres voies de communication avec notre province afin que la population partage plus nos idées, nos aspirations.On pourrait, avec avantage, leur fournir l’occasion d’envoyer la ieune.sse s’instruire dans notre province.Le gouvernement ferait une oeuvre exce lente en s’occupant du reboisement dans les îles, car l’approvisionnement en bois laisse à désirer.il conviendrait aussi d'accorder aux pêcheurs des Iles de la Madeleine les mêmes avantages qu’à ceux de la côte nord, par les prêts d’argent, octrois, tant pour barques et gréements de pf'che que ifans la construction d’entrepôts frigorifiques.Le département de l'agriculture ferait oeuvre extrêmement utile en encourageant l’agriculture.Cel’e-ci a déjà fait des progrès remarqua-b’cs dans le comté, mais il y i encore mieux à faire.L’agriculture suppléerait aux aléas et hasards de la pêche dont les revenus sont souvent maigres.M.Caron dit que si le parti conservateur.avec des hommes de la valeur de Te’lier, Cousineau.Pâte naude et autres n’a nas réussi à prendre le pouvoir, c’étntt que la politique libérale était nonne.Aujourd’hui, l’opposition n changé de méthode.Elle est petite dans les grandes choses et grande dans les petites choses.On s’attaque «ux hommes en particulier.Le chef de (iSuf/e d la dev Z LE DEVOIR, MONTREAL.MERCREDI 12 FEVRIER 1930 VOLUME XXÎ — No 34 LA SESSION QUEBEC énergique, ici trusts et cartels.de- (Suite de la première page) l’opposition déplorait que notre population avec 25r/r de In population du pays occupe une place inférieure dans les domaines de ta finance et de l’industrie.Cependant.il s’attaque au ministre de l’agriculture parce que ce dernier a réussi.C’est de l'inconséquence, et plus, de la jalousie.I/opposition a adopté pour vise: Rions bien, nous mourrons gras.I/opposition en est rendue a faire des farces pour engraisser.Kl le mourra dans sa graisse, puis mirera en decomposition, laissant des souvenirs peu odorants, et une peste qui asphyxiera les oiseaux dont le député de Horion donnait l’autre jour la définition (les go-glus h M.Caron fait alors l’éloge de M Taschereau eu qui il reconnaît un grand homme et un grand patriote.cpii.le jour venu, saura passer h un autre digne de le tenir le flambeau du libéralisme.Yl.Lucien Dupes Aicien Dugas, député de Jo-prononce alors le dernier de la séance sur le bud- M.llettc discours R0'- .Il rappelle les elections complementaires de Compton, de Richelieu et de Montcalm et opine que ces trois élections sont une réponse aux arguments conservateurs.M.lioude prétend que l'on ne devrait pas entrer au comte du crédit, dans les finances publiques, le produit de la coupe de nos forêts.Z’*.^ f 1 I.«lit 1*111*0.l'ora-ferait de la fait mûrir, et qui laisser le blé dc- Shawinigan, Vendredi Jenner, M.Maurice l>uplt\ssi.s aivait obtenu de i faire retrancher deux mots du bill,, mots qui exemptaient do saisie tout j appareil électrique dans une mai- ( son.M.William Tremblay a alors proposé (pic le bill soit renvoyé au eu-1 mité des bills publics pour étude.“Voici, dit M.Tremblay, un des bills les plus importants (pii auront été soumis à la Chambre depuis plusieurs années, un bill qui peut avoir des conséquences très graves et engager l’avenir économique de la province pour toujours.Nous assistons.je crois, à la formation d’un trust formidable qui imposera sa dictature à toute la provinec.“Kn 1928.on nous a demandé de voter une charte, sur requête de financiers qui voulaient développer des pouvoirs hydrauliques à Beau-harnois.En principe, je suis en faveur de l’exploitation de nos ressources hydrauliques par l’Etat., A défaut d’étatisation, j’estime qu’il vaut mieux que la concurrence règne entre les compagnies privées, I)Iutût que de voir couler l’eau de nos rivières, en pure perte et c’est pourquoi j'ai préféré favoriser la formation de la Beauharnois.“Mais je me demande si on ne s'est pas servi du prétexte de la concurrence pour faire voter le proiet de l’an dernier, pour en donner le contrôle à mn Irust qui est en train de tout dominer.Si la Pcauharnois n fait un fiasco de son organisation financier!, on ne prétendra pus que le peuple de la province doive en solder la J note.On ne doit pas permettre a un| attitude aussi Ton invite les on les favorise.l/amendement de M.Tremblay a été battu par un vote de 51 à 7.M.Lafleiir, député de Verdun, a alors proposé que le bill soit renvoyé a l'étude en comité plénier.I.a Chambre s’ajourne pour le diner.L'amendement Imfleur A lu reprise de la séance, le soir, M.Duplessis a argumenté sur l'amendimient soumis par M.I.a-fleur.Le premier ministre, dit M.Duplessis.prétend qu’il faut hâter la législation, que l’Opposition fait de l'obstruction à la marche de la session.Cependant, ce n'est pas l'Opposition qui fait de l’obstruction au débat du budget, puisque depuis la semaine dernière, ce sont les ministres seuls qui se mettent en frais d'éloquence.Le gouvernement fait une étrange besogne.La loi fédérale défend la formation de trusts, monopoles et combines, or le résultat le plus clair du bill de la Shawinigan sera d’en former un gigantesque.Nous demandons -quelles sont les filiales de la Shawinigan et quelles seront les nouvelles.Car la clause 1 du bill lui donne droit d’étendre ses activités dans tous les domaines.La Shawinigan peut s’emparer des privilèges spéciaux accordés par des municipalités, s’arroger tous les droits.Supposons qu’elle achète, comme elle en aura le droit, la Quebec Power.Automatiquement, la Quebec Power sera considérée corn- L’opposition .s'est me ayant les droits de la Shawini-, jes directeurs de gan.Celle-ci pourra hausser les taux, et si on le lui reproche, la compagnie répondra que Tadminis- tionné devant la Commission des Services Publics.Celle-ci les a bien reçus pour leur dire qu’ils devraient établir eux-mêmes l’actif et le passif réel de la compagnie.C’est là la protection qui est assurée aux contribuables On veut donner des pouvoirs illimités à ta Shawinigan.Qui alors l’enipcchera de contrôler une série de chain stores, de magasins, et alors où allons-nous?Noire province est envahie par une série de magasins à chaîne, représentant le capital étranger qui vient prendre nos économies cl contrôler le travail.Nous allons donner la permission de tout faire, de tout laisser à la merci de quelques hommes représentants des capitaux étrangers! Le gouvernement n'a pas le droit de refuser aux députés de se renseigner.Pourquoi le premier ministre s’obstine-t-il tant à ce que les députés se renseignent?A-t-il peur?M.Tremblay se déclare en faveur de l'intervention de l’Etat pour le développement de nos ressources hydrauliques.Le gouvernement n’a lias d’ailleurs raison de se voiler la face, lui qui a étatisé le commet - j ce des liqueurs.En Ontario, la Commission hydro-électrique avec des ressources hydrauliques moindres a réussi à fournir à ses consommateurs l’énergie électrique à meilleur prix, et même à faire de plantureux profits sur l'énergie que , notre province lui livre.Je ne veux pas être dur pour le ! ministre de l'agriculture mais il faudrait tout de même être logique.déclarée contre compagnies ministres.Nous demandons •'> M.Person, directeur de la Shawinigan et ministre de l’agriculture, de de- là Shawinigan.il explique que la Compagnie a beaucoup fait pour le développement de la province et qu’il ne faut pas craindre de l’encourager.il est fort étonné^ de j voir son neveu, le députe des I rois- I I Riyièrcs combattre le bill, et y faire ; de l'obstruction, d’autant plus qu'il j ne s’est pas opposé au bill.M.Duplessis qui rentre en ce moment, déclare qu’il s’est opposé au I bill.La compagnie, dit M.Grant, veut purement et simplement substituer son nom à ceux de compagnies qu’elle possède déjà.L’honorable (député peut-il expliquer comment l’article 2 de la scci I lion 8, sept, Edouard VII, chapitre 104 a été abrogé?demande gravement M.Tremblay.Quasi foudroyé par cette apostrophe stntulaire, M.Grant s’abat sur son pupitre et consulte précipitamment l’article publié par le Devoir sur l'affaire de la Shawinigan.puis se relève victorieux et répond.M.Grant accuse la gauche de faire de la littérature pour les journaux.Elle devrait prendre, dit-il, un autre sujet.Ce n’est pas en combattant la Shawinigan que ça les avancera.Le vote est pris ensuite sur l'amendement de M.Lafleur, qui est battu par 8 à 35 voix.M.Hondo alors propose de renvoyer le bill en comité plénier, en retranchant le paragraphe 1.M.Taschereau répond que la réprobation du paragraphe 1 étant contenue dans l’amendement de M.Lafleur, il n’y a pas lieu à un second amendement.PH lü ill C.c serait la même chose, dit teur, pour le cultivateur qui entrer au débit le produit moisson rpTil a dirait qu'il faut bout.M.Dugas rite les statistiques de 181)5 rc 1897 pour prouver qu’alors le gouvernement enregistrait le produit de la coupe au crédit.L’orateur affirme ensuite que le cultivateur et l’ouvrier ne paient presque pas de taxes et le cultivateurs moins encore que l’ouvrier.1/opposition prétend que la dette municipale a augmenté, mais clic a oublié do mentionner que l’actif a aussi augmenté.Ainsi l’actif des conseils de comté qui était de SHiîl.JOO en 1918 était en 1927 de $405,058.En 1918, l’actif des municipalités était de $150,930,866.Or en 1927.il se chiffrait à $297,307,943.La dette municipale excède l’actif car les propriétés ne sont pas évaluées à lour juste valeur, mais la balance du passif qui était de $34,910,000 en 1918 a été réduite à $4,709,000 en 1928.De même on constate les mêmes choses dans la dette scolaire.M.Dugas demande la modification de la loi des accidents du travail.11 estime que ta loi est une amélioration sur l’ancien état de choses, mais qu’il y a lien à des modifiea-lions.Ainsi il faudrait accorder une plus forte indemnité à la veuve après l’accident dont son mari a été victime, afin qu’elle puisse réorganiser sa vie.En plus il faudrait que le capital quand il est peu considérable soit accordé en entier, M.fiché, député de Témiscamin-guo.ajourne ensuite le débat.trust de tout accaparer, par une ^ ^________________ ______ charte qui lui confère des pouvoirs fau| hausser les taux.La aussi étendus.| Power peut réaliser des bénéfices M.Tremblay cite des statistiques, j’0pérations, mais toutes les dépen-pour démontrer que les prix de 1 e- ,|es aU|res compagnies entreront lectrieité en Ontario, sous la régieten |jgnf, rie compte en même temps a Shawinigan de aux de la Quebec tration d un aussi grand nombre 1.W.H.Price, procureur général, et d’autres membres du cabinet ont profité par des transactions sur les marchés de la bourse; que des courtiers sur le point d’être arrêtés ’avaient versé de fortes contributions à la caisse électorale conservatrice, échappant ainsi à la mise en accusation; que le frère et le beau-frère du procureur général sont dans le courtage à Toronto.M.Price n'était pas présent à la séance de Taprès-midi, mais au début de celle du soir, il donna un démenti catégorique à cette dernière allégation de M.Sinclair.Le premier ministre insista aussi auprès du chef libéral pour qu’il porte ses accusations par écrit, mais M.Sinclair refusa, disant que seule une commission royale serait capable de faire une enquête impartiale sur ces accusations qui viennent, dit-il, non de lui, mais du public.___ La candidature du docteur Généreux Ce soir, à 8 h.15 à la salle Sala-| berry, angle Montcalm et Robin, j une délégation ira offrir la candi-! dature dans Saint-Jacques au Dr Damasc Généreux, membre du comité exécutif.Deux bills sur l’agriculture A la ville ou A la campagne, prasbytère i ou communauté, peut prendre soin df prêtres malades.8 ans d'expérience, bon-i nés références.Ecrire ou demander M Albert Leblanp.Collège Montréal.1931 Sherbrooke ouest.10-3-3( A LOUER Deux logements de 4 pièces, situés paroisse St-Alphonae d’Youville.Très propres.tapisserie, cuisine fermée ensoleillée S’adresser 8394 Drolet.Tél.Cal.1816-W J.n.o A VENDRE EMPLACEMENT DE MEDECIN, à St-Hyacinthe, P.Q.Grand terrain, magnifique maison el bureaux, avec appareils ultraviolet, radiant, morse - wave, hautes fréquences, instruments chirurgie et laboratoire, bibliothèque considérable.Occupé jusqu'à récemment par Docteur L.-A.Beaudry, décédé.S’adresser à Emélie Beaudry, 79 rue Ste-Anne, St-Hyacinthe.25-2-30 ni—i-^-1- - y ~ - Maison d’éducation ERNEST LA VIGNE Organiste à St-Jean-Baptlste Professeur de piano, orgue, théorie, solfège 958, avenue Duluth est Tél.FRontenae 5344 Montr( Très savoureuses Les Viandes Cuites de Notiv Québec.12.— M.J.L.Perron, ministre de l’Agriculture, vient.de donner avis de deux bills concernant /agriculture., I.e premier est une loi modifiant la loi concernant les sociétés de patrons de fabriques de produits laitiers et le second est dans le but de modifier la loi roncemant le département de l'agriculture.,eau cure de Louiseville Les Trois-Rivières.12.M.j abbé Georges Elisée Panneton, cure de Saint-Narcisse, a été nommé curé de Louisevillc.succédant à feu le chanoine L.-A.Dusablon.M.l'abbé Eugène Denoneourt.cure de Sainte-Eore.devient curé de Saint-Narcisse.BUREAUX CHAISES CLASSEURS , 0 m • (n* 1 a A W G34 rue Notre-Dame Ouest êmm mm Montréal de M Andrew des Etats-Unis, tout rotiranf en de la province (Suite à la page 3) Mort île M.Horace OuRsaull Québec.12 (D.N.G.) M.Horace Dus ault, entrepreneur bien connu, est dérédé à l'Hôtel-Dieu de Québec, à l’âge de 4 4 ans.Il était le frère du Dr J.-E.Dussault, député de Lévis â Ottawa.Dîner «le» ancien» d’Europe diner-causerie Un au Cercle | Universitaire n réuni, hier soir, les )f, (,rnnl membrrs de l’Association des in-1 riens étudiant» d’Fvirope.M.M NV.-p.(irant, députe dr Cham- Edouard Montpetit a «lonn
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