Le devoir, 4 juillet 1911, mardi 4 juillet 1911
DEUXIEME ANNEE—No.154 MONTREAL.MARDI 4 JUILLET.19il C.UN SOU LE NUMERO « â- » eA ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS .* « $3.00 UNION POSTALE ., .$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .$1.00 ETATS-UNIS .« *.•»«.SI.50 UNION POSTALE .$3.00 LE DEVOIR Rédadtio Admim^tratiom 71 a RU \ INT-JACQUES MO A EAU TELEPHONES ï ADMINISTRATION: Maia 7461 REDACTION t Maiir7460 Diredleur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! U CONFERENCE IMPERIALE DE 1911 Les citoyens de Montréal se demandent naturellement pourquoi on a décidé d offrir une réception civique au Premier-Ministre, retour a Angleterre.En effet, si cette démarche officielle est fondée sur la reconnaissance du fait que Sir Wilfrid Laurier a assisté au couronnement, comme représentant dû Canada, et sur un désir de lui souhaiter la bienvenue, après son voyage, le motif n’en paraît pas être un dorçt personne puisse se plaindre.Le fait n’est nullement extraordinaire; des centaines, des milliers même de représentants venus à cette fête, de toutes les parties du monde, ont fait identiquement la'même chose.Tous se sont sans doute dignement acquittes de leur rôle.Cette foule immense de représentants officiels vont-ils être des objets de réceptions civiques en rentrant dans leurs foyers?Tout le monde se rappelle le retour du Premier-Ministre au Canada après la fameuse conférence impériale de 1907.On fit, à cette occasion, à Sir Wilfrid Laurier, une réception triomphale.On prétendit qu’il avait sauvé, dans la conférence, l’autonomie du Canada et, de fait, il avait refusé d’accéder à tout projet quelconque ayant pour objet de faire contribuer le Canada au maintien de la suprématie maritime de la Grande-Bretagne.La motion Smartt soumise à cette conférence au sujet de notre participation à la défense navale, 1 attitude de nos représentants, leur refus et leurs discours sont assez connus et ont été, à maintes reprises, cités dans ce journal.On fit beaucoup de frais et d’apprêts à ce moment; tous les vaisseaux, grands et petits, tous les canots, toutes les embarcations de tous les départements, bien garnis et approvisionnés, furent l’objet de réquisitions pour la procession avale qui escorta le Premier-Ministre, dès son arrivée dans le golfe Saint-Laurent ; les feux d’artifice furent prodigués.des salves répétées marquèrent chaque étape, rien ne manqua ; une somme considérable fut dépensée et chargée sans doute à ce compte qui voile tant d’iniquités et qui s’appelle le compte des usines de Sore! et du creusage du chenal Sain!-Laurent.Mais, depuis lors, la face des choses est changée du tout au tout.Nous avons eu la conférence de défense impériale de 1909 et nous avons accepté la construction d’une marine de guerre qui sera dirigée par 1 Amirauté dès 1 ouverture des hostilités.Ceux qui ont pris la peine de lire le compte rea tu de cette conférence savent à quoi s’en tenir sur le but de cette marine de guerre et Sir Wilfrid Laurier lui-même a déclaré en Chambre, (1910), que l’objet de la loi navale était de donner effet à la politique de la conférence de 1909.De plus, un plan militaire a aussi été adopté à la même confé-rence et ce plan est actuellement en voie d’exécution au Canada.Il suffit encore de lire le compte rendu pour comprendre ce que comporte ce projet militaire.La situation est donc absolument le contraire de ce qu’elle était en 1907.La position que le Canada occupe aujourd’hui, sur la marine de guerre, est diamétralement contraire à l’attitude assumée en 1907.Tout homme do bonne foi s’en convaincra en lisant les comptes rendus des deux conférences.Tout le monde est d’aecord quant à cela; il n’y a pas de controverse possible.Mais, enfin, ces deux propositions contradictoires de 1907 et de 1909 ne peuvent pas être également fondées toutes les deux.Si celle de 1907 était patriotique et méritait un triomphe, celle de 1909 devrait être condamnée.L’on ne peut pas avoir raison et tort simultanément sur la même question.Non, il est bien évident que cette réception civique n’a rien à faire avec la marine de guerre, le plan de concentration militaire et l’abandon de notre autonomie fait à la conférence de 1909.Cependant la, presse reptile nous répète sans cesse et sur tous les tons, que la conférence qui vient de finir à Londres a eu des résultats marqués au point de vue de la restauration de notre autonomie navale.Comment donc! mais alors ceux qui, dans Drummond et Artha-baska, déclaraient que notre autonomie avait été sacrifiée eu 1909, avaient-ils raison?Nos droits étaient en danger alors, puisqu'on a dû les restaurer et protéger cette année?Que s’est-il donc passé à cette conférence du mois dernier?Personne ici ne le sait d’une façon certaine.Nous u’en serons informés que quand nous aurons le compte rendu complet de cette réunion ; non pas un rapport TRONQUE comme en 1909, alors que, seuls, des députés ’privilégiés, des deux côtés de la Chambre eurent accès aux notes intégrales.Il faut dire, de suite, que si des mesures ont été prises pour assurer nos droits et refaire l’oeuvre injuste et néfaste de 1909, alors le peuple a eu raison de protester, et nous devons quelque chose aux électeurs de Drummond qui n’ont pas craint de dire leur pensée sur ce que tout le mon.de appelle aujourd’hui, d’un bout à l’autre du Canada, la folie de la marine.Tous ont hâte de connaître les décisions de cette dernière conférence, mais de grâce! qu’on nous donne le compte rendu complet que nous avons le droit d’avoir, sans soustraction, et qu’on nous donne la version française en temps utile.Surtout pas de blagues renversantes, qu’on n’oserait pas sortir dans les autres provinces, et qu ’on croit faire avaler chez nous.Nous avons dénoncé les projets de 1909, parce qu’on voulait nous rendre solidaires de toute la politique, de toutes les guerres de l’empire.sans droit de représentation ou de consultation pour nous.Est-ce qu’il y a quelque chose de changé dans cette situation que nous avons qualifiée d’intolérable?Que signifient, par exemple, ces zones mystérieuses dont les journaux aidés nous parlent au sujet de la marine de guerre?Seraient-ce des mers et rivières, bains ou golfes où des nations en guerre avec la Grande-Bretagne, consentent d’a-fance à.ne pas poursuivre et couler nos croiseurs de seconde main et de cinquième qualité?Le pavillon adopté pour notre marine est-il.oui ou non, le pavillon de l’Amirauté?Si oui, alors comment ose-t-on emplir l’électorat en lui vantant l’autonomie navale du Canada, chose ridicule du reste, comme tout le monde le sait ?Quand l’Angleterre aura un différend à vider par la force avec une nation étrangère, et que les vaisseaux de guerre de cette nation étrangère rencontreront notre Niobé ou notre Rainbow, sur la haute mer, battant le pavillon de l’Amirauté, qu’arrivera-t-il?Il a rrivera ceci : Nos croiseurs autonomes, dans quelque ZONE qu’ils puissent être auront à choisir.Ils devront combattre ou se rendre à discrétion.Mais, disent les hâbleurs, il faudra consulter le Gouverneur-Gé-néral-en-conseil et, de plus, il faut convoquer les •Chambres, c’est écrit dans la loi et ils lisent les clauses de l’acte naval à l’appui, pour mieux blaguer encore.Le dreadnought belligérant ne s’attardera pas h ces facéties qui ne valent que dans des assemblées politiques.Il coulera, s’il le peut, le vaisseau hostile sans se soucier d’autre chose et dès lors, nous serons en guerre, sans même le savoir et sans avoir eu le temps d’y penser seulement.Sans doute que le comité civique chargé de la réception officielle, nous procurera des renseignements précis sur tous ces points intéressants.F.D.MONK.LA CONFÉRENCE IMPERIALE UNE SERIE D'ARTICLES DE M.BOURASSA.La conférence impériale est terminée et les journaux européens nous ont apporté sur le sujet un grand nombre de documents.M.Bourassa commencera, probablement demain, la publication d’une série d’articles sur cette Conférence .et sv.-3 sujets qui sy rattachent.BILLET Dü SOIR NOS PETITS Le métier de père de famille comporte de rudes charges et les célibataires ne peuvent se.rendre compte de tout le trouble que l’on a pour élever des enfants.C’est peu de chose encore, lors-, qu’ü s’agit des garçons; comme disent les habitants, “ça se charrie tout seul.’’ La tâche est autrement difficile si les rejetons appartiennent au sexe charmant qui nous donna les belles-mères.On craint toujours de faire tort à leur avenir en prenant telle ou telle décision.Pour ma part, je n’ose songer sans frémir au manient solennel où un monsieur, plus ou moins quelconque, viendra, très poliment, d’ailleurs, me prier de passer la main en lui accordant celle de ma fille.Comment vais-je le recevoir, celui-là?Prendrai-je un maintien digne et froid ou un ton protecteur?Ne vaudrait-il pas mieux être jovial et badiner un peu, pour ne pas effaroucher le père de mes futurs petits enfants.Ce sont là des ensers qui me donnent le cauchemar et je m’efforce de les rejeter.D’autant plus que j’ai du temps devant moi, puisque ma fille aînée, qui est aussi ma fille unique atteignit son sixième printemps.à Noël dernier.Pour le moment les troubles qu’elle nous donne, sont compensés par un tas de naïvetés débitées avec le plus grand sérieux.Depuis un an, déjà, elle a commencé “ses cours’’ et on se demande de quelle dose de patience ces bonnes soeurs sont douées, pour inculquer tant de choses, en si peu de temps, à des enfants aussi jeunes.Ses connaissances sont, ma foi, aussi nombreuses que variées.Elle ânonne, délicieusement dans son alphabet, “même, les syllabes de beaucoup de lettres, comme g-r-a-n-d”; compter jusqu’à 100 ne rembarrasse pas, et elle sait ourler un mouchoir comme père et mère, mieux même, car j’avoue que dans cette “job” je serais plutôt gauche; il paraît qu’elle excelle à faire, le point de chaînette,.J’ignore, pour ma part, ce que cela peut bien être, mais ce doit être, très joli.Qu’est-ce donc.,qu’elle connaît encore, ma grande fille de six ans?Ah! oui, je lui ai entendu dernièrement tapoter d’un doigt, sur le piano “A la claire fontaine”, ce qui prouve qu’elle a des dispositions musicales.Vous me direz que Mozart, à son âge, avait déjà composé une messe en musique.C’est bien vrai, mais il était allemand., lui, ce n’est pas la même, chose, et puis, dans son pays, les messes sont peut-être plus faciles qu’ici.Il est possible aussi que Mozart se .spécialisait et, qui sait, lorsqu’il jonglait avec les points d’orgue, s’il n’aurait pas été incapable d’épeler des syllabes de beaucoup de lettres, comme, “g-r-a-n-d.” Par exemple, où elle se montre forte, ma Julienne (vous ai-je dit qu’elle s’appelle Julienne?) c’est en Histoire Sainte.Ca.c’est son dodo,, avec, la gymnastique.Elle connaît sur le bout des doigts la rie d’Adam et Eve d elle juge très sévèrement la conduite du nommé Cain, le patron des fratricides.Et tenez, une chose vous prouvera que sa science est bien réelle -, le mois dernier, une inspectrice étant venue visiter la elassc, ce fut Julienne que sa maîtresse interrogea sur cette, branche.Or.vows savez que, dans res oc-cas ions Jà, on questionne toujours “les plus capables.” Il s’agissait, dans l’occurrence, d’expliquer les aventures de ee, pauvre Moïse, recueilli, au bord du Nil, par la fille ele Pharaon.On se rappelle qu’ü avait été déposé là pour échapper à la tuerie qu’avait ordonnée le souverain.Mais demande l’inspectrice, par qui le roi faisait-il rechercher tous ces malheureux petits garçons?Et Julienne de répondre sans hésiter: “Par des policemen, ma soeur.” Quand je vous disais qu’elle en sait long, ma fille.JOS.VERVIERS.EN DEUXIEME PAGE : La lettre de France de M.Joseph Denaia.1.EN CINQUIEME PAGE : Le conronnement de Geoges V, •ar Edouard Dramont.Dü NEUF ! POUR LA “PRESSE” La Presse nous a faussé compagnie hier soir.Ce n’est pas gentil de sa part : nous lui témoignons assez d’attentions pour qu’elle ne nous quitte pas aussi brusquement et sans donner la moindre explication.On 'dirait vraiment qu’elle boude et ce n’est pas beau! Il est vrai que la Presse pourrait, dire qu’elle attendait, pour continuer la conversation, notre réponse à sa dernière amabilité ; mais ce serait une simple défaite.La Presse est en dette avec nous: nous lui avons posé toute une série de questions auxquelles elle paraît décidément ne pas vouloir répondre.Et nous avouons que cette extrême discrétion de la part de gins qui en manifestent si peu d'habitude, ne fait qu’aiguiser nôtre curiosité; et, si nous en croyons les échos qui nous viennent d’un peu partout, beaucoup de gens sentent comme nous.* * * Nous serions particulièrement curieux de savoir — et c’est un désir dont nous avons fait part à la Presse il y a quelques jours déjà — pourquoi, iüi 1908, la Presse, qui fait si grand étalage de sentiments patriotiques, a viole liment et persévéramment combattu le mouvement, en faveur, de la reconnaissance publique des droits du français?Nous serions curieux de savoir pourquoi, le printemps dernier, la Presse qui pose volontiers au champion des intérêts populaires, a trouvé le moyen de servir si habilement et si audacieusement les intérêts d’un groupe de financiers qui voulaient prendre à la gorge la ville de Montréal.Nous serions curieux de savoir surtout comment il se fait que cinq ou six jours avant le dépôt du projet de loi préparé par le trust du tramway, alors que tout le monde en ignorait le premier mot.la Presse s'est trouvée à publier, le, même jour et à la même heure que la Patrie, un article qui ressemblait comme un frère à celui que donnait sa voisine et qui préparait fort habilement la besogne du trust.La Presse à ce propos nous a parlé de télépathie.Le mot est savant et la chose fort mystérieuse encore: la Presse nous ferait grand plaisir, clic ferait grand plaisir à nombre de ses lecteurs si elle dénonçait on termes clairs et précis les influences qui l’ont alors iélêpaihée.Nous sommes assurés que, si elle voulait donner le récit complet de cette opération, elle intéresserait passionnément le public et tout spécialement ses lecteurs, nui se sont maintes fois demandé le pourquoi d’une aussi curieuse aventure.H y a là une primeur que des gens aussi amoureux du scoop devraient être fort empressés à dénicher.• * * La Presse est si aimable pour nous de ee temps-ci que nous ne voudrions pas nous montrer trop exigeants à son endroit; mais il semble vraiment qu’elle pourrait nous manifester un peu plus d’égards.Nous n’avons pas la moindre oh jeetion à ee qu’elle nous traite de pomographes, de menteurs, de calomniateurs, de salisseurs de réputations; venant d’elle, ces qualificatifs ne peuvent faire de mal A personne; mais n’est-elle pas assez riche pour nous faire servir des injures inédites?Nous avons rappelé l’autre jour —et elle n'a pas contesté le fait— que sa belle phrase sur le Bottin de la diffamation venait tout droit d’un plaidoyer de M.Cruppi; voici que M.Fournier rappelle dans l’Action que l’une de ses adaptations récentes de la parabole de la paille et de la poutre a été prise tout entière dans les Vlan de son propre journal.Ce n’est pas chie, et nous méritons mieux que cela.Que la Presse au moins nous serve des injures nouvelles! Orner HEROUX.Nouveau consul de T Argentine Ottawa, 4.— M.Carlos A.Ga-larce, le nouveau consul de la République Argentine, à Ottawa, sera ici le 5 ou le 6 juillet.M.H.Mayer, le consul actuel, en a été avisé hier.Celui-ci partira le 12 pour l’Angleterre, où il rejoindra sa famille.Elus commissaires MM.S.Laurin et, E.Miargentha-ler ont été hier élus commissaires d’école du village de Bordeaux.Une franchise qu’on admire Si la politique de M.Borden ne commande pas l’approbation de tous, sa façon de l'exposer au moins lui vaut les éloges les plus sincères de la presse indépendante et même adverse.Le Canadian Courrier pour un, bien qu’ardent réeiprociste, rend hommage à la franchise du chef de l’opposition.“Le monde aime un batailleur, écrit le Courrier', “Si M.Borden tient bon jusqu’au bout, il conservera peut-être ses anciens partisans dans l’ouest.Il en appelle à leurs instincts les plus élevés, et, s’ils se croient obligés de voter contre lui à cause de leurs convictions réciprocistes, il conservera nu moins leur respect.Il y a trop de maniganceurs dans la vie publique et il fait plaisir de constater que M.Borden n’appartient pas à cette catégorie.’’ L’appréciation do la Tribune, de, Winnipeg est encore plus importante à cause de son attitude si déterminée en faveur de la récipro cité et de son peu de sympathie pour les conservateurs eu général.“La visite de M.Borden dans 1 Ouest,’’ dit la Tribune, “produira beaucoup de bien.Le chef de l’opposition a remis en honneur un ancien idéal qui semble nouveau pour la majorité des hommes publies au Canada, M.Borden dit au peuple exactement ce qu’il fera à propos d’une grande question d’intérêt public, s'il est porté au pouvoir.Il n’y a pas d'équivoque, et il ne pourra y avoir de déception.Los agriculteurs disent y u ’ils veulent telle et telle chose et dans le plus clair langage, M.Borden dit qu’il s’opposera à leur désir jusqu’au bout,de sorte que s’il est victorieux, chacun saura ce qu’il entend faire.Le langage de M.Borden lui fait par conséquent honneur.” C’est ee que disait également ici le directeur du Devoir, il y a quelques jours.Peut-on espérer que l’exemple sera suivi, et que tous ceux qui s’occupent de questions d’intérêt public reviendront au bon vieux temps où l’exploitation des masses était moins facile, parce que la parole des chefs était plus franche?Espéronsde.Le peuple peut beaucoup dans ee sens en appréciant à leur juste valeur les hommes francs et les faiseurs.Le moment est peut-être bien choisi pour rehabituer les foules à la franchise.Après vingt-cinq ans de dissimulation, de faux-fuyants, d’attitudes à double et triple sens sur les questions essentielles, l’électorat doit éprouver le besoin d’une réaction.C’est à la franchise quelquefois brutale que M.Whitney dut en grande partie son premier triomphe et qu’il doit aussi sa consolidation au pouvoir en 1908.JEAN DUMONT.Les “ Billets ” de Lozeau M.Lemieux traite M.Fielding de menteur DES FAITS ET DES TEXTES S’il faut eu croire le “Herald” d’hier, M.Rodolphe Lemieux, ministre des Postes, aurait déclaré à Plessisville : “NOUS AVONS- CREE LA MARINE POUR PROTEGER NOTRE TERRITOIRE ET NOS COTES, ET QUAND ON VOUS DIT QUE NOTRE MARINE EST UNE MARINE IMPERIALE, ON VOUS DIT DES MENSONGES.(WE HAVE CREATED THE NAVY TO PROTECT OUR TERRITORY AND OUR COASTS, AND WHEN THEY SAY THAT OUR NAVY IS AN IMPERIAL ONE, THEY ARE TELLING FALSEHOODS.)” Or, il suffit d'ouvrir le rapport des débats parlementaires pour la session dernière, pour constater que cette appellation de menteur, jetée par M.Lemieux à la tête de ses adversaires, frappe en pleine figure M.Fielding, ministre des Finances et collègue de M.Ijemieux dans le gouvernement du Canada.Lisez d’abord à la page 7862 des débats français, séance du 19 avril 1910, cette déclaration de M.Fielding qui dit brutalement ce que pense de, notre participation éventuelle aux guerres de l’Empire, le premier ministre de demain : “JE DECLARE QUE CHAQUE FOIS QUE LA NATION ANGLAISE SERA EN GUERRE AVEC UNE GRANDE PUISSANCE, PEU IMPORTE QUE CETTE GUERRE SOIT JUSTE OU INJUSTE, TANT QUE NOUS FERONS PARTIE DE L’EMPIRE BRITANNIQUE, QUEL QUE SOIT LE GOUVERNEMENT QUI SERA AU POUVOIR AU CANADA, IL SERA DE NOTRE DEVOIR DE PRETER MAIN-FORTE A LA MERE-PATRIE; ET JE DECLARE QUE LE GOUVERNEMENT AU POUVOIR PENDANT UNE TELLE CRISE, QU’IL SOIT LIBERAL OU TORY, S’IL NEGLIGE D’OBEIR A CE SENTIMENT, SERA ANEANTI ET MERITERA DE L’ETRE.’’ Ce n’est pas tout, tournez quelques feuilles et, à la page 7870, vous trouverez ceci : “TOUT NAVIRE CANADIEN FAIT PARTIE DE LA FLOTTE ANGLAISE, VOGUANT SOUS PAVILLON ANGLAIS, SOUMIS A TOUTES LES LOTS DE LA GRANDE BRETAGNE.” Et lorsque M.Borden pose nu ministre cette simple question : “Pourquoi ne pas le dire dans le projet de loi ?’ M.Fielding répond : “IL N’EST PAS NECESSAIRE DE LE DIRE DANS LE PROJET DE LOI.CERTAINES CHOSES SONT TELLEMENT SIMPLES ET FACILES A COMPRENDRE QU’IL N’Y A PAS LIEU DE LES ENONCER EN TOUTES LETTRES.”.page 7870).“NOUS VOULONS QUE CHACUN DE NOUS ET CHACUN DE NOS ELECTEURS, LORSQU’IL IRA A BORD DE CES NAVIRES CANADIENS, —CANADIENS EN TEMPS DE PAIX ET IMPERIAUX EN TEMPS DE GUERRE—PUISSE SENTIR QU’IL EST UN DES PROPRIETAIRES.” (page 7947).11 est donc impossible d’être plus clair, et c’est à lo figure de M.Fielding que M.Ijemieux jette son qualificatif de menteur.Le ministre des Finances accept^ra-t-il bénévolement d’être traité de la sorte par son jeune collègue ?UNE JOLIE NOTE DE MADELEINE Notre excellente camarade Madeleine écrit dans la la ‘‘Patrie”: L’HEURE HARMONIEUSE” Ils sont bien jolis, les billets du soir, dont M.Albert Lozeau nous donne un coquet volume.Délicieusement pensés ils prouvent, ces billest doux, que M.Lozeau écrit tout aussi Lien la prose que les vers.Je détache de e charmant volume où il y a du rire, un joli rire qui sonne clair et franc do la mélancolie, du sentiment, et bien aussi de la philosophie sereine, cette page exquisa intitulée ‘‘l’Heure harmonieuse ’ ’.“La musique, ee soir, heree comme une vague mourante.Elle est si douce qu’elle se fond dans l’air et se dilue dans le silence.Note à note s’égrène la mélodie, comme la fleur, s’effeuille pétale h pétale, sans bruit.Et l’harmonie flotte, poussière de sons, dans l’atmosphère paisible.La musique est douce, douce.L’om bre en est tranquillisée, le coeur saisi.Presque rien pour l’oreille, tout pour l’éme.Je no sais quoi dans l’heure endormie la subtilise l'évapore.Elle semble venir de très loin, peut-être du fond de mon passé, comme une brise qui aurait fait le tour de la terre; et je no sais si la chanson est en dedans ou en dehors de moi,\tant elle est douce, douce, douce.Et cependant, elle est forte comme une puissance céleste, puisqu’elle bouleverse mon être et fait pleurer mes yeux.Je l’entends à peine, mais elle exulte en moi, tel qu’un orgue au matin de Pflques, tel qu'un orchestre innombrable, tel qu’un carillon triomphal#' Ha douceur formidable enivre mon cerveau, comme un vin de France ou d’Italie.Pourtant, je ne perçois qu’un peu de bruit qui palpite, — le battement de mon coeur, peut-être — tant elle est doncOf-douc^ djouce,,,, Moi seul l’entends — si l’on peut dire, — cette musique qui passe avec des ailes de vent.Elle évoque quelque chose qui ressemble è une fleur ou un visage.P'est imprécis comme une brume, inconsistant comme un nuage.Je ne sais ce que c’est — peut-être un souvenir, peut être un songe, peut-être rien, comme cette musique douce, douce, douce est peut-être irréelle.Par c’est lo soir, dont l’àmo no se défie pas, le soir magique et mystérieux.Le moindre souffle est comme un archet qui joue sur nos nerfs la mélodie vraie ou fausse, selon le jour et selon la vie.A cet instant, si la douleur indicible d’une musique que je n’entends pas m'émeut jusqu’au bonheur, si je le sens, si je l’écris eu vérité, j’ignore pourquoi, mon coeur m’est inconnu.” O la jolie musique qui chante en l’âme de ce poète I MADELEINE.Le ‘‘Collier's” a aussi consacré au livre de Lozeau une note fort aimable et qiie nous reproduirons bientôt.Rappelons à nos lecteurs que le livre est en vente chez Lozeau, 604, avenue Laval, et aux bureaux du “Devoir”, 71a rue Saint-Jacques, au prix do 25 sous.C’est pour rien, et tous les aum-, teurs de jolie littérature se doivent d’avoir ce livre sous la main.Sur le Pont d’Avignon.Le “Presse” publiait hier une gravure représentant un chien exténué étendu par terre.C'est probablement celui do la maison.Il n ’y a qu 'un Rodolphe Lemieux pour se préoccuper du protocole par un temps pareil.“Dans la hiérarchie” de maître Rudolph nous rappelle ce hodeau qui n’osait donner son opinion sur la question scolaire parce qu’il “se trouvait un peu du clergé”.Comme ça, quand on invite quelqu’un à prouver ses accusations, il faut tenir compte du rang, du milieu où on l’invite, des circonstances et dépendances, etc.1.demment, M.Turgeon ne connaissait pas tous les secrets du protocole quand il fit le fameux geste dont il n ’a jamsis relevé.Rien qu'à lire la “Vigie” on voi qu'il fait encore plus chaud à Québe qu’il Montréal.“Quelle réponse retentissante de ne castors que' eotto bombe lancée hie dans les rangs de la procession Euohe ris tique, à Madrid, au coeur do la ca tholique Espagne!.” s’écrie Ulri Barthe, frappé d’un coup de soleil.Le passage de M.Rodolphe Lemie à Québec coïncide avec Ja publicatii par le “Soleil” d’un articJo-réclan pour le ministre des Postes.En voilil un qui croit en l’efficaca de l’annonce.Un garde du pénitencier de Saint-Vincent de Paul se donne beaucoup de mal conlre lo “Devoir” de ce temps-ci.L’Imprudent ferait mieux de conceu trer toute son attention sur sa propre besogne.Scène d’intérieur.Rodolphe prenant connaissance de l’invitation de M.Bourassa: —Et il pense que je vais accepter, moi ministre, chef do district, plénipotentiaire au Japon, moi, (se plaçant en face du miroir), Rodolphe Lomioux, aller rencontrer Bourassa chez lui! Non! Rodolphe fuit mais ne se rend pas! (Le capitaine-secrétaire entrant.) : Ah! maître, ai votre peuple vous voyait dans cette grandiose attitude!.Rodolphe.—Est-ce que je no suis pas toujours grandi Le capitaine.—Oui, mais.Rodolphe.—Tu oseel.L’arrivée de M.Oonin à Québec coïncide avec une tempête effroyable.Qui voudrait être de la “race” de Rudolph ne serait pas sûr d’être de la famille.Et comme la famille passe toujours avant la race avec M.Lemieux, mémo au point de vue pratique il vaut encore mieux s’éviter l’humiliation d’être de cette race.La discipline a voulu que M.Adélard Lanctflt, lo député peintre de Sore’ reçut les honneurs des Zouaves.Adélard a cependant pu lire sur la figure d’un grand nombre le mépris intérieur que l’obéissance ne réussissait pas à dissimuler.D’autres ont refusé net de participer à cette démonstration.O'est le temps do répéter: Bonne renommée vaut mieux que maison peinturée.Non, M.Jacques Bureau -n’était pas ù Plessisville.Mais il a envoyé une dépêche qu’il faut lire: Trois-Rivières, 1 juillet 19H.“Hon.Rodolphe Lemieux, Plessisville, “Je regrette infiniment que des af< faires urgentes m’aient mie dans l’impossibilité de me rendre à Pleseisvillo# aujourd’hui.J’aurais voulu être là pour prouver à mon ami Savoie et drie à ses électeurs toute l’estime et l’admiration que j’ai pour lui.“Jacques Bureau.Sou ami Savoie! et pas un mot pour Rodolphe bien que la dépêche fut a-dressée au ministre des postes.Ca c’est pousser la cruauté un peu loin.Est-ce ça le grand coup aunoncé parle “Soleil”?M.Lemieux désigne M.Savoie eom me le vétéran de quarante années de luttes désintéressées.(Extrait de la “Vigie”.) En homme pratique, M.Savoie a dû se dire que la position de sénateur l’aurait bien plus touché que ce compliment de circonstance.Autre extrait textuel de la “ gie”: “L’orateur évoque enjuite le soi nir de la grande ovation dont M.I rier, que le parti libéral canadien nàit d’élever sur le pavoii comme cesseur des Mackenzie et des Blake, l’objet en ce même endroit en 1887, Laurier avait alors à sec ndtés soc : ami M.Savoie, et aueti l’un dec Ci diéns-Françali, qui ont jet! le plue éclat sur leur racet Honoré Mat (les applaudieaemente éclatent).” Lee npplaudiMMicttft ' 2 LE DEVOIR, Mardi.4 Juillet, 1911.LETTRE DE FRANCE FETE DU SACRE-COEUR.— CONTRE'LES'LOIS SCOLAIRES.— PROTESTATIONS D’INSTITUTEURS.— POUR LA PROPORTIONNELLE.— LES RADICAUX S'ENWONT.— LA CONDAMNATION DE DUEZ.— LES COMPLICES.—*LE VOL ORGANISE.Paris, 23.— C’est la fête du Sacré-Cœur, et.malgré la pluie, ?e matin, des foules énormes ont gravi la butte de Montmartre où s’élève la basilique du Voeu National.Par milliers et dizaines de milliers, hommes et femmes sont venus, à défaut du gouvernement de la République, renouveler le pacte qui unit la France à Jésus Rédempteur.Des centaines de messes ont été célébrées et je ne prétends pas dénombrer combien il y eut de» communions, aux cinq autels où, depuis l’aurore jusqu’aux dernières heures de la matinée, elle a été constamment distribuée.L’immense basilique, toute pavoisée de faisceaux de drapeaux tricolores, a vraiment enfermé aujourd’hui l’âme de la France.Eit les derniers jours nous ont apporté quelques sujets de joie, dont il faut que je vous fasse part.Le plus minime, mais non .le moins symptomatique, est la protestation très catégorique apportée hier devant la Commission parlementaire de l’enseignement contre les projets dits “de défense laïque’’, dont MM.Dessoye, Bouffandeau et le ministre Steeg sont les auteurs.Les protestataires ont affirmé notamment que ees projets leur paraissaient dangereux pour l’école elle-même et parfaitement iniques en ce qu’ils prétendaient, frapper, au-delà des enfants et des parents, des prêtres ou des orateurs ou des écrivains dont la liberté d’opinion devait rester entière et s’exprimer comme il lui convenait, sous les réserves du droit commun.Ces protestations sont en tout conformes à celles des en Violiques ; mais elles ont.hier causé aux auteurs des projeta liberticides un embarras tout particulier, parce qu’elles émanaient non plus de ceux que l’on désigne communément sous Je vocable d'“ennemis de l’école laïque,” mais bien de ceux qui sont le plus qualifiés pour parler en son nom,—des instituteurs eux-mêmes.Ce sont les instituteurs d’Etat qui se révol.tent contre la dangereuse protection don^ les politiciens les veulent couvrir pour mieux les asservir.Et cela peut-être demande une explication.Aujourd'hui les instituteurs sont, presque unanimement, ou libéraux et patriotes, ou socialistes révolutionnaires.La prétention des politiciens radicaux et, radicaux-socialistes est pourtant, de faire des instituteurs les sergents recruteurs de leurs troupes électorales.Aujourd’hui les instituteurs se dérobent quand il leur plaît en faisant observer que non-seulement la e militante leur est interdite, mais encore quelle pourrait provoquer, dans l’école même, les plus graves désordres.Que, demain, suivant les vues de nos politiciens jacobins il y ait, impossibilité, sous peine d'amende et de prison de critiquer l'école et ceux qui y donnent l'enseignement, aussitôt les instituteurs d'être obligés d’obéir aux injonctions des tyranneaux parlementaire».Il paraît certain maintenant que les fameux projets de ‘‘défense laïque” sont frappés de caducité avant, d'avoir été votés.• • * Leurs partisans mêmes seront d'autant, moins ardents à les soutenir que la Ch ambre a condamné hier définitivement les divers systèmes de scrutin majoritaire et affirmé son adhésion à.la représentation proportionnelle, par 341 voix contre 223.Scrutin d'arrondissement ou uninominal, comme il fonctionne maintenant, scrutin de département ou de liste sont également rejetés,—-et donc, pour être élus, les hommes politiques seront dispensés et des surenchères et des compromissions : chacun pourra être soi-même,—ce qui, chez nous, changera énormément de choses,—et la vie politique sera transform ée.Comme l’écrit ce matin un journaliste radical-socialiste, de réel talent, M.Henry Bérenger, “Ijos mares stagnant^ ont désormais vécu.La féodalité d’arrondissement est condamnée.l>e régime du député placier en faveurs, commissaire en apostilles, va disparaître.Les partis politiques vont être obligés de devenir autre chose que des coalitions bariolées d’oligarchies locales.Leur organisa tion va dépendre de leur idéal comme le succès résultera de leur programme.’ ’ Ce sont là vérités incontestables.et c’est pour cela que catholiques et socialistes sont particulièrement favorables à la représentation proportionnelle: ils ont un idéal différent, mais ila ont un idéal,—ce que ne pourraient paa dire lea radicaux qui aongent uniquement aux bénéfices du pouvoir.Le* uns et le* autres sont particulièrement aptes à l’organisation, et lea radicaux, qui le savent, a'en inquiétaient, voici quelques jours au Comité Exécutif de leur parti par l'organe do M, Cotnbee lui-même, Lea groupements catholiques et socialistea, IA même où ila sont, en eonmirrenee avec dea grou pements radicaux, l'emportent inévitablement parce qu'il* eaereent une att raction plus gmutda, Ma* méat*, ræmia la rkltf d’un.ouvriertardoisier, M.Victor Lorent.qui csjt maire d’une ville indufrtrielletde 8,000 âmes dans les Ardennps.M.Lorent, catholique et présiklent.du comité cantonal d’Action Libérale Populaire, nie narrait qpe, dans cette commune où, voici trente ans, la lutte se débÆttaitK-ntre conservateurs et ra djcairx, il ne reste plus que quarante électeurs radicaux, pris, entre deux|forces sensiblement égales de 800 àvfiùO électeurs chacune — l’une catholique portant l'étiquette de r’A*tion Libérale Populaire, l’autrersocialiste révolutionnaire.Et, lest radicaux qui existent encore sont -des bourgeois, tandis que les «deux gros bataillons sont presque ex/clïisrivement ouvriers.D’avance, à chaque scrutin, on, connaît le nombre de suffrages qui seront, accordéstà telle ou telle liste.Le jour out la représentation proportionnelle sera une réalité, la France entière effectuera cette même évolution.De toute évidetnee, cette > évolution confirmera dians une certaine mesure les institutions politiques; elle mettra la" République à l'abri d'un coup de force ou du moins enlèvera aux auteurs du coup de force les plus grandes chances de réussite.On 'comprend donc qu’entre les-catholFqœs ceux qui sont bonapartistes ou royalistes d’abord soient-.hostilesiià la réforme électorale.«MH L’un des faitssdomrinants de cette semaine, c’est la condamnation d’un liquidateur des biens congréganistes, le fameux Duez.Le jury de la Seine, lui refusant tontes circonstanciés atténuantes, lui a alloué douze-arts de travaux forcés.Le verdict,^est sévère ; personne ne t rouve qu "il le soit A l’excès; l’opinion générale et d’abord celle des jurés, est seulement qu’il y a lieu de déplorer l’impunité dont jouissent divers personnages non moinsncoupables que Duez.Ce Duez fut l’un»des hommes à tout faire, que le gouvernement, au refus de tous les liquidateurs judiciaires régulièrement accrédités auprès des tribunaux, bombarda liquidateun pour accomplir la besogne, jugée communément ignominieuse, de voler naix Congrégations proscrites par la loi de 1901 tonies les ressources, .mobilières ou immobilières, colleetüves ou personnelles.dont elles-mêmes ou leurs membres pouvaient disposer, Duez fut notamment le liquidateur de l’Institut des Frères des Ecoles Chrétiennes.Duez et les autres procédèrent brutalement, arbitrairement, accumulèrent, avec plus ou moins d'honnêteté, les frais de procédure, vendirent pour un prix dér: soire, A des affiliés, de vastes propriétés.Chacun d’eux s’enrichit énormément; Duez, pour sa part, a avoué qu'en cinq ans il avait prélevé) an 'rioin,' quatre millions sur les biens dont il av-rf la gestion.On comprend.que du fameux ” milliard des Congregations” la comptabilité publique ne ntrouve que treute millions.Ce qu’il y a de plus famasti-qre.c’est que, dans les conseiL du gouvernement, et dans la magis-tiattire, on savait parfaitement, eue Duez void;, nais qu’on le laissa longtemos continuer ses vols.Cela a été dit, établi, prouvé par son avocat, a i cours du pcores.Personne n’a lié.Et l’on comprend que les ,pires écoeur?;, ré-voilés, aient, pendant un moment, célibéré s'ils devaient rendre on ia< pas rendre leur si ntence ”.ii-tendu que le banc>dos accusés était insuffisamment garni.” Leur impression est celle de la Fianee entière c! le procès !) icz est le procès du rég'ine de dilapidations, de eoneustirrs, dont iHiiis sommes les victimes.L'argent de nos impôts se voliP.liso comme co-bd des Congrégation»; les effori« patients des citoyens pour édifier la grandeur ntionale sont ruinés par un eapreo parlementaire comme le fut.1 oeime des eongrégn-r all's; et il y a JOilcnicnt une pinte minorité qui s'enrichit do manière scandaleuse, tandis que le ¦(lus grand nombre déplore les nt-teintes portées A la liberté et le : enchérissement effroyable du prix Les trottoirs permanents DETAILiPAB QUARTIER DES TEA VAUX QUE FERONT LA VILLE ET LES ENTREPRENEURS PENDANT L'ETE.Les contrats pour le pavage des chaussées seront, accordés par le conseil cet après-midi.Quant aux trot-toi-s, le travail est commencé, le conseil ayant adjugé les contrats il y a deux semaines.Vpici de quelle façon les nouveaux trottoirs sont distribués.TROTTOIRS EN CIMENT ÏUN DES NÔTRES M.Hofeller: contrat $101,051.40.Quarties:— Sainte Marie .$ 12,938.10 La fontaine Saint-Henri .Saint-Georges Hochelaga Laurier .Emarri Total .$101,051.40 MM.Blais et Frigon, contrat, $8,- 750.00.Quartier:— Papineau .$ 8,750.00 Par la Quartiers: Centre .Ouest ., Est.Bordeaux .Saint-Joseph Sainte-Anne Saint-André , Saint-Gabriel Mont-Royal .Total .lie: contratltl06,250.00.993.72 2,440.20 315.56 4,166.25 10,244.92 39,313.63 6,769.04 18,733.08 23,292.50 $106,269.55 contrat, I.'automne dernier sur les instances des révérendes sœurs directrices des Pensionnats St-Laurent et St-Basile, M.-lean Melançon acceptait l’enseigne-rnant du cours d’élocution dan- ces difiérentes maisons d’éducation.Aivec l’année scolaire le cours vient de se terminer, l.e succès obtenu mérite' la publicity.I.es élèves ont dû, pour décrocher les récompenses — qui furent de jolis volumes de choix—passer devant quatre juges.M.Mclan rue Saint-Charles- Borromée.blessée au bras.Mme E.Gould, 227 rue Saint-Domini-¦ que, contusions à la jambe.Mme Rachel et Mme Lamoureux sont ; les deux seules qui ont dû demeurer à l’hôpital.Toutes les blessées avaient été déposées dans des magasins du voisinage eu attendant les ambulances qui ne tar fièrent pas à arriver.Le tramway Wiudsor-Saint-Laurent, élait arrêté au pied de la côte de la rua Sherbrooke, au bas de la rue Ontario, et les voyageurs étaient entrain d’y monter et d’en descendre quand la lourde voiture tourna brusquement le coin.Au lieu de passer en arrière du tram way et de décrire une longue courbe, celui qui conduisait la voiture tourna court, alors qu ’il y avait juste assez de place, entre le tramway et le trottoir, pour faire passer la voiture du service des incendies.Le marchepied de la voiture toucha presque la plateforme du tramway ,et il se produisit une panique au sein de laquelle l’affolement priva les femmes du moyen de se ranger.Les pompiers répondaient ù un avertisseur les appelant à un incendie qui venait de se déclarer chez le tailleur Bernard Bernstein, !> rue Dorchester est.Le feu, qui avait été allumé pur une petite explosion- de gazoline a été éteint, à l’aide d’extincteurs chimiques, avant qu’il ait pu causer des dommages sérieux.La journée d'hier a été la plus chaude vue nous ayons eue depuis près de 50 ans et jamais ciu'o'y l'observatoire de McGill n’avait enregistré une chaleur si forte, depuis sa fondation en 1874.A 2 heures de l'après-midi, le thermomètre a marqué 94.5 degrés et la mojenne des 21 heures a été de S5.3 degrés, ee qui est anormal.Le maximum d’hier fait un écart de 125 degrés avec l’extrême température, d'hiver qu'on ait jamais eue à Montréal, soit 30 degrés en-dessous de zéro.Le tableau suivant, fourni par l'observatoire de McGill donne la température d’hier de deux en deux heures.1 heure du matin 83 degrés 3 heures du matin — 79 degrés 5 heures du malin — 78 degrés 7 heures du matin — 79 degtés.U h.du matin — 84 degrés li hrs du matin — 58 degrés I heure de l’après-midi — 92 degrés 3 h.de l’après-midi — 94.5 degrés.5 hrs de l’après-midi — 92 degrés.7 h.du soir — 88 degrés.9 hrs du soir — 84 degrés II hrs du soir — 82 degrés.A part ce record qui est officiel, ou a rélevé d’autres enrégistrements plus élevés.(In a trouvé des thermomètres qui marquaient jusqu'à KM) degrés à l'ombre.Cependant celui de Hearn et Harrison n’a marqué qu’un maximum de 93 degrés.Le soleil a brillé pendant plus de 13 heures sans un nuage, c'est 91 pour cent du jour solaire total.Cette température anormale a été dépassée il y a longtemps.Les chiffres suivants, publiés en 1897.donnent le maximum atteint en différentes années depuis 182(1.12 juillet 182(1 — 90 degrés 27 juin I82S — 98 degrés.6 juin et 1 I juillet 1829 — 94 degrés J juin 1831 — 97 degrés.25 juillet 1834 — 90 degrés 12 août 1835, — 98 degrés 16 juillet 184(1 •— 96 degrés 24 juillet 1841 — 94 degrés 8 juillet J847 — 99 degrés 16 et 18 juin 1848 — 97 degrés Il et 12 juillet 1849 — 98 degrés 19 et 20 juillet 1854 — 94 degrés 14 juillet 1868 — 97 degrés.Kst-ce à dire qu'il faisait plus chaud autrefois ?Il se peut, mais il est aussi possible que ces températares aient été prises avec des instruments peu perfectionnés.Dans toutes les classes de la population on a souffert de cette chaleur torride.mais c’est surtout dans les quartiers pauvres que les souffrances ont été terribles.Dans les maisons petites et mal aérées, dans celles qui sont au fond d’une petite cour, dans celles qui sont en bois goudronné, il était impossible de dormir.I.es pères et les mères ont promené des enfants toute la nuit, on a couché sur le pas des portes votre même sur les trottoirs, dont les parcs, les bancs et les pelouses ont été encombrés jusqu'à ce matin.Au parc Lafontaine, on a vu un père ingénieux faire nn abri à ses quatre enfants avec un morceau de Iode tendu sur des piquets.Les parcs ont d’ailleurs été remplis toute la journée, par les femmes et les enfants.Ceux qui ont cru échapper à la chaleur en allant à la campagne y ont peut-être trouvé un peu plus d'air, mais ils ont été en revanche la proie des maringouins pendant toute la nuit.On crut pendant quelque temps qu’un orage viendrait abattre la chaleu mais cet espoir ne se réalisn pas.L’orage passa au njji'd de Montréal et nl-la faire des dégâts considérable à Québec.Malgré cettè terrible chaleur, on n'a eu que deux cas de prostration en ville : deux ouvriers qui.après avoir travaillé toute la journée, perdirent connaissance vers le soir.Si l'on compare ce qui est arrivé à New-York et dans d'autres villes américaines où les cas d’insolation se comptent par vingtaines ou par centaines, avec des températures moindres souvent, on ne peut s’empêcher d’admirer la force de résistance de nos Canadiens.Dans le Monde Ouvrier TRIBUNE LIBRE Les jeux de hasard M LE MOUVEMENT DTMMIGRAT10N Cent dix mille colons pour l'Ouest Canadien depuis la mi-mars I a compagnie du Pacifique Canadien a publié un tableau portant que .depuis la mi-mars elle a transporté de Saint-Jean ou de Québec vers l’Ouest canadien'pas moins de 110,000 immigrants.Ce chiffre suffit à donner une idée de l’augmentation de population qu’aura cette partie du pays dans le prochain recensement.On s'attendait bien à ee que l'immigration de cette année briserait tous les records précédents.Mais jamais on n’avait osé compter sur une augmentation aussi phénoménale.Cette augmentation est le résultat de la campagne active de publicité menée par la compagnie au tours de 1 automne dernier.II y a augmentation de 15.000 sur les chiffres correspondants de l’an dernier, Mais en comparant avec ceux de 1909 on constate qu’il y a augmentation de 120 pour cent.Kn 1909 du- rant les quatre mois correspondants il était entré au pays un total de 46,000 colons.Les meilleurs mois sont généralement ceux do mars à juillet et cette année les chiffres donnent 24,000 pour mars, 32,000 pour avril, 34,000 pour mai et 20,000 pour juin.La plupart de ces immigrants, soit une proportion de 85 pour cent sont originaires des îles britanniques, le reste étant constitué par des Scandinaves, des Polonais, des Allemands et des Galiciens.Cette dernière partie s'établira surtout le long de la Voie du Pacifique-Canadien.On dit aussi que la classe des immigrants s'est améliorée et que cette année les immigrants entrés au pays étaient des hommes assez à l’aise, bien vêtus et .pourvus en moyenne d’un capital de 8300 ee qui fait, qu’à eux tous ils augmentent la richesse du pays de $33,000,000.inq- Le projet de loi des prises navales Les Communes Anglaises ont voté hier sa ratification en deuxième lecture Londres, 4 juillet.— On a adopté, j Dans son discours à l’appui du bill, hier, en deuxième lecture, à la Chambre | Edward tirey h.parlé de l'attitude des Communes, le projet de loi relatif 'ltl?.Les Etats (luis dit il, n auraient lu |aux prises de guerre, ru mer.Ce pru.p t m,lls signé la déclaration de Londres n’est autre que la ratification de la Dé- s’ils avaient cru qu’en temps de guerre Uaration de Londres.CHARPENTIERS EN FER.I.I nion 93 des Charpentiers en fer aura son assemblée régulière demain soir au Temple du Travail.Tous les membres sont priés d’être présents.Il sera produit à celte assemblée dos échantillons de costumes pour la eelé-| bration de la Fête du Travail, et tous seront appelés à donner leur avis là-] dessus.Ceux des ouvriers qui n’ap-partiennent pas au local et qui désireraient en faire partie sont invités à venir donner leur nom.L’Union tient ses séances au Temple du Travail tous les mercredis soir.LE LOCAL 1127.L’Union des Employés de manufacture de portes et chassis, à sa séance régulière d’hier soir a procédé à l’élection et installation de ses officiers pour le prochain terme d’office.Les élections ont donné le résultat suivant : President : M.J.E.Campeau,président.\ ice président, (depuis 5 ans), M.K.Fréchette.SiC'iétai re-archiviste.M.A.Ci Mars Secrétaire financier.Al .A.Favreau Trésorier.—51.E.Carrière.Conducteur.M.S.Bernier.Gardien.M.A.Boileau.Lundi prochain on procédera à l’élec-t'ion du secrétaire du Conseil de district de Construction.CHARPENTIERS MENUISIERS Le local 134 des charpentiers-menuisiers a également fait hier soir l’élection de ses oHieiers après l'initiation de plusieurs nouveaux membres.En voici le résultat : Président, 51.A.5Iontbriand.Vice-président, M.,1.Albert Secrétaire-archiviste, M E.Denis.Secrétaire financier, 51.O.Proulx.Trésorier, M.E.Guilbault.Fait notoire.51.Guilbault était élu pour la t 48ième fois à ee poste de confiance, j C est le doyen des trésoriers des unions ouvrières.Conducteur, M.T.Lefebvre.Gardien, •).Brossard.Lundi prochain élection du secretaire du conseil de district des charpentiers-menuisiers.MONUMENT RODIER.Mardi prochain, le 11, il y aura réunion du comité du monument Hodior à laquelle devront assister les délégués adjoints.L’assemblée se fi le Directeur de “Devoir”, Cher Monsieur, Je désire porter à votre connaissance certains faits au sujet de jeux de hasard à Montréal; il semble que l’ou ne fait pae .observer la loi également à tous les citoyens, et qu’on ne l'applique pas de la môme manière à tout 1o monde.Ainsi ceux qui ont admis avois tenu des jeux de hasard au Parc Boh mer il y a quelques semaines n ’ont pas été condamnés, et le juge Lanctôt a crû devoir suspendre la sentence dans ce \ cas donné.Or pour la même offense, ; faite dans des circonstances identiques à l'entrée du Parc Dominion, j’ai été condamné vendredi dernier à $80 5 154 17 lfl 3 H McLean, ( in.12 123 11 3!» 317 Sweeney.Host.n 229 33 72 311 Dooin, Phil.51 176 l 1 55 313 Herzog.Host.c>n 2 lfl 'M\ b 7 3IK> Hresbahan.8 t.IJ 50 1(17 16 51 305 Magee, l’hila.(i5 241 lfl rt 3(13 Kenetchy, St-L.(VS 241 74 303 1 LIGUE AMERICAINE ly ( nbb est l.champion frappeur «le !n ligue Américaine.Ceux qui ont trappe au-dessus de 30(1 sont les suivants ; I’.P.A.IL H.JM'.Cobb.Dét.(U) 'JO7 07 115 430 Mclnnes, Ath.10 165 38 65 391 Lajoie, Clev 2* » S 0 13 31 378 Jackson, Clev.64 2 lfl 53 93 373 F.( ollins.Ath.6(1 229 44 S.5 371 Gainer, Dét.,f 26 90 13 33 367 McIntyre, Chic.60 241 52 SS 365 363 Murphy, Ath.63 231 18 S5 Sponger, Host.53 ISO 38 65 361 Easterloy, ( lev.54 LH 24 65 353 Callahan, Chic.50 179 34 63 252 Crawford, Dét.66 2f7 *9 88 3 IS ( ree , \ .é 62 237 38 S2 316 H.Lord, Chie.57 21S 51 71 2 tl) Lapp, Ath 21 53 fl 18 310 Baker, Ath 63 246 43 S3 32.7 Cris», St-Louis.34 ,52 5 17 2.27 Delehanty.Dét.64 239 31 7s 2,26 Selmefer, Wash.ts LU .) 47 326 Bail, Clev 12 U2 16 16 324 IL Lord, Ath.17 I9S 35 61 2.23 Milan.Wash.6 261 18 S3 318 Dougherty.Chic.II 139 24 It 316 Lewis, Host.61 245 3 f 4 4 314 Chase, NA 11 167 16 52 311 Wolter, \ .Y 51 191 39 8 201 Drake.Dét.7 .2 S 86 16 26 302 Kngle, Host fil 223 26 67 300 Résultats du baseball Toronto.3.— Toronto a gagné la lcrilière partie de lfl série a'ce Iblffa-o par un score de 5 à 3.Les Bisons n'ont été dangereux que lorsque Nchirm fit le tour des buts tai-uint rentrer deux hommes avec lui.Lush joua une très bonne partie et Nhaw se distingua au bâton.Résultats Buffalo .000030000—3 lovonto.JdOOlOOOx—5 Merritt et Killifer ; Lush et Phelps.\ Baltimore lersey City .f , .OJOOOOOOO -2 7 I laltimore.100001OIVv 5 5 I • loties et Totinetnan ; \ icîsers et Tlgan.-+-1- Les délinquants au baseball Nevx-York, I.— Ce président l.ynch s suspendu pour trois jours Miller et-Mcœechnip, les joueurs de champ de Pittsburg, à enuse de !„ partir de samedi.Le gérant Clarke, de Pittsburg, a été puni d'une amende de t?5 pour «voir décoloré une balle.L’arrivée des athlètes Londres, I, — Ces athlètes de Yalo et de Harvard, qui doivent rencontrer le.» champion» des universités d'Oxford ’t de ('ambri»ge le 11 juillet, au terrain du eluh Queens, sont arrivés hier soir à Londres.Ils se rendront aujourd'hui à Brighten.et se remettront immédiatement à Lentin’nement.Ils ont bonne confiance de remporter la majorité des épreuves, quoiqu'ils redoutent un peu Cs conséquent*» i | DÉCÈS A MONTRÉAL La construction à Winnipeg Winnipeg, 4 juillet.—Les permis de construction accordés en juin dernier embrassent un montant total de $2,-790,250.("est un nouveau reeord |wur la métropole de l'Ouest.Depuis janvier, le total est de $8,-581,550 alors que, pour tonte l'année dernière il n'a été que de $0,006.100.L'inspeeteur des bâtiments estime (pie, pour les douze mois, on atteindra les $15.000,000.L’EAU QUE NOUS AVONS BUE Mort subite à Winnipeg Les secrétaires des Commissaires Dans un rapport au conseil, les commissaires recommandent do payer Meurs secrétaires et commis des boni pour D temps qu’ils ont consacre, en dehors de leurs heures de travail, à l’ouvrage de leur bureau.Ces messieurs n’ont pas pris do vacances l’an dernier et.ils n’en prendront pas cette année; ils ont, depuis leur nomination, passé une partie de leurs soirées et presque tous leurs dimanches et leurs congés A mettre do l'ordre dans l’encombrement des questions.Les échevins trouvent reprndant le compte trop élevé et le renverront aux commissaires.Puni par où il a pêché Ottawa, 4.— Paiiolp Dallain*.péchait hier à la dynamite dans la baie Brewery, à Hull, lorsqu'une cartouche qu’jl s’apprêtait k lancer fit explosion, lui broyant horriblement le bran.Traoiportê à l’hôpital d’Ottawa.l’amateur de pAnhe illicite a dû tmWr Fninputation du mem-bra bleaaé.U chaleur aux Etats-Unis (Spécial au "Devoir”) Détroit, 4.— En notre ville, la chaleur * causé aujourd’hui quatre morts: de plu*, il y a cinq mourants, et 22 ta» 4 ’iumition.La quantité qu'on a pompée ces jours-ci est moindre que celle qu'on a pompée dans les derniers jours de juin Avec la température qu’il fait ce* jours-ci, on aurait eru que notre aqueduc aurait pompé plus (d’enu que d’habitude.Or il se trouve que la qunntié d’eau pompée chaque jour depuis samedi, ajors qu ’a commencé la chaleur torride qu’il fait est moindre que celle qu’on n pompée pendant les derniers jours du mois de juin, t’e pendant la moyenne est beaucoup plus grande (jue eelle dos mêmes jours de l’an dernier.1#c tableau suivant donne les rapport» de l’a* qiieduc pour tous les 24 heures finissant à midi.25 juin inin 40,8(10,000 gallons.En 1011.44.440,000 gallons.2fi juin 1010.41.005.000 gallon*.LEn 1911.30.240,000 gallon».27 juin 1010.37.700,000 gallon* En 1911, 42,500.000 gallons.28 juin 1010, 40.440.000 gallons.En 1011.42,130,000 gallons, 20 juin 1010, 40.820,000 gallons.En 1011.37.910.000 gallon*.30 juin 1910, 40.635.000 gallon*.En 1011, 45,120,000 gallons.1er juillet.1010.40,520,000 gallons.En 1011, 37,010,000 gallons.2 juillet 1910.41.005,000 gai.Ions.En 1011, 42.290,000 gallons.3 juillet 1010.40,870.00(1 gai Ions.En 1011.33.420.000 gallons.34.650.000 gallon*.39,040.000 gallons.La moyenne pour ees dix jours, en 1910 est de 39.936.500 gallons, pour les dix jour* en 14311.elle est de 40,160,000 gallon*.Winnipeg, 4 juillet.—On annonee 1s mnii de 1 avocat bien connu Georges D.Mints, décédé subitement ee matin, d une «ynoope de coeur.U avait épousé Mlle Louis E.Wenthster, de Toronto.Le bâtiment à Ottawa Ottawa, 4.L’inspecteur des bA-timentl» a accordé 76 permis de eone-ructinn, en juin, pour «ne valeur totale de ?404,073.T.’an dernier, pour I* même période, on avait donné 73 permit* comprenant ?302,000.Accident du travail A 5 heures 46 ee matin, l'ambulance de l’hôpital Notre-Dame était appelée nu quai Victoria pour chercher un débardeur du nom de Joseph Papillon.Felni-ei était occupé A décharger une tonne de mélasse lorsqu* la tonne lui échappa et lui fractura une janib».Examen de musique au « Collège Dominion Parmi les élève* qui ont subi «ver avec sueeès leur examen de musique au Collèue Dominion durant l'année finissant le 26 juin dernier.Nous remorquons quinze élèves du professeur Eh*.E.A.Itoude, qui ont obtenu leur diplôme de musique dans les classes suivantes : Classe élémentaire : Mlle Florida Vézina, w.Fernand Brunei le, Mlle .Marie Antoinette Perl and.Liasse Moyenne : Mlle Yvonne Ban-durand.M.Emile Leduc.Classe .Supérieure : Mlle Mêléda Rochon, Mlle Ubaldine t.afleur, M.Paid Emile Corbeil, Mlle Clara Waters.Mlle Célina Dugas, M.N areisse tîagnon Mlle Fabiola Rochon l auréate.Mlle Fabiana Ménard,Mlle Rlnnehe Arehambault.Chez l’échevin Drummond Jeudi, le 6 juillet, ft ?heures du soir, il y aura cher Uéehevin- J.C.Drummond, ft la Petite Côte, Rosemont, un "lawn social” et un concert pour le* oeuvre* de charité de l'endroit.On y arrive par le* fsmwav* de l'avenue Pie IX.Lord Maire de Montréal I.ondres, L — Le maire d'Adelaide, Australie, a présenté au secrétaire d’Etat une pétition formelle de son conseil et du gouvernement australien à l'effet que le maire d'Adeloide prenne le titre de lord-maire et on a sondé les autorités canadiennes pour voir si elle* seraient favorables nu projet d’ennobfir les maires des capitate* fédérales et provinciales.M.îlareourt a répondu que ce projet n'était pas désirable pour le moment.parce que le Canada n'avait manifesté ait.-un désir A ee sujet et parce que d’après les dispositions du projet, les mnircs de Montréal et de Vancouver ne jouiraient pas du privilège.M.Ilareourt dit que la question pourra être considérée plus tard.- Les fortifications de New-York Washington, D.C., 3.— Le major général Leonard Wood croit que les fortifications de New-York et des autres principales villes du littoral sont excellentes et empêcheraient, n'importo quelle flotte d'entrer dans les ports.11 ajoute cependant, que l’on doit avoir une armée puissante pour o m pêcher le* troupes d'atterrir entre New-York Boston, Philadelphie et Washington ou les autres grands ports de l’Atlantique et du Golfe, Ces endroits qui séparent les grands ports les uns des autres ne sont pas fortifiés et c'est par Ift que débarqueraient les troupes qui viendraient.attaqner les Etat*-Uni», La température d’aujourd’hui A 1 h.30 cet après midi, le thermomètre de 1* station météorologique de la ville marquait.P3 degré*, soit 1» même chose qu'hier, le» vent- qui est assez fort rend cependant, la situation plu» tolérable qu’hier et surtout avant-hier.A !t h., ce matin, le mercure était au 10e degré, ft * h., il monta A S4 et ft 11 h., y toucha St degrés.Simone, 9 mois, enf d'Ovila SAIN' AUBIN, briquotier, tue Atwater, 6L Léopold, 0 mois, enf.d'Edouard BEAI CHAMP, restaurateur, Saint-.Just, 49; Anila, 1 mois, enf.d’Armât BROSSEAU, voyageur de commerc me Boyer, 311; Hector, 1 mois, onf.i Hector CHOUINARD, peintre, me O ford, 557; Albertine, 1 an, enf.d b drien MARTIN, mécanicien, ruo *i Germain, 305; Géraldine, 6 mois, en de Joseph PICARD, comptable, rue b Zotique.78; David Cullen GILMOU 38 ans, journalier, rue Lamontag lit; Suzanne, 1 an, enf.do Hubert S BILLE, serrurier, rue Carrière 1085 Emilie MA.SSICOTTE 34 ans, relieu« me Lâgauchet 1ère, Ht, ouest; Mari 7 mois, enf.d'Odilon SAVARD, ma ehonnier, me Papineau, 1105; Joséphi: Saintonge, 50 ans femme de J.B.GOI GEON, rue Mullarky, 227; Georges, mois, enf.d'Aarien BOUVIER, impi meur, rue Fulhtm, 28; Florence Ifonl 16 ans, fille de Gilbert HOULE, voit rier, rue Gait, 119; Mario Viens, î ans, femme de Damien AUDKT, cha retier, rue Wellington, 174; Edmou 14 ans, euf.d'Adélard BEAUREOAR menuisier, rue Dorion, 004; Antonio, uns, enf.de Dieudonné CARON, ho cher, me Saint-Jacques, 2305; Thomi FLEURY, 58 ans, eorroyeur, me A hrrst, 30; Armand, 8 nioia, enf.d'Emi MANSEAU, peintre, rue Allard, 17 Simone, 8 mois, enf.de Jos.COU1 TEA!, expéditeur, rue Ralnt-Timothi 475; Paméln, Desnoyers, 80 ans, femn d'Arthur RATELLE, rue Haint-.lusL 36; François Tavernier, 58 ans, contr maître, rue Duvernay, 101 ; Lorette, I mois, enf.d'Achille GAH1EPV, menti sier.rue 1,«salle, 298; Laura, Duv* 23 ans, femme de Henri M1CHAUJ mouleur, rue Sainte Marie 114; Josef MARIER, 21 ans, bijoutier, rue Beaii 10; Lorette, 1 an, enf.de Horace PKI V^OST, mécanicien, avenue Colonial *73 : Benjamin BISHONNET, 84 an journalier, nie Huntley, 885; Albina, an, enf.de Sinaï CHEVALIER, menu sier.rue Davidson, 202; Joséphine, L mieux, 80 ans, femme de Joseph LO SELLE, menuisier, rue Boyer, 2006 Delphine Tremblay, 54 an»,’femme t William HUDSON, hôtelier, rue Mit Armand.7 mois, enf.d'Adélard Di •MOULIN, maçon, rue Saint Andr 2543; Marguerite, (I mois, enf, de J seph ELLARD, constable, rue t’har plain, 414; Nathalie Asselin, 37 „„ femme de F.X.GARANT, sellier, rt Masson, 82; Clara, 14 ans, enf.de Clé péns DI Buis, mécanicien, rue Hoga 1*6; Cécile, Lalnnde.23 ane, ^emme r Darius LALANDE, voyageur de coti mercc, rue Villeneuve, 00; Yvonne, mois, enf.de Félix DESAUTELS, a Oste peintre, rue Fullum, 433.e**»* i
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