Le devoir, 7 août 1956, mardi 7 août 1956
ENSOLEILLE, Minimum Maximum 54 .72 Gracieuseté rie Shearer Lumber MU.DEVOIR VOL.XLVII No.183 FAIS CE QUE DOIS MONTREAL, MARDI, 7 AOUT 1956 L'Eglis* célèbrt aujourd'hui la fits do SAINT CAJETAN 5 sous le numéro Les Arabes feront la guerre sainte .s Si les Occidentaux attaquent T Egypte La Syrie mobilise ses forces militaires DAMAS (PA) — “Dans l’éventualité d’une agression occidentale contre l’Egypte, le lancement d’une croisade sainte, par tout le monde arabe, deviendrait un devoir religieux”, a proclamé, hier, la plus haute autorité religieuse de la Syrie, le mufti Abulyusor Abdin.“Au point de vue religieux", les musulmans de tous i les pays arabes “sont obligés” d’appuyer l’Egypte dans l’affaire du canal de Suez, a ajouté le mufti.Les journaux syriens ont publié, hier, sa proclamation.i Entre temps un porte-parole du chef de l’état-major fi syrien annonce que la Syrie “a mobilisé ses forces mili-I taires” et qu’elle "est vraiment prête à faire face à tou-I te éventualité”.¦ La co-mionncfte meurtrière a tordu comme paille les poteaux de fer de la zone de sécurité, à gauche.Sur la photo de droite les cadavres des trois victimes sont étendus, sur la chaussée, a quelque distance I un de l’autre Leur isolement des spectateurs et des automobiles arrêtées souligne l’horreur de le tragédie.(Photos “Le Devoir”, par C.Donati) Un camion tue trois personnes dans une zone de sécurité, ave du Parc Les accidents de la route causent 17 morts depuis samedi L’accident survenu en plein coeur de Montréal, hier la rue Duluth.A ce moment Montréal; Fernande Poulin, 38 matin, porte à 1 7 le nombre des pertes de vie attribuables l’arrière de la camionnette fui ans, de Maneville; Lucien Gama à la circulation routière dans la province de Ouébec dcouis tr0uch,arRe p*uslfurs .ccnta'Tle.s que les Etats-Unis seront représen-La Police provinciale, qui fait d hommes le porte-avions Bu!- tés par leur secrétaire d’Etat, M wark, le plus moderne de la flotte Dulles, Et la campagne de sévérité?de Ville Mont-Royal, ainsi sa fille Donna, ont subi des b?, Il succombe I ses blessures Québec, quand l'automobile’quTl: Alma (P.C) ~ M.Nérée Lafo- désormais preuve d’une très .^ „.VMV4„V uv Ia a capoté après avoir rçst» de Saint-Bruno, a succombé pande sévérité à l’égard des au- anglaise, a quitté le port de Ports- Cevbn oour sa o^rt t demandé - .a.ux »>«?Mures qu’il avait subies • tomobihstes a fait savoir, hier, mouth, à destination de la Médi- certaines' ^réciltansavantdTse ’ prononcer.Le chef du gouverne- M Black Sewell âcé de 44 ans heurté la ramPe d'un Peti‘ 2UX bleussur£s v*vs Wbi tmltillêMi t • • • ^ÊsÏÏnsI ctinuNs.L’eau qui fait.BU BIIN/ lis If 'ffl IC ¦' LOGEMENT IDEAL pour JEUNES MARIES LK FOYER DE LA BELLE HUMEUR 77S1 ru** Quarfc** vous offre Logement, ameublement et pension si désirée à des prix raisonnables, adaptés à chaque cas.SZa.DO par ••main* avec amru-blement tout neuf.Chambra de bain complète, poêle électrique, réfrigérateur, télévision 21H, Adr**t*t-vou* è 7795 ru* Qu*rb*a HEVRKS DK VISITS *• 1 h.P M.àl h.P M.de l h.P.M.I S h.P.M.T SOIRS PAR SEMAINE Si vous vous aimez, si vous travaillez, ne retardez plus votre mariage par manque d’argent ou de logement; la solution est ici.H.-Georg** Grenier V FONDE LE 10 JANVIER 1910 LE DEVOIR FAIS CE QUE DOIS •Te Devoir" est imprimé su No.434 est, rue Notre-Dame, à Montréal, par l‘Imprimerie Populaire, compagnie i responsabilité limitée, qui en est l'editrtce.Dlrec Peur-gérant : Gérard PI lion.'Le Devoir" est membre de la Canadian Press, de l’Audit Bureau oî Circulation et de la Canadian Daily Newspaper Association.La Canadian Press est seule autorisée 4 faire l’emploi pour réimpression de toutes les dépêches attribuées à la Canadian Press, à l'Asaoelated Press et aux agences Reuters, ainsi que de toutes les Informations locales que ’Te Devoir" publie.Tous droits de reproduction des dépêches particulières au "Devoir" sont également réservés.Abonnement par la poste : EDITION QUOTIDIENNE (un an) î Canada (sauf Montréal et la banlieue), )12.M; Montréal et banlieue SK.éé.Etats-Unis et Commonwealth, 914.00; Union postale, $16 00.EDITION DU SAMEDI fun an) : Canada, 94.00; Etats-Unis et Union postale, 95.00.Les abonnements sont pavables d’avance par mandat-poste ou par chèque encaissable au pair à Montréal.Autorisé comme matière postale de deuxième classe par le ministère des Postas, Ottawa.Téléphone: B E I a i r 3361* Un statut spécial sera élaboré pour le Togo par André BLANCHET LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 7 AOUT 1956 La crise de Suez La nationalisation du canal de Suez semble une entreprise bien téméraire pour un pays en proie à tant de difficultés de toutes sortes, mais l’Egypte a quand même de bons atouts dans son jeu.Elle bénéficie d’abord du mouvement d’émancipation de l’Asie qui rend son audace plus ou moins sympathique aux deux tiers de l’humanité; la réaction de la Chine communiste est une indication non équivoque là-dessus.D’autre part, la guerre froide crée une situation telle que le monde communiste subirait une perte de prestige si l’Angleterre ou les grandes puissances occidentales prenaient le contrôle du canal soit par la force ou par la seule menace d’y recourir.C’est pour obvier à ce risque d’envenimer la guerre froide qu’on a invité la Russie à la conférence de Londres.Mais Moscou tiendra peut-être compte davantage de l’opinion de l’Asie que du geste bienveillant de l’Occident.• Il faut distinguer dans ce problème deux questions bien différentes: celle de la nationalisation d’une part, et celle de la liberté de navigation et de la neutralisation du canal.Si l'Egypte prétendait refuser la liberté de navigation, elle aurait le monde entier contre elle.Mais cette liberté n’est pas forcément mise en danger par la nationalisation, même si les dénonciations intéressées de Londres paraissent l’affirmer.L’attitude de Washington est plus nuancée.Le traité conclu en 1888 au sujet du canal fournit déjà tous les éléments d’une solution pacifique du conflit actuel.Tous les Etats étaient placés sur un pied d’é-galîté quant au libre usage du canal.Mais un aspect qui prend une certaine importance aujourd’hui, c’est que ce traité stipulait ne porter aucune atteinte aux droits de souveraineté du khédive et du sultan en dehors des obligations relatives a la liberté de navigation et à la neutralisation du canal.A cause de cette souveraineté; c’était au khédive qu’il incombait d’assurer l’exécution du traité.L’article 10 ajoutait que si le khédive ne disposait pas des forces nécessaires il devait faire appel au sultan, parce que l’Egypte était alors sous la suzeraineté de la Turquie.Les puissances étrangères n’a-vaient qu’un pouvoir de contrôle et de surveillance, et le droit de réclamer du khédive ou.à défaut, du sultan, l’exécution du traité; elles ne pouvaient jamais intervenir elles-mêmes.• Lors de l'établissement du protectorat anglais sur l’Egypte, l’autorité dont jouissait la Turquie en vertu du traité, est passée à l’Angleterre.Après la première Grande Guerre, quand Londres eut reconnu l’indépendance de l’Egypte, celle-ci prétendit assumer ses obligations comme souverain territorial.Mais ce ne pouvait •être alors qu’une revendication platonique.On pourrait multiplier les exemples de la domination anglaise de l’Egypte à l’époque malgré la souveraineté reconnue.En 1928, le gouvernement de Nahas pacha avait promulgué une loi sur les réunions publiques.Le cabinet de Londres s’y opposa au nom de Tordre intérieur et de la protection des étrangers dont il avait pris la responsabilité.On affirma que les Anglais étaient prêts à saisir les douanes égyptiennes, et Nahas dut retirer sa loi.En marge de cet incident Jacques Bain-ville écrivait: “Maîtresse du Soudan, maîtresse de la mer, l’Angleterre tient TE-gypte à sa discrétion.Toutes les velléités d’indépendance, au delà des limites que le gouvernement britannique a lui-même fi- xées par sa déclaration de 1922, se heurtent à cette double raison majeure.(.) Tant que l’Angleterre aura la faculté de bombarder Alexandrie et tiendra la clef du Soudan, le nationalisme égyptien n’aura qu’à s’incliner et ses révoltes seront vaines.” Ces jours-ci, des forces navales se concentrent en Méditerranée orientale, mais si l’Angleterre est encore militairement capable de bombarder Alexandrie, peut-elle le faire dans le contexte international actuel?C’est fort douteux, car l’opinion mondiale pense avec raison qu’on peut assurer la liberté de navigation du canal autrement, et n’y verrait qu’un moyen de défendre des intérêts financiers que menace seuls la nationalisation.Et comme du reste Nasser entend indemniser les propriétaires du canal, le prétexte d’une spoliation n’existe pas.C’est quand même une forte partie à jouer pour le gouvernement Nasser, qui est éminemment vulnérable sur le plan économique.Mais les sanctions économiques sont d’une efficacité fort douteuse.Celles que la S.D.N.avait imposées en 1936 firent bien peu de mal à l’Italie, et n'empèahèrent pas Mussolini de continuer l’invasion de l’Ethiopie.Quand en 1950, le bloc communiste entreprit de boycotter la Yougoslavie déviationniste, les effets furent d’abord assez rudes, mais la guerre froide permit à Tito "d’obtenir une aide rapide et massive de l'Occident.Qu’arrivera-t-il si l’Occident veut affamer l’Egypte de Nasser?Washington e atténué la semaine dernière les sanctions économiquds imposées au début de la crise de Suez.Enfin, il importe de distinguer entre l’Egypte et le gouvernement Nasser.Ce dernier peut culbuter dans l’aventure sans que le mouvement qu’il continue après bien d’autres soil pour cela réversible.C’est une leçon qui arrive à propos ces jours-ci avec le cas de M.Mossadegh qui vient de sortir de prison et ne paraît avoir retrouvé qu'une liberté surveillée et relative.Mossadegh est tombé, son régime a croulé dans l’anarchie et la banqueroute, lui-même a été condamné pour trahison.Mais l’accord de 1954 n’a pas rétabli la situation antérieure.L’Iran n’est plus en tête à tête avec l’Angleterre pour l’exploitation de son pétrole.Un nouveau consortium international groupe huit compagnies, où TAnglo-Iranian a 40 p.100 des actions.La nationalisation de Mossadegh a été maintenue, l’Iran paiera à TAnglo-Iranian Oil Company une indemnité de 25 millions de livres en dix ans, à compter de 1957 et sans intérêt.La clause principale de l’accord, c’est que l’Iran recevra la moitié des profits sur tont le pétrole exporté d’Iran, ce qui est beaucoup plus que les royautés antérieures (et beaucoup plus aussi que la part du Québec dans le fer de TUngava).Si le traité de 1888 confiait à la Turquie la garde du canal de Suez, il n’est pas impossible qu’un nouveau traité assigne cette tâche à l’Egypte, aujourd’hui pays autonome, et souverain territorial comme alors du canal.La nationalisation n’est pas incompatible avec la liberté de navigation.Mais là comme en Iran les aspects économiques de l’affaire paraissent dépasser les capacités du pays;les grands travaux qu’exige le canal et le paiement de 1 ’indemnité d’expropriation feront peut-être surgir là aussi un consortium international qui ferait à l’Egypte une plus large part des profits de l’entreprise.Paul SAURIOL Cest le propre des plebiscites de ne pis limiter leurs incidences aux seules populations consultées: l’exemple sarrois ne noüs Teût-il pas rappelé qu’une illustration nous en serait fournie par les répercussions qu’aura à l’intérieur de l’Union française un vote le 9 mai en Afrique-Occidentale anglaise sous le patronage des Nations Unies.Si celte organisation ratifie pour l’ensemble du Togo britannique le choix dégagé ce jour-la dans certaines régions et se prononce pour le rattachement à la Cote-de-TOr des 430 000 Togolais actuellement sous tutelle anglaise, la population de cette colonie se trouvera augmentée de 10% au moment même où elle bénéficiera sans doute de son indépendance au sein du Commonwealth.Alors — mais alors seulement — pourront se matérialiser les projets anglo-canadiens d’une industrie de l’aluminium à établir en Côte-de-TOr grâce à un barrage sur la Volta, dont la cuvette inondée s'étalerait pour un tiers de sa superficie sur le territoire actuellement en balance.Vital, on le voit, pour M.Nkrumak et pour le gouvernement d’Accra, le plébiscite du 9 mai intéressait à peine moins les onze cent mille habitants du Togo français.N’était-ce pas grâce à lui qu’ils bénéficiaient déjà des institutions les plus démocratiques dont ait encore été gratifié aucun territoire sous l’administration française’ Dès le moment en effet où la Grande-Bretagne annonçait ta détermination de rennneer à sa tutelle sur la partie occidentale de l’ancienne colonie allemande, il devenait urgent pour la France, dans la zone deux fois et demie plus vaste et plus peuplée qu’elle gère depuis la première guerre mondiale, de faire évoluer elle aussi son administration.C’est ce qui valut à ce territoire associé — ainsi catalogué avec le Cameroun par la Constitution de 1946, mais jusqu’alors administré sous le régime des territoires d’outre-mer — d’être pour la première fois détaché du sort de ceux-ci.Une loi du 16 avril 1955 lui accordait en particulier ce même “conseil de gouvernement’’ et ces mêmes ‘‘conseils de circonscription’’ que la loi-cadre votée ce mois-ci autorise M.Gaston Def-ferre à instituer dans tous les autres territoires relevant de la Rue Oudinot.Des institutions propres eu Togo Ainsi se réunit chaque semaine depuis août 1955 un “conseil de gouvernement", préfigurant un véritable cabinet, puisque ses membres *~ cinq élus par l’Assemblée ter Blocs-Notes Le maintien de la souveraineté canadienne Quand un pays d importance moyenne comme le Canada sc trouve voisin d'un pays populeux, riche et puissant comme les Etats-Unis, il lui faut se tenir constamment en alerte pour sauvegarder sa souveraineté.Des petits empiétements qui peuvent s’effectuer sans aucune arrière-pensée de la pert du pays le plus fort risquent, s'ils sont trop facilement tolérés, de créer des précédents dangereux et d’encourager d'autres empiétements.Des incidents de ce genre, il t'en produit fort souvent dans un domaine ou un autre, lis provoquent heureusement des réactions tant au Parlement fédéral que dans la presse, anglaise comme française.On sait avec quelle vigueur les jouer les militaires américains, conservateurs et les socialistes Ils n'ont sûrement pas tort d’in-ont combattu au cours de la ses- sister sur ce point.Notre gou-sion qui s’achève le projet de vernement affirme qu’il s est fait gazoduc parce qu'il risque de donner toutes les garanties né-consacrer la mainmise des inté-icessaires, mais il n’en exigera ja rêts américains sur la produc- mais trop.Il a d’ailleurs senti la tion et ia distribution du gaz na- nécessité d’affirmer notre souve-turel au pays.Les conservateurs raineté sur les territoires de Tex avaient auparavant dénoncé Tin vasion massive des capitaux américains.Dans le domaine militaire, les députés d’opposition ont souvent manifesté de l’inquiétude au au- tréme-nord en envoyant le gou verneur général faire une.tournée dans l’Arctique.Les glaces du Pâle Nord Il s’est déroulé i ce propos un jet de la fameuse ligne septen- débat pittoresque i 1s Chambre trionale de radar, la ligne DEW, des Communes k la fin de la seen raison du rôle important otwnaine dernière.Deux députés prépondérant que doivent y, conservateurs ont pris i partie le jministre du Nord canadien, M Jean Lesage, pour l’amener à prendre les mesures nécessaires pour affirmer la souveraineté du Canada sur la calotte polaire.Us ont exprimé la crainte que les Russes ou les Américains établissent des aérodromes ou des postes de radar dans les glaces du Pôle Nord si le Canada n’agis sait pas le premier.M.Lesage a répondu que le Canada n’avait aucune intention de réclamer des droits souve.rains au delà de ses limites territoriales.Il a précisé que ces li J mites territoriales—en vertu des conventions internationales en i vigueur — ne s’étendent qu’à i trois milles en mer en partant des côtes canadiennes.On sait que le premier ministre Saint-Laurent a exprimé ces jours derniers le désir du Csnada de voir reconnaître sa souveraineté sur les eaux jusqu'à une limite de douze milles de ses côtes.MM John Hamilton et Douglas Harkncss ont voulu insister en affirmant qu’il était possible d'aménager des bases sur les glaces du Pôle Nord.M.Lesage leur a répondu qu'ils ne coanais-aaient guère leur géographie et Ua discussion est devenue assez i amusante.Le ministre du Nord s’est mis ià expliquer que la calotte polai-• re se trouve en haute mer, que : les eaux de cette mer soient li-I quides ou congelées, et que le Canada ne saurait réclamer des droits de souveraineté sur la (haute mer.' M.Harkness a accu-sé M.Lesage de vouloir éluder la question.Pourquoi le Canada ne réclamerait-il pas l’Arctique quand plusieurs nations s’emploient à faire valoir des droits sur TAntarctique?M.Lesage a répliqué que l’An-tarctique est un continent.Il ne s'agit pas simplement de glace comme dans le bassin de l'Arctique.M.Harkness n’a pas été convaincu.11 ne veut pas se contenter des lois internationales touchant la liberté de la haute mer, il veut que le Canada agisse de peur que la Russie n'agisse la première.M.Lesage a soutenu que les glaces du Pôle Nord sont flottantes et mobiles et qu’il ne saurait être question d’y établir des ba ses permanentes.Le cas B a b itch Dans cet ordre d'idées, il convient de souligner le cas de Milan Babitch.Ce citoyen canadien d’origine yougoslave voyageait à ibord de l’un des deux transatlantiques qui sont venus en collision près de Nantucket sur la côte des Etats-Unis.Ramené à New-York parmi les rescapés de cette grande tragédie de la mer, il a été soumis par les fonctionnaires de l’immigration américaine à une détention et à des interrogatoires qui se sont prolongés pendant vingt-quatre heures.Il était, paralt-il, suspect du point de vue des influences com munistes.Le procédé était assez peu délicat de la part des autorités américaines à l'endroit d'un homme qui venait d'échapper à la mort.Il n'était d'ailleurs pas défendable du strict point de vue des règlements, puisque Ba-bitch ne venait pas séjourner aux Etats-Unis, mais ne demandait qu'à rentrer au plus tôt chez lui au Canada, et surtout qu’il portait un passeport canadien.La presse canadienne a vigou-reusement dénoncé les procédés des fonctionnaires américains et notre ministre des affaires canadiennes, M.Pearson, les a condamnés à la Chambre.Il faut espérer que semblable incident ne se répétera plus.f.V.ritoriale, quatre désignés pai le gouverneur — sont habilités à connaître du fonctionnement des services impartis à leur contrôle.Quant à l'Assem blée territoriale, de tout temps élue au collège unique, ses pouvoirs vont bien au delà de ceux d’une assemblée à compétence purement administrative.Aussi bien ces réformes impressionnèrent-elles favorablement les membres de la mission internationale de visite que conduisit sur place en septembre 1955 un fonctionnaire indien, et après les éloges de laquelle la délégation française aux Nations unies eut la satisfaction d'enregistrer ceux du Conseil de tutelle lui-même.A institutions nouvelles, assemblées nouvelles et hommes nouveaux.Dès le 4 juillet 1955 se réunissait donc à Lomé une assemblée territoriale fraîchement issue d’une consultation populaire que les partis hosti-les à l'Union française avaient malheureusement intérêt à boycotter, tant pour en contester le caractère représentatif que pour ne pas trahir l’inconsistance de leur implantation géographique (essentiellement limitée.comme le rapporta la mission des Nations unies, au sud du territoire et à Lomé, dont ils contrôlent la municipalité), L'opposition ainsi éliminée de son propre fait, l’Assemblée n’eut aucune peine à voter à l’unanimité une motion réclamant l’abolition de la tutelle internationale et proclamant “la volonté des Togolais de poursuivre leur évolution en étroite association avec la France”.L’Assemblée générale des Nations unies ne pouvait que prendre acte d’une telle demande.De son côté la France se déclarait disposée à consulter par voie de plébiscite les habitants du Togo.Si ce territoire fait l'objet d'un article spécial dans le texte de la récente loi-cadre, c’est donc en exécution des engagements pris par le gouvernement.Mais le ministre de la France d’outre-mer se sait maintenant autorisé par le Parlement à définir d’abord un statut nouveau pour le Togo, en accord avec son Assemblée territoriale, puis à procéder à un référendum.Ce plébiscite, les Nations unies ont formellement recommandé que, comme au Togo britannique naguère, il ait lieu sous leur surveillance, et la France n'a nulle intention de les décevoir.Mais des contestations risquent de surgir sur le libellé des questions posées à l’électeur togolais.La loi-cadre ne prévoit de choix qu’entre le maintien de l’actuel régime international et l'adoption du statut offert par la France, qui entrera en vigueur à titre expérimental sans attendre le référendum Or on peut aisément imagine: que certains délégués aux Nations unies chercheront à faire inclure l’indépendance comme une solution possible.Mais dans l’esprit des élus pro-fran-çais la question ne saurait être posée de la sorte, puisque le statut à ratifier devrait par principe — comme Ta précisé à leur demande la loi-cadre — “répondre aux objectifs définis par l’accord de tutelle".Reste à déterminer ce statut dont il n’a encore été élaboré, à notre connaissance, que des avant-projets.On peut certes, Constitution française en main, concevoir que le Togo devienne soit un Etat associé, soit un territoire d’outre-mer, soit un département d’outre-mer.En réalité aucune de ces formules préfabriquées ne sem ble correspondre aux voeux des actuels élus togolais, à la fois soucieux de conserver l'aide de la métropole (ce qui exclut le statut d’Etat associé), de différencier leur pays des territoires d’outre-mer.enfin de mettre en place un exécutif local (incompatible avec le cadre départemental).Un vocable inédit va-t-il par ce biais s’introduire dans nos textes constitutionnels?Plus que le nom, ce qui importe au député du territoire, M.Grunitsky, et aux autres élus africains, c'est que le nouveau régime matérialise l’autonomie interne du Togo français, dont l'actuelle Assemblée territoriale et le conseil de gouverne ment récemment installé pour raient fort bien se développer en un Parlement local et un conseil des ministres.maintien du statu quo ne présenterait d'avantages que pour les adversaires de TUnion française — tels MM.Sylvanus Olympio et Santos, animateurs du Comité de l’unité togolaise et du mouvement “Juvento" — en réservant la possibilité d’un rattachement ultérieur à la Cô-te-de4’Or ou d'une réunification avec les parties du Togo britannique que les Nations unies auraient, malgré le vote du 9 mai, refusé de transférer à M.Nkrumah.Mais une telle opération, faite au profit des Ewés du Sud, rencontrerait à coup sûr l'hostilité des tribus du Nord, qui pourraient à leur tour exiger d’étre consultées séparément.D’autre part quarante ans d’une tutelle différente ont trop marqué les Togolais des deux zones pour que l'unité ébauchée A l'époque al-lemairde puisse se reconstituer sans heurts.Est-ce dire qu'une certaine association entre Togolais d'obédience française et leurs voi- LA POLITIQUE PROVINCIALE III Une vue d'ensemble La province de Québec vient de se choisir ceux qui, durant les quatre prochaines années, détiendront l'autorité publique.Même si en tant que prêtres et en tant que citoyens, nous n’avons pas le droit de rester indifférents devant ce choix, nous croyons que des opinions différentes peuvent (être légitimement soutenables et ce n’est pas le lieu d’en discuter.(D’ailleurs, il n’appartient pas aux I prêtres de faire de la politique 1 partisane.Cependant, en face de certains moyens qui ont été utilisés durant la récente campagne électorale et des conséquences qu’ils peuvent entraîner, c’est pour nous un devoir très grave de nous arrête! au moins quelques instants pour analyser la situation.Le déferlement de bêtise et l’immoralité dont le Québec vient d’être témoin ne peut laisser indifférent aucun catholique lucide.Jamais peut-être ne s’est manifestée aussi clairement la crise religieuse qui existe chez nous.Jamais ne nous fut fournie une preuve aussi évidente du travail de déchristianisation qui s’opère dans les masses populaires.Nul doute que les bien-pensants vont sursauter devant de telles affirmations.Ceux pour qui la moralité se réduit à peu près uniquement au problème des shorts, des robes-soleil ou de la loi du cadenas trouveront bien osés les propos que nous tenons manifeste et communément ac ceptée avec une religiosité non (moins manifeste et acceptée.Infusion d* socialism* pratiqua A considérer les moeurs électo-(raies dans notre province, chaque élection est une occasion pour tuer l’esprit démocratique et infuser davantage dans notre population un esprit socialiste.Pour surprenant que cela puisse systématisée d une réalité bien paraître, étant donné que nos partis politiques font brandir de- Nous annexons ici à notr* enquêta la texte d’un* étude rédigé* par deux théologiens.Ella s’ad-essait à des prêtres, mais nous croyons que les catholiques en général pourront en faire leur profit et en tirer de graves enseignements.connue.Le capitalisme occidental, tel que présenté au peuple soviétique, est partiellement un mythe.Le problème juif fut un mythe favori d’Hitler.Les meneurs totalitaires ont besoin de mythes pour conserver leur pouvoir et faire _ oublier à la masse tant ses intérêts véritables que l'état d'asservissement où Ton veut la maintenir.Le culte du mythe est immoral parce qu’il détruit la vérité, bien premier de l’esprit.Il dégrade l’intelligence.asservit l’homme, canalise les énergies aveugles des foules, et rend celles-ci dangereusement maniables aux mains des agitateurs et des démagogues.II sape à la base le jeu démocratique.Tout le discours de pie XII sur la démocratie (Noel 1944) serait à relire ici.Le communisme tel que présenté aux masses de Québec, est un mythe.La réalité communiste n’est pas ce que recouvre ici.Mais une Urak chréUenne tïZlt F S™' qui respecte l’ordre des vertus °"?,,™ ,?t,,l!ÎmeDtde an‘lcotT>' pose la charité,’la vérité et ^ à pfiU justice comme fondements de la 5-, relioipifv termes’ Par vie sociale, et qui sait encore se -es .re 1®leux ^°n renom, des scandaliser devant le mensonge, la perversion des consciences, la fascistes reconnus, de pitoyable.' cabotins et d’authentiques vo vant le peuple le spectre du socialisme et du communisme comme un épouvantail dont il faut se garer, il n’en reste pas moins que c’est là une vérité des plus pa-terîtes: elle crève trop les yeux pour que l’on ne s’en aperçoive.En effet, qu’est-ce que l’esprit socialiste?Le socialisme, tel que condamné par l’Eglise, en plus de son caractère rôatérialiste est basé sur une tausse notion de l’Etat et de ses rapports avec les individus et les groupements qui constituent la société civile L’esprit socialiste existe lorsque l’Etat se fait la providence de tous et lorsque les citoyens at tendent tout de l’Etat.L’esprit socialiste existe lorsqu* l’Etat s'immisce dans tous les groupements qui constituent la société civile et tente de les contrôler L’esprit socialiste existe lorsque l'Etat est omniprésent et que rien ne peut sc faire sans lui.Or, si Ton considère Tattitud* de la population, comme celle de ceux qui briguent les suffrages, on constate que tous les partis corruption svstématioue du droit y0US' La mème littérature, qui multiplient promesses, cultivent ne^eut^ue s'émouvoir devant fnormte la conscience civique des; l'égoïsme des .individus,, et^des un 4tat de faits devenu manifeste amateurs de Nouvelles et Potin; un état de faits devenu manifeste.Ces notes ne sont qu’une esquis se.Traiter convenablement de la ou enthousiasme les jeunes disciples de M.Adrien Arcand a signification profonde du dernier Pe9^r€ t*an* ^es presbytères et scrutin exigerait un volume aussi considérable que l’étude parue récemment au sujet de la grève de l’amiante.Nous espérons que quelques moralistes et sociologues le feront.L* mansong* érigé an system* Une chrétienté où le mensonge jest érigé en système est un pays où inévitablement on attaque le (sens religieux, car la foi chrétienne est essentiellement d’abord un guidé plus de consciences religieuses que nous n’osons l’imaginer.Comme on le voit, la “vérité anticommuniste" est une merveilleuse panacée qui sait s’adap ter à tous les niveaux de spiri tualité.Il serait temps, aussi de confier à des sociologues l’analyse du concept d’autonomie, tel que pensé dans les cerveaux canadiens français.Il est fort possible que nous ayons là un cas typique d’u- culte de la vérité.Les méthode: "fl.1!a',e.ur„.'ltsormais passée au ! modernes de diffusion de l’idée (permettent de bâtir d’immenses [mensonges collectifs, de répéter à satiété, par le journal, la radio et la télévision des slogans déformateurs.à un point tel que Thom-me de la rue devient incapable ‘de résister et veut bien accepter que “ça devienne vrai".Cette technique, perfectionnée par Hitler.fut reprise par les commu-(nistes.Elle fait actuellement par-itie de nos moeurs électorales.Le mensonge sert à cultiver les corn-(plexes, les craintes de Tâme populaire, à déformer les idées de Tadversaire, à détruire la réputation des personnes.Bien cuisiné il réussit à faire accepter à des chrétiens des attitudes nettement anti-chrétiennes.Par exemple Ton fera croire que prôner la sécurité sociale, c’est glisser vers le marxisme, que promouvoir Tas-surance-santé, c’est saboter nos communautés religieuses, que donner à manger aux hommes qui ont faim dans les pays sous développés nous appauvrit et encourage le communisme, etc.— Un universitaire bien connu de Québec s’est particulièrement illustré avec ce dernier argument.Plus les gens sont dépourvus de culture et de sens critique, (plus cette méthode est efficace.Elle s'avère un moyen rapide d’abnitissement des masses.Elle - révèle un danger grave lorsque les catholiques admettent le procédé comme légitime.Nous avons vu les journaux officiellement catholiques publier des annonces grossièrement mensongères, nettement immorales.Nous avons rencontré des prêtres qui estimaient une telle propagande “habile” et ne s’y objectaient pas trop, aussi longtemps que “ça favorise le bien.’’ L’tmploi dai mythas L'emploi des mvthes constitue une partie intégrale des métho des massives d'injection de slogans.Le mythe, c'est la valeur apparente ou idéalisée proposée à la place de la valeur réelle.C'est une abstraction qui revêt les apparences du réel le plus concret.C’est moins souvent une pure construction de Tesprtt qu'une corruption groupes et tentent de s’infiltrer dans toutes les organisations.Ils se font la Providence de tous, Malheur à ceux qui osent résister aux gagnants.Nous avons atteint un degré tellement élevé d’esprit socialiste que nous ne nous en rendons plus compte et que nous trouvons cela normal.C’est, du socialisme le plus primitif et le plus abject.Les vrais socialistes eux-mêmes ont dépassé cette mauvaise conception.Récemment le chef socialiste italien, M.Sa-ragat s’exprimait de cette façon: “Le socialisme croit que l'Etat est fait pour Thomme et non Thomrne pour TEtat.L'individu a des droits inviolables : ce sont des droits naturels.L’Etat moderne exerce un contrôle toujours plus grand sur les citoyens.Même lorsqu'il est démocratique, TEtat peut devenir despotique et oppresseur.D’où la nécessité de créer dès maintenant des structures politiques, sociales, économiques et culturelles pour la sauvegarde do la liberté et de la démocratie”.(Le Devoir 3 juillet 56).Et ceux qui abusent le plus d* Tépithète socialiste pour salir leurs adversaires sont, ceux qui, pratiquement contribuent le plus à créer dans notre peuple une réelle mentalité socialisante.Utilisation d« la rtligion Nous sommes ici devant une manoeuvre coutumière de nos techniciens d’élections.Le prncé dé est devenu tout simplement plus raffiné et ignoble.On y est allé sans scrupules, dénonçant partout de pseudo-ennemis de la re- sins dahoméens aurait davantage de chances de s’organiser?C’est, tout au contraire, une hypothèque à exclure, les Togolais se révélant décidément trop particularistes et trop jaloux de leur éventuel statut, tout indique que le Dahomey stade de mythe.Le mensonge systématique et l’emploi du mythe sont déjà des manoeuvres frauduleuses.Les procédés tels que achat de votes, corruption de la loi électorale, menaces de représailles pout ceux qui ne soutiennent pas le “bon parti”, les faux serments, les suppositions de personnes, ia curruption des officiers d’élections, semblent aussi devenir des éléments normaux de notre vie sociale en période électorale.Quelques secteurs urbains ont vu des exemples d'emploi de violence à rendre jaloux les anarchistes les plus fervents Ceux qui actuellement em ploient ou tolèrent ces procédés n’ont pas le mérite de les avoir inventés.11 faut avouer que notre catholique province connaît depuis déjà assez longtemps ce que Ton entend par fraudes électorales.Mais leur emploi est de plus en plus généreux à chaque élection.Aucun parti n’en a le monopole.Qui mesurera les sui- .tes d’un état social où une telle118'?11 et réussissant a mettre en immoralité est communément ad- ac'lon !es mécanismes de défen-mise?se des croyants dont la honne vo- ici encore, ce qui doit le plus lo?,é dépasse de beaucoup le sens nous inquiéter, c'est que peu (Jeicr'^9ue.gens semblent se scandaliser de Le slogan anticommuniste sem-tout cela Des méthodes simi- ble avoir été employé avec un laires, utilisées en pays commu- succès considerable.Une littéra niste, soulèvent l'indignation de:t,,re de bas étage a pénétré les nos braves gens et mettent eu presbytères et les couvents.Un branle le zèle de nos journals cur® a changé ses convictions tes catholiques.Au pays du Qué!aprcs leÇbJre de l'Unité nationale, bec, elles obtiennent rapidement ,.nlnns'eur Arcand! Des une généreuse absolution popu j re'l8leuses ont lu ou entendu ra-laire Mème on s’en vante et on, on^er d étranges histoires sur des en rit comme s'il s agissait del&?.!!! Jn' !a première fois à Montréal droit améliorer le reste de la dis avec ** participation de chan-tribution, soipner l’éclairage, leurs canadiens de classe comm* Un auteur qui a quelque cho- mûrir le découpage technique, Pierrette Alarle, Claire Gagnier, .- - .-.- - se à dire et qui sait le dire des vaanper de décor; et Von aurait Yoland Guérard, Robert Savoie tes pour ses lapins, une venté acteurs tous expérimentés; 'reste incontestahlemeut un des vlus et autres.et une chaleur humaines c est le réalisateur, ce dernier arrivant beaux textes canadiens sous une Les autres représentations des a ce point sensible qui! n’est là après des travaux assez dif forme digne de lui.Quant à nous, “Noces de Figaro” auront Heu - J.* — .les 10, 14, 17, 21, 24, 28 et 31 » _ - .j-”’ — C»1 puiucuiicTKineni occupe ae uc cun tu août.Il est à noter que chaque co* ^vvene des yeux di séries dramatiques pour la jeu Pièce la plus dense et la plus représentation des ’’Noces” com- “ j ctlos*s ^Ue 'es bayar- nesse puis des productions reli PToehe de nous de l’actuelle sai- meneera à 8h., à cause de la Ion- T,gJL dn\ ait eS ne smira,ent Bieuses comme l’inoubliable s(m- - ’ " An*ï\’ „s’ nou* entrons EAUX VIVES du père Legault.dans le jeu, sans que notre sum- i n* x .pathie soit forcée, sans qu’une „ï?éS?,rCV ° ! Ul,-m habile réthorique ou des confi ;bpn.trava,,l, aurait PU- doc dences larmoyantes fassent pen- î?rdt lavf.c 1 autfUT’ -'«PPT'T1 cher à l’avance, la balance mutile votz inferieure de J o Le drame peut se nouer; nous’el ’}e,-p?lav0lT Tec0!ir,s “ la savons à qui nous avons affaire ’¦ artificielle musique à bou-Tout devient normal.chaquelcahe’ Huest]°’,sf ^detail Sa muse comportement est légitimé par la 5* ne ne,*e’ ?anuits composition de chaque personna ^orceJ:; 5° réalisation, sen meuve-ge.On dirait d’un de ces mille1 ™e?ts 1® ca?era S^ralement faits divers que les journaux au-! c°nven:, raient honte de rapporter, tant j-0’!”® Si ?-r®2 un bonnete travail ils prêtent peu à conséquence: d urt rétal^at«ur consciencieux, l’exécution de deux lapins, Ve- sans extrava9uvi,!ons mélangés moyens à be rapportaient pour la pl .27 luillet.C.chengement te- ceux d.fron^ge chedd.r d.18,- et Trans-Mountain a monté d unlde '*nnée , dern!ir*.P0'-tant le ^0i* ^ s établissait a ^ns ont rapporté de $19.00 à de $11.00 1 811.50.des très naît è la hausse du cuivre, de 983,000 é 16,437,000, et ceux point.Dans les services publics.^1 de?5lx 'e 1 Au total 2 280 000 actions ont *2100' moyens $15.00 à $19.00,1 muns $9.00 à $10.00.l'huile d* lin, du coton brut, des d'oeufs en entrepét frigorifique, B.C.Power a baissé de 1 3-4 et ^coîltre $2,209,400 000 ( 29 p.née dernière, «L pour ]« «X; Au total 2280 000 ,K‘tion,! on' - ‘ peeux de boeufs, des déchets d* 125,000 è 58,000 caisses.Shawinigan a baissé de 1-4.ij88 ' record antérieur pour mois, au sommet d'acier, d* Hiuil# d* coton, du -O- Dans le secteur des DaDOteriea.ll®^semestre était de contre $420 sisal, du blé at du caoutchouc Abitca Lumber A Timber Cor- brut, et è la baisa* des porcs, du poration Ltd, a avisé la Bourse- — -,-, — — bols d'oeuvre d'éplnette, d* l'a-: Canadienne que Lampard A Royale a baissé de 1-2.Dans le voine, des bouvillons, ds l'étain.Company a pris 200,000 actions domaine de la construction, Ca- .- , • - " ' ' 1 * • un peu moins que le sommet iné- avril et mai, le total semestriei a canalfnt ae *ll w » Les arrivage _____ „ ¦font un peu plus nombreux et ce Powell River a baissé' de 1 i.a’;*2,216.000,000 (1953).T, ^ expéditions^ »u^ Royaume- ^ Âouveaîu bas eT IS^nou* munes $9 ®° $ $13.50.Les bon- de plus que lundi dernier?^La Dans les banques, la Banque Les exportations au cours du Um en juin ont été $ P«“ Pris veaux sommets pour i'année nes vaches $13.00 à $13.50, quel- qualité était surtout moyenne à mois ont augmenté de 12 p.100 inchangées, soit $65,700,000, et j la’ques-unes de meilleure qualité bonne en général.Les prix sont du tuer» brut, du minerai d* fer à $1.00 l'action, en vertu de «on jjad^ Cernent a baissé de 3-4 et et do le péto au sulfite blanchie, accord de souscription.Il y a La montée d* certaines denrées donc 2,000,000 d'actions en clr a suivi colle du dollar américain, culation ainsi quo 3,000,000 dans • O- la trésor de la compagnie.Le Le total des contrats «Je tons- soW* d* *rm* , r*P*; truction ont atteint le nouveau *-n,f 1,000,000 d actiom â $1.00 stimmet de $1,796 millions pour 1 attioo, dues le 15 eoût.(m »^pl prêmitrs mois de 1956, en compariison de $1,044 mil* Atlas Steels »v.v p0TJrse Américaine était è la qur u ue quame nonne en general.Les prix font pour atteindre $429,300,000 soit par suite de baisses en mars, Prisse.De même que les valeurs $13-75’ moyennes $11.00 à $12 50.demeurés stables avec la semai- le total semestriel a canadiennes sur les deux marchés commune3 $10.00 à $11.00.très ne dernière à la suite d’une bon- Dominion Bridge, de 1-2.«ale de mai, contre $3»?,300,000 légèrement diminué (de $386,- Les valeurs minières et pétro- il y a un an, et de 11.6 p.100 500,000 è $371,500.000).Par con-j -•- lières de l'ouest ont fluctué avec pendant les six mois ($2,304,200,- tre, les importations ont continué .irrégularité dans une marge de 15 000 contre $2,063,300,000).Le re- à augmenter, passant de $26,- LQ DOlltiaUO cents.;cord antérieur datait du pre- 600,000 i $41,400,000 en juin, eL * • Le virement a été de 73,400 dans ^ier semetstre de 1952 ($2,121,- de $182,900,000 à $238,000,000: d, -a-, le compartiment des industriels, et pendant les six mois, n en est ' de 532,000 dans celui des valeurs! La plus importante contribution résulté un surplus d'exportations La conclusion nous semble ma- communes $7.00 è $10.Il n’y ne demande.Les lots mélangé» avait que quelques taureaux ven-1 d'agneaux bons et moyens se dus qui ont rapporté de $10.00 è sont vendus surtout i $22.00 $12.00.avec environ 40 à $22.50 et 25 à Les vendeurs ont commencé $23.00.Les moutons valaient de aujourd’hui avec environ 100 $5.00 i $9.00.veaux de plus qu’à l’ouverture la, Sur le marché de l'Ouest les semaine dernière.Les veaux i porcs se sont vendus è $28 50 ca- ., .minières.Des 300 émissions Iran-à l'augmentation des exportations de $24,300,000 en juin contre nifeste: une période électorale d’herbe formaient la majorité tégorie A, ce qui est stable avec .______ , ._______ * ?l2.ees: «ta'ent à la hausse, 129 en juin et pendant les six mois $38,900.000 un an plus tôt.et de comme celle que nous venons de des arrivants et se vendaient en-; la semaine dernière, truies $16.’«r* p?';r * ™ * tk^i.h» i.À a ^alss,eI et 105 stationnaires, a été celle du blé, dont les expor-'$132,900,000 contre $203,600,000 traverser s’avère un Instrument de vlron 50 cents moins cher que la Sur le marché de l’Est le prix 1952.L «ugmecfstion sur an- tien» du capital-actiiws d* la On a signalé 18 nouveaux sommets tâtions ont dépassé de plus de la Dendant le semestre démoralisation et de déchristiani- semaine dernière.Les veaux de'n'est pas encore établi."*•
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