Le devoir, 7 septembre 1911, jeudi 7 septembre 1911
DEUXIEME ANNEE—No.209 MONTREAL.JEUDI 7 SEPTEMBRE, 1911 UN SOU Le inUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne Canada et etats-unis.•nion postale.83.00 86.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .ETATS-UNIS .Onion postale 81.00 81.50 83.00 LE DEVOIR Réda^lion et Adminiftratiom ^\HUE SAINT-JACQUES MONTREAL.- TELEi^ NES: ADM \ "RATION: Mû 7464 REDA 4 ION : Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! FIN DE RÉGIME “Globe,” “Presse” et “Herald” V I endant que la Presse, abjecte servante de tous ceux qui possèdent 1 or ou le pouvoir, fait aux passions de race des Canadiens-Pran-'¦ais 1 appel le plus ignoble, le plus éhonté que nous ayons encore vu.la grande presse ministérielle de langue anglaise se retourne vers les Anglo-l anadiens et cherche, avec une audace presque égale, à recueillir, dans l’exploitation de leurs sentiments de race, quelques votes pour le ‘grand conciliateur.” C’est le spectacle le plus dégoûtant qu’on ait depuis longtemps nffert à l'opinion publique.( >n voit même se prêter à cette besogne un journal habituellement honnête comme le Herald, qui faisait, l’autre jour, “aux conservateurs de langue anglaise”, un appel que nous avons relevé, et qui, le 29 août, publiait, pour mieux soulever leurs passions, un faux des mieux conditionnés.Le fait est incroyable, mais il est vrai.Qu’on ouvre le Herald du 29 août: l’on y trouvera, sous le titre “3/)\ Ames and le “Devoir”, la pièce fausse et tronquée que M.Victor Geoffrion fait distribuer dans Chambly-Verchères, au dire du Witness.On y verra que le Herald cite côte à côte trois paragraphes qui, dans le texte originaire, sont séparés par un espace d’une quarantaine de lignes et dont une phrase est coupée par la moitié; on y verra que le Herald use de ce texte tronqué, amputé de tout ce qui pourrait gê-uer M.Laurier et le mettre dans sa vraielumière (l),pour prouver que notre journal distribue à son publie “some of the most violent anti-British stuff ever written within the Umpire.” (Quelques-uns des articles les plus violemment antibritanniques qui aient été publiés dans l’Empire.) Et, tandis que le Herald falsifie de cette façon les textes, le Witness nous apprend que, dans les provinces maritimes, M.Laurier nous taxe de déloyalisme, en citant précisément l’article tronqué et manipulé par le Herald et M.Geoffrion.Nous serions curieux de savoir si le grand chef a été plus scrupuleux que son organe montréalais et son ami, l’ex-député de Verehères! # # # En tout cas.et c’est la preuve que cette campagne est le fait, non pas d’un individu quelconque, mais bien d’un état-major qui calcule tous ses effets et qui joue à la fois de la corde anglaise et de la corde française, le Globe, le principal organe du gouvernement dans les provinces anglaises, entre en scène en même temps que le Herald et la Presse.Il se lance à l’assaut avec une impudeur qui semble ne pas avoir de limites.Le Globe déclare littéralement que “l’objet avoué du mouvement dirigé par M.Bourassa est 1 établissement, dans la vallée du Saint-Lau-rent.d un ( anada français indépendant ’ et, “dans ce dessein, d’empêcher le développement de la marine canadienne prévue par la loi navale de la dernière session.” Vous voyez la perfidie atroce et l’habileté diabolique avec lesquelles, pour soulever les colères anglaises, cette feuille essaie de faire croire que l’opposition à la loi navale, indépendante dans la réalité de Vtout sentiment de race, se lie à un projet exclusivement français! Le Globe, cependant, n’est pas satisfait de ce mensonge et de cette perfidie.Il ajoute, pour atteindre ses lecteurs dans tous leurs sentiments intimes, que, depuis des mois, les nationalistes ont mené une ?ampagne “absolument sans précédent dans l’histoire canadipçne,” 'pour sa truculente insolence envers la Grande-Bretagne et l’Empire Britannique.” Il qualifie eette propagande de “si odieuse aux loyaux Canadiens et si insultante pour le Royaume-Uni et l’Empire Britannique.” C’est vraiment une merveille de canaillerie ! Or.la besogne du Globe est d’autant plus basse qu’il ne peut même se couvrir d’une ombre de bonne foi.M.Bourassa a parlé à Toronto, notre journal, nos brochures (celle d’Asselin notamment) sont à la disposition de tous les journalistes qui veulent les consulter.Cette besogne est d’autant plus méprisable, que les nationalistes ne font que répéter ce que le Globe lui-même disait en 1907, si nous en croyons le Soleil d’alors.Car c’est bien le Globe dont le Soleil du 8 avril 1907 extrayait ce passage: “Nous préférons employer nos ressources financières à développer notre pays, et en ce faisant, nous avons conscience de travailler de la meilleure façon à rendre plus puissant l’Empire.NOUS NE POUVONS AVEC NOTRE ARGENT CONSTRUIRE TOUT A LA FOIS DES CHEMINS DE FER ET DES CUIRASSES, ET MEME AU POINT DE VUE DES INTERETS DE L’EMPIRE, ET POUR SA DEFENSE, LE DEVELOPPEMENT DES CHEMINS DE FER ET TOUT CE QU’IL COMPORTE EST DE BEAUCOUP LA POLITIQUE LA PLUS EFFICACE.” Etait-ce pour fonder un état français indépendant dans la vallée du Saint-Laurent que le Globe déclarait alors que nous ne pouvons construire “à la fois des cuirassés et des chemins de fer” et que, dans notre intérêt comme dans celui de l’Empire, il vaut mieux s’en tenir aux chemins de fer! Et si le Globe avait le droit de dire cela en 1907 ; si le Soleil pouvait ajouter qu’en parlant ainsi le Globe exprimait “le sentiment presque unanime du Canada,” pourquoi n’aurions nous pas le droit de le répéter?Ce qui, dans les pages du Globe et du Soleil, était bonne et saine littérature devient-il subitement crime et trahison pour être imprimé dans le Devoir?# * # L’attitude de la Presse no nous surprend pas: d’elle nous nous attendons à tout, mais celle du Globe, nous le eonfessons, nous étonne quelque peu.Nous le croyions au-dessus de certaines bassesses.Mais R faut croire que la situation du parti est tellement désespérée qu’il se juge tenu de jeter par-dessus bord tous les scrupules! Celle double canaillerie, non plus du reste que les stupides articles de VOrange Sentinel, no nous fera pas dévier de notre route.Nous continuerons à prêcher une politique acceptable à tous les groupes canadiens, fondée sur le respect de la vérité et de la justice.Nous aurons soin surtout de ne pas tenir nos compatriotes anglo-canadiens responsables des basses manoeuvres de journaux que la peur affole.Notre revanche est proche, d’ailleurs: nombre d’Anglo-Canadiens intelligents comprennent déjà et disent hautement que des articles comme ceux du Globe constituent un véritable scandale et un attentat contre l’honneur national.Le jour—et cela viendra—où nous réussirons à porter notre cause devant toute l’opinion anglaise, le Globe et ses pareils apparaîtront comme les pires ennemis de l’unité canadienne.* * * Mais quelle lamentable besogne ils font, en attendant! Et quel spectacle que celui de ces feuilles qui — pour assurer à un gouvernement moribond quelques années de pouvoir—travaillent systématiquement à aggraver les principes de division que créent entre nous la distance, les différences de croyances et d’origine! Quelle odieuse cl cynique comédie que cette oeuvre de mensonge et de haine, poursuivie sous le patronage d au bénéfice de l’homme qui a prétendu dépenser sa vie à la réconciliation des races! Celle fin de régime, décidément, nous réserve Imites les limites! Orner HEROIJX.(1) L'opinion quVxprlmnit «lors •• rssn sur lu guerre sud-africaine ne fait que reproduire, ainsi que urne oons ilc jà dit, celle (pi'ont publiquement et à maintes reprises formulée .lohn Mortey, Lloyd (ieorge, .toha Burns.Bold win Smith, lord Courtney et les liommos le- plus d'stingin's du parti lilié-rai d’Angleterre.LA CAMPAGNE ELECTORALE La cninpsgtio électorale bnl mniuton: ni son plein.Life/, le thww.qui défend scs p i-icipi s envers et centre tous.; 20 solia pour l’édition quotidienne- -d'ici pu premier cetcbrc.SILLET DU SOIR IL Y AVAIT DE QUOI "J’espère, messieurs, que durant cette réunion contradictoire personne ne se départira d’une parfaite courtoisie.Les injures et les coups de poing, vous le savez, messieurs, ne sont pas des arguments.Mon bon ami M.Henri Bourassa.C’est V.Rodolphe Lemieux lui-même qui, la semaine dernière à Saint-Barnabe (Saint-Maurice), la figure fleurie d’un sourire précieux parce qu’il est rare, s’exprimait de la sorte.Enfin, disait-on de toutes parts, voilà un ministre qui a des manières.Cependant, hier soir, du haut du balcon désormais historique de M.Médéric Martin, le même M.Rodolphe Lemieux, le visage convulsé, la bouche tordue, laissait tomber sur les nationalistes la fine fleur de son vocabulaire familier.Un changement aussi subit ne laissa pas que de provoquer de la surprise et chacun de s’ingénier à g trouver une explication.Les uns g voyaient un accident purement géographique ; d’autres, moins savants, disaient que sur le husting de Saint-Barnabé des adversaires avaient pris place, qui n’eussent pas dédaigné de faire le coup de poing, fût-ce avec M.Rodolphe Lemieux.Et les commentaires allaient leur petit bonhomme de chemin.Pour nous qui, par métier, sommes tenus d’être bien renseignés, nous croyons que ni l’une ni U autre de ces deux explications ne vaille.Et il nous semble facile, autant que cela nous est agréable, de justifier le Ministre de la Marine.Deux petits incidents fort goûtés par les électeurs de Sainte-Marie, ont contribué à aigrir au mauvais moment le caractère si agréable de M.Rodolphe Lemieux.Et, chose bizarre, c’est le fidèle piou-piou Médéric Martin qui en fut la cause involontaire.Nous nous expliquons.L’ex-député de la division Ste-Marie (on sait recevoir ou on ne sait pas recevoir) avait acheté un gros pétard qui devait péter, comme son nom l’indique, juste au moment où M.Rod.olphe Lemieux apparaîtrait à la foule en délire.C’est le coup de canon qui devait donner le signal des acclamations que tout bon patriote gardait en magasin.Or,il arrivera que, trompé par l’ap parence d’un gros gentilhomme descendant d’une automobile sur le champ des opérations, h pyro-technicien ministériel mit le feu aux poudres bien avant que le Mr nistre de la Marine eût fait à la rue Logan l’honneur d’y descendre.La mèche était éventée.M.Rodolphe Lemieux, informé qu’il avait manqué le pétard, en fut, assure-t-on, fort vexé.Un compliment' tiré à bout portant par cet excellent Médéric Martin vint combler la mesure.L’ex-député de la division Ste-Marie, désireux de faire oublier le pétard, prématuré, se mit en frais de plaire doublement à son maître en le complimen tant et en tombant sur M.Bourassa, tout cela en une seule et même phrase.C’était pas mal difficile.Mais on sait que rien ne rebute le zèle de M.Médéric Martin.Il regarda profondément la foule et dit d’une voix impressionnante : “Si, Sir Wilfrid Laurier avait trouve en M.Bon rossa des qualités administratives, croyez-vous qu’il ne l’aurait pas nommé ministre avant M.Lemieux?.Personne ne répondit, mais M.Rodolphe Lemieux n’en pensa pas moins, et il se fâcha, intérieurement s’entend.Dame! mettez-vous à sa place.LEON LORRAIN.Erreur ou canaillerie Nous signalons à tous nos amis une erreur ou une eanailleric que l’on vient de porter A notre connaissance.La Gazette Officielle, numéro du 12 août 1911, contient deux la-bleaux financiers, l’un en anglais (page 5;îO), l’autre en français, page ‘>70.Le tableau anglais constate une augmentation de la dette de $4,-9117.757.(12 au fil juillet de cette année.Le tableau français, celui dont sc serviront sans doute, les orateurs ministériels de cette provin» ce affirme au contraire que ces $4,997,757.(12 représentent une diminution de la diûte.Erreur ou cannillorie que nos amis ne s’en laissent pas imposer La vérité est que durant le.g'Mi! mois (le juillet 1911, la clct'c a augmenté de *4.999,757.02.J.D.Pour avoir lu la “ Presse ” Armand Lavergne nous pardonnera-t-il d’accoler, pour cinq minutes, son nom à celui de la Presse ?C’est douteux; mais les honnêtes gens qui sont dans la politique sont exposés à cette promiscuité.Hier soir, la commère se prévalait du fait qu’un correspondant de journal étranger cite des paroles d’Armand Lavergne au soutien de cette thèse que Montréal n’est pas une ville sûre, pour déverser tout un seau d’amabilités sur la tête de notre camarade.Armand Lavergne a de ce temps-ci d’autres animaux à étriller que la commère.Elle aura son tour, un peu plus tard, et Lavergne la fouaillera comme elle le mérite.Notons seulement aujourd’hui que la Presse elle-même, et personne autre, est responsable de tout, ce qui a pu se dire ou s’écrire à l’endroit des Martiniquaises qui ont pris du service à Montréal.C’est elle qui a provoqué la curiosité des gens à leur endroit, en des lignes d’un cocasse renversant, c’est elle qui nous a appris, ou a tenté de nous apprendre le “petit-nègre”, c’est elle qui a raconté avec force détails l’arrivée, de ces pauvres filles au pays.C’est encore elle qui s’est faite leur agent de recrutement, à tel point que, dans Montréal, quiconque voulail s’assurer du service d’une de ces pauvres filles n’avait qu’à téléphoner à la Presse pour obtenir tous les renseignements voulus.Et la Presse serait, fort prise au dépourvu si Lavergne lui demandait de citer, de lui, quoi que ce soit qui ait trait à cette importation.Quant au reste, c’est aussi la Presse qui a mis tout le monde sous l’impression que Montréal est un coupe-gorge immonde, où l’on ne peut faire trois pas sans qu’un bandit quelconque nous plante un couteau entre les deux omoplates.C’est la Presse qui a fait le plus de sensation avec des histoires exagérées d’attaques noc turnes, d’apaches qui poignardent les gens au coin d’une rue, qui enlèvent des jeunes filles, dévalisent les maisons et étranglent les gens qui out le malheur de s’égarer dans la ville.Où avons-nous lu tous les récits de combats entre des Italiens, de tentatives de chantage de la Main Noire, si ce n’est dans la Presse'! Et quelle gazette, si ce n’est elle surtout, a publié des illustrations fantastiques à cc propos?¦ Lavergne a peut-être eu la naïveté de croire ce que disait la Presse, après avoir eu lui-même la curiosité blâmable de lire cette feuille qui fait le déshonneur du journalisme eanadien-français.Il en est rudement puni aujourd’hui.-Mais que la commère ne cherche pas à faire la pudibonde, qu’elle ne se voile pas la face, qu’elle ne crie pas au scandale.La véritable coupable, c’est elle.G.P.M.Lemieux est muet M.Lemieux a parlé à deux endroits, hier soir, dans (Montréal.M.Lemieux n’a pas répondu un seul mot aux questions que le Devoir lui fait depuis plus de deux semaines.Nous les lui faisons de nouveau, peut-être se décidera-1.il enfin d’y donner une réponse catégorique.lo.—M.Laurier a-t-il fait mettre au panier, le ou vers le treize mars dernier, une résolution de M.Monk demandant le creusage immédiat du canal de la Baie Géorgienne / 2o.—M.Lemieux a-t-il alors pro testé contre l’acte de M.Laurier, ou a-t-il appuyé la résolution de M.Monk?9o.—M.Lemieux sait-il si, le ou vers le 10 août dernier, le gouvernement canadien a donné à la mai son Cainmell Laird & Cie., d’An gleterre, le contrat pour la construction des navires de la flotte de guerre canadienne f 4o.—M.Lemieux a-t-il lu les dépositions assermentées produites par Armand Lavergne au sujet de l’affaire Touriguy?5o.—M.x Lemieux nous dira-t-il qu’est-ce qu’il pense de ces dépositions assermentées et, de sa conduite ainsi que de celle du juge Touriguy ?Parions que M.Lemieux va rester encore muet ! Son silence équivaut A une impossibilité de répon dre à toutes ces questions sans inculper le ministère.La caisse toujours vide Le Canada n’ose pas nier l’exae titude des chiffres que nous avons cités hier.Mais il prétend qu’ils ne donnent pas une idée exacte de la situation, parce que nous comptons dans la dépense tous les déboursés de l’année.La méthode u’est pas de nous.Nous avons ouvert les comptes publies pour l’année 1910 aux pages indiquées, et nous avons copié les chiffres tels que consignés là par les propres officiers du gouvernement.Et ces chiffres démon trent que malgré l’augmentation énorme du revenu, le régime Laurier nous endette davantage chaque année.En 1910, par exemple, les con tribuables canadiens ont versé au trésor fédéral 64 millions de plus qu’en 1896, et cette même année le déficit a été de plus de douze millions de piastres! En d’autres termes, le revenu du Canada ne suffit pas à payer les excès de corruption du gouvernement joints aux besoins légitimes du pays.C’est probablement cet état de choses qui engageait M.Laurier à déclarer à la conférence impériale, que nous n’avions pas d’argent à gaspiller pour le militarisme, et le Canada lui-même à ajouter que notre unique contribution à la défense de 1 empire devait être le do veioppement du pays.Malheureusement, M.Laurier et le Canada ont cédé à d’autres inspirations depuis, et c’est pourquoi le contribuable canadien a beau jeter son argent dans la caisse, la caisse reste toujours vide et le ministre des finances en déficit.J.D.UN RETARD -*-—- Un retard dans l’expédition d’un convoi de papier qui nous est destiné nous empêche d’imprimer aujourd’hui notre journal sur un papier de format habituel.Une chose nous console.Comme nous ne parlons aujourd’hui presque seulement que de la Presse, notre papier est de reste convenable.LE FAUX AMBULANT Le faux distribué dans Chambly-Verchères,.par M.Victor Geoffrion et publié dans le Herald du 90 août, est en train de faire son tour de la presse ministérielle.Nous le retrouvons dans le Free Press d’Ottawa du 5 septembre, lie faussaire doit être content.Le bilan financier Quelques erreurs s’étant glissées dans les chiffres que nous citions hier, nous publions de nouveau aujourd’hui le bilan finau rier du régime Laurier.LA ‘PRESSE ’A LA RESCOUSSE M.Laurier eu est rendu à se servir de la Presse pour en faire sou principal organe dans la province de Québec! 11 avait le Canada; mais le Canada ne lui suffit poiut.En temps de lutte, et de lutte acharnée, où son prestige reçoit de terribles coups, M.Laurier se jette au giron de la Presse, qui l’a tant de fois menaeé de l’abandonner, et lui dit: “Défends-moi!” Depuis des semaines, la Presse, sortie de l’indifférence politique où elle faisait mine de vivre, a abandonné les concours de sac de sel, de murs de brique et de brouettes.Elle est partie en campagne et elle affiche partout la plaque Laurier.C’est son plus récent concours.Il s’agit de faire élire M.Laurier, et de sauver du désastre imminent celui qui, l’heure venue, pourra la protéger et la laisser frauder le pays.Sournoisement, la Presse a commencé par vouloir nous faire accroire que M.Laurier avait protégé notre autonomie à Londres.Et tandis qu’elle publiait l’éloge de M.Laurier, sauveur du Canada, en page de rédaction, elle dissimulait dans un coin de ses vingt pages quotidiennes une lettre où son correspondant de Londres,—un homme plus averti que ceux qui beurrent des tartines pour M.Laurier et ses amis, rue Saint Jacques, dans un somptueux hôtel,—écrivait judicieusement : “Ils (les ministres anglais) prêchent donc Uautonomie des colonies, admirable principe qui fait pâmer d’aise toutes les colonies.Tout le monde crie bravo, nous en sommes, nous roulons être maîtres chez nous, etc.La conférence se trouvant d’accord, sur ce principe, ces bons farceurs d’Asquith et de Lloyd-George en profilent pour nous mettre sur le dos la police d’une partie de VAtlantique e,t du Pacifique.“Comme cela, disent-ils, le principe de l’autonomie des colonies se trouve reconnu d’une manière décisive et pratique; nous allons nous retirer de ces zones coloniales et vous en remettre le soin exclusif.” Voilà un acte de haute politique qui ne nuira pas à l’Angleterre, dans l’esprit du Grand Turc ni dans l’âme du Fils du Ciel; il n’y a encore peut-être que ces “beastly colonials” qui pourraient se plaindre et encore peut-être ne s’apercevront-ils pas tout de suite du cadeau qui vient de leur être fait.Ces bons anglais ne veulent pas nous donner de préférence pour nos produits, mais sans doute comme compensation il nous en donnent une fameuse dams leurs dépenses navales; et la transaction sc fait aux cris d’allégresse : “Vive Uautonomie!” La commère ne pouvait mieux se contredire.Aussi n’a-t-elle jamais expliqué clairement,—elle qui demande des explications à tout le monde,—comment il se fait que M.Laurier a fait subir un échec cléfini-lil à 1 impérialisme en nous laissant mettre sur le dos les frais de police de deux immenses zones navales.Elle a préféré plutôt se lancer dans des appels ignobles à l’esprit de parti et pousser du plus fort, de sa voix d écumouse de trottoirs le cri de race qui prend dans sa bouche on sait quelle lamentable signification.C’est ainsi que, hier après-midi, à l’heure même où son protégé, AI.Laurier, faisait probablement appel, dans la province d’Ontario, au sentiment impérialiste, en représentant les nationalistes comme des •sujets déloyaux, la Presse embouchait la trompette et clamait à tous les Canadiens-français que si nous renversons M.Laurier, “au lieu d un premier ministre eanadien-français nous aurons un premier ministre.qui ne comprend rien à nos aspirations et qui, a déjà promis à la voix de Toronto, c’est-à-dire, à la voix du fanatisme, la prépondérance dans les conseils de la nation.En serons-nous plus avancés.Canadiens-français?” Ht ce même journal, au cours de ce même appel aux Canadien' français, demande a tous les compatriotes de M.Laurier de sc grouper autour de lui pour le défendre contre les attaques infâmes et les appels au fanatisme de race des journaux tories et orangistes! Au même endroit, la feuille de M.Berthiaume proteste contre ces cris de race et emploie des méthodes aussi déshonorantes (pie celles des pires orangistes ! ' v.v/tv/xxur-.i-urSMUIJîS VUl ne pas nous déshonorer en reproduisant cette prose incendiaire et nature à semer les germes de discorde les plus dangereux entre les ] pulations de jungue anglaise et de langue française du pays, niais nous en fallait donner un échantillon à nos lecteurs, pour qu'ils surin que nous n’exagérons aucunement.Il est heureux que les Ganadiensri’rançais doués de bon sens lisi d autres journaux que la Presse, sans quoi ils croiraient «pie les Angl du pays les veulent tous manger à la eroque-au-scl et que, si M.E; ner est battu, le lendemain, AI.R.L.Borden nous fera tous passer til de l’épée, laissant seuls survivre, pour s’en servir comme de vidi geurs.les journaux comme la Presse, prêts à faire toutes les besogj sales, pourvu que cela les paie grassement.Mais d’autre part il est pénible de voir M.Laurier, affolé à I'i( de perdre le pouvoir, aller frapper à la porte d’un bouge comme en d’où sortent les appels au peuple que nous dénonçons.Et tous les honnêtes gens qui ont longtemps admiré M.Laurier demanderont quelle trénesie senile s’est emparée de lui au point qi aille se jeter dans les bras de eette vieille traîtresse, et qn ’il aille soi 1er ses cheveux blancs dans ce taudis où.s’il est défait le vingt-un si tembre.on se moquera cruellement de lui, comme le firent jadis les P listins de Samson tondu par une Dalilah quelconque, une Presse de 5 temps, vierge en comparaison de lu Presse d’aujourd’hui.Georges PELLETIER Sur le Pont d’Avignon.,.Al.Lemieux est arrivé en retard à la grande assemblée de Médéric, hier soir: le pétard qui devait l’attendre poor partir est parti tout seul.Il a presque fait autant de tapage que Rodolphe ! Médérir a failli faire une maladie de voir que M.Lemieux arrivait en retard et qu’il y avait des nationalistes dans l’auditoire.Médéric sera hier autrement malade, le soir du vingt-un.Médéric a parlé “en phrases simples”, dit le '‘Canada”.Pourquoi le dire ?Tout le monde sait que Médéric est simple : pas besoin Je 1’imprimer dans les feuilles ministérielles ! T.a “Presse a I air à considérer impossible qu'un journal puisse vivre sans émarger è des fonds secrets.Parlerait ¦ elle d’expérience ?, ¦'Dis moi qui tu hantes et je te dirai i|iii tu es”, répète souvent M.Laurier.Lt dire que cet homme hante la “Presse” ! L.' “Globe'' passait pour un journal honnête : et le voilà qui fait la campagne avec lu “Presse".Ce n était qu'un sépulere blanchi.Rodolphe est retombé dans son voeu-'biliaire, hier soir, (“est un péché d’habitude.il est malheureux qu’il n’y ait pas d’autre assemblée contradictoire où il vienne figurer.Il nous ferait gagner les élections.Dans Rotivillc.on sc demande quel est ce potentat qui tire du grand sur les estrades.(In ne peut probe que c’est le successeur de M.Brodeur.Rouvill* n’a pas fini de voir Rodolphe faire so'n petit ballon.l lric se tire aux cheveux: le fauteuil du Conseil Législatif s’éloigne de lui, et plus il court après, plus M.G ou i n tire la ficelle.Parions qll’Uiric va s’asseoir par 11 erre ! La “Presse ’ demande des explications à M.Bourassa, sur la question de la conscription navale.Qu’elle nous explique donc pourquoi elle lèche aujourd’hui les ergots du vieux coq.Pour qu’un vieux co “Christian 11, raid,” a reçu ce matin, une dépêelie venant des missionnaires du di-str -affecté par les inondations.(“est disent-ils le plus grand cat.i elysme que les eaux aient jamais provoqué en Chine.Sur plusieurs centaines de mille-carrés, la contrée est entièrement suh niergée.Les indigènes qui ont pn échapper au désastre se sont construe à la hâte des radeaux.Us ont placé le peu de riz qu’i s ont pu arracher ai: flot, sur le haut des arbres.Mariage princier en Russie Kt-Petersbourg, 7.- La princesse T:1-Hna Constantiliova, la fill,, du grand-duc Constantino Cnnstantinovi t'i'h, épousé hier lo prince Constantine lî.i gration Mukhramsky.trompette (î gardes à cheval.L’empereur „ béni 1c-nouveaux mariés- LE NATIONALISTE Le Nationaliste est le plus intéressant et le plus répandu des journaux du dimanche.A coté des articles politiques et littéraires, des nouvelles et des comptes rendus, sportifs qu’ils vous donne, vous trouverez toujours une amusante page de caricatures.C’est avant tout, comme son confrère le “Devoir”, un journal de combat.Lisez le “NATIONALISTE” Vous ne vous ennuierez pas. LE DEVOIR, Jeudi, 7 Septembre 1911.LA VIE SPORTIVE Un concours d’aviation à Montréal Il aurait lieu prochainement et plus de $30,000 de prix seraient distribués aux vainqueurs - Jean Dubuc en gagne une et Barberich perd l’autre Les Couleurs Canadiennes triomphent à Toronto échec aux mains de notre lanceur Canadien-français Toronto, f>.— Ta coupe Fisher res- | fera en Canada.Le yacht “Patricia*, défenseur des couleurs canadiennes, a | Les champions de la Ligue de l’Est éprouvent un nouvel lr -(i' ,lochT^r' dans * .lia course fin île pour ce trophée.i (cite victoire internationale a enthousiasmé les yachtmer» ci»» Toronto, ! et part iculièreincnt les membres du I Koyal f'anadtan N acht Club rpji sont anxieux d’aMer rechercher, à Rochester, la “Canada Cup ”, oui a d< me lieu à de si excitantes courses sur Je lac (5n tarir» m ces dernières anivW.Voici le srnnmaire de la grande course d'aujourd'hui : | Répart à 11 heures a.ni.Rochester 7.— Montréal a fait ses adieux au Rochester hier en prenant mips SRMMAIRE bons pour deux buts IL l'une (les deux punies de lu journée.Dubuc.lucklitseh.Naître», Bailov.Sa-.lean-Bapti«te Dubuc enleva lu iircmié-; crifice.Yeaprr.Sacrifice fly.Ward, ce aux champions par un score de 7 » j But» volés.Moeller, Simmons, Candil, ¦ tandis rpie dans la si?condc Barbe j Mille,-.Doubles jeux.Dubuc à liandil rich fut frappe effectivement a la sept- ¦ • |'(,stcr t, Simmons à Sprn- lème manche Ce qui permit aux boni- cf,r .Hollv a \attr-s- a Cnmlil; Fos- ter à .lacklitseh.Buts sur balles, de Holme-.I : ce Dubuc.5.Frappés par le pitcher, penser et Miller.1 aeklitsoh.] Alpcrmuu.Struck out.par Manser.J; ont quille I i * icho-tei j | la,- Holmes.‘J; pur Dubuc.I; par 1ÎC- 1 * .‘ -1—| sail.II.I.aissés sur les buts, Uochcster :• : Montréal, (i.Wild pitch.Dubuc.Fnipires.K, !U et Halli(ran.Durée I ¦> O '.I ü meg de (Ian/et d'enlever I,, seconde.l es deux parties ont etc jsiuces sur un terrain boueux, résultat pe la pluie de la veille.Les deux club (lier soir, les lloyoi - retournant clw eux pour jouer yiec Buffalo il ici à la fin de la semaine et le Uochcster al lant à Toronto jouer quatre parti -.\ moins que Toronto il’ remporte les quatre parties les Hustlers oanieront aour la troisième fois ie championnat.1ère l’art ie U(l( IIF.STF.U AB.U.H.Bu.\.F.AI,,ran.If.I O I I O O Moeller, if .1 I 0 I tt tl Foster, ss.5 It It I :: i Ward, ill).-j ll (Ishorn.cf.1 0 I immon s.-Jb.1 I Speneer.II.I • Ineklitsch.e.n Alanser, p.1 0 -.Batch .| It Finîmes, p.n II x\McMillan .n 11 Dessau, p.U U xxx.Mperman .d l* Totaux .:',0 3 xKrappa pour Manser.xvFrappa pour Holmes xxx Frappa pour Dessau à Md NT R FAI.AB.R Nattress.2b, .a I Y eager.Bb.Il Alill r.ef.I 0 tiiiudil, lh .a 2 I emmitt, If.Il 2 Demmitt.If.3 2 Bailov, rf.t t Hollv.SB.4 I Curtis, e.1 fl Dubuc, p.4 0 2é’ino Partie IBM 1H .ST K B Ab.R.If.Po.A.F la flèinc.A.F Moran.If.Mc.eller, rf.Foster, s.Ward, lib.Osborn \ cf.Simmons, 2b.Spoieer, II) .lacklitseli, r.Fcs-au, p.totaux .l’.n I 10 MONTH K AI.Naître-, 2b.4 eacer.2,b.Miller, ef.( iandil.I b, .Demmitt, If.Bailov.rf.Holly, -.s.Roth, e.Barberieh.p.Ab.R.H.Po.A.t n i b 2 1ère bouée Patricia Sciicca .‘Jicme bouée .11.25.08 .11.26.15 Bat ricia Sen «ch .ll.51.0fi .1L55.0S Pa* ricia Sencra .iîcme bo ire .12.35.36 .12.36.55 Sert n 6 2 Détsoit 00(1000000 0 t» 5 Batteries : George et Stephens ; Taylor, Works et Stanage.\ New-York Washington.000202110 6 9 1 New-Y’ork .0000110020 2 S t Batteries : her et Blnir.Groom et Henry ; Fis- POSITION DF S (1 IBS Gag.Per.Pc.Philadelphie.,.83 45 610 Détroit 77 51 601 (Merci and 06 60 521 New-York 1)7 hi 523 Boston 63 65 192 ( 'iiicago 61 .66 180 W ashington.51 71 122 St-I.ouis , .IN SS 302 4 Boston.7.• Claude Grahame-W'hite, 1 aviateur anglais, a gagné la course de rapidité de Boston, organisé par l’aero-chib de Boston-Harvard, ;t, a tenu tue importante assemblée hier soir.Le concours d'entrée restant ou vert encore quelque temps les ouvriers profitent de l'aubaine et s'ins crhent rapidement, flier stfir 22 nouveaux membres ont été acceptés.Avant l'ajournement un vote de remerciement fut adressé à M.Louis Botldrias, de la Côte -des Neig*s.pour le succès qu'il a remporté daus a construction du char allégorique Je., charpentiers eu fer.ASSEMBLEES CE SOIR Au Temple du Travail: comité exécutif du Conseil des Métiers; la se-tion de l’Etiquette et le conseil eu construction.—Sallo Dumont: l’Union canadienne des charpentiers-menuisiers Je Montréal et banlieues, local S2.Le train de 10.SO p m.eit le trein de nuit populaire entre Montréal et Teroate.SEULE DOUBLE VOIE FERREE ENTRE MONTREAL.TORONTO.HAMILe TON.NIAGARA FALLS.DETROIT BT CHICAGO L’Alliance Nationale GARE VONCiEj7iTipITnpo TORONTO NORD * X A Alri/LJ XVllitJ 1/exactitude du temps, malgré 1rs quelques arrête à faire, a fait de ce train le favori entre Montréal et Toronto.8.45 a.ni .et 10.Ou p.m.tous les jours à •a gare Union .wagonr-lite spacieux et éclairé» à l’électricité.sont attachés à cos trains.EXPOSITIONS TORONTO Aller et retour, de Montréal.Septembre, 7.$10.00 Limite de retour.12 septembre 1911.Aller par chemin de fer, retour par Lateau.7 septembre $14.00.Limite de retour jusqu'au 12 septembre.SHERBROOKE Aller #t retour de Montréal.Départ, 9 septembre.$3.20 Départ.7, 8 septembre.$2.40 Limite de retour 11 septembre 1911.OTTAWA Aller et retour de MontréaL 8 au 16 septembre.11, 18, 15 septembre.Limite de retour 18 septembre.$3.35 $2.50 TRAINS SPECIAUX POUR EMPRESS Conduisant h î’“Empress of Britain” qui part de Québec, vendredi le 8 septembre.UN TRAIN SPECIAL POUR “EMPRESS” wagons de colons wagons de pre-gons-lits partira de Montréal, ga-v .i re de la rue Windsor, à 8.30 p.m., jeudi le •Nationale, a forcé le bureau executif de 7 septembre.cette grande association a combler le ! SPECIAL POUR LE VAPEUR “EMPRESS”, comprenant wagons de jour, wagons buffets et wagons-salons, partira d Le décès inattendu de il.le docteur lA.G.H.Béïque, de Magog, qui fut ______ pendant longtemps l'un d-es plus popu- ! comprenant laites officiers généraux de l’AHia-nee : ”'*5* la gare de la rue Windsor, ô 9.45 a.m., ren dredi le 8 septembre, se rendant directement au quai du vapeur à Québec.Déjeûner à 9.15 a.tn.BLUE BONNETS DU 9 AU 16 SEPTEMBRE Trains spéciaux laissant la gare de la me Windsor k 1.35 p.m., et 1.55 p.m.Reviennent immédiatement après la der nière course.Billet, un passage 15e.Aller et retour 25e.Achetez ft bonne heure vos billets et éviter, la foule au guichets.Billets en vente à 218 rue St-.Iacques, Hôtel Windsor et gare Windsor.EXCURSIONS Le démembrement de la Finlande Les Finnois protestent contre le projet de loi Helsingfors, 7.— Les citoyens de Aii’kolastad, le chef-lieu de la province de Wasa, out adressé une lettre collective au général Langhof, secrétaire d'F, tat de la Finlande, pour lui demander quels sont les moyens que se proposent de prendre les représentants auprès du gouvernement russe pour éviter le terrible danger de démembrement dont est menacé leur pays.Un peu partout, on organise des manifestations de protestation.On se rappelle que, il y a huit jours, l’empereur a apprôuvé le projet de loi séparant les territoires de Kivenebe et de Nykirka, de la province de Viborg et les annexant à.la province de St-Pétersbourg.Cette mesure est regardée comme un premier pas vers la division de la Finlande.St-Pétersbourg, 7.— La Gazette de la Bourse dit que les projets de loi concernant la Finlande, formeront le sujet principal de la discussion pendant la prochaine session de la Douma.Il y sera aussi question de placer le service de pilotage sous l’autorité du département de la Marine et de discuter ensuite la restriction des droits de la Douma, à propos du budget.La tempête dans l’Ouest Chicago, 7.— 1 n terrible ouragan électrique a ravagé hier toute la vallée du Mississipi, détruisant les communications téléphoniques et télégraphiques, et causant de nombreux dommages matériels.vide fait dans scs rangs et à faire trois promotions qui rencontreront certaine ment l’approbation générale.M.F.Ô.Laberge, 2e vice-président-général, devient 1er président général ; M.Bug.H.Godin, directeur, remplace M.Laberge au poste de e vice prési dent-général, et.M.le docteur J.A.La pierre, ex-membre du bureau exécutif, est promu à la charge de directeur.M.Laberge est un arpenteur-géomètre et un ingénieur civil qui a fait sa.marque.Professeur à l’Université Laval et membre de la Commission des Services d’U-tilité Publique, il a fourni une carrière des plus honorables due à son réel talent et à scs connaisances nombreuses et profondes.M.Bug.H.Godin, avocat très estimé du Barreau, est aussi un mu- , , , .Détroit, Mich.tuaiiste d une grande experience, dont Bay City, Mich les opinions sont fort écoutées.Bnfin, le Dr J.A.Lapicrre, par son passage antérieur dans le bureau exécutif, est initié au fonctionnement intime de l’administration d’une mutualité; il pourra dionc rendre des services appréciables à ses collègues et comme mutualiste et comme médecin.Bref, le Bureau Exécutif pouvait difficilement faire un meilleur choix et les membres de 1’Alliance Nationale seront unanimes à le féliciter d’avoir su réparai- la perte sérieuse qu’il vient d'éprouver.14, 15.36 Septembre T,imite de retour jusqu'au 2 octobre riilX DE MONTREAL .SIS.00 - .17.2S beginaw.Mich.17.16 «rend Rapids, Mich.18.08 Chicago, 111.18.00 St-Paul ou Minneapolis, Minn .34.00 Vis route Muskoka.vtâ Sault Ste Marie, direct, viâ Détroit et Chicago St-Paul ou Minneapolis, aller et re retour vlâ Owen Sound et Sault Ste Marie.38.00 Cleveland, Ohio, vis Buffalo et bateau 14.16 Cleveland, Ohio, vifi Détroit et bateau 18.00 TAUX REDUITS La soumission de la Ville Les ingénieurs du service municipal des travaux publics dressent, pour la prochaine séance du conseil, une liste des soumissions ouvertes hier pour e pavage de certaines rues.Il y a cinq soumissionnaires dont la Ville de Montréal qui, par l’entremises de son ingénieur en chef M.Tanin, soumissionne pour la pose des blocs de gra-scorie< etc., -dans le square d’Youville, les rues LeRoyer, .de la Monta gne, Saint-Gabriel, ic chemin, des Carrières, l’avenue du Mont-Royal, la rue Ontario et l’avenue du l’arc.Nos Canadiens-Français ET li’OUEST DE LA VILLE Depuis quelques années nos Canadiens-Français s'en vont do plus on plus nombreux, à la conquête pacifique do la partie ouest de la ville.C ’est un mouvement il encourager, car i! rétablit l'équilibre et tend davantage à l'union des races au point de vue commercial, par une concurrence loyale et intelligente.Un des nouveaux envahisseurs, et non des moindres, est 0.J.A.Coyer, pharmacien, ayant déjà une pharmacie: “La Pharmacie Modèle’’, située à l’angle des boulevards Saint-Laurent et Saint-Joseph.M.Goyor vient de se rendre acquéreur de la pharmacie Lyons, à l’angle des ri.es Mansfield et Sainte-Catherine.M.Goyer entend en faire une phar macie modèle, comme il l’a fait de son autre pharmacie.Elles sout toutes deux des “Pharmacies à Prix Réduits’’ qui ont eu tant de su cès durant ces dernières années, parce qu’elles ont permis au public do réaliser de notables économies en obtenant la [dus parfaite satisfaction.M.Goyer va augmenter sou assortiment.afin de pouvoir répondre à tous ses clients.Son personnel compren 1 des hommes de grande expérience et le service sera parfait, M.Goyer entendant tout surveiller personnellement.L’inauguration de son nouvel établissement aura lieu vendredi et samedi.A cette occasion il sera distribué dos roses à toutes les dames qui lui feront l’honneur d’une visite et autres cadeaux aux enfants accompagnés de lents parents ou qui feront, quelque achat.Nous souhaitons plein succès à M.Goyer dans sa nouvelle entreprise et invitons nos lectrices et lecteurs à se rendre en foule à cette inauguration.DU 15 SEPT.AU 15 OCT.1911.Billets de seconde classe pour colons de Montrée], à NELSON ET SPOKANE, VAN COUVER.VICTORIA, SEAT- Itü-» Tn T LE ET PORTLAND .94# .(U SAN FRANCISCO, LOS ANGELES, SAN DIEGO, MEXI «4 A nn CO, CITY.Mex.«49.00 Taux réduits pour nombres d'autres eu droits.EXCURSIONS A PRIX REDUITS $100.50 $115.50 DE MONTREAL A Vancouver, Victoria, Seattle, Portland, etc.San Francisco, Los Angeloi, San Diego, etc., par voles CinC >5 K directes dans les deux dl- w I Uw."r«v rectlons .San Francisco, vt* Portland, Ore., une seule direction Départs jusqu'au 30 septembre.Retour jusqu’au 31 octobre.Excursions de Colons A Manitoba, Saskatchewan et Alberta liO 19 septembre.billets bons pour retour durant 60 jours.BUREAU PEft BILLETS 218 rus 8t*Jacques.Téléphone Main 3732-8733 ou aux gares VIger ou de la rue Windsor.a TORONTO “INTERNATIONtl LIMITED" Le train le plus rapide du Canada.Quitte Moutréa! à 9 a.m., pour Toronto et 1 Ouest.QUATRE TRAINS EXPRESS PARJOUR ENTRE MONTREAL ET TORONTO 9.00 a.m„ 9.46 a.m., 7.30 p.m.10.30 p.ni.®?rv^e d’élégants wagons buffets.Salon et bibliothèque sur leg trains du jour.Les nouveaux wagons-lits Pullman attachés aux trains de nuit sont éclairés à l'électricité, avec lam-* pes pour lire, dans les lits et éventails électriques.EXPOSITIONS TORONTO ALLER ET RETOUR DE MONTREAL j 7 septembre.*10 00 | Aller par chemin de fer; retour per bateau, i jusqu au 7 inclusivement.$14.00 \ Limite de retour : 12 septembre 1911.SHERBROOKE Aller et retour de MONTREAL.9 septembre.*3.20 I 7, 8 septembre.*2.40 i Limit, de retour, 11 septembre 1911.ST-BRUNO Aller et retour de MONTREAL .49e Départ.7 septembre.Train spécial, laisse Montréal ft midi, le 7 j septembre.Au retour, laisse St-Bruno U I meme jour à 7.30 p.ui.Limite de retour, 8 \ septembre 1911.PLATTSBURG Aller et retour do MONTREAL .$2.35 Départ, les 7, 8 septembre.Limite de retour, 9 septembre.OTTAWA Aller et retour do MONTREAL 8, 9.10, 12, 14.16 Septembre .$3.35 31, 13, 15 Septembre.$2.50 Limite de retour, 13 Septembre 1911.Excursions de Chercheurs de Home BILLETS ALLER ET RETOUR.A des prix très réduits, pour l’ouest du Canada, vià Chicago, en vente lo 19 septembre.Voyages d’Eté à la Cote du Paclfiqua En vigueur jusqu'au 30 septembre.Vciv.g* aller et retour de MONTREAL vià CHICAGO, Vancouver.Victoria, Seattle, Cl fill CO Portland, etc.«1UU.9IU San Francisco, Los Angeles, San Diego, etc., vi.A lignes ClflE A IZ directes dans les 2 directions® I UUr4«# San Francisco, via Portland.S4 4C Cft Ore., dans nue seule direction 9 11 WaUU EXCURSIONS POUR L’OUEST ALLER ET RETOUR DE MONTREAL A j Détroit, Mich.$16.00 Port Huron.Mich.14 85 Bay City, Midi.17.26 Saginaw, Mich .17.15 Grand Rapids, Mich.18 95 Chicago, 111.18.00 St-Faul on Minneapolis, Minn., par chemin de fer.34.00 St Paul ou Minneapolis, Minn., par.la route du Lac .38.00 Cleveland.Ohio, viâ Buffalo et bateau 14,15 Cleveland.Ohio, vin Détroit et bateau 18.00 Départ les li, 15.10 septembre.Limite de retour, 2 octobre.Prix Réduits pour les Différents Points de la Côte du Pacifique En form du 15 sopterabre, au 15 oetobrê inclusivement.Passage simple de seconde classe pour colons de Montréal vià Chicago à Nelson, Vancouver, Victoria, Westminster, C.A.Seattle, Spokane, Tacoma, Wash., Port- "1ft land, Ore .San Francisco, Los Angeles, San Diego, Cal., Mexico, City, ^^0 QQ Prix réduits pour différents autres endroits.WAGONS-LITS POUR TOURISTES Laissent MONTREAL pour CHICAGO, les lundi, mercredi et vendredi ft 10.30 p.m.Lits disponibles pour raoconitaodation des passa-gerK ayant des billets de première ou deuxième classe sur paiement d’une somme nominale.Record omen t s avec les Irai ns ayant des chars de style semblable à CHICAGO.BUREAUX DES BILLETS EN VILLE 180 rue St-Jacques.Tél.Main 6905.Ou gare Bonaventure.1j9 train de 9.00 a.m., entre Montréal et Toronto est le train de luxe du Canada.Avis aux Entrepreneurs DEMANDES DE SOUMISSIONS Des soumissions en bloc, cachetées, seront reçues jusqu’au 18 septembre 1911, à midi précis, par la Société des Artisans Canadiens Français, pour le fini intérieur d’un édifice, coin des ruos Saint-Denis et Vitré, conformément aux plans et devis préparés par M.Alphonse \ enne, architecte, 15 Boulevard Saint-Laurent, Tél.Main 696 et M.Dalbé Viau, architecte, 76 rue Saint-Gabriel, Tél.M.2714, architectes conjoionts.Les plans et devis pourront être consultés aux but».< respectifs des architectes, de 9 heures A.M.à 5 heures P.M.tous les jours, jusqu’au 18 sep tembre 1911, à midi précis.Ces soumissions devront être accompagnées d'un chèque accepté au montant do cinq cents piastres ($500.00), à l’ordre de la Société des Artisans CanadiensFrançais, et adressées à la Société, Nto 26 rue Saint-Jacques.La Société ne s'ob ige d’accepter ni la plus haute ni la plus basse ni même aucune des soumissions.HENRI ROY, Secrétaire-Trésorier Général de la Société des Artisans Canadiens-Français, 26 rue Saint-Jacques, Montréal.Gle Générale Transatlantic DE NEW-YORK AU HAVRE PARIS (France) Départs tous les jeudis à 10 a.m.LA SAVOIE .14 sept.LA LORRAINE La PROVENCE .LA SAVOIE.LA LORRAINE.LA TOURAINE .Départs supplémentaires le LA BRETAGNE .NIAGARA .21 sept.28 sept.5 Oet.12 oet.19 oet.amedi 16 sept.23 sept.Renseignements, GF.NIV, TRUDEAU A CIE., ogenls généraux pour le Canada.22,rua Notre Daœu Ouest.Montréal.COUR SUPERIEURE, Montréal, No 1934.—Maria Fréchette, des cité et dis-trict de Montréal, épouse de Zotique Gauthier, du même lieu, a ce jour institué une action en séparation de.biens à son dit époux.Montréal, 2 septembre 1911.Monty A, Duranleau, avocats de la demanderesse.( e journal est imprimé, au \0 7|a rue Saint-Jacques, à Montréal par “U Publicité” (à responsabilité Limi-tcc J .Henri Bourassa, directeur-gérant.J J-^ J-^ FEUILLETON Le Blé qui Lève DU “DEVOIR” par RENÉ BAZIN De l’Académie Française.¦ nvaucruiic rranc«i»c.^______________________________________________r i ( Suite) Michel connaissait toutes ces choses, fl sentit accourir, de l’extrême horizon, cette haleine de vent t'ède, ce baiser qui remonte chaque soir les vagues de l'air, traverse les bois, roule sur les prfs.se répand en douceur vivifiante sur toute la campagne, et touche la vie au passage, partout où elle est.Il ouvrit les lèvres et lu poitrine à ce souffle unique, dont son sang fut renouvelé.Puis il continua sa route.La lumière, mnintenunt, passait au-dessus des forêts.Un moment, par !a percée n un sentier, il aperçut l ’eau encore éclatante de l’étang de Vaux, qui n cinq branches comme une feuille d'érable, et qui fait nne étoile dans le soin bro de la forêt.Pifis il quitta la pi»te qu'il avait suivie .iiisqUe-li), se jeta à gMUriie dans une taiMo qu’il traversa rapidement, et, escaladant un haut rem.Mai de terre moussue, se trouva à la lisière d'une des lignes principales du bois de Fonteiieilles.—Ah! vous voici, père! Je ne suis pas en retard! —A l'heure militaire, mon ami, comme moi: j'arrive.Sur la bande de terre caillouteuse et bombée entre les pontes d'herbe, le général attendait Michel, au rendez vous que celui-ci avait fixé.Ayant été séparés toute l’après-midi, ils se retrouvaient à ce carrefour de deux chemins forestiers, dont l’un conduisait au château, tandis que l'autre, inclinant n l'ouest, menait droit an village de Fou-teneilles: le père et le fils reviendraient, ensemble, et M.de Maximieu partirait, aussitôt pour Corhigny.Le général, de bout à In- lisière d'un de ses taillia, é!é gant, hautoiu, nisê, rappelait çee por- traits de gentilshommes que les peintres, pour symboliser la richesse et la gloire, enveloppent volontiers d'un décor ample et négligé.Tl était de la plus grande taille, très svelte encore malgré ses soixante-trois ans, le plus bel officier général de l'armée, disait la légende: tête petite, moustaches noires, barbiche grise, cheveux en brosse et presque blancs, ries traHs fermes et nets d’arêtes, un nez vigoureux, sec et légèrement courbé, à l'espagnole, la poitrine bombée les jambes fines et droites, “pas une once de graisse et pas un rhumatisme”, affirmait le général.Gomme il avait monté â cheval après le déjeuner, il portait encore le costume que les Parisiens, habitués des promenades matinales au Bois, connaissent bien : le chapeau rond, la.cravate bleue â grandes ailes, la jaquette et la culotte de drap anglais gris et les bottes demi-vénerie, la seule note brillante dans le ton mat de la tenue et du paysage.Ses mains étaient gantées de rouge; sa cravache d'osier tordu à bout d'or était, enfoncée dans la botte droite.Le général laissa son fils s'approcher de lui.sans faire lui même un mouvement: il était préoccupé; il tournait le dos au château et regardait obstinément, d'un air d» défi et de mépris, dans la direction du sud-est.dans l’ogive formée par les ehênes sans feuilles au-dessus du che min forestier.— Tu as entendu! demanda-t-il.—Quoi! —Ce qu’lis chantent ?Ecoute, ils viennent ! f.n force du vent, h-s accidents de terrain avaient empêché Michel d’entendre.Tl entendit cette fois.Dans les bois, à gauche, de fortes voix, ardentes, musicales, chantaient ‘‘l’Internationale.” Les paroles, presque toutes, se noyaient dans les solitudes boisées ; quelques-unes arrivaient, distinctes, aux oreilles des deux hommes debout, côte à côte, dans la ligne du bois, face nn bruit qui grandissait.—I.os oanaFllos! dit.le général.Peut-on chanter ers horreurs-là ! —Ils sont, ivres.— C’est un rire de plus.—De la haine qu'on leur a versée ù pleine bouteille.Mais combien n’ont vu d’abord que l’étiquette ! Elle était j belle.| —Tu trouves ! Le meurtre des offi eiers ?—Non, la fraternité.— F,cou te ! I/os bûcherons approchaient.Le vent, sur ses ailes froide», portait leurs eris.Par moment, on eût dit des cantiques.Ils en avaient l’ampleur et la longue résonance à travers lu forêt.La nuit commençante rendait l’e»pucn attentif.Tout à coup, un grympe , d'hommes déboucha par la gauebe,, dans l'étroite ligne, presque perpendiculaire à celle où se tenaient, M.de Meximieu et son fils.Ils mnrrhnicnt sans ordre ; l’un d’eux portait un elni-ron en sautoir ; plusieurs avaient sur l’épaub une pi-relie, la “lance” qu’ils rapportaient de la coupe et dont l'extrémité, flexible, battait en arrière les feuilles du chemin.Le premier en tête, c’était lîavoux, le président du syndicat des bûcherons do Fonteiieilles, un pale à la barbe noire, un théoricien, un exalté froid, (pii ne chantait pas et ciont les yeux avaient dû déjà découvrir les bourgeois.A côté de lui, deux jeunes gens tendaient leur poitrine au vent et riaient jeu chantant.Puis venait Lureux, avec nne lance énorme, puis une dizaine d'autres, visages frustes, éveillés ou ternes, mouillés ch* sueur, poudrés de morceaux de feilles, jeunes gens, hommes mûrs, tous vêtus do sombre, coiffés de casquettes ou de jehapoaux de feutre mou, tous portant In carnassière ou la musette, que gonflaient d'un seul côté un litre vide et le reste de pain qu'on n’avait pas mangé.Quand ils débouchèrent sur le carrefour et qu'ils aperçurent- les deux bourgeois immobiles à l'entrée du ebe-min de Fonteiieilles.ils hésitèrent.I.a chanson s’arrêta dans la bouche ouverte des jeunes qui ni archaieni en avant.Mais Ravoux, qui m* chantait pas jusque-là, reprit le couplet d'une voix cuivrée, et noueuse comme un brin de frêne.Les compagnons l'imitèrent.1 ne étincelle do joie illumina les yeux des hommes, la joie malsaine uo vexer et (Finjiurior impunément l'ivdx orsa-ire.Ils passèrent.Presque tolls cependant soulevèrent leur chapeau, et Ra- voux fut du nombre.Plusieurs dirent, s'interrompant de .'hanter: "Bonsoir, messieurs”.Us s’éloignèrent dans la direction du village.Une autre troupe arrivait, plus nombreuse.Ils reviennent de mes bois, dit M.de Meximieu, et ils insultent celui qui leur donne du pain! Tu les connais, ces gaillards?Les têtes sortaient de l'ombre, une à une.—Tous, répondit Michel.Les hommes s’,-itançaient, criant ou muets levant leur chapeau ou restant couverts.Le jeune homme les nommait à mesure; Lampoignant, Trépard, Dixneuf, Bélisaire, Paradis, Supial, Gilbert ( loquet, -celui-là détournait la tête vers l'autre côté du bois, et, saluait quand mémo,-Fontroubade.Méehin, Padotan.Purgé, Gandhon.Gandhon?mais, je lo commis moi aussi! (’’est un de mes cavaliers d’il y a cinq ans! Tu vas voir co que je sais en faire! Gandhon?Do la bande un homme se détacha, un grand roux au.\ yeux rieurs et mobiles, qui avait, malgré le froid, les poignets de sa chemise relevés jusqu'au-dessus du coude et flottant en arrière.—C'est bien toi.Gandhon, le cavalier do 1er classe du 3e escadron, h.Vincennes.hein, je te reconnais?,, .-e-m , En approchant, l’homme *’4t«iil., dn-couvert, —Oui, mon général.—A la bonne heure, tu ne restes pas coiffé comme ces malappris qui passent devant moi comme devant une borne.Tu es donc devenu amateur de grèves?, Non, je sommes pas en grèves, polir le moment.—Comprends bien, ce n'est pas la grève que je te reprocherais; c'est ton droit; ma famille aussi est en grève.Le bûcheron haussa les épaules eu riant.tous \oulez plaisanter, mon général ! Mais non.La seule différence avec vous autres, c’est quelle est ' en grève depuis quatre rents uns, ma famille, et qu elle eu n profité pour servir le pays « peu près gratuitement dans l'armée, dans le clergé, dans la diplomatie.Nous n'uvoivs pas changé de, maître, nous autres, ni de chanson; c'est toujours la Franco.Mais toi, voyons, tu te souviens encore du regiment?—Oui, mon général.irtTuxttft rapfiellrs nos manmuvres, en soprtemllNv Et, les charges?Et la revue?—Oui, mon général.—Est-ce qu’on était mal commandé, ma) nourri, mal traité?( A suivre ) 9 '«cnn li LE DEVOIR.Jeudi.7 Septembre twf (¦ LE MONDE POLITIQUE Ouvriers compétents D.K.HclAREN, Limitée, 351 RUE ST-JACQUES M.R.-L.BORDEN EST APPLAUDI PAR LES LOYALISTES DE KINGS ALBERT, AU NOUVEAU-BRUNSWICK.— SIR WILFRID LAURIER A PARLE A COLLING WOOD, ONT,, HIER.— M.JEAN DENIS FERA LA LUTTE JUSQU’AU BOUT DANS BERTHIER.—NOUVELLES DE PARTOUT, CALENDRIER VENDREDI, LE 8 1911 SEPTEMBRE Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie.Lever du soleil: 5 h.28; coucher du soleil: 6 h.27; lever de la lune: G I).âù (b.); coucher de la lune: 5 h.'M (m.).Pleine lune le 8 à 11 h.3 ni.du matin.BEAU ET FRAIS.TEMPERATURE SIR WILFRID A COLLINGWOOD ! follingwood.Ont., 7.— Sir Wilfrid Laurier a adressé la parole à une as-! semblée tenue ici, hier.l.e premier ministre est arrivé à midi et une pro-I cession s’est formée à la gare du (liiinl Tronc pour lui faire escorte.M M.Leighton McCarthy, C.W.Hartman et A.W.Harrison, candidats dans .Simcoe Nord, Grey-Est et Grey-Nord, i ainsi
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