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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1984-09-12, Collections de BAnQ.

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VOIR OUiiit zut -/Aiitli, Vol.LXXV — No 212 Dégagement graduel et vents modérés Max : 20 (détail page 16) Montréal, mercredi 12 septembre 1984 Côte-Nord.Abitibi a Gaspesie 45 cents, OCTIünrO Nouveau-Brunswick 50 cents.îtes-de-ta-Madeteine 90 cents wCIM I w « Qu’en est-il de votre rencontre avec le Dieu vivant ?» Québécois JEAN-PIERRE PROULX Devant quelque 300,000 personnes réunies hier matin, sous une pluie fine, pour une messe en plein air au parc Jarry, Jean-Paul II est allé droit au but: «Chers frères et soeurs chrétiens, du Québec, a-t-il demandé, qu’en est-il de votre rencontre avec le Dieu vivant?» Dès son arrivée à Québec, dimanche, Jean-Paul II avait prévenu qu’U poserait des questions aux Québécois.Celle qu’il a posée hier était radicale.Il avait choisi comme thème de son homélie «la présence de Dieu».La béatification de soeur Marie-Léonie Paradis, cérémonie éton-nemment simple qu’il a présidée au début de la messe, a servi aussi à illustrer ce thème.« Le coeur humain, a dit le pape, ne s’habitue pas à l’absence de Dieu.(.) C’est en vain qu’on cherche à remplacer Dieu.Rien ne saurait combler le vide de son absence.Ni l’abondance matérielle, qui ne rassasie pas le coeur; ni la vie facile et permissive, qui ne satisfait pas notre soif de bonheur; ni la seule recher- « Le pape arrive, le pape arrive! » NATHALIE PETROWSKI « Le pape arrive, le pape arrive ! Regardez comme il est beau.Quelle chance extraordinaire de le voir!» La petite bonne femme qui vient de s’exclamer ainsi a 60 ans passés.Elle saute de joie, rayonne d’anticipation.Elle s’est faufilée devant l’autel en déjouant toutes les barrières de sécurité.Elle veut voir le pape de plus près.Maintenant qu’il approche, maintenant que l’image de l’écran s’incarne enfin dans la réalité, la petite bonne femme ne contient plus son enthousiasme.Elle n’aurait manqué ça pour rien au monde.Elle n’est pas la seule.Ils sont aujourd’hui près de 300,000 à attendre avec elle sur l’herbe humide du Parc Jarry.Aux premiers rangs et à une très saine distance du podium clôturé, l’horizon de soutanes blanches et de cornettes grises fait des vagues.«Un bien grand jour», répiètent les prêtres et les religieuses, ravis de voir leur cause enfin entendue.«N’est-ce pas incroyable que le pape vienne ici-même béatifier Soeur Marie Léonie.Ça redonne courage et ça nous fait apprécier notre travail», dit l’une des nombreuses soeurs, habituée à frotter mais peu habituée à être louangée pour ses efforts domestiques.Voir page 10: Il arrive che de la réussite ou du pouvoir pour eux-mêmes; ni même la puissance technique qui permet de changer le monde mais n’apporte pas de véritable réponse au mystère même de notre destinée.Tout cela peut séduire un temps, mais laisse un goût d’illusion et le coeur vide, si l’on s’est éloigné du Buisson ardent».Le pape a centré toute la première partie de son homélie sur l’expérience que Moïse a faite de Dieu.Avec une incroyable force dans la voix, il a lancé: «Moïse pose la question de l’essence de Dieu, de ce qui constitue sa réalité absolument unique.‘Je suis Celui qui suis’, telle est la réponse.L’essence de Dieu est d’être.Exister.Tout ce qui existe, tout le cosmos a en lui son origine.Tout existe parce que Dieu donne d’exister».Et la foule a applaudi le pape.Un peu plus tard, de sa même voix puissante, Jean-Paul II a littéralement crié: «Prosternez-vous, vous les hommes d’auiour’hui! Vous connaissez les mystères de la création incomparablement mieux que Moïse! Ne vous parlent-ils pas plus encore de Dieu?» Le pape a ensuite évoqué le mystère de l’Incarnation de Dieu : «Aujourd’hui, dans cette grande ville, nous voulons rendre gloire à Dieu qui s’est fait homme».Le pape a ensuite «rendu grâce» pour les témoins québécois de la présence de Dieu parmi nous: les saints martyrs jésuites, Marguerite Bourgeois, Mgr de Laval, Marie de l’Incarnation, Kateri Tekakwitha, Marguerite d’Youville, André Grasset, Marie-Rose Durocher, le frère André et, bien entendu, soeur Marie-Léonie Paradis qu’il venait de béatifier.C’est l’archevêque de Sherbrooke, Voir page 10: Le pape Ferraro face à une autre controverse, sur l’avortement NEW YORK (AFP) — Alors que le président américain Ronald Reagan attaquait hier le plan économique de son adversaire démocrate, Walter Mondale, la candidate démocrate à la vice-présidence, Geraldine Ferraro, se trouvait confrontée à une pw-lémique sur l’avortement.M.Reagan a « exécuté » hier le plan économique dévoilé la veille par M.Mondale pour réduire le déficit budgétaire américain de plus de moitié dans les quatre années à venir.Dans un entretien avec les joumaUs-tes, M.Reagan ne s’y est référé que comme à « un plan d’augmentation des impôts » et de « démantèlement du budget de la défense.» De son côté, le bouillant archevêque de New York, Mgr John O’Connor, a soutenu que la candidate démocrate à la vice-présidence, une catholique qui affirme être personnellement opposée à l’avortement mais défend le libre choix, a fait une erreur en prétendant que la doctrine de l’Église sur ce point était « ouverte à interprétation ».« Fille pourrait avoir un problème » avec le pape Jean-Paul II à ce sujet, a estimé Mgr O’Connor, qui multiplie depuis le dernier week-end les déclarations critiquant Mme Ferraro, et qui affirme que la lutte contre l’avortement est sa « priorité numéro un » comme celle de l’Église cathoüque.Cette affaire embarrasse manifestement Mme Ferraro, gênée d’être attaquée par un haut digni-Volr page 10: Ferraro k* V V t .ié.'Nn __ Jean-Paul 11, du haut du podium où il a célébré la messe hier matin, salue la foule immense réunie au parc Jarry.Il leur a parlé très directement du mystère de Dieu: «Tout ce qui existe, tout le cosmos, a dit le pape, a en lui son origine.Tout existe parce que Dieu donne d’exister».(Photolaser CP) Le clergé doit faire entendre la « voix du christianisme » malgré la crise des valeurs qui agite l’Occident La fatigue Se lisait déjà sur le visage du pape, à son arrivée à Montréal lundi soir.(Photolaser CP) (PC-LE DEVOIR) - Le pape Jean-Paul II a exhorté quelque 3,000 prêtres québécois réunis tôt hier matin à l’Oratoire saint-Joseph à «faire face à la crise des valeurs» qui se manifeste en Occident et à veiller «plus que jamais à ce que la voix du christianisme ait le droit d’être entendue dans ce pays».Sous un ciel couvert mais sans pluie, une foule évaluée à 5,000 personnes par la police de la CUM l’attendait depuis quelques heures devant l’oratoire, sur le flanc ouest du Mont-Royal.À l’intérieur, le public venu sur invitation seulement espérait depuis 4h00 du matin le célèbre visiteur.La situation actuelle, a convenu Jean-Paul II„ «présente des aspects positifs, si l’on veut dire par là que la foi peut s’exprimer aujourd’hui plus librement.qu’elle surmonte plus fa- cilement le formalisme ou l’hypocrisie».«Mais lorsqu’il s’agit de l’essentiel — le sens du Dieu vivant, l’accueil de l’Evangile de Jésus-Christ, le salut par la foi, les gestes primordiaux de pratique religieuse qui expriment et nourrissent cette foi, comme les sacrements de l’eucharistie et de la réconciliation, le sens de l’a.'nour humain dans le mariage, la théologie du corps, le respect de la vie, le partage des déshérités, et, en général les béatitudes — le chrétien, et moins encore le prêtre, ne peut accepter de se taire, de se résigner à l’effacement, sous prétexte que la place est livrée au pluralisme des courants d’idée dont plusieurs sont imprégnées de scientisme, de matérialisme, voire d’athéisme».«Devant le défi de la sécularisation», Jean-Paul II a demandé aux prêtres de se donner «un surcroît de foi».«Plus le monde se déchristianise, a-t-il ajouté, plus il est atteint par l’incertitude et l’indifférence, plus il a besoin de voir dans la personne des prêtres cette foi radicale qui est un comme un phare dans la nuit ou le roc sur lequel il s’appuie».Le pape a indique aux prêtres quelques tâches pastorales telles faire redécouvrir aux jeunes le sens de la prière, celui de la pénitence, de la culture religieuse.Il a surtout invité les prêtres à «éveiller les vocations sacerdotales et religieuses par le rayonnement de leure propre zèle et leur joie d’être prêtres».Plus tôt, lorsque le pape a quitté la résidence de l’archeveque Paul Grégoire, où il venait de passer la nuit, environ 2,500 admirateurs étaient Voir page 10: Le clergé .éM/'Æ Découverte de dynamite: l’enquête piétine, faute d’effectifs (Le D Fl VOIR) — L’enquête qui vise à élucider la provenance de 29 bâtons de dynamite et d’un revolver de calibre 38, découverts lundi à la consigne du terminus Voyageur, a été confiée aux services « ordinaires » d’enquête et non aux services spéciaux mis sur pied pour la visite papale.C’est ce qu’a déclaré hier au DEVOIR le porte-parole de la police de la CUM, l’agent Ken Rouse.Ce dernier précise d’ailleurs qu’il faudra « quelques jours » pour identifier l’arme et les bâtons en raison des transferts de personnel provoqués par la visite papale même dans les escouades techniques comme celui de la balistique.Les services policiers sont en effet convaincus qu’il n’existe « aucun lien » apparent entre cette découverte et la visite du pape.Les explosifs et le revolver étaient en effet en consigne au terminus depuis le 31 mai.Tous les soirs, les employés du terminus Voyageur nettoient les casiers.Les objets oubliés sont gardés en consigne jusqu’à ce que leur propriétaire se présente avec Voir page 10: Dynamite Accompagnée de jeunes Américains d’origine hongroise, Geraldine Ferraro a fait campagne à Toledo, dans l'État de l’Ohio.Sa fille, Donna Zaccaro, est à sa droite.(Photolaser AP) •\ de & ?^oùitaUle 60 ouest, rue Notre-Dame wi "t ^ '’'i ùM, -t-î-’l mi- «La plus grande surprise de rai}péc»i «Un texte finement écrit, dont les images et le style sont séduisants et qui a comme vertu principale de changer totalement le point de vue habituel.» (Jacques Godbout.L ^Actualitéï : «Un livre fascinant à force d’intelligence et d’ingéniosité (,.) Ce livre modifie profondément et sans doute pour longtemps le jugement que l’on pouvait prononœr sur les façons québécoises de regarder ou de façonner l’espace.» (Laurent Laplante, U Soleil) UN LIVRE À NE PAS MANQUER 236 p.—16,95$ EN VENTE DANS LES BONNES UBRABUES QUÉBEC AMERIQUE '450 Sherbrooke est.Bureau 390 Montréal H2L 1J8 Commandes téléphoniques acceptées (514)288-2371 10 Le Devoir, mercredi 12 septembre 1984 SUITES DE LA PREMIERE PAGE ^ Le pape Mgr Jean-Marie Fortier, qui, peu avant la lecture de l’évangile, a demandé au pape de la déclarer bienheureuse.Il a refait à grands traits l’histoire de cette femme née le 12 mai 1840, devenue religieuse de Sainte-Croix, pour fonder ensuite les Petites soeurs de la Sainte-Famille, communauté dont les membres sont au service des prêtres.Entrée chez les Sainte-Croix à l’âge de 14 ans en 1854, soeur Marie-Léonie Paradis a fondé son institut religieux voué au service des prêtres dès 1874, au collège de Memram-cook, au Nouveau-Brunswick.La communauté fut transférée au diocèse de Sherbrooke en 1895 et la maison-mère s’y trouve depuis.Jusqu’à sa mort, en 1912, soeur Marie Léonie a fondé 40 maisons.La religieuse québécoise a également oeuvré en Acadie et aux Etats-Unis, où elle a regroupé autour d’elle de toutes jeunes filles désireuses de dédier, comme elle, leur vie à Dieu.Le pape a dit accueillir favorablement la demande de béatification et, le plus simplement du monde, il a proclamé soeur Marie-Léonie «bienheureuse», ajoutant que sa fête pourrait être célébrée le 3 mai, jour anniversaire de son décès survenu à Sherbrooke en 1912.Depuis son arrivée au Vatican, Jean-Paul II a procédé à cinq béatifications et une canonisation de Canadiens.D’autres causes de Canadiens catholiques sont introduites au Vatican et le pape a émis le souhait que leur examen aboutisse bientôt.Au cours de son homélie, Jean-Paul II, a rappelé que Marie-Léonie «ne craignait pas les diverses formes de travail manuel qui est le lot de tant de gens aujourd’hui, qui a été à l’honneur dans la Sainte Famille, dans la vie même de Jésus à Nazareth».Le pape en a profité pour rendre homme aux communautés religieuses féminines du Canada: «Si aujourd’hui, les services peuvent être divers et évoluer selon les besoins, la vocation religieuse demeure un don de Dieu merveilleux, un témoignage hors pair, un charisme prophétique essentiel à l’Eglise, pas seulement pour les services très appréciables pris en charge par les Soeurs, mais d’abord pour signifier la gratuité de l’amour dans un don nuptial au Christ, dans une consécration totale à son oeuvre rédemptrice».Selon le Saint-Père, le pays a «abondamment bénéficié de l’apport de nombreuses communautés religieuses dans tous les secteurs de la vie ecclésiale et sociale : prière contemplative, éducation, assistance des pauvres, soins hospitaliers, apostolat de toute sorte.C’est une grande grâce.» Le Saint-Père a fait vibrer bien des gens par le ton impératif de son discours.A maintes reprises, en parlant du péché et de la facilité, il a brandi le doigt ou la main, haussant fortement le ton en signe d’avertissement.Il régnait alors dans la foule et même dans la salle des journalistes un silence complet, fort révélateur du charisme du pape Jean-Paul II.A la toute fin de la célébration, le Saint-Père a invité les gens présents à se donner la main, en signe de paix.Dans un mouvement de masse, des centaines de milliers de gens se sont alors tournés les uns vers les autres; des inconnus vers des personnes en fauteuil roulant, des vieillards vers de jeunes enfants, s’étreignant ou se donnant la main.La communion a été donnée par un milliers de personnes, 500 hommes et autant de femmes.On tenait ainsi à démontrer concrètement la contribution des femmes à l’Eglise canadienne.Le discours et l’homélie du Saint-Père étaient ponctués des chants d’une chorale, elle-même accompagnée de la troupe de danseurs Les Sortilèges et de l’Orchestre des cuivres de Montréal.La troupe de danseurs, toute vêtue de jaune et noir, s’exécutait sur un étage inférieur du podium papal.Le podium, de forme pyramidale, comptait six étages.Sa Sainteté a reçu quatre cadeaux d’autant de groupes.Deux membres du conseil diocésain de pastorale lui ont offert un don en argent «afin qu’il puisse répondre aux nombreuses demandes qui lui sont adressées».Deux religieuses de la Congrégation des petites soeurs de la Sainte-Famille ont aussi présenté une relique de mère Marie-Léonie et une oeuvre artistique représentant la Sainte-Famille.Le Saint-Père a aussi reçu un arrangement floral; de même qu’un casque d’ouvrier de la construction et les plans du parc J arry.Ces derniers cadeaux lui ont été remis des mains d’un patron et d’un travailleur bénévoles ayant contribué à la construction du podium temporaire du parc.La messe terminée, le pape a quitté le parc Jarry, toujours sous la pluie, à destination de l’archevêché où il s’est sustenté avant de rencontrer les enfants à la basilique Notre-Dame en fin d’après-midi.— PC-Le DEVOIR ^ Il arrive Passé les loges des diverses congrégations, passé le tapis de feutre gris qui coussine les va-et-vient incessants, la foule est émue.On la sent fébrile comme si elle était investie d'une mission.La mission d’être là, «live», de voir le pape en chair et en os, sans écran, sans vitre blindée.Le voir en personne.Le voir pour y croire davantage.«On espère que sa présence physique va nous redonner espoir, va renforcer notre foi», dit une dame avec des trémolos dans la voix.Une autre plus loin en arrière, est venue avec sa mère de 82 ans.EUes se sont levées à 5h du matin et ont marché pendant une heure avant de trouver leur place.Elles ne voient rien, mais peu importe.«Avec la volonté de Dieu, on fait ce que l’on veut», dit la vieille sur un ton décidé.Sa fille renchérit.«On ne voit rien mais on sent sa présence.C’est un sacrifice supplémentaire qu’il nous demande».Elle ajoute qu’elle aurait bien apporté ses jumelles mais que le lunch était déjà assez lourd comme ça! Autour, les gens ont sorti les sandwichs et les thermos de café.Ils pique-niquent sous un ciel couvert qu’un fugitif rayon de soleil est venu éclairer avant l’arrivée de Jean-Paul II.Il ne fait ni chaud ni froid.L’herbe est trempée et les allées déjà tapissées de boue.La foule ne s’attarde pas sur ces considérations bassement matérielles.Elle veut voir avant tout.Voir avec ses yeux et ses jumelles.Elle veut participer.«C’est pas tous les jours qu’un pape passe en viUe», explique un homme dans la quarantaine qui arbore fièrement le macaron papal.Quand quelqu’un prend la peine de se déplacer, il faut savoir l’accueiUir.» Lorsque le pape émerge vers llh de la « papemobile », la foule l’applaudit sans crier, avec le respect et l’adulation des dévots.Des barrières de bois s’effondrent sous la pression des corps tendus par la curiosité.Les cordons de sécurité se resserrent brusquement.Le phénomène se produit partout de la même manière.Dès que le pape descend de sa soucoupe de verre, les policiers aiguisent leurs nerfs et font grésiller leurs walkie-talkies.Au-delà des premières loges, les bénévoles préposés à l’ordre, se transforment en doua- niers.«Passeport», demandent-ils inlassablement.La foule s’agite momentanément puis retrouve son recueillement prostré et son silence de tombe.Un silence étonnant pour une aussi vaste foule.Un silence que viendra trancher la voix puissante et autoritaire de Jean-Paul II que viennent amplifier les watts des haut-parleurs et dont l’echo crée des ricochets sonores lancinants.«Et c’est en vain qu’on cherche à remplacer Dieu, dit-il.«Rien ne saurait combler le vide de son absence.» Le ton se fait théâtral et presque menaçant.La foule montre son approbation en applaudissant à tout rompre l’autorité paternelle qui se dégage de ses propos.La foule applaudit puis retrouve son immobilité, son sourire béat, ses yeux mouillés, son visage impassible que vient occasionnellement contracter un timide bâillement.Une foule plus diversifiée et multi-cultu-relle que la foule polie et bien mise de Québec ou celle, transie, des pèlerins livides du Cap-de-la-Madelei-ne.Comme si l’événeinent avait revêtu à Montréal un caractère familial.Il y a au parc Jarry, des enfants qui courent partout et des mères qui tentent en vain de les calmer.Il y a des ilôts entiers d’Italiens, de Polonais, de Portugais, d’Espagnols et de Chinois.Il y a des jeunes filles fardées qui tentent de séduire des gens de l’ordre pour s’approcher ou encore des grappes de gars en vestes de cuir, la chemise déboutonnée sur leur crucifix en or.Il y a ce vieil Hongrois en cape de velour cramoisie et en bottes de sept lieues, qui a sorti son costume national pour le saint visiteur.Il y a également, comme à toutes les manifestations papales, des parcs entiers de chaises roulantes, des campements d’handicapés et de vieux et de vieilles tremblotantes qui manipulent mécaniquement leur chapelet.Certains restent debout mais la plupart ont acheté les tabourets de carton confectionnés expressément pour l’événement par le fabricant de papier québécois Cascade.Et, à la fin, lorsque la papemobile repart sillonner les rues, lorsque les lumières fondent sur l’autel, lorsque la pluie tombe sans pitié et force la foule à quitter précipitamment les lieux, il ne reste plus que ces tabourets défaits qui n’ont pas tenu le coup dans un champ de carton brun.Un champ de débris et de déchets que seule la la bonne volonté de ceux qui restent en arrière saura purifier.Les enfants ont fait une fête au pape hier en fin d’après-midi à la basilique Notre-Dame.Ils étaient 2,500 venus de toutes les écoles de la grande région métropolitaine et choisis dans les classes de 4e et 5e année.«Aimez-vous bien les uns les autres, leur a dit le pape, c'est à ce signe que l'on vous reconnaîtra pour mes disciples, mes amis véritables».(Photolaser CP) ^ Le clergé déjà là pour l’acclamer.Après un parcours où on agitait force petits drapeaux du Vatican, et quelques-uns du syndicat polonais Solidarité, et où fusaient des applaudissements et des cris chaleureux, le Souverain pontife a gravi à l’heure dite (8 h 15) la côte menant à l’Oratoire.À sa descente de la papamobile, il a été accueilli sur le parvis par quelques dignitaires, dont le recteur de l’oratoire, le père Marcel Lalonde, de la congrégation Sainte-Croix.Un jeune du RAJ a été détenu deux jours ANGÈLE DAGENAIS Un militant du Regroupement autonome des jeunes (RAJ), M.Jean-Pierre Francoeur, 24 ans, a été détenu pendant deux jours et demi par la Sûreté municipale de Québec après son arrestation dans la nuit de samedi à dimanche alors qu’il rentrait chez lui à Limoilou dans la basse Ville de Québec.Accusé de flânage et de port d’une arme prohibée (il portait au poignet un bracelet en cuir clouté), ce jeune assisté social n’a été libéré qu’hier matin pour plaider non coupable à ses deux chefs d’accusation en Cour municipale et au Palais de justice de Québec.Lors de son arrestation à lhl5 de la nuit dimanche, à quelques rues de son domicile (qui a par la suite été perquisitionné par la police), les policiers ont trouvé dans son sac à dos un exemplaire d’un livre écrit par deux ex-felquistes et intitulé, «Pour en finir avec octobre», un dossier spécial sur la venue du Pape publié par Québécor et des auto-collants de la coalition «Réponse à Jean-Paul II» dont est membre le RAJ.Il sortait du Café des Récollets de la rue Lange-lier où il avait passé la soirée.Un coordonnateur national du RAJ, M.Yves Bergeron, a déclaré hier qu’il était tout à fait anormal que l’on détienne un individu aussi longtemps sous ce genre d’accusations et a précisé que l’avocate de Jean-Pierre Francoeur, Me Hélène Paré, cherchera à faire toute la lumière sur cette arrestation et cette détention qualifiées d’exceptionnelles.Francoeur doit comparaître à nouveau en Cour municipale aujourd’hui pour répondre à son accusation de flânage et au Palais de justice de Québec le 22 novembre pour son accusation de port d’arrne.!,e Conseil central de la région de Québec (CSN) a dénoncé hier les arrestations arbitraires et perquisitions effectuées par la police «sous prétexte de sécurité dans le cadre de la visite du pape».Le Conseil central précise que ces gestes sont d’autant plus inacceptables que le pape «prétend promouvoir la justice, la tolérance et les droits fondamentaux des personnes».Selon la présidente du Con.seil central, Mme Nicole B.Ma-dore, il est inacceptable que la police décide «de sa propre initiative du droit de la liberté des personnes».Après s’être recueilli brièvement devant le tombeau du frère André, où se trouvaient surtout des employés de l’oratoire, le pape est aUé à la rencontre des prêtres qu’il a invités à ne pas se «résigner à ce que le christianisme soit relégué, même pour un temps, en dehors des convictions ou des moeurs de vos compatriotes».La plupart des fidèles étant retenus en contrebas de la colline, le passage du pape en ce haut lieu du catholicisme canadien-français fut somme toute un événement réservé au clergé et aux journalistes, ces derniers bien encadrés et maintenus à leur place par un service d’ordre courtois mais strict.^ Ferraro taire de sa propre Eglise, alors qu’elle espère apporter beaucoup au « ticket » démocrate dans le nord-est des États-Unis en tant que catholique d’origine itaUenne.La candidate a téléphoné lundi à l’archevêque de New York pour lui expliquer qu’il avait mal interprêté une lettre qu’elle avait envoyée sur ce thème en 1982 à 50 parlementaires américains.Elle a affirmé dans un communiqué qu’elle n’avait jamais « déformé publiquement les enseignements de son Église ».Mais il semble que cette tentative de conciliation n’ait pas été très concluante, ce qui la met plus que jamais sur la défensive sur un thème qui empoisonne déjà sa campagne depuis plusieurs semaines.Ses meetings, qui attirent la plupart du temps des foules nombreuses et enthousiastes, sont presque toujours perturbés par les cris et les pancartes de manifestants des mouvements contre l’avortement.« Il faut d’abord que les enfants puissent vivre », lui a lancé un de ces protestataires lundi alors qu’elle affirmait qu’il était nécessaire de négocier un contrôle des armements pour permettre aux enfants américains de vivre dans un monde plus sûr.Cette controverse, estiment les observateurs, fait perdre beaucoup de temps à Mme Ferraro, comme celle sur ses finances en août, et l’empêche d’exprimer son véritable potentiel dans la campagne pour l’élection du 6 novembre.Les stratèges démocrates comptent fermement sur elle pour amener un peu d’énergie au « ticket » démocrate, toujours loin derrière dans les sondages, alors que Walter Mondale ne parvient pas à abandonner son style relativement terne.(Le président Reagan dispose d’une avance de 22 points à deux mois de l’élection présidentielle américaine, indique un sondage publié hier par le quotidien USA Today.Élections: Hamel souhaite une réforme OTTAWA (PC) - La Loi élécto-rale devra être révisée rapidement, à la suite des plaintes d’électeurs éligibles qui n’ont pu déposer leurs bulletins de vote le jour du scrutin, selon le directeur général des élections Jean-Marc Hamel.M.Hamel a fait part mardi de la nécessité de modifier certaines dispositions de la Loi électorale du Canada, qui retirent à certaines catégories de gens un droit que la Charte canadienne des droits et libertés leur garantit.Les groupes exclus des listes électorales comprennent les citoyens canadiens qui travaillent, étudient ou voyagent à l’étranger, les prisonniers en attente d’un procès, les patients aux soins intensifs dans les hôpitaux et les juges.M.Hamel a mentionné qu’il demandera aux nouveau gouvernement conservateur d’évaluer les conflits possibles entre la loi et la charte, lorsqu’il déposera à l’automne son rapport au Parlement.Il a expliqué qu’il recommandera, comme par le passé, des changements afin de permettre aux Canadiens vivant à l’étranger, aux juges et aux prisonniers en attente d’un procès de participer aux élections fédérales.Il ne fera cependant pas de suggestions sur les façons dont le gouvernement pourrait régler le problèmes des détenus dans les pénitenciers fédéraux et des patients subissant des soins intensifs ou psychiatriques.M.Hamel a précisé que son rapport sera semblable à ceux des années passées, puisqu’il a eu peu de temps pour formuler de nouvelles propositions.Ce document doit être déposé 10 jours après la reprise des travaux aux Communes.12 septembre ' par la PC al l’AP 1983:l'URSS oppose son veto au .conseil de .sécurité de l’ONU à une ré.solution déplorant la destruction du « Boeing» sud-coréen par la chasse soviétique.1980: pour la troisième fois en l’espace de 20 ans, les militaires renversent le régime civil et prennent le pouvoir en Turquie.1971: lesKtat.s-UnisetrURSS.se mettent d’accord sur une procédure destinée à éviter les accidents nucléaires.1970: des pirates de l’air palestiniens font sauter trois avions de ligne qu’ils avalent détourné vers la Jordanie.1848: la Sui.sse adopte sa nouvelle con.stitution fédérale.1801 : le Lsar Alexandre 1er annexe la Géorgie à la Ru.s.sie.Ils sont nés un 12 septembre: le roi KrançoLS 1er (1494); Maurice Chevalier (1888).Quelque 57 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elles vote raient pour le président sortant, si les élections avaient lieu aujourd’hui, tandis que 35 % se déclaraient favorables à M.Mondale et 8 % sans opinion.Cet écart de 22 points en faveur de M.Reagan est le plus important depuis mai dernier.Selon cette étude réalisée auprès d’un millier d’électeurs, M.Reagan l’emporte actuellement sur M.Mondale dans quasiment toutes les catégories de la population, à l’exception des Noirs.) L’intervention de Mgr O’Connor dans cette polémique est jugée intempestive par certains commentateurs américains et a été critiquée lundi soir par le sénateur Edward Kennedy, selon qui l’Église ne doit pas essayer d’imposer sa moralité au niveau gouvernemental.L’archevêque de New York, qui a son franc parler, a répliqué en affirmant qu’il avait parfaitement le droit d’exprimer ses vues en tant que citoyen et qu’il n’appelait nullement à un vote pour ou contre Mme Ferraro.La polémique sur l’avortement fait la « une » des grands quotidiens de la côte atlantique.Le New York Times, qui a pubüé un article de fond sur les aspects théologiques de la question, rappelle que l’Église catholique ne s’est prononcée contre l’avortement qu’en 1869, sous Pie IX.(La doctrine de l’Église avait jusque là été fondée sur les écrits de St Augustin, St Jérome et St Thomas d’Aquin, notamment, qui ne considéraient pas que les foetus avaient une âme.) Les questions religieuses ont pris cette année dans le débat électoral une importance qu’elle n’avaient pas connue depuis 1960 et l’élection de John Kenned;^ premier président catholique des États-Unis.Les démocrates ont vivement attaqué le président Reagan ces derniers temps pour avoir déclaré que « la religion et la politique sont forcément lito », l’accusant de vouloir déclencher une campagne de « mccarthysme moral », selon l’expression de M.Mondale.De son côté, le président Reagan a rendu hommage hier à la mémoire de l’ancien vice-président Hubert Humphrey, « mentor » de l’actuel candidat déniocrate à la présidence, au cours d’une cérémonie à la Maison-Blanche à laquelle assistait Joan Mondale.Le président américain a remis à la veuve de M.Humphrey la Congressional Gold Medal en reconnai-sance pour les services rendus à la patrie par le vice-président de Lyndon Johnson, qui fut le candidat malheureux du Parti démocrate lors des présidentielles de 1968 contre Richard Nixon.M.Mondale, qui a fait tout le début de sa carrière politique dans l’ombre de « HHH », avait décliné l’invitation que lui avait faite le président Reagan d’assister à la cérémonie.Après la remise de la décoration, M.Reagan a brièvement serré la main de Mme Mondale sans s’attarder à converser avec l’épouse de son opposant au scrutin de novembre prochain.Au cours d’une brève allocution, le président Reagan a souligné que « M.Humphrey était un libéral qui avait compris que l’Amérique est grande et fait face à de sérieuses responsabilités dans le monde, un libéral qui était fermement anticommuniste.» ^ Dynamite la clef numérotée.Si un paquet n’est pas réclamé après trois mois, l’administration du terminus l’ouvre à des fins d’identification.C’est au cours de cet examen de routine que les 29 bâtons de dynamite et le revolver, vraisemblablement de calibre .38, ont été découverts.Ils avaient été entreposés dans un sac de toile comme en utilisent les amateurs de hockey pour transporter leur équipement.Les policiers de la CU M vont désormais tenter d’identifier l’arme trouvée et de savoir si eUe a déjà été utilisée à des fins criminelles tout comme ils vont tenter de découvrir la provenance des explosifs.Jean-Paul II s’est recueilli quelques minutes hier matin sur le tombeau du frère André qu’il a lui-même béatifié à Rome il y a deux ans.Profitant de l’occasion, le pape a rendu hommage à la congrégation des pères et frères de Sainte-Croix qui sont responsables de l’Oratoire Saint-Joseph.(Photolaser CP) Jean-Paul II rend hommage à Marguerite Bourgeois MARIE TISON (PC) — Le Pape Jean-Paul II a effectué hier matin à la maison mère de la Congrégation de Notre-Dame sa seule visite à caractère privé prévue au cours de son séjour à Montréal.Alors que près de 5,000 personnes avaient pris place le long de la rue Sherbrooke, en face de la maison mère, plusieurs centaines de religieuses de plusieurs communautés de Montréal avaient envahi les terrains même de la Congrégation de Notre-Dame.L’apparition de la papemobile du Saint-Père a été marquée par un grand cri de joie de la part des religieuses et par les acclamations de la foule.Jean-Paul II s’est toutefois rapidement engouffré à l’intérieur du bâtiment, escorté de la supérieure générale de la Congrégation, Soeur Madeleine Rochette, et des membres du Conseil général de la communauté.Le pape est allé se recueillir quelques instants dans la chapelle funéraire de Sainte Marguerite Bour-geoys, qu’il a lui-même canonisée il y a deux ans à Rome.Il lui a rendu un vibrant hommage, louant son «savoir-faire d’institutrice» et sa «ténacité pastorale».Après une brève visite à la chapelle pour y faire une prière avec les religieuses de la Congrégation, Jean-Paul II est ressorti, au grand plaisir de la foule demeurée à l’extérieur.Faute de temps cependant, il n’a pu saluer longuement les spectateurs avant de monter dans la papemobile qui devait le mener jusqu'au Parc Jarry.Prisonnière derrière une clôture, une toute petite fille munie d’un minuscule bouquet de fleurs destiné à Jean-Paul II n’aurait jamais pu le lui remettre si un prêtre ne l’avait soulevée et transportée jusqu’à la papemobile, sous les exclamations émues des spectateurs.Après le depart du Saint-Père, plusieurs religieuses se sont jetées dans les bras les unes des autres, incapables de contenir plus longtemps leur joie.«Je lui ai touché la main, c’est merveilleux», ne pouvait que répéter une religieuse vêtue du voile noir traditionnel, juchée sur un banc de carton pour faire des signes d’adieu.Les Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame préparaient cette rencontre depuis plus de cinq mois, a expliqué la responsable des relations avec la presse, soeur Simone Poissant.Soeur Poissant a soutenu que suite à l’attentat à la bombe à la Gare Centrale samedi dernier, les mesures de sécurité ont été modifiées: «Il y a des mesures qui ont été renforcées à ce moment-là» a ajouté la religieuse.Elle a raconté que la nuit précédant la visite du Pape, des agents ont visité la maison mère avec des chiens policiers.Depuis vendredi, les religieuses doivent s’identifier pour pénétrer à l’intérieur de la Maison, et les colis doivent être fouillés.«Les agents sont omniprésents dans la Maison, a déclaré Soeur Poissant, mais ça nous fait plaisir de se plier à ça: on ne voulait tellement p^as qu’il arrive quelque chose au Pape». Le Devoir, mercredi 12 septembre 1984 SPORTS Après les Nordiques, les Expos Le scénario se répète GUY ROBILLARD (PC) — Quand les frères Stastny ont supposément déblatéré contre la ville de Québec et le fait français il y a quelques années, c’était sous la plume d’un journaliste pigiste engagé par un quotidien torontois.Toute l’histoire, ou presque, avait été niée avec véhémence par les joueurs concernés Or voilà qu’exactement le même scénario se répète avec cette histoire de racisme chez les Expos.Cité dans le même quotidien torontois par un journaliste pigiste, Der-rel Thomas nie mamtenant avoir fait les déclarations fracassantes rapportées lundi.Il fait peut-être du cinéma, mais Dan Driessen, un autre joueur de couleur mêlé à cette histoire, est plus explicite en disant se souvenir que le journaliste avait tenté de diriger l’entrevue pour l’amener à accuser les Expos de racisme N’empêche, le doute a été semé et ce n’est pas la première fois que l’on parle d’un piètre espnt d’équipe au sein des Expos et d’un manque de communications entre Blancs et Nou's.Mais John McHale et les Expos sont-ils si racistes, eux qui ont engagé Derrel Thomas, Miguel Dilone et Dan Driessen pour la saison iggi’ Le même McHale a déjà surprotégé Ellis Valentine et a agi comme un père à l’égard de Tim Rames, quand ce dernier consommait de la drogue Les Noirs et les Blancs ne se fréquentent pas chez les Expos’’ Chez le Canadien ou les Nordiques, sauf exceptions, croyez-vous que les anglos et les francos fréquentent les mêmes endroits et s’échangent des visites de famiUe?Non, tout natureUement, les francophones se retrouvent entre eux, les anglophones de même.C’est la même chose à l’Imperial Tobacco, chez Domimon Textile, à la Banque Royale ou dans un parti pobtique.Aux Etats-Unis, dans la vie civile, les Blancs et les Noirs font le plus souvent bande à part et pas nécessairement par racisme.C’est une question d’affimtés culturelles Chez les Expos, plusieurs joueurs de couleur voyagent avec de gros appareils radio qu’üs aiment faire jouer à tue-tête.Tim Wallach lui préfère jouer au pack-man Prévoyant un profit de $1.5 million Alan Eagleson se dit enchanté des assistances aux matches de Coupe Canada EN BREF.¦ Plante quitte le Canadien à regret (PC) — Jacques Plante ne sera pas de retour au sem de l’organisation du Canadien cette saison Voilà, en effet, ce qu’a annoncé, hier, le directeur-gérant du 'Tncolore, Serge Savard.Plante a mformé Savard de sa décision il y a quelques semaines déjà II a indiqué que l’état de santé de sa femme empêcherait celle-ci de l’accompagner lors de ses voyages au Canada L’ex-gardien de but étoile du Canadien contmuera donc d’enseigner le hockey à Sierre, en Smsse, où il réside en permanence.«C’est avec regret que j’ai accepté la décision de Plante et je souhaite à son épouse un prompt retour à la santé, a déclaré Savard.Je tiens également a le remercier pour les nombreux services qu’il nous a rendus la saison dernière», a déclaré Savard ¦ Décès du boxeur Robert Villemain PARIS, (Reuter) — Le boxeur français Robert Vülemam, qui a battu l’A- méricain Jake LaMotta et envoyé au tapis son compatriote Sugar Ray Leonard, est décédé à l’âge de 60 ans.Voilà ce que rapportait dans son édition d’hier, le quotidien français L’Équipe.Vülemam est demeuré mvamcu à ses quatre premières années de boxe professionnelle.Il a poursuivi sa carrière aux États-Unis où ses débuts ne furent guère prometteurs.défaite à son premier combat, face à Steve Belloise ; puis, revers controversé, par décision, devant LaMotta, au début de l’année 1949 ¦ Lendl refusé au tournoi de Genève G EN ÈVE ( AFP) - Le Conseü de l’Association des tennismen professio-nels ( ATP) a refusé la participation du Tchécoslovaque Ivan Lendl au tournoi de Genève comptant pour les séries inférieures du Volvo Grand Prix et doté de $100.000, qui aura lieu du 15 au 23 septembre, apprend-on mardi auprès des organisateurs.Lendl, qui était engagé initialement jiour participer durant la même époque au tournoi de San Francisco — comptant également pour le Volvo Grand Prix et doté de $200 000 — avait manifesté son intention de se rendre à Genève afin d’y préparer le match de Coupe Davis qui opposera sur terre battue la Tchécoslovaquie à la Suède.¦ Kurvers signe avec le Canadien (PC) — Le défenseur Torn Kurvers, sélectionné à titre de joueur par excellence des hgues collégiales américaines l’an dernier, a paraphé un contrat de deux ans, hier, avec l’orgamsation du Canadien de Montréal Kurvers, qui célébrera son 22e anniversaire de naissance vendredi, a remporté le trophée Hobie Baker la saison dernière, à la suite de ses performances pour l’équipe de l’Umversité Mmnesota-Duluth.Il a également mérité une place sur la formation “All-Amencan” EDMONTON (PC) — Quand on lui demande s’il est satisfait des assistances aux matches préliminaires de la Coupe Canada, Alan Eagleson n’hésite pas du tout.«J’en SUIS absolument enchanté», répond-ü, du tac au tac.«Nous savions à quoi nous attendre, a précisé le principal organisateur de la troisième édition de ce tournoi En revenant à ma chambre d’hôteL hier, j’ai jeté un coup d’oeil à nos projections budgétaires et j’ai constaté que nos revenus sont légèrement au-dessus de ce qm avait été anticipé» Eagleson devait enregistrer des recettes de $6 mühons pour subvenir aux dépenses de l’événement.Hier, ü a déclaré que les revenus pourraient atteindre $7 5 millions, ce qui occasionnerait un profit de $1.5 milhon.Les premiers $600,000 iront à l’organisme Hockey-Canada et le $1.4 million suivant sera versé au fonds de pension de l’Association des joueurs de la LNH.Ces résultats sont réalisables, malgré le fait qu’il y ait eu seulement 2,503 spectateurs, à Edmonton, pour assister à la rencontre Suède-RFA, et 2,438, à Vancouver, au duel Suède-Tchécoslovaquie E)agleson a par contre spécifié que «au moins 4,000 sièges avaient été vendus pour chaque rencontre».Il est bon de mentionner également que 12,383 spectateurs ont franchi les guichets du centre sportif d’Edmonton, afm de voir Équipe-Ca- nada croiser le fer avec les Soviétiques, lundi.«12,500 partisans ont déboursé environ $22 chacun», a affirmé Me Eagleson.Cela signifie que les billets les plus chers ont presque tous été vendus pour ce match.Eagleson soutient que le contexte économique actuel n’a pas contribué au total des assistances aux parties préhmmaires.«C’était le même phénomène partout dans l’Ouest, a-t-il dit.L’eco-noime d’ici nous a fait mal.La population est constituée d’une majorité de cols bleus incapables de débourser le coût des bülets d’admission».«Je suis néanmoins heureux que ces gens aient été en mesure d’assister aux matches par le biais de la télévision, a-t-ü ajouté.Je m’en serais voulu SI on les avait pnvés de regarder du hockey de ce cahbre».Elagleson a par ailleurs révélé qu’ü avait dû présenter la majorité des matches dans l’Ouest du pays, parce que la Fédération de hockey internationale n’aurait pas permis aux équipes de jouer dans l’Èk, puis dans l’Ouest, avant de retourner du côté de l’Atlantique «Cependant, ces personnes constatent mamtenant les effets de leur décision, a-t-il mentionné Peut-être qu’ils coopéreront davantage la pro-chame fois.» Surtout, dit-il, que la ville de Hamilton possédera un nouvel amphi- Alan Eagleson théâtre, en 1986, et que “Harold Bal-lard pourrait alors ne plus dinger les opérations du Maple Leafs Garden de Toronto”.Cela créerait évidemment la pos-sibihté de présenter les activités de la Coupe Canada dans trois ou quatre vüles voismes, ce qui dimmuerait considérablement le temps perdu et les.dépenses de transport Surplus de $680,606 En vue des rencontres de demi-finales — Suède-Etats-Unis, à Edmonton, et Canada-URSS, à Calgary — et de la fmale deux de trois, Eagleson a affirmé qu’un “surplus de $600,(K)0” dans la vente de billets d’admission avait déjà été enregistré.Il s’attend à ce 4,000 ou 5,000 personnes assistent au duel à l’affiche à Calgary, mais que plus de 13,000 se présentent à la bataille Canada-URSS.Eagleson entrevoit enfin qu’en-viron 7,000 spectateurs seront témoins de chacune des rencontres fi- j nales.La première de ces parties ' aura lieu a Calgary, mardi, tandis que l’autre (ou les deux autres, si né-cessaue), sera disputé à Edmonton.«Si le Canada fait les frais des finales, nous refuseront des gens», a même lâché Eagleson.Dans un autre ordre d’idées, l’avocat-promoteur a emprunté une phüosophie ferme en ce qui a trait au coût des bülets Il a dit qu’il n’est point question qu’il diminue le prix d’entrée des matches restant a jouer.Il estime que les recettes sont virtuellement les mêmes en vendant 5,000 billets à $27 50 plutôt que 10,000 à $13.75.Selon lui, cela représenterait davantage un affront envers les représentants de l’Allemagne de l’Ouek et de la Suède, par exemple.«Ce serait comme leur dire de rester chez eux, a-t-il signalé.Et c’est sans doute ce qu’üs feraient» Eagleson n’a cependant pas rejeté la possibilité d’offrir, lors d’un prochain tournoi, une réduction de 10 ou 15 pour cent sur prix des billets à ceux qui en achèteront en sénés.McEnroe vise un 3ème championnat d’affilée à Melbourne La saison de tennis est loin d’être terminée NEW YORK lAFP) — L’année de tenms ne s’est pas terminée dimanche à Flushmg Meadow Si John McEnroe, vainqueur du tournoi de Wimbledon et mamtenant des Internationaux des États-Unis, et SI Martina Navratilova, invaincue en trois épreuves successives, sont assurés une nouvelle fois des titres de champion du monde décernés à la fin de l’année, deux grandes compétitions restent à disputer au calendrier 1984' la Coupe Davis et les Internationaux d’Australie à Melbourne.Fin septembre, McEnroe sera à Portland (Oregon) avec ses camarades de l’éqmpe des Etats-Unus pour affronter l’Australie en demi-finales de la ('oupe Davis.Cette rencontre sera l’occasion d’un match prometteur entre le numéro un mondial et le jeune Austrahen Pat Cash, demi-fmaliste à Wimbledon et à Flushing Meadow, où il montra un talent et une bravoure Sgnes de ses gloneux aînés et compatriotes En même temps, la Suède, conduite par Mats Wi-lander qui a bien besoin de rehausser son prestige après une année décevante, recevra la Tchécoslovaquie Là encore, cette rencontre sera l’occasion d’un match au sommet entre le meilleur joueur suédois et Ivan Lendl qui aura vraisemblablement eu le temps d’oublier sa troisième finale perdue à New Yorlc Tous se donneront ensuite rendez-vous fin novembre sur le gazon de Melbourne pour disputer le quatrième tournoi du Gr.and Chelem S’il n’est pas actuellement dans les intentions de l’Américain Jimmy Connors, déjà vainqueur du tournoi en 1974, d’aller en Australie, McEnroe, Lendl et Wilander y seront, eux L’année dernière, Wüander avait créé la surprise en remportant un tournoi qu’il était venu disputer pour préparer la finale de la Coupe Davis contre l’Austrahe.Il avait alors battu McEnroe en demi-finales et, pour le titre, Lendl qui, à l’époque, n’avait toujours pas gagné un tournoi du Grand Chelem.Cette année, sur un gazon qui est sans doute sa surface de prédüection, McEnroe sera le grand favori.Il devrait en effet remporter ce titre austra-ben, absent encore de son palmarès.En cas de succès, le champion améncam aurait ainsi gagné trois épreuves majeures de suite: Wimbledon, Flushing Meadow et Melbourne McEnroe ne serait plus alors qu’à une étape du Grand Chelem, ét^e qui se situerait sur la terre battue du stade de Roland-Garros, à Pans, où ü fut finaliste malheureux cette année, vaincu de peu par Lendl.Mais ce Grand Chelem ainsi envisagé (possibilité de le réaliser sur deux années), depuis la nouvelle formule étabhe en 1982 par la Fédération Internationale, ne plaît pas à l’Américain.Et il l’a fait savoir.McEnroe estime que le vrai Grand Chelem doit 'être accompli en une seule année de calendrier, comme ceux de Donald Budge (1938) et de Rod Laver (1962 et 1969).Certes, ü serait très heureux déjà de gagner les quatre tournois majeurs de suite, même sur deux ans.Mais ü a bien dit, après sa victoire à Flushing Meadow, qu’ü considérerait cette performance comme inférieure aux Grands Chelems d’antan Martina Navratilova ne s’embarrasse pas de ce genre de considération La championne améncame estime que, cette année, à Pans, elle a accomph un Grand Chelem à part entière Sa grande rivale américaine Chris Èvert-Lloyd est de son avis, sans retenue aucune Mais comme pour réconcilier les partisans de la pour nouvelle formule et les sceptiques^Navratilova a donné rendez-vous à tout le monde en Australie, où elle tentera de remporter un septième titre majeur d’affilée mais aussi le quatrième au cours de l’année 1984, soit un Grand Chelem ancienne formule.'4am mw ill m iim II ill! >S im I , im I , I „ J&à BASEBALL Les meneurs (Partie d'hier non comprise*) pb CS moy.Gwynn, SD Hernandez, NY Sandberg, Chi Cruz Hou Cabell Hou Puhl Hou Lacy Pgh Raines, MU Hayes, Phi Ray Pgh Ligue Nationale Lundi Montréal 8, Pittsburgh S St Louis 3, Mets NY 1 Atlanta 3, Houston 1 Chicago 3, Philadelphie 2 Hier Philadelphie à Chicago Montréal à Pittsburgh St Louis à New York S Francisco à Cincinnati Atlanta a Houston Los Angeles à San Diego Aujourd'hui Montréal, Smlttt (11-11), à Chicago, BordI (5-1), 14 h 20 St Louis, Andujar (19-11) et Cox (8-10), à Philadelphie, Hudson (8-10), et Rawley (8-4), 17 h 30 Pittsburgh, Tudor (9-10), à New York, Gooden (15-8), 19 h 35 San Francisco, Grant (11-6), à Cincinnati, Tibbs (3-2), 19 h 354 Atlanta, Perez (11-6), à Houston, Niekro (14-10), 20 h 40 Los Angeles, Valenzuela (11-15), à San Diego, Dravecky (8-7), 22 h 05 LIGUE NATIONALE Section Est 351 318 318 315 314 553 194 494 157 575 183 537 169 414 130 387 121 .313 399 124 311 548169.308 480148 308 486 149 307 Sch- Circuits Murphy.Atl, 31 midi Philadelphie 30 Points produits; Carter, Montréal, 100; Schmidt, Philadelphie, 95 Buts volés: Samuel, Philadelphie, 67.Raines, Montréal, 64.Lanceurs (12 décisions): Sutcliffe, Chicago.14-1, 2 74, Horton, St Louis, 9-4, 3 42 Ligue Américaine Lundi New York 6, Toronto 2 Baltimore 3, Detroit 1 Minnesota 7, Kansas City 3 Milwaukee 7, Boston 4 Oakland 1, (Chicago 0 Seattle 7, Texas 3 g P moy.dill.CHICAGO 87 57 604 — NEW YORK 80 64 556 7 ST LOUIS 75 67 528 11 PHILADELPHIE 74 69 517 12 72 MONTRÉAL 71 72 .497 15W PITTSBURGH 62 82 434 25 Section Ouest SAN DIEGO 81 62 566 — HOUSTON 72 72 500 9V2 ATLANTA 70 74 486 11 '/2 LOS ANGELES 67 77 465 14’/2 SAN FRANCISCO 61 82 427 20 CINCINNATI 61 83 424 20'/2 LIGUE AMÉRICAINE Section Est DETROIT 92' 52 639 — TORONTO 80 63 559 11 y.BALTIMORE 78 64 549 13 NEW YORK 77 65 542 14 BOSTON 75 68 524 16’/2 CLEVELAND 64 80 444 28 MILWAUKEE 59 84 413 32'/2 Section Ouest KANSAS CITY 73 70 510 — MINNESOTA 73 70 510 — CALIFORNIE 71 70 504 1 CHICAGO 66 77 462 7 OAKLAND 67 78 462 7 SEATTLE 64 80 444 9'/2 TEXAS 62 80 437 10’/z Hier New York a Toronto Detroit a Baltimore Milwaukee à Boston Kansas City au Minnesota Cleveland en Californie Chicago a Oakland Texas a Seattle Aujourd’hui Chicago, Burns (2-11), a Oakland, Conroy (1- 5) , à 15 h 15 New York, Fontenot (6-8), à Toronto.Alexander (13-5), 19 h 35 Detroit, Mason (0-0), à Baltimore, D Martinez (5-7), 19 h 35 Milwaukee, McClure (4- 6) , à Boston, 0)eda (10-11), 19 h 35 Kansas City, Black 14-11, au Minnesota, Butcher (12-8), 20 h 35 Cleveland, Roman (0-1), en Californie, Zahn (11-9),22 h 30 Texas, Tanana (14-13), à Seattle, Moore (5-15), 22 h35 Les trappeurs (Parti* d'hlar non comprit*) pb c* ppcc moy Carter 528 156 100 24 295 Dawson 471 116 76 15 246 Dilone 161 44 10 1 273 Driessen 114 26 18 5 228 Flynn 355 86 16 0 242 Francona 214 74 18 1 346 Johnson 11 4 3 0 364 Rames 548 169 54 7 308 Ramos 83 16 5 2 193 Ramsey 66 15 3 0 227 Salazar 160 24 11 0 150 Scott 65 18 5 0 277 Stenhouse 164 31 16 4 189 Venable 58 15 5 2 259 Wallach 520 136 69 18 262 Wohllord 182 51 25 4 280 But* volé*: Raines 64 Dilone 26 Dawson, 11, Wohitord, 2, Carter Wal lach, Venable Scott, 1 chacun Les lanceurs gii ml pm rab mpm Grapenthin 1-2 180 6 4 300 Gullickson 10-7 199 1 75 93 3 39 Hesketh 1-1 252 6 15 211 James 6-5 85 2 33 80 3 47 Lea 15-10 220 1 69117 2 82 Lucas 0-3 522 15 41 256 Palmer 6-3 91 1 40 57 3 94 Reardon 5-7 76 2 25 65 2 92 Rogers 6-13 150 0 74 56 4 44 Schatzeder 7-5 123 0 33 77 2 41 Smith 1l-1t 164 0 54 91 2 92 Victoire* pré**rv4M; Reardon 20, Lucas, 8, James.8 Grapenthin 2.Schatzeder.1 Ligue Américaine Les meneurs (Parues d'hier non comprises) pb CS moy.Winfield, NY 494 174 352 Mattingly, NY 524 183 349 Murray Bal Hrbek, Mm Boggs Bos Trammell, Del Easier, Bos Bell, Tex Barrett Bos Ripken, Bal 327 Circuits: Armas, Bos-319 ton, 36, Kingman, Oa-318 kland, 34 313 309 Points produits: King-308 man, Oakland, 113, Rice, 308 Boston, 112, Murray, Bal- 309 timore, 106 Buts volés: Henderson, Oakland, 56, Collins, Toronto, 52 Lanceurs (12 décisions): Blyleven, Cleveland, 16-6, 2 98, Alexander, Toronto, 13-5, Stieb, Toronto, 14-6, 2 51 FOOTBALL Ligue Canadienne Vendredi Winnipeg 65, Ottawa 25 Samedi Edmonton 34, Toronto 33 Dimanche Calgary 32, Sask 18 C -B 46, Hamilton 11 Vendredi, 14 sept.Ottawa à Calgary Samedi, 15 sept.C -B à Montréal Hamilton à Winnipeg Dimanche, 16 sept.Sask à Toronto Ligue Nationale Dimanche St Louis 37, Buffalo 7 Giants NY 28, Dallas 7 N -Orleans 17, Tampa 13 Chicago 27, Denver 0 Detroit 27 Atlanta 28 K City 27 Cincinnati 22 Philphie19 Minnesota 17 Miami 28 N -Angleterre 7 Raiders LA 28,Green Bay 7 Rams LA 20, (bleveland 17 Seattle 31 San Diego 17 Indianap lis 35, Houston 21 Lundi S Fr CISCO 37, Washington 31 Dimanche, 16 sept.Cincinnati à Jets NY Giants NY à Washington Atlanta à Minnesota Chicago à Green Bay .Denver à Cleveland Detroit à Tampa Bay Houston à San Diego Raiders LA à K City Rams LA à Pittsburgh N -Orléans à San Fr'isco Philadelphie à Dallas St Louis à Indianapolis Seattle à N -Angleterre LIGUE CANADIENNE Section Est TORONTO MONTRÉAL.OTTAWA HAMILTON Pi 10 9 10 10 g 7 3 3 2 Section Ouest C -BRITANNIQUE WINNIPEG EDMONTON CALGARY SASKATCHEWAN 9 10 10 10 10 n PP pc 0 330 233 0 219 260 0 231 348 1 211 295 0 251 125 0 363 209 0 289 293 0 203 237 1 214 311 pts 14 6 6 5 16 16 12 8 5 (îinase lelsOP'^Ivoire s""*' Pâleurs U"»''"* DÊSÎfSenr'e'’' HOCKEY Coupe Canada Samedi, 1er sept.Canada 7, RFA 2 E -U 7, Suède 1 Dimanche, 2 sept.URSS3, Tchéc 0 Lundi, 3 sept.Canada 4, E -U 4 Mardi, 4 sept.URSS 3, Suède 2 Tchéc 4, RFA 4 Jeudi, 6 sept.Suède 4, Canada 2 URSS 8, RFA 1 E -U 3, Tchéc 2 Samedi, 8 sept.Canada 7, Tchéc 2 URSS 2, E -U 1 Suède 4, RFA 2 Lundi URSS 6, Canada 3 Suède 4, Tchéc 2 E-U 6, RFA 4 Ce soir E-U c Suède (à Edmonton) Demain Canada c.URSS (à Calgary) Les meneur* (Partie* d hier I'M)!) comprise) b a pt* Bossy, Can Gretzky, Can Krutov, URSS Coffey, Can Makarov, URSS Goulet, (^an Middleton, Can Svetlov, URSS Broten USA Johnson, USA Liba Tchéc Nashlund.Sue Hofner, RFA COUPE CANADA Classement pj g p n bp be pts URSS ETATS-UNIS SUÈDE CANADA.RFA TCHÉC 0 22 7 1 21 13 0 15 16 1 23 18 1 13 29 1 10 21 10 7 6 5 1 1 MIAMI INDIANAPOLIS N -ANGLETERRE JETS NY BUFFALO PITTSBURGH CINCINNATI CLEVELAND HOUSTON KANSAS CITY RAIDERS LA SEATTLE DENVER SAN DIEGO LIGUE NATIONALE Conférence Américaine Section Est pj g P n 2 PP 63 49 28 40 24 pc moy 23 1 000 44 500 45 500 37 500 58 000 Section Centrale 2 1 1 2 0 2 2 0 2 2 0 2 Section Ouest 0 64 0 52 0 64 0 20 0 59 GIANTS NY DALLAS PHILADELPHIE St LOUIS WASHINGTON CHICAGO DETROIT GREEN BAY MINNESOTA TAMPA BAY SAN FRANCISCO ATLANTA RAMS LA N-ORLÉANS Conférence Nationale Section Est 2 2 0 Section Centrale 2 2 0 56 27 46 60 48 61 54 31 30 27 49 1 000 21 1 000 17 1 000 44 500 44 500 34 1 000 41 500 45 500 31 500 72 000 14 1 000 54 500 51 500 61 000 51 000 Section Ouest 2 2 0 2 1 1 2 1 1 2 1 1
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