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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 13 septembre 1984
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1984-09-13, Collections de BAnQ.

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La dimanche pourquoi pas.Cuisine française 1265 O, rue bernard, outremont 270-2411 Vol .LXXV — No 213 Nuageux, des averses et des vents modérés.Max.: 22 (détail paga 22) Montréal, jeudi 13 septembre 1984 Côte-Nord.Abitibi à Gaspesie 4ô cents, Nouveau-Brunswick SQ cents, i)es-de-ia-Madeleine 90 cents 35 CENTS S’ajuster au rôle de parti d'opposition ne sera pas facile, estime John Turner Les libéraux veulent éviter d’étirer le m BERNARD DESCOTEAUX OTTAWA — Le premier ministre défait aux élections du 4 septembre, M.John Turner, n’entend pas se complaire dans les analyses de la défaite électorale.Il veut plutôt que le Parti libéral commence immédiatement à se préparer à son nouveau rôle de parti d’opposition.C’est le message qu’a envoyé hier sans détours à ses militants M.Turner en présidant dans la même journée la dernière réunion de son éphémère gouvernement puis une première réunion de la quarantaine de députés qui formeront l’opposition officielle à la Chambre des communes.250 militants sont à l’oeuvre LePLQ prépare un programme «comestible» GILLES LESAGE QUÉBEC — Quelque 250 militants libéraux sont à l’oeuvre, bénévolement, pour élaborer un programme politique « comestible » qui, après avoir été discuté dans les régions, fera l’objet d’un congrès plénier réunissant environ 2,500 personnes, en mars prochain.Même s’il n’y paraît pas encore beaucoup sur la place publique, les libéraux de M.Robert Bourassa sont déjà en pré-campagne électorale, ainsi que LE DEVOIR a pu s’en rendre compte en prenant connaissance de l’intense activité qui règne en coulisses.Chapeautés par la commission politique du Parti libéral du Québec (PLQ), dont le président est Me René Dussault, les militants de la base sont répartis en une quinzaine de sous-commissions thématiques qui mettent au point des documents de consultation auprès des membres.Les trois premiers de ces textes de réflexion seront rendus publics au cours du prochaion week-end, à l’occasion du conseil général que le PLQ tient à Québec.Ils portent sur le commerce extérieur, l’énergie et la forêt.Chaque sous-commission jouit d’une large marge de manoeuvre, au lieu de se faire imposer un cadre rigide par Québec ou Montréal.Tout au cours de l’automne, d’autres documents sectoriels seront soumis à l’attention des membres, en même temps que se poursuivront les colloques entrepris dans toutes les régions, le printemps dernier.A la suite de ces consultations intensives, les textes de base seront revus, corrigés et améliorés au besoin, en vue de mieux répondre aux attentes de la base.Ils donneront aussi lieu à des projets de résolutions pour le congrès général.De leur côté, les députés peuvent insérer leur démarche dans celle des Voir page 12: Un programme La vitesse avec laquelle M.Turner veut tourner la page surprend puisqu’il reste encore cinq jours avant la passation des pouvoirs.Mais elle se comprend car après la défaite du 4 septembre, la pire subie par sonn parti dans toute son histoire, il lui faut éviter les déchirements qu’entraînent inévitablement les postmortem.M.Turner n’a d’ailleurs pris aucune chance hier.Les deux groupes qui seraient le plus susceptibles de critiquer son leadership à ce moment-ci, les députés défaits et les sénateurs, ont été écartés des discussions.Pour le chef libéral, une seule chose semble compter maintenant.« Il faut regarder vers l’avenir de façon positive, non vers le passé ».Et comme un leitmotiv, les ministres ont répété unaniment ce message tout au long de la journée.En conférence de presse en fin de journée, le chef libéral reconnaissait d’ailleurs ouvertement que l’analyse des raisons de la défaite se fera plus tard quant à lui.La priorité pour l’instant doit être de définir où en est le Parti libéral, son orientation future, ses stratèges et tactiques pour la reprise des travaux parlementaires, a-t-U dit.S’ajuster au nouveau rôle de parti d’opposition ne sera pas facile, ne serait-ce que psychologiquement pour plusieurs anciens ministres, et il va- lait mieux commencer à s’y préparer dès maintenant, estime M.Turner.C’est dans cet esprit qu’il dit avoir voulu réunir les élus dont 36 sur 40 étaient présents.M.Turner dit avoir réitéré son engagement à demeurer chef de son parti, à le reconstruire et le diriger eventuellement vers une victoire â la prochaine élection.Il mènera l’action sur trois fronts; à la Chambre des communes, au sein des structures du parti et auprès des militants qu’il ira rencontrer dans toutes les régions.Le parti est uni derrière son chef, a-t-il assuré aux joumaUstes, disant que les députés présents lui ont ma-Volr page 12: Laa libéraux M.John Turner M.Jean Chrétien M.Francis Fox Dans un petit village de pêcheurs terre-neuviens Le pape dénonce Tappétit de profit des grosses entreprises JEAN-PIERRE PROULX FLATROCK, T.-N.- Le pape Jean-Paul II a, devant les équipages de la petite flotille de pêche de Rock Fiat, à Terre-Neuve, dénoncé vigoureusement les « vastes entreprises, disposant de capitaux énormes » qui risquent de mettre en péril « la sécurité de l’approvisionnement alimentaire mondial dans la mesure où il se trouve régi plutôt par le souci du profit de quelques uns que par les besoins de la majorité ».Le pape a donc lancé un appel « à tous les chargés de pouvoirs afin qu’ensemble, üs s’efforcent de trouver les solutions aux problèmes de l’heure, ce qui suppose, a-t-il dit, une restructuration de l’économie de manière que nous donnions la primauté à la personne plutôt qu’à la productivité, à l’humain plutôt qu’aux choses matérielles».Le pape s’est rendu bénir la flotille peu de temps après son arrivée a Saint-Jean.Il avait quitté Montréal au début de la matinée pour entamer à Terre-Neuve la seconde étape de son périple au Canada.Jean-Paul II a consacré toute son allocution de Flatrock aux problèmes des pécheurs qu’il a défendus vigoureusement.Les périls de la mer ne sont plus ce qu’ils étaient.« Aujourd’hui, a-t-Volr page 12: Le pape La visite de Jean-Paul II —page 2 1 Du haut d’une falaise, le pape Jean-Paul II s’adresse aux pêcheurs du village de Flatrock dans leurs bateaux.Le pape a dénoncé vigoureusement les grosses entreprises dont l’appétit de profit risque de mettre en péril la survie de l’humanité, a-t-il dit.(Photolaser CP) M.D’IBERVILLE FORTIER Le nouveau commissaire aux langues officielles craint que le débat sur l’efficacité n’affecte la promotion du bilinguisme 4 M.D’Iberville Fortier OTTAWA- Le nouveau commissaire aux langues officielles, M.D’Iberville Fortier, fait confiance au premier ministre élu, M.Brian Mulroney, mais il n’en craint pas moins que les programmes fédéraux actuels de promotion du biliguisme ne soient «les victimes méritoires» d’une réforme de l’appareil gouvernemental et du «débat sur l’efficacité» qu’il pressent.«Peu de gens diraient que lorsqu'un gouvernement change de façon aussi dramatique il doive s’interdire de modifier les structures.Or, en revoyant ces structures, certains programmes pourraient être blessés PAULE DES RIVIÈRES par des balles perdues.C’est pourquoi la vigilance continuera de s’imposer», prévoit-il.M.Fortier,qui est entré en fonction lundi, a fait part de la conception qu’il se fait de son nouveau rôle au cours d’une entrevue qu’il accordait hier au DEVOIR, sa première depuis sa nomination.Ilsuccède à M.Max Yalden et avant lui à M.Keith Spicer; il devient donc le troisième gardien national de la loi sur les langues officielles, adoptée en 1969 et qui chargeait le commissaire de «pren- propr faire reconnaitre le statut de chacune des langues officielles(.)».Comme «ombudsman linguistique», le commissaire dirige un bureau de 133 personnes et administre un budget de $9,5 millions.Il reçoit les plaintes, semonce les groupes résistant au français, gère une multitude de programmes d’information et analyse les politiques linguistiques à la lumière de la loi sur les langues officielles.Mais comme le commissaire n’a pas le pouvoir d’exiger le respect de la loi, son rôle en est surtout un de critique.LE DEVOIR ECONOMiaUE Mauvaises performances C'est la Banque Mercantile qui a réalisé la pire performance des huit principales banques à charte du Canada au cours du troisième trimestre.La situation de la Banque d’Épargne s’est elle aussi passablement détériorée, mais ses profits ont chuté moins bas que ceux de la Mercantile.Quant à la Banque Nationale, sa position, notamment au chapitre du rendement sur l’actif s’est encore améliorée au cours de ce troisième trimestre au demeurant peu favorable au secteur bancaire en général.Page 13.Pétrole: la demande diminue Un rapport de l’Office national de l’énergie rendu pubiic hier à Calgary indique que, notamment à cause de la faiblesse de la demande, le Canada produira bientôt davantage de pétrole qu’il n’en consomme.Page 13.Sciences et technologies AT&T peut-elle vraiment relever avec succès le défi qu'elle vient de lancer à IBM?Oui, a répondu sans hésiter au Devoir le président de la filiale canadienne de cette multinationale.M.Moore considère en effet que les erreurs déjà commises par les autres leur seront très profitables dans cette guerre de géants.Page 24.DEMAIN La Bourse de Montréal Le DEVOIR ÉCONOMIQUE publiera demain un cahier de 12 pages sur la Bourse de Montréal.Ce calùer spécial traitera de l’évolution de la Bourse, de son fonctionnement, ainsi que de l’importance croissante des marchés à terme et des options.Il y sera aussi question des femmes dans le marché financier, de l’éducation boursière et de la protection des épargnants.Une section du supplément sera de plus consacrée aux avantages et désavantages du financement public.Dans son dernier témoignage devant le comité permanent du sénat et de la Chambre des communes sur les langues officielles en juin, le commissaire Yalden notait que «les institutions fédérales peuvent et doivent faire beaucoup plus pour garantir l’offre de service dans les deux langues».M.Yalden relevait les nombreuses faUles des programmes tels les cours de formation linguistique, les services de traduction, les primes au bilinguisme tout en affirmant qu’ils étaient indispensables.M.Yalden a aussi demandé en vain une loi plus Voir page 12: La nouveau restaurant français Déjeuners d’affaires 11 h 30 à 14 h 30 de $5.00 à $9.00 1020 rue St-Denis, Mil.843-8502 Slatlonnamtnl .privé fl gratuit A Champs de Mars Ouysrt le snir de 17 h 30 à 23 h C I SOrR JUSQU’À 21 H un véritable électrochoc” Paris-Match Musée des beaux-arts de Montréal 2 B Le Devoir, jeudi 13 septembre 1984 LA VISITE DU PAPE L’école est pour tout le monde, et non pour les plus brillants Ce pape Jean-Paul çheurs de Flatrock, I a béni hier encore les enfants que leurs mères lui présentaient dans le village de pé- (Photolaser CP) L^i pluie a fait fuir les fidèles a la messe papale de Saint-Jean MAURICE GIRARD SAINT-JEAN, T.- N.fPC) - Le pape Jean-Paul II a attire la plus petite assistance à la célébration eucharistique à laquelle il a participé hier dans un immense parc de Plea santville, à Terre-Neuve.Les organisateurs de la messe en plein air avaient surévalué la participation des fidèles qui se sont présentés deux fois moins nombreux que prévu à la cérémonie religieuse.Aux 200,000 personnes attendues, c’est finalement moins de 100,000 fidèles qui se sont déplacés pour venir entendre le Saint-Père parler de l’action de grâce.Avant la fin de la cérémonie religieuse, il ne restait plus que 15,000 personnes, soit bien avant que le pape n’ait quitté le parc où avait beu la cérémonie.Plusieurs sections arrières du grand parc étaient vides et les autres ont commencé à se vider à partir du moment où le pape a fait son entrée.La pluie qui avait commencé à tomber au début de la cérémonie n’a pas incité les fidèles à demeurer durant toute la durée de la cérémonie.Dans plus important discours, prononcé a sa première activité à La chaleur des foules au Québec a été sans pareil La visite du pape Jean-Paul II au Québec aura peut-être dépassé, en ampleur et en intensité, toute autre manifestation publique organisée dans le passé pour un visiteur etranger.Tant l’importance des foules qui ont suivi le Saint-Père à toutes les étapes de son périple que la complicité qui s’est établie dès le départ entre le chef de l’Eglise catholique et ses croyants ont marqué de façon indélébile la section québécoise de la tournée canadienne.' L’enthousiasme et la ferveur des grands rassemblements comme à FUniversité Laval et au Stade olympique n’ont iien de comparable çvec les débordements partisans auxquels on peut assister en cam-oagnes électorales ou dans les compétitions sportives.Jean-Paul II, faut-il dire, soulève les foules d’une toute autre manière.Par sa seule présence et ses talents d’orateur, le pape a réussi, dès le premier jour, à provoquer des débordements de sentiments religieux qu’on n’avait guérih rédit«ur Disponible sous peu pas vus depuis longtemps.Il n’y a pas que la curiosité qui puisse expliquer l’assiduité des Québécois, le long des défilés en papamobile, pendant le voyage en train de Sainte-Anne-de-Beau-pré à Montréal et aux grands rassemblements religieux.Pendant les 64 heures de la visite du pape au Québec, près d’un million et demi de personnes se sont déplacées pour voir le pape, c’est-à-dire presque un catholique québécois sur quatre.Le magnétisme de l’homme a fait fondre les résistances.Son «Vive l’Église cathoUque du Québec» lancé à TU-niversité Laval dimanche était tout aussi chargé de signification pour les cathoUques que le «Vive le Québec libre» du général de Gaule a pu l’être pour les nationalistes lors de la visite du président de la République française en 1967 à Montréal.Il n’y a pas que les observateurs canadiens qui ont noté l’exceptionnelle «communication» du pape avec la population francophone du Québec.Un journaliste de la télévision du Vatican, qui a suivi le pape dans ses tournées, affirmait, dans une conversation privée, que jamais le pape n’a suscité tant de passion à l’étranger, «sauf dans sa Pologne natale», devait-il pré- En vente dans toutes les librai ries ciser après avoir passé en revue une série de pays que le Saint-Père a visités.D’autres habitués des tournées papales ont fait valoir que de toutes les régions industrialisées, ce n’est qu’au Québec qu’on avait pu voir des gens se masser aux passages à niveau pour voir le train papal, en pleine noirceur et sous la pluie de surcroît.Il suffit d’avoir senti la tiédeur de l’accueil à Terre-Neuve pour constater que le Saint-Père a peut-être reçu au Québec la plus chaleureuse réception de toute sa tournée.Ainsi, Jean-Paul II, l’homme, restera gravé longtemps dans la mémoire des Québécois, en particulier cette scène de la messe à l’Université Laval quand, à la fin de la célébration eucharistique, le Saint-Père écoutait, les deux poings bien plantés sur Tautel, la foule lui témoigner sa gratitude avec le traditionnel «Mon cher Jean-Paul, c’est à ton tour de te faire parler d’amour».Le regard de l’homme, son sourire complice, son «Dormez bien» à la fin de la soirée sont autant d’indications que le Saint-Père a bien su lire dans l’âme québécoise.Il était inutile alors d’ajouter: «Je vous ai compris».Le passage de Jean-Paul II au Québec s’inscrira dans la mémoire collective comme un des faits marquants de la décennie.Pour plagier le Saint-Père, qui avait lui-même puisé son inspiration a la source même de l’histoire de la province, les Québécois pourront se dire, au souvenir de cette grande visite des 9,10 et 11 septembre: «Je me souviens».4560 rue SainLOenis Montréal, Québec Tét.:(514) 849-1112 Ce cahier d'exercices s'adresse aux élèves de géographie 314 nouveau programme 1984.Les exercices suggérés suivent pas à pas les cinquante-neuf objectifs intermédiaires obligatoires, j L'apprentissage se fait par la I consultation des volumes de l'ancien programme que l'élève devra compléter^ j par ses notes de cours, ses observations I de l'Atlas, de cartes, de graphiques.: d'annuaires statistiques, d'articles de : revues et parfois d'initiatives personnelles.’ L'élève y trouvera dam: 7»^,, • r>otlons à comprendre; • certes à compléler; * graphiques i analyser; • textes à compléler.C'est un outil qui se veut utile pour vérifier sa compréhension au fur et à nr^esure de son apprentissage des six modules.Mon nouveau prooramme d'études de géographie du Québec et du Canadacahier-conforme au nouveau programme.En vente dans les librairies: Station 168 est, lue 4440 rue Métro-Longueuil Sainte-Catherine Saint-Denis Longueuil, Québec Montréal, Québec Montréal, Québec Tél : (514) 677-6525 Tél : (514) 861-5647 Tél : (514) 843-6241 Terre-Neuve devant les pêcheurs, Jean-Paul II a par ailleurs donné son appui à la déclaration des évêques du Canada sur l’économie.«J’ajoute ma voix aux leurs (les évêques canadiens) en faisant appel à tous les chargés de pouvoir afin qu’ensemble ils s’efforcent de trouver les solutions aux problèmes de l’heure, ce qui suppose une restructuration de l’économie de manière que les besoins humains l’emportent toujours sur le gain financier».Comme s’il n’avait pas été suffisamment explicite, le pape a ajouté: «Notre foi exige que nous -rtonnions la primauté à la personne plutôt qu’à la productivité, à l’humain plutôt qu’aux choses matérielles».JEAN-PIERRE PROULX Le pape Jean-Paul II a enjoint hier à Saint-Jean de Terre-Neuve les responsables des écoles catholiques à prendre « bien soin de respecter Tim-pératif de l’Evangile en se mettant au service de tous les éleves et pas seulement des plus brillants et des plus prometteurs.De fait, fidèles à l’esprit de l’Evangile et à l’importance qu’il accorde au pauvre, les écoles catholiques prêteront une attention toute particulière à ceux et celles qui ont de plus grands besoins ».Les propos du pape, adressés à des éducateurs catholiques, constituent une critique implicite de la pratique de sélection des élèves par les écoles catholiques privées sur la base du rendement intellectuel ou de la performance académique.Cette pratique est encore très largement répandue dans les écoles privées catholiques du Québec.On Ta justifiée généralement par les valeurs de l’excellence.Ces réserves faites, Jean-Paul II n’en a pas moins plaidé en faveur du droit à Técole catholique qui du reste est reconnu à Terre-Neuve puisque Ton y retrouve un système confessionnel.« Ici même dans la province de Terre-Neuve comme dans les autres provinces, a rappelé Jean-Paul II, vos ancêtres ont lutté sans trêve pour obtenir un système d’enseignement catholique où ces idéaux des enseignants catholiques et les principes de l’éducation catholique pourraient le mieux être mis en application.C’est là un précieux patrimoine qui vous a été confié, un patrimoine qui apporte une contribution positive et très valable non seulement à l’Eglise mais aussi à toute la société ».Sur une population de 563,700 personnes, Terre-Neuve compte quelque 204,400 catholiques.Pour justifier le droit à Técole catholique, le pape a d’abord rappelé la déclaration universelle des droits de l’homme qui accorde aux parents le droit « de choisir selon leurs convictions le genre d’éducation et le mo- dèle d’école qu’ils souhaitent pour leurs enfants.Au Canada, a-t-il poursuivi, « la liberté de s’associer ^ur pouvoir réaliser ses attentes dans le respect de ses propres valeurs, est un droit démocratique fondamentale.Ce droit implique que les parents ont véritablement la possibilité de choisir, sans se voir imposer des charges financières indues, Técole et le système d’enseignement qui conviennent à leurs enfants ».En somme, a précisé Jean-Paul II, « la société est appelée à mettre sur pied et à financer, à même les deniers publics, les types d’écoles qui correspondent aux aspirations les plus profondes de ses citoyens.L’Etat moderne a pour rôle de répondre à ces attentes dans les limites toutefois du bien commun ».Cette doctrine, incidemment, est déjà admise au Québec, presque dans les termes mêmes qu’a utilisés le pape.On la retrouve énoncée tant dans le préambule de la loi du Ministère de l’Education que dans la Charte québécoise des droits et libertés de la personne.Ce sont du reste les évêques du Québec eux-mêmes qui, au moment de l’adoption du « bill 60 » en 1964, en ont dicté les termes au gouvernement Lesage.Son application concrète soulève toutefois des difficultés et le pape a donné hier quelques indications concrètes à ce sujet.« Il incombe aux gouvernements, a-t-il dit, de garantir, aux diverses Eglises la liberté —Jean-Paul II qu’elles ont de se donner leurs propres services éducatifs, avec tout ce que cette liberté implique: formation des enseignants, immeubles, subvention à la recherche, financement suffisant du système, etc.».« Dans une société pluraliste, c’est, assurmément, a poursuivi Jean-Paul II, un défi d’assurer à tous les citoyens des services éducatifs qui les satisfassent.C’est un défi complexe et dès qu’on veut le relever, on ne saurait ignorer la place centrale qu’occupe Dieu dans la vision de la vie qu’a le croyant.On ne saurait relever ce défi avec un système scolaire entièrement sécuûer.Nous ne pouvons laisser Dieu à la porte des écoles ».Le pape, qui était à Terre-Neuve, n’a pas fait référence au débat strictement québécois de la confession-nalité suscité par le projet de loi 40.On se souvient que le pape a, l’automne dernier, donné personnellement son aval à la position des évêques du Québec qui acceptent en substance les propositions du projet de loi 40 touchant la confessionnalité.Selon le projet, les parents d’une école pourront obtenir que celle-ci soit reconnue comme catholique si la majorité d’entre eux en font la demande.Néanmoins, l’enseignement religieux catholique demeurerait garanti dans toutes les écoles du Québec.Le sondage que publiait LE DEVOIR samedi dernier révélait que 67 % des catholiques choisiraient Técole cathoUque pour leurs enfants.Extraits de l’homélie du pape à Saint-Jean OTTAWA (PC) — Voici des extraits de l’homélie du pape Jean-Paul II lors de la messe qu’il a célébrée, hier, à Saint-Jean, Terre-Neuve: «Chers frères et soeurs en le Christ, rendons grâce au Seigneur notre Dieu.» Ces mots sont tirés du coeur même de la liturgie eucharistique.Eucharistie signifie action de grâce.Aujourd’hui, réunis autour de cet autel, notre premier désir est de rendre grâce, de rendre grâce avec Tar-chidiocèse de St.John’s et avec toute l’Église de Terre-Neuve qui célèbre cette année le bicentenaire de son implantation dans Tîle.Nous remercions Dieu pour la richesse de sa création.Nous le remercions en particulier pour la richesse donnée en partage aux générations successives de Canadiens, aussi bien les générations qui ont vécu ici par le passé selon le modèle de leur culture originale, que les générations venues d’au-delà des mers édifiant peu à peu les structures d’une civilisation nouvelle et d’une culture canadienne.Nous remercions Dieu pour l’épanouissement que d’innombrables familles ont connu ici au fil des ans et de la liberté et de Tes-pérance qu’ils y ont trouvées.Nous rendons une action de grâce très spéciale pour nos familles chrétiennes.En union avec son Fils, Jésus-Christ Notre-Seigneur, nous remercions le Père «dont toute famille tire son nom».Nous le remercions: ¦ Pour ces nombreuses familles à travers le Canada dont la vie réflète «la beauté et la grandeur de leur vocation à Tamour et au service de la vie».¦ Pour Tamour profond que les époux chrétiens se prêtent Tun à l’autre dans la communion de la vie conjugale, projetant dans le monde une image toute spéciale de Tamour de Dieu.¦ Pour la fidélité réciproque que se gardent, leur vie durant, des couples innombrables, par le pouvoir de la grâce sacramentelle.¦ Pour tous ces couples qui s’attachent généreusement à suivre le plan de Dieu, sur Tamour humain, tel qu’exprimé par les enseignements de l’Église dans les encycliques Humanae Vitae et Familiaris Consortio, et dont le mariage est toujours disposé à accueillir une vie nouvelle; et pour tous ceux et celles qui enseignent aux couples la planification familiale naturelle.Le Saint-Père a quitté Dorval hier pour poursuivre son périple vers Terre-Neuve.Jusqu’à la dernière minute, il a salué béni les Montréalais qui s'étaient rendus nombreux assister à son départ.(Photolaser CP) ET LE SECOURISME, LA JOIE DANS LA CLASSE! ‘Étoiles ‘Macarons personnalisés ‘Étiquettes ‘Mentions ‘Diplâmes ‘Récompenses Venez faire votre tour! Éditions Marie-France 3668 Fleury est Montréal-Nord H1H 286 1 (514)322-6634 VOUS CONNAISSEZ?Cours de secourisme orienté vers la sécurité offerts par l’Ambulance Saint-Jean 3- RÉANIMATION CARDIO-RESPIRATOIRE Cours de RCR plus complet que sauveteur cardiaque, conçu pour des groupes spécifiques, familles de malades cardiaques, pompiers, surveillants de plages, policiers et le public en général.convenant au grand public.POUR DES RENSEIGNEMENTS COMPLÉMENTAIRES, VEUILLEZ TÉLÉPHONER AU 842-4801 DE 8h30 A 16h30 1- SECOURISME GÉNÉRAL Dans ce cours, les étudiants apprennent les méthodes de secourisme qui peuvent sauver une vie.2- SAUVETEUR CARDIAQUE Cours d’introduction à la RCR Combien de Québécois en seront?Mulroney travaille encore à la formation de son cabinet DENIS LESSARD OTTAWA (PC) — Aux prises avec la tâche délicate de former son cabinet, le premier ministre, M.Brian Mulroney, a dit hier qu’il ignorait si, numériquement, le poids du Québec serait réduit dans le prochain cabinet.«Je ne le sais pas», a répliqué M.Mulroney à un journaliste qui lui demandait si le nombre des ministres provenant du Québec serait réduit par rapport à l’administration libérale.« Mais je peux vous dire que le Québec et les autres provinces ont une représentation impressionnante», a-t-il dit en sortant d’une autre réunion destinée à assurer la transition entre les deux administrations.Du même coup, M.Mulroney a repoussé du revers de la main une affirmation qu’a laissé tomber plus tôt M.Jean Chrétien, à l’effet que les Communes reprendraient leurs travaux le 15 octobre prochain.«Fait-il partie du gouvernement?» a dit, ironique, M.Mulroney.Au sein du parti conservateur, on estime que six ou sept députés, parmi les 58 élus au Quebec, en plus de M.Mulroney, peuvent espérer entrer au cabinet.Ce nombre représenterait une nouvelle diminution de la représentation québécoise autour de la table ministérielle, un mouvement qui avait commencé avec l’administration Turner.Confinés dans l’Est du pays, les libéraux, sous le dernier cabinet Trudeau, avaient vu 13 représentants du Québec entrer dans un cabinet porté à un niveau record de 35 membres.M.John Turner, son successeur, avait fait passer le nombre de ministres à 27 dont 10' Québécois.Cette semaine, M.Mulroney a clairement indiqué qu’il prévoyait avoir un cabinet plus nombreux où les femmes seraient davantage représentées.La tâche de former le cabinet constitue la première épreuve du nouveau premier ministre qui devra, tout en insufflant du sang neuf dans son équipe, ménager les susceptibilités de ses 210 députés.Lundi soir et mardi matin à Québec, puis toute la journée hier à Ottawa, M.Mulroney est entré en con- tact avec les députés qu’il compte faire passer dans son état-major.Au Québec, qui lui a donné 58 députés, M.Mulroney devra tenir compte de la représentation régionale, mais aussi des anciens serviteurs du parti, qui depuis longtemps rongent leur frein dans les coulisses.Chez les conservateurs québécois de longue date, le nom les plus souvent évoqué est celui de M.Roch La-Salle, représentant de Joliette qui, bien qu’il ait appuyé M.Joe Clark à la course au leadership conservateur, a su tirer son épingle du jeu avec M.Mulroney.«La gang (d’élus) est grosse, il n’y en aura pas pour tout le monde», lançait laconiquement M.LaSalle rejoint à son bureau d’Ottawa, refusant toutefois de spéculer sur ses chances.Élu depuis 1968, M.LaSalle avait été ministre des Approvisionnements et Services durant l’éphémère gouvernement de M.Joe Clark.Un autre Québécois dont le nom est souvent évoqué est M.Marcel Masse, ex-ministre de l’Union nationale sous Daniel Johnson et Jean-Jacques Bertrand.Devenu vice-président de la firme d’ingénieurs- conseils Lavalin, M.Masse a été élu dans la ciconscription de Frontenac où, dans un discours, il n’a pas caché ses préférences pour les questions féderales-provinciales.M.Robert René de Cotret, économiste, avait été défait en 1979 dans la circonscription de Berthier, où il a finalement été élu la semaine dernière.M.Joe Clark, alors premier ministre, dépourvu de représentants au Québec, l’avait nommé au Sénat pour lui confier le portefeuille du Développement économique, un secteur ou il devrait être ap^lé à servir de nouveau.M.Mulroney devra aussi faire appel à de nouvelles figures dans sa députation québécoise.«Cela prendra au moins une femme et un anglophone», de laisser tomber un conservateur.Le premier ministre se trouve devant un épineux dilemme pour choisir les femmes de son cabinet au Québec, lui qui a promis que son état-major en compterait plus que jamais.Beaucoup mentionnent te nom de Mme Monicme Vézina, député de Ka-mouraska-Témiscouata.Avec une vaste expérience de l’administration et une longue feuiUe de route au service de sa communauté, Mme Vézina présente toutefois l’inconvénient d’avoir servi la cause du OUI lors du référendum au Québec.Elle assurerait toutefois une place au cabinet au Bas-Saint-Laurent-Gaspé-sie.«Elle est sûrement le numéro un chez les candidates du Québec», de soutenir une source au PC, rappelant toutefois qu’en bout de course, une autre femme pourrait être désignée.Les noms de Mmes Gabrielle Bertrand, veuve du premier ministre québécois Jean-Jacques Bertrand, et Andrée Champa^e circulent aussi, mais de façon moins insistante.Mme Suzanne Duplessis, député de Louis-Hébert, vieille connaissance de M.Mulroney qui avait toutefois travaillé pour Joe Clark pendant la course au leadership en plus de supporter le OUI au référendum.Dans la région de Montréal, les prétendants aux portefeuilles sont moins évidents, quoique beaucoup misent sur le représentant de La-chine, M.Bob Layton, un ingénieur qui a donné beaucoup de temps au bénévolat et qui de surcroît assurerait une représentation aux Anglo-Québécois.Le candidat vedette des conservateurs, M.Lauwrence Hani-gan, ayant mordu la poussière devant M.Raymond Gameau dans La-val-des-Rapides, Montréal demeure une inconnue dans les projets de M.Mulroney.À Québec, il semble déjà acquis que M.Michel Côté, qui a amené le château-fort libéral de Langelier dans le giron conservateur, pourra s’asseoir au conseil des ministre.Cet homme d’affaires dans la quarantaine est un ex-collègue d’université de M.Mulroney, et avait mené campagne pour lui pendant la course au leadership conservateur.Dans Trois-Rivières, le nouveau venu, M.Pierre Vincent, pourrait aspirer à un portefeuille junior.À 29 ans, cet avocat spécialisé dans le droit fiscal fait partie est de ceux qui sont souvent évoqués, tout comme MM.André Bissonnette, un homme d’affaires de Saint-Jean, et Benoît Bouchard, un ex-directeur de Cégep dans RobervaL - f/ Le premier ministre élu, M.Brian Mulroney, a rencontré des touristes hier sur la colline parlementaire et a pris le temps de serrer quelques mains avant de retourner à la difficile tâche de former son cabinet avec ses nouveaux députés.{Photolaser CP) Le nouveau gouvernement confiera des fonctions à plus de 70 députés PIERRE APRIL Partielles au cours de l’automne André Boulerice candidat du PQ dans Saint-Jacques GILLES LESAGE QUÉBEC - Le président du Parti québécois pour la région de Montréal-centre, M.André Boulerice, sera le seul candidat à l’investiture péquiste en vue des élections partielles qui auront lieu dans le comté de Saint-Jacques, au cours de l’automne.La date du congrès n’a pas encore'été annoncée, non plus que celle du scrutin, mais M.Boulerice est le seul à avoir fait connaître ses intentions en temps utile, selon ce que LE DEVOIR a appris hier.Il fera face à M.Jean-François Viau, désigné par le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), M.Robert Bourassâ, pour prendre la suces-sion du député libéral Serge Champagne, décédé le 23 avril dernier.Le premier ministre, M.René Lévesque, doit annoncer la date du scrutin d’ici la fin octobre, soit six mois au plus tard après qu’un siège est déclaré vacant.M.Boulerice est président de Montréal-Centre depuis près de trois ans; il avait alors défait le président sortant, M.Marc Lavallée.Cette région, qui regroupe 17 comtés, dont celui de Saint-Jacques, est considérée comme la plus militante et activiste du PQ.Le futur candidat est partisan d’un rôle accru pour les militants au sein du PQ, dont le porte-parole né devrait pas être en même temps chef du gouvernement, comme c’est le cas avec M.Lévesque.Il est considéré comme un militant dit dè gauche et un inconditionnel de la souveraineté du Québec.I avait été rumeur que M.Claude Charron soit intéressé à reprendre le comté qu’il a représenté à Québec, de 1970 à 1982, mais tel ne sera pas le cas.Le PQ et le gouvernement auraient bien aimé que le chef libéral tente de se faire élire dans ce comté populaire de l’est de Montreal, qui correspond en tous points à ses exigences.Mais M.Bourassa a fait savoir il y a deux semaines qu’il attendrait aux élections générales, qu’il réclame pour le printemps prochain.Ce à quoi M.Lévesque a répondu qu’il n’y aurait pas de scrutin hâtif seulement pour faire plaisir à son adversaire.Considéré comme une forteresse péquiste depuis 1970, Saint-Jacques est passé est libéraux l’an dernier, mais par une faible marge.M.Champagne avait défait Mme Jeannine Chéron par seulement 450 voix environ.Sous la direc- tion de M.Boulerice, les ministériels espèrent le reprendre et ainsi mettre fin à leur longue série noire de 21 défaites consécutives dans les élections partielles.Chez les libéraux, comme l’an dernier, il fut question de la candidature de Me Frank Shoofey, puis de celle de M.Jacques Tremblay; mais la direction du PLQ les a écartés, jetant son choix sur M.Viau, âgé de 26 ans, qui a milité pour M.Daniel Johnson lors de la course au leadership libéral, l’an dernier.Il a participé au Sommet de la jeunesse et milite dans la commission jeunesse du PLQ.Il réside à Outremont.OTTAWA (PC) - La tâche la plus ardue du premier ministre élu et chef conservateur, M.Brian Mulroney, sera de maintenir l’unité et l’enthousiasme dans son caucus de 210 députés, de les intéresser à la vie publique et les tenir occupés.Au cours des derniers jours de la campagne électorale, qui a porté les conservateurs au pouvoir avec une écrasante majorité, M.Mulroney a d’ailleurs commencé à s’inquiéter de cette question.11 se rappelait la réflexion de M.Robert Bourassa qui, en 1973, avait réussi à faire élire 102 députés libéraux au Québec sur un total de 108.l^e premier ministre québécois avait alors souligné à ses proches, le soir de sa victoire, qu’il se demandait bien ce qu’il allait faire de tous ces élus.Le chef conservateur a cependant des idées bien précises sur la façon d’utiliser tout son monde.Dans un premier temps, il ramènera le nombre des ministères à 35 ou 37, le premier ministre, M.John Turner, avait réduit le cabinet à 29 membres et M.Pierre Trudeau en avait 37, nom- mera autant de secrétaires parlementaires, modifiera en profondeur le rôle des comités des Communes et en augmentera probablement le nombre.Avec 35 ministres et autant de secrétaires parlementaires, le nouveau chef du gouvernement réussira à occuper 70 ou 72 députés.Une vmgtatne d’autres élus conservateurs se verront confier la tâche de présider autant de Comités des Communes existants en plus des autres à créer.Il nommera un président de la Chambre des Communes et au moins un suppléant.Durant l’année qu’il a passée sur les banquettes de l’opposition, le leader conservateur a beaucoup appris beaucoup.Son cabinet fantôme comportait un critique officiel en titre et un adjoint.Cette pratique permettait aux personnes choisies d’approfondir chacun des dossiers et d’amasser beaucoup d’informations et elle avait l’avantage de faire travailler tout le monde.L’année dernière, lorsque les conservateurs eurent décidé de s’en prendre aux tactiques du ministère du Revenu, jugées offensantes pour les contribuables canadiens, le chef conservateur avait créé un groupe de travail présidé par le critique officiel Perrin Beatty et lui avait confié la mission de parcourir le pays et d’écouter les plaintes des contribuables.Cette mission complétée, le groupe de recherche est revenu à Ottawa et a présenté 73 recommandations au gouvernement.M.Mulroneÿ a beaucoup apprécié le travail de ce» députés et il a l’intention, lorsqu’il dirigera son gouvernement, de répétet l’expérience dans différents domaines.Au cours de la campagne électorale, le leader conservateur a répété constamment qu’un gouvernement conservateur respecterait davantage les régions et écouterait les citoyens.Les comités itinérants, selon les membres de l’entourage du nouveau premier ministre, permettraient de remplir cet engagement.Au cours de sa première année dans l’opposition, M.Mulroney a aussi confié aux membres de son caucus la tâche d’approfondir les pratiques du gouvernement cana-’ dien dans l’adjudication des contrats de recherches et de préparation d’études par des entrepreneurs privés à l’intention des differents ministères du gouvernement.Selon le Globe & Mail, Joyal a signé des chèques sans provision OTTAWA (d’après PC) — Le Secrétaire d’État dans le gouvernement libéral sortant, M.Serge Joyal, a été l’objet en 1981 d’un mandat d’arrêt émis par une Cour de l’État du Massachusetts pour avoir fait des chèques sans provision, rapporte The Toronto Globe and Mail Le quotidien précise que le mandat a été émis parce qu’un antiquaire était incapable de récupérer une somme de'$750 après que le chèque libellé par le député Joyal ait rebondi.Le Globe and Mail ajoute que les autorités américaines s’en sont prises à Joyal de nouveau quelques mois plus tard pour un autre chè- que libellé pour l’achat de vêtements anciens.De plus, un troisième magasin d’antiquitéfi de Boston a tenté pendant plus de deux ans de se faire rembourser $2,000 à la suite d’un autre chèque sans provision.Dans les deux premiers cas, M.Joyal a remboursé les commerçants, évitant ainsi que l’affaire n’aille trop loin.Le propriétaire du magasin bostonais n’a cependant été payé qu’il y a quelques jours lorsque M.Joyal a appris que des journalistes enquêtaient sur ses transactions avec les antiquaires.Interrogé sur cette affaire hier à sa sortie de la dernière réunion du Conseil des ministres.M.Joyal a indiqué qu’il ne ferait un commentaire qu’un peu plus tard.Il attend un rapport de ses conseillers juridiques à qui il a confié la responsabilité de vérifier les faits.M.Joyal, qui a été défait la semaine dernière dans la circonscription d’Hochelaga-Maison-neuve, a déclaré au Globe and Mail qu’il n’était pas au courant des problèmes causés par ses chèques car c’est sa secrétaire particulière, Mme Micheline La-chance, qui s’occupait à cette époque du règlement de ses factures.Il a précisé que Mme Lachance étant malade à cette période alors que lui-même se trouvait en Angleterre pour s’oc- cuper de questions constitutionnelles, il est possible que certaines erreurs se soient glissées dans ses affaires personnelles.M.Joyal dit n’avoir appris que très récemment les démarches des autorités judiciaires auprès de son bureau au sujet des chèques en question.Il a précisé que les chèques étaient sous la responsabilité de sa secrétaire à qui il avait donné une autorisation signée.Interrogée par le quotidien torontois, Mme Lachance a nié avoir reçu une telle autorisation.2 MtùuUe^?C’EST LE TEMPS QUE CELA PREND POUR FAIRE PARAÎTRE UNE ANNONCE DANS LES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR 286-1200 CENTRE DE LINGUISTIQUE DE L’ENTREPRISE COLLOQUE LES ENTREPRISES DE HAUTE TECHNOLOGIE ET LA FRANCISATION: BILAN ET PERSPECTIVES Ce colloque s'adresse à toutes les entreprises ayant eu à négocier avec l'Office de la langue française les aspects de leur programme de francisation couvrant leurs technologies particulières ainsi que leurs relations avec l'extérieur du Québec.Des cadres supérieurs de Canadair Limitée, Compagnie Marconi Canada, IBM Canada Inc., Le Groupe SNC, Merck Frosst Canada Inc , Northern Telecom Canada Limitée, Pratt & Whitney ainsi que des représentants du Gouvernement du Québec discuteront des progrès réalisés depuis quelques années ainsi que des contraintes auxquelles les entreprises de ce type se heurtent dans leur environnement technique et commercial.LE JEUDI 20 SEPTEMBRE 1984 HOTEL MÉRIDIEN MONTRÉAL Frais d’inscriptions: membres du CLE: 100*00 $ non-membres: 135,00 S POUR RÉSERVATIONS: TÉL.; (514) 844-2691 avant le 18 septembre 1984 point à la ligne.Des flammes, des formes, des couleurs, des parfums i' du 17 au 22 septembre Vente de rentrée de 50% à 75% sur marchandises sélectionnées et présentation de la nouvelle collection de Noël Services d’illumination 1450 rue Peel, Montréal, 842-0113 ~ ABONNEMENT AU DEVOIR ^ Pour recevoir LE DEVOIR à votre porte tous les jours du lundi au samedi, vous n’avez qu’à remplir et nous retourner le coupon-réponse.Cochez le tarif choisi: D 32$ (13semaines) CD 62$ (26 semaines) CD 120$ (52 semaines) (Ces tarifs ne sont valables que pour la livraison par camelot ou posté surface au Canada) Nom Prénom Adresse .Vüle Code postal .Tel Setournex avec Totia chèque ou mandat-poste à: LE DEVOIR — Abonnements 211 me du St-Sacrement Montréal, Québec H2Y 1X1 Le premier souci d’ANJOU QUÉBEC c’est d’offrir à ses clients une large gamme de produits de qualité: • servis par des professionnels avertis • au prix le plus juste possible.'"La boucherie charcuterie c’est notre métier” 1953 A 1984 ^njouÿOLÉBEC La véritable boucherie charcuterie française 1025 rue Laurier ouest 272-4065 272-4086 Le Devoir, jeudi 13 septembre 1984 L’attentat de la Gare centrale Brigham restera incarcéré à Parthenais en attendant Fenquête CAROLE BEAULIEU L’enquête policière dans l’attentat à la bombe de la Gare centrale est « terminée » et la police ne recherche aucun autre suspect que M.Thomas Brigham, toujours détenu à Parthenais.C’est ce qu’a affirmé hier Me Claude Parent, procureur de la Couronne affecté à cette affaire, quelques minutes après l’annonce de la décision du commissaire aux incendies, Me Cyrille Delage, coroner ad hoc, de reporter au 17 septembre son enquête sur les tragiques événements de la Fête du 'Travail.Répondant aux questions des journalistes, Me Parent a indiqué qu’il « croyait personnellement » que M.Brigham était l’auteur de l’attentat et qu’il avait agi seul.De son côté, la police de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) nie que l’enquête soit close.D’ici le 17 septembre, Thomas Brigham, 65 ans, citoyen américain et vétéran de la Deuxième guerre mondiale, demeurera incarcéré à Parthenais.Le sexagénaire, qui comparaissait brièvement hier devant le commissaire aux incendies, a surpris même son avocat en se lançant dans une longue harangue à l’adresse du commissaire Delage et des journalistes.C’est en criant; « Je représente les forces de la lumière, vous êtes les forces des ténèbre's » que M.Brigham, menotté à un policier, a accueilli la décision de reporter une fois de plus l’enquête publique.Après avoir demandé si les journalistes seraient présents à cette prochaine audience, M.Brigham s’est écrié que la ville de Montréal, la police et le Palais de Justice « seront aussi bientôt en procès », et que « la colère de Dieu allait s’abattre sur le monde entier».« Cette ville est une ville d’immondices » a-t-il finalement lancé alors que les policiers l’entraînaient vigoureusement hors de la salle d’audience.Expert en incendies et en explosion, le commissaire Delage s’est vu confier cette semaine par le ministre de la Justice, Me Pierre-Marc Johnson, l’enquête de la Gare centrale.Il a invoqué les délais nécessaires à la venue de témoins résidant hors de la province pour reportci à lundi prochain le début de l’enquête publique.Le procureur de la couronne, Me Claude Parent, a confirmé qu’une vingtaine de témoins, certains venus du Nouveau-Brunswick et des États-Unis, de même qu’une journaliste de la Presse Canadienne, Mme Kathryn Léger, seront appelés à témoigner.M.Brigham ne serait pas, selon Me Parent, Tun des témoins prévus.Thomas Bngham L’avocat de M.Bngham, Me Pierre Poupart, s’est élevé contre les propos tenus par le procureur de la Couronne, rappelant qu’aucune accusation n’avait encore été portée contre son client et qu’il revenait à un Cour de justice, si cela s’avérait nécessaire, de statuer sur sa culpabilité.Me Poupart n’a pas rejeté la possibilité de demander une évaluation psychiatrique de son client si ce dernier était appelé à témoigner lors de l’enquête.Selon des informations fournies aux médias par des membres de sa famille, M.Brigham aurait été, en 1973, reconnu « mentalement inapte » par un juge de l’État de TOhio.Appréhendé quelques heures apres l’explosion qui a tué trois touristes français et blessé une quarantaine de voyageurs, M.Brigham avait reconnu être l’auteur d’un communiqué livré aux autorités de la Gare centrale quelque jours avec la déflagration.La lettre, qui proférait de vagues menaces à l’endroit du pape et du Vatican, indiquait que quelque chose allait se produire le 3 septembre à 9 h 30 du matin.L’explosion est survenue à 10 h 21.Québec contrôlera le stockage des toxiques LOUIS-GILLES FRANCOEUR Les entreprises québécoises ne pourront plus stocker indéfiniment leurs déchets toxiques et elles devront, en plus, se débarrasser progressivement de ces véritables bombes à retardement, qui se sont constituées au cours des ans dans certains entrepôts industriels, à cause du risque croissant qu’ils font courir à la santé publique et à l’environnement.Tels sont deux des nouveaux objectifs recherchés par la dernière version du projet de Règlement sur les déchets dangereux, déposée la semaine dernière au Conseil exécutif du Québec en vue de son examen prochain par le cabinet.Ces objectifs correspondent aux voeux répétés de la communauté scientifique, des milieux de la santé et de l’environnement.Ce projet de règlement, dont Le DEVOIR a obtenu une copie récente, prévoit la mise en place d’un système sensé contrôler d’heure en heure le va-et-vient des déchets toxiques sur le territoire québécois, de leur naissance en usine à leur « mort » technique, c’est-à-dire au moment de leur neutralisation ou de leur destruction sécuritaire.Le système en question a d’ailleurs été testé au cours des derniers mois avec des membres de l’Association des entrepreneurs en services sanitaires du Québec, l’ort satisfaits de l’expérience, ces commerçants insistent pour que le règlement soit promulgué dans les meilleurs délais.Ce projet de règlement n’en est pas à sa première visite au Conseil exécutif du Québec qui Ta retourné au ministère de l’Environnement à plusieurs reprises au cours des deux dernières années en raison notamment des impacts économiques énormes qu’il aura pour certaines entreprises du Québec.Mais ces aller-retour au Conseil exécutif, qui avaient pour but d’adapter le règlement aux besoins de l’industrie, ne lui ont pas faire perdre pour autant ses dents.En effet, les auteurs du règlement ont ajouté au cours des derniers mois les deux nouveaux objectifs qu’on ne trouvaient pas dans la version officielle publiée, il y a deux ans, dans la Gaae/fe officielle.« C’était une question d’efficacité: il était inutile de suivre de minute en minute les déchets toxiques du Québec si cela ne servait qu’à créer par l’entreposage des bombes à retardement de plus en plus grosses.Il fallait s’attaquer sérieusement à la décroissance des stocks », explique un des concepteurs de cette ^btique.C’est pourquoi le ministère veut obliger les entreprises à se débarras- ser « progressivement » et en toute sécurité des stocks souvent énormes de déchets toxiques accumulés au cours des ans.Les entreprises ont systématiquement utilisé cette méthode, en général plus économique que la destruction ou la neutralisation dans une entreprise comme Sta-blex.Le ministère de l’Environnement souhaiterait limiter à trois mois de production le délai d’accumulation.D’autres ministères à vocation économique plaident en faveur de périodes plus longues pour permettre des économies d’échelle.Tous les ministères admettent cependant qu’une telle poütique pourrait même sauver une entreprise comme Stablex, qui a investi des millions pour offrir un procédé de neutralisation sécuritaire.Stablex avouait, il y a quelques mois, qu’elle fonctionnait au .cinquième de sa capacité car les industriels québécois préféraient stocker leurs déchets inorganiques plutôt que de les lui confier.Un projet similaire, destiné cette fois au traitement des déchets organiques, doit voir le jour au Québec d’ici trois ans.Au ministère de l’Environnement, ce projet de règlement est considéré « aussi important que le Programme québécois d’assainissement des eaux » (|4.5 milliards), a confié un haut-fonctionnaire qui craignait comme ses collègues que « la divulgation prématurée ne compromette la mise au point du règlement avec les autres ministères et l’industrie ».L’industrie minière du Québec sera toutefois exemptée de ce règlement en dépit des quantités importantes de déchets toxiques que génèrent ses procédés d’extraction.Il en est de même de certaines catégories de « boues » industrielles comme les brasques de TAlcan, dont les quantitées s’évaluent en dizaines de milliers de tonnes métriques.Le projet de règlement prévoit que les industriels devront déclarer la totalité de leurs déchets toxiques dans les six mois qui suivront l’entrée en videur du règlement.Les amendes proposées sont de nature à faire réfléchir les éventuels contrevenants.Un individu pourra écoper d’une amende de $2,000 à $5,000 pour une première infraction mais, en cas de récidive, le tribunal devra lui imposer une amende entre $5,000 et $25.000.Tour les corporations, une première infraction entraînera une amende d’au moins $5,000 et d’au plus $50,000.Toute récidive coûtera un minimum de $10,000 et le tribunal pourra imposer une sentence exemplaire pouvant atteindre $100,000.par infraction.Les victimes de la bombe à la Gare centrale sont inhumées JEAN-PAUL PARIS (PC) — Les trois jeunes Français tués dans l’attentat à la bombe commis le 3 septembre à la Gare centrale de Montréal ont été inhumés hier à Leuville-sur-Orge, la petite ville dont ils étaient originaires, à Une cinquantaine de kilomètres au Sud de Paris.Les corps d’Eric Nicolas, 24 ans, de F'iorence Leblond, 25 ans, et de Michel Dubois, 24 ans, affreusement mutilés par le souffle de l’explosion, reposent aujourd’hui dans la même tombe, où les trois cercueils ont été placés côte à côte.Ainsi en ont décidé les familles des trois jeunes gens, tro.is copains d’enfance très unis qu’iis n’ont pas voulu séparer dans la mort.Avec Joel Mary, 24 ans, grièvement blessé dans Tâttentat et toujours soigné à l’hôpital Royal Victoria de Montréal, ils avaient l’habitude de parcourir le monde durant leurs vacances.Ce sont les fêtes du 450e anniversaire qui, cette année, leur avaient fait choisir le Canada.Il y a deux ans, les trois garçons étaient partis à la découverte de l’Inde et Tété dernier, ils avaient visité le Cameroun.Les obsèques ont été célébrées dans la petite église romane du XlIIe siècle aux pierres blanches usées par le temps et qui n’a pu accueillir toute l’assistance.Beaucoup de personnes ont dû, pendant l’office religieux, rester sur le parvis recouvert d’un véritable tapis de gerbes et de couronnes de fleurs où, quelques minutes auparavant, les trois corbil- lards étaient venus se ranger devant la porte de l’église, alors que le père Laisney, curé de la paroisse voisine, vêtu d’un sumlis blanc, bénissait les trois cercueils de bois gris, que Ton portait dans l’église.Parmi la foule nombreuse et recueillie, quelque 3,000 personnes, qui assistaient à la cérémonie aux côtés des parents éplorés, des frères et des soeurs, il y avait de très nombreux jeunes te visage noyé par les larmes, visiblement très éprouvés par la disparition de leurs trois copains.On notait aussi la présence de M.Bruce Mabley, directeur de cabinet de l’ambassadeur Michel Dupuy, pour le gouvernement canadien, et celle de M.Claude Plante, directeur des relations publiques à la Délégation générale du Québec à Paris, venu représenter Mme Louise Beaudoin, retenue auprès du ministre québécois de l’Amenagement et du Développement régional, M.François Gendron, qui effectue présentement une visite de travail a Paris.M.Plante s’est entretenu quelques minutes avec les trois familles en deuil et a remis à chacune d’entre elles une lettre, arrivée la veille à la délégation et portant la signature de M.René Lévesque.Dans son message de sympathie, le premier ministre écrit notamment: «Nous déplorons tous amèremet les tragiques événements survenus le 3 septembre à la Gare centrale de Montreal et qui vous affectent aujourd’hui si cruellement (.) En mon nom personnel et au nom du gouvernement, je vous prie d’accepter l’expression de mes sincères condoléances».Au bas des trois feuillets, de sa main, M.Lévesque a ajouté: «Croyez bien que ce sont tous les Québécois qui partagent votre peine».Pour sa part, l’ambassadeur Michel Dupuy avait, lui aussi, fait parvenir la semaine dernière une lettre aux familles des trois victimes ainsi qu’aux parents de Joe Mary et d’Isabelle Schultz, blessés dans Tatten-tat Dans son message, adressé au nom du gouvernement fédéral, le chef de la mission canadienne en France «exprime ses vifs regrets devant la fin tragique de ces jeunes gens survenue a Tissue d’un voyage de découverte au Canada, un pays qui exerce sur les jeunes Européens une vive attraction (.) Nous espérons, conclut l’ambassadeur que les familles des victimes ne tiendront pas rigueur aux Canadiens de cette affreuse tragédie».Cinq morts, 33 blessés ROME (AP) — Un accident d’autobus a fait cinq morts et 33 blessés, dont plusieurs très grièvement atteints, hier, dans une banlieue de Rome.Le véhicule, qui ramenait des banlieusards chez eux, est tombé d’un pont et s’est écrasé au sol après une chute de plus de 30 pieds.On ignorait toujours, hier soir, les causes exactes de cette tragédie routière qui s’esl produite vers 17h00 dans la banlieue de Magliana.Spécial sur l’industrie minière le 21 septembre 1984 La situation au Québec Ontario L’impact de la variation des prix mondiaux sur l’exploitation au Canada.Les activités de prospection Métaux traditionnels (or, cuivre, zinc): analyse dans chacun de ces secteurs étroitement reliés ainsi que des compagnies qui y oeuvrent Fer: La t-elle eu concurrence internationale a-raison de l’Eldorado québécois ou ne s’agit-il que d’une pause?Aluminium: concurrence les multinationales, la internationale, l’importance de l’électricité pour l’avenir de cette industrie au Québec.L’amiante: différentes l’extraction bilan général, situation des entreprises autant dans que la transformation, où en est la recherche et son importance pour l’avenir de la fibre, l’intervention de Québec dans le secteur: un pius ou moins.Pour informations sur les tarifs publicitaires et pour réservations, contactez VIVIANNE .CHÉNIER au 844-3361 INFORMATIONS INTERNATIONALES La police joue un rôle de premier plan dans le conflit des charbonnages en G.-B.PIERRE LALIBERTÉ collaboration spéciale YORKSHIRE — « Quand Margaret Thatcher parlait de ranimer l’esprit des Malouines contre les mineurs, c’est ça qu’elle voulait dire ! », lance un mineur en pointant l’index vers la mine de charbon de Kiveton Park dans le Yorkshire du Sud.Devant lui, 500 policiers forment un imposant cordon bloquant l’accès à la mine.Face aux agents, quelque 300 mineurs ont été mobilisés pour participer au piquet de grève.Ce matin-là, six mineurs défieront le mot d’ordre de grève de leur syndicat et se rapporteront au travail.C’est finalement dans un camion blindé de la police que ces derniers feront leur apparition, hors de la portée des participants au piquet de grève, devant des grévistes sans recours, qui ne peuvent que lancer des invectives pour exprimer leur colère.Cette scène, qui se répète des dizaines de fois par jour en Grande-Bretagne, fait pour ainsi dire partie du quotidien des mineurs en grève depuis six mois.( Les négociations entre la direction des charbonnages — le National Coal Board (NCB) — et les mineurs en greve ont repris hier après-midi pour la quatrième journée dans une atmosphère de secret.Les participants aux négociations qui s’étaient réunis depuis dimanche dans un hôtel de la banlieue d’Edimbourg (Écosse) se sont retrouvés cette fois près de Selby, dans le Yorkshire, la première région minière d’Angleterre.La neuvième séance de négociations depuis le début du conflit a débuté dimanche après l’interruption des pourparlers, le 18 juillet.) Devant les moyens mis en oeuvre pour mettre au pas le Syndicat des mineurs — le National Union of Miners (NUM) — on ne peut douter qu’il s’agit là du plus important conflit industriel des dernières années en Grande-Bretagne.Le gouvernement a en effet eu recours à un impressionnant arsenal de lois restreignant les droits traditionnels des syndicats et travailleurs en grève.Et pour la première fois en Grande-Bretagne, la police est coordonnée de façon nationale afin de mieux contrôler les activités des mineurs.À Orgreaves, en juin, ils étaient 8,000 agents, « une vraie petite armée.Dix policiers pour chaque mineur.», commente un militant syndical.Dans les régions affectées par la grève, il n’est pas rare de trouver des barrages routiers de la police à presque toutes les intersections impor- A- Depuis six mois, des policiers s’affrontent régulièrement à des mineurs en grève dans le conflit des houillères.(Téléphoto AP) tantes.La police y retient régulièrement les gens soupçonnés de se diriger vers un piquet de grève.P.Fischer, un mineur, affirme avoir été arrêté un mois plus tôt alors qu’il était en route pour son piquet de grève par un contrôle policier sur l’autoroute : « Quand je me suis arrêté, ils ont pris le prétexte d’une vérification d’identité et m’ont laissé trois heures menotté à la portière de ma voiture.En fin de compte ils m’ont obligé à retourner sur mes pas.» Plusieurs s’inquiètent de ces nouvelles mesures gouvernementales.Nie Ralph, du Conseil national pour les libertés civiles, n’hésite pas à qualifier les régions minières de « véritables États policiers ».« La provocation et la brutalité policières ont marqué ce conflit depuis le début, affirme-t-il.Clairement, on veut faire dégénérer qn conflit industriel en bataille de rue.Ce qui est grave, c’est qu’à mesure que le conflit s’éternise, les grévistes jouent de plus en plus le jeu et provoquent les heurts a certains endroits.» La frustration a augmenté, au cours des derniers mois, dans les rangs des grévistes.En plus de l’imposante présence policière, il y a aussi eu le battage publicitaire qui marque à chaque jour les quelques cas de retours au travail.« Demain, nous déclare le mineur Paul Byfield, les journaux feront des héros des six “scabs” de Keviton Park.Mais on ne parlera ni des sacrifices des 120,000 autres mineurs encore en grève ni des raisons pour lesquelles ils sont en grève.» Il ajoute laconiquement : « La tentation est grande pour certains de retourner au travail.Le NCB offre des primes considérables et garantit la protection policière.» Les mineurs sont d’autant plus outrés par ces détecteurs qu’ils ont la conviction de se battre pour des motifs raisonnables.Plusieurs des mineurs en grève estiment qu’ils ne bénéficieront peut-être jamais directement des fruits de cette lutte.Comme l’indique le slogan du syndicat « Coal not dole » (Du charbon, pas de chômage), c’est tout d’abord pour préserver leur emploi que les mineurs se battent, pour la survie de leur industrie et de leur région.La grève fut déclenchée en mars dernier lorsque le NCB annonça son intention de fermer 18 mines à brève échéance, et jusqu’à 70 à plus long terme, ce qui aurait pour effet d’éliminer 70,iM)0 des 180,000 emplois de l’industrie, ce NCB affirme que l’exploitation de ces mines n’est plus justifiable économiquement, et que le gouvernement ne^ut plus endosser une entreprise d’État qui accumule déficit sur déficit.Au sujet des coupures d’emplois, le NCB s’est engagé à transférer certains mineurs et à en recycler d’autres.Pour le NU M, il s’agit là du bris d’un accord tri-partite conclu en 1974 par le gouvernement, le NCB et le syndicat, selon lequel seul le critère d’épuisement était valable pour justifier la fermeture d’une mine.De l’avis de Barry Johnson, président du Trades Council de Chesterfield, la décision du NCB est « dangereuse ».« Au moment ou la CEE parle de redonner une nouvelle vie au charbon comme source d’énergie, où il y a déjà plus de 4 millions de chômeurs en Grande-Bretagne, le gouvernement s’en va sacrifier des réserves importantes de-charbon et jeter davantage de travailleurs dans les rangs des sans-emploi.» Ces convictions, on les retrouve bien ancrées chez les mineurs.«Je me bats non pas pour un meilleur salaire, mais pour mon avenir et celui de mes enfants », dit M.Byfield, un jeune mineur.Un autre mineur, Vincent Millington, abonde dans le même sens : « Pourquoi devrions-nous croire aux garanties de transfert et de recyclage du NCB quand U n’a même pas respecté celles qu’il nous avait données’ à propos de nos emplois ?This is all rubbish », s’exclame-t-il.« Le gouvernement n’a plus qu’une idée fixe : briser notre syndicat.Il se moque pas mal de l’avenir de l’industrie ».L’enjeu est aussi ressenti par les femmes des mineurs qui se sont pour la première fois organisées.Ann Gyte, l’une des principales organisatrices des groupes de femmes dans le Yokshire du Sud admet que la situation est difficile : « Toutefois, s’empresse-t-elle d’ajouter, si nous n’allions pas jusqu’au bout cette fois-ci, il n’y aura peut-être jamais plus de prochaine fois.» Golfe Persique : rirak détruit 5 «cibles navales» MANAMA (Reuter, AP, AFP) — Le haut commandement irakien a annoncé ce matin aux premières heures de la journée que son armée de l’air avait attaqué, mercredi soir, un .objectif naval » au sud du terminal pétrolier iranien de llle de Kharg.Un porte-parole du haut commandement a précisé que « l’objectif » avait été touché.Il ne l’a pas identifié.Cette attaque, si elle est confirmée de source indépendante, serait la quatrième par les forces irakiennes sur des navires marchands dans le Golfe au cours de ces trois derniers jours.Elle intervient au lendemain de l’annonce de l’attaque et de la destruction, présumément hier matin, de quatre « cibles navales ennemies » à proximité du port iranien de Bandar Khomeiny, à l’extrémité nord-est du Golfe.Selon les sources maritimes indépendantes dans la région, il pourrait s'agir de navires de ravitaillement.Le porte-parole, cité par l’agence irakienne INA, a précisé que ces quatre unités faisaient partie d’un convoi se rendant au port iranien.Le porte-parole n’a pas précisé la nationalité des unités attaquées.Aucune source indépendante n’a encore confirmé l’attaque du convoi par les forces aériennes irakiennes.Mais selon des sources maritimes à Bahreïn, un pétrolier géant battant pavillon libérien, avec à son bord 250,500 tonnes de brut, a été touché par un missile irakien dans le Golfe et ferait depuis route vers le port d’Abou Dhabi.Mardi, le St-Tobias, un superpétrolier libérien qui naviguait dans le Golfe, a été la cible d’un missile français Exocet.L’attaque a été revendiquée par l’Irak, qui souhaite s’en prendre aux revenus pétroliers de l’Iran.Les deux pays entament ce mois-ci leur cinquième année de guerre.Le capitaine Tadeusz Gapinski a précisé qu’aucun membre de l’équipage polonais du St-Tobias n’avait été blessé.À Bagdad, un porte-parole militaire avait indiqué mardi que deux autres cibles au sud du terminal pétrolier iranien de llle de Kharg avaient été atteintes, mais le capitaine Gapinski a affirmé que seul son navire avait été la cible de l’Irak.Selon les assureurs londoniens Lloyd’s, le St-Tobias est le 42e navire a être endommagé dans le , Golfe depuis que l’Irak a décidé, en février, d’assiéger l’Ile de Kharg et d’autres ports iraniens.De son côté, le magazine irakien Alif-Bea (progouvernemental) a signalé que les forces armées irakiennes avaient coulé 251 navires dans le Golfe depuis le début de la guerre entre tes deux pays en septembre 1980.D’autre part, une nouvelle tentative de détournement d’un avion iranien vers l’Irak au cours d’un vol intérieur a été déjouée hier, annonce l’agence de presse officielle iranienne IRNA (Islamic Republic News Agency).Quatre pirates de l’air ont tenté • de s’emparer d’un appareil qui effectuait la liaison Chiraz-Téhéran, mais « les mesures de sécurité prises à l’intérieur de l’avion ont ^rmis de faire échouer le d^ toumement», précise l’agence.Les pirates « avaient l’intention de se rendre en Irak via un pays du golfe Persique », ajoute l’agence, sans donner leur identité.Cette nouvelle pourrait suggérer que l’Iran a mis en place des contrôles pour assurer la sécurité de ses vols intérieurs, après deux détournements d’avion vers l’Irak, au mois d’août et le week-end dernier.Des Colombiens refusent le dialogue BOGOTA (AFP) — Les parlementaires colombiens ont refusé hier de participer au « dialogue national », réclamé par la guérilla lors de la récente signature des accords de cessez-le-feu avec le gouvernement du président Belisario Betancur.Dans un message au chef de l’État, l’Assemblée nationale et le Sénat ont annoncé qu’ils ne participeraient pas à ce dialogue, rappelant qu’aux termes de la constitution « le Congrès est le forum naturel pour apporter une solution aux problèmes du pays ».France : l’Assemblée nationale adopte la loi sur la presse PARIS (Reuter, AFP) — Après quelque 150 heures de débats souvent animés et trois motions de censure, le Parlement français a finalement adopté hier un projet de loi, présenté par le gouvernement socialiste, visant à réduire les monopoles dans la presse.Cette loi, qui limite de nombre de quotidiens qu’un groupe de presse a le droit de posséder, a été dénoncée par la droite comme une atteinte aux libertés visant tout particulièrement le magnat de la presse Robert Hersant, qui contrôle trois quotidiens nationaux et plusieurs revues et journaux de province.Adoptant une position de compromis par rapport à son prédécesseur Pierre Mauroy, le nouveau premier ministre, Laurent Fabius, a toutefois annoncé la semaine dernière que les principales dispositions de la loi n’entreraient en vigueur qu’après les élections législatives de 1986.Le projet de loi a été adopté par 323 voix socialistes et communistes contre 156 voix de l’opposition néo-gaulliste et libérale.Ce projet, qui veut garantir la liberté de la presse et son pluralisme, assurer la Incidents au Chili SANTIAGO (d’après AFP, Reuter) — Un train de voyageurs a été attaqué dans la nuit de mardi à mercredi dans la banlieue de Santiago par des manifestants, qui ont lancé des bombes incendiaires sur le convoi, pour protester contre le régime militaire du général Auguste Pinochet, dont c’était mardi le onzième anniversaire de l’arrivé au pouvoir, a-indiqué hier l’agence ORBE (progouvernementale).Aucun passager à bord du train qui se dirigeait vers Temuco, dans le sud du pays, n’a été blessé.Des manifestations isolées contre le gouvernement et à la mémoire de l’ancien président socialiste, Salvador Allende, ont également eu lieu dans plusieurs villes du pays.Dans la localité de San Miguel, au sud de la capitale, des inconnus ont ouvert le feu, blessant un enfant de six ans.Des barricades ont également été dressées dans certains quartiers du sud de la capitale chilienne.Les carabiniers (police paramilitaire) ont notamment fait usage de gaz piour disperser les manifestants.Des incidents du même type ont eu lieu à Punta Arenas, à 2,500 km au sud de Santiago, où une manifestation réunissant 500 personnes a été réprimée par les forces de l’ordre^qui ont procédé à 11 arrestations, ont précisé les forces policières.Vers minuit, mercredi, des partisans du régime militaire se sont rassemblés dans le centre de Santiago, scandant le nom du général Pinochet et actionnant les avertisseurs sonores de leurs véhicules.Le cortège s’est approché sans incident du palais gouvernemental et du ministère de la Défense.À l’occasion du lie anniversaire de son arrivée au pouvoir, le président Augusto Pinochet a pour sa part réaffirmé mardi sa ferme volonté de s’y maintenir jusqu’au terme de son mandaL en 1989.À Ottawa, le ministère des Affaires extérieures a confirmé que l’ambassadeur du Canada à Santiago, Clayton Bullis, avait assisté aux cérémonies marquant l’anniversaire du coup d’État de 1973.Les ambassadeurs de la communauté européenne ont, eux, boycotté l’anniversaire du renversement de l’ex-président Allende.transparence financière des entreprises de presse et favoriser leur développement, était violemment critiqué par l’opposition.C’est pour tenter d’apaiser les passions que le gouvernement a introduit la semaine dernière l’amendement repoussant au lendemain des élections législatives de 1986 l’entrée en application de certaines dispositions de la loi.Ainsi, s’il n’est désormais plus possible de procéder à de nouvelles concentrations de presse considérées comme abusives, l’obligation faite, aux termes de cette nouvelle loi, à M.Hersant de vendre France-Soir, l’un de deux grands titres nationaux avec Le Figaro, est repoussé à fin 1986.Elle dépendra donc de l’issue des élections, l’opposition ayant déjà annoncé qu’en cas de reconquête de la majorité aux législatives de 1986, elle abrogerait aussitôt cette loi.Le débat parlementaire particulièrement houleux sur ce projet avait entraîné le premier ministre Fabius à engager la responsabilité de son gouvernement sur le texte, afin de couper court à la bataille de procédures et d’amendements engagée une nouvelle fois par l’opposition.Déjà, avant l’été, son prédécesseur, M.Mauroy, avait eu recours à cette même procédure d’urgence." Fin des entretiens V atican-M anagua CITÉ DU'VATICAN (AFP) — Un communiqué conjoint très froid, selon les observateurs, a mis fin hier aux conversations entre une délégation du gouvernement du Nicaragua et le ministre des Affaires étrangères du pape, l’archevêque Achille Silves-trini.« Les deux parties ont examiné attentivement les différents problèmes pour vérifier s’il était possible de trouver des critères et des mesures aptes à rendre la situation (au Nicaragua) moins grave et inquiétante », précise le communiqué diffusé par le Vatican et par l’ambassade près L, Saint-Siege.Il s’agissait de régler l’affaire des trois ministres-prêtres sandiniste^en évitant des traumatismes trop graves pour l’Église du Nicaragua.Le Saint-Siège, sur la base du nouveau code de Droit canon interdisant aux prêtres « d’assumer des charges publiques impliquant une participation à l’exercice du pouvoir civil », avait demandé au père Emesto Car-denal, trappiste, à son frère Fernando Cardenal, jésuite, et au père Miguel d’Escoto (congrégation de Maryknoll), de renoncer à leurs fonctions de ministre de la Culture, de ministre de l’Éducation et de ministre des Affaires étrangères.Les trois prélats ont fait savoir qu’ils n’avaient pas l’intention de démissionner de leur poste, quitte à subir les sanctions de l’Église.Les conversations de la délégation sandiniste, conduite par Rodrigo Reyes, ministre Secrétaire du gouvernement du Nicaragua, avaient commencé jeudi dernier.Les observateurs" estiment qu’une solution aurait été envisagée pour dispenser les trois prélats en question, ainsi que le père Edgar Parrales, ambas-Mdeur du Nicaragua auprès de l’Organisation des États américains (OEA), de leur engagement sacerdotal sans que cette décision n’assume un caractère .punitif » formel.«NI DE PUIS PR/mOUElHIE NORE mUVEMI niHFHXE?-./C >« ^ LES NOUVELLES ENVELOPPES À TARIF FIXE MAINTENANT OFFERTES PAR LES MESSAGERIES POSTE PRIORITAIRE.Vous trouverez ces enveloppes vraiment pratiques, si vous avez régulièrement à faire des envois urgents au Canada.Ces enveloppes préaffranchies des Message.-ries Poste prioritaire seront très utiles.Ces enveloppes viennent en deux formats pratiques — l'un pour les lettres urgentes, l'autre, pour les plus gros documents, les imprimés, etc.Les enveloppes préaffranchies à tarif fixe permettent d'évaluer avec précision le coût de vos envois aux diverses destinations et donc, de mieux contrôler vos budgets de messagerie.Les enveloppes sont conçues et montées afin d'assurer sécurité et protection au contenu.Préparez et adressez-les, puis téléphonez-nous pour que le ramassage s'effectue pour 17 heures; c'est la façon sûre et rapide d'acheminer un envoi qui doit être livré dans les 24 heures.Vous pouvez les acheter à l'unité ou en paquets de 10 ou de 100; les rabais peuvent alors réduire le prix à 7,45 $ chacune.Si vous désirez des renseignements sur les prix et endroits de vente des enveloppes à tarif fixe livrables dans les 24 heures des Messageries Poste prioritaire, veuillez communiquer avec votre représentant de la Société canadienne des postes ou le centre de service des Messageries Poste prioritaire au: 1-800-361-8711 (sansfrais).MESSAGERIES POSTE PRIORITAUtE Mettex-nous au défi.on est prêts! SOCIÉTÉ CANADIENNE DES POSTES 6 B Le Devoir, jeudi 13 septembre 1984 INFORMATIONS INTERNATIONALES Le Devoir, jeudi 13 septembre 1984 Israël : il reste 24 heures à Pérès JÉRUSALEM (AFP, Reuter) -Shimon Pérès, premier ministre désigné, ne disposait plus hier après-midi que de 24 heures pour réussir à lever les obstacles de dernière heure, apparus brutalement dans la nuit de mardi à mercredi, pour former un gouvernement.Le leader travailliste doit en effet présenter devant le Parlement au plus tard cet après-midi, soit un gouvernement d’union nationale avec le Likoud du premier ministre sortant, Yitzhak Shamir, soit un gouvernement de coalition restreinte.Il a relancé hier après-midi des consultations pour la formation éventuelle d’une telle coalition, relance qui a été qualifiée de « manoeuvre» par le Likoud.La Knesseth ne peut en effet se réunir demain et samedi.Or le deuxième et dernier mandat accordé à M.Pérès par le président de l’État, Ilaîm Herzog, arrive à expiration dimanche.Si le dirigeant travailliste n’est pas parvenu à trouver une formule de gouvernement viable, au cours notamment d’une réunion de la dernière chance qui devait avoir lieu hier soir avec M.Shamir, il devra rendre son mandat.Le président Herzog devrait désigner alors un autre candidat, selon toute vraissemblance M.Shamir, pour tenter de former un gouvernement.Pour M.Pérès, le facteur temps est devenu crucial à la suite du nouveau coup de théâtre survenu dans la nuit de mardi à hier.MM.Pérès et Shamir n’ont pu se mettre d’accord sur la question des négociations avec la Jordanie et celle des implantations dans les territoires occupés, alors que ces problèmes étaient censés avoir été réglés depuis plusieurs jours.La question de l’attribution du ministère des Cultes fait également problème, les travaillistes ayant promis ce portefeuille au Parti national Mont-Louis : les travaux reprennent religieux (PNR, 4 députés), tandis que le Likoud s’est engagé a donner ce ministère au Chass (orthodoxes sépharades, 4 députés).Selon les commentateurs politique de la télévision, le Likoud et les travaillistes devraient parvenir à un accord dans les heures qui viennent.Quels que soient les résultats de ce tête-à-tête, M.Pérès le candidat désigné au poste de premier ministre, présentera aujourd’hui à midi un gouvernement d’union nationale ou un gouvernement de coalition restreinte au parlement, indiquaient-on hier soir des sources proches du Parti travailliste.Pour les travaillistes, ce dernier contre temps prouve que le Likoud, et en particulier la tendance représentée par Ariel Sharon, ministre sans portefeuille, et David Levy, vice-ministre, joue au maximum sur le facteur temps en faisant traîner les négociations.M.Pérès est repassé à la contre-attaque en relançant les négociations en vue de la formation d’un cabinet restreint aussi bien en direction des formations religieuses que des mouvements de gauche.Hier après-midi, M.Pérès a concentré ses efforts sur le PNR en rencontrant son dirigeant et ministre de l’Intérieur, Yossef Burg.Ce dernier, malgré les pressions exercées sur lui, a refusé de donner une réponse définitive et immédiate.Mais hier soir, les représentants du Parti national religieux ont déclaré aux travaillistes qu’ils soutiendraient un gouvernement de coalition minoritaire dirigé par M.Pérès si le Likoud et le Parti travailliste ne parvenaient pas à surmonter leurs différends dans la journée d’aujourd’hui.C’est du moins ce qu’a annoncé hier soir la radio israélienne.Travaillistes et nationaux religieux sont convenus qu’en cas de constitution d’un cabinet de coalition, des postes ministériels seront réservés aux membres du Likoud pendant deux semaines, dans l’espoir de les voir rejoindre la coalition, a précisé la radio.Le Mouvement des droits civiques (gauche, 3 députés), auquel s’est rallié l’ex-député travailliste Yossi Sa-rid, a de son côté fait savoir à M.Pérès qu’il le soutiendrait au cas où la formule d’un cabinet restreint travailliste était à nouveau remise à l’ordre du jour.Syrie : le frère d’Assad déclaré persona non grata GENÈVE (AFP) — La reprise de la polémique entre le vice-président syrien Rifaat al-Assad et le ministre de la Défense de son pays, le général Tlass, a fait rebondir les spéculations sur le sort de celui qui naguère faisait trembler la Syrie, à l’ombre de son frère Hafez al-Assad.Les mUieux diplomatiques arabes de Genève ont été stupéfaits d’apprendre que le général Mustapha Tlass, ministre de la Défense, prenait la responsabilité de dire publiquement que le frère du chef de l’État, si puissant quand il était à la tête de ses 20,000 prétoriens des « Brigades de défenses • est « désormais pour toujours persona non grata en Syrie ».Aggravant son propos, le général Tlass, dans son interview au Spiegel, de Hambourg, ajoutait que Rifaat al-Assad, qui séjourne depuis le 1er juin en Europe, risquerait sa tête s’il se hasardait à rentrer dans son pays.Bien que Rifaat al-Assad ait dit que le général Tlass avait démenti au cours d’une conversation téléphonique les propos que lui « attribuaient » le Spiegel, on estime dans les milieux diplomatiques arabes de Genève que de telles menaces auraient été impensables il y a encore quelques mois.Rifaat al-Assad faisait alors figure de dauphin, ou tout au moins de deuxième personnage de l’État.Le congrès des Villes jumelées Le président-fondateur de la FMVJ veut atténuer la polémique Le conciliateur invite patrons et grévistes de Marine à la table OSTENDE (Reuter, The New York Times) — Une équipe de plongeurs s’apprêtait hier à commencer à inspecter le chargement d’uranium du Mont-Louis, le cargo français qui a sombré au large du littoral belge, où le temps s’est sensiblement amélioré.Les vents de 75 km /heure, qui balayaient le cargo depuis son naufrage, étaient en effet tombés.La houle atteignait encore un mètre et demi de haut, a indiqué Paul Goris de la firme belge Union de remorquage et de sauvetage, mais un ponton supplémentaire de 100 mètres, qui devait briser les lames et faciliter la tâche des plongeurs, était attendu.« Si tout va bien, il est possible que nous plongions dans l’après-midi ou en début de soirée », a-t-il dit.Le Mont-Louis s’est brisé en deux au cours d’un violent orage lundi soir.Des vagues de quatre mètres ont empêché les plongeurs de s’approcher suffisamment de l’épave pour récupérer les 30 fûts de 15 tonnes remplis d’hexafluorure d’uranium légèrement radioactif contenus dans la soute.M.Goris n’a pas su dire combien de fûts se trouvaient encore dans l’épave.Firmin Aerts, secrétaire d’État belge à l’Environnement, a souligné que son gouvernement était davantage préoccupé par les dangers de pollution due à la « marée noire », qui a déjà atteint les plages belges, que par les risques de fuites radioactives.Selon les autorités belges, près de la moitié des quelque 555 tonnes de pétrole qui se trouvaient dans les réservoirs du Mont-Louis au moment du naufrage s’est déjà déversée en mer.Des écologistes belges ont indiqué qu’ils avaient retrouvé huit oiseaux marins recouverts de mazout provenant de l’épave.De leur côté, les autorités françaises ont affirmé que les caisses de matériel électronique retrouvées à bord du Mont-Louis ne comportaient pas de matériel de pointe dont l’exportation vers l’URSS est interdite.« Tout a fait l’objet d’un examen des douanes », a affirmé un porte-parole du ministère des Relations extérieures, Alain Dejammet, tout en soulignant que le matériel exporté était conforme aux normes françaises.Les trois caisses récupérées, a-t-on appris, contenaient du matériel électronique destiné à la construction du gazoduc sibérien devant amener le gaz naturel de l’U nion soviétique à l’Europe occidentale.Avec un an de retard, les électeurs marocains vont aux urnes L’Union socialiste des forces populaires (USFP) * AK/1ian*aViim RmioKiH iXT'inr>irvQla f/vr*rr»ofirkri /l’nn RABAT ( Reuter) — Deux semaines après avoir massivement rafitié par référendum l’accord d’union avec la Libye, les électeurs marocains se rendent de nouveau aux urnes demain pour renouveler le Parlement.Une douzaine de partis sont en lice pour briguer les 204 sièges mis en jeu au suffrage universel direct (scrutin uninominal à un tour).Le dernier tiers de la Chambre de.s représentants (306 membres au total) est élu au suffrage indirect par les conseils municipaux, organisations professionnelles et syndicats.Ces élections — les premières depuis 1977 et les quatrièmes depuis l’indépendance en 1956 — devraient donner une nouvelle majorité de centre-droit.Depuis près de deux semaines, la campagne électorale bat son plein et les murs sont couverts d’affiches aux couleurs des bulletins de vote attribuées à chaque parti en raison du grand nombre d’analphabètes (72 % de la population adulte).La prolifération des formations politiques en lice et de leurs journaux témoigne de la diversité politique au Maroc, l’un des rares pays d’Afrique à pratiquer le multipartisme.Dans le système parlementaire marocain, où le roi nomme le premier ministre qui reste maître du jeu politique, les députés sont élus pour six ans.Ces élections, qui auraient dû avoir lieu pendant l'été 1983, avaient été ajournées en raison du référendum prévu alors par l’Organisation de l’unité africaine au Sahara occidental.Alors qu’en 1977 nombreux avaient été ceux qui IRABÀL •Cmblanç Bou Arta iMïmoc] *K»r n Souk iarraktth ALGÉRIE kilomètres 9001 MAURITANIE avaient parlé d’élections truquées, les observateurs s’attendent cette fois-ci à ce que le scrutin de demain soit le plus régulier possible.Le roi Hassan II a ordonné aux pouvoirs publics de faire preuve de la plus stricte neutralité et interdit toute candidature indépendante pour prévenir tout « marchandage de voix » au sein du futur Parlement.La législature sortante est dominée par le centre-droit, au pouvoir sous les gouvernements successivement dirigés par Ahmed Osman, beau-frère du roi, et Maati Bouabid.d’Abderrahim Bouabid, principale formation d’opposition, a fait son entrée au gouvernement en novembre, dans un cabinet d’union nationale présidé par un indépendant, Mohad Karim Lamrani.Trois partis gouvernementaux de centre-droit semblent bien placés pour l’emporter demain, à en juger par les résultats des élections provinciales d’août.Il s’agit de l’Union constitutionnelle (UC) de Maati Boubid, qui recrute surtout dans les milieux de jeunes cadres, du Rassemblement national des indépendants (RNI) de M.Osman et du Parti national démocrate (PND).Le parti conservateur de l’Istiqlal, la plus ancienne formation politique du royaume, disposait d’une cinquantaine de sièges au sein de la Chambre sortante qui ne comptait que 264 membres.L’Istiqlal de Mohamed Boucetta, longtemps ministre des Affaires étrangères, a parfois pris ses distances à l’égard de l’action des gouvernements auxquels il participait en critiquant certains aspects de sa politique.Les grands problèmes internationaux — notamment le Sahara occidental — faisant la quasi-unanimité dans la classe politique, les principaux désaccords portent surtout sur les questions économiques.L’inflation, la sécheresse, le chômage endémique, l’explosion démographique et la politique d’austérité caractérisent le paysage économique et social du royaume.DANIEL BORDELEAU collaboration spéciale Le président fondateur de la Fédération mondiale des villes jumelées, M.J.-.M.Bressand, demande une trêve dans le conflit qui l’oppose au Comité d’organisation du congrès des cités unies qui doit se tenir à Montréal du 24 au 28 septembre.Il invite par ailleurs le gouvernement du Québec à se servir des possibilités offertes par son mouvement pour se doter d’une représentation diplomatique auprès des grands organismes internationaux comme l’ONU.M.Bressand a déclaré hier au cours d’une conversation téléphonique que le Québec présentait un intérêt particulier pour son mouvement dont la politique a toujours été de défendre les luttes de libération nationales comme celles du Juras suisse ou de la vaUée d’Aoste en Italie.Le président-fondateur de la FMVJ réitère l’invitation faite au ministre des Affaires municipales, M.Jacques Léonard, l’année dernière: «Puisque le Québec en tant que province a adhéré à notre fédération, il pourrait parfaitement nous détacher des représentants qui auraient une double « casquette »: c’est à dire celle du Québec et en même temps celle de la Fédération mondiale et qui la représenteraient en permanence à l’ONU, à l’UNESCO et dans les autres instances dont nous sommes membre».Le gouvernement du Québec n’a pas encore donné suite à cette proposition.M.Bressand entend cependant relancer l’idée dès que le congrès de Montréal sera passé.Dans une lettre récente, il a sugéré au premier ministre, M.Lévesque, de venir le rencontrer pour lui exposer comment son gouvernement pouvait «utiliser, mais dans le bon sens du terme», sa fédération.! quelques semaines qui suivront cet évènemen M.Bressand, qui ne pourra participer au conCTès de Montréal en raison d’une léœre intervention chirurgicale qu’il doit subir la semaine prochaine, espère rencontrer M.Lévesque dans les < évènement.M.Bressand a rappelé que le gouvernement du Québec était membre de plein droit de la Fédération et qu’il a payé l’année dernière une cotisation de $ 30,000.Il a expliqué que le montant de cette cotisation dépendait uniquement de la bonne volonté du Québec, mais qu’elle serait appelée à augmenter si celui-ci acceptait d’utiliser les services de la Fédération de façon plus intensive.Celle-ci y trouverait également son compte pui^ue ses revenus sont à peine supérieur à 5 millions de francs (?725 000) et que les finances de l’organisme traversent actuellement ime période difficile.M.Bressand souhaite également atténuer le conflit qui a opposé le siège social de la fédération au Comité d’organisation du congrès de-Montréal.Il admet que le violent télégramme qu’il a envoyé au premier ministre Lévesque le 6 septembre dernier avait été rédigé « un peu à chaud ».Ce télégrame accusait M.Guy Descary d’avoir effectué, à Paris, des « démarches constituant une ingérence grossière dans les affaires intérieures françaises».En ce qui concerne l’organisation du congrès, M.Bressand essaie de faire preuve de modération dans ses critiques.« Je ne peux pas cacher que je ne suis pas en accord avec M.Descary et certains membres du comité d’organisation sur la façon dont est préparé le congrès.Peut- être qu’il y a des méthodes différentes, mais tout de même je ne suis pas d’accord, mais à quelques jours du congrès, je me demande si c’est bien opportun de dire que je suis pas d’ac- cord.Ces choses là se régleront normalement après le congrès».M.Bressand se dit cependant très heureux de l’accueil réservé aux colloques préparés sous la direction de M.Georges Robeil, maintenant vice-président aux relations internationales du Comité d’organisation.«Il y a 22 colloques qui sont très bien faits, très bien ^uilibrés, très bien organisés et qui à eux seuls feront le rayonnement et le succès du congrès de Montréal».Cette question des colloques a su-cité d’énormes polémiques l’hiver dernier, entraînant un retard de quatre mois dans l’expédition des programmes.C’est à ce retard que les organisateurs du congrès ont attribué le faible taux de participation au congrès.De toute évidence, rien n’est réglé mais, à 11 jours du début du congrès, on ne souhaite plus laver son linge sale en public.CLÉMENT TRUDEL La grève à Marine Industrie, déclenchée le 7 août dernier, entre dans une nouvelle phase demain.Pour la première fois en six semaines, syndicat et employeur pourront discuter des enjeux du conflit, car Us viennent d’être convoqués par le conciliateur Normand Gauthier.Les rencontres doivent se tenir demain, samedi et lundi prochain à Saint-Marc-sur-le-Richelieu.Le Syndicat des travailleurs des chantiers maritimes de Sorel (CSN), dont le président est M.François La-moureux, a tenu hier une assemblée où furent reprises les grandes hgnes des demandes syndicales, dont la réduction de la semaine de travail qui passerait de 40 à 35 heures sans diminution de salaire.Ce point est négociable, précisent les syndiqués.Le syndicat se dit prêt à un gel de salaire, à la perte même des sommes normalement versées pour compen- ser la hausse du coût de la vie-.« pourvu que l’employeur fasse montre d'ouverture d’esprit », déclare le président Lamoureux qui, vendredi dernier, avait souhaité rencontrer les dirigeants de Marine dès le lendemain (8 septembre).Jugeant les délais plutôt courts, la direction de l’entreprise ne se présenta pas à cette rencontre projetée, évoquant d’ailleurs l’impossibiUté où elle fut de joindre dans des délais utiles le con-ciUateur.Pour sa part, le directeur des Ressources humaines à Marine Industrie Limitée, M.Aimé Bédard, déclarait au DEVOIR que la grève se poursuivait sans que « pour l’instant » les contrats confiés à Marine Industrie, une filiale de la Société Générale de Financement, ne soient mis en péril ; le carnet de commandes inclut des brise-glaces pour la garde-côte du Canada, 620 wagons pour la Commission Canadienne du Blé, et d’importants contrats pour le Kenya, l’Inde, l’Alcan, etc.Si le con- Les relations de travail Le Conseil des collèges veut plus de pouvoirs à ses membres La mort de John Belushi Une Canadienne accusée de meurtre sera extradée TORONTO (PC) — Le juge Stephen Borins a ordonné l’extradition aux Etats-Unis, hier, de la Toron-toise Cathy Evelyn Smith, accusée en Californie du meurtre du comédien John Belushi.La preuve présentée, a reconnu le président du tribunal, ne serait pas suffisante pour justifier au Canada une accusation de meurtre, mais plutôt d’homicide involontaire.CLÉMENT TRUDEL Le Conseil des collèges a rendu public, hier, l’avis qu’il adressait en juin au président du Conseil du Trésor, M.Michel Clair, sur les relations de travail au niveau collégial.Essentiellement, le Conseil recommande de revenir à une décentralisation, pour redonner aux collèges et aux syndicats locaux leurs pouvoirs de négociateurs.Si le document n’a pas été divulgué plus tôt, a précisé hier la présidente du Conseil, Mme Jeanne Blackburn, c’est que l’été ne semblait pas un moment propice pour donner à cette prise de position tout son impact.Qui plus est, « il ne semble pas que les intentions de l’État soient aussi précises maintenant qu’au moment de la dernière crise », ajoute la porte-parole, qui souhaite voir les partenaires sociaux plus étroitement associés à l’étude des priorités en éducation, pour éviter notamment que les négociations ne portent sur le « contrat social » comme tel.Le Conseil estime en effet que l’État n’a pas à négocier les « priorités nationales » avec qui que ce soit mais qu’il doit édicter les règles garantissant son rôle de « protecteur du bien commun ».Compte tenu du bilan globalement négatif vécu depuis 1970 dans les négociations touchant les 46 collèges publics, le Conseil opte pour une voie déjà ouverte aux collèges privés et aux universités qui disposent notamment d’une enveloppe globale à répartir selon le profil de chaque collège (privé) ou de chaque université.La présidente du Conseil et le secrétaire de l’organisme, M.Lucien Lelièvre, n’entendent pas s’immiscer dans les relations de travail L’objectif principal de l’avis, selon eux, est de créer un climat favorable à une éducation de l’enseignement mise en péril par cette centralisation qui favorise « trop souvent l’affrontement ».Au printemps dernier, en commission parlementaire, le (Conseil avait déploré la surenchère de propagande qu’entrainaît chaque round de négociations.On allait même jusqu’à souhaiter qu’advenant une « crise », un organisme (ce pourrait être la Commission d’accès à l’information) se charge de recueillir les enjeux réels des pourparlers et d’en diffuser le contenu au public.Cette fois, il est question de « réanimer le dialogue », de changer les mentalités certes mais surtout de « remodeler un régime de négociation en fonction des compétences de chacun ».Selon Mme Blackburn, le régime de centralisation a mené à une « déresponsabilisation » des instances locales, courant qu’il importe de renverser.Les deux seuls cas où les conditions des enseignants ont été négociées depuis 1970, soit en 1976 et en 1979, a rappelé Mme Blackburn, ont donné lieu a des concessions jugées après coup excessives.L’État voulut par la suite corriger son tir, avec les remous que l’on a vécus au Québec, notamment lors de la passation de la loi 111.Quand des considérations politiques président aux négociations, a précisé Mme Blackburn, il n’est pas sûr que l’intérêt commun soit bien servi.Voilà pourquoi le Conseil des collèges recommande de suivre une stratégie propre à assurer l’accessibilité, la qualité et l’équité des ressources allouées aux collèges du Québec.flit devait perdurer cependant, la conjoncture serait « de plus en plus dél'cate », selon M.Bédard, qui ne pouvait à ce moment-là vérifier les clauses d’annulation de commandes en cas de retards à livrer la marchandise.La compagnie dit que le syndicat des employés de bureau de Marine, qui a officiellement donné son appui aux grévistes, et dont la plupart des „ membres ne franchi.ssent pas les lignes de piquetage, s’est mis dans une “ « situation de grève illégale.et qu’on ne se surprenne pas que nous.laissions entrer sur les lieux de travail » ceux des employés de bureau qui ne suivent pas la consigne syndi-cale.Deux employées ont été averties qu’elles risquaient des représailles syndicales si elles franchissaient les piquets de grève mais elles firent fi de ces considérations; une manifestation des syndiqués, mardi, avait d’ailleurs pour but de dénoncer ce bris de solidarité syndicale.Le 14 août, en conférence de presse, la direction de Marine Industrie estimait que dire oui aux demandes syndicales équivaudrait à fer-, mer l’entreprise, car cela accroîtrait les coûts directs de main-d’œuvre de 37 % et enlèverait à Marine toute.compétitivité par rapport à ses con- ; currents.Depuis lors, la guerre de ?communiqués s’est poursuivie, certains syndicats faisant savoir qu’il leur paraissait souhaitable que le ministre québécois de l’Industrie et du Commerce, M.Rodrigue Biron, intervienne dans ce dossier.Le conciliateur Gauthier s’efforce d’amener les parties à signer une convention collective, la dernière étant venue à échéance le 30 avril.Déjà, par le passé, la CSN a accusé Marine Industrie, dans une brochure d’analyses, de ne pas vraiment oeuvrer pour la relance de l’industrie navale.L’employeur, pour sa part, a fait état de gestes d’intimidation posés par des syndiqués à l’endroit de cadres de la compagnie; les préposés syndicaux déclarent quant à eux que Marine veut réduire indûment la portée des activités syndicales autorisées.Un autre volet des demandes syndicales a trait à la pré retraite à 62 ans, sans perte d’avantages, pour les travailleurs qui se prévaudraient _ d’un tel régime.Dans ses explications du 14 août, la direction de Ma- ^ rine disait ne pas vouloir compro-' mettre son plan de redressement, mis en route en 1979, par des concessions d’envergure qui augmenteraient les coûts et diminuerait les « performances » récentes, tel son bénéfice net de $4.4 millions en 1982.VOTRE DOUAR RAIT DES PEmS A U CAIKE«QPUUURE! /N \ 00 4V ’«s- ï i <4 ^-V\ -A- -.Jïï-.- .- c; - n PARGNE 'à la caisse populaire Desjardins lest prolifique.La preuve, votre Idollarfait des petits.Quel que soit le plan d’épargne dont votre dollar a besoin, vous êtes assuré d’un excellent rendement avec l’épargne à terme et l’épargne stable à intérêt quotidien.Quant à l’épargne avec opérations, c’est véritablement le compte sur mesure pour toutes vos transactions courantes.Passez sans tarder à la caisse populaire.Notre personnel se fera un plaisir de vous renseigner sur nos taux d’intérêt '575 -'w-v: concurrentiels et vous dira comment votre dollar peut profiter avantageusement de nos plans d’épargne.À la caisse populaire Desjardins, épargner est un heureux événement.Votre dollar se porte bien! rxi desjardins Une ressource naturelle s Le Devoir, jeudi 13 septembre 1984 ARTS ET SPECTACLES Bon début de saison pour le cinéma québécois CINEMA RICHARD GAY Le cinéma québécois connaît un excellent début de saison, un début de saison comme il en a rarement connu.' En effet le film québécois La ’'Femme de l’hôtel, après avoir mé-¦ rité à sa réalisatrice Léa Pool le Prix de la presse internationale au récent Festival des films du monde, remporte un beau succès de public au ci-.néma Berri où il tient l’affiche depuis le 31 août.M.Charles Benoit des cinémas Odéon qui exploitent le Berri ,se disait, ces jours derniers, enchanté de l’accueil réservé par le public à ce film d’art et d’essai.Cinéma plus populaire.Le Crime d'Ovide Plouffe, tourné par Denys Arcand à partir du roman de Roger Lemelin, connaît aussi un bon succès.Ce long métrage qui clôturait le Festival des films du monde a été tout d’abord relativement bien reçu par la presse et garde depuis le 31 août l’affiche dans plusieurs salles.Et non seulement le cinéma québécois est-il bien accueilli ici, ce qui d’ailleurs n’a pas toujours été le cas, mais il est aussi acclamé à l’étranger.On apprenait en effet vendredi dernier que le film Sonatine de Micheline Lanctôt avait remporté le Lion d’argent, catégorie premières oeuvres, au festival de V enise.U ne mention du jury oecuménique aussi.Micheline Lanctôt ne pouvait être présente à Venise pour recevoir son SI y A i f, > y ^ J.Paule Baillargeon dans « La Femme de l'hôtel » de Léa Pool à l'affiche du cinéma Berri prix, un des plus importants prix internationaux jamais mérités par un film québécois, et il faut souhaiter qu’une cérémonie sera organisée ici lorsqu’on remettra le Lion d’argent en main propre à la réalisatrice.11 faut souhaiter aussi que Sonatine, qui n’avait pas eu le temps de trouver son public lors de sa trop brève sortie sur nos écrans la saison dernière, reprendra l’affiche dans les plus brefs délais.Enfin d'autres longs métrages québécois sortiront prochainement.Les Années de rêves de Jean-Claude Labrecque, que les cinéphiles de la Quinzaine des réalisateurs avaient très bien accueilli à Cannes en mai dernier, prend l’affiche le 21 septembre.Mario de Jean Beaudin, chaudement applaudi au Festival des films du monde, devrait sortir en octobre dans les salles de France Film.Enfin c’est Le Grand glacier de Roger Frappier et Jacques Leduc qui, le 1er novembre, constituera le film d’ouverture du troisième Festival du cinéma international en Abitibi-Té-miscamingue.?Les responsables du Festival en Abitibi-Témiscamingue ont aussi annoncé que lors de la soirée d’ouverture Le Grand glacier sera précédé du court métrage Le Métro, un film d’animation de Pierre Hébert qui tentera de sonoriser son film à partir de la musique que deux musiciens, René Lussier et Robert Lepage, improviseront sur place.La direction du festival a de plus laissé savoir que Laura Del Sol qui interprétait le rôle de Carmen dans le film de Carlos Saura sera une des invités du festival.Elle joue aussi dans The Hit, un film britannique de Stephen Frears, qui fera partie de la programmation.?-Ar Mardi soir prochain, on lancera à la Cinémathèque québécoise un nouveau répertoire intitulé Des films pour un environnement meilleur, une sélection de 150 films pour l’animation de groupes.Dans ce répertoire, chacun des films est commenté et les 150 productions sont regroupées par thème : la paix, la jeunesse, la santé, la condition des femmes, le milieu de vie, le milieu de travail, les rapports Nord-Sud, les premières nations et les margmaux.Pour favoriser l’animation de groupes, le répertoire, coordonné par Yvon Blais, propose, pour chacun des thèmes, des ressources provenant des milieux populaires, syndicaux, universitaires et alternatifs, formule aussi des recommandations et des conseils techniques et présente une brève filmographie des cinéastes ainsi qu’un calendrier thématique.À ro''casion du lancement de cette publication mardi soir à la Cinémathèque, on présentera tout d’abord à 18 h 30 un certain nombre de courts métrages choc puis à 20 h 30 Une pluie acide venue du ciel suivi du moyen métrage Noranda des réaU-sateurs Robert Monderie et Daniel Corvée qui, avec le syndicaliste Michel Chartrand, seront présents pour l’occasion.?À signaler aussi côté publications : le dernier numéro de la revue Dérives (no 43) consacré au cinéaste égyptien Youssef Chahine, le numéro 1 volume 2 de la revue /risintitulé Archives, Document, Fiction et traitant, sous la direction d’André Gaudreault de l’Université Laval, du cinéma avant 1907, enfin deux livres anglais lancés dans le cadre du Festival of Festivals qui a lieu actuellement à Toronto, soit The Film Companion et Take Two, A Tribute to film in Canada qui ont tous deux pour sujet le cinéma canadien, le premier sous forme de dictionnaire, le second sous forme d’anthologie d’articles.Gagnant du Lion d’argent du Festival de Venise Micheline Lanctôt souhaite une seconde chance pour son film (CP—LE DEVOIR) — « Le Canada est fou des vedettes » faisait remarquer le réalisatrice québécoise Micheline Lanctôt après que quelqu’un lui ait pilé sur le pied en essayant de prendre une photo de Peggy Lee, à l’occasion d’un dîner tenu mardi à Toronto.Le dîner voulait rendre hommage à l’actrice américaine Sally Field dont le plus récent film.Places in the Sun recevait un traitement royal à l’occasion du Festival des Festivals de Toronto.Lanctôt, dont les talents comme comédienne, directrice, scénariste, musicienne et animatrice ont inspiré l’iétiquette de « Renaissance Woman », présentait son plus récent film au Festival, Sonatine, qui s’est mérité, la semaine dernière, le Lion d’Argent à l’occasion de la clôture du Festival des films de Venise.Plus tôt cette semaine, les journaux avaient publié une photo identifiant une femme recevant la statuette comme étant Micheline Lanctôt.Mais elle n’y était pas, faisait-elle remarquer, pas plus d’ailleurs, qu’aucun membre du gouvernement canadien.« Mon film était un parent pauvre, il était là en solitaire », déclarait aux journalistes Mme Lanctôt, mardi, à l’occasion d’une conférence de presse.; Sona tine a été présenté une seule lois au Festival de Toronto — au jnême moment où se déroulait un Jiommage à Warren Beatty — et pendant la projection, les bobines se sont mélangées.La projection a dû être «interrompue et il a fallu recommencer au début.9* m fxA m f f# Micheline Lanctôt Cette anecdote semble d’ailleurs à l’image de l’histoire étrange de Sonatine.Lancé l’hiver dernier à Montréal, le film a été, selon Mme Lanctôt, mis à l’affiche sans aucune publicité.Les critiques étaient favorables, mais le public ignorant que le film était à l’affiche, il a été retiré au bout de deux semaines.« Le distributeur détestait le film », affirme la réalisatrice de sa voix franche et gutturale.« Il n’a rien fait p)our le faire connaître.» Maintenant que le film a été, dit-elle, « consacré a l’étranger », elle espère qu’il aura au moins la chance de se trouver un public, même si elle admet que certaines personnes peuvent le trouver difficile d’accès.Habillée d’une robe mauve de laine angora et portant des lunettes aux montures voyantes, Lanctôt donne l’image de l’épuisement vibrant, surtout quand, a la tin de l’eif-trevue, elle s’est mise à raconter la création de son film.Son inspiration lui est venue à un moment où dans sa vie, elle se sentait profondément déprimée parce qu’elle n’arrivait à mener à bien un autre projet de film.Elle a commencé à se dire que personne ne s’inquiétait d’elle et s’est demandé ce qui arriverait si elle avalait des pilules en guise de protestation.Sonatine, qui est l’aboutissement de sa démarche, est émotivement calme, extrêment stylisé et envoûtant visuellement.Il traite de l’indifférence et raconte la tentative de deux adolescentes pour percer le mur du pionde des adultes.En quelque sorte, Sonatine rend compte d’une façon tangible du désespoir causé par l’absence de communication.Les deux adolescentes sont toujours branchées sur leurs walkman, dans lesquels elles enregistrent leur interprétation du monde.Elles se parlent à peine, réservant leurs chauds sourires pour leur rituel d’échanges de cassettes.Mme Lanctôt a remporté, en 1972, un Génie à titre de meilleure actrice pour sa performance dans le film de Gilles Carie, La Vraie nature de Bernadette.En 1974, elle tenait le principal rôle féminin aux côtés de Ri- chard Dreyfuss dans le film The Apprenticeship of Duddy Kravitz.Elle a ensuite passé les années suivantes à Hollywood.Si Sonatine est très différent dans le ton de son premier film L’homme à tout faire, une comédie à saveur sexuelle, son troisième film tranchera également avec sa production actuelle.Lanctôt prépare un scénario sur les travailleurs immigrés oeuvrant dans les plantations de tabac en Ontario, un univers qu’elle décrit comme étant très violent et qui n’a jamais encore été exploré à l’écran.Une émission sur la santé mentale (PC) — Télé-Métropole diffusera cet automne, les dimanche soir, une émission qui devrait étoffer sa programmation culturelle.La série A l’Ombre du génie traite des maladies mentales, par le biais de 13 personnages historiques qui en ont été affectés.« Les maladies mentales, ca ne se montre pas à la télévision, ce n’est pas aussi visible », expliquait mercredi le psychiatre Yves Lamontagne, animateur de la série, professeur à l’Université de Montréal et chercheur à l’hôpital Louis-H.Lafontaine.Pour illustrer l’ignorance de la question, a raconté M.Lamontagne, on lui a déjà demandé — pour un tournage à la télévision justement — de faire voir « des appareils servant à déceler les tendances suicidaires chez les gens».Lui et le réalisateur Pierre Buron soulignent qu’il aurait été à la fois délicat et aride de traiter seulement des maladies mentales.Ils ont donc mis à contribution des individus comme Adolf Hitler (1er épisode, 23 septembre).Van Gogh, Napoléon, Baudelaire, Freud, Marquis de Sade, Sarah Bernhardt, Mozart et l’ancien chef libéral MacKenzie King.Le Dr Lamontagne et ses collaborateurs insistent cependant pour dire qu’il n’y a pas de lien obligé entre la maladie d’un personnage et ses réa-Usations.Ainsi Vincent Van Gogh aurait sans doute produit la même oeuvre géniale s’il n’avait pas été malade.À TOmbre du génie veut par contre montrer que des créateurs ont mené à bien leurs réalisations malgré la maladie.Van Gogh n’a peint que pendant 10 années, les dernières à l’asile.“Laisseriez-vous vos malades voir ces émissions?’’, demande-t-on au Dr Lamontagne.“Pourquoi pas?’’, répond-il, les gens percevant une similitude entre leurs petites misères et celles des grands.CINEMA ASTRE I: (327-5001) - ‘ Conan le destructeur*' 6 h 10, 10 h — ‘Tank*’ 8 h ASTRE II: — "Gremlins** 6 h 05.9 h 45 — "Lassiter" 8 h ASTRE III: — "A la poursuite du diamant vert" 6 h 10, 9 h 50 — "Faut pas en faire un drame’* 8 h 05 ASTRE IV: >> "Contre toute attente" 9 h 15— "La fièvre du printemps" 7 h 30 BERRI I: (288-2115)- ‘Tchao Pantin" 1 h 40.3 h 30.5 h 25.7 h 20.9 h 15.BERRI il: — "La femme de l’hôtel" 1 h 30.3 h 20.5 h 10.7 h.9 h 05 BERRMII: La pirate 1 h 45.3 h 35.5 h 15.7 h 05, 8 h 50 BERRI IV: - Le Père Noël est une ordure" 1 h 45.3 h 35.5 h 30.7 h 30.9 h 30 BERRI V: — Les dieux sont tombés sur la tète" 1 h 30.3 h 30.5 h 30.7 h 30.10 h BONAVENTURE l:(861-2725) — Bachelor Party" 7 h 15.9 h 15 BONAVENTURE 11: -’ Edu- cating Rita*’ 7 h.9 h.BROSSARD I: (465-5906) -“Ghosbusters" 7 h 15.9 h 15 BROSSARD II: (465-5906) -The woman in red" 7 h 30.9 h 30 BROSSARD ni: Bolero" 7 h.9h CARTIER-LAVAL:(663-5124) -L’académie de police" 7 h 45— "Le guet apens" 9 h 30 CHAMPLAIN I: (271-1103) — *‘L*académle de police" 9 h 45— "Le guet apens" 7 h 35 CHAMPLAIN 11: - Loui-slanne" 7 h.9 h 30.CINÉMA DE PARIS:(675-1882) SUR SCENE ATRIUM DE LA MAISON ALCAN: 1188 ouest Sherbrooke-Université de Montréal.Le Trio Bellemare, Ilûte.basson, hautbois.13 sept de12h à13h30 AU FOU OU VERSEAU: 1200 Sl-Hubert.Mil— ¦ La voix terrée ¦ spectacle de Philippe Noireaut.13 au 16 sept BISTRO D'AUTREFOIS: 1229 St-Hubert (842-2808)— La Boite é Lily Hugo Pamcos.harpe du Paraguay.et Claudette Lagacé.guitare et VOIX.13 sept 21h 30 LE BLUE NOTE: 40 est St-Paul (876-5126)— Skipper Dean and Fascinahons.13 au 16 sept CAFÉ-CONCERT LA BELLE ÉPOQUE: 19 St-Laurenl.St-Ti-molhée (1-373-3262)- .N ie promène donc pas toute nue > de Feydeau, m en s.Philippe Grenier, du |eu au sans 2lh.jusqu'au 22 sept CAFÉ DE LA PLACE: PDA (842-2112)—.En attendant Go-dot • de Samuel Beckett, m en s Jean Salvy.du 5 sept au 27 oct.lun au sam 20h 30 café-théAtre quartier LATIN: 4303 St-Denis (843-4384)— > Paroles • de David Lo-nergan.m en s Claude Poissant, du 12 au 30 sept mer au dim 20h 30— • Pierrot Fournier ' chante Brel • du 12 sept au 28 oct à 22h.30.du mer au dim CAFÉ THÉLÉME: 311 est Ontario (846-7932)— Jazz.13 au 15 sept.21h CÉQEP SAINT-LAURENT: Département de musique.637 Bout Ste-Croix (747-6521 )— Concert de Jean-François Beaudin.Ilûte baroque.et de Guy Marchand, luth, le 13 sept.12h 45 CENTRE D'ESSAI DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 2332 Edouard-Montpetil (343-6524) avant 17h — Spectacle de Beckett comprenant 2 pièces < Solo ¦ et • Cette lois ,.interprétation Jean St-Germain.m en s.et scénographie Danéle LeBlanc.12 au 15sept t8au 22 sept à20h30 DiNER-THÉATRE LES MASQUES: Hotel Régence Hyatt.777 Université (879-t370)— "1 doM do'" comédie musicale, m en s et chorégraphie Roger Peace, jusqu'au 30 sept.du mer au dim LE GRAND CAFÉ: t720 St-Denis (849-6955)— Le Bateau Ivre Ranee Lee Quartet.11 au 15 sept 3 spectacles par soir, début 2th30 HÔTEL REGENCE HYATT: 777 Université (879-1370)- Bar tour de ville trio Eli Kranizberg mar au dim de 20h à 03h — Bar La Verrière piano-bar avec Roland Devéze mar au sam t9h00 à 00 OO— Diner-dansant avec pia-niste Gerry Pucci HOTEL REINE ÉLISABETH: Salle Arthur (861-3511)— • Strauss père et Ills • conception etm en s Philippe Grenier, mer au ven 2th30.sam 19h30el 22h 30.dim 20h jusqu'au 30 sept LA CROISETTE: 1201 O Dor Chester (878-2000)— Lambert au piano dim t6h é 2th , lun au ven.de19h00à22h00 L'AIR DU TEMPS: 191 ouest St-Paul (842-2003)— .2 pour 1 .cocktail jazz, de 17h é 20h — Tim Jackson Ensemble.13 au 15 sept LE PDURQUOI PAS: 500 est rue Rachel (523-8708)— The Buzz Band, avec John McGale.Breen Leboeul et Jerry Mercer 14 au 17 sept L'IMPROMPTU: 1201 O Dorchester (878-2000)— Lambert au piano de 17h 00 à 19h 00.Eddie Prophète de 21 h 00 à 02h 00 du lun au ven — Eddie Prophèle de 21 h à02h sam LES RETROUVAILLES: 1709 St-Denis (849-9275)— John Bau-dine quartette (B&B) mer au sam de 22h à 01 h — Sylvain L'Heureux.chansonnier, du dim au mar de22h àOlh RISING SUN: 286 0 Ste-Cathe-rine (861 -0657)— Jazz avec Joe Pass, du 11 au 16 sept THÉÂTRE PORT ROYAL: PDA (842-2112)— La Cie Jean Du-ceppe présente • La ronde • d'Arthur Schnitzier.m en s Claude Maher, du 5 sept au 13 oct.11 au 14 sept 20h THÉÂTRE SAINT-DENIS: t594 rue St-Denis (849-4211 )- • L'amour ou la vie • de Guy Fournier, m ens Daniel Roussel, du mar au dim 20h 30.du 30 août au 16 sept théâtre de la BORDÉE: 1091-1/2 rue St-Jean.Québec (694-9631)—• Stand by 5 minutes > par Jean-Jacqui Boutet.Louis-Georges Girard.Ginette Guay.Martine Ouellet et Marie St-Cyr.m en s Robert Lepage, à compter du 5 sept mar au sam 20h30 UNIVERSITÉ MCGILL: Faculté de musique.Salle Pollack.555 ouest Sherbrooke— En collaboration avec le Congrès Juif Canadien, In Memoriam Marvin Du-chow.Glenda Balkan, soprano, et Dorothy Slapcoll.piano, le 13 sept 20h UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: Faculté de musique.200 Vincent d'Indy (343-6479)— Salle B-421 Récital de piano, Linda Tremblay.14 sept 20h — "Boléro" 1 h 15, 3 h 15, 5 h 20.7 h 20, 9 h PO CINÉMA DU VILLAGE: 1220 est Ste-Catherine, (523-3239) — "Grease Monkeys" 15 h, 16 h 45, 18 h 30, 20 h 15.22 h CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9763)—Cinéastes de notre temps "Le poids des rêves" 18 h 35— Milos Forman "The loves ol a blonde" 20 h 35 CINÉPLEX I: (849-4518) -"Splash" 1 h 10, 3 h 15, 5 h 20, 7 h 25, 9 h 30 CINÉPLEX II: - "Last starfigh-ter " 1 h t5,3h20,5h20.7h20, 9 h 20 CINÉPLEX III: - Meatballs 1 h 15, 3 h .4 h 45, 6 h 30, 8 h 15.lOh CINÉPLEX IV: - The big Chili " 1 h 20, 3 h 25, 5 h 30.7 h 35.9 h 10 CINÉPLEX V: - Muppels take Manhattan " 1 h 30.3 h 30, 5 h 30 —"Under the volcano" 7 h 30, 9 h 35 CINÉPLEX VI: - Police academy" 1 h 10.2 h 55.4 h 40.6 h 25.8 h 10, 9 h 55 CINÉPLEX VII: - "Romancing the stone" 1 h 20.3 h 25.5 h 30, 7 h 25, 9 h 25 CINÉPLEX VIII: - Cloak and dagger " 1 h 30.3 h 30.5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 CINÉPLEX IX: - Moscow on the Hudson " 1 h 15.3 h 20.5 h 25.7 h 30.9 h 40 CINÉMA MONTRÉAL l:(521 7870) — "Le livra de la jungle" 2 h 45, 6 h 10, 9 h 40 — "Tron" 1 h, 4 h 20.7 h 45 CINÉMA MONTRÉAL II: -Cannonball run 11" 1 h 30.5 h 30, 9 h 30— "Les aventuriers du bout du monde" 3 h 30, 7 h 30 COMPLEXE DESJARDINS l:(288-3141)- Yentl" 12 h 45, 15 h 15, 17 h 45.20 h 15 COMPLEXE DESJARDINS II: — "L'homme àa lemmas " 12 h 30, 16 h 40.20 h 50— "Krull" 14 h 30, 18 h 40 COMPLEXE DESJARDINS III: — "Inltlallon à l'amour" 12 h 35, 15 h 05, 17 h 35.20 h 05 — “Clinique pour lemmas " 13 h 55, 16 h 25, 18 h 55.21 h 55 COMPLEXE DESJARDINS IV:-"Zellg" 12 h 30.14 h.15 h 30, 17 h, 18 h 30, 20 h, 21 h 30 CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (879-4349) 10s anniversaire de rUrii-versité Concord'a.10 ans de lilms gagnants 14 h 30.22 h CRÉ^MAZIE: (388-4210) - 'Viva la vie" 7 h 15.9 h 25 DAUPHIN I: (721-6060)- Dimanche à la campagne" 7 h 30.9 h 30 DAUPHIN II: "L'été meurtrier" 7 h.9 h 25, DORVAL I: (631-8587) - ' Tl-ghrope " 7 h, 9 h 15 DORVAL II: Dreamseape " 7 h 30, 9 h 30.DORVAL III: Revenge ol the nerds " 7 h 10, 9 h 10 DËCARIE I: (341-3190)- Boléro " 7 h 20.9 h 20.DÉCARIE II: — Flashpoint 7 h 15, 9 h 05 ÉLYSÉE I: (842-6053) - El norte " 6 h 45, 9 h 20 ÉLYSÉE II: - Après la répétition " 7 h 05, 9 h 05 ESPACE 9:(272-1080)— FAIRVIEW I: (697-8095) - "Oxford blues" 7 h, 9 h FAIRVIEW II: — Gremlins " 6 h 45, 8 h 45 FLEUR DE LYS: (849-0041) "Rua barbare" 1 h.3 h.5 h, 7 h, 9 h GREENFIELD 1: (671-6129)-"Le crime d'Ovide Ploulfe" 7 h 10, 9 h 10 GREENFIELD 2: — "Gremlins" 7 h, 9 h GREENFIELD 3: — "Rue barbare" 7 h 30.9 h 30.IMPÉRIAL: (288-7102) - "Indiana Jones: the temple ol doom" 12 h 15, 2 h35.4 h 55, 7 h 15, 9 h 35.JEAN-TALON: (725-7000)-"L'académla de police" 9 h 30— "Jamais plus Jamais" 7h KENT I: (489-9707) - "Tl-ghrope" 7 h, 9 h 10 KENT II: - The karaté kid " 6 h 15, 8 h 45 LA CITE I: (844-2829) - "Purple rain" 7 h 45, 9 h 45 LA CITÉ II: — Star Track 111: the search for Spock" 7h15.9h15 LA CITÉ Ml: — "Revenge ol the nerds" 7 h 30.9 h 30 L'AUTRE CINÉMA: (722-1451) — "Plus rien é perdra" 7 h 15 — "Le leu de la dansa " 7 h 30 — "Dans la ville blanche " 9 h 15 — "Bandits, bandits " 9 h 30.LAVAL I: (688-7776) -r- "Indiana Jones: the temple ol doom" 7 h 15, 9 h 35 LAVAL II: - Rua barbare" 7 h 05, 9 h 15 LAVAL III: - Tightrope" 7 h 05.9 h 20 LAVAL IV: — La femme publique" 7 h 20, 9 h 35 LAVAL V: - La crime d'Ovide Plouffe" 7 h .9 h 05 LAVAL-ODËON I: (687-5207-)—"Conan le destructeur " 9 h 20— "Chicanes" 7 h 20.LAVAL-ODÉON II: - The woman In red" 7 h 30, 9 h 30.LOEWS I: (861-7437) — "Oxford blues " 12 h 45.2 h 50.4 h 55, 7 h 05, 9 h 15 LOEWS II: — "Dreamseape" 12h15,2h10,4h05,6h.8h, lOh.LOEWS III:- Gremlins' 1 h, 3 h.5 h, 7 h, 9 h 10 LOEWS IV: — "The never ending story" 12 h 30, 2 h 20, 4h 15, 6 h 10, 8 h, 9 h 50.LOEWS V: — "Top secret." 12 h 15, 2 h, 3 h 50, 5 h 40, 7 h 30, 9 h 30.MERCIER: (255-6224)- "Conan la destructeur" 9 h 30— "Chicanos" 7 h 30.OUIMETOSCOPE: (525-8600) — Caligula" 7 h .9 h 45 Fltxcarraldo" 6 h 30.9 h 30 OUTREMONT: (277-4145)-"Sans soleil " 7 h — “La flûte enchantée" 9 h 15 PALACE I: (666-6991) — "Tl-ghropa" 12 h 30, 2 h 40, 4 h50, 7h, 9h10 PALACE II: - Footloose 1 h 30, 5 h 30.9 h 30 “Flash-dance" 3 h 35, 7 h 35 PALACE III: - Star Track III: the search tor Spock" 1 h 20, 3 h 20, 5 h 20, 7 h 20, 9 h 20 PALACE IV: - Sheena" 12 h 50, 3 h 10, 5 h 15, 7 h 25, 9 h 35 PALACE V: - The Karaté kid " 1 h30.4h, 6h30, 9h.PALACE VI: - Purple rain 1 h 10, 3 h 10, 5 h 10, 7 h 10.9 h 10 PARADIS I: (866-6991) — "Cannon Ball II" 9 h 20—"Superman III " 7 h 10 PARADIS II: — "Tendres passions" 9 h, "Un homme, une lemma, un enfant" 7 h 15.PARADIS III: — "L'homme A femmes "9 h 10— "Les copains d'abord" 7 h 10.CINÉMA PARALLÈLE: (843-6001)— "La sang d'un poète" 20 h PARISIEN I: (866-3856) — "Le crime d'Ovide Plouffe" 12 h 35.2 h 45, 4 h 50, 7 h 05, 9 h 15 PARISIEN II: - "Las nuMs de la pleins lune" 1 h 45.3 h 50, 5 h 50, 7 h 55, lOh PARISIEN III: — "Un amour de swan" 1 h.3 h 05.5 h 15,7h15.9h25 PARISIEN IV: - "La lemma publique" 12 h 40.2 h 55.5 hlO, 7h25, 9h40 PARISIEN V: — “Stress " 1 h, 2 h 45.4 h 30, 6 h 20, 8 h, 9 h 55.PLACE LONGUEUIL I: (679-7451) — "L'académie de police" 7 h 15— "Le guet apens" 9 h PLACE LONGUEUIL II: -"Cannonball II" 9 h 30, "Tondre combat" 7 h 30 PLACE VILLE-MARIE I: (866-0689)— "El norte" 1 h, 3 h 40, 7 h 9 h 35.PLACE VILLE-MARIE II: -La femme publique " 12 h 25, 2 h 35, 4 h 45, 6 h 55, 9 h 05 PLACE ALEXIS NIHON I: (935-4246) — "Red dawn " 7 h 30, 9 h 45 PLACE ALEXIS NIHON II: -"The woman In red " 7 h.9 h.PLACE ALEXIS NIHON III: -" Flashpoint" 7 h 15, 9 h 05 PLACE DU CANADA: (861-4595) — "Ghostbustor" 1 h 15,3h15,5h15,7h15,9 h 15, SAINT-DENIS II: (845-3222) -"Les branches à St-Tro-pex" 18 h 10.21 h 35— “On n'est pas sorti de l'auberge" 19 h 50.SAINT-DENIS III: — "Surprise party" 17 h 05.21 h 25— “Pour la peau d'un flic" 19 h VERDUN: (768-2092)— "L'académie de police" 6 h, 9 h 55—"Le guet apens" 7 h 45 VERSAILLES I: (353-7880) -“Le crime d'Ovide Plouffe" 7 h 10, 9 h 10.VERSAILLES II: - La femme publique" 7 h 10.9 h 10 VERSAILLES III: - Rue barbare" 7 h 15, 9 h 15 VILLERAY: (388-5577) -"Conan le destructeur" 7 h 30— "Chicanos" 9 h 15 WESTMOUNT SQUARE: (931-2477) — "Careful he might hear you" 7 h 10.9 h 20.YORK: (937-8978) - "Revenge of the nerds " 12 h 45, 2 h 30, 4 h 25, 6 h, 7 h 45, 9 h 30.TELEVISION O CBFT 12.00 Première edition 12.22 Télex Arts 12.30 Jean-Paui 11 auCanada 16.30 Romeo et Juli-7 17.00 Jean-Paul 11 au Canada 17.30 Ce soir 17.55 Les nouvelles du sport 18.00 Jean-Paul 11 au Canada 19.30 Cinéma « Comment se débarrasser de son patron • amér 60 avec Lily Tomlin, Jane Fonda et Dolly Parton 22.00 Le téléjournai 22.25 Le point 23.00 La météo 23.04 Les nouvelles du sport 23.15 Télex Arts 23.20 Cinéma « L'amour en herbe • fr 76 avec Pascal Meymer, Qhi-lame Dubos et Michel Ga-labru 23.30 Les sports et la couleur du temps 23.45 Cinéma de fin de soirée « Syndicat du meurtre • am^ 67 avec George Pep-pard.Raymond Burr et Gayle Hunnicutt a 9 RADIO-QUÉBEC 18.30 Ce soir en compagnie de Jean-Paul 11 19.28 Tirage de la Quotidienne 19.30 Ce soir en compagnie de Jean-Paul11 (D CFTM 12.00 Le dix vous informe 12.15 Ciné Quiz « Pas d'or pour les requins • ail 74 avec Horst Janson.Hans Hass Jr, Manus Weyers et Monika Lundi 14.30 Forum 15.30 Drôle de monde 16.00 Dessins animés 16.30 Les satellipopettes 17.00 Montréal, en direct '18.00 Le 18 heures 18.30 Odyssée 19.00 Buck Rogers au 2&e siecle 20.00 Coupe Canada 84 23.00 Les Nouvelles 'TVA 23.25 Le Dix vous informe m 12.40 13.15 13.30 15.00 15.30 15.45 17.00 17.40 18.00 18.05 18.25 18.30 18.50 20.10 20.45 21.00 22.40 23.00 23.13 TVFQ(Câble) L'académie des neufs Voiles au travail Les choses du Jeudi Le monde des médecines différentes Le théâtre de Bouvard Croques-vacances Le Journal L'Ile aux enfants Mes mains ont la parole Jour J Atout Pic Des chiffres et des lettres Si j'ai bonne mémoire L'académie des neuf « L'appartement c'est Pi-nocchio l'assassin • avec Jacques Legras.Danièle Girard et Véronique Boulanger Les choses du jeudi Le monde des médecines différentes Le Théâtre de Bouvard Le Journal 12.02 Achievers 12.30 AH in the family 12.57 Program Highlights 13.00 All my children 14.00 Wok with Van 14.30 Coronation street 15.00 Canadian reflections 16.00 Do It for yourself 16.30 Coming up Rosie 17.30 Three's company’s 18.00 Newswatch 19.00 Fame 20.00 Remington steele 21.00 Facts of life 21.30 Pope's tour recap 22.00 The National 22.25 The Journal 23.00 Newswatch headlines and the national update 23.05 Newswatch 23.27 Good rockin'tonight O CBMT 12.00 Midday news IB 12,00 12.30 13.00 14.00 15.00 16.00 16.30 16,37 17.00 18.00 19.00 19.30 20.00 23,00 23,21 00,00 01,45 03,15 CFCF Hi! noon Pulse 12 The Don Herron show Another world General Hospital McGowan's world Take a Break with Matthew Cope Family Feud The FYice is Right Pulse EnteriainrrienI tonight The littlest hobo Canada Cup hockey CTV National news Pulse Cinema Twelve • Taxi driver., Robert Oe Niro, .Boyle, Cybill Shepherd at Jodie Foster Second Feature • Blood, sweat and tears.dr 1975 avec Franco Gas-parri.LeeJ Cobb el Sara Sperali Dukes of Hazzard dr 76 avec Peter 9 ARTS ET SPECTACLES compter de demain au café-théâtre La Licorne \ scandale artistico-financier éclate Un spectacle musical rétro qui fait revivre les années 50 et 60 ROBERT LÉVESQUE À compter de demain soir, le café-théâtre La Licorne change de nom pour devenir le Blue Moon Paradise.On y fréquentera les Four Stars, deux couples qui viennent de remporter, en 1958, le grand prix des Découvertes de la cire Suc cès.Le retour à 58, aux Platters, aux McGuire Sisters, est à la carte de ce spectacle mu-sico-théatral.Au fil des étoiles.Les frères Roland et Laurent, d’Abitibi, ont marié les soeurs Linda et Patsy de Mauricie.Ils rêvent de carrière et démarrent dans le sillage des couples du showbiz.J^eur sort, à travers les llou-Lops et les Bel Canto ?Le come-back, toujours le come-back au Blue Moon Paradise, à tous les trois ou quatre ans-.ladies and gentlemen, les P^our Stars! Le comédien Mario Rodrigue (Roland) était au DEVOIR cette semaine pour évoquer la recherche qu’il s’est tapé à travers les Radio-Monde et journaux-à-vedettes de l’époque pour alimenter ce spectacle qui se veut rétro sans être nostalgique et drôle sans être parodique.« Le point de départ, dit-il, c’est la pochette d’un disque des McGuire Sisters (rappelez-vous.« O Sorry Now »), un après-midi, il y a quelques années.Elise Guèvremont (Patsy) et moi écoutions des disques et cette pochette des trois soeurs américaines a servi d’étincelle, on a voulu faire vivre un groupe musical côté pubüc côté privé ».En fouillant dans les journaux de l’époque Mario Rodrigue s’aperçoit que le Québec, loin d’être envahi et soumis par la loi du rock, et le règne d’Elvis qui débute, va demeurer longtemps sous l’empire populaire (ti-pop, diront certains) de la chansonnette romantico-ro-mantiqüe, dont Michel Louvain sera ici le « king ».La mode des « chansons-à-pré-noms » fera fureur longtemps au pays de Lison.à Les Four Stars: de g.à d., Johanne Garneau, Elise Guèvremont, Richard Lalancette et Mario Rodrigue.Au fond, Benoit Paiement le « emsi ».C’est à travers ce monde aux influences entremêlées entre la France de Mariano , ritaüe de Catérina Va-lente et l’Amérique des Platters que les Four Stars vont avancer.de come-back en come-bâck jusqu’à la retraite finale.Ils passeront à travers les Classais, César et ses Romains, les Habits jaunes, les Excentriques, les Barronets, comme le dit Mario Rodrigue « à la recherche de l’inaccessible étoDe ».En 58 les Platters et « The Great Pretender », en 61 Louvain et « Sylvie », en 64 la folie genre Hou-Lops, en 67 l’Expo bien sur et les petits oiseaux, en 70 une montée de fièvre du western, en 75 le disco de Donna Summer, les Four Stars ne reculant devant rien et suivant tout.Anybody but Abitibi.Ce « musical » à la québécoise devrait attirer les aficionados du twist et du ska, et tous les fans actuels des fifties et sixties, espère Mario Rodrijpue.Lui rien ne l’arrete puis-qu’avant d’embarquer dans Alt fil des étoiles, il a joué tout l’été Judas et Simon dans le Chemin de la croix de Ghéon aux Jongleurs de la Montagne.Dépaysement ?« Non, ré-pond-t-il, c’est aussi le domaine du rêve.».Pour réaliser Au fil des étoiles, Mario Rodrigue et Elise Guèvremont ont réuni autour d’eux une équipe formée d’anciens étu- diants des options-théâtre de Saint-Hyacinthe (pour les comédiens) et de Sainte-Thérèse (pour la production).La mise en scène est assuré par Louis Léveillé, les cos-tumes sont de Jean Gagnon, le décor de Gilles Rochon, les éclairages de Pierre-Luc Ménard.D’après l’idée de Rodrigue et Guèvremont, Pierre Guénette a mis le spectacle en mots et André Lacoste en musique.Johanne Garneau est Linda, Richard Lalancette Laurent, et Benoit Paiement est le deus ex machina des clubs, le classique « emsi ».Au café-théâtre La licorne rue Saint-Laurent, en haut de l’ancien «red light ».Société de musique contemporaine du Québec 19* saison 1984-1985 2 octobre L'Ensemble de la SMCQ, direction Serge Garant 1984 GILBERT AMY - MAMORU FLIJIEDA - MICHEL LONGTIN -MARDI PIERRE TROCHU 15 novembre.Michael Laucke, guitare: Eugène Husaruk, violon 1984 L'Ensemble de la SMCQ, direction Serge Garant JEUDI JEAN PAPINEAU-COUTURE - MICHEL-GEORGES BRÉGENT -FRANÇOIS MOREL - RAYNALO ARSENEAULT - SERGE ARCURI -STEPHEN CHATMAN - ALAN BELL fi décembre_______________________________ w Le'TrIo de Montréal 1984 Lise Daoust.flûte; Robert M.Leroux, percussion JEUDI JOHN WINIARZ JOHN ADAMS - STEVE REICH - MYKE ROY P4 janvier Cm-^T L'Ensemble di L'Ensemble de la SMCQ, direction Serge Garant 1985 WOLFGANG RIHM Jakob Lenz, opéra de chambre JEUDI (en collaboration avec le Goethe-Institut) OQ février.CmmVJ L'Ensemblec I de la SMCQ, direction Serge Garant 1985 TOSHIRÔ MAYUZUMI - TÛRU TAKEMITSU - JÛJI YUASA ¦ JEUDI YÛJI TAKAHASHI - MAKII ISHII -.YOSHIHISA TAIRA -MAKOTO SHINOHARA 14 mars.Fusaka Sondo.soprano: Carlos Alslna.piano; 1985 Jean-Pierre Drouet, percussion; JEUDI Gilbert Amy, direction et régie des sons CARLOS ROQUE ALSINA: Hinterland GILBERT AMY: Une saison en enter 11 avril Lise Boucher, piano; 1985 Jocelyne Fleury-Coutu, voix d'alto JEUDI L’Ensemble de la SMCQ, direction Serge Garant JEAN BARRAQUÉ Sonate pour piano PIERRE BOULEZ Le marteau sans maître Tous les concerts ont lieu à la Salle Pollack à 20 heures Billets réguliers: 8$ / Étudiants & âge d'or: 4$ ABONNEMENT 7 CONCERTS: 40$ (Étudiants & âge d'or: 20$) Renseignements et rèsefvatKXiS' 526*5117 (lundi au vendredi.lOh à 16h) ^ S 1 ^ ¦ Aar, CT r>AT.,I-n.r « PARISIEN: 12.35, 2.45, 4 50, 7.05 9 15 LAVAL: SEM 7.00, 9.05 GREENFIELD: SEM 7.10, 9.10 VERSAILLES: SEM 7.10.9 10 L) LAVAL 5 480 ST-CATHERINE O 866 3856 McGILL CENTRE LAVAL 688-7776 GREENFIELD PARK 1 I VERSAILLES 1 I PL GnEEWIELD PARK 671.6129 PLACt VERSAILLES 353-78BO , du JURY Vj PARISIEN: .4 FESTIVAL DE 12 40 2 55 5 10 7 25 9.40.VERSAI.: SEM.710, 910 LAVAL: SEM 7.20, 9.35 P.V.MARIE: (V.o., s -t.angl ), 12.25.2.35.4.45, 6,55, 9.05.LAVAL 4 ^ .3 ST-CATMERlNb O 866 3886 MCOILL CENTRn^VALM^TTe iiuf:ittiftiiiji'.r:i!iia migsiiiiigjH ssg 0669 PLACE VERSAILEES 353 7860 RADISSoV POUR] Hour tous I FESTIVAL DE A ELYSEE: (Ver-slon originale, s.-t Iran.) SEM 6.45.9,20.P.V.MARIE: (Version originale, s.-t.ang.) 1,00.3.40.7.00.9 35 35 MILTON 842 6053 CINEMA.1 866-0689 l«LE MEILLEUR iFILM DE 1984» V.O.Sous-Titres Français SEMAINE 7.05 A 9.05 MimUiM EN COMPÉTITION FESTIVAL DE VENISE 1.45, 3.50,5.50, 7.55 A tO.OO POUR] Le PARISIEN 2 I 480 ST CATHERINE O 666 3856 MCGIIL UN AMOUR DF.SWANN 1^ 480 ST CATHERINE O 866 3856 MCGiLL ERIC ROHMER DÏMI Le PARISIEN 3 oKyttr \ \ri rt Df t.oy 1.00, 3.05, 5.15, 7.15 A 9.5 L’état de santé de Salvador Dali demeure stationnaire (AFP) — Le peintre Salvador Dali a passé une « nuit tranquille » à l’unité des soins intensifs de l’hôpital El Pilar de Barcelone, a-t-on appris hier matin auprès de cet établissement.« Cinq jours après la longue opération de vendredi dernier pour soigner ses blessures, l’état de santé du peintre évolue dans le sens d’une légère amélioration, mais demeure toutefois grave », a déclaré un porte-parole de l’hôpital qui a ajouté que désormais « un seul bulletin médical par jour sera rendu public, étant donné le caractère stationnaire de la santé de Salvador DaU».L’incendie de la chambre de Salvador Dali la semaine dernière, ses conditions de vie dans son chateau de Pubol (Catalogne) et le rôle de son entourage, notamment dans la gestion de ses biens, ont donné en Espagne à r« affaire Dali » des airs de scandale artistico-financier.« Il était temps que la polémique éclate, il y a trop d’affaires qui se «sont passées en douce », a déclaré mardi un éditeur français d’oeuvres de Dali, M.Pierre Argillet.Depuis le jeudi 30 août, jour de l’incendie a Pubol (province de Gé-rone), les rumeurs ont gonflé.La presse de la péninsule n’a cessé de se faire l’écho des multiples accusations que se sont jetées à la figure plusieurs des protagonistes, et de relever toutes les ombres qui planent encore sur le « cas DaU », à commencer par les circonstances mêmes de l’incendie au château de Pubol, au cours duquel le maître de Cadaquès, toujours hospitalisé à Barcelone, avait été gravement brûlé.Une enquête judiciaire est en cours, mais trois versions circulent toujours sur les causes du sinistre: il aurait été provoqué par un court-circuit, par un feu mal éteint dans la cheminée de la chambre, ou encore par une bougie.L’écrivain et secrétaire du pfintre, M.Robert Des-charnes, qui vient d’annoncer la sortie en Espagne d’un livre sur Dali vers le 15 septembre, a affirmé devant un juge que c’était lui qui avait sorti Salvador Dali de sa chambre en feu, ce que conteste une infirmière.Les journaux espagnols se demandent egalement pourquoi on a at- tendu si longtemps — plus de 40 heures — pour emmener Dali dans un hôpital.Outre Robert Des-charnes, l’entourage direct de Dali est composé par l’avocat Miguel Do-menech et le peintre catalan Antoni Pixtot.Depuis quelques semaines de nombreux amis du peintre se sont plaints dans les média espagnols qu’« on les empêchait de voir DaU depuis des mois », ainsi que l’a raconté a l’AFP une personne proche du « milieu Dali» qui a requisJ’a-nonymat.Une parente de Dali aurait eu récemment « toutes les difficultés du monde » à faire parvenir une lettre au peintre par l’intermédiaire de Pubol.Pour sa part le musicien catalan Xavier Cu-gat, qui a fait presque toute sa carrière aux États-Unis (c’est avec son orchestre que Frank Sinatra avait enregistré son premier disque), avait publiquement déclaré à la radio nationale espagnole que son « ami Dali » était « séquestré » par son entourage actuel.« Je suis sûr qu’ils gardent des chaussures (de Dali) car il y aura toujours acheteur » (après sa mort), avait-il ajouté.L’entourage du peintre affirme pour sa part que c’est Dali lui-meme qui ne voulait voir personne en raison de son état de santé.Mais surtout r« affaire Dali » a vite dégagé un parfum douteux à propos du fabuleux héritage du peintre (plus de 230 millions de francs) et sur ses conditions de vie à Pubol.Toute la presse et les milieux artistiques de la péninsule se posent une même question: Dali était-il prisonnier de son entourage dans sa demeure médiévale et pourquoi ’.’ Officiellement, après son décès, 612 oeuvres du peintre reviendront à la Fondation Gala-Dali, organisation privée créée le 28 mars dernier au musée qui est consacré au peintre à Fi-gueras (Catalogne).La municipalité de Figue-ras possède également de nombreuses toiles du maître.Si ces deux « fonds dali » ont été inventoriés, toutes les «peintures que possède personnellement Dali ne l’ont pas été, et le mystère reste entier sur leur nombre, qui pourrait être très important, selon certaines sources.C’est sans doute, esti- ment les observateurs, l’une des raisons de l’ou verture d’une enquête judiciaire à Gérone sur « tout le cas Dali », sur la gestion des biens de l’artiste.À toutes les rumeurs dont la presse espagnole locale se fait l’écho depuis quelques jours, il faut ajouter celle sur les innombrables faux DaU qui seraient en circula tion à travers le monde.Le quotidien El Pais rapportait dimanche dernier que Dali aurait donné il y a quelques années son accord a un imprimeur pour 1,000 reproductions de plusieurs de ses oeuvres.Le chiffre ne pouvait pas être modifié, ajoute El Pais, mais « l’astuce a consisté à ajouter une liste de pays, et le contrat devenait ainsi: 1,000 en Ita-üe, 1,000 en RFA, 1,000 en Grande-Bretagne, etc.».Plusieurs actions en justice ont déjà été intentées pour « faux », notamment contre l’ancien secrétaire de Dali, le capitaine Peter Moore.« 11 y a un petit proverbe catalan qui dit c’est dans les petits pots qu’on fait les bonnes confitures.Le tout est de contrôler les confituriers », concluait El Pais.Un festival pour exprimer la folie à travers la culture QUÉBEC (PC)-Selon des études, un Canadien sur huit aura affaire au système psychiatrique à un moment de sa vie.Mais au-delà de la statistique, il y a l’individu confronté à la cure fermée, à l’enfermement plus ou moins prolongé qui exprimera ses états d’âme par la création artistique.Le Festival international folie-culture a un défi de taille à relever: sortir le débat sur la santé mentale de l’officine des spécialistes pour Vétaler au grand public par le biais de la peinture, de la photographie, du cinéma et de la littérature.C’est à Québec que se déroulera cet événement inédit au Canada, du 1er au 7 octobre, réunissant quelque 25 conférenciers et une soixantaine de productions au-dio-visuelles aussi bien de la France, du Brésil et du Japon que de la Grèce et des Etats-Unis.Parmi les spécialistes invités, on remarque la présence du psychothérapeute américain Howard Buten, auteur du roman à succès « Quand j’avais cinq ans je m’ai tué».Deux organismes québécois ont travaillé conjointement à la réalisation de ce projet, le ECHOS Les visiteurs ont encore jusqu’au 28 octobre pour dcouvrir l’exposition « Autour des îles du-Saint-Laurent » à la Maison Chevalier de la Place royale à Québec.On peut y voir une carte présentant le bassin du fleuve et un tableau de la toponymie de ses ¦ombreuses îles.Des tableaux, des cartes, des instruments de navigation aident à faire découvrir l’importance des îles dans le développement de l’infrastructure maritime.¦ La Galerie Michel-Ange présentera pour son ouverture une exposition-vente de Marc-Au-rèle Fortin provenant de la collection du journaliste de l’Abitibi, Jean-Pierre Bonneville.Parmi les oeuvres du célèbre peintre, on peut voir son auto-portrait, des huiles, des aquarelles, des pastels, des caséines, des gravures, bref plus de cinquante oeuvres marquantes de Fortin.Cette exposition-vente du 15 au 30 septembre intéressera sans doute les collectionneurs, les musées et les amateurs d’art.¦ Il y a une exposition des Oiseaux de Jean-Luc Grondin à la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal, 465 est avenue Mont-Royal jusqu’au 4 novembre.L’artiste québécois Monique Mongeau expose présentement et jusqu’à la fin de ce mois ses oeuvres à la galerie de l’Université de Moncton dans le cadre du concours Exposer au bureau du Québec.Ce concours est organisé conjointement par le ministère des Affaries culturelles et le secrétariat aux Affaires intergouvemementales.La candidature de Mme Mongeau a été retenue par un jury formé de Mme Michèle Gilon-Tremlay, environnementa liste, Mme Denise Beaudin, lissière et Robert Savoir, peintre-graveur.Les oeuvres de Monique Mongeau sont issues de ses dernières recherches sur l’insertion de constructions architecturales dans l’espace illusoire et naratif de la toile.¦ La Galerie nationale du Canada présente jusqu’au 11 novembre l’exposition « Photographie et architecture: 1839-1939 » de la collection du Centre canadien d’architecture.¦ Le vernissage de l’exposition Au coeur de l’Église canadienne a lieu ce soir au Musée du séminaire de Québec sous la présidence d’honneur de Mgr Louis-Albert Va-chon, archevêque de Québec.groupe Auto-Psy, organisme voué à la défense des droits des personnes psychiatrisées, et Obscure, une association coopérative de production en arts visuels visant la promotion et la diffusion d’oeuvres d’a-vant-garde, voire marginales.« À l’intérieur de deux champs d’intervention, le côte social, informationnel et l’expression artistique, nous voulons démystifier la folie, la sortir de l’institution asilaire en la présentant dans ses rapports avec la culture », explique l’une des responsables du festival, Mme Claire Deronzier d’Obscure.À l’affiche chaque soir, des films et des vidéos abordant la santé mentale avec lucidité et sensibilité.On y retrouve entre autres deux productions cinématographiques québécoises, Les mots-maux du silence réalisée par Helen Doyle en 1983 et Pas fou comme on le pense de Jackie Levithin.Le festival sera également l’occasion de Ss-cuter autour de différen- tes thématiques telles les écrans de la folie où s’exprimeront des cinéastes et auteurs qui, par leurs créations, remettent en question la perception normative de la folie.La programmation fait aussi place aux thèmes suivants: droits et psychiatrie, les troubles émotionnels de l’enfance, l’autisme, créativité et folie.« Les intervenants viendront témoigner autant de leurs travaux que de leur situation, précise Mme Deronzier.Par exemple, sous la thématique Gardes-fous?, on rassemblera différents points de vue de travailleurs en santé mentale.Comme point de départ: le constat que les relations humaines sont notoirement insatisfaisantes dans nos hôpitaux ».Bien que cet évènement suscitera d’abord l’intérêt des spécialistes en santé mentale, on espère bien séduire le grand public qui aura l’occasion de prendre contact avec des documents inédits marginalisés, mais également des oeuvres reconnues.Le festival fait aussi place à des expositions et autres activités, dont la présentation en primeur au Québec d’affiches du Musée de l’Art brut de Lausanne et les dessins de Victor Cor-dier, peintre belge dont l’enfermement en institution psychiatrique a généré un esprit créateur.Cette manifestation inusitée se poursuivra à Montréal du 7 au 10 octobre et à Chicoutimi du 11 au 14 octobre.DIr.: Roué-Doudou Boicol Le Pape de la guitare ce soir à dim.• TAJ MAHAL20 6l2l6tpL • OBO AODY A KUKRUDU 22 tept 286 Ste-Catherine O.Métro Place ^ det Arts 861-0657 PHILIPPE NOIRET • ROGER HANIN Une fresque inoubliable sur l’histoire d’une amitié (Noiret et Hanin) qui résiste à tout.5 ERRATUM Contrairement à ce que laissait entendre le titre de la chronique radio-télévision de notre édition d’hier, M.Jean-Guy Pilon ne quitte pas Radio-Canada, mais sa seule fonction de directeur du Service des émissions culturelles de la radio FM, qu’il a fondé en 1970.M.Pilon revient simplement à son métier de réaUsateur.un film de ALEXANDRE.ARCADY RICHARD BERRY • MACHA MERIL • MARTHE VILLALONGA JEAN PIERRE BACRI * GERARD DARMON • EDWARD MEEKS JEAN BENGUIGUI • FIONA GEUN • JEAN DANFT • PATRICK BRUEL PETER RIEGERT • DISTRIBUTION ACTION FILM m ST DENIS STE-CATHESINE 2M-2ltS Tous les jours: 1.00-3.35 - 6.10 - 8.45 10 ¦ Le Devoir, jeudi 13 septembre 1984 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur Jean-Louis Roy Rédactrice en chef Lise Bissonnette Rédacteur en chef adjoint: Jean Francoeur Directeur de l'information.Jean-Guy Ouguay Directeur adjoint Denis Lord Directeur des services administratifs.Michel Paradis L’UNrVERSALITÉ «SÉLECTIVE» Le président du conseil de la Banque nationale du Canada, M.Michel Bélanger, se permet de tenter le diable.Il proposait mardi à Québec, parmi d’autres moyens de réduire l’intolérable déficit actuel du gouvernement fédéral, un réexamen des divers programmes de sécurité sociale en vue de rendre « sélectives » des prestations qui, estime-t-il, « devraient être réservées aux personnes qui en ont besoin»., M.Bélanger a cité les pensions de sécurité de la vieillesse (PSV) comme exemple d’un régime qu’il faudrait remettre en question.Les sommes ainsi recouvrées, a-t-il dit, pourraient servir à bonifier les pensions des personnes à faible revenu.Le chef de direction de la BNC n’a pas précisé si cette mesure appartenait à la catégorie des coupures « stupides » que le bouveau gouvernement conservateur devrait, selon lui, avoir l’audace d’adopter.Mais « ça va crier », c’est sûr, si M.Mulroney s’avise de toucher aux pensions des personnes âgées, manière que d’aucuns trouveront curieuse de témoigner sa gratitude à ceux-là qui, toute leur vie durant, ont apporté leur contribution à la vie canadienne, selon la rengaine.?Le diable sera tenté, c’est sûr, également.Les sommes en cause sont colossales.Au seul titre de la sécurité de la vieillesse, Ottawa déboursera quelque $ 8.3 milliards au cours du présent exercice.Il faut y ajouter les % 2.8 milliards que coûtait déjà en 1983 le supplément de revenu garanti (SRG), les « dépenses fiscales » attribuables à l’épargne-retraite sous toutes ses formes (pas moins de $ 5 milliards) et, finalement, les régimes publics de rentes (quelque $4.7 milliards).Mais il ne s’agit là que d’une fraction des paiements de transfert qu’effectue le gouvernement central.Restent les allocations famiüales, le déficit de la caisse d’assurance-chômage, les subventions de toutes sortes octroyées par divers organismes, depuis la Société canadienne d’hypothèques et de logement jusqu’au Conseil des arts.Pas étonnant qu’en regard des déficits records des finances pubhques, on lorgne de ce côté pour rétablir un certain éq^uilibre.Mais, si à peu près tout le monde et son pere font chorus pour que les Canadiens cessent de reporter sur les générations suivantes leurs propres « factures d’épicerie », cette belle unanimité s’effrite quant aux moyens de freiner cet endettement.Certains vont plus loin que M.Bélanger dans la remise en cause de l’universalité des régimes de sécurité sociale.En avril dernier, M.Michael Walker, directeur du Fraser Institute, de Vancouver, un des foyers de rayonnement des thèses néo-con-servatrices, faisait le calcul des sommes que le gouvernement pourrait épargner en réservant ses largesses aux seules personnes dans le besoin.M.Walker, sur les bases des données de Statistique Canada, soutenait que le gouvernement pourrait épargner $ 8 milliards en supprimant toute prestation aux ménages ayant un revenu de $ 17,400 et plus ($ 1.5 en allocations famüiales, $ 2.1 en pensions de vieillesse, $ 1.2 en assurance-chômage et $ 3.1 en paiements divers allant depuis les Affaires indiennes jusqu’aux Anciens Combattants).Mais en réalité, les choses sont loin d’être aussi simples.Et bien des arguments, même au-delà de tout parti pris idéologique, peuvent être opposés à ces calculs.Un premier argument : la situation créée par des coupures ainsi pratiquées comporterait de nouvelles et très nombreuses inégalités, plus criantes encore.Les pauvres resteraient certes à l’abri, mais les quasi-pauvres (selon le seuil retenu) seraient lourdement frappés.Deuxième argument : l’administration de ces programmes devenus sélectifs en serait grandement compliquée et alourdie.Cette complexité entraînerait des coûts additionnels, des contrôles accrus et une bureaucratie encore plus envahissante.Troisième argument : tous les régimes se tiennent et s’appuient les uns sur les autres.Dans le cas de la securité de la vieillesse, pour ne prendre que ce seul exemple, la pension universelle du gouvernement fédéral constitue pour les autres programmes, publics ou privés, un premier plancher, une base de calcul.Y toucher, en rendant les prestations sélectives, provoquerait une véritable réaction en ch^e, un déséquilibre du haut en bas de l’échelle.Il se peut aussi, et c’est un quatrième argument, qu’on exagère les économies que la sélectivité permettrait de réaliser.Les revenus tirés des prestations sont imposables.Le 'Trésor public en recouvre une partie.Dans le cas de la pension de vieillesse, le taux de recouvrement est assez bas (de Tordre de six pour cent) étant donné les faibles revenus des retraités, mais il est sensiblement plus élevé lorsqu’il s’agit des allocations familiales.Mais l’argument le plus important tient à la dynamique politique : laisser tomber le principe de l’universalité serait risquer d’affaiblir la base même du système canadien de sécurité sociale.« À tort ou à raison, souligne le Conseil national du bien-être social, bon nombre de Canadiens à revenu moyen trouvent qu’ils supportent plus que leur part du poids fiscal comparativement à ce qu’ils obtiennent en retour du gouvernement.[.] Si on abolissait l’universalité, [.] la classe moyenne majoritaire pourrait bien se montrer moins prête à financer des améliorations aux programmes sociaux sélectifs s’adressant aux personnes à faible revenu, ou même à maintenir ces dépenses à leur niveau actuel » (Les allocations familiales : un régime à repenser ?, mars 1983).?Aussi bien, loin de vouloir attenter au caractère universel des pensions de vieillesse, un gouver-, nement aussi peu suspect de gauchisme que celui de l’Ontario propose-t-il de consolider ce régime et même de l’enrichir {Propositions de l’Ontario pour la réforme des ^nsions, avril 1984).Car ce programme est en voie d’érosion.Le chèque de pension de vieillesse, qui équivalait en 1964 à 20 pour cent du salaire industriel moyen, n’en représente plus que 14 pour cent.D’où Ton peut conclure que la remise en cause de l’universalité de la pension de vieillesse appartient, à coup sûr, à la catégorie des coupures « stupides » dont parlait M.Bélanger Le nouveau premier ministre aurait tort de donner dans ce guêpier.— JEAN FRANCOEUR Justice pour les expropriés DE TOUS LES DOSSIERS hérités du régime libéral par le prochain cabinet conservateur, il n’en est pas de plus grave peut-être, m de plus urgent au Québec que celui des terres de Mirabel En tout cas, le règlement qui s’y impose après qumze ans sera un premier test du changement auquel M.Brian Mulroney veut loger désormais l’administration fédérale.L’affaire est maintenant en procès, certes, et récemment la Cour fédérale refusait, sur division, de suspendre les opérations de revente des fermes.Mais, en revanche, sur le fond du litige, les juges n’ont pas caché leur sympathie pour les cultivateurs, tellement l’expropnation constitue à sa face même une grossière violation des droits de la population.Après des années de léthargie, Topinion publique a fait l’unanimité contre la dépossession massive dont furent victimes plusieurs centaines d’agriculteurs, à la faveur de l’expropriation pour l’aéroport Et au temps où ils étaient dans l’opposition, les porte-parole du Parti progressiste-conservateur (PC) avaient, eux aussi, promis de rendre justice.Même l’ancien gouvernement libéral avait finalement commencé de faire machine arrière, en avouant qu’on n’avait pas besoin d’expropier toute la région pour protéger le fonctionnement de Mirabel.Néanmoins, la revente des terres se fait suivant des méthodes aussi répréhensibles que l’abus qu’elle prétend corriger.En fait, depuis quinze ans, les gestionnaires fédéraux qui se sont succédé au dossier ont agi d’une manière arbitraire et vindicative qui ne saurait être tolérée dans une société libre et démocratique.Le temps est venu de limoger les potentats libéraux qui ont fait leur chose de cet immense domaine.Le changement doit être radical, complet, et rapide.Les électeurs ont déjà battu le député de la place, M.Robert Gourd, ainsi que le ministre qui régentait la région, M.Francis Fox.Mais le nettoyage doit porter aussi sur la Société immobilière du Canada (SIC), ses dirigeants partisans et ses méthodes arrogantes.Fondamentalement, c’est aussi tout le mandat de cette politique qu’il importe de réviser, et de confier à une nouvelle équipe de fonctionnaires.Quelques principes de base s’imposent à Ottawa.La gestion du dossier doit revenir directement à un ministre responsable à la Chambre.L’administration de la SIC devrait non pas être prolongée, mais faire Tobjet d’un examen spécial du vérificateur général du Canada.Entretemps, le gaspillage de fonds publics dans des activités de propagande pourrait prendre fin sans plus de directive gouvernementale ! Pour l’avenir, la région périphérique de l’aéroport doit sortir de la tutelle fédérale, et retrouver un régime de droit conforme à la constitution.Le harcèlement contre les expropriés « négatifs » doit cesser, de même que les faveurs aux locataires « positifs ».Les terres, dans toute la mesure possible, doivent être rétrocédées, et les zones à vocation industrielle ou récréative, normalement transférées aux autorités provinciales ou municipales.Ottawa en aura plein les bras simplement à tenter de réduire le déficit de l’aéroport ' Il importe surtout de ne pas retomber dans les pièges d’hier, telles ces fausses audiences publiques où on a fait semblant d’écouter tes vues de la population et des autorités locales, pour n’en faire qu’à sa guise par la suite.Telle aussi cette administration « communautaire » associant à sa gestion des personnalités « neutres » mais n’ayant aucun pouvoir sur la pohtiquer suivie ni sur son application quotidienne.Après qumze ans, certes, il ne sera pas facile de rétablir la justice.Déjà des expropriés ont renoncé à vivre sur une ferme ou à rester dans la région, ou encore ils ne sont plus en âge de cultiver la terre.Pour ceux-là, on ne saurait revenir au statu quo ante.D’autres, devenus locataires de l’État, sont satisfaits de leur sort ; il suffma qu’on leur redonne des titres qui ne soient plus précaires quant à la possession de leur établissement.Le problème le plus difficile se pose pour les cultivateurs dont les terres ont été cédées à d’autres locataires ou que la SIC a entrepris de vendre à des résidents ou à des étrangers.Le cas des étrangers est clair ; ils ne devraient en aucune manière avoir priorité sur les expropriés qui désirent revenir chez eux ou dans la région.Le cas des résidents de bonne foi est plus complexe.Les expropriés constestataires, s’ils devaient gagner leur cause en cour et faire déclarer illégale Tex-propriation « en trop » d’il y a quinze ans, pourraient provoquer, ici et là, des bouleversements et des complications jundiques d’importance.Peut-être répugnerait-il à un tribunal de faire revivre les droits an- • térieurs au point de ne plus tenir compte des droits posténeurs cédés par le gouvernement fédéral ?La dépossession de Mirabel est sans précédent au Canada, si on fait exception des terres amérindiennes et de quelques parcs nationaux, et elle pose des difficultés médites.Les deniers publics dépensés en procédures par les avocats du régime libéral auraient été mieux employés à dédommager les dernières victimes du grand dérangement de Mirabel.Mais on peut y remédier.Peut-être un arrangement à Tamiable serait-il souhaitable, pour les locataires de bonne foi qui seraient, d’une certaine manière, dépossédés eux aussi s’ils devaient déménager à leur tour ?Mais que le tribunal tranche ou qu’une entente hors cour intervienne, une nouvelle politique sera nécessaire à Ottawa.En tout état de cause, pour que les expropriés obtiennent enfin justice; que le cas des résidents de bonne foi soit traité avec équité; et que le retrait graduel de l’administration fédérale se fasse dans Tordre, il faut d’abord évincer la clique libérale de la SIC, désigner une équipe de fonctionnaires irréprochable et, pour les dossiers qm posent un dilemme, faire appel, au besoin, à la médiation d’un tiers qm soit au-dessus de tout soup çon.— JEAN-CLAUDE LECLERC LE DEVOIR le devoir est publié par l'imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1 Il est composé et imprimé par l’imprimerie Dumont, division du Groupe Québécor Inc .dont les ateliers sont situés à 9130 rue Boi- vm.Ville LaSalle L'agenpe Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc , située à 775 boulevard Lebeau, Ville Saint-Laurent.H4N ISS Tél 332-0680 LIVRAISON À DOMICILE PAR PORTEUR Édition quotidienne 2,50$ par semaine >.e samedi seulement 75* Po'ir infnr.-natlon é Montréal 332-3891.à Ouébec 687-2022 ABONNEMENT Édition quotidienne 120$ par année.6 mois 62$.3 mois 32$ A l'étranger 225$ par année 6 mois 115$.3 mois 60$.édition du samedi 65$ par année Postez votre chèque ou mandat-poste à LE DEVOIR.211 rue St-Sacrement, Montréal.Québec H2Y 1X1 Tant de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Pour information (514)844-3361 Courrier de deuxième classe enregis're-ment numéro 0858 DégQ,tJégal Bibliothèque nationale du Québec * À la bibliothèque de rAssemblée nationale Une décision injustifiée LIBRE OPINION GUY GIROUX LA RÉCENTE mise au point du président de l’Assemblée nationale, dans LE DEVOIR, confirmant la décision de limiter l’accès à la bibliothèque de la législature, constitue un aval à une mesure injustifiée.En effet, appliquée rigoureusement, cette décision aurait pour effet d’interdire l’accès direct aux sources précieuses que Ton y trouve, SI ce n’est aux parlementaires, fonctionnaires et journalistes de la tnbune de la presse.D’un autre côté, en ne l’appliquant pas « encore radicalement », selon l’aveu qui nous a été fait par up porte-parole de la bibliothèque, on ouvre la voie à une procédure discrétionnaire qui est également inacceptable.Par exemple, qui osera interdire l’accès à la bibliothèque à un Fernand Dumont, sociologue réputé, bien connu pour ses sympathies à l’égard du gouvernement du Parti québécois ?À l’inverse, ne serait-on pas enclins à rappeler la nouveUe directive concernant la bibliothèque à un Pierre Vallières, peu susceptible d’encenser les autorités politiques à Québec ¦?C’est la loi 65 du 23 jum 1982, dont l’entrée en force, quant à l’accès aux documents détenus par les organismes publics, date d à peine plus de deux mois, qui a rendu caduques les pratiques susmentionnées.PLst-ü besoin de rappeler, à ce sujet, qu’en vertu de cette loi, « toute personne qui e fait la de- mande a droit d’accès aux documents d’un organisme pubbc » (article 9) ?Partant, M.Richard Guay erre lorsqu’il déclare que cette mesure législative « n’a jamais été conçue pour couvnr les bibliothèques ».De fait, rienne l’autorise à soustraire de la portée de la loi la bibliothèque de l’Assemblée nationale.Cela repose sur deux points précis.Le premier a trait au statut d’« organisme public » que la loi attribue clairement à l’Assemblée nationale (article 3).Le second concerne la notion même de document dont la signification comporte une « extension considérable », comme l’avait déjà fait observer la commission Paré.C’est le cas dans son rapport du 25 mai 1981 qui avait précédé l’entrée en vigueur de la loi.On objectera peut-être que la loi ne se rapporte pas formellement aux bibliothèques.Mais cela n’était pas nécessaire, puisque toute disposition expresse à ce sujet aurait été superfétatoire.Effectivement, seule compte, dans ce cas, la portée générale de la loi qui consacre la liberté d’accès aux documents détenus par les organismes publics.De plus, le législateur a pris la précaution d’éviter l’interprétation dans laquelle verse trop facilement M.Guay, en indiquant que « les dispositions de la présente loi prévalent sur celles dme loi générale ou spéciale postérieure qui leur seraient contraires, à moins que cette dernière loi n’énonce expressément s’appliquer malgré la présente loi (article 168) ».Force est donc de conclure que le groupe d’universitaires qui s’était opposé, dans LE DEVOIR, à la « surprenante décision » de li- miter l’accès (direct) à la bibhothè-que de la législature avait raison.(Jette décision est d’autant plus surprenante que Ton observe, au sein des grandes bibliothèques privées, une liberté d’accès à leurs rayons qui est bien antérieure à l’entrée en vigueur de la loi 65 — laquelle ne les concerne pas de toute façon.Par exemple, il est généralement d’usage, dans les bibliothèques universitaires, d’autoriser la consultation sur place des documents qui s’y trouvent, sans que Ton ait à s’identifier.Par contre, la bibhothèque de la législature, à Québec, malgré l’attitude « tolérante.» de son personnel à l’endroit des visiteurs jusqu’à présent, exige d’eux nom, adresse, signature, numéro d’assurance sociale et pièce d’identité.Comme quoi la direction de l’Assemblée nationale est non seulement peu sensible à la valeur et à la portée de la loi d’« accès » ; elle semble également peu consciente de l’esprit qui anime le volet de la loi 65 relatif à la protection des renseignements personnels.Or ce volet serait inopérant s’il n’avait pas comme visée.ultime la protection de la vie privée des citoyens.De façon ponctuelle, rappelons que l’introduction du numéro d’assurance sociale par le gouvernement canadien, en 1964, ne concernait que l’application de la loi sur Tassurance-chômage et l’administration du régime fédéral de rentes.Que sa production soit maintenant exigée à l’entrée de la bibliothèque de la législature québécoise, comme c’est le cas a maints endroits dans le secteur de l’activité économique, constitue une pratique abusive.LETTRES AU DEVOIR ¦ Le scandale des bourses EN TANT que mihtante dans une association étudiante, je ne peux que joindre ma voix à celle de l’ANEQ pour réclamer du gouvernement qu’il cesse de payer passement les membres du RAEU et de la FAÉCQ.Il est, en effet, scandaleux de constater que les gens qui s’emploient à diviser le mouvement étudiant face au ministère de l’Éducation sont, de surcroît, payés pour le faire.Non seulement le gouvernement doit-il mettre fin à ce programme de récompenses au RAÉU et à la FAÉCQ, mais encore doit-il rendre publique la hste de ceux et celles qui ont reçu de telles gratifications.Les étudiants et les étudiantes ont le droit de savoir qui, parmi eux, est payé pour « mihter » ! — CÉLINE SÉGUIN Montréal, 7 août.¦ Nicaragua : pas toujours ce qu’on pense.À MON ARRIVÉE au Canada après l’expuLsion dont j’ai été l’objet au Nicaragua, on m’a présenté un article publié dans LE DEVOIR du 9 août, signé par M.Michel .lurdant.A cause du jugement porté sur le pays que je connais depuis 14 ans, je ne puis m’empêcher de clarifier certains faits.le ne suis pas professeur d’université mais je crois connaître la situation du Nicaragua aussi bien que M.Jurdant.J’ai vécu toutes les souffrances de ce peuple qui a connu un tremblement de terre dévastateur (59,600 maisons détruites en décembre 1972).J’ai dédié toutes mes forces à la reconstruction sous la dictature de Somoza, en fondant une coopérative d’habitation qui compte aujourd’hui 1,512 familles dans quatre municipalités.J’ai été accusé de communisme par le gouvernement du temps et ensuite expulsé, de même que deux autres étrangers laïcs qui ont donné leur temps comme bénévole à San Marcos.Après la guerre de « libération » des sandinistes, j’ai été accueilli comme un héros et de nouveau, je me suis dédié à la reconstruction en fondant quatre autres coopératives et en coordonnant la pastorale rurale de Tarchidiocèse de Managua dans 572 communautés rurales comme vicaire de pastorale rurale.Je vous demande donc, monsieur Jurdant : À quel titre pouvez-vous parler au nom du peuple du Nicaragua ?Comment pouvez-vous porter un jugement aussi catégorique sur des faits que vous ne connaissez pas ?Comment pouvez-vous prôner le pluralisme et le caractère non aligné de la révolution sandiniste du simple fait qu’un dirigeant de la révolution a dit : « Entre le christianisme et la révolution, il n’y a aucune contradiction ?» Doit-on juger les cinq ans d’une révolution d’après les paroles d’un gouvernant ’’ Vous jugez la société dans laquelle vous vivez par des faits concrets : ne faudrait-il pas faire de même pour le Nicaragua ?Si le gouvernement sandiniste avait été fidèle aux statuts fondamentaux qu’il a présentés au peuple en prenant le pouvoir, pensez-vous qu’il y aurait autant de contre-révolutionnaires ?C’est tout le peuple qui a lutté pour en fimr avec la dictature de Somoza, et non pour y installer un autre gouvernement totalitaire.La preuve, vous l’avez quand la majorité de ceux qui ont lutté les armes à la main en 1979 ont repris le même chemin et se retrouvent aujourd’hui dans les mêmes montagnes et plus nombreux pour en finir avec le totalitarisme.Le plan économique du ministère de la Plamfication nationale est plus que merveilleux, mais pour le réaüser, est-il nécessaire de sacrifier la dignité de la personne humaine, son droit fondamental à la liberté de religion, d’expression et d’association ?Vous avez la chance de pouvoir critiquer le style de vie au Canada (vous avez le droit de le faire sans craindre d’être emprisonné).Mais vous n’aurez pas la même chance de savoir ce que pensent les Nicaraguayens, car ils n’ont pas le droit de penser d’une façon différente du Front sandiniste.Si vous n’êtes pas d’accord avec la société nord-américaine, je vous conseille fortement de l’abandonner et d’aller vivre au Nicaragua ou dans un des pays que vous semblez aimer et défendre.Alors, vous pourrez découvrir que c’est très différent : une visite guidée par un des dirigeants révolutionnaires et un séjour de quatorze ans au milieu des besoins, des nécessités et angoisses d’un peuple qui a faim et souffre d’une pénurie de médicaments.Comment pouvez-vous juger ma prédication si je ne vous ai jamais vu à l’Église ?Et encore, comment pouvez-vous juger les 1,500 familles de pauvres paysans et ouvriers avec qui j’ai travaillé pour qu’ils aient une maison bien a eux, un travail qui les soutienne ?Vous avez le culot de dire que ces gens, pieds nus et affamés, ont verse des « larmes de crocodile » quand on sait qu’ils ont dû défier la pohce et l’armée pour me donner un dernier adieu.Après un mois, ils ne connaissent pas encore, pas plus que moi d’ailleurs, les motifs de mon expulsion.Étiez-vous là quand le pape est venu ?Avez-vous entendu ce qu’il a dit ?Le peuple du Nicaragua a très bien compris son message.Ceux qui ne voulaient pas qu’il vienne avaient préparé, plusieurs jours à l’avance, les slogans à proclamer.Ils étaient si peu nombreux qu’ils ont dû enlever le microphone au Saint-Père et, avec Taide de l’armée, utiliser le système de son qu’ils avaient préparé bien avant que le Saint-Père touche le sol nicaraguayen.Et justement parce qu’il « est très catholique », le peuple du Nicaragua a été le premier à organiser dans toutes les églises des messes et des prières de réparation au Dieu tout-puissant pour l’outrage de quelques marxistes qui ne croient ni en Dieu, ni en TÉghse, ni au pape bien sûr.Je vous invite donc à continuer bien à fond votre étude de la situation du Nicaragua, non pas à partir de ce que pubhe le gouvernement sandiniste, ou même la Prensa, le journal de droite, car ce qu’il pubhe est à 50 % censuré.Quand il ne circule pas, c’est qu’il a été censuré à plus de 80 % et qu’il n’y reste plus nen pour la pu- blication.Il ne faut donc pas croire qu’il y a liberté du fait qu’il a un tirage supérieur à celui du FSLN, Barricada.Quand vous saurez VRAIMENT ce que pense le peuple du Nicaragua, les ouvriers et les tra-vaiUeurs, vous pourrez continuer de publier.N’allez surtout pas dans Tune de mes trois paroisses, car, au départ, vous penserez que je les ai trompées et mal formées .Allez plutôt dans les paroisses des curés qui sont avec le gouvernement et parlez avec les ouvriers et les travailleurs, du moins ceux qui peuvent vous faire confiance au point d’être sûrs que vous ne les tromperez pas en les dénonçant.Ils vont vous dire que les armes des Russes sont aussi mortelles que celles des Américains et qu’Û y a beaucoup plus de militaires cubains — il faut les nourrir actuellement — que d’Américains au temps de Somoza ou au Salvador.Ils vont vous dire ce qu’ils pensent des élections sans opposition possible.Ils vont exprimer leur anxiété, leur désir de liberté, de vivre dans un pays bien à eux quTls ne veulent pas voir utilisé par une puissance étrangère comme ils l’ont vu depuis le début du siècle.C’est pour cela qu’ils ont lutté.Ils veulent plus qu’une vuelta de tortilla, soit un simple remplacement de l’impérialisme américain par Tim^rialisme soviétique.Ils savent très bien que le chemin de la paix ne consiste pas dans le maintien d’une armée de plus de 100,000 hommes quand les pays voisins n’ont pas d’armée ou simplement 15,000 militaires.Us vont vous dire leur crainte que leur garçon de 16 ou 18 ans ne soit embrigadé dans un service militaire obligatoire.En terminant, je vous rappelle une chose.Faire connaître seulement un côté de la médaille est pire que dire des choses fausses.Exposer avec objectivité les projets d’un gouvernement est une bonne chose, mais est-on honnête quand on néglige de parler de ce que pensent et veulent les habitants d’un pays, en supposant, bien sûr, qué le gouvernement soit là pour les représenter ?— BENOIT LAPLANTE prêtre.Montréal, 4 septembre.¦ Pas de néocroisade VOTRE ÉDITION du 7 septembre publie une lettre intitulée « Non au bUmguisme officiel ! ».Il me fait horreur de voir resservi au menu la vive protestation d’une unilingue orthodoxe.M.Yvon Lamarre est peut-être plus renseigné que Mme Louise Laguë du fait que notre ville est d’abord et avant tout cosmopolite.C’est avec la pseudo-infaillibilité de concepts nauséabonds du type « complexe de colonisé » qu’elle crée sa thèse aussi vide qu’intolérante.Poussons cette thèse un tant soit peu.Si les conservateurs avaient la mauvaise idée de rédiger des textes officiels en anglais seulement, sous prétexte que le Canada est un pays majoritairement anglophone, Mme Laguë serait probablement la première à crier au scandale, et ce à grand renfort de vocabulaire vi-tnohque.J e préfère « retourner dix ans en arrière » que de revêtir l’uniforme étroit d’une néo-croisade hngiustique.— YVES PRESCOTT Verdun, 7 septembre. On appelle cela jouer sur les émotions DANIEL LATOUCHE IL Y A deux façons d’évaluer les dernières élections fédérales ; la cérébrale et l’émotive.La première est certainement plus noble.Klle est aussi plus facile.Nous sommes tellement habitués à ce genre de raisonnements que nous réprimons automatiquement tous nos instincts primaires au profit de savants calculs du genre ; « Que va faire Mulroney si Bourassa décide de ressusciter sa souveraineté culturelle pour contrer une éventuelle remontée du Parti québécois qui se serait donné un nouveau chef » ?Pour jouer avec les « si », nous sommes champions ! Dans dix ans, toutes ces savantes élucubrations auront été oubliées.On se souviendra cependant encore longtemps de ce sentiment de contentement béat qui a commencé à s’emparer de nous vers 20 heures 18, mardi soir dernier.Qui dira la joie ineffaçable de voir tous ces petits cartons bleus défiler au bas de nos écrans ! On en a même oublié les radotages des commentateurs incapables de dire autre chose que « C’est un véritable raz de marée».Le plus étonnant, ce n’est pas tellement l’ampleur de la victoire conservatrice — il s’agit surtout là d’un résultat imposé par notre mode de scrutin —, mais plutôt la profonde satisfaction avec laquelle a été accueillie la déroute libérale et l’élimination de certains députés et ministres de l’éphémère équipé Turner.Le Québec n’avait connu jusqu’ici que deux moments semblables ; la victoire libérale de juin 1960 et celle du Parti québécois en novembre 1976.Les plus vieux me corrigèrent, mais jamais élections fédérales n’avaient engendré une telle satisfaction depuis Wilfrid Laurier.Dans les derniers jours de la campagne, chacun s’était mis à espérer que peut-être « son » ministre fédéral le plus détesté allait mordre la poussière.Je connais un ancien ministre libéral à Québec qui s’avouait déçu que son ministre fédéral « favori », en l’occurrence Pierre de Bané, n’aUait pas pouvoir être battu, ayant démissionné.On se mettait à rêver : « Et si Ouel-let.» La satisfaction fut du même ordre que l’annonce de la défaite de Robert Bourassa par le poète Gé-rald Godin en 1976 ou de celle de Camil Samson par Gilles Baril en 1981.De bien beaux souvenirs.Moi, c’est Serge Joyal dont la défaite m’a le plus réjoui.Et ce, d’autant plus qu’en pleine campagne électorale il avait poussé le mépris jusqu’à imposer, de sa propre pe- tite autorité pompeuse, un nouvel arrangement constitutionnel pour ce qui est du financement universitaire.Son arrogance, surtout depuis le débat constitutionnel, ne connaissait plus de limites.Il en était venu à se voir comme le roi d’opérette des minorités canadiennes.Le plus agréable dans tout cela, c’est qu’il a enfin été permis, le temps d’une soirée électorale, d’être mesquin et revenchard tout en ayant l’excuse de savoir que des millions d’autres électeurs ressentaient la même joie primaire et barbare.À une semaine de la visite papale, ces sentiments n’avaient rien de très chrétien.Pas chrétien certes, mais tellement agréable ! De tels sentiments témoignent d’une basse partisanerie dont il faudra bien se confesser un jour.Mais ils en disent aussi davantage sur le fonctionnement réel du régime fédéral que bien des études constitutionnelles.Il existe au Québec une « Canadian connection » réelle dont il ne faudrait pas sous-estimer l’importance et mésestimer la nature, ce que les libéraux fédéraux avaient réussi à faire depuis vingt ans.Cet attachement est si profond et si généralisé qu’il suffit qu’un politicien qui n’a pourtant rien en sa faveur — c’est un président de compagnie (américaine en plus), il est conservateur, anglophone, et porté sur les clichés — choisisse de reconnaître franchement cet attachement pour ce qu’il est pour qu’il fasse un malheur électoral.On a tout dit sur la « machine » conservatrice, son efficacité proverbiale et l’habiUté des stratèges conservateurs.Mais ce n’est pas suffisant.Même le goût du changement n’explique pas tout.On ne compte plus les fois où les Québécois ont eu l’occasion d’exprimer un tel désir, et ne l’ont pas fait.Pour qu’une opération de cette envergure baigne dans l’huile du début à la fin, il faut plus que de bons sondages et de beaux messages publicitaires.Il faut surtout que l’entreprise soit assise sur des bases intellectuelles et émotives solides.Pour la première fois depuis les beaux jours de Louis Saint-Laurent, une campagne électorale fédérale ne s’est pas faite « contre » le Québec, mais avec le Québec.On aura beau dire tout ce qu’on voudra sur l’absence de pensée politique profonde chez Brian Mulroney, il fut quand même le premier à réussir cet exploit.De la pensée politique profonde — du modèle Chré-tien-Ouellet —, le Québec en a été inondé depuis cinq ans.On pourra facilement apprendre à vivre sans cette profondeur dont on disait dans le temps qu’elle était « dans le sens du creux».Brian Mulroney a compris qu’il ne servait à rien de forcer tous les Québécois à manifester le même genre d’identification au Canada.Le registre est beaucoup plus complexe au Québec qu’il l’est à Moose Jaw.L’appartenance au Canada passe ici par une identification plus profonde au Québec.On ne cesse, par contre, de répéter que l’ouverture dont Mulroney a fait montre lors de son discours de Sept-lles est tout à fait récente et qu’elle ne survient qu’à la suite d’un long calcul électoral.Tant mieux ! Il n’y a rien de plus dangereux que ces politiciens qui agissent selon des convictions tellement profondes que seul leur inconscient y a accès.Monsieur Mulroney est un politicien, et un politicien fort habile.Pourquoi s’en plaindre ?C’est précisément pour cela que nous le payons.Pourquoi faudrait-il qu’il soit un imbécile ?Nous n’y gagnerions rien.Sa récente conversion à l’ouverture est le signe que nous avons affaire à quelqu’un qui sait reconnaître les forces politiques pour ce qu’elles sont.Cette conversion est un témoignage rendu à l’opiniâtreté des Québécois et à la solidité du travail accompli depuis la Révolution tranquille.Le moins qu’on puisse dire, c’est que Mulroney ne souffre pas de mvopié politique.Cela lui permet d’éviter les murs.C’est notre meil- leure garantie.Tant que le Québec saura développer les réseaux sociaux, économiques et culturels qu’il s’est donnés depuis vingt ans, tant que l’entente continuera d’exister sur les grands objectifs, on peut être assuré que Mulroney se fera un point d’honneur de le reconnaître.Son obsession pour la rentabilité électorale et l’apparence des choses fera en sorte qu’il ne cherchera pas à court-circuiter l’histoire politique québécoise.Et comme si tout cela n’était pas suffisant, il reste encore Chrétien et Ouellet.L’une des lois inexorables de la politique veut que si un parti se tire une balle dans un pied, il se sent nécessairement obligé de faire la même chose avec l’autre pied.Une question d’équilibre.À chaque semaine, lors de la période des questions, nos deux grands penseurs libéraux vont donc attaquer le premier ministre parce qu’il aura été vu la veille en compagnie d’un méchant nationaliste québécois.Et à chaque fois, Mulroney va être obligé de les remettre à leur place.Non seulement cela va-t-il nous donner encore plusieurs belles répliques, mais l’imbécilité et le mépris des libéraux vont faire en sorte que le Parti conservateur n’aura pas d’autre choix que de respecter l’esprit de son engagement.On n’en demande pas plus, et espérons qu’on n’en aura pas plus.REVUE DE PRESSE Les journaux européens et le raz de marée conservateur JACQUES PIETTE Collaboration spéciale ÊTONNÉF; de l’ampleur de la victoire conservatrice et surtout de la déroute libérale au Québec, la presse française a, dans l’ensemble, accueilli assez favorablement l’élection de M.Brian Mulroney, dont tous ont vanté les grandes qualités de conciliateur et de stratège politique.Tout comme Le Monde, qui a vu dans la victoire conservatrice le signe d’une nouvelle cohésion nationale (voir l’éditorial reproduit dans LE DEVOIR du 8 septembre), Le Figaro estime que l’élection de M.Mulroney constitue un geste salutaire pour l’avenir politique du Canada.En portant au pouvoir un parti avec une majorité de votes dans toutes les régions du pays, les électeurs canadiens ont, en fait, voté pour l’unité nationale.Lassés du « style trop désinvolte » des libéraux en ce temps Brian Mulroney triomphant.de crise, les Canadiens, écrit le journal, ont ainsi clairement manifesté leur désir de voir le fédéralisme redevenir cette structure de négociation permanente, seule capable d’atténuer les rivalités entre les diverses régions canadiennes.Pour l’hebdomadaire L’Express, l’écrasante victoire des conservateurs ne signifie pas pour autant que « la contagion du reaganisme » se soit emparée du Canada et que le pays tout entier ait décidé de « basculer à droite ».Cette victoire constitue avant tout un succès personnel pour M.Mulroney, ce Québécois « pure laine au charme irlandais ravageur », cet homme qui n’est ni de gauche ni de droite mais bien les deux à la fois, qui est parvenu à rénover et à rajeunir un parti traditionnellement déchiré.À la grande habileté stratégique du leader conservateur s’est ajtouté le concours de M.Trudeau qui, avec ses nominations de fin de règne, est venu assener le coup fatal à la campagne déjà fort mal organisée de M.John Turner.Pour L’Express, on ne peut s’empêcher d’éprouver cette « troublante impression » qu’en agissant de la sorte, M.Trudeau ait souhaité que M.Mulroney lui succède à la tête du pays.Pour appuyer ses dires, l’hebdomadaire rappelle qu’en juin 1983, dans une interview au DEVOIR, M.Trudeau aurait implicitement dé-.signé M.Mulroney comme « l’héritier de sa conception du Canada ».Le Quotidien de Paris ne voit pas non plus, dans la « tornade conservatrice » qui s’est abattue sur le Canada, le signe d’un coup de barre à droite de la part des électeurs canadiens.Soulignant que sur de nombreux points, M.Mulroney est plus proche des positions de M.Trudeau que de bon nombre des membres de son parti, le journal estime que ce « charmeur pragmatique » n’a assurément pas le profil d’un Ronald Reagan ou d’une Margaret Thatcher.Il en va tout autrement pour Le Matin de Parisqni prédit un glissement vers la droite de la politique canadienne, que viendront confirmer l’abandon des politiques nationalistes libérales dans le secteur énergétique et la fin des restrictions en ce qui touche les investissements étran- IL EST PARMI NOUS Le noir et le blanc GUY MÉNARD Remarquable polyvalence des symboles : Jean-Paul II, qui les manie avéc un indéniable talent, a ainsi, par exemple, réussi à transformer en « signe bénéfique de la grâce • la pluie agaçante et grisâtre qui tombait averse sur les fidèles du Cap-de-la-Made-leine et du parc Jarry.Mais on aurait volontiers l’impression que les symboles, reconnaissants, lui ont rendu la politesse : juste avant son arrivée triomphale au parc Olympique, pour sa rencontre avec des milliers de jeunes, la douceur dorée du soleil couchant est, en effet, venue inonder la soucoupe du stade inachevé, soulevant des tonnerres d’applaudissements.« En tout cas » — comme dirait Jean-Paul II — pour un warmup de foule, c’était assez réussi ! Symbole : signe qui relie, pont entre le visible et l’invisible.N'est-ce pas cela même gui, y compris dans notre monde prétendument « sécularisé » de 1984, nous introduit au coeur de ce que l’expérience religieuse a de plus fondemental ?Jean-Paul II, pontife, faiseur de ponts symboliques.Il est peut-être dommage, à cet égard, que les théologiens modernes de la papauté, plus historiens que poètes, et peut-etre plus orthodoxes que religieux, aient plus ou moins boudé ce titre de « pontife », emprunté par les papes aux anciens empereurs païens, lui préférant l’image du pasteur, conducteur de moutons.Les foules ne suivent peut-être pas tant que ça — il n’y a qu'à voir les résultats des sondages sur les attitudes des croyants d’ici pour s’en convaincre.Elles s’arrêtent, en revanche, fascinées et séduites, devant qui sait faire des ponts entre ce qui saute aux yeux et ce qui ne se voit bien qu’avec le coeur.Elles se laissent toucher quand on les louche.Le svmbole.c’est du courant qui passe.En fait de symboles, cette rencontre du pape avec les jeunes du Québec avait sans doute même de quoi donner quelque vertige, tant elle en était remplie.C’est, notamment, de manière volontairement symbolique que les organisateurs de cette manifestation avaient voulu exprimer les préoccupations et les aspirations des jeunes, leurs questions et leurs attentes face aux ^ands « problèmes » de notre temps : angoisse et chômage, abondance et gaspillage, violence et poUution, égoïsme et partage, suicide et drogue.(Étrangement, la sexualité n’était évoquée, dans ce tableau, que sous la forme d’un couple de marionnettes géantes, sûrement marié et déjà entouré d’une ribambelle d’enfants.La « réponse », ici, prenait manifestement plus de place que les « questions ».) L’ensemble du spectacle était lui-même de part en part traversé par le puissant symbolisme du noir et du blanc, et de leurs harmoniques : nuit-/jour, ténèbres/lumière, vie/mort.Contrairement aux exégèses byzantines de certains commentateurs qui s’arrachaient le col romain à tenter de trouver un symbolisme au rose du train papal, celui-ci avait au moins le mérite d’être clair — et de permettre au pape d'enclencher son discours sur le début de l’évangile de saint Jean : Le monde est dans les ténèbres — mais le Verbe est la lumière du monde.Délinquance, pourtant, des symboles : au-delà du blanc des jeunes fUles-colombes et du trône papal, discrètement drapé de noir, se profilait tout de même nettement le podium géant de Michael Jackson qui, dans quelques jours à peine, remplira ce même stade avec ces mêmes jeunes.On a, bien sûr, plus d’une fois évoqué ce « rapprochement du hasard », non sans quelque malaise, parfois.On aurait sans cloute tort de le trouver irrévérencieux ou hors de propos.Michael Jackson, à sa manière — y compris dans son propre corps, d’ailleurs, à la fois noir et blanc —, n’est-il gers.Pour le quotidien, ce nouveau changement de cap était d’ailleurs inéluctable, puisque entre MM.Mulroney et Turner, ces « frères siamois d’un même système politique », la différence idéologique était aussi mince qu’une « feiuUe d’érable ».Pour Libération, M.Brian Mulroney fait figure de chef canadien « made in USA ».Constatant que le leader conservateur a construit une image fondée davantage sur le spectacle que sur un programme politique précis, le quotidien écrit qu’il est bien difficile de prédire ce que sera sa véritable ligne politique.Quant à la presse italienne, elle a vu dans le résultat des élections canadiennes la preuve que la fièvre du « reaganisme » s’est emparée de l’électorat.Ainsi, pour le quotidien milanais II Giomale, le triomphe des conservateurs n’est pas sans rappeler la victoire qu’a remportée Ronald Reagan sur Jimmy Carter, il y a quatre ans.Le résultat du scrutin canadien constitue une preuve éclatante que « l’effet Reagan » se fait de plus en plus sentir à l’extérieur même des frontières américaines.D’aüleurs, estime 11 Giornale, les Canadiens qui, cette fois, n’ont pas voté sur leurs « vieilles querelles » régionales ou linguistiques mais sur des enjeux économiques touchant l’ensemble du pays, avaient le choix entre deux aspirants qui se réclamaient tout autant des thèses « rea-ganiennes ».Pour La Stampa de Turin, avec le raz de marée conservateur, la « révolution du reaganisme » aura montré toute sa force.Car il ne fait pas de doute, pour le journal, que c’est le « vent de Reagan » qui a balayé sur son passage vingt ans de règne libéral presque ininterrompu.Le Financial Times de Londres soutient, pour sa part, qu’il est clair gue le vote de mardi dernier n’en était pas un en faveur du « reaganisme » ou du « thatchérisme ».Si M.Mulroney a d’ailleurs pu connaître un tel triomphe, c’est qu’il a su adopter des positions centristes, tout en profitant de l’appui des « séparatistes » et des nationalistes québécois qui ont préféré, comme moindre mal, élire un gouvernement dirigé par un francophone.i > ! » i-n î JJ Les évêques du Québec et l’enseignement religieux catholique LIBRE OPINION LIONEL ÉMARD AVEC LA PUBLICATION de L’enseignement religieux catholique (mai 1984) par l’Assemblée des évêques du Québec, on peut dire que les communautés chrétiennes ont en leur possession une bonne vue d’ensemble de la pensée de nos évêques sur ce que doit être renseignement religieux des jeunes en formation scolaire.En effet, la réflexion des évêques sur la question de l’éducation religieuse des jeunes avait débuté en octobre 1978 avec le Message des évêques du Québec a ux responsa blés de l’éduca tion et s’était poursuivie avec L'initiation sacramentelle des enfants.orientations pastorales, juin 1983.Conscients des nombreux changements survenus dans la société et l’Église québécoises au cours des 20 dernières années, les évêques ont voulu procéder à une remise à jour des orientations pastorales relatives à l’enseignement religieux catholique dispensé dans les écoles primaires et secondaires du Québec.Cette remise à jour, les évêques ont voulu la réaliser à la lumière du synode sur la catéchèse et du document qui en est sorti : L’exhortation apostolique Cate-chesi Tradentae et de l’expérience catéchétique des vingt dernières années Le document L’enseignement religieux catholique : orientations pastorales est la mise en pratique, dans le quotidien scolaire, de cette mise à jour de renseignement reli^eux catholique, tant au niveau primaire que secondaire, voulue par nos évêques.Pour eux, il ne s’agit pas de revenir en arrière avec une caté- chèse de questions et réponses, mais d’établir un juste équilibre entre les trois composantes de la catéchèse, soit la parole, la mémoire et le témoignage.Au sujet de la parole, le document dit : « L’Église parle, annonce, enseigne, communique avec les autres.Cette parole, dans la fonction catéchétique, prend la forme d’un enseignement systématique.» Quant à la mémoire, on y lit : « Le langage premier de la catéchèse est l’Écriture et le symbole.La catéchèse est alors le moyen privilégié d’assurer la transmission des documents de la foi.» Enfin, pour le témoignage, on conclut : « La catéchèse ne peut jamais être séparée d’un engagement de vie .à la suite du Christ.en Église» (pp.9-10).Après avoir clarifié les responsabilités des diverses instances dans l’éducation de la foi des jeunes, les évêques explicitent leurs attentes relatives à l’enseignement religieux catholique : 1) dans les écoles primaires, 2) au premier cycle du secondaire, 3) au deuxième cycle du secondaire.Le tout se termine par une présentation du bilan de la pratique en enseignement religieux catholique ces vingt dernières années et par un tableau-synthèse des orientations pastorales en enseignement religieux.Une première lecture du document nous fait constater que les évêques ont voulu corriger une faille majeure dans l’enseignement religieux actuel : « l’imprécision des références au donné révélé ».Pour corriger cette imprécision, on propose « un enseignement religieux qui réponde aux exigences “scolaires” », c’est-à-dire qui réintroduise le mot « exigences » aux plans intellectuel, du travail et de l’évaluation dans renseignement religieux catholique.r/ rv r L’attente sous la pluie, rue Notre-Dame, mardi après-midi : une valeur de symbole.(Photo : Jacques Grenler/LE DEVOIR) pas, lui aussi, une sorte de pontife ?Sécularisée, notre époque ?Allons donc .Mais peut-être, oui, un peu polythéiste.Noir et blanc.Cette apposition/opposition — Nathalie Petrowski écrivait « manichéenne » — des symboles pourrait faire froncer les sourcils.Le monde des adultes, en effet — qui n’est pas celui de Peter Pan — a sans doute plus spontanément l'intuition que les choses sont rarement aussi tranchées, qu’elles sont bien plus souvent « grises ».L’Église, paradoxalement née dans la nuit de Pâ- ques et dans les ténèbres des catacombes, semble avoir basculé — de- Euis Constantin ?— du côté de la lancheur lumineuse, diurne, solaire.Tout se passe, en effet, comme si le christianisme, à travers son histoire, avait tenté de refouler, d’extirper — ou de « guérir » — cette « part d’ombre «présente au coeur de l’humanité, faite de violence et de passion, d’égoïsme et de conflit, d’excès et de mort, avec laquelle la sagesse païenne tentait plutôt de composer; ce côté « dionysiaque » de l’humain où le chaos et le désordre sont aussi source de création, où la fécondité s’engendre d’abord dans le plaisir, où la tendresse et la cruauté se mélangent, où la nuit est porteuse de promesses et pas seulement de cauchemars.Ironie des symboles : dans la chorégraphie finale du stade, des corps de jeunes gens formaient, de^ vant le pape, les mots du thème de la soirée : oui à la vie.Significativement, peut-être, le ^oupe qui composait le mot « vie » était vêtu de noir et de blanc.Mais peut-être aussi un dernier clin d’oeil : le pape, prenant congé des jeunes, avec son irrésistible sourire, leur a souhaité bonne nuit.Sans mode d’emploi.I 12 B Le Devoir, jeudi 13 septembre 1984 SUITES DE LA PREMIERE PAGE ^ Les libéraux nifesté à la rencontre d’hier après-midi un appui unanime et généreux.M.Turner convient toutefois qu’on n’a pris aucun vote formel a cet égard.Cela n’était pas possible puisque il ne s’agissait pas d’une réunion en bonne et due forme du caucus.Les sénateurs n’avaient pas été invités à la rencontre Le caucus se réunira que le 10 octobre Les ministres qui participaient hier matin à la dernière réunion du cabmet ne semblaient pas s’inquiéter de fait des attaques que pourrait subir le leadership de M Turner Ainsi le ministre d’Etat à la Jeunesse, Jean Lapierre, a vivement rétorqué qu’il s’agissait là d’une question réglée il y a à peine trois mois.« Ce n’est pas le leader qui nous a entraîné dans une éclatante défaite, c’est la population qui a décidé qu’elle nous donnerait une défaite », a-t-il exphqué.Le ministre du Travail et président de la campagne électorale au Québec, André Ouellet, croit que les libéraux sont des militants fidèles par nature à leur chef et qu’ils vont continuer à le supporter Ce fut un vote positif de la population envers M Mulroney et le changement, tout simplement, a expliqué M Ouellet qui dit être prêt à porter sa part de responsabilité de la défaite électorale Il ajoute cependant qu’ils sont nombreux ceux qui devront en porter une part Comme M Turner, M Ouellet et M.Lapierre estiment qu’il faut mam-tenant se tourner vers l’avenir.Il faut certes prendre le temps de tirer les leçons de la défaite électorale, mais non pas se complaire dans le passé II y a beaucoup a faire, disent-ils Le vice premier ministre, Jean Chrétien, ne s’en fait pas La moyenne au bâton est excellente 6 victoires et deux défaites en 20 ans Ce serait merveilleux si les Expos faisaient aussi bien, dit-il Celui-ci se dit enthousiaste et désireux de se battre II prédit que le rôle de l’opposition sera facile pour les hbéraux « Une fois la lune de miel passée, vous allez voir la vaisselle revoler vite dans la cuisine conservatrice », prédit-ü Plusieurs ministres ne pourront contribuer beaucoup à l’effort de renouvellement du parti Ayant été défaits, leur contribution sera réduite, mais certains ont l’intention de quitter complètement la politique C’est le cas du ministre au Commerce extérieur, Francis Fox, pour qui la carrière politique a assez duré II s’engage a compter de maintenant dans le secteur privé et écarte toute pos-sibüité de candidature avant une di-zame d’années, même au niveau provincial comme il avait pensé le faire un temps Des ministres comme Serge Joyal, disent ne pas trop savoir ce qu’ils feront sur le plan personnel Cependant, ils ont l’intention de contmuer à militer activement au sein du Parti libéral fédéral et de travailler à rebâtir le parti La réunion du cabinet d’hier matm n’aura duré qu’une heure et demie II s’agissait de fermer certains dossiers qu’on a soigneusement évité de préciser Par la suite, le premier ministre défait a reçu ses ministres à sa résidence pour le repas Aujourd’hui, il y recevra une dernière fois, pour une réception, les députés défaits qm s’affairent depuis quelques jours a vider leurs bureaux ^ Le nouveau coriace, notamment pour protéger le droit au travail dans sa langue, mais en vam.M Fortier était jusqu’à tout récemment ambassadeur en Belgique C’est un diplomate de carrière qui a passé 32 ans de sa vie au service du gouvernement fédéral II se décrit comme «non-partisan» Il a été quelque peu surpris qu’on lui offre le poste mais son intérêt pour les langues n’est pas nouveau Déjà, son rapport de président du groupe de travail sur l’information gouvernementale à la fin des années 60 établissait une série de mesures pour assurer l’information en français M Fortier présente une autre par-ticulanté II est le premier commissaire francophone,ce qui rend son rôle «plus délicat » parce que «la nande partie de l’effort sera encore demandé aux Anglophones et que le pubbc anglophone s’était habitué à entendre Ta voie de la raison venant d’un anglophone » En même temps, M Fortier pense que son travail sera plus facile, en raison de «l’intérêt viscéral» et de «rengagement profond» qu’il a envers ce qu’il appelle un «apostolat» «On peut pratiquer la diplomatie dans plusieurs domaines», a-t-il fait remarquer hier Ottawa Et prudent, le nouveau commissaire l’est sans conteste pour l’instant.Il préfère rencontrer les intéressés des provinces avant de critiquer l’Ontario qui persiste dans son refus de reconnaçtre le français officiellement ou de commenter en long et en large les évènements du Mamtoba avant que la Cour suprême ne se prononce sur la question des services en français dans cette province.Mais il fera entendre sa voix très fort jMur r^xmdre à ceux dont il s’at-tena qu’ils demandent que le pays s’en remettre aux vertus du système de l’éducation pour former des Canadiens bilingues.Avec l’arrivée du nouveau gouvernement, «il y aura un réel bouillonnement.Toutes sortes d’idées feront surface et parmi elles, celle d’abolir les subventions versées à la forma- tion linguistique des fonctionnaires bilingues Mais elles sont essentielles», soutient et soutiendra M Fortier.Ce dernier n’écarte pas non plus que «la nouvelle réalité» pohtique engendre, dans la fonction publique, une «baisse de pression» envers le caractère bilmgue des services gouvernementaux offerts aux Canadiens En revanche, et sans parler de la protection des minontés que le chef du Parti conservateur, M Bnan Mulroney, s’est engagé à promouvoir, M Fortier remarque que si les efforts pour défendre la cause du français ont été lancés durant les années de M Pierre Trudeau et avant lui de M Lester B Pearson, la Loi sur les langues officielles de 1969 fut adoptée non seulement à l’unanimité des trois partis du Parlement mais également de ses membres.L’entente dépassait la partisanene Cette année, les députés des trois partis ont à nouveau eu l’occasion d’exprimer leurs convictions,lorsque le Parlement fut appelé à voter une résolution d’appui aux Franco-mani-tobains Le Parti conservateur de M Mulroney appuya les Franco-mani-tobains mais certains députés conservateurs cachèrent bien mal leur désaccord Le député Dan Mackenzie par exemple dit que le projet de loi visant à rétablir les droits des Francophones n’était qu’une tentative socialiste pour troubler la paix Un autre conservateur opposé vigoureusement à l’enchâssement constitutionnel des droits des Francoma-nitobains, M Bud Sherman, avait été accepté dans le clan mais il a été défait aux élections du 4 septembre «Je n’ai pas la naïveté de croire que tous (au Parti conservateur) partagent les mêmes vues (que leur chef, M Mulroney) et il y aura des arbitrages à effectuer, c’est certam», commente M Fortier en ajoutant que la représentativité francophone au sein de la députation est rassurante Mais pour ce qui est du débat sur l’efficacité, le nouveau commissaire est fin prêt et le premier à reconaç-tre «qu’il faut que le gouvernement devienne plus efficace» Les républicains de droite s’opposent au «rapprochement» avec Moscou Mondale répète qu’une hausse des impôts est inévitable 4 Le pape il dit, votre vie est marquée par une insécurité toute diffférente, qui vient non point de la mer, mais des conditions nouvelles de l’mdustne de la pêche et de l’économie mondiale» Jean-Paul II a mentionné alors le chômage qui frappe particulièrement les pêcheurs de Terre-Neuve et « qui s’est abattu tel un fléau sur les espoirs d’un si grand nombre d’entre vous, les jeunes surtout» Évoquant ensuite la réputation du Canada comme « gremer du monde » et comme « un des pnncipaux exportateurs de poisson du monde entier », le pape s’est exclamé « Quel cruel paradoxe que de vous voir si nombreux ICI même en détresse financière, vous qui pourriez travailler pour nourrir vos semblables, alors qu’au même moment la faim, la malnutrition chronique et le spectre de la famine touchent des millions de gens ailleurs dans le monde» Le pape s’en est pris alors aux « entreprises de conservation et de distribution des produits alimentaires » dont la modernisation et la concentration ont entraîné « dans le monde entier » la dépendance des petits patrons pêcheurs Ces grandes entreprises, a-t-il ajouté, « risquent de perdre le contact avec le pêcheur, ses besoins et ceux de sa famille Elles sont tentées de ne répondre qu’aux forces du marché, sans y trouver toujours la motivation financière pour poursuivre la production » La situation, a-t-il ajouté, exige « de courageuses interventions propres à en corriger les effets négatifs.Dans la recherche de solutions originales, nous devons nous inspirer de principes fondés sur notre conception clmétienne de l’homme et de son bien La mise en place de coopératives de pêcheurs, de conventions collectives entre travailleurs et employeurs, d’une forme quelconque de co propriété ou d’association, voilà autant de solutions possibles au problème On donnerait ainsi aux travailleurs une VOIX au chapitre dans les prises de décisions qui affectent leur vie et celle de leur famiUe » Le pape a enfin plaidé pour une planification à long terme » de tous les intervenants de même que la conclusion « d’ententes internationales efficaces en matière de commerce » Depuis son arrivée au Canada, le pape ne manque jamais dans ses discours portant sur des matières sociales ou économiques de dégager la signification spirituelle de la situation qu’il commente Ainsi, hier il a rap- 13 septembre par la PC ai l’AP 1476 les Ktdls-Unis opposent leur veto à l'entrée du Vietnam aux Na lions Lnies 1*71 neuf otages et 28 détenus sont tués à la pnson d'AUica (New York) lorsque la police donne l’as saut pour réprimer une mutinene 17.49 bataille des Plaines d'Abra ham 1743 Marie Thérèse d’Autriche H ongrie signe avec l’Angleterre le traité de Worms pour chasser les Bourbon d'Itahe 1536: CharleQuint abandonne le siège de Marseille après une cam pagne désastreuse et se replie vers Barcelone 1521 les troupes espagnoles d’Her nando Cortes s'emparent de la ca pitale aztèque, Tenochllitlan, et as surent leur mainmise sur le Mexique Ils sont nés un 13 septembre la pianiste allemande Clara Schu manu (1819), le général américam John Pershing (1880), le compositeur autrichien Arnold Schonberg (1874) WASHINGTON (AFP) - Les impôts fédéraux, les affaires financières et les convictions religieuses de Geraldine Ferraro, candidate démocrate à la vice-présidence, ont une nouvelle fois constitué hier les thèmes majeurs de la campagne électorale améncame.S’adressant à des étudiants de Bettendorf (Iowa), le chef de file du « ticket » démocrate, Walter Mondale, a de nouveau affirmé que le président Ronald Reagan augmenterait les impôts s’il était réélu en novembre.Pour une famille gagnant 323,000 US ou moins par an, ce supplément d’impôts sera de $530 US en 1989, a-t-il précisé.M.Reagan, a-t-il dit, n’aura pas le de choix Ou il augmentera les impôts, ou il sera obligé de faire des coupes sombres et durables dans les dépenses de santé et sociales.Faisant ensuite allusion au déficit budgétaire, qui devrait être de $174 milliards U S pour l’année en cours, M Mondale a déclaré que « chaque famille américaine a hérité d’une carte de crédit qu’elle n’avait pas demandée la carte Reagan ».Le candidat démocrate, qui brandissait un panneau de carton représentant la dite carte, a déclaré que l’augmentation du déficit budgétaire aura « de profondes implications pour l’avenir » M Mondale a répété à plusieurs reprises qu’il avait l’mtention d’augmenter les impôts s’il était élu et les observateurs notent que ces projets ne font pas l’unanimité dans les rangs démocrates, même si beaucoup saluent le courage pohtique du candidat La répartition entre partisans et adversames de cette franchise est en fait assez facile à faire au Congrès ceux dont la circonscnption est « bétonnée » ne s’inquiètent pas trop de la franchise de M Mondale, tandis que ceux qui se sentent un peu menacés tentent prudemment de prendre leurs distances.Mme Ferraro, qui se trouvait hier à Scranton (Pennsylvanie), a con- sacré l’essentiel d’un discours prononcé devant quelque 5,000 personnes à défendre sa vie privée et ses convictions rehgieuses.CathoUque d’ongme italienne, la colistière de M.Mondale est au coeur d’une controverse sur l’avortement qui l’oppose à son archevêque, Mgr John O’Connor Celui-ci lui reproche d’avoir affirmé que la position de l’Eglise sur cette question n’était pas monohthique La représentante de l’État de New York, accueilhe aux cris de « Gerry, Gerry, Gerry », a déclaré que sa religion « était une question très privée et personnelle ».« Si ma conscience ou mes conceptions religieuses devaient jamais m’empêcher de remplir au mieux de mes possibilités mes fonctions publiques — que ce soit comme membre du Congrès ou comme vice-présidente des États-Unis — je démissionnerais avant de trahir la confiance du public », a-t-elle affirmé.Pendant ce temps, à Washington, la Commission d’éthique parlementaire de la Chambre des représentants a mdiqué que Mme Ferraro va faire l’objet d’une enquête du Congrès pour déterminer si elle a ou non violé les règles fédérales concernant la divulgation de ses actifs fmanciers en tant que membre de la Chambre des représentants.Mme Ferraro est accusée par ses détracteurs de ne pas avoir divulgué en détail, selon les règles prévues par la loi, la totalité de ses actifs financiers et des biens immobüiers de son man, John Zaccaro, quand elle a été élue en 1978, puis réélue en 1980 et en 1982, représentante du quartier de Queens, à New York.Dans un communiqué, Mme Ferraro a immédiatement indiqué qu’elle « coopérerait entièrement avec la Commission » et qu’elle attendait des résultats « favorables » de cette enquête Le président Reagan, qui était en campagne à Buffalo, dans l’État de New York, a iromsé au sujet du programme économique de M.Mondale, qualifiant de « conte de fées » son plan de réduction du déficit fédéral Utilisant une de ces formules dont il a le secret depuis le début de la campagne, M Reagan a lancé ' « Ce que nous voulons voir progresser, ce sont vos “Buffalo Bills” (T’équipe locale de football professionnel) et non vos “tax bills” (impôts) » À quinze jours de sa rencontre avec le ministre soviétique des Affaires étrangères Andrei Gromyko, le président Reagan est confronté à une pression redoublée de la droite du Parti républicain qui entend maintenir coûte que coûte une ligne mtransigeante à l’égard de l’URSS.Cette fraction influente du parti, menée par les sénateurs Jesse Helms (Carohne du Nord) et James McClure (Idaho), a imposé à la présidence de pubher dans les tous pro-chams jours un rapport détaillant les violations soviétiques des accords sur le désarmement (Le secrétaire d’État américain.George Shultz, a d’ailleurs annoncé hier qu’un rapport qui pourrait être pubhé la semame prochame révélera que Moscou a violé des accord so-viéto-américains sur le désarmement Se refusant à entrer dans les détails du rapport, rédigé à la demande du Congés par une commission de conseillers du président Reagan, M Shultz a dit dans une interview à la chaîne NBC que le document énumérait 18 cas de violation des accords.) La diffusion d’un tel document, es-timait-on hier à Washington, risque de nuire sérieusement aux efforts du président qui, en s’entretenant le 28 septembre avec M Gromyko, entend couper l’herbe sous le pied à ses critiques démocrates qui lui reprochent de n’a voir jamais rencontre un haut responsable du Kremlin et de faire preuve d’irresponsabilité dans ses relations avec l’URSS.Embarrassé, M Reagan, qui souhaite manifester clairement sa volonté de négocier sérieusement avec Moscou, a indiqué mardi que c’était le Congrès qui avait demandé à la présidence de préparer ce rapport et qui exigeait aujourd’hui sa diffusion.Si M.Gromyko cherchait une excuse pour annuler sa rencontre avec le president Reagan, la pubhcation d’un tel document, à quelques jours de l’entretien, lui en donne une, selon un responsable du département d’Ë-tat cité par la presse.Le département d’État était d’ailleurs opposé à la diffusion de ce rapport avant la visite de M Gromyko.Au minimum, cette diffusion va créer un climat assez peu propice à rétablissement au cours de la rencontre d’une atmosphère de meilleure compréhension permettant, comme l’a souhaité M Reagan, d’aborder la question de la reprise des négociations sur le désarmement nucléaire.La droite du Parti républicain estime futile de conclure avec les Soviétiques des accords sur le contrôle des armements qu’ils s’empressent selon elle de violer systématiquement.D’autre part, un infléchissement de la position soviétique à l’égard des États-Unis apparaît invraisemblable, estimait-on hier de sources diplomatiques à Moscou, où l’on relève que la prochaine rencontre de M Gromyko avec le président Reagan n’a pas encore été annoncée par les médias soviétiques.Pour plusieurs diplomates occidentaux, l’entretien du chef de la diplomatie soviétique avec le président des États-Unis, le 28 septembre, n’a pas pour but, aux yeux de l’URSS, de faire oublier un an de tension bilatérale extrême L’objectif de ce d^lacement, surtout en période électorale aux États-Unis, ou il risque d’être exploitépar la président-candidat, pourrait etre de montrer publiquement que malgré sa bonne volonté affichée, ru RSS ne trouve en M Reagan que ce qu’elle déclare depuis un an le propagateur d’une « croisade anticommuniste » destmée à extirper les racmes de « l’Empire du mal • pelé que « c’est dans leur bateau de pêche en mer de Galilée que Jésus demanda à Simon-Pierre, à Jacques et à Jean, de participer à sa mission Comme nous le rappelle l’Évangile, Jésus passa le plus clair de son temps à partager le quotidien, les espoirs et les épreuves du peuple.C’est la raison pour laquelle je suis immensément heureux d’être parmi vous » En quittant les pêcheurs pour aller célébrer la messe à Samt-Jean, Jean-Paul a exhorté le peuple de Terre-Neuve « à ne jamais oublier les valeurs qu’enseignait le Christ sur la barque de Pierre, en mer de Gahlée, ainsi que pendant toute sa vie Et souvenez-vous aussi à tout jamais, de la parole de l’apôtre Paul Que tout se passe chez-vous dans la chanté » 4 Un programme commissions thématiques de leur choix, ou faire connaître directement le fruit de leurs propres réflexions Mme Lise Bacon, responsable du dossier de l’Environnement pour l’opposition à l’Assemblée nationale, a par exemple déjà pubhé deux dossiers sur la quahté de la vie Entre-temps, la commission politique proprement dite, formée d’une vingtaine de personnes, mettra au point un texte de fonds, une synthèse résultant de l’ensemble de l’opération en cours, qui sera également soumise aux congressistes hbéraux La conclusion de cet exercice de grande envergure a été prévue pour la saison qui, normalement, serait la plus rapprochée des élections générales, soit le printemps prochain Mais l’on sait très bien que rien n’o-bhge le premier ministre à faire appel au peuple après un ma^'dat « normal »de quatre ans Ce document-synthèse se veut plus précis que le projet de manifeste publié à l’été 1982, sous le titre de « Prendre les devants », et plus exphcite que le plan d’action proposé en janvier dernier, sous le titre de « Un nouveau leadership politique pour le Québec » Ce ne sera toutefois pas un programme électoral, mais un prog^anime pohtique, com-pltété et enrichi par les politiques sectorielles Bien sûr, il s’inscrira dans un contexte électoral Aussi, sans le rendre simpliste ou superficiel, on veut que ce document soit « comestible » pour l’ensemble des mihtants et des électeurs Sans être aussi « chromé » que pouvaient l’être les hvres beige et rouge, pubhés sous l’autorité de M Claude Ryan, en 1980 et 1981, on souhaite, explique un responsable, que ce court document réussisse à « fau'e prendre le jello ensemble » D’autre part, en raison de son importance névralgique, le dossier de la jeunesse relève d’une commission spécifique, présidée par M Pierre Anctil, auquel le député de Jean-Talon, M Jean-Claude Rivest, a été adjoint pour la coordination des travaux et leur jonction avec la commission politique Déjà, un sérieux mventaire des programmes en cours et de multiples projets a été fait, en vue de dégager des orientations générales qui seront ensuite aux jeunes militants.MM.Anctil et Rivest dirigeront une séance plénière sur le sujet, samedi, au conseil général Tout comme le Parti québécois, le PLQ entend d’ores et déjà faire de la jeunesse un thème central de la prochaine campagne électorale Il sera par ailleurs question de la réforme du mode de scrutin, dimanche, également en plénière M Fer- I Le pape nous a quitté mais son souvenir nous restera ROLLANDE PARENT (PC) — Le séjour de trois jours du pape Jean-Paul II en terre québécoise s’est termmé hier à 9 h précises à Dorval mais les autorités politiques et rehgieuses estiment que le souvenir de son passage persistera longtemps Le premier ministre, M René Lévesque, assure «qu’on ne l’oubliera pas tout de suite».C’est ce qu’il a confié au Souverain Pontife après l’avoir remercié de sa visite et lui avoir souhaité bon voyage Mgr Paul Grégome, archevêque de Montréal, considère que la visite du pape constitue «la plus belle visite que nous ayons eue» Il ne craint aucunement que l’enthousiasme déclenché par le pape ne s’avère sans lendemain «L’avemrde l’Église au Québec est comme le soleil de ce matin II fait beau C’est un grand moment pour tous ceux qui considèrent le pape comme le messager de la paix venu parmi nous» Le prélat s’est dit particulièrement touchée de la «réponse extraordinaire de la population» Il rappelle fièrement que 1.5 million de personnes se sont massées, mardi, rue Sherbrooke pour voir passer le Saint-Père Mgr Grégoire a craint un moment que les participants à la célébration eucharistique ne quittent le parc Jarry quand, en dermère partie de la cérémonie, la pluie a commencé à tomber «Ils sont restés malgré la pluie, ce qui montre bien la foi des gens», a-t-il déclaré, mamfestement ravi Ce comportement a également été nand Lalonde, ancien député de Mar-guerite-Bourgeoys, dirigera les déh-bérations Mais il serait surprenant que le conseil général, instance suprême du PLQ entre les congrès, dévie sensiblement de la position déjà prise par le chef M Robert Bou-rassa estime que mieux vaut garder le système actuel, dit majoritaire uninominal à un tour, que de se lancer dans une réforme à la proportionnelle qui diminuerait ou détruirait le hen direct entre les électeurs et leur député Dans une autre étape oui marque la rentrée pohtique, les députés hbéraux tiendront par ailleurs un caucus spécial de deux jours, à la fin du mois, à Rivière-du-Loup Ce caucus est axé de façon plus immédiate sur la reprise des travaux parlementaires, à la mi-octobre remarqué par le maire de Montréal, M Jean Drapeau II confie s’être dit au début des averses «On va voir combien il y a de curieux» parmi nous Les gens sont restés jusqu’au dernier moment parce qu’ils avaient la foi, a explique le premier magistrat M Drapeau évalue qu’il s’agit là «des plus grandes journées de l’histoire de Montréal» En 1642, la fondation de Montréal (alors Ville-Mqrie) était un acte de foi tout comme les manifestations qui ont réuni des groupes de tous ages, de toutes conditions, de formation et d’instruction diverses.«C’est la foi qui a inspiré le tout», a-t-il enchaîné En aparté, Mgr Grégoire à confié au maire Drapeau que le Souverain Pontife avait été fort touché par sa rencontre avec les jeunes et par tous les problèmes abordés alors Quant au coordonnateur de la visite papale à Montréal, Mgr Jean-Claude Turcotte, il se sent prêt à faire profiter les éventuels pays hôtes de l’expérience acquise au cours de tous les mois de préparation de la visite papale Des contacts ont déjà été établis avec les organisateurs de la visite papale en Belgique, au début de l’an prochain.«Ils pourront consulter notre documentation», assure-t-il.Avant de disparaître dans l’avion des forces armées canadiennes de- vant le conduire de Dorval à Saint-Jean, Terre-Neuve, le pape Jean-Paul II a abondamment distribué sourires et poignées de main, à droite et à gauche, jusqu’à la dermère seconde Devant la quarantaine de journalistes essouflés de le suivre à la trace, Jean-Paul II s’est immobihsé et a dit’ «Grand merci.Merci beaucoup.» Halina Casaubon, du réseau anglais de Radio-Canada, a aussitôt saisi sa main et murmuré, en polonais- «Samt-Père, très Samt-Père» Elle a tenté de poursuivre dans sa langue maternelle mais les mots ne venaient pas «J’aioubhé Je suis arrivée en très bas âge au Canada», a-t-elle exphqué.Plusieurs mmutes plus tard, la journaliste pourtant habituée à rencontrer des personnalités de tous genres tremblait encore d’émotion.À une cinquantaine de mètres de là, les 200 employés de la société Air Canada et leurs familles qm s’étalent regroupés derrière un cordon ont eu moins de chance.La plupart n’ont rien vu, le soleil les aveuglait et les cordons de policiers de la GRC n’ai-daient nen Le nettoyage de la piste et des environs n’a pas dû être long à exécuter.Il n’y avait aucune fleur, aucune banmère, tout au plus une vingtaine de drapeaux du Canada, du Québec et du Vatican Mackasey était plus préoccupé par sa dette que par la politique LE DEVOIR VOUS OFFRE Lj\ qualité POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS 844-3361 MONTREAL (PC) - L’ex-député Bryce Mackasey a déclaré devant le tribunal hier qu’il était bien plus préoccupé par sa dette de $625,000 que par la pohtique, en 1981, quand il a demandé conseil à l’homme d’affaires Robert Hamson Il se sentait « mal à l’aise » avec une telle dette et c’est parce qu’il considérait Robert Harrison, l’ancien président du Board of 'Trade de Montréal, comme un « homme intègre et un membre hautement respecté de la confrérie des comptables agréés » qu’il a accepté ses conseils sans poser de questions M Mackasey poursuivait hier son témoignage dans le cadre de l’enquête préliminaire de M Harrison, notamment accusé de fraude à Ten-droit de la Banque de Montréal pour avoir tenté d’aider M Mackasey à régler sa dette On n’a pas revu M Harrison depuis sa mystérieuse disparition, il y a deux semaines, et l’enquête a repris en son absence devant le juge D’Arcy Asselin, lundi.Le juge As-sehn a émis un mandat d’arrêt contre M Harrison.M Mackasey a exphqué que lorsqu’il s’est retrouvé avec $625,000 de dette envers la Banque de Montréal, sa carrière pohtique n’en menait pas large L’ancien ministre libéral était âgé de 59 ans et avait été relégué aux banquettes arrières à la Chambre des Communes.Me Joseph Silver, l’avocat de Harrison, a à plusieurs reprises demandé à Mackasey comment celui-ci en était venu à accumuler une dette si imiiortante et Ta questionné sans relâche sur la nature de ses transactions bancaires L’avocat de M Mackasey, Me Raphael Schachter a interrompu les procédures à plusieurs occasions.Se plaignant de ce que le témoin était « harcelé » par son collègue Me Silver a également interrogé Mackasey au sujet d’un document qu’il a rédigé au moment d’une enquête menée par un comité parlementaire sur les aUégations voulant qu’il aurait profité de sa position pour favoriser une usine d’usinage montréalaise avant que celle-ci ne fasse faïUite Interrogé par les joumaUstes à sa sortie du tnbunal, M Mackasey a nié une information publiée dans un journal torontois selon laquelle il recevrait déjà un salaire à titre d’ambassadeur au Portugal.Sa nomination n’a pas encore été acceptée par le gouvernement portugais L’audience se poursuit aujourd’hui. LE DEVOIR H CAHIER I Montréal, jeudi 13 septembre 1984 Alors que la Banque Nationale améliore sa position La plus petite des banques montréalaises, la Banque Mercantile s’est mal tirée d’affaires au 3e trimestre JEAN CHARTIER La plus petite des banques montréalaises, la Banque mercantile a réalisé la plus mauvaise performance des huit principales banques canadiennes au cours du dernier trimestre.La Banque d’Epargne aussi a vu sa situation se détériorer rapidement mais ce n’est rien à côté de la chute des profits engéristrés à la Banque mercantile.En effet, la Banque mercantile a vu ses profits avant impôt régresser de 94 % par rapport au trimestre précédent.Ils n’atteignirent même pas un demi-million de dollars, ce qui permit heureusement une récupération d’impôt et porta le bénéfice après impôt à 11.6 million au troisième trimestre .Cette chute des profits de la Banque Mercantile est beaucouoplus forte que celle de la Banque d^par-gne.L’institution de la rue Saint-Jacques a diminué de 25 % sa performance au troisième trimestre.Ses profits ont baissé du deuxième au troisième trimestre, de $ 8,236,000 à $6,273,000.Cette performance est principalement à rapprocher de la progres- sion magnifique de la Banque nationale, une progression de 18 % de son revenu net à $ 31.9 millions au troisième trimestre.L’avance formidable de la Banque nationale est attribuable à l’écart fort élevé entre le coût des fonds obtenus pas la banque au troisième trimestre et le rendement touché sur ces fonds.Le coût fut pour la BN au troisième trimestre de 8.31 %, soit le deuxième plus bas coût de toutes les banques, rangé tout de suite après celui de la Banque royale à 8.15 %.Le rendement des fonds totaux de la BN atteignit 11.29 %, la plaçant au quatrième rang à ce chapitre.Les ré^ sultats globaux, c’est la beauté de la chose, procurent un écart de 2.98 % entre les coûts et le rendement, ce qui représente le plus grand écart enrégistré par une banque canadienne au troisième trimestre.Cet écart fort élevé a permis à la BN d’obtenir un rendement sur l’actif de 68 cents par $ 100, ce qui n’a été dépassé que par la Banque Toronto-Dominion avec ses 78 cents par $ 100 d’actif.La Banque royale est la troisième banque, loin derrière, en vertu de cette mesure décisive: elle a touché 48 cents nets par $ 100 d’actif.La Banque Mercantile,elle, n’a empoché que 15 cents par $ 100 d’actif.Le rendement de la Banque nationale a donc été quatre fois meilleur-,n’est-ce-pas?Au deuxième trimestre, la Bn avait un rendement de 63 cents et la Bm de 61 cents par $ 100 d’actif.Elles étaient nez à nez.En mai, juin et juillet, le coût des fonds à la mercantile a atteint 10.31 %, ce qui est le plus haut taux de toutes les banques canadiennes.En conséquence, l’écart entre le coût des fonds et le rendement brut n’a été que de 1.22%.Le rendement sur l’avoir des actionnaires de la Banque mercantile en a souffert : il n’a atteint que 1.57 au troisième trimestre.Il se situait à 14.76 % au deuxième trimestre.A la BN, au contraire, le rendement a augmenté de 14.29 à 16.32 %.La BN n’a été dépassé que par la Banque Toronto Dominion avec un rendement de 16.51 au troisième trimestre.une différence de .19 seulement avec la nationale.La Banque royale arrive en troisième lieu, loin derrière la TD et la Bn, avec un rendement de 12.12% Les actions de la mercantile se vendent à la bourse à leur plancher de l’année à $ 11.25.La valeur aux U-vres du titre s’établit à $ 15.81.L’escompte est donc de plus de 25 % par rapport à la valeur aux livres mais le coût de l’action par rapport aux bé- Les 8 grandes banques canadiennes Rendement sur Rendement sur l’actif l’avoir des actionnaires Evaluation 3e 2e 3e 2e Valeurs Cours trimestre trimestre trimestre trimestre aux livres boursier % % % % $ $ Royale 0.48 0.53 12.12 14.13 29.97 28 00 Commerce 0.41 0 36 9.41 8,85 44.23 25-25 Montréal 0,39 0.45 8.97 10.34 28,20 23.63 Nouvelle-Ecosse 0.44 0.46 11.35 12.61 12,73 11.88 T oronto-Dominion 0.78 0.84 16.51 17.46 14.80 16 50 Nationale 0.68 0.63 16.32 14.29 18,54 12.25 Continentale 0.29 0,22 5.61 5.22 15.26 10,25 Mercantile 0,15 0,61 1.57 14,76 15.81 13.50 néfices est de 10, ce qui est le plus haut rapport prix-bénéfice des banques canadiennes.En outre, le dividende de 27 cents ne sera pas couvert par le bénéfice de 7 cents enré-gistre au troisième trimestre.La valeur aux li\Tes de la Banque nationale s’établit à $ 18.54 l’action au 31 juillet dernier.Le titre se négocie à $ 13 en bourse, une escompte de près de 33 % par rapport à la valeur aux livres.Le coût de l’action par rapport aux bénéfices n’est que de 4, ce qui est le plus bas rapport prix-bénéfice des actions bancaires canadiennes.En guise de comparaison, mentionnons que la valeur aux livres de la Banque Toronto-Dominion s’établit à $ 14.80 tandis que l’action se négocie en bourse à $ 16.62, ce qui représente, cette fois-ci, non pas une escompte mais une prime de 15 %.La Banque royale se négocie à $ 27.50 tandis que la valeur aux livres est de $ 29.97.C’est une escompte de 8 %.Pour la Banque de Montréal, le titre se négocie à $ 23.25 par rapport à une valeur aux livres de $ 28.20.C’est une escompte de 20 %.Dans les trois cas, le rapport prix-bénéfice s’établit à 6 approximativement par rapport à 4 pour la Banque.LES AFFAIRES .EN aUELGlUES LIGNES PAUL DURIVAGE ¦ Dome Petroleum exporte Dome Petroleum Ltd a déposé une requête auprès de l’Office national de l’énergie (ONE) en vue d’exporter près de cent milliards de pieds cubes de gaz naturel dans le nord-ouest des États-Unis au cours d’une période de deux ans commençant le 1er novembre 1984.Les requêtes ont trait au gaz naturel touchant cinq ententes négociées directement, entre Dome Petroleum Ltd et trois sociétés américaines, en vertu des directives révisées annoncées par TONE en juillet 1984.Le gaz naturel requis par ces ententes proviendra des réserves prouvées dans des champs détenus par Dome et d’autres détenteurs de participation directe en Colombie Britannique, En Alberta et au Yukon.Ces exportations se feront sur une base d’interruption possible et ne re-querreront aucun nouvel investissement dans les systèmes de transmission.Dome prévoit inviter d’autres producteurs de gaz à participer à ces ventes jusqu’à un pourcentage de 60 %.Le titre de la compagnie pétrolière torontoise a perdu trois cents à $2.87 à la Bourse de Toronto hier.¦ Daon Development redevient profitable Daon Development a réalisé un bénéfice net de $49.0 millions ou $0.86 par action ordinaire sur des recettes de $779.5 millions au cours de la période de neuf mois terminée le 31 juiUet dernier.Il s’agit d’un revirement marqué pour la compagnie immobilière torontoise dont on sait les difficultées financières.Celle-ci avait subi en effet une perte de $53.4 millions ou $1.54 l’action sur des revenus de $414.6 millions au cours de la même période de l’année précédente.Dans son rapport aux actionnaires, le président, M.J.W.Poole, a prédit que le quatrième trimestre devrait résulter en un léger bénéfice, « ce qui fera de 1984, une très bonne année pour Daon ».La structure financière de l’entreprise s’est quelque peu améliorée depuis un an.L’avoir des actionnaires s’est entre autre accru de 200 % pour atteindre $152 millions, tandis que les dettes diminuaient de $671 millions à $1.19 milliard.À la Bourse de Toronto hier, Daon a gagné trois cents à $1.60.¦ Argyll Energy acquiert des terrains Argyl Energy Corp projette d’acquérir certaines concessions pétrolifères en ALberta de la part de compagnies fermées en échgange de 200,000 de ses actions non-votantes de classe A.Un accord est intervenu en ce sens, a annoncé la compagnie hier.Les terrains convoités couvrent 81,000 acres et comprennent trois puits pétroliers en production.La transaction qui devrait être complétée en octobre prochain, demeure sujette à l’approbation des autorités réglementaires.¦ En moins que quelques lignes.Spar Aerospace et BeU Communications Systems, une filiale des Entreprises Bell Canada, sont convenues de coopérer à une étude qui pourrait mener à la fusion de leurs activités de mise en marché des stations satellittes terrestres.Spar Aerospace a perdu >4 à $22 tandis que les Entreprises Bell Canada reculaient de % à $31%, dans un marché déprimé à Toronto hier.Massey-Ferguson a obtenu l’accord de ses créanciers aux Etats-Unis et en Allemagne de l’Ouest pour le réétalement de $79.6 millions US de sa dette à long terme.Le titre de la compagnie en difficultés finanlères a néanmoins perdu dix cents à $4.00.Reitman’s Canada a réalisé un bénéfice de $4.8 ,millions ou $0.52 l’action au cours des six mois terminés le 31 juillet dernier, soit une baisse par rapport aux $5.3 millions et $0.57 l’action affichés un an plus tôt.Le titre a perdu % à $15%.Le Canada produira bientôt davantage de pétrole qu’il n’en consomme lui-même CALGARY (PC) — Les besoins du Canada en énergie diminuent comparativement à la demande lors de la période d’essor économique des années 60 et 70, selon un rapport de l’Office national de l’énergie.La prévision de TONE établie en 1984, relative à l’offre et la demande d’énergie jusqu’en l’an 2005, indique que le Canada utilisera moins de pétrole et aura besoin de moins d’électricité que ce qui avait été projeté dans le passé.La consommation globale d’énergie au Canada devrait augmenter de 1.6 pour cent environ par an au cours des 20 prochaines années, ce qui constitue une baisse notable par rapport au taux de croissance annuel de cinq pc environ durant les années 60 et 70.Le rythme plus lent de la croissance sera probablement imputable à une meilleure utilisation de l’énergie et à une croissance économique plus faible, comparativement aux deux dernières décennies.Le rapport de TONE note que le Canada produira plus de pétrole qu’il n’en consomme mais un important volume sera constitué de brut lourd, qui ne peut être raffiné ici.En raison d’une baisse de la production de pétrole classique dans l’Ouest canadien, on prévoit que notre pays devra importer quotidiennement 21)7,000 barils de brut léger raffinable pour combler la demande.Les exportations de brut lourd excédentaire se poursuivront tout au long de la période prévue, ce qui compensera les importations de brut léger destiné aux raffineries de Test du pays.Les besoins en gaz naturel augmenteront de 2.8 pc par an, et la demande d’électricité devrait croître de trois pc par an durant les 20 prochaines années.Toutefois, la demande de pétrole tombera à environ 1.3 million de barils par jour (b-j) vers 1990, comparativement à 1.5 million b-j au niveau de 1983, et ne revenir au niveau de Tan dernier qu’en 2005.Les réserves de brut Toujours d’après le document de TONE, l’Ouest possède des réserves de brut en place évaluées à 4.5 milliards de barils environ, à l’exclusion 4 Selon un rapport de l’Office nationale de l’énergie, la production canadienne de pétrole excédera bientôt sa consommation.des sables pétrolifères et des gisements de pÂrole lourd non exploités, ce qui correspond à 10 fois environ la production annuelle de nos jours.Des méthodes de récupération perfectionnées utilisées dans les anciens gisements et de nouvelles découvertes, ajouteront quelque 4.3 milliards de barils au total, vers Tan 2005.La production de brut lourd devrait tomber à 1.2 million b-j en 1990, contre 1.5 million à la fin de Tan dernier, et remonter à 1.4 million b-j en 2005.Les ressources canadiennes en gaz naturel établies équivalent 30 fois environ la production annuelle actuelle, et les réserves supplémentaires projetées ajouteront encore 60 pc de gaz d’ici Tan 2005.L’excédent devrait diminuer du- rant les années 80, en raison de l’expansion des marchés engorgés actuellement aux Etats-Unis et de la demande intérieure accrue.L’Ouest canadien sera en mesure de répondre à la demande de gaz projetée jusqu’au tournant du siècle et, d’ici la, les approvisionnements en provenance des régions périphériques devraient arriver sur le marché.L’électricité Les projections faites dans le rapport supposent aussi que l’augmentation de la capacité de production d’électricité au-delà de ce qui est déjà livré, ne sera pas nécessaire durant un certain temps.Dans les années 90, le rythme d'expansion sera probablement bien inferieur à celui que nous avons connu dans les années 70.Le document souligne qu’il existe une forte capacité excédentaire dans certaines provinces, notamment au Québec et en Ontario, suffisamment pour soutenir d’importantes exportations de courant aux Etats-Unis.Le Canada disposera également d’énormes quantités de liquides tirés du gaz naturel, ce qui permettra d’en exporter de grands volumes.La production de houille s’accroîtra pour combler les besoins des centrales électriques en Alberta et en Saskatchewan, de même que pour l’exportation.Les énergies d’appoint, entre autres le solaire et les déchets de bois, augmenteront sensiblement mais leur part d’utilisation de l’énergie totale restera faible, soit moins de huit pour cent.On veut rouvrir le Mont-Tremblant l’hiver prochain Chevrette parle d’exproprier la partie privée ROBERT LEFEBVRE de la Presse canadienne QUEBEC (PC) L*gouvernement du Québec pourrait aller jusqu’à exproprier une partie du Mont-Tremblant pour assurer la réouverture rapide de ce centre récréatif et touristique, a indiqué hier soir le ministre du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, M.Guy Chevrette.Au terme d’une longue réunion du conseil des ministres où Ton a discuté de ce dossier, M.Chevrette n’avait pas en main la solution qu’il espérait pouvoir présenter à ce moment.mais 11 avait obtenu de ses collègues la « volonté politique » de tout mettre en oeuvre pour que le Mont-Tremblant soit opérationnel pour la prochaine saison de ski.Il a plutôt annoncé la création d’un comité ministériel qui aura à se pencher sur quatre ou cinq hypotheses de règlement d’ici à demain soir.» Outre M.Chevrette, siégeront à ce comité les ministres Jacques Parizeau (Finances), Jacques Léonard (Transports), Rodrigue Biron (Tourisme Industrie et Commerce), et Michel Clair, président du Conseil du trésor.M.Chevrette a énuméré certaines des hypothèses qui sont présentement sur la table; expropriation partielle, expropriation totale, garantie de prêt, adoucissement du bail.Selon lui, trois de ces hypothèses assureraient une réouverture rapide et constitueraient une solution définitive.Soit qu’il y ait entente avec la banque ou avec le groupe Promodev, ou soit que le gouvernement agisse seul « Si le Mont-Tremblant ne devait pas ouvrir cet hiver, a-t-il déclaré sur un ton solennel, ce sera parce que tous nos moyens auront été contrés par la cour.Parce qu’on a des moyens et on va essayer de les prendre ».Le problème légal réside essentiellement dans le fait que certains terrains appartiennent a une entreprise privée qui n’est pas sous bail, soit Mont-Tremblant Inc.Et pour compliquer encore davantage le dossier, a-t-il rappelé, il y a un fiduciaire dans le décor, une injonction pendante devant les tribunaux jusqu’au 11 octobre et une ordonnance de la cour pour non-faillite jusqu’au 30 octobre.« On est obligé de patauger dans ce contexte légal-là ».J uste avant de rencontrer ses collègues du cabinet, en début d’après-midi, M.Chevrette avait indique qu’il avait perdu beaucoup de son optimisme dans les discussions qu’il mène depuis quelques semaines avec les autorités de la Banque commerciale du Canada et la direction du groupe Promodev.Lors des derniers entretiens qu’il a eus mardi soir et hier matin, il a constaté que l’affaire se compliquait sérieusement sur des points d’ordre ju- i ridique.« Ca commence à me fatiguer passablement », a-t-il laissé tomber.M.Chevrette a qualifié de » stupide » la façon dont a été aménagé ce complexe sportif et touristique.Ainsi, la moitié du versant sud appartient à une entreprise privée et l’autre moitié appartient au gouvernement.Les installations des remonte-pentes reposent sur le terrain privé.Le stationnement est également sur terrain privé.Expliquant que ces complications juridiques auraient pour effet d’entraîner de nouveaux délais dans les préparatifs de la prochaine saison de ski, M.Chevrette a dit qu’il se devait de prendre une décision « doulou reuse ».Selon lui, il importe maintenant de faire vite et d’ouvrir la montagne Cour que le personnel puisse dé roussailler et réparer la montagne aux endroits qui ont subi Téroslon.La Banque du Canada réduit très légèrement son taux d’escompte OTTAWA (PC) — Le taux d’escompte de la Banque du Canada est reste virtuellement inchangé mercredi, glissant de 12.39 à 12.38 pour cent.Il est déterminé à un quart de point plus haut que le rendement moyen des bons du trésor à trois mois, émis tous les jeudis.Cette semaine, l’adjudication des bons a eu lieu un jour plus tôt que de coutume, en raison de la visite du pape.Le taux directeur est demeuré assez stable ces dernier temps, montant d’un point il y a huit jours et baissant d’autant la semaine précédente.La bonne tenue de notre dollar face au roi dollar américain qui a malmené d’autres monnaies, a permis à la Ban(]ue du Canada de maintenir les taux stables.Hier midi, notre devise se traitait à 76.11 cents US.De l’avis des cambistes, la banque centrale souhaite que le calme qui règne sur le marché du crédit se maintienne jusqu’à la prestation de serment du nouveau cabinet conservateur de M.Mulroney, lundi.Quant aux banquiers, ils estiment que la baisse des taux hypothécaires intervenue cette semaine vient d’une faiblesse de la demande de prêts.Ils ajoutent que la concurrence que se font les établissements financiers pour se tailler une part du marché chancelant, ne change en rien la perspective concernant les taux d’intérêt.Celle-ci reste embrouillée. LE DEVOIR ECONOMIQUE Le FMI est plus optimiste pour 1984 La croissance économique du tiers monde a été décevante en 1983 WASHINGTON (AFP) - 1983 a été une année « décevante » en ce qui concerne la croissance économique des pays du tiers monde, mais un « certain nombre de tendances sont apparues qui devraient avoir sur celle-ci un impact favorable en 1984 et au-delà », estime le Fonds monétaire international dans son rapport publié mercredi.Ces tendances, précise-t-il, sont essentiellement; la fin de la récession dans les pays industrialisés, la baisse des prix du pétrole et un « certain redressement » des prix des matières premières.La question de savoir si les pays du tiers monde pourront en profiter pour leur croissance dépendra toutefois, avertit le FMI, « de la mesure où ces tendances vers un environnement plus favorable seront maintenues ».Cela dépendra « principalement » de la détermination des pays en développement à adopter des politiques « adéquates » et de la mesure où les pays industrialisés ouvriront leurs marchés et où « les flux de capitaux, publics et privés, seront restaurés et élargis».Le rapport note au passage que la lutte contre l’inflation a été « plus heureuse » dans les pays en développement d’Asie que dans les pays d’Amérique latine gênés par des « arrangements extensifs d’indexation ».Il se félicite d’autre part de ce que « de nombreux pays » se sont efforcés de faire preuve d’une « manière plus déterminée » de « modération fiscale » mais reconnaît en même temps que ces efforts ont rencontré des « limitations sociales et politiques ».En ce qui concerne la « forte amélioration » de la balance des comptes courants du tiers monde, le FMI souligne que son déficit extérieur est tombé l’an dernier à son plus bas niveau depuis dix ans (environ Î56 milliards, grâce notamment à une compression générale des importations.Le déficit des 25 pays les plus endettés (y compris 4 grands exportateurs de pétrole) a été notamment ramené de $80 milliards en 1981 à $4() milliards en 1983 cependant que celui des pays à bas revenus est tombé de 15.5 à 13 milliards.Le degré de compression des importations a varié « considérable- ment » d’un pays à l’autre.C’est ainsi que l’Amérique latine — et notamment le Mexique, le Brésil et l’Argentine — qui avaient tardé à prendre les mesures d’ajustement nécessaires, a dû enregistrer un recul particulièrement « fort » de ses importations.Celles-ci ont chuté d’un cinquième de 1982 à 1983 cependant que l’afflux net de capitaux étrangers vers cette partie du monde se réduisait de 50 pc par an pour n’atteindre que 10 milliards en 1983 contre 42 en 1981.La situation des pays africains a par contre été rendue « plus difficile » principalement par la sécheresse et une détérioration de 15 pc de leurs « terms of trade » de 1980 à 1983.Pour le FMI, la récente augmentation des taux d’intérêt, si elle persistait, serait de nature à provçxjuer un « nouveau round » généralisé de réduction des importations ce qui mettrait « sérieusement en danger » les efforts de développement du tiers monde ainsi que la croissance du commerce mondial Le rapport révèle d’autre part qu’une partie importante ($23 mil- liards) de la dette à court terme des pays en développement a été consolidée l’an dernier, notamment dans le cadre d’accords de rééchelonnement.Ces derniers, ajoute-t-il, ont déjà permis de réduire de 8 milliards en 1982 et de 19 milliards en 1983 le service de la dette des pays du tiers monde.D’une manière plus générale, précise-t-il, le fardeau du service de cette dette a diminué à nouveau quelque peu l’an dernier, le ratio global de ce service étant tombé à 21.6 pc contre 24.5 pc.l’année précédente.Ces pays, principalement ceux d’Amérique latine — ont obtenu par ailleurs l’an dernier 15 milliards de crédits nouveaux ce qui n’en représente pas moins un « ralentissement considérable » par rapport à la situation d’il y a quelques années.Le rapport souligne enfin que, malgré une utilisation nette accrue des crédits du FMI (10.3 milliards en 1983 contre 6.4 en 1982), les arriérés des pays en développement se sont encore accrus atteignant $27 milliards en 1983 contre 23 en 1982 et 7 en 1981.La dette mexicaine : un accord exempiaire Les banques ont accepté d’allonger l’échelonnement contre des concessions FRANÇOIS RENARD (Le Monde) -Un accord de principe, d’une très grande importance pour les milieux financiers internationaux, les prêteurs et les débiteurs, essentiellement ceux des pays en voie de développement, a été conclu à la veille du week-end, à New Y ork, entre le gouvernement mexicain et les représentants des banques créancières sur le rééchelonnement de la dette pu-bhque du Mexique.Le ministre des Finances de ce pays, M.Jesus Silva Herzog, a annoncé que, aux termes de cet accord, le remboursement en capital de $48.5 milliards, sur une dette publique totale de $ 66 mil-hards, serait étalé sur 14 ans à partir du 1er janvier 1985.Suivant M.William Rhodes, porte-parole des banques créancières, le remboursement de $ 20.1 milliards d’emprunts venant à échéance, originellement, entre le 1er janvier 1985 et le 31 décembre 1990 sera étalé sur 14 ans à partir de 1985, avec une année de grâce.Ensuite, sur les $ 23.6 milliards d’emprunts venant à échéance entre août 1982 et décembre 1984, fil qui avaient déjà fait l’objet d’un accord de rééchelonnement en décembre 1982, avec report des échéances en 1987, $ 5.9 milliards seront remboursés en 12 ans à partir de 1987, et, le reste, soit $ 17.1 inilliards, sera remboursé en 11 ans à partir de 1988.Enfin, les taux d’intérêt applicables à ces emprunts seront réduits, passant de 2.25 % au-dessus du Libor (taux interbancaire à six mois à Londres) à 1.5 %, et c’est ce Libor qui sera retenu comme taux de référence de préférence au taux de base .des banques américaines, historiquement plus jélevé.» Comme gage de bonne volonté, le Mexique rem-Jioursera cette année, par anticipation, $ 1 milliard ^u minimum sur l’emprunt de $ 5 milliards que les ianques internationales lui ont consenti en mars '4983 et fera, en outre, « tous ses efforts » pour porter •ce remboursement à $1.5 milliard.l Cet accord, qui mtervient après plusieurs mois de t négociations amorcées au printemps dernier, et dont les grandes lignes commençaient à être connues il y a trois semaines ( Le Monde du 20 août 1984), va permettre au Mexique de ne rembourser que $ 250 millions en 1985 au lieu de $ 10 milliards et que $ 3 milliards d’ici à 1988.Surtout, ce pays économisera plus de $ 5 milliards sur les intérêts versés, $ 1 miUiard pour les deux prochaines années, et $ 350 millions par an ultérieurement.Il permettra enfin au Mexique de ramener sa dette extérieure publique de 39 % de son produit intérieur brut à 24% d’ici à 1990.Selon M.Rhodes, il constitue « la plus importante opération de rééchelonnement des prêts commerciaux jamais effectuée ».Conclu avec les 13 principales banques créancières, dont la Société générale pour la France, il doit ensuite être ratifié par les 550 autres banques qui ont accordé des crédits au Mexique.Trois dispositions particulières méritent de retenir l’attention.Tout d’abord, le rééchelonnement obtenu prend en compte une procédure mise au point avec le Fonds monétaire international pour tenir les banques créditrices informées « de la politique du Mexique et de ses performances économiques », une clause permettant à ces banques de suspendre le rééchelonnement si elles pensent que ce pays se dirige à nouveau vers une politique désastreuse.Ensuite, deux innovations de taille apparaissent.En premier lieu, les banques non américaines, qui ont accordé 46 % environ des prêts rééchelonnés, pourront convertir en une autre monnaie, de préférence la leur, une partie de leurs prêts (50 % environ), ce qui les mettra à même d’obtenir, le cas échéant, des conditions de refinancement plus avantageuses (que l’on pense aux banques ouest-allemandes notamment, qui peuvent emprunter à 5 % ou 6 % sur le marché de la RFA au lieu de 12 % sur l’eurodollar).En second lieu, les banques auront la possibilité de lier leurs crédits nouvellement accordés au financement d’exportations en provenance de leur propre pays, cette disposition ayant été ré- clamée, surtout par les banques françaises.Ces dispositions, en particulier celle relative au contrôle du Fonds monétaire, et aussi à ce lien éventuel entre crédits et contrats d’ejçportation, représentent les concessions que le Mexique a dû consentir pour signer l’accord.Par ailleur, un rééchelonnement, si long soit-il, ne supprime pas la charge du remboursement, il l’étale dans le temps, et, de ce point de vue, constitue un boulet pour les futurs gouvernants du Mexique.Il faut bien convenir, toutefois, que les concessions consenties par les créanciers sont de taille, mais il fallait éviter le pire et, à ce titre, l’accord signé à la veille du week-end revêt une très grande importance.C’est d’abord le premier signé par un des principaux pays débiteurs d’Amérique latine, ce qui ruine les espoirs de certains de ces pays de constituer un front commun des endettés, une sorte d’OPEP des débiteurs.Ensuite, il marque une étape décisive dans le plan de sauvetage qui a dû être élaboré pur éviter une banqueroute générale des pays endettés et, le cas échéant, la faillite des grandes banques mondiales.Fait significatif, ce plan a été mis à l’étude dès le 15 août 1982, date à laquelle le Mexique fit connaître qu’il risquait de ne plus honorer ses échéances intemation^es.Dans cette affaire, tout le monde y a mis du sien ; le Mexique, en se pliant à une austérité qui risque de lui coûter très cher socialement; et les banques, prêtes à tout pour éviter de voir leurs créances r^uites à zéro; les gouvernements, notamment celui des États-Unis, qui a fait pression sur ses banques pour désamorcer la bombe latino-américaine; et, enfin, le Fonds monétaire international, qui a joué les bons offices et le maître d’école, quitte à passer pur l’« ogre » aux yeux des populations des pays débiteurs.L’accord avec le Mexique constitue un précédent d’une immense importance, et il ouvre la voie à tous les autres.Le problème des futurs prêts au tiers monde est plus sérieux que celui de leur dette MIVILLE TREMBLAY MONTREAL (PC) - La menace la plus pressante à l’égard du système bancaire international n’est pas le risque que représente la dette des pays en voie de développement, estime M.Robert Utting, vice-président de la Banque Royale.S’adressant hier aux membres de la Société des analystes financiers de Montréal, M.Utting a relevé d’autres problèmes qu’il juge plus aigus, tels l’obtention des nouveaux fonds dont ces pays vont avoir besoin, le retour de la rentabilité des banques par une attention plus grande au contrôle des coûts et une réévaluation de la pratique de gros prêts internationaux à très faible marge de profit.Selon le spécialiste des questions bancaires internationales, « le pire est passé, même si d’autres obstacles sont à prévoir.Les taux d’intérêt ont été remarquablement stables au cours de la dernière année, si l’on fait exception du dernier sursaut.Leur baisse aiderait tout le monde, mais ne surviendra que lorsque la volonté politique deviendra apparente, ce qui se produira quand les politiciens auront reçu un message clair des électeurs.» Ce qui n’est pas encore le cas, es-time-t-il.M.Utting n’est pas inquiet quant au refinancement de la dette des pays du tiers monde, processus qu’il juge bien enclenché.« On ne saurait trop souligner l’interdépendance des acteurs impliqués et il faut se féliciter de la discipline observée jusqu’à maintenant.« Mais que fera-t-on des nouveaux besoins de financement, d’autant plus qu’il y a fuite des prêteurs vers les prêts de qualité?» Le conférencier a jugé sévèrement la pratique qui s’est développée ces dernières années relativement à la formation de syndicats bancaires internationaux qui prêtent d’importantes sommes à des taux qui ne laissent qu’une très faible marge de profit.« On ne peut plus prêter au Libor plus 3-8.» Le Libor (London Interbank Offered Rate) est le taux auquel les banques se prêtent les unes aux autres sur le marché international.« Nous devons continuer à effectuer un certain nombre de ces transactions, mais il ne faut pas se laisser hypnotiser par les frais de gestion » que les banques chargent.M.Utting croit que les banques devront contrôler leurs coûts comme le font les compagnies manufacturières.Il faudra selon lui pratiquer des taux mieux aligné avec l’importance du risque impUqué.Répondant aux critiques largement répandues dans plusieurs pays à l’effet que les banques ont besoin d’un encadrement réglementaire plus sévère quant à leurs réserves, au dévoilement et à la nature du portefeuille de leurs prêts, il a déclaré que « la capacité de générer des revenus est la première ligne de défense contre les pertes dues au défaut de paiement.« La capitalisation, le passif ou l’actif des banques ne sont pas si importants.Ce qui compte, c’est la confiance du public dans notre capacité de faire face aux problèmes.» M.Utting reconnaît que l’industrie bancaire a perdu sa belle stabilité d’antan et que les diverses institutions se retrouvent dans des contextes qui vont de la forte croissance à la lutte pour la survie.MARIO F.MENARD & GUY DUBÉ annoncent l'ouverture de leur bureau MENARD, DUBE Avocats 800 PLACE VICTORIA TOUR DE LA BOURSE SUITE 4500 MONTRÉAL, CANADA TÉLÉPHONE (514)875-4545 Adresse Postale CASE POSTALE 304 TOUR DE LA BOURSE MONTRÉAL.CANADA H4Z 1G8 TÉLEX 055-61723 CANADA TAX MTL [Hausse des ventes de céréales à rURSS Les producteurs américains sont I heureux de la décision de Reagan iCARTES D’AFFAIRES ROBiC.ROBIC & \SS(H II S \SSO( l-MI S Fondée en 1892 Conseils en propriété Agents de brevets d'invention intellectuelle et de marques de commerce 1514.Docteur Penlield Montréal, Canada, H3G 1X5 Tel (514)934-0272, Télex 05-268656, Cable MARION TRAVAUX DE PHOTOCOPIE ET D’IMPRESSION URGENTS?45 rue Jarry est — 387-2486 SCRIBEC 8415 ST-DENIS, SUITE 303 MONTRÉAL, P.Q.H2P 2H1 MICHELLE JOANNETTE ACUPUNCTEURE CLINIQUE MÉDICALE DE MONTRÉAL TÉL.; (514) 382-6550 Samson Comptables agréés Attilialion internationale ¦ Moore, Stephens & Co Bëlair longueuH Suruu ?00 Boui Sl« toy J4J mr (6r0 4270) vite du Québec et du Canada .75 WASHINGTON (AFP) — La décision du président Reagan de porter de 12 à 22 millions de tonnes le plafond des achats soviétiques de céréales américaines pour la campagne 1984-85 a été bien accueillie dans les milieux spécialisés aux États-Unis, qui s’attendaient à une telle annonce, surtout à l’approche des élections présidentielles.Le caractère politique de cette décision était souligné par la présence à la Maison blanche, à cette occasion, des sénateurs républicains Roger Jepsen, de riowa, et Charles Percy, de l’Illinois, qui se représenteront le 6 novembre prochain - en même temps que le président Reagan lui-même - devant les électeurs de ces deux Etats agricoles.M.Reagan en a profité pour rappeler aux producteurs de blé, de mais et de soja, dont le quart des revenus provient des exportations, qu’il avait mis fin, en signant un accord quinquennal avec le Kremlin, à l’embargo sur les céréales décrété en 1980 par l’administration démocrate Carter-Mondale a la suite de l’invasion de l’Afghanistan par l’armée rouge.Pour recevoir LE DEVOIR à domicile composez sans frais l’un des numéros suivants: À Montréal: À Québec: 332-3891 687-2022 Extérieur: Code régional: (514): 1-800-361-6059 (819); 1-800-361-5699 (418): 1-800-463-4748 (613); 1-800-361-5699 SVP.remplir, détacher suivant le pointillé et retourner avec votre don Les chèques doivent être faits à l'ordre de la Fondation pour la recherche sur les maladies mentales ?ci-joint (nombre de chèques) (montant) S ?ci-|oint un chèque au montant de fHlanitii Le docteur Yves Lamontagne Président-fondateur, Fondation pour M.D., F.R.C.P.(C), F A.P A la recherche sur les maladies mentales.Contribuez à la recherche et à l'information sur les maladies mentales.Appuyez la campagne de financement de la Fondation pour la recherche sur les maladies mentales de la façon qui vous convient soit par provision de chèques post-datés soit par chèque unique soit par cartes de crédit en un ou plusieurs versements.Don suggéré: 50 $ Renseignements concernant les cartes de crédit D (montant)$ X (nombre de versements mensue)s) ?(montant)$ en un versement unique No de la carte ?Date d'expiration Signature du détenteur de la carte Nom du donateur Adresse Ville Code postal Téléphone Les dons versés à la Fondation pour la recherche sur les maladies mentales sont admissibles pour fins d'impôt (0584748 11 -08) Vous recevrez un reçu officiel Fondation pour la recherche sur les maladies mentales 7401 Hochelaga Montréal, Québec HIN 3M5 Tel.(514)253-8200 Le Devoir, jeudi 13 septembre 1984 MIS.LE DEVOIR ECONOM1Q.UE La Chambre de commerce de Montréal s’activera autour des investisseurs de l’extérieur de la région métropolitaine CLAUDE TURCOTTE La Chambre de commerce de Montréal, dirigée par un nouveau président, M.Phil O’Brien, entend surtout faire valoir au cours de la prochaine année auprès des hommes d’affaires extérieurs les avantages d’investir à Montréal.Elle veut aussi venir en aide aux jeunes chômeurs, qui souvent ne savent pas très bien comment trouver et garder un emploi.La Chambre se penchera également sur le rôle des femmes dans la société.C’est ce que le nouveau président, qui est un Montréalais de naissance et qui fait carrière dans l’immobilier, a lui-même indiqué hier à l’occasion de rassemblée annuelle de la Chambre, en indiquant les préoccupations générales qui seront les siennes au cours de son mandat, qui fait suite à celui de M.Pierre Goyette.Toutefois, la Chambre n’oublie pas ses priorités immédiates, dont l’avenir de Pétromont et de la pétrochimie à Montréal.Elle a déjà envoyé un télégramme au premier ministre désigné, M.Brian Mulroney, pour lui demander une réunion, exactement comme elle en a demandé une, sans succès, à M.John Turner.La direction de la Chambre voudrait discuter de Pétromont et de certains autres dossiers avec M.Mulroney, lorsque son installation sera complétée et qu’il aura un peu de temps de dispo-mble.D’une manière plus générale, M.O’Brien veut mettre l’accent au cours de la prochaine année sur la participation d’un noyau de 300 à 400 membres dans une vingtaine de comités à la Chambre et au Copem.Le comité des projets spéciaux, présidé par M.Pierre Macdonald portera une attention spéciale à l’aérospatiale, l’énergie et la haute technologie.M.O’Brien attache une très grande importance aux démarches à faire pour attirer des investisseurs à Montréal, leur faire connaître les avantages de Montréal.Il ira même à Toronto pour soutenir cette thèse et pour expliquer aux Torontois qu’il est aussi de leur intérêt de dire de bonnes choses à propos de Montréal aux hommes d’affaires extérieurs qui les visitent.I La Chambre de commerce de Montréal entreprend une nouvelle année d’activités à la suite de son assemblée annuelle tenue hier.Dans l'ordre habituel, le nouveau président, M.Phil O’Brien; le président sortant, M.Pierre Goyette et le vice-président exécutif, M.André Vallerand.(Photo Jacques Grenier) Il a également l’intention de faire une tournée des dix plus grandes villes américaines dans des champs d’activités particuliers, aéronautique, technologie, etc.pour les convaincre d’investir à Montréal.Les succès remportés dans les dossiers de Paramax, du Centre de biotechnologie et du Centre de recherche sur le ciment constituent des exemples à suivre.M.O’Brien, qui se présente comme un homme « totalement bilingue et biculturel », a mentionné aux quelque 800 membres qui assistaient à rassemblée annuelle hier que érations de gestion immobilière de la Société Depuis le 1er octobre 1983, iK occupait la fonction de directeur, gestion im-mobilière.Place Dupuis Son expérience dans le domaine de la gestion immobilière date de 1970 La Société immobilière Trans-Québec Inc gère des actifs de plus de 200 millions $ Elle se spécialise dans la gestion et la syndication d'acquisitions d’immeubles Créée en octobre 1983, la SITQ regroupe huit partenaires.• Alliance, compagnie mutuelle d'assurance-vie • Association de retraite et de bienfaisance des policiers de la Communauté urbaine de Montréal • Caisse de dépôt et placement du Québec • Coopérants (Les), société mutuelle d'assurance-vie • Régime des rentes de l'Université Laval • Régime supplémentaire de rentes de la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal • Société de la Caisse de Retraite de la Banque Nationale du Canada • Trust Général du Canada Le GATT lance un appel contre le protectionnisme GENKVK (Al'P) — Les échanges commerciaux internationaux doivent respecter le principe de la non-discnmination, si l’on veut établir un système caractérisé par la régularité, le bon ordre et la prévisibilité, avertit le GATT dans son étude 1984 sur le commerce international, dont le premier chapitre a été pubhé mercredi à Genève.Selon l’étude du G ATT ( Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce), la non-discrimination, à savoir le principe de la nation la plus favorisée (NPF), est la condition sine qua non, nécessaire et suffisante piour la formation d’un tel système.Pour le GATT, l’engagement du respect du principe NPF propage la sécurité et construit un système multilatéral à partir d’éléments qui sont essentiellement le résultat de négociations bilatérales.Sur le plan international, le principe NPF constitue également le seul moyen de réahser l’idéal de l’égalité souveraine des nations et garantit l’accès des nouveaux venus aux marchés internationaux.Le GATT rappelle encore que l’érosion de la disciphne en matière de politique commerciale et la prolifération de litiges qui en résulte ont conduit à des propositions de nouvelles négociations commerciales.Ces propositions doivent également tenir compte du principe NPF, estime le GATT.D'autre part, le rapport constate que le climat des affaires est marqué par l’incertitude en dépit de la reprise économique, amorcée il y a 18 mois.De nombreux facteurs expliquent cette incertitude, selon le G AT'!: La question de l’endettement international, l’évolution des politiques monétaires et fiscales, les taux de change, et surtout l’impossibilité de plus en plus grande de prévoir la politique commerciale.Le GATT relève que plusieurs gouvernements européens ont pris des mesures pour améhorer la souplesse de leurs structures économiques, condition essentielle pour stimuler l’investissement.Ces efforts, note le GATT, se heurtent à une inertie naturelle car il faut du temps pour traduire en politique des perceptions nouvelles.La politique commerciale internationale n’a pas encore créé la stabilité nécessaire pour renforcer la confiance des investisseurs, dé- plore le GATT qui ajoute qu’en Europe et en Amérique du nord, l’accès au marché est devenu plus difficile ou plus incertain dans des secteurs comme l’agriculture, Té-lectronique, l’automobUe, le textile, le cuivre et l’acier.Un effort résolu des pays industrialisés pour faire reculer les forces du protectionnisme pourrait soutemr et prolonger la reprise, sur le plan intérieur et international.C’est pourquoi le GATT demande aux parties contractantes de l’accord général (90 pays), et en particulier aux grands pays commerçants de faire connaître leur volonté de revenir au système non-discriminatoire que définit l’accord général.Une telle action, souligne le GATT, renforcerait immédiatement la confiance dans le système financier international et par là atténuerait l’incertitude actuelle.En conférence de presse, le directeur général du GATT, M.Arthur Dunkel, a expliqué que la reprise économique américaine, amorcée il y a 18 mois, n’a pas fait ressentir, comme escompté, ses effets en Europe, qui n’est pas encore sortie de la crise.'lYoïs raisons expliquent cette situation, caractérisée par l’absence de création de nouveaux emplois, a précisé M.Dunkel en présentant le 1er chapitre du rapport de l’étude 84 du GATT sur le commerce international: la rigidité des structures économiques, le climat d’incertitude dans le monde des affaires, et le recours de plus en plus fréquent en matière commerciale à des pratiques discriminatoires.« Il faut absolument rétablir un système commercial base sur le multilatéralisme, a déclaré M.Dunkel.Bien que plusieurs gouvernements européens aient pris conscience de la nécessité de réformer leurs structures économiques, le résultat ne s’est pas encore fait sentir », a ajouté M.Dunkel.Le directeur général du GATT a également lancé un appel aux parties contractantes de l’accord général (90 pays) en faveur d’une politique commerciale plus intégrée.« Il faut savoir, a-t-il dit, que toute mesure de protection en faveur d’un secteur économique déterminé aura des effets néfastes pour d’autres secteurs, car une taxe sur l’importation est en fait une taxe à l'exportation ».Crédit Fonder FIDUCIE CRÉDIT FONCIER payé annuellement payé annuellement 1 AN 3 ANS PLACEMENTS À TERME GARANTI Taux passibles de changer sans préavis Montréal 612, rue Saint-Jacques • 2® étage (514) 282-1880 Québec (418) 681-0277 • Ottawa (613)238-6084 Instilution inscrite Regie de I assurance-depôls du Québec • Membre Société d assurance dépôts du Canada Quand l’aide vient du ciel c’est souvent sur les Ailes de l’ispérance SAUVEZ DES VIES AVEC NOUS! Votre générosité nous o permis I on dernier d'effectuer ou Pérou, plus de 1,500 vols d'urgence et de développement communoutoire dons un territoire vaste comme le tiers du Québec Pour 250,000 natives que nous desservons, une minute de vol equivout a une (ournee de marche dons la chaleur tropicale Les Ailes de l'Espéronce, pour continuer d aider ces démunis, ont besoin de vos dons Donnez oux Ailes de l Esperonce Por favori COUPON RETOUR NOM ADRESSE VILLE CONTRIBUTION Adrestei à: Les Ail*s d* L’Espéranc* 3702, rue Ste-foMlllt __ Montréal, Qoébec.H2X 214 Æsr Tel.: (514) ua-aoaé UN RiÇU POUR FIN D’IMROT VOUS SIRA RSTOURNS 16 ¦ Le Devoir, jeudi 13 septembre 1984 LE DEVOIR ECONOMIQUE TORONTO Les cours se tassent TORONTO (PC) — Les cours se sont tassés et une bonne activité régnait, hier, à la Bourse de Toronto.l/indice composé qui suit l'évolution de 300 titres a clôturé en baisse de 4.95 points, à 2340.16.Knviron 8.05 millions d’actions ont changé de main.Dans les industrielles, Torstar B perd 3-8 à $15, Carling O'Keefe 3-8 à $161-2, Dofasco Al-8à$231-8, Ma-clean-llunter X 1-8 à $22 et Northern Telecom 3-4 à $50.Daon Development gagne trois cents à $1.60, Meridian Technologies 15 cents à $5, BCRIC cinq cents à $3.10, Alcan 3-4 à $35 1-8 et Chrysler Corp.7-8 à $39 1-2.Dans les mines, Barrick Resources perd trois cents à $1 65, Denison B 1-8 à $17 5-8 et Royex Gold 1-8 à $5 3-4.Sherritt Gordon gagne 1-4 à $7 1-4 et Sonora Gold 1-8 à $8 5-8.Dans les pétroles.Dome Canada abandonne 1-8 à $6 1-4, Dorset Resources un cent à 60 cents et Warren Kx-ploration deux cents à 20 cents.Omega Hydrocrbons gagne 14 à $10 3-4 et Ranchmens B 3-8 à $7 34.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE V»«Mw HmI ' Iw hm.Ol 2000 $25 25 25 200 $21 21 21 500 450 450 450 + 10 3400 $27 26% 26% — 'A 5250 $22% 22’A 22% + % $150 $2rA 27V > 27% 1800 $18 17P 1 17% + *A 2000 73 73 73 + 3 300 $20% 20% 20% ?% 800 $26 26 26 + k-t- 1^ CUtil 2nd G 700 $29^4 29V2 29^$ - Vj CUtil 2nd H 7200 $22^% 22^ 22^ - Vi CUtil 2nd I 200 $25 25 25 CUtil A w 981 175 175 175 - 5 eu B w 102927 180 180 180 C WrId 1250 490 480 480 t 5 CWrIdwdplOOO $19V3 194% 19H—V8 Cnomox o 8370 $5H 5V8 5Vb - Vit Cantor 36200 $11% 11% 11% 100 $23% 23% 23% - % 1200 $9V3 9V2 91^—% 3000 60 60 60 200 $10% 10% 10% 140C $10V3 10% 10V3 76750 $16% 16% 16V2 - % 325 $29 29 29 -1 2000 89 89 89 * 3 9172 46 45 46 ?’ 9005 $5Va 375 395 -142 1650 $7% 7% 7% 520 $17Va 17Va 17Va — Va 4450 $6% 6% 6V3 * V* 563 $11V2 llVa nVa - % 300 $24V2 24Va 24V2 - % 5000 65 65 65 100 $14% 14% 14% é % 500 320 320 320 -10 2125 $15% 15% 15% - % 400 $47% 47% 47% .1532 $39V2 38% 39V3 ?% 100 $28 28 28 - Va 2500 $6% 6% 6% — Vb 300 310 310 310 70708 21 16 1 6 —5 1000 $6% 6% 6% 450 205 205 205 - 3 7500 180 180 180 800 275 275 275 + 4 5426 $15% 15% 15% — % 1200 $24% 24% 24% 250 $28 Va 28 Va 28'A — Va 8250 230 225 225 1000 $1SVa 14% 15Va 4 % Cmpinvo 12867 280 270 270 -10 Comterm 17193 162 155 160 Con Bath A 400 $15 15 15 157 $14% 14% 14% - Vs 150 $16 16 16 - Va 625 200 200 200 -f 10 1800 155 150 155 1000 $6 6 6 - % 13200 $6% 6Va 6Va - Va 3700 $6% 6Va 6% 4 % 2250 $19Vs 19% 19Vî 4 % 500 $25% 25% 25% - % Cons Gos W17000 395 385 385 -10 CTL Bank 6006 $10V8 10% 10% 500 $24% 24V3 24% 1338 $9Va 9 9Va 4 Va 600 $11% 11 11% 250 $37Va 37Va 37Va 7050 $7% 7% 7% 280 290 4 5 10 VtRltt NmI la hm.Ol Inter-Citv 13700 S9% 9% 9%—% IntOiv 100 330 330 3X -30 1 Atlantis 0 10000 160 160 160 I Atlontls w 1000 25 2S 25 IBM 317 $160% 160% 160% —1% Intl Thorn 1800 $8'A 8'A 8'A Intpr Pipe 10900 $32% 32% 32% 4 % Inverness 800 $5% 5% 5% lnverns87S 2225 $16% 15% 15%-% Ipsco 4150 $12'A 12% 12% ipseort 11325 40 37 37 Irwin Toy 277 $7% 7% 7% Irwin Toy t 400 $6% 6% ' 6% 4 % Ivoco A f 300 $15% 15% 15% - % Ivoco B 23300 $15% 15% 15% - % Ivoco E p 800 $25% 25% 25% — % ivoco F p 2025 $25% 25% 25% 4 % Ivoco w 480 485 485 485 Jomieo 18900 56 50 55 Jonnock 227 $12% 12% 12% JonnockS 527 $11% 11% 11%—% Janock wt 2 200 $5% 5% 5% — % Jonpol K L 10700 90 90 Confer pr Conron A Conuc 0 Coro Caro A f Cori OK CorI B p Carlyle o Cormo A Carolin o Celonese Celan 175 p CFund A t CentrI Tr CntrI Tr p Chorter Ol Chateau A f Chveo ‘a Chiettan Chieftoin C Chrysler CHUM B f Cl moron o Cineplex o Cineplx r CoostI A f Coho A f Coioniol 0 Cmplx Cominco Cominco A Cominco O Cmrel OG Cmplg Con Both B Con Both p C Norex Con Prof 0 ' Consoltex C Distb A CDistb B f Cons Gos C Gos 9% CTL Ap Conwst B f Cooper .C Corby vt Cor Mark f Core Mrk w 4900 290 Corp Food 150 $10 Keg A f Keg w Kelsey H Kerr Add Klene Gid LAVoroh 33350 430 LAVw La Luz 0 Labott Loc Mnris Locono Laforge Laidtow A Loldlw B f Ldi 9% Loidlow 8 L Shore Lombdoo Lmbdo A p Lonpar Lorder o Lourasia o Lgvo Cap o Leigh Inst 11800 265 t.lberion .144 130 Linear T 1400 $8% LL Lac Loblow Co Vtidtt Hovi la t«nn.A B % 4 5 A G F M 1000 $10 10 10 | AMCA Int 20575 $20% 20 20%4 %j AMCAp 1200 $24% 24V3 24% 4 %! 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BC Pock B 120 $36 36 36 — Va ; BC Res 73065 315 305 310 4 5 BC Res P 2950 $26Va 26'4 26% — '% BC Phone 21831 $20% 20 20 - % BCPh4%p zlO $43% 43% 43% 165 $12% 12% 12% Z20 $56% 56% 56% 400 $17% 17% 17% 4 % 120 $18% 18% 18% 4 Va 980 $25% 25% 25% 4 Vé z12 $38% 38% 38% 491 $28% 28% 28% 4 % 1000 99 99 99 —3 5403 $17 16%- 17 4 % 1405 465 465 465 —10 700 65 65 65 1300 $29 29 29 225 $15% 15% 15% 4 % 500 $22Va 22Va 22% — % 400 430 4 30 49300 160 140 155 4 15 500 75 75 75 -10 15595 $20% 20% 20% 4 % 3500 $28% 28% 28% 4 % 2900 $11% 11% 11% 648 $13Va 13% 13Va 4 V« 1700 $15% 15% 15% - Ve 900 $15Va 15% 15%-% 200 $10 10 10 18900 $8 8 8 630 $37% 37% 37% - '/a 800 320 800 300 600 430 7500 35 500 48 1750 64 320 300 430 33 48 60 255 130 8% 4 10 — 5 - 2 4 3 320 300 430 33 48 64 258 4 3 130 - 5 8Va- % 1400 $31% 31 31Va— Va 700 $16Va 16Va I6V3 Lob Co pr 850 $25% 25% 25% 4 % Lochel A i f10948 120 105 110 —20 LochielB 200 121 121 121 4 1 Lumonics 735 $16% 16Va 16Va — % LyttonMo 5500 45 45 45 Ry Bk 1.88 3000 $20% 20% 20% RyBk 2.75 3100 $31% 31% 31% Ry Bk 1.45 2950 $16% 16% 16% - 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5 Silver Lko 6000 185 170 175 -12 Silvertono 6109 220 210 210 —S 500 $5 5 5 500 $18% 18% 18% 4 % 2550 $24Va 24Va 24% 9000 95 90 90 -5 1000 48 48 48 309000 $8% 8Va 8% 4 % Scintilor 0 Scintrex Scot Poper Scot York Scotts C Scurry Rn Selkirk A f Selkirk w Senioc 0 Sensor Show Ind Shell Can Simco En Sobeys A f Sobeys 9 p Sogepet 0 Sonor 0 Sonoro M N MDS HA 300 $18% 18% 18% - % MICCA 190 $10V: lOVa lOVa MtCC 8% 200 $8 8 8 Mice 8 p 300 $8% 8% 8% MSR Exp 800 $5% SVt 5% Mcknz 400 $11% 11% 11% - Va Melon H X 86600 $22 21% 22 - % McInHYf 62000 $21V8 21 21 -Ve Macmilon 11669 $25 24% 24% — Va Mcmiln 200 700 $22% 22% 22% Mcmiln203 282 $22 22 22 —% Model ine 2000 32 31 31 MognoAf 18800 $16 15% 16 4 % Mognetes z250 60 60 60 Mahr p 100 $5% 5% 5% 4 % Maistc Con 7300 340 340 340 — S Manitoba p 5050 $26 26 26 4 % Mon w 20050 140 136 136 Monvitle 500 260 260 260 Monridgo 22000 90 81 90 4 9 Moritime f 1894 $36Va 36 36 — Va Mar T 940 171 $10Va lOVa lOVa 4 Va MarkSpnc 6500 $7% 7% 7% Mork Wrk f 3000 94 90 90 —4 MarDmcAz118 $7% 7Va 7Va Mass Fer 4858 415 400 400 -10 Mes F A 600 $11% llVa 11%-Va MFinw 107500 100 98 100 MF Add w 3010 105 105 105 —10 Maynard 423 380 380 380 4 5 Melcor 1500 $6V3 6% 6% 4 Va Mentor 200 $6 6 6 4 Va* Mercantil 4900 $11% 11 11 — % Meridn 121450 $5% 485 Sorrel o 12250 96 93 93 - 2 Southm 2070 $51% 51% 51% SporAerot 1600 $22% 22 22 - 'A Sparton o 10572 39 38 39 + 1 Spooner 2000 30 30 30 St Brodest SOO $11 11 n S TrstCO w 1950 82 75 75 - 5 Stanford o 14000 13 12 12 - 3 Storrex o 2000 250 250 250 + 5 Stotes Ex O10500 1Q5 100 105 + 1 Stnbg 29375 200 $27% 27% 27% + >A Stelco A 13777 $22% 22 22'/a - Va Stelco C p 2050 $23V 23% 23% - % Stelco Dp 1600 $26Vb 26 26 - % Stelco E p 200 $30 30 30 + 15 Stelco w 250 425 425 425 StrndOGo 17900 450 435 as Strheono 50500 80 65 73 + 6 Sutivon 700 390 385 385 SulPiro B t 2300 4)0 405 as - 5 Sunburst o 4000 33 33 33 + 1 Suncor pr 300 $24 24 24 Sydney o 6ia a 45 45 SvstmhsA 15600 85 78 78 — 7 TiETel 1675 $12V2 12'/a 12V2 + % Talcorp 600G 90 90 90 5 415 125 415 5% 4 % 350 350 174 1/4 9 9 + % 157 160 + 3 135 135 10 2)5 220 215 215 95 108 + 13 5 S + 15 C Falcon C 11475 $15% 15% 15% - Va Corridoo 7115 31 31 31-2 Coseka R 4900 325 315 325 4 5 Coseko 7 p 1200 $5% 5% 5% 4 % CostainLtd 6103 $6Va 8Va 8% Croigmt 9100 170 166 170 Crain RL f 200 $15% 15% 15% Crestbrk 3900 $8Va 8% 8% - % Crownx 650 $15% 15% 15% 4 % Crownx A f 1082 $15Va 15% 15% Crnx w 250 350 Czar Res 9100 178 DRGAf 200 $9 Doon O 193706 164 Daon A 808 135 Daon 8% p 12100 220 Dadn 9Va p 300 215 Dototecho 15100 108 Dovidson 0 100 $5 Oeiouro 6500 26Va 26% 26Va-2% DEIdonoo 1166 52 47% 47%-l% Delhi Pac 0 3000 15 15 15 Denison A 7265 $18% 18% 18% 4 Va DenBt 133835 $17% 17% 17%-% Oenison p 5415 $25% 25% 25Va - % Develcon 1700 $12% 12 12 — % Dexhgh w z226 25% 25V3 25Va Dicknsn A f 1900 430 425 425 — 5 Dicknsn B 1300 425 425 425 -10 Digtech 32000 44 41% 42 4 1 Digtech w 14000 % % % Discovrvf 1400 177 176 176 4 1 Dist Tr A 500 50 50 50 Oofosco A 83916 $23% 23% 23% - % Dfs 4% z25 $51 51 51 Dfs 235 7000 $25 25 25 Dofasco wt 5340 $24Va 24% 24% 4 % OomonA 3678 205 205 205 Domon B f 4278 180 170 170 — S Dome C 663145 $6% 6 6% — % Dome Mme 2750 $13% 13% 13% Dome Pete 32353 295 286 287 — 3 DPeteAp 2309 $11% 11% 11%-% DPeteBp z92 $11% 11 11 D Pete w 8000 % % % D Explor 0 1000 47 4 7 47 4 2 D Textie 22 $15% 15% 15% Domtor 511 $31% 31% 31%-% Domtor 225 U2S $25 24% 25 4 % Donohue 7000 $31Va 31% 31% 4 % Dorset 0 34000 63 60 60 — 1 Dover Ind 300 $17 17 17 4 % Drm Pete o20400 35 33Va 35 Ou Pont A 720 $19% 19 19% Ourhomof 5144 227 205 210 -17 Durhomw 300 110 110 110 —2 Dylex A 2850 $27Va 27 27% 4 % Dynmr 105 800 $8 8 8 — % E F Meridn 2 w 8200 125 115 Merland E 19887 $5% 495 MerlondP 1200 $18% 18% 18%—% Metofore 900 $7% 7% 7% - % Midcon 500 400 400 400 Mdind Dty 4200 $7% 7% 7% Mikes Subs 1000 485 470 470 —15 Minri Res 25025 310 305 305 - 5 Minorco P z20 $Ù% 56% 56% Mite! 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Moxorn McDnId McDnD McGEd McGrH Mclnt Meod Meosrx Melvill Merck Merr Ly ^>kl Ros MMM MoPsv b MItel Mobil AAoblH Mhwk D Monsn MoreM Morton Motrola NCR NL ind NabscB Not Con Nat Oist Not Gyp Ntl NMedE NSemi s NtSvIn Newmt ! 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1983, $61.7 millions ou $1.94.New Krontier Petroleum Corp., exercice clos 30 juin.1984, $'227,985 ou deux cents; 1983, $1.38.million ou II cents.Renaissance Energy Ltd, .sem.clos 30 juin: 1984, $1.52 million ou 24 cents; 1983, perte $307,157 ou .sept cents.Morrison Petroleums Ltd, semestre clos 30 juin : 1984, $981,624 ou 21 cents; 1983, $740,463 ou 15 cents.CBI Ind CBS cpc mt CSX Collhn CRLk ComSP CdPoc ConPE Coring Carnot CoftWI CotrpT Cense 4 CessAir Chmpin Chose Chevrn ChrIsCr Chrysir Citicrp ClevEl Clorox Cluett P Coostol CkoCI ColeN Coleco CoIgPol Col Aik ColGos CmbEn CmwE Cmsot Comp S CbnsEd ConFd CnsFrt CnsNG CntICP Cnil Grp Contlll CIDot Coopr CooLb Cronc Cm Ck CrwZti Curl Wr DortKr OotoGn Doipnt Deere Oetto A DenMfg OeSoto OiomS 10 185 27 26 26%-r % 11 301 83% 82% 63%+ % 14 300 38% 38% 38% 8 2449 23% 22% 23'%+ % 27 72 1 5% 14% 15%+ % 106 20% 20% 20%+ % 10 1137 62% 61% 61%-1% 44 35% 3S% 35%- % 59 17% 17% 17%+ % 38 12% 12% 12%- % 14 3015 78% 78% TSV»— % 9 11 23% 23V2 23%+ % 12)5 38V2 37% 38V2+1% 6 767 70% 70 70%- % 1274 22% 22 22%+ % 11 4349 20% 20% 20% 4 690 44 42% 43%+ % 8 4522 3S%- 34% 34%+ % 21 21 29% 28% 28%- % 5 5188 30% 29% 30%+1 GAP GCA GEO GTE Ot GnCorp Gn Dyn GenEI GnFd Gninst GAAot GPU GenRe GnSignl Genst Go Poc Gillette Goodreh Goodvr Gould Groce Gt AP GtWFin Grevhd Grum Gif Wsl GulfRs Gulton Holbtn Horris HecioM Heinz 1 Hercul Hershv HewPk Hilton Holiday Hmstke Honwil Housint Houlnd I J 413 22% 22% 22%- % 28 6a 31% 30% 30%—1% a 6% 6V2 6% 8 1500 39% 39% 39%+ % 12 90 37% 37% 37% 10 293 63% 63% 63V2+ % 12 5596 57% 56% 57V*+ % 9 1050 58% 57% 57V2— % 25 24% 24%— % 73% 72% 73V2+t 9% 9% 9%+ '% 61% 61'/2- % 46% 47%+ V» Option A B Op.Farm, en.Der.du Mois Prit Vol.dre.tram.Tllra Alcon Alcon Alcan Alcan Alcon Alcan Alcan Alcon Alcon Alcan Aicon Alcon Alcon Alcon Alcan Fb 30 P Fb 32%p Fb 35 Fb 35 p Fb a Fb a p My 32V2P My 35 p Nv 30 P Nv 32% Nv 32%P Nv 35 Nv 35 P Nv 40 Nv a P 44 50 $35V8 139 115 $35'% 599 $3% $35% 340 $2% $35% 34 1004 130 $35'% Ait Enr Mr 20 Alt Enr Mr 22V2P Alt Enr Sp 17% Ait Enr Sp 20 Alt Enr Sp 20 p Alt Enr De 22% Asomo Asamo Asomo BC Tel BC Tel BCE BCE BCE BCE BCE BCE BCE BCE BCE BCE BCE BCE Bk Mtl Bk Mtl Bk Mtl Bk Mtl Bk NS Bk NS Jo 12% Ap 15 Oc 15 Jo 20 Oc 20 Fb 30 Fb 30 P Fb 32% Fb 32V2P Fb 35 My 32% My 35 Nv 30 Nv 30 p Nv 32% 156 $5% $35V8 10 10155 $3SVe 4 39 $2V2 $35'% 10 101 15 $35'% 20 366 $3%$35Vs 2 258 70 $35% 182 3118 175 $35% 75 1475 145 $35'% ISO 4009 50 $35% 1 330 $5%$35Ve 10 57 50 $21% 15 2 130 37 67 $4 10 297 ta 10 76 5 5 941 75 2 912 115 2 75 80 30 2839 15 4 81 90 10 119 70 110 2995 $2% $31% 3 318 30 $31% 109 1229 105 15 131 125 14 1175 45 14 425 155 25 242 65 114 793 $2V2 $31% 152 497 15 $31% 277 6766 60 $21'/» $21% $21% $21% $21% $11% $11% $11% $20 $20 $31% $31% $31% $31% $31% Op.Fcfin.en.Der.du Mois PrtK Vol.dre.trani.TH» De 7V2P Oc 10 De 10 P Fb 55 Nv 55 p Fb 12% Nv 10 Nv 12% Nv 12'/2P Nv 15 P 45 45 P OpOon Mite! 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10 80 150 8 342 155 15 132 55 15 427 25 55 281 $4'% $a% 2 200 $2% $46% I 10 2387 $3% $a% 2 413 110 $a% 7 1168 105 $a% 9 332 $3 $27% 3 900 $2% $27% 15 167 $2% $27% 20 ia7 20 $27% 110 1029 75 $27% 61 1105 75 $27% 4 505 $3 $27% 5 129 $5% $27% 45 496 90 $27% 2 556 S2Va $27% 42 801 130 $27% 4 468 $3% $27% 8 1135 55 $27% 10 586 60 $9% 10 800 135 12 171 175 10 280 80 10 239 90 78 3280 10 5 68 $3 3 74 40 $8'/a $8% $8'/a $8'/a $8''a $27% $27% S T Segrm Segrm Segrm Segrm Segrm Segrm Segrm Shell C Shell C Stico A Stico A Stico A Stico A Stico A Stico A T-D Bk T-D Bk T-D Bk Jo 45 Jo 50 Ja 50 p Ap 50 Oc 40 Oc 45 Oc 45 p Mv 22% Mv 25 Fb 22% Fb 22%P Mv 25 Nv 22% Nv 22%p Nv 25 Mr IS Mr 17V2 Mr 17V2P T-D Bk Sp IS T-D Bk Sp 17%p T-D Bk Dc 17% TlX 20 $3% $17% 133 $2 $13% 251 90 $13% G H Gnstar Gnstar Gnstor Gnstor Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Husky Husky Husky Husky Husky Husky Husky Husky I J Jo 27% 20 444 120 $25 Ap 27% 1 18 190 $25 ÜC 25 a 849 lis $25 Oc 25 p 17 233 100 $25 Fb 15 16 250 $4 $18'/» Fb 17% 10 : 2182 190 $16V2 Fb 20 3 2178 85 $18V2 Mv 20 P 3 6 $2% $18% Nv 15 10 1486 $3% $16% Nv 17% 307 7033 145 $18% Nv 17%p 10 1580 45 $18% Nv 20 67 8503 45 $16% Nv 20 p 10 183 190 $16V2 Jo 10 10 1085 $2% $12 Jo 10 P 4 60 10 $12 Jo 12% 153 4574 75 $12 Jo )2%P 7 19 95 $12 Ap 10 6 196 $2% $12 Ap 12% 41 455 no $12 Oc 10 36 2235 $2 $12 Oc 12% 215 5713 35 $12 Tofol P Oc 12'/» Totol P Oc 12V2P TrC PL Fb 17% TrC PL Nv 15 27% 27%-29 30 MCA MGM UA MocMil AAoev Mod Re Monvl MorMId MrthM MortM MOKO Mo»evF MosCp 16 313 42% 42% 42%+ H 15 33( 12% 12% 12%+ % 14 79 35% 35% 35%- % 1114a 49% a% 49 a 15% 15% 15% 7 107 7% 7% 7% 5 126 24% 24 24%+ % 34 152 49% a% 49%+1% 1 113 a 39% 39% 12 2612 26% 26% 26%- % 1014 3% 3 3%- % 13 22% 22% 22%- % iCity i-Citv Imsco Imsco imsco Inco Inco Inco Inco toco Inco Inco 1011 A 1011 A 101) A lOil A 1011 A L Mnr DC 10 Dc 12% Ja 35 JO a Jo 45 Fb 15 Fb 15 P My 15 Nv 12% Nv IS Nv IS P Nv 17% Fb 40 Fb 45 My a Nv 40 Nv 45 Sp 25 p M N 65 1560 50 $9% 1 2179 10 $9% 100 1151 $7% $41% 100 742 $3% $41% 20 711 115 $41% 55 1269 135 $14% 55 173 125 $14% 10 9a 190 $14% 10 257 $2% $14% 5 2568 65 $14% 20 4a 90 5 789 20 524 $4 302 165 $14% $14% $41% $41% 78 20 5 73 $5% $41% 24 2787 $2% U1% 10 1955 70 $41% 20 158 10 $28% TlX TlX TlX TlX TiX TlX Tofol Total Total Sp 105 Sp 110 Sp 115 SpIIS p Sp 120 p Oc no p Oc 120 Jo 12% Jo IS Oc 10 10 304 $5 $47% 8 400 185 $47 Va 7 41 $3 $47% 3 159 $3 $47% 13 170 $8'/a$47% 18 517 $3»/2$47% 6 as 40 $47% 2 5 $3'/a $23'/a 2 29 $2'/a $23'/a 10 423 160 $22'/a 5 33 ia 2 24-90 U 1031 110 7 51 no 50 918 25 1 3a $2% $16% a 252 75 $16% a 77125 22 933 160 20 97 90 4 2260 25 $22i/a $22i/a $22'/a $22'/a $22'A 10 15 72 5 100 $16% $16% $16% $16% 117 14 $12 116 $7'A 1)7 441 $2% 117 359 50 117 305 $3'/all7 4 89 60 117 36 306 ) 55 117 2 800 ISO S13V8 7 89 50 $13% 6 27 $3% $13% 498 1612 90 $13% 10 55 30 $13% 24 409 165 $18% 6 74 $3'/a $18% W X WIkr WIkr WIkr WIkr WIkr XCB XCB XCB XCB XCB XCB XCB XCB XCM XCM XXM XXM XXM XXM XXM XXM XXM XXM XXM XXM XXM XXM XXM XXM 31 810 110 52 235 105 4 6286 170 10 2 1 10 n 10 9 10 s 7 5 Mr 25 Sp 22% Oc 22% Dc 25 Oc 27% Sp 105 ( SpllO ( NvIOO NvIOO ( NvIOS NvIOS t NvIlO NvIlO ( Sp120 I Oc ns I SpllO spns SpIIS I SP120 I Oc 105 OclOS i Oc no Oc no I Oc ns ociis I Oc 120 Oc 120 I NvIlS NvDS I Totol volume 10917 Total open Interest 385534.3 10 285 11 2 5 3 4 3 2 5 10 20 12 10 165 $5% 541 130 192 150 105 $5% 23 $10% 10 a 102 $6% 15 100 169 $2% 68 $2% 135 ns 35 $6 92 $3% 27 $3% Mitel Mitel Mitel Mitel Mitel Mr S Mr 7% Mr 10 Dc S P Oc 7% 5 52 $3% V% 12 268 $2% $7% 63 477 130 $7% 5 75 10 $7% 4 3a ISO $7% DIVIDENDES Canadian Commercial Bank: S’i.ri'i A priv.1ère série, ,13.13 cents, fiayable le 31 ocl.aux inscrits le 23 «ept.« 1 î 736 55 118 10 81 160 14 $5% 20 $6% 27 150 )3 $3% 10 $3% 23 170 10 $5% 5 $4% 116% $3 116% $23% $23% $23% $23% $23% 105 105 105 105 105 105 105 105 114 114 114 114 114 114 114 114 114 114 114 114 114 114 LE DEVOIR ECONOMIGtUE Le Devoir, jeudi 13 septembre 1984 ¦ 17 TRUST GENERAL DEPOT GARANTI ^ «'WSWCWvTOSSSSSWSHrewSRSflSfiRRKSw^T ioy8% 13 ans) Intérêt annuel R«/a 14% $38% 38% 38% $13% 13% 13% $15% 15% 15% — % $15% 15% 15% - % 385 350 350 -SO 280 280 280 -8 162 160 160 $15 IS 15 - % $53 S3 53 4^ % $19Vj 19% 19'/î — % 3650 2100 100 1100 700 9600 4700 300 390 390 390 -10 100 $25% 25% 25% - Va 325 315 325 *S $5% 5% 5% ?% 200 175 175 175 -1 164 158 159 $18% 18% 18% 6 % $23V4 23V4 23V4 4- % $8V3 8% 8% — % $6V4 6% «% - % $13% 13% 13% 295 287 287 -3 SISVa 15V4 15% 4- Va $31% 31% 31%- % $31% 31% 31% 4- Va Echo Boy 800 $11% 11% 11% 4- % fEnheatA 300 350 350 350 -25 EntrepCP 7566 $23% 22% 23%+ % Epilek Int 5700 55 53 53 -2 DEVISES Voici les taux des devises étrangères tels que fournis hier matin par la Banque Nationale.Les cotes sont en monnaie canadienne.Afrique du Sud Rand 0.8014 Afrique franco Franc CFA 0.002864 Allemagne-Ouest Mark 0.4393 Antilles Angl.Dollar 0.4879 Australie Dollar 1.0965 Autriche Schilling 0.06255 Bahamas Dollar 1.3181 Belgique Franc 0.02183 Danemark .Couronne 0.1213 Espagne Peseta 0.007806 États-Unis Dollar 1.3148 Finlande Mark 0.2117 ¦ France Franc 0.1432 Grèce Drachme 0.01114 Hollande Florin 0.3896 Hong Kong Dollar 0.1675 .Inde Roupie 0.1118 Israël Sheqels 0.003773 Italie Lire 0.000714 Jamaïque Dollar 0 3223 Japon Yen 0.005367 Liban Livre 0.2144 Mexique Peso 0.006742 Norvège Couronne 0.1550 N.-Zélande Dollar 0.6489 Portugal Escudo 0.008483 Royaume-Uni Sterling 1.6827 Suède Couronne 0.1546 Suisse Franc 0.5291 Venezuela Bolivar 0.1133 Vantet Hwt !• Ok Fofex 3700 115 no 115 4 15 Fraser lf>c 200 $20% 20% 20% Fulcrm 6p 100 $11% 11% 11% — % G H Gaz AAetr 1900 $7% 7% 7% Genstor 730 $25 24% 25 — % Geocrude 200 235 235 235 -2 fGldcrp,A 7100 S6% 6% 6% 4 % GIdcrp.Wt 2300 183 180 183 4 1 Gult Can 27015 $18% 18% 18% 4 % Hawker 700 $19% 19% 19% Helix.Circ 2700 $10% 10% 10% — % HeixWt 3900 $6% 6% 6% — % Hir Wolkr 8560 $23% 23% 23% 4 % H Wlkr 9p 425 $31% 31 31% — % H Wlkr D 680 $23% 23% 23% - % H Wlkr E 500 $26% 26% 26% * % H Wlkr f 600 $29 28% 28% — % Husky Oil 5750 $12 11% 12 4 % Husky >3 400 $49% 48% 49% 4 1 I J Imasco ltd 9470 $41% 41% 41% * % Imp Oil A 10005 $41% 41% 41% — % inco Ltd 175 $14% 14% 14% Inco lOpr 100 $25% 25% 25% Inco Wts 1500 280 275 275 45 Innopoc 800 $10% 10% 10% 4 % IBM 210 $161% 160% 161% —1% Inter Pipe 500 $32% 32% 32% fivoco A 1000 $15% 15% 15'/4 — % IVQCO wts z80 475 475 475 -25 Ivoco E p 900 $25% 25% 25% — % Jonock 125 $12% 12% 12% — % K L Kieno 500 $22 22 22 —1 Lobott 3700 $20% 20% 20% 4 % fLoidlw B 500 $15% 15% 15% — % Lonpor T.100 440 440 440 4 15 Louvem 883 245 240 240 -5 LouvmWtl 1000 40 40 40 43 LouvmWt2 1950 17 17 17 LouvmWt3 3800 70 65 65 —15 Panedn Pt PC.Prod.8 Phillips Cb Plocer Dv PlocerOwt fPowr Cr VeREts Nt«t !• Oi IMO $29% 28% 29% 6 % 540 $14% 14% 14% 100 $14% 14% 14%—3% 1425 $22% 22% 22% - % 1400 425 420 420 -15 112S0 $22% 22 22% M N Mclean X McM Bldl Mntobo wt C Marconi fAAarit Tei Mrt pr C Merlond Merland a fMeston Min Lac Mitel Corp fMolson A fMonenoo MTrustc A Moore fMorgn T Nabisco L Nabu Net NB Tel NfIdLiht A NfIdL 514 NfIdL 714 NfIdL 9p Nfld 1414 Noronda Norcen.En Noren 734 Nor Tel ' fNova Alt Nova 612 Novo 12 NuWest A NuWest 8p O P 31900 z86 300 200 1020 400 922 200 2500 215 400 1000 400 900 950 300 1720 1000 600 200 250 1500 500 6200 9772 7003 225 59640 1800 400 1800 2000 1000 $22 22 22 $24% 24% 24% 136 136 136 $23% 23% 23% $36V} 36% 36Va $10% 10% 10% $5Va SVa 5% $18% 18% 18% 183 183 183 $28% 28% 28% $7% 7% 7% $16% 16% 16% $10 10 10 SIUVt 10% 10% $52% 52% 52% 370 360 370 $21% 21% 21% 69 65 65 $14% 14% 14% $26V3 28V3 28V3 $5 S S î7Va 7% 7V8 $9% 9% 9% $11% im 11% $19% 19% 19% $18 17% 18 $25 25 25 $50% 48% SOVa $7 6% 7 $20% 20% 20% $31% 31% 31% 68 66 68 120 120 120 — % —2 — % + % ?Va - % + 3 + % % — % -20 K % -1 ?2% - % ?% Oakwood 200 $7 7 7 + tOcelOt B 4900 $6% 5% 6 fOsha A 765 $21% 21% 21% + Contrats à terme -Season-High Low LUMBeR(MEM)-130,000 210.20 181.00 SP 220 70 188 00 NV 224 00 196 00 JA 234.50 221 80 MR Estimote Sales: .8.Total open interest; Prooptic 2000 235 235 235 Provigo I7II5 $15% IS 15 a R Que Tel 1400 $33 32% 33 — % Quebecor 15200 $17% 17 17 Redpoth 125 $25% 25% 25% - % Reed Sten 1061 $12 11% 11% — % fReitmn A 1768 $15% 15% 15% — % fRolind A 300 $15% 15% 15% ?% Ry Treo A 16450 $30% 30% 30% - % S T Sceptre 1200 $6% 6% 6% ?% Scept 7p 272 $16% 16% 16% * % Seogrom 9850 $47% 47% 47% - % Sears Can 557 $7% 7% 7% — % Sensor nr>ot 400 280 280 280 4^5 Shell Con 1375 $23% 23 23% * % fSpar Aer 672 $22% 72% 22% - % fSporCop 2000 47 45 45 4-4 Stinbg prC 200 $20 20 20 - % Stelco A 3250 $22% 22% 22% — % Stel 1 94 805 $23% 23% 23% Sullvn,Mm 300 385 385 385 Systemhse 3000 85 80 80 —5 fTeck B 1000 $9% 9% 9% * % Texoco 3600 $39 39 39 TIE teleco 2900 $12% 12% 12% * % Tor Dm Bk 4928 $16% 16% 16% - % Totol Pete 9500 $13% 13 13% 4- % Tot Pet pr 300 $29% 29% 29% 4- % TAIRs.prB 2100 $24% 24% 24% * % TrAlto A 3150 $21% 21% 21% * % TrAlta 12p 125 $26% 26% 26% TrnsAlfo.9 700 $24% 24% 24% — % TrCon PI 2020 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85 + 3 Oueenstn 500 180 180 180 -5 Yorbeou 13500 76 74 75 + 1 ige de l’Est Settle Open High .ow *rice Chg.Int.ft.;US$—LOOObd.H.187,9( .10 16 196.20 196.00 196.0( -3.50 15 206.20 206.00 206.00 -3.50 12 OPTIONS Option A B n °'’' Dern.en Mois Pnx Offre Dem.Trans, cir.Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Agnic E Alcan Alcan Alcon Alcan Alcon Alcan Alcan Alcan Alcan Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Alt Enr Asamo Asamo Asomo Asamo Asamo Asamo Asamo Asamo Asamo Asamo Asamo Asamo Asomo Asomo Asomo BC Tèl BC Tel BC Tel BC Tel BC Tel BC Tel BC Tel BC Tel BC Tel BC Tel BC Tel BC Tel BC Tel BC Tel BC Tel BC Tel BC Tel BC Tel BC Tel BC Tel BCE BCE BCE BCE BCE BCE BCE BCE BCE BCE Fb 12V3 Fb 12V3P Fb 15 Fb 15 p Fb 17V3 Fb 17V3P Mv 12V3 Mv 12V3P Mv 15 My 15 P My 17V3 My 17V3P Nv 12V3 Nv 12V3P Nv 15 Nv 15 P Nv 17V2 Nv 17V2P Nv 20 Nv 20 P Fb 30 Fb 32V2* Mv 32V3 Mv 35 Mv 40 Mv 40 P Nv 30 Nv 45 Nv 45 P Mr 17V3 Mr 17V3P Mr 20 Mr 22V2 Sp 17V2P 5P 22V3 Sp 22V3P Sp 25 Sp 25 P DC 17V3 Dc 17V3P Oc 20 Dc 20 P DC 22V3P Dc 25 Dc 25 P Jo 10 Jo 10 p Jo 12V3P Jo 15 Jo 15 P Ap 10 Ap 10 P Ap 12V2 Ap I2V2P Ap 15 P Oc 10 Oc 10 P Oc 12V3 Oc 12'/2P Oc 15 P Jo 17V3 Jo 17V2P Jo 20 p Jo 22V3 Jo 22V2P Ap 17V3 Ap 17V2P Ap 20 Ap 20 p Ap 22V2 Ap 22V3P Oc 15 Oc 15 p Oc 17V2 Oc 17V2P Oc 20 P Oc 22V2 Oc 22V2P Oc 25 Oc 25 P Fb 27V3 Fb 27V2P Fb 35 P My 30 My 30 P My 32V2P My 35 p Nv 27% Nv 27%p Nv 35 P $3% $4% 30 55 $2% $2% 90 115 110 135 1 $2Va 12% $4% $4% 50 75 $2% $3 125 ISO 1 160 165 $2% $2% $3% $3% 10 35 145 170 55 80 45 190 10 70 $2Ve 35 $4Vs W% $6V8 S6Va $4 $4 Va $5 $5Va $3% $4 190 $2V8 $5Va $5% $5Va $5V3 15 20 $9% $10% $4% $5% 10 30 $2% $3 130 145 10 5 10 90 115 $3% 65 $2% 45 $5% 94 $SVa 16 20 1 488 $9 $4% 55 $3% 130 25 20 160 $4% $4Va $2V3 5 20 40 $2Va $2'/3 $2Va 25 50 50 120 145 150 $2% $2% 45 60 115 130 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Bk NS Sp 12% 1 5 5 1064 Bk NS Sp 12V2P 70 95 100 14 Bk NS Sp IS 5 10 175 Bk NS Sp 15 p $3% $3% $3% Bk NS Dc 10 175 185 170 993 Bk NS Dc 10 P 10 15 15 36 Bk NS Dc 12% 35 45 40 2148 Bk NS Dc 12'/2P 100 125 130 29 Bk NS Dc IS P $3% $3V2 Bow Vol Jo 17'/j $5% $6% $4 8 Bow Vol Jo 17%p 5 20 50 150 Bow Vol Jo 20 P 20 45 60 83 Bow Vol Jo 22%p 70 90 80 197 Bow Vol Jo 25 P $2% $2% $2% 46 Bow Vol Jo 27%p M'/2 $4% Bow Vol Ap $6% $6% Bow Vol Ap 17Vjp 10 25 85 5 Bow Vol Ap 20 $4% $4% $5 74 Bow Vol Ap 20 p 35 60 55 15 Bow Vol Ap 22V2 $2% $2% $2% 7 Bow Vol Ap n%p 110 135 125 34 Bow Vol Ap 25 P $2% $2% $2% n Bow Vol Oc 17% $5% $5% $5% 102 Bow Vol Oc I7%p 10 30 105 Bow Vol Oc 20 $3 $3% $3 346 Bow Vol Oc 20 p 5 25 25 331 Bow Vol Oc 22% 85 105 105 1421 Bow Vol Oc 22V2P 35 60 60 466 Bow Vol Oc 25 10 25 25 1787 Bow Val Oc 25 p $2 $2% $2% 27 Bow Vol Oc 27% 10 5 569 Bow Vol Oc 27V2P $4% $4% $6% Brsen A Jo 271^2 $5% $5% Brsen A Jo 27V2p 25 SO Brsen A Jo 30 $3% $3% 70 Brsen A Jo 30 p 55 80 31 Brsen A Jo 32% $2 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$5% CTr A f Mr 7% $2% $3 CTr A f Mr 7%p 15 40 CTr A f Mr 10 105 120 CTr A f Mr 10 p 65 75 CTr A I Mr 12% 20 45 CTr A f Mr 12Vjp $3V8 $3% CTr A f Sp 7% $2Va $2Va CTr A f Sp 7yjp 20 CTr A f Sp 10 25 10 p 10 25 12% 15 12%p $2% $3 7% S2V3 $2% 7%p 5 30 10 p 45 50 12% 15 20 12V3P $3 $3V4 Den B f Jo 12V3 $5Ve SSVs Den B f Ja 12V2P 5 20 Den 6 f Jo 15 $2% $3% Den B f Jo IS P 5 30 Den B f Jo 17% 130 155 Den B f Jo 17V3P 70 95 Den B f Jo 20 35 60 Den B f Jo 20 p $2Va $2% Den B f Ap 12% SSVa $5% Den B f Ap 12V3p 5 25 Den B f Ap 15 p 15 40 Den B f Ap 17% 190 Den B f Ap 17%p 90 Den B f Ap 20 75 Den B f Ap 20 ( Den B f Oc 12V2 Den B I Oc 12V3P Den B f Oc 15 Den B f Oc 15 i Den B t Oc 17% Den B f Oc 17%p 50 75 Den B f Oc 20 5 30 Den B f Oc 20 p SQVa $2V3 Denis Oc 35 50 $4 Oc 35 P S Oc 40 5 Oc 40 P 100 Oc 45 Oc 45 P $5 Oc SO Oc 50 P$10 Mr 17% $6Vb $6V3 Mr 17%p 15 30 Mr 20 $4% $4% Mr 20 P 40 65 Mr 22% $2Va $2V2 Mr 22%P 75 100 Mr 25 105 130 Mr 25 p $2% $2% Sp 17% Sp 17V3P Sp 20 Sp 20 p 1 Sp 22% 75 Sp 22%p 20 Sp 25 1 Sp 25 p 180 DC 17% $5% S6V4 DC 17V3P 5 15 Oc 20 $3% $4 Dc 20 p 30 40 Oc 22% ISO 175 Dc 22%p 55 80 Dc 25 SO 70 Dc 25 P 190 $2V4 Dorn M Jo 10 $3% $3% Dorn M Ja 10 p 20 30 Dorn M Ja 12%p 80 95 Dorn M Ja 15 P 190 $2V8 Dorn M Jo 17% 35 45 Dorn M Ja 17%p S4V8 $4% Dorn M Jo 20 20 25 Dom M Jo 20 p $6% $6% Dorn M Ap 10 $4 $4V4 Dom M Ap 10 P 30 45 Dom M Ap 12% $2V4 $2V2 Dom M Ap 12V2P 90 105 Dom M Ap IS 125 >40 Dom M Ap IS p $2 S2’/a Dom M Oc 10 $3Va $3V3 Dom M Oc 10 P 5 IS Dom M Oc 12% 130 145 Dom M Oc 12%p 35 50 Dom M Oc IS 20 25 Dom M Oc 15 P 175 195 Dom M Oc 17V3 10 20 Dom M Oc 17%p $4 $4% Dom M Oc 20 5 10 Dom M Oc 20 p $6% $6^ Dom M Oc 22% 5 10 Dom M Oc 22V2P $9 $9% S2V8 115 100 $2% $2^ $5 $5% 25 $2% $3 25 50 75 $4V2 $2 $6 15 SIS 10 $20 $2 100 $3V4 100 160 65 $3 120 90 85 120 $2% 115 75 95 25 120 $2Va 15 $4 Va 5 $8% 5 $5% $6 10 $3% $3% $5% 137 G H $7% 810 10 724 $4 27 $8% 15 85 194 $5% 295 L’ARGENT VALAIT HIER A 1 7,187 1 EN S US LONDRES MMJVLMMJVlMMJVMMi 14 16 17 20 21 22 23 24 27 28 29 30 31 4 5 6 VMM 7 11 12 MMjVLMMjVlMMiVMMJVMM 14 15 16 17 20 21 22 23 24 27 28 29 30 31 4 S 6 7 11 12 n ^ Dern en Trans, cir 150 119 $3^ 112 165 1473 $4% 245 80 227 $7% $6% 83 5 724 $2Va 1174 10 1128 5 1385 5 1700 $7% 10 5 365 $11% $7V?80 75 1«6 $3% 511 180 595 $5% 458 40 852 $10% 2033 15 461 $13 TAUX D’INTERET PRÊT PRÊT INSTITUTIONS DÉPÔT A TERME HYPOTHÉCAIRE PERSONNEL 30-59 1 an 3 ans Sans 1 «n Sans 1 iSans FId.du Québec — — — — — — Trust Royal 10.25 12.00 12.50 12.50 13.00 14.00 — Trust Général 10.50 12.13 12.63 12.50 13.00 14.00 — Crédit Foncier 10.63 12.00 12.50 12.50 13.00 14.00 — Morguard 10.75 12.00 12 50 12.50 13.50 14.25 — Montréal Trust — 12.00 12 50 12.50 13.00 14.00 — FId.Prêt.Rev.10.75 12.00 12,50 12.50 13.00 14 00 14.50 Guardian 11.00 12.00 12 25 12.50 13.75 14.50 — Fiduciaires 10.38 12.00 12.50 12.00 13.25 14.00 — Le Permanent 10.00 11.75 12.50 12,50 13.25 14.00 14.50 Morgan Trust 11.00 12.00 12.50 12.50 13.25 14.00 — Soc.Nat.FId.10.50 12.00 12.38 12.50 13.25 14.25 — Trust National 10.00 11.75 12.25 12.25 13.00 14.00 13.00 First City 10.50 12.00 12.50 12.50 — — Guaranty Trust 10 25 12.00 12.50 12.50 13.00 14 00 — B.Mercantile 10.75 11.50 11.50 12.00 — — — B.Nationale 10.00 10.75 10.75 11.50 13.00 14.00 14,75 B.d’Épargne 10.00 10.75 11.00 11.75 13 25 14 25 14.75 B.Royale 10.00 10.50 10.75 11.50 13.00 14.00 — B.Commerce 10.00 10.50 10.75 11.00 13.00 14 00 14.25 B.de N.-Écosse 10.00 10.50 10.75 11.50 1300 14.00 14.25 B.Continentale 10.25 11.00 11.25 11.75 — — — B.de Montréal 10.00 10.50 11.00 11.75 13.00 14,00 14.25 B.T.-Oominion 10.00 10.50 10.75 11.50 13.00 14 00 — T.Financial 10.87 12.00 12.50 12.50 — — — B.Corn.Italiana 10.75 11.50 13.00 13.25 1325 14.50 15.00.B.Corn, du Cda 11.00 12.00 12.00 12.00 (Compilation par LE DEVOIR) 30 10 97 341 20 547 328 S 465 Option Gnstor .Gnstor Gnstor Gnstor Gnstor Gnstor Gnstor Gnstor Gnstor Gnstor Gnstor Gnstor Gnstor Gnstor Gnstor Gnstor Gnstor Gnstor Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gull C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Gulf C Husky Husky Husky Husky Husky Husky Husky Husky Husky Husky I J Mois Pnx Ja 27%p Ap 20 Ap 20 p Ap 22% Ap 22V2P Ap 25 Ap 25 ' P Ap 27Vjp Oc 17% Oc 17%p Oc 20 Oc 20 p Oc 22V2 Oc 22%p Oc 27% Oc 27%p Oc 30 Oc 30 P Fb 12% Fb 12V2P Fb 15 p Fb 17%p Fb 20 p My 15 My is p My 17V2 Mv 17%p My 20 Nv 12% Nv 12%P Nv 15 P Jo 7% Jo 7V2P Ap 7V2 Ap 7%p Ap 10 p Ap 12V2P Oc 7% Oc 7V2P Oc 10 P Oc 12V2P Offre Oem $2% $3 $5% $6% 25 50 $4% $4% 60 65 $3 $3% 165 190 $2% $3Va $7% $7% 10 $5 $5Va 1 15 $2% $2% 10 35 35 45 $2V2 $2% 5 25 $4% $5 Va S6V8 $6% 15 10 25 60 85 $2 $2Va $4% $4% 20 45 $2% $2% 85 105 135 ISO $5% $6Vb 5 10 $4% $4% 10 $4% $SVe 1 20 15 30 95 no $4V2 $4% S 1 5 55 80 Oern.en Trarts cir.$2% $6% $6U 40 5 205 $5% 400 10 164 $3V8 4SS 25 166 35 95 $3% 5 95 25 1469 $7Va 130 $2% 10 $2% 64 $3 35 $4 Va 105 10 1391 $7% 10 406 $9V2 14 Gnstor Jo 17% $7% $8 $8% Gnstar Jo 17%p 5 20 65 20 Gnstar Jo 20 $5Va $5% $6 101 Gnstor Jo 20 p 15 35 40 42 Gnstar Ja 22% $3% $3% $4 154 star Jo 22%p 40 SO 60 46 star Jo 25 S2Va $2V3 $2% 162 stor Jo 25 p 130 155 125 54 I-Citv Mr 7% i7H $2^ l-City Mr 7V2P 5 30 l-City Mr 10 80 95 110 3 l-City Mr 10 P 55 60 75 3 l-Citv Mr 12% 20 40 30 6 l-City Mr 12%P $2% $3 l-City Sp 7% $2 $2% $2 25 l-City Sp 7%p 15 l-City Sp 10 5 15 20 1478 l-City Sp 10 p 15 40 25 65 l-Citv Sp 12% 1 5 1 1314 l-City Sp 12'/2p S2^ $3 150 l-City Dc /% $2'/4' •$2% $2% 10 l-City Dc 7%p 25 l-Citv Dc 10 P 45 70 50 34 l-Citv Dc 12'%P $3 $2% Imsco Jo 32% $9>k $10'% 93 Imsco Jo 32'/jp 1 20 Imsco Ja 35 P 20 45 35 Imsco Ja 40 p 65 80 71 Imsco Jo 45 p $3% $3% 67 Imsco Ap 35 S8 $8% 4 Imsco Ap 35 p 40 65 imsco Ap 40 $4Vb $4% 81 Imsco Ap 40 p 65 110 27 Imsco Ap 45 155 175 69 Imsco Ap 45 p $3^ $3% 26 Imsco Oc 30 $11 Vz $12 212 Imsco Oc 30 p 5 7 Imsco ÜC 32Vî $9^ 171 Imsco Oc 32'/jp 10 58 Imsco Oc 35 $7 17% 470 imsco Oc 35 p 10 453 imsco Oc 40 %7H $3 $2% S40 Imsco Oc 40 p 30 55 150 Inco Fb 10 $4% $S'/4 $4% 14 Inco Fb 10 p 5 20 Inco Fb 12Vj $2^ $3 $4 280 Inco Fb 12%p 25 SO 60 57 Inco Fb 17'% 55 70 65 62 Inco Fb 17%p $2^ S3 Inco My 12V2 $3'% $3% Inco My I2%p SO 75 Inco Mv 15 p ISO 175 125 9 Inco My 17% 75 95 130 20 Inco Mv 17‘%p $2^ $3% $2 3 Inco Nv 10 $4^ $5 $5% 77 Inco Nv 10 P 10 10 70 Inco Nv 12'%p 5 15 20 212 Inco Nv 17'%p %7H $3 $4% 5 Inco Nv 20 1 15 20 1B4 Inco Nv 20 p $5% $5% $6 lOil A Fb 32% $9^ $10'/4 lOil A Fb 32%P 15 25 35 60 lOil A Fb 35 $7% $8 $7% 69 lOil A Fb 35 P 25 40 75 94 lOil A Fb 40 P 125 150 135 36 lOil A Fb 45 P UH $4% $4'% 16 lOil A Mv 35 $8% $9'/4 $9% 6 lOil A My 35 p 35 55 85 2 lOil A Mv 40 p 170 195 175 28 lOil A My 45 %7V4 $2% $2»% 33 lOil A Mv 45 P $4% $5 $4'/4 lOil A Nv 32% $9 $9% $10 73 lOii A Nv 32%P 1 15 5 59 lOii A Nv 35 UH $7% $6% 713 lOil A Nv 35 P 5 25 IS 607 lOil A Nv 40 P 90 105 85 1032 lOil A Nv 45 p $4'/8 $4% $3'% 94 K L L Mnr Mr 22% $7'/4 $7% $7% 10 L Mnr Mr 22%0 30 45 45 6 L Mnr Mr 25 $S'/4 $5Vz $5% 45 L Mnr Mr 25 p 70 90 95 80 L Mnr Mr 27% $3'% $3% $S'/4 25 L Mnr Mr 27'%p 145 170 125 8 L Mnr Mr 30 $2'/4 $2% $3% 24 L Mnr Mr 30 p $2'/4 $2% $2 15 L Mnr Mr 32'% 135 160 $2% 15 L Mnr Mr 32'%p $4'/4 UH L Mnr Mr 35 75 95 100 94 L Mnr Mr 35 p $6% $7% $7% 10 L Mnr Sp 22% $5% $6% L Mnr Sp 22%p 5 10 60 L Mnr Sp 25 $3 15 40 $7Va $7% > 35 60 $5Ve $5% $5% > 145 160 > $2Va $2Vj $2% > $3% $4Va $4% $9% $10Va $10 $7Va $7% > 5 $4% $5% ) 1 10 > I 25 > $2% $2% 5 > $4% $SVa $9% $10% i 5 30 > 15 40 > 165 185 170 > $3% $3% $2% Q R Mr 80 Mr 80 p Mr 82% Mr 82V»p Mr 85 Mr 85 p Sp 75 Sp 75 P Sp 77V3 Sp 77Vjp Sp 80 Sp 80 p Sp 82% Sp 62V2P Sp 85 Sp 85 p Sp 87% Sp 87V3P Sp 90 Sp 90 p DC 75 Oc 75 P Dc 77V2P DC 80 Dc 80 p Oc 82% Oc 62V3P Oc 65 Dc 65 p Mr 17V2 Mr 17V'2P Mr 20 Mr 20 p Mr 22'% Mr 25 P Sp 17V2 Sp 17%p Sp 20 Sp 20 P Sp 22% Sp 22%P Sp 25 Sp 25 p Dc 17% Dc 17%p Dc 20 Dc 20 P Dc 22% Oc 22V2P Dc 25 Dc 25 P Fb 17% Fb 17%p Fb 20 Fb 20 p Fb 22%p My 20 Mv 20 p My 22% Mv 22V2P Nv 17% Nv 17%p Nv 20 Nv 20 p Nv 22%p $8V2 $9 30 55 $6 $6'% 60 85 $4Va $4V2 105 130 $2% $2% $2 $2'/a 145 160 $3'/a $3% $8V3 $9 5 $6 $6% 10 $3% $3% 1 25 125 ISO IS 40 1 20 140 155 10 $3% $3% 10 $6 $6% $8V2 S9 15 40 25 SO $3% $4% 60 85 $2V8 $2% 130 155 85 110 $2% $2% $5% $6'/a 20 40 $4 $4% 50 70 $2Va $2% $2% $2% $5 $5% 5 $2% $2% 5 15 40 65 SO 55 10 $2% $2% $5% $6 15 20 $3% $3% 45 SO 140 ISO 110 115 SO 60 $2% $2% $4% $S'/a 20 $2% $3% 40 SO 100 125 $3% $3% SO 75 ISO 175 130 155 $4% $5% 5 $2% $2% 20 75 100 $2% 96 S2V2 168 140 46 $2% 25 $2Va «2 2 $2% 439 10 379 75 836 35 429 IS 385 $3% 1128 50 825 160 1298 115 770 55 172 $2% 20 556 13 35 25 $3% 1020 S 10 Rong Rong Rong Rong Rong Rong Rong Rong Rong Rong Rang Rong Rong Roy Bk Roy 8k Roy 8k Roy Bk Roy 8k Roy Bk Roy Bk Roy Bk Roy Bk Roy Bk Roy Bk Roy Bk Roy Bk Roy 6k Roy Bk Roy Bk Roy Bk Roy Bk Roy Bk Roy 8k Rov 6k Roy Bk Segrm Segrm Segrm Segrm Jo 7%p Jo 10 Jo 10 p Jo 12% JO 12%p Ap 7%p Ap 10 p Oc 7%p Oc 10 p Oc 12% Oc 12%p Oc 15 Oc 15 p JO 27V2 Jo 27%p Jo 30 Jo 30 P Jo 32% Jo 32%p Ap 25 Ap 25 p Ap 27% Ap 27%p Ap 30 Ap 30 P Oc 25 Oc 25 p Oc 27% Oc 27%p Oc 30 Oc 30 p Oc 32% Oc 32%p Oc 35 Oc 35 p Jo 35 Jo 35 P Jo 40 JO 40 P $4% $4% 35 60 $4% $4% 10 $6% $7 125 140 120 145 SO 65 $2% $3% 20 35 $5 $5% $3% $3% 60 85 165 190 145 170 15 105 $2% $3% $2% $2% 5 25 50 70 SO 10 40 3856 170 93 15 $4% 55 186 20 160 20 15 42 140 64 5 2447 $3% 15 5 351 $5 140 368 $2% 18 30 275 $5% $3% S3 90 14 195 114 95 604 $3% 18 $2% 160 15 27 70 1125 95 736 25 952 12% 59 10 662 $5% 2 10 71 segrm Jo 45 p X no 100 IX Segrm Ap 35 lUH $)SW| 5 Segrm Ap 35 p 10 25 Segrm Ap 40 no $10% $10>A 1 Segrm Ap 40 p 45 40 75 44 Segrm Ap 45 $6 U% 87% 34 Segrm Ap 45 P 100 125 IX X Segrm Ap SO P $2% 13% 83% 10 Segrm Oc 35 112% $13% Segrm Oc 35 p 15 X x Segrm Oc 40 p X 5 3M Segrm Oc SO 60 85 X 724 Segrm Oc 50 p 12% 82% IX IX Shell C Fb 17% $5% tt% Shell C Fb 17%p X Shell C Fb 20 $3% 84% 84% 19 Shell C Fb 20 p 25 45 X 23 Shell C Fb 22% $2% 82% 82% 271 Shell C Fb 22%P 85 no X 31 Shell C Fb 25 IX IX IX 275 Shell C Fb 25 P $2% 82% 82% 17 Shell C Fb 27% 45 65 70 204 Shell C Fb 27%p $4% 84% 84% Shell C My 20 $4% 84% $6 1 Shell C My 20 p 45 65 X 5 Shell C My 22%P 120 IX IX 4 Shell C My 25 P $2% 82% 82% 11 Shell C My 27% 105 125 100 3 Shell C Mv 27%p $4% $4% Shell C Nv 17% $5% $6 Shell C Nv I7%p 25 Shell C Nv 20 $3H 83% 83% X Shell C Nv 20 P 15 X 2 Shell C Nv 22% 160 185 IX 439 Shell C Nv 22%p 40 65 X M Shell C Nv 25 60 X 70 I2M Shell C Nv 25 P 190 82% 82 23 Shell C Nv 27% X X 25 844 Shell C Nv 27%p $4% u% 83% Stico A Fb 17% $5 85% Sileo A Fb 20 $2% 83% 83% 4N Stko A Fb 20 p X 75 25 X Stico A Fb 25 X 65 75 411 Stico A Fb 25 P $2% 83% 82% Stico A My 20 $3% 84% 84% 1000 stico A My 20 P 25 X stico A My 22% 175 82 82% 23 stico A My 22%p IX 175 X 3 SIleo A I4y 25 p $3 $3% stico A Nv 17% $4H 85 86 Stico A Nv 20 $2% 82% 83% X stico A Nv 20 P X X X stico A Nv 25 P $2% 83% IX X stico A Nv 27% 10 10 4M stico A Nv 27%p tS'M 85% $6 stico A Nv 30 X 25 3M stico A Nv 30 p $7% 88% 84% T-D Bk Mr 12% $4% 84% 84% 102 T-0 Bk Mr 12%p X 41 T-D Bk Mr 15 P 25 X X 10 T-D Bk Sp 12% $3% 84% 84% 25 T-0 Bk Sp 12%p 35 42 T-D Bk Sp is p 5 7U T-D Bk Sp 17% 10 15 454 T D Bk Dc 12% $3% 84% 84 212 T-D Bk Dc 12%p 15 X 147 T-D Bk Oc 15 175 82 IM 5M T-0 Bk Dc IS p X X 35 2X T-D Bk Dc 17%p 95 IX IX 293 TlX Sp 100 $16% $17% $16% 10 TlX Sp 100 p 5 40 10 TtX Sp 105 p 5 m TlX SpllO p 10 10 IX TlX Sp 120 15 25 X 312 TlX Oc 100 $16% SI7

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