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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 22 novembre 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1911-11-22, Collections de BAnQ.

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DEUXIEME ANNEE-No.273 MONTREAL.MERCREDI 22 NOVEMBRE.1911 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS .«3.00 UNION POSTALE .geioO Edition Hebdomadaire : CANADA .ETATS-UNIS .UNION POSTALE .• 91.00 • «1.50 « «3.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration: 711 RUE SAINT-JACQUES TELLINES: ADN>.TRATION: Main 7461 REDA'Ïj.~>N : Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS A U FIN D’UNE POUTIQUE Ce qui reste de la marine Laurier-Brodeur.— Ce que peuvent les hommes qui savent vouloir Après les discours de MM.Bordeu et Ilazeu, il n'est plus de doute possible.La marine Laurier-Brodeur est chose du passé.11 ne nous restera, pour tout souvenir de cette coûteuse et bâtarde expérience, que le Niobê, défoncé pour favoriser les ambitions d’un politicien ex-ministériel, et le Rmnboiv où, paraît il, la désertion est à l’ordre du jour.Mais l’expérience nous aura coûté quelques millions et M.Hazen, entre les mains de qui sont aujourd’hui les pièces officielles, déclare que la réalisation du programme Laurier eût entraîné, dans les prochaines années, une dépense de plus de cinquante millions, sans nous assurer une flotte de quelque valeur.Le coup de balai du 21 septembre a heureusement mis fin à cette orgie de dépenses et nous avons la promesse formelle qu'aucune politique navale permanente ne sera désormais adoptée sans être préalablement soumise à l’approbation du peuple.Qu’en pensent les orateurs qui, d’un bout à l’autre de la province, allaient criant que la marine était faite, que toutes les criailleries nationalistes n’y pourraient rien et que nous n’aurions qu’à solder les dépenses?m # * Les renseignements qui nous arrivent d’un peu partout démontrent que eet abandon de la politique Laurier-Brodeur correspond au sentiment général, non seulement dans la province de Québec, mais dans la plupart, sinon dans la totalité des provinces en majorité anglaises.Le Herald nous a déjà déclaré que, dans un plébiscite, toutes les provinces, à l’exception de celles du littoral, se prononceraient d’une façon écrasante contre toute participation à la défense extérieure de l’Empire.Ce diagnostic est confirmé par les observateurs les plus divers, et c’est probablement ce qui a décidé les conservateurs de langue anglaise à tailler dabs le vif de la question.C’est ce qui les contraindra d’y regarder à deux fois avant de proposer une contribution accidentelle sous prétexte de besoins urgents; c’est ce qui assurera, dans une grande consultation populaire, la défaite de tout projet à tendance impérialiste.Car les forces qui ont imposé l'abandon de la politique Laurier-Brodeur s’exerceront avec une intensité accrue, à l’avenir; elles seront fortifiées par des concours nouveaux.11 faudrait être aveugle pour ne pas voir que.dans tous les milieux anglo-canadiens, il se prépare et se dessine un mouvement nationaliste prononcé.L’opposition à l'impérialisme militaire sous ses formes diverses recrutera des partisans parmi les Anglais de toute catégorie: chez les ou vriers syndiqués, chez les cultivateurs, chez les hommes d’affaires comme M.Eckhardt, dont le Saturday Night publiait l’autre jour un si remarquable article.Tous comprennent que le Canada se doit d'abord à’lui-même et que le meilleur service que nous puissions rendre à l’Empire, c’est de développer nos propres ressources.Nous avons—ainsi que le rappelait M.Monk dans son fameux dis cours de Lachinc—nous avons des travaux publies énormes à exécuter.De tous les points du pays on réclame le creusement dos canaux, la construction de chemins de for, “d’élévateurs à grains,” l’amélioration des ports, etc.Les dépenses utiles et raisonnables se chiffrent dans les centaines de millions, le progrès du pays les accroîtra fortement dans une rapide proportion.L’abandon de la marine Laurier-Brodeur, en nous déchargeant d’un fardeau énorme, permettra de consacrer à ees travaux les millions qui seraient allés s’engloutir dans la “marine canadienne en temps de paix et impériale en temps de guerre”.Et cette politique de progrès, en absorbant, pour îles oeuvres directement utiles au Canada, le plus clair de nos ressources, nous éloignera d'autant des coûteuses folies de l’impérialisme militaire.Elle ne sera du reste que la.continuation de notre politique traditionnelle, celle de Cartier, de MacDonald, de Blake et du Laurier de la bonne école—celui qui déclarait le 15 avril 1902: “Quels son;, les plus lourds articles de son budget (au Canada) ?Les travaux publies, la colonisation, la construction de voies ferrées, et le creusement des ports et, des voies de transport.Voilà le champ où doit s’exercer notre activité.Et ce serait un crime de détourner une partie des deniers nécessaires à l'accomplissement de ces travaux pour acheter des canons, des fusils et des munitions de guerre.” * » » L’abandon de la politique Laurier-Brodeur est un événement politique de premier ordre, gros de conséquences pour l’avenir.L’histoire de ces deux ou trois dernières années est encore trop présente a toutes les mémoires pour qu’il soit nécessaire de redire quel rôle a joué dans cette campagne le groupe nationaliste.Mais, en repassant ces événements, on se rendra peut-être compte que, même en dehors des grands partis régulièrement constitués, il peut s’exercer une action politique qui ne manque pas d’importance.CHER HEROUX.LEUR LOGIQUE Depuis la, formation du nouveau cabinet, la presse ex-ministérielle est dans une grande anxiété.Elle a dés excès de crainte et d’angoisse à fendre l’àme et des accents de patriotisme à faire pleurer de tendresse.Elle appréhende que le cabinet, péniblement incubé par M.Borden, ne soit pus éclos viable; elle découvre mille incompatibilités entre les poussins; elle voit déjà fondre tons les maux sur eette couvée que Borden, paraît-il, ne pourra grouper sous ses ailes, quand viendra le gros temps.Vraiment on s’explique mal de si graves soucis au sujet d’adversaires qu’elle voudrait voir supplanter par ses maîtres.Mais le plus amusant, c’est de voir ses attitudes et ses craintes patriotiques, quand on se rappelle qu’elle a toujours applaudi à toutes les reculades et à tous les sacrifices de nos droite perpétrés par pes mêmes maîtres.Et quels sont donc ses griefs— oui mieux ses sujets de crainte— sur la composition du présent cabinet?C’est qu’il est constitué d’éléments trop divers de races, d’opinions et de croyances.Mais vous allez me demander: comment Laurier et sa presse peuvent-ils trouver à redire à cela?N’ont ils pas toujours prêché l’union, l'harmonie, la bonne entente, la conciliftââtion entre toutes les races et les croyances de ce payst Le Camada de ce matin (20 novembre) modulait encore ee refrain pour la millième fois: “Aujourd’hui encore, chef de 1 opposition, il (Laurier) se dresse, champion de l’union de tous les Canadiens, contre un ministère composé des extrémistes de toutes les factions, de toutes les races,” Hé! hé! dites donc, les amis du Canada, ne vous apercevez-vous pas, en écrivant ces lignes, que vous tombez en une flagrante contradiction ?que vous mettez à jour votre parti pris et votre manque de sincérité?Si le ministère est “composé des extrémistes de toutes les factions, de toutes les races”, c’est donc que M.Borden a réussi à les grouper sur un terrain commun d’entente.Mais c’est très conforme à.votre marotte, cela! Vous devriez vous réjouir et en féliciter le premier ministre ainsi que ses collègues.Au contraire, vous les en blâmez.Et c‘est en chantant la gloire du “champion de l’union de tons les Canadiens” que vous récriminez ainsi contre l’union des extrémistes de toutes les races! Vraiment je ne vous comprends pas et les moins intelligents parmi vos lecteurs finiront par trouver que vous êtes des farceurs.Je tiens- à vous faire remarquer cependant que je ne veux pas faire ici l'éloge de la composition du ministère actuel.Je me place seulement à votre point, de vue.conciliateur à outrance, et je ne tiens qu’à signaler votre manque de logique ou votre mauvaise foi.Quant au jugement à prononcer sur le ministère lui-même, je me réserve pour plus tard et attends I RILLET DU SOIR L’argent n’a pas d’odeur L’adage 11 faut que jeunesse se passe a été formidé sans doute pour excuser des petits jeunes gens qui se conduisaient mal.Et c’est probablement un politique qui a inventé la maxime La fin justifie les moyens, dont tant de ses collègues sc sont prévalus depuis.On a émis un grand nombre de phrases de ce genre, qu’on a attribuées à 1st sagesse des nations, qui n’en peut mais, et qui constituent des circonstances atténuantes pour divers crimes qui demeurent généralement impunis.L’argent n’a pas d’odeur n’est pas le moindre ni le moins cité de ces manières de proverbes L’argent est parfois ramassé dans le sang et la boue, il provient souvent de sources inavouables; mais comme on assure qu’il est inodore, celui qui le possède peut en jouir librement sans que personne ne s’informe de sa provenance.Une partie de l’argent mal acquis est parfois affectée à elcs oeuvres d-e bienfaisance ou de philanthropie, et celui qui est proprement un voleur se transforme ainsi en philanthrope ou en bienfaiteur.Aux Etats-Unis, où les dollars sont parfois fort entachés, on les lave.Autrefois, tous les billets de banque qui revenaient à la Trésorerie nationale étaient détruits; aujourd’hui, grâce à une ingénieuse machine, on en lave et repasse vingt mille par jour.Et cette opération est symbolique.Quand un American citizen a réussi à happer le million, on U blanchit tout comme ses billets de banque — on passe l’éponge.Léon LORRAIN.La lettre de M.Carbonneau M.J.B.Carbonneau, député du Lac St,-Jean à Québec, nous adresse Une lettre pour expliquer son vote en faveur de la résolution de la Chambre de Commerce du Saguenay recommandant la nomination des conférenciers chargés de recruter des colons pour le Lac St-Jean.Nous la publions plus loin, et avec d’autant plus de plaisir qu'elle corrobore à sa manière tout ee que nous avous dit sur les misères dont souffre la colonisation dans cette région.M.Carbonneau avoue que très peu de colons s’établissent au Lac St-Jean, alors qu'il y a cinq ans on en comptait un millier de plus chaque année et il attribue cet état de chose à la disparition de la société de colonisation de la région.Peut-être exagère-t-il un peu l'influence de cette société sur le mouvement de la.colonisation, mais le point sur lequel il ne saurait y avoir de doute, c'est le refus des gouvernements de faire quoi que ee soit pour remédier au mal.Refus péremptoire à Ottawa, indifférence presque complète à Québec, voilà ee qui ressort clairement de la lettre de M.Carbonneau.Tous nos efforts ont été vains, dit-il.On remarquera aussi que M.Carbonneau ne risque pas le moindre mot pour défendre la loi provinciale, et que sa phrase est plutôt tournée de façon à laisser croire que la législation de M.Gouin n’est pas tout à fait étrangère au mal dont se plaint la Chambre do Commerce du Saguenay.Société de colonisation ou non, conférenciers ou non, que peut-on espérer, eu effet, d’un régime qui tout en imposant des conditions très rudes au colon le met pratiquement dans l’impossibilité de les remplir?J.D.les événements.Qu'il y ait, rapprochement et entente entre les “extrémistes”, et que cela se fasse en sauvegardant la justice et les droits d’un chacun, tous les gens honnêtes et désintéressés s'en réjouiront.Mais que cette union s’accomplisse au détriment de nos plus chers intérêts religieux et nationaux — comme nous en avons eu le pénible spectacle depuis quinze ans.— alors nous protesterons, comme par le passé, et nous flétri rons les lâches et les traîtres.Mais les ex-ministériels, eux, n'auront pas droit de s'indigner.Ils ne pourront, tout au plus, qu'user du tu quoque, argument cher à tous ceux qui ont un passé et une conscience lourdement chargés.Jean BEAUCHEMIN.DEMAIN : La page de Fadette.Lettre de notre correspondant français, M.Joseph Denais, déouté de Paris.LETTRE D’OTTAWA LA CHAMBRE TAIT UNB DECOUVERTE.— SUR LA GLACE.___L'AVO- CAT DU DIABLE.— LES RAISINS VERTS ET M.MACDONALD.— M.PUGSLEY DANS L’OPPOSITION.—M.BORDEN ET M.HAZEN.—M.HAZEN FAIT L’HISTOIRE DE M.PUGSLEY.— LA MARINE DE M.LAURIER.— M.CROQU EMITAIK E, — LEMIEUX Ottawa.21.—Journée relativement paisible, après celle d’hier, où les deux chefs échangèrent d’assez rudes coups d’estoc et de taille.Mais la Chambre a découvert un homme qui fait peur à M, Pugsley.Cost M.Hazen.Les ministres cauadiens-français ont subi, cette fois-ci, le gros de 1 attaque.L opposition veut amener M.Monk à lever un coin du voile derrière lequel s’est organisé le ministère Bordeu, il y a quelques semaines; et M.Monk entend bien choisir son heure pour parler.Il le fera demain après-midi.Et son discours ne devra pas manquer d’être intéressant.M.Pelletier, lui, a l’air de se préparer à son début.Mais tout le monde est certain qu 'il devra le faire avec assurance, car il a toute une réputation d’orateur parlementaire, acquise un peu aux dépens du groupe libéral de Québec.Tout indique donc que demain sera plus animé qu aujourd’hui.Nous avons bien entendu, depuis trois heures, eet après-midi, MM.Carvel 1, Ail kens.MacDonald (Piéton), Bennett (Simcoe), Pugsley et, finalement M.Hazen, mais le débat n’est sorti de l’ornière habituelle que lorsque celui-ci parla.M.Macdonald, a bien décoché des traité aux nationalistes et à M.Monk, pendant quelque temps, mais comme M.Laurier a.hier, dit à peu près tout ce qu’il y avait moyen de dire à, ce propos, le discours de M.Macdonald n'a pas produit tout l’effet qu’il en attendait.A noter que presque tous les gens qui ont pris part au débat jusqu ici I ont fait un peu comme des personnes qui marchent sur une glace très mince.Ils y vont très prudemment, de peur, peut-être, de passer au travers.M.Guthrie a bien fait un impair, hier, quand il a dit que "la réciprocité est tout à fait morte pour le parti libéral,” mais personne u’a semblé lui en tenir compte, car il se trouva qu'il a dit une vérité nettement établie.* * * L opposition est naturellement plus combative que le ministère.Mais il est aisé de voir que tout ce monde va encore un peu à.tâtons, les uns paria; qu ils ne sont guère encore habitués à l’idée qu’ils sont op-positionnistes, les autres, parce qu’ils ne se font pas encore tout à fait à celle qu’ils sont aujourd’hui les gouvernants.Mais tous ne tarderont pas à se faire à leur nouvel état.—quoi qu’il soit plus pénible de se faire à l’opposition qu’au ministère,—et, quand le débat sur le discours du trône prendra fin, les attitudes se seront établies pour quelques années, et les deux partis sauront où diriger, avec le plus d’intensité possible, tous leurs efforts et toutes leurs manoeuvres politiques.M.Carvell a, ouvert le feu, du côté de la gauche.M.Carvell est I un de ceux auxquels la perte du pouvoir a dû faire le plus de chagrin.Car M.Carvell devait fatalement être, un jour ou l’autre,—et plus tôt que plus tard,—un ministre du cabinet Laurier.Il attendait patiemment, prompt à la bataille, empressé à la défense du ministère, zélé dans les comités c’était un des soldats de la vieille garde.La défaite est venue trop tôt.à son gré.De ministrable, il est passé à l’état de simple député oppositioimiste, et sans grande chance de devenir ministre dans la prochaine administration libérale, si M.Borden garle !e moindrement longtemps le pouvoir.Ceci a dû désappointer quelque peu M.Carvell.Mais il ne l’a guère laissé paraître, cet après-midi, en cela plus stoïque que son collègue, M.Macdonald, de Piéton.Aussi bien M.Carvell n’a-t-il pas, nous semble-t-il, déployé toute la vigueur qui Lui était jadis coutumière, quand par exemple il se faisait l’avocat des causes de M.Pugsley,—des malins disent “l’avocat du diable.” Dès le début de son discours, M.Carvell parle des cris de race et de croyance poussés contre M.Laurier, et qui ont, à son dire, fort contribué à la défaite de l’ancien premier ministre.Et,—peut-être l’a-t-il fait sans malice, mais i! a en fait protesté contre les malencontreuses admissions de M.Guthrie, hier soir,—il déclare que la réciprocité n ’est pas morte, en autant que les Provinces Maritimes y sont concernées.I) après lui, le maître, l’esprit dirigeant du cabinet actuel, c’est M.Bourassa, et les nationalistes, à son dire, ont la haute main sur le premier ministre actuel.“Nous avons droit, dit-il, de protester contre la présence do M.M.Monk, Pelletier et Nantel dans le ministère Borden, à cause de leurs opinions passées et présentes sur les relations du Canada et de l’Empire.Ils ne devraient pas y être, s’ils ont les mêmes opinions qu autrefois.Et s'ils ont changé, que ne nous le disent-ils pas aujourd’hui?Pourquoi ce silence, de la part de M.Borden comme de M.Monk, sur les garanties que l'un aurait données à l’autre, lors de la formation du ministère?” M, Carvell était 1 un des délégués de la Chambre des Communes aux fêtes du couronnement, en juin dernier II prétend y avoir rencontré des Anglais de toutes les catégories qui lui ont admis que M.Laurier avait donné à l’Angleterre la meilleure marine coloniale qui fût.d’après la loi Brodeur Somme toute, le discours de M.Carvell n’est certes pas à la hauteur de ceux qu’il faisait jadis.Et c’est singulier, car l’opposition a coutume d’inspirer davantage l’orateur parlementaire que ne le fait le séjour sur les banquettes ministérielles.Un autre homme désappointé, mais qui le laisse voir manifestement, celui-là, c’est M.Macdonald, de Pietou.M.Macdonald, depuis plusieurs années, passait pour l’un des orateurs les plus dévoués et, les mieux doués chez des libéraux anglais Tout le monde admettait qu 'il deviendrait ministre lauriériste, et il était question de lui comme ministre de la marine ou de la milice, à chaque rumeur de remaniements ministériels A la veille même des récentes élections ,il devait enfin succéder à sir Frederick Borden comme ministre de la milice Tout était prêt.Sir Frederick devait donner sa démission, et devenir haut-commissaire canadien à Londres.Mais sir Frederick voulait faire les élections, une dernière fois.Il les a faites, tandis que M.-Macdonald attendait son portefeuille, dans la coulisse,.et le ministère Laurier a dû démissionner sans que M.Macdonald,—en cela plus malchanceux que le docteur Béland qui, lui, fut ministre quelques semaines, ' au moins, s'il n’administra jamais son ministère,—eût la joie de se faire appeler l’hon.M.Macdonald, ministre de la Milice”.Gros Jean comme par devant, M.Macdonald reste encore le même député aux allures aimables, mais un peu protectrices,—un Rodolphe Lemieux amélioré_______ quoique un peu plus grognon qu’auparavant.Et il en a donné une preuve, aujourd’hui.Comme quelqu’un le faisait remarquer, la présence de M.Monk, de M.Nantel et de M.Pelletier dans le ministère lui fait mal au coeur, car ils sont ministres, et bien avant, lui, quoiqu’il ne fût pas question d’eux dans les journaux, il y a à peine six mois! M.Macdonald tape comme un sourd sur le dos du ministère et s’en prend surtout à M.Monk.Won discours, en somme, est une nouvelle édition de celui de M.Laurier, hier, et il y prend à parti M.Monk et M.Borden.“Le ministère actuel en est un de coalition, dit-il, quelqu’un a capitulé quand il s'ert fait, et nous avons droit de savoir les termes de cette capitulation.Il est inconstitutionnel de ne pas les rendre publics.M.Borden me paraît, être l’homme qui a capitulé.Pourquoi?Avait-il tant besoin des nationalistes?M.Bourassa semble bien être le premier ministre actuel, de fait.” M.Macdonald rappelle la campagne nationalisé* dans Québec, les dénonciations de M.Borden par MAI.Monk et Bourassa, qui le qualifiaient “de vicaire de AI.Laurier”, et prétend finalement que tout le ministère a avalé la politique nationaliste.Ceci ne cadre guère avec ce que M.Laurier disait la semaine dernière, quand il parlait des nationalistes comme “des avaleurs de principes”, mais AL Macdonald n'en a nul souci.Et ses amis l’applaudissent à tout rompre.Il a certes fait un discours intéressant; mais il eût gagné à le raccourcir de moitié et à l’étoffer davantage.De M.Pugdey, disons qu’il est encore le même qu’avant les élection» Ce n’est pas pour rien que ses amis l’appellent: “Sweet Willy.” II est aussi paisible, aussi peu nerveux qu’avant la défaite, il parie toujours “recto tono”, ne s’émeut point,—sauf quand AL Hazen parle,— et, si ce n’était qu’il siège maintenant à gauche, au lieu de s’asseoir à droite, on s'imaginerait, à le voir parler, qu’il est resté ministre des Travaux Publics, tant, il est calme.11 vante l’oeuvre de développement que le ministère Laurier a fait dans les Provinces Maritimes, pendant son administration, et rappelle que la défaite de son chef signifie qu’elle n'auront pas de sitôt les nouveaux marchés dont elles ont tan besoin.• • • Le discours de la journée est sans contredit celui de M.Hazen, h nouveau ministre de la Alarme.Al.Hazen s'est, ce soir, révélé l'un des meilleurs et des plus brillants orateurs de la Chambre, comme du ministère.Premier ministre du Nouveau-Brunswick, il a abandonné son poste pour devenir collègue de AL Borden, et celui-ci a certes eu la main heureuse, quand il a fait ee choix.Car il a du coup mis la main sur un homme qui a plus démoli AL Pugsley on cinq minutes que tous ses adversaires à Ottawa ne l'avaient fait jusqu’ici, et qui a un réel tempérament de politique et d’orateur parlementaire.Tl y a vingt ans, AJ.Hazen était député conservateur à Ottawa.Il y fit .sa marque, puis passa dans le domaine provincial.Il revient aujourd'hui à Ottawa, et, du premier coup, se classe parmi les hommes les plus précieux à l’administrai ion actuelle 11 est encore trop tôt pour désigner un successeur à Al.Borden dans le parti conservateur, car Al.Borden est encore jeune et tout indique qu’il sera longtemps chef de son parti.Alais, si jamais il abandonne la politique, il sc pourrait que AI.Hazen lui succédât.Il semble avoir le talent,Te jugement et l’éloquence dont a besoin un chef de parti.Ce soir.Al.Hazen a été relativement bref.Alais il nous A fait des variations de AL Pugsley, tour-à tour conservateur, puis libéral, une histoire intéressante, et qui jette un jour singulier sur le passé de 1 ancien ministre des Travaux Publies.AL Laurier semblait mal à son aise, tandis que AI.Hazen évoquait les antécédents de l’homme si chef à lancier premier ministre, et dont il s'est en maintes circonstances déclaré fort orgueilleux.Et M.Pugsley lui-même, calme pendant son discours, a semblé quelque peu nerveux et agité pendant celui de AL Hazen.Il y avait de quoi.Al.Hazen, taudis que AIM.Borden, Foster.Monk, et tonie la Chambre s’amusaient de la mine de Al.Pugsley, a.rappelé comment en 1896 Al.Pugsley abandonnait la.candidature conservatrice dans Wt-Joan pour accepter la candidature lauriériste, et comment, trois semaines après avoir déclaré qu'il n’avait aucune confiance, dans M.Laurier, il était le plus libéral des libéraux de Saint-Jean.Incidemment, l’ancien premier ministre conservateur du Nouveau-Brunswick a parlé de la loi remédiatrice des conservateurs, en 1896.à propos des écoles numitobaines, “loi de justice élémentaire -pour la minorité, comme je le croyais alors et comme je le crois encore,” dit-il, et dit que c’est alors que Al.Pugsley déclarait n’avoir aucune confiance en Al.Laurier.Il accuse l’opposition d’employer aujourd’hui, comme elle le fit en 1896, une tactique déloyale, basée sur les appels aux préjugés de race et, de religion.“Alors, dit-il, tandis que M.Laurier promettait de don ner mieux que le bill remédiateur, dans la province de Québec, ses amis dans les autres provinces disaient que si le parti libéral s'opposait à la loi remédiatrice, c’était pour empêcher la minorité d'obtenir des privilèges particuliers au Manitoba.Aujourd’hui, dans Ontario, l’on tente d’exploiter les préjugés en disant qu’il y a des nationalistes dans le cabinet, tandis que dans Québec, on parle des orangistes et des impérialistes qui y seraient.(Jette tactique est chère à Al.Laurier, mais elle ne lui servira plus de rien, car elle est usée jusqu'à, la corde.'' Il rappelle que la dernière campagne dans les Provinces Maritimes fut toute employée à la discussion de la réciprocité, du côté conservateur, conte une couple d’anecdotes qui égayent la, Chambre, aux dépens de M.Pugsley et en vient à parler de la marine."C'est, dit-il, une question d’une extrême gravité.La marine «le Al.Laurier nous eût valu des dépenses fabuleuses Et tout projet analogue sera tellement.coûteux qu’il faudra, y réfléchir avant, de nous y embarquer, .le dirai à ee sujet que la conduite du ministère Laurier me seriiiùe fort curieuse, quant,*à la marine, fl a semblé hésiter sur sa ligne de conduite.dans les derniers mois de son existence.Car, en février,—il y a donc quelques mois,-—il demandait des soumissions pour dix navire-de guerre Le premier mai, il en recevait neuf, dont la plus basse celle de Cainmell, Laird & Company,—était de $11,280,000 et.la plus haute, de $18,085,084.Jusqu’au 21 septembre, b* ministère Laurier, pendant cinq mois, a hésité, et n'a rien fait.Pourquoi?S’apercevait-il quelle dépense énorme ees navires nous entraîneraient?Car les soumissions ne comprenaient pas le coût îles armements et du Win.doge des navires, elles ne couvraient que les coques.“Nous me voulons pas d’une telle marine.Elle n'existera jamais.Car j'ai la preuve irréfutable que, dans six ans, date de la livraison de tous ces navires, ils n’eussent plus rien valu.Aussi AL Border a-t-il raison de dire que nous abandonnons eette politique insensée et ruineuse, et que, après avoir consulté l’Amirauté, nous verrons quelle politique nous suivrons, non sans l’avoir, au préalable exposée I a.m.; North Wind, 2.45: Tagona,, 5.30 p.m.Descendent: H.AL Pell-aft.II p.m,.; It.P.Hope.12.15 am.; Arabian, City of HaniMton.3.30 a.m.; J.S.Ashley, 7.30 a.-m.; E J,.AVailJace, 31.30 a,m.: Wisconsin.i> p.-m.; Zenith City.6.30 p.m.Port Colbarmc.Out .23.— Alontent: AIcRinsriry, 3 a.m.; Kin mount-.5; Rutland, 6 p.m.CHEVAUX TONDUS Chevaux tondus.Faites clipper vos Lamothe, mt deux machines, los clients n’attendent, jamais, 20 ans d’expérience.Tel.Alain 23 03.: , ' .| Chevaux tonaus.i nnés cupp Cette surprise évidemment avart sa rai-, ^ à , »élect.rieit6, chez La son d retro, niais H convient de d.re que 026 n)e st.pau] Rn arrjèro.Ayai ee n est .ïamais sans raisons sérieuses que les banques ferment leurs caisses et lus rendent moins faciles d'accès, lie banquier est.en quelque sorte la vigie qui surveille l'horizon et prend los mesures de prudence que comportent les points noirs qui surgissent, au loin.Or si durant la semaine les banquiers sout devenus durs ii la détente, e’est.qu'ils ont craint de voir s'éterniser l'affaire du Street.31 est indéniable que si le groupe hostile à.l’émission avait interjeté appel du la décision de la commissiou des Utilités Publiques, l’argent depuis de longs mois immobilisé à Boston l'eut.été pour une.période additionnelle indéterminée Les banquiers calculaient j la meHl^rfouTnaTse".' deux ans et leurs provisions n’étaient j soit sm.le marché> adressez-vous ssmustus.(, est en prevt- Matériaux de Construction Amiante, Chaux, Sable Alortier, Bochwall, Plâtre de Paris, Ciment, Briques, Poil, Rouge à mortier.Tuyaux de grès, etc.Canada Lime & Builder ’» Supply Co., 126 avenue Laurier Est.Phone: St-Louis, 39,87 le soir, 926.POUR VOUS PROCURER certes pas pessimistes, u est en pré sion du règlement de cette affaire que l’argent était devenu plus facile: de même c’est en prévision d’un long, d'un interminable procès que la tension monétaire s’est produite.La décision heureusement a été acceptée par tous.L’émission nouvelle va so faire immédiatement et déjà dix millions de piastres-or sont arrivés samedi à, la Banque de?Marchands, qui sera ainsi en mesure d’effectuer le remboursement immédiat que comporte l’opération de conversion.J! n'est pas exagéré de dire que cette masse énorme de capitaux, faisant pour une bonne part retour à la Bourse en facilitera singulièrement J'essor.Dès samedi un relèvement général se dessinait et c 'est ainsi que le Power étant descendu à 3.79 1-2, remontait à 182 3-2.11 en allait de même pour le Toronto Kails, parti de 135.remonté à 158 12; pour le 8teel of Canada, parti de 34 remonté à- 35; pour le fHiawini- Olare Bros., Preston, install ateur, J.neiger Hvacintho.chaud qui Ont., ou à son .Boucher, Saint- Deocendent: 'Lambert, 3 a.m.; Og-l^an' L*e remonté à 1201-4 densburg, 3; Port Cotbome, 4; Plum 1 " ido-t, 7; Run voyle, 6 p.m Arrivé: Emperor.La Conférence Interprovinciale ELLE AURA LIEU AU PRINTEMPS PROCHAIN.Toronto, 22.Après les élections d'Ontario, sir James Whitney demandera quo tous les premiers ministres provinciaux «’assemblant à Ottawa.Bir .lames rencontrera, dit-on.sir liOtner Gouin, afin d’arrêter avec lui lo pro gramme de, la.conférence qui aura, lieu au printemps prochain POELE EN ACIER Assortiment compiet de poêles *a acier, fournaises — Moffatt — ain-d que poêles à gaz, Ustensiles de cuisine, peintures, huiles ,verns, vitres, etc.Poêles échangés et réparés avec soin.AI.H.Bouehor, 1-190 Boulevard Saint-Laurent.Tél.St Louis 1814.REPARATIONS Réparations de meubles de tout genre.rembourrés avec soin, matelas refaits, remis à neuf, $1.00; pl”iies désinfectées.Charles Turcot, 435 Visitation.Té).Bell, Est 2075.SERRURIERS Clefs, serrures, spécialité: découpage do clefs Val-e, Corbin, Sergent et Green Leaf; pour tentes vos réparations de otefs, serrure?, allez à 182 ru< Sanguim't.Richelieu, parti de 122, remonté à 123; le Rio, parti de 113, remonté à 132 1-2.Le?rumeurs déiavorables qui ont cu-trainé la semaine dernière lo Rio à la baisse se sont précisées.On annonce on effet une émission nouvelle de lo mil-| lions, dont 1e, produit sera affecté à l'agrandissement do nouvelles usine?, à l’achat de propriétés nouvelles, nécessaires à .son développement progressif.On s'attendait plutôt à.une augmentation de dividende qu’à une: émission nouvelle.Cette décision de la compagnie, il faut le reconnaître, a été plutôt froidement accueillie par le publie.Elle signifie un effet que l'ang-mention do dividende, prévue n'est plus guère à espérer, pour le moment, du moins.| Vu la guerre à outrance que lui fait •le groupe socialiste ayant à sa tète Av oc lo Boa- ! 80111 "" hu5.t _ meneurs ayant voix au vernir ment Borden au pouvoir et cinq ,ln,11'c ’ l'a'- ,0; Detroit a ajoür- prejniws minis.tres provinciaux cousor- , l r.' tr,ni'UI'.1 I'!1 av0,r 'lf’u vaLurs.sur neuf, la conférence pour-; ^ llu 'jonront.Nous croyons copeu b-s ordres du rojoindre pour lu mobili uihuit de Ciixton Hall au l’urluinent, sation du 25,000 autres soldat J.,u génér.'il l.'uneva rapporte que le-, grenadiers ont attaqué à In biiyonnet-lo.Une horde d'Arabes ut que 15 de i-ulix '-i ont été tués.Les aéroplanes ont poussé une rueon iiaissailc.o dans le désert et lancé de bombes dans le cnmp turc.Lu village de Arnrass a été bombai-dé par un cuirassé italien.On s'attend à une attaque imminen te de Tripoli par les ferres turques et arabes eombinécu Lorsque In foule arriva, ils eurent rite fait du les séparer, et arrêtèrent lus plus récalcitrantes.Plusieurs femmes furent blessées, d’autres s'évanuuireirt, ou lurent prises de crises d'hystérie.I.a bataille fut violente mais courte.Les dégâts faits pur les suffragettes sont importants, l’armi les femmes ar rêlécs, su trouvent Lady Constance Lytton.soeur do Lord Lyttoit, Mme (jnurenue, et l’Hon.Mme Kveliua Ha verfield, tille du général Lord Aliru-* gus.Eu tout il y u eu ISO arrestations.Forteresses redoutables ON UTILISERAIT, EN FRANCE, LES VIEUX VAISSEAUX DE GUERRE COMME CITADELLES.Buria, 22.— Il est il peu pa-è.x certain que lu Ministère Nous offrons, réunis, élégance, qualité et prix avantageux, et nous vous promettons qu’en achetant ici vos fourrures vous aurez le choix dans la ligne la plus considérable et la plus belle du Canada; quelles que soient les fourrures dont vous ayez besoin, nous avons confiance que c’est nous qui pouvons vous servir .e mieux.Nos prix sont modérés.Manteaux en Mouton de Perse Manteaux en mouton de Torse de choix, faits dans les nouveaux styles, dos demi-ajustés, et collet châle, 32 pouces de longueur, vareur spéciale, a -.Manchons en Mouton de Perse Manchons en mouton de Perse, faits dans tes styles grands-coussins et.Impérial, valeur très spéciale à.$30.00 J The Sellers - Gough Fur Company Limited Ste-Catherine Ouest et St-Alexandre, MONTREAL TORONTO Marque de commerce gne électorale.Les conservateurs ont i maiut-unant honte des moyens auxquels 1 ils ont eu recours pour a'priver au pou- ' A VENDRE voir.Il n'espère pas grand’chose des négociations du Canada pour l’augmen-atiou de nos relations commerciales '-vec les Indes Occidentales,' et il con-lut en souhaitant que le chei ’n de fer Je 'a Baie d’Hudson ne tera p>as construit.*2,800.00- I.Annexe.-> en brique.Rue Marei logements Revenu $.31 TOO G tim " $3,500.00 —Pointe aux Trembles, près du ilub Ciiain, re, terrain de 50 x 117 avec cottage de , 9 pièces, en pierre, avec bain, cabinet, Le sénateur Roche drt quelques mots etc & 300 pieds ,,e ]a grôve avec rue tt poétique die réciprocité ,|0 jg pieds de large y conduisant.Peu le comptant.le l 'ancien gouvernement.Le débat est ajourné sur proposition du sénateur Poirier.Le Sénat est ajourné à mercredi après-midi.Une grève chez H.Kellert & Sons loi sénateur Power dit quoique' mots.I! eroit que l’attitude des partisans du présent, gouvernement, a été hostile aux Américains d'Uiru-nt la dernière campa- $4,800.00- Rue Aylwin.3 logements en brique.Reve- j nu 10 pour eont.Comptant, $1,900.00.! $0,000.00“ Rue Clarke, près Bernard, 3 logements de 7 pièces, en brique romaine.Comptant, $1,700.Revenu 10 pour cent.$7.500.00—Un« Bloomfield, Outra- mont, près du Parc Municipal, magnifique cottage eu brique, 10 pièces et cave de 10 pieds do haut, eau chaude, gaz, électricité.Terrain de 26 x 150, traversant de la rue Bloomfield à la rue de l’Epée.Peu de comptant.$7,500.00—‘tete'.Tteba'n."-’'s Saint-Viateur, 4 logements en br'q .o.r $7,500.00—B ue Saint-Penis, près Bou’evard Saint - Jo seph, 3 logements de 7 pièces, en brique romaine, corniche en coppe.Revenu: 10 pour cent.Maison neuve.$8.500'.00—Nuo Vvaverley, près • Saiut-Viateur, 4 logements en pierre, 0 pièces.Peu du comptant.$9,ÔOO.OO-Hue Fairmount, entre Avenue du Parc et Hut- Tpp'p jlu jT|'i[ 'YnT; | I) STARRETTS 1 ne grève s’est déclarée hier après-midi à la manufacture de hardes H.Kellert & Sons, qui vient de construire un magnifique établissement au coin des rues Ste-Catherine et St-Ur-bain.350 ctnplovés hommes et filies se sont mis en grèive parce que la compagnie refuse aux hommes l’usage dos ascenseurs pour se rendre à leur atelier qui se trouve nu septième étage.Les grévistes appartiennent à trois unions différentes.Line délégation dès employés a rencontré M.Kellert dimanche dernier et lui a demandé 1 tenge de l’ascenseur pour tes hommes aussi bien que pour tes femmes.Jusqu’ici les femmes seules jouissent de ce • .• „ , .• -i- , e i e > ehison, 3 logements eu brioue.t> et 7 privilege.La permission fut refusée.__ h 1 ’ Dans le cours de la semaine, tes vieil- ii.ViW'MMk'rm' u T© t r» H’ lards demandèrent qu’il fut fait excep- j 0,000.OO-" ue - o re- aine Est, tion au moins pour eux.Nouveau re-1 — , - .logements en bnque.fus.Alors tout te monde s’est mis en grève, hommes femmes et filles et ils INGENIEURS, PLOMBIERS, Outils de Précision POUR MACHINISTES MENUISIERS, CHARPENTIERS, MACONS, MOULEURS, FERBLANTIERS, TAILLEURS, ETC,, satisfaction garantie o uargont remis.L.J.A.SURVEYER IMPORTATEUR QUINCAILLIER 52 BOUL.ST-LAURENT, 2icme porte de la rue Craig vm Cartes Professionnelles AVOCATS BOURBONN1KKE, F.-J.> C.B., avre cat, 76 me Sl-Gubnel.Tél.'loll Mais 2679.sont décidés à ne pas reprendre leur travaille aussi longtemps que l’autorisation demandée ne sera pas accordée.Les trois unions qui comprennent 1900 membres sont dans un état financier florissant et peuvent lutter longtemps.D’ailleurs on compte bien que la grève ne sera pas longue et que la compagnie so rendra à cetto demande légitime de ses employés.Lorsque 1e travail sera repris, les unionistes rofu- Revenu: $1,014.00.Peu de comptant.$11,500.00 —Rue Des Erables, 9 logements en brique, coin de ruelle, 6 pièces.Revenu $1,152.00.Conditions faciles.$12,500.00- -Rue Mont-Royal, entre Fabre et Marquât te, ] magasin et 2 logements en pierre.Bonne spéculation.$15,500.00 —Rue Mario-Anno Est, près Saint André, 9 logements en pierre et brique solide, façade en pierre do taille.Construction LAMOTHE & TESSIER, avocats, édifice Banque de Québec, 11 Place d'Armes, Montréal, Tél.Main 3555.J-C.Lamothe, L.L.D., Camille Tessier, L.L.B.LANE, J.-A., Avocat, C.lî., 97 rue Saint-Pierre.Québec.Téléphone 382.seront de travailler avec les briseurs do première classe sous tout rapport, do grève qui auraient pu prendre tem- Hypothèque $10,000 à 6 pour cent, porairemeiit leur place.$16.000.00“Ru« Sanguinet, près Les grévistes demanderont au Orn- Ontario, coin de rue, 10 seil des Métiers et du Travail de les logements en brique solide.Revenu $1,* appuyer dans leur revendication.j 636.00, en très bonnes conditions.Les grévistes sont pour la plupart,, il v a une faible minorité $19,000.00-Coin Haint-llubert et des juifs, il y a do canadiens et d’italiens.Tes grévistes ont la sympathie de leurs compagnons et même do ia masse des employeurs juifs.UNE AUTRE VERSION La manufacture H.Kellert & Sons subit depuis li er une grève presque générale de ses employés.L’unique raison de la grève est le refus de la compagnie de laisser monter les homines avec tes femmes pair i’ascenseur des employés.Ce motif, de prime abord, ne semble pas très compliqué et très grave.Nous avons rencontré ce matin 1e gérant de la compagnie M.donné les ra.sons d'e refuser l'entrée de l'ascenseur aux hommes.Quand une heure sonne, dit M.Kellert, les 400 employés, hommes et femmes se pressent il l'encrée et il s'en suit des désordres, où les femmes et les jeunes filles sont souvent exposées à Duluth, 5 logements et 1 magasin.Terrain 77 3-4 x 75 1-2.Place d’avenir.Vrai bargain.$22,000.00 -Rue Dumont, 15 logements en brique.Maison neuve.Comptant seulement, $5,000.$30,000.00—Eue Sainte - Catherine, Hochelaga, le plus beau coin mesurant 47 x 110 avec 10 logements en brique.Place de grand avenir.Tou do comptant.noms avons, dit-il, te meilleur établieee-ment d'Amérique, ©t nous vouions aus-S.Kellert qui nous a si avoir te Jiieüleiur règlement, pour co-sériewses qu'il avait i la, il faut, de l’ordre parmi nos employés, c’est dan leur intérêt bien corn pris.Pour avoir cet ordre nous faisons descendre tes femmes et les fille© 5 minutes avant te temps, te midi et te soir.Et pour éviter tout désordre à la rendes bousculades de la part des hommes trée, nous ne permettons qu’aux femmes qui veulent monter tes premiers.Nous et aux filles ainsi qu’aux hommes qui avons eu de nombreuses plaintes de la ont de bonnes raisons de santé de pren-part de nos employés du sexe à ce su-, dire l'ascenseur.jet, et nous avons résolu d 'y remédier, | Nous savons, dit M.Kellort, que le en adoptant ce règlement.Nous voulons ] grand nombre de nos employées Au de l 'ordre dans notre établissement, dit sexe sont satisfaites de ce règlement te gérant, et nous l’aurons quoi qu’il d’ordre et nous ne comprenons pas en coûte.qu’elles se soient mises en grève.Sous le rapport des conditions liygié- La compagnie semble bien décidée à niques et du confort pour les employés^ ne pas céder.MEUNIER, L.-C., AVOCAT, 80 Kaiut-Uabriol, en face du Champ de Mars, Montréal.Tél.Bell Main 1650 et Est 821.NOTAIRES BELANGER BE^.NGER, tai-rcs (Léandre Bélanger et Adr en Bé an-gei(, 30 St-Jacç es.Tél.’tain 1859.Résidence, 240 Visitation.Argent à prête- sur hppatèque à bonne condition, et achats de créancee.GIROUX, LUCIEN, NOTAIRE, édifice Saint-Charles, 43 St-Gabriel.Tél.Main 2785.Résidence 405 Duluth Est.Tél, St-Louis 3585.Argent à prêter.Règlement de succession.LEMIRE, JOSEPH-E., L.L.L., NOTAIRE PUBLIC do r.ichthall et Light-hall, 303 Edifice Banque de Québec.Tél.Main 531.Bureau du soir, 196 Versailles, Tél.Bel! Up Town 1671.Prêts sur hypothèques, règlement et administration de successions.nENTISTFS GENDREAU & GENDREAU, Chirur-gicns-Dentistos, 117 Saint-Denis, coin Dorchester.Téi.Bell Est 2916.Dr J.G.A.Gendreau, Dr Conrad Gendreau.CARTES D AFFAIRES in Loin 3814.l e CASPK BEAUBIEN ,eûtticïur Conseil.Bâtisse Liverpool don & Globe, MontrcaL Tél".Main, ACHILLE DAVID r.iiliepreiieur tiecimien, _.s'2 ‘¦WITNESS’’ Cantwell .112 15- 117 ( 'oudy .117 126 133 Bedding .136 143 150 , Raymond .131 III 115 [ Meiizicc' 165 13S 122 Total .061 679 637 ' Moyenne par équipé : 395.1.HERALD" ITawdiorne .151 169 173 M (unis 175 102 Vidal .US 154 137 Houghton .130 160 132 Johnston .160 167 159 Total .755 321 703 Moyenne par équipe : 457.8.“STANDARD’’ Wilder .135 128 146 1 iivw .107 176 113 Bryant .Ill 113 129 Black .988W07 135 Cali .145 159 158 Total .628 683 711 ¦Moyenne par équipe : 404.1, POSITION DES EQUIP! lS G.P.P.C.Herald .10 O s:w Witness .• 4 .» 583 Star 583 Bentley .5 4 117 ( orne il 5 117 Standard .2 10 167 Saint-Jean, NTL, 22.—Olsen a défait , Anderson avant-hier soir, dans un ’ match de lutte pour lo championnat poids moyen du Canada, en prenant deux chûtes sur son adversaire.La première chute fut prise en 4(1 minutes et lu seconde en dix minutes, Olsen retient ainsi la ceinture, emblème du j championnat.% | Renfrew et A’ankleek Hill qui, l’an der-i 1436 Sainte-Catherine Est; J.Cahill, Derniers échos du monde sportif “ Riley TTern, des AVanderers de Montréal, était à Toronto, hieé, et il a en une longue entrevue avec Frank Rankin, de l’équipe d’Eaton dans le but d'engager ce joueur pour son club.nier faisaient partie de la Lower Otta-1179 Saint-Antoine; F.J.Murray, 348 wa Valley League, ont demandé leur ! Notre-Dame Ouest; E.Ricketts,'48 St admission dans a nouvelle section et A’incent; II.Grenier, 547 Centre; A.cette admission a été accordée.Le Cliff- Meunier, 43 Bonsocours; E.Brophy, 33 side et le Ncw-Edinurgk compléteront ; Aylmer, J.A.Tanguay.58 Jacques-la section.I Cartier; J.Donohue, 741 Saint Jacques; •- j P.Ryan, 127 AVindsor; G.AVray, 274 Johnny Howard, l'ancien joueur de Bleury; St-Regis, 286 Sainte-Catherine crosse des Shamrocks, est à Montréal Ouest; Star Café, 11 Common; L.Pay-depuis quelque temps et s'emploie à ette, 147 Saint-Paul; N.Trudeau, 1074 Ntotre-Dame; T.Perron, 167 Hadley; ! recruter des joueurs pour le club Ncw-j AVcstininster.Montreal House, 141 McGill; D.Gau (hier, 125 Commissaires; L.Boucher, Une lettre do Af.Harry Griffiths, se- 1730 Notre-Dame; M.Legafe, 1638 St-(•rétaire de la Canadian Rugby Foot- Jacques; A.Décary, 2007 Saint-Jae-bail Union, annonce la suspension pour quos; A.Pinsonneaidt, 257 Sainte-Mar- la vio de l’aiiicr T.A.Elliott d Rough Riders d’Ottawa pour injures verbales a l’adressé de rumpiro Dixon, lors de la récente partie Ottawa-Argonautes, croire que Sa Roy- II y a tout lieu de ale Altesse le&luc I ouverture de l'Exposition d’Automobiles de Montréal qui aura lieu au Ma uège militaire au début du printemps.I.e gérant Percy Quinn, du club do , „ hockey Toronto, a annoncé qu’il était, j?t .L en négociations avec les clubs de Boston afin d'airranger une série de parties qui seraient jouées sur la glace artificielle de l’endroit, au cours du mois de décembre, afin que ses joueurs puissent se mettre en condition pour l’ouverture de la N.11.A., qui est fixée au 27 décembre.Bon Altesse qui est président du Royal Automobile Club do Londres est aussi membre honoraire de l’Automobile Club of America.Après un entretien de plus d'une heure avec Frank Farrell, propriétaire de la franchise du club New-York, dans Ta ligue Américaine, Chase a déclaré i qu'il abandonnait la gérance de ce club et qu’il en était enchanté.Il continuera tout do même de jouer comme premier but pour les “A’ankees”, position qu il h brillamment remplie depuis plus de cinq années.On ignore encore qui sera nommé par le président Farrell pour succéder à Chase comme i gérant du club.Le gagnant d’un handicap établit un record “Prince Ahmed,” piloté par Forsythe, franchit le mille en 1.39 3.5 Le handicap Glen-printtipulo d’aujouv- J âmes town, 22.wood, l'épreuve d’hui, a été gagné par Prince Ahmed, qui réduisit le record de la piste d’une seconde.Sommaire : 1ère Course, 5 furlongs : 1er, < o-ming C00B, 110.Byrne", 3 11 1, 6 à 5.1 à 2 ; 2e, Christmas Daisy, 95.XehuUingcr, 10 à 1, 4 à I.2" à 1 ; Je, Cloak, 99, Forsythe, 6 à I, 2 à L Temps ; LOI 4-5.Working Lad, Electric, Preasta, Chuekhunt, Arnny, Al iM’woed, Hcnotic ont aussi couru.2èmc Course, 2 mille : 1er, Enniskillen.153, Noe, 6 à I, 2 iY 1 ; 2e, Gun Cotton.168, Lucky, 1 à I," S à 5, 3 à 5 t 3e, Sam Bail, 116, Lynch, l u i, 7 à 5.3 à 5.Temps : 4.10 Lizzie First et Herdoman ont aussi couru.Jèmc Course, 6 1-2 furlongs : 1er, Horieon, 105.Turner, 7 à 2, 3 à 5; 2e.Rue, 94 Forsythe.5 à 1.2 à I ; Kureget.99, Allen, 20 à I, 8 à 1, i à I.Temps : 1.21.Quoiqu’il semble assuré que Tommy Phillipps, le brillant joueur de hockey, ait pris définitivement sa retraite, il est encore du domaine des choses possibles qu il revienne sur la glace cet hiver, en compagnie de “.Si” Griffiths | qui fut son co-équipier sur la fameuse j équipe de Kenora.Frank et Lester Pa- ; trick, les grands promoteurs de la ligue de hoiflsey.de l’Ouest, sont actuellement en négociations avec ces deux joueurs.Phillips et Griffiths seraient) deux précieuses acquisitions pour le nouveau club de Vancouver.0113taras T.Kirby, de Xew-A ork, a été élu hier président de l’Amateur’ Athletic Union des Etats-Unis, sucré- ; (lant à Everett C.Brown, de Chirago.i Quatre vice-présidents ont.été élus.a! f°/m^ à la loi S!U19 »n écart; ce«® 9U'' Lean Seurv^V^"^’ E‘ I à 2 ; IF, Pennyroyal risien comme l'un des futurs champions née',M“ls ,10n’ au contraire, il a 1 auda-1 Bean, .>0.3 Bleury; A .Gagne, Les raquetteurs du Club Champêtre LE CINQUIEME EUCHRE ET BAL DE CETTE ASSOCIATION SPORTIVE AURA LIEU LE 14 DEOEM BRE PROCHAIN A LA SALLE STANLEY.Los joyeux gars qui composent lo ’lub Champêtre ont tenu une grande réunion hier à la salle Blondin, dans o but de fixer la date du prochain euchre et bal annuel.M.A.Bonneville, ^résident du club, occupait le fauteuil.Après quelque diseussiou, il fut décidé de lYxcr la date de cet évènement au M décembre prochain.Le bal aura lieu à la Salle Stanley.La glissoire Mont-Royal Le club Mont-Royn! de la Côtc-rles-Xciges, ( qunnior gurera sa glissoire ci le temps le permet.Elle sera située au même endroit que l'an dernier sur le terrain de M.Joseph Laronrbe.gérant sera M.Louis Boudrias.265 avenue Gatineau, Côte des Neige*, à qui on pourra s’adresser pour avoir des renseignements.te pour les Géants à la saison prochaine.Lo Boston de la Ligue Nationale a consenti à se défaire de Donlln, en recevant Jaek Murray comme échange 1 en outre d’une somme de $3,000.Le docteur Tees, président de la sec- ' tien provinciale de l’Amateur Athletic Union of Canada, W.Stewart, le secrétaire provincial, Percy Molson, Louis Rubinstein et.John Davidson de la M.A.A.A., seront les délégués de la section provinciale à la réunion annuelle de l'Union qui sera tenue à Toronto samedi prochain.personnes.là une ruse.M.Roberts.— Je m'objecte à oo mot.M.Wilson.-— C’est là l’opinion do ceux qui ont lu l'interview en quos tion.AI.Roberts veut, faire croire qu'il y a 1,061 permis de détenus par des hôteliers et restaurateurs, quand eu en réalité, il sait que sur co nombre.585 sont accordés à des épiceries, laissant 475 permis aux hôtelics, ou une moyenne d'un débit par .1,000 personnes.Ce qui est une proportion moindre que rier, 2257 Notre-Dame Ouest; C.Thouin 06 Duluth; A.L'Abbé, 257 Amherst-L.Saint-Germain, 2050 Notre-Dame Ouest; J.Meehan.186 Ottawa; G.Le bel, 267 Craig Est; F.McBreartv, 67 Inspecteur; E.Archambault, 12?Bailit-Paul; H.J.Laing, 10 Laurier; Ouest-J.Godbout, 385 Roy Est; L.Martin’ 10 Papineau; G.O.Pigeon, 895 Notre-Dame Ouest; W.Cormier, 10 John Ncil-son, Z.A’aphe, 301 Saint-Laurent.s apprend (lans • i ^ il augmentation considerable des affaires.M.¦'i\T C est le premier qu on a qui donne I \ 3ücnvenu reste le Chef du Département ._ .—.„ ____ ___ Département inc vue d ensembn de 1 administration !es Commissaires le dauger est plus grand, des recommanda- I y a au-delà de trente an^, alors que la popu-i ^ loir» r.«oiai^no-, e.u „„^.ont donne les ordres les nlus sevère* pour tiens ont été faites pour empêcher les voi-[lation n’était que de 200,000 âmes, ne ré- élevé en 1910, à «318,140.25, cc qui fait niiei0"* d®nn#t ,e* ,cs P'us ««Viren .- ., - — -, .u; ^;««ftque tous les établisseuients surtout ceux ou turcs de passer entre un tramway arrêté et1 pond plus aux besoins d'une ville dont la po- se réunissent un grand nombre de personnes, le trottoir, afin de permettre aux voyageurs ; pulation dépassera bientôt 500.000 ftines Les soient inspectes et pour qu on y fasse pren-,dc monter dans les tramways ou d’en des-i Commissaires ont si bien compris cela dès dro^ les mesures de sécurité exigées par les cendre, sans courir le risque d’accidents.| leur entré© en fonctions qu'ils ont mis à augmentation de $00,000.00.Si l’on tient lu compte que sur ce montant $23,577.00 peuvent être attribués à l’augmentation des taux do certaines licences, telles que celles des colporteurs et.de# propriétaires de salles de vues animées, et que $.3,000.00 avaient été payées dans les municipalités annexées, avant cil.le Bureau des Commissaires a l’honneur leur annexion, .afin de profiter des taux plus soumettre au Conseil le premier rapport! bas que ceux de Montréal, il reste un excé-nnucl de ses travaux, pour la première an- '1''"’* '1" *r’° 4orT An née de son terme d’office.J^e Bureau des Commissaires est entré en fonctions è la suite du plébiscite de 21 sep-tembre 1909, par lequel les électeurs de dent de .$28,427.00 qui ne peut être expliqué quo par U augmentation de» affaires, et, en partie, par le fait que le travail de perception u été fait, en 1910, dans de meilleures ______ conditions que l'année précédente, le dépar- M ont réal avaient décrété que le gouverne-; foment des Licences ayant à sa disposition ment de la Cité serait dorénavant exercé 7)»r quatre inspecteurs de plus, .ieux corps : l’un, le Conseil Municipal, exer- Le département de l'Assistance Mumctpa-¦ ant le pouvoir législatif: l’autre, le Bureau'le s’occupe de l'admission des enfants dans •les Commissaires, possédant le pouvoir ad-|Ies écoles d’industrie, des aliénés dans les ministratif.(asiles et des malades a 1 hôpital des incura- L< s Commissaires se trouvaient donc en Mes., .• ce, d’une situation où tout était à organiser.J Hn contrat a etc tait avec 1 Hôpital des .„ I Is héritaient non seulement des attributions lu ^urables, mettant -a la disposition de h* ' distribue no soit pas une source de contagion des anciennes Commissions d’échevins.mais \ J.''e c,,n(Tu®,pfe^pour les tuberculeux, tt | p0ur parvenir à ce but, un corps d’inspec- règlements DEPARTEMENT D’HYüIEXE T.e département d’hygiène a reçu du Bureau des Commissaires une attention toute spéciale, durant l’année 1910, et.plusieurs ¦¦^‘r "y .“***“'*'* .réformes ira portail tes y ont étë faites, que lo ‘“«“'“l?.» don8.ees (iepartements et assurer Les Commissaires ont.mis a 1 étude la ¦ l’étude les moven,*» de remédier à cet état question de placer le Bureau de Police, lu de choses, eu ‘attendant, que Montréal soit Bureau dos Détectives et d'identification des , doté d'un Hôtel de Villo digne du l’impor-prisonniers dans un local spécial plus vaste, J tance de la métropole du Canada plus spacieux et plus hygiénique, pour re- j inédier au manque d'espace qui existe ae- I PARCS ET SQUARES La question des parcs et de# terrains de public ne peut qu'’apprécier.Deux graves questions préoccupaient _ .• * \ u * » Bureau (1rs Commiesaires : la mortalité, in- ,'?ur î?“ bon"° fin’ a'>u'' '• fantile qui allait toujours croissant dans ries,plu'‘’ proportions alarmantes, ct les épidémies de TAUX DE PEAGE A la suite des nombreuses annexions faites» on 1910.lf*s citoyens de Montréal qui avaient à aller dam* les ‘quartiers annexés, ou ceux de ces quartiers qui avaient à venir à Montréal, étaient obligés de payer des taux de péage sur les chemins qui appartenaient encore à dos compagnies particulière*.Comprenant toute l’injustice que comportait c*t état de choses, le Bureau des Commissaire# a recommandé au Conseil d’acquérir 1» propriété de ces chemins.Le Conseil fi’eet rendu à la recommandation deH Commissaire# et les taux de péage ont été obolis dan# toutes les limites de la Ville de Montréal.NEIGE DES TROTTOIRS Pour remédier aux nombreux inconvénients causés par la façon dont la neige était enlevée des trottoirs et aux accidents qui survenaient par suite du manque d’uniformité dans l’enlèvement de cette neige, le règlement du Conseil de Ville à rc sujet a été généralisé, à l’effet do faire faire par la Ville fièvre typhoïde qui s'abattaient trop souvent sur lu A'ille.Pour résoudre le problème de la mortalité infantile, il fallait d’abord assurer aux enfanta une nourriture saine ct prendre les mesures nécessaiers pour que le lait qu’on leur une mcilleuro administration de ces services.' jeux est de la plus haute importance dans f’enlèvement de la neige des trottoirs dans sont actuellement^ a faire des démarches une villo comme Montréal, où certains quar- tous les quartiers et dVn faire supporter le conduire ce projet a bonne fin, sou» 1© tiers n ont nas un canner libre Tiérosanir* *«,îl,c pou»* en prendre soin, et les sifflets, trop long d’énumérer, mais il suffit do men- à tous ceux qui, l’été venu, ne peuvent aller ! rL'-.employés par Tes automobilistes.à la campagne.j La Commission de Législation a été priée.tionner le fait quo le revenu do co tribunal a augmenté de $20,000.00 durant l’année 1910.Les Commissaires Bonfc à étudier actuellement le moyen de trouver un local où la Cour Le Bureau des Commissaires l a compris ! fFétudier cette question et de voir è amen-et il s’est préoccupé d'agrandir les parc» qui ; der la loi.existent déjà, comme dVu ouvrir d’autres.! LES SUBVENTIONS , , , - H a acheté dana le quartier St-Gabriel un loin ^ n •» • • i du Recorder pourra «voir plus d’espace, et où terrain où sera établi un par.-, et.il is'occnnr.L.I” iai0> 3< conseil Municipal a voté $10.- r ¦ r m i*ia ,i é f »•.I ^ éI 1 i.,i .v I J ___.r ‘ .l ' ., pourront ôtrè installas en même temps, les «t'en aequôHr d’uiitres.ninsi' que ‘ des''pro-I f-00 poîlr ,vc'n'r.,'n, uid1s, IV03 h.,a “Montreal Light, Heat & ~ 1 ower ( o .qui était le plus bas soumiesion- -.nnnnno îlnirr- L’apport, fut fait au Conseil en consé- ¦ uuimju quence, et ce rapport fut approuvé lo 27 sep- ^T 500 OOO 00 K,'l conséquence, le contrat .-, 1,OUU,UOÜ.UO pour I éclairage électrique de la A ille et.la Cnc autre question ries plus importantes fourniture de la force motrice fut accordé© h pour la Nanti* publique était I’liKsninissemont la “Montreal Light, Heat Sc Power Co” de la.petite rivière St-Pierre.Cette rivière, pour une période de dix ans, avec option pour qm n est qu un égout découvert, passe à ciel la ville de mettre fin à.ce contrat nprcR cinq ouvert u travers un des quartiers les plus ans.advenant le cas où elle déciderait de populeux «o la vilJe.le quartier St-Henir.municipaliser l’éclairage de ses rues Cetto rivière, véritable forer d'infection est , ^ une menace constante pour la santé publique REGLEMENT DU COMPTE D’ECLAIRAGE faudrait, couvrir cet égoût.en commençant mais ’ ’ - • 1 Lu A’ille n’avait, cas de variole prévenir une ment insuffisan aux besoins mesure rie fair NETTOYAGE DES RUES Le Bureau des Commissaires a mis à l’étude* la création d’un nouveau service, qui C ommissaires ont, mi» ù l’étude le.projet do “Montreal Light Heat ^ F’owe^fV» F» TeivbÆrUbî#Bnrcnu de, do,.mer les pourparlers.Puis, on éeri-ompagnic que c'était U intention des saires de s'occuper 1© dIur tôt no*si COLLECTION GAGNON La bibliothèque Gagnon offerte à la Ville, :i été achetée en janvier 1910.Cet achat n •loto la Ville de.Montréal d'une collection très précieuse et unique en son genre.Le» Commissaires regrettent que lu Ville sera appelé : “Département du nettoyage des nô Possède pns un local permettant de met rues” et qui aura pour mission de* voir à î,e ^ la disposition du public cette la propreté et l’arrosogc des rues, ù l’enlè- ’TP0*'1111110 collection.Ile profiteront de l'ex-vement de la neige, en hier, etc.nirntion du bail du local occupé pur la bi- Tout fait prévoir que ce nouveau service bliothèque civique, pour combler cette lacu-sera créé dans le cours de l’année 1911 ils espèrent qu’avant longtemps Mont r„ ,.„ ri.T, ,T, , ‘ iTèal pourra so doter d’une bibliothèque mu i A.v l', D LA U DES HOPITAUX nicipale digne de In métropole eomniercialo Les Commissaires ont étudié la question ^ Canada, de la taxe d’eau chargée aux hôpitaux ct, mix ; LA MISE SOUS TERRE DES FILS institutions de charité.Une reglement a été | ELECTRIQUES Zml»/'snrCîrpiU‘~Uiu.ceVfnVïe»: I C°TV- le, *-'• 1 ^ proheain caJnicjF ! TRAVERSES DE CHEMIN DE FER A j90nt .** flangercu !>0,ainsi que dans let prwéa-verbaux dos délibé.1 quc,ques mots, trouveront séparés, (rations du Êuroau, iiupriméa dans la tlar-Uo n • ., , , Municipale.Dominique Aglares emportait sa fillo ,oul' respoetuettsemont soumis, entre „ r ¦ , ‘ .TAMES .T.GUERIN, maire _ ras.l e jeune homme n’a- .Ï08EP \ 1 \KV, commissaire, vait plus rien ;v faire auprès qu il avait voulu sauver.Lne main venait de se poser sur son épaule ; un officier d ordonnance était dans ses bras : —Jacques !.Mon bon c’est toi ?do cello • acques.Ti.DUPUIS, commissaire.K.T*.LACHAPELLE, commissxiro F, L.WAXKLYN, eommissAir©.Bureau de© Commissaires, Hétel-d©-Ville, Montréal, lo 31 décembre, 1910.—Th es blessé ?.Qu’arrive-t-il ?.Daniel, dis-moi.-Chut !.Et, confidentiellement, en se tirant «le la presse, afin do n’êtm pas entendu : -L ordre ?.M’apportcs-tu Le Canadien Nord à Montréal effarée, affolée s évnnouis«eaieiit.Des hommes cou raient ça rt là, portant éployé leur journal dont la manchette annonçait en lettres énormes la nouvelle de Fui-se dé-j timatum.Surexcitée déjà par le- bruit subite | de guerre, celte multitude, s’ompres saut vers ses affaires, était boulevct-sco par l’accident.1/e» femmes I T80™"1 Kca ,nai“8 ’Jao’lu« • C’e f.mmos rc», p!eUralt’ '?ntour
de

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